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<title>Actualités au Mali en temps réel et info en direct &#45; : Nécrologie</title>
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<description>Actualités au Mali en temps réel et info en direct &#45; : Nécrologie</description>
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<title>Ousmane Diarra dit Ba Ousmane &#45; Kassoum Coulibaly dit Yambox : Disparition de deux figures emblématiques du football malien en 10 jours</title>
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<pubDate>Sat, 20 Jun 2026 01:55:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En l'espace de dix jours, deux hommes qui ont profondément marqué l'histoire du sport national se sont éteints : Ousmane Diarra, dit Ba Ousmane, ancien président de la Fédération malienne de football (Fémafoot) et haut cadre des douanes, décédé le 1er juin à Bamako ; puis Kassoum Coulibaly, dit Yambox, ancien 1er vice-président de la Fémafoot et président historique de la Ligue de football de Bamako, décédé le 9 juin à Paris avant d'être inhumé le 14 juin à Magnambougou.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">es deux disparitions successives ont plongé le monde sportif dans une profonde émotion, tant les deux hommes incarnaient une génération de dirigeants bâtisseurs, engagés dans le développement du football malien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ba Ousmane, <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>le dirigeant visionnaire et serviteur de l'Etat<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le lundi 1er juin 2026, Bamako apprenait avec consternation la disparition de Ba Ousmane Diarra, figure majeure du Club olympique de Bamako (COB) et ancien président de la Fémafoot.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans son communiqué officiel, la Fédération a salué "un artisan émérite dont l'engagement a durablement valorisé notre discipline".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ba Ousmane n'était pas seulement un dirigeant de football. Haut cadre de l'administration malienne, il a notamment occupé les fonctions de directeur général des douanes du Mali, où il s'est distingué par sa rigueur et son sens du service public.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais c'est surtout dans le sport qu'il a laissé une empreinte durable. Ancien joueur puis dirigeant du COB, il a participé à la structuration des compétitions nationales et au rayonnement du football malien sur la scène continentale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Son passage à la tête de la Fémafoot est demeuré associé à une volonté de professionnalisation et d'ouverture du football national.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La direction nationale des sports et de l'éducation physique a également rendu hommage à "un haut cadre au service du pays et du sport malien".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Yambox, le bâtisseur discret du football de base<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A peine le temps d'entamer le deuil de Ba Ousmane qu'une autre nouvelle tragique est venue frapper le football malien. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le mardi 9 juin 2026, Kassoum Coulibaly, dit Yambox, s'est éteint à Paris des suites d'une longue maladie. Son inhumation a eu lieu le dimanche 14 juin à Magnambougou, à Bamako.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Né le 31 décembre 1949 à Grinkoumé, Yambox a connu un parcours singulier mêlant enseignement, entrepreneuriat et passion sportive. Après des études à Bamako, Ténenkou et Sévaré, il débute comme enseignant dans le cercle de Djenné avant de se tourner vers le transit et de créer son entreprise, Capitol Transit, en 1991.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais sa véritable vocation restera le football. Ancien joueur amateur, il rejoint dans les années 1980 les instances dirigeantes du Club olympique de Bamako, dont il devient vice-président. En 1998, il intègre la Ligue de football du district de Bamako en qualité de vice-président, avant d'en assurer la présidence durant deux mandats.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sous son impulsion, le football des jeunes connaît un nouvel essor grâce à la Coupe Capitol Transit, compétition devenue un rendez-vous incontournable pour les talents émergents. En août 2019, il est élu 1er vice-président de la Fémafoot aux côtés de Bavieux Touré.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 18 octobre 2021, il est décoré chevalier de l'Ordre national du Mali. L'oraison funèbre l'a décrit comme "un bâtisseur d'hommes, un semeur de confiance, un artisan de l'unité".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Même après son retrait des instances dirigeantes, il demeurait un conseiller écouté et respecté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une même génération de bâtisseurs<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ba Ousmane et Yambox appartenaient à cette génération de dirigeants qui ont consacré leur vie à structurer le football malien bien avant l'ère de la professionnalisation moderne. Tous deux ont œuvré au sein du COB, de la Fémafoot et pour la promotion des jeunes talents.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Leur disparition rapprochée symbolise la fin d'une époque. Mais leur héritage demeure : des compétitions mieux organisées, des clubs renforcés, des générations de joueurs encadrées et une vision du football comme outil d'éducation et de cohésion sociale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans les tribunes, les clubs et les académies de Bamako, beaucoup évoquent aujourd'hui ces deux hommes à travers la même formule : "Ils ont servi le football malien avec passion et dignité".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un deuil national pour <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>le sport malien<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La disparition rapprochée de Ba Ousmane et de Yambox symbolise la perte d'une génération de dirigeants qui ont façonné le football malien pendant plusieurs décennies. Tous deux ont connu le terrain, les clubs, les ligues et les responsabilités nationales. Tous deux ont exercé d'importantes fonctions en dehors du sport. Et tous deux ont laissé l'image d'hommes profondément attachés au développement du football.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Leurs trajectoires présentent des différences, mais elles se rejoignent sur l'essentiel : le service, l'engagement et la transmission.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ba Ousmane représentait la vision institutionnelle et la structuration du football national. Yambox incarnait la proximité, le mentorat et la promotion des jeunes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd'hui, les hommages se multiplient dans les clubs, les ligues, les académies et parmi les anciens joueurs. Les témoignages convergent : le football malien ne perd pas seulement deux anciens dirigeants, il perd deux repères.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En dix jours, le Mali a perdu deux de ses plus précieux serviteurs du ballon rond. Mais comme l'a rappelé l'oraison funèbre de Yambox : "Certains hommes quittent ce monde. D'autres y laissent une lumière qui ne s'éteint jamais". Cette lumière continue désormais de guider le football malien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">        </span>El Hadj A.B. HAIDARA<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Oraison funèbre prononcée par Issa Sidibé aux  funérailles de Kassoum Coulibaly dit Yambox : &amp;quot;Yambox n&amp;apos;était pas seulement un homme de sport, il était un bâtisseur d&amp;apos;hommes, un semeur de confiance, un artisan de l&amp;apos;unité&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/oraison-funebre-prononcee-par-issa-sidibe-aux-funerailles-de-kassoum-coulibaly-dit-yambox-yambox-netait-pas-seulement-un-homme-de-sport-il-etait-un-batisseur-dhommes-un-semeur-de-confiance-un-artisan-de-lunite-3117710.html</link>
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<description><![CDATA[ &quot;Nous pleurons un grand homme au cœur immense dont la loyauté ne s&#039;est jamais démentie…&quot; ]]></description>
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<pubDate>Sat, 20 Jun 2026 01:51:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Décédé le 9 juin dernier à Paris à l'âge de 77 ans, à la suite d'une longue maladie, Kassoum Coulibaly dit Yambox a été accompagné à sa dernière demeure, le dimanche 14 juin 2026, à Magnambougou, par une foule des grands jours qui rappelle la popularité de l'homme. Il était très connu, mais aussi très apprécié dans les milieux sportifs et principalement dans celui du football où l'on pleure Yambox, qui "n'était pas seulement un homme de sport, mais aussi un bâtisseur d'hommes, un semeur de confiance, un artisan de l'unité. Il donnait sans compter, sans attendre en retour, avec une générosité qui forçait le respect", comme l'a si bien dit Issa Sidibé, président sortant de la Ligue de football du district de Bamako, choisi par la famille du défunt pour lire l'oraison funèbre que nous vous proposons intégralement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Kassoum Coulibaly dit Yambox !<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"Il existe des hommes dont la seule présence dépasse les liens du sang, des hommes qui deviennent des repères, des guides, des piliers. Dans la vie, trois choses ne reviennent jamais : le temps, les mots et les opportunités. Trois choses que vous ne devez pas perdre : la patience, l'espoir et la dignité. Les trois choses qui valent plus que toutes les autres : l'amour, la confiance et les principes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Kassoum Coulibaly, notre cher Yambox, était de ceux-là. Aujourd'hui, les mots me manquent tant la douleur est immense. C'est avec beaucoup de tristesse et de peine que je vais tenter de m'acquitter de cette tâche que la famille Coulibaly et le monde du football malien m'ont confiée. Tâche très difficile. Oui, lire l'oraison funèbre d'un homme sage, d'un homme bien, plein de qualités et, en plus, qui a été très précieux et proche de moi est un exercice émotionnellement difficile, mais c'est aussi un devoir. Kassoum Coulibaly, affectueusement appelé Yambox, était très apprécié dans le milieu du football et même en dehors de celui-ci. C'est pourquoi sa disparition a été ressentie comme un coup de massue. Dans l'ombre comme sous les projecteurs, il était là.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Kassoum Coulibaly, né le 31 décembre 1949 à Grinkoumé, fils de Lansenou Coulibaly, qui fut chef du village, et de Niébani Konaté, a tiré sa révérence en France le 9 juin 2026, des suites d'une longue maladie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Issu d'une famille polygame, Kassoum Coulibaly était l'un des sept enfants, six garçons et une fille : Abdoulaye Coulibaly, Sékou, Moriba, Bègné, Kassoum, Koloba et Noumouténé, la seule fille de la fratrie. De ces sept enfants, seul l'aîné Abdoulaye Coulibaly demeure encore parmi nous aujourd'hui.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans sa vie personnelle, Kassoum Coulibaly était l'époux d'Agna Touré et de Kadiatou Bah, et le père de sept enfants, trois filles et quatre garçons.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Venu de son village natal de Grinkoumé, situé à l'ouest de la ville de Bamako, il traversa les quartiers de Konibabougou, Kondianbougou, actuel Dogodouman, Taliko, Lafiabougou et Hamdallaye pour s'inscrire à l'école coranique en 1952-1953. Il était accompagné de sa sœur Noumouténé qui, à l'époque, était mariée à Dravéla dans la famille Touré dite "Babyla". Il rejoignit ensuite l'école Poudrière Garçons, devenue par la suite l'école Tiémoko Sangaré de Dravéla, comme élève en 1954, aux côtés de son ami Ibrahima Touré dit Karamoko, avec qui il partageait la même chambre pendant longtemps. Il y avait également Salif Kéïta dit Domingo et Idrissa Maïga dit Métiou. Après cette étape, il entama son second cycle au lycée Bouillagui Fadiga.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Peu après, il poursuivit ses études loin de la capitale avec son grand frère Dramane Dravé, qui l'emmena avec lui à Ténenkou de 1964 à 1967. Trois ans plus tard, il arriva à Mopti où il continua sa formation au Centre pédagogique régional de Sévaré (CPR), actuel Ipeg, durant une année. Il fit ses premiers pas dans l'enseignement en 1968 dans le cercle de Djenné, jusqu'en 1971, soit durant trois ans, précisément à Sampara-Kouakourou. Entre-temps, il effectuait des allers-retours entre le Mali et la France où il rencontra son partenaire Xavier Bouillant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après plusieurs mutations, c'est en 1975, au cours d'un voyage à Bamako, qu'il abandonna l'enseignement. C'est également vers les années 1980 que Yambox entama sa carrière de dirigeant sportif au Club Olympique de Bamako (COB), après avoir pratiqué le football comme la plupart des jeunes de son âge. Il fut d'abord trésorier général adjoint du COB aux côtés de feu Djiguiba Fofana, alors trésorier général. Il devint ensuite trésorier général, puis vice-président de l'un des meilleurs clubs de la capitale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Passionné par le transit, il créa sa propre société en 1991 sous le nom de "Capitol Transit". Il y connut la réussite grâce à l'appui constant de ses frères et amis, dont feu l'inspecteur des douanes, lui aussi disparu il y a quelques années.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Très dynamique et amoureux du football, il fit son entrée à la Ligue de football du district de Bamako en 1998 comme vice-président avant d'en devenir président. Il dirigea le district durant deux mandats. C'est d'ailleurs lui qui contribua activement à la promotion du football des jeunes à travers la Coupe "Capitol Transit", portant fièrement le nom de son entreprise.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En août 2019, il fut élu 1er vice-président de la Fémafoot aux côtés de Bavieux Touré, lors du premier mandat de ce dernier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 18 octobre 2021, en sa qualité de 1er vice-président de la Fémafoot, il fut décoré chevalier de l'Ordre national du Mali. Au-delà de cette distinction, l'un de ses plus grands mérites restera d'avoir été le tout premier parrain des compétitions de jeunes de notre pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sage et conscient du poids des années, Yambox décida librement de ne pas se présenter au comité exécutif de la Fémafoot lors des élections d'il y a un peu plus de deux ans. Lorsqu'il quitta la présidence de la Ligue de football du district de Bamako, c'est humblement qu'il me passa le témoin, tout en demeurant pour moi un précieux éclaireur. Même après avoir pris ses distances avec les instances sportives, il resta l'homme de conseil de tous ceux qui venaient le solliciter.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Capitol Transit est presque mon deuxième bureau. Mes réunions, mes échanges, mes projets, tout était organisé par lui, même à distance, dans le but de suivre de près chaque avancée. Parce que oui, nous avions un rêve commun : celui de voir le football malien grandir et rayonner positivement. Et aussi parce que, pour Yambox, servir, accompagner et soutenir étaient une seconde nature. Il savait que, pour lui, les jours étaient comptés, mais pas une seule fois je n'ai ressenti son absence. Malgré la distance, son esprit demeurait tourné vers ses proches. À chaque étape importante, à chaque défi, à chaque élection, il veillait sur moi comme un gardien silencieux. Mais je suis certain d'une chose : chaque personne présente ici a un témoignage semblable à partager. Nous ne finirons jamais de parler de sa bonté et de son dévouement, et c'est d'ailleurs ce qui nous a rapprochés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Yambox n'était pas seulement un homme de sport. Il était un bâtisseur d'hommes. Un semeur de confiance. Un artisan de l'unité. Il donnait sans compter, sans attendre en retour, avec une générosité qui forçait le respect.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd'hui, nous pleurons un grand homme. Mais plus encore, nous pleurons un cœur immense. Un homme dont la loyauté ne s'est jamais démentie, dont l'engagement est resté intact jusqu'à son dernier souffle. Yambox, ton passage sur cette terre aura marqué des générations. Ton nom restera vivant dans les souvenirs, dans les valeurs que tu as transmises, dans les combats que tu as menés et dans toutes les vies que tu as touchées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les grands hommes ne meurent jamais vraiment. Ils continuent de vivre dans les cœurs qu'ils ont façonnés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Repose en paix, grand frère ! Repose en paix, mentor ! Repose en paix, Yambox !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ton absence nous brise aujourd'hui, mais ton héritage nous accompagnera pour toujours. Certains hommes quittent ce monde. D'autres y laissent une lumière qui ne s'éteint jamais. Tu étais cette lumière".<o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Décès Kassoum Coulibaly &amp;quot;Yambox&amp;quot; à Paris : L&amp;apos;élan de solidarité de Boukary Sidibé dit Kolon !</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/deces-kassoum-coulibaly-yambox-a-paris-lelan-de-solidarite-de-boukary-sidibe-dit-kolon-3117709.html</link>
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<description><![CDATA[ Dans les moments de douleur, certains gestes prennent une résonance particulière. ... ]]></description>
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<pubDate>Sat, 20 Jun 2026 01:48:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans les moments de douleur, certains gestes prennent une résonance particulière. A la suite du décès de Kassoum Coulibaly, affectueusement surnommé "Yambox", survenu à Paris, un homme s'est une nouvelle fois illustré par son sens de l'humanité et son esprit de solidarité : Boukary Sidibé, plus connu sous le nom de Kolon. <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alors que la famille du défunt, ses proches ainsi que l'ensemble du monde sportif malien étaient plongés dans le deuil, Boukary Sidibé a pris en charge les démarches nécessaires au rapatriement de la dépouille vers le Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Grâce à son implication personnelle, le corps de Yambox est arrivé à Bamako le dimanche 14 juin 2026 à 1 h du matin à bord d'un appareil de Royal Air Maroc. Un retour qui a permis à sa famille, à ses amis et à tous ceux qui l'ont côtoyé de lui rendre un dernier hommage sur sa terre natale dimanche dernier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cet engagement ne doit rien au hasard. Il trouve son origine dans les liens profonds d'amitié, de respect et de fraternité qui unissaient les deux hommes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais au-delà de cette relation particulière, ce geste s'inscrit dans une longue tradition de solidarité que Boukary Sidibé entretient depuis de nombreuses années auprès des familles endeuillées. En effet, chaque fois qu'un dirigeant sportif malien meurt en France, Kolon figure souvent parmi les premiers à se mobiliser afin d'accompagner les proches du défunt et de faciliter les démarches administratives et logistiques, souvent complexes et coûteuses, liées au rapatriement des corps.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le regretté Sadia Cissé avait lui aussi bénéficié de cet accompagnement discret mais précieux, marqué par la générosité et le sens du devoir. Tout comme Modibo Kouyaté dit Nègué, Issa Yattassaye dit Lech ou encore Abdoulaye Traoré alias Santini.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette fibre profondément humaine s'était déjà manifestée avec force en mai 2025. Boukary Sidibé avait alors joué un rôle actif dans le rapatriement des restes des membres de l'équipage de l'Iliouchine 18 d'Air-Mali, victime du tragique crash survenu à Ouagadougou en 1974 alors qu'il transportait notamment des pèlerins de retour de la Oumra.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plus d'un demi-siècle après cette catastrophe, son implication avait permis à plusieurs familles de trouver une forme d'apaisement : en honorant enfin la mémoire de leurs disparus.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A travers ces actions répétées, Boukary Sidibé démontre que la solidarité ne se limite pas aux paroles prononcées dans les circonstances difficiles. Elle se mesure avant tout aux actes concrets posés lorsque les familles sont confrontées à l'épreuve du deuil.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Son engagement constant témoigne d'une profonde empathie, mais aussi d'un attachement sincère aux valeurs de fraternité, d'entraide et de responsabilité collective.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En ces heures de recueillement qui suivent la disparition de Yambox, nombreux sont ceux qui saluent l'initiative et la disponibilité de Kolon. Un geste qui rappelle qu'au-delà des fonctions, des responsabilités et des engagements de chacun, l'humanité demeure l'une des plus nobles qualités.<span style="mso-spacerun: yes;">      </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">   </span>El Hadj A.B. HAIDARA<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nécrologie : Le monde de la culture en deuil, l’artiste « Ça me fait Farima » a tiré sa révérence</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/necrologie-le-monde-de-la-culture-en-deuil-lartiste-ca-me-fait-farima-a-tire-sa-reverence-3117646.html</link>
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<description><![CDATA[ ​Le monde de la culture malienne est plongé dans la tristesse. L’artiste, chanteur et rappeur, de son vrai nom Mohamed Sissoko, alias « Ça me fait FARIMANBA », est décédé dans la nuit du mardi 16 juin à l’Hôpital du Mali, des suites d’une courte maladie. L&#039;annonce de sa disparition a été faite ce matin sur les réseaux sociaux, suscitant immédiatement une vive émotion et une vague de tristesse à travers le pays. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 17 Jun 2026 12:39:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="" class=""><span class="text-node">​Véritable figure de la scène musicale urbaine, Mohamed Sissoko s'était imposé au fil des ans comme un artiste engagé, proche de son public. À travers le chant et le rap, il maniait les mots avec une énergie débordante et un sens de la formule unique, abordant des thèmes du quotidien qui résonnaient profondément chez ses concitoyens. Ses créations artistiques, portées par un rythme entraînant, étaient également le vecteur de messages de cohésion sociale et d'amour pour la patrie.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">​Selon le programme des obsèques communiqué par ses proches, l'enterrement aura lieu ce mercredi 17 juin à partir de 16 heures à Faladié. Le rassemblement est prévu près de la clinique Espoir, à côté du cimetière de Faladié, dans la rue menant au terrain Bayern. Depuis l’annonce officielle ce matin, de nombreux hommages de ses pairs et de ses fans inondent la toile pour saluer la mémoire d’un artiste talentueux qui aura marqué sa génération. </span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">En cette douloureuse circonstance, la rédaction présente ses condoléances les plus attristées à sa famille, à ses proches ainsi qu'à l'ensemble du monde de la culture.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Souleymane SIDIBE</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tribune :  Père Otmar, un missionnaire d’exception s’en est allé</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/tribune-pere-otmar-un-missionnaire-dexception-sen-est-alle-3117481.html</link>
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<description><![CDATA[ Sous le choc, l’Eglise universelle, mais et surtout celle de la communauté catholique du Mali, ainsi que d’autres croyants... ]]></description>
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<pubDate>Fri, 12 Jun 2026 09:09:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aube d&apos;Afrique</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sous le choc, l’Eglise universelle, mais et surtout celle de la communauté catholique du Mali, ainsi que d’autres croyants,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>disent Adieu à un missionnaire déception. L’homme fut. un exemple qui doit inspirer les vocations. Incroyable, mais si, Oui, car le Seigneur Dieu l’a voulu. C’est toujours lui seul qui peut disposer de nos vies et qui en décide le sort. Et voilà, le Père Otmar Strozda s’en est allé pour toujours. Selon son<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>adage préféré en Bambara” Ni yé dunakèni na témbaraba nato<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>yé, I ba na tombaraba tatoyé. En effet. le mardi 2 juin 2026 à Hechingen (Allemagne) à l’âge de 86 ans dont 59 ans de vie missionnaire au Mali, en Italie et en Allemagne, le vieux sage Otmar tirait sa révérence. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un sacerdoce pas comme les<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>autres. Celui qui a commencé dernière un mur de séparation. Car, le règne nazi (ou Troisième Reich) est la période de l’histoire allemande allant de janvier 1933 à mai 1945. Sous la dictature totalitaire d'Adolf Hitler et du Parti national-socialiste, l'Allemagne a été plongée dans un régime de terreur marqué par l’abolition des libertés démocratiques, l’embrigadement de la société et l’organisation de la Shoah. Ainsi, le Père Otmar a vécu dans l’ombre de sa mère avec le traumatisme d’un père et d’une mère séparés par le mur de Berlin sous le règne naziste d’Adolphe d’Hitler, chose qui aurait fait le déclic pour une vie de missionnaire bien accomplie dont 56 ans passé au service des Maliens, notamment à Sikasso depuis à l’âge de 24 ou je l’ai connu dans mon tendre enfance. Le Père Otmar Strozda, parmi tant de service rendu à la communauté catholique bien que musulmane et autre dans la paroisse de Sikasso, puis Bamako à Korofina où il a passé ses dernières années pastorales, était aussi l’exorciste qui a assaini notre environnement de la vie malsaine des habitants de la brousse du quartier Medine à Sikasso dont nous étions parmi les premiers habitants.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Notre calvaire qui commençait à la tombée de la nuit avec les autochtones des lieux fut apaisé par les séries prières que le Père Otmar avait fait lorsqu’il fut informé de la situation. On ne peut pas parler de tous ses bienfaits. Les prises en charge pour les malades, les livres scolaires pour les élèves, de la nourriture pour ce qui ne pouvaient pas s’en procurer, et même des maisons construites pour les sans abris. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une vocation exceptionnelle<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">D’après le doyen Tiona Mathieu Koné, le Père Otmar a été un brave ouvrier dans le champ de la diffusion de la foi<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>en christ au<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Mali. Lequel, selon lui, avait<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>dû quitter<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>( fuir) le pays à 14<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ans pour le séminaire. Avant de poursuivre que le jeune prêtre(Otmar) jusqu’à l’âge de papy cet homme de Dieu a savouré son amour partout ou il est passé avec un timbre vocal spécial. Tiona reconnaît surtout que l’homme de Dieu était toujours à la tâche et surtout à l’aise dans tous les mlleux en soutane ou en pantalon chemise. Et que très souvent aussi, avec appareil photos en bandoulière pour capturer à jamais<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les évènements (sites,visages , rites ...)<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>significatifs, et Auteur de magnifiques cartes postales à l’exemple du grand DIANGO, a confessé le Doyen Koné. « Et c’est le cœur très serré<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>avec une santé déclinente qu’il a dû<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>partir il ya quelques mois », a t-il témoigné. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quoi d’autre à dire? Otmar a changé de vie, il n’est pas mort. Ce missionnaire exceptionnel croyait en Dieu. Cette croyance, nous le confirmons par ses gestes d’amour irréprochable et irréfutable. Dieu est amour. Croyance sans amour n’est que ruine de foi. Et disons avec certitude que cette âme est vivante.« Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s'il meurt, vivra. » (Jn 11, 25).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Henriette SAMAKE<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le diplomate belge accusé du meurtre de Patrice Lumumba est mort avant le début de son procès</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/le-diplomate-belge-accuse-du-meurtre-de-patrice-lumumba-est-mort-avant-le-debut-de-son-proces-3116906.html</link>
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<description><![CDATA[ L’ancien diplomate belge Étienne Davignon est décédé à l’âge de 93 ans avant le début du procès dans l’affaire de l’assassinat du premier Premier ministre de la République démocratique du Congo (RDC), Patrice Lumumba. C’est ce qu’indique le Centre européen pour les droits constitutionnels et humains (ECCHR). ]]></description>
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<pubDate>Tue, 19 May 2026 13:15:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="vc_col-sm-9 wpb_column vc_column_container">
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<div class="w-post-elm post_content us_custom_09d3e09f without_sections" itemprop="text">
<p>Le diplomate belge était considéré comme l’un des suspects de complicité dans l’assassinat de Patrice Lumumba en 1961. À l’époque, M. Davignon occupait le poste de jeune diplomate à l’ambassade de Belgique en RDC. Le parquet affirmait qu’il avait participé à la détention illégale de M. Lumumba ainsi qu’à la privation de son droit à un procès équitable.</p>
<p>M. Davignon, qui avait auparavant occupé le poste de vice-président de la Commission européenne, était le dernier suspect encore en vie parmi les responsables belges accusés d’avoir participé à l’assassinat du dirigeant congolais. Sa mort met de facto un terme à la procédure pénale que la famille de M. Lumumba poursuivait depuis plus de quinze ans. Le tribunal a estimé que les affaires contre les autres suspects ne resteraient pas ouvertes après leur décès.</p>
<p>De son côté, la famille de M. Lumumba prévoit de nouvelles actions en justice contre l’État belge. Le secrétaire général de l’ECCHR, Wolfgang Kaleck, et le conseiller juridique des proches de Patrice Lumumba ont déclaré que l’affaire contre le diplomate ouvre la voie à une mise en cause de la responsabilité de l’État européen dans l’assassinat du premier Premier ministre de la RDC.</p>
<blockquote>
<p>« La mort de M. Davignon ne peut pas effacer la responsabilité juridique de la Belgique dans l’assassinat de M. Lumumba. Le recours civil contre l’État belge doit permettre d’établir la vérité et de rendre justice. Grâce à cette accusation historique, les tribunaux de Bruxelles ont posé les bases de cette nouvelle étape – un précédent important pour la justice concernant les crimes coloniaux européens », a déclaré M. Kaleck.</p>
</blockquote>
<p>Fin mars, M. Davignon avait fait appel de la décision l’obligeant à comparaître devant le tribunal dans l’affaire M. Lumumba.</p>
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<p>Patrice Lumumba était le premier Premier ministre du Congo indépendant et un leader du mouvement national pour la libération du joug colonial belge. Né dans le village d’Onalua, il a travaillé comme enseignant et cheminot, puis a dirigé le Parti congolais panafricain.</p>
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<p data-start="2410" data-end="2801" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Après l’indépendance en 1960, M. Lumumba a défendu l’unité et l’indépendance du pays, mais il a été rapidement renversé et arrêté, puis assassiné avec la participation de forces belges et internes. Il est considéré comme un symbole de la lutte anticoloniale et de l’unité nationale africaine. Une enquête parlementaire belge en 2002 a conclu à la « responsabilité morale » du pays dans sa mort.</p>
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<div class="w-post-elm post_taxonomy us_custom_55f1b967 style_simple"><a class="term term-35207 term-danara-matoulian" href="https://afrinz.ru/fr/ai-author/danara-matoulian/">Danara Matoulian</a></div>
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<div class="w-post-elm post_taxonomy us_custom_55f1b967 style_simple">Source: https://afrinz.ru/fr</div>
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</item>

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<title>Burkina : décès de l’homme d’affaires Appolinaire Compaoré</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/burkina-deces-de-lhomme-daffaires-appolinaire-compaore-3116791.html</link>
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<description><![CDATA[ Le gouvernement burkinabè a annoncé jeudi le décès de l’opérateur économique Appolinaire Timpiga Compaoré, fondateur du groupe Planor Afrique et ancien président du patronat burkinabè. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 15 May 2026 07:18:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="post-content-wrap has-share-float">
<div class="post-content cf entry-content content-spacious">
<p>L’opérateur économique burkinabè Appolinaire Timpiga Compaoré est décédé jeudi à Ouagadougou à l’âge de 72 ans, selon des informations confirmées par des sources familiales et un communiqué du gouvernement burkinabè parvenu à APA.</p>
<p>Figure majeure du secteur privé burkinabé, Appolinaire Compaoré laisse derrière lui un vaste empire économique présent dans plusieurs secteurs stratégiques au Burkina Faso et en Afrique de l’Ouest.</p>
<p><span>« </span><em>Le Gouvernement a appris avec tristesse le décès de M. Appolinaire Compaoré, opérateur économique de renom et Président du Conseil d’administration du Groupe Planor Afrique</em><span> », indique le communiqué officiel publié jeudi soir.</span></p>
<p>Fondateur et principal dirigeant du groupe Planor Afrique, Appolinaire Compaoré était considéré comme l’une des figures les plus influentes du monde des affaires au Burkina Faso et dans la sous-région ouest-africaine.</p>
<p>Originaire de Koassa, dans la province du Bazèga, il était issu d’un milieu modeste et avait commencé dans le petit commerce avant de bâtir progressivement un important groupe diversifié. Son empire économique comprenait notamment des activités dans les télécommunications, la banque, les assurances, le transport, l’hôtellerie et la distribution.</p>
<p>Parmi les entreprises phares du groupe figuraient Telecel Faso, Wendkuni Bank International et UAB Assurances.</p>
<p>Le groupe Planor Afrique opérait également dans la distribution de produits pétroliers, le transport de marchandises, la location de wagons-citernes à Sitarail, l’importation de produits de grande consommation, ainsi que la commercialisation de cyclomoteurs, pneus, batteries et équipements industriels.</p>
<p>Dans son communiqué, le gouvernement a salué «<span> </span><em>une figure emblématique du secteur privé burkinabè</em><span> </span>» qui «<span> </span><em>a participé à la transformation du paysage économique national en œuvrant au rayonnement d’entreprises nationales dans des secteurs stratégiques</em><span> </span>».</p>
<p>«<span> </span><em>Son parcours, construit à force de travail, de persévérance et d’audace, restera une source d’inspiration pour de nombreuses générations d’entrepreneurs burkinabè</em><span> </span>», ajoute le texte.</p>
<p>Appolinaire Compaoré avait également présidé le Conseil national du patronat burkinabè (CNPB), devenu plus tard le Patronat burkinabè, de 2019 à 2023.</p>
<p>L’actuel président du patronat et fondateur de Coris Holding International, Idrissa Nassa, a rendu hommage à un «<span> </span><em>grand capitaine d’industries</em><span> </span>» qui «<span> </span><em>a inspiré par son travail plusieurs générations</em><span> </span>».</p>
<p>Le milliardaire burkinabè Mahamadou Bonkoungou, patron du Ebomaf, a pour sa part salué «<span> </span><em>un bâtisseur hors pair</em><span> </span>» dont «<span> </span><em>l’engagement, la vision et les œuvres ont marqué notre pays à jamais</em><span> </span>».</p>
<p>«<span> </span><em>Les hommes de la trempe d’Apollinaire Compaoré ne disparaissent jamais vraiment. Ils continuent de vivre à travers leurs œuvres, leurs valeurs et l’héritage précieux qu’ils laissent derrière eux</em><span> </span>», a-t-il écrit sur Facebook.</p>
<p>Le gouvernement burkinabè a adressé ses «<span> </span><em>sincères condoléances à la famille du défunt, à ses proches ainsi qu’à l’ensemble des acteurs du monde économique</em><span> </span>».</p>
<p><strong>HO/ac/Sf/APA</strong></p>
<p><strong>Source: https://fr.apanews.net/</strong></p>
</div>
</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les stars de Nollywood rendent hommage à l&amp;apos;acteur Alexx Ekubo, décédé à l&amp;apos;âge de 40 ans</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/les-stars-de-nollywood-rendent-hommage-a-lacteur-alexx-ekubo-decede-a-lage-de-40-ans-3116762.html</link>
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<description><![CDATA[ Le hashtag « Rest on Alex » (Repose en paix) fait le buzz sur les réseaux sociaux alors que la nouvelle du décès de la star de Nollywood commence à se répandre. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 13 May 2026 17:05:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div dir="ltr" class="css-1k9op6x e17x9cvu0">
<p dir="ltr" class="css-tmqcq9 eea635z0">La nouvelle vient de tomber : Alexx Ekubo, âgée de 40 ans, est décédée mardi à l'hôpital.</p>
</div>
<div dir="ltr" class="css-1k9op6x e17x9cvu0">
<p dir="ltr" class="css-tmqcq9 eea635z0">Ni sa famille, ni son agent, ni l'association des scénaristes n'ont fait de déclaration, mais les hommages de ses collègues de l'industrie cinématographique nigériane affluent déjà.</p>
</div>
<div dir="ltr" class="css-1k9op6x e17x9cvu0">
<p dir="ltr" class="css-tmqcq9 eea635z0">Sa collègue actrice et productrice de cinéma, Funke Akindele, a écrit dans ses stories Instagram : « Repose en paix, Alex ».</p>
</div>
<div dir="ltr" class="css-1k9op6x e17x9cvu0">
<p dir="ltr" class="css-tmqcq9 eea635z0">Ils avaient joué ensemble dans un film sorti en 2020, intitulé *Omo Ghetto - The Saga*.</p>
</div>
<div dir="ltr" class="css-1k9op6x e17x9cvu0">
<p dir="ltr" class="css-tmqcq9 eea635z0">Cette nouvelle intervient après que de nombreuses personnalités de l'industrie cinématographique nigériane aient publié des messages énigmatiques sur la vie de cet homme de 40 ans.</p>
</div>
<div dir="ltr" class="css-1k9op6x e17x9cvu0">
<p dir="ltr" class="css-tmqcq9 eea635z0">La star de Nollywood, qui a commencé à jouer dans les années 2010, n'avait rien publié sur ses réseaux sociaux depuis près de deux ans, mais restait active en tant qu'acteur.</p>
</div>
<div dir="ltr" class="css-1k9op6x e17x9cvu0">
<p dir="ltr" class="css-tmqcq9 eea635z0">Funke Akindele, Rita Dominic, Bolanle Ninalowo et bien d'autres réagissent au décès d'Alex.</p>
</div>
<div dir="ltr" class="css-1k9op6x e17x9cvu0">
<p dir="ltr" class="css-tmqcq9 eea635z0">Alexx Ekubo, qui était jusqu'alors très actif et dynamique, a soudainement cessé de publier quoi que ce soit sur les réseaux sociaux.</p>
</div>
<div dir="ltr" class="css-1k9op6x e17x9cvu0">
<p dir="ltr" class="css-tmqcq9 eea635z0">D'après nos vérifications, sa dernière publication sur les réseaux sociaux remonte à décembre 2024, ce qui a suscité de nombreuses inquiétudes parmi ses nombreux fans.</p>
</div>
<div dir="ltr" class="css-1k9op6x e17x9cvu0">
<p dir="ltr" class="css-tmqcq9 eea635z0">La cause de son décès n'est pas vraiment claire, mais selon certaines informations, il était malade.</p>
</div>
<div dir="ltr" class="css-1k9op6x e17x9cvu0">
<h2 id="Qui-était-Alexx-Ekubo-" class="css-1szm4ix emoh99e1" tabindex="-1">Qui était Alexx Ekubo ?</h2>
<main role="main" class="css-men093">
<div dir="ltr" class="css-1k9op6x e17x9cvu0">
<p dir="ltr" class="css-tmqcq9 eea635z0">D'après sa biographie publiée sur son site officiel, Alexx Ekubo est né le 10 avril 1986 à Port Harcourt, dans l'État de Rivers, au Nigeria.</p>
</div>
<div dir="ltr" class="css-1k9op6x e17x9cvu0">
<p dir="ltr" class="css-tmqcq9 eea635z0">Il a suivi des études de droit à l'université de Calabar, mais c'est dans le domaine du cinéma qu'il s'est vraiment illustré et qu'il a fini par connaître la célébrité.</p>
</div>
<div dir="ltr" class="css-1k9op6x e17x9cvu0">
<p dir="ltr" class="css-tmqcq9 eea635z0">Alexx a remporté le prix du meilleur second rôle aux Best of Nollywood Awards 2013 pour son rôle dans le film *Weekend Getaway*.</p>
</div>
<div dir="ltr" class="css-1k9op6x e17x9cvu0">
<p dir="ltr" class="css-tmqcq9 eea635z0">En 2018, il a reçu le Prix spécial de reconnaissance de la Première Dame du Nigeria, qui a salué sa contribution au développement de l'industrie du divertissement nigériane.</p>
</div>
<div dir="ltr" class="css-1k9op6x e17x9cvu0">
<p dir="ltr" class="css-tmqcq9 eea635z0">En 2020, Alexx a été intronisé au Panthéon des 100 personnalités d'origine africaine les plus influentes de moins de 40 ans (MIPAD/Nations Unies).</p>
</div>
<div dir="ltr" class="css-1k9op6x e17x9cvu0">
<p dir="ltr" class="css-tmqcq9 eea635z0">Alexx a révélé une autre de ses réalisations : le conseil d'administration de l'Institut Supérieur de Communication et de Gestion (ISCG UNIVERSITY) lui a décerné un doctorat (honorifique) en arts et culture pour l'année 2021.</p>
</div>
<div dir="ltr" class="css-1k9op6x e17x9cvu0">
<p dir="ltr" class="css-tmqcq9 eea635z0">Il a également reçu le Prix national d'excellence du Nigeria pour son engagement caritatif, en tant qu'acteur de l'année dans la catégorie « Global Social Giving ».</p>
</div>
<div dir="ltr" class="css-1k9op6x e17x9cvu0">
<p dir="ltr" class="css-tmqcq9 eea635z0">Son premier grand rôle en tant qu'acteur était toutefois dans Ladies Men.</p>
</div>
<div dir="ltr" class="css-1k9op6x e17x9cvu0">
<p dir="ltr" class="css-tmqcq9 eea635z0">En tant qu'acteur, Alexx compte 116 rôles au cinéma à son actif.</p>
</div>
<div dir="ltr" class="css-1k9op6x e17x9cvu0">
<p dir="ltr" class="css-tmqcq9 eea635z0">Le dernier film dans lequel il a joué est sorti en février de cette année et s'intitule Adanne.</p>
</div>
<div dir="ltr" class="css-1k9op6x e17x9cvu0">
<p dir="ltr" class="css-tmqcq9 eea635z0">Parmi ses autres films, on peut citer Áfàméfùnà : An Nwa Boi Story, A Sunda Affair, Hire a Woman, Omo Ghetto - The Saga, entre autres.</p>
</div>
<div dir="ltr" class="css-1k9op6x e17x9cvu0">
<p dir="ltr" class="css-tmqcq9 eea635z0">L'acteur de 40 ans a remporté neuf prix au cours de sa carrière.</p>
</div>
<div dir="ltr" class="css-1k9op6x e17x9cvu0">
<p dir="ltr" class="css-tmqcq9 eea635z0">Il a remporté le Black Entertainment Film, Fashion, Television, &amp; Arts Award (BEFFTA) de Londres dans la catégorie « Étoile montante de Nollywood » et le Screen Nation Film &amp; TV Award (Londres) dans la catégorie « Talent masculin africain émergent préféré à l'international » pour l'année 2014.</p>
</div>
<div dir="ltr" class="css-1k9op6x e17x9cvu0">
<p dir="ltr" class="css-tmqcq9 eea635z0">En 2015, il a remporté le Nigerian Teen Choice Award dans la catégorie « Personalité télévisuelle exceptionnelle ».</p>
</div>
<div dir="ltr" class="css-1k9op6x e17x9cvu0">
<p dir="ltr" class="css-tmqcq9 eea635z0">En 2016, il a été sacré « Meilleur acteur de l'année » par Best of Nollywood et « Acteur modèle de l'année » par les Nigerian Model Achievers Awards.</p>
</div>
<div dir="ltr" class="css-1k9op6x e17x9cvu0">
<p dir="ltr" class="css-tmqcq9 eea635z0">En 2022, il a remporté le prix du meilleur acteur principal aux « Best of Nollywood » et celui du meilleur acteur de l'année au Festival international du film de Nollywood de Toronto.</p>
</div>
<div dir="ltr" class="css-1k9op6x e17x9cvu0">
<p dir="ltr" class="css-tmqcq9 eea635z0">En 2024, il a été nominé aux AMVCA dans la catégorie du meilleur acteur dans un second rôle pour son rôle dans le film *Áfàméfùnà*.</p>
</div>
</main>
<aside data-testid="related-topics" aria-labelledby="related-topics" role="complementary" class="css-mkh4es">
<div class="css-7bexm3 e1jnsqox0">
<h2 id="section-label-heading-related-topics" class="css-a5e1ct e1jnsqox1" tabindex="-1">Source: https://www.bbc.com/</h2>
</div>
</aside>
</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Page noire : Le prêcheur Madou Doumbia s’éteint à 76 ans</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/page-noire-le-precheur-madou-doumbia-seteint-a-76-ans-3116579.html</link>
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<description><![CDATA[ Le célèbre prêcheur Cheick Mamadou Doumbia communément appelé Madou Doumbia est décédé ce mercredi 6 mai dans l&#039;après-midi des suites d&#039;une longue maladie. Il avait 76 ans. L&#039;information a été rendue publique par le ministère des Affaires Religieuses, du Culte et des Coutumes ]]></description>
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<pubDate>Thu, 07 May 2026 07:34:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Le chef de ce département a  adressé ses condoléances les plus attristées à la famille du défunt durement éprouvée, ainsi qu’à la communauté musulmane du Mali.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Mahamadou Koné a salué la mémoire d’un éminent guide religieux, véritable baobab du prêche au Mali. Il dira que le defunt a consacré sa vie à la transmission du savoir islamique avec rigueur, sagesse et dévouement. «Son engagement constant et la qualité de ses enseignements resteront à jamais gravés dans les cœurs», a-t-il témoigné</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Érudit musulman, Cheick Mamadou Doumbia était non-voyant. Toutefois, ce handicap ne l’empêchait nullement de décrypter, parfois avec une touche d’humour, les travers de la société et de sensibiliser sur les valeurs et les bonnes pratiques à adopter.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Mohamed DIAWARA</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Décès du Général Sadio Camara : Une pluie d’hommages</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/deces-du-general-sadio-camara-une-pluie-dhommages-3116316.html</link>
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<description><![CDATA[ Suite au décès du ministre d’Etat, ministre de la Défense et des Ancien combattants, le Général de corps d’armée Sadio Camara, lors d’une attaque terroriste contre son domicile, le 25 avril dernier à Kati, les hommages et les messages de condoléance ne sont pas fait attendre sur les réseaux sociaux tant dans notre pays que dans la sous-région. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 28 Apr 2026 10:02:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">« Sadio a vécu en soldat, il est mort en guerrier, fidèle à son serment de donner jusqu’à la dernière goutte de son sang pour la patrie malienne », a posté l’équipe de communication de l’ancien Premier Choguel Kokalla Maïga. Et de poursuivre : « En refusant de céder devant la menace, en neutralisant ses agresseurs jusque sur le seuil de sa demeure, il a envoyé au monde un message clair : au Mali, les défenseurs de la patrie tombent débout, mais ne se soumettront jamais».</span><br data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""></span></p>
<p class="MsoNormal" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Pour Nouhoum Sarr, membre du Conseil national de Transition (CNT), le ministre Sadio Camara fut un fils digne, loyal et profondément engagé au service du Mali. «Son parcours restera marqué par son dévouement sans faille et son rôle majeur dans la modernisation de notre Armée au cours des dernières années. Sadio Camara restera à jamais un modèle d’engagement et de patriotisme», a-t-il témoigné sur sa page Facebook.</span><span class="pf-br-replacement" orig-style=""> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">«Toutes mes condoléances à la famille et aux proches du Général Sadio Camara, mort pour la patrie. Qu'Allah ait son âme !», a déclaré Me Cheick Oumar Konaré. D’après le journaliste Madji Thiam, Sadio Camara était un grand patriote. «Le Mali te sera éternellement reconnaissant. Merci pour le sacrifice pour la Nation», a-t-il insisté. En plein concert en Guinée, dimanche soir, le musicien Sidiki Diabaté a, lui-aussi, rendu un vibrant hommage à Sadio Camara.</span><span class="pf-br-replacement" orig-style=""> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Quant aux syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016, ils ont salué la mémoire d’un homme de paix, de dialogue et du consensus. Un homme profondément religieux et un humaniste incarné, Sadio Camara fut l’artisan des négociations entre les syndicats de l’éducation et le Comité national pour le Salut du peuple (CNSP) sur l’application de l’article 39 après les évènements du 18 août 2020. Mais aussi celles de 2022 ayant abouti à l’application du procès-verbal du 13 décembre 2022.</span><span class="pf-br-replacement" orig-style=""> </span><span class="text-node"> Les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 ont prié pour le repos des âmes de l’illustre disparu, de ses compagnons ainsi que de celles de toutes les victimes. L’Académie d’enseignement de Kita a, pour sa part, indiqué que les assaillants du ministre chargé de la Défense lui ont ciblé, pensant éteindre la flamme du patriotisme. «Mais ils oublient qu’un grand homme ne meurt jamais lorsqu’il laisse derrière lui l’héritage de l’honneur», a-t-elle déclaré. Et de continuer : « Son charisme, sa détermination et son amour pour cette terre nous avaient tous marqués».</span><span class="pf-br-replacement" orig-style=""> </span><span class="text-node"> Pour l’Académie d’enseignement de Kati, aujourd’hui, le peuple malien pleure un leader d’un destin exceptionnel. «Repose en paix, Général Sadio Camara. Qu’Allah, dans sa miséricorde infinie, t’accueille parmi les vertueux et accordepatience et consolation à tes proches», a souhaité, de son côté, le leader religieux Cheick Harouna Sangaré.</span><span class="pf-br-replacement" orig-style=""> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Pour l’ancien Premier ministre ivoirien, </span><span class="text-node">??????????????????????</span><span class="text-node">, le Général Sadio Camara incarnait, aux côtés du Président de la Transition </span><span class="text-node">?????????</span><span class="text-node">̈</span><span class="text-node">??</span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">, la volonté d’un État à tenir debout face à la menace. «Sa mort, tragique et brutale, est une blessure profonde infligée à toute la Nation malienne. J’adresse à sa famille, à ses proches et à ses compagnons d’armes, mes condoléances les plus sincères et ma compassion fraternelle », s’est-t-il exprimé.</span><span class="pf-br-replacement" orig-style=""> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><b data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Bembablin DOUMBIA</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Extrait du Discours du Général de corps d’armée Sadio Camara, le mardi 9 août 202</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/extrait-du-discours-du-general-de-corps-darmee-sadio-camara-le-mardi-9-aout-202-3116265.html</link>
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<description><![CDATA[ Lors de la remise officielle de nouveaux avions de chasse, hélicoptères et radars aux Forces armées et de sécurité par le
Président de la Transition, au pavillon présidentiel de l&#039;aéroport international Président Modibo Kéita-Sénou ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 08:42:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">«Le Peuple malien, si riche et si fort, durement éprouvé par une succession de tragédies naturelles et artificielles, a accepté de confier son sort et sa survie à ses braves enfants, qui ont choisi le métier des armes. Ni les frustrations causées par des décennies de mauvaise gouvernance, ni les rigueurs de la vie dans un contexte économique difficile, ni même le matraquage médiatique des nostalgiques d’un ordre colonial en voie de disparition, n’ont pu entamer la résolution de ce vaillant Peuple.</span><br data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""></span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><br data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Soumis à d’injustes pressions et manipulations, le Peuple malien s’est montré prêt à supporter la faim, la soif, le froid, la chaleur, pourvu qu’il retrouve sa dignité, son honneur et son indépendance. Par ces sacrifices, les maliennes et les maliens, dignes filles et fils ont démontré leur attachement, leur foi inébranlable, au Mali berceau des grands empires, fidèles à notre hymne national qui nous prévient en ces termes : “La voie est dure, très dure, Qui mène au bonheur commun, </span></span></p>
<p class="MsoNormal" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><br data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""></span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Courage et dévouement, Vigilance à tout moment, Vérité des temps anciens, Vérité de tous les jours, Le bonheur par le labeur, fera le Mali de demain.” Le processus de refondation du Mali, qui vise à réaliser et concrétiser les aspirations du peuple malien, initié sous la Transition, a reconnu le rôle primordial dévolu aux actions de sécurisation du territoire, des populations et de leurs biens.</span><span class="pf-br-replacement" orig-style=""> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">La vision du président de la Transition, pour la défense et la sécurité du Mali a été traduite en directives très claires pour les Forces armées maliennes : il s’agit d’abord de se battre pour gagner les guerres imposées à la Nation malienne, et ensuite de créer les conditions pour une paix durable et juste, avec toutes les filles et tous les fils de ce pays. Pour cela, nous avons comme objectif de refonder une Armée malienne professionnelle, bien équipée, bien entraînée, dotée d’un bon moral, proche du peuple dont elle est issue, et dominant l’espace des opérations, dans le respect des règles et coutumes adéquates, et suivant des règles d’engagement strictes. Cette Armée doit refléter les valeurs guerrières du Maliba, la diversité, l’unité et la cohésion de la nation, ainsi que la noblesse, la fierté et la soif d’indépendance héritées de nos ancêtres. En fixant cette mission à son Armée, la Nation malienne a consenti d’énormes sacrifices pour lui en donner les moyens et les ressources nécessaires.</span><span class="pf-br-replacement" orig-style=""> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Respectant cette volonté, et connaissant parfaitement les réalités de ce beau pays, vous avez tenu à mettre l’Armée dans les meilleures dispositions. Vous avez transformé sa stratégie, son état d’esprit, sa posture tactique. Vous l’avez réorientée vers des partenaires plus variés, pour plus d’ouverture, plus de compétence, plus de fiabilité, plus de sincérité. Vous lui avez redonné l’initiative, toujours tournée vers l’avant, sans esprit de recul. Vous l’avez équipée en quantité et en qualité dépassant ce que beaucoup pouvaient imaginer. Malgré les succès déjà engrangés, qui prouvent à suffisance le bien-fondé de votre stratégie, vous avez décidé de ne jamais relâcher l’effort.</span><span class="pf-br-replacement" orig-style=""> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Nous avons déjà organisé plusieurs cérémonies de remise officielle au cours des 20 derniers mois, que ce soient des systèmes d’information pour une gestion assainie et transparente, des infrastructures modernes pour de meilleures conditions de vie et de travail, des ressources matérielles ou financières pour nos veuves et nos orphelins, ou encore des équipements terrestres ou aériens pour la combativité de nos hommes. Mais je dois dire, que la cérémonie de ce jour est historique, tant par la nature, la qualité que par le volume de ce que vous nous remettez, dont nous n’exposons ici qu’une partie, le reste étant bien sûr engagé en opérations au moment même où se tient cette cérémonie ».</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">—— ——-</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Attaque contre sa résidence : le Général de Corps d’Armée Sadio Camara perd la vie</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/attaque-contre-sa-residence-le-general-de-corps-darmee-sadio-camara-perd-la-vie-3116260.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/necrologie/attaque-contre-sa-residence-le-general-de-corps-darmee-sadio-camara-perd-la-vie-3116260.html</guid>
<description><![CDATA[ Le Gouvernement de la Transition a annoncé ce dimanche le décès tragique du Général de Corps d’Armée Sadio Camara. Le Ministre de la Défense a perdu la vie suite à une violente attaque perpétrée contre sa résidence à Bamako le 25 avril 2026. ]]></description>
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<pubDate>Sun, 26 Apr 2026 21:21:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal">C'est un véritable choc pour la nation malienne. Par voie de communiqué officiel (n°2026-002), les autorités de transition ont confirmé la disparition de l'une des figures centrales de l'État, le Général Sadio Camara, Ministre de la Défense et des Anciens Combattants.<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal">Les faits se sont déroulés dans la matinée du samedi 25 avril. Selon le porte-parole du gouvernement, la résidence du Ministre a été la cible d'un assaut terroriste "lâche", débutant par l'explosion d'un véhicule piégé conduit par un kamikaze.<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal">Malgré la riposte immédiate et les échanges de tirs nourris au cours desquels le Général a personnellement pris part au combat, ce dernier a été gravement blessé. Transporté d'urgence en milieu hospitalier, il a malheureusement succombé à ses blessures. Le bilan est d'autant plus lourd que l'effondrement de la résidence a causé d'autres victimes civiles et militaires, ainsi que la destruction d'une mosquée adjacente.<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal">Le Colonel Assimi Goïta, Président de la Transition, a salué la mémoire d'un officier d'exception, reconnu pour sa "combativité", son "humanisme" et son engagement sans faille pour la défense nationale.<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal">« Un vibrant hommage est rendu à cet officier général qui a tenu à respecter son serment de donner jusqu’à la dernière goutte de son sang à sa patrie. »<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal">Vers des funérailles nationales.<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal"><o:p> </o:p></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Maliweb.net<o:p></o:p></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Décès de Mamadou Diadié Sacko : la Maison de la Presse rend hommage à un passionné de la radio</title>
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<description><![CDATA[ Le journaliste Mamadou Diadié Sacko est décédé ce jeudi 23 avril 2026, des suites d’une longue maladie. Plus connu sous le nom de « Saxe » ou « Sa Majesté le Grand Saxe » auprès de ses fans, il était le promoteur de la radio RFM de Bamako (Radio Futur Média) et de la chaîne Tropic TV. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 24 Apr 2026 11:53:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span style="font-family: 'Times New Roman', 'serif'; font-size: 14pt;">« Sa disparition est une perte pour le monde des médias et de la culture », a indiqué Bandiougou Danté, président de la Maison de la Presse. La presse malienne pleure un « grand animateur » qui s’est fait connaître à travers les antennes de la radio « Guintan ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span style="font-family: 'Times New Roman', 'serif'; font-size: 14pt;">Selon la Maison de la Presse, Saxe a marqué l’histoire de la radio et de la presse malienne par sa passion pour la culture et son engagement en faveur des médias.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span style="font-family: 'Times New Roman', 'serif'; font-size: 14pt;">Tout en exprimant ses condoléances les plus attristées à la famille du défunt, ainsi qu’à l’ensemble des professionnels des médias, la Maison de la Presse informe que l’inhumation du journaliste est prévue ce vendredi 24 avril 2026 à Banakabougou Bolé, après la grande prière du vendredi prévue à 13 heures.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;"><span style="font-size: 14pt;"><b><span style="font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-language: FR;">Maliweb.net</span></b></span><span style="font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-language: FR;"><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Hommage à Mahamane Hameye Cisse : Le Scorpion a perdu son dard</title>
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<description><![CDATA[ La presse malienne est en deuil. Mahamane Hameye Cissé, fondateur du journal satirique Le Scorpion, s’est éteint le jeudi 8 avril 2026, laissant derrière lui un vide immense au sein de la corporation. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 15 Apr 2026 12:02:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La disparition de celui que beaucoup considéraient comme un pilier du journalisme national est d’autant plus brutale qu’elle est survenue alors qu’il était encore pleinement engagé dans ses activités. Quelques minutes avant son décès, il participait activement à ses engagements professionnels, fidèle à lui-même, animé par cette passion qui ne l’a jamais quitté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Juriste de formation, Hameye Cissé a su mettre son expertise au service de la presse. Depuis 1992, il s’est illustré comme un défenseur infatigable de la liberté d’expression et un artisan engagé dans toutes les luttes pour la dignité et la crédibilité du métier. Toujours disponible, il était de ceux vers qui l’on se tournait pour un conseil, un éclairage ou un arbitrage.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Homme de dialogue et de consensus, il était également un fédérateur hors pair. Les rencontres entre confrères pouvaient durer des heures, voire des jours, dès lors qu’il s’agissait de réfléchir sur les textes, d’analyser les enjeux de la profession ou de défendre les intérêts de la corporation, il était là. Sa constance et sa détermination forçaient le respect.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au moment de son rappel à Dieu, il revenait d’une audience avec le ministre des Maliens de l’extérieur. Il occupait en effet la fonction de président du comité scientifique du Salon panafricain des médias que le Mali s’apprêtait à organiser, preuve supplémentaire de son engagement jusqu’à son dernier souffle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà du professionnel accompli, c’est un homme de valeurs, un grand frère et un compagnon de lutte que perd la presse malienne. Ceux qui ont entretenu avec lui des relations particulières et privilégiées garderont le souvenir d’un homme généreux, rigoureux et profondément attaché à sa mission.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd’hui, Le Scorpion a perdu son dard. Mais l’héritage de Mahamane Hameye Cissé, lui, demeure vivant dans chaque combat pour une presse libre et responsable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dors en paix, grand frère. Tu es parti avec les honneurs de toute une corporation, fidèle à ce que tu avais chevillé au corps.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong></strong></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Alexis Kalambry</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> xx</o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">DIOMANSI BOMBOTE<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>« Ceux qui te survivent ne t’oublieront pas »</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Je présente mes condoléances attristées à la famille de Hameye, à la profession et à tous ses proches.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un homme aux convictions solidement ancrées ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un intellectuel infalsifiable, tenace et généreux ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">un confrère à la rigueur professionnelle intransigeante ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">un militant humaniste et un preux chevalier à la plume juste et acérée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Adieu, délicieux frangin.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Amputés de la richesse de tes réflexions sages et pénétrantes, ceux qui te survivent ne t’oublieront pas.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Ce que nous avons fait pour nous-mêmes meurt avec nous. Ce que nous avons fait pour les autres et pour le monde reste et demeure immortel. » [Albert Pike]<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Diomansi Bomboté</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Avril meurtrier : La presse malienne perd trois figures majeures en sept jours De Yacouba Doumbia à Mahamane Hameye Cissé, en passant par Diaby Makoro Camara, une génération s’éteint</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/avril-meurtrier-la-presse-malienne-perd-trois-figures-majeures-en-sept-jours-de-yacouba-doumbia-a-mahamane-hameye-cisse-en-passant-par-diaby-makoro-camara-une-generation-seteint-3115857.html</link>
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<description><![CDATA[ La presse malienne traverse l’un des moments les plus sombres de son histoire récente. En l’espace d’une semaine, trois figures emblématiques du paysage médiatique national ont tiré leur révérence, plongeant toute une corporation dans le deuil et l’émotion ]]></description>
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<pubDate>Wed, 15 Apr 2026 08:09:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Infos Soir</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Du 3 au 9 avril, les décès successifs de Yacouba Doumbia, de Diaby Makoro Camara et de Mahamane Hameye Cissé ont laissé un vide immense dans un secteur déjà fragilisé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Yacouba Doumbia, une mémoire de l’audiovisuel public<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Premier à disparaître, Yacouba Doumbia s’est éteint le 3 avril 2026 à l’âge de 70 ans. Journaliste chevronné à la retraite, il a marqué de son empreinte l’audiovisuel public malien, notamment en tant qu’ancien Directeur de la Télévision nationale de l’ORTM et Directeur de la Communication du CSLP.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Homme de rigueur et de professionnalisme, il aura contribué, durant plusieurs décennies, au rayonnement de la télévision publique. Sa disparition a suscité une vive émotion au sein de l’ORTM et parmi les anciens professionnels des médias, qui ont salué la mémoire d’un serviteur engagé de l’information.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Diaby Makoro Camara, une pionnière engagée<o:p></o:p></span></b></p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202604/image_870x_69dcd3b2a123c.jpg" alt=""></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Trois jours plus tard, le 6 avril, la presse malienne perdait Diaby Makoro Camara, Directrice de publication du journal Kabako. Figure incontournable du secteur, elle laisse derrière elle un héritage riche et diversifié.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Promotrice de Mousso TV et de Radio Oxygène, fondatrice du journal Wassa et de l’imprimerie HIPPO, elle s’était imposée comme une actrice majeure de l’entrepreneuriat médiatique au Mali. Militante pour la promotion des femmes dans les médias, elle a également occupé des fonctions importantes au sein d’organisations professionnelles, tant au niveau national qu’international.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sa disparition a provoqué une onde de choc dans la corporation, qui salue une « femme battante » et une voix engagée pour un journalisme inclusif et responsable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mahamane Hameye Cissé, le pionnier de la presse privée<o:p></o:p></span></b></p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202604/image_870x_69d8adf96c10d.jpg" alt=""></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 9 avril, la série noire s’est poursuivie avec le décès de Mahamane Hameye Cissé, figure emblématique de la presse privée malienne et fondateur du journal satirique Le Scorpion.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Considéré comme un véritable bâtisseur, il a joué un rôle déterminant dans l’essor du journalisme indépendant au Mali depuis les années 1990. Son style incisif, son engagement pour la liberté d’expression et sa quête permanente de vérité ont profondément marqué plusieurs générations de journalistes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà de son œuvre éditoriale, il était également un mentor respecté, formant et inspirant de nombreux professionnels des médias. Jusqu’à ses derniers jours, il restait engagé dans la vie du secteur, notamment en tant que président du comité scientifique du Forum panafricain des médias prévu à Bamako.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les hommages n’ont pas tardé à affluer, saluant unanimement un homme de conviction, un intellectuel rigoureux et un artisan majeur de la liberté de la presse.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une perte immense pour toute une génération<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces disparitions successives constituent un coup dur pour la presse malienne, qui perd en quelques jours trois de ses piliers. Trois parcours différents, mais un même engagement : servir l’information, défendre l’éthique journalistique et faire progresser la profession.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans un contexte déjà marqué par de nombreux défis, ce mois d’avril 2026 restera gravé comme une période de deuil pour les médias maliens. Mais aussi comme un moment de recueillement et de reconnaissance envers celles et ceux qui ont consacré leur vie à informer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un héritage à préserver<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà de la douleur, la disparition de ces figures emblématiques interpelle la nouvelle génération sur la nécessité de préserver leur héritage. Rigueur, engagement, courage et sens du devoir : autant de valeurs léguées à une presse malienne appelée à poursuivre leur combat.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En ces jours sombres, une certitude demeure : leurs noms resteront inscrits dans l’histoire du journalisme malien. Et leur mémoire continuera d’inspirer celles et ceux qui font vivre, chaque jour, la liberté d’informer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sékou TAMBOURA<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Maliens de l’extérieur : Deux étudiantes maliennes perdent tragiquement la vie dans un incident domestique en Tunisie</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/maliens-de-lexterieur-deux-etudiantes-maliennes-perdent-tragiquement-la-vie-dans-un-incident-domestique-en-tunisie-3115821.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 13 Apr 2026 19:56:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Deux étudiantes maliennes ont tragiquement perdu la vie en Tunisie. Dans un communiqué publié le 13 avril 2026, l’Association Malienne des Étudiants et Stagiaires en Tunisie (AMEST) a annoncé avec une profonde tristesse le décès d’Aïcha Doukanssi et de Tantou Doukanssi, deux sœurs issues de la même famille.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le drame est survenu le dimanche 12 avril 2026 à la suite d’un tragique incident domestique lié à une émanation de gaz. L’association a adressé ses sincères condoléances à la famille endeuillée, à leurs proches ainsi qu’à toute la communauté malienne. Dans son message, l’AMEST a également rappelé l’importance de la vigilance et du respect des mesures de sécurité liées à l’utilisation du gaz afin d’éviter de tels drames. Des prières ont été formulées pour le repos éternel des défuntes et pour que leurs familles trouvent réconfort et patience en cette douloureuse épreuve.<o:p></o:p></span></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Bokoum Abdoul Momini /maliweb.net</span></b></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;"></span></b></p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202604/image_870x_69dd49daf2db0.jpg" alt=""></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;"></span></b></p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202604/image_870x_69dd4910c0bcf.jpg" alt=""></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"></b></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Makoro Camara : L’adieu à une lionne de la Presse</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/makoro-camara-ladieu-a-une-lionne-de-la-presse-3115808.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/necrologie/makoro-camara-ladieu-a-une-lionne-de-la-presse-3115808.html</guid>
<description><![CDATA[ Le ciel de Bamako semble plus lourd aujourd&#039;hui. En ce lundi 06 avril 2026, la nouvelle est tombée comme un couperet, glaçant le cœur de ceux qui ont eu le privilège de croiser sa route: Mme Diaby Makoro Camara a tiré sa révérence, rejoignant l’éternité. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 13 Apr 2026 11:30:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une pionnière au regard fier<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle n’était pas simplement une directrice de publication; elle était une bâtisseuse. Dans un univers médiatique exigeant, Makoro a imposé son nom par la seule force de son travail et de son intégrité. De la création du journal Kabako à la mise sur pied de Mousso TV et de Radio Oxygène, elle a prouvé que l'ambition, lorsqu'elle est portée par la passion, ne connaît aucune limite.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’esprit d’une femme libre<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">On se souviendra d'elle comme d'un esprit farouchement indépendant. Femme d'Affaires redoutable à la tête de «HIPPO Imprimerie», elle maniait l'art de l'excellence avec une rigueur qui forçait l'admiration. Elle était cette «femme battante» qui ne reculait devant aucun défi, transformant chaque obstacle en un tremplin pour briller davantage.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une icône de l'engagement<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Son engagement dépassait les murs de ses rédactions. Présidente de l'Association des Professionnelles Africaines de la Communication au Mali (APAC-Mali), Trésorière de la Maison de la Presse... Makoro était une colonne vertébrale pour la profession. Elle a ouvert la voie à des générations de femmes journalistes, leur montrant qu'il était possible de diriger, d'entreprendre et de réussir sans jamais trahir ses convictions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>«Une icône s'est éteinte, mais l'écho de sa voix et la précision de ses presses continueront de résonner dans chaque salle de rédaction du pays».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À notre consœur, à la cheffe d'entreprise, à la maman et à l'amie:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ton départ laisse un vide immense, mais ton héritage est gravé dans le papier et l'onde. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Que la terre de Djélibougou te soit légère et que ton âme repose en paix dans la lumière d'Allah.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dors en paix, Brave Dame.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La presse malienne te doit un salut éternel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par A.K.D<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>À Dieu, Cher Mahamane ! «Le Scorpion» a rangé son aiguillon: L&amp;apos;ultime envol de Mahamane Hamèye Cissé</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/a-dieu-cher-mahamane-le-scorpion-a-range-son-aiguillon-lultime-envol-de-mahamane-hameye-cisse-3115807.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 13 Apr 2026 11:22:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le ciel de Bamako s’est couvert d’un voile d’incrédulité jeudi soir, 09 avril 2026. La nouvelle est tombée comme un couperet, glaciale, irréelle: Mahamane nous a quittés. Comment admettre que celui qui, le jeudi matin encore, portait la voix des journalistes devant le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, M. Mossa Ag Attaher, s'est éteint quelques heures plus tard dans le silence feutré du destin ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce matin, il était l'action, le plaidoyer, la force tranquille d'une délégation en marche. Ce soir, il est une absence qui nous glace le sang.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">L'architecte de notre liberté<o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mahamane n'était pas seulement un journaliste; il était la «conscience de notre métier». Père spirituel de la presse malienne, il a gravé son nom dans le marbre de l'histoire:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Visionnaire de 1992: Il fut l'artisan de la loi qui nous a libéré la parole.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bâtisseur: C’est sous son impulsion et sa ténacité que la Maison de la Presse a vu le jour, ce toit qui nous abrite tous.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Défenseur: Il s'est battu pour que l'aide publique à la presse ne soit pas une aumône, mais un droit à la dignité pour les messagers de l'information.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une complicité de plume et de cœur<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour moi, son départ a le goût de la cendre. Entre nous, il n'y avait pas seulement de l'estime, il y avait cette fraternité sacrée née du partage des convictions. Je me souviens de ces visites, de ces moments suspendus où, souvent accompagné de son inséparable frère Sadou Abdoulaye Yattara, nous refaisions le monde.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il y avait entre nos deux (02) titres ce lien invisible du «satirique». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le fondateur de «Le Scorpion» savait que l'ironie est le dernier rempart de la liberté. Nous partagions ce goût «amer et chatouillant» de la satire, cette capacité à piquer pour réveiller les consciences, à rire pour ne pas pleurer des travers de la société.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une sortie dans la discrétion des grands<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est parti comme il a vécu: avec une «élégance souveraine».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après avoir rempli sa mission matinale pour la collectivité, il s'est retiré sans bruit, nous laissant avec nos sanglots et ce frisson d'épouvante devant la fragilité de la vie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">«La mort n'emporte pas les grands hommes, elle les installe dans l'éternité du souvenir».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mahamane Hamèye Cissé laisse un vide immense à la Maison de la Presse, mais son héritage brûle dans chaque rotative, dans chaque article audacieux, dans chaque éclat de rire satirique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Repose en paix, cher confrère.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">«Le Scorpion» a rangé son aiguillon, mais son venin contre l'injustice continuera de couler dans nos veines.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par A.K. DRAMÉ<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Requiem pour une plume fidèle : L’adieu à Mahamane Hamèye Cissé</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/requiem-pour-une-plume-fidele-ladieu-a-mahamane-hameye-cisse-3115791.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 13 Apr 2026 10:31:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La presse malienne est en deuil, et avec elle, c’est une certaine idée de la dignité journalistique qui s’en va. Le rappel à Dieu de Mahamane Hamèye Cissé laisse un vide que les mots peinent à combler. Pour nous, cette séparation est d’autant plus déchirante qu’elle réveille les souvenirs de nos premiers pas communs dans cette profession que nous avons embrassée avec la fougue de la jeunesse et l’espoir d’un Mali démocratique.<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Hamèye n'était pas seulement un confrère ; il était un compagnon de route, un frère d'armes des temps héroïques. Nous avons débuté ensemble en 1991 au journal Le Scorpion, partageant l'encre et l'ardeur, à une époque où le journalisme était un sacerdoce périlleux. Il a su porter haut le flambeau d'une presse libre, exigeante et courageuse. À travers Le Scorpion, il a insufflé un style, une rigueur et une indépendance qui ont fait de lui un véritable monument national.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Témoigner aujourd'hui de son parcours, c'est se souvenir d'un homme de conviction, dont la plume ne tremblait jamais devant la vérité, mais qui savait garder une élégance humaine rare. Son humilité n'avait d'égale que sa compétence. Il a formé, conseillé et inspiré des générations de journalistes qui voient aujourd'hui en lui un modèle de résilience.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En ces heures de deuil, nous adressons nos condoléances les plus émues à sa famille biologique, à ses collaborateurs du groupe Le Scorpion, ainsi qu’à toute la grande famille de la presse malienne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">M. H Cissé, tu pars alors que nous avons encore tant besoin de ta sagesse au sein de la corporation et des faîtières. Mais ton héritage est là, gravé dans chaque ligne de combat que tu as écrite. Que ton âme repose en paix dans le repos éternel des justes. Le Mali te pleure, mais il te remercie de lui avoir donné une voix libre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dors en paix, cher frère.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Cheickna Hamalah Sylla</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Hommage à Mahamane Hamèye Cissé : Le Mali pleure un monument de la presse libre</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/hommage-a-mahamane-hameye-cisse-le-mali-pleure-un-monument-de-la-presse-libre-3115722.html</link>
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<description><![CDATA[ ​La nouvelle du décès de Mahamane Hamèye Cissé est tombée ce jeudi 9 avril dans le monde des médias au Mali comme un couperet. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 10 Apr 2026 08:00:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Le Journaliste émérite et figure de proue de la liberté de la presse était le fondateur du journal satirique «Le Scorpion», un titre qui a durablement marqué l'histoire médiatique du pays par son indépendance et son audace.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Décédé à l'âge de 67 ans, ce patron de presse a mis son expertise au service de la Haute autorité de la communication (HAC). Reconnu par ses pairs comme un spécialiste éminent du droit des médias, il laisse derrière lui l'image d'un professionnel rigoureux et d'un doyen respecté dont l'influence a largement dépassé les frontières du journalisme malien.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">​Cette disparition soudaine a suscité une onde de choc immédiate au sein de la corporation, à commencer par le président de la Maison de la Presse, Bandiougou Danté, qui a exprimé son immense douleur sur Facebook : « Seul Dieu est fort. Aujourd’hui, le 9 avril 2026, restera l’un des jours les plus tristes de ma vie. Après une journée entière passée ensemble dans la joie et la ferveur, Hamèye Mahamane Cissé nous laisse ce monde faux. Dors en paix, mon grand frère ».</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">​Pour sa part, l'ancien directeur général de l'Office de radio et télévision du Mali (ORTM, Salif Sanogo, a souligné le vide immense laissé par le défunt au sein des instances stratégiques de la profession : «Une perte cruelle, vraiment. Le président du comité scientifique du Forum Panafricain des Médias (Fopame)  nous quitte ainsi ! ».</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">​Cette sidération est d'autant plus vive que Mahamane Hamèye Cissé est resté actif et engagé jusqu'à ses derniers instants. Le directeur général de l'Agence malienne de presse et de publicité (Amap), Alassane Souleymane, a rendu un vibrant hommage à celui qu'il surnommait affectueusement en langue sonrhaï «Béro» en français «grand frère», relatant les ultimes moments qu'ils ont partagés la veille de son décès avec la ministre chargée de l'Emploi, Mme Oumou Sall Seck puis à quelques heures de sa disparition avec le ministre chargé des Maliens établis à l’Extérieur, Mossa Ag Attaher. «Toujours avec cette courtoisie et ce brin d'humour qu'on lui connaissait, sans oublier son chapeau melon légendaire», a décrit Alassane Souleymane avant d'ajouter que son aîné est tombé sur le champ d'honneur, fort de son expérience de pionnier de la presse indépendante. «Il aura tout donné, jusqu'à son dernier souffle, pour faire du Fopame 2026 une réussite pour son Mali de cœur», a-t-il déclaré.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">​L'émotion est également palpable chez ses compagnons de longue date. Joint au téléphone, Tiègoum Boubèye Maïga, ancien conseiller technique chargé de la communication à la Présidence de la République, nous a confié sa peine. «La nouvelle est tombée comme un couperet, aussi inattendue que brutale. sa mort est du genre à ne laisser personne indifférent. Tant l'homme était affable, jovial et d'un commerce agréable», a indiqué l'éditorialiste. Et de poursuivre que les amis du défunt se comptaient au-delà des âges et des barrières. Tiègoum Boubèye Maïga a rappelé que Mahamane Hamèye Cissé est venu à la presse par passion en 1991 après l'avènement de la démocratie. «Il y est resté par conviction au point d'en être l'une des icônes incontournables. Toujours prêt à servir, il répondait à toutes les sollicitations tant qu'il s'agissait de défendre les intérêts de la profession», a loué l'homme de média. Il dira que son confrère était devenu un spécialiste de la législation de la presse tant au Mali qu'à l'étranger. </span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Faut-il préciser que Mahamane Hamèye Cissé est l'un des membres fondateurs de l'Association des éditeurs de la presse privée (Assep). Le natif de Diré dans la Région de Tombouctou est décédé à 67 ans. Une boussole morale et un défenseur infatigable de l'éthique s'est en allé. Mais son héritage, constitué de nombreux journalistes formées et des écrits percutants, continuera d'inspirer les générations.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="margin-top: 10px;text-align: start;"><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Souleymane SIDIBE</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nécrologie : L&amp;apos;ancienne ministre Mme Gakou Fatou Niang décédée à 87 ans</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/necrologie-lancienne-ministre-mme-gakou-fatou-niang-decedee-a-87-ans-3115673.html</link>
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<description><![CDATA[ L&#039;ancienne ministre de l&#039;Information et des Télécommunications, Mme Gakou Fatou Niang, est décédée ce mardi 7 avril à Bamako. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 08 Apr 2026 15:47:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">La nouvelle de son décès a été annoncée par le ministère de la Communication, de l'Économie numérique et de la Modernisation de l'Administration.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Selon le communiqué annonçant cette perte douloureuse, Mme Gakou Fatou Niang était une femme d'engagement, de conviction et de dévouement. Le départ en charge de la Communication a affirmé que cette figure politique a marqué de son empreinte le secteur de l'information et des Télécommunications.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">«Tout au long de sa carrière, Mme Gakou Fatou Niang a œuvré avec professionnalisme et abnégation au service de l'État, contribuant au renforcement des institutions et à la promotion des valeurs républicaines», a indiqué le communiqué.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Le Ministre chargé de la Communication, Alhamdou Ag Yliène, a salué la mémoire d'une grande servante de la Nation. Il a rendu un hommage appuyé à la qualité de ses services, son sens élevé de l'intérêt général et son attachement aux idéaux de paix, de cohésion sociale et de développement.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="margin-top: 10px;text-align: start;"><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Mohamed DIAWARA</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Décès de Mme Sangare Oumou Ba : La loi 052 orpheline</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/deces-de-mme-sangare-oumou-ba-la-loi-052-orpheline-3115558.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Mali est en deuil. Sangaré Oumou Ba, ancienne ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, ancienne députée et figure emblématique de l’engagement féminin, s’est éteinte le mardi 31 mars à Bamako à l’âge de 79 ans. ]]></description>
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<pubDate>Sun, 05 Apr 2026 01:21:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Enseignante et éducatrice de formation, elle a consacré sa vie à la promotion des droits des femmes et à l’amélioration des conditions de vie des enfants et des familles au Mali. Militante engagée, elle fut également présidente des femmes du Rassemblement pour le Mali (RPM), où elle a œuvré sans relâche pour une plus grande participation des femmes à la vie politique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mme Sangaré Oumou Ba laisse derrière elle un héritage considérable, marqué par des actions concrètes et durables. Parmi ses réalisations les plus marquantes figure la Loi 052 du 18 décembre 2015, souvent surnommée aujourd’hui « Loi Oumou Ba ». Ce texte majeur constitue un véritable rempart pour la promotion du genre et la représentation des femmes dans les instances de décision.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Son combat, sa détermination et sa vision ont profondément contribué à faire avancer la cause féminine, non seulement au Mali, mais aussi à l’échelle africaine. Elle laisse un flambeau que les générations futures sont appelées à porter avec la même conviction.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En cette douloureuse circonstance, les hommages affluent pour saluer la mémoire d’une femme d’exception, dont l’engagement restera gravé dans l’histoire. Nombreux sont ceux qui appellent à ce que la Loi 052 porte officiellement son nom, en reconnaissance de son rôle déterminant dans son adoption.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Prions pour le repos éternel de son âme. Qu’Allah, dans Sa miséricorde infinie, l’accueille dans Son paradis et apporte réconfort à sa famille ainsi qu’à toute la nation malienne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Koureichy Cissé<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nécrologie: Yacouba Doumbia, ancien directeur de la télévision nationale, n&amp;apos;est plus</title>
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<description><![CDATA[ L’ancien directeur de la télévision nationale, Yacouba Doumbia est décédé, ce vendredi 3 avril à l’âge de 70 ans. L’Office de radiodiffusion télévision du Mali (ORTM) a annoncé la triste nouvelle sur Facebook. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 04 Apr 2026 08:20:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style=""><span class="text-node">Selon l'ORTM, le septuagénaire a été également directeur de la Communication du cadre stratégique de lutte contre la pauvreté (CSLP). Nos confrères de «Bozola» ont également salué l'engagement, la rigueur et le professionnalisme de celui qui a «durablement contribué au rayonnement de l'audiovisuel public malien».</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style=""><span class="text-node">Selon nos informations, Yacouba Doumbia a servi au Centre de service de production audiovisuelle (Cespa), actuelle Agence nationale de la communication pour le développement (ANCD ). </span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style=""><span class="text-node">L'un de ses anciens collègues retient de lui une personne très agréable, courtoise, humble avec le sens de l'humour. Les obsèques de Yacouba Doumbia sont prévues ce dimanche 5 avril à son domicile à Niamakoro.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style=""><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Fatoumata KAMISSOKO</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Maître Abdramane Sanogo tire sa révérence : S’en est allé un homme de bien !!!</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/maitre-abdramane-sanogo-tire-sa-reverence-sen-est-alle-un-homme-de-bien-3115389.html</link>
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<description><![CDATA[ Tel un couperet est tombé, le samedi 21 mars 2026, dans l’après-midi, la très triste nouvelle : Me Abdramane Sanogo a tiré sa révérence. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 31 Mar 2026 11:45:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Difficile à avaler pour certains de ses voisins de l’Immeuble Djiré, à Hamdallaye ACI 2000. Et pour cause, Me Sanogo venait de quitter le bureau, quelques poignées de minutes avant l’heure fatidique. Il a conduit son véhicule pour rentrer à la maison partager avec les siens un plat d’anniversaire, le sien. C’est dans cette atmosphère qu’il piqua un malaise pour ne plus relever. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Certes, Me Abdramane Sanogo se battait depuis quelques mois contre la maladie, mais personne ne pouvait soupçonner qu’il allait partir aussi tranquillement sans crier gare. Ces derniers temps, il avait allégé son quotidien de travail. Quand il rentrait pour déjeuner, il ne revenait plus au bureau que le lendemain.<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>Me Abdramane Sanogo était un homme d’une bonté rare, un homme gentil, un homme généreux, un homme d’une simplicité extraordinaire. Il était un homme profondément humain qui partageait sans considération, qui aidait sans calcul. Un homme de bien s’en est allé ! À l’Immeuble Djiré où Me Sanogo laisse un grand vide, l’émotion reste palpable. Comme c’était le cas lors de ses obsèques déroulées, le 22 mars dernier à son domicile à Samé Attbougou, sur la route de Lassa.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Le Challenger salue la mémoire d’un grand professionnel du droit, doublé d’un altruiste. Le Challenger déplore surtout la perte d’un voisin exemplaire et disponible. La direction et le personnel du journal présentent leurs condoléances les plus attristées à ses familles biologique et professionnelle. Pour rendre hommage à l’illustre défunt, nous publions le témoignage de Bacary Camara et l’oraison funèbre prononcée par Me Souleymane Soumountera, Bâtonnier de l’Ordre des Avocats du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’hommage de Bacary Camara à son camarade du Lycée Badala</span></b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Me Abdramane Sanogo dit Abou est mort, ce Samedi vers 16 h entre son domicile familial et l’hôpital Luxembourg des suites d’un malaise cardiaque diagnostiqué trois mois plus tôt par les praticiens de cet hôpital.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce drame nous atteint au plus profond de notre chair, car c’est au moment même où nous pensions tous que son état s’était considérablement amélioré, que nous apprenions la consternante nouvelle de sa mort subite. Après avoir partagé quelques minutes auparavant et dans la plus grande joie le repas d’anniversaire pour ses 69 ans avec la famille et quelques amis, il a soudainement piqué<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>une nouvelle crise qui s’est avérée cette fois-ci plus foudroyante et mortelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lit- bureau- prétoire <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Me Sanogo était un vrai rat de bureau, un rond de cuir, comme on en voit plus dans notre société. Il venait régulièrement dans son cabinet baptisée « Etude INNA » du nom de sa première épouse décédée d’une mort soudaine. Il<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>y effectuait régulièrement le même rituel et, tenez-vous bien, même durant les jours de fête de Tabaski ! <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dès que son mouton était égorgé, il sortait de sa maison pour regagner son bureau, d’où il ne repartait que vers 20 heures, c’est-à-dire à ses heures habituelles. C’était ça, Me Sanogo toujours plongé dans ses " conclusions" dans ses " mémoires" et arpentant sans cesse les prétoires, les couloirs des tribunaux. Sa vie s’était réduite à une incompressible triade : Lit- bureau- prétoire, là où il se sentait vraiment à l’aise comme un poisson dans l’eau.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le choix entre l’Etre et le paraître<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plus de trente ans d’exercice du métier (avec la même et unique Secrétaire de bureau) cela faisait naturellement de lui un des vétérans du Barreau que tout le monde respectait pour son énorme et épatant savoir juridique, mais sans jamais s’être infatue de lui-même. Il était l’ami de tout le monde, un homme sans frontière, un vrai Senoufo dans l’âme fuyant incessamment les lumières, car il avait fait longtemps son choix entre l’Etre et le paraître.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur un tout autre plan, Il ne cachait pas son désespoir de voir notre pays toucher le fond, faute de ressources humaines et professionnelles de qualité dans tous les domaines de la vie active. Ce à quoi, je lui rétorquais souvent : Maître, à notre âge, je pense que nous avons accompli notre devoir de génération. Le Mali dont tu rêves et dont nous rêvassions tous depuis plusieurs années ne se réalisera pas sous nos yeux". Malheureusement oui, et tu as bien eu raison.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Me Sanogo laisse une fille très mature, cultivée dont il était si fier et si attaché. Il ne l’appelait jamais par son prénom, c’était toujours "mon bébé" et toujours des petits câlins à chaque rencontre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quid de sa mère Ba Korotoumou, dont il continuait à vénérer la mémoire ? Rendez- vous est donc pris devant la porte du Paradis.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bacary Camara dit Bekri, ami et camarade de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>promotion (1976-1979) au lycée Badala<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Bâtonnier de l’Ordre des Avocats du Mali : «Le Barreau perd l’un de ses visages les plus humains »<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Me Souleymane Soumountera, Bâtonnier de l’Ordre des Avocats du Mali, a souligné que le Barreau perd l’un de ses visages les plus humains avec la disparition de Me Sanogo. Dans l’oraison funèbre qu’il a prononcée, le 22 mars 2026 lors des obsèques de Maître Abdramane Sanogo, il a salué la mémoire d’un homme profondément humain doublé d’un grand professionnel du droit.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Messieurs les Bâtonniers, mes chères consœurs, mes chers confrères, Famille, amis, collaborateurs de notre regretté disparu,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dieu est grand, Dieu est grand.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est avec une émotion qui dépasse le cadre solennel de mes fonctions que je prends la parole aujourd'hui.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En tant que Bâtonnier, j’ai souvent le douloureux devoir de saluer la mémoire de ceux qui quittent nos rangs. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd’hui, le Barreau du Mali ne perd pas seulement un professionnel du Droit ; il perd l’un de ses visages les plus humains.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous sommes réunis pour rendre un dernier hommage à notre confrère, Me Abdramane Sanogo, dont la présence était, pour chacun de nous, une respiration de bienveillance dans le tumulte de nos palais.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Maître Abdramane Sanogo ! C’est autour du joyeux repas de ton anniversaire consacrant tes 69 ans d’existence que tu t'en es allé avec ta joyeuse humeur habituelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tu as vu le jour un 21 Mars à N’kourala, cercle Sikasso.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tu as fréquenté l’école fondamentale de cette localité d’où tu obtins le Diplôme d’Études Fondamentales en 1976 ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Orienté au Lycée de Badala la même année, tu y as décroché ton Baccalauréat série Philo-langues, Session de juin 1979.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En Octobre de la même année, tu as accédé à la prestigieuse École Nationale d’Administration E.N.A, d’où tu obtins ta Maîtrise en Droit Privé, promotion de 1985 et ce, après les années de suspension 1980-1981 ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Muni de ce diplôme, tu as entamé le stage de conseil juridique au cabinet du doyen feu Maître Boubacar Sidibé ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Muni de ton certificat de fin de stage, tu fus inscrit au tableau des Conseils juridiques en 1987 puis à celui de la profession d’Avocat à la faveur de la fusion des deux professions ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Confrère aimant et humble, ami serviable, tu as toujours eu un mot de réconfort à l’endroit de tes confrères et tes amis même pendant les moments de détresse.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Toi qui, d’ordinaire es si bruyant, tu as choisi de t’en aller si discrètement le jour de ton anniversaire en laissant inconsolables nombre d’entre nous, dont ton épouse et ta fille.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ton épouse, je dis que le lien que vous partagiez était ton équilibre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si le droit était ta passion, tu étais sa raison d'être.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce silence qui s'installe, souviens-toi que l'amour ne meurt jamais ; il change simplement de forme pour devenir une douce présence intérieure, qui t'accompagnera à chaque pas.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je demande à sa fille, à notre fille, de continuer à porter l’héritage de son père avec la tête haute.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et chaque fois que tu agiras donc avec courage et bonté, c'est un peu de ton père que tu continueras de faire vivre à travers toi.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ton père Me Abdramane Sanogo était un modèle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Notre serment en tant qu’Avocat nous impose une vertu qu’est la confraternité. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si pour beaucoup d’entre nous, la confraternité est un concept juridique ; pour toi, cher confrère,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>elle était une seconde nature.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je peux témoigner que tu étais l’incarnation de l'accueil : tu étais ainsi celui qui tendait la main au jeune avocat intimidé par sa première audience.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tu personnifiais l'écoute et lorsqu’on allait te rencontrer dans les espaces d'attente avant les audiences où même dans ton cabinet, pour solliciter de toi un conseil, on était certain d'être reçu avec une patience infinie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ton élégance était légendaire : même dans l'âpreté de la contradiction, tu n'oubliais jamais que l'adversaire d'un jour reste un confrère de toujours.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cher confrère, ton amabilité était comme un rempart : dans un monde judiciaire souvent marqué par la tension et l'urgence, tu opposais une amabilité constante qui n’était pas de façade, mais une politesse et une bienveillance du cœur qui désarmait les conflits les plus vifs. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ta voix grave, toujours posée, portait la force de la conviction sans jamais céder à l'agressivité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tu aimais notre robe, non pour l'apparat, mais pour ce qu'elle symbolise, à savoir l'égalité devant la justice et l'humanité de la défense.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cher confrère, tu portais en toi cette fierté noble, jamais arrogante, mais toujours présente.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Etre Senoufo pour toi n'était pas un simple détail d'état civil, c'était une boussole.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tu aimais rappeler que ta capacité de travail et ta résilience venaient de là : de cette culture du labeur, du respect sacré pour la parole donnée et de l'humilité face aux cycles de la vie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cher confrère, Maître Sanogo, le vrai tombeau des morts, c’est le cœur des vivants, tu as su remplir de grâce le cœur des Avocats que nous sommes ainsi que celui de tous ceux qui t’ont côtoyé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le cœur de chacun d’entre nous t’accueille et se souviendra toujours de toi avec tendresse.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tu laisses derrière toi un vide immense dans nos salles d’audience et au sein de notre Maison de l’Avocat.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tu nous laisses surtout un héritage précieux : celui de l’exemple. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tu nous rappelles en somme que l'on peut être un grand juriste tout en restant, avant tout, un homme de bien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À ta famille, à tes proches, j’exprime, au nom de l’Ordre des Avocats du Mali, ma profonde sympathie et ma reconnaissance éternelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A toutes et à tous, j’adresse mes condoléances les plus attristées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le ciel a gagné une étoile.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Repose en paix, cher Confrère. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ton souvenir restera gravé dans nos mémoires et dans les plis de nos robes noires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Qu’Allah te fasse miséricorde.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Amine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bâtonnier Souleymane Soumountera<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Algérie : L’ancien président Liamine Zeroual est mort</title>
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<description><![CDATA[ L’ancien président algérien Liamine Zeroual, qui a dirigé le pays de 1994 à 1999, est décédé samedi 28 mars 2026 à 84 ans. ]]></description>
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<pubDate>Sun, 29 Mar 2026 12:42:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="post-content-wrap has-share-float">
<div class="post-content cf entry-content content-spacious">
<p>L’ancien président algérien, Liamine Zeroual, au pouvoir de 1994 à 1999, est décédé, samedi soir  28 mars 2026, à l’hôpital militaire d’Aïn Naâdja, à l’âge de 84 ans, après une longue maladie, a annoncé la présidence algérienne.</p>
<p>Le pays maghrébin a décrété trois jours de deuil.</p>
<p>Ancien militaire, Liamine Zeroual, a dirigé l’Algérie pendant l’une des périodes les plus violentes de son histoire. Il s’était retiré de la politique et était resté très populaire en Algérie.</p>
<p>La présidence de la République a annoncé «<span> </span><em>avec tristesse le décès de l’ancien président de la République, le moudjahid Liamine Zeroual, à l’hôpital militaire Mohamed Seghir Nekkache à Alger (…) après un combat contre une maladie grave »</em>.</p>
<p>Les drapeaux du pays seront mis en berne « <em>sur l’ensemble du territoire national et dans les représentations diplomatiques à l’étranger</em> », ajoute-t-elle.</p>
<p>Né le 3 juillet 1941 à Batna (est), Liamine Zeroual était issu des rangs de l’Armée de libération nationale (ALN). Après avoir dirigé une période de transition en pleine guerre civile, le général Zeroual avait organisé en novembre 1995 la première élection présidentielle pluraliste dans le pays. Il était sorti largement vainqueur de ce scrutin mais avait, de façon inattendue, annoncé qu’il écourtait son mandat de cinq ans en 1998, sur fond de désaccords internes. Abdelaziz Bouteflika lui avait succédé en avril 1999.</p>
<p>Après son départ d’El Mouradia, Liamine Zeroual s’était astreint à une retraite totale dans sa ville natale de Batna.</p>
<p><strong><span>AK/ac/APA</span></strong></p>
<p><strong>Source: https://fr.apanews.net/</strong></p>
</div>
</div>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Guinée : le commandant Toumba est mort en détention</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/guinee-le-commandant-toumba-est-mort-en-detention-3115240.html</link>
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<description><![CDATA[ La Direction nationale de l’Administration pénitentiaire et de la Réinsertion a annoncé, ce mercredi 25 mars 2026, le décès du commandant Aboubacar Diakité, dit « Toumba », survenu à l’aube des suites de complications médicales, alors qu’il purgeait sa peine à la maison d’arrêt de Coyah. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 25 Mar 2026 17:41:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>Selon le communiqué officiel, le détenu exécutait sa condamnation dans le respect des lois et règlements en vigueur en République de Guinée. Un rapport médical circonstancié, établi le 4 mars 2026 par les professeurs Houssein Fofana, chirurgien, et Elhadj Yaya Baldé, cardiologue au Centre hospitalo-universitaire Ignace Deen, faisait déjà état d’un tableau clinique préoccupant. Celui-ci était marqué notamment par une tuméfaction épigastrique, des douleurs abdominales persistantes, une constipation chronique et des troubles du sommeil.</p>
<p>Dans la nuit du 23 mars 2026, à la suite d’un malaise survenu en milieu carcéral, Aboubacar Diakité a été évacué en urgence vers l’hôpital militaire du Camp Samory Touré, où il a bénéficié d’une prise en charge spécialisée assurée par une équipe médicale qualifiée.</p>
<p>Malgré les soins prodigués, son état de santé s’est progressivement dégradé. Le décès a été constaté le mercredi 25 mars 2026 à 4 heures 35 minutes. Les médecins ont conclu à une hernie de la ligne blanche étranglée, compliquée d’une péritonite aiguë généralisée.</p>
<p>Les autorités pénitentiaires précisent qu’un rapport détaillé sera transmis aux autorités judiciaires compétentes pour les suites nécessaires, conformément aux exigences légales.</p>
<p>En cette circonstance douloureuse, la Direction nationale de l’Administration pénitentiaire et de la Réinsertion a adressé ses condoléances à la famille du défunt, à ses proches ainsi qu’à l’ensemble de ses relations.</p>
<p><strong>Siaka DIAMOUTENE / Maliweb.net</strong></p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202603/image_870x_69c41f2d6b693.jpg" alt=""></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L&amp;apos;ancien Premier ministre Lionel Jospin est mort</title>
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<description><![CDATA[ L’ancien Premier ministre de Jacques Chirac, entre 1997 et 2002, qui fut deux fois candidat à la présidentielle, s’est éteint à 88 ans. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 23 Mar 2026 10:39:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="mb-4 text-lg md:leading-8 break-words">Jusqu’à la fin de sa vie,<span> </span><a data-i13n="cpos:1;pos:1" href="https://www.parismatch.com/bio/lionel-jospin" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:Lionel Jospin;cpos:1;pos:1;elm:context_link;itc:0;sec:content-canvas" data-yga="{&quot;yLinkPosition&quot;:&quot;1&quot;,&quot;yLinkElement&quot;:&quot;context_link&quot;,&quot;yPosition&quot;:&quot;1&quot;,&quot;yModuleName&quot;:&quot;content-canvas&quot;,&quot;yLinkText&quot;:&quot;Lionel Jospin&quot;,&quot;yHasCommerce&quot;:false}" class="link " data-rapid_p="13" data-v9y="1">Lionel Jospin</a>, qui vient de s’éteindre à 88 ans, a noirci des pages et des pages, travaillant chaque intervention publique, chaque interview, avec minutie, comme s’il revivait la préparation de son discours de politique générale prononcé au Palais Bourbon. Ce jour-là, en juin 1997, le nouveau Premier ministre avait martelé à plusieurs reprises devant les députés le mot « exigence ». Celle qu’il s’appliquait encore au soir de son existence. « Ça en était presque touchant », confiait récemment son directeur de campagne lors de l’élection présidentielle 2002, Jean Glavany.</p>
<p class="mb-4 text-lg md:leading-8 break-words">Lionel Jospin naît en région parisienne en 1937, dans une famille protestante, plutôt socialiste, d’une mère sage-femme et d’un père instituteur militant à la SFIO. Pendant la Seconde guerre mondiale, la Gestapo perquisitionne chez eux à la recherche de tracts, qu’elle ne trouve pas. Pendant le conflit, les Jospin hébergent aussi le directeur d’un mouvement de résistance et un juif allemand.</p>
<h3 class="mb-4 text-lg font-bold" data-jump-link-target="" id="patron-du-parti-socialiste-a-plusieurs-reprises">Patron du Parti socialiste à plusieurs reprises</h3>
<p class="mb-4 text-lg md:leading-8 break-words">Lionel Jospin est alors un enfant, mais cela forge sa personnalité. « Mes parents nous faisaient comprendre les risques encourus si jamais nous bavardions. Ça m’a guéri des bavardages pour toute ma vie… », confiait-il en 2024 à la RBS.</p>
<div class="col-body md:col-[1_/_4]">
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<div class="" data-article-body="true">
<p class="mb-4 text-lg md:leading-8 break-words">Élève moyen jusqu’au collège, il prend goût aux études et intègre le prestigieux lycée parisien Janson-de-Sailly. Il y fait la rencontre d’un professeur communiste qui l’initie avec d’autres à la politique et à l’analy...</p>
<p class="mb-4 text-lg md:leading-8 break-words"><a data-i13n="cpos:2;pos:1" href="https://www.parismatch.com/actu/politique/lionel-jospin-ancien-premier-ministre-est-mort-258065?at_medium=affiliate&amp;at_campaign=Yahoo" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:Lire la suite sur ParisMatch;cpos:2;pos:1;elm:context_link;itc:0;sec:content-canvas" data-yga="{&quot;yLinkPosition&quot;:&quot;2&quot;,&quot;yLinkElement&quot;:&quot;context_link&quot;,&quot;yPosition&quot;:&quot;1&quot;,&quot;yModuleName&quot;:&quot;content-canvas&quot;,&quot;yLinkText&quot;:&quot;Lire la suite sur ParisMatch&quot;,&quot;yHasCommerce&quot;:false}" class="link " data-rapid_p="16" data-v9y="1">Lire la suite sur ParisMatch</a></p>
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<div class="mt-2"></div>
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<aside class="col-aside hidden h-full flex-col md:flex">
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<div class="flex" id="_r_v_" data-google-query-id="CIqUkpPqtZMDFYDORAcdKAQVUA"></div>
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</aside>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>In Memoriam : Boncana Maïga : Le Grand architecte de nos identités sonores</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/in-memoriam-boncana-maiga-le-grand-architecte-de-nos-identites-sonores-3114535.html</link>
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<description><![CDATA[ Le silence qui s&#039;est abattu sur Bamako ce samedi 28 février 2026 n&#039;est pas celui de l&#039;oubli, mais celui du recueillement dû aux géants. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 03 Mar 2026 01:47:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avec la disparition de Boncana Issa Maïga, ce n’est pas seulement un saxophoniste ou un arrangeur de génie que nous perdons ; c’est le dernier grand bâtisseur de ponts d'une époque où la musique était le ciment des nations naissantes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lorsque le jeune Boncana quitte les sables de Gao pour les pavés de La Havane en 1963, il ne sait pas encore qu'il va réécrire l'histoire de la musique moderne. À Cuba, il ne s'est pas contenté d'apprendre des notes ; il a retrouvé une part de l'âme africaine déportée, pour la ramener au bercail, enrichie de cuivres rutilants et de piano montuno. Las Maravillas de Mali n'était pas un simple groupe, c'était un manifeste politique et culturel : l'affirmation que le Mali, tout juste indépendant, pouvait s'approprier le monde sans perdre ses racines.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pendant plus de soixante ans, le Maestro a exercé une forme de diplomatie douce. À travers Africando, il a réalisé ce que peu d'hommes politiques ont réussi : l'unité africaine par le rythme. Voir des musiciens sénégalais, maliens et guinéens s'accorder sur des partitions cubaines sous sa baguette exigeante était la preuve par neuf que l'identité est un mouvement, jamais une prison. Son exigence artistique, souvent décrite comme une discipline de fer dans un gant de velours, a élevé les standards de production du continent tout entier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Puis, il y eut la télévision. Sur TV5 Monde, avec Stars Parade, Boncana est devenu le «tonton» de toute une diaspora. Derrière ses lunettes et ses costumes impeccables, il incarnait une Afrique élégante, savante et ouverte. Il n'animait pas une émission, il transmettait un flambeau. Il savait qu'un artiste qui ne partage pas est un artiste qui meurt. Sa générosité envers la jeunesse, son refus de la nostalgie stérile et sa capacité à se réinventer - comme en témoigne le succès tardif mais fulgurant du documentaire Africa Mia en 2020 - faisaient de lui un homme hors du temps.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd'hui, alors qu'il rejoint les ancêtres, son héritage nous oblige. Boncana Maïga nous laisse une partition où le métissage n'est pas une perte de soi, mais une conquête. Il nous rappelle que le Sahel n'est pas une enclave, mais un carrefour. Le Maestro est parti, mais les trompettes d'Africando continueront de sonner dans nos fêtes, nos deuils et nos espoirs. Car, comme il le disait si bien, si la musique n'a que des cœurs, celui de Boncana battra éternellement dans chaque note de salsa mandingue qui s'élèvera sous nos cieux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>C.H. SYLLA</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Disparition de Boncana Maïga : La dernière note d’un maestro «Maravilla»</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/disparition-de-boncana-maiga-la-derniere-note-dun-maestro-maravilla-3114580.html</link>
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<description><![CDATA[ De Gao à La Havane, d’Abidjan à Paris, Boncana Maïga aura traversé six décennies de musique en bâtisseur infatigable. Du groupe musical «Las Maravillas» composé de jeunes maliens revenus des études à Cuba à son mythique titre «Mariétou», le natif de la capitale des Askias aura été un virtuose et pédagogue ]]></description>
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<pubDate>Mon, 02 Mar 2026 14:22:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Incomparable. Il a façonné des générations de musiciens maliens et africains, offrant au monde un maestro dont l’héritage résonne bien au-delà des frontières. Le 28 février, à Bamako, la « maravilla » malienne a joué sa dernière note, laissant derrière lui un silence chargé de mémoire et de gratitude</span></p>
<p class="MsoNormal" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">La triste nouvelle du décès du maestro Boncana Maïga a fait le tour des réseaux sociaux et des sites des médias très tôt samedi dernier.  Le célèbre artiste interprète, instrumentiste, arrangeur, formateur et surtout présentateur vedette de télévision a perdu la dernière bataille qu’il livrait contre la maladie dans une clinique à Bamako. Aussitôt, les hommages de nos compatriotes, des Africains et du monde entier ont commencé à inonder les plateformes sur les réseaux sociaux.</span><span class="pf-br-replacement"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Unanimement tous ont reconnu que c’est incontestablement l’un des plus grands artistes du continent. La nouvelle de son décès le dispute aux titres et manchettes des grands médias sur les bombardements américains et israéliens sur l’Iran. </span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Boncana Issa Maïga naquit à Gao, le 30 mai 1948.  L’artiste, pétri de talent, ayant subi une formation de haut niveau avec une expérience professionnelle d’une cinquantaine d’années était resté un homme très simple et ouvert au dialogue.<span> </span></span><span class="pf-br-replacement"> </span><span class="text-node">Il a fréquenté tous les grands artistes et autres professionnels du sous-secteur de la musique, c’est-à-dire de Manu Dibango à Master Soumi en passant par Alpha Blondy, Aicha Koné, Abdoulaye Diabaté, Sékouba Bambino, Oumou Sangaré, Adja Soumano, Ibrahima Sylla promoteur de Syllar Production. Des artistes de tous les pays et de tous les acabits.</span><span class="pf-br-replacement"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Il fait ses débuts en musique avec le Négro-Band dans les années 1960, un orchestre avec lequel il fera le tour du Mali avant de rejoindre Cuba en 1963 après avoir obtenu une bourse pour s’y perfectionner dans la maîtrise de la flûte et du saxophone. En 1968, il fonde un autre groupe: Les Merveilles du Mali. Après un bref retour au Mali en 1972, Boncana Maïga décide de s'exiler en Côte d'Ivoire. «Je suis parti du Mali par la fenêtre et la Côte d’Ivoire m’a ouvert grandes ses portes», aimait-il rappeler. </span><span class="pf-br-replacement"> </span><span class="text-node"> Boncana Maïga était donc le dernier survivant de cette bande de jeunes musiciens envoyés à Cuba par le 1er Président du Mali, Modibo Keïta. Il vient ainsi de rejoindre ses autres compagnons dans l’Au-delà. C'est à Abidjan qu'il a fait une grande partie de sa carrière. Il a été successivement professeur de musique à l’Institut national des arts (INA), directeur adjoint du Conservatoire de Côte d’Ivoire. Il forme et dirige pendant 14 ans l'orchestre de la Radio télévision ivoirienne (RTI). Il se consacre aux arrangements pour d'autres artistes, notamment Alpha Blondy, Abdoulaye Diabaté et bien d’autres.</span><span class="pf-br-replacement"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">En 1988, il écrit la musique originale du film Bal Poussière, réalisé par Henri Duparc, pour qui il avait composé la musique du téléfilm Aya en 1986. En 1992, il fonde le groupe Africando avec l'Ivoirien Ibrahim Sylla, un orchestre qui intègre toutes les sonorités africaines.</span></p>
<p class="MsoNormal" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><br data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">En 2001, il se retrouve seul à présenter l'émission Stars parade, d'abord diffusée sur CFI TV puis sur TV5 Monde. Stars Parade célèbrera son 1000e numéro le 16 décembre 2018, avec de nombreux invités, y compris BJ Sam du Nigeria. Artiste musicien à la carrière internationale qui est venu sous les projecteurs après avoir composé "Mon Amour" la bande sonore du film hollywoodien "Heart of fatness" du réalisateur Lloyd Kaufman</span></span></p>
<p class="MsoNormal" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">De retour au Mali à partir de 2005, Boncana Maïga a ouvert Maestro-Sound Mali, une maison de production audiovisuelle et discographique. En 2006, il signe la musique de Moolaadé, du réalisateur Ousmane Sembène. À partir de 2009, il co-anime avec la journaliste Aïssata Cissé l'émission Tounkaguna, destinée à découvrir de nouveaux talents musicaux.</span><span class="pf-br-replacement"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">En 1997, Boncana reçoit un Kora Award comme arrangeur. Ce grand instrumentiste, saxophoniste, flutiste, arrangeur, va beaucoup booster la  rélévision ivoirienne et de nombreux artistes ivoiriens comme Chantal Taiba, Nayanka Bell, Jeanne Agnimel, Aicha Koné, Virginie Godji, Nemlin Paul, Saberty Waiper, etc.</span></span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"></span></p>
<p class="MsoNormal" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Il est auteur compositeur et propriétaire d'œuvres dont ''Mariétou'' avec cette sonorité venue du Sahel qui a conquis assez de cœurs. Aicha Koné, Gadji Céli, Alpha Blondy, Kamaldine, Orentchy, Meiway pour ne citer que ceux-là, sont, entre autres artistes, dont des arrangements portent sa griffe.</span><span class="pf-br-replacement"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">«Indépendance cha-cha» ! fut au cœur des années 1960, le mot d’ordre des orchestres africains inspirés par des rythmes latinos. L’un de ces nombreux orchestres va vivre un destin éphémère, mais extraordinaire : «Las Maravillas de Mali» ! Un orchestre dont l’histoire a émerveillé et inspiré Richard Minier et Edouard Salier qui y ont consacré un film, sorti le 16 septembre 2020. L’orchestre mythique qu’ils y formèrent, «Las Maravillas de Mali» connut un étincelant succès retracé par le producteur et le réalisateur français, Richard Minier, lancé sur la piste des derniers membres survivants. «Africa Mia» tisse les fils de la création musicale avec ceux de la géopolitique, l’histoire intime des individus et les bouleversements du siècle passé: décolonisation, guerre froide.</span><span class="pf-br-replacement"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">«Les merveilles du Mali» (Las Maravillas de Mali) sont adoptés par l’exigeant public cubain. Ils enregistrent un 33 tours en 1967 avec 12 chansons en espagnol, bambara et français. </span><span class="text-node">Alors que le film arrive en salle, seul Boncana Maïga, l’ancien arrangeur et chef d’orchestre du groupe, était encore en vie. «Ce film est un magnifique témoignage musical totalement fidèle à ce que nous avons vécu et qui retrace non seulement l’histoire du groupe, mais aussi celle du Mali et de Cuba», a reconnu le maestro Boncana Maïga.</span></p>
<p class="MsoNormal" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node"> «Cinquante ans plus tard, mes compagnons ne sont plus là pour assister à cette renaissance du répertoire que nous avons créé ensemble, à cette consécration de «Maravillas de Mali», déplorait souvent le maestro dans ses nombreuses interview accordées aux médias. N’empêche que cette résurrection est avant tout une belle revanche pour cet orchestre qui a fait danser toute l’Afrique de l’Ouest, avec notamment son titre phare. Il était marié à l’artiste chanteuse Guinéenne Kamaldine et laisse les mélomanes éplorés inconsolables.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Youssouf DOUMBIA</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : décès du maestro Boncana Maïga, une légende de la musique s’éteint à Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/mali-deces-du-maestro-boncana-maiga-une-legende-de-la-musique-seteint-a-bamako-3114518.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/necrologie/mali-deces-du-maestro-boncana-maiga-une-legende-de-la-musique-seteint-a-bamako-3114518.html</guid>
<description><![CDATA[ Le monde de la culture malienne et africaine est en deuil. Le maestro Boncana Maïga est décédé ce jour à la clinique Pasteur de Bamako, selon des sources proches de sa famille, laissant derrière lui un héritage artistique majeur. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 28 Feb 2026 13:18:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p data-start="364" data-end="639">Le célèbre musicien <span class="whitespace-normal">Boncana Maïga</span> s’est éteint ce jour à Bamako. Figure emblématique de la musique malienne et africaine, il était reconnu comme l’un des artisans majeurs du rayonnement culturel du Mali, tant sur le continent qu’à l’international.</p>
<p data-start="641" data-end="1093">Compositeur, arrangeur et producteur de renom, Boncana Maïga a marqué plusieurs générations d’artistes par son immense talent, sa créativité et sa rigueur professionnelle. Il a joué un rôle déterminant dans la modernisation de la musique mandingue, tout en contribuant à son ouverture sur le monde à travers de nombreuses collaborations internationales. Son œuvre, riche et variée, demeure une référence incontournable pour la scène musicale africaine.</p>
<p data-start="1095" data-end="1547" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Sa disparition constitue une perte immense pour le monde culturel. Depuis l’annonce de son décès, les hommages se multiplient au sein de la classe artistique et auprès de ses nombreux admirateurs. Les informations relatives aux obsèques seront communiquées ultérieurement par la famille. </p>
<div dir="auto">Repose en paix Maestro. Le Mali ne t’oubliera jamais.</div>
<p data-start="1095" data-end="1547" data-is-last-node="" data-is-only-node=""><strong>La Rédaction de Maliweb.net</strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ousmane Maïga dit « Pelé » : Une conscience professionnelle s’est éteinte</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/ousmane-maiga-dit-pele-une-conscience-professionnelle-sest-eteinte-3114181.html</link>
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<description><![CDATA[ Le monde de la presse malienne est en deuil. Ousmane Maïga, affectueusement surnommé « Pélé », est décédé ce dimanche 15 février 2026. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 18 Feb 2026 20:18:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il a été conduit à sa dernière demeure, lundi à Faladiè, accompagné d’une foule nombreuse de confrères, d’anciens collaborateurs, d’élèves et d’amis venus lui rendre un dernier hommage.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Avec sa disparition, la presse nationale perd l’une de ses figures les plus respectées. C’est au sein du quotidien national L’Essor que Pélé a construit l’essentiel de sa carrière. Journaliste rigoureux, il a gravi patiemment les échelons, jusqu’à occuper les plus hautes responsabilités éditoriales, avant de faire valoir son droit à la retraite.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Discret dans la vie courante, parfois avare en mots lors des discussions, il compensait par une exigence professionnelle sans concession. Pour lui, le journalisme n’était pas seulement un métier : c’était une discipline, un engagement, presque un sacerdoce.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À cheval sur les règles de la profession, il défendait la rigueur rédactionnelle, la vérification des faits et le respect de l’éthique comme des principes non négociables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà de ses fonctions administratives et éditoriales, Ousmane Maïga aura surtout marqué par son rôle de formateur. Des milliers de jeunes journalistes ont bénéficié de son encadrement, de ses corrections minutieuses et de ses conseils parfois sévères mais toujours justes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il corrigeait, expliquait, reprenait, insistait sur la précision d’un titre, la cohérence d’un angle, la solidité d’une source. Beaucoup reconnaissent aujourd’hui lui devoir leurs bases professionnelles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Même après son départ officiel à la retraite, Pélé n’a jamais réellement quitté le journalisme. Il continuait à relire et corriger des publications privées, apportant son regard exigeant à plusieurs rédactions. Pour lui, l’amour du métier ne s’éteignait pas avec la fin d’une carrière administrative.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À Faladiè, lors de son inhumation, l’émotion était palpable. Confrères inconsolables, anciens collaborateurs et jeunes journalistes ont salué la mémoire d’un homme qui aura consacré sa vie à la profession.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans un contexte où la presse malienne fait face à de nombreux défis  économiques, sécuritaires et éthiques  l’héritage de Pélé rappelle l’importance de la rigueur, de l’humilité et du respect des règles fondamentales du métier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ousmane Maïga laisse derrière lui une empreinte durable : celle d’un journaliste intègre, d’un directeur respecté et d’un formateur exigeant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À la famille éplorée et à l’ensemble de la corporation, MALI-TRIBUNE présente ses condoléances les plus attristées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dors en paix, grand frère.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Alexis Kalambry</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Jesse Jackson, icône des droits civiques aux Etats&#45;Unis, est mort</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/jesse-jackson-icone-des-droits-civiques-aux-etats-unis-est-mort-3114135.html</link>
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<description><![CDATA[ Jesse Jackson, militant de longue date pour les droits civiques aux Etats-Unis, est décédé mardi à l&#039;âge de 84 ans, a annoncé sa famille. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 17 Feb 2026 11:41:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>Il était une voix qui comptait. Le révérend Jesse Jackson, militant de longue date pour les droits civiques, pasteur baptiste et candidat à la présidence à deux reprises, est mort mardi à 84 ans, « paisiblement », entouré de ses proches. Sa famille a annoncé la nouvelle dans un communiqué : « Notre père était un leader au service des autres, non seulement de notre famille, mais aussi des opprimés, des sans-voix et des oubliés du monde entier. Nous l’avons partagé avec le monde, et en retour, le monde est devenu une partie de notre famille élargie. Sa foi inébranlable en la justice, l’égalité et l’amour a inspiré des millions de personnes, et nous vous demandons d’honorer sa mémoire en poursuivant le combat pour les valeurs qui ont guidé sa vie. »</p>
<p>Si les causes de son décès n’ont pas été dévoilées, les médias américains rappellent que le vieil homme avait été admis à l’hôpital en novembre et vivait depuis plus de dix ans avec une paralysie supranucléaire progressive, qui affecte la capacité des patients à marcher et à avaler et peut entraîner des complications dangereuses. Il avait par ailleurs révélé être<span> </span>atteint de la maladie de Parkinson en 2017.</p>
<h2>Un long combat pour l’égalité</h2>
<p>Tout au long de sa vie, Jesse Jackson s’est battu contre les inégalités raciales aux États-Unis. Ancien collaborateur de Martin Luther King, le révérend avait été, en 1984, le premier candidat noir à briguer l’investiture démocrate. Quatre ans plus tard, il avait perdu de peu face à Michael Dukakis.</p>
<p>En 2008,<span> </span><a href="https://www.parismatch.com/Actu/International/Jesse-Jackson-Cette-election-signifie-la-fin-des-barrieres-et-pas-seulement-pour-les-Noirs-137468" data-mrf-link="https://www.parismatch.com/Actu/International/Jesse-Jackson-Cette-election-signifie-la-fin-des-barrieres-et-pas-seulement-pour-les-Noirs-137468" cmp-ltrk="Liens rouge dans le corps de l'article" cmp-ltrk-idx="1" mrfobservableid="0afcc6ff-2a22-4280-bef4-b65bb7c75fc6">interrogé par Paris Match</a>, il avait réagi à la victoire de Barack Obama, reflet de ses années de combats pour les droits civiques. « C’est l’aboutissement de nos luttes pour transformer l’Amérique. Martin Luther King disait que notre mission était de ranimer l’âme de l’Amérique », confiait-il. « L’élection de Barack Obama signifie la fin des barrières, et pas seulement pour les Noirs. Elle veut dire aussi que rien ne peut plus empêcher une femme d’être présidente, ou un Latino. Cette élection enlève à jamais le mur cynique des limites », poursuivait-il.</p>
<p>Il n’imaginait pas qu’il vivrait ensuite sous l’Amérique de Donald Trump. Dès 2019, il avait ainsi déclaré à AP : « La stratégie de Trump est flagrante. Elle n’est pas subtile », dénonçant les sorties de l’actuel président des États-Unis. Fidèle à ses combats et à son histoire, il avait toutefois continué à appeler à la résistance pacifique refusant de se laisser entraîner dans des échanges d’insultes avec Donald Trump ou qui que ce soit d’autre, convaincu que le maintien d’une conduite irréprochable est essentiel au progrès. « La loi du talion ne fait qu’aveugler les deux camps », avait affirmé le pasteur.</p>
<h2>Récompensé pour son travail</h2>
<p>Né à Greenville, en Caroline du Sud, État marqué par la ségrégation, d'une mère adolescente, Jesse Jackson s’était fait connaître durant la lutte pour les droits civiques, participant à des manifestations aux côtés de Martin Luther King Jr. Son militantisme s’est ensuite étendu sur plusieurs décennies. Après sa première candidature à l’investiture démocrate, il avait déclaré au « <a href="https://www.nytimes.com/1984/03/04/magazine/the-impact-of-jesse-jackson.html" target="_blank" data-mrf-link="https://www.nytimes.com/1984/03/04/magazine/the-impact-of-jesse-jackson.html" cmp-ltrk="Liens rouge dans le corps de l'article" cmp-ltrk-idx="2" mrfobservableid="726a4271-f5e8-4ed6-b538-adc2489de272" rel="noopener">New York Times</a> » : « Le simple fait d’être noir et d’obliger les autres candidats à prendre en compte son potentiel bien réel pour recueillir les votes des Noirs, dont ils ont besoin, a eu un impact ».</p>
<p>S’il n’avait pas remporté la primaire, il avait gagné dans quelques états. « J’ai joué mon rôle et, même si ce fut très dur, nous n’avons vu que des victoires. C’est un long marathon de cinquante-quatre ans que nous avons vécu. Et Barack Obama a couru la dernière partie, la plus magnifique », avait-il commenté auprès de Paris Match en 2008.</p>
<figure id="media-944037"><picture><source media="(max-width: 375px)" type="image/webp" srcset="https://resize-parismatch.lanmedia.fr/f/webp/r/375,,forcex/img/var/pm/public/media/image/2026/02/17/11/sipa_ap23015859_000016.jpg?VersionId=1xxwfdGd8QgvjtSPIcR17_VFHuW9_jMi, https://resize-parismatch.lanmedia.fr/f/webp/r/562,,forcex/img/var/pm/public/media/image/2026/02/17/11/sipa_ap23015859_000016.jpg?VersionId=1xxwfdGd8QgvjtSPIcR17_VFHuW9_jMi 2x"><source media="(max-width: 599px)" type="image/webp" srcset="https://resize-parismatch.lanmedia.fr/f/webp/r/560,,forcex/img/var/pm/public/media/image/2026/02/17/11/sipa_ap23015859_000016.jpg?VersionId=1xxwfdGd8QgvjtSPIcR17_VFHuW9_jMi, https://resize-parismatch.lanmedia.fr/f/webp/r/840,,forcex/img/var/pm/public/media/image/2026/02/17/11/sipa_ap23015859_000016.jpg?VersionId=1xxwfdGd8QgvjtSPIcR17_VFHuW9_jMi 2x"><source media="(max-width: 999px)" type="image/webp" srcset="https://resize-parismatch.lanmedia.fr/f/webp/r/632,,forcex/img/var/pm/public/media/image/2026/02/17/11/sipa_ap23015859_000016.jpg?VersionId=1xxwfdGd8QgvjtSPIcR17_VFHuW9_jMi, https://resize-parismatch.lanmedia.fr/f/webp/r/948,,forcex/img/var/pm/public/media/image/2026/02/17/11/sipa_ap23015859_000016.jpg?VersionId=1xxwfdGd8QgvjtSPIcR17_VFHuW9_jMi 2x"><source media="(max-width: 1359px), (min-width: 1000px)" type="image/webp" srcset="https://resize-parismatch.lanmedia.fr/f/webp/r/752,,forcex/img/var/pm/public/media/image/2026/02/17/11/sipa_ap23015859_000016.jpg?VersionId=1xxwfdGd8QgvjtSPIcR17_VFHuW9_jMi, https://resize-parismatch.lanmedia.fr/f/webp/r/1128,,forcex/img/var/pm/public/media/image/2026/02/17/11/sipa_ap23015859_000016.jpg?VersionId=1xxwfdGd8QgvjtSPIcR17_VFHuW9_jMi 2x"></picture></figure>
<section class="content-rte">
<div class="rte " data-mrf-recirculation="Liens rouge dans le corps de l'article">
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202602/image_870x_699453962ad0e.jpg" alt=""></p>
<figure id="media-944037">
<figcaption class="image-info">
<div style="text-align: left;"><em><span class="legend">Le Dr Martin Luther King Jr., figure emblématique de la lutte pour les droits civiques, à droite, et son assistant, le révérend Jesse Jackson, sont photographiés à Chicago le 19 août 1966.</span> <span class="credit">© LARRY STODDARD/AP/SIPA</span></em></div>
</figcaption>
</figure>
<p><span>Après l'assassinat de  Martin Luther King en 1968, il était st devenu l'un des leaders des droits civiques les plus influents d'Amérique, malgré certains collaborateurs qui le jugeaient trop impertinent. Mais sa Rainbow Coalition, une alliance audacieuse de Noirs, de Blancs, de Latinos, d'Américains d'origine asiatique, d'Amérindiens et de personnes LGBTQ, a contribué à ouvrir la voie à un Parti démocrate plus progressiste.</span></p>
<p>Jesse Jackson s’était vu décerner par le président Bill Clinton la Médaille présidentielle de la Liberté. Il a notamment contribué à faire libérer plusieurs Américains détenus et capturés à travers le monde. Il est notamment à l’origine de la libération d’un pilote de l’US Navy<span> </span>en 1984, détenu par des ravisseurs syriens, de celle d’au moins 16 Américains<span> </span>détenus à Cuba en 1984,<span> </span>de celle de 700 femmes et enfants en Irak en 1990 et de la libération de deux Américains d’origine gambienne emprisonnés dans le pays en 2012.</p>
<p>Des cérémonies publiques auront lieu à Chicago et la Rainbow PUSH Coalition annoncera prochainement d’autres événements commémoratifs, a indiqué la famille Jackson dans un communiqué publié mardi.</p>
<p>Source: https://www.parismatch.com/</p>
</div>
<div id="poool-widget-free"></div>
</section>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ousmane Maïga dit Pélé : L’ancien directeur général de l’Amap n’est plus</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/ousmane-maiga-dit-pele-lancien-directeur-general-de-lamap-nest-plus-3114086.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/necrologie/ousmane-maiga-dit-pele-lancien-directeur-general-de-lamap-nest-plus-3114086.html</guid>
<description><![CDATA[ Cette tête couronnée de la presse s’est toujours illustrée par son professionnalisme, sa science de l’écriture, son sens de la responsabilité et du devoir. Homme affable, taquin et ouvert d’esprit, il aimait les discussions et apportait toujours son éclairage à ses interlocuteurs ]]></description>
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<pubDate>Mon, 16 Feb 2026 10:20:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Il faut nous faire à l’idée de ne plus le revoir. L’ancien directeur général de l’Agence malienne de presse et de publicité (Amap), Ousmane Maïga dit Pélé n’est plus, plongeant ainsi l’Amap et le monde de la presse en général dans le deuil. La nouvelle de son décès à l’âge de 73 ans, hier après-midi, a fait soufflé un vent d’anéantissement moral sur sa famille, ses amis, ses anciens collègues et le monde de la presse.</span><br data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""></span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Ce grand journaliste était pour certains une référence, une inspiration et un guide, pour d’autres, un conseiller. Ousmane Maïga dit Pelé a été nommé directeur général de l’Amap en mars 2014, avant de faire valoir ses droits à la retraite en 2015. Cet ancien de l’Amap jouissait d’une solide réputation de grand professionnel et travailleur consciencieux dans le monde des médias. Il avait accumulé une quarantaine d’années de pratique journalistique donc une belle moisson d’expériences dans le domaine.</span><span class="pf-br-replacement" orig-style=""> </span></span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Le journaliste avait assumé au sein de l’Amap plusieurs fonctions de directeur de la rédaction du Quotidien national L’Essor depuis février 2013. Auparavant, il était rédacteur en chef adjoint de 1998 à 2013, chef de division de la presse quotidienne (1986–1998). Journaliste-réalisateur, il avait effectué plusieurs reportages dans divers domaines : sport, culture, société et économie entre 1982 et 1998. </span><span class="pf-br-replacement" orig-style=""> </span><span class="text-node">Celui qu’on appelait affectueusement Pélé a été aussi secrétaire de rédaction et maquettiste au Quotidien national (L’Essor). Ousmane Mahalmoudou Maïga dit Pélé a aussi eu la lourde tâche de gérer les quatre directions techniques de l’Amap. Il s’agit du Quotidien national (L’Essor), de l’Agence de presse des correspondants, de la publicité et de la presse communautaire ou les publications en langues nationales. Un défi qu’il a su relever avec la bénédiction de tous ses collaborateurs de la boîte et de la presse nationale.</span><span class="pf-br-replacement" orig-style=""> </span></span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Cet ancien professeur de philosophie au Lycée des jeunes filles de Bamako a beaucoup servi les associations de presse. Il fut trésorier général et membre du comité de pilotage de la Maison de la presse d’abord en tant que représentant de l’Union nationale des journalistes du Mali (Unajom) et de l’Amap. Il fut aussi président de l’Unajom de 1992 à 2003.</span><span class="pf-br-replacement" orig-style=""> </span></span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Il est bon de rappeler aussi que l’ancien directeur général de l’Amap est titulaire d’une Licence en journalisme, décrochée à l’Académie Stéfan Gheorghiu de Bucarest en Roumanie, après une maîtrise en philosophie à l’École normale supérieure de Bamako (Ensup).Il a également effectué un stage de perfectionnement au Centre de formation des pratiques journalistiques de Paris en France. Sans oublier les nombreux voyages d’études à travers le monde notamment en Chine et aux États-Unis. </span><span class="pf-br-replacement" orig-style=""> </span><span class="text-node">Après son départ à la retraite, il a mis ses compétences au service de la communication du Haut conseil des collectivités.</span></span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Homme affable, taquin et ouvert d’esprit, il aimait échanger avec les jeunes journalistes sur tous les sujets et leur apportait son éclairage.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style=""><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Youssouf DOUMBIA</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dernière minute. Lybie : Saïf al&#45;Islam Kadhafi, fils du dirigeant défunt, assassiné à son domicile</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/derniere-minute-lybie-saif-al-islam-kadhafi-fils-du-dirigeant-defunt-assassine-a-son-domicile-3113672.html</link>
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<description><![CDATA[ Les médias libyens ont confirmé que Saif al-Islam Kadhafi a été tué par quatre personnes près de la ville de Zintan, dans l&#039;ouest du pays. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 03 Feb 2026 22:39:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p>Dans un communiqué publié mardi, son entourage a indiqué qu'il avait été tué lors d'une<span> </span><em>"confrontation directe"</em><span> </span>avec quatre hommes armés non identifiés qui ont fait irruption à son domicile.</p>
<p>Abdullah Othman, conseiller politique de Saïf al-Islam, a confirmé le décès dans un bref message publié sur Facebook, sans en préciser les circonstances ni identifier les responsables.</p>
<p>Son avocat français, Marcel Ceccaldi, a indiqué à l’AFP que l'identité des assaillants demeurait inconnue : "<em>Pour l'instant, nous ne savons pas</em>" qui est à l’origine du meurtre, a déclaré Me Ceccaldi, ajoutant qu’un proche de Saïf al-Islam l'avait informé, il y a une dizaine de jours,<span> </span><em>"qu'il y avait des problèmes concernant sa sécurité".</em></p>
<p>L’équipe politique de Saïf al-Islam Kadhafi a publié un communiqué officiel annonçant son décès et précisant que des dispositions étaient en cours pour rapatrier sa dépouille.</p>
<p>Bien qu’il ne détenait aucun poste officiel, Saïf al-Islam Kadhafi était autrefois considéré comme la personnalité la plus puissante du pays pétrolier d’Afrique du Nord après son père, Mouammar Kadhafi, qui a gouverné pendant plus de quatre décennies.</p>
<p><em>Il influençait la politique et jouait un rôle de médiateur lors de missions diplomatiques sensibles et à haute visibilité.</em></p>
<p><em>Source: https://fr.euronews.com/</em></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sénégal : L’actrice Halima Gadji n’est plus</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/senegal-lactrice-halima-gadji-nest-plus-3113378.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/necrologie/senegal-lactrice-halima-gadji-nest-plus-3113378.html</guid>
<description><![CDATA[ L&#039;actrice sénégalaise Halima Gadji, figure marquante du cinéma et des séries télévisées au Sénégal, est décédée ce lundi, 26 janvier 2026 a l’âge de 37 ans, des suites d’un malaise selon les médias sénégalais. La nouvelle de sa disparition a suscité une vive émotion au sein de la communauté artistique et auprès du grand public. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202601/image_870x580_697884b1db202.jpg" length="102557" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 27 Jan 2026 09:26:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p>Connue sous le pseudonyme de Marième Dial, Halima Gadji s’est imposée comme l’une des actrices les plus marquantes de sa génération, notamment grâce à son rôle dans la série à succès '' Maîtresse d’un homme marié ''. Par son talent, sa prestance et son authenticité, elle a su toucher le cœur de nombreux téléspectateurs au Sénégal et au-delà.</p>
<p>Selon teranganews, au-delà de sa carrière artistique, Halima Gadji était également engagée dans plusieurs initiatives sociales et culturelles. Elle œuvrait notamment pour la promotion des jeunes talents et s’investissait dans des projets visant à renforcer la place des femmes dans les industries créatives. </p>
<p>La même source a témoigné que quelques heures avant l’annonce de son décès, l’actrice était encore active sur les réseaux sociaux, où elle communiquait un casting en cours, illustrant son engagement constant pour la création et la transmission. Sa disparition soudaine a suscité une vive émotion parmi ses collègues, fans et le grand public, qui saluent son héritage culturel et son parcours exceptionnel.</p>
<p><strong> Fatoumata KAMISSOKO</strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Inhumation hier de Mohamed Soumaré : L&amp;apos;hommage à un grand frère, un mentor</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/inhumation-hier-de-mohamed-soumare-lhommage-a-un-grand-frere-un-mentor-3113144.html</link>
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<description><![CDATA[ En voyageant sur le Maroc à la veille de l’ouverture de la CAN, son objectif était clair : assister à la finale de la Coupe d&#039;Afrique des Nations (CAN) 2025, un rendez-vous que tout passionné de football ne manquerait pour rien au monde. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 19 Jan 2026 13:15:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Arc en Ciel</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le séjour de Mohamed Soumaré s’est, malheureusement, transformé en un adieu cruel, un coup du sort aussi irréel qu'imprévisible.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Hier, dimanche 18 janvier 2026, ironie du sort, alors que la finale tant attendue opposait le Sénégal au pays organisateur, le Maroc, l’inhumation du grand frère, du conseiller, du guide et de l’éclaireur sportif s’est tenue. Ce pilier du sport malien, dont la plume n’avait de cesse de rendre des verdicts incisifs sur le football et d'autres disciplines, a tiré sa révérence dans son lit d’hôtel de la « manière la plus tranquille ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce fervent observateur, a laissé derrière lui une famille, des amis, des confrères, et une communauté sportive abasourdie. La scène se joue comme un drame : 48 heures avant son départ, l’homme, dynamique et déterminé, se trouvait encore devant les caméras et les micros, offrant ses analyses lucides, sa vision percutante du football. La passion qui l’animait était palpable, ses échanges remplis d'une sagesse rare, comme s’il n’avait de cesse de préparer son dernier acte, celui de s’éteindre soudainement, loin de la scène qu’il chérissait tant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le monde du sport malien, mais aussi international, se souviendra de lui comme d’un modèle d’humilité, de disponibilité, et d’humanité. Ses proches et collègues, souvent témoins de ses conseils avisés et de son soutien indéfectible, le décrivent comme un homme d'une bienveillance rare, un mentor qui savait mener chacun de ses élèves à la recherche de la vérité sportive.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd’hui, sa famille, ses confrères et toute la nation sportive sont plongés dans une peine profonde.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A Faladié, devant une foule nombreuse et inconsolable, l’émotion était palpable. Comment ne pas rendre hommage à cet homme qui, tout au long de sa carrière, avait su se faire un nom tout en restant ancré dans la simplicité et la générosité ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dors en paix, grand frère. Les souvenirs que tu laisses derrière toi seront à jamais gravés dans le cœur de ceux qui t'ont connu… Les étoiles du sport malien veilleront désormais sur nous grâce à toi.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mohamed repose pour toujours au cimetière de Niamakoro.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dors en paix Momo !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Djibril Founèkè<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Décès du journaliste sportif malien : AIPS&#45;Afrique rend hommage à Mohamed Soumaré</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/deces-du-journaliste-sportif-malien-aips-afrique-rend-hommage-a-mohamed-soumare-3113069.html</link>
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<description><![CDATA[ La communauté du journalisme sportif africain est plongée dans le deuil suite au décès soudain de Mohamed Soumaré, un journaliste sportif malien respecté, pendant la Coupe d&#039;Afrique des Nations (CAN) en cours à Rabat, au Maroc. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 17 Jan 2026 01:27:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mohamed Soumaré, 53 ans est décédé paisiblement dans son sommeil aux premières heures de ce matin. L'inquiétude est née lorsque son absence au petit- déjeuner a été remarque et qu'il était injoignable par téléphone. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plus tard, ses collègues ont dû forcer la porte de sa chambre d'hôtel, ou ils l'ont malheureusement trouve sans vie. Feu Soumaré se trouvait à Rabat pour des obligations professionnelles, couvrant la coupe d'Afrique des nations, et travaillait comme consultant sportif pour Kunafoni.com, ou était très respecté pour ses connaissances son professionnalisme et son engagement envers le football africain. Sa disparition soudaine a plongé ses collègues, amis et l'ensemble de la communauté des medias sportifs africains dans le choc et la peine. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mohamed Soumaré était reconnu pour sa passion pour le football, son dévouement à son métier et son esprit de camaraderie chaleureux, des qualités qui lui ont valu le respect au-delà des frontières. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avec toute la famille du journalisme sportif africain, l'AIPS Afrique adresse ses plus sincères condoléances à la famille de feu Mohamed Soumaré, à ses collègues de kunafoni.com et à la communauté des medias sportifs maliens en ces temps difficiles. Que son âme repose en paix et que son héritage au service du journalisme sportif africain perdure.<span style="mso-spacerun: yes;">                      </span><span style="mso-spacerun: yes;">                 </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comité Exécutif de l’AIPS-Afrique <o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Décès de Cisse Fatimata Kouyaté :   L’intrépide guerrière dépose les armes pour de bon</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/deces-de-cisse-fatimata-kouyate-lintrepide-guerriere-depose-les-armes-pour-de-bon-3112998.html</link>
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<description><![CDATA[ Intellectuelle engagée, cultivée, compétente, rigoureuse, fidèle et loyale, élégante et éloquente ! Mama Kouyaté (Cissé Fatimata Kouyaté) était une Grande Dame dans tous les sens du terme. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 15 Jan 2026 01:24:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Humble, toujours joviale (nous ne l’avons jamais vue fâchée) et d’une courtoisie à toute épreuve, elle savait rassembler. Ce baobab fédérateur s’est malheureusement couché ce lundi 15 décembre 2025. Elle nous laisse cependant avec un fabuleux héritage constitué essentiellement de valeurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Guerrière ! Amazone ! Nyeleni ! Brave ! Leader ! Courageuse ! Volontaire ! Visionnaire ! C’est ainsi que les témoignages décrivent Cissé Fatimata Kouyaté ou Mama Kouyaté arrachée à notre affection le 15 décembre 2025 des suites de maladie. Les autochtones de San vous diront que « Mama Kouyaté fut une vraie battante à l'image de feue Bassoulé Dramé, sa mère ». Ce qui est sûr, c'est que quand ce baobab du tourisme au Mali et en Afrique se fixait un objectif, elle ne s’autorisait aucun répit sans l’atteindre. C’est pourquoi il n’était pas aisé d’être à son École. Mais ceux qui ont eu le courage, la patience et la persévérance de son éducation et de son enseignement ne l’ont jamais regretté. Les témoignages l’attestent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Une pionnière, une icône s’en est allée pour toujours… La professionnelle de tourisme que tu fus a su aiguillonner les premiers pas de nombre de personnes devenues aujourd’hui des cadres de l’administration nationale du tourisme du Mali et d’ailleurs. De ton vivant, tu auras été de tous les combats, sur tous les fronts pour le développement du tourisme au Mali et en Afrique », souligne Sidy Kéita, Directeur général de « Mali Tourisme ». Et de poursuivre, « tes convictions en le Mali éternel étaient pour notre génération une source de motivation, une flamme d’espoir, une invite. J’ai compris en cette triste soirée triste du 15 décembre 2025 que c’était en réalité un message que tu voulais nous transmettre, celui de croire en le Mali ».<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>En conclusion, M. Kéita rappelle que sa « disparition nous plonge aujourd’hui dans un immense chagrin. Le monde de la culture et du tourisme au Mali a perdu une grande voix qui comptait au-delà des frontières du Mali ; une voix inimitable, une ambassadrice hors paire ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Il y a 3 ans (en début décembre 2022), elle m'envoyait une invitation d'amitié sur Facebook. Je ne l'avais pas vue autrement qu'à travers les médias, tant elle se battait pour le secteur touristique et hôtelier du Mali. Je la remerciais de l'invitation quand elle me dira que c'était un honneur pour elle. J'ai répondu que c'est plutôt moi qui étais honoré, en ajoutant Femme battante ! Ainsi la conversation se concentrait sur les difficultés du secteur… », témoigne Dramane Diarra, jeune magistrat. « Aujourd'hui qu'elle nous quitte, mon opinion est la même. Elle a été une femme battante, pour ce que je sais, pour sa corporation, mais aussi pour le Mali. Elle a donc eu une vie remplie et utile », ajoute-t-il.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« En quatre ans de collaboration, je n'ai connu d'elle que la franchise et le naturel. Elle était vraie et joviale. Notre dernière conversation, c'était il y a un an, à l'annonce du départ de mon ministre. Elle m’a félicité et encouragé pour ma loyauté », se rappelle Aly Enéba Guindo (Amadou Salif Guindo), professeur d’université et ancien chargé de mission au ministère de l'Artisanat, de la Culture, de l'Industrie hôtelière et du Tourisme. « Le Mali et le secteur du tourisme panafricain viennent de perdre une actrice de grande valeur, un repère du développement humain partagé. Fatim a porté, à travers le secteur du tourisme, la culture et l'artisanat maliens dans ses voyages, partout dans le monde entier », reconnaît Mme Traoré Oumou Traoré dite « Oumou Bazol », promotrice du restaurant « La Vieille Marmite ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Une dynamique de courroie de transmission intergénérationnelle</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Il est des femmes qui ne cherchent pas la lumière, mais qui éclairent tout un peuple. Fatima Kouyaté dite San Mama était de celles-là. Elle portait en elle la mémoire de nos familles, les noms, les lignées, les origines, les histoires qui donnent un sens à nos racines. Elle savait d’où nous venions et elle nous le rappelait avec dignité et beauté… », souligne Fatoumata Sow, une nièce de l’illustre disparue. « Lire ses mots, l’écouter, c’était retrouver le fil de nos descendances, c’était comprendre que la famille est une chaîne sacrée que l’on ne doit jamais rompre. Aujourd’hui, San Mama nous a quittés. C’est une bibliothèque vivante qui s’est refermée. Heureusement, elle n’a pas été avare dans la transmission de ses connaissances, de son savoir, de son savoir-vivre et dans son savoir-être. Ce qu’elle a transmis ne s’éteint pas. Ses paroles resteront à jamais ; ses enseignements demeurent et sa mémoire continuera de nous rassembler », conclut-elle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon de nombreux autres témoignages, Mama Kouyaté ne pouvait pas s'empêcher de « prendre cause et effet pour l’opprimé, le démuni, le pauvre, l’orphelin et, s’il le fallait, affronter et combattre tout le monde pour les défendre ». Infatigable et malgré un âge avancé, elle n'hésitait pas non plus à sortir de sa « zone de confort » pour sillonner le monde dans le but de vendre la plus image qu’il soit du Mali, pays qu’elle a aimé et servi jusqu’à son dernier souffle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Esprit brillant, la tête sur les épaules en toute circonstance, Mme Cissé Fatimata Kouyaté dite Mama Kouyaté était un être exceptionnel au commerce très agréable. Difficile (voire impossible) de l’approcher sans être touché par sa félicité, son ouverture d’esprit, sa bonne humeur à toute épreuve, son courage, sa bienveillance envers les autres, sa courtoisie… Des qualités qui ne l’empêchaient pas d’être franche et directe quand il s’agissait de se dire les choses telles qu’elles sont. « Elle avait un talent inné de te remettre à ta place sans t'offenser ni te frustrer. Lors des réunions, des séminaires, des conférences-débats…, ses interventions avaient les vertus adoucissantes empêchant n’importe quelle situation de dégénérer. Ce n’est pas pour rien qu'elle a été une aiguille de l’unité, de la paix et de la Concorde pour sa famille, la communauté sanoise, ses amis, ses collègues… », témoigne une légitimité sanoise. Sa maison (à l’ACI 2000) était ainsi devenue la « Grande famille » africaine ou le « Grand vestibule » où tout se réglait finalement sans se juger les uns et les autres. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Nous remercions Allahou SWT de nous avoir donner la chance d'être les frères et soeurs d'une personne qui a su rallier toute sa famille autour d'elle en tout temps, contre vents et marées que nous avons ensemble traversés pendant et après la mort de nos parents. Et oui, cette même mort qui nous l'a subitement enlevée. Nous avons nommé notre Grande Sœur Fatimata Kouyaté (Fatim, San Mama) », a témoigné Aminata Jacob, l’une de ses sœurs. S’il existe un Prix Nobel de la paix sociale, Fatimata le méritait amplement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par jalousie, méchanceté gratuite ou hypocrisie, des portes lui ont été systématiquement fermées. Mais, cela ne l'a pas empêché de réaliser le destin peu ordinaire rappelé lors de ses obsèques le 17 décembre 2017. Va en paix, Fatimata Kouyaté dite San Mama, Fatim, Bassoulé ka Mama… Tu resteras à jamais dans nos cœurs. Que le Firdaouss soit ta demeure éternelle au paradis !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Moussa Bolly</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mamoutou Toure dit Bavieux : &amp;quot;El Hadj Hamet Niang était le symbole de tout ce que Kayes comptait en générosité et en don de soi&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/mamoutou-toure-dit-bavieux-el-hadj-hamet-niang-etait-le-symbole-de-tout-ce-que-kayes-comptait-en-generosite-et-en-don-de-soi-3111869.html</link>
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<description><![CDATA[ Décédé dimanche 30 novembre 2025 à Dakar, au Sénégal, le corps du Vieux Hamet Niang, père de l&#039;ancien ministre et président de Fiba, Hamane Niang, a été rapatrié, mercredi dernier à Kayes. Ils étaient tous là à commencer par les autorités régionales là pour accueillir la dépouille. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 06 Dec 2025 07:47:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est ce vendredi 5 décembre que le Vieux Hamet Niang sera conduit en sa dernière demeure à Kayes par une foule des grands jours. Dès l'annonce du décès de cet homme exemplaire qui a tout donné à Kayes et au Mali, la Fédération malienne de football, à travers son président, Mamoutou Touré dit Bavieux, a présenté ses condoléances à l'ancien ministre Hamane Niang dans un message que nous publions. "Le Vieux Hamet Niang n'était pas seulement le père de la famille Niang, il était le symbole de tout ce que Kayes comptait en générosité et en don de soi. La mort d'un être cher est toujours synonyme de douleurs et de tristesse incommensurables. L'être humain que nous sommes, demeure impuissant face à la volonté d'Allah, seul Maître de l'Univers. En cette douloureuse circonstance, les membres du comité exécutif et l'ensemble de la famille du football malien adressent, à vous-même, Monsieur le ministre, à vos frères et sœurs, à toute la famille de l'illustre disparu ainsi qu'à l'ensemble de la ville de Kayes, leurs vives compassions et leurs condoléances les plus émues. Qu'Allah accueille l'âme de El Hadj Hamet dans son paradis éternel".<span style="mso-spacerun: yes;">     </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>El Hadj A.B.H<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Kayes en deuil : El hadj Hamet Niang, le vieux baobab de la Cité des rails, se couche</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/kayes-en-deuil-el-hadj-hamet-niang-le-vieux-baobab-de-la-cite-des-rails-se-couche-3111868.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/necrologie/kayes-en-deuil-el-hadj-hamet-niang-le-vieux-baobab-de-la-cite-des-rails-se-couche-3111868.html</guid>
<description><![CDATA[ C&#039;est avec consternation que nous avons appris le décès du vieil El hadj Hamet Niang le dimanche 30 novembre 2025 à Dakar. La mort est parfois inattendue, mais toujours inexorable. Le baobab de la Cité des rails n&#039;a pas vécu inutile, comme cet homme qui a planté un arbre. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 06 Dec 2025 07:47:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous savons ce que ce vieux a fait pour le développement de la région de Kayes, notamment le sacre du Sigui en finale de la Coupe du Mali contre l'AS Réal de Bamako en 1987. El hadj Hamet Niang a participé, soutenu et accompagné tous les événements qui se sont déroulés dans la Cité des rails, pour leur donner une renommée et une bonne image. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un souvenir ! Le 3 février 2002, les Aigles du Mali rencontrent à Kayes les Bafana-Bafana d'Afrique du Sud en quart de finale de la Can. Pour la circonstance, les journalistes étaient logés au village Can, non loin du Stade Abdoulaye Macoro Sissoko. Et chacun devait se débrouiller pour se restaurer. En compagnie du jeune Mamadou Massa Diallo dit Mass et feu Mama Kobina dit Ben de la Radio Kayira, nous confions notre restauration durant le séjour à une famille voisine. Des dispositions financières sont prises dans ce sens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Voilà que lendemain, très tôt le matin, une information tombe, indiquant que "le vieux Hamet Niang invite les journalistes au petit-déjeuner chez lui". Toute la délégation de l'Association des journalistes sportifs du Mali (AJSM) débarque alors dans la famille Niang, à Légal Ségou. Dans un grand salon, les journalistes étalés ça et là sur des tapis se régalent. Le vieux Hamet Niang est à leurs côtés, et toute sa famille les sert avec plaisir, enthousiasme et dévouement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A un moment donné, son griot se lève et annonce que l'invitation continue pour le reste de la journée. C'est un moment de joie teintée d'émotion. Parce qu'au moins nous allions manger dans un environnement sain, dans une ambiance festive, qui a même quelque peu dissipé la peur du match des Aigles. C'est ainsi que le chef de la délégation de l'AJSM demande à ses confrères de prendre toutes les dispositions pour cette nouvelle donne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Autrement dit, après le déjeuner de midi, nous devions rester dans la famille Niang prendre du thé, bavarder avec le vieux jusqu'à l'heure du départ au Stade Abdoulaye Macoro Sissoko. Cerise sur le gâteau, les Aigles s'imposent par le score de 2 buts à 0. Bassala Touré et Dramane Coulibaly dit Scifo marquent.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>La nuit, le diner<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>est<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>servi dans la même ferveur. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant notre regretté confrère Ben Kayira, reconnu pour son caractère belliqueux, est dans la logique de récupérer nos sommes d'argent à la restauratrice de circonstance, puisque nous n'avons plus mangé ses plats. Le jeune Mass s'appuie sur la capacité de persuasion du vieux Hamet Niang pour convaincre Ben Kayira d'oublier cet argent.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>"Ce que le vieux a investi pour nous est incomparable à nos petites sommes", soutient-il. Son aîné le fixe longuement et lui dit "tu as raison".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est là où il faut saluer le geste patriotique, le bon cœur et le sens élevé du social du vieil El Hadj Mamet Niang. Sa disparition aujourd'hui est une grande perte pour la nation.Dors en paix El hadj Hamet Niang !!! Qu'Allah SWT ait votre âme et la couvre de Sa Sainte Miséricorde. O. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Roger Sissoko</b><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La République en deuil :   Hamet Niang, le patriarche philanthrope a tiré sa révérence à Dakar</title>
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<description><![CDATA[ Homme d&#039;affaires à la réussite insolente, il s&#039;était progressivement imposé comme un phare sur Kayes (la ville et la région). Notabilité vénérée et incontournable, il était au centre de toutes les activités économiques, socioreligieuses de cette région. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 04 Dec 2025 01:03:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">El Hadj Hamet Niang, « Baa » (père), s'est éclipsé de la vie le dimanche 30 novembre 2025 des suites de vieillesse. On comprend alors pourquoi l'annonce de sa disparition a fait l'effet d'un séisme dans les médias et sur les réseaux où les témoignages lui ont rendu hommage unanime d'homme hors du commun immortalisé par ses nobles actes et les valeurs sur lesquelles il était à cheval.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Le patriarche, le baobab, le géant baobab, le papa national, le « papa de tout le monde » ou le « père de tous », figure emblématique de Kayes, grand patriote, L'opérateur économique philanthrope… Dans la soirée de ce triste dimanche 30 novembre 2025, les témoignages n’ont pas manqué dans les médias et sur les réseaux sociaux pour saluer la mémoire d’un homme extraordinaire à la longévité fascinante dont le décès venait d’être annoncé par sa famille : El Hadj Hamet Niang ! Oui, la mort a finalement eu raison de « Baa », le « géant baobab de Kayes ». Une très triste nouvelle pour la région, voire le pays, car, malgré son âge, « ce grand patriote » était au cœur de toutes les actions pour un Mali debout, pour restaurer notre souveraineté et nous restituer notre dignité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À peine annoncé, son décès a suscité des hommages et de nombreux témoignages saluant la mémoire d’un homme réputé pour sa grande générosité et son altruisme, un « bienfaiteur discret » qui aidait les plus démunis et finançait des projets communautaires comme des forages, des écoles, des medersas, des centres de santé… Réputé d’une sagesse à toute épreuve ; Hamet Niang a aussi été un médiateur discret, « un homme de paix » dont l’influence a étouffé beaucoup de conflits sociaux ou communautaires, recousu les liens de fraternité et le tissu des unions conjugales…<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Repère pour toute une génération, El Hadj Hamet Niang restera une figure emblématique du Mali et de Kayes (ville et région) qui a marqué son époque par son engagement dans la construction économique de notre pays, son sens du social et son attachement indéfectible aux valeurs de l’islam. Ils sont aussi nombreux à louer « son humilité, sa générosité et son esprit de rassemblement » qui resteront « à jamais gravés dans les mémoires. Figure respectée, patriarche de la famille Niang, Hamet Niang était un symbole de paix, de sagesse et d’ouverture. Son départ laisse un vide immense dans le cœur de tous ceux qui l’ont connu et estimé », a-t-on témoigné à son sujet.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme l’ont dit nos confrères de « Kayes Info », « une lumière s’éteint, mais son héritage et sa sagesse continueront d’éclairer nos cœurs ». En tout cas, notre ami Benoît Joseph Kéita est convaincu que « Baa » était « un homme qu’on n’oubliera jamais ». Et d'ajouter, « c’était de ces rares sages dont la simple présence calmait les tempêtes. Il avançait doucement, parlait peu, mais chaque parole qu’il offrait avait le poids de l’expérience et la chaleur d’une main tendue ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour Benoît Joseph, Hamet Niang portait en lui « une bonté simple, mais profonde. Quand quelqu’un manquait de force, il partageait la sienne. Quand un voisin traversait une épreuve, il était déjà là avant qu’on pense à l’appeler. Il ne cherchait ni reconnaissance, ni remerciements… Aider, pour lui, c’était presque respirer ». Et de conclure, « on l’appelait Vieux Sage ! Mais ce n’était pas son âge qui lui donnait ce titre. C’était sa façon de regarder les autres, avec respect, sans jugement. Sa capacité à écouter, à comprendre, à guider sans jamais imposer. Il avait l’art de rallumer l’espoir chez ceux qui pensaient l’avoir perdu ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour le ministre des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes, « le Mali perd aujourd’hui un homme d’une dimension exceptionnelle, dont la vie entière fut consacrée au service de la religion, à la promotion de la paix et au renforcement de la cohésion sociale. Par son engagement constant, sa sagesse et son sens élevé du devoir, El Hadj Hamet Niang a marqué des générations et laissé une empreinte indélébile dans le paysage religieux et communautaire de notre nation ». Et de souligner, « philanthrope exemplaire, il n’a cessé d’œuvrer pour le bien-être des populations, en posant des actes concrets de solidarité, d’entraide et d’apaisement. Son souvenir demeurera vivant à travers les innombrables actions qu’il a inspirées et les valeurs de tolérance, de fraternité et de spiritualité qu’il incarnait ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme le dit si bien l’artiste M'Bouillé Koité, « un baobab est tombé et sa disparition laisse un grand vide. Mais l’empreinte de sa sagesse et la force de son parcours continueront d’inspirer tous ceux qui l’ont connu» ! Va donc en paix, très estimé père ! Tu ne nous dois rien ! C’est Kayes, la République et nous… qui te sont redevables pour toujours !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Puisse Allah te réserver le Firdaouss comme demeure éternel au Paradis !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Moussa Bolly</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Kayes :  El Hadj Hamet Niang n’est plus</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/kayes-el-hadj-hamet-niang-nest-plus-3111758-3111758.html</link>
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<description><![CDATA[ Il fut, au fil des années, l’un des véritables emblèmes de la ville de Kayes. Son domicile, connu de tous, était la première adresse recommandée à tout voyageur arrivant dans la cité. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 03 Dec 2025 09:27:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Malien ou étranger, simple passant ou hôte de marque, chacun trouvait chez lui gîte et couvert, mais surtout une qualité d’accueil si chaleureuse, si empressée, qu’elle en mettait presque mal à l’aise tant elle était sincère.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">El Hadj Hamet Niang incarnait la réussite à tous les niveaux. Il s’est distingué dans les affaires, mais sa plus grande œuvre demeure l’éducation qu’il a donnée à ses enfants : des valeurs morales, sociales et spirituelles qui continuent de rayonner.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il s’en est allé, usé par le poids des ans et par les épreuves traversées par le Mali, son pays qu’il a tant aimé et pour lequel il nourrissait une profonde inquiétude comme un immense espoir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous nous associons à la douleur de sa famille et présentons nos condoléances les plus attristées à Hamane, Lamine Bassirou et à toute la fratrie. Célébrons sa mémoire, car il a été grand. Il a été humain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Que la terre lui soit légère.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alexis Kalambry<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Kayes :  El Hadj Hamet Niang n’est plus</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/kayes-el-hadj-hamet-niang-nest-plus-3111757.html</link>
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<description><![CDATA[ Il fut, au fil des années, l’un des véritables emblèmes de la ville de Kayes. Son domicile, connu de tous, était la première adresse recommandée à tout voyageur arrivant dans la cité. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 03 Dec 2025 09:26:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Malien ou étranger, simple passant ou hôte de marque, chacun trouvait chez lui gîte et couvert, mais surtout une qualité d’accueil si chaleureuse, si empressée, qu’elle en mettait presque mal à l’aise tant elle était sincère.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">El Hadj Hamet Niang incarnait la réussite à tous les niveaux. Il s’est distingué dans les affaires, mais sa plus grande œuvre demeure l’éducation qu’il a donnée à ses enfants : des valeurs morales, sociales et spirituelles qui continuent de rayonner.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il s’en est allé, usé par le poids des ans et par les épreuves traversées par le Mali, son pays qu’il a tant aimé et pour lequel il nourrissait une profonde inquiétude comme un immense espoir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous nous associons à la douleur de sa famille et présentons nos condoléances les plus attristées à Hamane, Lamine Bassirou et à toute la fratrie. Célébrons sa mémoire, car il a été grand. Il a été humain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Que la terre lui soit légère.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alexis Kalambry<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : L&amp;apos;opérateur économique El Hadj Hamed Niang tire sa révérence</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/mali-loperateur-economique-el-hadj-hamed-niang-tire-sa-reverence-3111704.html</link>
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<description><![CDATA[ L&#039;opérateur économique et philanthrope Elhadj Hamed Niang est décédé le dimanche 30 novembre 2025 à Dakar dans la capitale sénégalaise ]]></description>
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<pubDate>Mon, 01 Dec 2025 13:38:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><span dir="auto">Le ministère des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes a présenté, le même jour, les condoléances du gouvernement à la famille du défunt. Le Mali perd une figure importante de l'Islam et dans sa ville, il a acquis une notoriété. Il est le père de l'ancien ministre et président de la Fédération internationale de basket-ball (Fiba), Hamane Niang.</span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"></span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><span dir="auto">Le nonagénaire a été le président de la Délégation régionale de la Chambre de commerce et d'industrie (Ccim) de Kayes. Le vieux Hamed formait avec feu Oumar Samba Diallo, le duo des opérateurs les plus influents de Kayes.</span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"></span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><span dir="auto">Dans son message de condoléances, le ministre chargé des Affaires religieuses, Mahamadou Koné, a affirmé que le défunt a consacré sa vie entière au service de la religion, à la promotion de la paix et au renforcement de la cohésion sociale. </span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"></span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><span dir="auto">«Le Mali perd aujourd'hui un homme d'une dimension exceptionnelle. Par son engagement constant, sa sagesse et son sens élevé du devoir, Elhadj Hamed Niang a marqué des générations et laissé une empreinte indélébile dans le paysage religieux et communautaire de notre nation», at-il souligné avant de saluer les bonnes œuvres de l'illustre défunt pour le bien-être des populations à travers des actes concrets de solidarité, d'entraide et d'apaisement.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">Mohamed Diawara</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Décédé le 19 novembre 2025 à l&amp;apos;hôpital du Mali : Le procureur Idrissa Hamidou Touré rend hommage au défunt procureur Idrissa Arizo Maïga</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/decede-le-19-novembre-2025-a-lhopital-du-mali-le-procureur-idrissa-hamidou-toure-rend-hommage-au-defunt-procureur-idrissa-arizo-maiga-3111616.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/necrologie/decede-le-19-novembre-2025-a-lhopital-du-mali-le-procureur-idrissa-hamidou-toure-rend-hommage-au-defunt-procureur-idrissa-arizo-maiga-3111616.html</guid>
<description><![CDATA[ Décédé le 19 novembre 2025 à 1 h 30 du matin à l&#039;Hôpital du Mali, le procureur Idrissa Arizo Maïga a bénéficié des témoignages de plusieurs personnalités dont le procureur Idrissa Hamidou Touré actuel procureur de la Commune IV qui a salué le parcours professionnel de l&#039;homme qu&#039;il considère comme l&#039;un des plus grands parquetiers du Mali et le Mozart de la procédure. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 29 Nov 2025 01:26:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aperçu liminaire sur le parcours professionnel d'un procureur atypique</span></b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"> :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans la magistrature malienne, il y a un peu de tout, tant les approches pour faire carrière sont différentes. On y rencontre des légitimistes, obéissant à l'œil et au doigt de la hiérarchie sans se soucier à l'excès des directives ou instructions données ; l'essentiel étant pour eux de garder poste et de paraitre magistrat docile pour obtenir des responsabilités encore plus élevées, qu'ils se savent pourtant incompétents à assumer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces carriéristes ne répondent souvent pas à l'appel de l'excellence, du travail bien fait et du résultat, mais ils font carrière et des plus enviables. Cette culture de la soumission récompensée séduit beaucoup, au point qu'ils ne sont pas nombreux à dire respectueusement non, je ne réponds pas à tel critère pour occuper le poste que l'on me propose.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ceci étant, ne parlons davantage de cette race de magistrats qui confondent leurs ministères à leurs personnes, et dont les pratiques professionnelles rougissent quotidiennement le front de dame justice et apeurent les justiciables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parlons plutôt, de la petite minorité silencieuse, compétente, intègre et humble ; celle qui ne court poste mais qui s'impose naturellement à la hiérarchie. Ces Mozart de procédures en tout genre, convaincus que la justice plus qu'une institution est un idéal difficile à atteindre, font exemples pour nous jeunes, tant ils font honneur à la robe. C'est à cette race de magistrats qu'appartient un certain Idrissa Arizo Maïga. Au-dessus de la cinquantaine, ce procureur atypique, débuta sa carrière en 1987 à Ségou, substitut du procureur de la République. Depuis, il fit quelques tours du Mali, 25 ans sur 30 à l'intérieur du pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Juge de paix à compétence étendue par trois (3) juridictions (Kati-Ténenkou-Niono) ; procureur de la République par quatre (4) de suite (Tribunaux de grande instance de : la Commune VI, Sikasso, Mopti et Kayes) et procureur anti-corruption par deux (Mopti et Kayes) avant d'être nommé en 2012 avocat général près la Cour d'appel de Bamako. Il restera à ce poste jusqu'à sa nomination en 2014 procureur général près la Cour d'appel de Kayes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A force de pratiques professionnelles et d'expériences accumulées, cet homme a fini par s'imposer comme l'un des meilleurs parquetiers au Mali. Un procureur qui sait aller à l'essentiel, toujours mesuré tant dans le verbe que dans les actes ; un homme en quête perpétuelle du juste équilibre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le désormais procureur général près la Cour d'appel de Bamako est un homme qui sait tenir compte du particularisme local sans pour autant passer son temps à ménager les susceptibilités de sa hiérarchie. N'est-ce pas là, ce qu'attend la loi de tout procureur !!! Manifester, sans témérité, une certaine indépendance d'esprit, de façon à inscrire ses actes dans le seul intérêt du justiciable. A l'heure où la justice semble être l'institution mal aimée de la République, et où nombreux sont ceux dans ce pays, qui fuient leurs responsabilités pour s'en débarrasser sur nous magistrats, puisse Dieu aider "Arizo" et autres vertueux à réparer ou à faire réparer les torts causés, en vue de la consolidation de notre Etat de droit. Amen !!! Dors en paix PG !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par Idrissa Hamidou Touré<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Juge de paix à compétence étendue de Bafoulabé<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Boubacar Diallo dit Sy n’est plus : Adieu l’immortel faiseur de stars !</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/boubacar-diallo-dit-sy-nest-plus-adieu-limmortel-faiseur-de-stars-3111565.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/necrologie/boubacar-diallo-dit-sy-nest-plus-adieu-limmortel-faiseur-de-stars-3111565.html</guid>
<description><![CDATA[ La nouvelle de sa disparition a plongé la famille du Mouvement olympique et sportif du Mali, celle du basket notamment, dans l’émotion et la tristesse. Boubacar Diallo Sy n’est plus ! Ce technicien hors pair s’est éteint le mercredi 19 novembre 2025 des suites d’une courte maladie. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202511/image_870x580_692714264d74a.jpg" length="52477" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 27 Nov 2025 01:38:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Coach remarquable qui avait le basket dans l'âme ! Figure respectée du basket-ball ! L'un des plus grands formateurs d’Afrique ! Un véritable pilier du basket-ball malien qui a marqué des générations et des générations… Un mentor, un guide, un pilier, une source d’inspiration… Sous le coup de l’émotion et de la tristesse de cette brusque séparation, les témoignages se sont multipliés pour rendre hommage à Boubacar Diallo dit Sy, coach réputé de basket décédé mercredi dernier (19 novembre 2025).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cela se comprend d’autant plus que l’illustre disparu n’était pas n’importe qui dans le milieu du basket-ball. En témoignent ses 7 couronnes de champion d’Afrique des cadets. « Son engagement indéfectible envers le basket-ball, son professionnalisme et sa générosité ont marqué plusieurs générations de joueurs et d’entraîneurs », témoignent nos confrères de « Mali-Basket ». Selon les nombreux témoignages qui ont rendu un hommage mérité à sa mémoire,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>« Sy a consacré son temps, son énergie et son cœur à enseigner le jeu aux jeunes, à les encourager à se dépasser, à croire en eux ». Pour beaucoup de ses collègues entraîneurs et des pépites de son « École », il n’était pas « seulement un coach ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Figure respectée du sport malien, ce technicien passionné a marqué des générations par son engagement, sa rigueur et son dévouement envers la formation de la jeunesse. Par sa rigueur, sa discipline et son amour du sport, il a transmis aux jeunes bien plus que des techniques : des valeurs ! Courage, persévérance, loyauté, respect… étaient ainsi au centre de son enseignement. Nous dirons de son éducation, car en plus d’exceller dans le coaching, Sy était aussi un père-éducateur pour ses protégés. Ses méthodes, disent des observateurs, étaient parfois exigeantes, mais visaient un seul objectif : « pousser chacun à donner le meilleur de lui-même, sur le terrain comme dans la vie » ! Pour un autre, « ceux qui l’ont connu savent qu’il a donné bien plus qu’un savoir-faire : il a transmis une part de lui-même ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>« Un héritage immense, un amour sans limites et une famille qui ne t’oubliera jamais… » !</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Tu savais unir, inspirer et transformer des jeunes en champions… et des champions en de meilleurs êtres humains. Tu croyais en nous bien avant que nous croyions en nous-mêmes. Tu nous as appris le travail, la discipline, le respect, l’amour du Mali et la fierté de porter nos couleurs », a témoigné « Wara » Niang, frère cadet de Hamane Niang (ancien président de la FMBB, de FIFA-Afrique et de FIBA)., Et d’ajouter, « tu étais notre force tranquille, celle qui trouvait toujours les mots justes. Tu étais celui qui faisait disparaître la fatigue avec une blague, une histoire ou un simple sourire. Tu voyais le potentiel en chacun de nous, même dans les moments où nous doutions le plus. Grâce à toi, des générations entières ont grandi, ont rêvé et ont réalisé ce que beaucoup pensaient impossible ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme tout « faiseur de stars », il a découvert, encadré et lancé sur la voie de la célébrité de nombreux talents qui seraient certainement restés dans l’ombre sans son dévouement et sa persévérance. Il a ainsi joué un rôle crucial dans le développement de leur carrière sportive, une présence constructive avec des conseils judicieux pour surmonter les objectifs, contourner les écueils. Faire émerger de nouveaux talents et leur donner les moyens de réussir a toujours été le souci constant chez ce grand manager, humble, courtois et disponible.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chevalier de l'Ordre national du Mali, Boubacar Diallo Sy a été un coach qui a « profondément marqué le basket-ball malien de son courage et de son empreinte. Il fut l’un des plus grands coachs du Mali, dont le nom ne s’est pas effacé avec le temps ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme Wara Niang, nous sommes convaincus que « Sy restera à jamais un pilier du basket-ball malien : l’homme qui a bâti nos fondations, forgé notre identité et soudé notre unité. Tu laisses derrière toi un héritage immense, un amour sans limites et une famille qui ne t’oubliera jamais ». Nous sommes parfaitement d’accord avec notre capitaine-coache Hamchetou Maïga Ba quand elle rappelle, « certes, nous te pleurons aujourd’hui, mais nous garderons précieusement tous ces conseils que tu nous prodiguais, toujours avec le Mali dans le cœur, ainsi que tous ces moments où tu nous faisais rire. Le Mali te dit… Merci » !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>« Ina lilahi wa ina ileïhi radji oune » ! Oui Sy, « nous appartenons à Allah et c'est vers Lui que nous retournerons » ! Ce destin immuable est différent d’un match de basket sur les parquets sur lesquels tu as toujours réussi à honorer la patrie en rehaussant son image ! La mort est une partie qu’aucun mortel ne remporte. Mais les patriotes comme toi sont aussi des héros immortels. Tu es entré dans l’histoire du Mali à travers le sport, singulièrement le basket ! Tu y resteras à jamais. Comme l’a témoigné un acteur, « Coach Boubacar Diallo dit Sy n’a pas seulement dirigé des équipes, il a bâti des générations». Et il continuera de vivre dans le cœur de ceux qu’il a formés, inspirés et guidés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Va en paix, Sy !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Coach, que le Firdaouss soit ta demeure éternelle au paradis !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Allahouma Amen !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Moussa Bolly</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
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<title>Le chanteur jamaïcain Jimmy Cliff, légende du reggae, est mort à 81 ans, annonce son épouse</title>
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<description><![CDATA[ &quot;C&#039;est avec une profonde tristesse que je vous annonce le décès de mon mari, Jimmy Cliff, en raison d&#039;une attaque suivie d&#039;une pneumonie&quot;, écrit sa femme sur le réseau social Instagram. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 24 Nov 2025 12:40:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>Le roi du reggae n'est plus. L'artiste jamaïcain Jimmy Cliff est mort à l’âge de 81 ans, a annoncé, lundi 24 novembre, son épouse dans un post Instagram sur le compte officiel de l’artiste.</p>
<p>"C'est avec une profonde tristesse que je vous annonce le décès de mon mari, Jimmy Cliff, en raison d'une attaque suivie d'une pneumonie", écrit son épouse sur le réseau social. "Je suis reconnaissante envers sa famille, ses amis, ses collègues artistes et ses collaborateurs qui l'ont accompagné tout au long de son parcours. À tous ses fans à travers le monde, sachez que votre soutien a été sa force durant toute sa carrière", poursuit-elle.</p>
<p>Devenue une star mondiale à la fin des années 1960 grâce notamment à Many Rivers to Cross et Wonderful World, Beautiful People, Jimmy Cliff avait confirmé son succès dans les décennies suivantes, grâce notamment à Reggae Night. Sa reprise de I Can See Clearly Now, musique du film Rasta Rockett, lui avait permis de se faire connaître auprès d'une nouvelle génération. Son dernier album, Refugees, en 2022, visait à mettre en lumière le destin des populations contraintes à l'exil.</p>
<p><strong>Source: https://www.franceinfo.fr/</strong></p>]]> </content:encoded>
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<title>Inde: décès de l&amp;apos;acteur Dharmendra, légende de Bollywood</title>
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<description><![CDATA[ Il était l&#039;un des visages les plus célèbres de Bollywood: l&#039;acteur indien Dharmendra (un seul nom) est mort lundi à 89 ans, clap de fin d&#039;une carrière de soixante où il a incarné avec autant de succès les héros des comédies romantiques que des films d&#039;action. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 24 Nov 2025 12:33:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="mb-4 text-lg md:leading-8 break-words">"Le décès de Dharmendra tourne une page de l'histoire du cinéma indien", a salué le Premier ministre Narendra Modi sur X. "Il était une icône, un acteur phénoménal qui apportait son charme et sa profondeur à tous les personnages qu'il a interprétés".</p>
<p class="mb-4 text-lg md:leading-8 break-words">En soixante ans de carrière, il est apparu dans plus de 250 films, a été élu au Parlement indien et honoré des plus hautes distinctions d'Inde.</p>
<p class="mb-4 text-lg md:leading-8 break-words">C'est en dévoilant en 1966 sa poitrine nue - une première dans le cinéma indien - dans "Mon cœur est à toi, moi avec" qu'il a accédé au rang de star, en recevant une avalanche de lettres d'admiratrices énamourées.</p>
<p class="mb-4 text-lg md:leading-8 break-words">Né le 8 décembre 1935 dans l'Etat du Punjab, il a embrassé la carrière d'acteur par hasard en remportant le concours d'un magazine dédié aux célébrités.</p>
<p class="mb-4 text-lg md:leading-8 break-words">"Je n'avais que mes rêves", a-t-il confié à son biographe Rajiv Vijayakar. "J'étais alors un villageois sans éducation, j'ignorais tout du métier d'acteur".</p>
<p class="mb-4 text-lg md:leading-8 break-words">Dharendra a partagé l'écran avec de nombreux grands noms du septième art indien, dont celle qui est considérée comme sa première star féminine, Hema Malini, qui deviendra en 1980 sa deuxième épouse sans qu'il divorce de la première.</p>
<div class="col-body md:col-[1_/_4]">
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<div class="" data-article-body="true">
<p class="mb-4 text-lg md:leading-8 break-words">Pas de quoi ternir sa réputation ni son succès. En 2007 encore, son rôle dans le culte "Life in a Metro" à l'âge de 71 ans a encore rempli les salles.</p>
<p class="mb-4 text-lg md:leading-8 break-words">"Je n'ai jamais été satisfait de mon allure à l'écran", confiait-il pourtant en 2011. "Je n'ai jamais arrêté d'exiger de nouvelles prises à mes réalisateurs".</p>
<p class="mb-4 text-lg md:leading-8 break-words">Son dernier film sortira en décembre.</p>
<p class="mb-4 text-lg md:leading-8 break-words">bur/pa/sba</p>
<p class="mb-4 text-lg md:leading-8 break-words">Source: afp</p>
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<div class="mt-2"></div>
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<title>Aperçu liminaire sur le parcours professionnel D’idrissa A. Maïga / Hommage au Procureur atypique</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/apercu-liminaire-sur-le-parcours-professionnel-didrissa-a-maiga-hommage-au-procureur-atypique-3111419.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 22 Nov 2025 01:53:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Suite au décès de l’ancien Procureur de la République près la Cour d’appel de Bamako, Idrissa Arizo Maïga, le Procureur de la République près le tribunal de Grande instance de la Commune IV, Idrissa Hamidou Touré republie dans nos colonnes en guise d’hommage, l’article qu’il lui avait consacré dans une revue du ministère de la Justice en 2017, à la demande du ministre de la Justice d’alors, Me Mamadou Ismaël Konaté. Le Procureur Touré était à l’époque juge de paix à compétence étendue de Bafoulabé</span></i></b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Dans la magistrature malienne, il y a un peu de tout, tant les approches pour faire carrière sont différentes. On y rencontre des légitimistes, obéissant à l’œil et au doigt à la hiérarchie sans se soucier à l’excès des directives ou instructions données ; l’essentiel étant pour eux de garder poste et de paraitre magistrat docile pour obtenir des responsabilités encore plus élevées, qu’ils se savent pourtant incompétents à assumer. Ces carriéristes ne répondent souvent pas à l’appel de l’excellence, du travail bien fait, et du résultat, mais ils font carrière et des plus enviables. Cette culture de la soumission récompensée séduit beaucoup, au point qu’ils ne sont pas nombreux à dire respectueusement non, je ne réponds pas à tel critère pour occuper le poste que l’on me propose. Ceci étant, ne parlons pas davantage de cette race de magistrats qui confondent leurs ministères à leurs personnes, et dont les pratiques professionnelles rougissent quotidiennement le front de dame justice et apeurent les justiciables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parlons plutôt, de la petite minorité silencieuse, compétente, intègre et humble ; celle qui ne court poste mais qui s’impose naturellement à la hiérarchie. Ces Mozart de procédures en tout genre, convaincus que la justice plus qu’une institution est un idéal difficile à atteindre, font exemples pour nous jeunes, tant ils font honneur à la robe. C’est à cette race de magistrats qu’appartient un certain Idrissa Arizo Maïga.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-dessus de la cinquantaine, ce Procureur atypique, débuta sa carrière en 1987 à Ségou, substitut du procureur de la République. Depuis, il fit quelques tours du Mali, 25 ans sur 30 à l’intérieur du pays. Juge de paix à compétence étendue par 3 juridictions (Kati-Tenenkou-Niono) ; Procureur de la République par 4 de suite (Tribunaux de grande instance de : la Commune VI, Sikasso, Mopti et Kayes) et Procureur anti-corruption par deux (Mopti et Kayes) avant d’être nommé en 2012 Avocat général près la Cour d’appel de Bamako. Il restera à ce poste jusqu’à sa nomination en 2014 Procureur général près la Cour d’appel de Kayes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A force de pratiques professionnelles et d’expériences accumulées, cet homme a fini par s’imposer comme l’un des meilleurs parquetiers au Mali. Un Procureur qui sait aller à l’essentiel, toujours mesuré tant dans le verbe que dans les actes ; un homme en quête perpétuelle du juste équilibre. Le désormais Procureur général près la Cour d’appel de Bamako est un homme qui sait tenir compte du particularisme local sans pour autant passer son temps à ménager les susceptibilités de sa hiérarchie. N’est-ce pas là, ce qu’attend la loi, de tout Procureur ??!!! Manifester sans témérité, une certaine indépendance d’esprit, de façon à inscrire ses actes dans le seul intérêt du justiciable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A l’heure où la justice semble être l’institution mal aimée de la république, et où nombreux sont ceux dans ce pays, qui fuient leurs responsabilités pour s’en débarrasser sur nous Magistrats, puisse Dieu aider « Arizo » et autres vertueux à réparer ou à faire réparer les torts causés, en vue de la consolidation de notre Etat de droit. Amen !!!<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dors en paix P.G !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Idrissa Hamidou Touré,<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Juge de paix à compétence étendue de Bafoulabe</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Hommage à ATT : Les morts ne sont pas morts</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/hommage-a-att-les-morts-ne-sont-pas-morts-3111122.html</link>
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<description><![CDATA[ Pour commémorer le 5ᵉ anniversaire de la disparition de mon adorable Papa, permettez-moi de m’inspirer du texte célèbre de Birago Diop, poète et conteur sénégalais, tiré de son recueil, « Les Contes d’Amadou Koumba » (1947). ]]></description>
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<pubDate>Thu, 13 Nov 2025 01:58:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">« Ceux qui sont morts ne sont jamais partis,</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">Ils sont dans l’ombre qui s’éclaire</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">Et dans l’ombre qui s’épaissit.</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">Les morts ne sont pas sous la terre :</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">Ils sont dans l’arbre qui frémit,</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">Ils sont dans le bois qui gémit,</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">Ils sont dans l’eau qui coule,</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">Ils sont dans l’eau qui dort,</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">Ils sont dans la case, ils sont dans la foule,</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">Ils sont dans le sein de la femme,</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">Ils sont dans l’enfant qui vagit,</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">Et dans le tison qui s’enflamme.</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">Les morts ne sont pas morts ».</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">ATT, mon Père,</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">ATT, le Démocrate,</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">ATT, le Pacificateur,</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">ATT, le Soldat qui disait,</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">À qui veut l’entendre :</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">Je ne veux pas de la guerre,</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">Car je sais ce que c’est la guerre !</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">ATT, le Bâtisseur</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">ATT, l’Homme assertif</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">ATT, l’Humain</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">ATT, l’Incompris vivant</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">ATT, le Compris post mortem</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">Dors en paix !</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;"> </span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">Tes œuvres,</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">Tes dires,</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">Tes faits et gestes,</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">Continuent, aujourd’hui,</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">A parler de toi,</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">A parler pour toi !</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">Mon cher père,</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">Le Papa de tout le monde,</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">Tu compteras,</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">A jamais,</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">Parmi nos morts qui ne sont pas morts !</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">Nos immortels !</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Magassouba Awa Sylla<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black;"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nécrologie : Au nom du devoir de divertir, la TikTokeuse Mariam Cissé a été tuée au champ d&amp;apos;honneur.</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/necrologie-au-nom-du-devoir-de-divertir-la-tiktokeuse-mariam-cisse-a-ete-tuee-au-champ-dhonneur-3111007.html</link>
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<description><![CDATA[ Le décès d’un proche est une épreuve très difficile dans une vie. C’est un évènement éprouvant et douloureux. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 08 Nov 2025 11:40:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Nous sommes choqués et bouleversés d’apprendre la perte de la jeune créatrice de contenu TikTok Mariam Cissé a été victime d'une exécution publique orchestrée dans le village Tonka cercle de Goundam /Tombouctou ce vendredi 7 novembre 2025 soir à la fleur de l’âge.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>En croire la bloggeuse de Tombouctou Mme Fatoumata Haber, Mariam Cissé connue pour ses vidéos mêlant humour, chroniques sociales et promotion de sa ville natale Tonka, elle comptait près de 100 000 abonnés sur TikTok. Ses contenus, largement suivis, faisaient d’elle une figure montante de la jeune scène numérique du nord du Mali. Son assassinat suscite une vive émotion au sein de la population et sur les réseaux sociaux. En se posant la question pourquoi Mariam Cissé a-t-elle été exécutée ? Les circonstances exactes de son enlèvement et les motivations de ses ravisseurs restent pour l’instant inconnues.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">M Moussa Cissé cousin de Mariam expliquera qu’après avoir échangé avec un témoin qui était sur place, en rapportant les faits. ‘’ Selon le témoin, Mariam CISSÉ, à la vingtaine révolue, est native de Tonka. Très joyeuse, elle exprimait son admiration pour faire connaître la beauté de la ville des patates douces sur Tiktok, elle est suivie par 95 000 abonnés et par ailleurs, elle vend des articles au marché, le jour des foires. Le malheur a frappé à sa porte le jeudi 06 novembre 2025 à Hechel, un village emblématique reconnu pour sa forte concentration le jour de foire. Comme d'habitude, elle présentait sur sa page Tiktok le marché, le bord du fleuve, les endroits qui rendent à Tonka sa gloire. Ce jeudi, malheureusement, des hommes armés, lui ont soupçonné de les avoir filmés. Au cours de l'interrogatoire, son visage très familier des réseaux lui ont trahi. Les hommes armés l'ont aussitôt reconnu, il s'agit de Mariam CISSÉ, la Tiktokeuse qui a posé récemment avec les tenues militaires en soutien à l'armée. Les ravisseurs l'ont amené sur une moto et disparaissaient du village HECHEL. La nouvelle tombe, partout, on pouvait lire ce message : Mariam CISSÉ est enlevée par des hommes armés non identifiés. Son avis de disparition inonde les réseaux sociaux. Vendredi 7 Novembre 2O25, les ravisseurs ont pénétré la ville de Tonka sur des motos avec la jeune Mariam CISSÉ. Curieuse, la foule se rassemblait et observait les ravisseurs se dirigeaient vers la place de l'indépendance. Tout est parti si vite. Elle est exécutée devant une foule impuissante, qui regardait la punition d'une de leurs sans crier mot. Mariam CISSÉ tombe !!! Elle est morte !!! Satisfaits de leur crime, les ravisseurs reprennent leurs motos et quittent la ville sous les regards impuissants des habitants. NB : Toute la zone de la région de Tombouctou est infestée par le JNIM.’’ Récit d’un témoin rapporté par son cousin Moussa Cissé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd’hui c’est tout le Mali qui est profondément attristé par sa perte cruelle par des hommes du mal appelé djihadiste. Le Mali gardera toujours en mémoire son sourire radieux et sa joie de vivre et à divertir. Elle était un rayon de soleil pour les populations de Tonka.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Toutes nos compassions en ces moments difficiles pour la famille de la défunte et que Allah fasse Miséricorde Mariam CISSÉ. Que Allah pardonne tous ses manquements et fasse du savoir enseigné et véhiculé, une aumône perpétuelle pour elle et une place de choix dans la proximité du Messager d'Allah SAW.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mariam Cissé, tomber au champ d’honneur, au nom du devoir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bokoum Abdoul Momini/maliweb.net<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Oumar Hamadoun : La fin d&amp;apos;une dynastie</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/oumar-hamadoun-la-fin-dune-dynastie-3110989.html</link>
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<description><![CDATA[ Oumar Hammadoun Dicko est décédé ce 4 novembre à Abidjan. Il amène avec lui dans sa tombe, et pour l’éternité, un pan, souvent douloureux, de l’histoire politique du Mali. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 08 Nov 2025 09:26:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Haut comme trois pommes, très volubile, mais surtout bourré d’humour, Oumar Hammadoun Dicko était un homme d’un commerce agréable. La majorité des Maliens l’avons découvert à la faveur de l’instauration de pluralisme politique au Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lui est les héritiers de Fily Dabo Sissoko, toutes les victimes de l’US-RDA, sont revenus et ont mis au goût du jour le parti de leurs pères, le parti soudanais progressiste, PSP.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les héritiers du PSP, dont les pères ont été des victimes dans ce pays, ont commencé à témoigner et à expliquer leurs parcours. Oumar Hammadoun Dicko savait raconter, sans haine, sans passion, avec pour seuls soucis d’établir la vérité des faits, de faire connaître l’histoire de notre pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Né en 1954, après de brillantes études au Lycée Prosper Kamara, à l’Université d’Abidjan et à l’Université Laval de Québec au Canada, il retourne au Mali où il s’implique dans la vie active. Il fut ministre à plusieurs reprises, mais, homme politique et très engagé dans le consensus.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Va en paix, vaillant fils du pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Alexis Kalambry</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Oumar Hammadoun Dicko : Le tribun politique s’en est allé</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/oumar-hammadoun-dicko-le-tribun-politique-sen-est-alle-3110980.html</link>
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<description><![CDATA[ La perte d&#039;un être cher est toujours un moment difficile à traverser. Oumar Hammadou Dicko, Président du Parti pour la Solidarité et le Progrès (PSP), vient de tirer sa révérence ce 4 novembre 2025 à Abidjan. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 08 Nov 2025 08:48:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parti en Côte d’Ivoire pour prêter main forte à son cousin Jean Louis Billon, candidat à la présidentielle ivoirienne de 2025, Oumar Hammadoun Dicko s’apprêtait à rentrer au Mali lorsque la veille de son retour, il a été victime d’un malaise. Transporté d’urgence à l’hôpital, il rendit l’âme, en dépit des soins intensifs administrés par tous les éminents médecins de l’hôpital mobilisés pour la circonstance par Jean Louis Billon.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Que retenir de Oumar Hammadoun Dicko ? Ceux qui l’ont côtoyé tant politiquement que socialement gardent de lui d’excellents souvenirs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Professeur de son état, homme politique infatigable, plusieurs fois ministre, Oumar Hammadou Dicko était bien plus qu'un frère pour moi. Je me souviens de nos rires, de nos moments de difficultés et de toutes les aventures que nous avons partagées : mise sur orbite du PSP nouvelle version.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chargé de mission à la Communication au Ministère des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Ministère délégué puis érigé en Ministère plein sous son impulsion et Chargé de mission à la Communication à la Commission Nationale d’Organisation du Cinquantenaire du Mali. Chaque moment passé ensemble reste gravé dans ma mémoire. Je retiens de lui tout au long de notre collaboration un travailleur méthodique, sobre et discret. Au quotidien, il était l'homme de la situation. En plus d'être un papa aimant qui s’est battu pour que sa famille ne manque de rien, il était sensible et généreux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Homme politique de grande valeur, toujours positif, optimiste devant les difficultés, toujours tourné vers les autres, Oumar Hammadoun Dicko était ce personnage humble, affable qui inspire admiration. Cet homme, qui a lutté pour ses idéaux légués par Feu Fily Dabo Sissoko, avait une haute idée de la politique et de l’adversité politique. Animé de l’idéal et de la conviction pour l’intérêt du pays, il aimait les confrontations d’idées. Républicain et démocrate, il avait le sens du dialogue et de l’écoute.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je suis très heureux d'avoir partagé avec lui une partie de sa vie pour l’avoir côtoyé depuis son arrivée définitive au Mali après ses études au Canada. Oumar Hammadoun Dicko avait l'art de cultiver l'amitié et la bonne humeur, il rendait tous ces moments joyeux et uniques. Je me souviens encore de sa voix et ses phrases : « il suffit d'y croire et tu y arriveras ». Histoire de dire « Ne jamais baisser les bras ». Ses talents d’orateur ne sont pas en reste. Véritable tribun lors des regroupements politiques, il était très difficile d’écouter ses interventions sans l’aimer, cette langue de Molière qu’il manie à satiété et qui ne laisse personne indifférent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Son départ laisse un vide immense dans sa famille politique et dans le cœur de toutes les personnes qui l’ont côtoyé. Oui, Oumar, tu laisses un vide immense derrière toi. Et c'est avec beaucoup de tristesse et de compassion que je présente mes plus sincères condoléances à ton épouse (tes enfants /tes frères et sœurs/tes parents) et ta famille pour leur témoigner mon soutien dans ce moment douloureux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dors en paix, Oumar Hammadoun Dicko, l’ami de toutes les générations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Que la Terre du Mali que tu as tant aimée et servie de façon exemplaire te soit légère ! Amen <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un de tes anciens collaborateurs....<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nécrologie : Oumar Hammadoun Dicko est décédé à l&amp;apos;âge de 71 ans</title>
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<description><![CDATA[ L&#039;ancien ministre du Dialogue social, du Travail et de la Fonction publique est décédé ce mardi 4 novembre 2025 à l&#039;âge de 71 ans à Abidjan, des suites d&#039;une courte maladie. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 05 Nov 2025 07:43:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><span dir="auto">Ancien homme politique, ex-membre influent du Front pour la sauvegarde de la démocratie (FSD) et enseignant, le Pr Oumar Hammadoun Dicko a occupé plusieurs départements ministériels durant son parcours. De 2002 à 2004, il fut nommé ministre –délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé des Maliens de l'Extérieur et de l'</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><span dir="auto">Intégration africaine puis ministre des Maliens de l'Extérieur et de l'Intégration africaine de 2004 à 2007. En 2010, Oumar Hammadoun Dicko fut également nommé président de la commission du cinquantenaire par feu le président Amadou Toumani Touré.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><span dir="auto">Disparu de la scène publique depuis quelques temps, il a tiré sa révérence ce mardi 4 novembre.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">Fatoumata KAMISSOKO</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Décès de l’ancien vice&#45;président américain Dick Cheney</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/deces-de-lancien-vice-president-americain-dick-cheney-3110865.html</link>
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<description><![CDATA[ L’ancien vice-président américain, Dick Cheney, est mort ce lundi à l’âge de 84 ans, a annoncé sa famille. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 04 Nov 2025 13:26:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>Homme de l’ombre, réputé pour sa considérable influence en coulisses, l’ancien numéro deux de George W. Bush (2001-2009) s’était forgé une réputation telle qu’il fut considéré comme l’un des vice-présidents les plus puissants de l’histoire américaine.</p>
<p>Il avait surpris les Américains lors de l’élection présidentielle de 2024 en annonçant qu’il voterait pour la démocrate Kamala Harris, dénonçant son adversaire républicain, Donald Trump, qu’il jugeait inapte à occuper le bureau ovale. “Nous avons le devoir de placer le pays au-dessus des clivages partisans pour défendre notre Constitution”, avait-il déclaré.</p>
<p>Dick Cheney fut le colistier de George W. Bush lors de deux campagnes présidentielles victorieuses et son conseiller le plus influent à la Maison-Blanche dans une époque marquée par le terrorisme, la guerre et les changements économiques.</p>
<p>Sa mort est due à des complications liées à une pneumonie ainsi qu’à des maladies cardiaques et vasculaires, selon une déclaration de sa famille. Affligé par des problèmes coronariens presque toute sa vie adulte, M. Cheney a subi cinq crises cardiaques entre 1978 et 2010 et portait un dispositif pour réguler son rythme cardiaque depuis 2001.</p>
<p><br>Source: https://www.7sur7.be/</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>In Memoriam :  Ton souvenir demeurera à jamais, cher oncle Boua !</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/in-memoriam-ton-souvenir-demeurera-a-jamais-cher-oncle-boua-3110803.html</link>
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<description><![CDATA[ Ce 1er novembre marque le quatre mois de la disparition de mon oncle paternel, Boubacar SISSOKO. Près de cent vingt jours se sont écoulés, mais son souvenir reste vivace dans ma mémoire. Je lui rends hommage à travers ces quelques mots, écrits avec une peine encore poignante ]]></description>
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<pubDate>Sat, 01 Nov 2025 16:54:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mon oncle paternel Boubacar SISSOKO s’en est allé pour toujours le mardi 1er juillet 2025 à Kayes à l’âge de 63 ans, nous plongeant dans une immense tristesse. Quatre mois après son décès, j’ai du mal à réaliser cette vérité implacable. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bien que j’aie assisté à ton enterrement à Samé Plantation, je caresse jusqu’ici le vœu qu’on me dise que tu n’es pas mort mais toujours vivant parmi nous. Mais, près de 120 jours après, je dois enfin me rendre à l’évidence : Boua, comme on l’appelait affectueusement à la maison, a rejoint le monde des justes auprès de ses parents. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Frère cadet de mon père, l’annonce du rappel à Dieu de Boua a replongé la famille SISSOKO et alliés de Samé Plantation et environs dans le deuil. Puisque son décès intervient un an et six mois jour pour jour après la mort de ma grand-mère, Siraboula Macalou, dont nous continuons encore à porter le deuil. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Inutile alors de rappeler que l’annonce du décès de l’oncle Boua a fait l’effet d’une déflagration, surtout qu’il n’était même pas alité. Le matin de ce jour fatidique du 1er juillet, il avait même échangé avec l’une de ses sœurs aînées, Magna, sur les évènements qui s’étaient déroulés le matin dans la ville de Kayes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ingénieur des Eaux et Forêts, mon oncle était un homme généreux et profondément humain. Très disponible, Boua a toujours répondu à mes sollicitations. Fils aîné de son frère, Boua m’a toujours pris comme son propre fils. Durant mon enfance, oncle Boua me payait des habits à chaque fête de Tabaski. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Lycée, je ne sais le nombre de fois où tu as changé ma garde-robe. Lorsque j’ai été confronté à un problème de déplacement en licence à la FLASH, c’est lui qui est encore intervenu en me payant une moto Jakarta. Une moto que je garde toujours, 18 ans après. Je peux témoigner de ta générosité comme tous tes neveux. Et rares sont ceux qui ont une dette envers toi, tant tu as pleinement joué le rôle qui était le tien. Tous affirment que tu es parti très tôt. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oncle Boua était un exemple d’engagement et d’humanité. Le jour de ton enterrement, les témoignages ont afflué de tous côtés. Tous ont salué ta mémoire. De Samé Plantation à Kayes en passant par Kayes jusqu’à Sadiola, où tu étais chef de service des Eaux et Forêts, le premier du tout nouveau cercle, tous témoignent de ta bonté, de ta générosité et, surtout, de ton humanisme, plutôt, ton humanité. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tes collègues de service ont salué ta loyauté et ton engagement pour la Patrie. Ma tante Koïta Bah (ta femme), tes enfants, ton frère, tes sœurs, tes neveux et nièces, désormais orphelins, gardent de toi le souvenir d’un homme merveilleux et profondément humain. Je sais que du monde des justes, tu veilles sur nous. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quatre mois après son départ, le souvenir de Boua reste vif. Comme le disait George Sand : « Tout est beau et serein dans la mort du juste. Son départ cause des larmes, mais son souvenir laisse l’espérance et la consolation sur la terre ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À présent, cher oncle, sans pour autant t’oublier, je t’envoie un adieu suprême et je souhaite du fond du cœur que ton âme repose dans la paix éternelle comme elle a vécu dans le bien sur la terre ! Qu’Allah que tu as toujours adoré, t’accueille en son Saint Paradis ! Amin.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ton neveu, Abdrahamane SISSOKO (Dra)</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Daba Diawara rend hommage à Soumana Sako au nom des anciens ministres de la transition 1991&#45;1992 : &#45;&amp;quot;Notre pays perd un fils intègre et loyal, un grand patriote, un homme de devoir, respecté&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/daba-diawara-rend-hommage-a-soumana-sako-au-nom-des-anciens-ministres-de-la-transition-1991-1992-notre-pays-perd-un-fils-integre-et-loyal-un-grand-patriote-un-homme-de-devoir-respecte-3110576.html</link>
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<description><![CDATA[ &quot;Le président Amadou Toumani Touré a eu la main heureuse en portant son choix sur Soumana Sako, un grand patriote, un homme de devoir, respecté, certains diront craint, pour sa rigueur, sa probité son sens de l’Etat. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 25 Oct 2025 01:22:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un homme qui, à l’occasion, s’est révélé un rassembleur, un meneur d’hommes exceptionnel. Oui, Soumana Sako a su rassembler des hommes et des femmes qui n’avaient en partage que le seul amour de la patrie, tant étaient différents leurs parcours politiques et professionnels. Sako a réussi la prouesse de faire travailler ensemble des hommes et des femmes venus d’horizons divers, aux parcours fort dissemblables, dont certains se croyaient des adversaires irréductibles. Mais dont lui savait que tous avaient chevillé au corps le désir de rendre le Mali meilleur". Ces propos sont de l’ancien ministre de la Fonction publique et du Travail du gouvernement de la Transition démocratique 1991-1992, Daba Diawara pour rendre un vibrant hommage à l’ancien Premier ministre Soumana Sako, au nom des anciens ministres de la Transition démocratique sous feu le président Amadou Toumani Touré. Ci-dessous le discours de Daba Diawara que nous publions en intégralité.<span style="mso-spacerun: yes;">    </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"Oui, Soumana Sako a su rassembler des hommes et des femmes qui n’avaient en partage que le seul amour de la patrie"<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"C’est un honneur pour moi et un bien redoutable devoir que de rendre hommage, au nom des ministres des gouvernements de la Transition démocratique 1991-1992 à Soumana Sako, cet homme de vision, cet homme d’action arraché à l’affection des siens. A son épouse, à ses enfants et petits-enfants, à sa famille endeuillée, nous adressons nos sincères condoléances.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Notre pays perd un fils intègre et loyal, un grand patriote, la personne d’exception que Le Tout Puissant a placé à notre tête pour écrire, sous l’autorité du président Amadou Toumani Touré et du Comité de transition pour le salut du peuple, le CTSP, une page qui restera parmi les plus glorieuses de l’histoire du Mali moderne. Une page qui a fermé l’ère d’antan et tracé les premiers sillons de l’édification d’un Etat démocratique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À l’époque, c’était une gageure, tant les périls menaçaient, tant il semblait difficile de tenir le cap annoncé par le lieutenant-colonel Amadou Toumani Touré, sortir de la Transition au plus tôt et laisser la place à des autorités démocratiquement élues dont étaient exclus ceux qui auraient dirigé la Transition.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ceux qui connaissent le fonctionnement de nos Etats savent quelle place le gouvernement devrait tenir dans la réalisation de ce grand dessein et combien le choix de la personnalité appelée à le conduire était déterminant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le président Amadou Toumani Touré a eu la main heureuse en portant son choix sur Soumana Sako, un grand patriote, un homme de devoir, respecté, certains diront craint, pour sa rigueur, sa probité son sens de l’Etat. Un homme qui, à l’occasion, s’est révélé un rassembleur, un meneur d’homme exceptionnel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui, Soumana Sako a su rassembler des hommes et des femmes qui n’avaient en partage que le seul amour de la patrie, tant étaient différents leurs parcours politiques et professionnels. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sako a réussi la prouesse de faire travailler ensemble des hommes et des femmes venus d’horizons divers, aux parcours fort dissemblables, dont certains se croyaient des adversaires irréductibles. Mais dont lui savait que tous avaient chevillé au corps le désir de rendre le Mali meilleur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il semblait difficile de tenir le cap, tant était court le temps imparti : 9 mois portés à 14 par la Conférence nationale. Difficile de tenir le cap tant les périls menaçaient. Péril, que la persistance des troubles dans le Septentrion, péril, que la conciliation des exigences des partenaires financiers avec celles de l’UNTM par rapport à la réduction de la masse salariale, à la poursuite des programmes de départs volontaires et de la réduction des effectifs du secteur public. Péril, que les exigences de l’Adide (Association des demandeurs et initiateurs d’emplois) pour la création d’emplois pour les jeunes, notamment les jeunes diplômés. Péril, que la satisfaction des revendications de l’AEEM acceptées par le régime défunt.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Péril, que la course effrénée de certaines forces pour la conquête du Pouvoir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Péril, que la difficile construction d’une armée république avec une armée affaiblie et stigmatisée comme artisan de la répression du mouvement insurrectionnel. Périls, que la traduction factuelle de tout cela en grèves, marches et j’en passe dont la fréquence et la violence avaient ébranlé plus d’un.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Périls, que la juste et acceptable solution à trouver à la légitime demande pressante d’indemnisation des victimes de la répression exigée par l’ADVR (Association de défense des victimes de la répression) et le jugement des crimes de sang et des crimes économiques. Menace de crise économique pouvant résulter de la destruction du tissu de production par les casses des unités industrielles et des commerces.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Conjurer ces périls et tenir le cap n’étaient pas donné à tout le monde. C’est dans cette situation qui semblait conduire au chaos que Soumana Sako s’est véritablement révélé Homme d’Etat. Il a écouté toutes les forces vives qui portaient des revendications ou qui exigeaient la réparation d’injustices. Et, sans jamais perdre de vue ce qu’il considérait conforme à l’intérêt supérieur de la Nation, il a su trouver, avec son équipe, des solutions qui furent immédiatement acceptées et appliquées ou ont ouvert la voie à d’autres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sans excès, mais avec fermeté l’ordre fut rétabli, un Pacte national fut conclu avec l’espoir d’une paix durable au nord. Un Pacte social, réponse à ses revendications, fut signé avec l’UNTM. De nombreuses revendications de l’AEEM (Association des élèves et étudiants du Mali) reçurent réponses. Des programmes d’actions, dont certains perdurent, ont été lancés pour promouvoir l’emploi des jeunes. Des actions vigoureuses ont permis la tenue des procès crimes de sang et crimes économiques et des pistes furent ouvertes pour la réparation des préjudices de la répression de l’insurrection populaire ayant conduit au renversement de la dictature.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des mesures efficaces et adaptées ont permis d’éviter une crise économique. Les salaires ont été régulièrement payés et des directions indiquées pour que les travailleurs ne connaissent plus les affres des mois sans salaire. La lutte contre la délinquance financière prit une nouvelle dimension avec l’entrée au gouvernement du Contrôleur général d’Etat et s’est humanisée avec la suppression de la Cour spéciale de sûreté de l’Etat.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est sous le gouvernement de la Transition démocratique 1991-1992 que la promotion féminine et l’exigence de solidarité sont devenues des impératifs nationaux. Il fut créé un ministère de la Santé publique, de l’Action sociale et de la Promotion féminine dont une des actions phares fut l’organisation d’un forum national qui fit une place particulière aux femmes rurales et à leurs besoins spécifiques. Les actions de ce département se sont poursuivies avec la création d’un Secrétariat d’Etat à la Promotion féminine. Le gouvernement de la Transition démocratique prit des mesures rapides en faveur des femmes, notamment la définition d’une politique de promotion féminine, la nomination de femmes à des postes de responsabilité et de hautes fonctions jusque-là ouverts aux seuls hommes, la suppression de certaines mesures défavorisant les femmes notamment l’inégalité devant l’impôt général sur les revenus, les mesures discriminatoires du code du commerce, l’exigence de l’autorisation pour sortir du territoire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parallèlement, pierre par pierre, et en étroite collaboration avec les partis politiques et les organisations de la société civile, l’édifice de l’Etat démocratique fut construit avec la tenue de la Conférence nationale, l’élaboration d’un projet de Constitution, l’adoption d’une loi électorale et d’une Charte des partis politiques, la tenue des élections municipales, législatives et présidentielles et le transfert du Pouvoir à des autorités issues d’élections transparentes, bien organisées, peu coûteuses et très peu contestées. Les ondes furent libérées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui, nous à qui tu as fait l’honneur d’appeler à tes côtés, nous disons ici, haut et fort que Soumana Sako a assumé ses fonctions de Premier ministre de la Transition démocratique 1991-1992 avec une dignité, une rigueur, une intégrité et un sens du devoir qui resteront à jamais gravés dans la mémoire collective. Le Mali te doit reconnaissance et respect. Ton passage ici-bas aura été remarquable et inestimable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les grands hommes ne meurent pas. Ils vivent éternellement dans l’histoire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais, Ina lilahi wa Ina ilehi rajiun. Puisse le Très Haut, le Très Puissant t’accorder sa miséricorde".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Daba Diawara</strong></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ancien ministre de la Fonction publique et du Travail (1991-1992)</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Regard sur le passé :  Amidou Diabaté : Un politicien visionnaire prend le train de l’Infini</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/regard-sur-le-passe-amidou-diabate-un-politicien-visionnaire-prend-le-train-de-linfini-3110580.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/necrologie/regard-sur-le-passe-amidou-diabate-un-politicien-visionnaire-prend-le-train-de-linfini-3110580.html</guid>
<description><![CDATA[ Me Amidou Diabaté s’est éteint le vendredi 10 octobre 2025 à l’âge de 74 ans. Ancien garde des Sceaux, ministre de la Justice, l’homme est un acteur de premier plan du Mouvement démocratique, pour avoir commencé le combat de la démocratie dès le lendemain du sommet de La Baule. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 25 Oct 2025 01:00:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Membre fondateur du Cnid/Association, il avait prédit très tôt la traque de ceux-là qui s’opposeraient au régime dictatorial du général Moussa Traoré, tout en demandant le pluralisme politique.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>La suite des événements lui donna raison. Et à juste titre !!!<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Amidou Diabaté a mené le combat de la démocratie dans notre pays avec les Me Demba Diallo, Drissa Traoré, Bakary Karambé, Abdramane Baba Touré, les mouvements de jeunesse comme l’AJDP, l’Adide, la JLD.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le vendredi 22 mars ou vendredi noir pour d’autres il fut le premier leader du Mouvement démocratique à intervenir sur les antennes de Radio France International, pour dénoncer la répression qui s’abattait sur les manifestants.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sa voie glaciale, teintée d’une grande dose d’émotion, traduisait l’ampleur des crimes d’un régime aux abois. C’est après cette interview à partir de la Bourse du travail que Me Amidou Diabaté et ses compagnons de lutte se sont réunis pour la conduite à tenir : visite aux malades à l’hôpital Gabriel Touré et définition d’une stratégie pour la suite des événements, c'est-à-dire ne rien lâcher au point du non-retour.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est dans cette dynamique que Me Amidou Diabaté fera partie de la délégation du Mouvement démocratique chargé de demander au président Moussa Traoré de démissionner du pouvoir. La suite est connue, un coup d’Etat met fin à 23 ans de dictature, et le Conseil de réconciliation nationale (CRN), sous la houlette du lieutenant-colonel Amadou Toumani Touré, rencontre les leaders syndicaux pour discuter de l’avenir immédiat du pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Magistrat de son état, Amidou Diabaté juridiquement ne pouvait être un politicien de premier plan. Il fait une transposition pour être avocat. Son véritable baptême de feu fut le procès "crimes de sang" qui s’ouvre pour la première fois le 4 juin 1992, avant d’être reporté en raison d’incidents survenus. Me Diabaté fait partie du bataillon d’avocats des parties civiles, c'est-à-dire les victimes de la répression des événements du 26 mars 1991. C’est d’ailleurs lui qui entame en premier lieu les plaidoiries après une journée d’incidents, de suspension. Que s’était-il passé ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A la veille des plaidoiries et des réquisitions du ministère public, la défense, dirigée par Me Siby présente des conclusions : la ré-audition de certains témoins pour une confrontation avec certains accusés, la présentation des registres des entrées de la présidence, des sorties de munitions et de l’hôpital Gabriel Touré.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à ces exigences, le parquet, représenté par Manassa Danioko, et les avocats des parties civiles s’en remettent à la sagesse de la Cour, dirigée par l’imperturbable Mallé Diakité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En signe de désapprobation du rejet de leurs demandes, les avocats de la défense décident de se déshabiller pour toute la journée. Face à cette attitude radicale, une nouvelle suspension calme les ardeurs, mais immédiatement l’audience est de nouveau suspendue à la demande des parties civiles. Motif invoqué : concertation avec toutes les parties civiles des événements malheureux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le porte-parole des avocats des parties civiles, le Burkinabé Me Titinga Frédéric Pacéré plante le décor et Me Amidou Diabaté prend la parole en ces termes "Monsieur le président, messieurs les juges conseillers, honorables assesseurs, j’ai l’honneur de me présenter devant votre Cour pour défendre les intérêts des victimes, de toutes les victimes de la répression de mars 1991, qui se sont constituées parties civiles devant votre auguste Cour".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans une brillante et éloquente plaidoirie, il soutient que le "procès crimes de sang" est loin d’être celui de l’armée malienne. "Cela est une insulte qu’il faut rectifier. En aucun moment les parties civiles n’ont accusé l’armée, mais elles en veulent plus aux donneurs d’ordres".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Justice, paix et conciliation<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après cette mise au point, Me Amidou Diabaté explique les différents chefs d’accusations retenus contre les 33 accusés avec leur tête l’ancien président, le général Moussa Traoré. Ce qui lui a permis de dégager deux problèmes à résoudre. D’une part, est-ce que<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les faits dont la Cour est saisie sont suffisamment caractérisés pour rentrer dans ces qualifications. D’autre part, l’imputabilité de ces chefs d’accusations aux mis en cause est-elle justifiée ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Concernant la réalité des massacres, Me Amidou Diabaté indique que les débats à la barre ont démontré qu’ils ont été préparés et programmés par le régime. Autrement dit, il a massacré pour se maintenir au pouvoir. Il s’offusque cependant du fait que l’ex-président qualifie le Mouvement démocratique de prétendue démocrate avec des accusations contre François Mitterrand et l’ONG France Liberté. Selon lui, les faits sont patents. Bref, Me Diabaté déblaie le terrain pour les avocats des parties civiles. Sa plaidoirie nous a beaucoup marqué.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Me Amidou Diabaté est de la promotion 1970-1974 de l’Ecole nationale d’administration. Diplômé de l’Ecole de magistrature de Bordeaux, il est aussi<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>détenteur d’un doctorat de 3e cycle obtenu en France. Ancien directeur des études à l’Institut national de formation judiciaire, il fut enseignant de droit à l’ENA. Député du cercle de Kita de 2007 à 2012, Me Diabaté a assumé les fonctions de garde des Sceaux, ministre de la Justice à deux reprises.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces derniers temps avec l’âge et la morosité de l’actualité politique, il se faisait discret. Dans le cadre de la rubrique "Que sont-ils devenus ?" nous l’avions sollicité à travers un ami, son coreligionnaire du quartier. Comme s’il savait que la fin de la partie n’était pas loin, il a gentiment décliné notre invitation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"Je ne voudrais pas du tout faire de déclaration publique. Dans ce pays les choses ne sont pas faciles, ma prise de parole quelle que soit la tribune peut être mal interprétée ou incomprise. Nous avons vécu beaucoup de choses, donc la logique voudrait bien que nous observions le droit de réserve pour ne pas déranger, fut-il de façon involontaire".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Malgré sa posture, nous comptions passer le voir avec les audio de sa plaidoirie et l’interview qu’il a accordée à RFI aux premières heures des événements du 26 mars 1991 pour le convaincre de nous accorder une interview pour lui démontrer que nous sommes témoin de son parcours. Hélas !!! Le bon Dieu l’a décidé autrement. Paix à son âme !!!<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une certitude cependant : nous gardons de lui l’image d’un homme très respectueux et humble. Oui Me Amidou Diabaté venait au siège du journal "Le Républicain" avec son compagnon feu Tiébilé Dramé. A l’époque nous étions à nos débuts dans la presse en 1998 et il nous traitait avec beaucoup de respect et de considération alors qu’il était au sommet de son art. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Adieu Maître !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>O. Roger Sissoko</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Décès de l’ancien premier ministre, Dr Soumana Sako : Le héraut de la transparence dans la gouvernance a déposé les armes</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/deces-de-lancien-premier-ministre-dr-soumana-sako-le-heraut-de-la-transparence-dans-la-gouvernance-a-depose-les-armes-3110519.html</link>
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<description><![CDATA[ L’ancien Premier ministre du Mali, Dr Soumana Sako, est décédé mercredi dernier (15 octobre 2025) à l’âge de 75 ans. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 23 Oct 2025 09:29:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ses obsèques ont lieu samedi dernier (18 octobre 2025) devant une immense foule de proches, d’amis, de collaborateurs, d’admirateurs… Comme tous les grands hommes de sa carrure, « Zou » a disparu physiquement, mais il n’est pas mort parce qu’immortalisé par les valeurs qu’il a toujours incarné au yeux du Malien lambda.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Icône du Kokadjè (transparence), cadre compétent et intègre à cheval sur l’honneur et la dignité, Dr Soumana Sako alias « Zou » suscitait à la fois admiration, estime et crainte. Il était admiré par grande partie de l’opinion nationale qui voyait en lui le chantre de la gouvernance vertueuse dont elle rêvait et rêve encore pour le pays. Il était aussi craint par les éternels pêcheurs en eau trouve, aux pantalons assez troués pour oser grimper sur l’arbre de la transparence et toujours en quête de compromis sauvegardant leurs intérêts particuliers. Zou était assez clean et d’une probité morale rare pour se compromettre ou s’engager dans des compromis qui ne garantissent pas le respect strict de l’intérêt général, celui de la patrie. Une ligne de conduite à laquelle il n’a jamais dérogé au point d’être traité par ses détracteurs « d’extrémiste » ou de quelqu’un de « trop compliqué ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Formé à l’École nationale d’administration du Mali (ENA), Soumana Sako a poursuivi ses études aux États-Unis où il a obtenu un Master en planification et gestion de projets, puis un Ph.D. en économie du développement à l’Université de Pittsburgh, en Pennsylvanie. Éphémère ministre des Finances sous le régime de feu le Général Moussa Traoré entre 1986 et 1987, il avait démissionné avec fracas pour ensuite mener une carrière au Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Avec l’avènement de la démocratie en mars 1991, Soumana Sako est nommé Premier ministre par Amadou Toumani Touré dit ATT. Il a ainsi dirigé le gouvernement de transition jusqu’à l’investiture (le 8 juin 1992) d’Alpha Oumar Konaré comme premier président élu du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Engagé en politique, il est resté « une figure respectée de l’opposition ». Candidat à l’élection présidentielle de 1997, il s’est retiré à l’instar d’autres responsables politiques pour dénoncer « les irrégularités du scrutin ». Lors des présidentielles de 2002 et 2007, il a soutenu Amadou Toumani Touré. En 2011, il a fondé la Convention nationale pour une Afrique solidaire (CNAS-Faso Hèrè), qui va l’investir candidat à la présidentielle de 2013. Il faut souligner que la CNAS-Faso Hèrè se considère comme étant « l'avant-garde militante et révolutionnaire du peuple Malien », poursuivant ainsi « le combat patriotique et panafricain » de feu le président Modibo Keïta.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon de nombreuses réactions à sa disparition, « le Mali a perdu l’une de ses grandes figures politiques et intellectuelles ». Ainsi pour Dramane Diarra, un jeune magistrat qui était très proche du défunt, « la plupart de la génération des lycéens et étudiants de 1991 (la mienne) avait pour idole Soumana Sacko dit Zou. Et cela au regard de ses qualités intellectuelles exceptionnelles, de ses qualités morales irréprochables, mais aussi de sa capacité à poser des actes courageux et mémorables, donc historiques, envers tout par moment ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’ancien chef de gouvernement de transition laisse donc derrière lui l’image « d’un homme intègre, brillant et profondément engagé pour le développement de son pays ». Homme de convictions, Dr Soumana Sako était en effet reconnu pour son intégrité, sa rigueur intellectuelle et son engagement constant pour une gouvernance fondée sur la justice sociale et la solidarité africaine. Il demeurera toujours celui que ses anciens collaborateurs décrivent comme « un illustre fils du Mali, un économiste émérite, un homme d’État intègre et un serviteur infatigable de la nation ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Le Mali perd l’un de ses plus éminents serviteurs », ont unanimement témoigné plusieurs personnalités sur les réseaux sociaux. Comme tous les grands hommes de sa carrure, « Zou » ou « Monsieur salaires » a disparu physiquement, mais cet « intellectuel engagé » et « grand serviteur de l’Etat » n’est pas mort parce qu’immortalisé par les valeurs qu’il a toujours incarné au yeux du commun des Maliens !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Moussa Bolly<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Décès du Dr Soumana Sako :  Le leader « incompris » a tiré sa révérence</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/deces-du-dr-soumana-sako-le-leader-incompris-a-tire-sa-reverence-3110511.html</link>
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<description><![CDATA[ Oui, Dr Soumana Sako, l&#039;ancien Premier ministre du Mali, « l&#039;incompris », a tiré sa révérence. Une perte immense pour le pays ! Je me suis beaucoup frotté à lui à travers des échanges intellectuels. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 23 Oct 2025 01:10:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Il m'a enseigné les finances publiques. Ses cours étaient suivis avec sérieux et un silence pâle régnait dans l'amphithéâtre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ha oui, feu Dr Soumana Sako m'avait dit beaucoup de choses sur les hommes et les femmes du Mali, surtout sur sa classe dirigeante. Avec lui, j'ai beaucoup appris sur les arcanes et les coulisses de la classe politique et du pouvoir de notre pays. Oui, Dr Soumana Sako n'a guère prospéré en politique puisqu'il n'était pas fait pour les roublardises !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Son seul credo était ceci : Transparence-Exigence-Intransigeance. Il comptait et décomptait tout ! Le type que le Malien n'aime pas pour ses qualités ! Une anecdote : il m'a une fois dit, au siège de son parti, qu’il lui arrivait nuitamment d'aller surveiller les agents du Trésor pour éviter les tentatives de fraude. Il marchait sur la pointe des pieds pour éviter tout bruit alertant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dors en paix, Zorro !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Par Mamadou Macalou<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Écrivain et Commissaire général du Salon du livre de Ségou (SALISE)</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Déférence d’Etat à la mémoire d’une grande figure de la démocratie : Soumana Sako, l’exception qui divise la République</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/deference-detat-a-la-memoire-dune-grande-figure-de-la-democratie-soumana-sako-lexception-qui-divise-la-republique-3110486.html</link>
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<description><![CDATA[ Décédé, le 15 octobre 2025, à l&#039;âge de 75 ans, l&#039;ancien Premier ministre Soumana Sako a rejoint sa dernière demeure au cimetière d’Hamdallaye. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 22 Oct 2025 08:26:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces obsèques se sont déroulées, samedi, à son domicile sis à Faladié, en présence de nombreuses personnalités politiques, comme l’ancien président de la Transition, Dioncounda Traoré. Les anciens chefs de gouvernement, Ousmane Issoufi Maïga et Modibo Sidibé, des membres du gouvernement de Transition 1991-1992 ainsi que plusieurs figures du mouvement démocratique malien se sont également démenés pour rendre un dernier hommage à un homme qui aura marqué et impressionné ses concitoyens par ses qualités morales, durant toute son existence. Son nom n’a eu de cesse de rimer avec intégrité, franchise et honnêteté intellectuelle partout où son parcours d’homme public l’a conduit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ministre des Finances entre 1986 et 1987, sous le régime du général Moussa Traoré, Soumana Sacko a laissé ses traces par le refus de la compromission et une intransigeance exemplaire sur les principes et valeurs l’ayant conduit à rendre le tablier avec fracas, avant de mériter une carrière à l’international pour le compte du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Sa réputation d’homme de rigueur et ses compétences avérées feront de lui l’enfant prodige incontestable de la Transition consécutive à l’avènement de la démocratie où il a formé un duo gagnant avec le chef de l’Etat Amadou Toumani Touré en tant que Premier ministre jusqu'à l'investiture du premier président élu du Mali, Alpha Oumar Konaré. Candidat à la Présidentielle à deux reprises, Zorro n’a cependant jamais pu convaincre les Maliens afin d'accéder à la magistrature suprême.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans un communiqué, le gouvernement de Transition lui a rendu un hommage à contre-courant des malaises qu’il n’a eu de cesse d’entretenir avec les autorités actuelles depuis l’avènement de la Transition conduite par Assimi Goïta. En dépit de son rejet de la trajectoire du Mali-Koura ainsi que de ses réformes multiples, de ses critiques acerbes contre la nouvelle constitution qu’il dénonce comme un recul démocratique, il a quand même mérité une pluie d’épithètes positifs qui en font une exception parmi tant de défuntes figures du Mouvement démocratique ayant servi et porté l’Etat à des hauteurs similaires. On y dénombre Soumeylou Boubèye Maïga, également ancien Premier Ministre et ancien patron de la Sécurité d’Etat, Tiébilé Dramé, plusieurs fois ministre en même temps que Me Amidou Diabaté ou encore Me Hassane Barry dont les décès ont manqué d’inspirer aux autorités la déférence et les reconnaissances dues à leurs services.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Soumana Sako méritait certes les qualificatifs de «Grand Serviteur de l'Etat, brillant, intègre et franc, pour son engagement au service de la Nation», mais la dépouille d’homme d’Etat qu’il fut n’était guère plus éligible que celle d’autres serviteurs de l’Etat aux honneurs de la République, si tant il est qu’une telle sélectivité contraste avec toute dynamique de réconciliation nationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A KEITA<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Apres, Att, Ibk, Soumaïla, Boubeye, Iba, Tiebile et Amidou :  L’ancien PM Soumana Sacko  dépose les armes sans livrer sa dernière bataille</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/apres-att-ibk-soumaila-boubeye-iba-tiebile-et-amidou-lancien-pm-soumana-sacko-depose-les-armes-sans-livrer-sa-derniere-bataille-3110412.html</link>
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<description><![CDATA[ Ils semblent tous aller avec un remord et surtout le sentiment du devoir non accompli, celui de remettre le flambeau de la démocratie à la nouvelle génération, pacifiquement, mais avec la ferme conviction qu’elle est et restera la seule alternative à la gouvernance chaotique de notre pays. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 20 Oct 2025 11:21:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 12.0pt; mso-bidi-font-size: 11.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">En effet, Ils ont tous participé au combat pour l’avènement de la démocratie au<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Mali, mais également à l’œuvre de construction de l’édifice national<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>avec bien entendu des fortunes diverses, mais avec le même engagement et un patriotisme sans faille. De l’ancien Président de la République Amadou Toumani Touré, à l’ancien PM Soumana Sacko en passant par<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l’ancien ministre des finances Soumaïla Cissé, l’ancien ministre de la justice Me Amidou Diabaté, <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>l’ancien Président de la République Ibrahim Boubacar Keita, <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>l’ancien PM Soumeylou Boubèye Maiga,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l’ancien ministre de l’Emploi et de Formation Professionnelle Ibrahima N’ Diaye, et l’ancien ministre des Affaires Etrangères Tiébilé Dramé, ces huit personnalités ont écrit chacune sa page d’histoire du Mali et ont laissé à la postérité un héritage qui survivra à toutes les falsifications, aux turpitudes de certains et à l’implacable jugement du temps. L’ancien PM Soumana Sacko n’était-il pas un incompris ? Ne faudrait-il pas rendre hommage à tous ces intrépides combattants pour la démocratie ? <o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; mso-bidi-font-size: 11.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">L’ancien Premier Ministre Soumana Sacko a tiré sa révérence et a été accompagné en sa dernière demeure le samedi 18 Octobre 2025 par des milliers de maliens, d’amis, des camarades politiques, de sympathisants et des citoyens simples. Cette disparition vient s’ajouter à la longue liste des combattants de la démocratie qui ont laissé les armes pour toujours. Mais elle rappelle fort opportunément ces quelques vers de ce poème sur la mort : « je ne suis plus, mais je suis toujours. Je suis le vent qui murmure à ton oreille, le soleil qui réchauffe ton visage, la douce pluie d’automne sur la terre. Mon corps n’est plus, mais mon souvenir est là… » Ces splendides vers résument bien le parcours de ces illustres disparus et leurs souvenirs qui resteront gravés à jamais dans les annales de l’histoire du Pays. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; mso-bidi-font-size: 11.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Pour rappel, l’ancien PM Soumana Sacko que tout le Mali pleure aujourd’hui est à la fois une icône tant sur le plan de l’intégrité que du désintérêt pour la chose publique. Il est une école que la nouvelle génération doit fréquenter. L’école de la rigueur, de la probité, de la morale, de l’éthique, de la transparence et du patriotisme. Ministre des finances sous le Général Moussa Traoré, il a mis de l’ordre dans la gestion des deniers publics en régularisant le paiement des salaires des fonctionnaires quand ces derniers faisaient 5 à 6 mois sans leurs dus. Son glaive contre les corrompus n’épargnait personne y compris les cadres hauts placés qu’ils soient militaires ou civils. Son affaire dite d’Air Sabena Gate, transportant illicitement de l’or et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>impliquant des hauts cadres de l’administration serait à la base de sa démission comme ministre des finances. Soumana Sacko est rentré dans l’histoire pour être l’un des rares cadres sinon le premier à rendre le tablier en tant que ministre. Ce geste est considéré par des nombreux observateurs de la scène politique malienne comme étant celui qui a tracé la voie de ce qui deviendra par la suite le mouvement démocratique. Il a non seulement prouvé qu’une autre gouvernance est possible et que le Mali peut bien s’en sortir si les maigres ressources sont rigoureuses gérées. On lui fera d’ailleurs appel quelques années plus tard après la chute du régime dictatorial du Général Moussa Traoré pour venir occuper le stratégique poste de premier ministre de la transition afin de poser les jalons d’une véritable démocratie. Toutes les reformes qui ont été faites pour assoir les bases de la démocratie l’ont été sous le leadership d’ATT, Président de la transition, de son Premier Ministre Soumana Sacko et avec une participation assidue du Mouvement démocratique. <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Ainsi, Il y a eu la Conférence Nationale ensuite l’adoption d’une nouvelle Constitution, la signature d’un Pacte national pour la paix et enfin la tenue des élections Communales et Présidentielles pour clore le chapitre de la transition qui n’a duré que 14 mois seulement. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; mso-bidi-font-size: 11.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;">L’ancien PM Soumana Sacko n’était-il pas un incompris ?<o:p></o:p></i></b></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; mso-bidi-font-size: 11.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Cette question mérite bien d’être posée surtout quand on sait qu’il n’a jamais véritablement percé en politique. Il n’a été ni Maire, ni Député encore moins Président de la République et pourtant Zou, comme l’appelaient affectueusement ses amis et camarades politiques, a toutes les caractéristiques d’un homme d’Etat, intègre, rigoureux, très instruit et a surtout une expérience politique certaine. En dépit de toutes ces qualités l’ancien PM n’a pas été choisi par les maliens. Il n’a certainement pas été compris par la nouvelle génération ou bien au Mali, les qualités que Soumana Sacko a incarnées ne sont pas celles de la jeunesse malienne, beaucoup plus portée vers le gain facile que par le travail, la rigueur et la transparence. Zou n’a jamais accepté une compromission et a été désintéressé par le pouvoir et l’argent. Son Parti la CNAS Faso Yèrè a été de tous les combats contre la démolition de la démocratie et la restriction des libertés et des droits des citoyens. Malgré son engagement pour cette noble mission Zou n’a pas drainée une foule de sympathisants encore moins de militants. Son parti s’est démembré au fil du temps pour ne rester que quelques inconditionnels. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 12.0pt; mso-bidi-font-size: 11.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Ne Faudrait-il pas rendre hommage à tous ces intrépides combattants pour la démocratie ?<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 12.0pt; mso-bidi-font-size: 11.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Du soldat de la démocratie que fut Amadou Toumani Touré au Président de la République qu’il est finalement devenu en passant par IBK, Soumaïla Cissé, Soumeylou Boubèye Maiga, Soumana Sacko, Ibrahima N’ Diaye, Tiébilé Dramé et Me Amidou Diabaté, toutes ces figures politiques ont apporté leurs précieuses <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>pierres à la construction de l’édifice national. Donc ils sont tous dignes fils du Mali et méritent les honneurs dus à leurs rangs. Par les actes que chacun d’eux a eu à poser, leurs noms resteront gravés au fronton de la République. Ils méritent gloires dues à leurs rangs et reconnaissance pour les œuvres accomplies. Ils retourneront certainement dans leur tombe avec le seul sentiment de regret de n’avoir pas remis à la nouvelle génération le flambeau de la démocratie, aujourd’hui malmené et sur le point de s’éteindre sous le coup de boutoir de ses ennemis. Dormez tous en paix votre combat ne sera jamais vain. <o:p></o:p></span></i></p>
<p><span><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 12.0pt; mso-bidi-font-size: 11.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; color: black; mso-themecolor: text1; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Youssouf Sissoko </span></i></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Me Mountaga Tall rend hommage à Soumana Sako</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/me-mountaga-tall-rend-hommage-a-soumana-sako-3110395.html</link>
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<description><![CDATA[ Par l&#039;un de ces hasards dont seul ALLAH SWT détient le secret, les funérailles du Premier ministre Soumana Sako se déroulent un 18 octobre, jour du 35ème anniversaire de la création du CNID-Association. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 20 Oct 2025 01:17:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Hasard ? Toujours est-il que le CNID-Association et moi-même entretenions d’excellentes relations avec le Premier ministre Soumana Sako. Je l’appelais Premier et il me répondait Président. Derrière ces familiarités, se cachait un grand respect mutuel forgé au fil des épreuves et d'un engagement commun pour la réussite de la Transition de 1991-1992.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il ne pouvait en être autrement car Soumana Sako était avant tout un homme de principes, à cheval sur les principes, ne les enfreignant jamais et ignorant toute compromission.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Adepte de la transparence dans la gestion des finances publiques, il avait une volonté farouche de moraliser la vie publique. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi a-il décidé d'élever le Contrôle Général d'État au rang de ministère. Il a fait appel au CNID et le premier, et d'ailleurs le seul, à occuper ce poste a été Konimba Sidibé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les missions de la Transition étaient vastes, claires et les délais courts : organiser une Conférence nationale, adopter une Constitution et tenir des élections générales (communales, législatives et présidentielles) en 14 mois.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"Premier" avait les yeux fixés sur le programme et les délais de la Transition, sans malice et sans jamais songer à retarder quoi que ce soit pour prolonger les échéances et rester au pouvoir. Un exemple à méditer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une grande complicité, qui, d'ailleurs ne s'est jamais démentie, s'est établie entre celui qui était dans l'action quotidienne et celui qui avait pris du recul pour contribuer autant que possible à la réussite de la Transition en dehors des institutions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ensemble, nous avons déjoué des pièges, contrecarré des complots et posé des actes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tenant fermement les rênes du gouvernement de Transition, Soumana Sako a rempli son contrat.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Zorro n'est jamais devenu Zéro.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd’hui, le Mali pleure un de ses fils intègres, un serviteur de la République, un homme d’État d’une rigueur exemplaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les pionniers de la Démocratie, qu'il quitte en des moments très difficiles pour notre pays, prient pour son repos éternel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Repose en paix, Premier ! Tu as servi le Mali comme tu savais le faire : avec honneur et intégrité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À la famille de Soumana Sacko, à ses proches et au Peuple malien, je présente mes condoléances les plus sincères.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La lutte continue.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La vie est faite de contrastes : longue vie aux idéaux du CNID-Association.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Mountaga C. TALL</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nécrologie :  Soumana Sako : le dernier combat de «Zorro»</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/necrologie-soumana-sako-le-dernier-combat-de-zorro-3110396.html</link>
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<description><![CDATA[ Dr Soumana Sako, figure emblématique de la vie politique malienne, n&#039;est plus. La nouvelle de son décès a suscité une vive émotion nationale. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 20 Oct 2025 01:10:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Né en 1950 à Nyamina, Soumana Sako s’est distingué très tôt par son excellence académique. Après avoir obtenu son Diplôme d’Études Fondamentales (DEF) en 1967, il décroche son baccalauréat en 1970, se classant parmi les meilleurs élèves du pays. Il poursuit ses études à l’École Nationale d’Administration (ENA), où il obtient une licence en administration publique. Il complète sa formation à l’international avec un Master en planification et gestion de projets, suivi d’un doctorat (Ph.D.) en économie du développement, ce qui lui confère une solide expertise en matière de politiques publiques et de gouvernance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Son parcours professionnel et politique l'a conduit à occuper plusieurs fonctions de haut niveau dans l’administration malienne. Il est surtout connu pour avoir été Premier ministre du Mali entre 1991 et 1992, à la tête du gouvernement de transition après la chute du régime de Moussa Traoré. À ce poste, il s’est illustré par sa rigueur, son intégrité et sa volonté de poser les bases d’une gouvernance démocratique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est également le fondateur et président du Parti CNAS-Faso Hèrè (Convention Nationale pour une Afrique Solidaire), un parti politique qui prône la souveraineté nationale, la justice sociale et le panafricanisme. À travers le CNAS, il est resté actif dans le débat public, souvent critique envers les dérives institutionnelles et les ingérences étrangères.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sa dernière sortie médiatique remonte à fin mai 2025, lorsqu’il s’est exprimé sur la dissolution des partis politiques dans le cadre de la transition en cours. Il avait alors déclaré : «En tentant de faire passer des défis de gouvernance pour un échec de la démocratie et des acteurs politiques, les autorités s’engagent dans une voie sans issue…».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette dernière prise de parole publique de Soumana Sako intervient alors que l'homme souffrait depuis plusieurs mois de complications liées à une pathologie chronique dont les détails n’ont pas été rendus publics. Il s’est éteint le 15 octobre 2025 à Bamako, à l’âge de 75 ans. Sa disparition a plongé son entourage dans une profonde tristesse et le pays en est consterné. «Super Zou» ou «Zorro» comme surnommé par ses proches et admirateurs, laisse derrière lui l’image d’un patriote exemplaire, d’un homme d’État intègre, et d’un visionnaire du Mali souverain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Son décès intervient à un moment charnière de la vie politique malienne, alors que le pays est engagé dans une nouvelle transition. Beaucoup voient en lui l’architecte de la première transition démocratique, et sa mémoire est invoquée comme un repère moral dans les débats actuels sur la refondation nationale. Le gouvernement de la Transition lui a rendu hommage en saluant «un grand serviteur de l’État, dont l’engagement restera gravé dans l’histoire du Mali.»<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>La Rédaction</strong> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lettre d&amp;apos;un cadet de robe à un ainé, fils de Kita et homme de justice &amp;quot;Ne pars pas trop loin, Amidou…&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/lettre-dun-cadet-de-robe-a-un-aine-fils-de-kita-et-homme-de-justice-ne-pars-pas-trop-loin-amidou-3110333.html</link>
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<description><![CDATA[ &quot;Quand un aîné s&#039;en va, c&#039;est une bibliothèque qui s&#039;éteint&quot;, Amadou Hampaté Bâ ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/201204/Me-Hamidou-Diabat%C3%A9.jpg" length="25135" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 18 Oct 2025 11:20:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avant même de prendre la plume, je mesure la difficulté de cet instant. Car c'est malgré le deuil encore frais de la mort de ma sève nourricière, celle qui m'a donné la vie, la force et le verbe, que je prends aujourd'hui la parole pour rendre hommage à mon aîné, mon confrère, mon ami, Me Hamidou (Amidou) Diabaté. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La douleur est double : celle du fils qui pleure sa mère, et celle du cadet qui perd un aîné admiré et admirable. Mais l'une et l'autre m'imposent le même devoir : celui de la fidélité, celui de la transmission. Et c'est au nom de cette fidélité que j'écris ces lignes, pour dire, simplement : merci, Amidou. I. Kita, notre mémoire commune Mon cher Amidou, Nous venons tous deux de Kita, cette ville qui ne produit pas seulement des hommes, mais des récits.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Kita, cité des griots et des lettrés, des Diabaté, Kouyaté, Cissé, Konaté et Kéita, bastion des traditions mandingues où la parole vaut serment et la mémoire, patrimoine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tu en étais un digne fils - de cette lignée où la parole, avant d'être proférée, s'éprouve et se pèse. Tu savais que la justice, comme la parole, ne doit jamais être prononcée à la légère.Nous étions unis par cette origine commune : la terre des équilibres, la terre des serments. C'est de là que vient sans doute notre fidélité au droit - cette idée que la règle n'est pas une arme, mais un rempart.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Le juge et la robe du droit</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tu fus d'abord juge de paix à compétence étendue, homme de loi et de raison. Tu jugeais comme on enseigne : avec patience et discernement. Les justiciables t'aimaient parce qu'ils comprenaient la justice à travers toi.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tu ne punissais pas : tu expliquais.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tu n'imposais pas : tu convainquais.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tu avais cette rare vertu de savoir que le droit ne se mesure pas au nombre de condamnations, mais à la qualité des réconciliations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tu faisais du tribunal un espace de pédagogie morale et de paix sociale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ton style de juge était celui d'un homme qui savait que la loi sans humanité n'est qu'un glaive sans poignée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'avocat et la foi dans la justice<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Puis tu devins avocat.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tu passas du siège à la barre avec la même dignité, la même rectitude, la même foi.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tu ne plaidais pas pour séduire, tu plaidais pour convaincre. Tu étais de ces avocats pour qui la parole n'est pas un spectacle, mais un service.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ta voix portait la raison, ton inspirait la confiance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tu faisais partie de cette race d'hommes de robe qui rappellent que le droit est une discipline morale avant d'être une profession libérale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le démocrate et le bâtisseur de l'Etat de droit<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais, Amidou, ton combat ne s'est jamais limité au tribunal.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tu étais un homme de conviction et de démocratie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tu crus, dès les premières heures du combat civique, qu'il était possible de bâtir au Mali un Etat de droit, où la justice ne serait pas le prolongement du pouvoir, mais son contrepoids. Ton engagement dans le Mouvement démocratique malien fut une leçon de courage et de clairvoyance. Tu faisais partie de cette délégation historique, ce petit groupe d'hommes que l'histoire retiendra comme les artisans du renouveau politique du Mali : Bakary Karembé, Demba Diallo, Boïssé Traoré, et ton ami, notre aîné et confrère Mountaga Tall, alors plus jeune président d'association en voie de devenir parti politique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je revois encore cette image : la frêle silhouette de Me Hamidou Diabaté, au nombre des personnalités qui montèrent à Koulouba, le pas ferme mais le cœur grave, pour remettre - sans murmure ni détour - la lettre par laquelle le Mouvement démocratique demandait au général Moussa Traoré de quitter le pouvoir, après vingt-trois années de règne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce jour-là, Hamidou, tu n'étais pas seulement avocat : tu étais le citoyen en robe, celui qui parle au nom du peuple sans renier sa profession.Tu avais compris que la robe noire, quand elle s'avance pour dire non à l'injustice, devient l'uniforme du courage.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le ministre et le serviteur de la République<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ton parcours t'amena ensuite au sommet de l'Etat.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tu fus ministre de la Justice, garde des Sceaux, et, plus tard, chef de l'opposition parlementaire. Mais tu n'y cherchas ni les honneurs ni les privilèges : tu y cherchas la réforme, l'équité, la continuité du droit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ta célèbre "Loi Hamidou Diabaté" sur le contentieux foncier demeure un texte de référence, tant elle porte ta marque : l'équilibre entre le droit moderne et le droit coutumier, la protection des paysans, la pacification des rapports de propriété.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tu as prouvé qu'on pouvait réformer sans casser, moderniser sans mépriser.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais ton œuvre ministérielle ne s'arrête pas là.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tu fus aussi le principal artisan et metteur en œuvre du Programme décennal de développement de la justice - le Prodej -, vaste plan de réforme qui permit de sortir la justice malienne de la détresse institutionnelle et matérielle où elle se trouvait alors.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Grâce à ton engagement et à la confiance des partenaires internationaux, notamment du gouvernement canadien, le Mali reçut un appui substantiel, décisif pour l'avenir de son système judiciaire. Sous ta direction, le Prodej posa les fondations d'une justice moderne, accessible et proche des citoyens. C'est dans ce cadre qu'ont été créés les tribunaux communaux, dont six dans les communes de Bamako, afin d'assurer la proximité entre la justice et les justiciables. C'est encore dans ce même mouvement qu'ont été construites les premières "Maisons de justice", symboles concrets de la réconciliation entre l'institution et le citoyen. Tu fis également doter les juridictions de micro-ordinateurs, de photocopieurs, d'ouvrages et de codes modernes reliés, redonnant ainsi souffle et efficacité à l'appareil judiciaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Grâce à toi, la justice malienne fit un pas décisif vers la modernité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par cette œuvre de réforme, tu as montré que le droit ne s'impose pas par décret, mais se construit par la méthode, la patience et la vision. Tu avais cette conviction rare que la justice est une institution vivante, et qu'elle meurt chaque fois qu'elle se coupe du peuple.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'homme de mesure et de raison<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tu étais, Amidou, un homme d'équilibre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans les débats, tu savais écouter avant de répondre, temporiser avant de trancher.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tu savais que la démocratie se nourrit de désaccords civilisés, non d'invectives.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ta parole apaisait, ton silence rappelait. Tu avais la grandeur des hommes calmes, et la rigueur des esprits lucides.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La chaîne des aînés<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avant toi, d'autres confrères ont quitté ce monde : mon promotionnaire et ami Simon Bagayoko, mon aîné et frère de cœur, Me Hassane Barry, et bien d'autres encore avant vous.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ils t'ont précédé au chapitre de la mort, comme on dit chez nous, ouvrant la marche silencieuse de ceux qui, un à un, rejoignent la rive de la mémoire. Vous formez à présent une chaîne d'aînés, une fraternité de confrères et d'ombres bienveillantes, qui veillent sur nous depuis l'autre monde. A travers vos départs successifs, c'est une génération entière du Barreau malien qui s'en va - celle des hommes de conviction, des voix claires, des consciences droites.Au nombre de ces visages qui reviennent à ma mémoire, je pense à ma consœur et associée Aïda Niaré-Touré, au Bâtonnier Seydou Ibrahim Maïga, au Bâtonnier Magatte Sèye, à Boubacar Tapo, Ibrahim Maïga, Boubèye Maïga, Baber Bocoum, Mamadou Gakou, et à tant d'autres dont les noms, effacés par le temps, demeurent pourtant gravés dans la conscience du Barreau et dans nos cœurs d'avocats.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tous, à leur manière, ont incarné la même fidélité à la robe, le même courage tranquille, la même foi dans le droit et dans la justice.Et par vos vies, par vos exemples, vous nous rappelez que la robe ne s'use pas de vieillesse : elle se transmet de génération en génération, comme un serment silencieux entre les vivants et les morts.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les avocats morts au service du droit<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par ton départ, Amidou, je salue aussi tous les avocats morts au service du droit. Ceux qui, dans les prétoires, dans les prisons, dans les dossiers impossibles, ont défendu le faible contre le fort, la loi contre l'arbitraire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je pense à ceux qui sont tombés, épuisés par le combat de la justice, parfois brisés par l'ingratitude des puissants, mais toujours fidèles à leur serment.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À tous, nous devons reconnaissance et gratitude. Et à toi, Amidou, nous devons cette leçon : la robe noire ne vieillit pas, elle se transmet.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La robe, le droit et la responsabilité morale<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est pour cela que nous continuons à la porter, cette robe noire, symbole d'humilité et de résistance. Nous la portons pour rappeler à ceux qui violent les lois et les règlements, à ceux qui détournent le droit pour pervertir la justice, à ceux qui manipulent la justice pour violer les libertés, qu'un jour, ils paieront le prix de leurs forfaitures. Le droit n'oublie pas.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La justice, même blessée, finit toujours par se relever.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et les avocats, même isolés, finissent toujours par se retrouver du bon côté de l'histoire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le message aux vivants<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Amidou, ton départ nous enseigne qu'il faut écrire, transmettre, enseigner.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut que nos jeunes avocats sachent que le droit n'est pas qu'un métier : c'est un engagement moral. Que la République ne soit pas qu'un décor : c'est une idée qu'il faut entretenir chaque jour, par la rigueur, le travail et la parole juste. Toi, tu as fait ta part. Tu as bâti, transmis, servi. Et à présent, c'est à nous de continuer, en ton nom, pour que le droit reste vivant, humain, malien et universel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Epilogue - Le dernier mot du cadet<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alors, Amidou, ne pars pas trop loin. Reste dans nos mémoires, dans nos combats, dans nos serments. Reste dans la lumière de Kita, dans la fidélité du Barreau, dans la conscience du droit. Tu as vécu en homme libre, tu pars en homme digne. Et nous, tes cadets, nous te promettons une seule chose : la mémoire, la fidélité et la continuité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ton confrère, ton ami, ton frère de robe.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avocat à la Cour - Barreaux du Mali et de Paris<o:p></o:p></span></p>
<p><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Ancien garde des Sceaux, ministre de la Justice</span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Richard Toe : Yombé, un militant est parti</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/richard-toe-yombe-un-militant-est-parti-3110373.html</link>
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<description><![CDATA[ Richard Toé est décédé. Il a rejoint ses ancêtres. Un jour bien triste au Mali pour la démocratie, la lutte pour l’unité, la promotion de nos terroirs et surtout la promotion de nos langues. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 18 Oct 2025 09:36:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A sa naissance, il a porté le nom Samo de Yombé. A son baptême, il sera Richard. Il incarnera ces deux noms, car, si quelqu’un a été prodigue dans les relations, humaines, c’est bien Richard Toé. « Bonjour Alexis, je suis de retour de la France. Passe, qu’on se voit avant que je n'aille rejoindre définitivement nos ancêtres ». Voilà le dernier message vocal WhatsApp que Richard Toé, Yombé, m'a laissé le 15 août dernier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Entre les préoccupations du quotidien, les voyages et les bouclages, nous n'avons pas pu concilier nos agendas. Richard Toé fait partie des mémoires de la CMDT. Il n’a connu que le travail. Militant du développement du Mali, Richard a été un pionnier de la CMDT, mais, également, de la décentralisation et de la promotion de nos langues nationales, son dernier combat.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De son Kolongo natal, ce fils de colons venus du pays Samo dans l’actuel Burkina-Faso, mécanicien de formation, a travaillé pour le Mali. Le communisme chevillé au corps, il s’est battu toute sa vie pour les idées généreuses, pour un Mali incarné dans un monde plus juste.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il s’en va au moment où il s’enthousiasmait face aux bouleversements actuels, porteurs à son avis d’un vrai renouveau pour le Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dors en paix Richard. Grand Tonton. Tes ancêtres, je suis sûr, te feront la place que tu mérites au panthéon.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alexis Kalambry<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>D&amp;apos;Iba Ndiaye à Soumana Sako : Des sommités nous ont quittés à grande vitesse en cette année 2025</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/diba-ndiaye-a-soumana-sako-des-sommites-nous-ont-quittes-a-grande-vitesse-en-cette-annee-2025-3110332.html</link>
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<description><![CDATA[ Le décès, le mercredi 15 octobre, de Soumana Sako met subitement la lumière sur la perte vertigineuse de cadres qui ont marqué de leur parcours professionnel et/ou politique l&#039;histoire contemporaine du Mali. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 18 Oct 2025 08:50:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, l'ancien Premier ministre est la quatrième personnalité de rang rappelé à Dieu pour ce seul mois d'octobre après les disparitions successives de l'ancien ministre Me Hassane Barry, l'ancien député élu à Ségou Abdoul Galil Mansour Haïdara (le même jour, 2 octobre), et Me Amidou Diabaté, ancien ministre. Eux-mêmes étaient juste devancés par l'ancien ministre Ibrahima Ndiaye dit Iba le 6 juin et l'ancien ministre et président de parti Tiébilé Dramé le 12 août. C'est une fin d'année funeste pour l'échiquier politique du Mali. Cependant, leur héritage devrait inspirer les générations actuelles et futures, en quête de repères solides dans un monde en mutation perpétuelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les Maliens se sont réveillés le matin du mercredi 15 octobre 2025 avec la triste nouvelle du décès de Soumana Sako. Au-delà du Mali, c'est l'Afrique et même le monde qui perdent un homme compétent, honnête et très rigoureux dans le travail.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Né en 1950 à Nyamina, dans la région de Koulikoro, Soumana Sako a obtenu le DEF en juin 1967 (centre d'examen de Mopti) et le baccalauréat en juin 1970 (lycée Askia Mohamed), se classant dans les deux cas premier au Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Diplômé de l'Ecole nationale d'administration du Mali (ENA), il est titulaire d'un master en planification de gestion de projets et d'un Ph. D. en économie du développement (avec mention H, la plus haute distinction académique) décernée par l'Université de Pittsburgh, Pennsylvanie (Etats-Unis). Ministre des Finances sous le régime de Moussa Traoré entre 1986 et 1987, Soumana Sako est nommé Premier ministre par Amadou Toumani Touré et dirige le gouvernement de Transition entre le 4 avril 1991 et le 8 juin 1992. Il fut secrétaire exécutif de la Fondation pour le renforcement des capacités en Afrique (ACBF), à Hararé, au Zimbabwe.Candidat à l'élection présidentielle de 1997, il retire sa candidature comme d'autres responsables de l'opposition pour protester contre les fraudes. Pour les élections présidentielles de 2002 et 2007, il soutient la candidature d'Amadou Toumani Touré. Au plan politique, Soumana Sako crée la Convention nationale pour une Afrique solidaire (Cnas/Faso-Yèrè). Le 18 décembre 2011, il est investi par ce nouveau parti candidat à l'élection présidentielle de 2013 gagné par feu Ibrahim Boubacar Kéita. Il aura donc patienté dix ans, exilé à Harare (Zimbabwe) par ses fonctions de secrétaire exécutif de la Fondation pour le renforcement des capacités en Afrique-ACBF. Son ancien directeur de cabinet, Harouna Niang (également ancien ministre) le qualifie d'"homme d'Etat exceptionnel, une conscience pour l'Afrique". "Soumana Sako incarnait les valeurs que notre pays chérit et dont il a cruellement besoin aujourd'hui encore : l'intelligence stratégique, nourrie d'une profonde connaissance de l'Etat et de la société malienne ; l'intégrité et la droiture, qui faisaient de lui une référence morale incontestée ; le patriotisme sincère, animé par la seule volonté de servir le Mali ; le sens élevé du devoir public, qui guidait chacun de ses choix et de ses actes ; l'efficacité et l'efficience dans la gestion des affaires publiques, qui lui ont valu respect et admiration au-delà des clivages politiques", écrit-il sur sa page Facebook.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les obsèques de Soumana Sako sont prévues pour demain samedi 18 octobre à 16 h à Faladié, près du lycée Le Progrès.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La semaine d'avant, exactement le vendredi 10 octobre, c'est un autre baobab de la scène politique malienne qui s'était couché à l'âge de 74 ans, en l'occurrence Me Amidou Diabaté.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Personnalité aux multiples facettes, il était une figure influente, reconnue à la fois dans les sphères politique, juridique et académique du pays. Me Diabaté s'est illustré tout au long de sa carrière comme un ancien ministre de la Justice, un avocat émérite au Barreau malien, et un ancien député. Il fut également l'un des membres fondateurs d'anciens partis politiques majeurs tels que le Cnid/Faso yiriwa ton et le Parena. Natif de Kita, Me Diabaté a mené un parcours académique et professionnel exceptionnellement riche. Diplômé de l'Ecole nationale d'administration du Mali (ENA) promotion 1970-1974, il a ensuite complété sa formation avec un diplôme de l'Ecole de magistrature de Bordeaux et un doctorat de troisième cycle en France.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ses convictions politiques étaient si profondes qu'en 1991, il a fait le choix de démissionner de la magistrature, renonçant à ses avantages, pour se consacrer au Barreau et mieux défendre ses idéaux. Il fut un député du cercle de Kita entre 2007 et 2012 et se présenta à nouveau aux législatives de mars 2020 sous la bannière Parena-ADP/Maliba. En tant qu'homme d'Etat, il a servi à deux reprises comme ministre de la Justice et garde des Sceaux au sein de différents gouvernements de la République du Mali.Amidou Diabaté était un homme de conviction et un patriote dont le dévouement à son pays restera un exemple pour les générations futures. La levée du corps a eu lieu le samedi 11 octobre à 16 h, à son domicile à Baco-Djicoroni.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au début du même mois, plus précisément, le jeudi 2 octobre, la Nation perdait coup sur coup deux figures emblématiques : Me Hassane Barry et Abdoul Galil Mansour Haïdara.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Me Hassane Barry, avocat de renom, ancien ministre et ancien ambassadeur de la République du Mali en Guinée, a tiré sa révérence à la suite d'une crise cardiaque, plongeant le pays dans une profonde tristesse, tant son nom évoquait courage, intégrité et engagement au service de la nation.Natif du village de Diankabou, dans le cercle de Koro, Me Hassane Barry a toujours gardé un attachement indéfectible à ses racines. Avocat respecté, il s'est imposé au Barreau malien par sa rigueur, son éloquence et son sens aigu de la justice. Son parcours l'a mené bien au-delà des prétoires : il fut tour à tour ministre, diplomate et conseiller écouté, toujours guidé par une passion sincère pour le Mali et pour ses concitoyens. Cheville ouvrière de l'ancien parti UDD pendant de longues années, il y a assuré plusieurs postes stratégiques dont celui de président.Au-delà de sa carrière juridique et politique, Me Barry s'est illustré comme une figure influente de la communauté peule et un pilier de l'association Tabital Pulaaku Mali, où il a joué un rôle déterminant dans la préservation et la promotion de la culture. Il a également œuvré pour le dialogue et la cohésion sociale, défendant ardemment l'unité nationale dans un contexte souvent marqué par des tensions communautaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Hassane Barry a été inhumé le 4 octobre, et repose au cimetière de Kalaban.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quant à Abdoul Galil Mansour Haïdara, sa disparition fut la plus choquante, une véritable tragédie. En effet, l'ancien député sous le régime de feu le président Ibrahim Boubacar Kéita et promoteur de la chaîne locale Ségou-TV, a été lâchement assassiné par des terroristes aux environs de 16 h, sur l'axe Bamako-Ségou. Homme de Dieu humble, fidèle et solidaire, il laisse derrière lui l'image d'un grand patriote et d'un modèle en Islam.Adepte et fervent pratiquant de la tariqa Tidjani, Abdoul Galil Mansour Haïdara a marqué son époque par son attachement aux valeurs de foi, de droiture et de fraternité. Toujours proche des populations, il s'est distingué par son dévouement à la cause commune et son souci constant de la jeunesse.Il a beaucoup œuvré à Ségou dans les domaines de la santé, de l'éducatif et de l'information, notamment avec la création de Ségou-TV, première chaîne privée régionale au Mali. Ségou-TV est une plateforme médiatique qui a contribué à donner une voix et une visibilité à la région. Personnalité respectée, il avait marqué par son attachement aux valeurs de justice et de développement local. Il a également contribué à la construction de châteaux d'eau et mené de nombreux projets de développement local. Il a été inhumé le dimanche 5 octobre dans l'enceinte familiale à côté de son défunt père.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cinquante jours avant Hassane Barry et Mansour Haïdara, c'est Tiébilé Dramé qui nous quittait, le mardi 12 août 2025, à Paris des suites d'une longue maladie. Il avait 70 ans. Ses obsèques ont lieu le 15 août à Bamako sur le terrain de football de Magnambougou. Il repose au cimetière de Faladié. Né en 1955 à Nioro du Sahel, l'ancien dirigeant estudiantin avait combattu avec ses camarades le régime dictatorial de Moussa Traoré (1968-1991). Il a été incarcéré plusieurs fois par le régime militaire entre 1977 et 1980.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Acteur incontournable de la scène politique malienne de ces cinquante dernières années, il avait pris du recul depuis le coup d'Etat qui a renversé Ibrahim Boubacar Kéita en août 2020 et dont il était le ministre des Affaires étrangères.Tiébilé Dramé a occupé des fonctions sur le plan national et international, comme une mission de médiation à Haïti pour le compte des Nations unies au début des années 1990. Après la chute de Moussa Traoré, il a été ministre des Affaires étrangères de 1991 à 1992 dans le gouvernement de Transition.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Entre-temps, il a créé "Le Républicain", devenu l'un des principaux quotidiens du Mali. En 1995, il fonde le Parena et participe aux scrutins présidentiels de 2002 et 2007. Sous la présidence d'Alpha Oumar Konaré, on lui confie le portefeuille du ministère des Zones arides et semi-arides de 1996 à 1997. En 2013, Dioncounda Traoré, le président de la Transition, le nomme conseiller spécial chargé des négociations avec les groupes armés du Nord. Les pourparlers sont organisés à Ouagadougou. Le 18 juin 2013, un accord de paix est signé qui débouche un mois plus tard sur une élection présidentielle. Cette année-là, à l'élection présidentielle, il renonce à sa candidature pour soutenir Soumaïla Cissé, battu par IBK.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le vendredi 6 juin 2025, jour de Tabaski au Mali, le pays est frappé par la triste nouvelle : Ibrahima Ndiaye, communément appelé Iba Ndiaye, personnalité influente du Mouvement démocratique malien, est décédé en Tunisie. Une annonce accueillie avec une profonde émotion à travers le pays. Sa disparition marquait la fin d'un parcours exceptionnel, dédié au service de la nation et aux idéaux démocratiques.<o:p></o:p></span></p>
<p><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Né le 2 mai 1948 à Kayes, Iba N'Diaye laisse derrière lui un héritage professionnel et politique remarquable. Il fut notamment ancien maire du district de Bamako. Son expertise fut également mise à profit au sein de l'Agence nationale pour l'emploi (ANPE), qu'il a dirigée en tant que directeur général, avant d'occuper le poste de ministre de l'Emploi et de la Formation professionnelle. Ces responsabilités successives illustrent sa contribution significative aux domaines clés de la vie publique malienne. Iba fut secrétaire général de l'Adéma/PASJ en 1994, puis vice-président du parti en 1999, avant de rejoindre l'URD de feu Soumaïla Cissé au poste de vice-président.Iba Ndiaye faisait partie de ces personnalités dont l'action a profondément influencé la vie publique malienne, laissant une empreinte durable en faveur de la démocratie, de l'emploi et du progrès social. Iba bouclait un dernier semestre 2025 suffisamment morbide pour le Mali.<span style="mso-spacerun: yes;">                                                                            </span></span></p>
<p><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">El Hadj A. B HAIDARA</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Oraison funèbre pour Me Amidou Diabaté : Pr Béridogo salue la mémoire du « chevalier sans peur »</title>
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<description><![CDATA[ Pr Bréhima Béridogo, Ancien Député, a prononcé l’oraison funèbre pour Me Amidou Diabaté, ]]></description>
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<pubDate>Thu, 16 Oct 2025 12:42:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Membre Fondateur du CNID et du Parena, décédé le 10 octobre 2025.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Il rend hommage au « vieux loup de la politique, au fin renard de la politique, au Namakòrò de la politique, au chevalier sans peur et sans reproche du combat pour la démocratie et les libertés ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mesdames et messieurs, bonjour ! Que dire après le Barreau et l’Imamat, les Maîtres de la parole? Tout a été dit. Mais comme nous sommes obligés de parler, on va faire notre part du devoir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Merci pour votre présence à la cérémonie funéraire de Maître Amidou Diabaté, ce digne fils du Mali et de l’Afrique, arraché à notre affection le vendredi 10 octobre de l’an de grâce 2025 !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il suit son président Tiébilé Dramé, notre président, qui nous a quittés il y a à peine 2 mois.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quel destin lié ! Ils nous ont quittés au moment où le pays avait le plus besoin d’eux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Paix à leur âme !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Notre camarade et ami Maître Amidou Diabaté est né le 15 mars 1951 à Bamako.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vie professionnelle<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après sa formation à l’ENA (Ecole nationale d’administration) de Bamako, il a servi comme juge de paix à compétence étendue à Ségou et Bandiagara avant d’aller faire ses études doctorales en France, à l’Université de Paris XIII, Villetaneuse<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De retour au pays natal en 1984, il retrouve son siège de juge et s’y distingue comme un magistrat indépendant, intègre et insoumis, ce qui lui valut la qualification de l’un des juges les plus intègres que la République ait connus.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Amidou Diabaté a aussi formé toute une génération de magistrats à l’Institut national de formation judiciaire (INFJ) de Bamako.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après la Révolution de mars 1991, il siégea au CTSP (Comité de Transition pour le Salut du Peuple) au compte du CNID-Association.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Deux fois ministre de la justice, garde des sceaux, ce brillant et fin juriste sera aussi qualifié de l’un des meilleurs ministres de la justice que le Mali ait connus.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme expérience professionnelle de l’illustre disparu, nous pouvons noter la création d’un cabinet d’avocats, le cabinet des veuves, des orphelins, des peu de moyens et sans moyens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De la vie associative et politique de Amidou Diabaté, le vieux loup de la politique, le fin renard de la politique, le Namakòrò de la politique, le chevalier sans peur et sans reproche du combat pour la démocratie et les libertés<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dès son jeune âge, réfractaire à toute forme d’injustice, d’inégalité et d’oppression, Amidou Diabaté s’opposa à la dictature du CMLN, dirigé par le Général Moussa Traoré.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est ainsi qu’il créa, dans la deuxième moitié des années 70, le Groupe des Révolutionnaires «les R».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Arrivé en France au début des années 80<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"les R" fusionnent avec SVB (Sur la Voie du Bolchévisme) devenu ensuite Sanfing.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En France, Amidou Diabaté a été l'un des leaders de l'AESMF (Association des Etudiants et Stagiaires Maliens en France), un militant du CDLDM (Comité de Défense des Libertés Démocratiques au Mali) en compagnie de Ali Nouhoum Diallo, Ibrahim Boubacar Keita et d’autres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il a été également l’un des membres fondateurs du CIDOA (Comité International de Défense des Ouvriers Africains) dont l’organe de presse était DANBE.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De retour dans son pays natal, il insuffla une vie combative au SYNTADE, syndicat de l’administration et de la justice de l’époque.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à l’embrigadement du peuple par l’UDPM, à la tête de l’association clandestine ULTGK (Union de lutte Tiémoko Garan Kouyaté), le fin limier de la politique, doublé du fin juriste, trouva une faille à l’intérieur du système et émit l’idée de la création d’une association politique qu’on dénomma le CNID.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce faisant, si Amidou Diabaté n’est pas le père de la Révolution de Mars 1991, il en est l’un des principaux pères. Si les philosophes des lumières, un siècle avant, ont préparé la Révolution française de 1789, Diabaté, lui, a préparé et participé à celle de Mars 1991 au Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au risque de sa vie, il fut l’un de ceux qui montèrent à Koulouba pour exiger la démission du Général.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bravo camarade!<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tu as écrit l’une des pages les plus glorieuses de l’histoire de ton pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans l’histoire récente du Mali, membre fondateur du CNID parti, membre du Groupe des Dix du Comité Directeur du CNID, membre fondateur du Parena dont il a été pendant longtemps le 1er vice-président, Maître a été de tous les combats.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Du social de Amidou Diabaté <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour parler le français malien, il était l’homme empathique, qui avait l’art du don de soi aux autres, à son pays, à ses compatriotes, aux opprimés du Mali et de l’Afrique, l’initiateur du cabinet d’avocats des veuves et des orphelins. Voilà, socialement résumé, Maître Diabaté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Maître Diabaté s’est donné corps et âme aux associations et organisations qu’il a créées et dans lesquelles il a eu à militer. La meilleure illustration de ce don de soi est la remise intégrale de ses indemnités de départ volontaire à la retraite - en tant que Magistrat – soit quatre millions cinq cents mille francs cfa (4.500.000 FCFA) à la Direction de son parti de l’époque, le CNID- Faso Yiriwaton, alors qu'il vivait en location.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est un livre, tout un tas de livres qu'il faudrait écrire sur ce digne fils de la nation, mais nous sommes limité par les contraintes de temps. Autrement, son seul brillant passage à l’Assemblée Nationale de 2007 à 2013 où il a fait adopter la loi Amidou Diabaté sur le code domanial et foncier nous aurait pris une matinée d’exégèse.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour terminer, Maître Diabaté, comme disait un de ses amis, l’avocat des veuves et des orphelins, des gens de peu, leur défenseur dans les prétoires et hors des prétoires a rejoint ses devanciers compagnons de lutte, entre autres, Drissa Diakité et Tiébilé Dramé. Il a rejoint sa dernière demeure sans bruit, en homme simple qu’il a toujours été, toujours fidèle à lui-même.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En lui, le Mali a perdu un grand homme, un modèle de l’exemplarité rare de nos jours, qui doit continuer à nous inspirer dans le combat pour l’émancipation du peuple du Mali et des peuples africains pour leur mieux vivre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dors en paix cher camarade!<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pardonne-nous comme nous aussi nous te pardonnons.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À ta famille, à tes amis et camarades, à tes compatriotes, tous vivement éplorés par cette immense perte, nous adressons nos condoléances les plus attristées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Qu’Allah te fasse miséricorde et t’accueille dans son paradis éternel! Amin.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Mali : L’ancien Premier ministre Soumana Sako est décédé à l’âge de 75 ans</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/mali-lancien-premier-ministre-soumana-sako-est-decede-a-lage-de-75-ans-3110279.html</link>
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<description><![CDATA[ La nouvelle du décès du Dr Soumana Sako, ancien Premier ministre du Mali, s’est répandue ce mercredi 15 octobre 2025. Figure respectée de la vie publique, « Zou », comme l’appelaient ses proches, a dirigé le gouvernement de transition au début des années 1990. Il laisse le souvenir d’un homme d’État intègre et d’un démocrate convaincu. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 15 Oct 2025 12:03:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span style="font-family: 'Times New Roman', 'serif'; font-size: 14pt;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span lang="EN-US" style="font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-style: italic;">Maliweb.net - </span></b>L’architecte de la transition démocratique au Mali s’en est allé, au moment même où une autre transition remet en question la démocratie comme mode d’accession au pouvoir. Homme de principes, Soumana Sako n'a jamais caché son attachement viscéral à la justice sociale et à la démocratie, des valeurs qu'il disait héritées des pères fondateurs de la nation malienne. Il restera dans les mémoires comme l'un des artisans discrets mais essentiels du Mali démocratique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span style="font-family: 'Times New Roman', 'serif'; font-size: 14pt;">Né en décembre 1950 à Nyamina, dans la région de Koulikoro, Soumana Sako a eu un parcours académique exemplaire. Il poursuivra ses études aux États-Unis, où il obtient un Master en administration publique (1978), puis un Doctorat en économie du développement (1981) à l’Université de Pittsburgh.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span style="font-family: 'Times New Roman', 'serif'; font-size: 14pt;">Économiste de formation, il a occupé plusieurs hautes fonctions, notamment celles de ministre des Finances et du Commerce entre 1986 et 1987, puis d’économiste principal au Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). Le rôle le plus marquant de sa carrière politique reste sans conteste son passage à la primature, du 2 avril 1991 au 9 juin 1992. Nommé par le président Amadou Toumani Touré après la chute du régime de Moussa Traoré, il eut la lourde tâche de piloter la transition démocratique du pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span style="font-family: 'Times New Roman', 'serif'; font-size: 14pt;">Connu pour son franc-parler, le Dr Sako est resté jusqu’à la fin un acteur engagé de la scène politique malienne. Il fut candidat à l’élection présidentielle de 1997 (avant de se retirer pour protester contre des fraudes), puis soutint Amadou Toumani Touré en 2002 et 2007. Il a fondé et dirigé la <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">Convention nationale pour une Afrique solidaire (CNAS-Faso Hèrè)</span>, qui l’avait investi comme candidat à la présidentielle de 2013.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;"><b><span style="font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-ansi-language: FR;">Que son âme repose en paix !</span></b><span style="font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-ansi-language: FR;"><o:p></o:p></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;"><span style="font-size: 14pt;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span lang="EN-US" style="font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-style: italic;">Mamadou TOGOLA / Maliweb.net</span></b></span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span lang="EN-US" style="font-family: 'Times New Roman','serif';"><o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Maître Amidou Diabate : Le temps des adieux… et du silence</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/maitre-amidou-diabate-le-temps-des-adieux-et-du-silence-3110262.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Mali vient de perdre une de ses grandes figures du Mouvement démocratique. Maître Amidou Diabaté est décédé le vendredi dernier à l’âge de 74 ans. Il a été inhumé le samedi 11 octobre, dans la dignité et la sobriété qui ont marqué toute sa vie publique. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 15 Oct 2025 08:33:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avocat et homme politique, Me Diabaté fut de toutes les batailles pour l’avènement de la démocratie au Mali. Membre de la délégation qui s’était rendue auprès du général Moussa Traoré pour lui demander de démissionner, il fit partie de cette génération d’hommes courageux qui ont risqué leur liberté, parfois leur vie, pour ouvrir la voie au pluralisme et à l’État de droit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ancien ministre et député, Me Amidou Diabaté a servi son pays avec un profond sens du devoir et une rigueur morale que tous lui reconnaissaient.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais au-delà de la tristesse naturelle qu’inspire sa disparition, c’est un sentiment d’amertume qui domine. Les grands témoins s’en vont les uns après les autres : Tiebilé Dramé, Amidou Diabaté, et tant d’autres, sans que la Nation ne leur rende véritablement l’hommage qu’ils méritent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La disparition de ces figures symbolise aussi l’effritement de la mémoire nationale. À une époque où l’on réécrit l’histoire au gré des intérêts ou des ignorances, leur engagement rappelle qu’il fut un temps où servir le Mali signifiait sacrifice, conviction et fidélité à l’idéal républicain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il n’est pas anodin d’évoquer, en parallèle, la cérémonie d’hommage à Robert Badinter, entré au Panthéon sur décision d’un président qui ne partageait pas ses convictions politiques. Là-bas, la République sait reconnaître ceux qui l’ont servie. Ici, trop souvent, la mémoire des bâtisseurs se perd dans l’indifférence.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Me Amidou Diabaté s’en va dans le silence, comme il a vécu : discret, mais digne. Ceux qui l’ont connu gardent l’image d’un patriote sincère, d’un homme droit, épris de justice et de vérité. Son départ invite à une réflexion urgente : comment préserver la mémoire de ceux qui ont façonné notre démocratie ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Reposez en paix, Maître Amidou Diabaté. Vous avez servi le Mali avec honneur. L’histoire retiendra votre nom, même si la Nation tarde à le célébrer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Alexis Kalambry</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mort sur le front de la tâche : Me Hassane Barry, un parcours de principe et de dignité</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/mort-sur-le-front-de-la-tache-me-hassane-barry-un-parcours-de-principe-et-de-dignite-3110216.html</link>
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<description><![CDATA[ Dimanche 4 octobre 2025, le célèbre « Terrain Djakarta » de Kalaban-Coura était noir de monde pour rendre un ultime hommage au célébrissime avocat et l’accompagner à sa dernière demeure, deux jours après la salve d’hommages, de prières et d’éloges que son décès avait inspirés aux proches, aux collaborateurs et admirateurs. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 14 Oct 2025 01:22:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il s’agit de confrères du barreau auxquels la brutale disparition de Me Hassane Barry a arraché une déférence digne de son brillant passage à l’Ordre ainsi que de nombreux compagnons politiques et associatifs ayant défilé sur les plateformes successives pour magnifier son parcours d’homme public d’envergure, son humanisme et sa générosité relationnelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cheville ouvrière de l’ancien parti UDD pendant de longues années, le natif de Diankabou (cercle de Koro) y a assuré plusieurs postes stratégiques - dont celui de président. Il aura inspiré et animé les plus glorieuses pages de cette grande formation politique avec et après sa figure historique, Moussa Balla Coulibaly, avant d’opter pour l’effacement sur la scène sans s’éloigner totalement de l’action politique. Son attachement au devenir des concitoyens et de la nation lui ont ainsi arraché un ultime engagement aux côtés de la fronde du Mali-Koura, dans la discrétion et la retenue que devrait lui avoir imposé son éthique qui rime avec rebut de la transhumance partisane et refus de la tentation du nomadisme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’éminent avocat ne s’est jamais déconnecté, en revanche, de sa vocation professionnelle ainsi que de sa loyauté envers une patrie et une communauté d’origine - dont il sut défendre les intérêts partout où le devoir l’a appelé. Des hautes fonctions de membre du gouvernement sous Alpha O. Konaré à celles de ministre plénipotentiaire sous ATT ainsi que sous la Transition de Dioncounda Traoré, Me Barry a su porter dignement les couleurs de son pays à l’étranger et incarner fièrement l’identité d’une communauté peule pour l’épanouissement de laquelle il aura consacré de son temps, sacrifié de son talent, dépensé sans compter de son énergie et de ses moyens.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>La nation ne lui en sera reconnaissante que par une tardive consécration comme Chevalier de l’Ordre du Mérite sous la transition en cours, tandis que sa communauté lui a témoigné sa gratitude par un soutien massif dans son combat pour la présidence de Tabidal Pulaaku héroïquement perdu à cause des ingérences policières.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Adepte des droits et libertés de l’homme, démocrate dans l’âme et d’une loyauté irréprochable aux principes et valeurs de la République, la dédicace du militant de Tabidal Pullaku à la paix par le compromis ainsi que son combat de l’injustice sont demeurés inébranlables, tout au long de son séjour ici-bas. Irrésistibles jusqu’au martyre des insidieuses persécutions et étiquetages d’appartenance aux groupes djihadistes que lui ont longtemps valu son refus de l’amalgame et de la compromission sur les principes professionnels. Au demeurant, l’avocat des démunis et des pauvres a été fauché par mort en luttant vaillamment contre les contraintes d’une vie de labeur et au bout d’une éprouvante journée au Tribunal de Grande Instance de la Commune V où il défendait un dossier. Il est donc allé en laissant derrière lui une veuve éplorée et une progéniture inconsolable, ainsi que de nombreux dossiers orphelins dont celui du Général Abbas Dembélé qui figure parmi les 11 officiers récemment radiés des rangs sans procédure judiciaire. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A. KEÏTA<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Konimba Sidibé rend hommage à Me Amidou Diabaté : «Le Mali a perdu un grand HOMME, un modèle d’exemplarité rare »</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/konimba-sidibe-rend-hommage-a-me-amidou-diabate-le-mali-a-perdu-un-grand-homme-un-modele-dexemplarite-rare-3110198.html</link>
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<description><![CDATA[ L’ancien ministre Konimba Sidibé rend hommage à Me Amidou Diabaté, avocat, ancien député, ancien ministre de la Justice, membre fondateur du Cnid-Fyt et du Parena, décédé, le 10 octobre 2025. Selon lui, le Mali a perdu un grand Homme, un modèle d’exemplarité rare. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 13 Oct 2025 15:14:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un de mes maîtres en politique et dans la vie tout court, mon camarade, ami et frère aîné Amidou Diabaté, nous a quittés aujourd’hui 10/10/25 pour toujours. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À propos de Diabaté, des phrases reviennent invariablement chez tous ceux avec qui j’ai eu à échanger sur lui, et ça depuis toujours: « Amidou est un homme bien »; « Amidou est un homme de conviction forte et qui a su le rester toute sa vie »; « Amidou a tout donné au Mali toute sa vie »; « Amidou est un juste dans l’âme, réfractaire à toute forme d’injustice, d’inégalité et d’oppression ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui, je confirme tout ça. Pendant plus de 50 ans, il a été de tous les combats pour<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la bonne cause au Mali, comme magistrat, avocat, militant politique, syndicaliste et dirigeant de l’Etat, et cela au prix de beaucoup de renoncements. Jamais, au grand jamais il n’a joué du coude contre les autres pour être aux premières loges dans ces combats, pour être sous la lumière et recevoir les hommages et les honneurs. Amidou n’a jamais été un killer. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Diabaté, l’avocat des gens de peu, leur défenseur dans les prétoires et hors des prétoires a rejoint sa dernière demeure sans bruit en homme simple qu’il a toujours été, toujours fidèle à lui-même. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En lui, le Mali a perdu un grand HOMME, un modèle d’exemplarité rare chez nous aujourd’hui qui doit continuer à nous inspirer dans le combat pour l’émancipation du peuple malien, pour son mieux-vivre. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dors en paix cher maître, qu’Allah SWT te fasse miséricorde et t’accueille parmi ses élus !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A la famille de Amidou, à ses amis et camarades, à mes compatriotes, tous vivement éplorés par cette immense perte, j’adresse ici mes condoléances les plus attristées. Qu’Allah nous gratifie tous de beaucoup de « lemania » pour surmonter cette épreuve particulièrement douloureuse !<o:p></o:p></span></p>
<p><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Konimba Sidibé </span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Hommage au Professeur Mahamane Halidou Maïga :  Un père exemplaire, un professeur émérite, un amoureux du Mali s&amp;apos;en est allé !</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/hommage-au-professeur-mahamane-halidou-maiga-un-pere-exemplaire-un-professeur-emerite-un-amoureux-du-mali-sen-est-alle-3110136-3110136.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Pr. Mahamane Halidou Maïga, professeur titulaire des universités, s&#039;est éteint dans la nuit du samedi 20 au dimanche 21 septembre, au moment où le Mali s&#039;apprêtait à célébrer le 65e anniversaire de son indépendance. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 11 Oct 2025 01:18:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mahamane Alido, comme l'appelaient affectueusement ses proches, a été rappelé à Dieu dans sa 71e année, après une longue maladie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Son parcours académique fut aussi riche que sa vie sociale. Homme de cœur, aimable et profondément attaché aux liens de sang et de famille, il laisse derrière lui un vide immense ressenti aussi bien par ses proches que par le monde universitaire et scientifique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Natif de Konkoron, à sept kilomètres de Bourem, il demeure l'intellectuel le plus accompli de sa contrée. Dans le cercle de Bourem comme dans la région de Gao, rares sont ceux qui ont atteint ce niveau d'excellence académique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le professeur Mahamane Halidou Maïga a dirigé la chaire Unesco d'enseignement et de recherche sur l'environnement de l'Université de Bamako en tant que titulaire de 2011 à 2019. Il était également chef du département de biologie de l'Institut supérieur de formation et de recherche appliquée (Isfra) de l'Université de Bamako depuis 2013. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Fidèle à sa vocation d'enseignant et de formateur, il a encadré plusieurs thèses de doctorat et mémoires, contribuant ainsi à l'émergence d'une nouvelle génération de chercheurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chercheur passionné et enseignant chevronné, il cumulait les spécialités et les responsabilités. Il obtint en 1996 un doctorat de spécialité "Population-Environnement" option écologie à l'Isfra avec la mention très honorable. En 2004, il se forma à l'Université Senghor d'Alexandrie en économie et politique de gestion de l'environnement et des ressources naturelles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Enseignant-chercheur à l'Isfra, il fut chargé des cours d'écologie de la conservation, de biodiversité, d'économie et de droit de l'environnement entre 1992 et 2006. Il assura également la responsabilité scientifique du DEA "Gestion des zones humides et développement durable" de l'Isfra de 2011 jusqu'à ce que la maladie l'éloigne de sa passion. Il a dirigé de nombreux projets de recherche. Parmi eux figurent l'analyse de la vulnérabilité du secteur agricole aux changements climatiques dans la commune de Djidian, cercle de Kita, financée par la FAO de 2013 à 2014.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il fut aussi chercheur-responsable du projet sur les usages de l'eau à l'Office du Niger et leurs impacts socio-environnementaux dans le secteur de Niono, financé par le Centre national de la recherche scientifique et technologique en 2011 et 2012.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Entre 2006 et 2008, il coordonna également le projet sur les impacts environnementaux et socio-économiques de la remise en eau du canal de Kabara à Tombouctou, mené en partenariat avec l'Université Jean Moulin Lyon 3.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans la continuité de ses innombrables œuvres, il eut l'honneur de diriger le projet relatif à l'étude de l'impact environnemental du barrage de Taoussa, marquant ainsi son engagement constant pour le développement durable et la préservation de notre patrimoine naturel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Auteur prolifique, sa dizaine de publications ont marqué la recherche malienne et africaine. On peut citer notamment : "Les interactions homme-éléphant dans le Gourma malien", Ed. Flamboyant publié en 1999, "Le barrage de Manantali entre illusion et désillusion" paru en 2000 aux Editions Figuier, ou encore "Co-construction dans six réserves de biosphère d'Afrique de l'Ouest : à la recherche d'indicateurs pour gérer la biodiversité", publié en 2006 par l'Unesco.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Son décès laisse un grand vide ressenti bien au-delà des frontières du Mali. Universitaire rigoureux mais humble, Mahamane Alido s'est toujours tenu loin des feux des projecteurs, fidèle à la modestie des grands intellectuels.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Repose en paix tonton. Ton héritage restera vivant dans nos cœurs et dans la mémoire de la science.<span style="mso-spacerun: yes;">    </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Alhassane H. Maïga </strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Me Hassane Barry :  La chute d’un baobab</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/me-hassane-barry-la-chute-dun-baobab-3110146-3110146.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/necrologie/me-hassane-barry-la-chute-dun-baobab-3110146-3110146.html</guid>
<description><![CDATA[ Cette première semaine du mois d’octobre 2025, a été une semaine de deuil pour le Mali avec la mort de plusieurs personnalités, dont l’ancien ministre, ancien ambassadeur, avocat inscrit barreau malien, président de l’Association Tapital Bamtaare Pulaaku (TBP-Mali), Me Hassane Barry. Il a tiré sa révérence le jeudi 2 octobre 2025 à Bamako. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 11 Oct 2025 01:12:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Me Hassane Barry qui s’est donné jusqu’aux dernières heures de sa vie à sa profession d’avocat, est très connu pour ses nombreuses contributions dans des dossiers en tant qu’avocat et sans honoraire pour la défense des droits et des libertés. Plaider, faire libérer ensuite mettre la main dans la poche pour la même personne, tel était Me Hassane Barry.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si sur le plan social Me Hassane Barry a mis très haut la barre de la charité et de l’assistance, il était aussi un homme à conduire des missions impossibles au nom de l’Etat. Sur le plan politique, dans l’antichambre du M-5RFP, l’appui de Maître Hassane Barry restera dans les mémoires. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les hommages ont plu. « S’inclinent respectueusement devant la mémoire de l’illustre disparu, digne fils du Mali, homme courageux, brave… connu pour son langage franc de vérité », ont ainsi présenté leurs condoléances, les membres de TBP-Mali, qui perdent aussi un président. Repose en paix, Me Hassane Barry. Utile, tu as été. ‘’Tiyabou Metri’’, ‘’Merci Maitre’’.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Koureichy Cissé<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong><span style="mso-spacerun: yes;"> </span></strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Décès de Me Amidou Diabaté : Retour sur le parcours d&amp;apos;une grande figure du monde politique et judiciaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/deces-de-me-amidou-diabate-retour-sur-le-parcours-dune-grande-figure-du-monde-politique-et-judiciaire-3110110.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/necrologie/deces-de-me-amidou-diabate-retour-sur-le-parcours-dune-grande-figure-du-monde-politique-et-judiciaire-3110110.html</guid>
<description><![CDATA[ Le Mali perd une de ses grandes figures du monde judiciaire. Me Amidou Diabaté, ancien ministre de la Justice, ancien député et avocat émérite, est décédé ce vendredi 10 octobre 2025 à 02h45, à l&#039;âge de 74 ans, selon des sources proches. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 10 Oct 2025 12:44:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><span dir="auto">Homme de loi respectée et fin connaisseur de la chose publique, Me Amidou Diabaté s'est consacré à sa vie à la défense du droit et à la promotion des valeurs républicaines. Magistrat, enseignant, avocat et responsable politique, il a marqué de nombreuses générations par sa rigueur, sa discrétion et son sens du devoir.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><span dir="auto">Fondateur et cadre actif des partis CNID Faso Yiriwa Tôn et PARENA, il fut également député à l'Assemblée nationale et ministre de la Justice, où il s'est illustré par son attachement à l'indépendance de la magistrature. Ses interventions publiques, mesurées et lucides, ont souvent rappelé la nécessité de préserver la paix et la cohésion nationale.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><span dir="auto" class="">La levée du corps est prévue demain samedi 11 octobre à 16h, à son domicile à Baco Djikoroni.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><span dir="auto">La nouvelle de son décès a suscité une vive émotion dans les milieux judiciaires et politiques, ainsi que sur les réseaux sociaux, où de nombreux messages saluent la mémoire d'un homme juste, patriote et profondément attaché à son pays.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto" class="">Manger SISSOKO</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Me Hassane Barry : La chute d’un baobab</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/me-hassane-barry-la-chute-dun-baobab-3110035.html</link>
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<description><![CDATA[ Cette première semaine du mois d’octobre 2025, a été une semaine de deuil pour le Mali avec la mort de plusieurs personnalités, dont l’ancien ministre, ancien ambassadeur, avocat inscrit barreau malien, président de l’Association Tapital Bamtaare Pulaaku (TBP-Mali), Me Hassane Barry. Il a tiré sa révérence le jeudi 2 octobre 2025 à Bamako. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 08 Oct 2025 07:59:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Me Hassane Barry qui s’est donné jusqu’aux dernières heures de sa vie à sa profession d’avocat, est très connu pour ses nombreuses contributions dans des dossiers en tant qu’avocat et sans honoraire pour la défense des droits et des libertés. Plaider, faire libérer ensuite mettre la main dans la poche pour la même personne, tel était Me Hassane Barry.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si sur le plan social Me Hassane Barry a mis très haut la barre de la charité et de l’assistance, il était aussi un homme à conduire des missions impossibles au nom de l’Etat. Sur le plan politique, dans l’antichambre du M-5RFP, l’appui de Maître Hassane Barry restera dans les mémoires. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les hommages ont plu. « S’inclinent respectueusement devant la mémoire de l’illustre disparu, digne fils du Mali, homme courageux, brave… connu pour son langage franc de vérité », ont ainsi présenté leurs condoléances, les membres de TBP-Mali, qui perdent aussi un président. Repose en paix, Me Hassane Barry. Utile, tu as été. ‘’Tiyabou Metri’’, ‘’Merci Maitre’’.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Koureichy Cissé</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Me Hassane Barry :  Hommage à un militant</title>
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<description><![CDATA[ Me Hassane Barry, ancien ministre et ancien ambassadeur, a été porté en terre dimanche dernier. Quelle tristesse d’apprendre la disparition de Maître Barry ! ]]></description>
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<pubDate>Wed, 08 Oct 2025 01:36:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je l’avais connu à travers son épouse, cadre bancaire, elle aussi partie trop tôt. Depuis ce jour, nous étions restés proches, entretenant de très bons rapports. Il fut d’ailleurs l’un des tout premiers abonnés de MALI-TRIBUNE.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ambassadeur en Guinée-Conakry sous Moussa Dadis Camara, il avait joué un rôle majeur pour apaiser le climat social et raffermir les liens entre nos deux pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une de ses anciennes collaboratrices se souvient : « J’ai travaillé avec lui deux ans. Maître était un vrai bosseur. Lorsqu’il préparait une audience, nous étions au bureau tous les jours, même le dimanche. Il aimait profondément son métier et sa communauté. Le temps passé dans son cabinet reste gravé dans ma mémoire. Je revois son sourire : quand il avait de l’argent, il appelait ses proches en disant : Si tu ne viens pas vite, tout sera déjà parti. Il distribuait tout, avec une générosité sans limite. »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Infatigable, il écumait commissariats et tribunaux pour défendre ceux de sa communauté, sans jamais réclamer la moindre contrepartie financière.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dors en paix, camarade.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tu as servi ta nation, tu as rempli ta mission. Pour le Mali et au nom du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Alexis Kalambry</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Obsèques de Abdoul Jalil Mansour Haïdara, Abdoul Niang dénonce : « voici le travail de ceux qui prétendent défendre l’islam »</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/obseques-de-abdoul-jalil-mansour-haidara-abdoul-niang-denonce-voici-le-travail-de-ceux-qui-pretendent-defendre-lislam-3109952.html</link>
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<description><![CDATA[ À Ségou, une foule immense a accompagné, ce dimanche 5 octobre, Abdoul Jalil Mansour Haïdara à sa dernière demeure. ]]></description>
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<pubDate>Sun, 05 Oct 2025 22:24:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’ancien député, connu pour ses actions en faveur de la religion, a été tué jeudi dernier sur l’axe Ségou-Bamako. Du ministre des Affaires religieuses au président du Haut Conseil islamique du Mali, de nombreuses personnalités ont rendu hommage au défunt.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Voici le travail de ceux qui prétendent défendre l’islam », s’est indigné le directeur de radio Abdoul Niang. Au cours d’une émission, le journaliste a affirmé que l’assassinat de Abdoul Jalil Mansour Haïdara prouve, à ceux qui en doutaient encore, que ces groupes armés n’ont rien à voir avec l’islam. À Nioro du Sahel, rappelle Niang, ils s’en étaient déjà pris au khalife général de la Tidjaniya, El Hadj Amadou Hady Tall, puis plus récemment à la famille de Bouyé Haïdara.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Analysant leur nouvelle stratégie, Abdoul Niang estime que ces groupes armés ne cherchent ni à faire le « djihad », ni à défendre une quelconque cause religieuse, mais uniquement à conquérir le pouvoir et l’argent. « Affaiblis dans le nord et le centre du pays, ils déplacent désormais leurs attaques autour de Bamako. Leur objectif est politique : pousser la population à se soulever contre le pouvoir », a-t-il alerté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À Bamako, ce dimanche soir, des hommages suivis de prières ont également été organisés pour Abdoul Jalil Mansour Haïdara. Au nom du président de la Transition et du gouvernement, le ministre des Affaires religieuses, Mohamadou Koné, a salué la mémoire du défunt : « Le Mali a perdu un homme d’État, un grand fils de la République. C’est un jour triste pour notre pays. »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Présent au domicile familial à Bamako, l’ancien président de l’Assemblée nationale, Moussa Timbiné, a rendu hommage à Abdoul Mansour Haïdara : « C’était un homme généreux, un grand bienfaiteur dont les actions et les engagements n’étaient jamais guidés par des considérations politiques », a-t-il témoigné.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le président du Haut Conseil islamique était représenté à cette cérémonie par Mohamed Maki Bah, président des jeunes musulmans du Mali, qui a formulé des bénédictions pour le repos éternel de Abdoul Jalil Mansour Haïdara.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mamadou TOGOLA/maliweb.net<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Obsèques de Boubacar  Boi  dit Diop : Adieu à l’inspecteur des Douanes !</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/obseques-de-boubacar-diarra-adieu-a-linspecteur-des-douanes-dit-diop-3109948.html</link>
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<description><![CDATA[ Ce dimanche 5 octobre 2025 a été un moment solennel pour faire nos adieux à Boubacar Boi, dit Diop, Inspecteur des Douanes à la retraite et frère aîné de Mamadou Diarra, Directeur de Publications de Maliweb.net, décédé le vendredi 3 octobre 2025 à Bamako. ]]></description>
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<pubDate>Sun, 05 Oct 2025 17:55:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Famille, amis, collègues et proches étaient réunis, tous bouleversés, réduits au silence face à la frappe implacable du décret divin, pour lui rendre un dernier hommage et honorer sa mémoire.<o:p></o:p></span></p>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Tous ont témoigné d’un homme pieux, intègre et profondément religieux, qui a servi la République avec patriotisme et dévouement. Il restera dans les mémoires comme un véritable soldat de l’économie nationale, un professionnel accompli qui a su rehausser l’image de la Douane malienne jusqu’à sa retraite.<o:p></o:p></span></p>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">À son épouse, ses enfants, ainsi qu’à ses frères et sœurs, qu’Allah leur accorde réconfort et patience, et comble leur cœur de sa lumière. Qu’Il accorde au défunt la meilleure des demeures auprès du Messager d’Allah (SAW), et qu’il fasse partie des privilégiés qui auront la grâce de contempler Sa Face le jour du Jugement, car la vie est, en vérité, d’une extrême fragilité.<o:p></o:p></span></p>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Qu’Allah leur accorde la force de préserver leur foi, et qu’Il couvre de sa Miséricorde l’âme du défunt.<o:p></o:p></span></p>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Que la terre bénie du Mali, que tu as tant aimée et servie, te soit légère.<o:p></o:p></span></p>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;"><strong>Bokoum Abdoul Momini</strong></span><span style="font-size: 16.0pt;"><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali: l’ancien député RPM, Djalil Haïdara, tué dans une embuscade sur l&amp;apos;axe Ségou&#45;Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/mali-lancien-depute-rpm-djalil-haidara-tue-dans-une-embuscade-sur-laxe-segou-bamako-3109887.html</link>
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<description><![CDATA[ La mauvaise nouvelle de son décès est tombée hier soir. Djalil Haïdara, homme politique et opérateur économique, a perdu la vie dans une embuscade près de Konobougou, sur l’axe Ségou-Bamako. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 03 Oct 2025 00:55:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Certains commentaires avancent que le véhicule aurait tombé sur un check point improvisé par des terroristes près du village de Tigui non loin de Konobougou.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au moment où nous mettions en ligne, les auteurs de son assassinat n’étaient pas encore identifiés. Ces derniers mois, plusieurs attaques contre des voyageurs et des camions-citernes appartenant à des sociétés de transport de carburant ont été revendiquées par le JNIM sur l'axe Bamako- Ségou.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Par la voix de son porte-parole, Bina Diarra, le groupe terroriste a juré d’imposer un blocus à la ville de Bamako.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le défunt était une personnalité bien connue à Ségou, où il a été élu député durant la mandature 2013-2020, sous les couleurs de l’ancien parti présidentiel, le Rassemblement Pour le Mali (ex-RPM). Promoteur de la chaîne Ségou TV, Djalil Mansour Haïdara s’était également distingué dans le milieu religieux musulman, grâce à sa maîtrise des sourates du Saint Coran. En plus de son engagement politique, il dirigeait régulièrement des prêches.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">SIAKA DIAMOUTENE/MALIWEB.NET<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nécrologie :  Le Philanthrope et Promoteur de Ségou TV Jalil Mansour Haidara assassiné par les djihadistes</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/necrologie-le-philanthrope-et-promoteur-de-segou-tv-jalil-mansour-haidara-assassine-par-les-djihadistes-3109886.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/necrologie/necrologie-le-philanthrope-et-promoteur-de-segou-tv-jalil-mansour-haidara-assassine-par-les-djihadistes-3109886.html</guid>
<description><![CDATA[ Le paysage médiatique du Mali vient de perdre un leader religieux charismatique et très généreux envers les hommes de médias en la personne de l&#039;honorable Jalil Mansour Haidara, sur la route Segou - Fana, suite à une attaque barbare et lâche mené par des éléments du JNIM sur l’axe Tigui-Konobougou ( Ségou /Bamako ) ce 2 octobre 2025, aux environs de 16h. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 Oct 2025 20:22:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon plusieurs sources et témoins oculaires, il tentait de dépasser un véhicule arrêté, malheureusement son véhicule a été criblé par des tirs à bout portant. Abdoul Djalil Haidara a succombé immédiatement à ses blessures. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Abdoul Djalil Haidara était l’ancien député de la région de Ségou et pour son amour et respect envers les hommes de médias , il a crée la première télévision privée régionale appelé Ségou-TV.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd’hui , c’est toute une région et une nation qui pleurent sa disparition tragique. Au-delà de son rôle politique, il restera gravé dans nos mémoires comme un homme généreux qui, à travers sa Fondation Cheick Mansour Haïdara, a multiplié les dons pour les mosquées, les hôpitaux, les écoles et les familles les plus démunies.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Son engagement social et son amour pour sa communauté faisaient de lui une figure respectée et aimée de tous.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Qu’Allah le couvre de Sa miséricorde, qu’Il élève son rang parmi les bienheureux et qu’Il apporte réconfort à sa famille et à toute la communauté de Ségou.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bokoum Abdoul Momini/maliweb.net<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nécrologie : L&amp;apos;artiste malien Sidney dépose le micro</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/necrologie-lartiste-malien-sidney-depose-le-micro-3109865.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/necrologie/necrologie-lartiste-malien-sidney-depose-le-micro-3109865.html</guid>
<description><![CDATA[ L&#039;artiste malien de son vrai, Moustapha Sylla dit Sidney est décédé ce mercredi, dans une clinique à Magnambougou, des suites d&#039;une courte maladie ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 Oct 2025 10:22:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><span dir="auto" class="">La triste nouvelle a été annoncée ce mercredi 1er octobre 2025 par Mbaye Boubacar Diarra, Président de l'UAAPREM (Union des associations des artistes, des producteurs et des éditeurs du Mali).</span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"></span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><span dir="auto">Auteur du célèbre Tube « Tigua-dègèna-kadi », Sidney est un artiste malien et ivoirien originaire de la Région de Kayes, qui a lancé sa carrière musicale en Côte d'Ivoire.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">Fatoumata KAMISSOKO</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Hommages :  Ma  très chère sœur ainée, Madame Kaba Aïssata Traoré tu es demeurée proche de moi</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/hommages-ma-tres-chere-soeur-ainee-madame-kaba-aissata-traore-tu-es-demeuree-proche-de-moi-3109862.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/necrologie/hommages-ma-tres-chere-soeur-ainee-madame-kaba-aissata-traore-tu-es-demeuree-proche-de-moi-3109862.html</guid>
<description><![CDATA[ Tu t’es toujours   considérée  comme  ma mère que l’on a perdue  lorsque je n’avais que neufs mois alors que tu  en avais environ onze ans. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 Oct 2025 09:16:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tu as<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>été, durant toute<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ton existence,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>toujours<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à mes côtés pour me soutenir<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>dans toutes mes épreuves. Jamais, je ne cesserai de me souvenir de toi. Après la perte de notre père,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>bien<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>que tu<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sois une femme, Aïssata, tu<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>n’as<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de cesse joué<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le rôle de matriarche pour l’ensemble de la famille Traoré, en l’occurrence pour moi. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour ce faire, tu ne t’es jamais<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>lassée de me soutenir matériellement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>alors que je bénéficiai d’une grande affection auprès de toi.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Quand j’étais parti à Lomé au Togo pour<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>poursuivre mes études supérieures, bien que notre papa vivait, c’est toi<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>qui as financé mes frais d’études. Je ne l’oublierais jamais. Quand j’ai fondé mon journal, Le Pélican, tu étais parmi le premier cercle qui m’a<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>aidé financièrement afin que je puisse payer les premiers frais de parutions. Tu te souciais constamment de l’évolution de mon canard. Je ne cesserai jamais de le reconnaitre.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aïssata<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>tu étais incontestablement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d’un bon commerce et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>tu as toujours aimé ton prochain. Altruiste, tu n’as jamais cessé d’être aux côtés des autres pour les aider à surmonter leurs épreuves. A quelques minutes seulement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de la fin de ton séjour terrestre, ce dimanche 21 septembre 2025,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>même sous sérum, tu avais tenu à ficeler la liste des indigents dont tu devais fournir<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>au Chef du Quartier de Hamdallaye dont tu étais une conseillère.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Tu as, par la grâce d’Allah,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pu tenir ta promesse.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Tu as pu affronter avec dignité et sérénité ta maladie. Elle ne t’a jamais empêchée de te déplacer. Puisque tu allais et revenais de tes visites médicales, faisais tes autres course avec ton chauffeur sans aucun recours.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ta famille, tes proches,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>tes collègues et tous ceux qui t’ont aimé, se souviendront de ton altruisme, ta sociabilité et ta bravoure. Tu avais l’art de cultiver l’amour fraternel, la bonne humeur auprès de tout ton entourage. Tu as été une sœur, une confidente, comme une mère, bref une personne unique que je continuerai à aimer jusqu’à la fin de ma vie. Nous sommes et resterons heureux<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d’avoir partagé<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>avec toi une partie de ta vie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tu as toujours su me montrer<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à quel point tu m’aimais comme tes propres enfants. Tu vas surement me manquer pour le restant de ma vie. Ton départ<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sans retour<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>va laisser<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>un vide immense dans toutes les personnes qui t’ont connues ou rapprochées.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Mais la décision divine prime sur tout et nous l’acceptons! Dors en paix chère<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>grande sœur ! Puisse Allah t’accorder son pardon et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>t’ouvrir éternellement les portes de son Paradis ! Amen !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Gaoussou Madani Traoré<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Message de condoléances à l'ensemble des familles Kaba et Traore</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est avec une vive émotion et une immense tristesse que j'ai appris hier par mon jeune frère Gaoussou Madani TRAORE, le décès de sa grande sœur MADAME KABA AISSATA TRAORÉ, votre épouse, qui est mon promotionnaire de l'ECICA. JE suis de cœur avec l'ensemble des familles KABA et TRAORE dans cette dure épreuve. Disons " INALILAYE WA INALILAYE RAJOUN "<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous appartenons à Dieu et nous retournerons à lui. L’homme est le produit de la nature. Nous sommes poussière et nous retournerons poussière. Sachons aussi que "TOUTE ÂME GOUTTERA LA MORT ". Ensemble prions le Seigneur Allah pour qu'il puisse préserver<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>notre chère sœur et épouse des épreuves de la tombe ; qu'il lui accorde son pardon et lui réserve une place de choix dans son paradis éternel Amina yarabi. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis à l'école, j'ai vu en AISSATA une personne pleine de sagesse et d'humilité. Elle était respectueuse et très respectable. Elle était une musulmane pratiquante et je dirais tout court une vraie croyante. Encore une fois toute ma compassion et mes sincères condoléances. Prions avec ferveur le seigneur Allah pour que AISSATA TRAORÉ<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>madame Kaba soit au rang de ceux et celles<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>qui seront avec notre bien aimé prophète Mohamed (Paix et salut sur lui.)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">DORS EN PAIX,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>BIEN ESTIMÉE PROMOTIONNAIRE ET QUE LA TERRE TE SOIT LÉGÈRE. AMINA YARABI. COURAGE À MR KABA ET SA FAMILLE AINSI QUE LA FAMILLE TRAORÉ. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Maître Koné Mamoudou dit le Grand <o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ancien Greffier en Chef de la Cour Constitutionnelle du Mali à la retraite à Baco-Djicoroni ACI SUD GOLF rue 800 Lots 747</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>In memoriam : Aboubacar Traoré repose désormais au cimetière de Lafiabougou à Sikasso</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/in-memoriam-aboubacar-traore-repose-desormais-au-cimetiere-de-lafiabougou-a-sikasso-3109771.html</link>
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<description><![CDATA[ Détenteur d&#039;une Maîtrise en droit, Aboubacar Traoré intègre la Rédaction de L&#039;Essor en 2018. Au Desk politique, il s&#039;est fait vite remarquer par son professionnalisme, son sérieux et surtout sa disponibilité. Ses anciens collaborateurs se souviennent d&#039;un homme respectueux, jovial et très pieux ]]></description>
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<pubDate>Tue, 30 Sep 2025 10:29:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span dir="auto">Décédé le dimanche 28 septembre des suites d'une courte maladie à Bamako, notre collègue Aboubacar Traoré a été inhumé hier lundi à Sikasso auprès des siens au cimetière de Lafiabougou, conformément à la volonté de sa famille.</span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span dir="auto">La délégation qui a accompagné la dépouille tôt hier est arrivée à Sikasso vers 11 heures. Outre des parents, camarades de promotion et amis du défunt, cette forte délégation comprenait également des collègues de l'Agence malienne de presse et de publicité (Amap). Pendant ce temps, c'était la tristesse généralisée dans la cour de l'Amap à Bamako. Comme l'a dit un autre collègue : on n'aurait pu entendre voler une mouche. Même dans les bureaux régnait un silence assourdissant. Tous les collèges avaient l'air abattu.</span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span dir="auto">Une fois arrivée à destination, la délégation a pris la direction de la morgue de la mosquée de Takaso à Macourani 2 pour y déposer le corps en attendant l'heure indiquée. C'est dans cette mosquée même qu'a eu lieu la prière mortuaire à 16 heures.</span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span dir="auto">Devant la concession familiale, l'émotion était vive. Après les salutations d'usage et les bénédictions en faveur du défunt, parents, amis et collaborateurs ont pris place, soit sous une bâche aménagée pour la circonstance, soit sous des arbres. Des femmes, hommes, jeunes et vieux du voisinage étaient présents en grand nombre pour manifester leur soutien et solidarité à la famille Traoré dans cette dure épreuve.</span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span dir="auto">Aboubacar Keïta, ami d'enfance du défunt a expliqué qu'il était un amoureux de l'écriture. C'est la raison pour laquelle, Aboubacar Traoré a choisi le métier de journaliste. Selon lui, le défunt avait un goût pour l'élégance et les parures. Son ami se souvient de l'une de ses citations préférées émanant d'Albert Camus : «mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur de ce monde». Pour lui, c'est cela qui rendait ses écrits concis et précis. Un de ses collèges de l'Amap retient de lui sa politesse et son amour pour la langue de Molière et l'habillement. C'est pourquoi, il l'appelait «Monsieur le ministre» comme certains autres collègues. Ladji Bouaré affirme que le regretté était très éloquent sur les thèmes de discussions en rapport avec l'économie, la politique et les questions sécuritaires. Doukouné dit Badjan Coulibaly de l'Amap garde un bon souvenir de collaboration avec lui dans le cadre de l'animation du site web de L'Essor.</span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span dir="auto">Très ému, son grand frère Abdoulaye Traoré dit qu'il était respectueux. Selon lui, dans la famille Traoré, Aboubacar était jovial et faisait son devoir de frère.</span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span dir="auto">Né en 1980 à Sikasso, Aboubacar Traoré était détenteur d'une Maîtrise en droit privé option affaires obtenue à la Faculté des sciences juridiques et économiques de Bamako (FSJE) en 2004. Il fut le trésorier général et vice-président de la commission d'organisation de la cérémonie de sortie de la promotion Abdoulaye Garba Tapo en droit privé. C'est en 2018 qu'il a intégré l'Agence malienne de presse et de publicité (Amap) comme journaliste-reporter au quotidien national L'Essor. Auparavant, il avait effectué un stage de qualification dans le cadre de l'Agence pour la promotion de l'emploi des jeunes (Apej) au cabinet de Me Cheick Sidi Bekaye Mangara entre 2004 et 2005. Il a également participé à plusieurs séminaires de renforcement des capacités des journalistes, notamment sur « la responsabilité du journaliste en période de crise et post-conflit », « le rôle du journaliste en période électorale » et « le journalisme face à la justice transitoire ». </span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span dir="auto">Au niveau de l'Essor, Aboubacar Traoré s'était fait remarquer par sa dextérité dans le traitement des informations judiciaires, sur la sécurité, la lutte contre le terrorisme notamment les opérations anti-terroristes des Forces armées maliennes. Son ancien chef Desk actuellement chef du Desk web Massa Sidibé retient de lui un travailleur assidu, passionné de débats se rapportant à l'actualité nationale et internationale, ayant de la répartie et très ouvert d'esprit. Selon lui, il fut un journaliste qui a apporté de la plus-value à l'animation du Desk politique. </span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span dir="auto">Après plus de six ans à la tête du Desk politique, Massa dit avoir retrouvé depuis le mois de février 2025, les mêmes qualités individuelles et professionnelles chez Aboubacar Traoré au sein du Desk web dont il est l'un des piliers. C'est donc avec une grande émotion qu'il dit avoir appris son décès dimanche matin quelques heures seulement après avoir échangé avec lui sur la mise en ligne d'un article en lien avec la sécurité.</span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span dir="auto">Pour Dieudonné Diama, actuel chef du Desk politique, le défunt était un journaliste qui aimait son travail et qui était toujours disponible quelle que soit l'heure. Selon lui, il accomplirait correctement toutes les tâches qu'on lui confiait.</span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span dir="auto">Aboubacar Traoré a été accompagné à sa dernière demeure hier par une foule nombreuse au cimetière de Lafiabougou à Sikasso. Il laisse derrière lui une veuve et trois enfants inconsolables.</span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span dir="auto">Ainsi va la vie. Dors en paix cher collègue. Tes sourires éclatants vont certainement nous manquer.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><b data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">Envoyé spécial</span></b></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">Namory KOUYATE</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Disparition d&amp;apos;Aboubacar Traoré : Adieu l&amp;apos;homme franc et animateur de débats</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/disparition-daboubacar-traore-adieu-lhomme-franc-et-animateur-de-debats-3109731.html</link>
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<description><![CDATA[ Sympathique, rassembleur et toujours souriant, Aboubacar Traoré a marqué des collègues, amis et lecteurs par son franc-parler et son professionnalisme. Sa disparition soudaine à l&#039;âge d&#039;une quarantaine d&#039;années plonge la rédaction et ses proches dans une profonde affliction. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 29 Sep 2025 10:32:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><span dir="auto">Triste nouvelle pour l'Agence malienne de presse et de publicité (Amap) en général, et pour le quotidien national L'Essor en particulier. Aboubacar Traoré, journaliste au Desk politique, est décédé dans la nuit du samedi 27 au dimanche 28 septembre 2025, des suites d'une crise survenue à son domicile de Yirimadio.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><span dir="auto">Aboubacar Traoré était l'une des voix marquantes du Bureau politique. Rigoureux, passionné et toujours engagé dans les débats, il avait su imposer sa plume et sa voix dans le traitement des sujets politiques, juridiques, de défense et de sécurité. Ses reportages, interviews et enquêtes resteront à jamais gravés dans les mémoires.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><span dir="auto">Au bureau, comme dans sa famille et dans son quartier de Yirimadio, il était reconnu pour son intégrité, son sens de la pédagogie et sa capacité à rassembler. Sociable, disponible et toujours souriant, Aboubacar Traoré a su exprimer clairement ses convictions et susciter le respect. Ses collègues le sont comme un homme franc, un animateur de débats respecté et un ami fidèle.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><span dir="auto">La douleur est immense pour ses proches, ses collègues, ses voisins et ses amis, qui pleurent un homme honnête et rassembleur. Tous témoignent de ses qualités humaines et professionnelles, et multiplient les prières et bénédictions pour le repos de son âme.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><span dir="auto">Cher Aboubacar, le Desk politique sera désormais orphelin de ta voix et de ton énergie. Tu laisses un vide que nul ne pourra combler. Tu m'appelais « jeune Sidibé », et aujourd'hui je n'entendrai plus cette voix fraternelle. Mais sache que ton souvenir ne me quittera jamais.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><span dir="auto">Vendredi encore, nous parlions des frais de scolarité de nos enfants et nous avions convenu de nous retrouver ce lundi 29 septembre pour acheter les sacs, comme nous le faisions les années passées. Hélas, tu ne seras pas au rendez-vous pour coordonner ces moments fraternels. Va en paix.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">Souleymane SIDIBE</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Hommage au professeur Mahamane Halidou Maïga :   Un père exemplaire, un professeur émérite, un amoureux du Mali s’en est allé !</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/hommage-au-professeur-mahamane-halidou-maiga-un-pere-exemplaire-un-professeur-emerite-un-amoureux-du-mali-sen-est-alle-3109602.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Professeur Mahamane Halidou MAÏGA, Professeur titulaire des universités, s’est éteint dans la nuit du samedi 20 au dimanche 21 septembre 2025, au moment où le Mali s’apprêtait à célébrer le soixante-cinquième anniversaire de son indépendance. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 24 Sep 2025 15:17:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Mahamane Alido », comme l’appelaient affectueusement ses proches, a été rappelé à Dieu dans sa soixante-onzième année des suites d’une longue maladie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Son parcours académique fut aussi riche que sa vie sociale. Homme de cœur, aimable et profondément attaché aux liens de sang et de famille, il laisse derrière lui un vide immense ressenti aussi bien par ses proches que par le monde universitaire et scientifique. Natif de Konkoro, à 7 km de Bourem, il demeure l’intellectuel le plus accompli de sa contrée. Dans le cercle de Bourem comme dans la région de Gao, rares sont ceux qui ont atteint ce niveau d’excellence académique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Professeur Mahamane Halidou Maïga a dirigé la Chaire UNESCO d’Enseignement et de Recherche sur l’Environnement de l’Université de Bamako en tant que titulaire de 2011 à 2019.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Il était également Chef du Département de Biologie de l’Institut supérieur de formation et de recherche appliquée (ISFRA) de l’Université de Bamako depuis 2013. Fidèle à sa vocation d’enseignant et de formateur, il a encadré plusieurs thèses de doctorat et mémoires, contribuant ainsi à l’émergence d’une nouvelle génération de chercheurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chercheur passionné et enseignant chevronné, il cumulait les spécialités et les responsabilités. Il obtint en 1996 un doctorat de spécialité « Population-Environnement » (option écologie) à l’ISFRA avec la mention « Très honorable ». En 2004, il se forma à l’université Senghor d’Alexandrie (Égypte) en économie et politique de gestion de l’environnement et des ressources naturelles. Enseignant-chercheur à l’ISFRA, il fut chargé des cours d’écologie, de la conservation, de biodiversité, d’économie et de droit de l’environnement entre 1992 et 2006. Il a également assuré la responsabilité scientifique du DEA « Gestion des zones humides et développement durable » de l’ISFRA de 2011 jusqu’à ce que la maladie l’éloigne de sa passion.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’illustre défunt a aussi dirigé de nombreux projets de recherche. Parmi eux figurent l’analyse de la vulnérabilité du secteur agricole aux changements climatiques dans la commune de Djidian (cercle de Kita) financée par la FAO de 2013 à 2014. Il fut aussi chercheur-responsable du projet sur les usages de l’eau à l’Office du Niger et leurs impacts socio-environnementaux dans le secteur de Niono, financé par le Centre national de la recherche scientifique et technologique en 2011 et 2012. Entre 2006 et 2008, Mahamane Halidou a également coordonné le projet sur les impacts environnementaux et socio-économiques de la remise en eau du canal de Kabara à Tombouctou. Une initiative menée en partenariat avec l’université Jean-Moulin Lyon 3 (France).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans la continuité de ses innombrables œuvres, il eut l’honneur de diriger le projet relatif à l’étude de l’impact environnemental du barrage de Taoussa, marquant ainsi son engagement constant pour le développement durable et la préservation de notre patrimoine naturel. Auteur prolifique, sa dizaine de publications ont marqué la recherche malienne et africaine. On peut notamment citer « Les interactions homme-éléphant dans le Gourma malien » (Éditions flamboyant/1999), « Le barrage de Manantali entre illusion et désillusion » (Éditions figuier/ paru en 2000) ou encore « Co-construction dans six réserves de biosphère d’Afrique de l’Ouest : à la recherche d’indicateurs pour gérer la biodiversité » (publié en 2006 par l’UNESCO).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Son décès laisse donc un grand vide ressenti bien au-delà des frontières du Mali. Universitaire rigoureux, mais humble, Mahamane Alido s’est toujours tenu loin des feux des projecteurs, fidèle à la modestie des grands intellectuels.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Repose en paix Tonton. Ton héritage restera vivant dans nos cœurs et dans la mémoire de la science !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Alhassane H. Maïga</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nécrologie : Notre confrère André Segbedi dépose définitivement la plume</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/necrologie-notre-confrere-andre-segbedi-depose-definitivement-la-plume-3108333.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/necrologie/necrologie-notre-confrere-andre-segbedi-depose-definitivement-la-plume-3108333.html</guid>
<description><![CDATA[ André Segbédi n&#039;est plus. La triste nouvelle de la disparition de notre confrère suite à une courte maladie a été communiquée ce mercredi 10 septembre via les réseaux sociaux par le bureau de l&#039;Association des éditeurs de presse privée du Mali (Assep). ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202509/image_870x580_68c3da1e54248.jpg" length="93904" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 12 Sep 2025 08:30:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span dir="auto">Le décès d'André Segbedi, ancien journaliste au site @Bamako.com et frère cadet de Bruno Djito Segbedi, directeur de publication du journal Mali Horizon, est survenu le mardi 09 septembre à Lomé au Togo. </span></p>
<p><span dir="auto">Dans cette circonstance douloureuse, le bureau de l'Assep, au nom de l'ensemble des directeurs de publication, présente ses condoléances les plus attristées à toute la famille biologique et professionnelle du confrère disparu.  </span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">Massa SIDIBE</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Diogo Jota: Une légende du FC Porto est décédée</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/diogo-jota-une-legende-du-fc-porto-est-decedee-3108055.html</link>
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<description><![CDATA[ Après la tragédie Diogo Jota qui a frappé le Portugal en début d’été, le football lusitanien a été touché par un nouveau décès. Comme l’indiquent les médias portugais, Jorge Costa est décédé. L’ancien défenseur central du FC Porto, âgé de 53 ans, a ainsi perdu la vie suite à un arrêt cardiaque ce mardi, à Olival, au centre d’entraînement du club dont il était actuellement dirigeant. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 05 Aug 2025 16:59:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="wysiwygContent" data-live-id="articleContent.isLive" data-live-value="17544125120" data-live="0" data-live-reload="1">
<p>Grand joueur du club, il a disputé 324 rencontres avec les Dragoes, ayant même porté le brassard de capitaine. Il a remporté la Coupe UEFA en 2003 et Ligue des Champions en 2004 au sein de la formation portugaise. Il a aussi défendu les couleurs de la sélection portugaise à 50 reprises, étant notamment titulaire à l’Euro 2000 et à la Coupe du Monde 2002 avec son pays. La rédaction de Foot Mercato envoie ses plus sincères condoléances aux proches du joueur ainsi qu’à la grande famille du FC Porto.</p>
<p>Source: https://www.footmercato.net/</p>
</div>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>La Société civile en deuil : Siriman Sacko n’est plus</title>
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<description><![CDATA[ Après son Président Bouréima Allaye Touré en janvier dernier, le Conseil national de la Société civile (CNSC)  vient de perdre, à la suite d&#039;une maladie, son secrétaire général, Siriman Sacko ]]></description>
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<pubDate>Mon, 28 Jul 2025 18:20:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le décès est survenu le samedi 26 juillet 2025 et les obsèques ont eu lieu, hier dimanche à Bolibana en Commune III du District de Bamako.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un véritable coup dur pour la société civile malienne, dont il était l’une des voix à l’échelle nationale et internationale. C'est<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>aussi une grosse perte pour le monde rural.<o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Côte d’Ivoire : l’influenceur burkinabè, Alino Faso, mort dans un camp militaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/cote-divoire-linfluenceur-burkinabe-alino-faso-mort-dans-un-camp-militaire-3107742.html</link>
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<description><![CDATA[ Un communiqué du parquet, annoncé ce dimanche 27 juillet, révèle : « Traoré Alain Christophe, alias Alino Faso, a été découvert mort dans sa chambre ». L’influenceur était détenu depuis plus de six mois dans un camp de la gendarmerie à Abidjan. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 28 Jul 2025 11:46:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';">Le procureur près le tribunal de première instance d’Abidjan a conclu à un « suicide ». Selon son communiqué, le décès d’Alino a été constaté le jeudi 24 juillet 2025 à 7 heures 30. Le médecin légiste de la gendarmerie aurait conclu que Traoré Alain Christophe « s'est pendu à l'aide de son drap de lit après avoir tenté sans succès de s'ouvrir les veines du poignet ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';">Accusé notamment d’« espionnage », l’influenceur avait été interpellé sur ordre du régime d’Alassane Dramane Ouattara le 10 janvier 2025. Il était depuis détenu dans un lieu tenu secret, jusqu’à l’annonce de sa mort par les autorités ivoiriennes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';">Réactions...<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';">L’annonce de la mort d’Alino a enflammé les réseaux sociaux. Me Didier Kacou, avocat pénaliste ivoirien exerçant à Paris, soulève des « questions légitimes ». Il interroge : pourquoi l’influenceur était-il détenu à l’école de gendarmerie ? Ce lieu est-il un centre officiel de privation de liberté ? Le parquet devrait, selon lui, clarifier les conditions de sa détention depuis son interpellation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Agence d'Information du Burkina (AIB), relayée par la télévision nationale burkinabè, précise qu’« à ce stade, ni sa famille, ni l’ambassade du Burkina Faso en Côte d’Ivoire, ni les autorités burkinabè n’ont reçu d’information officielle confirmant ce décès ». Une réaction du gouvernement burkinabè est attendue dans les heures à venir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';">Mamadou TOGOLA/ maliweb.net<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Un an après sa disparition :   Toumani Diabaté plus que jamais dans les cœurs</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/un-an-apres-sa-disparition-toumani-diabate-plus-que-jamais-dans-les-coeurs-3107577.html</link>
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<description><![CDATA[ 19 juillet 2024-19 juillet 2025 ! Déjà un an que s’es éclipsé de la scène et de la vie le monstre sacré de la kora, la légende de la musique mandingue : Toumani Diabaté ! ]]></description>
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<pubDate>Thu, 24 Jul 2025 01:20:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Distingué ambassadeur renommé du mythique et mystérieux instrument, dont il restera à jamais l’un des plus grands joueurs, le prodige, le virtuose a tiré sa révérence à 58 ans des suites de maladie. À cette occasion, la famille de l'illustre défunt a organisé une cérémonie de sacrifice dimanche dernier (20 juillet 2025) dans la grande famille de feu Sidiki Diabaté à N'Tominkorobougou. Une cérémonie qui a réuni du beau monde en dehors de la famille, notamment des artistes de toutes les générations…<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 19 juillet 2024, Toumani Diabaté s’est éclipsé de la scène et de la vie des suites de maladie à 58 ans. Ce premier anniversaire de la disparition du monstre sacré de la kora, la légende de la musique mandingue, a été marqué par une cérémonie de sacrifice dimanche dernier (20 juillet 2025) dans la grande famille de feu Sidiki Diabaté à N'Tominkorobougou. Au programme, entre autres, lecture du Saint Coran et un zihara sur la tombe de l’illustre disparu au cimetière de Hamdallaye.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La famille artistique du virtuose n’est pas restée en marge de la commémoration du premier anniversaire du rappel à son Seigneur de Toumani Diabaté. Ainsi, après le succès de «Lamomali Airlines» en 2017, le collectif «Lamomali» est revenu avec un nouvel opus en hommage à Toumani. Baptisée «Lamomali Totem», cette œuvre est entièrement dédiée à la mémoire de ce baobab. Un bel et vibrant hommage rendu par le Français Matthieu Chedid dit «M» (un auteur-compositeur-interprète et musicien français) accompagné des grandes voix de Fatoumata Diawara, Sidiki et Balla Diabaté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">«Ce n’était pas un redémarrage, la résonance de Lamomali ne s’était jamais vraiment arrêtée. C’est donc une continuité. Entre-temps, le monde a changé et Toumani Diabaté nous a quittés à l’été 2024. On pourrait s’imaginer Lamomali Totem empreint de la tristesse de son départ… Bien au contraire, le projet prolonge la magie», a assuré «M» dans un entretien accordé à la presse suisse (24heures.ch). «Le disque reflète son âme. Et, d’une certaine manière, le titre du projet Lamomali prend tout son sens aujourd’hui. Le totem sur scène, c’est une manière de célébrer Toumani par le biais de la kora, dont la calebasse touche le sol tandis que le manche tire vers le ciel. Cet instrument symbolise les moments d’éternité partagés avec Toumani, ces instants d’éternité où le temps s’arrête en écoutant la kora, cette musique sacrée du XIVᵉ siècle. C’est vraiment l’âme du Mali que l’on ressent à travers Toumani», a ajouté la star française.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>«Qu’il soit là en chair et en os ou dans l’esprit, on ressent sa présence. Après le premier Lamomali, nous avions enregistré des sons de kora et de guitare ensemble. Je suis parti de ces enregistrements (les derniers de Toumani Diabaté) pour construire ce nouveau projet. Célébrer sa mémoire et faire résonner son œuvre avec de nombreux talents de plusieurs générations, c’est la mission de notre collectif», a précisé M en rappelant que Balla Diabaté a rejoint le collectif. «Digne représentant du griot et garant de la main de son père sur la kora, Balla Diabaté connecte Lamomali Totem à un public plus jeune. Nous nous donnons pour mission la transmission aux générations suivantes. C’est aussi l’œuvre de Yamê, ce jeune prodige d’origine camerounaise et de la musicienne belgo-camerounaise Lubiana qui nous rejoint sur scène», a indiqué Matthieu Chedid.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Porteur d'une tradition séculaire entretenue et véhiculée par la kora, Toumani est considéré à juste titre comme l'un des plus grands joueurs de ce mythique instrument. Reconnu dans le monde comme tel, Toumani Diabaté restera à jamais le roi incontesté de la kora, une fidèle compagne omniprésente dans sa prodigieuse vie !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Moussa Bolly</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Décès de Muhammadu Buhari : Le Nigéria en deuil national et un hommage à un leader emblématique</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/deces-de-muhammadu-buhari-le-nigeria-en-deuil-national-et-un-hommage-a-un-leader-emblematique-3107220.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Nigéria est en deuil suite au décès de Muhammadu Buhari, ancien président de la République fédérale, survenu ce dimanche 13 juillet 2025 à l&#039;âge de 82 ans dans un hôpital au Royaume-Uni. Le président actuel, Bola Ahmed Tinubu, a exprimé sa tristesse dans un communiqué officiel, marquant la perte d&#039;un homme dont la vie a été dédiée au service de la nation. ]]></description>
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<pubDate>Sun, 13 Jul 2025 22:05:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>Militaire de carrière, Buhari a d'abord dirigé le Nigéria en tant que chef d'État militaire de janvier 1984 à août 1985. Après plusieurs tentatives infructueuses, il a été élu président démocratiquement en 2015, servant jusqu'en 2023. Tinubu a salué sa mémoire, le décrivant comme « un patriote, un soldat et un homme d'État » engagé pour l'unité nationale et la lutte contre la corruption.<br><br>Pour rendre hommage à Buhari, Tinubu a ordonné un deuil national de sept jours, au cours duquel tous les drapeaux seront mis en berne. Une session extraordinaire du Conseil exécutif fédéral est également prévue pour le 15 juillet afin de célébrer la vie et les contributions de l'ancien président.<br><br>La nouvelle de son décès a suscité une vague d'émotion à travers le continent africain. De nombreux dirigeants, dontle président gambien Adama Barrow, le Bissau-Guinéen Umaro Sissoco Embaló, le président tchadien Mahamat Idriss Déby, le Sierra-léonais Julius Maada Bio, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye, l’Éthiopien Abiy Ahmed, ainsi que Mahmoud Ali Youssouf, président de la Commission de l’Union africaine, ont salué le rôle de Buhari en tant que « grand homme d'État » et « panafricaniste engagé ».<br><br>Le gouvernement nigérian a annoncé que Buhari recevra des funérailles d'État, reconnaissant ainsi son impact significatif sur le pays et la région. Les hommages affluent, témoignant de l'héritage d'un homme dont la vie a laissé une empreinte indélébile dans l'histoire du Nigéria et de l'Afrique.</p>
<p><strong>La rédaction de Maliweb.net</strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nécrologie : Décès de l’ancien président nigérian Muhammadu Buhari à l’âge de 82 ans</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/necrologie-deces-de-lancien-president-nigerian-muhammadu-buhari-a-lage-de-82-ans-3107215.html</link>
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<description><![CDATA[ L’ancien président de la République fédérale du Nigeria, Muhammadu Buhari, est décédé ce dimanche 13 juillet 2025 à l’âge de 82 ans, dans une clinique à Londres. L’annonce a été faite par Garba Shehu, ancien porte-parole de l’ex-chef d’État, via les réseaux sociaux. ]]></description>
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<pubDate>Sun, 13 Jul 2025 19:37:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dirigeant militaire du Nigeria de 1983 à 1985, puis président élu de 2015 à 2023, Muhammadu Buhari a été une figure centrale de la scène politique nigériane pendant plusieurs décennies. Il s’est illustré par son engagement déclaré contre la corruption, la promotion d’une gouvernance rigoureuse et ses actions pour renforcer la sécurité nationale, dans un contexte souvent marqué par des défis multiples.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La famille de l’ancien président a confirmé la triste nouvelle dans un communiqué transmis également par Garba Shehu.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Nigeria, à travers diverses réactions d’acteurs politiques et citoyens, rend hommage à un homme d’État dont l’action a profondément marqué l’histoire contemporaine du pays, le plus peuplé du continent africain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Senenews</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Obsèques de l’adjudant&#45;Chef Joseph Merepein Sagara : Derniers hommages de la  famille, des proches et amis</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/obseques-de-ladjudant-chef-joseph-merepein-sagara-derniers-hommages-de-la-famille-des-proches-et-amis-3107120.html</link>
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<description><![CDATA[ Décédé à l’âge de 93 ans, les obsèques de l’adjudant-chef Joseph Merepein Sagara ont eu lieu, le jeudi 3 juillet à l’Eglise évangélique protestante de Bamako-Coura en présence de plusieurs personnalités, dont le Chef d’Etat-major général des armées, Général Oumar Diarra. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 10 Jul 2025 11:49:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La famille Sagara, proches et amis ont rendu un hommage empreint de respect et de recueillement au père, grand-père et arrière-grand-père bien-aimé, rappelé à Dieu dans la nuit du jeudi 26 juin 2025. Ils ont salué la mémoire d’un homme honnête, intègre et incorruptible. Voici l’oraison funèbre de l'adjudant-chef Joseph Merepein Sagara.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Né à Sagourou, dans le Cercle de Koro, Région de Mopti, il est le fils de Feu Domo et de Feue Tanou Sagara.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chrétien bon teint et profondément enraciné dans sa foi, il mena une vie marquée par l'humilité, le dévouement et la prière, demeurant jusqu'au bout, un fidèle serviteur de l'Évangile.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 6 mai 1956, il s'unit par les liens sacrés du Mariage à Élisabeth Dogolé Dolo, à Souan (Cercle de Koro).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De cette union féconde, naquirent douze (12) enfants, dont trois paires de jumeaux. Sept d'entre eux (quatre fils et trois filles) lui survivent aujourd'hui, porteurs vivants de son héritage moral, spirituel et familial. 15 filles et 6 garçons.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Jufan Serviteur dévoué de la nation et artisan du bien commun, l'Adjudant-Chef Major Joseph Mérepin Sagara intégra les rangs de l'Armée Française le 8 janvier 1953. Il y sert avec honneur et bravoure, notamment comme éclaireur de tête durant la guerre d'Indochine, prenant part à des combats décisifs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est ensuite engagé sur le front Algérien, avant d'être affecté à la Gendarmerie de Dakar.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avec l'accession du Mali à l'Indépendance, il poursuit son engagement au sein de l'Armée Nationale Malienne, servant dans de nombreuses garnisons stratégiques: Kati, Kayes, le Camp II de Bamako, Ségou, Sévaré, Markala, Camp 1. Diplômé de l'École Secondaire de la Santé (ESS) et fort de nombreuses compétences acquises au Mali et en Algérie, il sert loyalement jusqu'à son admission à la retraite, le 31 décembre 1988.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tout au long de sa carrière, il fait preuve d'une discipline exemplaire, d'un patriotisme sans faille et d'un courage unanimement salué.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces vertus lui valurent douze décorations officielles, parmi lesquelles Commandeur, Officier et Chevalier de l'Ordre National du Mali, l'Étoile d'Argent du Mérite National avec Effigie Abeille, la Médaille Commémorative des Conflits Mali-Burkina, Médaille d'Outre-Mer, La Croix de Guerre, Deux Médailles de reconnaissance de la République Française.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Admis à la retraite, il vécut ses dernières années dans la sérénité et la dignité d'un homme qui a pleinement accompli sa mission auprès de Dieu, de sa famille et de la patrie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il s'est endormi dans le Seigneur, entouré de l'amour des siens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Homme de paix, profondément attaché au bien-être de son prochain, Joseph Mérepin Sagara ne supportait pas de voir quiconque dans la peine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">II laisse dans le deuil une famille affligée, mais affermie dans la foi, ainsi qu'une communauté chrétienne et nationale profondément reconnaissante.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Son pèlerinage terrestre s'achève dans la lumière de l'espérance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À l'image de l'Apôtre Paul, nous pouvons proclamer avec confiance : "J'ai combattu le bon combat, j'ai achevé la course, j'ai gardé la foi. Désormais la couronne de justice m'est réservée ; le Seigneur, le juste juge, me la donnera ce jour-là, et non seulement à moi, mais à tous ceux qui auront aimé son avènement. (2 Timothée 4:7) "<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En ce moment de deuil et d'espérance, la famille Sagara et ses alliés confient à la miséricorde de Dieu son épouse, ses enfants, ses petits-enfants, ainsi que la Nation et l'Église qu'il a su abondamment servies. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dors en paix, Papa, dans la gloire éternelle !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">12 médailles du baroudeur<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Joseph Sagara a obtenu 12 médailles du baroudeur sans celles obtenues en Indochine (théâtre d’opérations Extrême-Orient). <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Commandeur de l’Ordre National du Mali<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Officier de l’Ordre National du Mali<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Chevalier de l’Ordre National du Mali <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Étoile d’argent du Mérite National avec effigie Abeille<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Médaille commémorative de conflit Burkina-Mali 1974<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Médaille commémorative de conflit Burkina-Mali<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Médaille d’outre-mer<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Médaille commémorative d’A.F.N<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Médaille Croix de guerre (Baroudeur)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Médaille d’engagé volontaire <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Médaille reconnaissance de la France 1ère forme <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Médaille de reconnaissance de la France 2ème forme <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Témoignages :<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Révérend Thaddée Diarra<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Que Dieu protège et bénisse abondamment votre postérité après vous !<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vous avez été un homme qui craignait Dieu et aimait énormément le Seigneur Jésus-Christ.<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans votre fonction d’agent de santé, au moment de recrutement des soldats, des gendarmes, des gardes et de policiers, vous avez scrupuleusement respecté le langage de la médicine. Vous avez été honnête, intègre et incorruptible. A cause de votre intégrité, on vous a frustré, en vous refusant d’avancer en grade. Vous auriez pu porter les galons de Colonel, vous ne l’avez pas eu on vous a piétiné à cause de votre<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>intégrité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vous avez été un médecin plein d’affection pour tous vos patients. Même, ceux qui vous maltraitaient quand ils tombaient malades vous les soigniez avec amour et pardon.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali-kura a besoin des hommes et des femmes intègres comme vous pour amorcer et avancer dans son développement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Que le Seigneur Dieu bénisse et fortifie votre famille et qu’il soutienne le Maliba que vous avez tant aimé et servi avec dévouement !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Manassé Sagara, fils aîné<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mon père fut un homme de rigueur et de droiture. Il haïssait le mensonge, respectait autrui comme lui-même, et se sacrifiait volontiers pour les opprimés. Sobre en tout, il m’a transmis par l’exemple des valeurs inébranlables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mme Poudiougou Joséphine, fille aînée<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mon père était un roc, mais ce jour-là, je l’ai vu trembler de douleur lorsqu’il a compris que j’allais perdre mon enfant. J’ai alors mesuré l’étendue de son amour. Depuis le début de sa maladie, j’ai supplié Dieu de nous le laisser jusqu’à ses 95 ans. Le Seigneur en a décidé autrement. Que son âme repose en paix ; nous resterons unis comme il l’aurait voulu.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Colonel Mariam Sagara, fille<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Notre père veillait sans relâche sur chacun de nous. Il ne fermait l’œil que lorsque ses enfants étaient hors de danger. Et pourtant, nous avons dormi pendant qu’il souffrait. Face à la perte, il gardait une foi inébranlable. Il n’a jamais pleuré, pas même lorsqu’il a perdu notre sœur Awa SAGARA. Tel était notre père, fort et résilient.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pr Amadou Maïga<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mon père, mon ami depuis 1990, m’a profondément marqué. Son cœur battait au rythme de cette prière : « Toutefois, non pas ma volonté, mais que ta volonté soit faite. » Sa foi nourrissait et réconfortait. Je suis sûr que nous nous reverrons dans le royaume de Dieu.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ramata Niassari<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Considérée comme morte, j’ai survécu grâce à l’intervention providentielle de Joseph Merepein Sagara. C’est lui qui, en se rendant à la morgue, m’a redonné la vie. Mon existence lui est redevable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Moussa Papa Haïdara, Journaliste<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">J’ai rencontré un couple exceptionnel : unis, complices, silencieusement éloquents. Ils incarnaient l’amour véritable. Aujourd’hui, je rends hommage à cet homme rare. Bon voyage céleste, Joseph Merepein Sagara !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Abdoulaye, enfant du Camp 1<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il fut un père pour tous. Exemplaire, juste, généreux, il ouvrait sa maison aux enfants du camp. Gendarme respecté, homme jovial et sage, il demeure à jamais dans nos cœurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Makan Koné, Kayes<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous perdons un homme humble, attentif à chaque patient. Son humanité et son professionnalisme faisaient de lui un pilier. Nous sommes désormais orphelins d’un guide et d’une conscience.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Souleymane Kéita, fils spirituel<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Major Sagara fut un homme d’État dans l’âme. Modèle de droiture, mémoire vivante de notre nation, il a formé des générations de soldats avec passion. Son départ laisse un vide immense, mais son héritage demeure. <o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Toumani Yalam Sidibé : Un défenseur de nos langues s’en va</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/toumani-yalam-sidibe-un-defenseur-de-nos-langues-sen-va-3106961.html</link>
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<description><![CDATA[ Toumani Yalam Sidibé ! Il était écrit qu’il partira paisiblement dans son lit de mort naturel, sinon, il a tout connu : accidents de la circulation, percuté par un taxi, renversé par une benne. En ce matin pluvieux du mardi premier juillet 2025, Toumani Yalam a rejoint son créateur. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 05 Jul 2025 09:01:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La nouvelle de la disparition de Toumani Yalam Sidibé a été un choc pour tous ses anciens collaborateurs de la Coopérative Jamana. Toumani Yalam, cet instituteur passé à la vulgarisation avec l’Office de la Haute Vallée du Niger (OHVN), a fini à la Coopérative Jamana, pour faire les beaux jours de la revue « Jèkabaara », qui reste à ce jour, la meilleure expérience de vulgarisation de nos langues.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A « Jèkabaara », Toumani a impulsé une dynamique à « Jèkabaara » et a développé une grande expertise pour les langues nationales, tant dans la manière de prononcer, d’écrire que dans les recherches sur les variations régionales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Toumani Yalam Sidibé était avide de recherches. Il était en quête de lui-même et de savoirs, ce qui l’amènera à épouser tour à tour, les religions traditionnelles maliennes, le Bahaï, le catholicisme, pour finir musulman, pieux et érudit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il n’a pas été musulman par suivisme, mais, bien après des recherches et certainement une quête intérieure que cette religion a pu satisfaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Toumani Yalam Sidibé a impulsé le bambara. Sa disparition laisse un grand vide.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Repos éternel à toi, fils du Djitoumou.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Alexis Kalambry</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Idrissa Sako rend hommage à Daniel Dembélé alias Galabu Show : &amp;quot;Ta disparition aussi inattendue que bouleversante a provoqué un profond chagrin en moi, en nous tous&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/idrissa-sako-rend-hommage-a-daniel-dembele-alias-galabu-show-ta-disparition-aussi-inattendue-que-bouleversante-a-provoque-un-profond-chagrin-en-moi-en-nous-tous-3106363.html</link>
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<description><![CDATA[ Quand le crépuscule survient en plein midi, les tâches de l&#039;après-midi ne seront pas accomplis&quot;. On n&#039;est jamais préparé au départ d&#039;une personne que l&#039;on a aimée toute sa vie. Mais, dit-on, tout ce que Dieu fait est bon. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 21 Jun 2025 01:15:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Daniel, Dani pour les intimes, tu es parti pour de bon laissant un vide dans mon cœur et dans celui de tous ceux qui t'ont connu.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'expression de tes sentiments n'était certainement pas ton point fort, mais tu as toujours su nous montrer (à nous tes collègues) à quel point tu tenais à nous. Les taquineries matinales par WhatsApp ou par Messenger nous manqueront. Aujourd'hui, c'est à nous de te dire à quel point tu vas nous manquer, pour le reste de nos vies. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Eh oui, Daniel Dembélé alias Galabu Show, Tonton Dani pour des milliers d'auditeurs des Radios Jamana de Koutiala en passant par Ségou Mopti, Diéma Nioro du Sahel Koulikoro, Naréna ; Tombouctou et Benkan à Bamako, tu étais un animateur talentueux, un collègue affable aux qualités professionnelles et humaines (ton sérieux, ta bonne humeur, ton sens de l'humour...) Ton départ laisse un vide au sein de la grande famille Jamana.Oui, tu es parti et pour toujours sans crier gare ! Difficile d'accepter qu'on ne te verra plus, difficile d'accepter qu'on ne t'entendra plus. Dani, mon élève c'est comme ça que je t'appelais, pour avoir été recruté à Jamana avant toi, tu es pour moi comme un héros qui s'en va laissant un vide dans les cœurs des siens. Tu as toujours été une source de joie pour moi.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">J'ai un devoir de mémoire pour toi, valeureux, tu l'as été, consciencieux dans le travail, tu l'as été, compétent, tu l'as été, sérieux tu l'as été. Mort débout, tu as été surpris par le destin implacable. "Cruelle est la mort, elle nous laisse crier et se bouche les oreilles", pour paraphraser le poète. Ta grandeur s'est imposée naturellement comme ta personnalité, ton talent et ton amour inconditionnel pour le travail bien fait… <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ta disparition aussi inattendue que bouleversante a provoqué un profond chagrin en moi, en nous tous. Ce chagrin ne s'estompera jamais. Tu resteras pour moi, à jamais, un exemple dans ce métier que nous exercions ensemble, l'enfant bien-aimé de tous, tu as été un des plus grands talents qui ait jamais existé dans notre profession.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tu nous as quittés et ce départ laisse un vide pour ta famille, tes amis et tes collègues. Ce vide et cette tristesse nous les partageons avec l'ensemble des personnes qui ont eu la chance de te rencontrer. Tu as été mon complice, mon ami. Je me souviens de nos rires, de nos anecdotes et de toutes les aventures que nous avons vécues à Jamana. Chaque moment passé ensemble reste gravé dans ma mémoire.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>C'est avec beaucoup de tristesse et de compassion que Jamana par ma voix présente ses condoléances à ton épouse (tes enfants, tes frères et sœurs, tes parents) et leur témoigne notre soutien dans ce moment douloureux. Et pour mieux le surmonter, Dani, nous n'aurons qu'à nous souvenir de ton rire, de ta bonne humeur, de ta bonté et de ton éternel optimisme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Repose en paix, cher ami, que ton souvenir reste vivant parmi nous !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Hommage au Professeur Abdoulaye Niang : Fabou Kante salue la mémoire d’un combattant de la justice sociale</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/hommage-au-professeur-abdoulaye-niang-fabou-kante-salue-la-memoire-dun-combattant-de-la-justice-sociale-3106324.html</link>
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<description><![CDATA[ Décédé en Tunisie, Professeur Abdoulaye Niang a été conduit à sa dernière demeure, le dimanche 15 juin 2025. Ses obsèques ont eu lieu chez lui à Kalaban-coro Sikoro près du Lycée Tigana. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 20 Jun 2025 01:35:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Fabou Kanté rend hommage à cette figure emblématique du Réseau Joko ni Maaya. Il salue la mémoire d’un combattant de la justice sociale, un enseignant disponible à partager ses savoirs, un intellectuel engagé, un partisan de la droiture, un repère pour les jeunes et les femmes. Il évoque l’immense contribution du défunt Abdoulaye Niang pour la stabilité au Mali et dans le Sahel, l’équité dans la répartition des ressources naturelles, et la paix dans le monde.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tu as été remis ce dimanche 15 Juin 2025 entre les mains du Tout Puissant. Ton humilité, ton humanisme, ton attachement profond au respect, et ton engagement pour l’intérêt collectif suffisent largement pour être honoré auprès du Seigneur des mondes. Puisse cela être ton cas, NIANG ! <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tu auras consacré ta vie à la lutte pour la justice sociale, bien que tu fusses constamment victime d’injustices. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tu as été parmi les plus brillants esprits de ta génération. Tu as accomplis, sur toute la ligne, ta responsabilité de conseiller des décideurs de plusieurs Etats au monde, et des dirigeants de ton pays. Tu n’as jamais failli quand il s’agissait d’enseigner, de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>former. Tu as toujours été là pour promouvoir la droiture à partir des valeurs du «Jogo et du Maya.» Tu n’as cessé d’encourager et de montrer la voie à la jeunesse et aux femmes. Partout où il fallait se dresser contre la mauvaise gouvernance, tu as été présent. Chaque fois qu’il y avait nécessité de rassembler, au nom de la citoyenneté, autour des préoccupations nationales, tu n’as jamais été absent. Tu as tout donné à tes proches, à tes collaborateurs, à tes camarades, à ton pays et à l’Afrique. On te doit tout. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Pour l’épanouissement collectif par la prospérité partagée</strong> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ta maturité intellectuelle a accouché du Système de Défense Stratégique de la nation, que tu as fondé sur le modèle économique axé sur la co-entreprise locale, sous-régionale et internationale. Cette production Nobélisable a été ta contribution pour la stabilité au Mali et dans le Sahel, l’équité dans la répartition des ressources naturelles, et la paix dans le monde. Des Généraux du Pentagone aux officiers supérieurs des pays africains et de ton pays, en passant par les acteurs politiques et de la société civile, les collectivités territoriales, les agriculteurs, les éleveurs, les pêcheurs, le monde minier des multinationales aux orpailleurs etc., voilà les acteurs qui sont passés par ton école, pour apprendre et comprendre l’épanouissement collectif par la prospérité partagée, gage de la sécurité pour tous.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tu m’as adopté, aimé et soutenu dans tous mes combats, et tu m’as associé à tes luttes patriotiques qui visaient le développement. Nos interminables communications téléphoniques, nos discussions à ton domicile avec déjeuners ou dîners à l’appui, nos partages de plateaux d’émissions radiophoniques, nos séances de mutualisations au Centre d’Etudes Stratégiques «SÈNÈ», la création de la Coordination Nationale de Veille Citoyenne et Stratégique (CNVCS) dont tu m’as nommé Coordinateur chargé de la bonne gouvernance, ta présence à l’Assemblée Générale Constitutive du Mouvement Tabalé le 26 Août 2017 ( image d’illustration), à l’issue de laquelle tu as occupé le poste de Président de la Commission Géopolitique et Géostratégique du Mouvement Tabalé, nos participations aux contestations populaires contre les détournements de fonds dédiés à notre armée etc.;<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>voilà ce à quoi nous avons consacré nos relations de 2009 à 2022. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Malgré que tu te battais contre la maladie ces dernières années, tu as régulièrement répondu à mes appels pour des conseils. Quand je t’ai envoyé le plan d’action 2022-2027 de ma société, inspiré de la co-entreprise locale pour le développement du Nord du Mali, tu m’as dit : « Fabou ! Tu as bien appris. Je suis fier de toi, courage et bonne chance.»<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Professeur, permets-moi de m’arrêter là, car la restitution de nos expériences est simplement inépuisable. Il n’y a qu’une seule qualification qui te sied : Tu fus une bonne personne. Le Coran nous enseigne, à travers une belle formule, que le bien n’est récompensé que par le bien. Tu as été bon. Puisse Allahou (SWT) soit Bon à ton égard, NIANG !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Fabou Kanté<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Par Oumar Sankaré</strong> <o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
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<title>Décès d’iba Ndiaye : Le Mali sevré d’une précieuse expertise pour sa refondation</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 19 Jun 2025 01:10:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Décédé le 6 juin 2025 à Tunis (Tunisie) à 77 ans (né le 2 mai 1948 à Kayes), Ibrahima Ndiaye dit Iba a été accompagné à sa dernière demeure mercredi dernier (11 juin 2025) par une immense foule de parents, de proches, de compagnons dans la vie politique, d’amis, de sympathisants et d’anonymes. Comme on l’a noté dans plusieurs témoignages lui rendant hommage, le décès d'Ibrahima N'Diaye est «une grande perte pour ses proches, pour Kayes sa ville natale et pour toute la nation malienne».<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aussi bien dans la vie quotidienne qu’aux différents postes de responsabilité occupés, «Bah» s’est illustré par sa vision innovante et progressiste, son engagement et sa bienveillance qui resteront «gravés dans la mémoire collective». Malgré cette grande humilité qui l’a toujours caractérisé, Iba a à son actif un parcours politique et professionnel très enviable. Il a par exemple été maire du district de Bamako de 1998 à 2003. Membre fondateur de l’Adéma-Pasj, ce leader incontestable en a été secrétaire général entre 1994 et 1999 avant d’en devenir vice-président depuis 1999. Après avoir dirigé l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE), il est nommé ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle du 3 octobre 2007 au 9 avril 2009…<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme l’ont rappelé nos confrères , Iba N'Diaye laisse «un héritage remarquable», témoignant d'un «dévouement exemplaire au service public et au progrès de son pays».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Nécrologie : Adieu tonton Dany</title>
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<description><![CDATA[ Daniel Dembélé est décédé ! Comment digérer une telle nouvelle ? Comment cerner le personnage ? ]]></description>
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<pubDate>Wed, 18 Jun 2025 09:32:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Daniel Dembélé était un homme complet : Il était à l’aise dans tous les travaux manuels. Il était un maestro de la radio : monter les pylônes, réparer les consoles ou les dipôles, animer ! Animer ! Voilà là où il aura les plus grandes gloires : Tonton Dany, « Galabou show ». Il était d’un commerce agréable, disponible et travailleur, ayant toujours une solution de rechange et sachant toujours transmettre ses sciences. En effet, tonton Dany était à l’aise pour raccorder une installation électrique ou pour réparer ou raccommoder un appareil.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il laisse orphelin le monde de la communication, son Koutiala natale, là où tout a commencé. Il va rejoindre Alou Djim, avec qui il a fait ses premières armes à Koutiala.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dors en paix grand animateur !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tu restes à jamais dans nos cœurs !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alexis Kalambry<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">DANIEL DEMBELE : 1964-2025<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un travailleur discret et acharné<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La perte d'un être cher est toujours un moment difficile à traverser. Daniel alias Galabu show, tu es parti avant nous, bien trop tôt, bien trop vite, et tu nous rappelles qu'ici-bas, notre vie est peu de chose, et qu'il faut profiter de chaque seconde, de chaque minute ici-bas, sans haine ni rancune...<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je peux témoigner que je suis triste pour ce départ inattendu, mais très heureux d'avoir partagé avec toi une partie de ta vie ; ta vie professionnelle, ta vie de famille. Toi qui avais l'art de cultiver l'amitié et la bonne humeur, toi qui savais rendre tous ces moments joyeux et uniques. Partout où tu es passé, tu as brillé par ta maîtrise de ton espace, tu avais l'amour de ton travail, tu savais rendre contagieux ta bonne humeur et ton sérieux au travail.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tu as été un animateur polyvalent et polyglotte, un technicien de radio aux doigts magiques. Sans être un virtuose de la guitare, les cordes de la guitare avaient peu de secret pour toi. Ce qui avait fait de toi un maillon important dans la chorale de Koutiala. Toujours présent et fidèle aux postes et aux responsabilités à toi confiés… Toujours positif, optimiste devant l’éternel, toujours tourné vers les autres, à l’écoute des autres, généreux, stoïque (un mot cher à toi).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comment oublier tous ces beaux moments passés avec toi, dans les radios Jamana à Koutiala, à Ségou, à Nioro du Sahel, à Koulikoro, à Djenné, à Mopti, à Tombouctou, avec des partenaires techniques et financiers de la libéralisation des ondes au Mali, dans le cadre de la formation des animateurs et techniciens des radios locales, du montage des dossiers d'installation des radios et télévisions privées ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tu y as été un pionnier avec un talent et une expertise rares. Tu m'as accepté, en tant que "Chef", malgré mes défauts, tu t'es soumis à mes caprices sans broncher. Tu as été un confident discret, fidèle et généreux, sans être un ami. Tu as été une personne unique que je continuerais à chérir pour longtemps encore. On avait des projets communs, mais que faire maintenant après cette séparation soudaine ? Me résigner et accepter le fait accompli par le Créateur Universel. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ton départ laisse un vide immense dans le cœur de tous ceux et celles qui t'ont pratiqué. Je sais qu'ils t'ont tous pardonné. La Grande famille Jamana te pleure et te garde dans ses prières. D'ailleurs, j'en profite pour adresser mes plus sincères condoléances à ton épouse, tes proches et tous les membres de ta famille.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je te souhaite de reposer en paix dans le paradis célèbre de Dieu, mon très cher Daniel, Galabu show. Amina !<o:p></o:p></span></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Yaya Sangaré</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Chronique des temps anciens/histoire politique du Mali : Hommage au doyen Ousmane Traore dit Zatopeck</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/chronique-des-temps-ancienshistoire-politique-du-mali-hommage-au-doyen-ousmane-traore-dit-zatopeck-3106216.html</link>
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<description><![CDATA[ A Ouzzou Billahi Minan Cheytani Radjimi
Au nom  d’Allah, le Clément et le très Miséricordieux, ]]></description>
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<pubDate>Tue, 17 Jun 2025 13:29:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le jour de la vérité<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si le destin d’un homme est le chemin suivi de la naissance jusqu’à la mort physique, celui de El Hadj Ousmane Traoré appelé affectueusement par les anciens camarades du Lycée TERRASON de FOUGERE Zatopeck, a été transformé, ce samedi 5 Avril 2025 à 18h40mn, quelques quinze ans après notre maman Antourou, disparue le jeudi 12 Février 2010, en une lourde soirée de peines, de poitrines étreintes, encouragé par la volonté du père qui avait instruit de ne dire que « ALHADOULILLAHI RABILL ALAMINA ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Que de peines et de très profonde tristesse, encaissées sur le coup et balayées tout d’un coup, parce que fixant le visage rayonnant, lumineux, radieux du défunt père, je suis personnellement resté silencieux, calme, très calme, très rassuré d’assister à un départ le plus tranquille auquel j’ai assisté, donc la tête bien froide par cette nouvelle pendant plusieurs minutes ; je m’interrogeais sur quoi faire et quoi dire. Que dois-je faire ?, que puissé-je faire ? De quoi le père a-t-il besoin en ce moment ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un stylo et quelques feuilles m’ont permis de mettre sur papier la liste des premières personnes à aviser sur le fait que nous venons de le perdre. Son intime ami, fidèle et inséparable depuis 1957, est le premier appelé et arrivé à son chevet. Le corps froid et translucide gardé intact, était à une coudée d’El Hadj Oumar Ongoïba. Trente minutes de bénédictions, silencieuses, profondes et pleines de grandeur d’âme, ont laissé dire que personne ne pleure Ousmane, il est allé se reposer chez lui dans une demeure paradisiaque qui lui a été révélée sans équivoque. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Juste un hommage du fond de mon cœur, et rien qu’un témoignage pour un père, ASSISTANT d’élevage, resté malien dans l’âme et dans la chair, vaillant et infatigable combattant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cursus de rêve, Mission bien remplie<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Né en 1938 à Koyam (cercle de Niafunké)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En 1952 : il est admis au CEP<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De 1952-1953 : LYCEE Terrassons<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>De FOUGERES<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En 1956 : BEPC admis 2ieme du Soudan<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En 1957 : ECOLE DES ASSISTANTS VETERINAIRES DE BKO : admis 1er du Soudan<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En 1959 : DIPLOME DE L’ECOLE DES ASSISTANTS VETERIANIRES MAJOR DE LA PROMOTION.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Louanges à Allah, Seigneur de l’Univers,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tout être humain est créé par la volonté de Dieu et retournera inexorablement à lui, par sa grâce et sa seule volonté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De 1959-1963 : il remplace LORENTI JOSEPH à GAO puis servira à ANSONGO MENAKA et KIDAL. Il gère toute la santé animale de la région de GAO avec les vétérinaires africains comme ABDOULAYE MAIGA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il parcourt les dunes, les plaines, les ergs de Gao, thirisoro, koyma, benthia, il longea tous les villages du gourma et haoussa jusqu’à leleyhoye en passant par tacharan tachiga, il fit maintes fois Ansongo et Ménaka 286 km sans villages, et tu as laissé des résultats dans la zone de Anderamboukane, de termine de intakoreit Feu sidi El Moctar Sidi Oumar m’en a fait les récits en 1997.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La peste bovine faisait rage et les pinces trèfles<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>qui marquaient les animaux vaccinés avaient tellement amputé des oreilles que les bergers finissaient par écarté des centaines de tes à la vaccination systématique, le résultat fut spectaculaire et les contrées ont gardé des souvenirs intarissables de ton séjour dans le grand nord du Mali,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De 1964- 1997 : Chef secteur de l’élevage de TENENKOU<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En 1964-1986 : lutte farouche contre la peste bovine et éradication contrôle précoce de la maladie avant l’éradication dans le cercle de Ténenkou.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mon hommage pour toi Baaba !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Que le tout puissant, le tout Miséricordieux, le très Miséricordieux Allah accorde son pardon total au GRAND DOYEN et El Hadj Ousmane TRAORE.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">DOYEN, que toutes les récompenses divines liées à la sourate Baqara, t’accompagnent où que tu sois dans l’au-delà, et que les récompenses divines de ton métier de vétérinaire, comblent tes espoirs en te mettant du bon côté, coté des paradisiaques,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Jour pour jour, selon la tradition du soufisme coranique, <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Adam ; le premier homme, serait descendu sur terre un Vendredi, <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vendredi, jour choisi parmi les sept de la semaine, Jour de prière solennelle « la djoumma », <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vendredi, jour bénit de Dieu, Jour de clémence innombrable, et d’acceptation de bénédictions,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au nom de tous les bienfaits espérés pour ce jour, j’implore le bon Dieu de te donner une place au paradis.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Que cette coïncidence t’aide à te faire placer à droite, le coté de prédilection par excellence pour les plus méritants et chanceux auprès de Dieu.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Qu’Allah te couvre de sa protection absolue, protection dont lui seul a le secret et la compétence, au nom de Aytalkoursi révélé au prophète Mahomet lors de la nuit de Achoura<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>(l’ascension);<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parce que très reconnaissant de l’effort de tes parents, je te cite « mes parents sont de pauvres paysans et je me dois absolument d’écourter mes études et sortir vite pour pouvoir les assister »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Imbu de cette conviction, du lycée Terrasson, tu fis le concours de l’école des assistant et fut admis major de l’AOF, après deux ans de formations accélérée par Dr vétérinaire Sfarnacis, tu termineras major de la promotion en juin 1959 : jeune ASSISTANT Vétérinaire, le Doyen est affecté à GAO et a pris fonction le 1er SEPTEMBRE 1959. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Qu’Allah te protège et te rende sa grâce pour le savoir durement appris et dompté sur les 6666 espèces animales, parmi lesquelles la créature sublime Baqara adulée par tes parents peulhs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tu rejoindras ce jour les parents auxquels tu avais décerné ton diplôme de major de l’AOF en 1959, MALIK, ALIDJI, BOURY, FANTA, ANTOUROU, PENDA ET AMADOU GARBA MAMOUDOU et ALAMINE.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’homme est un être mortel, certes nul n’échappera à la mort (kouli naffsi zalikal mawtou), donc seule l’œuvre utile d’une personne, permet d’entretenir sa mémoire posthume, j’en veux pour preuve l’œuvre d’Adam, d’Idriss, de Noé, d’Abraham, de Moise, d’Harron, de Salomon, d’Isaac, de Jacob de Joseph, de Jonas, de Job, de David, d’Ellie et d’Elisée, de Jean, de Jésus et enfin celle du sceau des prophètes, paix et salut sont sur Mahomet, sa famille et ses compagnons de lutte ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis beaucoup de siècles, tous ces prophètes ont rejoint le créateur Allah soubahanahou wa t’Allah, ils demeurent des références, à jamais égalées, pour plus de six milliards de personnes ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Coïncidence pour coïncidence, tu es appelé à Allah, le jour de la révision du nourounn labtari qui ne te quitte plus depuis vingt ans, que cela t’apporte assistance complète et totale, pour l’amour au nom duquel, la fraternité sincère est pratiquée entre musulmans, voire entre humains tout court, depuis l’avènement de la religion de la paix « dinna al Islam ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Que Mahomet (paix et salut sur lui) soit ton avocat, auprès de son ami Allah, le tout puissant, Dieu le plus miséricordieux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Patriote convaincu El Hadj Ousmane Traoré, eu une vie professionnelle extrêmement bien remplie, de 1959 à 1997, il travailla matin, midi et soir pendant 38 années, au bénéfice de l’élevage du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Que les premiers jours de ton séjour « anté nous autres », soient les jours de la réception de ton papier, gravé de l’histoire de ta longue et courte vies de 87 ans, passés ici-bas, de la main droite victorieuse ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Que les promesses divines du CORAN flanqué dans ton sac à main, te conduisent alors au paradis de Dieu, le tout miséricordieux, Dieu qui est vérité, Dieu qui aime la vérité, Dieu qui est véridique, Dieu qui tient toujours ses promesses.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">6666 Amen, ainsi soit-il ! <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Puisse Allah t’accorder une place au paradis en te mettant du bon côté,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Que la clémence des prières, des aumônes faites ici, hier, aujourd’hui et demain, alourdissent la balance du bon côté, si besoin en était,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Qu’Allah dont le 99ième nom, révélé dans le nouroun labatari intitulé Sabourou (le patient), nom divin, ayant comme valeur numérologique mystique 297 (11 fois 27), soit une protection pour toi, contre tout désagrément en 11 lieux de l’au-delà et pendant 27 fois.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je viens donc par 6666 fois « wa la hawla wa lakouwata illah billah il all alliyil azim » demander au bon Dieu d’effacer tes péchés et de t’accorder son pardon, car je sais que Allah, très clément et très miséricordieux, demande et exige d’être loué et a promis de toujours entendre celui qui le loue.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Qu’Allah veuille bien, effacer toutes tes fautes à cause du prophète Mahomet (paix et salut sur lui),<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De mémoire de jeune Docteur Vétérinaire des années nonante, jamais engagement n’a été aussi permanent pour la famille vétérinaire pour l’élevage tout court ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous garderons de ton combat intellectuel, le souvenir de la hargne de David contre Goliath ; Qu’Allah affermisse tes pas dans l’au delà comme il a affermi ceux de David contre Goliath,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De Hammourabi, de Abou Zakaria, d’Abou Ibn Sina (Avicennes), d’Hippocrate, de Bourgelat, de Guérin, de Dunlop, de Porcher, de Baron, dont tu as hérité le savoir médical basé sur le « Primum non nocere », reçoit leurs intercessions professionnelles à travers tout le soulagement médical dont ont bénéficié des milliards d’animaux, d’oiseaux et d’êtres humains.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au nom des 757 versets des 7 sourates du CORAN ayant pour titre les animaux : al Baqara, al anam, al nahl, al naml, al ankabout, al adiyatt, al fili, que Dieu t’accepte dans son paradis ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Qu’Allah, te mettes parmi ceux qui sont payés, pour avoir consacré toute leur vie à nourrir, entretenir, soigner, soulager et protéger des êtres vivants qui ne parlent guère ; je veux nommer nos patients les animaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par la volonté d’Allah, le tout puissant, roi du jour du jugement dernier, c’est toi que nous adorons, c’est de toi seul que nous demandons secours, dirige- nous dans le Droit chemin, chemin de Ceux que tu as comblé de joie,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Que cette prière solennelle prononcée, permette d’absoudre tous nos péchés commis dans la recherche de la voie d’Allah ici-bas,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dors en paix mon alter ego ; avait dit Fily Dabo Sissoko pour Mamadou Konaté, Dors en paix PAPA et GRAND DOYEN et confident et souffre douleurs de tous les temps,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Salam, paix pour ton corps GRAND DOYEN ; Salam, paix pour ton âme GRAND DOYEN ; Salam pour tes parents rejoints ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Salam,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pour feu Dr Gaoussou Kouma, Dr Sada Sy, Dr Zanga Coulibaly, Dr Diawré, Dr Diallo Amadou, etc. etc.,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>tous confrères émérites.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Salam pour tous les confrères connus et anodins arrachés à notre affection ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Salam pour tous les musulmans décédés ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dieu a promis le paradis pour toute personne fidèle à ses lois suivant la voie tracée par le prophète Mahomet<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>(paix et salut sur lui),<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dieu tient toujours ses promesses, puisse Allah, accepter mon ANCIEN, mon confrère, mon père, vétérinaire musulman, Ousmane, au paradis éternel. Que son âme repose en paix et cela pour toujours.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Epargne-nous du chemin de tous ceux qui ont attiré ton courroux, au nom des sept grands versets de la FATIHA ainsi bouclés. AMINE Qu’il en soit ainsi pour nous?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Qu’à Dieu ne plaise pour le paradis à El Hadj Ousmane Traoré et à tous nos parents et confrères disparus.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>6666 Amen, ainsi soit-il !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dr Traoré Amadou Ousmane<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Hommage respectueux et « Primum non nocere »<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Très sincères condoléances pour tous nos confrères disparus !</span></b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Source : Albatros</span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Hommage de Sidiki Bouare à  Ibrahima Ndiaye dit Iba : Nos derniers échanges pleins d&amp;apos;émotion</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/hommage-de-sidiki-bouare-a-ibrahima-ndiaye-dit-iba-nos-derniers-echanges-pleins-demotion-3106057.html</link>
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<description><![CDATA[ Iba, en ce jour mercredi 11 juin 2025, au moment où la famille, les amis, les proches et tout le Mali s&#039;apprêtent à vous dire &quot;au revoir&quot;, je m&#039;efforce à briser le chagrin pour faire ce témoignage. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 14 Jun 2025 01:36:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Informé sur votre état de santé, je me suis rendu à la Clinique Pasteur pour vous rendre visite ce jeudi 29 mai 2025 aux environs de 18 h. A l'entrée, c'est vous Iba que j'entends, avant les salutations d'usage, vous adressant à moi : "Quelle surprise ! Bouaré, qui vous a informé que je suis là ?" Je réponds : "C'est Sambala qui m'a informé. Et je viens me tenir debout devant vous pour vous souhaiter prompt rétablissement".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Commencèrent alors nos conversations, sous de larges sourires interminables. On discutait de tout et on se remémorait des moments intenses sur les activités menées ensemble à l'ANPE. Les immenses chantiers étaient scrutés, on ne finissait pas d'évoquer un sujet que l'on prenait un autre : la construction du Centre de perfectionnement et reconversion (CPR), le lancement des taxinis (aujourd'hui appelé Katakatani), le financement direct des projets par l'ANPE pour soulager les demandeurs d'emploi des conditionnalités des banques, la construction du plus joli bâtiment, à l'époque, à Kidal (2006) comme direction régionale de l'ANPE (occupé un moment en 2012 par les rebelles), l'expérimentation du pourghère, le serveur vocal pour les offres d'emploi, l'émission Itinéraires (dont le synopsis a été élaboré par le journaliste Salif Sanogo de l'ORTM), le journal Actu-Emploi, les bornes informatiques, les correspondants locaux de l'ANPE dans les communes de Bamako et cercles des régions administratives, les outils de communication avec le slogan "La Marche vers l'emploi", conçus par DFA Communication (avec Diop et Fall), le partenariat avec le Cesag de Dakar pour les formations, le partenariat avec RFI et ses radios partenaires locales pour la diffusion des offres d'emplois, l'initiative du Télé-enseignement au CPR avec l'appui des Dr. Ousmane Ly et Cheick Oumar Bagayogo, tous deux experts en informatique et télémédecine (précision : Cheick Oumar Bagayogo est aujourd'hui professeur agrégé), l'interdiction d'acheter des meubles importés pour donner plus de chances à nos artisans sans oublier nos briefings quotidiens de 6 h 30 à 7 h 30 et le soir de 17 h à 20 h la nuit (avec une pause de thé et de "papaye solo" que vous adorez tant), etc. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Iba, on avait du plaisir à parler de tous ces souvenirs et je ne me rendais pas compte que j'étais devant un grand malade qui souffrait, tant les échanges étaient animés et dans une parfaite convergence de vues, comme cela a toujours été entre nous, compte tenu de votre rigueur professionnelle que j'appréciais, votre amour pour le travail bien fait et la conscience professionnelle qui vous a toujours caractérisé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A titre illustratif, il était de votre habitude d'envoyer quelqu'un (en catimini) vérifier au marché Dibida le prix exact de certains matériels avant l'achat et de veiller, aux heures tardives avant de rentrer, si les climatiseurs des bureaux sont éteints.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui Iba, vous ne me donniez aucunement l'impression que c'était là nos derniers échanges, car alerte et sourires aux lèvres, vous ne cessiez de me poser des questions auxquelles je répondais. Les minutes s'égrainaient sans que je m'en aperçoive. Finalement c'est le médecin qui était à côté, qui vient m'alerter en me disant : "Monsieur, je pense que vous avez assez causé, il est temps de permettre au malade de se reposer un peu, il doit partir en Tunisie ce soir. Je vous comprends et c'est normal aussi que vous partagez un peu des souvenirs".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est ainsi que je me retire pour m'asseoir sur une chaise d'à côté et quelle ne fut ma surprise de voir Iba fondre en larmes, et moi aussi je n'ai pas pu retenir mes larmes et je suis sorti de la salle pour m'asseoir sur le banc devant la salle d'hospitalisation. Un autre proche d'Iba sort de la salle pour pleurer. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mme Ndiaye Assa Soumaré, la merveilleuse épouse, sort et vient s'asseoir à côté sur le banc en me disant : "Bouaré, prions plutôt pour Iba et faisons-lui des bénédictions". Je n'ai pas pu placer un mot et je n'ai pas pu retourner dans la salle pour dire au revoir à Iba, vu l'ampleur de l'émotion. Je décide de rentrer à la maison.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Certes, Iba et moi, nous avons eu des liens professionnels étroits et de grande estime réciproque, mais je ne comprenais pas ce brusque changement d'état d'âme alors qu'un peu plus tôt, c'était une atmosphère bon enfant avec des rires de part et d'autre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Iba, vous m'avez donc trompé cette fois-ci : ce 6 juin 2025, soit neuf (9) jours après, à l'annonce de votre décès, je me rends compte que vos larmes étaient celles de séparation. C'est Dieu qui en a décidé ainsi. Je suis triste.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vas en paix, le faiseur de roi qui ne se voyait jamais roi mais qui a toujours œuvré dans la discrétion et l'efficacité pour les autres. L'homme s'immortalise à travers son œuvre. Vous avez tout donné à votre pays. Qu'Allah le Tout-Puissant vous accueille dans son Paradis Eternel, Amen !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je présente mes sincères condoléances à Mme Ndiaye Assa Soumaré ainsi qu'à toute la famille et aux alliés endeuillés.<span style="mso-spacerun: yes;">                                         </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Par Sidiki Bouaré</b><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ibrahima Ndiaye dit IBA :<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Le peu que je sais de l'homme !<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Iba, le laboratoire d'idées, il est de cette génération de Maliens profondément enracinés dans leur terroir et en avance sur leur temps. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Démocrate convaincu et enseignant pour lequel ce métier est sacerdoce, Iba a fêté le 2 mai dernier son 77e anniversaire. L'homme au cursus scolaire et universitaire bien fourni comme l'atteste ce brillant parcours de son Kayes natal à Bordeaux et Paris.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Signataire de la Lettre du 7 août 1990, membre fondateur de l'association puis du parti Adéma/Parti africain pour la solidarité et la justice, Ibrahima Ndiaye est élu maire du district de Bamako, le premier de l'ère démocratique et 2e après Modibo Kéita. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Homme de vision et d'ambitions, l'édile a marqué son passage à la tête de la capitale malienne, comme d'ailleurs partout où il est passé. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A Bamako, il a innové. A travers le monde, il a fait rayonner notre cité. C'est surtout sur ce terrain que j'ai suivi l'homme de plus près. Sans prétention d'être exhaustif, je citerais quelques actions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Fondateur et premier président de l'Association des municipalités de Mali (AMM), Ibrahima Ndiaye a posé les bases de l'informatisation des services de la mairie du district et l'appropriation des Ntic par les jeunes à un moment où l'ordinateur et l'Internet relèvent de la magie au Mali (Projet Cyber Bamako).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Il voulait des services modernes et performants répondant aux besoins du citoyen peu importe son âge ou son statut. En témoignent la création et l'opérationnalisation des structures suivantes entre autres : le Musée de Bamako, la Troupe et l'Orchestre du district, le Centre d'accueil et d'orientation pour enfants (CEAO), le Centre d'orientation, documentation et information (Codi), devenu de nos jours la direction de la communication, etc.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le cadre de la propreté de la ville, il avait fait de l'application du Schéma directeur de l'assainissement son cheval de bataille : la pré collecte, la collecte et l'évacuation étaient maîtrisées. Dans cette veine, il négocia avec ses partenaires de Lyon et Genève le "Projet Palu" pour le pavage des rues de Bamako et l'évacuation des eaux usées avec impact sur la prévalence du paludisme dans certaines communes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'accès à l'eau potable dans certains quartiers relevait du parcours de combattant, pour atténuer la souffrance des populations, il lança un vaste programme de construction d'adductions d'eau sommaires. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Rares sont ceux qui savent que les Halles de Bamako sont ses œuvres. Un des volets importants de son programme était de doter la ville de Bamako d'équipements modernes dignes de la capitale du Mali. Dommage que le Parc d'attractions de l'ACI 2000 n'ait pu prospérer après lui. Ceci était le dernier sujet de notre conversation il y a moins d'un mois.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avec Iba, le Mali et Bamako étaient visibles et comptaient dans l'arène des organismes internationaux des gouvernements locaux. Il imposait le respect aux partenaires. A titre d'exemple, il est le premier et le seul au Mali à avoir occupé le poste de secrétaire général de l'Association des maires francophones. Il a donné à la diplomatie de la ville de Bamako son envol en renforçant les partenariats déjà existants tout en nouant de nouveaux. Les conventions relatives aux axes de coopération Bamako-Genève, Bamako-Lyon, Bamako-Bordeaux, Bamako-Ouagadougou, Bamako-Sao Paulo, Bamako-The Mayor for Peace… portent sa signature.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En 2003, il termina son mandat à la tête du district et de l'AMM. En renonçant aux suffrages des Bamakois, il s'est mis à la disposition de l'Etat malien pour continuer à servir son pays. Ainsi après avoir dirigé l'Agence nationale pour l'emploi (ANPE), il est nommé ministre de l'Emploi et de la Formation professionnelle le 3 octobre 2007, poste qu'il conserva sous ATT, son promotionnaire de l'EN de Badala.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Iba est parti, le Mali a perdu un digne fils, un patriote, un excellent cadre, un démocrate. Il a mené le combat pour un Mali démocratique, juste et solidaire jusqu'à son dernier souffle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dors en paix Monsieur le maire !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par Mahamane Touré <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'ANCIEN MINISTRE N'DIAYE BAH LORS DES OBSEQUES DE IBA NDIAYE :<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"Iba N’Diaye avait le Mali et son Kayes natal chevillés au corps"<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><em><strong>"Patriote convaincu, il avait le don d'aller à l'essentiel avec sa rigueur de scientifique"</strong></em><o:p></o:p></span></p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202506/image_870x_684c0ec43ca5f.jpg" alt=""></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'ancien ministre Ndiaye BAH</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Décédé le vendredi 6 juin 2025 à Tunis à 77 ans, jour de la fête de Tabaski, l'ancien Maire du District et ministre de l'Emploi et de la Formation Professionnelle sous ATT, Ibrahima N'Diaye dit Iba a été accompagné, dans l'après-midi du mercredi 11 juin 2025, par une foule de grands jours. Plusieurs personnalités étaient au rendez-vous pour rendre un dernier hommage à l'enfant de Kayes, qui repose désormais au cimetière de Faladié-Niamakoro. Et c'est l'ancien ministre de l'Artisanat et du Tourisme sous le président ATT, N'Diaye Bah, qui a eu l'insigne honneur, au nom de ses camarades, de lire l'oraison funèbre de son frère Iba N'Diaye. Voici son intervention en intégralité.<span style="mso-spacerun: yes;">    </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le destin m'a investi de l'insigne honneur de prononcer l'oraison funèbre de mon frère et camarade feux Ibrahima Ndiaye arraché à notre affection le vendredi 6 juin 2025 à Tunis<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Permettez-moi avant l'entame de mes propos de présenter au nom de tous mes camarades et de toutes les populations de Kayes mes sincères condoléances<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A la veuve de feu Ibrahima Ndiaye <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A ses enfants et petits enfants<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A ses frère et sœurs à toute la famille Ndiaye de Bamako Kayes et Boungourou.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Homme d'engagement, d'action et de devoir Iba avait le Mali et son Kayes natal chevilles au corps. Patriote convaincu il avait le don d'aller à l'essentiel avec sa rigueur de scientifique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Né à Kayes le 2 mai 1948, il eût un cursus scolaire et universitaire riche et impressionnant. Il fit ses études primaires et secondaires à l'école de Kayes Khasso où il décroche son diplôme d'études fondamentales en 1966.Il intégra ensuite l'école normale se Badalabougou et obtint un diplôme de mathématiques physique chimie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le jeune Iba fut muté à Kéniéba, puis à Kayes Ndi et signe du destin votre serviteur est l'actuel chef de quartier. Il rejoint ensuite Monsieur et madame Soumaïla Konaté fondateurs de l'école de sourds muets (IJA) . Il s'envola pour Tunisie où pendant deux ans il se familiarise aux techniques de l'écriture Braille 1975-1977<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1982-1983 : il décroche à l'université de Bordeaux un diplôme d'études supérieures de l'éducation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1983 1987 : il intègre l'université de Paris X Nanterre et obtint une Licence et une maîtrise en sciences de l'éducation et DEA en psychologie social<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Iba fut membre fondateur de l'ADEMA association et de l'Adema parti il fut élu secrétaire à la solidarité lors du premier congrès constitutif du parti en Mai 1991, avant d'occuper le poste de secrétaire général pendant cinq ans de 1994 à 1999.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2é vice-Président du CE, puis premier vice-Président en 2008<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il rejoint ensuite l'URD feu Soumaïla Cissé pour honorer son engagement sa parole donnée à soutenir le candidat de la plateforme au deuxième tour de la présidentielle opposant feu IBK et feu Soumaïla Cissé. <span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il fut porté à la tête de mairie du district de Bamako de 1998 à 2003. Il donna libre cours à son génie et à ses idées créatrices, il porta sur les fonts baptismaux l'association des maires du Mali AMM dont fut président. Puis Directeur général de l'ANPE et ministre de l'emploi et de la formation professionnelle sous le régime du président Amadou Toumani Touré " ATT " dont il fut promotion aire à l'écoute normale secondaires de Badalabougou. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au cours de sa longue et brillante carrière il eût les distinctions Honorifiques suivantes : <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Commandeur de l'ordre national du mérite du Mali en 2009<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Commandeur de l'ordre national du Burkina en 2003<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- citoyen d'honneur de la ville de Ouagadougou <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Dors en paix grand frère que tout puissant t'accueille dans paradis éternel<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">FATOU N'DIAYE REND HOMMAGE A SON PERE :<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"Bah n'a jamais couru après les titres, les honneurs ou la reconnaissance"<o:p></o:p></span></b></p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202506/image_870x_684c0ebe1b13a.jpg" alt=""></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Fatou N'Diaye</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"Aujourd'hui, Bah laisse un vide immense, mais aussi un héritage vivant. Son nom, son rire, son engagement, font désormais partie de l'histoire de Bongourou, de Kayes, et bien au-delà. Parmi ses dernières volontés, il y avait ce désir : faire un grand tour, de Kayes à Bongourou, puis jusqu'au Jolof, à Saint-Louis. Nous irons, Bah. Nous ferons ce voyage pour toi. Et sur chaque route, à chaque étape, ton nom sera prononcé avec respect et amour. Bah n'a jamais couru après les titres, les honneurs ou la reconnaissance. Son bonheur était authentique, profond et simple. Il nous a appris que la richesse véritable, c'est l'amour, la famille, et le respect des autres". Parole de Fatoumata N'Diaye dite Fatou, l'une des filles de feu Ibrahima N'Diaye dit iba, prononcée mercredi 11 juin 2025 à l'occasion de la cérémonie d'hommage à l'ancien Maire du District et ministre de l'Emploi et de la Formation Professionnelle sous ATT, décédé le vendredi 6 juin 2025, à Tunis. Voici l'oraison funèbre lue par Fatou N'Diaye. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je ne sais même pas par où commencer, sinon par ce mot simple, mais si lourd de sens : Merci, Bah.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Merci, cher père, fils digne de tes ancêtres. Merci, N'Diaye Djata, I da Saya Ye.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En ce jour où le silence nous pèse, où les cœurs sont en deuil, je prends la parole, chargé au nom de notre famille - de Bongourou à Kayes, jusqu'à Bamako - pour te rendre un dernier hommage.Et te dire l'indicible.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bah… te rends-tu compte, de là où tu nous regardes, du vide immense que tu nous laisses ? Jamais je n'aurais imaginé que ma première grande prise de parole serait un adieu à toi, mon père. Je ne pourrai jamais égaler ton éloquence, mais je te promets de parler avec le cœur, comme tu m'as appris à vivre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Inna lillahi wa inna ilayhi raji'un. C'est à Dieu que nous appartenons, et c'est à Lui que nous retournons.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mesdames, Messieurs,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Famille, amis, frères et sœurs,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bah n'était pas seulement un homme d'engagement - politique, social ou culturel- il était un pilier, une source de lumière et d'amour dans notre maison.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Notre mère, Assa comme il aimait l'appeler ainsi, sa précieuse compagne de toujours, n'était pas juste une partenaire : elle était son amie, sa confidente, sa complice. Ensemble, ils ont affronté les tempêtes de la vie, main dans la main, unis comme peu savent l'être. Bah la vénérait. Et ceux qui les regardaient ne pouvaient qu'admirer ce qu'ils formaient ensemble : un foyer plein de chaleur, de respect, et d'amour.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bah était un père comblé, un grand-père profondément heureux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous, ses enfants, étions le centre de son univers : de notre regrettée sœur Maïmouna Baye, à Abdoulaye et Jam et moi Fatou, l'homonyme de sa mère. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il nous a regardés grandir avec fierté, nous accompagnant avec douceur, toujours présent sans jamais peser.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ses petits-enfants étaient, pour lui, des joyaux. À plus de 77 ans, il nous disait, avec une sérénité émouvante, qu'il ne demandait plus rien à la vie qu'il l'avait déjà bien vécue, entouré de ceux qu'il aimait. Bah avait un amour profond et indéfectible pour ses frères et sœurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour lui, la fratrie, c'était un sanctuaire. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À mes oncles, à mes tantes, il a toujours offert son écoute, son épaule, et son cœur. Il les a aimés d'un amour loyal, sincère et profond. Et jusqu'à son dernier souffle, il a continué à croire en la force de l'unité familiale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bah, c'était aussi un homme de tradition khassonké, profondément enraciné dans les valeurs ancestrales : la solidarité, la dignité, l'honneur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il était cette mémoire vivante, cette sagesse que l'on trouve dans les contes, dans les proverbes transmis à la veillée, dans le regard silencieux des anciens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd'hui, Bah laisse un vide immense, mais aussi un héritage vivant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Son nom, son rire, son engagement, font désormais partie de l'histoire de Bongourou, de Kayes, et bien au-delà.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parmi ses dernières volontés, il y avait ce désir : faire un grand tour, de Kayes à Bongourou, puis jusqu'au Jolof, à Saint-Louis. Nous irons, Bah. Nous ferons ce voyage pour toi. Et sur chaque route, à chaque étape, ton nom sera prononcé avec respect et amour. Bah n'a jamais couru après les titres, les honneurs ou la reconnaissance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Son bonheur était authentique, profond et simple.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il nous a appris que la richesse véritable, c'est l'amour, la famille, et le respect des autres. Tu n'as jamais voulu être un héros, mais pour nous, tu es un modèle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un exemple de courage discret, de bienveillance profonde, de sagesse tranquille.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tu étais là pour les oubliés, les blessés de la vie, les opprimés, sans jamais hausser la voix, mais toujours avec fermeté. Tu n'as jamais fermé ta porte à personne. Tu as toujours lutté contre l'injustice, parfois au prix du silence, parfois au prix du sacrifice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous, ta famille, tes enfants, tes petits-enfants, tes compagnons de route,nous continuerons d'avancer, portés par ton héritage. Et le plus bel hommage que nous puissions te rendre, Bah, c'est de vivre chaque jour selon les principes que tu nous as transmis. Comme tu aimais le dire : "Personne n'est parfait, mais il faut être Juste".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alors pour finir, il n'y a qu'un seul mot : Merci. Merci, Bah.Merci d'avoir été ce mari aimant. Ce père exemplaire. Ce frère irremplaçable. Ce pilier pour les plus démunis.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Merci, Ndiaye Djata, une fois encore, pour tout.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Va en paix, cher père.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tu as accompli ta mission.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous ne t'oublierons jamais".<o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ibrahima Ndiaye dit Iba (1948 &#45; 2025) : Un valeureux cadre de la vie politique tire sa révérence Un bel héritage pour la postérité !</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/ibrahima-ndiaye-dit-iba-1948-2025-un-valeureux-cadre-de-la-vie-politique-tire-sa-reverence-un-bel-heritage-pour-la-posterite-3106056.html</link>
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<description><![CDATA[ Nul n&#039;est indispensable ici-bas ! Du moins jusqu&#039;à ce que la grande faucheuse vienne déroulé devant nous cette longue et interminable file d&#039;anciennes hautes responsabilités ayant marqué de leur empreinte la vie sur terre portées sous terre. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 14 Jun 2025 01:35:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Désormais, parmi elles, il faudra compter Ibrahima Ndiaye, une grande figure de la vie politique et administrative malienne. Plus connu sous l'appellation populaire d'Iba Ndiaye ou Bâ pour la famille et les intimes, le baobab est décédé le vendredi 6 juin 2025, jour de la fête de Tabaski au Mali, à Tunis, des suites de maladie. Certes, une énorme perte pour la sphère politique du Mali et l'administration du pays qu'il a incarnées de son existence, mais quel héritage pour les générations futures !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">a nouvelle est tombée dans la ferveur de la fête religieuse islamique de l'Eid el Kébir ou Tabaski juste entre l'immolation des béliers et le grignotement des premiers morceaux de viande : Iba Ndiaye est décédé. L'info teinte le reste de la journée de bénédictions et d'amertume. Mais, rapidement, les condoléances et témoignages via les plateformes de communication appropriées prennent le pas sur les vœux surtout au sein de la couche sociale qui a connu l'homme tant Iba Ndiaye est reconnu pour son engagement en faveur de la démocratie, de la cohésion sociale et du développement économique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Son parcours illustre une carrière marquée par des responsabilités de haut niveau et une volonté constante de servir l'intérêt général. Il a occupé plusieurs postes de responsabilité, notamment en tant que maire du district de Bamako et ministre de l'Emploi et de la Formation professionnelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De Kayes Khasso à Paris X-Nanterre<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Né le 2 mai 1948 à Kayes, Ibrahima Ndiaye obtient son diplôme d'études fondamentales (DEF) à Kayes Khasso, et poursuit ses études à l'Ecole normale secondaire (EN Sec) de Bamako, où il décroche un diplôme de maître de second cycle en mathématiques et sciences physiques. Il enseigne ensuite à Kayes, Kéniéba et à l'Institut des jeunes aveugles du Mali (IJA) à Bamako.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Il approfondit sa formation en France, obtenant un diplôme d'études universitaires supérieures de l'éducation à l'Université de Bordeaux II (1982-1983), puis une licence, une maîtrise en sciences de l'éducation et un DEA en psychologie sociale à l'Université Paris X-Nanterre (1983-1987).<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Il effectue également un stage de spécialisation dans l'enseignement des aveugles en Tunisie entre 1975 et 1977.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'Adéma, tracteur politique<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tout au long de sa carrière, Ibrahima Ndiaye a été un fervent défenseur de l'éducation, de la formation professionnelle et de l'inclusion sociale. Son parcours témoigne d'un engagement constant en faveur du développement équitable et durable du Mali. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Membre fondateur de l'Alliance pour la démocratie au Mali (Adéma/Association) en 1990, Ibrahima Ndiaye occupe plusieurs postes au sein du parti Adéma/PASJ (Parti africain pour la solidarité et la justice) : président de la coordination de la Commune VI en 1991, secrétaire à la solidarité (1991-1994), secrétaire général (1994-1999), puis 2e vice-président à partir de 1999.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est élu maire du district de Bamako de 1998 à 2003 et préside l'Association des municipalités du Mali. Il dirige ensuite l'Agence nationale pour l'emploi (ANPE) de 2004 à 2007, où il initie des réformes axées sur la formation continue et la reconversion professionnelle. Le 3 octobre 2007, il est nommé ministre de l'Emploi et de la Formation professionnelle dans le gouvernement de Modibo Sidibé, poste qu'il occupe jusqu'en avril 2011.En 2014, Iba Ndiaye quitte le parti Adéma après des divergences sur le soutien à la candidature d'Ibrahim Boubacar Kéita à la présidentielle de 2013, estimant que ce choix ne correspondait pas aux idéaux du parti. Il rejoint l'Union pour la République et la démocratie (URD) dirigé par Soumaïla Cissé, pour continuer son engagement politique dans l'opposition.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après des divisions internes au sein de l'URD suite au décès de Soumaïla Cissé, Iba Ndiaye soutient la décision judiciaire désignant Gouagnon Coulibaly comme président légitime du parti, appelant à l'unité et à la cohésion. Cependant, par rapport aux soubresauts politiques de ces dernières années, en tant qu'acteur du Mouvement démocratique malien, Iba a dû prendre certaines positions tranchant avec l'avis de son parti. Il a notamment formalisé son adhésion à la cause des partis politiques acquis à la fin de la Transition suite au décret de suspension des activités des partis politiques suivi de l'arrestation et l'emprisonnement de leaders politiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En apposant sa signature au document, le vice-président de l'URD manifestait du coup sa solidarité envers l'appel des partis initiateurs au retour à l'ordre républicain. L'URD n'avait pas franchi ce pas mais a dénoncé le décret de suspension des activités des partis politiques et association à caractère politique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Autre point de divergence : Iba Ndiaye était vigoureusement opposé à ses camarades sur la participation au Dialogue jadis initié par les autorités de la Transition et boycotté par plusieurs partis.<o:p></o:p></span></p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202506/image_870x_684c0ec547b07.jpg" alt=""></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ma vie, mon bilan<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ibrahima Ndiaye a marqué de son empreinte l'urbanisation de la ville de Bamako, et la politique de l'emploi au Mali, tant par ses initiatives novatrices que par son engagement envers la jeunesse et le développement économique du pays. Il le prouva en tant que maire de Bamako, directeur général de l'ANPE, et ministre de l'Emploi et de la Formation professionnelle du Mali. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En tant que maire<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Iba Ndiaye a dirigé la capitale malienne, contribuant à son développement urbain et à la gestion des affaires locales. Alors secrétaire général (1994-1999), puis 2e vice-président du parti de l'Abeille à partir de 1999, il a été maire du district de Bamako de 1998 à 2003.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Son mandat est marqué par des initiatives notables, notamment la construction des Halles de Bamako, un projet financé exclusivement sur fonds propres de la mairie, sans soutien de l'Etat ou de partenaires externes. Cette réalisation a été saluée comme un exploit majeur de son leadership. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En matière de gestion financière, le budget de la mairie est passé de 2 milliards de F CFA à 8 milliards de F CFA pendant son mandat, atteignant environ 20 milliards de F CFA à la fin de sa gestion en 2003. Cependant, faisant son bilan à l'époque, il a reconnu des défis persistants, notamment dans le domaine de l'assainissement et de la circulation à Bamako. Il a souligné que le manque de coopération de certains conseillers municipaux a entravé la mise en œuvre de certaines de ses initiatives. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En tant que directeur général de l'ANPE<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ibrahima Ndiaye a également dirigé l'Agence nationale pour l'emploi (ANPE) de novembre 2004 à octobre 2007. Son leadership à l'ANPE a été marqué par des initiatives significatives visant à améliorer l'efficacité de l'Agence et à renforcer son rôle dans la promotion de l'emploi.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sous sa direction, l'ANPE a connu une période de dynamisme et de développement. Il a notamment introduit la création d'un département de communication au sein de l'Agence, permettant ainsi une meilleure diffusion des informations relatives aux offres d'emploi, tant à Bamako qu'à l'intérieur du pays. Cette initiative a été largement saluée par les employés de l'ANPE, qui ont exprimé leur reconnaissance envers son engagement et son leadership.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En tant que ministre<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Iba Ndiaye a révolutionné le département de l'Emploi et de la Formation professionnelle sous le président Amadou Toumani Touré, tant par ses initiatives novatrices que par son engagement envers la jeunesse et le développement économique du pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le gouvernement de Modibo Sidibé, il a œuvré pour améliorer la formation professionnelle et l'employabilité des jeunes maliens. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parmi ses principales réalisations, on peut lister :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'initiation de la Bourse de l'emploi : Ce programme a permis à de nombreux jeunes diplômés maliens d'obtenir des financements publics pour lancer des projets agricoles, favorisant ainsi l'insertion professionnelle et la réduction du chômage.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La modernisation du transport urbain : Sous sa direction, le ministère a introduit des tricycles motorisés comme moyen de transport public, améliorant la mobilité urbaine, notamment à Ségou, où ce projet a été pilote.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le développement de la formation professionnelle : Il a supervisé la construction et la réhabilitation de plusieurs centres de formation à travers le pays, notamment à Sikasso, Markala, Mopti, et d'autres localités. Ces centres ont été dotés d'infrastructures modernes, y compris des dortoirs et des équipements solaires, pour accueillir un plus grand nombre d'apprenants. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La promotion de l'agriculture durable : Le projet de la ferme-école de Mofa à Baguinéda, financé en partie par Qatar Charity, visait à former les jeunes et les producteurs agricoles aux techniques modernes d'agriculture et d'élevage, contribuant ainsi à la sécurité alimentaire du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le renforcement des capacités de l'Observatoire national de l'emploi et de la formation (Onef) : Sous sa supervision, l'Onef a réalisé des études stratégiques sur l'emploi et la formation, améliorant la collecte et l'analyse des données relatives au marché du travail malien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est dire que l'héritage d'Iba Ndiaye perdure à travers les nombreuses initiatives qu'il a lancées, contribuant à façonner un avenir plus prometteur pour les jeunes Maliens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Enfin, ce qu'il faut savoir de la vie d'Ibrahima Ndiaye, c'est qu'il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont "Adéma/PASJ, le parti de l'avenir",<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>publié en 1996, et "Les élections de 1997 : résultats, réflexions, défis à notre culture démocratique", paru en 1998. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Commandeur de l'Ordre national du Mali (2009), commandeur de l'Ordre national du Burkina Faso (2003) et Citoyen d'honneur de la ville de Ouagadougou (2003), Bâ repose désormais au cimetière de Faladié-Niamakoro.<span style="mso-spacerun: yes;">                    </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">El Hadj A.B. HAIDARA<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Témoignage de Sambala Sidibe sur Ibrahima Ndiaye : &amp;quot;Iba, c&amp;apos;était une voix pour la justice, pour la dignité, pour le dialogue&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/temoignage-de-sambala-sidibe-sur-ibrahima-ndiaye-iba-cetait-une-voix-pour-la-justice-pour-la-dignite-pour-le-dialogue-3106058.html</link>
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<description><![CDATA[ &quot;Son engagement ne connaissait ni fatigue, ni compromis quand il s&#039;agissait de défendre les intérêts du pays&quot; ]]></description>
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<pubDate>Sat, 14 Jun 2025 01:29:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"Notre génération n'oubliera jamais le dévouement avec lequel Ibrahima Ndiaye dit Iba et ses camarades ont pris en charge le combat pour l'avènement de la démocratie dans notre pays et la sauvegarde des acquis démocratiques. Nous n'oublierons jamais également son combat pour les réponses apportées au chômage des jeunes diplômés ou non diplômés : Bourse de l'emploi et de la formation professionnelle, projet mototaxis devenu katakatani, Programme décennal de développement de la formation professionnelle pour l'emploi, etc. Il a redonné confiance à la jeunesse qui a été préparée à faire toutes les conquêtes pour transformer qualitativement la société malienne". Ces propos sont de Sambala Sidibé prononcés aux obsèques d'Ibrahima Ndiaye dit Iba, le mercredi 11 juin 2025. Un témoignage franc et sincère sur celui qui fut un grand acteur de la vie politique au Mali et digne de confiance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd'hui, c'est un géant qui s'en est allé. Ibrahima Ndiaye dit Iba a tiré sa révérence ce 6 juin 2025 à Tunis (un vendredi saint, jour de fête de Tabaski au Mali), laissant derrière lui une immense douleur, mais aussi un héritage inestimable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Iba, c'était une voix. Une voix pour la justice, pour la dignité, pour le dialogue. Une voix forte, posée, ancrée dans les valeurs profondes de notre société, de notre République. De l'école à la vie politique et sociale, de la mairie du district de Bamako, à l'ANPE, aux responsabilités administratives (directeur national de l'action coopérative) et ministérielles, il a toujours servi avec engagement, loyauté, compétence et humilité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Son engagement ne connaissait ni fatigue, ni compromis quand il s'agissait de défendre les intérêts du pays. Il croyait en la jeunesse, en l'éducation/formation, en l'unité nationale. Il croyait aussi que servir le Mali ne se résumait pas à occuper un poste, mais à poser des actes utiles, durables et humains.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Iba n'était pas seulement un homme politique, il était un repère, un bâtisseur, un patriote au sens le plus noble du terme. J'ai eu le privilège de le côtoyer dans les luttes politiques, dans les débats idéologiques et surtout dans les moments d'engagement sincère pour sa région, sa communauté et pour le Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202506/image_870x_684c0ec49b305.jpg" alt=""></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il était de ceux qui savaient écouter, conseiller, orienter, sans jamais écraser.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mesdames et Messieurs, <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, de la mairie du district de Bamako, au gouvernement en passant par l'ANPE et l'ex-Adéma/PASJ, je retiens de lui sa rigueur, son calme, sa foi inébranlable en la justice sociale. Il n'a jamais reculé face aux responsabilités. Son parcours est une école de loyauté, de dignité et de service désintéressé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Que dire d'Iba Ndiaye avec le monde des personnes en situation de handicap ; tout simplement qu'il est issu de ce monde et ayant tout fait avec et pour ce monde. De l'Umav à la Fémaph dont le siège et l'EID ont beaucoup bénéficié des actions de Ibrahima Ndiaye dit Iba.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je voudrais que d'autres camarades ou personnes comme moi qui ont bénéficié de l'encadrement politique, social et associatif du défunt se reconnaissent dans ce témoignage non exhaustif de la vie d'Iba. Je sais que vous êtes nombreux ici et ailleurs à entretenir des relations plus utiles avec Iba, qui sont plus intéressantes à être partagées avec ce public. Car Iba, en plus d'être utile pour chacune de ses relations, de ses fréquentations, était de tous les combats justes. Grand humaniste, il a été toujours aux côtés des défavorisés et autres victimes de l'injustice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est ce patriote sincère et ce républicain convaincu que notre génération a eu le privilège de connaître et de fréquenter.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Notre génération n'oubliera jamais le dévouement avec lequel Ibrahima Ndiaye dit Iba et ses camarades ont pris en charge le combat pour l'avènement de la démocratie dans notre pays et la sauvegarde des acquis démocratiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous n'oublierons jamais également son combat pour les réponses apportées au chômage des jeunes diplômés ou non diplômés : Bourse de l'Emploi et de la formation professionnelle, projet mototaxis devenu katakatani, Programme décennal de développement de la formation professionnelle pour l'emploi, etc.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il a redonné confiance à la jeunesse qui a été préparée à faire toutes les conquêtes pour transformer qualitativement la société malienne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd'hui, je me tiens devant vous, au nom de tous ces jeunes, moins jeunes comme moi, non seulement pour pleurer un camarade de lutte, un frère, un maître, mais aussi pour témoigner de la grandeur d'un homme qui a su rester simple, juste et fidèle, jusqu'au dernier souffle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Iba Ndiaye laisse un vide immense, mais il nous laisse aussi un héritage précieux : celui du courage, de l'intégrité et de l'amour profond pour son pays. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A son épouse, Mme Ndiaye Assa Soumaré, "la courageuse, l'attentionnée", aux enfants Abdoulaye, Diami et notre Maman Fatou Ndiaye, à toute sa famille, à ses compagnons de Kayes à Bamako en passant par Kolindinkoye (Oussoubidiagna), la France et ailleurs, à sa formation politique (ex-Adéma/PASJ et ex-URD), à la Nation tout entière, j'adresse mes condoléances les plus émues et sincères.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Que la terre lui soit légère ! Que son exemple nous guide encore longtemps !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Repose en paix, cher Iba que Dieu, le miséricordieux, vous accueille dans son paradis !"<o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bamako : le jeune rappeur, Lord Makavely, meurt à l’hôpital après avoir été victime d’un lynchage</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/bamako-le-jeune-rappeur-lord-makavely-meurt-a-lhopital-apres-avoir-ete-victime-dun-lynchage-3106034.html</link>
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<description><![CDATA[ Lord Makavely, un jeune rappeur en herbe, promu à une belle carrière artistique et très réputé dans les milieux du hip-hop, a succombé à ses blessures dans un hôpital hier soir à Bamako. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 13 Jun 2025 07:21:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon de nombreux témoins, le rappeur serait victime d’un lynchage après une dispute avec une vendeuse de galettes faites à base de la farine dans le quartier de Baco-Djicoro Golf.<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>De témoignages concordent à dire que la dispute avec la vendeuse serait partie d’une incompréhension lorsque le jeune rappeur a fait une commande de galettes de farine. Le défunt aurait demandé que sa commande soit servie sans oignon.<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>Au moment de la réception de la commande, il a été surpris de constater que la vendeuse a mis de l’oignon malgré qu’il l’aurait demandé de ne pas y mettre cet ingrédient.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Suite à ce fait, les tensions montèrent entre la vendeuse et son client et survient<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>une discussion émaillée par les invectives et des injures.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>C’est ainsi, explique l’un des témoins de la scène, un groupe de personne qui assistait à<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la scène s’en mêla. Le rappeur fut sauvagement et copieusement battu par une foule déchainée, qui le laissa dans un état critique.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>D’autres témoins affirment qu’avant la foule ne déchaine sur lui, le véhicule du rappeur aurait foncé accidentellement ou pas sur la vendeuse.<span style="mso-spacerun: yes;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Transporté à l’hôpital pour une prise en charge, Lord Makavely succombe à ses blessures.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Tandis que la vendeuse a eu la vie sauve serait présentement à l’hôpital entrain de bénéficier des soins. L’affaire est dans les mains de la police du 15ème arrondissement.<span style="mso-spacerun: yes;">   </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous y reviendrons !</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ibrahima N’Diaye dit Ibba : Un homme de terrain et d’action s’en est allé</title>
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<description><![CDATA[ Iba, le laboratoire d’idées, il est de cette génération de maliens profondément enracinée dans leur terroir et en avance sur leur période ]]></description>
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<pubDate>Wed, 11 Jun 2025 01:43:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Démocrate convaincu et enseignant pour lequel ce métier est sacerdoce, Iba a fêté le 2 mai dernier son 77ème anniversaire. L’homme, au cursus scolaire et universitaire bien fourni a fréquenté après l’école fondamentale à Kayes sa ville natale, l’Ecole Normale Secondaire de Badalabougou, spécialité : mathématiques et Sciences physiques. Il enseigna ces matières à Kayes, Keniéba et à l’Institut des Jeunes Aveugles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Entre 1982 et 1987 à l’Université de Bordeaux II et Paris X Nanterre où il obtint une licence et une maîtrise en sciences de l'éducation, ensuite un DEA en psychologie sociale et un diplôme d'études universitaires supérieures de l'éducation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Signataire de la lettre du 7 aout A990, membre fondateur l’Adéma - Parti Africain pour la Solidarité et la Justice, Ibrahima N’Diaye est élu Maire du District de Bamako. Il est le premier maire élu de Bamako, de l’ère démocratique et 2ème après Modibo Kéita.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’édile a marqué son passage à la tête de la capitale malienne. A Bamako il a innové ; à travers le monde il a fait rayonner notre cité. Fondateur et premier Président de l’Association des Municipalités de Mali, Ibrahima N’Diaye a posé les bases de l’informatisation des services de la Mairie du District, la valorisation de notre culture à travers la création du Musée de Bamako, la troupe et l’orchestre du District, le pavage des rues de Bamako avec impact sur la prévalence du paludisme, les adductions sommaires d’eau …<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avec Iba, le Mali et Bamako étaient visibles et comptaient dans l’arène des organismes des gouvernements locaux. Il imposait le respect aux partenaires. A titre d’exemple, il est le premier et le seul à avoir occupé le poste de Secrétaire Général de l’Association des maires Francophones…<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En 2003, il termina son mandat à la tête du District et de l’AMM. En renonçant aux suffrages des bamakois, il s’est mis à la disposition de l’Etat malien pour continuer à servir son pays. Ainsi après avoir dirigé l’Agence Nationale pour l’Emploi (ANPE), il est nommé ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle dans le 3 octobre 2007.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Iba est parti, le Mali a perdu un digne fils, un patriote, un excellent cadre, un démocrate. Il a mené ce combat pour un Mali démocratique, juste et solidaire jusqu’à son dernier souffle ce jour 6 mai 2025, jour de l’Aïd.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Que son âme repose en paix.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Altinè Coulibaly</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Page noire : à 77 ans, l’ancien ministre Iba N’Diaye s’est éteint ce jour à Tunis</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/page-noire-a-77-ans-lancien-ministre-iba-ndiaye-sest-eteint-ce-jour-a-tunis-3105898.html</link>
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<description><![CDATA[ Natif de Kayes, Ibrahima N’Diaye dit Iba, ancien ministre de l’Emploi et de la formation professionnelle, ancien maire du District de Bamako, ancien DG de l’ANPE, ancien cadre de l’UMAV, est décédé ce jour à Tunis des suites d’une maladie. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 06 Jun 2025 18:30:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’ancien secrétaire général du Comité exécutif de l’Adema PASJ, ancien président de l’Association des municipalités du Mali (AMM), ancien DG de l’Agence nationale pour l’Emploi et ancien candidat aux primaires de l’Adema pour la présidentielle de 2018 était un intellectuel structuré et prolifique. Il est l’initiateur de la Bourse de l’Emploi, un projet gouvernemental qui a permis à plusieurs jeunes diplômés du Mali de bénéficier des financements publics pour lancer<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des projets agricoles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De la direction de l’ANPE à la tête du ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle, il a réussi avec<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>brio l’introduction de taxis tout-neufs dans le parc du transport public. Les tricycles avec wagon comme taxi font partie des trouvailles de l’ancien DG de l’ANPE. A l’époque, la Cité<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des Balazans a eu le privilège d’être la ville pilote de ce projet qui a considérablement amélioré la trafic dans la ville de Ségou où les charrettes constituaient les principaux moyens de transport à l’intérieur de la ville.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Aujourd’hui, presque toutes les localités de l’intérieur ont adopté les tricycles comme moyens de transport favoris.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ami de la presse, Iba N’Diaye fait partie de ceux et celles qui ont cru à l’aventure médiatique portée par Dramane Aliou KONE et Markatié Daou, il y a deux décennies.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’était lui qui a présidé en 2007 la cérémonie d’inauguration du premier siège du Groupe Renouveau, sis à Banankabougou extension en commune VI du district de Bamako. C’est donc avec beaucoup de douleurs mais aussi de tristesse qu’on annonce la disparition de notre tonton, ami et conseiller.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dors en paix, cher Bah !<o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Décès de l&amp;apos;inspecteur général Anatole Sangaré : Un dernier hommage de la Nation rendu à un de ses serviteurs !</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/deces-de-linspecteur-general-anatole-sangare-un-dernier-hommage-de-la-nation-rendu-a-un-de-ses-serviteurs-3105856.html</link>
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<description><![CDATA[ Le dernier hommage de la Nation à un de ses Serviteurs. L&#039;inspecteur Général de Police Anatole Sangaré s&#039;en est allé à l&#039;âge de 77 ans. Moment de forte émotion le lundi 02 juin 2025 à l&#039;École Nationale de Police Amadou Touré dit &quot;Gandi&quot;. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 05 Jun 2025 01:25:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Premier ministre, ministre de l'Administration territoriale et de la Décentralisation, Chef du Gouvernement le Général de Division Abdoulaye Maïga qui préside cette cérémonie empreinte d'émotion se recueille sur la dépouille de feu Inspecteur Général de Police Anatole Sangaré, son beau-père avant la signature du livre de condoléances. Dans l'oraison funèbre, le Directeur général adjoint de la Police nationale, a dressé le parcours d'un cadre émérite dont la vie fut un modèle d'engagement, de loyauté, de courage et d'abnégation au service de la patrie. Dans sa riche carrière, l'inspecteur général Anatole Sangaré a été, entre autres, Directeur Général de la Police Nationale, Directeur Général de Air Mali, Directeur Adjoint et Directeur Général de la sécurité d'Etat. Il a également participé à des missions de maintien de paix à l'extérieur du pays.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>L'Inspecteur Général à la retraite Namakoro Diarra, ancien camarade de promotion au lycée entre 1966 et 1969, à l'ENA entre 1969-1973 et enfin à l'école de Police en 1973 garde du défunt beaucoup de souvenirs. Pour lui, cette disparition laisse un grand vide.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon son fils, Cheick Sala Sangaré, feu Inspecteur général de Police Anatole Sangaré a été un modèle de courage pour ses enfants. Ils ont promis de suivre son exemple. La cérémonie s'est déroulée en présence des représentants du Président de la Transition, des institutions de la république, de plusieurs membres du gouvernement, des parents et amis. <o:p></o:p></span></p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202506/image_870x_68405b2013ae3.jpg" alt=""></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est une figure marquante de l'histoire sécuritaire du Mali qui nous quitte. Il laisse derrière lui un imposant héritage. Des prières ont été faites à la cathédrale de Bamako pour le repos éternel de son âme. Occasion pour les amis et parents de faire des témoignages pour magnifier les bonnes actions de l'homme.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'Inspecteur Général Anatole Sangaré repose pour l'éternité au cimetière de Bamako Coura. Dors en paix Mon Général!<o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nécrologie : Le monde des médias en deuil</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/necrologie-le-monde-des-medias-en-deuil-3105556.html</link>
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<description><![CDATA[ C’est avec une immense tristesse que nous avons appris le décès de notre confrère Ibrahim IB Ouattara, survenu ce mardi 27 mai 2025 à Abidjan, des suites d’une courte maladie. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 28 May 2025 07:39:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Journaliste passionné et engagé, IB Ouattara a marqué le paysage médiatique ouest-africain par son professionnalisme et sa vision.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Homme de cœur, généreux et profondément humain, il laisse derrière lui un héritage riche et une grande peine parmi ses proches, ses collaborateurs et toute la profession.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En ce jour douloureux, nos pensées vont à son épouse Mireille Loué, à sa famille et à tous ceux qui ont partagé son parcours. Que son âme repose en paix.<o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Hommage à Bagningo : De l&amp;apos;enseignement à la comédie</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/hommage-a-bagningo-de-lenseignement-a-la-comedie-3105444.html</link>
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<description><![CDATA[ Le décès de l&#039;artiste comédien, Nouhoum Cissé surnommé «Bagningo» est une perte énorme pour la culture malienne. À 68 ans, il a été arraché de ce monde depuis l&#039;Hôpital du Mali ce samedi 24 mai 2025. Le sexagénaire était l&#039;un des rares gardiens du conte. Il avait pris cet engagement d&#039;enseigner aux plus jeunes nos valeurs traditionnelles cruciales pour souder les liens de fraternité. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 26 May 2025 10:09:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>Selon le Journal «Le Reporter», le défunt a obtenu son Baccalauréat au lycée de Badalabougou pour ensuite terminer ses études à l’École normale supérieure (ENsup) en psychopédagogie.</p>
<p>Ce professeur d'enseignement secondaire optera pour la comédie. Il participe à la biennale avec la Région de Koulikoro. Sa détermination lui fait découvrir d'autres aventures dans le secteur. Le comedien joue le rôle d'un policier dans le film «Wari II», du cinéaste Ousmane Sow. La porte s'ouvre davantage pour lui dans ce domaine. Il travaillera avec plusieurs icônes du cinéma dont Aguibou Dembélé et Alioune Ifra N’Diaye, le promoteur du Complexe culturel «Blonba». Sa collaboration avec cet opérateur talentueux lance davantage sa carrière d'artiste comédien grâce à son rôle mythique «Bagningo» c'est à dire «l'égoïste».</p>
<p>Nouhoum Cissé était connu pour ses talents de conteur, de traditionaliste et de tradithérapeute. Votre serviteur a collaboré avec lui dans le cadre des reportages sur des thématiques comme le veuvage. Nous nous souviendrons d'un homme disponible avec son sourire large et contagieux. Ses obsèques se sont tenues le dimanche 25 mai 2025 à Kalaban Coro. Toutes nos condoléances à la famille éplorée.</p>
<p>Mohamed DIAWARA</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nécrologie : Nouhoum Cissé, dit Bagnèko, s’en est allé</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/necrologie-nouhoum-cisse-dit-bagneko-sen-est-alle-3105397.html</link>
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<description><![CDATA[ Le monde de la culture malienne est en deuil. Le comédien Nouhoum Cissé, plus connu sous le nom de Bagnèko, est décédé ce samedi 24 mai 2025, à la suite d’une courte maladie. ]]></description>
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<pubDate>Sun, 25 May 2025 07:08:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>Figure emblématique du théâtre et du cinéma malien, Bagnèko laisse derrière lui un riche héritage artistique marqué par l’humour, l’engagement social et une profonde humanité.</p>
<p>En ces moments douloureux, nos pensées vont à sa famille, ses proches, ses collègues de scène et à l’ensemble du peuple malien, qui perd une voix précieuse de son patrimoine culturel.</p>
<p>Maliweb.net</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Guinée : L&amp;apos;artiste comédien Moussa Koffoé ​​décède des suites d&amp;apos;une courte maladie</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/guinee-lartiste-comedien-moussa-koffoe-decede-des-suites-dune-courte-maladie-3104876.html</link>
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<description><![CDATA[ Moussa Koffoé ​​Keïta, artiste comédien et tailleur, figure emblématique de la culture guinéenne, est décédé ce lundi 12 mai 2025, des suites d&#039;une courte maladie, à t-on informé des médias guinéens

