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<title>Actualités au Mali en temps réel et info en direct &#45; : Point de vue</title>
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<description>Actualités au Mali en temps réel et info en direct &#45; : Point de vue</description>
<dc:language>fr</dc:language>
<dc:rights>Copyright 2002&#45;2026 maliweb.net &#45; All Rights Reserved.</dc:rights>

<item>
<title>Coin du juriste : Le réquisitoire</title>
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<description><![CDATA[ Le réquisitoire est un outil oral ou écrit qui permet au ministère public (c&#039;est-à-dire le procureur de la République ou le procureur général, encore appelé le parquet) de formuler des réquisitions. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 06 Jun 2026 01:49:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Autrement dit, il sert à faire connaître aux juridictions d'instruction ou de jugement la décision ou la mesure qu'il leur demande de prendre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les différents types de réquisitoires écrits<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il existe trois types de réquisitoires écrits : le réquisitoire introductif, le réquisitoire définitif et le réquisitoire supplétif.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Réquisitoire introductif</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le réquisitoire introductif est un acte de procédure écrit par lequel le ministère public saisit le juge d'instruction. Par ce biais, le procureur demande au magistrat instructeur de mener une instruction préparatoire sur des faits paraissant constituer une infraction.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bon à savoir : le réquisitoire introductif est aussi appelé réquisitoire à fin d'informer. Le terme "informer" désigne le fait de mener l'instruction préparatoire évoquée ci-dessus. Le réquisitoire introductif indique les faits et leur qualification juridique, ainsi que le nom de l'auteur présumé s'il est connu ; sinon, il est requis contre X. Il doit être daté et porter le nom ainsi que la signature du représentant du ministère public qui l'a rédigé. En saisissant une juridiction d'instruction, le réquisitoire introductif écarte la citation directe, acte par lequel le ministère public ou la victime saisit directement la juridiction de jugement. Le réquisitoire introductif est obligatoire en matière de crimes, puisque l'instruction préparatoire y est obligatoire ; facultatif en matière de délits lorsque l'affaire est complexe ou la culpabilité douteuse ; et facultatif en matière de contraventions, où il reste très rare.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Réquisitoire définitif<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le réquisitoire définitif (ou réquisitoire de règlement) est un acte de procédure écrit par lequel le ministère public décide, à la fin de l'instruction, de la suite à donner au dossier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il porte à la connaissance du juge d'instruction, après exposé des faits, son avis motivé sur la suite de la procédure.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Exemples : réquisitoire de renvoi devant le tribunal correctionnel, réquisitoire de mise en accusation devant la cour d'assises, réquisitoire de non-lieu, etc.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le réquisitoire définitif doit intervenir dans un délai d'un mois après la clôture de l'instruction si la personne est détenue, et dans un délai de trois mois si elle est libre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Réquisitoire supplétif<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le réquisitoire supplétif est un acte par lequel le ministère public demande au juge d'instruction d'enquêter sur des faits nouveaux portés à sa connaissance (non visés dans le réquisitoire introductif) et ayant un lien avec l'information déjà ouverte.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bon à savoir : le réquisitoire supplétif peut également être pris à la demande du magistrat instructeur lorsqu'il découvre de nouveaux faits en cours d'instruction. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par ce réquisitoire, le ministère public peut également demander au juge d'instruction d'accomplir une mesure d'instruction non encore réalisée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Réquisitoire oral<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Devant les juridictions pénales de jugement, le réquisitoire est présenté oralement par le représentant du ministère public. Le procureur ou son substitut expose alors ses conclusions à l'audience, au même titre que la défense et la partie civile.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un réquisitoire oral contient l'exposé des faits, l'analyse des preuves et les réquisitions du ministère public, notamment la demande d'application d'une peine. Il peut aussi requérir la relaxe ou une dispense de peine selon les cas.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par Moussa D. Guindo, magistrat<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Face  à la crise multidimensionnelle :  N’est&#45;il pas temps que les maliens s’unissent ?</title>
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<description><![CDATA[ Cette interrogation  devient de plus en plus récurrente dans les grins, salons feutrés et même chez l’homme de la rue. .. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 04 Jun 2026 08:02:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali traverse depuis plus d’une décennie une crise multidimensionnelle dont les racines sont profondes et complexes.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Mais hélas, au lieu que les fils du pays s’unissent afin de crever<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l’abcès<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pour<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>obtenir un<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>traitement adéquat<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de la crise, ils s’entre-déchirent sur des questions majeures. Or, un jour ou l’autre, ils seront appelés à se réunir pour discuter<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sur toutes<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les questions qui fâchent. Notre démarche<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>n’est pas d’indexer<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>qui que ça soit. Cependant, nous nous ne lasserons jamais de rappeller : Avec un dialogue constructif, les fils et les filles du Mali pourront aboutir à une meilleure thérapie pour circonscrire le mal. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous n’ignorons pas les nombreux efforts du Pouvoir<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de Transition dans ce sens mais nous souhaitons<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>qu’il aille davantage loin pour plus de concertations avec les populations<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>résilientes du pays.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>La crise au Mali persiste et il faut nécessairement trouver<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>une porte de sortie. Au risque de couper définitivement le cordon entre la résilience et l'espoir,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>il serait beaucoup sage d’expérimenter<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>une autre logique. Oui une logique qui pourrait véritablement réunir toutes les filles et fils,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>au chevet du grand Mali, bien malade depuis précisément 2012.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En bonne conscience,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>toute personne bien avertie, les analystes<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et les observateurs<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>politiques sont unanimes<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>que le pays va mal<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>malgré les efforts de tous. Le constat est que le quotidien de chaque citoyen est négativement impacté. La cherté de la vie<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>n'est plus un secret pour personne.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>La preuve ? Lors de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la grande fête de TABASKI dernière,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>beaucoup de Chefs famille<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ont peiné<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pour l'obtention de leurs moutons d sacrifice<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>jusqu’à ce que, ont été nombreux, ceux qui ont cotisé<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pour sacrifier mutuellement un bœuf. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sans compter la crise du carburant qui est dans la récurrence.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Alors que le social, propre à la culture malienne, est mis en mal par la rareté de l'argent. La solidarité qui permettait à chacun d'être utile à son prochain,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>devient rare de nos jours.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Quand tout le monde n'a rien,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>il est difficile de voir les bonnes volontés se manifester. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au plan sécuritaire,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les FAMAs font un travail exceptionnel pour la sécurisation du territoire,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des personnes et de leurs biens. Tous les fils du pays<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sont<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>certainement<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>derrière les FAMAs. En un mot,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l'armée a le soutien indéfectible de la population. Et la complicité est manifeste. Toute chose qui est salutaire. Mais, la<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>principale préoccupation est de savoir comment réunir tout le monde pour parler le même langage pour sortir de la crise ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette réflexion qui relève de la volonté politique,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>incombe<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sur les dirigeants. C'est aux dirigeants de la transition de trouver les voies et moyens pour que tout monde soit associé aux réflexions pouvant sortir le pays<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de cette triste situation de crise. Le dialogue,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les concertations et approches pour la paix et la cohésion sociale,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sont plus que jamais nécessaires pour l'union nationale. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Certes,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de telles démarches ne sont pas aisées à faire,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>mais il faut<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>que tout<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>essayer de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>placer le Mali au-dessus de tout.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Le pays a plus que jamais<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>besoin que ses fils s'unissent pour ensemble, faire face aux nombreux défis.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>C'est dans l'union,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le pardon, le dialogue que les<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>fils de la nation peuvent mieux aider à trouver la paix. Sachons garder raison ! Que Dieu bénisse le Mali ! Amen !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Monoko Toaly</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Portrait : Massa Makan Diabaté, une figure majeure de la littérature africaine</title>
<link>https://www.maliweb.net/point-de-vue/portrait-massa-makan-diabate-une-figure-majeure-de-la-litterature-africaine-3115728.html</link>
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<description><![CDATA[ Massa Makan Diabaté est l’une des figures majeures de l’histoire et de la littérature africaine. Grand défenseur de la tradition orale, il appartient à la grande famille des griots, ces gardiens de la mémoire collective dans la société mandingue. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 10 Apr 2026 11:02:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; font-size: 10pt; font-family: Calibri; color: rgb(0, 0, 0);"><b data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Écrivain, historien, dramaturge et chercheur, il a consacré sa vie à préserver et transmettre les richesses culturelles africaines.   Son œuvre constitue aujourd’hui une référence solide entre la tradition orale et la littérature contemporaine malienne et africaine</span></b></p>
<p class="MsoNormal" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; font-size: 10pt; font-family: Calibri; color: rgb(0, 0, 0);"><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="font-size: 12pt; font-family: Tahoma;"><span class="text-node">Issu d’une famille de griots, l’écrivain grandit dans un environnement profondément marqué par la parole, la musique et l’histoire. À 7ans déjà, il commence sa formation traditionnelle auprès de son oncle, le célèbre griot Kélé Monson Diabaté. Cette formation lui a permis d’apprendre les grandes épopées mandingues, les généalogies et les récits historiques transmis de génération en génération. Cette éducation orale joue un rôle fondamental dans sa vocation d’écrivain, car elle lui donne très tôt le sens de la mémoire, de la narration et de la  culture. Elle est la base de son engagement pour la valorisation des traditions africaines.</span><span class="pf-br-replacement"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; font-size: 10pt; font-family: Calibri; color: rgb(0, 0, 0);"><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="font-size: 12pt; font-family: Tahoma;"><span class="text-node">Après cette formation traditionnelle, le jeune griot poursuit des études en Guinée, puis en France. À Paris, il étudie l’histoire, la sociologie et les sciences politiques. Cette double formation, à la fois traditionnelle et moderne, influence profondément sa vision du monde et sa vie professionnelle. Elle lui permet de comprendre l’importance de sauvegarder les traditions africaines tout en les inscrivant dans une perspective moderne. Il devient ainsi un intellectuel capable de dialoguer avec plusieurs cultures sans perdre de vue ses racines.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; font-size: 10pt; font-family: Calibri; color: rgb(0, 0, 0);"><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="font-size: 12pt; font-family: Tahoma;"><span class="text-node">Sur le plan professionnel, la figure emblématique de la culture malienne occupe plusieurs fonctions importantes au sein des organisations internationales comme l’Unesco et l’Unicef. Ces expériences lui offrent l’occasion de participer à des projets culturels et éducatifs destinés à promouvoir les cultures africaines et à encourager la recherche sur la tradition orale. Dès son retour au Mali, il s’engage également dans la vie culturelle nationale et participe activement à la promotion du patrimoine historique et littéraire du pays. Toutefois, c’est surtout par son œuvre littéraire qu’il acquiert une reconnaissance internationale.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; font-size: 10pt; font-family: Calibri; color: rgb(0, 0, 0);"><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="font-size: 12pt; font-family: Tahoma;"> </span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="font-size: 12pt; font-family: Tahoma;"><b data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">ŒUVRES CÉLÈBRES DE L’éCRIVAIN-</span></b><span class="text-node"><span> </span>Parmi ses œuvres les plus célèbres figure la trilogie de Kouta, composée du Lieutenant de Kouta, du Coiffeur de Kouta et du Boucher de Kouta. À travers ces romans, il décrit avec humour et réalisme la vie quotidienne dans une société africaine confrontée aux changements sociaux et politiques. Il y présente des personnages attachants, des situations inspirées de la réalité et des conflits entre tradition et modernité. Cette trilogie constitue un témoignage précieux sur les transformations du Mali au cours du XX</span></span><span class="text-node">ᵉ</span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="font-size: 12pt; font-family: Tahoma;"><span class="text-node"><span> </span>siècle et sur les défis auxquels les sociétés africaines sont confrontées face a la modernisation.</span><span class="pf-br-replacement"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; font-size: 10pt; font-family: Calibri; color: rgb(0, 0, 0);"><span class="text-node">Outre ses romans, Massa Makan Diabaté s’intéresse également aux grandes épopées mandingues, notamment à celle de Soundjata Keïta, fondateur de l’empire du Mali. En adaptant ces récits historiques et légendaires, il contribue à faire connaître au monde entier l’importance de la civilisation mandingue et la richesse de son patrimoine culturel.</span></p>
<p class="MsoNormal" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; font-size: 10pt; font-family: Calibri; color: rgb(0, 0, 0);"><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="font-size: 12pt; font-family: Tahoma;"> </span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="font-size: 12pt; font-family: Tahoma;"><b data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">PRIX ET DISTINCTIONS-</span></b><span class="text-node"><span> </span>Massa Makan Diabaté reçoit plusieurs distinctions, dont le Grand prix littéraire d’Afrique noire en 1971 pour son œuvre Janjon et le Grand Prix international de la Fondation Léopold Sédar Senghor en 1987 pour l’ensemble de ses œuvres. Au niveau national plusieurs infrastructures portent son nom parmi lesquels on peut citer le lycée Massa Makan Diabaté de Bamako et la salle de théâtre Massa Makan Diabaté de Kayes.</span><span class="pf-br-replacement"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; font-size: 10pt; font-family: Calibri; color: rgb(0, 0, 0);"><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="font-size: 12pt; font-family: Tahoma;"><span class="text-node">Aujourd’hui encore, l’héritage de Massa Makan Diabaté demeure vivant au Mali et dans toute l’Afrique francophone. Ses œuvres continuent d’être étudiées dans les écoles et les universités, et elles inspirent de nombreux jeunes écrivains. Il reste une référence incontournable pour tous ceux qui s’intéressent à la tradition orale, à la littérature africaine et à la culture mandingue.</span><span class="pf-br-replacement"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; font-size: 10pt; font-family: Calibri; color: rgb(0, 0, 0);"><span class="text-node">Massa Makan Diabaté apparaît comme une figure emblématique de la littérature malienne et un défenseur passionné de la mémoire africaine. Par son travail, il a réussi à préserver des traditions anciennes tout en leur donnant une expression moderne et accessible. Son œuvre témoigne de l’importance de la culture dans la construction de l’identité d’un peuple.</span></p>
<p class="MsoNormal" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; font-size: 10pt; font-family: Calibri; color: rgb(0, 0, 0);"><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="font-size: 12pt; font-family: Tahoma;"><span class="text-node">Pour rappel, Massa Makan Diabaté est né le 12 juin 1938 à Kita, au Mali, et décédé le 27 janvier 1988 à Bamako.</span><span class="pf-br-replacement"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; font-size: 10pt; font-family: Calibri; color: rgb(0, 0, 0);"><b data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node"> M. L. H. D.</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : l’Observatoire pour la paix, un nouvel espoir de réconciliation nationale</title>
<link>https://www.maliweb.net/point-de-vue/mali-lobservatoire-pour-la-paix-un-nouvel-espoir-de-reconciliation-nationale-3115181.html</link>
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<description><![CDATA[ À la faveur du mois béni de Ramadan, un appel fort à l’unité et à la paix a été lancé au Mali, dans un contexte marqué par des défis persistants mais aussi par une volonté affirmée de réconciliation nationale. ]]></description>
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<pubDate>Sun, 22 Mar 2026 17:23:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">À l’occasion de la fin du Ramadan, l’enseignant-chercheur Makan Moussa Kanouté a adressé ses vœux à l’ensemble de la communauté musulmane du Mali, tout en formulant des prières pour la stabilité et la paix dans le pays.</span></p>
<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">Dans son message, il a rappelé que le Ramadan, au-delà de sa dimension spirituelle, constitue un moment de réflexion collective sur les valeurs d’unité, de solidarité et de cohésion sociale. Selon lui, malgré les épreuves auxquelles le Mali est confronté, les populations continuent de faire preuve de résilience et de détermination, en restant unies face aux difficultés.</span></p>
<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">L’universitaire a également salué la récente mise en place de l’Observatoire pour la paix et la réconciliation nationale, qu’il considère comme un signal fort de l’engagement des autorités de la transition en faveur de la stabilité. « Cette initiative illustre une volonté commune de tourner notre pays vers un avenir de paix durable », a-t-il souligné.</span></p>
<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">Pour Makan Moussa Kanouté, cette dynamique doit être accompagnée par un engagement collectif de tous les Maliens afin de consolider la cohésion nationale et de bâtir un avenir apaisé.</span></p>
<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">Il a enfin formulé des prières pour que le Mali retrouve durablement la paix et la concorde, appelant à l’unité des cœurs et des actions pour relever les défis actuels.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;"><b><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">Bokoum Abdoul Momini </span><o:p></o:p></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chronique :  L’arène numérique</title>
<link>https://www.maliweb.net/point-de-vue/chronique-larene-numerique-3114795.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Mali contemporain traverse une mutation sociologique sans précédent, où le clic a remplacé le palabre et où l’écran du smartphone est devenu le miroir, souvent déformant, d’une nation en quête de repères. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 09 Mar 2026 02:04:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans cette arène numérique, la sociologie des mass média nous enseigne que le comportement des masses n’est plus une simple agrégation de volontés individuelles, mais le résultat d’effets d’immédiateté redoutables. Nous assistons aujourd'hui à un basculement brutal des postures et des opinions, dicté non plus par la réflexion profonde ou l'analyse des faits, mais par la force de frappe émotionnelle des réseaux sociaux. Au cœur de ce dispositif, une nouvelle figure de proue a émergé : le vidéomen, cet activiste du web dont le visage et la voix sont devenus aussi familiers aux Maliens de Bamako qu’à ceux de la diaspora parisienne ou new-yorkaise. Ces acteurs, qu’ils soient dans une posture de soutien aux institutions ou dans une opposition farouche, manipulent les leviers de la psychologie collective avec une efficacité qui devrait nous interroger sur la santé mentale et morale de notre espace public.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le constat est amer car, malgré les tentatives louables des autorités judiciaires pour endiguer certains dérapages à travers le Pôle de lutte contre la cybercriminalité, les réseaux sociaux sont devenus un véritable problème de société au Mali. Ce qui devait être un outil de démocratisation de la parole et de lien entre la patrie et sa diaspora s'est transformé en un déversoir de passions tristes. La dépravation des mœurs et l'attentat à la pudeur y trouvent une résonance inquiétante, mais c’est surtout l’instrumentalisation de la haine qui frappe les esprits. Le mécanisme est presque toujours le même : une figure influente lance une diatribe, et instantanément, une masse d'internautes bascule dans une hostilité radicale ou une adulation aveugle. Cette volatilité de l’opinion, cette facilité avec laquelle on passe de l’estime au lynchage médiatique, témoigne d’une fragilité sociologique où le discernement s'efface devant le spectacle de la violence verbale. La masse ne réfléchit plus, elle réagit par réflexe pavlovien aux stimuli de ses leaders numériques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le phénomène des règlements de comptes personnels est sans doute la manifestation la plus sombre de cette dérive. Les insultes et les atteintes à l’honneur, à l’image et à la dignité de personnalités publiques ou de célébrités sont devenues le pain quotidien des plateformes numériques. On ne débat plus d’idées, on détruit des vies. En sociologie des médias, on analyse ce comportement comme une quête de catharsis par la foule, qui trouve dans l’humiliation d’autrui une forme de pouvoir illusoire. Certains vidéomen, conscients de ce mécanisme, entretiennent des feuilletons de haine pour maintenir leur audience et leur monétisation. Chaque "live" devient un tribunal populaire où les sentences tombent sans preuve, sans droit de réponse et sans aucune forme de pudeur. Cette mise en scène de la discorde fragilise le tissu social malien, traditionnellement fondé sur le respect de l'aîné et la retenue dans la parole. Aujourd'hui, la culture de l'immédiateté impose sa loi, et celui qui crie le plus fort ou insulte avec le plus de verve devient, aux yeux d'une masse déboussolée, un porteur de vérité factice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur le plan juridique, l’arsenal malien s’est pourtant doté de dents d’acier pour répondre à ce chaos. La Loi n°2019-056 du 5 décembre 2019 relative à la cybercriminalité constitue le texte de référence. L'article 21 de cette loi est limpide : les injures proférées par le biais d'un système d'information sont sévèrement réprimées. Plus significatif encore, le nouveau Code pénal et le Code de procédure pénale renforcent la responsabilité pénale des acteurs du numérique. Désormais, la notion de "complicité" s'étend de manière technique : l'administrateur d'un groupe WhatsApp ou d'une page Facebook qui laisse diffuser des propos tombant sous le coup de la loi, sans modération immédiate, peut être poursuivi au même titre que l'auteur principal. La justice malienne intègre la doctrine de la "responsabilité du contenant" ; celui qui offre la plateforme de diffusion d'un crime ou d'un délit numérique en assume les conséquences légales. Les autorités judiciaires disposent également du pouvoir de demander le blocage de comptes et la saisie de matériel, marquant une volonté de ne plus laisser le champ libre à l'impunité, y compris pour ceux qui pensent être à l'abri derrière des serveurs étrangers.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour que les réseaux sociaux redeviennent un espace de construction et non de destruction, il est impératif que chaque internaute, du terroir ou d'ailleurs, reprenne conscience que derrière chaque écran, il y a une dignité humaine à préserver et une nation à bâtir. Le temps de la récréation numérique et de la dépravation érigée en système doit prendre fin pour laisser place à une citoyenneté responsable, ancrée dans la loi et la raison. Il est temps d'adopter une attitude totalement conforme à la Note de conformité de la Loi de 2019 définissant les compétence du Pôle de cybercriminalité et de s'intégrer aux innovations du nouveau Code pénal de 2024 concernant la responsabilité des administrateurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>MKL</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Administration territoriale : Issa Ousmane COULIBALY en mission commandée</title>