Souleymane SIDIBE ]]></description>
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<pubDate>Mon, 12 May 2025 19:33:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><span>Né dans les années 1950 à Kindia, Moussa Koffoé ​​a grandi dans une famille modeste. Dès son plus jeune âge, il a été fasciné par le monde du spectacle et de la comédie. Avant d'embrasser une carrière artistique, le regretté d'avoir exercé le métier de tailleur à Kindia. Cette expérience lui a permis d'acquérir une certaine indépendance financière tout en cultivant sa passion pour l'art du spectacle.   </span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><span>Moussa Koffoé ​​Keïta était reconnu comme l'un des pionniers du théâtre comique en Guinée. Son style unique, mêlant humour et satire sociale, lui a permis de conquérir le cœur du public guinéen et d'inspirer de nombreux jeunes talents dans le domaine artistique.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><span>Au-delà de la scène, il s'était également investi dans la transmission de son savoir en encadrant des troupes de jeunes comédiens. Son engagement en faveur de la promotion de la culture guinéenne restera gravé dans les mémoires. Son décès laisse un vide immense dans le monde artistique et culturel du pays, où il était respecté pour son talent, son humilité et son sens du partage.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span>Souleymane SIDIBE</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Disparus lors du crash du  11 aout 1974 d&amp;apos;Air Mali vers Ouaga : Boukary Sidibé dit Kolon rapatrie les corps des 7 membres d&amp;apos;équipage à Bamako !  Ils ont été inhumés au cimetière d&amp;apos;Hamdallaye</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/disparus-lors-du-crash-du-11-aout-1974-dair-mali-vers-ouaga-boukary-sidibe-dit-kolon-rapatrie-les-corps-des-7-membres-dequipage-a-bamako-ils-ont-ete-inhumes-au-cimetiere-dhamdallaye-3104791.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/necrologie/disparus-lors-du-crash-du-11-aout-1974-dair-mali-vers-ouaga-boukary-sidibe-dit-kolon-rapatrie-les-corps-des-7-membres-dequipage-a-bamako-ils-ont-ete-inhumes-au-cimetiere-dhamdallaye-3104791.html</guid>
<description><![CDATA[ Le rêve des familles des sept membres d&#039;équipage disparus lors du crash du vol Air Mali du 11 août 1974 à Linoghin près de Ouagadougou, au Burkina, vient d&#039;être réalisé grâce à la générosité de Boukary Sidibé dit Kolon. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 10 May 2025 19:53:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%;">Cet accident s'est produit du retour de la Oumra en Arabie Saoudite. Aujourd'hui, les sept corps ont été finalement rapatriés à Bamako où ils ont été inhumés, hier jeudi 8 mai 2025, au cimetière d'Hamdallaye en présence de leur famille. Auparavant, une cérémonie d'hommage a été organisée au Mémorial Modibo Kéïta devant plusieurs personnalités. L'occasion était bonne pour l'Association des Anciens Travailleurs d'Air Mali (AATAM) d'adresser ses vifs remerciements à Boukary Sidibé dit Kolon pour cet acte de solidarité.<span style="mso-spacerun: yes;">   </span><o:p></o:p></span></i></p>
<p class="MsoNormal"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%;"><o:p> </o:p></span></i><i><span style="font-size: 14.0pt;">Les familles des 7 membres d'équipage du crash d'Air Mali du 11 août 1974 souhaitent que nous fassions ramener les corps à Bamako. Ayant appris que nous n'avons pas les moyens de faire rapatrier les corps, Boukary Sidibé dit Kolon s'est engagé à nous aider pour réaliser ce rêve. Et il nous a contactés pour nous le signifier. Ce qui est une très bonne nouvelle pour nous. Puisque les corps de nos collègues sont dans un cimetière qui a été abandonné depuis plusieurs années. C'est pour vous dire qu'on n'enterre plus dans ce cimetière.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Parait-il que le terrain a été affecté à la communauté chrétienne du Burkina pour la construction d'une université. Cela est une raison de plus pour rapatrier les 7 corps à Bamako.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Heureusement, Boukary Sidibé dit Kolon a encore prêté son concours à l'Association des anciens travailleurs d'Air Mali. Il nous a dit qu'il va prendre les contacts nécessaires afin de gérer ce rapatriement des corps de nos collègues".</span></i><span style="font-size: 14.0pt;"> Voilà les paroles de Sékou Danioko, l'un des survivants du crash du 11 août 1974 d'Air Mali et président de l'Association des anciens travailleurs d'Air Mali (AATAM) dans une interview qu'il nous a accordée en août 2023.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Malheureusement, cet homme qui a marqué l'histoire de l'aviation malienne par son dévouement et son professionnalisme est décédé le 21 mai 2024 à l'âge de 85 ans. Comme pour dire que l'homme propose, Dieu dispose !<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; text-indent: 14.4pt; mso-line-height-alt: 9.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt;">Derrière lui, le rêve des familles des 7 victimes se réalise enfin grâce à la générosité de Boukary Sidibé dit Kolon en respectant ses promesses dont son père fut aussi un ancien commandant de bord d'Air Mali. Il s'agit de feu Dramane Sidibé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; text-indent: 14.4pt; mso-line-height-alt: 9.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt;">Les 7 martyrs du crash du 11 août 1974 ont pour noms : Moriba Doumbia (co-pilote) Adama Konaté (navigateur) Abdoulaye Makan Konaté (opérateur radio) Birama Diarra (mécanicien de vol), Oumar Sy (personnel navigant commercial) Seydou Kouyaté (personnel navigant commercial) et Amadou Salif Kéita (représentant d'Air Mali à Niamey au Niger). <o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; text-indent: 14.4pt; mso-line-height-alt: 9.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt;">C'est par un vol spécial de la compagnie Sky Mali que les sept corps sont arrivés à l'Aéroport international-Président Modibo Kéita, dans l'après-midi du mercredi 7 mai, avec à bord les membres de l'Association des Anciens Travailleurs d'Air Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; text-indent: 14.4pt; mso-line-height-alt: 9.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt;">Hier jeudi, une cérémonie d'hommage a été rendue aux victimes au Mémorial Modibo Kéita en présence des familles des victimes, qui n'en croyaient pas leurs yeux ainsi que plusieurs personnalités. Les dépouilles des défunts étaient placées dans des cercueils recouverts du drapeau national et identifiés par leur photo. <o:p></o:p></span></p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202505/image_870x_681ded2b2e013.jpg" alt="" width="347" height="502" style="float: left;"></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; text-indent: 14.4pt; mso-line-height-alt: 9.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt;">La lecture <span style="letter-spacing: .75pt;">du Saint coran et l'oraison funèbre avec prières et témoignages ont été les temps forts de cette cérémonie. Ensuite, les corps des victimes ont été inhumés au cimetière d'Hamdallaye dans la dignité et le respect dus à ceux qui sont tombés au service de la patrie.</span><o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; text-indent: 14.4pt; mso-line-height-alt: 9.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt;">A travers cette action, l'AATAM rendait un vibrant hommage aux pionniers de l'aviation civile malienne et appelait à la transmission de leur mémoire aux jeunes générations. Cela dans un esprit de respect, de dignité et de reconnaissance nationale.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; text-indent: 14.4pt; mso-line-height-alt: 9.0pt;"><i><span style="font-size: 14.0pt;">«En ce jour mémorable, nous voilà réunis ici pour honorer la mémoire de nos parents, arrachés brutalement à la vie le 11 août 1974, dans le tragique accident de l'Illiouchine IL-18 au Burkina Faso.Plus de cinquante années se sont écoulées, mais la douleur n'a jamais quitté nos cœurs, et le devoir de mémoire, lui, est resté vivant. Grâce à la volonté d'Allah et au soutien indéfectible de nombreuses bonnes volontés, nous avons pu ramener aujourd'hui ces dépouilles vers leur terre natale, leur terre d'honneur<o:p></o:p></span></i></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; text-indent: 14.4pt; mso-line-height-alt: 9.0pt;"><i><span style="font-size: 14.0pt;">Nous tenons à remercier toutes les personnes, autorités administratives, acteurs institutionnels, parents, amis, l'Association des Anciens Travailleurs d'Air Mali (AATAM) et particulièrement Boukary Sidibé qui se trouve le fils d'un des premiers Commandant de bord d'Air Mali, Feu Dramane Sidibé, qui n'a ménagé aucun effort pour rendre possible cette cérémonie. Par leur soutien, ils ont restauré la dignité de nos défunts et soulagé le cœur de leurs descendants». </span></i><span style="font-size: 14.0pt;">Parole de l’un des fils des victimes, Ousmane Salif Kéïta. <o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; text-indent: 14.4pt; mso-line-height-alt: 9.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt;">Notons qu'une délégation composée de 14 personnes notamment des familles des victimes et conduite par Sékou Danioko s'est rendue à Ouaga, le 11 août 2023 pour se recueillir sur les tombes des victimes. Et ce voyage (billets d'avion, frais de séjour, hébergement, restauration…) a été pris en charge par Boukary Sidibé dit Kolon.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; text-indent: 14.4pt; mso-line-height-alt: 9.0pt;"><i><span style="font-size: 14.0pt;">"Je suis très ému et très heureux de pouvoir me recueillir sur les tombes des collègues, car je suis survivant de ce crash. Dieu m'a sauvé. <o:p></o:p></span></i></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; text-indent: 14.4pt; mso-line-height-alt: 9.0pt;"><i><span style="font-size: 14.0pt;">Pour moi, un rêve vient de se réaliser en me rendant sur ces tombes. Je remercie le Bon Dieu pour cela. Sur 8 membres d'équipage, 7 sont morts. C'est pour vous dire que je suis sorti indemne. <o:p></o:p></span></i></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; text-indent: 14.4pt; mso-line-height-alt: 9.0pt;"><i><span style="font-size: 14.0pt;">Un mois et 20 jours après cet accident, j'ai repris les vols. Et j'ai passé 710 jours de ma vie dans un avion hors de vols de services".</span></i><span style="font-size: 14.0pt;"> Paroles de Sékou Danioko.<span style="mso-spacerun: yes;">    </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">                     </span>El Hadj A.B.HAIDARA<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bakary Dembelé, charge d&amp;apos;affaires de l&amp;apos;ambassade du Mali à Paris, lors de la cérémonie d&amp;apos;hommage à Aboubakar Cisse : &amp;quot;Les autorités maliennes resteront solidaires et ne ménageront aucun effort pour que justice soit rendue&amp;quot;</title>
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<description><![CDATA[ Fauché par la haine islamophobe, le 25 avril 2025, dans une mosquée à Paris, notre compatriote Aboubakar Cissé a été accompagné, le lundi 5 mai dernier, à sa dernière demeure par une foule des grands jours. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 10 May 2025 01:37:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><i><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-weight: bold;">La cérémonie de prière mortuaire et de recueillement s'est déroulée à la Grande mosquée de Paris en présence du chargé d'affaires de l'ambassade du Mali à Paris, Bakary Dembélé, du Consul général du Mali à Lyon, Sory Kaba Diakité ainsi que la communauté malienn<span style="letter-spacing: -.75pt;">e et africaine. Sans oublier des représentants des autres cultes, les sénateurs Rachid Temal et Rémi Féraud, des représentants de l'ambassade du Mali en France, le directeur de cabinet de la maire de Paris et la cheffe du Bureau central des cultes. Après cette cérémonie, la dépouille d'Aboubakar Cissé devrait être rapatriée au Mali, où elle sera inhumée. Lors de cette cérémonie d'hommage, Bakary Dembélé a livré un message au nom des plus hautes autorités du Mali. Son discours d'hommage !<span style="mso-spacerun: yes;">    </span><o:p></o:p></span></span></i></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; text-indent: 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; mso-bidi-font-weight: bold;">Louange à Allah, Seigneur de la création et de l'univers, le Très Miséricordieux, celui qui nous permet de nous rassembler, avec la paix dans nos cœurs et nos esprits, pour rendre un vibrant hommage à Aboubakar Cissé. Cet homme, dont la dévotion, la nature aimable et l'engagement envers sa communauté étaient exemplaires, a consacré sa vie à une aspiration constante à la paix et à la pratique de la religion musulmane. Au nom des plus hautes autorités du Mali, je tiens à saluer et à adresser nos sincères remerciements à toutes les personnes aujourd'hui présentes : le Recteur de la Grande mosquée de Paris, les dignitaires, les fidèles, ainsi que les membres de la famille de notre regretté compatriote, arraché à notre affection.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left;"><span style="font-size: 14.0pt; mso-bidi-font-weight: bold;">Nous réaffirmons également notre profonde gratitude à toutes celles et à tous ceux en France qui ont fait preuve de solidarité auprès de la famille Cissé et de la Communauté malienne établie ici.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left;"><span style="font-size: 14.0pt; mso-bidi-font-weight: bold;">Monsieur le Recteur, nous vous remercions pour votre initiative d'organisation de cette cérémonie qui nous touche profondément.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left;"><span style="font-size: 14.0pt; mso-bidi-font-weight: bold;">Chers frères et sœurs en islam ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left;"><span style="font-size: 14.0pt; mso-bidi-font-weight: bold;">Comment ne pas condamner, avec la dernière rigueur, l'acte de violence qui a coûté la vie à Aboubakar ? La violence n'a pas sa place dans la société et nous devons tous œuvrer ensemble, résolument, pour promouvoir la paix et la compréhension mutuelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left;"><span style="font-size: 14.0pt; mso-bidi-font-weight: bold;">J'en appelle donc, légitimement, à l'unité de toutes les communautés éprises de paix et de justice pour faire face à l'intolérance et à la barbarie. <o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left;"><span style="font-size: 14.0pt; mso-bidi-font-weight: bold;">Dans notre douleur, profonde et partagée, la foi et le courage nous aideront à maintenir notre dignité, transformer notre tristesse en prière et notre prière en lumière, comme le souligne si bien le communiqué de la Grande mosquée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left;"><span style="font-size: 14.0pt; mso-bidi-font-weight: bold;">Puissions-nous tous être inspirés par la mémoire d'Aboubakar pour entreprendre des actions positives et renforcer notre engagement envers la paix et la fraternité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left;"><span style="font-size: 14.0pt; mso-bidi-font-weight: bold;">Je voudrais terminer par une prière sincère pour le repos éternel de l'âme d'Aboubakar Cissé, en demandant à Allah, Le Très Miséricordieux, Le Tout Miséricordieux, de l'accueillir dans Son vaste et éternel Paradis. <o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left;"><span style="font-size: 14.0pt; mso-bidi-font-weight: bold;">Que la paix et la sérénité accompagnent sa famille et tous ceux qui sont touchés par cette perte cruelle, témoignant d'une mobilisation à travers toute la France.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left;"><span style="font-size: 14.0pt; mso-bidi-font-weight: bold;">Enfin, je tiens à rappeler que les Autorités maliennes resteront solidaires et ne ménageront aucun effort pour que justice soit rendue.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left;"><span style="font-size: 14.0pt; mso-bidi-font-weight: bold;">Que Dieu préserve l'Humanité de l'intolérance et de l'obscurantisme". <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Décès de Youssouf Ouattara dit Kouakou :  Un as de l’audiovisuel a tiré sa révérence</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/deces-de-youssouf-ouattara-dit-kouakou-un-as-de-laudiovisuel-a-tire-sa-reverence-3104657.html</link>
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<description><![CDATA[ Grand professionnel de l’audiovisuel, Youssouf Ouattara dit Kouakou a tiré sa révérence jeudi dernier, 30 avril 2025. Une perte immense pour toutes celles et tous ceux qui ont côtoyé cet homme profondément humain avec des qualités professionnelles rares. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 08 May 2025 01:27:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">Youssouf Ouattara dit Kouakou a tiré sa révérence jeudi dernier, 30 avril 2025.<b> </b>Il fut un grand professionnel (dans tous les sens du terme) passionné par son travail et qui a révolutionné la réalisation des clips dans notre pays. En effet, il fut un moment où tous les meilleurs clips de nos artistes portaient sa prestigieuse signature.</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">Nous avons côtoyé Kouakou (agent du Service des relations publiques de l’Institut national de prévoyance social/SRP-INPS) alors que Mme Diakité Fatoumata Ndiaye était ministre du Développement social, de la Solidarité et des Personnes âgées. Après une première mission dans la région de Ségou, elle avait tenu à ce que nous (alors jeune reporter au quotidien «<i style="mso-bidi-font-style: normal;">Les Echos</i>») soyons présents à toutes les activités de son département. C’est ainsi que nous avons côtoyé le regretté Kouakou sur le terrain.</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"> <span style="border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">Nous nous sommes perdus de vue ces dernières années. Mais, nous gardons de lui le souvenir d’un homme franc, jovial, courtois, humble et surtout très disponible. Il fut aussi un professionnel très rigoureux pour qui tous les détails avaient leur importance. Donc, il ne laissait rien au hasard.</span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">«<i>J’ai connu ce grand monsieur quand j’avais 12 ans. Il était le collègue de ma maman à l’INPS</i>», a témoigné Aïssata Sidibé dite Bijou du Service des relations publiques de l’Institut national de prévoyance social (SRP-INPS). «<i>Quinze ans après, je fus son chef de service jusqu’à sa retraite… Nous avons formé une belle équipe au SRP dont Kouakou était le plus ancien. Il ne se fâchait jamais et ne se pressait pas… La prévention à l’INPS était son affaire</i>», a-t-elle ajouté.</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">Pour Lisa Camara (INPS), Kouakou a été «<i>une personne engagée et toujours prête à tendre la main. Sa bonté, sa bonne humeur et son professionnalisme laissent une empreinte forte dans nos cœurs</i>». Beaucoup de jeunes et talentueux cadreurs (cameramen et camerawomen) ont été à l’école de ce très ouvert et disponible encadreur.</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"> <span style="border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">Le surnom Kouakou, selon ce qu’il nous a une fois confié, vient du magazine de dessins animés, très prisé à l'époque (avec Calao). Et notre regretté Youssouf était un passionné lecteur de cette publication. Il était surtout attiré par les dessins qu’il reproduisait à merveille, au point que ses camarades l’ont surnommé «<i>Kouakou</i>».</span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">Ses obsèques ont eu lieu le jeudi 1ᵉʳ mai 2025 dans la famille Ouattara à Bagadadji. Notre cher Kouakou, que la terre te soit légère et que le Firdaouss soit ta demeure éternelle au paradis !</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">M. Bolly</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mamadou Oulalé, la discrétion d’un homme d’État</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/mamadou-oulale-la-discretion-dun-homme-detat-3104595.html</link>
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<description><![CDATA[ Ancien secrétaire général de la présidence malienne, Mamadou Oulalé s’est éteint le 6 mai 2025 à Bamako. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 06 May 2025 17:37:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Figure discrète mais influente de l’administration publique, ce professeur de formation aura incarné jusqu’au bout une certaine idée du service d’État, dans la fidélité au président Assimi Goïta.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est avec gravité et émotion que la Présidence de la République du Mali a annoncé, mardi 6 mai 2025, la disparition de l’un de ses hauts commis, Mamadou Oulalé. L’ancien secrétaire général de la Présidence, qui fut en poste de juin 2021 à septembre 2023, s’est éteint à son domicile, des suites d’une longue maladie. Il avait 72 ans.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans les arcanes du pouvoir malien, rares sont ceux qui laissent derrière eux l’empreinte d’une intégrité tranquille, d’un patriotisme austère, d’une fidélité sans ostentation à l’État. Mamadou Oulalé était de cette trempe. Jusqu’à son dernier souffle, il occupait les fonctions de conseiller spécial du Président de la Transition, le général Assimi Goïta, qu’il servait avec une loyauté sans faille, et une rigueur administrative devenue, avec le temps, sa signature.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Président Goïta salue « un grand serviteur de la Nation »<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Né à Ségou en 1952, formé aux Lettres modernes à l’École normale supérieure de Bamako, Oulalé appartient à cette génération de pédagogues enracinés dans les valeurs de la République et du service public. Enseignant, puis cadre de l’État, il a gravi les échelons dans la discrétion, jusqu’à accéder aux cercles les plus élevés de la gouvernance. À la présidence, où il a officié comme secrétaire général jusqu’en septembre 2023, il aura piloté, entre autres, la dotation en matériel informatique des administrations, dans un souci constant d’efficacité et de modernisation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Son départ suscite une onde de chagrin dans les cercles du pouvoir comme parmi les anonymes de la République. En ces heures de deuil, le Président Goïta a tenu à saluer « un grand serviteur de la Nation », exprimant sa « compassion à la famille de l’illustre disparu ainsi qu’au peuple malien ».Les obsèques de Mamadou Oulalé auront lieu ce mercredi 7 mai à 15h au Palais des Sports de Bamako. Une cérémonie à la mesure de la trajectoire d’un homme dont la fidélité à l’État n’aura jamais cédé aux sirènes de la politique spectacle. Qu’il repose en paix.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La rédaction<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
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<title>Funérailles du Pape François : Quand le religieux côtoie le politique</title>
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<description><![CDATA[ En ce samedi 26 avril 2025, le Vatican a accueilli les funérailles du Pape François, décédé à l&#039;âge de 88 ans. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 30 Apr 2025 01:30:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; mso-line-height-alt: 1.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-style: italic;">En ce samedi 26 avril 2025, le Vatican a accueilli les funérailles du Pape François, décédé à l'âge de 88 ans<b><i>. <o:p></o:p></i></b></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; mso-line-height-alt: 1.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-style: italic;">Cet événement historique a rassemblé des dignitaires, des familles royales et des fidèles du monde entier, venus rendre un dernier hommage au 266e pontife de l'Église catholique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; mso-line-height-alt: 1.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Italie a déployé un dispositif de sécurité impressionnant pour garantir la sérénité de cette cérémonie. Au sol, près de 11 000 agents, incluant policiers, carabiniers et militaires, ont été mobilisés pour sécuriser les environs du Vatican. Des équipes antiterrorisme et de gestion de foule se sont positionnées aux points stratégiques, tandis que des détecteurs de métaux et des contrôles rigoureux filtraient les visiteurs. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; mso-line-height-alt: 1.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les rues adjacentes ont été fermées à la circulation, et des tireurs d'élite étaient en poste sur les toits pour prévenir toute menace.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; mso-line-height-alt: 1.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le ciel, une zone d’exclusion aérienne a été instaurée au-dessus de Rome. Des chasseurs Eurofighter et des drones en alerte ont permis une surveillance continue, tandis que des systèmes anti-drones assuraient une réponse rapide à toute intrusion.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; mso-line-height-alt: 1.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">En mer, la marine italienne, avec notamment la frégate Caio Duilio, veillait à la sécurité des voies maritimes aux abords de Rome. Des patrouilles sur le Tibre complétaient ce dispositif de protection exhaustive.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; mso-line-height-alt: 1.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une affluence internationale incomparable <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; mso-line-height-alt: 1.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les funérailles du Pape François ont vu la participation de 52 chefs d’Etat et de gouvernement, ainsi que de nombreuses têtes couronnées. Parmi les personnalités présentes figuraient le président français Emmanuel Macron, le président ukrainien Volodymyr Zelensky, le chancelier allemand Olaf Scholz, et le Premier ministre britannique Keir Starmer. Les Etats-Unis étaient représentés par Donald Trump, accompagné de son épouse Melania, tandis que l’Argentine, pays natal du défunt, avait envoyé son président Javier Milei avec une délégation officielle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; mso-line-height-alt: 1.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les familles royales européennes n’étaient pas en reste. Le roi Felipe VI et la reine Letizia d’Espagne, le roi Philippe et la reine Mathilde de Belgique, ainsi que le prince William, représentant le roi Charles III du Royaume-Uni, ont honoré de leur présence cette cérémonie. D’autres figures notoires, comme le roi Carl XVI Gustav de Suède et le prince héritier Haakon de Norvège, étaient également parmi les invités.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; mso-line-height-alt: 1.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les dirigeants africains ont assisté aux funérailles du Pape François comme Faure Gnassingbé du Togo, Brice Clotaire Oligui Nguema, président du Gabon, Umaro Sissoco Embaló, président de la Guinée-Bissau, et Faustin-Archange Touadéra, président de la République centrafricaine, figuraient parmi les chefs d'État.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; mso-line-height-alt: 1.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La dépouille du Pape François, exposée dans la basilique Saint-Pierre, a attiré des centaines de milliers de fidèles, certains venus de très loin. L’atmosphère était empreinte de respect et d’émotion, transformant Rome en une ville unie dans la prière. Contrairement aux funérailles de la reine Elizabeth II, qui avaient principalement attiré des représentants du Commonwealth et des nations alliées, celles du Pape François ont réuni une diversité sans précédent de dirigeants et de fidèles, témoignant de son influence mondiale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; mso-line-height-alt: 1.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le cercueil, simple et sans fioritures, reflétait parfaitement l’humilité et l’engagement du pontife envers les plus vulnérables. Les chants religieux et les prières résonnaient dans toute la basilique, créant une communion spirituelle qui transcendait les frontières culturelles et religieuses.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; mso-line-height-alt: 1.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Pape François repose désormais dans la basilique Sainte-Marie-Majeure, à Rome conformément à ses souhaits. <i>"Le Pape François était une lumière dans les temps sombres, et son dévouement envers les plus vulnérables restera gravé dans nos cœurs"</i>, a déclaré le roi Philippe de Belgique. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; mso-line-height-alt: 1.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette reconnaissance illustre l’impact mondial du défunt pontife, connu pour son humilité, sa générosité et son plaidoyer pour la paix et la solidarité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; mso-line-height-alt: 1.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Retransmises en direct dans 183 pays, les funérailles du Pape François resteront un symbole d’unité mondiale. Son message d’amour et d’espoir continuera à résonner dans les cœurs, inspirant des générations à venir et éclairantes le chemin de l’Église catholique et bien au-delà.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; mso-line-height-alt: 1.0pt;"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ousmane Mahamane <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; mso-line-height-alt: 1.0pt;"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Funérailles du Pape François :  Humilité et de grandeur</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/funerailles-du-pape-francois-humilite-et-de-grandeur-3104153.html</link>
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<description><![CDATA[ Le monde catholique est en deuil depuis lundi, suite au décès du Pape François à l&#039;âge de 88 ans. Homme de foi, d&#039;humilité et de compassion, le Pape François, premier souverain pontife issu de l&#039;hémisphère sud, a profondément marqué l&#039;Eglise par son approche pastorale axée sur la simplicité, la justice sociale et la défense des marginalisés. Ses funérailles, prévues ce samedi 26 avril 2025, reflètent les valeurs qu&#039;il a prônées tout au long de son pontificat : sobriété et signification spirituelle. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 26 Apr 2025 01:20:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-ansi-language: FR;">La cérémonie se tiendra sur le parvis de la basilique Saint-Pierre, symbole de la chrétienté mondiale, et sera présidée par le cardinal Giovanni Battista Re, doyen du Collège cardinalice. L'événement rassemblera une multitude de chefs d'Etat, de dignitaires religieux et de fidèles venus des quatre coins du globe.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-ansi-language: FR;">Parmi les personnalités attendues figurent Donald Trump, le président des Etats-Unis, accompagné de son épouse Melania, Emmanuel Macron, président français, Volodymyr Zelensky de l'Ukraine, Frank-Walter Steinmeier, président de l'Allemagne, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne ainsi que le roi Philippe et la reine Mathilde de Belgique, le roi Felipe VI et la reine Letizia d'Espagne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-ansi-language: FR;">Outre les dirigeants politiques, d'éminentes figures religieuses seront également présentes, notamment des représentants de diverses confessions chrétiennes, illustrant l'unité et la solidarité interreligieuse. Des millions de fidèles sont également attendus pour rendre un ultime hommage à ce guide spirituel qui a marqué l'histoire par son dévouement envers les plus démunis.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-ansi-language: FR;">Avant la cérémonie officielle, la dépouille du Pape est exposée à la basilique Saint-Pierre pour permettre à chacun de lui rendre un dernier hommage. Ce moment de recueillement est accompagné d'un dispositif de sécurité exceptionnel afin de gérer l'afflux massif de visiteurs, soulignant l'importance de cet événement historique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-ansi-language: FR;">Après la cérémonie, le Pape François sera inhumé à la basilique Sainte-Marie-Majeure. Cette décision, qui rompt avec la tradition d'enterrer les pontifes dans les cryptes de la basilique Saint-Pierre, est perçue comme un hommage à son profond attachement à la Vierge Marie, et reflète son désir d'humilité et de proximité avec le peuple.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-ansi-language: FR;">Les funérailles du Pape François resteront gravées dans la mémoire collective, non seulement comme un moment de deuil, mais aussi comme une célébration de la vie et de l'œuvre exceptionnelle d'un homme qui a laissé un héritage spirituel et social indélébile. Cette perte marque également le début d'une période de sede vacante, une étape importante dans l'Eglise catholique, où un nouveau pape sera élu lors d'un conclave.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-ansi-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; line-height: normal;"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-ansi-language: FR;">Le conclave : un processus électoral chargé de mystère</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-ansi-language: FR;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-ansi-language: FR;">L’élection du nouveau souverain pontife, organisée lors d’un conclave, est considérée comme l’un des processus électoraux les plus secrets au monde. Quinze à vingt jours après le décès du Pape, les cardinaux électeurs de moins de 80 ans se rassemblent à huis clos dans la chapelle Sixtine. Complètement isolés du monde extérieur, ils procèdent à des scrutins successifs jusqu’à l’obtention d’une majorité des deux tiers.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-ansi-language: FR;">Après chaque tour, les bulletins de vote sont brûlés : une fumée noire indique qu’aucun pape n’a été élu, tandis qu’une fumée blanche annonce l’élection d’un nouveau pontife. Ce rituel solennel et mystérieux symbolise l’unité et la continuité de l’Eglise.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-ansi-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; line-height: normal;"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-ansi-language: FR;">Un héritage marqué par les défis</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-ansi-language: FR;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-ansi-language: FR;">Le successeur du pape François héritera d’une Eglise confrontée à des défis majeurs : une sécularisation croissante, des scandales internes, des tensions géopolitiques et des attentes fortes pour des réformes profondes. Chacune des figures pressenties pour ce rôle incarne une vision particulière de l’avenir de l’Eglise, rendant cette élection d’autant plus cruciale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-ansi-language: FR;">Le décès du pape François est non seulement un moment de deuil, mais aussi une opportunité pour l’Église catholique de se renouveler et de répondre aux aspirations de ses fidèles dans un monde en constante évolution. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-ansi-language: FR;">L’élection du prochain souverain pontife, en plus d’être un événement historique, sera déterminante pour le futur de l’institution.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-ansi-language: FR;">Ousmane Mahamane <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-ansi-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-ansi-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Amadou Bagayoko laisse Mariam seule face au showbiz :   Au&#45;delà de la mort, la flamme de l’amour restera cette force triomphante</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/amadou-bagayoko-laisse-mariam-seule-face-au-showbiz-au-dela-de-la-mort-la-flamme-de-lamour-restera-cette-force-triomphante-3102166.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 10 Apr 2025 01:38:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Il aurait sans doute été l’un des grands artisans de la célébration de cette «<em>Année de la culture</em>» au Mali, grâce à ses mélodies envoûtantes, à son talent, à sa passion et surtout à son immense expérience d’artiste, de star du showbiz mondial. Mais, le destin en a décidé autrement. Amadou Bagayoko, l’éternel compagnon de Bagayoko Mariam Doumbia (dans la vie et sur scène) a tiré sa révérence vendredi dernier (4 avril 2025) à 70 ans (né un 24 octobre 1954 à Bamako). Après Toumani Diabaté le 19 juillet 2024, la musique perd aujourd’hui l’une de ses grandes icônes, l’une de ses plus prestigieuses légendes.</strong>

Amadou (Bagayoko) et Mariam (Doumbia) ! Le célèbre couple fusionnel (aussi bien dans la vie que sur scène) qui a fait connaître la musique malienne à travers le monde ne sillonnera plus les artères du showbiz main dans la main, bras dessus, bras dessous, dans la parfaite harmonie sentimentale et l’enviable accord artistique. Et pour le Rossignol du Mandé, Salif Kéita (aux côtés de Mariam pendant tous les obsèques le dimanche 6 avril 2025), «<em>Amadou sans Mariam, Mariam sans Amadou : c'est la plus grande fausse note qu'on peut entendre dans la vie</em>» !

Pour le jeune et dynamique entrepreneur culturel Alioune Ifra Ndiaye, «<em>Amadou et Mariam, ce sont deux personnes, mais une unité. Une unité humaine. Une unité d’amour. Une unité de créativité. Une unité d’action… Dans une interview, quand Amadou commence une phrase, Mariam la finit. Dans une chanson, quand Mariam commence une mesure, Amadou la complète avec sa guitare. Quand Mariam se fâche</em> (ça lui arrive souvent), <em>Amadou tempère…</em>».

Seul le destin pouvait donc défaire ces liens indestructibles et qui n’ont cessé de se bonifier au fil des années et des expériences musicales. Et il s’en est chargé en laissant Mariam face à la solitude et à «<em>un océan de souvenirs</em>». Mais, comme le dit l’autre, «<em>la mort n'arrête pas l'amour ...</em>». Il ne faut donc pas s’attendre à voir la flamme de cet amour indestructible s’éteindre suite à l’éclipse d’Amadou. Selon Mariam, le secret de la longévité de leur couple est qu'il était fondé sur l'amour, le respect mutuel, la tolérance et le pardon mutuel, la communication perpétuelle… «<em>Dans un monde où la lumière leur était souvent refusée, Amadou et Mariam ont su transformer leur cécité en une richesse émotionnelle. Leurs voix, harmonieuses et puissantes, racontaient une histoire d'amour et de résilience, touchant les cœurs de millions de fans à travers le monde</em>», a témoigné notre confrère Mamadou Camara (Madous).

Amadou Bagayoko (musicien) et Mariam Doumbia (chanteuse) se sont rencontrés en 1976 à l’Institut des jeunes aveugles (IJA) grâce à leur passion pour la musique. Amadou a perdu la vue dans l’adolescence à cause d’un trachome mal soigné, Mariam à cinq ans du fait des séquelles d’une rougeole. Ils sont parmi les premiers pensionnaires de l’IJA créé par l’État en 1973. Mariam y apprenait le braille et donnait des cours de chant et de danse aux autres élèves. À l’orchestre de l’institut, elle a rencontré Amadou : Ce fut  «<em>un coup de foudre tant romantique qu’artistique</em>». Bien évidemment que le début n’a pas été aisé à cause des préjugés et de la stigmatisation.

«<em>Quand nous étions jeunes, les handicapés étaient mal considérés au Mali. Les gens avaient honte de leurs enfants handicapés, ils les cachaient. Nous avons été le premier couple aveugle à se marier et on a eu le courage de jouer partout</em>», a récemment confié Mariam à des confrères français. Leur succès musical au Mali et au-delà de ses frontières a bien naturellement changé la donne en leur faveur. Devenus des ambassadeurs planétaires de la musique malienne, Amadou et Mariam ont énormément œuvré à briser les barrières discriminatoires se dressant entre les personnes en situation de handicap et les autres.

Les premiers titres du couple légendaire datent des années 1980. Mais, il a dû attendre 2004 pour connaître un succès planétaire avec «<em>Dimanche à Bamako</em>». Un succès suivi d’autres qui ont fait régulièrement danser le monde entier. Et cela au gré des collaborations avec des sommités comme Damon Albarn, leader de Blur et Gorillaz, sur le titre «<em>Sabali</em>» en 2008. Sans compter les premières parties pour Coldplay en 2009 et U2 en 2011 ; des soirées caritatives avec Stevie Wonder en Côte d’Ivoire ou avec David Gilmour (Pink Floyd) à Londres.

Début septembre 2024, le couple avait introduit en chanson l’extinction définitive de la flamme paralympique à l’occasion des Jeux olympiques de «<em>Paris 2024</em>», en interprétant «<em>Je suis venu te dire que je m’en vais</em>». Une composition de Serge Gainsbourg inspirée par le poète Paul Verlaine. Le duo a aussi joué en l’honneur de Barack Obama lors de la remise de son prix «<em>Nobel de la paix</em>», à Oslo (Norvège) en 2009. Leur recette ? «<em>Des messages simples sur la vie quotidienne, la société… distillés sur des mélodies entraînantes issues de la tradition bambara, avec un habillage rock, funk, électro… Une musique qu’Amadou appelait afro-blues-rock</em>», souligne un critique français fasciné par la simplicité et l’humilité du couple. Ce qui fait écrire à un confrère que «<em>Amadou Bagayoko n’était pas qu’un chanteur. Il était un conteur d’histoires, un gardien de la culture mandingue, un virtuose de la guitare dont les accords résonnent encore. Avec Mariam, il a redonné vie à la musique bambara, en la fusionnant avec des sonorités d’ailleurs. Je pense à toi, Dimanche à Bamako, Sabali…</em>».

Autant de titres qui resteront gravés dans «<em>la mémoire collective</em>» comme un héritage intemporel. Au fil des albums, le duo s’est bâti une célébrité planétaire, à l’image du célèbre tube, «<em>Dimanche à Bamako</em>» et de son album homonyme, produit par Manu Chao, paru en 2004. Cette célébrité leur a naturellement valu une reconnaissance à plusieurs niveaux, notamment une «<em>Victoire de la musique</em>» dans la catégorie «<em>Musiques du monde</em>» en 2005.

Après plus d’un million d’albums vendus, de nombreuses récompenses et une nomination aux Grammy Awards américains en 2010, le duo préparait encore son retour, avec un «<em>best-of</em>» (prévu pour septembre 2025) baptisé «<em>La Vie est belle</em>». Un projet qui, naturellement, prend aujourd’hui «<em>une toute autre dimension</em>».

La cruauté de la mort, c’est de mettre fin aux plus belles histoires d’amour, de séparer les inséparables en condamnant le «<em>survivant</em>» (ou la survivante) à la réclusion sentimentale. Une icône de la musique (malienne, africaine et planétaire) s'en allée !  Amadou a tiré sa révérence en nous confiant Mariam et leurs trois enfants, et en léguant à la postérité un fabuleux héritage comme source de son immortalité !

<strong>Moussa Bolly</strong>

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<title>La mort sépare le plus célèbre couple d’aveugles du monde : Mariam désormais sans Amadou Bagayoko !</title>
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<pubDate>Tue, 08 Apr 2025 01:18:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Amadou et Mariam Bagayoko !!! Le légendaire duo d’origine malienne désormais disloqué ! Au-delà du couple qu’ils forment, en famille et dans la vie professionnelle, ils ne faisaient   plus qu’un. Difficile d’imaginer l’un sans l’autre, encore moins de parler de l’un sans l’autre, la simple évocation du nom de l’un faisant automatiquement penser à l’autre. Car on les a toujours vus ensemble, entendus ensemble, écoutés ensemble…on peut donc comprendre que la pluie d’émotions suscitée à travers le Mali et hors du Mali à l’annonce de la disparition de l’artiste Amadou Bagayoko, tombée comme un couperet le vendredi 4 avril 2025.</em>

<em>Né le 24 octobre 1954, Amadou a rencontré, en 1975 à l'Institut des jeunes aveugles de Bamako, Mariam Doumbia avec qui il forme le célèbre couple aveugle. La musique d’Amadou et Mariam a été de nombreuse fois distinguée. L’album Dimanche à Bamako remporte la victoire de la musique 2005, en tant que meilleur album world, tandis que l’album Folila gagne la Victoire de la musique 2013. Leurs albums Welcome to Mali et La confusion sont également de grands succès. Pour rendre hommage à l’artiste, Le Challenger a selectionné deux témoignages...</em>

<strong>Oumou Sangaré : « Tu as été un pilier de notre musique..»</strong>

C’est avec le cœur brisé que j’apprends aujourd’hui la disparition d’Amadou Bagayoko. Mon cher Amadou, tu as été un pilier de notre musique malienne, un ambassadeur dont le talent a brillé dans le monde entier. Ta guitare et ta voix ont touché tant d’âmes, porté tant de messages de paix et d’espoir !Nos chemins se sont croisés si souvent, partageant musique, rires et confidences. Je chérirai toujours ces instants privilégiés où nous parlions de notre amour pour le Mali et pour notre art. Avec Mariam, vous avez formé un duo légendaire qui a ouvert tant de portes pour nous tous, artistes maliens. Votre parcours, malgré les défis, restera une source d’inspiration éternelle. À ma chère Mariam et à toute la famille, je vous envoie toute ma force et mon amour dans cette douloureuse épreuve. Tu nous manques déjà, Amadou. Qu’Allah t’accorde Sa miséricorde.

<strong>Ibrahima Abdoul Ly : «l’écho d’une voix, le souffle d’un peuple, un dimanche à Bamako, pour toujours»</strong>

«C’est parce que j’adorais écouter tes chansons et danser à tes rythmes que j’ai choisi de te rendre hommage, Amadou Bagayoko.

Comme tu savais si bien le dire :

“À ma façon, car moi aussi, c’est l’heure de mon réveil qui détermine le début de ma journée.” »

Il y a des voix qui ne s’éteignent jamais,

Des mélodies qui continuent de vibrer bien après la dernière note.

Amadou Bagayoko était de celles-là.

Avec sa guitare, ses lunettes et son éternel sourire, il a traversé le temps et les frontières, chantant l’amour, l’espoir, la beauté du Mali, de l’Afrique et la force de ses racines.

Amadou a donné une âme au blues du Sahel, une lumière aux cœurs en peine, un rythme à ceux qui dansent entre la nostalgie et la joie.

Aux côtés de Mariam, son éternelle complice et alter ego, il a prouvé que la musique n’a pas besoin d’yeux pour voir l’essentiel,

que la passion est une boussole plus forte que l’obscurité.

Avec lui, Bamako avait le goût du dimanche,

et le monde entier résonnait au son de ses accords.

« La vie est belle »

Aujourd’hui, la guitare s’est tue.

Mais son écho vivra dans chaque refrain, dans chaque battement de cœur qui vibrera au son de Sabali, dans chaque sourire échangé au rythme de Dimanche à Bamako.

« Ceux qui partent ne meurent jamais vraiment.

Ils deviennent musique, lumière, silence habité. »

Aujourd’hui, nous pleurons Amadou.

Mais plus fort encore, nous le célébrons.

Il nous a offert une musique vibrante, généreuse, enracinée, libre.

Avec Mariam, il chantait :

« Je pense à toi, mon amour, je pense à toi tout le jour. »

Et nous, aujourd’hui, c’est à lui que nous pensons.

A ses mots simples, profonds.

A cette guitare reconnaissable entre toutes.

A ce chant qui portait plus que des notes,

une vie, une histoire,

une foi dans la beauté du monde.

Amadou a chanté les dimanches de Bamako,

« où les mariages, les baptêmes, les balafons résonnent dans les quartiers. »

Et même hors de son Mali natal, loin de ces rues ensoleillées, on entend encore battre ce cœur malien, ce cœur d’homme debout, qui savait mêler tradition et modernité,

joie et combat, tendresse et rythme.

Dans Sabali, il nous rappelait :

« Sabali, sabali, sabali yonkontê…

Patience, patience… »

Comme une prière.

Comme une leçon.

Comme un pont entre les générations et les continents.

Aujourd’hui, c’est à nous d’être patients,

face au vide qu’il laisse,

face à la peine.

Mais Amadou n’est pas silence.

Il est dans Coulibaly, dans La réalité, dans chaque sourire qu’il a fait naître.

Amadou chantait :

« La réalité, c’est ce qui nous touche,

ce qui nous blesse, ce qui nous fait vivre. »

Et c’est vrai, Amadou.

Tu nous as touchés.

Tu nous as fait vivre.

Ta réalité à toi,

c’était de faire danser les peuples, de raconter le quotidien, d’illuminer l’ordinaire avec un groove inimitable.

Alors aujourd’hui, même avec les larmes, on veut que ton nom rime avec gratitude,

ta mémoire avec musique,

ton départ avec lumière.

Amadou Bagayoko,

que la terre de tes ancêtres t’accueille en paix.

Et que partout dans le monde,

ta guitare continue de chanter

dans les mains de ceux que tu as inspirés.

« Je pense à toi… » et je t’entendrai toujours «Sou Ani tilé….»

Mariam, Amadou n’a pas été un « Bofou safou »]]> </content:encoded>
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<title>Décès d’Amadou Bagayoko le 4 avril 2025 a Bamako : Mariam Doumbia perd son compagnon de scène et de vie</title>
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<pubDate>Mon, 07 Apr 2025 14:36:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Arc en Ciel</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Mali en deuil : Amadou s’en est allé, laissant Mariam et tout un pays orphelin d’un monument de la musique malienne.</em></strong>

Le rideau est tombé sur l’un des duos les plus emblématiques de la scène musicale africaine. Amadou Bagayoko, moitié du légendaire couple « Amadou et Mariam », est décédé ce 4 avril 2025, à Bamako, des suites d’une maladie. Cette disparition marque la fin d’une ère pour la musique malienne, mais aussi pour des millions de fans à travers le monde.

Né en 1954 à Bamako, Amadou Bagayoko perd la vue dans son enfance, mais développe très tôt une passion pour la musique. Guitariste talentueux, il fait ses armes au sein du célèbre groupe « Les Ambassadeurs du Motel de Bamako », avant de croiser la route de Mariam Doumbia à l’Institut des jeunes aveugles du Mali dans les années 1970. Leur union, à la fois artistique et amoureuse, donnera naissance à un style unique, mêlant musique traditionnelle malienne, blues, rock et sonorités électro.

Ensemble, Amadou et Mariam auront marqué de leur empreinte les scènes internationales : des festivals européens aux plateaux des plus grands talk-shows, leur musique a transcendé les frontières et les langues. Leur tube « Je pense à toi », ou encore « Les Dimanches à Bamako », sont devenus des hymnes de la world music.

<strong>Symbole de l’amour </strong>

Mais au-delà de la musique, Amadou et Mariam incarnaient un symbole fort d’amour, de persévérance et d’inclusion. Aveugles tous les deux, ils ont prouvé qu’aucun obstacle n’est infranchissable quand on porte en soi la lumière de la passion.

Aujourd’hui, Mariam perd non seulement un partenaire de scène, mais aussi un compagnon de vie.

Les hommages affluent de toutes parts, du président de la transition malienne au  Ministre en charge de la Culture, Mamou Daffé aux artistes nationaux et internationaux, saluant l’héritage musical et humain d’un homme discret, mais immense par son talent et son âme.

Adieu Amadou. Le Mali te pleure, mais ta guitare résonnera longtemps encore dans nos cœurs.

<strong>Daouda Maiga</strong>

(Bamako)

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<title>Amadou et Mariam : Seule la mort pouvait les séparer</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/amadou-et-mariam-seule-la-mort-pouvait-les-separer-3101780.html</link>
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<pubDate>Mon, 07 Apr 2025 10:55:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Sursaut</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les mélodies du duo légendaire Amadou et Mariam ne résonneront plus sur scène. Amadou Bagayoko, le binôme et l’époux de Mariam Doumbia s’est éteint à l’âge de 70 ans le vendredi 4 avril des suites d’une maladie à Bamako. Ses obsèques ont eu lieu hier dimanche au terrain ‘’Laicran’’  à Kalaban Coura.</em></strong>

Amadou Bagayoko dépose la guitare et le micro à jamais !

Tel un coup de massue l’annonce de sa disparition le vendredi après-midi a plongé le monde de la culture en deuil.

Les chansons du célébrissime et emblématique du couple Amadou et Mariam ont bercé des générations et ont marqué la musique africaine et mondiale. Des chansons toutes composées avec professionnalisme traitant des sujets divers touchant des faits de société, leur handicap (déficit visuel) et l’amour. D’ailleurs, cet amour qui les unissait sur la scène et dans la vie quotidienne jusqu’à ce jour, sombre avec ce départ de Amadou.

Des stars comme Youssou N’Dour, le célébre producteur Manu Chao (Producteur de l’album à succès ‘’Dimanche à Bamako’’), Zao, Oumou Sangaré, Cheick Tidiane Seck, Fatoumata Diawara, Soprano, Angéline Kidjo, Sidiki Diabaté, Iba One pour ne citer que ceux-ci ont rendu hommage à la virtuose de la guitare aux premières heures de son décès à travers des posts sur les réseaux sociaux ou encore des interventions sur des chaînes internationales. De même que des autorités publiques, dont le Président Emmanuel Macron de la France et le ministre de la Culture du Mali, Mamou Daffé ont tous exprimé leurs condoléances à la famille de l’illustre disparu.

Comme leur chanson phare ‘’Dimanche à Bamako’’, c’est à un dimanche précisément le 6 avril que Amadou a été accompagné à sa dernière demeure à travers des obsèques dignes de sa réputation tenus sur le terrain ‘’Laicran’’ de Kalaban Coura. Ce en présence de nombreuses personnalités politiques et du monde la culture malienne, ainsi que de ses proches et membres de sa famille Faussant ainsi compagnie, pour la vie, à son âme-sœur Mariam Doumbia. « Amadou est parti comme ça… Moi, je suis restée seule!  » larmoyait Mariam inconsolable. En clair, c’est seulement la mort qui pouvait séparer Amadou et Mariam.

Repose en paix Maestro !

<strong>Mariam Sissoko   </strong>

<strong>   </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Mali et le monde pleurent Amadou : Un Dimanche… de deuil à Bamako !</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/le-mali-et-le-monde-pleurent-amadou-un-dimanche-de-deuil-a-bamako-3101688.html</link>
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<pubDate>Mon, 07 Apr 2025 01:20:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Un dimanche, pas de mariage, mais de deuil à Bamako. Amadou Bagayoko a été conduit à sa dernière demeure, hier, dimanche 5 avril 2025, par une foule nombreuse. L’annonce de la mort, une triste nouvelle, de ce baobab de la musique malienne a été reçue comme une onde de choc au Mali et à travers le monde, le vendredi 4 avril 2025. C’est ainsi que nous venions d'apprendre le décès du célèbre artiste Amadou Bagayoko, membre du duo légendaire Amadou &amp; Mariam.</strong>

Amadou Bagayoko, époux depuis 1980 de Mariam qu’il a rencontrée en 1976 à l’Institut des jeunes aveugles du Mali, a rendu l’âme dans une clinique de la capitale. Il est décédé des suites d’une maladie à l'âge de 70 ans. Le duo, mondialement connu depuis leur album «Je pense à  toi» en 1998, «les Dimanche à Bamako» en 2004, «Sabali» en 2008, reçoit une pluie d'hommages dans tout le pays et au-delà de nos frontières.

<strong>Amadou​ Bagayoko c’était «une voix, un style, une carrière hors du commun»</strong>

Sa vie durant, son handicap visuel ne l'a pas empêché de vivre de sa passion : l’amour de la musique qui l’a uni à son épouse Mariam Doumbia.

Considéré à juste titre comme une des figures emblématiques avec Salif Keita, Ali Farka Touré, Toumani Diabaté,s  Amadou a su influencer des générations entières avec des titres inoubliables comme «Sabali» et « les dimanches à Bamako».

Il laisse derrière lui une épouse inconsolable. Amadou et Mariam se sont rencontrés en 1976 à l’Institut des jeunes aveugles de Bamako. Ils avaient à l’époque 21 et 18 ans. Ensemble, ils ont eu trois enfants : Ibrahima, né en 1979, Samou, né en 1981, et Kadiatou, née en 1982. Samou est devenu musicien de hip-hop, poursuivant ainsi les pas de ses parents.

Les hommages affluent de partout, saluant l'immense contribution à la musique africaine follement, rock et modern jazz. Son épouse et partenaire musicale, Mariam Doumbia, a exprimé sa profonde tristesse, soulignant leur lien indéfectible.

De nombreux artistes et fans ont exprimé leur tristesse et leur admiration pour son immense contribution à la musique africaine. <strong>Manu Chao</strong>, qui avait produit l'album «les dimanches à Bamako», a partagé un message émouvant : <em>«Amadou ! On sera toujours ensemble... Avec toi, partout où tu iras. Mariam, Sam, toute la famille, votre peine est ma peine»</em>. <strong>Youssou Ndour </strong>a déclaré : <em>«Je ne trouve même pas les mots justes pour parler d'Amadou Bagayoko qui vient de nous quitter brutalement. Mes pensées à ma chère Mariam à qui je pense en ces moments difficiles»</em>. <strong>Fally Ipupa</strong>, qui préparait une collaboration avec le duo, a exprimé son regret : <em>«On a cette collaboration incroyable qui n'a même pas eu le temps de voir le jour».</em> <strong>Matthieu Chedid</strong> a salué l'impact du duo : <em>«Amadou et Mariam sont mon premier coup de cœur pour le Mali. C'est grâce à eux que j'ai découvert ce si beau pays»</em>. <strong>Oumou Sangaré</strong>, grande voix de la musique malienne, a rendu hommage à son ami : <em>«Amadou a été un pilier de notre musique malienne, un ambassadeur dont le talent a brillé dans le monde entier».</em>

Les fans, quant à eux, partagent leur tristesse sur les réseaux sociaux, rappelant les souvenirs marquants liés aux chansons du duo. Beaucoup évoquent son humilité et son engagement pour la culture malienne.

Un grand artiste nous a quittés, mais son héritage musical restera gravé dans les mémoires. Amadou Bagayoko laisse un héritage musical qui restera à jamais gravé dans nos cœurs. Nos pensées vont à sa famille, à ses proches, à Mariam et à tous ceux qui ont été touchés par sa musique.

Un grand artiste est tombé. Le monde de la musique te pleure, Amadou!

<strong>La Rédaction </strong>

&nbsp;

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Musique : Décès à Bamako d’Amadou Bagayoko à l’âge de 70 ans</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/musique-deces-a-bamako-damadou-bagayoko-a-lage-de-70-ans-3101607.html</link>
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<pubDate>Sat, 05 Apr 2025 07:06:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La mort sépare le couple de musiciens aveugles Amadou et Mariam. Amadou Bagayoko, est décédé ce 4 avril à Bamako, des suites d’une longue maladie. L’artiste avait 70 ans. Le duo Amadou et Mariam était surtout connu pour leur album Dimanche à Bamako qui avait fait le tour du monde.</strong>

Le couple d’aveugles s’est rencontré, en 1975, à l'Institut des jeunes aveugles de Bamako, au sein de l’orchestre Éclipse Orchestra. Leur carrière musicale a débuté dans les années 90. Ce sera une longue carrière vers l’ascension internationale qui les mènera à Abidjan en Côte d’Ivoire.

En 2004, le couple atteint le sommet de la musique mondiale avec l’album Dimanche à Bamako. Ils reçoivent en octobre 2005 un disque de platine pour les 300 000 exemplaires vendus de cet album mythique. C’était après un concert à l’Olympia de Paris. Ils gagnent ensuite deux BBC Radio 3 Awards dans la catégorie « World Music in the African » et « Meilleur album » pour Dimanche à Bamako.

<strong>Mamadou TOGOLA / maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Musique : Le prince du Wassolo tire sa révérence</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/musique-le-prince-du-wassolo-tire-sa-reverence-3100673.html</link>
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<pubDate>Mon, 24 Mar 2025 06:12:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le monde de la culture malienne est en deuil. Le musicien et chanteur Souleymane Sidibé, surnommé «Prince du Wassolo» ou encore «Bogotafara Solo», est décédé ce samedi 22 mars 2025 à la suite d’un accident de circulation.</strong>

Après plus de 35 ans de carrière, l’artiste talentueux laisse derrière lui une empreinte indélébile dans le monde de la musique malienne, notamment dans celle du Wassolo, qu’il a su incarner avec brio.

Souleymane Sidibé, joueur de Kamélé n'goni (« instrument des jeunes hommes », de six à douze cordes), a su séduire un large public avec sa voix unique. Il a transcendé les frontières du Mali pour se faire entendre sur la scène internationale.

L’une de ses chansons les plus célèbres, «Badenya Foli », résonne encore dans les mémoires. Avec des paroles poignantes et un rythme qui capte l’essence même de la culture malienne.

Le prince du Wassolo a connu du succès avec les titres «Benkan», «Yéré faga», «Kourouni», «Foula denou». Dans ses chansons, le natif de Bogotafara dans le Cercle de Yanfolila a pris position contre les injustices sociale et politique qui frappent son pays. Avec sa disparition, la musique malienne perd un de ses plus grands ambassadeurs.

Makan SISSOKO]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nécrologie : Mory Soumano, un as de la parole vient de s&amp;apos;éteindre</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/necrologie-mory-soumano-un-as-de-la-parole-vient-de-seteindre-3099438.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 14 Mar 2025 10:22:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Animateur et chroniqueur en langue nationale, Mory Soumano était un véritable défenseur de nos coutumes et valeurs traditionnelles s'est éteint ce 14 mars 2025 à l'âge de 67 à l'hôpital du Mali à la suite d'une maladie de courte durée.</strong>

Il fut un célèbre animateur à l'ORTM, connu à travers avec son émission "Terroir" sur la promotion de la culture malienne diffusée chaque mardi sur le petit écran.

Originaire de la grande famille des griots du Cercle de Kita, village de Kokofata, Mory Soumano fut un enseignant avant de devenir animateur. Il a passé trois ans dans l’enseignement, et trente-sept ans à Radio Mali, devenu aujourd’hui l’ORTM. Médaillé du Mérite national, il a fait valoir ses droits à la retraite le 31 décembre 2014. Après un temps de repos, il a repris du service en signant un contrat avec l’ORTM pour l’animation d’une émission mensuelle intitulée #AW# (nous en français).

Ses obsèques sont prévues ce vendredi 14 mars 2025 après la prière du vendredi chez lui à Garantiguibougou 5è plaque.
Que son âme repose en paix !

<strong>Makan SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Décès du cinéaste Souleymane Cissé : Le monument du 7ème art malien couché à jamais chez lui à Niaréla</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/deces-du-cineaste-souleymane-cisse-le-monument-du-7eme-art-malien-couche-a-jamais-chez-lui-a-niarela-3096874.html</link>
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<pubDate>Mon, 24 Feb 2025 01:11:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Sursaut</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’annonce de sa disparition a suscité une onde de choc dans le monde de la culture et du cinéma en particulier, surtout à quelques encablures du FESPACO. Le cinéaste Souleymane Cissé est décédé le mercredi 19 février dernier des suites d’un malaise à l’âge de 84 ans. Ses obsèques ont eu lieu le vendredi dernier à son domicile à Niaréla Sud.</em></strong>

Il a porté très haut le flambeau du Cinéma malien et africain à l’échelle internationale. Le mercredi 19 février, Souleymane Cissé avant de rendre l’âme, a tenu une conférence de presse sur la 29<sup>ème</sup> édition du Festival panafricain du Cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) au Burkina Faso qui a débuté le samedi 22 février jusqu’au 2 mars prochain. Il annonçait présider le jury de la catégorie des longs métrages de fiction du Fespaco 2025, présenter ses récentes distinctions à la presse avant de faire une fois de plus un cri de cœur pour le cinéma malien.

Le réalisateur Cissé, en 50 ans de carrière a déposé le clap de tournage pour de bon et au moment où on avait encore besoin de lui. Il est auteur de plusieurs films et détenteur de nombreux trophées en Afrique et à l’international dont 2 étalons d’or de Yenenga au Fespaco de 1978 et 1980 et Carosse d’or au Festival de Cannes en 2023.

Les hommages à l’homme de culture n’ont cessé de pleuvoir à l’annonce de son décès par le monde du 7<sup>ème</sup> art.

C’est le vendredi 21 février qu’ont eu lieu ses obsèques en présence du Premier Ministre, Général de Division Abdoulaye Maïga et du Ministre de la Culture, Mamou Daffé. De même que sa famille professionnelle et biologique.

Dormez en paix grand réalisateur !

<strong>Mariam Sissoko</strong>

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</item>

<item>
<title>Souleymane Cisse : Une icône disparaît</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/souleymane-cisse-une-icone-disparait-3096718.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 22 Feb 2025 17:42:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Né le 21 avril 1940, Souleymane Cissé a rendu l’âme ce 19 février 2025 à Bamako. A seulement deux jours de la 29e édition du festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou ou il allait officier comme président du jury pour la compétition officielle. Le tout puissant en a décidé autrement. L’Homme propose, Dieu dispose.

Souleymane Cissé a hissé le drapeau Malien au firmament du cinéma mondial. Après ses trois distinctions au Fespaco en 1979 avec le film « Baara », en 1985 avec le film «  Finyé » et en 1987 avec « Yeelen » en remportant le plus grand trophée en l’occurrence l’étalon d’or du Yannega, il a été célébré vivant en 2023 par les réalisateurs de cinéma au festival de Cannes en recevant le carrosse d’or. Souleymane Cissé a fait les beaux jours du cinéma malien et inspirera à jamais les cinéastes tout comme les cinéphiles.

Allez-y en paix Souleymane Cissé et que la terre vous soit légère !

<strong>Aminata Agaly Yattara</strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>

&nbsp;

<strong>Encadré</strong>

<strong>Filmographie :</strong>

Min Yé (2009, 135’)

Waati (1995, 140’)

Yeelen (1987, 105’)

Finyè (1982, 100’)

Chanteurs traditionnels des Iles Seychelles (1978, 15’)

Baara (1978, 90’) Montgolfière d’or au Festival des 3 Continents.

Den Muso (1975, 88’)

L’Homme et ses idoles, court métrage (1975)

Cinq jours d’une vie (1972, 50’)

Fête du Sanké (1971)

Dégal à Dialloubé (1970)

L’aspirant, court métrage (1968)

Source d’inspiration, court métrage (1968)

<strong> </strong>

<strong>Aminata Agaly Yattara</strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Souleymane Cissé : Fin de clap !</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/souleymane-cisse-fin-de-clap-3096568.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 22 Feb 2025 01:16:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Décédé le mercredi 19 février dernier aux environs de 15 h des suites d'une courte maladie, le célèbre cinéaste Souleymane Cissé sera accompagné à sa dernière demeure ce vendredi après la prière de jummah par une foule</em></strong><strong><em> des grands composée des hommes de la culture, des parents, amis et proches. Il reposera pour l'Eternité au cimetière de Niaréla. </em></strong>

C'est avec consternation que le monde de la culture a appris le décès brutal du cinéaste Souleymane Cissé, le mercredi 19 février 2025 à Bamako. Son décès a été annoncé juste après qu'il a animé une conférence de presse portant sur la présentation de ses deux trophées, en prélude à la 29e édition du Fespaco qui s'ouvre ce week-end dans la capitale burkinabé.

Souleymane Cissé est double détenteur de l'Etalon d'or du Yennenga à ce grand rendez-vous biennal du cinéma panafricain avec ses films Baara (le Travail) et Finyè (le Vent). Le Carrosse d'or est son dernier Trophée international obtenu au Festival de Cannes en 2023.

Né à Bamako en 1940, Souleymane Cissé fait ses études secondaires à Dakar, puis obtient une bourse d'études qui lui permet de suivre les cours du VGIK à Moscou. Il tourne en 1975 Den Muso (la Jeune fille), premier long-métrage de fiction malien en langue bambara, aussitôt interdit par les autorités.

Suivent Baara (le Travail) en 1977, Finyè (le Vent) en 1981, et son chef d'œuvre Yeelen (la Lumière), Prix du jury à Cannes en 1987. Son dernier film Waati (le Temps), également sélectionné à Cannes, date de 1995. Parmi ses dernières œuvres encore inédites, on peut citer Un Malien à Paris, Le Divin et Jatalaw (Cinéastes) (1999), Nyaminakaden (2002), Sory le Saint (2004) ou encore "Nyè" (l'œil du Cyclone, 2005).

Cinéaste admiré et respecté, Cissé était également président fondateur de l'Union des créateurs et entrepreneurs du cinéma et de l'audiovisuel de l'Afrique de l'Ouest et mobilisait toutes les énergies au service du développement d'une industrie audiovisuelle africaine économiquement viable.

Souleymane Cissé est l'un des pionniers du cinéma africain, avec une quinzaine de films à son actif et de multiples récompenses. Pour célébrer une carrière de plus de 50 ans, le Fespaco 2025 qui s'ouvre ce samedi 22 février à Ouagadougou l'a désigné président du Jury fiction long-métrage.

Le ministre de l'Artisanat, de la Culture, de l'Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, présente ses condoléances les plus attristées à la famille du défunt et au public cinéphile qui perd un réalisateur doué et talentueux qui laisse néanmoins plusieurs œuvres. <strong>                                  </strong>

<strong> Aoua Traoré</strong>

<strong> xx</strong>

<strong>Hommage de  Seydou Sissouma  à Souleymane Cisse</strong>

<strong>Un monstre sacré du cinéma africain qui tire sa révérence à 3 jours de l'ouverture d'un FESPACO ! </strong>

<strong>Dans la vie, il arrive souvent que la Réalité approche la Fiction, si elle ne la dépasse. Souleymane Cissé a snobé les 11 autres mois de l'année. Il a choisi de partir en février et pas n'importe lequel, celui d'une année où le 7e Art fait son cinéma à Ouagadougou, selon un cycle biennal bien rodé. Et comme si tout cela ne suffisait pas, c'est lui que la direction du FESPACO avait choisi cette année pour présider le Jury long métrage, le cœur même du Festival.</strong>

<a href="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2025/02/Souleymane-Sidibe-jury.jpg"><img class="aligncenter wp-image-3096520 size-full" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2025/02/Souleymane-Sidibe-jury.jpg" alt="" width="650" height="347" /></a>L'Etalon du Yennenga a perdu un de ses prestigieux Chevaliers. Koro Solo, comme je l'appelais affectueusement, savait tout faire faire ou dire à la caméra. Il s'en est servi comme d'un miroir pour montrer à son pays et à l'Afrique ses forces et ses tares. 'Finyè" restera dans ce sens un film-culte. Au monde, Souleymane Cissé a fait la preuve que la caméra tourne pour tout le monde. La force des images, la puissance du message de "Yeelen " ont ébloui le Festival de Cannes, s'adjugeant au passage le deuxième Prix derrière la Palme d'Or.

Le cinéaste était exigeant, dans sa quête permanente des standards les plus élevés. L'homme avait du tempérament (un euphémisme), ce qui lui permettait de dissimuler une sensibilité à fleur de peau. Souleymane Cissé était un bloc de granit, entier. Nous l'aimions et l'admirions sans doute aussi pour son intransigeance et ses colères.

Entre surprise et désarroi, le Fespaco 2025 ne doit pas céder qu'à la tristesse, elle doit aussi célébrer son double Etalon d'or du Yennenga et Président du Jury. Un Géant du cinéma, de la culture est tombé ce mercredi 19 février 2025.<strong>                 </strong>

<strong>Adieu, Koro Solo!</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>In memoriam : Fin de Clap à 52 ans de vie du Cinéaste Souleymane Cissé, le jour même il décide de faire son testament cinématographique</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/in-memoriam-fin-de-clap-a-52-ans-de-vie-du-cineaste-souleymane-cisse-le-jour-meme-il-decide-de-faire-son-testament-cinematographique-3096410.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 20 Feb 2025 14:19:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’homme propose, Dieu dispose tel est le cas de notre regretté Baobab du cinéma malien Souleymane Cissé, le  mercredi 19 février 2025 où il animait une conférence de presse aux environs de 11h et devait prendre son vol ce jeudi 20 Février 2025 pour Ouagadougou, où il a été désigné président du jury des films de fiction longs métrages à la 29eme Édition du FESPACO qui s'ouvre ce week-end dans la capitale burkinabè. Malheureusement, il décède dans l’après-midi à 15h.

Ce décès brutal du cinéaste Souleymane Cissé plonge le monde du septième art dans une incertitude profonde. Cinéaste admiré et respecté, Cissé était également Président Fondateur de l'Union des Créateurs et Entrepreneurs du Cinéma et de l'Audiovisuel de l'Afrique de l'Ouest et mobilisait toutes les énergies au service du développement d'une industrie audiovisuelle africaine économiquement viable. Il est l'un des pionniers du cinéma africain, avec une quinzaine de films à son actif et de multiples récompenses. Pour célébrer une carrière de plus de 50 ans, le FESPACO 2025 qui s'ouvre ce Samedi 22 Février à Ouagadougou lui a désigné Président du Jury Fiction Long Métrage.

Souleymane Cissé est double détenteur de l'Étalon d'Or du Yennenga à ce grand rendez-vous biennal du Cinéma Panafricain avec ses films Baara, le Travail et Finyé, le Vent. Le Carrosse d'Or est son dernier Trophée international obtenu au Festival de Cannes en 2023.

Selon Assane Koné, le président des journalistes culturels du Mali, Souleymane Cissé a fait son testament en conférence de presse de ce mercredi 19 février matin, nous rapporte notre confrère. <em>Revenu de la Gambie il y a quelques jours. il décide d’organiser  cette conférence de presse  pour présenter ses trophées gagnés en Gambie, aux États-Unis et à Cannes. `</em>

<em>Au cours de sa conférence, il semble que </em>Souleymane Cissé <em>n’a pas caché sa joie d’avoir été choisi pour présider le jury du FESPACO. Souleymane Cissé était quelqu’un de très aimé et apprécié dans les rues de Ouagadougou. Les jeunes réalisateurs raffolaient de ses conseils. Il sympathisait avec tout le monde. C’est donc sûr que son décès est une grande perte. Dans les règlements du FESPACO il est difficile de   le remplacer</em><em>.</em>

<em>Ses œuvres sont des bibliothèques qui peuvent inspirer la jeune génération. À sa conférence de presse, l’on pourra dire qu’il a fait son testament. Il a appelé la jeune génération de réalisateurs à porter haut le flambeau. Il s’est prononcé sur des choses qu’il n’a pas l’habitude de faire. Il a appelé les autorités à doter le pays de plus de salles de cinéma et d’aller au-delà des 7 que compte le pays. Il dira que l’effort qui est fait pour rénover les terrains de foot que ce même effort soit fait en faveur des salles de cinéma car pour lui, le cinéma peut créer beaucoup de richesses. </em><strong><em> </em></strong>

Né à Bamako (Mali) en 1940, Souleymane Cissé fait ses études secondaires à Dakar, puis obtient une bourse d'études qui lui permet de suivre les cours du VGIK à Moscou. Il tourne en 1975 Den Muso (La Jeune fille), premier long-métrage de fiction malienne en langue bambara, aussitôt interdit par les autorités. Suivent Baara (Le Travail) en 1977, Finyè (Le Vent) en 1981, et son chef d'oeuvre Yeelen (La Lumière), Prix du Jury à Cannes en 1987. Son dernier film Waati (Le Temps), également sélectionné à Cannes, date de 1995. Parmi ses dernières œuvres encore inédites, on peut citer Un Malien à Paris, Le Divin et Jatalaw (Cinéastes) (1999), Nyaminakaden (2002), Sory le Saint (2004) ou encore " Nyè " l'œil du Cyclone (2005).

Aujourd’hui, je dirai que le ciel s’est assombri sous l’effet d’épais nuages qui ont dressé leur étreinte autour de tous les astres lumineux.  Pas de soleil, pas de lune, pas d’étoiles. Le ciel est noir. L’étoile de Souleymane Cissé a cessé de scintiller.  Elle a pris les escaliers invisibles qui mènent là-haut. Tu es partie rejoindre tes aïeux, le baobab du cinéma malien comme j’aimais t’appeler. Donc ton dernier message c’était pour me souhaiter une bonne journée mais je ne savais pas que c’était un adieu voilé !   Mais, Dieu avait déjà programmé les choses à sa guise. Lui l’omniscient, l’omnipotent, il ne se trompe jamais, il sait ce qu’il fait et tout ce qu’il fait est bon. Sa volonté est une loi inviolable, tu as obéi donc à sa volonté.

Vas en paix le baobab du cinéma malien !

Puisse le seigneur t’accueillir dans son paradis !

Toute la rédaction de Maliweb.net présente ses sincères condoléances à la famille éplorée.

&nbsp;

<strong>Bokoum Abdoul Momini/maliweb.net</strong>

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</item>

<item>
<title>Disparition de Souleymane Cissé : Clap de fin brutal pour un long métrage de vie</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/disparition-de-souleymane-cisse-clap-de-fin-brutal-pour-un-long-metrage-de-vie-3096361.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 20 Feb 2025 08:57:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les voies du seigneur sont impénétrables. Souleymane Cissé, tête couronnée du cinéma malien et africain, s’est éteint hier dans l’après-midi des suites d’un malaise a |’âge de 84 ans. La nouvelle de son décès a rapidement circulé comme une trainée de poudre sur les réseaux sociaux</strong>

À seulement 72 heures de l’ouverture de la 29ème édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) au Burkina Faso, où il devrait présider le jury de la catégorie de long métrage de fiction, nous apprenons le décès brutal du grand réalisateur Souleymane Cissé à Bamako.

En effet, il venait de présenter dans la matinée au siège de l’Union des créateurs et entrepreneurs du cinéma et de l’audiovisuel de l’Afrique de l’Ouest (UCECAO) les différentes distinctions qu’il avait obtenues en Gambie, au Canada et aux états-Unis d’Amérique en 2023 et 2025. Souleymane Cissé est le premier réalisateur à soulever deux fois le grand prix de l’étalon du Yennenga du Fespaco et le premier Africain à monter sur le podium du Festival du cinéma de Cannes (France) avec le prix spécial du jury en 1987.

Entre autres récompenses d’importance internationale, il a reçu, en 2011, le Grand Prix Hommage au 7è Festival international du film Black de Montréal. Ce prix lui était décerné pour l'ensemble de son œuvre, pour sa contribution exceptionnelle à l'industrie du cinéma en général et au secteur du cinéma indépendant et africain en particulier. Ce prix lui a été remis par le célèbre écrivain Dany Laferrière, qui estimait à cette occasion que «Souleymane Cissé est un des témoins les plus raffinés et sensibles venant d'Afrique. Son esprit universel illumine notre époque. Et sa discrétion l'honore.»

Ses films, Baara (Le Travail), et Finyé (Le Vent), tous deux récompensés par l'étalon de Yenenga au Fespaco seront mieux accueillis. Mais c'est Yeelen (La Lumière), Prix du Jury à Cannes en 1987, qui le révélera enfin au grand public et qui est étudié au Baccalauréat français 2011-2013 par la section cinéma et audiovisuel.

Souleymane Cissé a été membre de plusieurs jurys dont celui de la sélection officielle du Festival de Cannes en 1983 et celui de la Cinéfondation du Festival de Cannes en 2006. Son film, Min Yè…, en 2009, a été présenté en sélection officielle au 62è Festival de Cannes en 2009.

Le travail de Souleymane Cissé lui a permis d'être élevé au rang de Commandeur de l'Ordre National du Mali ; Officier de l'Ordre du Burkina Faso et Commandeur des Arts et des Lettres de France. Quand le réalisateur américain Martin Scorsese a découvert Yeelen, il le décrit comme l'une des plus belles expériences cinématographiques de sa vie. « Je n'avais pas réalisé qu'un si beau cinéma se faisait en Afrique. Notre culture devient plus riche en voyant ces films », a-t-il ajouté.

Le 17 mai 2023, à Cannes lors de l’ouverture de la Quinzaine des cinéastes au cours du Festival de cinéma de cette ville française, que Souleymane Cissé avait reçu la Carrosse d’or, cette distinction de ses pairs cinéaste pour l’ensemble de ses œuvres cinématographiques. Il devient ainsi le 2è africain à être élevé à un tel niveau de reconnaissance après le sénégalais Sembène Ousmane. Il fait partie des rares cinéastes, titulaire de l’étalon du Yennenga a possédé son statut grandeur nature sur le « Boulevard du cinéma » en plein cœur de la capital burkinabé.

Né le 21 avril 1940 à Bamako, Souleymane Cissé fréquenta l’école fondamentale de Bozola, puis le lycée de Bamako. En 1964, il s’envola pour Moscou (ex-URSS) et l’Institut des Hautes études Supérieures de la Cinématographie de Moscou (VGIK). Il revint au Mali en 1969 avec son diplôme de réalisateur en poche. Le Service ciné-matographique du ministère de l'Information du Mali (SCINFOMA) le récupéra comme cameraman-reporter.

En l’absence d’une télévision nationale, le SCINFOMA filmait toute l’actualité officielle des autorités et faisait le tour du Mali pour les projections publiques. Ces films ont inspiré le monde entier par leur dimension internationale, il a donné ses lettres d’or au cinéma malien et africain.

Le cinéaste nous a raconté récemment ceci : «Ma vie, c’est le cinéma, mon père est né en 1894, année de la création du cinéma, ma mère est née en 1900, année du cinéma moderne et moi-même je suis né en 1946, année de l’arrivée du cinéma en Afrique». Il a expliqué avoir compris dès sa tendre enfance que tout ce qu’il pouvait apporter à l’œuvre de construction nationale devait se faire à travers le 7è art.

Youssouf DOUMBIA

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<title>Mali : décès du célèbre cinéaste Souleymane Cissé à l’âge 84 ans</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/mali-deces-du-celebre-cineaste-souleymane-cisse-a-lage-84-ans-3096341.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 19 Feb 2025 20:35:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Souleymane Cissé est décédé, ce mercredi 19 février à Bamako. L’information s’est répandue en fin d’après-midi à Bamako. Une nouvelle qui a surpris plus d’un quand on sait que le cinéaste a animé, quelques jours plus tôt, une conférence de presse.</strong>

<strong> </strong><em>« Le Mali va apporter quelque chose à l’humanité, je dis bien à l’humanité. Donc, créons nos savants, créons nos hommes de culture. Faisons avancer le monde, faisons avancer le Mali »,</em> a plaidé Souleymane Cissé, à la conférence de presse, quelques heures avant sa mort.

Souleymane Cissé a fait ses adieux au monde, à 72h de l'ouverture du FESPACO dont il était membre du jury. Le réalisateur malien est double détenteur de l'Étalon de Yennenga, grand prix du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou. En 1987, le réalisateur malien a remporté le Prix Spécial du Jury au Festival de Cannes pour son film « Yeelen (La Lumière) ».

Autre distinction, le mercredi 17 mai 2023 à Cannes, Souleymane Cissé devient le deuxième africain à recevoir le Carrosse d’Or. Une récompense décernée par la Société des Réalisatrices et Réalisateurs de films (SRF) pour l’ensemble de ses œuvres.

Devant la presse ce mercredi, Souleymane Cissé a présenté deux nouvelles distinctions qui lui ont été décernées. Il s’agit du Prix de l'« Icône culturelle » décerné par le festival du film africain de la Silicon Valley ( SVAFF). Aussi, à Banjul, le 15 février dernier, un prix honorifique saluant son rôle pour le cinéma africain lui a été décerné par la Mission médicale Sunu Reew.

Les échanges avec la presse ce mercredi matin sonne désormais comme un adieu au cinéma, au Mali et au monde entier. Dors en paix !

<strong> </strong>

<strong>Mamadou TOGOLA/maliweb.net</strong>

&nbsp;

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</item>

<item>
<title>Disparition du Prince Aga Khan : Le richissime philanthrope aimait le Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/disparition-du-prince-aga-khan-le-richissime-philanthrope-aimait-le-mali-3094302.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 06 Feb 2025 10:06:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Karim Al-Hussaini dit «Aga Khan», chef religieux et richissime philanthrope, est décédé le mardi 4 février 2025 à Lisbonne (capitale du Portugal), à l’âge de 88 ans. La nouvelle de sa disparition a été relayée par les médias du monde entier.</strong>

Né à Genève (Suisse) en 1936 Karim Al-Hussaini avait succédé à son grand-père en 1957 et était devenu le 49è imam des ismaïliens nizarites, une communauté musulmane chiite qui compte entre 12 et 15 millions de membres répartis dans plusieurs pays d’Afrique, du Moyen-Orient et d’Asie. Ces derniers lui prêtent même une descendance directe avec le prophète Muhammad. Toutefois, son influence a largement dépassé le domaine de la religion.

Milliardaire et philanthrope, le Prince Aga Khan a consacré sa vie à de grands projets de développement à travers sa fondation AKDN. Il a fait construire des hôpitaux, des universités ou encore des centres culturels aux quatre coins du monde. Au Mali, il a financé plusieurs projets, notamment dans les domaines de la santé, de la culture et du tourisme sous le régime du Président Amadou Toumani Touré.

En 2006, la Fondation Aga Khan a initié dans notre pays un projet dénommé «Equinut/Didègè bio-fortifié» dans le cadre de la lutte contre la malnutrition. En 2010, elle a aussi pris en charge la réhabilitation des mosquées de Mopti, Djenné, Djingareyber, Tombouctou. Dans le domaine culturel et touristique, le Réseau Aga Khan a beaucoup investi dans l’aménagement du Parc national botanique et du Musée national en un bloc unique de visite et de loisir sous l’appellation de Parc national du Mali.

À l’occasion des festivités du Cinquantenaire, le Prince Aga Khan et le Président de la République Amadou Toumani Touré ont procédé à l’inauguration de ce parc. Avec les investissements de la Fondation Aga Khan, le Parc national du Mali est aujourd’hui le lieu d’attraction le plus visité à Bamako.

<strong>Madiba KEÏTA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Disparition : Moussa Kanouté, monsieur nous fait faux bond</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/disparition-moussa-kanoute-monsieur-nous-fait-faux-bond-3093461.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 31 Jan 2025 09:49:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Que peut-on ressentir quand on travaille avec quelqu’un qui ne présente aucun signe de maladie et qu’on vous annonce, moins de 24h plus tard, que cette personne est décédée ? Forcément, vous êtes surpris et vous vous posez des questions sur ce qui a bien pu arriver a la personne.</strong>

Figurez-vous que le mercredi 30 janvier, nous avons eu une petite séance de travail avec l’ancien arbitre international Moussa Kanouté.

Lors de cette séance de travail, Moussa Kanouté, ancien arbitre international et chef du département des compétitions internationales de la Fédération malienne de football (Femafoot) nous a communiqués les noms des arbitres du match Mali-Gabon, comptant pour les éliminatoires de la CAN-féminine (le match aller est prévu le 20 février à Franceville).

Fidèle à son habitude et toujours disponible quand on le sollicite, Moussa Kanouté nous a non seulement donné toutes les informations utiles sur les arbitres, mais l’ancien arbitre international s’est également fait le devoir de nous briefer sur la double confrontation à venir entre les Aigles Dames et les Gabonaises et le reste des éliminatoires de la CAN-féminine. Selon nos sources Moussa Kanouté est resté dans son bureau, mercredi jusqu'à 18h, avant de rentrer chez lui. La même source rapporte qu'il a regardé les matches de la dernière journée de la phase initiale de la Ligue des champions d'Europe le soir avec ses enfants avant d'aller se coucher. Moussa Kanouté ne s'est plus réveillé et c'est son corps inerte qui a été découvert, hier matin par sa famille.

"Nous sommes tous sous le choc. Hier (mercredi, ndlr) il a travaillé toute la journée dans son bureau (à la Femafoot) et ce matin (hier, ndlr) nous apprenons qu'il est mort", a confié au téléphone un membre du bureau de la Femafoot. Et d'ajouter : "apparemment, c'est une crise cardiaque". Dès l'annonce du décès de l'ancien arbitre international, des messages ont afflué sur les réseaux sociaux pour saluer la mémoire de celui que l'on appelait Monsieur (Moussa Kanouté était enseignant de formation).

L'UN DES MEILLEURS ARBITRES DU MALI- Moussa Kanouté restera comme l'un des meilleurs arbitres de l'histoire du football malien. Pendant sa longue carrière, il a sillonné presque tous les terrains africains et participé à toutes les grandes compétitions organisées par la Confédération africaine de football (CAF).

Après sa retraite, Moussa Kanouté a continué à servir le football malien, d'abord au sein de la commission des arbitres de la Femafoot, ensuite comme chef du département des compétitions internationales de l'instance sportive. Ainsi, l'ancien arbitre international accompagnait presque toutes les sélections nationales de football. Partout où il passait, Moussa Kanouté faisait entendre la voix du Mali. Il était l'un des dirigeants sportifs du Mali les plus connus et les plus respectés par la CAF et la FIFA, en atteste son statut d'Officier de l'éducation de l'instance dirigeante du football continental.

Si Moussa Kanouté a connu une longue et riche carrière professionnelle, l'homme se distinguait également par ses qualités humaines et entretenait de bonnes relations avec tout le monde. L'ancien arbitre international ne haussait presque jamais la voix avec quelqu'un et quand cela arrivait, parce que nul n'est infaillible, "Monsieur" parvenait toujours à se ressaisir et à calmer le jeu.

Dans un monde de football où la passion fait partie des règles du jeu et où l'on assiste à tous les excès, Moussa Kanouté était comme une exception parce qu'il se mettait au-dessus de la mêlée. Avec sa mort, le sport malien, en général et le monde du football, en particulier perd l'un de ses plus grands serviteurs, un homme qui a traversé les générations (Moussa Kanouté avait 70 ans) et qui est mort à la tâche.

Les obsèques de l'ancien arbitre international auront lieu ce vendredi à son domicile à Kalanban-Coro, après la grande prière. Il laisse derrière lui, une veuve et deux enfants.

<strong>Dors en paix, Monsieur.</strong>

<strong>Soulemane Bobo TOUNKARA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Sénégal&#45; nécrologie: Karim DIAKHATÉ, ce grand et discret journaliste tire sa révérence</title>
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<pubDate>Fri, 10 Jan 2025 19:12:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Après seulement une année intensive, si enrichissante de collaboration à Confidentiel Afrique, je perds un confident, un As du journalisme, car Karim DIAKHATÉ avait ce don de trouver les mots justes, mais forts pour analyser les grands sujets de l’actualité africaine. Il incarnait aux yeux de ses confrères, la sentinelle de faire du bon journalisme. Je l’avais mis à contribution dans la production des contenus du magazine papier et du site web Confidentiel Afrique aux côtés d’autres journalistes confirmés. Il a été d’un grand apport pour la réalisation des numéros spéciaux: LES 100 JOURS DU PRÉSIDENT DIOMAYE ET GHAZOUANI, LE TOURNANT D’UN MANDAT. Karim DIAKHATÉ savait décrypter dans un art décomplexé les enjeux et les soubresauts des crises qui sévissent dans la tumultueuse région du Sahel. Il était un habitué des palais africains de NDjaména à Nouakchott, où nous nous croisons de temps à autre, certes une coïncidence de nos agendas. Il m’avait beaucoup marqué pour sa culture générale et son style d’écriture candide mais percutant. Il me respectait beaucoup, car, plaisait-il à me glisser: « Seuls les bons se reconnaissent et partagent leurs expériences ». Oui, Karim, tu as raison. Tu es d’un cœur où le mal n’avait pas sa place. J’étais il ya deux jours à son chevet aux côtés de son infatigable épouse, ses enfants, ses sœurs et ses neveux venus le réconforter, terrassé par la maladie. Une grosse perte pour la corporation surtout pour ses amis et frères Moustapha DIEYE Directeur du magazine panafricain Afrique Démocratie, de Confidentiel Afrique, de BBC Afrique et de Medi TV de notre frère et collègue Abdallah Mouhadi. Tu nous a quittés, sans gronder et sans regret, mais le legs reste éblouissant pour nous qui t’avons connu et aimé. Repose en Paix l’artiste de la plume Karim.

<strong> </strong>

<strong>Chérif Ismael AÏDARA</strong>

<strong>Directeur du magazine international Confidentiel Afrique</strong>]]> </content:encoded>
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<title>L&amp;apos;ancien président américain Jimmy Carter est mort à l&amp;apos;âge de 100 ans</title>
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<pubDate>Sun, 29 Dec 2024 22:09:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>AFP</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L'ancien président des Etats-Unis Jimmy Carter est décédé dimanche à l'âge de 100 ans dans sa ville natale, en Géorgie, dans le sud-est des Etats-Unis, a annoncé sa fondation.</strong>

"Jimmy Carter, 39e président des Etats-Unis et lauréat du prix Nobel de la paix en 2002, est décédé paisiblement dimanche 29 décembre à son domicile de Plains, en Géorgie, entouré de sa famille", a écrit le Carter Center dans un communiqué.

"Mon père était un héros, pas uniquement pour moi, mais pour tous ceux qui croient en la paix, aux droits de l'Homme et à l'amour désintéressé", a déclaré Chip Carter, le fils de l'ancien président, cité par la fondation.

L'ex-dirigeant démocrate, qui occupa la Maison Blanche de 1977 à 1981, était le plus vieux président américain encore en vie, bénéficiant de soins à domicile depuis près deux ans.

Après une série d'hospitalisations, il avait en février 2023 "choisi de passer le temps qu'il lui restait" chez lui, entouré de ses proches. Il y recevait des soins de fin de vie.

Des élus, dirigeants et responsables de milieux associatifs, s'étaient alors empressés de saluer la carrière de ce président atypique.

Son épouse et fidèle compagne de route, Rosalynn, est décédée à ses côtés le 19 novembre 2023 à l'âge de 96 ans. Elle a été enterrée à Plains, après un hommage national auquel a participé Joe Biden. Le visage émacié, Jimmy Carter y était présent, pour l'une de ses rares apparitions publiques ces dernières années.

<strong>- Camp David et crise des otages -</strong>

Jimmy Carter avait été élu à la Maison Blanche en 1976, dans une Amérique encore marquée par le scandale du Watergate qui avait poussé le président Nixon à la démission.

Il ne fut le président que d'un seul mandat.

Artisan des accords de Camp David qui ont abouti, en mars 1979, à la signature du traité de paix israélo-égyptien, le 39e président des Etats-Unis avait été vivement critiqué dans son pays lors de la prise d'otage d'Américains en Iran.

L'annonce, le 24 avril 1980, de l'échec de la mission militaire pour assurer leur libération avait anéanti ses espoirs de réélection.

Après avoir quitté la Maison Blanche, Jimmy Carter a fondé le Carter Center en 1982, pour promouvoir le développement, la santé et la résolution des conflits à travers le monde.

Voyageur infatigable, on le retrouve partout: au Mexique, au Pérou, au Nicaragua, ou encore au Timor oriental, où il effectue des missions de médiation ou d'observation électorale.

En 2002, il est récompensé du Prix Nobel de la paix, pour "ses décennies d'efforts infatigables afin de trouver des solutions pacifiques à des conflits internationaux".

<strong>- Sur les chantiers à 90 ans -</strong>

Très impliqué dans l'ONG Habitat for Humanity, il travaillait encore sur des chantiers caritatifs à 90 ans passés, toujours aux côtés de sa femme Rosalynn, rencontrée en 1945.

Mais en 2019, l'ancien locataire de la Maison Blanche, connu pour être très religieux, avait souffert d'une série de problèmes de santé qui l'avaient obligé à être hospitalisé à plusieurs reprises.

La même année, il était malgré tout devenu le premier président américain de l'histoire à atteindre l'âge de 95 ans.

Il avait timidement commencé à s'effacer de la vie publique, absent par exemple de la cérémonie d'investiture de Joe Biden en janvier 2021, à laquelle participent traditionnellement les anciens présidents américains. Quelques mois plus tard, Jimmy Carter avait toutefois reçu le dirigeant démocrate dans sa petite ville natale de Plains, en Géorgie, où il résidait depuis son départ de Washington.

Un cliché -- un peu déformé -- du couple Carter, entouré de Joe Biden et de sa femme Jill avait alors fait le tour d'internet. En 1976, Joe Biden, alors jeune sénateur du Delaware, avait d'ailleurs été l'un des premiers élus à soutenir Jimmy Carter dans sa course à la présidence.]]> </content:encoded>
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<title>Décès de Saleh Déby Itno, oncle et opposant du président tchadien</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/deces-de-saleh-deby-itno-oncle-et-opposant-du-president-tchadien-3089252.html</link>
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<pubDate>Wed, 25 Dec 2024 14:58:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>AFP</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L'oncle paternel et opposant au président tchadien Mahamat Idriss Déby Itno, Saleh Déby Itno, est décédé mardi au Caire, ont annoncé un de ses proches à l'AFP et un communiqué du Parti socialiste sans frontières (PSF) où il militait.

"Il a été évacué dans la nuit de lundi à mardi en direction des Émirats Arabes unis pour des soins. Arrivé en Égypte, il a rendu l'âme le mardi", a indiqué à l'AFP un de ses proches. "Son corps a été rapatrié (dans la nuit) en provenance d’Égypte, la prière mortuaire a eu lieu ce matin (mercredi) et le corps sera transféré à Amdjarass à l'est du pays où il sera enterré à côté de son grand frère Idriss Déby Itno", a précisé la même source.

Le général Saleh Déby Itno avait rallié début 2024 le PSF présidé par Yaya Dillo Djérou. Ce dernier était considéré comme l'opposant le plus crédible à Mahamat Déby jusqu'à ce qu'il soit tué le 28 février par des militaires dans l'assaut du siège du PSF, deux mois avant l'élection présidentielle. Arrêté lors de cet assaut, Saleh Déby Itno avait passé cinq mois en prison avant d'être libéré.

"Le PSF considère la mort du Camarade Saley Déby Itno comme un meurtre qui s'inscrit dans la même logique que l'assassinat du Président Yaya Dillo Djérou Betchi et les autres camarades", a dénoncé le parti dans son communiqué publié sur Facebook.

Jeudi, 23 membres de la famille de Yaya Dillo Djérou, également arrêtés lors de l'assaut, avaient été libérés. Mais le secrétaire général du PSF, Robert Gam, ne l'a pas été, a affirmé à l'AFP un membre de la famille. Les organisations de défense des droits humains dénoncent régulièrement la répression violente – parfois dans le sang – de toute opposition au Tchad.

Mahamat Déby avait été proclamé par l'armée le 20 avril 2021 chef de l'Etat, à la tête d'une junte de 15 généraux, à la mort de son père Idriss Déby Itno, tué par des rebelles après 30 années au pouvoir. En mai 2024, Mahamat Déby a été élu président lors d'un scrutin boycotté par une partie de l'opposition et qualifié par des ONG internationales de "ni libre", "ni crédible".

Dimanche doivent se tenir des élections provinciales et locales et les premières législatives depuis 2011. Mais les partis d'opposition appellent au boycott du scrutin, une "mascarade" jouée d'avance d'après eux.]]> </content:encoded>
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<title>Décès du Gouverneur de Ségou !</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/deces-du-gouverneur-de-segou-3087241.html</link>
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<pubDate>Sun, 08 Dec 2024 16:46:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le gouverneur de la région de Ségou, le contrôleur général de police Alassane TRAORE est décédé ce dimanche matin 08 décembre 2024 des suites d'un accident de circulation à Zambougou, axe (Ségou-Bamako). Il quittait Ségou pour Bamako.

Que son âme repose en paix !]]> </content:encoded>
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<title>Hommage de Mamadou Macalou au Pr. Issa Ndiaye : Philosophe, homme politique et écrivain !</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/hommage-de-mamadou-macalou-au-pr-issa-ndiaye-philosophe-homme-politique-et-ecrivain-3087029.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 07 Dec 2024 01:13:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>La sécheresse ou la constipation intellectuelle qui sévit au Mali, va beaucoup contribuer à faire dégringoler cet État",</em> disait toujours le Pr. Issa Ndiaye lors de ses conférences. En ce jour samedi 30 novembre 2024, j'ouvre mon WhatsApp vers 17 h 2 mn. En parcourant les messages, j'ouvre celui de Hamadoun Touré, ancien ministre de la Communication et des Nouvelles technologies de l'information du Mali, écrivain, mon ami. C'est lui qui m'a posté en premier lieu la perte subite du Pr. Issa Ndiaye. Je le savais malade par le biais d'un autre écrivain qui est en train d'écrire sa biographie. Il a résisté face à cette maladie mais finalement elle a eu raison de lui. Ainsi, va la vie ! Paix à son âme ! Amen ! J'ai connu le Pr. Issa Ndiaye à travers la salle de conférence du Centre Djoliba de Bamako. Etudiant en droit, j'étais toujours présent dans cette salle chaque samedi matin pour écouter et intervenir souvent dans les débats.

Le Pr. Issa Ndiaye était un inconditionnel de ce haut lieu du savoir et animait beaucoup de conférences. L'homme m'a séduit par sa façon de parler et surtout la maîtrise des sujets qu'il abordait. Hé oui, on ne se lassait pas de l'écouter tellement qu'il avait à donner à l'auditoire. Je me souviens encore de son visage pâle, sa fine moustache et ses lunettes blanches. Il était timide naturellement mais un <strong>"volcan  intellectuel !"</strong>.

Toujours d'un air sérieux et d'un esprit éveillé, le Pr. Issa Ndiaye ne souriait jamais !  Hé oui, le Pr. Issa Ndiaye 'était l'image du philosophe fait : pédagogie et sagesse. L'homme était en avance sur son temps et donnait toujours le meilleur de lui-même pour faire bouger les lignes au Mali. Il philosophait jour et nuit, en public et en privé, dans les classes, amphithéâtres, salles de conférences même au volant de sa bâchée qu'il conduisait lui-même. Il s'habillait modestement et passait inaperçu.

Je n'ai jamais vu le Pr. Issa Ndiaye taillé en costume-cravate-chemise ! Il n'était pas un mégalomane. Son credo était fondé sur la droiture et la recherche de la vérité. Il était en parfaite harmonie avec lui-même et sa conscience. C'était un type singulier doté d'un pan intellectuel hors pair. Oui, le Pr. Issa Ndiaye était constant et inébranlable face à l'adversité.

Quand il écrit, on ne se presse pas de finir ses pages. J'ai lu beaucoup de ses écrits. Son style d'écriture est comme une couche de pinceau : art, harmonie, clarté, cohérence et beauté ! Il me fascinait intellectuellement. Je me souviens encore, à chaque fois qu'il m'apercevait dans les salles de conférences, il me disait ceci : <em>"Fiston, tu es encore là. Tu es sur un bon chemin. Il faut continuer comme ça. Tu vas beaucoup souffrir et être incompris par beaucoup de personnes. Au finish, elles te comprendront".</em>

Le Pr. Issa Ndiaye : Le Politique ! Le philosophe n'a guère prospérer en politique ! Et pourtant, il est l'un des concepteurs du parti Rassemblement pour le Mali (RPM). Ses écrits et les archives de la presse nationale en attestent. Au fil du temps, l'arène politique lui donnait des migraines puisqu'il n'était pas un roublard, ni un démagogue, ni un hypocrite.

Le Pr. Issa Ndiaye n'était pas un homme de compromis et de compromission. Tout ce qui l'importait, c'était la vérité et la recherche de sa manifestation. Avec de tels comportements, il est très difficile de briller politiquement sous nos tropiques ! Finalement, il est retourné dans son temple philosophique qui lui donnait aisance et quiétude. C'est ça le philosophe !

Il est à noter que le Pr Issa Ndiaye fut ministre de l'Education nationale avant d'occuper le poste de la Culture et de la Recherche scientifique. Il a fait de nombreuses publications dans les revues, presses et magazines. Son livre : <em>"Le Festival des brigands : démocratie et fractures sociales au Mali"</em> est d'actualité.

<strong> Mamadou Macalou</strong>

<strong>Commissaire général du Salon du livre de Ségou (Salise), écrivain</strong>

&nbsp;

&nbsp;]]> </content:encoded>
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<title>Professeur Issa N’diaye : L’incomprise éminence grise a tiré sa révérence</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/professeur-issa-ndiaye-lincomprise-eminence-grise-a-tire-sa-reverence-3086779.html</link>
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<pubDate>Thu, 05 Dec 2024 01:18:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La triste nouvelle a envahi les réseaux sociaux samedi dernier (30 novembre 2024) en fin de matinée : le Professeur Issa N’Diaye s’est éteint dans un hôpital parisien ! Aussitôt une vague de tristesse et d’amertume a submergé le cercle des intellectuels engagés du Mali qui vient ainsi de perdre un grand témoin de son histoire politique contemporaine et surtout un acteur incontestable du mouvement démocratique.</strong>

Universitaire, enseignant chercheur, philosophe et analyste, syndicaliste et acteur politique, militant associatif et culturel… De son vivant (il a tiré sa révérence samedi dernier à Paris), Pr. Issa N’Diaye devait sans doute avoir souvent l’embarras du choix quant à la cassette à choisir pour honorer ses nombreuses sollicitations. Ce que notre génération retient de l’illustre disparu ce qu’il fut acteur incontournable du Mouvement démocratique qui a toujours préféré les geôles du régime militaire et du parti unique que de renoncer à ses convictions politiques. «<em>Il a souvent fait face à l’adversité, arrêtés pour ses idées, mais jamais il n’a plié sous la pression. Sa détermination à défendre ses convictions est une source d'inspiration pour nous tous…</em>», a témoigné Pr. Assadek Aboubacrine, enseignant-chercheur (Physique mathématique à l’Institut des mathématiques et des sciences physiques), quelques heures après l’annonce de sa disparition.

Et c’est fort naturellement que, avec l’avènement de la démocratie,  le choix s’est porté sur Issa N'Diaye pour diriger le ministère de l'Éducation nationale de 1991 à 1992 et du ministère de la Culture et de la Recherche scientifique de 1992 à 1993. Il aurait pu occuper de nombreuses autres prestigieuses responsabilités dans notre pays s’il avait accepté de faire «<em>profil bas</em>» et s’accommoder de la direction du vent pour saisir les opportunités. Mais, il ne fut pas un cadre à se compromettre, à se dédire pour un poste.

Cette éminence grise, incomprise ou trop en avance sur son époque, est toujours fièrement restée à cheval sur ses convictions et sur les valeurs qui vont avec. «<em>Le Professeur N'Diaye n’était pas seulement un éminent philosophe ; il était un fervent défenseur de la justice et un ardent combattant contre la mauvaise gouvernance. De toutes les luttes qu’il a menées, son engagement indéfectible pour un monde meilleur a marqué des générations</em>», a témoigné Pr. Assadek Aboubacrine. Et d’ajouter, «<em>avec une voix forte et une passion ardente, il a su éveiller les consciences et galvaniser les esprits, prouvant que la philosophie n'est pas seulement une discipline académique, mais un outil puissant pour le changement social</em>». Souvent taxé «<em>d’extrémiste aux positions rigides</em>», ce grand intellectuel réputé pour son déconcertant franc-parler n’était pas dans le quiproquo car assumant sans ambages et sans crainte ses positions, quitte à avoir tout le monde contre lui.

On comprend alors aisément qu’il ait toujours été très critique à l’égard des régimes qui se sont succédé à Koulouba depuis l’avènement de la démocratie. «<em>Silence, on démocratise</em>» et le «<em>Festival des brigands</em>» (deux ouvrages publiés en 2018 aux éditions <em>La Sahélienne</em> abordant la thématique : Démocratie et fractures sociales au Mali) se veulent «<em>un choix de ses écrits les plus marquants sur le processus de démocratisation au Mali depuis les derniers moments de la dictature de Moussa Traoré</em> (renversé par un vaste mouvement insurrectionnel le 26 mars 1991 et décédé le 15 septembre 2020) aux années 2010 marquées par les échecs de la classe politique et des atteintes profondes à la souveraineté nationale).

<strong>Les maux de la société peints avec précision et impartialité</strong>

Acteur politique et témoin attentif de l’histoire contemporaine du Mali, Pr. N’Diaye av​ait le don de décrire voire de diagnostiquer les maux de la  société et de la nation maliennes avec la précision du praticien endurci. «<em>Si nous ne faisons pas attention, ce pays risque de voler en éclats. Parmi nos éléments de diagnostique, nous avons constaté que la société civile pose problème, elle s’est politisée, les religieux ont pris des attitudes politiques, les chefferies et légitimités traditionnelles aussi ont failli à leurs missions</em>», déplorait-il dans l’une de ses «<em>Tribunes</em>». Et ​de proposer, «<em>si nous voulons soigner ce pays, il est important de bâtir une nouvelle société civile avec comme fondement  qu’elle ne soit affiliée ni à l’Etat, ni a un parti politique ; une société civile indépendante</em>». Mais, l’éminence grise était aussi consciente qu’aucune des solutions préconisées ne pouvait porter ses fruits sans que le Malien ne change de mentalité, de comportement.

«<em>Le problème n’est pas seulement le pouvoir d’Etat, c’est aussi et surtout le Malien lui-même. Il faut arriver à le changer. Pas évident ! Tant que l’appât du gain facile restera la base de la philosophie du citoyen ordinaire, rien de bon ne se fera dans le pays. Tant que le mensonge, l’hypocrisie, la cupidité, la fourberie et la méchanceté resteront au cœur de la citoyenneté, il n’y a rien à espérer</em>», préconisait-il en avril 2022. «<em>Les écrits du Professeur N’Diaye décrivent les combats d’hier et d’aujourd’hui pour éclairer ceux de demain. Ils mettent en lumière les obstacles à surmonter et les luttes à engager. Issa N’Diaye doit-il être considéré comme un lanceur d’alerte ?</em>», s’est interrogée «<em>La Fondation Gabriel Péri</em>» qui a soutenu la publication des deux tomes des ouvrages évoqués plus haut. «<em>Les sujets qu’il aborde sont multiples ; il appuie toujours là où le Mali a mal pour réveiller les consciences, donner des arguments et engager l’action</em>», a-t-elle conclu.

«<em>Le Professeur Issa N’Diaye n’est plus. Ses idées, ses convictions, ses analyses lui survivront et montreront le chemin à la jeunesse…</em>», écrit Françoise Wasservogel pour lui rendre hommage. Et cela à condition que, dit Pr. Aboubacrine Assadek, que les nouvelles générations s’engagent à poursuivre son œuvre, à porter haut ses idéaux et à faire vivre sa mémoire à travers toutes leurs actions, surtout celles censées servir de fondation au Mali Kura en chantier. Toujours est-il que, a précisé ce dernier, «<em>ses écrits mobilisateurs, empreints de lucidité et de passion, continueront à résonner dans les esprits et à nourrir les luttes pour la justice et la dignité</em>». Autrement, l’héritage de cet intellectuel de conviction et de devoir continuera de «<em>guider et d'inspirer les générations futures</em>». Il nous laisse en tout cas une belle réputation d'homme très compétents, humble, sociable et surtout très intègre ! Va en paix Professeur !

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Issa N’Diaye : Le rebelle rend les armes</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/issa-ndiaye-le-rebelle-rend-les-armes-3086614.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 04 Dec 2024 03:05:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le professeur Issa N’Diaye n’est plus. Une disparition qui afflige, d’autant plus qu’elle intervient en un moment où ses lumières auraient pu servir.</em></strong>

<strong> </strong>Le professeur issa N’Diaye est iconoclaste. Il appartient à cette race de militants de conviction, qui tend à disparaître, incapable de compromis avec ses convictions. Militant Adéma, il a été de ceux qui, au sein du parti, et alors qu’ils étaient encore au pouvoir, a animé l’aile contestataire, gardant toute sa capacité d’indignation, chaque fois a pensé que le parti s’éloignait des idéaux fondateurs.

Issa N’Diaye était un rebelle. Il l’est resté tout le temps. L’âge, la fortune, les contingences, les positions sociales, les honneurs, les coups bas, … n’ont jamais eu raison de sa détermination, ne sont pas parvenus à lui faire changer de convictions. Il est resté de cette gauche qui a cru et combattu pour plus de justice sociale, pour une répartition équitable des richesses.

Retourné à l’université, il a continué à proposer ses réflexions sur l’actualité politique de notre pays.

Il s’en va au moment où le pays s’interroge, doute et tâtonne à la recherche d’une nouvelle voie.

Dors en paix professeur !

&nbsp;

<strong>Alexis Kalambry</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Page noire : Adieu Freddo !</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/page-noire-adieu-freddo-3085488.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 23 Nov 2024 14:19:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Voilà, parti à jamais un chercheur hors pair. Né en 1966 à Ségou où il a fréquenté l’école jusqu’en terminale, élève extrêmement brillant, Alfred Kalambry, Freddo comme l’appellent affectueusement ses amis et proches, décroche son baccalauréat avec une bourse sur la Russie. Il étudie à la prestigieuse université russe ‘’Lomonosov de Moscou’’. Il revient au Mali avec un doctorat en ethnologie. Et depuis, il travaille sur les archives au Centre Ahmed Baba de Tombouctu.

Troisième enfant et premier garçon d’une fratrie de huit, Fred ou Freddo aux qualités humaines remarquables, a toujours été discret, effacé. Il cherche toujours le consensus en ne s’imposant jamais. <em>« Une très belle personne, discrète et profondément attachante »</em>, témoigne Boubacar Touré dit Bobby, journaliste à l’ORTM avec qui il a partagé la chambre à Moscou lors de ses études.

Alfred, frère aîné d’Alexis Kalambry, directeur de publication de Mali Tribune, laisse derrière lui deux enfants et une famille difficile à consoler. Il a passé toute sa carrière au Centre Ahmed Baba de Tombouctou dans les recherches, qui étaient pour lui, une prédilection.

Il nous quitte à l’âge de 58 ans et repose désormais aux côtés de ses parents (père et mère) à Ségou. Repose en paix ! Freddo. Ton sourire nous manquera à jamais !

Que la terre te soit légère. Amen !

<strong>K C.</strong>

&nbsp;

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Me Moustapha Cisse (President de l&amp;apos;AIGE) lors des obsèques du général de division, Siaka Sangaré :                &amp;quot;Général Siaka Sangaré, ton riche parcours professionnel est une leçon de vie pour nous !&amp;quot;.</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/me-moustapha-cisse-president-de-laige-lors-des-obseques-du-general-de-division-siaka-sangare-general-siaka-sangare-ton-riche-parcours-professionnel-est-une-lecon-de-vie-pour-n-3085392.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 23 Nov 2024 01:14:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>"Ta disparition nous chagrine, nous rend triste. Cher ainé, tu as été soldat mais aussi l'intellectuel spécialiste des questions électorales"</strong>

Le Général de division, Siaka Sangaré, Expert international en matière électorale, n'est plus ! Celui qui était Commissaire de l'Autorité Indépendante de Gestion des Elections (AIGE) nous a quittés, dimanche 17 novembre 2024. Un dernier hommage lui a été rendu, le lundi 18 novembre, lors d'une cérémonie à la place d'arme du Génie militaire en présence de nombreuses personnalités dont le président de l'AIGE, Me Moustapha Cissé (Ancien Bâtonnier), qui a eu l'insigne honneur de lire l'oraison funèbre de son désormais ex-collaborateur. "Ton riche parcours professionnel est une leçon de vie pour nous ! Affable, pédagogue, formateur et attentif aux problèmes sociaux, tu avais une solution rassurante pour tous ceux qui franchissaient le seuil de ton bureau. Aussi, tu as su créer des relations de respect et de convivialité avec tous nos collaborateurs, nos partenaires ainsi que les acteurs institutionnels de notre pays", précisera-t-il.

<strong> </strong>Au nom d'Allah, le Très clément, le Très miséricordieux,

Louange à Allah, Seigneur des mondes !

Le Très Clément, le Très Miséricordieux, Maître du jour de la rétribution, c'est toi que nous adorons et c'est toi dont nous implorons secours. Guide-nous dans le chemin droit. Le chemin de ceux que tu as conduits de tes bienfaits. Non pas de ceux qui ont encouru ta colère, ni de ceux qui s'égarent. Amen ! Que les salutations et les bénédictions soient sur celui qui est le sceau des prophètes le plus glorifié des messagers, l'élu des créatures, le prophète Mohamed (PSL), sur sa famille, sur ses compagnons et sur ceux qui l'on suivi fidèlement jusqu'au jour de la rétribution.

<strong><em>"L'oraison funèbre fait partie du discours épidictique de l'éloge. C'est un discours solennel prononcé pour honorer la mémoire d'illustres défunts. Il participe de l'histoire, par l'exposition des faits ; de la politique, par l'appréciation des évènements ; de la morale, par la peinture des caractères et les leçons données aux vivants ; de la religion enfin, au nom de laquelle les oraisons (du latin oratio, "prière") proclament à la fois le néant de l'humain et sa dignité."</em></strong>

Oui, oraison funèbre disais-je; Dure tâche à laquelle tu me convie cher doyen, cher ainé.

Oui, Général Siaka Sangaré, tu es parti sans prévenir donnant ainsi raison à l'écrivaine sénégalaise Mariama Ba qui disait dans son roman intitulé <strong>"une si longue lettre"</strong>: <strong><em>"On ne prend pas de rendez-vous avec le destin. Il empoigne qui il veut et quand il veut.."</em></strong> mettant ainsi sur  mes frêles épaules de Président de l'AIGE, une charge difficilement supportable. Oui, une-t-elle charge !!! En présence de plus hautes autorités civiles et militaires de notre pays, proches parents, amis et collaborateurs, te connaissant mieux que moi, venus aujourd'hui t'accompagner te célébrer, avant cet ultime voyage.

Cet honneur que tu me fais, je décide de l'accepter avec humilité et responsabilité me rappelant qu'élu Président à l'unanimité des membres du Collège de l'AIGE, tu étais là et tu as présidé cette séance avec humilité, délicatesse et courtoisie.

Général Siaka Sangaré, doyen et cher ainé tu as été soldat mais aussi l'intellectuel spécialiste des questions électorales ayant vécu avec frénésie une vie palpitante jalonnée de hauts faits de ténacité, de farouche détermination dans l'accomplissement des missions qui t'ont été dévolues.

Ton riche parcours professionnel est une leçon de vie pour nous !

Affable, pédagogue, formateur et attentif aux problèmes sociaux tu avais une solution rassurante pour tous ceux qui franchissaient le seuil de ton bureau.

Aussi tu as su créer des relations de respect et de convivialité avec tous nos collaborateurs, nos partenaires ainsi que les acteurs institutionnels de notre pays.

<strong>Mesdames et Messieurs, chers parents, chers amis ; </strong>

Parler de ce grand homme, de ce monument de notre pays et de l'Afrique n'est pas chose aisée. Président de l'AIGE que je suis, à qui incombe cette lourde et exaltante tâche ne se débinera point et tentera de lâcher quelques mots sur celui qui fut une icône de toutes les questions électorales et institutionnelles nationales et internationales.

Général Siaka Sangaré est né vers 1954 à Sangaredjing (Yanfolila), marié et père d'un enfant. Il a effectué de 1962 à 1974 ses études primaires, fondamentales et secondaires.

Après son baccalauréat, 1ère et 2ème parties, il effectua ses Etudes Universitaires à l'Ecole Nationale d'Administration (ENA) Option Sciences Economiques, puis il s'envolera pour la France pour sa formation à l'Ecole du Commissariat de l'Air de Salon de Province.

Quelques années après il obtiendra plusieurs Certificats et Attestations en Informatique.

Débuta pour lui une riche carrière professionnelle des plus réussies sans discontinuer :

1981-1983 : Chargé de cours de Droit International Aérien et Extra-atmosphérique au Centre de Formation des Magistrats de Bamako.

1981-1985 : Directeur Central du Personnel, de l'Administration et des Finances de l'Armée de l'Air.

1985-1986 : Intendant Corps de Troupe à la  Direction Centrale de l'Intendance Militaire.

1986-1992: Administrateur de la Régie du Chemin de Fer du Mali.

1992- 1993: Inspecteur des Armées.

1993-1995: Sous-Chef de l'Administration Finances de l'Etat-Major Général des Armées.

1997-1998: Membre de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) et Président de la Sous-Commission Sécurité au sein de ladite Commission.

1995-2000: Secrétaire Général du Conseil Supérieur de la Fonction Militaire, Conseiller Technique du Ministre de la Défense.

2000- 2006: Inspecteur des Armées et Services.

2001-2006: Chef du Bureau Fichier Electoral de la Délégation Générale aux Elections.

2002-2005 : Délégué Général aux Elections par Intérim.

Février 2005 à   Mars 2006: Expert Électoral Consultant de l'Organisation Internationale de la Francophonie auprès du Conseil Électoral Provisoire d'Haïti.

Depuis le 29 Mars 2006 : Délégué Général aux Elections du Mali.

Octobre 2010: Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante de Guinée.

2003-2012: Plusieurs conférences internationales,  missions D'évaluation  et d'Observation des processus  Électoraux ainsi que des missions d'audit des fichiers électoraux dans plusieurs pays du monde.

Septembre-Octobre 2007 : Chef de la Mission d'Observation Sécuritaire des élections législatives du Togo pour le compte de la CEDEAO.

Janvier 2009 Septembre 2010: Expert Consultant auprès de la CENI de la Guinée Conakry pour le compte de l'OIF.

Janvier-Février 2010 : Chef de la Mission d'Observation Sécuritaire de l'élection présidentielle du Togo pour le compte de la CEDEAO.

Octobre-Décembre 2010 : Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante de la Guinée.

Février-Mars 2011 : Mission d'assistance du processus électoral 2011 du Benin en qualité de Conseiller Technique et Politique Principal du Coordinateur Résident du PNUD.

Octobre 2012 -2014: 1er Vice-Président   du Réseau des Structures Electorales de l'Afrique de l'Ouest   (RESEAO).

Août 2011 à Octobre 2021 : Président du Réseau des Compétences Electorales Francophones (RECEF).

2015-2022 : Président du Réseau des Structures Electorales de l'Afrique de l'Ouest (RESAO).

Nous n'aurons plus droit de profiter de cette bonhommie avec ses conseils avisés au service de ses jeunes collaborateurs, orphelins, auxquels revient la lourde responsabilité de perpétuer son combat un Mali fort, compétent et respecté.

Le Tout puissant en a décidé ainsi ! Humains que nous sommes, nous respectons sa volonté, et prions pour le repos de son âme

Tu nous as devancés dans ce pays inconnu d'où nul voyageur ne revient " d'après Shakespeare, s'ouvre à nous tous, et tôt ou tard, nous allons tous effectuer cet ultime voyage. Simple loi de la nature…

Ta disparition nous chagrine, nous rend triste ;

Notre peine est immense ;

Notre douleur si silencieuse est pourtant si vive !

Ta famille, tes parents, tes amis, tes collaborateurs, te pleurent, ils sont inconsolables ;

Tu laisses un grand vide ;

Le Mali et l'Afrique perdent un de ses dignes et valeureux fils.

Général Siaka Sangaré, tu as dignement et brillamment rempli ta part de contrat dans ce monde ici-bas.

La volonté divine faite, nous ne pouvons que nous incliner et implorer le Maître de l'univers pour le repos de ton âme en paix dans l'amour des siens".

<strong>XXXXXXX </strong>

&nbsp;

<strong>Décès du général de brigade Siaka Sangare</strong>

<strong>Le militaire et l'expert électoral décroche définitivement </strong>

<strong><em>Un sage n'écrivait-il pas que : "personnel ne sait quel moment sera le dernier (le dernier repas, le dernier câlin, la dernière prière…), mais tout le monde sait qu'il y aura un moment qui sera le dernier". Le monde des experts électoraux vient d'être frappé par cette réalité cruelle de la vie à travers le rappel à Dieu, survenu dans l'après-midi du dimanche 17 novembre 2024, de l'expert électoral, le Général de brigade aérienne Siaka Sangaré. </em></strong>

<a href="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/11/General-Siaka-Sangare-1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3085329" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/11/General-Siaka-Sangare-1.jpg" alt="" width="650" height="394" /></a>Le général Siaka Sangaré est né en 1954 dans le cercle de Yanfolila. Après ses études Primaires, fondamentales et secondaires (1962 à 1974), il entame ses études universitaires à l'Ecole nationale d'administration (ENA), Option Sciences Economiques (1974-1978). Avant de poursuivre ses études postuniversitaires à l'Ecole du commissariat de l'Air de salon de province (France) et formation d'officier (1978-1980). De 1980 à 1990, il a effectué déférents stages et séminaires en Informatique.

Au titre de ses expériences professionnelles, il a été Directeur Central du personnel, de l'administration et des finances de  l'Armée de l'Air (1981- 1985), Intendant corps de troupe à la Direction centrale de l'Intendance militaire (1985- 1986), Directeur central adjoint de l'Intendance militaire (1986-1991), Directeur central de l'Intendance militaire (1991-1992), Inspecteur des Armées (1992-1993), Sous-Chef administration finances de l'Etat-major Général des Armées (1993-1995), Secrétaire général du Conseil supérieur de la fonction militaire, Conseiller technique du Ministre de la Défense (1995-2000), Inspecteur des Armées et Services (2000- 2006), Chef du bureau fichier électoral de la Délégation générale aux élections (2001- 2006), Délégué général aux élections par Intérim (2002- 2005), Expert électoral-consultant de l'Organisation internationale de la Francophonie auprès du Conseil électoral provisoire d'Haïti (Février 2005 à   Mars 2006), Délégué général aux élections du Mali (Depuis le 29 Mars 2006), Président de la Commission électorale nationale indépendante de Guinée (Octobre 2010), Administrateur de la Régie du Chemin de Fer du Mali (1986-1992), Chargé de cours de Droit International Aérien et Extra-atmosphérique au Centre de formation des magistrats de Bamako (1981- 1983), Chef de la Mission d'observation-sécuritaire des élections législatives du Togo pour le compte de la CEDEAO (Septembre-Octobre 2007), Expert-consultant auprès de la CENI de la Guinée Conakry pour le compte de l'OIF (Janvier 2009 Septembre 2010), Chef de la Mission d'observation-sécuritaire de l'élection présidentielle du Togo pour le compte de la CEDEAO (Janvier-Février 2010), Mission d'assistance du processus électoral 2011 du Benin en qualité de Conseiller technique et politique du PNUD (Février-Mars 2011), Président du Réseau des Compétences Electorales Francophones (aout 2011 à Octobre 2021), 1er Vice-Président   du Réseau des Structures Electorales de l'Afrique de l'Ouest (0ctobre 2012 2014), Président du Réseau des Structures Electorales de l'Afrique de l'Ouest (Depuis Février 2015).

Entre 2003 et 2012, il a conduit plusieurs conférences internationales, missions d'évaluation et d'Observation des processus électoraux ainsi que des mission d'audit des fichiers électoraux dans plusieurs pays du monde. Il est également l'auteur de l'article intitulé : <strong><em>"Etablissement d'un état civil et de listes électorales fiables"</em></strong> dans l'ouvrage titré <strong><em>"Election et Démocratie dans l'espace francophone".</em></strong>

Comme activités extra-professionnelles, le désormais eu Siaka Sangaré a été Président de la Fédération Malienne de Tennis (1988- 1998), Président de l'Union Sportive des Forces Armées et de Sécurité du Mali (1993-2006), Vice-Président du Comité National Olympique et Sportif du Mali (1992- 1996).

L'illustre disparu est détenteur de plusieurs médailles et distinctions honorifiques notamment Médailles commémoratives de campagne (1986 et 1991), Médaille du mérite militaire (1991), Chevalier de l'ordre national du Mali (1995), Chevalier de la légion d'honneur de France (2004), Chevalier de l'ordre national du Bénin (2008), Officier de l'ordre national du Mali (2000), Honneur et Mérite d'Haïti (2006), Commandeur de l'ordre national du Mali (2007), Grand officier de l'ordre national du Colatier de la Guinée (2010), Médaille Léopold Sedar Senghor de l'Organisation Internationale de la Francophonie (2011), Grand officier de l'ordre national du Mali (2013), Officier de l'ordre national de Madagascar (2014), Grand officier du Comité international du sport militaire (CISM) en 2018. Il a eu droit aux honneurs de la nation toute entière, le lundi 18 novembre 2024, à la Place d'arme du Génie militaire devant plusieurs personnalités civiles et militaires. Dors en paix mon Général !

<strong>                          Boubacar PAÏTAO</strong>

<strong><em> </em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>In memoriam Général Siaka Toumani SANGARE</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/in-memoriam-general-siaka-toumani-sangare-3084741.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 18 Nov 2024 08:04:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Ce dimanche, 18 Novembre 2024, journée de deuil et de tristesse ! Le Général d’aviation Siaka Toumani SANGARE, n’est plus. Le Général des élections n’est plus ! Mon Général, nous n’allons jamais vous pleurer, vous pleurer serait lâche de notre part, car vous n’avez pas vécu inutilement. Votre carrière est riche d’expériences et d’enseignements dont entre autres :
<ul>
 	<li>Membre de l’Autorité Indépendante de Gestion des Elections du Mali (AIGE-Mali),</li>
 	<li>Ancien Délégué Général des Elections du Mali (DGE-Mali),</li>
 	<li>Ancien Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante de la Guinée (CENI-Guinée),</li>
 	<li>Ancien Président du Réseau des Compétences Electorales de la Francophonie (RCEF).</li>
</ul>
J’ai connu le Général Siaka Toumani SANGARE, quand je faisais mes recherches doctorales sur la matière électorale par l’extrémisme de M. Djola FOFANA et de mon ami, le Colonel Boussourou DRAME, Secrétaire Général de l’AIGE, qui étaient tous en fonction à la Délégation Générale des Elections (DGE). Ma première rencontre avec lui, a lieu à son bureau, sis à la base ‘’B’’. Après les civilités, je lui ai dit que je faisais une thèse de doctorat sur les élections, il m’a dit illico presto, jeune homme, ma porte est largement ouverte pour vous. Venez quand vous voudriez ; je serai toujours heureux de vous recevoir et de partager mes expériences avec vous, au besoin. Vous savez jeune homme, je suis tellement impressionné de faire votre connaissance, parce qu’il m’est arrivé rarement malgré ma riche expérience en matière électorale que des jeunes maliens viennent me voir, dans le cadre de leurs recherches universitaires. Je suis comblé de joie, et mon accompagnement ne fera pas défaut. Effectivement, cela a été toujours le cas, tout au long de mes recherches doctorales sur le terrain, et même, pendant la rédaction de ma thèse, je m’y rendais fréquemment à la DGE, pour échanger avec le général, chaque fois que j’avais besoin de la documentation ou des questions qui dépassaient mon entendement. Malgré son calendrier chargé, sa disponibilité n’a jamais fait défaut.

Dans l’Histoire des commissions électorales au monde, le Général SANGARE, est le seul qui a été le Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) d’un autre pays, comme il fut nommé Président de la CENI en Guinée lors de l’élection du Président Alpha CONDE, pour sa première mandature. Après ces élections crédibles, transparentes et apaisées en Guinée, de retour au pays natal (Mali), à mon avis, le Général n’a pas été accueilli et récompensé par les autorités de l’époque, comme cela se devrait. Il aurait pu être célébré et récompensé par les autorités, comme le nouvel héros africain qui a sauvé la démocratie Guinéenne et les Guinéens de lendemains fébriles, à la suite des résultats des élections. D’ailleurs, son leadership, son expertise et sa crédibilité pour la bonne conduite des élections avait permis à la Guinée de connaitre un ordre constitutionnel normal aussi bien que sa stabilité sociopolitique et institutionnelle. Sous d’autres cieux, le Général SANGARE aurait été nommé Ministre d’Etat, en charge de l’administration du territoire, en guise de récompense pour ses mérites. Mais cela n’engage que moi ! Passons, cela est sans importance !

Le Général SANAGARE a-t-il commis la même erreur que bien d’autres cadres africains de toujours repousser à une date ultérieure la rédaction de ses mémoires ? La réponse est non ! Un jour lors de nos échanges dans son bureau à la DGE, il me fit par de son ‘’intention de finaliser ses mémoires’’. Il me disait aussi qu’au cas ou, il n’aurait plus la force physique et intellectuelle de le faire, qu’il me ‘’donnera les éléments de langage et de la documentation pour achever ses mémoires’’. Mais nous n’avions jamais eu temps ensemble pour faire une séance de travail sur la rédaction de ses mémoires. Papivore et têtu que je suis, à chaque fois que, je rentrais dans son bureau à l’AIGE, je le lui rappelais toujours son projet de rédaction de ses mémoires qui le tenait à cœur. Malheureusement, la mort a finalement eu raison sur les ambitions du Général qui tenait vaille que vaille à finaliser son projet de mémoires devant servir de référentiel en matière électorale pour les administrations électorales en Afrique. Le Général SANGARE, la bibliothèque vivante, l’expert incontestable des élections, a emporté avec lui, auprès de ses ancêtres des tonnes de savoir et de connaissance. Bref, la mort a mis fin au projet de mémoires du Général.

SAYA YE MAKARIBA YE

DOUGOUKOLO YE MIONTO GBANZAN YE.

Dors en Paix mon Général !

Puisse Allah vous accorder sa grâce divine ! Amen !<strong> </strong>

<strong>Bréhima Mamadou KONE, Docteur en Sciences Politiques</strong>

<strong>Expert en politique et administration électorales.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>4è anniversaire de la disparition d&amp;apos;Amadou Tumani TOURE :   La solidarité en toile de fond</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/4e-anniversaire-de-la-disparition-damadou-tumani-toure-la-solidarite-en-toile-de-fond-3084692.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/necrologie/4e-anniversaire-de-la-disparition-damadou-tumani-toure-la-solidarite-en-toile-de-fond-3084692.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/11/Lobbo-hommage.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 18 Nov 2024 01:25:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le 10 novembre 2024 a marqué le 4è anniversaire de la disparition du Président Amadou Toumani Touré. En cette occasion, la Fondation pour l’enfance a organisé plusieurs activités pour rendre hommage à l’illustre disparu. D</strong><strong>eux activités phares étaient au programme : une cérémonie de dons organisée par la Fondation Amadou Toumani Touré présidée par Touré Lobbo Traoré et une lecture du Saint Coran au domicile du défunt Président.  </strong>

Le vendredi 8 novembre 2024, l’ancienne première Dame a procédé à la remise de dons (kits alimentaires et scolaires...) pour un coût de près de 38,5 millions Cfa à des familles vulnérables, des associations féminines et des centres de formation.

Cette cérémonie présidée par la ministre en charge de la Famille, des membres de la famille Touré, a regroupé des amis et proches collaborateurs de l’ancien chef de l’Etat.

Parmi les bénéficiaires des dons, il y a des associations féminines, des centres psychoéducatifs, des centres de formation. Le coût est estimé à 38,5 millions Cfa.

Mme Touré Lobbo Traoré dir : <em>«Le Général Touré n’était pas seulement un chef, il était le symbole de l’unité, de la résilience et du dévouement. Son héritage et ses contributions à notre patrie, continuent de nous inspirer. Ne nous contentons pas de pleurer sa disparition, célébrons plutôt sa vie, ses réalisations et l’esprit qu’il a insufflé en chacun de nous. Quatre ans après, nous avons compris que la mort est une fatalité ; qu’il nous faut sauvegarder et poursuivre avec détermination sa noble lutte pour le bien-être des enfants et leurs mères. Donc, avec fierté et admiration, nous plaçons les enfants, ses amis, au cœur de cette 4ème commémoration. Les enfants méritent toute notre affection et davantage, lorsqu’ils sont confrontés à la maladie»</em>. Occasion idoine pour la Présidente de la Fondation Amadou Toumani Touré d’adresser ses sincères remerciements à l’ensemble des partenaires qui ont contribué à la réussite de cet évènement…

Le  Directeur de la communication de la Fondation, Aboul Kader Baby,  a  rappelé que cela fait quatre ans que le Président ATT a été arraché à l’affection de tous. Ainsi, chaque année pour commémorer l’anniversaire de sa disparition, la Fondation mène des activités à l’endroit des plus nécessiteux. Et de poursuivre que les trois premières années, la fondation a mené des activités médicales, notamment la prise en charge des enfants souffrant de malformations congénitales, la réalisation des interventions chirurgicales cardiovasculaires gratuites pour les adultes et pour les enfants, en collaboration avec des partenaires saoudiens.
<ol>
 	<li>Baby précise : <em>« Cette année, ils ont décidé d’élargir cette bienfaisance non seulement aux amis du défunt président (les enfants), mais aussi en réalisant des activités médicales pour les personnes âgées souffrant du mal de la prostate. Pour cela, ils ont décidé de prendre en charge l’ensemble des frais liés à la pathologie prostatique d’une vingtaine de personnes (les consultations, le bilan préopératoire, l’intervention chirurgicale, les médicaments post-opératoires, l’hospitalisation) »</em>.</li>
</ol>
La Fondation a également décidé d’offrir au village SOS de Sanankoroba des vêtements, des moustiquaires, ainsi qu’à deux centres d’apprentissage du Coran, avec des matelas pour améliorer les conditions d’hébergement dans ces centres.

<em>«Nous avons décidé de remettre des machines à coudre, du lait, des pattes et des vivres à l’Association des personnes de petite taille, à une association des femmes de Yanfolila et de Dialakorobougou», </em>a indiqué M. Baby. Il ajoute que l’Hôpital Mère-enfant n’est pas omis, car il sera doté en lits neufs d’hospitalisation et en consommables.

Pour finir, Baby a demandé à l’ensemble des Maliens de prier pour le repos éternel de l’âme du Président ATT et pour que la paix revienne au Mali.

Pour sa part, la ministre a réitéré l'engagement de son département à accompagner la Fondation dans ses actions en faveur des plus démunis.

Le dimanche 10 novembre, une foule nombreuse a assisté à une lecture du Saint Coran au domicile d’ATT pour clore la commémoration de ce quatrième anniversaire.

<strong>                                                                                                                                </strong>

<strong> M Sylla  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Merci à tous !</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 02 Nov 2024 01:32:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les grandes douleurs sont muettes. Aucun humain ne peut se dérober à la volonté de Dieu. Et l'histoire de notre  frère Fousseyni Théra et de notre belle-sœur Aïchata Traoré en est l'illustration parfaite. Un couple apprécié du voisinage dans sa localité de résidence, à Kalambabougou (commune IV), mais aussi dans la grande famille Théra, à l'Hippodrome, et chacun dans son service.  Ce couple n'a pas trahi le serment prêté devant le maire, le 16 octobre 2022, à savoir : <em>"S'unir pour le meilleur et pour le pire".</em>

Les conjoints respectaient leur parole donnée lorsqu'un accident dramatique au gaz butane est survenu dans leur appartement et jusque sur leurs lits de mort. D'ailleurs, bien que gravement brûlés au dernier degré, ils se souciaient plutôt l'un de l'autre. Que dire de cette immense mobilisation des parents, amis et collaborateurs des deux défunts, du jour du drame jusqu'aux obsèques.

Fousseyni, agent à la Caisse Nyesigiso a bénéficié de toute l'assistance nécessaire de son service à travers la direction et ses collègues. Que dire d'Aissata, qui a été également assistée jusqu'à son dernier souffle par ses collaborateurs du Bureau des douanes de l'Aéroport, avec à leur tête le chef de Bureau Mansour Coulibaly qui se rendait tous les jours à l'hôpital au chevet de son agent. Merci à vous tous.

Merci aux transitaires, gendarmes, policiers des Aéroports du Mali, collègues journalistes, amis  qui ont fait le déplacement et des appels pour nous réconforter en ces moments difficiles. Merci aux imams des Aéroports, de l'ACI, de Djicoroni-Para, de l'Hippodrome pour avoir conduit le couple, chacun à sa dernière demeure dans un intervalle d'une semaine. Un couple pieux, respectueux et uni jusqu'à la mort. Prions que le bon Dieu accepte les défunts dans son immense paradis aux défunts. Amine. Encore merci.

<strong>Kassoum Théra, Frère aîné du défunt</strong>

<strong> </strong><strong>AVIS DE REMERCIEMENTS </strong>

La famille Mambourou Théra, par la présente et du fond du cœur, voudrait vous exprimer, à la fois, sa profonde gratitude et ses vifs remerciements pour votre présence effective à ses côtés lors de la douloureuse circonstance marquée par les disparitions successives de notre regretté neveu Fousseyni Théra et son épouse Aïcha Traoré (paix à leur âme et que la terre leur soit légère). Aussi, vos présences physiques respectives, vos pensées profondes, vos messages réconfortants, vos soutiens multiformes ainsi que votre solidarité agissante ont permis, à la fois, de soulager nos peines et d'atténuer les douleurs de la famille.

Encore une fois, merci, infiniment, à tous et à toutes, le seul mot qui vaille.

<strong>                                                                                      </strong>

<strong>P/La famille Théra</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>#Mali : La doyenne d&amp;apos;âge de #Bamako décède à 115 ans</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 16 Oct 2024 09:23:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La doyenne d'âge de Bamako, Maïmouna Sangaré, est décédée ce mardi 15 octobre à l'âge de 115 ans à la suite d'une maladie. L'information a été donnée par sa famille. Elle résidait à Niomirambougou en Commune III du District de Bamako.</strong>

La doyenne d'âge devait recevoir, il y a quelques jours, le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, dans le cadre du mois de la solidarité et de la lutte contre l'exclusion. Selon un membre de la famille, cette visite traditionnelle chez la doyenne d'âge n'a pu se tenir à cause de sa maladie. Elle a tenu le record de la personne la plus âgée de Bamako pendant trois ans.

L'année 2024 correspondait à son 4ème sacre à ce titre. Depuis sa petite enfance, la Maïmouna Sangaré avait des préférences pour le petit commerce qu'elle n'a jamais arrêté d'exercer jusqu'à sa vieillesse. Le natif de Bamako a perdu la vue il ya une dizaine d'années.

Veuve depuis presque trente ans, elle était très lucide et aimait écouter la radio. La doyenne était mère de quatre enfants dont une fille. Ses nourritures préférées étaient la soupe et le lait. Depuis 2023, son âge avait fragilisé davantage sa santé.

<strong>Mohamed DIAWARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Aliou Djim :  Adieu l’ami !</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/aliou-djim-adieu-lami-3080516.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 12 Oct 2024 01:24:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Aliou Djim, après une vie terrestre bien remplie, a rendu l’âme le lundi dernier, au soir. Comme on pouvait s’y attendre, les confrères se sont lâchés sur les réseaux sociaux. Chacun avait une histoire avec Djim. Chacun se souvenait de ce confrère d’un commerce facile et agréable.

Aliou Djim était un épicurien. Au-delà, il était celui qui épousait les problèmes de tout le monde, tentant une solution pour tout le monde. Il était d’une disponibilité à toute épreuve et d’un détachement aux biens matériels qui fraisait le religieux.

Rongé par le mal depuis quelques années, il ne s’est pour autant jamais départi de sa bonne humeur et de son sens de la repartie, tentant de toujours rassurer ceux qui prenaient de ses nouvelles.

De Koutiala où il a commencé sa carrière à la radio, à la Haute autorité de la communication (HAC) où il a pris sa retraite, Alou Djim a laissé partout le souvenir d’un homme agréable et convivial.

En ces temps difficiles, nous partageons la douleur de Kadidia Ba, son épouse et de toute sa famille.

Dors en paix Aliou. Tu fus grand !

&nbsp;

<strong>Alexis Kalambry</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Décès d’Aliou Kaou Djim : Il cherchait toujours des solutions aux problèmes des autres</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/deces-daliou-kaou-djim-il-cherchait-toujours-des-solutions-aux-problemes-des-autres-3080515.html</link>
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<pubDate>Sat, 12 Oct 2024 01:20:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le lundi 7 octobre, alors que le muezzin appelait à la prière du crépuscule, la mort a perfidement emporté notre confrère journaliste Aliou Kaou Djim, à l’âge de 57 ans, laissant dans le deuil Kadja, son épouse discrète et affable, Fanta Inna Bocoum, sa mère de 82 ans, sœur de Baréma Bocoum, ancien ministre sous Modibo Keita, ainsi que ses enfants Kadja et Modi, ses frères et sœurs, oncles, tantes, cousins, neveux, et une foule d'amis. Aliou souffrait depuis quelque temps de complications liées à une infection pulmonaire.

La maison familiale à Bagadadji ne désemplit pas. Dans une chambre, Khadîdja Ba, alias Kadja, assise sur une natte, le regard marqué par la douleur, impressionne par sa sérénité et sa dignité. Elle répond avec sobriété aux condoléances, parfois d’un geste de la tête ou de la main, parfois par quelques mots. Dans la cour, les visiteurs sont accueillis par des proches. Tous, dans une ambiance solennelle, ne tarissent pas d’éloges sur le défunt.

Ses qualités sont unanimement reconnues, comme le souligne son oncle Malick Bathily depuis Dakar, citant un auteur africain : « Aliou incarnait tous les dons, l’intelligence, la générosité, la culture, l’éloquence, et surtout, il avait le courage de ses opinions. » Mamadou Talata Maïga, de la Maison de la Presse à Bamako, refuse de croire qu'Aliou est parti, se souvenant de lui comme d'un « homme joyeux, rationnel et toujours prêt à résoudre n'importe quel problème ». Son grand frère Moussa raconte avec émotion : « Il était tellement attentionné avec ses amis que chacun se sentait privilégié. »

Entre deux sanglots, Inna, sa mère, ancienne assistante de direction, murmure : « Il était un enfant béni. Il ne m’a jamais déçue, il respectait tout le monde. » Le père de Kadja, apprenant son décès, rend hommage à son gendre : « Il n’a jamais causé le moindre tort à ma fille, elle ne s’est jamais plainte de lui. »

Bien que la mort semble souvent excuser les défauts, les témoignages sur Aliou Djim témoignent d'une sincérité unanime, insistant sur sa générosité. « Il détestait manger seul », se souvient sa mère. À Radio Benkan, qu’il a dirigée de 2006 à 2015, à la permanence de l’URTL (Union des radios et télévisions libres du Mali) à Daoudabougou ou dans les locaux de la HAC (Haute autorité de la communication), où il siégea de 2015 à 2021, il partageait régulièrement des repas (grand amateur de fonio) avec ses collègues. Chaque année, lors de la Tabaski, il offrait des vêtements à ses tantes et domestiques. Un cousin, venu de Dakar pour les funérailles, témoigne de l'aide généreuse de Djim, qui avait donné deux millions pour soigner sa fille malade.

Kadja, une épouse exceptionnelle, a toujours soutenu Aliou, même lorsque celui-ci arrivait sans prévenir avec des amis pour partager un repas. Elle n’a jamais protesté, même dans les moments imprévus. Aliou, d’une générosité sans bornes, laissa même son chéquier à un frère pour qu’il l’utilise en cas de besoin.

Aliou, orphelin à neuf ans d’un père cadre supérieur de banque, a grandi sous la tutelle de son oncle, cheminot, qui épousa sa maman et qui lui offrit un cadre familial stable et une éducation exemplaire. Après son bac en 1987, Aliou a poursuivi des études en lettres et en droit, complétées par des formations en journalisme aux États-Unis et au CESTI de Dakar. Il a dirigé les stations de radio Jamana à Koutiala et Mopti avant de prendre la tête de Radio Benkan.

Aliou et Kadja formaient un couple si fusionnel qu'on les prenait parfois pour frère et sœur. Elle se distinguait par sa loyauté, son soutien inébranlable, et son acceptation du sens de l’humour d’Aliou. Il avait adopté sa fille Kadja (14 ans) et le fils de son frère Moussa, Mody (11 ans), les considérant comme ses propres enfants, qu'il chérissait avec une tendresse exemplaire. Il était impossible de deviner qu’ils n’étaient pas ses enfants biologiques.

Aliou Djim repose désormais au cimetière de Niarela depuis le mardi 8 octobre 2024. Que ton âme repose en paix, ami de tous!

<strong>Diomansi Bomboté</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Aliou Djim : un grand professionnel de la presse s&amp;apos;en est allé !</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/aliou-djim-un-grand-professionnel-de-la-presse-sen-est-alle-3080455.html</link>
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<pubDate>Sat, 12 Oct 2024 01:20:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Comme on le dit souvent "si tu ne refuses pas de venir, tu ne vas pas refuser de partir".  "Toute âme goûtera à la mort". Un grand homme s'en est allé. La presse malienne perd un grand professionnel des médias, un homme généreux et un grand témoin de la presse plurielle malienne qui a mis tout son savoir et son savoir-faire à la disposition de l'ensemble de la corporation. Face à cette douloureuse épreuve, toute la presse malienne adresse ses condoléances les plus attristées à la famille du défunt et prie pour le repos éternel de son âme. Décès survenu le lundi 7 octobre 2024 à Bamako. Cet homme au parcours brillant, ancien secrétaire général de I'Urtel et membre de la Haute autorité de la communication a été accompagné à sa dernière demeure, le mardi 8 octobre 2024, au cimetière de Niaréla où il repose désormais.  </em></strong>

Né le 31 mars 1967 à Bamako, Aliou Djim laisse derrière lui une veuve et  deux enfants. Pour un petit rappel de sa carrière professionnelle, Aliou Djim avait un curriculum Vitae très riche.

Après avoir eu son diplôme d'études fondamentales (DEF) en juin 1984, puis le baccalauréat (bac 1 et bac 2), Aliou Djim a poursuivi ses études supérieures à l'Ecole nationale d'administration (ENA) avec un diplôme en <strong>"sciences juridiques".</strong>

Il est également diplômé de l'Institut Universitaire de formation pédagogique spécialité : <strong>"Lettres, histoire et  géographie"</strong> en juin 1993. C'est en 2006 qu'il a décroché le Certificat d'études supérieures en radio communautaire au Centre d'études des sciences et techniques de l'Information (Cesti) de Dakar puis le Certificat d'études supérieures en gestion de radios communautaires à l'Université d'Oklahoma (USA) en 2007.

S'agissant de sa carrière professionnelle, Aliou Djim a occupé plusieurs postes. Animateur-producteur, responsable des programmes, directeur commercial, directeur adjoint à la radio Jamana de Koutiala avant d'être directeur de la Radio Jamana de Mopti de mars 1997 à mars 2006,  directeur de la Radio Benkan de Bamako de mars 2006 à septembre 2015.

De 2015 à 2021, Aliou Djim fut membre de la Haute autorité de la communication (Hac), rapporteur général et président de la commission scientifique et technique.

Il fut aussi secrétaire au développement chargé de la formation et des nouvelles technologies de l'information et membre du conseil d'administration de I'Urtel de 2002-2004 ;  coordonnateur des radios de la région de Mopti 2002-2006 et secrétaire général de I'Urtel de 2007 à 2013. Consultant en élaboration de plan de communication-Formateur en communication et techniques radiophoniques auprès de HKI.

Aliou Djim fut consultant auprès de MDM Mopti sur la campagne de sensibilisation sur la fistule ; consultant auprès du NDI pour la production et la diffusion d'émissions radiophoniques ; consultant auprès d'IFES pour la production et la diffusion d'émissions pour les élections de 2012 ; consultant auprès de SWEED pour la formation des animateurs radios en techniques de production radiophonique.

Il a participé à plusieurs séminaires et ateliers de formation des animateurs de radios de proximité au Mali sur : les genres radiophoniques, la préparation d'émissions, les techniques d'animation,  les techniques d'entrevues, la collecte, le traitement et la diffusion de l'information,  le montage audionumérique, la rédaction radiophonique, etc.

Il a aussi participé à la formation à la communication radio assistée par ordinateur, Crapo, à Sillé-le Guillaume en France en 2001, formation sur le <strong><em>"Son Radio travaillé et diffusé par les moyens informatiques"</em></strong> dans le cadre du Riraf  à Dakar en 2003 et la formation sur la gestion des radios communautaires au Cesti Université de Dakar (Ucad) 2005 2006. La formation sur le renforcement des capacités de spécialistes des media du Mali en rapport avec l'agriculture à l'Université d'Oklahoma, USA (OSU) ; la formation sur le renforcement des capacités de spécialistes des médias du Mali en rapport avec l'agriculture à l'Université d'Oklahoma, USA (OSU).

Il a participé à plusieurs rencontres internationales des radios au Mali, au Sénégal en France, au Népal aux Etats-Unis, etc. En 2018, il a reçu la décoration de chevalier de l'Ordre national pour services rendus à la nation.

Cette disparition est une grosse perte pour la grande famille de la presse malienne. Toute la presse malienne présente ses condoléances sincères à sa famille et à l'ensemble de ses collaborateurs. Puisse Allah Soubhana Wata'Allah l'accueillir dans son Paradis éternel. <strong>  Aoua Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>#Mali : Vie de la Nation : L’ex&#45;première dame Mariam Sissoko décédée à 80 ans</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/mali-vie-de-la-nation-lex-premiere-dame-mariam-sissoko-decedee-a-80-ans-3080298.html</link>
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<pubDate>Thu, 10 Oct 2024 10:00:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’épouse de l’ancien président de la République, le général Moussa Traoré, s’est éteinte mardi dernier à l’âge de 80 ans à Bamako. Mme Traoré Mariam Sissoko naquit le 4 novembre 1944 à Kati.</strong>

La Première dame du Mali de 1968 à 1991 est la fille d’Adama Sissoko et de Wali Diallo. Elle fut ses études primaires au Sénégal et en Côte d’Ivoire, avant de poursuivre son cursus scolaire secondaire en France et en Belgique. Elle est mère de cinq enfants. Auparavant, Mariam Sissoko exerça comme secrétaire bilingue (français-anglais) à l’ambassade du Mali en Tanzanie, à l’ambassade des États-Unis dans notre pays et au ministère de l’Éducation nationale.

Elle créa en 1974 l’Union nationale des femmes du Mali (UNFM), dont elle est restée la présidente d’honneur jusqu’en mars 1991. Elle était aussi présidente et marraine de plusieurs associations à caractère humanitaire et social, tels que le Centre de readaptation des handicapés physiques (CRHP), l’Institut des jeunes aveugles (IJA), l’Association des femmes commerçantes et entrepreneures du Mali (Afcem). Cette dame sensible au sort des couches vulnérables apportera un soutien important à la création de l’Association malienne de lutte contre les déficiences mentales (Amaldeme).

La défunte était très attachée à la terre et à l’agriculture. En effet, elle possédait une ferme de 214 hectares à Baguinéda, une commune rurale située non loin de Bamako. Là, l’ancienne Première dame produisait des céréales, des fruits et légumes. Dans la même localité, elle faisait de l’élevage et produisait du lait et de la viande.

À la chute du régime de son défunt mari en 1991, elle a été condamnée à mort en 1999, puis graciée en 2002 avec son mari par le président Alpha Oumar Konaré. En 1979, Mme Traoré Mariam Sissoko eut le prix Simba en récompense de ses nombreuses actions en faveur de la promotion sociale.

<strong>Namory KOUYATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Décès du président de l&amp;apos;AMAMA :  L&amp;apos;honorable Moussa Diarra a été porté en terre au cimetière de Magnambougou</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/deces-du-president-de-lamama-lhonorable-moussa-diarra-a-ete-porte-en-terre-au-cimetiere-de-magnambougou-3079683.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 05 Oct 2024 01:50:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Décédé le vendredi 27 septembre des suites d'une longue maladie, l'ancien député élu dans la région de Ségou, administrateur de sociétés à la retraite et président de l'Association malienne de l'amitié Mali-Maroc (Amama) a été conduit le samedi 28 septembre dernier, à sa dernière demeure au cimetière de Magnambougou par une foule des grands jours<strong><em>.</em></strong>

Malade depuis quelques mois, l'honorable Moussa Diarra a rendu son dernier souffle de vie le vendredi 27 septembre. C'est avec une grande consternation que les membres du Conseil national des adeptes de Tidiania et les membres du Conseil des familles Diarra du Mali ont appris sa disparition. La mort de ce grand homme de paix et de cohésion sociale est une immense perte pour le Mali tout entier. Pour avoir été l'un des artisans majeurs de la consolidation de l'axe Bamako-Rabat en étant président de l'Association malienne de l'amitié Mali-Maroc (AMAMA), le défunt a reçu les hommages de S. E. Abdelilah El Qaisy, chargé d'affaires à l'ambassade royale du Maroc au Mali.

Au nom de l'ambassadeur, S. E. M. Driss Isbayène, et de tout le personnel diplomatique, M. El Qaisy a salué l'immense œuvre de l'honorable Diarra, notamment son volet raffermissement des relations bilatérales séculaires unissant les peuples malien et marocain. Il a présenté ses condoléances émues à la famille, aux amis et connaissances de l'illustre disparu et prié pour le repos éternel de son âme.

Dans son oraison funèbre, le premier garçon de l'illustre disparu a lui rendu un vibrant hommage. <em>"Nous sommes réunis aujourd'hui dans la douleur pour rendre hommage à un homme d'exception, l'honorable Moussa Balla Diarra. Un fils émérite de Ségou, du Mali, un père, un grand-père, un époux, un frère, un ami et un leader incontestable. Né à Ségou, dans l'héritage royal du Royaume bambara, Moussa Diarra a incarné, tout au long de sa vie, les valeurs d'intégrité, de travail et de responsabilité. Dès son plus jeune âge, il a compris que sa mission allait bien au-delà de ses ambitions personnelles. Il a consacré sa vie à bâtir, à enseigner, à transmettre et à donner sans jamais attendre en retour".</em>

Il a ajouté que sa carrière professionnelle, marquée par une série de réussites, a fait de lui une figure incontournable du secteur privé malien, notamment à travers sa société Recoma. <em>"Moussa Diarra a repoussé les limites, ouvrant la voie à de nombreux entrepreneurs qui lui sont redevables. Cependant, au-delà des titres et des honneurs qu'il a reçus, c'est son engagement envers l'amélioration des conditions de vie de ses concitoyens qui reste gravé dans nos mémoires".</em>

<a href="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/10/Moussa-Diarra-Ama.jpg"><img class="alignleft wp-image-3079614 size-full" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/10/Moussa-Diarra-Ama.jpg" alt="" width="480" height="357" /></a>Et de préciser que l'honorable Moussa Diarra n'était pas seulement un homme d'affaires. <em>"Moussa Diarra était aussi un athlète accompli. Champion d'athlétisme et basketteur international, il a représenté avec fierté le Mali sur la scène sportive, portant en lui la même discipline et la même détermination dans tout ce qu'il entreprenait. Sa passion pour les causes sociales et la santé publique était également remarquable. En tant que président-fondateur de l'Association malienne pour la prévention et le traitement de l'hypertension artérielle (Tension-Ton), il a œuvré sans relâche pour améliorer la vie de ses concitoyens. Moussa Diarra a aussi présidé le Rotary Club Doyen de Bamako et fondé l'Amama, une association dédiée à l'amitié et à la coopération entre le Mali et le Maroc. Dans le domaine spirituel et communautaire, il a joué un rôle clé en tant que membre du Confenat, rappelant toujours l'importance de la solidarité et du dialogue".</em>

Après la prière mortuaire, l'honorable Moussa Diarra a été conduit au cimetière de Magnambougou par une foule nombreuse. Des membres de la famille, compagnons et amis de Moussa Diarra n'ont pu tenir leurs larmes au moment de la douloureuse séparation. Qu'Allah le couvre de Sa Miséricorde !

<strong> Mahamadou Traoré</strong>

<strong><em> </em></strong><strong>Mohamed Mahamoud Ben Labbat,  ex-ambassadeur du Mali au Maroc : </strong>

<strong>"Honorable Moussa Diarra était affable, courtois…"</strong>

J'appartiens à une famille qui, depuis cinq siècles, est liée à la famille Diarra de Ségou, à travers un pacte de sang et de mariage. Je retiens de feu l'honorable Moussa Diarra un homme exceptionnel qui a eu une carrière remplie au service de son pays, de sa patrie et de son peuple aussi parce qu'il était élu de la nation. Dans ces différentes pérégrinations, il a fait valoir de grandes valeurs de paix, de réconciliation et de vivre ensemble. Aujourd'hui, nous sommes venus lui rendre un dernier hommage mérité. Au-delà du lien de sang que nous lie, il se trouve que j'étais ambassadeur du Mali au Maroc et lui était le président de l'Association amitié Mali-Maroc. Et cela nous a donné beaucoup d'occasion de coopérer et de travailler étroitement aussi bien sur le plan personnel et professionnel. C'était un homme affable, courtois, plein de sagesse, profondément engagé et un très grand patriote<strong>".</strong>

<strong>Thierno H. Thiam, président du conseil national des adeptes de Tidiania au Mali :</strong>

<strong>"Moussa Diarra était un bon mari et un bon père"</strong>

Ce que je retiens de mon ami le défunt honorable Moussa Diarra est énorme parce qu'il était une école. Un ingénieur de formation, un opérateur économique, grand croyant, un écrivain, sérieux et respectueux. Moussa Diarra en tant qu'ami avant de mourir nous a confié des missions et, in shaa Allah, nous allons les mettre en exécution. L'Association d'amitié Mali-Maroc était son rêve et il a tout fait pour créer cette association dont l'objectif est de faciliter le rapprochement entre les peuples malien et marocain. Et cela remonte jusqu'à l'époque de son grand-père, le roi de Ségou, N'Golo Diarra. Dans ses projets, il voulait faire le jumelage entre la ville de Ségou et la ville de Fès au Maroc. Moussa était un bon mari, un bon père qui a su bien éduquer ses enfants. Nous demandons au Tout-Puissant de lui pardonner et de l'accepter dans son Paradis".

<strong>Mohamed Kimbiri, directeur de la radio Danbé :</strong>

<strong>"Moussa Diarra était très disponible..."</strong>

"J'ai connu honorable Moussa Diarra à travers son épouse Niéba Coulibaly. Cette brave dame est membre de l'association de soutien à la Radio Danbé, la voix des musulmans. Moussa Diarra a toujours laissé sa femme à la disposition de l'association. C'est elle qui est la pièce maîtresse de cette association parce qu'elle fait tout pour soutenir les activités de la radio. En plus de cela, nous avons travaillé avec l'honorable Moussa Diarra sur plusieurs médiations à Bamako et à l'intérieur du pays. Il était très disponible pour tout le monde. Aujourd'hui, nous demandons au bon Dieu d'accepter l'illustre disparu dans son Paradis".

<strong> xxx</strong>

<strong>Fankélé Diarra lors des obsèques du président de l'AMAMA :</strong>

<strong>"Moussa Diarra était un homme de devoir et un visionnaire politique"</strong>

<strong>"Aujourd'hui, nous pleurons la perte d'un géant, d'un lion"</strong>

<strong><em>Décédé le vendredi saint des suites d'une maladie, Moussa Diarra, président de l'Association d'amitié Mali-Maroc (Amama), a été accompagné, samedi 28 septembre 2024, à sa dernière demeure par une foule des grands jours. A ses obsèques, un vibrant hommage lui a été rendu par son fils aîné, Fankélé Diarra.</em></strong>

<strong>Chers membres de la famille, cher ami, honorable invites.</strong>

Nous sommes réunis aujourd'hui dans la douleur pour rendre hommage à un homme d'exception, l'Honorable Moussa Balla Diarra. Un fils émérite de Ségou, du Mali, un père, un grand-père, un époux, un frère, un ami, et un leader incontestable.

Né à Ségou, dans l'héritage royal du Royaume bambara, Moussa Diarra a incarné, tout au long de sa vie, les valeurs d'intégrité, de travail et de responsabilité. Dès son plus jeune âge, il a compris que sa mission allait bien au-delà de ses ambitions personnelles. Il a consacré sa vie à bâtir, à enseigner, à transmettre, et à donner sans jamais attendre en retour.

Sa carrière professionnelle, marquée par une série de réussites, a fait de lui une figure incontournable du secteur privé malien, notamment à travers sa société Recoma. Moussa Diarra a repoussé les limites, ouvrant la voie à de nombreux entrepreneurs qui lui sont redevables. Cependant, au-delà des titres et des honneurs qu'il a reçus, c'est son engagement envers l'amélioration des conditions de vie de ses concitoyens qui reste gravé dans nos mémoires. Il n'était pas seulement un homme d'affaires. Moussa Diarra était aussi un athlète accompli. Champion d'athlétisme et basketteur international, il a représenté avec fierté le Mali sur la scène sportive, portant en lui la même discipline et la même détermination dans tout ce qu'il entreprenait.

Sa passion pour les causes sociales et la santé publique était également remarquable. En tant que président fondateur de l'Association malienne pour la prévention et le traitement de l'hypertension artérielle (Tension-Ton), il a œuvré sans relâche pour améliorer la vie de ses concitoyens.

Moussa Diarra a aussi présidé le Rotary Club Doyen de Bamako et fondé l'Amama, une association dédiée à l'amitié et à la coopération entre le Mali et le Maroc.

Dans le domaine spirituel et communautaire, il a joué un rôle clé en tant que membre du Confenat, rappelant toujours l'importance de la solidarité et du dialogue.

Mais son engagement allait bien au-delà. Moussa Diarra était également un homme de devoir et un visionnaire politique. En tant que député, il a servi avec intégrité et a partagé son expérience à travers son livre <strong>«Etre Député en Afrique»</strong>, qui est devenu une référence pour les leaders actuels. Son œuvre littéraire ne s'arrête pas là. Dans Mansala : le Mali d'après crise, il projette sa vision d'un Mali prospère, solide et unifié. <strong><em>«Evoquer le passé douloureux pour inspirer le présent et bâtir l'avenir avec succès»,</em></strong> écrivait-il. Ce livre reflète son amour indéfectible pour son pays et sa volonté de bâtir un avenir meilleur. Mansala représentait pour lui un Mali renouvelé, prêt à affronter les défis de notre époque, et c'est cette vision pleine d'espoir qu'il nous laisse en héritage.

L'une des qualités les plus admirables de Moussa Diarra était son dévouement à la communauté. A travers ses actions de mécénat et la création de plusieurs associations, il a contribué à l'épanouissement de la culture, de l'éducation, de la religion, du sport, et de la santé au Mali. Son engagement envers le service des autres, sa générosité de cœur, sont des valeurs qui resteront gravées dans nos mémoires.

Enfin, son amour pour la famille ne se limitait pas aux siens. Moussa croyait fermement aux valeurs familiales dans leur ensemble, prônant l'unité, la solidarité et le respect mutuel. Comme il aimait à le dire : 'Maya'. Il nous a montré par l'exemple que le succès individuel n'a de sens que lorsqu'il s'inscrit dans une cohésion familiale. Pour lui, la famille était un pilier essentiel, une force motrice pour surmonter les épreuves de la vie. Nous remercions les membres du Conseil de la Famille Diarra pour leur soutien indéfectible.

Aujourd'hui, nous pleurons la perte d'un géant, d'un lion. Mais plus encore, nous célébrons la vie d'un homme qui a su allier excellence professionnelle, engagement communautaire et valeurs familiales.

Moussa Diarra laisse derrière lui un héritage puissant. Son nom résonnera à jamais dans les mémoires de ceux qui l'ont connu, de ceux qu'il a touchés par ses actions, par son amour et par sa vision.

Nous exprimons notre plus sincère compassion. Que Dieu nous donne la force de traverser cette épreuve, et que l'héritage de Moussa continue à vous inspirer et à nous guider. Que la paix soit sur son âme. Qu'il repose en paix dans la dignité et le respect qu'il mérite tant. Adieu Moussa Diarra. Nous ne t'oublierons jamais : Aminata, Hawa, Fankélé, Assétou, Mohamed, Abdramane et Niebha"]]> </content:encoded>
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<title>Fatoumata Chérif Haïdara  aux obsèques de  Mamadou Lamine Haïdara dit Mao : &amp;quot;Mon oncle croyait fermement en la puissance du dialogue et du consensus. Un homme dont l&amp;apos;impact va au&#45;delà de la famille&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/fatoumata-cherif-haidara-aux-obseques-de-mamadou-lamine-haidara-dit-mao-mon-oncle-croyait-fermement-en-la-puissance-du-dialogue-et-du-consensus-un-homme-dont-limpact-va-au-dela-de-la-famille-3079684.html</link>
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<pubDate>Sat, 05 Oct 2024 01:41:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>"Nous pleurons sa perte, nous devons aussi célébrer son héritage…"</strong>

<strong><em>C'est consternés que les Bamakois ont appris le décès de l'ancien maire et député élu en Commune II, Mamadou Lamine Haïdara affectueusement appelé "Mao", arraché à notre affection, en France. Ils étaient très nombreux, le dimanche 29 septembre 2024, à lui rendre un dernier hommage. Il repose pour l'éternité au cimetière de Niaréla. Cet homme fut un grand amoureux du sport pour avoir été dirigeant sportif du Djoliba AC, son club de cœur. Sa nièce Fatoumata Chérif Haïdara garde de très bons souvenirs de lui. "Alors que nous pleurons sa perte, nous devons aussi célébrer son héritage. La meilleure façon de lui rendre hommage est de continuer son combat pour la justice et l'égalité. Soyons inspirés par exemple et continuons à bâtir une communauté unie comme il l'a toujours souhaité", dira-t-elle. </em></strong>

Aujourd'hui nous nous réunissons pour le décès de mon oncle Mamadou Lamine Haïdara. Un homme dont l'impact va au-delà de la famille. En tant que maire et député, il a su incarner les valeurs de service, d'intégrité et de dévouement.

Son parcours politique n'était pas seulement une carrière, c'était une vocation, un engagement à améliorer la vie de ses concitoyens.

Je me rappelle des soirées à écouter ses histoires, pleines de passion et de détermination. Il avait cette capacité unique de rendre chaque personne importante, de faire en sorte que chacun se sente entendu. Ses discours souvent empreints d'une grande éloquence, résonnaient avec des messages d'espoir et de solidarité. Il ne se contentait pas de parler des problèmes, il cherchait des solutions.

Mon oncle croyait fermement en la puissance du dialogue et du consensus.  Dans ses fonctions, il a toujours favorisé l'écoute active, persuadé que chaque voix compte. Cela lui a permis de tisser des liens forts avec ceux qu'il servait et beaucoup se souviennent encore de sa main tendue, prête à aider.

Ses initiatives en matière d'éducation et de développement local ont profondément marqué notre communauté. Il a su inspirer une génération de jeunes à s'engager en politique, à croire en leurs capacités à changer le monde.

Au-delà de sa carrière, il était un frère, un oncle, un ami. Sa chaleur humaine, son rire contagieux et sa bienveillance nous manqueront tous terriblement.

Il savait apprécier les petites choses de la vie que ce soit un repas partagé en famille ou une simple promenade au parc. Ces moments resteront graves dans nos cœurs.

Alors que nous pleurons sa perte, nous devons aussi célébrer son héritage. La meilleure façon de lui rendre hommage est de continuer son combat pour la justice et l'égalité.

Soyons inspirés par son exemple et continuons à bâtir une communauté unie comme il l'a toujours souhaité.

Nous garderons toujours en nous ses enseignements, ses valeurs et son amour inconditionnel. Que son souvenir vive à travers nos actions et nos engagements.

Merci à tous d'être ici pour honorer sa mémoire".]]> </content:encoded>
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<title>Le monde de la culture en deuil : Le président des antiquaires du Mali Amadou Diabaté tire sa révérence !</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 20 Sep 2024 01:25:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Outre sa qualité de président en exercice des antiquaires du Mali, le défunt était aussi promoteur d'art et de culture, gérant de la Galerie d'art africain<em>.</em></strong>

Tel un couperet et avec la brutalité d'une averse d'hivernage, la nouvelle est tombée hier en début de matinée : Amadou Diabaté, homme de culture émérite, spécialisé dans les arts antiques et sculptures d'Afrique avec une collection unique au monde dans laquelle tout le continent noir se retrouve, a rendu son dernier souffle de vie. Plongeant dans le deuil et la consternation le monde de la culture. Le combat de M. Diabaté fut de faire connaitre le Mali et l'Afrique à travers le monde. Il mettait toujours en avant la culture africaine dans ses tournées à travers le monde (Europe, Asie, Amérique). A ce titre, il a accompli un travail de Titan pour la sauvegarde des sculptures en voie de dégradation afin que leur valeur ne puisse pas se perdre pour mauvaise conservation. Tant et si bien qu'il a beaucoup contribué au développement socio-culturel dans les pays Dogon et bambara.

<em>"Ma première prestation a été inaugurée par Djibril Diallo, alors secrétaire politique du bureau exécutif central de l'Union démocratique du peuple malien (UDPM) du président Moussa Traoré en 1990 à la Rue Dakar, à Ouolofobougou", </em>déclarait-il à notre reporter jeudi dernier à l'occasion de la rencontre entre les antiquaires et le Musée national sur la législation en la matière.

<a href="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/09/Amadou-Diabate.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3077864" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/09/Amadou-Diabate.jpg" alt="" width="650" height="433" /></a>Depuis un demi-siècle, l'homme exerçait dans le domaine des œuvres d'art et représentait toujours le Mali dans sa diversité et ses valeurs culturelles avec fierté. Son expertise et sa détermination ont fait que l'Etat équato-guinéen lui fit appel pour constituer son Musée national qui sera l'un des plus grands en Afrique. Au cours de ses nombreux voyages de travail et expositions, M. Diabaté a glané des distinctions et des reconnaissances. On peut citer, entre autres, le Certificat de reconnaissance 1992 par le Sénateur de tout Californie ; le Certificat de reconnaissance 2012 - Abu Dhabi. Il a participé aux expositions hôtel Kempinski Genève - 2009, hôtel Kempinski Berlin - 2004, hôtel Kempinski Frankfurt - 2004, hôtel Kempinski Munich - 2004, Washington DC - 2003 à l'ambassade du Mali, Fondation Alain Mérieux à Lyon - 2015, Rue de Penthièvre à Paris 8e arrondissement en 2018 Un contrat le liait en 1993 à Paul Graziani, maire de Hauts des Seines, pour présenter les réserves du Musée de l'Homme de 1930 à Paris.

Notons enfin que lors du Sommet France-Afrique, le président Amadou Toumani Touré lui avait commandé la fabrication d'un objet du Mali pour le président Jacques Chirac de la République française.

Jeudi dernier, il avait offert un couple d'objet bamanan de Dioïla, qui date du 19e siècle, au Musée national du Mali. A Dieu nous appartenons, à Lui nous retournons Dors en paix l'artiste !

<strong>                                                                                                          </strong>

<strong>   El hadj A. B. HAIDARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La presse malienne en deuil :  Ély Dicko n’est plus</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/la-presse-malienne-en-deuil-ely-dicko-nest-plus-3076765.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 09 Sep 2024 09:16:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Notre confrère Ély Dicko est décédé, samedi 6 septembre, à Paris, des suites d’une longue maladie.

À cette douloureuse circonstance, nous présentons nos condoléances les attristes à sa famille éplorée.

Que son âme repose en paix.

&nbsp;

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le football malien en deuil : Le baroudeur, &amp;quot;Alliance Bakary&amp;quot;, n’est plus...</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/le-football-malien-en-deuil-le-baroudeur-alliance-bakary-nest-plus-3076530.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 06 Sep 2024 01:30:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’inoxydable Bakary Traoré a superbement marqué l’histoire du football malien. C'est à plus de 80 ans  qu'il a tiré sa révérence, le lundi 26 août dernier, pour le repos éternel. Il mérite d’être honoré comme tous les grands bâtisseurs de ce pays.

Oui, il fut un jeune de la première République du Mali où plein de jeunes s’adonnaient aux sports ou aux arts ou à la culture, et surtout aux études, voire à l’apprentissage d’un métier.

Notre Bakary Traoré ou "Alliance Bakary Traoré" se lança sans réserve dans le football et l’apprentissage du métier de tailleur.

Son club d’adoption, l’Alliance de Bamako, est né avec la République du Mali. Celui-là fut le challenger du Stade Malien, du Djoliba A.C, de l’AS Réal, du C.O.B… au sein de la ligue de Bamako. L’Alliance fut un club qui a brillé par son engagement physique, sous la houlette de "Alliance Bakary", avec des coéquipiers comme ‘’Soloba’’, ‘’Ballaba’’ et le ‘’Vautour’’, tous adeptes du football britannique.

Grâce à son talent, "Alliance Bakary" porta les couleurs nationales de 1960 à 1972. Il portait le dossard N° 6, c’est-à-dire, le milieu défensif.

Pour rappel, depuis Brazza 1965, avec le premier Capitaine du Mali Bakary Samaké alias ‘’Bakaridian’’ jusqu’à Yaoundé 1972 avec le Capitaine Kindia Diallo,  l’inamovible "Alliance Bakary" n’a jamais été sur la liste des remplaçants dans les 90 minutes de jeu. Titulaire, toujours il l’a été. Son secret ? Il avait de la condition physique à revendre. Il était doté aussi d’une puissance de frappe sèche extraordinaire dans les 18 mètres. C’est grâce à cette puissance de frappe sèche qu’il marqua le premier but du Mali au cours du duel Mali/Togo, dans les 40 mètres, lors de l’épopée de Yaoundé 72. Le match se termina par un nul de 3-3.

En tout état de cause, "Alliance Bakary" mérite d’être au panthéon du football malien.

Sa vie, après le football fut laborieuse. Il la gagnait grâce aux ressources générées par son modeste métier de tailleur. La Cité des Sportifs de N’Tomikorobougou était sa seule source de joie de vivre. Cette cité fut lotie pour les Aigles du Mali, après les Jeux africains de Brazzaville 1965, en guise de récompense de la 2è place obtenue par le Mali, suite aux tirs au but face à l’Algérie.

La dernière image, que je garde de l’Alliance Bakary, le baroudeur, c’est au Stade Modibo Kéita de Bamako, lors d’une finale scolaire en 2000. Nous étions tous deux spectateurs. Il était en compagnie d’un de ses fils. Après l’avoir approché, je me suis présenté en qualité de cousin de son coéquipier Mamoutou Sidibé dit ‘’ Ya pas deux’’. Il sourit à la question de savoir s’il venait souvent au stade. Il répondit sèchement : "rarement".

Quand le match fut engagé, la qualité du jeu laissait à désirer. Nous fûmes témoins de nombre de ratés inimaginables.

Avant la mi-temps, il prit la main de son fils et vida les lieux, en disant : «Comment peut-on rater des amortis aussi simples ?»

L’homme a été le meilleur demi-défensif, avec une technicité hors norme, que le football malien ait produit.

Selon certaines rumeurs, aux derniers moments de sa vie, "Alliance Bakary" passait le plus clair de son temps à diriger la prière dans la mosquée de la Citée des Sportifs…

Dors en paix, Grand frère !

Que Dieu T’accorde Son Paradis Eternel, comme récompense suprême !

<strong>Par Amadou Sidibé, Conseiller Pédagogique à la retraite depuis 2009 et Capitaine de l’équipe régionale de Kayes de 1974 à 1978.</strong>

<strong>Encadré : Alliance Bakary était parmi les onze entrants du premier match Mali/Togo de Yaoundé 72</strong>

Gardien de but : Seydou Traoré ‘’Guatigui’’.

Défenseurs : Kindian Diallo (C) ; Cheickna  Traoré ‘’Kolo National’’ ; Drissa  Coulibaly ; Cheick Sangaré

Démis : Ousmane Traoré ‘’Ousmane Bilenni’’ ; Bakary Traoré  ‘’Alliance Bakary’’ ; Bakoroba Touré ‘’ Bako’’

Attaquants : Moussa Traoré ‘’Gigla’’ ; Fantamady Kéita, Salif Kéita ‘’Domingo’’]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Alpha Abdoulaye Sow :  Adieu Excellence !</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/alpha-abdoulaye-sow-adieu-excellence-3076190.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 04 Sep 2024 01:12:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Alpha Abdoulaye Sow a été porté en terre le vendredi dernier, en présence des autorités politiques et administratives et du monde de la diplomatie malienne, mais, surtout, avec la reconnaissance du peuple Malien pour le service rendu.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>Avec Alpha Abdoulaye Sow, le Mali perd une mémoire, un grand baobab, une bibliothèque de notre diplomatie. De Koulouba aux Nations unies, d’Angola à d’autres missions de maintien de la paix des Nations unies, il a fait la fierté du Mali et porté haut l’image de notre pays et l’estime qu’on a des cadres Maliens.

Grand diplomate, Alpha Abdoulaye Sow a été de tous les grands sommets de sa génération.

Décédé la semaine dernière à Paris des suites d’une longue maladie, il repose désormais au cimetière de Niamakoro, mais, surtout, au panthéon de notre diplomatie, aux côtés des grands qui ont forgé nos relations avec le monde, imposé notre vue et fait en sorte que notre voix compte.

Dors en paix Excellence !

<strong>Alexis Kalambry</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le féticheur, Daouda Yattara dit  ‘’Sitanè’’, est  mort</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/le-feticheur-daouda-yattara-dit-sitane-est-mort-3075996.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 02 Sep 2024 14:05:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le féticheur tristement célèbre, Daouda Yattara a tiré sa révérence ce lundi 2 septembre 2024 à la suite d’une maladie à Bamako. Son décès a été confirmé par un proche de la famille qui a annoncé son inhumation prévu ce mardi 3 septembre à Markala, sa ville natale.</strong>

Daouda Yattara, communément appelé ‘’ Sitanè’’ (Satan), s’était fait une belle réputation dans le milieu de la science occulte malienne à cause de ses fétiches et le pacte qu’il avait fait avec Satan. Très populaire dans les années 2000 et 2010, il était couramment consulté par les adeptes de la science occulte qu’ils lui vouaient une croyance et espoir à ce féticheur pour résoudre leurs problèmes.

Le féticheur tristement célèbre, Daouda Yattara, a vite été trahi par ses fétiches. Pour cause, il a été attrapé par certaines de ses pratiques ignobles qui l’ont conduit deux fois en prison, où il est resté pendant des années.

Avant la deuxième arrestation, le féticheur avait déjà confié à sa famille son intention de rompre avec ses anciennes pratiques pour se convertir à l’islam et faire de l’élevage. Selon certaines sources, c’est ce qui y fit à sa sortie de prison.

Dans les images partagées sur les réseaux sociaux, Daouda Yattara a été vu avec le célèbre prêcheur Cherif Ousmane Madani Haïdara. Certaines sources soutiennent qu’il s’est vraiment converti en islam et se préparait à faire le pèlerinage avant qu’il ne soit atteint par la maladie à l’origine de son décès.

<strong>Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Musique malienne en deuil :   Toumani Diabaté est  décédé ce vendredi à la clinique  Golden Life de Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/musique-malienne-en-deuil-toumani-diabate-est-decede-ce-vendredi-a-la-clinique-golden-life-de-bamako-3070918.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 20 Jul 2024 00:34:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’artiste  malien, le maestro Toumani Diabaté,  de renommée internationale  est décédé ce vendredi 19 juillet à Bamako suite  à une maladie.  Selon nos sources, c’est à la clinique  Golden Life de Bamako que  ce génie de la Kora  a rendu  l’âme.  Toumani Diabaté s’est  fait  une belle réputation  à travers le monde  grâce  à  la mélodie  de la Kora qu’il  jouait avec aisance.  Au niveau mondial,  la carrière de Toumani Diabaté a été marquée par plusieurs  récompenses.

Toumani Diabaté n'était pas seulement un musicien exceptionnel,  il était aussi un ambassadeur de la culture malienne. À travers ses tournées mondiales, il a fait découvrir la richesse et la beauté de la musique mandingue à des millions de personnes. Sa capacité à fusionner différents genres musicaux a non seulement innové la musique traditionnelle, mais a également créé des ponts culturels, renforçant ainsi les liens entre les peuples.

En 1988,  son  album  ‘’Songhai ‘’ obtient le Prix du meilleur album étranger de New Musical Express.  Près de 20 ans plus tard,  l’album  ‘’In the Heart of the Moon ‘’ obtient le Grammy Awards du meilleur album traditionnel de musique du monde décerné le 8 février 2006.  En  février 2011,   le duo  Ali Farka Touré et Toumani Diabaté remportent  le Grammy du meilleur album de musique traditionnelle lors de la 53e cérémonie des Grammy Awards, à Los Angeles aux États-Unis. Toumani Diabaté  est  mort à  59 ans  à Bamako, la même  ville qui l’a vu naître. Il est considéré comme l’un des plus grands joueurs de  Kora. Il est le père du jeune  prodige de la  Kora, Sidiki Diabaté.  La rédaction de Maliweb.net  présente ses  condoléances les plus attristées à la famille du défunt et  prie  pour repos éternel  au Paradis.

<strong> Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cérémonie d’hommage à Mouhamadou Touré :  &amp;quot;Tu resteras à jamais dans nos cœurs&amp;quot;</title>
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<pubDate>Sat, 06 Jul 2024 17:25:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Notre confrère Mouhamadou a été porté en terre le dimanche dernier. A cette occasion Martin Faye qui a été l’acteur et le témoin de son parcours exceptionnel, lui a rendu un hommage que nous vous livrons ici.</em></strong>

<strong> </strong>Près de 2 semaines après l’annonce de la disparition brutale de notre collègue, confrère et ami, la consternation reste encore indescriptible.

Consternation à Studio Tamani et à la Maison de la presse, consternation à Bangui où le défunt venait à peine déposer ses bagages pour un poste d’expatrié à Radio Ndeke Luka, projet de la FH en République centrafricaine. Consternation au siège de la Fondation Hirondelle (nous venons d’entendre du représentant pays, l’hommage rendu au défunt par notre direction générale), consternation dans tous les projets de la FH sur le continent (Studio Yafa à Ouagadougou, Studio Kalangou à Niamey, Hirondelle RDC à Kinshasa, Radio Sifaka à Madagascar. Consternation aussi chez tous les partenaires de Studio Tamani au Mali comme à l’étranger. La plupart d’ailleurs sont avec nous : la Délégation de l’UE, la Coopération danoise à travers le Famoc, le Bureau de coopération suisse, l’ONG Viamo, la Maison de la presse, l’Urtel notre partenaire stratégique, l’ensemble du paysage médiatique malien…

Tous, nous avons versé, et verserons encore pendant longtemps, une grosse larme, à l’évocation de Mouhamadou Touré, de son nom, de sa carrière, de ses immenses qualités, de sa jeunesse, de ce qu’il a été pour chacun de nous.

En témoignent, les nombreux témoignages reçus de partout, de ses collègues, de ses confrères maliens de tous bords, des partenaires de Tamani, du public également, à Bamako comme en région, du Mali comme de l’étranger.

C’est pour moi l’occasion de vous présenter les sincères remerciements de la Fondation Hirondelle et de Studio Tamani. Que de témoignages reçus, tous aussi émouvants et éloquents sur les qualités du défunt ! Messages de compassion, de solidarité, de regrets, d’incrédulité, tant cette disparition nous a secoués tous par sa soudaineté.

Je tiens également, à faire une mention spéciale, pour le formidable réseau de solidarité des confrères maliens et des autorités maliennes. En ma qualité (???) du groupe de suivi pour le rapatriement de la dépouille mortelle et l’organisation de ces obsèques, j’ai bénéficié de multiples appuis pour remplir toutes les formalités et obtenir tous les documents nécessaires. Je mentionne particulièrement les interventions déterminantes du président de la Maison de la presse, Bandiougou Danté, celle de la Dirpa à travers le colonel Mariam Sagara, celle de la direction générale de l’Agence nationale de l’aviation civile, les Pompes funèbres du Mali et tous les confrères chargés de communication dans les départements ministériels des Affaires étrangères et à celui des Transports, sans oublier l’ambassade du Mali à Libreville au Gabon et nos confrères de l’ORTM.

Cher Ouboulé Abalo, représentant-pays de la Fondation Hirondelle en République centrafricaine. Nous t’exprimons notre gratitude et te présentons nos sincères condoléances, même s’il s’agit de condoléances mutuelles. Tu as fait le déplacement et accompagner le transfert. Nous te disons encore notre gratitude, pour, la stupeur de la découverte du corps passée, t’être mobilisé avec l’équipe de Radio Ndeke Luka, pour mettre en branle, malgré l’immense douleur, le dispositif et le parcours devant mener au rapatriement. C’est évident que Studio Tamani et Radio Ndeke Luka porteront à jamais le deuil de Mouhamadou Touré.

A Bamako et à Bangui en un cours laps de temps, il était bien plus qu’un collègue, mais un leader, un meneur, un encadreur, un chef d’équipe, un ami, un confident et je le souligne, il faisait preuve d’engagement, de disponibilité et travaillait dans la gaité et dans l’enthousiasme.

Je l’ai déjà dit, reprenant un adage africain, quand le crépuscule survient en plein midi, c’est toujours extraordinaire. Les tâches de l’après-midi ne seront plus accomplies. La disparition brutale de Mouhamadou est comparable au lait frais renversé. Avec cette disparition foudroyante, Studio Tamani, la presse malienne, se trouvent tragiquement amputés d'un de leur plus brillant et valeureux acteur. D’où notre chagrin immense, notre peine abyssale, notre incompréhension.

On ne reverra plus cette silhouette volontaire, on n'entendra plus le timbre ferme de cette voix calme et précise, on ne croisera plus ce regard serein mais si pénétrant.

Mouhamadou, <em>nous te connaissons comme un journaliste, un bon journaliste, apprécié, avec de grandes qualités humaines et aujourd’hui encore tu nous l’as prouvé… Tu as réussi à réunir toutes les personnes qui sont chers à ton cœur et qui te chérissaient également !</em> <em>Nous sommes tous présents en ce jour pour te rendre un dernier hommage et te dire à quel point nous regrettons ta disparition.</em>

<em>Nos condoléances les plus attristées à ton épouse Mally et à ton fils Bouya. Nos condoléances à ta maman, ton frère, tes sœurs, ton oncle, tes beaux-parents, toute ta famille. Condoléances mutuelles entre ta famille biologique et ta famille professionnelle, unies dans une même affliction.</em>

<em>Tu n’es plus dans nos vies mais tu resteras à jamais dans nos cœurs. Reposes en paix !</em>

<strong>Martin Faye</strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Tenin Aoua Thiero n&amp;apos;est plus :   La «Reine mère» a tiré sa révérence sans jamais abdiquer</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/tenin-aoua-thiero-nest-plus-la-reine-mere-a-tire-sa-reverence-sans-jamais-abdiquer-3068133.html</link>
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<pubDate>Thu, 27 Jun 2024 01:47:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Elle n’était pas seulement leur mère, mais aussi leur meilleure amie et confidente, leur sœur, leur grand-mère. Entre elle et ses enfants (et même les amis et collaborateurs de ceux-ci), ils se vouaient un amour incommensurable, indestructible car à toute épreuve. Malheureusement, la «Reine mère» a choisi le jour de la tabaski au Mali (lundi 17 juin 2024) pour s’effacer discrètement après avoir courageusement défié le mal qui l’a rongeait. A presque 70 ans (</strong><strong>22 septembre 1954-17 juin 2024), Ténin Aoua Thiero s’en est allée laissant inconsolables Sista Mam, Queen Mamy… et tous ceux qui l’ont côtoyé. </strong>

Native de Macina, selon Mohamed Soumaré (consultant sportif), Ténin Aoua Thiero a effectué ses études fondamentales à Ségou en se révélant comme une élève brillante avec des qualités sportives indéniables. C'est dans la Cité des balanzans qu'elle s'est notamment illustrée lors des compétitions interscolaires. Sa taille lui permet de rapidement s'imposer dans basket-ball.

En 1970, elle est orientée au lycée des Jeunes filles (Lycée Ba Aminata Diallo) après l'obtention du Diplômes d’études fondamentales (DEF). Ses qualités physiques et techniques n’échappent pas à son professeur d'éducation physique (le regretté Abdoulaye Fané) qui la recommande à feu Amadou Daouda Sall, alors entraîneur du Stade malien de Bamako. «<em>Dès les premiers entraînements, elle convainc l'encadrement technique des Blancs et ne tarde pas à se faire une place de titulaire. La même année, elle est sélectionnée en Équipe nationale à la faveur du tournoi de la Zone 2</em>», a rappelé Mohamed Soumaré dans son hommage. Et d’ajouter, «<em>elle gardera longtemps, au travers de la gorge, ce match contre le Sénégal au cours duquel elle avait prématurément quitté le plancher en compagnie de sa coéquipière Penda Ndiaye pour avoir injustement écopé de 5 fautes personnelles. Elles ont toutes les deux passé la nuit à pleurer</em>».

En 1974, Ténin Aoua a réalisé la meilleure saison de sa carrière sportive avec le titre de champion régional. Le public et la presse se souviennent notamment du match qui a opposé le Stade Malien aux secouristes et au cours duquel la talentueuse joueuse a marqué plus de 60 points. La même année (1997), son baccalauréat en poche, elle obtient une bourse d'études pour l'ex Union des Républiques socialistes soviétique (ex-URSS) ou a été orientée à la prestigieuse université de Lomonossov. Ce qui lui donne peu de place pour le sport. Elle se contente de jouer quelques matchs de compétitions inter universitaires, malgré l'insistance de plusieurs équipes souhaitant l'enrôler. Les études sont restées la priorité de la studieuse étudiante qui n’a jamais oublié pourquoi une bourse lui avait été accordée.

N’empêche que, en 1977, Aoua est de nouveau sélectionnée en Équipe nationale alors qu'elle est en vacances à Bamako. Malgré le manque de compétition, elle arrive tant bien que mal à tirer son épingle du jeu. Trois ans plus tard, elle revient définitivement au pays et met fin à sa carrière sportive pour des raisons personnelles. Elle est recrutée à la Fonction publique pour être affectée à l'Institut national de biologie humaine (INBH), qui deviendra l’Institut national de recherche en santé publique (INRSP) puis l’Institut national de santé Publique (INSP) dont elle a été la cheville ouvrière durant les crises sanitaires liées à Ebola et au Covid-19.

Faisant preuve d’une compétence inouïe, Mme Sangaré Ténin Aoua Thiero, franchit allègrement les échelons en occupant plusieurs postes avant le fauteuil de directrice adjointe. C’est à ce poste qu’elle fait valoir ses droits à la retraite, il y a quelques années. Malgré un emploi du temps surchargé, elle participait aux activités de son club de cœur, le Stade malien de Bamako (en siégeant en un moment au comité des sages), et aussi de l'association des Anciens basketteurs du Mali. Très active dans le mouvement démocratique, elle s’est vite retirée de la vie politique car dépitée par la tournure de la gouvernance du pays.

C’est donc ce jour de tabaski que le Tout-puissant a choisi de rappeler à lui notre «<em>Grande sœur, amie et confidente</em>». Une grande douleur pour tous ceux qui l’ont côtoyé et apprécié. Elle est surtout incommensurable pour Chaka, son inséparable époux, et ses enfants car son décès crée un immense vide dans leur vie. Mais que faire face à la volonté de Dieu ? Juste accepter le coup du sort et l’affronter avec la foi en espérant que le temps va atténuer la douleur.

Depuis l’annonce de sa disparition pour toujours, c’est un déluge d’hommages qui ne cesse de lui être rendu. Selon de nombreux témoignages, l’illustre disparue fut «<em>une femme exceptionnelle, une mère, un pilier, une force tranquille qui a marqué des vies de son empreinte indélébile</em>». Affectueusement connue sous le nom de <em>Sista Tayat</em>, Aoua Thiero «<em>a illuminé nos existences de sa bienveillance, de sa sagesse et de son amour inconditionnel. En tant que ses enfants, nous avons été bénis de recevoir son soutien inébranlable, sa guidance et sa tendresse maternelle…</em>», a témoigné Soukeyna Diop, très proche de la famille.

Et en matière de témoignages, celui des enfants retient toujours l’attention par leur charge émotionnelle. «<em>Maman, mon être de lumière, ma meilleure amie, ma confidente, mon pilier…. Ce n'est qu’un au revoir</em>», espère Aminata Sangaré Kouadio dite Queen Mamy inconsolable. Pour son aînée Sista Mam (Traoré Mariam Sangaré, l’icône du reggae féminin au Mali), Ténin Aoua Thiero a été une «<em>maman lumière, humble, patriote, brave et honnête, véridique, belle et intelligente, douce et féroce</em>» qui a merveilleusement bien «<em>accompli sa mission terrestre</em>» !

Celle qu’on a surnommé «<em>Sista Tayat</em>» a non seulement inculqué les valeurs qui font de ces enfants des références, mais aussi et surtout la passion de la musique, le reggae notamment. Elle a ainsi toujours été d’un soutien inestimable et inconditionnel à «<em>Mali Festi Reggae</em>», un festival lancé et pérennisé par Sista Mam contre vents et marées. Comme le dit si bien Soukeyna, «<em>ce festival, qu'elle a chéri et porté avec passion, restera un héritage précieux, une source d'inspiration pour nous tous</em>». Et sans doute que cet esprit bienveillant va continuer à «<em>veiller sur nous, à nous guider dans les moments de doute et à nous inspirer la persévérance</em>» face aux défis et aux obstacles naturels ou volontairement dressés sur notre parcours pour nous empêcher d’avancer.

«», disait souvent notre regrettée Sira Diop. Malgré notre la déchirure physique et sentimentale, d’une telle séparation, nous acceptons la volonté divine. Et cela assurés que les enseignements de cette Grande Dame, de cette «<em>belle âme</em>» resteront aussi gravés dans les cœurs pour l'éternité. Et le meilleur hommage que nous puissions lui rendre, c’est de nous engager à perpétuer «<em>son héritage de générosité, de compassion et d'unité</em>».

Va en paix Ténin Aoua Thiero, Sista Tayat, Reine mère. Qu’Allah SWT t’accorde le Firdaws comme demeure éternelle au paradis ! Amen !

<strong>Moussa Bolly</strong>

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<title>Moussa Doumbia alias Ras Ballaski :   Le dernier des mohicans du «Zion place» de lassa s’est éteint</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/moussa-doumbia-alias-ras-ballaski-le-dernier-des-mohicans-du-zion-place-de-lassa-sest-eteint-3068110.html</link>
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<pubDate>Thu, 27 Jun 2024 01:39:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après avoir échoué à le joindre seulement quelques jours avant (nous nous sommes dit qu’il devait se trouver en France où résident sa compagne et leurs enfants), c’est sur les réseaux sociaux que nous avons appris le décès de celui que la communauté rastafari va longtemps pleurer au-delà des frontières du Mali. Et oui, Moussa Doumbia alias Ras Ballaski a tiré sa révérence le 16 juin 2024. Celui qui avait installé son «Zion» à Lassa (sur les hauteurs de Bamako) avait atteint un stade de la sagesse où rien ne le surprenait de la part des hommes. Il en avait trop encaissé de la vie pour vivre sans accorder la moindre importance aux biens matériels et en cultivant autour de lui des valeurs fondamentales comme la tolérance, la fraternité et la solidarité. Hélas, je ne pourrais plus écouter ses histoires à l’ombre de cette dense végétation défiant le ciel, partager sa passion de la musique en buvant du thé et cette bonne ambiance qu’il était sans doute le seul à pouvoir créer pour le confort de ses visiteurs… Nous vous proposons ici l’article que nous lui avons consacré dans le «<em>Supplément culture</em>» de L’Essor en août 2021.</strong>

Comme tout philosophe ou tout rasta inspiré par Jah Rastafari, il se sent incompris car en avance sur son évoque et même sur beaucoup d’adeptes du Mouvement. Mais, Moussa Doumbia dit Ras Ballaski est un homme de conviction à cheval sur les principes du mouvement rastafari. Et c’est un homme assez éprouvé par la vie et ses coups durs (trahisons…) ainsi que par un asthme que nous avons rencontré sur ses terres de «<em>Zion Place</em>» ou «<em>Zion Land</em>» ou tout simplement le sanctuaire du rastafarisme à Lassa, sur les hauteurs de la commune IV du district de Bamako.

Les images sur les murs, les motos et les voitures stationnées un peu partout en disent long sur la passion sinon sur les passions du locataire. «<em>J’ai le bricolage dans le sang. Acheter, réparer et vendre les motos et les voitures est presque la seule activité lucrative que j’ai su entreprendre. Sinon, j’ai passé ma vie à former, à soutenir… les autres sans rien attendre en retour. Et dans la plupart des cas, je n’ai eu droit qu’à l’ingratitude, à la trahison et à la méchanceté</em>», souligne le maître des lieux, Moussa Doumbia alias Ras Ballaski. Membre fondateur du Mourasma (Mouvement rastafari du Mali), il est aussi le fondateur de ce qu’il appelle «<em>Zion Place</em>» (ou Zion Land), un sanctuaire qui accueillait à Lassa une forte communauté de rastas des années 90 jusqu’à une date récente.

Il faut rappeler que pour les rastas, Zion (Sion) représente la terre promise afin d’échapper à l’oppression du système de Babylone. Située en Éthiopie, mais également en Afrique de manière générale, il s’agit d’un lieu où il est possible de vivre d’unité, de paix et d’amour en toute liberté. Il est donc le premier rasta à avoir fui la ville pour se réfugier sur la colline de Lassa, sur les hauteurs sud de Bamako. «<em>Quand j’ai opté pour cette vie, presque tous mes proches m’ont tourné le dos parce que pour eux les dreads symbolisaient la délinquance, la fainéantise…</em>», se souvient-il le sourire aux lèvres.

«<em>Le rastafarisme n’est pas une religion. C’est un chemin pour aller de l’avant. C’est un mode de vie qui exige beaucoup de sacrifices, de renoncements… C’est un mouvement centré sur le vécu</em>», poursuit-il. On comprend alors cet ardent désir qui l’a poussé à fonder «<em>Zion Place</em>», un espace de plusieurs hectares, dominé par des rochers et une végétation luxuriante. Un domaine qu’il a acheté progressivement pour en faire un sanctuaire du mouvement rastafarisme tourné vers les arts, l’agriculture…

<strong>Le tremplin des talents d’hier devenus stars d’aujourd’hui</strong>

Très vite, l’espace attire du beau monde et devient un passage obligé pour de nombreux artistes (Cheick Tidiane Seck, Barou Diallo, Aziz Wonder, Habib Koité, Tiken Jah Fakoly, Adama Traoré d’Acte Sept…) et aussi pour certains leaders de la classe politique actuelle qui venaient se ressourcer. «<em>J’ai reçu ici Takana Zion </em>(un reggaeman guinéen)<em> alors qu’il avait à peine 15 ans. Je me suis occupé de sa formation artistique et spirituelle jusqu’à ce qu’il puisse voler de ses propres ailes. Et ils sont nombreux les jeunes artistes et artisans que j’ai aidés comme ça</em>», raconte-t-il avec une satisfaction manifestée sans exubérance aucune.

«<em>C’est sous mon toit, que Tiken est devenu un véritable rasta, c’est ici qu’il a dit pour la première fois Jah rastafari… Depuis le début des années 2000, j’ai accompagné et formé des centaines de jeunes à la musique et à l’art du bogolan</em>», assure Ballaski. Comme visiteurs célèbres à «<em>Zion Place</em>», il y a eu Cedella Marley Booker, mère de la légende du reggae (Bob Marley), en 1996. Il y a aussi en 2002, notre consoeur Hélène Lee que les critiques présentent comme la «<em>Bible du reggae</em>». Le lieu ne se désemplissait pas. «<em>Le coup d'État du 22 mars 2012 a marqué un coup d’arrêt à l’animation de cet espace. Nous recevions beaucoup de touristes qui venaient non seulement pour la beauté du paysage, mais certains aussi pour apprendre le bogolan, la musique ou la danse. Et brusquement tout s’est arrêté. La timide reprise a été vite hypothéquée par la pandémie du Covid-19</em>», rappelle Ras Ballaski avec une nostalgie non feinte.

Aujourd’hui, malgré la beauté du lieu, il est tristement dessert. Pendant les trois heures que nous y sommes restés, nous n’avons été interrompus que par quelques visiteurs venus profiter de la fraîcheur, de la quiétude ; surtout par des bambins qui viennent profiter de la balançoire et du toboggan. Mais, à entendre notre interlocuteur, la crise malienne n’a fait qu’accentuer une situation créée par les divisions internes au sein du Mouvement rastafari du Mali et qui a beaucoup contribué à la chute du sanctuaire, vidé de son monde et peu à peu laissé à l’abandon. Ainsi, pour la première fois, l’anniversaire de la mort de Bob Marley n’a pas été célébré le 11 mai dernier (2021). «<em>Lassa était censé être un sanctuaire rastafari. Tant que tu ne viens pas à Lassa, tout ce que tu vas faire en ville, c’est un peu du populisme</em>», nous explique Ras Ballaski avec un sentiment perceptible d’abandon et d’amertume dans la voix. Et de poursuivre, «<em>la vie à Lassa est difficile car avoir par exemple de l’eau et de l’électricité est toujours un problème. C’est l’Afrique comme elle était avant, la vraie. Nous avons donc voulu mettre la lumière sur ça. C’est la raison pour laquelle nous sommes toujours sur cette colline. Nous sommes là au nom du Jah rastafari</em>».

<strong>Talentueux footballeur abonné au système D</strong>

Technicien des BTP, plombier/électricien (électricité froid), Ras Ballaski se définit comme «<em>un pur produit du Système D</em> (débrouillardise) <em>du marché Dibida</em>» au cœur de notre capitale. Né d’un père officier de police et d’une mère au foyer, il a passé une enfance heureuse avant de se faire connaître comme un turbulent adolescent et un jeune adulé pour ses talents de footballeur et de rassembleur. «<em>C’est un leader né très connu à Lafiabougou </em>(notamment) <em>et Djicoroni-Para parce qu’il était presque au centre de toutes les manifestations sportives et culturelles</em>», témoigne Manu Chao, l’un de ses amis croisés a «<em>Zion</em>». Footballeur polyvalent, car très athlétique, il a été un pilier de Liverpool du quartier dans les années 70. A l’époque, il était déjà surnommé Peter Tosh.

Auteur compositeur, arrangeur, interprète et instrumentiste, certains de ses élèves le décrivent comme professeur du <em>Nyabinghi</em> (à l’origine, un culte et une société secrète africaine, recourant à des danses à des percussions rituelles et qui a inspiré le mouvement rastafari en Jamaïque) et de <em>Roots Rock Reggae</em>. Il est en tout cas très connu avec le <em>Sound System</em>. Membre fondateur du Mouvement rastafari du Mali (MOURASMA), Balla a décidé en 2000 de se réfugier à Lassa pour «<em>s’éloigner des bruits et des clameurs de la capitale</em>». Alors, Lassa n’était presque qu’un hameau avec une nature luxuriante propice à la méditation… Toutes les conditions y étaient réunies pour la vie saine et naturelle si chère aux Rastas.

C’est en ce moment qu’il choisit le bogolan (teinture artisanale) comme outil d’expression artistique et politique. Il développe ses propres techniques et supports, crée ses étoffes à partir du coton en s’appuyant sur des tisserands. Très tôt, sa réputation franchit Lassa et il est très sollicité par des services de coopération (Suisse, France, Allemagne…) pour des foires, des ateliers… Ces créations font la pluie et le beau temps des défilés de mode organisés à Lassa, à l’Institut français du Mali (alors Centre culturel français de Bamako) ainsi qu’un peu partout en Afrique et en Europe. Ses habits (robes, jupes, vestes…), ses accessoires de mode et ses œuvres de décoration intérieure s’arrachent… pour leur qualité exceptionnelle et leur authenticité.

«<em>J’ai donné le meilleur de moi-même pour rehausser l’image de mon pays. J’ai forcé des portes par mon talent et mon engagement. Et j’étais sollicité à l’extérieur pour représenter mon pays. Mais, au lieu de m’aider, de m’épauler, on a plutôt tout fait pour me briser, pour m’exploiter</em>», nous dit l’artiste engagé, la silhouette modelée par la pratique du sport. Même affecté par un asthme rebelle, il continue à pratiquer la marche. «<em>Cela me permet de dégager les poumons et d’aérer l’esprit</em>», nous explique-t-il. Et aussi de méditer sur les enseignements des coups assénés par la vie, de survivre aux coups fourrés et aux trahisons.

«<em>J’ai été écarté des projets qui m’étaient destinés pour ensuite essayer de m’utiliser comme sous-traitant. Mon nom a été rayé des invitations pour des foires ou d’autres manifestations à l’extérieur pour me remplacer par des gens qui n’ont aucune envergure, quitte à y ternir l’image du pays</em>», nous raconte-il avec beaucoup d’amertume dans la voix. Et de poursuivre, «<em>comme je ne me laissais pas faire et je ne suis jamais dans les sales coups et dans les petits arrangements pouvant affecter mon honneur, ma dignité ou porter atteinte à l’image du Mali, je suis devenu rapidement un ennemi à neutraliser, un obstacle aux intérêts égoïstes…</em>».

Mais ceux qui étaient dans cette logique ignoraient sans doute qu’ils perdaient leur temps parce Ras Ballaski à d’autres motivations que l’argent ou la vie de star. «<em>Le bogolan, aussi bien que la musique, je le pratique par passion, par amour et non pour un quelconque intérêt financier</em>», précise-t-il avec une déception qu’il ne cherche pas à dissimuler. Et c’est le même sentiment qu’on sent en lui lorsqu’il vous présente ses catalogues et ses créations encore jalousement bien conservées.

<strong>Frustration d’un artiste atypique</strong>

Et quand on voit l’originalité des créations et la qualité des étoffes et autres supports utilisés par cet artistique atypique, on ne peut que comprendre sa déception, la frustration et la colère qu’il n’a même pas tenté de dissimuler durant notre long entretien. C’est cela aussi un trait caractéristique de Ballaski, un homme de principe avec un caractère bien trempé : la franchise et la sincérité ; la loyauté et la fidélité à ses relations (sociales et professionnelles), à ses convictions et aux valeurs auxquelles il croit. En dehors de se battre pour la reconnaissance mondiale du bogolan, Ras Ballaski a été aussi entre 2006 et 2010 un acteur très engagé en faveur du commerce équitable, pour la promotion du coton bio aux côtés de certaines organisations comme Helvetas de la Suisse.

Aujourd’hui marié à une Française qui lui a donné 3 magnifiques enfants, Ras Ballaski ne regrette aucunement son engagement que ses créations artistiques reflètent. «<em>Ma passion pour le bogolan m’a ouvert beaucoup de portes et m’a permis de rencontrer de nombreuses personnalités comme le regretté ancien secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan</em> (paix à son âme) ; <em>Jacques Chirac</em> (paix à son âme), <em>Abdou Diouf, Alphady…</em>», savoure-t-il. Il est aussi fier d’avoir pu transmettre sa passion de l’art et son savoir-faire à de nombreux jeunes de différents horizons.

«<em>J’ai pu former au bogolan ou à la musique plus de 200 jeunes maliens. Sans compter ceux qui venaient d’autres pays</em> (Sénégal, Guinée Conakry, Burkina Faso, France…) <em>pour séjourner ici dans le cadre de leur apprentissage. J’ai ainsi pu contribuer à la réinsertion socioéconomique de tous ces jeunes</em>». Et c’est avec fierté qu’il parle aussi du talent précoce que ses filles laissent éclater sur les tissus et les toiles. «<em>Elles promettent parce qu’elles progressent au fil des ans</em>», dit-il avec une fierté légitime.

En fait, c’est par patriotisme et surtout pour préserver son sanctuaire sacré du rastafarisme que ce talentueux artiste vit presque en solitaire au Mali alors qu’il a la nationalité française depuis 2000. Mais, avec l’âge et un état de santé plus que instable, il n’écarte plus l’hypothèse de rejoindre son épouse et ses enfants en France. Une éventualité qu’il envisage néanmoins avec amertume et mélancolie. Et cela d’autant plus que malgré les coups durs de la vie, «<em>je suis très heureux ici</em>», nous confie-t-il.

«<em>Je jouis ici de la liberté physique, mentale et spirituelle</em>», explique-t-il. C’est cela le bonheur selon Jah Ballaski, le vieux sage de «<em>Zion Place</em>» ou «<em>Zion Land</em>» de Lassa, le sanctuaire sacré du rastafarisme au Mali. Un leader atypique qui aurait mérité toutes les reconnaissances de la nation ! Ras Ballaki a vécu en étant utile à sa communauté qui continuera de vivre à travers les leçons de vie apprises de lui.

<strong>Moussa Bolly</strong>

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<title>Adieu Mme Berthé, l’icône des sciences pour le développement</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/adieu-mme-berthe-licone-des-sciences-pour-le-developpement-3066244.html</link>
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<pubDate>Wed, 05 Jun 2024 14:43:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La nouvelle nous est parvenue juste après la prière du vendredi (31 mai) par l’une de ses amies qui est très proche de la famille. Ancienne ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Berthé Aïssata Bangali venait de s’éteindre à 67 ans des suites d’une très courte maladie. Notre sœur (elle ne nous appelait que mon frère) a ainsi tiré sa révérence comme elle a vécu : dans la totale discrétion, sans alarmer ni se lamenter.</strong>

«<em>La vie est un livre, chaque jour une nouvelle page se tourne ! Je vous souhaite qu'elle contienne tous les ingrédients du bonheur</em>», écrivait souvent Mme Berthé Aïssata Bangali, ancienne ministre de la Femme, de l’Enfant et de la Famille (16 octobre 2002 au 20 juin 2005), puis de l’Artisanat et du Tourisme (8 septembre 2013  au 10 janvier 2015). Le sien s’est définitivement refermé vendredi dernier (31 mai 2024) des suites d’une très courte maladie à l’âge de 67 ans (elle avait vu le jour le 20 1957 à Koutiala).

Ingénieur agronome/chercheure à la retraite et Chevalier de l’Ordre national du Mérite, la regrettée Aïssata avait rejoint l’Institut d’économie rurale (IER) en 1990. Elle s’y est surtout illustrée par le développement de plusieurs technologies dont la mise au point d`une technologie d’étuvation du sorgho, une technologie de préparation industrielle des biscuits de sorgho «<em>Deliken</em>» avec GAM (Générale alimentaire du Mali) ; la mise au point des pâtisseries, gâteaux, sirop à base de sorgho…

Sur le plan politique, elle a milité au sein de l’Union pour la démocratie et le Développement (UDD), dont elle a présidé le Mouvement national des femmes,  avant de rejoindre le Mouvement citoyen qui a porté le défunt Général Amadou Toumani Touré dit ATT au pouvoir en 2002. Les portefeuilles de la promotion de la Femme de l’Enfant et de la Famille, puis de l’Artisanat et du Tourisme ont été le couronnement de cette carrière politique.

Nous nous sommes connus à travers «<em>ACS</em>» (Doucouré Aïssata Cheick Sylla) qui était son Chargé de mission communication. Absente du pays, celle-ci nous avait demandé d’appuyer le cabinet pour l’organisation d’une Journée du 8 Mars. Revenue des USA la veille, elle nous avait donné rendez-vous à son cabinet le lendemain samedi pour échanger. Et  à sa «<em>grande surprise</em>», nous nous sommes présenté avec un discours dont elle a juste amendé quelques passages.

«<em>Si je savais que tu allais me proposer ce matin un si formidable travail, je ne n’allais pas me donner toute cette peine à l’issue d’un voyage épuisant</em>», nous a-t-elle dit ce jour. Nous avons gardé de très bonnes relations par la suite, même si nos rencontres étaient très rares. Notre dernière rencontre physique fut à l’occasion d’une tentative de médiation conjugale et elle nous avait invité à déjeuner à la «<em>Vieille marmite</em>» avec deux de ses amies. Et tous les matins, nous nous disions bonjour sur Messenger et WhatsApp.

Un moment politiquement très active, Mme Aïssata Bangali Berthé s’était retirée de tout ces derniers temps pour se consacrer à Dieu et à sa famille. «<em>Mon frère, je me suis retirée de tout pour me consacrer à mes petits-enfants et à l’apprentissage du Saint Coran</em>», nous a-t-elle dit quand nous lui avons demandé pourquoi elle s’était mise en marge de l’activité politique. Et Dieu merci, elle s’est beaucoup illustrée dans l’apprentissage du Coran par son engouement, sa passion, son courage, sa persévérance qui lui ont permis de franchir des caps importants !

De Mme Berthé (mère de 3 enfants, dont un Officier de l’Armée), nous retenons l’image une femme aimable, joviale, courtoise, pieuse, toujours disponible pour écouter les autres et déterminée à faire des sciences non seulement un outil de l’émancipation féminine, mais aussi le socle du développement économique du Mali. La très engagée Aïssata Bangaly Berthé est restée profondement attachée à sa ville et région natales, Koutiala.

Va en paix ma Sœur ! Que le Firdaws soit ta demeure éternelle dans le paradis !

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Décès d’Assarid Ag Imbarcaouane :   Retraite forcée pour une figure emblématique de l’arène politique malienne</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/deces-dassarid-ag-imbarcaouane-retraite-forcee-pour-une-figure-emblematique-de-larene-politique-malienne-3066220.html</link>
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<pubDate>Wed, 05 Jun 2024 14:10:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Véritable dinosaure (dans le sens noble du terme) de la classe politique malienne issue du mouvement démocratique, il a été une personnalité très influente de la République. Très pragmatique et d’un commerce agréable, il est resté un pont entre les entités politiques même s’il a voué à la Ruche une fidélité et une loyauté indiscutables. Assarid Ag </strong><strong>Imbarcaouane, c’est de lui qu’il s’agit, a tiré sa révérence le 25 mai 2024 à 75 ans. Date symbolique car correspondant aussi à la création de l’Alliance pour la démocratie au Mali/Parti africain pour la Solidarité et la Justice (ADEMA/PASJ).</strong>

Il a été une figure emblématique de notre démocratie, de la vie parlementaire au Mali. Sa disparition est ainsi une grande perte pour non seulement l’ADEMA (il s’est d’ailleurs éteint le jour anniversaire de la création de l’Alliance pour la démocratie au Mali/Parti africain pour la Solidarité et la Justice), mais aussi pour toute la République ! L’honorable Assarid Ag Imbarcaouane a été d’une loyauté républicaine à toute épreuve.  On comprend alors la communion des cœurs pour lui rendre hommage. «<em>La mémoire de la tradition parlementaire malienne s’en est allée, sans doute avec moins d’indiscrétion que son éloquent parcours</em>», a souligné notre confrère Abdramane Kéita de «<em>Le Témoin</em>».

Éducateur de profession, homme politique dans l'âme, Assarid Ag Imbarcaouane était incontestablement l’un des meilleurs spécialistes des questions Afrique-Caraïbes-Pacifique et de l'Union européenne (ACP/UE). Il fut à ce titre un intrépide défenseur des cotonculteurs maliens dont les revenus ont été toujours menacés par les subventions accordées par certains pays à leurs paysans.

Vice-président du Conseil national de transition (CNT) et Chevalier de l’Ordre National, Assarid a eu une «<em>vie bien remplie et riche de ses enviables péripéties</em>». De la carrière d’enseignant et d’animateur de jeunesse à celle de dinosaure de la scène politique malienne, il s’est toujours illustré par les valeurs prônées. Son engagement politique remonte au parti unique, Union démocratiquement du peuple malien (UDPM), dont  il a été  le Secrétaire général â Gao et membre du Conseil national. A l’avènement de la démocratie, il a opté pour la Ruche dont il «<em>le porte-étendard indétrônable à Gao, à toutes les élections législatives des trente dernières années</em>».

A l’actif de l’intrépide parlementaire de la Cité des Askia, 5 législatures au parlement en franchissant allègrement les échelons au poste de président après avoir été secrétaire parlementaire et plusieurs fois vice-président. On se rappelle encore comment il avait été mis à la touche pour la législature 2013-2020. Mais, cela n’a pas réussi à ternir sa brillante carrière parlementaire. Un siège qu’il a d’ailleurs retrouvé 5 ans plus tard, même si le mandat a été écourté par les événements du 18 août 2020.

Il faut ajouter qu’Assarid a été Directeur de cabinet de l’ancien président de la République par intérim (Pr. Dioncounda Traoré), puis conseiller spécial à la Primature. Pour notre confrère Abdramane Kéita (Directeur de publication de Le Témoin), «<em>sa disparition consacre ainsi une retraite politique voire un remède à son inguérissable addiction à l’action publique que seule la mort pouvait lui imposer</em>».

L’arène parlementaire malienne se trouve ainsi privée d’une «<em>icône irremplaçable pour qui l’adversité politique ne franchit jamais le Rubicon de l’animosité et des contradictions irréversibles n’affectent jamais la convivialité et les rapports sociaux</em>».  Tout comme le Mali perd en Assarid Ag Imbarcaouane un «<em>rempart infranchissable auquel se sont heurtées toutes les tentatives de remise en cause de l’unité nationale, grâce à une loyauté à la République jamais prise en défaut</em>».

«<em>Patriote convaincu, homme de dialogue et de consensus, Assarid avait le Mali dans le cœur</em>», a témoigné dans son oraison funèbre son neveu Hamèye Founè Mahalmadane, ancien ministre et aujourd’hui membre du CNT. Il avait en effet le Mali chevillé au corps. Né en 1949 à Ansongo, dans la région de Gao, l’honorable Assarid Ag Imbarcaouane a consacré chaque instant de sa vie à servir sa communauté, sa région et son pays avec «<em>une passion inébranlable et un dévouement sans faille</em>» !

Qu’Allah lui ouvre largement les portes du Firdaws. Amen !

<strong>Kader Toé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>#Mali : L&amp;apos;ancienne ministre Mme Berthé Aïssata Bengaly tire sa révérence</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/mali-lancienne-ministre-mme-berthe-aissata-bengaly-tire-sa-reverence-3065782.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 01 Jun 2024 11:09:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L'ancienne ministre de la Femme, de l'Enfant et de la Famille, Mme Berthé Assaïta Bengaly, est décédée ce vendredi 31 mai, à l'âge de 67 ans, à la suite d'une courte maladie. Ses obsèques auront lieu le dimanche prochain à Magnambougou en Commune VI du District de Bamako.</strong>

Le natif de Koutiala a occupé également le poste de ministre de l'Artisanat et du Tourisme de septembre 2013 durant le mandat du défunt président Ibrahim Boubacar Keïta. Aussi bien que ce dernier, elle était membre du Rassemblement pour le Mali (RPM).

Outre ses fonctions politiques, l'ancienne professeure de chimie est connue dans le domaine de la recherche pour l'amélioration des recettes culinaires. Selon le journal "L'alternance", la chercheuse a mis au point des pâtisseries, gâteaux, sirop à base de sorgho, une technologie d'étuvassions du sorgho, celle de préparation industrielle des biscuits de sorgho "Diliken",

Sa carrière professionnelle a été marquée par les postes d'assistante de recherche au Projet Bogalussa Tulane University (États-unis d'Amérique), de 1993 à 1994, de chef adjoint au laboratoire d'analyse de l'eau de l'Opération puits , de chargée d'analyse chimique au laboratoire de technologie céréalière et de recherche sur les céréales locales à l'Institut d'économie rurale (IER) de Bamako sur les technologies. Y compris celui de chercheur à Texas A&amp;M (Agricultural and Mechanical) University de 1996 à 2001.

Mme Berthé Aïssata Bengaly a étudié à l'École normale supérieure de Bamako d'où elle sortira avec une Maîtrise en chimie. Elle est également titulaire d'un Master en nutrition de l'université de Tulane (États-unis d'Amérique) en 1995.

<strong>Mohamed DIAWARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Hameye Foune Mahalmadane à l’ occasion des funérailles d&amp;apos;assarid Ag Imbarcaouane &amp;quot;Patriote convaincu, homme de dialogue et de consensus, Assarid avait le Mali dans le cœur</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/hameye-foune-mahalmadane-a-l-occasion-des-funerailles-dassarid-ag-imbarcaouane-patriote-convaincu-homme-de-dialogue-et-de-consensus-assarid-avait-le-mali-dans-le-coeur-3065683.html</link>
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<pubDate>Sat, 01 Jun 2024 01:32:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>"Son intelligence et sa maturité politique auront été des atouts qui ont façonné sa très longue carrière politique". </strong>

<strong><em>Décédé le samedi 25 mai 2024 à Tunis des suites d'une maladie, l'honorable Assarid Ag Imbarcaouane a été conduit, le mardi 28 mai dernier, en sa derrière demeure au cimetière de Sirakoro Méguétana. Auparavant, un vibrant hommage lui a été rendu à l'esplanade du Stade du 26 Mars par la Nation en présence de plusieurs personnalités politiques et administratives ainsi que ses compagnons du Conseil National de la Transition (CNT) où il occupait le poste de Vice-président. En mission à l'étranger, le message du Président du CNT, Colonel Malick Diaw a été lu par l'honorable Hamèye Founè Mahalmadane, 4è vice-président du CNT.  </em></strong>

Gloire à Allah Soub'hana Wat 'Allah, qui nous montre encore une fois, toute sa Toute-Puissance, sa maîtrise absolue de nos destins collectifs et Individuels.

En mission d'Etat à l'extérieur, Le Président du Conseil national de Transition, Honorable Malick Diaw, inconsolable depuis l'annonce du décès m'a chargé en son nom de vous délivrer le présent message. Porter un message est toujours un Honneur difficile, singulier. Tout le monde comprendra et saura tolérer qu'en une telle circonstance l'émotion nous étreigne. Honorable Assarid était, le père, le collègue, l'ami et même le grand-père pour certains. Il était un homme bien, un patriote.

Parler d'un tel homme n'est pas chose aisée. Le temps et l'espace seront judicieusement choisis pour rendre à Honorable Assarid Ag Imbarcaouane, l'hommage qui s'impose. Aujourd'hui, la nation entière, le Chef de l'Etat en tête, toutes les Institutions de la République, les amis qui ont décidé de vivre parmi nous, tous ont tenu avec respect, reconnaissance et estime dire au Président du Conseil national de Transition, Honorable Malick Diaw combien est dure l'épreuve à nous tous imposée par la volonté du Tout-Puissant.

La mort, ce voyage sans retour cause toujours une peine indicible, surtout lorsqu'elle touche, un être si proche, si attachant, un être qu'on côtoie tous les jours avec un réel bonheur. L'émoi fut grand, très grand, le samedi 25 mai 2024 à l'annonce du décès de l'Honorable Assarid Ag Imbarcaouane. Je témoigne de la grande consternation du Chef de l'Etat qui, sitôt le décès connu, a tenu à présenter ses condoléances au Président du Conseil national de Transition, sa sympathie à l'endroit de la famille de l'illustre disparu, et du Conseil national de Transition.

Le Président du Conseil national de Transition, Honorable Malick Diaw, son fils comme l'appelait affectueusement le défunt aura été, tout le long de cette longue maladie au côté de son père Honorable Assarid Ag Imbarcaouane et de sa famille. Les appels quotidiens, les multiples soutiens et appuis de la famille sont là pour témoigner de toute l'affection du fils pour son père. C'est pourquoi on comprend aujourd'hui que sa douleur soit intense et très forte, tant il aurait lui-même aimé être là et porter sous terre, son père.

Hélas ! Les Hémicycles et les séances plénières ne résonneront plus des échos de cette voix grave, calme, responsable, hautement patriotique et profondément soucieuse du réel ancrage du Malikura dont le Président Assarid était devenu un fervent défenseur, convaincu que pour notre peuple, c'était la seule voie du salut.

Que dire d'Assarid Ag Imbarcaouane, qui n'a déjà été dit depuis l'annonce de sa disparition ?

<img class="aligncenter size-full wp-image-3065697" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/05/obseque-Asarid.jpg" alt="" width="650" height="433" />Toute sa vie durant, il aura été l'exemple de la rigueur et de l'honnêteté morale, intellectuelle et éthique, de l'humilité et de la modestie, de l'intégrité vis-à-vis de la chose publique et du respect de la personne humaine, de l'engagement patriotique et de la fidélité dans les rapports humains.

Avec la disparition, de l'Honorable Assarid Ag Imbarcaouane, le Mali perd ainsi l'un de ses dignes fils, un cadre de grande qualité morale et professionnelle et un homme politique de grande et longue carrière. Il fut un homme de paix et de dialogue Homme d'expériences sur les questions du Nord-Mali, le premier Vice-président Assarid jouissait d'une grande expérience politique qu'il avait mise au service de la diplomatie parlementaire et de la gestion efficace de l'Hémicycle depuis une vingtaine d'année.

Honorable Assarid Ag Imbarcaouane était un des meilleurs Spécialistes des questions Afrique-Caraïbes-Pacifique et de l'Union européenne (ACP/UE). Il a porté la voix de son Peuple dans les assemblées les plus hostiles. Les Maliens se souviennent encore de son brillant plaidoyer, lors de la crise de 2012, au Parlement européen.

Assarid fait partie des rares hommes politiques qui ne se fâchaient presque jamais et qui réussissaient toujours les missions à eux confiées. Ces hommes qui ne peuvent flirter avec la complaisance, encore moins avec la trahison.

Comment des gens peuvent aujourd'hui prétendre lui donner des leçons de patriotisme, de sacrifice et de dignité ?

Les Hommes comme Honorable Assarid Ag Imbarcaouane, sont des patriotes comme on en voit rarement. Ils sont sensibles, au sort du peuple, à ses souffrances, ils sont sévères à l'endroit de ceux qui trahissent leur peuple.

Sincère en amitié, le bureau de l'Honorable Assarid était un passage obligé pour tous. Son sens élevé du dialogue et du consensus lui aura permis d'éviter au CNT à son installation bien d'écueils. Sa grande capacité de travail, son intelligence et sa maturité politique auront été des atouts qui ont façonné sa très longue carrière politique. Comment parler d'Assarid sans parler de ses boutades et des anecdotes tous tirés de son éducation, de sa formation, et de sa longue connaissance des hommes.

<strong>"Le Bourdiaf"</strong> terme consacré par lui était attribué à tout le monde, des plantons aux membres du Bureau. <strong>"Aye Sabali"</strong> son terme favori des plénières, lorsque les tumultes et les clameurs commençaient à prendre le dessus.Qui pouvait imaginer que derrière ce célèbre enturbanné se cachait un passionné de football. Certainement, l'un des plus grands supporteurs des Aigles du Mali.  L'amour que le Président Assarid avait pour le Mali, sa mère patrie renvoyait systématiquement à cette passion qu'évoquait Albert Camus dans la peste, et je cite : <strong><em>"Je sais que les hommes sont capables de grandes actions, mais lorsqu'ils ne sont pas capables de grands sentiments, ils ne m'intéressent pas. Ce qui m'intéresse, c'est vivre et mourir de ce que l'on aime".</em></strong> Fin de citation.

Assarid aimait le Mali passionnément et pour cet amour purement patriotique, il était prêt au sacrifice suprême. Il nous manquera à coup sûr, le premier vice-Président Assarid ! La Salle Banzoumana Sissoko, ne résonnera plus de cette voix suave qui avait le don de calmer quand la tension montait d'un cran :

<strong>Allakama aye sabali !  </strong>

Patriote convaincu, ayant une grande capacité d'écoute, homme de dialogue et de consensus, Honorable Assarid avait le Mali dans le cœur. Éducateur de profession, homme politique dans l'âme, il avait su créer autour de lui une dynamique de conciliation et de rupture dès lors qu'il s'agissait du Mali et de ses intérêts vitaux.

Les Salles de plénières des grands parlements du monde se rappelleront longtemps de l'Honorable Assarid Ag Imbarcaouane, sa prestance, ses interventions nourries, ses contributions remarquables, dans la rédaction des Résolutions resteront à jamais gravées dans les mémoires collectives à travers le monde.

<strong>Honorable Assarid, j'allais dire mon cher oncle, </strong>

Ta famille, notre famille, tes amis, nos amis, tes proches, nos proches tous ceux qui t'ont aimé sont ici aujourd'hui, pour te rendre hommage. Nous sommes là, réunis en ce lieu, pour te dire au revoir. Tu n'auras pas voulu nous voir tristes, je sais que tu n'es pas loin, juste de l'autre côté du chemin.

En grand homme, tu as accompli de grandes actions, tu as vécu et tu es parti avec le Mali dans le cœur, digne fils du Mali, vas en paix dans la grâce de Allah !

Ton fils, le Président du Conseil national de Transition, Honorable Malick Diaw, me charge de te dire ceci :  Tu as su lutter contre la maladie, jusqu'à ce 25 mai, journée de l'Unité africaine et tu as rejoint tes autres camarades panafricanistes, morts pour la patrie et morts pour la réalisation de l'unité de l'Afrique. Le relais générationnel que tu nous as bien transmis, rassures-toi sera bien remis à la nouvelle génération. Et, comme tu aimes à nous le répéter, nous ne nous associerons jamais au Jamana tchilaw !

Au nom de tous les membres du Conseil national de Transition, je peux te promettre de continuer ce que tu avais entrepris, comme tu l'aurais fait, comme on l'aurait fait ensemble pour le Mali et pour le Peuple malien.

Va en paix patriote, Jamana tè Tchi !  Plaise à Dieu. <strong><em>"Tu as fait énergiquement ta longue et lourde tâche, dans la voie où le sort a voulu t'appeler, puis après"</em></strong> tu es parti sans crier gare.

Dors en paix, Honorable Assarid Ag Imbarcaouane, digne fils du Mali.

Assurément, tu as mérité que la patrie te soit reconnaissante".]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Assarid Ag Imbarcaouane : Le &amp;quot;Roc&amp;quot; de la Cité des  Askia s&amp;apos;en est allé !</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/assarid-ag-imbarcaouane-le-roc-de-la-cite-des-askia-sen-est-alle-3065682.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 01 Jun 2024 01:30:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Ainsi un grand homme s'en est allé, la mort a fini par avoir raison de lui. C'est avec une immense tristesse et un profond chagrin que nous avons appris le décès de Monsieur Assarid Ag Imbarcaouane, 1er Vice-Président du CNT, survenu le samedi 25 mai 2024 à Tunis. En cette douloureuse circonstance, le Président du CNT, ainsi que l'ensemble des membres et du personnel parlementaire, expriment leurs condoléances les plus émues à la famille éplorée, aux proches et à la famille politique de l'Honorable Assarid Ag Imbarcaouane.</em></strong>

Né en 1949 à Ansongo, dans la région de Gao, l'Honorable Assarid Ag Imbarcaouane a consacré chaque instant de sa vie à servir sa communauté et son pays avec une passion inébranlable et un dévouement sans faille. Depuis ses premiers pas dans le domaine de la culture jusqu'à son ascension dans la sphère politique, il a incarné les valeurs de courage, d'intégrité et de bienveillance. Après des études primaires et fondamentales à Ansongo, puis des études supérieures à Moscou, il revient au Mali animé par une vision claire : contribuer à l'édification d'un avenir meilleur pour son pays. Sa carrière commence dans le domaine de la culture, où il laisse déjà entrevoir son potentiel de leader et son amour pour le Mali.

Cependant, sa véritable empreinte se fait dans le domaine politique. Son parcours à ce niveau est marqué par une longue présence à l'Assemblée nationale où il a été député de Gao pendant 21 ans. Il a plusieurs fois, occupé des postes de premier rang au sein du Parlement.

Élu Député à l'Assemblée Nationale en 1992 pour le parti ADEMA-PASJ, il n'a cessé de gravir les échelons, il est 4ème Vice-président, puis 1er secrétaire Parlementaire et 1er Vice-Président, assurant l'intérim du Président de l'Assemblée nationale entre 2000 et 2002. Son dévouement et sa compétence lui valent le respect et l'admiration de ses pairs, et son influence dépasse largement les frontières nationales.

Assarid a joué un rôle crucial dans la coopération interparlementaire, en particulier au sein de la coopération ACP-UE.

Auteur de plusieurs Résolutions sur le Mali dans les Institutions Interparlementaires ACP-UE, APF, UIP, UPA, UMPOCI.

En 2008, il a reçu une lettre de félicitation des 77 ambassadeurs des ACP pour le rôle qu'il joue dans l'Assemblée parlementaire. Son engagement pour le dialogue et la paix est un témoignage de sa volonté indéfectible de voir le Mali prospérer dans la stabilité et l'unité.

En 2011, il a co-présidé l'Assemblée Parlementaire Paritaire ACP-UE-AFP, un moment clé de sa carrière où son leadership a brillé de mille feux.

De 2017 à 2020, Assarid a été Conseiller Spécial du Premier Ministre, chef du gouvernement, chargé de l'accord pour la paix issu du processus d'Alger et des relations avec toutes les Institutions constitutionnelles de la République. Il participe à l'organisation des tables rondes sur l'éducation.

Depuis l'installation du Conseil national de Transition en décembre 2020 jusqu'à son rappel à Dieu, l'homme politique au sens élevé est au four et au moulin pour la bonne marche de l'Institution parlementaire. Le brillant parcours de l'Honorable Assarid Ag Imbarcaouane est loin d'être exhaustif.

Son départ est non seulement une perte incommensurable pour notre nation mais également pour le monde parlementaire.

Plus qu'un politicien, il était un mentor, un guide, et une source d'inspiration pour les jeunes générations. Les nombreuses distinctions honorifiques qu'il a reçues, dont celles de Chevalier, Officier, Commandeur et Grand Officier de l'Ordre National du Mali, sont une reconnaissance de son immense contribution au Mali.

L'Honorable Assarid Ag Imbarcaouane repose désormais au cimetière de Sirakoro Méguétana. Il laisse derrière lui une veuve et trois enfants, mais aussi un héritage de service, de dévouement et de passion pour son pays. Son sourire bienveillant, sa voix sage et son esprit infatigable resteront à jamais gravés dans nos mémoires et nos cœurs. En ces moments de deuil, nous nous unissons pour rendre hommage à un homme exceptionnel et pour prier que son âme repose en paix. Nous remercions tous ceux qui partagent notre douleur et promettons de continuer à œuvrer pour le Mali qu'il aimait tant.

<strong>Bamako, le 28 mai 2024</strong>

<strong>La Direction de la Communication du CNT</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Disparition : Hommage à un grand homme,  El Madani Diallo</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/disparition-hommage-a-un-grand-homme-el-madani-diallo-3065714.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/necrologie/disparition-hommage-a-un-grand-homme-el-madani-diallo-3065714.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 01 Jun 2024 01:21:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le dimanche 26 mai 2024, s'est éteint l'ancien secrétaire général de la présidence de la République, ancien ministre et membre fondateur de l'Adéma/PASJ, Dr. El Madani Diallo.</em></strong>

n paraphrasant un illustre devancier, Oumar Cissé dit OC, ancien directeur général de Radio-Mali, je fais mien ce proverbe bien de chez nous : <em>"Tout à une fin, rien ne dure éternellement. Si vous regarder le front de votre hôte à son arrivée ; le même regard contemplera inéluctablement le spectacle qu'offre la nuque de votre hôte à son départ. Tout ce qui commence finit".</em>

Mon propos ici n'est pas de faire le panégyrique du défunt, ni de revenir sur sa longue carrière professionnelle et politique empreints de dignité, de don de soi et d'humilité ? D'autres plus avertis s'en chargeront.

Ici et maintenant, le jeune journaliste que j'étais à l'époque de la libéralisation des organes de presse se fait le devoir de rendre un hommage mérité à un homme dont l'engagement patriotique, le sens aigu de la loyauté, le respect de la chose publique n'ont d'égal que la libre jouissance des droits et devoirs que confère le pluralisme démocratique dont il était un fervent défenseur.

D'un commerce agréable et d'une générosité intellectuelle reconnue (sa porte était ouverte à ses contradicteurs), l'ami de la presse en général ne laissait personne indifférent. Sa carrure et son humilité en imposaient à plus d'un. Jamais il n'a regardé un interlocuteur de haut, soit-il de modeste condition.

En réalité, Dr. El Madani Diallo pour les inconditionnels avait une philosophie du social connue et reconnue fondée sur le soutien discret et sans condition aux gens en souffrance qui l'approchaient.

Pour ma part, je me réjouirai toute ma vie d'avoir eu l'estime

la considération inaltérable d'un homme d'une si grandeur humaine. Que la terre lui soit légère. Amen !

<strong> Balla Tounkara, Journaliste</strong>

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<title>#Mali : L&amp;apos;ancien ministre Ahmed El Madani Diallo n&amp;apos;est plus</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 28 May 2024 09:59:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Triste nouvelle pour la nation et singulièrement pour l'Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice (Adéma-PASJ). La mort vient de frapper encore à sa porte. Il s'agit de la personne d'Ahmed El Madani Diallo, membre fondateur du parti et ancien ministre sous le président Alpha Oumar Konarė.</strong>

Il est décédé dimanche dernier à Bamako à l'âge de 77 ans et suite à une longue maladie. Cette disparition intervient quelques heures après le décès du premier vice-président du Conseil national de Transition (CNT), Assarid Ag Imbarcaouane, également membre éminent du parti.

Tout au long de sa carrière politique, entamée il ya près d'un demi-siècle, dans la clandestinité et à visage découvert, le feu Ahmed Mohamed El Madani Diallo est connu de tous comme un homme politique et citoyen compétent, rigoureux, engagé, intègre, jovial et proche des gens.

Son spécialisation politique, pour l'avènement de la démocratie et des libertés en premier lieu, fut exemplaire, que ce soit pendant de longues années de résistance à la dictature militaire, en tant qu'étudiant, fonctionnaire/agent de développement rural ou membre quasi -permanent du Comité exécutif de l'Adéma-PASJ.

Malgré la ténacité avec laquelle il pouvait défendre ses convictions, l'ancien ministre fut toujours un interlocuteur agréable, courtois, attentif, et ouvert aux arguments et au compromis. Le Comité exécutif et l'ensemble des militants et sympathisants de l'Adéma-PASJ garderont de lui un souvenir ému et inaltérable. Ses funérailles ont eu lieu ce lundi à Ségou.

Le natif de Ségou a obtenu sa Maîtrise en mathématiques et le Doctorat en sciences économiques (Mention Monnaie Change et Financement) en France. De retour au Mali, il a travaillé à la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT), à l'Office du Niger, à l'Huicoma avant d'exercer les fonctions de secrétaire général de la Présidence de la République.

Ahmed El Madani Diallo a été ministre de l'Économie, du Plan et de l'Intégration, mais aussi du Développement Rural. Membre fondateur de l'Adéma-PASJ, il a toujours été élu membre du Comité exécutif de la création du parti à ce jour.

Il a enseigné l'économie et les mathématiques à l'École nationale d'administration du Mali (ENA). Il a également enseigné les mathématiques dans divers lycées en France.

<strong>Souleymane SIDIBE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Assarid AG Imbarcaouane : Une loyauté républicaine à toute épreuve</title>
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<pubDate>Tue, 28 May 2024 07:47:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La mémoire de la tradition parlementaire malienne s’en est allée, sans doute avec moins d’indiscrétion que son éloquent parcours. Assarid Imbarcaouane, vice-président du CNT et Chancelier de l’Ordre National a rendu l’âme, samedi après-midi, à Tunis où il était pris en charge d’urgence après plusieurs séjours infructueux à l’Hopital Golden Life de Bamako. Il rend les armes au bout d’un ultime combat perdu contre la mort, au moment où les espoirs d’une résistance à la maladie étaient plutôt ravivés par les signaux encourageants d’une stabilisation de son état de santé. La glaçante nouvelle de son décès est ainsi tombée comme un couperet sur la tête de ceux qui croyaient toujours à son retour jusqu’à son dernier souffle.

À 75 ans révolus, la disparition du monument consacre le terme d’une vie bien remplie et riche de ses enviables péripéties. De la carrière d’enseignant et d’animateur de jeunesse à celle de redoutable artificier de la scène politique malienne, l’engagement politique est le plus long bail qu’Assarid Ag Imbarcaouane a signé avec l’action publique, depuis l’avènement du parti unique, l’UDPM, dont il fut secrétaire général â Gao et membre du Conseil National par ailleurs. Mais, le défunt 1er Vice-président du CNT meurt sous la bannière de l’Adema-Pasj, le 25 mai 2024, jour anniversaire du parti de l’Abeille dont il était le porte-étendard indétronable à Gao, à toutes les élections législatives des trente dernières années. Il compte à ce titre 5 législatures à son actif à l’Assemblée nationale où il a grimpé les échelons du poste de secrétaire parlementaire à la présidence par intérim en passant par diverses vice-présidences.

Durant son exceptionnelle carrière parlementaire, l’intrépide orateur des tribunes de l’ACP-UE, défenseur infatigable des causes tiers-mondistes, n’aura été sevré de sa passion pour le travail parlementaire qu’entre 2013 - 2020, avec la scandaleuse inversion des résultats législatifs de son bastion par la Cour constitutionnelle. Une période creuse sur fond de frustration, que ne sauraient combler les fonctions successives de Directeur de cabinet auprès de l’ancien président de la République par intérim, puis de conseiller spécial à la Primature. Interrompu à peine entamé par le coup de force du 18 Août 2020, son retour triomphal à l’hémicycle ne sera effectif qu’avec le recours à son incontournable maîtrise des rouages parlementaires pour conduire la marche de l’organe législatif de transition. Sa disparition consacre ainsi une retraite politique voire un remède à son inguérissable addiction à l’action publique que seule la mort pouvait lui imposer. Ce faisant, l’arène parlementaire malienne en est privée d’une icône irremplaçable pour qui l’adversité politique ne franchit jamais le Rubicon de l’animosité et des contradictions irréversibles, n’affectent jamais la convivialité et les rapports sociaux. Mais, la nation perd surtout en lui ce rempart infranchissable auquel se sont heurtées toutes les tentatives de remise en cause de l’unité nationale, grâce à une loyauté à la République jamais prise en défaut.

<strong>A KEÏTA</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>#Mali : Le vice&#45;président du CNT Assarid Ag Imbarcaouane tire sa révérence</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/mali-le-vice-president-du-cnt-assarid-ag-imbarcaouane-tire-sa-reverence-3065063.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 26 May 2024 08:42:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Mali en deuil. Cette main ne se lèvera plus jamais. Le vice-président du Conseil national de Transition (CNT) et l'ancien député de Gao, Assarid Ag Imbarcaouane, quittent définitivement le perchoir et la scène politique.</strong>

Il est décédé ce samedi 25 mai à Tunis en Tunisie où il a passé un séjour médical suite à son évacuation il ya environ trois semaines. L'information est donnée en début de soirée par plusieurs sources proches de sa famille avant d'être confirmée par des membres du CNT sur les réseaux sociaux.

À travers cette disparition, le Mali perd ainsi l'un de ses dignes fils, un cadre valable et un homme politique de grande carrière qui était jusqu'à sa mort le 3è vice-président de l'Alliance pour la démocratie au Mali– Parti africain pour la solidarité et la justice (Adéma-PASJ).

Spécialiste des questions Afrique caraïbes pacifique et de l'Union européenne (ACP/UE) et Touareg républicain, le sexagénaire Assarid Ag Imbarcaouane fut un homme de paix et de dialogue. Au cours de sa brillante carrière, il a occupé plusieurs postes de responsabilité au sein de l'administration publique. Notamment conseiller spécial du Premier ministre en 2017.

Homme d'expériences sur les questions du Nord-Mali, Assarid jouit d'une grande expérience politique qu'il avait mise au service de la diplomatie parlementaire et de la gestion efficace de l'Hémicycle. Ce qui fait de lui le secrétaire général de la puissante formation politique Adema-PASJ.

Très politique, Assarid fait partir des rares hommes politiques qui ne se fâchaient presque jamais et qui réussissaient toujours les missions à lui confier. Ses obsèques feront l'objet d'un communiqué ultérieurement.

<strong>Aboubacar TRAORE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Le dernier vol du plus  tenace des navigants :  Hommage à tonton Sékou Danioko !</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/le-dernier-vol-du-plus-tenace-des-navigants-hommage-a-tonton-sekou-danioko-3064954.html</link>
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<pubDate>Sat, 25 May 2024 02:11:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>C'est avec une profonde tristesse que nous apprenons le décès de Sékou Danioko, survenu le mardi 21 mai 2024 aux environs de 7 h du matin à l'hôpital du Mali, à l'âge de 85 ans. Il a été accompagné en sa derrière demeure, le mercredi dernier par une foule des grands jours. Membre du trio des premiers stewards d'Air Mali National depuis sa création en 1961, Sékou Danioko a marqué l'histoire de l'aviation malienne par son dévouement et son professionnalisme. Il était également membre influent du Stade Malien de Bamako. </em></strong>

Durant ses nombreuses années de service, il a su incarner l'excellence et l'hospitalité malienne, faisant preuve d'un engagement inébranlable envers ses passagers et son équipe. En tant que premier et seul chef du personnel navigant commercial (PNC) jusqu'à la fermeture de la compagnie en 1988, il a incarné l'excellence et l'hospitalité malienne.

Après la fermeture d'Air Mali, il a rejoint la multinationale Air Afrique à Abidjan, où il a continué de servir dans le secteur PN jusqu'à sa retraite.<img class="alignleft wp-image-3064900 size-medium" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/05/Sekou-Danioko-jeune-204x300.jpg" alt="" width="204" height="300" />

Sékou Danioko ne s'est pas arrêté là. Il a pris la tête de l'Association des Anciens Travailleurs du Mali (AATAM), menant le combat pour le retour d'une compagnie nationale, instrument de souveraineté indispensable pour un pays enclavé comme le Mali. Il a également œuvré pour l'érection d'une stèle commémorative à l'aéroport de Bamako Sénou, en hommage aux héros du transport aérien morts pour la patrie, notamment les camarades d'Air Mali décédés dans des crashs d'avion.

Survivant du crash de l'IL 18 survenu le 11 août 1974 à Ouagadougou, Sékou Danioko était le témoin vivant de l'histoire d'Air Mali de A à Z, celui qui a vu arriver tout le monde et qui a accompagné tous les chefs d'Etat du pays dans leurs voyages.

<img class="aligncenter size-full wp-image-3064899" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/05/Sekou-Danioko-avion.jpg" alt="" width="650" height="478" />Avec une mémoire phénoménale, il se souvenait de toutes les anecdotes de la compagnie, car il avait l'aviation dans les veines et ne vivait que pour le renouveau de l'aviation malienne. Sa contribution à l'aviation nationale et son héritage en tant que pionnier et leader seront à jamais gravés dans nos mémoires.

Je me souviens encore de ces propos au nouveau Directeur Général de l'aviation civile du Mali lors de notre rencontre pour la préparation de la Journée internationale de commémoration des victimes d'accidents d'aviation et de leurs familles, fêtée les 17 février 2024.

- M. le Directeur, nous vous laissons vous imprégner des dossiers dorénavant à votre charge, mais s'il vous plait, il faut vous battre pour que nous ayons au plus tôt la stèle commémorative à la mémoire de nos camarades disparus car je voudrais être le témoin de cela avant de quitter ce monde.

- Non, Monsieur Danioko, nous vous reviendrons à temps opportun et je sais que vous ne partirez pas de sitôt…

Cette conversation, c'était le jeudi 15 février 2024, mais l'homme propose et Dieu Dispose. La grande faucheuse, toujours à nous épier, nous a arraché ce monsieur si sociable et si affable pour un voyage sans retour. Mais la mission n'est pas achevée et nous le savons. Lourde charge à nous autres de continuer son combat qui est aussi notre combat et devra être le combat de tous les Maliens.

Dans un autre domaine, on dira que Tonton Danioko est tombé les armes en main c'est-à-dire en héros.  Nous adressons nos sincères condoléances à sa famille, à ses amis et à tous ceux qui ont eu le privilège de côtoyer cet Officier de l'Ordre National du Mérite. Puisse son âme reposer en paix et son souvenir demeurer une source d'inspiration pour nous tous ! Dors en paix, tonton Danioko, mémoire du transport aérien du Mali, l'homme de tous les cieux, reparti au ciel pour son dernier voyage. Tu resteras à jamais dans nos cœurs et nos mémoires.

<strong>Par Cheick El Moctar Koné </strong>

<strong>2e Vice-Président de l'AATAM </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Décès de son 1er président à Ouaga : La Boad salue la mémoire de Pierre Claver Damiba !</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/deces-de-son-1er-president-a-ouaga-la-boad-salue-la-memoire-de-pierre-claver-damiba-3063271.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 11 May 2024 01:28:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La Banque ouest-africaine de développement (Boad), son conseil d'administration, son personnel et Serge Ekué, président en exercice de la Boad, saluent avec émotion, la mémoire de Pierre Claver Damiba, le tout premier président exécutif de l'Institution, décédé le 1er mai à Ouagadougou.</em></strong>

Entre 1975 et 1981, le président Damiba a contribué à poser les jalons et les fondements robustes sur lesquels s'est appuyée notre institution, aujourd'hui cinquantenaire. Grâce à son leadership, l'initiateur du business model de la Boad avait alors conçu la double planification, permettant à la Banque d'intégrer de nouvelles priorités, tout en consolidant celles sur-lesquelles elle s'était déjà engagée.

Grand artisan du recrutement et du renforcement des capacités des <em>"jeunes gradués"</em> de la Boad, il a, entre autres, marqué la Banque par une vision audacieuse, menant à une réelle dynamisation du marché financier sous-régional. Le siège de la Banque, "le grenier", construit dans la pure tradition architecturale africaine, alliant enracinement et ouverture, porte également sa signature.

L'héritage exceptionnel du président Damiba, homme d'Etat, ministre, conseiller et expert émérite pour l'Afrique nous laisse admiratifs et orphelins à tout jamais. La Boad perd un père fondateur qui, de son vivant, se rendait toujours disponible, partie prenante aux grands moments de son Histoire. Présentant ses condoléances à la famille Damiba, à la nation burkinabé, et à l'ensemble des institutions régionales et internationales que le président Damiba a servies le président Serge Ekué a déclaré : <em>"Les œuvres du président Damiba existent et perdureront".</em>

<strong><em> </em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dessin de presse : Adieu Kays</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/dessin-de-presse-adieu-kays-3062891.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 08 May 2024 02:33:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Ses caricatures étaient attendues tous les vendredis pendant des années. Il avait un talent immense pour croquer l’actualité, des cas et des situations. Yacouba Diarra dit Kays a rendu l’âme le samedi dernier. Il a été conduit le même jour à sa dernière demeure.</em></strong>

Kays était le caricaturiste du journal Les Echos. Pendant des années, il a animé "le Film des Echos", une série de caricatures qui reprenaient l’actualité de la semaine. Ses dessins étaient attendus et appréciés des lecteurs.

Comme beaucoup d’autres, il avait quitté la rédaction, mais a continué à produire et à croquer l’actualité. Yacouba Diarra devait son sobriquet "Kays", au fait qu’étant né au Sénégal et ne parlant pas un traitre mot bambara à son arrivée au Mali, ses amis ne retenaient que "Kays", "vient" quand il les appelait.

Autodidacte, il a affiné son art pour être le pionnier salué dans une discipline, le dessin de presse, la caricature, aujourd’hui presqu’à l’abandon. Kays a eu d’énormes prix dans le cadre de la caricature. Il s’en va au moment où cette discipline est beaucoup nécessaire pour donner en images ce que les princes du jour refusent qu’on dise en mots.

Dors en paix Yacouba. Tu as fait ta part.

<strong>Alexis Kalambry</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>#Mali : L&amp;apos;artiste&#45;comédienne Oumou Berthé dit &amp;quot;Dikôrè&amp;quot; n&amp;apos;est plus</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/mali-lartiste-comedienne-oumou-berthe-dit-dikore-nest-plus-3061210.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 23 Apr 2024 09:57:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le monde de la culture en général et l'audiovisuel malien particulier est en deuil. L'artiste-comédienne Oumou Berthé de son nom de scène Dikôrè est décédée ce lundi 22 avril 2024 en début de soirée des suites d'une longue maladie.</strong>

La triste nouvelle a été annoncée par sa famille biologique et professionnelle sur les réseaux sociaux. Oumou Berthé plus connue par les Maliens sous son nom de scène Dikôrè est une artiste- comédienne mais aussi une communicatrice bon teint.

Après ses études primaires à Ségou "Dikôrè" poursuivra ses études secondaires à l'Institut national des Arts (INA) à Bamako. Quelques années après, elle intègre la fonction publique en tant que bibliothécaire et servira d'abord à l'école normale supérieure (ENSUP).

De ce poste, elle reprendra le chemin des classes à la Faculté des langues arts et sciences humaines (FLASH). Au de quatre ans d'études Oumou Berthé sortira comme metteur en scène.

Agent à l'Office de Radio et télévision du Mali (ORTM), "Dikôrè" a également joué dans plusieurs pièces de théâtre et de films.

Ces obsèques sont prévues pour ce mardi 23 avril à 16 heures chez son mari à Sebenikoro. Dormez en paix "Dikôrè"

<strong>Aboubacar TRAORE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>In memoriam Ruth Hoffer, alias Hawa Diallo :  Une amie du Mali s’en est allée</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/in-memoriam-ruth-hoffer-alias-hawa-diallo-une-amie-du-mali-sen-est-allee-3060923.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 20 Apr 2024 10:51:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>"Quelle légende !"  s’écria un de nos fils à l’annonce de la disparition de Ruth. Il ne s’agit guère de relater ici une légende. Ce n’est ni l’occasion ni le cadre. Nous Maliens, avons connu Ruth Pleisser sous le nom Mme Hoffer, avant de l’appeler Hawa Diallo. Pourquoi donc une légende ?</em></strong>

<strong><em> </em></strong>

Ruth, d’après les jeunes Maliens en larmes qui l’ont connue, savait plus que quiconque parler avec les plus jeunes. Elle savait les pousser à la parole, les provoquer et leur arracher des confidences. Ainsi résultait une certaine confiance. Ainsi les connaissait-elle, au-delà de ce que leurs propres parents savaient d’eux. Pour ce faire, rien de plus efficace que son français qu’elle entretenait au long de ses séjours répétés au Maroc, au Niger au Mali, en France et bien au-delà.

En outre, elle s’était mise au bamanan, la langue la plus usitée au Mali. Ses phrases déclenchaient autant d’étonnements, de rires que de considérations pour une dame en quête franche d’échange et de proximité. Elle n’avait cure des conventions que la communauté des expatriés cultivait en silence. Elle voguait entre la société malienne et la sienne, bravant les critiques, et si nécessaire, en provoquant les observateurs.

Ruth avait le don autant d’approcher les grands de la société malienne que les plus petits, ses favoris. Elle était totalement intégrée dans notre famille, nous l’appelions Ma Sœur, elle nous appelait toujours ma sœur ou mon frère.

Un jour, pour appuyer ses efforts de création d’une école pour jeunes filles orphelines, elle se rendit au bureau d’un haut responsable de l’administration municipale. A peine dans le bureau et les salutations d’usage terminées, le monsieur affable, ouvrit son frigidaire et sortit du fromage. "Madame, souhaiterez-vous du fromage ?" Ruth, contrariée, dans un pays où cet aliment est quasi inconnu, répondit poliment : "Oui monsieur". Elle en goûta, tout en pensant pas moins.

La conversation au sujet du futur lot de terre où faire construire l’Ecole de l’espoir fut fructueuse. A la rencontre suivante, Ruth ramena un gâteau fait main de sa propre cuisine. Quelle ne fut la surprise du monsieur qui se piquait de cuisine européenne ! Les fondements de l’école étaient jetés.

L’école ; nommée <em>Jigiya Bon</em>, "modèle d'établissement d'éducation et d'encadrement des enfants de couches vulnérables", pour citer une collègue et amie de Ruth, fut créée en 2004. Une association "Association des maisons de l’espoir", <em>Verein Häuser der Hoffnung</em>, en bamanan, fut créée grâce au soutien financier et moral de Dr. Gunthard Weber. La maison compte 60 jeunes filles, orphelines ou semi-orphelines, qui fréquentent une école privée ou un centre de formation.

Bien plus de 400 filles issues de familles démunies reçoivent des bourses d’études scolaires, ou universitaires. Au total, 8 écoles ont été construites ou rénovées dans les régions rurales du Mali dont certaines équipées d'énergie solaire. En octobre 2024 <em>Jigiya Bon</em> fêtera ses 20 ans, sans leur mère.

Ruth, que nous nous appelions Hawa Diallo, connue également sous le pseudonyme de "La Vieille Nationale" est de dimension nationale, nationale puisque son action s’étend au-delà de la capitale, Bamako. Hawa Diallo était la Dame de la République, de toute la République du Mali.

A l’annonce de son décès, un de ses anciens collègues gémissant lança spontanément : "Que d’orphelins !" Pour ceux qui ne la connaissent pas, vous imaginez maintenant, rien qu’avec <em>Jigiya Bon</em>, combien d’orphelins et d’orphelines Hawa Diallo laisse sur terre. Vous imaginez combien de larmes ont coulé et coulent. Vous imaginez combien de familles éplorées.

Mariam Sidibé, la directrice de <em>Jigiya Bon</em>, collègue et amie malienne de longue date écrit : <em>"Ensemble, nous avons surmonté des obstacles pour donner vie à ce projet, et son héritage vivra à travers </em>Jigiya Bon<em>. Ruth restera à jamais dans nos cœurs, un héritage nous rappelant de croire en nous-mêmes et en la capacité de chacun à changer le monde"</em>.

Après 15 ans de séjour au Mali, Ruth et Wilfried ont quitté le Mali, leur deuxième partie. Un jour, de retour pour s’occuper de <em>Jigiya Bon</em>, ils ont, comme d’habitude rendu visite à leurs amis, grands et petits, au sens social du terme. Et Ruth de demander à l’un de leurs anciens proches et employés comment allait sa famille. Comment allait le travail ?

L’homme eut cette réponse quasi philosophique : <em>"Ça va… </em>[mais].<em> Tout le monde n’est pas </em>[comme]<em> Hoffer"</em>. Cet employé rendait ainsi hommage à l’unique relation de travail et de confiance, voire d’amitié qu’il avait eu la chance d’établir avec Ruth et Wilfried. Evidemment, Ruth ne commenta pas la phrase. Elle continua à poser d’autres questions, à demander après d’autres personnes, à rigoler et à plaisanter.

Ruth, "la lumière dans nos vies" dont "nous continuerons à honorer l’héritage", comme l’écrit Mariam Sidibé, n’est plus. Transgresser fut le mot d’ordre silencieux de sa vie. L’agent provocateur au service de l'humain, n'est plus. Cette cofondatrice de <em>Jigiya Bon</em> incarnait la curiosité.

L’autrice de l’œuvre de toute d’une vie, qui s’impose comme leçon à tout un chacun, nous a quittés dans la nuit de la Saint-Sylvestre à l'âge de 89 ans.

<em>Ruth on bada jamu</em>.

<strong>Prof. Dr. Mamadou Diawara</strong>

<em>Goethe Universität, Frankfurt, Point Sud, Bamako</em>]]> </content:encoded>
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<title>#Mali : Disparition de Bassata Djiré : Une pionnière de la lutte pour l&amp;apos;émancipation des femmes s&amp;apos;en est allée</title>
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<pubDate>Tue, 16 Apr 2024 10:32:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>«Toutes les actions menées par les pionnières sont maintenant jetées dans les oubliettes», regrettait Mme Dembélé Sata Djiré dite Bassata lors d'un entretien en août 2023. Pourtant, précisait-elle, «la lutte des femmes n'a pas commencé».</strong>

Figure importante du mouvement féminin et panafricain au Mali, militante anticoloniale, Bassata Djiré s'est éteinte le 2 avril dernier à l'âge de 92 ans. Ses obsèques ont lieu trois jours après à N'Tomikorobougou en Commune III du District de Bamako. Ainsi avec sa disparition, le Mali perd une grande défenseuse de la cause des femmes et de l'émancipation africaine.

De la Chine à l'Union des Républiques socialistes soviétiques (URSS) d'alors, en passant par la Tanzanie et le Kenya, Bassata Djiré a porté haut le combat pour l'émancipation des femmes en construisant des ponts avec d'autres militantes engagées à travers le monde. Mais, c'est toujours au Mali que son engagement la ramène.

Directrice d'école, la battante travaille d'arrache-pied dans le secteur de l'éducation. Ainsi, elle exerce comme institutrice pendant 15 ans et comme maîtresse d'anglais au fondamental II dans plusieurs localités du pays dont Bamako, Bafoulabé, Ségou et Kadiolo. La militante a collaboré étroitement avec les femmes rurales, s'investissant dans la promotion de l'alphabétisation, du développement d'activités génératrices de revenus, ainsi que dans la sauvegarde de l'environnement à travers l'utilisation des foyers améliorés, a témoigné l'équipe du Projet archives des femmes, qu'elle a ardemment soutenue.

Cette brillante carrière la conduira à la direction nationale de l'alphabétisation fonctionnelle (ex-Dnafla) où elle servira comme directrice jusqu'à sa retraite. Née vers 1932 à Bamako, Bassata est l'une des sept premières institutrices et syndicalistes du Mali. Leader dans l'âme, elle fait partie des cinq déléguées qui représentent l'Afrique à la Conférence de la Fédération démocratique internationale des femmes (FDIF) de 1958 à Vienne (en Autriche). Femme d'action, panafricaine convaincue, elle est l'une des initiatrices du Congrès de l'Union des femmes de l'Afrique de l'Ouest (Ufoa) en 1959 à Bamako, qui avait rassemblé près d'un millier de participants lieux de la sous-région.

Elle est également membre fondatrice de l'Union des femmes du Soudan (UFS) la même année avec Mme Jeanne Martin Cissé de la Guinée. Déléguée syndicale de l'École des filles de la Poudrière. De 1958 à 1960, elle occupe le poste de secrétaire général de l'Intersyndical des femmes travailleuses du Soudan français, secrétaire général du comité du Rassemblement démocratique africain (RDA) de N'Tomikorobougou de 1956 à 1959 et du bureau des femmes du même parti à Kadiolo.

Après avoir fréquenté tôt l'école de filles de Bamako pour ses études primaires de 1941 à 1947, elle étudie au collège de Markala jusqu'en 1950. Mme Dembélé Sata Djiré débute sa carrière professionnelle comme institutrice du collège de filles de Bamako en 1951. En 1966, elle obtient le Certificat de stage de perfectionnement en anglais aux États-Unis d'Amérique, plus précisément au San Jose State collège de Californie. Une année après, elle décroche son Certificat d'aptitude professionnelle (Cap) en 1967. Pour de bons et loyaux services rendus à la nation, elle a été distinguée chevalier de l'Ordre national du Mali en 2006. Mère de quatre enfants et plusieurs petits-enfants, Démbélé Bassata Djiré affectueusement appelé Mamie repos désormais au cimetière de Hamdallaye.

<strong>Aboubacar TRAORE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>4 avril 2022 : Le jour où Diango :  Cissoko prit le train de l&amp;apos;Infinie</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/4-avril-2022-le-jour-ou-diango-cissoko-prit-le-train-de-linfinie-3059649.html</link>
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<pubDate>Sat, 06 Apr 2024 01:30:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le lundi 4 avril 2022, l'ancien Premier ministre Diango Cissoko était arraché à l'affection des siens et à la nôtre, des suites d'une courte maladie, à l'âge de 74 ans. La triste nouvelle avait été annoncée par sa famille. L'ancien Médiateur de la République a été inhumé le jeudi 7 avril 2022 avec tous les honneurs de la Nation au cimetière de Sotuba. Retour sur les temps forts des obsèques et la carrière de ce grand commis de l'Etat, auteur du livre "La Rédaction administrative".</em></strong>

Triste soirée que celle du lundi 4 au mardi 5 avril 2022 avec l'annonce par sa famille du décès de Diango Cissoko, grand commis de l'Etat qui a occupé les plus hautes fonctions administratives dans ce pays.

La cérémonie funèbre du septuagénaire et demi s'est déroulée près de son domicile à Korofina en présence du Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, de l'ancien président de la Transition, Pr. Dioncounda Traoré, des présidents d'institution de la République et de plusieurs membres du gouvernement.

L'événement a aussi enregistré la présence des autorités administratives et coutumières de Bamako, des parents, amis et anciens collaborateurs de l'illustre disparu, ainsi que d'une foule nombreuse venue lui rendre un dernier hommage.

Devant le corps couvert du drapeau national exposé sur le catafalque, les intervenants ont témoigné, de manière éloquente, des valeurs et qualités de ce grand serviteur de la Nation et fin connaisseur des rouages de l'administration malienne.

Première à venir au pupitre, Fatoumata Cissoko, la fille du défunt, a exprimé ses sincères reconnaissances au président de la Transition, le colonel Assimi Goïta pour son implication personnelle, et à toutes les autorités pour leurs soutiens multiformes durant cette période de dure épreuve.

Elle a salué les qualités d'un père qui a su former ses enfants pour mieux affronter les épreuves de la vie.

Au nom des anciens collaborateurs et amis, le Pr. Baba Berthé a longuement vanté les qualités d'homme affable du travail bien fait, de grand commis de l'Etat, et surtout d'excellent enseignant de l'ancien secrétaire général de la présidence qu'il a agréablement côtoyé à Koulouba pendant trois ans.

Le Grand chancelier des ordres nationaux a présenté les condoléances et les hommages de la nation au nom du président de la Transition. Selon le général Amadou Sagafourou Guèye, c'est avec effroi et résignation, que les Maliens ont appris la disparition de l'une de leur boussole, leur fierté et d'un de leur grand serviteur de l'Etat. Ainsi, Diango Cissoko venait de se soumettre aux injonctions de ce gendarme féroce qu'est la mort. Il repose au cimetière de Sotuba.

Diango Cissoko, est né le 13 août 1948 à Kita. Il fut Premier ministre de transition du 11 décembre 2012 au 5 septembre 2013. Administrateur civil diplômé de l'Ecole nationale d'administration (ENA) du Mali (Section administration générale), Diango Cissoko est titulaire d'un doctorat d'Etat en droit de l'Université de Rouen.

Dans l'administration malienne, il a été successivement :

- Directeur des services pénitentiaires et directeur de la Prison centrale de Bamako,

- Directeur national de la fonction publique et du personnel,

- Directeur de cabinet du ministre du Travail et de la Fonction publique et membre de la Commission nationale de réforme administrative,

- Ministre de la Justice, garde des Sceaux,

- Secrétaire général de la présidence de la République,

- Gouverneur suppléant du FMI, de la Banque mondiale, de la Banque islamique de développement (Bid), de la Banque africaine de développement (Bad), du Fonds africain de développement (Fad), et gouverneur de la Banque mondiale,

- Administrateur civil au ministère de l'Administration territoriale et des Collectivités locales,

- Directeur de cabinet du Premier ministre,

- Médiateur de la République.

A signaler que Diango Cissoko a enseigné dans plusieurs grandes écoles de la place telle que : - l'Ecole pratique des hautes études (EPHE),

- l'Ecole nationale d'administration (ENA),

- l'Ecole nationale d'ingénieurs (ENI),

- l'Institut de gestion et de langues appliquées aux métiers (Iglam),

- le Centre de formation et d'appui conseil pour le développement local (Delta-C),

- l'Université de Bamako.

Officier de l'Ordre national du Mali, Diango Cissoko est auteur de plusieurs publications sur, entre autres thèmes, le droit pénal général et la science pénitentiaire, la rédaction administrative, la justice, la fonction publique, la science administrative. Son ouvrage intitulé Rédaction administrative publié en 2005 a été honoré par le prix Malouet (2006) de l'Académie des sciences morales et politiques de l'Institut de France.

Diango Cissoko était membre de plusieurs organismes internationaux, tels l'Institut international de droit d'expression et d'inspirations françaises (Idef), l'Association internationale de la fonction publique (AIFP), le Groupe de travail franco-africain sur la gouvernance au Sud.<strong>                  </strong>

<strong>                   El Hadj A.B. HAIDARA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Maitre Drissa Traoré tire sa révérence :  La vie bien remplie d&amp;apos;un combattant complet</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/maitre-drissa-traore-tire-sa-reverence-la-vie-bien-remplie-dun-combattant-complet-3058902.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 30 Mar 2024 02:45:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>"Toute âme gouttera la mort" ; un adage auquel n'aura pas échappé Me Drissa Traoré. Ancien ministre de la Justice, ancien bâtonnier de l'Ordre des avocats du Mali et président fondateur du parti PDP, ce grand défenseur des droits humains a tiré sa révérence le lundi 11 mars 2024 à l'âge de 78 ans. Il a été accompagné à sa dernière demeure, au cimetière de Hamdallaye, par ses camarades avocats et du monde de la justice ainsi qu'une foule variée de parents, amis, connaissances, anciens collaborateurs et camarades de lutte politique, et admirateurs. </em></strong>

La mort a ce don de ramener devant les projecteurs, le temps d'une cérémonie sociale, des êtres perdus de vue depuis belle lurette. Le décès annoncé le lundi 11 mars 2024 de Me Drissa Traoré dans ce jardin secret de la grande faucheuse.

Avocat et homme politique épanoui, celui qui a marqué de son empreinte l'histoire de la démocratie pluraliste du Mali avait laissé la scène politique et professionnelle active depuis une vingtaine d'années. Durant cette période, son nom n'était mentionné ni dans les discours politiques, ni dans les écrits et les débats radio-télévisés, ni même dans les causeries. Toute attitude qui surprit plus d'un à l'annonce de sa disparition en ce jour fatidique du 11 mars qui venait révéler qu'il était toujours vivant.

La levée du corps de l'éminent avocat a eu lieu en présence du gotha des hommes en Noir du Mali. Et, comme il fallait s'y attendre, sa dépouille funèbre a été portée par ses pairs avocats du barreau malien. Me Drissa Traoré repose au cimetière de Hamdallaye auprès d'illustres personnalités à l'image des anciens présidents du Mali Modibo Kéïta, Gal Moussa Traoré, Amadou Toumani Touré et Ibrahim Boubacar Kéïta ainsi que Soumaïla Cissé (Chef de file de l'Opposition) entre autres. Avocat au Barreau du Mali, ancien bâtonnier de l'Ordre des Avocats du Mali, ancien ministre de la Justice, acteur de premier rang du Mouvement démocratique et président fondateur du parti PDP (Parti pour la Démocratie et le Progrès), il fut un grand serviteur de l'Etat, un grand défenseur des Droits de l'Homme. Le défunt était marié et père de 5 enfants. Quand tomba la nouvelle du rappel à Dieu de Me Drissa Traoré, le département de la Justice et des Droits de l'Homme fut parmi les plus prompts à réagir de manière officielle en ces termes :  <em>"Le Ministère de la Justice et des Droits de l'Homme exprime aujourd'hui sa profonde tristesse suite au décès de l'ancien ministre de la justice et éminent avocat, Maître Idrissa Traoré.  Maître Traoré a consacré sa vie à la promotion de la justice et à la défense des droits de l'homme au Mali. Son parcours remarquable, marqué par son engagement sans faille et sa passion pour le droit, restera gravé dans les mémoires. En tant que premier Président de l'Association des Jeunes Avocats du Mali et ensuite en tant que Ministre d'Etat chargé de la Justice et des Droits de l'Homme, Maître Traoré a laissé une empreinte indélébile dans le domaine juridique et politique de notre pays. Sa contribution exceptionnelle à la société malienne, tant sur le plan professionnel que politique, ne sera jamais oubliée. Nous rendons hommage à sa vision, à son dévouement et à sa contribution inestimable à la construction d'un Mali plus juste et équitable. Son intégrité et sa loyauté envers son pays lui ont valu d'être décorer à titre posthume comme chevalier de l'Ordre de national par le Garde des Sceaux.   En ces moments difficiles, le Ministère de la Justice et des Droits de l'Homme adresse ses plus sincères condoléances à la famille Traoré, ainsi qu'à ses proches, ses collègues et tous ceux qui ont eu le privilège de le connaître.</em>

Bardé de diplômes, Me Drissa Traoré était aussi et surtout connu pour son ferme engagement politique et son combat pour la défense des Droits de l'homme. En effet, Me Drissa Traoré était titulaire d'une licence en Droit privé (Faculté de Droit d'Amiens, France), d'un certificat en Criminologie de la Faculté de Droit de Tours (France) d'un autre certificat en Sciences criminelles de l'Institut de criminologie Paris Il (Panthéon-Sorbonne) et enfin d'un Certificat d'Aptitude à la Profession d'Avocat (CAPA) du Barreau du Sénégal. Il était le doyen de l'ordre des avocats du Mali depuis 2003, membre fondateur de l'Association des Jeunes Avocats du Mali. Il a été Bâtonnier de l'ordre des avocats de 1989 à 1991. Ce fervent défenseur des droits humains était une des figures de proue du mouvement démocratique. Il faisait partie de la délégation du Comité de Coordination des Associations et Organisations du Mouvement démocratique qui avait affronté le régime de Moussa Traoré à partir de 1990. L'histoire révèle que c'est Me Drissa Traoré qui avait remis au dictateur Moussa Traoré la lettre lui demandant de démissionner de ses fonctions de président de la République. Il l'avait fait avec honneur et dignité, en compagnie de feus Me Demba Diallo, Abdramane Baba Touré, Bakary Karembé, Mohamed Lamine Traoré et Me Hamidou Diabaté ainsi que Modibo Diakité et bien d'autres. Dans la déclaration, rédigée lors d'un meeting de l'Union nationale des Travailleurs du Mali-UNTM, ces combattants de la liberté, réclamaient <em>"la démission pure et simple du président Moussa Traoré"</em> pour une ouverture démocratique partout au Mali. Aussi, dans cette déclaration, ils avaient réclamé la dissolution de l'Assemblée nationale, l'instauration du multipartisme etc.

Ensemble, ils réussiront à faire partir Moussa Traoré avec le parachèvement, par l'armée avec à sa tête ATT, de la révolution de Mars 1991. A l'instauration du pluralisme politique, il créa, en 1991, avec d'autres camarades, le PDP dont il fut le premier président. Ainsi, il avait été candidat aux premières élections présidentielles pluralistes et démocratiques du Mali en 1992. Il avait obtenu un score honorable, ce qui lui a permis d'entrer dans le premier gouvernement du président Alpha Oumar Konaré, en qualité de membre des Partis signataires du pacte républicain (PSPR).De 1991 à 1993, il avait été nommé ministre d'Etat chargé de la Justice et des Droits de l'homme. Découragé par la chose politique, il démissionnera de la présidence de son parti et créera plus tard le PDA-Dunkafa ton. Petit à petit, il s'éclipse de la scène politique et se fait oublier par l'opinion publique. Jusqu'au 11 mars 2024, et, le clap de fin !

<strong> La Rédaction</strong>

&nbsp;

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</item>

<item>
<title>Ousmane Boubou Traoré, Bâtonnier de l&amp;apos;ordre  des avocats, aux obsèques de Me Drissa Traoré : &amp;quot;Tu resteras dans la mémoire collective de tous les avocats du Mali&amp;quot; &amp;quot;Tu as fait de ta vie un rêve, et du rêve une réalité&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/ousmane-boubou-traore-batonnier-de-lordre-des-avocats-aux-obseques-de-me-drissa-traore-tu-resteras-dans-la-memoire-collective-de-tous-les-avocats-du-mali-tu-as-fait-de-ta-vie-un-reve-et-3058493.html</link>
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<pubDate>Tue, 26 Mar 2024 01:20:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Réputé être un chevronné cadre de la justice malienne, Me Drissa Traoré nous a quittés, le lundi 11 mars 2024, à l'âge 78 ans. Un vibrant hommage lui a été rendu, le mercredi 13 mars dernier, par ses pairs avocats en présence de plusieurs personnalités du monde de la justice dont le 1er responsable, Mamoudou Kassogué, ministre de la Justice, des Droits de l'Homme, garde des Sceaux. Me Drissa Traoré, qui fut bâtonnier puis ministre de la Justice, a été décoré par les autorités de la Transition chevalier de l'Ordre national à titre posthume. Il a été accompagné à sa dernière demeure par une foule des grands jours. Il repose pour l'éternité au cimetière d'Hamdallaye. Voici l'oraison funèbre lue par le bâtonnier de l'Ordre des avocats, Me Ousmane Boubou Traoré qui nous publions en intégralité. </em></strong>

Cher Aîné, Monsieur l'Enseignant, Monsieur le Bâtonnier, Monsieur le Garde des Sceaux, Monsieur l'Avocat tout simplement. Comme c'est particulièrement lourd pour moi et exagérément prétentieux de ma part, fusse- t-il en ma qualité de bâtonnier de parler de toi en quelques minutes. Cette contraction de texte, je vais m'y plier !

Monsieur le Bâtonnier, toi qui, fus le premier président de l'Association des jeunes avocats du Mali en 1981, tu sauras excuser les éventuelles maladresses de ton cadet bâtonnier 43 années plus tard. L'émotion qui m'étreint est celle de tous les avocats, elle est à la dimension de l'humain que tu as été.

A l'annonce de ton décès, les confrères à l'unanimité t'ont rendu un hommage mérité.  Les mots deviennent futiles pour signifier toute la douleur qu'ils ont ressentie suite à cette disparition. Le Barreau du Mali exprime toute sa compassion et ses condoléances les plus attristées à toute la famille si durement éplorée.

Puisse ton épouse et tes cinq enfants avoir le ressort nécessaire de surmonter cette épreuve qui nous attend tous.

Très cher et estimé doyen, ton parcours scolaire et universitaire et ta vie professionnelle sont inspirants. Tu naquis le 2 mai 1946 à Bamako, tu obtins respectivement le Certificat d'études primaires à l'Ecole primaire de Bamako, le diplôme d'études fondamentales, et le diplôme de l'Ecole normale secondaire de Katibougou, en 1959, 1964 et 1965.  Ainsi, commença pour toi une belle carrière d'enseignant du second cycle de 1966 à 1970.

Parce que l'enseignement éveille la curiosité et mène à d'autres domaines insoupçonnés que tu décidas d'aller à Amiens en France où tu obtins ta licence de droit privé, ton certificat de criminologie de la Faculté de droit de Tours et enfin ton certificat en sciences criminelles de l'Institut de criminologie de Paris II (Panthéon-Sorbonne), entre 1974 et 1976.  Tu as obtenu ton Capa à Dakar entre 1977 et 1980, avant d'être inscrit au Barreau du Mali en 1980. C'est ainsi que la salle d'audience remplaça la salle de classe et les clients ont pris la place des élèves.

Cependant, en bon enseignant tu es resté droit dans tes bottes en trouvant l'alchimie entre ses deux nobles métiers qui ont pour quintessence la rigueur, la probité, l'honneur et la transmission du savoir.

<img class="aligncenter size-full wp-image-3058448" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/03/Me-Deces-obseque.jpg" alt="" width="650" height="346" />Parlant justement de savoir, tel Tierno Bocar, le maitre spirituel de l'écrivain humaniste malien Amadou Hampaté Ba, tu as formé, j'allais dire enseigné le droit ou tout simplement transmis des valeurs à d'autres qui font aujourd'hui la fierté de notre profession.

Tel Prométhée, figure marquante de la Grèce antique, transmetteur du feu sacré, ayant le don de se réinventer en permanence pour le bien-être de la cité, tu es allé au-delà de l'avocat défenseur de la veuve et de l'orphelin pour entamer un brillant parcours politique.

Tu as compris que les problèmes de la cité sont les tiens, et que le Barreau citoyen ne pouvait pas rester en marge de l'évolution socio-politique de notre société.

Tu auras été successivement entre 1991 et 1997 porte-parole du Mouvement démocratique, président-fondateur du Parti pour la démocratie et le progrès (PDP), candidat aux élections présidentielles à deux reprises, ministre d'Etat chargé de la Justice et des Droits de l'Homme avant d'être le vice-consul du Royaume d'Espagne au Mali.

Monsieur le Bâtonnier, en égrenant ton CV, ton cadet a compris qu'avec toi l'existence humaine fut un défi permanent à relever, un bonheur incommensurable à mériter et enfin une aventure exaltante à tenter. Tu as fait de ta vie un rêve, et du rêve une réalité.

Les avocats à l'unanimité sont tous fiers de toi, le Forum du Barreau, notre lieu d'expression au quotidien a brillé par le lustre des propos dithyrambiques te concernant.

Monsieur Jean d'Ormesson avait raison en affirmant qu'il y a quelque chose de plus fort que la mort, c'est la présence des absents dans la mémoire des vivants. Tu en es l'illustration parfaite. Tu resteras dans la mémoire collective de tous les avocats du Mali.

A ta famille, à tes amis, à tes collaborateurs, à tous tes proches, le Barreau du Mali exprime ses condoléances les plus émues.

Puisse l'éternel dans sa miséricorde vous réserver une place de choix dans son paradis ! Amen. Dors en paix cher Bâtonnier !"

xxx

<strong>Pour son intégrité et sa loyauté envers son pays :</strong>

<strong>Me Drissa Traoré fait chevalier à titre posthume ! </strong>

<strong><em>Décédé le 11 mars 2024 à l'âge de 78 ans, l'ancien ministre de la Justice Me Drissa Traoré a été élevé au grade de chevalier de l'Ordre national à titre posthume. Cela pour son intégrité et sa loyauté </em></strong><strong>.<em>envers son pays. </em></strong>

<em> </em>Le ministère de la Justice et des Droits de l'Homme, Mamoudou Kassogué a exprimé  sa profonde tristesse suite au décès de l'ancien ministre de la Justice et éminent avocat, Me Idrissa Traoré.

Me Traoré a consacré sa vie à la promotion de la justice et à la défense des droits de l'Homme au Mali. Son parcours remarquable, marqué par son engagement sans faille et sa passion pour le droit, restera gravé dans les mémoires.

En tant que 1er président de l'Association des jeunes avocats du Mali et ensuite en tant que ministre d'Etat chargé de la Justice et des Droits de l'Homme, Me Traoré a laissé une empreinte indélébile dans le domaine juridique et politique de notre pays.

Sa contribution exceptionnelle à la société malienne, tant sur le plan professionnel que politique, ne sera jamais oubliée. <em>"Nous rendons hommage à sa vision, à son dévouement et à sa contribution inestimable à la construction d'un Mali plus juste et équitable",</em> précisera le ministre Kassogué.

Son intégrité et sa loyauté envers son pays lui ont valu d'être décoré à titre posthume comme chevalier de l'Ordre de national par le garde des Sceaux.

En ces moments difficiles, le ministère de la Justice et des Droits de l'Homme adresse ses plus sincères condoléances à la famille Traoré, ainsi qu'à ses proches, ses collègues et tous ceux qui ont eu le privilège de le connaître]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Diakite Adja Bani Kebé n&amp;apos;est plus :   Le Mali orphelin de sa «Maman nationale»</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/diakite-adja-bani-kebe-nest-plus-le-mali-orphelin-de-sa-maman-nationale-3056275.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/necrologie/diakite-adja-bani-kebe-nest-plus-le-mali-orphelin-de-sa-maman-nationale-3056275.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 07 Mar 2024 02:44:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Arrachée à notre affection le 27 février dernier, notre maman Diakité Adja Bani Kébé a été conduite à sa dernière demeure jeudi dernier (29 février 2024) par une foule immense et sans aucun protocole. Elle repose désormais au cimetière de Sotuba. Malgré le choc émotionnel, nous n’avons aucun doute qu’elle a superbement bien accomplie mission avant de s’éclipser. Notre hommage !</strong>

«<em>Salam ! Ta maman est retournée à notre créateur ce soir. Des douas pour elle</em>» ! Cette annonce de ma sœur Rokiatou Diakité dite «<em>Rose</em>» (entre autres, conseillère conjugale, influenceuse…) traduit à elle seule toute la vie de notre chère et regrettée maman accompagnée à sa dernière demeure jeudi dernier (29 février 2024) au cimetière de Sotuba par une foule inconsolable. Dans le message de Rose, on trouve la foi et l’humilité qui ont été des traits caractéristiques de Diakité Adja Bani Kébé. Hé oui, cette grande dame (dans tous les sens du terme), cette femme exceptionnelle a tiré sa révérence.

Le Mali est orphelin de sa «<em>Maman nationale</em>», de son «<em>Trésor humain vivant</em>» emporté par une longue maladie. Seule la volonté d’Allah pouvait vaincre la ténacité de cette belle âme, de cette Nyéléni, de cette épouse dévouée qui a été une tendre Maman pour tous les enfants qui ont croisé son chemin. Educatrice à cheval sur les valeurs fondamentales de notre société et de l’islam, elle a utilisé son expérience et sa sagesse pour façonner des vies, sauver des couples, sceller des unions, réconcilier des cœurs, consolidé le pacte de sang… Conseillère conjugale et Chevalier d’ordre national du Mali, Adja Bani a été aussi une dynamique et efficace ambassadrice de la paix.

Diplômée de l’Enseignement technique secondaire (secrétariat de direction et dactylo), elle a été auditrice de cours privés de formations qualifiantes en coupe/couture et broderie manuelle, en cuisine française et africaine, à la création de nouvelles recettes, à l’entretien de la maison… Notre regretté Maman a été secrétaire de direction, promotrice d’une maison de prêts à porter dans les années 60. A ce titre, elle a été la première femme à organiser un défilé de mode au Mali dans les années 1960.

Coachée par sa grand-mère, Adja s’est par la suite lancée dans l’artisanat, précisément dans la fabrication d’encens et autres produits de beauté et de séduction pour femme. «<em>C’est ma grand-mère qui exerçait ce métier et j’étais souvent à ses côtés. C’est donc à travers elle que je me suis retrouvée dans ce métier et, au fil du temps, j’ai commencé à en fabriquer pour mes collègues de service</em>», disait-elle dans l’une des nombreuses interviews accordées à la presse. Courageuse et avide de connaissance, elle a vite maîtrisé les secrets de la Femme (Secret de Femme est le nom de son entreprise), les astuces de la beauté physique et de la séduction féminine, les sciences de la beauté intérieure et spirituelle. On retient des témoignages, qui se sont multipliés sur les réseaux sociaux dès l’annonce de sa disparition, que l’illustre défunte fut  «<em>une coache conjugale qui a consacré sa vie à sauver des mariages, à ressouder des couples en péril,  faire de jeunes filles sans expérience des femmes bien accomplies, de vraies épouses conscientes de leur responsabilité dans la stabilité et le bien-être du foyer. Elle a su toujours prodiguer de bons conseils surtout aux jeunes mariés</em>».

«<em>La femme joue un rôle extrêmement important dans la société, particulièrement dans l’équilibre du foyer. Par conséquent, j’exhorte et j’aide les femmes à assumer cette responsabilité, à se respecter pour qu’on les respecte</em>», rappelait Adja Bani dans ses entretiens. Cela lui a valu le surnom amplement mérité de «<em>Maman nationale</em>» avant que le la République ne la hisse sur le trône de «<em>Trésor Humain Vivant</em>». Une consécration amplement méritée par celle qui a consacré sa vie aux autres, le plus souvent aux dépens de sa propre personne et des siens.

Certes, ce décès ne met pas le feu à la «<em>bibliothèque</em>» que fut et que restera Mme Diakité parce qu’elle a su transmettre sa sagesse et ses connaissances à tous ceux qui l’ont souhaité et surtout à la très courageuse Rokiatou Diakité dite Rose qui a hérité tout d’elle, y compris son talent (savoir et savoir faire, élégance et finesse d’esprit…) et ses valeurs. Mais, rien ne pourra nous consoler de la disparition de Adja Bani Kébé Diakité parce que le vide (physique et spirituel) qu’elle laisse sera difficile à combler ! Elle nous laisse un fabuleux héritage que Rose est chargée de protéger et de perpétuer !

Repose en paix dans le Firdaws, chère Maman Nationale !

<strong>Moussa Bolly</strong>

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<item>
<title>Feu le ministre Adama Samassekou :   Un homme de valeur au panthéon de l’immortalité</title>
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<pubDate>Thu, 29 Feb 2024 01:43:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Un baobab est tombé après avoir résisté à tous les assauts, à toutes les tempêtes de la vie. Véritable homme de culture à la connaissance encyclopédique, l’annonce de sa disparition a presque fait trembler toute la République d’émotion. Hélas, Adama Samassékou s’est éclipsé dans la matinée du vendredi dernier (23 février 2024) sans crier garde. Un malaise a scellé ce sort inexorable. Récemment nommé porte-parole du Comité de pilotage du dialogue inter-Maliens, il est mort à la tâche au service de la patrie ainsi privée d’une «une expertise avérée», d’un sage qui avait «<em>une connaissance profonde du pays et de ses réalités contemporaines</em>». Heureusement, la «<em>bibliothèque</em>» n’a pas pris feu car sa disparition n’est que physique. </strong>

<strong>Et cela d’autant plus le ministre avait le sens du partage et n’a jamais hésité à aller au contact des autres sans, prétention aucune et sans aucune distinction de génération. Infatigable et d’une exceptionnelle ténacité, malgré le poids de l’âge, il ne s’est jamais ménagé pour le Mali voire l’Afrique, qu’il a servi son jusqu’à son dernier souffle. L’annonce de sa disparition à suscité une vague d’émotion et d’hommages amplement mérités. Nous vous proposons ici celui de Ousmane Bamba, un jeune cadre du pays qui l’a beaucoup côtoyé.</strong>

Une lumière s'est éteinte, un baobab de l'Afrique s'est déraciné, un grand fromager du village est tombé,  un digne fils du Mali s'est couché, un homme d'une profondeur intellectuelle, culturelle et spirituelle est parti après  tant de combat. Le Ministre Adama Samassékou, président du CIP du Mouvement fédéraliste panafricain (CIP/MFPA), le président de la Conférence mondiale des humanités (CMH), le Coordinateur général du Réseau national des humanités (RNH-Mali), le président du Réseau Maaya, le Secrétaire exécutif/fondateur de l'Académie africaine des langues ACALAN/UA, l’ancien président du CIPSH… l’ancien ministre de l'Éducation est parti à jamais ; lui qui venait d’être nommé par le président de la Transition au Comité de pilotage du dialogue Inter malien, ne parlera plus…

Après avoir fait ses études primaires et secondaires au Mali, Adama Samassékou a étudié la philologie et la linguistique à l'université d'État de Moscou (Russie) puis à Paris où il obtient un Diplôme d'études approfondies (DEA) en linguistique africaine à l’Université de la Sorbonne (Paris) et un DESS en sciences des organisations à l'université Paris-Dauphine.

Il a été chef du département de linguistique de l’Institut des sciences humaines du Mali, puis directeur de la Bibliothèque nationale du Mali et conseiller du ministre de la Culture. Engagé dans la vie associative (président-fondateur du Mouvement des peuples pour l’éducation aux droits humains, président de la Fédération IC-Volontaires) et politique (fondateur de la section française de l’Alliance pour la démocratie au Mali), Adama Samassékou a été ministre de l’Éducation entre 1993 et 2000 et porte-parole du gouvernement malien de 1997 à 2000).

Adama Samassékou a été le premier  président de l’Académie africaine des langues et a présidé le Comité préparatoire du Sommet mondial sur la société de l'information à Genève (Suisse) en 2003 avec honneur et dignité. En 2010 M. Samassékou était l'un des commissionnaires de la Commission de haut niveau «La large bande au service du développement numérique»

Viscéralement convaincu et confiant en l’avenir de l’Afrique, le continent qu’il chérissait tant, il disait il y a peu : «<em>Lorsqu’un État ou un groupe d’États prennent des décisions courageuses et posent des actes concrets allant dans le sens d’un fédéralisme viable, le Mouvement fédéraliste panafricain salue et encourage cet événement. Les peuples africains sont debout et rien ne les empêchera de conquérir leur pleine souveraineté et de réparer leur dignité. Les jeunes africains l’ont compris. L’Afrique doit s’unir maintenant</em>» !

Dors en paix mon Président et Camarade Ministre…

&nbsp;

<strong>Ousmane Bamba</strong>

Secrétaire général du Mouvement Fédéraliste  Panafricain/Section Mali

&nbsp;

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<title>Disparition d’Adama Samassékou. L’Adéma pleure un grand « défenseur des langues africaines »</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/disparition-dadama-samassekou-ladema-pleure-un-grand-defenseur-des-langues-africaines-3054916.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 24 Feb 2024 10:38:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Président d'honneur de l'Adéma (Parti Africain pour la Solidarité et la Justice), Adama Samassékou a tiré sa référence, ce vendredi 23 février 2024, à Bamako. Dans un message de condoléances, ses camarades du parti ont rappelé le parcours et les qualités humaines de l’homme.</strong>

Âgé de 77 ans, Adama Samassékou est décédé à la tâche. Le 5 février dernier, lui et ses collègues membres du Comité de pilotage du Dialogue Inter-Malien étaient au Palais de Koulouba où ils ont été officiellement mis en mission par le président de la transition, le Colonel Assimi Goïta. Une mission pour la paix définitive entre Maliens. Cette « cause humaine » était celle de Samassékou, il était prêt à y engager ses dernières forces. Mais le trépas en a décidé autrement.

Ancien ministre de l'Éducation nationale du Mali ( 1993- 2000), Adama Samassékou a été entre autres : Secrétaire Exécutif Fondateur de l'Académie Africaine des Langues ACALAN/UA, Président du CIP du Mouvement Fédéraliste Panafricain (CIP/MFPA), Président de la Conférence Mondiale des Humanités (CMH), Coordinateur Général du Réseau National des Humanités (RNH-Mali), Président du Réseau Mondial pour la Diversité Linguistique-MAAYA, Président du PrepCom de la phase de Genève du SMSI, Ancien Président du Conseil International de la Philosophie et des Sciences Humaines (CIPSH).

Selon l'Adéma-PASJ, la soudaine disparition d’Adama Samassékou crée un « vide » immense. Ainsi, le deuil frappe le monde politique, culturel, associatif et universitaire, et par-delà tout le peuple malien. L’Adéma salue la mémoire d’un homme « reconnu pour ses engagements » dans la vie associative et politique.

Le camarade « SAMASS », selon l’Adéma a joué un grand rôle dans l'avènement de la démocratie au Mali. <em>« Il a marqué tous les esprits par ses efforts inlassables à soutenir la promotion des langues africaines, le panafricanisme et l'intégration des peuples africains »,</em> peut-on lire dans le message de condoléances.

<strong>Mamadou TOGOLA/maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>#Mali : L’ancien ministre Adama Samassékou décède à l’âge de 78 ans</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/mali-lancien-ministre-adama-samassekou-decede-a-lage-de-78-ans-3054913.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 24 Feb 2024 09:10:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Triste nouvelle pour la culture malienne. Le Mali vient de perdre une autre grande figure de la nation en la personne d’Adama Samassékou. L'ancien ministre chargé de l'Éducation est décédé ce vendredi 23 février à l'âge de 78 ans</strong>

La triste nouvelle a été confirmée par plusieurs proches collaborateurs de l'ancien directeur des Langues nationales et récemment désigné porte-parole du Comité de pilotage du Dialogue inter-Maliens. Adama Samassékou est né en 1946. Après avoir fait ses études primaires et secondaires au Mali, il a étudié la philologie et la linguistique à l'Université d'État de Moscou puis à Paris où il obtient un diplôme d'études approfondies (DEA). en linguistique africaine à l'Université de la Sorbonne et un diplôme d'études supérieures spécialisées (DESS) en sciences des organisations à l'Université Paris-Dauphine.

Adama Samassékou a été chef du département de linguistique de l'Institut des sciences humaines du Mali, puis directeur de la Bibliothèque nationale du Mali et conseiller du ministre chargé de la Culture. Engagé dans la vie associative (président-fondateur du Mouvement des peuples pour l'éducation aux droits humains) et politique (fondateur de la section française de l'Alliance pour la démocratie au Mali), Adama Samassékou a été ministre de l'Éducation entre 1993 et ​​2000 et porte-parole du gouvernement de 1997 à 2000.

Il était le président de l'Académie africaine des langues et a présidé le Comité préparatoire du Sommet mondial sur la société de l'information à Genève en 2003. En 2010, Samassékou était l'un des commissionnaires de la Commission de haut niveau « la grande bande au service du développement numérique ». Il a été désigné le 05 janvier dernier, comme porte-parole du Comité de pilotage du Dialogue inter-Maliens pour la paix et la réconciliation nationale.

<strong>Souleymane SIDIBE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Communiqué du décès de Monsieur  Adama Samassekou</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/communique-du-deces-de-monsieur-adama-samassekou-3054902.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 23 Feb 2024 20:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le Président et l’ensemble des Membres du Comité de Pilotage du Dialogue Inter-maliens pour la Paix et la Réconciliation nationale ont appris, avec une profonde affliction, le décès de Monsieur Adama SAMASSEKOU, porte-parole du Comité de Pilotage et ancien Ministre.

A sa famille durement éplorée, à ses proches, collaborateurs et amis, le Président du Comité de pilotage présente ses condoléances les plus attristées et prie pour le repos de l’âme du disparu.

Le Comité de pilotage perd en sa personne une expertise avérée, un sage qui a une connaissance profonde du pays et de ses réalités contemporaines. Le ministre Adama SAMASSEKOU aura été de tous les combats et a servi son pays jusqu’à son dernier souffle.

Sa présence au Comité de Pilotage est la preuve éloquente de son engagement constant pour le Mali, malgré le poids de l’âge.

Le Président et l’ensemble des membres du Comité de Pilotage du Dialogue Inter-maliens pour la Paix et la Réconciliation nationale restent convaincus que l’immense héritage intellectuel de l’illustre disparu sera préservé pour servir les générations futures.

<strong>Bamako, le 23 février 2024</strong>

<strong>P/LE PRESIDENT</strong>

<strong>P.O Le Vice-Président</strong>

<strong>Pr. Jean Bosco KONARE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>In Memoriam : Siraboula Macalou, il restera toujours quelque chose de toi</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/in-memoriam-siraboula-macalou-il-restera-toujours-quelque-chose-de-toi-3054051.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 18 Feb 2024 01:26:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Décédée le samedi à l’hôpital Mère Enfant de Kayes à plus de 100 ans et conduite à sa dernière demeure le lendemain, dimanche 07 janvier, à Samé Plantation, Siraboula Macalou a été plus qu’une grand-mère paternelle mais une maman pour moi.

Maa, comme tes enfants et petits-enfants t’appelaient affectueusement, aujourd’hui, mercredi 14 février, marque le 40e jour de ton rappel par Dieu, le créateur de la Terre et des Cieux. C’est avec beaucoup de peine que je te vois partir sans pouvoir rien faire pour te retenir.

Siraboula Macalou, à présent, je n’arrive pas à t’oublier et ma peine devient chaque jour plus grande. Inutile donc de rappeler que c’est avec beaucoup de peine et de difficultés que je me suis mis à table pour te rendre hommage à travers ces quelques lignes. J’ai d'ailleurs essayé à plusieurs reprises. En vain. Pourtant, Dieu seul sait qu’il est facile pour moi d’écrire.

Alphonse Lamartine dans ses Méditations poétiques n’a pas tort quand il affirmait dans son poème Le Lac que quand « Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé ». Jean D’Ormesson ajoute : « Il y a quelque chose de plus fort que la mort, c’est la présence des absents dans la mémoire des vivants. » Maa, j’ai du mal à te conjuguer au passé un mois et dix jours après ton départ.

Toi qui, malgré le poids de l’âge, s’était toujours battue pour tes enfants, tes petits-enfants et tes arrières petits-enfants. Durant toute ta vie, tu n’as cessé de nous prouver que l’amour pouvait défier toutes les lois de la vieillesse.

Née à Nèfala dans la commune de Sadiola, il y a plus de 100 ans, Grand-mère est partie très tôt en laissant ses enfants, petits-enfants et arrières petits-enfants inconsolables. Macalou, comme les autres l’appelaient affectueusement, est sans aucun doute l’absente la plus présente dans la famille SISSOKO et alliées.

Pour ma part, Siraboula Macalou a été plus qu’une grand-mère, mais une maman, au point qu’on m’appelait Maa Ka Dra (Dra, le fils de Maman). Maa, dont je pleure encore le départ dans le royaume des justes, occupe une très grande place dans ma vie pour m’avoir élevé en inculquant des valeurs comme la connaissance de soi, l’amour du prochain, l’honneur, la dignité, la reconnaissance du mérite, le respect de l’autre et des engagements pour ne citer que celles-ci. C’est cette brave Dame, qui, jusqu’à sa mort, n'a parlé que le malinké, m’a protégé contre les affres de la vie en me cajolant et en me couvant.

Quand je tombais malade, tu étais la première personne à le savoir puisque je dormais dans ta chambre. Je ne sais pas le nombre de fois, la nuit tombée, où Maa est partie me chercher au parc à bétail de Papa, situé à la lisière du village. Je ne sais pas le nombre de fois où, cette Dame, d’à peine 1m70, a bravé les intempéries pour aller me chercher soit au champ soit au village ou même sur le chemin de l’école. Des souvenirs intarissables, je peux en citer des milliers d’autres.

À chaque fois, tu me grondais d’une voix douce et bienveillante en me déconseillant de ne jamais le reprendre. Insouciant et naïf, je le reprenais à la première occasion. Et elle, très affable, était prête à venir de nouveau à mon secours.

Une femme généreuse

Maa me connaissait mieux que mes propres parents et supportait tous mes caprices. Ce qui fait que, même marié, une fois au village, je dormais avec ma femme dans ta chambre. D’ailleurs, j’ai dormi dans ta chambre quand je suis parti au village pour ton enterrement. Après avoir passé trois nuits à la maison, Papa m’a posé la question : où est-ce que tu passes la nuit ? J’ai répondu : dans la chambre de Maa. Et lui interloqué d’insister : tu dis où ? Et moi de répondre : oui, dans la chambre de Maa. Ce sera ainsi jusqu’à la fin de ma vie.

Une fois à Samé Plantation, je dormirai dans ta chambre comme de ton vivant. C’est la seule façon pour moi de sentir ta présence et d’être à tes côtés. À présent, sans pour autant t'oublier, il me reste de sauvegarder les valeurs que tu m’a toujours inculquées.

Le jour de ton enterrement, plusieurs personnes ont témoigné de ta générosité, ton amour du prochain. Comme la mère Thérèsa, tu as aimé les fils des autres plus que tes propres enfants. En tout cas, c’est ce qui ressort de tous les témoignages.

Quarante jours après ton départ, j’ai une pensée pieuse et émue pour tous tes enfants (Sallé, Magna, Boua, Dalla), particulièrement mon pour père, ton premier fils, Balla comme tu l’appelais affectueusement. Tu étais plus qu’une maman pour lui. Il commençait sa journée dans ta chambre, même s’il devait sortir tôt le matin, et ne partait jamais se coucher sans venir te voir et échanger avec toi.

J’ai aussi une pensée émue pour tous tes petits-enfants et tes proches partout à travers le monde. Siraboula Macalou, tu rejoins ainsi ton mari, Bakou SISSOKO, décédé 48 ans plus tôt, et tes coépouses dans le royaume des Justes.

Comme le disait George Sand : « Tout est beau et serein dans la mort du juste. Son départ cause des larmes, mais son souvenir laisse l‘espérance et la consolation sur la terre ». Je t’envoie un adieu suprême et je souhaite du fond du cœur que ton âme repose dans la paix éternelle comme elle a vécu dans le bien sur la terre ! Qu’Allah que tu as toujours honoré, t’accueille en son Saint Paradis ! Amin.

<strong>Ton petit-fils Abdrahamane SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Mouvement olympique et sportif en deuil : Le général Sékou Hamed Niambélé tire sa révérence</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/le-mouvement-olympique-et-sportif-en-deuil-le-general-sekou-hamed-niambele-tire-sa-reverence-3053956.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 17 Feb 2024 01:38:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[C'est avec une profonde douleur que le Comité national olympique et sportif du Mali (Cnosm) a appris le décès du général Sékou Hamed Niambélé le lundi 29 janvier 2024 au CHU Point-G des suites d'une longue maladie.

Le général Niambélé présidait la commission environnement et développement durable du Cnosm. Il a également été président de la Fédération malienne de karaté pendant de longues années durant lesquelles il a écrit l'une des plus belles pages de cet art martial dans notre pays.  Pendant les longues années de collaboration, ce valeureux officier général s'est illustré par les valeurs militaires et sportives, notamment l'intégrité morale et la rigueur professionnelle.

A sa famille durement éplorée, à l'Armée malienne et à la Fédération malienne de karaté, le Mouvement olympique et sportif du Mali présente ses condoléances les plus attristées.

Qu'Allah (SWT) lui réserve le Firdaws comme demeure éternelle au paradis !  Amen !       <strong>Habib Sissoko, Commandeur de l'Ordre national du Mali</strong>

<strong>Président du Cnosm</strong>

&nbsp;

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>#Mali : Le président de Cri 2002 Dr Abdoulaye Sall tire sa révérence à 76 ans</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/mali-le-president-de-cri-2002-dr-abdoulaye-sall-tire-sa-reverence-a-76-ans-3053516.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/necrologie/mali-le-president-de-cri-2002-dr-abdoulaye-sall-tire-sa-reverence-a-76-ans-3053516.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 14 Feb 2024 09:49:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le président du Cercle de réflexion et d'information pour la consolidation de la démocratie au Mali (Cri 2002), Dr Abdoulaye Sall, est décédé ce mardi 13 février en début de soirée à Bamako, à l'âge de 76 ans. La triste nouvelle a été annoncée par sa famille sur les réseaux sociaux.</strong>

Né le 18 octobre 1948 à Kayes, Dr Sall est administrateur chevronné et acteur incontournable de la société civile malienne. Il fût ancien ministre chargé des Relations avec les Institutions dans le gouvernement de Mme Cissé Mariam Kaïdama Sidibé, sous le régime de l'ancien président de la République, feu général Amadou Toumani Touré (ATT).

Leader de premier plan dans le monde des ONG au Mali, Dr Abdoulaye Sall était aimé du monde de la presse auquel il voyait beaucoup de considération.

Sa disparition est une grande perte pour la Nation malienne en général et pour Cri 2002 en particulier dont il était le premier responsable et membre fondateur depuis les années 2000.

Depuis sa création le 24 avril 2000, Cri 2002 a mené de nombreuses activités, notamment des conférences sur des questions et thèmes d'intérêt général. Mais aussi des journées de sensibilisation au valeur de civisme et de citoyenneté sur l'ensemble du territoire national.

Infatigable lorsqu'il s'agit de la cause nationale, Dr Abdoulaye Sall est l'artisan du répertoire des chefs de villages fractions et quartiers du Mali que Cri 2002 a mis à la disposition des autorités de la Transition en mars 2022.

<strong>Aboubacar TRAORE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Hommage à Robert Badinter</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/hommage-a-robert-badinter-3053387.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 13 Feb 2024 13:38:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Robert Badinter, probablement le dernier géant de la politique française, vient de mourir à l’âge de 95 ans. Cet homme d’Etat qui détestait les petits jeux politiques, était épris d’humanisme et de justice. Il est le père de l’abolition de la peine de mort en France et sans doute la seule personne de son camp, que Mitterrand respectait vraiment.

Sa grande humilité lui a permis de s’intéresser au jeune homme que j’étais et ses conseils m’ont été d’un apport inestimable. Et le plus beau compliment que j’ai reçu de ma vie m’est venu de lui.

Il est rare de rencontrer de tels êtres qui ne veulent de mal à personne, même aux pires individus. Il se contentait de promouvoir l’excellence, tant pour lui-même que pour les autres.

Je n’aurai que peu de mots, car d’autres meilleurs que moi feront des éloges dignes de cet illustre disparu. Je me contenterai de le remercier d’avoir illuminé le 20è siècle de sa sagesse et de sa bonté. Dieu veille.

<strong>Madani Amadou Tall </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’ingénieur&#45;poète, Mamadou Sogoba, s’est tu à jamais : Hommage à une célébrité de l’ombre !!!</title>
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<pubDate>Sat, 27 Jan 2024 01:23:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Ingénieur de télévision à la retraite, Mamadou Sogoba a dignement tiré sa révérence, le 8 janvier 2024 à l’âge de 73 ans. Mamadou Sogoba était aussi connu pour être un poète très prolifique. Jamais indifférent à ce qui se déroulait autour de lui, ce grand patriote dont la compétence et le sérieux étaient salués par ses confrères, même de son vivant,  était fier de son  Mali qu’il avait dans l’âme.</em>

Mercredi 17 janvier, 15h28 mn ! J’étais un plein bouclage du journal quand je reçois un appel téléphonique d’Alou Sogoba. Après quelques secondes d’échanges, la funeste nouvelle sortit de sa bouche, me laissant sans voix: «ton pote est décédé, le lundi 8 janvier 2024».

«Mon pote » !!!! , c’est son grand frère Mamadou Sogoba, ingénieur de Télévision à la retraite, fidèle collaborateur du journal «Le Challenger» qui avait toujours plaisir à publier ses poèmes. Alou Sogoba s’empressa d’ajouter que le défunt avait émis le vœu que nous en soyons informés dès que sa dernière heure serait arrivée !!!!!

Le temps de me remettre de mes émotions, je présentai mes condoléances à la famille Sogoba. Cette annonce qui a assombri mon après-midi, en plus du stress lié à la pression au bouclage, m’a fait revivre les souvenirs de ma dernière visite chez l’ingénieur-poète. C’était le dimanche 29 octobre 2023. Je me suis rendu chez lui dans son appartement à la Cité des 80 logements de Faladiè où il s’était imposée une vie simple. Il n’aimait déranger personne.

Comme d’habitude, nous avons longuement devisé et discuté. C’était toujours un plaisir de l’écouter. Il me parla de sa famille. Il m’informa que sa femme, de nationalité russe, est décédée de Covid 19. Je lui ai présenté mes condoléances. Il me détailla avec humour comment il a été mis sous observation à l’Hôpital du Mali ainsi que certains de ses proches. Il me raconta comment sa famille a quitté Koutiala pour se retrouver à Niono. De ses souvenirs de jeunesse, il n’a jamais oublié cet accident dont il a été victime en compagnie d’un ami, vers le quartier Badialan, non loin des rails. Il me parla de la bonté de Cheick Oumar Doumbia qui fut ministre du général Moussa Traoré. Et aussi de la grande  estime qu’il avait pour Mamadou Sinsy Coulibaly, ancien Président du Conseil national du Patronat du Mali.

<strong>Confidences….</strong>

Ce jour-là, Mamadou Sogoba me parla beaucoup de spiritualité surtout. Il me conseilla de penser toujours positif en prenant des exemples sur sa propre vie. Et puis, soudainement, il m’annonça : <strong><em>« j’ai dit à mon petit frère Alou de t’appeler le jour où je serais décédé. Je veux que ce soit toi qui annonce mon décès…». </em></strong>Des  mots qui me firent l’effet d’une douche froide. Puis, Mamadou Sogoba me conduit dans sa chambre à coucher, où il me demanda de faire la photo qui va servir à illustrer l’avis de son décès. Il s’agissait l’une de ses photos de jeunesse accrochée au fronton de son lit. Et, c’est cette photo que vous voyez.

Par la suite, il sélectionna trois de ses poèmes et me les a remis pour publication. L’un portait sur Ibrahim Ly, l’épouse de l’historienne Madina Tall et le père de l’ancien Premier ministre Oumar Tatam Ly. Un autre parla de la nécessité de cohésion nationale. Et le troisième «Moscou Madou». Il souhaita que je republie ce poème intitulé avec une demande expresse.

Vers le crépuscule, il me raccompagna vers la porte. On s’est dit au revoir et il me souhaita bon voyage, car le lendemain, je devais me rendre à Sikasso. Ainsi, j’étais loin d’imaginer que cela allait être ma dernière rencontre avec cet esprit brillant qui appréciait notre travail à sa juste valeur.

Mamadou Sogoba est l’un des premiers ingénieurs de télévision au Mali formé en ex-Urss. Poète, philosophe, écrivain, il n’en demeurait pas moins une bibliothèque vivante. Il était l’un des poètes les plus prolifiques et avait une maturité créatrice. Il est l’auteur du texte qui fait vibrer, autant que l’hymne national du Mali, la fibre patriotique de tout citoyen malien bon teint Qui ne prend pas plaisir à écouter sur la télévision nationale le poème : <strong><em>«Mon destin, c’est ma patrie »</em></strong> avec la voix du non moins regretté Thierno Ahmed Thiam ?

Mamadou Sogoba était un homme fort sympathique dont le sourire constant qui brisait les glaces était une gentille invite à l’amitié. Ce cadre modèle était un patriote dans l’âme qui adorait le Mali. Ils sont –hélas- nombreux, à l’écart des sons et lumières, les cadres de la dimension de Mamadou Sogoba à vivre et mourir dans l’indifférence sans la moindre non reconnaissance des autorités maliennes. Il ne serait pas trop de dire que l’Etat malien n’est pas reconnaissant à l’égard de ses fils méritants de la nation du fait des énormes services rendus. Des fils du Mali à l’instar de Mamadou Sogoba. Sous d’autres cieux, l’auteur du poème patriotique : «Ma patrie le Mali » serait admis au Panthéon des immortels. Mais, Mamadou Sogoba qui méritait tant de la patrie n’a même pas eu la moindre petite médaille en guise de reconnaissance. C’est ça aussi le Mali.

De mon entretien avec lui en 2016, j’ai retenu cette phrase : <strong><em>«la seule chose qui n’est pas illusion, c’est Dieu ».</em></strong> Dors en paix Moscou Madou !!!

<strong>Chiaka Doumbia</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Hommage à mon ami et frère Cheickna Barry !</title>
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<pubDate>Fri, 19 Jan 2024 01:37:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Gloire à Dieu Maître des vies et des choses qui nous dit dans le coran que «toute âme goutera la mort». La mort vient de frapper fort dans les rangs de notre administration publique avec le décès de notre collègue, ami et frère Cheickna Barry, survenu le dimanche 7 janvier 2024 à Bamako,  dès suite d’une longue maladie. L’inhumation a eu lieu  le mardi  9 janvier 2024 à Bamako.

Cheickna Barry, que j’appelais affectueusement «Cheicknè» parce que homonyme du Grand chérif de Nioro. Lui m’appelait M. Sy (emsy).

Entre Barry et moi, c’est une longue histoire, c’est 21 ans de collaboration au sein de la prestigieuse institution de la République qu’est le Conseil Economique, Social et Culturel.

Je l’ai trouvé au Conseil Economique, Social et Culturel en 1995 avec à la tête du Conseil feu Amadou Aly Niangadou - Paix à son âme ! Barry était Conseiller Juridique et moi Attaché de presse auprès du Président. Il devient par la suite Secrétaire Général  sous les mandatures de Jeamille Bittar et de Dr Boulkassoum Haïdara.

De 1995 à 2016, nous avons travaillé ensemble dans la plus grande courtoisie, dans le plus grand respect et la plus grande loyauté. Nos relations ont toujours été empreintes de fraternité, d’estime, de considération et de respect mutuel.

Attaché de presse et Conseiller en Communication des Présidents : feus Amadou Aly Niangado, Moussa Balla Coulibaly, Chef de cabinet de M. Jeamille Bittar et de Dr Boulkassoum Haïdara.  De 1995 à 2016, Barry et moi avons tous travaillé sous la direction de ces quatre présidents, dont deux sont encore en vie : Jeamille Bittar et Dr Boulkassoum Haidara.

Barry, après le renouvellement du C.e.s.c en 2020, fut affecté  au Secrétariat Général du Gouvernement jusqu’au moment de son décès.

Aucune œuvre humanitaire n’est parfaite, Barry incarnait aussi bien des qualités que des défauts.

Je retiens de lui un homme de grandes qualités morales et sociales. Il était très sociable, très généreux et savait organiser le travail en responsalisant et impliquant tous les cadres du service.

L’homme avait des relations solides dans toute l’administration tant publique que privée. Il avait ce grand flair, cet art de ménager les gens et de reconnaître souvent ses erreurs s’il le faut !

Il était très attaché à la notion de famille, des relations sociales. Lui et moi n’avons jamais connu de problèmes tant sur le plan du travail que celui des relations humaines.

Je crois, sauf erreur de ma part, que la mort de son épouse suivie de celle de sa maman, ont beaucoup joué sur lui sur le plan moral, psychologique, social et environnemental.

L’homme, ces trois dernières années, a été très éprouvé, finalement, la mort a eu raison de lui.

En 2016, quand je fus nommé Conseiller Culturel à l’Ambassade du Mali à Havane, Barry est venu à l’aéroport me donner au revoir, le jour de mon départ sur Cuba. J’ai senti que mon départ l’avait beaucoup marqué. Lorsqu’on se séparait près du véhicule qui devait m’amener jusqu’au niveau de la passerelle de l’avion, il m’a dit « MSy», (les larmes aux yeux)  «merci pour ta collaboration franche et loyale ! Tu vas beaucoup nous manquer». Je lui répondu « pas de problème, nous sommes, ensemble » !

Même à la Havane, Barry me consultait par téléphone s’agissant de certains dossiers du Conseil. C’est dire que nos relations n’ont jamais été interrompues.

Aussi, lors  de mes séjours à Bamako en 2019 et 2022, je me suis rendu chez lui et l’occasion était propice pour qu’on se dise tout !

La mort de Cheicknè m’a beaucoup affligée et affectée. Je me souviendrai toujours des moments inoubliables que nous avons passés ensemble au Conseil Economique, Social et Culturel et ceux passés lors de nos missions du Recueil annuel des attentes des besoins  et des problèmes, auprès de la Diaspora malienne où nous nous sommes rendus ensemble en Guinée Equatoriale, au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Cameroun, en Guinée Conakry, au Congo Brazzaville.

Barry était également Secrétaire permanent et très actif au niveau du CES de la CENSAD.

Là aussi, il a donné le meilleur de lui-même.

Dors en paix Cheicknè, cher ami et frère !

<strong>El Hadj Moussa Soro SY- Tunis </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Birama Fall :  Déjà deux ans d’absence et de vide</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/birama-fall-deja-deux-ans-dabsence-et-de-vide-3049619.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 14 Jan 2024 01:23:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alerte</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>28 décembre 2021-28 décembre 2023, cela fait exactement deux ans jour pour jour que le grand défenseur de la liberté de presse, le journaliste émérite et promoteur de votre bihebdomadaire d’informations générales « Le Prétoire », El hadj Birama Fall entamait son voyage vers le monde des aïeuls ! </strong>

Deux ans après, la douleur reste entière et les souvenirs vivaces ! Comment oublier ce grand homme ? Ce père de famille exemplaire, ce mari idéal, ce voisin solidaire qui aide et assiste, ce journaliste pétri de talents à la plume magique, séduisante et envoûtante, ce collègue qui force naturellement le respect et l’admiration par sa disponibilité, son humilité et son sens élevé du partage et de l’écoute ! De lui, la rédaction du journal Le Prétoire, ne retient que de bons souvenirs vécus ensemble, et le vide qu’il a créé est loin d’être comblé. Un homme comme lui est tout simplement irremplaçable même si nous nous soumettons à la volonté irrésistible du Grand Créateur ! Chef, tu as marqué ton temps de la plus belle des manières et sois en fier ! A cette occasion du deuxième anniversaire de ton décès, nous nous faisons ce devoir de republier les derniers souvenirs que tes collègues, parents, amis et proches gardent toujours de toi tout en priant pour le repos éternel de ton âme ! Lisez les témoignages...

Hameye Cissé-Seydina , Oumar Diarra-SOD, Sambi Touré, Alexis Kalambry

« Birama Fall : Une conviction jamais démentie ! »En 2007, à l’entame du second mandat du général-président ATT, dans l’affaire dite de la maîtresse du président de la République, nous nous sommes retrouvés, Seydina Oumar Diarra Sod, journaliste à Info-Matin, Sambi Touré, Directeur de publication de Info-Matin, Alexis Kalambry, directeur de Les Echos, Mahamane Hamèye Cissé, directeur de publication de Le scorpion, en prison avec Birama Fall, alors directeur de publication de Le Républicain. Cette semaine passée ensemble en privation de liberté nous a permis de développer des relations que ni le temps, ni la distance n’ont pu remettre en cause. Un commerce agréable prématurément interrompu te concernant, lorsque tu as été arraché à notre affection commune : ta famille biologique et professionnelle, parents, amis et connaissances. Birama Fall est cependant resté juriste dans l’âme.

En effet, il a voulu voir la justice et le nécessaire équilibrage partout où il fallait. Il était téméraire, de la témérité de celui qui sait qu’il a la justice, la vérité et le droit avec lui. En partant de Le Républicain pour fonder son entreprise de presse, il avait déjà le carnet d’adresses, le background et l’expertise qui lui ont permis de bâtir Le PRÉTOIRE, cet organe qui s’est vite imposé comme un organe spécialisé dans les affaires juridiques et judiciaires. Nous pleurons aujourd’hui un ami, un neveu et un compagnon de route qui a su mériter de la corporation et des confrères. En effet, Birama est brusquement rappelé à Dieu le 29 décembre 2021 et inhumé le lendemain au cimetière de Hamdallaye. A ces nombreux titres, tu mérites le Janjo, l’hymne traditionnel aux sbraves parmi les braves. Parce que tu as  volontairement accepté cette privation pour le principe. Car, en publiant l’article incriminé dans l’affaire dit de la maîtresse du président de la République, tu mesurais déjà le risque encouru pour toi. Mais, tu l’as publié, quand même ! Ainsi, tu es allé en prison en toute connaissance de cause, pour la défense des droits de l’Homme. Tu as défendu les droits de l’Homme parce que tu étais un homme de conviction.

Tu as toujours été l’homme de conviction, pour le principe !

Tu as toujours défendu la Liberté d’expression, pour le principe !

Tu as toujours défendu la Liberté de la presse, pour le principe !

Tu as toujours été l’homme de Liberté, pour le principe !

Dors en paix, pour la

Confraternité !

Dors en paix, pour l’Éternité !

I Fall !

I Kulubali Diko !

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le cercle de Sefeto en deuil Seydouba Coulibaly décédé en Angola !</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/le-cercle-de-sefeto-en-deuil-seydouba-coulibaly-decede-en-angola-3049462.html</link>
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<pubDate>Sat, 13 Jan 2024 02:45:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Seydou Coulibaly n'est plus ! Celui que tout le cercle de Séféto (région de Kita) appelait par le surnom Seydouba est décédé, vendredi 29 décembre en Angola à l'âge de 54 ans, suite à un accident vasculaire cérébral (AVC). L'annonce de la mort de ce jeune Kakolo qui a fait fortune dans le commerce du diamant a provoqué un grand choc à Séféto et dans les villages voisins, mais aussi sur les réseaux sociaux en Angola où il faisait partie des Maliens les plus connus dans le pays.</em></strong>

L'explication est simple : Seydouba Coulibaly était quelqu'un qui avait le sens du partage et l'envie de partager avec les autres ce que Dieu lui avait donné. De Séféto, à Maréna, en passant par Niagané, Kégnéninfé, Karéga, Diougoun, Seydou Coulibaly était connu de tout le monde. Pas parce qu'il était riche, mais plutôt parce qu'il était généreux et irréprochable vis-à-vis des autres.

Seydouba était discret dans tout ce qu'il faisait, surtout lorsqu'il s'agissait de rendre service à une personne, un groupe d'individus ou une communauté. La Grande mosquée de vendredi qu'il a fait construire en 2007 à Séféto, son village natal, en est une parfaite illustration. Dès le lancement des travaux, il a fait croire à la population locale par la voix de son ami Diaba Issa Fofana que c'est un pays arabe qui a financé le lieu de culte. C'est seulement le jour de l'inauguration de la mosquée que les Séfétois et les nombreux invités vont découvrir que le joyau était l'œuvre de Seydouba qui a financé le projet à hauteur de 50 millions de F CFA. <strong><em>"Il (Seydou Coulibaly, ndlr) m'a envoyé l'intégralité de l'argent, c'est lui seul qui a tout financé"</em></strong>, témoigne Diaba Issa Fofana qui a piloté le projet. Et d'ajouter que l'illustre disparu était un homme de foi qui, à chaque mois de ramadan, offrait des produits alimentaires (sucre et riz) à de nombreuses familles et aux imams de Séféto. De même, révèle Diaba Issa Fofana, il a envoyé plusieurs personnes à La Mecque pour faire le Hadj. <strong><em>"On peut faire un livre sur les bienfaits de Seydouba. Sa mort est une grosse perte pour nous car dans l'histoire de Séféto, personne n'a réalisé un projet de telle envergure pour la population",</em></strong> a terminé Diaba Issa Fofana, la gorge nouée. Enseignant à l'école fondamentale de Séféto et natif du cercle de Séféto, Bandiougou Fofana se souvient également d'un homme de foi qui cherchait toujours à cacher sa générosité. <strong><em>"Chaque ramadan, il faisait une distribution gratuite de riz et de sucre aux huit mosquées du village. Chacune des huit mosquées recevait également une enveloppe"</em></strong>, témoigne Bandiougou Fofana. Selon une habitante de Séféto dont le domicile conjugal se trouve à côté de la famille du défunt, dès l'annonce de la triste nouvelle, les populations du cercle de Séféto ont afflué vers la famille Coulibaly pour faire des bénédictions et présenter leurs condoléances attristées à Nakounté Coulibaly, l'actuel chef de famille de Coulibalyla.

Fils de feu Famoussa Coulibaly et feue Goulou Fofana, Seydou Coulibaly a quitté ses parents, alors qu'il n'était âgé que de 17 ans. Sa première destination sera le Congo où il passera quelques années, avant de prendre la direction de l'Angola. Seydouba est parti du Congo contre l'avis de ses parents établis dans ce pays qui craignaient de le voir pris au piège de la guerre entre la rébellion de l'Unita dirigée par Jonas Savimbi et le gouvernement angolais. Mais le jeune homme avait déjà pris sa décision. Il prend en main son destin et quitte le Congo pour l'Angola. A son arrivée dans le pays alors dirigé par José Eduardo Dos Santos, l'arrière arrière-petit-fils de Sanaha Mory Coulibaly, le fondateur de la grande famille des Coulibaly de Séféto, se lance dans le commerce du diamant. Ses affaires prospèrent vite et en quelques mois, le nom du jeune diamantaire dépasse les frontières angolaises. Selon des Maliens établis en Angola, le natif de Séféto avait plusieurs champs diamantifères qui lui rapportaient des dizaines de millions de F CFA par mois, voire par semaine. Les mêmes sources indiquent que le bureau de Seydouba se trouvait à Nzage, une ville de l'intérieur de l'Angola riche en diamant.

Celui que l'on appelait également par le sobriquet Pedro est mort dans les bras de sa première épouse, Halima Diarra, qui l'avait rejoint en Angola après son admission à l'hôpital Dr. David Bernard Ino Kamanga.

Les Séfétois auraient aimé rendre un dernier hommage à Seydouba dans la mosquée qu'il a fait construire, mais son corps n'a pu être rapatrié et le natif de Kaourou Danane (surnom de Séféto) a été enterré le 31 décembre 2023 au cimetière de Nzage à la demande de ses collaborateurs et de la communauté malienne d'Angola.

Seydou Coulibaly laisse derrière lui deux veuves, cinq orphelins et une population séfétoise meurtrie et inconsolable.

Dors en paix, Seydouba ! <strong>"A Barika Allah Yé"</strong> (louange à Dieu en français)

<strong> Souleymane Bobo Tounkara</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : Le comédien Seydou Touré alias Dougoutigui est décédé</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/mali-le-comedien-seydou-toure-alias-dougoutigui-est-decede-3049254.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 11 Jan 2024 06:32:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Un ancien du kotèba national s'en est allé. Il s'agit du comédien Seydou Touré, alias Dougoutigui, décédé ce mercredi 10 janvier 2024.</strong>

L'information a été annoncée le même jour dans la matinée sur la page de l'Office de radiodiffusion et télévision du Mali (ORTM). L'artiste ya servi au niveau du service en charge des avis et communiqués avant d'aller à la retraite. Depuis deux ans, le sexagénaire souffrait d'une maladie qui l'avait écarté des scènes théâtrales.

Sa disparition constitue une grosse perte pour le monde de la culture et particulièrement de l'art dramatique. Seydou Touré a réalisé de nombreux sketchs de sensibilisation et des publicités qui lui ont valu une grande renommée avec d'autres comédiens tels que feu Ténéman Sanogo alias Lassidan et feu Lassine Coulibaly alias Zankè et Allaye Karambé alias Amadi.

Selon Fily Traoré, comédien, le défunt était d'une grande gentillesse et extrêmement ouvert. Il a salué sa disponibilité et son professionnalisme ainsi que son mépris pour l'exploitation de ses collaborateurs《À chaque fois qu'on avait besoin de lui, il était là》, at-il confié.

Les deux personnalités se rencontrent en 1989 lors du tournage du film "Tadona" d'Adama Drabo à Sirakôrôla dans la Région de Koulikoro. Dougoutigui a également joué dans les longs métrages "Niamanto" et "Fizan" de Cheick Oumar Sissoko. Fily Traoré explique que Seydou Touré est un sortant de l'Institut national des arts (INA) et promotionnaire d'Hélène Diarra.

Le natif de Sinzana Gare dans la Région de Ségou était membre du Kotéba national aussi bien que Habib Dembélé alias Guimba national.

Aboubacar TRAORE]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Disparitions :   La presse et la communication en deuil d&amp;apos;Amadou, Almamy et Dièman</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/disparitions-la-presse-et-la-communication-en-deuil-damadou-almamy-et-dieman-3048131.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 30 Dec 2023 09:17:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Voix définitivement éteinte pour Amadou Konaté, Almamy Samory Touré et Oumou Diarra dit Dièman, des che</em></strong><strong><em>vronnés de la presse, qui nous ont quittés en l'espace trois jours, faisant de ce mois de décembre 2023 finissant celui d'un immense chagrin pour la presse.</em></strong>

Amadou Konaté et Almamy Samory Touré, journalistes-réalisateurs, et Oumou Diarra dite Dièman, animatrice-vedette de l'Office de radiotélévision du Mali (ORTM), qui ont fait les beaux jours de l'audiovisuel dans notre pays, nous ont quittés à l'intervalle de trois jours, plongeant leurs familles, les téléspectateurs et les amoureux de la culture qu'ils ne cessaient de véhiculer et de promouvoir dans une grande affliction.

L'histoire retiendra qu'Almamy Samory Touré a été, avec les promoteurs de la Coopérative culturelle d'édition et de diffusion Jamana, à travers Radio Bamankan, l'un des précurseurs de la liberté des ondes au Mali dans la mouvance de l'ouverture politique et de l'instauration du multipartisme dans notre pays à partir du 26 mars 1991.

Promoteur de Radio Liberté, qui intègre désormais la chaîne de télévision éponyme et d'autres activités connexes, Almamy Samory Touré, tel un guerrier, avait pleinement contribué à l'essor de la presse parlée et audiovisuelle libre au Mali.

Président de l'Union des radiodiffusions et  télévisions libres (Urtel) du Mali, il avait participé à asseoir la notoriété de cette faîtière, aujourd'hui incontournable sur toutes les questions concernant l'audiovisuel et garante de la liberté de presse et d'expression au Mali. Almamy Samory Touré avait 75 ans.

Amadou Konaté, 65 ans, communicateur chevronné et grand homme de culture, a lui répondu à l'appel du Tout-Puissant le dimanche 24 décembre 2023. Il était journaliste-réalisateur. Avant sa nomination comme chargé de mission à la direction de la communication de la présidence de la République à partir de 2018, il servait avec professionnalisme, loyauté et talent l'Office de radiotélévision du Mali (ORTM), à travers la création et l'animation d'émissions diverses et variées.

<strong>Un parcours atypique</strong>

La nouvelle de la disparition d'Oumou Diarra dite Dièman, ce 26 décembre 2023, est tombée tel un couperet. Mme Coulibaly Oumou Diarra, plus connue sous le pseudonyme de Dièman, animatrice vedette de la Chaîne II de l'ORTM, venait d'emprunter, à 58 ans, le train de l'infini. La mort est parfois inattendue, mais toujours inexorable.Nantie du diplôme de BT2 de l'Ecole centrale pour l'industrie, le commerce et l'administration (Ecica) dans la filière douanes, Dièman a débuté sa carrière à Radio Kayira avant de s'imposer comme l'une des animatrices fétiches de la Chaîne II de l'ORTM. Un parcours atypique.

Au cours de sa riche carrière riche, elle ne cessait de prodiguer des conseils aux jeunes couples et aux beaux-parents dans ses émissions. Originaire de Ségou et mère d'un enfant, Dièman était devenue une référence en matière de conseil conjugal, particulièrement pour les nouvelles mariées et jeunes femmes du Mali.

Animatrice, productrice et actrice, elle aura marqué les esprits à travers divers programmes comme Ginguin Grin, Sôgôma dolo (l'étoile du matin), Kôlônsen Kôrôla (l'espace où les femmes pilent le mil), Madame Dioukousse, Biribara Ton (cercle des femmes insalubres),Yélen(lumière), Guakounda communément appelé Fima et Dièman, 20 sur 20... Pour ne citer que ceux-ci.

A leurs familles éplorées, aux téléspectateurs et acteurs culturels endeuillés, la rédaction du journal Aujourd'hui-Mali présente ses condoléances émues et prie pour le repos éternel de leur âme.

Que la terre leur soit légère !

<strong>                    La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mali : L&amp;apos;animatrice vedette de l&amp;apos;ORTM Oumou Diarra dite Dièma dépose le micro à jamais à 58 ans</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/mali-lanimatrice-vedette-de-lortm-oumou-diarra-dite-diema-depose-le-micro-a-jamais-a-58-ans-3047965.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 27 Dec 2023 10:05:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le monde de la Culture et de l'audiovisuel en particulier encore enduillé. L'animatrice vedette de la Chaîne ll de l'Office de Radiodiffusion Télévision du Mali (ORTM), Mme Coulibaly Oumou Diarra dite Dièma est décédée ce mardi 26 décembre 2023 des suites d'une maladie à l'hôpital du Mali</strong>

La triste nouvelle a été annoncée par sa famille et confirmée par l'ORTM sur ses plateformes numériques. Diplômée de l'École Centrale pour l'Industrie, le Commerce et l'Administration (ECICA), section Douanes, Oumou Diarra dite Dièma qui a fait ses débuts à la radio Kayira avant de devenir l'une des animatrices vedettes de la Chaine II de l'Office des Radiodiffusion Télévision du Mali (ORTM).

Durant sa riche et brillante carrière à travers ses émissions, Oumou Diarra prodiguait des conseils aux jeunes couples mais aux beaux parents d'une certaine manière. Née en 1965 à Ségou et mère d'un enfant, Mme Coulibaly Oumou Diarra, ''Diéma'' était devenue une conseillère conjugale de référence pour les femmes surtout les plus jeunes à Bamako.

Animatrice, productrice et comédienne, Dièma a animé beaucoup d'émissions sur les bons comportements dans les foyers. De la Radio Kayira à la Chaine II en passant par la Radio Tabalé, la native de Ségou a laissé à travers plusieurs émissions telles que : Ginguin Grin,

Sôgôma dolo (l'étoile de la matinée), Kôlônsen Kôrôla (l'espace où les femmes pilent le mil), Madame Dioukousse, Biribara Ton (cercle des femmes insalubres), Yélen (lumière), Guakounda communément appelé Fima et Dièma, 20 sur 20 et bien d'autres.

Sa disparition constitue une grande perte pour le monde de la Communication audiovisuelle et de la Culture en général. Les obsèques de l'animatrice vedette de l'ORTM feront l'objet d'une communication ultérieure.

<strong>Aboubacar TRAORE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Nécrologie :  Dr. Ibrahima Barry dépose la craie</title>
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<pubDate>Wed, 20 Dec 2023 13:12:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dr. Ibrahima Barry, enseignant, ancien directeur d’académie, ancien directeur régional de l’éducation et ancien conseiller technique au ministère de l’Enseignement secondaire et de la Recherche scientifique. Barry est décédé le 10 novembre 2023 à l’âge de 72 ans à Bamako. Il laisse derrière lui, deux veuves et 6 enfants. <em>« On le confie à l’Eternel. Qu’Il l’accueille, ainsi que tous nos défunts, en son paradis. Amine </em>», confie sa fille aînée Fatoumata Barry.

Ce mardi 19 décembre 2023, correspond au 40<sup>ème</sup> jour du décès de feu Dr. Ibrahima Barry. A l’occasion, une séance de prière (lecture de Coran), est organisée dans la famille du défunt en son hommage à Sirakoro.

<strong>A C.</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Police en deuil : Samba Bayo tué dans un accident</title>
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<pubDate>Wed, 22 Nov 2023 01:30:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Informateur</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le commissaire-adjoint de Kita est décédé dans un accident de la route. La collision survenue lundi dernier vers 17 h, dans un tournant, entre son véhicule et un camion-citerne a été extrêmement violente. Le jeune officier de police se rendait à Bamako pour rendre visite à sa maman dont il gardait la nostalgie.

Une enquête est en cours pour déterminer les causes exactes de l’accident.

Des jours durant, des messages de condoléances affluent au Commissariat de Kati qui a accompagné sa dépouille à Bamako où ses obsèques ont eu lieu. La levée du corps a eu lieu hier mardi à 16h à l'École nationale de Police Amadou Touré dit Ghandi.

« La vie est éphémère, mais perdre un être cher reste inoubliable. Je me souviendrai toujours de ta gentillesse et de ta bonté. C’est un ange qui est parti trop tôt. Mais on ne peut rien contre la volonté de DIEU. Dors en paix commissaire samba BAYO » a réagi Somita Keïta, son ami. « Les mots me manquent, la gorge serrée comme dans un mauvais rêve, un rêve dont je veux me réveiller mais hélas c'est la triste réalité.

Samba BAYO est parti pour toujours avec sa sagesse et sa gentillesse dans la jeunesse.

Je t'ai connu en 2002, de cette date jusqu'à ce que tu deviens inspecteur de police puis commissaire, tous ceux qui ton côtoyé comme moi ne se rappellent que du bien de toi de ton beau sourire, de ta serviabilité de ta loyauté, de ton respect, et de ta piété. Inchallah le paradis sera ta demeure éternelle » a relevé Lassana Samaké inconsolable]]> </content:encoded>
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<title>Bougouni :  Le maire est décédé</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/bougouni-le-maire-est-decede-3043207.html</link>
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<pubDate>Wed, 15 Nov 2023 01:25:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Informateur</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<h5><strong><em>La capitale du Banimonotié a connu une difficile épreuve et a eu l'impression pendant des jours de s'enfoncer dans un abîme sans fin  avec la perte de Mamourou Coulibaly à l’âge de 61 ans.</em></strong></h5>
<h5>Que dire quand un illustre est mort ? Que dire à une ville qui a perdu son édile ? Que dire face à une épreuve aussi bouleversante pour notre proche endeuillé ? Il y a des gens, on voudrait qu’ils parlent tout le temps, que leur voix dure jusqu’à la fin du monde. Bougouni aimait l’entendre. Perdre le premier responsable, c'est perdre un peu de soi-même. La capitale du Banimonotié a connu cette épreuve et a eu l'impression pendant des jours de s'enfoncer dans un abîme sans fin</h5>
La ville a eu des pensées affectueuses en cette période de deuil. « La mort est une surprise que fait l’inconcevable au concevable. » a écrit Paul Valéry. Cependant, «<em>nul ne peut atteindre l’aube sans passer par le chemin de la nuit</em> » a relevé Khalil Gibran.

Il y avait soixante-un ans qu’il naissait à Toracoro, dans la commune rurale de Danou. Il nous a quittés samedi 11 novembre 2023, date anniversaire de la célébration de la journée nationale des légitimités traditionnelles. L’édile

de Bougouni en deux mandats consécutifs de cinq ans a posé beaucoup d’actes en faveur du développement. Ses obsèques se sont déroulées dimanche dernier sur l’esplanade des grandes prières de fêtes.

Cette perte a été ressentie par l’ex- chef de l’exécutif régional, le Général de Brigade Kèba Sangaré, nommé récemment chef d’Etat-major général-adjoint de l’armée venu expressément de Bamako offrir tout son soutien aux autorités administratives et politiques régionales et locales, la société civile, des forces de défense et de sécurité, parents, connaissance, municipalités, collectivités, parents et connaissances.

Après la prière mortuaire, sa dépouille a été conduite à sa dernière demeure, au grand cimetière de Bougouni. Une « Fatiha » commune a mis fin aux obsèques.

Dormez-en paix !

<strong>Fanfan</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Que Sont ils devenus… Lanfia Kouyaté : Griot pur&#45;sang, prolixe, cultivé et attaché à ATT</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/que-sont-ils-devenus-lanfia-kouyate-griot-pur-sang-prolixe-cultive-et-attache-a-att-nest-plus-3041873.html</link>
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<pubDate>Sat, 04 Nov 2023 10:52:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Lanfia Kouyaté n’est plus !  Il est décédé dans la nuit du dimanche 30 octobre 2023 des suites d’une maladie. Il a été accompagné en sa dernière demeure par une foule de grands jours où il repose désormais au cimetière de Sotuba. Nous avons décidé de republier son passage dans la rubrique «Que sont-ils devenus ? », parue dans notre édition N*287 du vendredi 29 octobre 2021.</em></strong>

Lanfia Kouyaté est un fonctionnaire du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale à la retraite. Fils de Namory Kouyaté et de Saran Kouyaté, c'est un griot pur-sang. L'avoir sous la main, c'est aller à l'école de la connaissance de l'Histoire mondiale parce qu'il en connaît les arcanes. Il s'est fait remarquer durant le règne du président Amadou Toumani Touré (ATT). Surnommé ATT Ka Djélikè, Lanfia Kouyaté définit le griot comme l'homme appartenant à une caste formée qui a le monopole de la tradition, qui est attaché à une grande famille et qui retrace l'histoire de père en fils.

<strong><em>En lui téléphonant, il est nécessaire de se rassurer de deux choses : le maximum de crédits de communication et le maximum de temps pour l'écouter, car l'homme est d'une grande culture générale doublée d'une mémoire d'éléphant. Quand nous l'avons contacté pour lui expliquer les tenants et les aboutissants de la rubrique "Que sont-ils devenus ?", il nous a entretenus de l'Histoire de notre propre village, Logo-Sabouciré, pendant au moins quinze minutes. Pour finir, il a gentiment décliné notre sollicitation. Le directeur de publication El Hadj Aliou Badara Haïdara y a laissé des plumes : un rendez-vous manqué après une communication de quarante-cinq minutes. Au moins son intervention a permis de faire revenir Lanfia Kouyaté sur sa décision. Son interview nous a rappelé celle du colonel Youssouf Traoré, qui exigeait un dictaphone, plus sûre selon lui que nos prises de notes. Le grand griot n'a pas agi dans ce sens, mais il tenait à ce que tous ses mots soient écrits. Pour cela, il parlait au rythme du mouvement de notre stylo. Qui est ce griot pur-sang ? Comment du champ collectif au village il s'est retrouvé au palais présidentiel ? Comment il a rencontré ATT ? Comment il a vécu la chute de son régime à Koulouba le 22 mars 2012 ? Que pense-t-il de lui ? De sa femme Lobo Traoré ? Au terme d'un entretien marathon, et très reconnaissant à l'égard des familles fondatrices de Bamako, Lanfia Kouyaté se rappelle de tout. Nous l'avons rencontré dans le cadre de la rubrique "Que sont-ils devenus ?"</em></strong>

ous sommes arrivés dans la famille de Lanfia Kouyaté ce samedi 22 octobre 2021 à midi pile. Dans la cour, Mme Kouyaté, occupée au repas, nous a installé chaleureusement et chargé sa fille d'informer le chef de famille de notre présence. Le temps de finir ses ablutions, l'aide-ménagère nous a indiqué un coin du salon en attendant l'arrivée de notre héros. Alors commence pour nous la contemplation des photos accrochées au mur.

Celle du grand ATT domine les débats par la qualité de l'homme. Suivent les images de Lanfia ici avec le président Ahmed Sékou Touré de la Guinée-Conakry, là avec François Mitterrand et le reste les membres de sa famille et le symbole de son pèlerinage à La Mecque.

Quelques instants après, par sa présence il nous souhaite la bienvenue. Commence alors la grande interview pour 2 h 30. Lanfia Kouyaté est né vers 1943 à Djoliba-Koro. Ses parents ne l'ont pas inscrit à l'école française, mais il a entrepris des études coraniques dans le vestibule de l'imam du village.

Dans l'adolescence, ses activités ont porté sur les champs familial et collectif, la coupe de fagots pour sa mère. C'est pourquoi il soutient que sa présence au palais présidentiel est le fruit des bénédictions de ses parents parce qu'il n'a rien ménagé pour être à leurs services. C'est au début des années 1960, qu'il débarque à Bamako pour faire le manœuvre, et la garde d'enfants auprès des Blancs. Membre de la jeunesse de l'US-RDA de Bamako Coura, il bénéficie de l'appui du parti, quand celui-ci décide de récompenser les jeunes méritants.

[caption id="attachment_2950039" align="aligncenter" width="650"]<img class="size-full wp-image-2950039" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/10/Lanfia-Kouyate-ATT.jpg" alt="" width="650" height="471" /> Lanfia Kouyate avec ATT[/caption]

C'est dans ce cadre que Lanfia Kouyaté est recruté comme manœuvre et affecté au ministère des Affaires sociales en 1963. Reconnu comme assidu et engagé pour l'organe politique au pouvoir, le chef de cabinet du ministère de la Justice, Moussa Dramé (membre du BPN de l'US-RDA), l'affecte auprès de lui avec le statut de planton. Il y reste 11 ans avant d'être muté au ministère des Affaires étrangères et mis à la disposition de la Coopération internationale.

Lanfia Kouyaté s'inscrit au cours du soir du ministère de l'Education nationale jusqu'au niveau second cycle. Avec ce cursus, il suit une formation accélérée en dactylographie et se confie au directeur général de la coopération internationale, Moustapha Dème. L'appréciation à sa juste valeur  de cette initiative ambitieuse lui vaut un reclassement dans la fonction publique comme secrétaire dactylographe. Il est ensuite affecté à la division politique du ministère des Affaires étrangères dirigé alors par le colonel Charles Samba Sissoko.

<strong>Fidélité à toute épreuve</strong>

Dans ce département, il met en valeur son statut de griot lors des présentations de vœux, des événements sociaux, mais il profite surtout des délégations étrangères. D'ailleurs, il a reçu une invitation du ministre sénégalais des Affaires étrangères, Assane  Seck. Celui-ci  était dans notre pays du 5 au 12 mars 1976, pour une visite de travail. Comme cadeau, M. Seck lui a offert un bracelet en or. A l'époque un tel bijou comptait beaucoup.

Qu'en est-il en réalité ? Lanfia Kouyaté soutient l'avoir remis à sa femme le jour de leur mariage devant le maire. Il est resté dans ce département même après les événements du 28 février 1978. Son moral prend une douche froide 10 ans après suite à son affectation à la Coopération internationale. Cette décision ne l'enchantait pas du tout. Il s'en ouvre à l'homme qu'il a connu dans la garde présidentielle lors des présentations de vœux, Amadou Toumani Touré alias ATT. A ce dernier Lanfia Kouyaté manifeste sa désapprobation. L'officier supérieur le console seulement, parce qu'il ne pouvait rien.

Leur destin s'est croisé pour de bon quelques années après. ATT réalise un coup d'Etat et devint le N°1 du pays. Le 23 mai 1991, Lanfia Kouyaté est affecté au Protocole de la République et mis à la disposition du président du Comité de transition pour le salut du peuple (CTSP), l'organe dirigeant.

Que retient-il du Soldat de la démocratie ? Le grand griot définit l'ancien président en douze points. Il dit Qu'ATT est grand par : sa modestie, sa capacité technique, sa qualité d'homme, sa simplicité, son courage inébranlable, son intelligence, sa dignité, sa noblesse, sa générosité, sa foi humaine, son honnêteté, son efficacité. En un mot : Amadou Toumani Touré est grand parce qu'il est d'une grande famille.

Dès lors les deux hommes sont devenus inséparables. Encore un 8 juin 2002, il est nommé au cabinet d'ATT comme chargé des affaires sociales.

Le 21 janvier 2004, l'ancien président l'envoie à  La Mecque. Le 31 décembre 2010 il lui offre le prix d'une Mercedes 250. En 2011, il lui décore de la médaille de chevalier de l'Ordre national. Pendant tout le règne du président Amadou Toumani, il l'a accompagné pendant les fêtes dans les familles fondatrices.

Mieux ATT chargeait devant ces patriarches Lanfia Kouyaté de faire le suivi rigoureux des doléances formulées. Autant d'anecdotes qui n'en finissent pas.

Et puis patatras ! Arrive ce mercredi 22 mars 2012, date de la chute du régime d'ATT, à la suite du coup d'Etat le plus fanfaron par des militaires inexpérimentés, déboussolés. Comment Lanfia Kouyaté a vécu les derniers instants de son maître ?

<em>"Le mercredi 22 mars 2012 comme d'habitude j'étais à Koulouba. Le conseil des ministres a été informé de la mutinerie à Kati. Aux environs de 13 h 30, le chef d'Etat-major particulier et l'aide de camp du président sont venus me demander de rentrer à la maison. Parce qu'ils ont libéré tout le personnel civil. J'ai répondu qu'un griot n'abandonne pas son maître dans les situations difficiles. </em>

<em>Si ATT doit mourir, je périrai avec lui. Je me suis installé dans une des salles d'attente où les mutins sont venus me trouver en début de nuit. Je ne sais pas en réalité quand est-ce qu'ATT a été exfiltré. Ils m'ont conduit au chef des opérations. Celui-ci a dit à ses éléments que je suis le griot d'Amadou Toumani. Il instruit à un militaire de me ramener à la maison en moto. Arrivé à Koulouba, la situation était plus confuse. </em>

<em>Le jeune militaire rebrousse chemin pour Kati. Il m'a mis dans les meilleures conditions dans sa famille. J'ai rejoint la mienne  le jeudi matin. Je ne pouvais pas abandonner ATT, il a trop fait pour moi. Quarante-huit heures après je suis parti voir Amadou Toumani dans l'ACI 2000, pour m'enquérir de son état de santé et surtout son moral. Il m'a serré dans ses bras avec une pluie de remerciements.</em>

<em> Exilé à Dakar, il continuait de s'occuper de moi. Je profite pour rendre hommage à Mme Touré Loblo Traoré pour sa générosité et son sens élevé du social".</em>

<strong>Cri du cœur</strong>

Jeune fondateur de la République du Mali, Lanfia Kouyaté nous enseigne que le président Modibo Kéita a conçu le code de mariage pour éviter les divorces banals et cruels. Parce qu'avant le code, le mariage était à la merci des us et coutumes des différentes ethnies, c'est-à-dire que la femme était les victimes des divorces. Parce que sa famille devait rembourser la dot et tous les accessoires quels que soient le nombre d'années de mariage ou d'enfants.

Voilà l'une des raisons fondamentales qui a motivé les nouvelles autorités du pays à sécuriser le mariage et à accorder des droits à la femme.

Lanfia Kouyaté est aujourd'hui âgé de 78 ans, marié, il est père de 8 enfants. Nous avons révélé en lui du pays, malgré son âge.

Dans un cri du cœur très émouvant, il exhorte les Maliens à dépasser le stade des belles phrases pour se mettre au service de la nation en ces moments cruciaux de sa vie. Il conseille que les mauvais comportements doivent être des mauvais souvenirs au profit des bons comportements pour un lendemain meilleur du Mali. Ses conseils pour la jeunesse, l'avenir du pays se résument en sept mots : le travail, la bénédiction des parents, le courage, le sérieux, l'honnêteté, la loyauté, la patience.

Dans la vie Lanfia Kouyaté aime le bon Dieu, le Mali, le griotisme. A la retraite depuis quelques années, il se repose à la maison.

<strong>O. Roger</strong>

<strong>Tél (00223) 63 88 24 23 </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Décès de Bertin Dakouo :  &amp;quot;Hommage à mon petit Bobo&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/deces-de-bertin-dakouo-hommage-a-mon-petit-bobo-3040211.html</link>
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<pubDate>Sat, 21 Oct 2023 03:20:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[C'est avec une grande affliction que j'ai appris la mort de mon ami intime, mon collègue et cousin Bertin Dakouo. J'ai été profondément ému et bouleversé par la disparition de ce grand journaliste que j'ai eu à côtoyer, à connaitre et avec qui j'ai travaillé durant plus de deux décennies. Tout au long de ma carrière de Conseiller Culturel, de Conseiller en Communication, de Chef de Cabinet, j'ai toujours entretenu d'excellentes relations avec l'ensemble des journalistes et hommes de Médias publics et privés, mais celles qui me liaient particulièrement à Bertin étaient très fortes. Notre collaboration était loyale, franche. Le cousinage entre nous deux (peulh et bobo) était si fort qu'on était devenu des complices. Bertin que j'appelais affectueusement "jeune petit bobo" et lui m'appelait <em>"jeune petit peulh"</em> était un grand journaliste qui avait une plume <em>"magique"</em>.

Les articles qu'il rédigeait sous la houlette de mon jeune frère Sambi Touré, étaient de belle facture. Bertin était un homme simple, effacé, modeste, courtois, respectueux, qui aimait son travail. Il était très attaché aux relations sociales. Il était profondément humain et très discret!

La presse malienne vient de perdre ainsi un de ses meilleurs journalistes, un homme de grandes qualités morales et intellectuelles ! Notre dernière rencontre date de mars 2023, où avant de rejoindre mon poste à Tunis, je me suis rendu chez lui à domicile à N'Tabacoro ATTbougou. Nous avons beaucoup causé et sommes entretenus sur plusieurs sujets de préoccupations nationales et internationales et même privés. L'homme était affaibli, très éprouvé, mais avait le moral bon. Il m'a raccompagné jusqu'à la porte en me serrant fortement la main. Je lui ai dit : <em>"il faut te rétablir très rapidement car j'ai encore besoin de toi, petit Bobo."</em> Il m'a répondu : <em>"merci infiniment, petit peulh, ça ira."</em>

En cette douloureuse circonstance, j'adresse mes condoléances les plus attristées à la famille de Bertin, durement éprouvée, à son épouse Mme Dakouo Marie Koné, à la Primature, au journal Info-Matin, ainsi qu'à l'ensemble de la presse malienne.

Repose en paix, mon petit et jeune bobo !

<strong> </strong>

<strong>Tunis, le 18 octobre 2023</strong>

<strong>Moussa Soro SY Journaliste</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’ancien directeur général des impôts tire sa révérence : Sidima Dienta  repose désormais au cimetière de Dia, auprès de ses parents !</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/lancien-directeur-general-des-impots-tire-sa-reverence-sidima-dienta-repose-desormais-au-cimetiere-de-dia-aupres-de-ses-parents-3040213.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 21 Oct 2023 01:45:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Décédé le lundi 16 octobre dans une clinique de la place, l'ancien directeur général des impôts (8 septembre 2013-23 octobre 2018), Sidima Dienta, a été accompagné le lendemain mardi à sa dernière demeure au cimetière de Dia, son village natal. Il repose désormais auprès de ses parents. </em></strong>

C'est avec beaucoup de consternation que les cadres et agents des impôts ont appris, lundi 16 octobre 2023, le décès de Sidima Dienta, survenu dans une clinique de la place. Cet inspecteur des impôts fut nommé Directeur général des impôts le 8 septembre 2013 avant de quitter le 23 octobre 2018, remplacé par un autre cadre de la boite, Mathias Konaté, actuel patron des impôts.

Après son décès, le corps de Dienta a été rapatrié jusque dans son village natal, Dia (cercle de Ténenkou), comme lui-même le souhaitait. Le lendemain, mardi 17 octobre, il a été accompagné par une foule nombreuse à sa dernière demeure où il repose désormais auprès de ses parents, au cimetière de la localité.

Le décès de ce grand commis de l'Etat a été accueilli par beaucoup de cadres et d'agents des impôts comme une grande perte. Il est réputé être un cadre compétent, rigoureux, travailleur et disponible dont le seul souci était de renflouer les caisses de l'Etat. Dieu merci, il a fait de son mieux durant le temps qu'il a passé.

Natif de Dia où il a fait  ses études primaires, Sidima Dienta, obtiendra son bac à Sévaré avant de décrocher la maîtrise en sciences économiques à l'Université de Dakar. Il suivra ensuite une formation en contrôle fiscal à Paris  puis en management des administrations à l'Enap au Québec (Canada).

De 1996 à 2005, il bénéficie d'une série de séminaires en comptabilité Syscoa, des sociétés minières, banques et assurances, comptabilité des sociétés multinationales et séminaires de formation des formateurs au ministère de l'Economie et des Finances.

Sur le plan professionnel, de juin 2011 à janvier 2013, il fut directeur des Grandes entreprises (DGE). Auparavant, il avait  été chef de division appui à la vérification à la direction générale des impôts ; inspecteur vérificateur à la division recherches et de la vérification à la direction générale des impôts ; chef de centre des impôts de Kayes, de la section impôts indirects à l'inspection régionale des impôts de Ségou.<strong>                                            El Hadj A.B. HAIDARA</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Hommage au Lieutenant&#45;Colonel Moussa Traore :  Destin cruel du &amp;quot;Général&amp;quot;</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 08 Oct 2023 01:28:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Né le 15 juillet 1961 à Bougouni, Commune rurale de Tiémala-Banimonotié, cercle de Bougouni, le Lieutenant-Colonel Moussa Traoré sera recruté dans l’armée en 1984 après ses études secondaires à l’ENsec de Badalabougou. Il est décédé le 23 septembre 2023 à la suite d’une mission commandée à Gao.</em></strong>

Le sexagénaire est issu de la famille fondatrice de Kologo, où il se rendait d’ailleurs fréquemment. L’armée en général et l’armée de l’air en particulier aura perdu un vaillant officier, compétent, courageux, assidu, patriote, résilient. Sa fonction était la mécanique des avions militaires. Comme s’il était prédestiné à cette fonction, dès son jeune âge déjà, il fabriquait les hélicos, les chasseurs, les avions de ligne en fil de fer avec une dextérité absolue.

A l’armée de l’air, Moussa était affectueusement appelé "Général" par ses collègues. Il a difficilement mené une vie de famille à cause de ses sollicitations professionnelles. De sources proches de l’armée de l’air, le Général aurait évité beaucoup de crashs d’hélico avant que le destin ne lui soit lui-même fatal. Ce qui lui a d’ailleurs valu une médaille de sauvetage.

Le Lieutenant-Colonel Moussa Traoré était véridique, correcte, rassembleur. Une virtuose de la mécanique des avions de l’armée s’en est allé. Une grande perte pour l’armée malienne et une perte inoubliable pour Kologo, son village natal. Il laisse derrière lui une veuve, sept enfants et des parents et amis inconsolables.

Dors en paix Général !

<strong>Seydou Sangaré</strong>

<strong><em>Professeur et proche parent du défunt</em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Hommage à ma défunte mère :   «Na, j&amp;apos;ai perdu pied depuis ton départ le 14 septembre 2022»</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/hommage-a-ma-defunte-mere-na-jai-perdu-pied-depuis-ton-depart-le-14-septembre-2022-3036809.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 21 Sep 2023 01:48:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv3807655889msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">14 septembre 2022-14 septembre 2023 ! </span><span>Un an déjà ! Mais c’est comme si c’était hier ! Tellement les 365 jours ont filé sans apaiser ma douleur, sans étancher cette soif d'amour maternelle qui fait aujourd'hui de moi un orphelin égaré dans la vie</span></b><span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">.</span></span></p>
<p class="yiv3807655889msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></span></p>
<p class="yiv3807655889msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Comment peut-il en être autrement lorsqu’on perd celle qui a été tout pour moi ? Mère, «<i>fille</i>», amie, confidente… Bref, l'asile le plus sûr et le plus rassurant, donc le plus sécurisé, de ma naissance à ce 14 septembre 2023. Et comme on le dit aussi souvent, «<i>morte ou vivante, une mère est irremplaçable</i>». Je fais aujourd’hui face à cette implacable réalité ! Tout ce qu’on dit ou écrit sur l'absence définitive d'une mère n'est rien par rapport à ce que je vis depuis ce triste et inoubliable 14 septembre 2022.</span></span></p>
<p class="yiv3807655889msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Ce jour, le ciel m'est tombé dessus et la terre s’est dérobée sous mes pieds. Na est partie ! Ma tendre et adorable Maman est partie pour de bon ! Et depuis, je ne cesse de scruter l'horizon tout en sachant pourtant que tu as entrepris un voyage sans retour. J'étais loin d'imaginer qu'il serait si difficile de vivre sans ta rassurante et réconfortante présence physique.</span></span></p>
<p class="yiv3807655889msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Na, j'ai perdu pied depuis ton départ. Jamais, ne je ne me suis senti  aussi vulnérable, impuissant face au sort, désarmé devant le destin. Certes mes convictions et ma foi en Allah sont intactes, mais j'ai perdu cette assurance parce que je ne peux plus m’adosser à toi. Quand Pinda est partie le 30 août 2019, ma joie de vivre s'est estompée parce que je ne parvenais pas à  faire le deuil de ma frangine, ma sœur cadette et amie dans la fraternité.</span></span></p>
<p class="yiv3807655889msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Aujourd'hui, c'est pire ! Je suis aux creux de la vague, incapable de me relever après cet uppercut du sort. Et ce n'est pas faute d'avoir essayé ou parce que je ne suis pas entouré de merveilleuses personnes dont l'attention ne me fait jamais défaut. Mais c'est comme si ce 15 septembre, une partie de ma personne était restée quand je suis descendu pour te coucher dans ta dernière demeure.</span></span></p>
<p class="yiv3807655889msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">«<i>Maninka Muso</i>», je t'avais promis de ne pas céder à cette douleur inqualifiable de te perdre. Je t'ai promis de ne pas me plaindre et de continuer à croire à la vie sans perdre la certitude de te rejoindre tôt ou tard. Je suis en train de flancher parce que je suis émotionnellement et psychologiquement à la dérive comme un navire en pleine tempête.</span></span></p>
<p class="yiv3807655889msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">«<i>Tigadèguè</i>» (pâte d’arachide, surnom donné par un ami de Papa, paix à leurs âmes), viens mois en aide depuis le Firdaws qu'Allah SWT t'a sans doute réservée comme demeure éternelle au paradis. Aujourd'hui, mon seul réconfort est tout ce qu'on dit de bien de toi autour de moi, à Kadiolo et partout où tu as mis le pied de ton vivant. J'oublie ma peine en écoutant ces hommes, ces femmes et ces enfants dire avec presque les larmes aux yeux ce que tu as été pour eux et comment ta disparition va laisser un immense vide dans leur vie. Et leur détresse est loin d'être feinte.</span></span></p>
<p class="yiv3807655889msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">«<i>Massaren Muso</i>»</span>, tu as été là pour tout le monde et aujourd'hui ils te pleurent tous sans hypocrisie. Tu as mérité leurs louanges et leur reconnaissance parce que tu as su t'oublier pour les conseiller, les guider et les aider autant que faire se peut. Tu as toujours donné aux autres enfants plus qu’aux tiens. Un élan de cœur que nous ne comprenions pas souvent, mais qu'il nous arrive de perpétuer aujourd'hui comme valeur inculquée par toi et notre regretté père, Badra Aliou, très tôt arraché à notre affection. Son décès en février 1983 t'a contraint à assumer la lourde responsabilité de père et de mère.</span></p>
<p class="yiv3807655889msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Je témoigne devant Dieu que tu n'as jamais failli à cette lourde responsabilité. Je suis fier de dire à ceux qui m'apprécient, c'est par la Grâce d'Allah et aussi grâce à ce courage et à ton éducation que je suis l'homme qu'ils connaissent. Ce chemin de l'honneur, de la dignité, de l'intégrité..., je ne vais jamais le quitter, Insh'Allah, car c'est le meilleur hommage que l'on puisse rendre à ta Mémoire ! </span></span></p>
<p class="yiv3807655889msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Nous ne t'avons pas oubliée un seul instant et nous ne t’oublierons jamais. Comme on le dit si bien souvent, «<i>il y a quelque chose de plus fort que la mort, c'est la présence des absents dans la mémoire des vivant</i>».  Na, sache que tu seras à jamais dans nos cœurs !</span></span></p>
<p class="yiv3807655889msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Tu resteras toujours vivante dans nos cœurs et nos pensées ! Et cela d’autant plus que, comme me le rappelait mon jeune frère Lassana Sinaly Diakité, «<i>une mère, c'est toute une vie</i>» !</span></span></p>
<p class="yiv3807655889msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Soit heureuse au Firdaws !</span></span></p>
<p class="yiv3807655889msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Nfa, l’Orphelin !</span></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Décès de Coulibaly Rokiatou Bagayoko :   Une grande professionnelle de la communication institutionnelle a tiré sa révérence</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/deces-de-coulibaly-rokiatou-bagayoko-une-grande-professionnelle-de-la-communication-institutionnelle-a-tire-sa-reverence-3036843.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 21 Sep 2023 01:17:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv3807655889msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Décédée dans la nuit du 8 au 9 septembre 2023 en France, Coulibaly Rokiatou Bagayoko dite Rose a rejoint sa dernière demeure ce samedi 16 septembre 2023. Elle y a été conduite par une inconsolable foule de parents, de collègues, d’amis…</span></p>
<p class="yiv3807655889msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">En elle, nous avons perdu une amie, une vraie copine au sens noble du terme. Elle m’a apporté un discret mais inestimable soutien lors de mon passage au Ministère de la Jeunesse et des Sports. A l’époque, elle était Chargée de Mission-Communication au Ministère de la Fonction publique et du Travail. Elle savait me motiver, me remonter le moral… Tout comme elle n’hésitait pas à me remonter les bretelles quand il le fallait.</span></p>
<p class="yiv3807655889msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">D’une rigueur à toute épreuve, Rose fut une professionnelle jusqu'au bout des ongles. Avec son inséparable sourire, elle cultivait à souhait des valeurs comme la rigueur, la fidélité, la loyauté, la sincérité, la franchise, la probité morale, la conscience professionnelle.</span></p>
<p class="yiv3807655889msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Peu de temps après mon départ du Ministère de la Jeunesse et des Sports, elle a rejoint à son tour l'Équipe du Médiateur de la République. C’était du temps de Baba Akhib Haïdara. Nous nous sommes physiquement perdus de vue à cause des contraintes socioprofessionnelles. Mais, ce chaleureux contact est toujours demeuré, notamment à travers les réseaux sociaux !</span></p>
<p class="yiv3807655889msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Rokiatou était physiquement une dame frêle, mais coriace mentalement ! Elle s’est ainsi battue avec courage et abnégation contre cette maladie qui l’a finalement emportée sans jamais la vaincre moralement !</span></p>
<p class="yiv3807655889msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Rose restera à jamais dans nos cœurs !</span></p>
<p class="yiv3807655889msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Puisse Allah lui accorder le Firdaws comme dernière demeure au Paradis !</span></p>
<p class="yiv3807655889msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">AMEN</span></p>
<p class="yiv3807655889msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Moussa Bolly</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Salif Keïta dit «Domingo» : La Nation rend un dernier hommage à une légende du football mondial</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/salif-keita-dit-domingo-la-nation-rend-un-dernier-hommage-a-une-legende-du-football-mondial-3035375.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 07 Sep 2023 08:33:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Salif Keïta dit Domingo ou La Panthère noire repose désormais au cimetière d'Hamdallaye en Commune IV du District de Bamako. L'ancien international, sans doute le meilleur footballeur de tous les temps du Mali et d'Afrique a été accompagné à sa dernière demeure par une foule composée de parents, d'amis, d'anciens coéquipiers du Réal de Bamako et de l' équipe nationale et de dirigeants sportifs, toutes disciplines confondues. Mais avant d'être porté en terre, le premier Ballon d'or africain a eu droit à un hommage digne de son statut qui s'est déroulé à la place du Cinquantenaire.

La cérémonie était présidée par le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, en présence de plusieurs membres du gouvernement, dont le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l'Instruction civique et de la Construction citoyenne, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba et de deux. délégations lieux du Burkina Faso et de la Guinée. Le troisième Ballon d'or africain, Chérif Souleymane était partie de la délégation guinéenne.

Une tribune centrale et une dizaine de petites tentes éparpillées ont été installées à la Place du Cinquantenaire et plusieurs milliers de personnes ont bravé la chaleur (30°c à l'ombre) pour venir rendre un dernier à Domingo, décédé le samedi 2 septembre à l'âge de 77 ans, des suites d'une longue maladie.
Des portraits géants de la légende du football malien étaient affichés sur le lieu et la cérémonie a commencé avec l'allocution très émouvante des filles de l'illustre disparu, notamment l'aînée Raky Keïta. «Un soir d'hiver à Boston, papa est arrivé à la maison, fatigué bien trop fatigué. Maman et papa regardés s'inquiètent.

Elle a demandé à son mari : Qu'est ce qui ne va pas Général ? Papa s'est confié à maman. Il a dit à maman que le football devenait trop comme un métier et le ballon perdait de sa magie. Quand je dispute mes matchs aujourd'hui Fanta loin de la maison, c'est comme si j'étais presque une machine qui faisait la même chose tout le temps. C'est avec vous, toi et les filles que je redeviens Salif.

Je veux passer plus de temps avec vous car nos filles grandissent et je les vois trop rarement. Papa et maman se sont assistés pour planifier leur avenir ce jour car ils étaient des complices, des amis et surtout des partenaires. Des partenaires qui se battaient tous les jours loin de leur pays, leur famille et leurs cercles d'amis, pour donner un avenir à leurs deux filles. Papa et maman ont décidé de poursuivre des études pour rentrer armés au Mali», a raconté Raky Keïta. Elle poursuivra : « Et après avoir raccroché les crampons pour entamer un nouveau métier, Papa est devenu notre papa à plein temps et on a découvert que papa n'était pas juste un footballeur exceptionnel. Il avait le don de rendre un simple évènement magique».

Et de continuer : «Tous les jours, notre famille se réveillait tôt car on avait du trajet à faire. Et une fois au volant de sa voiture papa sortait sa cassette magique. Je vais vous faire découvrir la plus belle voix au monde les filles : Salif Keïta (le musicien, ndlr). Et quand Salif Keïta se mettait à chanter papa prenant la tête le sourire aux lèvres pour dire : Mon homonyme Salif Keïta fait les louanges du plus grand Roi au monde : Soundiata Keïta. Qui est l'origine du plus grand Royaume au monde, qui engendre le Roi le plus puissant et riche de tous les temps, Mansa Moussa. Et vous Raky et Séré Keïta vous êtes des princesses de Naréna. Et Séré rigolait et était fière d'être une Princesse.

Soudainement papa se mettait à rire, son rire légendaire pour dire, ton nom Keïta est puissant. Beaucoup de Keïta ont fait de grandes choses». Après ce récit émouvant de la fille aînée de Salif Keïta, ce fut au tour de Mamadou Dipa Fané, ami, frère et compagnon de l'illustre disparu de prononcer l'oraison funèbre dans laquelle il insistera sur le parcours sportif exceptionnel de l'homme , son humanisme et son amour pour le pays. « Il n'y a pas si longtemps, au détour d'une conversation libre, Salif Kéita confiait à un ami : « À notre âge, on ne peut plus avoir peur de la mort. Il est temps, sans regret, de mettre les voiles, de prendre le vaisseau sans retour pour l'au-delà».

La gorge nouée, Mamadou Dipa Fané renchéra : « il est donc réconfortant, voire gratifiant, de savoir que notre bien-aimé s'était préparé pour affronter, avec philosophie, l'enjeu inexorable d'existence sur terre. Une belle et poignante leçon de vie que nous lègue l'immortel. Tout au long de sa vie, si bien rempli, Salif nous gratifiera d'autres leçons de vie inoubliables.

Le talent de cet incomparable génie du football sera sans doute brillamment conté par d'autres voix autorisées. Je voudrais, pour ma part, me limiter à la dimension d'un homme que l'Histoire retiendra au-delà de toutes les contingences dérisoires, un homme d'une envergure exceptionnelle, avec ses qualités et bien sûr ses limites. Qui sommes-nous pour nous juger les uns les autres ; qui sommes-nous pour juger un être d'exception que fut Salif ? ».

Pour conclure, Mamadou Dipa Fané dira : «Il avait une grande soif de ses amis, les vrais, ceux dont la sincérité est indiscutable. Salif avait souvent été un incompris. À cause d'une pudeur qui lui collait à la peau, à cause d'une méfiance maladive qui l'a toujours tenaillé, Salif avait l'expression rare, rare certes, mais pas difficile.

Quand il avait un projet en tête, il déployait un trésor d'énergie pour atteindre ses objectifs. Oui, bien sûr, nul n'est parfait. Salif, comme chacun de nous, pouvait avoir des limites, des limites inhérentes à la nature humaine. Des limites sur le plan de la vie sportive comme sur le plan de la vie de tous les jours. Il ne serait donc pas bienséant de procéder à un quelconque audit d'une vie aussi immensément riche et exemplaire. L'heure est plutôt au recueillement et contient la douleur qui nous étreint tous aujourd'hui». Après la cérémonie d'hommage, Salif Keïta a été conduit au cimetière d'Hamdallaye, le cercueil couvert du Drapeau national. C'est là que repose, depuis 2003, son épouse Fanta Oulé Kaba (au lieu de Fanta Diallo comme nous l'avons écrit par erreur dans une édition précédente).

Les autorités de la Transition ont annoncé qu'une cérémonie sera organisée pour immortaliser Salif Keïta.

Dors en paix, Domingo !

Seibou Sambri Kamissoko]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Domingo…… !!!!!! : La panthère noire s’en est allée</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/domingo-la-panthere-noire-sen-est-allee-3034938.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 04 Sep 2023 10:07:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em>La funeste nouvelle est tombée, le samedi 2 septembre 2023 dans la matinée comme un couperet: Salif Kéita ‘’Domingo’’ a tiré sa révérence à l’âge de 76 ans ! Un baobab vient de se coucher, une star de s’éteindre. Et le football de perdre un de ses monuments !</em>

En effet, que de chemin parcouru entre le petit terrain situé face au Soudan Ciné de son Ouolofobougou natal et les…. Usa ? Salif Kéita fait les beaux jours de l’As-réal de Bamako, du Stade malien de Bamako, des Aigles du Mali. Il a fait rêver des milliers de supporters dans les stades de l’As Saint-Etienne, de l’Olympique de Marseille, de Valence CF, du Sporting Club du Portugal et du New England de Tea Men.

Le Premier à avoir décroché en 1970 le ‘’Ballon d’Or Africain’’, remporté trois  coupes du Mali de football, trois titres de Champion de France et deux Coupes de France, une Coupe du Portugal. Ancien Président de la Fédération malienne de football, Salif est initiateur du Centre qui porte son nom, cette planète qui a révélé des stars comme Seydou Kéita, Mahamadou Diarra dit Djilla et toute leur génération…Promoteur d’hôtel, ministre des Sports dans le gouvernement de transition piloté par un certain Soumana Sako en 1991…une vie bien remplie.

Pourtant, malgré son immense talent qui ne lui a apporté que respect et considération, Domingo est resté égal à lui-même : un homme modeste, bien pétri des valeurs du terroir, la tête sur les épaules, les pieds sur terre.

Salif Kéita est un homme timide qui n’aimait pas parler de lui, témoigne le monument de la presse sportive, Gérard Dreyfus «Salif faisait partie de ma vie de journaliste. Il m'avait choisi pour rédiger ses mémoires. Ce fut une belle aventure, pas facile, parce que Salif n'aimait pas parler de lui. Oui, il était timide, cela ne facilitait pas les confidences même à celui qu'il avait choisi pour parler en son nom. Aujourd'hui, je pense à tous les jeunes footballeurs maliens qui ont perdu un peu de la lumière qui peut éclairer une carrière. Je pense à sa femme, à ses filles et à Fanta, hélas disparue prématurément», écrit l’ancien grand reporter de Radio France internationale (RFI).

Le journaliste français demande aux dirigeants maliens de décréter des obsèques nationales pour un homme qui, sur tous les terrains où il a évolué, en Afrique, en France, en Espagne, au Portugal et aux Etats-Unis, a fait briller les couleurs du drapeau malien.

Pour l’Association Sportive de Saint-Etienne, «la panthère noire s’en est allée, emportant avec elle un morceau de notre club». «Salif Kéita, nous pleurons ta disparition», a posté le club français sur sa page facebook.

<strong>Dors, en paix, Diamant noir !</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mali:  l&amp;apos;ancien international de football, Salif Kéïta, est mort à l&amp;apos;âge de 76 ans</title>
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<pubDate>Sat, 02 Sep 2023 19:29:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>L'ancien international de football et premier Ballon d'or africain, Salif Kéïta, est décédé ce samedi 02 septembre à Bamako à l'âge de 76 ans.</em>

Né le 12 décembre 1946 à Bamako, Salif Kéïta est décédé ce samedi 02 septembre dans la capitale malienne à l'âge de 76 ans. Premier Ballon d'or africain en 1970, il a commencé  sa carrière à l'AS Real Bamako avec qui, il remporte trois fois la Coupe du Mali puis au Stade malien. Il rejoint ensuite, à 23 ans, l'AS Saint-Étienne (France) avec laquelle Domingo remporte trois  titres de champion de France et deux Coupes de France.

Après l'AS Saint Etienne, Salif Keita a joué tour à tour à l'Olympique de Marseille, au Valence CF puis au Sporting Club de Portugal où il remporte une Coupe du Portugal. Il termine sa carrière aux États-Unis aux New England Tea Men.

<img class="aligncenter wp-image-3034800 size-full" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/09/Salif-Keita.jpg" alt="" width="650" height="456" />Sélectionné à 13 reprises avec les Aigles du Mali, Salif Kéïta a inscrit 11 buts. Il faisait partie de l'équipe finaliste des Jeux africains en 1965 et de la Coupe d'Afrique des nations (CAN) en 1972. Des moments des plus glorieux  du football malien.

Après sa carrière de football, il crée le centre Salif Kéïta et devient plus tard le président de la fédération malienne de football où il ne fera qu'un seul mandat (2005-2009). Depuis la fin de son mandat, les apparitions publiques de Salif Kéïta se faisaient rares. Le premier Ballon d'or africain se retire à un moment où de gros nuages s'amoncèlent sur le football malien avec les péripéties de l'assemblée générale élective à la fédération malienne de football.<img class="alignright size-full wp-image-3034801" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/09/Salif-Keita-SE.jpg" alt="" width="650" height="814" />

A l'annonce de son décès, les hommages affluent d'un peu partout. "<em>La panthère noire s'en est allée, emportant avec elle un morceau de notre club. Salif Keita,  nous pleurons ta disparition</em>", écrit l'AS Saint-Étienne sur ces réseaux sociaux.  "<em>Je veux témoigner, en ce jour,  de l'extraordinaire joueur qui l'était et transmettre à sa famille mes sincères condoléances. Et au football malien,qui perd l'un de ses plus illustres représentants</em>", a fait remarquer Alain GIRESSE, ancien joueur français et ancien sélectionneur des Aigles du Mali,  sur ces réseaux sociaux.

L'annonce de la mort de Salif Kéïta a été précédée par celle de Kabirou Bah, un autre ancien international malien de football.

<strong>Abdrahamane SISSOKO/maliweb.net </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Suite aux funérailles de Madame Awa GUINDO, mère de Moumouni GUINDO Avis de remerciements</title>
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<pubDate>Sat, 26 Aug 2023 01:30:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Suite aux funérailles de Madame Awa GUINDO, mère de Moumouni GUINDO, président de l'OCLEI, les familles GUINDO à Abidjan, Bamako, Paris, Berlin, Kouroundé, Pélédourou, Endé, Gouari, Sôgou, Ségou, Bankass, Doundé, Ouélessebougou et Farabana remercient vivement et assurent de leur gratitude :</strong>

- Le Premier ministre, chef de Gouvernement ;

- Le Ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, Garde des Sceaux ;

- Le Ministre de la Culture, de l'Artisanat et de l'Industrie hôtelière ;

- Le Ministre de la Refondation de l'État, chargé des relations avec les institutions ;

- Le Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ;

- Le Ministre délégué aux Réformes institutionnelles et politiques ;

- Le Ministre de l'Éducation nationale ;

- Le Ministre de l'Intégration africaine et des Maliens établis à l'extérieur ;

- Les membres et agents de l'OCLEI ;

- Le Médiateur de la République ;

- Le Président de la CENTIF ;

- Le Vérificateur général ;

- Le Président l'APDP ;

- Le Président de la Cour Suprême ;

- Le Procureur général de la Cour suprême ;

- Les Magistrats de la Cour suprême ;

- Les Magistrats et greffiers des Cours et Tribunaux ;

- Le Bâtonnier de l'ordre des avocats ;

- Les avocats, notaires et huissiers commissaires de justice ;

- Les membres des promotions 1993-1995 de l'ENA ;

- Les Magistrat et agents des services judiciaires et de l'administration pénitentiaire ;

- Les directeurs et les personnels de la Banque Atlantique, de la BICIM, de Coris Bank et Ecobank ;

- L'ordre des pharmaciens du Mali ;

- La Chambre Nationale des Ingénieurs et Évaluateurs Immobiliers ;

- Les Familles fondatrices de Bamako ;

- Le chérif de Nioro ;

- Les Zawias de Niarela, Daoudabougou, Banankabougou ;

- Les imams des mosquées Ali TIMBO et AL Firdaws de Kalabancoura, Imam Moussa Bekaye dit Kaou CISSE ; Sékou DANSOKO et les membres de son groupe ;

- Baba Haïdara à Sévaré ;

- Aba TOURE, Addoulaye DRAME, Yaya SIDIBE, Mohamoud DIALLO, Alassane SANGARE à Kalaban COURA ;

- Daouda TOGO et Dr Harouna COULIBALY ;

- Amadou dit Ladji GUINDO à Paris ;

- M. Ahmadou TOURE, Magistrat, et famille ;

- Maitre Ahmadou TOURE, Notaire ;

- M. Abdhramane CISSE, DG des Collectivités territoriales ;

- Le DG et les personnels de l'ORTM ;

- Colonel Alpha Yaya SANGARÉ, Madame Sira MALLÉ; Madame GUINDO Ami DOUMBIA, Madame GUINDO Adam DIARRA, à Bamako ;

- Youssouf TOGO, Abdoulaye GUINDO, Alkalifa TOURE, Dr Hamadoun GUINDO, Samba CISSE, Mohamed M'Bouillé SIDIBE, Salmane Bemba TOUNKARA ;

- Thierno Amadou Hass DIALLO ;

- Abdoullah COULIBALY, PDG l'IHEM, et sa famille.

- Colonel Major Hama BARRY, Docteur Alassane BAH ; Mohamed TOGO ;

- Le Président et les membres de la Coordination des associations des ressortissants de la région de Mopti à Bamako ;

- Les membres de l'Association pour le Développement du Seno Bankass ;

- Les membres de l'Alliance pour la sauvegarde et la promotion des cultures autochtone du Mali ATEM ;

- Les groupes Whatsapp VIP Africa, OCLEI en Avant, ADESEBA, Cadres de Bankass, CAREMB, Mali ATEM, Groupe Kounadia, Magistrature Mali, Vérificateurs Premiers, Jugo Oju.

- Le Préfet, le Maire et le Président du conseil de Cercle se Bankass

- Les autorités coutumières des villages de Kouroundé, Endé, Pélédourou, Daboye et Sôgou ;

- Maitre Ousseynou Sey DIALLO, avocat ;

- M. Alou Badra Haïdara, Directeur du journal AUJOURD'HUI-MALI ;

- Les griots de Kany Bonzon,

- Tous les parents, amis, collaborateurs, associés, voisins et connaissances

pour leurs soutiens moraux, matériels, financiers et divers.

<strong>               Bamako , le 24 août 2023.</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
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<title>IN MEMORIAM :  Le crédo de l’exactitude. Hommage au Pr. Marimantia Diarra (1948&#45;2023)</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/in-memoriam-le-credo-de-lexactitude-hommage-au-pr-marimantia-diarra-1948-2023-3033082.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 19 Aug 2023 09:12:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>A ya seben k’a gun ! Ecrivez et consolidez-le [texte] !</em></strong>

<strong><em> </em></strong>

La métaphore rappelle le tissage ou la quête du bois de chauffe. Contentons-nous du premier. Lorsque le tisserand tisse son étoffe, il veille à ce qu’elle tienne. Pour ce faire, il veille scrupuleusement à combiner intimement fil de traine et fil de trame afin d’assurer la qualité du produit. Il y va de son nom et de son renom.

De son peigne, il pousse soigneusement le fil de trame, pour ne laisser aucune marge superflue. Il claque sur le fil avec la même passion, fil après fil. Martin, puisque c’est ainsi qu’on l’appelait, n’avait pas lu Nicolas Boileau, le poète français du XVIIe siècle. Néanmoins, il ne voyait pas moins dans le texte un objet à remettre autant de fois que nécessaire sur le métier, afin de le polir au possible.

Cette ardeur au travail est à répéter pour produire un ouvrage, texte ou pas. Chaque étape se gagne, pas à pas, et le prochain texte et le prochain effort et ainsi de suite. Il faut de la constance et de la bonne humeur. Le chantre de cette éthique du travail n’est plus. A ce credo, que dis-je, à cette philosophie, il resta fidèle jusqu’à son dernier souffle à l’aube du 23 juillet 2023.

Ancré dans ton terroir, tu fus, à tous égards, un véritable Sahélien ouvert sur le monde. Tu descends d’un grand-père mobilisé pour la Grande guerre et d’un père recruté pour la Deuxième Guerre mondiale. Ces moments de l’Histoire marquèrent durablement ton itinéraire et ta passion pour la discipline.

Ton <em>curriculum vitae</em> de l’ancien étudiant de l’Ecole normale supérieure de Bamako ne le contredit pas, même si tu t’orientes en section géographie par passion pour les gens du pays, qui, pour prospérer, depuis des temps immémoriaux, combinent l’agriculture, l’élevage et la migration. Le brillant mémoire soutenu à l’Ecole normale supérieure de Bamako en 1977, en témoigne éloquemment.

Tu y examinais déjà un phénomène qui s’amplifiait, la problématique des fonds envoyés par les migrants et leurs investissements au pays. Tu étudiais les tiens et toi-même, puisque ton itinéraire te conduisit tour à tour de Diaman, à Diéma, puis à Bamako, en passant par Nioro du Sahel. La qualité de ton mémoire de maîtrise te valut d’être retenu comme chercheur dans la vallée du Sénégal dans le cadre de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), notamment à Bakel.

Tu laboures le terrain, une passion qui ne te quittera plus, puisque retenu pour des études doctorales en géographie et aménagement du terroir dans les universités de Enschede, Pays-Bas et de Caen, France. Tu soutins avec brio ta thèse de doctorat. La passion pour l’ardeur au travail t’amena à faire la synthèse de deux traditions universitaires, la néerlandaise et la française.

Caen, ta résidence, n’était pas seulement la demeure, mais elle se transforma en point de ralliement de la communauté estudiantine et de l’intelligentsia malienne de Normandie et bien au-delà. De là-bas, Martin, tu rayonnais sur la région parisienne où demeurait et demeure encore une importante diaspora malienne et sénégalaise. Ce faisant, l’homme devenait déjà une véritable ancre de la diaspora qui ne tardera pas à le suivre dans ses différents domiciles de Bamako, Diéma, Diaman et Dakar.

Géographe-aménagiste frais émoulu, tu fis ton entrée au pays, à la direction du service des eaux et forêts, avant de prendre la direction d’une institution d’envergure nationale, le <em>Projet de gestion des ressources naturelles </em>(PGRN). "Sans grade militaire", mais bardé de diplômes universitaires, tu embarrassais tes collègues officiers des eaux et forêts, juchés aux frontières du civil et du militaire. Que faire d’un aménagiste dans le marigot forestier ?

&nbsp;

<strong>Fils d’un pays à l’histoire féconde</strong>

Qu’importe ! Tu mets ta compétence au service de nombreuses institutions internationales comme consultant, notamment la FAO, la Banque mondiale, le Pnud, l’Unso, Inter-coopération Suisse, l’ACDI et le BIT. Tu investis ta passion pour la recherche en compagnie des amis : nous avons ainsi fondé <em>Point Sud</em>, <em>le Centre de recherche sur le savoir local</em>, avec comme slogan, "Muscler le savoir local".  Tu en fus le premier président. Tu restas fidèle à ce domicile intellectuel, toujours prêt à t’engager dans un débat intellectuel avec jeunes et moins jeunes.

La passion pour le politique et l’histoire te colle à la peau. A preuve, le surnom de Martin, que les camarades de promotion t’attribuent, en référence à Martin Luther King. Ainsi s’exprime au quotidien ton intérêt pour le politique qui te saisit à jamais dans le tourbillon des années 1980 finissant. Mais, en fait, l’engagement était franc dès lors qu’étudiant de l’Ecole normale supérieure de Bamako, tu participas activement à la révolte estudiantine de la fin des années 1970.

Tu en gardas des souvenirs impérissables, scandés de rires aux larmes. Tu fis de l’<em>Alliance pour la démocratie au Mali/Parti africain pour la solidarité et la justice</em> (Adéma/PASJ) ta famille politique.

Les récits de traditionnistes que tu récitais avec bonheur, te passionnaient. Fils d’un pays à l’Histoire féconde, tu appris auprès des tiens.

Tu rappelais, émerveillé, la résistance des tiens au milieu du XIXe siècle à l’expansion militaire conduite par El Haj Umar. Ton humour frisait le sarcasme à la lecture de la <em>Qacida en pulaar</em> de Mohammadou Aliou Tyam, traduit et publié en 1911 par Henri Gaden. "Païens pourris", désignait-il, intolérant, les résistants, qui faisaient face à la déferlante armée, venue notamment du Fuuta. Rendre compte du passé fécond te tentait, mais la géographie, comme discipline universitaire, s’imposa.

Fidèle au village et aux activités y afférentes, la chasse te semblait la métaphore de la vie. Pour toi, toute activité était comme une partie de chasse. Elle se mène en équipe. Dès lors que tes compagnons se raréfient, retire-toi, au risque de ne rapporter qu’un <em>jamatutu</em> (coucal du Sénégal ou <em>Centropus senegalensis</em>) pour tout gibier.

Quelle catastrophe pour le maître de la poudre, nourricier du village et au-delà, de rentrer avec un chétif oiseau qui n’a de valeur que sa capacité de prédire l’avenir. Moralité, il faut savoir quitter la scène, et à temps. Martin, tu nous quittes prématurément, en toute discrétion, comme toujours. Tu laisses le souvenir de l’ami fidèle, de l’aîné et du beau-frère badin, du logeur généreux, du villageois ancré dans la cité.

Que d’orphelins ! Plus que ta seule petite famille de Bamako, de Diéma, de Diaman, de Dakar, de Bakel, de Kayes, de Paris et sa banlieue, plus que ceux de la grande famille de Point Sud. Eplorée est la communauté scientifique tout entière et bien au-delà. Mais ta mémoire reste à jamais gravée en nous. Le tombeau qu’on a refermé comme pour marquer un terme t’ouvre le firmament et inaugure une nouvelle ère pour toi.

Et le Grand arbre nous a été arraché ! Et où vont s’abriter les oiseaux ?

Puisse ton âme reposer en paix !

<strong>Professeur Dr. Mamadou Diawara</strong>

<em>Point Sud, Bamako, Mali</em>

<em>Goethe Universität Frankfurt, Allemagne</em>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tahirou Ly : Le passionné de la médecine sportive s&amp;apos;est éteint</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/tahirou-ly-le-passionne-de-la-medecine-sportive-sest-eteint-3031301.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 05 Aug 2023 01:29:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le kiné Tahirou Ky connu du monde sportif s'est éteint à la suite d'un accident de circulation. Il a été conduit à sa dernière demeure le 25 juillet par les responsables de la famille du football malien. </em></strong>

Technicien supérieur de santé Tahirou Ky n'aura pas l'occasion de suivre l'élaboration du processus de suivi médical des athlètes. Il venait juste de suivre une formation dans ce sens. Et pour cause ! Le lundi 24 juillet il nous a quittés à la suite d'un accident de la circulation, fauché par une mototaxi.

C'est à l'INPS de la SDV à la gare ferroviaire qu'il a fait ses premières armes dans la médecine. Puisqu'il a refusé de rejoindre son poste d'affectation après son intégration dans la fonction publique, il a été soumis au principe de la radiation.

C'est par amour du sport qu'il a rejoint la commission médicale de la Fémafoot à la fin des années 1980 où il fut régulièrement membre de l'encadrement médical des EN cadets (génération de Seydou Kéita et Djilla lors de la Can Bostwana-1997 Coupe du monde de la même catégorie  Egypte 1997) seniors dames pendant une dizaine d'années. Il fut membre aussi de l'encadrement médical de la section basket du Stade malien de Bamako. Travailleur discret, courageux et loyale dans la collaboration, Ky n'a ménagé aucun effort dans la prise en charge des sportifs.

C'est 2019 qu'il a fait valoir ses droits à la retraite, une vie de repos qui ne l'a pas empêché de servir le sport malien. Malheureusement, l'homme a définitivement déposé son kit médical à la suite d'un accident de circulation ayant occasionné un traumatisme crânien. Ses obsèques se sont déroulées dans sa grande famille à Boulkassoumbougou le mardi 25 juillet 2023.

C'était en présence des hautes autorités de la Fémafoot à savoir son président Mamoutou Touré dit Bavière et son 1er vice-président Kassoum Coulibaly dit Yambox, les membres de la commission médicale de la Fémafoot et de l'Association malienne de médecine de sports (Amames)  venus tous rendre un dernier hommage à leur collaborateur.

Le président Bavieux ainsi que le Dr. Adama Y. Sangaré ont remis des enveloppes symboliques de 300 000 et 200 000 F CFA à la famille de l'illustre disparu au nom des membres de la Fémafoot et des collègues de Ky.

Ces voisins et l'imam du quartier ont témoigné de sa grande générosité. Nous prions pour le repos éternel de son âme et qu'Allah SWT l'accueille dans son paradis.                                                                                                                 <strong>Marie Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Disparition  du président   Marimantia Diarra de  l&amp;apos;ADEMA :   La bataille de succession  est&#45;elle engagée ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/disparition-du-president-marimantia-diarra-de-ladema-la-bataille-de-succession-est-elle-engagee-3030710.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 31 Jul 2023 19:32:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Même  si  rien  n'est  officiel au niveau  du  Comité Exécutif  par  rapport  à  la succession  du regretté   président  de  l'Adema-pasj,   plusieurs  observateurs   étalent   déjà   le  sujet  comme  étant  une  préoccupation  d'intérêt  politique  nationale. D’ailleurs  les jeunes sont en première ligne et  ne   cessent  de  réclamer l'alternance. Force ne doit-elle pas rester aux statuts et règlement du parti  en permettant au premier vice-président d’achever le mandat ?</em></strong>

La semaine  dernière,  l'annonce   de la disparition  du président  du Comité  exécutif, CE  de  l'ADEMA-PASJ  Marimantia  Diarra   a   meurtri  les cœurs  faisant  des militants, des  orphelins  politiques.   Ces  derniers, dans une large proportion ont vu en lui   un homme   de  rassembleur  et   un  fervent  défenseur  de  la  démocratie.  Les militants sont   interpellés  à faire autant que possible  afin  de  perpétuer  selon   certains  analystes,   l'unité  du  parti  prônée   par  les  pères  fondateurs.    Par  ailleurs,  selon les observateurs,   les  cadres  et  militants   s'inscriraient  dans  les  prochains  mois,   dans  une dynamique   visant  à  déterminer  la  succession  au désormais  défunt .  Sans  nul doute,  une  autre  guerre politique en douce et  interne  s'annonce  à   l'horizon  entre  les  enfants   des  abeilles.    Pour  rappel,  l'ancien  ministre   du Plan  et  de l'aménagement  du territoire  a  été  élu   président  du parti  ADEMA-PASJ   en octobre  2021  suite  à  un congrès  ordinaire.      Mais   les   activités  politiques  du  natif  de  Diéma   viennent   d'être  définitivement  arrêtées  en  ce  mois  de juillet   2023   laissant  un parti  politique   confronté  à  des  crises  internes.   Mieux  encore,    ces   crises   remontent  à   l'élection  de   l'ancien  président IBK   motivée  par   la  coalition    du  parti   Adema  à   RPM  qui    n'a  pas    pu  faire  à  l'époque,   l'unanimité  au sein  des abeilles.   Et   ces quiproquos  devenus  quasiment  interminables   ont  emmené    certains  leaders   à  se  porter    eux  aussi   candidats   notamment,  le maire de Sikasso  Kalifa Sanogo  et  Dramane  Dembélé, toute   chose  qui  s'opposait   selon  les  cadres,  à  l'esprit  du  parti.

En somme,   avec  la  disparition  du président  du  Comité exécutif  Marimantia,   une  autre  guerre  politique  s'annoncerait-elle   à  l'horizon  d'autant  que  le  parti Adema    traverse   depuis  des  années,  des crises  de leadership  motivant  les jeunes  à  réclamer  l'alternance  politique  en leur  faveur. Le premier vice-président Abdel Kader Konaté aura du pain sur la planche. Il doit puiser dans les réserves et utiliser  les ressorts pour rassembler les militants.

<strong> Yacouba   COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’oraison funèbre lue par le secrétaire général Yaya Sangaré  à la levée du corps du président de l&amp;apos;Adema/Pasj &amp;quot;Pr. Marimantia Diarra était un géant baobab, un démocrate convaincu, un guide avisé, un rassembleur infatigable…&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/loraison-funebre-lue-par-le-secretaire-general-yaya-sangare-a-la-levee-du-corps-du-president-de-ladema-pasj-pr-marimantia-diarra-etait-un-geant-baobab-un-democrate-convaincu-un-guide-3030335.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/necrologie/loraison-funebre-lue-par-le-secretaire-general-yaya-sangare-a-la-levee-du-corps-du-president-de-ladema-pasj-pr-marimantia-diarra-etait-un-geant-baobab-un-democrate-convaincu-un-guide-3030335.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 28 Jul 2023 01:23:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>"Travailleur, méthodique, sobre, discret dans l'âme, il avait de la tenue et de la retenue"</strong>

<strong><em>Décédé le dimanche 23 juillet 2023, l'ancien ministre Marimantia Diarra, président du parti Adéma/PASJ et membre du Conseil national de transition, a été accompagné, lundi 24 juillet, à sa dernière demeure par une foule des grands jours. Ils étaient tous là, le président du CNT, le colonel Malick N'Diaw, le Premier ministre Choguel K. Maïga, des membres du gouvernement, des présidents des institutions, des anciens Premiers ministres, ainsi que plusieurs leaders politiques. Un vibrant hommage lui a été rendu par son parti à travers l'oraison funèbre prononcée par le Secrétaire général Yaya Sangaré. "Le président Marimantia Diarra avait une haute idée de la politique et de l'adversité politique. Animé d'une force inébranlable de l'idéal et de la conviction, la scène politique était, pour lui, le lieu de débats d'idées féconds et policés, parce qu'il était respectueux de l'adversaire et des intérêts supérieurs de la nation. Il était un républicain et un démocrate convaincu. J'ai toujours apprécié chez lui le sens aiguisé du dialogue argumenté mais apaisé, pour le compromis, qui ne signifie pas compromission". Propos de l'ancien ministre Yaya Sangaré, secrétaire général de l'Adéma/PASJ. Texte intégral.</em></strong>

[caption id="attachment_3030338" align="aligncenter" width="650"]<a href="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/07/oraison-funebre-Marimatia.jpg"><img class="size-full wp-image-3030338" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/07/oraison-funebre-Marimatia.jpg" alt="" width="650" height="366" /></a> Yaya Sangaré prononçant l'oraison funebre[/caption]

Avant tout propos, je tiens à remercier les Autorités de la Transition, notamment, les membres de la présidence, du Conseil national de transition et du gouvernement, ainsi que les responsables et représentants des partis politiques amis et alliés, qui ont fait le déplacement pour rendre hommage au Professeur Marimantia Diarra, rappelé à Dieu ce dimanche 23 juillet 2023.

C'est toujours un redoutable honneur et un devoir bien pénible que celui de prononcer une oraison funèbre, surtout devant la République et la nation rassemblées, qui perdent ainsi l'un des illustres fils du pays, devant une famille endeuillée qui pleure son soutien, devant un parti politique qui voit partir pour la première fois, son président actif, devant des amis qui ne reverront plus un compagnon, sinon un espoir.

La charge pour moi est donc grande et l'émotion aussi.

Ce jour est triste, très triste. Nous voilà réunis dans la douleur pour accompagner à sa dernière demeure notre camarade, le président de l'Adéma/Parti africain pour la solidarité et la justice (Adéma/PASJ), le Professeur Marimantia Diarra.

Ce jour est bien triste, car notre pays vient de perdre un de ses illustres fils, un serviteur infatigable de l'Etat, qui ignorait congés et jours de repos, un homme politique de première classe, auréolé de vertus cardinales, un homme pieux, affable, généreux, humble et profondément humain.

Par sa formation, le Professeur Marimantia Diarra était d'abord un enseignant, avant d'être un fonctionnaire international rompu aux arcanes des finances publiques et internationales. Il était un homme aux analyses lucides et au verbe mesuré.

Grâce à sa soif inextinguible de savoir et son intelligence raffinée, il a gravi les échelons de l'administration publique nationale et des organisations internationales, se forgeant patiemment un parcours exceptionnel d'homme d'Etat. Il était un travailleur, méthodique, sobre et discret dans l'âme.Le camarade Marimantia Diarra avait de la tenue et de la retenue, parce qu'il était conscient des règles d'éthique et de la gravité des charges qui incombent à un serviteur de l'Etat et de la République.

Sa carrière administrative et politique est une formidable leçon pour tous les agents publics en fonction ou en début de carrière, soucieux de servir l'Etat pour le bien de tous.

Homme politique de grande valeur, je retiens de l'illustre défunt une grande courtoisie, une sérénité constante et une dignité jamais prise en défaut et ce, dans l'exercice du pouvoir comme dans les moments de turbulences de son parti et du pays.

Né à Diaman Konka, dans le cercle de Diéma, en 1948, Marimantia Diarra est Professeur d'enseignement supérieur de classe exceptionnelle.

Sa vie est pleine du don de soi et d'abnégation. Officier de l'Ordre national du Mali, il a été :

- Directeur général du Projet de gestion des ressources naturelles (PGRN) du Mali de janvier 1993 à décembre 2002 ;

- Ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé du Plan de 2002 à 2004 ;

- Vice-président du Comité national du crédit, de 2002 à 2007 ;

- Membre suppléant de la Conférence des ministres chargés des Finances de la Zone franc, d'octobre 2002 à septembre 2007 ;

- Gouverneur suppléant pour le Mali pour plusieurs organismes internationaux, de 2002 à 2007;

- Ministre du Plan et de l'Aménagement du territoire du Mali de mai 2004 à septembre 2007 ;

- Président du conseil d'administration de la Banque commerciale du Sahel (BCS-SA) depuis septembre 2008 ;

- Haut-commissaire adjoint de l'Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal ;

- Représentant du président de la République et président du conseil de surveillance du Millénium Challenge Account-Mali (MCA-Mali).

- Vice-président du Comité interparlementaire de l'Uémoa (CIP-Uémoa).

Sur le plan politique, le Professeur Marimantia Diarra a été secrétaire général de la Section de Diéma, secrétaire général du comité exécutif, 3e vice-président et, jusqu'à ce jour, président de l'Adéma/PASJ.

Elu maire dans sa commune natale, puis député à la faveur des élections législatives de 2020, il était récemment membre du Conseil national de transition (CNT).

Le président Marimantia Diarra avait une haute idée de la politique et de l'adversité politique. Animé d'une force inébranlable de l'idéal et de la conviction, la scène politique était, pour lui, le lieu de débats d'idées féconds et policés, parce qu'il était respectueux de l'adversaire et des intérêts supérieurs de la nation. Il était un républicain et un démocrate convaincu. J'ai toujours apprécié chez lui le sens aiguisé du dialogue argumenté mais apaisé, pour le compromis, qui ne signifie pas compromission.

<strong>Pr. Marimantia Diarra. </strong>

<strong>Camarade président, cher aîné, </strong>

Tout le temps de notre compagnonnage au sein de l'Adéma/PASJ, Marimantia (permettez-moi de l'appeler ainsi), tu as brillé par un partenariat ouvert, par une discipline inébranlable, par une fiabilité et une honnêteté à tout rompre.

Combien de fois je t'ai entendu dire : <strong><em>"Je ne suis pas d'accord, mais si c'est la majorité qui le décide, je m'incline". </em></strong>

Homme du terroir, incarnant une sorte de syncrétisme ethnoculturel, ancré dans le binôme culturel bamanan-soninké (un métissage qui lui a d'ailleurs bien réussi), profondément attaché à tes origines ancestrales, tu étais aussi un humaniste, d'un commerce agréable, avenant et prévenant et qui tenais aux valeurs culturelles et civilisationnelles irriguant nos terroirs ancestraux.

Comme tout enfant attaché à ses racines, Pr. Marimantia Diarra, malgré son âge avancé et ses multiples occupations, se faisait un point d'honneur d'être présent dans son village, pour se ressourcer et participer à toutes les activités sociales.

Voilà pourquoi il était si bien intégré dans son village de Diaman Konka, dans la Commune rurale de Dianguimé, gardant toujours une relation sans faille avec la diaspora malienne, composée essentiellement des ressortissants de sa communauté.

Tous ceux qui l'ont côtoyé à Bamako, au village ou à l'extérieur du pays, au cours de ses pérégrinations professionnelles, gardent de lui d'excellents souvenirs.

Le septuagénaire Marimantia Diarra avait bien compris qu'être vieux, c'est être jeune depuis plus longtemps que les autres et que l'on porte tous aussi bien une part de jeunesse que de vieillesse en nous et que chacun de nous est jeune à sa manière. C'est pourquoi la Jeunesse Adéma/PASJ m'a chargé de réaffirmer toute sa reconnaissance à la mémoire du camarade président Pr. Marimantia Diarra pour lui avoir donné la chance de s'exprimer librement, sans contrainte aucune sur toutes les questions de fond touchant la vie du parti et de la nation. Selon les jeunes du parti, le camarade Marimantia était un géant baobab, un démocrate convaincu, un guide avisé, un rassembleur infatigable qui restera définitivement dans leurs mémoires. La jeunesse sur laquelle il fondait beaucoup d'espoir s'engage devant l'Eternel à poursuivre son combat sans réserve.

A titre personnel, je témoigne que le camarade président Marimantia a toujours été d'une agréable compagnie. Son sens de l'humour était sans pareil. Il détenait l'art d'aborder les débats sérieux dans un style humoristique qui lui était propre. Son sens de partage et son souci permanent pour le bonheur collectif étaient incomparables. Il me manquera, il nous manquera certainement à tous, emportant à jamais notre grande affection et notre profond respect.

Marimantia ne s'est jamais avoué vaincu, même dans les pires moments de sa vie. Combattant inlassable, il a toujours su trouver la force et la sérénité nécessaires pour nous demander de poursuivre le combat pour la démocratie, le retour à l'ordre constitutionnel, l'accompagnement des Autorités de la Transition pour la réussite de la Transition, en rassemblant toutes les forces vives autour du pays. Même sur son lit de mort...

Camarades militants et sympathisants du Parti,

Nous sommes tous bouleversés par la mort de notre cher ami et président. Nous perdons en lui un militant fidèle et loyal, un conseiller avisé, un camarade.

En ces moments de deuil, j'ai une pensée particulière pour ses épouses, ses enfants, et ses proches. Je voudrais leur présenter les condoléances émues de l'ensemble des militants et sympathisants de l'Adéma/PASJ et leur témoigner notre affection et exprimer notre sincère compassion.

Mes condoléances appuyées aux populations de la région de Diéma qui ont soutenu inlassablement leur fils, leur chef de village. Oui, Marimantia Diarra est bel et bien le chef de village de Diaman Konka.J'associe à ces condoléances émues les membres du Conseil national de transition, les partis politiques maliens, tous nos alliés politiques nationaux, ceux de l'Internationale socialiste.

La mort emporte ceux qui sont partis, mais elle interpelle et avertit les vivants sur le sens et la portée de leurs actes.  Elle rappelle aux croyants que nous sommes une vérité aussi évidente que cruelle stipulant, je cite : tout est vanité ici-bas et chacun attend son tour d'être seul face à L'Omnipotent, L'Omniscient, le Créateur Universel.

Camarade Marimantia, cher aîné et maître

Tes amis et camarades du parti, l'Adéma/PASJ inconsolables, perdent en toi, un symbole de combat et de fidélité politique en toute circonstance. Ta famille orpheline, avoue avoir perdu un être cher, un époux attentionné, un père affable, un frère bienveillant.

Aussi, en ces moments d'émotion intense, je réitère l'expression affectueuse de la profonde compassion, des condoléances émues de tous les militants et sympathisants du parti, en commençant par les membres du comité exécutif, à tes courageuses et sympathiques épouses, désormais veuves, Mmes Diarra Youma Ndiaye et Fatou Traoré, et à vos enfants, Bintou, Djibril, Youssouf, Soumaïla Diarra. Comment oublier votre neveu adoré, Yassa Traoré ?

Selon une vieille sagesse, notre vrai tombeau n'est pas dans la terre mais dans le cœur des hommes. Je crois profondément que, le camarade Marimantia Diarra vivra toujours dans nos cœurs !

<strong>Pr. Marimantia Diarra, </strong>

<strong>Camarade et cher aîné !</strong>

Acceptes nos larmes et nos pleurs versés depuis l'annonce de ton décès, comme des mots d'amour envoyés au Ciel, afin de couvrir ton cœur de bonheur dans ton ultime voyage.

Pardonne-nous pour les désagréments causés pendant notre brève collaboration en famille, aux bureaux, sur les chantiers. Et vas en paix. Tous, nous te pardonnons et prions Dieu afin qu'il t'accueille dans son Paradis éternel.

Camarade président, nous ne t'oublierons jamais. Le flambeau sera solidement maintenu...Et pour nous, ta mort sera toujours une belle leçon de vie.

Que la terre de tes aïeux qui t'ont précédé te soit légère ! Adieu, fidèle et loyal militant de l'Adéma/PASJ, repose en paix, pour l'éternité ! Professeur Marimantia Diarra... Amina !"

xxxxx

<strong>Obsèques de Marimantia Diarra :</strong>

<strong>L'illustre disparu repose désormais au cimetière de Kalabancoro</strong>

<strong><em>Décédé le dimanche 23 juillet 2023 dès suite de maladie à l'âge de 75 ans, Pr. Marimantia  Diarra (Président de l'Adema-PASJ) a été inhumé le lundi 24 juillet 2024 au cimetière de Kalabancoro. Ses obsèques ont eu lieu à son domicile à Kalabancoro, en présence du Premier ministre Dr. Choguel Kokalla Maïga, qui avait à ses côtés des membres du gouvernement et du Conseil national de Transition. Il a été accompagné à sa dernière demeure par ses parents, ses amis, ses camarades et militants de l'Adema-PASJ, des politiciens maliens et une foule nombreuse d'anonymes. Avant la levée du corps de Marimantia Diarra, l'hommage lui a été rendu par l'Adéma-PASJ à travers Yaya Sangaré (Secrétaire général du parti de l'Abeille).</em></strong>

<a href="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/07/obseque-Marimantia.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3030295" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/07/obseque-Marimantia.jpg" alt="" width="650" height="366" /></a>Dans son oraison funèbre, Yaya Sangaré a tenu à remercier les autorités de la Transition, notamment, les membres de la Présidence, du Conseil national de Transition et du Gouvernement ainsi que les responsables et représentants des Partis politiques amis et alliés, qui ont fait le déplacement pour rendre hommage au Professeur Marimantia Diarra, rappelé à Dieu le dimanche 23 juillet 2023.

Le Secrétaire général du parti a déclaré qu'il est toujours un redoutable honneur et un devoir bien pénible que celui de prononcer une oraison funèbre, surtout devant la République et la Nation rassemblées qui perdent ainsi l'un des illustres fils du pays, devant une famille endeuillée qui pleure son soutien, devant un parti politique qui voit partir pour la première fois, son Président actif, devant des amis qui ne reverront plus un compagnon, sinon un espoir. <em>"La charge pour moi est donc grande et l'émotion aussi. Ce jour est triste, très triste. Nous voilà réunis dans la douleur pour accompagner à sa dernière demeure notre camarade, le Président de l'Adéma-Parti Africain pour la Solidarité et la Justice (Adéma-PASJ), le Professeur Marimantia Diarra. Ce jour est bien triste, car notre pays vient de perdre un de ses illustres fils, un serviteur infatigable de l'Etat, qui ignorait congés et jours de repos, un homme politique de première classe, auréolé de vertus cardinales, un homme pieux, affable, généreux, humble et profondément humain",</em> a-t-il dit.

Parlant de l'illustre disparu, il a fait savoir que de par sa formation, le Professeur Marimantia Diarra était d'abord un enseignant, avant d'être un fonctionnaire international rompu aux arcanes des finances publiques et internationales. <em>"Il était un homme aux analyses lucides et au verbe mesuré. Grâce à sa soif inextinguible de savoir et son intelligence raffinée, il a gravi les échelons de l'Administration publique nationale et des Organisations internationales, se forgeant patiemment un parcours exceptionnel d'homme d'Etat. Il était un travailleur, méthodique, sobre et discret dans l'âme. Le camarade Marimantia Diarra avait de la tenue et de la retenue, parce qu'il était conscient des règles d'éthique et de la gravité des charges qui incombent à un serviteur de 1'Etat et de la République"</em>, a-t-il dit de lui.

Evoquant le parcours de l'homme, Yaya Sangaré a affirmé que sa carrière administrative et politique est une formidable leçon pour tous les agents publics en fonction ou en début de carrière, soucieux de servir l'Etat pour le bien de tous. <em>"Homme politique de grande valeur, je retiens de 1'illustre défunt une grande courtoisie, une sérénité constante et une dignité jamais prise en défaut et ce, dans l'exercice du pouvoir comme dans les moments de turbulences de son parti et du pays. Né à Diaman Konka, dans le Cercle de Diéma, en 1948, Marimantia Diarra est Professeur d'enseignement supérieur de classe exceptionnelle. Sa vie est pleine du don de soi et d'abnégation"</em>, a-t-il retenu du défunt.

Yaya Sangaré a rappelé qu'Officier de l'Ordre national du Mali, Marimantia Diarra a été, entre autres, Directeur général du Projet de Gestion des Ressources Naturelles (PGRN) du Mali de janvier 1993 à décembre 2002 ; ministre délégué auprès du Premier Ministre, chargé du Plan de 2002 à 2004 ; Vice-président du Comité national du Crédit, de 2002 à 2007 ; membre suppléant de la Conférence des Ministres chargés des Finances de la Zone Franc, d'octobre 2002 à septembre 2007; Gouverneur suppléant pour le Mali pour plusieurs organismes internationaux, de 2002 à 2007; ministre du Plan et de l'Aménagement du Territoire du Mali de Mai 2004 à septembre 2007 ; Président du Conseil d'Administration de la Banque Commerciale du Sahel (BCS-SA) depuis septembre 2008 ; Haut-commissaire adjoint de l'Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS) ; représentant du Président de la République et Président du Conseil de Surveillance du Millénium Challenge Account-Mali (MCA-Mali) ; Vice-président du Comité Interparlementaire de l'Uémoa (CIP-Uémoa).

<strong>"Marimantia Diarra, l'homme du terroir, un géant baobab…"</strong>

Yaya Sangaré a dévoilé que Marimantia Diarra était un Homme du terroir, incarnant une sorte de syncrétisme ethnoculturel, ancré dans le binôme culturel Bamanan-Soninké (un métissage qui lui a d'ailleurs bien réussi), profondément attaché à tes origines ancestrales, tu étais aussi un humaniste, d'un commerce agréable, avenant et prévenant et qui tenais aux valeurs culturelles et civilisationnelles irriguant nos terroirs ancestraux. <em>"Comme tout enfant attaché à ses racines, Pr. Marimantia Diarra, malgré son âge avancé et ses multiples occupations, se faisait un point d'honneur d'être présent dans son village, pour se ressourcer et participer à toutes les activités sociales. Voilà pourquoi il était si bien intégré dans son village de Diaman Konka, dans la Commune rurale de Dianguimé, gardant toujours une relation sans faille avec la diaspora malienne composée essentiellement des ressortissants de sa communauté. </em>

<em>Tous ceux qui l'ont côtoyé à Bamako, au village ou à l'extérieur du pays, au cours de ses pérégrinations professionnelles, gardent de lui d'excellents souvenirs. Le septuagénaire Marimantia Diarra avait bien compris qu'être vieux c'est être jeune depuis plus longtemps que les autres et que l'on porte tous aussi bien une part de jeunesse que de vieillesse en nous et que chacun de nous est jeune à sa manière. </em>

<em>C'est pourquoi la Jeunesse Adéma-PASJ m'a chargé de réaffirmer toute sa reconnaissance à la mémoire du Camarade Président Pr. Marimantia Diarra pour lui avoir donné la chance de s'exprimer librement, sans contrainte aucune sur toutes les questions de fond touchant la vie du parti et de la Nation. Selon les jeunes du Parti, le camarade Marimantia Diarra était un géant baobab, un démocrate convaincu, un guide avisé, un rassembleur infatigable qui restera définitivement dans leurs mémoires. </em>

<em>La jeunesse sur laquelle il fondait beaucoup d'espoir s'engage devant l'Eternel à poursuivre son combat sans réserve. A titre personnel, je témoigne que le camarade Président Marimantia a toujours été d'une agréable compagnie. Son sens de l'humour était sans pareil. Il détenait l'art d'aborder les débats sérieux</em> <em>dans un style humoristique qui lui était propre. Son sens de partage et son souci permanent pour le bonheur collectif étaient incomparables. Il me manquera, 1l nous manquera certainement à tous, emportant à jamais notre grande affection et notre profond respect. Marimantia Diarra ne s'est jamais avoué vaincu, même dans les pires moments de sa vie. Combattant inlassable, il a toujours su trouver la force et la sérénité nécessaires pour nous demander de poursuivre le combat pour la démocratie, le retour à l'ordre constitutionnel, l'accompagnement des Autorités de la Transition pour la réussite de la Transition, en rassemblant toutes les forces vives autour du pays. Même sur son lit de mort... Camarades militants et sympathisants du Parti, nous sommes tous bouleversés par la mort de notre cher ami et Président. Nous perdons en lui un militant fidèle et loyal, un conseiller avisé, un camarade. En ces moments de deuil, j'ai une pensée particulière pour ses épouses, Ses enfants, et ses proches. Je voudrais leur présenter les condoléances émues de l'ensemble des militants et sympathisants de l'Adéma-PASJ et leur témoigner notre affection et exprimer notre sincère compassion. Mes condoléances appuyées aux populations de la région de Diéma qui ont soutenu inlassablement leur fils, 1leur chef de village. Oui, Marimantia Diarra est bel et bien le Chef de village de Diaman Konka. J'associe à ces condoléances émues les membres du Conseil National de Transition, les Partis politiques maliens, tous nos alliés politiques nationaux, ceux de l'Internationale socialiste"</em>, a-t-il fait l'éloge de son camarade Marimantia Diarra.

<strong> "Je crois profondément que le camarade Marimantia  </strong><strong>Diarra vivra toujours dans nos cœurs"</strong>

Yaya Sangaré a fait savoir que les camarades, amis de Marimantia Diarra à l'Adéma-PASJ sont inconsolables et perdent en lui, un symbole de combat et de fidélité politique en toute circonstance. <em>"Ta famille orpheline, avoue avoir perdu un être cher, un époux attentionné, un père affable, un frère bienveillant. Aussi. En ces moments d'émotion intense, je réitère l'expression affectueuse de la profonde compassion, des condoléances émues de tous les militants et sympathisants du Parti, en commençant par les membres du Comité Exécutif à tes courageuses et sympathiques épouses, désormais veuves, Mmes Diarra Youma N'Diaye et Fatou Traoré et à vos enfants, Bintou, Djibril, Youssouf, Soumaïla Diarra. Comment oublier votre neveu adoré, Yassa Traoré ? Selon une vieille sagesse, notre vrai tombeau n'est pas dans la terre mais dans le cœur des bommes. Je crois profondément que le camarade Marimantia Diarra vivra toujours dans nos cœurs. Pr. Marimantia Diarra, Camarade et cher aîné, acceptes nos larmes et nos pleurs versées depuis l'annonce de ton décès, des mots d'amour envoyés au Ciel, afin de couvrir ton cœur de bonheur dans ton ultime voyage. Pardonne-nous pour les désagréments causés pendant notre brève collaboration en famille, aux bureaux, sur les chantiers. </em>

<em>Et vas en paix. Tous, nous te pardonnons et prions Dieu afin qu'il t'accueille dans son paradis éternel. Président, nous ne t'oublierons jamais. Le flambeau sera solidement maintenu. Et pour nous, ta mort sera toujours une belle leçon de vie. Que la terre de tes aïeux qui t'ont précédé te soit légère. Adieu fidèle et loyal militant de l'Adéma-PASJ, repose en paix, pour l'éternité Professeur Marimantia Diarra !"</em>, a déclaré Yaya Sangaré.

<strong>Siaka DOUMBIA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le monde des artistes en deuil :  Taras n&amp;apos;est plus !</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/le-monde-des-artistes-en-deuil-taras-nest-plus-3030236.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 27 Jul 2023 08:58:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Moussa Traoré alias Taras, le grand flûtiste du Groupe Taras, vient de rendre l'âme au CHU Gabriel Touré où il venait d'être admis après avoir été victime d'un malaise.

Condoléances attristées et repos éternel de l'âme de celui qui envoutait son public avec ses rythmes salsa extraordinaires !

"À Dieu nous appartenons et à lui nous retournons".

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>In Memorium :  L’Adéma orpheline de son président</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/in-memorium-ladema-orpheline-de-son-president-3030140.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 26 Jul 2023 13:10:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Marimantia Diarra président du parti Adéma-PASJ n’est plus ! La nouvelle a surpris plus d’un, ce dimanche au petit matin. Né à Diema, dans le Cercle de Diéma en 1948, Marimantia Diarra est professeur d’enseignement supérieur de classe exceptionnelle. Ancien Secrétaire général de l’Adema-PASJ et ancien 3ème vice-président du parti, il fut Ministre du Plan et de l’Aménagement du Territoire pendant plusieurs années. A sa mort, il occupait le poste de président du parti et de membre du CNT.

Une équation de plus pour l’Adéma, au moment où le parti a à faire face à ses vieux démons de divisions et de suspicions. A n’en pas douter, le Pr. Marimatia Diarra était le plus petit dénominateur commun. En lui, se reconnaissaient tous les courants.

&nbsp;

<strong><em>La rédaction</em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La Nation malienne et la classe politique ont rendu dernier hommage au Pr. Marimantia DIARRA</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/la-nation-malienne-et-la-classe-politique-ont-rendu-dernier-hommage-au-pr-marimantia-diarra-3030105.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/necrologie/la-nation-malienne-et-la-classe-politique-ont-rendu-dernier-hommage-au-pr-marimantia-diarra-3030105.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/07/Marimantia.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 26 Jul 2023 10:06:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Comme le dit verset 2 sourate 67 du noble Coran « la mort et la vie sont créées par Allah pour éprouver les hommes, afin de savoir qui d’entre eux agiront le mieux » encore loin le Saint Coran dira que chaque âme goûtera la mort, mais vous ne recevrez votre exacte rétribution que le Jour de la résurrection. Quiconque sera écarté du feu et introduit dans le paradis aura triomphé. La vie d’ici-bas n’est qu’une jouissance illusoire.” Aujourd’hui c’est le tour qui est arrivé au Président du parti l'ADÉMA-PASJ, Pr. Marimantia DIARRA, décédé ce dimanche 23 juillet 2023, à 1h du matin à son domicile. Sous une pluie battante que la séparation du Big Marimantia ultime s’est faite le  lundi 24 juillet 2023 en présence de la quasi-totalité de la classe politique malienne, amis et parents en lui rendant un dernier hommage dû à son rang. </em></strong>

C’était dans un redoutable honneur et un devoir bien pénible que ses camarades de l’Adéma-Parti Africain pour la Solidarité et la Justice (Adéma-PASJ) lui ont prononcer l’oraison funèbre devant la République et la Nation rassemblées, qui perdent ainsi l’un des illustres fils du pays, devant une famille endeuillée qui pleure son soutien, devant un parti politique qui voit partir pour la première fois, son Président actif, devant des amis qui ne reverront plus un compagnon, sinon un espoir. Ce lundi 24 juillet 2023 était un jour triste, très triste, réunis dans la douleur pour accompagner Marmantia Diarra à sa dernière demeure au cimetière de Kalaban coro. Ce jour est bien triste, car notre pays vient de perdre un de ses illustres fils, un serviteur infatigable de l’Etat, qui ignorait congés et jours de repos, un homme politique de première classe, auréolé de vertus cardinales, un homme pieux, affable, généreux, humble et profondément humain.

Le Secrétaire Général du Comité Exécutif de l’Adéma-PASJ, l’ancien Ministre Yaya SANGARE dira que pour sa formation, le Professeur Marimantia DIARRA était d’abord un enseignant, avant d'être un fonctionnaire international rompu aux arcanes des finances publiques et internationales. Il était un homme aux analyses lucides et au verbe mesuré. Grâce à sa soif inextinguible de savoir et son intelligence raffinée, il a gravi les échelons de l'administration publique nationale et des organisations internationales, se forgeant patiemment un parcours exceptionnel d’homme d’État. Il était un travailleur, méthodique, sobre et discret dans l'âme. Le camarade Marimantia Diarra avait de la tenue et de la retenue, parce qu’il était conscient des règles d’éthique et de la gravité des charges qui incombent à un serviteur de l’Etat et de la République. Sa carrière administrative et politique est une formidable leçon pour tous les agents publics en fonction ou en début de carrière, soucieux de servir l’Etat pour le bien de tous. Homme politique de grande valeur, je retiens de l’illustre défunt une grande courtoisie, une sérénité constante et une dignité jamais prise en défaut et ce, dans l’exercice du pouvoir comme dans les moments de turbulences de son parti et du pays.

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<strong>Parcours exceptionnels du Professeur Marimantia DIARRA</strong>

Né à Diaman Konka, dans le Cercle de Diéma, en 1948, Marimantia DIARRA est Professeur d’enseignement supérieur de classe exceptionnelle. Sa vie est pleine du don de soi et d’abnégation. Officier de l’Ordre national du Mali, il a été : Directeur général du Projet de Gestion des Ressources Naturelles (PGRN) du Mali de janvier 1993 à décembre 2002 ; Ministre délégué auprès du Premier Ministre, chargé du Plan de 2002 à 2004 ; Vice-président du Comité National du Crédit, de 2002 à 2007 ;  Membre suppléant de la Conférence des Ministres chargés des Finances de la Zone Franc, d’octobre 2002 à septembre 2007 ; Gouverneur suppléant pour le Mali pour plusieurs organismes internationaux, de 2002 à 2007 ;  Ministre du Plan et de l’Aménagement du Territoire du Mali de Mai 2004 à septembre 2007 ;  Président du Conseil d’Administration de la Banque Commerciale du Sahel (BCS-SA) depuis septembre 2008 ; Haut-Commissaire adjoint de l'Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS) ;  Représentant du Président de la République et Président du Conseil de Surveillance du Millénium Challenge Account-Mali (MCA-Mali) ;  Vice-président du Comité InterParlemantaire de l’UEMO (CIP-UEMOA).

Sur le plan politique, le Professeur Marimantia DIARRA a été Secrétaire général de la Section de Diéma, secrétaire Général du Comité Exécutif, 3ème vice-président et, jusqu’à ce jour, Président de l’Adéma-PASJ. Élu maire dans sa commune natale, puis député à la faveur des élections législatives de 2020, il était récemment membre du Conseil National de Transition (CNT). Le Président Marimantia Diarra avait une haute idée de la politique et de l’adversité politique. Animé d'une force inébranlable de l’idéal et de la conviction, la scène politique était, pour lui, le lieu de débats d’idées féconds et policés, parce qu'il était respectueux de l’adversaire et des intérêts supérieurs de la Nation. Il était un républicain et un démocrate convaincu. J’ai toujours apprécié chez lui le sens aiguisé du dialogue argumenté mais apaisé, pour le compromis, qui ne signifie pas compromission.

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Pour le Secrétaire General de l’Adéma-PAJS, Marimantia Diarra est un homme du terroir, incarnant une sorte de syncrétisme ethno-culturel, ancré dans le binôme culturel BAMANAN-SONINKÉ (un métissage qui lui a d'ailleurs bien réussi), profondément attaché à tes origines ancestrales, tu étais aussi un humaniste, d’un commerce agréable, avenant et prévenant et qui tenais aux valeurs culturelles et civilisationnelles irriguant nos terroirs ancestraux.Comme tout enfant attaché à ses racines, Pr. Marimantia DIARRA, malgré son âge avancé et ses multiples occupations, se faisait un point d’honneur d'être présent dans son village, pour se ressourcer et participer à toutes les activités sociales. Voilà pourquoi il était si bien intégré dans son village de Diaman Konka, dans la commune rurale de Dianguimé, gardant toujours une relation sans faille avec la diaspora malienne, composée essentiellement des ressortissants de sa communauté. Tous ceux qui l'ont côtoyé à Bamako, au village ou à l'extérieur du pays, au cours de ses pérégrinations professionnelles, gardent de lui d’excellents souvenirs. Le septuagénaire Marimantia DIARRA avait bien compris qu'être vieux c’est être jeune depuis plus longtemps que les autres et que l’on porte tous aussi bien une part de jeunesse que de vieillesse en nous et que chacun de nous est jeune à sa manière. C'est pourquoi la Jeunesse Adéma-PASJ m'a chargé de réaffirmer toute sa reconnaissance à la mémoire du Camarade Président Pr Marimantia DIARRA pour lui avoir donné la chance de s'exprimer librement, sans contrainte aucune sur toutes les questions de fond touchant la vie du parti et de la Nation. Selon les jeunes du Parti, le camarade Marimantia était un géant baobab, un démocrate convaincu, un guide avisé, un rassembleur infatigable qui restera définitivement dans leurs mémoires. La jeunesse sur laquelle il fondait beaucoup d'espoir s'engage devant l'Eternel à poursuivre son combat sans réserve.

« Nous sommes tous bouleversés par la mort de notre cher ami et Président. Nous perdons en lui un militant fidèle et loyal, un conseiller avisé, un camarade. En ces moments de deuil, j'ai une pensée particulière pour ses épouses, ses enfants, et ses proches. Je voudrais leur présenter les condoléances émues de l'ensemble des militants et sympathisants de l’Adéma-PASJ et leur témoigner notre affection et exprimer notre sincère compassion. Mes condoléances appuyées aux populations de la région de Diéma qui ont soutenu inlassablement leur fils, leur chef de village. Oui, Marimantia DIARRA est bel et bien le Chef de village de Diaman Konka. Aussi, en ces moments d’émotion intense, je réitère l’expression affectueuse de la profonde compassion, des condoléances émues de tous les militants et sympathisants du Parti, en commençant par les membres du Comité Exécutif, à tes courageuses et sympathiques épouses, désormais veuves, Mmes DIARRA YOUMA NDIAYE ET FATOU TRAORE, et à vos enfants, BINTOU, DJIBRIL, YOUSSOUF, SOUMAILA DIARRA. Comment oublier votre neveu adoré, YASSA TRAORE ?  Selon une vieille sagesse, notre vrai tombeau n’est pas dans la terre mais dans le cœur des hommes. Je crois profondément que, le camarade Marimantia Diarra vivra toujours dans nos cœurs ! Pr MARIMANTIA DIARRA,Camarade et Cher Aîné ! Acceptes nos larmes et nos pleurs versées depuis l'annonce de ton décès, comme des mots d’amour envoyés au Ciel, afin de couvrir ton cœur de bonheur dans ton ultime voyage.  Pardonne-nous pour les désagréments causés pendant notre brève collaboration en famille, aux bureaux, sur les chantiers. Et vas en paix. Tous, nous te pardonnons et prions Dieu afin qu’il t'accueille dans son paradis éternel. Camarade Président, nous ne t’oublierons jamais. Le flambeau sera solidement maintenu...Et pour nous, ta mort sera toujours une belle leçon de vie. Que la terre de tes aïeux qui t'ont précédé te soit légère ! Adieu, fidèle et loyal militant de l'Adéma-PASJ, repose en paix, pour l’éternité ! Professeur MARIMANTIA DIARRA... AMINA ! » Conclut son oraison funèbre  par M Yaya Sangare.

<strong>Bokoum Abdoul Momini/maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le Mali en deuil : Le Pr. Marimantia Diarra, Président de l’ADEMA&#45;PASJ, tire sa révérence</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/le-mali-en-deuil-le-pr-marimantia-diarra-president-de-ladema-pasj-tire-sa-reverence-3030078.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 26 Jul 2023 06:51:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Président de l’Alliance pour la démocratie au Mali-Parti Africain pour la Solidarité et la Justice (ADEMA-PASJ), Professeur Marimantia DIARRA, membre du Conseil national de transition (CNT), est décédé à son domicile à Bamako (Mali), le dimanche 23 juillet 2023, à 1heure du matin à l'âge de 75 ans. Les funérailles de l’illustre disparu ont eu lieu, hier, lundi 24 juillet 2023, dans l’après-midi à Bamako. Il laisse derrière lui toute une nation inconsolable. Dès l’annonce de son décès par son parti, des hommages lui ont été rendus par les personnalités comme l’ancien président de la République du Mali, Alpha Oumar Konaré ; le Premier ministre, Dr. Choguel Kokalla Maïga ; le Président du CNT, Malick Diaw ; des responsables de la classe politique en l’occurrence Dr. Bocary Tréta, Tiébilé Dramé, Dr. Modibo Soumaré, Pr. Clément Dembélé et bien d’autres.

«Les morts ne sont pas morts», dit-on ! Cet adage sied parfaitement à la disparition brutale de Pr. Marimantia Diarra. Il est allé pour toujours, mais ses œuvres demeurent. Dès l’annonce de son décès par son parti, des hommages lui ont été rendus par les personnalités comme l’ancien président de la République du Mali, Alpha Oumar Konaré ; le Premier ministre, Dr. Choguel Kokalla Maïga ; le Président du CNT, Colonel Malick Diaw ; des responsables de la classe politique en l’occurrence Dr. Bocary Tréta, Tiébilé Dramé, Dr. Modibo Soumaré, Pr. Clément Dembélé et bien d’autres.

Né à Diema, dans le Cercle de Diéma en 1948, Marimantia DIARRA est professeur d’enseignement supérieur de classe exceptionnelle. Ancien Secrétaire général de l’Adema-PASJ et ancien 3ème vice-président du parti, il fut Ministre du Plan et de l’Aménagement du Territoire pendant plusieurs années.

Il a été également élu député à l’Assemblée nationale du Mali. Il a été entre autres Directeur général du Projet de Gestion des Ressources Naturelles (PGRN) du Mali de janvier 1993 à décembre 2002 ; Ministre délégué auprès du Premier Ministre, chargé du Plan de 2002 à 2004 ; Vice-président du Comité national du crédit de 2002 à 2007 ; Membre suppléant de la Conférence des Ministres chargés des Finances de la zone franc d’octobre 2002 à septembre 2007 ; Gouverneur suppléant pour le Mali pour plusieurs organismes internationaux de 2002 à 2007 ; Ministre du Plan et de l’Aménagement du Territoire du Mali de Mai 2004 à septembre 2007 ; Président du Conseil d’administration de la Banque Commerciale du Sahel (BCS-SA) depuis septembre 2008.

Depuis le 1er Mars 2009, il était le président du Conseil de surveillance du Millénium Challenge Account-Mali (MCA-Mali). Le Pr. Marimantia Diarra a effectué de nombreuses consultations au profit de structures nationales, des Organisations non gouvernementales et des institutions internationales (FAO, Banque Mondiale, PNUD, inter-coopération suisse, ACDI, etc.). Il était détenteur des Certificats en concepts et techniques de prévention ; Détection et lutte contre la fraude et la corruption dans la mise en œuvre des projets et programmes de développement (Millenium Challenge Corporation, MCC), Washington USA en 2011. Il a eu son Doctorat en « Géographie et Aménagement » à l’Université de CAEN/France en 1985; son diplôme d’études supérieures spécialisées en « Science et techniques régionales de l’environnement et de l’aménagement (DISTREA)» à l’Université de CAEN/France en 1983. Le défunt était détenteur d’une Maîtrise en Histoire et Géographie à l’Ecole Normale Supérieure (ENSUP) en 1977. Dans la vie associative, il était le Président d’honneur de l’équipe Da Monzon football club ; Secrétaire général de l’Association pour le désenclavement des Cercles de Diéma et Nioro du Sahel ; Secrétaire général de la section Adema de Diéma. Et depuis le 18 octobre 2021, Pr. Marimantia Diarra était le président du Comité exécutif du parti ADEMA-PASJ.

Ses obsèques ont eu lieu, hier, lundi 24 juillet 2023, dans l’après-midi à Bamako. Il laisse derrière lui toute une nation inconsolable. Dors en paix Président !

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Condoléances suite au décès de Pr. Marimantia Diarra : « Par cette disparition, le Mali perd un des pionniers de la lutte pour la démocratie et la liberté »</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/condoleances-suite-au-deces-de-pr-marimantia-diarra-par-cette-disparition-le-mali-perd-un-des-pionniers-de-la-lutte-pour-la-democratie-et-la-liberte-3030070.html</link>
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<pubDate>Wed, 26 Jul 2023 06:25:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>CONDOLÉANCES DE L'ADÉMA-PASJ SUITE AU DECES DE SON PRÉSIDENT, PROFESSEUR MARIMANTIA DIARRA</strong>

Le Comité Exécutif de l'Adéma-Parti Africain pour la Solidarité et la Justice (Adéma-PASJ) a l'immense tristesse d'annoncer le décès du camarade Professeur Marimantia DIARRA, Président de l'Adéma-Parti Africain pour la Solidarité et la Justice (Adéma-PASJ), tôt ce dimanche 23 juillet 2023, à Bamako. Le Comité Exécutif salue le parcours militant de l'homme politique, son engagement pour les valeurs de Démocratie et de Liberté pour son pays et pour l'Afrique toute entière. Le noble combat politique du Camarade Professeur Marimantia DIARRA pour plus de justice et de solidarité sera poursuivi par les responsables et les militants du parti. En ces moments douloureux, partageant la peine et le chagrin de sa famille, le Comité Exécutif de l'Adéma-PASJ, au nom de l'ensemble des militants et sympathisants présente ses condoléances les plus attristées à la famille éplorée de l'illustre défunt, aux camarades militants et sympathisants du Parti. Les funérailles auront lieu demain lundi 24 juillet 2023, à son domicile, à Kalaban-Coro, à partir de 16h. Avec son décès, le Mali perd l'un de ses principaux acteurs politiques des trois dernières décennies. Ancien ministre, ancien député maire, ancien député à l'Assemblée Nationale, membre du Conseil Nationale de Transition, Professeur Marimantia DIARRA a été de tous les combats pour la démocratie, le développement à la base et pour le mieux-être des populations maliennes et au-delà de nos frontières. Homme de dialogue, républicain, démocrate convaincu, infatigable artisan de la construction du Mali et de la cohésion nationale, le camarade Président Professeur Marimantia DIARRA a eu un parcours politique remarquable qui lui a valu l'estime et le respect du monde politique national. L'Adéma-PASJ salue la mémoire de l'illustre défunt et exhorte les militants à la patience, à l'endurance et à beaucoup de courage devant cette perte irréparable. Puisse l'âme du grand combattant reposer en paix et que la terre africaine du Mali lui soit légère !

<strong>Bamako, le 24 juillet 2023</strong>

<strong>Le Comité Exécutif</strong>

<strong>Le 4<sup>ème</sup> vice-président</strong>

<strong>Moustapha Dicko</strong>

<strong>------------------------------------------</strong>

<strong>COMMUNIQUE DU CONSEIL NATIONAL DE TRANSITION (CNT)</strong>

Le Président du Conseil National de Transition, les membres du Bureau et de la Conférence des Présidents ainsi que l'ensemble des membres et du personnel du CNT ont appris avec une grande tristesse le décès de l’Honorable Marimantia DIARRA, survenu ce dimanche 23 Juillet 2023, à Bamako, à l’âge de 75 ans. Professeur Marimantia DIARRA était membre de la Commission des Finances, de l’Economie, du Plan, de la Promotion du secteur Privé et des Industries du CNT et membre du Comité Interparlementaire de l’UEMOA (CIP- UEMOA).  En cette douloureuse circonstance, le Président du Conseil National de Transition, au nom de l’institution parlementaire, présente ses condoléances les plus émues à sa famille biologique ainsi qu’à sa famille politique, l’ADEMA PASJ dont il était le Président.

<strong>Que son âme repose en paix !</strong>

<strong>Bamako, le 23 Juillet 2023</strong>

<strong>-------------------------------</strong>

<strong>COMMUNIQUÉ DU PARENA RELATIF AU DÉCÈS DU PRÉSIDENT DE L'ADEMA</strong>

La nouvelle du décès du président de l'ADEMA-PASJ attriste la direction, les militants et sympathisants de notre Parti. Le départ de Marimantia Diarra est une grande perte pour le camp démocratique et pour le pays tout entier. Le PARENA présente ses sincères condoléances à la famille biologique et politique de l'illustre disparu. Il assure nos frères et sœurs, nos compagnons du Parti africain pour la solidarité et la justice de sa sympathie en ces circonstances difficiles. Que le camarade Martin repose éternellement en paix,

<strong>Le Président du Parena</strong>

<strong>Tiébilé Dramé</strong>

<strong>----------------------------------</strong>

<strong>COMMUNIQUÉ DE L’UDD SUITE AU DÉCÈS DU PROFESSEUR MARIMANTIA DIARRA</strong>

L’Union pour la Démocratie et le Développement-UDD est profondément attristée par la nouvelle du décès du Professeur Marimantia DIARRA, Président du parti africain pour la justice et la solidarité - ADEMA PASJ, survenu le dimanche 23 juillet 2023. Par cette disparition, le Mali perd un des pionniers de la lutte pour la démocratie et la liberté. En cette triste circonstance, l'UDD adresse ses condoléances à la famille biologique, de même qu'à l'ensemble des camarades politiques de l'illustre disparu, et leur exprime toute sa compassion. Ensemble, prions pour le repos éternel de l'âme du défunt. Qu'il repose en paix dans la Grâce du Tout Puissant.

<strong>Bamako, le 23 juillet 2023</strong>

<strong>Le premier vice-président</strong>

<strong>Bréhima SILIMANA</strong>

<strong>Chevalier de l'ordre national</strong>

--------------------------

<strong>Condoléance du Mouvement Patriotique pour le Renouveau</strong>

Le Bureau Exécutif Central  du Mouvement Patriotique pour le Renouveau (MPR)  a appris  avec émotion, le rappel à dieu du  Pr Marimantia DIARRA, Président du  Comité Exécutif (CE) du Parti Africain pour la Solidarité et la justice (ADEMA PASJ), ce jour 23 juillet 2023. En cette douloureuse circonstance, le BEC/MPR présente ses sincères  condoléances à sa famille si durement éprouvée, au CE ainsi qu’aux militants et militantes de l’ADEMA-PASJ.  Le BEC/MPR prie pour le repos éternel de l'âme de l’illustre disparu.  <strong>Drissa Traoré</strong>

<strong>Vice –Président</strong>

<strong>----------------------------------</strong>

<strong>COMMUNIQUÉ DE CONDOLÉANCES DU CDM SUITE AU DÉCÈS DU Pr MARIMANTIA DIARRA, PRÉSIDENT DE L'ADEMA ET MEMBRE DU CNT  </strong>

Le Collectif pour la défense des militaires (CDM) a appris avec une très grande tristesse le décès du Pr Marimantia Diarra, Président et Leader Charismatique du Parti Politique ADEMA-PASJ. En ces moments difficiles, nous tenons à présenter nos plus sincères Condoléances, à sa Famille éplorée, au Gouvernement ainsi qu'à tous les Membres de son Parti et du CNT. La perte d'un Leader aussi dynamique, engagé et respecté représente un vide immense pour son Parti Politique et pour le Pays tout entier. En effet, le Pr Marimantia a consacré sa vie et son énergie au service de son Parti Politique, ses réalisations et contributions pour la réussite de la Transition ne seront jamais oubliées. Sa vision, son courage et son dévouement ont profondément influencé la Politique de notre Pays, et il restera à jamais dans les mémoires comme un Homme d'État exemplaire, prônant la Justice, la Tolérance le Progrès et la paix. Le CDM en présentant, une fois de plus, ses Condoléances les plus sincères, adresse tout son soutien et toute sa sympathie à l'égard de la Famille du défunt.

<strong>Bamako le 23 /07/2023</strong>

<strong>LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL</strong>

<strong>YOUNOUSS SOUMARE</strong>

<strong>-------------------</strong>

<strong>CONDOLÉANCES de la Plateforme de lutte contre la corruption et le chômage (Plateforme PCC-MALI)</strong>

J’ai appris avec tristesse le décès du Pr. Marimantia DIARRA, Président du parti politique ADEMA PASJ. Au nom de tous les membres et sympathisants de la Plateforme de lutte contre la corruption et le chômage (Plateforme PCC) et à mon nom propre, je présente les condoléances les plus attristées à sa famille biologique et politique ainsi qu’à tous ses amis. Nous prions que la terre lui légère.

<strong>Pr. Clément DEMBELE</strong>

<strong>Président de la Plateforme PCC-MALI</strong>

<strong>-----------------------------------</strong>

<strong>COMMUNIQUE DE CONDOLEANCES du RPM Suite au décès du camarade Pr Marimantia Diarra, Président de l’Adema/P.A.S.J.</strong>

Le Président du Rassemblement Pour le Mali (RPM), Dr Bokary TRETA et l'ensemble des militants et sympathisants du RPM, ont appris avec une profonde tristesse le rappel à Dieu du Pr Marimantia Diarra, Président du parti frère, Adema/P.A.S.J., ancien ministre et membre du Conseil National de la Transition (CNT), ce jour 23 juillet 2023. Le RPM adresse ses sincères condoléances et exprime toute sa solidarité et sa compassion au Comité Exécutif de l'Adema/ PA.S.J., à la section Adema de Diéma et à la famille, parents, amis et connaissances de l'illustre disparu. Le Président et l'ensemble des militants et sympathisants du RPM prient DIEU LE TOUT PUISSANT pour le repos de l'âme du défunt au Paradis.

<strong>Bamako, le 23 juillet 2023</strong>

<strong>--------------------------------------</strong>

<strong>COMMUNIQUE N° 007/BEN-AFD SUITE AU DECES DE MARIMANTIA DIARRA, PRESIDENT DU PARTI ADEMA/PASJ, CONSEILLER AU CNT</strong>

Le Bureau exécutif national du Part Alliance des Forces Démocratiques -AFD- le Parti des Patriotes, les militants et sympathisants ont appris avec tristesse le rappel à Dieu aujourd’hui 23 juillet 2023 du camarade Marimantia Diarra, président du parti ADEMA/PASJ et conseiller au CNT. Le Président du Parti et l’ensemble des militants et sympathisants : Saluent la lutte remarquable de cet illustre combattant pour l’avènement de la démocratie au Mali ; Regrettent la perte du camarade Marimantia DIARRA, ce démocrate convaincu, ce républicain dévoué, ce combattant des libertés, de l’émancipation et du développement de la patrie, pour le Mali, son parti ADEMA/PASJ et tout le peuple malien ; Réitèrent leur solidarité et leur compassion en cette douloureuse circonstance au Parti ADEMA/PASJ et à sa famille biologique ; Présentent ses condoléances les plus attristées à l’ensemble des militants et sympathisants du parti ADEMA/PASJ et à toute sa famille biologique. Que Allah le Tout puissant, le Miséricordieux, le clément lui accorde le repos éternel. Amen

<strong>Bamako, le 23 Juillet 2023</strong>

<strong>Le Président</strong>

<strong>Dr Modibo Soumaré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Décès du Pr Marimantia Diarra, hier dimanche 23 juillet : Les hommages de l’Adema&#45;Pasj à son président</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/deces-du-pr-marimantia-diarra-hier-dimanche-23-juillet-les-hommages-de-ladema-pasj-a-son-president-3029963.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 25 Jul 2023 01:33:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Hier dimanche 23 juillet, l’arène politique a appris avec consternation action le rappel à Dieu du président du Parti Africain pour la Solidarité et la Justice (Adéma-PASJ). Marimantia Diarra puisque, il s’agit de lui, est décédé chez lui à Bamako à l’âge de 75 ans. L’annonce a été faite par le Comité exécutif du parti dans un communiqué signé par le 4e vice-président Moustapha Dicko. Si on ne connaît pas de quoi il souffrait, on sait que le membre du CNT venait juste de rentrer d’un séjour médical à l’étranger.

Le Comité Exécutif, après avoir salué le parcours militant de l'homme politique, retient également sa dédicace aux valeurs de démocratie et de liberté pour son pays et pour l'Afrique toute entière. Tout en s’engageant à poursuivre «le noble combat politique pour plus de justice et de solidarité», les inconsolables responsables et militants de la famille politique du défunt  promettent de porter le flambeau. Le Comité Exécutif de l'Adéma-PASJ, au nom de l'ensemble des militants et sympathisants, s’associe par ailleurs à la douleur de la famille de l'illustre défunt en qui le Mali perd un acteur politique principal des trois dernières décennies. La famille politique de rappelle dans la foulée son riche parcours politique et professionnel au service des Maliens. «Ancien ministre, ancien député-maire, ancien député à l'Assemblée Nationale, membre du Conseil Nationale de Transition, Marimantia Diarra a été de tous les combats pour la démocratie, le développement à la base et pour le mieux-être des populations maliennes et au- delà de nos frontières… homme de dialogue, républicain, démocrate convaincu, infatigable artisan de la construction du Mali et de la cohésion nationale», relèvent ses camarades politiques pour qui ce parcours politique remarquable lui a valu l'estime et le respect du monde politique national.

L'Adéma-PASJ salue par ailleurs la mémoire de l'illustre défunt et prie pour son repos éternel.

Selon le même communiqué, les funérailles du défunt président du PASJ auront lieu aujourd’hui 24 juillet 2023, à son domicile sis à Kalaban-Coro, à partir de 16h.