<link>https://www.maliweb.net/point-de-vue/administration-territoriale-issa-ousmane-coulibaly-en-mission-commandee-3114298.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Général de Brigade Issa Coulibaly est l&#039;homme à qui la haute hiérarchie a confié la direction de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation. Son profil, bien que marqué par la même rigueur militaire que ses prédécesseurs, porte des spécificités propres à son parcours et à sa zone d&#039;influence originelle. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 23 Feb 2026 01:37:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Général de brigade Issa Ousmane Coulibaly est un haut gradé militaire malien nommé Ministre de l'Administration territoriale et de la Décentralisation en février 2026. Les points clés de sa carrière.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Originaire du sud du Mali, plus précisément de la zone de la 3ème région militaire, Issa Coulibaly porte un nom qui évoque la tradition des grands serviteurs de l'État.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Diplômé de l'École de guerre de Paris et expert en défense, il a précédemment exercé des fonctions stratégiques et a été ambassadeur du Mali en Turquie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ministre de l'Administration territoriale et de la Décentralisation depuis février 2026, il est chargé de la cohésion nationale et de la gouvernance locale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Côté formation académique, notons qu'il est titulaire d'un Master II en histoire, religions, cultures et politiques de l'EPHE Sorbonne Paris et d'un diplôme de magistrat.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Son expertise s'avèrera nécessaire en tant que Spécialiste en management, commandement et stratégie de défense pour mener à bien la feuille de route du Général d’Armée Assimi Goïta à son Premier ministre Général de Division Abdoulaye Maïga. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Son parcours militaire s'est construit sur une solide base opérationnelle. Officier de l'Ordre national du Mali, il est passé par l'école militaire interarmes (Emia) de Koulikoro et l'école d'état-major de Libreville.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au sein de la Gendarmerie Nationale, il fait partie de l'élite de l'armée parmi ceux qui font le pont entre la défense du territoire et la police administrative.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Contrairement à une idée reçue, sa nomination n'est pas fortuite : elle découle d'une connaissance fine des rouages de la sécurité intérieure et d'une expérience préalable dans l'administration des structures étatiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Sa feuille de route : consolidation de la carte administrative et sécurisation territoriale</strong> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avant de rejoindre le gouvernement, le Général Issa a occupé des fonctions de commandement et de direction où il s'est illustré par son intégrité et sa capacité à stabiliser des zones en tension. Son passage à la Direction Générale de la Protection Civile a notamment été remarqué pour la modernisation des services de secours et la gestion des crises majeures. C'est ce profil de "gestionnaire de crises" qui a motivé son choix pour piloter l'administration territoriale dans un contexte où chaque gouverneur et chaque préfet doit agir comme une sentinelle de la souveraineté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mission commandée du Général Issa Ousmane Coulibaly s'articule autour d'objectifs chiffrés et de réformes structurelles. Sa première priorité est la territorialisation de la sécurité. Il ne s'agit plus seulement d'administrer depuis un bureau, mais de s'assurer que l'administration civile marche de pair avec les forces de défense pour permettre le retour des services sociaux de base dans les zones libérées. Sous sa direction, le ministère devient le fer de lance de la reconquête administrative, garantissant que chaque nouveau cercle créé par la réorganisation territoriale soit doté de moyens humains et matériels effectifs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un autre volet majeur de sa feuille de route concerne la modernisation de l'état civil et la mise en œuvre accélérée du processus électoral, en facilitant l'accès à la Carte nationale d’identité biométrique sécurisée, pour la conformer aux nouvelles dispositions prises dans le cadre de l'AES et rendre les pièces exigibles, (passeport et carte d'identité biométrique harmonisée) conformes aux normes de l'Organisation de l'Aviation Civile Internationale (OACI). Pour garantir leur reconnaissance mondiale et faciliter la libre circulation sécurisée au sein de l'espace confédéral.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Général Issa Ousmane Coulibaly devra faire de l'identification numérique des citoyens non seulement un outil de sécurité, mais surtout la clé d'accès à la protection sociale universelle, des 5 ans aux plus de 95 ans. En cela, il est le garant de la collecte des données et de l'enrôlement des populations, particulièrement dans les secteurs informel et rural, pour que personne ne soit laissé au bord du chemin de la transition sociale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Un style de management alliant commandement et autorité</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur le plan des attributs personnels, Issa Coulibaly est connu pour sa grande discrétion et son sens de la discipline. Il possède l'attribut de la "fermeté tranquille". Dans ses réunions avec les cadres du département, il privilégie l'efficacité aux longs exposés. Sa méthode consiste à fixer des objectifs clairs, à déléguer les responsabilités mais à exercer un contrôle rigoureux sur l'exécution. C'est un homme qui croit aux vertus de l'exemple : il exige de ses collaborateurs la même ponctualité et la même probité qu'il s'impose à lui-même.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sa présence au gouvernement est le signe d'une volonté de continuité dans la fermeté tout en apportant une expertise renouvelée sur la décentralisation. Il est perçu comme l'homme capable de faire respecter la règle là où l'anarchie a tenté de s'installer, que ce soit dans la gestion urbaine ou foncière. En mission pour la refondation, le Général Issa Ousmane Coulibaly est la sentinelle qui veille à ce que l'administration malienne soit à la fois forte, juste et proche des aspirations profondes du peuple malien.4<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>La Rédaction</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Focus : Lutte contre les terroristes :  L’information et le renseignement plus que jamais</title>
<link>https://www.maliweb.net/point-de-vue/focus-lutte-contre-les-terroristes-linformation-et-le-renseignement-plus-que-jamais-3114211.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 20 Feb 2026 12:40:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Malgré les importants investissements consentis par l’État dans l’équipement et l’armement des forces de défense et de sécurité, les groupes armés terroristes parviennent encore à mener des actions audacieuses, parfois à proximité immédiate des centres urbains. Ce qui relance le débat sur la nécessité de renforcer davantage le renseignement et l’information dans la stratégie globale de lutte contre l’insécurité.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’enlèvement, la semaine dernière, du préfet de Dioïla à Kalifabougou, localité située à sept kilomètres seulement de Fana, a profondément marqué l’opinion nationale. L’attaque, survenue dans ce village, a surpris de nombreux observateurs par son audace et son niveau de préparation, démontrant que les groupes terroristes disposent encore de relais d’information efficaces sur le terrain. Cet événement met en lumière une réalité souvent évoquée par certains. Aucune opération d’envergure ne peut être menée sans un minimum de renseignements préalables. Les autorités doivent miser sur des stratégies de communication et de sensibilisation pour rassurer le peuple. Les mouvements des autorités administratives, les habitudes des populations ou encore les failles sécuritaires locales constituent autant d’informations sensibles qui, lorsqu’elles tombent entre de mauvaises mains, facilitent la planification des attaques. Dans ce contexte, plusieurs observateurs estiment que la réponse sécuritaire ne peut se reposer uniquement sur la puissance de feu ou l’acquisition d’équipements militaires. Elle doit s’appuyer également sur un dispositif solide de renseignement, impliquant à la fois les services spécialisés et les populations locales même s’il s’agit de les utiliser dans la plus grande discrétion. La vigilance citoyenne, la collaboration communautaire et la protection des sources d’information deviennent ainsi des éléments essentiels pour anticiper les menaces et empêcher les infiltrations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par ailleurs, les autorités sont appelées à intensifier les campagnes de sensibilisation afin de décourager toute collaboration des populations locales avec les groupes armés, souvent motivée par l’appât de gain facile ou la contrainte. Car, au-delà des opérations militaires, la guerre contre le terrorisme se joue aussi sur le terrain de l’information. Celui qui maîtrise le renseignement prend souvent l’avantage stratégique. Face à une telle menace, la consolidation des réseaux d’information, la confiance entre les populations et les forces de sécurité, ainsi que la sécurisation des données sensibles apparaissent comme des priorités majeures pour contenir l’expansion des groupes djihadistes et protéger nos villes et villages.<span style="mso-spacerun: yes;">     </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">                                         </span><o:p></o:p></span></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Drissa Togola</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Le rallye matinal des baguettes sacrifiées : Les marchands de la mort ou quand le pain quotidien devient un poison public</title>
<link>https://www.maliweb.net/point-de-vue/le-rallye-matinal-des-baguettes-sacrifiees-les-marchands-de-la-mort-ou-quand-le-pain-quotidien-devient-un-poison-public-3114131.html</link>
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<description><![CDATA[ Qui n&#039;a jamais admiré, au détour d&#039;un embouteillage poussiéreux ou dans le tumulte des artères de la capitale, ces équilibristes de l&#039;extrême transportant des pyramides de pain à dos de motocyclette ? ]]></description>