<strong>Amidou Keita</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La classe politique malienne en deuil :  Le Président de l’ADEMA&#45;PASJ, Pr Marimantia Diarra n’est plus!</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/la-classe-politique-malienne-en-deuil-le-president-de-ladema-pasj-pr-marimantia-diarra-nest-plus-3029770.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/necrologie/la-classe-politique-malienne-en-deuil-le-president-de-ladema-pasj-pr-marimantia-diarra-nest-plus-3029770.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 24 Jul 2023 01:23:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Sursaut</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’information est tombée hier dimanche dans la matinée. Le Président du Comité exécutif du Parti Alliance pour la Démocratie au Mali-Parti Africain pour la Solidarité et la Justice (ADEMA-PASJ) non moins membre du CNT, Pr Marimantia Diarra est décédé vers 1h du matin à son domicile. Il assumait les destinées du Parti de l’abeille depuis le 18 Octobre 2021. </em></strong>

En effet, Pr Marimantia Diarra était professeur d’enseignement supérieur de classe exceptionnelle. Né à Diéma en 1948,  il fut l’Ancien Secrétaire Général de l’Adema-PASJ et ancien 3<sup>ème</sup>  vice-président du même parti avant d’occuper sa présidence. Très proche de l’ancien Président feu Amadou Toumani Touré (ATT), il fut membre de ses gouvernements successifs en qualité de Ministre du Plan et de l’Aménagement du Territoire.

Comme d’autres expériences professionnelles, Marimantia a occupé le fauteuil de Directeur Général du Projet de Gestion des Ressources Naturelles(PGRN) du Mali, de janvier 1993 à décembre 2002. Il fut Ministre délégué auprès du Premier Ministre, Chargé du Plan, de 2002 à 2004. De 2002 à 2007,  il était le Vice-président du Comité National du crédit. Membre suppléant de la Conférence des Ministres chargés des Finances de la Zone franc, d’octobre 2002 à septembre 2007, Pr. Marimantia a occupé le poste du Gouverneur suppléant pour le Mali pour plusieurs organismes internationaux. Président du Conseil d’administration de la Banque Commerciale du Sahel (BCS-SA) depuis septembre 2008 et Représentant du Président de la République et représentant du Président au Conseil de surveillance du Millénium Challenge Account-Mali (MCA-Mali) à partir du 1er Mars 2009.

Côté vie associative, le Pr Diarra était le Président d’honneur de l’équipe ‘’Da Monzon football club’’ et le Secrétaire Général de l’Association pour le désenclavement des Cercles  de Diéma et Nioro du Sahel.

Sur le plan politique, il fut élu député à Diema et occupait le poste de Secrétaire Général de la section Adema de Diéma.

Dès l’annonce de son décès de nombreuses formations politiques ont fait des communiqués de condoléances, notamment l’UDD et sa formation politique originelle, l’ADEMA-PASJ. Qui a adressé ses plus sincères condoléances, sa solidarité et ses compassions à sa famille biologique, à la Section de Diéma, de même qu’aux militants et sympathisants du Parti. Ses obsèques sont prévus aujourd’hui lundi, à son domicile sis à Kalaban Coro-Plateau, à partir de 16h. Que la terre lui soit légère !

<strong>Par Mariam Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mali : Le président de l&amp;apos;Adema&#45;PASJ Marimantia Diarra tire sa révérence à 75 ans</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/mali-le-president-de-ladema-pasj-marimantia-diarra-tire-sa-reverence-a-75-ans-3029734.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 23 Jul 2023 17:53:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Mali en deuil. Le président de l'Alliance pour la démocratie au Mali, parti Africain pour la solidarité et la justice (Adema-PASJ), également membre du Conseil national de Transition (CNT), Pr Marimantia Diarra est décédé très tôt ce dimanche 23 juillet 2023 à l'âge de 75 ans, des suites de maladie à Bamako.</strong>

Cette disparition est une grosse perte pour la classe politique malienne et les militants et sympathisants du parti de l'abeille en particulier. Le Pr Marimantia Diarra était un grand commis de l'État qui a servi le pays à travers plusieurs postes de responsabilités élevées dont celui de ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé du Plan de 2002 à 2004 avant d'être confirmé ministre du Plan et de l'Aménagement du Territoire du Mali de mai 2004 à septembre 2007.

Né dans le Cercle de Diéma en 1948, Marimantia Diarra était professeur d'enseignement supérieur de classe exceptionnelle. Titulaire d'un Doctorat en géographie et aménagement de l'Université de CAEN en France en 1985. D'où il avait décroché son Diplôme d'études supérieures spécialisées en Sciences et techniques régionales de l'environnement et de l'aménagement (DISTREA) dans la même, Université en 1983.

Auparavant il avait obtenu sa Maîtrise en Histoire et Géographie à l'École normale supérieure (ENSUP) du Mali en 1977 avant de s'envoler pour l'hexagone. Sur le plan politique, le Pr Marimantia Diarra fut ancien secrétaire général de l'Adema-PASJ et ancien 3ème vice-président du parti avant d'être élu à la tête de Ruche en octobre 2021. Sur le plan professionnel l'illustre disparu a dirigé plusieurs entreprises et organismes nationaux et internationaux notamment il fut Directeur général du Projet de gestion des ressources naturelles (PGRN) du Mali de janvier 1993 à décembre 2002 .

En plus, l'ancien président de l'Adema-PASJ a été Vice-président du Comité national du crédit de 2002 à 2007, membre suppléant de la Conférence des ministres chargés des Finances de la zone Franc d'octobre 2002 à septembre 2007. Il fut Gouverneur suppléant pour le Mali pour plusieurs organismes internationaux de 2002 à 2007. Président du Conseil d'administration de la Banque commerciale du sahel (BCS-SA) depuis septembre 2 008.

Le 1er mars 2009, il est nommé représentant du président de la République et président du Conseil de surveillance du Millénium Challenge Account-Mali (MCA-Mali). Pr Marimantia Diarra a été consultante au profit de structures nationales, des Organisations non gouvernementales et des institutions internationales (FAO, Banque Mondiale, PNUD, UNSO, inter-coopération suisse...

La date et le lieu des obsèques du regretté disparu font l'objet d'une information ultérieure, selon un communiqué du Bureau exécutif national de l'Adema-PASJ.

<strong>Aboubacar TRAORE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Page Noire : Marimatia Diarra président du parti L&amp;apos;ADEMA PASJ n&amp;apos;est plus.</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/page-noire-marimatia-diarra-president-du-parti-ladema-pasj-nest-plus-3029688.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 23 Jul 2023 10:43:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Qui est le Professeur Marimantia Diarra…</strong>

Né à Diema, dans le Cercle de Diéma en 1948, Marimantia DIARRA est professeur d’enseignement supérieur de classe exceptionnelle. Ancien Secrétaire général de l’Adema-PASJ et ancien 3ème vice-président du parti , il fut Ministre du Plan et de l’Aménagement du Territoire pendant plusieurs années.

<strong>Expériences professionnelles         </strong>

Directeur général du Projet de Gestion des Ressources Naturelles(PGRN) du Mali de janvier 1993 à décembre 2002. Ministre délégué auprès du Premier Ministre, chargé du Plan de 2002 à 2004. Vice-président du Comité national du crédit de 2002 à 2007. Membre suppléant de la Conférence des Ministres chargés des Finance de la zone franc d’octobre 2002 à septembre 2007.  Gouverneur suppléant pour le Mali pour plusieurs organismes internationaux de 2002 à 2007. Ministre du Plan et de l’Aménagement du Territoire du Mali de Mai 2004 à septembre 2007. Président du Conseil d’administration de la Banque Commerciale du Sahel (BCS-SA) depuis septembre 2008.  Depuis le 1er Mars 2009, Représentant du président de la République et président du Conseil de surveillance du Millénium Challenge Account-Mali (MCA-Mali).

<strong>Consultations                                                                                                                   </strong>

De nombreuses consultations au profit de structures nationales, des Organisations non gouvernementales et des institutions internationales (FAO, Banque Mondiale, PNUD, UNSO, inter-coopération suisse, ACDI, etc.)

<strong>   Formations, certificats et diplômes   </strong>

Certificats en concepts et techniques de prévention. Détection et lutte contre la fraude et la corruption dans la mise en œuvre des projets et programmes de développement (Millenium Challenge Corporation, MCC). Washington USA en 2011. Doctorat «en géographie et Aménagement», Université de CAEN/France en 1985. Diplôme d’études supérieures spécialisées en «Science et techniques régionales de l’environnement et de l’aménagement (DISTREA)», Université de CAEN/France en 1983. Maîtrise en Histoire et Géographie à l’Ecole Normale Supérieure (ENSUP) en 1977.                                                                  <strong>  Vie associative </strong>                                                                                                             Président d’honneur de l’équipe Da Monzon football club.

Secrétaire général de l’Association pour le désenclavement des Cercles  de Diéma et Nioro du Sahel.  Secrétaire général de la section Adema de Diéma. président du Comité Exécutif depuis le 18 octobre 2021. Un vrai rassembleur.

<strong>Source: sans frontière TV./ Bnj-adéma-pasj</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Hommage au dr Daniel Amagoin Tessougué, magistrat et écrivain :    Oui, le baobab s’en est allé !</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/hommage-au-dr-daniel-amagoin-tessougue-magistrat-et-ecrivain-oui-le-baobab-sen-est-alle-3029340.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 20 Jul 2023 01:23:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dimanche 11 juin 2023, j’ouvre mon Watch App vers 13 heures, après une nuit blanche passée à lire le livre : «De mon balcon» de Hamadoun Touré, ancien ministre de la communication du Mali.</strong>  <strong>Dans les messages qui défilaient, j’ouvre celui de Boubacar Aoudi Dé, mon ami et promotionnaire de la Faculté de Droit. Qu’est-ce que je vois écrire dans sa publication ? Dr Daniel Amagoïn Tessougué, l’ancien Président de la Cour de Justice de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) a rendu l’âme.</strong>

Ma surprise et ma stupéfaction furent grandes après avoir entendu cette mort subite et inattendue de celui qui fut mon professeur, membre du jury de ma soutenance, mon ami, mon modèle… Bref celui avec qui j’échangeais intellectuellement sur les sujets brûlants de notre nation et de la nouvelle marche du monde ici à Bamako et à Ouagadougou (Burkina Faso).

Le lendemain, je me suis rendu dans la famille pour présenter mes condoléances et signer le livre des condoléances. Après avoir décliné mon identité, je me suis entretenu avec son frère Samuel Amagoïn Tessougué qui m’a fait cette confidence : «<em>Tu sais Monsieur Macalou, quand Daniel était jeune auditeur de justice, il a refusé de serrer la main de l’ancien Président de la République Moussa Traoré au motif qu’il n’aimait pas le système de ce Monsieur. Quand il m’a parlé de ça, en tant qu’aîné, je lui ai dit de faire attention et d’aller doucement</em>». On voit bien que le combat de Daniel avait commencé depuis belle lurette. <em>Bi Ko Tè</em> !

Magistrat de grade exceptionnel et de haut vol, Dr Daniel Amagoïn Tessougué était un homme studieux, rigoureux, intègre, consciencieux, attachant, ardent, combatif, convaincu et courageux. Il se souciait beaucoup de la marche de la magistrature et de la saine distribution de la justice dans notre pays. Il a surmonté avec brio presque tous les obstacles qui étaient devant lui. Ni les peaux de bananes glissées sous ses pieds, ni les multiples trahisons, ni les dénigrements ou les calomnies et les injures n’ont pas pu le faire dévier de sa trajectoire. Il était resté égal à lui-même et constant dans l’adversité. Un trait de caractère qui ne l’a pas quitté jusqu’à son dernier souffle.

Ainsi, Dr Daniel Amagoïn Tessougué n’était pas de ces magistrats hâbleurs et filous, toujours en costumes (cravates, chemises, des vrais attachés-cases) qui intriguent et grugent les pauvres citoyens venus demander justice auprès d’eux. Et d’ailleurs, le niveau intellectuel de la plupart de ceux-ci reste à désirer ! Oui, Daniel avait le courage de ses opinions et ne se laissait pas intimider par quiconque dans l’exercice de ses fonctions.

Il s’assumait dans la plénitude de ses décisions prises tout en respectant les règles de droit édictées par l’autorité étatique. J’avais l’habitude de lui coller le sobriquet «<em>le Halphen malien</em>», en rapport avec ce magistrat français et écrivain du nom d’Eric Halphen qui n’hésita pas un beau matin à convoquer le président français d’alors (Jacques Chirac) en plein exercice de sa fonction dans l’affaire des HLM de Paris avant d’être dessaisi du dossier sur lequel il enquêtait depuis sept ans. Tout le monde sait ce que cela a créé comme tollé en France. Daniel en a fait autant au Mali même si les statuts des personnes diffèrent. Sur ce point, je laisse les lecteurs assouvir leurs curiosités à travers des recherches.

&nbsp;

<strong>Un bourreau du travail rompu à la tâche qui a servi la magistrature avec conviction</strong>

Dr Daniel Amagoin Tessougué avait compris son magistère et la quintessence de sa fonction. Oui, Daniel a servi la magistrature de son pays avec conviction, passion, courage et abnégation. La fonction, il l’avait comprise et la maîtrisait. Cette pensée de l’écrivain Hamadoun Touré piochée dans son livre : «<em>De mon balcon</em>» nous élucide davantage : «<em>Bien souvent, la fonction habite celui qui l’exerce, rend compte de sa personnalité et de ses actes de tous les jours. Une fonction s’habille, s’honore et se respecte aussi. La fonction de responsabilité a ses rites et ses codes, un mot de passe, dirait-on à l’heure du numérique, que seuls les initiés connaissent</em>». Oui, toutes ces caractéristiques habitaient chez Daniel. Il était un bourreau du travail. Rompu à la tâche, il lui arrivait souvent d’amener avec lui des « tonnes » de dossiers chez lui afin de les examiner pour plus d’efficacité et de célérité.

Je l’ai vu officier dans la salle des pas perdus avec sérénité et élégance. Dans ses réquisitoires, on sentait chez Daniel un véritable sociologue de la société malienne. Il m’a une fois confié dans son bureau à Ouagadougou qu’il lui arrivait souvent de descendre dans l’arène pour mener ses propres investigations sur tel ou tel dossier brûlant du moment. Il lui arrivait d’emprunter les Sotrama (les moyens de transport urbain à Bamako) ou de marcher à pied pour écouter les citoyens. Il m’avait dit aussi dit qu’il lui était même arrivé de poursuivre nuitamment à pied un ancien ministre du Mali impliqué dans un dossier qui partait superviser l’état d’exécution de son chantier avec sa femme. Daniel était très audacieux et avait du cran. C’est ça être un Chef.

«<em>Le leadership efficace implique que vous preniez des responsabilités pour le bien-être du groupe. Ce qui veut dire que certains vont s’énerver face à vos actions et vos décisions. C’est inévitable, surtout si vous êtes honorable</em>», a dit feu le Général Colin Powell, ancien Secrétaire d’Etat américain (né le 5 avril 1937 à Harlem et mort le 18 octobre 2021 à Bethesda), donnant raison au regretté magistrat émérite

«Macalou, ton combat pour la promotion de la lecture au Mali portera ses fruits un jour. Surtout, n’abandonne jamais. Il faut le faire avec conviction et passion, tu verras. Tu sais, lire est toujours un grand moment. Se pencher sur un livre, le tenir dans ses mains et en feuilleter une après l’autre les pages, s’enfoncer chaque instant dans ses profondeurs, quel magnifique moment de se retrouver seul à seul avec son esprit. La lecture est un temps d’enrichissement intellectuel», m’a-t-il un fois dit à Bamako.

A Ouagadougou (Burkina) il m’a confessé ceci dans son bureau : «<em>Macalou, quand j’ai été démis de mon poste de Procureur général, j’étais à la maison en train de faire mes consultations et surtout à s’adonner à ma passion favorite : la lecture et l’écriture ! Un jour, je reçois un coup de fil dont la teneur est la suivante : Les autorités du Mali vous ont proposé pour la candidature à la présidence de la Cour de Justice de l’Union économique et monétaire ouest africaine</em> (UEMOA)<em>. Ma surprise fut grande et je me suis posé la question suivante : Qu’est-ce qu’on me tend encore comme pièges ? </em>(Rires)».

&nbsp;

<strong>La Haye ou Ouagadougou ?</strong>

Au même moment, a-t-il poursuivi, «<em>je reçois un beau matin, l’appel de Madame Fatou Bensouda, la Procureure de la Cour pénale internationale </em>(CPI) <em>qui me proposa un poste à la Haye pour venir l’épauler. Je lui ai dit de me donner un temps de réflexion pour ensuite lui répondre. Elle insista à ce que je regagne le plutôt possible la Haye et qu’elle n’a pas besoin de ce temps bien sûr de façon courtoise. Entre deux choses, il faut choisir. Après mûres réflexions, j’ai finalement opté pour la présidence de la Cour de Justice de l’Uémoa. Mon choix était très simple. Je me suis dit que cette Cour est une jeune Institution qu’il faut apporter mon expertise pour son expansion et sa notoriété. Mieux, en restant à Ouagadougou, je serai proche des miens et je peux mieux servir les Africains</em>».

Il est à noter que Dr Daniel Amagoin Tessougué m’a reçu à Ouagadougou à la sortie de mes livres : «<em>Oser entreprendre au Mali, Une des alternatives à l’emploi des jeune</em>s» et «<em>Investir au Mali : 50 idées pour créer son entreprise et la réussir</em>». C’était en 2019. Il avait même acheté les deux livres que je lui ai dédicacés sur place. Ses archives livresques peuvent en témoigner. Je tiens à préciser que ma relation avec Dr Daniel Amagoin Tessougué était basée sur la chose intellectuelle. Il m’admirait beaucoup. Nous sommes tous juristes de formation à l’origine (lui détenteur d’un Doctorat en Droit privé et moi une Maîtrise en Droit privé). Nous avons aussi une passion commune : <em>l’écriture et la lecture</em> ! Il a écrit quatre livres, entre autres «<em>Cantiques du Ginna</em>» (recueil de poèmes publié aux EDIM S.A), «<em>Harmonie retrouvée</em>» (roman publié aux éditions CPE, Abidjan, Côte d’Ivoire), «<em>La Conjuration</em>» (roman publié aux éditions Jamana) et «<em>Verbes fertiles du Ginna</em>», co-écrit avec sa fille Grace Evelyne Tanzan Tessougué (œuvres poétiques publiées aux éditions Céprodif).

Dr Daniel Amagoïn Tessougué fut aussi le préfacier de plusieurs livres comme, entre autres, «<em>Le procès équitable au Mali</em>» de Mamadou Békaye Dembélé, «<em>L’Union de droit au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine</em>» (UEMOA) de Relwendé L. Martial Zongo. A noter que Dr Tessougué est né le 10 décembre 1958 à Sangha, en pays dogon. Il était marié et père de cinq enfants. Il est décédé le 11 juin 2023 à Bamako. A ses obsèques, la République était présente.

Oui, Dr Daniel Amagoin Tessougué, la grande faucheuse a écourté votre vie sur terre mais elle n’aura jamais raison sur vos idéaux et vos convictions ! L’arbre que vous avez planté, germera, fleurira, grandira et jaillira son ombrage et ses fruits pour les générations à venir. Vous n’avez pas vécu inutile sur cette terre. Dors en paix l’intellectuel, le battant et le combattant. Que la terre vous soit légère. Amen !

<strong>Mamadou Macalou</strong>

Commissaire Général du Salon du livre de Ségou/SALISE et écrivain

<strong>TEL :</strong> (00223) 73 42 42 56

<strong>Mail :</strong> salondulivresegou@gmail.com]]> </content:encoded>
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<title>Avis de remerciements de Cessé Komé</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/avis-de-remerciements-de-cesse-kome-3028756.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 14 Jul 2023 00:11:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Par le présent message, Cessé et toute la famille Komé à Koïra, Wolokoro, Bamako, Abidjan, Europe et Afrique centrale tiennent à remercier toutes les amis, parents et alliés  pour leur mobilisation, leurs appuis moral, physique et financier, suite au rappel à Dieu de leur maman, Mme Komé Loumou GOUMANÉ.

Des remerciements particuliers à l’ensemble des autorités maliennes, ivoiriennes, les chambres de commerce du Mali et de la Côte d’ivoire, les chefs chefs religieux des deux pays, l’ensembles des opérateurs économique du Mali, de la Côte d’ivoire, du Burkina Faso et de toute la zone UEMOA pour leur soutien multiforme lors de cet évènement douloureux pour la famille KOMÉ.

Nous témoignons ainsi notre profonde reconnaissance à l’ensemble des maliens et ivoiriens qui ont compati de près où de loin à ce deuil. Qu’Allah les récompense tous et accueille l’âme de la défunte dans son paradis.

&nbsp;

<strong>Cessé KOMÉ et Famille</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nécrologie :  Le doyen Djibril M’Bodge n’est plus</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/necrologie-le-doyen-djibril-mbodge-nest-plus-3027967.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 08 Jul 2023 08:38:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[C'est avec une profonde  douleur que nous avons appris la disparition cette nuit  de Djibril M'Bodge, journaliste et réalisateur à la retraite, 6e promotion du CESTI, ancien Rédacteur en chef à Radio Mali, pionnier de la Télévision et du journal télévisé à l'ORTM.

Djibril M'Bodge fut responsable de la Communication à la Présidence de la République, conseiller à l'ambassade du Mali à Addis-Abeba.

La levée du corps aura lieu ce jeudi 6 juillet 2023 au quartier 300 logements, près du jardin les Angelots.

A sa famille durement éplorée, à ses proches et anciens collaborateurs, le président de l''AMACESTI, les membres du Bureau exécutif, l'ensemble les membres de l'Amicale présentent leurs condoléances les plus attristées.

Notre aîné a été toujours présent à nos côtés tout au long du processus de mise en place de l'Association. Il nous a prodigués ses sages conseils et a été un grand soutien moral pour tous.

Dors en paix cher frère et aîné.

Merci pour le service rendu à la presse malienne et la nation toute entière.

<strong>Le président de l’AMACESTI</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Que sont&#45;ils devenus… Djibril M&amp;apos;Bodge : La passion de l&amp;apos;audiovisuel</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/que-sont-ils-devenus-djibril-mbodge-la-passion-de-laudiovisuel-3027904.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 08 Jul 2023 01:30:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La presse malienne est en deuil. L’ancien journaliste à l’ORTM, le doyen Djibril M’Bodge n’est plus ! Il est décédé dans la nuit du mercredi à jeudi à l’hôpital du Point-G des suites de maladie. Il a été accompagné hier après-midi en sa dernière demeure par une foule de grands jours. La Rédaction du journal Aujourd’hui-Mali présente ses condoléances à la famille du défunt. Pour lui rendre hommage, nous avons décidé de republier cet article sur la Rubrique «Que sont-ils devenus ?» publié dans le N°70 du journal Aujourd’hui-Mali du 2 juin 2017.  Pour exercer avec satisfaction un métier ou une profession, il faut l'aimer et même en avoir la passion. Il faut cultiver en soi l'envie de bien faire. C'est à ce seul prix que se fera  la réussite. Tel est le cas de notre héros du jour pour la rubrique " Que sont-ils devenus ? ". Il s'agit de Djibril M'Bodge. Nous  nous souvenons encore de cette voix grave sur les antennes de Radio Mali, dans les années 1978 -1979, de RFI et d'Africa N°1 de 1983 à 1995. Mais aussi de cette silhouette du présentateur attitré du journal télévisé au tout début de la télévision au Mali, en 1983. Aujourd'hui, notre héros savoure une retraite bien méritée dans sa résidence aux 300 logements de Garantibougou, à Bamako, où nous l'avons rencontré. Djibril M'Bodge nous conte son passé et son présent !</em></strong>

l'époque, pas de télé, pas de radios privées, la seule station qu'on écoutait partout dans le pays demeurait la Radio Mali. Certes, la jeune génération était collée au disque ou phono, mais il y avait au moins dans chaque famille un transistor sur lequel on entendait les voix des Samba Guindo, Balla Moussa Keïta, El hadj Bourama Coulibaly, Samba Sidibé  pour les avis et communiqués et les spots publicitaires. Le journal parlé était l'affaire d'une génération de grands journalistes comme Daouda N'Diaye, Baba Dagamaïssa, Lamine Coulibaly, Djibril M'Bodge, Aïssata Cissé, Fatim Sidibé, Thiona Mathieu Koné. Ils donnaient un goût à la profession de journaliste et cultivaient en l'auditoire l'envie de les réécouter tout le temps. Mais hélas ! Ils ont disparu des écrans radars. Certains sont décédés, d'autres sont à la retraite. Mais ce qui est incompréhensible et paradoxal, ces monuments de la presse parlée sont tombés dans l'anonymat total.

Baba Daga, après avoir quitté son poste de conseiller technique au ministère des Finances, a passé des années à la maison, sans être réaffecté dans un service à l'Ortm. A l'image de Balli Idrissa Sissoko qui chôme depuis qu'il a été relevé de son poste de directeur général de l'Ortm. Djibril M'Bodge a subi le même sort. Thiona Mathieu Koné et Lamine Coulibaly ont  préféré s'en aller.  Avec leur expérience, leur dextérité, leur amour pour la profession, ils auraient dû être un pool de formateurs  pour la jeune génération. Surtout que la passion du service public est devenue le slogan de l'Ortm. Confier aujourd'hui un débat télévisé à Djibril M'Bodge ou à Aïssata Cissé donnerait un autre goût à l'événement.

Dans tous les cas, ces doyens de la presse parlée continuent leur vie dans le silence. A l'image d'un Djibril M'Bodge  que nous avons rencontré à son domicile aux 300 logements de Garantibougou.

<strong>Non à la craie !</strong>

L'homme, âgé aujourd'hui de 64 ans (il est né le 27 février 1953) se dit passionné de radio comme la Voix d'Amérique, de voyages et de grandes rencontres. C'est pourquoi, dans sa tendre jeunesse, il désirait l'une des trois professions : avocat, journaliste ou pilote. Mais comment ? Contre toute attente après son bac, il est orienté à l'Ecole normale supérieure en 1975, donc destiné à une carrière d'enseignant. Néanmoins,  Djibril M'Bodge a commencé les études dans l'établissement, mais disait à qui veut l'entendre que son séjour est temporaire. Comme s'il prédisait l'avenir. La même année, il entre, sur concours, au Cesti de Dakar, en compagnie de son ami Baba Dagamaïssa. Il y sortira trois ans plus tard, avec des temps de stages au quotidien national L'Essor en 1976 et à la RTI en 1977.

Nanti du diplôme du Cesti, spécialité audiovisuelle, Djibril M'Bodge retourne au pays et intègre la Radio Mali en  juillet 1978, après un passage à l'Institut Français de Presse de Paris XI, et six mois au Centre audiovisuel de Montréal au Canada.

Ses tâches à Bozola : les reportages,  la préparation et la présentation du journal parlé.

Avec ses compagnons d'infortune, Baba Daga, Lamine Coulibaly, Aïssata Cissé et autres, il accompagne la naissance d'un bébé à Bozola, la télévision nationale, qui émet pour la première fois le 22 septembre 1983, grâce au guide de la Jamahiriya libyenne, Mouammar Kadhafi.

Djibril M'Bodge devient le premier rédacteur en chef de la télé, présentateur attitré du journal télévisé et correspondant permanent de RFI à Bamako. Deux ans après, il est propulsé au poste  de directeur des informations de la télé. En 1985, il quitte les services de RFI pour Africa N°1 et ce, durant dix ans.

Trois ans après la révolution du 26 mars et l'avènement de la démocratie pluraliste, le président de la République Alpha Oumar Konaré avait besoin de ses compétences pour animer sa cellule de communication. Mais une telle fonction, en termes d'occupation et de temps, est incompatible avec un poste de correspondant. Le président Alpha a mis la forme. Il en parla à Oumar Bongo afin d'éviter une animosité entre son ainé et lui. Le vieux Gabonais donne son accord et les choses s'accélèrent. Djibril M'Bodge quitte  la station panafricaine en 1995  pour  Koulouba. Cinq ans plus tard, en  2000, il  démissionne  pour  exprimer sa désapprobation face à une nomination qui le mettait sous les ordres d'un novice de la communication.

Jusqu'en 2004 il n'avait aucune fonction, aucune occupation à l'Ortm. Heureusement que le président Amadou Toumani Touré le récupère pour l'envoyer à l'ambassade du Mali à Addis Abeba comme conseiller à la communication. Après six ans dans la capitale éthiopienne, Djibril M'Bodge regagne le pays en 2010, où il plongera une fois de plus dans un chômage technique jusqu'à sa retraite en 2015.

<strong>Face à face avec Senghor</strong>

Ce qui aurait dû être pour Djibril M'Bodge  un échec, un fiasco, un cauchemar, est finalement devenu l'un de ses meilleurs souvenirs. Encore étudiant au Cesti en 1976, son directeur de l'époque, Amadou Thiam, lui confia  l'interview du président sénégalais Léopold Sédar Senghor. L'entretien devrait se passer en direct sur la radio nationale, depuis le palais présidentiel. Pour la première fois, ses pieds ont tremblé. Parce que lui, Djibril M'Bodge, savait qui est Senghor : président d'un grand pays comme le Sénégal,  homme d'Etat, un grand intellectuel, académicien. Donc, il s'est dit que la première réponse de Léopold Sédar Senghor le bloquerait totalement et l'entretien serait un fiasco. Devant un tel complexe teinté de frayeur, qu'est ce qu'il faut faire ? Djibril se rappelle encore de la manière dont il a pris son courage à deux mains pour relever un défi qui s'offrait à lui. Récit : <em>"Ce jour, j'étais perdu dans un cyclone de peur, d'incertitude et de complexe. A cœur vaillant rien d'impossible, je me suis ressaisi en ayant à l'esprit que seuls les grands événements font les grands journalistes. Arrivé au palais présidentiel, je réalise l'interview avec une dextérité extraordinaire. De retour à la radio, mon directeur me félicite et m'encourage. Ce jour a été un déclic pour ma carrière. Rien d'autre ne pouvait m'effrayer. Je profite d'ailleurs  pour évoquer l'un de mes meilleurs souvenirs aussi. C'est l'entretien que le président Thomas Sankara m'a accordé  à Ouagadougou lors  d'un sommet de la Ceao, en 1986. Malheureusement, un an après, il sera assassiné. Cela m'a beaucoup marqué dans ma carrière de  journaliste".</em>

Autre bon souvenir, c'est la couverture médiatique, en 1992, du procès crimes de sang, du général Moussa Traoré, de son gouvernement et des membres du Bureau exécutif central (BEC). C'est un procès qui a rassemblé des dizaines de journalistes étrangers à Bamako. Mais la radio Africa N°1 s'est réservée d'envoyer un reporter pour couvrir l'événement, parce que les responsables de la station panafricaine ont  estimé qu'avec  la présence sur place  de Djibril M'Bodge, Africa N°1 sera au cœur de l'événement. Effectivement, tout s'est bien passé.

Nous avons encore en mémoire ses commentaires émouvants  sur Mme le procureur général Manassa Dagnoko. Celle-ci venait de faire un réquisitoire de cinq heures d'horloge pour assoir son accusation contre Moussa Traoré et autres.

Cette marge de confiance et de considération de ses anciens collaborateurs  de la radio Africa N°1 a beaucoup marqué notre héros. La carrière de Djibril M'Bodge fut aussi parsemée d'embûches. En plus des sanctions disciplinaires à l'interne, il s'est dit injustement frappé en 1989  par une décision en haut lieu, qui demandait son exclusion de la Fonction publique. Et cela suite à un reportage sur le Maroc. Les  autorités  algériennes se sont plaintes  de l'élément diffusé. Mais, son ministre de tutelle, Mme Sidibé Aïssata Cissé, s'est opposée à cette décision et a préféré quitter le gouvernement. Malgré tout, Djibril M'Bodge n'échappera pas. Il écopera d'une suspension de six mois. Cet incident fait partie des mauvais souvenirs  de sa carrière de journaliste.

<strong>Les anecdotes</strong>

Bougies secourables : On ne saurait faire trois décennies dans une boite comme l'Ortm sans avoir des anecdotes. Djibril M'Bodge se rappelle comme si c'était hier,  avoir présenté le journal à la radio avec la lumière de bougies allumées pour la circonstance. Cela se passait chaque fois qu'il y avait coupure de courant.

Le studio était  alimenté par la  batterie, les émetteurs connectés au   groupe électrogène. L'auditoire ignorait tout des remues ménages dans la cabine. Il savourait le journal sans se rendre compte que le générique était souvent  mis à profit pour rallumer des bougies qui s'éteignaient en arrangeant les feuilles du journal parlé.

On exécute : Avec le temps, la passion du métier est devenue  la passion du service public à Bozola. Il se rappelle aussi qu'un jour, au moment où il cherchait un moyen de programmer une  longue interview du président Moussa Traoré, son directeur (aujourd'hui un homme politique), est venu lui dire qu'avec le président, on ne réfléchit pas, mais on exécute. C'est une façon de dire que la radio et la télé d'Etat ont leurs  exigences.

C'est là où Djibril M'Bodge pense qu'un journaliste  peut fréquenter  les politiciens, mais ne doit pas être un homme politique.  C'est pourquoi, il n'a jamais milité dans un parti politique.

Bruits de bottes : Autre anecdote, le 26 mars 1991, tranquillement couché à la maison, aux environs de 4 heures du matin, des militaires armés  sont venus taper à sa porte. Avant qu'il ne comprenne, Djibril M'Bodge dit avoir perdu son sang-froid. Parce que la situation était confuse, et apercevoir des militaires armés n'était pas quelque chose de rassurant. Après les salutations d'usage, le chef de l'opération l'informa qu'ils sont venus le chercher  sur ordre de feu Kafougouna Koné. Et cela pour réaliser la première interview du président du Conseil de réconciliation nationale, le lieutenant-colonel  Amadou Toumani Touré qui s'est emparé du pouvoir. Avec ces propos, il a retrouvé ses esprits et son courage. En cours de route, il tentait par tous les moyens de vaincre la peur et construisait dans sa tête le questionnaire.

L'honneur de trop ? : Arrivé à l'Ortm, Djibril M'Bodge s'installe avant l'arrivée d'ATT. Mais pas dans la tranquillité, parce que les commandos parachutistes, très excités, cherchaient plutôt à  sécuriser  les lieux. Ils se passaient des grenades, des cartouches de balles. Tout cela dans une atmosphère tendue. Il s'est  posé la question de savoir s'il  n'y laissera pas sa peau ? Entre temps, ATT et tout son cortège arrivent pour la première interview qu'il a eu l'honneur de  faire avant même qu'il ne lise, à 6 heures du matin à la radio nationale, le premier communiqué qui a consacré la chute du régime de Moussa Traoré.

<strong>La magie des Ntic</strong>

La révolution de la technologie et du numérique constitue le seul facteur pour comprendre qu'on ne saurait faire une comparaison entre le passé et le présent à l'Ortm.

Dans le temps, les journalistes n'étaient pas habillés, contrairement à aujourd'hui. Le groupe des Lamine Coulibaly, Baba Daga, Baba Djourté et Djibril M'Bodge était constitué de vrais copains qui se rivalisaient dans la convivialité. Ils passaient  ensemble au grand marché pour se payer des costumes à la friperie. Ils les repassaient pour ensuite les placer dans un coin du bureau. Le soir, au moment de présenter le journal télévisé, l'orateur du jour ôtait seulement son boubou, pour se brayer sur le pantalon du Bazin.

Comment cela pouvait-il passer inaperçu? Djibril M'Bodge dit que seuls le costume et la cravate étaient visibles, le bas était caché par la table. Autre particularité à leur temps, depuis le matin le journaliste qui devrait présenter le journal se mettait à la tâche pour éviter de perdre le bout du fil, au  moindre geste. Aujourd'hui, avec  la télé prompteur (ils lisent le texte sur une bande qui défile devant leurs yeux), les jeunes ne fournissent pas assez d'effort. C'est pourquoi d'ailleurs, certains ont des difficultés pour lire un communiqué tombé en plein journal.

Depuis le 31 Décembre 2015, Djibril M'Bodge a fait valoir ses droits à la retraite. Mais, il est convaincu que le journaliste est comme ce médecin, cet ingénieur, ce vétérinaire qui se promènent avec  leurs expériences, et qui peuvent les partager à tout moment et partout où ils passent. Pourvu qu'ils soient mis en valeur.

Il consacre son temps aux cours de journalisme qu'il dispense à l'Ispric, à regarder la télé, et à fréquenter  la mosquée. C'est quand même regrettable, sinon incompréhensible que Djibril M'Bodge ne soit pas retenu pour diriger ou occuper un poste à la  Haute Autorité de la Communication (HAC). Les choix du président de la République ou de l'Assemblée nationale auraient dû porter  sur lui, eu égard à son  expérience et au fait qu'il a consacré toute sa vie à la radio et à la télé. Dommage !

Cependant, deux faits l'ont socialement marqués et demeurent un réconfort moral qu'il n'oubliera jamais : en 2015, Bally Idrissa Sissoko, à l'époque directeur  général de l'Ortm, lui a fait l'honneur de l'envoyer à la Mecque.

Deuxièmement, récemment quand il était malade, l'ancien Premier ministre, Modibo Keïta, l'a évacué en Tunisie pour y suivre un traitement digne de ce nom.

Au moment de le quitter le doyen Djibril M'Bodge a tenu à nous donner un conseil en citant une pensée  d'Einstein "N'essayez pas d'être un homme à succès, essayez plutôt d'être un homme qui a de la valeur".

<strong>O. Roger Sissoko (Aujourd’hui-Mali N°70 du 2 juin 2017)</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Décès de Djibril M&amp;apos;Bodj : La presse audiovisuelle perd un monument</title>
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<pubDate>Fri, 07 Jul 2023 09:59:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Il cultivait en l'auditoire l'envie de le réécouter tout le temps. Djibril M'Bodj, un monument de la presse audiovisuelle, a définitivement quitté la scène médiatique dans la nuit du mercredi dernier. Ses obsèques ont eu lieu hier à Garantiguibougou.</strong>

Diplômé du Cesti de Dakar (6è promotion) en 1978, membre du corps des journalistes et réalisateurs de la fonction publique malienne, Djibril M'Bodj a travaillé à la Radio Mali avant l'avènement de la télévision en 1983 dont il devient un pionnier des pionniers .

Ce journaliste émérite a servi la présidence de la République sous Alpha Oumar Konaré en tant que responsable de la communication et a passé également un moment à l'ambassade du Mali à Addis-Abeba. Il était admis à la retraite il y a de cela quelques années. Ses confrères journalistes et auditeurs retiennent de lui un homme aux qualités exceptionnelles, bon, serviable et disponible.

« Sa voix radiophonique sur les ondes de Radio Mali a émerveillé plus d'un auditeur pendant plusieurs années. Sa présence forte sur le plateau du Journal télévisé de la Radiodiffusion télévision du Mali (RTM) à l'époque a ravi plusieurs compatriotes. La qualité professionnelle de ses reportages et de ses analyses sur les chaînes internationales comme Africa N°1 et RFI du début au milieu des années 90, ont séduit et inspiré beaucoup de jeunes journalistes. Sans oublier son talent appréciable de communicant auprès du président Alpha Oumar Konaré de 1995 à 2000 et à l'ambassade du Mali en Éthiopie de 2004 à 2010», témoigne le journaliste Moussa Camara.

Alassane Souleymane, le président de l'Amicale des anciens du Cesti garde de Djibril M'Bodj l'image d'un aîné qui l'a inspiré. « Je l'ai regardé d'abord à la télévision, au JT et dans les émissions. Puis, Dieu faisant les choses, étant élève au lycée Badala, j'ai créé et animé un journal scolaire "La luciole de la Colline". En 1992, je suis allé le voir à l'ORTM avec mon journal. Je voulais qu'il soit pris en compte dans le journal des journaux.

Et ça a été fait. C'était notre première rencontre. Il m'a bien reçu et encouragé. Sûrement cela a pesé dans la suite de mon cursus et de ce que je suis devenu», témoigne Alassane Souleymane. Et d'ajouter que cela démontre son esprit d'ouverture, sa largesse, son humilité et sa clairvoyance. Dors en paix doyen !

<strong>Anne-Marie KEITA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Hommage à l’ancien ministre Ahamadou Abdoulaye Diallo</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/hommage-a-lancien-ministre-ahamadou-abdoulaye-diallo-3027000.html</link>
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<pubDate>Mon, 26 Jun 2023 01:32:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’économiste malien Ahamadou Abdoulaye Diallo, 60 ans, est décédé le 19 juin 2023, marié et père de cinq enfants, il était  à la tête du Fonds de Solidarité Africain (FSA) depuis le 31 octobre 2015 jusqu’à son décès. Avant ce poste de dirigeant, il y a assumé de 1998 à 2008 diverses fonctions. D’abord analyste de projets de 1998 à 2002, il avait pour mission de réceptionner et analyser des demandes d’intervention adressées au FSA par les pays membres. En 2002, il est parallèlement nommé au poste de conseiller économique du Président de la République du Mali. De 2003 à 2005, il prend du galon au FSA comme conseiller de direction tout en restant conseiller du Chef de l’État malien, mais avec résidence à Niamey et non plus à Bamako. Poursuivant son ascension, il devient Directeur des Études et des Projets au FSA de 2005 à 2008, année où il accède au poste stratégique de directeur des Opérations : « Je devais notamment établir et entretenir des liens de coopération avec les institutions de financement du développement, les banques et établissements financiers, les sociétés de gestion et d’intermédiation, les bourses régionales et les investisseurs dans tous les États membres. »
En avril 2008, il part pour Bamako, où il devient ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Commerce. Jusqu’en 2011, il occupera plusieurs postes ministériels dont celui de l’Industrie, des Investissements et du Commerce, de la promotion des investissements des PME et de la microfinance. Précisons enfin qu’entre 1989 et 1991, il a été chef de la section des bailleurs de fonds arabo-islamiques (Banque islamique de développement, Banque arabe pour le développement économique de l’Afrique, Fonds koweïtien de développement, Fonds saoudien de développement, Fonds du Qatar) et du Fonds de l’OPEP à la Direction de la dette publique de la Caisse autonome d’amortissement du Mali.
Il est titulaire d’un diplôme d’ingénieur polytechnicien obtenu en 1984 à l’Institut polytechnique rural (IPR) de Katibougou (Mali), et de deux DESS, l’un en économie, finances et banque obtenu en 1988 au Centre d’études financières économiques et bancaires (CEFEB) de Paris (France) et l’autre en finances, monnaie et crédit décroché en 1994 au Centre ouest-africain de formation et d’études bancaires (COFEB) de Dakar (Sénégal). Dors en paix Ahamadou Abdoulaye Diallo, la nation te sera reconnaissante.

<strong>        La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Me Alifa Habib Koné, ancien Président de l’A.j.a.M : Derniers mots pour Daniel Amagoin Tessougué !</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/me-alifa-habib-kone-ancien-president-de-la-j-a-m-derniers-mots-pour-daniel-amagoin-tessougue-3026345.html</link>
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<pubDate>Tue, 20 Jun 2023 01:19:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Décédé le 11 juin 2023, Daniel Amagoin Tessougué a été accompagné en sa dernière demeure le jeudi 15 juin après une cérémonie d’hommages au Palais des Sports. Comme celui émouvant que lui rend, ici, Me Alifa Habib Koné, avocat au Barreau et ancien Président de l’Association des jeunes avocats du Mali (A.j.a.M).

Plus qu’une vie, un simple témoignage vivant,

Je me suis tout simplement demandé comment te pleurer,

Permets-moi de trouver la solution toute simple,

Simplement témoigner, pour témoigner pour ta postérité,

Car plus qu’une vie, ta vie aura tout simplement été un témoignage,

Pour que les hommes voient et y croient,

Croire et comprendre qu’il est possible de vivre dans la droiture,

Croire que l’on peut bien vivre détaché du tout matériel,

Défendre sans désemparer ses idées et, surtout, les assumer à toute épreuve,

Ta rencontre tardive, au cours des années 2017, a transformé ma vie,

Quand tu arrivais au Bureau du Vérificateur Général, tu en imposais déjà,

Par ton élégance, ta foi en la droiture, ta foi au Mali tout simplement,

Mais surtout ta foi en cette jeunesse que nous incarnions.

Nous avons ainsi eu la chance d’exécuter des missions difficiles mais exaltantes sous ta conduite,

J’entends encore cette voix : «Habib, ne laisse personne t’intimider dans ta mission, mais reste courtois en étant ferme»,

Je te revoyais Procureur Général, presque au sommet de ton art,

«Nul n’étant prophète chez soi …», c’est à Ouagadougou à la Cour de Justice de l’UEMOA que je te revoyais, quand ma mission d’avocat m’y conduisait,

Tu m’invitas alors à la rentrée de la Cour, comme par effraction parmi les seuls invités qu’étaient les bâtonniers de l’espace UEMOA,

J’ai été fier ce jour d’être Malien,

Je ne réalisais pas encore la chance que j’avais de te côtoyer jusqu’à ce dimanche fatidique,

En effet, j’y ai constaté que tu étais resté le même, tout ce temps,

Monsieur le Procureur du tribunal de Ségou

Président du SAM, Monsieur le Chef de cabinet, Secrétaire Général,

Monsieur le Contrôleur d’Etat,

Monsieur le Vérificateur,

Monsieur le Procureur Général,

Monsieur le Président de la Cour de Justice de l’UEMOA,

Humble mais ferme, courtois mais véridique,

Incompris de beaucoup de tes collègues et supérieurs,

Tu seras resté le même partout, débout à toute épreuve,

C’est cela qui te vaut aujourd’hui l’unanimité des honneurs et témoignages,

Tu n’auras pas vécu inutile,

Plus qu’une vie, ta vie aura été un témoignage,

Tu n’es pas mort puisque tu as fleuri et donné des fruits,

Tu auras inspiré des générations entières, suscité beaucoup de carrières et redressé beaucoup de collègues,

Pendant qu’on s’apprête à te «porter en terre» malienne, je ne peux que nourrir le seul espoir «que tu puisses germer»,

Il ne me reste qu’à souhaiter que fleurissent tes enfants,

Tu auras accouché des Malick Coulibaly, Nourou Ly et tant d’autres qui feront certainement la fierté du Mali,

Tu auras formé tant d’étudiants, d’auditeurs devenus de grands magistrats,

Tu nous auras aussi laissé des œuvres écrites, dont ma préférée, «Conjuration»,

Tu peux maintenant avoir droit au repos,

Car pour toi la vie aura été sans nul doute un combat éternel,

Ton combat aura été de vivre «en digne et loyal magistrat»,

En te disant au revoir, permets-moi un dernier plaisir de partager certaines de tes déclarations léguées à la postérité, sur ta conception du Renouveau de la justice:

«Corruption et justice ne font pas bon ménage, tout juge qui est corrompu doit être complètement écarté…» ;

«Quand quelqu’un est en prison dans sa tête…, vous aurez détruit tous les murs qui l’entourent, il sera toujours en prison dans sa tête» ;

«Le ministre a dit, ce n’est pas la Loi qui l’a dit, ce qui vous est imposé, c’est ce que dit la Loi» ;

«Il faut que nous ayions une magistrature réellement débout avec des gens réellement conscients de leur responsabilité» ;

«Souvent, nous sommes dans des connivences qui ne font pas honneur au corps,…On n’a à couvrir personne, quelqu’un qui se met hors-la Loi est hors-la Loi, on le tape comme un délinquant, comme un vulgaire délinquant»,

Cher ami, ta vie aura simplement été un témoignage biblique!

Merci à ta famille pour l’éducation chrétienne et humaine qu’elle a su t’enseigner,

Va, tu resteras éternellement grand !

Tu auras résisté à toutes les tentations !

Sois sûr, ton souvenir restera gravé à jamais dans le cœur des Maliens !

<strong>Alifa Habib Koné</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Hommage :  Derniers mots pour Daniel Amagoin Tessougué</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/hommage-derniers-mots-pour-daniel-amagoin-tessougue-3026061.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 17 Jun 2023 15:55:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Plus qu’une vie, un simple témoignage vivant, je me suis tout simplement demandé comment te pleurer. Permets-moi de trouver la solution toute simple. Simplement témoigner, pour témoigner pour ta postérité. Car plus qu’une vie, ta vie aura tout simplement été un témoignage pour que les hommes voient et y croient,

Croire et comprendre qu’il est possible de vivre dans la droiture,

Croire que l’on peut bien vivre détaché du tout matériel,

Défendre, sans désemparer ses idées et surtout les assumer à toute épreuve,

Ta rencontre tardive, au cours des années 2017 a transformé ma vie,

Quand tu arrivais au Bureau du Vérificateur Général, tu en imposais déjà,

Par ton élégance, ta foi en la droiture, ta foi au Mali tout simplement,

Mais surtout ta foi en cette jeunesse que nous incarnions,

Nous avons ainsi eu la chance d’exécuter des missions difficiles, mais exaltantes sous ta conduite,

J’entends encore cette voix : <em>« Habib, ne laisse personne t’intimider dans ta mission, mais reste courtois en étant ferme »,</em>

Je te revoyais Procureur Général, presque au sommet de ton art,

« Nul n’étant prophète chez soi …», c’est à Ouagadougou à la Cour de Justice de l’Uémoa que je te revoyais, quand ma mission d’avocat m’y conduisait,

Tu m’invitas alors à la rentrée de la Cour, comme par effraction parmi les seuls invités qu’étaient les bâtonniers de l’espace Uémoa,

J’ai été fier ce jour d’être malien,

Je ne réalisais pas encore la chance que j’avais de te côtoyer jusqu’à ce dimanche fatidique,

En effet, j’y ai constaté que tu étais resté le même, tout ce temps,

Monsieur le Procureur du tribunal de Ségou

Président du SAM, Monsieur le chef de cabinet, Secrétaire général,

Monsieur le contrôleur d’Etat,

Monsieur le Vérificateur,

Monsieur le Procureur général,

Monsieur le Président de la Cour de justice de l’Uémoa,

Humble mais ferme, courtois mais véridique,

Incompris de beaucoup de tes collègues et supérieurs,

Tu seras resté le même partout, débout à toute épreuve,

C’est cela qui te vaut aujourd’hui l’unanimité des honneurs et témoignages,

Tu n’auras pas vécu inutile,

Plus qu’une vie, ta vie aura été un témoignage,

Tu n’es pas mort puisque tu as fleuri et donné des fruits,

Tu auras inspiré des générations entières, suscité beaucoup de carrières et redressé beaucoup de collègues,

Pendant qu’on s’apprête à te « porter en terre » malienne, je ne peux que nourrir le seul espoir « que tu puisses germer »,

Il ne me reste qu’à souhaiter que fleurisse tes enfants,

Tu auras accouché des  Malick Coulibaly, Nourou Ly et tant d’autres qui feront certainement la fierté du Mali,

Tu auras formé tant d’étudiants, d’auditeurs devenus de grands magistrats,

Tu nous auras aussi laissé des œuvres écrites dont ma préférée, « conjuration »,

Tu peux maintenant avoir droit au repos,

Car pour toi la vie aura été sans nul doute un combat éternel,

Ton combat aura été de vivre «  en digne et loyal magistrat »,

En te disant au revoir, permets-moi un dernier plaisir de partager certaines de tes déclarations léguées à la postérité, sur ta conception du Renouveau de la justice:

<em>«  Corruption et justice ne font pas bon ménage, tout juge qui est corrompu doit être complètement écarté… » ;</em>

<em>« Quand quelqu’un est en prison dans sa tête…, vous aurez détruit tous les murs qui l’entourent, il sera toujours en prison dans sa tête » ;</em>

<em>« Le ministre a dit, ce n’est pas la Loi qui l’a dit, ce qui vous est imposé, c’est ce que dit la Loi » ;</em>

<em>« Il faut que nous ayons une magistrature réellement débout avec des gens réellement conscients de leur responsabilité » ;</em>

<em>« Souvent, nous sommes dans des connivences qui ne font pas honneur au corps, …On n’a à couvrir personne, quelqu’un  qui se met hors la Loi est hors la Loi, on le tape comme un délinquant, comme un vulgaire délinquant »,</em>

<em>Cher ami, ta vie aura simplement été un  témoignage biblique!</em>

<em>Merci à ta famille pour l’éducation chrétienne et humaine qu’elle a su t’enseigner,</em>

<em>Vas, tu resteras éternellement grand !</em>

<em>Tu auras  résisté à toutes les tentations !</em>

<em>Sois sûr, ton souvenir restera gravé à jamais, dans le cœur des Maliens !</em>

<strong><em> </em></strong>

<strong>Alifa Habib Koné</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Décédé dimanche 11 juin 2023 à Bamako :  Un vibrant hommage rendu hier au magistrat Daniel Amagoin Tessougué !</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/decede-dimanche-11-juin-2023-a-bamako-un-vibrant-hommage-rendu-hier-au-magistrat-daniel-amagoin-tessougue-3025931.html</link>
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<pubDate>Sat, 17 Jun 2023 01:32:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Daniel Amagoin Tessougué, ancien Procureur général près de la Cour d'Appel de Bamako, nous a quittés le dimanche 11 juin 2023 à Bamako. Il a récemment occupé le poste de président de la Cour de justice de l'UEMOA de 2019 à 2022. Sa disparition est une grande perte pour le Mali et toute la communauté judiciaire. Un vibrant hommage lui a été rendu hier jeudi lors d’une cérémonie au Palais des Sports. </em></strong>

Le Magistrat Daniel Amagoin Tessougué est né le 10 décembre 1958 à Sangha, au pays Dogon. Il a obtenu son Baccalauréat 1ère partie, Lettres Modernes au lycée régional de Ségou en 1977. En 1978, il obtint la 2ème partie en série Philo-Langues au lycée de Badalabougou. Le juge Tessougué a obtenu sa Maîtrise en Droit à l'École Nationale d'Administration de Bamako en 1984. Deux ans plus tard, en 1986, il est titulaire du diplôme de Magistrat qu'il a obtenu à l'Institut National de Formation Judiciaire de Bamako. En 1991, Daniel Amagoin Tessougué a décroché son Diplôme d'Études Approfondies en Droit Privé à l'Université Robert Schuman de Strasbourg en France. En 2002, il est titulaire d'un Doctorat en Droit Privé à la même université.

Daniel Amagoin Téssougué est détenteur d'un certificat en Théologie qu'il a obtenu à l'Institut Biblique Emmaüs (Suisse). Il était un Magistrat de grade exceptionnel.

Élu Président de la Cour de Justice de l'Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) par ses pairs, le mardi 28 mai 2019, et installé le lundi 03 juin 2019 au cours d'une audience publique extraordinaire et solennelle, Daniel Amagoin Téssougué est un magistrat chevronné malien qui a dirigé cette organisation composée de huit pays membres, nommés pour un mandat de six ans renouvelable, par la Conférence des Chefs d'État et de gouvernement de I'UEMOA

Daniel Amagoin Téssougué était un magistrat avec une grande expérience à l'échelle nationale et internationale. Parlant de son parcours professionnel, Daniel Téssougué a commencé sa carrière tant qu'auditeur de justice en 1985. Il a occupé de nombreux postes clés au sein du système judiciaire malien. Il a été juge d'instruction de 1987 à 1991. En 1991, il a été Président du Tribunal du Travail, Juge au siège, puis Substitut du Procureur de la République en 1992 et Conseiller technique au ministère de la Justice en 1993.

La carrière de l'ancien Procureur Général de la République du Mali, Daniel Tessougué, s'est poursuivie avec des responsabilités telles que contrôleur d'État en 1994 et directeur national adjoint des affaires judiciaires et du Sceau en 1996. En 1997, il a été Procureur de la République de la Commune VI (Bamako), pour ensuite être Chef de Cabinet au ministère de la Justice de 1997 à Avril 2000. De Juillet 2001 à janvier 2004, Daniel Téssougué a été Inspecteur des Services Judiciaires. Il a été secrétaire général du ministère de la Justice en 2004. Daniel Tessougué a également été membre du Bureau du Vérificateur Général de 2005 à 2008 et a été consultant indépendant de 2009 à 2010. Il a ensuite repris ses fonctions en tant qu'Inspecteur des services judiciaires de 2010 à 2012, avant de devenir Procureur général près de la Cour d'Appel de Bamako de 2012 à 2016. Enfin, il a assumé le rôle de président de la Cour de justice de l'UEMOA de 2019 à 2022.

Le Magistrat Téssougué a fait plusieurs publications parmi lesquelles on peut noter : Droit et politique, la circulation internationale des modèles en question, 2014 ; Cantiques du Ginna (recueil de poèmes) ; Les Edim, Bamako, Mali ; Harmonie retrouvée (Roman) Editions CPE, Abidjan, Côte d'Ivoire ; La Conjuration (Roman) Editions Jamana, Bamako, Mali. Il a également été auteur de plusieurs articles dans des revues spécialisées et des journaux.

Sa contribution exceptionnelle à la justice malienne et sa réputation d'intégrité resteront gravées à jamais dans les mémoires. Daniel Tessougué était un homme respecté et admiré qui a consacré sa vie à la poursuite de la justice et de l'équité. Son départ laisse un vide immense dans le paysage judiciaire du Mali. Dormez en paix homme de droit !

<strong>Marie Dembélé</strong>

xxx

<strong>Daniel Téssougué n'est plus : </strong>

<strong>Élégie pour un homme de Vertu…</strong>

<strong><em>Ceux qui auront été intelligents brilleront comme la splendeur du ciel, et ceux qui auront enseigné la justice, à la multitude brilleront comme les étoiles, à toujours et à perpétuité ". Daniel 12.3.</em></strong>

L’auteur de ces mots (en Tweet) qui combinent la puissance du verbe et la force du sens n'est plus. Un dimanche comme un autre. Ou plutôt qui commence comme un dimanche ordinaire. Avant qu'à la mi-journée, la nouvelle, comme un coup de tonnerre dans un ciel serein, ne vienne nous assommer : Daniel Tessougué, juge à la Cour de Justice de l'UEMOA, a été rappelé à Son Seigneur, ce matin du 11 juin 2023. Nous connaissions ses ennuis de santé tout au long des derniers mois, mais nous avions fait, dans le secret de notre âme, le pari optimiste que L'indomptable Tessougué sortirait vainqueur de l'épreuve de la maladie.

Le trépas a été plus fort. Nous nous inclinons, humblement, devant la volonté de Dieu.

Dans le même mouvement, nous saluons avec fierté et vigueur, la mémoire d'un des plus grands Fils du Mali qui, comme magistrat, professeur, n'a pas que dit et enseigné le Droit ; il a incarné la droiture dans toute sa rigueur.

Au sein des juridictions maliennes, les administrations, dans les amphis et plus tard dans les responsabilités au niveau régional en sa qualité de juge et président de Cour de Justice de l'UEMOA.

Daniel Tessougué était un alliage inoxydable de compétence, de probité et d'humilité. Il coiffait ces vertus et valeurs avec un naturel déconcertant et ne tirait aucune gloire de l'estime que tout cela lui valait. Il s'étonnait plutôt qu'un homme à quelque métier qu'il appartienne ne puisse donner le meilleur de lui-même et surtout ne puisse dominer ses pulsions devant les multiples tentations de la vie professionnelle, de la vie tout court. Un grand homme s'est couché ce dimanche. Notre douleur est immense ainsi que notre tristesse. <em>"Tu as été intelligent, tu brilleras comme la splendeur du ciel. Tu as enseigné la justice, tu brilleras comme les étoiles, à toujours et à perpétuité... "</em>, comme tu l'écrivais si joliment sur ton compte Twitter, en reprise des Écritures saintes.

Nous autres, nous nous flatterons du privilège d'avoir fait partie de tes amis.

Daniel, dors du Sommeil des Justes.

<strong> Seydou Sissouma, Ancien Commissaire à l'UEMOA</strong>

xxxxxxx

<strong>Malick Coulibaly rend hommage à Daniel Tessougué :</strong>

<strong> </strong><strong> "Vas en paix chantre de l'intégrité et de la dignité !"</strong>

<strong><em>Tous les Hommes sont mortels, mais les morts n'ont pas le même poids. La Nation malienne pleure aujourd'hui l'un de ses dignes fils en la personne de Daniel Amagouin Tessougué.</em></strong>

Pour ma part, c'est en avril 2005 que je fis la connaissance de Daniel lors ma formation d'auditeur de justice. Il se distinguait alors par sa modestie et son verbe haut et franc. Suite à ma démission de la magistrature en 2008, Daniel fut à mes côtés cherchant vaille que vaille à me retenir dans le corps pour, disait-il, l'intérêt de la magistrature.

Souvenez-vous de sa lettre ouverte parue en octobre 2008 où il écrivait : <em>"J'adhère absolument à ton courroux, contre un système qui pense rapetisser tous les cadres, mais je suis profondément contre ta décision d'abandonner le combat pour plus de justice et dans la défense des droits".</em> Ses louables efforts furent vains ; parce que l'agenda de Dieu est immuable. A ma nomination en 2012 en qualité de Garde des Sceaux, je lui ai proposé tous les postes de la justice. Il ne manifesta guère de choix. Je le suppliais alors d'accepter le poste de Procureur Général près la Cour d'Appel de Bamako. Il accepta pour le Mali sollicitant juste de disposer d'une équipe de magistrats techniquement et moralement bons. C'est ainsi que nous avons fait appel à Mohamed Sidda Dicko et Harizo Maïga. Le premier, pour le Mali, quitta la Cour constitutionnelle pour un poste de procureur de la République !

Procureur général, il fit preuve de courage, d'intégrité et d'efficacité. Il se montra surtout loyal à l'endroit de son auditeur et cadet devenu par un accident de l'histoire son ministre de la Justice.

Comme en 2012, lorsqu'un autre accident de l'histoire me porta de nouveau à la tête du ministère de la Justice en avril 2019, je lui ai proposé de nouveau de venir prendre le poste de son choix. La mort dans l'âme, il déclina pour respecter la parole donnée à ses pairs de la Cour de Justice de l'UEMOA de prendre la tête de l'institution.

En 2020, les qualités exceptionnelles de l'homme et son état de service remarquable me fondèrent à solliciter et obtenir du Président Ibrahim Boubacar Keita (paix à son âme) d'élever Daniel directement au grade d'Officier de l'ordre national du mérite. Pour l'histoire, je témoigne qu'il n'a accepté cette distinction que pour le respect dû à son cadet ! J'ai tant à dire sur toi cher aîné, mais je voudrais m'arrêter là ; car même mort, ta modestie en prendrait un coup.

Vas en paix mon cher aîné ! Tu nous laisses orphelins de ton courage, de ton génie, de ton intégrité, de ton sens élevé de l'Etat et de l'honneur. Lamartine avait raison : <em>"L'homme n'a point de port, le temps n'a point de rive ; il coule et nous passons " !</em>

Ton cadet et disciple qui te tiendra toujours en très haute estime !

<strong>Malick Coulibaly</strong>

<strong> </strong><strong>Ancien ministre de la Justice</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Daniel Tessougué n’est plus :  Le Mali perd un digne fils</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/daniel-tessougue-nest-plus-le-mali-perd-un-digne-fils-3025589.html</link>
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<pubDate>Wed, 14 Jun 2023 01:47:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Informateur</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L'ancien Procureur général près la Cour d'appel de Bamako, Daniel Amagoin Tessougue s’en est allé dimanche dernier à l’âge de 65 ans, laissant derrière lui une épouse et quatre enfants inconsolables. Et le Mali perd en lui un digne fils, un illustre magistrat doué d’une solide réputation d’incorruptible.

Ce natif de Sangha, en pays dogon, avait décroché un doctorat en droit en 2002 à l’Université Robert Schuman de Strasbourg- France. Panafricaniste, il dédie son combat à la défense des intérêts des masses populaires.

Il avait été évincé le 21 décembre 2015 de son poste pour avoir fait son travail. Rien que son travail et tout son travail. Profitant de l’ouverture de la session de la  Cour d’assises de Bamako, il avait estimé que les propos tenus le 29 novembre 2015 par le président du  Haut Conseil islamique Mahmoud Dicko, dans lesquels il estimait que les attentats de Paris, Tunis et Bamako étaient le résultat de la colère divine, tombaient sous le coup de la loi. « C’est un fait indéniable que ces propos relevaient de l’apologie du terrorisme, en vertu des conventions internationales que le Mali a signées. Mon devoir est de rappeler la loi pénale. Et tant que j’étais à mon poste, je ne pouvais pas déroger à ce devoir de veille »

Sur un autre dossier, il avait eu maille à partir  avec le président IBK. Il s’était en effet publiquement opposé à la décision présidentielle de lever en novembre 2013 les mandats d’arrêts délivrés contre un chef rebelle du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) et 3 autres dirigeants du Haut Conseil pour l’Unité de l’Azawad (HCUA).

Le ciel des relations s’est davantage dégradé avec l’Exécutif dans l’instruction de la disparition des « bérets rouges », militaires rivaux au général Amadou  Sanogo (ancien de la junte militaire)  qui avait alors refusé de répondre à plusieurs convocations du juge d’instruction sans que le président IBK, son ministre de la Défense et celui de la justice aient eu à souffler mot.

Le vide qu’il laisse est immense et il mérite une place dans nos cœurs à jamais. « Le chagrin est si facile à exprimer et pourtant si difficile à dire. » a dit Joni Mitchell. La rédaction s’associe à la peine de sa famille et présente ses sincères condoléances.

<strong> </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Justice. Décès de Daniel Tessougué, le Mali pleure un magistrat « intègre »</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/justice-deces-de-daniel-tessougue-le-mali-pleure-un-magistrat-integre-3025221.html</link>
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<pubDate>Mon, 12 Jun 2023 01:47:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Ce dimanche, jour de messe, Daniel Amagoin Tessougué s’est endormi pour toujours. L’ancien procureur général de la Cour d’Appel de Bamako s’était battu une réputation de magistrat « intègre » aussi bien à l’intérieur du Mali qu’à l’international. Il fut récemment le président de la Cour de justice de l’UEMOA.</strong>

&nbsp;

« Va en paix chantre de l’intégrité et de la dignité ! » C’est en ces termes que l’ancien ministre de la Justice, Malick Coulibaly, a rendu hommage à l’illustre disparu. Pour avoir été son étudiant à l’Institut national de formation judiciaire, le ministre Coulibaly dépeint un haut magistrat qui se distingue par sa « modestie et son verbe haut et franc ».

Juge d’instruction en 1987, Daniel Tessougué a occupé plusieurs postes au sein des différentes institutions judiciaires et juridictionnelles.  On peut citer entre autres : président du tribunal du travail, substitut du procureur ; conseiller technique au ministère de la justice ; contrôleur d’état ; Directeur National adjoint des affaires judiciaires et du sceau ; Secrétaire Général du Ministère de la justice….

« A ma nomination en 2012 en qualité de Garde des Sceaux, je lui ai proposé tous les postes de la justice », se souvient son « disciple » Malick Coulibaly. Et d’ajouter : <em>« Il ne manifesta guère de choix. Je le suppliais alors d’accepter le poste de Procureur Général près la Cour d’Appel de Bamako. Il accepta pour le Mali sollicitant juste de disposer d’une équipe de magistrats techniquement et moralement bons ».</em>

<em> </em><strong>Bras de fer</strong>

<em> </em>A la Cour d’Appel de Bamako, au moment où le djihadisme arrive dans le centre du Mali, le procureur Tessougué est attentif aux propos des uns et des autres. Un bras de fer va l’opposer à l’Imam Mahmoud Dicko, à l’époque très influent président du Haut Conseil Islamique du Mali. Pour lutter contre le terrorisme, Daniel Tessougué propose qu’il faille « contrôler les prêches, surveiller les mosquées et raser les barbes ». Les mosquées se dressent contre lui, et il sera limogé.

Reconnu à l’international pour son intégrité, Daniel Tessougué rejoint la Cour de Justice de l’UEMOA. Ses qualités de magistrat l'amènent à être Président de cette Cour qu’il dirigera de 2019 à 2022. A l’image de Malick Coulibaly, ce sont de nombreux jeunes magistrats maliens que Daniel Tessougué a laissé « orphelins » ce dimanche 11 juin 2023.

&nbsp;

<strong>Mamadou TOGOLA /maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali: L&amp;apos;ancien procureur général, Daniel Tessougué est décédé</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/mali-lancien-procureur-general-daniel-tessougue-est-decede-3025180.html</link>
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<pubDate>Sun, 11 Jun 2023 18:09:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L'ancien procureur général malien, Daniel Tessougué, nous a quittés ce dimanche 11 juin 2023 à Bamako. Ancien procureur général près de la cour d'appel de Bamako de 2012 à 2015, il a récemment occupé le poste de président de la cour de justice de l'UEMOA de 2019 à 2022. Son décès est une perte immense pour le Mali et la communauté judiciaire. Nous présentons nos condoléances les plus sincères à sa famille, ses amis et ses collaborateurs.</strong>

Daniel Amagoin Tessougué, considéré comme l'un des meilleurs de sa génération, laisse derrière lui un parcours professionnel remarquable. Après avoir commencé sa carrière en tant qu'auditeur de justice en 1985, il a occupé de nombreux postes clés au sein du système judiciaire malien. Il a été juge d'instruction en 1987, président du tribunal du travail en 1991, substitut du procureur de la République en 1992, et conseiller technique au ministère de la justice en 1993.

Sa carrière s'est ensuite poursuivie avec des responsabilités telles que contrôleur d'État en 1994, directeur national adjoint des affaires judiciaires et du sceau en 1996, procureur de la République en 1997, chef de cabinet au ministère de la justice de 1997 à 2000, inspecteur des services judiciaires de 2001 à 2004, et secrétaire général du ministère de la justice de janvier 2004 à décembre 2004.

Daniel Tessougué a également occupé le poste de vérificateur au bureau du Vgal de 2005 à 2008, et a été consultant indépendant de 2009 à 2010. Il a ensuite repris ses fonctions en tant qu'inspecteur des services judiciaires de 2010 à 2012, avant de devenir procureur général près de la cour d'appel de Bamako de 2012 à 2015. Enfin, il a assumé le rôle de président de la cour de justice de l'UEMOA de 2019 à 2022.

Sa contribution exceptionnelle à la justice malienne et sa réputation d'intégrité resteront gravées dans les mémoires. Daniel Tessougué était un homme respecté et admiré, qui a consacré sa vie à la poursuite de la justice et de l'équité. Son départ laisse un vide immense dans le paysage judiciaire du Mali.

L'enterrement de Daniel Tessougué fera l'objet d'un communiqué officiel de l'État. Puissent ses accomplissements et son dévouement servir d'inspiration pour les générations futures et que Dieu lui accorde la récompense qu'il mérite.

<strong>La rédaction de maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vincent Traoré n&amp;apos;est plus :  Adieu maestro !</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/vincent-traore-nest-plus-adieu-maestro-3023344.html</link>
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<pubDate>Sun, 28 May 2023 19:35:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Il a su passer de journaliste à communicant, avec la même passion, et, en portant haut les normes de ces professions. Aujourd'hui, Vincent Traoré n'est plus.</em></strong>

De son Ségou natal aux sommets de la communication en Afrique, que de chemins parcourus par Vincent Traoré ! Peu savent par exemple qu'il est celui qui a fait Yayi Boni! En effet, alors directeur de la banque ouest africaine de développement, BOAD, à Lomé, c'est avec son directeur de la communication du groupe qu'il va concevoir le secret désir de se présenter à la présidentielle béninoise.

Vincent Traoré travaillera dans l'ombre, mais mettra en place un mécanisme infaillible qui fera qu'un illustre inconnu au bataillon politique, remportera haut les mains les élections.

Vincent restera modeste. La taille fine, le visage toujours illuminé d'un sourire et toujours concentré sur ce que lui dit son interlocuteur, il est de la première promotion du Cesti de Dakar.

De la radio Mali, il rallie l'équipe de la BOAD, où il passera le plus clair de sa carrière. Après avoir fait valoir ses droits à la retraite, il reprendra service au Mali. On le verra aux côtés de feu Soumaïla Cissé à la communication, convoité par tous les clans politiques. Mais, Vincent n’est pas de ceux qui retournent les vestes. Il restera droit dans ses bottes, refusant les propositions pour rester dans le camp qu’il s’est choisi.

Aujourd’hui, il laisse la profession orpheline d’une référence, d’un guide, d’un exemple. A la lumière de son expérience à la communication de la BOAD, il a produit un livre qui reste encore une référence dans bien d’écoles de journalisme et communication de notre région.

Adieu maestro !

&nbsp;

<strong>Alexis Kalambry</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Hommage de Mohamed Magassouba à feu Sadia Cissé  Un parcours gravé à jamais dans le Panthéon de l’histoire footballistique du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/hommage-de-mohamed-magassouba-a-feu-sadia-cisse-un-parcours-grave-a-jamais-dans-le-pantheon-de-lhistoire-footballistique-du-mali-3023087.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/necrologie/hommage-de-mohamed-magassouba-a-feu-sadia-cisse-un-parcours-grave-a-jamais-dans-le-pantheon-de-lhistoire-footballistique-du-mali-3023087.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 25 May 2023 13:36:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[C’est avec un cœur meurtri que j’apprends le rappel à Dieu de SADIA CISSÉ, celui que j’ai tout le temps appelé DOYEN. Embarqué pour un voyage de non retour, il s’en est allé en emportant avec lui sa sobriété, son stoïcisme, sa patience, sa sagesse, son immense talent et surtout son courage.

Les larmes ne suffiront plus pour nous faire revenir l’homme dans toute sa dimension, dans son comportement, ses faits et gestes, ni dans ses qualités rayonnant d’intelligence tactique, de discipline caractérielle, d’agilité physique, d'habileté technique et de résilience mentale.

Sa belle vision de jeu,

Son savoir jouer simple et juste,

Ses touchers de balle félins,

Ses tirs de penalties imparables,

Ses coups francs pleine lucarne…

Resteront gravés ​à jamais, ​​indélébiles, ​dans le Panthéon de notre histoire footballistique.

Doyen vous avez fait ​​École,

Vous êtes une ​​École.

Que naissent de vos cendres, d’autres SADIA CISSÉ afin que vive notre football à jamais glorieux.

Doyen dort en paix.

Mes condoléances les plus attristées à la famille et à la nation sportive malienne dans toutes ses composantes fortement endeuillées.

<strong>Mohamed MAGASSOUBA</strong>

<strong>Expert CAF/FIFA</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tina Turner, « la Reine du rock ’n’ roll », est morte</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/tina-turner-la-reine-du-rock-n-roll-est-morte-3023157.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 25 May 2023 03:15:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>En soixante-dix ans de carrière, la vedette du rhythm and blues avait imposé sa griffe. Tina Turner s’est éteinte, mercredi 24 mai, à l’âge de 83 ans.</strong>
<p class="article__paragraph added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Vedette sauvage du rhythm and blues de la fin des années 1950 jusqu’au milieu des années 1970, au sein du duo – et couple infernal – Ike &amp; Tina Turner, Anna Mae Bullock, de son vrai nom, avait acquis le statut de superstar en solo dans la première moitié des années 1980, en enchaînant tubes (</span><em class="" data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">What’s Love Got to Do with It</span></em><span class="text-node">, </span><em data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Private Dancer</span></em><span class="text-node">, </span><em data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">The Best</span></em><span class="text-node">…) et tournées triomphales, lors d’un des plus improbables come-back de l’histoire du show-business. Adulée pour sa voix de feu et son énergie hors norme, admirée pour sa force de caractère, notamment après qu’elle eut révélé le martyr conjugal subi lors de sa première carrière, la chanteuse, danseuse et actrice, mondialement connue sous le nom de Tina Turner,</span><span class="text-node">est morte, mercredi 24 mai, à l’âge de 83 ans.</span></p>
<p class="article__paragraph added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">De multiples témoignages rendent hommage à celle qui fut surnommée « the Queen of Rock’n’roll » (« la Reine du rock ’n’ roll »), dont le jeu de scène électrisant avait enfiévré ses premiers disciples. Parmi eux, Mick Jagger, qui reconnaissait que sa gestuelle devait autant à James Brown qu’à celle avec laquelle il avait chanté un brûlant duo (</span><em data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">State of Shock/It’s Only Rock’n’Roll</span></em><span class="text-node">), lors du Live Aid, le 13 juillet 1985.</span></p>
<p class="article__paragraph added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Comme beaucoup d’enfants du Sud rural des Etats-Unis, Anna Mae Bullock trouve sa voix en prenant part au chœur de son église, la Spring Hill Baptist Church de Nutbush, le hameau du Tennessee où elle a grandi depuis sa naissance, le 26 novembre 1939. Fille d’un métayer, elle est élevée sur les bords du Mississippi, dans une campagne dévolue aux champs de coton.</span></p>
<p class="article__paragraph added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Si son coffre se forme aux gospels du service baptiste, son oreille s’initie aussi au boogie-woogie, à la country et au blues, en particulier celui de B.B. King, diffusés à la radio. La petite fille rêve et voyage devant les images des stars d’Hollywood, mais sa réalité n’a rien de glamour.</span></p>

<h2 class="article__sub-title" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">« Tombée en transe »</span></h2>
<p class="article__paragraph added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Victime de violence conjugale, sa mère fuit le foyer en abandonnant ses trois filles. Sa cadette, Anna, n’a alors que 11 ans. Deux ans plus tard, c’est au tour du père de s’installer à Detroit (Michigan), laissant sa progéniture au bon soin de la grand-mère maternelle à Brownsville (Tennessee). A la mort de celle-ci, Anna, qui a été employée de maison dans une famille blanche, mais fut aussi basketteuse et cheerleader dans l’équipe de son école, part rejoindre sa mère, à East Saint Louis (Illinois).</span></p>
<p class="article__paragraph added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Dès l’âge de 16 ans, elle fréquente, avec sa sœur aînée, Alline, passionnée de musique (elle écrira plusieurs chansons, pour Ike &amp; Tina Turner, dont </span><em data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Funkier Than a Mosquita’s Tweeter</span></em><span class="text-node">, repris plus tard par Nina Simone), les meilleurs night-clubs de Saint Louis (Missouri) et East Saint Louis. C’est dans l’un d’eux, le Manhattan Club, qu’elle croise la route des Kings of Rhythm, le groupe mené par </span><a href="https://www.lemonde.fr/disparitions/article/2007/12/15/ike-turner_990244_3382.html" data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Ike Turner (1931-2007)</span></a><span class="text-node">. Dans </span><em data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Tina</span></em><span class="text-node"> (2021), le film documentaire réalisé par Daniel Lindsay et T.J. Martin, la chanteuse raconte comment elle était littéralement </span><em data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">« tombée en transe »</span></em><span class="text-node"> en assistant à ce concert.</span></p>
<p class="article__paragraph added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Originaire de Clarksdale (Mississippi), le pianiste et guitariste Ike Turner est, en effet, un musicien d’exception, dont le talent s’est forgé en accompagnant des grands noms du blues tels Muddy Waters, Elmore James, Howlin’Wolf, Otis Rush ou B.B. King. Egalement producteur artistique, arrangeur et découvreur de talents, il s’est affirmé dans le milieu du rhythm and blues, tout en composant, en 1951, un titre, le fougueux </span><em data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Rocket 88</span></em><span class="text-node">, considéré par beaucoup comme l’un des actes de naissance du rock ’n’ roll. Ce succès, attribué contractuellement à son chanteur-saxophoniste, Jackie Brenston, comme d’autres enregistrements pour lesquels l’artiste se considérera floué, aiguiseront sa méfiance jusqu’à la paranoïa.</span></p>
<p class="article__paragraph added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Le jeu tranchant du guitariste, d’un éclectisme anticipant également le groove du funk, subjugue à tel point Anna Mae Bullock qu’elle le supplie de monter sur scène avec lui. Après avoir essuyé plusieurs refus, elle obtient un jour gain de cause quand le batteur du groupe (et petit ami de sa sœur Alline) lui tend finalement le micro lors d’un entracte. Impressionné, Ike Turner propose à l’adolescente de se joindre aux autres chanteurs des Kings of Rhythm.</span></p>

<h2 class="article__sub-title" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">« Little Ann »</span></h2>
<p class="article__paragraph added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Le leader apprend à sa nouvelle recrue à contrôler la puissance de sa voix et à travailler sa prestation scénique. </span><em data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">« C’était son héros, comme un grand frère »</span></em><span class="text-node">, témoignera plus tard une des choristes du groupe en évoquant le début de leur collaboration. Celle qu’Ike Turner surnomme encore </span><em data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">« Little Ann »</span></em><span class="text-node"> enregistre, en 1958, </span><em data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Boxtop</span></em><span class="text-node">, son premier single avec le groupe. Elle entretient alors une relation avec le batteur, Raymond Hill, avec qui elle a un fils, qu’elle élève en fille-mère quand le père, malade, repart vivre dans le Mississippi.</span></p>
<p class="article__paragraph added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Commence alors sa relation amoureuse avec Ike Turner, qui l’épouse dans la foulée et la rebaptise « Tina », en 1960, un nom inspiré par une héroïne de bandes dessinées, </span><em data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Sheena, Queen of the Jungle</span></em><span class="text-node">. Le premier succès du couple, </span><em data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">A Fool in Love</span></em><span class="text-node"> (sur le label Sue Records, en août 1960), correspond aussi aux premières violences subies par la jeune épouse. Alors que Tina, enceinte, demande à son mari de ne pas partir en tournée, il la frappe avec un embauchoir. </span><em data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">« La torture a commencé et ne s’est jamais arrêtée. Mais pourtant j’avais de la peine pour lui »</span></em><span class="text-node">, racontera la chanteuse, en expliquant, entre autres, sa soumission par son envie de ne pas trahir le musicien.</span></p>

<figure class="article__media pf-caption flex-width blockImage pf-size-full" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible">&lt;img class=&quot;caption-img flex-width pf-size-full blockImage aligncenter&quot; src=&quot;data:;base64," srcset="https://img.lemde.fr/2023/05/24/0/0/2326/2998/556/0/75/0/283a9d4_6e197f801a94430698df6e9f2b8dff8c-1-0ab29e4d90a14b51929f359dc758f442.jpg 556w, https://img.lemde.fr/2023/05/24/0/0/2326/2998/600/0/75/0/283a9d4_6e197f801a94430698df6e9f2b8dff8c-1-0ab29e4d90a14b51929f359dc758f442.jpg 600w, https://img.lemde.fr/2023/05/24/0/0/2326/2998/664/0/75/0/283a9d4_6e197f801a94430698df6e9f2b8dff8c-1-0ab29e4d90a14b51929f359dc758f442.jpg 664w, https://img.lemde.fr/2023/05/24/0/0/2326/2998/700/0/75/0/283a9d4_6e197f801a94430698df6e9f2b8dff8c-1-0ab29e4d90a14b51929f359dc758f442.jpg 700w, https://img.lemde.fr/2023/05/24/0/0/2326/2998/800/0/75/0/283a9d4_6e197f801a94430698df6e9f2b8dff8c-1-0ab29e4d90a14b51929f359dc758f442.jpg 800w" alt="Tina Turner sur la scène du Madison Square Garden, à New York, le 1er août 1985." width="664" data-srcset="https://img.lemde.fr/2023/05/24/0/0/2326/2998/556/0/75/0/283a9d4_6e197f801a94430698df6e9f2b8dff8c-1-0ab29e4d90a14b51929f359dc758f442.jpg 556w, https://img.lemde.fr/2023/05/24/0/0/2326/2998/600/0/75/0/283a9d4_6e197f801a94430698df6e9f2b8dff8c-1-0ab29e4d90a14b51929f359dc758f442.jpg 600w, https://img.lemde.fr/2023/05/24/0/0/2326/2998/664/0/75/0/283a9d4_6e197f801a94430698df6e9f2b8dff8c-1-0ab29e4d90a14b51929f359dc758f442.jpg 664w, https://img.lemde.fr/2023/05/24/0/0/2326/2998/700/0/75/0/283a9d4_6e197f801a94430698df6e9f2b8dff8c-1-0ab29e4d90a14b51929f359dc758f442.jpg 700w, https://img.lemde.fr/2023/05/24/0/0/2326/2998/800/0/75/0/283a9d4_6e197f801a94430698df6e9f2b8dff8c-1-0ab29e4d90a14b51929f359dc758f442.jpg 800w" data-sizes="(min-width: 1024px) 556px, 100vw" data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" data-pf_rect_width="549.109375" data-pf_rect_height="18" /&gt;<figcaption class="article__legend" aria-hidden="true" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Tina Turner sur la scène du Madison Square Garden, à New York, le 1er août 1985. </span><span class="article__credit" aria-hidden="true" data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">RAY STUBBLEBINE / AP</span></span></figcaption></figure>
<p class="article__paragraph added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Conscient d’avoir entre les mains une bête de scène, Ike Turner transforme son groupe en une machine de guerre. L’orchestre est rebaptisé The Ike &amp; Tina Turner Revue. Un trio féminin de choristes, les Ikettes, rejoint une formation dorénavant chargée de souffler sur l’incendie provoqué par les rugissements et les chorégraphies suggestives d’une Tina Turner aux robes et jupes dévoilant ses longues jambes de danseuses. Alors que triomphent les mélodies pop consensuelles du label Tamla Motown, la Revue fait basculer le rhythm and blues dans une bacchanale alliant rock et riffs funk.</span></p>
<p class="article__paragraph added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Quelques disques se font remarquer – </span><em data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Poor Fool</span></em><span class="text-node">, </span><em data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Tra La La La La, You Can’t Miss Nothing That You Never Had</span></em><span class="text-node">… –, mais c’est surtout l’enchaînement stakhanoviste de ces concerts provocants qui construit la réputation du couple. Pas un hasard si un album enregistré en public – </span><em data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Live ! The Ike &amp; Tina Turner Show</span></em><span class="text-node"> – se révèle alors leur plus gros succès.</span></p>

<h2 class="article__sub-title" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">En première partie des Rolling Stones</span></h2>
<p class="article__paragraph added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Impressionné par le duo, </span><a href="https://www.lemonde.fr/disparitions/article/2021/01/18/sa-pop-a-fait-danser-les-annees-1960-sa-violence-l-a-conduit-en-prison-le-producteur-mythique-phil-spector-est-mort-a-81-ans_6066614_3382.html" data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">le producteur vedette Phil Spector</span></a><span class="text-node"> les accueille sur son label, Philles. Surtout admirateur de la chanteuse, il parvient, moyennant finances, à convaincre Ike de le laisser réaliser seul les séances d’enregistrement. Monument pop, alliant le fameux </span><em data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">« Wall of Sound »</span></em><span class="text-node"> de Spector (construit à partir de tourbillons de cordes et de percussions) et le puissant registre de Tina Turner, le single </span><em data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">River Deep, Mountain High</span></em><span class="text-node"> (juin 1966) est un échec inexpliqué aux Etats-Unis, mais son succès en Europe (numéro trois au Royaume-Uni, numéro un en Espagne) et celui de l’album du même nom ouvrent de nouvelles portes.</span></p>
<p class="article__paragraph added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Fans du duo, les Rolling Stones les accueillent en première partie de leur tournée britannique, à la fin de 1966, avant de renouveler l’invitation pour leur tournée américaine de 1969. La décennie suivante les voit triompher sur le mode de la reprise, avec une version du </span><em data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">I Want to Take You Higher</span></em><span class="text-node"> de Sly and the Family Stone, et surtout une version calorifère de </span><em data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Proud Mary</span></em><span class="text-node"> (numéro quatre aux Etats-Unis, en 1971), le classique de Creedence Clearwater Revival, qui, avec un million d’exemplaires vendus, restera leur plus gros hit.</span></p>
<p class="article__paragraph added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">L’argent de ces ventes permet à Ike Turner de lancer ses propres studios, Bolic Sound. Tina profite des productions qui suivent pour écrire ses premières chansons, dont l’excellente (et autobiographique) </span><em data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Nutbush City Limits</span></em><span class="text-node"> (1973). Son époux la produit en solo : l’anecdotique </span><em data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Tina Turns the Country On !</span></em><span class="text-node"> (1974), puis </span><em data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Acid Queen </span></em><span class="text-node">(1975) cherchant à exploiter l’interprétation remarquée de sa femme dans la version cinématographique de </span><em data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Tommy</span></em><span class="text-node">, l’opéra-rock des Who.</span></p>
<p class="article__paragraph added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Plus que jamais souffre-douleur d’un mari cocaïnomane, Tina Turner puise des forces dans sa nouvelle foi bouddhiste. Une ultime sanglante dispute dans une voiture les menant dans un hôtel de Dallas (Texas) la pousse finalement à s’enfuir et mettre fin à seize ans de relations toxiques. Presque quarante ans avant le mouvement #metoo, la chanteuse se confiera pour la première fois, en 1981, à propos de son passé de femme battue, dans un long entretien à l’hebdomadaire </span><em data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">People Weekly</span></em><span class="text-node">.</span></p>

<h2 class="article__sub-title" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Traversée du désert</span></h2>
<p class="article__paragraph added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Avant cela, divorcée, couverte de dettes, celle qui a choisi de garder le nom de Tina Turner traverse la seconde moitié des années 1970 en cachetonnant dans des émissions de télé ou dans des spectacles de cabaret au Caesars Palace de Las Vegas (Nevada), habillée des costumes glam-kitsch de Bob Mackie. Les échecs de ses troisième et quatrième albums solos (</span><em data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Rough</span></em><span class="text-node">, en 1978, et le plus disco, </span><em data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Love Explosion</span></em><span class="text-node">, en 1979) semblent confirmer que Tina Turner est désormais une figure du passé.</span></p>
<p class="article__paragraph added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Mais ce qu’on pensait être une irrémédiable traversée du désert prend fin au début des années 1980. En 1979, elle a rencontré un Australien, Roger Davies, alors manageur d’Olivia Newton-John. Subjugué par les capacités scéniques de la tout juste quadra, celui-ci va l’aider à réaliser son rêve : </span><em data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">« Devenir la première chanteuse de rock noire à remplir des stades comme les Rolling Stones. »</span></em><span class="text-node"> Pourtant, aucune femme ne l’a fait jusque-là, et personne dans le métier ne croit en une chanteuse plus âgée que ses concurrentes. Elle change d’image, se coupe les cheveux, repasse du cabaret au rock, en affrontant la méfiance de sa maison de disques.</span></p>
<p class="article__paragraph added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Roger Davies pressent que les sons d’une nouvelle vague britannique peuvent l’aider à redécoller. Anciens membres du groupe électropop The Human League, partis fonder Heaven 17, les Anglais Martyn Ware et Ian Craig Marsh proposent à l’Américaine de reprendre une version synthétique d’un morceau des Temptations, </span><em data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Ball of Confusion</span></em><span class="text-node">, pour l’album </span><em data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Music of Quality and Distinction</span></em><span class="text-node"> de leur projet B.E.F. (British Electronic Foundation). Les mêmes l’aiguillent ensuite vers une reprise de </span><em data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Let’s Stay Together</span></em><span class="text-node"> (1983), classique soul d’Al Green, pour un 45 tours solo démontrant que sa puissance de tigresse peut s’assouplir avec majesté, sur fond moelleux de pop contemporaine. Grand succès en Europe, le single lance la dynamique d’une renaissance triomphale.</span></p>
<p class="article__paragraph added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Produit par pas moins de quatre réalisateurs artistiques, l’album </span><em data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Private Dancer</span></em><span class="text-node">, paru au printemps 1984, va exploiter cette veine pop-soul-rock FM, sublimée par une voix au sommet de sa maturité. Phénomène commercial de l’année, avec le </span><em data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Born in the USA</span></em><span class="text-node"> de Bruce Springsteen et le </span><em data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Purple Rain</span></em><span class="text-node"> de Prince, l’album collectionne les Grammys (trois) et les tubes : </span><em data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Better Be Good to Me</span></em><span class="text-node">, </span><em data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Private Dancer</span></em><span class="text-node"> (signé Mark Knopfler de Dire Straits), </span><em data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">I Can’t Stand the Rain</span></em><span class="text-node"> (une reprise d’Ann Peebles) et surtout </span><em data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">What’s Love Go to Do With It</span></em><span class="text-node">, écrit par le Britannique Terry Britten et destiné à l’origine au quatuor pop gentillet Bucks Fizz.</span></p>
<p class="article__paragraph added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Star de la jeune chaîne MTV, Tina Turner fédère alors plusieurs générations d’auditeurs qui la célèbrent lors de tournées record, où la bête de scène donne sa pleine mesure, toutes jambes dehors.</span></p>
<p class="article__paragraph added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Le cinéma participe à cette consécration grâce à son interprétation du personnage d’Aunty Entity dans </span><em data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Mad Max : au-delà du dôme du tonnerre</span></em><span class="text-node">, et de la chanson du générique, </span><em data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">We Don’t Need Another Hero (Thunderdome)</span></em><span class="text-node">.</span></p>
<p class="article__paragraph added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Symboliques également, sa participation à l’enregistrement du tube caritatif </span><em data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">We Are the World </span></em><span class="text-node">(1985), avec le collectif USA For Africa, regroupant les plus grandes vedettes du moment, et au concert Live Aid, en juillet de la même année, où son duo très </span><em data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">« hot »</span></em><span class="text-node"> avec Mick Jagger marque les esprits.</span></p>
<p class="article__paragraph added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">La publication de son autobiographie, </span><em data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">I, Tina : My Life Story</span></em><span class="text-node"> (1986), où l’Américaine détaille le martyre subi avec Ike, participe à la </span><em data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">« Turnermania »</span></em><span class="text-node">. Ce best-seller mondial devenant un film, </span><em data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Tina</span></em><span class="text-node">, en 1993, avec Angela Bassett dans le rôle de la chanteuse.</span></p>

<h2 class="article__sub-title" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Dans le Guinness des records</span></h2>
<p class="article__paragraph added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Albums (</span><em data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Break Every Rule</span></em><span class="text-node">, </span><em data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Foreign Affair</span></em><span class="text-node">, </span><em data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">In Your Wildest Dreams</span></em><span class="text-node">, </span><em data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Twenty Four Seven</span></em><span class="text-node">) et hits (</span><em data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Typical Male</span></em><span class="text-node">, </span><em data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">The Best</span></em><span class="text-node">, </span><em data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Tearing Us Apart</span></em><span class="text-node"> (avec Eric Clapton), </span><em data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">GoldenEye</span></em><span class="text-node">, écrit par U2 pour un générique de James Bond…) se succèdent jusqu’à la fin des années 1990. Si la dame connaît un certain déclin discographique, ses tournées ne cesseront de triompher. Un concert au stade Maracana, à Rio de Janeiro (Brésil), entrant même, en 1988, dans le Livre Guinness des records de l’époque, pour avoir accueilli 180 000 spectateurs.</span></p>
<p class="article__paragraph added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Après une première tournée d’adieu, en 2000, elle tirera définitivement sa révérence scénique en 2008, à l’âge de 70 ans, pour se retirer en Suisse, dans une somptueuse maison au bord du lac de Zurich, avec son second mari, le producteur allemand Erwin Bach, rencontré en 1986.</span></p>
<p class="article__paragraph added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Quelques rares enregistrements et rééditions la font un peu plus entrer dans l’histoire, comme quand, en 2018, une version de </span><em data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">What’s Love Got to Do With It</span></em><span class="text-node"> remixée par Kygo, en fait la première chanteuse à avoir classé au moins un titre dans le top 40 américain lors de chacune des sept dernières décennies.</span></p>
<p class="article__paragraph added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Modèle de résilience, de combattivité et de longévité, la </span><em data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">« Queen of Rock’n’Roll »</span></em><span class="text-node"> a été affaiblie par de nombreux soucis de santé à partir des années 2010 : infarctus, en 2013 ; cancer de l’intestin, à partir de 2016 ; greffe rénale, en 2017… Elle avait aussi connu les drames de la disparition de ses deux fils, Raymond Craig, qui s’est suicidé en 2018, et Ronnie, mort d’un cancer en 2022.</span></p>

<section class="catcher catcher--last js-catcher" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible">
<p class="catcher__title added-to-list1"><span class="text-node">Tina Turner en quelques dates</span></p>

<div class="catcher__desc" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible">
<p class="article__paragraph added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">26 novembre 1939</span></strong><span class="text-node"> Naissance à Nutbush (Tennessee)</span></p>
<p class="article__paragraph added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">1960</span></strong><span class="text-node"> « A Fool in love » premier succès en duo avec Ike Turner</span></p>
<p class="article__paragraph added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">1976</span></strong><span class="text-node"> Se sépare d’Ike Turner</span></p>
<p class="article__paragraph added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">1984 </span></strong><span class="text-node">Sortie de l’album « Private Dancer »</span></p>
<p class="article__paragraph added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">1985</span></strong><span class="text-node"> Incarne Aunty Entity dans </span><em data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Mad Max : Au-delà du dôme du tonnerre</span></em></p>
<p class="article__paragraph added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">1986 </span></strong><span class="text-node">Autobiographie « I, Tina : My Life Story »</span></p>
<p class="article__paragraph added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">1988 </span></strong><span class="text-node">Concert devant 180 000 personnes au Maracana à Rio au Brésil</span></p>
<p class="article__paragraph added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">1989 </span></strong><span class="text-node">« The Best »</span></p>
<p class="article__paragraph added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">2023 </span></strong><span class="text-node">Morte à l’âge de 83 ans</span></p>

</div>
</section><section class="author" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible">
<p class="article__author-container added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="author__detail" data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><a class="article__author-link" href="https://www.lemonde.fr/signataires/stephane-davet/" data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="author__name" data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Stéphane Davet</span></span></a></span></p>

</section>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le mouvement olympique et sportif national en deuil : Hommage du Cnosm à Sadia Cissé</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/le-mouvement-olympique-et-sportif-national-en-deuil-hommage-du-cnosm-a-sadia-cisse-3023034.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 25 May 2023 01:30:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[C'est avec une profonde affliction que le Comité national olympique et sportif du Mali (Cnosm) a appris le décès de l'ancien international et capitaine du Djoliba AC et des Aigles du Mali, Sadia Cissé, affectueusement appelé Bakoroba. Décès survenu dans la nuit du 18 au 19 mai 2023 à l'hôpital Tenon, à Paris (France) à 79 ans (né le 15 avril 1944) des suites de maladie ! En lui, le Mali et l'Afrique perdent un monument emblématique du football !Aujourd'hui, les témoignages évoquent la mémoire d'un légendaire footballeur qui est entré dans l'histoire et qui y restera à jamais.

A sa famille éplorée, au Djoliba et à la famille du football malien, le président Habib Sissoko présente ses sincères condoléances au nom du Mouvement national olympique et sportif et en son nom propre !

Puisse Allah (SWT) faire du Paradis, la demeure éternelle de son âme ! Amen !

<strong> xxxx</strong>

<strong>Rapatriements de corps des sportifs  décédés à l'étranger :</strong>

<strong>Boukary Sidibé dit Kolon en première ligne</strong>

[caption id="attachment_2999536" align="alignleft" width="800"]<a href="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/11/KOLON-SIDIBE-1.jpg"><img class="size-full wp-image-2999536" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/11/KOLON-SIDIBE-1.jpg" alt="" width="800" height="1157" /></a> Boukary Sidibé dit Kolon[/caption]

L'arrivée du corps de l'ex-défenseur du Djoliba et des Aigles du Mali Sadia Cissé, décédé à Paris (France) le 18 mai 2023 à l'âge de 79 ans, est prévue ce jeudi à Bamako. Son enterrement aura lieu le vendredi après une cérémonie officielle d'hommage et la prière de jummah.

C'est grâce à la sollicitude de Boukary Sidibé dit Kolon que le corps de Sadia Cissé sera rapatrié cette semaine à Bamako. Avant ce cas, l'ancien président du Stade malien de Bamako et ex-1er vice-président de la Fédération malienne de football (Fémafoot), s'était mobilisé pour le rapatriement du corps d'autres sportifs décédés en France parmi lesquels, on peut citer : Issa Yattassaye, Modibo Kouyaté dit Négué et Abdoulaye Traoré alias Santini.

Au-delà de son engagement volontaire à participer à donner une sépulture digne aux serviteurs du sport malien disparus à l'étranger, Boukary Sidibé "Kolon", selon nos sources, se révèle un grand soutien pour l'ensemble des anciennes gloires sportives maliennes, sans distinction de club et/ou de discipline. Pour avoir travaillé ensemble de 2008-2011 et 2013 à 2016, les liens forts existants entre Kolon et les anciens footballeurs se sont renforcés davantage.

Vivant pour la plupart dans la précarité, nos sources assurent que l'homme met toujours un point d'honneur à les aider dans la maladie ou à leur redonner le sourire à l'occasion des fêtes et cérémonies sociales.

La reconnaissance du service rendu à la nation n'est pas forcément une valeur qui court présentement les rues dans notre pays. Il n'empêche que certains dirigeants s'emploient à reconnaître et à saluer à leur juste valeur ceux qui ont porté haut le drapeau national, souvent au péril de leur vie.

Boukary Sidibé dit Kolon est assurément de cette catégorie de dirigeants émérites et sociables. Pour son empathie, il mérite donc qu'on lui tire le chapeau bien bas. "Aie dans les veines le doux lait de ta mère, et le généreux esprit de ton père ; sois bon, sois fort, sois honnête, sois juste ! Et reçois, dans le baiser de ta grand-mère, la bénédiction de ton grand-père". Tel est le bel éloge qui sied aux âmes généreuses !

<strong>El Hadj A.B. HAIDARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La presse malienne en deuil : Souleymane Bobo Tounkara rend un vibrant hommage à feu Salim Togola</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/la-presse-malienne-en-deuil-souleymane-bobo-tounkara-rend-un-vibrant-hommage-a-feu-salim-togola-3020139.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 29 Apr 2023 03:03:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Il y a des gens que l'on admire pour leur aura, leurs qualités intellectuelles, leurs capacités à faire face aux problèmes, leur élégance et même leur beauté. Il y a aussi d'autres qui se font admirer pour leurs qualités humaines, leur rigueur dans le travail ou tout simplement leur simplicité.

<strong> </strong>

Si l'on doit parler de Salim Togola, le journaliste-réalisateur et de l'homme Salim Togola, on peut s'autoriser à dire que notre regretté collègue, de son vrai nom Salimou, faisait partie des deux catégories. Salim Togola était un journaliste chevronné et talentueux.

Grand reporter, Salim Togola a marqué l'histoire du Quotidien national L'Essor à travers ses reportages lors des grands événements, ses analyses, ses billets et les interviews qu'il a réalisées. La qualité de son écriture, son style et son courage à exprimer ses sentiments sans chercher à vexer étaient très appréciés des lecteurs de L'Essor. De Salim Togola, on peut dire qu'il fait partie des rares journalistes de sa génération qui ont franchi tous les échelons du Quotidien national.

D'abord stagiaire, après son retour de l'ex-Union des Républiques socialistes soviétiques (URSS), journaliste-reporter, il est ensuite admis au concours d'entrée à la fonction publique, avant d'occuper, successivement les postes de rédacteur-chef adjoint, rédacteur en chef, directeur des publications en français de l'Agence malienne de presse et de publicité (Amap) et conseiller spécial du directeur général de l'Amap jusqu'à sa mort, le jeudi 20 avril.

Salim Togola a donc passé toute sa carrière professionnelle à l'Amap, précisément à la rédaction du Quotidien national L'Essor. On peut faire un livre sur la carrière professionnelle de notre regretté collègue, mais à travers cet hommage, nous voulons surtout nous appesantir sur les qualités humaines de l'homme.

Tous ceux qui ont connu Salim Togola et travaillé avec lui à la Rédaction de L'Essor peuvent le témoigner : c'était un homme courtois et sans façon. Il était toujours souriant et n'avait de problème avec personne. Nous avons travaillé avec Salim Togola pendant 26 ans (1997-2023), mais jamais, nous ne l'avons jamais vu en colère contre un collaborateur, à fortiori, avoir une prise de bec avec un agent.

Pendant tout le temps passé à la tête de la Rédaction de L'Essor, Togola, comme on l'appelait familièrement, a entretenu les meilleures relations possibles avec l'ensemble de ses collaborateurs et s'employait toujours à trouver une solution aux questions les plus problématiques.

Même après avoir quitté le poste de directeur des publications en français de l'Amap (pour cause de maladie, il convient de le dire), Salim Togola a continué à venir régulièrement au bureau et contribuer ainsi à la bonne marche de L'Essor. C'est dire que malgré la maladie qui le rongeait à petit feu, notre regretté collègue n'a jamais décroché. Un moment, il avait même demandé un ordinateur pour, a-t-il dit, <em>"éviter de perdre la main".</em>

Malheureusement, il n'avait plus les ressources physiques suffisantes pour traduire sa volonté en acte. Finalement, dans la nuit du jeudi 20 avril, soit quelques heures après la fin du mois béni de Ramadan, Togola nous a fait faux bond et quitté ce monde à l'âge de 57 ans.

Qu'Allah le Tout-Puissant et Miséricordieux l'accueille dans son Paradis éternel. Amine.

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Babou Yara, promoteur de Yara Oil : Un poids lourd de l&amp;apos;économie malienne s&amp;apos;en va !</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/babou-yara-promoteur-de-yara-oil-un-poids-lourd-de-leconomie-malienne-sen-va-3020132.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/necrologie/babou-yara-promoteur-de-yara-oil-un-poids-lourd-de-leconomie-malienne-sen-va-3020132.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/04/Babou-Yara.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 29 Apr 2023 01:46:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Babou peut reposer en paix ! Mamadou veille ! </strong>

<strong><em>"A Dieu nous appartenons et à lui nous retournons" ! "La mort est douce : elle nous délivre de la pensée de la mort" ! "Après la mort, il n'y a rien, et la mort elle-même n'est rien". Voilà autant d'adages qui viennent de se faire jour dans le monde des affaires du Mali avec la perte brutale du richissime pétrolier Dionké Yaranangoré dit Babou Yara. Décès survenu dans la soirée de mardi 25 à mercredi 26 avril 2023, à l'âge de 78 ans, à l'Aéroport international président Modibo Kéïta  alors qu'il devait se rendre en France pour raison de santé. La levée du corps de l'illustre disparu a eu lieu mercredi à 16 h à son domicile sis à Badalabougou en face du Palais de la culture. Il repose désormais au cimetière de Sabalibougou. </em></strong>

En lui, l'économie malienne perd un poids lourd ; le monde des affaires, un magnat du domaine ; et la Communauté Diawando du pays, un de ses membres les plus puissants et influents. En résumé, le Mali perd une de ses plus grandes figures.

Moralité : Babou Yara aura vécu utile et, surtout, il lègue à la postérité un héritage déjà bien entretenu par une progéniture qui entend marcher sur les pas du "Vieux". Pour l'honneur du défunt ! Pour le bonheur des Maliens ! <em>"Face à la perte d'un être cher, aucun mot ne peut exprimer la peine et la douleur que l'on ressent. Plus qu'un pilier ! Tu étais le moteur de tout ce qui siège aujourd'hui ! Aujourd'hui, c'est avec une immense tristesse que nous te souhaitons un repos éternel auprès du Créateur. Paix à ton âme, Papa !".</em> Cet hommage de ses enfants sur la page Facebook de Yara Oil révèle l'immense douleur endurée par la famille Babou Yara suite à cette perte et le pardon accordé à leur père.

La douleur n'est pas que familiale ; en témoigne la compassion quasi nationale à l'endroit des siens à l'annonce de la mort subite du géant Babou, un membre influent de la grande communauté El Souad, adepte de la Qaddrya de Dilly et fidèle compagnon du "walidiou" feu Cheick Sidi Modibo Kane Diallo de Dilly. Ce rappel de la secte religieuse (islamique) de l'illustre défunt a tout son sens ainsi que son appartenance à la communauté des Diawambés du Mali dont la vocation englobe les affaires, le commerce, le négoce, l'import-export, bref tout ce qui fructifie l'argent et la richesse, le tout avec la bénédiction et sous la protection de nos grands marabouts.

Avec la disparition de Babou Yara, c'est un véritable baobab du monde économique malien et sous-régional, voire africain et mondial qui s'en va. C'est un énorme coup dur pour l'économie malienne dont il fut un grand animateur et pour le Trésor public dont il fut l'un des plus grands pourvoyeurs en devises en termes de taxes, de dividendes, de royalties et divers droits fiscaux.

Entrepreneur de <em>"classe exceptionnelle"</em>, comme on le dirait dans le jargon de l'avancement des fonctionnaires, Dionké Yaranangoré dit Babou Yara était un magnat de plusieurs secteurs essentiels de l'économie nationale. Pétrole, basin et immobilier sont quelques-uns des secteurs où il a su s'imposer par son talent. L’homme aura surtout marqué de son empreinte le développement du Mali, la promotion de l'économie et des finances du pays, et le bien-être de ses concitoyens.

Dionké Yaranangoré dit Babou Yara a connu ses heures de gloire avec Yara Oil, première société privée malienne titulaire de l'agrément d'importation d'hydrocarbures au Mali, selon nos sources. Il en était le promoteur et le président-directeur général (PDG). La société s'est progressivement muée en groupe hétérogène avec l'avènement des sociétés Yara Gold et Yara Bazin. Les activités se diversifient alors et se répartissent entre les hydrocarbures, les mines et le textile.

Yara-Textile s'est fait une notoriété avec ses slogans bien inventés, du genre : <em>"La meilleure qualité des tissus se trouve dans un seul lieu à Bamako : chez Yara-Textile" ; "Chez Yara- Textile, au Grand marché de Bamako, rue Mohamed V immeuble Babou Yara, ex-ambassade des USA, la satisfaction des clients est notre affaire" ; "Un mot prononcé avec bienveillance engendre la confiance - Une pensée exprimée avec bienveillance engendre la profondeur - Un bienfait accordé avec bienveillance engendre l'amour - Yara-Textile visitée avec bienveillance engendre la satisfaction".</em>

Dans le domaine des mines, Yara Oil est possède sa propre société minière avec des partenaires maliens sous le nom  "Little by Mining". Cette société serait la première au Mali, une société de droit malien constituée uniquement par les nationaux.

En matière de pétrole, nul besoin aujourd'hui de rappeler (mais nous le faisons néanmoins) que la société Yara Oil est l'opérateur majeur dans la distribution des hydrocarbures au Mali, un leader incontesté du secteur des produits pétroliers sur le marché malien où le potentiel de croissance est colossal. Après avoir montré la voie de la gestion d'entreprise à ses progénitures, Babou Yara avait passé la main depuis quelques années à son fils aîné Mamadou Yaranangoré plus connu sous le double diminutif de Madou Yara en ce qui concerne Yara Oil. Et à l'unanimité, l'opinion convient aujourd'hui que Yara fils fait autant, sinon mieux, que Yara père.Dès lors, Babou peut reposer en paix ! Mamadou veille !

<strong>El Hadj A.B. HAIDARA  </strong>

<strong> </strong><strong>Dionke Yaranangore dit Babou Yara : </strong>

<strong>De vendeur à la criée, il est devenu milliardaire</strong>

Le natif de Nèma (Nioro du Sahel), qui vient de nous quittés à l'âge de 78 ans, est un self made man reconnu. Lequel a gravé tous les échelons dans le domaine du commerce pour se hisser au sommet, au nombre des personnalités les plus riches du Mali. Le désormais feu Dionké Yaranangorè dit Babou Yara savait cultiver et entretenir les relations de cousinage entre les Diawandos et les Kakolos. Raison pour laquelle, j'ai eu toujours eu accès à lui, malgré ses multiples occupations étant à la tête de plusieurs entreprises. De vendeur à la criée dans les rues et marchés de Bamako - d'après ce qu'il m'a dit- il a, petit à petit, bâti une immense fortune grâce à l'importation et la vente des hydrocarbures, du bazin, l'exploitation des mines et l'immobilier.   Philanthrope, il a marqué de son empreinte l'histoire du commerce et des affaires au Mali au cours des dernières décennies. Il fut membre du Conseil économique, social et culturel (CESC) durant deux mandats. Membre consulaire de la CCIM, il a été aussi conseiller du Président de cette institution sous le mandat de Jeamille Bittar. Malgré le fait que lui-même soit un autodidacte, ses enfants ont fait de brillantes études au Mali et à l'étranger. Ce qui leur permet aujourd'hui d'assurer la relève, pour diriger, comme c'est le cas d'ailleurs déjà, les multiples sociétés dans lesquelles le père occupait le poste de Président-Directeur Général (PDG). Très certainement, à titre honorifique. En tout cas, la société Yara Oil, qui semble être la plus connue et où il occupait également le poste de PDG, est dirigée avec compétence et professionnalisme par son fils, Mamadou Yara, le Directeur Général (DG) de ladite entreprise qui compte aujourd'hui de nombreuses stations à Bamako et à l'intérieur du pays.

Dors en paix, cher Papa.

<strong>Par ton Petit Fof mamadoufofana328@yahoo.fr            </strong>

<strong>Tiegoum Boubeye Maïga : </strong>

<strong>Babou Yara : Un homme bien, un homme de bien ! </strong>

L'annonce de la mort de la mort de Babou Yara en cette nuit de mardi à mercredi a laissé sans voix de nombreux Maliens quand d'autres ne voulaient pas y croire tout simplement. Et pourtant, il fallait bien se rendre à l'évidence, Babou a bien tiré sa révérence.

La mort de Dionké Yarnangoré dit Babou Yara constitue une véritable perte pour sa famille, pour sa communauté et pour le Mali. Babou est un homme d'affaires comme il s'en fait rarement de nos jours. Il a bâti sa fortune pierre par pierre.

Arrivé de son village, il a commencé par vendre des dattes, puis des habits cousus à la hâte vendus tout aussi à la hâte, avec ce souci permanent d'envoyer les petits sous qu'il gagnait à sa maman et il a fini pétrolier, minier, propriétaire immobilier, etc. Il ne passait pas inaperçu Babou. Sa stature physique en impose. Et il était respectueux.

Babou est un homme bien. Il n'hésitait pas à aider son prochain, à le soutenir dans ses projets et à secourir ceux qui sont dans le besoin. Il était exigeant avec les gens mais encore plus avec lui-même. C'est pour cela qu'il supportait difficilement les roublardises et les tricheries.  En lui le Mali perd un authentique capitaine… du commerce et de l'industrie. Que la terre lui soit légère. Il laisse derrière lui des enfants qui ont déjà le pied à l'étrier".<strong> </strong>

<strong>Ibrahim Yara, l'un des frères de l'illustre disparu :</strong>

<strong>"Malgré sa richesse, Babou entretenait de très bonnes relations avec tout le monde"</strong>

Je suis le petit frère de Babou Yara parce que nos parents sont des frères de lait. Babou Yara était quelqu'un de très affable et aimable. Il respectait tout le monde que vous soyez riche ou pauvre. Malgré sa richesse, il entretenait de très bonnes relations avec tout le monde même les enfants. Il était également quelqu'un qui s'entendait très bien avec tous ces employés. Dès que vous travaillez bien, il est avec vous. Nous prions pour que son âme puisse reposer en paix".

<strong>M'Pa Sylla, opérateur  économique :</strong>

<strong>"Babou Yara était prêt à aider tout le monde"</strong>

Babou Yara était mon ami et nous avons plusieurs choses ensemble dans le domaine du commerce. Il y a de cela plus de 20 ans que je travaille avec Babou Yara sans problème. Je peux dire que je faisais partie de ses hommes de confiance parce que j'ai travaillé avec son argent jusqu'à trois à quatre milliards de F CFA sans aucune garantie. Je lui pardonne et prie que son âme puisse reposer en paix dans le Paradis<strong>".</strong>

&nbsp;

<strong>Abdoulaye Pona, président de  la Chambre des Mines du Mali :</strong>

<strong>"Babou Yara était un homme affable et un bon musulman"</strong>

Aujourd'hui, mon cœur est meurtri parce que l'homme qui vient de nous laisser est un baobab du secteur privé. Babou Yara était un homme affable et un bon musulman. Il avait une immunité incroyable, il a toujours respecté le plus grand et le plus petit que lui-même. Du point de vue bonté et de générosité, c'est très difficile de l'égaler. J'ai connu Babou Yara par des circonstances qui m'ont amené à lui. Lorsque nous nous sommes retrouvés, notre rapport a été soudé par le lien du mariage qu'il a eu avec Gadé Sankaré qui est une petite sœur. A partir du moment qu'il a su que je connais la famille Sankaré, il m'a toujours appelé mon beau-frère. Lors de mes élections à la Chambre des mines du Mali, il m'a toujours apporté son soutien. En vous exprimant toutes mes reconnaissances pour cet homme affable et mécène qui a beaucoup défendu l'islam au Mali. Babou a su préserver toutes ces qualités d'homme d'affaires et responsable. En un mot, je peux dire que Dionké dit Babou Yara était un homme accrocheur et très intelligent. Sa disparition est une perte douloureuse non seulement pour nous, mais pour tout le Mali. Nous prions pour le repos de son âme".

<strong>Ibrahima Tiocary, journaliste :</strong>

<strong>  "Babou Yara était un</strong><strong> homme simple et généreux"</strong>

Babou Yara a été un compagnon, un compagnon avec feu Daouda Mohamed Dia du bureau des Ulémas et feu Bella Sow qui était mes aînés à l'ORTM avec qui je partais à Dilly sous le couvert de Babou Yara. Il était un disciple de feu Sidy Modibo Kane de Dilly. Chaque année, nous partions au Maouloud de Dilly avec Babou Yara, un homme affable, simple, généreux. C'est lui qui avait construit la mosquée de Dilly pour les musulmans. Au niveau de l'Amicale des Diawanbé du Mali, j'ai travaillé avec lui et il faisait tout pour apporter des ressources à l'Amicale à chaque fois le besoin se faisait sentir. Il était un homme complet et sa porte était ouverte à tout le monde".

<strong>Cheickna Demba, vice- président de l'Unasam :</strong>

<strong>  "Babou Yara était un rassembleur"</strong>

Babou Yara était l'un des opérateurs économiques qui évoluaient au niveau des produits pétroliers au Mali. Il a toujours apporté quelque chose de conséquent à l'économie malienne. En plus de cela, il était humble et très rassembleur au niveau de l'Amicale de Diawanbé du Mali. Personnellement, Babou Yara était une référence pour moi parce qu'il était tellement simple. Il a laissé derniers lui, une très bonne relève, nous prions que ses enfants puissent emboiter ses pas pour le bonheur du secteur privé malien".]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Presse :  Djandjo pour Salim Togola</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/presse-djandjo-pour-salim-togola-3019869.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 26 Apr 2023 10:07:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Il était très effacé. Il avait une très belle plume, une très grande expérience, surtout des grands sommets. Il savait toujours où et comment débusquer l’information. Il est parti avec la fête de Ramadan. Djandjo pour Salim Togola, un journaliste de l’Essor, trop tôt parti.</em></strong>

&nbsp;

Salim Togola, une fois rentré de l’Union soviétique, où il a étudié le journalisme, a intégré l’Amap, la rédaction de L’Essor, le quotidien national. Nous étions dans les années 1994-1995. Il a été, avec Bassé Diarra, tout de suite pris sous les ailes de Gaoussou Drabo et de Souleymane Drabo. Ils l’ont façonné pour en faire à la fois un journaliste de talent, et pour le voir, un jour, diriger le quotidien national.

Pour la première mission, ils ont réussi, car, Salim compte parmi les grandes plumes du Mali. Il savait faire revivre aux lecteurs les coulisses des grands sommets, donnait à voir et à sentir à ceux qui n’étaient pas là. Il a côtoyé, dans ce sens, tous les grands de ce monde lors des grands sommets.

Il a gravi les échelons à L’Essor, une marche trop tôt stoppée par la maladie, un mal qui finira par l’emporter. Il a été porté en terre samedi, à Lassa, au lendemain de la fête.

Bon repos, confrère ! Puisse nos ancêtres, nos devanciers, les anges du ciel être tes témoins et les avocats au Jour du Jugement dernier !

&nbsp;

<strong>Alexis Kalambry</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>4 avril 2022 : Le jour où Diango Cissoko, un grand commis de l&amp;apos;Etat, nous a quittés !</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/4-avril-2022-le-jour-ou-diango-cissoko-un-grand-commis-de-letat-nous-a-quittes-3019457.html</link>
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<pubDate>Thu, 20 Apr 2023 01:22:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le lundi 4 avril 2022, l'ancien Premier ministre Diango Cissoko était arraché à l'affection des siens et à la nôtre, des suites d'une courte maladie, à l'âge de 74 ans. La triste nouvelle avait été annoncée par sa famille. L'ancien Médiateur de la République a été inhumé le jeudi 7 avril avec tous les honneurs de la Nation au cimetière de Sotuba. Retour sur les temps forts des obsèques et la carrière de ce grand commis de l'Etat, auteur du livre "La Rédaction administrative".</em></strong>

Triste soirée que celle du lundi 4 au mardi 5 avril 2002 avec l'annonce par sa famille du décès de Diango Cissoko, grand commis de l'Etat qui a occupé les plus hautes fonctions administratives dans ce pays.

La cérémonie funèbre du septuagénaire et demi s'est déroulée près de son domicile à Korofina en présence du Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, de l'ancien président de la Transition, Pr. Dioncounda Traoré, des présidents d'institution de la République et de plusieurs membres du gouvernement. L'événement a aussi enregistré la présence des autorités administratives et coutumières de Bamako, des parents, amis et anciens collaborateurs de l'illustre disparu, ainsi que d'une foule nombreuse venue lui rendre un dernier hommage.

Devant le corps couvert du drapeau national exposé sur le catafalque, les intervenants ont témoigné, de manière éloquente, des valeurs et qualités de ce grand serviteur de la Nation et fin connaisseur des rouages de l'administration malienne.

Première à venir au pupitre, Fatoumata Cissoko, la fille du défunt, a exprimé ses sincères reconnaissances au président de la Transition, le colonel Assimi Goïta pour son implication personnelle, et à toutes les autorités pour leurs soutiens multiformes durant cette période de dure épreuve.

Elle a salué les qualités d'un père qui a su former ses enfants pour mieux affronter les épreuves de la vie.

Au nom des anciens collaborateurs et amis, le Pr. Baba Berthé a longuement vanté les qualités d'homme affable du travail bien fait, de grand commis de l'Etat, et surtout d'excellent enseignant de l'ancien secrétaire général de la présidence qu'il a agréablement côtoyé à Koulouba pendant trois ans.

Le Grand chancelier des ordres nationaux a présenté les condoléances et les hommages de la nation au nom du président de la Transition. Selon le général Amadou Sagafourou Guèye, c'est avec effroi et résignation, que les Maliens ont appris la disparition de l'une de leur boussole, leur fierté et d'un de leur grand serviteur de l'Etat. Ainsi, Diango Cissoko venait de se soumettre aux injonctions de ce gendarme féroce qu'est la mort. Il repose au cimetière de Sotuba.

Diango Cissoko, est né le 13 août 1948 à Kita. Il fut Premier ministre de transition du 11 décembre 2012 au 5 septembre 2013. Administrateur civil diplômé de l'Ecole nationale d'administration (ENA) du Mali (Section administration générale), Diango Cissoko est titulaire d'un doctorat d'Etat en droit de l'Université de Rouen.

Dans l'administration malienne, il a été successivement :

- Directeur des services pénitentiaires et directeur de la Prison centrale de Bamako,

- Directeur national de la fonction publique et du personnel,

- Directeur de cabinet du ministre du Travail et de la Fonction publique et membre de la Commission nationale de réforme administrative,

- Ministre de la Justice, garde des Sceaux,

- Secrétaire général de la présidence de la République,

- Gouverneur suppléant du FMI, de la Banque mondiale, de la Banque islamique de développement (Bid), de la Banque africaine de développement (Bad), du Fonds africain de développement (Fad), et gouverneur de la Banque mondiale,

- Administrateur civil au ministère de l'Administration territoriale et des Collectivités locales,

- Directeur de cabinet du Premier ministre,

- Médiateur de la République.

A signaler que Diango Cissoko a enseigné dans plusieurs grandes écoles de la place telle que : - l'Ecole pratique des hautes études (EPHE),

- l'Ecole nationale d'administration (ENA),

- l'Ecole nationale d'ingénieurs (ENI),

- l'Institut de gestion et de langues appliquées aux métiers (Iglam),

- le Centre de formation et d'appui conseil pour le développement local (Delta-C),

- l'Université de Bamako.

Officier de l'Ordre national du Mali, Diango Cissoko est auteur de plusieurs publications sur, entre autres thèmes, le droit pénal général et la science pénitentiaire, la rédaction administrative, la justice, la fonction publique, la science administrative. Son ouvrage intitulé Rédaction administrative publié en 2005 a été honoré par le prix Malouet (2006) de l'Académie des sciences morales et politiques de l'Institut de France.

Diango Cissoko était membre de plusieurs organismes internationaux, tels l'Institut international de droit d'expression et d'inspiration françaises (Idef), l'Association internationale de la fonction publique (AIFP), le Groupe de travail franco-africain sur la gouvernance au Sud.  <strong>                                                                           </strong>

<strong> El Hadj A.B.HAIDARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>20 avril 2022&#45;20 avril 2023 :  Il y a une année Dr Moussa Sanogo nous a quittés !</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/20-avril-2022-20-avril-2023-il-y-a-une-annee-dr-moussa-sanogo-nous-a-quittes-3019459.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 20 Apr 2023 01:14:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[20 avril 2022 - 20 avril 2023. Cela fait exactement une année que l’ancien Pdg de la Pharmacie Populaire du Mali (PPM) Dr Moussa Sanogo nous a quittés.  A l'occasion du premier anniversaire du rappel à Dieu de notre regretté fils, frère et ami, feu Dr Moussa Sanogo, une lecture de Coran aura lieu ce jeudi 20 avril 2023 après la prière du Fajr dans la grande famille à Baco-Djicoroni. Des dispositions sont prises pour accueillir les amis, frères et alliés tout au long de la journée. Aussi, en raison des contraintes liées au mois sacré de Ramadan, la famille remercie d'avance tous ceux qui ne pourront effectuer le déplacement et qui, de leurs positions, porteront Moussa Sanogo dans leurs prières.  Moussa a laissé un immense vide autour de lui. Son souvenir restera à jamais gravé dans nos cœurs. Nous implorons Allah Subhanahu wa ta'ala afin qu'il lui réserve une place de choix dans le Firdaws et apaise notre peine]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali: Les obsèques du père du président de la Transition prévues ce lundi à Koulikoro</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/mali-les-obseques-du-pere-du-president-de-la-transition-prevues-ce-lundi-a-koulikoro-3018408.html</link>
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<pubDate>Mon, 10 Apr 2023 05:25:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Décédé ce dimanche 09 avril 2923 au Centre hospitalier universitaire de Kati, des suites d'une maladie, les obsèques du capitaine à la retraite Bakary Goïta, père du président de la Transition sont prévues ce lundi 10 avril au stade Mamadou Diarrah de Koulikoro à 16 heures.</strong>

Pour la circonstance le chef de l'exécutif régional, dans un communiqué publié ce dimanche, invite les directeurs des services techniques et l'ensemble des forces vives de Région de Koulikoro à prendre part à la cérémonie funèbre de l'illustre disparu.

« Le gouverneur de la Région de Koulikoro invite les directeurs des services techniques régionaux, les légitimités traditionnelles et religieuses, les leaders des organisations de la société civile et du secteur privé aux et les représentants des partis politiques présents dans la région à prendre part aux obsèques du capitaine à la retraite Bakary Goïta, père de Son Excellence le colonel Assimi Goïta, président de la Transition, Chef de l'Etat, prévues le lundi 10 avril 2023 au stade Mamadou Diarrah de Koulikoro à partir de 16 heures » précise le document.

La triste nouvelle avait été annoncée par le chef de l’État, le colonel Assimi Goïta, dans un tweet ce même jour. Dans un communiqué publié dans la foulée, le secrétaire général de la Présidence a rendu un hommage à l'illustre disparu. « Le secrétaire général de la Présidence de la République a la profonde douleur d'annoncer le décès du capitaine à la retraite Bakary Goïta, père de Son Excellence le colonel Assimi Goïta, président de la Transition, chef de l'État, ce jour 09 avril 2023 au Centre hospitalier universitaire de Kati, des suite d'une longue maladie », indique la Présidence.

<strong>Aboubacar TRAORE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nécrologie. Le père du Colonel Assimi Goïta est décédé ce dimanche à Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/necrologie-le-pere-du-colonel-assimi-goita-est-decede-ce-dimanche-a-bamako-3018395.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 09 Apr 2023 16:25:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Capitaine à la retraite Bakary Goïta, père du Colonel Assimi GOÏTA, Président de la Transition est décédé ce dimanche 9 avril 2023. Selon un communiqué de la Présidence, le décès est survenu au Centre hospitalier universitaire de Kati, des suites d'une longue maladie.</strong>

<strong> </strong>Dans un tweet fait plus tôt, le Colonel Assimi Goïta a affirmé que le Capitaine à la retraite Bakary Goïta a rendu l’âme tôt le matin à 4h . <em>« A Dieu, nous appartenons et c’est à Lui que nous retournons »</em>, a rappelé le président de la Transition qui a appelé les Maliens à prier pour le repos de l’âme de « leur père ».

Moussa Mara est l’une des premières personnalités politiques à réagir à l’annonce du décès. L’ancien Premier ministre a présenté ses « sincères condoléances au chef de l'État et à toute sa famille ». En tant que fils de soldat, écrit Moussa Mara, « je me joins à la douleur de la famille et à celle de ses camarades d'armes ».

&nbsp;

<strong>Mamadou TOGOLA/maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>France : De quoi est décédée l’épouse d’Alpha Condé ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/france-de-quoi-est-decedee-lepouse-dalpha-conde-3018386.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 09 Apr 2023 04:45:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>PARIS- L’épouse de l’ancien président guinéen, Alpha Condé a tiré sa révérence, ce samedi 8 avril 2023. Hadja Djénè Kaba s’est éteinte à Paris, la capitale de la République françaises.  Elle était âgée de 63 ans. La triste nouvelle liée à sa disparition s’est répandue comme une traînée de poudre peu avant 21h, heure de Conakry.</strong>

Depuis l’annonce du décès de l’ex première dame, les réactions fusent de partout. Le Président de la Transition, colonel Mamadi Doumbouya salue la mémoire d’une dame de conviction, d’un humanisme débordant qui a toujours œuvré pour l’émancipation de la femme et de la petite enfance.

Bien avant la chute d’Alpha Condé le 05 septembre 2021, elle s’était fait très discrète. Ses apparitions en public étaient devenues rares, aiguisant la curiosité de certains sur fond de spéculations.

Face à la persistance des rumeurs, Alpha Condé qui a accueilli (début août 2021) à Conakry, le président angolais Jao Lourenço s’était vu obliger de justifier l’absence de son épouse à ses côtés.

« <em>La première dame de Guinée n’est pas là parce qu’elle est partie pour des soins »,</em> disait-il lors d’une conférence de presse conjointe avec son hôte. C’était juste un mois avant le putsch. L’ex chef de l’Etat n’avait pas précisé à l’époque de quoi elle souffrait. Le tabou a été gardé sur sa santé jusqu’à son décès.

<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/04/djene-et-alpha.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3018388" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/04/djene-et-alpha.jpg" alt="" width="768" height="512" /></a>

<em>« On la savait malade mais</em> <em>on n’avait pas appris qu’elle avait atteint le seuil », </em>confie un haut dirigeant du parti RPG arc-en-ciel.

« <em>Bien avant le changement de régime, elle n’était pas bien portante. Elle était tout le temps en dehors du pays pour des soins…on disait qu’elle avait un cancer, mais de quel type, on ne le sait pas. C’est difficile de demander des détails sur la santé des gens dans notre pays sans aiguiser des soupçons</em> », nuance un ancien commis du défunt régime.

Une autre source proche du RPG basée à Paris est allée plus loin à propos de la maladie qui a emporté l’ex première dame : « <em>La première dame était malade hospitalisée…Elle souffrait d’une tumeur</em> », a glissé cette source.

<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/04/djene-kaba-conde.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3018387" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/04/djene-kaba-conde.jpg" alt="" width="700" height="400" /></a>

Le coup d’Etat du 05 septembre 2021 avait trouvé Hadja Djenè Condé en dehors du pays. Fin novembre 2021, soit trois après le coup d’Etat, elle avait pris la parole pour remercier le colonel Mamadi Doumbouya pour avoir ramené son époux (Alpha Condé, ndlr) à la maison, après des mois de rétention au palais Mohamed V. « <em>C’est un acte qui m’apaise à plus d’un titre</em> », écrivait-elle, réaffirmant son attachement à la « paix et à la quiétude nationale ».

<strong>Qui était-elle ?</strong>

Bien que certains de ses propos tenus dans le cadre de la campagne pour le troisième mandat d’Alpha Condé aient suscité des controverses, Madame Condé Djénè Kana est décrite par ses proches comme une personne « affable, humble », engagée pour la défense des causes justes.

Titulaire d’une maîtrise et d’une licence en communication et sociologie, l’ancienne première dame a travaillé dans plusieurs organisations en France, notamment à l’Agence de coopération culturelle et technique (ACTC) à Paris.

Alors que la réaction de son époux est attendue, pour l’heure, le programme des obsèques n’est pas encore fixé.

<strong>Focus Africaguinee.com</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Décès à Paris de l’ancienne Première Dame, Hadja Djené Kaba</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/deces-a-paris-de-lancienne-premiere-dame-hadja-djene-kaba-3018341.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 09 Apr 2023 04:40:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Djené Kaba, l’épouse de l’ancien président, Alpha Condé est décédée ce samedi 8 avril 2023, a appris Guineenews de plusieurs sources sans donner plus de détails sur les circonstances de cette disparition.</strong>

Contactée par notre rédaction, une source proche de la famille a indiqué que Mme Condé Djéné Kaba est décédée des suites de maladie à la Place d’Italie, au 13e Arrondissement à Paris. D’autres sources indiquent que le décès est survenu à l’hôpital américain de Paris.

Dans tous les cas, Djené Kaba avait quitté Conakry depuis juillet 2021 pour des soins en France, alors que son mari était au pouvoir. Le coup d’état l’a trouvé hors du pays, et elle n’y est plus jamais revenue.

Sur la page Facebook de la défunte, il est mentionné ce message suivant : « Paris, le samedi 8 Avril 2023. C’est avec une immense tristesse que nous avons la lourde tâche ce soir d’annoncer le rappel auprès de Notre Seigneur de notre chère mère, notre fille, notre sœur, notre cousine, notre tante, notre ancienne Première Dame , Hadja Djénè Kaba. Que la terre lui soit légère et qu’Allah swt l’accueille dans Son Paradis Éternel. »

Djéné Kaba est née dans la ville de Kankan (connue aussi sous le nom de Nabaya). Elle laisse derrière trois enfants (deux filles et un garçon) issus de son premier mariage.

<strong>Source: https://guineenews.org/</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>9 avril 2008&#45;9 avril 2023 :  Mamadou Kéïta Capi : Le souvenir ému  d&amp;apos;un sportif exceptionnel et caractériel !</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/9-avril-2008-9-avril-2023-mamadou-keita-capi-le-souvenir-emu-dun-sportif-exceptionnel-et-caracteriel-3018205.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 08 Apr 2023 01:17:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L'évocation du nom de Mamadou Kéita plus connu sous le sobriquet de Capi renvoie indéniablement à deux dates de ferveur du football malien, toutes en lien avec la Coupe d'Afrique des nations de football : l'une en tant que joueur (gardien de but) vice-champion d'Afrique à la Can Yaoundé-72 et l'autre en tant qu'entraîneur ayant terminé dans le carré d'AS de la Can Tunis- 94, vingt-deux ans après Yaoundé. Après donc une carrière professionnelle d'athlète et de coach de football bien remplie, Madou Kéïta, qui est demeuré incompris toute sa vie durant par les siens et par tous, est décédé le 9 avril 2008 à Bamako. Cela fait quinze (15) ans. Depuis, que de regrets et de culpabilité de n'avoir pas donné toute sa place à ce valeureux cadre qui aura consacré au football au moins 40 de ses 61 bougies soufflées sur terre. Retour sur la carrière d'un incompris à l'orée du quinzième anniversaire de sa disparition !</em></strong>

Après-demain, dimanche 9 avril 2023, marquera les 15 ans, jour pour jour, du décès, dans sa 61e année, de Mamadou Kéita dit Capi. En effet, comme nous le verrons plus bas, après avoir été gardien de but du Stade malien de Bamako et des Aigles du Mali, puis entraîneur de plusieurs clubs africains et de l'équipe nationale du Mali, Capi nous a quittés le 9 avril 2008 à l'hôpital du <strong>"Point G"</strong> de Bamako des suites de maladie.

Le 10 avril 2008, la levée du corps a eu lieu au stade Omnisports Modibo Kéita. De là, une foule nombreuse de parents, d'amis, de sympathisants et de sportifs de tous les clubs l'accompagna à sa dernière demeure au cimetière de Niaréla où il repose pour l'Eternité aux côtés de sa mère Aïssata Diallo. Au cours de sa carrière, notamment celle d'entraîneur, Capi a reçu toutes sortes de qualificatifs : têtu, opiniâtre, obstiné, borné, etc. chacun y est allé de son épithète. Ce qui lui a valu une certaine méfiance, voire défiance de la part de tous interlocuteurs, collaborateurs y compris au niveau fédéral et même du gouvernement. Cette incompréhension de sa vision personnelle des choses est allée jusque dans sa vie privée. Aujourd'hui, beaucoup confesse leur regret de ne l'avoir pas compris. Hélas !

<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/04/Madou-Keita-Capi.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3018234" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/04/Madou-Keita-Capi.jpg" alt="" width="650" height="896" /></a>Après des études primaires à Bagadadji puis secondaires au lycée Technique et à l'Ecole normale secondaire de Bamako, Mamadou Kéita a étudié à l'Ecole supérieure des sports de Cologne (Allemagne) où il obtient un certificat de professeur de sport, diplôme pour le football en 1974-1975.

Mamadou Keïta a joué au Stade malien de Bamako et en équipe nationale notamment lors de la Coupe d'Afrique des nations de football 1972 à Yaoundé où il est sacré meilleur gardien de but.

Mamadou Kéïta a été entraîneur clubs ivoiriens : Gonfreville Alliance club (GAC) à Bouaké, AS Bouaké, Africa Sports national d'Abidjan, Denguélé Sport d'Odienné ; maliens (Stade malien de Bamako, Biton de Ségou) et gabonais (Jeunesse Athletic club de Port-Gentil, Club sport Batavéa (CSB) de Libreville.

En 1983-1984, il dirige l'équipe nationale junior du Mali (<strong>"les Aiglons"</strong>). En 1993, il devient entraîneur de l'équipe nationale malienne pour la Coupe d'Afrique des nations de football 1994.

Dans les détails de sa longue carrière, les chroniqueurs (qui ont beaucoup écrit après son décès), nous rappellent que Mamadou Kéita débute sa carrière de footballeur au début des années 1960 au Stade malien de Bamako. Le jeune lycéen qu'il était à cette époque, aidait le secrétariat général du club, dans l'établissement des licences des joueurs.

Mesurant 1 m 65, il fournit d'énormes efforts pour s'imposer au poste de gardien de but. Il est aidé dans sa tâche par ses entraîneurs, les regrettés Ben Oumar Sy et Cheick Oumar Diallo et son aîné feu Yacouba Samabaly dit Calin.

Vers la fin de la décennie 1960, il est lancé dans le grand bain avec certains de ses coéquipiers "du Jardin d'enfants de Ben Oumar Sy" (centre de formation du Stade malien). Grâce à ses qualités, il est sélectionné par le coach hongrois Georges Toth (ancien gardien de but).

En 1971, il participe avec le Stade malien à la Coupe d'Afrique des clubs champions. Au second tour, face à l'Asec d'Abidjan au stade Houphouët-Boigny, il donne du fil à retordre à Eustache Manglé et ses partenaires

A la Can de Yaoundé-1972, il gagne ses galons de titulaire à partir du deuxième match et permet au Mali d'atteindre la finale, grâce à ses arrêts en demi-finale contre les attaquants zaïrois Kakoko, N'Daye, Kidumu… Malheureusement, le 5 mars 1972, il ne peut empêcher la défaite du Mali 2-3, face au Congo Brazzaville.

En 1973, les Stadistes s'arrêtent une nouvelle fois au niveau des quarts de finale, avec une défaite (0-3) à Bamako face au Vita Club. Au retour, malgré le but matinal de feu Moussa Traoré Gigla, le Stade s'incline 4-1. La presse zaïroise prend deux joueurs en sympathie, Gigla et Capi.

En 1974, il raccroche les crampons et s'envole pour l'Allemagne pour achever sa formation d'entraîneur qu'il avait entamée avec le coach allemand des Aigles Karl Heinz Weigang. En 1976, nanti de son diplôme de l'Académie des sports de Cologne, il est nommé entraîneur assistant du Fortuna de Cologne et du Borussia Dortmund. Il revient au bercail la même année, mais s'envole aussitôt pour la Côte d'Ivoire et pose ses valises à Bouaké. Pendant deux ans, il entraîne le Gonfreville AC de Bouaké qui dispute la finale de la Coupe de Côte d'Ivoire en 1977.

Suite à l'échec du Stade malien de Bamako en finale de la Coupe du Mali 1979, Capi est contacté par les dirigeants des <strong>"Blancs"</strong> pour mettre en place une équipe compétitive. Il donne trois ans aux <strong>"Caïmans"</strong> pour avoir une équipe compétitive.

En 1982, il remporte la Coupe du Mali contre l'AS Biton de Ségou et rate de peu le championnat. La même année, il conduit le Stade en demi-finale de la Coupe Ufoa, face au Sekondi Hasacass du Ghana. Une année plus tard, il est limogé par les dirigeants stadistes, suite à l'élimination du Stade en Coupe d'Afrique des vainqueurs de coupes par le club algérien de Jil Hen Dessa.

En 1984, il effectue un passage au niveau de l'équipe nationale qu'il conduit au tournoi Cédéao à Abidjan et au tournoi Cabral de Freetown. Vers la fin de l'année 1984, il reprend le chemin de la Côte d'Ivoire et prend en main pendant deux ans l'Alliance de Bouaké.

En 1986, il revient au Mali pour entraîner le Biton de Ségou. Durant cette époque, le Biton bat tous les grands de la capitale comme le Djoliba AC, le Stade malien et l'AS Réal.

En 1987, retour en terre d'Eburnie, en Côte d'Ivoire, pour coacher l'Africa Sports d'Abidjan. Suite à la sélection de nombreux ténors de ce club en équipe nationale, Capi fait monter une équipe de jeunes loups appelés les <strong>"nyamas-nyamas"</strong> qui réalisent 11 victoires en autant de matches. Il remporte avec l'Africa Sports, une Coupe de Côte d'Ivoire, un championnat et une Coupe Félix Houphouët-Boigny.

En clubs champions, il amène l'Africa en quarts de finale qui est éliminée au Caire aux tirs aux buts au terme d'un match où le National du Caire avait remonté les deux buts de l'aller grâce à un arbitrage partial. En 1989, il se dirige vers le Nord de la Côte d'ivoire pour prendre les rênes du Denguélé d'Odienné.

Véritable globe-trotter, coach Kéïta (comme l'appelaient affectueusement les Ivoiriens) se rend au Gabon du côté de Port Gentil où lui est confiée la barre technique de Jac (Jeunesse Athletic club) de la ville. Il est champion du Gabon 1990-1991. Une année plus tard, après la dissolution de la Jac, il quitte Port Gentil pour Libreville et maintient le Cercle sportif de Batavéa en première division.

Fin 1992, Bouaké le rappelle pour un poste de consultant. Cette mission est interrompue par un rappel au pays pour coacher les Aigles du Mali qui doivent gagner à domicile deux matches pour aller à la Can de Tunis 1994. Pari réussi, Capi gagne ces deux matches et amène les Aigles en demi-finale à Tunis. Il reste à la tête des Aigles jusqu'à ce jour de juillet 1997 où le Mali perd 4-2 devant la Côte d'Ivoire à Bouaké en éliminatoires de la Can Burkina 1998.

Pendant la période 1994-1997, Capi travaille dans un environnement exécrable qui lui rend la vie difficile. Quelques mois plus tard, il reprend son baluchon cette fois-ci pour l'US Sidi-Kacem (au Maroc) où il reste pendant six mois. Un changement au niveau de l'instance dirigeante de ce club lui coûte sa place. Il revient au Mali et effectue des missions en Afrique et dans le monde grâce au statut d'instructeur de la Fifa.

Fin 1998, Bouaké lui fait appel pour la énième fois ; il y reste une année avant de prendre la route de Toumodi.

Fin 2001, l'Africa Sports d'Abidjan le nomme responsable de son centre de formation où il travaille avec deux anciens joueurs (Guédé Gba Ignace et Zagolie Gbolié). Au début de la crise ivoirienne, il rentre au pays.

Pendant deux ans, il est chargé de cours à l'Institut national de la jeunesse et des sports (INJS). En 2003, il est nommé directeur technique national.

Août 2004, il est chargé de donner une âme à l'équipe nationale senior moribonde. Après un nul à Bamako contre le Sénégal et une défaite contre le Togo à Lomé, une campagne anti-Capi se déclenche par joueurs et presse interposés. Il est finalement remplacé par Pierre Lechantre sans que son contrat soit résilié.

Il prend alors les commandes du Nianan de Koulikoro où il prépare le jeune coach de ce club Hamidou Kéïta, à devenir un grand de demain.

Pendant les vacances 2007, il conduit les cadets du Stade malien de Bamako au tournoi mondial des clubs cadets en Espagne. Après des ennuis de santé le terrassent jusqu'à cette date fatidique du 9 avril 2008. La suite, vous la savez.

Dors en paix, Capitaine !

<strong>                              La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Hommage à Victor Sy :  Le dernier Baobab s’est couché</title>
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<pubDate>Mon, 27 Mar 2023 09:45:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Il a été de tous les combats. Combat pour le progrès du Mali. Combat pour la liberté. Combat pour l’épanouissement de ses compatriotes. Combat contre les abus. Combat contre l’injustice. Combat contre les vrais faux démocrates qui ont sucé et continuent de sucer le sang du peuple malien. Combat contre les ennemis intérieurs. Combat contre les traitres maliens. Combat contre le néocolonialisme. Combat contre l’impérialisme. Bref, contre tous ceux qui pouvaient contribuer à détériorer l’image du Mali, dégrader les conditions de vie et de travail des Maliens et entraver la marche de notre pays. Ces engagements patriotiques et désintéressés lui ont valu: arrestations, humiliations, tortures, prisons, déportations et exil.

Il ne pouvait en être autrement. Membre de la Jeunesse de l’Union soudaine Rassemblement démocratique africain (US-RDA), Baba (père en peul) Victor Sy, puisqu’il s’agit de lui, ne pouvait courber l’échine devant la soldatesque du 19 novembre 1968 qui a renversé le régime nationaliste et progressiste du président Modibo Keïta.

Garder le silence face aux putschistes du Comité militaire de libération nationale (CMLN) était synonyme de lâcheté, de compromission, de trahison des idéaux du président Modibo Keïta et ses compagnons. C’est ainsi qu’il croisa le fer avec les militaires pour le retour du Mali dans le concert des grandes nations. Il subira alors, sur ce long chemin, toutes sortes de pratiques inhumaines et dégradantes infligées à lui par les sbires de la dictature. Il est resté fidèle à ses convictions. Et il se bonifiait à chaque sortie de prison.

L’amour de la patrie, la détermination, l’engagement citoyen, la combativité, la ténacité, le courage de Victor Sy ont fini par séduire ses geôliers et ses tortionnaires. Le capitaine Sounkalo Samaké, commandant du camp Para de Djikonori, dordans son livre, «<strong>Ma vie de soldat</strong>», témoigne: <em>«La police a amené Victor Sy à la Compagnie para. Il aurait insulté le Comité et l’aurait traité d’incapable. On l’envoie pour être corrigé. Le premier jour on lui a porté le sac à dos avec 10 kilos de sable et il a fait le tour du terrain de volley-ball avec un soldat derrière, muni d’une cravache. Le deuxième jour on a recommencé la même chose. Le troisième jour je l’ai fait venir dans mon bureau pour l’interroger. Pourquoi tu te permets d’insulter le Comité militaire de libération nationale et le traiter d’incapable, particulièrement notre Président Moussa Traoré.</em>

<em>Mon capitaine c’est simple: «Je suis diplômé des écoles supérieures. Vous les militaires vous n’êtes que des illettrés. Vous savez à peine lire votre nom. Je ne suis pas contre le coup d’État en principe; mais si on avait mis quelqu’un de plus valable que Modibo, j’aurais été d’accord mais le remplacer par des incapables ! Je ne suis pas d’accord. Et on me demande de me soumettre; je préfère plutôt mourir que de le faire.</em>

<em>- Est- ce que c’est ta conviction ça ?</em>

<em>- Oui.</em>

<em>- Je t’ai compris; à partir d’aujourd’hui je ne te demanderai plus rien; je ne te frappe plus; vas te coucher dans ta cellule</em>…»»

Symbole de la résistance, le dernier Baobab s’est couché, mardi 21 mars 2023. Il est parti la tête haute. Il a été pour moi une source d’inspiration. Je ne regrette pas d’aller à son École politique.

À sa famille, je présente mes condoléances les plus attristées.

Que l’âme de Baba repose en paix!

<strong>Yoro SOW</strong>

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<title>L’ORTM en deuil : Amadou Kodjo rend hommage à Abdoulaye Traoré dit Manager</title>
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<pubDate>Sat, 25 Mar 2023 01:10:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Tu es parti avant nous, bien trop tôt, et tu nous rappelles qu'ici-bas, notre vie est peu de chose. La famille, tes amis, tes collègues, tous ceux qui t'ont connu et apprécié… te pleurent ! Et ta disparition nous rappelle comme une évidence que nous sommes finalement bien peu de choses et qu'il faut profiter de chaque seconde, de chaque minute ici-bas…</strong>

J'ai été très heureux que tu m'en accordes quelques-unes… Toi, qui savais faire beaucoup avec si peu, toi qui savais cultiver l'amour et l'amitié… tu rendais ces moments rares...

Comment les oublier ? Comment oublier ce petit nom que tu m'as collé et qui me suit toujours : Général

Oui tu es à la base de cette appellation. De simple auditeur passionné de l'émission Fréquence sentimentale à membre actif du club que tu as animé si brillamment avec d'autres qui se reconnaitront.

Du club des amis de la Chaine 2 à travailleur à temps plein de la Chaine 2 à partir de 2008. Et finir par intégrer l'équipe de Maxi Jeunes avec lequel après le départ de MTK et aux côtés d'une autre étoile éteinte prématurément Idrissa Traoré dit Le Blanc tu as fait le tour des lycées du Mali.

Et que dire de Maxi Vacances ? Que tu as finalement fini par être l'incontournable assistant, et présentateur avec Wesh, Balkhissa, Awa Mah, Diéfa et Coumba que tu as pris en main.

La radio ? C'était ta passion : 13 Couleurs, Ondes de génies, Confidences, ORTM Matins, Ambiance Midi.

Sur ORTM2 tu as animé 24 h avec une star… Questions de société malgré ton état de santé qui ne faisait que se dégrader parce que tu aimais le travail bien fait. Tu étais par ton abnégation la relève !

Comment oublier l'ami fidèle et généreux, le collègue apprécié, le père attentionné, le mari aimant que tu as toujours été ? Impossible. Ta mémoire sera toujours gravée dans nos cœurs.

Tu laisses un vide immense derrière toi Big Manager comme aimait t'appeler Ericsson le Zoulou

Et pour mieux le surmonter, nous n'aurons qu'à nous souvenir de ton rire, de ta bonne humeur, de ta bonté et de ton éternel optimisme.

Nos sincères condoléances à ta famille biologique, à Binta Seck ton épouse à ton fils et à ta famille.  Sincères condoléances à la grande famille de l'ORTM, aux auditeurs et téléspectateurs

Repose en paix en Blo, Kaou, Big Manager]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Hommage :   Merci FC !</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/hommage-merci-fc-3014061.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 08 Mar 2023 05:44:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[A chaque jour suffit sa peine, disent les Ecritures. Quelle douleur que d’apprendre le départ, à jamais de Fanta Coulibaly, FC, Mme Traoré ? "Ô mort, où est ta victoire ?" Cette question vient du fond des âges. Elle surgit de l’élan de vie déposé en chaque être humain lorsqu’il se révolte devant la mort. Car celle-ci lui apparaît en quelque sorte inhumaine.

La vie et le parcours de FC ont été un cadeau pour la culture malienne. Brillante, pleine de talents, elle a incarné tous les personnages qui lui ont été confiés. Au-delà des plateaux et des planches, Fanta a eu un parcours humain qui mérite d’être cité en exemple.

De la rédaction du journal en bambara, Jèkabaara de la Coopérative culturelle d’édition et de diffusion Jamana, en passant par la troupe Gwakulu, les associations humanitaires et Acte-7, FC s’est investie à tous les niveaux et pour beaucoup de causes nobles.

Longiligne, teint chocolaté, toujours taquine et souriante, FC n’a jamais eu la grosse tête, malgré les succès et les gloires qu’elle a engrangés sur les plateaux avec des pièces restées des anthologies au Mali.

FC a été une icône. La mort nous l’arrache de façon précoce, mais, elle a impacté à jamais la culture malienne comme Ousmane Sow, Ténéman Sanogo, Michel Sangaré et tant d’autres dont les talents et l’engagement n’avaient de limites que nos capacités de création.

Avec Adama Traoré, sa famille, la grande famille de la culture malienne, nous nous inclinons devant la mémoire de cette grande dame qui a tout donné au Mali, pour le Mali.

Merci au créateur pour la vie de FC, pour ce qu’elle a fait, pour ce qu’elle a été pour le Mali. Dors en paix FC ! Tu as mérité de la nation, tu as mérité ton repos éternel.

&nbsp;

<strong>Alexis Kalambry</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : La comédienne Fanta Coulibaly dite FC n&amp;apos;est plus</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/mali-la-comedienne-fanta-coulibaly-dite-fc-nest-plus-3013672.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 05 Mar 2023 08:54:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le cinéma malien en deuil. Madame Traoré Fanta Coulibaly dite FC, une grande dame des arts et de la culture, est décédée samedi des suites d'une maladie. Son enterrement est prévu ce dimanche à 16 h au cimetière de Hamdallaye en Commune IV du District de Bamako, a annoncé le la cellule de communication du projet "Programme d’acte sept" sur les réseaux.</strong>

Fanta Coulibaly est née dans les années 60 à Sido dans la région de Bougouni où elle a fait ses études primaires. Après le second cycle à l’école fondamentale de Bougouni, elle est admise à l’Institut National des Arts en 1982. Elle fait ainsi partie de la promotion 1982-1986.

En 1985, elle était membre fondateur de la Troupe Nyogolon, la première troupe dramatique privée du Mali. Son professionnalisme et son savoir- faire dans la troupe lui ont valu le sobriquet de Fanta Nyogolon. Les pièces « Samba ni Sira », « Sida », « Exode rural »…

La comédienne était aussi une figure incontournable de tous les grands cinémas et SITCOM du Mali. Pour sa riche carrière, elle a reçu la distinction de chevalier de l’ordre national du Mali en 2009.

La native de Sido était également la deuxième secrétaire à la communication de la CAFO et celle de l’Alliance malienne de lutte contre la pauvreté. Ainsi que la secrétaire générale de l’Association de lutte contre la drépanocytose (AMLUD).

La professionnelle du théâtre et du cinéma travaillait récemment pour la Haute Autorité de la Communication (HAC) avant d’être la chargée du projet "Programme d’acte sept".

À noter que Fanta Coulibaly était la femme du président du projet "Programme d’acte sept", Adama Traoré non moins le patron de la Fédération des artistes du Mali FEDAMA.

<strong>Souleymane SIDIBE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le général Magloire Keita rend hommage à un prêtre disparu : &amp;quot;Bonne route, cher ami et frère&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/le-general-magloire-keita-rend-hommage-a-un-pretre-disparu-bonne-route-cher-ami-et-frere-3012594.html</link>
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<pubDate>Sat, 25 Feb 2023 20:59:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L'Abbé Adrien Sangaré, prêtre du diocèse de Kayes et de la paroisse de Kita, a été inhumé à Kita le 14 février 2023. Compagnon et condisciple, l’officier général de police à la retraite, Magloire Kéita, a décidé de lui porter témoignage. Texte intégral.</em></strong>

<strong>Cher Abbé Adrien</strong>

N'eût été un empêchement ultime, je serais venu te dire aurevoir de vive voix et témoigner de ce que nous avons partagé et de ce que tu représentes pour moi : nous avons été admis la même année (1959-1960) au Petit Séminaire Pie XII de Bamako. Nous appartenions à une promotion de 33 séminaristes dont 3 ont pu cheminer jusqu'à la prêtrise ; à savoir, 1 de Sikasso (feu l'Abbé Pierre Berthé) et 2 de Kita (l'Abbé Marc Diarra et toi-même). D'autres séminaristes de la même promotion se trouvent aujourd'hui autour de toi, dans cette Eglise, mais aussi certains de nos aînés, dont le plus illustre, l'Archevêque de Bamako, Son Eminence Jean Cardinal Zerbo.

Cher Abbé Adrien, le sport favori au Petit Séminaire Pie XII à l'époque, était de coller un sobriquet à un camarade bon à taquiner.

Dans le même esprit, je suis tenté de décliner le tien une dernière fois. Mais, en définitive, j'en laisserai le soin à l'un des autres initiés qui sont des nôtres dans cette Eglise. De toute façon, moi-même et d'autres ici présents n'y avons pas échappé. On m'appelait "la pie".

Je m'en tiendrai à mon seul cas, pour ne pas courir le risque de payer la noix de cola.

Cher Abbé Adrien, tu m'as témoigné une amitié sincère, profonde, discrète et vigilante qui a su résister aux assauts du temps et à l'usure. Il me plaît d'évoquer ici les moments que nous partagions, au village, durant les vacances scolaires, parmi les tiens qui m'ont adopté filialement et fraternellement.

Cher Abbé Adrien, tu fus le Pasteur qui aura vécu dans la prière, par la prière et pour la prière. Je suis sûr qu'aujourd'hui encore, face à la mort, tu nous invite à prier et rendre grâce au Seigneur, plutôt qu'à nous laisser submerger par la tristesse et le chagrin, en raison même de la promesse de l'immortalité qui nous est faite à nous chrétiens, à la suite du Christ Sauveur.

Merci d'avoir fait vibrer spirituellement de nombreux fidèles, de longues années durant, particulièrement à travers l'animation de groupes de prière charismatiques. Tu as été pour nombre d'entre nous le "sel de la terre et la lumière du monde". Puisse ce sel continuer à renforcer la saveur de notre foi et cette lumière, à briller au firmament de nos vies spirituelles.

Cher Abbé Adrien, ta vie évoque chez moi notamment : le courage. Oui tu as su faire preuve de beaucoup de courage, dans le silence, face à la maladie ; un total détachement des choses de ce monde marqué par la propension invasive de la course effrénée au profit, qui disqualifie le recours à nos valeurs sociétales.

Aussi l'honorabilité d'un homme se mesure-t-elle désormais à l'aune de ce qu'il a et non de ce qu'il est. La ténacité dans la recherche du dialogue et de la paix. La patience, la discrétion, la fidélité, l'altruisme. J'en oublie volontiers. Puissent ces qualités continuer de m’inspirer, tout au long de ma vie.

Seigneur, pour la vie de l'Abbé Adrien Sangaré que tu as rappelé à toi, nous te rendons grâce et te disons merci.

A présent, cher ami et frère, je te souhaite une bonne route.

Puisse notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ t'accueillir en la demeure du Père et t'installer à la place qu'il t'a promise.

An Matigui Yesu Christa ka kè i djatigui yé yén bada-bada.

I Sangaré

<strong>Magloire Kéita</strong>

&nbsp;

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : Le comédien Soumaïla Coulibaly décédé</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/mali-le-comedien-soumaila-coulibaly-decede-3010832.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 13 Feb 2023 09:52:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le cinéma malien en deuil. Le comédien Soumaïla Coulibaly dit «Soumaïlaba» est décédé ce dimanche 12 février 2023. La levée du corps est prévue ce lundi 13 février 2023 à 16h.</strong>

Dans un document publié ce dimanche par la Maison des cinéastes du Mali, il ressort que l’artiste a joué en 2002 dans les aventures de Séko. Et en 2004, dans la première saison Dou (la famille) et deuxième saison en 2006.

Feu Soumaïla Coulibaly a joué en 2007 dans plusieurs séries : « Le fou du village » et en 2010, les « Rois de Ségou » 1 ère saison et 2è saison en 2011, « Yèrèdon Bougou » en 2013 et 2014 dans le film « L’enfant béni».

<strong>Souleymane SIDIBE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Page noire :  Le Doyen Niamanto Diarra a tiré sa révérence !</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 25 Jan 2023 12:53:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Né en 1940 à Donékébougou, un village  cercle de Kati, l’enfant Niamanto Diarra  arrive à                                                                                                                                                                                      8 ans, en 1948, dans la ville-garnison du même nom et c’est là qu’il commence sa scolarité. Six ans après, en 1954, il part à Banankoro pour continuer ses études. Brillant élève, il est envoyé l’année suivante (1954) ai Sénégal, à la célèbre école de Sébicotane. Puis, l’année d’après, celle des indépendances africaines, le voilà de retour, en 1960, dans son Soudan natal pour entrer à l’Ecole Normale de Katibougou. Comme on le voit, les choses vont vite pour lui, il est régulièrement abonné aux succès scolaires. En 1962, élève au lycée Terrason de Fougères, il sera admis au baccalauréat, précieux sésame pour entamer les études supérieures. De septembre 1962 à 1967, il décroche à Tours (France) le DEA en mathématiques appliquées, à la suite de quoi il se déplace sur Caen, toujours en France, où il deviendra, de 1967 à 1969, Professeur assistant à l’Université de cette ville. Retour au Mali en 1969 pour être Professeur à l’ENSIP (Ecole Normale Supérieure), creuset d’où sortiront de nombreux cadres maliens qui ont rendu des services de qualité au pays dans l’enseignement, la recherche, comme dans plusieurs autres domaines d’activités. Professeur Niamanto Diarra est studieux, il a le souci permanent de la perfection. C’est ainsi qu’en 1974, il défendra au Canada sa thèse en Algèbre. Fait intéressant qui met en exergue son souci de servir la patrie, les années 70 le verront prendre volontairement sur soi, bénévolement à vrai dire, les élèves du Lycée Prosper Kamara où il y avait une réelle crise de professeurs de mathématiques. Professeur Sanoussi Bamani, célèbre ophtalmologue de son état, dira : « <em>Il a été mon professeur de maths au Lycée Prosper Kamara en SBT (1971-1972), il n'avait pas encore passé son doctorat. Il a également eu à enseigner l’ancien ministre Tiéna Coulibaly, actuel représentant du Mali à la CEDEAO, avec qui il sera plus tard dans le même gouvernement. Il a forlé beaucoup plusieurs médecins et professeurs de la Faculté de médecine. Il était humble, très sérieux et travailleur. A chaque fête, c'est pratiquement lui qui me souhaitait les meilleurs vœux alors qu'il était mon aîné »</em>.  Moussa Makan Camara atteste : « <em>Son décès est une grande perte pour la nation malienne. Le Professeur  Niamanto Diarra était un cadre de très grande valeur qui a formé plusieurs grands cadres de ce pays. Paix à son âme ! Mes condoléances  les plus attristées  à  sa famille et à  ses nombreux  anciens  étudiants  aujourd'hui  toutes et tous hauts cadres, dont certains  sont à la retraite </em>».

L’homme aux qualités professionnelles et hautement humaines deviendra, de 1979 à 1981, conseiller technique au ministère de l’Education nationale. A partir de 1983, sinon avant selon certaines sources, il enseignera la statistique et la probabilité à l’Ecole de médecine. Le président de la République, Moussa Traoré, l’appellera à côté de lui en 1985, en faisant de lui son conseiller spécial avec rang de ministre. De là, il rejoindra (1987) son ami feu Bakary Traoré (ministre de la jeunesse et des sports, puis ministre de l’Education nationale) dont il sera le conseiller technique. Le chef de l’Etat lui fera à nouveau appel en le nommant ministre de l’information et de la télécommunication de 1989 à 1991. Deux ans après la révolution populaire qui a mis fin au régime de Moussa Traoré, le Professeur Niamanto Diarra reprendra, comme on le dit couramment, la craie, en retournant à l’enseignement. Il avait 53 ans. Pendant 18 ans encore, il continuera à dispenser les cours à des milliers d’étudiants jusqu’à sa retraite en 2011. Le citoyen, le père, le frère, le serviteur de l’Etat, qui s’est était à Kati le samedi, 14 janvier 2023, à l’âge de 83 ans, a vécu utile. Un de ses fils, le Général Alou Boï Diarra, est l’actuel chef d’état-major de l’Armée de l’Air.

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<title>2022 : Les personnalités maliennes qui nous ont quittés !</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/2022-les-personnalites-maliennes-qui-nous-ont-quittes-3007622.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 20 Jan 2023 01:42:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L'année 2022 a été marquée par la disparition de nombreuses sommités maliennes. Ancien président de la République, ministres, hommes politiques, intellectuels, artistes et sportifs… les personnalités qui nous ont quittés l'année dernière ont en commun leur amour de la patrie, leur sens de la famille, du partage et de la solidarité sans fard ; l'esprit de camaraderie. Malgré les vicissitudes de la vie, elles sont demeurées attachées aux us et coutumes du pays jusqu'à leur dernier souffle. Vous êtes partis avant nous, bien trop tôt, et vous nous rappelez qu'ici-bas, notre vie est peu de chose. Nous sommes très heureux d'avoir partagé avec vous une partie de votre vie. Vous qui avez l'art de cultiver l'amitié et la bonne humeur, vous rendiez tous ces moments joyeux et uniques, aurait écrit l'autre. Retour sur des parcours terrestres somme toute séduisants.

<strong>El hadj Ibrahim Boubacar Kéïta (16 janvier 2022)</strong>

[caption id="attachment_2884726" align="alignleft" width="300"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/07/IBK-president-malien.jpg"><img class="size-medium wp-image-2884726" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/07/IBK-president-malien-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" /></a> L'ex président malien Ibrahim Boubacar Keïta. Issouf Sanogo/AFP[/caption]

Ceux qui l'aimaient, ceux qui ne l'aimaient pas, tous les Maliens ont ressenti un choc émotionnel ce dimanche triste du 16 janvier 2022, en apprenant le décès d'El hadj Ibrahim Boubacar Kéita, ancien président de la République, chez lui à Sébénicoro, dans la plus grande dignité. Et il y avait de quoi, car le défunt était un grand baobab du Mali, un démocrate pragmatique, républicain dans l'âme et amoureux de culture, un homme à la générosité légendaire, qui aimait le Mali plus que tout !

Homme d'Etat au parcours inégalé dans le service de l'Etat : ambassadeur, conseiller spécial du président de la République, ministre des Affaires étrangères, Premier ministre pendant 6 ans, président de l'Assemblée nationale pendant 5 ans, Président de l'UPA (Union parlementaire africaine), président de la République pendant 7 ans... Un grand Homme donc, au propre comme au figuré, à qui la Nation malienne tout entière a rendu un dernier hommage, le vendredi 21 janvier 2022 à la faveur d'obsèques nationales organisées en son honneur.

<strong>El hadj Abdoulaye Thiam : </strong><strong>(16 janvier 2022)</strong>

L'aîné de la grande famille Thiam de Dravéla-Bolibana, El hadj Abdoulaye Thiam, non moins père de notre confrère Abdoul Majid Thiam, directeur de publication du journal Le Focus, nous a quittés le 16 janvier 2022. De lui, notre génération ne peut relater grand-chose. Dès lors, nous nous en remettons à un éloge post-mortem rendu par Me Mohamed Thiam,

[caption id="attachment_3007630" align="alignright" width="450"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/01/El-Hadj-Abdoulaye-Thiam.jpg"><img class="size-full wp-image-3007630" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/01/El-Hadj-Abdoulaye-Thiam.jpg" alt="" width="450" height="800" /></a> El Hadj Abdoulaye Thiam[/caption]

avocat à la Cour qui l'a côtoyé pendant longtemps. <em>"La mort est souvent le lieu de discours convenus sur les défunts. Mais qu'on me permette de penser que ce défunt-là, toute sa vie, préoccupé par «l'humaine condition», mérite bien des éloges post-mortem. A quelques mois d'intervalle, la famille Thiam connaissait de terribles épreuves avec le décès d'Adam Thiam. Et le 16 janvier 2022, la mort nous arrachait El hadj Abdoulaye Thiam, l'aîné, le Baobab. Il est extrêmement malaisé de parler d'un homme qui fut non seulement un grand frère, mais aussi un conseiller, un guide, une référence. Un exemple d'humilité. J'ai rarement connu un homme aussi pénétré de la précarité des choses et de la certitude que seul le bien devait être notre crédo sur cette terre. A cette fin, il acceptait ce qui me paraissait inacceptable. Je compris plus tard son aversion pour le mal et son désir permanent de ne jamais faire du mal.</em>

<em>D'une générosité inouïe, il n'hésitait jamais à se dépouiller pour venir en aide à ses semblables. Son entourage ne comprenait pas toujours ses largesses. Et quand on lui faisait le reproche, il répondait toujours que l'existence ne dure qu'un court moment et qu'il ne servait à rien d'être méchant. Un tel homme ne peut avoir d'égards pour les honneurs et la gloriole.</em>

<em>Le sens de la famille inégalé. A ce niveau, difficile de suivre ses pas. Grand rassembleur, il nous exhortait à ne jamais perdre de vue les liens sacrés de la parenté et même au-delà, les amis et les liens tissés par la famille.</em> <em>Les parents où qu'ils se trouvent, les familles de ses amis décédés depuis, les voisins du quartier qui recevaient sa visite tous les matins… tous peuvent témoigner de son inaltérable humanisme. Malgré la maladie, il lui arrivait souvent de nous rappeler notre présence à tel baptême, mariage ou décès.</em>

<em>Ah les décès ! Y avait-il seulement à Bamako un homme qui a enterré autant ? L'oreille collée au transistor, il ne ratait aucune annonce nécrologique. Il se faisait un point d'honneur à participer personnellement à chaque enterrement de parents bien sûr, mais aussi des amis et de simples relations. Abdoulaye Thiam m'a appris l'humilité et la simplicité. J'ajouterai à son crédit le don de soi et le stoïcisme dans les moments difficiles. En effet, les coups du sort ne l'ont point épargné. Trois de ses jeunes frères partis avant lui, mais également son fils aîné Amadou Thiam. Nous savions que ces décès l'avaient terriblement affecté. Mais il n'en laissait rien paraître.</em>

<em>Je sais au fond de moi-même qu'il souhaitait partir avant ses frères et son fils. Mais c'était un homme de foi, un grand croyant qui ne contestait jamais le décret divin chevillé au corps.</em>

<em>Le militant. Il s'est battu pendant des années en tant que secrétaire à l'organisation du Syndicat national de l'éducation et de la culture (Snec). Ce poste lui a permis de découvrir à travers les missions, la Côte d'Ivoire, la Haute-Volta (actuel Burkina Faso), la Libye et plusieurs Etats de l'ex-Union des Républiques socialistes et soviétiques (URSS) et de l'ancien bloc de l'Est comme la Tchécoslovaquie.</em>

<em>Abdoulaye Thiam fut également membre fondateur de l'Union des écrivains du Mali (UEM), de Cri-2002 et de l'Association malienne des droits de l'Homme (AMDH). L'esprit toujours en éveil, et malgré ses multiples centres d'intérêt, il n'a jamais oublié qu'il était avant tout un être social.</em>

<em>Au crépuscule de sa vie, il était effaré par de nouveaux comportements inadmissibles pour le 'Soudanais' qu'il était demeuré. Appâts du gain, ignorance, courses aux honneurs, toutes choses qui le révoltaient. C'est à cet homme qui prônait les valeurs intemporelles de la dignité et de l'honneur, cet homme d'ouverture que je dédie ces mots. Il me manquera comme il manque à sa famille, mais nous tâcherons d'honorer sa mémoire. Salut Mawdo ! Car tu fus grand partout où tu es passé et conservé de solides amitiés. Finkolo, Bafoulabé, Oussoubidiagna, Koursalé, Bancoumana, Bamako".</em>

<strong>Sékou Fofana dit Moscou</strong> <strong> (17 janvier 2022)</strong>

<strong><a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/01/Sekou-Fofana-Moscou.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-3007643" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/01/Sekou-Fofana-Moscou.jpg" alt="" width="480" height="987" /></a>Seul Dieu est Grand !"</strong> La mort de Sékou Fofana plus connu sous le nom de Moscou a révélé une curieuse coïncidence relevant d'un fait inédit et qui avait suscité beaucoup d'interprétations dans le milieu des proches. Ami intime de l'ancien président Ibrahim Boubacar Kéita (IBK) sur terre ici-bas, ils ont quitté, ensemble quasiment, cette planète. En effet, IBK s'est éteint le dimanche 16 janvier en début d'après-midi et avant cette même heure, le lendemain, lundi 17 janvier, son ami Sékou Fofana l'a rejoint à l'Au-delà. Sékou Fofana fut cet homme jovial, courtois, mais très discret. L'arrivée au pouvoir de son ami inséparable, le président IBK, dont il fut le conseiller spécial à Koulouba, ne lui est pas montée par la tête et il était resté modeste. Justement, malgré sa très grande proximité de l'ex-chef de l'Etat, Sékou Fofana, en homme calme et pondéré, était très effacé et efficace aux côtés de son ami IBK, parce qu'il était l'une des rares personnalités dans l'entourage du président à rendre à ce dernier le service éminent de pouvoir lui dire la vérité, toute la vérité, qu'elle plaise ou non. C'est parce que l'amitié entre les deux hommes était si forte qu'elle dépassait tout ce que l'on peut imaginer. Leurs liens qui remontent à loin dans l'histoire étaient d'ailleurs devenus une réelle fraternité. Comme une anecdote, Sékou Fofana et IBK se ressemblaient tellement, au point que ceux qui les côtoyaient leur disaient qu'ils étaient des jumeaux, confirmant l'adage selon lequel <strong>"qui s'assemblent se ressemblent".</strong>

Entre Sékou et IBK, c'était <strong>"Ton pied, mon pied"</strong> ou encore <strong>"A la vie comme à la mort !"</strong>

<strong>Général Souleymane Yacouba Sidibé dit "Bebel" (18 janvier 2022)</strong>

Décédé le 18 janvier 2022, le général de division à la retraite Souleymane Yacouba Sidibé dit "Bebel" a laissé inconsolables parents, amis, promotionnaires et compagnons d'armes. Il a servi au sein de la gendarmerie malienne et a été plusieurs fois ministre et<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/02/bebel.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-822712" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/02/bebel.jpg" alt="" width="300" height="307" /></a> ambassadeur. Jusqu'à sa mort, il était l'époux de Mme Dédéou Ousmane, l'actuelle ministre de l'Education nationale. Il fut membre du CTSP qui a renversé le général Moussa Traoré en 1991, puis ministre de la Sécurité et de la Protection civile sous ATT dont il était un compagnon d'armes. Né le 24 mai 1949 à Bamako, le général Souleymane Yacouba Sidibé était de la 4e promotion de l'Ecole militaire inter armes, baptisée "Général Abdoulaye Soumaré".

Des témoignages, il est ressorti que le Général Souleymane Yacouba Sidibé était un homme d'Etat, un homme d'honneur, de culture, un homme généreux. D'une carrière militaire bien remplie à la diplomatie, il l'aura réussi en tant qu'ambassadeur en Allemagne, au Canada et en Ethiopie, se distinguant par sa rigueur au travail. Ardent patriote et officier émérite, il a laissé orpheline la promotion de sapeurs-pompiers portant son nom.

<strong>Banou Makadji (21 janvier 2022)</strong>

Banou Makadji dit Bernard Tapie (du nom de l'ancien emblématique président de l'Olympique de Marseille décédé le 3 octobre 2021) s'est éteint à la première heure (1 h 10 du matin) du vendredi 21 janvier 2022, à l'âge de 74 ans. L'ancien président de la Ligue de football de Koulikoro et de l'AS Nianan est décédé des suites d'une longue maladie. Ses obsèques ont eu lieu le même jour à Banamba après la grande prière du vendredi. Les nombreux témoignages dans le milieu footballistique du Mali (dirigeants de ligues et de

[caption id="attachment_2962021" align="alignleft" width="480"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/01/Feu-Banou-Makadji-dit-Bernard-Tapie.jpg"><img class="size-full wp-image-2962021" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/01/Feu-Banou-Makadji-dit-Bernard-Tapie.jpg" alt="" width="480" height="500" /></a> Feu Banou Makadji dit Bernard Tapie[/caption]

clubs, presse sportive…) parlent d'un grand homme, un dirigeant exemplaire, un baobab du football malien, homme de bonté et de loyauté, bref un amoureux du ballon rond. <em>"Durant toute sa vie, Banou s'est exclusivement investi pour le développement du football au Mali et sa disparition constitue une perte énorme pour la famille du football malien"</em>, avait témoigné le président de la Fédération malienne de football (Fémafoot), Mamoutou Touré dit Bavieux, qui était au Cameroun.

Les fanatiques du sport, notamment du football, retiennent de cet opérateur économique son amour abyssal pour le football et son dévouement pour la promotion et le développement de cette discipline au Mali, singulièrement dans la région de Koulikoro. Banou fut un très généreux mécène pour la jeunesse sportive malienne, sans distinction aucune.

Banou Makadji ne militait pas que pour sa région. Il était un infatigable militant du football malien. C'est ainsi qu'il a apporté son concours à de nombreux présidents de ligue, notamment en dotant leurs équipes respectives d'équipements. L'AS Douane de Sikasso fut la dernière équipe à bénéficier de cette générosité. Banou avait procédé à la remise solennelle des équipements et ballons au directeur général des douanes, l'inspecteur général Amadou Konaté (président d'honneur du club) à la faveur d'une cérémonie organisée dans la salle de réunion de la direction générale des douanes (actuelle direction régionale de Bamako).

Commissaire de match, Makadji a guidé les pas de nombreux présidents de Fédération, au Mali, au Sénégal et en Côte d'Ivoire. Pour l'ensemble de ces actions, il a été distingué, rappelons-le, par le Comité d'organisation de la Coupe d'Afrique des nations (Cocan) U23, tenue en 2015 au Sénégal. Aussi, après son élection à la tête de la Fémafoot, Mamoutou Touré dit Bavieux a fait le déplacement de Banamba pour aller rendre un hommage mérité à Banou Makadji en lui décernant une distinction.

<strong>Nancoman Kéïta (31 janvier 2022)</strong>

Quelques jours seulement après le décès brutal d'Ibrahim Boubacar Kéita, son ami et camarade de parti Nancoman Kéita, ancien ministre sous ATT, est décédé le lundi 31 janvier 2022. Alité depuis plusieurs mois, ce grand commis de l'Etat a finalement rendu l'âme à l'âge de 77 ans.

[caption id="attachment_2963428" align="alignleft" width="480"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/02/Nancouma-Keita.jpg"><img class="size-full wp-image-2963428" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/02/Nancouma-Keita.jpg" alt="" width="480" height="663" /></a> Nancouma Keita[/caption]

Ancien cadre de l'Adéma/PASJ et membre fondateur du RPM, Nancoman Kéita fut président directeur général de l'Office du Niger et directeur général de l'Institut d'économie rurale (IER). Il fut aussi président du conseil d'administration (PCA) de la Société malienne du patrimoine de l'eau potable (Somapep).

La levée du corps s'est déroulée le mardi 1er février à son domicile en présence de plusieurs personnalités dont ses compagnons politiques. Après la prière mortuaire à la mosquée de Banankabougou, Nancoman Kéita a été conduit à sa dernière demeure au cimetière de Faladié où il repose désormais pour l'éternité.

<strong>Soumeylou Boubèye Maïga (21 mars 2022) </strong>

Le <strong>"Tigre"</strong> comme on aimait l'appeler, en l'occurrence l'ancien Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga, nous a quittés le 21 mars 2022. Il fut un homme d'Etat qui a marqué la vie politique du Mali durant ces trente (30) dernières années.

[caption id="attachment_2781769" align="alignright" width="300"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2018/10/Soumeylou-Boubeye-.jpg"><img class="wp-image-2781769 size-medium" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2018/10/Soumeylou-Boubeye--300x200.jpg" alt="Soumeylou Boubèye Maïga" width="300" height="200" /></a> Soumeylou Boubèye Maïga[/caption]

Ancien directeur de la Sécurité d'Etat, ancien secrétaire général de la présidence de la République et plusieurs fois ministre à la tête de portefeuilles régaliens comme les Affaires étrangères et de la Coopération internationale ou la Défense et les Anciens combattants. Soumeylou Boubèye Maïga a fait des études de journalisme au Centre d'études des sciences et techniques de l'information (Cesti) de l'Université Cheikh Anta Diop à Dakar au Sénégal. Il obtient un diplôme d'études supérieures spécialisées (DESS) de diplomatie et administration des organisations internationales en 1987 à l'université de Paris-Sud et un diplôme de relations économiques internationales à l'Institut d'administration de Paris. Militant au sein du Parti malien du travail (PMT), il a été l'un des principaux artisans de la chute du régime de Moussa Traoré en 1991.

Soumeylou Boubèye Maïga est nommé Premier ministre du Mali le 30 décembre 2017 par le président Ibrahim Boubacar Kéita. Il est reconduit à ce poste après la réélection de ce dernier en 2018. Sous le coup d'une motion de censure, il démissionne avec son gouvernement le 18 avril 2019. Le 26 août 2021, Soumeylou Boubèye Maïga est inculpé puis arrêté par la chambre d'accusation de la Cour suprême du Mali, dans l'affaire de l'achat de l'avion présidentiel pendant la présidence d'Ibrahim Boubacar Kéita. Il meurt en détention le 21 mars 2022 à la Polyclinique <strong>"Pasteur" </strong>de Bamako.

<strong>Diango Cissoko (4 avril 2022)</strong>

[caption id="attachment_136840" align="alignleft" width="428"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/04/Diango_Cissoko_PM2.jpg"><img class="wp-image-136840 size-full" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/04/Diango_Cissoko_PM2.jpg" alt="Diango Cissoko (PM sous le gouvernement de Transition 2013)" width="428" height="263" /></a> Diango Cissoko (PM sous le gouvernement de Transition 2013)[/caption]

Le 4 avril 2022, un autre grand homme se couchait pour de bon. Il s'agit de Diango Cissoko, ancien Premier ministre de la Transition de 2012. Grand serviteur de la nation et fin connaisseur des rouages de l'administration malienne, bourreau du travail bien fait et excellent enseignant, Diango Cissoko fut secrétaire général de la présidence et ministre de la Justice sous le général Moussa Traoré. Né à Kita le 13 août 1948, Diango Cissoko est un exemple de ce que l'école malienne pouvait produire en qualité. Diplômé de l'Ecole nationale d'administration du Mali, il intégra la fonction publique en 1971. Son intelligence au-dessus de la moyenne, son application et son ardeur au travail, ainsi que sa soif d'apprendre ont attiré l'attention de ses collaborateurs et de sa hiérarchie, qui ont vu en lui la graine de leader dont notre administration avait tant besoin. Aussi, restera-t-il à jamais une école pour beaucoup de cadres de l'administration publique grâce à ses ouvrages sur l'initiation à la rédaction administrative.

Commandeur de l'Ordre national du Mali, Diango Cissoko repose au cimetière de Djélibougou.

<strong>Cheickna Traoré dit Kolo national (8 avril 2022)</strong>

Né en 1940 à Kayes, Cheickna Traoré à l'état-civil, débute la pratique du football dans la ville de Kayes, dans les années 50. Il se fait remarquer lors des compétitions inter quartiers entre le Plateau et le Khasso. Parallèlement à la pratique du football, il sert comme agent de santé à l'hôpital de Kayes. Au début des années 60, il atterrit à Bamako et pose ses valises au Djoliba AC, dont il deviendra le capitaine quelques années plus tard, tout en continuant à exercer au centre médico-scolaire de la capitale.

[caption id="attachment_2972742" align="alignright" width="480"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/04/Kolo-national.jpg"><img class="size-full wp-image-2972742" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/04/Kolo-national.jpg" alt="" width="480" height="497" /></a> Cheickna Traoré dit Kolo National[/caption]

En 1965, il porte le brassard de capitaine de la sélection nationale, lors des Jeux africains de Brazzaville, compétition au cours de laquelle, le Mali obtient la médaille d'argent. En 1972, malgré le poids des ans, il est retenu parmi les 22 joueurs qui disputent la 8e Can au Cameroun. Lors du premier match contre le Togo, il se casse 3 côtes en extrayant une balle qui se dirigeait vers les filets maliens. Il réapparaît en demi-finale contre le Zaïre où suite à un choc avec un attaquant adverse, il quitte définitivement la compétition.

Après <strong>"Yaoundé-72"</strong>, il est nommé directeur du stade Omnisports Modibo Kéita. Après cette expérience, il se reconvertit dans le domaine du transport.

Passionné de football, il s'implique dans la gestion de son club (Djoliba AC), dont il sera vice-président pendant une dizaine d'années. A la même période (du début des années 90 à celui des années 2000), il occupe la vice-présidence de la Fédération malienne de football. Juste après, <strong>"Kolo National"</strong> comme on le surnommait, contribue à de nombreuses reprises, à aplanir les différends entre les acteurs du football malien.

Cheickna Karamoko Bonzi Traoré est décédé à Bamako, le matin du vendredi 8 avril 2022 à l'âge de 82 ans.  Il est le 10e joueur de la Can-72 à nous quitter après Bassirou Diamouténé, Ousmane Traoré Ousmanebléni, Moussa Diakité UTA, Bassidiki dit Bakoroba Touré, Moussa Traoré Gigla, Mamadou Kéita Capi, Sékou Sangaré, Moctar Maïga Charly et Idrissa Coulibaly entraîneur. Sans oublier l'entraîneur allemand Karl Heinz Weigang.

La levée du corps a eu lieu le dimanche 10 avril 2022, à son domicile de la Cité des sportifs à Tomikorobougou.

La cérémonie funèbre s'est déroulée sur le terrain de football de la Commune III du district de Bamako, en présence de Mamoutou Touré dit Bavieux, président de la Fédération malienne de football ; Tidiane Médian Niambélé, président du Djoliba AC ; Soumana Sako, ancien Premier ministre ; Jeamille Bittar, homme politique ; Mamadou Kaloga, journaliste et proche ami du défunt ; Blaise Sangaré, ancien député élu à Bougouni ; les responsables du Conseil malien des chargeurs ; Mme Traoré Zeinabou Diop, ancienne ministre ainsi que plusieurs amis de l'illustre disparu.

Dans son oraison funèbre, la sœur cadette du défunt, Mme Diarra Safiatou Traoré, qui représentait la famille, a indiqué que Kolo National n'a cessé d'inculquer à la famille des valeurs clés comme la notion de la famille. <em>"Une notion sacrée qui exclut la désunion, la jalousie et qui regroupe tous ceux et celles unis par le sang, le lien sacré du mariage et par amitié. La solidarité, l'entente, la cohésion entre tous les membres de la famille doivent être de règle, et cela dans l'harmonie et le partage. Il aimait beaucoup les enfants et organisait des compétitions sportives entre les enfants du quartier et ceux des communes de Bamako. Le respect réciproque tout en donnant à l'aîné le sens de l'autorité et de l'exemple. Cette valeur lui a donné des surnoms tels que Hailé Sélassié, Le Chef. Il avait horreur des compromissions, du vol, du racisme, de l'homosexualité et de la démission. Le patriotisme et le respect des autorités au prix de l'honneur, de la justice et de la paix étaient rigoureux. Notre patriarche avait l'horreur de la petitesse, du bavardage car le chef de famille doit avoir un sens aigu des responsabilités et du devoir accompli. Je ne saurai clore ce discours sans esquisser sa passion pour le football et l'amitié, le sens du sacrifice au prix des douleurs physiques et morales lui valut le surnom Kolo National et cela pour la défense de l'honneur, de l'excellence et du mérite"</em>, a-t-elle laissé entendre.

Au cours de la même cérémonie funèbre, le président du Djoliba AC, Tidiane Médian Niambélé, a rendu un vibrant hommage à l'ancien capitaine des Rouges de Bamako, pour tout ce qu'il a fait pour le sport malien. En ces termes : <em>"Grand frère, cher ami, tu as gardé le sourire et entretenu l'amour du prochain ; tes épouses, joyeuses et bienveillantes, ont fait de ta maison le nid douillet de générations nombreuses de footballeurs ; tu as communiqué ton amabilité à tous ceux qui t'ont approché ; tu as communiqué ta combativité à ton club et à l'équipe nationale du Mali. Tu as porté la nation. Nous faisons la promesse d'entretenir la flamme de cet engagement. Homme de rire et de sourire, homme de grande sociabilité, tu fus le combattant intrépide du temps de gloire de notre football. Que cela soit su et salué. Nous ne voulons pas te pleurer, parce qu'en quittant ici-bas tu ne perds que les captures d'ombre d'un monde d'illusions ; en quittant ici-bas tu trouves l'immortalité en restant pour l'éternité dans les pages de l'histoire du football malien. Ensemble, associons nos prières et que le Miséricordieux les accepte comme il a accepté le sacrifice d'Abraham. Amen"</em>.

<strong>Moussa Sanogo (20 avril 2022) </strong>

<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/06/DG-Moussa-Sanogo.jpg"><img class="alignleft wp-image-2932698 size-medium" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/06/DG-Moussa-Sanogo-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a>Parti à la fleur de l'âge le 20 avril 2022, Dr. Moussa Sanogo, pharmacien de formation, a été président directeur général à la Pharmacie populaire du Mali, directeur adjoint de l'hôpital du Point-G et de l'hôpital Gabriel Touré. Auteur de dizaines d'articles scientifiques et de 2 livres, il s'apprêtait à concourir pour le grade de maître de conférences au Cames et à la Cnela. C'était un jeune ambitieux et travailleur qui a marqué de son sceau son passage à la direction générale de la Pharmacie populaire du Mali.

En effet, il a ressuscité cette structure d'Etat qui était pillée et laissée pour compte depuis les premières heures de l'indépendance. Il a tout fait pour remettre en selle cette entreprise qu'il considérait comme un outil privilégié en matière de mise en œuvre de la politique pharmaceutique du Mali. Il s'était attaqué au vieillissement du personnel, à l'absentéisme, au problème de ponctualité, à la sous-exploitation du personnel, au manque de motivation et au déficit de communication interne. Il avait hérité d'une structure ployant sous le poids de la dette à coup de milliards auprès des banques et plus de 7 milliards et demi de F CFA d'impayés auprès des fournisseurs qu'il a pu éponger. Il avait un bel avenir, mais Dieu en a décidé autrement.

<strong>Me Mamadou Gakou (26 juin 2022)</strong>

Eminent homme de droit, ayant fait la fierté du Barreau malien pendant près de quatre décennies, Me Gakou a tiré sa révérence le dimanche 26 juin 2022, à l'hôpital Gabriel Touré. L'enterrement a eu lieu le lendemain à Banamba, où il a passé une bonne partie de son adolescence. Dans son oraison funèbre, le bâtonnier de l'Ordre des avocats du Mali, Me Moustapha Cissé, a décrit un homme pétri de valeurs et d'une densité intellectuelle<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/07/Me-Gakou.medaille.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-2982201" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/07/Me-Gakou.medaille-228x300.jpg" alt="" width="228" height="300" /></a> remarquable. Me Mamadou Gakou fut un brillant avocat, enseignant et homme politique. Il a été l'un des pères fondateurs de la jeune démocratie malienne.

Après son baccalauréat en philo-lettres (lettres classiques) au lycée Askia Mohamed, en 1973, il s'envola pour la France où il va cumuler des diplômes dans de prestigieuses universités. D'abord, une licence en droit privé, à l'Université de Besançon, puis une maîtrise à l'Université de Grenoble. Il fait plus tard un DEA (diplôme d'études approfondies) et un doctorat en droit privé, à l'Université Jean Moulin de Lyon, avant d'obtenir un Certificat d'aptitude à la profession d'avocat. Me Gakou est aussi diplômé de l'Institut politique de Grenoble, section économie et finance et titulaire d'un diplôme d'études générales en commerce et marketing. Me Mamadou Gakou fut également un homme politique, président de la COPP (Convention parti du peuple).

En 1997, il fut député élu à Banamba à l'Assemblée nationale du Mali où fut 4e vice-président.

<strong>Pr. Drissa Diakité (1er juillet 2022) </strong>

[caption id="attachment_2983690" align="alignright" width="480"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/07/Drissa-Diakite.jpg"><img class="size-full wp-image-2983690" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/07/Drissa-Diakite.jpg" alt="" width="480" height="594" /></a> Pr. Drissa Diakité[/caption]

Le Pr. Drissa Diakité, membre du Parena, est décédé le 1er juillet 2022 à l'âge de 70 ans des suites d'une longue maladie. Un esprit brillant dont la disparition est une perte immense pour sa famille biologique, sa famille politique et pour le Mali. Historien, professeur d'enseignement supérieur à la retraite, Drissa Diakité a servi notre système d'enseignement en qualité d'enseignant à l'EN Sup, de doyen de la Faculté des lettres, langues, arts et sciences humaines de l'Université de Bamako (Flash) et de conseiller technique auprès des ministres en charge de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.

Son engagement et ses travaux remarquables sur l'histoire de notre pays ainsi que ses ouvrages lui ont valu une renommée internationale et d'être élevé au rang d'officier de l'Ordre national du Mali.

Il a été primé du prestigieux <strong>"Prix Mansa Makan Diabaté"</strong> pour son livre <strong>"Kuyaté, la force du serment"</strong> (L'Harmattan, 2009) et du <strong>"Prix Moussa Sow"</strong> pour le <strong>"Mansaya et société mandingue"</strong> (La Sahélienne, 2021).

La levée du corps du Pr. Diakité a eu lieu le lundi 4 juillet 2022 à 10 h chez lui même à Kalabancoura ACI (Djeliba ka carré).

<strong>Contrôleur général Joseph Doumbia (16 juillet 2022)</strong>

[caption id="attachment_2983770" align="alignleft" width="480"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/07/Joseph-Doumbia.jpg"><img class="size-full wp-image-2983770" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/07/Joseph-Doumbia.jpg" alt="" width="480" height="755" /></a> Joseph Doumbia[/caption]

La triste nouvelle est tombée le samedi 16 juillet au petit matin : le directeur de la police judiciaire, le contrôleur général Joseph Doumbia, est décédé. Ce policier émérite qui a tout donné à la nation est mort à la tâche. Pour preuve ? Il est décédé suite à un malaise survenu dans son bureau. C'est un pilier de la sécurité du pays, au-delà de la seule police nationale, qui rendait ainsi définitivement les armes.

Compétent, sérieux et expérimenté, Joseph Doumbia communément Jo l'était. Son parcours dans les rangs de la police l'atteste éloquemment. Par ses qualités et surtout un désir permanent de se perfectionner, Jo a patiemment gravi les échelons de la police avant de se hisser au sommet de la hiérarchie. En sa qualité de directeur de la police judiciaire, il coiffait des brigades importantes telles que la Bij (Brigade d'investigation judiciaire), Interpol ou encore la Brigade des stupéfiants.

Les obsèques du contrôleur général, Joseph Doumbia ont eu lieu le dimanche 17 juillet 2022, à l'Ecole nationale de police.

Ce jour-là, la nation malienne lui a rendu un dernier hommage à travers une cérémonie pleine d'émotions sous la présidence du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général de brigade Daoud Aly Mohammedine, en présence de toute la hiérarchie policière, sans oublier ses parents, amis, proches et ses camarades de promotion.

D'après le commissaire divisionnaire Mamoutou Togola, qui a eu l'insigne honneur de lire l'oraison funèbre, Joseph Doumbia fut un formateur, un fonctionnaire émérite, doté d'une conscience professionnelle aiguë et d'un sens très élevé du devoir.

<em>"Il a été noté et apprécié ainsi qu'il suit par ses différents chefs hiérarchiques : Excellent, cadre courageux, gros travailleur, discipliné, dévoué, ponctuel, courageux, courtois, laborieux, donne entière satisfaction",</em> dira-t-il. Le Mali tout entier a perdu un digne fils puisque de 1977 à 2022, soit 45 ans, <strong>"Jo"</strong> a servi la patrie avec dévouement, courage, abnégation, discipline et dans la joie.

Né le 12 février 1960 à Kati, Joseph est le fils de feus Georges et Antoinette Coulibaly. Après ses études fondamentales sanctionnées par le diplôme d'études fondamentales (DEF), session de juin 1977, Jo se présente au concours direct de recrutement d'élèves gardien de la paix.

Admis, il est nommé élève gardien de la paix suivant décision n°4721/DNSP du 14 août 1981. Il fut successivement gardien de paix, 1er échelon le 1er octobre 1984, puis sergent-stagiaire le 3 mars 1987 et sergent de police, le 20 juin 1988.

Pétri de qualités, Joseph se présente au concours professionnel d'accès au corps des inspecteurs de police et l'obtint le 19 mai 1995. Après un stage probatoire dans les différentes unités, il est nommé inspecteur de police le 20 juillet 1996.

Assidu au travail, Joseph est nommé élève-commissaire de police en janvier 2003. Après un stage probatoire, il est titularisé commissaire de police, 1er échelon en 2004. De 2004 à 2022, il gravit les différents échelons jusqu'au grade de contrôleur général.

Durant sa riche et longue carrière, Joseph Doumbia a servi de 2005 à 2017, soit 12 ans, en qualité de commandant de la Brigade d'investigation judiciaires (BIJ).

C'est le 9 février 2017 qu'il a été nommé directeur de la police judiciaire. Pour ce faire, il était chargé de la coordination des enquêtes de police non seulement au niveau des unités de sécurité publique, mais aussi au niveau des unités spécialisées à savoir la Brigade d'investigations judiciaires (Bij), la Brigade des stupéfiants, la Brigade des mœurs, le BCN Interpol et le Système d'information policière en Afrique de l'Ouest (Sipao).

Pour la petite histoire, le contrôleur général Joseph Doumbia a effectué de nombreux stages, notamment sur la lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée, le financement du terrorisme et le blanchiment des capitaux, la lutte antidrogue, la cybercriminalité.

Réputé être un grand flic, Jo a aussi joué un rôle déterminant dans le démentiellement des groupes d'auteurs criminels durant son passage à la Bij.

Ayant servi avec honneur, loyauté et intégrité, le contrôleur général de la police Joseph Doumbia a été décoré au grade de chevalier de l'Ordre national. Il est également médaillé d'honneur de la police nationale.

Selon de nombreux agents de la police, Joseph Doumbia mérite d'être immortalisé à travers une rue baptisée en son nom. Après le cérémonial funèbre et la prière mortuaire, la dépouille a été conduite à sa dernière demeure, au cimetière de Sotuba. Les cérémonies des sacrifices ont eu lieu à l'Hippodrome.

<strong>Mme Dembélé Oulématou </strong><strong>Sow (3 août 2022) </strong>

Elle était la présidente de la Coordination des associations et organisations féminines (Cafo). Mme Dembélé Oulématou Sow est décédée le mercredi 3 août, à l'âge de 63 ans. L'enterrement a eu lieu le lendemain jeudi à 16 h dans la famille Dembélé à Faladié-Sema, chez son époux Moumouni Dembélé, ancien directeur général des douanes du Mali. Elle repose au cimetière de Faladié-Niamakoro.

[caption id="attachment_2879352" align="alignleft" width="480"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/06/Oulematou-Sow.jpg"><img class="size-full wp-image-2879352" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/06/Oulematou-Sow.jpg" alt="" width="480" height="419" /></a> Dembélé Oulematou Sow[/caption]

Avec son départ, le Mali perd une grande femme battante. Elle s'était beaucoup investie dans le combat contre la discrimination à l'égard des femmes, la lutte pour l'émancipation des femmes, l'autonomisation et l'indépendance de celles-ci, le combat pour le respect des droits des femmes, l'égalité, la dignité et la justice.

Avec les sanctions de la Cédéao, elle appelait les Maliens à l'effort en ces termes : <strong>"Maliennes et Maliens dignes descendants des vaillants guerriers, l'heure est à l'appel sous le drapeau pour sauver la patrie ! Notre détermination a été enclenchée, il nous revient d'être perspicaces, coriaces et solidaires, unis, afin d'équilibrer nos relations avec nos partenaires dans la dignité et dans l'honneur..." </strong>Dors en paix combattante de la liberté ! Ton appel ne sera pas vain !

<strong>Ibrahima Souleymane Coulibaly (19 août 2022)</strong>

Un grand de l'ORTM a été arraché à notre affection le vendredi 19 août 2022. Il s'agit d'Ibrahim Souleymane Coulibaly, un pionner qui a été véritablement le fer de lance de l'information et du journal télévisé en langue bamanankan sur l'ORTM, et cela durant plus de trois décennies.<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/08/Ibrahima-Souleymane-Coulibaly.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-2989034" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/08/Ibrahima-Souleymane-Coulibaly.jpg" alt="" width="480" height="464" /></a>

Sa voix calme et son maniement de la langue imposaient l'écoute. Au-delà du JT, il a assuré la retransmission de plusieurs grands événements et conduit plusieurs grandes interviews dans la langue qu'il maîtrisait tant, le bamanankan.  Ibrahim Souleymane Coulibaly a été inhumé le jour du décès de son ancien collègue de service Samba Sidibé, le samedi 20 août.

<strong>Samba Sidibé (20 août 2022)</strong>

Le monde des médias a été longuement visité par la grande Faucheuse courant 2022. En effet, Samba Sidibé, qui s'occupait de la langue nationale peule à l'ORTM fut rappelé à Dieu le samedi 20 août 2022, à Bamako, à l'âge de 70 ans, des suites d'une longue maladie. Il a servi à l'ORTM de 1976 à 2022 comme fonctionnaire (pendant 37 ans) et ensuite comme contractuel (9 ans durant).

[caption id="attachment_2989094" align="alignright" width="225"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/08/Samba-Sidibe.jpg"><img class="size-medium wp-image-2989094" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/08/Samba-Sidibe-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" /></a> Samba Sidibé[/caption]

Il était devenu au fil de sa carrière un as du micro sur Radio-Mali avec l'envie de promouvoir sa langue maternelle. En effet, "Poï kan Poï", l'émission radiophonique phare 8 h-10 h des années 80 sur Radio-Mali ou encore les bulletins d'information en langue peule à la radio et à la TV nationales, ont fait de Samba Sidibé une icône des médias au Mali et dans les terroirs "pularphones" du Mali et dans la sous-région.

Il venait de loin, puisqu'il fut berger, tablier, planton, puis animateur de radio. Il est ensuite recruté comme transcripteur peul à Radio-Mali avec tous les honneurs. Par la suite, il devient assistant de réalisation à la suite d'un concours d'avancement.

Il a été inhumé au lendemain de son décès.

<strong>Nabintou Diakité (4 septembre 2022) </strong>

<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/09/Nabintou-Diakite.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2990579" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/09/Nabintou-Diakite-157x300.jpg" alt="" width="157" height="300" /></a>Une autre artiste de renom nous a quittés le 4 septembre 2022, à savoir Nabintou Diakité, moins d'un an après la sortie de son 3e album, à Fana, où elle était en séjour thérapeutique dans sa belle-famille. Une immense perte pour la musique malienne désormais orpheline d'une artiste talentueuse qui était promise à une très brillante carrière ! Elle s'est battue contre la maladie sans jamais baisser les bras, entourée de ses proches, dont son époux Bertin Coulibaly toujours aux petits soins pour son épouse. Grande dame de la musique malienne qui était sur la scène depuis l'âge de 10 ans, Nabintou a fait ses premiers pas dans la chanson en tant que choriste aux côtés de sa cousine, la diva Oumou Sangaré. Elle se lance dans la musique avec "Nadiara Miyé" sorti entre 1998 et 1999 sous la houlette du maestro Massambou Wélé Diallo. Un coup d'essai qui fut un véritable coup de maître. En décembre 2017, elle revient avec un nouveau single, "Simaya" (Longévité), puis "Dounia" en novembre 2021 !  Nabintou repose au cimetière de Fana.

<strong>Me Djourté Fatimata Dembélé</strong>

<strong> (19 septembre 2022)</strong>

Décédée le 19 septembre à l'âge de 69 ans, Me Djourté Fatimata Dembélé était l'épouse de notre confrère de Radio-Mali, le doyen Baba Djourté. Personne  ressource pour les organisations de défense des droits de la femme et de l'enfant au Mali depuis 1987, consultante formatrice en droits humains et droits de la citoyenneté, experte sur les

[caption id="attachment_2993292" align="alignright" width="300"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/09/Mme-Diourte.jpg"><img class="size-medium wp-image-2993292" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/09/Mme-Diourte-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a> Djourté Fatimata Dembélé[/caption]

questions de violences basées sur le genre, violences sexuelles et sexistes : analyse-plaidoyer-appui à l'assistance juridique et judiciaire, membre du Groupe de réflexion sur les grandes orientations en vue de la réforme du droit de la famille, rédactrice principale de la loi n°2015-052 du 18 décembre 2015 instituant des mesures pour promouvoir le genre dans l'accès aux fonctions nominatives et électives sur le quota et les violences basées sur le genre, coordinatrice pour l'élaboration d'un guide juridique de protection de la femme et de l'enfant du ministère de la Justice/Programme conjoint des droits humains, Me Djourté Fatimata Dembélé n'a pas vécu inutile. Elle a consacré toute sa vie à l'humanité, c'est-à-dire se rendre utile en aidant les autres.

Me Djourté Fatimata Dembélé a décroché son baccalauréat en 1973 au lycée Notre Dame du Niger, option philo-langues. Elle bénéficie d'une bourse et s'envole pour l'Université des sciences sociales de Toulouse-Faculté de droit. Elle y passa huit ans (1973-1981), date à laquelle elle obtient son Certificat d'aptitude à la profession d'avocat (Capa). Alors commença pour cette passionnée du droit une longue et riche carrière judiciaire diversifiée avec comme prétention la défense des plus faibles, et toutes autres activités concourant à la pérennisation de ce combat qu'elle a épousé dès ses premières heures au Barreau malien.

Son parcours professionnel est très riche puisqu'elle a cumulé 34 ans d'expérience au Barreau, et 30 ans dans le domaine des droits humains.

Nous retenons essentiellement qu'elle fut commissaire des droits de l'Homme à la Commission nationale des droits de l'Homme (CNDH), expert pour l'élaboration des rapports périodiques présentés aux organes des traités, présidente du Groupe de travail sur les droits catégoriels à la CNDH (femmes, enfants et autres personnes vulnérables), membre de la sous-commission protection des droits de l'Homme, membre du comité technique du projet <strong>"Stop War on Children"</strong>, membre du comité de pilotage du Projet d'appui à la protection des enfants victimes, membre du Conseil de l'Ordre des avocats du Mali ( 1988-1994), experte de l'Union interparlementaire pour la formation des parlementaires africains dans les pays en situation de post conflit sur les droits humains, droit des femmes et des enfants, les violences faites aux femmes : Burundi, Mali, RD Congo, Burkina Faso, vice-présidente du comité de pilotage pour la réforme du droit de la famille.

En plus, Me Djourté Fatimata Dembélé a participé à une vingtaine de formations à l'étranger sur divers thèmes. Elle fut directrice de la Maison de la femme et de l'Enfant pendant cinq ans, de 2011-2016.

A son décès, le Barreau malien lui a rendu un vibrant hommage dans une oraison funèbre.  <em>"Nous avons collaboré à la CNDH, elle est une femme exceptionnelle qui incarnait la bonté, c'est-à-dire qu'elle n'était à l'aise qu'en venant en aide aux autres. Certes la mort est inévitable, mais Me Djourté aurait dû encore restée. Parce qu'elle avait le don du social"</em>, avait témoigné un éminent avocat à propos de Me Djourté.

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<strong>Younoussi Touré (17 octobre 2022) </strong>

Younoussi Touré est décédé le 17 octobre 2022 à Paris, en France, des suites de maladie à l'âge de 81 ans. La terrible nouvelle fut annoncée par son parti politique, l'URD.

<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/10/Younoussi-Toure-1.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-2995934" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/10/Younoussi-Toure-1-268x300.jpg" alt="" width="268" height="300" /></a>Né le 1er janvier 1941 à Niodougou, Younoussi Touré, après des études primaires et secondaire à Niafunké, passe par l'Ecole des artisans soudanais, l'Ecole normale de Sévaré, l'Ecole normale de Katibougou. Il commence ses études universitaires en 1963 à l'Université d'Abidjan, d'où il sort en juin 1965 avec le diplôme d'études économiques générales (DEEG). Il continue ses études à l'Université de Dakar à l'Ecole de formation technique de la Banque de France.

Il est titulaire d'un diplôme d'études supérieures spécialisées en sciences économiques. A l'Université de Dakar, il est secrétaire général de l'Association des étudiants et stagiaires maliens à Dakar (AESMD).

Il a travaillé à la Banque centrale du Mali dont il a été le directeur général, avant de devenir, plus tard, conseiller spécial du gouverneur de la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Bcéao).

Tout premier Premier ministre de l'ère démocratique du 9 juin 1992 au 12 avril 1993, Younoussi Touré fut membre fondateur de l'URD dont il présidera la destinée pendant onze ans (2003-2014) et dont il était président d'honneur jusqu'à son décès.

Grand commis de l'Etat, Younoussi Touré fut une personnalité politique de premier plan, dont la contribution à la réconciliation nationale, à la cohésion sociale et au rassemblement des forces vives du pays a été très importante. Travailleur acharné, loyal, fidèle, modèle achevé de compétence et de dévouement à la cause nationale, il a été 1er vice-président de l'Assemblée nationale et président désigné de la même institution suite à l'investiture de Dioncounda comme président de la Transition de 2012.

Younoussi fut également écrivain à ses temps libres. Il est l'auteur du livre <em>"L'enfant du lac Takiti au Mali".</em> Dans ce récit biographique de 360 pages, paru en mars 2017, l'auteur se fait conteur pour partager le film de sa vie, <em>"cet enfant qui a saisi la balle au rebond de l'histoire avec courage et curiosité depuis son village natal de Niodougou".</em>

A l'annonce de sa disparition, le monde politique d'ici et d'ailleurs, sa grande famille politique, l'URD, et l'ensemble du peuple malien ont accueilli cette perte comme un coup dur pour la nation tant furent énormes les œuvres de Younoussi pour son pays.

<em>"A sa famille durement éplorée et à la section URD de Niafunké, le Pr. Salikou Sanogo et l'ensemble des membres du BEN URD présentent leurs sincères condoléances. Dors en paix Monsieur le Président, le peuple URD ne t'oubliera jamais !"</em>, a réagi son parti. L'Adéma/PASJ a salué la mémoire d'<em>"un grand serviteur de l'Etat, une personnalité politique de premier plan, dont la contribution à la réconciliation nationale, à la cohésion sociale et au rassemblement des forces vives du pays a été très importante".</em>

De son côté, Me Demba Traoré, membre du BEN-URD et très proche du défunt, couche sur papier un témoignage émouvant : <em>"Que d'épreuves pour le peuple de l'URD ! Le choc est terrible, indescriptible. Oh quelle tristesse de te voir perdre l'ultime bataille contre la maladie à un moment où la nouvelle génération avait encore besoin de ton immense expérience d'homme d'Etat plein de sagesse, de militant émérite, de dirigeant exemplaire et respecté qui a dédié son combat politique à la réconciliation nationale, à la justice et au développement de son pays, le Mali. Tu as dirigé des institutions nationales et sous-régionales avec honneur et dignité. Cadre d'une compétence et d'une probité morale irréprochables, tu as marqué toutes et tous par ta simplicité, ton humanité, ta grande sagesse. Comment pourrais-je oublier ton humilité, ta grande capacité d'écoute et le respect que tu as toujours voué aux autres ? Tu as dirigé notre parti, l'URD, avec courage, loyauté, fidélité sans jamais t'éloigner des règles du jeu démocratique, avec comme seul bréviaire la vérité, rien que la vérité. Ton leadership, ta carrière et ta collaboration unanimement appréciés et admirés, ta complicité sinon ta complémentarité avec ton défunt et inoubliable frère Soumaïla Cissé, ont fait de l'URD le parti le mieux structuré, le mieux implanté et le plus envié sur l'échiquier politique national. Oh que de sacrifices consentis ! Je t'ai vu arpenter les couloirs et les salles de réunion de l'Assemblée nationale pour t'acquitter, dans les règles de l'art, de tes devoirs de parlementaire, je t'ai vu faire le tour du Mali pour visiter tes camarades de l'intérieur, parfois dans des conditions de voyage très difficiles, mais avec enthousiasme et détermination".</em>

Un dernier hommage a été rendu à Younoussi à l'Hippodrome le vendredi 21 octobre à 16 h avant qu'il ne soit conduit à sa dernière demeure au cimetière de Sotuba.

<strong>Salif Sangaré (30 novembre 2022)</strong>

<strong><a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/01/Salif-Sangare.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-3007641" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/01/Salif-Sangare-241x300.jpg" alt="" width="241" height="300" /></a>Un journaliste hors pair ayant fait la notoriété du journal "Le Soir de Bamako", Salif Sangaré était un homme qui aimait son métier et qui écrivait avec objectivité.</strong>

Après l'aventure de "Le Soir de Bamako", il créa l'hebdomadaire d'information "Le Regard". Grand défenseur des sans voix, Salif Sangaré apportait son expertise en matière de droit aux plus faibles, et nous l'avons vu à l'œuvre sur ce chantier à plusieurs reprises. Discret et humble, il a tiré sa révérence en toute discrétion et dans la dignité le 30 novembre 2022. Repose en paix, cher Directeur !

<strong>Yehia Ould Zarawana</strong><strong> (27 octobre 2022) </strong>

Un autre grand avocat du Barreau malien, l'ancien secrétaire général du bureau de coordination nationale de l'Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM) de 1993 à 1995, Yahia Oud Zarawana, est décédé dans la nuit du jeudi 27 octobre 2022 à Bamako, Kalabancoura, suite à une courte maladie. Ses obsèques ont eu lieu chez son ami Abdoulaye Maïga d'où il fut conduit au cimetière de Kalabancoura.

[caption id="attachment_2996694" align="alignright" width="300"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/10/Yahia-Oud-Zarawana.jpeg"><img class="size-medium wp-image-2996694" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/10/Yahia-Oud-Zarawana-300x240.jpeg" alt="" width="300" height="240" /></a> Yahia Oud Zarawana[/caption]

Leader charismatique de la période d'après le Mouvement démocratique, Yahia Zarawana a été arrêté par les forces de l'ordre au fort moment de la lutte syndicale sous le régime de l'ancien président Alpha Oumar Konaré pour avoir réclamé de meilleures conditions d'études pour les élèves et étudiants du Mali.

Juriste de formation, Yahia Oud Zarawana était titulaire d'un diplôme d'études approfondies (DEA) en droit obtenu à l'Université de Grenoble en France, avant de passer le concours d'aptitude à la profession d'avocat (Capa) à l'Ecole des avocats de Lyon en 2005. Il s'inscrit alors comme avocat au Barreau de Paris.

Après son retour au Mali en 2007, il servira dans l'administration publique malienne notamment au ministère des Affaires religieuses et du Culte en 2014 en qualité de chargé de mission, ainsi qu'à la présidence de la République.

<strong>Mah Kouyaté N°2 (7 novembre 2022)</strong>

<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/10/sddefault-19.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1839512" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/10/sddefault-19-300x225.jpg" alt="Mah kouyate" width="300" height="225" /></a>2022 fut une année éprouvante pour le monde des arts et de la culture, avec la disparition de Mah Kouyaté N°2, le lundi 7 novembre 2022 des suites de maladie à l'âge de 46 ans. La nouvelle de cette disparition brusque a créé l'émoi dans l'opinion publique nationale. Durant sa brillante carrière, Konaté Mah Kouyaté a été une artiste exemplaire pour son sens élevé d'humilité.

Avec une trentaine d'œuvres, dont 11 albums dans sa discographie de 1996 à son décès, elle n'a jamais été mêlée à un quelconque scandale, contrairement à bon nombre de jeunes artistes. Elle était la mère de 4 enfants. Elle n'a jamais fait mystère de sa frustration face au manque de reconnaissance nationale à son immense contribution à la musique malienne et à son engagement pour la patrie. La preuve de cet engagement, c'est Me Mamadou Ismaïla Konaté, avocat et ancien ministre, qui a su le dire le mieux en apprenant son décès : <em>"Une superbe diva de la musique mandingue cesse désormais de donner de la voix ! Elle ne chantera plus l'amour, le pardon, les vertus de la sagesse et de l'amitié ! Elle ne parlera plus à ses djatiguiw, ne chantera plus leurs louanges !"</em> Elle repose depuis le mardi 8 novembre 2022 au cimetière de Faladié-Niamakoro où elle a été conduite par une foule d'amis, de parents et de proches collaborateurs.

Aux obsèques, qui ont eu lieu dans la grande famille Kouyaté à Banankabougou, le ministre en charge de la Culture, Andogoly Guindo, et son collègue délégué auprès du ministre de la Santé et du Développement social, chargé de l'Action humanitaire, Oumarou Diarra étaient présents. A l'occasion, Sékouba Kouyaté dit Donsoba, frère aîné de la défunte, a remercié tous ceux qui ont effectué le déplacement pour assister aux funérailles de sa sœur : <em>"Du Mali au Burkina en passant par le Sénégal et la Guinée-Conakry, je salue tout le monde. Mah était une femme extraordinaire, très humble, courageuse, une bonne mère et une bonne sœur. Nous prions pour elle. Humble, gentille et courtoise, Mah Kouyaté N°2 l'a été durant toute la vie".</em>

Pour Andogoly Guindo, ministre de la Culture, Mah Kouyaté N°2 était une grande voix : <em>"Elle a apporté une contribution immense à la promotion de la culture malienne à travers la musique manding. Nous prions pour le repos de son âme et nous prions aussi pour que ses œuvres puissent servir d'exemple aux générations montantes. Sa famille et celle de son époux l'ont fait savoir lors des témoignages. Ses collaborateurs n'ont pas tari d'éloge à son égard".</em> Abdoulaye Diabaté, chanteur-musicien, dira que c'était une très grande griotte. <em>"Mah était une artiste, une griotte de valeur et de classe. Elle a fait la promotion du griotisme durant toute sa vie".</em>

Pour Cheick Tidiane Seck, auteur compositeur, <em>"elle était là comme de l'or pur. C'était une battante qui répondait à tout".</em>

<strong>Mallé Diakité </strong><strong>(29 novembre 2022) </strong>

Dans la nuit du 28 au 29 novembre 2022, Mallé Diakité, ce magistrat de haut rang que les Maliens ont réellement découvert lors du procès crimes de sang du général Moussa Traoré, a définitivement déposé sa toge de magistrat, en répondant à l'appel Dieu. Il avait 74 ans.

Au terme du procès "Crimes de sang" (1992-1993), la Cour d'assises, sous la présidence de Mallé Diakité, a rendu un verdict sans complaisance : l'ex-président Moussa Traoré et trois de ses proches, tous tenus pour responsables de la mort de cent six (106) personnes lors des émeutes de mars 1991 à Bamako, ont été condamnés à la peine capitale. Vingt-huit (28) autres accusés, anciens ministres et dignitaires de l'ex-parti unique, l'Union démocratique du peuple malien (UDPM), ont été acquittés.

<strong>Sékouba Koné, garde du corps d’IBK (26 octobre 2022)<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/01/Sekouba-Kone.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-3007644" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/01/Sekouba-Kone-169x300.jpg" alt="" width="169" height="300" /></a></strong>

Le capitaine Sékouba Koné, ancien garde de corps de tout le temps de feu le président Ibrahim Boubacar Kéita, est décédé le mercredi 26 octobre 2022 à Bamako. La levée du corps a eu lieu le jeudi 27 octobre au Camp II de la gendarmerie nationale à 14 h.

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<strong>Mme Dembélé Djénéba Touré (14 septembre 2022)</strong>

<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/01/Mme-Dembele-Djeneba-Toure.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-3007635" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/01/Mme-Dembele-Djeneba-Toure-300x269.jpg" alt="" width="300" height="269" /></a>Mme Dembélé Djénéba Touré est décédé le 14 septembre 2022. Epouse de feu le Pr. Mamadou Dembélé (ancien Premier ministre) Mme Dembélé fit ses études primaires à l'école de la République à Bagadadji, puis au lycée des Jeunes filles. Elle a fait ses études de sage-femme à Nancy (France).

Rentrée au Mali avec son époux en 1967, elle a servi comme sage-femme à la maternité de l'hôpital du Point-G, puis à la PMI centrale à Bamako-Coura, pour terminer comme responsable de la maternité du Cabinet médical de la Pharmacie populaire.  Mme Dembélé est aussi la pionnière dans la prise en charge des femmes dans le cadre du planning familial à la PMI de Niaréla qui était un centre pilote. Mme Dembélé a aussi enseigné durant plusieurs années à l'école de sages-femmes du Mali. Beaucoup d'enfants du Mali sont passés entre ses mains entre 1967-1990. C'est en 1990 qu'elle a pris une disponibilité pour suive son mari dans sa carrière à l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Mme Dembélé n'a jamais reçu de distinction honorifique au Mali, malgré son immense carrière. Mme Dembélé c'était juste une maman et une grand-mère aimante. Elle repose désormais au cimetière de Hamdallaye aux côtés de son époux.

<strong>Salif Gaoussou Diarra</strong><strong> (2 novembre 2022)</strong>

Le monde du football et de la sécurité sociale a appris le décès, le soir du 2 novembre 2022, de Salif Gaoussou Diarra, un monument du football malien et de la presse sportive du Mali.  Véritable autodidacte, Salif Gaoussou Diarra décroche le CEP en 1949 à l'Ecole Jean-Louis Monaud. Après un an et demi au lycée Terrasson de Fougères, il est victime

[caption id="attachment_2997751" align="alignleft" width="225"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/11/Gaoussou-Diarra.jpg"><img class="size-medium wp-image-2997751" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/11/Gaoussou-Diarra-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" /></a> Salif Gaoussou Diarra[/caption]

d'une circulaire de l'administration coloniale qui décida de l'exclusion de tous les auditeurs libres. Il retourna à la maison le cœur meurtri. Pour apaiser sa douleur, le vieux Gaoussou Diarra recruta un enseignant pour lui dispenser des cours à domicile.

Devenu un intellectuel sans diplôme (le seul CEP était insuffisant pour décrocher un emploi), son père, par ses relations, le fit recruter aux Etablissements Peyrissac et Compagnie comme commis aux écritures en 1955. C'est de là que son oncle le plaça à l'INPS, le 1er juillet 1957. Après 20 ans de service, il est nommé agent comptable en 1977, un poste qu'il ne quittera qu'à sa retraite en 1990. A partir de ces temps, il se concentra sur la gestion des ressources financières du football malien, en sa qualité de trésorier général. Passionné de football, il a aussi été membre de l'équipe dirigeante du Djoliba AC.

Entre-temps, il a été collaborateur extérieur de Radio-Mali de 1958 à 1981. En 1972, il était l'Envoyé spécial de la Radio à Yaoundé lors de la Can. La levée du corps de Salif Gaoussou Diarra a eu lieu, le vendredi 4 novembre à Médina-Coura (Bamako), après la prière du vendredi.

<strong>Issa Yattassaye dit Lech </strong><strong>(12 novembre 2022)</strong>

Ancien joueur du Stade malien de Bamako, Issa Yattassaye dit Lech nous a quittés le 12 novembre 2022. Il est le 12e Aigle du Mali de <strong>"Yaoundé-72"</strong> qui laisse ce monde bas. Il rejoint aux cieux Bassirou Diamouténé, Ousmane Traoré Ousmanebleny, Moussa Diakité UTA, Bassidiki dit Bakoroba Touré, Moussa Traoré <strong>"Gigla"</strong>, Mamadou Kéita dit Capi, Sékou Sangaré, Moctar Maïga, Idrissa Kanté dit Gorgui, Idrissa Coulibaly dit Entraineur et<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/01/Issa-Yattassaye.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-3007623" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/01/Issa-Yattassaye-266x300.jpg" alt="" width="266" height="300" /></a> Cheickna Traoré alias Kolo National.

Issu du <strong>"Jardin d'enfants"</strong> de Ben Oumar Sy, il débute sa carrière au Stade malien de Bamako au début des années 1970. Grâce à sa technique et la précision chirurgicale de ses passes, il est sélectionné par Karl Heinz Weigang, pour la 8e Coupe d'Afrique des nations en 1972 au Cameroun. Jugé trop frêle et jeune, il est le seul joueur de champ à n'avoir disputé la moindre minute. Juste après, il travaillera dur et devient titulaire indiscutable en équipe nationale, jusqu'à son départ en France en 1974.

Le public se souviendra longtemps du match qu'il a disputé contre la Tunisie, le 7 mai 1972 à Bamako et de son but ce jour (le second des Aigles). En France, il a évolué de 1974 à 1985, à Troyes, Grand Alpes et Noisy-Le-Grand. Revenu au pays en 1996, il évoluait dans le monde des affaires. Le 12 novembre dernier, il décède en France, des suites de maladie.

<strong>Boubacar H. Diallo et Douba Dembélé (21 décembre 2022)</strong>

Deux confrères arrachés à l'affection des leurs le même jour fatidique, à savoir le mercredi 21 décembre 20122. Il s'agit de Boubacar H. Diallo alias Tonton B ou encore Boubou et Douba Dembélé.<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/01/Boubacar-H-Diallo.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-3007625" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/01/Boubacar-H-Diallo-227x300.jpg" alt="" width="227" height="300" /></a>

Le premier était animateur-présentateur au Groupe Renouveau. Au niveau de la Radio Renouveau, il avait la responsabilité de deux émissions, le feuilleton radiophonique (Baroni) et l'émission sur le foncier (Dugukôlôkô).

Dans un communiqué, le Groupe Renouveau rappelait que le défunt était <em>"un travailleur engagé, un homme fait d'un métal rare, avec une voix radiophonique envoûtante, son sens de l'humour faisait de lui un rassembleur"</em>. Boubacar H. Diallo a également joué le rôle de Boubou dans le film… Il repose au cimetière de Sotuba depuis le 22 décembre dernier.

Quant à Douba Dembélé, il était journaliste, chargé de communication à la mairie de Ségou, correspondant de plusieurs organes de presse de Bamako dans la Capitale des Balanzans, dont Radio Kledu. Comme Tonton B, il est décédé à la suite d'une longue maladie.]]> </content:encoded>
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<title>L’ambassadeur du Mali au Gabon retrouvé mort dans sa chambre</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/lambassadeur-du-mali-au-gabon-retrouve-mort-dans-sa-chambre-3007168.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/01/Mamadou-Mandjou-Berthe.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 17 Jan 2023 01:18:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Enquêteur</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<h4>C’est la dernière alerte que vient de faire l’Agence Gabonaise de Presse (AGP). Mamadou Mandjou Berthé, ambassadeur du Mali au Gabon, aurait été retrouvé mort dans sa chambre ce samedi 15 janvier.</h4>
<strong>“En effet, SEM Mamadou Mandjou Berthé, ambassadeur du Mali à Libreville, précédemment en poste à Bruxelles, de 2019 à 2022, a été rappelé à Dieu ce samedi 14 janvier 2023 à Libreville, au Gabon “</strong>, a écrit la représentation diplomatique malienne de Bruxelles.

Aucune autre information n’a été communiquée sur le sujet.

Selon l’AGP, le diplomate aurait été à la fois diabétique et hypertendu.

Pour rappel, l’ambassade à Libreville est l’une des 104 représentations diplomatiques et consulaires du Mali dans le monde.

<strong>Source : <a href="https://kongossanews.info/author/admin/">Kongossanews</a></strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mali : Mardi noir pour la Presse malienne</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/mali-mardi-noir-pour-la-presse-malienne-3004389.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/12/boubacar-h-diallo.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 22 Dec 2022 15:24:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La presse malienne en deuil. Les confrères Boubacar H Diallo et Douba Dembélé ont été arrachés à notre affection, ce mardi 21 décembre 2022</strong>

Les tristes nouvelles ont été annoncées le même jour par les familles professionnelles respectives des deux confrères disparus sur les réseaux sociaux.

Dès l’annonce des mauvaises nouvelles, les messages de compassion et de condoléances ont inondé la toile pour rendre hommage aux regrettés collègues décédés tous dans la fleur de l’âge.

Décédé à la suite d’une longue maladie, Douba Dembélé était journaliste et correspondant de la Radio Klédu à Segou mais de plusieurs organes de presse de Bamako et de la capitale des balanzans. Il occupait également le poste de chargé de communication à la mairie urbaine de la 4è Région administrative du pays.

La même journée du mardi, c’est le rappel à Dieu de Boubacar H Diallo, alias «Tonton B» animateur et présentateur au Groupe Renouveau où il avait la responsabilité de deux émissions, au niveau de la Radio Renouveau Fm. Il s'agit du feuilleton radiophonique (Baroni ) et l’émission sur le foncier (Dugukôlôkô ), qu’il animait avec dextérité.

Dans un communiqué, le Groupe Renouveau rappelle que ce dernier était « un travailleur engagé, un homme fait d’un métal rare, avec une voix radiophonique envoûtante, son sens de l’humour faisait de lui un rassembleur ». En ces douloureuses circonstances, la direction générale de l’Agence malienne de presse et de publicité, (Amap) éditrice du Quotidien national l’Essor adresse ses condoléances les plus attristées aux familles et aux anciens collaborateurs des disparus.

Par Aboubacar TRAORE]]> </content:encoded>
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<title>Mort de John Aniston, père de Jennifer Aniston</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/mort-de-john-aniston-pere-de-jennifer-aniston-2999147.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/11/John-Aniston.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 16 Nov 2022 09:46:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Son nom ne vous dit peut-être rien, mais en plus d’être le (vrai) papa de l’interprète de Rachel dans Friends, John Aniston était aussi l’une des stars d’un feuilleton américain à succès. Ce lundi 14 novembre, la comédienne américaine Jennifer Aniston a elle-même dévoilé la triste nouvelle de la mort de son père, à l’âge de 89 ans, le 11 novembre.</strong>

C’est sur son compte Instagram que l’actrice devenue célèbre grâce à la sitcom Friends a dit adieu à son père John, dans un émouvant message, accompagné de plusieurs photos de famille. « Mon cher Papa, John Anthony Aniston, tu étais l’un des plus beaux humains que j’aie jamais connus. Je suis si reconnaissant que tu te sois envolé vers les cieux en paix - et sans douleur », a-t-elle écrit pour lui rendre hommage.

Elle ajoute : « Et le 11/11 rien de moins ! Tu as toujours eu un timing parfait. Ce nombre aura toujours une signification encore plus grande pour moi maintenant. Je t’aimerai jusqu’à la fin des temps. N’oublie pas de me rendre visite », écrit encore l’actrice, très émue de voir partir son père à cette date, Jennifer Aniston étant née un onze (février).

<strong>De « Days of our Lives » à « Mad Men »</strong>

Moins connu de ce côté de l’Atlantique, John Aniston est pourtant une figure connue du petit écran puisqu’il incarnait un certain Victor Kiriakis dans le feuilleton à succès Des jours et des vies depuis 1985. Un personnage loin d’être le plus agréable de ce soap opera, même s’il marqua de son empreinte la série, grâce à son caractère de patriarche véreux.

Crédité dans plus de 2800 épisodes du feuilleton Days of our lives (le titre en version originale), l’acteur était déjà apparu dans cette série dès 1970, comme le rappelle BFMTV. Il y incarnait le Dr Éric Richards, avant de revenir 15 ans plus tard, pour le rôle qu’il l’a rendu célèbre.

D’origine grecque, l’acteur n’a que rarement passé la frontière du petit écran, même s’il a occupé plusieurs rôles plus ou moins importants dans des séries à succès telles que Mission Impossible, Supercopter, Star Trek Voyager, Gilmore Girls ou plus récemment encore dans la série Mad Men.

<strong>Par: Huffingtonpost </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Décès du général Amadou Toumani Touré :  Adieu, l&amp;apos;homme aux 72 vies !</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/deces-du-general-amadou-toumani-toure-adieu-lhomme-aux-72-vies-2-2998607.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/12/ATT.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 12 Nov 2022 01:40:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Ceux qui avaient encore des doutes que " Nul n'est immortel " se sont sans doute ravisés depuis le mardi 10 novembre 2020 à l'annonce du décès de l'ancien chef de l'Etat, Amadou Toumani Touré. La pire nouvelle du siècle est tombée à l'aube d'Istanbul, en Turquie, où le général a perdu son dernier combat, et le seul, dès suite d'une maladie cardiaque. Amadou aura passé avec les humains 72 longues années. Mais, que d'années remplies ! De preuves et d'épreuves ! De hauts et de bas ! De réussite et d'échecs ! Au moment où sa dépouille s'apprête à regagner son pays natal (cette nuit au réveil), pour des funérailles nationales prévues pour mardi prochain, nous rendons un vibrant hommage au soldat, à l'humanitaire, au médiateur, à l'homme politique, au chef d'Etat, bref à l'homme aux 72 vies.</em></strong>

26 mars 1991-8 juin 1992, puis 8 juin 2002-8 avril 2012 : Amadou Toumani Touré aura passé 11 ans en tout à la tête de l'Etat malien. Un temps au cours duquel le visage du Mali a radicalement changé et la vie du Malien s'est fondamentalement améliorée. Personne ne saurait nier, aussi bien au plan national qu'international, la mue subie par le Mali sous l'ère ATT. Si l'homme a réussi, c'est grâce à son sens du patriotisme, son cœur tendre, sa gestion concertée du pouvoir et sa gestion pacifique des conflits. Son crédo : la recherche perpétuelle de la paix, par le dialogue, le compromis, les concessions et tous moyens pacifiques.

<strong>"Professeur d'histoire-Géo" destiné soldat !</strong>

La transition démocratique malienne est indissociable de la vie d'ATT, mais l'enfant de Mopti est aussi un vaillant soldat, un humaniste, un médiateur et un Politique qui a fait ses preuves dans la gestion des affaires de  l'Etat. De son Mopti natal au palais de Koulouba, en passant par le camp des commandos parachutistes de Djicoroni, la vie du fils prodige du <strong>"Soudou baba"</strong> aura connu moult virages.

Amadou Toumani Touré est né le 4 novembre 1948 à Mopti où il grandit dans le quartier Wayinkoré. Il confie aux biographes qu'il garde de la Venise malienne le souvenir de tous ces petits métiers auxquels il s'adonnait : couture, élevage, pêche (au filet et à la ligne), labour, négoce. Et football.

Il fit son cycle fondamental à Mopti, Tombouctou, Bandiagara; avant de poursuivre ses études à l'Ecole normale secondaire de Badalabougou (ENSEC), à Bamako, d'où il décroche, en 1969, son diplôme en Lettres Histoire- Géographie qui le destine tout droit à la profession d'enseignant à l'instar de beaucoup de ses camarades de promotion qui sont aujourd'hui des professeurs d'enseignement supérieur.

<img class="alignleft size-full wp-image-2998578" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/11/ATT-Alpha.jpg" alt="" width="650" height="457" />Mais, la même année, sa carrière professionnelle va connaître un virage à 90° vers le métier des armes. En effet, quand un jour, il apprend qu'on recrute pour l'EMIA (Ecole militaire interarmes) de Kati, il se présente et fut admis.

Le nouvel élève officier de l'EMIA de Kati commence sa formation en 1969. Il sort en 1972 avec le grade de sous-lieutenant. Avide de connaissances, il suivra toute une série d'études et de formations durant sa carrière. Notamment à l'Ecole supérieure des troupes aéroportées à Riazan en URSS (1974-1975), au Centre national d'entraînement commando (CNEC) à Mont Louis en France (1978), à l'Ecole supérieure de guerre inter- armes (17ème Promotion) à Paris en France (1989-1990) et au Cours supérieur interarmes (42ème Promotion) à Paris en France (1990).

De toutes ces étapes, Amadou Toumani Touré aimait laisser entendre qu'il garde des souvenirs mémorables de son séjour à Riazan qui fut une étape importante dans sa formation militaire. Car, c'est une des plus grandes écoles de parachutisme au monde, d'où sont sortis le général Lebed et la plupart des généraux soviétiques sont des produits de Riazan. ATT y a fait un cours supérieur de commandant de compagnie, de chef de bataillon et de saut en parachute.

Au titre des promotions en grades, après celui de sous-lieutenant, Amadou Toumani Touré, est successivement promu lieutenant le 1er octobre 1974, capitaine le 1er octobre 1978, chef de bataillon le 1er janvier 1984, lieutenant-colonel le 1er octobre 1988, général de brigade le 8 juin 1992, et général d'Armée le 1er octobre 1996.

Il est nommé commandant de la Garde présidentielle, du 28 avril 1981 au 30 mars 1984. Le commandement du bataillon des paras commandos lui est confié par deux fois, en janvier 1984, puis le 14 mars 1991.

<strong>Le jour le plus…</strong>

Le 26 mars 1991, ATT conduit l'opération militaire qui renverse le régime du général Moussa Traoré, parachevant une révolution déclenchée par les associations du Mouvement démocratique. Amadou Toumani Touré venait de faire son entrée dans l'histoire du Mali, au-delà, celle du continent.

En effet, président du Comité de Réconciliation nationale-CRN- (26 mars) et du Comité de Transition pour le Salut du Ceuple-CTSP- (29 mars), il conduit la Transition malienne jusqu'au 8 juin 1992.

Cette Transition a été essentiellement marquée par certains actes forts. Tout d'abord, la tenue, du 29 juillet au 12 août 1991, de la Conférence nationale (que ATT lui-même a présidé, une première en Afrique), qui produira les textes fondamentaux comme le projet de Constitution, le Code électoral, la Charte des partis, l'Etat de la nation.

Ensuite, le calendrier des échéances électorales pour la mise en place des institutions de la IIIème République a été respecté ainsi qu'il suit : le 12 janvier 1992, référendum constitutionnel ; le 19 janvier 1992, élections municipales ; le 23 février 1992 et le 8 mars 1992, premier et second tours des élections législatives ; et les 12 et 26 avril 1992, premier et second tours de l'élection présidentielle.

Enfin, la signature, le 11 avril 1992 à Bamako, du Pacte national, consacrant le règlement du conflit du nord du Mali (déclenché en juin 1990), occupe une place de choix parmi les acquis de la Transition de 1991, au terme de laquelle le chef de l'Etat Amadou Toumani Touré remet le pouvoir aux civils, plus précisément à Alpha Oumar Konaré, conformément à ses engagements pris le 26 mars 1991.

<strong>Le bâton de pèlerin</strong>

Après la Transition, le Général Amadou Toumani Touré retourne dans les casernes, pour un repos bien mérité. Mais, convaincu qu'il peut être utile à l'humanité, il prend son bâton de pèlerin pour se consacrer à la réalisation d'actions sociales en faveur des plus démunis et de médiation là où il y a problème. Et les sollicitations pour bénéficier de son expertise émanent de partout. Commence la vie d'un véritable globe-trotter.

<strong>Première action forte :</strong> la lutte contre le ver de Guinée. Dès septembre 1992, Amadou Toumani Touré accepte, sur la demande du président Jimmy Carter, le parrainage du Programme d'éradication de la dracunculose au Mali, qui devient protocole d'accord relatif à l'éradication du ver de Guinée et à la lutte contre la cécité entre le Gouvernement de la République du Mali et Global 2000 Inc.

Depuis lors, ATT s'engage à fond pour l'éradication de cette maladie. Cet engagement personnel dans la lutte contre le ver de Guinée a été récompensé par le Centre Carter qui lui a décerné un prix. Celui-ci lui a été remis à la faveur de la 8è conférence régionale sur l'éradication du ver de Guinée en avril 2008 à Abuja (Nigeria) en présence de l'ancien président des États-Unis et de son épouse Rosaline Carter.

En août 1993, ATT crée la Fondation pour l'Enfance, pour manifester sa reconnaissance à l'endroit des enfants, des jeunes, qui l'ont constamment soutenu durant sa mission à la tête de l'Etat au cours de la transition démocratique de 1991.

Au-delà, la Fondation se veut un organe dynamique, engagé dans l'amélioration des conditions de vie des femmes, des enfants et des jeunes.

Les actions de la Fondation portent sur l'amélioration des conditions de vie des enfants, en intervenant dans leur protection, leur éducation et leur insertion, mais elle se consacre tout aussi largement à la promotion d'actions d'ordre social, économique, et culturel. Le but est d'œuvrer au développement économique et social des populations maliennes, en luttant contre la pauvreté et l'exclusion, surtout au profit des couches sociales en circonstances difficiles, à savoir les mères, les enfants, et les jeunes.

Bref, faire reculer la famine, l'analphabétisme, la maladie et favoriser la culture de la démocratie, de la paix et de la solidarité au profit des plus déshérités, telle est l'ambition de la Fondation pour l'Enfance, gérée de juillet 2002 à 2019 par la Première dame, Mme Touré Lobbo Traoré.

<strong>Après la dracunculose</strong>, ATT s'est attaqué à la poliomyélite. En juillet 1996, l'OMS le désigne membre du Comité international pour une Afrique libérée de la poliomyélite. Il est nommé président du Comité de pilotage des Journées nationales de vaccination (Jnv) contre la poliomyélite en octobre 1997.

En 1998, il fonde l'hôpital Mère-Enfant <strong>"Le Luxembourg"</strong>. La même année, il est nommé président du Comité de lutte contre le trachome.

Parallèlement aux œuvres de bienfaisance et à sa traque contre diverses maladies, Amadou Toumani Touré était régulièrement investi par les organismes internationaux de missions de médiation et d'observateur à travers l'Afrique.

En novembre 1995, le sommet des chefs d'Etat de la Région des grands lacs, réuni au Caire (Egypte), l'a choisi comme facilitateur dans le règlement du conflit dans cette zone.

En 1996, il dirige la mission d'observation de l'OUA lors des élections algériennes.

Le 12 juillet de la même année, à Lomé, au Togo, il est lauréat du <strong>"Diplôme de promoteur de la culture démocratique en Afrique</strong>" remis par l'Observatoire panafricain de la démocratie (Opad).

En 1999, ATT est nommé membre du Panel, Groupe international d'éminentes personnalités pour enquêter sur le génocide de 1994 au Rwanda et ses conséquences.

En 2000, le général Amadou Toumani Touré est mandaté par l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) en qualité d'Envoyé spécial du Secrétaire général de l'Oif, Boutros Boutros Ghali, auprès des chefs d'Etat membres de l'Oif, n'ayant pas encore adhéré à la convention d'Ottawa.

En juin 2001, ATT est mandaté en République centrafricaine en tant qu'Envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies, Koffi Annan, pour la République centrafricaine.

En avril 2011, le président Amadou Toumani Touré est membre, avec ses homologues d'Afrique du sud, du Congo, de la Mauritanie et de l'Ouganda, du panel de médiateurs sur la crise libyenne.

Au chapitre des médiations, il convient de revenir sur celle de la République centrafricaine qui a été l'une des plus riches en enseignements et des plus réussies.

Le médiateur Amadou Toumani Touré était parti pour deux semaines, mais il est resté deux années.

Au milieu des années 1990, la RCA a été plongée dans une grave crise militaire. Rien qu'en 1996, la Centrafrique a connu trois mutineries en trois mois. Il y avait un blocage institutionnel sans précédent. ATT est parti en Centrafrique sous l'égide de l'ancien président gabonais Oumar Bongo.

Plus tard, il a été rejoint par des troupes mises à disposition par les armées gabonaise, malienne, sénégalaise, tchadienne et togolaise.

Avec ces forces, ils ont constitué la MISSAB (Mission inter africaine de Surveillance des Accords de Bangui).

A Bangui, ATT a réussi une prouesse, celle de se rendre régulièrement dans les deux parties de la ville, coupée en deux : une partie sous contrôle des mutins notamment autour du camp Kassaï et l'autre partie aux mains des soldats loyalistes.

Bangui a occupé une place importante dans la vie d'homme et de soldat d'ATT. La MISSAB a fait du bon travail. Au moment où ATT et son équipe remettaient le commandement aux forces des Nations Unies, la capitale, Bangui, était calme. Un gouvernement d'unité nationale avait été mis en place et la vie avait repris son cours normal.

Les Centrafricains ont adopté le général <strong>"sauveur"</strong> comme un des leurs, de telle sorte qu'en 2002, quand il a décidé de se présenter à la Présidentielle, les populations de Bangui se sont cotisés pour lui envoyer leurs contributions. Mieux, ATT avait un passeport diplomatique centrafricain et de nombreuses décorations. Encore mieux : une forte délégation de Centrafricains serait attendue à Bamako pour les obsèques du Général.

<strong>Un modèle atypique </strong>

C'est de retour de Centrafrique, qu'Amadou Toumani Touré s'est lancé dans la politique pour briguer la magistrature suprême.

Le 1er septembre 2001, il demande et obtient sa mise en retraite anticipée de l'armée pour se lancer dans la politique. Candidat indépendant, il déclare sa candidature le 10 mars 2002 à Sikasso et est élu président de la République le 24 mai 2002, avec 64,35 % des voix au second tour, pour un premier mandat de cinq ans. Il est investi le 8 juin. Et réélu dès le premier tour le 29 avril 2007 avec 71,20 %. C'est dans sa vie d'homme politique que le président Amadou Toumani Touré a le plus étonné, avec ses idées, ses concepts, ses méthodes et, bien sûr, ses réalisations. Enumérer les initiatives et réalisations du président Touré relève de la gageure, mais durant ses mandats, le quatrième président du Mali a posé des actes forts dont certains méritent une attention de nos fidèles lecteurs.

Le consensus politique, la consolidation de la démocratie avec l'engagement des reformes institutionnelles, le respect des libertés individuelles, la gestion pacifique de la crise du nord, etc. sont autant d'actes politiques qui ont été extrêmement déterminants dans la vie de la nation, la paix et la quiétude sociales au Mali.

Le plus grand acquis des mandats du président de la République Amadou Toumani Touré, c'est, sans doute, sa méthode atypique de gestion politique du pouvoir ; une méthode qui a permis au peuple malien de retrouver son unité et sa cohésion interne indispensables pour pouvoir faire face aux défis du développement.

Arrivé au pouvoir en 2002 sous aucune couverture de parti, Amadou Toumani Touré a été d'emblée inspiré de <strong>"partager le pouvoir"</strong> dans un cadre de gestion concertée et consensuelle. Neuf ans durant, il n'a pas rompu avec ce mode de gestion <strong>"qui gagne"</strong>. Son slogan de campagne de 2002 : <strong>"Retrouvons ce qui nous unit"</strong> a profondément touché le peuple malien, qui l'a élu sur la base de ce message. Une fois élu, le président de la République a mis en pratique cette vision qui lui a permis de réunir, autour de sa personne et de son projet, toutes les composantes et forces politiques et sociales que compte le Mali. Il a fait en sorte que chaque Malien se sente citoyen à part entière, avec les mêmes droits et obligations. Il a mis autour d'une même table, autour de sa personne, des hommes et des formations politiques qui, quelques mois seulement avant son élection, se regardaient en chiens de faïence.

La méthode ATT, c'est son respect pour la personne et la personnalité de ses interlocuteurs et partenaires politiques, et pour tous les acteurs de la vie sociale du pays. Mais aussi la recherche et la mise en œuvre de l'approche consensuelle dans la résolution de tous les grands dossiers de la nation. Ce qui lui a permis d'instaurer l'apaisement sur les fronts politique et social pendant 9 bonnes années afin de pouvoir se consacrer aux actions de développement.

Tous les aspects positifs de la méthode <strong>"consensuelle"</strong> ATT concourent à l'apaisement que les Maliens ont vécu sous son ère et à créer les conditions d'une amélioration de la vie au quotidien des Maliens par le développement en termes de services vitaux de base : nourriture, santé, éducation, infrastructures, sécurité, emploi, image et rayonnement extérieur du Mali, etc., toutes choses qui ont constitué l'épine dorsale de sa politique de 2002 à mars 2012.

<strong>Crise du nord : le dialogue d'abord…</strong>

Quand le 23 mai 2006, des éléments incontrôlés ont attaqué la garnison de Kidal, réveillant le conflit du Nord-Mali, beaucoup de Maliens s'attendaient à ce que le président de la République lance les forces armées maliennes aux trousses des bandits armés et des populations touarègues. Mais ils ont vite été désorientés par l'appel du chef de l'Etat depuis Diéma (localité située dans la région de Kayes) où il était en visite. Un appel à la mesure et au discernement.

<strong><em>"C'est ici, à Diéma, dans le Kaarta, dans le Mali profond, que j'ai une pensée particulièrement douloureuse pour les évènements que notre pays a connus malheureusement ce matin. Cela fait mal ! Certes, mais nous devons, une fois encore, face à des épreuves, nous unir, renforcer notre solidarité, œuvrer pour l'unité et la cohésion nationales…Je demande, à chaque Malienne, chaque Malien, d'abord de garder le calme…Je voudrais convier toutes les Maliennes et tous les Maliens à savoir faire la part des choses. Ceux qui ont attaqué des postes militaires à Kidal ne doivent pas être confondus avec nos autres compatriotes Tamasheq et proches qui vivent avec nous, nos difficultés, qui ont choisi le Mali, qui ont choisi la loyauté et qui ont les mêmes droits que nous. Ne les confondez pas avec ceux qui ont tiré à Kidal (…) Il faut les aider, les assister, les encourager. Que personne ne fasse cette confusion dans les camps militaires, dans les camps de la Garde nationale, dans les services de la douane et tous les autres services de l'Etat, administration publique comme privée. Ne faites pas un amalgame entre celui qui a tiré là-bas, sur un poste militaire, et l'autre Malien qui, ici, travaille et s'occupe de sa famille…Où que je me trouve en République du Mali, je suivrai la situation avec responsabilité, mais aussi avec mesure… Au Mali, on n'a plus besoin de prendre des armes pour se faire entendre. La décentralisation est un statut particulier par lequel vos élus peuvent, par différentes voies, - administratives et politiques - transmettre vos doléances, vos suggestions et critiques aux autorités…Ce n'est pas une tragédie … C'est une situation que nous allons gérer en toute responsabilité "</em></strong>, avait laissé entendre ATT aussitôt après les événements de Kidal et Ménaka.

Éviter d'entraîner le Mali dans un engrenage ; tel fut, de bout en bout, le souci de Amadou Toumani Touré, un général d'armée, rompu au métier de la guerre, donc qui connaît plus que quiconque les conséquences (sociales, militaires, économiques…) de la gestion d'un conflit déjà enclenché.

Dans cette crise de 2006, ATT gérait en fait non seulement le Nord du pays (théâtre des opérations), mais aussi le Sud. Dans ce dernier cas, face à une pression sans cesse croissante, il lui fallait canaliser les ardeurs des va-t-en guerre, qui se trouvaient dans toutes les sphères, y compris dans son entourage et dans l'armée. Mais le chef de l'Eta a privilégié le dialogue, tout en continuant à sensibiliser ses concitoyens.

Cette méthode a réussi à 100%, car, jusqu'à fin de la crise (en 2009), on n'a décelé aucune <strong>"chasse aux sorcières"</strong> contre des populations touarègues, ni de la part des populations noires, ni de la part des forces armées et de sécurité. Il n'y a pas eu non plus d'exode ou d'exil massif des Tamasheq, encore moins de désertion à outrance des éléments intégrés dans l'armée et les autres forces para militaires.

Cet effort de ATT à l'intérieur, était parallèlement accompagné par un intense travail diplomatique à l'étranger. Il faut souligner à ce niveau l'implication du facilitateur algérien et le rôle humanitaire de la Libye, ainsi que les concertations régulières entre les différents chefs de la diplomatie malienne et les ambassadeurs accrédités au Mali.

La méthode ATT (sociale et diplomatique) a été renforcée, tout au long du processus, par les initiatives traditionnelles entreprises par les notabilités locales, les chefs de fractions et de tribus et les associations, et la Ligue populaire et sociale des tribus du Grand Sahara. Objectif commun : donner la chance à la paix, par le dialogue, la médiation. Sans faire la guerre, véritablement.

Quand la rébellion a éclaté à nouveau le 17 janvier 2012, tous les Maliens ont été témoins de la gestion faite par ATT de la situation, rendue plus salée par les effets de la crise libyenne, l'implication d'AQMI et des Djihadistes d'Ançardine. Les rebelles ont certes annexé certains camps et villes, mais jamais il n'étaient parvenus à s'aventurer dans les capitales régionales. Mais après son départ du pouvoir, Kidal, Gao et Tombouctou ont été occupées en l'espace de 72 heures et la République de l'Azawad proclamée le 6 avril, soit deux semaines seulement après l'arrivée de la junte de Amadou Haya Sanogo.

<strong>La mue</strong>

Durant ces dix dernières années, ATT a posé d'autres actes et actions qui marquent encore la vie nationale.

La création, le 25 août 2003, du Bureau du Vérificateur général, modèle canadien, est l'un de ceux-ci. Instrument de vérification de la gestion des ressources publiques, le BVG est là pour instaurer une culture de bonne gestion des finances publiques. Les Vérificateurs ont rendu des rapports accablants et plusieurs milliards de FCFA ont été recouvrés et des dossiers remis à la justice.

Aussitôt intronisé, ATT a initié le Programme des logements sociaux afin de permettre aux Maliens aux revenus faibles d'avoir leurs propres toits. A l'horizon 2012, plus de 50 000 Maliens devaient vivre sous leurs propres toits.

Le 4 décembre 2005, la Loi d'Orientation agricole est lancée par ATT. La LOA vise à garantir la souveraineté alimentaire et à faire du secteur agricole le moteur de l'économie nationale en vue d'assurer le bien-être des populations. Elle couvre l'ensemble des activités économiques du secteur agricole et péri-agricole notamment l'agriculture, l'élevage, la pêche et la pisciculture, l'aquaculture, l'apiculture, la chasse, la foresterie, la cueillette, la transformation, le transport, le commerce, la distribution et d'autres services agricoles, ainsi que leurs fonctions sociales et environnementales.

Le 6 février 2010, Amadou Toumani Touré procède au lancement des travaux du barrage de Taoussa d'un coût global de 130 milliards de FCFA. 139 000 hectares de périmètres agricoles devaient être aménagés en vue d'augmenter les revenus des populations, et d'assurer l'autosuffisance et la sécurité alimentaires. Le 25 octobre 2010, ATT lance les travaux de construction de l'autoroute Bamako-Ségou d'un coût global de 182 milliards de FCFA.

Ces deux projets constituent les plus importants jamais réalisés dans les secteurs agricole et routier au Mali.

Enfin, nous retenons de Amadou Toumani Touré qu'il est le <strong>"père"</strong> de l'Assurance Maladie obligatoire (AMO), régime dont lui-même confiait à qui veut l'entendre qu'il est sa plus grande satisfaction.

Nous ne saurons terminer sans cet acte de haute volée de Amadou Toumani Touré qui a sauvé le Mali d'une crise institutionnelle dont nul ne pouvait prévoir l'issue. C'était à la faveur du coup d'Etat de mars 2012. EN effet, pour le retour à l'ordre constitutionnel exigé par la CEDEAO,  Amadou Toumani Touré a accepté, de son plein gré, de remettre sa démission au représentant du médiateur de la Cedeao. En ces termes : <strong><em>"Mon devoir, comme je l'ai dit lorsque je m'impliquais il y a vingt deux ans, jeune officier, c'est le Mali que je voulais aider. En me présentant en 2002, comme candidat à l'élection présidentielle, c'est encore le Mali qui a inspiré ma décision. Je pensais que la petite expérience que j'ai vécue pouvait aider à soutenir ce pays. </em></strong>

<strong><em>Dans le cadre de la recherche de solution, je pense que la décision prise par la Cedeao et la communauté internationale est la meilleure. J'ai décidé de vous remettre ma lettre de démission, que vous allez remettre aux autorités compétentes pour permettre l'exercice plein et entier des dispositions de notre article 36. </em></strong>

<strong><em>Il faut que le Mali reste dans les dispositions de sa Constitution de février 1992. Je pense que c'est tout à fait normal, je le fais sans pression, (…) de bonne foi, (…), surtout pour l'amour que j'ai pour ce pays". </em></strong><strong>        </strong>

<strong> La Rédaction </strong>]]> </content:encoded>
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<title>In Memoriam: il y a deux ans, ATT nous quittait : Retour sur les pas d&amp;apos;un grand bâtisseur de nation !</title>
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<pubDate>Sat, 12 Nov 2022 01:36:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La relation fusionnelle entre le président Amadou Toumani Touré et le peuple malien demeurera éternelle en dépit des vicissitudes de la politique. Décédé le 10 novembre 2020, le général reste très populaire au Mali en raison de son humanisme, et de son engagement patriotique indéniable.

10 novembre 2020-10 novembre 2022 : il y a deux ans, jour pour jour, les Maliens apprenaient avec une vive émotion et douleur la disparition de l'ancien président de la République du Mali, le général à la retraite Amadou Toumani Touré.

"<strong><em>Soldat de la démocratie</em></strong>", ATT comme le surnomment ses concitoyens, est le principal artisan du multipartisme au Mali. Notre peuple doit une fière chandelle à cet homme souriant, charmant et très proche des préoccupations majeures des populations, singulièrement les plus humbles.

A 43 ans, lieutenant-colonel et commandant du Régiment des commandos parachutistes de Djicoroni-Para, il a rendez-vous avec l'Histoire. Il renverse à l'aube du mardi 26 mars 1991 le général Moussa Traoré au pouvoir depuis 23 ans et met fin à un grand bain de sang.

<img class="aligncenter size-full wp-image-2998577" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/11/ATT-26-mars.jpg" alt="" width="650" height="473" />Pour toute réponse aux demandes d'ouverture démocratique et d'amélioration des conditions de vie des populations, le régime de GMT tirait sur la foule, tuant ou blessant des centaines de manifestants. N'eut été la promptitude de l'enfant de Soudou Baba à mettre fin au carnage, nul doute que le bilan macabre allait longtemps s'étirer.

[caption id="attachment_1495402" align="alignleft" width="450"]<img class="wp-image-1495402 size-full" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/03/ATT.png" alt="" width="450" height="269" /> Amadou Toumani Toure ATT[/caption]

Aussitôt après le renversement du parti-Etat UDPM (Union démocratique du peuple malien), il proclame la démocratie et le multipartisme intégral, faisant de notre pays un exemple à suivre en matière de libertés individuelles et collectives, d'Etat de droit…

ATT fut également un homme de parole, honorant en cela une prescription divine et une valeur cardinale des cultures maliennes. A sa nomination à la tête du Comité de transition pour le salut du peuple (CTSP), il promet de rendre le pouvoir au président nouvellement élu au suffrage universel direct.

Le 8 juin 1992, il remet effectivement le pouvoir au président Alpha Oumar Konaré, candidat de l'Alliance pour la démocratie au Mali/Parti africain pour la solidarité et la justice (Adéma/PASJ), élu au second tour face à Tiéoulé Mamadou Konaté de l'Union soudanaise-RDA. L'homme, entré dans l'Histoire, pouvait dès lors se contenter d'une retraite dorée, mais c'était sans compter avec son énergie débordante et sa détermination à aider les Maliens à réaliser leurs rêves légitimes comme se soigner, s'éduquer, se loger, etc.

Pendant plus de dix ans (le temps des deux mandats du président AOK), il se donne à fond pour l'éradication du ver de Guinée à travers la Fondation pour l'Enfance qu'il préside et l'appui de la Fondation Carter. Les résultats obtenus sont phénoménaux. Les cas rapportés de dracunculose sont marginaux ou payés rubis sur l'ongle.

Mi-2001, alors que les luttes de succession font rage dans l'entourage du président Alpha Oumar Konaré, ATT démissionne de l'armée et se met au service de son Mali tant chéri. Avec le slogan "<em>Retrouvons ce qui nous unit",</em> il est triomphalement porté à la tête de l'exécutif face au candidat de l'Adéma/PASJ, un certain Soumaïla Cissé (paix à son âme).

Elu président de la République, ATT se révèle un grand bâtisseur de nation : des routes, ponts et chaussées, des aménagements hydroagricoles, des hôpitaux, des plateformes aéroportuaires, des universités mais aussi et surtout des logements sociaux sont construits au grand bonheur du peuple. Bref, le Mali est en chantier. Réélu en 2017 dès le 1er tour, ATT a le vent en poupe jusqu'à ce que survienne la crise libyenne. La Libye est bombardée par l'Otan. Kadhafi délogé et tué, son armée mise en déroute.

La légion étrangère libyenne se réfugie pour la plupart au nord du Mali, devenu une zone de non droit avec toutes sortes de trafics. Les défaites de l'armée poussent des militaires à prendre le pouvoir le 22 mars 2012 à moins de quarante jours de la fin du second mandat d'ATT. L'aventure conduit à la perte de la souveraineté du Mali sur 2/3 de son territoire.

<strong>La passion du Mali</strong>

Amadou Toumani Touré voit le jour le 4 novembre 1948 à Mopti. Il se dirige initialement vers une carrière d'enseignant en s'inscrivant à l'Ecole normale secondaire de Badalabougou.Il intègre finalement l'armée où il occupe plusieurs postes de haut rang après avoir suivi des formations au Mali et en ex-URSS : il commande successivement la garde présidentielle dans les années 70 puis le 33è Régiment des commandos parachutistes, les Bérets rouges, dans les années 80.

C'est en mars 1991 qu'il s'immisce sur la scène politique. Après des manifestations populaires réprimées dans le sang, il participe au coup d'Etat contre le général Moussa Traoré, prend la présidence du Comité de transition pour le salut du peuple et assure les fonctions de chef de l'Etat pendant la transition démocratique. Cette période permet, en 1992, à Alpha Oumar Konaré de devenir le premier président démocratiquement élu depuis l'indépendance en 1960.En remettant le pouvoir comme il s'y était engagé, ATT gagne ses galons de prestige et se voit affubler du surnom de "<em>soldat de la démocratie".</em>

En 2001, il demande et obtient sa mise en retraite anticipée de l'armée. Il décide de se lancer dans la vie politique en déposant sa candidature pour l'élection présidentielle de 2002.

Il est élu président de la République le 12 mai avec 64,35 % des voix au second tour. Son adversaire Soumaïla Cissé, ancien ministre, obtient 35,65 % des voix. Tout au long de sa carrière politique, il privilégiera le consensus, caractéristique qui jouera en sa faveur avant d'être taxée de faiblesse. Il lancera, en outre, d'importants chantiers d'infrastructures destinés à la modernisation du Mali.

Deuxième mandat (2007-2012)

Amadou Toumani Touré est réélu président de la République le 29 avril 2007 dès le premier tour. Il obtient 71,20 % des suffrages tandis que son principal concurrent, Ibrahim Boubacar Kéita, ne recueille que 19,15 % des voix.

Celui-ci conteste, à l'instar des autres candidats de l'opposition réunis au sein du Front pour la République et la démocratie, les résultats en raison de fraudes.

<strong>Coup d'état militaire de 2012</strong>

Dans la nuit du 21 au 22 mars 2012, il est renversé par un coup d'Etat, un peu moins de deux mois avant l'issue de son mandat. Les mutins du Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l'Etat (CNRDRE), dirigés par le capitaine Amadou Haya Sanogo, dénoncent la gestion du conflit au nord Mali entre l'armée et la rébellion touareg du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA).

Le pays, dont les deux tiers échappent au contrôle du pouvoir central, est depuis enlisé dans une crise sécuritaire en raison notamment des agissements de groupes djihadistes affiliés à Al-Qaida ou à l'organisation de l'Etat islamique.

Le 8 avril 2012, exilé à Dakar, au Sénégal, depuis le coup d'Etat, il annonce officiellement sa démission et mène dès lors une vie très discrète.

Son expatriation coïncide avec l'arrivée au pouvoir de l'actuel président sénégalais, Macky Sall, avec qui il nouera des liens étroits.

Retour au pays en 2017

Son arrivée, avec sa femme et ses deux filles (Fanta et Mabo), se fait dans la liesse alors qu'il bénéficie encore d'une certaine sympathie auprès de la population et de ses partisans au sein du Parti pour le développement économique et la solidarité (PDES). Dans la foulée, "IBK" l'invite à partager, à la résidence présidentielle, "<strong><em>un déjeuner entre frères".</em></strong>

Sa visite n'est que de courte durée et, après quelques jours, il reprend la direction du Sénégal. Son retour définitif n'intervient finalement qu'en décembre 2019. Il est alors accueilli par un millier d'affidés à son domicile privé.

Quelques jours plus tard, il participe à la célébration du 100e anniversaire de la création de sa ville natale, Mopti, événement lors duquel il déclare : <em>"Je m'investirai, je ferai tout ce qui est possible (en me basant) sur l'expérience que j'ai acquise, parce que je suis avant tout un soldat. Pour la paix, la sécurité, la cohésion sociale et le vivre ensemble, je ferai tout pour Mopti, mais je ne le ferai pas seul, nous le ferons ensemble".</em>

Le 15 septembre 2020, Amadou Toumani Touré assiste aux funérailles de celui qu'il a contribué à chasser du pouvoir, Moussa Traoré. Sont également présents ce jour-là, Amadou Haya Sanogo, à l'origine du coup d'Etat ayant destitué ATT en 2012 et Dioncounda Traoré, le président de la transition de 2012 à 2013.

<strong> La Rédaction</strong>

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<title>Décès de Boubacar Baba Diarra : Va en paix mon Général ! Tu étais une référence pour moi... !</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/deces-de-boubacar-baba-diarra-va-en-paix-mon-general-tu-etais-une-reference-pour-moi-2-2998574.html</link>
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<pubDate>Sat, 12 Nov 2022 01:20:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Pour le premier anniversaire de son décès (11 novembre 2021 - 11 novembre 2022) nous republions cet article que nous avons consacré lors du numéro spécial paru dans Aujourd’hui-Mali N°290 du 26 novembre 2021.  Le décès de l'Inspecteur Général de Police, Boubacar Baba Diarra, le jeudi 11 novembre 2021 des suites d'une maladie à 68 ans a été accueilli comme une grande perte pour le Mali. L'homme fut un cadre très compétent, rigoureux et honnête. Il a été conduit à sa dernière demeure au cimetière d'Hamdallaye, le vendredi 12 novembre 2021, par une foule de grands jours dont plusieurs personnalités du monde sportif dont le ministre de la Jeunesse et des Sports, Mossa Ag Attaher, l'ancien ministre Arouna Modibo Touré, le président du Comité national olympique et sportif du Mali, Habib Sissoko… Va en paix, Mon Général ! </em></strong>

Né le 14 juin 1953 à Bamako, l'Inspecteur général de Police, Boubacar Baba Diarra, nous a quittés le jeudi 11 novembre 2021 aux environs de 14 heures à l'hôpital du Point-G où il était hospitalisé pendant près de deux semaines. Auparavant, Baba avait séjourné à l'Hôpital du Mali pour des soins médicaux.

Hélas, Boubacar Baba Diarra n'est plus !  En plein bouclage consacré à la parution du journal du vendredi 12 novembre, j'ai été informé par mon ami et frère, Oumar Baba Traoré : <strong><em>"ABH, il y a une information concernant le Général Boubacar Baba Diarra. Il faut vérifier !"</em></strong>. Automatiquement, j'ai compris le message, mais il fallait quand même vérifier. C'est ainsi que j'ai appelé mon Tonton Moro Théra et mon frère et ami Soumaré pour me rassurer. "Oui ABH, le Général nous a quittés !" dira Moro Théra. Ce fut un coup dur pour moi. Mais, tout ce que Dieu fait est bon ! Prions pour le Général !

En fait, j'ai été informé de la maladie de Boubacar Baba Diarra par mon frère Seydou Moussa Traoré, chef du Service social de l'Hôpital du Mali par un coup de fil matinal. "<strong><em>ABH, tu es au courant que ton ami est malade"</em></strong> dira-t-il. Il s'agit de quel ami ? <strong><em>"Oui, le Général Boubacar Baba Diarra. Il était à l'Hôpital du Mali, finalement, nous l'avons transféré au Point-G. Je pense que son état de santé commence à s'améliorer petit-à-petit. Prions pour Lui". Après ce coup de fil, j'ai appelé son ami fidèle, Moro Théra pour en savoir davantage. "Effectivement ABH, le Général est malade. Mais Dieu merci, aujourd'hui. Prions pour Lui".</em></strong> Parole de Moro Théra ! Dès lors, on s'appelait presque tous les jours jusqu'à ce jour fatidique du jeudi 11 novembre 2021.

Personnellement, ma dernière rencontre avec le Général Boubacar Baba Diarra fut chez lui où il m'avait appelé pour échanger avec le Pdg de la Pharmacie Populaire du Mali (PPM) Mamadi Sissoko (il serait un ami du Général) afin qu'on se donne la main. Puisque le journal "Aujourd'hui-Mali" dénonçait la gestion de la PPM. <strong><em>"ABH, tu es mon frère et ami tout comme Sissoko. Je souhaite que vous puissiez vous réconcilier et vous donner la main. Vous êtes tous des jeunes"</em></strong>, dira Boubacar Baba Diarra. Comme je ne pouvais pas dire non au Général, finalement j'ai dit Oui.

Et mon dernier coup de fil avec le Général Boubacar Baba Diarra fut, il y a quelques semaines seulement avant sa maladie et juste après sa décoration à la dignité de Commandeur de l'Ordre national du Mali. Ce jour-là, j'avais besoin d'une photo de la décoration. Quand j'ai appelé le Général, il m'a répondu : <strong><em>"Merci beaucoup ABH, il faut prendre contact avec le photographe Kanté pour vous remettre quelques photos"</em></strong>. Et c'est ce que j'ai fait.  Tout cela, c'est pour vous montrer comment j'étais lié à Boubacar Baba Diarra, qui m'a toujours respecté et c'était réciproque. Il ne m'a jamais dit non quelques soient les problèmes. Et il ne m'a jamais menti. En un mot, mes relations avec le Général étaient devenues plus familiales que professionnelles. Baba Diarra était vraiment un homme sociable et prêt à tout pour les autres.  Et il n'hésitait pas une seconde pour se déplacer jusqu'à ATTbougou Niamanan pour venir saluer ma mère à la maison à chaque mois de carême avec sucre et enveloppe à l'appui. C'est pourquoi, j'avais de la peine pour annoncer le décès de Boubacar Baba à la maman. Finalement, j'ai attendu jusqu'au lendemain pour le faire et elle a compris.

Pour la petite histoire, c'est en réalité à cause de Boubacar Baba Diarra que j'ai rendu ma démission à L'Indépendant, après plus de 15 ans de service. Et il le fallait puisque la crise du football malien avait pris une autre tournure. J'ai été surtout victime de mon devoir de journaliste, notamment en disant la vérité sur cette crise. Malheureusement, j'ai été mal compris. On pensait que je soutenais la Femafoot sous la houlette du Général Baba Diarra et moyennant quelque chose. Ce qui était loin d'être vrai.

J'ai soutenu Boubacar Baba Diarra parce qu'il était dans la vérité. J'ai soutenu Boubacar Baba parce qu'il était victime d'un complot. J'ai soutenu Boubacar Baba parce qu'il m'a toujours dit la vérité. J'ai soutenu Boubacar Baba sans contrepartie.

Et quand j'ai décidé de quitter L'Indépendant, le Général a fait trois jours en train de pleurer puisqu'il n'était pas au courant de mon projet de création d'un journal. <strong><em>"ABH, je te demande vraiment de ne pas quitter. Je me sens très gêné puisque c'est à cause de moi que tu vas perdre ton boulot et quitter chez ton oncle. Je te demande de rester à cause de Dieu"</em></strong>, suppliait Boubacar Baba Diarra. Finalement, j'ai pu le convaincre.

Pendant cette crise du football monté de toutes pièces pour faire partir Boubacar Baba de la tête du football, nous avons joué notre rôle d'informer nos lecteurs avec des informations vraies. Finalement, Dieu nous a donné raison puisque le Général a pu terminer son mandat, malgré de nombreuses tentatives avec la mise en place d'un Comité de normalisation, qui a été dissout par la Fifa.

Sincèrement, le Général Boubacar Baba va nous manquer beaucoup. Il fut un cadre très compétent, rigoureux et bosseur. Et j'ai beaucoup appris auprès de lui.

Détenteur d'un Doctorat 3ème cycle option Sciences d'analyses et de gestion des organisations de l'Université de CAEN (Institut d'Administration des Entreprises UER : préparation aux affaires) Boubacar Baba a soutenu sa thème le 30 juin 1982 avec les félicitations du jury. Auparavant, il était diplômé de l'Ecole Nationale d'Administration (ENA) série Sciences économiques, après son baccalauréat au Lycée Technique de Bamako série Techniques Economiques. Il est également détenteur du diplôme du Cycle de Commissaire de l'Ecole Nationale de Police.  Boubacar Baba a effectué plusieurs études professionnelles et stages, notamment au Centre d'études de langues professionnelles à Accra, au Ghana, voyage d'études en Espagne centré sur le système de sécurité espagnol et des communautés autonomes, Auditeur de la 18è promotion de l'Institut des hautes études de sécurité de Paris en qualité de premier auditeur ressortissant d'un pays africain au Sud du Sahara, stage de formation à la Brigade financière et au service central de prévention de la corruption de la préfecture de police de Police, stage de formation à la Direction des affaires économiques et financières de la Direction centrale de la police judiciaire à Nanterre, en France.  L'Inspecteur général de police Boubacar Baba Diarra a participé à la session de formation sur la bonne gouvernance et transparence financière : système de contrôle financier et de lutte contre la corruption à l'Institut for Global Training de Washington aux USA et à la session de formation aux affaires économiques et financières : lutte contre la criminalité financière au Centre national de formation de la Police française à Gif-sur-Yvette. Sans oublier plusieurs autres stages de formation, entre autres à Yaoundé, au Cameroun, à Dakar au Sénégal, à Cotonou, au Bénin, à Ouagadougou, au Burkina, à Yamoussokro, en Côte d'Ivoire.

Boubacar Baba a occupé plusieurs postes de responsabilité dont le plus récent fut son poste de Conseiller spécial du président de la République, Pr Dioncounda Traoré, de mars 2013 à novembre 2013. Auparavant, il fut directeur national du Programme de gouvernance partagée de la paix et de la sécurité du Pnud de décembre 2012 à mars 2013 ; chef de Cabinet du ministre de l'Administration territoriale et des Collectivités locales sous Feu Général Kafoungouna Koné, de mars 2003 à juillet 2012.

Boubacar Diarra fut aussi chef de Cabinet du directeur général de la Police nationale, chef du Bureau d'études de la planification et de l'informatique de la Direction générale de la Police nationale, directeur administratif et financier du ministère des Forces Armées et des Anciens combattants, directeur du Département économique de la Direction générale des Services de la Sécurité d'Etat chargé spécialement de la lutte contre les infractions à caractère économique, de juillet 1991 à janvier 1992, directeur général de l'Office pour l'Exploitation des ressources hydrauliques du Haut Niger (Oerhn) de mars 1988 à avril 1991 ; directeur adjoint de la Direction centrale du matériel et bâtiments des Armées, cumulativement directeur administratif et financier de janvier 1987 à mars 1988, chef de la Division administrative et financière de la Direction centrale du matériel et bâtiment des Armées de septembre 1982 à janvier 1987 ; chef de Division économique de la Brigade d'investigations criminelles de la Direction générale des Services de Sécurité d'Etat d'avril à septembre 1979.

Ce n'est pas tout. Boubacar Baba Diarra fut Administrateur de l'Autorité du Barrage de Taoussa et Administrateur de l'Agence nationale de l'aviation civile en qualité de représentant du ministère de l'Administration territoriale et des Collectivités locales d'avril 2010 à juillet 2012 ; Administrateur représentant le ministère de la Défense nationale auprès de l'Office national des produits pétroliers de 1993 à 1995 ; Professeur vacataire à l'Ecole Nationale d'Administration chargé de l'enseignement de la <strong>"Théorie des organisations"</strong> de 1982 à 1983 ; Responsable du Comité d'élaboration du schéma directeur informatique de la Défense nationale pour l'automatisation des fonctions principales de gestion ; Expert du Comité spécial des Nations Unies chargé de l'élaboration d'une Convention sur la criminalité transnationale organisée et ses protocoles additionnels ; Rapporteur général de la Commission de sécurité, de la Commission de Défense et de Sécurité au Mali…

Boubacar Baba Diarra est également connu en terrain sportif. Président de la Fédération malienne de football d'octobre 2013 à octobre 2017 et membre de la Commission de football des Jeunes de la CAF U-17 ; Président du Djoliba Athlétique Club de mars 2012 à octobre 2013 ; vice-président du Bureau de la Fédération malienne de football de juillet 2005 à juillet 2009 ; Président d'honneur du Centre Salif Kéïta (CSK) depuis 2006 ; Membre du Bureau de la Fédération malienne de football de 1998 à 2002 ; vice-président du CSK de 1996 à 1998.

S'agissant des distinctions honorifiques, Boubacar Baba est Chevalier de la Légion d'Honneur de la République Française depuis 2012, Chevalier de l'Ordre national depuis 2000 et Commandeur de l'Ordre national du Mali depuis octobre 2021.

<strong>                                                                                El Hadj A.B. HAIDARA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mali : La cantatrice Mah Kouyaté N°2 quitte définitivement la scène</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 07 Nov 2022 17:36:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La cantatrice Mah Kouyaté N°2 est décédée lundi 7 novembre à Bamako, selon plusieurs proches de sa famille.</strong>

La griotte et chanteuse était l’une des musiciennes traditionnelles les plus suivies de la scène nationale. Connue pour son timbre de voix particulièrement apprécié de ses fans, Mah Kouyaté N°2 était issue d’une grande famille de griot et de musicien.

L’artiste avait donc fait ses débuts dans la musique dès son plus jeune âge notamment lors des cérémonies sociales. Sa voix séduit ses nombreux fans qui au-delà du Mali apprécient ses chansons de par le monde entier. Ce qui lui ouvre les portes d’une longue belle carrière artistique.

Mah Kouyaté a signé son premier opus « Diarabi » en 1996. Cette Album qui l’a relevée au Mali et au monde a été suivi en 2002 par « Sumu vol 1-2 », « GAN 2002 » et « Musolu » en 2002. Elle revient avec « Badenya Vol 1-2 », « Fimani Veste » , " Fimani Guitare " en 2003 et « Tariba » , « Nan Koumandjan Vol 1-2 » en 2004. Elle signe « Sumu vol 1-2 » en 2005 et « Masselala » en 2006.

Par Mohamed TOURE]]> </content:encoded>
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<title>La presse sénégalaise en deuil : Mamadou Salif Diallo tire sa révérence à 53 ans !</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/la-presse-senegalaise-en-deuil-mamadou-salif-diallo-tire-sa-reverence-a-53-ans-2997746.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 05 Nov 2022 01:25:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le journaliste sportif sénégalais, Mamadou Salif Diallo a tiré sa révérence, le lundi 31 octobre 2022 à l'âge de 53 ans dans un hôpital à Dakar. Un vibrant hommage a été rendu à ce diplômé de la 26e promotion du Centre d'études des sciences et techniques de l'information (Cesti) pour services rendus au sport.</em></strong>

C'est avec consternation que le monde du sport et de la presse sportive a appris, le décès brutal du journaliste sportif sénégalais Mamadou Salif Diallo, survenu le lundi 31 octobre 2022 dans un hôpital à Dakar. Il fut chef du service des sports de l'Agence de presse sénégalaise, coordonnateur général du Réseau des journalistes sportifs de la Fédération atlantiques des agences de presse africaine (RJS-Faapa), créé en mai 2022 et membre de la Commission média de notre organisation, la Confédération africaine de football (Caf). Et il a couvert plusieurs événements sportifs africains et mondiaux notamment la Coupe d'Afrique des nations (Can), la Coupe du monde et des Jeux olympiques.

Mamadou Salif Diallo sera un grand absent à la Coupe du monde 2022 dont le coup d'envoi sera donné le 20 novembre prochain au Qatar avec les Lions de la Teranga du Sénégal.

Dès l'annonce du décès, le président de la Fédération malienne de football, Mamoutou Touré dit Bavieux, a présenté ses condoléances à la presse sportive sénégalaise et à la famille du défunt. <em>"J'ai appris avec consternation et tristesse le décès du journaliste sportif sénégalais, Mamadou Salif Diallo, survenu ce lundi 31 octobre à Dakar. Membre de la Commission média de notre organisation, la Confédération africaine de football, sa disparition est une énorme perte. Au cours des rencontres que nous avons eues lors de la dernière Can Cameroun 2021, je garde de lui l'image d'un homme ouvert d'esprit et très rigoureux. Je présente à sa famille durement éplorée, à la presse sénégalaise ainsi qu'à la Fédération sénégalaise de football mes condoléances les plus attristées. Je prie Allah SWT de l'accueillir parmi les Bienheureux !"</em> Propos de Bavieux Touré.

<em>"La faucheuse a encore frappé. Notre ami, frère et confrère Mamadou Salif Diallo (Zale) s'en est allé de suite d'une maladie. C'est une réelle perte pour l'humanité, pour notre réseau et le journalisme globalement. En mon nom et au nom du Réseau des journalistes sportifs des agences de presse africaine qu'il coordonnait, je présente mes condoléances à sa famille, amis et confrères. Que le Tout-Puissant nous donne la force de surmonter cette nouvelle épreuve. Nous craignions le pire en ayant perdu tout contact avec lui, fin septembre. Des nouvelles rassurantes sur nous parvenait ici là, mais on ne t'a jamais retrouvé. Si dynamique que tu étais. Mais ainsi est faite la vie. Avant qu'il ne parte pour ce long voyage, notre regretté Salif et moi avions travaillé sur un plan d'action devant permettre de dynamiser le Réseau et la présence des journalistes sportifs africains dans les événements majeurs. Cette œuvre sera poursuivie, si Dieu le veut"</em>, a souligné le secrétaire général du Réseau des journalistes sportifs des agences de presse africaine, Sidy Mohamed Dembélé.

<strong>                                                                                        </strong>

<strong> El Hadj A.B. HAIDARA</strong>

<strong> </strong>

<strong>Disparition : La Caf attristée par le décès de Mamadou Salif Diallo !  </strong>

La Confédération africaine de football (Caf) est profondément attristée par le décès du journaliste d'origine sénégalaise Mamadou Salif Diallo, survenu cette semaine. L'instance a publié, ce mardi, un communiqué pour déplorer la disparition de ce grand reporter qui repose désormais au grand cimetière musulman de Vélingara (Sud). Salif Diallo, qui était le chef du département des sports de l'Agence de presse sénégalaise (APS), était également un collaborateur du site officiel de la Caf, CAFOnline.com, jusqu'à son décès.

Le secrétaire général de la Caf, Veron Mosengo-Omba, a salué l'impact de Diallo sur le journalisme de football africain, en louant son dévouement au jeu sur le continent.  <em>"Salif nous manquera, son altruisme et son dévouement au football africain nous manqueront. J'ai beaucoup de bons souvenirs de lui, notamment notre première rencontre il y a de nombreuses années à Dakar. Lors de cette rencontre, il était clair que Salif était éthique, juste et robuste. Il posait les questions qui devaient être posées, sans malice. Il vivait le football africain alors que nous avons désespérément besoin de nombreuses personnes comme lui pour changer l'image de notre continent. Nous présentons nos sincères condoléances à sa famille, ses amis et ses collègues"</em>, écrit Mosengo-Omba.

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<title>Hommage à Zarawana</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/hommage-a-zarawana-2997006.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 31 Oct 2022 01:01:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[C’est depuis Cotonou que j’ai reçu le coup de fil de  mon frère Abdoulaye MAIGA m’annonçant la triste nouvelle  quelques instants après son décès. Zarawana, Yehiya pour les uns , Jean pour les autres était mon grand frère, mon frère , mon camarade et mon ami. Un homme d’une dignité  et d’un courage rare qui a inspiré notre génération . Il aimait sincèrement ceux que la vie a mis sur son chemin. Je sais la tristesse que sa disparition nous  cause à tous. Prions pour notre frere, pardonnons lui. Je prie pour le repos éternel de son âme . Que le Tout Puissant lui accorde son paradis éternel . Que Dieu apaise le cœur de tous. Amina ya Rabbi

<strong>Sormoye Boussanga </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L&amp;apos;URD perd un cadre valeureux : Kadara Seydou Thiam n&amp;apos;est plus !</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/lurd-perd-un-cadre-valeureux-kadara-seydou-thiam-nest-plus-2996767.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 29 Oct 2022 01:27:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Kadara Seydou Thiam (le frère ainé de Racine Thiam, ancien Directeur de la cellule de communication de la Présidence de la République, également cadre de l''Urd) est décédé le vendredi 21 octobre 2022. Si sa mort a été durement ressentie comme un couperet au sein de sa famille biologique et ses camarades du quartier de Badalabougou-Sema 1, elle a été autant pour sa famille politique, à savoir l'URD. D'ailleurs, le parti de la poignée de main, à travers un communiqué signé du président Gouagnon Coulibaly,  a présenté ses condoléances suite à cette triste disparition.  <em>"Le président du parti a le regret de vous informer du décès brutal, le vendredi 21 octobre 2022 du camarade Kadara Seydou Thiam, membre de la section de la commune 5 et du Bureau Exécutif National….En cette circonstance douloureuse, le parti présente à sa famille biologique et à l'ensemble des militants et sympathisants ses  condoléances les plus attristées, sa solidarité et son réconfort.   Puisse Allah accueillir l'âme du disparu dans son paradis éternel… "</em> peut-on lire dans ledit communiqué.

Notons que ses obsèques se sont déroulées le samedi dernier à Badalabougou-Sema 1.<strong>               </strong>

<strong>La Rédaction</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Décédé le 17 octobre en France :Younoussi Touré conduit à sa dernière demeure dans la plus grande simplicité</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/decede-le-17-octobre-en-france-younoussi-toure-conduit-a-sa-derniere-demeure-dans-la-plus-grande-simplicite-2996777.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/necrologie/decede-le-17-octobre-en-france-younoussi-toure-conduit-a-sa-derniere-demeure-dans-la-plus-grande-simplicite-2996777.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 29 Oct 2022 01:26:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Décédé le 17 octobre en France à la suite de maladie, l'ancien Premier ministre Younoussi Touré a été conduit le vendredi dernier à sa dernière demeure au cimetière de Sotuba par une foule des grands jours mais surtout dans une sobriété voulue par le défunt.</em></strong>

<strong><em>Il a voulu l'humilité"</em></strong> jusqu'à sa tombe. Ce témoignage de l'un des ex-collaborateurs et compagnon politique de l'ancien 1er Premier ministre du Mali  de l'ère démocratique et ex-président de l'Assemblée nationale Younoussi Touré  pouvait résumer la sobriété qui a entouré les obsèques de cet illustre homme d'Etat. Pas de trompette de la Grande chancellerie des ordres nationaux, ni d'oraison funèbre, seulement un cercueil couvert du drapeau national. Voilà comment on pouvait décrire les obsèques de l'ancien Premier ministre dont la prière mortuaire s'est déroulée sur le terrain de football de l'Hippodrome en Commune II du District de Bamako non loin de sa résidence.

Côté officiel, plusieurs personnalités politiques, administratives, de la société civile de premier plan ont pris part aux obsèques. Au nombre desquelles, des membres du gouvernement avec au premier plan le Premier ministre intérimaire Abdoulaye Maïga, des membres du Conseil national de la transition, des diplomates. Sans oublier l'ex-chef de l'Etat Dioncounda Traoré, des anciens Premiers ministres et surtout sa famille politique URD et les présidents de nombreuses formations politiques de la place. A ceux-ci, il faut ajouter ses voisins du quartier qui ont massivement fait le déplacement pour lui un rendre un dernier hommage.

Plusieurs témoignages ont été rendus en privé sur ce qui a été la vie de ce grand commis de l'Etat surtout distingué par ses compétences, sa simplicité, son humanisme. <strong><em>"J'ai été opéré par le passé, lorsque j'ai été réveillé après l'anesthésie, j'ai vu deux personnes à mon chevet, ma femme et Younoussi Touré. C'est une personnalité qui a voulu vivre discrètement, agir discrètement et aujourd'hui c'est à son honneur de lui reconnaitre cela", </em></strong>a confié à la presse, un de ses camarades de promotion, le journaliste Mamadou Kaloga. L'ancien Premier ministre Soumana Sako a reconnu dans son témoignage que Younoussi Touré était un responsable ferme, mais qu'il ne se souvient pas en une seule occasion l'avoir vu hausser le ton contre l'un de ses collaborateurs. De la mosquée de l'Hippodrome, à ses voisins du quartier, tous rivalisaient d'éloges de son humanisme, de son humilité.

<strong><em>"La force de Younoussi dans le quartier ce n'était pas sa richesse, mais plutôt sa disponibilité à être au chevet de ses voisins lors des événements heureux ou malheureux. D'ailleurs, lorsque ses oranges venaient de son champ, il les partageait avec nous tous"</em></strong>, nous a confiés un de ses voisins.

Pour rappel, avant son décès, Younoussi Touré a exprimé le souhait d'être inhumé sans cérémonie officielle avec des honneurs de la nation. Une volonté respectée durant ses obsèques. Ce, malgré les différents postes qu'il a occupés.  <strong>                     </strong>

<strong>Kassoum Théra</strong>

<strong> </strong>

<strong>Décès De Younoussi Touré :</strong>

<strong>L'hommage des jeunes de l'URD à leur père, à leur président, à un patriote</strong>

<strong><em>Ce lundi 17 octobre 2022 ressembla au vendredi 6 novembre 2015 et au vendredi 25 décembre 2020 pour les jeunes de l'URD. Oui, le vendredi 15 novembre 2015, au matin nous apprîmes le décès de notre PDG, le 4e vice-président du parti, Lassana Koné. Encore le vendredi 25 décembre 2020 au petit matin, nous apprîmes le rappel à Dieu de notre Champion, l'espoir de tout un peuple, l'honorable Soumaïla Cissé et ce lundi 17 octobre 2022, les militantes et militants de l'URD, bref le peuple malien tout entier ont appris la disparition du président d'honneur et premier président du parti et de surcroit ancien Premier ministre, le 1er Premier ministre, voudrais-je dire, de l'ère démocratique au Mali, Younoussi Touré.</em></strong>

Cette nouvelle qui nous est tombée dessus tel un couperet, a non seulement attristé sa famille biologique, sa famille politique, mais aussi l'ensemble des Maliennes et des Maliens, car Younoussi avait une dimension nationale, voire internationale. Mais à Dieu nous appartenons, à lui nous retournons.

Nous nous savons tous mortels certes, mais la mort du président Younoussi Touré laissera un vide qui sera difficile à combler, car l'homme, malgré sa retraite politique, était resté un conseiller assidu et neutre, mais surtout un repère pour le parti et sa frange juvénile. Quand j'ai appris son décès, je me suis rappelé certaines de nos conversations à sa résidence, il me disait qu'il rendait grâce à Dieu, car malgré son âge il était en bonne santé. A ma question de savoir quel était son secret, sa réponse a été le sport qu'il pratiquait au quotidien. Ensuite, il m'a signifié que toute sa vie durant, il a observé la sieste en milieu de journée avant de me conseiller d'en faire autant.

Nous nous rappelons de son discours d'investiture lors de l'assemblée constitutive de l'URD, tenue en juin 2003 au Palais des congrès de Bamako, devenu plus tard Centre international de conférences de Bamako. Ou encore du discours de clôture qu'il a prononcé en avril 2008 lors du 2e congrès ordinaire au CICB. Un discours bilan pour un parti qui a à peine cinq ans d'existence, dont voici quelques passages emblématiques :

<strong><em>"Les résultats auxquels nous sommes parvenus, dans un délai relativement court, sont essentiels pour la vie de notre parti : Nous avons procédé à la : </em></strong><strong><em>- relecture des textes de base du parti,</em></strong>

<strong><em>- et surtout à l'élection du nouveau bureau exécutif national et de la commission de contrôle financier, de conciliation et d'arbitrage.</em></strong>

<strong><em>C'est pour moi l'occasion d'exprimer mes sincères remerciements au congrès pour nous avoir fait confiance. Nous demandons le soutien de tous les camarades dans l'accomplissement de notre lourde mission.</em></strong>

<strong><em>J'adresse mes vives félicitations aux membres du nouveau bureau et les exhorte à redoubler d'effort pour être à la hauteur des nouvelles missions que le parti vient de nous confier".</em></strong>

[caption id="attachment_1507772" align="alignleft" width="450"]<img class="size-full wp-image-1507772" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/04/ABDRAHAMANE-DIARRA.png" alt="Abdrahamane Diarra, nouveau présidente de la jeunesse URD" width="450" height="459" /> Abdrahamane Diarra[/caption]

Cher camarade président, ce passage comme bien d'autres prouve à suffisance ton humilité, ton sens du militantisme et ton attachement à l'unité et au rassemblement.

Oui, militant tu as été de la base au sommet. Permettez-moi d'évoquer cet autre souvenir, je me rappelle de ce jeudi soir en avril 2008 quand tu nous as reçu à ta résidence pour parler de la crise que connaissait notre parti à l'époque. Ce jour, nous étions venus en groupe de jeunes pour exprimer notre attachement au respect des textes du parti et nous plaindre de la lenteur dans la résolution de cette crise.

Face à notre ardeur et à la fougue de la jeunesse tu nous as opposé ta sagesse, oui ta grande capacité d'écoute. Après nous avoir laissé nous exprimer tous, ta réponse a été très courte, mais pleine de sens. Je vous ai compris et d'ajouter que c'est inhérent à notre âge et quand il avait cet âge il agissait de la même manière, mais aujourd'hui compte tenu de ses responsabilités on ne lui laisse aucun autre choix si ce n'est la sagesse et le sens de l'écoute. Je ne saurais terminer cet hommage à notre président sans parler de ces échanges que j'ai eus avec lui il y a de cela quelques mois sur la situation actuelle de notre parti. Cher président j'ai retenu que ton souhait était que les gens finissent par se comprendre car les Maliens fondent un réel espoir sur l'URD et pour être au rendez-vous, le parti doit rester uni. Bref, l'unité et la cohésion étaient des vertus chères à toi.

A-t-on besoin de rappeler que le président Younoussi durant son passage à la tête de notre parti, s'est illustré par une méthode rigoureuse de gestion du parti et surtout par le strict respect des textes et règles établis. Alors ses héritiers que nous sommes, avons désormais la lourde et exaltante responsabilité de préserver les immenses acquis du parti au grand bonheur des militants et du peuple malien qui fondent de l'espoir sur l'URD.

Cher président, nous te souhaitons le repos éternel au Paradis.

<strong>Abdrahamane Diarra, Président de la Jeunesse URD</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali: L&amp;apos;ancien leader de l&amp;apos;AEEM Yahia Oud Zarawana n&amp;apos;est plus</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/mali-lancien-leader-de-laeem-yahia-oud-zarawana-nest-plus-2996693.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 28 Oct 2022 10:43:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L'ancien secrétaire général du Bureau de coordination nationale de l'Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM), en 1994, Yahia Oud Zarawana dit "Zara" est décédé dans la nuit du jeudi 27 octobre 2022 à Bamako, annonce une source proche de sa famille</strong>

Leader charismatique de la période d'après le Mouvement démocratique, Yahia Zarawana a été arrêté par les forces de l'ordre au fort moment de la lutte syndicale sous le régime de l'ancien président Alpha Oumar Konaré pendant qu'il avait comme Premier ministre Ibrahim Boubacar Keita qui avait maté l'AEEM qui réclamait de meilleures conditions d'études pour les élèves et étudiants du Mali.

Juriste de formation, Yahia Oud Zarawana est titulaire d'un Diplôme d'études approfondies (DEA) en droit, qu'il obtenu à l'Université de Grenoble en France, avant de passer le concours d'Aptitude à la profession d'avocat (CAPA) à l'Ecole des avocats de Lyon en 2005. Il s'inscrit alors comme avocat au Barreau de Paris.

Après son retour au Mali en 2007, il servira dans l'administration publique malienne notamment au ministère des Affaires religieuses et du Culte en 2014 en qualité de chargé de mission.

<strong>Par Aboubacar TRAORE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Décès de Younoussi Touré :  La Nation pleure un grand intellectuel, rigoureux, loyal et honnête ! Les obsèques sont prévues aujourd’hui à l&amp;apos;Hippodrome. Sans les hommages honorifiques de la Chancellerie nationale, une de ses volontés</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 21 Oct 2022 11:48:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>"Inna lillahi wa inna ilayhi raji'un Allahouma ajirni fi musibati". Cette formule islamique tirée de la sourate Al Baqara verset 156 et prononcée lors d'un malheur a encore frappé le Mali, dans la cour des grands commis ayant servi la nation, plus précisément dans la famille Touré de Niodougou, cercle de Niafunké. Elle peut se traduire par : "C'est à Dieu que nous appartenons et c'est à Lui que nous retournons". Eh oui, Younoussi Touré est décédé tôt dans la matinée du lundi 17 octobre 2022 à Paris, en France, des suites de maladie. La terrible nouvelle fut annoncée par son parti politique, l'URD, et, comme une traînée de poudre, elle s'est répandue dans le monde entier à travers la toile. Fondamentalement, le choc est immense à Bamako et à l'intérieur du Mali tant Younoussi fut le prototype même du commis de l'Etat et d'homme politique travailleur, honnête et resté digne jusqu'au bout du souffle. Sur ses 81 ans sur terre, près de 50 ont été consacrés à sa patrie et à l'Afrique, deux entités qui pleurent aujourd'hui un grand intellectuel. Cet après-midi, Younoussi reposera éternellement dans sa dernière demeure au cimetière de Sotuba au terme d'un hommage mérité à son domicile bamakois au quartier Hippodrome. </em></strong>

Enfant exemplaire du village, il le fut ! Brillant élève et étudiant modèle, il le fut ! Cadre fonctionnaire de l'Etat intègre, il le fut ! Homme politique honnête et visionnaire, il le fut ! Notabilité humble et fervent musulman, il le fut ! Oui, Monsieur Younoussi Touré fut puisqu'il n'est plus de ce monde. Le natif de Niodougou a perdu, lundi matin dans un hôpital de Paris, le seul combat que nul ne gagne, celui contre la mort.

<strong>Une lourde perte</strong>

Certes, Younoussi Touré n'a pas été l'homme politique le plus influent, encore moins le meilleur fonctionnaire que le Mali ait connu, mais la nouvelle de sa disparition a eu l'effet d'une bombe qui renvoie aux décès de ses illustres devanciers au <strong>"Royaume de la vérité"</strong>, à savoir Modibo Kéïta, Moussa Traoré, Amadou Toumani Touré, Soumaïla Cissé, Ibrahim Boubacar Kéïta, Soumeylou Boubèye Maïga et autres.

Le monde politique d'ici et d'ailleurs, sa grande famille politique, l'URD, et l'ensemble du peuple malien ont accueilli cette perte comme un coup dur pour la nation tant furent énormes les œuvres de Younoussi pour son pays et surtout que ses concitoyens ont toujours besoin de ses services.

<strong><em>"A sa famille durement éplorée et à la section URD de Niafunké, le Pr. Salikou Sanogo et l'ensemble des membres du BEN URD présentent leurs sincères condoléances. Dors en paix Monsieur le Président, le peuple Urd ne t'oubliera jamais !"</em></strong> Telle fut la réaction de son parti dès l'annonce du décès de Younoussi.

L'Adéma/PASJ salue la mémoire d'<strong><em>"un grand serviteur de l'Etat, une personnalité politique de premier plan, dont la contribution à la réconciliation nationale, à la cohésion sociale et au rassemblement des forces vives du pays a été très importante".</em></strong>

Le parti de l'Abeille juge Younoussi comme <strong><em>"un travailleur acharné, loyal, fidèle, modèle achevé de compétence et de dévouement à la cause nationale".</em></strong> Puis, l'hommage de l'Adéma confirme ce que toute le monde sait déjà : <strong><em>"Younoussi Touré avait une parfaite maîtrise de tous les dossiers de l'Etat"</em></strong>. Et de conclure que <strong><em>"le Mali vient ainsi de perdre l'un de ses fils illustres. Cette perte lourde, brutale et inattendue intervient à un moment crucial dans la vie de la nation, où la communion et l'entente de tout le peuple malien sont souhaitées pour surmonter la perte des frères et sœurs, dont la contribution est capitale dans l'atteinte des objectifs de développement du pays". </em></strong>

De son côté, Me Demba Traoré, membre du BEN-URD et très proche du défunt, couche sur papier un témoignage émouvant : <em>"Que d'épreuves pour le peuple de l'URD ! Le choc est terrible, indescriptible. Oh quelle tristesse de te voir perdre l'ultime bataille contre la maladie à un moment où la nouvelle génération avait encore besoin de ton immense expérience d'homme d'Etat plein de sagesse, de militant émérite, de dirigeant exemplaire et respecté qui a dédié son combat politique à la réconciliation nationale, à la justice et au développement de son pays, le Mali. Tu as dirigé des institutions nationales et sous-régionales avec honneur et dignité. Cadre d'une compétence et d'une probité morale irréprochables, tu as marqué toutes et tous par ta simplicité, ton humanité, ta grande sagesse. Comment pourrais-je oublier ton humilité, ta grande capacité d'écoute et le respect que tu as toujours voué</em> <em>aux autres ? Tu as dirigé notre parti, l'URD, avec courage, loyauté, fidélité sans jamais t'éloigner des règles du jeu démocratique, avec comme seule bréviaire la vérité, rien que la vérité. Ton leadership, ta carrière et ta collaboration unanimement appréciés et admirés, ta complicité sinon ta complémentarité avec ton défunt et inoubliable frère Soumaïla Cissé, ont fait de l'URD le parti le mieux structuré, le mieux implanté et le plus envié sur l'échiquier politique national. Oh que de sacrifices consentis ! Je t'ai vu arpenter les couloirs et les salles de réunion de l'Assemblée nationale pour t'acquitter, dans les règles de l'art, de tes devoirs de parlementaire, je t'ai vu faire le tour du Mali pour visiter tes camarades de l'intérieur, parfois dans des conditions de voyage très difficiles, mais avec enthousiasme et détermination".</em>

Cet extrait du témoignage associé à d'autres tout aussi poignants d'amis et aux communiqués d'hommage des partis (dont nous faisons ici l'économie) décrivent à suffisance les qualités socio-humaines, professionnelles et politiques de Younoussi Touré de son vivant.

<strong>Homme politique affirmé</strong>

Justement, l'homme a fait œuvre utile tout au long de son existence dans ce monde des mortels de sa naissance le 1er janvier 1941 à Niodougou à sa mort le 17 octobre 2022 à Paris.

Sur son cursus scolaire et universitaire, les archives nous rappellent que Younoussi Touré a suivi ses études primaires et secondaires à Niafunké, à l'Ecole des artisans soudanais, à l'Ecole normale de Sévaré, à l'Ecole normale de Katibougou et au lycée Askia Mohamed. Il commence ses études universitaires en 1963 à l'Université d'Abidjan, d'où il sort en juin 1965 avec le diplôme d'études économiques générales (DEEG). Il continue ses études à l'Université de Dakar à l'Ecole de formation technique de la Banque de France. Il est titulaire d'un diplôme d'études supérieures spécialisées en sciences économiques.

A l'Université de Dakar, il est secrétaire général de l'Association des étudiants et stagiaires maliens à Dakar (AESMD). A ce titre, il participe à la grève qui dénonce le coup d'Etat militaire contre le président ghanéen Kwamé Nkrumah en 1966.

Sur sa carrière professionnelle, Younoussi Touré a travaillé à la Banque centrale du Mali dont il a été le directeur général, avant de devenir, plus tard, conseiller spécial du gouverneur de la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Bcéao).

Avec l'avènement de la démocratie multipartite au Mali, Younoussi Touré est nommé comme le 1er Premier ministre de l'ère démocratique le 9 juin 1992 par le président élu Alpha Oumar Konaré. Mais, suite à des remous sociaux, il démissionne au bout de dix mois, le 12 avril 1993.

Alors, Younoussi reprend du service dans son domaine de prédilection à savoir l'économie et la monnaie. En effet, en 1995, il est nommé commissaire de l'Uémoa suivant Acte additionnel n°02/1995 portant nomination des membres de la Commission de l'Union économique et monétaire ouest-africaine. Il figurait sur la même liste que d'autres sommités comme Justin Damo Baro (Burkina Faso), Kalou Doua Bi (Côte d'Ivoire), Laouali Baraou (Niger), Ousmane Seck (Sénégal) et Yaovi Prosper Adodo (Togo). Selon des connaisseurs, c'est la meilleure combinaison de commissaires que la Commission de l'Uémoa ait eue.

Durant son mandat, le représentant du Mali qu'il était a rehaussé l'image du pays en laissant des traces indélébiles grâce à des résultats appréciables notamment au sein du Département des politiques économiques et de la fiscalité intérieure.

Ce Département a en charge les politiques communes de l'Union, dans les domaines ci-après : l'harmonisation du cadre juridique et comptable des finances publiques ; l'harmonisation des fiscalités intérieures, directes et indirectes et la mise en œuvre du programme de transition fiscale; la surveillance multilatérale de la convergence et des performances des politiques macro-économiques ; le suivi de la politique monétaire, des marchés financiers et la microfinance ainsi que la mise en œuvre de la liberté de circulation des capitaux ; l'appui aux réformes des systèmes de passation des marchés des Etats membres ; l'assistance aux Etats membres dans le cadre des négociations avec les institutions financières internationales les analyses, études et prévisions économiques ; le renforcement des capacités des Etats membres en matière d'élaboration et  d'évaluation de politiques économiques ; et la production de statistiques pour les organes et les institutions spécialisées de l'Union et l'amélioration de la performance des systèmes statistiques nationaux.

Après l'Uémoa, Younoussi Touré regagne le bercail pour reprendre les activités politiques.

En 2002, son parti l'Adéma/PASJ, avec comme candidat Soumaïla Cissé, perd l'élection présidentielle. En 2003, il quitte, avec Soumaïla Cissé, le navire Adema miné par une grave crise sur fond de trahison.

Membre fondateur de l'Union pour la République et la démocratie (URD), il en fut le président pendant onze ans (2003-2014) et le président d'honneur jusqu'à son décès (2014-2022).

En août 2007, Younoussi Touré se porte candidat aux élections législatives dans la circonscription de Niafunké. Il est élu dès le 1er tour avec son colistier Baba Oumar Boré. En septembre 2007, il est élu premier vice-président de l'Assemblée nationale.

Le 8 juin 2012, Younoussi est désigné président de l'Assemblée nationale suite au coup d'Etat militaire de mars 2012 qui a propulsé Dioncounda Traoré (alors président de l'Assemblée nationale) comme président par intérim du Mali. Il préside l'hémicycle jusqu'aux élections législatives de novembre 2013. Il s'abstient de se présenter à sa propre réélection à Niafunké.

Un an plus tard, en novembre 2014, lors du 3è congrès ordinaire de l'URD, Soumaïla Cissé lui succède à la présidence de l'URD ; il fut désigné président d'honneur avec une acclamation nourrie. Ainsi s'éteignait la carrière politique active de l'enfant de Niafunké.

<strong>Financier et "écrivain"</strong>

Pour ouvrir une parenthèse, Younoussi était l'époux d'une femme politique engagée au sein de l'Adéma/PASJ, en la personne d'Alimata Traoré, également un grand commis de l'Etat. Née le 14 novembre 1948 à San, Alimata Traoré est détentrice d'une maîtrise en économie à l'Ecole nationale d'administration de Bamako (ENA) et d'un diplôme d'études supérieures spécialisées en banque. Elle fut PDG des Huileries cotonnières du Mali (Huicoma), puis de la Société nationale de tabac et allumettes du Mali (Sonatam). Elle occupe le poste de ministre de l'Industrie, du Commerce et des Transports du 21 février 2000 au 14 juin 2002 puis celui de présidente du conseil d'administration de l'Agence nationale de l'aviation civile du Mali (Anac) de 2009 à 2016. Donc, une famille de cadres publics et de personnalités politiques.

Pour en revenir à Younoussi Touré, l'autre facette de sa vie ignorée par ses compatriotes, c'est que le banquier n'a jamais quitté la sphère des finances qu'il a embrassée à nouveau depuis qu'il s'est retiré de la scène politique.

En 2019, Younoussi intègre la Caisse régionale de refinancement hypothécaire (CRRH-Uémoa) et en devient le président du conseil d'administration. Alors, bienvenue aux bons résultats. Pour preuve, la CRRH-Uémoa a tenu le 20 mai 2020, sa 9e assemblée générale ordinaire et sa 11e assemblée générale extraordinaire, par visioconférence, sous la présidence de son PCA, Younoussi Touré.

L'assemblée générale ordinaire a approuvé les comptes de la CRRH-Uémoa pour l'exercice 2019 avec un résultat net de 1 243 millions de F CFA, et décidé de son affectation en réserves et report à nouveau. Elle a autorisé au titre du programme d'activités 2020 de la CRRH-Uémoa, l'émission d'obligations, à concurrence de quatre-vingt milliards (80 000 000 000) de FCFA, pour le refinancement de prêts au logement consentis par les banques actionnaires.

La CRRH-Uémoa est une initiative régionale en faveur d'un meilleur financement de l'habitat dans les pays de l'Uémoa. Son actionnariat est constitué de 55 banques commerciales de l'Union ; de la Boad, première institution de financement à long terme de l'Uémoa ; de la Société financière internationale (SFI), filiale du groupe de la Banque mondiale pour le financement du secteur privé ; de la Banque d'investissement et de développement de la Cédéao (BIDC), institution de financement à long terme de la Cédéao, et de Shelter Afrique, institution continentale dédiée à la promotion et au financement de l'habitat en Afrique. La CRRH-Uémoa offre aux établissements de crédit de l'Uémoa, la possibilité d'accéder à des ressources longues, pour le refinancement des prêts à l'habitat consentis à leurs clients, et à des taux compétitifs.

Au 31 décembre 2019, la CRRH-Uémoa a, en presque huit années d'activités opérationnelles, mobilisé un total de 200,3 milliards F CFA de ressources longues, pour le refinancement de prêts aux logements consentis par 35 banques actionnaires couvrant les 8 pays de l'Uémoa.

La CRRH-Uémoa est toujours bien notée depuis 2015 par les agences de notation. Ce qui fait d'elle, depuis 2015, l'un des risques les plus sûrs sur le marché financier de l'Uémoa. Et la touche Younoussi Touré y est pour beaucoup. Pour l'honneur du Mali !

Dernier secret de la vie de Younoussi Touré, c'est qu'il était écrivain à ses temps libres. Il est l'auteur du livre <strong><em>"L'enfant du lac</em></strong> <strong><em>Takiti au Mali".</em></strong> Dans ce récit biographique de 360 pages, paru en mars 2017, l'auteur se fait conteur pour partager le film de sa vie, <strong><em>"cet enfant qui a saisi la balle au rebond de l'histoire avec courage et curiosité depuis son village natal de Niodougou".</em></strong>

Dans le résumé, on peut lire : <strong><em>"Tout y passe : les amis, l'agriculture, la pêche, l'école coloniale, les injustices, la débrouille, l'université, le hasard ramassé comme une certitude au bord du chemin. En passant par les luttes estudiantines, la recherche obstinée de l'indépendance de son pays comme programme politique, une indépendance qu'il vivra de l'intérieur avec enthousiasme, comme jeune fonctionnaire au ministère du Plan".</em></strong>Le tome 2 de cet ouvrage était attendu quand est tombée la nouvelle du décès de Younoussi Touré.

La dépouille de l'illustre disparu est arrivée hier à 14 h 30 à Bamako à bord du vol Air France et les obsèques sont prévues pour cet après-midi à 16 h 30 chez lui au quartier résidentiel de l'Hippodrome. Sans les hommages honorifiques de la Chancellerie nationale, une de ses volontés.

<strong>                    El Hadj A.B. HAIDARA</strong>

<strong><em> </em></strong>

<strong><em> </em></strong><strong>DECES DE  YOUNOUSSI TOURE : </strong>

<strong>Les condoléancesde Cissé Astan Traoré, épouse de feu Soumaïla Cissé </strong>

[caption id="attachment_2995908" align="alignleft" width="267"]<img class="size-medium wp-image-2995908" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/10/Cisse-Astan-Traore-267x300.jpg" alt="" width="267" height="300" /> Cisse Astan Traoré[/caption]

Nous venons d'apprendre avec beaucoup de tristesse le décès de M. Younoussi Touré, membre du conseil d'administration de la Fondation Soumaïla Cissé pour l'espoir et l'excellence. Sa disparition qui nous bouleverse laissera un grand vide.

Nous nous associons à la douleur de son épouse Alima, de ses enfants (Anna, Abba, Ibrahim, Oumou et Sata), ses petits-enfants, ses parents, ses amis, ses proches, ses connaissances, sa famille politique, le peuple malien et africain.

En ce jour de deuil, au nom de la Fondation Soumaïla Cissé pour l'espoir et l'excellence et au mien propre je m'incline pieusement devant la mémoire de l'illustre disparu qui, par son patriotisme, son engagement intellectuel, sa rigueur, sa modestie et sa sagesse, constitue un modèle pour la jeunesse actuelle et une source d'inspiration pour les générations à venir.

<strong>                                                                   Dors en paix Younoussi !</strong>

<strong> </strong><strong>La mort a encore frappé dans les rangs de l'URD !</strong>

Après feu Soumaïla Cissé et ses autres camarades disparus, l'honorable Younoussi Touré tire sa révérence au moment où l'URD assume la lourde responsabilité de poursuivre l'œuvre initiée par ses membres fondateurs dont Younoussi Touré en qualité de premier président. Sa disparition est un coup

[caption id="attachment_2954409" align="alignright" width="300"]<img class="size-medium wp-image-2954409" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/11/Moctar-Ousmane-SY-Generation-engagee-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /> Moctar Ousmane SY, président du mouvement Génération engagée[/caption]

dur de plus pour la famille URD. Son engagement pour le Mali, sa courtoisie et son humilité ont été démontrés tout au long de son parcours à l'Assemblée nationale du Mali et à l'URD qu'il a servi avec amour et loyauté aux côtés de son défunt frère Soumaïla Cissé.

Je voudrais également rappeler que l'homme a été un fervent défenseur de la démocratie et de la paix, son esprit fédérateur lui a permis de diriger le peuple URD dans l'unité et le rassemblement. Je salue la mémoire d'un homme engagé, figure emblématique de l'histoire politique de notre pays.

En cette circonstance douloureuse, je présente mes sincères condoléances aux membres de ses familles biologique et politique éprouvées.

Puisse Dieu lui accorder le repos éternel en son Saint Paradis<strong>.</strong>

<strong>Moctar Sy </strong>

<strong> </strong>

<strong>Témoignage de Me Demba Traoré sur Younoussi Touré : </strong>

<strong>"Tu as dirigé l'URD, avec </strong><strong>courage, loyauté, fidélité sans</strong> <strong>jamais t'éloigner des règles</strong><strong> du jeu démocratique"</strong>

[caption id="attachment_2792553" align="alignleft" width="300"]<img class="size-medium wp-image-2792553" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2018/12/Me-Demba-Traore-300x225.jpg" alt="Cour constitutionnelle/Boubacar Yalkoué" width="300" height="225" /> Me Demba Traoré[/caption]

Tu es tout simplement parti rejoindre ton frère de lutte feu Soumaïla Cissé et tes autres devanciers ! Que d'épreuves pour le peuple de l'URD ! Le choc est terrible, indescriptible. Oh quelle tristesse de te voir perdre l'ultime bataille contre la maladie à un moment où la nouvelle génération avait encore besoin de ton immense expérience d'homme d'Etat plein de sagesse, de militant émérite, de dirigeant exemplaire et respecté qui a dédié son combat politique à la réconciliation nationale, à la justice et au développement de son pays, le Mali.

Tu as dirigé des institutions nationales et sous-régionales avec honneur et dignité. Cadre d'une compétence et d'une probité morale irréprochables, tu as marqué toutes et tous par ta simplicité, ton humanité, ta grande sagesse. Comment pourrais-je oublier ton humilité, ta grande capacité d'écoute et le respect que tu as toujours voué aux autres !

Tu as dirigé notre parti, l'URD, avec courage, loyauté, fidélité sans jamais t'éloigner des règles du jeu démocratique, avec comme seule bréviaire la vérité rien que la vérité. Tu as tenu à présider personnellement la cérémonie consacrée à notre adhésion à l'URD le 22 décembre 2007 au Centre Olympafrica de Banankabougou. Je n'oublierai jamais tes conseils et les mots aimables tenus à notre endroit.

Ton leadership, ta carrière et ta collaboration unanimement appréciés et admirés, ta complicité sinon ta complémentarité avec ton défunt et inoubliable frère Soumaïla Cissé, ont fait de l'URD le parti le mieux structuré, le mieux implanté et le plus envié sur l'échiquier politique national.

Oh que de sacrifices consentis ! Je t'ai vu arpenter les couloirs et les salles de réunion de l'Assemblée nationale pour t'acquitter, dans les règles de l'art, de tes devoirs de parlementaire, je t'ai vu faire le tour du Mali pour visiter tes camarades de l'intérieur, parfois dans des conditions de voyage très difficiles, mais avec enthousiasme et détermination.

Comment pourrais-je oublier en 2009 ton voyage de Gao à Bourem sans escorte militaire, avec une forte délégation de l'URD pour aller assister à la conférence de section de Bourem ?  A cette époque, aucune délégation du genre ne pouvait relier Gao à Bourem sans escorte militaire du fait de l'insécurité. Tu n'as jamais oublié tes camarades et compatriotes établis à l'étranger. Toutes et tous étaient importants à tes yeux.

J'ai appris avec toi... tes précieux conseils m'ont aidé à réussir ma mission gouvernementale pendant la Transition de 2012.

J'ai eu l'honneur et "<strong><em>le privilège"</em></strong> d'être ton conseil sur bien de sujets. Sois rassuré, aucun dossier ne sera oublié y compris celui de tes voisins du village de Tlomadio qui te tenait à cœur... Mon cher président et client, comme Victor Hugo l'a rappelé : <strong><em>"Tu n'es plus là où tu étais, mais tu es partout où je suis".</em></strong>

Père de famille attentionné, tu as mené tes combats avec l'aide et le soutien de tes merveilleux enfants et de ta digne et brave épouse Touré Alima Traoré qui a, elle aussi, servi le Mali avec honneur et dignité. A eux tous, à tes petits-enfants, à tes parents, à tes amis et collaborateurs, à Niodougou et à Niafunké, à la famille URD, je présente mes sincères condoléances.

Tu nous abonnes toutes et tous sur le quai, inconsolables mais fiers de toi et nourris de l'espoir que ton humanisme, ton esprit de solidarité et ta générosité t'ouvriront les portes du paradis pour le repos éternel de ton âme. Je le sais cher camarade, si tu pouvais me répondre, tu allais me consoler en me rappelant cette citation de Henry Scott : <strong><em>"L'amour ne disparaît jamais... la mort n'est rien. Je suis seulement passé dans la pièce à côté".</em></strong> Eh oui ! Dans cette pièce, que le Tout-Puissant te réserve une place dans son Firdaws.

Dors en paix digne fils de Niodougou ! Je ne t'oublierai jamais !

<strong>Me Demba Traoré, Ancien ministre et  cadre de l'URD</strong>

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<strong> </strong><strong>Abdrahamane Diarra : "Younoussi fut un leader complet…"</strong>

Le président Younoussi Touré fut le premier président de notre parti l'URD qu'il a dirigé de juin 2003 à octobre 2014, soit onze années d'implantation, de structuration du parti URD avant de transmettre le flambeau à son cadet feu Soumaïla Cissé et assumer les charges de président d'honneur. Et s'agissant de feu président Younoussi, feu le président Soumaïla pour lui rendre hommage l'a toujours remercié pour sa sincérité et sa loyauté.

De feu président Younoussi je retiens son patriotisme, sa méthode, son

[caption id="attachment_1507772" align="alignright" width="294"]<img class="size-medium wp-image-1507772" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/04/ABDRAHAMANE-DIARRA-294x300.png" alt="Abdrahamane Diarra, nouveau présidente de la jeunesse URD" width="294" height="300" /> Abdrahamane Diarra[/caption]

respect des lois et principes, son humanisme, sa sagesse et son intérêt pour la cohésion, l'entente et le rassemblement. Il demeurera à jamais pour nous une référence et un modèle.

Au-delà de ses compétences intellectuelles extraordinaires qui expliquent son riche parcours professionnel, il fut un leader complet. Le peuple malien en général et les militants de l'URD en particulier perdent en lui une valeur inestimable et prient pour le repos éternel de son âme après une mission bien remplie ici-bas sur terre.

<strong> </strong><strong>SEYDOU THERA, COLLABORATEUR ET COMPAGNON POLITIQUE : </strong>

<strong>"Younoussi est de la catégorie des races d'hommes et de leaders politiques, en voie d'extinction"</strong>

Parler du président Younoussi Touré est, à mon humble avis, un exercice fastidieux car, en toute humilité, je puis affirmer que l'homme était tout une dimension. J'ai eu l'insigne honneur d'être un très proche collaborateur de l'illustre disparu au moment où il présidait aux destinées de l'Assemblée nationale du Mali, et un compagnon de lutte politique, à lui, au sein de l'URD. Le président Younoussi Touré était un homme pétri de qualités : un leader exemplaire et charismatique hors du commun, un homme affable, humble, sociable et foncièrement humain. Un dirigeant très regardant sur la compétence et le travail bien fait, organisé et méticuleux, sans peur et sans reproche, n'hésitant pas à dire très haut ce que les autres pensent tout bas, enfin et surtout, un musulman pieux. La disparition du président Younoussi Touré est une perte énorme pour la nation malienne car il est de la catégorie des races d'hommes et de leaders politiques, en voie d'extinction, que le Mali ait connus et qui vient de tirer sa révérence. Le Mali pleure, aujourd'hui un de ses dignes et valeureux fils. Puisse le bon Dieu, dans sa Miséricorde, dans son Omnipotence et dans Son Omniscience, l'accueillir dans son Paradis éternel. Amen».

<strong>NOUHOUM COULIBALY, OFFICIER D'éTAT CIVIL DE L'HIPPODROME :</strong>

<strong>"Il a servi son pays avec droiture et responsabilité"</strong>

Ma présence aujourd'hui au domicile de Younoussi Touré pour présenter mes condoléances était très normale car je suis le maire de l'Hippodrome, quartier dans lequel il vivait. Le défunt était aussi un grand frère, un ami et un conseiller pour moi. Tous ses actes d'état civil étaient traités ici à la mairie. Tous les ans, il donnait des calendriers, des agendas à tout le personnel de la mairie, ce qui est un signe de respect et de considération à notre égard. Younoussi fut un homme de conviction, de droiture, il est profondément humain avec un sens élevé de la citoyenneté. Il était très humble et patriote car il a servi son pays avec droiture et responsabilité. Pour moi c'est un baobab qui s'éteint. Je voudrais au nom de tout le personnel de la mairie de l'Hippodrome et des populations nous présentons nos condoléances à sa famille».

<strong>Salikou Sanogo, ancien ministre</strong><strong> et cadre du parti URD :</strong>

<strong>"Younoussi Touré était un rassembleur"</strong>

[caption id="attachment_2874660" align="alignleft" width="300"]<img class="size-medium wp-image-2874660" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/05/SANOGO_Salikou-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /> Pr. Salikou Sanogo[/caption]

Younoussi Touré, notre président d'honneur, est un homme exceptionnel. Je retiens de lui, en tant qu'homme politique, son engagement pour le Mali. Bien vrai qu'il avait quitté la scène politique depuis quelques temps, il continuait de s'intéresser au parti, à ses activités, ses problèmes. C'était un rassembleur. Quand il avait pris les rênes du parti, il a pu rassembler autour de lui, ce qui fait que le parti URD a grandi très vite et a pu s'imposer sur la scène politique.

Younoussi Touré, faut-il le rappeler, est une personnalité très humble. Il a été le premier Premier ministre de l'ère démocratique. Une remarque que j'ai pu faire, dans son habillement, on ne voyait rien d'ostentatoire. Il aimait les gens, il les écoutait et ne se privait pas de leur donner des conseils. D'ailleurs, en tant président d'honneur, nous le sollicitions. Régulièrement, il a été toujours présent avec des conseils.

Notons qu'il a été un grand cadre au Mali, à la Bcéao, commissaire à l'Uémoa et surtout premier chef du gouvernement de l'ère démocratique. Il avait également combattu dans la clandestinité pour l'avènement de la démocratie.

<strong>MAHAMADOU SISSOKO, UN DES VICE-PRéSidENTS DE L'URD :</strong>

<strong>"Une grande perte pour le parti et le Mali tout entier"</strong>

J'ai connu Younoussi Touré comme un homme politique, droit, honnête, sincère dans ses relations et surtout véridiques car il ne cache pas la vérité. S'il n'y avait pas quelqu'un à l'URD comme lui avec sa capacité de rassemblement, de concession, le parti n'allait pas être à ce point aujourd'hui. Je l'ai connu récemment en 2007, mais ce que je retiens de l'homme, c'est son humilité, c'était aussi un ami même s'il y a une grande différence d'âge entre nous il a plus de 80 ans moi j'en ai 75 ans. Aussi quand on se voyait, il était toujours le premier à se lever pour me saluer. Il aimait se déplacer chez ses amis. A rappeler que lorsque j'ai écrit mon livre, il l'a préfacé et chaque fois que je relis cette partie, je retrouve l'homme politique intègre, sincère, très cultivé. C'est une grande perte pour le parti et le Mali tout entier.

<strong> </strong><strong>ABOUBAKR SIDDIKH KANE, SECRETAIRE POLITIQUE DE LA SECTION DE LA COMMUNE II : </strong><strong>"Nous sommes le fruit de son école politique</strong><strong> et c'est pourquoi l'URD tient à ses valeurs d'éthique, de morale, d'honnêteté"</strong>

J'ai connu Younoussi Touré en juin 2003 juste à la création du parti. J'ai eu le privilège d'être dans le même comité que lui en tant que président des jeunes et lui secrétaire général du comité 1 de l'Hippodrome.

Je lui dois tout sur ma promotion politique. Avec lui et d'autres camarades nous avons beaucoup travaillé sur l'implantation du parti à l'Hippodrome, en Commune II et partout au Mali. Au-delà du parti, nos relations sont devenues familiales, lui comme un père et moi comme un fils jusqu'à son décès. Sans oublier que je lui dois aussi mon premier emploi dans la vie car il m'avait recruté au compte de la Primature étant ancien Premier ministre pour le servir comme son attaché particulier en 2005.

Deux témoignages résument l'homme et son parcours, 1er en juillet 2003 en pleine saison de pluie, l'heure de la réunion a coïncidé avec la pluie, je l'ai appelé pour voir si la rencontre aura lieu et il m'a dit que la pluie ne peut pas empêcher une réunion et m'a demandé de venir le chercher avec un parapluie et une torche.

Ainsi, nous sommes allés à la réunion sous la pluie à 200 m de chez lui. Et sur les 33 membres du comité seulement 6 personnes ont fait le déplacement depuis ce jour les gens ont vite compris avec qui nous avons affaire : un homme engagé. Ce n'est pas tout, deuxièmement lors des élections municipales la toute première de l'URD en avril 2004, étant président des jeunes, Younoussi m'a demandé de lui présenter un plan d'action pour gagner ces élections. Deux semaines après je lui présente un plan en lui disant : Monsieur le président pour gagner les élections c'est très simple on donne 1000 F CFA aux électeurs. La réponse qu'il m'a dite ce soir je la garde pour moi.

Dès lors, j'ai compris son message qu'il était différent de certains qui pensent que la politique c'est le marchandage de l'électorat. Aujourd'hui, nous sommes le fruit de son école politique et c'est pourquoi l'URD tient à ses valeurs d'éthique, de morale, d'honnêteté, l'honneur la dignité et le respect.

<strong> </strong><strong>DECES DE YOUNOUSSI TOURé :  </strong>

<strong>Message de condoléances de l'Adéma/PASJ </strong>

C'est avec une vive émotion et une profonde tristesse que le comité exécutif de l'Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice (Adéma/PASJ) a appris, le lundi 17 octobre 2022, la douloureuse nouvelle du rappel à Dieu de Monsieur Younoussi Touré, ancien Premier ministre, ancien président de l'Assemblée nationale du Mali et président d'honneur de l'Union pour la République et la démocratie (URD). En cette douloureuse circonstance, l'Adéma/PASJ exprime ses condoléances les plus attristées à la grande famille Touré, au bureau exécutif national de l'URD, à l'ensemble des militants et sympathisants de I'URD ainsi qu'à tous les maliens et amis du Mali.L'Adéma/PASJ rend hommage à un grand serviteur de l'Etat, une personnalité politique de premier plan dont la contribution à la réconciliation nationale, à la cohésion sociale et au rassemblement des forces vises du pays a été très importante.

Travailleur acharné, loyal, fidèle, modèle achevé de compétence et de dévouement à la cause nationale, monsieur Younoussi Touré avait une parfaite maitrise de tous les dossiers de l'Etat. Le Mali vient ainsi de perdre l'un de ses fils les plus illustres.

Cette perte lourde, brutale et inattendue intervient à un moment crucial dans la vie de notre nation, où la communion et l'entente de tout le peuple malien sont souhaitées pour surmonter la perte des frères et sœurs dont la contribution est capitale dans l'atteinte des objectifs de développement du pays.

Que son âme repose en paix

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<title>Avis de décès de Younoussi Touré, ancien premier du Mali, ancien Président de l&amp;apos;Assemblée nationale</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/avis-de-deces-de-younoussi-toure-ancien-premier-du-mali-ancien-president-de-lassemblee-nationale-2995367.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 17 Oct 2022 08:44:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Bureau Exécutif National de l'URD a le regret d'informer ses militants et sympathisants du décès de Monsieur Younoussi Touré,  ancien Premier ministre du Mali, ancien Président de l'Assemblée nationale, Premier Président de l'URD et Président d'honneur de l'URD, survenu tôt ce 17 octobre 2022  des suites de maladie à Paris . Ses obsèques feront l'objet d'un communiqué ultérieur.

A sa famille durement éplorée et à la section Urd de Niafunké, le Professeur Salikou Sanogo et l'ensemble des membres du BEN Urd présentent leurs  sincères condoléances.

Dors en paix Monsieur le Président, le peuple Urd ne t'oubliera jamais!

Que Dieu l'accueille en son saint paradis!

<strong> </strong><strong>Bamako, le 17 octobre 2022</strong>

<strong> </strong><strong>Le secrétaire  à la communication</strong>

<strong>Me Demba Traoré</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Hommage à ma mère :    Comment désormais vivre sans ta rassurante présence, Na ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/hommage-a-ma-mere-comment-desormais-vivre-sans-ta-rassurante-presence-na-2993020.html</link>
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<pubDate>Wed, 28 Sep 2022 12:27:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Ce mercredi 14 septembre 2022 sera marqué dans ma vie comme l’une des plus tristes, sinon la plus sombre. Ce jour j’ai perdu le bouclier le plus sûr pour un enfant : une mère ! La mienne était en plus une grande amie, une complice, une confidente qui me connaissait mieux que moi-même et qui savait ainsi mieux me conseiller que quiconque. Ce qui fait de moi un orphelin aujourd’hui inconsolable et qui doit désormais apprendre à vivre sans une partie de lui-même.</strong>

Na ! C’est ainsi que je t’ai toujours appelé depuis le jour où j'ai su parler ! Ma mère et ma fille selon les circonstances et les attentes ; mon amie, ma confidente et ma conseillère qui avait toujours recours à mes conseils face à certaines situations... Na, tu t'en es allée. Et me voilà aujourd'hui comme un navire sans gouvernail en pleine tempête.

J'ai tant craint ce moment qu'il m'arrivait de souhaiter partir avant toi. Après réflexion, je trouvais que cela était égoïste de ma part en sachant que, comme tout parent digne de ce nom, ton souhait a toujours été d’être enterrée par tes enfants réunis. Hélas ! Le sort t’avais déjà imposé le deuil de Kaou et Pinda, le benjamin et la benjamine en seulement 11 ans d’intervalle !

Na, j'ai tant craint cet instant que chaque fois que j'apprenais le décès de la maman d'une connaissance et je sombrais dans une profonde angoisse. J'ai craint ce moment au point de faire fi de tous les signes annonciateurs de ce séisme sentimental, affectif, moral, psychologique... A force de craindre cet instant fatidique qu'il m'a pris au dépourvu. Oui Na, tu m'as bien caché ce dénouement en t'éclipsant moins d'une heure après une longue conversation téléphonique. J'étais loin de deviner que c'était le dernier. Hélas !

Na, il ne m’est pas aisé de te rendre hommage parce qu’un livre de 1000 pages ne me suffirait pas pour parler de toi, de nous. Surtout en ce moment où tant de souvenirs se bousculent dans ma tête. Comme tout petit quand nous revenions au petit soir du fleuve pour la lessive. Tu étais pressée de rentrer pour préparer le dîner alors je traînais les pieds.

-Nfa (père), dépêche-toi, il nous faut arriver à la maison avant le crépuscule !

-Moi : Na, tu ne marches pas vite non plus et tu me demandes de me dépêcher.

-D’accord, il faut marcher comme tu veux. Le crocodile va sortir du fleuve pour venir te manger parce que je ne vais plus t’attendre !

Cela suffisait pour que je me mette à courir pour te dépasser… Nous rigolions assez souvent en évoquant les souvenirs de mon enfance. Et me voilà forcé d'admettre cette évidence refoulée : <em>tu as rejoint le royaume des cieux</em> ! Je ne sais pas ce que sera ma vie sans toi qui a toujours été le repère de mon existence. «<em>Tu vas t'y faire avec le temps. La mort d'un être cher est une blessure qui ne se cicatrise jamais. Mais, c'est aussi une épreuve qui ne résiste pas au temps et surtout à la foi. Et Allah t’a gratifié d’une admirable foi</em>», me disais-tu à chaque fois que notre famille était frappée par le deuil. Finie donc cette complicité affectueuse qui permettait à l'un ce que voulait l"autre d'un simple regard.

Dans la famille, les autres enfants se moquaient de moi qu'ils considéraient comme le plus vilain de la fratrie. Je répliquais en leur rappelant : <em>Je suis laid, mais je suis fière d'être le frère jumeau de notre Maman</em> ! Cela leur clouait le bec parce que cette ressemblance est incontestable. Et elle n'est pas seulement que physique, mais elle est aussi multiforme car, toi et moi, nous avons toujours partagé des valeurs, des principes et des convictions. Une foi profonde à toute épreuve, une exceptionnelle bonté du cœur, cette farouche volonté de rassembler les tiens et cet extraordinaire courage pour ne pas être dépendante de quelqu’un ! Voilà ce que je retiens de toi, entre autres, ma brave Maninka Muso.

Sur le plan de la foi en Allah, tu as été véritablement accablée par le destin. Après le décès de tes parents et de Boua, tu as encaissé le décès de l'autre papa et de mon frère cadet entre le 14 février et le 1er avril 2008. En 2019, ce fut le tour de ma cousine et belle-sœur Natogoma (11 avril) et de ma sœur cadette Pinda (30 août) de tirer leur révérence. Au paravent, tu as vu ta sœur aînée et tous tes frères ainsi que de nombreux proches partir un à un. Des épreuves très douloureuses auxquelles tu as fait face avec une très grande dignité en t'appuyant sur une foi inébranlable.

Tu étais intérieurement dévastée, mais tu ne t’es jamais plainte. A part quelques discrètes larmes vite essuyées, personne ne t'a entendu pousser un cri de désespoir ou vu un regard de détresse sur ton visage. Tu t'es toujours abritée derrière la foi pour faire ton deuil. «<em>Si tu confies ton fardeau à Allah, il t'aidera toujours à le porter</em>», me disais-tu chaque fois !

<strong>Se réveiller fréquemment la nuit sans broncher pour faire la cuisine pour les étrangers de passage</strong>

Au village, à Baala (commune de Sanankoroba/Kati), notre domicile était situé à quelques pas de l’arrêt des camions de forains. Il n'était donc pas rare de voir des voyageurs venir frapper à la porte souvent tard dans la nuit en quête de gîte. Dans pareilles situations, il n’était pas rare de te voir faire la cuisine tard afin de permettre à ces voyageurs de se restaurer, donc de ne pas dormir le ventre vide. J’étais toujours à tes côtés et je ne me souviens pas t’avoir vu une fois broncher parce que tu as été réveillée tard pour t’occuper d’étrangers de passage.

Na, ceux et celles qui t’ont connu et côtoyé ne cessent de louer cette générosité, cette bonté du cœur depuis que tu n’es plus de ce monde. «<em>Tout ce qu’on peut posséder dans ce bas-monde est une grâce d’Allah. Et il faut la partager pour continuer en avoir</em>» ! Telle était ta philosophie Massaren Muso. Et tu as toujours été fidèle à cette valeur et tu nous a toujours poussé, encouragé au partage, à la solidarité avec les nécessiteux, à la générosité, à la bonté du cœur…autour de nous.

Comme toute Massaren Muso (femme mandingue), tu était le courage personnifiée, une brave femme qui s’est toujours battue pour vivre de sa sueur jusqu’au seuil de l’autre monde. Na, j’ai tout fait pour que tu arrêtes de travailler. En vain ! Il fallait que tu puisses toujours faire quelque chose pour avoir un revenu à toi, maigre soit-il. Tout enfant à une dette inépuisable à l’égard de sa mère. La mienne à ton égard l’est davantage. Quant Boua (papa) a tiré sa révérence en 1983, l’un de ses frères s’est présenté et a souhaité m’amener avec lui pour que je puisse l’aider dans la surveillance de son troupeau. Tu t’y es opposée en disant que si mon père a fait violence sur lui-même pour m’inscrire à l’école, c’est parce qu’il voulait un autre destin pour moi.

Toute la famille paternelle t’a alors tourné le dos. Mais, tu t’es battue pour que nous ne puissions manquer de rien, pour que nous ne puissions envier personne. Etalagiste, vendeuse de fruits, de cacahuète puis de condiments ; opératrice économique approvisionnant des commerçants en objets en plastique (bouilloires, bassines, seaux, assiettes) et bien d’autres marchandises (via Abidjan ou Bamako) pour finir en vendeuse de glace à domicile. Pour toi, il n’y a jamais eu de sot métier tant que cela permet de vivre dans la dignité.

«<em>Dans la vie, on ne peut pas se passer des autres. Mais, il ne faut pas vivre au crochet des autres non plus si tu veux préserver ton honneur et ta dignité</em>», m’as-tu enseigné à l’enfance et à l’adolescence. A ton ombre et étant le fils aîné, je n’avais d’autre choix que de me battre à tes côtés. Vendeur de fruits se promenant avec une assiette entre les bureaux de l’administration, vendeur d’orange devant les lieux de loisirs (surtout pendant les semaines artistiques, culturelles et sportives), maraîcher, docker, lavandier/blanchisseur… Je n’ai craché sur aucun petit boulot pouvant me permettre de te soutenir sans remettre en cause mes études. Et ma plus grande motivation a toujours été de lire cette fierté dans ton regard. Comment ne pas être fier de savoir que sa Maman est fière de toi ?

Na, c’est toi qui m’as appris à me battre pour survivre, à me battre pour mes opinions et mes convictions. «<em>Assume toujours tes fautes et tes erreurs même au prix de ta vie</em>», nous disais-tu. Et j’ai toujours échappé à ta punition en avouant mes erreurs et mes forfaits !

Le pont s’est cassé ! Na, voilà le témoignage de tes neveux et nièces du Mali, de la Côte d’Ivoire, du Sénégal et de la France. S’ils se connaissent aujourd’hui, ont-ils reconnu, c’est grâce à tes efforts de rassembler tous les tiens avant de tirer ta révérence. Et ils étaient nombreux à être présents pour t’accompagner à ta dernière demeure le 15 septembre 2022. Ils étaient visiblement plus éprouvés que nous, les enfants.

Tes nombreux enfants adoptifs qui se demandent aujourd’hui qui va jouer le rôle de mère dans leur vie ; qui va les conseiller, les sermonner pour les ramener à la raison ; à qui vont-ils désormais demander des bénédictions face aux difficultés de la vie quotidienne ? Comme tu le vois Na, ils sont plus nombreux ceux qui sont touchés par ce deuil ; plus nombreux que tu ne pouvais imaginer.

Moi ? Tu ne te rappelles pas ce que tu me disais il y a peu de temps au détour d’une Ziara au cimetière du Tagouasso où tu reposes désormais pour l’éternité ? «<em>Plus de 3 décennies après, tu n’as pas encore surmonté la mort de ton père alors que tu étais un gamin. Et il te sera encore plus difficile de te séparer de moi. Mais, tu vas vite te reprendre pour aller de l’avant grâce à ta foi</em>» ! Ce n’est pas pourtant évident ! J’ai encore du mal à réaliser ce qui m’est arrivé ce 14 septembre 2022 ! Un grand fossé s’est ouvert quand la terre s’est dérobée sous mes pieds et que le ciel m’est tombé dessus.

Et comme le dit si bien Djimé Kanté, un petit esclave ennobli par ses bonnes actions à l’égard de son prochain, «<em>on ne se remet jamais de la perte d'un être cher, mais on fait avec</em>». Na, je regrette deux choses que je n’ai pas pu réaliser en sachant que cela allait te combler de bonheur : t’envoyer faire le Hadj et avoir un toit à moi à Bamako ! J’ai toujours espéré que le Tout Puissant allait me donner la chance de réaliser ces deux rêves de ton vivant ! Hélas ! J’en suis désolé !

Ta brusque disparition me met devant des questions aux réponses non évidentes. Comme quand Inah, ton homonyme, me demande chez qui elle ira désormais fêter la Tabaski ? Que va devenir notre maison à Kadiolo ? Na, tu m’as appris à me battre dans la vie, à m’assumer, à me débrouiller, mais jamais à vivre sans toi parce que, jusqu’à ce triste 14 septembre 2022, nous n’avons jamais été réellement séparés. Comment vais-je désormais vivre sans ta réconfortante et rassurante présence ? Rien n’est moins sûr !

Puisse ton âme reposer dans le Janatul firdaous d'Allah Soubhan wattallah. Qu’il en soit ainsi pour tous nos défunts et défuntes ! Amen !

<strong>Moussa Bolly dit Nana ka Nfa</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Hommage à Fousseini Diarra :  Commandant s’en est allé</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/hommage-a-fousseini-diarra-commandant-sen-est-alle-2991782.html</link>
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<pubDate>Sat, 17 Sep 2022 01:23:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Décidément ce 10 septembre 2022 restera de triste mémoire pour le Mouvement Démocratique Malien. A peine, ai-je terminé d'écrire mon hommage posthume à Mamadou Lamine Kanouté  dit  Mao, que j'apprends par un post de mon oncle Toumani Diarra, le décès de mon grand-père Fousseini Diarra.</em></strong>

&nbsp;

Le post est ainsi libellé : "Reposez en Paix cher oncle. Pilote chevronné. Commandant de bord, Instructeur, chef Pilote. RIP". J'ajouterai à cela que Papy faisait partie des premiers maliens formés dans les pays de l'Est, parmi ceux-ci les premiers pilotes maliens. Naturellement il figure parmi les premiers pilotes maliens d'Air Mali. Ils ont fait la fierté du Mali et de l'Afrique ces pilotes et leur compagnie.

Fousseini Diarra est une des victimes méconnues du coup d'Etat de 1968. En effet, il s'était fermement opposé au dit <em>pronunciamiento</em>. Ainsi lors d'une conférence de cadres, à l'issue du putsch, il dénonce publiquement <em>« le coup d'Etat pro-français et l'incapacité des putschistes à remplacer un homme comme le président Modibo Kéita »</em>.

Le même jour, la police se mit à ses trousses. Il dut s'exiler au Sénégal. Dans ce pays, il sera accueilli par le grand-frère de sa mère Bakary Camara, cet ex-cheminot patriote malien jusque dans la tombe, de nationalité sénégalaise. Fousseini et moi-même avons été hébergés par lui à Diakaw à Thiès.

Or donc, le jeune pilote continua son combat contre les putschistes. Il dut vivre de petits métiers. Il a surtout été pigiste dans différents journaux comme Jeune Afrique et Afrique-Asie. Il reste piqué par le virus du journalisme. Beaucoup de Maliens ont découvert, retrouvé et apprécié l'homme par ses analyses dans les colonnes du journal L'Aube, signés "Fousseini Diarra, commandant de Bord en retraite. Dakar ".

Ses articles magnifiaient l'œuvre du bâtisseur ATT, dénonçaient le compagnonnage incestueux entre la France et les mouvements irrédentistes et/ou terroristes au nord du Mali. Ses dernières publications dans ce journal soutenaient de manière critique l'actuelle transition au Mali.

"Kaw Fousseini ", pour parler comme ma mère, avait un amour tyrannique pour sa patrie le Mali. Installé au Sénégal depuis des décennies, il est revenu au Mali souvent après le 26 mars 1991 pour des condoléances et/ou sacrifices à la mémoire des membres de sa famille : sa mère Jouma Sall, ses frères Fadiala chef de quartier liberté de Kayes, Djibril, Gaoussou, Samba, Lassana, son frère jumeau etc.

Il était le dernier des fils de Daga dit Bakari Diarra, des frères, des pères, des oncles et des grands-pères. La mort l'arracha lui aussi à la famille, à la grande famille Diarra de Kayes liberté, de Bamako, de Koulikoro, de Ziguinchor, de Thiès et de Paris.

Quant à moi je retiens de lui le nouveau billet de 500 francs malien qu'il m'offrit à l'aéroport de Kayes où il venait d'atterrir avec un avion d'Air Mali. J'étais avec sa grande sœur Tenimba Diarra, ma grand-mère maternelle, marraine de sa première fille, l'aînée de ses enfants.

Je retiens aussi l'accueil familial et patriotique qu'il m'accorda, quand je fus chassé de l'ENSUP par le régime du président Moussa Traoré. Pendant 15 longues années, il m'hébergea. Sous son parrainage je me suis marié au Sénégal. Je l'avoue, aujourd'hui, je lui dois un homonyme.

Fousseini à Dakar, c'était Diarracounda au Sénégal. Ses frères et sœurs, ses fils et filles, ses neveux et nièces, ses petits-fils étaient chez Daga Diarra, sous couvert de Fadiala Diarra dès qu'ils franchissent le seuil de la maison. La sécurité mais aussi le gîte et le couvert étaient automatiquement assurés.

Le gros Bamanan s'en va sans maîtriser la langue wolof et sans s'amouracher d’une autre nationalité que malienne. Pourtant pilote, Chef pilote, commandant de Bord et instructeur de vol, il fut tour à tour à Air Sénégal où il fit valoir ses droits à la retraite, au Zaïre, au Kenya et en Tunisie. Il fut une excellence malienne dans le ciel à travers l'Afrique et le monde.

Fousseini dit "commandant " nous quitte aujourd'hui pour son voyage sans retour, le seul dont le pilote chevronné, le chef pilote Commandant de Bord et Instructeur de pilotage ne reviendra pas.

Paix éternelle Papy ! Paix éternelle patriote ! Ton amitié avec ATT chassé du pouvoir à Dakar, le promotionnaire de ton neveu Hamed Sidibé, exprimera pour l'éternité ton attachement patriotique au Mali et ta fidélité à tes idéaux même pendant les jours sombres.

&nbsp;

<strong>Harouna Barry</strong>

<em>(Chercheur et Historien)</em>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Hommage :  Le militant du 22 octobre n’est plus</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/hommage-le-militant-du-22-octobre-nest-plus-2991770.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 17 Sep 2022 01:11:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Karamoko Kanute, je viens juste d'apprendre ton décès. Voici mon témoignage en guise de larmes.

Koro, je te savais malade, mais j'espérai parce que tu étais courageux à me contaminer. La dernière fois que nous nous sommes vus, nous avons longuement parlé de l'autre Karamoko Mamadou Dukure, Vzero. Tu déplorais qu'il ne soit pas immortalisé de son vivant. Tout en partageant ton analyse, je te disais que tu mérites, toi aussi, d'être reconnu et honoré de ton vivant. J'étais loin de m'imaginer que nous venions de nous voir pour la dernière fois, que nous ne nous rêverons plus. Militant du 22 août, tu l'es resté jusqu'au dernier souffle. Militant du RDA, seul la mort pouvait t'arracher à la cause et à l'option.

Dans Benba Kan Dungew, avec Karamoko Abdoulaye Barry (qui du ciel était fier de toi), Karamoko DUKURE et Issa Ndiaye, ces intellectuels organiques, mais avec tous les autres patriotes, tu as dédié ta vie à la défense et à l'illustration de nos valeurs sociétales, les valeurs d'honneur, d'intégrité, de sincérité, de patriotisme et d'amour du prochain.

Ton terrain, le terrain que tu avais choisi était les mathématiques. Ta thèse, tes publications et tes enseignements l'attestent devant l'histoire. Tu avais épousé la cause du peuple, tu avais opté pour la révolution au point de divorce avec " Le monde ".

Ta mort te transforme ainsi en héros des masses laborieuses, en modèle des militants en lutte, en symbole de fidélité. Car ta vie démontre que c'est possible. Possible de vivre de fidèle, possible de vivre sans trahir. Ta vie démontra qu'il y a un autre bonheur que le bonheur matériel et immoral inculqué par la propagande occidentale capitaliste. Vas tranquille et serein. Tu as assumé ta part de devoir. A bientôt koro et Karamoko.

Condoléances attristées et courage à ta famille.

&nbsp;

<strong><em>Harouna Barry</em></strong>

<em>Chercheur et Historien</em>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Adieu Commandant Diarra !</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/adieu-commandant-diarra-2991079.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 12 Sep 2022 01:45:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le pilote à la retraite, ancien commandant de bord Fousseny Diarra,  est décédé le samedi dernier  10 septembre 2022, de suites d'une maladie à Dakar où il résidait.

Depuis 2007 les lecteurs de L'Aube ont pris l'habitude de lire ses contributions et analyses pertinentes qui, le plus souvent, collaient à la vie de la nation.

Patriote et combatif, le commandant Diarra vivait et respirait pour le Mali. Son amour pour le pays l'a amené (obligé ?) à suivre constamment l’évolution socio-politique du pays depuis son pays d’adoption qu’est le Sénégal. C'est pourquoi, cet octogénaire ne manquait ni de souffle, ni d’énergie pour  émettre son opinion chaque fois qu’il s’agissait du Mali et défendre la patrie. Dans une de ses dernières contributions suite aux sanctions de la CEDEAO, le commandant Diarra écrivait : <em>« Par la volonté de Dieu je suis octogénaire malien de souche, de pensée, de cœur et fier de l’être. Le Mali souffre, le Mali déchiré, le Mali bafoué, me posant la question que sont devenus ce legs et ce dépôt de tant d’héroïsme de nos ancêtres des 3 empires successifs et la bravoure de nos rois dont on devait cultiver le souvenir, perpétuer</em>

<em>les vertus et les valeurs »</em>.

Ce petit extrait de cette contribution adressée aux dirigeants de la CEDEAO résume tout l’engagement d’un homme pour qui le sens de l’honneur et du patriotisme est demeuré intact malgré son éloignement du pays.

Et ce sens de l’honneur a été toujours le crédo de cet ancien pilote de ligne de la compagnie Air-Mali. Fousseyni Diarra fait partie des premiers pilotes maliens formés après l'accession de notre pays à l'indépendance et qui ont fait la fierté du Mali. Après de bons et loyaux services rendus à la nation, le commandant Diarra s’est retrouvé à la compagnie Air-Afrique où il servira comme commandant de bord. C’est là qu’il fit admis ses droits à la retraite avant de s’installer à Dakar. Cependant il est resté collé à son Mali natal et ne manquait pas de venir se ressourcer fréquemment.

Fidèle aussi bien dans ses relations que dans ses amitiés, le commandant Fousseyni Diarra ne cachait pas son administration pour deux hommes qui ont marqué l'histoire du Mali : les présidents Modibo Keita et Amadou Toumani Touré.

Ainsi, il a toujours été présent aux côtés de ATT durant son séjour dakarois. Et lors de son dernier séjour à Bamako il y a de cela quelques mois, Fousseny Diarra est allé se recueillir sur la tombe de celui qu'il appelait affectueusement « N’Dôgô ».

Le grand frère rejoint ainsi son « N’Dôgô » quelques mois seulement après ce geste plein de sens et d'affection.

L'enterrement du commandant Fousseyni Diarra a eu lieu le samedi dernier à Dakar.

À la famille Diarra à Bamako et à Dakar nous présentons nos condoléances attristées.

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nabintou Diakite s’est éteinte :    Le Wassoulou perd une voix pure et pleine de promesses</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/nabintou-diakite-sest-eteinte-le-wassoulou-perd-une-voix-pure-et-pleine-de-promesses-2990602.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 07 Sep 2022 13:17:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Moins d’un an après la sortie de son 3e album (en novembre 2021), la pure voix du Wassoulou s’est éteinte le dimanche (4 septembre 2022) à Fana où elle était en séjour thérapeutique dans sa belle-famille. Une immense perte pour la musique malienne désormais orpheline d’une artiste talentueuse promise à une très brillante carrière !</strong>

Hélas ! Le destin en a décidé autrement ! Coulibaly Nabintou Diakité nous a quittés dimanche dernier (4 septembre 2022) en fin de journée à Fana où ses obsèques ont eu lieu le lendemain (lundi 5 septembre 2022) dans sa belle-famille.

En vraie amazone, elle a farouchement résisté à ce mal pernicieux qui la rongeait depuis des années. Elle s’est battue contre la maladie sans jamais baisser les bras, entourée de ses proches, dont son époux Berthin Coulibaly toujours aux petits soins pour son épouse. D’ailleurs, ce grand amour a permis à la voix d’or du Wassoulou de redonner espoir à ses fans avec un dernier album : <em>Dounia </em>! Ce monde auquel elle a tourné de dos aujourd’hui pour de bon ! Moins d’un an après la sortie de cet ultime opus en novembre 2021 !

«<em>Dounia</em>» a été chaleureusement accueilli par les critiques comme un chef d’œuvre de la musique du Wassoulou, de la musique malienne. Et cela parce qu’il est encore difficile de choisir entre les dix titres (Denko, Nani Nani, Diarabi, Naloma, Kalan, Marakaw, Djougouya, Madame Cissé, Yanonkalaya et Dounia) qui le composent. Des morceaux évoquant les thématiques de la cruauté humaine, de la méchanceté gratuite, des coups de la vie, de l’amour, de l’éducation, de la santé, du leadership féminin et aussi de la… mort ! Prémonition ? En tout cas, l'œuvre a séduit ! «<em>Ce nouvel album à réconcilier tout le monde sur l’immense talent de ce jeune artiste qui maîtrise tellement son art et surtout sa voie qu’elle en fait ce qu’elle veut sans perdre le contrôle</em>», avait alors avoué (après la sortie officielle) un critique en reconnaissant qu’il l’avait jusque-là sous-estimée.

<img class="alignright wp-image-2990579 size-medium" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/09/Nabintou-Diakite-157x300.jpg" alt="" width="157" height="300" />«<em>Dounia</em>» a enrichi sa discographie après «<em>Na diara Minyé</em>» (1998/99) et «<em>Ma Ouléni</em>» (2004). Grande dame de la musique malienne qui était sur la scène depuis l’âge de 10 ans, Nabintou n’est plus à présenter. En effet, elle a fait ses premiers pas dans la chanson en tant que choriste aux côtés de sa cousine, la diva Oumou Sangaré (avec qui elle s’est réconciliée juste avant de tirer sa révérence). Avec Oumou, elle a parcouru le monde pour donner des concerts. Un belle opportunité de se frotter à de grands artistes et de se forger un style avant d’être propulsée dans le grand bain du showbiz avec «<em>Nadiara Miyé</em>» sorti en 1998/99 sous la houlette du maestro Massambou Wélé Diallo.

Pour de nombreux critiques, le coup d’essai fut un véritable coup de maître. L’opus obtient en effet le prix de la meilleure vente sur le marché discographique malien.  En 2004, Nabintou a mis sur orbite  «<em>Ma Ouléni</em>» sous le Label MBD Productions de M’Baye Boubacar Diarra. Pour la promotion de cet album, le jeune talent à la voix d’or a parcouru l’Afrique du nord au sud et de l’est à l’ouest.

Malheureusement, des événements personnels vont l’éloigner de la scène musicale pendant de longues années. En décembre 2017, celle qui est surnommée la «<em>Voix d’or</em>» du Wassoulou ou la «<em>Tigresse</em>» a fait un remarquable come-back avec un nouveau single, «<em>Simaya</em>» (Longévité) qui a aussitôt cartonné sur la bande  FM et sur les plateformes de téléchargement. Le succès est viral car, longtemps sevrés de sa sublime voix, les fans s’en délectent.

L’an dernier, Nabintou Diakité était donc revenue en force dans les bacs et sur la scène musicale malienne voire africaine avec «<em>Dounia</em>» ! Un opus teinté de l’expérience accumulée pendant sa jeune carrière marquée par des tournées en Afrique, en Amérique et en Europe. Paraissant alors en pleine forme, l’artiste chanteuse et l’auteure-compositrice avait en réalité fait violence sur elle-même pour dire adieu aux mélomanes, à ses nombreux fans à travers le monde qui ne cessent de lui rendre un hommage mérité sur les réseaux sociaux depuis l’annonce de son décès !

Nabintou a été arrachée de façon précoce à leur affection comme Tata Diakité, Ramata Diakité… et bien d’autres avant elles. Mais, tout ce qu’Allah fait est bon !

Ida saya yé Né Dôgônin (petite sœur) !

Puisse Allah le Tout Puissant, le Très Miséricordieux, t’ouvrir largement les portes du paradis Firdaws ! Que la souffrance endurée avec la maladie soit l’absolution totale de tous tes péchés !

Adieu Nabintou

Courage petit frère Berthin car ainsi va la vie !

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sculpture :  Amahiguere Dolo s’en est allé</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/sculpture-amahiguere-dolo-sen-est-alle-2989187.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 27 Aug 2022 10:52:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Né le 16 juin 1955 à Gogoli, l’artiste sculpteur malien, Amahiguere Dolo a tiré sa révérence le dimanche 21 août 2022 à Ségou où il était installé. Issu d’une famille d’agriculteurs, l’artiste qu’il fut, a fait ses études à l'Institut national des Arts de Bamako (Ina).

Dolo travaillait principalement le bois et s’inspirait de la cosmogonie dogon pour créer ses œuvres, qu’il a vendues à travers le monde. Il a participé à de nombreuses expositions à travers le monde et a marqué les esprits par son apport inestimable à l'art malien.

L’artiste sculpteur malien Dolo a rendu l’âme le 21 août 2022 et a été inhumé dans cette même ville dite cité des Balazans.

&nbsp;

<strong>Aminata Agaly Yattara</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Salif Sanogo, ancien directeur général de l&amp;apos;ORTM : &amp;quot;Merci Doyens&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/salif-sanogo-ancien-directeur-general-de-lortm-merci-doyens-2989110.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 27 Aug 2022 01:25:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Ils se sont suivis à quelques heures d'intervalle seulement. Unis dans le travail, ils l'auront été aussi dans la mort. Deux hommes exceptionnels, deux monuments de l'ORTM.</strong>

Ibrahima Souleymane Coulibaly et Samba Sidibé ! Rien qu'en prononçant leurs noms, j'en ai la chair de poule ! Discrets, ils l'auront été, gros travailleurs, ils l'auront surtout été. Toujours présents à travers des conseils précieux pour guider les premiers pas des jeunes qu'on aura été à leurs côtés.

Une chose est sûre, par la mort, la grande famille de Bozola ne se détruit pas, elle se transforme, une part d'elle va dans l'invisible. On croit que la mort est une absence, quand elle est une présence discrète. On croit qu'elle crée une infinie distance, alors qu'elle supprime toute distance, en ramenant à l'esprit ce qui se localisait dans la chair.

Il restera de vous ce que vous avez offert à nous et au Mali.

Vivre et croire, c'est aussi accepter que la vie contient la mort et que la mort contient la vie. C'est savoir, au plus profond de soi, qu'en fait, rien ne meurt jamais. Il n'y a pas de mort, il n'y a que des métamorphoses. Vous ne nous avez pas quittés. Mais vous vous en êtes allés au pays de la Vie.

Puissiez-vous connaitre le repos éternel !

Votre "petit" qui a grandi entre vos mains

<strong>XXX</strong>

<strong>Feu Samba Sidibé :</strong>

<strong>Le speaker en langue peule de l'ORTM repose pour l'éternité au cimetière de Sabalibougou</strong>

Décédé le samedi 20 août 2022 à l'âge de 70 ans des suites d'une longue maladie, Samba Sidibé a été conduit à sa dernière demeure le lundi 22 août 2022. Il repose désormais pour l'éternité au cimetière de Sabalibougou.

Médaillé du Mérite national avec effigie Abeille, Samba Sidibé a passé plus de 40 ans à l'ORTM pour la promotion de la langue peule. Il laisse derrière lui trois orphelins et une veuve. Selon ses enfants, Samba Sidibé était ardent au travail et dans son éducation surtout pour la promotion du fulfulde (langue peule).

Pour ses anciens collègues, Samba Sidibé était un exemple de courage, d'audace et d'amour pour son travail et sa langue maternelle le fulfulde dont il était une incarnation vivante. Toute sa vie durant, Samba Sidibé a été une passerelle entre sa communauté peule et le monde entier. Samba Sidibé animait beaucoup d'émissions à l'ORTM.

Dors en paix doyen <strong>!                                                                                    </strong>

<strong>Siaka Doumbia</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L&amp;apos;ORTM en deuil :  Le service public de la presse malienne perd deux baobabs en 48 h</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/lortm-en-deuil-le-service-public-de-la-presse-malienne-perd-deux-baobabs-en-48-h-2989091.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 27 Aug 2022 01:16:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Les doyens Ibrahim Souleymane Coulibaly et Samba Sidibé se sont éteints l'un après l'autre ces vendredi 19 août et samedi 20 août 2022.

Ibrahim Souleymane Coulibaly est un pionner car il a véritablement été le fer de lance de l'information et du journal télévisé en langue bamanakan sur l'ORTM il y a de cela plus de trois décennies. Sa voix calme et son maniement de la langue imposaient l'écoute. Au-delà du JT, il a assuré la retransmission de plusieurs grands événements et conduit plusieurs grandes interviews dans la langue qu'il maîtrisait tant.

On pourra dire la même chose de Samba Sidibé dans la langue nationale peule. Samba Sidibé est devenu au fil de sa carrière un as du micro sur Radio-Mali avec l'envie de promouvoir sa langue maternelle. Dans "Poï kan Poï", l'émission radiophonique phare 8-10 des années 80 sur Radio-Mali ou encore les bulletins d'information en langue peule à la radio et à la TV nationales, ont fait de Samba Sidibé une icône des médias au Mali et dans les terroirs pularphones du Mali et dans la sous-région.

Nos deux illustres disparus ont servi le développement de la recherche dans les langues par des contributions inestimables aux structures spécialisées comme la Dnafla.

Dans ma carrière, nous nous sommes côtoyés sur le terrain professionnel dans la retransmission des grands événements ou fraternellement dans les locaux de l'ORTM.

Je garde d'eux le souvenir de professionnels consciencieux et d'aînés respectueux.

Dormez en paix, grands pros ! Merci pour le service rendu à la nation !

Votre œuvre restera pour la postérité.<strong>                                          </strong>

<strong>Alassane Souleymane (journaliste)</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les humeurs de Facoh :  Moussa Sow, un an déjà…</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/les-humeurs-de-facoh-moussa-sow-un-an-deja-2988335.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/necrologie/les-humeurs-de-facoh-moussa-sow-un-an-deja-2988335.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 20 Aug 2022 00:19:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Ainsi qu’au temps de Lamartine où l’heure refusa de se suspendre, il nous revient que cela fait maintenant un an, mois pour mois, que le docteur Moussa Sow décéda des suites d’une courte maladie suivant la formule consacrée.

Admis à la retraite 2 ou 3 ans auparavant, il n’avait pas arrêté ses activités de recherche et effectuait de fréquents voyages à l’intérieur et à l’extérieur soit pour assurer des formations au profit de jeunes chercheurs, soit sur sollicitation de services administratifs en vue de combler telle ou telle lacune constatée.

Le 19 août 2021 à Ségou, il fut pris d’un malaise en pleine séance de formation et ramené à Bamako. Il décéda peu après dans une clinique privée de la place et inhumé le lendemain.

Moussa Sow, il faut le rappeler, était un brillant universitaire issu de Lyon II en France où suite à des études supérieures en lettres classiques, il avait soutenu en 1981 une thèse de 3è cycle sur les épopées africaines en général et singulièrement celles du Mali.

Rentré au Mali, en tant que sociolinguiste, il occupa de hautes fonctions administratives (Directeur adjoint de l’Institut des Sciences Humaines, Directeur de cabinet au ministère des Télécommunications et de l’information) avant de se consacrer définitivement à la recherche scientifique en sciences sociales à l’ISH où son savoir encyclopédique l’avait appelé en deuxième phase vers 1999-2000.

N’ayant pas connu une longue maladie, quasiment décédé à la tâche, sa disparition soudaine sema la panique au sein de l’élite politique et intellectuelle dont des membres complètement déroutés, semblaient se regarder en se demandant à qui le prochain tour.

Le décès de M. Mamadi Dembélé, ancien Directeur adjoint de l’ISH moins de 2 mois plus tard, composa alors une atmosphère quasi irrespirable de fatalisme qui permit de digérer le contexte en faisant quitter l’élite intellectuelle de l’athéisme voltairien vers les dieux d’Abraham.

Mais la psychose de la mort s’installa à nouveau suite aux décès de MM Boubacar Séga Diallo, professeur émérite à l’EN Sup et d’Ousmane Thièny Konaté écrivain déjà connu dans le paysage littéraire du pays.

La fin de la saison des pluies amena le calme dans les esprits avec l’organisation par l’IRD en novembre 2021, d’un colloque international sur la crise socio-politique au Mali en collaboration avec le Laboratoire international Macoter et dans lequel il fut beaucoup question de Moussa Sow et de son œuvre par le professeur J.P Colleyn de l’EHESS qui le connaissait très bien.

Enfin en février 2022, l’ISH eut la lumineuse idée d’organiser une journée de témoignage sur Moussa Sow et son parcours et qui permit de faire la synthèse des positions de ce grand cerveau et de clamer avec les traditionalistes que la mort peut certes bouffer la chair, les os, mais non le renom acquis à la fois à la sueur du front et à la force des poignets.

Son dernier livre, <em>« L’Etat de Ségou et ses chefferies périphériques aux XVIII et XIX siècles. Côté cour, côté jardin »</em> (Presses universitaires de Bordeaux, 2021) constitue à la fois une gloire posthume et une véritable œuvre d’ancestralisation, selon le mot de l’un de ses collègues lors de la journée de témoignage.

&nbsp;

<strong>Facoh Donki Diarra</strong>

<em>écrivain</em>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>CAFO : la présidente Dembélé Oulématou Sow tire sa révérence</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/cafo-la-presidente-dembele-oulematou-sow-tire-sa-reverence-2986365.html</link>
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<pubDate>Thu, 04 Aug 2022 09:09:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Coordination des Associations et ONG féminines du Mali (CAFO) est orpheline. Sa présidente, Dembélé Oulématou Sow, n’est plus. Elle est décédée ce mercredi 3 août, à l’âge de 63 ans. L’enterrement aura lieu ce jeudi à 16h dans la Famille DEMBÉLÉ à Faladié.</strong>

« Défenseur infatigable des femmes maliennes ». C’est en ces termes que l’ancien Premier ministre Moussa Mara a salué la mémoire de la défunte. Avant d’appeler à «prier pour que son exemple et son parcours inspirent de nombreuses générations de femmes ! »

En décembre 2017, Dembélé Oulématou Sow a été élue présidente de la CAFO pour 5 ans après des années de crise au sein de cette organisation des femmes. A quelques mois de la fin de son mandat, elle laisse les femmes du Mali orphelines. Dembélé Oulématou Sow était membre de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR.

<strong>Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
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<title>victime d&amp;apos;une mort subite dans son bureau :  Un hommage rendu au Contrôleur  Général de Police, Joseph Doumbia</title>
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<pubDate>Sat, 23 Jul 2022 01:45:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Décédé le samedi 16 juillet 2022 dans son service (mort naturelle), le Contrôleur général de la Police, Joseph Doumbia plus connu sous le sobriquet de "Jo" a été accompagné, dimanche dernier, à sa dernière demeure au cimetière de Sotuba. Auparavant, un hommage lui a été rendu par la nation à l'Ecole Nationale de Police "Amadou Touré dit Ghandi" en présence du ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, le Général de Brigade, Daoud Aly Mohammedine. Après avoir été Commandant de la Brigade d'Investigations Judiciaires (BIJ) pendant 12 ans (2005-2017) Joseph Doumbia était à la tête de la Direction de la Police Judiciaire depuis le 9 février 2017 jusqu'à ce jour fatidique du samedi 16 juillet 2022. Le Mali vient donc de perdre un cadre courageux, gros travailleur, discipliné, dévoué, ponctuel et courtois. </em></strong>

Le Contrôleur général de Police, Joseph Doumbia n'est plus ! Cet homme exceptionnel a rendu l'âme le samedi 16 juillet 2022 dans son bureau. Il fut le directeur de la Police Judiciaire. Et cette mauvaise nouvelle est arrivée dans la matinée. Au départ, personne n'en croyait. Il a fallu attendre un communiqué officiel confirmant le décès brutal de Joseph Doumbia.

La mort est dure, cruelle, amère mais inévitable, tels étaient, entre autres, les mots prononcés par les agents de la police à l'annonce de la disparition de Joseph Doumbia.

[caption id="attachment_2984517" align="aligncenter" width="680"]<img class="wp-image-2984517 size-full" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/07/Police-ceremonie.jpg" alt="" width="680" height="453" /> Les officiels lors de la cérémonie[/caption]

Communément appelé <strong>"Jo</strong>" par ses proches collaborateurs, Joseph Doumbia a servi avec loyauté et dignité la police nationale. Comme disait l'un de ses anciens agents de la Brigade d'Investigation Judiciaire (BIJ) Papa Mamby Kéïta : <strong><em>"Joseph méritait d'être directeur général de la Police avant sa mort".</em></strong> Malheureusement, le Bon Dieu en a décidé autrement.

<em>"Un homme bien, affable, bourreau de travail, courtois et respectueux de tout le monde nous quitte. En plus, à la tâche comme il a toujours été de jour comme de nuit. Mes condoléances attristées et pensées émues à sa famille biologique, à la police nationale qui perd un élément clé et à tous ceux qui l'ont connu et apprécié"</em> précise le célèbre avocat, Me Mamadou Moustapha Sow.

Dimanche 17 juillet 2022, la nation malienne a rendu un dernier hommage au Contrôleur général de la Police, Joseph Doumbia, à travers une cérémonie pleine d'émotions sous la présidence du ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, le Général de Brigade Daoud Aly Mohammedine. Etaient aussi présente, toute la hiérarchie policière. Sans oublier ses parents, amis, proches et ses camarades de promotion.

D'après le Commissaire Divisionnaire, Mamoutou Togola, qui a eu l'insigne honneur de lire l'oraison funèbre, Joseph Doumbia fut un formateur, fonctionnaire émérite, doté d'une conscience professionnelle aiguë et d'un sens très élevé du devoir. <em>"Il a été noté et apprécié ainsi qu'il suit par ses différents chefs hiérarchiques : Excellent, cadre courageux, gros travailleur, discipliné, dévoué, ponctuel, courageux,, courtois, laborieux, donne entière satisfaction"</em> dira-t-il.  Avant d'ajouter : <em>"A Dieu nous appartenons ! Vers Lui nous reviendrons tous un jour nous enseigne le Saint Coran ! </em>

<em>Dieu est Grand. La famille Doumbia, vous avez certes perdu un digne fils ; la promotion 2005, vous avez perdu un bon affreux. </em>

<em>Monsieur le Directeur Général de la Police Nationale, vous avez perdu un cadre irremplaçable. La Police malienne a perdu un de ses meilleurs cadres !</em>

<em>Le Mali tout entier a perdu un digne fils puisque de 1977 à 2022, soit 45 ans, <strong>"Jo"</strong> a servi avec dévouement, courage, abnégation, discipline et dans la joie, la patrie. </em>

<em>Jo, tu rejoins précipitamment ton épouse en nous confiant des orphelins et une famille inconsolable ! Nous les confions au Créateur et à vous tous". </em>

Né le 12 février 1960 à Kati, Joseph est le fils des feus Georges et de Antoinette Coulibaly. Après ses études fondamentales sanctionnées par le Diplôme d'Etudes Fondamentales (DEF), session de juin 1977, Jo se présente au concours direct de recrutement d'élèves Gardien de la Paix.

Admis, il est nommé Elève Gardien de la Paix suivant Décision N°4721/DNSP du 14 août 1981. Il fut successivement Gardien de Paix, 1er échelon le 1er octobre 1984 puis Sergent-Stagiaire le 3 mars 1987 et Sergent de Police, le 20 juin 1988.

<em>"Pétri de qualités, Joseph se présente au concours professionnel d'accès au corps des Inspecteurs de Police et l'obtint le 19 mai 1995. Après un stage probatoire dans les différentes unités, il est nommé Inspecteur de Police le 20 juillet 1996. </em>

<em>Assidu au travail, Joseph est nommé Elève Commissaire de Police en janvier 2003. </em>

<em>Après un stage probatoire, il est titularisé Commissaire de Police, 1er échelon en 2004. </em>

<em>De 2004 à 2022, il gravit les différents échelons jusqu'au grade de Contrôleur général". </em>

Durant sa riche et longue carrière, Joseph Doumbia a servi de 2005 à 2017, soit 12 ans, en qualité de Commandant de la Brigade d'Investigation Judiciaires (BIJ).

C'est le 9 février 2017 qu'il a été nommé Directeur de la Police Judiciaire. Pour ce faire, il était chargé de la coordination des enquêtes de police non seulement au niveau des unités de sécurité publique, mais aussi au niveau des unités spécialisées à savoir la Brigade d'Investigations Judiciaires (BIJ), la Brigade des Stupéfiants, la Brigade des Mœurs, le BCN Interpol et le Système d'Information Policière en Afrique de l'Ouest (Sipao).

Pour la petite histoire, le Contrôleur général Joseph Doumbia a effectué de nombreux stages, notamment sur la lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée, le financement du terrorisme et le blanchiment des capitaux, la lutte antidrogue, la cybercriminalité.

Réputé être un grand flic, Jo a aussi joué un rôle déterminant dans le démentiellement des groupes d'auteurs criminels durant son passage à la Brigade d'Investigations Judiciaires.

Ayant servi avec honneur, loyauté et intégrité, le Contrôleur général de la police Joseph Doumbia a été décoré au grade de Chevalier de l'Ordre national. Il est également médaillé d'honneur de la police nationale.

Selon de nombreux agents de la police, Joseph Doumbia mérite d'être immortalisé à travers une rue baptisée en son nom.

Après le cérémonial funèbre et la prière mortuaire, la dépouille a été conduite à sa  dernière demeure. Il repose désormais au cimetière de Sotuba.

Et les cérémonies des sacrifices ont eu lieu à l'Hippodrome.

<strong>                    El Hadj A.B. HAIDARA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>La police nationale en deuil :  L&amp;apos;Adjudant de Police Seydou Sacko tombe les armes à la main !</title>
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<pubDate>Sat, 23 Jul 2022 01:26:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La Police nationale vient de perdre l'Adjudant de Police Seydou Sacko de la Compagnie des motards de la Police nationale. Il a été assassiné par des individus armés non identifiés lors de l'attaque du poste de contrôle de Zantiguila, la semaine dernière. </em></strong>

La mort de ce jeune adjudant de police a été accueillie par la police nationale comme une grande perte. C'est pourquoi, la nation lui a rendu un hommage, dimanche 17 juillet dernier, à l'Ecole nationale de Police, sous la présidence du ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, le Général de Brigade, Daoud Aly Mohammedine.

Lors de cette cérémonie funèbre, le Commissaire Principal Panama dit Souleymane Dembélé a qualifié l'adjudant Seydou Sacko comme un agent de police discipliné, courageux, intègre et dévoué lors de la lecture de l'oraison funèbre.

<em>"Nous sommes rassemblés autour de la dépouille mortelle de feu adjudant de police Seydou Sacko enlevé à notre grande affection à la fleur de l'âge, suite à une attaque lâche et barbare des bandits armés, perpétrée contre le Poste de contrôle de Zantiguila sur la route de Ségou, dans la nuit du 14 au 15 juillet 2022 aux environs de 2 h du matin. </em>

<em>L'Etat malien perd en toi un digne fils. </em>

<em><img class="aligncenter size-full wp-image-2984518" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/07/Sacko-necrolgie.jpg" alt="" width="650" height="433" />Dors en paix, cher collègue, amis pour certains, mari, petit frère, fils et beaux-parents pour d'autres, que votre âme repose en paix. Dors en paix digne fils, que le Bon Dieu t'accorde une place dans le paradis, que la terre te soit légère"</em> dira-t-il.

Né le 18 juillet 1987 à Bamako, l'adjudant de police Seydou Sacko est le fils de feu Fassiné Sacko et de Maïmouna Samaké.

Après ses études fondamentales sanctionnées par le Diplôme d'Etudes Fondamentales (DEF) Seydou Sacko s'est présenté au concours direct de recrutement d'élèves sous-officiers de police en 2006. Il est déclaré définitivement admis aux épreuves de la visite médicale d'incorporation en 2007, puis nommé Elève sous-officiers de police suivant Arrêté N°2007 - 0735 / MSIPC-SG du 23 mars 2007.

Après une brillante formation professionnelle avec succès en 2007, il est déclaré admis à l'examen de fin de cycle des sous-officiers de l'Ecole Nationale de Police. Il est de la promotion adjudant-chef de police Ibrahim H. Traoré.

Après, il a été nommé sergent-stagiaire de Police le 11 juin 2008 avant d'être affecté au Groupement Mobile de Sécurité de Bamako pour le stage probatoire.

En 2009, ayant satisfait aux exigences du stage probatoire, Seydou Sacko a été ensuite titularisé dans son emploi et nommé sergent de police, 1er échelon, par Arrêté N°2009-1495-MSIPC-SG du 24 juin 2009.

En 2016, il passe sergent-chef de police 1er échelon avant d'être promu au grade d'adjudant de police 1er échelon.

De 2010 à nos jours, l'adjudant de police Seydou Sacko a servi au Groupement de Sécurité Routière de Bamako, la Compagnie des motards jusqu'à son décès.

Seydou Sacko fut un fonctionnaire émérite doté d'une conscience professionnelle aiguë et d'un sens élevé du devoir. Il a été noté et apprécié ainsi qu'il suit par ses différents chefs hiérarchiques : élément discipliné, disponible, dévoué, dynamique et travailleur.

Seydou Sacko laisse dernière lui une famille inconsolable.

<strong>El Hadj A.B. HAIDARA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>CMDT : Lazare Diallo, une bibliothèque a brûlé</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/cmdt-lazare-diallo-une-bibliotheque-a-brule-2984299.html</link>
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<pubDate>Thu, 21 Jul 2022 01:15:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Fils de feu Djiguiya et Niéba Diallo, Kelemassa dit Lazare Diallo est natif de Samabogo. A-t-on appris, il est né dans la 1re année de la 2e guerre mondiale.

En 1966 à Yorosso, il intègre la Compagnie française de Développement des Textiles (CFDT) ce qui deviendra plus tard la Compagnie malienne de Développement des Textiles (CMDT). A 27 ans de carrière avec un parcours sans faute, 12 villages visités, Lazare a été chef de Secteur de Base (SB) puis chef de Zone d’Alphabétisation Fonctionnelle (ZAF) en 1978 avant de faire valoir ses droits à la retraite en 1993 à Touna. Sa rigueur et son franc parlé dans la gestion des affaires courantes et professionnelles, lui ont permis de traverser sans crainte les nombreuses vagues d’arrestation qui ont secoué plusieurs fois la CMDT.

Sur le plan familial, Lazare fut père de 18 enfants tous vivants, de nombreux petits enfants et autres. La 1re épouse Mariam Sanogo est dans la grâce du Seigneur depuis mai 2002. La seconde épouse qui l’a accompagnée dans les dernières heures de sa vie est Djénéba Coulibaly. Il s’est beaucoup investi pour l’avancement de son village natal. L’histoire retiendra qu’il est celui qui a organisé et assaini la collecte des impôts dans son village natal de Samabogo et auteur de plusieurs œuvres dans ce village. L’école de Samabogo est à son actif.

Lazare a surtout marqué l’esprit de ses collaborateurs et de ses proches par sa mémoire d’éléphant. Il retenait au détail en lettres et en chiffres, comme il aimait le dire lui-même, <em>« ce qu’il a vécu »</em>. Ceux qui l’ont côtoyé de près, ont tous apprécié la qualité de son argumentation par sa richesse en proverbes dont le plus connu est <em>« munu-munu tè kotigè fô i ka i sen do</em> ». Ce qui fait appel à la droiture, à l’intégrité, à la sincérité et à la transparence dans la gestion des affaires. Ce principe lui permet de mieux organiser les retraités du cercle de Bla en association ce qui facilitera l’accès à leur pension. C’est ainsi qu’il sera le point focal de l’INPS pendant une dizaine d'années à Bla. Il a été membre du bureau régional des retraités de la région de Ségou et président du bureau local des retraités du cercle de Bla jusqu’à cette disparition. C’est le même enthousiasme et même principe de partage et de don de soi pour l’autre qui l’amène à jouer un rôle majeur dans la création des caisses de micro finances Cafo Jigine.

Le lundi 11 Juillet 2022 à l’Hôpital du Mali, il a tiré sa dernière révérence à l’âge de 87 ans pour répondre présent à l’appel de son Seigneur de Gloire.

&nbsp;

<strong>Yacouba Diallo</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La police malienne en deuil :  Le contrôleur général Joseph Doumbia mort à la tâche</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/la-police-malienne-en-deuil-le-controleur-general-joseph-doumbia-mort-a-la-tache-2983766.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 18 Jul 2022 01:37:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La triste nouvelle est tombée le samedi matin : le Directeur de la police judiciaire,  le contrôleur général Joseph Doumbia, est décédé. Ce policier émérite qui a tout donné à la nation est mort à la tâche. Pour preuve ? Il décédé suite à un malaise survenu dans son bureau.

C'est un pilier de la sécurité du pays, au-delà de la seule police nationale, qui rend ainsi définitivement les armes.

Compétent, sérieux et expérimenté, Joseph Doumbia communément JO l'était. Son parcours dans les rangs de la police l'atteste éloquemment. Par ses qualités et surtout un désir permanent de se perfectionner JO a patiemment gravi les échelons de la police avant de se hisser au sommet de la hiérarchie. En sa qualité de Directeur de la police judiciaire il coiffait des brigades importantes telles que la BIJ (Brigade d'investigation judiciaire), Interpol ou encore la Brigade des stupéfiants.

Le parcours de ce valeureux officier est un enseignement pour les jeunes policiers qui veulent faire carrière dans les rangs et servir le pays.

Jugez-en ! Jeune sous-officier Joseph Doumbia a débuté sa carrière sous l'informe en intégrant le GMS (Groupement mobile de sécurité). Là il fit ses premiers pas en allant au feu lors des incidents frontiers entre le Mali et le Burkina. Ensuite le jeune policier, très vite apprécié par ses chefs, est affecté au service des transmissions de la police. Après un stage en Algérie il revient encore au même service avant de postuler au concours des inspecteurs de police. Après  une formation JO décroche ses galons d'inspecteur et se retrouve à BIJ, où il occupe le poste de chef de la police judiciaire.

Soif de connaissance et toujours envie de se perfectionner, Joseph Doumbia intègre le corps des commissaires suite à un concours ponctué par une formation professionnelle à l'école de police.

Son diplôme de commissaire en poche JO est affecté à la police judiciaire (un service qui était devenu son jardin) pour occuper la tête d'une section. Après un bref passage à la Brigade des stupéfiants, le contrôleur général Joseph Doumbia retourne à la BIJ pour être commandant adjoint puis commandant.

Enfin le couronnement de cette brillante carrière est venu avec sa nomination en qualité de Directeur de la police judiciaire.

Joseph Doumbia fait partie de cette génération de policiers qui ont fait du respect de leur serment un combat quotidien. Pour le Mali, pour l'honneur et la grandeur de la police JO était prêt à tout y compris l’ultime  sacrifice.

<strong>NB : Les obsèques du contrôleur général, Joseph Doumbia ont eu lieu, hier, dimanche, à l’Ecole Nationale de Police.</strong>

Dors en paix Brave !

<strong>C H Sylla</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Hommage du Parena au Professeur Drissa Diakité : Éloge funèbre du Professeur Drissa Diakité</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/hommage-du-parena-au-professeur-drissa-diakite-eloge-funebre-du-professeur-drissa-diakite-2983688.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 16 Jul 2022 20:09:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[C’est donc en ce jour de vendredi 1er juillet 2022 qu’Allah le Tout-Puissant a décidé de te rappeler à lui, mettant ainsi fin à notre compagnonnage d’un demi-siècle au seul service du Mali.

Après l’école fondamentale et le lycée de Badalabougou, tu bénéficias d’une bourse d’études qui devait te conduire en France, précisément à Caen (Normandie) et à Paris où tu vas entamer des études d’histoire pour ensuite terminer par des études de la langue Bamanan à l’Inalco (Institut national des langues et civilisation orientales).

À plus d’un étudiant malien tu as su ouvrir les portes de cet Institut où, en tant qu’enseignant chercheur, tu as su éveiller leur curiosité à la découverte de leurs langues maternelles. Dès les premières années d’université, Drissa fit irruption dans l’activité militante estudiantine en adhérant à l’Association des étudiants maliens en France (AESMF) ensuite au Comité de défense des libertés démocratiques au Mali (CDLDM).

Outre la défense des intérêts des étudiants, Drissa s’engagea dans la formation des travailleurs migrants, ce qui l’amenait tous les soirs dans un foyer d’immigrés pour donner des cours d’alphabétisation en français à ses frères maliens.

L’étudiant devait parfaire sa propre formation à travers cette alphabétisation au sens où Paulo Freire l’entendait, c’est-à-dire l’alphabétisation en tant qu’acte de conscientisation politique. Ce processus de formation à la fois culturelle et politique se faisait dans le cadre du Comité de liaison Étudiants-Travailleurs (CLET). Les étudiants maliens apprendront à s’investir dans les luttes syndicales ouvrières organisées par les immigrés dans les foyers et entreprises.

Pendant cette période, Drissa joua un grand rôle dans la promotion de l’activité culturelle et artistique en tant que facteur de mobilisation de nos compatriotes dans la lutte démocratique. C’est au cours de cette période que l’activité politique se développa dans l’immigration, en particulier pour la défense des prisonniers politiques, notamment ceux de l’USRDA ainsi que les étudiants et syndicalistes qui étaient régulièrement victimes de la répression.

Drissa fut élu secrétaire de l’Association des étudiants maliens en France (AESMF) dans les années 1980. Il donna une impulsion nouvelle aux activités du syndicat étudiant. C’est précisément à partir de cette époque que l’activité politique clandestine connut un nouvel essor au Mali et dans l’immigration. En effet, outre « le Bulletin du peuple » proche du PMT (Parti malien du travail) à partir de Dakar, plusieurs organes de presse politique naquirent au nom des groupes politiques et dont ils étaient les représentants. Parmi ces organes, on peut citer le « Faso » pour le Parti malien pour la révolution et la démocratie, (PMRD) et « sur la Voie du Bolchevisme » (SVB) qui deviendra plus tard « Sanfin, la nuée » sous la direction de feu Mohamed Tabouré.

Drissa militait avec ses camarades dans la mouvance de « SVB » - « Sanfin ». Pour le groupe politique auquel appartenait Drissa, cette période fut débordante d’activités aussi bien sur le plan idéologique et politique que sur le plan organisationnel. Le groupe « SVB »- « Sanfin » participa activement à la préparation théorique, avec d’autres organisations politiques, de la révolution démocratique de Mars 1991.

Plusieurs camarades appartenant à cette mouvance regagnèrent le Mali et renforcèrent l’organisation à l’intérieur du pays. Parmi eux: le professeur Drissa Diakité qui avait fini ses études d’histoire et avait brillamment soutenu sa thèse de doctorat à l’Université de Paris1.

D’autres camarades l’avaient précédé notamment le professeur Yoro Diakité, l’éminent cinéaste Cheick Oumar Sissoko ou le professeur Many Camara qui ont joué un rôle de premier plan dans l’action clandestine. D’autres l’ont suivi comme feu Docteur Moussa Sow, l’économiste Konimba Sidibé, le Docteur Bréhima Béridogo. A ces brillants intellectuels engagés dont la présence va « booster » la lutte politique et démocratique à l’intérieur, il faut ajouter un étudiant en médecine Oumar Mariko et un magistrat en la personne de votre serviteur, Maître Amidou Diabaté.

L’action de ces intellectuels et intrépides combattants va donner un nouvel élan à la lutte démocratique et de nouvelles perspectives à la lutte politique. Drissa Diakité et ses camarades qui constituaient l’aile intérieure du mouvement vont porter sur les fonts baptismaux un nouveau groupe politique clandestin : « L’Union de lutte Tiémoko Garan Kuyaté » (ULTGK) dont l’organe de presse était « Gunkafalen », la Renaissance.

C’est le lieu de dire qu’une partie des camarades de l’aile extérieure de « Sanfin » dirigée par Tiebilé Dramé avait joué un rôle précurseur dans la constitution de l’ULTGK. Avec une conception rénovée de la révolution démocratique et populaire basée sur une stratégie et une tactique unitaires de toutes les forces de progrès, Drissa Diakité et ses camarades ont joué un rôle important dans la préparation de la révolution du 26 Mars 1991. Exemple de son esprit unitaire, Drissa a été signataire de lettre ouverte initiée par les camarades qui vont plus tard créer l’Adema Association, il s’apprêtait à s’investir dans un comité de soutien à la lettre ouverte. Il prit part à toutes les luttes syndicales des enseignants.

C’est dans ce contexte que lui-même et ses camarades, en alliance avec d’autres militants non affiliés, dont Maître Tall, Maître Demba Diallo, et Issiaka Traoré de l’UNTM ont décidé de créer le CNID dont le nom et l’hymne sont le fruit de son génie. A l’assemblée constitutive du CNID, Drissa fut élu non pas au Comité Directeur, mais pour diriger le bureau de relève clandestine au cas où le Comité Directeur tomberait sous le coup de la répression. Il était membre de toutes les structures d’organisation du CNID pour les meetings et les marches. Il était un des principaux organisateurs de la gigantesque marche du 30 décembre 1990 « Demokarasi, i sanbè-sanbè » dont il a été porte-parole avec Kadiatou Sow Salama. En janvier 1991, Drissa figurait parmi les concepteurs de la marche de fraternisation avec l’armée pour bien montrer que la lutte des démocrates n’était pas dirigée contre nos frères en uniforme.

Après la chute de la dictature et la victoire de la Révolution, Drissa accepte d’être nommé successivement aux cabinets des ministres Issa N’diaye et Charles Danioko à l’Éducation et à la Culture. Il a par la suite conseillé plusieurs ministres de l’Enseignement supérieur dont Moustapha Dicko qui lui a rendu un vibrant hommage dès l’annonce de son décès.

À l’heure de la construction du nouvel Etat, il devait apporter sa pierre. C’est ainsi qu’il revendique toute la production intellectuelle sous ces deux ministères pour la nouvelle construction éducative et culturelle. Le projet de la cité universitaire de Kabala qu’il a porté, participe de cette ambition de l’homme.

Sur le plan pratique, en faisant le tour de son cercle Kita et de son Birgo natal en  particulier, grâce à lui plusieurs écoles (1er et second cycles) ont ouvert leurs portes. Plusieurs classes furent construites. N’est-ce pas cela le prototype de l’homme politique nouveau, à la fois concepteur et bâtisseur ? N’est-ce pas là le sens de ces propos dans l’hymne du Parena qui est aussi son œuvre ?

Puissent les Drissa fleurir abondamment pour le bonheur de notre peuple ! Je terminerai ce propos par quelques témoignages d’autres militants du PARENA et d’autres partis pour montrer la dimension d’ouverture de l’homme. Drissa rime avec honnêteté, droiture, transparence, sens de l’honneur et de la dignité. Ses enfants peuvent être fiers de lui.

Drissa<strong>, </strong>Mon camarade, Mon ami, Mon frère, Tu as pleinement rempli ta part de devoir vis-à-vis du Mali.

Toi qui disais à tes enfants que tu dois tout au Mali en leur conseillant  de ne jamais l’oublier et ne jamais mépriser le peuple de ce pays.

Nous qui avons cheminé avec toi, nous témoignons de ton ardent patriotisme, de ton attachement viscéral au Mali auquel tu es resté reconnaissant toute ta vie.

Diakitela peut être fier de toi.

Puisse Allah le Tout-Puissant t’accueillir dans son jardin éternel et guider tes enfants sur le chemin que tu as tracé.

&nbsp;

<em>Par </em><strong>Maître Amidou Diabaté</strong>

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<item>
<title>Sokona Gakou reste inconsolable suite au décès de Me Mamadou Gakou : &amp;quot;Papi a été tout pour moi. Il ne disait jamais non à quelqu&amp;apos;un&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/sokona-gakou-reste-inconsolable-suite-au-deces-de-me-mamadou-gakou-papi-a-ete-tout-pour-moi-il-ne-disait-jamais-non-a-quelquun-2983570.html</link>
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<pubDate>Sat, 16 Jul 2022 01:25:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>"Mon inquiétude, ma hantise, c'est comment je vais passer le reste de ma vie  </strong><strong>sans voir mon frère, sans lui parler"</strong>

<strong>La famille Gakou est en deuil. Maître Mamadou Gakou, ancien député de Banamba et célèbre avocat </strong><strong>n'est plus. Hospitalisé suite à une maladie, il a rendu l'âme, le dimanche 26 juin 2022. Il a été conduit à sa dernière demeure au cimetière de Banamba par une foule de grands jours. Ayant fait la fierté de sa sœur Sokona Gakou, journaliste présentatrice à l'Ortm, celle-ci reste inconsolable. Voici le témoignage très émouvant de notre consœur Sokona Gakou sur son frère</strong>.

[caption id="attachment_2444302" align="alignleft" width="350"]<img class="wp-image-2444302 size-full" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/08/SOKONA-GAKOU.jpg" alt="Que sont-ils devenus ? Sokona Gakou : De Bozola à Chicago, les multiples visages d'une globe-trotteuse" width="350" height="529" /> Sokona Gakou[/caption]

Maître Mamadou Gakou ou Papi pour certains et Papa pour d'autres parce qu'il était l'homonyme de notre grand père maternelle. C'est dur et très dur parce que la personne que je viens de perdre était mon ami, mon frère, mon confident, mon tout. Papi a été tout pour moi. Dès son jeune âge, il a été excellemment brillant. Je me rappelle quand j'étais petite, un inspecteur français est passé à Banamba parce que les inspecteurs passaient dans les écoles avant. Papi était tellement brillant, c'était un surdoué, il a sauté des classes, de la 3ème année, il s'est retrouvé en 6ème année. Ce jour-là, l'Inspecteur l'a appelé le <strong>"Petit dictionnaire vivant"</strong> et ce surnom lui est resté toute sa vie. Tous ceux qui ont fait Banamba le savent.

Après, il a fait des études et tout ce qu'il a eu à faire, il y a eu cette touche de brillance. Il faisait tout de façon parfaite. Il n'y a que Dieu qui est parfait, mais quand il donne une couleur parfaite à une personne, nous les humains, on ne fait pas attention, mais ça me faisait peur.

J'ai horreur de parler de lui au passé parce que c'est dur d'accepter sa mort. C'était une personne humble, malgré tout ce que Dieu lui a donné. Il était modeste et très timide.

Papi ne disait jamais non à quelqu'un. Je ne l'ai jamais entendu dire non. Une fois, je suis allée chez lui le soir parce qu'on était collé, c'était difficile pour moi je ne pouvais pas ne pas le voir. J'avais envie de le voir, j'ai pris un taxi je suis allée chez lui, mais je l'ai porté absent. Il n'était pas marié à l'époque et ce sont ses amis que j'ai trouvés chez lui.

Je suis restée pour causer un peu avec ceux-ci, après je suis repartie. Le lendemain, Papi est venu chez moi en riant et comme il aimait me taquiner, il dit : Toi là, comment tu as pu prendre le taxi la nuit pour aller chez moi ? Je dis c'est parce que j'avais envie de te voir. On a causé et en partant, lorsque je l'ai accompagné, il m'a tendu une clé. Je dis : c'est quoi ça ? Il me dit qu'il est venu me donner cette voiture. J'ai dit non, Papi, comment tu peux me donner ta voiture et toi tu fais comment ? Il me dit que pour lui ce n'est pas grave, que si moi j'ai une voiture, il est rassuré. Je lui ai dit de prendre la clé et que quand il aura une deuxième voiture, il va me l'offrir. Il dit : Non, c'est fini, cette voiture est à toi ! J'ai tout fait, mais il a refusé de prendre la clé. J'ai dit : Ok, attend que je te dépose à la maison et je reviens avec la voiture. Il m'a dit : Pas question ! Entre temps, il a fait arrêter un taxi et est monté en me laissant la voiture.

Papi a envoyé toutes les femmes de notre père à la Mecque et il a envoyé les autres avant notre maman. Il a envoyé notre maman trois fois de suite. Il a offert une mobylette à tous ceux qui portent le nom Gakou, ses frères, sœurs, neveux, nièces et c'était avant qu'il ne se marie. On devait s'inquiéter pour lui, mais on n'a pas vu venir ce qui allait se passer. Il était adorable, aimable et généreux. Ce n'est pas parce que c'est mon frère qui est parti que je le dis. Un griot, feu Mamadou Lamine Sissoko n°2, a dit de lui que si tous les hommes sur terre savaient la date de naissance de Me Gakou, ils allaient battre leurs femmes enceintes pour qu'elles accouchent à cette même date pour avoir des enfants comme lui. Il l'avait surnommé le maître des maîtres.

Je n'ai pas de la peine, mais je suis morte à l'intérieur parce que je ne sais pas comment je vais passer le reste de ma vie en me disant que je ne verrai plus mon frère, que je ne lui parlerai plus. C'est terrible parce que pour un oui et pour un non, il trouvait un prétexte pour m'appeler. Sans compter les maisons qu'il nous a offertes et tout ce qu'il a fait pour nous. C'est sa bonté d'âme qui était importante pour nous. Tous les dimanches, il partait dans un restaurant pour acheter le meilleur plat et le plus cher.

Notre maman est très pieuse, mais elle dit qu'elle pensait que c'est son fils qui allait l'enterrer, mais que c'est elle qui enterre son fils. Elle dit que, cette fois-ci, Dieu ne lui a pas demandé, il l'a trahie et pourtant moi elle l'aime beaucoup, mais il lui a pris ce qu'elle a de plus précieux. Papi disait que notre maman est une princesse. Chaque dimanche, il remplissait le coffre de son véhicule et l'amenait.  Il amenait tout ce dont une personne peut avoir besoin en termes de provision, sans compter ses visites quotidiennes. On aurait dû nous inquiéter, c'est terrible.  Avant d'entrer dans le coma, j'étais à côté de lui à la clinique. Même étant malade, il n'arrêtait pas de me taquiner. Comme il aimait bien la courgette, j'en ai acheté avec les brocolis et du poivron rouge, je me disais que ce sont des choses qui sont bien pour lui et je les ai apportées à la clinique. Après avoir mangé, je lui ai nettoyé le visage et il m'a dit : Merci Maraka mousso et puis on a rigolé. Le lendemain, je reviens, je ne sais pas ce qui s'est passé réellement, mais j'estime qu'il y a une erreur médicale parce qu'ils l'ont pris et l'ont fait marcher jusqu'à la porte pour l'amener à la voiture afin d'aller faire un scanner, au lieu de le mettre dans une chaise roulante. Ils l'ont conduit dans un autre hôpital, loin, et je crois que c'est ce qu'il n'a pas supporté parce que, le lendemain quand je suis venue, je l'ai trouvé endormi et je l'ai réveillé en vain.  Ils m'ont dit que c'est parce qu'il était fatigué, qu'on lui avait donné des somnifères. Je suis restée jusqu'aux environs de 22h, alors que les visites prennent fin à 21h.

Mes neveux et mes nièces sont restés et après ils l'ont amené à la réanimation à l'hôpital Gabriel Touré parce que son état s'était dégradé. Les médecins n'ont pas voulu nous laisser le voir, mais ils nous donnaient beaucoup d'espoir. En réalité, depuis qu'on m'a annoncé qu'on l'a amené à la réanimation, j'ai dit que c'était fini, Papi on allait le perdre. Il est resté là-bas deux jours. J'étais couchée le dimanche matin et j'ai eu un gros sursaut. J'ai sauté de mon lit et j'ai pleuré parce que c'est comme si quelqu'un avait pris un gros couteau et l'a planté dans mon cœur. J'ai mis ma main sur mon cœur et j'ai continué à pleurer. Entretemps, j'ai appelé à l'hôpital pour savoir ce qui s'y passait et là ma belle-sœur me demanda de venir vite, que la maladie de Papi n'a pas marché. J'ai dit ok, Dieu a fait son travail je le remercie. On m'a raconté que c'est là que j'ai poussé un grand cri et je me suis évanouie. On m'a amenée dans une clinique pour des soins et quand je me suis réveillée, j'ai réalisé qu'on m'avait annoncé le décès de mon frère. Les médecins m'ont demandé si j'allais mieux, je les ai suppliés de me faire une injection pour que je ne me réveille plus jamais, même s'il fallait que je signe un document.

Je suis musulmane, je suis croyante, je suis pieuse, je remercie Dieu parce que c'est lui qui a donné et il a repris. Mais jusqu'ici, mon inquiétude, ma hantise, c'est comment je vais passer le reste de ma vie sans voir mon frère, sans lui parler. Quand Papi se réveille le matin, il m'envoie les anciennes musiques et je lui dis : Toi là, j'en ai marre de tes vieilleries de musique, envoie-moi plutôt de l'argent. Il dit : Ne t'en fais pas, je vais t'en envoyer. Le reste de vie ne suffira pas pour dire tout ce qu'il a fait, c'est immense.

Le jour de son enterrement, il était étendu dans la chambre de feu notre père à Banamba. Je suis entrée, je lui ai beaucoup parlé, fait des bénédictions, mais il ne m'a pas répondu. C'est là que j'ai réalisé que je l'ai perdu pour de bon. Je remercie ma mère pour son courage et sa bravoure de voir son fils partir. Je remercie tous les membres de notre famille, tous ceux qui ont compati à notre douleur. Je remercie toute la population de Banamba. Papi repose désormais à côté de feu notre père à Banamba. Que Dieu les reçoive dans son Paradis éternel !

Je voudrais également remercier toutes les personnes qui ont connu Papi et l'ont aimé et qui nous ont soutenu dans cette épreuve. Je remercie le directeur général de l'Ortm, Hassan Diombélé ; le directeur de la télévision, Sidiki Dembélé ; le directeur de l'Information, Ibrahim Traoré et Sory Ibrahim Kéïta pour le soutien, en ce moment d'atrocité. Je remercie aussi le journal Aujourd'hui-Mali. Durant toute sa vie, ABH a été un frère car il a permis à Me Gakou de dire tout ce qu'il voulait dire. Merci à toi Marie, de savoir que j'avais besoin de parler de mon frère.

Priez pour moi pour que je puisse surmonter cette douleur inqualifiable.

Je remercie le Barreau malien et l'Ordre des avocats pour l'hommage rendu à mon frère. <strong>Entretien réalisé par </strong>

<strong>Marie Dembélé</strong>

<strong>ADJA FATOU THIAM, LA MAMAN DE ME GAKOU</strong> :

<strong>"Papi est un enfant béni. Je préférais être morte à sa place."</strong>

<img class="alignleft size-full wp-image-2983501" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/07/Maman-M-Gakou.jpg" alt="" width="480" height="576" />Je remercie Papi pour tout le bien qu'il m'a fait. Un jour, il m'a montré une parcelle et m'a demandé de lui faire des bénédictions afin de pouvoir la construire pour moi. Je lui ai dit que cela n'était pas un problème qu'il avait ma bénédiction. Lorsque je suis rentrée, il m'a envoyé quelqu'un pour m'annoncer que j'irai à la Mecque et à mon retour de ce pèlerinage, il m'a remis les clés de la maison du terrain vide qu'il m'avait montré avant mon départ. J'ai ri et j'ai dansé et je lui ai fait des bénédictions. Je ne peux pas dire tout ce qu'il a fait pour moi. Moi, j'ai arrêté de boire l'eau du robinet il y a des années car il m'envoie trois cartons d'eau minérale chaque semaine. Je suis sénégalaise, mais ce sont les occidentaux qui ont envoyé mon père au Mali pour être le directeur d'une entreprise de production de papiers, cahiers, journaux, etc…Mon père, feu Mamadou Thiam, est ami de Achcar.

Papi est un enfant béni, je préférais être morte à sa place. Il m'a envoyée trois fois à la Mecque et il m'avait promis qu'on ira ensemble pour ma quatrième fois et Dieu en a décidé autrement ".

<strong>Bandjougou  Gakou, l'aîné de la famille :</strong>

<strong>"Dès son jeune âge, Me Gakou a juré d'être avocat parce qu'il a vu Maître Demba Diallo plaider à Banamba"</strong>

Maître Mamadou Gakou a grandi dans mes bras. J'ai assuré son encadrement bien avant son instruction à l'école primaire de Banamba où il a sauté des classes parce qu'arrivé à l'école, il savait déjà écrire et lire. Ce qui lui a permis d'avancer très vite. Dès son jeune âge, il a juré d'être avocat parce qu'il a vu Maître Demba Diallo plaider à Banamba. Il a assisté à une scène qu'il a trouvée extraordinaire, un monsieur qui gesticule, qui crie sur le commandant de cercle à l'occasion d'une séance de plaidoirie. Il a grandi avec les bénédictions de la famille pour être un avocat.

Après son lycée, il s'est retrouvé au Besançon où je lui ai rendu visite pour voir si tout se passait bien pour lui. Ensuite, il s'est retrouvé à Toulouse, j'ai fait la même chose. Lorsqu'il est revenu au Mali, je l'ai pris par la main et je l'ai conduit chez Me Demba Diallo et j'ai dit à ce dernier que je t'ai apporté ton petit frère. Il dit qu'il est chez lui. C'est ainsi que j'ai dit à Papa qu'il a voulu être avocat et que le voici dans la cour des grands. Le peu qu'il a gagné dans ses premières avocatures, il a envoyé mes marâtres à la Mecque ainsi que sa maman, donc c'est quelqu'un qui a la bénédiction de toute la famille. C'est son vœu qui a été comblé parce qu'il a voulu être avocat, il l'a été et enfin il a voulu reposer auprès de son père et c'est le cas.

<strong>Mme Thiam Aïssata Fofana :</strong>

<strong>"Je ne peux rien dire de plus que de lui souhaiter le repos éternel dans le Paradis" </strong>

Je suis la tante de Mamadou Gackou, la femme à son oncle. On s'est connu il y a bien longtemps, depuis le lycée. On faisait la même classe, mais lui, il était au lycée Askia Mohamed et moi au lycée Prosper Camara. Notre professeur de philosophie, qui était un Italien, nous a donné une fois un devoir à domicile, mais j'avais la paresse de traiter le devoir et je l'ai donné à Me Gakou pour qu'il le traite pour moi.  Le Professeur a donné les feuilles de tout le monde et en dernier lieu, il m'a appelé et m'a dit que ce n'était pas moi qui avais fait ce devoir, tellement que c'était bien traité. J'ai eu honte et je lui ai menti en disant que c'est mon oncle qui l'a traité. Je ne peux rien dire de plus que de lui souhaiter le repos éternel dans le paradis".

<strong>Coumba Thiam : </strong>

<strong>"Avec Me Gakou, </strong><strong>j'avais mon mouton à chaque fête de ramadan et de Tabaski" </strong>

Nous avons grandi ensemble.  Nous étions très proches, mais il m'a beaucoup aimée et respectée, pas seulement comme une tante, mais comme une maman. Nous partons ensemble dans les restaurants, il était charitable et généreux. Quand il a commencé à travailler, j'avais mon mouton à chaque  fête de ramadan et de Tabaski. On ne s'attendait pas à sa mort maintenant. C'est une mort subite, mais c'est la volonté de Dieu".

<strong>Mamadou Kanté :</strong>

<strong>"Tout ce que j'ai pu réaliser dans ma vie, c'est grâce à Me Gakou"</strong>

Mamadou Gakou était un demi-frère, il est le premier fils de notre maman. Nous sommes profondément touchés par sa perte, mais ce que le Bon Dieu fait est bon. Nous ne pouvons que prier pour le repos de son âme. Il a été plus qu'un grand frère, il a joué un rôle de père pour nous en nous éduquant, en faisant tout son possible pour notre bien-être. Il a toujours été un exemple pour nous. Moi-même je ne suis pas au Mali, je suis là pour les vacances et voilà qu'il est parti devant moi. Tout ce que j'ai pu réaliser dans ma vie, c'est grâce à mon frère, il m'a beaucoup aidé et conseillé et j'espère pouvoir être à la hauteur de ses souhaits".

<strong>Monsieur Traoré, contrôleur général de police à la retraite :</strong>

<strong>"J'ai perdu un ami, mais le Mali a perdu un grand cadre, un avocat"</strong>

J'avais des liens d'amitié avec Me Gakou. C'est quelqu'un avec qui j'ai collaboré, il y a plus de 30 ans. Il n'y avait que la confiance, la sympathie, la gentillesse venant de lui. Efficace, compétent, très intelligent et parmi les avocats il a fait ses preuves. Le dossier de Moussa Traoré n'a pas été le seul qu'il a défendu avec brio. J'ai quitté chez lui il n'y a même pas deux mois et nous avons beaucoup causé ce jour et quand j'ai appris qu'il était malade, j'ai couru à l'hôpital à la réanimation, mais je n'ai pas eu la chance de le voir. C'est un vrai choc, j'ai perdu un ami, mais le Mali a perdu un grand cadre, un avocat".

<strong>Aliou Kanté : "Me Gakou fut un grand soutien pour moi"</strong>

J'ai été le collaborateur le plus proche de Maître Gakou parce que nous avons ouvert un cabinet ensemble. Je ne peux que regretter sa mort parce qu'il fut un grand soutien pour moi, pour tout le parcours de ma vie. J'ai immigré aux Etats-Unis et étant là-bas on était tout le temps en contact. Il y avait vraiment des liens francs entre nous. Il fut un homme exceptionnel".]]> </content:encoded>
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<title>Hommage : Adieu Eugénie !</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/hommage-adieu-eugenie-2982744.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 06 Jul 2022 08:27:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Eugénie n’est plus ! La nouvelle a secoué le monde de la presse le week-end dernier. Cette boule de nerf, malgré son âge avancée, était sur tous les fronts, disponible pour tous les confrères.

Eugénie était une plume qui ne faisait pas de compromis. Ce qui lui fera d’ailleurs partir en prison une fois sous Senghor et une fois sous Abdou Diouf.

Eugénie Rokhaya Aw N’diaye, née en 1952, est décédée le dimanche 3 juillet 2022. Elle est une des premières journalistes femmes et spécialistes de la communication sénégalaises, avec un parcours atypique.

Mme Eugénie Rokhaya Aw, a  été directrice du Cesti de 2005 à 2011.

Dors en paix maîtresse !

<strong> </strong>

<strong>Alexis Kalambry</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Pr Drissa Diakité s’en va : Une perte immense pour le Mali !</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/pr-drissa-diakite-sen-va-une-perte-immense-pour-le-mali-2982589.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 05 Jul 2022 01:23:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Les obsèques du Pr Drissa Diakité, décédé dans la nuit du samedi 2 juillet 2022, auront lieu ce lundi à 10 heures à son domicile à Kalanba-Coura. La mort de cet éminent professeur d’enseignement supérieur et chercheur émérite est une immense perte pour notre pays, son élite intellectuelle, son enseignement supérieur.</em>

Passionné de l’histoire du Mandé, de ses mythes et de ses héros,  Pr Drissa Diakité était de ceux qui ont compris la valeur stratégique de l’histoire comme discipline ancrée aussi bien dans les concepts fondateurs d’une société que dans sa place concrète au niveau du rapport des forces contemporaines.

Au moment même où je m’apprête à quitter Bamako tôt ce dimanche pour répondre à un appel de mon chef de village, que j’apprends à travers un post de mon frère Moussa Camara, communicateur hors-pair et toujours féru du "grand savoir" la mort d’un autre «faiseur de feu», le Pr Drissa Diakité, auteur de l’ouvrage « Kuyaté, la force du serment» qui présente sans doute la tradition orale la plus controversée de toutes les épopées tirées de cette longue et grande fresque historique du Manden au XIIIe siècle. Comme son cher ainé, Pr Gaoussou Diawara, que j’ai eu l’honneur de côtoyer jusqu’à son dernier souffle, Drissa était par excellence ce modèle d’homme dont notre pays a besoin pour relever la tête.

« L’Africain a toujours cherché à lutter contre le néant de la mort, à vaincre le temps, à s’immortaliser dans sa progéniture et dans son œuvre» écrivait un célèbre historien africain. Pr Drissa Diakité, éminent historien a aussi réussi à édifier sa propre «tour d’immortalité», par une vie exemplaire de chercheur émérite et une productivité intellectuelle toujours féconde et utile..Sa mort est une immense perte pour notre pays, son élite intellectuelle, son enseignement supérieur.

Comme son cher ainé, Pr Gaoussou Diawara, Il a toujours refusé, pour tous ceux qui l’ont connu, la compromission, l’opportunisme, les rentes de situation et avait surtout comme seule obsession de redonner au Mali sa dignité, la foi à travers sa propre culture, ce socle indiscutable de tout développement économique et social. La valorisation de notre patrimoine culturel, historique a été du coup son principal combat et son engagement sans failles sur tous les fronts de la lutte sociale et démocratique. Un engagement de tous les instants et qui ne relevait pas d’un simple fantasme à satisfaire les élans du cœur. Il était sérieux, sincère dans ses combats. Après le big bang démocratique de Mars 91, il a d’abord milité au CNID FYT avant de poser ses valises au PARENA qu’il créa avec ses camarades de lutte patriotique et démocratique.

Comme son cher ainé, Pr Gaoussou Diawara, il a aussi brillamment rempli son contrat et accompli très noblement ses devoirs à l’égard de sa chère patrie. Son message d’espoir, de paix, d’humanisme devra désormais rester entre nos mains comme une redoutable charge, un lourd fardeau. Son message culturel, littéraire et philosophique doit interpeller la jeunesse malienne et l’amener à relever de nouveaux défis pour dépasser la médiocrité et accéder à l’excellence, car pour le regretté Pr Gaoussou Diawara : « il y a réussir sa vie et réussir dans la vie. Je pense qu’il sera très important pour la nouvelle génération de pouvoir faire la différence. Il ne s’agit plus pour nous de changer le Mali, mais de changer de Mali». Une phrase à méditer par les nouveaux chantres du Malikoura.

<strong>B.CAMARA, Journaliste, chercheur         </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Disparition : Adieu Me Mamadou Gakou, sommité du droit !</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/disparition-adieu-me-mamadou-gakou-sommite-du-droit-2982217.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 02 Jul 2022 01:25:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Intelligence, amabilité et empathie… ont caractérisé feu Me Mamadou Gakou qui, en plus d'avoir été un des ténors du Barreau malien, a formé toute une génération de hauts cadres de l'Etat au sein de l'Ecole nationale d'administration (ENA) de Bamako en son temps. Une sommité du droit s'en est allée.</em></strong>

Le dimanche 26 juin 2022, la nouvelle est tombée tel un couperet, elle avait aussi la brutalité d'une averse d'hivernage : Me Mamadou Gakou, avocat émérite, est décédé à Bamako après un combat épique contre la maladie. Innâ lillahi wa innâ ilayhi râji'ûn (Nous sommes à Dieu, à Lui nous retournons), stricte vérité sur la fragilité du destin de l'homme !

Me Mamadou Gakou repose désormais pour l'Eternité aux côtés des siens dans un cimetière du cercle de Banamba (région de Koulikoro) où il a été inhumé le lundi 27 juin 2022 dans un concert d'éloges par une foule des grands jours.

Jeune bachelier en 1973, le regretté Me Mamadou Gakou a bénéficié d'une bourse d'études de l'Etat du Mali. En France, il a décroché plusieurs diplômes de droit dans de prestigieuses universités et écoles et a eu comme maître de stage au Barreau de Paris… un certain Me Jacques Verges.

La disparition de Me Gakou presqu'à la fleur de l'âge (les avocats exercent longtemps leur métier et se bonifient au fil des années) à un moment charnière de l'histoire du Mali, est une perte immense pour notre peuple au vu de ses qualités intellectuelles, humaines et professionnelles. L'Histoire retiendra tout d'abord, qu'aux côtés de son mentor (Me Jacques Vergès, avocat français, décédé depuis une décennie), il a joué une belle partition dans la défense de l'ancien général-président Moussa Traoré et ses compagnons, alors accusés de crimes de sang pendant les événements de janvier-mars 1991.

Ce procès d'un ancien chef de l'Etat, une première dans l'histoire contemporaine du Mali, a tenu en haleine toute la population entre la fin 1991 et le début de l'année 1992. Il a surtout fait éclore beaucoup de talents et suscité de nombreuses vocations pour le métier d'avocat en raison de la compétence des uns et des autres.

Quand bien même les <strong>"avocats du diable"</strong> n'ont pas eu gain de cause (Moussa Traoré et ses principaux lieutenants ont été condamnés à la peine de mort), nul doute qu'ils ont fait preuve de grande conscience professionnelle et de talent varié qui faisaient douter, par moments, le président de la Cour d'assises spéciale (l'expérimenté Mallé Diakité) et le parquet général, représenté par la redoutable Manassa Danioko.

<strong>Homme politique</strong>

Finesse d'esprit, éloquence, pertinence, pondération… Telles étaient quelques-unes des qualités de Me Gakou, qui laisse à la postérité l'image d'un avocat chevronné, respectueux de l'adversaire et déférent vis-à-vis des cours et tribunaux.

Acteur politique de premier plan, Me Mamadou Gakou a créé la Convention parti du peuple (COPP) au milieu des années 1990. Cela lui a permis d'être député, élu à Banamba, pour le compte de la législature 1997-2002. La COPP fit également son entrée au gouvernement d'Ibrahim Boubacar Kéita sous le président Alpha Oumar Konaré. Sa secrétaire générale à l'époque, Mme Ascofaré Oulématou Tamboura, a occupé le poste de ministre de la Communication.

Spécialiste du droit constitutionnel, Me Mamadou Gakou a été sollicité en avril 2012 par la junte du Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l'Etat (CNRDRE), qui a renversé le président de la République Amadou Toumani Touré à 45 jours de la fin constitutionnelle de son mandat, pour la rédaction d'une Loi fondamentale.

Il est effectivement l'un des rédacteurs de la Charte de la junte de Kati qui n'a pu prospérer sous les coups de boutoir de la communauté internationale et des forces locales hostiles. Finalement, le capitaine (devenu général de corps d'armée) Amadou Haya Sanogo, chef des putschistes du 22 mars 2012, fut contraint de rétablir la Constitution du 25 février 1992 et les autorités légitimes.

En quête d'une nouvelle Constitution, le Mali ne se serait certainement pas priver des services de Me Gakou. Ne serait-ce que pour ses conseils et avis éclairés. Hélas ! L'homme propose, Dieu dispose !

La mort est parfois inattendue, mais toujours inexorable. Dors en paix digne fils du Mali !

<strong>      El hadj A. B. HAIDARA</strong>

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<strong>Feu Me Mamadou Gakou :</strong>

<strong>Finesse et courtoisie dans l'approche de l'autre</strong>

<strong><em>La date du dimanche 26 juin restera à jamais gravée dans la mémoire de ceux qui auront côtoyé un tant soit peu Me Mamadou Gakou tant l'homme en imposait par la finesse et la courtoisie dans son approche de l'autre.</em></strong>

<img class="aligncenter size-full wp-image-2982201" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/07/Me-Gakou.medaille.jpg" alt="" width="650" height="854" />Homme de radio, j'ai eu l'opportunité de recevoir l'illustre disparu sur le plateau de l'émission <strong>"Dimanche Hebdo"</strong> sur Radio Liberté. Pour partager avec les auditeurs son projet de société relatif au parti politique qu'il s'apprêtait à porter sur les fonts baptismaux. La Convention parti du peuple (COPP) est le fruit d'une mûre réflexion tirant sa source et son essence de multiples compagnonnages politiques dans le but de créer et d'asseoir les fondements d'une société véritablement plurielle et démocratique, soucieuse des droits de l'Homme. Suite à cet entretien, le politique m'a fait l'honneur insigne (nous ne nous connaissions pas auparavant), d'être le maître de cérémonie au lancement officiel du parti COPP à l'hôtel de l'Amitié. C'était devant un parterre de personnalités politiques, de la société civile, de ses confrères du Barreau.

Sans prétention, et en toute humilité, j'ai tiré des enseignements forts de mes différentes rencontres avec Me Gakou. D'abord la fascination de l'homme pour la culture transversale, haut de gamme qui, toutefois reste imperturbablement sobre dans ses propos au ton et au timbre vocal mesurés. Des mots d'une clarté de roche cristalline, le tout en douceur. Ensuite à la surenchère, le politique préférait la pédagogie, le débat d'idées hors des sentiers tortueux de la vilenie verbale et des coups bas. Toute chose qui en fait à mon humble entendement (déjà depuis cette époque-là) une espèce à part sur l'échiquier politique national, une référence de politique humaniste. En dernier point, je retiens de Me Mamadou Gakou, ce métier d'orfèvre qui lui faisait polir, cisailler les mots pour dépeindre les événements et les choses de la vie sur leur vrai visage. L'homme était-il un surdoué ?

Dors en paix Me Mamadou Gakou ! Que la terre de Banamba te soit légère !

<strong> Balla Tounkara</strong>

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xxx

<strong>Me Mamadou Gakou tire sa révérence :</strong>

<strong>Un vibrant hommage lui a été rendu par le Barreau </strong>

<strong><em>Le Barreau malien est en deuil. Me Mamadou Gakou, émérite homme de droit, ayant fait la fierté de l'Ordre pendant près de quatre décennies raccroche sa toge d'avocat à jamais. Il est décédé le dimanche 26 juin 2022 des suites d'un accident vasculaire cérébral (AVC) qui l'a fait hospitaliser pendant deux jours à l'hôpital Gabriel Touré. Me Mamadou Gakou repose désormais dans sa dernière demeure à Banamba, sa ville natale, depuis le lundi 27 juin 2022.</em></strong>

[caption id="attachment_67704" align="alignleft" width="350"]<img class="wp-image-67704 size-full" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/05/gakou_maitre.jpg" alt="" width="350" height="217" /> Maître Gakou[/caption]

Le dimanche 26 juin 2022, un hommage mérité a été rendu à Me Mamadou Gakou par ses collègues du Barreau et de la grande famille judiciaire du Mali à son domicile à Bamako avant que le corps ne soit remis à la famille pour la suite du cérémonial à Banamba. Pendant l'oraison funèbre, le bâtonnier de l'Ordre des avocats du Mali, Me Moustapha Cissé, a qualifié le défunt d'homme pétri de valeurs et d'une densité intellectuelle remarquable. <em>"Estimé confrère, cher aîné, tu pars bien trop tôt. Ton immense savoir, ton immense talent de plaideur hors pair, le latin du Barreau et l'orfèvre de la plume, tes confrères ont inondé le forum de qualificatifs dignes des grands esprits de ce monde […] Tu laisses un immense vide derrière toi, mon cher confrère"</em>, déclare Me Cissé tout en présentant les condoléances du barreau malien à la famille du défunt. Dans les témoignages, le riche parcours de l'illustre disparu, qui fut un brillant avocat, enseignant et homme politique, a été souligné. Me Mamadou Gakou a été l'un des pères fondateurs de la jeune démocratie malienne.

Après son baccalauréat en philosophie-lettres classiques au lycée Askia Mohamed en 1973, il s'est envolé pour la France où il a cumulé des diplômes dans de prestigieuses universités. Me Gakou a obtenu une licence en droit privé à l'Université de Besançon, puis une maîtrise à l'Université de Grenoble. Plus tard, il a fait un diplôme d'études approfondies (DEA) et un doctorat en droit privé à l'Université Jean Moulin de Lyon avant d'obtenir un Certificat d'aptitude à la profession d'avocat (Capa). Le défunt était aussi diplômé de l'Institut politique de Grenoble section : économie et finance et titulaire d'un diplôme d'études générales en commerce et marketing.

Avec ce bagage intellectuel et après deux ans de stage au cabinet de Me Jacques Vergès, il retourne au bercail et devient plus tard enseignant à l'Ecole nationale d'administration (ENA) en 1984. Me Gakou a été un enseignant émérite, professeur de droit qui a pétri de ses mains d'orfèvre plusieurs générations d'étudiants en droit.

Ecrivain, romancier du droit, critique littéraire, chroniqueur et éditorialiste, il faisait jaillir la lumière de ses analyses dans les colonnes du journal L'Indépendant et fut un défenseur inconditionnel des droits de l'Homme et de la liberté d'expression.

Me Kassoum Tapo, l'un des compagnons de longue date de l'illustre disparu indique qu'il était un ami pour lui. <em>"Il fut un compagnon et véritablement un des plus grands du Barreau malien. C'est une très grande voix qui s'éteint. C'était un homme de talent, de grande culture et un grand humaniste. C'est un jour triste pour le Barreau malien"</em>, martèle-t-il.

Me Boubacar Soumaré ajoute : <em>"Je retiens de lui un grand intellectuel, un avocat modeste, une référence tant au Mali qu'en Afrique et dans le reste du monde"</em>. Me Mamadou Gakou était également un homme politique, président de la Convention parti du peuple (COPP), il a été député de Banamba à l'Assemblée nationale en août 1997. Il a aussi été 4e vice-président de l'Assemblée nationale du Mali, membre de la commission loi, rapporteur général du nouveau code pénal, du nouveau code de procédure pénale, membre de la commission de défense nationale et de la sécurité et rappeur spécial sur la Haute Cour de justice.  De son côté, Boubacar Sidiki Diarrah, représentant du ministre de la Justice, a également salué la mémoire du défunt. <em>"Me Mamadou Gakou a été un brillant et célèbre avocat qui a porté haut le flambeau. Nous l'avions connu en tant que grand frère. Il nous a beaucoup inspiré. C'est une grande perte pour la nation"</em>, rappelle-t-il.

Père de cinq enfants, Mohamed Lamine Gakou, seul garçon de la fratrie, retient de Me Gakou, "un père aimant et bienveillant à l'égard de ses enfants et de son épouse. Il restera à jamais une étoile pour la famille", mentionne-t-il sous le choc.

<strong>Marie Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le barreau malien en deuil, Me Mamadou Gakou tire sa révérence</title>
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<pubDate>Sun, 26 Jun 2022 20:22:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Me Mamadou Gakou est décédé cet après-midi à l’hôpital Gabriel Touré.

C’est à Banamba où le jeune Gakou a passé une bonne partie de son adolescence,

Il décroche le bac en 1973 en série philo-lettres classiques. La même année, il bénéficie d’une bourse pour des études de droit, d’économie, finances et marketing dans les universités de Toulouse, Besançon et Sciences Pô.

Après deux ans de stage au cabinet de Me Jacques Vergès (1982-1984), Gakou retourne au Mali. Il enseigne le droit civil à l’Ecole nationale d’administration (Ena) et ambitionne d’exercer la profession qui lui tient à cœur : avocat.

Me Gakou a également fait un saut dans le marigot politique. D’abord avec la Convention Parti du Peuple, une association qu’il pilotait avec l’ancien premier ministre Soumana Sako. Suite à des incompréhensions, il prend son indépendance et crée la COPP, parti politique. Une expérience qui lui a permis de faire le tour du pays, d’être candidat aux élections présidentielles de 2002, d’être député à l’Assemblée nationale.

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Dors en paix Maître]]> </content:encoded>
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<title>Diakite Mariam Samake dite Bamamou :    Cette «mère commune» qui restera à jamais dans nos cœurs</title>
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<pubDate>Wed, 22 Jun 2022 13:42:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Inna lillah wa inna ilayhi raaji'uun ! C'est à Dieu que nous appartenons et c'est à Lui que nous retournons ! Quel que soit notre statut, malgré tout ce que nous possédons ou que nous pouvons représenter à nos yeux ou à ceux des autres, personne ne donne un faux rendez-vous à l’ange de la mort. On finira toujours par mourir, à retourner à l’unique maître de l’Univers ! Notre Maman Bamamou (Diakité Mariam Samaké) ne s’est pas dérobée. D’ailleurs, en Dame de foi, elle s’est préparée pour cette échéance toute sa vie.</strong>

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Dans cette vie, rien n’est plus précieux que l’amour et l’affection d’une mère. La nôtre s'en est attelée le lundi 6 juin 2022. Une date qui n’est pas anodine car c’est aussi un 6 juin 2009 que nous avons perdu notre cher Papa, Dia Moussa Diakité ! Treize ans après, jour pour jour, il a été rejoint par sa tendre épouse.

Compte tenu de son rôle dans la famille et de ce qu’elle incarnait à nos yeux, ce décès est une immense perte pour nous, la famille. Mais, elle l’est davantage pour le quartier Lafiabougou et un peu partout. Oui, on ne peut pas imaginer le nombre d’endroits où on aura une pensée pieuse pour Bamamou. Et cela parce qu’elle fut et restera une Grande Dame d'exception.

Héritière du savoir, du savoir-faire et du savoir-vivre ancestraux, notre Maman a été tradithérapeute et conseillère conjugale. Son cabinet était généralement sous ce grand manguier devant la cour (à quelques pas de la Clinique Serment) où elle recevait généralement tout en donnant à boire et à manger aux passants… Les démunis y passaient régulièrement parce qu’assurés d’y trouver toujours à boire et à manger. Elles sont nombreuses les femmes qui sont venues la voir les larmes aux yeux avec un enfant malade et sans moyens de le soigner et qui, le lendemain ou quelques jours après, sont revenues avec le sourire et, cette fois-ci, les larmes de bonheur.

Elles sont nombreuses aussi à savourer aujourd’hui l’immense bonheur de la maternité par son concours. Combien de femmes sont aujourd’hui heureuses et épanouies dans leurs foyers grâce à ses conseils  avisés ? Combien de pères de famille ont-ils retrouvé la joie et la quiétude dans leurs ménages parce qu’ils se sont ouverts à elles et ont suivi ses conseils ?

&nbsp;

<strong>Dame de cœur, femme de foi</strong>

Très humble et pieuse, elle avait pris à bras le corps et pendant de longues années l’assainissement de la «<em>Mosquée Ouologuem</em>» de Lafiabougou. L’actuel imam de ladite mosquée l’a témoigné le mardi 7 juin dernier avant d’accomplir la prière mortuaire. «<em>Pendant de longues années, notre Maman se chargeait de laver les bouilloires et les jarres pour les remplir. Elle s’est aussi occupée du nettoyage de la mosquée tant qu’elle pouvait</em>», a-t-il témoigné. On comprend alors aisément pourquoi toute l’activité socio-religieuse de cette mosquée tournait autour de sa modeste personne. Et elle s’y consacrait sans vanité aucune.

Ils sont nombreux aussi les jeunes qui ont repris le droit chemin à cause de ses conseils et de son autorité. Notre chère Mamou ne souffrait pas de voir un enfant s’égarer sur le mauvais chemin sans qu’elle ne fasse tout ce qui est en son pouvoir pour le sauver. C’est d’ailleurs pourquoi on ne peut pas vous dire combien d’enfants elle a eu. Elle n’a d’ailleurs jamais connu le nombre tant ils sont nombreux ceux qui bénéficient de son affection de mère. A commencer par ma modeste personne.

Oui je sais que vous êtes curieux de connaître mes liens avec Bamamou, notre «<em>Mère commune</em>». Jeune marié fraîchement diplômé et rentré au pays, j’avais trouvé un «<em>chambre-salon</em>» (1998-1999) en location dans une cour voisine de la famille Diakité. C’est ainsi que je fis la connaissance de Salif par le biais d’une petite sœur avec qui il fréquentait le lycée. Sans se précipiter dans nos relations, nous nous sommes découverts progressivement avec des valeurs et des principes communs. Et l’amitié est devenue fraternité car dépassant nos deux personnes. Comme on le dit souvent, «<em>ce ne sont pas seulement les liens du sang qui forment la parenté, mais aussi ceux du cœur</em>» !

Au début de ma carrière, j’étais un vrai pigeon voyageur toujours en reportage à l’intérieur ou en voyage à l’extérieur. Mais, je ne me suis jamais préoccupé de ce qui pouvait arriver aux miens à mon absence parce que je savais que Salif était là. Et même souvent quand je suis à Bamako, mais loin de la maison, Madame ou les enfants vont directement voir Salif en cas d’urgence. Dans mon foyer, tout tourne autour de la personne de mon frère. Mariages, baptêmes… Il s’en charge. Il est d’ailleurs le parrain d’Ibou, notre premier garçon (notre sœur aînée Ténin est la marraine de Docteur, le second garçon).

Et rien ne se passe dans la famille Diakité sans que je n’y sois associé. Comme le dit une sagesse, «<em>il y a parfois des liens que rien ne pourra jamais détruire. Ni la vie ni même la mort</em>». Des liens de l'âme». Les nôtres figurent en place dans cette catégorie.

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<strong>Des conseils pour la vie</strong>

Au fil des années, la famille Diakité m’a donc adopté et entièrement intégré. A commencer par nos parents. J’avais le privilège d’être conseillé ou grondé par notre regretté Papa. Notre grin était souvent derrière sa fenêtre et nos conversations ne lui échappaient pas. «<em>Vieux, je t’ai entendu dire ça  l’autre soir. Ce n’est pas digne de toi, il faut te ressaisir parce que j’ai beaucoup d’estime pour toi… Vieux, tu as raison sur ce plan, mais sache qu’on peu avoir raison et faire profil bas…</em>» ! C’est ce que le vieux Diamoussa me disait souvent en m’appelant sous sa véranda pour me conseiller ou me sermonner. Et ses conseils m’ont été très utiles dans la vie, notamment dans la gestion de mon foyer.

Et avec Bamamou, ce fut aussi le cas jusqu’à son dernier souffle. La dernière vraie conversation que nous avons eue, elle m’a dit ceci au moment où je prenais congés d’elle : «<em>Wié</em> (vieux) <em>prend bien soin de ton foyer, particulièrement de ta femme</em>» ! Contrairement à ce qui est fréquent dans nos familles, Bamamou a été un bouclier pour nos épouses qui la traitaient comme leur grand-mère. En cas de différend, ma femme revenait toujours de chez elle avec le sourire, quels que soient la colère et l’amertume au départ.

Et quand elle venait me dire que ma mère voulait me voir, j’étais convaincu que j’allais passer un sale quart d’heure. Et cela d’autant plus que j’avais toujours tort, même quand j’avais raison. Fautif, je me faisais tirer les oreilles. Et quand j’avais raison, je devais accepter d’être fautif parce que : «<em>c’est toi le mari, le chef de famille. Tu dois faire preuve  de responsabilité, mais aussi de sagesse et de tolérance</em>». Mais, nous savions aussi que, entre elles, nos épouses se faisaient rappeler à leur devoir ; aux vertus et aux contraintes du mariage.

Quand elle m’appelait aussi, ce n’était pas toujours au sujet de mon foyer. Quand elle était préoccupée par une situation et qu’elle ne voulait pas directement intervenir, elle m’appelait pour m’en parler et souvent pour discrètement intervenir sans qu’on sache que c’est elle qui m’a mandaté. C’était aussi le cas quand elle avait l’impression que l’un de mes frères faisait fi d’un conseil ou de quelque chose qui lui tenait à cœur.  Sans être le plus âgé, j’étais l’aîné des garçons pour ma tendre Maman que j’ai finalement prise à Salif. Elle lui rappelait toujours que  sa maman est à Kadiolo et d’aller y chercher sa part d’affection. Avec l’âge (près de 90 ans) et surtout la maladie, pour m’identifier, il fallait lui dire «<em>Ika Vieux</em>» (Ton Vieux).

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<strong>A jamais dans nos cœurs</strong>

Et l’un de ses souhaits les plus ardents était de me voir construire et y aménager avec ma famille. «<em>Je pourrais alors venir me reposer chez toi</em>», disait-elle. Hélas, elle n’a pas connu ce bonheur. Mais, j’espère pouvoir réaliser ce rêve avant de la rejoindre et pour qu’elle soit surtout fière de moi là où elle. En effet, un sage rappelle que «<em>la douleur de perdre notre mère ne nous quittera jamais complètement. Mais le temps permet au chagrin de céder progressivement le pas à l'apprentissage et à cette douleur de nous rendre plus forts. Même si votre âme est incomplète, allez-y et concentrez-vous sur votre bonheur, rendez votre mère fière où qu'elle soit</em>».

Perdre sa mère, c’est perdre une partie de notre âme ! Nous en faisons l’amère expérience aujourd’hui, ma mère s’en est attelée après s’être illustrée pendant son passage dans ce monde éphémère par son courage, sa bravoure, son dévouement, sa loyauté, sa franchise et son sens de la responsabilité, de l’honneur et de la dignité. Mais, elle ne sera que physiquement absente car elle est gravée à jamais dans nos cœurs. Il se passera rarement un jour dans notre vie sans qu’on évoque sa mémoire, sans qu’on ne se souvienne d’un de ses conseils ou boutades.

«<em>Tout s’épuise un jour sauf le bien que tu fais et l’amour que tu donnes</em>», dit-on. C’est ce qui rend notre Bamamou inoubliable. Elle ne s’est jamais ménagée quand elle pouvait faire quelque chose pour soulager ou réconforter les autres. On venait à elle parce que assuré d’y trouver une oreille attentive et une discrète confidente.

Va en paix chère Maman. Nos larmes vont longtemps couler, mais nous sommes convaincus que tu es mieux là où tu es chez le Tout Puissant maître de l’univers : le paradis Firdaws !

AMEN

<strong>Moussa Bolly</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Hommage à Mohamed Cheick Tabouré :  Le guérillero des temps modernes !</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/hommage-a-mohamed-cheick-taboure-le-guerillero-des-temps-modernes-2977197.html</link>
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<pubDate>Mon, 23 May 2022 09:50:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le dimanche 8 mai 2022, Mohamed Cheick Tabouré, l’une des plus grandes figures politiques, syndicales et intellectuelles de notre pays, tirait dans la plus grande discrétion, sa révérence des suites d’une longue maladie, à soixante-quatorze (74) ans.</strong>

On peut être un militant de la justice sociale et économique, mais rarement on peut atteindre le degré de combativité et d’engagement de Tabouré. Tant l’homme croyait à la lutte comme seul moyen pour les peuples de faire des conquêtes en vue de transformer les structures politiques, sociales et économiques (laissant encore à désirer) et avait des convictions profondes pour son pays.

De Bamako, à Dakar et en France, l’homme y a posé des actions politiques d’envergures qui lui ont souvent beaucoup coûté. Le front politique, social et syndical, lui était familier. Lui qui s’est toujours dédié corps et âme pour la défense des masses laborieuses, dont il voulait l’affranchissement des jougs de la bourgeoise politico-affairiste et compradore à travers l’instauration d’une démocratie socialiste.

Acteur politique de premier plan de l’histoire politique contemporaine, ce fils de cheminot, né le 16 mai 1948, à Toukouto, était aussi un acteur du mouvement social, ayant participé à toutes les luttes sociales pour la défense des intérêts catégoriels des travailleurs de l’Huilerie cotonnière du Mali (HUICOMA), de la Régie du Chemin de Fer, des ouvriers de Morila, et des immigrés expulsés. À son actif plus de cinquante ans de vie militante intense pour l’édification d’une société démocratique, socialiste, dans laquelle la richesse nationale ne serait pas concentrée entre les mains d’une infime minorité, vouant à la misère l’écrasante majorité.

Avec le Comité de Défense des Libertés Démocratiques (CDLD) en France et le journal <em>Sanfin</em> (La nuée) qu’il fonda, en 1989, comme organe de propagande pour la mise en place du mouvement ouvrier et populaire, Tabouré joua un rôle déterminant dans la lutte du mouvement démocratique contre la dictature militaro-bourgeoise de la clique CMLN /UDPM du général Moussa Traoré.

Derrière sa carapace de militant engagé, se cachait un homme affable, avec de grandes qualités humaines et sociales. Militant anti-impérialiste, panafricaniste, tiers-mondiste, pour l’union libre des peuples libres, Tabouré et moi, nous nous sommes connus dans le feu de l’action politique. C’était en 2004 à l’Espace d’expression démocratique Kayira, haut lieu de discussions et de remise en cause de l’ordre établi. Lui était du Groupe Sanfin et moi du parti Solidarité africaine pour la démocratie et l'indépendance (SADI) dans lequel j’ai milité dix-huit (18) hivernages durant.

Séduit par ses prises de positions courageuses et remarquables sur les grandes questions nationales et internationales, je pris contact avec lui. Au fil du temps, s’est établie entre nous une relation de camaraderie cordiale, franche et sincère, ayant résisté à l’usure du temps. Je lui vouais une énorme estime au point de verser dans l’idolâtrie, lui, me témoignait aussi une grande affection, cela malgré l’énorme écart d’âge qui existait entre nous.

Des fois, je l’envoyai des contributions sur les questions de gouvernance dans son journal «<strong>Sanfin</strong>» qui relayait nos luttes. Ensuite, je l’aidais à l’écouler (Le journal <strong>Sanfin</strong>) au cours des marches, meetings et conférences-débats. Nous nous rencontrions souvent pour échanger sur la situation nationale, les perspectives de développement des luttes démocratiques et populaires….

Tabouré est parti dans ce lieu de repos éternel en un moment où les forces progressistes et patriotes et le pays (en pleine transition politique marquée par le recul des conquêtes démocratiques) en proie à une guerre impérialiste imposée, greffée aux conjectures internes, avaient plus que jamais besoin de ses analyses incisives et lumineuses.

Tabouré, les autorités en charge de la nation n’ont pas voulu t’honorer à la hauteur de ton engagement. Mais rassure-toi, tes amis, collègues, ta famille biologique, et les militants politiques et syndicaux de tout bord, se sont massivement mobilisés pour t’accompagner en ta dernière demeure, où tu reposes pour l’éternité dans le Panthéon de l’imaginaire populaire auprès de tes camarades de luttes patriotes tels que: Gabriel d’Arboussier, Tiémoko Garan Kouyaté, Amadou Seydou Traoré dit Amadou Djicoroni, Pr Kari Dembélé, Ibrahima Ly, etc.

Adieu camarade

À un de ces jours !

<strong>Alpha Sidiki SANGARÉ</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Décédé le mercredi 20 avril des suites d&amp;apos;un AVC :  Dr Moussa Sanogo, un homme de valeurs à la tête bien faite</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/decede-le-mercredi-20-avril-des-suites-dun-avc-dr-moussa-sanogo-un-homme-de-valeurs-a-la-tete-bien-faite-2973829.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 23 Apr 2022 01:29:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Avant-hier mercredi, en milieu de journée, la nouvelle est tombée sur moi, raide comme un couperet : au bout du fil, El Hadj A.B.HAIDARA, le directeur de ce journal : "Notre ami commun, Dr Moussa Sanogo, vient de nous quitter !"Je n'en croyais pas mes oreilles. Je fronçais les sourcils pour me rassurer que je n'étais dans un rêve. Et la voix presqu'éteinte, je reposais la question à mon interlocuteur : "De quel Moussa Sanogo parles-tu ?". Le même, celui qui était Pdg de la Pharmacie Populaire du Mali, a-t-il précisé. </em></strong>

C'était très clair, je venais de perdre un ami et un ami qui prenait le temps de lire mes articles, chaque semaine et d'en discuter avec moi. Et il aimait terminer chaque fois par cette phrase : <em>"Je suis content de vous lire parce qu'on sent dans votre journal les efforts de recherche d'informations et on voit que toi, par ton style, tu es de la vieille école !".</em> Des encouragements que, hélas, nous n'entendrons plus.

Comprenant le choc qu'il venait de provoquer en moi, ABH reprit en ces termes :<em> " Walaye, notre ami Moussa Sanogo est parti à jamais suite à un AVC qu'il a eu ça fait tout juste une semaine"</em>. Et je venais de constater, quelques minutes auparavant, que depuis trois jours je ne pouvais communiquer avec Dr Sanogo ni au téléphone ni par whatsapp, alors que nous devions discuter de la problématique du vaccin anti-Covid.

Il est parti laissant un vide. Certes partout où il apportait sa contribution, quelqu'un lui succédera mais ne pourra remplace ce baobab du savoir et fier de transmettre, disons de partager ses connaissances.

Les milieux médicaux et pharmaceutiques du Mali ; la Faculté de Médecine et de Pharmacie de Bamako ; plusieurs universités d'Afrique ; des cercles scientifiques d'Afrique, d'Europe et d'Amérique ; les spécialistes de la lutte contre la pandémie de Covid-19, tout ce beau monde pleure la disparition du jeune et brillant Moussa Sanogo.

Docteur en Pharmacie, Docteur en Santé publique (PH.D. Canadien), Spécialiste en Gestion des Systèmes de Santé, diplômé de la Faculté de médecine de l'Université de Montréal au Canada, diplômé du Cesag de Dakar, enseignant-chercheur, ancien Président directeur général de la Pharmacie Populaire du Mali, Directeur adjoint de Hopital du Point-G puis de Hopital Gabriel Touré, auteur de de 2 livres et de plusieurs articles scientifiques sur la covid19, Co-auteur du livre sur la Santé Mondiale, <strong>"Regards croisés sur la covid-19 en Afrique"</strong> paru en mai 2021, à l'IRIS, il s'apprêtait à concourir pour le grade de Maître de Conférences au CAMES et à la CNELA (voie nationale). Tout ça, ce fut Docteur Moussa Sanogo. Oui, ce fut, puisqu'il s'est éteint à la fleur de l'âge, pendant qu'il nourrissait encore de grandes ambitions pour son pays, le Mali.

<strong><em>"Mieux vaut mourir avec ses idées que de vivre en permanence avec celles des autres".</em></strong> Ça, Dr Moussa Sanogo l'a fait. Oui, il est parti, emportant avec lui tout son savoir et Dieu seul sait qu'il en avait ! Il est parti sur la pointe des pieds, après un AVC qui l'a cloué trois jours seulement sur un lit d'hôpital. Nous aurions souhaité avoir Dr Moussa Sanogo à nos côtés pendant encore longtemps, mais l'homme propose et Dieu dispose ! Le Créateur en a décidé ainsi et rien ne peut contre sa volonté.

Dès qu'on voit Dr Moussa Sanogo, on est d'abord marqué par son air jovial, avec notamment un petit sourire au coin des lèvres qui trahissait sa rigueur professionnelle et son sens élevé du travail bien fait. Un perfectionniste à la tête bien faite, mais qui savait défendre ses idées et ses principes : <em>"Mieux vaut mourir debout que de vivre à genou"</em>, aimait-il dire.

Partout où Moussa Sanogo est passé au cours de sa carrière professionnelle, il a marqué les esprits par son désir ardent de changement qualitatif qui le poussait à prendre des initiatives parfois mal accueillies par des esprits obtus, retors à l'évolution parce que, très souvent, voulant se noyer ans l'opacité pour sauvegarder des situations de rente personnelle, au détriment de l'Etat. Ce que Dr Moussa Sanogo abhorrait le plus au monde, lui qui disait souvent qu'il s'étonnait de voir les gens courir toujours derrière des prébendes et largesses de l'Etat sans jamais chercher à donner le minimum de leur sueur et de leur savoir-faire à l'Etat, pour sa prospérité, avant de prétendre à quelque chose en retour.

En un mot comme en mille, il connaissait le sens du devoir citoyen et ce principe qu'il ne négociait jamais lui valait, très souvent à tort, d'être couvert de pou et de boue par des gens qui n'ont d'argument que le mensonge et le dénigrement parce qu'à court d'idées et d'arguments.

<em>"Moi je ne perds pas mon temps à cause de médiocres"</em>, me disait-il une fois, avant d'ajouter : <em>"Je crois en Dieu et je remercie mes parents qui m'ont permis d'étudier pour arriver au niveau où j'en suis. Je ne me comporterai jamais comme un mendiant pour quémander un poste et Dieu merci, quand je postule à un appel à la concurrence, avec mon profil et mon background, je pense pouvoir passer haut la main. Mais puisque dans ce pays on ne met pas encore l'homme qu'il faut à la place qu'il faut, je suis en train de me frayer un chemin ailleurs et je suis tellement débordé par les sollicitations à l'extérieur que je finis par croire que c'est vrai qu'on n'est jamais prophète chez soi"</em>. Ces propos, il les a tenus lors d'un de nos entretiens récents, au cours duquel je le félicitais pour une brillante prestation qu'il venait de faire dans une conférence internationale au Bénin.

En peu de temps, il a eu une carrière professionnelle bien remplie et on peut dire, même s'il est parti très jeune, que Dr Moussa Sanogo a vécu utile, d'ailleurs très utile, aussi bien au plan professionnel qu'au niveau social et culturel puisqu'il est très attaché à son terroir en tant que Sénoufo. Et ce ne sont pas les membres de l'Association culturelle Yérédon de Kadiolo qui nous démentiront, eux qui, depuis l'annonce de sa disparition, n'en croient toujours pas leurs oreilles. Eux qui venaient tout juste de lui décerner une attestation de reconnaissance, au mois de février dernier, <em>"en reconnaissance de son constant engagement et accompagnement pour la protection, la sauvegarde et la promotion de la culture Sénoufo, à travers les journées culturelles du Lac de Kambo ou lac Zalié, tenues le samedi 22 février 2022 à Kambo".  </em>

Dr Moussa Sanogo, pour nous tu n'es pas parti, tu t'es juste caché pour te reposer après les efforts inlassables que tu déploies au quotidien au Mali et un peu partout dans le monde où tu étais vraiment sollicité.

Homme de valeurs, tu resteras gravé à jamais dans nos cœurs. Dors en paix ! Qu'Allah, le Tout-Bon et le Tout-Puissant, t'accueille au Paradis et te couvre de sa Grâce et sa Miséricorde infinies.

<strong>    Amadou Bamba NIANG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mme Diallo Fatoumata Cissoko dite &amp;quot;Dogomani&amp;quot;, Fille  de l&amp;apos;ancien Premier Ministre Diango Cissoko : &amp;quot;Papa, tu laisses un vide dans nos cœurs et dans nos vies, un grand vide qui ne sera jamais comblé… &amp;quot; &amp;quot;Va en paix Boulouli &amp;quot;Diango Ba&amp;quot; ! Tu n&amp;apos;as pas vécu inutile&amp;quot;</title>
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<pubDate>Sat, 16 Apr 2022 01:28:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>"Mon père est parti après seulement une dizaine de jours de combat contre la maladie, tout doucement comme il l'a toujours été, sans déranger personne" a déclaré Mme Diallo Fatoumata Cissoko, plus connue sous le nom de "Dogomani", lors des obsèques de son père, l'ancien Premier ministre de la Transition en 2012, Diango Cissoko, décédé le 4 avril 2022 à 74 ans. Un vibrant hommage lui a été rendu, le jeudi 7 avril, par la nation malienne avant d'être accompagné à sa dernière demeure par une foule de grands jours. Ce grand commis de l'Etat repose désormais au cimetière de Sotuba. Voici le témoignage de Mme Diallo Fatoumata Cissoko dite "Dogomani" sur son père.   </em></strong>

Papa serait certainement ému de vous voir tous ici, aujourd'hui, aussi nombreux pour lui rendre un dernier hommage et je le suis moi-même…. Au nom de toute la famille, je tiens à vous présenter notre sincère gratitude.

Mon père est parti après seulement une dizaine de jours de combat contre la maladie, tout doucement comme il l'a toujours été, sans déranger personne. Papa, pour nous, tu étais notre père, notre papa, l'homme de référence, le géant dans l'ombre de qui nous avons fait nos premiers pas, celui qui nous a appris patiemment tant de choses, qui nous a donné l'éducation et les armes pour affronter sereinement la vie, toujours positif et débordant d'optimisme, avec qui nous avons partagé tant de joies, qui nous a soutenu dans tant d'épreuves.Par ta disparition, le Mali perd un de ses plus grands fils.

Tu étais à la fois l'architecte et le bâtisseur infatigable de l'administration malienne que tu as servie toute ta vie durant avec amour et sacerdoce. Tes œuvres, les lignes par toi tracées continueront à guider des générations entières.

Grand commis de l'Etat, tu l'as été, patriote discret et efficace, tu avais les sens de l'écoute et du partage. Ainsi, nous voudrons réitérer notre sincère reconnaissance aux autorités de la Transition pour le soutien multiforme et toutes les démarches entreprises durant toute cette période. Une motion particulière au président de la Transition Son Excellence le colonel Assimi Goïta pour son implication personnelle.

Que le Premier ministre, Madame le ministre de la Santé, Monsieur Ousmane Isssoufi Maïga, Ancien Premier ministre, le Professeur Django Djibo, trouvent également ici l'expression de notre profonde gratitude.

Nos remerciements particuliers vont à l'endroit de Monsieur Dioncounda Traoré, Ancien président de la République pour sa présence, son assistance et son soutien indéfectible tout au long de cette dure épreuve.

Papa, tu nous as toujours enseigné la culture de l'excellence. Tu nous avais préparés à beaucoup de choses, y compris à accepter ton départ que tu ne savais pas si proche…Je me rappelle encore de cette anecdote dans laquelle tu nous disais à chaque fête de ramadan ou de tabaski, lorsqu'on te souhaitait de passer 100 ans encore avec nous, tu nous répondais en souriant : <em>"Je ne souhaite pas vivre encore toutes ces années pour éviter d'être une charge pour vous".</em> Aujourd'hui, nous sommes tous là, à nous soutenir les uns les autres, mais et demain ? Me réveiller comme les autres matins, voir ou penser à quelque chose et me dire : <em>"Tiens, il faudra que j'en parle à Papa"</em> avant de réaliser que tu n'es plus là, que nous n'aurons plus nos échanges combien fructueux autour de notre point commun qu'est le Droit public. Papa, tu laisses un vide dans nos cœurs et dans nos vies, un grand vide qui ne sera jamais comblé. Tu t'en vas rejoindre ainsi nos chères mamans, tes épouses bien aimées, Mariétou et Bintou.

Qu'Allah t'accorde un voyage paisible vers le paradis !

Que la terre te soit légère ! Qu'Allah te préserve des châtiments de la tombe, qu'il te pardonne et t'accorde les bienfaits de l'au- delà !

Va en paix Boulouli "Diango Ba" ! Tu n'as pas vécu inutile".]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Obsèques de Cheickna Traoré dit Kolo National : Les anciens footballeurs et transporteurs saluent la mémoire de l&amp;apos;illustre disparu !</title>
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<pubDate>Sat, 16 Apr 2022 01:22:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Deux jours après son décès, l'ancien joueur de l'équipe nationale du Mali et du Djoliba AC, Cheickna Karamoko Bonzi Traoré dit Kolo National, a été inhumé le dimanche 10 avril dernier au cimetière d'Hamdallaye. Au cours de la cérémonie funèbre, plusieurs hommages ont été rendus à l'homme par le responsable de son club de cœur (Djoliba AC), le représentant du Conseil Malien des Chargeurs (CMC), les membres de sa famille et ses amis.</em></strong>

La cérémonie funèbre s'est déroulée sur le terrain de football de la Commune III du district de Bamako, en présence de Mamoutou Touré dit Bavieux, président de la Fédération malienne de football ; Tidiane Médian Niambélé, président du Djoliba AC ; Zoumana Sacko, ancien Premier ministre ; Jeamille Bittar, homme politique ; Mamadou Kaloga, journaliste et proche ami du défunt ; Blaise Sangaré, ancien député de Bougouni ; les responsables du Conseil malien des chargeurs ; Mme Traoré Zeinabou Diop, ancienne ministre de l'Équipement et des Transports ; ainsi que plusieurs amis de l'illustre disparu.

Cheickna Karamoko Bonzi Traoré dit Kolo National est né en 1940 à Kayes dans la première région administrative du Mali. Il débute la pratique du football dans la ville de Kayes, dans les années 1950. Il se fait remarquer lors des compétitions inter quartiers entre le Plateau et le Khasso. Parallèlement à la pratique du football, il sert également comme agent de santé à l'hôpital de Kayes. Au début des années 1960, il atterrit à Bamako et pose ses valises au Djoliba AC dont il deviendra le capitaine quelques années plus tard, tout en continuant à exercer au Centre médico-scolaire de Bamako.

Dans son oraison funèbre, la petite sœur du défunt, Mme Diarra Safiatou Traoré, qui représentait la famille, a indiqué que Kolo National n'a cessé d'inculquer à la famille des valeurs clés comme la notion de la famille.

<em>"Une notion sacrée qui exclut la désunion, la jalousie et qui regroupe tous ceux et celles unis par le sang, le lien sacré du mariage et par amitié. La solidarité, l'entente, la cohésion entre tous les membres de la famille doivent être de règle, et cela dans l'harmonie et le partage. Il aimait beaucoup les enfants et organisait des compétitions sportives entre les enfants du quartier et ceux des communes de Bamako. Le respect réciproque tout en donnant à l'aîné le sens de l'autorité et de l'exemple. Cette valeur lui a donné des surnoms tels que Hailé Sélassie ; Le Chef. Il avait horreur des compromissions, du vol, du racisme, de l'homosexualité et de la démission. Le patriotisme et le respect des autorités au prix de l'honneur, de la justice et de la paix étaient rigoureux. Notre patriarche avait l'horreur de la petitesse, du bavardage car le chef de famille doit avoir un sens aigu des responsabilités et du devoir accompli. Je ne saurai clore ce discours sans esquisser sa passion pour le football et l'amitié, le sens du sacrifice au prix des douleurs physiques et morales lui valut le surnom Kolo National et cela pour la défense de l'honneur, de l'excellence et du mérite",</em> a-t-elle laissé entendre.

<strong>Tidiane Niambélé rend un vibrant à Kolo National</strong>

Au cours de la cérémonie funèbre, le président du Djoliba AC, Tidiane Médian Niambélé, a rendu un vibrant hommage à l'ancien capitaine des Rouges de Bamako, pour tout ce qu'il a fait pour le sport malien.<em> "Grand</em> <em>frère, cher ami, tu as gardé le sourire et entretenu l'amour du prochain ; tes épouses, joyeuses et bienveillantes, ont fait de ta maison le nid douillet de générations nombreuses de footballeurs ; tu as communiqué ton amabilité à tous ceux qui t'ont approché ; tu as communiqué ta combativité à ton club et à l'équipe nationale du Mali. Tu as porté la nation. Nous faisons la promesse d'entretenir la flamme de cet engagement. Homme de rire et de sourire, homme de grande sociabilité, tu fus le combattant intrépide du temps de gloire de notre football. Que cela soit su et salué. Nous ne voulons pas te pleurer, parce qu'en quittant ici-bas tu ne perds que les captures d'ombre d'un monde d'illusions ; en quittant ici-bas tu trouves l'immortalité en restant pour l'éternité dans les pages de l'histoire du football malien. Ensemble, associons nos prières et que le miséricordieux les accepte comme il a accepté le sacrifice d'Abraham. Amen"</em>, dit-il.

<strong>Moctar Sow, ancien joueur de l'équipe nationale du Mali : "Kolo National a rassemblé les joueurs, les amis et même des familles"</strong>

<em>"Comme on dit, qui réunit, réussit. Kolo National fait partir de ces légendes que nous avons connues tout le long du 20ème siècle et il a traversé un peu le 21ème siècle. Aujourd'hui, tout ce monde on le lui doit. Il a été à l'origine de la création de l'Union des anciens footballeurs du Mali. Il a rassemblé les joueurs, les amis et même des familles. Son grin était un exemple pour tout le monde. A présent, nous demandons au Bon Dieu de l'accueillir parmi les meilleurs là-bas"</em>.

<strong>Youssouf Traoré, président du Conseil malien des transporteurs routiers du mali (Cmtr) : "Kolo National était un homme bien qui m'a prodigué beaucoup de conseils"</strong>

<em>"Je garde de Kolo National un conseiller parce que lorsque j'étais élu président des transporteurs du Mali, Kolo était un homme bien qui m'a prodigué beaucoup de conseils. Cheickna Traoré est un aîné et chaque fois que j'ai eu l'occasion, je passais chez lui pour échanger avec lui sur les problèmes de l'heure des transporteurs. J'ai partagé beaucoup de choses avec lui. Aujourd'hui, il est parti dans sa dernière demeure et nous allons prier pour lui"</em>. <strong>                      </strong>

<strong>Mahamadou TRAORE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Disparition :  Cheickna Traoré nous a quittés</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/disparition-cheickna-traore-nous-a-quittes-2972792.html</link>
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<pubDate>Wed, 13 Apr 2022 01:31:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Informateur</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Cheickna Traoré dit Kolo national s’en est allé vendredi, à l’âge de 82 ans. Ancien international malien, il fut capitaine des Aigles au cours de sa carrière. « C’est avec une profonde tristesse que j’ai appris le décès de notre aîné, ancien international des Aigles et ancien vice-président de la Fédération Malienne de Football et du Djoliba Athlétic Club, Cheickna Traoré dit Kolo National. À sa famille et à ses proches, je présente mes plus sincères condoléances. », a publié le président de la Femafoot, Mamoutou Touré sur son compte officiel Twitter.

Vendredi, le grand footballeur malien s’en est allé. Fierté d'une nation qu'il avait portée au troisième rang du podium, l'ancien capitaine des Aigles est mort à 82 ans. <em>Le président de la Fédération malienne de football, </em>a été  l’un des premiers à annoncer la mauvaise nouvelle de la disparition de cette ancienne gloire qui s’est cassée trois côtes en extrayant une balle qui se dirigeait vers les filets maliens au cours du match contre le Togo lors de la phase finale de « Yaoundé 72 ».

Après avoir mis fin à sa carrière sportive,  il ne s’était pas pour autant éloigné des gradins, avec sa nomination au poste de directeur du stade omnisport. Puis le fauteuil de vice-président du  Djoliba AC échoit à l’ancien sociétaire de ce club pendant une dizaine d’années. Période qui l’avait vu occuper la vice-présidence de la Fédération malienne de football.

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Décédé le lundi 4 avril dans une clinique à Bamako :  Diango Cissoko repose désormais au cimetière de Sotuba !</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/decede-le-lundi-4-avril-dans-une-clinique-a-bamako-diango-cissoko-repose-desormais-au-cimetiere-de-sotuba-2972271.html</link>
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<pubDate>Sat, 09 Apr 2022 01:47:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Décédé le lundi 4 avril 2022 dans une clinique à Bamako, l'ancien Premier ministre, Diango Cissoko a été accompagné, hier jeudi, à sa dernière demeure par une foule des grands jours, après un vibrant hommage rendu par la nation. Ce grand commis de l'Etat repose désormais au cimetière de Sotuba</em></strong>

Comme disait l'autre, <strong><em>"notre Bibliothèque nationale se vide peu à peu de ses vertueuses ressources. Diango était un homme cultivé, un grand commis de l'Etat et un de ses grands serviteurs de ces dernières décennies".</em></strong>

Oui, le Mali vient de perdre une grande personnalité. Il s'agit bien de l'ancien Premier ministre Diango Cissoko. Cette disparition vient s'ajouter à celle d'un autre ancien Premier ministre, Soumeylou Boubèye Maïga, décédé le lundi 21 mars 2022.

Le décès de Diango Cissoko a été officiellement annoncé le mardi 5 avril 2022 par le ministre de l'Administration territoriale et de la Décentralisation, porte-parole du gouvernement, le colonel Abdoulaye Maïga qui, au nom du président de la Transition, chef de l'Etat, le colonel Assimi Goïta, a présenté les condoléances les plus attristées du peuple malien à la famille Cissoko, aux anciens collaborateurs et aux proches du défunt.

Le gouvernement du Mali, à travers le communiqué n°026, a rendu un vibrant hommage au défunt qui était un grand commis de l'Etat, un administrateur civil chevronné, un homme de culture et auteur de plusieurs ouvrages. <em>"En outre titulaire d'un doctorat d'Etat en droit, la riche carrière administrative de Diango Cissoko dans la fonction publique de l'Etat est illustrée par l'exercice d'autres hautes fonctions. Le gouvernement et l'ensemble du peuple malien prient pour le repos de l'âme de l'illustre disparu. Qu'Allah l'accueille dans son Paradis éternel",</em> ajoute le communiqué.

<strong>Grand artisan de la présidentielle post-crise de 2013</strong>

Diango Cissoko a été nommé Premier ministre de Transition par le président Dioncounda Traoré le 11 décembre 2012, après l'arrestation suivie de la démission de Cheick Modibo Diarra. Il s'est acquitté dignement de sa mission, notamment en réussissant à rétablir l'intégrité du territoire national (y compris Kidal qui est revenu dans le giron du Mali avec un gouverneur dûment installé) et à organiser des élections propres qui ont abouti à l'avènement d'IBK.

Agé de 69 ans dont 40 ans passés au service de la nation, Diango Cissoko est entré dans la fonction publique en 1971 en qualité d'administrateur civil. Après son baccalauréat obtenu au lycée Askia Mohamed de Bamako en 1967 et le diplôme de l'ENA (section administration générale) en juin 1971 (il est major de sa promotion), il poursuivra ses études en France où il obtiendra successivement un DEA en droit international et relations internationales à la Faculté de droit et de sciences politiques de l'Université de Caen en juin 1980, le diplôme de l'Institut international d'administration publique de Paris en juillet 1981, un doctorat de 3e cycle de droit public, à la Faculté des sciences économiques de l'Université de Rouen en décembre 1981.

En octobre 1985, toujours à l'Université de Rouen, il obtient un doctorat d'Etat en droit avec la mention <strong>"très honorable"</strong> et les félicitations du jury. Sa thèse sur <em>"La fonction publique en Afrique noire - Le cas du Mali"</em> a été publiée en novembre 2006, dans la collection des Publications de l'Université de Rouen.

Diango Cissoko n'a pas mis de temps à se frayer un chemin dans l'administration malienne qu'il avait intégrée dès août 1971. Il a été directeur des services pénitentiaires et directeur de la Prison centrale de Bamako, directeur national de la fonction publique et du personnel, directeur de cabinet du ministre du Travail et de la Fonction publique et membre de la Commission nationale de réforme administrative.

En décembre 1984, il fait son entrée au gouvernement au poste de ministre de la Justice, garde des Sceaux. Un poste qu'il quitta pour devenir secrétaire général de la présidence de la République avec rang et prérogatives de ministre (février 1988-juin 1989) et ministre secrétaire général de la présidence de la République (juin 1989-mars 1991).

Entre septembre 1988 et mai 1990, il a assuré simultanément pour le compte du Mali, les postes de gouverneur suppléant du FMI, de la Banque mondiale, de la Banque islamique de développement (Bid), de la Banque africaine de développement (Bad), du Fonds africain de développement (Fad), et gouverneur de la Banque mondiale.

Après mars 1991 et l'avènement de la Troisième République, il exercera ses fonctions d'administrateur civil au ministère de l'Administration territoriale et des Collectivités locales et accomplira ainsi de nombreuses missions d'expert-consultant à l'intérieur et à l'extérieur du Mali.

Il opère son grand retour dans les deux premières institutions de la République, le 13 novembre 2002, comme directeur de cabinet du Premier ministre avec rang de ministre, avant de retourner en janvier 2008 à la présidence de la République comme secrétaire général, toujours avec rang de ministre.

Administrateur chevronné et grand serviteur de l'Etat, il devint 4e Médiateur de la République après Me Demba Diallo (1999-2001), Mme Diakité Fatoumata Ndiaye (2002-2009) et Me M'Bam Diatigui Diarra (2009-2011). C'est de là qu'il va pour la Primature, avec les résultats énumérés plus haut.

A sa famille durement éprouvée, à ses amis et collaborateurs, Aujourd'hui-Mali présente ses condoléances émues et prie pour le repos éternel de son âme

<strong>                                 La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Arbon Maïga lors des obsèques de Soumeylou Boubèye : &amp;quot;J&amp;apos;ose espérer que la mémoire de SBM et son engagement pourla démocratie seront assurés avec la bénédiction d&amp;apos;Allah&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/arbon-maiga-lors-des-obseques-de-soumeylou-boubeye-jose-esperer-que-la-memoire-de-sbm-et-son-engagement-pourla-democratie-seront-assures-avec-la-benediction-dallah-2972269.html</link>
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<pubDate>Sat, 09 Apr 2022 01:42:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Décédé le 21 mars 2022 en détention des suites d'une maladie, l'Ancien premier ministre, Soumeylou Boubèye Maïga, a été accompagné à sa dernière demeure, le jeudi 24 mars. I repose désormais au cimetière de Niaréla. Au nom de la famille Boubèye Maïga, son frère, Arbon, lui a rendu le vibrant hommage que voici :   </em></strong>

Que puis-je dire et quel meilleur hommage que ces témoignages éloquents, poignants et pleins d'émotion de ses frères, camarades, amis et compagnons.

Oh mort, vérité céleste qui dénombre par son langage singulier, cruel et lugubre, le néant de l'être humain qui n'est fait que d'eau et poussière !

Vous l'avez tous affirmé et dit : A Dieu nous appartenons, à Dieu nous retournons. La famille Boubèye Maïga vous remercie  pour les bénédictions et les prières.

Comme dit l'autre : l'heure de Dieu étant toujours la meilleure, notre frère a répondu à l'appel de Dieu en ce Lundi béni d'Allah et inhumé ce Jeudi aimé du Prophète Mohamed  (Paix et Salut sur lui). Que le Seigneur l'accueille dans sa félicité et lui accorde un repos éternel mérité. Soumeylou, notre frère, notre père, comme le diraient nos enfants.

Le camarade, l'ami, humble attentif à chacun et tous dans son moindre ressentiment nous quitte par la volonté de Dieu.

Dois-je vous dire que tous jeunes mes ainés Abdoulaye, Hadèye, Kanna, mes cadets Mamo, Tiégoum, Adama, Henna, Alido, Mohamed et moi avons vite été pris en charge suite à la mort de notre papa Boubèye Djina Maïga par Oumar et Soumeylou depuis 1976 où j'avais à peine 16 ans. Depuis, nos deux ainés nous ont pris, à bras le corps, avec la bénédiction de nos mamans et autres frères et sœurs de notre feu père.

Soumeylou, encore étudiant, s'est soudé à son frère Oumar qui venait de commencer sa carrière de Professeur d'enseignement secondaire. Et comme un tisserand et un tailleur ils ont conjugué leurs efforts et nous ont permis d'être des frères aussi soudés et aussi forts que notre contrée, nos concitoyens de la cité des Askia peuvent le témoigner.

Nourris à la sève de l'US-RDA et la lutte contre le colonialisme et l'impérialisme, Soumeylou notre ainé n'a cessé de cultiver et nous inculquer ses valeurs.

Soumeylou dans notre famille, c'est l'humanisme pour ne pas dire l'humanité, le calme, l'entregent, la disponibilité, toujours à l'avant d'une réunion de famille pour solutionner un problème ou l'avenir de l'un d'entre nous.

Bannissez la haine et la rancune. Elles n'apportent jamais rien, nous enseignait-il.

Soumeylou a toujours cru en la famille, l'éducation, la dignité et l'honneur. Il nous a toujours formés à la défense et la promotion des valeurs : fraternité, amour et travail. C'est aussi cela qu'il a toujours forgé et défendu au plan national au risque d'être qualifié de téméraire et tout ce dont  on peut l'accuser et qui lui a valu le cynisme avec lequel il a été arbitrairement traité jusqu'à sa mort en prison le lundi 21 mars 2022.

Au-delà de la famille, des voix plus autorisées que la mienne pourront témoigner de son dévouement pour sa ville natale à travers des réalisations sur lesquelles vous me permettez de ne pas m'épancher aujourd'hui.

Que puis-je dire après vos témoignages sauf à paraphraser avec votre permission un autre ami et frère: <em>"Nous sommes un de ses jours tristes où les mots semblent superflus mais où les silences ne suffisent pas non plus. Peut-être, allier les mots et les silences crée cette spiritualité si nécessaire, si indispensable au milieu des vents contraires".</em> Et de conclure : <em>"Vous avez fait ce que vous avez pu, Dieu a fait ce qu'il a voulu".</em>

Et c'est Dieu qui a retiré à Soumeylou la vie ce lundi béni et permis son inhumation  ce Jeudi bien aimé du Prophète Mohamed (Paix et Salut sur lui).

Courage à nos enfants afin de continuer sous notre bénédiction à nous l'œuvre familiale et patriotique de leur père. Oui, il nous a fait tout ce qu'on est en droit d'attendre d'un frère. Hélas vis-à-vis de lui nous n'avions que des droits.

Enfin, mon propos finissant, chers camarades politiques de Soumeylou Boubèye Maïga, j'ose espérer que la mémoire de Soumeylou et son engagement pour la démocratie seront assurés avec la bénédiction d'Allah (SWT).

Adieu mon frère !

<strong>KOY IR GOO KAA. IRKOY  MACHI  IR  KA NI GAR N'DA HAWI.</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Obsèques de Diango Cissoko : Les hommages mérités de la nation à un administrateur chevronné</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 08 Apr 2022 09:52:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Arraché à notre affection lundi dernier des suites d'une courte maladie, l'ancien Premier ministre Diango Cissoko a été inhumé hier avec tous les honneurs de la Nation. </strong>

La cérémonie funèbre s'est déroulée près de son domicile à Korofina en présence du Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, de l'ancien président de la Transition, Pr Dioncounda Traoré, des présidents d'institutions de la République et de plusieurs membres du gouvernement. L'événement a aussi enregistré la présence des autorités administratives et coutumières de Bamako, des parents, amis et anciens collaborateurs de l'illustre disparu, ainsi que d'une foule nombreuse venue lui rendre un dernier hommage.

Devant le corps couvert du drapeau national exposé sur le catafalque, les intervenants ont témoigné, de manière éloquente, des valeurs et qualités de ce grand serviteur de la Nation et fin connaisseur des rouages de l'administration malienne. Première à venir au pupitre, Fatoumata Cissoko, la fille du défunt, a exprimé ses sincères reconnaissances au président de la Transition, le colonel Assimi Goïta pour son implication personnelle, et à toutes les autorités pour leurs soutiens multiformes durant cette période de dure épreuve.

Elle a salué les qualités d'un père qui a su former ses enfants pour mieux affronter les épreuves de la vie.  Au nom des anciens collaborateurs et amis, le Pr Baba Berthé a longuement vanté les qualités d'homme affable du travail bien fait, de grand commis de l'État, et surtout d'excellent enseignant de l'ancien secrétaire général de la Présidence qu'il a agréablement côtoyé à Koulouba pendant trois ans. L'occasion était alors opportune pour l'ancien ministre Baba Berthé de rappeler avec une vive émotion que son chemin avait croisé celui de Diango Cissoko en 2000, à la suite d'un article paru en mars dans le Quotidien national l'Essor dont il demanda à en voir le signataire.

« Ce que nous avons accepté par personnes interposées en allant le rencontrer dans un minuscule bureau qui lui avait été affecté au ministère de l'Administration territoriale ». Au cours de cet entretien, il a fait part du bien qu'il pensait de l'analyse déployée de l’auteur relativement à la pratique des mandats adressés aux différents Premiers ministres par le président de la République entre 1992 et 2000. « J'en profitais pour lui révéler que nous avons été nombreux et heureux de compter parmi ses étudiants et de recevoir ses enseignements en droit administratif et en droit constitutionnel au début des années 1980», a-t-il témoigné.

Le grand Chancelier des Ordres nationaux a présenté les condoléances et les hommages de la nation au nom du président de la Transition. Selon le général Amadou Sagafourou Guèye, c'est avec effroi et résignation, que les Maliens ont appris le lundi dernier, la disparition de l'une de leur boussole, leur fierté et d'un de leur grand serviteur de l'État. Ainsi, Diango Cissoko venait de se soumettre aux injonctions de ce gendarme féroce qu'est la mort.

Né à Kita le 13 août 1948, Diango Cissoko est un exemple de ce que l'école malienne pouvait produire en qualité. Diplômé de l’école nationale d'administration, il intégra la fonction publique en 1971. Selon le grand Chancelier des Ordres nationaux, son intelligence au-dessus de la moyenne, son application et son ardeur au travail, ainsi que sa soif d'apprendre, ont attiré l'attention de ses collaborateurs et de sa hiérarchie, qui ont vu en lui la graine de leader dont notre administration avait tant besoin.

Diango Cissoko restera à jamais une école pour pas mal de cadres de l'administration publique grâce à ses ouvrages sur l'initiation à la rédaction administrative. Après l'exécution de la sonnerie aux morts, le corps a été mis à la disposition de la famille qui a accompli la prière rituelle avant de conduire la dépouille à sa dernière demeure. Commandeur de l'Ordre national du Mali, Diango Cissoko repose désormais au cimetière de Djélibougou.]]> </content:encoded>
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<title>Dernier hommage de la Nation à Diango CISSOKO</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/dernier-hommage-de-la-nation-a-diango-cissoko-2972204.html</link>
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<pubDate>Fri, 08 Apr 2022 08:46:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Mali a rendu un dernier hommage à feu Diango CISSOKO, Représentant permanent du Président de la République pour le Centre et Ancien Premier ministre. Cette cérémonie des obsèques nationales, qui a eu lieu, jeudi 7 avril 2022, sur le terrain de football de Korofina, était placée sous la Présidence du Premier ministre, Dr Choguel Kokalla MAÏGA, Chef du Gouvernement.</strong>

Le Général de Brigade, Amadou Sagafourou GUEYE, Grand Chancelier des Ordres Nationaux du Mali, a présenté des condoléances et des hommages funèbres au nom du Président de la Transition, SE le Colonel Assimi GOÏTA, Chef de l’État et Grand Maître des Ordres nationaux.

« La mort bien que familière à l’humain n’est jamais accueillie avec joie », a laissé entendre le Représentant du Chef de l’État en introduction à ses témoignages sur les qualités de l’illustre disparu. Un grand commis de l’État qui s’est toujours fait remarquer de par son intelligence, son abnégation dans le travail ainsi que sa soif d’apprendre. Ce qui se traduit par les immenses productions qu’il a laissées pour la postérité, a témoigné le Général de Brigade Amadou Sagafourou GUEYE.

Cet amour pour le travail bien fait a valu au défunt, qui a occupé plusieurs fonctions administratives au Mali différentes distinctions : Médaille de chevalier de l’Ordre national, d’Officier de l’ordre national, Commandeur de l’ordre national et de de Grand Officier de l’Ordre national du Mali. Des distinctions offertes successivement de 1982 à 2013. « Le Mali vous sera éternellement reconnaissant », a rassuré le Grand Chancelier des Ordres Nationaux du Mali.

Cette cérémonie d’hommage a été clôturée par la Sonnerie aux morts. Au nom de tous administrateurs Civils du Mali nous présentons nos Sincères Condoléances à sa Famille ,aux plus hautes Autorités. Monsieur Dianga Cissoko était un repère pour nous ,La nouvelle génération des Administrateurs Civils. Repos éternel Collègue Diango Cissoko. C'est une Grande perte pour le Mali en général et pour nous les Administrateurs Civils en particulier..Président Ousmane Kola DAOU ,Administrateur Civil Assermenté.]]> </content:encoded>
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<title>La mort de Diango Cissoko Clairvoyant, bienveillant, exigeant</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/2971873-2971873.html</link>
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<pubDate>Wed, 06 Apr 2022 01:55:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Informateur</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L'ancien Premier ministre de Dioncounda Traoré s'est éteint  lundi, à l'âge de 74 ans, à Bamako, dans une clinique privée.</em></strong>

2022 aura fauché de grandes figures politiques…  Soumeylou Boubèye Maïga, Diango Sissoko, deux grands commis de l’Etat. Clairvoyant, humainement bienveillant, intellectuellement exigeant, Diango a publié  plusieurs ouvrages qui attestent de sa profonde connaissance des rouages de l’administration malienne. Cet universitaire, spécialiste  réputé du droit, restera comme l’un des hommes politiques les plus ouverts et les plus indépendants au Mali. Il aura occupé d’importants postes, tous dévouées au bien public, affichant une probité intransigeante. Avec lui, l’argent et le pouvoir ne risquaient pas d’avoir des relations incestueuses.

Décembre 2012, le président malien par intérim, Dioncounda Traoré nomme le médiateur de la République Diango Cissoko au poste de Premier ministre. Sa nomination survient moins de 24 heures après la démission forcée de ce poste de Cheick Modibo Diarra. Un peu avant la publication du décret nommant le nouveau premier ministre, le président Dioncounda Traoré avait fait une déclaration à la télévision nationale malienne pour annoncer avoir accepté la démission de Cheikh Modibo Diarra.

Le chef de la transition, le capitaine Amadou Sanogo, a aussi fait une déclaration à la télévision malienne pour expliquer les raisons de la démission de Cheikh Modibo Diarra. Le capitaine Sanogo a déclaré que l'ancien premier ministre était devenu un facteur de blocage et ne reconnaissait pas l'autorité du président de la République. Il a aussi expliqué que Cheikh Modibo Diarra n'était pas en résidence surveillée et que les militaires sont à son domicile pour assurer sa sécurité.

<strong>Un parcours élogieux </strong>

<strong> </strong>Docteur d’État en droit, Diango Cissoko est né en 1948. Il a occupé de multiples fonctions dans la haute fonction publique : directeur adjoint puis directeur des services pénitentiaires et de la prison centrale de Bamako (1972-79), directeur national de la Fonction publique et du personnel (1982-83), directeur de cabinet du ministre du Travail et de la Fonction publique (1983-84).

Il fut ministre de la Justice de décembre 1984 à février 1988. Du 15 février 1988 au 26 mars 1991, il est secrétaire général de la présidence de la République. Le nouveau Médiateur de la République a été aussi gouverneur suppléant du FMI et de la Banque mondiale pour le Mali, de la Banque islamique de développement pour le Mali, de la Banque africaine de développement et du Fonds africain de développement. L’on notera également les postes de gouverneur de la Banque mondiale pour le Mali, de directeur de cabinet du Premier ministre (2002-2008). Depuis le 26 janvier 2008, il occupait la fonction de secrétaire général de la présidence de la République.
Expert-consultant de 1994 à 2002, Diango Cissoko est un spécialiste reconnu de l’administration et de la fonction publique comme en atteste les articles, communications et ouvrages qu’il a publiés depuis 30 ans jusqu’au livre "Rédaction administrative", publié en 2005 et distingué du prix Malouet 2006 par l’Académie des sciences morales et politiques de l’Institut de France.

<strong>L’orfèvre du droit</strong>

En 2006, il est membre du comité directeur de l’Institut international de droit d’expression et d’inspiration françaises (IDEF). Membre du Conseil scientifique de l’Association internationale de la fonction publique (AIFP), il appartient aussi au Groupe de travail franco-africain sur la gouvernance au Sud (Groupe Sud).
Cette intense activité intellectuelle s’appuie sur une grande expérience professionnelle, mais aussi sur un solide parcours universitaire sanctionné en 1985 par un doctorat d’État en droit, obtenu avec la mention "très honorable" et les félicitations du jury, à la faculté de droit et de sciences économiques de l’université de Rouen en France. Sujet de la thèse publiée un an plus tard : "La Fonction publique en Afrique Noire, le cas du Mali". Particulièrement pointu sur ce thème, Diango Cissoko pouvait déjà se prévaloir d’un doctorat de 3è cycle de droit public de l’université de Rouen, d’un diplôme de l’Institut international d’administration publique (IIAP) de Paris, d’un DEA de droit international et relations internationales de l’université de Caen (France) et d’un diplôme de l’ENA de Bamako.
Officier de l’Ordre national du Mali, Diango Cissoko a aussi un long passé de professeur derrière lui pour avoir enseigné différentes spécialités du droit (constitutionnel, administratif, du travail) et la rédaction administrative à l’Ecole des hautes études pratiques (EHEP), l’Ecole nationale des ingénieurs (’ENI), l’Ecole nationale d’administration (ENA) et à l’Université de Bamako.

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</item>

<item>
<title>Mali : décès de l&amp;apos;ancien Premier ministre de la Transition, Diango Cissoko</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/mali-deces-de-lancien-premier-ministre-de-la-transition-diango-cissoko-2971790.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 05 Apr 2022 10:15:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<h4>- Il a occupé ce poste du 11 décembre 2012 au 5 septembre 2013</h4>
<div class="row">

L'ancien Premier ministre malien de la transition de 2012, Diango Cissoko, est décédé, dans la nuit de lundi à mardi, dans une clinique de Bamako à l'âge de 74 ans, a annoncé sa famille.

Né en 1948, Diango Cissoko a occupé le poste de Premier ministre de la transition dirigé par Dioncounda Traoré du 11 décembre 2012 au 5 septembre 2013.

Docteur d'Etat en droit, Cissoko occupa également de multiples fonctions dans l'administration publique du Mali notamment le poste d'administrateur civil à la direction nationale de l'Intérieur et des services pénitentiaires de 1971 à 1972, puis directeur adjoint des Services pénitentiaires du 7 avril 1972 – 31 octobre 1972.

Il devient par la suite directeur des services pénitentiaires et de la prison centrale de Bamako (1972-79), directeur national de la Fonction publique et du personnel (1982-83), directeur de cabinet du ministre du Travail et de la Fonction publique (1983-84).

Diango Cissoko céda cette fonction pour occuper le poste de ministre de la Justice de décembre 1984 à février 1988, avant d'être nommé secrétaire général de la présidence de la République du 15 février 1988 au 26 mars 1991 par le général Moussa Traoré.

Il fut également gouverneur suppléant du FMI (Fonds Monétaire International) et de la Banque mondiale pour le Mali, de la Banque islamique de développement pour le Mali, de la Banque africaine de développement et du Fonds africain de développement.

Auteur de plusieurs ouvrages dont le livre "Rédaction administrative", publié en 2005 et distingué du prix Malouet 2006 par l’Académie des sciences morales et politiques de l’Institut de France, Diango Cissoko a été membre du comité directeur de l’Institut international de droit d’expression et d’inspiration françaises (IDEF).

Il a obtenu son diplôme de doctorat d'Etat en droit en 1985 à la faculté de droit et de sciences économiques de l’université de Rouen en France.

<strong>PAR https://www.aa.com.tr/</strong>

</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : l’ancien Premier ministre, Mr. Diango Cissoko, est décédé à l’âge de 74 ans</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/mali-lancien-premier-ministre-diango-cissoko-est-decede-a-lage-de-74-ans-2971724.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 04 Apr 2022 22:35:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Premier ministre de la transition sous Pr. Dioncounda Traoré, Diango Cissoko a tiré sa

révérence ce lundi soir à Bamako. Premier ministre de décembre 2012 à septembre 2013, l’administrateur civil avait eu la lourde et difficile mission d’organiser la présidentielle de 2013.

Ancien Médiateur de la République, il fut un grand commis de l'Etat.

Dors en paix, Tonton !

<strong>La Rédaction de maliweb.net</strong>

<img class="aligncenter size-full wp-image-2971787" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/04/diango-pm.jpeg" alt="" width="512" height="768" />]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pr. Ali Nouhoum Diallo sur le parcours politique de Soumeylou Boubèye Maïga : &amp;quot;Ce qui caractérise SBM, c&amp;apos;est sa capacité d&amp;apos;analyse, sa détermination à toute épreuve…&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/pr-ali-nouhoum-diallo-sur-le-parcours-politique-de-soumeylou-boubeye-maiga-ce-qui-caracterise-sbm-cest-sa-capacite-danalyse-sa-determination-a-toute-epreuve-2971339.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 02 Apr 2022 01:42:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Au nom de l'Alliance pour la démocratie au Mali (l'Adéma), Pr. Ali Nouhoum Diallo a fait un témoignage sur le parcours politique du camarade Soumeylou Boubèye Maïga à l'occasion de ses obsèques, le jeudi 24 mars dernier. "Ce qui caractérise ce camarade de lutte, c'est six choses, à notre avis : sa capacité d'analyse ; en conséquence sa capacité d'anticipation ; sa capacité d'organisation ; d'être une machine à fabriquer des outils de combat contre ses adversaires ; sa détermination à toute épreuve qui le pousse à appliquer sans état d'âme les décisions prises en commun ; son flegme et son calme olympien face aux situations les plus difficiles". Paroles de Pr. Ali Nouhoum Diallo. Son témoignage en intégralité. </em></strong>

Le Mouvement démocratique malien des années 1980 vient de perdre un de ses principaux chefs et le Mali un des plus brillants de ses enfants : Soumeylou Boubèye Maïga. Il ira rejoindre, ou il a déjà rejoint, selon les philosophies, ses aînés, ses maîtres Abderrahmane Baba Touré, Kadari Bamba et Soumana Mamadou Maïga, Ibrahima Ly, Abdoulaye Barry, Hamat Dansokho et Mohamed Lamine Gakou, etc. tous, ses formateurs.

L'Alliance pour la démocratie au Mali (l'Adéma), l'association politique bien connue de tous et de toutes au Mali, pleure depuis le 21 mars, veille du vendredi noir, son 3e vice-président, pilier de l'organisation des meetings et marches, souvent réprimés dans le sang avec des nombreux morts et blessés.

Ces marches ont obligé des officiers, épris de liberté et soucieux de l'instauration de la démocratie, à mettre hors d'état de nuire le général-président Moussa Traoré et par conséquent mettre fin au bain de sang qui endeuillait tout le Mali.

Je l'ai connu sans l'avoir vu, pour la première fois à l'hôpital régional de Gao où je servais en 1977. On m'a remis un colis déposé par Soumeylou Boubèye de la part du Dr. Mamadou Lamine Gakou. Ce colis contenait des exemplaires du Bulletin du Peuple à distribuer sous le boubou, bien sûr ! Trois ans plus tard, j'ai eu l'occasion de connaitre physiquement, intellectuellement, et moralement, l'homme : Soumeylou Boubèye Maïga.

Ce qui caractérise ce camarade de lutte, c'est six (6) choses, à notre avis :

Sa capacité d'analyse ;

En conséquence sa capacité d'anticipation ;

Sa capacité d'organisation ;

D'être une machine à fabriquer des outils de combat contre ses adversaires ;

Sa détermination à toute épreuve, qui le pousse à appliquer sans état d'âme, les décisions prises en commun ;

Son flegme et son calme olympien face aux situations les plus difficiles.

Dans les contacts humains, il séduit, il charme, il envoûte même. Somme toute, il est attachant. Les images qui restent dans la mémoire des acteurs du 26 mars 1991 :

C'est sa silhouette devant le général Moussa Traoré qui a décidé de rencontrer les forces vives de la nation et à qui il déclare en substance dans la salle plénière de l'Assemblée nationale archi-comble : M. le président, un vieil adage dit : Le poisson pourrit par la tête. Ces derniers temps vous répétez souvent cet adage. Il est à se demander si vous, vous ne répétez pas l'adage pour noyer le poisson et empêcher qu'on lui coupe la tête !...

La 2e silhouette, c'est celle du camarade Soumeylou Boubèye Maïga, organisateur infatigable, méthodique, passionné - avec d'autres leaders du Mouvement démocratique - de tous les meetings et marches de la Coordination des associations et organisations démocratiques, de janvier à mars 1991.

La 3e silhouette, c'est celle du révolutionnaire professionnel, qui accepte, sans murmure ni hésitation, la mission confiée par le Parti malien du travail (PMT), son parti, d'aller porter sur les fonts baptismaux, le Front national démocratique et populaire (FNDP) dans l'historique ville de Thiaroye, avec les camarades : feu Mamadou Lamine Traore, philosophe, au nom du Parti malien pour la révolution et la démocratie (PMRD) ; Bassirou Diarra, au nom, d'une part du Front démocratique du peuple malien (FDPM), résidant en France, et d'autre part de l' Union soudanaise, section du Rassemblement démocratique africain (US-RDA). Les efforts de toutes les organisations clandestines maliennes, pour poser les fondations de la lutte contre la dictature du CMLN-UDPM ont été fortement soutenus par les camarades du PIT (Parti pour l'indépendance et le travail) de feu Mahamadou Sissoko, feu Hamat Dansokho et Maguet Thiam, de la Ligue pour la démocratie-Mouvement pour le travail du Pr. Abdoulaye Bathily.

Naturellement, Soumeylou avait tissé beaucoup de liens avec les démocrates sénégalais dont le Mali a largement bénéficié. Toute la diaspora malienne de Dakar, particulièrement les universitaires, avait été touchée par le camarade Soumeylou, dans les règles de la clandestinité.Il ressort de toutes les évocations faites que Soumeylou est un conducteur d'hommes :  En qui ont eu confiance, les membres du Syndicat de l'information et de la communication, pour parler au général-président Moussa Traoré, en prenant à témoin le monde entier. A qui, la Coordination des associations et organisations démocratiques, ancêtre de la Comode, confie la mission d'organiser toutes les batailles pour la chute du régime dictatorial.  Qui bénéficiait de l'entière confiance du Parti malien du travail, pour participer en son nom, à la naissance du Front national démocratique et populaire, père de l'Alliance pour la démocratie au Mali, l'Adéma.Il reste qu'il est mort en détention, accusé de détournement de fonds. Respectueux et confiants en la justice de leur pays, ses camarades de l'Alliance pour la démocratie au Mali ont préféré laisser le processus de la justice se dérouler, convaincus qu'ils sont, qu'il est présumé innocent, jusqu'à ce que sa culpabilité soit établie.Ses camarades ne sont pas restés les bras croisés, dès que les informations qui filtraient, laissaient entendre que son pronostic vital est en jeu.

<strong>L'irréparable est hélas advenu !</strong>

Le comité directeur, les membres et sympathisants de l'Alliance pour la démocratie au Mali, renouvellent leurs condoléances émues aux familles, biologique et politique. Elle transmet également les condoléances très attristées de ses camarades, de ses condisciples au Cesti et de ses amis politiques africains.

En tout état de cause, Dieu, Lui, jugera et c'est lui le Juge suprême.

Dors en paix camarade Soumeylou Boubèye, avec qui, nous avons tant lutté pour les causes justes".

&nbsp;

&nbsp;]]> </content:encoded>
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<title>Décédé en détention le 21 mars : Soumeylou Boubèye Maïga repose pour l&amp;apos;Eternité au cimetière de Niaréla !</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/decede-en-detention-le-21-mars-soumeylou-boubeye-maiga-repose-pour-leternite-au-cimetiere-de-niarela-2971335.html</link>
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<pubDate>Sat, 02 Apr 2022 01:32:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Incarcéré depuis août 2021 pour "faux, usage de faux et favoritisme", l'ancien Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga a finalement rendu l'âme en détention dans une clinique de la place, le lundi 21 mars. Celui qui fut un homme exemplaire et unique en son genre a été accompagné à sa dernière demeure, le jeudi 24 mars, par une foule des grands jours composée de parents, amis, compagnons politiques. Il repose pour l'Eternité au cimetière de Niaréla. Un vibrant hommage lui a été rendu à travers des témoignages.  Soumeylou Boubèye Maïga a occupé plusieurs postes de responsabilités : directeur général de la Sécurité d'Etat, secrétaire général de la présidence, plusieurs fois ministre à la tête de portefeuilles régaliens comme les Affaires étrangères et la Coopération internationale, la Défense et les Anciens combattants, Premier ministre.</em></strong>

<strong>Lika Soumeylou Maïga, l'un des enfants de l'ancien premier ministre :</strong>

<strong>"Papa, tu es parti avec la tête haute…"</strong>

<strong>"La veille de ton rappel à Dieu, tu nous as dit que tu ne regrettais rien et que si tu t'étais dérobé face à la justice tu n'aurais pas pu vivre en paix"</strong>

<strong><em>Au nom de ses enfants, la benjamine Lika Soumeylou Maïga a rendu un vibrant hommage à l'ancien Premier ministre, Soumeylou Boubèye Maïga lors de ses obsèques, le 24 mars dernier. "Tu disais que l'homme est l'enfant de l'obstacle - et les obstacles tu en as eu mais tu es toujours resté digne et tu as toujours su garder ta légendaire sérénité - le calme personnifié. Tu nous quitte sans avoir aucune dette morale envers nous, bien au contraire. Nous sommes plus que jamais fiers de toi et de porter ton nom", a-t-elle déclaré. </em></strong>

Le premier homme de la vie de tes filles, super-héros de tes garçons. Tu as été un homme avec Grand H. Un homme bon, généreux, humble, exemplaire, courageux. Ta tolérance, ta force de caractère, ta résilience, ta détermination, ta droiture et ton sens du partage nous a toujours laissés admiratifs. Plus qu'un pilier, tu étais notre socle. Tu as toujours été là pour nous et pour tout le monde d'ailleurs. C'est un privilège et un honneur de t'avoir eu comme père. Ce père aimant, attentionné, disponible, protecteur, respectueux et ouvert d'esprit. Tu étais un ami, un conseiller, un confident. Cela peut surprendre mais tu étais aussi ce papa drôle. Tu vas laisser un grand vide mais heureusement que la mort n'arrête pas l'amour. Tu as toujours cru en chacun de nous et tu nous as poussés vers le haut. Tu as été ce père qui nous a appris le sens du travail. Tu fessais tout ce qui tu étais en ton pouvoir pour que nous puissions atteindre nos objectifs et réaliser nos rêves.Tu disais assez souvent : si vous êtes bien instruits et bien éduqués, je ne crains rien, car je sais que partout où vous serez dans le monde, vous pourrez vous en sortir. On aurait aimé que tu sois encore là pour pouvoir assister à nos différents accomplissements. Merci d'avoir cru en nous quels que soient nos différents potentiels et ambitions. Merci de nous avoir rassurés quand nous doutions, de nous avoir appris que rien n'était hors de porter à condition de travailler pour. Tu disais que l'homme est l'enfant de l'obstacle - et les obstacles tu en as eu mais tu es toujours resté digne et tu as toujours su garder ta légendaire sérénité - le calme personnifié. Tu nous quitte sans avoir aucune dette morale envers nous, bien au contraire. Nous sommes plus que jamais fiers de toi et de porter ton nom.

'Qu'Allah nous donne la force morale pour surmonter cette épreuve. C'est un exercice de patience'. Une phrase que tu nous as souvent répétée également ces 7 derniers mois. Tu avais à toi seul la force morale de 1000 hommes. Certains disaient même que ton cerveau était programmé pour résister et ça tu l'as démontré tout au long de ta vie.

La veille de ton rappel à Dieu tu nous as dit que tu ne regrettais rien et que si tu t'étais dérobé face à la justice tu n'aurais pas pu vivre en paix. Aujourd'hui certes tu n'as pas survécu mais tu es parti pour tes convictions. Grand commis de l'Etat, tu étais sur pied pour aller répondre à l'appel et c'est ton corps qu'ils nous ont remis.

Tout ce que tu as demandé, c'était d'être jugé et blanchi car pour toi le plus important était que tu ne voulais pas léguer cet héritage à tes enfants et petits-enfants. Malheureusement, c'est comme ça que ça se termine. Personne ne mérite le traitement qu'on t'a infligé et saches qu'on se battra pour que tu continues à être fier de nous.

Toute ta vie, tu t'es battu pour le Mali et aujourd'hui tu nous quitte pour le Mali. Tu auras lutté jusqu'au dernier souffle et tu es parti avec la tête haute - avec toute ta dignité et toute ta fierté. Nous savons qu'aujourd'hui, tu es enfin en paix.

Tu nous disais aussi qu'on ne peut pas avoir peur de Dieu et avoir peur des hommes. Nous vous affirmons que notre famille n'a peur que de Dieu. Nous croyons en Lui pendant les bons et les mauvais moments - telles sont les valeurs que tu nous as inculqués. Et au-delà de tout, nous croyons également en la justice divine.

Nous sommes heureux de te savoir parmi tes chers parents, tes frères, tes camarades de lutte et notre cher frère, Idi - qui t'aura précédé d'un an, un mois et un jour. Eternels complices, tu lui avais allumé une bougie de ta chambre d'hôpital pour l'an 1 de son décès. Reposez désormais en paix.

Qu'Allah t'accorde un voyage paisible vers le Paradis. Que la terre te soit légère - gentil Papa. Qu'Allah te préserve des châtiments de la tombe, qu'il te pardonne et t'accorde les bienfaits de l'Au-delà ainsi que le plus haut degré du Paradis. Notre petit Papa on t'aimait, on t'aime, on t'aimera toute notre vie et après ça aussi".

xxx

<strong>Décès de  Soumeylou Boubèye Maïga en détention :</strong>

<strong>Le Cadre demande l'ouverture d'une enquête indépendante</strong>

Le décès de l'ancien Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga (président de l'Asma-Cfp) continue de défrayer la chronique. En effet, dans un communiqué rendu public le 21 mars  2022, le Cadre d'échange des partis et regroupements politiques pour une transition réussie demande l'ouverture d'une enquête pour faire la lumière sur les circonstances du décès de l'illustre disparu et en situer les responsabilités.  "Soumeylou Boubèye Maïga est mort en détenu politique, dans des conditions très troublantes. Pour cette raison, le  Cadre exige l'ouverture d'une enquête indépendante pour faire la lumière sur les circonstances de ce décès et en situer les responsabilités. Cette disparition interpelle les autorités de la Transition qui n'ont pas donné suite favorable aux nombreuses demandes d'évacuation sanitaire, alors que la santé de l'ancien Premier ministre était très  dégradée et que son pronostic vital était engagé, selon les avis émis par les spécialistes", a estimé le Cadre.

Dans le même communiqué, le Directoire du Cadre a rendu hommage à l'illustre disparu et s'est associé au deuil qui frappe sa famille biologique et politique. "C'est avec une immense  tristesse que le Cadre d'échange des partis et regroupements politiques pour une transition réussie a appris le décès en détention de Soumeylou Boubèye Maïga, ancien Premier ministre, président de l'Asma, membre du Directoire du Cadre, survenu le lundi 21 mars 2022. Le Cadre perd ainsi un compagnon de lutte déterminé. Le Mali perd un démocrate engagé et avant-gardiste défenseur des libertés fondamentales. À sa famille biologique et politique, de même qu'à ses amis, le Directoire du Cadre présente ses condoléances et prie pour son repos éternel", a écrit le Cadre.

<strong>                                                                                                                                                         Siaka DOUMBIA</strong>

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<title>Amadou Koïta, président du Ps Yeelen&#45;Kura  aux obsèques de l&amp;apos;ex&#45;premier ministre : &amp;quot;SBM était un leader d&amp;apos;une carrure  et stature à nulle autre pareille&amp;quot; :  &amp;quot;Le Tigre était un patriote hors&#45;pair qui avait le Mali chevillé au corps&amp;quot;</title>
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<pubDate>Sat, 02 Apr 2022 01:19:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Selon l'ancien ministre Amadou Koïta, président du PS Yeelen-Kura et membre du Cadre d'échange des partis et regroupements de partis pour une Transition réussie, Soumeylou Boubèye Maïga a défendu jusqu'au bout contre vents et marées ce en quoi il croyait.  "Combattant des libertés, de la démocratie et des droits des travailleurs, camarade syndicaliste et politique, Soumeylou Boubèye Maïga rejoint 31 ans après, ses camarades tombés lors des évènements de mars 1991", soulignera-t-il.  </em></strong>

Que dire ? Que vous dire ? Par où commencer ?

Devant l'immensité de la douleur commune, j'implore votre mansuétude, votre générosité, votre indulgence. Les mots n'ont pas de poids au vide sidéral devant nous qui se creuse à l'infini et nous rappelle que nous sommes de simples passants. Si la grandeur, la noblesse et l'honneur, ici-bas, pouvait être un viatique, la potion magique, celui que nous pleurons aujourd'hui ne serait pas allé.

Soumeylou Boubèye Maïga, affectueusement appelé en famille <strong>«ISM»</strong>, au dehors <strong>«SBM»</strong> ou <strong>«Le Tigre»</strong>, il était un homme d'Etat de la République du Mali, un démocrate et un serviteur par-dessus-tout de la nation. Mais pas que… Il était un patriote hors-pair qui avait le Mali chevillé au corps, démocrate et républicain dans l'âme.

<strong><em>«La vie est la voie de la mort, la mort est la voie de la vie».</em></strong> Comme disait l'écrivain Schopenhauer : <strong><em>«La profonde douleur ressentie à la mort de toutes les âmes amicales naît du sentiment que dans chaque individu, il y a quelque chose d'inexprimable, qui lui est particulier et qui est donc absolument et inextricablement perdu».</em></strong>

Il est dans l'histoire des moments privilégiés, où l'intégrité à un nom, la rigueur un visage, la conscience une voix et dans la vie d'un homme un instant, sa mort. Chacun, ami ou adversaire perçoit l'écho d'un même message et voilà que soudain oui pour un instant tous se rejoignent. Comment exprimerais-je ici la qualité de l'émotion qui secoue tant d'hommes et de femmes depuis ce lundi 21 mars 2022, et nous-mêmes connaissons-nous toutes les raisons du serrement de notre cœur.

Avant que nous ayons pu rendre à SBM le solennel hommage qui nous réunit aujourd'hui, la nation malienne, notre peuple et combien d'autres dans le monde avaient d'eux-mêmes perçu cette mort comme un deuil, ils avaient perdu l'un des leurs, qu'ils aimaient, respectaient, admiraient, l'un de ceux dont on sait dans la nuit et dans l'incertitude qu'ils ouvrent le chemin. D'après ses parents, SBM a voulu que les jours qui suivent sa disparition fussent réservés à sa famille, à ses intimes et distingués des cérémonies officielles.

Je n'ai pas à interpréter cette volonté, conforme à la conduite d'une vie. Je me pose cependant la question : cet homme d'un destin insolite, d'une originale plénitude, mesurait-il assez ce qu'il a apporté au pays ou doutait-il du mouvement de gratitude et de chagrin que son départ susciterait ?  S'il fut atteint par ce doute et comment ne pas le comprendre ? Lui qui fut si longtemps combattu, calomnié, injurié, il n'ignorait pas qu'on s'y expose et qu'on en prend le risque dès lors qu'on intervient dans les affaires de la cité.

Mesdames et Messieurs,

Chers frères et sœurs, chers enfants et petits-enfants

SBM était un Homme avec grand H, un homme de valeurs et de principes.

<strong><em>"Les défauts d'un homme sont dus à son époque, ses vertus et sa grandeur lui appartiennent."</em></strong> disait Johann W von Goethe.

Ô que l'époque de notre SBM avait des défauts ! Et pourtant, celui que j'appelais affectueusement le : <strong>"Déchiffreur d'humeur"</strong> était un vertueux, on avait toujours hâte de le revoir parce qu'il donnait le sentiment d'avoir tissé avec ses interlocuteurs un lien unique et indéfectible. De par sa sincérité, sa finesse d'esprit et son intelligence. Son cœur a battu jusqu'au souffle ultime pour le Mali. En témoigne sa dernière lettre aux Maliens ! Quelle magnanimité !!! Quelle vie fut la sienne ! Celle des hommes auxquels le destin trace des chemins exceptionnels... et qu'il ne fut pas facile d'emprunter.

<strong>SBM, le Tigre, le Stratège, le Combattant de la liberté, le Martyr... et le colonel</strong>.

<strong><em>"Celui qui possède un pourquoi qui le fait vivre peut supporter tous les comment"</em></strong>, a écrit Friedrich Nietzche. Après les coups d'Etat du 18 août 2020 et du 24 mai 2021, en tant qu'homme d'Etat SBM avait appelé au rassemblement des Maliens autour du Mali afin d'éviter à notre peuple et à la sous-région des souffrances inutiles.

Membre fondateur du Cadre des partis politiques pour une Transition réussie, il a travaillé à la levée des premières sanctions internationales contre notre pays et se préparait à briguer la magistrature suprême lors des élections présidentielles à venir. Mais Allah, le Maître des destins, en a décidé autrement... Mais non sans douleur, non sans introspection, sans interrogation en cette veille de la commémoration du 26 mars !

Laissons les pourquoi aux pourquoi, et simples mortels disons avec force que la loi sert à protéger la liberté du citoyen et sa vie et non pas à l'en priver. Après environ 8 mois de séquestration d'abord à la Prison centrale de Bamako et ensuite dans une clinique privée, SBM a rendu l'âme ce lundi 21 mars.

Soumeylou le combattant de la liberté qui a bravé la mort plusieurs fois depuis les années 80 meurt en martyr. L'on se rappelle des conditions de son arrestation dans l'affaire dite des équipements militaires et de l'achat de l'avion présidentiel. Une affaire que lui-même qualifiait de <strong>"serpent de mer"</strong> utilisé par ses détracteurs qui l'emprisonnèrent.

Comme si ça ne suffisait pas, tombé malade depuis mi-décembre, le régime de la Transition lui a refusé le droit d'aller se soigner dans de meilleurs centres à l'extérieur du pays. Même la contre-visite à la demande des autorités a émis la nécessité de le laisser aller se soigner ailleurs.

Comprenez que l'émotion prenne le dessus sur l'hommage qui est de la volonté du Tout-Puissant en pareille circonstance. Poussière nous y retournerons tous. Seul Allah reste Intemporel.

L'histoire d'aujourd'hui et de demain retiendra qu'il a tenu tête, qu'il ne s'est jamais courbé et qu'il a défendu jusqu'au bout contre vents et marées ce en quoi il croyait.

Combattant des libertés, de la démocratie et des droits des travailleurs, camarade syndicaliste et politique SBM rejoint 31 ans après, ses camarades tombés lors des événements de mars 1991. SBM était un homme discret, réservé et humble, un meneur d'hommes, un leader d'une carrure et stature à nulle autre pareille. Cet homme aimait les enfants et les jeunes surtout la génération de l'Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM).

Le Mali était sa passion. SBM aimait son pays et son peuple. Des gens de toutes conditions étaient dans sa proximité. Il avait à cœur notre vieux pays tant ballotté, si malheureux. Il abhorrait l'injustice, l'incompétence et la médiocrité.

SBM aimait les gens. Cet homme était un mélange de lucidité, de courage et de mystère. Mais tout ce que le Bon Dieu fait est bon. Nous nous inclinons devant le Seigneur des mondes et acceptons Sa Volonté !

<strong>"Je n'aime pas cet homme. Je dois apprendre à mieux le connaître"</strong>, disait Abrahams Lincoln. SBM nous laisse une foi, une méthode et un exemple. Sa foi la République, sa méthode la vérité, son exemple l'inlassable combat pour la démocratie, la liberté, la paix et pour le progrès du Mali.

Pour SBM la République même ingrate, fut sa passion, elle était pour lui la conquête des libertés, la mise en œuvre des droits de l'Homme et des vertus civiques, la forme supérieure du développement des sociétés humaines, le lieu où le devoir de vérité, le respect de la parole donnée, les scrupules de l'esprit libre, l'amour du bien public fondent le gouvernement des peuples. Ses choix et ses refus furent animés par cette passion. Sa passion pour la République explique encore qu'il fut jusqu'à son dernier jour, jusqu'à l'extrême limite de ses forces, engagé, solidaire sans défaillance, jugeant certes mais entendant que son rôle, restât celui d'un citoyen et d'un serviteur du pays.

Pour SBM, la République commence avec la volonté de convaincre de façon brûlante mais méthodique, cette volonté animait SBM, qu'il s'adressât au plus humble, au plus ignorant de ses électeurs ou au plus grand des plus grands de ce monde, à son ami le plus intime dans une conversation la plus personnelle ou à l'assemblée la plus anonyme et même la plus hostile. Etre républicain, selon lui, c'était croire que tout homme peut être juge du bien commun. Comme tous les grands inspirateurs, SBM disait des choses simples, pour lui rien n'est plus fort que le langage qui rend à chacun le droit de comprendre. Ainsi ont grandi les mythes, les religions et les philosophies, ainsi se sont formés les mots pour lesquels des hommes ont voulu se battre ou mourir.

Après avoir tout donné à son pays, on a tenté de l'humilier mais il savait mourir car : <strong><em>"Le savoir mourir nous affranchit de toute sujétion et contrainte"</em></strong>, disait Michel de Montaigne.

En cette douloureuse circonstance, en mon nom propre et au nom du Cadre d'échange des partis politiques et regroupements de partis politiques pour une Transition réussie,  j'adresse à sa famille durement éprouvée, à ses proches, à tous ses collaborateurs nos condoléances les plus émues.

Que son âme repose en paix. Amine

Cher camarade et estimé grand frère maintenant qu'approche l'heure de nous quitter, nous laisserons la tâche aux historiens de rétablir les faits puisque la justice pour laquelle vous vous êtes sacrifié, vous a été déniée.

SBM, le Tigre, le Combattant de la liberté, le Stratège, le Martyr, dors, dors en paix, le Mali se souvient, il se souviendra de vous comme de tant d'autres grands bâtisseurs de notre nation, vous appartenez maintenant à l'Histoire. Vous êtes des morts qui ne sont pas morts, qui vivront éternellement dans nos cœurs. Car <strong><em>"mourir en combattant, c'est la mort détruisant la mort..."</em></strong>

Je cherche les derniers mots pour dire ce que je ressens au nom du Cadre d'échange en cet instant. Devant vous et devant le Mali, je cherche à définir ce que fut SBM et je ne trouve pas d'autres définitions que celle-ci : SBM, l'éveilleur des consciences. A ses épouses, je dis il fut votre tendresse et votre vie.

A ses enfants, je dis il fut votre conseil, votre ami le plus proche.

Aux siens, à tous les siens, je dis il fut votre compagnon, votre guide. Je suis l'un d'entre vous.Aux Maliens, à tous les Maliens, je dis fut une part de notre honneur, il fut une part de notre histoire. Le temps s'en souviendra.

Que la terre du Mali que vous aviez tant chérie vous soit légère !".

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<title>Soumeylou Boubèye Maïga  Le Tigre rejoint sa derrière tanière</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/soumeylou-boubeye-maiga-le-tigre-rejoint-sa-derriere-taniere-2970784.html</link>
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<pubDate>Tue, 29 Mar 2022 01:41:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Craint par ses adversaires et admiré par ses partisans, le "Hérisson’’ pour certains, le "secretocrate malien" pour d'autres, le ‘’Tigre de Badalabougou’’ ne rugira plus. Soumeylou Boubèye Maïga est décédé le 21 mars 2022, quelques mois après son admission à la polyclinique Pasteur de Bamako, où il avait été transféré après la dégradation de son état de santé.

En détention dans une affaire de détournement présumé, depuis août 2021, l’ancien Premier ministre a longtemps séjourné à la Maison centrale d'arrêt de Bamako, suite notamment à son inculpation pour «faux et usage de faux et favoritisme» dans le dossier dit d’achat d'équipements militaires et d’acquisition d'un avion présidentiel en 2014 es qualité ministre de la Défense. L'achat de cet avion avait été dénoncé par le Bureau du vérificateur général (BVG), autorité malienne indépendante, qui avait mis l’accent sur une kyrielle d’irrégularités dont des trafics d'influence et des favoritismes.

Combattant de première heure du mouvement démocratique, il fut l'un des rares hommes politiques qui ont eu l’audace de dire au général-dictateur, Moussa Traoré, ce que personne n’osait penser. C’est dans ce combat pour la liberté et la démocratie que l’homme croisa le chemin d’hommes et femmes appelés à marquer la vie politique de la jeune démocratie malienne après la chute du régime de général Moussa Traoré.

Né un 8 juin, SMB a. Eu jusqu’au bout à un destin présidentiel qu’il n’accomplira pas finalement, même s’il a occupé les plus hautes responsabilités et non des moindres. Grand serviteur de l’Etat, l'ancien journaliste a été notamment Premier ministre d’Ibrahim Boubacar Keïta entre 2017 et 2019 où il fut contraint à la démission après le massacre de quelque 160 civils en à Ogossagou et une série de manifestations dénonçant la mauvaise gestion du pays. Auparavant, il fut ministre de la Défense d'IBK, de 2013 à 2014, ministre des Affaires étrangères d’Amadou Toumani Touré jusqu’au coup d’État de 2012, ministre de la Défense sous Alpha Oumar Konaré dont il a dirigé le régime d’une main de fer en étant chefs des services de renseignements.

Militant des premières heures de l’Adema-Pasj, il suspend ses activités au sein de la ruche suite aux fissures occasionnées par le choix du candidat pour la présidentielle de 2013. Il décide ainsi de porter avec d’autres hommes de conviction la candidature d’IBK. Il lance pour ce faire sa propre formation politique, l'ASMA-CFP (Alliance pour la solidarité au Mali- Convergence des forces patriotiques). Parti en miniature à sa création, l’ASMA-CFP est subitement devenu le grand fleuve vers lequel ruissellent tant d’affluents au point de de se hisser, à la fin du mandat de la 5è législature, au rang de deuxième force politique à l’hémicycle.

SVM repose depuis le 24 mars au cimetière de Niaréla, après qu’un dernier hommage lui a été rendu par ses parents, amis et camarades de lutte qui l’ont accompagné à sa derrière demeure à l’âge de 67 ans.

<strong>Amidou Keita</strong>

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</item>

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<title>A Dieu Soumeylou Boubèye Maïga : Le tigre qui  a tiré sa révérence sans griffes !</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/a-dieu-soumeylou-boubeye-maiga-le-tigre-qui-a-tire-sa-reverence-sans-griffes-2970777.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 29 Mar 2022 01:25:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[«Etrange destin de Wagrin  » oui, pourquoi pas « Etrange destin de SBM alias le tigre » ? Finalement la comparaison ne serait pas si saugrenue, au regard de certaines similitudes entre les deux grandes destinées. Brillant homme d’Etat et grandement craint par ses pairs en politique, du fait de son homérique pragmatisme notoire à se défaire de l’adversité tel Wagrin, Boubèye alias Le Tigre fut le personnage le plus mythique et controversé de l’histoire politique du Mali pour diverses raisons.

L’homme, en effet, était doté d’une finesse d’esprit et d’une grande connaissance transversale sur des questions inhérentes à la gestion de l’État largement au-dessus de la moyenne. Sa personnalité flegmatique et glaciale rendait abyssal son mystère. Quant à son parcours politique digne de celui d’interprète d’un Wagrin, c’est juste immense pour le jeune journaliste qu’il fut sous le régime dictatorial du général Moussa Traoré qu' il n’a pas hésité à braver. Sans être exhaustif sur les qualités d’homme d’Etat de l’illustre disparu on se garderai, par humanisme soudanien, de faire étalage de son passif qui faisait de lui le parfait gibier de potence aux yeux de deux des trois plus grands leaders religieux musulmans et de bon nombre de ses compatriotes. En tout cas, SBM, l’homme aux qualificatifs indénombrables, aura tout le long de sa carrière au plus haut sommet de l’Etat impressionné tout en inspirant une peur noire.

Ce lundi 21 mars 2022, Soumeylou Boubèye Maïga, après des mois de détention, a tiré sa révérence à Clinique Pasteur où il était hospitalisé depuis décembre. Tout comme Wagrin au soir de sa vie, Le Tigre a inspiré plus de commisération que de crainte.

&nbsp;

<strong>Ousmane Tiemoko Diakité</strong>

xxxx

<strong>Soumeylou Boubèye Maïga</strong>

<strong>Le Tigre rejoint sa derrière tanière </strong>

Craint par ses adversaires et admiré par ses partisans, le "Hérisson’’ pour certains, le "secretocrate malien" pour d'autres, le ‘’Tigre de Badalabougou’’ ne rugira plus. Soumeylou Boubèye Maïga est décédé le 21 mars 2022, quelques mois après son admission à la polyclinique Pasteur de Bamako, où il avait été transféré après la dégradation de son état de santé.

En détention dans une affaire de détournement présumé, depuis août 2021, l’ancien Premier ministre a longtemps séjourné à la Maison centrale d'arrêt de Bamako, suite notamment à son inculpation pour «faux et usage de faux et favoritisme» dans le dossier dit d’achat d'équipements militaires et d’acquisition d'un avion présidentiel en 2014 es qualité ministre de la Défense. L'achat de cet avion avait été dénoncé par le Bureau du vérificateur général (BVG), autorité malienne indépendante, qui avait mis l’accent sur une kyrielle d’irrégularités dont des trafics d'influence et des favoritismes.

Combattant de première heure du mouvement démocratique, il fut l'un des rares hommes politiques qui ont eu l’audace de dire au général-dictateur, Moussa Traoré, ce que personne n’osait penser. C’est dans ce combat pour la liberté et la démocratie que l’homme croisa le chemin d’hommes et femmes appelés à marquer la vie politique de la jeune démocratie malienne après la chute du régime de général Moussa Traoré.

Né un 8 juin, SMB a. Eu jusqu’au bout à un destin présidentiel qu’il n’accomplira pas finalement, même s’il a occupé les plus hautes responsabilités et non des moindres. Grand serviteur de l’Etat, l'ancien journaliste a été notamment Premier ministre d’Ibrahim Boubacar Keïta entre 2017 et 2019 où il fut contraint à la démission après le massacre de quelque 160 civils en à Ogossagou et une série de manifestations dénonçant la mauvaise gestion du pays. Auparavant, il fut ministre de la Défense d'IBK, de 2013 à 2014, ministre des Affaires étrangères d’Amadou Toumani Touré jusqu’au coup d’État de 2012, ministre de la Défense sous Alpha Oumar Konaré dont il a dirigé le régime d’une main de fer en étant chefs des services de renseignements.

Militant des premières heures de l’Adema-Pasj, il suspend ses activités au sein de la ruche suite aux fissures occasionnées par le choix du candidat pour la présidentielle de 2013. Il décide ainsi de porter avec d’autres hommes de conviction la candidature d’IBK. Il lance pour ce faire sa propre formation politique, l'ASMA-CFP (Alliance pour la solidarité au Mali- Convergence des forces patriotiques). Parti en miniature à sa création, l’ASMA-CFP est subitement devenu le grand fleuve vers lequel ruissellent tant d’affluents au point de de se hisser, à la fin du mandat de la 5è législature, au rang de deuxième force politique à l’hémicycle.

SVM repose depuis le 24 mars au cimetière de Niaréla, après qu’un dernier hommage lui a été rendu par ses parents, amis et camarades de lutte qui l’ont accompagné à sa derrière demeure à l’âge de 67 ans.

<strong>Amidou Keita</strong>

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<item>
<title>L’hommage de Tièbilé Dramé à feu Soumeylou Boubèye Maïga</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/lhommage-de-tiebile-drame-a-feu-soumeylou-boubeye-maiga-2970849.html</link>
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<pubDate>Tue, 29 Mar 2022 01:11:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Tjikan</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Il était écrit que tu allais quitter l’arène à la veille du 31è anniversaire de la révolution démocratique qui a mis fin à l’autocratie, à la dictature du parti unique et à la personnalisation du pouvoir.

Toi qui as consacré toute ton énergie juvénile, toute ta force d’adulte à l’avènement et à la consolidation de la démocratie pluraliste dans ce vieux pays.

Quand tu entrais en scène, au milieu des années 1970, ce pays était une jungle, une brousse lointaine sans père ni mère, « wulajan fantan ni a bantan »!

Quand tu entrais dans l’arène, le président Modibo Keïta, le Danko du peuple malien, venait de mourir dans une cellule du camp des parachutistes aux portes de Bamako.

Quand tu entrais en scène, les gisements de sel de Taoudenit dans le Tanezrouf malien, un des déserts les plus inhospitaliers de la planète, avaient été transformés en camp de détention où allaient périr, dans des conditions infra humaines, des vagues successives d’opposants militaires et civils à la junte d’alors.

Quand tu entrais en scène, le Professeur Abdramane Baba Touré, notre grand maître et les leaders du Parti malien du travail (PMT) venaient de purger leurs peines qui à Yelimané, qui à Doïla, qui à Mineka....

Quand tu entrais en scène, le Professeur Ibrahima Ly, Thierno Yaya, et ses camarades du Regroupement des patriotes maliens étaient dispersés aux quatre coins du territoire, qui à Boughessa, qui à Tessalit, Adjel Hoc (Kidal), qui à Innakounder (Tombouctou) qui à Niono!

Quand tu entrais en scène, il y avait eu la « farce électorale du 2 juin 1974 » et la répression des manifestations estudiantines contre la junte d’alors!

Quand tu entrais en scène, Victor Sy avait été trimballé de prison en prison, Karamogo Vézéro avait fini le tour du Sahara!

Tu étais dans l’arène quand Cheikh Oumar Tangara, Abdoul Karim Camara Cabral et Sory Ibrahima Thiocary sont morts sous la torture et sous les balles.

Tu étais dans l’arène quand les leaders de la puissante contestation scolaire et estudiantine ont été envoyés à Kidal et Boughessa...quand les ténors du syndicat indépendant des enseignants ont été jetés sur les routes de l’exil intérieur .... à Mineka, Ouatagouna, Haoussa Foulane, Tessit, Intilit, Telataye, Bambara-Maoudé, Raz El Ma.....

Après Gao, le Lycée de Badalabougou, le bac en Lettres Classiques en poche, tu as choisi d’aller étudier le journalisme à Dakar,

L’homme que tu es devenu nous est revenu de Dakar, cette cité d’où on ne revient jamais indemne. A partir de là, tu es devenu « Musabilen. Aux contacts de patriotes engagés comme Mamadou Lamine Gakou: la préparation, le transport, la diffusion sous le boubou du « Bulletin du Peuple » devenu un « organisateur collectif ».

Et puis, un jour de 1986, au plus fort du règne du parti unique, Musabilen est sorti de l’ombre: le face à face avec le Général Moussa Traoré fut fracassant et mémorable. Un frêle militant du SNIPIL (syndicat du livre et de la presse) de 32 ans, rédacteur en chef de « Sunjata » mettait à nu les conséquences de l’ajustement structurel sur les travailleurs du Mali.

Ce fut un des moments héroïques de la lutte patriotique du peuple malien.

Ce moment, nous le devons à ton courage, à la profondeur de ton engagement pour le Mali.

De ce jour, jusqu’à la victoire du peuple, à l’aube du 26 mars 1991, tu as été au cœur de l’évolution politique du Mali.

La III ème République, fille de la révolution démocratique est née de la résistance multiforme des démocrates et des patriotes maliens de tous bords. C’est la somme de ces luttes, tel un impétueux cours d’eau qui s’appelle le

Mouvement Démocratique: les protestations des étudiants de

l’ ADEENSUP dès les premières heures du coup de novembre avec Alpha Konaré, Charles Dagnoko, Gaye Boubacar, les grèves des travailleurs de l’UNTM d’alors ( Bougouri Diatigui Diarra), du SNEC ( Zoumana Maïga, Mamadou Sarr, le Proviseur, Sidiki Diarra, Abdoulaye Barry, Amara Cissé), les sermons attendus de Mgr Luc Sangaré, l’ UNEEM, la Commission des enseignants, l’ AMDH et Me Demba Diallo, le Ciné-Club Askia Nouh, l’ Association Nelson Mandela,  l’ADIDE, l’AJDP, la JLD, le CNID-Association, l’ ADEMA-Association,  l’AEEM, les groupes et partis politiques clandestins, « Sanfin », l’Union de lutte Tiémoko Garan Kouyaté ( UGTKL), la presse libre, Jamana, la Roue, Les Échos, l’Aurore.....Le peuple malien n’a pas courbé l’échine tout au long de la nuit qui a duré près d’un quart de siècle....

Musabilen, tu as été au centre de ces combats à un titre ou à un autre. De la dictature à la IIIè République en passant par la transition démocratique, aux premières loges avec toujours le Mali à cœur.

Avec ta famille biologique solidaire. Les mamans Fadi Samaké et Kadidia Cissé en première ligne. Les syndicalistes déportés à Gao dans les années 1980 peuvent témoigner de leur générosité.

Il y a eu la IIIè République et l’exercice du pouvoir d’État qui n’a pas été un fleuve tranquille....

Seydou Badian Kouyaté, essayiste, romancier, dramaturge, homme politique et homme d’État a mis dans « La mort de Chaka » ces paroles lourdes de sens dans la bouche du chef de guerre Zoulou:

« Je sais une chose, c’est que le pouvoir est comme une source claire et limpide. On la regarde, on s’y regarde, on admire sa limpidité; mais au fond de cette source, le sable n’est pas toujours pur.... ».

Le devoir d’inventaire qui s’impose à nous doit être nécessairement couplé avec la lucidité de distinguer la part de lumière et d’ombre qui sommeille en chaque être humain.

Il nous faut assumer nos erreurs et nos fautes et ne pas laisser à d’autres, trop mal placés, le soin de l’inquisition.

Ne pas raser les murs, assumer le bilan, rassembler tous ceux qui se reconnaissent dans les idéaux et les acquis de mars, telles sont les tâches aujourd’hui et maintenant, demain et après-demain!

La mort de Soumeylou Boubèye Maiga, est une immense perte.

Mais, je sais que tu n’aurais pas aimé qu’on te pleure.

Les annales maliennes retiendront le nom d’Abbas Sidi Ahmed Ben Wahab plus connu sous le sobriquet d’Abiche comme un symbole de fidélité tant il est resté attaché à y’a personne jusqu’à la dernière minute.

Ces derniers mois, il a été le seul à avoir accès au détenu de la Polyclinique Pasteur chaque jour jusqu’à ce lundi 21 mars fatidique quand il l’a aidé à prendre son ultime petit-déjeuner avant d’aller, chercher en librairie, un livre qu’il souhaitait lire.

C’est pendant cette courte absence qu’ Azraël, l’Ange de la mort, a pénétré dans la salle 114 de la Polyclinique emportant un homme qui a été, indubitablement, un des acteurs majeurs de l’évolution du Mali au cours des 45 dernières années.

Devant de jeunes cadres éplorés, Abiche a confirmé mardi dernier que Soumeylou, n’aurait pas aimé qu’on le pleure. Une heure avant de quitter ce monde, il avait intimé à son fidèle compagnon de sécher ses larmes.

Sa grande satisfaction, serait que des jeunes se lèvent de partout pour assurer le relais du combat qu’il a mené jusque-là.

Il quitte l’arène à un moment de dures épreuves pour le Mali. Faisons ensemble le vœu que sa mort soit une délivrance!

Nous sommes à l’orée du mois saint du Ramadan, sur une terre d’islam et de vieilles civilisations.

Faisons ensemble le vœu que les souffrances que Soumeylou a subies tout au long de la maladie, son sacrifice et son martyre servent à réconcilier les Maliens, et nous aident à sortir de la crise qui cloue notre pays au sol.

Pars en paix, camarade!

Le Mali pour lequel tu t’es tant battu, pour lequel tu as consenti tant de sacrifices, pour lequel tu t’es donné tant de peines, ce Mali ne se disloquera pas, il se relèvera, il se réconciliera. Pars rassuré.

Je souhaite ardemment que ta mort, au lieu de nous diviser davantage, contribue, dans un ultime sursaut, à rassembler les filles et les fils de notre vieux pays pour le sortir des crises en cours et lui permettre de retrouver le chemin de la stabilité.

Dors en paix, Ism.

<strong>(Bamako, le 24 mars 2022)</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Témoignage de Tiébilé Dramé à l’ occasion des funérailles de Soumeylou Boubèye Maïga « Il quitte l’arène à un moment de dures épreuves pour le Mali. Faisons ensemble le vœu que sa mort soit une délivrance! »</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/temoignage-de-tiebile-drame-a-l-occasion-des-funerailles-de-soumeylou-boubeye-maiga-il-quitte-larene-a-un-moment-de-dures-epreuves-pour-le-mali-faisons-ensemble-le-voeu-que-s-2970702.html</link>
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<pubDate>Mon, 28 Mar 2022 10:30:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Il était écrit que tu allais quitter l’arène à la veille du 31è anniversaire de la révolution démocratique qui a mis  fin à l’autocratie, à la dictature du parti unique et à la personnalisation du pouvoir .

Toi qui as consacré toute ton énergie juvénile, toute ta force d’adulte à

l’ avènement et à la consolidation de la démocratie pluraliste dans ce vieux pays.

Quand tu entrais en scène, au milieu des années 1970, ce pays était une jungle, une brousse lointaine sans père ni mère, « wulajan fantan ni a bantan »!

Quand tu entrais dans l’arène, le président Modibo Keïta, le Danko du peuple malien, venait de mourir dans une cellule du camp des parachutistes aux portes de Bamako.

Quand tu entrais en scène, les gisements de sel de Taoudenit dans le Tanezrouf malien, un des déserts  les

plus inhospitaliers de la planète,  avaient été transformés en camp de détention où allaient périr, dans des conditions infra humaines,  des vagues successives d’opposants militaires et civils à la junte d’alors.

Quand tu entrais en scène, le Professeur Abdramane Baba Touré, notre grand maître et les leaders du Parti malien du travail ( PMT) venaient de purger leurs peines qui à Yelimané, qui à Doïla, qui à Mineka....

Quand tu entrais en scène, le Professeur Ibrahima Ly, Thierno Yaya, et ses camarades du Regroupement des patriotes maliens étaient dispersés aux quatre coins du territoire , qui à Boughessa , qui à Tessalit, Adjel Hoc( Kidal), qui à Innakounder (Tombouctou) qui à Niono!

Quand tu entrais en scène, il y avait eu la « farce électorale du 2 juin 1974 » et la répression des manifestations estudiantines contre la junte d’alors!

Quand tu entrais en scène, Victor Sy avait été trimballé de prison en prison, Karamogo Vézéro avait fini le tour du Sahara!

Tu étais dans l’arène quand Cheikh Oumar Tangara, Abdoul Karim Camara Cabral et Sory Ibrahima Thiocary sont morts sous la torture et sous les balles.

Tu étais dans l’arène quand les leaders de la puissante contestation scolaire et estudiantine ont été envoyés à Kidal et Boughessa...quand les ténors  du syndicat indépendant des enseignants ont été jetés sur les routes de l’exil intérieur .... à Mineka, Ouatagouna, Haoussa Foulane, Tessit, Intilit, Telataye, Bambara-Maoudé, Raz El Ma.....

Après Gao, le Lycée de Badalabougou, le bac en Lettres Classiques en poche,  tu as choisi d’aller étudier le journalisme à Dakar,

L’homme que tu es devenu nous est revenu de Dakar, cette cité d’où  on ne revient jamais indemne. A partir de là, tu es devenu « Musabilen.  Aux contacts de patriotes engagés comme Mamadou Lamine Gakou: la préparation, le transport, la diffusion sous le boubou  du « Bulletin du Peuple » devenu un « organisateur collectif » .

Et puis, un jour de 1986, au plus fort du règne du parti unique , Musabilen est sorti de l’ombre: le face à face avec le Général  Moussa Traoré fut fracassant et mémorable. Un frêle militant du SNIPIL ( syndicat du livre et de la

presse) de 32 ans, rédacteur en chef de « Sunjata » mettait à nu les conséquences de l’ajustement structurel sur les travailleurs du Mali.

Ce fut un des moments héroïques de la

lutte patriotique du peuple malien.

Ce moment, nous le devons à ton courage, à la profondeur de ton engagement pour le Mali.

De ce jour, jusqu’à la victoire du peuple, à l’aube du 26 mars 1991, tu as été au cœur de l’évolution politique du Mali.

La III ème République, fille de la révolution démocratique est née de la

résistance multiforme des démocrates et des patriotes maliens de tous bords.  C’est la somme de ces luttes, tel un impétueux cours d’eau qui s’appelle le

Mouvement Démocratique:  les protestations des étudiants de

l’ ADEENSUP dès les premières heures du coup de novembre avec Alpha Konaré, Charles Dagnoko, Gaye Boubacar, les  grèves des travailleurs de l’UNTM d’alors ( Bougouri Diatigui Diarra), du SNEC ( Zoumana Maïga, Mamadou Sarr, le Proviseur, Sidiki Diarra, Abdoulaye Barry, Amara Cissé), les sermons attendus de Mgr Luc Sangaré,  l’ UNEEM, la Commission des enseignants, l’ AMDH et Me Demba Diallo, le Ciné-Club Askia Nouh, l’ Association Nelson Mandela,

l’ ADIDE, l’AJDP,  la JLD, le CNID-Association, l’ ADEMA-Association,

l’ AEEM, les groupes et partis politiques clandestins, « Sanfin », l’Union de lutte Tiémoko Garan Kouyaté ( UGTKL), la presse libre, Jamana, la Roue, Les Échos, l’Aurore.....Le peuple malien n’a pas courbé l’échine tout au long de la nuit qui a duré près d’un quart de siècle....

Musabilen, tu as été au centre de ces combats à un titre ou à un autre. De la dictature à la IIIè République en passant par la transition démocratique, aux premières loges avec toujours le Mali à cœur.

Avec ta famille biologique solidaire. Les mamans Fadi Samaké et Kadidia Cissé en première ligne. Les syndicalistes déportés à Gao dans les années 1980 peuvent témoigner de leur générosité.

Il y a eu la IIIè République et l’exercice  du pouvoir d’État qui n’a pas été un fleuve tranquille....

Seydou Badian Kouyaté, essayiste, romancier, dramaturge, homme politique et homme d’État a mis dans « La mort de Chaka » ces paroles lourdes de sens dans la bouche du chef de guerre Zoulou:

« Je sais une chose, c’est que le pouvoir est comme une source claire et limpide. On la regarde, on s’y regarde, on admire sa limpidité; mais au fond de cette source, le sable n’est pas toujours pur.... ».

Le devoir d’inventaire qui s’impose à nous doit être nécessairement couplé avec  la lucidité de distinguer la part de lumière et d’ombre qui sommeille en chaque être humain.

Il nous faut assumer nos erreurs et nos fautes et ne pas laisser à d’autres, trop mal placés, le soin de l’inquisition.

Ne pas raser les murs, assumer le bilan, rassembler tous ceux qui se reconnaissent dans les idéaux et les acquis de mars, telles sont les tâches aujourd’hui et maintenant, demain et après-demain!

<strong>La mort de Soumeylou Boubèye Maiga, est une immense perte.</strong>

Mais, je sais que tu n’aurais pas aimé qu’on te pleure.

Les annales maliennes retiendront le nom d’ Abbas Sidi Ahmed Ben Wahab plus connu sous le sobriquet d’Abiche comme un symbole de fidélité tant il est resté attaché à y’a personne jusqu’à la dernière minute.

Ces derniers mois, il a été le seul à avoir accès au détenu de la Polyclinique Pasteur chaque jour jusqu’à ce lundi 21 mars fatidique quand il l’a aidé à prendre son ultime petit-déjeuner avant d’aller, chercher en librairie,  un livre qu’il souhaitait lire.

C’est pendant cette courte absence qu’ Azraël,  l’Ange de la mort,  a pénétré dans la salle 114 de la Polyclinique  emportant un homme qui a été, indubitablement, un des acteurs majeurs de l’évolution  du Mali au cours des 45 dernières années.

Devant de jeunes cadres éplorés, Abiche a confirmé mardi dernier que Soumeylou, n’aurait pas aimé qu’on le pleure. Une heure avant de quitter ce monde, il avait intimé à son fidèle compagnon de sécher ses larmes.

Sa grande satisfaction, serait que des jeunes se lèvent de partout pour assurer  le relais du combat qu’il a mené jusque là.

Il quitte l’arène à un moment de dures épreuves pour le Mali. Faisons ensemble le vœu que sa mort soit une délivrance!

Nous sommes à l’orée du mois saint du Ramadan, sur une terre d’islam et de vieilles civilisations.

Faisons ensemble le vœu que les souffrances que Soumeylou a subies tout au long de la maladie, son sacrifice et son martyre servent à réconcilier les Maliens, et nous aident  à sortir de la crise qui cloue notre pays au sol.

Pars en paix, camarade!

Le Mali pour lequel tu t’es tant battu, pour lequel tu as consenti tant de sacrifices, pour lequel tu t’es donné tant de peines, ce Mali ne se disloquera pas, il se relèvera, il se réconciliera. Pars rassuré.

Je souhaite ardemment que ta mort, au lieu de nous diviser davantage, contribue, dans un ultime sursaut, à rassembler les filles et les fils de notre vieux pays pour le sortir des crises en cours et lui permettre de retrouver le chemin de la stabilité.

<strong>Dors en paix, Ism.</strong>

xxxx

<strong>LES ENFANTS DE SOUMEYLOU BOUBÈYE MAÏGA DURANT SES OBSÈQUES :</strong>

<strong>« Tu vas laisser un grand vide mais heureusement que la mort n'arrête pas l'amour »</strong>

<strong>Cher père, </strong>

Le premier homme de la vie de tes filles, super-héros de tes garçons. Tu as été un homme avec grand H. Un homme bon, généreux, humble, exemplaire, courageux. Ta tolérance, ta force de caractère, ta résilience, ta détermination, ta droiture, et ton sens du partage nous a toujours laissé admiratif. Plus qu'un pilier tu étais notre socle.

Tu as toujours été là pour nous et pour tout le monde d'ailleurs. C'est un privilège et un honneur de t'avoir eu comme père. Ce père aimant, attentionné, disponible, protecteur, respectueux et ouvert d'esprit. Tu étais un ami, un conseiller, un confident. Cela peut surprendre mais tu étais aussi ce papa drôle.

Tu vas laisser un grand vide mais heureusement que la mort n'arrête pas l'amour. Tu as toujours cru en chacun de nous et tu nous as poussés vers le haut. Tu as été ce père qui nous appris le sens du travail. Tu faisais tout ce qui étais en ton pouvoir pour que nous puissions atteindre nos objectifs et réaliser nos rêves.

Tu disais assez souvent: si vous êtes bien instruits et bien éduqués, je ne crains rien car je sais que partout où vous serez dans le monde vous pourrez vous en sortir. On aurait aimé que tu sois encore là pour pouvoir assister à nos différents accomplissements. Merci d'avoir cru en nous quelques soit nos différents potentiels et ambitions. Merci de nous avoir rassuré quand nous doutions, de nous avoir appris que rien n'était hors de portée à condition de travailler pour.

Tu disais que l’homme est l’enfant de l’obstacle - et les obstacles tu en as eu mais tu es toujours resté digne et tu as toujours su garder ta légendaire sérénité - le calme personnifié. Tu nous quitte sans avoir aucune dette morale envers nous, bien au contraire. Nous sommes plus que jamais fiers de toi et de porter ton nom.

“Qu’Allah nous donne la force morale pour surmonter cette épreuve. C’est un exercice de patience.” Une phrase que tu nous a souvent répéter également ces 7 derniers mois. Tu avais à toi seul la force morale de 1000 hommes. Certains disaient même que ton cerveau était programmé pour résister et ça tu l’as démontré tout au long de ta vie.

La veille de ton rappel à Dieu tu nous as dis que tu ne regrettais rien et que si tu t'étais dérobé face à la justice tu n'aurais pas pu vivre en paix. Aujourd'hui certes tu n'as pas survécu mais tu es parti pour tes convictions. Grand commis de l'état,

tu étais sur pied pour aller répondre à l'appel et c'est ton corps qu’ils nous ont remis.

Tout ce que tu as demandé c'était d'être jugé et blanchi car pour toi le plus important était que tu ne voulais pas léguer cet héritage à tes enfants et petits-enfants. Malheureusement c'est comme ça que ça se termine. Personne ne mérite le traitement qu'on t'a infligé et saches qu'on se battra pour que tu continues à être fier de nous.

Toute ta vie tu t'es battu pour le Mali et aujourd'hui tu nous quitte pour le Mali. Tu auras lutter jusqu'au dernier souffle et tu es parti avec la tête haute - avec toute ta dignité et toute ta fierté. Nous savons qu’aujourd’hui, tu es enfin en paix.

Tu nous disais aussi qu’on ne peut pas avoir peur de Dieu et avoir peur des hommes. Nous vous affirmons que notre famille n’a peur que de Dieu. Nous croyons en Lui pendant les bons et les mauvais moments - telles sont les valeurs que tu nous as inculqué. Et au-delà de tout nous croyons également en la justice divine.

Nous sommes heureux de te savoir parmi tes chers parents, tes frères, tes camarades de lutte et notre cher frère, Idi - qui t'aura précédé d'un an, un mois et un jour. Éternels complices, tu lui avais allumé une bougie de ta chambre d'hôpital pour les 1 an de son décès. Reposez désormais en paix.

Qu’Allah t’accorde un voyage paisible vers le Paradis. Que la terre te soit légère - gentil Papa. Qu’Allah te préserve des châtiments de la tombe, qu’il te pardonne et t’accorde les bienfaits de l’au delà ainsi que le plus haut degré du paradis. Notre petit Papa on t’aimait, on t’aime, on  t’aimera toute notre vie et après ça aussi.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Décès de l’ex PM Soumeylou Boubèye Maïga : Une perte qui écorche la popularité de la Transition!</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/deces-de-lex-pm-soumeylou-boubeye-maiga-une-perte-qui-ecorche-la-popularite-de-la-transition-2970661.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/necrologie/deces-de-lex-pm-soumeylou-boubeye-maiga-une-perte-qui-ecorche-la-popularite-de-la-transition-2970661.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 28 Mar 2022 09:51:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Sursaut</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’ancien Premier Ministre, Soumeylou Boubèye Maïga, en détention depuis quelques mois, est décédé le lundi 21 mars dernier dans une clinique privée de Bamako suite à une longue maladie. Pour n’avoir pas accordé une décision d’évacuation pour des soins au défunt, certains groupements et leaders politiques mettent en cause le régime de la Transition. Ils l’accusent  d’en être auteur depuis l’annonce de ce décès. Cela, à travers des communiqués et des réactions sur les réseaux sociaux.</em></strong>

En incarcération depuis Août 2021 pour faux, usage de faux et favoritisme, l’ancien PM Soumeylou Boubèye Maïga a rendu l’âme le 21 mars dernier dans une Clinique privée de la place d’où il était hospitalisé depuis décembre 2021. Celui qu’on dénommait le Tigre de Badala a reçu d’énormes  hommages sur les réseaux sociaux, à travers des communiqués et lors de ses obsèques.

Pour rappel, les médecins du défunt avaient demandé son évacuation hors du pays pour des soins chose qui ne lui a pas été accordé par le pouvoir judiciaire.  Ce faisant, le président de l’Asma-CFP  est resté à cet hôpital  jusqu’à son dernier jour, ce lundi 21 mars 2022.

Au regard des circonstances de ce décès, des groupements et leaders politiques ont réagi sur les réseaux sociaux et par des communiqués en pointant un doigt accusateur sur le régime de la transition.

« Soumeylou est finalement mort. Fatigué d’attendre, d’espérer. Rongé par la maladie que ses geôliers ont laissée prospérer avec lucidité et cynisme. Repose en paix frère. Bon voyage jusqu’à l’autre rive. Je te salue. Eux porteront le poids de tes péchés et les expieront ici-bas » a exprimé sur son compte tweeter l’ex Ministre des Affaires Etrangères, Tieman Coulibaly, non moins président du Parti UDD.

Quant  au Parti Parena, à travers un communiqué a témoigné que l’illustre défunt a été intrépide et ardent acteur de la lutte pour l’avènement de la démocratie pluraliste, depuis la clandestinité au sein du Parti malien du Travail (PMT). « Malgré les alertes répétées de sa famille et de ses médecins sur la détérioration de son état de santé, les demandes d’évacuation de l’ancien Premier Ministre n’ont pas reçu de suite favorable….Le Parena demande aux autorités de la Transition de faire toute la lumière sur les circonstances du décès en détention préventive de cet acteur majeur de la vie politique du Mali » a revendiqué ce Parti.

Dans le même sens, le Cadre d’Echange des Partis et Regroupements Politiques pour une Transition réussie a demandé l’ouverture d’enquête suite à cette disparition d’un des leurs. « Le Cadre perd ainsi un compagnon de lutte déterminé. Le Mali perd un démocrate engagé et avant-gardiste défenseur des libertés fondamentales….. Soumeylou Boubèye Maïga est mort en détenu politique, dans les conditions très troublantes. Pour cette raison, le Cadre exige l’ouverture d’une enquête indépendante pour faire la lumière sur les circonstances de ce décès et en situer les responsabilités…. » a réclamé ce cadre.

Hormis ces réactions nationales suite à ce décès, le président nigérien, Mohamed Bazoum a également qualifié cette mort de l’ex PM d’assassinat sur son compte tweeter. Il dira ceci : « Je viens d’apprendre avec consternation la mort de Soumeylou Boubèye Maïga, ancien Premier ministre malien. Sa mort en prison rappelle celle du Président Modibo Keïta en 1977. Je pensais que de tels assassinats relevaient d’une autre ère. Mes condoléances à sa famille et ses amis ».

En somme, les conditions de la mort de l’ex DG de la Sécurité d’Etat ont fait couler beaucoup d’encre que ce soit sur les réseaux ou  sur certains medias qui en ont fait des sujets d’émissions spéciales.

Les obsèques de Soumeylou Boubèye Maïga ont eu lieu le jeudi 24 mars à son domicile au quartier du fleuve. Il repose désormais au cimetière de Niarela. Le tigre est parti en laissant une tache indélébile sur la bonne image de la transition !

<strong>Par Mariam Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Décès de SBM : La presse malienne, orpheline d&amp;apos;un compagnon et ami</title>
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<pubDate>Mon, 28 Mar 2022 08:02:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L'ancien Premier ministre, Soumeylou Boubèye Maïga (SBM), incarcéré depuis le 26 août 2021 est décédé le lundi dernier à la clinique Pasteur de Bamako où il était admis depuis, un mois. Ses obsèques ont eu lieu le jeudi dernier passé à son domicile, noir de monde, au Quartier du Fleuve.

L'homme de son vivant a toujours eu une estime particulière pour la presse. Il entretenait des bons rapports avec plusieurs hommes de medias. Ce qui n’est point surprenant quant on qu’il était lui même  lui-même de cette corporation.

Soumeylou Boubèye Maïga avait un sens d'écoute pour les journalistes qui le sollicitaient pour n'importe quel problème. Soumeylou Boubeye Maïga facilitait le recoupement de toute information, afin de faciliter l'accomplissement de ce noble métier aux journalistes.

Il tenait à voir, lui-même, chaque fois les journalistes qui l'accompagnaient dans ses sorties. Il était beaucoup courtois envers les journalistes et de tous les autres hommes de médias.

Ce fut le cas, lors de son dernier voyage dans sa ville natale, Gao où, dans sa délégation, figurait un journaliste qui est tombé malade durant tout le séjour. Soumeylou Boubeye Maïga l'approchait chaque matin pour lui demander de ses nouvelles, en plus de lui avoir apporté une assistance financière

SBM aimait les journalistes et il été toujours à leurs côtés. Ce véritable combattant de la liberté d'expression, part et laisse ainsi la presse malienne orpheline.

Les hommes des médias ont répondu massivement à la cérémonie d'adieu de celui qu'on peut appeler, sans exagération, l'ami de la presse.

Dors en paix, l'ami des journalistes.

<strong>Seydou Diamoutené</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Décès de SBM: Le Mali perd, un commis de l’Etat et un serviteur de la Nation</title>
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<pubDate>Thu, 24 Mar 2022 01:19:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La mauvaise nouvelle est tombée le lundi dernier, dans la matinée. Il s’agit de l'annonce du décès de l'ancien Premier ministre du Mali, Président de l’ASMA, Soumeylou Boubèye Maïga (SBM), à l’âge de 68 ans à la clinique Pasteur de Bamako où il était admis depuis quelques mois.

L'ex- Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga Inculpé et placé sous mandat de dépôt et incarcéré depuis le 26 août par le procureur général près de la Cour suprême du Mali. Le parquet lui reprochait d'être suspect dans le dossier  dit " affaire d’achat d’équipements militaires".

L'état de santé de l’ancien Chef de gouvernement était devenu critique et beaucoup <strong>‘</strong>par ses proches, collaborateurs sa famille dont la dernière sortie remonte à un mois.

Son épouse, Mme Maiga Bintou Yattassaye avait alerté les autorités sur l'état de la santé de son mari à l'entremise d’une missive qu'elle avait adressée au Président de la transition, le colonel Assimi Goita.

Ce lundi 21 mars 2022, le pire s'est produit à la clinique médicale privée à Bamako.  Avec cette disparition, le Mali perd un grand commis d'Etat et un serviteur de la Nation.

Né le 8 juin 1954 à Gao, précisément au quartier " Gadeye", Soumeylou Boubèye Maïga  a servi le Mali avec loyauté et succès. Il a su donner de lui même une carrure qui lui facilitait la réussite.

Journaliste aguerri, sorti de CESTI de Dakar au Sénégal, SBM a eu d'abord une carrière à l’Agence Malienne de Presse et de Publicité (AMAP) où il a travaillé  au Quotidien national ( Essor) et au Mensuel Soundiata dot il assurait la direction, avant de se lancer dans la politique.

Il a joué un grand rôle dans l'avènement de la démocratie au Mali et fut un des grands acteurs de la chute du dictateur Général Moussa Traoré.

SBM fut pendant 10 ans le patron des Services de renseignements maliens. Il a occupé successivement les postes de ministre de la Défense  des Anciens combattants, et de ministre des Affaires étrangères et de la Coopération international. Il a été conseiller spécial à la présidence, Secrétaire général de la présidence et en dernier lieu Premier ministre sous l'ère Ibrahim Boubacar Keita.

Soumeylou Boubèye Maiga, sur le plan politique a été un cadre de L'Adema avant de créer sa propre formation politique l’ASMA, qu'il dirigeait jusqu'à sa mort.

L'homme aura beaucoup marqué la vie politique, administrative et sociale du Mali, voire le plan international.

Aujourd'hui, la disparition de Soumeylou Boubèye Maiga est un coup dur pour la démocratie malienne dont il fut l'un des farouches acteurs et défenseurs.

Adieu, SBM.

<strong>Seydou Diamoutene</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mali : L’ancien Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga meurt en détention</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/mali-lancien-premier-ministre-soumeylou-boubeye-maiga-meurt-en-detention-2969954.html</link>
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<pubDate>Wed, 23 Mar 2022 06:31:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Soumeylou Boubèye Maïga, ancien Premier ministre du Mali, est décédé, hier lundi 21 mars 2022, à la clinique Pasteur de Bamako où il a été admis, il y a plus de trois mois, a annoncé le gouvernement malien. L’ancien chef du gouvernement du président Ibrahim Boubacar Kéïta, entre 2017 et 2019, était emprisonné depuis fin août 2021 dans le cadre de l'affaire de l'achat de l'avion présidentiel et celle des équipements militaires.</strong>

Les avocats et la famille de l’ancien Premier ministre n’ont cessé de solliciter auprès des nouvelles autorités du pays son évacuation sanitaire à l’extérieur afin qu’il puisse recevoir un traitement adéquat à son état « qui ne cessait de se détériorer. »

Inculpé le jeudi 25 août 2021, l’ancien Premier ministre du Mali, Soumeylou Boubèye Maïga, a été placé sous mandat de dépôt par la Cour Suprême du Mali. Son nom était cité dans l’affaire relative à l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires.

En 2013, l’ancien Président de la République, Ibrahim Boubacar Keita, vient d’être élu. Et un scandale financier, portant sur plusieurs milliards de FCFA, lié à l’achat d’un avion présidentiel à près de 20 milliards de FCFA et des contrats de plusieurs dizaines de milliards de FCFA pour l'achat d’équipements militaires, éclate. 28 549 901 190 FCFA d’irrégularités financières seront révélées par le bureau du vérificateur général.

Soumeylou Boubèye Maïga était le président du parti Alliance pour la Solidarité au Mali (ASMA) qui, avec d’autres formations politiques regroupées au sein du Cadre d’échange de partis et de regroupements de partis politiques pour une Transition réussie au Mali, demande aux autorités de respecter le délai de la Transition. Soumeylou Boubèye Maïga alias le tigre est né le 8 juin 1954 à Gao. Il a occupé des postes de haute responsabilité au Mali, notamment celui de chef des services de renseignements. Il fut aussi ministre des Affaires étrangères et secrétaire général de la présidence du Mali.

<strong>M. K. Diakité</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Après une longue maladie :  L’ex&#45;premier ministre SBM meurt en détention</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/apres-une-longue-maladie-lex-premier-ministre-sbm-meurt-en-detention-2969869.html</link>
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<pubDate>Wed, 23 Mar 2022 01:18:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Informateur</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Malgré sa santé déclinante ces dernières semaines - son pronostic vital était engagé - et la demande pressante de son évacuation à l’étranger exprimée par son épouse, rien n’y fit. </em></strong>

Le 21 mars, Soumeylou Boubèye Maïga, ancien Premier ministre, affaibli depuis plusieurs mois par la maladie, meurt dans une clinique privée de Bamako à l’âge de 67 ans. Sa mort suscite une certaine émotion au Mali. Malgré sa santé déclinante ces dernières semaines - son pronostic vital était engagé - et la demande pressante de son évacuation à l’étranger exprimée par son épouse dans une lettre ouverte au président de la transition, Assimi Goïta, rien n’y fit.

Sa dernière apparition publique remonte à août 2021 où il indique l’abandon des poursuites engagées à son encontre, suivi peu après de son incarcération à la maison centrale d’arrêt de Bamako.

Des réactions plus nuancées voire critiques se font entendre. Soumeylou Boubèye Maïga aura montré le mauvais côté de la politique, c’est-à-dire celui qui a pris de mauvais chemins, en référence à son inculpation notamment pour <em>« faux, usage de faux et favoritisme »</em> dans le cadre d’une enquête sur l’achat d’équipements militaires et sur l’acquisition d’un avion présidentiel, en 2014, alors qu’il était ministre de la défense. Une affaire qui a valu en 2014 au Mali des sanctions des institutions financières, notamment le gel pendant six mois des décaissements du Fonds monétaire international (FMI)

L’achat de cet avion avait été épinglé par le Bureau vérificateur général (BVG), autorité malienne indépendante, qui avait dénoncé des pratiques de surfacturation, de détournement de fonds publics, de fraude, de trafic d’influence et de favoritisme.

<strong>Bardé de diplômes</strong>

Soumeylou Boubèye Maïga né le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/8_juin">8</a> <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Juin_1954">juin</a> <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/1954">1954</a> à <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Gao_(Mali)">Gao</a> a fait des études de journalisme au <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Centre_d%27%C3%A9tudes_des_sciences_et_techniques_de_l%27information">Centre d’études des sciences et techniques de l’information</a> (CESTI) de l’<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Universit%C3%A9_Cheikh_Anta_Diop">Université Cheikh Anta Diop</a> à <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Dakar">Dakar</a> au <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9n%C3%A9gal">Sénégal</a>, ainsi qu’en <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/France">France</a> où il obtient un <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Dipl%C3%B4me_d%27%C3%A9tudes_sup%C3%A9rieures_sp%C3%A9cialis%C3%A9es">diplôme d'études supérieures spécialisées</a> (DESS) de diplomatie et administration des organisations internationales en <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/1987">1987</a> à l’<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Universit%C3%A9_Paris-Sud">université de Paris-Sud</a> et un diplôme de relations économiques internationales à l’<a href="https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Institut_d%27administration&amp;action=edit&amp;redlink=1">Institut d’administration</a> de Paris. Il exerce le métier de journaliste d’abord à <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Essor_(Mali)"><em>L’Essor</em></a>, quotidien d’État, puis au journal <a href="https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Sunjata&amp;action=edit&amp;redlink=1"><em>Sunjata</em></a>.

Militant au sein du <a href="https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Parti_malien_du_travail&amp;action=edit&amp;redlink=1">Parti malien du travail</a>, il a été l’un des principaux artisans de la chute du régime de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Moussa_Traor%C3%A9">Moussa Traoré</a> en <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/1991">1991</a>. Il entre au cabinet d’<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Amadou_Toumani_Tour%C3%A9">Amadou Toumani Touré</a>, alors président du <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Comit%C3%A9_de_transition_pour_le_salut_du_peuple">Comité de transition pour le salut du peuple</a> (CTSP), en qualité de conseiller spécial d’avril 1991 à juin 1992. Vice-président et membre fondateur de l’<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Alliance_pour_la_d%C3%A9mocratie_au_Mali-Parti_africain_pour_la_solidarit%C3%A9_et_la_justice">Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice</a> (ADEMA/PASJ), il devient en <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/1992">1992</a> chef de cabinet du président de la République <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Alpha_Oumar_Konar%C3%A9">Alpha Oumar Konaré</a>.

En <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Janvier_1993">janvier</a> <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/1993">1993</a>, il occupe le fauteuil de directeur général du service de renseignements, avant de siéger au gouvernement de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mand%C3%A9_Sidib%C3%A9">Mandé Sidibé</a> en qualité de ministre des Forces armées et des Anciens Combattants.

En 2002, il échoue à la porte de la candidature Adéma à la présidentielle qui lui préfère Soumaïla Cissé.

<strong>Grande figure politique</strong>

En <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/2006">2006</a>, son parti décide de soutenir la candidature probable du président sortant <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Amadou_Toumani_Tour%C3%A9">Amadou Toumani Touré</a> à l’<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lection_pr%C3%A9sidentielle_malienne_de_2007">élection présidentielle malienne de 2007</a>. Soumeylou Boubèye Maïga s’y oppose et annonce son souhait de se présenter ; il fonde à cet effet l’association « Convergence 2007 ». À la suite de cela, il se fait exclure de l'ADEMA. Lors de la conférence nationale des 24 et 25 février 2007 de l’Alliance pour la démocratie au Mali (ADEMA), les délégués votent l’exclusion de Soumeylou Boubèye Maïga et de plusieurs de ses sympathisants : <a href="https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Issa_Diarra&amp;action=edit&amp;redlink=1">Issa Diarra</a>, <a href="https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Ibrahima_Kantao&amp;action=edit&amp;redlink=1">Ibrahima Kantao</a>, <a href="https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Binta_Yattassaye&amp;action=edit&amp;redlink=1">Binta Yattassaye</a> et <a href="https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Oumar_Ag_El_M%C3%A9hidi&amp;action=edit&amp;redlink=1">Oumar Ag El Méhidi</a>. Au premier tour de l’élection présidentielle, le 29 avril 2007, il arrive en 6<sup>e</sup> position. Le président sortant <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Amadou_Toumani_Tour%C3%A9">Amadou Toumani Touré</a> est réélu.

Avec les autres candidats de l’opposition regroupés au sein du <a href="https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Front_pour_la_d%C3%A9mocratie_et_la_r%C3%A9publique&amp;action=edit&amp;redlink=1">Front pour la démocratie et la république</a> (FDR) - <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ibrahim_Boubacar_Ke%C3%AFta">Ibrahim Boubacar Keïta</a>, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mamadou_Bakary_Sangar%C3%A9">Mamadou Bakary Sangaré</a> et <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ti%C3%A9bil%C3%A9_Dram%C3%A9">Tiébilé Dramé</a> - il conteste les résultats d’un scrutin qu'il estime entaché de fraudes et dépose un recours devant la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Cour_constitutionnelle_(Mali)">Cour constitutionnelle</a> ; ce recours est rejeté le 12 mai 2007.

Le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/6_avril">6</a> <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Avril_2011">avril</a> <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/2011">2011</a>, Soumeylou Boubèye Maïga est nommé ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale dans le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Gouvernement_de_Ciss%C3%A9_Mariam_Ka%C3%AFdama_Sidib%C3%A9">gouvernement de Cissé Mariam Kaïdama Sidibé</a>.

Lors du coup d'Etat du 22 mars 2012 d'<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Amadou_Haya_Sanogo">Amadou Sanogo</a>, Soumeylou Boubèye Maïga est fait prisonnier. Il entame une grève de la faim avec plusieurs hauts officiels. Le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/8_septembre">8</a> <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Septembre_2013">septembre</a> <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/2013">2013</a>, il est nommé ministre de la Défense et des Anciens combattants dans le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Gouvernement_Ly">gouvernement d'Oumar Tatam Ly</a>. Dès le premier tour de la présidentielle, il avait soutenu le futur président <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ibrahim_Boubacar_Ke%C3%AFta">Ibrahim Boubacar Keïta</a>, malgré des inimités passées.

Il démissionne de ce poste le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/27_mai">27</a> <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mai_2014">mai</a> <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/2014">2014</a> en réaction à la défaite de l'<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Arm%C3%A9e_malienne">armée malienne</a> à <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Kidal">Kidal</a>, face à des groupes rebelles. Soumeylou Boubèye Maïga est nommé <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Premiers_ministres_du_Mali">Premier ministre du Mali</a> le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/30_d%C3%A9cembre">30</a> <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9cembre_2017">décembre</a> <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/2017">2017</a> par le président <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ibrahim_Boubacar_Ke%C3%AFta">Ibrahim Boubacar Keïta</a>. Il est alors le cinquième Premier ministre nommé par Keïta depuis son élection en 2013. Il est reconduit à ce poste lors de la réélection – après des élections présidentielles qui évitent au pays un vide constitutionnel d'Ibrahim Boubacar Keïta en août 2018.

Sous le coup d'une motion de censure, il démissionne avec son gouvernement le 18 avril 2019 Le Premier ministre était très critiqué depuis le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_d%27Ogossagou">massacre de 160 Peuls à Ogossagou</a>, le 23 mars 2019. Dans un contexte d'insécurité et de malaise social, une très grande manifestation, le 5 avril 2019, avait demandé un changement de gouvernance. Le 26 août 2021, Soumeylou Boubèye Maïga est inculpé puis arrêté par la chambre d'accusation de la Cour suprême du Mali, dans l'affaire de l'achat d'un avion présidentiel.

<strong>Fanfan</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Adam Thiam, parti trop tôt et déjà depuis un an!</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/adam-thiam-parti-trop-tot-et-deja-depuis-un-an-2969593.html</link>
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<pubDate>Mon, 21 Mar 2022 02:10:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Nous formions notre équipe de campagne pour l'élection présidentielle de 2012, j'ai proposé que l'on engage Adam Thiam pour la communication. Notre candidat était réticent mais a fini par se ranger à l'avis de la majorité. J'ai établi le contact, la magie s'est opérée toute seule: Dioncounda Traoré ne pouvait plus se passer des services d'Adam Thiam.</strong>

Plus tard, devenu président de la république par intérim et ayant d'énormes difficultés, pas que communicationnelles (il changera plusieurs fois ses chargés de la communication dont certains étaient brillants cependant).
Ibrahim Boubacar Keita prendra à l'ancien chef d'Etat par intérim son conseiller à la communication, Adam Thiam!

Pour le féliciter je dis à Adam:" félicitations, tu es remonté de « Scylla en Charybde! » Et, imperturbable, sourire narquois, Adam de me renvoyer: « Mohamed a dit pire, il m'a dit qu'avant j'étais inutile mais que maintenant je deviens nuisible!" Et nous sommes partis tous les deux d'un grand rire complice!

Et Bah Ndaw l'a gardé à son arrivée comme président de la Transition.
C'est que Adam n'était pas qu'une plume à nulle autre pareille, Adam n'était pas qu'un grand professionnel de la communication qui avait des connections partout dans le monde, Adam était aussi le meilleur conseiller qu'on puisse avoir: il dit tout, même ce qu'on ne peut pas dire, il le dit avec la profondeur de l'avis éclairé, il le dit avec la souplesse du mot sincère et amical! Il soulage et propose des pistes  pour s'en sortir.

Si Alpha Oumar Konaré, ancien Président de la République du Mali et Président de la Commission de l'Union Africaine l'a choisi comme Conseiller à la Communication et porte-parole, c'est que Adam Thiam était frappé dans un métal pur! Adam admirait et respectait profondément le Président Konaré.

Mais Adam Thiam aimait tous ses chefs en retour. Adam Thiam était entier en cela: il avait besoin d'aimer pour aider; pour aider il lui faut aimer et il trouvait en chacun les raisons pour l'aimer. Dès lors qu'il avait trouvé ces raisons son amitié devenait sincère, sans démagogie!

Cette empathie, cette générosité, il la portait en lui, au plus profond de lui-même. Combien d'enfants a-t-il aidés, élevés comme les siens propres? Et il les adorait , il en était fier, louait leur intelligence, les poussait à être meilleurs, les suivait pour aider à les installer quand il pouvait? Et ce n'est pas qu'il en avait toujours les moyens: il avait dû avoir besoin d'argent pour faire face à des situations difficiles. Son arme destructrice: la dérision. Je lui fais le reproche un jour qu'il ne prenait pas mes appels et ne me rappelait pas après, il me dit en riant qu'il a peur de décrocher le téléphone car il évitait ses nombreux créanciers! Souvent il écrivait même dans ses billets qu'il publiait et qui était attendu du public qu'il risque d'abandonner la mosquée à cause d'un créancier qui y va aussi tous les vendredis!
Dans ses écrits pétris d'une douce dérision, Adam Thiam n'épargnait pas ses enfants, les enfants de ses amis, ses amis et ses proches, bref, tous ceux qui lui tenaient à coeur et à qui il exprimait son infini attachement et son amitié. Je ne les citerai pas, Adam Thiam avait un coeur immense, beaucoup de gens y avaient leur place. Comme à sa table! Comme sur son toit où nous débarquions à tout moment du soir pour écouter de la musique, les prêches de Cheikh Soudeiss pendant le mois de Ramadan, pour des échanges parfois très animés sur la vie de la nation, sur les différentes crises que notre pays a traversées...

Puis Covid et la mort sont arrivés et ils ont traîtreusement  arraché le pilier. A ma petite sœur Djénéba, ta compagne fidèle, à vos enfants Raki, Jaffar, Thierno, Aye et tous les autres qui t'adoraient tous! À tes frères et sœurs, parents et amis... Nous laissant à notre tristesse et à nos larmes! À nos souvenirs impérissables de toi!
Se peut-il que je n'aie dit que de bonnes choses sur Adam Thiam?
Hé, Adam, tu nous empêches de dormir!
Dors en paix dans la grâce du Seigneur!

<strong>Moustaph.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>18 mars 2021&#45;18 mars 2022 : Il y a un an disparaissait l&amp;apos;éminent journaliste Adam Thiam !</title>
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<pubDate>Sat, 19 Mar 2022 01:39:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Encore une fois les années peuvent s'égrener, mais nous n'oublierons jamais l'homme que fut Adam Thiam, décédé le 18 mars 2021, à l'âge de 67 ans</strong>

Cela fait un an, jour pour jour, que l'opinion nationale et internationale apprenait avec tristesse le décès d'Adam Thiam, brillant intellectuel, éminent journaliste et consultant chevronné. L'homme, qui s'employait à rendre promptement hommage aux défunts sous la forme d'un <strong>"Janjo"</strong>, a définitivement brisé sa plume.

La disparition d'Adam Thiam laisse un grand vide dans le paysage médiatique malien et africain parce qu'il avait la plume fertile, une intelligence pétillante et une inspiration foudroyante. Tout cela pour le bonheur des lecteurs. Un de ses articles paru dans <strong>"Le Républicain"</strong> n°350 du 17 juillet 1998 a fait sensation. Il parlait de notre compatriote feu Babani Sissoko.

Dans son analyse, Adam Thiam a posé une problématique en ces termes : <strong>"Babani : Déjà la fin du mythe ?"</strong> Et d'enchaîner : <em>"La Tribune de Genève qui a levé le lièvre n'est pas n'importe quel journal. Et notre confrère L'Indépendant qui réalise un scoop en citant le journal Suisse n'est pas l'ennemi juré du prodige de Dabia. Il faut donc prendre au sérieux les révélations des deux confrères sur la nouvelle affaire Babani : un rocambolesque détournement de pas moins de 145 milliards de F CFA…"</em>

Après la prière du vendredi, le dirpub du <strong>"Républicain"</strong>, à l'époque Ibrahim Traoré, convoqua une réunion de rédaction autour de l'article, qui a fait l'effet d'une bombe dans le district. Les partisans du milliardaire l'ont interpellé sur l'article. Ce jour chacun a donné son point de vue sur le sujet. En conclusion Francky a assumé ses responsabilités et n'a éprouvé aucun remords. Pour lui un journal est conçu pour donner des informations.

J'ai donc connu Adam Thiam en 1998, quand j'étais journaliste stagiaire au quotidien <strong>"Le Républicain".</strong> Le promoteur Tiébilé Dramé venait de quitter le Cnid, pour créer le Parena avec d'autres camarades dissidents. Il avait besoin de son organe pour soutenir le combat démocratique dans lequel il s'est engagé depuis qu'il était étudiant. Pratiquement il dirigeait les réunions de rédaction, pour les dispositions à prendre.

Pour la circonstance Tiébilé Dramé était toujours accompagné de son ami Adam Thiam. Celui-ci faisait le tour de la salle de la rédaction, discutait de l'actualité avec le directeur de publication Ibrahim Traoré dit Francky, et descendait pour fumer dans la cour. Après les réunions je me précipitais auprès de lui, non pas pour causer, mais surtout suivre ses analyses politiques, qu'il développait avec les confrères Boubacar Daou, Ibrahim Niangaly et feu Lamine Tiécoura Coulibaly de l'ORTM.

Le côté fort d'Adam Thiam résidait dans sa conviction. Autrement dit, il avançait des argumentations précises sur tous les sujets discutés. Boukary Daou ne tirait pas trop sur la corde, pour le contredire. C'est plutôt avec Niangaly que le débat était houleux parce qu'il avait encore l'idéologie estudiantine de l'AEEM.

<strong>Qui était Adam Thiam ? </strong>

Adam Thiam très sage, entre deux bouffées de cigarette, et dans un sourire léger lui apprenait que le Mali est à ses débuts en démocratie, qu'il fallait donc accepter certains sacrifices et dérapages. Surtout que le pays sortait d'une période dictatoriale qui a fait trop de victimes. C'était vraiment des discussions chaudes entres journalistes, mais dans la convivialité.

Né le 2 août 1954 à Kéniéba, Adam Thiam est anthropologue socio-économiste ayant longtemps servi dans les organisations non gouvernementales (ONG) comme Save the Children UK, Succo, Oxfam et consultant auprès de beaucoup d'agences spécialisées des Nations unies comme le Pnud et l'Unicef. Il avait une très bonne connaissance du terrain malien à travers ses nombreux séjours dans plusieurs régions du Mali et au Sahel en général.

En plus de ses activités professionnelles, Adam était un poète, féru d'Aimé Césaire, d'Edouard Maunick et en général des poètes des îles, un fervent de la musique du terroir.

A l'international, il a exercé à Addis-Abeba (Ethiopie) au sein de l'Union africaine, à Nairobi (Kenya), à Dakar (Sénégal), à Londres (Grande-Bretagne) et à Boston (Etats-Unis d'Amérique).

Cependant, ses nombreux déplacements et séjours à l'étranger ne lui ont pas fait oublier ses racines. Adam ne se sentait à l'aise qu'au milieu des siens, de ses amis, toujours prêt à aider son prochain sans aucune arrière-pensée. Ainsi, son domicile à Baco-Djicoroni/Golfe était-il le point de convergence des amies et parents de ce grand rassembleur, accueillant, altruiste et maniant l'humour à la perfection.

Encore une fois, les années peuvent s'égrainer, mais nous n'oublierons jamais l'homme qu'il fut.

Dors en paix cher confrère !