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<pubDate>Tue, 17 Feb 2026 10:44:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce spectacle, devenu une véritable performance artistique de rue, dissimule pourtant une prouesse sanitaire d'un genre nouveau puisque nos miches nationales y sont exposées avec une générosité sans pareille à toutes les immondices environnantes. Cette image, capturée sur le vif, nous confronte à une forme de créativité logistique où le mépris de l'hygiène le dispute à l'audace, transformant chaque livraison en une roulette russe pour l'estomac des concitoyens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une éponge urbaine au service du smog<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le pain, cet aliment autrefois sacré au cœur de nos foyers, semble avoir été promu au rang d'instrument de mesure de la pollution atmosphérique tant il est traité avec une désinvolture déconcertante. Par sa texture poreuse, la baguette devient une véritable éponge technologique capable d'absorber, en un seul trajet, le meilleur des gaz d'échappement, les résidus de plomb ainsi que les germes les plus vigoureux soulevés par le vent. La tragédie de cette gastronomie de l'asphalte réside dans une vérité implacable car, contrairement aux légumes que l'on peut laver, la miche souillée ne tolère ni savon ni désinfection avant de rejoindre la table familiale ; chaque bouchée devient alors une dose d'aventure invisible que les familles ingèrent avec une confiance proprement héroïque.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le sacre de l'impunité logistique<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces distributeurs, que l'on pourrait presque qualifier de « conservateurs de bactéries », ont érigé l'absence de protection hermétique au rang de norme sectorielle, privilégiant ainsi la vitesse du gain sur l'intégrité des poumons et des intestins. Il est fascinant de constater comment la commodité d'un sac béant bringuebalant sur un engin motorisé peut primer sur la sécurité publique, créant ainsi une forme de transport de la honte qui défie toute logique sanitaire. Cette dérive, qui transforme un geste de subsistance en un risque vital majeur, appelle par conséquent une réaction vigoureuse des autorités afin de rappeler que la dignité du citoyen commence par le respect de son assiette.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour une éthique de la miche<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En définitive, protéger le pain des assauts de la rue n'est pas seulement une affaire de santé, c'est avant tout une question de civilisation pour que ce pilier de notre alimentation demeure un pur symbole de vie. L'urgence est désormais de passer d'une distribution sauvage à une logistique digne de ce nom, afin que l'œil de Soloni n'ait plus à témoigner de ce lent suicide collectif déguisé en petit-déjeuner.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'œil de Soloni<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Zeinab Evelyne  Jacques répond a ses détracteurs :  &amp;quot;Je n&amp;apos;ai aucun problème avec les autorités ivoiriennes et je n&amp;apos;en ai jamais eu&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/point-de-vue/zeinab-evelyne-jacques-repond-a-ses-detracteurs-je-nai-aucun-probleme-avec-les-autorites-ivoiriennes-et-je-nen-ai-jamais-eu-3113489.html</link>
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<description><![CDATA[ Victime d&#039;une cabale depuis quelques jours suite à son voyage en Côte d&#039;Ivoire, Zeinab Evelyne Jacques a finalement rompu le silence pour répondre à ses détracteurs dans une publication sur sa page Facebook, que nous publions en intégralité. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 31 Jan 2026 01:42:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">J'ai reçu de nombreux messages de mes amis au Mali et de mes camarades concernant la fausse polémique autour de ma personne en terre ivoirienne. Je ne voulais pas réellement commenter, car pour moi il s'agit d'un faux débat. Mais pour rassurer ma communauté, je tiens à préciser que je n'ai absolument rien et qu'il ne m'arrivera rien ici.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je me déplace en Côte d'Ivoire depuis des années, au moins cinq fois par an, car j'y ai ma famille et mon travail m'y amène également. Pensez-vous que si les autorités ivoiriennes avaient quoi que ce soit contre ma personne, je pourrais entrer librement sur le territoire et publier fièrement ma géolocalisation sur les réseaux sociaux ? J'aurais été appréhendée dès l'aéroport.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je n'ai aucun problème avec les autorités ivoiriennes et je n'en ai jamais eu. Quant au peuple ivoirien, ce n'est pas un peuple violent qui se lèverait à la demande de certaines personnes sur les réseaux pour agresser quelqu'un. Ce qui se passe sur les réseaux reste sur les réseaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En tout cas, merci pour vos messages et vos appels. Je vais très bien, je suis ici pour le travail et je serai très vite parmi vous".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Focus :  L’objectif ultime</title>
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<description><![CDATA[ L’année 2026 ne s’ouvre pas comme une simple page du calendrier, mais comme le chapitre décisif pour le Mali. Nous touchons enfin du doigt l’aboutissement de la refondation : la consolidation des acquis et la matérialisation des objectifs issus des Assises Nationales de la Refondation. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 26 Jan 2026 02:06:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’ambitieux agenda «Mali Kura ñetassira ka bèn san 2063 ma» n’est plus une lointaine promesse ; il s’ancre désormais dans les actes quotidiens du gouvernement de Transition, irriguant chaque décision politique d’une sève patriotique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur le terrain, cette volonté se traduit par une montée en puissance sans précédent des Forces Armées Maliennes (FAMa). Le programme DDR-I (Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Intégration) témoigne d’une avancée militaire stratégique, assurant un maillage territorial rigoureux jusqu'aux confins du pays. Cette reconquête de l'espace s’accompagne d’une reconquête des cœurs : les mécanismes de la Charte nationale pour la Paix et la Réconciliation nationale redonnent vie au dialogue inter-malien. Ce processus inclusif reflète les aspirations profondes et les doléances de l’ensemble de nos compatriotes, de l’intérieur comme de la diaspora, unissant le peuple autour d'un destin partagé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourtant, cette phase cruciale ne se fait pas sans heurts. Le régime de Transition est durement éprouvé pour avoir osé briser les chaînes de l'exploitation. En nationalisant les richesses minières, le Mali a déclenché l'ire d'États voraces et de multinationales aux méthodes de voyous. Leur stratégie est claire : l'asphyxie. Entre sabotages économiques, pénuries de carburant orchestrées et attaques lâches contre les populations civiles et nos industries naissantes, tout est mis en œuvre pour faire vaciller la Transition.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais ces ennemis du Mali ont sous-estimé la détermination des FAMa et la résilience du peuple malien. Là où les bandits de grand chemin et les terroristes agissent en maquisards, tapis dans l'ombre des zones boisées, ils sont traqués, débusqués et neutralisés avec une précision chirurgicale. Les pertes infligées aux groupes armés dans leurs derniers retranchements sont désormais irréversibles. Sur l'échiquier diplomatique, leurs commanditaires ont perdu la main. Le scénario initial, qui prévoyait l'effondrement en cascade des régimes de l'AES, a échoué. Pendant que nos FAMa sécurisent les corridors vitaux et que nos braves transporteurs acheminent le carburant avec un sang-froid héroïque, le débat national se clarifie peu à peu. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le discours présidentiel, à cet égard, est d’une limpidité absolue : la lutte contre la corruption et l’impunité n’est pas négociable. La Justice est la même pour tous. Aucun privilège ne sera accordé sans un gage de bonne foi irréfutable. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’objectif ultime reste inchangé : ramener la vie, la quiétude et les services sociaux de base dans les terroirs trop longtemps meurtris. Relancer l’école, socle de la République, est le défi souverain que l’État s’apprête à relever pour garantir une paix durable. Conformément à la Charte nationale, le Mali se reconstruit par l'ordre et la justice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Rédaction<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali 2026 :  Le paradoxe d’un Trésor qui brille sur une économie qui s’étouffe</title>
<link>https://www.maliweb.net/point-de-vue/mali-2026-le-paradoxe-dun-tresor-qui-brille-sur-une-economie-qui-setouffe-3112908.html</link>
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<description><![CDATA[ L’analyse du succès de la première levée de fonds du Mali en 2026 révèle une fracture inquiétante entre la santé financière de l’État sur les marchés régionaux et l’asphyxie croissante des entreprises locales. Diagnostic d’une économie à deux vitesses. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 12 Jan 2026 08:06:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le verdict est tombé comme une bouffée d’oxygène pour les caisses de l’État: pour sa première sortie de l’année 2026 sur le marché des titres publics de l’Union monétaire Ouest-fricaine (UMOA), le Mali a récolté 44 milliards de FCFA, dépassant son objectif initial. Avec plus de 80 milliards de FCFA de propositions de la part des investisseurs, Bamako semble jouir d’une cote de confiance intacte auprès des banques régionales. Même le Fonds monétaire international (FMI) affiche un optimisme prudent, projetant une croissance de 5,5%.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourtant, derrière ces chiffres clinquants, la réalité du terrain est bien plus sombre. Pour l'entrepreneur malien, cette «ruée des investisseurs» ressemble à un mirage.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le piège de l’endettement sélectif<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis 2020, le Mali s'est installé dans un cycle de dépendance aux marchés financiers pour combler ses déficits. Si l'État parvient à convaincre les banques de l'Union, il le fait au prix de taux d'intérêt de plus en plus onéreux. Cette «prime de risque» que le pays paie finit par peser lourdement sur le budget national, limitant les investissements dans les services de base.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plus grave encore, cette mobilisation massive de l'épargne régionale crée un effet d'éviction: l'argent prêté à l'État est autant d'argent qui ne sera pas prêté aux Petites et moyennes entreprises (PME) locales. Les banques préfèrent la sécurité du Trésor public au risque industriel, condamnant des projets structurants, comme ceux visant la transformation locale du textile ou de l'agro-industrie, à rester dans les cartons.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une dette intérieure qui tue la production<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le véritable «mal malien» réside aujourd'hui dans l'incapacité du gouvernement à solder sa dette intérieure. Des centaines d'entreprises locales, créancières de l'État, attendent leurs paiements depuis parfois trois (03) ans. En retenant ces fonds, le gouvernement bloque le moteur même de la croissance. Une entreprise non payée est une entreprise qui ne recrute plus, qui ne paie plus ses propres impôts et qui finit par mettre la clé sous la porte.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le résultat est flagrant: de nombreux chantiers sont à l'arrêt et les «champions nationaux» capables de porter l'économie sont aux abonnés absents. Le Mali consomme ce qu'il ne produit pas et finance son train de vie par une dette qu'il peine à réinjecter dans son propre tissu industriel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour une thérapie de choc<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour que la croissance de 5,5% ne reste pas un simple chiffre dans les rapports de Washington, un changement de cap radical est nécessaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La priorité absolue doit être l'apurement de la dette intérieure. L'État pourrait envisager la titrisation de ces créances: permettre aux entreprises de transformer leurs factures impayées en titres négociables auprès des banques pour retrouver de la trésorerie immédiate.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ensuite, chaque franc emprunté sur les marchés doit être «fléché». Emprunter pour payer des factures de fonctionnement est une erreur stratégique. L'endettement ne devient vertueux que s'il finance des infrastructures productives, énergie et usines de transformation, capables de générer la richesse qui remboursera la dette de demain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Enfin, le Mali doit muscler son secteur privé. Sans une politique volontariste pour formaliser l'économie et soutenir des projets d'envergure, le pays restera vulnérable aux chocs extérieurs. Le succès financier de 2026 ne doit pas être une fin en soi, mais le dernier signal pour engager les réformes de structure. La confiance des investisseurs est une ressource épuisable; il est temps que l'économie réelle en profite enfin.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par A.K. DRAMÉ<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>USA : Le monde selon Donald Trump</title>
<link>https://www.maliweb.net/point-de-vue/usa-le-monde-selon-donald-trump-3112770.html</link>