O. Roger Tél (00223) 63 88 24 23

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</item>

<item>
<title>Décès d&amp;apos;une icône du football malien : Feu Cheick Sala Sacko décoré chevalier de l&amp;apos;Ordre national à titre posthume par le ministre Mossa Ag Attaher</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/deces-dune-icone-du-football-malien-feu-cheick-sala-sacko-decore-chevalier-de-lordre-national-a-titre-posthume-par-le-ministre-mossa-ag-attaher-2966464.html</link>
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<pubDate>Sat, 26 Feb 2022 01:18:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Ce mardi 22 février 2022, j'ai eu l'honneur de décorer la légende du ballon rond ou l'homme des 'Trois minutes, trois buts', Cheick Salah Sacko, chevalier de l'Ordre national en présence de plusieurs personnalités du monde sportif, d'anciens ministres, des membres de sa famille et certains de ses anciens coéquipiers.

Décédé lundi, 21 février 2022 à l'âge de 73 ans, il a été inhumé mardi dernier. Dès l'annonce de son décès, j'ai sollicité et obtenu auprès du chef de l'Etat sa décoration à titre posthume au grade de chevalier de l'Ordre national.

Le regretté Cheick Salah Sacko n'était pas qu'un ancien footballeur, il était aussi un ancien cadre du ministère de la Jeunesse, un ancien cadre du Mouvement pionnier, un ancien artiste, médaillé du Mérite national avec effigie abeille.

L'occasion était bonne pour moi de lui rendre un vibrant hommage au nom du gouvernement du Mali et au nom du mouvement sportif national pour services rendus à la nation.

Je saisis cette occasion pour exprimer ma gratitude au président de la Transition, chef de l'Etat pour avoir accédé à ma demande pour cet ultime et nécessaire hommage.

Dors en paix champion Cheick Salah Sacko !"

&nbsp;

&nbsp;

<strong>Cheick Salah Sacko :</strong>

<strong>Adieu l'homme des "Trois minutes, trois buts" ! </strong>

<strong><em>Les obsèques de Cheick Salah Sacko ont eu lieu le mardi 22 février 2022 à Torokorobougou en Commune V du district de Bamako. Famille, proches, collaborateurs et une foule d'anonymes l'ont accompagné à sa dernière demeure. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l'Instruction civique et de la Construction citoyenne, Mossa Ag Attaher, au nom des autorités de la Transition a décoré le défunt chevalier de l'Ordre national du Mali à titre posthume.</em></strong>

La cérémonie funèbre, mardi matin, s'est déroulée en présence de plusieurs personnalités, notamment le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l'Instruction civique et de la Construction citoyenne, Mossa Ag Attaher, Amadou Cissé et Mountaga Tall, anciens ministres, le 1er vice-président de Djoliba AC et plusieurs membres de la famille sportive.

Fils de Hamidou Sacko et de Kany Damba, Cheick Salah, né le 11 août 1948 à Koutiala, demeure un fils authentique du Khasso.

Après ses études primaires à Koutiala et à Ségou, il est admis au Centre pédagogique régional (CPR) de Bamako d'où il sort avec un diplôme d'enseignant instructeur en 1964. Il se met aussitôt à la disposition de l'Etat en vue de la formation des premiers futurs responsables post indépendance.

Aux dires de Baba Arby, directeur national de la jeunesse, la carrière d'enseignant de l'homme aux multiples fonctions l'amène à sillonner tout le pays pour semer les graines de l'avenir, de l'instruction et de l'éducation.

<em>"Des différentes classes et écoles fréquentées pendant ce temps de semences, il en est sorti des cadres qui font aujourd'hui la fierté du Mali. Personne ne peut dire tout de vous, chacun ne peut dire que ce dont il a été témoin pendant un moment ou une circonstance. Sékou Sala était un homme pluridisciplinaire, car il a été un cadre de jeunesse plein et un sportif de haut niveau, un cadre pionnier, un artiste, tout simplement un homme de culture"</em>, témoignera Baba Arby, directeur national de la jeunesse.

Cadre de jeunesse, le défunt a été de toutes les grandes rencontres selon les témoins, à savoir les sessions de connaissance du Mali, les activités au niveau des centres aérés et des collectivités éducatives.

S'agissant du sport, beaucoup de ses prouesses seront relevées par ses anciens coéquipiers dans les différentes disciplines, car du football au handball en passant par plusieurs disciplines en athlétisme, il a subjugué le public que ce soit au Djoliba AC ou en équipe nationale. A en croire Baba Arby, Cheick Salah avait l'habitude de faire mentir les pronostics des matchs les plus aléatoires. <em>"Il a été un footballeur de tous les postes sur le terrain. Il a été gardien de but, défenseur, milieu de terrain et l'un des meilleurs centraux du football malien. Il avait l'amour de ce qu'il faisait et il le démontrait à travers ses engagements. Après ses entraînements sportifs, Sékou Sala Sacko se rendait aux différentes répétitions artistiques pour apporter sa contribution à l'art malien, toute chose qui a prévalu sa désignation comme encadreur auprès de la troupe de Gao pour les préparatifs de la dernière Biennale"</em>, notera le directeur national de la jeunesse. Etant pionnier, Cheick Salah a gravé tous les échelons, notamment mini, cadet, guide et cadre. A en croire ses camarades, il a tout mis en œuvre pour la création de l'Association des pionniers du Mali pour le bonheur des Maliens et la vulgarisation de l'éducation.

La République du Mali a rendu un dernier hommage à l'illustre disparu en l'élevant au grade de chevalier de l'Ordre national après sa médaille du Mérite national. Cheick Sala est parti à jamais en toute discrétion comme il avait toujours vécu.

Humble et engagé, il a montré la voie à toute une génération du sport malien. Il laisse derrière lui une veuve et 9 enfants inconsolables, mais fiers d'avoir eu un époux et un père qui a rempli pleinement ses fonctions et ses missions ici-bas.

Le décès est survenu le lundi 21 février 2022 à l'âge de 73 des suites de la maladie d'Alzheimer. Son départ semble laisser un vide, mais pas un vide palpable, car il est comblé par la formation qu'il a donnée à ses enfants et petits-enfants.

Le Mali rien que le Mali est la devise que garde ses enfants et proches.

Que son âme repose en paix ! <strong>                                                                                                                  Marie Dembélé</strong>

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<item>
<title>Décès de Cheick Sala Sacko :    L’homme qui a marqué 3 buts en 3 minutes tire sa révérence</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/deces-de-cheick-sala-sacko-lhomme-qui-a-marque-3-buts-en-3-minutes-tire-sa-reverence-2966207.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 23 Feb 2022 12:20:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Décédé dans la nuit du dimanche au lundi 21 février 2022, l’ex international malien Sékou Sala (Cheick Sala) Sacko a été accompagné à sa dernière demeure hier mardi (22 février 2022) par une foule de parents, de dirigeants sportifs, de fans…</strong>

Cet illustre défunt aura marqué les esprits du monde footballistique entre les années 70-80 par sa performance extraordinaire d’un seul match. Il s’agit précisément de la finale de la coupe du Mali opposant son club le Djoliba AC au stade malien le 10 juillet 1979. En effet, entré en jeu pendant les prolongations le buteur avait permis à son club de cœur (Djoliba AC) de remporter la 19e édition de la coupe du Mali en marquant coup sur coup 2 buts  (104e et 106e minutes) avant de bénéficier d’un penalty (109e minute) également transformé. Les Rouges ont battu les Blancs 3-1. Et depuis, Cheick Sala Sacko est cité dans les annales du football pour cet exploit.

Il faut noter que c’est après la CAN «<em>Yaoundé 1972</em>» (la seule finale de CAN jouée par les Aigles seniors), que l'homme des «<em>chalaca</em>» (retournés acrobatiques) est sélectionné par le coach Karl Heinz Weigang qui l'a repéré au cours d'un match, alors qu'il évolue avec l'équipe régionale de Sikasso. «<em>Cheick 2</em>», comme l'appelait l'allemand Karl (Cheick Diallo étant Cheick 1), va par la suite bénéficier d'une mutation (il était enseignant de profession) à Bamako et va intégrer l’effectif du Djoliba AC. Il y reste jusqu'à la fin de sa carrière en 1981, en remportant 6 coupes du Mali, dont celle de 1979 qui restera longtemps gravée dans la mémoire des fans du club voire des passionnés du ballon rond au Mali.

En équipe nationale, Cheick Sala a été de toutes les campagnes de 1972 au début des années 80 et fait partie de cette génération post Yaoundé 72, qui n'a malheureusement pas connu la CAN. Il a néanmoins participé aux éliminatoires des Jeux Olympiques de «<em>Munich 72</em>» (Allemagne), des CAN 76 et 78 et aussi à plusieurs tournois sous régionaux.  Il a assisté aussi les entraîneurs feu Mory Goïta (première CAN cadets 1995) et feu Mamadou Coulibaly «<em>Madou Coulou</em>» (CAN et mondial juniors 1999).

En 2003, cet éducateur chevronné a quitté le football pour des raisons personnelles. Il va ensuite se consacrer au Mouvement pionnier avec l’ambition de lui redonner ses lettres de noblesse. Il a finalement tiré sa révérence à l’âge de 73 ans des suites d’une longue maladie.

Dors en paix Champion !

<strong>Hachi Cissé</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>In Memoriam : El hadj Abdoulaye Thiam</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/in-memoriam-el-hadj-abdoulaye-thiam-2965504.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 19 Feb 2022 01:11:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La mort est souvent le lieu de discours convenus sur les défunts. Mais qu'on me permette de penser que ce défunt-là, toute sa vie préoccupé par "l'humaine condition", mérite bien des éloges post-mortem.</em></strong>

A quelques mois d'intervalle, la famille Thiam connaissait de terribles épreuves avec le décès d'Adam Thiam. Et le 19 janvier 2022, la mort nous arrachait El hadj Abdoulaye Thiam, l'Aîné, le Baobab. Il est extrêmement malaisé de parler d'un homme qui fut non seulement un grand frère, mais aussi un conseiller, un guide, une référence.

La mort est souvent le lieu de discours convenus sur les défunts. Mais qu'on me permette de penser que ce défunt-là, toute sa vie préoccupé par <strong>"l'humaine condition"</strong>, mérite bien des éloges post-mortem.

Un exemple d'humilité. J'ai rarement connu un homme aussi pénétré de la précarité des choses et de la certitude que seul le bien devait être notre crédo sur cette terre. A cette fin, il acceptait ce qui me paraissait inacceptable. Je compris plus tard son aversion pour le mal et son désir permanent de ne jamais faire du mal.

D'une générosité inouïe, il n'hésitait jamais à se dépouiller pour venir en aide à ses semblables. Son entourage ne comprenait pas toujours ses largesses. Et quand on lui faisait le reproche, il répondait toujours que l'existence ne dure qu'un court moment et qu'il ne servait à rien d'être méchant. Un tel homme ne peut avoir d'égards pour les honneurs et la gloriole.

Le sens de la famille inégalé. A ce niveau, difficile de suivre ses pas. Grand rassembleur, il nous exhortait à ne jamais perdre de vue les liens sacrés de la parenté et même au-delà, les amis et les liens tissés par la famille.

Les parents où qu'ils se trouvent, les familles de ses amis décédés depuis, les voisins du quartier qui recevaient sa visite tous les matins… tous peuvent témoigner de son inaltérable humanisme. Malgré la maladie, il lui arrivait souvent de nous rappeler notre présence à tel baptême, mariage ou décès.

Ah les décès ! Y avait-il seulement à Bamako un homme qui a enterré autant ? L'oreille collée au transistor, il ne ratait aucune annonce nécrologique. Il se faisait un point d'honneur à participer personnellement à chaque enterrement de parents bien sûr, mais aussi des amis et de simples relations.

Abdoulaye Thiam m'a appris l'humilité et la simplicité. J'ajouterai à son crédit le don de soi et le stoïcisme dans les moments difficiles. En effet, les coups du sort ne l'ont point épargné. Trois de ses jeunes frères partis avant lui, mais également son fils aîné Amadou Thiam. Nous savions que ces décès l'avaient terriblement affecté. Mais il n'en laissait rien paraître.

Je sais au fond de moi-même qu'il souhaitait partir avant ses frères et son fils. Mais c'était un homme de foi, un grand croyant qui ne contestait jamais le décret divin chevillé au corps. Le militant. Il s'est battu pendant des années en tant que secrétaire à l'organisation du Syndicat national de l'éducation et de la culture (Snec). Ce poste lui a permis de découvrir à travers les missions, la Côte d'Ivoire, la Haute-Volta (actuel Burkina Faso), la Libye et plusieurs Etats de l'ex-Union des républiques socialistes soviétiques (URSS) et de l'ancien bloc de l'Est comme la Tchécoslovaquie.

Abdoulaye Thiam fut également membre fondateur de l'Union des écrivains du Mali (UEM), de Cri-2002 et de l'Association malienne des droits de l'Homme (AMDH). L'esprit toujours en éveil, et malgré ses multiples centres d'intérêt, il n'a jamais oublié qu'il était avant tout un être social.

Au crépuscule de sa vie, il était effaré par de nouveaux comportements inadmissibles pour le "Soudanais" qu'il était demeuré. Appâts du gain, ignorance, courses aux honneurs, toutes choses qui le révoltaient. C'est à cet homme qui prônait les valeurs intemporelles de la dignité et de l'honneur, cet homme d'ouverture que je dédie ces mots. Il me manquera comme il manque à sa famille, mais nous tâcherons d'honorer sa mémoire.

Salut Mawdo ! Car tu fus grand partout où tu es passé et conservé de solides amitiés. Finkolo, Bafoulabé, Oussoubidiagna, Koursalé, Bancoumana, Bamako. Dors en paix !

<strong>  Me Mohamed Thiam Avocat à la Cour</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Le monde politique en deuil : Après IBK, le RPM perd Nancoman Kéïta !</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/le-monde-politique-en-deuil-apres-ibk-le-rpm-perd-nancoman-keita-2963462.html</link>
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<pubDate>Sat, 05 Feb 2022 01:25:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Quelques jours seulement après le décès brutal d'Ibrahim Boubacar Kéita (ancien président de la République du Mali), le parti Rassemblement pour le Mali (RPM) vient de perdre un autre cadre en la personne de Nancoman Kéita, ancien ministre sous ATT. Il repose désormais au cimetière de Faladié. </em>

Le parti Rassemblement pour le Mali (RPM) vient de perdre un autre cadre. Il s'agit du vice-président Nancoman Kéita, ancien ministre de l'Environnement et de l'Assainissement sous le gouvernement Ousmane Issoufi Maïga (2004-2007) sous ATT. Après plusieurs mois de maladie, ce grand commis de l'Etat a finalement rendu l'âme à l'âge de 77 ans.

La levée du corps s'est déroulée, le mardi 1er février à son domicile en présence de plusieurs personnalités dont ses compagnons politiques. Après la prière mortuaire à la mosquée de Banankabougou, Nancoman Kéita a été conduit à sa dernière demeure au cimetière de Faladié où il repose désormais pour l'éternité.

Ancien de l'Adéma/PASJ et membre fondateur du RPM, Nancoman Kéita fut président directeur général de l'Office du Niger et directeur général de l'Institut d'économie rurale (IER). Il fut aussi président du conseil d'administration (PCA) de la Société malienne du patrimoine de l'eau potable (Somapep).

<strong>                                                                                                                       </strong>

<strong>El Hadj A.B. H</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Après la cérémonie d&amp;apos;adieu à la gendarmerie de Faladié :  Le général Souleymane Yacouba Sidibé repose désormais au cimetière d&amp;apos;Hamdallaye</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/apres-la-ceremonie-dadieu-a-la-gendarmerie-de-faladie-le-general-souleymane-yacouba-sidibe-repose-desormais-au-cimetiere-dhamdallaye-2962380.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 29 Jan 2022 01:39:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Décédé le mardi 18 janvier 2022, le général à la retraite Souleymane Yacouba Sidibé dit " Bebel " a été conduit à sa dernière demeure au cimetière d'Hamdallaye, le dimanche 23 janvier 2022, par une foule nombreuse de parents, d'amis, de  promotionnaires et compagnons d'armes. Les funérailles ont eu lieu dans le camp de la Gendarmerie à Faladié, devant le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga qui avait à ses côtés d'autres personnalités. </em></strong>

Souleymane Yacouba Sidibé dit Bebel,  un officier général, est décédé le mardi 18 janvier 2022. Il a servi au sein de la gendarmerie malienne et a été plusieurs fois ministre et ambassadeur. Jusqu'à sa mort, il était l'époux de Mme Dédéou Ousmane, l'actuelle ministre de l'Education nationale. Il fut membre du Ctsp qui avait renversé le général Moussa Traoré en 1991, puis ministre de la Sécurité et de la Protection civile sous ATT dont il est le compagnon d'armes.

Né le 24 mai 1949 à Bamako, le général Souleymane Yacouba Sidibé dit Bebel fut ministre de l'Intérieur et de la Sécurité du 14 Juin 2002 au 2 mai 2004 et plusieurs fois ambassadeur du Mali dans plusieurs pays dont l'Allemagne, le Canada, l'Ethiopie. Il était de la 4e promotion de la Gendarmerie portant le nom du Général Abdoulaye Soumaré.

Le Mali lui a rendu des funérailles dignes de son illustre fils qu'il fut, en reconnaissance des services rendus à la nation. Les obsèques ont eu lieu dans le camp de la Gendarmerie à Faladié, devant le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga qui avait à ses côtés plusieurs personnalités.

Il est ressorti des témoignages que le Général Souleymane Yacouba Sidibé dit " Bebel " était un homme d'Etat, un homme d'honneur, de culture ; un homme généreux, un père protecteur dont la mort va laisser un grand vide.

Dr. Seydou Sidibé (frère du défunt) représentant de la famille Sidibé : "<em> Nous sommes attristés par la disparition de notre frère "</em>

Intervenant au nom de la famille Sidibé, Dr. Seydou Sidibé, très ému, a laissé entendre que sa famille est affectée par la disparition de Souleymane Yacouba Sidibé qui laisse un vide immense derrière lui. " Mon frère, tu es parti vite, tu es parti tôt. Nous avons partagé des moments heureux avec toi. Aujourd'hui, nous sommes malheureux. Tout le monde est attristé. Tout le monde est là pour te rendre un dernier hommage. Rassure-toi Souleymane, tes frères veilleront sur ta femme, sur tes enfants. Reposes en paix frère ! ". A-t-il dit en substance.

Capitaine Sinaly Sidibé (représentant des enfants) : " Notre père était un homme d'Etat, d'honneur et de culture "

Au nom des enfants de Bebel, le capitaine Sinaly Sidibé a rendu un vibrant hommage à son défunt père. D'après lui, Souleymane Yacouba Sidibé était un homme d'Etat, un homme d'honneur, un homme de culture, un père protecteur. " Papa, tu étais un homme généreux qui nous a inculqué la bonté. Tu as été un homme juste. Cette preuve est la présence à tes funérailles du beau monde. Nous sommes fiers de toi. Tu vas nous manquer. Que Dieu t'accueille dans son paradis. Amen ! ". A-t-il prié.

Oumar Rouamba (au nom des amis de Bebel) : " Bebel était un homme généreux taillé dans du roc "

Au nom des amis de Bebel, Oumar Rouamba a salué la mémoire de son ami Bebel :<em> " Bebel était un ami de plus de 50 ans. Durant ces 50 ans, nous ne nous sommes pas quittés. Nous avons vécu des moments heureux. Question : mort, qu'as-tu fait ? Mort, où est ta gloire ? Bebel était un homme généreux taillé dans du roc. Il a fait un brillant parcours dans l'Armée. Mon 1er fils porte le nom de Souleymane. Seule la mort nous a séparés. Je demande à tout le monde de pardonner à Bebel. Nous te promettons de veiller sur ta famille. Dors en paix mon ami</em> ", a-t-il déclaré.

Abdoulaye Amadou Sy (représentant de l'Amicale des anciens ambassadeurs du Mali) : " Souleymane Sidibé a été un brillant Officier et un brillant ambassadeur "

Selon Abdoulaye Amadou Sy, Souleymane Yacouba Sidibé a été un brillant Officier et un brillant ambassadeur partout où il a servi. <em>"Il a réussi une carrière diplomatique en tant qu'ambassadeur en Allemagne, au Canada et en Ethiopie. Souleymane Sidibé s'est distingué par sa rigueur au travail. Il était un ardent patriote, un officier émérite. La patrie te sera reconnaissante. Tout vient de Dieu, tout retourne à lui. Tout homme goutera un jour à la mort. Dieu,  nous te confions notre frère. Nos sincères condoléances à la famille de Souleymane qui a été un brillant Officier. Dors en paix Monsieur l'Ambassadeur. Tu vas beaucoup nous manquer",</em> a-t-il affirmé.

Après ces témoignages, la prière mortuaire a été dirigée par l'Imam Alfousseyni Maïga de la mosquée de Faladiè. Le corps du défunt était porté par la promotion des Sapeurs-Pompiers portant le nom de Souleymane Yacouba Sidibé. Au retour du cimetière, des bénédictions ont été formulées et des sacrifices ont été faits. Dors en paix Mon Général !<strong>   </strong>

<strong>                                                                                                                     </strong>

<strong>Siaka DOUMBIA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Bouba Keïta, fils de l&amp;apos;ancien président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta : «Plus rien ne peut t&amp;apos;atteindre désormais. Allah (SWT) t&amp;apos;a mis hors de portée»</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/bouba-keita-fils-de-lancien-president-de-la-republique-ibrahim-boubacar-keita-plus-rien-ne-peut-tatteindre-desormais-allah-swt-ta-mis-hors-de-portee-2962377.html</link>
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<pubDate>Sat, 29 Jan 2022 01:35:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Décédé le dimanche 16 janvier 2022 des suites d'une maladie chez lui à Sébénicoro, l'ancien président de la République du Mali, Ibrahim Boubacar Kéïta, a bénéficié de tous les honneurs à travers une cérémonie de funérailles digne de son rang, le vendredi dernier, à la base aérienne. Un vibrant hommage lui a été rendu par la Nation. L'un de ses fils, Boubacar Kéïta dit Bouba, a fait un discours très émouvant pour rendre hommage à son père. Nous publions en intégralité ce discours. </em></strong>

Allah Akbar ! Allah Akbar ! Allah Akbar!

Bissimilah Arahmane Ahrahim.

J'implore votre indulgence quant à la posture peu orthodoxe de ce discours et l'émotion qui l'entourent.  C'est un exercice difficile, surtout lorsqu'il s'agit d'un ancien président qui se trouve être votre père.

Mesdames et messieurs, je suis Boubacar Kéïta, le 3ème fils de l'illustre disparu.

Tout d'abord, je rends  grâce à Allah (SWT) en ce jour pénible, pour nous certes, mais par lequel toute âme est amenée à passer.

"Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage.

Ou comme Cestuy-la qui conquit la toison

Et puis est retourné, plein d'usage et raison

Vivre entre ses parents le reste de son âge"

Ces premiers vers de Du Bellay te siéent à ravir, car un beau voyage tu as fait. De ton altruisme à aider nos parents maliens immigrés en France où tu les aidais dans leurs démarches administratives, à président de la République de ce beau pays qu'est la Mali, tu as mis la barre extrêmement haute pour nous. Mais qu'a cela ne tienne, on essaiera de te faire honneur.

Papa, chef, mon président, mon ami, mon gars sûr, je suis parcouru par un sentiment indescriptible car j'imaginais ce jour encore bien loin, malgré nos innombrables discussions autour du sujet et les séances durant lesquelles je t'enregistrais... pour la postérité, disais-je. Et, aujourd'hui, en me remémorant ces moments-là, et le rictus que tu avais, je comprends mieux.  Comment te dire que tu me manqueras? Que tu nous manqueras ? Les surnoms par lesquels tu nous appelais affectueusement…les Outchousstinguss, Maelito, Atchatche, Gerome, Zouinette, Tchapou, Mamoulette, Douroukoudette, Lichoucha… nous manqueront terriblement.

Chef, j'ai énormément appris à tes côtés. Grâce à toi et ton amour de la littérature, j'ai pu voyager à travers le monde en lisant Kundera, Coelho, Hugo, Camus, Birago.

A n'en pas douter, je tiens de toi mon amour de la littérature et surtout de la poésie. Ta bibliothèque, ton trésor comme tu le disais si bien, ta chère bibliothèque, je la conserverai et l'étofferai afin qu'à travers elle, notre conversation perdure au-delà de l'immensité invisible.

Président, je t'avais dit que je ne craquerai pas lors de ton décès. Mais tu devras m'excuser d'avoir manqué à cette parole car lorsque je suis rentré dans ta penderie les souvenirs m'envahirent. En effet, tu voulais toujours que je te fasse des propositions pour tes costumes/cravates soit pour tes voyages ou pour des cérémonies, telle cravate devait aller avec tel costume, quel bouton de manchette pour quel boubou...j'ai appris à faire un nœud de cravate Windsor les yeux fermés.  Ce sont des souvenirs que je chérirai à vie car ce fut un honneur pour moi que de te servir, de t'aider et de t'assister.

Président, nos souvenirs de voyage resteront gravés dans ma mémoire. Bien avant que tu n'accèdes à la magistrature suprême, tu tenais à ce que je t'accompagne dans tes nombreux voyages.

Avec toi, j'ai parcouru le monde et j'ai rencontré du monde. Des têtes couronnées, des chefs d'Etat, des leaders religieux et d'opinions. Tu m'as fait le grand honneur de m'emmener la première fois à la Mecque, Maa Shaa Allah. Août 2008, lorsqu'avec feu Ousmane Tanor Dieng et le président Macky Sall, alors président de l'Assemblée nationale du Sénégal, nous assistions à l'investiture du candidat démocrate à Boulder Colorado, un certain Barack Obama ; sans oublier cette visite mémorable à Sa Sainteté le Pape Jean François.

Etais-je ton préféré comme le disaient certains ? Non, je ne le pense pas. Tu n'avais pas de préféré. Mais tu disais toujours que nous, toi et moi, avions le même caractère, surtout lors de nos très rares disputes.

Tu m'as fait confiance assez tôt. Si tôt qu'à mes 15 ans déjà, tu me confiais certains de tes codes et que, souvent, tu me faisais lire tes discours en avance afin que je te donne mon avis.

Être à tes côtés fut une expérience qui vaut tous les diplômes du monde. Je pourrai illustrer qu'en prenant tes bagages, je me suis fait un bagage intellectuel de poids. Mais surtout, tu m'as inculqué l'amour de ce pays, le Mali que tu chérissais tant et pour lequel tu étais prêt à tout donner, à tout pardonner.

Le gros Malinké que tu étais, pouvait avoir un cœur de volcan, mais tu ne gardais jamais rancune et tu étais incapable de haïr. Tu avais une bonté de cœur que nous avions même, parfois, du mal à comprendre. Tu aimais tendre la main aux autres et tu avais la main sur le cœur. Devoir d'humilité oblige, je ne parlerai pas de ta grande générosité qui devint même légendaire. Ceux qui t'ont côtoyé, le savent mieux que moi. Parce qu'il me l'a dit, je me dois de le témoigner ici: Ibrahim Boubacar Keita n'avait aucune amertume et n'en voulait à personne. Grand croyant, il a toujours pensé que le plan de Dieu est toujours le meilleur. Combien de fois t'ai-je vu, après que tu te sois retiré de la vie publique et politique (de la manière que nous savons), faire du lobby pour ce pays? Combien de fois t'ai-je entendu dire à tes interlocuteurs, et pas des moindres, les supplier presque de venir en aide à ceux qui ont la lourde charge du Mali aujourd'hui? Car, il ne s'agissait jamais de ta personne mais bel et bien du Mali. "Seul compte le Mali. Tout le reste est superfétatoire. " Ces mots résonnent dans ma tête comme Roland sonnant l'olifant à Roncevaux.

Panafricaniste aussi. Tu me disais ô combien ton grand oncle, feu le président Modibo Keita avait raison et que le Mali ne se ferait qu'avec l'Afrique. Tu auras été de toutes les batailles pour la préservation de la dignité, de l'honneur et de la culture africaine à tel point que tes pairs de l'Union Africaine t'avaient nommé champion de la Culture et de l'Héritage africain.

Je tiens, nous tes enfants tenons à remercier tout le monde pour le soutien dans les bons et les mauvais moments. Tu nous as inculqué des valeurs et des principes, sur lesquels je ne saurai transiger. Premiers desquels, la reconnaissance. A cet égard, nous tenons à remercier particulièrement certaines personnes en commençant par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. Je le dis particulièrement car, des événements d'août 2020 à ce jour, il t'a toujours traité avec beaucoup d'égard et de respect. Ne pas le souligner serait ingrat et contraire aux valeurs que tu m'as inculquées.

Cependant, je constate que le président de la Transition a certainement eu un empêchement, d'où son absence. Nous lui souhaitons prompt rétablissement et surtout, Monsieur le Président, mon Colonel, merci d'avoir facilité les conditions de l'ex-président IBK.

Remerciement éternel à sa Majesté le Sheikh Mohamed Bin Zayed Al Nahyan, Prince héritier des Émirats arabes unis pour son amitié indéfectible et à son peuple pour l'accueil ô combien fraternel.

A tous ses pairs africains et leurs peuples, je dis bien tous, la famille me charge de vous remercier pour votre soutien incommensurable et qui ne fit jamais défaut. Particulièrement à son estimé grand frère, le président Alassane Ouattara, qui aimait le taquiner sur sa parfaite maîtrise du subjonctif plus-que-parfait. A ses camarades socialistes, Professeur Alpha Condé, Mahamadou Issoufou et Roch Marc Christian Kaboré. À celui qu'il considérait comme un neveu, le président Faure Gnassinbge et aux présidents Hage Geingob, Azali Assoumani et Nana Akufo Addo dont les sollicitudes n'ont eu de cesse de lui remonter le moral.

Je ne puis malheureusement tous les citer, mais nous, sa famille, ne l'oublierons jamais. Qu'Allah (SWT) vous le rende au centuple.  Enfin, une note particulière de remerciements pour le dévouement, la loyauté et l'abnégation dont vous avez fait montre durant toutes ces années passées à ses côtés: je parle de mon oncle Sabane. Dévoué collaborateur de plus de 25 ans. Tant d'années à ses côtés, je ne connais personne, à part ma mère, qui te connaisse aussi bien.  A son médecin personnel et son aide de camp qu'il appelait affectueusement fistons, le colonel Bréhima Berthé et le commandant Amadou Sangaré. Vous, et vos équipes, faites honneur à l'armée malienne. Je sais que vous partagez tout autant notre peine car vous perdez aussi un père. Je ne saurai amplement vous remercier. Vous êtes allés au-delà du devoir de vos fonctions respectives. Au Professeur Django, merci, merci et merci. Aujourd'hui, Professeur, je suis devenu votre obligé.

A son directeur de Cabinet, mais surtout grand frère et ami, mon grand-père Baba Hakib Haïdara et son équipe, le respect mutuel, que vous vous vouiez, témoigne allègrement de la solidité de votre relation. A vous et votre équipe, nous vous saluons du salut des Grands hommes. A ses employés de maison, Aldjouma, Tangara, Moussa, Mariko, et qui étaient devenus par la force des choses tout aussi ses enfants, nous vous disons merci pour le travail acharné, jour et nuit, que vous avez fait et continuez de faire en sa mémoire. Soyez en remerciés éternellement. Allah ka a Tô en kônôn.

Tonton Hama, celui qu'il considérait comme son premier fils bien qu'étant son beau-frère et avec lequel il n'arrivait pas à se fâcher, tu lui as apporté beaucoup de joies et de rires, surtout lors de nos visites médicales. Ai-je vraiment besoin de te remercier ? Tu connaissais ses sentiments à ton égard. Depuis votre rencontre, grâce à feu Omar Bongo Ondimba, seule la mort a pu finalement vous séparer. Tonton Michel Tomi, c'est ton frère, et je ne dis pas cela de manière folklorique, c'est vraiment ton frère que tu perds. Ton amitié ne lui a jamais fait défaut, sois-en, ici, remercié solennellement. A ta femme, ta moitié, ta "Docteur House" qui te poursuivait pour prendre tes médicaments, celle qui te connaît le plus, "The Sun of your life " comme tu l'avais écrit dans son cahier de BEPC au Lycée Terrasson de Fougère… on s'occupera d'elle. Tu y tenais et à plusieurs reprises tu m'en as parlé à  Abu Dhabi car ça t'angoissait qu'elle se retrouve seule. Au-delà du fait que ce soit ma mère, je t'avais fait le serment que nous serions tous là pour elle.

A tous ses parents et amis qui lui apportaient tant de joie, n'ayez pas de chagrin. Il est soulagé et en paix. Continuez de prier pour lui. A la communauté musulmane du Mali, nous vous disons merci. Merci du fond du cœur pour les prières et les duas. Qu'Allah (SWT) les agrée.

A Son Eminence, le Cardinal de la Sainte Eglise Romaine, Jean Zerbo, et sa congrégation ; à l'Association des Groupements d'Eglises et Missions Protestantes Evangéliques au Mali, recevez toute notre gratitude. Priez pour le repos éternel de son âme.

A tout le peuple malien, de Kayes à Kidal, en passant par sa ville natale de Koutiala et à l'extérieur, être à votre service fut un honneur pour lui. Nous vous disons merci.

Chef, tu m'as aussi transmis ton amour de l'histoire en général et de l'histoire gréco-romaine en particulier. Et à ce titre, je ne puis m'empêcher de faire une comparaison avec mon philosophe préféré, Socrate, qui, sous le coup des sycophantes, fut condamné à mort en buvant la cigüe. Papa, cette cigüe tu l'auras bu jusqu'à la lie. Et Socrate, devant les lamentations de sa femme, Xanthippe, qui trouvait la condamnation injuste, répondit : " auriez-vous préféré que cela soit juste ? On peut  me tuer, mais l'on ne peut me nuire ".

Ainsi, plus rien ne peut t'atteindre désormais. Allah (SWT) t'a mis hors de portée.

Alhamdoulillah, aujourd'hui tu es soulagé de ce fardeau que tu portais. Tu as mérité le repos. Ce repos de Ceux qui sont appelés Homme.

Tu es et tu seras toujours mon HÉROS.

Je suis sûr qu'arrivé de l'autre côté, tu as retrouvé "Petite Tête", tonton Lamine, le "Philosophe" tonton Konaté et "Daguisto Daguisti" tonton Samba Daga qui a certainement dû te dire: "Mais Joe, tu en as mis du temps."

Je t'aime papa. Nous t'aimons et nous t'aimerons toujours. Dors en paix et on se revoit dans mes rêves.Que la Terre te soit légère et qu'Allah (SWT) te fasse rentrer au Paradis Firdaws.

&nbsp;

Amin Ya Rabbi".]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Général Souleymane Y. Sidibé&#45; Bebel : Digne citoyen et serviteur de l’Etat</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/general-souleymane-y-sidibe-bebel-digne-citoyen-et-serviteur-de-letat-2962464.html</link>
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<pubDate>Sat, 29 Jan 2022 01:05:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Je voudrais adresser, à travers ces quelques lignes, un dernier adieu à mon ministre, le Général de Division en retraite Souleymane Yacouba Sidibé. Nos chemins se sont croisés en juillet 2002 à sa nomination en qualité de ministre de la Sécurité intérieure et de la Protection civile. C’était dans le premier gouvernement du Président feu Amadou Toumani Touré et dirigé par le Premier ministre Ahmed Mohamed Ag Hamani. De ce jour jusqu’à la fin de sa mission en mai 2004, j’ai travaillé sous ses ordres en ma qualité de membre du cabinet, chargé de mission à la communication. Nous avons gardé le contact même après son départ du ministère. Notre collaboration n’ayant pas connu de malentendu, j’ai régulièrement téléphoné le ministre Sidibé à l’occasion des différentes fêtes. Nos derniers échanges téléphoniques remontent au tout début de janvier 2022. Comme d’habitude, je l’avais appelé pour lui présenter mes vœux du nouvel an.

Au décès de mon grand-frère, feu le général Tiefolo Togola, son camarade de promotion de l’Emia, j’ai été surpris de ne pas voir aux obsèques le ministre Souleymane Yacouba Sidibé. Intrigué par cette absence, je l’ai téléphoné. C’est là qu’il m’a expliqué qu’il était en contact permanent avec le grand-frère et qu’il avait même intervenu pour lui trouver une chambre VIP à l’hôpital du Point G.

L’homme que la nation malienne a accompagné le dimanche 23 janvier 2022 à sa dernière demeure, se résume, selon un de ses frères d’armes de la gendarmerie, le général Tiefing Konaté, en ces mots : <em>« Brillant officier, homme de vaste culture et de grande dignité. Il tenait à la justice et à l’équité dans le service »</em>. Nous attestons que feu le Général Souleymane Yacouba Sidibé était un homme digne et simple. Voilà un officier qui assumait ses opinions. Bebel, comme l’appelaient affectueusement ses amis et intimes, n’était pas quelqu’un à se dédire. Quand il prenait une décision, il l’assumait quoi qu’il advienne. La majorité des Maliens retiennent certainement du défunt, l’image d’un homme avenant, en quelque sorte un « playboy » car toujours bien habillé, costume assorti et griffé, coiffure impeccable.

Le regretté Souleymane Y. Sidibé était « soigné » dans tous ses faits et gestes. Un homme méthodique et méticuleux dirait-on. A sa prise de fonction au ministère, il a demandé à chacun de ses collaborateurs de lui décrire sa mission. Malgré une apparence de « gentleman » voire de « mondain », le Général Souleymane Y. Sidibé était un homme bon et digne serviteur de l’Etat, qui accordait la plus haute importance à sa mission et reconnaissait la valeur de ses collaborateurs. C’était un chef qui se souciait particulièrement des conditions de travail de ses subordonnés. A preuve, c’est lui qui, pour la première fois au ministère de la Sécurité, a acheté des véhicules neufs pour les conseillers techniques et chargés de mission. Depuis son initiative a fait tache d’huile dans les autres départements ministériels. Mais sa décision n’avait pas été du goût de la hiérarchie.

Homme de caractère, le ministre Sidibé l’a assumée. Caractère bien trempé, le général Souleymane Sidibé n’était pas du genre à se rabaisser pour un poste. Aussi, lorsque quittait-il une fonction, point question encore pour lui d’occuper une autre au-dessous de la précédente. Il préférait garder la maison. Un digne citoyen : tel était l’homme.

Repose en paix, monsieur le ministre, mon Général !

<strong> </strong>

<strong>Sounkalo Togola</strong>

<strong><em>Ancien chargé de mission au MSIPC</em></strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>IN Memoriam : La population de Mahou exprime sa reconnaissance à Ibrahim Boubacar Keita !</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/in-memoriam-la-population-de-mahou-exprime-sa-reconnaissance-a-ibrahim-boubacar-keita-2962244.html</link>
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<pubDate>Thu, 27 Jan 2022 14:05:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Décédé le dimanche 16 janvier 2022, l’ancien président du Mali, Ibrahim Boubacar Keita, a été inhumé à son domicile à Sébénicoro, le vendredi passé, après la cérémonie d’hommage funèbre à la place d’armes du génie militaire à la base A de Bamako le même jour. </em></strong>

Cette cérémonie officielle a enregistré la présence de plusieurs personnalités du pays, des autorités traditionnelles et religieuses, des anciens camarades militants etc.

C’est dans ce cadre que le village Mahou a envoyé une délégation pour rendre un dernier hommage à son « Moumbê ». Ce titre lui a été attribué par la population de ce village en août 2015, lors d’une visite dans ledit village.

Ayant appris la nouvelle du décès de l’ancien président du Mali Ibrahim Boubacar Keita entre 2013 et 2020, la population du village de Mahou s’est réunie dans les locaux de la mairie. Notables, chefs coutumiers, autorités administratives etc., tous ont pris part à cet évènement. L’objectif était de faire des bénédictions pour l’homme que la population de ce gros village du Mali avait surnommé son « Moumbê » qui signifie « le roi ou chef de Mahou ».

Pour rappel, c’était en 2015, à l’occasion de l’inauguration de la route qui relie la route nationale numéro 12 (RN12) au village de Mahou. Pour être plus précis, la RN12 relie la ville de Koutiala à la frontière Mali-Burkina en passant par Koury.

Le bitumage de ce tronçon, environ 7 km, était une promesse de campagne électorale en 2013 d’IBK à la population. Cette réalisation avait coûté au budget national la somme de 1,4 milliard FCFA. Dès lors, Ibrahim Boubacar Keita était considéré par cette population comme un messie.

En 2015, les notables avaient affirmé que depuis le régime Modibo Keita dans les années 1960, aucun président du Mali n’avait rendu visite à Mahou.

« Quoi qu’on dise, IBK est un homme de parole. Il a réalisé ce qu’il nous avait promis. C’est grâce à lui que Mahou se considère aujourd’hui comme un village du Mali. Jusqu’à ce jour, nous ne savions pas si nous étions des Maliens ou des Burkinabè. La réalisation de ce projet a dissipé tous les doutes de tous les habitants de Mahou», a indiqué le chef de village Zotéré Koné qui a accordé une interview à nos confrères de Delta News.

En plus de la réalisation de cette route, l’ancien président avait également octroyé aux populations de cette localité une dizaine de tracteurs subventionnés par l’Etat. Il est aussi important de signaler la réalisation d’un pont situé à quelques kilomètres du village vers la partie EST pour permettre aux habitants d’accéder facilement à leurs champs surtout en période hivernale. Sans oublier la construction du local de la sous-préfecture et beaucoup d’autres projets notamment l’électrification du village.

Arrondissement situé dans le cercle de Yorosso, région de Sikasso, Mahou est considéré comme l’un des plus gros villages du Mali géographiquement très proche du Burkina-Faso.

Avec une population estimée à plus de 16 000 habitants, Mahou est un village de l’ethnie « bwa » dont l’agriculture constitue la principale activité. Il est une localité de production par excellence du coton qui contribue beaucoup à l’économie du pays.

<strong>Mantan Koné </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ibrahim Boubacar Keita :    L’étrange destin d’un éternel incompris</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/ibrahim-boubacar-keita-letrange-destin-dun-eternel-incompris-2962023.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/necrologie/ibrahim-boubacar-keita-letrange-destin-dun-eternel-incompris-2962023.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/01/FUNÉRAILLES-ibk-3.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 26 Jan 2022 12:06:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La nation malienne a rendu vendredi dernier (21 janvier 2022) un dernier hommage à l’ancien président Ibrahim Boubacar Kéita dit IBK, arraché à son affection le dimanche 16 janvier 2022. Organisée sur la Place d’arme du Génie militaire à Bamako, la cérémonie a été présidée par le Premier ministre, Dr Choguel Kokalla Maïga, qui représentait le président de la Transition empêché.</strong>

&nbsp;

Cette cérémonie d’hommage a été marquée par la lecture du message de condoléances du Colonel Assimi Goïta par le Grand Chancelier des Ordres nationaux, Général Amadou Sagafourou Gueye. Elle a été suivie des témoignages de la famille, des amis et des compagnons politiques qui ont tous salué la mémoire d’un «<em>grand patriote</em>» qui a allègrement gravi tous les échelons de l’Administration d’Etat avant d’assumer les plus hautes fonctions de président de la République de septembre 2013 au 18 août 2020.

L’assistance a été beaucoup émue par le très bel hommage d'Aminata Jeanne Kéita à son grand-père et le poignant témoignage du fils de l’illustre disparu, Boubacar Kéita. Comme pour rappeler aux uns et aux autres que son père est resté dévoué à la patrie jusqu’à son dernier souffle, ce dernier a déclaré qu’IBK a personnellement demandé à tous ses proches et à ses amis d’aider les autorités de la transition pour alléger les souffrances des Maliens.

Ce qui a été confirmé par d’autres intervenants, notamment l’ancien ministre Amadou Koïta. Bouba a profité de l’occasion pour manifester la reconnaissance de sa famille au président de la Transition, Colonel Assimi Goïta, qui n’a rien ménagé pour que le défunt puisse bénéficier des conditions dignes de son rang depuis les événements du 18 août 2020.

Après les hommages de la nation, auxquels a pris part une très forte délégation de la République de Guinée, la dépouille a été rendue à la famille pour la prière mortuaire et son inhumation dans l’intimité de son domicile où il s’est éteint dans la matinée du 16 janvier 2022. A noter que le président de la Transition a décrété trois jours (du vendredi au dimanche) de deuil national. Les témoignages extérieurs se poursuivent surtout avec le président de la Guinée-Bissau, Umaro Sissoco Embaló, pour qui IBK fut «<em>un grand homme politique qui a marqué l'histoire du Mali par son patriotisme</em>».

Brillant intellectuel ayant fait ses humanités en France, Ladji Bourama a été acteur du mouvement démocratique, directeur d’ONG (Terre des hommes) puis, entre juin 1992 et le 18 août 2020, conseiller diplomatique du président Alpha Oumar Konaré, ambassadeur en République de Côte d’Ivoire, ministre des Affaires étrangères, président de l’Assemblée nationale et président de la République !

Il fut un leader toujours combattu, mais rarement vaincu (même sa démission du 18 août 2020 a été une victoire sur ses adversaires politiques parce qu’il est parti sans perdre la face, dans la dignité). Un formidable parcours que des générations entières de politiciens vont encore envier à Ibrahim Boubacar Kéita !

Adieu Mandé Mansa !

Adieu Kankelentigui !

Dors en paix Ladji Bourama, l’éternel incompris.

<strong>Naby</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Décès de Banou Makadji :   Le foot malien orphelin d’un passionné et très dévoué mécène</title>
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<pubDate>Wed, 26 Jan 2022 11:58:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La qualification des Aigles du Mali pour les 8es de finale de la 33e phase finale de la CAN, «Cameroun 2021», a été assombrie par le décès d’un des plus grands serviteurs du football malien : Banou Makadji dit «Bernard Tapie» qui s’est éteint à la première heure (1h10 du matin) du vendredi 21 janvier 2022.</strong>

L’ancien président de la Ligue de football de Koulikoro et de l’AS Nianan est décédé des suites d’une longue maladie selon ses proches. Ses obsèques ont eu lieu le même jour à Banamba après la prière du vendredi. Les nombreux témoignages dans le milieu footballistique du Mali (dirigeants de ligues et de clubs, presse sportive…) peignent un «<em>grand homme</em>», un «<em>dirigeant exemplaire</em>», un «<em>baobab du football malien</em>», «<em>homme de bonté de loyauté</em>»…

«<em>Durant toute sa vie, Banou s’est exclusivement investi pour le développement du football au Mali et sa disparition constitue une perte énorme pour la famille du football malien</em>», a témoigné depuis le Cameroun le président de la Fédération malienne de football (FEMAFOOT), Mamoutou Touré dit Bavieux.

Les fanatiques du sport, notamment du football, retiennent de cet opérateur économique son «<em>amour abyssal</em>» pour le football et son dévouement pour la promotion et le développement de cette discipline au Mali, singulièrement dans la région de Koulikoro. Banou fut un très généreux mécène pour la jeunesse sportive malienne, sans distinction aucune. D’où son affectueux surnom de «<em>Bernard Tapie</em>» ! Du nom de l’ancien président de l’Olympique Marseille (OM) décédé le 3 octobre 2021.

Il faut aussi rappeler que Banou Makadji a été récompensé par la Commission d’organisation de la Coupe d’Afrique des nations U23 (COCAN) qui s’est déroulée en novembre et décembre 2015 au Sénégal. Cela pour ses efforts déployés dans le développement du sport au Mali.

Puisse le Tout Puissant l’accueillir dans le paradis Firdaws !

Amen !

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Boubacar Keïta à la cérémonie des obsèques nationales de l’ancien Président : « Ibrahim Boubacar Keïta n’avait aucune amertume et n’en voulait à personne »</title>
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<pubDate>Mon, 24 Jan 2022 16:28:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>« Parce qu’il me l’a dit, je me dois de le témoigner ici, Ibrahim Boubacar Keïta n’avait aucune amertume et n’en voulait à personne. Grand croyant, il a toujours pensé que le plan de Dieu est le meilleur ». Ces propos sont venus du fils de l’illustre disparu et représentant de la famille, Boubacar Keïta ‘’Bouba’’, aux obsèques nationales de l’ancien Président de la République, le vendredi 21 janvier 2022, à la Place d’arme du 34ème bataillon du Génie militaire.</em>

La mort dans toute sa tristesse, a arraché au peuple malien, l’ancien Président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, affectueusement appelé IBK. Homme d’expérience, grand homme politique, patriote et amoureux du Mali, démocrate dans l’âme, panafricaniste engagé et très généreux, IBK attachait beaucoup d’importance à l’humanisme et à nos valeurs sociétales. Boua, comme l’appellent les jeunes maliens, s’est éteint en toute discrétion à son domicile de Sébénicoro, le dimanche 16 janvier 2022, à l’âge de 76 ans.

Pour ses nombreux services rendus à la nation, un dernier hommage lui a été rendu. C’était le 21 janvier dernier à la Place d’arme du 34ème bataillon du Génie Militaire en présence du Premier ministre, Dr Choguel Kokalla Maïga, de l’ancien Président de la Transition, Pr Dioncounda Traoré, des anciens Premiers ministres, des représentants des corps diplomatiques accrédités au Mali et de plusieurs personnalités politiques et religieuses.

Il était 10 heures 23 minutes lorsque le corps du Président Ibrahim Boubacar Keïta, recouvert du drapeau national, est apparu pour la marche funèbre sous le regard impuissant de sa fidèle épouse Mme Keïta Aminata Maïga, son troisième fils Bouba, ses petits-enfants, amis et ex-collaborateurs. En ce moment de recueillement, la tristesse et la peine se lisaient sur tous les visages. On pouvait remarquer parmi ceux qui avaient effectué le déplacement, celui qu’il considérait comme son quatrième fils, Moussa Timbinè, son ami et camarade de lutte pour la cause des étudiants de d’Afrique noir en France, Me Kassoum TAPO, Dr Baba Hakim HAÏDARA, son Directeur de cabinet et beaucoup d’autres compagnons et connaissances, de Koutiala à Bamako. A 11 heures, place à la cérémonie proprement dite avec une série de témoignages qui a été commencé par sa-petite fille, Aminata Jeanne Keïta. Ensuite, ce fut le tour du fils de l’illustre disparu, Boubacar Kéïta qui a témoigné que son père avait pardonné à tous et n’était en colère contre personne. «…..Parce qu’il me l’a dit, je me dois de le témoigner ici, Ibrahim Boubacar Keïta n’avait aucune amertume et n’en voulait à personne. Grand croyant, il a toujours pensé que le plan de Dieu est le meilleur. Combien de fois t’ai-je-vu, après que tu te sois retiré de la vie publique et politique de la manière que nous savons, faire du lobbying pour ce pays ? Combien de fois t’ai-je-vu dire à tes interlocuteurs et pas des moindres, les supplier presque de venir en aide à ceux qui ont la lourde charge du Mali aujourd’hui ? Car il ne s’agissait jamais de ta personne mais bel et bien du Mali.  Seul compte le Mali, tout le reste est superfétatoire. Ces mots résonnent dans ma tête comme Roland Solon Solipha Rossolo. Tu me disais, oh combien ton grand-oncle feu le Président Modibo Keïta avait raison et que le Mali ne fera qu’avec l’Afrique. Tu auras été dans toutes les batailles contre la préservation de la dignité, de l’honneur, de la culture africaine à tel point que tes pairs de l’Union Africaine t’avaient nommé Champion de la Culture et de l’héritage Africain ».

Il a tenu à saluer particulièrement le Président de la Transition pour le respect et la considération à l’égard de son père. « Nous, tes enfants, tenons à remercier tout le monde pour le soutien dans les bons et dans les mauvais moments. Tu nous as inculqué des valeurs et des principes sur lesquels je ne saurais transiger, première desquelles la reconnaissance. A cet égard, nous remercions particulièrement certaines personnes, en commençant par le Président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta. Je dis bien particulièrement, des évènements d’août 2020 à ce jour, il t’a toujours traité avec beaucoup de respect et d’égard. Ne pas le souligner, serait ingrat et contraire à ce que tu m’as inculqué ».

Au nom des partis politiques des anciennes majorités, Amadou Koïta a retracé le riche parcours et l’immense carrière politique de l’illustre disparu en commençant par le lycée Terasson de Fougère jusqu’à la Présidence. « … Tout au long de sa vie, IBK a œuvré sans relâche pour le renforcement de la démocratie, la recherche de la paix et de la stabilité au Mali. Sa détermination a été sans faille pour le dialogue et la réconciliation, l’Accord d’Alger, le Dialogue National Inclusif, la Conférence d’entente nationale, l’Accord politique de Gouvernance en sont les illustrations ».

Me Kassoum Tapo a fait un témoignage au nom des amis du disparu. Prenant la parole, Baba Hakib Haïdara, ancien directeur de cabinet du Président IBK, a salué la grandeur de l’homme et formulé des bénédictions pour le repos éternel de son âme.

Après la cérémonie, le corps a été remis à la famille pour être enterré dans sa concession. Dors en paix, Président IBK.

<strong>Bintou Diarra</strong>

&nbsp;

<strong>Ils ont dit :</strong>

<strong>Moussa Mara, ancien Premier ministre « Je retiens d’IBK son humanisme »</strong>

« Nous formulons des vœux de prières et de condoléances à sa famille, à ses proches et à l’ensemble du peuple malien. La première des choses que je retiens d’IBK, c’est son humanisme. Son statut de Président de la République et Chef d’un parti politique ne l’a pas empêché de garder ses valeurs humaines. Au moment où nous étions à la Primature, le pays avait des difficultés, comme aujourd’hui, mais ça ne l’a jamais empêché de garder des rapports humains avec les autres. C’est la raison pour laquelle, quand tu as collaboré avec lui, ce que tu retiens, c’est son côté humain. C’était quelqu’un de bien. Nous prions qu’il y ait ce genre de personnes de bien dans le pays et nous lui faisons des douaw pour que sa mort puisse être une occasion pour tous les fils du pays de se pardonner et de se réconcilier. Ainsi va la vie, c’est le Seigneur qui décide notre séjour sur terre et nous prions pour le repos éternel de son âme ».

<strong>Me Kassoum TAPO, ancien ministre </strong>

<strong> « J’ai retenu de notre dernier dialogue crépusculaire que tu as pardonné à tout et à tous     »</strong>

« Je veux témoigner ici, de ce que j’ai retenu de notre dernier dialogue crépusculaire, il y a tout juste quelques semaines. De ce dialogue crépusculaire qui dura de 17 heures à 22 heures, j’ai compris que tu as pardonné à toutes et à tous, malgré la fatigue de la maladie, à l’issue duquel tu m’as offert le magnifique ouvrage de Jean Bernard de l’Académie Française ‘’ Le sang des poètes’’. Je saisis aujourd’hui le symbole, car pour l’homme de culture, pour le grand humaniste, tout est symbole. Le baobab qui se couche, comme les chênes qu’on bat, fait farouche bruit dans le crépuscule….. Adieu kôrô »

<strong>Mamadou Bakary Sangaré, ancien Conseiller spécial d’IBK : </strong>

« J’ai vu en lui un Président qui exerçait ses fonctions avec dignité et honnêteté »

J’ai collaboré avec IBK pendant plusieurs années, nous n’avons pas collaboré uniquement quand tout était rose mais nous avons collaboré ensemble lorsque le pays avait des difficultés. Exercer le pouvoir n’est pas une chose aisée. Moi même j’ai voulu être Président et c’est en ce moment que j’ai su que c’était quelque chose de difficile. Ce n’est pas donné à tous les Présidents de venir à bout de leur mandat. Mais aujourd’hui, c’est le mandat de Dieu et cela doit nous servir à tous de leçon. Pendant notre collaboration, j’ai vu en lui un Président qui exerçait ses fonctions avec dignité et honnêteté, un patriote qui aimait beaucoup le Mali. Nous ne pouvons que l’accompagner aujourd’hui avec des prières. Que son âme repose en paix !

<strong>Le Cardinal Jean Zerbo :</strong>

<strong>« Au moment où il partait, sa grande souffrance était de voir le Mali dans cette situation »</strong>

J’estime que c’était quelqu'un qui, pendant toute sa vie, a essayé d’honorer les bénédictions qu’on fait sur chacun de nous, le jour de notre naissance. Ce jour on te dit deux bénédictions essentielles : Allah ki ballo et Allah ki nakadiya. Et puis, je le définis comme quelqu’un qui avait une mission à accomplir et pas n’importe quelle mission. Il pouvait rester en Europe et faire sa vie, mais il a préféré revenir pour se mettre au service d’un Mali démocratique. Depuis 1990, il est sur la scène politique : Premier ministre, Président de l’Assemblée Nationale et Président de la République. Et ce que je retiens de lui, c’était un homme très sensible, dès qu’il s’agissait d’un problème humain, tu le voyais tout d’un coup au-devant de la scène, tellement que ça le touchait, il essayait vite de trouver des solutions. Au moment où il partait, sa grande souffrance était de voir le Mali dans cette situation. Nous prions qu’à cause de ce pays et tout ce qu’il a fait pour ce pays, Dieu lui pardonne et lui accorde le repos éternel.

<strong>Propos recueillis par Bintou Diarra</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>IBK s’en va : Sur fond de rupture entre ses deux familles</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/ibk-sen-va-sur-fond-de-rupture-entre-ses-deux-familles-2961677.html</link>
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<pubDate>Mon, 24 Jan 2022 13:20:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Après les nombreuses fausses annonces et autres oiseaux de mauvais augure, la loi de la finitude a fini par s’imposer à l’ancien président de la République, IBK, près de 15 mois jour pour jour après son éviction du pouvoir par l’armée à qui il pensait avoir suffisamment donné pour s’épargner une surprise aussi dramatique et cauchemardesque. La nouvelle de son extinction est tombée tôt dans la matinée du dimanche 16 janvier et aurait probablement provoqué davantage plus de stupéfaction dans l’opinion si celle-ci n’y avait été préparée par les alertes et ébruitements sur son état de santé, ses innombrables séjours sanitaires à l’étranger, etc. Sa disparition aura été néanmoins accueillie par une vague de tristesses et de consternations à la dimension de sa dignité et empreintes d’homme d’Etat : ambassadeur, ministre, Premier ministre, député, président de l’assemblée nationale et un double quinquennat de présidence interrompu par son renversement le 18 août 2020. De l’Adema-PASJ, son parti d’origine, au RPM, le parti qu’il a fondé, en passant par d’autres partenaires et composantes de la classe politique malienne, toute une salve de témoignages a envahi les tribunes et espaces publics à la mémoire de l’illustre disparu et en guise de reconnaissances de son parcours d’homme public. Les autorités de Transition, ses tombeurs, n’ont pas été en reste. En plus d’avoir mérité un deuil de 3 jours décrété pour la circonstance, l’ancien Chef suprême des armées aura droit à des obsèques nationales dignes de son rang quoique d’une modestie en deçà d’un homme qui a toujours vu les choses en grand de son vivant. En l’absence du président de la Transition et de toute personnalité étrangère, le décor funéraire était étrangement surplombé par un personnage en froid avec la famille du défunt à cause de sa partition dans la chute du régime, l’actuel Premier ministre. C’est sous l’égide de Choguel Maïga, en effet, qu’ont été déroulés les différents actes d’un adieu national essentiellement rythmé par l’oraison funèbre du cadet des fils du défunt.

&nbsp;

<strong>La victimisation jusqu’où bout</strong>

Boubacar KEÏTA, il s’agit de lui, s’est illustré par un speech beaucoup moins émouvant que déclamatoire où l’expression de reconnaissances le dispute au réquisitoire. Non pas du défunt père - dont les qualités morales et l’étoffe d’intellectuel ont été magnifiés au point de faire ombrage à ses traits et faits d’homme d’Etat habilement esquivés - mais plutôt du cercle de concitoyens à l’endroit duquel l’illustre défunt, selon le témoignage de son fils, n’éprouvait ni amertume ni rancoeur lors son voyage sans retour. L’allusion aux circonstances de sa déchéance est nette et ravive en filigrane la vieille rengaine de victimisation qui accompagne finalement jusqu’à a sa dernière demeure un personnage présenté comme plus irréprochable que blâmable alors même qu’on ne gouverne pas innocemment.

&nbsp;

<strong>Le RPM sous le boisseau</strong>

La famille du défunt n’en a guère fait les frais moins que les autres, pour n’avoir eu droit au moindre clin d’œil après avoir pourtant maintes fois porté à bout de bras les ambitions politiques d’IBK jusqu’à son ultime sacre politique. La rupture entre ses héritiers biologiques et politiques est visiblement passée par là. En tout cas, il ne parait pas superflu de s’interroger jusqu’où la famille biologique d’IBK en veut-elle au RPM, taxé par d’aucuns de n’avoir suffisamment joué sa partition lors de la lutte du M5-RFP. Et mot n’a été pipé sur les camarades politiques du défunt ni dans le témoignage lu par la petite-fille du défunt, Aminata Jeanne Keita, ni dans l’oraison funèbre de son fils. Il s’agit d’une omission apparemment intentionnelle car le parti d’IBK a été passé sous le boisseau également dans le propos de ceux qui y ont eu droit à l’intervention sans être de la même famille politique. Il s’agit de Baba Hakib Haïdara, d’Amadou Koita, et de Kassoum Tapo.

<strong>Amidou Keita</strong>

XXXX

<strong>Obsèques du président fondateur : Comble d’absences intrigantes</strong>

Le Mali a rendu, vendredi dernier, un ultime hommage à l'ex-président Ibrahim Boubacar Keïta, décédé le 16 janvier, à 76 ans, des suites d’une crise cardiaque, un an et demi après avoir été renversé par les militaires. Après avoir décrété un deuil national de trois jours, la junte militaire a honoré sa mémoire d’obsèques dignes de son rang. C’était sous la présidence du Premier ministre de la Transition, Choguel Kokalla Maïga, l’un des instigateurs et têtes pensantes de la fronde ayant eu raison du régime de celui qui repose désormais dans sa résidence privée de Sébénicoro. C’était en présence de nombreuses personnalités, dont l'ancien président par intérim Dioncounda Traoré, d’anciens Premiers ministres et ministres, de dignitaires religieux et des diplomates. La cérémonie aura toutefois été marquée par des défections intrigantes, quoiqu’imputables en partie à l’isolement croissant du pays. Seule la Guinée Conakry, partenaire privilégié de la junte malienne face aux pressions internationales, a dépêché son ministre des Affaires étrangères Morissanda Kouyaté, tandis qu’ont brillé les délégations des organisations sous régionales. Aucun président en exercice n’a daigné déroger à l’embargo, en dépit du rapport personnel qu’ils entretenaient avec l’illustre disparu. Et ce n’est pas tout. Sur le plan national, on a pu constater l’absence de figures comme l'Imam Dicko et l’ancien président Alpha Oumar Konaré, éternel absent aux cérémonies du genre. Autre absent à la cérémonie et bons des moindres, Karim Keïta, fils aîné de l’ancien président sous le coup d’un mandat d’arrêt pour sa présumée implication dans l’assassinat du journaliste Birama Touré. Réfugié en Côte d’Ivoire, il est revenu à son frère cadet, Boubacar Keita, selon des sources concordantes, de jouer le rôle de conseiller spécial de leur père, lequel l’aurait chargé en même temps de lire l’oraison funèbre.

&nbsp;

<strong>Amidou Keita</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Funérailles d’Ibrahim Boubacar Keita :   La classe politique reconnaissante, n’oublie pas l’homme !</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/funerailles-dibrahim-boubacar-keita-la-classe-politique-reconnaissante-noublie-pas-lhomme-2961586.html</link>
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<pubDate>Mon, 24 Jan 2022 07:56:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pouce</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’ex président de la République du Mali, M. Ibrahim Boubacar Keita dit IBK, s'est éteint dimanche 16 janvier 2022 à l'âge de 76 ans. A ses obsèques, la classe politique à travers son représentant, le jeune et bouillant président de parti, Amadou Koïta lui a rendu un dernier hommage.</strong>

Ibrahim Boubacar Keita qu’on appelait par ses initiales « IBK », surnommé le « kankélétigui », le « mandemassa », le « bourgeois », n’est plus. L’homme a quitté la terre des vivants pour rejoindre le Dieu créateur. La nouvelle a surpris les Maliens qui se préparaient pour commémorer la fête de leur armée nationale (20 janvier). Dans la discrétion la plus totale, le cinquième Président de la République du Mali, renversé par un coup d’Etat militaire les 18 et 19 Aout 2020, s’est éclipsé à jamais. Les hommages se multiplient alors de partout dans le Monde. On retient essentiellement de ces hommages, le souvenir d’un humaniste, « homme généreux » ; « patriote » qui portait son pays dans le cœur et qui était résolument engagé pour le sortir de l’abîme. Ils sont nombreux à le pleurer mais aussi à témoigner de leur reconnaissance envers l’homme.

C’est le cas de la classe politique malienne – pas toute, mais celle reconnaissante – qui a tenu à lui rendre un dernier et digne hommage, à travers son porte-parole, Amadou Koïta, président du parti Yeleen Koura, ancien ministre lors de ses obsèques nationales.

<strong><em>Le souvenir… d’un homme d’Etat</em></strong>

Par ces mots qu’Amadou Koïta commença son hommage : <em>« IBK était un grand homme d'État, un patriote qui avait le Mali chevillé au corps, démocrate et républicain dans l'âme, amoureux des cultures, capable de s'adresser de la même manière joviale à un paysan le matin et à un chef d'État le soir. Il a su être rassembleur, affable et on voit aujourd'hui à quel point il restera charismatique</em> ».

Rassembleur, IBK l’a été. Il a su ramener à lui d’anciens opposants farouches jusqu’à les nommer dans son équipe gouvernementale. Lui Amadou Koïta, Choguel Kokalla Maïga ; Tièbilé Dramé, Mountaga Tall…Nul à l’époque, pouvait imaginer ces hommes servir aux côtés du président IBK. Mais les loups et les agneaux ont cohabité grâce à IBK.

« <em>Notre Président IBK était l'un des hommes les plus éclairés, les plus nobles et les plus généreux. Ce grand homme était un bon homme et le meilleur des hommes. S'il n'était pas aimé de tous, IBK était pourtant reconnu par ses proches comme par ses adversaires, comme un personnage humain</em> ». Humain et sensible, IBK ne pouvait retenir ses larmes face à un ou des évènements douloureux. Et était prêt à pardonner même à ceux qui pouvaient lui vouaient une haine viscérale.

Ses fils témoigneront aussi qu’il avait déjà pardonné ceux qui l’avaient renversé du pouvoir.

« <em>IBK était un meneur d'hommes, un leader d'une carrure et stature à nulle autre pareille. Il incarnait la dignité malienne, il était le pivot et ciment de son parti le RPM. IBK était dehors une passerelle humaine, regroupant, faisant se rencontrer et recevant chez lui les gens aux parcours les plus variés, souvent très contradictoires. Il restera longtemps dans la mémoire collective comme un homme profondément humain et généreux</em> » se souvient la classe politique malienne reconnaissante.

<strong><em>IBK, l’incompris !</em></strong>

Celui qui s’était résolument engagé pour son pays, a-t-il été incompris par les Maliens ? On dit souvent qu’on reconnait la valeur et le mérite d’un homme une fois qu’il a quitté la terre des vivants. Modibo Kéita ; Thomas Sankara ; Kadhafi ; ATT…Tous des hommes dont les valeurs ont été louées après leur disparition.

S’il n’y a pas de pitié en affaires (business), c’est pareil en politique où on se donne des coups bas. Le président IBK a été renversé par des personnes qui le côtoyaient et en qui il avait absolument confiance.

Le M5 RFP cheville ouvrière de la lutte qui amena sa chute était essentiellement composé de personnes que le président IBK sortit de l’ombre pour la lumière. Mais pour le Mali, il disait qu’aucun sacrifice n’est de trop. Ce n’est pas Koïta qui dira le contraire dans son hommage au nom de la classe politique. « <em>Le Mali était sa passion. IBK aimait son pays et son peuple. Des gens de toutes conditions étaient dans sa proximité. Il avait à cœur notre vieux pays tant ballotté, si malheureux. Il abhorrait l'injustice, l'incompétence et la médiocrité… Cet homme fut vilipendé, insulté, traité de tous les noms. On a tenté de l'humilier mais il savait mourir car : « on ne déshonore point un homme qui sait mourir ». Il n'a rien dit à personne ; il n'a rien fait à personne car il disait que le Mali valait tous les sacrifices du monde</em> ».

<strong><em>Le supplice de Choguel</em></strong>

Grand pourfendeur du régime IBK, Choguel Kokalla Maiga, ancien ministre et porte-parole du même régime, nommé premier Ministre par les tombeurs d’IBK, a été désigné par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, pour être présent aux obsèques d’IBK. Très certain que si l’homme avait eu le choix, il n’allait pas être présent. Les tombeurs du régime, n’ont pas tenu à être présents à ces obsèques, c’est le premier Ministre Choguel Kokalla Maiga qui a été envoyé pour vivre le supplice. Sinon, comment se sentir devant tous ces témoignages si on a passé tout un temps à vilipender l’homme pour le pouvoir ; un homme qui n’a pas hésité à vous nommer à un haut niveau de responsabilités et à vous désigner comme porte-parole ! Choguel ne devait pas se sentir à l’aise et cela se comprend. Aucun intervenant à l’occasion des obsèques, n’a fait référence à lui ; superbement ignoré, il vivait dans son coin, par devoir en tant que premier Ministre et en l’absence de celui qui aurait dû être là. On dit que la mort efface tout et que le mort pardonne. Mais, nos paroles ; nos gestes et nos comportements constituent parfois des obstacles au pardon. Le mort est déjà parti mais les vivants sont là et se souviennent.

Mais, connaissant l’homme, son souhait est de voir un Mali réconcilié avec tous ses fils, en paix et résolument orienté vers le développement. Dors en paix, mon président, mon aîné qui m’a envoyé à la Mecque pour le pèlerinage en 2019 et merci d’avoir existé !

<strong>Tièmoko Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Funérailles nationales du Président IBK : Une cérémonie à la dimension de la grandeur de l’homme !</title>
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<pubDate>Mon, 24 Jan 2022 07:42:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Sursaut</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le vendredi 21 janvier dans la matinée, la nation malienne a rendu à la Place d’Armes du Génie militaire, un dernier hommage à l’ancien Président de la République, Ibrahim Boubacar Keita dit IBK, décédé le dimanche 16 janvier 2022. C’était à la faveur d’une cérémonie des obsèques nationales organisée en son honneur sous la présidence du Premier ministre de la Transition, Dr Choguel Kokalla  Maiga et en présence de plusieurs hautes personnalités du pays et de l’étranger.</em></strong>

Cette cérémonie pleine d’émotions et de reconnaissance a enregistré la présence entre autres, des Présidents des institutions de la Transition, de l’ancien Président Dioncounda Traoré, des anciens Premiers ministres, des membres du Gouvernement, des ambassadeurs accrédités au Mali, des membres de la famille, proches et amis de l’illustre défunt. Tous venus rendre un dernier hommage à celui qu’ils considèrent comme le républicain, le démocrate, l’aimable président et chef de famille ou le grand homme de culture panafricaniste.

Ils étaient nombreux à témoigner sur les valeurs sociales et humaines qu’incarnaient le grand IBK pendant toute sa vie. Tous, ils ont reconnu qu’il n’a cessé d’aimer le Mali et le servir avec volonté pendant qu’il occupait les postes d’ambassadeur, de Premier ministre et même de Président de la République.

Après la marche funèbre avec le corps drapé des couleurs nationales de l’illustre disparu, ses proches (membres de la famille, collaborateurs politiques et compagnons de lutte) ont tour à tour fait des témoignages éloquents sur celui qui a été le 5<sup>ème</sup> Président de la République du Mali et de son parcours.

Au nom de ses petits-enfants, Aminata Jeanne Keita, a affirmé qu’IBK était le meilleur grand-père qu’on puisse avoir. Bien qu’il ne sera plus là physiquement, mais il est et restera toujours  dans leur mémoire et dans leurs comportements. «   Il nous a inculqué des valeurs de générosité, du respect de l’autre et de soi. Il nous a appris à aimer notre prochain et surtout à aimer le Mali, le pays qu’il aime tant », a-t-elle dit. A en croire Mlle Kéita, malgré son état de santé critique, IBK n’arrivait pas à se désintéresser du Mali, il portait le Mali dans son cœur.

A son tour, Boubacar Keita, fils du défunt a témoigné sur l’altruisme de son père à aider aux parents maliens immigrés en France dans les démarches administratives. Et de dire qu’il a énormément appris plein de choses à côté de l’ancien président IBK grâce à son amour pour la littérature. Pour lui, IBK était d’une générosité légendaire. «  Ceux qui t’ont côtoyé le savent mieux que moi, tu avais la main sur le cœur  », a-t-il déclaré.  En guise de témoignage, il dira qu’IBK n’avait aucune amertume et n’en voulait à personne. Grand croyant, dit-il, il a toujours pensé que le plan de Dieu est le meilleur. Pour lui, IBK a toujours placé le Mali au-dessus de tout. « Grand panafricaniste, IBK a été de tous les combats panafricanistes  et donc suivait les traces de son oncle, le président Feu Modibo Keita » a-t-il rappelé. Et de poursuivre que grâce à cet amour pour l’Afrique, ses compagnons l’avaient nommé « Champion de la culture africaine ». Bouba Kéita, en sa qualité de troisième fils d’IBK a au nom de sa famille remercié tout le monde, particulièrement le Président de la Transition, le Colonel Assimi Goita pour avoir traité son père avec beaucoup de respect. «  Ne pas le souligner serait ingrat et contraire aux valeurs que tu m’as inculquées », a-t-il temoigné.

Pour sa part, Me Kassoum Tapo a pris la parole au nom des amis pour témoigner les valeurs hautement symboliques qu’avait le grand humaniste et généreux IBK. Pour lui, IBK sera toujours dans leur pensée. Dans la même veine, l’ancien ministre de la Justice d’IBK, a rappelé sur l’homme, la constance de son engagement militant plus d’un demi-siècle durant, de son combat politique jamais interrompu. «  IBK aimait tout le monde. Il cultivait l’excellence et désapprouvait la médiocrité », a-t-il témoigné. Selon Me Tapo, IBK était un homme bon, juste, honnête, fidèle et loyal en amitié. Et d’ajouter qu’il aimait rendre service aux plus humbles et les démunis dans la discrétion et dans l’anonymat qui caractérisent les grands seigneurs. «  Kôrô, tu aimais le Mali et tu l’as servi de toutes tes forces. J’espère tu reposeras en paix. Adieu Kôrô », a répété Me Kassoum Tapo, la voix nouée d’émotion.

Selon le General de Brigade  Amadou Sagafourou Gueye, Grand Chancelier des Ordres Nationaux du Mali, chargé de la lecture de l’oraison funèbre et de présenter les messages de condoléances du Président de la Transition à la nation malienne et à la famille d’IBK, l’ancien Président a servi la patrie de la manière qu’il pouvait. C’est pourquoi, dira-t-il, la patrie sera toujours reconnaissante envers lui. Au nom du Président de la Transition empêché, il a présenté les messages de condoléances à la famille de l’illustre disparu.

A noter qu’en plus de sa petite fille, de son fils et de son ancien ministre de la Justice, l’ancien président de la République a aussi reçu des hommages du président du parti PS-Yelen Kura, Amadou Koïta et de son directeur de cabinet, le Pr Baba Hakib Haïdara.

Après la cérémonie d’hommage pleine de solennité, le corps a été mis à la disposition de sa famille pour son inhumation après la prière du vendredi dans sa résidence privée à Sebenicoro. C’est donc l’imam Ousmane Traoré de la grande mosquée de Sébénikoro, après des témoignages sur le dévouement religieux et humain d’Ibrahim Boubacar Kéita, qui a dirigé la prière funèbre sur son corps.

Repose en Paix le Président IBK.

<strong>Adama Tounkara</strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>

<strong>Décès de l’ancien président IBK</strong>

<strong>Quelques dirigeants politiques témoignent sur son patriotisme </strong>

<strong><em>Rappelé au bon Dieu à l’âge de 76 ans, l’ancien président de la République  du Mali, Ibrahim Boubacar Keïta,  a eu droit à des honneurs sur la place d’armes du Génie militaire le vendredi 21 janvier, en présence de plusieurs personnalités politiques, religieuses et coutumières  et des membres de sa famille. Nous avons recueilli les propos de certaines personnalités politiques. Ils retiennent d’IBK, son sens élevé du patriotisme.</em></strong>

<strong><u>Amadou Koïta</u></strong><strong>, président du parti PS Yelen Kura :</strong>

<strong><em>“IBK aimait les fils des autres comme ses propres enfants”</em></strong>

« C’est un homme qu’on ne pleure pas, on ne peut que célébrer Ibrahim Boubacar Keïta. Il était mon président de la République, il était aussi mon père puisqu’il m’a adopté comme son fils. IBK aimait les fils des autres comme ses propres enfants, c’est ce que je retiens de ce grand homme, de ce grand Baobab. Après les évènements du 18 aout 2020, j’ai eu la chance d’être reçu par le président IBK à trois reprises. A chaque fois qu’il me recevait, il me disait d’aider ces jeunes pour que le Mali puisse se retrouver, puisque c’est le Mali seul que nous avons en commun”.

<strong><u>Mamadou Diarassouba</u></strong><strong>, membre du Bureau Politique National du RPM :</strong>

<strong><em>‘’</em></strong><em> <strong>C’est un grand homme que le Mali vient de  perdre ”</strong></em>

« C’est un homme qui a tout donné pour son pays, Ibrahim a travaillé pour l’avènement de la démocratie, il a travaillé pour un Mali unique, Ibrahim est mort aujourd’hui pour son pays, et pour l’Afrique. C’est un grand homme que le Mali vient de  perdre ».

<strong><u>Zeynab Evelyne Jacques</u></strong><strong>, vice-présidente du parti</strong> <strong>Action Républicaine pour le Progrès (ARP) :  </strong>

<strong><em>“IBK était un grand patriote, un homme qui avait le sens du devoir”</em></strong>

« IBK était un grand patriote, un homme qui avait le sens du devoir. Je l’ai connu quand j’avais 14 ans à l’époque il était l’ambassadeur du Mali en Côte d’ivoire. J’ai vu en lui et à travers son parcours riche politiquement qu’il aimait son pays et ce n’était pas juste des paroles, même dans ses faits. Il a donné toute sa vie pour le Mali. Je n’ai vraiment pas les mots justes pour pouvoir qualifier ce grand homme d’homme d’Etat. Cela, à tel point que je l’admirais. J’ai été avec lui lors de sa campagne électorale, je suis restée avec lui jusqu’à la fin de son régime et je ne regrette  aucunement cela. J’en suis même fière. Nous avons perdu un très grand baobab et nous le regretterons toute notre vie. Vas en paix mon président ».

<strong>Propos recueillis par Fatoumata Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Décès d&amp;apos;IBK : La Nation malienne rend un dernier vibrant hommage à son ancien président…</title>
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<pubDate>Mon, 24 Jan 2022 01:37:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Décédé le dimanche 16 janvier dernier, l'ancien président de la République, El Hadj Ibrahim Boubacar Keita a reçu les derniers hommages de la Nation, le  vendredi 21 Janvier à la Place d'armes de la Génie militaire.

La cérémonie a enregistré la présence de plusieurs personnalités du Mali, des ambassadeurs accrédités dans notre pays, des leaders religieux, des anciens ministres et anciens collaborateurs. Le président du Haut Conseil Islamique, Ousmane Madani Haidara et le cardinal Jean Zerbo étaient également là. Par contre l'ancien président du Haut Conseil l’islamique, l’Imam Mahmoud Dicko et l'ancien président de la République, Alpha Oumar Konaré ont brillé par leur absence.

La cérémonie s'est déroulée en deux temps : Les funérailles militaires qui ont donné le ton à ce grand hommage. Il s'agit du corps recouvert de drapeau national, placé sur un brancard, transporté par 6 officiers de l'armée qui s'avançaient à petit pas jusqu'à poser le cercueil sous un hangar. Un poster géant du Président était posé devant le cercueil. Après le défilé funèbre, place à une décoration par le grand chancelier des ordres nationaux, le Général Amadou Sagafourou Gueye.

Ensuite il y a eu la séquence civile axée sur les interventions. C’est Aminata Keita, petite fille du président défunt qui a pris en premier la parole. Elle a remercié les Maliens." Tu es là, je te vois en face de moi. Tu es parti, mais tes conseils sont là. Nous ferons tout pour sauvegarder tes conseils qui tu nous prodiguais", a déclaré Aminata Keita, s’adressant à son défunt grand père.

Après ce fut au tour de son fils, l'homonyme du père d'IBK, Boubacar Keita dit Bouba de prendre la parole pour remercier le peuple malien et les autorités de la transition pour l’organisation de ces hommages." Notre père avait de l'amour pour sa patrie. Il a été même meurtri par la dernière situation du pays. Je présente mes excuses à tous les maliens" a martelé Boubacar Keita, fils d'IBK.

L'ancien ministre Amadou Koita a pris la parole au nom de tous les partis politiques qui soutenaient l'ancien président. Il a loué le patriotisme de l'homme, sans oublier l'humanisme de l'ancien président. "Ce qui s'est passé le 18 janvier 2020, c'est le résultat d'un mensonge grossier monté par certains pour renverser le pouvoir d'IBK. Mais l'histoire nous édifiera" a déclaré Amadou Koita

Prenant la parole, au nom des amis du défunt, Me Kassoum Tapo a abondé dans le même sens. Il a parlé des qualités de l'illustre disparu. Il a rappelé qu'il avait lu le même discours lors du décès d'un de leurs amis, ce jour IBK avait pleuré. Je lui ai rendu visite, une semaine avant son décès, il m'a dit ceci :" je suis malade, mais il faut informer les maliens que je leur demande pardon. Quant à moi je pardonne les Maliens" a souligné, Me Tapo.

&nbsp;

Baba Akib Haidara, chef de cabinet de feu Ibrahim Boubacar Keïta a intervenu pour remercier les autorités de transition pour leur présence. Il a aussi loué les qualités de l'homme.

Après toutes ces interventions, le Grand chancelier des ordres nationaux, le général Amadou Sagafourou Guèye a loué, de son côté, l'ancien président Ibrahim Boubacar Keita. Comme les autres intervenants, il a énuméré les qualités de l'homme dans son parcours professionnel. Il rappelé que le président IBK a pu signer l'accord issu du processus d'Alger et la loi N° 050 pour la promotion de l'équité genre.

A noter que les autorités de la transition ont décrété 3 jours de deuil national à la mémoire de l'homme.

Cette cérémonie d'hommage était placée sous la présidence du Premier ministre, Dr Choguel Kokalla Maïga qui représentait le Président de la transition, Chef de l'État, colonel Assimi Goita.

La  cérémonie a pris fin par la marche militaire dans un jargon militaire ( marche funèbre). Les éléments de la garde nationale, la gendarmerie nationale, l'armée de terre et l'armée de l'air ont pris part à  ce défilé.

Après le corps a été remis à la famille pour la prière et l’inhumation à son domicile où était présent un public depuis le matin.

<strong>Seydou Diamoutené</strong>

<strong>Obsèques d'IBK : En deux étapes</strong>

Les obsèques de l’ancien Président de la République Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) décédé le dimanche 16 janvier 2022 se sont déroulées en deux étapes.

Après les hommages de la nation, à la Place d'armes du génie militaire, le corps de l'illustre disparu, a été rendu à sa famille. Les parents, amis, anciens collaborateurs de tous bords etc… se sont ainsi retrouvés dans la résidence privée du défunt, sise à Sébenikoro.

Ainsi la séance de prière, précédant la conduite le défunt dans sa dernière demeure, a mobilisé de nombreux fidèles autour d'un imam des lieux. Les louanges à Allah, ont, tout au long, été chantés à l’enterrement de l'ex-président, Ibrahim Boubacar Keita. Que le Bon Dieu l’accueille dans son paradis éternel.

<strong>Diakalia M Dembélé</strong>

<strong> </strong>

<strong>Hommage à l’ancien président IBK : Il avait la passion du Mali</strong>

Après un hommage digne de foi de la nation à notre regretté Ibrahim Boubacar Keita, ancien Chef  de l’Etat à la Place d’armes du Génie militaire, la le corps a été remis à la famille, les funérailles se sont poursuivies dans l’après midi au domicile de l’ancien président sis à Sébénicoro.

A 14 heures précises, en présence de la quasi totalité des leaders religieux de Bamako, les proches et collaborateurs, les anciennes et nouvelles autorités du pays, l’imam Traoré de Sébenikoro a dirigé la prière mortuaire, conformément au choix fait par IBK de son vivant.

Après l’inhumation nous avons tendu notre micro à certaines personnalités. Toutes les réponses donnent une image favorable de l’ancien président Ibrahim Boubacar Keita:

‘’Nous sommes ses dignes héritier politique, nous allons l’assumer. Nous allons nous battre pour que ses idéaux politiques restent’’, a déclaré Moussa Timbiné, ancien président de l’Assemblée nationale.

‘’De 1994 à aujourd’hui, IBK a beaucoup apporté au pays. Je suis fier du bilan d’IBK à la tête du pays comme Premier ministre, à la tête du pays comme Président de la République et comme homme politique accompli, je suis fier d’avoir été son compagnon’’,  a indiqué Dr Bocari Tréta.

‘’Modibo est parti, Moussa est parti, ATT est parti et maintenant c’est IBK qui s’en va et pendant ce temps nous nous agitons, alors moi je souhaite que nous tirons des leçons positives de ces départs. IBK était un homme de grand cœur’’, Cardinal Jean Zerbo.

‘’IBK est resté démocrate. Je pense que cette cérémonie doit être un tremplin au-delà de son caractère religieux une occasion de fédérer les synergies, afin de mettre tout le monde ensemble pour le Mali’’, a laissé entendre Issa Kaou Djim.

‘’Il a toujours souhaité que les Maliens se retrouvent pour sauver le pays. Sa dernière volonté était de réunir les fils de ce beau pays au delà de nos divergences’’ a témoigné Me Tapo.

‘’On peut tout lui reprocher sauf qu’il n’avait pas la passion de son pays. J’espère que d’avantage de forces montantes aient la passion du Mali comme lui’’, a estimé Tièbilé Dramé.

IBK a rejoint ses ancêtres ainsi que les anciens Présidents du Mali tels qu’ATT, Moussa Traoré et autres. Il repose désormais à Sébenikoro dans la cour de son domicile.

Va en paix guerrier !

<strong>Bréhima DIALLO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Les adieux à IBK !</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/les-adieux-a-ibk-2961502.html</link>
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<pubDate>Mon, 24 Jan 2022 01:20:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans l’intervalle de moins d’un an, les Maliens ont rendu dernier hommage à trois de leurs Chefs d’Etat. Il s’agit des anciens Présidents Amadou Toumani Touré, Moussa Traoré et Ibrahim Boubacar Kéïta. Ce dernier est décédé, le mercredi 16 janvier 2022, à sa résidence cossue, à Sébénikoro, en Commune IV du District de Bamako. Suivant ses derniers vœux liés à des raisons diverses, il est enterré, le vendredi dernier, dans l’après-midi, dans une cave familiale, sise dans sa demeure et dans une stricte intimité familiale. </strong>

Ce vendredi 21 janvier 2022, le Peuple malien a conduit en sa dernière demeure son cinquième (5<sup>e</sup>) Président de la République, en l’occurrence Ibrahim Boubacar Kéïta, décédé le 16 janvier dernier, à l’âge de 76 ans, à son domicile, sis au quartier de Sébénikoro, dans la banlieue de la capitale malienne.

Après le Général Amadou Toumani Touré, le Professeur Alpha Oumar Konaré, le Général Moussa Traoré et Modibo Kéïta, le feu Ibrahim Boubacar Kéïta a eu le privilège de diriger le Mali pendant sept an (de 2013 à 2020) avant d’être renversé par un coup d’Etat militaire suite à un soulèvement populaire.

En effet, tôt, ce matin du vendredi 21 janvier 2022, le corps d’IBK a été exposé, dans les enceintes du 34<sup>e</sup> Bataillon du Génie militaire de Bamako.

le défunt feu Président IBK a bénéficié des vibrants hommages des Maliens avant d’être reconduit à son somptueux domicile de Sébénikoro où il est enterré en stricte intimité et dans une cave familiale.

Selon une source bien informée, telle fut une des dernières volontés du Président IBK qui aura sollicité d’être enterré dans les enceintes de sa vaste concession privée.

C’est devant un Public bon enfant avec des Hautes Personnalités de l’Etat dont des proches collaborateurs parmi lesquels des anciens Premiers Ministres et Ministres, des ex-Présidents des Institutions de la République, des Hauts Fonctionnaires et des Grands Cadres de l’Etat, des parents, amis, quelques membres du Corps diplomatique et consulaire accrédités à Bamako et des Représentants des Communautés africaines au Mali (principalement de la Guinée et de la Côte-d’Ivoire).

En somme, la cérémonie a été marquée par une série d’interventions prononcées successivement par la porte-parole des petits enfants d’IBK (Mademoiselle Aminata Jeanne Kéïta) ; le 3<sup>e</sup> Fils d’IBK (Boubacar Kéïta dit Bouba, au nom de la famille).

Au nom de ses amis, proches collaborateurs, et des militants de son parti politique (le Rassemblement Pour le Mali-RPM), il y a eu d’autres interventions sur fond de témoignages.

Ensuite, le déroulé des obsèques a été marqué par un défilé militaire devant le cercueil de l’illustre Disparu drapé dans le tricolore national du Mali.

Sur la liste des Délégations annoncées au niveau du proche du Chef protocole, il y avait le Ministre guinéen des Affaires Etrangères, Morissanda Kouyaté.

Côté des Missions diplomatiques, il y avait les Ambassades de la France, de la Russie et de la Chine. La participation d’une Délégation du Gabon y a été annoncée également.

Auparavant, il faudra souligner que, vu ses liens particuliers et de longue date avec l’ancien Président guinéen Alpha Condé, une forte Délégation de la Section du Rassemblement du Peuple de Guinée (RPG) s’est rendue, le jeudi 20 janvier 2022, pour présenter ses condoléances à la famille et à la Direction nationale du parti politique du défunt Président IBK.

Côté officiel ? C’est le PM Choguel K Maïga qui a présidé la cérémonie

<strong>Djankourou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Maître Kassoum Tapo sur le décès du président Ibrahim Boubacar Keïta : J’apprends avec une infinie tristesse le décès du Président Ibrahim Boubacar Keita.</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/maitre-kassoum-tapo-sur-le-deces-du-president-ibrahim-boubacar-keita-japprends-avec-une-infinie-tristesse-le-deces-du-president-ibrahim-boubacar-keita-2961543.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/08/Me-Kassoum-Tapo.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 24 Jan 2022 01:14:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Une estime réciproque, une fraternité et une amitié jamais démenties depuis plus de 45 ans que je l’ai côtoyé à Paris dans le combat pour la Liberté et la Démocratie au sein de la FEANF (Fédération des Étudiants d’Afrique Noire en France) et du CDLDM (Comité de Défense des Libertés Démocratiques au Mali ) .

Patriote, démocrate et républicain dans l’âme, il fut un Homme d’Etat au parcours inégalé dans le service de l’Etat : Ambassadeur, Conseiller Spécial du Président de la République, Ministre des Affaires Étrangères, Premier Ministre pendant 6 ans, Président de l’Assemblée Nationale pendant 5 ans, Président de l’UPA (Union Parlementaire Africaine), Président de la République pendant 7 ans .

Je m’honore d’avoir été son vice-président à l’Assemblée Nationale, son Conseiller Spécial à la Présidence de la République et deux fois Ministre dans son Gouvernement.

Homme d’Etat, Homme de culture, Grand humaniste et Panafricaniste convaincu, le Mali et l’Afrique perdent un Grand Fils.

En cette journée dominicale triste et bénie du Seigneur, je pense à ma grande sœur Ami, sa fidèle et digne compagne pour la vie, à ses enfants, tous ses enfants, qui n’auront même pas la consolation de prier sur sa dépouille. Ainsi l’aura voulu le Tout Puissant, rendons Lui Grâce.

Très Cher Grand Frère, Je garde comme un ultime témoignage prémonitoire de fraternité quasi-consanguine pour l’Eternité,  le magnifique ouvrage de Jean Bernard de l’Académie Française, le Sang des Poètes, que tu m’as offert il y a tout juste quelques semaines.

Dors en Paix très cher Grand Frère.

Bâtonnier Kassoum TAPO

Assalamou Allaykoum wa Ramatoulaye Barakatouhou Djaama !!!

Après avoir repris mes esprits, nous disons Alhamdoulaye Rabil Alamina,  tout ce que Dieu fait est bon.

En effet ce jour 16 Janvier 2022 est inscrit dans l'histoire du Mali à jamais.

C'est  ce jour qu'allah Soubahana Tallah a choisi pour rappeler vers lui Elhadj Ibrahim Boubacar Keïta, ancien Président de la République et Président fondateur du RPM et cela quasiment 17 mois après avoir quitté le pouvoir.

Pleuré oui nous avons pleuré Monsieur le Président mais nous nous consolons par certains faits comme :

- Monsieur le Président nous rendons grâce à Allah qui a voulu que ce rappel se fasse dans les conditions beaucoup d'Hommes de votre statut ont souhaité que cela se fasse : C'est à dire TRANQUILLEMENT SUR SON LIT.

-Nous nous consolons Monsieur le Président parce que même  vos plusieurs grands détracteurs reconnaissent en vous l'amour  du Mali que vous incarnez  et votre volonté que le Mali soit le meilleur.

- Nous nous consolons Monsieur le Président  généralement dans l'histoire, lorsqu'un Président de la République  quitte sa place avec la manière dont nous connaissons tous, il lui faut  plusieurs années ou même  après sa mort pour que la réalité soit  connue.

Pour vous il a suffi quelques jours voire mois pour qu’Allah fasse éclater la vérité au vu et au su de tout le monde entier à votre honneur.

- Nous nous consolons Monsieur le Président quand hier nous avons vu toutes ces personnalités dont je tairai les noms passer  pour s'incliner devant votre mémoire  et faire des témoignages ultra honorifiques.

-  Nous nous consolons Monsieur le Président car Allah vous a  honoré  en vous donnant la chance d'être à la tête  des plus grandes institutions dans une République: Premier ministre,  Président de l'Assemblée Nationale et Président de la République.  Honneur que  peu peuvent avoir la chance  de battre le record.

Enfin Nous nous consolons Monsieur le Président Elhadj Ibrahim Boubacar Keïta car vous avez su avec  votre charisme à nous fédérer au sein du RPM malgré nos diversités.

Tout en restant fidèle à vos idéaux  nous vous promettons que votre mémoire sera perpétuée à jamais par nous de la jeune génération du Parti.

Nous pouvons dire aussi que depuis votre départ  du pouvoir, nous avons tout fait pour défendre votre honneur Monsieur le Président  selon nos moyens  malgré  l'adversité féroce que nous a imposé l'environnement du moment.

<strong>NOUS FINISSSONS PAR DIRE :</strong>

Rabbana atina fid-dunya hassana, wa fî-l-akhirati hassanatan w-waqina adhaban-nar

ADIEU MONSIEUR LE PRÉSIDENT

Demba Coulibaly  RPM

Ancien dignitaire sous IBK

L’amour est toujours plus grand que la raison

Dors en paix, Ibrim comme aimait t’appeler mon repère.

&nbsp;

L’amour est plus fort que la haine , dors en paix IBK  comme aimait t’appeler les maliens.

&nbsp;

Tu es parti en homme, tu es parti libre, tu es parti sans jamais connaître l’exil.

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Juger un homme implique plein de paramètres.

&nbsp;

Un Homme ne doit être jugé que par celui qui l’aime, Dieu

&nbsp;

Car les hommes et femmes ne jugent que par intérêt

IBK ne saurait être jugé qu’à partir de 2018

IBK c’est cet enfant béni, qui est rentré s’occuper de son défunt père

IBK c’est ce diplomate qui s’est affiché avec Gbagbo brutalisé démocratiquement et physiquement

IBK c’est ce premier ministre qui a sauvé la démocratie malienne

IBK c’est ce premier ministre qui a réglé l’école malienne

IBK en 2002 est celui qui évita le pays de sombrer en acceptant une défaite injuste

IBK et c’est ce patriote esseulé quand il a dénoncé la légèreté du régime en 2006

IBK ce démocrate sincère premier à dénoncer le coup d’état de 2012.

IBK ce candidat si bien élu en 2013 malgré tout

&nbsp;

IBK la plus forte hausse du salaire

IBK du RAMU

IBK aussi des fautes politiques

Dors en paix

Un homme ne doit être jugé que par ceux qui l’aiment

RIP MON CHER PRÉSIDENT

Cher Président, mon mentor,  ta famille, tes amis, tes collègues, tous ceux qui t'ont connu et apprécié te pleurent! Nous sommes tous là pour te dire adieu et te rendre un dernier hommage.

Un être humain qui s'éteint, ce n'est pas un mortel qui finit. C'est un immortel qui commence. Il restera de toi ce que tu as semé! Que tu as partagé aux mendiants du bonheur. Ce que tu as semé, en d'autres germera. Celui qui perd sa vie, un jour la trouvera. Me voici aujourd'hui au bord du vide. Et, je sais que tu vas énormément me manquer!

Mon cher président, ce que tu as donné, en d'autres fleurira. Il restera de toi ce que tu as offert. Il restera de toi ce que tu as perdu. Que tu as attendu plus loin que les réveils, ce que tu as souffert, en d'autres revivra. Il restera de toi une larme tombée. Tu pars avant nous, bien trop tôt, bien trop vite… Et ta disparition nous rappelle comme une évidence que nous sommes finalement bien peu de choses et qu'il faut profiter de chaque seconde, de chaque minute ici-bas…

J’ai été très heureux que tu m’en accordes quelques-unes…de m’avoir accordé ta confiance pendant de si longues années à l’UNESCO. Toi, qui savait faire beaucoup avec si peu, toi qui savais cultiver l'amour et l’amitié… tu rendais ces moments rares... Nous avons comme passion, les livres…la lecture, les grands auteurs!

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J’ai beaucoup appris de toi…Comment les oublier ? Comment oublier l’ami fidèle et généreux, le collègue apprécié, le père attentionné, le mari aimant que tu as toujours été ? Impossible. Ta mémoire sera toujours gravée dans nos cœurs. Tu laisses un vide immense derrière toi. Et c'est avec beaucoup de tristesse et de compassion que je présente mes plus sincères condoléances à ton épouse, tes enfants, tes frères et sœurs, et ta famille pour leur témoigner mon soutien et ma présence morale dans ce moment douloureux.

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Et pour mieux le surmonter, nous n’aurons qu’à nous souvenir de ton rire, de ta bonne humeur, de ta bonté et de ton éternel optimisme.

Repose en paix, cher IBK

<strong>Dr Oumar KEÏTA </strong>

Ancien ambassadeur délégué permanent du Mali auprès de l’UNESCO

Ibrahima A. MAIGA, Président de l'Alliance en Faveur des Droits de la Personne et de la Démocratie au Mali (AFDPM) :

<strong># IBK a fait appel à toute sorte de compétences qui ont fini par le lâcher#</strong>

La leçon à tirer de ce dont nous sommes témoins du parcours du défunt Président IBK est de se préparer sérieusement avant de prétendre accéder à la magistrature suprême ou à toute autre fonction de responsabilité.

Bien que Cultivé, Homme d'État (comme il aimait le dire), Républicain et grand Patriote, sa gestion a été catastrophique. Il a été élu pour ce qu'il incarnait (l'espoir du peuple, le Kankélétigui,...) ou à cause des slogans «Pour l'honneur du Mali», mais hélas! Au moment même où il devrait bénéficier du soutien populaire pour rétablir la vérité et la justice au Mali, ce fut malheureusement le contraire. A titre d'exemple, l'affaire du Casino et l'achat de l'avion présidentiel ont été des choses qui l'ont sérieusement affaibli.

De bonne foi et en toute responsabilité, il a fait confiance à toute sorte de compétences qui ont fini par le lâcher ou qu'il a finalement déposé. Sa famille politique, ses proches collaborateurs, ses adversaires politiques, la jeunesse sur qui il comptait le plus, les maliens de façon générale... tous lui reprochent quelque chose. Personne ne lui a facilité les choses y compris son propre parti parce qu'il n'était préparé. Un État ne se gère pas par tâtonnement.

Connu pour son sens du patriotisme et sa rigueur, il était ouvert à toutes les couches de la société. Il accordait beaucoup d'attention à la jeunesse ce qui lui a valu d'être cité par certains comme le "meilleur Président dans l'histoire du Mali démocratique" même si on connaît la suite (heureusement que ceux-ci ne sont pas des références pour nous).

Par conséquent, celui qui incarnait l'Autorité de l'État a été complice du déni de justice. Les  règles démocratiques y compris les plus fondamentales étaient remises en cause. Illégitimes et illégales la plus part des Institutions de la République étaient décriées parce ce qu'elles se sont discréditées.

Je demeure convaincu qu'il n'a pas été compris, qu'il a été certainement déçu et dégouté par cette vie insupportable. Qu'on l'aime ou pas, il faut reconnaitre qu'il aimait ce pays et au-delà l'A fait confiance aux jeunes cadres. Il aimait également le Mali et au-delà de  l'Afrique. C'est le lieu pour moi de lui rendre hommage pour son engagement constant pour le Mali.

A-t-il eu tort de faire confiance à certains jusqu'à son renversement ? Pourtant le malaise des populations suite à la mal gouvernance, à l'insécurité, à l'injustice, aux promesses non tenues était bien visible. Le front social était permanemment en ébullition. Ses conseillers et les services de renseignements ont ils failli ?

Je crois fermement qu'il a été victime de sa générosité et du manque de préparation dans la gestion du pays tout en intégrant le contexte de crise multidimensionnel et les questions géostratégiques. A cela s'ajoute les abus de confiance dont il a été victime.

RETENONS QU'IL FAUT SE PRÉPARER AVANT TOUTE AMBITION POLITIQUE. DIRIGER C'EST PRÉVOIR, ANTICIPER ET APPORTER DES RÉPONSES APPROPRIÉES AUX BESOINS DE SES CONCITOYENS.

Prions pour le repos éternel de son âme en espérant que le temps lui donnera raison pour l'essentiel. Nul n'est parfait. La vie est éphémère. La démocratie a ses exigences.

Dors en paix Mandé Massa !!!

Ibrahima A. MAIGA, Président de l'Alliance en Faveur des Droits de la Personne et de la Démocratie au Mali (AFDPM)

<strong>IN MEMORIAM</strong>

<strong>IBK : UN ORFEVRE DE LA SYNTHESE</strong>

<strong>Par *Hamadoun TOURE</strong>

Ibrahim Boubacar Keita nous a quittés le 16 janvier 2022.   Au début d’une nouvelle année pleine de défis, l’annonce de la disparition de celui qui fut notre président, pendant 84 mois, nous a saisis d’émotion respectueuse. Elle a représenté aussi une grande douleur pour tous ceux qui, nombreux, savaient que, retiré dans sa résidence devenue soudain silencieuse, l’homme d’Etat affrontait, dans une quasi-solitude, tranchant avec le bourdonnement apicole du règne, la fin de son destin.

IBK, comme nous l’appelions en raccourci mais avec affection, a voulu rester fidèle à son ambition d’incarner la synthèse entre cette idée de la grandeur mandingue et les hauts faits transmis par les mythes des noblesses antiques gréco-latines Dans le tumulte et les fureurs qui font l’actualité nationale depuis une décennie, il a cherché, en tout cas essayé, à promouvoir une double réconciliation, d’abord entre les fils du Mali, ensuite, entre ceux-ci et le reste du monde.  Tout semble être dans cette manière de tirer sa révérence, digne et courtoise comme pour éviter de troubler la fin de l’odyssée. Lira- t-on dans cet adieu le signe d’un double désir de recoudre le tissu social et d’un appel à la cohésion des acteurs politiques qui dansent au bord du précipice alors que les regarde peiné un pays qui va en lambeaux ? IBK aura tenté de faire sa part même s’il n’a pas tout réussi.  IBK aura eu un destin. Son itinéraire, aussi inattendu qu’impressionnant, ne nous offre toujours pas de grille de lecture. Lesquels de nos compatriotes ont pu se faufiler dans nos travées politiques, sans heurter et se hisser au plus haut niveau, sans attirer ni attention ni haine? Ils sont rares.

Comment ne pas provoquer des ressentiments en s’installant au sommet, à la tête des autres. Comment devenir Ambassadeur, Ministre, Premier ministre, président de l’Assemblée Nationale et président de la République sans réaction adverse ? Dans l’héritage d’IBK, transparaitront grandeur et générosité, noblesse et compassion malgré le déchainement de la rue au moment où tout semblait malentendu avec celui que l’on attendait sur les cîmes de l’histoire en devenir. Laissons l’inventaire ultime au temps, maître de tout. Aujourd’hui partageons un chagrin, comme un hommage dernier à un grand homme.

Par la perception et la réalité apparente, IBK était aussi multidimensionnel que la crise qu’il a affrontée. Il fut qualifié de bourgeois par certains pour son sens du beau et du châtié comme fut mise en épingle sa tendance supposée à l’épicurisme. Pour d’autres, c’était un Occidental parce que familier de Cicéron et d’Hérodote, même s’il ne s’époumonait pas dans la maïeutique de Socrate. Il aggravait son cas, dans un pays où l’éducation était en vrille, en se targuant de ne pas être fâché avec le subjonctif. Par sa confiance dans les hommes (en les hommes eût-il dit), il pensait qu’il s’agissait là d’un exercice naturel. En plus, il n’avait pas comme leitmotiv des proverbes de ses ancêtres. En revanche, il maîtrisait les adages médiévaux, connaissait les rives du Niger et du Bani, du Sankarani et du Bafoulabé. Il eût pu être un trait d’union, comme il l’eût dit lui-même, dans sa langue d’un autre temps et d’un autre lieu.

A la fin de son parcours, on est en droit de se demander si la politique aurait dû être son arène de prédilection. On soupçonne, comme Althusser, un malentendu de combat, comme un décentrage. Imagine-t-on Platon, président de la République, même s’il est l’auteur d’un ouvrage indépassable sur le même thème ? Hérodote nous a appris l’histoire mais ne nous a pas enseigné comment exercer la démocratie au jour le jour pour figurer dans les livres d’histoire. Périclès n’a été qu’un théoricien de la démocratie nous fixant les règles du pire système de gouvernement, à l’exception de tous les autres qui ont été expérimentés dans l’histoire, pour dire comme Churchill, le 11 novembre 1947.

Entre l’homme politique qui a demandé nos suffrages en 2013 et encore en 2018 et nous qui lui avons octroyé notre confiance, qui a changé de posture ? En fin de compte, laissons-lui le bénéfice d’avoir fait ce qu’il pouvait de ce qu’il savait.

Avec lui, le Mali accompagne à sa dernière demeure son 4è président en 62 ans d’indépendance, après Modibo Keïta (1977), Moussa Traoré et Amadou Toumany Touré (2021). Pour ces deux derniers, tous militaires, les Maliens sont toujours divisés sur la place à leur accorder dans l’histoire immédiate, qui est celle des journalistes.  La mort d’IBK, leur successeur à la fois lointain et proche, leur ouvrira t-elle un firmament ? Il est à espérer qu’elle incitera à ce dépassement que les grandes nations acceptent dans les moments de communion où tout semble absous. La mort réunit tout, disait Victor Hugo.

Notre peuple doit poursuivre la course avec des serviteurs compétents, des conseillers sages et même des courtisans désintéressés. La réussite est à ce prix. Elle est à notre portée.

<strong>*journaliste</strong>

<a href="mailto:tahamadoun@yahoo.com"><strong>tahamadoun@yahoo.com</strong></a>

<strong>… « Il est parti discret et secret avec la foi des aristocrates de la pensée et de l'action sans crier gare » estime de Bakary Mariko</strong>

J'ai appris avec une immense tristesse le décès de l'ancien Président de la République, SEM Ibrahim Boubacar Keïta, ce dimanche 16 janvier 2022,à  son domicile à Bamako, à l'âge de 76 ans.

Il est parti discret et secret avec la foi des aristocrates de la pensée et de l'action sans crier gare. Cet homme fut insulté, traité de tous les noms, vilipendé, humilié, traîné dans la boue, mais il n'a rien dit à personne, il n'a mis personne en prison. Il est parti du pouvoir comme un agneau et pourtant il avait les moyens de se défendre, mais il aimait trop son pays pour faire couler encore du sang. Pour lui le Mali vaut plus que son maintien à lui au pouvoir. On a voulu déshonorer l’homme, mais il savait mourir car comme on le dit : "on ne déshonore point un homme qui sait mourir. " Il était juste un homme d'honneur et de dignité, un vrai homme d'État comme on n’en trouve pas beaucoup actuellement.

En cette douloureuse circonstance j'adresse à sa famille durement éprouvée, à ses proches, à tous ses collaborateurs mes condoléances les plus émues. Que son âme repose en paix. Amine.

<strong>Message de condoléances des Touareg Chama N Amass du Mali</strong>

Les Chama N Amass de l'Intérieur et de la Diaspora ont tristement appris le décès à Bamako le dimanche 16 janvier  2022 de leur frère, ami et collaborateur  pour certains de Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar KEÏTA, ancien Premier ministre et Chef du Gouvernement sous l'autorité du Président de la République Son Excellence Monsieur Alpha Oumar KONARÉ , ancien Président du Parti ADEMA PASJ , père fondateur et ancien Président du Parti RPM , ancien Président de la République du Mali victime d'un putsch militaire le 20 août 2020.

En cette douloureuse circonstance les Chama N Amass à travers leurs différentes Fractions, Autorités coutumières, religieuses, civiles et militaires expriment leurs sincères condoléances à la famille de l'illustre disparu en particulier à leur sœur éplorée Mme KEÏTA Aminata ATTAHER MAÏGA, aux différentes communautés maliennes, à la Diaspora malienne, au Peuple et au Gouvernement maliens.

Les Chama N Amass prient le Tout Puissant Allah de pardonner au défunt ses péchés et de l'admettre au Paradis. Amin

Tin Aouker, le 16 janvier 2022]]> </content:encoded>
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<item>
<title>IBK: la fine fleur des démocrates cultivés</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/ibk-la-fine-fleur-des-democrates-cultives-2961546.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 24 Jan 2022 01:11:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[IBK aurait fait un excellent président au Cap-Vert ou au Botswana. Comprenez que les mœurs politiques, dans son pays, correspondent peu aux qualités que tous lui reconnaissent, à présent qu'il a tiré sa révérence.

En août 2020, les Maliens étaient dans la rue, pour demander sa démission, et finiront par l’obtenir. Dix-huit mois plus tard, les voilà qui rivalisent de superlatifs dithyrambiques, pour vanter sa stature d’homme d’Etat et saluer sa mémoire. Ces hommages élogieux sont-ils crédibles ? Ou bien faut-il mettre ces revirements sur le simple fait que Ibrahim Boubacar Keïta n’est plus ?

Ces hommages se fondent sur des faits bien trop précis et suffisamment concrets, pour que l’on ne puisse pas mettre en doute leur sincérité. Ils sont crédibles, et ces qualités, IBK les avait, avant, pendant et après le coup d’Etat. Les récriminations de ses concitoyens qui manifestaient pour le chasser du pouvoir se rapportaient à des faits souvent imputables à d’autres que lui. Sa véritable faiblesse était sa bonté. Il se séparait des corrompus, mais un peu tard et sans les punir. Le pire est que nombre d’auteurs des indélicatesses reprochées à sa gestion sont allés grossir ensuite les rangs du mouvement qui a travaillé à sa chute.

Dans l’édition spéciale consacrée, lundi, au défunt président, Clément Dembélé a parlé de « corruption à ciel ouvert », sous IBK. Sauf que tous les témoignages concordent sur le fait qu’il n’était pas du tout attaché aux choses matérielles. Par contre, le Dr Ibrahima Traoré, qui fût son directeur de cabinet, a révélé, dans l’entretien accordé, hier matin, à Christophe Boisbouvier, sur RFI, qu’il faisait tellement confiance aux collaborateurs qu’il ne voulait pas croire, lorsque l’on attirait son attention sur leurs indélicatesses. « Il pensait, a dit le docteur Ibrahima Traoré, que tout le monde était forgé à son image ».

Pourquoi, alors, ces soupçons de corruption, qui ont tant altéré son image d’homme d’Etat ?

Parce que « l’homme bon » n’a pas su réprimer les corrompus. Peut-être aurait-il donné l’impression de combattre la corruption, à défaut de l’éradiquer, s’il avait seulement sévi, de temps à autre.

A la faveur du double coup d’Etat, certains de ces kleptomanes se sont recyclés et gouvernent à visage plus ou moins découvert, dans la transition actuelle. Il fallait suivre le regard de l’ancien Premier ministre Moussa Mara, lorsque, dans l’édition spéciale, il a affirmé que la question de la corruption est un serpent de mer, qui remonte à l’indépendance, et que, même sous la transition actuelle, l’on en parle, sans vraiment lutter contre…

Mahamadou Issoufou, l’ancien président du Niger, lui, a insisté sur le fait que IBK était un homme cultivé

Oui ! Et cela fait du bien, en Afrique, de voir un homme cultivé à la tête d’un Etat. Parce qu’il y a des choses qu’un homme cultivé ne fait pas. Dans l’édition spéciale, un des intervenants, qui reconnaît avoir participé à sa chute, a témoigné que jamais IBK n’avait fait interdire leurs manifestations, ni leurs interventions à la radio ou à la télévision.

Le docteur Ibrahima Traoré, qui le décrit comme « un homme bon, honnête, patriote, républicain, qui aimait le genre humain », a révélé que IBK était abattu, lorsqu’on lui a rapporté que des personnes avaient été tuées, lors d’une des dernières manifestations, peu avant sa chute. Aussi, lorsque la dégradation de la situation s’est accélérée, le démocrate cultivé n’a simplement plus voulu du pouvoir. Il aurait accepté sa chute, en exprimant le vœu que cela apporte la paix au Mali…

Un confrère qui le connaissait bien dit que IBK aurait fait un excellent président au Cap Vert ou au Botswana. Mais, comme dirait le chansonnier, même la fine fleur des démocrates cultivés ne peut, hélas ! choisir son pays, ou sa famille.

<strong>Par :</strong>

<strong>Jean-Baptiste Placca, éditorialiste à RFI, en 2020.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Funérailles nationales de l&amp;apos;ancien président IBK :  Les derniers hommages de la nation à un patriote</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/funerailles-nationales-de-lancien-president-ibk-les-derniers-hommages-de-la-nation-a-un-patriote-2961531.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 24 Jan 2022 01:11:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Malien</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv9448419988s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span class="yiv9448419988s7"><b><i><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Les autorités de la Transition ont rendu, ce vendredi 21 janvier 2022, un hommage national à l'ex-Président de la République du Mali, décédé le 16 janvier dernier chez à Sébénicoro, Commune IV du District de Bamako. Cette cérémonie d'hommage s'est déroulée au camp du Génie militaire de Bamako, et présidée par le Premier ministre, Dr Choguel Kokalla Maïga, représentant le Chef de l'État, le Colonel Assimi Goïta.</span></i></b></span></p>
<p class="yiv9448419988s8" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span class="yiv9448419988s10"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">La cérémonie était en soi un symbole, le condensé des événements qui ont bouleversé le Mali au cours des dix-huit derniers mois. Ce vendredi 21 janvier, des centaines de militaires, en rang le long de la place d'armes du 34e bataillon du génie militaire de Bamako, ont regardé passer, immobiles, le cercueil de l'ancien président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), recouvert du drapeau national et porté par six hommes en uniforme de parade.</span></span></p>
<p class="yiv9448419988s8" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">​<span class="yiv9448419988s10">Au cours de ce vendredi de deuil national, il s'agissait de faire table rase des batailles politiques du passé. L'heure est au recueillement et au consensus affiché pour dire au revoir à ce grand baobab qui vient de s'incliner, démocrate pragmatique, républicain dans l'âme et amoureux de culture à la générosité légendaire, qui avait coutume de dire qu'il avait le Mali ''chevillé au corps''.</span></span></p>
<p class="yiv9448419988s8" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span class="yiv9448419988s10"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">''Il n'avait aucune amertume et n'en voulait à personne'', a relevé, au pupitre, Boubacar Keïta, son troisième fils, retraçant brièvement les dernières semaines de son père président qui, depuis son retrait forcé de la vie politique, ''suppliait presque ses interlocuteurs de venir en aide à ceux qui ont la lourde charge du Mali aujourd'hui''.</span></span></p>
<p class="yiv9448419988s8" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">​<span class="yiv9448419988s10">A ceux qui l'avaient renversé, l'ancien président IBK avait, selon son entourage, pardonné leur geste. S'abstenant de tout commentaire public sur la situation politique nationale, et malgré son vœu ardent de se plonger dans sa riche bibliothèque, il n'arrivait pas à se désintéresser des problèmes du Mali. Cela le rongeait plus que tout, a souligné Aminata Jeanne Keïta, une des petites-filles de l'ancien président, face à une assemblée constituée principalement d'invités maliens.</span></span></p>
<p class="yiv9448419988s8" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">​<span class="yiv9448419988s10">Après les témoignages de la famille ainsi que des collaborateurs politiques du défunt Président, entre autres Me Kassoum Tapo, Amadou Koïta, etc. suivis de la sonnerie aux morts et du défilé militaire, les remerciements du Président Goïta, à l'endroit de toutes les personnalités qui ont effectué le déplacement à cette occasion, ont été transmis par le Chef du Gouvernement, Dr Choguel Kokalla Maïga. </span></span></p>
<p class="yiv9448419988s8" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">​<span class="yiv9448419988s10">Dans leurs différents discours, tous les intervenants se sont penchés sur les mérites humains de l'homme, son patriotisme et son amour pour le Mali. Aux dernières minutes de sa vie, il tenait toujours le Mali dans son cœur, avoue un des proches du défunt.</span></span></p>
<p class="yiv9448419988s8" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">​<span class="yiv9448419988s10">Le corps de l'ex-Président a ensuite été remis à sa famille pour les prières mortuaires à son domicile à Sébéniocoro. De sources proches de la famille, l'ancien Président IBK serait inhumé à son domicile à Sébénicoro.</span></span></p>
<p class="yiv9448419988s8" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></p>
<p class="yiv9448419988s5" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span class="yiv9448419988s2"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228;text-transform: uppercase">DES ABSENCES DE MARQUE</span></b></span></p>
<p class="yiv9448419988s8" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">​<span class="yiv9448419988s10">Un absent de marque de la cérémonie : Karim Keïta, fils aîné de l'ancien président. Celui qui fut président de la commission défense de l'Assemblée nationale se trouve, depuis l'été 2021, sous le coup d'un mandat d'arrêt pour sa présumée implication dans l'assassinat du journaliste malien Birama Touré, disparu en 2016. Karim Keïta s'est réfugié en Côte d'Ivoire.</span></span></p>
<p class="yiv9448419988s8" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">​<span class="yiv9448419988s10">Signe de l'isolement croissant du pays, les funérailles de l'ancien dirigeant ont été marquées aussi par d'autres absences. D'abord celle des délégations de chefs d'Etat membres de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao). La junte ayant, malgré les pressions internationales, décidé de ne pas rendre le pouvoir comme promis à l'issue d'élections, le 27 février, le Mali a été placé sous embargo par ses voisins. En janvier, après l'annonce par les putschistes d'une transition qui durerait six ans et demi, l'organe sous-régional a prononcé de lourdes sanctions, notamment économiques et financières, contre le pays et la fermeture des frontières. Ce 21 janvier, seule une délégation venue de Guinée était présente. Comme le Mali, la Guinée aussi est dirigée par un jeune colonel, Mamadi Doumbouya, lui-même ayant renversé le président Alpha Condé en septembre 2021. Cependant, certains pays étaient représentés par leurs Ambassadeurs accrédités au Mali.</span></span></p>
<p class="yiv9448419988s8" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">​<span class="yiv9448419988s10">Il faut noter que le Président de la République, le Colonel Assimi Goïta, à travers le décret N° 0015 en date du 20 janvier 2022, a décrété un deuil national de trois (03) jours allant du vendredi 21 janvier au dimanche 23 janvier.</span></span></p>
<p class="yiv9448419988s11" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></p>
<p class="yiv9448419988s11" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span class="yiv9448419988s3"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Youssouf S</span></b></span><span class="yiv9448419988s2"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228;text-transform: uppercase">ANGARÉ</span></b></span></p>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Après la cérémonie des obsèques nationales au génie militaire : Le Président IBK inhumé chez lui à Sébénikoro à Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/apres-la-ceremonie-des-obseques-nationales-au-genie-militaire-le-president-ibk-inhume-chez-lui-a-sebenikoro-a-bamako-2961555.html</link>
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<pubDate>Mon, 24 Jan 2022 00:44:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Décédé le dimanche 16 janvier 2022 à la suite d'une longue maladie à l’âge de 76 ans, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), ancien Président de la République du Mali, a été inhumé, le vendredi 21 janvier 2022, à son domicile au quartier Sébénicoro en Commune IV du district de Bamako. Bien avant son inhumation, une cérémonie d’hommage national lui a été rendue au Génie militaire de Bamako. Les cérémonies officielles ont rassemblé le Mali dans sa diversité, du nord au sud, d’Est à Ouest, des autorités de la transition aux leaders politiques et religieux en passant par la société civile sans oublier les légitimités traditionnelles et de nombreux citoyens venus rendre hommage à l’illustre disparu. Un deuil national de 3 jours, à compter du vendredi 21 janvier 2022, a été décrété par le président de la transition, Colonel Assimi GOÏTA, en hommage au président IBK.</strong>

Au cours de cette cérémonie, c’est la famille de feu IBK qui a ouvert les témoignages. <em>«Papi est le meilleur Papi que l’on puisse avoir. Bien qu’il ne soit là physiquement avec nous, Papi est et restera vivant dans nos mémoire</em> », a déclaré la petite fille d’IBK, Aminata Jeanne Keïta. Son fils, Boubacar Keïta, a fait savoir que Ibrahim Boubacar Keïta n’avait aucune amertume et n’en voulait à personne. L’ancien ministre, Amadou Koïta, a précisé que tout au long de sa vie, IBK a œuvré sans relâche pour le renforcement de la démocratie, la paix et la stabilité au Mali. <em>« Sa détermination a été sans faille pour le dialogue et la réconciliation »</em>, a-t-il dit. Au nom des amis, Me Kassoum Tapo, ancien ministre, a fait savoir que IBK aimait les gens. <em>« Tu aimais rendre service au plus démunis dans la discrétion »</em>, a-t-il dit. L’oraison funèbre a été lue par le Général de Brigade, Amadou Sagafourou Guèye, grand chancelier des ordres nationaux. <em>« Parmi les axes développés pendant sa magistrature figurent entre autres : la loi portant statut de l’opposition ; la loi sur l’équité genre qui donne 30% aux femmes des postes électifs ; la loi d’orientation et de programmation militaire et surtout celle portant relecture du statut général des militaires. L’homme était tout entier avec des convictions fortes. La 32<sup>ème</sup> Assemblée de l’Union Africaine l’a ainsi désigné comme le champion de l’organisation continentale pour les arts et la culture et le patrimoine</em> », a-t-il dit. Le ministre des affaires étrangères de la Guinée Conakry, présent sur les lieux, a présenté les condoléances de son pays au peuple malien. Selon lui, IBK était un africain. <em>« Nous avons besoin de l’unité africaine et IBK a travaillé dans ce sens</em> », a-t-il dit. Le cérémonial est clôturé par un défilé militaire rendant hommage au défunt. Après la cérémonie des obsèques nationales à la place d’arme du génie militaire de Bamako, l’inhumation de l’ancien président IBK a été faite chez lui à Sébénicoro à Bamako.

Né le 29 janvier 1945 à Koutiala (sud du Mali), Ibrahim Boubacar Keïta dit IBK a fait ses études primaires au Mali, avant de faire son entrée à la Faculté des Lettres de l’Université de Dakar puis à l’Université Panthéon-Sorbonne (France) et à l’Institut d'histoire des relations internationales contemporaines (IHRIC), rattaché auprès de la même université. Il est titulaire d’une maîtrise d’histoire et d’un diplôme d'études approfondies en politique et relations internationales. IBK a passé une bonne partie de sa vie à servir son pays, le Mali. Il fut président de la République du 4 septembre 2013 au 18 août 2020. Il a occupé les fonctions de Premier ministre de 1994 à 2000 et de président de l’Assemblée nationale de 2002 à 2007. Il fut ministre, ambassadeur, président du parti Rassemblement pour le Mali (RPM).

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>In Memoriam :  IBK : Un orfèvre de la synthèse</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/in-memoriam-ibk-un-orfevre-de-la-synthese-2961382.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 21 Jan 2022 16:14:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Ibrahim Boubacar Keita nous a quittés le 16 janvier 2022.   Au début d’une nouvelle année pleine de défis, l’annonce de la disparition de celui qui fut notre Président, pendant 84 mois, nous a saisis d’émotion respectueuse. Elle a représenté aussi une grande douleur pour tous ceux qui, nombreux, savaient que, retiré dans sa résidence devenue soudain silencieuse, l’homme d’Etat affrontait, dans une quasi-solitude, tranchant avec le bourdonnement apicole du règne, la fin de son destin.  </em></strong>

&nbsp;

IBK, comme nous l’appelions en raccourci mais avec affection, a voulu rester fidèle à son ambition d’incarner la synthèse entre cette idée de la grandeur mandingue et les hauts faits transmis par les mythes des noblesses antiques gréco-latines. Dans le tumulte et les fureurs qui font l’actualité nationale depuis une décennie, il a cherché, en tout cas essayé, à promouvoir  une double réconciliation, d’abord entre les fils du Mali, ensuite, entre ceux-ci et le reste du monde. Tout semble être dans cette manière de tirer sa révérence, digne et courtoise comme pour éviter de troubler la fin de l’odyssée. Lira-t-on dans cet adieu le signe d’un double désir de recoudre le tissu social et d’un appel à la cohésion des acteurs politiques qui dansent au bord du précipice alors que les regarde peiné un pays qui va en lambeaux ? IBK aura tenté de faire sa part même s’il n’a pas tout réussi. IBK aura eu un destin. Son itinéraire, aussi inattendu qu’impressionnant, ne nous offre toujours pas de grille de lecture. Lesquels de nos compatriotes ont pu se faufiler dans nos travées politiques, sans heurter et se hisser au plus haut niveau, sans attirer ni attention ni haine ? Ils sont rares.

Comment ne pas provoquer des ressentiments en s’installant au sommet, à la tête des autres. Comment devenir Ambassadeur, Ministre, Premier ministre, Président de l’Assemblée nationale et Président de la République sans réaction adverse ? Dans l’héritage d’IBK, transparaitront grandeur et générosité, noblesse et compassion malgré le déchainement de la rue au moment où tout semblait malentendu avec celui que l’on attendait sur les cimes de l’histoire en devenir. Laissons l’inventaire ultime au temps, maître de tout. Aujourd’hui partageons un chagrin, comme un hommage dernier à un grand homme.

Par la perception et la réalité apparente, IBK était aussi multidimensionnel que la crise qu’il a affrontée. Il fut qualifié de bourgeois par certains pour son sens du beau et du châtié comme fut mise en épingle sa tendance supposée à l’épicurisme. Pour d’autres, c’était un Occidental parce que familier de Cicéron et d’Hérodote, même s’il ne s’époumonait pas dans la maïeutique de Socrate. Il aggravait son cas, dans un pays où l’éducation était en vrille, en se targuant de ne pas être fâché avec le subjonctif. Par sa confiance dans les hommes (en les hommes eût-il dit), il pensait qu’il s’agissait là d’un exercice naturel. En plus, il n’avait pas comme leitmotiv des proverbes de ses ancêtres. En revanche, il maîtrisait les adages médiévaux, connaissait les rives du Niger et du Bani, du Sankarani et du Bafoulabé. Il eût pu être un trait d’union, comme il l’eût dit lui-même, dans sa langue d’un autre temps et d’un autre lieu.

A la fin de son parcours, on est en droit de se demander si la politique aurait dû être son arène de prédilection. On soupçonne, comme Althusser, un malentendu de combat, comme un décentrage. Imagine-t-on Platon, président de la République, même s’il est l’auteur d’un ouvrage indépassable sur le même thème ? Hérodote nous a appris l’histoire mais ne nous a pas enseigné comment exercer la démocratie au jour le jour pour figurer dans les livres d’histoire. Périclès n’a été qu’un théoricien de la démocratie nous fixant les règles du pire système de gouvernement, à l’exception de tous les autres qui ont été expérimentés dans l’histoire, pour dire comme Churchill, le 11 novembre 1947.

Entre l’homme politique qui a demandé nos suffrages en 2013 et encore en 2018 et nous qui lui avons octroyé notre confiance, qui a changé de posture ? En fin de compte, laissons-lui le bénéfice d’avoir fait ce qu’il pouvait de ce qu’il savait.

Avec lui, le Mali accompagne à sa dernière demeure son 4è Président en 62 ans d’indépendance, après Modibo Keïta (1977), Moussa Traoré et Amadou Toumany Touré (2021). Pour ces deux derniers, tous militaires, les Maliens sont toujours divisés sur la place à leur accorder dans l’histoire immédiate, qui est celle des journalistes. La mort d’IBK, leur successeur à la fois lointain et proche, leur ouvrira-t-elle un firmament ? Il est à espérer qu’elle incitera à ce dépassement que les grandes nations acceptent dans les moments de communion où tout semble absous. La mort réunit tout, disait Victor Hugo.

Notre peuple doit poursuivre la course avec des serviteurs compétents, des conseillers sages et même des courtisans désintéressés. La réussite est à ce prix. Elle est à notre portée.

&nbsp;

<strong>Hamadoun Touré</strong>

<em>Journaliste, ancien ministre</em>

<em><a href="mailto:tahamadoun@yahoo.com">tahamadoun@yahoo.com</a></em>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les deux décèdent en moins de 24H : IBK rejoint par son ami Sékou Fofana</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/les-deux-decedent-en-moins-de-24h-ibk-rejoint-par-son-ami-sekou-fofana-2961152.html</link>
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<pubDate>Thu, 20 Jan 2022 02:12:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Curieuse coïncidence relevant d'un fait inédit pour ne pas être signalé. A peine la dépouille mortelle de l'ancien président de la République, IBK, a-t-elle passé la nuit à la morgue, que celle de son meilleur ami, Sékou Fofana, l'y a rejoint. </em>Sékou Fofana, pour ceux qui ne le connaissaient pas, fut cet homme jovial, courtois, mais très discret. Qualités d'autant plus nobles qu'en tant que l'ami inséparable de Feu le président IBK dont il fut le conseiller spécial à Koulouba, il était resté modeste.

Il convient de signaler que Sékou Fofana et BK se ressemblaient au point que ceux qui les côtoyaient leur disaient qu'ils étaient des jumeaux. Pour une fois au moins, l'adage selon lequel ceux qui se ressemblent s'assemblent est vérifié.

Pourtant, malgré sa très grande proximité de l'ex-chef de l'Etat, Sékou Fofana, en homme calme et pondéré, était très efficace aux côtés de son ami IBK, parce que l'une des rares personnalités dans l'entourage du président à rendre à ce dernier le service éminent de pouvoir lui dire la vérité, toute la vérité, qu'elle plaise ou non.  C'est parce que l'amitié entre les deux hommes était si forte qu'elle dépassait tout ce que l'on peut imaginer. Leurs liens qui remontent à loin dans l'histoire étaient d'ailleurs devenus une réelle fraternité.

Est-ce la raison pour laquelle aucun d'eux n'a voulu partir et abandonner l'autre ? En tout cas, IBK s'est éteint le dimanche 16 janvier 2022 en début d'après-midi et avant cette même heure, le lendemain, son ami Sékou Fofana l'a rejoint dans l'au-delà.

La loyauté qui liait ces deux hommes faisait de leurs relations un très bon exemple d'amitié et nous espérons qu'ils puissent continuer cette profonde amitié jusqu'au paradis où nous souhaitons les voir accueillis par le Bon Dieu, Tout Bon et Tout Puissant.<strong>  </strong>

<strong>                                                                                                                                                           </strong>

<strong>   A.B.HAÏDARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Évincé, esseule et voue aux gémonies :   IBK meurt emportant ses secrets</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/evince-esseule-et-voue-aux-gemonies-ibk-meurt-emportant-ses-secrets-2961150.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 20 Jan 2022 01:09:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>C'est presque dans l'anonymat que l'ancien président de la République du Mali, Ibrahim Boubacar Keïta, affectueusement appelé par ses initiales, IBK, s'est éteint d'une crise cardiaque, le 16 janvier 2022, à l'âge de 76 ans. Il allait avoir 77 ans dans quelques jours, plus précisément le 29 janvier, date de son anniversaire. " Jamais je ne fuirai mon pays ", disait-il à des chefs d'Etat qui lui proposaient son exfiltration, peu avant son arrestation par les militaires, dans l'après-midi du 18 août 2020, vers 16 h 30 mn. Un grand intellectuel est ainsi parti sur la pointe des pieds, après avoir passé une bonne partie de sa vie sous les lambris dorés du pouvoir.</em></strong>

Après le renversement de son régime, malgré les différentes sollicitations de ses amis chefs d'Etat pour négocier avec la junte militaire sa sortie du Mali, afin de vivre tranquillement à l'étranger, en exil, comme le font beaucoup de chefs d'Etat évincés suite à une rupture de l'ordre constitutionnel dans leur pays, IBK a décliné cette offre, affirmant qu'il ne sentirait jamais mieux ailleurs que dans son pays qu'il aime tant, le Mali.

La preuve, quelques semaines après sa chute, pour raison médicale il a pu se rendre à Abu Dhabi, avec l'accord des Autorités de la Transition. La plupart des Maliens pensaient en ce moment-là que cette évacuation médicale n'en était pas une, mais plutôt un prétexte pour sortir du territoire. De ce fait, ils étaient prêts à jurer qu'IBK n'allait pas revenir au pays. En d'autres termes, il allait se soustraire de la forte pression qui s'exerçait sur lui, notamment à travers des procès et arrestations tous azimuts qui s'abattaient sur ses proches et anciens collaborateurs. Mais comme pour faire mentir tout le monde, IBK est bel et bien revenu à Bamako, pour vivre tranquillement dans sa résidence de Sébénicoro, désertée par la horde de courtisans qui s'y bousculaient quelques mois seulement auparavant.

Envahi par les visiteurs du crépuscule

Quelques rares fidèles amis s'aventuraient encore dans ce domaine cossu où Ibrahim Boubacar Keïta passait ses derniers jours à se consacrer à sa passion favorite : la lecture. Pourtant, ceux qi sont souvent à ses côtés suite à sa chute avaient du mal à avoir accès à son domicile lorsqu'il était encore aux affaires, parce qu'envahi par les visiteurs du crépuscule (pour paraphraser Jacques Attali parlant de la vie de président de François Mitterrand). Ces visiteurs professionnels du soir ne laissaient pas la possibilité aux vrais amis et se servaient bien souvent de relations taillées sur mesure avec la Première dame ou un de ses enfants pour faciliter leur accès au châtelain de Sébénicoro.

La résidence de Feu l'ex président Ibrahim Boubacar Keïta, jadis si grouillante, à cause de l'activité du personnel qui y était en activité et aussi des nombreux va-et-vient des visiteurs, était finalement plongée dans un silence de sanctuaire. Et en passant devant cet édifice majestueux, on avait encore du mal à penser qu'âme y vivait encore.

Ses nombreux thuriféraires volatilisés

Le kankélentigui, comme on aimait l'appeler du temps de sa splendeur, était subitement délaissé, oublié en si peu de temps, comme s'il n'a jamais existé dans l'histoire du Mali. Les nombreux thuriféraires qui chantaient ses louanges à longueur de journées se sont volatilisés comme par enchantement. Ce qui doit pousser le colonel Goïta à faire attention aux souteneurs zélés, sans aucune conviction en réalité, mais pour uniquement se tailler une situation de rente.

De toute façon, on a vu comment le président ATT, au lendemain de sa chute, a été humilié, comme s'il était le dernier des dirigeants du Mali en termes de bilan et de performances. Mais après son décès, le discours a changé et il a bénéficié d'une réhabilitation d'outre-tombe, même de la part des autorités qui l'avaient ignoré, le laissant vaquer aux activités de sa fondation, comme ferait un simple citoyen.

La question qui se pose est de savoir ce qu'il en sera de Feu le président IBK, de son vivant moins populaire que le président ATT qu'il a voulu traduire en justice pour haute trahison. Même si l'Assemblée nationale n'a pas suivi cette demande, qui est un des premiers actes posés par IBK après son élection au poste de président de la République en 2013.

Pourtant, même s'il a pris la gestion du pays dans un contexte particulièrement difficile, voie compliqué, alors que sa santé ne lui a pas permis d'être à hauteur des trop grands espoirs placés en L'Homme de poigne que le Mali voyait en lui pour justifier son choix en 2013, au détour d'un quasi plébiscite, IBK a quand même marqué un pan de l'histoire du Mali parce que personne ne peut effacer d'un trait de plume son passage glorieux à la Primature où il a joué, avec loyauté et engagement, le rôle de rempart du régime du président Alpha Oumar Konaré contre la grogne dévastatrice des élèves et étudiants, des milieux religieux devenus finalement ses plus grands alliés lors de son accession à la magistrature suprême…

De toute façon, IBK appelé à Dieu, c'est un personnage controversé qui s'en est allé. Controversé dans son franc-parler qui dérangeait parfois, controversé dans son mode de vie considéré - à tort ou à raison- comme plus européen qu'africain, controversé comme trop sentimental, voire trop émotif pour une autorité de son rang à cause de ses glandes lacrymales prolixes à souhait, controversé…controversé…

Des qualités humaines et sociales

Mais c'est cela aussi les grands hommes qui ne sont pas faciles à cerner. Dans le fond, contrairement à ceux qui pensaient à des larmes de crocodile, IBK était d'une énorme sensibilité sur fond d'une grande générosité. Un homme au cœur large !

S'il reste encore un tant soit peu d'honnêteté à tous ceux qui ont bénéficié de ses largesses, ils ne devraient pas hurler avec les loups de la médisance, mais témoigner de ses qualités humaines et sociales, même s'il s'est avéré finalement un piètre politique. Surtout au vu de son bilan du crépuscule de sa longue carrière politico-administrative. Le poids de l'âge ont dit certains, son état de santé ont dit d'autres. La trop grande immixtion de sa famille dans les affaires de l'Etat, dira le commun des Maliens.

Un grand intellectuel

Mais un grand intellectuel, IBK le fut ! Parti en France à l'âge de 13 ans pour y faire ses études secondaires au lycée Janson-de-Sailly à Paris,  il séjourna quelques mois seulement à la Faculté des lettres de l'université de Dakar, avant de faire cap sur l'université Panthéon-Sorbonne et à l'Institut d'histoire des relations internationales contemporaines (IHRIC), rattaché auprès de la même université.  Maîtrise d'histoire puis Diplôme d'études approfondies (DEA) en politique et relations internationales, il fut ensuite chargé de recherche au Centre national de recherches stratégiques (Cnrs) et cumulativement, il enseignait les systèmes politiques du tiers monde au centre Pierre-Mendès-France qui est une annexe de l'université Paris-1 Panthéon-Sorbonne.

Rentré au Pays, il fut nommé par la Communauté économique européenne au poste de conseiller technique principal du Fonds européen de développement (FED), chargé de la mise en œuvre du premier programme de micro-réalisations au Mali, avant de devenir directeur-représentant pour le Mali, le Burkina Faso et le Niger, de l'Ong Terre des Hommes France.

Record de longévité au poste de PM

Directeur adjoint de la campagne d'Alpha Oumar Konaré qui fut élu président de la République du Mali en 1992, après donc la chute de Moussa Traoré, IBK fut nommé en juin 1992 conseiller diplomatique, porte-parole du président de la République du Mali. Devenu en novembre 1992 ambassadeur du Mali auprès de la Côte d'Ivoire, du Gabon, du Burkina Faso et du Niger, il fut nommé par Alpha Oumar Konaré, successivement, ministre des Affaires étrangères, des Maliens de l'extérieur et de l'Intégration africaine en novembre 1993 ; Premier ministre le 4 février 1994. Il détient le record de longévité à ce poste de chef du gouvernement où il est resté six ans, puisqu'il sera démis de ses fonctions par le président Alpha Oumar Konaré, au mois de février 2000. Président de l'Assemblée nationale en 2002, IBK sera élu président de la République en 2013, avant sa réélection en 2018. Ce second mandat sera malheureusement écourté par un coup d'Etat militaire en août 2020. Assigné en résidence surveillée chez lui à Sébénicoro, IBK est coupé définitivement de la vie publique. Interné dans une clinique de la place le 1er septembre 2020, à la suite d'un accident vasculaire cérébral, il put obtenir des Autorités de la Transition l'accord pour un séjour médical à Abou Dhabi, mais qui ne pouvait excéder trois mois. Retourné au Mali le 21 octobre 2020, Ibrahim Boubacar Keïta vivait paisiblement dans son château de Sébénicoro, loin des lambris dorés du pouvoir. Il a beau lutter contre le mal, notamment contre son cœur malade, il a fini par mourir dans l'anonymat pour un ancien chef d'Etat, parce que les Maliens n'avaient plus aucune de ses nouvelles. Mais il est mort entouré des membres de sa famille présents à Bamako.

IBK est donc parti sans jamais pouvoir s'exprimer après le renversement de son régime. Il emporte avec lui tous ses secrets, laissant derrière lui d'anciens collaborateurs et hommes de main de tous les milieux y compris religieux, qu'il a enrichis au moment où ils lui jouaient du tam-tam, mais qui sont devenus finalement ses plus grands détracteurs, jouant aux girouettes et ventilateurs pour tourner avec le vent. Ne dit-on pas que celui qui élève son bélier risque d'être la première victime de ses coups de cornes ? Ah, le jour du jugement dernier !

&nbsp;

<strong> Amadou Bamba NIANG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Mali et l’Afrique en deuil : IBK s’en va la tête haute !</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/le-mali-et-lafrique-en-deuil-ibk-sen-va-la-tete-haute-2961119.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 19 Jan 2022 15:57:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Horizon</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>« Je bâtirai avec le concours de tous, un Etat fort, impartial, qui sera totalement dédié au service du Bien-Etre moral et matériel de la Nation Malienne. ». Lorsqu’il déclarait cela, le 4 septembre 2013, lors de son investiture au CICB, devant tout le peuple malien, sa crème réunie, IBK était plus qu’engagé à écrire en lettres d’or sa gestion à la tête du pays.  Il aura fait de son mieux, fortement défavorisé par un contexte difficile. Le voilà parti, brave.</em></strong>

<strong>Le président Ibrahim Boubacar Kéita alias IBK s’en est allé le dimanche 16 janvier dernier, au moment où le Mali auquel il a tout donné, est en pleine tempête. Le décès est survenu dans sa résidence de Sébénikoro, suite à une « longue maladie » contre laquelle l’ancien président de la République livrait une lutte héroïque…</strong>

<strong>IBK aura été un patriote sincère et engagé pour son pays. Sa profession de foi jusqu’à son dernier souffle est « Dieu, le Mali, ma conscience ». Il a passé plus de 20 ans dans la haute sphère de l’Etat, Conseiller du président Alpha Oumar Konaré, Ministre des Affaires étrangères, Premier ministre durant 6 ans, président de l’Assemblée Nationale pendant 5 ans et président de la République durant 7 ans.</strong>

<strong>A cette dernière haute fonction, les circonstances et l’entourage n’ont pas permis à ce grand démocrate de réaliser toutes ses nobles ambitions pour le pays jusqu’au coup d’Etat du 18 octobre 2020… « Le chemin de l’enfer est pavé de bonnes intentions ». Plus d’un continue de le diaboliser allant jusqu’à qualifier son bilan de « nul ». Par simple manque de sincérité ou par méchanceté gratuite ?</strong>

<strong>IBK était arrivé aux affaires au moment le Mali nécessité une thérapie de choc, une sorte de cure d’amaigrissement, tant le niveau de corruption et la crise sécuritaire avaient déjà franchi le seuil du tolérable. Mais celui qui a été plébiscité à plus de 77 % à la présidentielle de 2013, avait surestimé ses capacités. Le peuple malien aussi avait cru en un super homme… IBK était un Homme avec toutes ses imperfections, un leader politique, dont l’appareil de gouvernance avait déjà une traversée du désert à son compteur. Il s’en suivra une certaine boulimie. Ce qui a dû plomber sa gestion du pays. Mais le chef de l’Etat lui-même avait-il détourné ou orchestré un quelconque scandale dans la gestion des affaires ? Ses adversaires les plus acerbes attestent une réponse négative.</strong>

<strong>IBK s’était efforcé, autant que faire se peut, de défendre le Mali face à l’adversité ou le complot, qui se tramait contre le pays depuis des années déjà. Il n’avait pas hésité à recadrer verbalement le Secrétaire général adjoint de l’ONU, Hervé Ladsous, ici à Bamako en mai 2016. « ….</strong>Pour autant, Monsieur Ladsous, je l’ai dit au secrétaire général des Nations Unies, il serait convenable, il serait séant que les Nations Unies fassent preuve de justice et d’équité. Chaque fois qu’il y a eu violation de cessez-le-feu, nous l’avons signalé. Rarement, nous avons été entendus. On nous a toujours dit, ‘’les parties’’. Les « parties » ? Un peu de respect pour notre peuple ! », avait-il martelé sous, les ovations des participants à la rencontre.  « Enfin, il(le Secrétaire général de l’ONU, NDLR) n’avait pas été aussi direct que vous quand vous dites qu’il n’est pas question que l’on profite de l’accord pour attaquer ceux qui n’ont paraphé ou signé l’accord. Nous ne sommes pas des gueux ! Monsieur Ladsous, nous sommes des gens de bonne compagnie. Nous sommes un pays de vieilles civilisations. Jamais, depuis qu’elle a été cantonnée, l’armée malienne n’a manqué à ses engagements… », avait souligné IBK.

Au plan du bilan, le chantre du « Mali d’abord » et de « l’honneur du Mali » a su lancer certains chantiers de développement, de paix et parachevé d’autres dans le sens d’assurer un mieux-être à ses compatriotes. On citera, entre autres, la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger en 2015, l‘échangeur multiple de Ségou, l’échangeur de Yirimadio, le 2<sup>ème</sup> pont de Kayes, plusieurs routes construites et/ou réaménagées…

Toutes ces réalisations ont, semble-t-il, perdu leur éclat dans la conscience de nombreux Maliens du fait de l’effet pervers des élections législatives de mai-juin 2020, qui ont mis le feu aux poudres et aiguisé les appétits déstabilisateurs de certains acteurs sociopolitiques… Mais IBK demeure un grand homme d’Etat, patriote, généreux, homme de culture, « humaniste convaincu » (selon les mots de Me Kassoum Tapo, l’un de ses fidèles amis) et profondément attaché au Mali. Souhaitons que son âme repose en paix et apporte cette paix à sa patrie en proie à des difficultés existentielles.

<strong>Bruno D SEGBEDJI</strong>

<strong>Cérémonies funéraires d’IBK ce vendredi</strong>

Selon le communiqué du gouvernement, les cérémonies funéraires du président Ibrahim Boubacar Kéita se dérouleront ce vendredi 21 janvier à l’Intendance militaire et à la partie familiale des hommages à sa résidence, à Sébénikoro. L’on annonce que les hommages officiels de l’Etat malien seront rendus à l’ancien président, en présence de plusieurs dirigeants de la sous-région ouest-africaine qui, malgré la fermeture des frontières, pourraient être à Bamako pour la circonstance.

<strong>BDS</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Décès d’Ibrahim Boubacar Keita :    Le «Kankélentigui» a tiré sa révérence dans la discrétion</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/deces-dibrahim-boubacar-keita-le-kankelentigui-a-tire-sa-reverence-dans-la-discretion-2961075.html</link>
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<pubDate>Wed, 19 Jan 2022 11:51:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Acteur du mouvement démocratique, il a marqué son époque et surtout l’histoire politique du Mali. Même s’il n’a pas combler la forte attente suscitée par son élection à la présidence de la République en septembre 2013, Ibrahim Boubacar Kéita laisse l’image d’un «<em>homme d’Etat</em>», «<em>un patriote incompris</em>» et surtout un homme généreux et très sensible au sort des autres. C’est en tout cas l’image peinte par les témoignages qui se sont multipliés sur les réseaux sociaux dès l’annonce de son décès (à son domicile privé de Bamako) par sa famille le dimanche matin.</strong>

&nbsp;

Dans un communiqué officiel publié ce dimanche, le gouvernement a annoncé son décès avec «<em>une profonde douleur</em>». «<em>Le Mali vient de perdre un homme d'Etat dont l'engagement patriotique est inégalable… Il était sincère et toujours dévoué au service de la nation</em>», a twitté Moussa Timbiné, président de l’Assemblée nationale dissoute par le défunt le 18 août 2020 avant de présenter la sienne sous la pression de la junte militaire.

«<em>Vas en paix cher aîné et fidèle compagnon. Je n'ai pas de mots pour exprimer ma douleur cher président. Mais tout ce que Dieu fait est bon</em>», aussi réagi Dr Bocary Tréta, président du RPM. «<em>Le président Ibrahim Boubacar Kéita était une figure centrale de la concorde entre les Maliens… Je salue la mémoire de cet éminent partisan de la fraternité malienne. Sa disparition est une immense perte pour notre pays qu’il a servi durant de longues années le Mali</em>», a reconnu Dr Boubou Cissé, le Premier ministre avec qui il a été arrêté par les militaires le 18 août 2020.

«<em>Lecteur des pages de notre passé, témoin des époques et acteur de la vie politique du pays, il a sans relâche œuvré à défendre contre les assauts de l’histoire l’unité nationale. On se souviendra de lui comme d’un infatigable artisan de la réconciliation, celui qui réconcilia les fils et les filles du Mali à travers le monde, les horizons et le temps. Il a su mettre des traits d’union par delà les adversités pour construire la paix</em>», a-t-il rappelé. «<em>Pendant sa riche carrière politique, le président IBK s'est d'abord illustré par son humanité</em>», a aussi reconnu Moussa Mara, Premier ministre du défunt du 9 avril 2014 au 9 janvier 2015. «<em>Très attristé d’apprendre la disparition de l’ancien président Ibrahim Boubacar Kéita avec qui j’ai eu l’honneur de servir le Mali comme ministre des Affaires étrangères</em>», a également twitté M. Abdoulaye Diop, ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale.

&nbsp;

<strong>Un leader qui avait la passion de son pays</strong>

«<em>J’ai pu apprécier sa passion pour le Mali qu’il avait chevillé au corps, sa vision de la fonction, sa générosité, son ouverture vers les autres et sa recherche permanente de solutions pérennes aux problèmes des Maliens. Il était un grand patriote et un grand Africain</em>», a témoigné Mahamadou Nimaga, ancien conseiller diplomatique de l’illustre défunt et ancien ambassadeur du Mali aux Etats-Unis.

«<em>Un homme de paix est mort ! IBK est parti incompris. Il fut un musulman pieux, un homme au dos large, un vrai patriote qui vient de tirer sa révérence. IBK était un homme sobre, tolérant, fidèle dans ses amitiés et ses relations et surtout plein d'humour</em>», a témoigné Mamadou Camara «<em>Madou’s</em>», ex-attaché de presse à la présidence malienne. «<em>Je suis peiné d’apprendre le décès de M. Ibrahim Boubacar Kéita, ancien président de la République du Mali</em>», a aussi twitté le président Macky Sall du Sénégal.

«<em>C'est avec une immense tristesse que je viens d'apprendre la disparition du Président Ibrahim Boubacar Keita. Ma première rencontre avec lui remonte au mois de Décembre 1991. Il était alors venu à Niamey représenter son parti, l'ADEMA, au premier congrès du Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme</em> (PNDS-TARRAYA). <em>Il y avait présidé la séance de mise en place du premier bureau politique de notre parti. Par la suite j'ai travaillé avec lui au sein de l'Internationale socialiste et en tant que chef d'Etat</em>», a pour sa part rappelé Mahamadou Issoufou, ancien président du Niger. Et il retient de l’ex-président «<em>le souvenir d'un homme cultivé, d'un grand patriote et d'un panafricaniste engagé. Je perds en lui un ami et un camarade</em>».

&nbsp;

<strong>Un brillant parcours politique</strong>

«<em>J’ai appris avec une vive émotion le décès ce jour 16 janvier de S.E. Ibrahim Boubacar Kéita, ancien président de la République du Mali</em>», a aussi déclaré sur twitter Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l'Union africaine (UA). «<em>C'est avec tristesse que j'ai appris le décès de S.E. Ibrahim Boubacar Kéita… C’était un homme bon qui aimait sa patrie et a consacré sa vie à la servir</em>», a reconnu sur les réseaux sociaux Dr J. Peter Pham, envoyé spécial des Etats-Unis au Sahel…

Selon ses proches, l’ex-président Ibrahim Boubacar Kéita est décédé le dimanche 16 janvier 2022 aux environs de 9h (TU) à 76 ans (il aurait eu 77 ans le 29 janvier prochain) des suites de maladie. Arrivé au pouvoir en septembre 2013 et réélu en 2018, il a été renversé le 18 août 2020 par le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) après de longs mois de manifestations dans la rue pour contester son régime. Et depuis sa chute, il a séjourné à plusieurs reprises à Dubaï (Emirats arabes unis) pour raison de santé. Les obsèques auront lieu vendredi prochain (21 janvier 2022) sur la Place d’armes du Génie militaire à Bamako.

Fondateur du Rassemblement pour le Mali (RPM), après sa démission de l’Alliance pour la démocratie au Mali (ADEMA-PASJ du premier président démocratiquement élu du pays, Alpha Oumar Konaré), Ibrahim Boubacar Kéita (né le 29 janvier 1945 à Koutiala, dans le sud du pays), a également occupé les fonctions, entre autres, de Conseiller spécial à la présidence, d’ambassadeur en Côte d’Ivoire, de ministre des Affaires étrangères, de Premier ministre de 1994 à 2000 et de président de l’Assemblée nationale  du Mali de 2002 à 2007.

Peu de temps après le coup d’Etat qui l’a renversé, la junte lui a accordé tous les avantages liés au statut d’ancien président de la République du Mali. Il est le 3e ancien chef de l’Etat malien décédé depuis le début de la transition en cours. En effet, son décès intervient après ceux des généraux Moussa Traoré «<em>GMT</em>» (15 septembre 2020) et Amadou Toumani Touré dit «<em>ATT</em>» (10 novembre 2020).

Quoique l'on dise, le «<em>Kankelentigui</em>» (homme de parole) a marqué l'histoire récente du Mali comme ses prédécesseurs !

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>L’ancienne majorité présidentielle deuil : IBK tire sa révérence</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/lancienne-majorite-presidentielle-deuil-ibk-tire-sa-reverence-2960944.html</link>
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<pubDate>Tue, 18 Jan 2022 14:20:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alerte</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’ancien président de la République du Mali, Ibrahim Boubacar Kéita n’est plus. Il est décédé chez lui à Sébénicoro. L’information a été donnée ce dimanche 16 janvier 2022. Retour sur la carrière politique d’IBK pour les familiers et Boua pour Ras Bath et ses ouailles.</strong>

Au pouvoir jusqu’à son renversement par la rue en 2020, le président Ibrahim Boubacar Keïta a longtemps incarné les espoirs de paix des Maliens confrontés, depuis des années, à des attaques djihadistes et aux violences intercommunautaires.

Sa première élection à la magistrature suprême en 2013, dans la foulée de l’intervention réussie de l’armée française contre les islamistes au nord du Mali, avait marqué la fin de la crise la plus grave que ce pays a connue depuis son indépendance en 1960.

On le savait malade. En 2015 déjà, il était donné pour mort lorsqu’il a disparu de l’écran en allant se faire soigner à Istanbul. Puis, en avril 2016, il a été opéré en France d’une « tumeur bénigne », selon le communiqué de presse officielle.

En septembre 2020, quelques jours après le renversement de son régime, il fut victime d’un accident vasculaire cérébral qui avait nécessité une évacuation sanitaire vers les Émirats arabes unis. Il était revenu au pays en octobre, suite à un séjour médical d’un mois et demi à l’étranger.

<strong>Noceur compulsif</strong>

Ibrahim Boubacar Keïta, dit IBK, est né le 29 janvier 1945 à Koutiala (sud), à l’époque de la colonisation française. Fils d'un haut fonctionnaire dans l'administration coloniale, le jeune Ibrahim a effectué une partie de ses études secondaires en France au prestigieux lycée parisien Janson-de-Sailly, avant de revenir passer son baccalauréat à Bamako. Le bac en poche, il repart en France où il fait des études de lettres modernes, d’histoire et de relations internationales.

Plus tard, il travaillera à Paris comme chargé de recherches et enseignera les relations internationales à l’université de Paris-Tolbiac. Amoureux de la langue et la civilisation françaises, l’homme pratiquait un français châtié, ponctuant ses phrases d’imparfaits du subjonctif et de citations littéraires.

IBK a vécu un quart de siècle dans l’Hexagone. C’est pendant ce séjour que le futur président s’est fait une solide réputation de noceur compulsif. De l'aveu de ses amis proches, il aimait la fête, les bons vins et les cigares. Mais cela ne l'empêchera pas dans les dernières années de sa vie d'embrasser l'islam le plus rigoriste et de se sacrifier au rituel de pèlerinage à La Mecque.

De retour au Mali dans les années 1980, IBK fut tour à tour conseiller du Fonds européen de développement (FED), puis chef d’un projet de développement à l'antenne africaine de l’ONG française ‘’Terre des hommes’’. Il s’engagea en même temps dans la vie politique nationale en rejoignant clandestinement le mouvement démocratique malien qui œuvrait alors pour le renversement du régime dictatorial de Moussa Traoré, en place à Bamako depuis 1968. Il se revendiquait de gauche.

L’intérêt pour la politique du président Keïta date de ses longues années parisiennes au cours desquelles il milita au sein de la Fédération des étudiants d’Afrique noire en France (Feanf), mouvement connu pour ses prises de position proches de l’extrême gauche. C’est à la Feanf que le futur chef de l’État malien fit la connaissance du Guinéen Alpha Condé, de l’Ivoirien Laurent Gbagbo et du Nigérien Mahamadou Issoufou, tous destinés à jouer des rôles de premier plan dans leur pays respectif.

Membre par ailleurs de l’Internationale socialiste, IBK fréquenta dès les années 1990 les futurs responsables socialistes français (François Hollande, Manuel Valls et Laurent Fabius notamment) dont les chemins croiseront le sien lorsqu'il accèdera à la présidence de son pays en 2013.

<strong>Un homme à poigne</strong>

À la fin des années 1980, le Mali est à la croisée des chemins. La fin de la guerre froide avait accéléré le processus démocratique en marche dans le pays. Mais comme le lieutenant Moussa Traoré, à la tête du pays depuis 24 ans, refusait d’abandonner le pouvoir, des émeutes éclatèrent dans les grandes villes. Ces troubles débouchèrent sur un coup d’État militaire. Traoré est jeté en prison et un autre militaire, le lieutenant-colonel Amadou Toumani Touré, prend alors les rênes du pouvoir.

Sous la pression internationale, le nouvel homme fort de Bamako promet de rendre rapidement le pouvoir aux civils. Ce sera chose faite dès 1992 avec l’organisation des premières élections libres et transparentes, dans le cadre d’une nouvelle Constitution instaurant le pluralisme politique et un système présidentiel. Candidat de la société civile, Alpha Oumar Konaré est élu président.

IBK, l’un des membres fondateurs du parti Adema (Alliance pour la démocratie au Mali) qui avait porté le président Konaré au pouvoir, devient alors le conseiller diplomatique du nouveau chef de l’État du Mali. En 1993, Konaré le nomme ambassadeur en Côte d’Ivoire, avant d’en faire son ministre des Affaires étrangères, puis son Premier ministre.

IBK restera à la primature de 1994 à 2000, faisant preuve d'une longévité record à ce poste. Gérant avec une très grande fermeté les diverses tensions qui minent le pays à l’époque (rébellion touarègue, contestation des militaires, grève estudiantine), il se taille la réputation d’homme à poigne, tout en s’imposant comme un négociateur habile, capable de canaliser les mécontentements. Son savoir-faire lui vaut alors le surnom de « kankeletigui » qui signifie en bambara « l’homme qui n’a qu’une parole ».

Or ses succès en tant que gestionnaire de crises ne suffisent pas à l’ambitieux Premier ministre malien pour obtenir l’investiture du parti au pouvoir pour le scrutin présidentiel de 2002. IBK claque alors la porte d’Adema pour fonder son propre parti, le Rassemblement pour le Mali (RPM), mais il est supplanté à la présidentielle par le fringant militaire Amadou Toumani Touré, alias ATT. Ce dernier le nomma au perchoir afin de garder le turbulent concurrent à ses côtés.

Nouvelle douche froide en 2007, avec une nouvelle défaite électorale face au président sortant. Cette fois, cependant, IBK se range résolument dans l’opposition et s’attache à peaufiner son profil de présidentiable en attendant son heure. Celle-ci va sonner cinq ans plus tard, lorsque sa candidature est soutenue par une coalition de 35 partis. Néanmoins, le coup d’État militaire de 2012 qui renverse le régime d’ATT oblige Bamako à reporter le scrutin. Enfin, comme un malheur n'arrive jamais seul, c'est aussi le moment que choisissent les rebelles touaregs du Nord pour faire sécession et transformer tout le nord du Mali tombé sous la férule des islamistes en une théocratie musulmane indépendante régie par la charia.

<strong>IBK tient sa revanche</strong>

En janvier 2013, à la demande des autorités de transition malienne, les militaires français interviennent au Mali en soutien de l’armée nationale pour stopper l'offensive islamiste vers le sud et chasser les belligérants en dehors du pays. L’opération militaire française baptisée « Serval » est une réussite partielle avec la déroute provisoire des djihadistes. Les conditions sont désormais réunies pour l’organisation de la présidentielle qui avait été reportée.

Le scrutin aura lieu en 2013. Cette fois, IBK tient sa revanche. Auréolé de sa longue expérience politique, le kankeletigui remporte la présidentielle avec presque 78% des voix sur son adversaire, l'ancien ministre des Finances Soumaïla Cissé. Tacticien hors pair, il s'était appuyé sur son image de l’homme du sérail tout en dramatisant ses prises de distance par rapport au régime de son prédécesseur pour mieux persuader ses électeurs qu’il se situait au-dessus des partis et était le seul capable de garantir l’unité du pays. La population malienne fut particulièrement sensible aux accents quasi gaulliens des discours de campagne d’IBK. Celui-ci n’eut de cesse de répéter que sa candidature était animée par « une certaine idée du Mali » et par son désir de restaurer « l’honneur » du pays.

Les années IBK au Mali sont marquées par des hauts et des bas. Le travail de reconstruction de l'État malien auquel le nouveau président s'attèle dès le lendemain de son élection est ralenti par les lourdeurs de l'administration malienne et la dégradation de la situation sécuritaire dans le pays.

L'accord de paix et de réconciliation signé en 2015 entre Bamako et les ex-rebelles touaregs du Nord est sans doute l'avancée la plus importante réalisée pendant le premier mandat d’IBK. Cet accord prévoie des mesures permettant d’isoler définitivement les djihadistes, tout en accordant des pouvoirs décisionnels aux populations locales.

Mais ces mesures tardent à se traduire par des changements concrets sur le terrain. Cette lenteur des réformes à laquelle viennent s’ajouter d’autres problèmes de fond liés à la justice, la corruption, la pauvreté, l’insécurité et les conflits intercommunautaires, alimentent la colère populaire, sans pour autant réussir à empêcher la réélection d’IBK à la présidence en 2018. Il remporte le scrutin avec 67,17 % de suffrages.

D’emblée, le second mandat d’IBK est hanté par les problèmes que le chef de l’État malien n’a pas su régler pendant son premier quinquennat, à savoir le retour à la paix et la question de l’insécurité. En dépit des interventions étrangères, les violences djihadistes se poursuivent et s'étendent au centre du Mali et aux pays voisins. À cela s’ajoute une situation sociale délétère qui s'aggrave en 2020 sous le double impact de la crise économique et la pandémie de Covid-19.

En juin 2020, profitant du mécontentement populaire, l’opposition malienne, longtemps divisée, se constitue en une coalition hétéroclite réunissant opposants politiques, guides religieux et membres de la société civile. Le « Mouvement du 5 juin » organise plusieurs manifestations, réclamant la démission du président Keïta, accusé de mauvaise gestion et de corruption.

Le 18 août 2020, après avoir été contesté dans la rue des semaines durant, le président malien est arrêté par des militaires qui avaient entre-temps rejoint les manifestants. Ce sont les médiateurs de la Cédéao (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest) qui arracheront à la junte désormais au pouvoir à Bamako la libération du chef de l’État déchu afin que celui-ci puisse rentrer chez lui et se faire soigner pour ses problèmes de santé.

« J’ai beaucoup à apporter au Mali », aimait répéter le président Ibrahim Boubacar Keïta qui a cru jusqu'au bout à sa bonne étoile. Ce « musulman cartésien », selon sa propre formule, n'aura pas eu le temps, ni sans doute l’énergie, pour mener à bout sa promesse de réédification de l’État malien.

Décédé à son domicile de Bamako ce dimanche 16 janvier 2022, l’homme aurait eu 77 ans à la fin du mois. Le coup d’État qui l’a renversé en août 2020 a été suivi d’un deuxième en mai 2021, portant à la tête du pays une junte conduite par le colonel Assimi Goïta. Le refus de ce dernier de ne pas organiser des élections démocratiques permettant le retour des civils au pouvoir a conduit la Cédéao à infliger de lourdes sanctions au Mali.

<strong>Source : RFI</strong>

<strong>Le titre et le chapeau sont de la Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Boua ya bla ad aeternam : Le Mali perd un grand patriote</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/boua-ya-bla-ad-aeternam-le-mali-perd-un-grand-patriote-2960661.html</link>
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<pubDate>Mon, 17 Jan 2022 11:14:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’ancien Président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita, est décédé hier dimanche 16 janvier 2022 à son domicile à Sébénikoro des suites d’une longue maladie. Pour avoir été ministre, Premier ministre, Président de l’Assemblée nationale, IBK, né le 29 janvier 1945 à Koutiala, fut une figure majeure de la vie au Mali au cours des trente (30) dernières années. Incontestablement, le Mali vient de perdre un grand patriote.

Pour Moussa Timbiné, Président du Bureau des Jeunes du Rassemblement pour le Mali (RPM) et ancien Président de l’Assemblée nationale du Mali, « le Mali vient de perdre un homme d'Etat dont l'engagement patriotique est inégalable, sincère et toujours dévoué au service de la Nation ». Selon Moussa Mara, ancien Premier ministre, « le Président IBK, pendant sa riche carrière politique, s'est d'abord illustré par son humanité ».

En attendant que  la date de ses obsèques soit  fixée par les autorités de transition,  Le challenger présente ses sincères condoléances au peuple malien, à sa famille, son épouse Aminata Maïga, ses enfants et à la grande famille du RPM.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : des personnalités saluent la mémoire de l&amp;apos;ancien président Ibrahim Boubacar Keïta comme un &amp;quot;homme d&amp;apos;Etat&amp;quot; (SYNTHESE)</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/mali-des-personnalites-saluent-la-memoire-de-lancien-president-ibrahim-boubacar-keita-comme-un-homme-detat-synthese-2960602.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/necrologie/mali-des-personnalites-saluent-la-memoire-de-lancien-president-ibrahim-boubacar-keita-comme-un-homme-detat-synthese-2960602.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 17 Jan 2022 06:50:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Dès l'annonce du décès de l'ancien président malien à son domicile privé de Bamako par sa famille dimanche matin, les témoignages se sont multipliés sur les réseaux sociaux pour saluer la mémoire d'Ibrahim Boubacar Keïta comme un "homme d'Etat".</strong>

Dans un communiqué officiel publié dimanche, le gouvernement malien a annoncé son décès avec "une profonde douleur".

"Le Mali vient de perdre un homme d'Etat dont l'engagement patriotique est inégalable. Il était sincère et toujours dévoué au service de la nation", a tweeté Moussa Timbiné, président de l'Assemblée nationale dissoute par le défunt le 18 août 2020 avant sa propre démission sous la pression de la junte militaire.

"Pendant sa riche carrière politique, le président IBK (Ibrahim Boubacar Keïta) s'est d'abord illustré par son humanité", a aussi reconnu Moussa Mara, Premier ministre du défunt du 9 avril 2014 au 9 janvier 2015.

"Très attristé d'apprendre la disparition de l'ancien président Ibrahim Boubacar Keïta avec qui j'ai eu l'honneur de servir le Mali comme ministre des Affaires étrangères", a également twitté Abdoulaye Diop, ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale.

"J'ai pu apprécier sa passion pour le Mali qu'il avait chevillé au corps, sa vision de la fonction, sa générosité, son ouverture vers les autres et sa recherche permanente de solutions pérennes aux problèmes des Maliens. Il était un grand patriote et un grand Africain", a témoigné sur les réseaux sociaux, Mahamadou Nimaga, ancien conseiller diplomatique de M. Keïta.

"Je suis peiné d'apprendre le décès de M. Ibrahim Boubacar Keïta, ancien président de la République du Mali", a aussi tweeté le président du Sénégal Macky Sall.

"J'ai appris avec une vive émotion le décès ce jour 16 janvier de S.E. Ibrahim Boubacar Keïta, ancien président de la République du Mali", a tweeté Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l'Union africaine (UA).

Selon ses proches, l'ex-président Ibrahim Boubacar Keïta est décédé dimanche aux environs de 09H00 GMT à 76 ans des suites d'une maladie.

Arrivé au pouvoir en septembre 2013 et réélu en 2018, il a été renversé le 18 août 2020 par le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) après de longs mois de manifestations dans la rue pour contester son régime.

Depuis, il avait séjourné à plusieurs reprises à Dubaï, aux Emirats arabes unis, pour raisons de santé.

M. Keïta est né le 29 janvier 1945 à Koutiala, dans le sud du Mali. Fondateur du Rassemblement pour le Mali (RPM), il a notamment occupé les fonctions d'ambassadeur en Côte d'Ivoire, de ministre des Affaires étrangères, de Premier ministre de 1994 à 2000 et de président de l'Assemblée nationale de 2002 à 2007.

La junte lui avait accordé tous les avantages liés au statut d'ancien président de la République du Mali.

<strong>Source: Agence de presse Xinhua</strong>]]> </content:encoded>
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<title>IBK n’est plus : Un grand patriote, homme d&amp;apos;État s&amp;apos;en est allé</title>
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<pubDate>Mon, 17 Jan 2022 01:10:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Innalilahi, wa inna alaïhi rajioun ( toute âme goûtera la mort).

C'est à Tombouctou, dans la Cité des 333 Saints que la nouvelle du décès du Président Ibrahim Boubacar Keita (IBK) m'est parvenue, ce dimanche 16 janvier 2022. Aussitôt, j'ai appelé Chabane, son chargé de protocole, qui m'a effectivement confirmé la triste nouvelle en ces termes: “Chahana, le moment est arrivé. Le Président vient de décéder, suite à une crise cardiaque. Il était chez-lui à Sébenikoro”.

Comme une trainée de poudre, la nouvelle s’est répandue dans les réseaux sociaux.  Des amis et connaissances ne cessaient d'appeler qui pour une confirmation qui pour des condoléances.

IBK est mort. Il fût comme il aimait à dire que " nous fûmes ".

Il était fier d'être Soudanais, il magnifiait l'humanisme soudanien,  l'histoire du Mali, la culture de Tombouctou et de ses érudits. Il était un grand Homme, un Patriote, qui aimait son pays.

Durant les trois décennies écoulées, il avait donné le meilleur de lui-même pour la patrie. Aux grands hommes, la Nation doit être reconnaissante.

Les vrais historiens se changeront d'écrire un jour la vérité sur la marche du pays, les responsabilités des uns et des autres.

IBK fût ! Il a marqué des hommes et des femmes.

Idole pour certains, leader charismatique pour d'autres, IBK est le Chef d'État du Mali, venu aux affaires, dans un contexte d'insécurité totale, à un moment où le pays était, plus que jamais, menacé de partition. Sans oublier les facteurs conjoncturels qui ont accentué et attisé la crise.

Je n'évoquerai point un quelconque bilan ici que des négationnistes s'efforcent tous les jours à biffer.

Dieu est grand ! Il sait tout. Il voit tout. Il fait ce qu'il veut.

IBK est mort, le Mali demeure!

Que des oppositions inutiles, opportunistes, n'entravent pas la marche du pays, au nom de l'illustre défunt. Il avait le Mali chevillé au corps. Il aimait le Mali plus que tout.

Certains ont tout fait pour le salir. En vain! Comme il l'avait toujours dit, il n'avait jamais touché un centime du denier public. Tout ce qu'il prenait relève de ses avantages et autres émoluments. Il ne peut en être autrement parcequ'il n'était même pas ordonnateur de son propre budget.

IBK fût un Homme intègre ! Un Homme gentil, incapable de faire mal à une mouche.

Généreux, IBK était un homme de Dieu. Il donnait avec la main droite, sans que l'autre main s’en rende compte. Il aimait son prochain, cultivait l'excellence et conseillait la rigueur et le travail bien fait.

La mort doit être la bienvenue là où elle nous trouve. IBK est mort à Bamako, dans sa résidence privée de Sébenikoro.

Il incarnait la dignité, l'homme soudanais, l'homme de Dieu, qui savait, croyait fermement et répétait à qui veut l'entendre: "que rien ne lui arrivera que le bon Dieu n'ait prévu". C'était un croyant !

Il est mort parmi les siens, en toute liberté, dans l'intimité familiale, ce dimanche 16 Janvier.

Hommage à IBK pour ce qu'il fût !

Hommage à IBK pour ses nobles actions envers Dieu!

Hommage à IBK pour ce qu'il a pu faire pour la République, pour le Mali!

Que Dieu le couvre de sa miséricorde!

En ce moment triste, nos pensées vont à sa famille, notamment à sa chère épouse, à son  fils, Karim Keïta et au cadet Bouba Keïta.

Nous n’oublions pas Chabane Mahalmoudou, qui était, nuit et jour, avec le défunt.

Nos condoléances également aux autorités maliennes et au peuple du Mali.

Ensemble prions, afin que son âme puisse reposer en paix! Que le Paradis soit sa dernière demeure !

Wa- Salam !

<strong>Chahana Takiou depuis Tombouctou</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Décès de l&amp;apos;ancien président M. Ibrahim B. KEITA : Communiqué du Gouvernement de la Transition du Mali</title>
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<pubDate>Sun, 16 Jan 2022 17:06:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<title>Mali : l&amp;apos;ancien président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita, est décédé à l&amp;apos;âge de 76 ans</title>
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<pubDate>Sun, 16 Jan 2022 12:55:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Élu président de la République du Mali en septembre 2013 et réélu en 2018, l’ancien président Ibrahim Boubacar Keïta est décédé ce dimanche 16 janvier 2022, selon des informations données par sa famille. Il ea été contraint à la démission le 18 août 2020, par une junte militaire dirigée par le Colonel Assimi GOITA.

Ibrahim Boubacar Keïta était avant tout un Malien avec grand ‘’M’’. Il aimait saluer la grandeur de ce pays bâti par d’illustres conquérants qu’il se plaisait à citer lors des interventions télévisées. « Nous fûmes quand d’autres n’étaient pas », était une de ses plus célèbres phrases sur la grandeur du Mali.

Malade depuis plusieurs années, l’ancien président avait été autorisé à quitter le pays pour se soigner à l’étranger. Il effectuera au moins deux séjours sanitaires à Abou Dhabi, capitale des Émirats arabes unis. Né le 29 janvier 1945 à Koutiala, IBK s’est éteint ce dimanche à 76 ans, chez lui à Sébénicoro.

<strong>Mamadou TOGOLA/Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le Républicain consterné : Salah Moulaye, écrivain émérite est décédé</title>
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<pubDate>Fri, 14 Jan 2022 10:37:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Salah Ould Moulaye AHMED, écrivain émérite, auteur de plusieurs livres vient d’être rappelé à Dieu. Lui qui préparait un voyage sur le Mali et qui avait en chantier une nouvelle œuvre, nous a quitté pour sa dernière demeure, tôt ce jeudi 13 Janvier aux environs de 2 heures à Nouakchott. </strong>

Comme son frère ainé Chirfi Moulaye, Salah, un habitué et ami du quotidien Le Républicain, nous rendait visite, quand il venait à Bamako. Humble et généreux, il nous a apporté chacun de ses livres dont le lancement du dernier <em>« Citations célèbres du monde entier »</em>, rassemblant 5000 citations, a eu lieu en juin 2021 au Grand hôtel de Bamako. Comme ce livre, nous avons eu l’honneur de recevoir des mains de l’auteur Salah, un exemplaire dédicacé de son précédent livre, à savoir, <em>« Les 25 grandes idées qui ont marqué la Science et changé le monde ». </em>C’était en Octobre 2018, quand en compagnie de son frère ainé Chirfi Moulaye, il nous rendit visite dans les locaux du quotidien Le Républicain (notre photo). La nouvelle de son décès qui nous tombe dessus comme un couperet nous meurtrit. Le temps d’un malaise dans la nuit du 12 au 13 Janvier, il s’en est allé sans encombre, avant l’aube. C’est la marque, selon les érudits de la sainte écriture, des élus de Dieu qui s’en vont tranquillement ! Puisse ceci présager et symboliser la voie du paradis et le compagnonnage du Prophète (SLW) ! Il nous laisse un riche héritage culturel, en plus des ouvrages sus-cités, il y a : <em>‘’L’apport scientifique arabe’’</em> (2014) ; <em>‘’De Thalès à Einstein’’</em> (2007), <em>‘’Les grandes personnages de l’histoire universelle’’</em> (2012) et <em>‘’Les grandes énigmes de la science contemporaine’’</em> (2013). Dors en paix Cheick Salah Ould Moulaye ! Nous y reviendrons.

<strong>B. Daou</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Témoignage :  Birama Fall, l’ami, le frère et le confrère</title>
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<pubDate>Wed, 05 Jan 2022 07:45:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La nouvelle de ta mort est tombée comme un couperet. Tout le monde s’attend à la mort, mais nul n’est prêt à l’accueillir et elle arrive toujours par surprise. Birama Fall, on te savait malade depuis quelques années, mais personne y compris tes proches parents n’avaient imaginé un seul instant, ta mort brusque ce mercredi 29 décembre 2021.</em></strong>

&nbsp;

Cette maladie que tu trainais n’avait pas entamé ton énergie débordante ni ta philosophie de vie que tu prenais du bon côté. Tu suivais au fil des semaines le bouclage et la parution régulière de ton hebdomadaire, <em>Le Prétoire</em> en plus de ta fonction de membre du Conseil économique, social et culturel (CESC). <em>Le Prétoire</em>, un journal d’informations générales que tu as créé après ton départ du journal <em>Le Républicain</em> où tu as fourbi tes armes et dont tu as été le directeur de la publication.

Ce mercredi reste à jamais un triste souvenir pour les tiens, les amis, les frères et confrères que tu as laissés inconsolables. Quelques heures avant la nouvelle fatidique, vers 17 heures, le reflexe m’est venu de t’appeler sur ton portable. Mon épouse que tu chérissais pour certains mets culinaires que tu aimais tant déguster en fin gourmet, voulait s’enquérir de tes nouvelles. Mais au bout du fil, Titi ton adorable conjointe, décroche. <em>« Ton gars dort, il est un peu souffrant suite à une crise qu’il a piquée au bureau. Nous l’avions évacué au Luxembourg, mais ils nous ont libéré et il se repose »</em>. Après quelques amabilités, je la charge de lui présenter mes vœux de prompt rétablissement.

En début de soirée, peu avant 19h, mon téléphone sonne dans le salon alors que je recevais la visite d’un ami d’enfance avec qui je causais dans la cour. Un de mes enfants me l’apporte et avant de décrocher, je vois que c’est un appel de Titi. D’une voix tremblante et désemparée, elle lâche la funeste nouvelle, <em>« la maladie de ton ami vient d’avoir raison de lui à l’instant».</em>

Birama Fall était un journaliste affable, chevronné, respecté dans la profession avec un carnet d’adresse bien fourni. Une carrière qu’il a préférée à celle d’avocat ou de magistrat à laquelle il était destiné après avoir reçu son diplôme de droit privé à l’université Cheick Anta Diop de Dakar et suivi des stages dans un cabinet d’avocat de la place. C’est à juste raison que <em>Le Prétoire</em> qui a comme logo la balance de la justice s’est spécialisé dans les affaires judiciaires et d’investigations. Il était même un consultant dans le domaine auquel lui faisaient recours des juristes.

Fall et moi avons cheminé ensemble pendant de longues années en tant que journalistes reporters. Il n’y a pas de région au Mali où nous n’avons pas mis les pieds en plus de plusieurs capitales de la sous-région. En France où nous avons été plusieurs fois en mission avec d’autres confrères de la place, Fall était le logeur du groupe de 6 ou 7 journalistes avec qui il logeait chez un de ses frères dans la banlieue parisienne sans aucune contre partie.

Sa gentillesse et disponibilité légendaires étaient reconnues de tous, que ce soit dans la profession ou dans la vie active. L’ami, le frère et le confrère a été accompagné en sa dernière demeure le jeudi 30 décembre, par une foule de parents, d’amis de frères, de nombreux confrères et de collègues. Plusieurs personnalités publiques et privées étaient là dont le président de la Cour constitutionnelle, Amadou Ousmane Touré, qu’il a connu depuis une quinzaine d’années, lorsqu’il était le procureur de la République près le tribunal de la Commune III. Le président du CESC, Yacouba Katilé et ses collaborateurs étaient également là pour accompagner leur collègue, j’en oublie volontiers. Les témoignages poignants qui honorent ses bienfaits sont venus de toutes parts.

Ô mort, où est ta victoire ? Un deuil qui frappe la presse malienne moins de deux semaines après le décès de Makan Koné, une autre icone de la presse, directeur de publication de <em>Nouvelle Libération</em> et ancien président de la Maison de la Presse et la même année que Hawa Séméga, directrice de Kunafoni-TV.

Dors dans la paix éternelle, mon cher ami, frère et confrère. Que Dieu veille sur tes épouses Titi, Aoua, tes enfants Hamey, Tonton, Junior, Tantie (homonyme de ta chère mère), Anna Fall et Titi juniore (homonyme de ton épouse).

<strong> </strong>

<strong>Abdrahamane Dicko</strong>

&nbsp;

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Nécrologie : Ces Africains que nous avons perdus en 2021 !</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/necrologie-ces-africains-que-nous-avons-perdus-en-2021-2958838.html</link>
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<pubDate>Sat, 01 Jan 2022 01:49:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>De nombreuses personnalités du continent, des politiciens, tout comme des artistes et des personnes ordinaires, ont tiré leur révérence en 2021. Tout comme 2020, l'année 2021 a aussi été macabre avec plusieurs morts enregistrés en Afrique, surtout dans les milieux politique et artistique. Le dernier décès en date enregistré sur le continent est celui de Lamine Diack, l'ancien président de l'athlétisme mondial.</em></strong>

<strong>Lamine Diack, sportif et homme politique (Sénégal)</strong>

Lamine Diack, président de la Fédération internationale d'athlétisme de 1999 à 2015, est décédé dans la nuit du jeudi 2 au vendredi 3 décembre, à Dakar. L'homme de 88 ans, au cœur d'une affaire de corruption qui a marqué l'athlétisme mondial, était rentré chez lui au Sénégal, en mai dernier. Il avait été condamné à 4 ans de prison pour corruption et assigné à résidence en France depuis 2015.

Son retour au pays a été rendu possible, en partie, par le club de football local qu'il dirigeait autrefois, le Jaraaf de Dakar qui a versé sa caution de 500 000 euros dans le cadre d'une deuxième affaire judiciaire en cours. M. Diack a toujours clamé son innocence dans le cadre de cette affaire de corruption.

<strong>Sibongile Khumalo, chanteuse (Afrique du Sud)</strong>

Née le 24 septembre 1957 à Soweto, la chanteuse sud-africaine Sibongile Khumalo est décédée le jeudi 28 janvier 2021, à l'âge de 63 ans.

Elevée dans une famille totalement imprégnée de musique, Sibongile Khumalo s'est intéressée à plusieurs genres musicaux, comme l'opéra, le jazz et la musique traditionnelle africaine.Son père, Khabi Mngoma, qui était un musicien classique et professeur de musique à l'université du Zululand, l'a très tôt encouragée à suivre ses pas.

Sa mère était également une soliste alto. Et c'est à l'âge de huit ans que Sibongile a entamé l'apprentissage du violon. Elle ira par la suite étudier la musique à l'université du Witwatersrand et à l'université du Zululand. Cette grande expérience fait d'elle un symbole de l'ordre musical de son pays.

Dans sa riche carrière, elle a eu à diriger le Funda Art Centre, un centre d'enseignement artistique de Soweto. Mais c'est en 1993 que Sibongile Khumalo s'est fait connaitre du grand public en remportant le prix de la meilleure jeune artiste au Grahamstown Festival.

Quand le président Nelson Mandela est élu président de l'Afrique du Sud, après sa libération, elle chante à l'occasion des célébrations nationales.

Lors de la finale Coupe du monde de rugby en 1995, elle dirige l'interprétation des hymnes nationaux sud-africain et néo-zélandais.

En 1997, en tournée en Europe, elle chante avec d'autres artistes, un vaste répertoire des chants du Kwazulu Natal.

En 2019, elle participe au premier festival de jazz de l'Est du Cape.

Au courant de sa carrière, Sibongile Khumalo a toujours été comparée à Miriam Makeba dans ses interprétations de la musique traditionnelle zouloue sud-africaine.

Ses chansons de jazz ont souvent aussi été comparées à ceux d'Ella Fitzgerald et de Betty Carter. Elle a été surnommée par le président Nelson Mandela la <strong><em>"Première dame de la chanson".</em></strong> Sibongile Khumalo a eu deux enfants avec son mari, l'acteur et réalisateur Siphiwe Khumalo.

<strong>Hamed Bakayoko, ancien Premier ministre (Côte d'Ivoi</strong><strong>re)</strong>

Né le 8 mars 1965 à Abidjan, M. Bakayoko est décédé des suites d'un cancer le 10 mars 2021 à Fribourg-en-Brisgau, en Allemagne. D'avril 2011 à 2017, Hamed Bakayoko est ministre de l'Intérieur de Côte d'Ivoire. Son expérience et ses bonnes relations lui ont permis de stabiliser le pays qui sortait de la crise post-électorale 2010-2011. En juillet 2017, à la suite des mutineries des Forces armées de Côte d'Ivoire, M. Bakayoko est nommé ministre de la Défense pour rétablir l'ordre au sein de l'institution militaire.

En juillet 2020, le journaliste Hamed Bakayoko accède à la Primature en tant que membre du RDR-RHDP, parti au pouvoir du président Alassane Ouattara.

C'est en 1986, après deux ans passés à la Faculté de médecine à l'université de Ouagadougou au Burkina Faso, que Bakayoko décide de se consacrer au journalisme. En 1990, il devient le responsable de la Jeunesse estudiantine et scolaire du PDCI. C'est aussi durant la même année, à l'âge de 25 ans, qu'il fonde le quotidien Le Patriote qu'il gère jusqu'en 1993. Il est le premier directeur général à la création de Radio Nostalgie Côte d'Ivoire, avant de devenir en 2000 le président directeur général de Radio Nostalgie Afrique.

Marié et père de quatre enfants, l'ancien Premier ministre Hamed Bakayoko était également jusqu'à sa mort, maire de la Commune d'Abobo.

<strong>Moufida Tlatli, </strong>

<strong>réalisatrice (Tunisie)</strong>

Née le 4 août 1947 à Sidi Bou Saïd, Moufida Tlatli est décédée le 7 février 2021, à l'âge de 73 ans. Ministre de la Culture de son pays pendant seulement dix jours en janvier 2011, la réalisatrice Moufida Tlatli était également une scénariste et une monteuse. C'est grâce à son professeur de philosophie qu'elle découvre le cinéma. Elle obtient son diplôme de montage en 1968 et rentre au pays. En 1994, elle réalise son premier long-métrage, <strong>"Les Silences du palais"</strong>, et remporte le Tanit d'or aux Journées cinématographiques de Carthage avec son collaborateur Nouri Bouzid. Elle a également remporté la Tulipe d'or au Festival international du film d'Istanbul, le Prix du meilleur long-métrage lors du 5e Festival du cinéma africain de Milan. Moufida Tlatli a aussi obtenu une mention du jury de la Caméra d'or au Festival de Cannes. Depuis 2001, elle fait partie du jury du Festival de Cannes.

En 2004, elle obtient le prix McMillan-Stewart décerné par l'Université Harvard.

<strong>Thione Ballago Seck, </strong>

<strong>musicien (Sénégal)</strong>

Né en 1955 à Dakar, Thione Seck, qui est issu d'une famille griotte, a très tôt pris part aux manifestations culturelles et traditionnelles. Il sera très vite remarqué et intègre le Star Band de Dakar, avant de rejoindre dans les années 1970 l'Orchestra Baobab qui excellait dans la musique salsa afro-cubaine. En 1984, il crée avec son jeune frère Mapenda Seck, le Raam Daan (littéralement 'ramper pour vaincre' en wolof).

Dans son répertoire musical, il aborde des thèmes comme l'amour, la famille, la société, la spiritualité qui font de lui un chouchou des fans du mbalax (rythme musical sénégalais basé sur des percussions).

En 2015, alors que sa santé commençait à être inquiétante, sa riche carrière est éprouvée par une affaire de fausse monnaie qui l'entraine dans une longue période de détention, suivi d'un procès en 2019, puis d'un jugement en appel en 2020.

Contre toute attente, le 14 mars 2021 à Dakar, à l'âge de 66 ans, Thione Ballago Seck est décédé, laissant derrière lui un vaste héritage musical à son fils Wally Seck.

<strong>John Magufuli, ancien président (Tanzanie)</strong>

Né le 29 octobre 1959 à Chato, dans le Nord-ouest de la Tanzanie, l'ancien de l'Etat est décédé en fonction le 17 mars 2021, quelques mois seulement après sa réélection pour un second mandat. Issu d'une famille pauvre qui vivait sur les bords du lac Victoria, John Magufuli a vendu du poisson et du lait en surveillant le bétail, pour aider ses parents. C'est le 5 novembre 2015 que M. Magufuli, a accédé à la magistrature suprême, après avoir été plusieurs fois ministre dans son pays.

Brillant élève en chimie et en mathématiques, il obtient son doctorat en chimie à l'Université de Dar es Salam. Il sera d'abord enseignant à l'école secondaire de Sengerema, puis chimiste industriel.

Devenu député dans les années 1990 pour le compte du Chama cha Mapinduzi (CCM), le premier parti de Tanzanie, il gravit très vite les échelons. Il devient successivement, entre 2000 et 2015, ministre de l'Elevage, de la Pêche, des Terres, du Logement et des Travaux publics. M. Magafuli a contribué à la construction de nombreuses routes en Tanzanie.L'ancien président tanzanien est surtout remarqué pour son scepticisme à l'égard de la Covid-19. Il était convaincu jusqu'à sa mort que son pays était <em>"préservé de la pandémie par Dieu grâce aux prières des Tanzaniens". </em>John Magufuli est remplacé à sa mort par la vice-présidente Samia Suluhu. Il était père de cinq enfants.

<strong>Nawal El Saadawi, écrivaine </strong>

<strong>et activiste (Egypte)</strong>

Nawal El Saadawi aura bien marqué son époque pour son combat mené pour l'émancipation des femmes du monde arabe.

Née le 27 octobre 1931 à Kafr Tahla, près du Caire, elle opte pour l'activisme. En 1981, elle est conduite en prison pour s'être opposée à la loi du parti unique sous le président Anouar el-Sadate. Quand Hosni Moubarak arrive au pouvoir, après l'assassinat de Sadate, elle est libérée en 1982.

Elle publie son livre <strong>"Mémoires de la prison des femmes"</strong> et fonde l'Association arabe pour la solidarité des femmes. Ce mouvement féministe sera interdit en 1991.

Son engagement activistes dans ses œuvres littéraires, très critiques, sur les brutalités policières, la condition de la femme en Egypte et dans le monde arabe, mais aussi la montée de l'intégrisme religieux la contraignent à l'exil. Elle a eu la chance de rentrer dans son pays natal où elle est décédée au Caire, le 21 mars 2021.

<strong>Didier Ratsiraka, ancien président (Madagascar)</strong>

Né le 4 novembre 1936 à Vatomandry, une province de Tamatave, l'ancien président malgache est décédé le 28 mars au centre hospitalier de Soavinandriana à Antananarivo, la capitale, des suites d'une "<strong><em>petite grippe".</em></strong> Didier Ratsiraka est l'enfant d'un fonctionnaire de l'administration coloniale.

Brillant élève, il va poursuivre ses études en France où il fut admis à l'école navale d'où il sortira 2e de sa promotion. Il retourne dans son pays avec le grade d'enseigne de vaisseau de 1re classe. Fort de son expérience sur le vaisseau français Jeanne d'Arc, il devient le commandant du patrouilleur Tanamasoandro, qui a été cédé à son pays par la France. Son avenir sera scellé à bord de ce vaisseau qui s'échoue sous son commandement, au fond de l'anse Nièvre, à la suite de fausses manœuvres.

En guise de sanction, Ratsiraka sera affecté au poste d'attaché d'ambassade à Paris. Entre 1972 et 1975, durant la transition militaire, il devient ministre des Affaires étrangères. C'est bien Didier Ratsiraka qui a obtenu en 1973 la révision des accords de coopération avec la France avec le départ des militaires français présents à Madagascar et la sortie de la Zone franc. Fondateur du parti socialiste et nationaliste Arema, il est élu président de la République en 1975 après la transition militaire.

En 1993, Albert Zafy lui succède au pouvoir à la suite d'une réclamation des forces vives pour une transition libérale amorcée dès 1991. En 1996, Didier Ratsiraka revient au pouvoir et procède à une nouvelle réforme constitutionnelle.

En 2002, à la suite des tensions nées de la présidentielle qui l'a opposé à Marc Ravalomanana, il s'exile en France.Ayant vu sa candidature invalidée à la présidentielle de 2013, Ratsiraka se présente en 2018 et se fait éliminer dès le premier tour.

<strong>Idriss Deby, ancien président (Tchad)</strong>

L'ancien chef de l'Etat tchadien est né le 18 juin 1952 à Berdoba et est décédé à N'Djamena le 20 avril 2021, à l'âge de 68 ans. Un peu après l'annonce de sa victoire pour un sixième mandat, le maréchal du Tchad, blessé au front face à des rebelles du Front pour l'alternance et la concorde, succombe à ses blessures.

Il est remplacé par son fils Mahamat Idriss Deby qui dirige le Conseil militaire de transition mis en place. Le président Deby a rempli une riche carrière militaire. Il entre à l'école des officiers de N'Djamena après l'obtention de son baccalauréat. En 1976, il décroche une licence de pilote professionnel en transport des troupes, à l'Institut aéronautique Amaury de la Grange, en France.

En 1979, Deby rentre au pays et soutient la rébellion en mars 1980 de Hissène Habré contre le président Goukouni Oueddei, après l'éclatement du Gouvernement d'union nationale de transition (GUNT). Il est nommé commandant en chef des Forces armées du Nord (Fan) par Hissène Habré, qui, le 7 juin 1982, pousse Goukouni à s'exiler en Algérie.

En 1983, il est promu au grade de colonel et devient l'adjoint du chef des armées du Tchad. En 1985, il retourne en France à l'Ecole de guerre inter-armées et va s'occuper dès son retour en 1986 du poste de conseiller du président Habré pour la défense et la sécurité. En 1990, avec le soutien de la France, il réussit à déposer le président Hissène Habré qui se réfugie avec sa famille au Sénégal. Son titre de Maréchal lui a été accordé en 2020 lors de son offensive victorieuse, à la tête des troupes tchadiennes, contre Boko Haram. Le président Deby a aussi été le président de l'Union africaine de 2016 à 2017.

<strong>Germaine Ahidjo, ancienne première dame (Cameroun)</strong>

Germaine Ahidjo, l'épouse du premier président de la République du Cameroun, Ahmadou Ahidjo, est décédée le 20 avril 2021 à Dakar, capitale du Sénégal où elle vivait avec sa famille depuis leur exil.

Née le 11 février 1930 à Mokolo, elle se marie le 17 août 1957 à Amadou Ahidjo, le père de l'indépendance du Cameroun qu'elle a rencontré en 1955. Elle devient alors la première Dame du Cameroun de 1960 à 1982.Après l'obtention de son certificat d'études en 1942, Germaine Ahidjo intègre la Cité des Métis de Douala, devenue aujourd'hui le lycée New-Bell.En 1947, elle obtient une bourse qui la conduit en France où elle décroche un diplôme d'infirmière d'Etat en 1952. En 1953, elle se spécialise en maladies tropicales à l'Institut Pasteur. Mme Ahidjo a eu trois filles (Babette, Aissatou et Aminatou) de son mariage avec l'ancien président du Cameroun.Elle a aussi un fils, Daniel Touffic, de son premier mariage avec un Libanais. Elle est inhumée au cimetière musulman de Yoff, près de son mari, le président Amadou Ahidjo, décédé le 30 novembre 1989 à Dakar.

<strong>Béchir Ben Yahmed, fondateur de Jeune Afrique (Tunisie/France)</strong>

Le journaliste Béchir Ben Yahmed est né le 2 avril 1928 à Mahboubine sur l'île de Djerba en Tunisie. Il est décédé le 3 mai 2021 à Paris des suites de complications liées à la Covid-19, à l'âge de 93 ans. Fils d'un commerçant de Djerba, Béchir Ben Yahmed a contribué, de 1954 à 1956, aux négociations de l'autonomie interne, puis de l'indépendance de la Tunisie. Le diplômé de l'Ecole des hautes études commerciales de Paris (HEC) a fondé en 1955 l'hebdomadaire L'Action qui disparait des kiosques dès 1958. En 1956, il est nommé secrétaire d'Etat à l'Information dans le cabinet du Premier ministre Habib Bourguiba.Il ne siège pas pour autant à l'Assemblée constituante pour son jeune âge (28 ans). Béchir Ben Yahmed démissionne plus tard du gouvernement en septembre 1957.En octobre 1960, il fonde Afrique Action qui devient Jeune Afrique le 21 novembre 1961. Deux ans plus tard, en mai 1962, il émigre à Rome, puis rejoint Paris où il s'installe en 1964. Il reste à la tête du magazine Jeune Afrique jusqu'en octobre 2007. Il est remplacé à la tête de l'institution par François Soudan. Ben Yahmed est aussi le fondateur des Editions du Jaguar et crée La Revue qu'il dirige lui-même.

<strong>Awa Diop, ancienne députée et ministre (Sénégal)</strong>

L'une des premières militantes de la première heure du Parti démocratique sénégalais (PDS) est née à Rufisque le 1er mai 1948. Dactylographe et sténographe de formation, Awa Diop a d'abord été secrétaire municipale à Rufisque, sa ville natale, puis à l'hôpital Aristide Le Dantec de Dakar.

C'est le 2 février 1975, à l'occasion d'une visite de Me Abdoulaye Wade à Rufisque, qu'elle adhère au PDS qui a été fondé en 1974.En 1988 et en 1993, Mme Awa Diop se fait arrêter par la police pour <strong>"manifestations non autorisées".</strong> En 1993, elle est élue députée pour la première fois.Le 21 avril 2004, elle est nommée ministre déléguée auprès du Premier ministre Macky Sall. Elle est reconduite au poste à la formation du 23 novembre 2006. Veuve et mère de quatre enfants, Mme Awa Diop est décédée le 21 juillet 2021 à Dakar.

<strong>Amobé Mévégué, journaliste et producteur (Cameroun)</strong>

Né le 1er octobre 1968 à Yaoundé, Amobé, qui arrive en France à l'âge de cinq ans, est décédé le 8 septembre 2021 à Asnières-sur-Seine.

Diplômé en communication, il travaille pour plusieurs radios africaines et antillaises. Dans les années 1980, il participe à la mise en place de Tabala FM, la première radio africaine établie en France. Il se lance dans le journalisme et manifeste sa passion pour les questions de développement durable.

Dès 1994, il produit pour Radio France Internationale (RFI), l'émission Plein Sud qui est suivie par plus de 45 millions d'auditeurs. En 1996, grâce à Canal France Internationale (CFI), il produit Africa Musica, le premier hit-parade des musiques africaines diffusées sur une trentaine de chaines de télévisions nationales d'Afrique.

Sa formation en cinématographie lui permet de réaliser des courts-métrages. Il crée le magazine de presse écrite Afrobizz qui est tiré à plus de 50 000 exemplaires en 2000. En 2002, sur TV5 Monde, il reçoit les grands noms de la musique internationale à l'émission Acoustic. En 2010, il anime le journal de la culture musicale sur France 24.

En raison de la Covid-19, il crée le World Wide Afro Network (Wan Show 2.0) dans lequel participent plus de 200 personnalités de tous les horizons.

Il était fondateur de la télévision panafricaine Ubiznews qu'il dirigeait jusqu'à sa mort le 8 septembre 2021 des suites d'un paludisme aggravé.

<strong>Charles Konan Banny, ancien Premier ministre (Côte d'Ivoire)</strong>

L'économiste Charles Konan Banny est le 11 novembre 1942 à Divo, en Côte d'Ivoire. Infecté à Abidjan par la Covid-19, il est évacué le 7 septembre en France où il décède le 10 septembre à l'hôpital américain de Neuilly-sur-Seine, à l'âge de 78 ans. C'est en 1969 que Charles Konan Banny débute sa carrière au poste de chargé de mission à la Caisse de stabilisation et de soutien des prix des productions agricoles en Côte d'Ivoire.

En 1970, il entre à l'Organisation interafricaine du café (Oiac). Six ans plus tard, en 1976, il rejoint la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Bcéao).

De 1990 à 1993, quand Alassane Ouattara est nommé Premier ministre par le président Felix Houphouët-Boigny, il devient gouverneur de la Bcéao par intérim.

A partir du 1er janvier 1994, il en assure le plein titre de gouverneur. Un poste qu'il conserve jusqu'en 2005. Le 4 décembre 2005, il est nommé Premier ministre. Mais à la suite du scandale lié au déversement de déchets toxiques en Côte d'Ivoire en août 2006, il présente sa démission et celle de son gouvernement au président Laurent Gbagbo. Il est aussitôt reconduit à la tête du gouvernement et forme une nouvelle équipe le 16 septembre 2006. Le 29 mars 2007, il quitte à nouveau la tête du gouvernement.

Après la crise politique de 2010-2011, il est nommé président de la Commission pour le dialogue, la vérité et la réconciliation (CDVR) de septembre à décembre 2014.

Candidat à la présidentielle de 2015, il s'est retiré de la course avant le démarrage du scrutin.

<strong>Abdelaziz Bouteflika, ancien président (Algérie)</strong>

Né le 2 mars 1937 à Oujda au Maroc, Abdelaziz Bouteflika est décédé à Zéralda en Algérie, des suites d'une longue maladie le 17 septembre 2021, à l'âge de 84 ans.

L'ancien chef de l'Etat algérien a dirigé son pays du 27 avril 1999 au 2 avril 2019.

Engagé dans l'Armée de libération nationale, il a joué un rôle clé dans l'indépendance de l'Algérie dans les années 1950 et 1960.

En 1962, quand l'Algérie obtient son autonomie de la France, il devient à l'âge de 25 ans le plus jeune ministre des Affaires étrangères du monde.Un poste qu'il a occupé pendant 16 ans. En 1974, alors qu'il est le président l'Assemblée générale de l'ONU, il invite Yasser Arafat, le leader palestinien à s'adresser à l'organe directeur de l'institution mondiale. Abdelaziz Bouteflika fait aussi partie des dirigeants qui se sont battus pour que la Chine ait un siège à l'ONU.

Il a aussi été un farouche opposant de la politique de l'apartheid appliquée par le gouvernement blanc en Afrique du Sud. En 1980, il est accusé de détournement de fonds et est contraint à l'exil de 1981 à 1987.

Il rentre au pays et à l'issue de la guerre civile des années 1990, il est candidat à la présidentielle de 1999 qu'il remporte de manière controversée au premier tour avec 73,8% des suffrages. Fort de sa grande expérience de diplomate, il réussit à négocier la paix entre l'armée et les militants islamistes armés qui se livrent à la guerre civile qui a fait plus de 200 000 victimes dans le pays. Il est réélu en 2004, puis en 2009 et en 2014, devenant ainsi le chef de l'Etat algérien étant resté le plus longtemps au pouvoir.

Victime d'un grave accident vasculaire cérébral depuis 2013, sa dernière apparition publique a eu lieu en 2017, lorsqu'il inaugurait une station de métro et la mosquée Ketchaoua, à Alger. Des rumeurs font de son frère cadet Saïd Bouteflika, le véritable dirigeant du pays dans les coulisses. De nombreuses manifestations publiques dans tout le pays le dissuadent de briguer un cinquième mandat. Il est contraint sous la pression de l'armée de démissionner.

<strong>La liste n'est pas exhaustive</strong>

En effet, plusieurs autres personnalités, comme en 2020, nous ont quittés durant cette année 2021 à travers le continent.

Nous pouvons noter Mme Okou Djénéba Gon Coulibaly, qui était la directrice générale adjointe (DGA) du Port autonome d'Abidjan, décédée le 17 décembre à Paris. Elle était la petite sœur de l'ancien Premier ministre Amadou Gon Coulibaly. Mais aussi le maréchal Mohamed Hussein Tantawi Soliman (Egypte), Ibrahim Mbombo Njoya, le roi des Bamouns (Cameroun), Clément Mouamba, ancien ministre (Congo), le journaliste Tshitenge Lubabu (Congo), Abdelkader Bensalah, ancien président par intérim (Algérie), le footballeur Jean-Pierre Adams (France/Sénégal), Charles Gomis, homme politique (Côte d'Ivoire), Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya (RDC), El-Hadj Abbas Bonfoh, ancien chef de l'Etat (Togo), Naïma Ababsa, chanteuse (Algérie), entre autres.

<strong>  Source BBC</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Ces personnalités maliennes qui nous ont quittés !</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 01 Jan 2022 01:42:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Elles sont nombreuses, ces personnalités issues de différents domaines (politiques, culture, média…) qui nous ont quittés courant l'année 2021, qui vient de s'achever. Nous prions pour le repos éternel de leurs âmes ! A cette occasion, nous avons décidé de rendre hommage à ces dignes fils du Mali au seuil du nouvel An. Dossier Réalisé par la Rédaction</em></strong>

<strong>Modibo Kéïta, ancien Premier ministre </strong>

[caption id="attachment_1931642" align="alignleft" width="300"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/12/Modibo-KEITA-.jpg"><img class="size-medium wp-image-1931642" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/12/Modibo-KEITA--300x169.jpg" alt="Modibo KEITA" width="300" height="169" /></a> Le premier ministre Modibo KEITA[/caption]

Né le 31 juillet 1942 à Koulikoro, l'Ancien Premier ministre du Mali, Modibo Kéïta, a tiré sa révérence le 2 janvier 2021 à l'âge de 78 ans. Ce grand commis de l'Etat a occupé plusieurs postes de responsabilité, notamment ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale en 1987 sous Feu le Général Moussa Traoré. Il fut aussi Conseiller à la Présidence de la République sous Alpha Oumar Konaré en 1997.

Modibo Kéita a fait ses études primaires à Koulikoro entre 1950 et 1957. Ses études secondaires l'amèneront à l'Ecole normale secondaire de Katibougou. En 1965, Modibo Kéita entame les études supérieures à l'Ecole normale supérieure. Elles furent sanctionnées par une Maîtrise en lettres modernes en 1969.

Au titre des stages pédagogiques, le grand commis de l'Etat a fréquenté Montrouge-Montpellier, Marly-Le Roi et Saint-Cloud en France. Au titre de sa carrière professionnelle, l'ancien Premier ministre a occupé de nombreuses fonctions dans l'administration.

De 1963 à 1979, Modibo Kéita est instituteur à Kéniéba, Professeur à l'Ecole normale secondaire de Bamako, directeur du Centre de recherche pédagogique et de production audiovisuelle, directeur général de l'Institut pédagogique et directeur de cabinet du ministre de l'Education nationale. Sa carrière ministérielle débute en 1982 quand il fait son entrée au gouvernement en qualité de ministre de l'Emploi et de la Fonction publique. De 1986 à 1989, il est ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale.

Durant sa carrière diplomatique, Modibo Kéita a été ambassadeur du Mali en RFA, auprès de la Suisse, de la Suède, du Danemark, de l'Autriche, de la Norvège et auprès des organisations du système des Nations unies à Genève et à Vienne. Rentré au bercail en 1992, il occupe successivement les postes de conseiller pédagogique à l'Institut pédagogique national, conseiller à l'éducation au Secrétariat général de la Présidence de la République, secrétaire général de la Présidence de la République.

Modibo Kéïta a été deux fois Premier ministre d'abord sous Alpha Oumar Konaré du 18 mars au 9 juin 2002 et puis sous Ibrahim Boubacar Kéïta du 8 janvier 2015 au 8 avril 2017. Il fut aussi Haut représentant du chef de l'Etat pour le dialogue inclusif inter-malien avec les groupes rebelles.

<strong>Mme Cissé Mariam Khaïdama Sidibé, 1ère femme Premier ministre du Mali</strong>

<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/11/Mariam-Kaidama.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2952161" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/11/Mariam-Kaidama-277x300.jpg" alt="" width="277" height="300" /></a>Née le 4 janvier 1948 à Tombouctou, Mme Cissé Mariam Khaïdama Sidibé est décédée le 6 novembre 2021 en Tunisie à l'âge de 73 ans.  Elle est le dernier Premier ministre du régime d'Amadou Toumani Touré et la première femme chef du gouvernement de l'histoire institutionnelle du Mali. Elle fait ses études primaires à Goundam (région de Tombouctou) avant d'obtenir son diplôme d'études fondamentales dans la même ville en 1966. Elle entre ensuite au lycée de Jeunes filles pour décrocher son baccalauréat en 1970.  Mme Cissé Mariam Khaïdama Sidibé achève ensuite ses études supérieures à l'Ecole nationale d'administration (ENA) avec un diplôme d'administrateur civil. Elle justifie d'une riche carrière professionnelle : ministre du Plan et de la Coopération internationale (d'août 1991 à juin 1992 pendant la Transition) ; ministre de l'Agriculture et de l'Environnement, cumulativement avec le portefeuille du Plan et de la Coopération internationale (mai 1992-juin 1992) et ministre du Développement rural (mars 2002-juin 2002). Mariam Khaïdama a ensuite connu une longue carrière internationale (août 1993-novembre 2000) comme secrétaire exécutif du Cilss (Comité inter-Etats de lutte contre la sécheresse au Sahel), basé à Ouagadougou. Mme Cissé Mariam Khaïdama Sidibé a été en 2003 la présidente du Conseil d'administration de la Sonatam (Société nationale des tabacs et allumettes du Mali).

Elle a suivi plusieurs formations spécialisées, notamment en gestion des entreprises à l'Ecole internationale de Bordeaux en France (1976), en contrôle interne à l'Institut international d'administration publique de Paris (1979), en relations professionnelles au Centre de perfectionnement professionnel de Turin (Italie) en 1983. Toujours au niveau des formations spécialisées, Mme Cissé Mariam Khaïdama Sidibé a été formée en restructuration des entreprises publiques à l'Institut belge de formation de Bruxelles (1986), en ménagement à l'Ecole nationale d'administration publique (Enap) du Québec au Canada (1988), une formation sanctionnée par le 1er prix d'excellence.

En 1993, elle était au Centre de formation de la Bceao en programmation financière et ajustement. Comme expérience professionnelle, on peut retenir son passage au service du Contentieux du ministère de tutelle des Sociétés et Entreprises d'Etat (1974-1975). Elle a également été inspecteur des sociétés et entreprises d'Etat chargé du contrôle de la gestion des sociétés et entreprises publiques (mars 1980-juin 1987), conseiller technique au ministère de tutelle des Sociétés et Entreprises d'Etat (juin 1987-juillet 1998).

De juin 1989 à mars 1991, elle était affectée au Bureau des entreprises au ministère du Plan. Elle a été également chargée de missions à la présidence de la République (mars 1989-mars 1991) et conseiller technique (mai 1991-août 1991). Entre août 2001 et mars 2002, elle est à nouveau conseiller technique à la Présidence de la République.

Mme Cissé Mariam Khaïdama Sidibé était membre de plusieurs associations dont le Réseau des femmes ministres et parlementaires du Mali (Refemp), l'Alliance contre la faim (ACF-Mali), l'Association pour la sauvegarde de Tombouctou (Assaut).

<strong>Décès du Général Salif Traoré à Paris, une grande perte pour l'Armée malienne </strong>

ourant 2021, l'Armée malienne a perdu un grand homme, qui a tout donné à son pays avec dignité. Il s'agit du Général à la retraite Salif Traoré, qui nous a quittés le 10 mars

[caption id="attachment_2922394" align="alignright" width="300"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/03/general-Salif-Traore-3.jpg"><img class="size-medium wp-image-2922394" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/03/general-Salif-Traore-3-300x214.jpg" alt="" width="300" height="214" /></a> General Salif Traore[/caption]

2021 à Paris, en France, des suites d'une maladie. Un hommage mérité a été rendu à ce militaire exemplaire et remarquable, qui a été conduit à sa dernière demeure par ses compagnons d'armes, ses parents, amis et connaissances, le jeudi 18 mars 2021. Il repose désormais au cimetière de Sabalibougou aux côtés de ses parents.

Notons que le Général à la retraite Salif Traoré a consacré toute sa vie à servir la nation. Durant sa carrière, il a occupé plusieurs postes de responsabilité : Attaché militaire à l'Ambassade du Mali à Moscou, chef d'Etat-major particulier du président de la République. Il fut aussi secrétaire général du ministère de la Défense et des Anciens combattants où il a fait valoir ses droits à la retraite.

Le Général Salif Traoré a également obtenu beaucoup de distinctions honorifiques dont celle de Commandeur de la Légion d'Honneur de la République Française.

<em>"Mon père était un homme jovial, il avait toujours le sourire au visage. Il y a 6 mois, mon père m'avait dit qu'il était prêt pour la mort. Prêt dans le sens où il pense avoir eu une vie accomplie dans le sens où il a vu l'ascension de ses enfants dont son benjamin, ce qui n'est pas donné à tout le monde. Aujourd'hui, nous sommes très attristés de sa perte, mais nous devons aussi penser à lui et nous savons qu'après 4 années de lutte farouche contre la maladie, il est aujourd'hui heureux puisqu'il laisse derrière lui une famille unie, une famille solide. Il s'en va le cœur léger, il a laissé une famille soudée, avec des enfants devenus adultes et d'adorables petits enfants. L'homme s'en va physiquement mais son idéologie, l'amour qu'il nous a donné et l'éducation qu'il nous a transmise demeurent en nous, ce qui fait qu'il est toujours présent".</em> Parole de Kalifa Traoré, directeur administratif et comptable au Pmu-Mali, l'un des fils de Feu le Général Salif Traoré.

<strong>Général Boubacar Baba Diarra, ancien président de la Femafoot </strong>

<strong>Boubacar Baba Diarra nous a quittés le 11 novembre 2021, à l'âge de 68 ans, après un séjour à l'hôpital du Mali puis au Point-G. Ce cadre très compétent, rigoureux et honnête fut président de la Fédération malienne de football de 2013 à 2017. Il a dirigé le Djoliba AC considéré l'un des plus grands clubs au Mali. </strong>

[caption id="attachment_2592072" align="alignleft" width="268"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/10/BABA-DIARRA-2.jpg"><img class="size-medium wp-image-2592072" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/10/BABA-DIARRA-2-268x300.jpg" alt="Boubacar Baba Diarra lors de l’assemblée générale élective de la fédération malienne de football" width="268" height="300" /></a> Boubacar Baba Diarra[/caption]

Né le 14 juin 1953 à Bamako, cet Inspecteur général de police a occupé plusieurs postes : chef de Cabinet du ministère de l'Administration territoriale et des collectivités locales pendant plusieurs années sous le Général Kafoungouna Koné, de mars 2003 à juillet 2013 ; chef de Cabinet du directeur général de la Police nationale ; Conseiller spécial du président de la République, Pr Dioncounda Traoré de mars 2013 à novembre 2013 ; directeur national du Programme de gouvernance partagée de la paix et de la sécurité du Pnud de décembre 2012 à mars 2013.

Boubacar Baba fut aussi chef de la Division économique de la Brigade d'Investigations criminelles de la Direction générale des services de Sécurité d'Etat d'avril à septembre 1979 ; directeur du Département économique des Services de la Sécurité d'Etat chargé spécialement de la lutte contre les infractions à caractère économique ; de juillet 1991 à janvier 1992, directeur général de l'Office pour l'exploitation des ressources hydrauliques du Haut Niger ; de mars 1988 à avril 1991, directeur adjoint de la Direction centrale du matériel et bâtiments des armées cumulativement directeur administratif et financier…

<strong>Mme Sacko Maguiraga, ancienne journaliste à l'Ortm</strong>

Sacko Maguiraga, ancienne reporter de l'Ortm à la retraite, est décédée le 26 septembre 2021 des suites d'une maladie alors qu'elle avait 74 ans. Elle a fait ses études fondamentales à Nioro du Sahel et à Markala. Après le DEF obtenu en 1964, elle fut orientée au Cours normal secondaire. Au terme de deux ans de formation accélérée, elle est apte à enseigner au second cycle comme Professeur d'anglais. Et elle fut orientée à l'Ecole normale supérieure (Ensup) en tant que major de sa promotion.

[caption id="attachment_2819713" align="alignright" width="246"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/05/SACKO-MAGUIRAGA-1.jpg"><img class="size-medium wp-image-2819713" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/05/SACKO-MAGUIRAGA-1-246x300.jpg" alt="Sur les traces de l'Enseignante communicatrice" width="246" height="300" /></a> Sacko Maguiraga[/caption]

A sa sortie en 1970, avec le grade de Professeur d'Anglais, elle est affectée au Lycée de Jeunes Filles puis au Lycée Prosper Kamara pour combler un vide. Elle passera 8 ans dans l'établissement populaire des chrétiens (1970-1978). Elle fut ensuite mutée au Lycée Technique de Bamako.

Après l'enseignement, Mme Sacko Maguiraga fut transférée au ministère de l'Information.  De 1980 à 1993, elle fut reporter, présentatrice des journaux à la radio, traductrice de documents en anglais à l'Ortm, correspondante de presse auprès du ministère de la Justice.  Sacko Maguiraga fut aussi journaliste spécialisée et chargée de tout ce qui a trait à la justice et était productrice de l'émission "Chronique Judiciaire". Ce n'est pas tout. Elle fut également correspondante de BBC Afrique pour l'émission "Focus in Africa".  Sacko Maguiraga a occupé pendant plusieurs années le poste de chargée de communication au ministère de la Justice où elle a été décorée de la médaille du Mérite national.

<strong>Cheick Oumar Maïga dit Gilbert, journaliste émérite, tire sa révérence à 64 ans</strong>

[caption id="attachment_2909801" align="alignleft" width="272"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/12/Gilbert-Maiga.jpg"><img class="size-medium wp-image-2909801" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/12/Gilbert-Maiga-272x300.jpg" alt="" width="272" height="300" /></a> Gilbert Maiga[/caption]

Décédé dans la nuit du mardi au mercredi 1er septembre 2021, Cheick Oumar Maïga dit Gilbert, président du Conseil d'administration de Moov Africa et ancien secrétaire général du ministère de la Communication, a été accompagné, à sa dernière demeure par une foule de grands jours composée de plusieurs personnalités du monde de la presse et de la communication, parents, amis, collaborateurs ainsi que de nombreux journalistes. Il repose désormais au cimetière de Faladié-Niamakoro.

Journaliste-réalisateur de classe exceptionnelle, Gilbert a été nommé en décembre 2020 au poste de président du Conseil d'administration de la Sotelma/Malitel <strong>"Moov Africa"</strong>, l'opérateur historique de téléphonie mobile. Ce fut le couronnement du parcours sans faute de cet homme qui, de simple reporter au quotidien national L'Essor, a gravi petit à petit tous les échelons de l'administration. Plusieurs fois conseiller technique, secrétaire général de département ministériel et fonctionnaire international dans le Système des Nations unies (Unfpa et Oms au Mali et au Cameroun), entre 1991 et 2020, l'homme qui présidait aux destinées du Conseil d'administration de l'une des plus grandes entreprises publiques de la place est rompu aux arcanes de la haute administration, des négociations avec les partenaires bi et multilatéraux et des technologies de l'information et de la communication.

Il est titulaire, entre autres diplômes, d'un doctorat en sciences de l'information et de la communication, obtenu en 1986 à l'Université de Paris IV Sorbonne-Celsa (Centre d'études littéraires et scientifiques appliquées), d'un diplôme d'études approfondies (DEA) en sciences de l'information et de la communication (1982, Université de Paris IV Sorbonne), du diplôme supérieur de l'Institut français de presse (IFP, 1981, Université de Paris Sorbonne II), du diplôme supérieur de journalisme du Cesti de Dakar (1980).

S'y ajoutent les certificats de management des programmes de développement de l'Université de Pittsburg (1982) et de gestion des programmes nationaux de lutte contre le Sida à Ouagadougou (OMS).

L'homme a des compétences reconnues et appréciées dans les domaines suivants :

Plans et stratégies de communication pour le développement ; Communication/journalisme ; Etudes et enquêtes d'opinions ; Communication pour le changement de comportement (CCC) - information-éducation-communication (IEC) ; Tics ; Genre-promotion de la femme-PF ; Management des programmes et projets de développement ; Gouvernance démocratique ; Encadrement d'ateliers sur la gouvernance, la communication ; Régulation des médias, des télécommunications, poste et Tics ; Planification stratégique.

<strong>Ali Badara Kéïta, ancien journaliste sportif du quotidien national «L’Essor» </strong>

Le doyen Ali Badara Kéïta nous a quittés, le samedi  25 septembre 2021 des suites d'une maladie. Ses obsèques ont eu lieu, le lendemain, chez lui en présence de plusieurs personnalités du monde de la presse dont l'ancien ministre de la Communication, Gaoussou Drabo. Il a été accompagné à sa dernière demeure au cimetière de Sabalibougou où il repose désormais.

Ali Badara fut l'un des pionniers de la presse sportive malienne et africaine. Il a dirigé le Desk sport de L'Essor jusqu'en 1973, avant de servir à l'Agence de presse de l'AMA où il prendra sa retraite. Président fondateur de l'Association des journalistes sportifs du Mali (Ajsm), il est membre fondateur de l'Union des journalistes sportifs africains (Ujsa), remplacée aujourd'hui par l'Association internationale de la presse sportive (Aips).

Durant sa carrière, Ali Badara Kéïta a couvert plusieurs évènements sportifs africains, notamment les CAN 1972 au Cameroun et 1974 en Égypte, les Jeux africains de 1978 en Algérie, les multiples combats du boxeur Soungalo Diakité. En plus du journalisme, Ali Badara Kéïta est également l'auteur de trois livres : "Les 50 ans du football malien", "Légendes et vérité du football malien" et le "Le jour où j'ai failli mourir". Il laisse derrière lui des veuves et des orphelins. Dors en paix doyen !<strong>  </strong>

<strong>Décès de Birama Fall, directeur de publication du journal "Le Prétoire" et ancien président de l'Assep !</strong>

[caption id="attachment_2958547" align="alignleft" width="480"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/12/Birama-Fall.jpg"><img class="size-full wp-image-2958547" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/12/Birama-Fall.jpg" alt="" width="480" height="482" /></a> Birama Fall[/caption]

Le mardi 28 décembre 2021, Birama Fall a tiré sa révérence. Son décès est survenu à la suite d'un malaise, phase terminale d'une maladie contre laquelle il luttait depuis de longues années, notamment avec un séjour en France pour se soigner. Battant, Birama Fall le fut et il était débordant d'énergie au point que ceux qui ne le connaissaient pas suffisamment le prenaient pour un homme pressé au vu de son allure. Avec Birama Fall, on ne remet jamais à demain ce qu'on peut faire aujourd'hui.

Ancien président de l'Association des éditeurs de presse au Mali (Assep) et membre du Conseil économique, social et culturel (Cesc), Birama Fall, qui a participé à bâtir la notoriété du quotidien Le Républicain dont il fut un moment même le directeur de publication, avait fini par fonder un groupe de presse qui gérait deux publications, notamment Actu-Economie et Le Prétoire.

Le choix de ce nom, <strong>"Le Prétoire"</strong>, renvoie à son amour du droit qu'il a étudié à l'Université Cheick Anta Diop de Dakar où il avait, comme condisciple, Mme Diarra Racky Talla, ancienne ministre et actuellement membre du CNT.

Parti à sa dernière demeure à l'âge de 63 ans, Birama Fall repose désormais au cimetière de Hamdallaye.

<strong>Adam Thiam, ancien Conseiller à la Présidence de la République</strong>

[caption id="attachment_2109612" align="alignleft" width="300"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/03/adam-thiam-journaliste-promoteur-de-linstitut-du-macina.jpg"><img class="size-medium wp-image-2109612" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/03/adam-thiam-journaliste-promoteur-de-linstitut-du-macina-300x169.jpg" alt="Adam Thiam" width="300" height="169" /></a> Adam Thiam.[/caption]

C'est dans la nuit du jeudi au vendredi 19 mars 2021 que notre confrère et doyen Adam Thiam a tiré sa révérence des suites d'une maladie. Un vibrant hommage a été rendu à cet éditorialiste hors-pair, qui a assuré le poste de Conseiller à la communication à la Présidence de la République du Mali sous Ibrahim Boubacar Kéïta.

<em>"Adam était d'abord un homme de terrain et un acteur majeur des Ongs internationales, véritables écoles d'engagement et d'humilité. Pour en arriver là, il est passé par l'Université de Dakar puis il est allé très tôt à la meilleure université du monde : celle du terrain, auprès des communautés à la base. Ce terrain qui commande et dont les conclusions, telles des sentences, imposent le respect"</em> a dit Tiébilé Dramé. Avant de préciser : <em>"Pour comprendre la sensibilité esthétique et poétique d'Adam Thiam, il faut se référer à son histoire familiale notamment à la figure tutélaire du frère-aîné, Thierno Ahmed, disparu trop tôt qui, même mort, a continué d'exercer sur le cadet une fascination irrépressible". </em>

<strong>Disparition de Makan Koné, ancien président de la Maison de la Presse ! </strong>

L’ancien président de la Maison de la Presse, Makan Koné, a tiré sa révérence, le 13 décembre 2021 à la clinique américaine <strong>"Golden Life"</strong> des suites d'une maladie. Ses obsèques ont eu lieu le lendemain chez lui en présence de plusieurs personnalités dont le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga. Il a été accompagné à sa dernière demeure au cimetière de Sabalibougou.

[caption id="attachment_1552302" align="alignright" width="300"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/04/Makan-Kone.png"><img class="size-medium wp-image-1552302" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/04/Makan-Kone-300x225.png" alt="Makan Koné" width="300" height="225" /></a> Makan Koné[/caption]

<em>"Ce lundi 13 décembre 2021, la triste nouvelle inonde les réseaux sociaux et les milieux professionnels de la presse et de la communication. Celle du rappel à Dieu de Makan Koné dès suite d'une maladie. Face à cette épreuve, nous présentons nos sincères condoléances à  sa famille et alliés ainsi qu'au monde médiatique Malien et africain. </em>

<em>D'Info Matin, en passant par "Le Télégraphe", "Nouvelle .Libération", radio Rempart, Koné Communication et services, l'Assep la Maison de la presse, le forum des éditeurs africains, la Primature, cadre de concertation... la vie de Makan a été bien remplie. </em>

<em>Très direct, il justifiait son franc parler par le souci d'économiser les mots et le temps, et avec toujours un coin de sourire ironique ou moqueur. Sur les intérêts des médias, il pouvait se montrer incisif et n'était pas du genre à reculer. Il avait une plume qui trempait dans la plaie. Makan ne se priait pas de montrer son désaccord à un interlocuteur qui, qu'il soit. Il avait son tempérament,  mais Makan était d'un commerce agréable, généreux et affable. Mon cher frère,  nous prions pour le repos de ton âme, qu'Allah pardonne tes péchés et t'accueille dans son Paradis. Amin"</em> témoigne notre confrère Alfousseiny Sidibé.

<em>"Il m'a fallu du temps pour réaliser que ce que notre frère CAM m'a annoncé ce lugubre 13 décembre était vrai, et de la force pour écrire ces lignes. Que la volonté de Dieu s'accomplisse ! Makan, tu es ainsi allé au Ciel rejoindre le mâne des Ancêtres! Là-bas, où tu arrives sans nul doute avec ton flegme habituel, nous te confions au Très-Haut. Que le Paradis soit ta dernière demeure.</em>

<em>Toi et moi, Normalien et Énarque fraîchement arrivés sur le marché du travail, nos chemins se sont rencontrés à Bamako-Coura, à la Rédaction de Info-Matin, un jour de l'année 1999. Une amitié saine était née, doublée d'une estime réciproque. Nos échanges, toujours sympas, avaient un seul fil conducteur: le Mali que tu aimais tant et que tu honoras par ton engagement professionnel et militant. Gentleman tu es demeuré toute ta vie. Croco, je garde de toi le plus vif des souvenirs, celui d'un homme entier, qui savait être ferme sur ses convictions sans jamais rompre avec sa naturelle bonhomie ni son commerce agréable, ton second trait de caractère. Président, qu'Allah SWT te couvre du Voile de Sa Miséricorde et t'accueille parmi Ses Élus! Adieu, frère!"</em> déclare Cheick Oumar Coulibaly.

<strong>Décès de la talentueuse comédienne Maïmouna Hélène Diarra</strong>

[caption id="attachment_2931666" align="alignleft" width="300"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/06/Maïmouna-Hélène-Diarra.jpeg"><img class="size-medium wp-image-2931666" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/06/Maïmouna-Hélène-Diarra-300x169.jpeg" alt="Maïmouna Hélène Diarra" width="300" height="169" /></a> Maïmouna Hélène Diarra[/caption]

La célèbre comédienne Maïmouna Hélène Diarra plus connue sous le nom de "Bouramousso Djougou" a définitivement quitté la scène le 10 juin 2021, après une carrière bien remplie. Cette dame a joué dans beaucoup de films maliens et africains. Elle était considérée comme une référence pour la culture malienne. Elle s'est distinguée dans des films, des pièces de théâtre, des sketches, à la radio et à la télévision.

Née dans une famille mixte (musulmane et chrétienne), Maïmouna Hélène Diarra a perdu très tôt sa mère. Elevée par son oncle, avec l'assistance de ses tontons, sa grand-mère, elle dit avoir reçu une éducation normale sans se rendre compte de l'orphelinat. Admise au Diplôme d'études fondamentales (DEF), en 1975, elle est orientée à l'Institut pédagogique national pour être enseignante. Elle rêvait plutôt de blouse rose pour devenir sage-femme, sauf qu'elle a échoué au concours d'entrée à l'Ecole secondaire de la santé (ESS).

Il lui restait en ce moment de donner une valeur à son DEF, en intégrant un établissement, où elle pouvait se rendre utile, son niveau en littérature étant très acceptable. Des aînés lui conseillèrent l'Institut national des arts pour apprendre la musique ou le dessin bâtiment. Déjà fascinée par les pièces de théâtre du Groupe dramatique national lors de ses tournées à l'intérieur, Maïmouna Hélène optera finalement pour le théâtre. A peine a-t-elle commencé les cours que feu Minanba Kéita, un dirigeant du Djoliba pour l'avoir connue à San, l'approchera pour qu'elle joue dans l'équipe féminine de basket-ball des Rouges de Bamako, avec les Pinpin, Adiza Maïga, Salamata Maïga, Seynabou Diop (l'ancienne ministre des Infrastructures et de l'Equipement). Elle aura passé deux ans 1975-1977 avec une présélection en équipe nationale. Son talent de comédienne confirmée suffit pour expliquer son saut dans le cinéma, dans des films comme : <strong>"Finyé", "Finza</strong>n", <strong>"Niamanto", "Guimba le Tyran",  "La Genèse", "Bamako", "Kabala", "Rapt à Bamako", "Taffé Fangan", "Sya", "Faro", "Moolaadé"</strong> de Sembène Ousmane.

Musulmane, Maïmouna Hélène Diarra a effectué le pèlerinage à La Mecque en 2019. Ce qui nous a surpris, parce que nous avions toujours cru qu'elle était chrétienne. D'où notre question de comprendre si le pèlerinage dont elle parle s'est fait à Kita ? Elle nous avouera alors que son père était un musulman.

<strong>L’opérateur économique Amadou Djigué décédé à 72 ans !  </strong>

L'ancien président du Conseil malien des chargeurs (CMC) et opérateur économique de renom, Amadou Djigué, est décédé le 7 décembre 2021 des suites d'une maladie qui avait causé son internement à la clinique "Golden Life". Il a été inhumé le mercredi 8 décembre dernier, au cimetière de Sabalibougou. Au cours de la cérémonie funèbre,

[caption id="attachment_800302" align="alignleft" width="236"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/02/Amadou-Djigue.jpg"><img class="size-medium wp-image-800302" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/02/Amadou-Djigue-236x300.jpg" alt="" width="236" height="300" /></a> Amadou Djigue[/caption]

plusieurs hommages ont été rendus à l'illustre disparu par les opérateurs économiques, amis, parents et proches collaborateurs.

<em>"L'Afrique, le Mali et le Conseil national du patronat du mali (Cnpm) viennent de perdre un grand homme, un opérateur économique hors pair, un homme de Dieu, un battant qui a haussé le niveau du secteur économique du Mali. Amadou Djigué a été le premier à s'engager avant la loi PPP (partenariat public-privé) dans la construction du pont de Kayes. Il était un visionnaire, un succès story pour nous les jeunes opérateurs économiques. Amadou était également un homme qui s'est toujours battu pour les opérateurs économiques maliens. Aujourd'hui, c'est une occasion pour nous de le remercier pour tout ce qu'il a fait pour nous, les jeunes. Nous prions le Tout puissant afin qu'il l'accepte dans son paradis"</em> a déclaré Ibrahima Diawara.

Mamadou Tiéni Konaté, ancien président de la Ccim de rappeler : <em>"Amadou Djigué est un opérateur économique que j'ai connu en 1984, lorsque je suis rentré de mes études pour me lancer dans les affaires. Il faisait partie à l'époque d'une association des jeunes opérateurs économiques. Il était un modèle à deux niveaux, c'était à la fois un homme entreprenant et déterminé qui ne se décourageait jamais, qui explorait toutes les voies. Il était quelqu'un de beaucoup engagé dans les mouvements associatifs. Amadou Djigué était surtout disponible à l'égard de tout le monde. Evidemment, c'était un homme passionné et impulsif, mais qui était prêt à pardonner. Il n'était pas rancunier et il avait un idéal qu'il défendait. D'ailleurs, sous la Transition de 1992, il a joué un grand rôle dans les états généraux du commerce où il a beaucoup fait avancer les choses. Aujourd'hui, c'est grâce à lui que le Conseil malien des chargeurs est le seul établissement public à caractère professionnel qui dispose d'un siège moderne à l'ACI 2000<strong> ".</strong></em>

<strong>Marimpa Samoura : l'inspecteur du trésor décède à Paris le 18 mai 2021</strong>

Précédemment président de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif), ministre chargé du Budget sous la Transition 2012-2013, et directeur de cabinet adjoint à la Primature, Marimpa Samoura a trouvé la mort le 18 mai 2021 à Paris. Avec sa disparition, le Mali perdait un de ses plus illustres fils,

[caption id="attachment_2884958" align="alignright" width="300"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/07/Marimpa-Samoura.jpg"><img class="size-medium wp-image-2884958" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/07/Marimpa-Samoura-300x288.jpg" alt="" width="300" height="288" /></a> Marimpa Samoura, le président de la Centif[/caption]

spécialiste des finances publiques tout dédié à la mission de service public. Né en 1959 à N'Tomodo dans le cercle de Nara, Marimpa Samoura, au cours de sa riche carrière, a aussi occupé de hautes fonctions au sein de l'administration publique. Inspecteur du trésor, il était diplômé de l'Ecole nationale d'administration (ENA) de Bamako où il a dispensé pendant longtemps des cours en finances publiques. Il a également servi à l'intérieur du pays, notamment comme chef de la division recettes à la trésorerie régionale de Mopti puis chef de la division comptabilité, fondé de pouvoirs à Kayes, trésorier-payeur régional de Ségou, coordinateur par intérim de la Cellule d'appui à la réforme des finances publiques (Carfip). Marimpa Samoura était également membre du Panel des experts externes du Fonds monétaire international.

L'ancien président de la Centif a donc tiré sa révérence à Paris à l'âge de 62 ans. Il a dirigé cette structure chargée du traitement et la transmission d'informations en vue de la lutte contre le blanchissement de capitaux et le financement du terrorisme pendant plusieurs années. Avant d'être nommé à la tête du Centif, le défunt Samoura a occupé le poste du ministre délégué du budget auprès du ministre de l'Economie et des Finances dans le gouvernement de Transition de Dr. Cheick Modibo Diarra puis de Dr. Diango Sissoko.

<strong>Boubacar Gaoussou Diarra : un homme de vaste culture s'en est allé le 23 avril 2021</strong>

[caption id="attachment_2926270" align="alignright" width="300"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/04/Boubacar-Gaoussou-Diarra-1.jpg"><img class="size-medium wp-image-2926270" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/04/Boubacar-Gaoussou-Diarra-1-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></a> Boubacar Gaoussou Diarra[/caption]

Comme dernière fonction occupée, avant sa disparition, le 23 avril dernier, Boubacar Gaoussou Diarra était le secrétaire permanent du Cadre politique de gestion de la crise du Centre, un service rattaché au Premier ministre pour les questions de stabilisation des régions de Ségou et de Mopti. Magistrat de formation, avant d'entamer les carrières de ministre, de diplomate, d'enseignant et de chercheur sur les questions relatives au terrorisme, aux conflits et au maintien de la paix et de la sécurité, l'ambassadeur Boubacar Diarra était marié et père de quatre enfants.

Né en 1952 dans la cité des Askia à Gao, il y effectue ses études primaires. Après l'obtention d'un bac en série philo-langues au lycée Askia Mohamed de Bamako, il est orienté à l'Ecole nationale d'administration (ENA) de Bamako (section sciences juridiques) où il sortit en 1974, titulaire d'une maîtrise en sciences juridiques et major de sa promotion. L'année suivante, il suit un stage l'Ecole nationale de magistrature de Paris avant de décrocher un DEA en droit pénal et en sciences criminelles puis un doctorat en droit pénal et sciences criminelles à l'Université de Poitiers en France.

Il a été successivement ministre de la Justice, garde des sceaux, ministre de l'Emploi, la Fonction publique et du Travail, ministre secrétaire général de la présidence de la République, avant d'être nommé ambassadeur du Mali en Tunisie et directeur du Centre africain d'études et de recherche sur le terrorisme (CAERT), un centre de l'Union africaine.

Après sa retraite de la magistrature en 2017, il a occupé les fonctions de directeur du Centre d'analyse et de recherche de l'espace sahélo-saharien (Caress), un centre de l'Ecole de maintien de paix de Bamako.

Parallèlement à toutes ces actions, Boubacar Gaoussou Diarra a dispensé des cours de droit pénal, droit pénal général, droit pénal spécial, droit civil et de criminologie à l'ENA pendant de longues années.

<strong>Disparition de Babani Sissoko dit "Foutanga" </strong>

[caption id="attachment_50500" align="alignright" width="300"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/02/Babani-xx.jpg"><img class="size-medium wp-image-50500" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/02/Babani-xx-300x171.jpg" alt="" width="300" height="171" /></a> Babani Sissoko[/caption]

C'est avec beaucoup de consternation que les Maliens ont appris la disparition de Babani Sissoko dit "Foutanga", le dimanche 28 mars 2021. Son décès est survenu à Bamako, après quelques jours de maladie.  L'octogénaire venait de quitter à 79 ans le royaume des terres à l'Hôpital du Mali de Bamako tournant le dos au monde du mensonge et du néant après de beaux et loyaux services rendus à l'humanité. Aux cieux, il rejoint sa maman qui n'a pu être témoin des gestes publics, humanitaires et de solidarité de son Baba adoré à l'endroit de ses concitoyens, ses compatriotes et ses semblables. Lui-même confiait que c'est l'unique regret divin qu'il emportera dans sa tombe.

Avec cette disparition, on peut affirmer sans sourciller que l'humanité vient de perdre un patrimoine, parce que Babani Sissoko n'appartenait plus ni à Dabia, ni au Mali, ni à l'Afrique, mais à l'humanité tout entière. En témoignent les délégations et les messages de condoléances venus des quatre points cardinaux à l'occasion des obsèques grandioses du défunt dans son village natal, Dabia, le mardi 30 mars 2021. Le corps de l'enfant prodige repose dans l'enceinte du domicile familial.

<strong>Oumar Coulibaly : le roi du carton, PDG de la Somepac, prend le train de l'infini</strong>

<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/12/Oumar-Coulibaly-carton.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-2958821" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/12/Oumar-Coulibaly-carton-210x300.jpg" alt="" width="210" height="300" /></a>Oumar Carton est décédé mardi dernier à l'hôpital du Point G. Magnat de l'industrie au Mali depuis les années 1970, il est considéré comme le roi et le pionnier de l'emballage au Mali depuis plus de quatre décennies. Affable, discret et très pieux, sa largesse a dépassé les frontières de notre pays.

Dors en paix patriarche ! Tu auras marqué ton siècle. Qu'Allah t'accueille dans son Paradis, Amen !

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<strong>Géorges Harrages : Le PDG et propriétaires de trois grandes industries maliennes n'est plus</strong>

<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/12/George.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2958816" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/12/George-256x300.jpg" alt="" width="256" height="300" /></a>Magnat du monde industriel au Mali depuis l'indépendance, George Harrage d'origine libanaise vient de décéder à Bamako. J'ai fait sa connaissance en 1994 alors jeune journaliste et rédacteur en chef de Radio Liberté, la première radio commerciale du Mali, Géorges Harrage, ce poids lourd du monde des affaires au Mali était un homme discret et d'un commerce facile, il s'est battu jusqu'à sa mort pour l'épanouissement de son empire.

Que ton âme repose en paix ! Puisse le Tout puissant te réserver son paradis éternel ! Amen.Dors en paix cher ami». Voici le témoignage de Hamidou Sampi pour l’homme.

<strong>Tata Bambo Kouyaté décédée à 71 ans </strong>

La chanteuse Fatoumata Kouyaté, dite Tata Bambo Kouyaté est morte le lundi 14 juin 2021 à 71 ans. Elle devait son surnom, "Bambo", à sa chanson la plus célèbre,

[caption id="attachment_2932158" align="alignleft" width="226"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/06/tata-Bambo.jpg"><img class="size-medium wp-image-2932158" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/06/tata-Bambo-226x300.jpg" alt="" width="226" height="300" /></a> Tata Bambo[/caption]

composée dans les années 1960, alors qu'elle était à peine adolescente.  Fatoumata Kouyaté n'a que 12 ans, en 1962, quand elle compose "Bambo". Un titre remarqué, où elle dénonce les mariages forcés. Fille de Djéliba Kouyaté, un célèbre joueur de n'goni, elle chante déjà dans les mariages et baptêmes. Mais cette chanson va lui servir de rampe de lancement.

Elle intègre l'Ensemble instrumental du Mali. En 1978, désormais surnommée Tata Bambo Kouyaté, elle se lance dans une carrière solo qui la conduira aux quatre coins du monde. Quelques années plus tard, elle enregistre une première cassette, puis un premier album international, Djely Mousso en 1988, chez Syllart Productions.

À l'époque, Tata Bambo était l'une des premières griottes à chanter avec la voix amplifiée par un microphone, accompagnée de son mari, Modibo, à la guitare électrique.]]> </content:encoded>
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<title>Birama Fall n’est plus</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/birama-fall-nest-plus-2958576.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/necrologie/birama-fall-nest-plus-2958576.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/12/Birama-Fall.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 29 Dec 2021 06:31:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Birama Fall chef de famille. J’ai connu l’homme dans ces trois différentes dimensions. Il m’a accepté et toujours pardonné comme ce frère cadet dont la discipline à la lettre dans toute sa rigueur n’est pas toujours la tasse de thé.</strong>

Journaliste reporter, son principe était que c’est le terrain qui fait le journaliste. Raison pour laquelle, même directeur de publication, il a refusé l’immobilité, sortant et rentrant, c’est le va-et-vient qui faisait son quotidien entre la rédaction et les sources dans la ville. Il consacrait peu de temps à écrire, car a déjà pensé à tous les contours de son article avant de se mettre au travail. La revue de presse matinale était sacrée chez Birama Fall, c’est là qu’il prend la température et la boussole pour voir quelle direction prendre, chaque jour a ses réalités. Un carnet d’adresses très fourni lui permettait de suivre les nouvelles à l’instant T, de les recouper à tout moment selon leur évolution. Le journaliste Birama Fall avait des amis parmi ses sources, mais nul ne pouvait prétendre le bâillonner, et sur ce plan, il a été toujours imprévisible, car l’information prime sur le reste, ce qui fait qu’il a largement honoré son contrat avec les lecteurs, donnant suite à leur droit à l’information.

Le Directeur de publication qu’il a été, n’a jamais été un gendarme aux trousses de ses journalistes, fignolant sur les détails des écrits. Il était toujours facile de s’entendre avec Birama Fall, et qui plus est, obtenant de lui le sourire, si on accepte de s’expliquer. Un homme de pardon, qui sachant que son interlocuteur n’a pas raison, accepte de passer l’éponge. Un homme de partage, affable, qui apportait chaque jour à manger au personnel du journal. Mme Fall dite Titi ne ménageait à cet effet aucun effort, apportant le plat, même quand le directeur Birama Fall était en déplacement. Connaissant Titi et les enfants ‘’Tonton’’ et Fatou, les journalistes ne se gênaient point à venir dans la famille Fall. Birama Fall a été grand défenseur de la liberté d’expression et de la presse. Son emprisonnement avec d’autres directeurs de publication dans l’affaire Maitresse du président à rendu les relations plus étroites entre la rédaction et les membres de la famille Fall. Pour tous les biens que tu fis ici-bas, puisse Dieu te réserver une bonne part dans l’au-delà. Dors en paix Birama Fall. C’est la fin d’une longue bataille contre la maladie, et le bon Dieu a toujours le mot de la fin. Puisse Dieu t’accorder le bénéfice de tout ce que tu consentis pour le bien être et la dignité des autres.

<strong>B. Daou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Communiqué de la Maison de la Presse suite à la disparition de Birama Fall, DIRPUB du journal le « Prétoire »</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/communique-de-la-maison-de-la-presse-suite-a-la-disparition-de-birama-fall-dirpub-du-journal-le-pretoire-2958546.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/12/Birama-Fall.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 28 Dec 2021 23:47:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Ancien DIRPUB du Républicain, ancien Président de l’ASSEP et membre du Conseil , Économique et Social du Mali

Seul Dieu a le dernier mot. Lui seul a le contrôle sur notre arrivée sur Sa Terre  et notre rappel  auprès de lui.

Ce jour 28 décembre 2021, le coucher du soleil s’accompagne par le rappel auprès de l’Eternel de notre frère, Excellent confrère Birama Fall.

Ce jour devient un des jours les plus amers de la Presse malienne. Ce jour est aussi un jour de méditation, de Pardon et de prières pour le Repos éternel de l’âme de FALL.

La Maison de la Presse du Mali  adresse à la famille de Birama Fall, ses collaborateurs, ses amis ses condoléances émues.

Puisse Dieu lui accorder Son Paradis Éternel.

<strong>Le Président de la Maison de la Presse du Mali</strong>

<strong>Bandiougou DANTÉ</strong>

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<title>Disparition d&amp;apos;Amba&#45;ere dit André Tembely : Le monde de la culture et de la recherche anthropologique perd un de ses grands témoins</title>
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<pubDate>Sat, 25 Dec 2021 01:22:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Né vers 1928 dans le village de Pélou, chef-lieu de Commune du même nom, cercle de Bandiagara, Amba-Eré dit André Tembely, catéchiste autodidacte, est décédé le samedi 11 décembre 2021 à Bandiagara. Grand témoin de l'histoire et la culture du peuple dogon du Plateau, André Tembely était une personne ressource de la Mission culturelle de Bandiagara.</em></strong>

Chrétien pratiquant, il fut également le premier jeune de la région de Bandiagara à collaborer dès 1954 avec les premiers prêtres blancs. De cette collaboration sont nées plusieurs publications sur la culture, le droit coutumier, la religion, la langue et l'organisation sociale des Dogons du Plateau de Bandiagara (milieu qu'il connaissait le mieux et où il avait vécu exclusivement) avec des chercheurs très célèbres :

- Un parler Dogon, le Donno-sô, notes de grammaire, père Marcel Kervran, L986

- La vie et la mort en pays Dogon, rites et célébrations chez les Donnon, Marcel Kervran, 1986

- Dictionnaire Dogon-Français Donno-sô, père Marcel Kervran, Deleu Bruxelles, 1993

- Les Dogon : Procès pénal traditionnel et justice réparatrice, Marcello Monteleonne, L'Harmattan, 2009

- Le Culte de la terre au pays Dogon, entre coutumes foncières et décentralisation, Marcello Monteleonne, L'Harmattan, 2013

Amba-Eré Tembely a fortement œuvré pour la compréhension des textes bibliques et à leur traduction en dialecte donno-so ou kamma-so du Plateau de Bandiagara. Il n'en était pas moins un fervent défenseur de la religion traditionnelle dogon et des cultures du pays Dogon, transgressant par-là les tabous de l'Eglise dont il était un des représentants, en s'intéressant notamment à la relation intime qui existent entre religion et tradition.  Ayant pris conscience de la valeur de la culture, André devient un ardent défenseur de la tradition et une personne ressource de la Mission culturelle de Bandiagara dès son installation. Sa compréhension de la culture l'a conduit à la représentation de la vie telle que conçue par la cosmogonie dogon. Une représentation physique de cette cosmogonie est le logo de l'Association pour la promotion de la culture dogon, Ginna Dogon. Logo devenu aujourd'hui la référence et l'emblème de tous les Dogon.

Amba-Eré (Dieu est meilleur en dialecte donno-so dont il était locuteur) est aussi auteur de plusieurs manuscrits inédits :

- Chants de mort chez les Dogon Donnon (Goumon-Na), Bandiagara, 1985,

- Chants de la levée du deuil. Rites du dagni chez les Dogon Donnon, Bandiagara, 1989,

- Contes pour le repos de l'esprit. Proverbes et devinettes, Bandiagara, 1992

- La gestion traditionnelle des terres en Pavs dogon, Bandiagara, 1993,

- Les funérailles et le Yimou Komo chez les Dogons de Kamma, Bandiagara,

- Mémoire culturelle dogon donnon,

- Le tourisme autochtone, Bandiagara, 1997,

- La famille dogon, cellule familiale dans la famille élastique, Bandiagara, 1997,

- La fête du Aou-Léyé et l'entrée des jeunes filles dans le toumo chez les Dogons de Kamma, Bandiagara.

Décédé le samedi 11 décembre 2021, André Tembely a été inhumé le dimanche 19 décembre 2021 au cimetière chrétien de Bandiagara.

Au nom de tous les travailleurs du ministère de l'Artisanat, de la Culture, de l'Industrie hôtelière et du Tourisme et du monde de la culture, à sa famille, à la communauté chrétienne du Mali et au monde scientifique, le ministre présente ses condoléances les plus émues et prie pour le repos éternel de son âme !]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Makan Koné : une vie professionnelle bien remplie !</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/makan-kone-une-vie-professionnelle-bien-remplie-2957206.html</link>
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<pubDate>Sat, 18 Dec 2021 01:16:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le lundi 13 décembre 2021, la triste nouvelle inonde les réseaux sociaux et les milieux professionnels de la presse et de la communication. Celle du rappel à Dieu de Makan Koné dès suite d'une maladie.  Face à cette épreuve, nous présentons nos sincères condoléances à  sa famille et alliés ainsi qu'au monde médiatique malien et africain.  D'Info Matin, en passant par "Le Télégraphe", "Nouvelle Libération", «Radio Rempart», Koné Communication et services, l'Assep, la Maison de la presse, le Forum des éditeurs africains, la Primature, le cadre de concertation... la vie de Makan a été bien remplie.  Très direct, il justifiait son franc parler par le souci d'économiser les mots et le temps, et avec toujours un coin de sourire ironique ou moqueur. Sur les intérêts des médias, il pouvait se montrer incisif et n'était pas du genre à reculer.  Il avait une plume qui trempait dans la plaie. Makan ne se priait pas de montrer son désaccord à un interlocuteur, qu'il soit. Il avait son tempérament,  mais Makan était d'un commerce agréable, généreux et affable.  Mon cher frère, nous prions pour le repos de ton âme, qu'Allah pardonne tes péchés et t'accueille dans son Paradis. Amin.                                                                                             <strong>Alfousseiny Sidibé</strong>

<strong>"Makan, tu es ainsi allé au Ciel rejoindre le mâne des Ancêtres !"</strong>

Il m'a fallu du temps pour réaliser que ce que notre frère CAM m'a annoncé ce lugubre 13 décembre était vrai, et de la force pour écrire ces lignes. Que la volonté de Dieu s'accomplisse ! Makan, tu es ainsi allé au Ciel rejoindre le mâne des Ancêtres! Là-bas, où tu arrives sans nul doute avec ton flegme habituel, nous te confions au Très-Haut. Que le Paradis soit ta dernière demeure.

Toi et moi, Normalien et Énarque fraîchement arrivés sur le marché du travail, nos chemins se sont rencontrés à Bamako-Coura, à la Rédaction de Info-Matin, un jour de l'année 1999. Une amitié saine était née, doublée d'une estime réciproque. Nos échanges, toujours sympas, avaient un seul fil conducteur: le Mali que tu aimais tant et que tu honoras par ton engagement professionnel et militant. Gentleman tu es demeuré toute ta vie. Croco, je garde de toi le plus vif des souvenirs, celui d'un homme entier, qui savait être ferme sur ses convictions sans jamais rompre avec sa naturelle bonhomie ni son commerce agréable, ton second trait de caractère. Président, qu'Allah SWT te couvre du Voile de Sa Miséricorde et t'accueille parmi Ses Élus! Adieu, frère!

<strong>                                                                                                                                            </strong>

<strong> Cheick Oumar Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>In Memoriam : Makan Koné, un homme profondément humain</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/in-memoriam-makan-kone-un-homme-profondement-humain-2957270.html</link>
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<pubDate>Fri, 17 Dec 2021 20:02:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le fondateur et directeur de publication du journal Nouvelle Libération et fondateur de la Radio Rempart FM, Makan Koné, est décédé, le lundi 13 décembre, à l’âge de 50 ans, des suites d’une maladie. Avec lui disparaissait un journaliste à la plume accomplie.

En t’annonçant le samedi 11 décembre à 17 h 41 mn que j’allais voyager sur Sélingué pour une dizaine de jours, je n’aurais jamais imaginé que cela était notre dernier échange, même si je te savais malade depuis quelques jours. D’ailleurs, tu m’as assuré que tu suivras le traitement prescrit par les médecins. C’est donc rassuré que je suis venu à Sélingué le lendemain dimanche.

Mais, c’était sans connaître la grande faucheuse. Laquelle est venue t’arracher à notre affection le lendemain, lundi 13 décembre. Makan Koné, ta disparition brutale et prématurée nous laisse sans voix.

Plongés dans la tristesse et la stupéfaction, nous avons longtemps refusé de croire que tu étais parti à jamais. Mais hélas ! Le Tout- Puissant vient de nous montrer une fois de plus que nous ne sommes que de simples mortels !

Président, c’est comme ça que nous t’appelons affectueusement et nous ne t’avons d’ailleurs jamais appelé par ton nom, ta mort nous laisse sans voix. Elle nous rappelle le passage de ce célèbre poème de Victor Hugo, À Villequier. « Nous ne voyons jamais qu’un seul côté des choses ; L’autre plonge dans la nuit d’un mystère effrayant. L’homme subit le joug sans connaître les causes. Tout ce qu’il voit est court, inutile et fuyant ».

Notre collaboration a commencé en septembre 2016, grâce à Issiaka SISSOKO, ton plus proche collaborateur. D’abord à  Nouvelle Libération, dont tu étais le fondateur et directeur de publication, puis après la création de Radio Rempart en 2020. Une radio dont tu voulais nous confier la direction.

Nos occupations ne nous ont pas permis d’occuper le poste. Toute chose qui n’a pas affecté notre relation, bien au contraire. C’est d’ailleurs à juste titre que tu nous as confié l’émission Débat Politique, l’une des émissions phares de la radio.

Il est vrai que la sincérité des hommages posthumes est difficile à établir comme l’écrivait cet autre As de la plume, le regretté doyen Adam Thiam, mais pour avoir été parmi tes derniers collaborateurs, nous nous devons de faire cette confession : nos relations ont été empreintes de cordialité et il n’y a jamais eu de chicane entre nous.

Nous témoignons que le président Makan Koné était une personne affable et profondément humaine. Très généreux et toujours enclin à aider son prochain ; le secrétaire général du Forum des éditeurs africains (TAEF) était d’un commerce agréable.

Avec son franc-parler, le président ne dissimulait jamais ses sentiments. Il n’hésitait pas à dire à quelqu’un ce qu’il pensait de lui. S’il n’était pas content, le président ne s’encombrait pas de diplomatie pour le faire savoir.  C’était ça le président Makan Koné.

Sur le plan professionnel, nous avons beaucoup appris à ses côtés. Doté d’un riche carnet d’adresses, Makan Koné était l’un des journalistes les plus informés du pays. Il était le premier à parler de l’éventuelle venue de la société paramilitaire russe, Wagner, au Mali. Le président avait une plume accomplie qu’il n’hésitait pas à tremper dans la plaie.

Ardant combattant de la liberté de la presse, Makan Koné, ancien président de la Maison de la presse, a, durant toute sa vie, œuvré pour le rayonnement de la profession. C’est d’ailleurs sous son mandat que la Maison de la Presse a noué un partenariat avec l’ESJ-Lille, une des meilleures formations jusqu’ici jamais organisée au profit de journaliste au Mali.

Avec Makan Koné disparaissait une grande plume et une des grandes personnalités de la presse malienne et africaine. Il laisse dernière lui une veuve, 06 enfants et de nombreux collaborateurs et confrères inconsolables. Ta disparition laisse le journal Le Wagadu, que tu appréciais, orphelin.

Merci président pour toutes ces années de collaboration et pour tes nombreux encouragements ! Nous promettons de maintenir le flambeau que tu as allumé en donnant le meilleur de nous-mêmes, à chaque fois que nous sommes sollicités.

À sa famille biologique et professionnelle, nous leur adressons nos condoléances les plus attristées. Adieu Président ! Va en paix, président, tu n’as pas vécu inutilement. Que la terre te soit légère ! Amen !

<strong>Abdrahamane SISSOKO </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Presse: Makan Koné abandonne définitivement la plume et le micro !</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/presse-makan-kone-abandonne-definitivement-la-plume-et-le-micro-2956980.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 16 Dec 2021 01:00:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La presse malienne a été endeuillée le lundi 13 Décembre 2021 par le décès de l'ancien président de la Maison de la presse du Mali Makan Koné, DIRPUB  du journal Nouvelle Libération et promoteur de la radio Rempart.  Suite à ce décès brutal, les collaborateurs, proches et amis ont été tous attristés.

Ce lundi 13 décembre 2021, est un jour de douleur, de tristesse, de recueillement et de reconnaissance de la Puissance de la Volonté de Dieu. Makan Koné s’en va définitivement, abandonnant plume et micro et laissant la Presse malienne dans une profonde nostalgie.

En cette circonstance douloureuse, la Maison de la presse présente à sa famille, son épouse, ses enfants et l’ensemble de ses collaborateurs ses condoléances attristées.

Se obsèques auxquelles plusieurs hommes politiques et personnalités de la transition ont pris part, ont eu lieu chez lui à Kalabancoura.

Tous les témoignages retiennent que l'homme a été humble, courtois et généreux envers ses prochains.

Il repose désormais au cimetière de Kalabancoura.

Que la terre lui soit légère !]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ce que je retiens de Maya Baby,la mère d&amp;apos;ABH, notre mère !</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/ce-que-je-retiens-de-maya-babyla-mere-dabh-notre-mere-2956231.html</link>
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<pubDate>Sat, 11 Dec 2021 01:12:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Il n'est pas facile d'apprendre le décès d'une personne qui vous est chère. Assister à sa mise en terre, dur moment s'il en est, vient consacrer la rupture définitive voulue par le bon Dieu et prescrit dans le Saint Coran en ces termes : "Chaque âme goûtera à la mort".</em></strong>

Du décès de notre mère, la mère de notre directeur de publication, nous avons intensément vécu ces faits. Maya nous a faussés compagnie au moment où nous nous y attendions le moins. Cette femme, d'une bonté exquise, ne faisait pas de distinguo entre ses enfants et ceux des autres. Mais Dieu l'a voulu ainsi. Nous acceptons le décret divin et prions pour le repos éternel de son âme.

Certes Maya était malade depuis quelques années, mais nous ne pensions pas à son départ de sitôt parce qu'elle avait appris à vivre avec sa maladie, elle prenait soin d'elle-même en suivant méthodiquement son traitement. C'est le revers de la médaille qui nous a trompés de façon subite.

Dans la nuit de jeudi 25 à vendredi 26 novembre 2021, mon sommeil est coupé par un réveil inhabituel. Il était 4 h 50 du matin. Poussé par une force plus forte que ma volonté pour continuer mon sommeil, j'allume mon téléphone et tombe sur un appel de mon directeur de publication, Alou Badra Haïdara. A peine je dis allô, il lâche la phrase : <strong><em>"Ta vieille est partie pour de bon".</em></strong>

Sous le coup de l'émotion, j'ai du mal à sortir du lit. Mais il fallait bien que je brave ce moment difficile pour rejoindre mon frère à l'hôpital du Point G aux environs de 5 h 20. Lui-même y était, pris au dépourvu alors qu'il revenait de la pharmacie après avoir acheté les premiers produits prescrits par le médecin.

A son retour, Maya nous avait quittés. Hélas ! Musulmane pieuse, Maya avait confié à ses proches que son plus grand souhait était de mourir un vendredi et de surcroît vers la prière du fajr. A y regarder de près (le jour et l'heure de son décès), on peut dire que le bon Dieu a exaucé ce vœu de notre chère mère Maya Baby.

Maya Baby ! Qui mieux que mon frère Abdoulaye Daga Théra (actuel préfet de Ménaka) ou moi-même pour témoigner des bienfaits de cette mère humaniste ? Nos maisons étant contiguës à l'Hippodrome, Maya nous a adoptés alors que nous étions sur les bancs de l'école primaire comme ses propres enfants. Elle ne se lassait de nous apporter des plats de sa recette, de nous donner des conseils de vie.

Le lien entre Maya et mon grand frère Abdoulaye Daga Théra était si fort qu'il me confiait quelques jours avant la date fatidique que certains avaient du mal à croire qu'elle n'était pas sa vraie mère. D'ailleurs, il arrivait souvent qu'elle refuse certains privilèges à ses enfants au profit du grand frère. C'est ça Maya. Aux fêtes du 31 décembre, de Tabaski ou de ramadan avant même qu'on ne lui rende visite, elle était la première à nous appeler pour nous souhaiter bonne fête.

En retour, le grand frère et moi partagions tous nos projets avec elle afin de recueillir ses conseils et bénédictions. D'ailleurs, en guise de reconnaissance, une des filles d'Abdoulaye Daga Théra, âgée aujourd'hui d'une dizaine d'années, porte son nom.

Sa disparition laisse un grand vide pour moi, mes frères, la famille Théra mais surtout pour sa propre famille et ses enfants plus particulièrement Alou Badra Haïdara avec qui la complicité se passait aussi de tout commentaire. Alou Badara Haïdara qui avait pour nom de jeunesse <strong>"Prince"</strong> est en effet l'homonyme du père de Maya. Elle-même se plaisait souvent à nous dire : <strong><em>"Prince est sorti ou il est par là".</em></strong>

Une deuxième  disparition brutale

Autre anecdote : Alou me confiait avant le décès de sa maman ceci : <strong><em>"Est-ce que tu sais qu'on ne sait jamais contrariés sur un sujet".</em></strong> Je dis mais comment ABH, il me répond : <strong><em>"Tu sais, chaque fois que je lui suggère quelques chose, elle me répond mon père, si tu le dis et que tu trouves que c'est bien, il n'y a pas de problème. Et vice versa".</em></strong>

C'est pourquoi le jour du décès de Maya, j'ai compris la peine d'ABH qui, voyant sa mère, notre mère, ensevelie, a éclaté en sanglots. Et notre peine fut encore grande, lorsqu'à notre retour de l'enterrement, ce même vendredi, la grande sœur d'ABH, Mme Maïga Astan Haïdara, une des filles de Maya, sous le coup de cette disparition brutale, fut victime d'un malaise.A la veille de la mort de Maya, la nuit de jeudi à vendredi, Astan lui avait rendu visite. Ayant compris qu'elle n'était pas trop dans son assiette, elle avait souhaité passer la nuit à ses côtés. C'est sur insistance de sa mère qu'elle est retournée auprès de son mari. Avant qu'elle ne soit informée le lendemain du décès de la vieille.

Accompagnée de son époux, Astan s'est rendue dans la grande famille à l'Hippodrome. Sur place, elle a passé toute la journée assise abattue à recevoir les condoléances avant de piquer une crise vers le petit soir.

Transportée dans un centre de santé de référence, elle a reçu les premiers soins. A son retour à la maison aussitôt sortis du taxi,  ABH n'étant pas rassuré sur son état de santé, l'a embarquée dans son véhicule. J'ai pris place à ses côtés et nous fonçâmes aux urgences de Gabriel Touré qui nous ont dirigés vers l'hôpital du Point G. Malheureusement, avant même qu'on ne la fasse descendre du véhicule à l'hôpital Point G, la volonté de Dieu était faite car un médecin nous informa qu'elle n'était plus de ce monde.

Deux décès dans nos bras en une journée. Et tous ceux qui ont conduit Astan ce jour à l'hôpital étaient inconsolables à commencer par son mari. Le samedi nous l'avons accompagné à sa dernière demeure au cimetière de Sotuba.

Agée d'à peine 47 ans, elle laisse derrière elle un garçon. Ma mère Maya, ma sœur Astan nous prions Allah, le Tout-Puissant, le Tout Miséricordieux de vous accueillir dans son Immense Paradis.

<strong>Votre fils et votre frère</strong>

<strong> Kassoum Théra qui ne vous oubliera jamais</strong>

<strong>Les condoléances de l’ambassadeur du Maroc au Mali</strong>

<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/12/Lettre-Maroc.jpg"><img class="aligncenter wp-image-2956221 size-full" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/12/Lettre-Maroc.jpg" alt="" width="650" height="993" /></a>

<strong>Remerciements</strong>

Messieurs, Mesdames, chers parents, amis, collègues, collaborateurs et connaissances,

[caption id="attachment_2956210" align="alignleft" width="480"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/12/Maya-Baby.jpg"><img class="size-full wp-image-2956210" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/12/Maya-Baby.jpg" alt="" width="480" height="537" /></a> Feu Mme  Maya Baby[/caption]

J'ai été très touché par la sympathie que vous m'avez témoignée après le rappel à Dieu de ma chère mère et de ma sœur non moins chère grande sœur il y a de cela une dizaine de jours.

Le réconfort que vous m'avez apporté à travers votre présence aux funérailles et jours suivants, vos appels de condoléances, vos mots de soutien et votre amitié, m'ont donné la force de traverser les premiers moments douloureux de cette double perte d'êtres chères et m'aident encore grandement à dépasser l'immense peine qui m'a étreint à cette occasion.

Les familles Haïdara et Balayira se joignent à moi pour vous exprimer leur profonde gratitude. "A Dieu nous appartenons et à lui nous retournons !"   Merci !

<strong>Grand Merci à vous tous !</strong>

Grand merci à vous chers amis, connaissances et collaborateurs pour votre soutien et votre  accompagnement suite au décès, dans la même journée du vendredi 26 novembre 2021, de ma chère mère Maya Baby et de ma grande sœur Mme Maïga Assan Haïdara. Mes remerciements particuliers et appuyés vont à :

- Mme Touré Lobbo Traoré (ancienne première Dame) et toute sa famille

- Monsieur le ministre Mossa Ag Attaher

- Monsieur le ministre Oumarou Diarra

- Mme la ministre Diéminatou Sangaré

- Arouna Modibo Touré (ancien ministre)

- Thierno Oumar Hass Diallo (ancien ministre)

- Tiéman Hubert Coulibaly (ancien ministre)

- Dr. Hamadoun Touré (ancien ministre)

- Mamadou Frankaly Kéita (ancien ministre)

- Dramane Aliou Koné (membre du CNT)

- Mme Diarra Kadi Barry (membre du CNT)

- Habib Sissoko (président du Cnosm)

- Hassan Naciri (ambassadeur du Maroc au Mali)

- Abdelaziz Beddini (DG de Moov Africa Malitel) et tout son personnel

- Mohamed Kéita

- Seydou Kéita dit Seydoublé

- L'ambassadeur Boukary Sidibé dit Kolon

- Bréhima Amadou Haïdara (ex-DG de la BDM-SA)

- Moumouni Guindo (président de l'Oclei)

- Mamoutou Touré dit Bavieux (président de la Fémafoot)

- Harouna Boubacar Maïga (président de la FMBB)

- Racine Seydou Thiam

- Souleymane Diabaté (ancien gouverneur de Bamako)

- Sidi Dagnoko (Spirit McCann)

- Amadou Traoré (direction générale des douanes)

- Kalifa Traoré (directeur financier de PMU-Mali)

- Nouhoum Sidibé

- Aïssata Sidibé dite Bijou

- Baseydou Sylla (opérateur économique)

- Ibrahima Diawara (président du Mouvement Malien tout court)

- Sékou Massiré Sylla (dirigeant sportif)

- Lassana Kouma (dirigeant sportif)

- Birama Cissé

- Ibrahima Diawara (PDG de La Poste)

- Kassoum Coulibaly dit Yambox (Fémafoot)

- Me Famakan Dembélé (Fémafoot)

- Issiaka Diakité (Fémafoot)

- Cheick Oumar Karagnara (opérateur économique)

- Sékou Djigué (opérateur économique)

- Alou Djigué (opérateur économique)

- Ibrahim Simpara (ex-directeur des domaines)

- Bandiougou Danté (président de la Maison de la presse)

- El hadj Bassidiki Touré (président de l'Assep)

- Oumar Baba Traoré (président de l'AJSM)

Et l'ensemble de la presse malienne...

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</item>

<item>
<title>Amadou Djigué : Un champion du négoce s’en est allé</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/amadou-djigue-un-champion-du-negoce-sen-est-alle-2956295.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 11 Dec 2021 01:11:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le fondateur et PDG de Galerie Djigué-SA a tiré sa révérence dans la nuit du lundi 7 décembre à son domicile à Torokorobougou où ses obsèques ont eu lieu le mercredi. Cet icône du commerce import-export, né le 22 janvier 1951 à Gadiabakadiel (Nioro du Sahel), a laissé son empreinte dans le monde des affaires.</em></strong>

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Ex-PDG de Galerie Djigué-SA, président du Conseil malien des Chargeurs (CMC, 2002-2008), Consul honoraire de Turquie au Mali (2003-2009), le nom d’Amadou Djigué rime avec courage et détermination. C’est avec lui que le concept de milliardaire illettré a été utilisé pour la première fois au Mali dans son sens le plus large du terme pour désigner ces opérateurs économiques qui ont réussi dans les affaires sans aller à l’école. Amadou Djigué, comme la plupart des membres de son ethnie diawaba, magnats de l’économie malienne, n’a jamais fréquenté l’école classique avant l’âge adulte. Son enseignement s’est limité à l’apprentissage du coran avant qu’il ne quitte son village natal de Gadiabakadiel pour la capitale, Bamako. Mais, il apprit la langue de Molière et de Shakespeare en s’inscrivant aux cours du soir avec à ses côtés des professeurs encadreurs.

De commerçant détaillant qui se promenait avec son panier rempli de cola, cigarettes, bonbons et babiole, le fondateur de Galerie Djigué s’est retrouvé 40 ans plus tard à la tête d’un empire financier. L’opérateur économique connu au Mali, dans la sous-région et à l’échelle internationale  a tissé son nid petit à petit jusqu’à créer la société qu’il a ouverte vers la fin des années 80 et baptisée en son nom. Ce pionnier du commerce est membre fondateur du Groupement des Commerçants maliens (GCM), la plus vieille association de commerçants qui a vu le jour en 1940 et présidée de nos jours par El Hadj Soya Golfa.

Galerie Djigué-SA située en plein cœur du grand marché de Bamako sur la rue du 18 juin 1940, est l’une des premières boutiques au Mali de commerce général qui s’est spécialisée dans la grande distribution et vente en gros de produits d’alimentation (riz, sucre, lait, huile). Certains de ces produits alimentaires et cosmétiques sont de grandes marques françaises, italiennes, néerlandaises, turques, etc. dont elle est la représentante au Mali. Comme un fourretout, la société évolue dans les assurances, les matériaux de construction, le BTP, le transport, le transit, entre autres.

Illusoire de parler de l’ex-consul de Turquie à Bamako sans évoquer son passage de 8 ans comme PDG du Conseil malien des Chargeurs (CMC). Cette faîtière des commerçants  regroupant les importateurs, exportateurs, transitaires et transporteurs, créée en 2002 a eu à sa tête Amadou Djigué. Il l’a dirigée avec professionnalisme et compétence. Les consommateurs maliens en leur tête les autorités maliennes se souviennent encore de l’ouverture du corridor Bamako-Abidjan en 2003 sous son magistère. A cette époque, le port autonome d'Abidjan, principal débouché maritime malien en pleine crise de rébellion était coupé de notre pays. Amadou Djigué a risqué sa vie pour négocier directement avec les dirigeants de la rébellion ivoirienne pour la réouverture du corridor. Un plaidoyer qui a eu un écho favorable, puisque l’approvisionnement de notre pays en produits de première nécessité a repris de plus belle.

Pour tous les services rendus à la nation, Amadou Djigué a été décoré plusieurs fois par l’Etat reconnaissant. Il a été lauréat de grandes distinctions comme Chevalier de l’Ordre national du Mali et Commandeur de l’Ordre national du Mali.

Dors en paix, champion. Tu n’as pas vécu inutile avec tes enfants que tu as formés dans les grandes universités d’Amérique et d’Europe à l’économie et au management et qui ont déjà pris la relève à la tête des entreprises familiales. Voilà une revanche prise sur l’analphabétisme, qui n’a heureusement rien ôté de ton aura.

<strong>Abdrahamane Dicko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Funérailles d&amp;apos;amadou Djigué : Les opérateurs économiques saluent la mémoire du disparu</title>
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<pubDate>Sat, 11 Dec 2021 01:00:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>24 heures après son décès, l'ancien président du Conseil malien des chargeurs (CMC) et opérateur économique de renom, Amadou Djigué, a été inhumé le mercredi 8 décembre dernier, au cimetière de Sabalibougou. Au cours de la cérémonie funèbre, plusieurs hommages ont été rendus à l'illustre disparu par les opérateurs économiques, amis, parents et proches collaborateurs. </em></strong>

a cérémonie funèbre s'est déroulée dans sa famille à Torokorobougou, en présence de Pr Dioncounda Traoré, ancien président de la Transition ; Imam Mahamoud Dicko, ancien président du Haut conseil islamique du Mali ; Basseydou Sylla, Pdg de Sylla Transit ; Diadié Bah, opérateur économique et membre du Conseil National de Transition (CNT) ; Me Kassoum Tapo, président du Morema, ainsi que plusieurs amis, parents et proches collaborateurs du disparu.

Premier président du Conseil malien des chargeurs (CMC), celui que certains magazines économiques citaient parmi les 25 personnes les plus riches du Mali était membre de plusieurs organisations socioprofessionnelles du secteur privé malien. L'opérateur économique évoluait dans divers domaines d'activités dont l'agro-alimentaire, les assurances, les transports, les banques et était actionnaire dans plusieurs sociétés.

C'est suite à une maladie que le Pdg de la Société Djigué-sa a tiré sa révérence dans la nuit de lundi à mardi, vers 1 h du matin, à l'âge de 72 ans. Le lendemain, mercredi matin, il a été accompagné à sa dernière demeure au cimetière de Sabalibougou par les membres de sa famille, ses amis et ses proches collaborateurs.

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<strong>Ibrahim Diawara, Pdg d'IBI Group : "Amadou Djigué était un visionnaire, </strong>

<strong>un succès story pour les jeunes opérateurs économiques"</strong>

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<em>"L'Afrique, le Mali et le Conseil national du patronat du mali (Cnpm) viennent de perdre un grand homme, un opérateur économique hors pair, un homme de Dieu, un battant qui a haussé le niveau du secteur économique du Mali. Amadou Djigué a été le premier à s'engager avant la loi PPP (partenariat public-privé) dans la construction du pont de Kayes. Il était un visionnaire, un succès story pour nous les jeunes opérateurs économiques. Amadou était également un homme qui s'est toujours battu pour les opérateurs économiques maliens. Aujourd'hui, c'est une occasion pour nous de le remercier pour tout ce qu'il a fait pour nous, les jeunes. Nous prions le Tout puissant afin qu'il l'accepte dans son paradis".</em>

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<strong>Boubacar T. Kanté, membre du Conseil national du patronat du Mali (Cnpm) : "Amadou Djigué s'est battu durant toute sa vie afin de bâtir des entreprises performantes"</strong>

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<em>"Amadou Djigué était un homme qui s'est battu toute sa vie afin de bâtir des entreprises performantes et faire progresser le secteur privé malien. Nous retenons de lui un grand homme et c'est avec un cœur meurtri que nous l'accompagnons à sa dernière demeure. J'ai des relations particulières avec lui. Il m'a suivi depuis le début de ma carrière jusque-là et il a toujours était attaché au travail bien fait, au résultat et à la performance. Nous ne pouvons pas tout dire sur Amadou Djigué tant ses qualités sont énormes.</em> Nous prions le Bon Dieu qu'il l'accepte dans son paradis éternel".

<strong>Souleymane Baba Traoré, président du Conseil malien des chargeurs (CMC) : "Amadou Djigué a beaucoup travaillé pour l'intérêt des chargeurs maliens"</strong>

<em>"Vous savez, Amadou Djigué était le premier président du Conseil malien des chargeurs. Durant son mandat, il a beaucoup travaillé pour l'intérêt des chargeurs maliens. Ce jour, il est important que nous venions lui rendre un hommage pour tout ce qu'il a fait pour le secteur privé malien. Lors de la crise politique de la Côte d'Ivoire en 2011, il y a eu du blocage au niveau d'Abidjan, mais c'est grâce à ses compétences qu'il a pu débloquer la situation. Au nom du ministre des Transports, de l'ensemble des chargeurs du Mali, nous demandons au Bon Dieu de lui accorder une place de choix dans son paradis éternel".</em>

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<strong>Mamadou Tiéni Konaté, ancien président de la Ccim : "Amadou Djigé était à la fois un homme entreprenant et déterminé"</strong>

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<em>"Amadou Djigué est un opérateur économique que j'ai connu en 1984, lorsque je suis rentré de mes études pour me lancer dans les affaires. Il faisait partie à l'époque d'une association des jeunes opérateurs économiques. Il était un modèle à deux niveaux, c'était à la fois un homme entreprenant et déterminé qui ne se décourageait jamais, qui explorait toutes les voies. Il était quelqu'un de beaucoup engagé dans les mouvements associatifs. Amadou Djigué était surtout disponible à l'égard de tout le monde. Evidemment, c'était un homme passionné et impulsif, mais qui était prêt à pardonner. Il n'était pas rancunier et il avait un idéal qu'il défendait. D'ailleurs, sous la Transition de 1992, il a joué un grand rôle dans les états généraux du commerce où il a beaucoup fait avancer les choses. Aujourd'hui, c'est grâce à lui que le Conseil malien des chargeurs est le seul établissement public à caractère professionnel qui dispose d'un siège moderne à l'ACI 2000"</em>.

<strong>                     Mahamadou TRAORE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Décès d’Amadou Djigué : Le monde des affaires perd un «baobab»</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/deces-damadou-djigue-le-monde-des-affaires-perd-un-baobab-2955810.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 08 Dec 2021 10:00:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Modeste, humble, accueillant et très sociable, mais également un grand musulman. Sont entre autres qualificatifs que les operateurs économiques, amis, parents et proches collaborateurs retiennent du grand homme d’affaires Amadou Djigué. Le président directeur général de la Société Djigué-SA a tiré sa révérence dans la nuit de lundi à mardi vers 1h du matin à l’âge de 72 ans.</strong>

Premier président du Conseil malien des chargeurs, celui que certains magazines économiques citaient parmi les 25 personnes les plus riches du Mali était membre de plusieurs organisations socioprofessionnelles du secteur privé malien. L’opérateur économique évoluait dans divers domaines d’activités dont l’agro-alimentaire, les assurances, les transports, les banques, et était actionnaire dans plusieurs sociétés.

Soya Golfa est l’oncle de l’illustre disparu. Selon le président du Regroupement des commerçants du Mali, Amadou Djigué est un opérateur économique dans l’âme.

«Il a commencé ses activités à Bamako, avant de s’envoler pour Abidjan et revenir à Mopti. Les affaires lui réussissaient depuis sa jeunesse et il est ouvert à tout le monde. C’est un bon musulman. Sauf empêchement, il a toujours prié à la mosquée. Il a préparé sa rencontre avec le Seigneur», a-t-il attesté.

Moussa Yara est l’ami d’enfance et proche collaborateur de feu Amadou Djigué. Celui qui l’appelait affectueusement Amadou «Kombosè» témoigne, le cœur meurtri : «Nous avons grandi ensemble à Nioro du Sahel. Je retiens surtout son côté religieux». Pour le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali, c’est un baobab qui est tombé pour qui connaît Amadou Djigué. «C’est un homme d’affaires de référence.

J’ai fait sa connaissance depuis une trentaine d’années. Il fait partie de ceux qui ont fait la promotion du secteur privé malien. Pas plus tard que la semaine dernière, il parlait des projets d’investissements pour développer les industries afin de créer des emplois pour réduire le chômage», certifiera Youssouf Bathily.

À son passage au Conseil malien des chargeurs, Amadou Djigué a rehaussé l’image des chargeurs. Humainement, en termes de business, Amadou Djigué est une référence pour le secteur privé malien, retient le patron de la CCIM.

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Babba B. COULIBALY

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<title>Amadou Djigué rappelé à Dieu :  La force d’une volonté</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/amadou-djigue-rappele-a-dieu-la-force-dune-volonte-2955749.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 08 Dec 2021 01:32:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Informateur</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Ce talentueux et généreux homme d’affaires malien avait plusieurs cordes dans son arc.</em></strong><strong><em>
</em></strong>Grâce à sa force et à sa volonté, Amadou Djigué avait progressivement connu une ascension incroyable dans le monde des affaires. Ce qui rendait l’histoire de cet homme vraiment surprenante, c’était qu’il <strong>ne répugnait jamais à occuper une fonction élective lui qui n’avait pas eu la chance de fréquenter les tables –bancs. Rien d’étonnant alors qu’il présidât les destinées du Conseil malien des chargeurs (CMC) avant de devenir des années plus tard Président du conseil d’administration des assurances Lafia- SA. L’icône des affaires cédait son fauteuil à l’ancienne </strong>ministre Mme Ly Taher Dravé <strong>suite à des trous décelés sur sa gestion par la Direction nationale du Trésor et de la comptabilité (DNTCP </strong>

Amadou Djigué était le propriétaire de la très renommée Galerie Djigué Sa, le temple des affaires qui trône majestueusement au centre –ville, en plein cœur du Grand marché de Bamako. Sur ses rayons s’amoncelaient divers produits alimentaires de diverses origines. Avec un cercle très fermé de grands opérateurs économiques, le Mali était suspendu à leurs lèvres, surtout en prélude du mois de Ramadan et des moments de fortes tensions sur la disponibilité et les prix à la consommation des produits alimentaires. Feu Bakoré Sylla, Modibo Keïta et lui, notamment ont appartenu à cette race d’hommes d’affaires au grand cœur qui par leur génie ont su voler au secours de leurs compatriotes en des moments où la lassitude et le désespoir se lisaient sur les visages.

Amadou Djigué avait plusieurs cordes dans son arc. Il avait fait des escapades dans le secteur minier, et fort de ses réussites il briguait en vain la présidence de la Chambre des mines dès les premiers pas de cette institution consulaire.

Dors en paix cher père ! Que la terre te soit légère !

<strong>IbrahimYattara</strong>

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<title>Mali : Seydina Ali Haïdara, fils du Chérif de Bouyé, succombe à ses blessures</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/mali-seydina-ali-haidara-fils-du-cherif-de-bouye-succombe-a-ses-blessures-2953756.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 23 Nov 2021 14:27:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La Famille chérifienne de Nioro du Sahel en deuil ! Le fils de l’actuel chef des hamalistes, Seydina Aly Haîdara, a succombé ce mardi à Tunis à ses blessures. Le défunt a été poignardé le 15 novembre dernier par un disciple de son père. Transporté dans une clinique à Bamako, la victime est restée durant une semaine dans les soins  jusqu'au jour d'hier lundi 22 novembre, date à laquelle il a été à nouveau transporté en Tunisie pour poursuivre le traitement. Ce mardi matin, la triste nouvelle est tombée : Seydina Ali Haïdara a finalement succombé à ses blessures.

Le disciple à l’origine de cette forfaiture est réputé être un proche du défunt. Pour l’instant, aucune enquête policière n’a encore élucidé les raisons qui ont motivé cet habitué de la célèbre famille Chérifienne de Nioro du Sahel à commettre cet acte ignoble. Peut-être  les prochaines sorties du père du défunt édifieront l’opinion nationale sur cette forfaiture inédite. En attendant, les réactions de condamnation et de condoléances continuent  de pleuvoir sur les réseaux sociaux.

<strong>Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Décès de notre confrère Stanislas Ndayishimiye, une des voix de RFI</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/deces-de-notre-confrere-stanislas-ndayishimiye-une-des-voix-de-rfi-2953402.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 21 Nov 2021 09:59:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Notre confrère Stanislas Ndayishimiye est décédé. Né en 1962, dans le centre du Burundi, il vivait en France, depuis 28 ans. Il était devenu l'une des voix de RFI.

Lorsque, en 1993, Stanislas obtient une bourse pour parfaire sa formation de journaliste à Paris, il ne sait pas encore qu’il ne retournera jamais au Burundi car, peu après son arrivée en France, éclate la guerre civile. On tue dans les rues de Bujumbura. Il décide alors de rester à Paris. Il demande l’asile et l’obtient.

<strong>Une vie en France</strong>

C’est tout naturellement qu’il se tourne vers RFI car jusque-là, étant journaliste puis rédacteur en chef à la Radio nationale burundaise, il collaborait également comme correspondant de l’Agence sonore de coopération de RFI. Exilé, il finit par y être embauché. Sa vie est désormais en France.