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<description><![CDATA[ L&#039;attaque américaine contre le Venezuela devrait susciter un sentiment de peur et de consternation dans le monde entier. Ce coup d&#039;État est illégal, non provoqué et déstabilisateur à l&#039;échelle mondiale. Il bafoue les normes internationales et ignore les droits de souveraineté territoriale. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 06 Jan 2026 14:00:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Donald Trump poursuit sa politique chaotique. Mais c'est le monde dans lequel nous vivons désormais. L'attaque directe contre le Venezuela marque une affirmation extraordinaire et dangereuse de la puissance américaine sans limites et intervient la même semaine que les menaces de frappes militaires proférées par Trump contre le régime iranien. Trump prétend agir pour empêcher l'entrée de stupéfiants illégaux aux États-Unis via le Venezuela et pour stopper un prétendu afflux de migrants « criminels ». Un scénario qui n'est pas sans rappeler l'invasion américaine de l'Irak en 2003.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les États-Unis ont mené un nombre record de frappes aériennes au Moyen-Orient et en Afrique l'année dernière. Depuis son retour au pouvoir il y a un an, Trump, pourtant présenté comme un homme de paix, a bombardé le Yémen, causant la mort de nombreux civils en assouplissant les règles d'engagement ; il a bombardé le Nigeria, avec des conséquences contre-productives ; il a bombardé la Somalie, l'Irak et la Syrie ; et il a bombardé l'Iran, où il a menti en exagérant le succès des frappes américaines sur les installations nucléaires. Il refuse même d'exclure la possibilité de bombarder le Groenland, territoire souverain du Danemark, pays allié de l'Otan.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'action irresponsable de Trump devrait enfin mettre un terme à l'image trompeuse qu'il a toujours donnée de lui-même, celle d'un « artisan de la paix mondiale ». Il est grand temps que les dirigeants du monde entier le reconnaissent publiquement pour ce qu'il est réellement : un fauteur de guerre à l'échelle mondiale, une menace universelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Trump semble totalement désemparé en matière de guerre et de paix – sans stratégie ni vision – et improvise sa politique au gré de ses humeurs. Son comportement irresponsable et dangereusement imprévisible s'aggrave de jour en jour. Son attaque inconsidérée contre le Venezuela pourrait l'inciter à commettre des actes encore plus graves et insensés. Trump voit dans la scène internationale un terrain propice à l'exercice de son pouvoir et à la satisfaction de son ego.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Cheick Boucadry Traoré</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Paix et réconciliation nationale : La délicate équation des exilés forcés</title>
<link>https://www.maliweb.net/point-de-vue/paix-et-reconciliation-nationale-la-delicate-equation-des-exiles-forces-3111237.html</link>
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<description><![CDATA[ S’exprimant de temps en temps via les réseaux sociaux, certains hauts cadres maliens, en exil forcé, brûlent d’envie de rentrer au pays, pour apporter leur pierre à la préservation de la patrie. Non sans des préalables… ]]></description>
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<pubDate>Sat, 27 Dec 2025 00:46:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La liste des exilés forcés <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>commence à être longue. Ce sont par exemple l’ancien Premier ministre Boubou Cissé, le banquier Babaly Bah, les anciens ministres Housseini Amion Guindo dit Poulo, Arouna Modibo Touré, Mamadou Igor Diarra, Me Kassoum Tapo, Moustapha Ben Barka, l’imam Mahmoud Dicko, le milliardaire Seydou Mamadou Coulibaly de CIRA Holding, l’homme d’affaires Aliou Boubacar Diallo, etc.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, ils sont très nombreux ces cadres et personnes ressources de qualité qui sont contraints à vivre au-delà des frontières nationales, depuis le renversement du régime du président Ibrahim Boubacar Kéita<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Or, il est de notoriété que la meilleure richesse d’un pays est l’ensemble de ses ressources humaines. Ce qui préoccupe pour le Mali, c’est que de nombreux anciens ministres, d’anciens directeurs d’entreprises, bref de hauts cadres de l’administration comme du secteur privé sont, depuis plusieurs années, plus ou moins obligés de raser le mur, hors des frontières d’un Mali, qui a sûrement besoin de tous ses fils, en particulier ceux dont le carnet d’adresses peut être utile pour le pays. Et le plus fort contingent de ces personnalités réside en Côte d’Ivoire ; d’autres sont en Guinée, au Sénégal, au Togo, en Mauritanie, en Algérie, en Afrique centrale, en France, aux USA, etc.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A titre d’exemple, l’on a vu, sur les réseaux sociaux, la semaine dernière, deux anciens ministres, Tiéman Hubert Coulibaly et Me Mamadou Ismaël Konaté, intervenir sur la situation de crise que traverse leur patrie commune. Si le premier a été moins prolixe, le second a véritablement remué le cocotier, avec des termes plus « engagés ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces interventions traduisent une situation peu confortable de ces compatriotes, qui ont visiblement soif de rentrer au bercail, mais craignent d’éventuelles actions judiciaires contre leurs personnes ou leurs gestions ou prises de positions antérieures. Certains cadres parmi eux ne se reprochent pas des actes répréhensibles, mais ils redoutent des contraintes relatives à leurs activités politiques (embargo politique oblige) ou socioéconomiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Or, il semble que certains de ces hauts cadres peuvent être d’un apport si infime soit-il sur le processus de sortie de crise et de réconciliation nationale. Et il n’est pas exclu que pour un pays qui éprouve certaines difficultés économiques<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l’obligeant à lancer de réguliers emprunts obligataires, certaines relations particulières peuvent être profitables au plan financier. Peut-on oublier qu’il fut un temps, un haut cadre parlementaire (dans la gouvernance passée) avait prêté de l’argent à l’Assemblée Nationale pour des dépenses urgentes ? Le Mali n’a-t-il pas aujourd’hui besoin de certains de ses fils, dont les activités peuvent aider à renflouer les caisses de l’Etat à travers leurs contributions fiscales ? Rien n’est moins sûr. L’on ne doute pas que le simple « fonds de soutien» perçu sur les recharges téléphoniques et sur les opérations de transferts de certains de ces exilés forcés devraient constituer des apports importants pour les finances publiques…<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et ce sont ces raisons qui incitent certains observateurs à appeler à une décrispation pour un retour paisible de ces Maliens. L’Etat ne devrait-il pas initier des mesures législatives telles une amnistie générale pour faciliter cet esprit de rassemblement entre les fils de la même patrie ? Rien n’est moins sûr.<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>Car, comme la loi qui a amnistié les faits liés à «la mutinerie militaire ayant conduit à la démission du président IBK », le CNT doit penser à agir dans le sens d’une véritable loi d’entente nationale. C’est à ce prix que les plus hautes autorités poseront les véritables jalons de l’apaisement et de la réconciliation nationale. Et c’est ces actions qui propulseront le processus de sortie de crise.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Boubou SIDIBE/maliweb.net<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pschitt, peur...zéro sur la ville,  La résistance, la résilience, le Mali reste debout !</title>
<link>https://www.maliweb.net/point-de-vue/pschitt-peurzero-sur-la-ville-la-resistance-la-resilience-le-mali-reste-debout-3112145.html</link>
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<description><![CDATA[ Leur intention est clairement affirmée, mais elle est loin de la réalité. Avec eux, le verbe encercler se conjugue à tous les temps ! Pourquoi en veulent-ils au Mali ? Pourquoi veulent-ils que Bamako tombe aux mains des terroristes ? Qui a intérêt à ce que le Mali soit sous la férule de ces hordes de criminels ? Analyse de SIS. ]]></description>
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<pubDate>Sun, 14 Dec 2025 10:40:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-font-kerning: 0pt; mso-fareast-language: FR;">Un acharnement médiatique orchestré et entretenu depuis plusieurs semaines, des éditoriaux les uns plus sensationnels que les autres, une propagande qui tourne à plein régime, des communiqués aussi alarmistes les uns que les autres, des dizaines de titres d'organes de presse quotidiennement, des évaluations et réévaluations de la situation, un harcèlement psychologique, de l'obstination à la paranoïa, de l'obsession à la surenchère cathodique, un narratif apocalyptique, un scénario bien ficelé digne des fictions hollywoodiennes, une rhétorique bien huilée, des tirs croisés le tout dans un timing et une synchronisation parfaite. Une campagne savamment orchestrée à coups de reportages aussi surréalistes les uns que les autres pour semer la panique, la psychose, le doute, la peur par la désinformation. À les entendre parler quotidiennement, le Mali va s'écrouler, d'après une journaliste d'une chaîne hexagonale avec une carte à l'appui, «<b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;">les djihadistes sont au nord de la ville, toutes les grandes voies d'accès sont coupées, Bamako est encerclé, sous blocus, pris en tenaille, en état de siège</i></b>», par ceux que cette presse présente prétendument comme des djihadistes qu'ils n'ont que de nom, des hordes de terroristes, des criminels obscurantistes, des individus déshumanisés lancés à l'assaut de la capitale malienne, c'est peur sur la ville, la citée sous haute tension, c'est le Mali selon eux, Apocalypse now et j'en passe! Certains médias sont devenus les relais de ces sanguinaires en foulant aux pieds l'incrimination pour apologie du terrorisme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-font-kerning: 0pt; mso-fareast-language: FR;">En si peu de temps, le Mali et sa capitale sont devenus le centre de gravité de l'actualité internationale vue sous l'angle des théoriciens et partisans d'une chute de la capitale Bamako inventée de toutes pièces. Des chancelleries occidentales ont appelé leurs ressortissants à quitter le territoire malien avant de se raviser, ces derniers jours nous avons assisté à l'émergence de théoriciens du chaos, tous spécialistes du Mali sans y être; Ce qui est tout de même surréaliste, incompréhensible et inadmissible, beaucoup d'africains particulièrement ceux de l'espace confédéral AES ne prennent pas la mesure de ces enjeux: ce terrorisme a été créé, importé dans les États du Sahel et il est entretenu par ces puissances impérialistes à des fins de visées néocolonialistes. <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-font-kerning: 0pt; mso-fareast-language: FR;">Tels des prédateurs ils sont à la conquête de leurs proies et c'est une question de survie, d'intérêts, de manifestation de leur puissance réelle ou supposée, certains l'expliquent par esprit de conquête, par expansionnisme, à la recherche d'un espace vital; c'est comme dans le monde animal impitoyable, les faibles ont une espérance de vie limitée car ils se font bouffer par les plus forts.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-font-kerning: 0pt; mso-fareast-language: FR;">Ils ont des plans, largement en avance, des noms de code pour leurs opérations, leurs interventions, ils sont les pompiers pyromanes, créer des troubles pour pouvoir intervenir et s'installer durablement sur des territoires souverains, exploitation des richesses minières, positions dominantes des multinationales pour rafler tous les marchés, leur capacité de nuisance, leur puissance de manipulation dépassent de loin notre imagination, le système est machiavélique, tellement bien huilé qu'ils ont des relais locaux assujettis pour arriver à leurs fins, par l'instrumentalisation des vendeurs de vent et des marchands d'illusion pour leurs peuples et c'est là tout le problème, c'est la stratégie des "TIRS CROISÉS"!<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-font-kerning: 0pt; mso-fareast-language: FR;">Ce qui est encore plus scandaleux, c'est de voir des pseudos intellectuels africains, des chercheurs (qui n'ont toujours pas trouvé ce qu'ils recherchent) essayer d'expliquer et justifier cette crise multidimensionnelle exacerbée dans son aspect sécuritaire sous le prisme, le narratif des pays occidentaux, des différentes organisations de défense des droits humains et mettre en cause le combat noble pour la souveraineté des États qui subissent des attaques sanglantes depuis plus d'une dizaine d'années, scandaleux!!!<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-font-kerning: 0pt; mso-fareast-language: FR;">Ce n'est pas seulement le JNIM ou l'EIGS qui veulent la chute du Mali, c'est une coalition d'intérêts géostratégiques agissant en sourdine qui y verrait bien ses vœux exaucés. Qu'ils se le tiennent pour dit : même sans l'armée malienne, ces hordes de terroristes avec l'apport des groupes armés ne pourraient pas prendre Bamako, ils trouveront une population déterminée à en découdre et à en finir avec eux!<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-font-kerning: 0pt; mso-fareast-language: FR;">Ils ne cachent même plus leurs souhaits, leurs sombres projets funestes, ils en veulent au Mali, comme dans une course de relais, c'est un battage médiatique sans précédent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-font-kerning: 0pt; mso-fareast-language: FR;">Ils font déjà des projections d'une future gouvernance du pays par cette horde de criminels, ils définissent même les composantes de ce gouvernement sorti de leurs illusions perdues, c'est hallucinant ! <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-font-kerning: 0pt; mso-fareast-language: FR;">On peut ne pas être d'accord avec la gouvernance de son pays, la pluralité d'opinion existe, on peut ne pas aimer le président de la transition, mais nourrir le projet funeste de voir tomber le pays aux mains d'une horde de criminels obscurantistes sans foi ni loi, il y a un Rubicon que certains maliens ont franchi allègrement et l'histoire retiendra les actes, les intentions des uns et des autres, le Mali n'oubliera pas et s'en souviendra!<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-font-kerning: 0pt; mso-fareast-language: FR;">Sur la base d'une information tendancieuse, partisane, ils se délectent, se réjouissent des actes criminels posés par des terroristes, des obscurantistes et ils sont dans la promptitude pour dénoncer les actions des forces armées nationales en les qualifiant de bavures, d'exactions, deux poids, deux mesures!<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-font-kerning: 0pt; mso-fareast-language: FR;">Résilience, résistance<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-font-kerning: 0pt; mso-fareast-language: FR;">La résilience du peuple malien force l'admiration, oui, certains diront que la résilience n'est pas un projet de société, les ennemis de l'intérieur et de l'extérieur attendaient une montée du mécontentement, de la tension sociale et escomptaient même une explosion, un soulèvement populaire, que nenni !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-font-kerning: 0pt; mso-fareast-language: FR;">Malgré les difficultés énormes, malgré les nuits blanches passées devant les stations-services à attendre la denrée rare qu'est devenue le carburant, les maliens ont accepté de souffrir dans la dignité, nous avons pu mesurer cette résilience, cette capacité de toute une communauté, de la société malienne exposée à ces difficultés énormes depuis plus d'un mois, de résister aux effets de cette crise, de les absorber et de s'y adapter, de se remettre de manière rapide et efficace.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-font-kerning: 0pt; mso-fareast-language: FR;">Au regard de la capacité de nuisance de ces groupes de criminels obscurantistes, nous ne cesserons jamais de dire que chaque citoyen malien doit se sentir investi d'une mission noble dans l'intérêt de tous: renseigner les forces de défense et de sécurité sans tomber dans la délation; la notion de défense nationale englobe celle de responsabilité collective. En tant que nation, tout doit concourir à la protection et à la lutte contre tout ce qui peut porter atteinte à la souveraineté, aux intérêts fondamentaux, à la liberté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-font-kerning: 0pt; mso-fareast-language: FR;">Cela passe également par la mise en place de réseaux locaux d’information, d’informateurs, de milliers d’oreilles hostiles aux terroristes et prêtes à renseigner sur leurs déplacements, leurs activités, leurs complicités.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-font-kerning: 0pt; mso-fareast-language: FR;">Nous ne devons jamais perdre de vue que dans cette crise multidimensionnelle d'une gravité sans précédent et exacerbée dans son aspect sécuritaire qui frappe le Mali depuis 2012, malgré les vicissitudes de l'histoire, les soubresauts qui jalonnent le parcours, une chose est sûre: L'État, le bien commun à tous, demeure au-delà des femmes et hommes qui nous gouvernent. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-font-kerning: 0pt; mso-fareast-language: FR;">La particularité du Mali, c'est la réalité de l'État-nation, un pays vieux de plusieurs siècles profondément enraciné dans le passé ;</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-font-kerning: 0pt; mso-fareast-language: FR;"> <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">en effet, il est le berceau d’empires et de royaumes et en même temps une jeune nation résolument tournée vers l’avenir</b>. La richesse culturelle, le brassage humain, une solide organisation sociale qui ont résisté à l'usure du temps et font que les sponsors des groupes terroristes ne sont pas arrivés à créer une guerre civile ou communautaire dans le pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-font-kerning: 0pt; mso-fareast-language: FR;">La mise en place d'une cellule riposte a déjà commencé pour défaire et tordre le cou dans le même temps à tous les scénarios imaginaires et les reportages fantaisistes d'une certaine presse.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-font-kerning: 0pt; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-font-kerning: 0pt; mso-fareast-language: FR;">Nous vivons dans l'époque de l’information à la vitesse, elle circule sur les différents canaux, les réseaux sociaux et ne reflète toujours pas la vérité. Face à cette situation, la vigilance est essentielle. L'opinion publique détient le pouvoir de constituer une force collective afin de mettre en avant plus que jamais le triptyque: liberté de penser, esprit critique et solidarité dans cette guerre informationnelle. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-font-kerning: 0pt; mso-fareast-language: FR;">Dans cette sphère médiatique où les sources d'information sont diversifiées, nul n'a le monopole de la vérité, aucune rédaction ne peut prétendre détenir cette vérité loin des théâtres d'opérations et la diversification des sources d'information permet de déconstruire certains narratifs préparés pour détourner, manipuler.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-font-kerning: 0pt; mso-fareast-language: FR;">Se poser les bonnes questions avant de croire à une information et la partager permet de mettre en œuvre sa capacité de discernement</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-font-kerning: 0pt; mso-fareast-language: FR;"> : la provenance de l'information, le média qui la diffuse et l'intérêt mis en avant pour y croire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-font-kerning: 0pt; mso-fareast-language: FR;">Les discours qui amplifient les menaces n'ont pour but que de créer la peur, pour diviser et opposer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-font-kerning: 0pt; mso-fareast-language: FR;">Des voix s'élèvent pour parler de dialogue avec les terroristes, mais alors quel dialogue possible avec des groupes qui ont décidé de prendre des armes contre l'État souverain du Mali, qui ont une idéologie basée sur l'extrémisme violent, mortifère, qui veulent soumettre à la charia plusieurs pays, des populations qui pratiquent déjà l'islam comme religion ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-font-kerning: 0pt; mso-fareast-language: FR;">Quel dialogue avec des individus déshumanisés qui tuent, pillent, brûlent, saccagent tout sur leur passage, qui ont franchi toutes les limites de l'ignominie ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-font-kerning: 0pt; mso-fareast-language: FR;">Ne s'agit-il pas là de deux conceptions antagonistes, de deux choix de vies, d'un côté le vivre ensemble dans les valeurs de la République, de l'autre l'obscurantisme, la violence pour l'application d'une pratique rigoriste de l'islam, la charia ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-font-kerning: 0pt; mso-fareast-language: FR;">Le retour d'expérience, c'est de transformer désormais les défis en opportunités, les gouvernants sauront tirer les leçons de cette crise majeure ayant affecté toute la nation malienne. De ce point de vue l'opération "<b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;">FUGA KÈNÈ"</i></b> sous le commandement opérationnel du général Famouké Camara semble porter ses fruits par la mobilisation des hommes, des moyens terrestres et aériens en infligeant des coups très durs aux terroristes; les convois de citernes sécurisés par les FAMA arrivent à circuler sur les corridors, afin de pouvoir assurer la fourniture des hydrocarbures sur l'ensemble du territoire national. Il y a une logique lorsque l'ennemi veut prendre par la force ce qui vous appartient, lorsqu'il se heurte en face de lui à une force supérieure, il va de soi qu'il recule, abandonne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-font-kerning: 0pt; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-font-kerning: 0pt; mso-fareast-language: FR;">Dans le troisième couplet de l'hymne national du Mali, il est écrit : <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-indent: -18.0pt; line-height: normal; mso-list: l0 level1 lfo1; background: white; margin: 0cm 0cm .0001pt 36.0pt;"><!-- [if !supportLists]--><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-font-kerning: 0pt; mso-fareast-language: FR;"><span style="mso-list: Ignore;">-<span style="font: 7.0pt 'Times New Roman';">        </span></span></span><!--[endif]--><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-font-kerning: 0pt; mso-fareast-language: FR;">La voie est dure très dure <o:p></o:p></span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="text-indent: -18.0pt; line-height: normal; mso-list: l0 level1 lfo1; background: white; margin: 0cm 0cm .0001pt 36.0pt;"><!-- [if !supportLists]--><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-font-kerning: 0pt; mso-fareast-language: FR;"><span style="mso-list: Ignore;">-<span style="font: 7.0pt 'Times New Roman';">        </span></span></span><!--[endif]--><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-font-kerning: 0pt; mso-fareast-language: FR;">Qui mène au bonheur commun <o:p></o:p></span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="text-indent: -18.0pt; line-height: normal; mso-list: l0 level1 lfo1; background: white; margin: 0cm 0cm .0001pt 36.0pt;"><!-- [if !supportLists]--><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-font-kerning: 0pt; mso-fareast-language: FR;"><span style="mso-list: Ignore;">-<span style="font: 7.0pt 'Times New Roman';">        </span></span></span><!--[endif]--><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-font-kerning: 0pt; mso-fareast-language: FR;">Courage et dévouement <o:p></o:p></span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="text-indent: -18.0pt; line-height: normal; mso-list: l0 level1 lfo1; background: white; margin: 0cm 0cm .0001pt 36.0pt;"><!-- [if !supportLists]--><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-font-kerning: 0pt; mso-fareast-language: FR;"><span style="mso-list: Ignore;">-<span style="font: 7.0pt 'Times New Roman';">        </span></span></span><!--[endif]--><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-font-kerning: 0pt; mso-fareast-language: FR;">Vigilance à tout moment ... bis <o:p></o:p></span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="text-indent: -18.0pt; line-height: normal; mso-list: l0 level1 lfo1; background: white; margin: 0cm 0cm .0001pt 36.0pt;"><!-- [if !supportLists]--><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-font-kerning: 0pt; mso-fareast-language: FR;"><span style="mso-list: Ignore;">-<span style="font: 7.0pt 'Times New Roman';">        </span></span></span><!--[endif]--><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-font-kerning: 0pt; mso-fareast-language: FR;">Vérité des temps anciens <o:p></o:p></span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="text-indent: -18.0pt; line-height: normal; mso-list: l0 level1 lfo1; background: white; margin: 0cm 0cm .0001pt 36.0pt;"><!-- [if !supportLists]--><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-font-kerning: 0pt; mso-fareast-language: FR;"><span style="mso-list: Ignore;">-<span style="font: 7.0pt 'Times New Roman';">        </span></span></span><!--[endif]--><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-font-kerning: 0pt; mso-fareast-language: FR;">Vérité de tous les jours <o:p></o:p></span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="text-indent: -18.0pt; line-height: normal; mso-list: l0 level1 lfo1; background: white; margin: 0cm 0cm .0001pt 36.0pt;"><!-- [if !supportLists]--><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-font-kerning: 0pt; mso-fareast-language: FR;"><span style="mso-list: Ignore;">-<span style="font: 7.0pt 'Times New Roman';">        </span></span></span><!--[endif]--><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-font-kerning: 0pt; mso-fareast-language: FR;">Le bonheur par le labeur <o:p></o:p></span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="text-indent: -18.0pt; line-height: normal; mso-list: l0 level1 lfo1; background: white; margin: 0cm 0cm .0001pt 36.0pt;"><!-- [if !supportLists]--><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-font-kerning: 0pt; mso-fareast-language: FR;"><span style="mso-list: Ignore;">-<span style="font: 7.0pt 'Times New Roman';">        </span></span></span><!--[endif]--><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-font-kerning: 0pt; mso-fareast-language: FR;">Fera le Mali de demain.<o:p></o:p></span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-font-kerning: 0pt; mso-fareast-language: FR;">Agir ou subir, vaincre ou périr, le Mali vivra!<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-font-kerning: 0pt; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-font-kerning: 0pt; mso-fareast-language: FR;">SIS </span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-font-kerning: 0pt; mso-fareast-language: FR;">#<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Stratégies sécuritaires<o:p></o:p></b></span></p>
<p><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-font-kerning: 0pt; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;"><br style="mso-special-character: line-break;"><!-- [if !supportLineBreakNewLine]--><br style="mso-special-character: line-break;"><!--[endif]--></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>BIEN DIT : L’urgence de lier la santé à l’alimentation !</title>