Il intègre ensuite le service Afrique de la radio mondiale. C’est durant cette période qu’entre 2011 et 2014, il est envoyé comme correspondant permanent à Abidjan. Nous sommes juste après la chute de Laurent Gbagbo. Ces dernières années, il était journaliste au service économie de RFI.

C'est un choc terrible pour nous...

Stanislas Ndayishimiye était quelqu’un de discret mais toujours posé et souriant et ne manquait pas d’humour. Pour preuve, alors qu’un jour - fait rarissime - il se mit à râler et, devant notre surprise, il répondit avec un large sourire : « Mais je suis Français, depuis hier ». Il venait d’obtenir la nationalité française.

<strong>Une des voix de RFI</strong>

Travailleur, Stanislas était un journaliste sérieux. Devenant l’une des voix de RFI, il multipliait les reportages. On se souvient encore de l’une de ses dernières enquêtes sur la filière cacao, en Côte d’Ivoire. Pendant des années, il a affirmé ne pas vouloir retourner au Burundi mais ces derniers temps, il y songeait, expliquant qu’il voulait que ses deux jeunes enfants connaissent leur pays d’origine.

RFI]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Boubacar Baba Diarra : Adieu l&amp;apos;ami, le sportif, le grand commis de l&amp;apos;Etat !</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/boubacar-baba-diarra-adieu-lami-le-sportif-le-grand-commis-de-letat-2953254.html</link>
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<pubDate>Sat, 20 Nov 2021 01:33:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L'inspecteur général de police Boubacar Baba Diarra, ancien président de la Fédération malienne de football (Fémafoot), repose désormais pour l'éternité au cimetière d'Hamdallaye. Décédé le jeudi 11 novembre 2021 à la surprise générale de tous, il a été conduit à sa dernière demeure le lendemain 12 novembre, après la prière de vendredi par une foule de parents, d'amis, de collaborateurs, de sympathisants et de sportifs, tous éplorés.</em></strong>

Immense perte ! Tel est le leitmotiv de tous ceux qui ont accepté de témoigner sur le passage terrestre de feu le général de police Boubacar Baba Diarra, décrit comme un homme affable, un humaniste et surtout une personnalité humble. Tout dédié au travail bien fait, il a été, à les en croire, la cheville ouvrière partout où il a servi.

L'Histoire retiendra en tout cas qu'il est le premier président de la Fédération malienne de football (Fémafoot) à inscrire le nom du Mali au palmarès d'un trophée majeur en Afrique : la Coupe d'Afrique des nations des cadets en 2015 à Niamey au Niger. Les garçons ont réédité l'exploit deux ans plus tard, preuve que le succès initial est tout sauf le fruit du hasard.

Toujours est-il que notre pays est devenu un adversaire redouté par tous dans cette catégorie.

L'effet domino, depuis lors, est la montée en flèche des Aigles seniors, qui viennent justement de se qualifier pour les barrages de la Coupe du monde Qatar-2022, zone Afrique. Une première pour notre pays comme pour saluer la vision du foot de l'Inspecteur général de police Boubacar Baba Diarra.

Auparavant, Boubacar Baba Diarra, aux dires de l'ancien président de la Fémafoot Amadou Diakité, a été l'un des grands artisans du succès de l'organisation de la Coupe d'Afrique des nations (Can-2002), placée sous le signe du "Jatiguiya", et citée dans le monde entier comme la manifestation la plus éloquente de l'hospitalité africaine.

Economiste hors-pair, fruit des universités maliennes et françaises, l'homme a franchi tous les échelons de la police nationale qu'il a intégrée au terme de sa formation initiale à l'Ecole nationale d'administration (ENA) pour atteindre, sans anicroche, le prestigieux grade de général.

Sans fausse modestie, et pour l'avoir fréquenté, je puis vous assurer qu'il est l'un des Maliens les plus cultivés de sa génération, un féru de lectures doublé d'un redoutable débatteur.

Chef de cabinet du ministre de l'Administration territoriale et des Collectivités locales (Matcl) du temps du général Kafougouna Koné (paix à son âme), il a participé à toutes les étapes de la mise en place et de l'opérationnalisation du Recensement administratif à vocation d'état-civil (Ravec), qui participe aujourd'hui à la sécurisation et à la crédibilité des documents d'identité au Mali.

Au plan social, il a uni les parents, les amis, le quartier (son Ouolofobougou natal), les collaborateurs. Autrement dit, il a accompli presqu'à la perfection la mission.

La mort est parfois inattendue, mais toujours inexorable. Lui aujourd'hui, un autre demain, tous un jour ! Dors en paix mon Général !

<strong>   </strong><strong> El </strong><strong>Hadj A.B. HAIDARA</strong>

[caption id="attachment_2953232" align="aligncenter" width="650"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/11/Lettre-Fifa-Baba.jpg"><img class="size-full wp-image-2953232" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/11/Lettre-Fifa-Baba.jpg" alt="" width="650" height="920" /></a> hommage de la FIFA à Bboubacar Baba Diarra[/caption]]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Décès de Boubacar Baba Diarra :  Va en paix mon Général ! Tu étais une référence pour moi... !</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/deces-de-boubacar-baba-diarra-va-en-paix-mon-general-tu-etais-une-reference-pour-moi-2953217.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 20 Nov 2021 01:10:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le décès de l'Inspecteur Général de Police, Boubacar Baba Diarra, le jeudi 11 novembre 2021 des suites d'une maladie à 68 ans a été accueilli comme une grande perte pour le Mali. L'homme fut un cadre très compétent, rigoureux et honnête. Il a été conduit à sa dernière demeure au cimetière d'Hamdallaye, le vendredi 12 novembre 2021, par une foule de grands jours dont plusieurs personnalités du monde sportif dont le ministre de la Jeunesse et des Sports, Mossa Ag Attaher, l'ancien ministre Arouna Modibo Touré, le président du Comité national olympique et sportif du Mali, Habib Sissoko… Va en paix, Mon Général ! </em></strong>

Né le 14 juin 1953 à Bamako, l'Inspecteur général de Police, Boubacar Baba Diarra, nous a quittés le jeudi 11 novembre 2021 aux environs de 14 heures à l'hôpital du Point-G où il était hospitalisé pendant près de deux semaines. Auparavant, Baba avait séjourné à l'Hôpital du Mali pour des soins médicaux.

Hélas, Boubacar Baba Diarra n'est plus !  En plein bouclage consacré à la parution du journal du vendredi 12 novembre, j'ai été informé par mon ami et frère, Oumar Baba Traoré : <strong><em>"ABH, il y a une information concernant le Général Boubacar Baba Diarra. Il faut vérifier !"</em></strong>. Automatiquement, j'ai compris le message, mais il fallait quand même vérifier. C'est ainsi que j'ai appelé mon Tonton Moro Théra et mon frère et ami Soumaré pour me rassurer. "Oui ABH, le Général nous a quittés !" dira Moro Théra. Ce fut un coup dur pour moi. Mais, tout ce que Dieu fait est bon ! Prions pour le Général !

En fait, j'ai été informé de la maladie de Boubacar Baba Diarra par mon frère Seydou Moussa Traoré, chef du Service social de l'Hôpital du Mali par un coup de fil matinal. "<strong><em>ABH, tu es au courant que ton ami est malade"</em></strong> dira-t-il. Il s'agit de quel ami ? <strong><em>"Oui, le Général Boubacar Baba Diarra. Il était à l'Hôpital du Mali, finalement, nous l'avons transféré au Point-G. Je pense que son état de santé commence à s'améliorer petit-à-petit. Prions pour Lui". Après ce coup de fil, j'ai appelé son ami fidèle, Moro Théra pour en savoir davantage. "Effectivement ABH, le Général est malade. Mais Dieu merci, aujourd'hui. Prions pour Lui".</em></strong> Parole de Moro Théra ! Dès lors, on s'appelait presque tous les jours jusqu'à ce jour fatidique du jeudi 11 novembre 2021.

Personnellement, ma dernière rencontre avec le Général Boubacar Baba Diarra fut chez lui où il m'avait appelé pour échanger avec le Pdg de la Pharmacie Populaire du Mali (PPM) Mamadi Sissoko (il serait un ami du Général) afin qu'on se donne la main. Puisque le journal "Aujourd'hui-Mali" dénonçait la gestion de la PPM. <strong><em>"ABH, tu es mon frère et ami tout comme Sissoko. Je souhaite que vous puissiez vous réconcilier et vous donner la main. Vous êtes tous des jeunes"</em></strong>, dira Boubacar Baba Diarra. Comme je ne pouvais pas dire non au Général, finalement j'ai dit Oui.

Et mon dernier coup de fil avec le Général Boubacar Baba Diarra fut, il y a quelques semaines seulement avant sa maladie et juste après sa décoration à la dignité de Commandeur de l'Ordre national du Mali. Ce jour-là, j'avais besoin d'une photo de la décoration. Quand j'ai appelé le Général, il m'a répondu : <strong><em>"Merci beaucoup ABH, il faut prendre contact avec le photographe Kanté pour vous remettre quelques photos"</em></strong>. Et c'est ce que j'ai fait.  Tout cela, c'est pour vous montrer comment j'étais lié à Boubacar Baba Diarra, qui m'a toujours respecté et c'était réciproque. Il ne m'a jamais dit non quelques soient les problèmes. Et il ne m'a jamais menti. En un mot, mes relations avec le Général étaient devenues plus familiales que professionnelles. Baba Diarra était vraiment un homme sociable et prêt à tout pour les autres.  Et il n'hésitait pas une seconde pour se déplacer jusqu'à ATTbougou Niamanan pour venir saluer ma mère à la maison à chaque mois de carême avec sucre et enveloppe à l'appui. C'est pourquoi, j'avais de la peine pour annoncer le décès de Boubacar Baba à la maman. Finalement, j'ai attendu jusqu'au lendemain pour le faire et elle a compris.

Pour la petite histoire, c'est en réalité à cause de Boubacar Baba Diarra que j'ai rendu ma démission à L'Indépendant, après plus de 15 ans de service. Et il le fallait puisque la crise du football malien avait pris une autre tournure. J'ai été surtout victime de mon devoir de journaliste, notamment en disant la vérité sur cette crise. Malheureusement, j'ai été mal compris. On pensait que je soutenais la Femafoot sous la houlette du Général Baba Diarra et moyennant quelque chose. Ce qui était loin d'être vrai.

J'ai soutenu Boubacar Baba Diarra parce qu'il était dans la vérité. J'ai soutenu Boubacar Baba parce qu'il était victime d'un complot. J'ai soutenu Boubacar Baba parce qu'il m'a toujours dit la vérité. J'ai soutenu Boubacar Baba sans contrepartie.

Et quand j'ai décidé de quitter L'Indépendant, le Général a fait trois jours en train de pleurer puisqu'il n'était pas au courant de mon projet de création d'un journal. <strong><em>"ABH, je te demande vraiment de ne pas quitter. Je me sens très gêné puisque c'est à cause de moi que tu vas perdre ton boulot et quitter chez ton oncle. Je te demande de rester à cause de Dieu"</em></strong>, suppliait Boubacar Baba Diarra. Finalement, j'ai pu le convaincre.

Pendant cette crise du football monté de toutes pièces pour faire partir Boubacar Baba de la tête du football, nous avons joué notre rôle d'informer nos lecteurs avec des informations vraies. Finalement, Dieu nous a donné raison puisque le Général a pu terminer son mandat, malgré de nombreuses tentatives avec la mise en place d'un Comité de normalisation, qui a été dissout par la Fifa.

Sincèrement, le Général Boubacar Baba va nous manquer beaucoup. Il fut un cadre très compétent, rigoureux et bosseur. Et j'ai beaucoup appris auprès de lui.

Détenteur d'un Doctorat 3ème cycle option Sciences d'analyses et de gestion des organisations de l'Université de CAEN (Institut d'Administration des Entreprises UER : préparation aux affaires) Boubacar Baba a soutenu sa thème le 30 juin 1982 avec les félicitations du jury. Auparavant, il était diplômé de l'Ecole Nationale d'Administration (ENA) série Sciences économiques, après son baccalauréat au Lycée Technique de Bamako série Techniques Economiques. Il est également détenteur du diplôme du Cycle de Commissaire de l'Ecole Nationale de Police.

Boubacar Baba a effectué plusieurs études professionnelles et stages, notamment au Centre d'études de langues professionnelles à Accra, au Ghana, voyage d'études en Espagne centré sur le système de sécurité espagnol et des communautés autonomes, Auditeur de la 18è promotion de l'Institut des hautes études de sécurité de Paris en qualité de premier auditeur ressortissant d'un pays africain au Sud du Sahara, stage de formation à la Brigade financière et au service central de prévention de la corruption de la préfecture de police de Police, stage de formation à la Direction des affaires économiques et financières de la Direction centrale de la police judiciaire à Nanterre, en France.

L'Inspecteur général de police Boubacar Baba Diarra a participé à la session de formation sur la bonne gouvernance et transparence financière : système de contrôle financier et de lutte contre la corruption à l'Institut for Global Training de Washington aux USA et à la session de formation aux affaires économiques et financières : lutte contre la criminalité financière au Centre national de formation de la Police française à Gif-sur-Yvette. Sans oublier plusieurs autres stages de formation, entre autres à Yaoundé, au Cameroun, à Dakar au Sénégal, à Cotonou, au Bénin, à Ouagadougou, au Burkina, à Yamoussokro, en Côte d'Ivoire.

Boubacar Baba a occupé plusieurs postes de responsabilité dont le plus récent fut son poste de Conseiller spécial du président de la République, Pr Dioncounda Traoré, de mars 2013 à novembre 2013. Auparavant, il fut directeur national du Programme de gouvernance partagée de la paix et de la sécurité du Pnud de décembre 2012 à mars 2013 ; chef de Cabinet du ministre de l'Administration territoriale et des Collectivités locales sous Feu Général Kafoungouna Koné, de mars 2003 à juillet 2012.

Boubacar Diarra fut aussi chef de Cabinet du directeur général de la Police nationale, chef du Bureau d'études de la planification et de l'informatique de la Direction générale de la Police nationale, directeur administratif et financier du ministère des Forces Armées et des Anciens combattants, directeur du Département économique de la Direction générale des Services de la Sécurité d'Etat chargé spécialement de la lutte contre les infractions à caractère économique, de juillet 1991 à janvier 1992, directeur général de l'Office pour l'Exploitation des ressources hydrauliques du Haut Niger (Oerhn) de mars 1988 à avril 1991 ; directeur adjoint de la Direction centrale du matériel et bâtiments des Armées, cumulativement directeur administratif et financier de janvier 1987 à mars 1988, chef de la Division administrative et financière de la Direction centrale du matériel et bâtiment des Armées de septembre 1982 à janvier 1987 ; chef de Division économique de la Brigade d'investigations criminelles de la Direction générale des Services de Sécurité d'Etat d'avril à septembre 1979.

Ce n'est pas tout. Boubacar Baba Diarra fut Administrateur de l'Autorité du Barrage de Taoussa et Administrateur de l'Agence nationale de l'aviation civile en qualité de représentant du ministère de l'Administration territoriale et des Collectivités locales d'avril 2010 à juillet 2012 ; Administrateur représentant le ministère de la Défense nationale auprès de l'Office national des produits pétroliers de 1993 à 1995 ; Professeur vacataire à l'Ecole Nationale d'Administration chargé de l'enseignement de la <strong>"Théorie des organisations"</strong> de 1982 à 1983 ; Responsable du Comité d'élaboration du schéma directeur informatique de la Défense nationale pour l'automatisation des fonctions principales de gestion ; Expert du Comité spécial des Nations Unies chargé de l'élaboration d'une Convention sur la criminalité transnationale organisée et ses protocoles additionnels ; Rapporteur général de la Commission de sécurité, de la Commission de Défense et de Sécurité au Mali…

Boubacar Baba Diarra est également connu en terrain sportif. Président de la Fédération malienne de football d'octobre 2013 à octobre 2017 et membre de la Commission de football des Jeunes de la CAF U-17 ; Président du Djoliba Athlétique Club de mars 2012 à octobre 2013 ; vice-président du Bureau de la Fédération malienne de football de juillet 2005 à juillet 2009 ; Président d'honneur du Centre Salif Kéïta (CSK) depuis 2006 ; Membre du Bureau de la Fédération malienne de football de 1998 à 2002 ; vice-président du CSK de 1996 à 1998.

S'agissant des distinctions honorifiques, Boubacar Baba est Chevalier de la Légion d'Honneur de la République Française depuis 2012, Chevalier de l'Ordre national depuis 2000 et Commandeur de l'Ordre national du Mali depuis octobre 2021.

<strong>                                                                                </strong>

<strong>El Hadj A.B. HAIDARA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Obsèques de Mme Cissé Mariam Kaïdama Sidibé : Hommage à la première femme cheffe du gouvernement au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/obseques-de-mme-cisse-mariam-kaidama-sidibe-hommage-a-la-premiere-femme-cheffe-du-gouvernement-au-mali-2952209.html</link>
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<pubDate>Sat, 13 Nov 2021 01:09:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les obsèques de Mme Cissé Mariam Kaïdama Sidibé ont eu lié le mardi 9 novembre 2021 à Sokorodji. Famille, proches et collaborateurs, tous sont venus pour l'accompagner à sa dernière demeure. Le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, au nom des autorités de la Transition, a salué la mémoire de la défunte.</em></strong>

La République du Mali a rendu un hommage à la première femme Premier ministre de son histoire.  Mme Cissé Mariam Kaïdaman Sidibé  est partie à jamais, en toute discrétion, comme elle a toujours vécu : dans la discrétion. Humble et patiente, loyale et engagée, elle a surtout montré la voie à toute une génération de femmes maliennes, soucieuses de prendre part au développement du pays à un niveau élevé. Les témoignages sont concordants : sa disparition est une perte immense. <em>"C'est la compassion que nous exprimons à toute sa famille. Nous sommes peinés de perdre une sœur d'une très grande valeur qui a servi toute sa vie son pays, le Mali ; qui a servi son terroir. Elle est la première femme cheffe de gouvernement de notre pays. C'est une battante, elle a montré la voie de ce qu'est l'humanisme, la compétence et le savoir-faire. C'est un exemple pour toutes les femmes du Mali et de l'Afrique"</em>, déclare Ousmane Issoufi Maïga, ancien Premier ministre

<em>"Que de moments passés ensemble avec Mme la Présidente ! Que de souvenirs ! Que de partages et de moments qui resteront gravés dans notre mémoire. L'ouverture d'esprit, la modération dans les propos et dans les actes, les grandes responsabilités dans le pays et en dehors, l'honneur et la dignité dans l'habillement, le comportement dans l'expression et dans le style, c'était ça Mme Cissé Mariam Kaïdama Sidibé. Depuis sa retraite forcée, malgré tout ce qu'elle a pu faire pour le pays et répondant toujours à chaque sollicitation du pays, elle s'est retranchée sous son manteau de dignité et d'honneur, inculqué par son éducation. Mme Cissé n'a demandé à bénéficier des privilèges d'ancien Premier ministre et pourtant elle y avait droit, mais par modestie et par humilité, elle a laissé aux dirigeants en place le soin de faire ce qui était normal et juste, mais hélas"</em>, s'attriste Mme Traoré Sina Demba du Réseau des femmes ministres et parlementaires du Mali.

De nombreuses personnalités étaient présentes pour l'accompagner à sa dernière demeure, notamment des délégations venues du Burkina-Faso au nom du Comité inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (Cilss) et du Moro-naba. <em>"C'est un sentiment de tristesse et de compassion pour la famille. Je voudrais, au nom des Etats membres du Cilss, du personnel et en mon nom propre, exprimer mes condoléances les plus attristées à sa famille et au peuple malien. La défunte fut une grande secrétaire exécutive du Cilss à une période où très peu de femmes occupaient des postes de ce niveau. C'est pour dire qu'elle avait des qualités importantes et incroyables sur le plan professionnel. Elle a laissé des traces importantes qui ont contribué à la construction et au rayonnement du Cilss"</em>, a rappelé Abdoulaye Mahamadou, secrétaire exécutif du Cilss.

La défunte a fait un parcours honorifique rempli de reconnaissance. On peut  noter, entre autres : son passage au Cilss en tant que secrétaire exécutive d'août 1993 à novembre 2000 ; sa désignation à la Primature par le Président Amadou Toumani Touré le 3 avril 2011 et son poste d'ambassadrice de l'Autorité du bassin du fleuve Niger auprès de la Cop21 en 2015.

Pour sa famille, c'est une mère exemplaire qui a toujours répondu présente à l'appel du Mali. Elle a su  garder le rôle et l'importance de la femme au sein notre société. "<em>Notre mère nous a quittés, notre vie ne sera plus la même. Elle était une bonne personne, certes, un caractère qui n'appartenait qu'à elle seule, mais qui faisait sa force avec laquelle elle a servi sa nation si loyalement et avec tant de dignité",</em> s'alarme Cheichna Dembélé, son fils adoptif. Ibrahim Cissé, le fils ainé de la défunte, déclare à son tour : <em>"Mon cœur est rempli d'émotions. Des émotions qui vont de la douleur à la tristesse. Les pleurs ont laissé place à un sentiment de fierté, de joie. J'ai envie de célébrer la vie de notre maman parce qu'elle a vécu une vie pleine, remplie et épanouie. Pour nous, elle était une maman irréprochable et exemplaire. Elle a toujours répondu présente à l'appel, quel que soit le défi"</em>, souligne-t-il.

Pour rappel, Mme Cissé Mariam Kaïdama Sidibé nous a quittés le 6 novembre 2021 à Tunis à l'âge de 73 ans. Dormez en paix ! La mort pour vous, n'est que le repos d'une battante !   <strong>                                                                                </strong>

<strong> Marie DEMBELE</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
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<title>Le monde sportif et la police en deuil : L&amp;apos;Inspecteur général Boubacar Baba Diarra n&amp;apos;est plus !</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/le-monde-sportif-et-la-police-en-deuil-linspecteur-general-boubacar-baba-diarra-nest-plus-2952184.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 12 Nov 2021 12:42:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L'Inspecteur général de police, Boubacar Baba Diarra, ex président du Djoliba Athletic Club de Bamako et de la Fédération malienne de football, a tiré sa révérence hier, en début d'après-midi, suite à une maladie qui avait nécessité son alitement à l'hôpital du Point G depuis deux semaines. </em></strong>

Hier en début d'après-midi, pendant que nous étions en train de souffrir stoïquement des affres du bouclage pour, comme d'habitude, offrir le meilleur produit possible à nos partenaires amis et lecteurs, la nouvelle est tombée, raide comme un couperet : notre grand ami, l'Inspecteur général de police vient de rendre l'âme.

Douche froide au sein de la rédaction où l'ardeur des uns et des autres s'émousse temporairement, le temps de réaliser qu'il est vraiment parti, le Général, emportant son petit sourire que lui seul savait offrir aux gens dès qu'il les rencontrait.

Journalistes, nous sommes restés incrédules face à cette information dont la source ne permettait pourtant aucun doute. Mais par réflexe, déformation professionnelle, devrait-on dire, nous voilà obligés de nous rendre à l'évidence après quelques coups de fil pour en savoir davantage. Mais, c'est sans appel : le Général a perdu le dernier combat de sa vie, celui contre la maladie qui a fini par le terrasser après deux semaines de résistance, couché sur son lit de malade au Centre hospitalier universitaire du Point G.

Dans les milieux sportifs en général et celui du football en particulier, la nouvelle commence à se répandre comme une trainée de poudre. L'ancien président du Djoliba, ex président de la Fédération malienne de football, est parti sur la pointe des pieds pour le voyage sans retour, laissant au monde du sport, des regrets pour certains qui l'ont combattu - à tort ou à raison- et de la tristesse doublée d'une compassion pour ceux qui l'ont adulé et soutenu et Dieu seul sait qu'ils sont plus nombreux.

A la Police, c'est le branle-bas. Non seulement il faut faire passer l'information, mais il faudra aussi préparer les obsèques du Général, avec un hommage à la hauteur de la dimension du Haut gradé qu'il fut, notamment pour exprimer la reconnaissante du Mali à Feu le Général, pour services rendus à la Nation, lui qui vient  d'être décoré au grade de Commandeur de l'Ordre national, il y a tout juste un mois.

Baba, comme l'appelaient les amis et les intimes, s'en va pour répondre à l'appel que nul sur terre ne peut manquer dès que son tour arrive, mais nous ne pouvons que, face à notre obligation de respecter la décision divine, nous consoler de son image d'homme courtois dont la vie a été pleinement remplie, pour le Mali et pour sa famille. Dors en paix, Mon Général !

<strong>A.B.N.</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Disparition : Le général Baba Diarra s’en est allé</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/disparition-le-general-baba-diarra-sen-est-alle-2952112.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 12 Nov 2021 10:20:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La triste nouvelle est tombée, hier en début d’après-midi. Alors que la planète foot du pays fêtait la qualification des Aigles pour les barrages de la Coupe du monde, Qatar 2022, le général Boubacar Baba Diarra, ancien président de la Fédération malienne de football (Femafoot) et du Djoliba, a définitivement tiré sa révérence à l’âge de 68 ans.

L’annonce de la mort de celui qui a présidé aux destinées du football national de 2013 à 2017 a provoqué une vive émotion dans le monde du sport national, en général et de celui du football, en particulier. Dès l’annonce de sa mort, les hommages se sont multipliés sur les réseaux sociaux, faisant ainsi passer au second plan la brillante victoire de la sélection nationale face au Rwanda (0-3), synonyme de qualification pour le deuxième et dernier tour du Mondial 2022.

La joie des supporters a donc cédé la place à la tristesse et à l’émotion et nombre de personnes qui écoutaient la retransmission du match Rwanda-Mali sur les antennes de l’ORTM, ont éteint leur radio.Le général Boubacar Baba Diarra fait partie des dirigeants sportifs qui ont consacré une bonne partie de leur vie au sport national. Avant d’être élu en 2013 président de la Femafoot, le défunt général avait, en effet, occupé plusieurs postes au sein de l’instance dirigeante du football national et présidé aux destinées du Djoliba (mars 2012-octobre 2013).

Il a également été membre du directoire du CSK (1996-1998)et de plusieurs autres équipes du pays. Il a aussi été membre du bureau de la Fémafoot (1996-2002) et vice-président de la Fémafoot (2005-2009). Fort de cette expérience, il brigue une première fois la présidence de la Femafoot en 2009, mais échoue face à feu Amadou Kollado Cissé. Quatre ans plus tard (2013), Boubacar Baba Diarra se présente à nouveau et l’emporte face au même adversaire. Dès son élection, le nouveau président de la Femafoot annonce la couleur, en déclarant que son objectif principal est de remporter un trophée continental avant la fin de son mandat.

«Il est inacceptable que le Mali, pays de football, ne puisse pas gagner une coupe d’Afrique des nations», martèle Boubacar Baba Diarra, avant même son départ de Mopti où s’était déroulée l’Assemblée générale élective de la fédération.

Si le général Baba, comme on l’appelait familièrement, n’a pas réussi à remporter la CAN senior, son mandat a été marqué par le premier sacre continental d’une sélection nationale de football, à savoir les Aiglonnets (surnom de la sélection nationale cadette, ndlr), vainqueurs de la CAN de leur catégorie en 2015 au Niger et 2017 au Gabon. Avec cette double consécration, Boubacar Baba Diarra est devenu le premier président de la Femafoot à soulever un titre continental au niveau des sélections nationales.

Malheureusement, après cette consécration, le football malien tombe dans la plus grave crise de son histoire. Lâché par son propre camp, le général Boubacar Baba Diarra est contraint de quitter son poste de président de la Femafoot en 2017 et depuis, l’homme s’est éloigné du monde du football.

Cependant, dans une interview accordée à un journal local en 2019, il avait confié ne pas écarter totalement l’hypothèse de briguer la présidence de la Femafoot. Pas plus tard que la semaine dernière, le Général Baba a reçu la médaille de Commandeur de l’ordre national, en récompense à tout ce que le grand commis de l’état a fait pour la patrie.

Boubacar Baba Diarra laisse derrière lui trois enfants et une veuve inconsolables.

Salut, Général !

<strong>Souleymane B. TOUNKARA</strong>

<strong>Demba COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : Décès à 73 ans de l&amp;apos;ancienne Première ministre Cissé Mariam Kaïdama Sidibé</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/mali-deces-a-73-ans-de-lancienne-premiere-ministre-cisse-mariam-kaidama-sidibe-2951290.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 07 Nov 2021 09:48:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Malade depuis un moment et évacuée en Tunisie, la seule femme à avoir occupé le fauteuil de Première ministre du Mali est décédée ce samedi 6 novembre à Tunis. Cissé Mariam Kaïdama Sidibé avait été nommée le 3 avril 2011, au poste de Premier ministre, sous le régime du président Amadou Toumani Touré. Elle avait occupé le fauteuil jusqu'au coup d'État du 22 mars 2012 du capitaine Amadou Sanogo.

Dans un communiqué lu à la télévision nationale, le président de la Transition le Colonel Assimi Goïta a présenté ses condoléances à la famille de l'illustre disparue et prie pour le repos éternel de son âme.

&nbsp;

<strong>Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>10 novembre 2020&#45;10 novembre 2021 : ATT en mémoire : 5 activités phares pour commémorer le 1er anniversaire du décès du Général ATT</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/10-novembre-2020-10-novembre-2021-att-en-memoire-5-activites-phares-pour-2951115.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/11/ATT-funerailles.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 06 Nov 2021 01:22:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Au total cinq activités phares sont prévues du 10 au 13 novembre 2021 pour commémorer le 1er anniversaire du décès de l'ancien président de la République du Mali (2002-2012) feu le Général Amadou Toumani Touré (il est décédé le 10 novembre 2020 à Istanbul, en Turquie). Parmi ces activités figurent l'inauguration de la Bibliothèque "ATT" et le lancement d'un Recueil de ses discours de 2002 à 2012 au siège de la Fondation pour l'Enfance à l'ACI 2000, l'inauguration d'un forage à Farako-Mountougoula. Sans oublier l'exposition-photos sur son parcours de mars 1991 à mars 2012 à la Pyramide du souvenir. Toutes ces activités sont placées sous la haute présidence de son épouse, Mme Touré Lobbo Traoré.  </em></strong>

C'est le 10 novembre 2020 que le Général Amadou Toumani Touré affectueusement appelé ATT nous a quittés à Istanbul, en Turquie. Cette disparition brutale a été ressentie par les Maliennes, les Maliens et le monde entier comme une immense perte. L'ancien président de la République du Mali (2002-2012) a répondu à l'appel du Tout-Puissant, 6 jours seulement après son 72e anniversaire.

Le Soldat de la démocratie a été conduit à sa dernière demeure le 17 novembre 2020 par une foule des grands jours après les cérémonies d'hommages rendus par la nation à la Place d'arme du génie militaire au cours d'obsèques nationales. Là aussi, toute la République était présente pour lui rendre un dernier hommage, à l'image de l'actuel président de la Transition, le colonel Assimi Goïta (il assumait le poste de vice-président à l'époque). Des délégations étaient venues de partout pour cette cérémonie d'hommage. Sans oublier la présence des anciens présidents Alpha Oumar Konaré et Pr. Dioncounda Traoré ; des anciens Premiers ministres (Ahmed Mohamed Ag Hamani, Modibo Sidibé, Ousmane Issoufi Maïga, Mariam Kaïdama…) Après le cérémonial, ATT a été conduit au cimetière d'Hamdallaye où il repose désormais.

10 novembre 2020-10 novembre 2021 ! Cela fait exactement un an que le Général Amadou Toumani Touré est décédé. Pour commémorer ce 1er anniversaire de son décès, une flopée d'activités a été concoctée et cela commence par une séance de lecture du Saint Coran, accompagnée de bénédictions pour l'homme.

Le mercredi 10 novembre, il est prévu l'inauguration de la bibliothèque qui porte le nom d'ATT au siège de la Fondation pour l'Enfance à l'ACI, suivie du lancement d'un Recueil des discours de l'ancien président de la République.

Cette cérémonie est placée sous la haute présidence de son épouse, Mme Touré Lobbo Traoré, en présence de plusieurs invités de marque dont des personnalités politiques et administratives du pays et même de l'étranger.

Il est nécessaire de rappeler que feu le Président Amadou Toumani Touré était un féru du livre. Pour davantage perpétuer sa mémoire et mettre à la disposition du plus grand nombre de Maliens et étrangers au Mali son impressionnante collection de livres, sa famille et son cabinet ont décidé de lancer cette bibliothèque dédiée à l'homme.

Il convient de rappeler aussi que la création de la Bibliothèque Amadou Toumani Touré ne vient pas ex-nihilo. Elle est le témoignage réel de l'amour de l'homme du 26-Mars pour la lecture car, de son vivant (et peu de Maliens le savaient), le <strong>"Soldat de la démocratie"</strong>, malgré son emploi du temps très chargé et ses nombreuses sollicitations, trouvait le temps de lire un livre par mois. Un pari qu'il a tenu jusqu'à son dernier souffle de vie le 10 novembre 2020 à Istanbul (Turquie).

Cette Bibliothèque Amadou Toumani Touré, selon nos informations, est riche de milliers d'ouvrages, allant des discours qu'il a prononcés aux livres classiques ou de vulgarisation en passant par les biographies d'hommes célèbres et des ouvrages d'actualité.

S'agissant du Recueil, le tome 1 concerne justement la période allant du 8 juin 2002 à mai 2006, tandis que le tome 2 est consacré à la période juin 2006-janvier 2010 et le tome 3 évoquant la période février 2010-avril 2012 avec un fort accent sur sa lettre de démission après la violente mutinerie du 22 mars 2012 qui l'a empêché d'exercer ses fonctions, conformément à l'accord-cadre entre la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) et les mutins de Kati.

Autre preuve de l'intérêt du défunt président pour le livre, profitant de son exil dakarois, il a patiemment reconstitué sa petite bibliothèque de Koulouba qui a été saccagée lors des événements de mars 2012.

On le savait donc soldat, politicien, sportif, ami des enfants, bâtisseur de la nation, mais peu de Maliens savaient que ATT était grand amoureux des belles lettres…

Le jeudi 11 novembre, Mme Touré Lobbo Traoré procédera à l'inauguration officielle d'un forage à Farako-Mountougoula pour soulager les populations de problèmes d'eau. Ce forage était un vœu ardent d'ATT avant son décès puisqu'il l'avait promis aux habitants de cette localité. Malheureusement, le Bon Dieu en a décidé autrement. Finalement, ce vœu a été réalisé par la Fondation pour l'Enfance sous la houlette de son épouse, Mme Touré Lobbo Traoré.

Autre activité, c'est l'exposition-photos sur le parcours d'ATT de mars 1991 à mars 2012. Cet événement se déroulera dans l'après-midi du jeudi 11 novembre à la Pyramide du souvenir. Il sera placé sous la présidence de Mme Touré Lobbo Traoré.

Pour boucler cet anniversaire, le Comité de soutien à ATT a décidé d'une cérémonie d'évocation en hommage au Général ATT à la Pyramide du souvenir où plusieurs invités seront au rendez-vous, notamment des amis d'enfance de feu le Président, d'anciens ministres, d'anciens élèves de l'Ecole secondaire…

Le parcours de cet homme exemplaire a été présenté par le colonel Joachin F. Sissoko, commandant de l'EMIA lors de la sortie de la 43e promotion de l'Ecole militaire interarmes (Emia) baptisée ATT, le 2 juillet 2021. Selon lui, ATT est un homme au destin unique, un militaire et un homme d'Etat.

"Le général d'armée Amadou Toumani Touré est né le 4 novembre 1948 à Mopti, la Venise malienne. Il est d'abord enseignant de formation à l'Ecole normale secondaire de Badalabougou, avant d'épouser le métier des armes,  en intégrant l'Ecole militaire interarmes de Kati en 1969. Sa formation d'élève officier terminée en 1972, il entre dans les grandes écoles militaires de l'Est (Ecole supérieure des troupes aéroportées de Riazan en ex-URSS, 1974-1975) et de l'Ouest, celles de la France en particulier : le Centre national d'entraînement commando (Cnec) de Mont Louis en 1978 ; l'Ecole supérieure de guerre interarmes de Paris (1989-1990) et le Cours supérieur interarmes toujours à Paris, en 1990.

Brillant officier du 33e Régiment des commandos parachutistes (33e RCP), une unité d'élite de l'armée malienne depuis l'indépendance, son dynamisme, sa discipline et son désir ardent de se faire sa place dans le milieu militaire, le distinguèrent aux yeux de sa hiérarchie, qui donna alors au jeune ATT la chance de faire ses preuves et de gravir les échelons. C'est ainsi qu'il sera promu, successivement, lieutenant en 1974 ; capitaine en 1978 ; chef de bataillon le 1er janvier 1984 ; lieutenant-colonel en 1988, général de brigade en 1992 et, enfin général d'armée en 1996.

Tout au long de sa brillante carrière militaire, il a occupé les fonctions suivantes : Commandant de la Garde présidentielle de 1981 à 1989 ; deux fois chef de bataillon des commandos parachutistes en 1984 et 1991.

Ce poste lui servira de tremplin pour accéder au pouvoir une première fois en 1991, à la faveur d'un mouvement de contestation populaire contre le régime d'alors. ATT mettra en place le Comité de transition pour le salut du peuple (CTSP), qu'il dirigea pendant la Transition. Une nouvelle Constitution est adoptée, issue de la Conférence nationale (qui s'est tenue du 29 juillet au 12 août 1991). Il promet de rendre le pouvoir aux civils à une époque où cette pratique n'était pas une évidence.

Promesse tenue. Sous sa houlette, le Mali va connaître une transition apaisée, inclusive, avec l'organisation des premières élections pluralistes (présidentielles et législatives) depuis l'accession du pays à l'indépendance en 1960. De là, naquit son sobriquet de <strong>"Soldat de la démocratie".</strong> Il demande sa mise en retraite anticipée de l'armée en 2001. En 2002, il remporte la présidentielle au 2e tour avec 68 % des suffrages.

Toujours est-il que l'intervalle 1992-2012 sera une période charnière dans sa stratégie de construction nationale. Il va mettre à profit cette période pour se forger une stature présidentielle, à travers diverses actions humanitaires. Il crée alors une Fondation pour l'Enfance qui intervient beaucoup dans le développement et l'aide aux enfants déshérités.

Il devient le premier responsable en Afrique de la lutte contre la dracunculose, maladie causée par le  <strong>"ver de Guinée"</strong>, à travers la Fondation Jimmy Carter dont il recevra un prix pour le résultat spectaculaire atteint avant l'échéance fixée. Il intervient dans la résolution de plusieurs conflits en Afrique. Ainsi il est nommé représentant du secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, en République centrafricaine, suite à la tentative de coup d'Etat contre le président Ange-Félix Patassé.

La mère patrie, l'Afrique et le monde ont tous contribué à magnifier l'apôtre de la paix, le visionnaire, en lui décernant prix et décorations, dont entre autres :

- Chevalier de l'Ordre national du Mali (1981) ;

- Grand-Croix de l'Ordre national du Mali ;

- Médaille de sauvetage des USA en 1973 ;

- Diplôme de promoteur de la culture de la démocratie en Afrique juillet 1996 à Lomé par l'Opad

- Commandeur de la Légion d'honneur de France en 1994 ;

- Grand officier de l'Ordre du mérite Centrafricain (1996) ;

- Grand-Croix de la Légion d'honneur, France (2003).

Enfin, tout au long de sa carrière riche en faits des plus mémorables, feu le Général d'armée Amadou Toumani Touré s'est toujours manifesté en bon philanthrope, dans le but d'améliorer les conditions de vie de ses populations. La meilleure illustration de sa philanthropie fut  son souci constant de donner un habitat à chaque Malien. Grâce à cette initiative, des millions de Maliens vivent aujourd'hui dans des logements sociaux, appelés communément ATT-bougou, existant dans toutes les grandes agglomérations du Mali".

Un bel hommage que celui-ci, lu par le colonel Joachin F. Sissoko, le 2 juillet 2021, lors de la sortie de la 43e promotion de l'Emia baptisée ATT.

Notons que cette 43e promotion de l'Emia est constituée de 63 officiers ayant effectué un cycle normal de 2 ans dont 4 du personnel féminin et 14 issus de 7 pays. Il s'agit de deux de la Guinée-Conakry, deux de la Côte d'Ivoire, deux du Congo-Brazzaville, deux du Togo, deux de la Mauritanie, deux du Niger, deux du Tchad.

S'agissant des officiers du cycle spécial, ils sont au total 50 récipiendaires, tous de nationalité malienne dont une femme. Et ils sont pour la plupart des ingénieurs dans différents domaines. Et sur les 50 officiers, 39 sont venus de la Russie, 7 de l'Algérie et 4 magistrats militaires ayant fait leur formation au Mali.  C'est avec une moyenne de 17,39/20 que le sous-lieutenant Véronique Dakouo a été sacré major de la promotion.

<strong>                                                                                  El Hadj A.B. HAIDARA</strong>

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<strong>10 novembre 2020 - 10 novembre 2021 : il y a un an disparaissait ATT : </strong>

<strong>Ce que Lanfia Kouyaté, le griot pur-sang, retient du Général ATT</strong>

<strong><em>"Le bon Dieu sait qu'Il a créé Amadou Toumani Touré pour le Mali, pour la grandeur du Mali. ATT a fait pour le Mali et il est mort pour le Mali". Témoignage poignant d'un griot-noble sur l'homme multidimensionnelle (amoureux du Mali, solidaire des pauvres, ami de tous et en particulier des enfants, bâtisseur de la nation…) que fut ATT, président du Comité de transition pour le salut du peuple (CTSP, 1991-1992), président de la République élu au suffrage universel pour deux mandats (2002-2012). Il nous a quittés le 10 novembre 2020 en Turquie au sommet de sa popularité retrouvée. Victime du coup d'Etat le plus controversé de l'Histoire contemporaine, ATT avait passé 7 ans en exil à Dakar (Sénégal), avant de nous revenir en grâce. Ce que Lanfia Kouyaté sait du Général-Président : un récit authentique pour la postérité.</em></strong>

Avant de parler de feu le Général Amadou Toumani Touré, je prie tout d'abord à Allah Soubhana Wa Talla d'accueillir ce grand homme dans son Saint et Vaste Paradis. Il est né le 4 novembre 1948 à Mopti et décédé le 10 novembre 2020 à l'Istanbul en Turquie. Ce grand homme a vécu sur la terre pendant 72 ans. Sincèrement, je n'ai pas vécu toutes ces années auprès de lui, mais je peux parler du peu de temps que nous avons passé ensemble.

J'ai rencontré Amadou Toumani Touré (ATT) pour la première fois lorsqu'il était le chef de la garde présidentielle. Moi je travaillais au Protocole de la République. Le 12 novembre 1987, j'ai quitté le Protocole pour la Coopération internationale par décision de la hiérarchie. Immédiatement, je suis parti voir ATT au Camp, il était commandant à l'époque pour lui parler de mon affectation. Ce jour-là, il m'a dit Lanfia Kouyaté, malheureusement, je ne peux rien faire pour vous parce que je ne décide de rien ici.

[caption id="attachment_2950039" align="aligncenter" width="650"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/10/Lanfia-Kouyate-ATT.jpg"><img class="size-full wp-image-2950039" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/10/Lanfia-Kouyate-ATT.jpg" alt="" width="650" height="471" /></a> Lanfia Kouyate avec ATT[/caption]

Quelques années après, il a pris le pouvoir, plus précisément le 26 mars 1991. Le 23 mai 1991, il a instruit les responsables de la Fonction publique de prendre une décision pour m'affecter au Protocole de la République et me mettre à la disposition du président du Comité de transition pour le salut du peuple (CTSP), l'organe dirigeant de la Transition. Depuis ce jour jusqu'à sa mort nous étions ensemble.

Durant son règne, il m'a fait de beaucoup de choses que je n'oublierai jamais. Premièrement, lorsqu'il a pris le pouvoir, il m'a réintégré au Protocole de la République. <strong>Deuxièmement</strong>, le jour où il a remis le pouvoir au président Alpha Oumar Konaré, le 8 juin 1992, il l'a nommé Général d'armée. Il m'a pris dans sa voiture pour aller remercier les familles fondatrices de Bamako. Il m'a fait cet honneur-là et je continue de l'en remercier.

<strong>Troisièmement</strong>, lors que la Transition a fini et qu'il allait retourner au Camp, il m'a demandé de l'accompagner encore chez les familles fondatrices de Bamako. <strong>Quatrièmement</strong>, pour l'inauguration de l'Hôpital Mère-Enfant <strong>«Le Luxembourg»</strong>, il m'a désigné comme maître de cérémonie. Ce jour-là, j'ai eu l'occasion de montrer à l'assistance que je suis un vrai griot à travers mon talent.

Cinquièmement, lorsqu'il partait à la conquête démocratique du pouvoir en 2002, il m'a demandé avec deux de ses amis de l'accompagner chez les familles fondatrices de Bamako pour leur dire qu'il va chercher le pouvoir. Après avoir été élu à la tête du pays, il m'a appelé afin que je rejoigne son cabinet pour être l'un de ses conseillers chargés des affaires sociales.

C'était la première fois dans l'Histoire du Mali qu'un griot non instruit soit membre du cabinet présidentiel. En plus de cela, Amadou Toumani Touré m'a donné une nouvelle voiture, une médaille et de m'a envoyé au pèlerinage à La Mecque.

Lors de la visite de Jacques Chirac, il m'a également fait l'honneur d'accueillir le président français à Koulouba. Ce jour-là, j'ai fait un discours de 9 pages sans prendre le papier. Le président ATT avait effectué une visite de courtoisie au Mandé plus précisément à Logo Sabouciré. Lors de cette visite, les anciens du village lui ont demandé de bitumer leur route. Il a aux anciens que Logo Sabouciré est chez lui parce que sa mère venait de cette localité.

Pour rappel, le dimanche 22 septembre 1878 à 5 h du matin, le premier coup de canon français a été tiré à Logo Sabouciré par le lieutenant-colonel Mauro. Ce jour-là, le roi de Logo Sabouciré a été tué par les Français. Le roi de Logo Sabouciré, Yamadi Sissoko a eu un fils du nom de Boubou Sissoko. Boubou Sissoko était un général de l'armée de son père Yamadi Sissoko et il a eu un fils du nom de Famari Sissoko.

Famari Sissoko a été tué entre Macina et Tombouctou. Avant de mourir, Famari Sissoko a eu une fille du nom Fatoumata Sakiliba. Cette dame, Fatoumata Sakiliba est la mère de feu Général Amadou Toumani Touré, ancien président de la République.

Durant ses deux mandats, ATT a fait beaucoup de choses pour le Mali. Mais, je veux citer quelques-unes de ses réalisations pour ce beau pays. Il a construit, des hôpitaux, dont 'Le Luxembourg', l'Hôpital du Mali, etc. Les Chinois ont construit le 3e Pont de Bamako à hauteur de 30 milliards de F CFA pour l'offrir gratuitement au président ATT pour le Mali. Le secrétariat général de la présidence a également été construit par les Chinois à hauteur de 6 milliards pour cadeau à ATT. Il a bâti des logements sociaux, des routes, des mosquées et des écoles partout au Mali.

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<strong>Mme Touré Lobbo Traoré, femme la plus généreuse du Mali</strong>

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Lobbo Traoré m'a fait quelque chose depuis que le Mali existe, une première Dame n'a jamais cela à un griot. Lors d'une fête de Tabaski, Lobbo a chargé son aide de camp pour m'appeler. A mon arrivée, l'aide camp m'a demandé de choisir un bélier parmi les 37 béliers qui se trouvaient à la présidence. C'est-à-dire elle m'a donné l'honneur de choisir mon bélier avant elle et avant le président de la République. Chose qu'une première dame du Mali n'a jamais faite pour un griot.

Vous savez, nous ne finirons jamais d'énumérer ce que feu Général Amadou Toumani Touré a fait pour le Mali. Le bon Dieu sait qu'Il a créé ATT pour le Mali, pour la grandeur du Mali. ATT a fait pour le Mali et il est mort pour le Mali".

<strong>  Réalisé par Mahamadou Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>08 octobre 2020&#45;08 octobre 2021 :  Il y a un an disparaissait notre Confrère  Issa Fakaba Sissoko</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/08-octobre-2020-08-octobre-2021-il-y-a-un-an-disparaissait-notre-confrere-issa-fakaba-sissoko-2947987.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 13 Oct 2021 01:04:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Malien</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Il y a un an, la mort frappait à la porte de la grande famille de la presse malienne en général et du journal ''Le Malien'' en particulier. En effet, le jeudi 08 octobre 2020, notre confrère Issa Fakaba Sissoko, rendait son dernier souffle à l'hôpital du Mali des suites d'une longue maladie. Journaliste d'investigateur et grand reporter ayant couvert beaucoup d'évènements au Mali et ailleurs, Issa Fakaba Sissoko faisait partie sans nul doute des meilleures plumes de la presse malienne.

​Muni de son diplôme en Lettre obtenu à l'ENSup(Ecole Normale Supérieure), le jeune Issa FakabaSissoko épousa l'amour du journaliste. Ainsi, il suivit une formation en journalisme à l'IGLAM. Avec ce diplôme, il intégra la rédaction du journal bi-hebdomadaire ''Le Malien'' où il est confié à Boubacar Koné dit BKoné (Paix à son âme). Pendant plusieurs années, Issa restera fidèle à la ligne rédactionnelle de ce journal. En 2014, Issa Fakaba Sissoko quitte le journal ''Le Malien'' pour l'Indicateur du Renouveau, un quotidien privé de la place.

​Après quelques années de collaboration à l'Indicateur du Renouveau et au journaldumali.com, Issa F. Sissoko passa avec brio au concours organisé par le Studio Tamani de la fondation '' les Hirondelles''. Très vite, il se fait remarquer par son sérieux dans le travail et surtout son professionnalisme. Il est nommé Rédacteur en chef du studio. Issa Fakaba Sissoko dispensait aussi des cours de journalisme à l'Université de Ségou.

​Issa Fakaba Sissoko a couvert plusieurs grands évènements tels les négociations qui ont abouti à la signature de l'Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d'Alger, la crise au nord en 2012, etc. il a aussi l'initiateur de l'émission ''Grand Forum Economique'' qui a vu le passage des grands intellectuels tels que les anciens Premiers ministres Dr Boubou Cissé et Moussa Mara, Pr Abdoul Niang, Etienne Fakaba Sissoko (son frère cadet), l'Honorable Mody N'Diaye, etc. Après de loyaux services rendus au journal ''Le Malien'' et au Mali tout en entier, notre confrère Issa Fakaba déposait définitivement sa plume le jeudi 08 octobre dernier. Ses confrères, les journalistes toute tendance confondue, les amis, les parents et connaissances l'ont accompagné dans sa dernière demeure le vendredi 09 octobre 2020 à Zerny. Hier dimanche au domicile de son frère cadet Etienne Fakaba Sissoko, une journée de recueillement a eu lieu avec des prières pour le repos éternel de notre confrère Issa Fakaba Sissoko dont nous ne cessons de pleurer. La Rédaction du journal ''Le Malien'' présente ses condoléances les plus attristées à la famille du disparu. Prie le bon Dieu pour le repos éternel de son âme. Amin !

<strong>LA REDACTION</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Funérailles d’Ali Badara Kéita :  Des journalistes sportifs rendent un vibrant hommage au doyen !</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/funerailles-dali-badara-keita-des-journalistes-sportifs-rendent-un-vibrant-hommage-au-doyen-2946318.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 02 Oct 2021 01:24:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><b>Un jour après son décès, l'ancien journaliste sportif du quotidien L'Essor et ancien secrétaire général de la Fédération malienne de Basketball, Ali Badara Kéita, a été inhumé le dimanche 26 septembre dernier, au cimetière de Sabalibougou. Au cours de la cérémonie funèbre, plusieurs journalistes lui ont rendu un vibrant hommage, non sans rappeler qu'il est un pionnier de la presse sportive nationale.</b></em>

La cérémonie funèbre s'est déroulée au domicile du défunt, au quartier Mali, non loin de la mairie de la Commune V, en présence de Gaoussou Drabo, membre de la Haute Autorité de la Communication (HAC) ; Kassoum Coulibaly dit Yambox, vice-président de la Fédération malienne de football ; Oumar Baba Traoré, président de l'Association des journalistes sportifs du Mali (Ajsm) ; Souleymane Drabo, ancien directeur de l'Amap, ainsi que plusieurs amis et membres de la famille du disparu.

Ali Badara est l'un des pionniers de la presse sportive malienne et africaine. Il a dirigé le Desk sport de L'Essor jusqu'en 1973, avant de servir à l'Agence de presse de l'AMAP où il prendra sa retraite. Président fondateur de l'Association des journalistes sportifs du Mali (Ajsm), il est membre fondateur de l'Union des journalistes sportifs africains (Ujsa), remplacée aujourd'hui par l'Association internationale de la presse sportive (Aips). Durant sa carrière, Ali Badara Kéita a couvert plusieurs évènements sportifs africains, notamment les CAN 1972 au Cameroun et 1974 en Égypte, les Jeux africains de 1978 en Algérie, les multiples combats du boxeur Soungalo Diakité. En plus du journalisme, Ali Badara Kéita est également l'auteur de trois livres : <strong>"Les 50 ans du football malien"</strong>, <strong>"Légendes et vérité du football malien"</strong> et le <strong>"Le jour où j'ai failli mourir".</strong>

C'est sous les yeux impuissants des membres de sa famille et de ses amis que Ali Badara Kéita a été inhumé au cimetière de Sabalibougou. Il laisse derrière lui des veuves et des orphelins. Dors en paix doyen !

<strong>Souleymane Doucouré, ancien Dga de l'Amap : "Ali Badara Kéita était un journaliste tenace qui n'a jamais abandonné sa ligne" </strong>

"Lorsque nous avons créé l'émission <strong>"Sport et Music"</strong> en 1972, Ali Badara Kéita était au desk de L'Essor et c'est en ce moment-là que nous avons fait connaissance l'un et l'autre. En 1974, nous sommes allés en Égypte pour participer à la Coupe d'Afrique des nations. Ensuite, nous étions aussi ensemble à Alger pour les Jeux africains. Nous partageons la salle à chaque fois que nous voyageons. Ce que je retiens de Ali Badra Kéita, c'est sa ténacité, son humanisme parce qu'il a exercé ce métier à un moment où c'était très difficile. Je me rappelle bien, par suite d'un de ses articles, il y a eu des problèmes lorsqu'il était correspondant de <strong>"France Football"</strong> au Mali. Malgré tout, il continuait à écrire à L'Essor et à France Football. Je vais vous révéler quelque chose, lorsque nous étions en Égypte lors de la Can 1974, il y avait un commissaire de police qui était président de la Commission centrale des arbitres du Mali. Nous avons sympathisé avec lui et d'ailleurs c'est lui qui l'a mis en garde parce qu'on le guettait. Il avait dit que lui ne fait que son métier. Malheureusement, ils l'ont eu une ou deux années après. Il a été frappé et gravement blessé. Il a traîné ce traumatisme durant toute sa carrière. Voilà l'homme, un journaliste tenace qui n'a jamais abandonné sa ligne".

<strong><a href="http://www.maliweb.net/attachment/funeraille-ali-badara" rel="attachment wp-att-2946272"><img class="aligncenter size-full wp-image-2946272" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/10/Funeraille-Ali-Badara.jpg" alt="" width="650" height="488" /></a>Gaoussou Drabo, membre de la Haute Autorité de la </strong><strong>Communication (HAC) : "Ali m'a guidé dans mes premiers </strong><strong>pas pour connaître les joueurs et les dirigeants"</strong>

"Ali Badara Kéita a été mon supérieur dans la rubrique sport de L'Essor, lorsque j'ai commencé à travailler en 1974. En plus de cela, c'est lui qui m'a guidé dans la connaissance des équipes maliennes et un peu plus tard les équipes africaines parce que j'ai étudié en l'Urss de 1968 à 1974, donc ce n'était l'endroit idéal pour se tenir au courant de ce qui se passait sur notre continent. On avait des échos sur de grands évènements, mais on n'avait pas une connaissance profonde du comportement des acteurs du football malien et du sport malien en général. Ali m'a guidé dans mes premiers pas pour connaître les joueurs et les dirigeants. C'est lui qui m'a permis d'être un peu pertinent dans mes analyses".

<strong>Amadou Siby, ancien journaliste à l'Amap : "Ali Badara Kéita a été l'un des piliers du basketball malien "</strong>

" Ali Badara Kéita a été l'un des piliers du basketball malien. Il avait joué au basketball, il était dirigeant et même secrétaire général de la Fédération malienne de basketball, mais également membre du bureau de l'Afaba (Association des fédérations amateurs de basketball en Afrique), l'ancêtre de l'actuel Fiba. Il est important de rappeler que Mali a tenu une grande place dans les commissions techniques de l'Afaba. Grâce à sa détermination, Ali Badra Kéita a organisé au Mali un championnat d'Afrique de basketball féminin entre 1981-1982. Il avait commencé sa carrière à la poste, avant de venir à l'Agence nationale d'information du Mali (Anim) qui a précédé l'Amap "

<strong>Souleymane Drabo, ancien rédacteur en chef de L'Essor et ancien directeur général de l'Amap : " C'est vraiment un pionner à qui nous devons rendre hommage aujourd'hui "</strong>

"S'il y a un mot qu'on peut utiliser sans risque d'être démenti, c'est le mot pionnier parce que Ali Badara Kéita a été l'un des premiers journalistes sportifs à L'Essor. Lorsque nous avons travaillé à l'Essor en 1974, il était déjà là et il assurait seul la rubrique sportive du quotidien national. C'est quelqu'un qui a ouvert la voie à toute la génération actuelle de journalistes sportifs. Il a ouvert cette voie avec beaucoup de mérite parce qu'il n'a pas fait d'étude particulière de journalisme, mais il avait la passion du sport et c'est cette passion qui l'a guidé tout le long de sa carrière. C'est vraiment un pionner à qui nous devons rendre hommage aujourd'hui" .

<strong>Mahamadou TRAORE</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le « cerveau » du génocide rwandais :  Théoneste Bagosora mort au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/le-cerveau-du-genocide-rwandais-theoneste-bagosora-mort-au-mali-2945840.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Theonos.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 29 Sep 2021 01:22:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Informateur</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le colonel rwandais est mort, samedi, dans une clinique de Bamako, a annoncé son fils, Achille Bagosora, sur les réseaux sociaux, avant que l’information ne soit confirmée par l’administration pénitentiaire malienne<strong>. </strong>Décédé à l’âge de 80 ans, l’homme qui est considéré comme « le cerveau » du génocide des Tutsis au Rwanda avait été condamné par un tribunal de l’ONU, et purgeait sa peine de 35 ans de prison à Koukikoro au sud du Mali.Théoneste Bagosora, avait été reconnu coupable de « génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre » par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) à Arusha pour son rôle dans le génocide au Rwanda qui a coûté vie à plus de 800 000 personnes.

Né le 16 août 1941 dans la commune de Giciye de la préfecture de Gisenyi au Rwanda, ancien séminariste, passé par l’École des officiers, le colonel Théoneste Bagosora était le numéro 2 du ministère rwandais de la Défense en 1994.

Selon le TPIR, il est alors la plus haute autorité militaire du pays après l’attentat contre l’avion du président Juvénal Habyarimana.

Bagosora est arrêté en 1996 au Cameroun où il avait trouvé refuge devant l’avancée du Front patriotique rwandais de Paul Kagame.

En 2008, le TPIR le reconnaît coupable des crimes commis entre les 7 et 9 avril 1994, dont des viols et des massacres de masse.

En tant que supérieur hiérarchique, il est aussi reconnu coupable pour les meurtres de plusieurs personnalités politiques, dont le Premier ministre, Agathe Uwilingiyimana ainsi que de 10 Casques bleus belges.

L’ex-colonel est condamné à la prison à perpétuité en 2008. Trois ans plus tard, la cour annule en appel plusieurs conclusions factuelles de la chambre de première instance et réduit sa peine à 35 ans de réclusion.

Il purgeait sa peine au Mali dans la prison de Koulikoro avec d’autres personnalités condamnées par le TPIR d’Arusha.

Sa demande de libération anticipée avait été rejetée le 1er avril dernier.

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<title>IN memoriam :  Requiem pour Bako</title>
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<pubDate>Wed, 29 Sep 2021 01:06:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Au petit matin du 23 ao</em></strong><em>ût<strong> 2021, au moment où</strong> <strong>l’aurore pointait, notre frère et ami Karamoko Traoré alias « Bako » rendait son dernier souffle à l’hôpital du Point G, des suites de brûlure de gaz butane survenue le dimanche 15 ao</strong>ût<strong> 2021. Auparavant, sa femme Kadidia Kampo et ses deux filles Fata et Ma</strong>ï<strong>mouna et 7 autres personnes avaient succombé à leurs blessures.</strong></em>

&nbsp;

Titulaire d’une maîtrise en géographie du développement, la trentaine largement dépassée, Karamoko Traoré dit Bako était un homme pieux, avenant, d’une rectitude morale et sociale à nulle autre pareille.

Contractuel à la Minusma, au département Fmuos, il tenait parallèlement à cette charge, un négoce au grand marché de Bamako. Affable, généreux, Karamoko Traoré alias Bako l’a été tout au long de son existence. Tous ceux qui l’ont connu et côtoyé étaient séduits par l’onctuosité, la contagieuse chaleur humaine qui le caractérisait. Il y avait du bonze et du zen chez ce chérubin qui avait des réserves de patience inépuisables.

Cette bonhomie lui vaudra des amitiés solides dans tous les milieux et avec toutes les nationalités. Il était si difficile de l’égaler en amitié tant il avait de la considération pour l’humain et la camaraderie. Epoux modèle, père attentionné, l’affection gracieusement distillée çà et là, les cadeaux, gadgets et succulentes friandises ne manquaient jamais dans sa maison.

Patriotisme chevillé au corps, la gestion des affaires publiques le passionnait ardemment. Des critiques constructives, il en faisait suffisamment contre la gouvernance en cours depuis plusieurs décennies, qu’il rendait responsable de la paupérisation actuelle.

&nbsp;

<strong>Mort dignement</strong>

<em>« Chacun meurt enceinte »</em>, a-t-on dit. A coup sûr, le natif de Mopti ne déroge pas à cette sacro-sainte règle. Des projets et rêves, il en avait plein la tête. La hantise de faire une brillante carrière au sein de la Minusma l’habitait permanemment ou sa nomination comme consul Honoraire de Djibouti au Mali, que ses amis de la communauté Djiboutienne vivant au Mali lui promettaient pour récompenser son inlassable dévouement et de remarquables efforts pour leurs causes.

Digne tu as vécu, dignement tu es parti dans le royaume des esprits, cher ami. Toujours mobilisé au service des autres, tu as même bravé les flammes pour que ce funeste incendie parti de ta maison ne se propage et n'emporte d’innocentes personnes. Quel courage !

Ô mort, où est donc ta gloire ? <em>« La mort dévore les os mais elle ne saura jamais dévorer la réputation »</em>, disaient les mandingues. « <em>Bako »</em> ta conduite exemplaire et tes actes continueront de témoigner ton passage sur terre.

Dors en paix cher ami! A un de ces jours.

&nbsp;

<strong>Alpha Sidiki Sangaré</strong>

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<title>Oumar Ag Mohamedoun :  Mort d’un grand commis d’Etat</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/oumar-ag-mohamedoun-mort-dun-grand-commis-detat-2945837.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 29 Sep 2021 01:04:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Informateur</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Oumar Ag Mohamedoun, conseiller technique en charge des questions juridiques au ministère de l’Industrie, du commerce et de la promotion des investissements vient de disparaître. Cet universitaire reconnu restera comme l’un des grands commis de l’Etat. Jusqu’au bout, il avait conservé une vivacité d’esprit et un pétillement dans les yeux qui le faisaient ressembler à un jeune homme. Oumar Ag Mohamedoun est mort le samedi 25 septembre. Haut fonctionnaire, mais sans l’arrogance qui va parfois avec. Juriste, mais ô combien sensible au faible pouvoir d’achat des ménages.

Le ministre de l’Industrie et du commerce perd un collaborateur, l’un de ses grands serviteurs. Humainement bienveillant, intellectuellement exigeant, il s’est donné corps et âme à son travail.

En ces douloureuses circonstances, le ministre l'Industrie, du commerce et de la promotion des investissements a présenté ses condoléances les plus attristées, à sa famille durement éplorée ainsi qu'à ses collègues.
Dors en paix. Amen!]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L&amp;apos;ancien génocidaire rwandais Bagosora est mort en prison au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/lancien-genocidaire-rwandais-bagosora-est-mort-en-prison-au-mali-2945530.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 26 Sep 2021 07:11:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>REUTERS</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>BAMAKO, 25 septembre (Reuters) - L'ancien colonel rwandais Théoneste Bagosora, condamné pour génocide et crimes contre l'humanité pour avoir orchestré le massacre des Tutsis rwandais en 1994, est mort au Mali où il était détenu, ont déclaré samedi des responsables maliens.</strong>

Théoneste Bagosora, qui s'est éteint à 81 ans, avait été condamné à la prison à vie par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), peine réduite en appel à 35 années de détention.

Les procureurs du TPIR avaient accusé celui qui était le directeur de cabinet du ministre rwandais de la Défense au moment de l'assassinat du président hutu Juvénal Habyarimana d'avoir pris le commandement des soldats hutus et des miliciens Interahamwe qui massacrèrent 800.000 Tutsis et Hutus modérés en une centaine de jours.

Le général canadien Roméo Dallaire, qui commandait les casques bleus de l'Onu au Rwanda en 1994, avait qualifié le colonel Bagosora de "cerveau" du génocide et l'avait accusé de l'avoir personnellement menacé. (Tiemoko Diallo, version française Tangi Salaün)]]> </content:encoded>
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<title>Côte d&amp;apos;Ivoire : l’ancien Premier ministre Charles Konan Banny est mort</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/cote-divoire-lancien-premier-ministre-charles-konan-banny-est-mort-2943425.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 10 Sep 2021 23:16:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>NÉCROLOGIE. L’ancien Premier ministre ivoirien et ex-gouverneur de la BCEAO, s’est éteint à Paris des suites du Covid-19, ce 10 septembre. Il avait 78 ans.</strong>

Atteint du coronavirus à Abidjan, l’ancien Premier ministre ivoirien Charles Konan Banny avait été transféré la semaine dernière à l’hôpital américain de Neuilly où il est décédé ce vendredi 10 septembre, à 78 ans.

Charles Konan Banny a été durant onze ans gouverneur de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest, avant d’être nommé Premier ministre de Laurent Gbagbo, en 2005, après d’âpres négociations placées sous l’égide de la Communauté internationale. Parmi ses dernières fonctions officielles, il avait présidé la Commission pour le dialogue, la vérité et la réconciliation (CDVR) suite à la crise postélectorale de 2010-2011 qui avait fait 3 000 morts.
<h3>Un gestionnaire et un banquier doué</h3>
C’est à l’âge de 63 ans, que Charles Konan Banny a fait une entrée inattendue sur la scène politique ivoirienne, lui qui avait consacré toute sa carrière au monde économique et financier. Né le 11 novembre 1942 à Divo, dans le Sud, ce fils de planteur baoulé - un des plus importants groupes ethniques du pays — est diplômé de la prestigieuse École supérieure des sciences économiques et commerciales (Essec) de <a class="Link Link--entity" href="https://www.lepoint.fr/tags/paris">Paris</a>. Il commence sa carrière dans les matières premières, le café et le cacao, les deux piliers du miracle économique ivoirien. En 1976, il entre à la BCEAO, à Dakar et après un parcours sans faute, il en devient le gouverneur par intérim en 1990, <a class="Link" title="" href="https://www.lepoint.fr/afrique/cote-d-ivoire-ils-veulent-le-fauteuil-de-ouattara-12-12-2014-1889209_3826.php">prenant la succession d’Alassane Ouattara</a>, alors nommé chef du gouvernement par Félix Houphouët-Boigny. Il accède au poste de gouverneur plein en janvier 1994.

<section class="mbl txtcenter"></section>Sous son mandat, la BCEAO traverse des crises majeures comme la dévaluation du franc CFA ou encore la faillite d’Air Afrique. Des chantiers qui ont marqué pour longtemps de nombreux pays africains. Doté d’une forte personnalité, Charles Konan Banny défend ces dossiers sur la scène internationale aux côtés des institutions financières internationales et des États, il se fait remarquer.
<h3>Homme du recours</h3>
Se réclamant du Parti démocratique de <a class="Link Link--entity" href="https://www.lepoint.fr/tags/cote-d-ivoire">Côte d’Ivoire</a> (PDCI), le parti unique de Houphouët-Boigny, sans être encarté à cette époque à cause de sa fonction de gouverneur d’une banque centrale régionale, il accepte de devenir le Premier ministre de la transition sous Laurent Gbagbo, alors que son mandat à la BCEAO arrivait à expiration. Là aussi sa tâche est immense. Il est en effet chargé de diriger un gouvernement de transition dont la mission principale était de conduire la Côte d’Ivoire à l’élection présidentielle d’octobre 2006. Le pays est alors divisé en deux depuis l’irruption des rebelles des forces nouvelles (FN) dans le nord de la Côte d'Ivoire. Les accords de Linas-Marcoussis de 2003, signé par tous les acteurs de la vie politique ivoirienne n’avaient rien réglé de la situation. Seydou Diarra, son prédécesseur à ce poste, décédé en juillet 2020 avait échoué. Le bras de fer avec Laurent Gbagbo, les différents blocages au sein de l’appareil de l’État ont longtemps maintenu le pays dans un statu quo. Stratège, Charles Konan Banny avait finalement choisi de constituer un tandem avec le président Gbagbo qui ne lui céda aucun pouvoir et annula certaines de ses décisions. Il jeta l’éponge un peu plus d’un an après avoir été nommé, en avril 2007.

<a class="Link" title="" href="https://www.lepoint.fr/afrique/cote-d-ivoire-alafe-wakili-la-cle-de-la-paix-et-de-la-reconciliation-c-est-la-fin-de-l-impunite-25-10-2015-1976616_3826.php">Charles Konan Banny avait de nouveau été appelé en 2011</a> pour jouer les pacificateurs et tenter de réconcilier un pays profondément divisé. C’est lui qui avait été nommé président de la Commission vérité et réconciliation (CDVR), un poste stratégique après la sanglante crise postélectorale de 2010-2011 qui avait fait au moins 3 000 morts.

Entendre victimes et bourreaux de tous bords, diagnostiquer et guérir les maux ivoiriens, réconcilier pro-Ouattara et partisans du président déchu Laurent Gbagbo : « CKB », en héritier autoproclamé du premier chef d’État Félix Houphouët-Boigny – avec lequel il avait des liens familiaux -, avait obtenu des résultats contrastés. Malgré des témoignages poignants et l’audition de 72 000 victimes, la CDVR a eu un très faible écho dans la population et n’avait pas suscité la « catharsis » espérée en Côte d'Ivoire.

Bien que membre du PDCI, Charles Konan Banny a changé d’alliances au gré de sa carrière politique, d’abord en soutenant <a class="Link Link--entity" href="https://www.lepoint.fr/tags/alassane-ouattara-dramane">Alassane Ouattara</a> en 2010 puis en se présentant contre lui en 2015, à la tête d’une coalition d’opposition. Il s’était finalement retiré à la dernière minute, affirmant refuser de participer à une « mascarade électorale ».

<section class="mbl txtcenter"></section><a class="Link" title="" href="https://www.lepoint.fr/afrique/la-difficile-mission-des-commissions-de-reconciliation-en-afrique-06-08-2015-1955157_3826.php">De toute l’Afrique, la classe politique salue la mémoire de l’ancien Premier ministre</a>. « C'est avec consternation que je viens d'apprendre la disparition de mon aîné, le Premier ministre Charles Konan Banny, ex-Gouverneur de la BCEAO. La Côte d'Ivoire vient de perdre l'un de ses illustres fils », a déclaré Jeannot Ahoussou-Kouadio, le président du Sénat ivoirien.

« J’apprends avec la plus grande tristesse, le décès de M. Charles Konan Banny, ancien Premier ministre de Côte d'Ivoire. Un homme, qui s’est engagé dans la vie politique du PDCI-RDA et de notre pays. Les relations personnelles qui nous ont liées étaient et demeurent fortes » a déclaré Jean-Marc Yace, le maire de la commune de Cocody, à Abidjan.

« Il a changé ma perception de la politique ivoirienne et de certains de ses acteurs », <a class="Link" title="" href="https://www.lepoint.fr/afrique/guillaume-soro-il-faut-qu-alassane-ouattara-recule-et-que-le-droit-prevale-22-09-2020-2393064_3826.php">a rapidement réagi Guillaume Soro</a>, un autre ancien Premier ministre, aujourd’hui en exil.

« L’Afrique vient de perdre un de ses illustres fils, Charles Konan Banny. À ses proches et à la Côte d'Ivoire, je présente mes condoléances attristées. Que son âme repose en paix », a tweeté, Umaro Sissoco Embaló, le président de la Guinée-Bissau.

« Hommage à Charles Konan Banny, ancien Gouverneur de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), décédé de Covid même après le vaccin. Je garde d’excellents souvenirs de notre travail ensemble sur le système financier ouest-africain, sur la BCEAO et le Franc CFA » a réagi le congolais Noël K. Tshiani Muadiamvita.

<strong>Source: <a href="https://www.lepoint.fr/afrique/cote-d-ivoire-l-ancien-premier-ministre-charles-konan-banny-est-mort-10-09-2021-2442613_3826.php" target="_blank" rel="noopener noreferrer">https://www.lepoint.fr/afrique</a></strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Amobé Mévégué, ancien journaliste de RFI et présentateur sur France 24, est mort</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/amobe-mevegue-ancien-journaliste-de-rfi-et-presentateur-sur-france-24-est-mort-2942902.html</link>
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<pubDate>Wed, 08 Sep 2021 13:11:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Amobé Mévégué, ancien journaliste de RFI et présentateur sur France 24, est mort à l'âge de 52 ans. « Le dealer d'ondes positives », comme il aimait à se présenter lui-même. Connu pour sa gentillesse, homme de culture, passionné de musique. Il savait transmettre ses coups de cœur et sa passion comme personne. Il l'a fait pendant des années dans l'émission Plein Sud sur RFI, avant de présenter « À l'affiche » sur France 24.

Amobé Mévégué était un homme d'une grande culture notamment musicale, il portait haut toutes les cultures africaines qu'il faisait vivre depuis 2010 sur France 24 dans le journal de la musique. Originaire du Cameroun, il avait grandi en France et se disait « citoyen d'Afrique ». À partir de 1994, sur les ondes de RFI, il produit Plein Sud, une émission culte tout en coproduisant en parallèle Africa Musica, le premier hit-parade des musiques africaines. Les téléspectateurs de TV5 le connaissent bien également. Il avait reçu sur son plateau, les plus grands noms de la musique internationale.

<strong>Un journaliste entre radio et télé</strong>

Amobé Mévégué était avant tout un homme de conviction, producteur audiovisuel depuis plus de 20 ans. Il avait fondé la chaîne UBIZNEWS TV, accessible dans 40 pays d'Afrique, une plateforme multimédia. Sa passion était née au le milieu des années 1980, il avait fait figure de pionnier en prenant part à l’aventure de Tabala FM, première radio africaine établie en France.

En 1998, sur MCM Africa, il invente avec Myriam Seurat, le premier talk-show quotidien de la diversité. La même année il avait produit  aux côtés de son ami le journaliste ivoirien Joseph Andjou, le film documentaire Abidjan on dit quoi autour du thème de l'humour ivoirien pour Canal+.

Il avait aussi lancé en 2000, un  magazine de presse écrite Afrobiz. Amobé Mévégué était un créatif avec une grande envie de faire et de faire partager, un désir de rencontres qu'il a fait vivre sur de nombreux médias.]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Disparition : Un grand baobab est allé à Ségou !</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/disparition-un-grand-baobab-est-alle-a-segou-2942327.html</link>
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<pubDate>Sat, 04 Sep 2021 01:43:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Ousmane Thiény Konaté, le jeune frère du célèbre romancier malien, Moussa Konaté, a définitivement posé sa plume le 17 août dernier, tôt le matin. Il était le président en exercice de l'Union des écrivains du Mali. Il est auteur de plusieurs œuvres littéraires dont "le Linge sale se lave au cimetière", "Allers simples pour Ségou". Également, il a écrit plus de 200 éditoriaux pour le site d'information Mali Actu sans compter ses collaborations extérieures avec les journaux de la place et d'ailleurs. Pour rendre hommage à ce gros bonnet de la littérature malienne, votre hebdomadaire, Aujourd'hui-Mali, a fait dossier spécial sur l'homme. Vous verrez dans ce numéro, le témoignage de Modibo Ibrahima Kanfo, écrivain malien et président du Jelma, les Jeunes esprits de la littérature malienne. Les photos que vous verrez sont exclusives. Elles sont prises le 31 juillet 2021, lors du "débat littéraire" qu'organise l'Union des écrivains du Mali une fois chaque mois. C'était au Palais de la culture Amadou Hampaté Ba, autour du roman, "Meurtre sous le pont des indigents" de Mohamed Diarra, la toute dernière activité littéraire publique du regretté Ousmane Konaté.</em></strong>

C'est avec un cœur plein de tristesse que nous avons appris, le mardi 17 août 2021, le décès de tonton Ousmane Konaté, connu sous le pseudonyme de Ousmane Thiény. Ousmane Thiény était un grand artiste qui avait une capacité d'analyse très élevée. Pétri de talent, il avait un sens de l'écoute remarquable. Il comblait toutes les responsabilités qui lui étaient confiées et cela, avec beaucoup d'ardeur.

Professeur de français, il enseigna au lycée franco-arabe de Tombouctou puis au lycée Dougoukolo Konaré de Kayes. Il témoigna sa bonne volonté de promouvoir l'éducation malienne en participant à la rédaction du manuel français de 11e lettres. Passionné du monde littéraire, il a enrichi la littérature malienne avec ses nombreux livres parmi lesquels on peut citer : <strong><em>"le Linge sale se lave au cimetière"</em></strong>, <strong><em>"Allers simples pour Ségou"</em></strong> et <strong><em>"Mon père est mort".</em></strong> Son courage et sa détermination lui ont finalement valu le poste de présidence de l'Union des écrivains du Mali. Parallèlement à ces productions littéraires, tonton Ousmane Thiény est auteur de plusieurs centaines d'articles de journal disponibles sur Mali Actu.

Tonton Ousmane Thiény fut un écrivain très engagé. Ses œuvres sont pleines de leçons de moral : la valeur de l'éducation, les méfaits de la polygamie, les conséquences de l'infidélité, les sacrifices parentaux pour les enfants et la brutalité de la mort. Cette mort, qui fut son thème préféré, ne lui a jamais fait peur. D'ailleurs, les propos suivants de Michel Polnareff étaient parmi ses citations préférées : "<strong><em>Que mourir est une douce chose !", "On ira tous au Paradis".</em></strong>

Son attachement au thème de la mort souligne son sens élevé de la réflexion, car l'amour, le destin, le patriotisme et la mort font partie des grands thèmes qui ont marqué les grands esprits de tous les siècles. Et d'une certaine manière, il invite ses lecteurs à ne pas trop craindre la mort qui, tôt ou tard, est appelée à nous côtoyer peu importe la manière (mort par accident de la circulation, mort dans le combat féminin, mort subite, mort par maladie, mort par agression physique…) Dans cette logique, il voit la mort de la même façon que Jean d'Ormesson qui la considère comme une sorte de destin commun : nous ne sommes nés que pour mourir.

Tonton Ousmane Thiény, je suis très touché par le contenu du dernier texte de ton recueil de nouvelles intitulé <strong><em>"Allers simples pour Ségou"</em></strong> (Ségou signifie l'Au-delà) où tu narrais ta propre mort sans oublier de décrire les sanglots et le climat froid qui t'entouraient jusqu'à ta dernière demeure : <strong><em>"Je suis mort aujourd'hui, à l'aube. A l'heure de la prière […] J'avais cru que je vivrais jusqu'à 87 ans […] On s'aligne pour la prière aux morts […] J'étais très heureux quand des gens m'ont porté sur un brancard. Il y avait tellement longtemps que personne ne m'avait pris de cette façon […] Des mains me soulèvent et me déposent dans la terre rouge qui m'a vu naître et qui a cette odeur particulière quand la pluie la mouille […] Bientôt je serai la proie de beaux vers luisants".</em></strong>

En apprenant ton décès et en prenant part à tes obsèques, je suis resté sans mot. Tout s'est presque passé de la manière dont tu narrais : un décès le petit matin et à l'âge de 68 ans (donc sans avoir 87 ans), une prière aux morts à Banankabougou puis un enterrement. Que c'est mystérieux ! Tout cela m'enseigne et me permet de comprendre davantage que la vie n'est qu'un séjour.

Aujourd'hui, les membres de l'Union des écrivains du Mali pleurent ton départ et garde à l'esprit que tu fus un président exemplaire. Les membres du mouvement Jelma pleurent ton départ. Ils sont fiers de toi et soulagés d'avoir ta voix dans leurs archives.

Personnellement, je garde un bon souvenir de nos réunions (réunions des membres de l'Union des écrivains du Mali) à la Bibliothèque nationale où tu as toujours écouté les uns et les autres pour les propositions et les prises de décisions ; je garde, également, un bon souvenir de tes propos d'encouragement à l'occasion du lancement de mon livre intitulé <strong>"Au-delà de l'apparence"</strong> à la Bibliothèque nationale ; je garde, enfin, un bon souvenir de nos échanges dans ton bureau au ministère de la Justice et dans ta famille à Kalabancoura.

Lorsque je pense à ton absence, une grande tristesse m'envahit. Mais puisque moi-même je partirai un jour à Ségou, je suis donc certain qu'on se reverra. Mais avant ce jour (s'il est encore loin), je ferai avancer la littérature malienne du mieux que je peux. Tu es parti, certes le Mali a perdu un grand baobab. Mais tu peux compter sur la nouvelle génération.

D'énormes jeunes écrivains continueront la lutte à laquelle vous aviez pris part (la lutte pour le rayonnement de la littérature). Kita a eu d'abord la chance d'avoir Massa Makan Diabaté, puis toi. Je pense que ce n'est pas fini. Le jeune poète Christian Bakou qui, sur son chemin impressionne déjà tout le monde, a un talent de rêve allant au-delà de toute apparence. Cela confirme ta pensée selon laquelle, le Mali peut tanguer, mais ne tombera jamais.

Dors en paix mon président !

<strong>Modibo Ibrahima Kanfo</strong>

<strong>Secrétaire à la communication de l'Union des écrivains du Mali et président du Jelma</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La presse malienne en deuil :  Cheick Oumar Maïga dit Gilbert, journaliste émérite, tire sa révérence à 64 ans !</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/la-presse-malienne-en-deuil-cheick-oumar-maiga-dit-gilbert-journaliste-emerite-tire-sa-reverence-a-64-ans-2942321.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/necrologie/la-presse-malienne-en-deuil-cheick-oumar-maiga-dit-gilbert-journaliste-emerite-tire-sa-reverence-a-64-ans-2942321.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 03 Sep 2021 14:42:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Décédé dans la nuit du mardi au mercredi 1er septembre 2021, Cheick Oumar Maïga dit Gilbert, actuel président du Conseil d'administration de Moov Africa et ancien secrétaire général du ministère de la Communication, a été accompagné, hier, à sa dernière demeure par une foule de grands jours composée de plusieurs personnalités du monde de la presse et de la communication, parents, amis, collaborateurs ainsi que de nombreux journalistes. Il repose désormais au cimetière de Faladié-Niamakoro.    </em></strong>

La presse malienne vient de perdre un journaliste émérite. Cheick Oumar Maïga communément appelé <em>"Gilbert"</em> n'est plus. Il a tiré sa révérence dans la nuit du mardi au mercredi 1er septembre 2021 des suites d'une maladie. C'est avec consternation que le monde de la presse malienne a appris le décès brutal de celui qui fut secrétaire général du ministère de la Communication, de l'Economie numérique et de la Modernisation de l'Administration pendant plusieurs années.

<strong><em>"Cheick Omar Maïga dit Gilbert pour tous, fait partie des aînés qui nous ont donné des béquilles quand nous débutions notre carrière dans l'univers de la presse. Il a contribué à notre formation. Il a attiré notre attention sur les textes législatifs qui allaient cadrer la presse. Il était là aux différentes journées de la communication. Il a aussi œuvré à ce que le pays dispose d'une politique nationale de communication pour le développement. Apprendre sa mort de façon si soudaine est un choc. Qu'Allah lui fasse miséricorde !"</em></strong> a déclaré Ibrahima Maïga.

<strong><em>"Bero, Koro, doyen, chef, patron. Le Grand Gilbert s'en est allé. La famille de la communication perd l'un de ses plus fervents serviteurs. Dors en paix Cheick Oumar Maïga ! "</em></strong> renchérit Alassane Souleymane.

Le Bureau exécutif de l'Amicale des anciens étudiants et stagiaires du Centre d'études des sciences et techniques de l'information (Cesti) de Dakar, dénommée "AMA-Cesti" et l'ensemble des membres de l'Association ont appris avec une profonde douleur le décès de Dr Cheick Oumar Maïga, 8e promotion du Cesti, des suites de maladie.

<strong><em>"Cheick Oumar Maïga était un professionnel aguerri ayant blanchi sous le harnais. Journaliste au quotidien national L'Essor à sa sortie du Cesti, il a écrit les belles lettres de la presse écrite publique malienne. Il faut surtout ajouter sur le plan académique que le défunt est titulaire d'un doctorat en Sciences de l'information et de la Communication de l'Université Paris Sorbonne IV.</em></strong>

<strong><em>Gilbert pour les intimes est aussi un des précurseurs de l'IEC et de la communication pour le développement au Mali, des concepts qu'il a largement contribué à vulgariser dans le pays et au-delà. Il a été un expert essentiel dans l'élaboration de la stratégie de communication gouvernementale en 2015. </em></strong>

<strong><em>Dans sa carrière professionnelle on retient son long séjour au ministère de l'Economie numérique et la Communication dont il a été le secrétaire général et où il a impulsé la rédaction et l'adoption de plusieurs textes législatifs et réglementaires. Dr Maïga a surtout montré la voie à plusieurs générations de la Presse malienne par les séminaires de formation et des cours dispensés dans différentes écoles de journalisme.</em></strong>

<strong><em>Le Mali perd un journaliste émérite, un communicateur hors pair, un expert de haut niveau en journalisme et communication et un grand commis de l'administration.</em></strong>

<strong><em>L'Amicale des anciens étudiants et stagiaires maliens du Cesti (AMA-Cesti) perd un de ses éminents membres et serviteurs. Ses conseils ont été judicieux pour la mise en place de l'Amicale en 2016"</em></strong> précise l'AMA-Cesti dans un communiqué.

La levée du corps de Gilbert a eu lieu, hier, chez lui à Faladié Séma en présence d'une foule nombreuse composée de plusieurs personnalités et du monde de la presse. Il repose désormais au cimetière de Faladié-Niamakoro.

Journaliste-réalisateur de classe exceptionnelle, Gilbert a été nommé en décembre 2020 au poste de président du Conseil d'administration de la Sotelma/Malitel <strong>"Moov Africa"</strong>, l'opérateur historique de téléphonie mobile. Ce fut le couronnement du parcours sans faute de cet homme qui, de simple reporter au quotidien national L'Essor, a gravi petit à petit tous les échelons de l'administration.

Plusieurs fois conseiller technique, secrétaire général de département ministériel et fonctionnaire international dans le Système des Nations unies (Unfpa et OMS au Mali et au Cameroun), entre 1991 et 2020, l'homme qui présidait aux destinées du Conseil d'administration de l'une des plus grandes entreprises publiques de la place est rompu aux arcanes de la haute administration, des négociations avec les partenaires bi et multilatéraux et des technologies de l'information et de la communication.

Il est titulaire, entre autres diplômes, d'un doctorat en sciences de l'information et de la communication, obtenu en 1986 à l'Université de Paris IV Sorbonne-Celsa (Centre d'études littéraires et scientifiques appliquées), d'un diplôme d'études approfondies (DEA) en sciences de l'information et de la communication (1982, Université de Paris IV Sorbonne), du diplôme supérieur de l'Institut français de presse (IFP, 1981, Université de Paris Sorbonne II), du diplôme supérieur de journalisme du Cesti de Dakar (1980).

S'y ajoutent les certificats de management des programmes de développement de l'Université de Pittsburg (1982) et de gestion des programmes nationaux de lutte contre le Sida à Ouagadougou (OMS).

L'homme a des compétences reconnues et appréciées dans les domaines suivants :

Plans et stratégies de communication pour le développement ;

- Communication/journalisme ;

- Etudes et enquêtes d'opinions ;

- Communication pour le changement de comportement (CCC) - information-éducation-communication (IEC) ;

- Tics ;

- Genre-promotion de la femme-PF ;

- Management des programmes et projets de développement ;

- Gouvernance démocratique ;

- Encadrement d'ateliers sur la gouvernance, la communication ;

- Régulation des médias, des télécommunications, poste et Tics ;

- Planification stratégique.

Il serait simplement fastidieux d'énumérer toutes les qualités et hauts faits d'arme de Cheick Oumar Maïga dit Gilbert qui, malgré ses palmes académiques et les lauriers tressés partout où il est passé, reste toujours égal à lui-même : généreux dans l'effort, humble et d'une courtoisie exquise.

La Rédaction d'Aujourd'hui présente ses condoléances les plus attristées à sa famille, ses collègues et ses proches.  Que la paix du Tout puissant soit légère sur lui. Amina ! Dors en paix Gilbert !

<strong>El Hadj A.B. HAIDARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Hommage de la Comaf à Idrissa Soumeylou Maïga :  Entre détente, émotion et  méditation sur la vie d’un altruiste qui a impacté sa génération</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/hommage-de-la-comaf-a-idrissa-soumeylou-maiga-entre-detente-emotion-et-meditation-sur-la-vie-dun-altruiste-qui-a-impacte-sa-generation-2940156.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 18 Aug 2021 13:55:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’annonce de sa disparition, aux premières heures de ce samedi 20 février 2021, avait eu l’effet d’un séisme qui a ébranlé les réseaux sociaux avec des flots d’hommages empreints de vive émotion. Un choc émotionnel ressenti pas seulement de ses camarades d’âge, mais de toutes les générations et de toutes les couches socioprofessionnelles jusqu’au-delà de nos frontières. La légende veut que les bonnes personnes ne vivent pas très longtemps, mais leur legs demeure pour l’éternité.  Idrissa Soumeylou Maïga dit «Idi» ou Général Didibre Wazabanga n’a pas vécu longtemps, mais il a impacté son époque par ses qualités et ses valeurs. Il aurait eu 37 ans le vendredi dernier. Une belle opportunité saisie par son agence (Communication Afrique-COMAF), sa famille et ses amis pour lui rendre un hommage à la hauteur de ses rêves qu’ils promettent de réaliser !</strong>

«<em>Nous l’avons perdu</em>» ! Cette phrase a sans doute été l'une des plus difficile à  écrire et traduisait la douleur contenue d'un père, la résignation d’un homme de foi convaincu que celui qui venait de lui arracher une partie de lui-même était au-dessus de son amour paternel. «<em>Nous l’avons perdu</em>» ! C’est ainsi que Soumeylou Boubèye Maïga a annoncé le décès de son fils. Une disparition qui a provoqué consternation dans le pays. Oui, ce 20 février 2021, Idrissa Soumeylou Boubèye Maïga s’est éteint privant la jeunesse malienne d’un phare, d’une référence. Une immense perte pour sa famille, mais aussi pour cette jeunesse malienne et africaine, pour le showbiz…

L’immense foule qui l’a accompagné à sa dernière demeure gardera longtemps cette image d’un père en larmes car satisfait de son fils ; une mère inconsolable ; des frères, des sœurs et des amis témoignant de la bonté de ce jeune homme, discret, humble, modeste, altruiste… et surtout très respectueux. Autant d'éloges qui permettent de comprendre l’immense douleur ainsi ressentie par les uns et les autres à l’annonce de sa disparition. Ce 13 août 2021, Idi aurait eu 37 ans ! Une belle opportunité pour la COMAF pour lui rendre un ultime hommage à travers un spécial «<em>Vendredi détente</em>» au Magic Ciné. Et naturellement que l’émotion était au rendez-vous.

L’affiche proposée par Fadi Maïga et son équipe pour célébrer cet anniversaire atypique était plus qu’alléchante avec les têtes d’affiche de la musique et de la comédie qui ont fait rire, pleurer, chanter et danser tout en rendant hommage à l’immortel «Général». Cette soirée riche en émotion, en souvenirs… a été merveilleusement introduite par le talentueux Layden Bagaga qui a rendu un hommage émouvant à Idi, un jeune sage arraché à l’affection de tous à la fleur de l’âge.

Une introduction suivie de la projection d’un film de 5 minutes,  résumant sa vie, avant que la scène ne soit abandonnée aux artistes (Daouda Bagayogo, Tonton Filani, Safi Diabaté, Nampé Sadio, Biguini Baghaka, Mylmo, Tata Pound), comédiens/humoristes (Koman Diabaté, Souleymane Kéita dit Kanté, Yoro et Balla Moussa Junior, Baronin Bah, Youssouf Kéita dit Petit Guimba dans Mah et Tidiane, Souké et Siriki, Imbassou Ouattara dit Abass… Habib Dembélé dit Guimba National introduit par la kora et un défilé de mode de Borthini de Fadi Maïga), danseurs…pendant près de 5h d’horloge. Le clou de la soirée a été enfoncé par l’humoriste ivoirien, Amani Kiffi Mathieu alias DJ Ramatoulaye. En Duo avec «Petit Guimba», il a tenu la salle (pleine à craquer) en haleine.

<strong>Un altruiste qui a vécu pour le bonheur des autres</strong>

Une belle soirée à laquelle Soumeylou Boubèye a assisté avec sa famille, ses amis… et de nombreuses personnalités d’horizons divers. Et malgré l’émotion et cette perceptible douleur d’avoir perdu un être cher, la famille avait toute les raisons d’être heureuse et surtout fière du «<em>Général Didibre Wazabanga</em>». Comme lors de son décès, les  témoignages de reconnaissance ont peint un être exceptionnel qui a toujours œuvré à rendre heureux tous ceux qui croisent son chemin ; à redonner espoir à ceux qui avaient toutes les raisons de ne plus croire en la solidarité humaine, à noyer les larmes de détresse dans le sourire.

«<em>De là où il est, Idi est certainement fier de voir sa vision se poursuivre grâce à une sœur dévouée, une famille aimante et son équipe qui brille par son dynamisme et sa fidélité</em>», a commenté un acteur culturel. «<em>La soirée a été riche en émotions…Je n’ai aucun doute qu’il était dans la salle avec nous en esprit</em>», a déclaré Fadi Maïga, la «sœur dévouée» en question. Altruiste, Idi a vécu pour les autres. «<em>Sans Idi, je n'ai plus cette envie de poursuivre, je n ai plus cette force de faire rire…</em>», a avoué Youssouf Kéita dit Petit Guimba, son ami et frère, son complice dans réalisation de ses ambitieux projets culturels et artistiques. «<em>Idi s'est investi dans l'art par pour le profit, mais par amour</em>», a témoigné le comédien/humoriste.

Au cours de la soirée, le public a pu aussi découvrir le gigantesque projet sur lequel Idi travaillait quand il a été arraché à notre affection : Festival du Mali/FESTIMA ! Un événement qui doit rassembler les stars maliennes, africaines, américaines voire mondiales dans différents domaines artistiques comme la musique. «<em>Idi a toujours rêvé en grand</em>», peut-on retenir des témoignages au cours de la soirée.

«<em>Si la vie n’est qu’un passage, dans ce passage au moins semons des fleurs</em>», écrit Michel de Montaigne, philosophe, humaniste, moraliste de la Renaissance et écrivain érudit. Nos griots disent généralement que la mort peut avoir raison de la chair, mais pas du nom, de la renommée, de la bonne réputation… Idi est parti, mais il est encore parmi nous. Il vit dans le coeur de ceux à  qui il était si cher, il vit dans le bonheur qui coule comme toutes les larmes qu’il a essuyées, il vit dans ces valeurs qui ont façonné son existence.... Il vivra aussi longtemps â travers la COMAF et ses projets à la hauteur de son ambition et de l'espoir qu'il incarnait pour la jeunesse malienne, africaine.

Et aussi à travers «<em>ISM Action</em>» (une association appelée à devenir une fondation) chargée de pérenniser son legs, de perpétuer ses initiatives et aussi de réaliser ses rêves, notamment dans l’humanitaire !

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Hommage aux deux journalistes décédées :  Cérémonie de lecture du coran pour le repos des âmes</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/hommage-aux-deux-journalistes-decedees-ceremonie-de-lecture-du-coran-pour-le-repos-des-ames-2939827.html</link>
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<pubDate>Tue, 17 Aug 2021 10:32:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Observatoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Vendredi 13 Août 2021, sur initiative de l'AFPM en collaboration avec les faitiers de la presse des médias du Mali, la maison de la presse a organisé une cérémonie de lecture du coran pour le repos éternel des âmes de nos consœurs Togola Awa Semega et Assata Diarra, décédées récemment.</strong>

[caption id="attachment_2939052" align="alignleft" width="480"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/08/Aissata-Diarra.jpg"><img class="size-full wp-image-2939052" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/08/Aissata-Diarra.jpg" alt="" width="480" height="320" /></a> Notre consoeur, Aïssata Diarra[/caption]

Arrachées à notre affectation à la fleur de l'âge, Mme Togola Awa Semega s'en est allée en donnant la vie. Elle était la fondatrice du journal en ligne Kunafoni et membre fondatrice du l'association des professionnels de la presse en ligne au Mali.

Quant à Assata Diarra, elle était la directrice de publication du journal « L'Action » et animatrice à la radio Bamanka. Elle a succombé à la suite de l'accident mortel perpétré par un car de l'agence Air Niono , en provenance de Ségou.

Les faitières de la presse n’ont pas oublié ces consœurs arrachées à la plume à jamais. L'Association des femmes de la presse du Mali (AFPM) et beaucoup d'autres associations et journalistes ont pris part à la cérémonie de lecture du coran.

Qu'ALLAH accorde l'éternel repos à nos disparus.

<strong>Hatouma Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>NÉCROLOGIE: Hommage à mon Papa, l’érudit Patriarche au mythique turban, Chérif AbdoulKhadre AIDARA, s’en est allé.</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/necrologie-hommage-a-mon-papa-lerudit-patriarche-au-mythique-turban-cherif-abdoulkhadre-aidara-sen-est-alle-2939679.html</link>
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<pubDate>Mon, 16 Aug 2021 14:00:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Grand Baobab, l’Erudit Chérif Abdoul Khadre de Tamba, a tiré sa révérence. A 104 ans, il était l’un derniers Mohicans de la famille chérifienne. Il a été accompagné ce vendredi après midi à sa dernière demeure par des disciplines consternés.</strong>

Chérif Abdoul Khadr AIDARA, le dernier Gardien du Temple de la famille chérifienne

En apprenant ce vendredi à 05 heures du matin, la disparition du Chérif de Tamba, l’Érudit Chérif AbdoulKhadre Aidara, j’étais affligé. Fils parmi les fils, assidu visiteur sous la tente mythique du Chérif, aux odeurs du thé à la menthe, des soupières d’oignon et viande à vapeur (appelées ‘’Banava’’, en langue hassania), il était pour nous, ses enfants, ses neveux, ses petits-fils et ses nombreux disciples, le dernier Gardien du Temple d’une famille, le Porte-étendard d’une Lumière qui nous a autant guidés dans nos actes quotidiens d’être humain. Chérif Abdoul Khadre AIDARA, Descendant du Saint Homme et célèbre guide religieux de la Khadriya, Cheikh Mohamed Vadel, Petit-fils du Prophète Mohamed (PSL), venait de son Hodd Chargui (foyer islamique de Mauritanie et terre des Saints Hommes, appelés autrement Awliyas). Il entama sa vie de notable religieux dans la région de Kayes (République du Mali), avant de prendre le fil de l’eau, muni de sa bouilloire et sa natte de prière pour s’installer à Tambacounda. Sans doute, l’environnement rigoriste de la région orientale (cette partie du Sénégal) et les ressemblances linguistiques et culturelles des habitations de l’Est de la Mauritanie, de Kayes au Mali, y ont beaucoup contribué. En prenant ses quartiers à proximité du ravin marigot de MedinaCoura, sa silhouette devenait d’année en année si familière aux habitants de la ville et au delà jusqu’aux pays environnants. On avait fini de le surnommer le Chérif au turban imposant et fascinant dans la région de TambaCounda. Chérif Abdoul Khadre AIDARA était une personnalité religieuse emblématique. Adulée et aussi crainte pour son turban qui charriait autant de fantasmes aux allures fétichistes, le Chérif était une légende. Ses disciples disséminés un peu partout dans la sous-région lui vouaient respect et admiration. Beaucoup lui prêtaient des dons inouïs de résoudre des choses impossibles. On sollicitait beaucoup ses prières pour aller de l’avant pour changer son vécu quotidien. Tout le monde s’abreuvait sous sa tente, devenue le refuge en continu des orphelins, des opprimés et des SDF( Sans domiciles fixes). Cherif Abdoul Khadre était un protecteur. Il couvait au même degré ses fils, sa famille proche et ses disciples. Le Patriarche Chérif Abdoul Khadre, ne laissait personne indiffèrent, quand il arpentait les rues et les artères de la ville de Tambacounda. Il fascinait son univers du fait de sa prestance vestimentaire et de ses pouvoirs secrets éblouissants qu’il détenait par dévers lui. Il veillait bien sur sa famille. Il était le Cherif de toutes les obédiences confessionnelles. Tout le monde passait prendre ses prières. Du gouverneur de la région, au Commandent de l’état major militaire de la Zone Est, en passant par les chefs de services régionaux et anonymes, le Chérif  était d’une disponibilité et écoute extrêmes. C’était aussi la grandeur de sa sainteté au service de la communauté, qui l’affectionnait.

Nous étions si proches. La proximité était sincère et forte. Après qu’il eut été d’avec mon défunt Père Chérif Hassane AÏDARA. Ils portaient à deux le parapluie de la famille chérifienne dans la région orientale. On les confondait souvent. Durant ma tendre adolescence jusqu’à dans l’exercice de mon métier de journaliste, il veillait sur nous comme un Bon Père et prenait souvent de nos nouvelles. Cherif Abdoul Khadre était notre fierté. De Tamba, au Hodd Chargui (Mauritanie) en passant par le Mali, la Gambie et la Guinée, son nom était si évocateur. Il a rempli sa mission de fort belle manière et nous laisse un vide. À 104 ans et, à jamais. Le jour de sa disparition, est aussi anodin. Une forte et longue pluie s’est abattue dans la ville de Tamba et l’a accompagné dans sa dernière demeure. À mes frères, Nabouya, Cheikh, Tourade, Bahayda, Malainine, mes Sœurs Khadessa, Neujatt, Sarata, Diawel, Mouna, Rougui, les neveux, nièces et petits-fils, nous avons perdu un Papa, un Protecteur, un Veilleur. Repose en Paix le Patriarche. Pour toujours…

<strong>Par Ismael AIDARA, Directeur Éditorial de Confidentiel Afrique</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>De la douleur à la gratitude</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/de-la-douleur-a-la-gratitude-2939318.html</link>
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<pubDate>Sat, 14 Aug 2021 01:49:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Si ça n'arrivait qu'aux autres, nous aurions de la pierre à la place du cœur. <strong>"Heureusement",</strong> avec une pointe de cynisme assumé, la mort est l'épreuve la plus <strong>"équitablement"</strong> repartie. Certains, à juste raison, pourraient avoir le sentiment d'être plus éprouvés que d'autres. Ainsi va la mort, notre avenir le plus certain, semble-t-il, mais, en même temps, notre adversaire le plus implacable qui nous visite avec la perfidie d'un crève-cœur et la fréquence du hasard.

Par-ci, par-là, <strong><em>"Dieu a donné, Dieu a repris !".</em></strong> Quelle sentence éculée extraite des Ecritures saintes  et remise au goût du jour ! Formule prétendument magique qui agirait à la manière d'une anesthésie qu'elle n'est pas, en réalité, et qu'elle ne saurait jamais être. En tous les cas, une bien maigre consolation dans la tristesse, la douleur et la détresse de la mort.

Toutefois, telle est notre intime conviction, la mort ne triomphera pas de la vie. Si la mort est larmes, douleur, colère et toujours  incompréhension, la vie, elle, est amour, générosité et espérance. Telle cette Arche de Noé qui assure au  naufragé une navigation apaisée dans des eaux tumultueuses et déchaînées.

Face à la mort, nous sommes démunis, atterrés et affligés. C'est humain et, avec humilité, nous l'admettons. Dans cette épreuve unique, nous passons par plusieurs stades et sentiments qui vont de l'effondrement à la révolte, de la colère à la résignation, du désespoir à l'espérance, etc. Heureusement, même quand tout semble s'écrouler, il subsiste cette lueur d'espoir. La vie ! Qui va grossir et prendre le dessus. Qui triomphera de la mort. C'est cela que nous retenons. Et c'est bien cela qui nous donne une raison de nous relever et d'envisager l'avenir avec optimisme.

Vous avez été là, au bon moment, physiquement, en pensée, dans la communion de prières pour nous aider à porter notre croix. Nous gardons bon espoir que vous serez toujours là. Pour le triomphe de la vie. Grâce à vous toutes et tous, nous tenons bon jusque-là. Il n'est pas question que nous nous effondrions. Par respect pour les êtres trop tôt arrachés à notre affection et pour honorer leurs mémoires, il nous faut poursuivre le chemin. Certes, il sera long, sinueux et parfois parsemé d'embûches mais, à aucun moment, il n'aura raison de notre détermination.  Aussi, en notre nom à tous, m'est-il un impérieux devoir de vous remercier pour les nombreux témoignages de sympathie et de compassion, ainsi que le fabuleux élan de solidarité que vous n'avez cessé de nous témoigner depuis de départ précipité de notre tendre épouse, de notre bien-aimée mère, de notre douce et agréable sœur, de notre collègue très appréciée… Aïssata Diallo, Aya pour tout le monde, une personne remarquable que nous garderons à jamais dans la meilleure place de notre cœur.

Gratitude et reconnaissance aux voisins, aux parents et alliés venus parfois de loin, aux officiels, aux ami(e)s et collègues du Mali, de Belgique, d'Angola, des Pays-Bas, du Grand-Duché de Luxembourg, des Pays-Bas, du Royaume-Uni, de France, d'Allemagne, des Etats-Unis, du Canada, de Chine…, aux camarades de promotion, aux médias, aux anonymes… à toutes celles et tous ceux qui, spontanément, sont venus partager notre peine, en nous consacrant un peu de leur temps que nous savons si précieux, en nous apportant du réconfort, de la chaleur humaine et une contribution inestimable.

Que tous trouvent dans ces quelques lignes l'expression de notre gratitude incommensurable. Vous l'imaginez aisément, aucun lexique, fut-il le plus dense, ne nous suffirait à vous remercier. En désespoir de cause, nous nous contentons de vous dire simplement MERCI !

A tous ceux qui ont vainement tenté de nous traduire de vive voix leur sympathie et leur compassion, qui ont utilisé les différents moyens électroniques pour nous joindre sans jamais obtenir la moindre réaction de notre part, nous nous devons de leur exprimer nos sincères regrets et nos plates excuses. Nous aurions tellement aimé donné suite à chaque message, convaincu qu'il était de circonstance et mettait du baume à nos cœurs meurtris. <strong>"Mea culpa, mea culpa, mea maxima culpa".</strong>

Mille fois MERCI !

<strong>Diarra DIAKITE,</strong>

<strong>Ambassade du Mali à Bruxelles</strong>

<strong>Pour les Familles DIAKITE, DIALLO et Alliés</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Disparition : Sélingué pleure Magatte Ndiaye, son maire humble, serviable, généreux et honnête</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/disparition-selingue-pleure-magatte-ndiaye-son-maire-humble-serviable-genereux-et-honnete-2939368.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 14 Aug 2021 01:04:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em>Sélingué vient de perdre un grand homme. Il s'agit du maire de la Commune de Baya ou Sélingué. Magatte Ndiaye est décédé le 8 août dernier à Bamako des suites de maladie. Humble, serviable, généreux et très honnête, M. Ndiaye a été inhumé le lundi 9 août chez lui-même à Kangaré. </em>

Nous les habitants de Sélingué sont toujours sous le choc depuis l'annonce du décès du maire Magatte Ndiaye, survenu le dimanche 8 août 2021 des suites de maladie à la Clinique du Renouveau à Quinzambougou.

Selon le secrétaire général de la mairie, Oumar Diallo, que nous avons joint au téléphone, <em>«le maire Magatte était un homme extraordinaire que Sélingué n'a jamais eu. Son décès est une énorme perte pour nous et toutes les communes voisines de Sélingué. Un maire très populaire, travailleur. Il est très difficile de qualifier Magatte tant il était bien. Un homme humble, serviable, généreux et très honnête. Il était prêt à tout pour servir ses prochains. Et Magatte était comme ça avant d'être maire».</em>

Comment Magatte Ndiaye est décédé ? Le secrétaire général de la mairie précise : <em>"En fait, le maire est tombé malade juste après le naufrage d'une pirogue qui a fait 22 morts, le 19 juillet dernier, à la veille de la fête de Tabaski. Il a été évacué à Bamako pour des soins. Malheureusement, il nous a quittés, le 8 août dernier. Les obsèques ont eu lieu le lendemain lundi 9 août aux environs de 14 h à Sélingué en présence d'une foule nombreuse venue de tous les coins de Sélingué et des communes voisines. C'était du jamais vu, tellement les gens sont sortis pour accompagner Magatte à sa dernière demeure ! Il repose désormais chez lui-même à Kangaré". </em>

Le ministre de l'Environnement et de l'Assainissement, Modibo Koné, le préfet, les différents conseillers municipaux étaient présents pour rendre un dernier hommage à Magatte Ndiaye, qui avait soufflé ses 60 bougies en mars 2021. Il était à son deuxième mandat à la tête de la mairie de Sélingué. Il avait été élu pour la première fois en 2009 sous les couleurs du parti PCR avant de briguer un second mandat en 2016 comme maire Adéma.

Jugeant le bilan du maire Magatte, le secrétaire général Oumar Diallo se dit très satisfait des réalisations durant sa mandature. <em>"Le maire Magatte a beaucoup contribué au développement socio-économique de Sélingué avec la réalisation d'infrastructures. L'éducation et la santé étaient vraiment ses créneaux. C'est pourquoi, Sélingué a bénéficié beaucoup d'investissements dans ces secteurs avec la construction de plusieurs salles de classes, des maternités. Sans oublier la station des réseaux électriques au niveau de plusieurs communes et la construction des magasins. Il est difficile d'énumérer tout ce que la mairie a pu réaliser sous Magatte Ndiaye"</em>, détaille-t-il.

Depuis le décès de Magatte Ndiaye, c'est son 1er adjoint, Moussa Doumbia, qui assure l'intérim en attendant que le conseil communal examine la situation.

Notons que Magatte Ndiaye était mécanicien de son état. Il a travaillé d'abord à l'ODRS avant de prendre sa retraite pour se consacrer à l'agriculture et l'élevage. Très populaire, il s'est lancé dans la politique pour le plus grand bonheur de Sélingué. Il laisse dernière lui deux épouses, des enfants et des fans inconsolables.

Adieu Monsieur le maire ! Va en paix !<strong>  </strong>

<strong>El Hadj A.B. HAIDARA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Hommage à Hélène</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 08 Jul 2021 09:49:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Elle s'en est allée, Maïmouna Hélène Diarra s'en est allée, dans sa dernière demeure, accompagnée par ses parents qu'elle chérissait tant, et une foule immense d'amis, de collègues, d'officiels de l'Etat.

C'était le vendredi 11 Juin 2021.

Hélène notre amie, notre collègue quitte ce monde, mais elle y sera éternellement présente pour avoir laissé ses empreintes, de fortes empreintes dans l'univers des arts, de la télévision et de la radio.

Elle était inégalable, Hélène, dans la justesse de l'interprétation d'un rôle dans une mise en scène de théâtre ou de cinéma. Quelle phénoménale comédienne ! Elle a excellé dans le kotéba que le groupe dramatique national avait magnifié pendant des années.

En 1982, elle fait son entrée au cinéma comme figurante, et depuis elle a fait le bonheur de tant de cinéphiles et de réalisateurs africains et européens. Maïmouna Hélène Diarra a interprété des rôles divers de femme drôle, de femme révoltée, de femme mariée battante aux côtés de son mari comme dans le film "Guimba", Etalon de Yennenga, de femme amère, acariâtre, de femme résignée, de belle-mère méchante, de mère anxieuse, de grand-mère digne, et bien sûr de jeune fille au cinéma et au théâtre. Ce théâtre elle l'avait dans les tripes depuis l'Institut National des Arts, l'école qui l'avait formée. Sa dernière œuvre, elle l'avait consacrée à un événement, "La Nuit des Comédiens". Elle l'organisait chaque année, pour rendre un hommage à sa corporation et au théâtre mourant de son pays, qu'elle se refusait à admettre.

Au revoir Hélène, ton rire aux éclats, ta bonne humeur, tes grognes nous manquent déjà. Avec ta passion des arts de la scène, tu laisses des enseignements certains pour la jeune génération africaine d'artistes.

Nous perdons une comédienne hors pair, une grande professionnelle.

Dors en paix Maïmouna

<strong>Cheick Oumar Sissoko, Cinéaste </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mali : le journaliste Abass Fambougouri Traoré décédé</title>
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<pubDate>Tue, 29 Jun 2021 13:01:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La télévision nationale, l’ORTM et toute la presse malienne sont en deuil. Le journaliste Abass Fambougouri Traoré s'en est allé mardi des suites d’une maladie. Le décès est confirmé par ses proches.

« Il a été un journaliste engagé, dévoué et passionné pour le service public. Il fait partie des références de la presse parlementaire dans notre pays » a témoigné Alassane Souleymane qui a travaillé durant de longues années avec le défunt.

« A sa famille éplorée, à nos collègues, à ses proches, je présente mes sincères condoléances. Nous prions pour le repos de son âme et que le Tout puissant l'accueille dans son Paradis » a ajouté le journaliste.

<strong>A. CISSE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Maïmouna Hélène Diarra emprunte le train de l&amp;apos;infini : Et si on vous contait la vie et l&amp;apos;œuvre de Maïmouna Hélène Diarra</title>
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<pubDate>Sat, 19 Jun 2021 01:22:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Décorée chevalier de l'Ordre national du Mali, honorée au Festival du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco), initiatrice de la Nuit du comédien au Mali, précurseur de la Maison des cinéastes au Mali, Maïmouna Hélène Diarra a promené sa bosse dans presque toutes les grandes structures étatiques de promotion des 5e, 6e et 7e arts de son pays et côtoyé les grands réalisateurs de son époque. Flash-back sur les 66 ans d'existence de celle qui repose désormais pour l'Eternité au cimetière d'Hamdallaye depuis ce vendredi 11 juin 2021, un jour après sa disparition.</em></strong>

De la personne au personnage, de l'enfance à la vieillesse, du domicile au service, Maïmouna Hélène Diarra a marqué son temps par sa discipline et sa rigueur.

Cinq ans avant l'indépendance du Mali, en 1960, nait dans une famille Diarra à Ségou, une jolie fille d'un couple de mère chrétienne et de père musulman. Très vite la petite Hélène devient orpheline de mère. Elle est alors adoptée par sa grand-mère.

La chance d'être issue d'une famille instruite, père magistrat, favorise les bons résultats scolaires de Maïmouna. Choisie pour être enseignante par l'Etat malien, elle décline l'offre et fait les études des arts dramatiques à l'Institut national des arts (INA).

<em>"Ecolière, sœur et collègue, Hélène a été tout cela pour moi. Quand elle venait à l'INA, j'étais professeur. Elle ne m'a jamais appelé "Monsieur" puisque nous sommes de la même localité, Ségou, et il y avait un autre Habib Dembélé, elle a trouvé un nom spécial : <strong>Korobalen</strong> pour dire le Grand Habib. Nous avons travaillé toute la série du Kotéba ensemble pendant 10 ans à peu près avant son départ à l'ORTM"</em>, se rappelle Habib Dembélé.

Elle lorgne dès lors les acteurs culturels de l'époque. Avant même sa sortie à l'INA, la jeune fille faisait des prestations pour la troupe Kotèba. Quelques années après, elle entre à l'ORTM en qualité d'animatrice. Puis l'aventure cinématographique s'ouvre à elle.

De l'illusion de la transparence, elle se méfie. Car selon elle, il ne faut jamais minimiser son rôle sur scène et il ne faut rien forcer, car dans la comédie, <em>"plus on force, plus on s'enfonce"</em>, aimait-elle dire aux jeunes. <em>"La seule chose que je peux dire sur elle, au nom de la troupe Gnogolon, c'est sa ponctualité et sa volonté de jouer bien son rôle comme si nous étions en vraies réalités. Elle était toujours à l'heure aux rendez-vous"</em>, témoigne Salim Sylla, comédien du groupe Gnogolon.

Comme si c'était hier, des fidèles auditeurs de Radio-Mali comme Mamadou Traoré, se souviennent d'une dame qui les mettait dans deux états : écouter les sinistres avis de décès et admirer une douce et vivace voix. Hélène n'a non seulement pas émerveillé les vieux de cette époque, elle a aussi incité des jeunes dames à s'intéresser à la radio et prendre leur destin en main.

Ce défi, elle l'a relevé avec brio car deux ans après sa retraite, Hélène venait en aide à ses cadets, selon Bourama Kané (BK) porte-parole de l'ORTM à ses funérailles. Elle avait l'habitude de dire que la vie n'est qu'une chaîne. <em>"C'est un devoir pour nous (les seniors, Ndlr) de guider la nouvelle génération. Il ne s'agit pas de les pousser à faire comme nous. Mais de leur faire savoir qu'ils doivent s'inspirer de nos bonnes pratiques, respecter les exigences du métier, tout en mettant en scène leurs propres savoir-faire"</em>, disait la regrettée.

<em>"Nous nous sommes retrouvées à l'ORTM. Mais elle est avant tout une mère et une sœur pour moi. Elle a collaboré avec ma grande sœur à Ségou. Cette relation a continué entre nous ici à Bamako. Depuis qu'on s'est connues, c'est la droiture qui la caractérise. Nous avons travaillé ensemble dans plus de 30 projets dans le cinéma et le théâtre. Nous avons voyagé dans plusieurs pays. Nous passions souvent la nuit sur le même lit. Elle est un modèle pour moi. Elle exprimait sa vérité à tout le monde sans bavure. Hélène travaillait avec sérieux et perfection. Que ce soit à la radio ou au théâtre. Elle montrait toujours que seul le travail est notre première identité. </em>

<em>En plus de cela, elle faisait régulièrement ses obligations confessionnelles jusqu'à son dernier souffle"</em>, assure Lalla Drabo dite Fiman, animatrice à l'ORTM.

Artiste caméléon, elle avait la faculté extraordinaire à s'adapter à tout rôle. Ce que le réalisateur malien et l'ancien ministre de la Culture Cheick Oumar loue avec fierté. <em>"Nous avons travaillé ensemble dans six longs métrages parmi lesquels «Gnamanton», «Guimba», «Rapt à Bamako», «Toiles d'araignées»... Elle avait un professionnalisme sans égal. Elle aimait le cinéma. </em>

<em>Son sérieux, sa constance dans le travail peuvent être une leçon pour la future génération. Surtout, elle reproduisait exactement ce que le réalisateur lui demandait. Je n'ai fait aucun long métrage sans Hélène. Elle était tout simplement extraordinaire dans le jeu. C'était une comédienne au naturel"</em>, l'encense le doyen.

<strong>"Balla Moussa féminin"</strong>

La ponctualité était l'une des caractéristiques de cette battante. C'est sans doute le secret de sa bonne liaison avec les grands professionnels de la radio, du théâtre et du cinéma. <em>"J'ai longuement travaillé avec Hélène en tant qu'assistant de Cheick Oumar Sissoko. Avec elle, on gagnait toujours du temps. Elle était très disciplinée. Nous avions un projet qui a duré une année et quelques mois. Hélène n'est jamais venue en retard, pas même une seule fois. C'est la raison pour laquelle je n'ai pas hésité à l'inviter pour le projet de Toiles d'araignées (l'adaptation au cinéma du célèbre roman d'Ibrahima Ly sur la condition des prisonniers sous le régime de Moussa Traoré)",</em> confirme Ibrahima Touré, réalisateur.

Maïmouna avait aussi un fort penchant pour la vie associative. Jusqu'à sa disparition, elle se battait pour la reconnaissance du cinéma et l'autonomisation du comédien malien.

<em>''J'ai connu Hélène à la radio. J'étais à l'époque à la télé. On a fait des sketches de sensibilisation ensemble. Nous avons créé ensemble la Maison des cinéastes du Mali. Elle était très engagée pour ces genres d'initiatives. C'était pour inclure tous les acteurs de la culture dans le bon fonctionnement du secteur. Ce que je retiens d'elle, c'est son sourire. Elle sourit toujours pour vous accompagner dans n'importe quelle situation. Elle était tout simplement le Balla Moussa féminin. Sincèrement, je croyais que l'Etat</em> <em>ma</em>lien allait prendre en charge ses funérailles. C'est peut-être à cause de la situation politique actuelle du pays (il n'y avait pas un gouvernement sur place Ndlr). Elle mérite mieux que ce que nous venons de lui offrir. Ce que je regrette le plus, c'est de n'avoir pas pu exploiter son talent. Je sais qu'elle en avait à foison. Elle pouvait encore faire quelque chose pour le Mali'', souligne  Aboubacar Sidibé, cinéaste malien.

Le Centre national de la cinématographie du Mali (CNCM) reconnait les multiples efforts de cette brave dame. Tant à l'interne qu'à l'externe.

<em>"J'ai connu Hélène lors de nos répétitions au Carrefour des jeunes de Bamako dans le Kotèba. Nous avons ensuite sillonné presque tout le Mali dans les années 1989 avec 'Férékégnakamibougou' après 'Wari II' ainsi de suite. On peut tout dire contre elle sauf la méchanceté. Elle était très sincère dans ses propos et disait clairement à n'importe qui ce qui n'allait pas. C'est elle qui a initié la Nuit du comédien à son retour du Ghana en 1989. C'est l'UNCM qui a fait la première édition et c'est Hélène qui a finalement pris le relais. La dernière édition a eu lieu en 2018. Maintenant qu'elle est partie, que va devenir ce projet qu'elle tenait vraiment à cœur ?"</em>, s'interroge Mamadou Sangaré, directeur général adjoint du CNCM, ancien comédien du Kotèba.

Personnalité épatante, Maïmouna avait compris le vrai sens de la vie conçue par les Bamanans. La famille était absolument prioritaire pour elle. <em>"Maïmouna a été une sœur exceptionnelle pour nous tous. C'est elle qui s'occupait toujours de la famille. Elle a été très disponible pour nous sa famille quand il le fallait malgré les contraintes de son métier"</em>. Une déclaration de Mamadou Diarra, un de ses frères.

Elle considérait tous les enfants comme les siens. C'était la bonne mère des jeunes filles rurales qui venaient dans la capitale pour, majoritairement, chercher leur trousseau de mariage ou trouver de quoi épauler les parents dans la prise en charge de la famille.

<em>"J'étais son employée (aide-ménagère). Nous sommes restés en contact pendant plus de 30 ans. Jusqu'à sa mort, je lui donnais des jeunes filles du village à adopter. Le mariage de l'une d'entre elles, prévu pour le mois mai dernier, a récemment été reporté. Le lien entre nous va de loin, c'est devenu familial. Elle sort dans presque tous mes clips pour prouver à quel point on était proche"</em>, témoigne Mamou Sidibé, une célèbre cantatrice malienne.

En tout cas, Maïmouna aura fait son devoir. Elle a montré que nous pouvons chacun être utile à ce pays, au monde en faisant juste dignement ce qui est de notre pouvoir. Sa mort n'est pas que douloureuse selon certains.

<em>"Je ne regrette pas la disparition d'Hélène. Car elle a posé d'énormes actes qui honorent le Mali sur le plan théâtral et cinématographique. Aujourd'hui, il n'y a pas un grand réalisateur malien qui ne connaît pas Hélène. Cela prouve son sérieux. </em>

<em>L'homme est appelé à mourir tôt ou tard. Si elle est partie aujourd'hui, nous ne pourrions que nous en remettre à Dieu. Si nous continuons de regretter son départ, cela veut dire qu'elle n'a rien fait. Ce qui n'est pas le cas"</em>, tranche Idrissa Diarra, réalisateur du film <em>"Adama Dachiba".</em>

<strong> Chaka Kéïta</strong>

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<title>Zambie : disparition de l&amp;apos;ancien président Kenneth Kaunda, soutien inconditionnel des luttes de libération en Afrique australe</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/zambie-disparition-de-lancien-president-kenneth-kaunda-soutien-inconditionnel-des-luttes-de-liberation-en-afrique-australe-2932785.html</link>
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<pubDate>Fri, 18 Jun 2021 18:54:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Son pays a abrité pendant plus de vingt ans le siège du Congrès national africain (ANC), dont les dirigeants exilés combattaient l'apartheid en Afrique du Sud.</strong>

Kenneth Kaunda, l'ancien président zambien et père de l'indépendance, est mort d'une peumonie à l’âge de 97 ans, le 17 juin 2021, à Lusaka, la capitale de la Zambie. "KK", comme l'avaient surnommé les Zambiens, avait pacifiquement emmené l’ancien protectorat britannique de la Rhodésie du Nord à l’indépendance en octobre 1964. Il dirigera la Zambie pendant pendant vingt-sept ans. Kenneth Kaunda était soigné depuis quelques jours dans un hôpital militaire à Lusaka. L'actuel chef d'Etat zambien, Edgar Lungu, a regretté la disparition d'une <em>"véritable icône africaine" </em>dans un message publié sur Facebook. Le gouvernement a déclaré un deuil national de 21 jours.
<h2 class="subheader">Un héritage politique en demi-teinte en Zambie</h2>
Se réclamant du socialisme et proche de Moscou, il a dirigé son pays en grande partie sous le régime d'un parti unique dont la mauvaise gestion a provoqué une grave crise économique et sociale. Après de violentes émeutes, il avait accepté des élections multipartites en 1991 et fut battu par Frederick Chiluba.

En 1996, il avait tenté un retour en politique mais en avait été empêché par de nouveaux amendements constitutionnels, rapporte <a href="https://www.reuters.com/world/africa/zambias-founding-president-kenneth-kaunda-dies-aged-97-son-2021-06-17/" target="_blank" rel="noopener noreferrer" data-id="150" data-m="{&quot;i&quot;:150,&quot;p&quot;:109,&quot;n&quot;:&quot;partnerLink&quot;,&quot;y&quot;:24,&quot;o&quot;:31}">Reuters</a>. Né le 28 avril 1924 dans le nord de la Zambie de parents originaires du Malawi, il était désormais considéré comme un étranger.

En décembre 1997, Kenneth Kaunda sera même arrêté et accusé à tort de trahison à la suite d'une tentative de coup d'Etat par des officiers subalternes de l'armée. L'Etat zambien lui présentera plus tard des excuses. Après l'assassinat de son fils et héritier politique Wezi Kaunda en octobre 1999, l’ancien chef d’Etat annoncera son retrait de la politique, indique Reuters.

<section class="articlebody   " data-id="109" data-m="{&quot;i&quot;:109,&quot;p&quot;:108,&quot;n&quot;:&quot;articlebody&quot;,&quot;y&quot;:6,&quot;o&quot;:1}">Si son héritage politique reste mitigé dans son pays, ce n’est pas le cas dans les Etats voisins dont il a soutenu les mouvements de libération. Notamment ceux à ses frontières : l'Angola, le Mozambique, la Namibie et surtout l’Afrique du Sud.
<h2 class="subheader">Héros des luttes de libération en Afrique</h2>
Kenneth Kaunda sera un indéfectible allié du Congrès national africain (ANC) dans sa lutte contre l’apartheid en Afrique de Sud. Le dirigeant zambien a abrité dès les années 70 le siège du mouvement en exil. La Zambie était l'un des pays les plus opposés au gouvernement ségrégationniste de Pretoria. A sa sortie de prison en 1990, l'icône de la lutte contre l'apartheid Nelson Mandela lui réserve sa première visite à un dirigeant étranger.

Au lendemain du décès du premier président zambien, l'Afrique du Sud a ainsi décrété dix jours de deuil national. <em>"Il s'est tenu aux côtés du peuple sud-africain au moment où nous en avions le plus besoin et était inébranlable dans son désir de voir l'achèvement de notre liberté"</em>, a déclaré le président sud-africain Cyril Ramaphosa. Pour son prédécesseur Thabo Mbeki, qui s'exprimait <a href="https://www.youtube.com/watch?v=hKjmTTfnLW0" target="_blank" rel="noopener noreferrer" data-id="171" data-m="{&quot;i&quot;:171,&quot;p&quot;:109,&quot;n&quot;:&quot;partnerLink&quot;,&quot;y&quot;:24,&quot;o&quot;:52}">sur les antennes de la SABC</a>, la chaîne publique sud-africaine, Kenneth Kuanda est <em>"l'un des architectes de la démocratie en Afrique du Sud"</em><i>.</i>

<i>"</i><em>Pour beaucoup d’entre nous</em><i>, </i>a indiqué l'ancien président sud-africain<i>, l</i><em>a Zambie est une deuxième patrie."</em> Thabo Mbeki a ainsi résumé la philosophie qui a guidé l’action politique de Kenneth Kaunda. A savoir, la <em>"ferme"</em> conviction que <i>"</i><em>la Zambie indépendante avait la responsabilité d’aider à atteindre cet objectif africain de la libération totale du colonialisme et de l’apartheid".</em> <em>"Sous sa direction</em><i>, </i>a précisé Cyril Ramaphosa<i>, </i><em>la Zambie a fourni refuge, soins et soutien aux combattants de la libération qui avaient été contraints de fuir leur pays d'origine." </em>Kenneth Kaunda, a ajouté le président sud-africain, est<em> "à juste titre vénéré comme le père de l'indépendance et de l'unité africaine".</em>

<em>"L'Afrique a perdu l'un de ses meilleurs fils"</em><i>,</i> a déclaré pour sa part l'Union africaine dans un communiqué. Depuis sa retraite en l'an 2000, celui que l'on avait baptisé le Gandhi africain pour son militantisme non violent, mettait son autorité au service de la résolution des crises sur le continent africain, au Kenya, au Zimbabwe, au Togo ou encore au Burundi. Le président botwanais Mokgweetsi Masisi a, lui aussi, ordonné sept jours de deuil national en l'honneur de Kaunda <em>"l'altruiste".</em>

Au soir de sa vie, chanson à l'appui parfois, l'ancien dirigeant s’était engagé dans la lutte contre le sida qui, confiait-il à Reuters en 2002, devait être combattu avec le <em>"même zèle" </em>que le colonialisme. La maladie lui a ravi l’un des enfants issus de son union avec Betty, son épouse disparue en septembre 2012. La mort de cette dernière l'avait grandement affaibli.

Petit pays pauvre d'Afrique australe, à la dette colossale, la Zambie a connu une relative stabilité politique depuis que Kenneth Kaunda a quitté le pouvoir.

</section><section class="stb-flexvertical" data-id="173" data-m="{&quot;i&quot;:173,&quot;p&quot;:108,&quot;n&quot;:&quot;sharingtoolbar&quot;,&quot;y&quot;:6,&quot;o&quot;:2}">
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</div>
</div>
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<title>Feue Maïmouna Helene Diarra :   Une icône qui survivra par ses œuvres et ses valeurs</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/feue-maimouna-helene-diarra-une-icone-qui-survivra-par-ses-oeuvres-et-ses-valeurs-2932403.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 16 Jun 2021 11:43:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Animatrice/productrice de l'ORTM à la retraite, actrice de cinéma et de théâtre, comédienne, Maïmouna Hélène Diarra est décédée le jeudi 10 juin 2021 vers 19h à l'âge de 66 ans au CHU Mère-Enfant Le Luxembourg. Le lendemain, vendredi 11 juin 2021, elle a rejoint sa dernière demeure au cimetière de Hamdallaye où elle a été conduite par une foule de parents, de collègues, d’élèves, de partenaires et surtout d’admirateurs. Un baobab s’est ainsi couché. Un repère s’est éteint avec sa joie de vivre et son déconcertant franc parler !</strong>

&nbsp;

Elle s’appelait Maïmouna Hélène Diarra ! Elle fut un artiste dans tous les sens du terme et a connu tous les succès sans perdre cette humilité qui l’a rapprochait toujours des autres, même de ceux qui craignaient de se perdre dans son ombre. Elle a très tôt pris conscience de son talent et en a vite fait un outil  d’expression, une arme pour défendre ses opinions et surtout ses convictions.

Cet engagement était au-dessus de tout pour cette grande comédienne pour qui le message véhiculé pour la personnalité incarnée était plus important que les cachets proposés par les réalisateurs, par les metteurs en scène. Officier de l’ordre national du Mali, Maïmouna Hélène Diarra a tiré sa révérence à 66 ans. Un âge qu’elle a certainement eu depuis sa naissance puisqu’elle était surtout à l’aise dans le rôle des vieilles dames depuis le début de sa brillante carrière.

«<em>Qu’on ait peur ou non de la mort, on finit toujours par mourir. La peur de la mort n'empêche pas de mourir</em>» ! C’est ce que dit le Super Biton de Ségou, sa terre natale, dans «<em>Saya</em>», l’une de ses belles inspirations artistiques. Hélène n’a pas eu peur de mourir car elle s’y était toujours préparée en vouant aussi corps et âme à sa religion, l’islam. Ce qu’elle craignait, c’est la peine dans laquelle sa disparition allait nous plonger comme on le constate depuis ce triste jeudi 10 juin 2021.

Notre dernière rencontre date du gala de «<em>Integrity Icon Mali  2021</em>» en février à l’Hôtel de l’Amitié ! Et le dernier souvenir que nous avons de toi, c’est sans doute ces pas de Takamba merveilleusement esquissés devant une assistance conquise par son élégance et à la grande joie du «<em>Super Onze</em>» de Gao désigné pour animer le gala. La preuve, si besoin en était, que tu avais l’art dans le sang et que tu étais une talentueuse ambassadrice de cette riche culture qui savait se mouler dans tous les rôles sans perdre son âme, incarner des personnalités diverses sans jamais renier tes valeurs qui sont louées aujourd’hui que tu n’es plus, Hélène.

<strong>Un grand privilège et un immense honneur</strong>

Ce fut un grand privilège de te côtoyer ces dernières années au Conseil d’administration d’AccountabilityLab/Mali (ALAB/Mali) et dans le jury d’Integrity Icon Mali. Comment ne pas être honoré par l’estime, la confiance et le respect que tu avais pour nous malgré la différence d’âge entre toi et la majorité des membres. Qu’elle humilité de ta part ! Sans toi, ta bonne humeur, ta sincérité… il n’est plus évident d’avoir la même ambiance au sein du CA d’ALAB/Mali et du jury d’Integrity Icon

Le baobab est tombé et la bibliothèque a tremblé sans prendre feu parce que Hélène était une icône ouverte. Tous ceux qui l’ont approché ont bénéficié de ses sages conseils, de son soutien et aussi de son savoir. «<em>Hélène était une brave dame qui a su donner de l’amour à tous ceux qu’elle croisait</em>», a témoigné Modibo Souaré, directeur du Centre national cinématographique du Mali (CNCM). «<em>Je ne connais pas quelqu’un de ma génération à l’ORTM qui n’a pas besoin des conseils avisés, francs et sincères de Hélène. Quand le travail était bien fait, elle te disait sans hypocrisie aucune. Et si ce n’était pas le cas, elle te le disait aussi aucune méchanceté en te conseillant sur la voie à suivre», a aussi témoigné Alassane Diombélé «Eric</em>», Directeur général de l’ORTM. Et c’est Hélène que nous avons également côtoyée au sein du CA d’ALAB/Mali et du jury de «<em>Integrity Icon Mali</em>».

<strong>L’art perd une icône et la culture une légende</strong>

Et c’est le Mali et sa très variée culture qui viennent de perdre une icône, une véritable légende ! Que d’hommages ! Que de témoignages éloquents et émouvants sur ta vie et ta carrière depuis l’annonce de ta disparition ! «<em>La Genèse</em> (sélection officielle Cannes 1999 dans : Un certain regard) <em>où elle jouait le rôle de Léa, épouse de Jacob</em> (Yacouba) <em>avait bénéficié de son immense talent de tragédienne. Elle avait ensuite interprété le personnage du devin Tirésias, dans l'Antigone du Mandéka théâtre. Elle vivait ainsi dans les racines de ce qui allait devenir BlonBa, puis BaroDa et Culture en partage</em>», témoigne le célèbre Jean-Louis Sagot-Duvauroux.

Et de promettre, «<em>Hélène, nous ferons tout pour que tes fils, tes filles et tes petits enfants soient à la hauteur de l'héritage que tu nous laisses</em>». Ta disparition (qui n’est que physique) est une perte énorme pour le cinéma malien, pour le 7e art africain. Et ce n’est pas seulement Ségou qui te pleure, mais le Mali voire toute l’Afrique

Dors en paix Tanti Hélène. Hadja, puisse Allah t'accueillir dans son paradis Firdaws !

Amen !

<strong>Moussa Bolly</strong>

<strong>XXX</strong>

<strong>Une carrière professionnelle bien remplie pour un talent inné</strong>

Le décès de Maïmouna Hélène Diarra, le jeudi 10 juin 2021, a été ressenti comme un séisme au Mali et sur le continent, notamment dans le milieu des arts et de la culture. Et cela d’autant plus qu’elle a su incarner cette icône qu’elle était devenue tout gardant les pieds sur terre et la tête bien solide sur les épaules. Cette talentueuse comédienne est restée humble dans son engagement. Et cela malgré le succès qui a couronné son brillant parcours.

Elle a joué dans presque tous les grands films africains, les célèbres pièces de théâtre comme Finzan (1989), Guimba le tyran (1995), Tribu Macadam (1996), Taafé Fanga (1997), Genèse (1999), Code inconnu (2000), Moolaadé (2004) Faro, la Reine des eaux (2005), Bamako (2006), Wari… La liste est loin d’être exhaustive.

Née dans les années 1960 à Ségou et après ses études primaires, Hélène s’est installée en 1975 à Bamako pour poursuivre ses études à l’Institut National des Arts (INA), section art dramatique. Pur produit de l’ex Kotéba national du Mali, Hélène (comme l’appelait affectueusement des collègues) a très tôt mis en exergue ses talents de comédienne. Elle a naturellement commencé par la figuration dans les œuvres de grands cinéastes comme Souleymane Cissé...

Et c’est Cheikh Oumar Sissoko qui lui donnera réellement sa chance dans «<em>Genèse</em>». Et par la suite, elle sera sollicitée par d’autres talentueux réalisateurs comme feu Ousmane Sembène (Moolaadé), Abderrhamane Cissako (Bamako), Boubacar Sidibé dans ses séries maliennes... «<em>Douce ou mégère, gentille, méchante, malheureuse, heureuse, travailleuse, au foyer... mais toujours vieille, elle a toujours su se fondre dans son rôle sur la scène ou à l’écran</em>», écrit le Directeur général du Centre national cinématographique du Mali (CNCM), Modibo Souaré, en saluant sa mémoire.

«<em>Ce n'est pas que je n'aurais pas eu envie de jouer des jeunes premières ! Mais, simplement, on ne m'a jamais proposé ces rôles. Je joue les vieilles depuis que je suis jeune</em>», confiait-elle en riant dans une interview à la presse, il y a quatre ans.  «<em>J'ai un don pour les vieilles ! Jeune, quand je sortais en ville avec mes talons, en pantalon, certains disaient : Non! On ne comprend pas. C'est pas possible, tu t’es métamorphosée</em>», racontait-elle dans le même entretien.

«<em>Il y avait notamment des cours</em> (de l'acteur français) <em>Armand Dreyfus. Il m'a appris à travailler mon corps. Une vieille femme doit avoir les pas lourds, le dos cassé, une attitude... Ce n'est pas que du maquillage</em>», confessait-elle. Elle se souvient avec nostalgie de son premier grand rôle dans la pièce politique haïtienne, «<em>Gouverneurs de la Rosée</em> » (Jacques Roumain), dans lequel elle incarnait une mère âgée qui accepte de taire la mort de son fils (le héros) pour l’intérêt général.
L’immense Hélène avait un talent inné pour la comédie. «<em>En famille on riait, on se chamaillait et moi je jouais la comédie</em>», nous confiait-elle lors de nos rencontres pour les activités d’AccountabilityLab/Mali (ALAB/Mali).

«<em>J'étais nulle en sciences, alors j'ai demandé un jour : Ça existe une école où il n'y pas de maths ? On m'a répondu: Il y a l'INA</em>», confiait-elle souvent dans ses entretiens. Une tournée théâtrale du groupe dramatique du Mali jouant «<em>Les tribulations de Frère Jero</em>» (du prix Nobel nigérian Wolé Soyinka) a changé sa vie lors de son passage à San d’où est originaire sa famille. «<em>Quand j'ai vu la pièce, je me suis dit : c'est ça que je veux faire. C'était le coup de foudre</em>», reconnaissait-elle. Et la suite, nous pense que chacun d’entre vous peut la raconter. Certes, chacun à sa façon, mais sans doute en tant unanime que le Mali et l’Afrique viennent de perdre une talentueuse comédienne qui a aussi brillé par la noblesse de son âme !

Hélène s’est éclipsée le 10 juin 2021. Mais, elle n’est pas morte parce que les légendes sont éternelles.

<strong>M.B</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Décès d’Amadou Tall :   Une grande plume arrachée à notre affection</title>
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<pubDate>Wed, 16 Jun 2021 11:35:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong> </strong><strong>Notre confrère, frère et grand frère Amadou Tall est décédé dimanche dernier (13 juin 2021) des suites d'une longue maladie qui l'avait éloignée des rédactions. Il avait repris il y a quelques semaines avant d'être malheureusement terrassé par la grande faucheuse. Il a  été accompagné à sa dernière demeure le lendemain (lundi 14 juin 2021) par une foule de parents, de confrères et d’admirateurs.</strong>

Issu de la grande famille Tall de Ségou, Amadou Tall était l'incarnation de la dignité. Après avoir obtenu le Bac au Lycée national de Nouakchott (Mauritanienne), notre talentueux confrère avait étudié la littérature anglaise et américaine à l’université de la capitale mauritanienne. Et il a été ensuite étudié la sociologie à l’Université de la Méditerranée Aix-Marseille II (France). La fin de ses études et poussé pas sa soif de découvrir le monde, «<em>Bamadou»</em> a longtemps mené une vie de véritable bourlingueur qui a roulé sa bosse un peu partout.

Cela lui a sans doute permis d’acquérir cette impressionnante culture  générale qu’on sentait dans ses discutions et surtout dans ses articles. Précieux et fidèle collaborateur de votre hebdomadaire, «<em>Le Matin</em>», Tall était à l’aise avec tous les sujets. Même si ce sont surtout ses analyses politiques et ses commentaires de l’actualité de la pétanque que beaucoup de lecteurs affectionnaient. Fin observateur du mouvement démocratique de 1991, il maîtrisait à merveille le jeu politique. «<em>Tu apportais de très bonnes contributions au débat démocratique</em>», reconnaît Moussa Sey Diallo, un jeune leader politique de l’URD, en lui rendant hommage.

Journaliste expérimenté à la plume acerbe, il ne faisait pas dans la dentelle quand il s'agit du Mali. Il est connu et reconnu par ses congénères pour sa grande culture, sa loyauté et son sens élevé du devoir. Homme de culture de part sa formation de sociologue et de journaliste, il forçait l'admiration. Tous ceux qui l'ont côtoyé retiennent de lui un homme affable, très cultivé et pétri d'humanité. Difficile de discuter avec Amadou Tall sans en apprendre de nouveaux.

Son décès est une grande perte pour la presse. Polyglotte, il parlait parfaitement peul, bambara, français, anglais et arabe.

Dors en paix cher Amadou Tall

<strong>Alhassane H. Maïga</strong>

<strong> </strong><strong>Amadou Tall : Un savant mélange de dignité et de professionnalisme !</strong>

Nous avons accompagné, avant-hier lundi 14 juin 2021, Amadou Tall à sa dernière demeure. Il repose désormais au cimetière de Hamdallaye. Sa mort est durement ressentie par les membres (anciens et actuels) de la rédaction du journal Le Matin qui l’ont côtoyé depuis 2009.

En effet, Amadou Tall faisait partie des ténors qui ont lancé le journal Le Matin. En mars 2009, nous lancions cet hebdomadaire avec une rédaction composée de Djibril Sacko, Mahamane Cissé, Alhassane H. Maïga (moi-même votre serviteur) et Moussa Bolly qui s’occupait à distance des grandes analyses. Quelques mois plus tard, nous avons été rejoints par Amadou Tall. Par sa plume professionnelle et acerbe, sa culture générale, son sens de l’humour et son courage à écrire clairement ce que certains pouvaient monnayer, il  a renforcé la ligne éditoriale du journal qui dérangeait déjà. Le Matin lui doit une fière chandelle ! Et pour toujours !

Pouvons-nous oublier un homme de cette taille qui s’est nettement distingué de nous autres, tous mortels, par sa dignité de peuhle qu’il n’a jamais aliéné même pour le bien matériel qui fonde aujourd’hui sous nos tropiques la valeur d’un homme ou d’une femme malien ? Non !

Stoïque devant les épreuves de la vie, il s’est forgé une carapace lors de son tour du monde. Amadou Tall était un modèle  de malien digne et bourré de valeurs sahéliennes dont le Mali était le carrefour.

Pouvons-nous oublier Amadou Tall, le critique positif, le journaliste humaniste, le sage ? Sage, il l’était, surtout au sens didactique du terme (Socrate disait que l’ignorant ne peut pas être sage. Par sagesse, il faut donc entendre connaissance).

Si aujourd’hui la presse ne fait pas abondamment cas de sa disparition, c’est certainement parce qu’Amadou Tall, de son vivant, était très modeste et n’était pas dans les réseaux, tendances et autres organisations ou groupes d’intérêts. Il était journaliste tout court !

Dors en paix Amadou Tall.

<strong>Alhassane H. Maïga</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Culture :  Hélène ou la fin d’une époque</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/culture-helene-ou-la-fin-dune-epoque-2932296.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 16 Jun 2021 01:08:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Maïmouna Hélène Diarra est décédée la semaine dernière à l’âge de 66 ans. Une grande perte pour la culture.</em></strong>

&nbsp;

Hélène Diarra est partie, sans tambour ni trompette, laissant tout le monde dans une grande surprise. Révélée surtout avec le théâtre, Hélène Diarra est de la même promotion que les Magma Gabriel, Habib Dembélé, Guimba national, avec lesquels d’ailleurs, elle va éclore dans « Wari », la pièce du metteur en scène Ousmane Sow.

Très famille, elle prendra soin de ses frères et sœurs, et ayant Ségou chevillée au corps, elle sera présente dans tous les événements qui concernaient la cité des Balazan.

Hélène Diarra a très vite perdu sa maman. Dure épreuve qui l’a amené chez son oncle auprès de qui elle a grandi. Son amour pour le cinéma a pris le dessus dès son plus jeune âge avec des imitations qui faisaient rire son entourage.

Elle décida de prendre au sérieux son amour dans le domaine de l’art en intégrant dans les années 1975 l'Institut national des Arts de Bamako. Ce qui s’est avéré une étape vers de véritables opportunités vers sa réussite. Ainsi, la carrière de l’artiste comédienne commença à prendre une tournure très importante à l’échelle nationale et internationale. Hélène Diarra allait donc, de tournée en tournée en laissant clairement stupéfait le public en incarnant ses différents rôles à la perfection.

C’est dans la foulée en plein dans sa carrière théâtrale que s’est présenté à elle des opportunités dans le cinéma où elle a commencé avec des rôles de simple figurante avec le réalisateur malien Cheick Oumar Sissoko avec le film « Nyamanton" (1986), également de simples rôles dans le film « Finzan » (1989), « Guimba » (1995), « Genèse » (1999)".

Hélène Diarra a toujours été reconnue dans les rôles de pauvre, de mère qui souffre, de méchante femme. Elle a également participé à de nombreux sketches de sensibilisation et de publicités sur la chaîne nationale.

Maïmouna Hélène Diarra, s’en est allée en laissant derrière elle une famille éplorée et laissant un vide dans le cœur de ses fans, cinéphiles et surtout dans la vie de ses collaborateurs. Sa disparition marque un tournant dans l’histoire du 7è art malien.

Dormez en paix, Hélène Diarra et que la terre vous soit légère.

<strong>Aminata Agaly Yattara</strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Disparition de Mme Togola Hawa Séméga&#45; Salif Sanogo : Adieu</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/disparition-de-mme-togola-hawa-semega-salif-sanogo-adieu-2931769.html</link>
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<pubDate>Sat, 12 Jun 2021 01:09:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA["Mon esclave" !

Grâce aux liens du cousinage à plaisanterie, j'ai pris l'habitude de t'appeler <em>"Mon esclave"</em>, car je te disais tout le temps que les Sarakolé sont les petits des Senoufo. Et, affectueusement, tu m'appelais aussi "<em>Mon gros esclave".</em> Finalement, les gens se perdaient en conjectures et ne savaient plus qui était le maitre de l'autre, d'où les nombreux rires.

Et justement, c'est le sourire qui te caractérisait le plus. Ce sourire radieux venant d'une personne d'une grande gentillesse, toujours disponible pour les autres. Je t'appréciais déjà pour ce que tu étais avant que tu ne deviennes l'épouse de mon estimé jeune frère Tidiane Togola. Et ensemble, vous avez formé un magnifique couple et j'avais même du mal à savoir, de vous deux, qui était le plus gentil et le plus disponible ?

Et voilà qu'en ce samedi tragique, qu'en appelant mon jeune frère pour causer avec lui, qu'il me fit part de la triste nouvelle pour le bébé d'abord, avant que je n'apprenne ton grand départ. La douleur est telle, qu'aucun mot ne saurait l'identifier. Le désarroi est tel, que la mémoire devient confuse. Tu es partie comme tu as toujours vécu, en voulant donner la vie. Et tu sais quoi ? C'est toi qui as le dernier mot, car maintenant, je suis devenu "l'esclave" de ton mari et de tes enfants. Pars tranquille, nous prendrons bien soin d'eux !

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mohamed Guindo Alias Dogono Pama : Adieu l&amp;apos;artiste !</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/mohamed-guindo-alias-dogono-pama-adieu-lartiste-2931767.html</link>
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<pubDate>Sat, 12 Jun 2021 01:07:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>"Mon père (c'est ainsi qu'il appelait Issa Coulibaly, comédien connu Baroufa par le grand public, Ndlr) fais tout pour que mon nom ne disparaisse pas !" C'est l'ultime message de Mohamed Guindo plus connu sous les sobriquets de Dogono Pama, Petit Dogon ou Ronald à Issa Coulibaly lors d'un tournage de la série "Femme fonctionnaire". Marié et père d'un enfant, le comédien a été arraché à l'affection de tous à 34 ans, dans la phase ascendante d'une carrière somme toute brillante.</em></strong>

<strong><em>Tout ce qui fait rire fait réfléchir".</em></strong> Le Petit Dogon était la parfaite illustration de cette citation de Molière, célèbre homme de lettres français du XVIIe siècle.

Sorti de nulle part, port martial, sourire revigorant, personnage hybride, cet humoriste malien aux multiples surnoms avait en lui tout ce qu'il fallait pour faire vibrer une scène : vivacité, ténacité, attraction, persuasion. En 2012, il entre lentement mais sûrement dans l'art de faire rire pour distraire, sensibiliser, éduquer et réconcilier un public nostalgique de <strong>"Zankè"</strong>, <strong>"Tentemba"</strong>, de Ténéman Sanogo dit <strong>"L'Adjudant"</strong>, célèbres humoristes maliens décédés.

Détenteur d'une maîtrise en droit public de l'Université des sciences juridiques et politiques de Bamako, Carmelo (autre surnom de Mohamed Guindo) avait fait aussi des études de marketing à l'Institut universitaire de gestion (IUG).

C'est  grâce à son ami Youssouf Kéïta dit Petit Guimba qu'il découvre la scène sous le regard attentif de Koman Diabaté, humoriste, initiateur de l'émission comique de télévision <strong>"Yèlèbougou"</strong>. <strong><em>"Il avait une autre façon de voir les choses. L'argent n'était pas prioritaire pour lui"</em></strong>, témoignent M. Diabaté et  le jeune frère du défunt, Salif Guindo.

Symbole de la liberté confessionnelle, il l'était. De son vrai prénom Mohamed, musulman pratiquant, il acceptait de porter des surnoms comme Ronald, qui pouvait faire croire à un bon nombre de gens qu'il était chrétien. Son nom, son style vestimentaire et son dialecte restent toujours interpellateurs comme pour démontrer que nous sommes tous les premiers ambassadeurs de nos valeurs traditionnelles, culturelles et linguistiques.

L'inspiration, DJ Dollar (autre appellation de l'artiste) en avait à en revendre. Le quotidien du Malien était, pour lui, la véritable foire à explorer : corruption, pauvreté, l'incivisme, conflit ethnique, les préjugés. <strong>"Enceinte"</strong>, il est parti. Ses aspirations étaient nombreuses. Ces projets inachevés.

Issa Coulibaly, célèbre comédien malien, se rappelle encore et toujours des demandes de Mohamed lors du tournage de la série, <strong>"Femme fonctionnaire"</strong>. <em>"Mon père fais tout pour que mon nom ne disparaisse pas"</em>, demandait-il. Comme s'il connaissait réellement le nombre de ses jours restants.

Né à Bamako en 1987, fort, il a été. Rester, il a voulu. Mais il n'a pu. Déclaré atteint au cœur, les jours de <strong>"Dogono Pama"</strong> étaient comptés. Après avoir subi une intervention chirurgicale, <strong><em>"on avait de l'espoir qu'il allait pouvoir  terminer ce qu'il avait commencé avec nous",</em></strong> se désole Issa Coulibaly.

Lundi, 7 juin. Il est 15 h à Missira, dans la Commune I du District de Bamako. La rue du défunt refuse du monde : artistes, parents, fans. Dos au corbillard qui transporte la dépouille, l'humoriste Souleymane Kéita dit Kanté, s'attend toujours à un éventuel fakes sur le décès de Ronald comme il le fut quelques jours plutôt. De la mosquée pour la prière mortuaire jusqu'au cimetière de Niaréla, le cortège en file indienne bloquait tout chemin.

Les connaissances ne se fatiguent pas d'égrainer les bonnes actions et les bons souvenirs du regretté : <strong>"humble, franc, courageux, rigoureux, respectueux"</strong>. <strong>"Je garde de lui le respect"</strong>, déclare Koman Diabaté, la voix étreinte par l'émotion.

<strong>Chaka Kéita</strong>

&nbsp;

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La comédienne Maïmouna Hélène Diarra décédée à l’âge de 66 ans</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/la-comedienne-maimouna-helene-diarra-decedee-a-lage-de-66-ans-2931653.html</link>
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<pubDate>Thu, 10 Jun 2021 21:32:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Femme de cinéma, Maïmouna Hélène Diarra n’est plus. Elle a définitivement quitté la scène ce jeudi 10 juin 2021. Connue pour ses rôles de « vieilles dames », Hélène Diarra a été récompensée par un prix pour l'ensemble de sa carrière lors du 25e Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco).

Hélène Diarra, surnommée Bouramousso Djougu a joué pour les plus grands réalisateurs du continent africain, notamment dans le film Mooladé, du Sénégalais Ousmane Sembène ou encore dans Bamako, du Mauritanien Abderrahmane Cissako.

<strong>La rédaction de Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Nécrologie : l’humoriste Ronal Guindo alias Petit Dogon n’est plus</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/necrologie-lhumoriste-ronald-guindo-alias-petit-dogon-nest-plus-2930926.html</link>
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<pubDate>Sun, 06 Jun 2021 13:12:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Il était parmi les cinq humoristes maliens de la jeune génération pouvant remplir une salle de spectacle à lui seul. De son vrai nom Mohamed <em>Guindo</em> dit Ronald a tiré sa révérence. La nouvelle s’est répandue, ce matin du dimanche 6 juin.</strong>

« Opéré du cœur », selon certaines informations, l’humoriste Ronald Guindo avait donné les dernières informations sur son état de santé le 27 mai dernier, à travers un post sur sa page Facebook. <em>« Merci à tous et toutes pour vos attentions, vos considérations, vos prières sincères qui m'offrent un souffle nouveau... » ; « … Aujourd'hui est mieux qu'hier et mon petit Touré [probablement son médecin] me rassure que je vais vivre 100 ans après aujourd'hui... »,</em> avait-il écrit.

<em>Pour ses fans, il avait ajouté : « Pila pila tala, je vous rendrai la part de joie dans les jours à venir, Inchallah ».</em> Mais, dix jours après ce message, Dieu a décidé autrement de son sort. La nouvelle est si difficile à digérer que l’humoriste s’était marié le 20 avril dernier (dans le mois de ramadan). Il avait officialisé son union avec Sira Traoré dite Mah djèma, une partenaire de scène.

De son lit de mort, Ronal Guindo avait rendu hommage à son « amie », la journaliste Togola Awa Semega, décédée le samedi 29 Mai 2021. Celle-là même qui s’était rendue à son chevet pour ensuite démentir les rumeurs persistantes sur la mort de l’humoriste. Finalement, à une semaine d’intervalle les deux se sont suivis dans le voyage du non-retour.

<strong>Jouer au naïf…</strong>

<strong> </strong>Conducteur de pousse-pousse, dans la dernière vidéo publiée sur sa page, Petit Dogon se fait siffler par deux policiers qui lui demandent les papiers de son engin. Habillé, comme à son habitude, en tenue traditionnelle Dogon, les deux agents voient en lui une proie facile et lui demandent d’« aller pisser  derrière le mur ».

Les deux policiers dans la scène se rendront compte, peu de temps après, que leur butin du jour avait été emporté par le « naïf conducteur » de pousse-pousse qui disait tout droit venir de Bandiagara. <em>« Quand Dieu veut vous offrir quelque chose, il ne demande ni le nom de votre père ni celui de votre mère »</em>, avait laissé entendre l’humoriste en s’emparant des billets de banque laissés derrière le mur par les victimes des deux policiers.

Ces scènes de la vie quotidienne, l’humoriste en avait fait sa source d’inspiration au point de se brouiller avec certains membres de la communauté Bwa après une imitation. Il avait décidé de ne plus imiter cette ethnie. Mais, à la demande d’autres membres de cette même communauté, Ronal Guindo avait changé d’avis. <em>« L’aventure d'imitation des Bobos continuera tout en respectant les valeurs sociétales. Ce qui prouve une fois de plus qu'on sera éternellement ensemble. C'est ça le Mali », </em>avait-il indiqué dans un post le 30 décembre 2020.

<strong>Mamadou TOGOLA/maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Hawa Semega :  Une pionnière tire sa révérence</title>
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<pubDate>Sat, 05 Jun 2021 01:12:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Hawa Séméga, journaliste, promotrice de la seule web TV du Mali est décédée dimanche dernier à Bamako. Une perte cruelle pour la presse malienne et sa famille.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>

Elle avait un sourire dont elle ne se répartissait jamais, y compris, quand elle avait quelque chose de dure à dire. Elle adorait les challenges. Hawa Séméga, la directrice de Kounafoni TV a tiré sa révérence au moment où la presse avait encore besoin de ses lumières.

Qu’il est cruel de devoir parler au passé d’un être cher ? Hawa était une militante de la cause de la presse. Elle alliait les défis et le respect de la déontologie. Elle avait chevillé au corps. Elle était un modèle et aurait pu partager ses expériences avec toute la jeune génération. Hawa avait réussi à allier vie de famille et travail. Sa vie se partageait entre ses deux enfants, sa grande famille comme les Sarakolé savent en avoir et l’entretenir, et son époux, Tito. Les deux étaient agréables à voir et réconciliaient tout le monde avec la vie de couple, tant ils étaient complices et complémentaires.

Quand elle lançait Kounafoni TV, le seul vrai web TV au Mali, le concept était flou dans la tête de beaucoup de personne, mais, également, peu voyaient comment développer un modèle économique autour de cela. Très vite, Kounafoni TV a su creuser son sillon, et se faire copier par d’autres qui n’ont de TV que le smartphone de promoteur, sans siège, sans équipement, sans employés…

Kounafoni TV est arrivée avec des concepts nouveaux qui ont fait son succès, comme le journal rappé. Elle a donné leur chance à de jeunes professionnels qui y cartonnent.

Hawa s’en va au moment où le Mali doute, s’interroge, où la presse est à la croisée des chemins.

A Tidiane Togola, son époux éploré, à ses deux enfants, nous souhaitons du courage pour porter la mémoire et les idéaux défendus par celle qui nous laisse inconsolable.

Dors en paix Hawa.

&nbsp;

<strong>Alexis Kalambry</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Togola Awa Semega : une perte qui nous interpelle tous !</title>
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<pubDate>Fri, 04 Jun 2021 01:10:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Démocrate</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La disparition de notre consœur Mme Togola Awa Séméga  a affecté au plus profond degré le monde des medias. En tant que croyant, tous sont convaincus que « toute âme goûtera la mort ». « Koullou nafsin dhà-iqatul-maoti » (Coran v 35 s 21). </strong>

Par ailleurs, ce qui est écœurant c'est le fait qu’elle a rendu l’âme en donnant la vie. Allahou Akbar ! Malheureusement l'enfant aussi n'a pas survécu à l'épreuve. Une double perte! Cette double perte nous interpelle tous, au-delà des prières et bénédictions que nous avons formulées pour le repos éternel de l'âme de la bonne dame et de son enfant.

En effet, la femme doit-elle encore mourir à Bamako (ou même dans les capitales régionales) en donnant la vie ? La réponse à cette question nous pousse à nous demander si nos agents de santé disposent de la compétence et du plateau technique nécessaire et suffisant pour une prise en charge effective d'une grossesse en vue d'un accouchement sécurisé. Si tel n'est pas le cas ne soyez pas étonnés de voir chez vous ou autour de vous d'autres cas de décès de jeunes mamans et de leurs bébés après neuf mois de pénible grossesse. Les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets.

Nous sommes croyants mais nous ne devons pas être fatalistes en fermant les yeux sur les causes explicatives des décès de nos enfants et de nos épouses dans nos "mouroirs" dénommés hôpitaux. Dieu nous a dotés de certains pouvoirs et nous devons en faire bon usage tout en nous confiant à LUI pour la réussite de ce que nous entreprenons.

Au Mali, tout ce que dispose le personnel soignant dans nos hôpitaux publics comme moyens pour assister les patients ne peut l'aider qu'à les accompagner vers la mort. Et cela, tout le monde le sait mais personne n'en fait un problème. Si des agents de santé comme Dr Guida Landouré se mettent à dénoncer certaines pratiques, on le convoque au Camp I de la gendarmerie nationale pour l'intimider. Voyez-vous ?

Il est plus facile de mobiliser aujourd'hui la foule pour dénoncer une fraude électorale que de réclamer des soins de santé adéquats pour tous. Alors que ceux qui sont déclarés élus à l'issue de ces scrutins sont ceux-là mêmes qui utilisent à des fins personnelles les deniers publics destinés à la formation de nos médecins et à l'équipement de nos hôpitaux. Paradoxale non ?

<strong>Ina Maïga</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Communiqué : Appel Mali en deuil !</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/communique-appel-mali-en-deuil-2930077.html</link>
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<pubDate>Sun, 30 May 2021 17:47:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’Association des Professionnels de la Presse en Ligne au Mali (APPEL Mali) et ses partenaires ont appris avec une très profonde tristesse la disparition brutale de Togola Hawa Semega journaliste, Promotrice et Directrice de la Web TV KUNAFONI.COM Secrétaire en charge de la communication dans le bureau de l’APPEL Mali, Togola Hawa Semega s’est  éteinte ce  dimanche 30 mai 2021, à la suite d’un accouchement. En cette très douloureuse circonstance, Appel Mali et ses partenaires présentent leurs condoléances les plus émues à toute la famille Togola ; à la grande famille des medias du Mali ; ces deux familles orphelines d’une très brillante étoile.Appel Mali et ses partenaires prient pour le repos éternel de l’âme de l’illustre Hawa.
Dors en Paix Mme Togola !

<strong>Bamako, le 30 mai 2021</strong>

<strong>Le Président de l’APPEL Mali</strong>
<strong>Modibo Fofana</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>​Mali : le traditerapeute « Lalaby » meurt dans un accident de circulation</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/%25e2%2580%258bmali-le-traditerapeute-lalaby-meurt-dans-un-accident-de-circulation-2928867.html</link>
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<pubDate>Tue, 18 May 2021 23:54:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="blog-details">
<div class="single-post-rightbar"><strong>Le traditerapeute et géomancien Gaoussou Kalilou Berthé dit Lalaby n’est plus. Il est décédé ce mardi 18 mai, à la suite d'un accident de circulation sur la route de Koutiala à environ 300 km de Bamako.

</strong>La triste nouvelle relayée sur les réseaux sociaux est confirmée par sa famille. « Le tradithérapeute Gaoussou Kalilou Berthé dit Lalabi vient de nous quitter à la suite d'un accident de circulation sur la route de Koutiala. Ce que Dieu fait est bien ! Allah Akbar ! Dors en paix », lit-on sur les réseaux sociaux.Affectueusement appelé Pr Lalaby, l’acronyme faisant allusion aux noms de sa mère et de sa marâtre Lala et Aby, le natif de Niamina (Koutiala), Gaoussou Kalilou Berthé est très connu à travers le monde pour ses remèdes miracles apaisant les maux des malades et ses largesses en faveur des artistes.

Egalement connu pour son art divinatoire dans la pratique de la géomancie, le grand maître des sciences occultes a mis en place un centre de formation pour l’apprentissage du «Tourabie» nommé Kalan Blon en 2014. Avec sa mort, c’est le monde des sciences occultes et plus généralement de la culture qui perd un géomacien hors paire.

<strong>T. CAMARA</strong>

</div>
</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Président du CENTIF, Marimpa Samoura, est décédé ce mardi à Paris</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/le-president-du-centif-marimpa-samoura-est-decede-ce-mardi-a-paris-2928817.html</link>
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<pubDate>Tue, 18 May 2021 15:29:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Président du Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF- Mali), Marimpa Samoura , a tiré sa révérence ce mardi à Paris à l’âge de 62 ans. Il a dirigé cette structure chargée du traitement et la transmission d’informations en vue de la lutte contre le blanchissement de capitaux et le financement du terrorisme pendants plusieurs années. Avant d’être nommé à la tête du CENTIF, le défunt Samoura a occupé le poste du ministre délégué du budget auprès du ministre de l’économie et des finances dans le gouvernement de transition du Dr Cheick Modibo Diarra.
<strong>Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Hommage à un confrère :  Adieu Moussa</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/hommage-a-un-confrere-adieu-moussa-2928114.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 08 May 2021 09:25:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[C’est le cœur meurtri que nous apprenons le rappel à Dieu de Moussa Sanogo. La presse est un peu comme beaucoup d’autres secteurs, où les plus rigoureux ne sont pas toujours les plus connus. Moussa Sanogo, un « Sayousard », (ndrl : formé en Union soviétique disloquée depuis), a passé le plus clair de sa carrière à l’Agence, Agence malienne de Presse et de Publicité (Amapp). Parmi les journalistes, les agenciers sont ceux à qui il est demandé le plus de rigueur, mais, également, ceux qui restent dans l’anonymat. Ils sont les grossistes de l’information, puisque, très souvent, première source pour les autres rédactions.

Moussa Sanogo est resté ce journaliste tenant à la source, de la vieille école, privilégiant les faits.

Il tire sa révérence au moment où un débat passionné se mène sur <em>« le nouveau journalisme »</em>, concept difficile à cerner par la vieille école, et par tous ceux, justement, comme Moussa, tiennent pour sacerdoce de travail.

Dors en paix camarade de route, de chemin et de conviction. La profession te reste reconnaissante !

&nbsp;

<strong>Alexis Kalambry</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Béchir Ben Yahmed, fondateur de Jeune Afrique, est décédé</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/bechir-ben-yahmed-fondateur-de-jeune-afrique-est-decede-2927428.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 03 May 2021 13:49:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le fondateur de Jeune Afrique s’est éteint ce lundi 3 mai à l’âge de 93 ans. Il était hospitalisé à Paris depuis la fin du mois de mars.</strong>

Né à Djerba le 2 avril 1928, dans une Tunisie sous protectorat français, Béchir Ben Yahmed, fondateur et patron historique de Jeune Afrique, est décédé lundi 3 mai à l’hôpital parisien Lariboisière des suites d’une contamination au Covid-19.

Militant du Néo-Destour aux côtés de Habib Bourguiba, Béchir Ben Yahmed avait été, très jeune, ministre dans le premier gouvernement de la Tunisie indépendante. Mais la tentation du journalisme l’habitait déjà : en 1956, il lançait l’hebdomadaire L’Action puis, en 1960, Afrique Action qui, un an plus tard, allait devenir Jeune Afrique.

Après avoir mené de front ses carrières ministérielle et journalistique, il avait finalement opté pour la seconde et, pour se donner les moyens de son indépendance, avait décidé en 1962 de quitter Tunis pour Rome. Puis, deux ans plus tard, pour Paris où le groupe est toujours installé.

<strong>Des générations de lecteurs</strong>
Fondé pour accompagner le mouvement d’émancipation des peuples qui, à l’orée des années 1960, accèdent à l’indépendance, Jeune Afrique a pris une part active dans tous les combats qui ont depuis rythmé l’histoire du continent : contre les partis uniques et pour la démocratisation dans les années 1970-1980, pour l’indépendance économique dans les années 1990-2000 et pour l’inclusion de l’Afrique dans la mondialisation dans les années 2000-2020.

Considéré à ses origines comme une gageure, le groupe qu’il a créé célèbre cette année son soixantième anniversaire. Véritable école de journalisme où sont passés Frantz Fanon, Kateb Yacine et, plus récemment, les prix Goncourt Amin Maalouf et Leïla Slimani, « JA » a marqué des générations de lecteurs. Son influence lui a même valu d’être qualifié de « 55e État d’Afrique ».

Autour de l’hebdomadaire Jeune Afrique, un groupe s’est constitué au fil des années, s’étoffant d’autres titres, de lettres d’information, d’une maison d’édition, d’un département consacré à l’organisation d’événements et, bien sûr, de sites d’information en ligne. À la fin de la décennie 2000, Béchir Ben Yahmed avait passé les rênes du groupe à ses fils, Amir et Marwane, ainsi qu’au directeur de la rédaction, François Soudan. Son épouse Danielle, qui a joué un rôle essentiel à son côté tout au long de l’histoire du journal, avait notamment lancé la maison d’édition du groupe.

Toujours passionné par l’actualité, il s’était investi en 2003 dans un nouveau projet : La Revue, magazine de réflexion sur l’actualité internationale (et non plus seulement africaine) qui fut mensuel pendant plusieurs années avant de devenir bimestriel.

<strong>Houphouët-Boigny, Guevara, Lumumba…</strong>
Témoin privilégié de tous les soubresauts de l’Afrique et du Moyen-Orient, observateur et éditorialiste engagé, Béchir Ben Yahmed a fréquenté tout au long de sa carrière des personnalités déterminantes pour le continent : le Sénégalais Senghor, l’Ivoirien Houphouët-Boigny, le Marocain Hassan II ou encore les Français Jacques Foccart – dont il a coédité les Mémoires – et François Mitterrand.

Dans les années 1960, il avait côtoyé Che Guevara à Cuba, rencontré à Hanoï, en pleine guerre du Vietnam, Ho Chi Minh, et bien connu l’Égyptien Nasser, le Ghanéen Nkrumah, le Congolais Lumumba et l’Algérien Ben Bella.

Avec lui, c’est l’un des derniers grands témoins de l’Afrique des indépendances et de la période postcoloniale qui disparaît.

<strong>Source: <a href="https://www.jeuneafrique.com/1165489/politique/bechir-ben-yahmed-fondateur-de-jeune-afrique-est-decede/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">https://www.jeuneafrique.com/</a></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le monde de l&amp;apos;éducation, du sport, de la culture… en deuil :  Notre père, Abdoualye Diarra dépose définitivement la craie</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/le-monde-de-leducation-du-sport-de-la-culture-en-deuil-notre-pere-abdoualye-diarra-depose-definitivement-la-craie-2927055.html</link>
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<pubDate>Sat, 01 May 2021 01:53:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Né vers 1936 à Sansanding, notre père, professeur d'enseignement secondaire général de son état, Abdoulaye Diarra, a tiré sa révérence. Il repose désormais au cimetière de Markala.   </em></strong>

Nous nous sommes fait le devoir de rappeler le parcours scolaire et universitaire de l'enseignant dans l'âme.  Ainsi, il a fréquenté l'Ecole Rurale de Sansanding, cercle de Ségou (1944-1950), l'Ecole Régionale de Ségou (1950-1951) où il obtient un Certificat d'Etude Primaire Elémentaire, le Cours Normal de garçons de Sévaré (1951-1956) pour le Brevet Elémentaire de Capacité (BE) et un Certificat de fin d'Etude des cours normaux (1956-1957) au 5ème A.F.P de Katibougou.

Aussi, le 15 octobre 1957, il a été agréé dans le cadre supérieur de l'enseignement en qualité d'instituteur adjoint stagiaire. 1957-1958, il a effectué son Service militaire obligatoire (Classe 1956) N°MLE 73093 au Peloton Spécial (P.S) du Bataillon Autonome du Soudan Est (B.A.S.E) de Ségou.

Le 22 janvier 1958, il a obtenu son Certificat d'Aptitude au grade de Caporal d'infanterie de marine, Certificat d'Aptitude au grade de sergent (10/03/1958), Désigné pour le renforcement temporaire de la garnison de Kati (14/09/1958), Désigné pour participer au Championnat d'Athlétisme d'A.O.F à Dakar (Du 08/07/1958 au 16/07/1958). Le 1er aout 1958, il a été libéré du service actif et R.D.C (Rayé De Contrôle) des présents de la C.T.S (Compagnie de Transition de Soudan).

Rappelons qu'il a également obtenu le Certificat élémentaire d'aptitude pédagogique (1958), Certificat de bonne de conduite, reçu après libération du service militaire (2 ans après), le Certificat d'Aptitude Pédagogique (1961), Brevet Supérieur de Capacité (1961).

Pour les stages de perfectionnement, il a reçu la formation des Maîtres du second cycle (français) à Bamako ; la Méthodologie de la BELC à Bamako ainsi que de nombreux stages et séminaires à Ségou et à Bamako.

S'agissant de ses expériences professionnelles, il a été Instituteur adjoint stagiaire (1957), Instituteur adjoint (1958), Formateur au Centre de Rééducation des Délinquants Primaires de Sotuba/Bamako (1958-1959), Instituteur à l'Ecole de Medina - Koura/Bamako (1959-1961), Instituteur ordinaire (1962), Instituteur au Cours Secondaire Bouyagui Fadiga/Bamako et Délégué du personnel au sein du conseil d'administration (1961-1965), Maître du Second Cycle à l'Ecole Fondamentale de Markala (1965), Maître du Second Cycle de classe exceptionnelle (1973) et la même année il a obtenu le grade de professeur de l'enseignement secondaire général par qualification professionnelle, directeur adjoint de l'Ecole fondamentale second cycle - Markala II A (1979), directeur de l'Ecole fondamentale second cycle - Markala II A (1980), directeur de l'Ecole fondamentale second cycle - Markala <strong>"Groupe Central"</strong> (1986), Conseiller pédagogique à l'Inspection d'Enseignement fondamental Ségou II avec résidence à Markala (1990-1994). Après plusieurs années passées au service de l'éducation, il a fait valoir ses droits à la retraite le 1er janvier 1995.

Par ailleurs, il était membre du Bureau malien des droits d'auteurs en qualité d'écrivain depuis le 15 juin 2004. Il est également auteur de plusieurs ouvrages, notamment <strong>"Markala, mon arrondissement"</strong> (version française) ; "Anw Ka Markala, mon arrondissement" (version bambara) ; Sansanding <strong>"Sizanni-Mangôni"</strong> (version bambara) ; Sansanding <strong>"Sizanni-Mangôni"</strong> (version française) ; Sizanni-Massadian Sidibé, un homme de bien (version française) ; le Guide de l'enseignant débutant (version française) ; les Contes et légendes de mon terroir (version française) ainsi que des pièces de théâtre comme <strong>"La voix de la conscience"</strong> (version française) ; <strong>"Le salaire de l'exode"</strong> (version française) ; <strong>" A qui la faute ?"</strong> (version française).

Il a également organisé une Conférence sur la baisse de niveau de nos élèves (version française) qui a abordé les causes, les conséquences, les remèdes. Il a rédigé aussi le monde de l'éducation, face à son devoir (en audio), volume 1 et 2 (version française et bambara).

Par rapport à ses fonctions extrascolaires, l'illustre disparu a été, entre autres, secrétaire du Syndicat national de l'éducation et de la culture (Snec) de Markala, le président de l'Association des parents d'élève (APE) du groupe scolaire Sé Dembélé de Kirango/Markala, le Conseiller de village è Kirango/Markala, le secrétaire général du comité Us-Rda de Kirango/Markala, le secrétaire politique de la sous-section Us-Rda de Markala, le secrétaire politique de la section Us-Rda de Ségou.

Abdoulaye Diarra était un animateur pédagogique du monde de l'éducation à la Radio Jamakan-Markala et des débats politiques à la Radio Bèdjè - Markala.

Aussi, il était encadreur des étudiants préparant leur mémoire de fin d'études et des chercheurs américains et français et le secrétaire général de l'Espérance Club de Markala pendant 15 ans, le directeur de la troupe artistique de Markala pendant 15 ans, le président de l'Association des personnes âgées de Markala.

Sur le plan sportif, il a obtenu quatre médailles d'or en athlétisme au pentathlon militaire de Kati en 100m, 200m, 400m, 800m en 1958.        <strong>   </strong>

<strong> Boubacar PAÏTAO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>La presse malienne en deuil : Adieu Red&#45;en&#45;chef Yaya Sidibé. Va en paix !</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/la-presse-malienne-en-deuil-adieu-red-en-chef-yaya-sidibe-va-en-paix-2927088.html</link>
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<pubDate>Sat, 01 May 2021 01:08:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>C'est avec consternation que le monde de la presse a appris le décès de mon chef, Yaya Sidibé. Cette disparition est une perte énorme pour qui connait la valeur intrinsèque de ce journaliste hors-pair, très talentueux. </em></strong>

Personnellement, j'ai été très touché par le décès de Yaya Sidibé lorsque son épouse m'a annoncé cette mauvaise nouvelle, lundi aux environs de 14 h, avec le téléphone de son mari. <em>"Quand j'ai vu le numéro 76 41 71 46, j'étais pressé de décrocher l'appel croyant que c'était Yaya. C'est son épouse qui répond pour me dire en ces termes : Alou, Yaya est décédé, la voix nouée par l'émotion".</em>

Yaya Sidibé fut un véritable chef à L'Indépendant qui a toujours respecté ses collaborateurs. En tant que Rédacteur en chef, il a toujours géré la rédaction avec professionnalisme. Il assurait en même temps les corrections des papiers des journalistes. En tant que jeune reporter, les corrections de Yaya m'ont permis de mieux apprendre la déontologie et certaines règles du métier. Il était toujours prêt à nous aider à mieux comprendre ce métier noble.

J'ai eu la chance d'être un collaborateur direct de Yaya en tant que Rédacteur en Chef adjoint, après le départ de Chahana Takiou pour la création de son propre journal "22 Septembre". C'est pour vous dire que Yaya Sidibé a beaucoup contribué à ma formation de journaliste.

Après son départ, j'ai toujours continué à collaborer avec mon Chef puisque nos relations étaient devenues plutôt familiales que professionnelles.

Pour la petite histoire, Yaya animait une rubrique dans le journal "Aujourd'hui-Mali" où il a toujours signé par son fils Boubacar Sidibé dit Junior.  Il avait son style à part, entier et agréable à lire. En réalité, Yaya avait vraiment la plume.

Personnellement, j'ai toujours considéré cet homme comme l'un des meilleurs journalistes. Il était très cultivé. C'était vraiment un génie dans la profession, tellement il maitrisait la langue de Molière.

Né le 27 février 1957 à Bobo Dioulasso, au Burkina Faso, Yaya Sidibé a fait ses études primaires à Kati puis au Lycée Askia Mohamed où il a obtenu son Baccalauréat en série Lettres Classiques. Il poursuivra ses études supérieures en journalisme à l'Académie Stefan Gheorghiu de Bucarest, de 1977 à 1980, sanctionnées par une Licence en journalisme.

A son retour, il sera affecté au quotidien national "L'Essor" en tant que journaliste-réalisateur. Il a réalisé beaucoup de reportages et d'enquêtes, notamment sur les problèmes d'eau au Mali. Sans oublier les reportages de routine.

A partir de juillet 1991, il a décidé de quitter la fonction publique dans le cadre du programme des départs volontaires pour  faire carrière dans le privé. C'est ainsi qu'il se retrouve au journal "Le Républicain" en avril 1993 lorsque Saouti Haïdara fut directeur général avec une équipe de choc : Feu Mamadou Lamine Doumbia (MLD) Amadou Béydi Haïdara ou encore Cheickna Hamalla Sylla…Après Le Républicain, Yaya accompagnera Saouti avec la création de L'Indépendant, pour terminer au journal 22 Septembre. C'est là-bas qu'il a fait un AVC, il y a quelques années.

Yaya Sidibé a également fait plusieurs stages, notamment au Centre d'études des sciences et techniques de l'information (Cesti) de Dakar, un séminaire en journalisme à Saly Portudal au Sénégal avec l'appui de la Fondation Friederich Ebert puis un Stage de perfectionnement de trois mois à l'Institut international de journalisme de Berlin en Allemagne.

Décédé à 64 ans, Yaya Sidibé a été conduit à sa dernière demeure au cimetière de Kati Malibougou par une foule nombreuse composée de parents, amis et ex-collaborateurs.

Adieu Rédacteur en chef… Va en paix !

<strong>                    El Hadj A.B. HAIDARA </strong>

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<title>Funérailles de l’ancien joueur  Mamadou Keita : De vibrants hommages rendus à «Assurance»</title>
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<pubDate>Sat, 01 May 2021 01:01:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Une semaine après son décès, l'ancien joueur du Stade malien de Bamako et ancien cadre des Chemins de fer, Mamadou Kéita dit L'Assurance, a été inhumé le vendredi 23 avril dernier au cimetière d'Hamdallaye. Au cours de la cérémonie funèbre, plusieurs hommages ont été rendus à l'homme par les responsables de son club de cœur (Stade malien de Bamako), les membres de sa famille et ses amis.</em></strong>

La cérémonie funèbre s'est déroulée sur terrain de basketball de Darsalam, en présence d'Abdoulaye Idrissa Maïga, ancien Premier ministre du Mali ; Dioncounda Samanbaly, président d'honneur du Stade malien de Bamako ; Abba Niaré (maire de la Commune II) ; Mme Djiré Mariam Diallo (maire de la commune III) ; Ousmane Diakité dit Maraka (président du Comité central des supporters du Stade malien de Bamako) ; Djénéba Kéita (fille du défunt, adjointe au maire de Montreuil et de la Métropole du Grand Paris), ainsi que plusieurs membres de la famille de l'illustre disparu.

Mamadou Kéita dit L'Assurance est né 1942 à Bamako, de Feu Fakourou Kéita et Feue Djénéba Traoré. Il fit ses études primaires et secondaires à Darsalam, puis ses études supérieures et stages de perfectionnement en France. Nanti de ses diplômes, il fut embauché par la Régie des Chemins de fer Dakar-Niger où autant ses compétences techniques et professionnelles que ses qualités humaines personnelles lui ont permis de gravir rapidement les échelons pour devenir chef de district Voies et Bâtiments. Au cours de sa longue carrière, il a successivement exercé cette fonction dans plusieurs localités : Bamako, Kita, Kayes et Mahina.

Très engagé dans le sport et doué dans le football, il a intégré dans les années 1960 l'équipe du Stade malien de Bamako au sein de laquelle il s'est forgé une réputation de bon défenseur (stoppeur) au point que ses coéquipiers se sentaient rassurés dès qu'il était aligné pour un match. Cela lui a valu, à juste titre, le surnom <strong>"Assurance"</strong>, qu'il porte toute sa vie.

Dans son oraison funèbre, le frère du défunt, qui représentait la famille, a indiqué qu'en dépit de son succès au Stade malien de Bamako, Mamadou Kéita est toujours resté humble, sociable, serviable et toujours disponible pour les autres. <strong><em>"Assurance a toujours bénéficié de la confiance, du conseil et de l'estime de ses concitoyens. Cette qualité lui a permis d'être élu conseiller municipal au sein de la Mairie de la Commune III du district de Bamako, fonction qu'il a assumée à hauteur de souhait tout au long de son mandat. Doté d'un sens très élevé de la famille, il a su être un rassembleur, un unificateur à égale distance de tous ses parents. Homme de compromis et de consensus, il s'est toujours maintenu au-dessus des petits conflits entre les uns et les autres pour apaiser les cœurs et les esprits"</em></strong>, a-t-il précisé, avant d'ajouter qu'il a toujours eu à cœur d'assurer un niveau de vie stable et décent pour son épouse et ses enfants, tout en apportant son soutien moral et matériel à tous ceux, et ils furent nombreux, qui l'ont sollicité pour un appui.

Pour sa part, le président d'honneur du Stade malien de Bamako a rendu un vibrant hommage au défunt, notamment pour tout ce qu'il a fait pour le Club. <strong><em>"Il y a beaucoup de gens qui ne connaissent pas d'où vient le surnom L'Assurance du défunt Mamadou Kéïta. Lorsque l'équipe des Chemins de fer est partie à Kita pour une rencontre avec une équipe locale, Mamadou Kéita jouait à la défense. Lors de la rencontre, il a empêché les attaquants de l'équipe adverse de marquer. Il était tellement rassurant que les supporters de l'équipe adverse l'ont qualifié de L'assurance.</em></strong>

<strong><em>Après son arrivée au Stade Malien de Bamako, il a continué à bien jouer dans la défense et depuis lors tout le monde l'appelait L'Assurance. Après sa carrière, il a continué d'assister le club avec le plus grand respect"</em></strong>, a-t-il indiqué, avant de prier pour le repos éternel de son âme.

<strong>Mahamadou TRAORE</strong>

<strong> xxxx</strong>

<strong>L'oraison funèbre d'Imma Vignon, petite fille du défunt</strong>

<strong>«Tu nous as quittés, mais tu as laissé derrière toi une grande famille, soudée, aimante et plus forte que jamais»</strong>

Mamadou Kéïta, Papy.

Tu étais un homme vaillant, sage, toujours plein d'entrain et d'énergie. Tu nous as appris à ne jamais baisser les bras, à toujours viser plus haut et à surmonter les épreuves de la vie avec patience et rigueur. Tu étais notre étoile, notre conseiller, celui sur qui on pouvait toujours compter qu'importent les barrières qui se présentaient face à nous.

<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/04/assurance-obseque.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-2926988" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/04/assurance-obseque.jpg" alt="" width="450" height="338" /></a>Aujourd'hui, on est tous réunis ici pour toi Papy, ta famille, tes enfants, petits-enfants, amis et collègues. On est tous ici pour toi aujourd'hui, parce que tu as laissé une marque en chacun de nous. Tu avais ce don de voir la lumière cachée au fond de nos cœurs et de nous apprendre quelle était notre vraie valeur.

Le souvenir que j'ai de toi aujourd'hui Papy, c'est le souvenir d'un homme pieu et altruiste, toujours le sourire aux lèvres. Je me souviens de chaque fête, chaque anniversaire, quand tu arrivais on savait que la fête allait vraiment commencer. Tu me prenais la main et me faisait danser toute la nuit. Avec toi, j'avais l'impression d'être une princesse et tu as toujours tout fait pour que je n'en doute jamais. Alors aujourd'hui, c'est comme une princesse que je m'habille, pour toi, pour te montrer que je n'ai pas oublié et qu'à jamais tu resteras mon roi. Des souvenirs tu nous en as laissé pleins, et ils resteront à jamais dans nos cœurs et nos esprits.

Je ne pourrais pas parler de toi sans mentionner le grand footballeur que tu as été, L'Assurance, celui qui ne laissait jamais la balle passer. Aussi doué avec le ballon qu'avec les mots, tu impressionnais autant sur le terrain que dans la vie de tous les jours. Cette énergie et fugacité, elle reste et restera à jamais en chacun de nous.

J'ai récemment lu un poème de Birago Diop qui m'a fait grandement penser à ton départ et dont j'aimerais partager quelques vers avec vous aujourd'hui :

Ceux qui sont morts ne sont jamais partis :

Ils sont dans l'Ombre qui s'éclaire

Et dans l'ombre qui s'épaissit.

Les Morts ne sont pas sous la Terre :

Ils sont dans l'Arbre qui frémit,

Ils sont dans le Bois qui gémit,

Ils sont dans l'Eau qui coule,

Ils sont dans l'Eau qui dort,

Ils sont dans la Case, ils sont dans la Foule :

Les Morts ne sont pas morts.

Papy, tu n'es pas parti. Tu continues à vivre en chacun de nous, dans nos actes et pensées. Tu vis dans le regard de mes oncles, les rires de ma mère, les larmes de mes tantes et les mots de ma grand-mère. Tu vis dans la force de mes frères, la fougue de mes cousins et dans l'esprit de tous ceux face à moi aujourd'hui. Tu es les étoiles dans le ciel, tu es la pluie des chaudes journées, la nature florissante et le chant des oiseaux. Tu continues d'exister dans chaque création de Dieu et pour moi cela vaut tout l'or du monde.

Tu nous as quittés, mais tu as laissé derrière toi une grande famille, soudée, aimante et plus forte que jamais. De là où tu es, tu nous observes et protèges, un ballon à la main, tes cigarettes de l'autre. Et c'est à nous maintenant de faire vivre ton héritage et ta mémoire. On te rendra fier Papy, sois en rassuré.

Tu me manqueras énormément, mais ce n'est qu'un au revoir. Qu'Allah t'accorde miséricorde et t'ouvres ses portes. Repose en paix, dans mon cœur celui qui restera à jamais mon Prince de Mandé.  Je  t'aime !»

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<title>Décès de l’ambassadeur Boubacar Gaoussou Diarra :   Un coup dur pour le Mali dans la gestion de la crise du centre</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/deces-de-lambassadeur-boubacar-gaoussou-diarra-un-coup-dur-pour-le-mali-dans-la-gestion-de-la-crise-du-centre-2926737.html</link>
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<pubDate>Wed, 28 Apr 2021 02:54:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le secrétaire permanent du Cadre politique de gestion de la crise dans les régions du centre (Ségou et Mopti) et l’ancien ambassadeur du Mali à Tunis, Boubacar Gaoussou Diarra est décédé vendredi dernier (23 avril 2021) dès suites d'une courte maladie. Son décès est un coup dur pour le gouvernement dans la gestion de la crise du centre d’autant plus que l’ambassadeur Diarra avait réussi à poser des actes concrets qui commençaient à porter leurs fruits au grand bonheur des populations des régions de Ségou et Mopti</strong>.

<strong> </strong>Avant d'être nommé en 2019 à ce poste par l'ancien président Ibrahim Boubacar Kéita dit IBK, Boubacar Gaoussou Diarra avait occupé plusieurs responsabilités dans la haute sphère de l'État et dans la sous-région. Décédé vendredi dernier, Boubacar Gaoussou Diarra était le Secrétaire permanent du Cadre politique de gestion de la crise du centre, un service rattaché à la Primature pour les questions de stabilisation des régions de Ségou et de Mopti.

Magistrat de formation, il est crédité d’une brillante carrière comme ministre, diplomate, enseignant et chercheur sur les questions relatives au terrorisme, aux conflits et au maintien de la paix et de la sécurité.

Né en 1952 à Gao, il y a effectué ses études primaires. Après le Bac en série Philo- Langues au lycée Askia Mohamed de Bamako, il est orienté à l’Ecole nationale d’administration (ENA) de Bamako (Sciences Juridiques) d’où il sortit en 1974, titulaire d’une Maîtrise en sciences juridiques et major de sa promotion. L’année suivante, il suit un stage à l’Ecole nationale de magistrature de Paris avant de décrocher un DEA en Droit pénal et en Sciences criminelles puis un Doctorat en Droit pénal et Sciences criminelles à l’université de Poitiers, en France.

De retour au bercail, le jeune juriste fut successivement substitut du procureur de la République, Juge de paix à compétence étendue, procureur de la République, Avocat général près de la Cour spéciale de Sûreté de l’Etat, Directeur national des Affaires judiciaires et du Sceau et Directeur de cabinet du ministre de la Justice. L’illustre défunt a aussi été successivement ministre de la Justice, Garde des sceaux ; ministre de l’Emploi, la Fonction publique et du Travail ; ministre Secrétaire général de la présidence de la République avant d’être nommé ambassadeur du Mali en Tunisie et directeur du Centre africain d’études et de recherche sur le terrorisme (CAERT) de l’Union africaine.

Boubacar Gaoussou Diarra a été ensuite Représentant spécial du président de la Commission de l’U.A en Somalie et chef de l’AMISOM de 2009 à 2012, Représentant spécial du président de l’UA pour la région des «<em>Grands Lacs</em>» de 2012 à avril 2015.  A sa retraite de la magistrature en 2017, il a occupé les fonctions de directeur du Centre d’analyse et de recherche de l’espace sahélo-saharien (CARESS), un centre de l’Ecole de maintien de paix «<em>Alioune Blondin Bèye</em>» de Bamako.

Parallèlement à toutes ces actions, Boubacar Gaoussou Diarra a dispensé des cours de droit pénal, droit pénal général, droit pénal spécial, droit civil et de criminologie à l’ENA pendant de longues années. Ses obsèques ont eu lieu lundi dernier. Ce cadre au parcours très enviable laisse à tous ceux qui l’ont côtoyé le souvenir d’un homme intègre, rigoureux, humble, discret.

D’un commerce facile, dynamique et très pondéré, le Mali perd en lui un grand commis d'État qui a rehaussé l’image du pays partout où il a servi. L’Ambassadeur Boubacar Diarra était marié et père de quatre enfants inconsolables.

Qu’Allah l’accueille dans sa grâce éternelle ! Amen !

<strong>Naby</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cadre politique de gestion de la crise du Centre : Disparition d’un ambassadeur de la paix</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/cadre-politique-de-gestion-de-la-crise-du-centre-disparition-dun-ambassadeur-de-la-paix-2926646.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 28 Apr 2021 00:55:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le vendredi 23 avril, un grand homme d’Etat s’en est allé. Il s’agit du Secrétaire Permanent du Cadre Politique de Gestion de la Crise du Centre du pays notamment pour les régions de Ségou et de Mopti. Également ancien ambassadeur du Mali en Tunisie, Boubacar Gaoussou Diarra a tiré sa révérence à l’âge de 69 ans des suites d’une courte maladie. Marié, il était père de quatre enfants qu’il laisse inconsolables dans un Mali orphelin d’un cadre valable avide de la paix.</em></strong>

&nbsp;

En ce cadre chevronné, le Mali perd un grand commis d’Etat ayant fait falloir ses compétences au pays aussi bien qu’à l’international. Auteur d’une belle carrière professionnelle à l’image d’un cursus scolaire exemplaire. Magistrat de formation, Boubacar Gaoussou Diarra a vu le jour en 1952 à Gao où il fit ses études primaires avant de décrocher son Bac en série Philo- Langues au lycée Askia Mohamed de Bamako. Orienté à l’Ecole Nationale d’Administration (Ena) de Bamako (section Sciences Juridiques), il en sort en 1974 avec une Maîtrise en sciences juridiques en étant major de sa promotion. L’année suivante il suit un stage à l’Ecole Nationale de Magistrature de Paris avant de décrocher un DEA en Droit pénal et en Sciences Criminelles puis un Doctorat en Droit pénal et Sciences criminelles à l’université de Poitiers en France.

Avec un tel bagage intellectuel, il ne manquera pas de postes de haute responsabilité surtout dans son domaine de prédilection à savoir la Justice. Ainsi, il fut successivement substitut du procureur de la République, Juge de paix à compétence étendue, Procureur de la République, Avocat général près de la Cour Spéciale du Sûreté de l’Etat, Directeur national des Affaires Judiciaires et du Sceau et Directeur de Cabinet du ministre de la Justice.

Nommé plusieurs fois à des postes ministériels à savoir les ministères de la Justice, Garde des Sceaux, de l’Emploi, la Fonction publique et du Travail, en plus d’avoir été ministre Secrétaire général de la Présidence de la République, le regretté disparu fut aussi Ambassadeur du Mali en Tunisie.

Diplomate soucieux d’un monde stable et en paix, feu son Excellence Boubacar Gaoussou Diarra a laissé des traces indélébiles au niveau des organisations continentales notamment en sa qualité de directeur du Centre africain d’Etudes et de Recherche sur le terrorisme (CAERT), un centre de l’Union africaine. Ancien Représentant spécial du Président de la Commission de l’Union africaine en Somalie et chef de l’Amison de 2009 à 2012, Représentant spécial du Président de l’UA pour la région des Grands Lacs de 2012 à avril 2015, il était également passionné de l’enseignement. Une passion qui l’avait amené à dispenser des cours de Droit pénal, Droit pénal général, Droit pénal Spécial, Droit Civil et de Criminologie à l’Ena pendant de longues années.

Une perte énorme pour le Mali et toute l’Afrique qui perdent un ambassadeur de la paix.

<strong> </strong>

<strong>Alassane Cissouma</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Kaba Doumbia, le doyen des anciens combattants du Mali, est mort à l&amp;apos;âge de 100 ans</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/kaba-doumbia-le-doyen-des-anciens-combattants-du-mali-est-mort-a-lage-de-100-ans-2926502.html</link>
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<pubDate>Tue, 27 Apr 2021 04:55:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="t-content__chapo"><strong>Il était âgé de 100 ans. Le doyen des anciens combattants du Mali, le caporal-chef Kaba Doumbia est décédé lundi 26 avril. Intégré à l'armée française en 1940, il a participé à la libération de l'Hexagone à la fin de la Seconde guerre mondiale. L'ambassade de France à Bamako a d'ailleurs fait part de sa tristesse, retour sur le parcours d'un homme qui a traversé les époques.</strong></p>

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<div class="m-block-ad__label m-block-ad__label--report-enabled">

Le caporal-chef Kaba Doumbia est né en 1920 à Bamako, dans ce que l'on appelait encore le Soudan français. À l'âge de 20 ans, il est incorporé à l’armée française et participe aux combats jusqu'en 1942.

Après un bref retour dans sa ville natale, il repart au sein de la 9e Division d’infanterie coloniale (DIC) du général Magnan et participe à l'un des actes fondateurs de la libération de la France : <a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20190815-tirailleurs-africains-liberaient-provence-debarquement" target="_self" rel="noopener noreferrer"><strong>le débarquement de Provence en août 1944</strong></a>. Il poursuivra la route jusqu'en Allemagne jusqu'à la capitulation nazie le 8 mai 1945.

Comme beaucoup de ses compagnons d'armes africains, <a href="https://savoirs.rfi.fr/fr/comprendre-enrichir/histoire/les-tirailleurs-une-part-de-lhistoire-du-senegal" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><strong>autrefois appelé les tirailleurs sénégalais</strong></a>, il a longtemps regretté le manque de reconnaissance de la France pour ses faits d'armes. Démobilisé en 1946, il n'a touché sa première pension qu'en 1980, soit 34 ans plus tard.

En août 2014, à 94 ans, le caporal Kaba Doumbia est fait chevalier de la Légion d’honneur lors des cérémonies commémoratives du 70e anniversaire du Débarquement, invité par les autorités françaises.
<div id="tms-ad-inread-08959308402314048" class="tms-ad" data-tms-ad-type="inread" data-tms-ad-provider="teads" data-tms-ad-status="idle">
<div class="teads"></div>
</div>
En décembre dernier, il est également décoré de la médaille du Souvenir français, qui célèbre les anciens combattants. Ses obsèques auront lieu ce mardi après-midi à Bamako, à 16 heures locales.
<div id="em-WBMZ44672-RFI-FR-20210427" class="m-em-flash"></div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="fr"><a href="https://twitter.com/FranceauMali?ref_src=twsrc%5Etfw">@FranceauMali</a> a appris avec grande tristesse le décès de M. Kaba Doumbia, doyen des anciens combattants au <a href="https://twitter.com/hashtag/Mali?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#Mali</a>. Il s’était vu décerner la médaille du <a href="https://twitter.com/SF_Siege?ref_src=twsrc%5Etfw">@SF_Siege</a> en décembre dernier, pour ses états de service. Toutes nos condoléances à sa famille et ses proches. <a href="https://t.co/Fs1UrdpXWx">https://t.co/Fs1UrdpXWx</a></p>
— La France au Mali (@FranceauMali) <a href="https://twitter.com/FranceauMali/status/1386743562914746368?ref_src=twsrc%5Etfw">April 26, 2021</a></blockquote>


<strong>Source: https://www.rfi.fr/fr/afrique</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Décès du président tchadien Maréchal Idriss DébyItno :  Une disparition amèrement ressentie par les Maliens</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/deces-du-president-tchadien-marechal-idriss-debyitno-une-disparition-amerement-ressentie-par-les-maliens-2926292.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 26 Apr 2021 01:14:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Sursaut</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le mardi 20 Avril a marqué le jour du décès du président du Tchad, le Maréchal Idriss DébyItno des suites des blessures reçues au front en défendant l’intégrité de son territoire contre les rebelles du Front pour l’Alternance et la Concorde au Tchad ‘’FACT’’. Cette information de l’assassinat du Marchal du Tchad a surpris et choqué plus d’un à travers le monde, le continent africain et plus particulièrement au Mali, car l’homme était connu pour être un vrai allié de notre pays dans la lutte contre le terrorisme. Ainsi, de l’annonce de cette mauvaise nouvelle, à l’observation du deuil national de trois jours décrété par les autorités publiques jusqu’à la cérémonie funéraire de ce grand homme, retransmise en direct sur plusieurs chaines de TV, la consternation était totale chez les Maliens. C’est pourquoi les messages d’hommage et de reconnaissance à travers les réseaux sociaux comme Facebook, WhatsApp et autres n’ont pas faibli. Les Maliens ont été sérieusement affectés. </em></strong>

Le président tchadien Maréchal Idriss DébyItno est décédé le mardi 20 avril dernier des suites des blessures survenues lors d’un combat contre les rebelles FACT sur son territoire. Agé de 68 ans et fraichement réélu pour un 6<sup>ème</sup> mandat d’après les résultats provisoires de l’élection présidentielle datant du 19 Avril dernier, Maréchal Déby était connu et reconnu comme un vrai ami de notre pays, surtout sur le champ de la lutte contre le terrorisme et le djihadisme, et également comme un fervent partisan de la paix et de la sécurité au sahel.

Ces qualités positives de cet homme d’Etat ont été reconnues à leur juste valeur par les Maliens.

En premier lieu l’Etat malien, qui a exprimé ses compassions au peuple tchadien en décrétant trois jours de deuil national, notamment du mercredi 21 au vendredi 23 Avril 2021. Aussi, le président de la Transition, à la tête d’une importante délégation a assisté à la cérémonie funéraire du regretté président tchadien à N’Djamena le vendredi 23 Avril dernier.

Dans la même veine de compassion et de solidarité, le peuple malien n’est resté en marge. Dans toutes les causeries, sur les différents forums d’échanges et à travers les medias, l’expression de la douleur des Maliens était générale.

Certains internautes maliens à travers des témoignages, récits de versets coraniques et publications d’images de l’illustre disparu ont bien rendu hommage au Marechal du Tchad. Comme ce fut le cas pour cet internaute du nom de Bassirou Traoré, qui s’est exprimé en ces termes : « Nous avons perdu un partenaire de stabilité par excellence le plus sincère avec notre pays en la personne du Maréchal Idriss DébyItno. Citoyens des pays du Sahel et de l’Afrique, unissons-nous pour combattre le diable. Dors en paix Déby, le Mali ne t’oubliera jamais »a-t-il attesté.

En plus de ce témoignage, un autre internaute du pseudo ‘’Champi le Créateur a été plus concis : « Mes sincères condoléances à la population tchadienne suite à la disparition de l’icône africaine Maréchal Idriss DébyItno président de la République du Tchad ».

De la même lancée, ‘’Bah El PresiThiernis’’ déclare ceci : « Un vrai Baliku tire sa révérence sur le champ de l’honneur. T’as vécu, t’as marqué l’histoire à jamais grand homme. Mes sincères condoléances à ta famille, au peuple tchadien et à l’ensemble des peuples d’Afrique. Dors en paix Maréchal Idriss DébyItno. Dors en paix le véritable Baliku. Merci d’avoir sauvé le Mali en 2012. Merci pour tout. Qu’Allah azawajal t’accueille dans le Janatounfirdaws….. ».

«Au moment que le président Maréchal Idriss Déby était sur le champ de bataille pour affronter les ennemis, nos colonels et généraux refusent d’aller au front. Dors en paix Idriss »a écrit sur son mur Facebook, ArounaTogola. A son tour, Salihina Sidibé rédige : « Mort pour la Patrie avec honneur et dignité. Rip le Maréchal du Tchad ! Qu’allons-nous faire au Mali avec cet assassinat perpétré par la France et leurs alliés rebelles ».

Ainsi, le Maréchal Déby Itno est tombé l’arme à la main. Dormez en paix soldat !

<strong>Par Mariam SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Décès de l’ambassadeur Boubacar Gaoussou Diarra : Un homme de grande culture s’en est allé</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 26 Apr 2021 01:12:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dernière fonction occupée, avant sa disparition, le 23 Avril dernier, Boubacar Gaoussou Diarra était le Secrétaire Permanent du Cadre Politique de Gestion de la crise du Centre, un service propre du Premier ministre pour les questions de stabilisation des régions de Ségou et de Mopti.

Magistrat de formation, avant d’entamer les carrières de ministre, de diplomate, d’enseignant et de chercheur sur les questions relatives au terrorisme, aux conflits et au maintien de la paix et de la sécurité, l’Ambassadeur Boubacar Diarra était marié et père de quatre enfants.

Né en 1952 dans la cité des Askia à Gao, il y effectue ses études primaires. Après l’obtention d’un Bac en série Philo- Langues au lycée Askia Mohamed de Bamako, il est orienté à l’Ecole Nationale d’Administration (ENA) de Bamako (section Sciences Juridiques) où il sortit en 1974, titulaire d’une Maîtrise en sciences juridiques et major de sa promotion. L’année suivante il suit un stage l’Ecole Nationale de Magistrature de Paris avant de décrocher un DEA en Droit pénal et en Sciences Criminelles puis un Doctorat en Droit pénal et Sciences criminelles à l’université de Poitiers en France.

De retour au pays, il fut successivement substitut du procureur de la République, Juge de paix à compétence étendue, procureur de la République, Avocat Général près de la Cour Spéciale du Sûreté de l’Etat, Directeur National des Affaires Judiciaires et du Sceau et Directeur de Cabinet du ministre de la Justice.

Il a été successivement ministre de la Justice, Garde des sceaux, ministre de l’Emploi, la Fonction publique et du Travail, ministre Secrétaire général de la Présidence de la République, avant d’être nommé Ambassadeur du Mali en Tunisie et directeur du Centre africain d’études et de recherche sur le terrorisme (CAERT), un centre de l’Union africaine.

Boubacar Gaoussou Diarra a été ensuite Représentant spécial du Président de la Commission de l’Union Africaine en Somalie et chef de l’AMISOM de 2009 à 2012, Représentant spécial du Président de l’UA pour la région des Grands Lacs de 2012 à Avril 2015.

Après sa retraite de la magistrature en 2017, il a occupé les fonctions de directeur du Centre d’Analyse et de recherche de l’espace sahélo-saharien (CARESS), un centre de l’Ecole de maintien de paix de Bamako.

Parallèlement à toutes ces actions, Boubacar Gaoussou Diarra a dispensé des cours de Droit pénal, Droit pénal Général, Droit pénal Spécial, Droit Civil et de Criminologie à l’ENA pendant de longues années.]]> </content:encoded>
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<title>Décès de Boubacar Gaoussou Diarra :  La magistrature et la diplomatie maliennes en deuil</title>
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<pubDate>Mon, 26 Apr 2021 01:05:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dernière fonction occupée, avant sa disparition, le 23 Avril dernier, Boubacar Gaoussou Diarra était le Secrétaire Permanent du Cadre Politique de Gestion de la crise du Centre, un service propre du Premier ministre pour les questions de stabilisation des régions de Ségou et de Mopti. </em></strong>

Magistrat de formation, avant d’entamer les carrières de ministre, de diplomate, d’enseignant et de chercheur sur les questions relatives au terrorisme, aux conflits et au maintien de la paix et de la sécurité, l’Ambassadeur Boubacar Diarra était marié et père de quatre enfants.

Né en 1952 dans la cité des Askia à Gao, il y effectue ses études primaires. Après l’obtention d’un Bac en série Philo- Langues au lycée Askia Mohamed de Bamako, il est orienté à l’Ecole Nationale d’Administration (ENA) de Bamako (section Sciences Juridiques) où il sortit en 1974, titulaire d’une Maîtrise en sciences juridiques et major de sa promotion. L’année suivante il suit un stage l’Ecole Nationale de Magistrature de Paris avant de décrocher un DEA en Droit pénal et en Sciences Criminelles puis un Doctorat en Droit pénal et Sciences criminelles à l’université de Poitiers en France.

De retour au pays, il fut successivement substitut du procureur de la République, Juge de paix à compétence étendue, procureur de la République, Avocat Général près de la Cour Spéciale du Sûreté de l’Etat, Directeur National des Affaires Judiciaires et du Sceau et Directeur de Cabinet du ministre de la Justice.

Il a été successivement ministre de la Justice, Garde des sceaux, ministre de l’Emploi, la Fonction publique et du Travail, ministre Secrétaire général de la Présidence de la République, avant d’être nommé Ambassadeur du Mali en Tunisie et directeur du Centre africain d’études et de recherche sur le terrorisme (CAERT), un centre de l’Union africaine.

Boubacar Gaoussou Diarra a été ensuite Représentant spécial du Président de la Commission de l’Union Africaine en Somalie et chef de l’AMISOM de 2009 à 2012, Représentant spécial du Président de l’UA pour la région des Grands Lacs de 2012 à Avril 2015.

Après sa retraite de la magistrature en 2017, il a occupé les fonctions de directeur du Centre d’Analyse et de recherche de l’espace sahélo-saharien (CARESS), un centre de l’Ecole de maintien de paix de Bamako.
Parallèlement à toutes ces actions, Boubacar Gaoussou Diarra a dispensé des cours de Droit pénal, Droit pénal Général, Droit pénal Spécial, Droit Civil et de Criminologie à l’ENA pendant de longues années.

<strong>Alphousseiny Sidibé</strong>

<strong> </strong>

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<item>
<title>Décès  de DIARRA, BOUBACAR GAOUSSOU : Le Mali perd un grand patriote</title>
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<pubDate>Mon, 26 Apr 2021 00:37:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Dernière fonction occupée, avant sa disparition, le 23 avril dernier, Boubacar Gaoussou Diarra était le secrétaire permanent du Cadre politique de Gestion de la crise du Centre, un service propre du Premier ministre pour les questions de stabilisation des régions de Ségou et de Mopti.</em>

Magistrat de formation, avant d’entamer les carrières de ministre, de diplomate, d’enseignant et de chercheur sur les questions relatives au terrorisme, aux conflits et au maintien de la paix et de la sécurité, l’ambassadeur Boubacar Diarra était marié et père de quatre enfants.

Né en 1952 dans la Cité des Askia à Gao, il y effectue ses études primaires. Après l’obtention d’un Baccalauréat série Philo- Langues au lycée Askia Mohamed de Bamako, il est orienté à l’Ecole Nationale d’Administration (ENA) de Bamako (section Sciences Juridiques) où il sort en 1974, titulaire d’une Maîtrise en sciences juridiques et major de sa promotion. L’année suivante, il suit un stage à l’Ecole Nationale de Magistrature de Paris avant de décrocher un DEA en Droit pénal et en Sciences Criminelles puis un Doctorat en Droit pénal et Sciences criminelles à l’université de Poitiers en France.

De retour au pays, il est successivement substitut du procureur de la République, juge de paix à compétence étendue, procureur de la République, avocat général près de la Cour spéciale de Sûreté de l’Etat, directeur national des Affaires judiciaires et du Sceau et directeur de cabinet du ministre de la Justice.

Il a été successivement ministre de la Justice, garde des sceaux, ministre de l’Emploi, la Fonction publique et du Travail, ministre secrétaire général de la présidence de la République, avant d’être nommé ambassadeur du Mali en Tunisie et directeur du Centre africain d’études et de recherche sur le terrorisme (CAERT), un centre de l’Union africaine.

Boubacar Gaoussou Diarra est ensuite représentant spécial du président de la Commission de l’Union Africaine en Somalie et chef de l’AMISOM de 2009 à 2012, représentant spécial du président de l’UA pour la région des Grands Lacs de 2012 à avril 2015.

Après sa retraite de la magistrature en 2017, il occupe les fonctions de directeur du Centre d’Analyse et de Recherche de l’Espace sahélo-saharien (CARESS), un centre de l’Ecole de maintien de paix de Bamako.

Parallèlement à toutes ces actions, Boubacar Gaoussou Diarra a dispensé des cours de Droit pénal, Droit pénal général, Droit pénal spécial, Droit civil et de Criminologie à l’’ENA pendant de longues années.]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Presse malienne :  Adieu Yaya</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/presse-malienne-adieu-yaya-2926129.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 24 Apr 2021 15:45:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Une grande plume vient de raccrocher. Yaya Sidibé avait la culture de ceux qui ont fait leurs humanités. Il avait la profession chevillée au corps et a encadré des générations de journalistes, tant à l’Essor, où il a travaillé, frais émoulu rentré de la Roumanie où il a étudié et à l’Indépendant, 22 Septembre ou même à « Aujourd’hui-Mali», chez ABH.

Un accident de la circulation d’abord, et ensuite un AVC le tenaient éloignés des rédactions, mais, jamais de sa plume. Son fils était devenu son bras, à qui il dictait ses textes.

Il a été porté mardi en terre à Kati, la ville qu’il a chérie, en présence de beaucoup de confrères qui ont tenu à lui témoigner, une dernière fois, leur reconnaissance.

Dors en paix Yaya.

<strong> </strong>

<strong>Alexis Kalambry</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Disparition: Hommage à l’excellent journaliste Yaya Sidibé!</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/disparition-hommage-a-lexcellent-journaliste-yaya-sidibe-2925828.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 22 Apr 2021 01:47:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Décédé le 19 avril, en ce mois béni du Ramadan où les portes du paradis sont largement ouvertes, Yaya Sidibé, journaliste chevronné, a été inhumé le lendemain au cimetière de Kati - MalibougouKolonbada. Accompagné par une foule nombreuse en sa dernière demeure, Yaya Sidibé sera certainement élu par les gens du paradis. Les propos de l'imam du quartier nous poussent à croire à cette hypothèse.

Selon lui, Yaya fréquentait la mosquée et avait contribué à sa construction à travers ses relations notamment l'Ambassade de l'Arabie Saoudite. Le même imam a témoigné que le défunt s'était impliqué dans la procédure administrative et la rédaction des documents permettant l'autorisation et l'ouverture de la dite mosquée.  En un mot, il avait joué sa partition pour l’édification de la Maison de Dieu.

Les témoignages furent nombreux à son endroit pour prouver sa très grande gentillesse, son engagement patriotique, son peu d'intérêt pour les biens matériels.

En effet, Yaya Sidibé fut parmi mes encadreurs depuis octobre 1996. Il avait fortement contribué à ma formation. Il fut mon rédacteur en chef à L'Indépendant, pendant que j'étais le chef du desk politique et plus tard son adjoint.

Apparemment jeune, Yaya Sidibé était de la même promotion que Tiémogo Sangaré de l'Adema, au lycée, au lycée Askia. C'est la dernière promotion qui y avait étudié le latin.

Il aimait cette langue morte. Il était très cultivé avec une plume d'or, un style percutant, souvent il rappelle Proust avec ses phrases longues bien écrites .

Calme, jovial, Yaya Sidibé, journaliste de formation en Roumanie, était fonctionnaire de l'Etat. Il a travaillé au Quotidien Nartional l'Essor Durant des longues années, avant de prendre sa retraite anticipée pour devenir transporteur.

Avec l'ouverture démocratique, il était revenu à ses anciennes amours: le journalisme. C'est, ainsi qu’il travailla successivement au Républicain avec Saouti Haidara, à L'Indépendant avec le même Saouti, puis au journal 22 Septembre qu'il rejoindra plus tard en raison de nos excellentes relations. Il était mon patron, et je lui même demandé de prendre ma place au 22 Septembre, moi étant le promoteur.

Avec sa grande modestie, il accepta travailler des années avec moi, sans aucune responsabilité précise. Il avait véritablement impacté sur la qualité de mon journal, sur la qualité de l'écriture, parce qu’il était aussi un très bon correcteur.

Dévoué, rigoureux dans le travail, lent, Yaya Sidibé n'acceptait pas d’être bousculé par nous autres, très pressés. Il prend tout son temps pour réfléchir avant de rédiger.

Wallahi, il avait une très belle plume, pas parce qu'il n'est plus parmi nous. Que non!

Il aimait voyager et surtout écrire un carnet de voyage, de façon vivante, avec des descriptions, des détails et des décors. Au point que tu as l'impression d'être du voyage. Tout se défile sous tes yeux en le lisant, avec des mots très beaux, souvent laids, mais toujours très justes.

Yaya Sidibé n'avait pas de sentiments dans le traitement de l'information : ce qui est demeure pour Yaya Sidibé.

Frappé par un AVC nuitamment il y a quelques années, pendant qu'on l'attendait au journal le lendemain, ça était un grand choc pour la rédaction. Celle-ci s'était immédiatement transportée à l’hôpital du Point G avec Youssouf Diallo, Ramata Diaouré, feu Yaya Samaké... et votre fidèle serviteur.

Depuis nous gardons des contacts avec sa famille.

Notre dernière communication remonte au samedi dernier. En effet, il avait écrit un papier sur des feuilles pour en faire une photo qu'il m'avait envoyé sur mon whatsApp pour publication ce lundi.

Je lui ai dit :" Réd chef, donnes le papier aux enfants pour la saisie dans un cybercafé et je leur donne mon adresse mail pour envoi. Ainsi, je publierai le papier jeudi, incha Allah ! Je lui demandé aussi de signer le papier au lieu de mettre un pseudonyme".

Voilà qu'il ne verra pas cette publication et qu'il n'assistera pas au mariage de sa fille,  fiancée récemment.

C'est vraiment la volonté de Dieu! Qu"il en soit loué!

Adieu Yaya Sidibé, mon frère, mon ami, mon conseiller, mon chef.

Nous ferons tout pour ne pas t'oublier, oublier ta famille, incha Allah !

Que Dieu te pardonne et t'accorde son paradis!

Réd chef, va tranquille, reposes toi bien, en attendant qu'on te rejoigne!

Tu étais l'ami de tout le monde: Alassane Diarra, Mah Thiam, Ramata Tembely, Ramata Diaouré ton condisciple, Amadou Beydy Haïdara, Youssouf Diallo, Mme Coulibaly et bien d'autres.

Ils te doivent tous ta patience, ta tolérance. Tu supportais tout le monde et rarement tu t'énervais. Yossi peut en témoigner.

Le Réd chef couvrait toujours ses journalistes face aux récriminations du directeur, en prenant des coups à la place des autres. C'était cela Yaya Sidibé !

Que le paradis soit encore une fois ta dernière demeure !

Wa Salam !

<strong>Chahana Takiou,  </strong><strong>ancien collaborateur du défunt</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La presse perd une grande mémoire :  Yaya Sidibé, passionné, patient et compétent</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/la-presse-perd-une-grande-memoire-yaya-sidibe-passionne-patient-et-competent-2925809.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 22 Apr 2021 01:30:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Informateur</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Connu pour ses articles économiques fouillés, Yaya Sidibé, considéré comme un vétéran et une grande mémoire de la presse malienne, décédé le lundi 19 avril, a été inhumé hier mardi dans sa ville de Kati, à une quinzaine de kilomètre de Bamako.</em></strong>

<em>Notre confrère et ami Yaya Sidibé a été rappelé à Dieu lundi, emporté par une courte maladie.</em> Ses confrères tiennent à rappeler à quel point le journaliste était "<em>un garçon d'humeur joviale, souvent secret, un grand sensible  </em>". Et bien sûr, un grand passionné de l'info. Il suivait de près la macro et micro économie et gardait cet œil impressionné et honoré à chaque fois qu'il rencontrait un homme d’affaires d’ici et d’ailleurs.

Yaya avait intégré le quotidien L’Indépendant dont il était longtemps le rédacteur en chef avant de fonctionner son stylo à bille au compte de la rédaction du 22 Septembre.

Ses proches ont choisi pour lui le cimetière de Kati, comme sa dernière demeure,

à une vingtaine de kilomètres de la capitale malienne. Cet orfèvre du verbe et passionné de chiffres était considéré comme un vétéran et une grande mémoire de la presse malienne. Passionné, mais patient et compétent, il était un véritable journaliste de terrain, féru de l’actualité économique à laquelle il vouait sa littérature journalistique. Plusieurs grandes plumes de la presse malienne lui doivent une fière chandelle. Peinée par cette triste nouvelle, la rédaction adresse ses <em>sincères condoléances à sa famille, à ses amis et tous ceux qui ont apprécié son talent de rendre dans un langage accessible le jargon économique et sa camaraderie sans faille</em> et prie Dieu le Tout Puissant de l'agréer en Son Vaste Paradis.

C’est un journaliste chevronné qui a cassé la plume.

<strong>Georges François Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Décès de Sidi Brahim Ould SIDATI : La Nation lui rend un hommage mérité</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/deces-de-sidi-brahim-ould-sidati-la-nation-lui-rend-un-hommage-merite-2925354.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 19 Apr 2021 01:13:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le vice-président de la Transition, le Colonel AssimiGoita a présidé, ce vendredi 16 Avril 2021 à la Base aérienne 101 de l’Aéroport International Président Modibo Keita, la cérémonie funéraire de feu Sidi Brahim Ould SIDATI, président en exercice de la Coordination des Mouvements de l'Azawad (CMA).

Sidi Brahim Ould SIDATI était membre du Comité de suivi de l’Accord de Paix, et l’un des principaux acteurs de l’Accord d’Alger. Il a succombé à ses blessures, lors d’une attaque, le mardi 10 avril 2021 à son domicile.

Placée sous la haute présidence du vice-président de la Transition,  la cérémonie a été marquée par la présence du Premier ministre,  chef du Gouvernement,  plusieurs autres membres du Gouvernement et des personnalités civiles et militaires, des membres de la MINUSMA et de BARKHANE, ainsi que les parents et amis venus témoigner leur compassion au défunt.

L’illustre disparu a été élevé, à titre posthume, au grade d'Officier de l’ordre national par le Vice-président de la Transition, le Colonel AssimiGoita.

Le Grand Chancelier des Ordres Nationaux, le Général Amadou SagafourouGuèye a rendu, au nom du Chef de l’Etat SEM Bah N’DAW, Grand maître des Ordres Nationaux, un hommage mérité au défunt, qui a consacré sa vie à la paix et à la réconciliation dans notre pays.

La cérémonie a pris fin par la sonnerie aux morts, avant le départ du corps pour Tombouctou où il devait être inhumé dans son village natal, Ber, ce vendredi 16 avril 2021.

<strong>DMD</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Disparition de Babani Sissoko :  L&amp;apos;humanité perd un patrimoine !</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/disparition-de-babani-sissoko-lhumanite-perd-un-patrimoine-2924243.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 10 Apr 2021 01:39:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Certes, c'est une évidence multi millénaire que "nul n'est éternel", mais, ce principe sacrosaint est encore plus ancré dans les esprits communs depuis le dimanche 28 mars 2021 et l'annonce du décès à Bamako de Foutanga dit Baba Sissoko, l'homme qui a doublement défrayé la chronique à l'échelle mondiale durant sa vie et qui demeure jusque-là et sans conteste le plus grand philanthrope de l'histoire, sinon de l'humanité, au moins de l'Afrique.  L'étendue de la richesse de Babani Sissoko fait et fera toujours l'objet d'un débat, mais, grâce à ses largesses, ce Malien bon teint a marqué un pan entier du temps contemporain, de l'Orient à l'Occident, du Sud au Nord, partout où son pied a pu se poser sur le globe terrestre. Des confins de son hameau natal, Dabia, dans le Mali de l'ouest, à Miami, aux Etats-Unis, en passant par les côtes de l'Océan Atlantique jusqu'à la Corne de l'Afrique, Babani Sissoko a construit et reconstruit, initié et innové, multiplié et démultiplié, donné du sourire et de la joie ; en un mot, il a créé et planté du BONHEUR. Revenir sur l'ensemble des faits d'arme de ce généreux jusqu'auboutiste serait la mer à boire, mais ne pas en laisser des traces d'archives serait une injustice de l'histoire et une insulte aux générations futures. Mais surtout, surfer sur ses réalisations est sans doute le meilleur hommage qu'on puisse rendre au Malien le plus généreux de tous les temps.</em></strong>

Ce n'est pas exagéré de dire que la date du Dimanche 28 Mars 2021 est à inscrire en pierre noire dans les annales des décès les plus marquants de l'histoire. En effet, ce jour fatidique-là, la capitale malienne et le quartier Hippodrome, le Mali et son village Dabia, l'Afrique et Banjul, l'Europe et Genève, les Etats-Unis et sa chouette Miami et le monde entier se réveillaient sous le choc du siècle : la MORT de <strong>"Baba Sora"</strong>, de son vrai nom Foutanga dit Baba Sissoko et son diminutif Babani. L'octogénaire venait de quitter à 79 ans le royaume des terres à l'Hôpital du Mali de Bamako tournant le dos au monde du mensonge et du néant après de beaux et loyaux services rendus à l'humanité. Aux cieux, il rejoint sa maman qui n'a pu être témoin des gestes publics, humanitaires et de solidarité de son Baba adoré à l'endroit de ses concitoyens, ses compatriotes et ses semblables. Lui-même confiait que c'est l'unique regret divin qu'il emportera dans sa tombe.

Avec cette disparition, on peut affirmer sans sourciller que l'humanité vient de perdre un patrimoine, parce que Babani Sissoko n'appartenait plus ni à Dabia, ni au Mali, ni à l'Afrique, mais à l'humanité tout entière. En témoignent les délégations et les messages de condoléances venus des quatre points cardinaux à l'occasion des obsèques grandioses du défunt dans son village natal, Dabia, le mardi 30 mars 2021. Le corps de l'enfant prodige repose dans l'enceinte du domicile familial.

<strong>La fortune des folles rumeurs</strong>

Il y a des millénaires, un enfant de ce qui sera après le Mali faisait parler de lui grâce à son titre, mais surtout à sa richesse. Il s'agit de Kankou Moussa, le dixième <strong>"Mansa"</strong> (roi des rois) de l'empire du Mali de 1312 à 1332 ou 1337. Il était l'homme le plus riche de tous les temps du XIVe siècle devant les Bill Gates, les Rothschild et autres Rockefeller ! C'est du moins ce qu'affirmait en octobre 2012 Celebrity Net Worth, un site californien qui a évalué la fortune de Kankou Moussa à 400 milliards de dollars.

Aujourd'hui, on parle des fortunes respectives des Américains Jeff Bezos et Elon Musk, estimées il y a un mois à <strong>191 et 190 milliards de dollars</strong>, mais aussi du Nigerian Aliko Dangote qui revendique 1<strong>1,5 milliards de dollars US.</strong>

Mais, entre ces deux extrêmes, il faut mentionner en lettres dorées le passage remarqué de cet autre Noir et Africain, Foutanga dit Baba Sissoko. Lui, aura eu la particularité d'avoir été non seulement très riche, mais aussi extrêmement généreux, au point de défrayer la chronique à deux moments charnières de sa vie.

La période la plus connue est celle comprise entre les décennies 1990 et 2000 et au cours de laquelle l'Europe et les Etats-Unis sont entrés dans la danse mais aussi pour les frasques et les folles rumeurs qui ont maquillé l'acquisition de cette deuxième fortune de Babani Sissoko. Les faits sont assez narrés, contés donc suffisamment connus, mais la répétition et le rappel sont pédagogiques.

C'est Brigitte Scheffer, grand reporter de la BBC, qui a révélé au monde les contours de cette sulfureuse affaire au terme d'une enquête consacrée au milliardaire malien.

Tout serait parti d'un jour d'août 1995 quand Foutanga Babani Sissoko entre dans le siège de la Banque islamique de Dubaï (DIB, Dubaï Islamic Bank) et prend contact avec la direction pour financer l'achat d'une simple Mercedes. Accord de principe et le dossier est géré par le directeur général adjoint de la Banque, Mohamed Ayoub. Puis, Babani avait invité à dîner l'Émirati à son domicile pour discuter d'un projet de création d'une compagnie aérienne. Et c'est le début de l'un des cas d'abus de confiance les plus étonnants de tous les temps, selon la journaliste. Lors de son procès à Dubaï, Ayoub avait expliqué en détail comment Babani l'aurait peu à peu subjugué. Vrai ou faux ?

Au cours du dîner susmentionné, Sissoko confie au banquier Mohammed Ayoub qu'il a des pouvoirs magiques lui permettant de faire passer n'importe quelle somme d'argent du simple au double. Le banquier revient le voir avec un montant que Babani dut simplement doubler, à son grand étonnement.

Entre 1995 et 1998, Ayoub a effectué 183 transferts dans les comptes bancaires que détient Sissoko dans plusieurs pays, selon Brigitte.

En novembre 1995, quelques semaines seulement après sa rencontre avec Mohammed Ayoub, Babani Sissoko se rend dans une banque new-yorkaise, où il ouvre un compte, témoigne Alan Fine, un avocat de Miami, à qui la Banque islamique de Dubaï a demandé d'enquêter sur l'affaire. <strong><em>"Un jour, Sissoko est entré chez Citibank sans rendez-vous. Il y rencontre une caissière et finit par l'épouser"</em></strong>, affirme Alan Fine, qui en sait beaucoup des exploits de l'homme d'affaires malien. <strong><em>"Il a ouvert un compte par lequel (…) plus de 100 millions de dollars ont été transférés aux Etats-Unis"</em></strong>, rapporte l'avocat de Miami, ajoutant que Sissoko a offert à son épouse de Miami plus d'un demi-million de dollars. Selon M. Fine, le ressortissant malien caressait le rêve de créer une compagnie aérienne en Afrique de l'Ouest, Air Dabia, du nom de son village natal. Ce rêve conduira à l'arrestation de deux douaniers auxquels il paie 300 000 dollars en 1996, pour qu'ils se chargent d'accélérer l'acquisition, à son profit, de deux avions datant de la guerre du Vietnam.

L'acquisition avortée des appareils emmène aussi Interpol à émettre un mandat d'arrêt contre le milliardaire, qui est arrêté à Genève, où il est parti ouvrir un compte bancaire. Babani est extradé vers les États-Unis, où des personnalités influentes se mobilisent pour le tirer d'affaire.

Comment un étranger pouvait-il bénéficier de soutiens aussi importants aux Etats-Unis, dans un tel dossier judiciaire ?, s'interrogent les pus avertis. En tous cas, Babani est vite libéré en échange d'une caution de 20 millions de dollars (entre un milliard et 1,5 milliard de Fcfa) et rémunère généreusement ses avocats, leur offrant Mercedes, Jaguar, etc.

<strong><em>"Il achetait deux, trois ou quatre voitures en même temps. Une semaine plus tard, il revenait en acheter deux ou trois autres… "</em></strong>, affirme Ronil Dufrene, le concessionnaire automobile qui l'approvisionnait, ajoutant lui avoir vendu en tout entre 30 et 35 véhicules.

A Miami, Babani avait plusieurs épouses. Il occupait 23 appartements de la ville. L'un des avocats rencontrés par Brigitte Scheffer le présente comme un <strong>"Robin des Bois moderne"</strong>, en référence au héros légendaire qui volait les riches pour aider les pauvres.

L'homme d'affaires donnait aussi de grosses sommes d'argent pour soutenir certaines causes, offrant par exemple 413 000 dollars (plus de <strong>250 millions de Fcfa</strong>) à des lycéens de Miami pour leur voyage à New York.

Du côté de la Banque islamique de Dubaï, ses collaborateurs constatent qu'Ayoub, floué, devenait de plus en plus nerveux. Babani avait cessé de répondre à ses appels au téléphone. Finalement, le banquier confie à un collègue combien il avait remis à Sissoko, lui tendant le montant écrit sur un bout de papier, par honte de le dire de sa bouche : <strong>890 millions de dirhams, l'équivalent de 242 millions de dollars, soit entre 120 et 170 milliards de Fcfa.</strong>

Le sous-directeur de la Banque islamique de Dubaï est reconnu coupable de fraude et est condamné à trois ans de prison. Quant à Sora, il n'a jamais fait face à la justice, pour cette affaire. En 2000, il est condamné par contumace, par un tribunal de Dubaï, à trois ans pour fraude et <strong><em>"pratique de la magie".</em></strong> Interpol émet un mandat d'arrêt. En vain. Baba ne quittera plus son pays.

Brigitte Scheffer dit connaître, au terme de son enquête, plusieurs procès dans lesquels Foutanga Babani Sissoko est mis en cause, sans jamais comparaître en justice. L'un de ces procès s'est déroulé à Paris, en décembre 2008, en présence seulement de son avocat. C'était un procès aux allures de conte oriental devant la 11è chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris. Foutanga Sissoko devait y répondre des accusations d'escroquerie et de blanchiment d'argent en bande organisée. Parmi la dizaine de prévenus : des banquiers, comme Lamseh Looky, ancien président de l'Union togolaise de banque ; des hommes d'affaires, comme le Libanais Freddy Salem ; mais aussi l'épouse de Babani, Marie-Louise Adira Dabany, sœur de Patience Dabany, l'ex-première dame du Gabon ; et le fils de cette dernière, John Steed Rey, collaborateur de Pascaline Bongo Ondimba, fille et directrice de cabinet du président Oumar Bongo.

Au bout de cette affaire, à combien était estimée la richesse de Foutanga Sissoko ? Lui-même en personne a confié à l'enquêteuse de BBC, Brigitte Scheffer, reçue à Dabia, que sa fortune pesait <strong>400 millions de dollars, soit entre 200 milliards et 280 milliards de Fcfa.</strong> Mais, les plus audacieux évaluaient son patrimoine global à 350 milliards de Fcfa à la fin de la décennie 1990 faisant de lui, sans conteste, l'Africain le plus nanti de l'époque et le plus audacieux à tendre la main.

<strong>Le philanthrope du XXè siècle</strong>

A-t-il acquis sa fortune à coups de tours de magie noire et d'hypnotisation ? Nous ne plongerons point dans un débat dont aucune preuve matérielle n'a pu être apportée sinon que les élucubrations d'un cadre de banque en manque de liquidités.

Par contre, les bienfaits de Babani Sora sont vantés et resteront toujours contés à travers les âges.

En effet, aussitôt rentré au Mali en 1997, il se lance dans l'assistance à ses compatriotes maliens et africains et dans l'œuvre de construction et de développement de son pays. Le Mali et l'Afrique s'enflamment par ses largesses et libéralités.

Les hommes de culture notamment les artistes musiciens ainsi que les griots et autres laudateurs du Mali et d'ailleurs sont <strong>"criblés"</strong> de dizaines voire de centaines de millions de Fcfa. Des voitures de luxe comme les Lexus sont distribuées à tour de bras, de même que les Hummers. Son parc auto contenait plus de 50 voitures de dernier cri. Les montres de grande valeur se comptaient en centaines.

Les autorités administratives et politiques, les commerçants et opérateurs économiques, les professions libérales comme les avocats etc. ne sont pas laissés pour compte. Tous, se bousculent au portillon pour <strong>"être servis"</strong>. Pas plus que les citoyens ordinaires, les parents, amis et connaissances, les indigents et simples inconnus n'ont été mis en marge de ce bonheur servi à table.

Les footballeurs maliens vainqueurs de la Coupe Amilcar Cabral 1997 en Gambie garderont en mémoire le geste hautement patriotique consenti par Baba Sora pour les récompenser. Chacun des 25 membres de la délégation malienne (joueurs et encadrement technique) a perçu de lui la somme de 8 millions de Fcfa. Une douzaine de personnes auraient négocié discrètement et avec succès leur situation de logement sollicitant une clé de maison. <em>"Avec lui, on peut s'attendre à beaucoup de cadeaux. Il aime aider les gens. C'est quelqu'un qui donne toujours de l'espoir aux gens…"</em>, témoignait son ancien chauffeur à la journaliste de la BBC rencontrée à Bamako.

Que dire de ces Maliens, Sénégalais, Ivoiriens, Mauritaniens et autres Africains refoulés du Congo qu'il a transportés par ses propres moyens jusque dans leurs pays respectifs avec de l'argent de poche à l'appui.

Babani Sissoko lui-même l'affirmait dans les confidences : <strong><em>"J'ai toujours voulu le bonheur de l'humanité. C'est Dieu qui m'a donné tout cet argent."</em></strong>

Dabia, la bien-aimée cité !

En droite ligne de cette vision, Foutanga Baba Sissoko avait créé sa propre compagnie aérienne, Air Dabia, basée à Banjul, en Gambie et qui comptait quelques Boeings 747 et des appareils plus légers. Au total, une dizaine d'avions. L'ex multimilliardaire a construit un aéroport dans son village natal pour les besoins de la cause et à toutes fins utiles. Pendant quelques années, la flotte d'Air Dabia a fait la fierté du Mali en Afrique et à travers le monde avant de faire faillite, justement parce que son promoteur faisait trop de gratuité. Les frasques et prodigalités Babani étaient donc désormais célèbres suite à cette rocambolesque affaire d'escroquerie sur la DIB, mais il était considéré dans les années 1980 comme l'Africain le plus riche du monde. Une exagération qui situe tant si peu l'étendue et l'immensité de la richesse du Malien. En effet, Foutanga Babani Sissoko avait déjà fait la Une de l'actualité pour avoir fait forte fortune dans le diamant et le pétrole dans les années 1980 grâce à des connexions avec des régimes au pouvoir à l'époque. On raconte qu'en 1975, au Liberia, il trouve un diamant d'une valeur de 12 millions de dollars, puis s'associe avec le futur président du pays, William Tolbert.

En 1980, il fonde Dabia International, une société spécialisée dans l'import-export de grumes, d'antiquités et d'ivoire.

En 1989, il se lance dans le pétrole au Nigeria, grâce à ses liens avec le général Sani Abacha. Sans oublier ses liens avec les présidents Mobutu Sesse Seko du Zaïre (actuelle RDC), Shehu Shagari et Muhammadu Buhari du Nigeria, Denis Sassou N'Guesso du Congo, le Guide libyen Muhammar Kadhafi, etc. C'est avec cette immense fortune, estimée à plusieurs dizaines de milliards de Francs maliens qu'il regagne momentanément le bercail pour réaliser une prouesse inédite au Mali, en Afrique, pourquoi pas dans le monde, en reconstruisant intégralement son village natal, Dabia. Les anciens confient que de 31 concessions à l'origine, Babani a cassé et construit plus de 800 maisons, avec toutes les commodités possibles à l'époque, à savoir eau et électricité. C'était en 1985. A la fin de l'ouvrage, environ 400 ménages ont déménagé dans la nouvelle Cité, parce que des témoins racontent (et Baba l'a répété) que le jour où il est né, tous les villages de la contrée ont pris feu. Plusieurs années durant, le natif de Dabia assure la ration alimentaire de tout le village et verse l'intégralité des impôts des habitants. Ces actions s'étendent à la ville de Kéniéba, chef-lieu de cercle.

Dabia et Kéniéba ont eu également leur quota de pèlerins pendant plusieurs années, de même que Bamako et, certainement, d'autres contrées du pays et d'Afrique non révélées. On n'en finira jamais de conter la légende Sissoko qui, rappelons-le au passage, a embrassé une carrière politique qui l'a vu être député de Kéniéba de 2002 et 2014, et maire de Dabia jusqu'à son décès.

<strong>                   El Hadj A.B. HAIDARA</strong>

<strong> </strong>

<strong>Naïny Diabaté, artiste et amie fidèle de Babani Sissoko : </strong>

<strong>"Baba Sora a fait beaucoup de choses pour moi. La maison où j'habite, c'est son œuvre et il m'en a donné à l'ACI 2000"</strong>

<strong>"Moi j'ai continué à le fréquenter jusqu'à son dernier jour. Baba est resté mon ami, mon confident et sa maison était mon grin"</strong>

<strong><em>Fidèle parmi les fidèles, la grande cantatrice Naïny Diabaté est la personne la mieux indiquée pour parler de Babani Sissoko communément appelé Baba Sora. L'épouse du célèbre guitariste Cheick Diabaté a rendu un vibrant hommage à l'enfant de Dabia. Dans cet entretien exclusif, Naïny Diabaté parle de sa première rencontre avec Foutanga et jusqu'à sa mort, elle est restée fidèle à Baba Sora. A Dabia, elle était présente aux côtés de sa famille pour les funérailles. Suivez le témoignage de Naïny Diabaté sur Babani Sissoko. </em></strong>

[caption id="attachment_2924201" align="alignleft" width="450"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/04/Nainy-Diabate.jpg"><img class="size-full wp-image-2924201" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/04/Nainy-Diabate.jpg" alt="" width="450" height="600" /></a> Nainy Diabate[/caption]

Je prie pour le repos de tous les musulmans disparus, que la terre leur soit légère et que le Tout Puissant les pardonne tous. Je ne voulais pas parler, depuis Dabia les journalistes voulaient m'interviewer, mais je n'ai pas voulu tellement c'est dur pour moi. La mort de tout le monde est terrible, mais celle d'un collègue, d'un ami et d'un artiste est encore plus dure. De 1980 à 1986, j'étais un enfant. J'entendais seulement les gens parler de Baba Sora de Dabia, un homme fortuné. Même son premier projet à Dabia, j'en ai juste entendu parler.

C'est en 1996 qu'on s'est rencontré. Tous les artistes et griots partaient chez lui à cette époque. Une fois, je suis sortie à la télé avec Zoumana Yoro Traoré dans une chanson où je portais une jupe rose-Blanche avec une ceinture. Lorsqu'ils ont rediffusé cette chanson, un après-midi, Baba était dans son salon en train de regarder la télé et il a demandé qui s'était, que je disais de gros mots. Je chantais <strong>"Rtm koni be djeli la tignè"</strong> pour dire que Rtm chouchoute les artistes et la chanson sur Maridjè Niaré. C'est ainsi que Founè Seïba lui a dit que je n'habite pas loin, que je suis juste à l'Hippodrome. Il a instruit à certaines personnes d'entrer en contact avec moi et depuis ce jour, il m'a admirée. Ces gens ont amené beaucoup d'autres griots, il a dit non qu'il s'agit de la borne qu'il a vue à la télé. Il avait promis 5 millions Fcfa à la personne qui m'amènera à lui. C'est une amie du nom de Awa qui a appris la nouvelle et m'en a fait part. Je n'y croyais pas parce que je me disais qu'avec tous les artistes et griots de renommée, qu'est-ce qu'il allait faire de moi qui n'étais qu'une gamine qui venais juste de commencer.

Quand nous avons été chez lui à la Base aérienne, lorsqu'il m'a vue, il a demandé où je partais parce j'étais habillée à l'européenne. Je lui ai dit que je partais en boîte de nuit parce que c'était un vendredi soir. Il dit de reporter cette sortie et d'aller me reposer parce qu'il a besoin que je joue pour lui. En partant, il m'a donné 500 000 Fcfa comme frais de taxi. Tata Bambo devait jouer chez lui et ce jour-là, j'ai profité et j'ai chanté sans micro parce que je savais qu'il voulait entendre ma voix et il m'a donné <strong>500 000 Fcfa</strong>. Il m'a dit ensuite qu'il devait aller à Lomé et qu'à son retour je devais revenir jouer.  Comme prévu, à son retour, il m'a fait appel et c'est moi qui ai fait entrer beaucoup de personnes chez Baba ce jour, parmi lesquelles Balla Tounkara qui a reçu 11 millions Fcfa, avec un autre.

Pour ma part, j'ai reçu 1 kg d'or et une somme colossale. C'est à la sortie de ce concert que j'ai payé une voiture de marque Opel. Il y en avait seulement trois au Mali. Il est reparti à Lomé encore et à son retour il m'a donné 1 kg d'or encore quand il m'a vu sortir du véhicule parce qu'il dit que j'ai dépensé tout l'argent qu'il m'avait donné.

Il est parti après au Burkina-Faso et ensuite à Lomé et de-là, il a envoyé un employé m'offrir sa Mercedes personnelle parce qu'il trouvait très petite l'autre voiture. Par la suite, il m'a donné beaucoup de terrain et il ne voyageait plus sans moi.

Baba Sora a fait beaucoup de choses pour moi, je ne pourrais même pas finir d'en parler, j'en cite quelques-unes seulement. La maison où j'habite, c'est son œuvre. Il m'en a donné à l'ACI 2000 aussi, avec Babani Koné, Sadio Kouyaté, Yayi Kanouté et Ambé Soumounou. C'est à moi qu'il a remis tous les documents.

Après un moment, je lui ai donné le terrain de l'ACI parce qu'il avait beaucoup d'enfants et là où je suis me suffit. Il n'en voulait pas au départ, mais j'ai dit que je vais le vendre et lui remettre l'argent. Ceux qui l'ont délaissé se connaissent, sinon moi j'ai continué à le fréquenter jusqu'à son dernier jour.  Baba est resté mon ami, mon confident et sa maison était mon grin.  Ce que les gens racontent disant qu'il est ruiné n'était pas vrai. C'est juste que quelqu'un qui était multimilliardaire, s'il devient millionnaire, c'est difficile à comprendre.

J'ai voulu organiser un concert géant en son nom invitant tous les artistes du Mali et certains de la sous-région pour collecter un fonds à lui remettre. Tous les invités avaient donné leur accord, mais le jour que Baba a appris cette nouvelle, il dit de ne pas le faire, c'est comme ça que j'ai laissé tomber ce projet et on a continué notre amitié jusqu'à ce dimanche, son dernier jour sur terre. De ce fait, j'ai annulé tous mes rendez-vous de concerts, festivals et voyages jusqu'à la quarantaine de son décès.

J'ai quitté tout récemment Dabia chez Baba. Le lundi j'ai été à la maison pour l'organisation de l'arrivée du corps et le mardi je suis allée à l'aéroport depuis 6h du matin pour accueillir la dépouille. J'étais dans l'ambulance avec son corps et je l'ai accompagné jusqu'à sa dernière demeure.

A Dabia là-bas, tellement qu'il y avait du monde lors du rapatriement de son corps, il y a eu des blessures. Il a été enterré chez lui sous une case où on causait parce que c'est ce qu'il avait demandé avant. Si le bienfait n'est jamais perdu, je jure que Baba est dans la paix.

<strong>  Réalisé par Marie DEMBELE  </strong>

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<b>Cheick Diabaté, l’époux  de Naïny Diabaté :</b>

<strong>"Si le bienfait ouvre les portes du Paradis, Baba Sora y est déjà"</strong>

<strong><em>Cheick Diabaté est l'époux de l'artiste Naïny Diabaté. Lui aussi a connu Babani Sissoko depuis des années. Selon lui, il est très difficile de parler de cet homme exceptionnel qui a tout donné à son pays. Dans ce témoignage, Cheick Diabaté rend un hommage mérité à Baba Sora et ne doute point de son Au-delà meilleur. </em></strong>

En fait, Babani Sissoko appréciait tout le monde. C'était le bienfaiteur de tous. Il a une fois envoyé un avion pour rapatrier les Maliens en difficultés au Congo. Une fois aussi, les joueurs de l'équipe de basket-ball du Djoliba a eu des difficultés au Nigeria pour l'hébergement, Baba Sora les a débloqués et les a ramenés au Mali. Il avait l'habitude de dire que <strong><em>«si tu as quelque chose, tu dois tout d'abord aider ton pays». </em></strong>

Lors de la <strong>«Coupe Cabral»</strong> au Cap-Vert, sans qu'il ne soit trop fan de sport, il est allé et a promis aux joueurs que s'ils remportent le trophée, il leur donnera des cadeaux à chacun et Dieu faisant bien les choses, ils ont remporté la Coupe. Et il a tenu promesse en donnant 8 millions à chacun des joueurs et membres de l'encadrement.

Baba Sora avait là aussi une quarantaine de véhicules de plus 20 millions F CFA chacun qu'il voulait donner aux joueurs, mais lorsqu'il leur a demandé ce qu'ils voulaient, ils ont répondu tous les 5 millions de nos francs. Mais, au lieu de 5 millions, il a donné à chacun 8 millions F CFA.

Il était souffrant depuis un moment, mais moi et ma femme, on lui dédie chaque année une cassette et avec Dakolo aussi depuis son décès. Malgré sa maladie, il recevait tout le monde. Je peux dire qu'il a vu sa mort parce que juste à une semaine de son décès, il a dit à un enfant ceci : <strong><em>«tu verras du monde ici sous peu. La cause de leur présence te feras mal, mais que cela ne te déprime pas parce que ça sera le début d'un autre bonheur».</em></strong> C'est ce qu'il a dit, mais ce dernier n'a pas compris, nous autre on a compris.

Un jour, nous étions à l'entrée de son domicile en Gambie, quand Baba a vu passer un handicapé dans sa chaise, il l'a appelé pour lui donner 2 millions de F CFA. C'est des gestes de ce genre qu'il faisait à longueur de journée. Il venait en aide aux opprimées, aux personnes vulnérables, aux handicapées etc. Si c'est le bienfait qui nous permet d'entrer au paradis Baba y est déjà parce qu'il n'a fait que du bien tout au long de sa vie».

<strong>Réalisé par Mahamadou Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Décès de Babani Sissoko :  Sora s’en est allé</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/deces-de-babani-sissoko-sora-sen-est-alle-2922847.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 30 Mar 2021 01:14:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L'homme d’affaires,  Foutango Babani Sissoko, plus sous le nom de Baba Sora est décédé, le dimanche 28 mars dernier, à Bamako des suites d’une longue maladie. </strong>Originaire de la commune de Diaba, cercle de Kéniéba dans la Région de Kayes, Baba Sora était connu pour sa fortune sur laquelle les plus folles théories ont circulé quant à son origine dans les années 90.

Cette fortune  proviendrait selon  la BBC  de  la Banque islamique de Dubaï où  Baba  Sora aurait empoché, en 1995, plus de plus 242 millions de dollars (plus de 130 milliards de Fcfa) sous forme de prêt. Ce prêt aura été  obtenu par abus de confiance, souligne  une enquête de la BBC.

Devenu riche, très riche, l’enfant de Dabia (près de Kéniéba, Région de Kayes), avait également une réputation de philanthrope. En effet, de nombreux témoignages louent sur les réseaux sociaux sa « générosité », notamment, envers les griots et les artistes. Il fit la prouesse jamais vue au Mali en reconstruisant intégralement son village. La compagnie aérienne qu’il a créée porte de nom de « Dabia ». Des dons aux joueurs, aux maliens de l’extérieur en détresse, aux pauvres qui formaient une file indienne devant son domicile, aux griots et autres laudateurs, aux réalisations dans son village natal Dabia et bien d’autres, Baba Sora aura partagé avec tout le Mali sa richesse sans compter.

Sa vie a également été marquée par un passage sur la scène politique. Baba Sora a été maire de la commune de Dabia et député à l’Assemblée nationale pendant 12 ans entre 2002 et 2014. Il avait 79 ans. Son histoire restera une légende qui sera longtemps contée.

<strong>MS</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
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<title>Baba Sora ancien député et maire de Dabia est décédé ce matin</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/baba-sora-ancien-depute-et-maire-de-dabia-est-decede-ce-matin-2922559.html</link>
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<pubDate>Sun, 28 Mar 2021 14:24:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Maire de la commune rurale de Dabia dans le cercle de Kéniéba, Baba Sora est décédé, ce dimanche matin 28 mars 2021, à l’hôpital du Mali. De son vrai nom, Fountaga Babani Sissoko, jadis homme d’affaires, avait réussi à soutirer 242 millions de dollars à la Banque islamique de Dubaï. Une ‘’prouesse’’ chantée par les plus grandes voix musicales du Mali à l’image de Salif Keita qui lui avait dédié une chanson.

Devenu milliardaire grâce à cette somme, Baba Sora avait fondé une compagnie aérienne baptisée Air Dabia. En plus de maire de sa commune, sa carrière politique l’a conduit à être député à l’Assemblée nationale du Mali.

<strong>Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Décédé le 10 mars 2021 en France des suites d&amp;apos;une maladie :  Le Général à la retraite Salif Traoré repose désormais au cimetière de Sabalibougou</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 26 Mar 2021 01:42:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Il fut un militaire exemplaire et remarquable au service de son pays ! </strong>

<strong><em>Décédé le 10 mars des suites d'une longue maladie, le Général à la retraite, Salif Traoré, a été accompagné, le jeudi 18 mars, à sa dernière demeure par ses compagnons d'armes, ses parents, amis et connaissances. Celui qui fut un militaire exemplaire et remarquable au service de son pays repose désormais au cimetière de Sabalibougou aux côtés de ses parents. Lors de ses obsèques, un vibrant hommage lui a été rendu d'abord par son camarade de promotion, le Général Mamadou Doucouré, et par l'un de ses fils, Kalifa Traoré, directeur financier et comptable (Dfc) au Pmu-Mali. </em></strong>

Le Mali vient de perdre un militaire hors-pair. Le Général à la retraite Salif Traoré n'est plus ! Longtemps malade, celui qui fut un militaire exemplaire et remarquable au service de son pays a finalement rendu l'âme, le 10 mars dernier, en France.

Après le rapatriement de son corps à Bamako, le Général Salif Traoré a été accompagné, le jeudi 18 mars, à sa dernière demeure par une foule de grands jours composée de ses compagnons d'armes, de parents et d'amis. Ce digne fils du Mali repose désormais au cimetière de Sabalibougou.

Lors de ses obsèques, le Général Mamadou Doucouré a rendu un vibrant hommage à son camarade de promotion le Général Salif Traoré surtout en mettant un accent particulier sur la qualité de l'homme. <strong><em>"Salif, tu étais un homme de bien avec un caractère remarquable, un homme de paix, conciliant, jovial et très attachant. Je ne t'ai jamais vu fâché, tu n'aimais pas les situations conflictuelles. Homme sans histoires, en cas de mésentente, c'était toi qui faisais toujours le premier pas pour détendre l'atmosphère en racontant une histoire anecdotique. </em></strong>

<strong><em>Salif, tu n'étais pas un va-t'en-guerre, tu étais un chef atypique, qui n'aimait pas la force malgré ton énorme carrure. Dans le Commandement tu privilégiais l'adhésion à l'obéissance aveugle. Tu avais cette capacité de rassembler tes subordonnés autour de toi par la persuasion et la conviction pour réussir tes missions"</em></strong>, a souligné le Général Mamadou Doucouré, très ému.  Il a ensuite précisé : <strong><em>"Salif était non seulement notre promotionnaire, notre ami, mais surtout notre frère. Nous nous sommes rencontrés au Collège Technique de Bamako en classe de 5ème, lorsqu'il venait d'arriver de son Sénégal natal, après l'éclatement de la Fédération du Mali. Ce fut alors le début d'un long parcours que nous allions effectuer ensemble. Un parcours fait de soi, de bonheur et de tristesse. Au terme de nos études au Lycée Technique, nous nous engagions dans les Forces armées maliennes comme Soldats de 2ème classe, pour rentrer à l'Ecole militaire Interarmes de Kati pour 3 ans au bout desquels nous obtenions nos épaulettes d'officier. </em></strong>

<strong><em>A notre sortie de l'Emia en 1969, Salif et moi  nous avons été retenus pour la période d'application comme Instructeurs permanents à l'Emia afin d'encadrer la nouvelle promotion qui devait nous succéder". </em></strong>

Après le Général Mamadou Doucouré, ce fut au tour de l'un des fils du défunt, Kalifa Traoré, directeur financier et comptable (Dfc) de la Société Pmu-Mali, de rendre hommage à son père. <em>"<strong>Je remercie le Bon Dieu pour m'avoir donné la force de me tenir debout face à vous après cette dure épreuve afin de faire un témoignage au nom de la famille. Je suis dans une douleur inimaginable mais étant le benjamin de la famille, je me dois de rendre un dernier hommage à l'homme qui m'a fait, qui m'a construit qui n'était pas seulement un père, mais un mentor.</strong></em>

<strong><em>Jusqu'à sa mort cet homme exceptionnel m'a traité comme son bébé et son ami parmi ces nombreux amis. Il avait beaucoup d'amis, militaires comme civiles, tout âge distingué. Je remercie très sincèrement ses camarades de promotion militaire ainsi que ses amis civils qui m'ont toujours traité sans exception avec une grande affection et beaucoup d'amour.</em></strong>

<strong>Mon père avait beaucoup d'amis, j'ai eu malgré ma douleur à consoler certains d'entre eux quand ils ont appris le décès. Mon père était un homme merveilleux! Il avait l'esprit de</strong> <strong><em>famille, des valeurs et une grande dignité. Je ne cesse de recevoir des messages de condoléances de partout, et toutes ces personnes ne disent que du bien de lui"</em></strong> soulignera-t-il. Avant de déclarer : <strong><em>"Ma mère m'a personnellement dit il y a 2 ans que mon père était un homme vraiment exceptionnel et qu'elle n'avait aucun reproche à lui faire sur le plan époux, père, chef de famille et même humanisme. Ma mère m'a dit qu'elle a eu une vie magnifique avec mon père. Elle me l'a répété encore à son décès. Mon père était un homme jovial, il avait toujours le sourire au visage. Il y a 6 mois mon père m'avait dit qu'il était prêt pour la mort. Prêt dans le sens où il pense avoir eu une vie accomplie dans le sens où il a vu l'ascension de ses enfants dont son benjamin, ce qui n'est pas donné à tout le monde. Il a vu ses petits enfants qui n'ont pas eu peur de lui une seule fois malgré son état de santé, tellement l'homme était intérieurement bon. Il ne cessait de me dire qu'il a eu une vie accomplie et remerciait le Bon Dieu et sa brave femme qu'il appelait affectueusement "Biba"!  Il ne cessait de nous dire de prendre soin de son épouse qui est une femme très brave. Elle était aux petits soins de notre père.</em></strong>

<strong><em>Durant ces 4 années où il luttait contre la maladie, il a eu la chance de préparer les uns et les autres à ce jour. Cher père je sais que tu m'entends, dors en paix puisque nous n'avons d'autres choix que de veiller et combler d'amour cette brave Biba. Merci Biba, I Traoré, I Goita.</em></strong>

<strong><em>Aujourd'hui, nous sommes très attristés de sa perte, mais nous devons aussi penser à lui et nous savons qu'après 4 années de lutte farouche contre la maladie, il est aujourd'hui heureux puisqu'il laisse derrière lui une famille unie, une famille solide.</em></strong>

<strong><em>Il s'en va le cœur léger, il a laissé une famille soudée, avec des enfants devenus adultes et d'adorables petits enfants.</em></strong>

<strong><em>L'homme s'en va physiquement mais ses idéologies, l'amour qu'il nous a donné et l'éducation qu'il nous a transmise demeurent en nous ce qui fait qu'il est toujours présent". Pour Kalifa Traoré, le seul objectif aujourd'hui est de rester digne de leur père : "Nous t'aimons très fort mon cher père. Nos sincères remerciements à ses amis qui n'ont cessé de l'accompagner depuis le début de sa maladie jusqu'à son décès. Nos remerciements à sa 1ère famille qui est l'armée du Mali. Nos remerciements à tous ceux qui nous soutiennent depuis le début de cette épreuve.</em></strong>

<strong><em>Qu'Allah accepte nos Douas, qu'il pardonne mon père et qu'il soit raffermi lors de son interrogation. Qu'Allah illumine sa tombe !</em></strong>

<strong><em>Qu'Allah lui accorde le plus haut degré du paradis. Qu'Allah lui accorde une maison au paradis. In cha Allah, que nous nous retrouvions tous dans l'au-delà ensemble".</em></strong>

Notons que le Général à la retraite Salif Traoré a consacré toute sa vie à servir la nation. Durant sa carrière, il a occupé plusieurs postes de responsabilité : Attaché militaire à l'Ambassade du Mali à Moscou, Etat-major particulier du président de la République. Il fut aussi secrétaire général du ministère de la Défense et des Anciens combattants où il a fait valoir ses droits à la retraite.

Le Général Salif Traoré a également obtenu beaucoup de distinctions honorifiques comme celui de Commandeur de la Légion d'Honneur de la République Française.

<strong>                                                                                  El Hadj A.B. HAIDARA</strong>

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<title>Funérailles du journaliste Adam Thiam :  L&amp;apos;homme de plume inhumé dimanche dernier avec tous les honneurs</title>
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<pubDate>Fri, 26 Mar 2021 01:36:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Adam Thiam (directeur de la Communication de la Présidence du Mali), décédé le jeudi 18 mars 2021 à  l'âge de 67 ans, à la suite de la pandémie Covid-19, a été inhumé le dimanche 21 mars 2021 au cimetière d'Hamdallaye. Il a été accompagné à sa dernière demeure par une foule nombreuse comprenant le Secrétaire général de la Présidence (représentant le président de la Transition Bah N'Daw), l'ancien président de la République Dioncounda Traoré, d'autres personnalités, des parents, amis, collègues dont beaucoup de journalistes, des connaissances et des anonymes.</em></strong>

Avant son inhumation, Adam Thiam a reçu un vibrant hommage à l'Institut islamique, à travers des prêches, une lecture de Coran, des bénédictions, des témoignages de son fils Jafar Thiam, du journaliste Sékou Tangara et de son ami, l'ancien ministre, Tiéblé Dramé.

Pour Jafar Thiam, Adam Thiam avait un cœur de lion. Sa disparition est une leçon pour dire qu'il est bon de bien profiter de la vie. Et d'après lui, son père en a bien profité. Pétri d'humilité, de bonté, de disponibilité, Adam Thiam était toujours optimiste et était un exemple de père, de mari, de frère qui se sacrifiait pour les autres.

Sékou Tangara fera un éloge à la dimension de l'homme. D'après lui, Adam Thiam était une école de journalisme professionnel, de journalisme traditionnel, que la mort n'a pas surpris car il l'avait préparée. <strong><em>"Adam était un brillant journaliste. Adam n'avait pas la plume, Adam était la plume. Adam avait des valeurs d'amitié, de fraternité"</em></strong>, a-t-il dit de l'homme.

Dans son oraison funèbre, Tiéblé Dramé a retracé son parcours avec Adam Thiam qui était son ami, parti plutôt que prévu. <strong><em>"Oui, cette mort a pris de court! D'où l'émotion suscitée tant au Mali qu'hors de nos frontières. Adam était mon ami. Nous avons été dans la même classe au Lycée de Badala. Nous nous sommes retrouvés à Londres vers la fin des années 1980. Il travaillait chez Accor, une ONG internationale présidée par Simone Veil, j'étais chercheur chez Amnesty international dont le secrétaire général était Ian Martin! </em></strong>

<strong><em>Notre proximité, celle de nos familles, notre complicité intellectuelle, datent de ces années londoniennes.  Revenus en Afrique, lui à Dakar pour Oxfam, moi à Bamako après le succès de la révolution démocratique, nous avons posé ensemble les fondations du journal "Le Républicain" dont il est devenu, après une formation à Boston, Massassuchetts, l'éditorialiste respecté. Peu à peu, l'analyste politique s'est imposée. </em></strong>

<strong><em>Ses avis étaient sollicités au Mali et hors de nos frontières. Adam était d'abord un homme de terrain et un acteur majeur des ONGs internationales, véritables écoles d'engagement et d'humilité. </em></strong>

<strong><em>Pour en arriver là, il est passé par l'Université de Dakar, puis il est allé très tôt à la meilleure université du monde, celle du terrain, auprès des communautés à la base. Ce terrain qui commande et dont les conclusions, telles des sentences, imposent le respect"</em></strong>, a dit Tiéblé pour rendre hommage à son ami.  Il a fait savoir qu'après ses études supérieures, Adam Thiam est aussitôt recruté par le Cipea (Centre internationale pour la promotion de l'élevage en Afrique) dont le chef de programme, Jeremy Swift, un passionné du Sahel, reste un ami du Mali.

D'après Tiéblé Dramé, Adam Thiam était un amoureux des musiques du terroir et des belles lettres. <strong><em>"Originaire d'une famille dont l'aïeul, Mamadou Thiam, est parti du Fouta Tooro (la vallée du fleuve Sénégal) à la suite des dernières campagnes d'émigration impulsées par Ahmadou Sékou, Roi et Émir El Moumines à Ségou, Adam Thiam a montré toute sa vie durant une sensibilité particulière aux musiques du terroir, le symbole de la dignité et du lien social"</em></strong>, a-t-il souligné.

Adam Thiam était un Homme de lettres, admirateur d'Aimé Césaire (immense éveilleur des consciences de la figure universelle des Arts et des Lettres), du poète, philosophe et sage des Indes, Rabindranah Tagore ou d'Édouard Maunick, le grand poète des rives africaines de l'Océan Indien, de l'exaltation de la poésie patriotique du Palestinien Mahamoud Darwiche. <strong><em>"Pour comprendre la sensibilité esthétique et poétique de Adam Thiam, il faut se référer à son histoire familiale, notamment à la figure tutélaire du frère-aîné, Thierno Ahmed, disparu trop tôt qui, même mort, a continué d'exercer sur le cadet une fascination irrépressible. Thierno Ahmed, c'était une voix unique, le chantre de "Ma patrie, le Mali...terre d'accueil, d'hospitalité, d'humanité et de réconciliation".</em></strong>

Tiéblé Dramé a révélé qu'Adam Thiam était un militant politique engagé en faveur la démocratie et des droits de l'homme au Mali. Et la petite communauté malienne vivant à Londres à la fin de 1990 début 1991 l'avait comme repère. Adam s'occupait des relations avec la presse britannique et organisait les rendez-vous des leaders du mouvement démocratique malien avec Amnesty international, l'International socialiste et aussi l'International Libéral qui avaient leurs sièges dans la capitale britannique. Maître Mountaga Tall peut en témoigner.

<strong><em>"Adam avait pris une part active dans les manifestations de Maliens devant la BBC pour amplifier le combat des démocrates de l'intérieur pour le multipartisme. Ce jour de décembre 1990 quand Kadiatou Sow Salaama, Drissa Diakité et Oumar Mariko étaient à la tête de l'historique manifestation «Demokarasi, I San bè, San bè» les Maliens de Londres ameutaient la presse britannique, la BBC en particulier pour donner de l'écho au combat des forces démocratiques de l'intérieur ! Contre la répression au Mali, les manifestants londoniens allumaient des bougies devant les portes de la célèbre radio. Dans cette lutte, nous recevions le soutien de panafricanistes ghanéens comme Nicholas Atempugré ou Napoléon Abdulaï, nouvel ambassadeur désigné du pays de l'Osagyefo au Mali!"</em></strong>, a-t-il dévoilé.

Pivot et ciment du clan Thiam, Adam Thiam, selon Tiéblé Dramé, était une passerelle humaine, regroupant, faisant se rencontrer et recevant chez lui les gens aux parcours les plus variés, souvent très contradictoires. <strong><em>"Il aimait les enfants. Pas seulement les siens. Pas seulement ceux de ses frères et sœurs. Il aimait les enfants des autres, ceux de ses amis, les miens en particulier! Le Mali était sa passion. Adam aimait son pays et son peuple. Des gens de toutes conditions étaient dans sa proximité. Il avait à cœur notre vieux pays tant ballotté, si malheureux.  Il abhorrait l'injustice, l'incompétence et la médiocrité. Il a conseillé les présidents de la 3ème République et ceux des deux transitions, sans jamais perdre sa liberté de jugement, sans jamais perdre sa capacité de donner un avis dissident"</em></strong>, a dit Tiéblé pour parler d'Adam Thiam.Tiéblé Dramé a promis à Adam Thiam qu'ils n'abandonneront pas le combat pour le Mali et pour l'Afrique. <strong><em>"Nous ferons le Mali, nous ferons l'Afrique ! Qu'Allah t'accueille dans sa Sainte Demeure, là où sont reçus ceux qui aiment leur pays, ceux qui assistent leurs parents, ceux qui ont de la compassion pour les nécessiteux, ceux qui ont pitié des pauvres et du Mali. Que la terre du Mali que tu as tant chérie te soit légère!"</em></strong>, a-t-il conclu.

A signaler qu'Adam Thiam était collaborateur et éditorialiste de nombreux titres de presse dont <strong>"Jeune Afrique"</strong>, <strong>"Le Républicain"</strong>, <strong>"Africable TV"</strong>. Il était directeur de publication de l'Hebdomadaire <strong>"Tarik hebdo"</strong>. Il était Chevalier de l'Ordre national du Mali et de la Légion d'honneur. Dors en paix Adam !

<strong>                             Siaka DOUMBIA</strong>

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<strong>THIAMBEL GUIMBAYARA : </strong>

<strong>Pour la mémoire du confrère Adam Thiam</strong>

[caption id="attachment_2922393" align="alignleft" width="350"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/03/TIAMBEL.jpg"><img class="size-full wp-image-2922393" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/03/TIAMBEL.jpg" alt="" width="350" height="470" /></a> TIAMBEL[/caption]

Une triste nouvelle l'annonce de la disparition  de notre chère  Adam Thiam journaliste, analyste poète  et homme de savoir.

La nouvelle  est tombée  comme un couperet,  la mort l'étrange destin de tout homme mais il y a des moments où la grande faucheuse à honte de son action.

Emporté à une période symbolique de notre histoire contemporaine en poste au service de la nation malienne de tous les combats aux côtés de l'Etat par confiance ce n'est pas donner à  tout le monde.

Le choix de la confiance de servir sa patrie son Etat, sa nation le rapport sur le Centre entre autres réflexions des articles  d'analyses des études, des réflexions  sur la marche du pays par ces temps de crise depuis 2012.

L'homme jusqu'au bout est resté fidèle  à une vocation celle de servir son pays aux côtés d'Alpha Oumar Konaré, de Dioncounda Traoré, d'Ibrahim Boubacar Kéita et de Bah N'Daw.

Le service de la nation  est un sacerdoce.

Dors en paix mon Grand.

Je m'incline devant la mémoire du Grand frère celui qui m'a toujours appelé mon petit frère  vient me voir à la maison chaque fois que tu es de passage à Bamako.

Le destin en a décidé autrement cette visite de courtoisie n'aura jamais  lieu mais pas en tout cas ici dans ce bas monde c'est  la volonté du Tout Puissant.

Toutes mes condoléances à  sa famille, aux parents, amis et connaissances.

La grande famille de la presse malienne.

Journaliste

<strong>Directeur de publication </strong>

<strong>La Voix du Mali en France </strong>

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<strong>HOMMAGE DE SéKOU TANGARA à ADAM THIAM  AU NOM DE LA FAMILLE DE LA PRESSE :</strong>

<strong>"Adam était une école pour la génération de journalistes à laquelle nous appartenons"</strong>

<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/03/Sekou-Tangara-Adam.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-2922391" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/03/Sekou-Tangara-Adam.jpg" alt="" width="480" height="384" /></a>Lorsque les aînés et les responsables des faitières m'ont informé que je devais prendre la parole ce matin en leur nom, je me suis tout de suite dit : De quoi je me mêle ! Moi qui regrette aujourd'hui n'avoir pas eu comme eux le privilège d'avoir connu Adam Thiam aussi tôt, de ne pas l'avoir comme eux pratiqué au <strong>«Républicain»</strong>, à <strong>"Tarik Hebdo"</strong>, Arawane Express ou Benbéré. Oui, notre regret, c'est de n'être pas allé à son école aussi tôt, de n'avoir pas assez profité de ces échanges avec lui qui pouvaient tous se résumer en des cours de pratique de presse écrite, radio ou télé.

Adam Thiam était une école pour la génération de journalistes à laquelle nous appartenons. Une école aux antipodes des méthodologies professorales ou magistrales, basée sur des exemples simples et concrets.

Un soir de l'année 2005 après la diffusion d'une interview avec un homme politique que nous pensions avoir mis en difficulté, avec des questions très embarrassantes, Adam Thiam nous appela et nous fit savoir que nous sommes passés à côté de l'objectif et qu'une interview n'est jamais un duel. C'est plutôt un accouchement, renchérit-il, le journaliste est la matrone. Il doit aider au lieu de vouloir systématiquement coincer. Et depuis ce jour, nous avons notre définition du genre journalistique qu'est l'interview. Beaucoup d'autres jeunes journalistes ici présents se rappellent les séances de débriefing sans complaisance avec Adam Thiam.

La mort ne surprend pas le sage. Il est toujours prêt à partir, disait Massa Makan Diabaté.Et selon une autre assertion toujours malienne <strong><em>"c'est pour anticiper sur la soif qu'on envisage de creuser un puits".</em></strong>

Cher ami, cher grand frère Adam,

Les nombreux messages venus de partout depuis l'annonce de ton rappel à Dieu prouvent avec éloquence que la mort ne t'a pas surpris, que tu as consacré ton existence à la préparer, à l'anticiper.

La grande famille de la presse malienne et au-delà reconnait unanimement les valeurs de probité, de dignité et surtout d'humilité que tu as su incarner pendant les trente dernières années en tant que journaliste et récemment en tant que responsable de la Cellule de communication de la Présidence de la République.

Ismaël Aïdara, ton ami de Confidentiel Afrique écrivait hier depuis Dakar que tu faisais du journalisme traditionnel, dogmatique, que tu étais le moine inoxydable du journalisme africain contemporain, un passage obligé.

Pour Ousmane Ndiaye de TV 5, cet autre jeune frère qui te considère comme un mentor, tu étais d'une tradition de journalisme qui se perd, un journalisme littéraire fait de solides références et d'une érudition impressionnante.

Et plus près de nous ici, pour Mame Diarra Diop de Mikado dont tu as guidé les premiers pas dans la presse au Mali, tu étais cette plume acérée, piquante, décryptant ce monde fou, ce monde où tu as conseillé des politiques d'Addis-Abeba à Bamako en passant par Niamey. Et enfin pour Sory Ibrahim Kéïta de l'Ortm, tu n'avais pas la plume Adam, mais c'était toi la plume. Qui n'a pas un jour été touché par tes sorties, De quoi je me mêle ou la Chronique de vendredi ?

Qui ne s'est pas un jour senti directement interpellé par tes éditos sur les menaces qui planent sur la République, la laïcité et le caractère indivisible du Mali ?

L'histoire retiendra cher Adam que tu fus des premiers à avoir alerté sur les risques de déplacement de la courbe de l'insécurité du Nord au centre du pays. Tu ne t'es pas contenté des éditos, tu as même exprimé tes inquiétudes dans un ouvrage <strong>"Centre du Mali : Enjeux et dangers d'une crise négligée".</strong>

Qui n'a pas en mémoire Janjo ou ces hommages à titre posthume que tu étais prompt à rendre. Aujourd'hui tu rejoins Siramory Diabaté, Kassé Mady Diabaté Bako Dagnon que tu as eu à magnifier par ta plume mélodieuse. Et dans l'article consacré à l'artiste Ousmane Sacko tu as chuté avec cette affirmation : <strong><em>"On ne pouvait pas lui ôter la vie après l'avoir écouté chanter".</em></strong>

En cette journée très lourde, cher aîné, il y a bien lieu de s'interroger s'il aurait fallu te rappeler après t'avoir lu ou entendu. Mais c'est à Dieu que nous appartenons, c'est à lui que nous retournons. Nous allons tant bien que mal surpasser ces moments d'émotion en nous rappelant les valeurs d'amitié, de fraternité et de confraternité que tu as su promouvoir, notamment à travers des rencontres, deux, trois dimanches, le mois, autour du Thieb de Djénéba. A tes enfants, Racky, Jafar, Thierno et Aye nous pouvons témoigner, au nom de la presse malienne, que leur père fut un brillant journaliste qui a su créer et imposer son style. Cher Adam, je voudrais terminer mon propos par deux rappels, le premier avec ces vers de Saint Augustin : <strong><em>"Je vis toujours !</em></strong>

<strong><em>La mort n'est rien, je suis seulement passé, dans la pièce à côté.</em></strong>

<strong><em>Je suis moi. Vous êtes-vous.</em></strong>

<strong><em>Ce que j'étais pour vous, je le suis toujours.</em></strong>

<strong><em>Donnez-moi le nom que vous m'avez toujours donné, parlez-moi comme vous l'avez toujours fait. N'employez pas un ton différent, ne prenez pas un air solennel ou triste.</em></strong>

<strong><em>Continuez à rire de ce qui nous faisait rire ensemble." </em></strong>

Le deuxième rappel, Adam, c'est cet ultime SMS que tu as envoyé à nous tous par l'entremise de Serge Daniel, dimanche dernier, à seulement cinq minutes de l'émission que tu as parrainée. Tu écrivais : <strong><em>"Je vais vous regarder de là où je suis"</em></strong>. Une mise en garde donc du grand frère fouettard qu'il sera désormais impossible d'ignorer.

Va en paix, Adam Thiam !"

<strong>D</strong><strong>r. IBRAHIM MAÏGA : </strong>

<strong>"Adam, adieu !"</strong>

J'ai connu Adam Thiam en 1995. A l'époque j'étais journaliste au <strong>"Républicain"</strong>,  le journal de son ami Tiébilé. Adam était à l'extérieur du pays, envoyait très souvent des contributions d'une grande richesse aussi bien dans les contenus que dans les procédés narratifs. Les textes de Adam étaient attendus. Ils avaient la priorité, dès qu'ils <strong>"tombaient"</strong> sur le fax, la technologie de pointe du moment. Pendant très longtemps, je pensais que Adam était une femme.

[caption id="attachment_2922395" align="alignright" width="350"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/03/Ibrahim-MAIGA.jpg"><img class="size-full wp-image-2922395" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/03/Ibrahim-MAIGA.jpg" alt="" width="350" height="361" /></a> Ibrahim-MAIGA[/caption]

Je suis sorti des ténèbres quand, un soir, à la veille d'un bouclage du journal qui était hebdomadaire, je décrochais le téléphone qui sonnait avec insistance. Je décrochais et au bout du fil, j'entendis un monsieur, avec une grande civilité, me dire : <strong><em>"Bonsoir, je suis Adam Thiam, je suis à Dakar et je vais vous envoyer un article sur la visite du président Chirac". </em></strong>

Nous étions en 1995. Le président Chirac, au lieu d'une visite dans les pays de la sous-région, avait préféré invité les chefs d'Etat à le rejoindre plutôt à Dakar. Le président Konaré a refusé de se rendre à cette <strong>"convocation".</strong> Il s'opposait, à sa façon, à la continuité des rapports entre la France et ses anciennes colonies. Le fait à l'époque a eu un large écho. Pour notre journal, la proposition de Adam était du pain béni car nous venions d'avoir un envoyé spécial de facto. C'était un grand honneur pour moi et je me suis empressé de lui donner le signal qu'il sollicitait. Je rendis compte au directeur de la rédaction et naturellement le papier a été notre <strong>"Une"</strong> du lendemain.

Dans un jeu de mots d'une grande subtilité, Adam avait lui-même trouvé le titre. <strong><em>"Calculs risqués ou risques calculés ?"</em></strong>, s'interrogeait-il. Quelques temps après, il vint nous rendre visite à la rédaction lors d'un de ses passages à Bamako. Et depuis, ce lien n'a jamais été rompu. Il devait beaucoup à l'humanité d'un grand frère qui a toujours pris ses cadets en sympathie. Au-delà du cadre rugueux des salles de rédaction, Adam, féru de scrabble, connaissait les épouses, les enfants, les parents. Sa maison était ouverte ; son épouse Djénéba d'une gaité constante était d'une grande attention. Son professionnalise reconnu dans l'univers de la presse en faisait un modèle. Ce modèle était d'autant plus affiché qu'il s'adossait à une densité intellectuelle qui impressionne, une culture phosphorescente. Adam s'en va libre. Adieu !

A seulement 67 ans. Quel parcours! Des études de lettres au lycée de Badalabougou, à Bamako; des études de sciences humaines à Dakar; la London of Hygiene School; Cambridge, Massachusetts, Harvard. Et ensuite, l'école de la vie. D'abord, celle au sein des organisations non gouvernementales, celle des institutions internationales, notamment à l'Unité Africaine et auprès du gouvernement du Mali...

Pour nous, c'est le parcours du journaliste qui retient notre attention avec cette écriture si simple et si profonde, cette écriture à la portée de tous.

Adam était aussi une voix; cette voix qui vous percute et vous maintient en haleine. Je ne l'ai sans doute pas trop connu dans toutes ses dimensions, mais il faut simplement reconnaître en cet homme des qualités devenues aujourd'hui des denrées rares: la pondération, la générosité, le partage, l'altérité et le respect. Ta connaissance du Coran t'a déjà aidé à accepter la transcendance, donc tu vivras dans la félicité. Adieu encore.

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<strong>L'HOMMAGE D'ISMAËL AÏDARA :</strong>

<strong>"Adam, ta plume restera immortelle !"</strong>

<strong><em>Le monde de la presse africaine est en deuil. Une de ses figures les plus emblématiques vient de tirer sa révérence. Il s'agit du brillant journaliste malien et analyste politique émérite Adam Thiam. Il nous a quittés. Sans bruit. Dans la grandeur et la générosité de son cœur et de cette lourde encyclopédie ambulante de faire du bon journalisme en Afrique, au-delà de son si cher Mali natal.</em></strong>

<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/03/ismaeil-Haidara.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-2922396" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/03/ismaeil-Haidara.jpg" alt="" width="300" height="271" /></a>Adam Thiam est une institution médiatique labellisée. Evoquer seulement son nom dans les chaumières de Bamako et dans plusieurs capitales du continent africain suffisait pour s'apercevoir de ce brillant sujet, d'un esprit altruiste anti-salomonien et trop attaché au journalisme dogmatique. Adam était d'une générosité extrême. Il la savait partager avec son univers proche, peu lointain et lointain. Un cœur d'or qui ne trichait pas. Notre relation confraternelle était frappée du sceau de la chaleur humaine et du respect mutuel. Dans nos pérégrinations à travers l'Afrique, l'Europe et l'Asie, d'homme de presse, Adam, l'orthodoxie en bandoulière, avait ce don inouï de reconnaître le talent caché ou qui sautait à l'œil de ses confrères.

En 2000, il me fit la remarque en marge d'une conférence internationale à Bamako. <strong><em>"Je lis beaucoup tes articles mais surtout des enquêtes exclusives".</em></strong> D'un avenant débordant, sa main dans la mienne, pour une première rencontre, l'icône Adam Thiam m'avait déjà mis dans son cœur et son carnet d'adresses si riche.

Quelques minutes après, bien réseauté, il balança tout de go avec beaucoup d'humour: <strong><em>"On m'a dit que tu as bossé à La Lettre du Continent sous Antoine Glaser. Ça se savait peu. Seuls les initiés tuyautés étaient au parfum des visiteurs assidus de la Rue Montmartre ou des Grands Boulevards (2e arrondissement parisien où est établi le siège de cette publication confidentielle.</em></strong> <strong><em>"Tu sais, je complimente rarement mes confrères, pour éviter qu'ils prennent la grosse tête". </em></strong>

Adam était un moine dans l'exercice du métier de journaliste et était d'un coefficient d'intelligence élevé. Nos chemins se croisent en 2006 grâce au gigantesque projet de création d'un journal panafricain "<strong>Les Afriques" </strong>où je m'occupais des Grandes Enquêtes dans la région ouest-africaine. Adam avait été approché par une autre icône de la presse africaine, le Sénégalais Cherif El Valide Sèye, rappelé à Dieu en 2014. Cherif El Valide, qui a écrit les plus belles pages du célèbre quotidien Sud Quotidien, une publication de référence. Adam y pigera à cadence séquentielle sous un pseudo. Nous formions une belle équipe avec des journalistes de renom tels qu'Adama Wade, Dominique Flaux, Cherif El Valide Sèye, Walid Kefi.

À la même période, Adam était la plume chouchoutée au Sahel du magazine Jeune Afrique avec Chérif Ouazani. Adam était devenu une institution, nous le rappelions plus haut. Dans l'aréopage des hommes de médias en Afrique, il était une voix autorisée. Presque un passage obligé des confrères qui prenaient de ses nouvelles en séjour en terre malienne. Nous étions proches. La chaleur de nos rapports s'est intensifiée dans l'ombre du président nigérien Issoufou Mahamadou. Nous partagions cet engagement constant et historique à accompagner le président Issoufou avant sa prise du pouvoir et durant ses deux mandatures. Il faisait partie des invités de marque de l'homme fort de Niamey, lequel prenait bien soin de lui. Mais, surtout, la fertilité croisée de nos échanges sur des questions de géopolitique du Sahel. En 2015, alors que je me trouvais à l'hôtel Gaweye de Niamey, la garde rapprochée du palais est venue le chercher. Direction : Dandaji, le village d'Issoufou (région de Tahoua). Il y passa quelques jours avant de me retrouver à l'hôtel. Il savait bien mes rapports avec certains dignitaires du régime d'Issoufou. Ses amis l'étaient aussi pour moi.

De Dakar à Addis-Abeba, Adam faisait partie des journalistes les plus connectés. Notre estime réciproque prenait de la voilure au fil des années. Au détour d'un bon riz au poisson sénégalais dans un des quartiers du centre-ville de Niamey, sur mon invitation, on refaisait le monde et parlions beaucoup des défis et de l'avenir du journalisme africain. Petite confidence : Dans les tuyaux, nous avions caressé l'ambition de créer un magazine panafricain de première main Afrique 24 Heures calqué au format et contenus exclusifs sur un modèle économique bâti sur des abonnements cryptés.

Hélas, les contraintes professionnelles du moment nous éloigneront de ce projet futuriste, tant rêvé par des amis décideurs communs. Le ministre Igor Diarra me le rappelait il y a quelques mois en ces termes : <strong><em>«Mon vœu le plus cher est que tous les grands noms de la presse ouest-africaine se retrouvent autour d'un grand journal pour l'Afrique».  </em></strong>Adam lisait tout et du tout. Mais avait du respect pour les brillants journalistes. Faire du bon journalisme et bien écrire, c'était du Adam. Tout craché. Il me le rendait bien.

Sa mort nous a endeuillés. Une triste nouvelle. Comme on dit : le destin est impénétrable. Adam était un ami et confident de toujours. Confidentiel Afrique est une partie de lui. Nous le savions.