<link>https://www.maliweb.net/point-de-vue/bien-dit-lurgence-de-lier-la-sante-a-lalimentation-3112030.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 11 Dec 2025 08:29:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous ne devons ménager aucun effort pour notre santé. C’est primordial et aujourd’hui être dans ce village rose est important pour moi...parce que nous venons de lier la santé à l’alimentation, nous avons des produits bio ici.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est un grand plaisir pour moi de vous accueillir tous ici. C’est un honneur pour moi et merci d’être là. Restons ensemble, partageons ces moments avec beaucoup de plaisir. Merci<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bouaré Bintou Founé Samaké<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Invitée d’honneur de @sfes_symposium_femme_et_sante<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Décryptage :  L’imam et le président</title>
<link>https://www.maliweb.net/point-de-vue/decryptage-limam-et-le-president-3111998.html</link>
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<description><![CDATA[ Ce matin, le combat de Dicko contre Goïta, deux figures, ayant en commun le Mali. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 10 Dec 2025 07:49:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les luttes de pouvoir<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Ségou est un jardin où pousse la ruse. Ségou est bâtie sur la trahison. Parle de Ségou hors de Ségou, mais ne parle pas de Ségou dans Ségou » nous enseigne la romancière guadeloupéenne, Maryse Condé, dans Ségou, Les Murailles de terre. Les luttes de pouvoir ont façonné la société ségovienne comme toutes les sociétés maliennes et africaines. Elles résistent aux temps. Elles rendent compte de notre histoire précoloniale, coloniale et postcoloniale. Elles ont donné sens aux luttes d’émancipation et d’indépendance. Elles ont fait corps avec les choix politiques des artisans des indépendances africaines.<b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce sont enfin toutes ces manières de faire et de penser qui structurent nos territoires et nos luttes. Elles sont politiques, spirituelles, religieuses et culturelles. Elles permettent de comprendre les rivalités actuelles entre deux protagonistes : l’imam Mahmoud Dicko et le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta. Qui sont-ils ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Les relations orageuses<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Commençons par le président de la transition, le général Assimi Goïta, âgé de 42 ans. Le 18 août 2020, au nom du Comité national pour le salut du peuple (CNSP), Assimi Goïta renverse le régime d’Ibrahim Boubacar Keïta, affaibli par les contestations populaires du M5-RFP, Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques. Pour contenter la communauté internationale, Goïta accepte d’être nommé Vice-président de la transition. Le retraité colonel-major, Bah N’Daw, devient président de la transition. Une des finalités de Bah N’Daw est d’organiser les scrutins généraux pour revenir à l’ordre constitutionnel. Mais, les choses ne se passent pas comme prévu.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 24 mai 2021, Bah N’Daw est déchargé de ses fonctions par Assimi Goïta, qui devient président de la transition. Il est reproché à Bah N’Daw de ne pas reconduire le colonel Sadio Camara et le colonel Modibo Koné à leur poste ministériel respectif. Le contexte socio-politique se tend. Les relations sont orageuses entre les autorités de la transition, la société civile et les politiques. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La brouille entre Alger et Bamako<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En plus des sanctions économiques et financières de la Cédéao contre le Mali, les conflits entre le Mali et la communauté internationale s’exacerbent. Le 25 septembre 2021 à New-York lors de l’Assemblée générale des Nations-unies, quatre mois plus tard, après l’accès au pouvoir de Goïta, le discours du Premier ministre Choguel Kokalla Maïga n’arrange pas les affaires. Les forces étrangères quittent le Mali. Pour combler le vide sécuritaire, le Mali s’allie avec la fédération de Russie. En novembre 2023, le Mali reconquiert Kidal, capitale de la Coordination des mouvements de l’Azawad, CMA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le conflit entre la CMA et les autorités de transition est à son apogée. Dans la foulée, l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger de 2015, est dénoncé. Chef de file de la médiation internationale pour le suivi de l’Accord de paix, l’Algérie tente de reprendre la main. Mais elle se brouille avec le Mali à la suite de l’invitation de l’imam Dicko pour trouver un terrain d’entente entre la CMA et Bamako. Venons-en maintenant à l’imam Mahmoud Dicko. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">CFR, la nouvelle Agora</b><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’imam Mahmoud Dicko est ancien président du Haut conseil islamique malien, une organisation religieuse influente. Figure de proue de la contestation populaire du M5-RFP contre le régime d’IBK, l’imam Dicko est aussi le parrain de la coordination des mouvements, associations et sympathisants de l’imam Dicko (CMAS). En décembre 2023, Dicko se rend à Alger sur invitation des autorités algériennes. Motif : négocier un accord entre la CMA et les autorités de transition. C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Depuis, Dicko réside à Alger. Bamako reproche à l’imam de s’associer à un projet d’accord sans son consentement. À ses 71 printemps, Dicko ne tarde pas à donner le change. 4 décembre 2025, presque à deux semaines de la date anniversaire de son départ de Bamako pour Alger, l’imam Dicko devient le « référent moral » de la Coalition des forces pour la République (CFR) dont le porte-parole est Etienne Fakaba Sissoko.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Désormais, l’imam croise le fer avec le président Goïta. La CFR incarne désormais l’Agora dans laquelle les rapports de force s’équilibrent. Une agora qui rappelle la place de l’indépendance en 2020, vénérée par les uns, détestée par les autres. Une place, devenue un espace où se jouent des rôles comme dans notre Koteba national. Des stratégies et des tactiques s’y sont échafaudées. Mais, décryptons. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Les armes du grand-frère et du jeune-frère</b><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En réalité, l’imam (le grand-frère) et le président (le jeune-frère) n’ont pas les mêmes armes. Le jeune-frère a l’appui de ses homologues de la Confédération - Alliance des États du Sahel, AES. Le grand-frère est épaulé par le réseau d’opposants à la transition. Le jeune-frère est soutenu par les autorités de la fédération de Russie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le grand-frère capitalise sur son passage à la présidence au HCIM. Le jeune-frère a un avantage : président de la transition. Le grand-frère bénéficie d’un atout : le pouvoir algérien. Les qualificatifs sont nombreux. Il est certain que le combat entre le grand-frère et le jeune-frère raconte la vie politique du Mali. L’un est l’archétype de l’homme politique, qui s’adapte. L’autre est l’acteur qui ne veut pas jouer des rôles de second plan. C’est David contre Goliath. Comme à Ségou, le pouvoir est trahison. Le plus important reste le Mali. En attendant de voir, écoutons le « vieux lion », Bazouma Sissoko.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mohamed Amara<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sociologue<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali / question de droit : gratuité de la justice, sans moyens mais avec des droits, la réalité de la justice.</title>
<link>https://www.maliweb.net/point-de-vue/mali-question-de-droit-gratuite-de-la-justice-sans-moyens-mais-avec-des-droits-la-realite-de-la-justice-3111696.html</link>
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<description><![CDATA[ Gratuité de la justice, un principe essentiel pour l’égalité des citoyens ]]></description>
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<pubDate>Mon, 01 Dec 2025 10:20:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La justice est l’un des piliers fondamentaux de l’État de droit. Pour être véritablement équitable, elle doit être accessible à tous, sans distinction de richesse ou de statut social. C’est dans ce cadre que s’inscrit le principe de la gratuité de la justice, conçu pour garantir que chaque citoyen puisse faire valoir ses droits sans être empêché par des contraintes financières.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En théorie, la gratuité de la justice signifie que le juge rend sa décision au nom de l’État et non en échange d’un paiement de la part des justiciables. Le dépôt d’une plainte, la saisine d’un tribunal, la tenue des audiences et le jugement sont donc, en principe, gratuits. Ainsi, personne n’est autorisé à payer un magistrat pour obtenir justice, ce qui protège l’indépendance et l’impartialité des tribunaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, dans la pratique, la gratuité n’est pas toujours totale. Certains frais peuvent être à la charge du justiciable, notamment les honoraires des avocats, les frais d’huissier ou encore les frais d’expertise. Ces dépenses peuvent constituer un obstacle pour les personnes à faibles revenus.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour remédier à cette difficulté, l’État a mis en place un mécanisme pour les affaires criminelles appelé l’aide juridictionnelle. Cette aide permet aux citoyens démunis de voir leurs frais d'honoraires des avocats<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pris en charge, en totalité ou en partie, afin de leur assurer un accès effectif à la cour d'assise<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La gratuité de la justice n’est donc pas seulement un principe juridique, mais aussi un véritable instrument de protection des droits fondamentaux. Elle joue un rôle majeur dans la lutte contre les inégalités sociales et dans le renforcement de la confiance des citoyens envers les institutions judiciaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En somme, en garantissant que la justice demeure accessible à tous, l’État réaffirme son engagement pour une société plus juste, plus équitable et plus respectueuse des droits humains.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">                                                                                         </span><span style="mso-spacerun: yes;">        </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong><span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Mohamed Abdéramane SOGODOGO</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Viralité  de l’information et vérité absolue : Comment préserver la nuance dans un monde polarisé ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/point-de-vue/virilite-de-linformation-et-verite-absolue-comment-preserver-la-nuance-dans-un-monde-polarise-3111693.html</link>
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<description><![CDATA[ À l’heure où les flux informationnels gagnent de plus en plus en complexité, les notions de nuance, subtilité et équilibre perdent en présence. Et pour cause, une certaine sensibilité commune doit être prise en compte. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 01 Dec 2025 09:58:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aux champs de bataille conventionnels connus de tous, s’ajoutent aussi celui de la pensée. Car oui, celui qui contrôle la pensée, contrôle aussi l’émotion, et celui qui contrôle l’émotion, tient dans la paume de sa main une arme redoutable. Guerre cognitive, ça s’appelle ! <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La vérité absolue serait, aujourd’hui, cette énorme couronne dont la paternité est réclamée par plusieurs blocs épars. Elle n’est pas toujours convoitée de la voix, mais aussi souvent par le geste et le comportement. L’Information, chose d’une grande complexité depuis la nuit des temps, est devenue avec le boom du numérique, une entité insaisissable, difficile à déchiffrer, avec une bonne dose de sensibilité. De nos jours, l’information tombe, assez souvent, dans le bain toxique de la viralité. Dès lors, il est important de saisir sa complexité, de prendre le temps de la contempler, de prendre en compte les différentes sensibilités impliquées et enfin d’adopter la posture qui sied le mieux. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Sahel est de plain-pied dans ce tourbillon médiatique pris dans les flots incessants de la désinformation, d’une mise en scène médiatique peu professionnelle, d’un accès domestique innocent aux réseaux sociaux ; le tout baillant dans une configuration géopolitique international dont les ramifications ont de quoi blanchir de réflexion les experts les plus aguerris. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le retour aux fondamentaux, suffisant ?