Adam était à la quête de l'info stratégique et pas à la portée du public. Nous parlions très souvent de mes enquêtes exclusives aussi bien quand j'étais au journal Les Afriques qu'à Confidentiel Afrique.

Mon dernier passage à Bamako, il m'a fait l'honneur de passer à table autour d'un plat copieux du To à la sauce d'arachide dans une convivialité familiale aux côtés de sa gentille épouse, sa fille Racky et de son éternel ami et confident, Amadou Dia.

Je n'oublie pas son fils Jafar. Confidentiel Afrique présente ses sincères condoléances à toute sa famille, ses proches et à la presse malienne.

<strong>I HAIDARA</strong>

<strong>Directeur éditorial de Confidentiel Afrique</strong>

<strong> XX</strong>

<strong>DRAMANE ALIOU KONé, journaliste :</strong>

<strong>"Adam Thiam faisait du journalisme de l'élégance"</strong>

Il  ne m'est pas  facile de parler d'Adam. Je ne suis pas dans l'hypocrisie de bien parler des morts, mais je dois reconnaître qu'il fait partie de ceux qui ont donné à

[caption id="attachment_2908118" align="alignleft" width="450"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/12/DAK.jpg"><img class="size-full wp-image-2908118" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/12/DAK.jpg" alt="" width="450" height="571" /></a> Dramane Alou Koné[/caption]

notre presse ses lettres de noblesse. C'était un style, une subtilité et une intelligence pour traiter des sujets parfois  controversés sans passion et avec beaucoup de retenue. Il ne versait jamais dans la vulgarité, l'excès et le populisme. Il faisait du journalisme de l'élégance.

Du point personnel, il m'a quotidiennement conseillé à continuer à écrire. Il me rappelait toujours son admiration pour ma constance et critiquait mes opinions sans m'offenser. C'était des discussions tous les matins jusqu'à son hospitalisation. Je perds mon <em>"censeur"</em> et une référence. On espère pouvoir perpétuer ses œuvres et sa philosophie comme il souhaitait car <em>"on est les premiers ambassadeurs du Mali"</em>, aimait-il nous rappeler. Vas en paix, Adam !

<strong>N'DEYE SISSOKO, journalisteN'DèYE SISSOKO, journaliste : </strong>

<strong>"Mon Chef Adam Thiam vas et dors en paix"</strong>

<strong>llah Akbar! </strong>

Tout ce que Dieu fait est bon.

[caption id="attachment_2920920" align="alignleft" width="450"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/03/NDeye-Sissoko.jpg"><img class="size-full wp-image-2920920" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/03/NDeye-Sissoko.jpg" alt="" width="450" height="450" /></a> NDeye Sissoko[/caption]

Mon Chef Adam Thiam vas et dors en paix.

Jamais il n'y a aura eu autant de connexion entre un chef hiérarchique et moi, qu'avec toi. Tu savais écouter, comprendre, soulager, avec un calme olympien.

Tu étais un repère dans la profession, un repère dans les relations humaines, un coach pour les jeunes générations.

Je t'admirais pour ta facilité à trouver les mots qu'il faut, quand il faut et où il faut. Tu avais une capacité sans égale à rédiger les grandes lignes d'un discours en quelques minutes pour ne pas dire en quelques secondes, quelque que soient les sujets. Je t'ai souvent demandé : <em>"C'est très bien rédigé Adam, d'où tires-tu ton inspiration ?"</em> avec une petite moue dont toi seul avais le secret, tu prenais le temps de dire en souriant : <em>"je ne sais pas N'dèye, ça vient et j'écris ..."</em> tu étais incroyable !

Tu m'as toujours encouragée à mieux faire et plus, tu avais confiance en moi, en mes capacités. J'ai beaucoup appris à tes côtés. Je ne peux que te dire, Merci Adam !

Merci de ton soutien dans les moments difficiles comme dans les bons.

Je prie ce soir pour le repos éternel de ton âme. Je présente mes condoléances les plus attristées à ta famille.

Qu'Allah, le Tout Puissant, le Miséricordieux t'accorde le paradis éternel. Nous prions pour toi.

Dors en paix Adam.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Adam Thiam :  Adieu l’orfèvre !</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/adam-thiam-adieu-lorfevre-2922075.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 24 Mar 2021 01:16:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Qu’il n’est pas aisé de parler d’Adam au passé ! A l’humour caustique, au langage châtié, il avait toujours le mot approprié pour expliquer, pour qualifier. La mort ne choisit pas, ou, choisi les meilleurs en premier.

Conseiller du Président IBK et du Président de la Transition, éditorialiste au quotidien Le Républicain, sa disparition est une grande perte pour la presse malienne. Nous n’aurons plus nos grandes discussions à Africable Télévision, les soirs, avant, pendant et après le débat. Nous n’aurons plus ces chroniques succulentes <em>« de quoi je me mêle »</em>, dont le ton caustique n’était pas perceptible par ceux qui se contentaient d’une lecture au premier degré.

Ta plume rappelait celle de cet autre Thiam, ton grand frère Thierno, parti également trop tôt.

Nous te pleurons, mais, nous savons que de là où tu es, tu as ton opinion, toujours désinvolte, sur tout ça.

Adieu l’orfèvre !

<strong>Alexis Kalambry</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Adam Thiam :  Une valeur exportable s’en est allée pour toujours</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/adam-thiam-une-valeur-exportable-sen-est-allee-pour-toujours-2921892.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 23 Mar 2021 01:02:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Si ses ultimes épreuves sanitaires n’avaient pas été ébruitées quelques heures avant son dernier soupir, la disparition d’Adam Thiam aurait provoqué plus de choc chez les confrères comme chez le public qu’il a souvent émerveillé par la lumière de ses idées. Journaliste dans l’âme et dans l’esprit, il était sans doute à la plume ce que son frère, Thiéro Hamed Thiam, était au micro. C’est du moins l’impression que le tendre «Grand Frère» a longtemps laissé aux abonnés et lecteurs du quotidien «Le Républicain» où il s’est révélé à travers sa captivante et irrésistible chronique politique.
La pertinence et la finesse de ses analyses lui ont valu d’être la référence de nombreux organes médiatiques étrangers sur les questions maliennes de diverses natures ainsi que sur les événements les plus chauds au Mali. De quoi constituer un enviable carnet d’adresses de journalistes célèbres, qui lui aura sans doute été d’une grande utilité dans ses fonctions de conseillers à la communication. Avant la présidence de la République où il a collaboré avec deux locataires et à laquelle mort l’a arraché, la nuit du jeudi 17 Mars 2021, ses prouesses dans le domaine auront été d’abord prouvées auprès de l’ancien président Konaré à la Commission de l’Union Africaine, au Bureau du Vérificateur Général, puis auprès de Dioncounda Traoré en tant qu’ancien président de la République par intérim. Et partout où il est passé, l’exploitation de son talent a dépassé les frontières de son champ professionnel de prédilection. En effet, plusieurs grands speechs des différentes célébrités côtoyées portent les marques de son éloquence, de sa finesse de style et des approches originales qu’on retrouve dans ses prestations journalistiques - et par lesquelles il a souvent subjugué les téléspectateurs d’Africable et de l’émission «Débat du dimanche».
Mais c’est bien dans le domaine du journalisme et dans les milieux journalistiques qu’il s’est plus illustré et s’est imposé comme une boussole incomparable pour ses confrères, tant par son intransigeance avec les règles et préceptes du métier que par son attachement aux vertus qui fondent la respectabilité de notre profession. Figure respectable au-delà des frontières maliennes, il aura entretenu jusqu’à son dernier souffle les dernières lueurs par lesquelles la presse malienne résiste encore à la perte de crédibilité aux yeux du monde extérieur. Dors en paix, tendre Grand-frère.

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Disparition d’Adam Thiam : Le Mali perd un éditorialiste, mais aussi un poète</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/disparition-dadam-thiam-le-mali-perd-un-editorialiste-mais-aussi-un-poete-2921824.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 22 Mar 2021 13:36:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Le journaliste malien Adam Thiam, auteur pour de nombreux titres de presse dont «Jeune Afrique», est mort d’un arrêt cardiaque dans la nuit de jeudi 18 à vendredi 19 mars à l’âge de 61 ans. Directeur de la communication à la présidence malienne, il avait maintenu des liens d’amitié forts avec ses confrères.</em>

Ces dernières semaines, nous étions nombreux à nous faire du souci pour Adam Thiam. Il était hospitalisé CHU du point G. Les nouvelles reçues ces jours derniers étaient un peu rassurantes cependant. Mais la «traîtresse faucheuse», comme il aimait lui-même à qualifier la mort, en a décidé autrement, arrachant à sa plume cet éditorialiste vedette, chroniqueur, poète, chercheur en sciences sociales.

<strong>«Une plume rare»</strong>

Né en 1954 à Kéniéba, dans la région de Kayes, Adam Thiam étudie au lycée Badala de Bamako avant de rallier l’Université de Dakar où il obtiendra, en 1978, une maîtrise en sciences humaines. Jusqu’à son décès, survenu dans la nuit du 18 mars 2021, il dirigeait la Cellule de communication et des relations publiques de la présidence de la République. En novembre 2019,  alors que la tête de cette cellule souffrait d’instabilité, Ibrahim Boubacar Keïta l’avait appelé à la rescousse. Celui qui a également été le porte-parole d’Alpha Oumar Konaré (2003-2005) lorsque ce dernier était le président de la Commission de l’Union africaine avait offert ses services à Dioncounda Traoré en 2013. Et quand Bah N’Daw a été nommé président de la Transition, il a décidé de le maintenir à son poste.

À l’annonce du décès d’Adam Thiam, les premières réactions qui ont inondé les réseaux sociaux, au Mali et ailleurs, ont salué «une plume rare», «l’un des plus célèbres journalistes» du pays. «Avec la mort d’Adam Thiam, le Mali perd un de ses esprits les plus brillants», a notamment déploré Tiébilé Dramé, qui n’a pas manqué de rappeler les souvenirs qu’il garde comme une relique de leur amitié, depuis le lycée en passant par le Royaume-Uni, où Adam Thiam a acquis une spécialisation en sécurité alimentaire à la London School of Hygien and Tropical médecine en 1984.

Mais c’est surtout au Républicain, fondé par Tiébilé Dramé en 1992, qu’il exercera avec le plus de talent son métier de journaliste, après l’éphémère aventure de Tarik-Hebdo. Ses éditoriaux – notamment «De quoi je me mêle ?» et «La chronique du vendredi» – avaient un succès monstre. Ils se singularisaient par leur profondeur et leur style très travaillé, sans verser pour autant dans une démonstration élitiste.

<strong>Diagnostic sans concession</strong>

Adam Thiam savait, avec un talent à nul autre pareil, dresser un diagnostic sans concession de notre présent, dans le sens où l’entend Michel Foucault. Aucun sujet constituant un enjeu structurant pour notre avenir n’échappait à la lucidité de cet intellectuel affable, qui savait autant émerveiller par sa culture que par son sourire. Il pouvait vous entretenir de politique et basculer tout à coup dans la musique, lui qui appréciait autant les chants du yéla des Toucouleurs que le blues touareg d’un Tinariwen. Avec toujours ce côté taquin qui le caractérisait, comme lorsqu’il avait proposé dans une chronique de supprimer les poches des uniformes des policiers régulant la circulation pour lutter contre le racket.

Celui que de nombreux confrères  et notamment l’auteur de ces lignes – appelaient «l’excellent Adam Thiam», jouissait d’une réputation qui ne s’est jamais démentie dans ce métier qu’il a notamment exercé en collaboration avec Jeune Afrique.

Ses interventions dans les médias internationaux étaient scrutées en ces temps troublés que nous vivons au Sahel, que ce soit sur RFI, la BBC, la Deutsche Welle ou Africable télévision. Il en était de même pour ses enquêtes, telle celle qu’il avait menée sur l’affaire «Air Cocaïne», qui a eu un écho retentissant, et pour ses travaux de recherche, dont le remarquable Centre du Mali : enjeux et dangers d’une crise négligée (paru en 2017).

Son regard perçant et ses analyses toujours pertinentes manqueront à n’en pas douter dans les mois et les années qui viennent, tant sont grands et complexes les défis auxquels le pays est confronté en ces temps de transition.

<strong>Bokar Sangaré </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Témoignage : Hommage à Adam Thiam, mon patron !</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/temoignage-hommage-a-adam-thiam-mon-patron-2921693.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 22 Mar 2021 01:36:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Innalilahi, wa Inna Ilayhi Raja ouna (il n’y a de puissance en dehors de celle d’Allah) !

Koulou Nafssinn Za ikatou Almaoutou (toute âme goûtera à la mort) !

Lahawla Wala Kouwata illa Billahi al aliou al Azim (il n’y a de force, de puissance, de pouvoir, en dehors de Dieu) !

L’annonce de la mort d’Adam Thiam a été foudroyante ce jeudi soir, 18 mars 2021, qui selon le calendrier hégirien ou calendrier islamique correspond à la journée sainte de vendredi. Les bienfaits de ce jour de fête sont immenses, dans la religion musulmane. Les morts de ce grand jour ont beaucoup de faveurs. Qu’Adam Thiam soit parmi les bénéficiaires !

Je ne me rappelle même plus de la date à laquelle nous nous sommes connus. La seule certitude : ayant commencé à pratiquer le journalisme en octobre 1996, au journal L’Indépendant, mes papiers étaient bien appréciés par Adam Thiam. C’est bien lui qui a cherché à me rencontrer pour savoir, comprendre le bien fondé de certains de mes articles. Depuis, il était devenu pour moi un ami, un conseiller.

A la création de son journal Tarik Hebdo, il voulait révolutionner la presse malienne, mais l’environnement pollué ne lui a pas permis d’atteindre cet objectif. J’étais parmi les premiers qu’il a contactés pour venir lui prêter <strong>mains fortes</strong>. Malheureusement, j’étais très attaché à L’Indépendant à l’époque. Je ne lui ai pas donné une suite favorable.

Malgré tout, nos relations sont restées bonnes. Il avait une grande estime pour moi, disons c’était réciproque.

Comme par hasard, nous nous retrouvons à l’émission d’Africable « débat du dimanche », animé par Sékou Tangara. Il nous éblouissait par son style, son vocabulaire riche, son calme à nulle autre pareille, son analyse raffinée, sa courtoisie, sa sympathie, et surtout son humour.

Il me conseillait, me disant de faire attention, parce que je suis marié avec des enfants qui n’ont pas encore grandi. C’était lors du putsch de la bande de Sanogo où il me disait que je suis « un journaliste Kamikaze ».

Il me rapportait aussi qu’au cours de ses multiples voyages, dans la sous-région, on lui demandait chaque fois de mes nouvelles. Il ne comprenait pas mon absence du plateau d’Africable.

L’estime qu’il avait pour moi l’a conduit à me recruter, pour un temps, dans son agence de communication « Araouane Communication ». C’était dans le cadre du Programme spécial pour la sécurité et le développement au nord (PSPSDN). Il me payait, s’il vous plait, à un millions de nos francs FCFA net. Plusieurs personnes peuvent en témoigner.

Voilà pourquoi depuis, je l’appelai mon patron ! Un vrai patron, souvent je lui dis chef ! Il me fait le garde- à-vous ! Cette confiance en moi a fait d’Adam Thiam un frère. C’était l’amitié, la solidarité, la fraternité. Sans démagogie !

En outre, nous avons effectué beaucoup de voyages ensemble à l’extérieur du pays, dans le cadre professionnel. Il était adulé par ceux qui nous recevaient, surtout à Addis Abéba.

Adam était un homme bon, il était bon pas parce qu’il est mort, il était vraiment bon, cultivé, intelligent. Il aimait la musique, le théâtre. Si vous voyez Adam sortir la nuit dans un taxi parce qu’il n’avait pas eu de chauffeur, c’était pour le centre culturel français pour assister à un spectacle.

Notre dernière conversation remonte d’il y’a deux semaines. Ce jour là, je l’ai appelé pour me plaindre du DFM peu singulier de la présidence. C’est un militaire. Après nos échanges, il m’a dit « Chahana, je rendrai compte à qui de droit, je te reviendrai ».

Voilà qu’il ne me reviendra plus jamais ! Je prie Dieu qu’on puisse se rencontrer au paradis !

A son épouse, une femme extraordinaire, que j’ai eue au téléphone samedi, le moral peu touché, en bonne musulmane, je présente mes condoléances les plus attristées. Les mêmes condoléances à tous les membres de sa famille, à la grande famille de la presse dont il était un repère, ainsi qu’à ses amis et camarades dont Tiébilé Dramé.

Que le paradis soit sa dernière demeure !

Wa Salam !

<strong>El Hadj Chahana Takiou </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Obsèques du Directeur de la cellule de communication de la Présidence :  Adam Thiam accompagné avec tous les honneurs</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/obseques-du-directeur-de-la-cellule-de-communication-de-la-presidence-adam-thiam-accompagne-avec-tous-les-honneurs-2921783.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 22 Mar 2021 01:29:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Sursaut</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Décédé dans la nuit du jeudi 18 mars au CHU du Point G, le journaliste Adam Thiam, non moins Directeur de la Cellule de Communication de la Présidence de la République a été accompagné en sa dernière demeure, au cimetière d’Hamdallaye, dimanche dans la matinée. La cérémonie funéraire de ce grand journaliste, chevalier de l’ordre national du Mali, s’est tenue dans la cour du Centre Islamique d’Hamdallaye, sous l’égide du Secrétaire Général de la Présidence, Dr Kalilou Doumbia, représentant le président de la République et en présence d’éminentes personnalités, dont l’ancien président de la transition Pr Dioncounda Traoré,l’ancien Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga, des membres du gouvernement, anciens collaborateurs, amis, proches et parents de l’illustre défunt.</em></strong>

L’atmosphère était lourde et pleine d’émotion, le ciel dégagé, illuminé par des rayons solaires éclatants, les témoignages, versets de coran ont été les principaux ingrédients pour agrémenter cette cérémonie funéraire digne d’un grand homme à la dimension du regretté Adam Thiam.

Trois temps forts ont marqué ces obsèques, organisés avec rectitude, telles les lignes éditoriales du défunt. Il s’agit des allocutions, de la prière mortuaire et de l’accompagnement de la dépouille en sa dernière demeure.

Au chapitre des allocutions, trois témoignages ont permis de faire revivre dans les esprits la vraie personnalité d’Adam Thiam. Ils ont été livrés respectivement par le fils du défunt, Djafar Thiam, le porte-parole du directoire de la Maison de la Presse, Sékou Tangara et l’ancien collaborateur le plus proche de feu Adam Thiam, le ministre Tiébilé Dramé.

La série des interventions a été préludée par la lecture de versets de coran par l’entremise d’un neveu du défunt, Abdoulaye N’Diaye. La gorge nouée, les yeux pleins de larme, la voix suave et pénétrante, la sourate lue par Abdoulaye N’Diaye n’a laissé personne indifférente. « Papa tu fus pour nous et notre brave mère un père exemplaire et un mari modèle. Tu as toujours priorisé les problèmes d’autrui au détriment des tiens. Adieu Papa ! » a déclaré le fils de l’illustre défunt, Djafar Thiam.

C’est avec le titre de la chronique célèbre d’Adam Thiam « de quoi je me mêle » que Sekou Tangara d’Africable au nom de toute la presse malienne et internationale a introduit son témoignage. Cela, selon lui-même, pour n’avoir pas eu le privilège d’avoir autant côtoyé et pratiqué Adam Thiam comme ses collaborateurs du ‘’Républicain’’, de ‘’Tarik Hebdo’’ d’ ‘’Arawane Express’’ et d’autres organismes auxquels il a servi. « Nous avons nourrit le regret de ne pas aller à son école aussi tôt, de ne pas assez profité de ses échanges qui pouvaient tous se résumer en des cours pratiques en presse écrite, radio et télé » a déploré Sekou Tangara, car pour lui Adam Thiam était une école pour la génération de journalistes à laquelle il appartenait. Une école, dira-t-il, aux antipodes des méthodologies professorales et magistrales, basées sur des exemples simples et concrets. Dans la même veine, le porte-parole de toute la presse malienne, africaine et mondiale ne s’est pas empêché de revenir sur certaines anecdotes pleines d’enseignements vécues avec Adam Thiam. Paraphrasant Massa Makan Diabaté, Sekou Tangara dira que : « la mort ne surprend pas le sage, car lui, est toujours prêt à partir ». Au regard des nombreuses réactions suscitées, messages et témoignages venant de partout depuis l’annonce du décès de ce grand journaliste, Sekou Tangara estime que cela prouve avec éloquence que la mort n’a pas surpris Adam Thiam. « Que tu as consacré ton existence à la préparer, à l’anticiper. La grande famille de la presse malienne, mais au-delà, reconnaît unanimement tes valeurs de probité, de dignité et d’humilité que tu as su incarner pendant ces trente dernières années en tant que journaliste et récemment en tant que responsable de la cellule de communication de la Présidence de la République » a témoigné le journaliste Tangara au pupitre de cette cérémonie funèbre. Rapportant des témoignages d’autres journalistes de la presse internationale, Sekou Tangara, citant Ismael Haidara de Confidentiel Afrique , a dit ceci : «Adam faisait du journalisme traditionnel, dogmatiste. Il était le moine inoxydable du journalisme africain contemporain, il était d’un coefficient d’intelligence élevé… ».

L’éloge funèbre de cette cérémonie à l’honneur d’Adam Thiam a été lu par l’ex ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Tièbilé Dramé, promoteur du quotidien ‘’Le Républicain’’. D’une voix étreinte d’émotion, le ministre Dramé s’adresse à la dépouille de son compagnon de longue date en ces termes : « Je suis encore  loin d'être prêt pour cet exercice que le destin m’impose: faire ton éloge funèbre. D’autant que j’avais toujours pensé que c’est toi qui ferais mon oraison funèbre, toi aux grandes capacités d’écriture, toi dont la sensibilité et l’intelligence sont désormais légendaires! ». Cette mort d’Adam pour Tièbilé a été brusque. Oui, dit-il, cette mort a pris de court! D’où l’émotion suscitée tant au Mali qu’hors de nos frontières. Revenant sur ses relations avec Adam Thiam depuis les bancs du lycée Badala, en passant par Londres, Tiébilé Dramé a dépeint les multiples facettes de l’homme : l'analyste politique dont les avis étaient sollicités au Mali et hors de nos frontières, homme de terrain et acteur majeur des ONG internationales, un amoureux des musiques du terroir et des belles lettres, militant politique, Homme de lettres, admirateur de l’immense éveilleur des consciences, Aimé Césaire… « Le Mali était sa passion. Adam aimait son pays et son peuple » renchérit-il, avant d’ajouter que ce grand homme  abhorrait l'injustice, l'incompétence et la médiocrité.

« Il a conseillé les présidents de la 3<sup>ème</sup>  République et ceux des deux transitions, sans jamais perdre sa liberté de jugement,  sans jamais perdre sa capacité de donner un avis dissident » c’était ça Adam Thiam, selon Tièbilé Dramé.

La cérémonie funèbre s’est poursuivie par la prière mortuaire, dirigée par l’imam Drissa Diarra de la mosquée du Centre Islamique d’Hamdallaye et l’accompagnement de l’illustre défunt en sa dernière demeure au cimetière d’Hamdallaye par un nombre imposant de parents, alliés, collaborateurs et confrères de la presse.

Après Thierno Hamed Thiam, la page d’Adam Thiam est ainsi tournée, jamais déchirée. « Tant qu'il nous restera un souffle de vie, nous n'abandonnerons pas le combat pour le Mali et pour l'Afrique, nous ferons le Mali, nous ferons l'Afrique ! » disait Tiébilé Dramé

<strong>Moustapha Diawara</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Funérailles du général de brigade Salif Traoré : L&amp;apos;homme repose désormais au cimetière de Sabalibougou aux côtés de ses parents</title>
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<pubDate>Sat, 20 Mar 2021 01:12:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Décédé à Paris le mardi 9 mars 2021 des suites d'une longue maladie, le général de brigade aérienne à la retraite Salif Traoré a été inhumé le jeudi 18 mars 2021 au cimetière de Sabalibougou aux cotés de ses parents comme il l'avait souhaité ! Il a été conduit à sa dernière demeure par une foule nombreuse composée de compagnons d'arme, de généraux de la 3e promotion <em>"Mamadou Sissoko"</em> de l'Ecole militaire inter armes de (Emia), des parents, amis, collaborateurs et connaissances. Auparavant, sa dépouille mortuaire, arrivée le mercredi 17 mars 2021, à l'Aéroport international-Président Modibo Keïta de Sénou avait été accueillie par le chef d'Etat-major de l'Armée de l'air, le colonel Alou Boï Diarra et ses compagnons d'armes de la 3e promotion de l'Emia, ses parents, amis, collaborateurs.

Les obsèques ont eu lieu chez lui-même à Faladié avec une lecture du Coran, lecture de l'oraison funèbre par le général Doucouré de la 3e promotion, prière mortuaire dirigée par l'imam de Faladié. Au retour du cimetière, des bénédictions et les sacrifices ont eu lieu. Dors en paix mon Général !

<strong>Siaka Doumbia</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
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<title>Mali : Décès de l’éditorialiste Adam Thiam</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/mali-deces-de-leditorialiste-adam-thiam-2921440.html</link>
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<pubDate>Fri, 19 Mar 2021 09:21:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Directeur de la communication de la présidence de la République du Mali depuis novembre 2019, Adam Thiam a déposé la plume à jamais.</strong></em>

Le journaliste est décédé ce jeudi 18 mars 2021, après une infection à la Covid-19. Editorialiste connu et reconnu, Adam Thiam avait la fine plume, et le talent de critiquer sans heurter.

La presse pleure la « perte de l'une de ses plus belles plumes », pouvait-on lire dans les réactions à l’annonce du décès. « L'écriture journalistique n'avait pas de secret pour lui », affirme un autre journaliste. « Adam, c’était l’ami de tout le monde », assure un ancien collaborateur, peiné de voir partir trop tôt ce journaliste de talent. En effet, en dépit de ses occupations à la présidence, la plume d’Adam n’était jamais assez loin, surtout quand il s’agissait de rendre hommage à des personnalités disparues.

Conseiller à la Communication et Porte-Parole du Président de la Commission de l’Union Africaine à Addis-Abeba de 2003-2005, Adam Thiam a servi tout le long de son parcours au quotidien d’information Le Républicain. Il était aussi collaborateur de Maliweb.net.

Que son âme repose en paix !

<strong>Mamadou TOGOLA/maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le président de la Tanzanie, John Magufuli, est mort à l&amp;apos;âge de 61 ans</title>
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<pubDate>Wed, 17 Mar 2021 21:44:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="t-content__chapo"><strong>Le président tanzanien John Magufuli, dont l’absence ces derniers jours suscitait l’inquiétude, est décédé de problèmes cardiaques, a annoncé, mercredi, la vice-présidente à la télévision. </strong></p>

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Il n’avait pas été vu en public depuis près de trois semaines. Le président tanzanien John Magufuli est mort, a annoncé, mercredi 17 mars, à la télévision, la vice-présidente, Samia Suhulu Hassan.

"C'est avec grand regret que je vous informe qu'aujourd'hui, le 17 mars 2021, à 18 h, nous avons perdu notre courageux leader, le président de la Tanzanie, John Pombe Magufuli", a déclaré Samia Suluhu Hassan.

Elle a précisé que le président est décédé à l'hôpital Emilio Mzena, un établissement gouvernemental de Dar es Salaam, où il était soigné. John Magufuli est apparu pour la dernière fois en public le 27 février.

Il y a une semaine, le leader de l'opposition Tundu Lissu, en exil en Belgique, a commencé comme d'autres à s'interroger sur l'absence du président, le disant atteint d'une forme sévère de Covid-19, aggravée par des problèmes de santé.
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Lundi, Tundu Lissu avait déclaré sur Twitter que, selon des sources issues du milieu du renseignement, le président "est atteint du Covid, sous assistance respiratoire et paralysé d'un côté, à partir de la taille. Dites aux gens la vérité !"

En février, la Tanzanie, qui se disait "libérée" du Covid-19 grâce aux prières, a connu une vague de décès, officiellement attribués à des pneumonies. Des personnalités de premier rang, dont le vice-président de l'archipel de Zanzibar, Seif Sharif Hamad, ont été touchées.

John Magufuli, surnommé le "Bulldozer", est arrivé au pouvoir en 2015 en promettant de lutter contre la corruption. Mais son premier mandat a aussi été marqué, selon de nombreuses organisations des droits humains, par une dérive autoritaire, des attaques répétées contre l'opposition et le recul des libertés fondamentales.

<strong>SOURCE: https://www.france24.com/fr</strong>

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<title>L’Afrique du Sud pleure la mort du roi des Zoulous</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/lafrique-du-sud-pleure-la-mort-du-roi-des-zoulous-2921267.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 17 Mar 2021 21:39:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>NÉCROLOGIE. En tant que gardien de l’héritage zoulou, le décès du roi Goodwill Zwelithini, successeur du tout-puissant Chaka, plonge le pays dans la nostalgie.</strong>

es Sud-Africains appellent à la tenue de funérailles d'État en l'honneur du roi zoulou Goodwill Zwelithini, le monarque vénéré du plus grand groupe ethnique du pays, dont la mort a été annoncée vendredi. Descendant du légendaire Chaka, fondateur du royaume au début du XIX<sup>e</sup> siècle, Goodwill Zwelithini, 8<sup>e</sup> roi des Zoulous, soit le « peuple du ciel », est mort à 72 ans après cinquante ans de règne.

Pour beaucoup, au-delà des controverses, il était un symbole vivant de l'histoire zouloue et un lien entre la nation qui a combattu le colonialisme britannique et un peuple qui a conservé sa langue et sa culture dans l'<a class="Link Link--entity" href="https://www.lepoint.fr/tags/afrique-du-sud">Afrique du Sud</a> post-apartheid. « Sa Majesté restera dans les mémoires comme un monarque visionnaire très aimé qui a apporté une contribution importante à l'identité culturelle, à l'unité nationale et au développement économique du KwaZulu-Natal et, par là, au développement de notre pays dans son ensemble », a écrit le président Ramaphosa sur <a class="Link Link--entity" href="https://www.lepoint.fr/tags/twitter">Twitter</a>. Un hommage national lui sera rendu jeudi après les cérémonies zouloues qui se tiennent ce mercredi 17 mars.

<section class="mbl txtcenter"></section>
<h3>Des funérailles dans le contexte pandémique</h3>
Toujours drapé d'une peau de léopard, Goodwill Zwelithini, dont le corps devrait être « planté » dans la terre d'ici à jeudi selon le rite zoulou, renvoyait l'image d'un éminent chef coutumier à l'autorité spirituelle incontestable. Il parlait aux puissants, était apparu en public avec <a class="Link Link--entity" href="https://www.lepoint.fr/tags/nelson-mandela">Nelson Mandela</a>. L'ex-chef de l'État <a class="Link Link--entity" href="https://www.lepoint.fr/tags/jacob-zuma">Jacob Zuma</a>, premier président zoulou, s'est rendu dimanche au palais, accompagné d'une délégation du parti au pouvoir, le Congrès national africain (ANC).

Torses nus, couronnés de peaux de bêtes, plusieurs centaines d'hommes en tenue traditionnelle de guerriers se sont, malgré les restrictions dues à la pandémie de Covid-19, rassemblés pour marcher à la mi-journée, sous les cris, vers la morgue de Nongoma en Afrique du Sud, pour lever le corps du défunt roi des Zoulous. Téléphones portables à la main, sautant, chantant et sifflant au passage du cortège, des centaines de personnes étaient rassemblées dans la petite ville de la province du Kwazulu natal (Nord-Est), selon les images rapportées par les télévisions sud-africaines.

<section class="mbl txtcenter"></section>Des dizaines de femmes zouloues parées de colliers de perles et les seins nus ont escorté les « amabutho » (guerriers) sur la route. Tour à tour poussant des cris aigus et entonnant des chants traditionnels, certaines brandissaient des drapeaux à l'effigie du monarque.

Le corps du roi, conservé à la morgue de la ville, doit être transporté au palais royal de KwaKhethomthandayo, une des sept demeures du souverain, avant le début des obsèques.

Dans l'enceinte du palais, des personnes voulant rendre un dernier hommage affluaient depuis le début de la matinée, malgré les appels de la famille royale à éviter les rassemblements à cause de la pandémie de coronavirus. La police sur place tentait de faire observer les mesures de distanciation. Couleurs vives, chants polyphoniques et rythmes dansés avec de petites percussions sur les chevilles, des femmes rendaient là aussi un dernier hommage au monarque disparu.

<section class="mbl txtcenter">
<div id="IN_CONTENT_SCROLL_2" class="txtcenter mbs slotpub" data-google-query-id="CKWVr42kuO8CFdVRGwodBKQAIw"></div>
</section>Un peu plus loin, des vaches dans des bétaillères tirées par de gros engins attendaient sur le bas-côté. Dans la culture zouloue, le bétail, traditionnellement échangé contre des femmes sous forme de « lobolo » (dot) ou offert aux familles régnantes, a une grande valeur symbolique.
<h3>Qui était le roi Zwelithini ?</h3>
Issu d'une lignée qui s'est battue contre le colon britannique, avec une victoire historique à Isandhlawana en 1879, Goodwill Zwelithini divisait.

<section class="mbl txtcenter"></section>En 1976, à la tête d'Inkatha, son oncle Buthelezi était devenu le Premier ministre en chef du KwaZulu, à l'époque le « Bantoustan » désigné pour le peuple zoulou par le gouvernement dans un plan visant à maintenir le pays entre les mains des Blancs. Pendant ce temps, son autre oncle, le prince Mcwayizeni, avait rejoint le Congrès national africain (ANC), dont le chef, Nelson Mandela, était en prison.

Pendant les années d'apartheid, avec Buthelezi, le roi Goodwill s'est opposé aux sanctions internationales contre le régime dominant, une position qui a incité un rédacteur en chef d'un journal sud-africain à le qualifier d'« idiot utile » de l'apartheid après sa mort.

La « question zouloue » était devenue l'une des plus délicates de la période de transition vers la démocratie multipartite. Au crépuscule du régime suprémaciste blanc dans les années 1990, la grande nation guerrière, à travers le parti nationaliste Inkatha, est accusée d'avoir joué le jeu des ségrégationnistes, en luttant contre l'ANC de Mandela. Cette guerre sanglante des partis, soupçonnée d'être orchestrée en sous-main par le pouvoir blanc pour déstabiliser l'ANC et retarder l'arrivée inéluctable de la démocratie, a fait des centaines de morts. Avant les premières élections démocratiques en 1994, le roi zoulou a appelé des milliers d'hommes, armés de bâtons, à se rassembler dans les rues de Johannesburg. Une fusillade devant le siège de l'ANC s'était soldée par 42 morts et 250 blessés.

La nation zouloue, qui avait survécu au colonialisme et à l'apartheid, est alors critiquée pour s'être rangée du côté de la démocratie à la onzième heure, contre des avantages et la reconnaissance d'une certaine autonomie. La toute nouvelle nation arc-en-ciel s'achetait, en contrepartie, une garantie de stabilité.
<h3>Une influence politique et culturelle grandissante</h3>
Souverain sans pouvoir, le roi zoulou exerce une influence morale sur plus de 11 millions de personnes de cette ethnie, soit près d'un Sud-Africain sur cinq. Les chefs traditionnels ont obtenu à la fin de l'apartheid d'être reconnus par la Constitution et ils continuent à jouir d'un rôle symbolique important. Jouant un rôle consultatif au Parlement, ils se prononcent en matière de culture, de gestion des terres ou encore d'administration de la justice sur leur territoire. Et le plus influent d'entre eux est le chef zoulou. Dans d'autres pays africains colonisés, comme au <a class="Link Link--entity" href="https://www.lepoint.fr/tags/mozambique">Mozambique</a>, des gouvernements ont essayé de se débarrasser des chefs traditionnels avant d'être obligés de les réhabiliter.

En Afrique du Sud, plusieurs centaines de chefs coutumiers rémunérés par l'État, dont une dizaine de rois, veillent au respect des coutumes, témoins de la complexité de la société sud-africaine où moins de 10 % des citoyens ont l'anglais comme langue maternelle. Le zoulou reste l'idiome le plus courant. Certains mots de cette langue bantoue ont marqué l'histoire du pays. Le célèbre « Asimbonanga » (« Où est-il ? », NDLR) <a class="Link" title="" href="https://www.lepoint.fr/musique/johnny-clegg-face-a-la-mort-je-suis-en-sursis-avant-le-grand-plongeon-18-07-2019-2325395_38.php">du chanteur Johnny Clegg</a>, est devenu l'hymne de la libération de Nelson Mandela. Ardent opposant à l'apartheid, le chanteur, surnommé le « Zoulou blanc », avait contribué à transporter un peu de culture zouloue au-delà des frontières.
<h3>Des controverses aussi</h3>
Goodwill Zwelithini s'est fait également connaître sur la scène internationale, en rétablissant dans les années 1980 l'Umhlanga, la danse annuelle des roseaux. Pendant huit jours en pays zoulou, des jeunes filles en tenue traditionnelle et seins nus coupent des roseaux et dansent autour de la résidence royale. Seules les jeunes filles vierges participent à ce rite, il est interdit aux femmes « impures ». En 2010, il a promu un retour à la tradition de la circoncision masculine afin de lutter contre les taux élevés de VIH au KwaZulu-Natal, après que des études ont indiqué qu'elle réduisait considérablement la transmission.

En 2018, le roi Goodwill Zwelithini s'était lancé dans une bagarre judiciaire avec le gouvernement contre l'expropriation d'une partie des terres royales au nom de la redistribution en faveur des Noirs déshérités pendant l'apartheid. Si on touche à ses terres, « les enfers se déchaîneront », avait-il averti. Il est l'administrateur unique de 2,8 millions d'hectares royaux par l'intermédiaire d'un trust.

Menant sa vie entre plusieurs palais, six épouses et une trentaine de descendants, il profitait des avantages de son statut avec une rente annuelle de l'État d'environ 3,4 millions d'euros.
<h3>La nation zouloue attend son successeur</h3>
La nation zouloue attend désormais le couronnement de son nouveau roi. Le nom de son successeur reste un secret bien gardé. « C'est un processus complexe », explique à l'AFP l'historien sud-africain Ntuli Pikita. Le fils aîné du roi est mort en novembre dernier, mais, quoi qu'il en soit, dans la culture Nguni, dont sont issus les Zoulous, il n'est pas évident que le premier enfant de la première épouse hérite du trône, selon l'historien. Au palais, dans le cercle intime, « ils savent sans doute qui c'est », poursuit-il. Mais alors que les responsables politiques défilent depuis plusieurs jours dans la petite ville de Nongoma, dans la province du KwaZulu-Natal (Nord-Est), aucun nom n'a filtré.

<strong>SOURCE: https://www.lepoint.fr/afrique</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Sénégal : Thione Seck, voix d’or du mbalax, s’est éteint</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/senegal-thione-seck-voix-dor-du-mbalax-sest-eteint-2920625.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 14 Mar 2021 19:18:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<h2 class="Description H2">HOMMAGE. Issu d’une lignée de griots, Thione « Ballago » Seck, considéré comme l’un des plus grands paroliers sénégalais, est décédé ce 14 mars à Dakar, à 66 ans.</h2>
hanteur, auteur-compositeur et parolier hors pair, passé de l'Orchestra Baobab à l'ensemble Raam Daam, Thione Seck était considéré comme l'un des seigneurs de la musique sénégalaise, notamment le mbalax, depuis une quarantaine d'années. Il est décédé ce dimanche 14 mars des suites d'une courte maladie, à l'hôpital Fann de Dakar, à l'âge de 66 ans. L'annonce de sa mort a été confirmée par sa famille, puis à l'<a class="Link Link--entity" href="https://www.lepoint.fr/tags/afp">AFP</a> par son avocat, Ousmane Seye. « Il est décédé ce matin d'une maladie au centre hospitalier de Fann » à Dakar, a déclaré à l'AFP M<sup>e</sup> Seye, confirmant une information de la presse sénégalaise.
<h3>Lignée de griots</h3>
Issu d'une famille de griots, Thione « Ballago » Seck – de son nom complet – était l'un des plus célèbres musiciens du pays avec <a class="Link" title="" href="https://www.lepoint.fr/culture/youssou-n-dour-il-faut-faire-revivre-ce-lieux-mythique-qu-est-le-bataclan-18-11-2016-2084077_3.php">Youssou N'Dour</a>, Omar Pène, Ismaël <a class="Link Link--entity" href="https://www.lepoint.fr/tags/lo">Lô</a> ou encore son propre fils, Wally Seck. Son grand-père était griot à la cour royale de Lat Dior, dernier roi du royaume du Cayor qui s'est développé entre le milieu du XV<sup>e</sup> siècle et 1886. Ce dernier est surtout célébré au <a class="Link Link--entity" href="https://www.lepoint.fr/tags/senegal">Sénégal</a>, pour sa résistance et son esprit patriotique car il lutta toute sa vie contre les autorités coloniales françaises.

Né en 1955 à Dakar, Thione Seck a hérité de son père non seulement sa voix exceptionnelle mais aussi une connaissance profonde des traditions sénégalaises. Sa carrière a commencé dès son enfance, durant laquelle il participa aux cérémonies et aux fêtes traditionnelles comme chanteur et percussionniste. Vers l'âge de 17 ans, il intégra le Star Band de Dakar, puis le mythique Orchestra Baobab, groupe culte sénégalais des années 70 qui fit danser avec ses fusions des traditions africaines et des rythmes cubains. Mais Thione Seck qui disaient souvent « qu'une chanson qui n'éduque pas, ne sensibilise pas, n'éveille pas les consciences n'est pas une chanson » voulait aller plus loin.

<section class="mbl txtcenter"></section>
<h3>Du mbalax aux accents orientaux</h3>
C'est ainsi qu'il fonda par la suite ensuite son propre ensemble, Raam Daam, un groupe de pur mbalax, genre né de la rencontre entre plusieurs rythmes locaux, le chant, le funk et parfois le reggae. Sa discographie comprend notamment « Allô Petit », « Diaga » et surtout « Orientissime » signé chez <em>Syllart Records</em>. Sorti il y a une quinzaine d'années, cet album est l'un des plus aboutis de l'artiste selon plusieurs mélomanes. En effet, de manière assez inédite pour l'époque et pour sa stature musicale, il y effectuait une plongée dans les musiques orientales, indienne et arabe, avec cordes, cuivres, oud, kanun, cithare et tablas. L'album avait été enregistré tout au long de voyages à Madras, <a class="Link Link--entity" href="https://www.lepoint.fr/tags/paris">Paris</a>, Londres et Le Caire, avec nombre de musiciens locaux. Thione Seck, élevé dans la tradition musulmane, y brouillait les pistes, transcendant tous les genres - entre chant wolof, gammes indiennes, mélopées arabes – et le fameux mbalax, toujours là en filigrane. À Dakar, il avait pendant longtemps animé plusieurs fois par semaine son propre club, le Kilimandjaro. « Nous sommes tous consternés. Nous avons perdu un grand homme, un parolier, notre grand frère », a réagi dans les médias locaux <a class="Link Link--entity" href="https://www.lepoint.fr/tags/youssou-ndour">Youssou N'Dour</a>, l'autre roi du mbalax.
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<h3>Le Sénégal perd un monument de son patrimoine</h3>
Les hommages se sont succédé tout au long de la journée. Sur Twitter, l'ancien maire de Dakar, Khalifa Sall, a salué le départ d'un « véritable monument de la musique sénégalaise ».

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<div id="IN_CONTENT_SCROLL_2" class="txtcenter mbs slotpub" data-google-query-id="CIDRkIW_sO8CFUrOGwod5MEH2w"></div>
</section>« Thione Seck fait partie des artistes héros d'une époque. Libre, énergique, mélodique […], il a persisté dans la création, passant du traditionnel au moderne, bravant les écueils et l'incompréhension d'une société qui a peu cru à l'art comme mode de vie et moyen de vivre », a tweeté l'ancien journaliste El Hadji Hamidou Kassé, actuellement conseiller du président Macky Sall pour les affaires culturelles.

« Aujourd'hui, on a perdu quelqu'un de très important pour nous, quelqu'un de notre génération, a réagi l'artiste Omar Pène. Un homme intègre et tellement bien. Chaque fois qu'il y avait quelque chose, je disais : <em>appelons Thione</em>. On me disait : <em>pourquoi Thione ?</em> Pour son franc-parler. Il ne fait pas dans la dentelle, il dit ce qu'il pense, et puis c'est tout. Tout le monde le lui reconnaît ça », a-t-il dit sur la radio privée RFM. « C'est une perte énorme », a déclaré Ismaël Lô, saluant « l'intégrité, la sincérité, la générosité et la piété » du musicien.

Selon les médias sénégalais, Thione Seck a été inhumé dimanche après-midi. Une foule de plusieurs centaines, voire plusieurs milliers de personnes, selon les images des médias locaux, a accompagné sa dépouille jusqu'au cimetière musulman de Yoff, une commune de la capitale. La preuve que Thione Seck est resté jusqu'au bout dans les cœurs des Sénégalais tissant avec eux un lien indéfectible malgré les affaires qui ont assombri les dernières années de sa vie et qui ont selon plusieurs témoins proches minés son moral sans jamais l'atteindre. Le musicien sortait à peine d'une longue saga judiciaire dans une affaire de faux billets, qui lui a valu une détention provisoire de neuf mois en 2015. Début mars, la Cour suprême du Sénégal avait annulé toute la procédure à son encontre, a tenu à indiquer dimanche son avocat, Ousmane Seye. Une victoire qu'aura à peine savourée l'idole de plusieurs générations de Sénégalais et d'Africains dont l'héritage musical continuera sans aucun doute d'influencer pour encore très longtemps des générations.

<strong><span class="Signature"><span class="SignatureAuthor"><span class="SigatureAuthorNames">Par <a class="Link Link--noborder" href="https://www.lepoint.fr/journalistes-du-point/le-point-afrique" rel="author">Le Point Afrique</a></span></span></span></strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Assane Magatte Sèye (fils de Me Magatte Sèye) lors des obsèques de son père :</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/assane-magatte-seye-fils-de-me-magatte-seye-lors-des-obseques-de-son-pere-2920433.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 13 Mar 2021 01:38:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>"Ce 20 février 2021 Dieu te rappela à Lui, c'est aussi </strong>

<strong>Le jour de la naissance de ton père feu Assane Sèye"</strong>

<strong>"Papa,  on t'aime et tu resteras à jamais dans nos cœurs. Nous ferons  de notre mieux pour perpétuer ton nom et ton œuvre"</strong>

<strong><em>Décédé le 20 février 2021 aux Emirats arabes unis des suites d'une maladie, Me Magatte Assane Sèye a été conduit à sa dernière demeure, le vendredi 26 février, par une foule des grands jours de parents, d'amis et de collaborateurs. Sans oublier de nombreuses personnalités dont le Premier ministre, Moctar Ouane, et la grande famille de la justice malienne. Me Sèye repose désormais au cimetière d'Hamdallaye. Lors de ses obsèques, son fils Assane Magatte Sèye a lu l'oraison funèbre  pour rendre un vibrant hommage à celui qui fut l'un des meilleurs avocats au Mali, voire en Afrique. Nous publions pour vous le texte intégral. </em></strong>

Je voudrais tout d'abord, au nom de la famille Sèye vous remercier de votre présence. C'est avec une vive émotion et avec le cœur meurtri mais résiliant que je m'adresse à vous aujourd'hui pour rendre un dernier hommage à feu Me Magatte Assane Alexis Sèye.

Ses dernières semaines ont été douloureuses pour sa famille et ses proches, toutefois nous garderons en souvenir, un Homme vaillant qui s'est battu avec dignité et courage. Face à la maladie et la souffrance, la mort a été une délivrance. Le corps se meurt mais l'âme demeure.

Le Prophète (Paix et salut sur lui) a dit : "Il n'est pas une fatigue ou une maladie, ou un souci,  ou une peine, ou un mal, ou une angoisse qui touche le musulman, jusqu'à l'épine qui le pique, sans que Allah ne lui efface à cause de cela une partie de ses péchés". (Rapporté par Boukhari)

Ce 20 février 2021 Dieu te rappela à Lui, c'est aussi le jour de la naissance de ton père feu Assane Sèye. Ce n'est ni un hasard, ni une coïncidence, Dieu en a voulu ainsi.

'Adieu nous appartenons et à Dieu nous retournons'. Innalilahi wa innailayhi rajioune

Bien plus qu'un père, tu as été un ami, un confident et un mentor.

Par ailleurs, ceux qui t'ont connu et côtoyé pourront témoigner : tu étais un Homme humble et dévoué.

Je lui dois, avec ma mère, tout ce que je suis : <strong><em>"Ils sont toute ma vie"</em></strong>. Les personnes qui me connaissent depuis mon plus jeune âge pourront témoigner de l'amour inconditionnel et du respect que j'ai pour mes parents.

Permettez-moi de partager avec vous quelques pensées et souvenirs en hommage à notre pater familias. Un chef de famille remarquable, affectueux et respectueux à l'égard de ses proches et de sa famille. Notre père, était un Homme accompli, responsable et disponible à tout moment.

A nous ses enfants, il nous a inculqué des valeurs et des principes dont l'éthique et la morale comme clefs de voûte. Il savait se faire respecter et se faire entendre tout en incarnant <strong>"une force tranquille"/"un calme olympien".</strong>

Feu cher Papa, nous sommes fiers de porter ton nom - Que Dieu t'accorde la Grâce et le repos éternel. Amin

<strong>Il était une fois un père qui est devenu un ami</strong>

Cela vous fera peut-être sourire, toutefois permettez-moi de citer son homonyme et premier petit-fils, qui affectueusement - du haut de ses 9ans - s'amusait à l'appeler "le Réfléchisseur professionnel".

Nous aimions beaucoup rire, néanmoins, nous avons appris que la moquerie a des limites qu'il ne faut jamais franchir car - je le cite - <strong><em>"Nous sommes toujours le con de quelqu'un".</em></strong>

Tu m'as aussi appris que toutes les personnes - même avec les avis les plus extrêmes -méritent d'être écoutées. Peu importe la culture, les croyances, ou les origines de chacun, <strong><em>"nous sommes tous égaux".</em></strong>

<strong>Feu "le Réfléchisseur professionnel", que ton âme repose en paix. Amin !</strong>

Il était une fois un père qui est devenu plus qu'un ami, il était un confident

Entre nous, il n'existait aucun tabou, nous pouvions aborder tous les sujets. Lorsque je lui exposais la manière dont je vois les choses, il ne m'a jamais contredit. Tel un sage, il trouvait les mots justes pour éclairer mon raisonnement. Il m'encourageait à approfondir mes réflexions sous d'autres prismes.

Au cours de ces dernières semaines à l'hôpital, il me racontait de nombreuses anecdotes notamment celles de ses voyages en France, en Russie, en Italie, en Guinée, en Côte d'Ivoire et j'en passe. Ses voyages et ses rencontres lui ont permis de nourrir ses réflexions, il avait un esprit ouvert sur le monde qui nous entoure et un sens de l'humanité.

Papa, tu peux être serein et reposer en paix, désormais, nos confidences demeureront - à tout jamais - des secrets.

Que Dieu bénisse nos confidences, puissent-elles éclairer mon chemin pour être bon envers les miens. Que Dieu bénisse nos secrets, puissent-ils me guider pour devenir un Chef de famille responsable et respectable. Amin !

<strong>Plus qu'un père, qu'un ami ou qu'un confident, il était un mentor</strong>

Il aimait à me rappeler que <strong><em>"chacun d'entre nous possède une bouche et deux oreilles et que l'on devait par conséquent les utiliser dans les mêmes proportions".</em></strong>

Homme de valeurs, il était cultivé et ne manquait jamais d'anecdotes pour illustrer des situations ou des faits. Je ne me lassais pas de l'écouter, en restant des heures à ses côtés. Je restais suspendu à ses lèvres et buvais ses paroles.

Tel un mentor, tu m'as accepté comme élève. Puisse tes conseils m'éclairer et me guider vers la sagesse et la bonté. Amin !

<strong>Il était une fois un Homme humble et dévoué</strong>

Il était de ceux qui sont convaincus que l'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt. Il se rendait toujours disponible pour les uns et les autres, malgré un emploi du temps chargé, il ne comptait pas ses heures.

Il était un homme de lois au tempérament chaleureux et généreux. Jour après jour, j'observais tout en apprenant à ses côtés. J'évoluais aux côtés d'un Homme juste, entier et résolument passionné par son métier. En toute humilité, il croyait au pouvoir du verbe qui conduit à l'action.

L'intensité de ses engagements ne s'est jamais confondue avec le mépris de l'adversaire judiciaire. Toujours digne et loyal, il orchestrait ses plaidoiries avec intelligence dans le choix de ses mots et avec noblesse pour ses idéaux.

Il ne fut ni l'Homme du bien, ni celui du mal, mais l'Homme de la Justesse, l'Homme de la Justice pour tous.

Feu Me Magatte Assane Alexis Sèye, à qui l'esprit critique et les talents d'orateur lui ont conféré la noble fonction de bâtonnier au sein de l'Ordre des avocats du Mali.

Je profite de cette tribune pour remercier la grande famille judiciaire dont il a fait partie durant des années et auprès de laquelle il s'est efforcé d'exercer ses fonctions avec dignité, conscience, indépendance, probité et humanité.

Je tiens à vous remercier par la présente pour le soutien indéfectible que vous avez témoigné à notre famille et nos proches. Votre soutien ainsi que votre hommage ont été remarquables, en témoigne une fois de plus les mots que viennent de prononcer le bâtonnier de l'Ordre des Avocats, Me Moustapha Cissé.

La confraternité et la fraternité comblent cet immense vide suite à l'annonce du décès de notre père.

Feu Me Magatte Assane Alexis Sèye nous a quittés, mais son souvenir restera dans nos esprits à tout jamais.

Tu étais un grand homme que nous sommes fiers d'avoir eu pour père, frère ami, confident et conseiller.

Ton ouverture d'esprit et ton humour nous manquent déjà. Je n'ai pas ton talent pour l'écriture ni pour les discours… Toutefois, j'ai fait de mon mieux !

Si l'on devait le caractériser en 3 mots et qui résume cette longue oraison - qui j'e l'espère ne vous a pas trop ennuyé -  je dirais spontanément : Humilité-Générosité-Patience.

De manière plus exhaustive : on peut citer, "la rigueur, le sens de l'honneur, l'esprit de famille, l'amour pour les autres, et surtout la disponibilité pour tout le monde et à tout moment. Il était une main de fer dans un gant de soie.

<strong><em>"Que Dieu nous donne à chacun et à tous la force de changer ce qui peut l'être et d'accepter ce qui ne peut pas l'être".</em></strong>

Le temps ne nous appartient pas et on a tendance à l'oublier, aimons-nous vivants !

Au nom de toute la famille d'ici et d'ailleurs, nous remercions sincèrement et chaleureusement tous ceux qui ont témoigné leur sympathie et leur sollicitude, que cela soit par leur présence physique ou simplement par leurs messages et leurs bénédictions.

Papa, on t'aime et tu resteras à jamais dans nos cœurs. Un grand baobab contre et à l'ombre duquel on se repose vient à son tour de se reposer.

Nous ferons de notre mieux pour perpétuer ton nom et ton œuvre avec le soutien de chacun et de tous.

Que Dieu te bénisse et t'accorde sa grâce et une place dans son plus Haut Paradis.

Nos remerciements à la présidence et au gouvernement de Transition.

Nos remerciements à l'ambassade du Mali aux Emirats arabes unis pour son assistance.

Nos remerciements à l'Ordre des avocats du Mali,

Nos remerciements aux bâtonniers de l'Ordre des avocats du Mali,

Nos remerciements à nos proches et nos amis qui soutiennent depuis le début.

Nos remerciements au Premier ministre et aux anciens ministres,

Nos remerciements aux ministres et anciens ministres,

Nos remerciements à tous ceux qui ont rendu hommage à notre père.

"A Dieu nous appartenons et à Dieu nous retournons"

Innalilahi wa innailayhi rajioune]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Côte d’Ivoire : Décès du Premier ministre Hamed Bakayoko</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/cote-divoire-deces-du-premier-ministre-hamed-bakayoko-2920112.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 10 Mar 2021 19:52:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La Côte d’Ivoire perd son deuxième Premier ministre en huit mois. Le Premier ministre ivoirien Hamed Bakayoko est décédé, ce mercredi 10 mars 2021.

Hamed Bakayoko soigné depuis début mars à Paris, avait été admis dans un établissement de Fribourg, en Allemagne le 6 mars dernier.

Le Premier ministre ivoirien âgé de 56 ans est mort des suites d’un cancer, selon le communiqué du président Ouattara.

« Notre pays est en deuil », s’est exprimé le président Alassane Dramane Ouattara dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux. « J’ai l’immense douleur de vous annoncer le décès, du Premier Ministre, Hamed Bakayoko », a ajouté le président Ouattara, qui pleure un « fils et proche collaborateur », trop tôt arraché à l’affection de la nation ivoirienne.

<b>La Rédaction de maliweb.net</b>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Bâtonnier Moustapha Cissé lors des obsèques de feu Me Magatte Sèye :  &amp;quot;Me Magatte a ôté pour de bon la robe, cette belle robe qui lui allait à ravir et s&amp;apos;est couché à jamais&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/le-batonnier-moustapha-cisse-lors-des-obseques-de-feu-me-magatte-seye-2919334.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 06 Mar 2021 01:25:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>"Bâtonnier Sèye, tu as dignement et brillamment rempli ta part de combat dans ce monde ici-bas"</strong>

<strong><em>Pour le Bâtonnier de l'Ordre des avocats, Me Moustapha Cissé, la disparition de Me Magatte Assane Sèye est une perte énorme pour la grande famille judiciaire au Mali et en Afrique. "Ta disparition nous chagrine, nous rend triste. Notre peine est immense. Notre douleur si silencieuse est pourtant si vive ! Ta famille, tes parents, tes amis, tes confrères, te pleurent, ils sont inconsolables. Tu laisses un grand vide. Le Mali et l'Afrique perdent un de ses dignes et valeureux fils". Parole du Bâtonnier lors des obsèques de l'un des valeureux fils du Mali, le vendredi 26 février 2021. </em></strong>

Le vendredi 26 février 2021, le Bâtonnier, Me Moustapha Cissé, a rendu un vibrant hommage à Me Magatte Assane Sèye, décédé le 20 février dernier aux Emirats Arabes Unis, des suites d'une maladie. La disparition de cet éminent avocat très respectueux est une grande perte pour la grande famille judiciaire.

<em>"Aujourd'hui, c'est dans la tristesse que nous sommes réunis. Aujourd'hui, le Barreau du Mali est en deuil. Aujourd'hui, l'ensemble des Avocats du Mali pleure l'un des leurs, à savoir le Bâtonnier Magatte Assane Sèye, celui-là même qui aura été jusqu'à son dernier souffle, Avocat, au sens noble du terme. Me Magatte Assane Sèye s'en est allé !"</em> dira Me Moustapha Cissé.

Selon lui, le non Sèye a toujours brillamment résonné dans la grande et belle famille judiciaire depuis le patriarche Assane Sèye, père de Me Magatte. <em>"Oui, fils de Feu Me Assane Sèye, Me Magatte Sèye était aussi l'enfant béni de tout un collège d'anciens juges, amis de son père, devenus les premiers avocats au Barreau du Mali, comme cela était permis par les textes, à l'époque. </em>

<em>Le fils Magatte, celui à qui nous rendons hommage, a su maintenir haut le flambeau de cette belle fierté familiale par son parcours professionnel, empreint d'humilité et rigueur dans la responsabilité unanimement reconnue de nous tous, Avocats du Mali, et de tous les praticiens du droit. C'est, nous l'avons compris, en reconnaissance et pour l'accomplissement de l'œuvre de ses pères en faveur de l'édification d'une justice malienne forte et crédible, après les indépendances, que Me Magatte a consacré sa vie, son expérience et son expertise à la grandeur du Barreau dont il a toujours défendu l'intégrité, la cohésion, et l'influence, dans un contexte social et politique, souvent difficile !</em>

<em>Son riche parcours professionnel est une leçon de vie pour nous ! </em>

<em>Affable, pédagogue, formateur et attentif aux problèmes sociaux de ses jeunes confrères, de ses clients et de ses amis, il avait une solution rassurante pour tous ceux qui franchissaient le seuil de son cabinet. C'est ainsi qu'il a su créer des relations de respect et de convivialité avec tous les acteurs du monde judiciaire ainsi que les acteurs institutionnels de notre pays. Ainsi, le Bâtonnier a su se faire un prénom par son amour du travail, son courage, son abnégation et sa persévérance. Il s'appelait Magatte Assane Sèye".</em> Dit le Bâtonnier Moustapha Cissé.

Pour le Bâtonnier, l'aura de Me Magatte Sèye dépassait les frontières du Mali puisqu'il était une référence dans notre espace sous-régional.

<em>"Me Magatte était Avocat dans l'âme. Il ne faisait que ça et n'a pas dévié d'un seul iota, malgré les multiples opportunités pour d'autres challenges ou d'autres horizons qui s'offraient à lui. </em>

<em>Il a fait de la défense des plus pauvres et des plus faibles un trait particulier de la vision qu'il avait de la profession d'avocat. </em>

<em>L'homme avocat ou l'avocat homme qu'il a toujours été, est resté tel jusqu'à son rappel à Dieu. Me Magatte Sèye a ôté pour de bon la robe, cette belle robe qui lui allait à ravir et s'est couché à jamais.</em>

<em>Nous n'entendrons plus cette voix de stentor, cette voix si grave, cette voix si puissante, retenir dans nos salles d'audience, dans nos assemblées générales. </em>

<em>Nous n'aurons plus droit de profiter de cette bonhommie avec ses conseils avisés au service de ses jeunes confrères, orphelins, auxquels revient la lourde responsabilité de perpétuer son combat pour un Barreau du Mali fort, compétent et respecté. </em>

<em>Le Tout puissant en a décidé ainsi ! Humains que nous sommes, nous respectons sa volonté et prions pour le repos de son âme. </em>

<em>Ta disparition nous chagrine, nous rend triste. Notre peine est immense. Notre douleur si silencieuse est pourtant si vive ! Ta famille, tes parents, tes amis, tes confrères, te pleurent, ils sont inconsolables. Tu laisses un grand vide. </em>

<em>Le Mali et l'Afrique perdent un de leurs dignes et valeureux fils. </em>

<em>Bâtonnier Magatte Sèye, tu as dignement et brillamment rempli ta part de contrat dans ce monde ici-bas. </em>

<em>La volonté divine faite, nous ne pouvons que nous incliner et implorer le Maître de l'Univers pour le repos de ton âme en paix dans l'amour des siens"</em>, a conclu le Bâtonnier Cissé.

Né il y a de cela 67 ans à Bamako, Me Magatte Sèye a effectué ses études primaires et fondamentales à San et à Bamako. Après son baccalauréat Série Philosophie-Lettres obtenu au Lycée Askia Mohamed, il s'envolera ensuite pour la France, précisément à l'Université de Pau et des Pays de l'Adour, pour des études de Droit.

Six années après, les efforts de Me Magatte Sèye seront couronnés de succès avec l'obtention d'un Doctorat de troisième cycle, option "Criminologie et Sciences Pénitentiaires". La même année, il obtint le Certificat d'Aptitude à la Profession d'Avocat.

C'est en 1980 qu'il a prêté serment au Barreau du Mali. Ce fut le début d'une riche carrière professionnelle des plus réussies durant 40 ans.

Président et membre fondateur de l'Association des jeunes avocats du Mali (Ajam) de 1983 à 1984, membre du Conseil de l'Ordre des Avocats du Mali de 1985 à 1987, Secrétaire de l'Ordre de 1987 à 1990, Bâtonnier de l'Ordre des Avocats du Mali de 1991 à 1995. <strong>                 </strong>

<strong> El Hadj A.B. HAIDARA</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Décès de l&amp;apos;ancien aide de camp de feu le général Moussa Traoré :  Hommage de Thierno Hass Diallo à son frère Omar Diallo dit Birus !</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/deces-de-lancien-aide-de-camp-de-feu-le-general-moussa-traore-hommage-2919337.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 06 Mar 2021 01:19:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Ourou - déformation de Nour : lumière - comme nous l'appelons fut pour la communauté une réelle lumière. C'est un homme d'une générosité incommensurable pour Sokorodji son quartier : eau, électricité, le premier corbillard. Que dire de ses amis et parents ? La même générosité et surtout de Fraternité. Pour des soins de santé en Tunisie, pour des frais d'études au Maroc ou aux USA, pour le besoin quotidien. Omar Diallo dit Birus, c'est surtout sa famille. Quel bonheur de le voir avec ses fils/filles et petits fils ? Autant d'affection pour sa très chère et tendre épouse Tchoutchou Bah qui fut de tout son combat surtout ce dernier contre la maladie.

Birus, avec lequel je partage le même grand-père, donc d'une lignée d'érudits est un homme tout dédié à Dieu. Il était d'un détachement absolu du monde matériel. Une vie d'ascète bien qu'il soit riche ! Mon frère Omar, tu nous manques ! Mais nous nous consolons de ce qui nous advient quand c'est la volonté de Dieu, surtout l'imparable faucheuse !  Et en ce mois de Rajab, ce vendredi qui t'a vu rejoindre ton frère aîné - Amadou -, nous te confions au Seigneur. Dors en paix fier descendant des Rangaab's de Diamwely.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bunny Wailer, légende jamaïcaine du reggae et membre fondateur des Wailers, est mort</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/bunny-wailer-legende-jamaicaine-du-reggae-et-membre-fondateur-des-wailers-est-mort-2918884.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 02 Mar 2021 21:52:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Avec les Wailers, Bunny Wailer aura marqué l’émergence d’un son, au rythme diabolique, marqué par la musique américaine, notamment le R &amp; B, mais aussi par la culture jamaïcaine.</strong>
<p class="article__paragraph ">Le chanteur et percussionniste jamaïcain Bunny Wailer, légende du reggae, est mort mardi 2 mars à l’âge de 73 ans, au Andrew’s Memorial Hospital de Kingston (Jamaïque), a annoncé, dans un communiqué, la ministre jamaïcaine de la culture, Olivia Grange.</p>
<p class="article__paragraph ">La ministre n’a pas précisé la cause du décès de Bunny Wailer, membre fondateur du groupe The Wailers avec Bob Marley et Peter Tosh, qui ont fait du reggae un phénomène mondial. De son vrai nom Neville Livingston, le musicien avait été victime d’un premier accident vasculaire cérébral en 2018, puis d’un second en juillet 2020. Il était le dernier survivant du trio historique.</p>

<section class="catcher catcher--inline"><span class="catcher__title"><span class="icon__premium"><span class="sr-only">Article réservé à nos abonnés</span></span> Lire aussi </span><span class="catcher__desc"> <a class="js-article-read-also" href="https://www.lemonde.fr/archives/article/1987/02/26/sur-les-traces-du-reggae_4020530_1819218.html" data-premium="1">Sur les traces du reggae</a></span></section>
<p class="article__paragraph ">Né en 1947 à Nine Mile, au nord de la Jamaïque, Bunny Wailer y a rencontré, dès l’enfance, Bob Marley, avec lequel il s’est lié d’amitié. Tous deux déménageront à Trench Town, quartier de Kingston, où ils seront influencés par leur rencontre avec Joe Higgs, considéré par beaucoup comme le « père du reggae », qui les encouragera à former un premier trio avec Peter Tosh.</p>
<p class="article__paragraph ">Le groupe changera de nom plusieurs fois, avant de sortir son premier album en 1965,<em> The Wailing Wailers</em>. Il marque l’émergence d’un son, au rythme diabolique, marqué par la musique américaine, notamment le R &amp; B, mais aussi par la culture jamaïcaine.</p>

<h2 class="article__sub-title">« Une grande perte pour la Jamaïque »</h2>
<p class="article__paragraph ">Personnage charismatique, portant toujours barbe et chapeau, adepte des principes du mouvement religieux rastafariste, Bunny Wailer joue un rôle déterminant dans l’élaboration de cette identité musicale.</p>
<p class="article__paragraph ">Les Wailers publieront plusieurs autres albums avant d’entamer leur collaboration avec le producteur Chris Blackwell. Le fondateur du label Island Records fera sensiblement évoluer le son du groupe, pour lui donner une sonorité plus électrique de nature à plaire, selon lui, à un public plus international.</p>
<p class="article__paragraph ">Bunny Wailer sera des albums<em> Catch a Fire </em>et <em>Burnin’</em>, qui transformeront le reggae en mouvement musical majeur. Mais il quittera ensuite le groupe, de même que Peter Tosh, lassé d’un rôle de faire-valoir de Bob Marley dans lequel il se sentait enfermé.</p>
<p class="article__paragraph ">Il lancera alors sa carrière solo avec l’album <em>Blackheart Man</em>, considéré aujourd’hui comme un classique du genre. Durant les années 1990, il recevra trois Grammy Awards, les récompenses de l’industrie musicale américaine, dont deux pour l’album reggae de l’année.</p>

<section class="catcher catcher--inline"><span class="catcher__title"><span class="icon__premium"><span class="sr-only">Article réservé à nos abonnés</span></span> Lire aussi </span><span class="catcher__desc"> <a class="js-article-read-also" href="https://www.lemonde.fr/culture/article/2014/08/04/bunny-wailer-enflamme-le-campus-de-bordeaux_4466541_3246.html" data-premium="1">Bunny Wailer enflamme le campus de Bordeaux</a></span></section>
<p class="article__paragraph "><em>« Le décès de Bunny Wailer, le dernier des Wailers, met fin à la période la plus vibrante de l’expérience musicale de la Jamaïque »</em>, a écrit l’homme politique jamaïcain Peter Phillips dans un message publié sur Facebook. Le premier ministre jamaïcain, Andrew Holness, a également rendu hommage au musicien :</p>
<p class="article__cite"><em>« C’est une grande perte pour la Jamaïque et pour le reggae, Bunny Wailer restera à jamais dans les mémoires pour sa contribution exceptionnelle à l’industrie de la musique et à la culture jamaïcaine. »</em></p>
<strong>SOURCE: https://www.lemonde.fr/</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Décédé le samedi 20 février dernier à Doubaï :  Me Magatte Assane Sèye inhumé aujourd&amp;apos;hui</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/decede-le-samedi-20-fevrier-dernier-a-doubai-me-magatte-assane-seye-inhume-aujourdhui-2918172.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 26 Feb 2021 14:02:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Il a été l'une des figures de proue des grands procès que notre pays a connus, un excellent orateur et un procédurier hors pair, l'ancien Bâtonnier de l'Ordre des avocats du Mali, Me Magatte Assane Sèye, s'est définitivement dérobé, le samedi 20 février dernier à Doubaï. La triste nouvelle de sa disparition est tombée dans la matinée de cette journée pas comme les autres. </em></strong>

Les confrères et le monde judiciaire malien retiennent que Me Magatte Sèye a été l'une des figures emblématiques du Barreau malien. <em>"Il est incontestablement l'un des avocats qui a le plus marqué ses compatriotes. Son secret, c'était l'amour du travail bien fait et l'esprit de combativité, deux notions qui ont toujours caractérisé ses démarches. Son parcours éloquent et sa riche expérience lui ont permis d'avoir de la renommée. C'est ainsi qu'il fut parrain d'une promotion de jeunes avocats"</em>, nous a confié un jeune avocat, visiblement sous le choc de cette disparition.

Par ailleurs, il convient de préciser que l'illustre disparu est issu d'une très grande famille de juristes de notre pays, puisque le Cabinet Sèye dont il était le patron est sans doute l'un des plus anciens cabinets d'avocats du Mali, pour avoir été créé en 1973 par l'ancien magistrat et homme de droit, feu Assane Sèye (père de Me Magatte Sèye). Ainsi, le Mali en général et la famille judiciaire malienne en particulier viennent de perdre un grand homme qui aura été de tous les combats de la liberté et de la démocratie du Mali contemporain.

Précisons que le corps de l'ancien Bâtonnier est arrivé à Bamako le mercredi 24 février 2021 par Ethiopian Airlines, aux environs 14 h 40 mn. L'enterrement aura lieu ce vendredi 26 février 2021 et les cérémonies funéraires sont prévues à partir de 11 heures sur le terrain de football de la commune III du district de Bamako. Ainsi, la prière mortuaire se fera à la prière du vendredi, à partir 13 h 15 mn, à la mosquée située en face du terrain de football.

Dors en paix l'avocat émérite, Me Magatte Sèye !   <strong>                                                                                    </strong>

<strong> Boubacar PAÏTAO</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nécrologie : Oumar Diallo dit Birus s’est éteint ce jeudi</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/necrologie-oumar-diallo-dit-birus-sest-eteint-ce-jeudi-2918100.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 26 Feb 2021 09:10:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Héros et véritable tombeur de Moussa Traoré , l’ancien aide de camp du président Moussa Traoré, le lieutenant-colonel Oumar Diallo, dit Birus a passé l’arme à gauche, ce jeudi 25 février 2021. Birus a été aussi Directeur de la Sécurité d’Etat, sous Moussa Traoré.
« Je viens d’apprendre le décès du Colonel (er) Oumar Diallo (Birus). Un officier de grande valeur et un homme de foi », a regretté le Premier ministre Moctar OUANE.
La rédaction de Maliweb.net]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Décès de Idrissa Boubèye Maiga Idy : Le témoignage de Madani Tall</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/deces-de-idrissa-boubeye-maiga-idy-le-temoignage-de-madani-tall-2917340.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 22 Feb 2021 01:08:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Sage bien que jeune, il ne restait jamais cinq minutes sans sourire et était toujours heureux. Depuis mon retour au Mali, j’ai rarement rencontré un jeune homme aussi intelligent que Idrissa Soumeilou Maiga. Sa logique était impressionnante et son raisonnement limpide. Il s’intéressait à tout, à l’astronomie, au destin de l’univers. La semaine dernière, il me disait avoir besoin de spiritualité, de méditation.

Dieu l’a rappelé à lui. La mort, nous avons appris à l’accepter car elle est inéluctable. Toutefois la mort lorsqu’elle frappe de façon inattendue un proche dans la fleur de l’âge, nous laisse avec une douleur indescriptible et nous laisse face à notre impuissance. Idy était le fils que tout homme souhaiterait avoir, je l’aimais comme un fils et l’admirait tant pour sa modération, sa politesse que son intelligence. Je n’ose imaginer la douleur de son père, encore moins celle de sa mère, celle de ses sœurs. Que Dieu dans Sa Miséricorde leur donne la force d’accepter.  Dieu veille.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bamako : Décès du fils aîné de l’ancien Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/bamako-deces-du-fils-aine-de-lancien-premier-ministre-soumeylou-boubeye-maiga-2917251.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 20 Feb 2021 13:32:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em>« Nous l’avons perdu »</em>, a alerté, aux environs de 6h, l’ancien Premier ministre lui-même, dans un post sur les réseaux sociaux. Et d’ajouter : <em>« J’ai la profonde douleur d’annoncer le décès de mon fils Idrissa dit Idi à l’âge de 37 ans, ce samedi à 1 heure du matin »</em>. La cause du décès n’a pas encore été officiellement révélée. La levée du corps, a informé Soumeylou Boubèye Maïga, aura lieu le lundi après-midi à son domicile au Quartier du Fleuve.

<strong>Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Message de condoléances du Forma</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/message-de-condoleances-du-forma-2915823.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 10 Feb 2021 00:55:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Informateur</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[C'est avec un grand émoi et une profonde tristesse que le Forum des Responsables des Médias du Mali (FORMA) a appris l'assassinat lâche, ignoble et odieux de M. Abdoulaye Koné, grand frère de son Président, Makan Koné. Il a été tué devant ses proches par des individus armés. C'était à l’aube du mardi 09 février, dans son domicile au quartier château de Gao.

Abdoulaye Koné est connu pour son engagement envers les causes sociales, sa magnanimité et son patriotisme. Son assassinat ne doit pas rester impuni.

En cette circonstance douloureuse, le FORMA présente ses condoléances les plus attristées à sa famille éplorée, ses amis et ses connaissances.
Le FORMA sollicite des autorités maliennes qu'une enquête soit diligentée afin de situer les responsabilités de cet acte odieux.

Que l’âme de l’illustre disparu repose en paix et que le Paradis soit sa demeure éternelle.

<strong>Le FORMA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le maire de Ouélessebougou :  Yaya Samaké s’en est allé</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/le-maire-de-ouelessebougou-yaya-samake-sen-est-alle-2914874.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 03 Feb 2021 00:55:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Informateur</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le confrère avait fait fonctionner son stylo à bille et le clavier au compte de diverses grandes rédactions de la place avant de ceindre l’écharpe tricolore de maire de la commune rurale de Ouélessebougou </em></strong>

Fraîchement émoulu de la faculté des sciences politiques et juridiques, Yaya Samaké  était piqué par le virus du journalisme. Affable et doué du sens élevé du devoir, il était de tous les grands rendez-vous. Les couloirs du Centre international de conférence, du Palais de la culture Amadou Hampâté Ba et d’autres lieux des grand-messes politiques notamment  n’avaient aucun secret pour lui. Ce reporter au coup d’œil excellent, à la plume alerte, affectionnait beaucoup le terrain, paraissait posséder le don d’ubiquité. A peine rentrer d’un voyage qu’il était à nouveau sur  pied de guerre, se dépensant sans compter pour satisfaire la curiosité d’un lectorat exigeant dont l’envie de lui lire le poussait sans le dire à faire mieux et plus.

Comme ses illustres devanciers, il avait connu les joies et les peines du métier : le plaisir d’être utile qui cache mal l’absence d’une vie de famille. Sa force à travailler en équipe, à donner le meilleur de lui-même en toute circonstance et en tout lieu, l’avait poussé à troquer son stylo à bille, qu’il avait fait fonctionner au compte des grandes rédactions de la place, contre l’écharpe tricolore de maire de la commune rurale de Ouélessebougou.

Cette commune qu’il avait tant portée dans son cœur l’a vu s’éteindre dans la fleur de l’âge la semaine dernière au terme d’une longue maladie. Dors en paix immortel ! Immortel par tes écrits et ton grand estime pour une profession que tu avais quittée momentanément pour encore servir les humains. Le destin cruel nous a sevrés de ton retour.

<strong>Georges François Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Yaya Samaké nest plus : Lhommage de Chahana Takiou à son ancien collaboreur!</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/yaya-samake-n%25c2%2592est-plus-l%25c2%2592hommage-de-chahana-takiou-a-son-ancien-collaboreur-2914543.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 01 Feb 2021 01:20:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Il fût journaliste au Journal 22 Septembre. Lui et Youssouf Diallo étaient des grands amis et complices au sein de la rédaction. Youssouf était le rédacteur en chef, Yaya responsable de la rubrique économique.

Les deux ont uvré inlassablement à porter le journal très haut. Les deux ont quitté presqu'au même moment. Youssouf pour créer son propre journal, Yaya après avoir été élu maire de Oulessébougou. Je peux témoigner qu'il fût un grand professionnel, passionné pour son travail. C'est ce métier et la passion qu'il avait pour son terroir qui l'avaient conduit à la mairie.

En contact régulier avec les responsables politiques (maire et député) de sa localité dont il ne cessait de faire la promotion, il avait ainsi eu le goût de se lancer dans la gestion communale.

Très discipliné, courtois, aimable, souriant, Yaya Samaké faisait partie de ceux qui disent non quand ils ne sont pas d'accord.

Ponctuel au travail, il avait fortement contribué à améliorer le contenu de mon journal. J'ai honnêtement ressenti son départ, avant de pouvoir redresser la pente.

Il m'appelait toujours affectueusement : "Directeur"!

Après son élection, il était venu me voir pour prendre des conseils et suggestions. Chaque fois que des difficultés surgissent dans la gestion, avec souvent la méchanceté des hommes, il demandait mon point de vue.

Notre dernier échange au telephone date à peine de trois mois, lorsque Yah Samaké avait comparu devant le grand jury du Renouveau. Il m'avait appelé pour témoigner des bonnes uvres de Yah Samaké dans la commune qu'il dirigeait. Il me disait aussi qu'il avait eu un terrain dans la Cité de la presse avec I.C, mais que la parcelle est conflictuelle. Je ne sais pas aujourd'hui le dénouement de cette situation. Ses héritiers doivent en être informés pour ne pas être laissés pour pertes et profits.

Socialement, Yaya était gentil. Il ne manquait aucune activité sociale: baptêmes, mariages ou décès dans ma famille.

Il était un conseiller pour moi. Il me donnait son point de vue sur mes éditoriaux, à moi de les accepter ou pas.

Il était en un mot un frère, un ami, un conseiller, un musulman pratiquant. A l'heure de la prière, il laissait l'ordinateur pour les abblutions. Il jeûnait régulièrement et nous rompions le jeûne ensemble, souvent au bureau, souvent à la maison.

Tout ce que Dieu fait est bon.

Inna lilahi wa inna alaïhi rajah oûna !

Que sa dernière demeure soit le paradis.

Dors en paix Yaya Samaké!

<strong>Ton Directeur El Hadj Chahana Takiou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Page noire :  Yaya Samaké ancien journaliste et maire de Ouéléssébougou n’est plus</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/page-noire-yaya-samake-ancien-journaliste-et-maire-de-ouelessebougou-nest-plus-2914378.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 30 Jan 2021 01:07:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le maire de Ouélésssébougou, ancien journaliste au bihebdomadaire 22 Septembre, Yaya Samaké, est décédé mercredi 27 janvier 2021, dans la soirée des suites d’une longue maladie. </em></strong>

Un homme humble, simple, jovial et serviable s’en est allé. Journaliste et grand reporter ayant sillonné tout le Mali, Yaya s’est éteint des suites d’une longue maladie qui l’avait immobilisé  dans une clinique de Bamako.

Avant la politique, il a d’abord fait ses armes dans le monde de la presse. Diplômé de la Faculté des sciences juridiques et politiques de Bamako, ce juriste reconverti a prêté sa plume à plusieurs journaux maliens. Il a d’abord travaillé à Befo Hebdo, au Progrès et au Nouvel Horizon, avant de rejoindre le bihebdomadaire 22 Septembre de Chahana Takiou en 2011.

Son arrivée dans la politique, il le doit à son engagement pour sa terre natale. Charismatique et toujours aux cotés des siens, Yaya a répondu à l’appel de sa communauté en se présentant sur une liste indépendante. Partant sans grandes ressources, il doit l’élection de sa liste <em>« Horonya »,</em> à sa forte popularité fruit d’un engagement communautaire désintéressé.

<strong> </strong><strong>De nombreux hommages</strong>

A l’annonce de sa disparition, les messages de condoléances ont enflammé la toile. Youssouf Diallo, son ami et ancien collaborateur direct à 22 Septembre, a salué un <em>« homme de presse exceptionnel » </em>qui était très engagé. Quant à Moussa Magassa, précédemment journaliste à Journal Du Mali, il a salué la mémoire d'un homme qui « a su s’imposer dans tout ce qu’il a entrepris, de la presse à la politique». Yeah Samaké, le maire qu’il a succédé à Ouélésssébougou, a de son côté fait part de ses <em>« condoléances et (de son) affection à sa famille, ses amis et ses proches ».</em>

C’est dans sa commune, Ouélésssébougou, à 80 kilomètres de Bamako, qu’il a été enterré hier.

Dort en paix cher confrère.

<strong>La rédaction </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Au revoir, Soumaïla</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/au-revoir-soumaila-2911357.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/necrologie/au-revoir-soumaila-2911357.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/01/SOUM-1.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 11 Jan 2021 01:20:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Au Mali, comme en beaucoup d’autres lieux, au moins en Afrique, Soumaïla Cissé était pour le plus grand nombre tout simplement Soumaïla, comme s’il était le parent ou même le frère que chacun de nous voudrait avoir. Pas de sigles en trois lettres comme pour beaucoup d’hommes politiques qui se sentent peut-être ainsi pousser des allures de Kennedy. Seulement un prénom qui suffisait à tous pour le reconnaitre.

La nouvelle de sa disparition a donc abasourdi ce 25 décembre toutes les Maliennes et tous les Maliens, mais aussi tous ceux qui, de l’étranger, personnalités éminentes ou simples citoyens du monde amis du continent, connaissent bien le Mali. Comment croire que Soumaïla nous quittait ainsi alors que nous l’avions à peine retrouvé après la longue période de son enlèvement. La multitude des actions, des prières, des appels de ceux qui souhaitaient sa libération avait à l’époque témoigné de toute l’affection dont il bénéficiait au Mali, bien au-delà du parti qu’il conduisait, et à l’extérieur du pays. Car Soumaïla nous était, et va nous rester, cher pour plusieurs raisons : par ce qu’il a accompli, par ce qu’il était, par ce qu’il a souffert et par ce qu’il symbolisait pour beaucoup.

Son parcours est connu. Sa diversité et sa réussite témoignent de la qualité de l’homme, mais aussi de la façon dont il concevait ses missions : pour lui, la réussite ne peut se prouver que dans l’action, la rigueur et les résultats obtenus. C’est ainsi que, sa vie durant, qu’il s’agisse d’économie ou de politique, il aura à cœur de « faire bouger les lignes » et de laisser chaque fois que possible la trace de son passage tout en tirant les enseignements des missions qui lui sont confiées. La trajectoire en quatre étapes qu’il a suivie après son retour au pays est une bonne illustration de la cohérence de sa vision et de la complétude de son expérience. La vie en entreprises d’abord, avec le géant cotonnier de la CMDT et l’Agence de Cessions Immobilières (ACI), qu’il crée et dirige et qui va révolutionner l’accès à la propriété foncière : il éprouve ainsi les réalités du terrain et s’y exerce à la rigueur. La gestion de la chose publique ensuite, avec ses missions de Secrétaire Général de la Présidence, de Ministre des Finances, et de Ministre de l’Equipement : il peut y exercer ses talents de négociation et de diplomatie, mais aussi de leadership, de fermeté et de mise en ordre. La politique après, suite logique de ses fonctions précédentes et dont il a attrapé le « virus » : candidat aux plus hautes fonctions de la République, chef de parti, il aborde ces ambitions nouvelles avec le sérieux, la ferveur et le charisme qui le font devenir un des dirigeants les plus crédibles du pays. Les responsabilités publiques régionales enfin : son élection comme Président de la Commission de l’UEMOA, rôle qu’il va assumer avec brio pendant sept ans, va lui donner une stature d’homme d’Etat que tous ses interlocuteurs vont lui reconnaitre.

Mais cette ascension légitime, patiente et ordonnée, ne change pas sa personnalité. Celui qui est devenu le Président Cissé s’efface souvent derrière Soumaïla. En l’approchant, on ne peut qu’être frappé d’abord par sa modestie et sa gentillesse : il écoute avant de parler, met à l’aise ses interlocuteurs, avec son visage souriant et sa voix douce un peu trainante, et leur donne de l’importance, quels qu’ils soient. Puis apparaissent l’intelligence et la vision : cette façon de comprendre l’essentiel d’un sujet ou d’un dossier, et d’en résumer les difficultés et les solutions, de faire partager ses vues aux interlocuteurs, de les convaincre ou d’intégrer autant que possible leurs réserves pour que le dossier enfin finalisé puisse être approprié par tous. Alors émerge chez lui une autre facette : le dirigeant ne peut se contenter d’émettre des idées, fussent-elles bonnes et novatrices. Celles-ci, dès qu’elles sont agréées, doivent devenir une réalité concrète par un programme d’actions qui démontrera clairement qu’elles peuvent changer la vie d’un grand nombre. A chacune de ses missions, il s’impose donc l’exercice parce qu’il sait que c’est ce qui restera pour l’avenir. Les nouveautés introduites par l’ACI ou la modernité du contenu de sa campagne présidentielle de 2013, basée sur un vrai programme, sont peut-être les meilleures illustrations de cette approche. Mais cette obsession du travail complet avait la chance de s’appuyer sur une autre passion ; celle de la famille. Ce n’était pas une simple attitude, mais un lien vital qui apparaissait à ceux qui veulent bien voir : son épouse Astan, présente à chaque moment, est restée très probablement son premier appui pour toutes ses nouvelles audaces et sa défense la plus solide contre les attaques subies qui furent parfois violentes.

Tout homme de premier plan est habitué à affronter, surtout en politique, contestations et injustice, voire trahisons et « coups bas ». Mais, au moins à deux reprises, Soumaïla Cissé a eu à supporter des coups du sort qui dépassaient la mesure et nous ont encore rapproché de lui. En 2012, les putschistes fantoches qui s’emparent d’un pouvoir alangui voient vite en lui un des rares politiques qui n’accepteront pas de s’incliner ou de composer. Ils décident rapidement de s’emparer de lui. Lourdement blessé dans sa fuite, Soumaïla devra finalement être évacué en France, après d’âpres négociations avec ceux-là même qui laissent en même temps tomber sans résistance la moitié du pays entre les mains des terroristes. En 2020, alors que les élections législatives pourraient éventuellement permettre de freiner la chute du pays vers le précipice, l’enlèvement de Soumaïla pendant la campagne perturbe tous les pronostics et détruit les espoirs des nombreux citoyens qui l’attendaient. Même si son rapt, longtemps non revendiqué, est finalement réclamé par une bande de bandits-terroristes, de grandes zones d’ombre persisteront peut-être à jamais sur les circonstances de ce tragique évènement. Il faudra l’exigence constamment exprimée de tout un peuple et de nombreux amis étrangers pour que sa libération devienne une cause nationale et intervienne après six longs mois.

Dès lors, beaucoup se reprennent à espérer que l’avenir du Mali ne pourra se faire sans Soumaïla Cissé. Son parti, l’Union pour le Renouveau Démocratique (URD), est resté bien structuré malgré sa longue absence, preuve d’une solide organisation. Il pourrait devenir le pilier d’une grande alliance regroupant celles et ceux qui feraient passer le redressement d’un pays glissant de crevasses en précipices avant leurs propres intérêts ou ambitions. Plus personne ne peut imaginer que la victoire à la Présidence du pays lui serait « volée » une troisième fois après celle de 2013, où Soumaïla fut victime de l’illusion donnée par l’autre camp sur sa capacité de résistance aux menaces sécuritaires, et des alliances imprévues à son encontre, puis en 2018 au terme d’élections ardemment et longuement contestées, y compris par le candidat Cissé lui-même qui avait pourtant reconnu sans hésiter sa défaite en 2013. Deux ans à peine suffiront pour constater que les dirigeants alors réélus ont montré leur totale inaptitude à répondre aux besoins de l’économie et de la société maliennes, sans renoncer à leur rapacité, et donc pour laisser imaginer que ces contestations étaient bien justifiées. Les faiblesses constatées et déviances pressenties de la Transition actuelle, dont les leaders doivent normalement être « hors jeu » en 2022, confortent la nécessité de la présence future de vrais hommes d’Etat.

Dans ces circonstances, Soumaïla devait nécessairement faire partie de la « solution » en 2022. Peut-être était-il lui-même cette « solution », comme beaucoup le pensent, mais l’homme avait suffisamment souffert pour faire passer ses idées et ses propositions avant lui-même. Quand les épreuves frappent un homme intelligent, de longue expérience et de grande humanité, elles lui donnent la sagesse nécessaire pour prendre les bonnes décisions que tous suivront. Le Mali pouvait – et devait – donc reprendre espoir avec le retour du fils de Niafunké. Mais le destin en a décidé autrement et, une fois de plus, il laisse le Mali plongé dans un horizon d’incertitudes et de craintes. Il nous reste à reprendre la route pour lever celles-ci avec courage et persévérance comme le fit plusieurs fois Soumaïla. Pour l’heure, que notre amitié soit totalement investie dans la prière pour le repos de son âme et pour la proximité de pensée avec son épouse et sa famille.

<strong>Paul Derreumaux </strong>

<strong>Le président et Fondateur de Bank of Africa </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Soumaïla Cissé :  Les adieux à un grand patriote</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 11 Jan 2021 01:07:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Chef de file de l’opposition, l’Honorable Soumaïla Cissé est décédé, vendredi 25 décembre 2020, en France. Le Mali a perdu en lui, un cadre chevronné et un grand patriote. D’où une mobilisation monstre pour lui rendre un vibrant hommage</strong><strong>.</strong>

Depuis l'annonce de son décès par sa famille, c'est un hommage unanime qui lui est rendu par la Nation malienne sans distinction aucune. Les partis alliés et amis de sa propre formation, l'Union pour la République et la Démocratie (URD), avaient envoyé des Délégations de tous les pays voisins comme la Côte-d’Ivoire, le Sénégal, Burkina Faso et la Guinée.

L’esplanade du Palais de la Culture Amadou Hampaté Bah de Bamako, où était exposé le cercueil de Soumaïla Cissé drapé du drapeau national était boudée de monde. Personnalités maliennes et étrangères, des amis et des anonymes se sont pressés par milliers, le vendredi 1<sup>er</sup> janvier dernier, dans un rare moment de concorde pour rendre un dernier hommage à cette grande figure politique de l'opposition décédée, le 25 décembre 2020, à l'âge de 71 ans. Il était un éminent personnage public, trois fois candidat malheureux au second tour de la Présidentielle, ancien Chef de l'opposition parlementaire.

Son aura avait été renforcée par son enlèvement, le 25 mars 2020 et sa détention pendant 6 mois aux mains des djihadistes.

Moins de trois mois se seront écoulés entre sa libération et son décès, survenu le 25 décembre 2020, à Paris, où il a été évacué à partir du Niger.

Sa libération, annoncée le 8 octobre 2020, avait soulevé une vague d’espoirs parmi ses partisans et militants de son parti, l’Union pour la République et la démocratie (URD) et dans l’ensemble du Peuple malien. Personnage marquant au sein de la scène politique malienne, Soumaïla Cissé était aussi, avant son enlèvement et avant qu’un coup d’État ne chasse Ibrahim Boubacar Kéïta (IBK) du pouvoir, en août dernier, la principale figure de l’opposition.

Il avait été kidnappé le 25 mars 2020 alors qu’il battait campagnes pour les élections législatives prévues pour quatre jours plus tard dans son fief de Niafunké, dans la Région de Tombouctou.

<strong>Mohamed Sylla</strong>]]> </content:encoded>
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<title>2020 : Une année de disparition de sommités maliennes !</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 09 Jan 2021 01:57:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Comme disait l'ancienne ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Kamissa Camara, non moins ancienne Secrétaire générale de la Présidence de la République, 2020 aura été une année douloureuse en pertes pour le Mali. Elle a été choquée par les décès de l'ancien président de la République du Mali, Amadou Toumani Touré dit ATT, le 10 novembre, en Turquie et Soumaïla Cissé (ancien député et président de l'Urd, un géant de la politique malienne, le 25 décembre dernier). En un mot, l'année 2020 a vu de nombreuses personnalités maliennes du monde politique, économique, culturel ou sportif tirer leur révérence. Ils  nous ont marqués et laissé une empreinte dans leurs domaines respectifs. Qui sont ces personnalités mortes en 2020  au Mali ?</em></strong>

<strong><em> </em></strong><strong>Feu le Général Moussa Traoré, ancien président de la République</strong>

L'ancien  président Moussa Traoré (1968 à 1991) est décédé le mardi  15 septembre à l'âge de 83 ans à Bamako. Né le 23 septembre 1936 à Sébétou dans la région de Kayes, Moussa Traoré était le fils d'un soldat de l'armée française, dans laquelle il s'est engagé lui-même en 1954. Il sert en Guinée, en France, en Mauritanie ou au Sénégal. Admis en 1960 à l'école d'officiers de Fréjus en France, il sort major de sa promotion. Il est nommé lieutenant dans l'armée malienne en 1964, puis instructeur de l'école interarmes de Kati jusqu'en 1968, année du coup d'Etat. Il sera promu colonel en 1971, général sept ans plus tard.

Il est renversé  en 1991 à la suite d'un coup d'Etat. Condamné à mort, il est gracié en 2002. Ces dernières années, Moussa Traoré était devenu une sorte de vieux sage que les politiciens allaient consulter.

Les obsèques nationales se sont déroulées le vendredi 18 septembre en présence des autorités et d'une foule nombreuse à la place d'armes de la Base.

<strong>Ibrahim Bocar Bah, Président de l'Um-Rda</strong>

[caption id="attachment_2011842" align="alignleft" width="350"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/01/ibrahim-Bocar-Bah.jpg"><img class="size-full wp-image-2011842" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/01/ibrahim-Bocar-Bah.jpg" alt="Ibrahim Boubacar Bah" width="350" height="510" /></a> Ibrahim Boubacar Bah[/caption]

L'ambassadeur Ibrahim Bocar Bah s'en est allé le dimanche 30 août 2020. Président de l'Um-Rda jusqu'à sa disparition, il  a  successivement occupé plusieurs postes : Commissaire en charge des Politiques macroéconomiques et de la  Recherche économique de la Cédéao à Abuja (Nigéria) de février 2012 à mars 2016, Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Mali auprès du Royaume de la Belgique, du Royaume des Pays -Bas, du Grand-Duché de Luxembourg, du Royaume Uni (Grande Bretagne et Irlande du Nord) et de l'Union européenne  de 2003 à 2012 ;  membre du Conseil d'administration de la Bceao (1989 à 1991) ; directeur général de la Caisse autonome d'amortissement (1988 à 1989);  directeur général de la Banque de développement du Mali  (Bdm-sa) de 1979 à 1987 ; Gouverneur suppléant de la Banque africaine de développement (Bad) 1980 à 1985 ; Gouverneur suppléant de la Banque mondiale (1980 à 1984) ; Président du Conseil d'administration de la Banque centrale du Mali (1976 à1977) ; Président de la Commission Ad hoc franco-malienne pour le renouvellement des accords monétaires franco-maliens (1975) ;  Gouverneur suppléant du Fonds monétaire international (1973).

<strong>Feu le Général Amadou Toumani Touré dit ATT, ancien président de la République </strong>

Amadou Toumani Touré, que tous les Maliens surnommaient par ses trois

[caption id="attachment_2728359" align="alignleft" width="450"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/12/att-mopti.jpg"><img class="size-full wp-image-2728359" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/12/att-mopti.jpg" alt="ATT à Mopti : « Je rentre définitivement. J’ai déjà mon champs ici que je cultive »" width="450" height="450" /></a> L'ancien président malien, Amadou Toumani Touré[/caption]

initiales, "ATT", est mort, le mardi 10 novembre, en Turquie où il venait d'être évacué, quelques jours après avoir été opéré du cœur à Bamako. L'ancien président était âgé de 72 ans. Il reste aux yeux de nombreux Maliens le militaire qui a mis le pays sur la voie de la démocratie en 1992 après plus de 20 ans de dictature, au point de gagner le surnom de "soldat de la démocratie".

Formé au Mali et en ex-URSS, l'ancien élève de l'École de guerre de Paris appelé à commander la garde présidentielle malienne dans les années 1970, puis les commandos parachutistes dans les années 1980, était rentré au Mali, après une nouvelle formation en France, en 1990, en pleine déferlante démocratique africaine. Il prend alors part en mars 1991, après des manifestations durement réprimées par le pouvoir, à un coup d'État qui a raison du régime, en place depuis 1968.

Amadou Toumani Touré prend la tête d'un comité de transition, exerce les fonctions de chef de l'État et dirige l'organisation d'élections. Il tient l'engagement pris de lâcher les rênes du pays, et la transition débouche en 1992 sur l'avènement d'Alpha Oumar Konaré, premier président démocratiquement élu depuis l'indépendance.

Amadou Toumani Touré, récemment entré en politique après avoir pris sa retraite de l'armée, est à son tour élu président en 2002, et réélu en 2007. Pendant dix ans, cet homme courtois et imbibé de valeurs africaines privilégie le consensus. La méthode contribue au reproche de faiblesse et d'inaction face à crise qui couve puis éclate dans le nord.  ATT est renversé par  des militaires en 2012. Exilé au Sénégal, Amadou Toumani Touré est autorisé en 2017 à rentrer par le président de l'époque, Ibrahim Boubacar Kéïta. Lors de ses obsèques nationales, le 17 novembre  dernier, un vibrant hommage lui a été  rendu par plusieurs personnalités nationales et internationales, mais surtout par une immense foule d'anonyme.

<strong>L'Honorable Soumaïla Cissé, président de l'Urd et ancien chef de file de l'Opposition</strong>

Cette grande figure politique de l'opposition est décédée de Covid-19, le 25 décembre en France à l'âge de 71 ans. Il était un éminent personnage public, trois fois candidat malheureux au second tour de la présidentielle, ancien chef de l'opposition parlementaire.

[caption id="attachment_2904728" align="alignright" width="249"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/11/Soumaila-Cisse.jpeg"><img class="size-medium wp-image-2904728" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/11/Soumaila-Cisse-249x300.jpeg" alt="" width="249" height="300" /></a> Soumaila Cissé[/caption]

Il fut président de la Commission de l'Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) de janvier 2004 à août 2011. Enlevé le 25 mars 2020 à quatre jours des élections législatives, Soumaïla Cissé sera finalement libéré après six mois de détention en octobre dernier.

Personnalités maliennes et étrangères, des amis et des anonymes se sont pressés, par milliers, le vendredi 1er janvier dernier dans un rare moment de concorde pour rendre un dernier hommage à cette grande figure politique au Palais de la Culture Amadou Hampâté Bah, en présence de plusieurs personnalités politiques et administratives dont le Premier ministre, Moctar Ouane.

Soumaïla Cissé repose désormais au cimetière de Sogoniko auprès de ses parents.

<strong>Amadou Toumani Touré dit Vieux, Ambassadeur du Mali à Tripoli </strong>

[caption id="attachment_2907282" align="alignleft" width="227"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/12/vieux-Toure.jpg"><img class="size-medium wp-image-2907282" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/12/vieux-Toure-227x300.jpg" alt="" width="227" height="300" /></a> Vieux Touré[/caption]

Amadou Toumani Touré plus connu sous le sobriquet de "Vieux" est l'un des frères de l'ancien président de la République du Mali, Amadou Toumani Touré dit ATT, décédé le 10 novembre dernier, en Turquie. L'Ambassadeur Vieux a tout simplement suivi son frère ATT. Il a rendu l'âme, quelques semaines après lui, des suites d'une courte maladie. Pour la petite histoire, Vieux faisait partie des hommes qui sont partis chercher le corps d'ATT en Turquie.

Le décès de Vieux Touré a été accueilli comme une grande perte pour la diplomatie malienne. Ce qui explique le message de l'ancienne ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Kamissa Camara sur son compte Tweeter : <em>"Je suis très attristée par le décès de cet Ambassadeur hors pair qui avait le Mali et les Maliens à cœur. Malgré la situation délétère en Libye, il n'a jamais quitté son poste. Il avait une très haute estime de son rôle. Il était affable et respectueux. Qu'il repose en paix". </em>

Pour l'Ambassadeur du Mali à Washington, Mahamadou Nimaga, l'Ambassadeur Vieux Touré était un modèle d'humilité, de compétence et d'engagement au service du Mali. "Au travail, on lie parfois de véritables amitiés et de fortes relations de confiance, et lorsqu'un collègue comme l'Ambassadeur Vieux Touré nous quitte si brutalement, on peut ressentir une grande tristesse semblable à la perte d'un trésor. Les mots me manquent pour exprimer ce que je ressens. Je m'efforcerai de me souvenir de certains faits ayant marqué notre relation d'amitié. Je sais que le film de nos confidences et de nos interactions est celui d'un long métrage. Que de beaux souvenirs et des moments agréables passés ensemble. Il ne reste que des souvenirs - que des souvenirs. Hélas!

De retour de l'ENA de France en 2006, je fis la connaissance de l'Ambassadeur Vieux Touré à la Direction des Affaires politiques comme chef de département Afrique, puis directeur adjoint. Avec l'Ambassadeur Daou et Vieux Touré, c'était l'exemple type d'une complicité remarquable entre un directeur et son adjoint qui partagent des valeurs communes d'humanité. C'est dans cette atmosphère de collaboration franche et sincère que je découvris l'homme. Il m'a vite adopté, et est devenu au fil du temps un chef, un ami, un frère et un confident.  Tes conseils avisés m'ont incliné à la sagesse et souvent à la retenue. Ils ont aidé à renforcer ma résilience face à de nombreuses situations. Je me souviendrai toujours de notre dernière conversation, la veille de ton départ sur Bamako pour assister aux obsèques de ton frère aîné, le Président ATT. Après m'avoir confié une mission personnelle, tu terminas la conversation avec un ton très amical : <em>"Cher ami après la pandémie Covid-19 je viendrai à Washington DC pour passer quelques jours de repos"</em>. Je comprends maintenant que c'était un adieu. Tu vas beaucoup nous manquer surtout la jeune génération des Affaires étrangères en laquelle tu as fondé beaucoup d'espoir. Tu entretenais avec chacun une relation toute singulière, teintée de courtoisie et de respect, malgré la différence d'âge. Je n'ai plus la force de poursuivre ni l'énergie pour tenir la plume si longtemps. Je vais devoir me résumer: L'Ambassadeur Touré était un modèle d'humilité, de compétence et d'engagement au service du Mali. Malgré les conditions de vie difficile en Libye, tu avais constamment souci de tes collaborateurs et de la communauté malienne. Il était très généreux dans le partage d'expérience et de conseil.

Dors en paix, cher aîné et ami. Puisse Allah t'accueillir en son Paradis. Amine

"Les morts vivent tant qu'un seul vivant les porte encore en lui".

<strong>Cheick Kéïta, ancien directeur général des douanes </strong>

L'ancien directeur général des douanes est décédé le samedi 11 avril 2020 en France. Le colonel Cheick Kéïta a occupé les fonctions de directeur général des douanes de 2003 à 2008. Il a eu la plus longue longévité à ce poste dans la période sous-revue.<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/01/CHEICK-KEITA.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-2911212" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/01/CHEICK-KEITA.jpg" alt="" width="310" height="399" /></a>

Sous sa direction, la douane s'est illustrée dans la lutte contre le trafic de stupéfiants avec des saisies-records. Les enquêtes douanières, les bureaux des douanes de l'aéroport Bamako Sénou, de Kourémalé, de Kidal, entre autres, ont mis le grappin sur de grands narcotrafiquants.

Ces actes ont valu, on s'en souvient, la remise de distinctions à lui et à quatre douaniers par l'Organisation mondiale des douanes (Omd). Après la douane, Cheick Kéïta a servi à la Délégation générale de l'Intégration africaine (logée au Ministère des Maliens de l'Extérieur et de l'Intégration africaine) où il a assuré avec dignité les missions qui lui ont été confiées pour rehausser l'image du Mali.

Reconverti homme politique comme son prédécesseur, cet originaire de Kayes fut candidat à l'élection présidentielle de 2013, sous les couleurs du parti Union pour la Démocratie et l'Alternance (Uda) dont il est le fondateur et président. Ce jeune parti se voulait un pilier contre <strong><em>"toutes les forces de colonisation, de domination et d'oppression et pour l'avènement d'une vraie démocratie et d'un Etat de droit".</em></strong> A titre de rappel, dans son message de campagne, Cheick Kéïta expliquait vouloir prioriser les questions de sécurité, organiser le pays, le tirer de ses mauvais penchants, arriver à réconcilier les Maliens pour bâtir une nation prospère, un pays émergent. Au 1er tour, il a fini 22è sur 28 candidats avec 0,49% des voix. Après la douane, Cheick Kéïta a servi à la Délégation générale de l'Intégration africaine (logée au Ministère des Maliens de l'Extérieur et de l'Intégration africaine) où il a assuré avec dignité les missions qui lui ont été confiées pour rehausser l'image du Mali.

<strong>Mme Togola Marie Jacqueline, ancienne ministre et député</strong>

[caption id="attachment_1426322" align="alignleft" width="300"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/02/Jacqueline-Nana.png"><img class="size-medium wp-image-1426322" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/02/Jacqueline-Nana-300x239.png" alt="" width="300" height="239" /></a> Jacqueline Nana Togola[/caption]

Ancienne ministre de l'Éducation et députée à l'Assemblée nationale, Mme Togola Marie Jacqueline Nana est décédée en décembre à Bamako des suites d'une courte maladie, à l'âge de 71 ans. Le grand public a découvert cette dame de teint noir et d'une taille moyenne quand elle a pris la tête du Conseil supérieur de la communication en 2009, alors qu'elle y siégeait depuis 2006.

Membre du Rassemblement pour le Mali (Rpm), après l'élection du candidat Ibrahim Boubacar Keïta à la magistrature suprême, elle est nommée ministre de l'Éducation nationale le 8 septembre 2013 et restera au gouvernement jusqu'au 10 janvier 2015. La désormais ancienne ministre devient ensuite députée à l'Assemblée nationale après une élection législative partielle en commune V de Bamako.

<strong>Mamadou Bamou Touré, ancien ministre de l'Education</strong>

<strong><em>Très touché par le décès de Mamadou Bamou Touré, un frère et un compagnon. Très sincères condoléances à toute la famille Toure et alliés. Que son âme repose en paix"</em></strong>. C'est par ce message de l'ancien Premier ministre, Soumeylou Boubèye Maïga, non moins président du Parti Asma-Cfp, que beaucoup de personnes ont appris, le 22 novembre, le décès de Mamadou Bamou Touré.<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/01/Bamou-Toure.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-2911216" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/01/Bamou-Toure.jpg" alt="" width="450" height="726" /></a>

Ancien ministre de l'Education, Mamadou Bamou Touré fut également ancien secrétaire général de l'Us-Rda. Personnalité très respectueuse, il fut aussi un membre influent des familles fondatrices de Bamako. C'est pourquoi, son décès laissera un grand vide.

Officier de l'Ordre national, Mamadou Bamou Touré repose désormais au cimetière de Niaréla.

<strong>Dr. Témoré Toulenta, ancien ministre de l'Education</strong>

Vendredi 1er janvier 2020. Dans un communiqué, le gouvernement annonce le décès du ministre de l'Education nationale d'alors. Dr. Témoré Toulenta était âgé de 65 ans et membre " influent " du parti Adema Pasj (mouvance présidentielle). Il occupait le poste de ministre de l'Education dans le gouvernement de Boubou Cissé depuis le 5 Mai 2020. Le ministre était Professeur d'enseignement supérieur de classe exceptionnelle, Docteur depuis 1991 en sciences du langage à l'Ecole des hautes études en sciences sociales de Paris.

<strong>Maki Koureissi Aguibou  El Oumar Tall</strong>

'Ambassadeur Maki Koureissi Aguibou Tall est décédé le 1er août 2020. Il était considéré comme le père de l'ancien Premier ministre, Dr Boubou Cissé. C'est pourquoi, plusieurs personnalités politiques et administratives étaient présentes lors de ses obsèques.<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/01/Aguibou-Tall.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-2911217" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/01/Aguibou-Tall.jpg" alt="" width="450" height="576" /></a>

Né en 1935 à Goudam, il était le chef de village de Bandiangara (mirou Bandiagara) depuis le jeudi 10 avril 2018. Descendant d'El Hadj Cheick Oumar Tall, Maki Koureissi Aguibou Tall fut un diplomate chevronné, ce qui lui vaut d'ailleurs le titre d'Ambassadeur jusqu'à sa mort.

<strong>Hamadou Konaté, ancien ministre </strong>

<strong><em>Un collègue, un grand frère, un Tonton, un Conseiller… Hamadou Konaté était tout cela. Je me souviendrai surtout de son humour sans pareil. Pars en paix, Soldat. Que Firdaous soit ta demeure éternelle Monsieur le Ministre !"</em></strong>. Voici le message de l'ancienne ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Kamissa Camara, pour rendre hommage à l'ancien ministre de la Solidarité et de la lutte contre la corruption, Hamadou Konaté, décédé le 5 décembre, à l'Hôpital du Point-G.

Depuis 2013, cet homme exemplaire et discret fut ministre jusqu'en 2020.

Né le 04 juin 1950 à Dakar (Sénégal), Hamadou Konaté est détenteur d'une maîtrise en philosophie, d'un Doctorat de 3è cycle en anthropologie médicale, d'un certificat en vitamine appliquée et en administration des programmes sociaux. Il eut une riche carrière professionnelle bien remplie pour avoir été, entre 1980 et 1991, le directeur des Affaires sociales, chargé de programmes à l'Unicef et Coordonnateur des programmes de recherche sur les politiques sociales en Afrique de l'ouest et du centre, pour le compte du Crdi.

<strong> </strong><strong>Lazare Tembely, Président de la jeunesse Adema-Pasj </strong>

L'annonce du  décès  du président du bureau politique  de la jeunesse de l'Alliance pour la Démocratie au Mali (Adema-Pasj)  est tombée le mardi 1er décembre  2020.

[caption id="attachment_2906799" align="alignleft" width="300"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/12/Lazare-Tembely.jpg"><img class="size-medium wp-image-2906799" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/12/Lazare-Tembely-300x171.jpg" alt="" width="300" height="171" /></a> Lazare Tembely[/caption]

Président de la jeunesse Adema-Pasj pendant presque dix ans, le défunt  a été plusieurs fois chargé de mission dans les départements ministériels, chef de Cabinet au Ministère de l'Education nationale et premier vice-président  de la jeunesse du <strong>"Ensemble pour le Mali"</strong>, une plateforme politique qui a contribué à la réélection de l'ancien président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta.  Selon ses proches toujours, sa dernière volonté était d'organiser le congrès du mouvement des jeunes de l'Adema pour céder son fauteuil à l'un de ces cadets.

<strong>Lamine Ben Barka, Ancien Directeur général de l’Agetip</strong>

Lamine Ben Barka est le père de l'ancien ministre et secrétaire général de la Présidence de la République, Moustapha Ben Barka (actuellement vice-président de la Banque ouest africaine de développement (Boad). Lamine Ben Barka est décédé le 22 décembre dernier des suites d'une maladie. Ses obsèques ont eu lieu à Badalabougou, en présence de plusieurs personnalités.

[caption id="attachment_2909474" align="alignright" width="300"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/12/Lamine-Ben-Barka.jpg"><img class="size-medium wp-image-2909474" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/12/Lamine-Ben-Barka-300x300.jpg" alt="Lamine Ben Barka" width="300" height="300" /></a> Lamine Ben Barka[/caption]

<strong><em>"Toutes mes condoléances à la famille, aux amis. Lamine Ben Barka a été pour chacun d'entre nous un homme de grande dignité, de sagesse et d'une écoute exceptionnelle. Pour la mémoire de notre cher Lamine, j'invite à lire l'excellent message d'Adam Thiam".</em></strong> Voici le message de l'ancien ministre de la Santé et de l'Hygiène publique, Michel Sidibé, pour rendre un vibrant hommage à Lamine Ben Barka.  Et voici ce message de notre confrère Adam Thiam : <em>"Il s'en va cette fois-ci aussi comme il avait habitude de venir : sur la pointe du pied, sans bruit, sans casse. Il ne sera plus là pour être le témoin impuissant d'un temps de gravité satanique qui fauche dans nos rangs  comme jamais.  Difficile à accepter,  mais hélas, c'est fait : Lamine  est parti. Et cette mécanique-là n'est pas réversible.  Sans lui,  c'est vrai, le reste est un défi. Car, s'il avait su être cette présence qui évitait de se faire remarquer, Lamine avait toujours été au four et au moulin. Dès lors, il sera  une absence qui se fera sentir. Nous n'avons, face à toute-puissance divine, que des vœux à offrir. Celui que Lalla, l'épouse éplorée mais croyante, l'amie sincère et la sœur universelle,  que nous n'imaginions pas sans lui et réciproquement, soit là le plus longtemps possible pour  ce qu'elle est elle-même mais aussi pour  "continuer" Lamine qu'il est impossible de ne pas pleurer.  Tant il avait investi dans le savoir-être et dans le savoir-vivre ! Tant il avait fait de l'efficacité silencieuse un culte, son culte, pour ne heurter personne et pour commettre le moins d'impairs possibles!  Mais voilà, il n'est donné  à chacun de nous qu'un moment,  et ce moment Lamine l'a admi rablement bien rempli.  Va en paix, cher ami, et  sois des bienheureux !"</em>

<strong>Djibril Naman Kéïta, une fierté du Mandé </strong>

[caption id="attachment_2906976" align="alignright" width="300"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/12/Djibril-Naman-Keita.jpg"><img class="size-medium wp-image-2906976" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/12/Djibril-Naman-Keita-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a> Djibril Naman Keita[/caption]

Très connu dans le milieu du Chemin de Fer, Djibril Naman Kéïta n'est plus ! Ce grand baobab a tiré sa révérence, le 26 novembre dernier, des suites d'une maladie, à l'hôpital "Mère et Enfant, le Luxembourg". C'est avec beaucoup de consternation que beaucoup de gens ont appris cette disparition brutale.

El Hadj Djibril Naman Kéïta fut Administrateur général adjoint, directeur administratif et financier de Dakar-Bamako-Ferroviaire. Il fut aussi maire de la Commune urbaine de Karan dans le Mandé profond et ex-secrétaire général de Transrail-sa.  Après avoir gravi tous les échelons au sein de la société, Djibril Naman Kéïta passait une retraite bien méritée.

Les obsèques ont eu lieu le vendredi  27 novembre après la prière du vendredi  à la grande mosquée d'Hamdallaye.

<strong>Niamé Kéïta, ancien député et ancien directeur général de la Police</strong>

[caption id="attachment_1479122" align="alignleft" width="201"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/03/Niamé-Keïta.png"><img class="size-medium wp-image-1479122" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/03/Niamé-Keïta-201x300.png" alt="Nara: privées d’eau par une mafia… Les populations accusent le juge et le préfet de Nara… Condamnent l’attitude du Député Niamé Keïta et en appellent à Dioncounda Traoré" width="201" height="300" /></a> Niamé Keïta[/caption]

Honorable Niamey Kéïta, député à l'Assemblée nationale du Mali, est décédé à Bamako, le 16 avril, des suites d'une maladie. Ancien directeur général de la Police nationale, Niamey Kéïta est élu dans la circonscription électorale de Nara lors des législatives de 2013 sous les couleurs du Rpm.

Diplômé de l'Ecole centrale pour l'industrie, le commerce et l'administration (Ecica) et recruté à  la police en 1973, le jeune Niamé Kéïta s'est forgé, au fil des années, la réputation d'un travailleur rigoureux et un serviteur loyal de l'Etat.

<strong>Ifra Oumar N'Diaye, Contrôleur général de la police à la retraite </strong>

La police nationale a perdu courant 2020 un de ses compagnons de longue date. Il s'agit du Contrôleur général de la police à la retraite, Ifra Oumar N'Diaye. Ce policier exemplaire a faisait la fierté de la police. Cadre compétent, Ifra Oumar N'Diaye a occupé plusieurs postes de responsabilité. Ses obsèques ont eu lieu à Niaréla.

Suite à son décès, son fils Alioune Ifra N'Diaye (opérateur économique) a tenu à lui rendre un vibrant hommage. "Ancien de l'ENA, de l'Emia et de l'Ecole de police de Toulouse, mon père, Ifra Oumar N'Diaye, Contrôleur général de police, faisait partie d'un groupe de jeunes intellectuels que Tiécoro Bagayogo avait organisé au sein de la police nationale du Mali pour apporter une certaine modernité. Il avait été ainsi, depuis 1969, au cœur du pouvoir militaire en tant que chef de la Sureté nationale et chef de l'Immigration et de l'Emigration au Mali jusqu'à la purge qui a emporté tous les officiers proches de Tiécoro Bagayogo et compagnie en février 1978. Sa photo était d'ailleurs en première page de L'Essor parmi les officiers exposés avec une ardoise au cou portant son nom.

Après un bref passage à Taoudénit et sauvé de la purge parce que considéré comme un "Officier pas méchant" et surtout par un intelligent lobbying conjugué de son beau-père Beydi Traoré (une des plus grandes fortunes de l'époque), de son beau-frère Moussa Sy (le plus grand pétrolier de l'époque) et de ses oncles Isma N'Diaye, Mountaga et Seydou Nourou Tall (de la grande famille maraboutique Tall), Papa a été gardé dans l'armée parce qu'il lui a été fait comprendre qu'il ne devait pas envisager de démission car ce serait considéré comme une désertion. Réhabilité concrètement à la fin des années 80 et au début des années 90, il a occupé des responsabilités dans les services de renseignement, les commissariats et les services spécialisés de la Police. Il a pris sa retraite alors qu'il occupait les fonctions de directeur de l'Inspection générale de la police nationale (la police de la police). Je lui dois ma liberté de pensée, mon amour de la lecture et de l'écriture. Quand il a su mon penchant pour la culture et surtout mon ambition d'être réalisateur dans ma vie active, j'ai bénéficié d'un accompagnement sans faille : livres, projecteurs Ciné super 8 et tous les magazines d'actualités sur le secteur cinéma et culturel, sans parler de mes collections de bande dessinée.

Sévère et d'une discipline militaire, Papa a été un homme de devoir : de devoir envers sa famille et envers son pays. Depuis adolescent, il m'a toujours préparé à sa mort. Très souvent quand je lui servais de chauffeur, il me rappelait son statut d'officier des forces de sécurité susceptible d'aller à tout moment au front et de ne pas y revenir ; et que je dois être fort pour assurer derrière lui la cohésion familiale. C'est pourquoi, il m'a très vite confié beaucoup de responsabilités dans la famille. La vie de Papa est un exemple pour moi. Il a vécu avec ce qu'il a ; jamais au-dessus de ses moyens. il n'a jamais cherché à acquérir plus que nécessaire. J'ai aussi vécu auprès de lui l'attitude des gens quand tu es au pouvoir ou en dehors. Les militaires au pouvoir aujourd'hui doivent s'inspirer de sa vie.

Quand il a pris sa retraite, Papa a tout de suite partagé son héritage matériel et de responsabilité entre ses enfants et certains de ses neveux. Ce que j'ai hérité de lui, je l'ai investi dans BlonBa à 100% avec son accord. Pour les responsabilités confiées à moi, j'espère ne pas le recevoir. Et puis Papa s'est retiré de toute vie publique et s'est entièrement consacré à sa famille et à lui-même. Devenu très plaisantin, il tenait aux visites de ses petits-enfants qui le lui rendaient bien. Il approchait ses 80 ans. Il a eu une vie tumultueuse, mais très heureuse ! Sa bénédiction préférée était que " Dieu nous aime tous ! ". Reposes en paix Papa !

<strong>Belco Ba, ancien député </strong>

[caption id="attachment_2875649" align="alignleft" width="214"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/05/Belco-Bah.jpg"><img class="size-medium wp-image-2875649" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/05/Belco-Bah-214x300.jpg" alt="" width="214" height="300" /></a> Belco Bah[/caption]

Elu à Niono, l'Honorable Belco Bah a tiré sa révérence le  21 avril. Le député avait été testé positif au Coronavirus.

Né vers 1958, l'Honorable Belco Bah était un membre important du parti de l'Union malienne pour le rassemblement de la démocratie en Afrique (Um-Rda). Aux législatives de 2013, il avait confirmé son emprise sur Niono. Candidat pour un nouveau mandat, Belco Ba avait été battu dès le premier tour par Diadié Ba.

<strong> </strong><strong>Douga Sissoko, frère de Babani Sissoko</strong>

Après plusieurs années de maladie, Douga Sissoko a finalement rendu l'âme, le 10 juin 2020. Il est l'un des jeunes frères de l'ex-milliardaire, Foutanga dit Babani Sissoko, plus connu sous le nom de "Baba Sora". Douga Sissoko a fait ses beaux temps à Bamako. Il a accompagné beaucoup de grandes cantatrices maliennes. Raison pour laquelle, les artistes ont décidé, à l'image de Kandia Kouyaté, de lui rendre un vibrant hommage.

Ses obsèques ont eu lieu chez lui, à l'Hippodrome, en présence de plusieurs personnalités dont des sommités de la culture.

<strong>  Bakoré Sylla, Pdg des GGB</strong>

L'opérateur économique Bakoré Sylla dit GGB  a été rappelé à Dieu le vendredi 4 décembre 2020, à Korofina, dans une clinique (Groupe médical), à la suite d'une longue maladie.

[caption id="attachment_1752822" align="alignleft" width="197"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/08/BAKORE-SYLLA.jpg"><img class="size-medium wp-image-1752822" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/08/BAKORE-SYLLA-197x300.jpg" alt="" width="197" height="300" /></a> Bakoré Sylla[/caption]

Soninké né à Touba, Bakoré Sylla dirige les Grands Greniers du Bonheur (GGB), un des premiers négociants du pays, actif principalement dans le commerce du riz, mais aussi du sucre. C'est en 1987 que ce commerçant-né, autodidacte passé par l'école coranique, crée les GGB. Les années 1990 marquent le succès de l'entreprise, avec un chiffre d'affaires de près de 30 millions de dollars. Bakoré Sylla se fait opérateur en rachetant une rizerie dans la région de Ségou.

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<strong>Oumarou Tamboura, directeur exécutif du Cnosm </strong>

[caption id="attachment_2908120" align="alignleft" width="450"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/12/Oumarou-Tamboura-1.jpg"><img class="size-full wp-image-2908120" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/12/Oumarou-Tamboura-1.jpg" alt="" width="450" height="607" /></a> Oumarou Tamboura[/caption]

Le  monde sportif malien apprenait avec stupeur, le 8 décembre 2020, le rappel à Dieu  d'Oumarou Tamboura, directeur exécutif du Comité national olympique et sportif du Mali (Cnosm). Oumarou a consacré la majeure partie de sa vie à l'essor du sport malien. Ainsi, il a occupé, successivement, les postes de directeur national des Sports et de l'Education physique, conseiller technique au ministère des Sports, secrétaire exécutif de la Zone 2 du Conseil supérieur du sport en Afrique (Cssa). Ayant fait valoir ses droits à la retraite, Oumarou Tamboura s'était donné une nouvelle vie en devenant le couturier des performances et des succès sportifs du Comité national olympique et sportif du Mali durant deux décennies pour le bonheur du président Habib Sissoko et du mouvement olympique et sportif malien : directeur de cours de la solidarité, secrétaire général puis directeur exécutif du Cnosm, poste qu'il occupa jusqu'à son dernier souffle le 8 décembre 2020.

Le hic est que cet homme qui a tout donné au sport et au mouvement olympique malien n'a jamais bénéficié d'une décoration par la nation. Quel regret !

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<strong>Cheick Amadou Barry, journaliste sportif à l'Ortm</strong>

Cheick Amadou Barry, journaliste sportif à l'Ortm, est décédé le 27 octobre à l'âge de 55 ans, des suites d'une longue maladie. Il a rejoint l'Office de <a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/01/Cheick-Amadou-Barry.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-2911233" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/01/Cheick-Amadou-Barry.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a>radiodiffusion télévision du Mali (Ortm), en 2002, après avoir travaillé à la Radio Guintan et à la Radio Patriote. En 2008, il intègre la fonction publique et commence, à l'instar des autres journalistes sportifs, à travailler simultanément à la radio nationale et à la télévision nationale. Cheick Amadou Barry a consacré sa carrière au journalisme sportif. Ainsi, il faisait régulièrement des reportages à la radio et animait des débats et des émissions à la télé. Sans compter les animations de plateau lors des directs de football, notamment la Ligue des champions d'Europe. Les vendredis, il présentait l'émission " Performance " à la télé et Mondial sport à la radio. Ce n'est pas tout, Barry, comme on l'appelait familièrement, présentait également le journal de 22h30 à la radio et l'Emission "Chronique des Expatriés" qui était très appréciée par les auditeurs de la radio nationale et les téléspectateurs de l'Ortm.

L'annonce de la mort de Barry a provoqué une grande émotion à l'Ortm. Il était un grand passionné du sport et du micro. Il aimait ça, comme on pouvait le constater à chacune de ses émissions ou retransmissions. Et quand il s'agissait des sélections nationales, il vivait le match comme un remplaçant sur le banc.

<strong>   "Doudou", ancien joueur de l'Equipe nationale </strong>

Mamadou Diakité dit "Doudou" est décédé le mardi 22 février 2020. L'ancien joueur du Stade du Malien de Bamako et de l'équipe nationale qu'il a marquée de son empreinte. Il fut tout simplement un monument du football malien.

[caption id="attachment_2357502" align="alignright" width="224"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/06/DOUDOU.jpg"><img class="size-medium wp-image-2357502" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/06/DOUDOU-224x300.jpg" alt="" width="224" height="300" /></a> Mamadou Diakite dit Doudou[/caption]

Né en 1939, Mamadou Diakité, à l'état civil, débute sa carrière de footballeur à l'Espérance de Medina Coura. Il jouissait surtout d'une force de frappe qui faisait de lui le bourreau des gardiens de buts. "Ce gaucher naturel, doté d'une rapidité d'exécution et d'une force de pénétration, qui en ont longtemps fait la terreur des défenses adverses dans son club et en équipe nationale du Mali" selon  O. Roger.

<strong>La Rédaction</strong>

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<title>L’adieu des Maliens à Soumaïla Cissé</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/ladieu-des-maliens-a-soumaila-cisse-2910732.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 06 Jan 2021 01:17:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pays</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le cercueil de l’ancien chef de file de l’opposition recouvert du drapeau national est exposé dans la cour  du Palais de la culture où des milliers de Maliens lui ont rendu un dernier hommage.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>Sa mort a suscité une certaine émotion. <em>« Au petit matin du 25 décembre  jour de Noël, vendredi saint, tu nous quittes » </em>a regretté Boubacar Cissé, le fils aîné de l’opposant. <em>« Même sur ton lit de mort, tu as gardé ton sourire solitaire ; tu nous revenais six mois et un jour après ton enlèvement, et deux mois et quinze jours plus tard, tu nous quittes ». </em>

De nombreuses personnalités politiques  maliennes, de l’étranger et des anonymes ont rendu un dernier hommage vendredi au leader charismatique de l’Union pour la République et la démocratie (URD) dans la cour du Palais de la culture Amadou Hampaté Bah où était exposé son cercueil recouvert du drapeau national. Tous ont évoqué l’image d’un homme toujours animé d’une inlassable passion républicaine. Bocary Treta, président du Rassemblement pour le Mli (RPM) a retenu de lui « <em>un homme bon et de bien</em>. <em>Nos chemins se sont croisés parce qu’il était chef de file de l’opposition et moi président de la majorité présidentielle. Mais quant il s’agissait du Mali, nous nous sommes retrouvés »</em>

Après la prière dans la tradition musulmane, le cortège funéraire a rejoint  le cimetière de Sogoniko où il repose désormais. Soumaïla Cissé s’est éteint des suites de Covid-19 le 25 décembre à l’âge de 71 ans à Paris. A trois reprises, il avait échoué au second tour de la présidentielle.

<strong>Georges François Traoré  </strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>

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<title>Décédé le 25 décembre 2020 :  Soumaïla Cissé, grand serviteur du Mali, repose au cimetière de Sogoniko !</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/decede-le-25-decembre-2020-soumaila-cisse-grand-serviteur-du-mali-repose-au-cimetiere-de-sogoniko-2910419.html</link>
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<pubDate>Mon, 04 Jan 2021 01:22:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pays</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Que de tristesse, de désolation vécue ce vendredi 1er janvier 2021 au palais de la culture Amadou Hampaté Ba. L’émotion était immense, parce qu’il suffisait de voir les militants s’évanouir tant ce jeudi 31 décembre 2020 lors de l’accueil  de la dépouille mortelle de l’icône politique à l’aéroport, que lors de cette cérémonie des funérailles. Et oui ! Le peuple malien a finalement fait son adieu au patron de l’URD, non moins chef de file de l’opposition, Soumaila Cissé qui repose désormais au  cimetière de Sogoniko, un quartier de Bamako, capitale du Mali. A cette occasion, de vibrants hommages lui ont été rendus.</strong>

Il suffisait, à ce moment douloureux, de voir Mme Cissé Astan Traoré, l’épouse au défunt Soumaila Cissé, voire ses nombreuses militantes et sympathisantes assises et toutes voilées avec les chapelets dans les mains pour savoir combien les cœurs étaient meurtris. Né le 20 décembre 1949 à Tombouctou, au Mali, et mort le 25 décembre 2020 à Paris, en France (à l’hôpital américain), Soumaila Cissé a été accompagné à  sa dernière demeure ce vendredi 1er janvier 2021. Âgé de 71 ans, le patron de l’Union pour la République et la Démocratie (URD) laisse derrière lui une épouse (Astan Traoré) et quatre enfants : Bocar, Moussa, Mamoudou et Hamandoun . Dès l’annonce de la triste nouvelle de décès, des présidents comme Macky Salldu Sénégal, Bah N’Daw du Mali…, des amis et de différentes personnalités politiques africaines (Cellou Dalein Diallo de la Guinée-Conakry, Guillaume Soro de la Côte D’Ivoire…) et d’autres continents n’ont pas manqué de réactions . C’est en cette circonstance de tristesse que les militants ont, le jeudi 31 décembre 2020, accueilli la dépouille mortelle du cordialement appelé Soumi champion.

<strong>Ce qu’il faut retenir lors de l’accueil de la dépouille mortelle de Soumi  à l’aéroport de Bamako.</strong>

Hommes comme femmes, tous étaient sous le  soleil ardent. Même si l’heure impartie pour l’arrivée du corps était 14H30, certains militants étaient présents bien avant 12H.Ces militants venus nombreux avaient laissé certains messages sur les banderoles : <em>« Soumaila Cissé, l’homme qu’il fallait pour restaurer la paix et l’espoir au Mali, notre fierté »</em> ; <em>« la section URD de Kati rend hommage pour le service rendu au Mali et au parti URD, dors en paix, président et honorable Soumaila Cissé » ; « Soumaila Cissé, merci pour les 400 forages » ; « La jeunesse de Adéma-PASJ rend hommage au camarade Soumaila Cissé, président de l’URD ».</em>Suivant les consignes, seules 20 personnes dont 10 pour la famille et 10 pour le parti ont pu visiter  le corps déposé à sa descente d’avion de Paris au salon d’honneur de l’aéroport. Sorti aux environs de 16H10, le corps a été escorté par des pleurs, des mots d’Allah Akbar qui ont entrainé une perte de connaissance chez certaines femmes. Au sortir des membres du parti du salon d’honneur, les militants avaient un seul <em>slogan : « Ne lâchez jamais le combat de Soumaila, nous comptons sur vous. Défendre ses idées et ses programmes c’est lui rendre hommage ».</em>

Quant à la cérémonie des <em>funérailles tenues vendredi 1er janvier, des messages et des témoignages ne manquaient pas. « La jeunesse s’engage à perpétuer votre œuvre, dormez en paix président Soumaila Cissé » ; « Soumaila Cissé 1949-2020 » ; « la jeunesse rend hommage au président Soumaila ».</em>

<strong>Les mots de Samba Cissé, son frère et de Me Demba Traoré de l’URD.</strong>

<em>« Voilà donc venue l’heure de se dire au revoir. Dieu a accompli le destin qu’il te destinait, qu’il soit loué. Tu as eu la chance incomparable de porter nos parents en terre avec dignité résolument respectueux des degrés divers. Tu les rejoins au royaume de l’unique vérité aujourd’hui. Après toi, nous, tes frères et sœurs, tes petits enfants, neuveux, nièces et tes nombreux amis resterons les héritiers fidèles, les exécuteurs testamentaires de tous tes engagements »,</em> annonce le frère du défunt, Samba Cissé. Tes fêtes annuelles manqueront à tes petits-enfants ; ta maison était la famille de tous les Maliens et des étrangers.L’hommage que le pays te rend aujourd’hui est mérité, il est éloquent, et témoigne ton patriotisme, ta fidélité, ta vigilance aux valeurs de la Nation fondées par nos aïeux, ajoute Samba Cissé. À son frère défunt, Samba disait : <em>«Soumaila tu nous quittes, tu es présent partout dans notre vie, tes enfants peuvent en être fiers de porter ton nom ».</em>

Dors en paix mon frère Soumaila, a-t-il ajouté. Pour l’occasion, l’avocat Demba Traoré de l’URD a été clair : <em>«Soumaila Cissé, dans la dure épreuve de ta disparition, le monde entier partage l’immense douleur de tes gentils respectueux frères et sœurs inconsolables. Celle de ton épouse, une compagne infatigable, et de tes quatre enfants ».</em>Louant toutes les qualités de bonne épouse dont a fait preuve la veuve Astan Traoré, Demba Traoré explique : <em>« Soumaila a cette fois-ci besoin de tes prières pour reposer en paix définitivement. Je suis convaincu que ta foi inébranlable en Allah t’aidera à accepter cette douloureuse séparation avec ton ami, ton confident, prie pour ton mari Soumaila, le seigneur connait ta valeur, il t’écoutera ».Et de s’adresser à Soumaila en ces termes : « ô mon Dieu, si les murs de ton domicile pouvaient parler, ils allaient témoigner de ton amour et ton engament pour le Mali, tu as tourné dos à ta famille politique et tes nombreux amis qui te pleurent ».</em>

<strong>Les témoignages de Bocar Treta, président du RPM et de Salikou Sanogo, vice-président de l’URD</strong>

<em>« Que c’est pénible de parler d’un frère, un ami et camarade que Dieu vient de ramener à lui.Soumaila Cissé est un homme bien, il est un homme de bien pour moi »,</em> témoigne le président du Rassemblement pour le Mali (RPM).D’après lui, le défunt a, malgré leur divergence politique, toujours placé l’intérêt du pays au-dessus de tout. <em>« En aucun moment, cette opposition dont Soumaila était le chef de file  n’a débouché sur aucune forme de barbarie. Parce qu’il imposait  du dialogue et du respect, parce que c’est du Mali que nous parlions, et non de nous-mêmes (majorité et opposition) », a-t-il laissé entendre.</em>Et de préciser que la mort de Soumaila intervient à un moment où le pays pouvait compter sur ses propositions. Quant au vice-président de l’URD, celui-ci a fait le rappel du parcours politique et universitaire de Soumaila Cissé. Cela, sans oublier les postes occupés par le défunt, dont celui de la présidence de l’UEMOA, la CMDT du Mali…Salikou Sanogo reconnait que la scène politique malienne vient ainsi de perdre un grand homme. Tour à tour, les amis et différents intervenants ont promis de se battre pour la réalisation des idéaux de l’illustre disparu.

<strong>  Mamadou Diarra</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mali : Décès de l’ancien Premier ministre Modibo Keïta à 78 ans</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/mali-deces-de-lancien-premier-ministre-modibo-keita-a-78-ans-2910363.html</link>
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<pubDate>Sat, 02 Jan 2021 11:09:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Premier ministre du Mali à deux reprises, sous Alpha Omar Konaré en 2002 et en 2015, avec Ibrahim Boubacar Keita, Modibo Keïta est décédé ce samedi 02 janvier 2021 au Maroc à l’âge de 78 ans.</strong>

<em><strong>Maliweb.net</strong> - « C’est avec beaucoup de tristesse que nous apprenons la nouvelle du décès ce matin, de Monsieur Modibo KEITA, ancien Premier ministre »</em>, a publié le service de Communication de la Primature. Ainsi, au lendemain des obsèques du Chef de file de l’opposition, Soumalia Cissé, une autre personnalité politique du Mali tire sa révérence.

Modibo Keita a été nommé comme Premier ministre par le Président de la République Ibrahim Boubacar Keita, le jeudi 8 janvier 2015, en lieu et place de Moussa Mara éclaboussé par les évènements du 14 mai à Kidal. La gestion de la Primature, par celui qui était auparavant Haut représentant de l’Etat pour le dialogue inclusif inter-malien, avait été marquée par une période de ‘’ repos’’ gouvernemental.

L’inaction du gouvernement après plusieurs mois de fermeture des hôpitaux publics avaient obligé le président de la République à le remercier, le 10 avril 2017. Modibo Keita avait été remplacé par Abdoulaye Idrissa Maïga, unique Premier ministre du règne IBK issu du parti majoritaire.

<strong>Mamadou TOGOLA / <em>Maliweb.net </em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Demba Konaré, arraché à l’affection des siens</title>
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<pubDate>Thu, 31 Dec 2020 18:01:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les amis et la grande famille de la presse prient le Président Alpha Oumar Konaré et les siens d’accepter leurs condoléances à l’occasion du décès de Demba Konaré connu pour son humilité.
Que la terre lui soit légère .]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Décès d’Oumarou Tamboura directeur exécutif du CNOSM :  Le couturier des performances et des succès sportifs s’en est allé pour toujours !</title>
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<pubDate>Thu, 31 Dec 2020 02:37:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mutation</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le 8 décembre 2020 sera tristement à jamais gravé dans la mémoire collective des sportifs maliens avec le décès d’un homme qui aura tout donné plus de deux décennies au comité national olympique et sportif du mali (CNOSM) jusqu’à son dernier souffle. Il s’agit d’Oumarou Tamboura affectueusement appelé le Tambour, directeur exécutif à l’âge de 72 ans. Marié et père de 9 enfants (Un garçon et 8 filles), Tamboura comme on l’appelle, a fauché compagnie à tous les sportifs maliens pour toujours au moment où le sport malien avait plus besoin de lui en vue des prochains Jeux Olympiques de Tokyo  de 2021.</strong>

<strong> </strong>Comme tous les jeunes de son âge, Oumarou Tamboura a été repéré à l’école par les clubs de la capitale. Ainsi après avoir été recruté au Djoliba en tant que athlète, le natif de Boni se retrouva au COB comme handballeur puis Volleyeur. Après l’obtention de son Baccalauréat, il obtient une bourse d’étude en Roumanie. De là bas, Tambour comme on aime l’appeler au comité olympique, s’est distingué par ses qualités intrinsèques  en devenant président de l’association des étudiants maliens en Roumanie. Maitrisant parfaitement le français, le Roumain, l’Anglais, le peul et le Bambara, Oumarou Tamboura a décidé de rentrer au bercail pour servir et être utile au sein du mouvement national, olympique et sportif du Mali. C’est ainsi qu’il devient entraineur d’athlétisme, professeur à l’institut national des sports(INS). Sans surprise, il est appelé très tôt aux hautes responsabilités nationales et supranationales. Ainsi il occupa successivement les postes de directeur national des sport et de l’éducation physique, conseiller technique au ministère des sports, secrétaire exécutif de la zone 2 du Conseil supérieur du sport en Afrique(CSSA). Ayant fait valoir ses droits à la retraite, Oumarou Tamboura se donna une nouvelle vie en devenant le couturier des performances et des succès sportifs du comité national olympique et sportif du Mali durant deux décennies pour le bonheur du président Habib Sissoko et du mouvement olympique et sportif malien. De directeur de cours de la solidarité, de secrétaire général puis du directeur exécutif du CNOSM, poste qu’il occupa jusqu’à son dernier souffle le 8 décembre 2020, monsieur Tamboura s’est avéré être un homme engagé, sérieux, sincère, loyal et fidèle au président Habib Sissoko pendant 20 ans. Ce qui expliqua la confiance placée en lui par la solidarité olympique qui accompagna sans réserve les actions du comité national olympique. On comprend maintenant pourquoi le comité olympique est parvenu à enregistrer autant de performances et de succès sportifs sous la bienveillance d’Habib Sissoko. C’est dire que le comité olympique a le devoir voire l’obligation d’entretenir la flamme de l’engagement indéfectible de l’illustre disparu afin que la nouvelle génération puisse s’inspirer de son exemple. Rappelons qu’Oumarou Tamboura est né en 1948 à Boni d ans le cercle de Douentza

<strong>Dors en paix Directeur !    </strong>

<strong>Saïd</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L&amp;apos;ancien président burundais Pierre Buyoya a été enterré à Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/lancien-president-burundais-pierre-buyoya-a-ete-enterre-a-bamako-2910128.html</link>
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<pubDate>Wed, 30 Dec 2020 07:03:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="t-content__chapo"><strong>Décédé le 17 décembre, le diplomate aura passé les huit dernières années de sa vie au Mali en tant que Haut représentant de l’Union africaine au Mali et au Sahel.</strong></p>

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Au centre de l’allée de la cathédrale de Bamako, à quelques mètres de l’autel, le cercueil de <strong><a href="http://www.youtube.com/watch?v=exLnPPqaeOw" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Pierre Buyoya</a></strong> est drapé de blanc. Une photo du défunt, tout sourire, est placée devant la dépouille. Au premier rang, sa femme est entourée de ses enfants. Dans la salle sont présents de nombreux diplomates africains et occidentaux. Les autorités maliennes, à travers le ministre des Maliens de l’extérieur Alhamdou Ag Ilyene, ont également tenu à lui rendre hommage.

« <em>Nous l’avons vu depuis le début de la crise mettre toutes ses connaissances pédagogiques, son expérience au service du Mali pour la sauvegarde de son intégrité territoriale, pour la réconciliation de ses fils, pour sa sécurisation et puis le retour du Mali devant la scène internationale. </em>»

Au Mali, Pierre Buyoya se sentait chez lui. Reconnaissant à son pays d’accueil, ses proches ont tout de même rappelé l’attachement de Pierre Buyoya au Burundi lors de l’oraison funèbre. Son fils Olivier témoigne.
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« <em>Comme tout Africain, notre souhait c’est un jour d’être enterré sur la terre de ses ancêtres. Et je crois savoir que c’était aussi son souhait. Cela n’a pas été possible, mais nous ne perdons pas espoir qu’un jour, cela le soit.</em> »

Condamné le 19 octobre dernier à la prison à perpétuité pour l’assassinat de l’ancien président Melchior Ndadaye par la Cour suprême de justice du Burundi, Pierre Buyoya qui a toujours contesté son implication risquait d’être incarcéré dans son pays. Il est aujourd’hui inhumé au cimetière chrétien de Bamako Coura.

<strong>Source: https://www.rfi.fr/fr/afrique</strong>

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<title>Décès de Soumaila Cissé :  Le Mali perd ‘’ son futur président’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/deces-de-soumaila-cisse-le-mali-perd-son-futur-president-2910092.html</link>
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<pubDate>Wed, 30 Dec 2020 02:33:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Informateur</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Pendant que le monde célébrait Noël,  la triste nouvelle du décès brutal du président de l’Union pour la République et la démocratie (URD) des suites de Covid-19 s’est répandue comme une traînée de poudre. </strong>

&nbsp;

La nouvelle a fait l’effet d’une bombe.  Mauvaise blague ? Pure fiction ? Celui qui  était perçu comme le futur président de la République a quitté ce monde, sur la pointe des pieds, sans  que son agonie fasse la une des journaux. A la stupéfaction s’est greffée la colère. Vu son parcours, Soumaïla valait le coup d’être essayé.  Que le Mali en soit ainsi privé à une période charnière de son histoire avait de quoi donner des vertiges pas seulement à ses militants mais aussi nombreux citoyens d’autres bords politiques qui espéraient avoir trouvé l’homme de la situation.

Seulement voilà, Soumaïla Cissé a perdu sa dernière bataille en France pendant que les militants du parti URD et les citoyens lambda mettaient les bouchées doubles aux préparatifs  de la prochaine présidentielle à l’instar de Tous Pour Soumaïla (TPS). Cet espoir a été brisé par le Tout- Puissant conforte cet adage bien africain : <em>« tout homme meurt en grossesse »</em>.

Dès l’annonce de son décès, parents, amis, militants et des milliers d’anonymes ont pris d’assaut sa résidence sise à Badalabougou. Il avait occupé nombreux postes au sommet de l’Etat.et avaitété finaliste malheureux à maintes reprises en 2002 face à l’ancien président du Mali feu Amadou Toumani Touré (ATT), en 2013 contre l’ancien président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) et en 2018. En mars 2022, L’enfant de Niafunké  était une figure emblématique du landernau politique malien

En lui, le Mali perd un de ses valeureux fils. Dors en paix champion !

<strong>Diakaridia Sanogo              </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Décédé le 25 décembre :  Soumaïla Cissé sera inhumé vendredi</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/decede-le-25-decembre-soumaila-cisse-sera-inhume-vendredi-2910112.html</link>
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<pubDate>Wed, 30 Dec 2020 01:15:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Informateur</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Décédé à Paris des suites de coronavirus, la dépouille du leader charismatique de l’URD, chef de file de l’opposition, attendue demain, sera portée en terre vendredi.</em></strong>

Terre il était, terre il y retournera. La nation entière s’apprête à lui rendre un dernier hommage. A la dimension d’un homme qui avait consacré l’essentiel de sa vie à la politique et qui jouissait d’une large notoriété et d’un grand prestige dans son pays et au delà. Maniant à l’envie un style simple, direct, dépouillé de tout artifice, au risque de bousculer certaines idées préconçues, sa compagnie et ses conseils étaient recherchés. Comme par le passé, lorsque candidat en 2002 son parti l’Adema l’abandonnait au milieu du gué au profit de l’indépendant Amadou Toumani Touré qui du reste avait mouillé le maillot. Certes, Alpha Oumar Konaré, président sortant était guidé par une autre considération  comme il l’avait brillamment résumé  dans un discours testament: <em>« le coureur de relai, une fois joué sa partition, ne peut pas se désintéresser du reste de la course… J’ai un candidat, il est faible… Je ne dirai pas son mon, de crainte qu’il ne soit canardé»</em>.

A l’échec aux portes de la présidence de la République succédait la protestation. Celle-ci en politique joue un rôle plus important. Et réciproquement la désertion joue un rôle d’autant important que le nombre de partis politiques soit plus élevé. Soumaïla Cissé portait sur fonts baptismaux l’Union pour la République et la démocratie (URD) en 2003, conférait à sa formation une force de frappe par le biais aussi de fusion-absorption de petits partis.

L’ingénieur-informaticien, sorti de l’Ecole polytechnique universitaire de Montpellier, s’était investi corps et âme à élargir sa base électorale en partant à la pêche de nouveaux adhérents. Succès en demi-teinte. Ses efforts s’étaient en partie fracassés contre certaines réticences à mordre l’hameçon. Ses propos du style <em>« les Maliens consomment trop de sucre »</em> ou encore <em>« le pain est un luxe pour les Maliens »</em> en réaction à la valse des étiquettes alimentaient les causeries dans les grins, salons feutrés. En dépit de ses dénégations, le ver était déjà dans le fruit. Et, il n’avait quitté son rang de second à la présidentielle.

&nbsp;

<strong>Les dieux sont jaloux !</strong>

<strong> </strong>

L’ex-otage avait bénéficié durant sa captivité longue de six mois d’un élan de solidarité qui ne l’avait plus abandonné ces derniers temps. Un sondage lui donnait largement favori de la prochaine élection présidentielle de juillet, même si aucune date pour l’instant n’est avancée. Mais les dieux sont jaloux. Soumaïla Cissé tirait sa révérence le 25 décembre dernier dans un hôpital parisien à l’âge de 71 ans des suites de Covid 19. Il est décédé cinq jours après avoir fêté son anniversaire et deux mois après deux anciens présidents de la République, Amadou Toumani Touré et Moussa Traoré.

Sa dépouille est attendue demain. Le lendemain, vendredi, les obsèques auront lieu à 10 h au Palais de la culture Amadou Hampaté Bah, d’après un communiqué de son parti.

<strong>Georges François Traoré  </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : la dépouille mortelle de Soumaila Cissé arrive jeudi pour des obsèques vendredi</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/mali-la-depouille-mortelle-de-soumaila-cisse-arrive-jeudi-pour-des-obseques-vendredi-2910021.html</link>
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<pubDate>Tue, 29 Dec 2020 06:51:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<div class="single-post-rightbar">

<strong>La dépouille mortelle de Soumaila Cissé arrive à Bamako, jeudi, et son enterrement est prévu vendredi 1er janvier 2021, a confirmé, lundi, à Bamako, une source proche de la famille.</strong>
La dépouille arrive par un vol d'Air France et l'enterrement se déroulera vendredi à 10h, précise la même source.

Pour sa part, le Bureau exécutif national de l'Union pour la République et la démocratie (URD)et la famille Cissé ajoutent que « l'arrivée de la dépouille de l'honorable Soumaila Cissé à l'aéroport international Président Modibo Keita de Bamako Senou est prévue le jeudi 31 décembre 2020 à 14h ».

Les obsèques auront lieu au palais de la culture Amadou Hampaté Bah. Les opérations de rapatriement de la dépouille mortelle de Soumaila Cissé, décédé à Paris, sont entièrement prises en charge par le budget national, a annoncé samedi la présidence malienne dans un communiqué.

La présidence précise également que « Mme Cissé Assitan Traoré (la veuve) a accepté l’offre faite par le Gouvernement malien de prendre en charge les opérations de rapatriement de la dépouille mortelle ».

« L’Ambassade du Mali à Paris a reçu instructions d’assister la famille de feu Soumaïla Cissé à cette fin », informe la même source. Le programme des funérailles n’est pas connu. Il est seulement dit qu’il sera inhumé avec tous honneurs dus à son rang.

<strong>M. DIARRA (AMAP)</strong>

</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>In memoriam: Ahmed Elkori, tu nous lâches toi aussi</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/in-memoriam-ahmed-elkori-tu-nous-laches-toi-aussi-2910008.html</link>
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<pubDate>Mon, 28 Dec 2020 19:04:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Avalanche d’hommages depuis hier quand la terrible nouvelle de ton décès s’est répandue. Quoi d’étonnant, Ahmed? Tu étais à tout le monde, tu aimais tout le monde, la profession qui te pleure comme en dehors, en particulier les amis et la famille. Tu seras resté disponible et loyal jusqu’à la mort.</strong>

La preuve c’est que tu es mort toi même pendant des funérailles dont tu ne voulais aucunement être absent. Rire et échanger quelques blagues, raconter quelques anecdotes faisaient partie de ta belle nature. Cela manquera à ton monde. J’ai quant à moi une dette envers toi: celle de l’amitié et de la fidélité. Tu m’avais adopté sans calculs à Tombouctou un jour de 2011 et tu m’as laissé partager ton toit, tes repas, tes contacts, ta famille. Parce que tu ne savais rien refuser à personne. Parce que pur produit de Tombouctou et de sa culture toute de générosité et de solidarité, tu étais aux côtés de ceux qui en avaient besoin. Parce que tu avais su rester toi-même, exagérant toujours un peu aimant parfois les coups de gueule, mais toujours prêt à servir. Tu es juste irremplaçable dans ce que tu étais et savais faire. Au revoir cher collègue, frère et ami.

<strong>Adam Thiam</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>In memoriam : Soumaïla Cissé Parti à l’heure exacte de la moisson</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/in-memoriam-soumaila-cisse-parti-a-lheure-exacte-de-la-moisson-2909852.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 26 Dec 2020 11:39:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Il avait survécu à plus de six mois de captivité entre les ergs, les barbus, la chaleur cuisante du jour et le froid polaire de la nuit, et tout cela sans rien perdre ni de son traditionnel mordant ni de son penchant à prendre la vie du bon côté. Mais voilà que l’annus horribilis emporte Soumaïla Cissé le jour même de la fête de la Nativité. D’où l’incrédulité, la stupeur, la consternation qui accueillirent la terrible nouvelle. Et les réactions en chaîne qui vont des chefs d’Etat aux chefs de partis politiques, des diplomates aux citoyens lambda.

La sincérité des hommages posthumes est difficile à établir. Mais concernant Soumaïla Cissé, sa nature et ses postures, son combat et ses valeurs,  les éloges sont restés mesurés, privilégiant le rappel des faits et ceux-ci ne mentent pas. Tout le monde a pris conscience du devoir de rendre justice enfin au défunt en lui restituant, maintenant qu’il n’est plus là pour les entendre, les bons points chichement concédés de son vivant. Tant mieux ! Ces hommages permettront de mieux cerner le défunt qui fut l’un des politiques les plus querellés de son pays !

Malgré sa carapace, Cissé a dû énormément souffrir de la réputation que d’aucuns lui faisaient de simple technocrate fourvoyé en politique, non pour la grandeur de son pays mais pour son seul vertige des sommets.

Après lui, son patriotisme est reconnu et exalté ; sa ténacité est citée en exemple ; ses capacités intellectuelles sont mises en relief et l’unanimité est faite autour de son professionnalisme et son sens du leadership. Belles pièces à convictions pour la chronique de notre histoire immédiate.  Mais, c’est l’avenir immédiat du Mali que la disparition brutale de Soumaïla Cissé interroge. Une présidentielle vitale pour la survie de la démocratie malienne se profile à l’horizon.

L’enfant de Niafunké y avait toutes ses chances. Mais les cartes vont devoir être rebattues désormais. Dans le starting block, des compétiteurs connus qui auront à livrer une bataille épique pour réunir la masse critique d’électeurs qu’ils sont, pour l’instant, loin d’avoir. Et sans doute, d’autres qui seront encouragés par le nivellement maintenant crée par l’absence d’un poids lourd. Soumaila Cissé ne sera pas là pour arbitrer, après des décennies d’engagement et de passion pour son pays.

<strong>Adam Thiam</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : Soumaila Cissé est décédé ce matin à Paris</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/mali-soumaila-cisse-est-decede-ce-matin-a-paris-2909748.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 25 Dec 2020 10:25:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Chef de file de l’opposition et président de l’Union pour la République et la Démocratie (URD), Soumaila Cissé est décédé ce vendredi matin à Paris. L’opposant malien, âgé de 71 ans, était atteint de Covid-19. </strong>

<em>« Je suis profondément triste d’apprendre le décès de Soumaila Cissé »</em>, a écrit l’ancien ministre Tièman Hubert Coulibaly, l’une des premières personnalités politiques à réagir à la nouvelle. « <em>Une vie d’engagement, d’efforts et de combat pour notre démocratie</em> », a ajouté l’ancien ministre Coulibaly qui déclare sa solidarité à « sa tante Astan » et à toute sa famille.

Enlevé par les djihadistes dans le Nord du Mali et détenu pendant six mois, Soumaila Cissé avait été libéré le 09 octobre 2020. Après le Mali, l’opposant malien était récemment en tournée de remerciement dans la sous-région Ouest-africaine, le Chef de file de l’opposition malienne est décédé à l’Hôpital américain de Paris.

<b>La Rédaction de maliweb.net</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>In memoriam : Seydou Guindo :  Frère et ami jusqu’au bout</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/in-memoriam-seydou-guindo-frere-et-ami-jusquau-bout-2909576.html</link>
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<pubDate>Wed, 23 Dec 2020 09:28:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Personne ne se fait d’illusion sur son statut de mortel, surtout en ces temps où chaque jour  apporte son lot de tristesse, de deuil et de larmes. Mais que le sort frappe si près en si peu de temps, prenant les meilleurs d’entre nous ? Larbo hier, Badjene aujourd’hui! Qui demain? Car plus rien certain; le mal est tout autour et il semble aimer ceux que nous aimons. Comme Seydou Guindo Badjene dont la voix pleine ne remplira plus le salon où il aimait prendre ses aises, comme chacun de nous: le salon de Atou et Tiebilé, à la porte jamais fermée, à la table où les amis sont toujours les bienvenus. Oui, le mari de Tiguida s’est tû, posant cette fois-ci l’acte gravissime de nous quitter pour de bon, malgré lui car il était de ceux qui ne feraient pas de mal à une mouche. Débonnaire et volontaire, aimant et jovial, il était écrit qu’il ne conduirait pas à son terme les démarches nuptiales de son fiston Maciré, ce qui lui tenait particulièrement à cœur. Mais c’est comme ça. La loterie de la vie sait être cruelle. Lui ne l’a jamais été. Du plateau dogon à Bamako, de Pointe à Pitre à Arusha, toujours le même: fraternel et amical, profond et sûr. Nous te saluons avec la déférence que tu mérites, Badjene!

<strong>Adam Thiam</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>In memoriam : Lamine Ben Barka,  la classe dans l’effacement !</title>
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<pubDate>Tue, 22 Dec 2020 13:04:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Il s’en va cette fois-ci aussi comme il avait habitude de venir : sur la pointe du pied, sans bruit, sans casse. Il ne sera plus là pour être le témoin impuissant d’un temps de gravité satanique qui fauche dans nos rangs  comme jamais.  Difficile à accepter,  mais hélas, c’est fait : Lamine  est parti. Et cette mécanique là n’est pas réversible.  Sans lui,  c’est vrai, le reste est un défi. Car, s’il avait su être cette présence qui évitait de se faire remarquer, Lamine avait toujours été au four et au moulin. Dès lors, il sera  une absence qui se fera sentir.   Nous n’avons, face à toute-puissance divine, que des vœux à offrir. Celui que Lalla, l’épouse éplorée mais croyante, l’amie sincère et la sœur universelle,  que nous n’imaginions pas sans lui et réciproquement, soit là le plus longtemps possible pour  ce qu’elle est elle-même mais aussi pour  « continuer » Lamine qu’il est impossible de ne pas pleurer.  Tant il avait investi dans le savoir-être et dans le savoir-vivre ! Tant il avait fait de l’efficacité silencieuse un culte, son culte, pour ne heurter personne et pour commettre le moins d’impairs possibles!  Mais voilà, il n’est donné  à chacun de nous qu’un moment,  et ce moment Lamine l’a admirablement bien rempli.  Vas en paix, cher ami, et  sois des bienheureux !

<strong>Adam Thiam</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>In memoriam: Ba Issa Koné, le frère, le maître et l’ami</title>
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<pubDate>Mon, 21 Dec 2020 15:19:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Il n’est pas aisé de décrire cet homme dont le charme, la gaieté et l’art ne pouvaient laisser personne indifférent. Mais on se jette à l’eau et on tente le raccourci suivant: Ba Issa aura été le frère de Dioncounda, le maître de l’ambiance et l’ami de tout le monde. Le frère de Dioncounda: non par le sang ou le lait, mais par l’amour et par la loyauté, ces valeurs  qui finissent par supplanter la relation initiale et transcender le statut social ou l’âge tout en sachant raison et mission garder. Le maître de l’ambiance: pourvu que le rire et la bonne humeur  fussent maintenus là où il était, Ba Issa acceptait tous les rôles, du souffre-douleur au conteur captivant m, du virtuose du ngoni à l’impresario avisé, de l’amuseur public au guide éclairé. L’ami de tout le monde enfin: parce qu’il ne savait pas se la jouer, il se mettait à la hauteur de son interlocuteur et aimait ceux que son frère aimait. Que c’est triste de le voir partir ainsi lui qui avait tant à dire, tant à apporter, lui qui aimait tant vivre et qui savait tant vivre! Nous savons nos limites devant le fait divin, mais il nous reste encore un peu de souffle pour dire: Janjo Ba Issa, merci pour tout et pardon pour l’offense inhérente à la cohabitation.

<strong>Adam Thiam</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>In memoriam : Amara Sylla, C’était Amsyl !</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/in-memoriam-amara-sylla-cetait-amsil-2907805.html</link>
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<pubDate>Tue, 08 Dec 2020 21:19:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Il était simplement solaire. On pouvait donc finir par oublier son statut de mortel. Il mobilisait, avec une rare aisance, chaque muscle de son visage pour rire et sourire, et très rarement pour se raidir. Si être débonnaire n’est pas de la naïveté mais la marque profonde de la supériorité que confère l’humilité vraie, alors Amara Sylla était débonnaire. Donc humble, profond et vrai. Nul doute alors que chacune de nous, chacun de nous pense avoir perdu son plus proche confident, son meilleur ami, son seul frère. C’était lui ce rire charmeur constamment échappé d’un corps d’athlète. C’était lui cette lumineuse générosité qui pouvait lui faire promettre l’impossible car chez lui l’autre était roi. C’était lui cet irrésistible vertige de la créativité. En un mot, c’était lui Amsyl. Il n’avait sans doute pas la gouache solide de Picasso. Mais il pouvait revendiquer un don unique: la gouaille qui a séduit tout son monde. Tout ce monde qui le pleure a juste raison, de larmes sincères et de réelle affliction. Car s’il n’est pas là, lui, ça se sentira lourdement. Qui ose parier le contraire ?
<strong>Adam Thiam</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : Décès de l&amp;apos;ancien Ministre de la Solidarité Hamadou Konaté à l’âge de 70 ans</title>
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<pubDate>Sat, 05 Dec 2020 22:58:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L'ancien ministre de la Solidarité et de l'Action humanitaire Hamadou Konaté est décédé ce samedi 05 décembre 2020. Né le 4 juin 1950, Hamadoun Konaté était un proche collaborateur de l’ancien président de la République Ibrahim Boubacar Keita. Entré au gouvernement en septembre 2013, Hamadoun Konaté était resté en poste jusqu’à juillet 2020.</strong>

Le secrétaire général de la Minusma, Mahamt Sallet Annadif, dit avoir « une pensée pieuse » pour la famille du défunt. L’ancien Premier Soumeylou Boubèye Maïga s’est dit « consterné » par le décès de son « aîné ». Quant à Fahad Ag Almamoud, membre d’un mouvement signataire de l’Accord de paix, il salue la mémoire d’un « personnage principal du processus puis de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali ».

<strong>Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mahamadou Nimaga, ambassadeur du Mali à Washington : &amp;quot;L&amp;apos;ambassadeur Vieux Touré était un modèle d&amp;apos;humilité, de compétence et d&amp;apos;engagement au service du Mali…&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/mahamadou-nimaga-ambassadeur-du-mali-a-washington-lambassadeur-vieux-toure-2907280.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 05 Dec 2020 02:16:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Au travail, on lie parfois de véritables amitiés et de forte relation de confiance, et lorsqu'un collègue comme l'ambassadeur Vieux Touré nous quitte si brutalement, on peut ressentir une grande tristesse semblable à la perte d'un trésor.

Les mots me manquent pour exprimer ce que je ressens. Je m'efforcerai de me souvenir de certains faits ayant marqué notre relation d'amitié. Je sais que le film de nos confidences et de nos interactions est celui d'un long-métrage. Que de beaux souvenirs et des moments agréables passés ensemble. Il ne reste que des souvenirs - que des souvenirs. Hélas !

De retour de l'ENA de France en 2006, je fis la connaissance de l'ambassadeur Vieux Touré à la direction des affaires politiques comme chef de département Afrique, puis directeur adjoint. Avec l'ambassadeur Daou et Vieux Touré c'était l'exemple type d'une complicité remarquable entre un directeur et son adjoint qui partagent des valeurs communes d'humanité. C'est dans cette atmosphère de collaboration franche et sincère que je découvris l'homme. Il m'a vite adopté, et est devenu au fil du temps un chef, un ami, un frère et un confident.

Tu as été à mes côtés dans toutes les épreuves professionnelles et sociales. Même étant mon directeur adjoint, j'étais honoré fréquemment par tes visites surprises dans mon célibatorium au quartier de la Cité Unicef à Bamako.

Tes conseils avisés m'ont incliné à la sagesse et souvent à la retenue. Ils ont aidé à renforcer ma résilience face à de nombreuses situations. Je me souviendrai toujours de notre dernière conversation, la veille de ton départ sur Bamako pour assister aux obsèques de ton frère aîné, le président ATT.

Après m'avoir confié une mission personnelle, tu terminas la conversation avec un ton très amical : <em>"Cher ami après la pandémie Covid-19 je viendrai à Washington DC pour passer quelques jours de repos". </em>Je comprends maintenant que c'était un adieu. Tu vas beaucoup nous manquer surtout la jeune génération des affaires étrangères en laquelle tu fondas beaucoup d'espoir. Tu entretenais avec chacun une relation toute singulière, teintée de courtoisie et de respect malgré la différence d'âge.

Je n'ai plus la force de poursuivre ni l'énergie pour tenir la plume si longtemps. Je vais devoir me résumer :

L'ambassadeur Touré était un modèle d'humilité, de compétence et d'engagement au service du Mali. Malgré les conditions de vie difficile en Libye, tu avais constamment souci de tes collaborateurs et de la communauté malienne. Il était très généreux dans le partage d'expérience et de conseil.

Dors en paix, cher aîné et ami. Puisse Allah t'accueillir en son Paradis. Amine

"Les morts vivent tant qu'un seul vivant les porte encore en lui".

<strong><em> </em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le monde de la police en deuil : Le contrôleur général de la police à la retraite Ifra Oumar N&amp;apos;Diaye n&amp;apos;est plus !</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/le-monde-de-la-police-en-deuil-le-controleur-general-de-la-police-a-la-retraite-ifra-oumar-ndiaye-2907275.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 05 Dec 2020 02:05:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Décédé le samedi, le contrôleur général de la police à la retraite, Ifra Oumar Ndiaye a été conduit à sa derrière demeure, le dimanche 28 novembre 2020, par une foule nombreuse. Il repose désormais au cimetière de Niaréla. Nous vous publions l'hommage que lui a rendu son fils Alioune Ifra Ndiaye, opérateur culturel et président de la Fédération des Artistes du Mali. </em></strong>

Ancien de l'ENA, de l'Emia et de l'Ecole de police de Toulouse, mon père, Ifra Oumar Ndiaye, contrôleur général de police, faisait partie d'un groupe de jeunes intellectuels que Tiécoro Bagayogo avait organisé au sein de la police nationale du Mali pour apporter une certaine modernité.

Il avait été ainsi, depuis 1969, au cœur du pouvoir militaire en tant que chef de la Sûreté nationale et chef de l'immigration et de l'émigration au Mali jusqu'à la purge qui a emporté tous les officiers proches de Tiécoro Bagayogo et compagnie en février 1978. Sa photo était d'ailleurs en première page de L'Essor parmi les officiers exposés avec une ardoise au cou portant son nom.

Après un bref passage à Taoudéni et sauvé de la purge parce que considéré comme un <strong>"Officier pas méchant"</strong> et surtout par un intelligent lobbying conjugué de son beau-père Beydi Traoré (une des plus grandes fortunes de l'époque), de son beau-frère Moussa Sy (le plus grand pétrolier de l'époque) et de ses oncles Isma Ndiaye, Mountaga et Seydou Nourou Tall (de la grande famille maraboutique Tall), Papa a été gardé dans l'armée parce qu'il lui a été fait comprendre qu'il ne devrait pas envisager de démission, car ce serait considéré comme une désertion.

Réhabilité concrètement à la fin des années 80 et début des années 90, il a occupé des responsabilités dans les services de renseignement, les commissariats et les services spécialisés de la police. Il a pris sa retraite quand il occupait les fonctions de directeur de l'inspection générale de la police nationale (la police de la police).

Etant son aîné, Papa m'a donné une éducation très sévère tout en me permettant une totale liberté de choix de vie. Issu d'une famille descendant d'El hadj Omar Tall, le passage à l'école coranique était une obligation pour son aîné. Il m'a ainsi inscrit au vestibule coranique de la famille Tall à Ségou où j'ai suivi, avec mon cousin Thierno Ndiaye, l'école coranique toutes les vacances scolaires pendant 6 ans.

Parallèlement, il nous a inscrits dans l'une des meilleures écoles fondamentales du Mali, l'école de la Cathédrale, dirigée par l'Eglise catholique. Je lui dois ma liberté de pensée, mon amour de la lecture et de l'écriture. Quand il a su mon penchant pour la culture et surtout mon ambition d'être réalisateur dans ma vie active, j'ai bénéficié d'un accompagnement sans faille : livres, projecteurs Ciné super 8 et tous les magazines d'actualités sur le secteur cinéma et culturel, sans parler de mes collections de bandes dessinées.

Sévère et d'une discipline militaire, Papa a été un homme de devoir : de devoir envers sa famille et envers son pays. Depuis adolescent, il m'a toujours préparé à sa mort. Très souvent quand je lui servais de chauffeur, il me rappelait son statut d'officier des forces de sécurité susceptible d'aller à tout moment au front et de ne pas y revenir ; et que je dois être fort pour assurer derrière lui la cohésion familiale. C'est pourquoi, il m'a très vite confié beaucoup de responsabilités dans la famille.

Monogame assumé, Papa m'a toujours déconseillé la polygamie, source, à son avis, de toutes les déconstructions de la société malienne. Papa était père de 7 enfants (3 garçons et 4 filles) et était le point focal des cousins et cousines qui venaient faire leurs études supérieures à Bamako.

La vie de Papa est un exemple pour moi. Il a vécu avec ce qu'il a ; jamais au-dessus de ses moyens. Il n'a jamais cherché à acquérir plus que nécessaire. J'ai aussi vécu auprès de lui l'attitude des gens quand tu es au pouvoir ou en dehors. Les militaires au pouvoir aujourd'hui doivent s'inspirer de sa vie.

Quand il a pris sa retraite, Papa a tout de suite partagé son héritage matériel et de responsabilité entre ses enfants et certains de ses neveux. Ce que j'ai hérité de lui, je l'ai investi dans BlonBa à 100 % avec son accord. Pour les responsabilités confiées à moi, j'espère ne pas le recevoir. Et puis Papa s'est retiré de toute vie publique et s'est entièrement consacré à sa famille et à lui-même.

Devenu très plaisantin, il tenait aux visites de ses petits-enfants qui le lui rendaient bien. Il approchait ses 80 ans. Il a eu une vie tumultueuse, mais très heureuse ! Sa bénédiction préférée était que <em>"Dieu nous aime tous !"</em>

Repose en paix Papa !

<strong>         Alioune Ifra N’Diaye </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : L&amp;apos;opérateur économique BAKÔRÈ SYLLA dit GGB est décédé</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/mali-loperateur-economique-bakore-sylla-dit-ggb-est-decede-2907319.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 04 Dec 2020 17:45:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div dir="auto">

<strong>Opérateur économique né à Touba, dans le Cercle de Banamba (région de Koulikoro), Bakoré Sylla, l’homme d’affaires Président Directeur Général du groupe Grands Greniers du Bonheur (GGB), vient de nous quitter ce vendredi 4 décembre au Groupe Medical de la Commune I du District de Bamako des suites d'une longue maladie.</strong>

Bakoré Sylla dit GGB fut l’un des premiers négociants du pays, actif principalement dans le commerce du riz mais aussi du sucre. C’est en 1987 que ce commerçant-né, autodidacte passé par l’école coranique, crée les GGB. Les années 1990 marquent le succès de l’entreprise. Bakoré Sylla se fait singulariser en rachetant une rizerie dans la région de Ségou. L'homme d’affaires était également très présent dans l’immobilier.

Dors en paix, GGB.
<div>
<div id="widget-container-subscription">
<div id="widget-container-subscription__heading"><strong>La rédaction de maliweb.net</strong></div>
</div>
</div>
</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Djibril Naman Kéita tire sa révérence :    Le mandé pleure un de ses dignes fils.</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/djibril-naman-keita-tire-sa-reverence-le-mande-pleure-un-de-ses-dignes-fils-2906965.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 03 Dec 2020 01:35:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv2332880657s12" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span class="yiv2332880657s13"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Un adage de chez nous dit que si un homme est bien, c’est à l’ensemble de la communauté qu’il appartient et non à sa seule famille. N’est pas grand homme celui qui excelle dans le bling bling, le ‘’m’as-tu vu’’, les discours  musclés ou lénifiants pour dire une chose et faire le contraire dans le dessein d’abuser de leur prochain, comme on a coutume de le voir. Peut-on se cacher derrière son doigt ? On constate de plus en plus que L’OMNISCIENT ET OMNIPOTENT n’attend plus l’au-delà pour leur réserver le sort qu’ils méritent : la disgrâce, l’humiliation, la taule, une triste fin….</span></span></p>
<p class="yiv2332880657s12" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></span></p>
<p class="yiv2332880657s12" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span><span class="yiv2332880657s13"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">En revanche, c’est par la modestie qui donne à son mérite un beau relief que se distingue le grand homme. Mieux, écrivait l’artiste, l’écrivain et le journaliste Rivarol (1753- 1801) : </span></span><span class="yiv2332880657s14"><i><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">« il y a quelque chose de plus haut que l’orgueil, et de plus noble que la vanité et quelque chose de plus rare que la modestie, c’est la simplicité</span></i></span><span class="yiv2332880657s13"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">». </span></span></span></p>
<p class="yiv2332880657s12" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></span></p>
<p class="yiv2332880657s12" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span><span class="yiv2332880657s15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Cette race d’homme rare de nos jours est incarnée par Djibril Naman Kéita que l’inévitable faucheuse vient d’arracher, le 26 novembre 2020, à l'hôpital le Luxembourg, à l’affection des  siens. </span></span></span></p>
<p class="yiv2332880657s12" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span><span class="yiv2332880657s15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Oui, un grand baobab vient de s’effondrer. Pour communier avec sa famille dans la douleur de cette perte incommensurable, des dizaines  de délégations ont accouru des quatre coins du pays, en plus des centaines de personnes venues de toutes les contrées du Mandé : Kaba ; Kéla ; Niamé ; Massala Kobala, Kéniéroba ; Sobra ; Batinéni ;  Balawoulena ; Nafadji ; Dogoduman ; Siby ; Nioumamakana ; Bangoumana ; Dialakoroba ; Niagadina ; Kourouba ; Tiakadougou-Dialakoro ; Tiakadougou Faraba, Mininidian ; Karan ; Benkadi ; Naréna ; Balan-Bakama ; Kaniogo ; Nouga ; Séléfougou  et Maramandougou…des délégations comprenant autant de nombreux  hommes que de femmes ainsi que ses nombreux fans clubs au sein de la jeunesse du Mandé. </span></span></span></p>
<p class="yiv2332880657s12" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span><span class="yiv2332880657s15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></span></span></p>
<p class="yiv2332880657s12" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span><span class="yiv2332880657s15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Tous tenaient à rendre hommage à ce ‘’Mansaren’’ bon teint qui s’est comporté toute sa vie en véritable Mansa ! Car par son sens du partage, son attention sans fard, Djiby  éprouvait un réel plaisir à rendre service à son prochain. Il dépensait et se dépensait sans compter : ses ressources, son temps, son énergie. C’est pour toutes ces bonnes raisons que - au nom du Mandé- la diva Ami Koïta lui a dédié un de ses best –seller !</span></span></span></p>
<p class="yiv2332880657s12" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></span></p>
<p class="yiv2332880657s12" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span><span class="yiv2332880657s16"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">KARAN,</span></b></span><span class="yiv2332880657s15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> terre de ses ancêtres, dont il était l’édile, est inconsolable. Pour tant de larmes essuyées par l'enfant prodige ! Pour tant d'infrastructures (forages, écoles, centres de santé, mosquées) réalisées pour le bien-être des communautés sans exclusive ! Pour tant d’efforts déployés pour que règnent entre ses frères et sœurs du Mandé la concorde et la cohésion des cœurs et des esprits ! </span></span></span></p>
<p class="yiv2332880657s12" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></span></p>
<p class="yiv2332880657s12" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span><span class="yiv2332880657s15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Pour le porte- parole de Sélingué, le fils de Naman Kéita n'est pas mort pour le seul Karan, terre de ses  origines. Mais pour toute la population de la commune de Bahia à laquelle il a rendu d’énormes services. </span></span></span></p>
<p class="yiv2332880657s12" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span><span class="yiv2332880657s15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">L'Amicale des municipalités du mandé qu’il a notablement contribué à porter sur les fonts baptismaux et qu’il préside le Grand Forum du Mandé dont il est le vice-président, ses nombreux collègues cheminots, ses voisins du domicile paternel autant que de ses résidences… ont tous témoigné de ce qu’ils savent des multiples qualités de l’homme qu’ils ont connu ou côtoyé. </span></span></span></p>
<p class="yiv2332880657s12" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></span></p>
<p class="yiv2332880657s5" style="background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span><span class="yiv2332880657s15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Après un parcours scolaire et universitaire sans faute sanctionné par des parchemins auxquels rêvent tout cadre digne de ce nom, l’Inspecteur des Services Economiques qu’il est devenu avait plusieurs cordes à son arc (Gestion des Projets ; Audit et Contrôle de Gestion ; Ingénierie  Financière ; Gestion Administrative et Financière ; Administration Publique ; Etudes Ferroviaires). Pas étonnant que même après la retraite, il ait été sollicité à l’intérieur et surtout à l’extérieur du pays pour ses compétences et le sérieux qu’il mettait dans tout ce qu’il faisait.</span></span></span></p>
<p class="yiv2332880657s5" style="background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span><span class="yiv2332880657s16"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Gaoussou et  Bey</span></b></span></span></p>
<p class="yiv2332880657s18" style="background: white;margin: 3.75pt 0cm 3.75pt 0cm"><span><span class="yiv2332880657s17"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Avis de remerciements </span></b></span></span></p>
<p class="yiv2332880657s19" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;line-height: 16.2pt;background: white"><span><span class="yiv2332880657s15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Très touchées par la sympathie et le réconfort qui leur ont été apportés lors des funérailles d’El Hadj Djibril Naman Keïta, Administrateur Général Adjoint, Directeur Administratif et Financier  de Dakar-Bamako-Ferroviaire à la retraite, décédé le 26 juillet  2020 à Bamako à la suite d’une courte maladie, les familles : Kéïta à Karan, Hamdallaye-Bamako, Guinée-Conakry, Sénégal, France ; Sidibé, Samaké, Haïdara, Traoré  à Bamako ; Doumbia à Karan et Bamako, remercient vivement toutes les personnes qui se sont déplacées ou qui, de loin, ont compati à leur douleur. </span></span></span></p>
<p class="yiv2332880657s19" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;line-height: 16.2pt;background: white"><span><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></span></p>
<p class="yiv2332880657s19" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;line-height: 16.2pt;background: white"><span><span class="yiv2332880657s15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Les familles manifestent notamment leur profonde gratitude à l’ensemble des voisins du défunt, ses amis et connaissances, aux dignitaires religieux et coutumiers, aux personnalités sociopolitiques et administratives  pour leur accompagnement diligent. Que l’âme d’El Hadj Djibril Naman Keïta  repose dans la paix éternelle ! Amen !</span></span></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>ADEMA&#45;PASJ : Le président de la jeunesse, Lazar Tembely,  est décédé ce mardi</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 01 Dec 2020 16:20:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La mauvaise nouvelle  du décès du président du bureau politique  de la jeunesse de l’Alliance pour la Démocratie au Mali (ADEMA-PASJ)   est tombée ce mardi matin et confirmée par ses proches.  Ceux-ci indiquent que le décès est intervenu suite  à un   malaise qui l’a conduit avant-hier  à la clinique Pasteur de Bamako.  Âgé d’une quarantaine d’année, Lazar Tembely était voué au parti de l’Abeille auquel il a dédié toute sa carrière politique jusqu’à son décès.

Président de la jeunesse ADEMA-PASJ pendant presque dix ans,   le défunt  a été plusieurs fois chargé de mission dans les départements ministériels, chef de cabinet au Ministère de l’Education nationale et premier vice-président  de la jeunesse « ensemble pour le Mali », une plateforme politique qui a contribué à la réélection de l’ancien Président de la République , Ibrahim Boubacar Keïta.  Selon ses proches toujours, sa dernière volonté était d’organiser le congrès du mouvement des jeunes de l’ADEMA pour céder son fauteuil à l’un de ces cadets.

La rédaction de Maliweb.net  présente ses condoléances au parti de l’Abeille et à la famille éplorée du défunt.

<strong>Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Banque mondiale :  Décès de James Wolfensohn, ancien président père de l&amp;apos;initiative PPTE</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 01 Dec 2020 14:10:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>James Wolfensohn, ancien président de la Banque mondiale est décédé, le 25 novembre, à l’âge de 86 ans. Il était connu pour avoir fait de l’institution l’un des principaux organismes de lutte contre la pauvreté et la corruption, et avait lancé en 1996, l’initiative PPTE en faveur des pays pauvres.</em></strong>

<em> </em>L’ancien président de la Banque mondiale, James Wolfensohn, est décédé le mercredi 25 novembre 2020, à New York aux Etats-Unis, a annoncé <em>The Institute for Advanced Study.</em>

Américain d’origine australienne, l’ancien banquier avait dirigé la Banque mondiale entre 1995 et 2005. Grand artisan de la lutte contre la pauvreté et l’inégalité dans les pays en développement, il avait lancé en 1996, en collaboration avec le Fonds monétaire international (FMI), l'initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE), le premier programme visant à alléger la dette des pays les plus pauvres du monde, afin de leur permettre de dégager les fonds nécessaires pour mieux répondre à leurs besoins.

<em>"</em><em>Leader transformateur, Wolfensohn a repensé l’engagement de la Banque à réduire la pauvreté, à investir dans le développement durable et à promouvoir la justice sociale à l’échelle mondiale</em> <em>"</em>, a indiqué l’institut dans son communiqué.

Alors que l’un de ses successeurs David Malpass, actuel président de la Banque mondiale, parle d’un homme qui a rendu l’Organisation <em>"</em><em>plus ouverte et transparente</em><em>"</em>, la patronne du FMI, Kristalina Georgieva, rend hommage à un <em>"</em><em>héros</em><em>"</em>, dont les <em>"</em><em>réalisations sont légendaires tout comme son héritage</em><em>"</em>.

«<em> Pour dire les choses simplement, Jim a transformé le monde du développement, et la Banque mondiale. Ce faisant, il est devenu, littéralement, la voix des pauvres sur notre planète</em> », a déclaré la directrice du FMI qui avait travaillé à la Banque mondiale sous la direction de M. Wolfensohn.

Né le 1<sup>er</sup> décembre 1933 à Sydney en Australie, l’ancien homme d’affaires diplômé de Harvard est décédé à l’âge de 86 ans.

<em>Agence Ecofin</em>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>4 Novembre 1948&#45;10 Novembre 2020 :  Amadou Toumani Touré (ATT) a vécu 72 ans !</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/4-novembre-1948-10-novembre-2020-amadou-toumani-toure-att-a-vecu-72-ans-2905342.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 23 Nov 2020 07:33:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Un proverbe latin dit: «<em>Sublata causa, tollitur effectus</em>» (La cause supprimée, l’effet disparaît). Il ne sera pas question pour nous ici de nous engager dans le rappel du palmarès combien riche du général défunt Amadou Toumani Touré dit ATT. Nous nous contenterons d’un bref rappel de quelques passages dudit palmarès de l’homme.</strong>

Rappelons donc que Amadou Toumani Touré (ATT) est né le 4 novembre 1948 à Mopti. Il faut dire que la vocation du jeune ATT lui avait ouvert les portes de l’École normale secondaire (ENSEC) de Badalabougou. De là, le voilà incorporé dans les rangs de l’armée malienne.

Au regard d’une carrière militaire prometteuse, ATT est envoyé en France pour y effectuer un stage de perfectionnement. Après ce stage réussi, ATT revient au Mali, le 8 décembre 1990. Le destin lui a valu d’être promu commandant du bataillon des commandos parachutistes de Djicoroni-Para. C’était le 11 mars 1991. À la tête des bérets rouges, ATT renverse le régime du général Moussa Traoré, le 26 mars 1991. Il est désigné par ses frères d’armes pour diriger le Comité de réconciliation national (CRN).

Ce comité a parachevé la mobilisation héroïque de tout un peuple dirigé par le mouvement dit démocratique. C’est ainsi qu’il a formé un front uni avec le Mouvement démocratique pour une gestion de la période transitoire vers un pouvoir démocratique. Cette fusion du CRN et du Mouvement démocratique a donné naissance au Comité de transition pour le salut du peuple (CTSP). ATT est choisi pour diriger la transition en qualité du président et chef de l’État.

Le CTSP a ainsi organisé et réussi la conférence nationale qui a dressé tout le canevas de la transition. Un référendum s’est tenu sous l’égide du CTSP, le 12 janvier 1992. La nouvelle Constitution est promulguée par le décret N°92- 073/P-CTSP. La suite, on l’a connue: l’élection présidentielle démocratique a porté Alpha Oumar Konaré à la tête de l’État. Il faut dire que la transition qui venait de s’achever après quatorze bons mois de gestion de nos affaires a suscité un immense espoir en notre peuple travailleur.

La douceur avec laquelle ATT a transmis le pouvoir à Alpha Oumar Konaré nous rappelle fort bien ce que disait Lénine en son temps: ‘‘<strong>Les grandes questions de la nation se gèrent dans les coulisses</strong>’’. Cette transmission du pouvoir a conduit bien d’observateurs à penser à des clauses secrètes entre Amadou Toumani Touré qui a si facilement laissé le pouvoir à Alpha Oumar Konaré si heureux de le prendre. En son temps, une certaine presse avait prédit qu’au terme des deux mandats d’Alpha le pouvoir reviendrait à celui qui le lui avait prêté.

Le 5 septembre 2001, ATT a demandé sa retraite de l’armée. Il a obtenu cette retraite quinze (15) jours plus tard. C’était le 20 septembre 2001. Le voile était désormais levé sur l’entre deux (02) Amadou Toumani Touré-Alpha Oumar Konaré: ATT a fait savoir son intention de briguer la magistrature suprême du pays mais en qualité de candidat indépendant. Et comme on pouvait s’y attendre, il a remporté la présidentielle de 2002 contre Soumaïla Cissé.

Mais pour tout observateur de la scène politique nationale du Mali, il ne pouvait en être autrement non pas à cause du caractère visionnaire d’ATT, mais à cause que les partis politiques et les syndicats, à la recherche d’intérêts privés, avaient subi pendant le deuxième mandat d’Alpha Oumar Konaré un émiettement tout azimut. Comme si les félons avaient chassé toutes les abeilles de la ruche, contaminant à leur passage les autres partis politiques.

Il y eut bien d’œuvres à l’actif d’ATT, entre autres:

- D’abord, en candidat indépendant, il a embarqué avec lui la quasi-totalité de la classe politique malienne au nom du consensus et pourquoi pas de l’opportunisme politique !

- Les 1008 logements de Yirimadjo en commune VI du district de Bamako, les routes Bamako-Djidjéni-Kolonani, Kayes-Kidira (Sénégal), Bamako-Kourémalé (Guinée), Tombouctou-Goudam- Tonka- Diré, Bamako-Kangaba, Bougouni-Yanfolila, la construction, en 2006 du pont de Wabaria à quelques encablures de Gao, sont des réalisations à l’actif du président ATT.

- Réélu en 2007 contre IBK, ATT a réalisé et inauguré le 3<sup>ème</sup> pont de Bamako. C’était en septembre 2011.

Cependant un proverbe latin dit: «<strong>sublata causa, tollitur effectus</strong>» (la cause supprimée, l’effet disparaît).

Amadou Toumani Touré (ATT) a été chassé de Koulouba, le 22 mars 2012, par un groupe de jeunes militaires patriotes, non sans raison:

- ATT n’a jamais rendu publiques les enquêtes qu’il avait promises au peuple malien sur l’affaire de l’avion qui a été incendié à proximité de Gao après qu’il ait été vidé de tout son contenu. C’était en 2009.

Selon certaines sources, l’avion transportait de la cocaïne. C’est dire que le septentrion de notre pays était devenu un no man’s land sous les yeux du général d’armée ATT.

- Des rebelles dits Maliens en provenance du théâtre des opérations militaires de Libye contre Kadhafi ont été autorisés à entrer au Mali avec armes et bagages par ATT (ce grand général). L’argument justifiant cet acte peu reluisant de son blason était que si lui il les désarmait qui devait les défendre ? Drôle de question d’un général de guerre à un moment où le pays était déjà en proie à la rébellion et à l’insécurité ! En tout cas pour la petite histoire, le Niger a désarmé les siens.

- À propos de la délinquance financière, ATT avait coutume de dire qu’il n’entendait pas humilier les chefs de famille. Est-ce une des retombées de son pouvoir dit consensuel ? En  tout cas, sous ATT, il y a eu quarante-deux (42) milliardaires maliens. C’est dire que le cri de cœur de notre peuple, en 1991 comme sous ATT et même maintenant est et reste le kokadjè, malheureusement jeté à la poubelle par ATT au nom d’une morale de consensus. Il devrait plutôt savoir que ce consensus politique était tout sauf à l’avantage du peuple malien et des enfants du Mali qui fondaient tout leur espoir sur lui. ATT a feint d’ignorer cette triste réalité de la «<strong>nature humaine</strong>».

Aristote disait: «<strong>Les hommes obéissent bien mieux à la nécessité qu’à des paroles, à des châtiments qu’à des représentations. La loi seule a le pouvoir de les contraindre. On prend en aversion les hommes lorsqu’ils contredisent les passions, mais on ne hait point la loi.»</strong>

Il faut louer une mention particulière aux enquêtes qu’ATT promettait au peuple malien: il s’en est allé pour toujours, mardi le 10 novembre 2020 sans que l’on sache la moindre vérité sur l’incendie de l’avion rempli de, nous ne savons quoi, encore moins sur la mort tragique, le 30 septembre 1993 de Siaka Koné et compagnons dans un accident de parachutage. Que ces commandos rompus à leurs tâches puissent mourir de la sorte, c’est curieux !

En tout cas, la rébellion de 2011-2012 a été minutieusement préparée sous les yeux de notre général de guerre, médiateur dans bien de conflits en Afrique.

- Le document intitulé ‘‘<strong>ATTcratie</strong>’’ dit long sur la gestion calamiteuse du pouvoir par ATT. En tout état de cause, Abdoulaye Tamboura a écrit dans son ouvrage intitulé ‘‘<strong>Le conflit touareg et ses enjeux géopolitiques au Mali</strong>’’: «<strong>Au Mali, la fracture commencée, en 2012, est née, semble-t-il de la rencontre de facteurs de géopolitique interne et externe, au-delà d’une lecture purement internationale de la crise (souvent trompeuse). N’y a-t-il pas un phénomène d’usure des institutions dont l’immobilisme de la présidence d’Amadou Toumani Touré (ATT) a été le symbole et l’illustration ?»</strong>

La construction de routes, de ponts, et de salles de spectacles participent certes au développement national, mais la lutte implacable contre les déprédateurs du tissu socioéconomique national est incontestablement l’œuvre la plus utile et la plus salutaire que devait accomplir Amadou Toumani Touré, depuis la transition, en 1991-1992, pour que les enfants du Mali qui ont donné leur vie pour extirper notre pays de la bamboula des sangsues du peuple travailleur soient récompensés même à titre posthume, pour que ces enfants ne soient pas des sacrifiés pour la faillite que nous connaissons aujourd’hui de notre pays.

Tout compte fait, la ‘‘<strong>démocratie</strong>’’ malienne dont ATT fut un artisan majeur paraît clairement aujourd’hui aux yeux de tous les patriotes comme un bluff. La montagne de la ‘‘<strong>démocratie</strong>’’ au Mali a accouché d’une petite souris.

Ainsi dit une célèbre locution latine : «<strong>Parturiunt montes, nascetur ridiculus mus»</strong> (Les montagnes sont en travail: il en naîtra une souris ridicule).

Dors en paix mon Général !

<strong>Fodé KEITA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Kader Traoré, un guerrier s&amp;apos;est couché à jamais, les armes à la main pour le Mali !</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/kader-traore-un-guerrier-sest-couche-a-jamais-les-armes-a-la-main-pour-le-mali-2904720.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 18 Nov 2020 19:03:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Maliens de France, Compagnons de lutte, anciens camarades de l’AEEM (Association des élèves et étudiants du Mali), on est tous consternés et stupéfaits avec cette disparition soudaine du frère Kader ce jour à Bamako. </strong>

Le Mali perd ainsi un soldat dévoué pour sa cause. La diaspora malienne de France, nous perdons un compagnon de lutte pour les causes nationales. Ancien leader estudiantin (AEEM), arrivé en France, Kader a été, sinon parfois, l'initiateur de plusieurs combats au sein de la diaspora. Il s'agit entre autres : la dénonciation de l'accord de Paix de 2006, le combat pour la restauration de l'intégrité territoriale et l'unité nationale du Mali, la dénonciation du coup d'État 22 mars 2012, la lutte contre la corruption et les dépenses princières et futiles de nos plus hautes autorités, le combat pour un accès facile aux pièces d'identité maliennes en France au niveau du consulat avec l'association "Mains Propres", la lutte "Antè A Bana" contre la révision constitutionnelle bâclée et inopportune en 2017 et enfin le dernier et récent combat avec le M-5 RFP, dont il était de la branche, dite "apolitique. Kader, un frère qui m'a toujours appelé "kôrô (grand frère) avait le sens de la lutte dans ses tripes avec toujours une farouche conviction à tout renverser jusqu'à la victoire.

<a href="http://www.maliweb.net/necrologie/kader-traore-un-guerrier-sest-couche-a-jamais-les-armes-a-la-main-pour-le-mali-2904720.html/attachment/le-jeune-leader-kader-traore-tire-sa-reverence" rel="attachment wp-att-2904722"><img class="wp-image-2904722 size-medium alignright" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/11/LE-JEUNE-LEADER-KADER-TRAORE-TIRE-SA-REVERENCE-298x300.jpg" alt="" width="298" height="300" /></a>La dernière fois que je l'ai rencontré, c'était en début août dernier, quelques jours avant la chute du régime IBK. C'était à Montreuil où il préparait avec Bakou Dembélé et d'autres camarades de lutte, une vidéo en faveur des idéaux du M5-RFP. Dès qu'il est descendu de son véhicule, avant de se saluer, je me suis mis à le taquiner, lui M5-RFP Apolitique et moi, M5-RFP Diaspora FRANCE-EUROPE en expliquant qu'on est tous pour une même cause, le Mali de nos rêves : un, indivisible, démocratique et prospère. Car je disais que tout chemin mène à Rome. Hélas, simples créatures de dieu que nous sommes, ce jour en se disant "au revoir", on n'ignorait que c'était le dernier entre nous…. Je garde de lui, un jeune PATRIOTE qui a lutté toute sa jeunesse et continuait de lutter pour les nobles causes et pour son pays, le Mali. Très engagé, il avait toujours la hargne de défendre ses convictions, s'il le faut, contre vents et marées.

Son enterrement est prévu pour demain jeudi 19 novembre 2020 à 10h00 à Magnambougou Wereda, chez l’ancien Maire de la commune 6.

A sa famille, ses amis et proches ainsi qu'à tous les camarades de lutte au sein de la diaspora malienne de France mes condoléances les plus émues. Que son âme repose en paix ! Dors en paix, frère guerrier !

Photos : la page « Maliens et Fiers ».

<strong>Bakary TRAORÉ, Paris le 18 novembre 2020</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali: obsèques nationales pour l’ancien président Amadou Toumani Touré</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/mali-obseques-nationales-pour-lancien-president-amadou-toumani-toure-2904460.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/necrologie/mali-obseques-nationales-pour-lancien-president-amadou-toumani-toure-2904460.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 17 Nov 2020 13:23:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>AFP</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Mali rendait hommage mardi lors d'obsèques nationales à son ancien président décédé la semaine dernière, Amadou Toumani Touré, dont le nom est associé à la transition vers la démocratie mais aussi au début de la tourmente sécuritaire où le pays se trouve toujours.</strong>

La dépouille de l'ex-président, dans un cercueil recouvert du drapeau national porté par six militaires, a été lentement amenée au centre de la place d'armes du Génie militaire à Bamako, ont constaté des journalistes de l'AFP.Amadou Toumani Touré, décédé à l'âge de 72 ans, a dirigé le Mali en 1991-1992 et été son président de 2002 à 2012.

De nombreuses personnalités maliennes, dont le président de la transition, Bah Ndaw, lui-même un ancien officier, le chef des putschistes du 18 août et actuel vice-président, Assimi Goïta, ou encore l'ancien président Alpha Oumar Konaré, avaient pris place dans la tribune d'honneur, selon la même source.

Les Premiers ministres du Niger et de Guinée-Bissau et des représentants des gouvernements de la région étaient également présents.La cérémonie s'est poursuivie par le témoignage d'une fille de l'ancien président. Elle devait s'achever par un défilé de troupes terrestres et aériennes, selon le programme annoncé par le maître de cérémonie.

"C'est un grand qui vient de tomber, une perte inestimable pour le Mali. Il est venu avec le souffle de la vie, il repart avec le vent de l'espoir", a déclaré le maître de cérémonie peu après 10H00 (GMT et locales).Le général Amadou Toumani Touré est décédé dans la nuit du 9 au 10 novembre en Turquie, où il s'était rendu. Son corps a été rapatrié au Mali samedi dernier par avion présidentiel."C'est l'une des cérémonies les plus importantes depuis l'indépendance de notre pays. ATT mérite ça. C'est un hommage national et je suis content d'être là.

Le Mali, l'Afrique et le monde ont décidé de lui rendre hommage, j'en suis très fier", a déclaré à l'AFP Oumar Diallo, un fervent partisan de l'ex-président.Amadou Toumani Touré, dit "ATT", ses initiales, reste aux yeux de nombreux Maliens le militaire qui a mis le pays sur la voie de la démocratie en 1992 après plus de 20 ans de dictature, au point de gagner le surnom de "soldat de la démocratie". Mais sa présidence s'est achevée abruptement en 2012 par un putsch censé enrayer la déroute de l'armée face aux rebelles indépendantistes et jihadistes dans le Nord, mais qui l'a en fait précipitée, plongeant le pays dans une crise qui se poursuit, huit ans après.]]> </content:encoded>
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<title>Mort à Ankara mardi 10 novembre :  Les obsèques de l’ancien président ATT auront lieu demain mardi</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/mort-a-ankara-mardi-10-novembre-les-obseques-de-lancien-president-att-auront-lieu-demain-mardi-2904242.html</link>
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<pubDate>Mon, 16 Nov 2020 07:49:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Décédé en Turquie le mardi 10 novembre 2020, la dépouille de l’ancien président, Amadou Toumani Touré, est arrivée samedi 14 novembre à l’Aéroport international Président Modibo Keïta Bamako- Sénou. À l’accueil, il y avait le Premier ministre Moctar Ouane, le vice-président de la transition, le colonel Assimi Goïta, des parents et des amis. Il sera inhumé demain mardi 17 novembre. Les cérémonies se dérouleront sur la Place d’armes du génie militaire à la Base A.</strong>

Parti pour des soins dans la capitale de la Turquie, l’ancien président du Mali, Amadou Toumani Touré (ATT), s’est éteint à l’âge de soixante-douze (72) ans. À l’annonce de sa mort, chacun est parti de son côté pour lui rendre hommage. On pouvait lire entre autres: «<strong>ATT, le soldat de la démocratie</strong>», «<strong>ATT, le bâtisseur</strong>», « <strong>ATT, acteur du développement</strong>».

Après avoir renversé le général Moussa Traoré, le 26 mars 1991, le lieutenant-colonel ATT dirige la transition, de 1991 à 1992. À la tête du Comité de transition pour le salut du peuple (CTSP), il jette les bases de la 3<sup>ème</sup> République et organise les premières élections démocratiques de notre pays. Il se retire de la vie politique durant dix (10) ans (1992- 2002) et consacre ce temps à l’humanitaire à travers sa <strong>Fondation pour l’Enfance</strong>. Le général ATT réapparait sur la scène politique en 2002.

Candidat indépendant, soutenu par une coalition d’associations et de partis politique, il est élu président de la République. En 2007, il est réélu pour un second mandat. Mais l’insécurité aura raison de ce mandat qui a été écourté un 22 mars 2012 à deux (02) mois de la fin de son mandat.

Malgré son éviction du pouvoir par les militaires mécontents de sa gestion de la rébellion dans le Nord du pays, ATT laisse le souvenir du bâtisseur du Mali moderne. Il a touché à tout. Ainsi, il a donné un visage à nos villes: bitumage des routes, éclairage public, adduction d’eau, construction de logements sociaux… N’en parlons pas du désenclavement intérieur et extérieur, de la construction des ponts, des hôpitaux, des Universités de Kabala et de Ségou, des amphithéâtres, des écoles. La liste est loin d’être exhaustive.

Dans le domaine des réformes, les plus importantes sont celles de l’agriculture. Une loi d’orientation agricole a vu le jour. Les engrais et intrants agricoles sont subventionnés. Il est l’initiateur d’un budget accordé  à l’agriculture. Les aménagements agricoles n’ont pas été oubliés. Mais la plus emblématique reste et demeure l’Assurance maladie obligatoire (AMO).

Combattue au départ à cause des incompréhensions et de la mauvaise foi de certains acteurs de la société civile, l’AMO a fini par s’imposer d’elle-même. Ironie du sort, tous ceux qui ont croisé le fer contre cette réforme ont fini par adhérer à l’AMO. Elle est aujourd’hui un ouf de soulagement pour ceux qui bénéficient de ses prestations.

Ce tableau reluisant ne doit pas nous faire oublier la grande corruption entretenue par le régime d’ATT, l’insécurité grandissante qui a occasionné la mort de beaucoup de nos militaires engagés au front, le laxisme, le népotisme, le laisser aller.

Dors en paix Général- Président ATT !

<strong>Yoro SOW</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le Mali tout entier pleure l’un de ses dignes fils :  ATT, le soldat de la démocratie et le bâtisseur a tiré sa révérence</title>
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<pubDate>Mon, 16 Nov 2020 07:38:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La nouvelle du décès de l’ancien Président de la République du Mali, le général à la retraite Amadou Toumani Touré, est tombée comme un couperet, le mardi 10 novembre 2020 au petit matin, à la stupéfaction générale du peuple tout entier. Celui que tout le monde appelle le soldat de la démocratie, pour avoir arrêté le général Moussa Traoré le 26 Mars 1991, mettant ainsi fin à la boucherie d’un peuple et à la tyrannie d’un homme,  a ajouté une autre corde à sa cora en se faisant appeler le plus   grand bâtisseur du Mali moderne. En dix ans il a écrit une nouvelle page de l’histoire de notre pays en réalisant des gigantesques œuvres faisant de lui un immortel.  Sa mort est survenue moins de deux mois après celle d’un autre général et ancien Président, Moussa Traoré. Ils sont tous les deux partis sans avoir fini de livrer tous les secrets qu’ils ont en eux et sans avoir fini d’écrire leurs mémoires pour la nouvelle génération. Le général ATT s’en est allé en laissant tout un peuple inconsolé et une nouvelle génération, dont les tout-petits, orpheline. Parcours d’un homme d’exceptionnel qui a donné tout à son peuple.</em></strong>

C’est sans nul doute toute la Nation qui rendra un dernier hommage au digne fils du Mali, Amadou Toumani Touré, dont la dépouille est arrivée à Bamako  en provenance d’Istanbul en Turquie, où il a rendu l’âme. A 72 ans ATT a dit adieu à son peuple qu’il  a tant chéri, qu’il a servi avec amour et dévouement. Son nom figurera désormais en lettres d’or dans les annales de l’histoire de notre pays, pour deux faits majeurs. Le premier, pour avoir débarrassé le Mali de l’un des dictateurs les plus féroces du 21<sup>ième</sup> siècle, à savoir le Général Moussa Traoré, le second fait est d’avoir bâti des infrastructures socioéconomiques que nul autre Président n’avait fait au paravent et qui ont permis d’améliorer les conditions de vie des maliens.

<strong>Qui est cet illustre Lieutenant-Colonel inconnu qui a été révélé au grand public le 26 mars 1991 ?    </strong>

L’enfant peul a vu le jour le 4 novembre 1948 dans la Venise malienne à Mopti. Il fréquenta l’école fondamentale de sa ville natale, avant d’entrer à l’école normale secondaire, ENSEC de Badalabougou pour y suivre une formation d’instituteur entre 1966 et 1969. C’est finalement à l’école interarmes de Kati qu’il se dirigera pour apprendre le métier des armes. Le 33<sup>ième</sup> Régiment des commandos parachutistes a été le choix d’ATT pour défendre  son pays. Il grimpa rapidement les échelons, après ses formations et stages de perfectionnement en ex URSS et en France. Il deviendra en 1984 le commandant du 33<sup>ième</sup> RCP. C’est en mars 1991, après les manifestations populaires réprimées dans le sang qu’il va être à la tête d’un groupe d’officiers pour arrêter le général Moussa Traoré et prendra du coup la présidence du comité de transition pour le salut du peuple, CTSP en assurant les fonctions de chef de l’Etat pendant toute la durée de la transition. Il organise la conférence Nationale du 29 juillet au 12 Août 1991, puis des élections législatives et Présidentielle en 1992. A l’issue de ces élections il remet le pouvoir au nouveau Président élu Alpha Oumar Konaré. Pour avoir respecté sa parole donnée en organisant les élections et en  remettant le pouvoir à un civil,   ATT a été surnommé soldat de la démocratie. Après la transition, ATT, le soldat de la démocratie a connu un moment de flottement et de galère, c’est pourquoi il s’est consacré à sa fondation pour l’enfance avant d’être nommé plus tard en juin 2001 l’envoyé spécial du secrétaire général des Nations Unies, Koffi Annan, en République Centrafricaine, après un coup d’Etat manqué contre Ange-Félix Patassé. Le 1<sup>er</sup> septembre 2001 il demande et obtient sa mise en retraite anticipée de l’armée. Il décide alors de se lancer dans la vie politique en déposant sa candidature pour l’élection Présidentielle de 2002. Il est élu président de la République le 12 mai 2002 avec 64,35 %. ATT a été réélu en 2007 face au candidat IBK.

Si ses dix ans n’ont pas  toujours été couronnés de succès, il est à noter qu’ils ont permis de réaliser beaucoup d’infrastructures socioéconomiques et surtout la création d’emplois pour les jeunes. En matière d’infrastructures, l’ère ATT a permis au Mali de se doter d’infrastructures sanitaires avec la construction des hôpitaux modernes à Bamako, Sikasso, Mopti. Les maliens ont surtout apprécié l’Assurance Maladie Obligatoire, AMO qui permet de soulager les plus démunis. En matière d’infrastructures routières, ATT bat le record de ses trois prédécesseurs en réalisant des routes, des ponts, des barrages et d’aéroports comme celui de Dag-Dag à Kayes. Bamako et toutes les capitales régionales ont connu un embellissement et une modernisation sans précèdent sous ATT, échangeurs multiples, rue goudronnées. C’est pour avoir réalisé beaucoup d’infrastructures qu’on a collé à son nom celui de grand bâtisseur.

<strong>ATT, le général incompris</strong>

Il sera renversé à moins de deux mois de la fin de son mandat par des officiers subalternes de l’armée, pour dit-on, n’avoir mis à la disposition de l’armée suffisamment d’armes afin qu’elle se batte contre la coalition djihado-irredentistes. Et pourtant après sa chute les nouveaux hommes forts du pays regroupés au sein du CNRDRE n’ont ni trouvé de solution au problème qu’ils ont reproché à ATT, encore moins pacifié le pays qui a été envahi jusqu’au flanc de la Venise malienne, Mopti. Le Général incompris a été contraint d’aller en exil à Dakar au Sénégal pendant 6 ans. Accueilli  triomphalement à son retour à Bamako, il a fait le choix de s’effacer et ne sortait à la Télé  qu’au cours des grands événements, jusqu’au mardi 10 novembre 2020 où il a perdu sa dernière bataille contre la maladie. Dors en paix le soldat de la démocratie et le grand bâtisseur, ATT.

<strong>Youssouf Sissoko                    </strong>]]> </content:encoded>
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<title>ATT :  Le Président du peuple s’en va</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/att-le-president-du-peuple-sen-va-2904260.html</link>
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<pubDate>Mon, 16 Nov 2020 01:26:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>ATT a eu un parcours atypique. Il n’est pas exempt de critiques, mais, il a été un patriote, un bâtisseur. Retour sur le parcours d’un homme du peuple.</em></strong>

&nbsp;

Le Général ATT a été un homme du peuple. Président, il l’a dit, son parti était celui de la demande sociale. Il a réussi pendant longtemps à s’affranchir des partis politiques, en les jouant les uns contre les autres, ce qui lui a permis de s’affranchir des chapelles politiques.

Pendant longtemps, il a été le <em>"</em><em>petit père du peuple</em><em>"</em>, avec pour seul credo, la satisfaction de la demande sociale, des besoins primaires des populations. Dans ce cadre, il ne s’embarrassait pas des règles, avec pour seule vision, la satisfaction des besoins. Dans ce domaine, on peut citer le 3è pont, les échangeurs, les routes, l’Assurance maladie obligatoire (Amo) qu’il citait lui-même comme sa plus grande fierté, les logements sociaux.

Tout n’a pas été forcément heureux sous son magistère, mais, l’histoire doit retenir de lui son amour pour son pays, sa volonté de bien faire, avec peu de moyen, et son détachement des biens matériels. Jamais il n’a été dans la dilapidation des biens de l’Etat, dans les affaires, dans la prévarication.

Il a été un président "frugal". Il a été connu comme très près des deniers publics. Il n’était pas dans le gaspillage des biens publics, voulant à tous les niveaux utiliser à bon escient les deniers publics.

ATT, comme par prémonition a passé son testament à la veille du 22 septembre 2020 en accordant une interview fleuve à Salif Sanogo de l’ORTM sur sa part de vérité. Il était resté discret et effacé depuis son éviction et son retour au Mali.

Que son âme repose en paix président.

&nbsp;

<strong>Alexis Kalambry</strong>

&nbsp;

<strong> </strong>

&nbsp;

<strong>Décès de l’ancien président du Mali : </strong>

<strong>ATT est parti sans dire au revoir </strong>

<strong> </strong>

<strong><em>Le Mali qui n'a pas encore fini de pleurer Moussa, voilà que c'est Amadou aussi qui tire sa révérence. On pourrait croire qu'il est parti sans dire au revoir aux Maliens ni était sa récente sortie dans un débat télévisé avec Salif Sanogo qui sonne aujourd'hui comme un testament fait à la postérité du Mali. </em></strong>

<strong><em> </em></strong>

Le président ATT est parti discrètement comme s'il ne voulait déranger personne en ces moments de difficultés énormes que  connait le pays  et comme s'il ne voulait pas en rajouter à la peine des Maliens, mais sa mort brutale a affligé tout le pays. La nouvelle qui est tombée comme une pluie du mois de mars a été l'occasion pour ces concitoyens d'égrener les nombreuses réalisations qu'il a faites et qui ont sensiblement amélioré le quotidien des Maliens. <em>"La mémoire collective le retient comme le bâtisseur et le patriote qui a su faire triompher le consensus autour de la gestion des affaires du pays"</em>, a laissé entendre, Dr. Moussa Coulibaly, Sociologue. Cependant, l'envol économique et social que sa gestion a donné au pays a toutefois été brutalement arrêté par le putsch du 22 mars 2012 qui fut pour le Mali ce que fut le coup d'état du 19 novembre 1968. Sa mort, à en croire le Sociologue,  sera certainement l'occasion pour beaucoup de dirigeants de notre pays l'occasion de faire leur examen de conscience par rapport aux épreuves que l'homme a endurées durant son exil.  En effet, ATT est parti à l'exil comme un traître, il retourne en héros. Son patriotisme, sa bonne humeur, le bonheur d'avoir retrouvé les siens ont mal dissimulé ses déchirures intérieures du commando affaibli par la maladie. Toutefois, Dr. Coulibaly déplore de voir que celui qui a donné un logement social à des milliers de Maliens n’ait pas eu le privilège de mourir dans un logement affecté par l'Etat pour services rendus à la nation. L'homme du 26 mars qui a  doté le Mali des plus importantes infrastructures sociales de l'ère démocratique est  aussi celui qui a compris très tôt que la menace de l'insécurité dans la bande sahélo-saharienne est transfrontalière. Il a été parmi les premiers chefs d'Etats à proposer des solutions sous régionales. L'impuissance actuelle du G5 Sahel, de la Minusma et de toutes armées européennes, est la preuve qu'il n'avait pas une baguette magique pour résoudre la crise du nord qui a été à l'origine de la chute de son régime à 3 mois de la fin de son mandat. Dr. Moussa Coulibaly espère que son épouse passera son veuvage dans un logement que l'Etat mettra à sa disposition.

Pour Mamadou Sanou, homme politique, le décès d’ATT a été brutal car le Mali étant un pays habitué aux rumeurs, personne n’a vu venir cette mort. Il a pris de nombreux Maliens à contre-pied. <em>"Toutefois, selon M. Sanou, il laisse un souvenir d’un homme d’Etat qui a beaucoup travaillé pour le pays, qui est à l’origine de la plupart des grandes infrastructures"</em>. Il retient d’ATT, un Président qui s’est mis au niveau de tous les Maliens et qui a géré le pays avec humour et cousinage à plaisanterie. Toutefois, notre homme politique M. Sanou s’indigne d’avoir constaté que c’est maintenant que les Maliens se rendent compte de sa grandeur et de toutes ses œuvres. <em>"Il faudrait que le Malien sorte dans ça  et qu’il arrive à soutenir ses hommes d’Etat, qu’on ne les vilipende pas et qu’on ne les méprise pas",</em> a-t-il conclu.

<strong>Ibrahima Ndiaye</strong>

&nbsp;

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Adieu Mahamane Lamine Hamida Touré !</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/adieu-mahamane-lamine-hamida-toure-2904202.html</link>
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<pubDate>Mon, 16 Nov 2020 00:51:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Inna lillah wa inna ilayhi raaji’uun, C’est à Dieu que nous sommes et c’est à Lui que nous retournons. Sœurs, frères, amis, collaborateurs et alliés ont conduit Mahamane Lamine Hamida Touré dans sa dernière demeure de Djélibougou, le vendredi 13 novembre 2020.</strong>

Les obsèques ont donné lieu à une grande mobilisation, allant du Parena à l’association Ir Ganda, dont les responsables étaient massivement présents, ainsi que plusieurs anciens ministres et anciens d éputés: l’ancien Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga, Tiebilé Dramé, l’ancien président de l’Assemblée nationale, Ali Nouhoun Diallo, Me Amidou Diabaté, Djiguiba Kéita PPR, Sidi El Moctar Kounta, Djibril Tall, Oumar Hammadoun Dicko, Sadou Diallo, Mme Haïdara Aïssata Cissé, pour ne citer que ceux-ci.

La nouvelle m’est tombé dessus comme un poids insupportable, lorsque je reçus ce message  de Tièbilé Dramé le 4 novembre : « Mes chers amis, Chers camarades, Chers frères et sœurs, Chers parents, Chers enfants, J’ai le profond regret de vous annoncer le décès de mon plus que frère, mon ami, mon compagnon de 40 ans, Mahamane Lamine Touré ». Que faire devant la volonté de Dieu, sinon que se résoudre à l’accepter ?

Votre serviteur a connu en Lamine un homme très attaché à l’amitié et à la fraternité, le cœur libéré de toute pesanteur, faisant place à un sourire rassurant et un regard aimable. La dernière fois que je l’ai rencontré, nous étions trois à déjeuner chez le président du Parena, Tiebilé Dramé à Sokorodji. Pour taquiner ce dernier, je demandais à Lamine du pain de Nioro, car il n’en manquait pas souvent. Et nous avons eu un sourire complice, et l’homme de Nioro ne dira rien. C’est à la fin de notre rencontre de ce jour que j’ai commencé à apprendre l’homme (Lamine), que j’ai perçu comme un fleuve qui a une surface et une profondeur. Je l’ai vu très attaché à la famille, au terroir, à son pays. Il s’impliquait à fond pour contribuer à la paix et la réconciliation nationale, trouver une saine occupation aux enfants du terroir pour éviter qu’ils ne tombent dans les griffes des extrémistes violents qui écument dangereusement notre pays. Ce Mahamane Lamine Touré, il fallait le découvrir au delà de simple lecture de surface. Parti avec tant de dossiers de projet pour sa chère région, pour sa chère patrie, bref pour la renaissance du Mali. C’est ce que je sais de lui.

Lamine est décédé à bord d’un avion médicalisé qui le transportait de Bamako-Sénou au Bourget. L’avion a décollé ce mardi 3 novembre à 19h17. Il était attendu au Bourget vers 2 heures… « Lamine avait été admis à la Polyclinique Pasteur le mercredi 28 octobre en fin d’après-midi. Malgré les soins intensifs, son état ne s’améliorait pas comme nous le souhaitions. D’où la décision de l’évacuer vers Paris. La place réservée à l’hôpital Bégin de Saint-Mandé en région parisienne ne sera pas occupée par Lamine », témoigne Tiebilé Dramé.  «  Lamine n’a vécu que pour les autres », soupire Tiebilé Dramé. Vérité palpable et vérifiable de Moudakane à Paris en passant par Bourem, Gao, Bamako, Abidjan, selon son ami et frère de plus de 40 ans.

Dors en paix, frère, puisse Dieu vous ouvrir la porte du paradis. Amin !

B. Daou]]> </content:encoded>
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<title>Mali / La dépouille de ATT arrivée à Bamako, les funérailles nationales prévues pour le mardi</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/mali-%25e2%2580%2588la-depouille-de-att-arrivee-a-bamako-les-funerailles-nationales-prevues-pour-le-mardi-2904215.html</link>
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<pubDate>Mon, 16 Nov 2020 00:11:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La dépouille de l’ancien président de la République, Amadou Toumani Touré  dit ATT, est arrivée, ce samedi 14 novembre 2020 vers 4 heures du matin à Bamako. Les honneurs lui seront rendus lors des funérailles nationales qui sont prévues pour le mardi. </strong>

L’ancien président de la République du Mali, Amadou Toumani Touré,  appelé affectueusement par les Maliens ATT, est décédé  le 10 novembre dernier à Istanbul en Turquie où il se trouvait pour des soins médicaux. Sa dépouille est arrivée ce samedi vers 4 heures du matin à l’aéroport international de Bamako. Des responsables de la transition ( le vice-président, Assimi Goïta, le Premier ministre, Moctar Ouane…) et des proches étaient présents au retour du corps de l’ancien président.  Auparavant, le vendredi 13 novembre 2020, les autorités turques ont rendu un hommage à l’ancien président malien décédé sur leur sol, avant d’embarquer son corps dans un avion spécialement affrété par le gouvernement du Mali. Dans un communiqué publié le vendredi, les autorités maliennes de la transition ont annoncé l’organisation des obsèques nationales de l’ancien président de la République, Amadou Toumani Touré, à la place d’armes du génie militaire, le mardi 17 novembre 2020.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>ATT passe l’arme à gauche</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/att-passe-larme-a-gauche-2903651.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 12 Nov 2020 12:43:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[L’ancien président de la République, le Général Amadou Toumani Touré dit ATT, n'est plus. Il est décédé à  la suite d'un accident vasculaire cardiaque à Istanbul en Turquie dans la nuit du lundi à mardi 10 novembre à l’âge de 72 ans. Son décès est une immense perte pour le Mali, englué dans une crise profonde depuis son départ du pouvoir en 2012.

Amadou Toumani Touré dit ATT est considéré par beaucoup comme le père de la démocratie malienne. Grand Homme, démocrate, visionnaire, l’homme du 26 mars 1991 est l’une des figures marquantes du Mali de la fin du 20<sup>ème</sup> et le début du 21<sup>ème</sup> siècle.

Le Général ATT a été un homme de mérite pour le Mali. C’est lui qui a mis fin aux 23 ans de règne du dictateur Moussa Traoré, décédé en septembre dernier. Ironie de l’histoire, sa dernière apparition publique remonte à l’enterrement du Général Moussa Traoré, le 18 septembre dernier.

ATT est l’homme des grandes réalisations au Mali. Ses deux mandats à la tête du pays ont été marqués par la construction du 3<sup>e</sup> pont de Bamako, des routes, l’hôpital du Mali et surtout la mise en place de l’Assurance maladie obligatoire (Amo), entre autres. Il a été renversé du pouvoir le 22 mars 2012 par des militaires qui l’accusaient de mal gérer la crise au nord.

Depuis l’annonce de son décès, les témoignent affluent d’un peu partout à travers le monde. Sur Twitter, Macky Sall, le président sénégalais, dit être triste de la mort de l’ancien président de la République. «<em>Je salue la mémoire de l’illustre défunt et présente mes condoléances émues à sa famille et au peuple malien ami et frère</em>», a-t-il écrit.

De son côté, le Secrétariat exécutif de la Communauté des États sahélo-sahariens (CEN-SAD) affirme que l’Afrique pleure un de ses fils. «<em>C’est avec une grande tristesse que nous apprenons le décès de l’ancien chef de l’Etat du Mali</em>», peut-on lire sur le compte Twitter de l’organisation.

ATT meurt  en laissant les Maliens dans l’ignorance de ce qui s’est réellement passé le 22 mars 2012. Aussi, beaucoup d’autres histoires comme l’arrivée des combattants venus de Lybie ne seront probablement jamais élucidées à moins qu’il ait écrit ses mémoires.  Dormez en paix, Général Touré !

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Disparition du président ATT : Les obsèques nationales auront lieu le 20 novembre à Bamako</title>
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<pubDate>Thu, 12 Nov 2020 09:44:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’ancien président de la République, Amadou Toumani Touré, affectueusement appelé ATT, est décédé le 10 novembre dernier des suites d’une maladie à Istanbul en Turquie à l’âge de 72 ans. Depuis l’annonce de cette triste nouvelle, le domicile de l’illustre disparu à l’ACI 2000 est pris d’assaut par les parents, proches, amis, anciens collaborateurs et personnes anonymes.

Le monde entier continue de lui rendre hommage. Soldat de la démocratie, bâtisseur, homme de paix, l’ami des enfants sont, entre autres, commentaires postés par nos compatriotes sur les réseaux sociaux. Selon une source proche de la famille, la dépouille du président ATT arrivera ce vendredi à Bamako et les obsèques nationales auront lieu le 20 novembre, en présence de plusieurs personnalités nationales et étrangères. «La cérémonie nationale des funérailles sera présidée par le président de la Transition», a indiqué notre source.

<a href="https://lessor.site/disparition-du-president-att-les-obseques-nationales-auront-lieu-le-20-novembre-a-bamako.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><strong>……..LIRE LA SUITE SUR LESSOR.SITE</strong></a>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>ATT nest plus : Adieu le patriote !</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/att-n%25c2%2592est-plus-adieu-le-patriote-2903745.html</link>
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<pubDate>Thu, 12 Nov 2020 00:46:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L'ancien Président de la République, le général, Amadou Toumani Touré est décédé dans la nuit du lundi au mardi à Istanbul en Turquie où il venait d'arriver depuis la veille, dimanche.

Le général Amadou Toumani Touré, après avoir dirigé la Transition, après la chute de Général Moussa Traoré en 1991, a été élu démocratiquement en 2002, Président de la République. Réélu pour un mandate de 5 ans il sera renversé par un coup d'Etat militaire en 2012 à quelque mois de la fin de son second mandat.

Ce militaire parachutiste a dirigé plusieurs missions de paix dans le monde dont la plus célèbre fut celle menée en République Centrafricaine.

Durant son mandat, le militaire déguisé en homme de paix a réalisé plusieurs infrastructures pour son pays. De lavis general, il était le Président le plus aimé des anciens Présidents du Mali.

Après avoir passé quelques ans en exil au Sénégal, il retourne au pays sur la demande de son aîné, le président Ibrahim Boubacar Keita.

Jusqu'à là l'homme était resté discret et faisait des sorties spontanées dont la dernière fut son interview accordée à l'ORTM pendant à la veille de la célébration du 60 ème anniversaire de notre accession à la souveraineté nationale et internationale.

Il souffrait de diabète depuis un certain moment. Mais le dimanche dernier, il est rentré en Turquie pour des soins médicaux.

Le destin en  décidé autrement. Il succombera à un AVC le mardi dernier vers 3h du matin.

Ses obsèques sont programmés pour le Dimanche. En attendant, les autorités de la Transition ont décrété un deuil national de 3 jours.

Dors en paix mon général.

<strong>Seydou Diamoutené</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : Amadou Toumani Touré, le soldat de la démocratie, s’en est allé hier</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/mali-amadou-toumani-toure-le-soldat-de-la-democratie-sen-est-alle-hier-2903573.html</link>
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<pubDate>Wed, 11 Nov 2020 06:58:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="article_abstract"><strong>Le général Amadou Toumani Touré dit ATT, ancien président de la République du Mali, a tiré sa révérence hier, mardi 10 novembre 2020. Il est décédé suite à une crise cardiaque.</strong></p>

<div class="row col-lg-12 col-md-12 col-sm-12 col-xs-12">
<div class="col-lg-6 col-md-6 col-sm-6 col-xs-12">

Amadou Toumani Touré (ATT) est mort hier, mardi 10 novembre 2020 à Istanbul, la capitale turque où il avait été évacué pour des soins. Son décès est survenu des suites d’une crise cardiaque. L’ancien chef d’État du Mali est né le 4 novembre 1948 à Mopti, la Venise malienne et a commencé sa carrière professionnelle par le métier d’enseignant du primaire avant d’intégrer les rangs de l’armée malienne. En mars 1991, à la tête du Comité de transition pour le salut du peuple(CTSP), il accède à la tête de l’État du Mali après des manifestations populaires au cours desquelles il prend la tête des commandos parachutistes pour opérer le coup d’État contre le dictateur Moussa Traoré. Lors d’une transition démocratique, ATT organise la Conférence nationale de juillet et août 1991, les élections législative et présidentielle en 1992. Alpha Oumar Konaré sera le vainqueur de cette première élection de l’ère démocratique au Mali. Le 1<sup>er</sup> septembre 2001, ATT va enlever son uniforme de Général en démissionnant de l’armée et se porter candidat à l’élection présidentielle de 2002 comme candidat indépendant. Il est élu président de la République, le 12 mai 2002 avec 64,35 % des voix au second tour contre 35,65 % pour Soumaïla Cissé et réélu pour un deuxième mandat le 29 avril 2007 dès le premier tour face à Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) avec 71,20% des voix.

A moins de trois mois de la fin de son mandat, dans la nuit du 21 au 22 mars 2012, des militaires, dirigés par le capitaine Amadou Haya Sanogo, renversent le pouvoir du président Amadou Toumani Touré, après s'être emparés du palais de Koulouba. ATT démissionne officiellement de ses fonctions de président de la République du Mali le 8 avril 2012 et trouve refuge à Dakar, la capitale du Sénégal. Le 24 décembre 2017, il est rentré définitivement au Mali. « De 1960 à 2020, il y a eu 4 coups d’État, je suis très mal placé pour en parler, j’en ai fait et j’en ai subi. Je ne suis pas convaincu que c’est par les coups d’État que nous allons sortir notre pays du gouffre », a déclaré ATT, lors d’une interview qu’il a accordée, en septembre dernier, à la télévision nationale du Mali.

</div>
</div>]]> </content:encoded>
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<title>Mali: Amadou Toumani Touré, «le soldat de la démocratie»</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/mali-amadou-toumani-toure-le-soldat-de-la-democratie-2903510.html</link>
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<pubDate>Tue, 10 Nov 2020 21:37:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Officiers de l’armée, officiels, citoyens lambda, de véritables grappes humaines affluaient ce mardi au domicile privé de l’ancien président malien Amadou Toumani Touré, décédé dans la nuit en Turquie. Pure produit de l'armée malienne, homme d’État affable, A.T.T. a dirigé à deux reprises le Mali. La première fois avec un costume de putschiste. La seconde, avec celui d’un démocrate élu. Portrait. </strong>

Deuxième quinzaine du mois d’octobre. Mabo, la fille d'Amadou Toumani Touré, a pris fermement la décision. Son père, qui ne se sent pas bien, sera hospitalisé au centre hospitalier mère-enfant - le Luxembourg de Bamako. L’ancien président du Mali (1991-1992) et (2002-2012) accepte. On prend moult précautions pour le transporter. Il y a de quoi. Le médecin soupçonne un pépin au cœur.

« A.T.T. », comme le surnomment ses compatriotes, arrive de nuit au centre de cathétérisme cardiaque de ce centre hospitalier moderne, qu’il a fait bâtir avec l’aide de son épouse Lobo, connue pour sa gentillesse. La décision est rapidement prise : une intervention est obligatoire, car l'une des artères de son cœur est bouchée. L’ancien président malien a seulement environ six heures de vie si rien n’est fait, évalue une source médicale qui s’est confiée à RFI. L’opération va durer environ deux heures. Tout se passe bien. Amadou Toumani Touré quittera la nuit même l’hôpital, en marchant pour rentrer lui-même dans son véhicule.

Le 4 novembre, il fête discrètement son 72e anniversaire avec ses proches. La décision est prise : il doit, dans trois jours, faire un contrôle à l’étranger. Paris ? La pandémie de Covid-19 ne l’incite pas à prendre cette destination, les hôpitaux français sont débordés. Alors ce sera Istanbul, en Turquie. Les autorités maliennes sont prévenues. L’avion présidentiel était-il ou non disponible ? En tout cas, c’est par un vol régulier de Turkish Airlines qu’il voyage. Dans la nuit de lundi à mardi, il rend l’âme.

<strong>Un «</strong> <strong>produit</strong> <strong>» de l'armée malienne</strong>

Amadou Toumani Touré est d’abord un « produit » de l’armée malienne. Parachutiste, béret rouge vissé sur la tête, il prend le pouvoir en mars 1991 pour parachever un soulèvement populaire qui a balayé le régime de l’ancien président Moussa Traoré. Après une transition un peu cahoteuse, un peu comme une « patate chaude », il rend le pouvoir au civil un an après. Le président démocratiquement élu, Alpha Oumar Konaré, sera réélu et restera au total pendant dix ans au pouvoir. Pendant cette période, Amadou Toumani Touré opine, tout en se faisant oublier. Il étoffe son carnet d’adresses en travaillant pour l’ONU dans des missions de paix. En 2002, il est candidat à la présidentielle. Il coiffe tous les autres candidats au poteau. Mais, il faut reconnaître que le président sortant lui fait plutôt une passe millimétrée. Pour la première fois au Mali, un président démocratiquement élu succède à un autre démocratiquement élu.

Gros travailleur, il ouvre de <strong>nombreux chantiers</strong> : construction de logements sociaux qui porteront ses initiales, « les logements A.T.T. », construction de ponts d’ouvrages à travers le pays… Politiquement, il propose et réussit à mettre quasiment toute la classe politique locale autour de son projet politique, « le consensus à la malienne ». Avec une ruse de Sioux, il évitera plusieurs crises politiques et sociales. <strong>L’imam Mahmoud Dicko</strong>, grande figure du mouvement de contestation qui a contribué à la chute de l’ancien président<strong>Ibrahim Boubacar Keïta</strong>, a récemment qualifié A.T.T. de « <em>grand homme</em> ». Il raconte qu’à l’époque où Amadou Toumani Touré était au pouvoir, il est rentré dans son bureau en colère pour lui parler plutôt méchamment, mais que le président de l’époque a gardé son sang-froid, détendant même l’atmosphère.

Homme accessible, ayant le tutoiement facile, il connaissait de manière intime la classe politique locale. À l’étranger, il était très apprécié. L’ancien président français Jacques Chirac, décédé le 26 septembre 2019, l’affectionnait particulièrement. Dans un communiqué, l’ambassade de France à Bamako, qui a présenté ses condoléances, a rappelé d’ailleurs ses liens « <em>d’amitié avec l’ancien président français Jacques Chirac, pour lequel il avait organisé les funérailles dogons en février dernier</em> ».

A.T.T. avait cependant un côté « tueur », « cynique » allié à l’humour. Il ne disait jamais non, mais manœuvrait dans l’ombre. Un jour, alors qu’il était au pouvoir, un homme très connu à Bamako, avec un œil au beurre noir, croise A.T.T.
« <em>Président A.T.T., c’est un militaire qui m’accuse d’avoir des relations particulières avec sa femme qui m’a blessé à l’œil.</em> »« <em>Donne-moi son nom, je le radie de l’armée </em>»<em>, </em>lance le président de l’époque. Dès qu’il fait dos à son interlocuteur, il murmure devant un témoin : « <em>Le militaire aurait dû lui mettre également un beurre noir au second œil</em> ». On appelait aussi A.T.T. « l’ami des enfants », tellement il défendait leur cause.

<strong>Dégradation sécuritaire</strong>

Cependant, il a commis des erreurs. En 2003, un an après son retour au pouvoir, il a accepté, un peu à la demande de pays occidentaux, que le nord du Mali devienne, en quelque sorte, un « entrepôt d’otages européens ». « <em>Il est clair que cela a fragilisé le nord du Mali. Les pays européens comme la France, l’Espagne et l’Allemagne ont demandé à Amadou Toumani Touré de ne pas faire la guerre aux preneurs d’otages qui venaient généralement d’ailleurs avec des otages, mais de négocier avec les ravisseurs pour obtenir leur libération, souvent contre paiement de rançons. Il a accepté et cela a amené les ravisseurs à s’installer dans le nord du Mali avec les otages, mais ils en ont aussi profité pour installer des bases jihadistes sur le territoire malien</em> », analyse l’un de ses conseillers spéciaux de l’époque, qui ne souhaite pas être nommément cité.

D’autres sources ajoutent que le Mali avait signé un accord non écrit avec les jihadistes qui se résume ainsi : « <em>Vous restez sur le territoire malien, mais vous n’opérez ni rapt ni crime sur notre territoire.</em> » Donc, les jihadistes ont, jusqu’à une époque, enlevé des otages dans les pays voisins et même lointains, avant de les transférer au Mali.

Sous le règne d'Amadou Toumani Touré, entre 2002 et 2012, la situation sécuritaire s’est dégradée dans le septentrion. Pour se justifier, il martelait que son pays seul ne pouvait pas lutter contre les jihadistes, le terrorisme, mais qu’il fallait l’union sacrée entre les pays du Sahel. Sur ce point, l’histoire lui a un peu donné raison. Après son <strong>renversement en 2012</strong> par un coup d’État militaire, les chefs d’État de la sous-région ont lancé les bases de la création du G5 Sahel.
La gestion d'A.T.T. du <strong>retour des Touaregs maliens incorporés au sein de l’armée de Kadhafi</strong> a été aussi critiquée.

C’est aussi la situation dans le nord du pays, marquée par une coalition de rebelles indépendantistes et de jihadistes contre l’armée malienne, qui a causé sa perte. Fin mars 2012, alors qu’il était à quelques semaines de la fin de son second et dernier mandat, Amadou Toumani Touré est renversé par un coup d’État militaire. Les auteurs du putsch, pour justifier leur acte, ont fait référence à la situation de l’armée dans le nord.

Contraint à l’exil, il séjournera <strong>sept ans au Sénégal</strong>, avant de revenir plus populaire que jamais. C’est vrai qu’à<strong> son retour</strong>, les jihadistes entre-temps avaient gagné du terrain, en prenant le contrôle d’une partie du centre du pays, et avaient commis des attentats dans la capitale malienne. En visite en 2019 à Mopti, à l’occasion du centenaire de cette ville, capitale du centre et surtout sa région natale, il a prononcé devant une foule nombreuse ces mots : « <em>Je suis avant tout un soldat. Je m’investirai, je ferai tout ce qui est possible en me basant sur l’expérience que j’ai acquise. Pour la paix, la sécurité, la cohésion sociale et le vivre-ensemble, je ferai tout pour Mopti… </em>» <em>«</em> <em>Belle revanche</em> <em>»,</em> ont murmuré ses partisans.

<strong>Source: RFI.fr</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mali: nombreux hommages après le décès de l’ancien président Amadou Toumani Touré</title>
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<pubDate>Tue, 10 Nov 2020 16:41:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<section class="articlebody   " data-id="111" data-m="{&quot;i&quot;:111,&quot;p&quot;:110,&quot;n&quot;:&quot;articlebody&quot;,&quot;y&quot;:6,&quot;o&quot;:1}"><strong>L’ancien président du Mali Amadou Toumani Touré, qui a dirigé le pays de 2002 à 2012, avant d’être renversé par un coup d’État militaire, est décédé dans la nuit de lundi à mardi, à l’âge de 72 ans, en Turquie, où il avait été transféré pour des raisons de santé. Ce mardi, les hommages sont nombreux.</strong>

La présidence malienne a rendu hommage à l'ancien dirigeant. L'actuel chef de l'État, Bah N'Daw, a fait une déclaration pour saluer « <em>un acteur majeur de la démocratie malienne</em> » au « <em>destin exeptionnel</em> » qui « <em>a contribué à façonner le visage du Mali moderne</em> ».

Ahmed Mohamed ag Hamani a été l’un des Premiers ministres d’Amadou Toumani Touré de juin 2002 à avril 2004. Avant cela, il était déjà un proche d’ATT. Un ami uni à l’ancien président par des liens familiaux : « <em>C’était un soldat, d’abord. Un grand soldat et un patriote, et très courageux. En tant qu’homme politique, il a fait beaucoup de choses pour son pays, pour la réconciliation, d’abord, et pour la construction de son pays. Ce que je garde de lui, en tant qu’homme, c’est tout simplement son attachement à la personne humaine, à sa famille et également à son pays et à son peuple. Il a, bien sûr, comme tous les autres hommes, des choses à parfaire. Mais sa franchise, son honnêteté... personnellement je garde un très, très bon, un excellent souvenir.</em> »

Et Ahmed Mohamed ag Hamani se souvient que l’ancien président avait été très marqué par <strong>le coup d’État qui l’avait renversé en 2012</strong> : « <em>Et comment ! Malheureusement, on n’échappe pas à son destin. Il a été marqué par une certaine déception. On l’a humilié. Il a été humilié avant son départ d’ici. Mais peut-être que, comme c’est un homme très simple et humble, son récent retour dans le pays, <strong>avec l’accueil qui lui a été réservé ici à Mopti</strong>, par ses amis, peut-être que cela a un peu atténué le jugement qu’il portait sur certains hommes qui ont tenté de l’humilier dans son propre pays.</em> »

Un coup d’État dont avait été partie prenante Oumar Mariko, actuel président du parti Sadi. Mais avant de devenir un adversaire politique, il fut proche d’ATT : « <em>Je retiens de lui un homme très vif d’esprit, qui était incapable d’être rancunier face à ses adversaires. Nous avons cheminé ensemble et je dois préciser aujourd’hui, ici -</em> <em>et c’est le moment de le dire solennellement, cela va surprendre beaucoup de Maliens</em> -<em>, Monsieur Toumani Touré père m’avait confié Amadou Toumani Touré. Cela s’était passé à Mopti. J’ai été transporté au domicile paternel d’ATT par son aide de camp Abidine Guindo. C’est dire simplement qu’on avait une espèce de lien humain très fort, malgré nos divergences politiques.</em> »

Modibo Sidibé a lui aussi été son Premier ministre de 2007 à 2011. Et aujourd’hui, il rend hommage à l’homme de consensus : « <em>C’est un grand homme et un grand patriote qui a tout donné à son pays et à la sous-région. Il était tellement préoccupé pour la santé, pour le logement, pour l’agriculture… Il avait une haute opinion de la politique. Pour lui, il fallait se mettre ensemble pour apporter des solutions pour le pays.</em> »

<strong>Hommages internationaux</strong>

Ce matin, Martin Ziguélé, ancien Premier ministre centrafricain, a rendu hommage, lui aussi, à l'ancien président malien. « <em>Nous l'appelions tous affectueusement </em>"Le Centrafricain"<em>. Que son âme repose en paix et que cette terre africaine pour laquelle il a tant donné lui soit légère</em> », a-t-il écrit sur Twitter.

En effet, ATT a mené la mission onusienne de maintien de paix en Centrafrique en 1996 et 1997. Il a aussi été envoyé spécial de Koffi Anan en 2001 dans le pays. L’ancien président malien, alors en exil, avait réussi à organiser un dialogue politique entre les auteurs d'un putsch manqué et l'ancien président Ange-Félix Patassé.

Amadou Toumani Touré avait aussi mené une mission de médiation au Tchad. Saleh Kebzabo, député et opposant tchadien, se souvient de la venue de l’ancien président dans son pays : « <em>Je l’ai connu à la veille de la Conférence nationale souveraine du Tchad, en 1993. Et je crois que beaucoup de gens ignorent le rôle qu’il a joué pour que cette conférence aboutisse. Il fait partie de ceux qui ont amené le président Déby à accepter d’organiser la CNS, parce que Déby était contre. C’était vraiment le seul grand dialogue politique organisé jusqu’ici, et donc après cela, lorsque la conférence a démarré, il s’est éclipsé. Disons que c’est l’homme de l’ombre, qui a permis l’aboutissement de la CNS au Tchad. Et c’est ainsi que j’ai fait la connaissance d’ATT.</em> »

Sur le continent, d’autres chefs d'État saluent la mémoire d'Amadou Toumani Touré : Macky Sall au Sénégal, Alassane Ouattara en Côte d’Ivoire, Faure Gnassingbé au Togo ou encore Idriss Déby au Tchad qui déplore une immense perte pour l’Afrique.

Alioune Tine, militant des droits de l'homme sénégalais parle lui aussi d'un « <em>grand patriote panafricain, qui a contribué à la construction de la démocratie malienne</em> ». L'ambassade de France au Mali rend également hommage à son engagement et rappelle ses liens d'amitiés avec l'ancien président français Jacques Chirac pour lequel il avait organisé des funérailles traditionnelles dogon en février dernier.

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</div>
</div>
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</item>

<item>
<title>Mali: l’ancien président Amadou Toumani Touré est mort en Turquie</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/mali-lancien-president-amadou-toumani-toure-est-mort-en-turquie-2903432.html</link>
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<pubDate>Tue, 10 Nov 2020 11:57:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[C'est une figure de l'histoire politique récente du Mali qui s'est éteinte. Amadou Toumani Touré est décédé dans la nuit de lundi à mardi en Turquie. ATT, comme il était surnommé, est décédé des suites d'une opération au cœur.

Au Mali, on l’appelait surtout par ses initiales : ATT, Amadou Toumani Touré. Il est décédé dans la nuit de lundi à mardi en Turquie. C’est sa famille qui a donné l’information. Il venait d’être évacué de Bamako par un vol régulier, accompagné d’au moins un médecin.

D’après nos informations, peu avant son départ du pays, effectivement, l’ancien président du Mali avait été admis d’urgence à l’hôpital Le Luxembourg, qu’il a fondé avec son épouse Lobbo. Il y a subi une opération délicate du cœur et était retourné conscient à son domicile.

<strong>Un ancien parachutiste</strong>

Il a fêté le 4 novembre dernier ses 72 ans, ATT c’était avant tout un militaire, un parachutiste, produit de l’armée malienne, béret rouge vissé sur la tête. En mars 1991, il avait pris le pouvoir après des manifestations contre l’ancien président Moussa Traoré.

Un an après, il avait remis le pouvoir aux civils et il était devenu ce que l’on a appelé à l’époque « le soldat de la démocratie ». Dix ans après : tapis rouge. Il avait été élu président de la République. Il avait alors ouvert de nombreux chantiers, grand bâtisseur, gros travailleur. Il a développé son pays et proposé une politique du consensus.

En janvier 2012 : les jihadistes attaquent l’armée malienne dans le nord et en mars 2012, alors qu’il s’apprêtait à quitter le pouvoir deux mois plus tard, ATT est victime d’un coup d’État militaire. Il part en exil à Dakar. Il reviendra triomphalement dans son pays quelques années plus tard.

Cette nuit, c’est très discrètement qu’il a quitté la scène en Turquie.

<strong>RFI</strong>

<strong>Avec notre correspondant à Bamako, Serge Daniel</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Urgent: l&amp;apos;ancien Président de la République Amadou Toumani Touré est décédé ce mardi à Istanbul </title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/urgent-lancien-president-de-la-republique-amadou-toumani-toure-est-decede-ce-mardi-a-istanbul-2903388.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 10 Nov 2020 07:33:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div><em><strong>L'ex chef de l'État Malien Amadou Toumani Touré a tiré sa révérence cette nuit  à Istanbul. Il a été évacué il y a quelques jours en Turquie pour subir une intervention chirurgicale, nous rapporte une source.  </strong></em></div>
<div></div>
<div>Celui qu'on appelle affectueusement ATT est considéré comme le père de l'avènement de la démocratie au Mali. Militaire de carrière, Amadou Toumani Touré a dirigé la transition de 1991-1992 avant de rendre le pouvoir à un Président démocratiquement élu. Dix ans plus tard, il est revenu au pouvoir suite à une nouvelle élection présidentielle.  Il sera réélu pour un second mandat de 5 ans jusqu'au coup d'état du 22 mars 2012 qui mettra fin à son pouvoir.  Il s'exila pendant 7 ans à Dakar avant de rentrer définitivement au pays il y a un an.  Amadou Toumani Touré a participé il y a plus d'un mois aux funérailles de l'ancien Président Moussa Traoré, celui-la même qu'il avait évincé du pouvoir en 1991. ATT est parti se reposer définitivement à  l'âge 72 ans laissant un Mali qui peine à construire une vraie démocratie.</div>
<div></div>
<div>Le personnel de Maliweb présente ses condoléances à la famille du défunt.</div>
<div></div>
<div><strong>La rédaction. </strong></div>
<div></div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>In memoriam : Lamine Touré :  Merci pour le moment, Larbo !</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/in-memoriam-lamine-toure-merci-pour-le-moment-larbo-2902832.html</link>
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<pubDate>Fri, 06 Nov 2020 11:51:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Un autre matin sans toi confirme le soupçon gravissime que tu n’es pas avec nous en cette heure, non pas parce que tu ne le veux pas, mais parce que tu ne le peux pas.  Pouvoir dépend d’une autre décision, mais vouloir  l’Autre, être l’Autre, prendre le temps de l’écouter, l’aider de toutes tes forces, y compris en tentant l’impossible, voilà ce qui te caractérisait et qui te définira toujours.  La discrétion aura été ta marque singulière, dans la vie comme dans la mort, jamais dans le bruit, mais toujours avec cette passion profonde pour tous. Personne ne dira de toi que tu as fui ta part de devoir. Ton contrat, tu l’auras rempli jusqu’au bout de la fidélité. Et si tu es pleuré avec tant d’unanimité, tant d’émotion, tant de sincérité, c’est en raison de tout ce que tu as semé, de tous ceux que tu as aimés et qui sont à pleurer eux aussi, ceux que tu laisses derrière toi étant désormais orphelins de ce sourire désarmant qui était ton passeport. L’homme d’altitude que tu t’es évertué à être a eu la chance d’avoir une famille exceptionnelle et digne : Kadidia Oumar, Jaou, Hamidou. Pendant le temps que nous serons là, nous serons avec eux. Il y a des visages qui renverront ton image : ceux de Tiebilé, Atou, Kounta, Aliou, Malick et bien d’autres. Nous sommes éplorés, Larbo, mais dans le temps qui nous est imparti, nous essaierons de tenir, sans rien promettre, sans certitudes. Car tu es une absence dont il est impossible de ne pas souffrir.

<strong>Adam Thiam</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>23 octobre 2018 &#45; 23 octobre 2020 : Il y a deux ans, le Mali perdait deux éminents chercheurs : Dr Naffet Kéïta et Ambroise Dakouo</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 27 Oct 2020 01:11:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Malien</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Un drame a endeuillé le monde universitaire malien, particulièrement la Faculté des sciences humaines et des sciences de l'éducation (FSHSE) dans la nuit du lundi 22 au mardi 23  Octobre 2018 à une soixantaine de kilomètres de la ville de Ségou. En effet, cette nuit, Dr. Naffet Keita, vice-doyen par intérim de la Faculté des sciences humaines, a perdu la vie au cours d'un accident sur la route de Ségou. Il était avec Ambroise Dakouo du Réseau Alliance pour refonder la gouvernance en Afrique (ARGA-MALI), un autre cadre qui était aussi promis à un bel avenir, selon ceux qui l'ont pratiqué.

Selon les informations recueillies auprès des responsables de l'ULSHB et de "ARGA-MALI", les deux éminents chercheurs avaient pris place à bord d'un véhicule en compagnie d'une troisième personne. Leur engin se serait déporté pour entrer en collision avec un camion stationné au bord de la route. Selon les mêmes sources, les deux cadres se rendaient dans la cité des Balazans pour prendre part à une rencontre de la Fondation "Konrad Adenauer".

Né le 30 novembre 1968 à Bamako, Dr. Naffet Kéïta était enseignant chercheur au Département d'études et de recherche (DER) de sociologie et d'anthropologie de la Faculté des sciences humaines et des sciences de l'éducation mais aussi codirecteur du LMI-MACOTER et du Master SOCDEV. Il était aussi membre associé du Conseil économique social et culturel, chercheur associé au Laboratoire de biologie moléculaire appliquée, chargé des questions anthropologiques d'éthique. Dr. Kéïta fut aussi conseiller technique au ministère de l'Urbanisme et de la Politique de la Ville d'alors. Il a été aussi chef de la cellule du développement à la Primature à l'époque de l'ancien Premier ministre Moussa Mara. Il fut membre de la délégation malienne aux négociations de l'Accord d'Alger pour la paix et la réconciliation, consultant à l'Observatoire du développement humain durable (ODHD) et vice-doyen par intérim de la FSHSE jusqu'à son décès.

Dr. Naffet Kéïta était aussi membre du parti Mouvement pour l'indépendance, la renaissance et l'intégration africaine (MIRIA) de feu Pr Mamadou Lamine Traoré. "La contribution à une anthropologie du pouvoir et de l'intégration nationale en Afrique : De la rébellion touareg à une nouvelle nation au Mali" est l'une de ses publications. Dr. Naffet Keita a aussi produit une thèse de doctorat 3ème cycle mais aussi des ouvrages, notamment "Anthropologie Dakar en 1999", "Les forces religieuses musulmanes et le débat politique dans une République laïque" en 2013, "Le terrorisme, menace djihadiste et économie criminelle dans l'espace saharo-sahélien malien" et "L'Etat-Nation du Mali en crise", en 2014. " La téléphonie et mobilité au Mali en 2015" est aussi une autre publication de l'enseignant-chercheur. Dr Naffet Kéïta était marié et père de 3 enfants, dont 2 filles. Son compagnon de voyage, Ambroise Dakouo, était aussi marié et père de 2 enfants.

Depuis sa disparition, sa famille politique, le MIRIA, ne cesse de pleurer cet éminent chercheur et faire des prières pour le repos de leur âme. Aux familles endeuillées et au parti MIRIA dont Dr Naffet Kéïta était membre du Comité Exécutif national, la Direction et tout le personnel du journal ''Le Malien'' prient le bon Dieu pour le repos éternel de l'âme des disparus. Que Dieu leur accueille dans son paradis. Amen !

<strong>Y. Sangaré</strong>

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</item>

<item>
<title>Issa Fakaba Sissoko :  Une jeune plume cassée</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/issa-fakaba-sissoko-une-jeune-plume-cassee-2899651.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 14 Oct 2020 01:09:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>I</em></strong><strong><em>l s'appelait Issa Fakaba. Issa Fakaba Sissoko. En lui couvait un volcan.</em></strong>

<strong> </strong>Ndeyssane ! Que c’est triste de parler au passé d’un confrère, de surcroit si jeune ! Issa Fakaba était l’archétype du journaliste engagé dans la défense de la veuve et de l'orphelin, au point qu'on se demandait à chaque fois qui on avait en face entre le Issa activiste sur sa page Facebook, et le Issa de studio Tamani ayant pour sacerdoce l'équilibre de l'information et l’équidistance.

Il ne laissait rien passer.

La mort est ainsi faite. La terre ne laisse rien. Les meilleurs sont toujours les premiers à partir, à nous être arrachés. Issa Fakaba était une valeur sûre de la presse malienne, révélée par le Groupe l’Indicateur, mais, éclos à Studio Tamani.

A sa famille, à Etienne, et à Studio Tamani, Mali-Tribune apporte toute sa sympathie et présente ses condoléances.

Dors en paix, jeune frère : tu as mérité le respect des confrères, tu as apporté ta pierre à la construction du Mali.

<strong>MK.</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La presse malienne endeuillée : Le journaliste Issa Fakaba Sissoko, fervent défenseur des intérêts des journalistes, n’est plus</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/la-presse-malienne-endeuillee-le-journaliste-issa-fakaba-sissoko-fervent-defenseur-des-interets-des-journalistes-nest-plus-2899269.html</link>
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<pubDate>Mon, 12 Oct 2020 00:04:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Issa Fakaba Sissoko est décédé jeudi dernier. Il a été conduit à sa dernière demeure ce vendredi après la prière. Reconnu comme un journaliste rigoureux et très courageux, Issa fut ces débuts dans la presse écrite à l’hebdomadaire <em>« Le Malien »</em>, avant de rejoindre le quotidien <em>« l’indicateur du Renouveau.»</em> Il a été aussi journaliste à l’hebdomadaire <em>« Journal Du Mali ».</em> De la presse écrite à la radio, Issa franchit allègrement le pas avec l’arrivée au Mali, en 2012, de Studio Tamani où il était, jusqu’à son décès, Rédacteur en chef. Des témoignages émus de ses confrères ont accueilli l'annonce de sa mort.  <em>« Comme les montagnes, Issa Fakaba est resté à la même place, celle d’un journaliste assoiffé de bouleversement vis-à-vis de l’ordre sociopolitique et économique, mais surtout de la presse dont il n’a jamais cessé d’appeler à nettoyer les écuries d’Augias. Et Issa Fakaba est resté aussi solide et respecté de L’indicateur du Renouveau à Journal du Mali et à Studio Tamani », </em>écrit Bokar Sangaré, journaliste indépendant et chercheur. Sekou Gadjigo, journaliste et proche collaborateur de Issa Fakaba Sissoko témoigne de son exemplarité : « <em>Confrère et doyen, tu les as été de par tes conseils, tes recadrages dont tu avais seul le secret. Professionnel jusqu'au bout des ongles avec en bandoulière l'éthique et la déontologie, tu ne transigeais pas sur le respect des valeurs qui incarnent le journalisme. Tu étais une référence pour beaucoup de jeunes journalistes et élèves dans les écoles de journalisme. Ton décès est donc une perte incommensurable. Dors en paix délégué! Tu n'as pas vécu inutile. » </em>Pour Salif Guindo, journaliste et universitaire, la vie d'Issa rimait avec la défense des intérêts de ses confrères : <em>« il tenait à ce que la convention collective soit appliquée pour que chaque journaliste qui exerce le métier soit protégé. Il s'était même attiré la colère de beaucoup de patrons de presse qui voyaient en lui un rebelle qui allait les brouiller avec leurs personnels qu'ils exploitaient à l'envi. Issa était véridique et protecteur. Il ne mâchait pas ses mots. Les combines de la presse ne prospéraient pas chez lui et il naviguait à contre-courant des confrères quand il s'agit par exemple, par confraternité, de soutenir un confrère qui était dans le tort face à la justice…»</em>

Dors éternellement en paix grand combattant de la liberté de la presse et tu resteras à jamais gravé dans nos mémoires.

<strong>M K. Diakité</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le monde de la presse en deuil : Mahamane Imrane Coulibaly, Fondateur du journal &amp;apos;&amp;apos;Le Carrefour&amp;apos;&amp;apos;  s&amp;apos;en est allé</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/le-monde-de-la-presse-en-deuil-mahamane-imrane-coulibaly-fondateur-du-journal-le-carrefour-sen-est-alle-2898583.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 06 Oct 2020 00:45:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Malien</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[C'est avec consternation et tristesse que le monde de la presse malienne, en général, la presse privée en particulier, a appris tôt le samedi 03 octobre 2020 la perte cruelle de M. Mahamane Imrane Coulibaly (MIC). Fondateur du journal hebdomadaire d'informations générales ''Le Carrefour''. Décès survenu des suites d'une longue maladie à Bamako.

Après les études fondamentales à Markala, Mahamane Imrane Coulibaly regagna Bamako pour suivre ses études secondaires et supérieures à l'Ecole Nationale Secondaire (ENSEC) de Badalabougou - Série Lettre Histoire et Géo.  Piqué par le virus de l'enseignement, Mahamane Imrane Coulibaly arrive à l'Ecole Normale Supérieure (ENSUP) où il suit une formation en pédagogie. Muni de ce diplôme, il est admis au concours d'entrée à la Fonction publique. Successivement, Mahamane Imrane Coulibaly est affecté à l'école de Bla puis à Nara comme professeur de français. Après quelques années à l'intérieur du pays, il est muté à Bamako où il doit servir à l'école fondamentale Mamadou Konaté second cycle comme professeur de français, anglais et dessin. Vers les années 1988, il arrive à l'école fondamentale de Niomirambougou (Groupe B) pour dispenser les mêmes matières.

En 1990, avec le Programme d'Ajustement Structurel de la Banque mondiale, Mahamane Imrane Coulibaly prend sa retraite anticipée et se lança dans les arts avec comme spécialité artiste-peintre. Ce qui lui réussit d'ailleurs. Il a organisé plusieurs expositions photos au Centre culturel Français (actuel Institut français).

En 1991, avec l'avènement de la démocratie et la floraison de la presse privée, Mahamane Imrane Coulibaly est recruté au journal bihebdomadaire ''Le Malien'' par M. Cheick Fantamady Kéïta, le fondateur. Il est alors parmi les premiers journalistes de cet organe avec d'autres tels que Georges François Traoré, Amadou N'Fa Diallo, Aboubacrine Maïga et tant d'autres.

En 1996, Mahamane Imrane Coulibaly quitte ''Le Malien'' pour créer son propre journal ''Le Carrefour''. En 2002, il est sollicité par le Lycée Konimba Sidibé de Dioila pour dispenser des cours à nouveau. Une sollicitation qu'il accepta. Ainsi, depuis cette date, il vivait à Dioila avec sa famille. Ces derniers temps, avec la dégradation de son état de santé, il regagna Bamako pour suivre des soins médicaux jusqu'à ce samedi 3 octobre où la mort l'arracha à l'affection de tous. Il laisse derrière lui une femme, quatre enfants et toute la presse malienne inconsolables. Mahamane Imrane Coulibaly fut pendant de longue date, caricaturiste du journal satirique ''Le Scorpion''. Ainsi, sur financement de l'ancien Président de la République, Alpha Oumar Konaré, le journal ''Le Scorpion'' a édité une revue uniquement sur les caricatures de M.I.C. sur Alpha. Ses funérailles ont eu lieu dimanche 4 octobre 2020 à Dravela Bolibana. Il repose désormais au cimetière d'Hamdallaye.

Le journal ''Le Malien'' prie le bon Dieu pour qu'il accorde le paradis à Mahamane Imrane Coulibaly.

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La dernière bataille de GMT</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/la-derniere-bataille-de-gmt-2896458.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/necrologie/la-derniere-bataille-de-gmt-2896458.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 21 Sep 2020 01:26:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>L’ancien président, le général Moussa Traoré, est décédé, le mardi 15 septembre 2020, </strong><strong>à Bamako, à l’âge de 83 ans</strong><strong>. Né le 25 septembre 1936, il avait pris le pouvoir en 1968 avant d’être renversé en mars 1991. Condamné à mort, il avait été gracié en 2002 par l’ancien président Alpha Oumar Konaré. Il était, ces dernières années, très écouté de la classe politique malienne. La mort de Moussa Traore </strong><strong>suscite des sentiments contradictoires, en effet, partagés entre le passé putschiste de l’ancien président et le statut de « sage » acquis ces dernières années.</strong> <strong>L</strong><strong>es années du tombeur de Modibo Keïta, le « père de l’indépendance », </strong><strong>à la tête du pays sont marquées par les arrestations d’opposants, la répression des manifestations, élimination systématiquement de ses rivaux ou encore les décès suspects comme celui de l’ancien président Modibo Keïta en détention, ainsi que les accusations de détournement de l’aide internationale…</strong>

Issu d'une famille malinké, Moussa Traoré est le fils d'un ancien soldat de l'armée française. Il s'y engage en 1954. Il fait ses études à l’École des enfants de troupe de Kati (qui deviendra le Prytanée militaire de Kati) puis rejoint l'école d’officiers de Fréjus en France en 1960. Il en sort major de sa promotion<sup><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Moussa_Traor%C3%A9#cite_note-afr-3">2</a></sup>.

Moussa Traoré est nommé sous-lieutenant en 1961, puis lieutenant en 1963. Il part au Tanganyika (l’actuelle Tanzanie) en qualité d’instructeur auprès des combattants des mouvements de libération. Il est ensuite nommé instructeur à l’École militaire interarmes de Kati.

Le 19 novembre 1968, Moussa Traoré participe au coup d’Etat qui renverse le président socialiste Modibo Keïta. Il devient président du Comité militaire de libération nationale, puis président de la République le 19 septembre 1969.

Toutes les activités politiques sont alors interdites. Un régime policier est mis en place sous la direction du colonel Tiécoro Bagayoko. Des agents de renseignements vont dans les écoles pour écouter les cours des professeurs (le milieu scolaire et universitaire est en majorité hostile au régime militaire). Le socialisme économique de l’ancien président Modibo Keïta est abandonné.

En 1971, il accuse son Premier ministre, le capitaine Yoro Diakité, de tentative de coup d'Etat et le fait incarcérer à la prison de Taoudénit où il meurt deux ans plus tard de mauvais traitements.

En 1972-1973, une sécheresse importante s’abat sur le Mali. L’aide internationale arrive mais l’argent est détourné.

Le 2 juin 1974, il fait adopter par référendum (99 % des voix) une constitution qui fonde la Seconde République, imposant un parti unique, une Assemblée nationale et un président élu tous les 5 ans au suffrage universel. En 1976, il fonde l’Union démocratique du peuple malien (UDPM), parti unique<sup><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Moussa_Traor%C3%A9#cite_note-10_dates-5">4</a></sup>, ainsi que l’Union nationale des femmes du Mali et l’Union nationale des jeunes du Mali, organisations auxquelles respectivement toutes les femmes et tous les jeunes doivent alors adhérer.

Le 16 mai 1977, l’ancien président Modibo Keïta meurt de façon suspecte en détention à l’âge de 62 ans, entraînant une forte mobilisation populaire : des milliers de personnes se rendent à ses obsèques, auxquelles participent également des délégations officielles de pays voisins (notamment Guinée et Côte d’Ivoire). Le régime militaire réagit violemment en procédant à de nombreuses arrestations, mais Moussa Traoré est obligé d’expliquer à Radio-Mali les raisons de la mort de Modibo Keita due, selon lui, à « un œdème aigu des poumons », mais ces explications ne convainquent personne.

Le 28 février 1978, Moussa Traoré fait arrêter les lieutenants- colonels Tiécoro Bagayoko, Kissima Doukara et Karim Dembélé, respectivement directeur de la Sûreté nationale ; ministre de la Défense et ministre des transports, qu’il accuse de préparer un complot.

Lors des premières élections de la seconde république en 1979, Moussa Traoré est l'unique candidat à la présidentielle. Il propose d’aller vers une ouverture politique ce qui lui permet d’acquérir le soutien de certains intellectuels comme Alpha Oumar Konaré qui acceptera le poste de ministre des Arts et de la Culture pendant quelques années.

En 1980, des manifestations étudiantes sont réprimées. Leur chef Abdoul Karim Camara, dit « Cabral », décède sous la torture, le 17 mars 1980.

En 1982, il est promu général d’armée.

En 1990 sont fondés le Congrès national d’initiative démocratique (CNID) par l’avocat Mountaga Tall et l’Alliance pour la démocratie au Mali (Adema) par Abdramane Baba. Ces deux associations vont, avec l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM) et l’Association malienne des droits de l’homme (AMDH), combattre le régime de Moussa Traoré et exiger le multipartisme.

Le 22 mars 1991, une manifestation à Bamako composée de milliers d'étudiants est réprimée par les armes, faisant plus de 200 morts. Le soulèvement se poursuit jusqu'au 24 mars. Le 26 mars 1991, un coup d’État militaire mené par le lieutenant-colonel Amadou Toumani Touré (ATT) renverse Moussa Traoré. Le Comité de transition pour le salut du peuple (Ctsp) est mis en place avec le colonel Touré porté à sa tête…

Moussa Traoré est emprisonné à la prison de Markala. En février 1993, lors d'un procès qualifié de Nuremberg malien, il est condamné à la peine de mort pour crimes de sang commis entre janvier et mars 1991 par un tribunal de Bamako. Il est incarcéré ainsi que tous les membres de sa famille, dont son petit-fils de 6 ans qui a purgé une peine de 14 mois. Il est le premier chef d'État africain à devoir répondre de ses actes devant la justice de son pays. Ayant été condamné à mort, ainsi que son épouse Mariam, Moussa Traoré est déchu de ses droits civiques, et ne peut donc plus voter…

<strong>Obsèques nationales</strong>

L'ex-dictateur et président du Mali, Moussa Traoré, a été inhumé, le vendredi 18 septembre dernier, à Bamako après des obsèques nationales en présence de responsables de la junte au pouvoir et anciens responsables nationaux, mais boudées par les dirigeants étrangers.

Une fanfare mortuaire a marqué dans la matinée l'arrivée du corps dans un cercueil drapé aux couleurs du Mali dans le camp du génie militaire de Bamako où se sont déroulées les obsèques, en présence de soldats en tenue d'apparat…

L’ancien président Amadou Toumani Touré a salué « un homme de confiance » qu’il a servi, notamment comme chef de la garde présidentielle avant que la « vie, les évènements ne décident autrement » : « Nous avons perdu en lui (Moussa Traoré) un homme de vérité, un homme complet, un réel patriote », a déclaré le colonel Missa Koné, son ancien ministre de la Santé avec qui il a mené le putsch en 1968.

Sur son compte Tweeter, Soumeylou B Maïga réagit <em>: « </em><em>J’ai appris avec beaucoup de consternation le décès du Général Moussa Traoré, ancien Président de la République du Mali. Je m’associe aux prières pour le repos de son âme et témoigne des relations d'amitié et d'estime que nous avons nouées depuis plusieurs années »</em>.

Aussi, l’ancien ministre malien des Affaires étrangères, Tiébilé Dramé, emprisonné plusieurs fois comme leader estudiantin et syndicaliste sous Moussa Traoré, évoque la mort du premier militaire à avoir fait un coup d’État au Mali et celle, dramatique, de Modibo Keïta, le président chassé du pouvoir en 1968. Un plaidoyer en faveur de la démocratie et de l’État de droit qui est aussi la première prise de parole publique de l’ancien ministre depuis le putsch du 18 août : « Réagissant au décès du président Moussa Traoré, mon ami, l’ancien leader estudiantin Djiguiba Keïta, exilé politique de 1983 à 1991, a déclaré sur RFI : « Pour moi, la mort de Moussa Traoré est un non-événement ».

<strong>Mohamed Sylla</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Obsèques du Général Moussa Traoré :  Adieu Baba Moussa !</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/obseques-du-general-moussa-traore-adieu-baba-moussa-2896416.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/necrologie/obseques-du-general-moussa-traore-adieu-baba-moussa-2896416.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 21 Sep 2020 01:06:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Sursaut</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Décédé le mardi 15 septembre 2020, la Nation malienne a rendu vendredi (jour saint) au Général Moussa Traoré, ancien Président de la République du Mali, un hommage mérité à travers une cérémonie digne des funérailles nationales à la dimension de la grandeur de la personnalité de l’homme d’Etat qui a servi  son pays à diverses responsabilités avec dévouement. Présidée par le président du CNSP, le colonel AssimiGoïta, cette cérémonie funèbre de l’ancien président de la République du Mali, s’est tenue en présence d’illustres personnalités, dont les anciens chefs d’Etat Amadou Toumani Touré, Pr Dioncounda Traoré, des anciens Premiers ministres, dont SoumanaSacko, Modibo Sidibé, Ousmane IssoufiMaïga, des responsables politiques, à l’instar du Dr ChoguelKokalaMaïga, Me MountagaTall, des anciens collaborateurs du défunt, tels Djibril Diallo, Prof Oumar Kanouté, des leaders de toutes les confessions religieuses, des parents, proches et citoyens de toutes les couches sociales représentatives du pays. </em></strong>

Ce vendredi 18 septembre, tous les ingrédients étaient réunis pour rendre cette cérémonie d’hommage au Général Moussa Traoré, grandiose. Fanfare, revue de troupes, défilé militaire, témoignages honorifiques et prière collective, bref feu Moussa Traoré a été accompagné à sa dernière demeure, au cimetière d’Hamdallaye, avec tous les honneurs.

Comme de son vivant, cette cérémonie funéraire s’est tenue dans la solennité et la discipline la plus totale.

La cérémonie a débuté par la marche mortuaire, gaillardement menée par des officiers de l’EMIA, aux pas cadencés sous la mélodie de la fanfare du Génie militaire, tenant le corps de l’illustre défunt. Après le dépôt du corps sur le catafalque, drapé aux nationales, le maître de la cérémonie, avec l’autorisation du président du CNSP a ordonné le début des témoignages.

Trois témoignages émouvants ont émaillé cette cérémonie. Il s’agit des témoignages des représentants de sa famille, de ses anciens camarades politiques et de la lecture de l’oraison funèbre par le grand chancelier des ordres nationaux, le Général de Brigade Amadou SagafourouGuèye.

DouaAbdrahamane Sissoko alias ‘’Ramos’’, au nom de la famille du défunt a témoigné sur la sociabilité et l’attachement à la religion musulmane du défunt. « Moussa était un bon père de famille et pieux adepte de la religion musulmane. Malgré son âge, il n’a pas arrêté de jeûner chaque lundi et vendredi » a témoigné M. Sissoko, beau-frère de l’illustre défunt.

« Le Président Moussa ne tutoyait presque jamais ses collaborateurs que nous étions. Il accordait sa confiance jusqu’à preuve du contraire, il avait foi au génie créateur  et à l’esprit d’initiative des cadres maliens. Il me disait toujours ceci : Monsieur le secrétaire politique, chaque fois que Dieu fait, si vous le pouvez, donnez-moi le nom d’un cadre compétent qui même s’il ne m’aime pas moi Moussa, s’il aime le Mali, je suis prêt à travailler avec lui » a témoigné M. Djibril Diallo, ancien secrétaire politique du B.E.C-UDPM.

Dans son oraison funèbre, le grand chancelier des ordres nationaux est revenu sur le parcours brillant de l’homme, qui a été major à l’issue de toutes les formations militaires et seul président malien en exercice à présider aux destinées de l’OUA (Organisation de l’Unité Africaine).

« En bon chef militaire, en bon patriote, le président Traoré ne craignait pas la mort. Militaire pour qui abdiquer n’était pas malien. Il nous laisse orphelin de sa sagacité, de son calme olympien et de sa légendaire clairvoyance » a dit le Général de brigade Amadou SagafourouGuèye.

Venu à cette cérémonie funèbre pour rendre un dernier hommage à son aîné, l’ancien président de la République Amadou Toumani Touré  a témoigné en ces termes : « je ne pouvais pas ne pas venir, je voudrai dire à ma cousine Mariam, à ses enfants toutes mes condoléances et que la terre lui soit légère. Et surtout je suis très heureux que le Mali ait organisé une cérémonie aussi grandiose et aussi belle pour un homme qui, à un moment ou un non a incarné notre pays. C’est une reconnaissance extrêmement importante et je pense que nous ne pouvons que nous en réjouir ».

Le deuxième temps fort de cette cérémonie a été la prière funèbre dirigée par le Cherif Ahmed OuldMahamoud dit Laya (fils du Chérif de Nioro du Sahel), avant de conduire le corps de ce vaillant homme pieux à sa dernière demeure, au cimetière de Hamdallaye par un millier de parents, amis, anciens collaborateurs et autorités actuelles.

Dors en paix ‘’Baba Moussa’’ !

<strong>Par Maïmouna Sidibé</strong>

<strong> </strong>

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<title>Disparition de l’ancien président Moussa Traoré : La nation se souviendra de «TARATA BALLA»</title>
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<pubDate>Wed, 16 Sep 2020 12:01:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le général Moussa Traoré a dirigé le Mali de novembre 1968 à mars 1991. Renversé par le lieutenant-colonel Amadou Toumani Touré, il a passé 10 ans en prison avant d’être gracié par le président Alpha Oumar Konaré en 2002. Depuis, l’ancien chef de l’État menait une paisible retraite dans sa résidence </strong><strong>à Djicoroni-Para</strong>

«Je n’ai jamais désespéré de mon pays. Il y a eu trop de gâchis, je l’affirme. Mais il y a encore parmi nous des patriotes. Ces jeunes là vont les chercher et les faire sortir pour mettre le Mali sur ses jambes». Ce propos est de l’ancien président de la République, général Moussa Traoré lors de la visite que lui ont rendue les membres du Comité national pour le salut du peuple (CNSP) qui venait de prendre le pouvoir aux lendemains des événements du 18 août dernier. On n’entendra plus une nouvelle déclaration de celui qui a dirigé le Mali de novembre 1968 à mars 1991. La nouvelle de sa disparition a plongé hier tout le pays dans la tristesse.

Né le 25 septembre 1936, Moussa Traoré aura connu cinq vies. La première est celle d’un jeune officier que rien ne distinguait particulièrement et qui fait ses études à l’École des enfants de troupe de Kati avant de les poursuivre à l’École préparatoire des officiers d’Outre-mer. Il est aspirant lorsqu’il regagne le Mali nouvellement indépendant. Nommé sous-lieutenant en 1961, il passe lieutenant en 1963.

Le Mali socialiste d’alors est engagé au côté des forces qui se battent pour l’émancipation totale du continent et le jeune officier est envoyé au Tanganyka (partie intégrante de l’actuelle Tanzanie) en qualité d’instructeur auprès des combattants des mouvements de libération. Rentré au Mali, Moussa Traoré est affecté, toujours comme instructeur, à l’École militaire inter-armes de Kati. La seconde vie de Moussa Traoré commence en 1968. Avec un groupe de jeunes officiers inquiets de la dévalorisation croissante de l’armée et de la montée de la milice populaire devenue une institution para-militaire toute-puissante, il organise le coup d’État du 19 novembre 1968 qui aboutit au renversement du président Modibo Kéita.

Le jeune officier est porté à la tête du Comité militaire de libération nationale (CMLN), nouvel organe dirigeant du pays et il cumule assez vite ces fonctions avec celles de chef de l’État. Mais malgré ces responsabilités en apparence prestigieuses, Moussa Traoré n’est en fait que le premier parmi les égaux, le fonctionnement collégial du CMLN restreignant sa marge de prise de décision. Si bien qu’il apparaît non pas comme l’homme fort du pays, mais plutôt comme le pondérateur des luttes d’influence qui font rage à l’intérieur du Comité.

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<title>Page noire : L’ancien Président du Mali, Moussa Traoré, est mort hier</title>
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<pubDate>Wed, 16 Sep 2020 00:57:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Général Moussa Traoré, l’ancien dictateur, qui a régné sur le Mali durant plus de 22 ans, est décédé hier, mardi 15 septembre 2020, a annoncé sa famille. L’information a été confirmée par le Comité National pour le Salut du Peuple (CNSP) qui, dans un communiqué, a présenté « ses condoléances les plus attristées à sa famille durement éprouvée, à l’ensemble du Peuple malien et prie pour le repos éternel de son âme. » Il était âgé de 83 ans.

En novembre 1968, un petit groupe de militaires, dirigés par le lieutenant Moussa Traoré, renverse le président Modibo Keita, en poste depuis l'indépendance en 1960. Un gouvernement provisoire est formé avec l'intention d'assainir « la situation sous tous les plans », notamment en instaurant des réformes démocratiques. Mais Moussa Traoré va diriger le Mali, de 1963 à 1991, d’une main de fer. Moussa Traoré ne tolère aucune contestation. Il n’hésite pas à assassiner ses opposants ou à les enfermer dans la tristement célèbre prison de Kidal. De nombreux opposants sont contraints à l’exil pour échapper à la mort.

Le 26 mars 1991, le dictateur Moussa Traoré est chassé du pouvoir après avoir dirigé le Mali durant plus de 22 ans sous la terreur de l’armée et de son parti unique <em>l' Union démocratique du peuple malien (UDPM</em>). Un groupe d’officiers met en place un « Comité de transition pour le salut du peuple » dirigé par le lieutenant-colonel Amadou Toumani Touré (ATT).

Moussa Traoré est arrêté et condamné à mort en 1993. Il est gracié en 2002 par Alpha Oumar Konaré et depuis cette date, il était libre de tout mouvement. La dernière apparition publique de l’ancien président Moussa Traoré remonte au 30 août dernier. Ce jour-là , il recevait les responsables du Comité national pour le salut du peuple( CNSP) qui a renversé le pouvoir d’Ibrahim Boubacar Kéïta. <em>« Ces jeunes colonels sont mes enfants. J’ai donné des conseils à mes enfants qui sont des officiers qui dirigent le pays. Selon mon expérience et les fonctions que j’ai occupées, je leur ai dit les erreurs commises et ce qu’il faut éviter. J’espère qu’ils ont compris et qu’ils éviteront ces erreurs de manière à ce que le Mali soit sur le droit chemin. Je n’ai jamais désespéré de mon pays. Je l’affirme, il y a eu trop de gâchis mais il y a encore parmi nous des patriotes. Ces patriotes-là, ils vont les faire sortir pour mettre le Mali sur ses jambes », </em>a -t-il déclaré au micro de nos confrères de l’ORTM.

<strong>M.K. Diakité </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mali: Le Général Moussa Traoré est décédé à l’âge de 83 ans</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/mali-le-general-moussa-traore-est-decede-a-lage-de-83-ans-2895666.html</link>
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<pubDate>Tue, 15 Sep 2020 15:30:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’ancien président de la République, le général Moussa Traoré, s’est éteint, ce mardi matin, à Bamako. Sa dernière apparition publique remonte à exactement deux semaines. L’homme qui a dirigé le Mali d’une main de fer durant 23 ans avait reçu à domicile les jeunes militaires qui ont mis fin au régime IBK.</strong>

&nbsp;

<em><strong>MALIWEB.NET - </strong>«Je n’ai jamais désespéré de mon pays»</em>. Interviewé par la télévision nationale après sa rencontre avec la nouvelle junte de Kati, tels étaient les derniers mots du Général Moussa Traoré. <em>«Selon mon expérience, vu les fonctions que j’ai occupées, je leur ai dit les erreurs commises, ce qu’il faut éviter», </em>avait informé l’ancien président de la République, usant de ses dernières forces, le 31 août dernier, se tenant aux côtés du Colonel Assimi Goita.

Né le 25 septembre 1936 à Sébétou (Kayes), Moussa Traoré est un militaire. Fils d'ancien soldat, il apprend le métier de militaire à l’École des enfants de troupe de Kati avant de rejoindre l'école d'officiers de Fréjus en France en 1960. Nommé sous-lieutenant en 1961, Moussa Traoré brille par sa témérité. Rentré d’une mission de formation en Tanzanie, il dévient instructeur à l’École militaire interarmes de Kati.

Le mardi 19 novembre 1968, il entame le cycle des ‘’mardis de putsch’’ au Mali, et renverse le président Modibo Keïta. Pendant près de 23 ans, il dirige le Mali d’une main de fer et peine à s’adapter au vent de la démocratie qui a soufflé sur le continent africain dans les années 90. Il sera lui-même victime d’un putsch le mardi 26 mars 1991.

Présenté comme un dictateur, Moussa Traoré avait été jugé puis emprisonné avant d’être libéré. Il s’était toujours montré assez préoccupé par la situation du pays et donnait des interviews au besoin pour "recadrer les choses". Qualifié par IBK de « grand républicain » au grand dam des acteurs de l’avènement de la démocratie au Mali, le Général Moussa Traoré a définitivement déposé les armes ce mardi 15 septembre 2020.

<strong>Mamadou TOGOLA / MALIWEB.NET</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Sekou Diarra :  Elégie pour le combattant</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/sekou-diarra-elegie-pour-le-combattant-2895195.html</link>
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<pubDate>Sat, 12 Sep 2020 01:26:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[07 septembre 2015- 07 septembre 2020, il y a 5 ans, disparaissait une figure emblématique du mouvement associatif et pionnier de l’alter mondialisme dans notre pays : il s’agit de Sékou Diarra qui perdait ainsi le combat que nul mortel ne peut gagner ici-bas, à l’âge de 56 ans. Combattant inlassable, Sékou Diarra en imposait par sa grande culture générale, son humanisme éthéré, son dévouement pour la défense des couches faibles. Il aura été, durant toute sa vie, un encadreur volontaire pour beaucoup de jeunes dans leurs projets, un soutien pour des personnes lésées dans leurs droits, un espoir pour des personnes démunies et un directeur de conscience pour bien de jeunes en manque de repères. Bourreau du travail, la journée s’avérait courte pour celui qui se réveillait aux aurores pour ne dormir que tard dans la nuit. Même la maladie, qui a finalement raison de lui, n’a entamé en rien son engagement et sa détermination pour la défense des causes justes et l'accomplissement des bonnes œuvres.

Sans tambour ni trompette, avec la modestie qui le caractérisait, il a porté haut la voix du Mali dans les fora à travers ses multiples interventions aux quatre coins du Mali. Autant il pourfendait le libéralisme sauvage à l’origine du chaos actuel qui sévit dans le monde, autant il tançait l’attitude peu patriotique d’une élite dépeinte comme une bourgeoisie compradore locale qui fait main basse sur les richesses du pays au détriment de la grande majorité de la population plongée dans la misère. Christian Aid Mali, Jubilée 2000 puis CAD Mali (Coalition africaine Dette et Développement), CADTM (Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde), Helvetas Mali et son parti politique Sadi, ont été autant de tribunes qui lui ont permis de défendre ses idéaux et ses convictions avec force conviction. Ingénieur en en Elevage formé à l’IPR de Katibougou et diplômé en politiques économiques et de développement à l’université catholique Louvain-la-Neuve en Belgique, Sékou Diarra a tiré sa révérence sans voir la concrétisation de certains projets qui lui tenaient à cœur. Au nombre de ceux-ci figure l’ouverture de l’université agricole <em>Cifa</em> (Centre intégré de formation agronomique/ Université Rurale Agro écologie à Kalabambougou en Commune IV du district de Bamako.

Vos œuvres et tes combats ne tomberont pas en déshérence. Elles seront portées par ceux qui ont blanchi sous le harnais de votre sagesse, abnégation et de votre perspicacité. Dors en paix combattant !

Ainsi va la vie.

<strong> </strong>

<strong>Moussa Camara</strong>

<em>Journaliste</em>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sekou Diarra :  Elégie pour le combattant</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/sekou-diarra-elegie-pour-le-combattant-2-2895197.html</link>
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<pubDate>Sat, 12 Sep 2020 01:00:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[07 septembre 2015- 07 septembre 2020, il y a 5 ans, disparaissait une figure emblématique du mouvement associatif et pionnier de l’alter mondialisme dans notre pays : il s’agit de Sékou Diarra qui perdait ainsi le combat que nul mortel ne peut gagner ici-bas, à l’âge de 56 ans. Combattant inlassable, Sékou Diarra en imposait par sa grande culture générale, son humanisme éthéré, son dévouement pour la défense des couches faibles. Il aura été, durant toute sa vie, un encadreur volontaire pour beaucoup de jeunes dans leurs projets, un soutien pour des personnes lésées dans leurs droits, un espoir pour des personnes démunies et un directeur de conscience pour bien de jeunes en manque de repères. Bourreau du travail, la journée s’avérait courte pour celui qui se réveillait aux aurores pour ne dormir que tard dans la nuit. Même la maladie, qui a finalement raison de lui, n’a entamé en rien son engagement et sa détermination pour la défense des causes justes et l'accomplissement des bonnes œuvres.

Sans tambour ni trompette, avec la modestie qui le caractérisait, il a porté haut la voix du Mali dans les fora à travers ses multiples interventions aux quatre coins du Mali. Autant il pourfendait le libéralisme sauvage à l’origine du chaos actuel qui sévit dans le monde, autant il tançait l’attitude peu patriotique d’une élite dépeinte comme une bourgeoisie compradore locale qui fait main basse sur les richesses du pays au détriment de la grande majorité de la population plongée dans la misère. Christian Aid Mali, Jubilée 2000 puis CAD Mali (Coalition africaine Dette et Développement), CADTM (Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde), Helvetas Mali et son parti politique Sadi, ont été autant de tribunes qui lui ont permis de défendre ses idéaux et ses convictions avec force conviction. Ingénieur en en Elevage formé à l’IPR de Katibougou et diplômé en politiques économiques et de développement à l’université catholique Louvain-la-Neuve en Belgique, Sékou Diarra a tiré sa révérence sans voir la concrétisation de certains projets qui lui tenaient à cœur. Au nombre de ceux-ci figure l’ouverture de l’université agricole <em>Cifa</em> (Centre intégré de formation agronomique/ Université Rurale Agro écologie à Kalabambougou en Commune IV du district de Bamako.

Vos œuvres et tes combats ne tomberont pas en déshérence. Elles seront portées par ceux qui ont blanchi sous le harnais de votre sagesse, abnégation et de votre perspicacité. Dors en paix combattant !

Ainsi va la vie.

<strong> </strong>

<strong>Moussa Camara</strong>

<em>Journaliste</em>]]> </content:encoded>
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