<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un des symptômes de la désinformation au sein d’une société, c’est la polarisation. Très peu de place est laissée à la Nuance. Soit vous êtes pour, soit vous êtes contre. La cohésion sociale s’en retrouve effritée et le débat des idées disparait au profit des procès d’intention. Polarisation rime aussi avec Radicalisation. Emportés dans leur prise de position, beaucoup se retrouvent dans un état émotionnel fort entamé. Tout est forcément tout noir, ou tout blanc. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dès lors, le journaliste, scientifique de l’information mais aussi sociologue, a un rôle éminent à jouer. Les faits, rien que les faits, choix de thème pertinent à traiter pour le grand public et abstinence de communiquer sur des sujets portant atteinte aux points sensibles d’un État, démuni et en guerre à la fois. Ingrédients clairs à première vue d’œil. Sauf que le mélange risque de ne pas prendre. Désormais, sur la grande toile de l’information, de nombreuses zones grises subsistent. Une certaine logique voudrait que l’équilibre soit le sacrosaint principe à respecter dans le traitement de l’information. Mais plus l’on se plonge dans l’analyse, plus l’on se rend compte qu’il s’agit bien plus d’un exercice d’équilibrisme. Oui, les thématiques sont complexes et il ne s’agit pas de les ranger dans des cases. Le clivage Communication/Journalisme est, de ce fait, compréhensible. Et encore, dans le contexte du Sahel, la frontière semble bien mince. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sensibilité, part importante de l’information à l’ère du numérique <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Toute analyse, aussi froide soit-elle, obéît à une certaine sensibilité. Peut-on être Rédacteur en chef à Al Jazeera et épargner « la part coupable et criminelle » d’Israël dans le conflit palestinien, Reporter à Fox News et avoir un penchant dans le traitement et la rédaction pro-immigration ou encore éditorialiste sur CNEWS et ne pas faire d’un sondage soulignant la « montée du radicalisme » chez les jeunes musulmans de France un sujet de débat à une heure de grande audience ? Dans la majorité des cas, les faits sont bien réels. La justesse de l’information résidera dans l’analyse, résultat d’une bonne harmonie émotionnelle, une connaissance approfondie du sujet et aussi d’une intuition saine. Car, il est scientifiquement prouvé que l’émotion fait partie de l’intelligence. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Faire le jeu du débat et de la libre expression <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Sahel ne saurait être en marge du jeu du débat et de la libre expression des opinions. De plus en plus, au niveau du paysage médiatique local, appel devra être fait à un large éventail d’experts, de journalistes et aussi de simples citoyens afin qu’ils fassent part de leur ressenti par rapport à un sujet donné. La méfiance ne saurait avoir sa place sur la scène médiatique dans un monde où tout est ouvert à l’outrance. Plus à l’interne le jeu sera ouvert, moins les citoyens seront exposés à des traitements de l’actualité de leurs pays sous le prisme de l’exagération, de l’alarmisme, et de l’approximation. Ils seront aussi moins vulnérables aux assauts prémédités et coordonnés de multiples pourvoyeurs en masse de fausses informations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La bataille ou plutôt le défi est ailleurs. C’est de permettre au citoyen lambda de se construire une sorte d’ « immunité informationnelle » loin des interférences nocives des récits internationaux et de la désinformation. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il ne serait pas exagéré de dire que l’aspect cognitif de la pensée individuelle et commune est devenu, au 21ème siècle, un enjeu de souveraineté, qu’il faut protéger et renforcer, à coups de nuance et de liberté médiatique. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">                                                                                    </span><span style="mso-spacerun: yes;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">  </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Ahmed M. Thiam <o:p></o:p></b></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Appel à la raison et à la responsabilité collective</title>
<link>https://www.maliweb.net/point-de-vue/appel-a-la-raison-et-a-la-responsabilite-collective-3111268.html</link>
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<description><![CDATA[ Au-delà des affirmations, des accusations, des dénégations ou des explications, il est indéniable que le Mali traverse aujourd’hui des moments difficiles, à bien des égards inédits. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 17 Nov 2025 14:57:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les Maliens souffrent, et se taire face à cette réalité reviendrait à cautionner l’insupportable, voire à faire preuve d’irresponsabilité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour autant, la parole ne doit pas en rajouter aux épreuves déjà lourdes à porter.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est pourquoi j’en appelle à la lucidité, à l’ouverture et au rassemblement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">D’abord la lucidité<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La lucidité exige de regarder la réalité en face, sans déni.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il convient à cet<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>égard de saluer la résilience admirable de nos compatriotes. Mais il faut aussi reconnaître qu’une interminable résilience peut se transformer en résignation, laquelle peut ouvrir la voie à la révolte qui peut conduire à la répression.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ayons pleinement conscience de ce risque et veillons à le conjurer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ensuite l’ouverture<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’ouverture implique d’accepter de dialoguer avec ceux de nos compatriotes qui ont pris les armes, afin de mettre un terme au bain de sang que nous subissons.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Convainquons nous que Dialoguer, négocier, ne signifie en aucun cas capituler.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Toute négociation doit être méthodiquement préparée, en se posant les questions essentielles :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avec qui négocier ? Quand négocier ? Ou négocier ? Que négocier ? Quelle équipe de négociateurs constituer ? Quels argumentaires développer ? Quelles lignes rouges fixer ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce dialogue — déjà recommandé par plusieurs foras dont les Assises Nationales de la Refondation (ANR) — avec une riposte doctrinale claire, une lutte résolue contre les injustices, la corruption et des actions de développement tangibles au niveau local doit accompagner l’action militaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut aussi réchauffer et renforcer les relations avec tous nos voisins en veillant à ce que souveraineté ne rime pas avec repli sur soi.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Enfin, vient le temps du rassemblement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est par le rassemblement qu’un peuple éprouvé révèle sa grandeur et sa capacité à relever les défis.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Rassembler les Maliennes et les Maliens, c’est notamment :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Assurer la cohésion au sein de l’institution militaire ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Permettre à la société civile d’exercer librement son rôle de sentinelle ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Prendre des mesures concrètes et visibles contre la vie chère, les coupures de courant, la pénurie de carburant, le chômage<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>notamment des jeunes ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Restaurer les partis politiques, et œuvrer de façon consensuelle à leur rationalisation et à leur moralisation tels que demandés par les Assises nationales de la Refondation (ANR) ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Libérer les détenus dont la privation de liberté ne repose que sur l’expression d’opinions, de points de vue ou d’autres propos qui leur sont attribués ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Favoriser le retour des exilés qui ne font pas l’objet de poursuites judiciaires et donner des garanties d’une justice impartiale à ceux qui sont poursuivis ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce faisant, le Mali sort de la stratégie de gestion de crise qui, en aucun cas, ne peut perdurer. Sans compter la perte de temps, de ressources, d’énergie et de vies humaines qu’elle occasionne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces propos ne sont pas de circonstance. Ils procèdent de convictions fortes et réitérées notamment dans mes tweets des 14 juin et 23 juillet 2025 et d’autres déclarations beaucoup plus anciennes. Mais ils restent actuels et opportuns.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Me Mountaga C. TALL Ancien ministre<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ancien Député à l’Assemblée nationale du Mali<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ancien Député au Parlement de la CEDEAO<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ancien Député au Parlement Panafricain<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">                                              </span><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Au Mali, l’économie menacée d’asphyxie logistique</title>
<link>https://www.maliweb.net/point-de-vue/au-mali-leconomie-menacee-dasphyxie-logistique-3111159.html</link>
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<description><![CDATA[ Les restrictions de circulation sur les axes d’approvisionnement ont mis en évidence la vulnérabilité des chaînes logistiques, particulièrement pour un pays enclavé dont 70% du fret transite par les ports de Dakar et d’Abidjan. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202502/Les-importations-maliennes-camions.jpg" length="79658" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 14 Nov 2025 08:01:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv7121957607msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La coordination entre acteurs publics, transporteurs et opérateurs portuaires peine à suivre un contexte marqué par l’insécurité sur les routes et les perturbations d’acheminement du carburant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7121957607msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Port autonome de Dakar, l’interdiction des camions hors gabarit a conduit à l’immobilisation de près de 1 526 conteneurs destinés au territoire intérieur. Les entreprises de transport sont désormais contraintes d’utiliser un nombre plus réduit de véhicules conformes, ce qui crée un effet de congestion progressive et renchérit le coût du fret. Les frais cumulés de magasinage et de surestaries atteignent plusieurs centaines de millions de FCFA, affectant directement les commerçants, les distributeurs et les consommateurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7121957607msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La dépendance logistique est un défi structurel pour les pays sans accès maritime. L’Éthiopie a fait de la modernisation du corridor Addis-Abeba–Djibouti un axe prioritaire de politique publique, incluant la relance ferroviaire pour réduire la pression sur le transport routier. <o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7121957607msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Rwanda, autre pays enclavé, a développé un système de hubs logistiques régionaux et un guichet unique électronique pour réduire les délais douaniers. Ces stratégies visent un objectif commun à savoir anticiper la vulnérabilité et la gérer avant la rupture.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7121957607msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le contexte actuel, l’absence d’un système de coordination permanente entre douanes, transporteurs et opérateurs privés fragilise l’ensemble de la chaîne. Les acteurs du secteur routier signalent également une multiplication des points de contrôle et des délais administratifs, qui ralentissent les livraisons et génèrent des surcoûts.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7121957607msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">À cela s’ajoute la sécurité sur les corridors transfrontaliers, notamment les axes reliant les zones pétrolières de Côte d’Ivoire, du Sénégal et de Mauritanie aux centres urbains de l’intérieur. La protection des convois par les forces de sécurité demeure ponctuelle, alors que la pression des groupes armés vise précisément l’asphyxie logistique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7121957607msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’enjeu reste le même et vise la capacité de l’État à garantir la fluidité de l’approvisionnement. Sans politique logistique planifiée, la dépendance devient fragile. Et c’est sur cette fragilité que les acteurs violents cherchent désormais à agir. <o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7121957607msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">D’où la nécessité non seulement de renforcer la coordination entre acteurs, mais également de développer des infrastructures telles que les ports secs et les plateformes de transit intérieur, afin de réduire la vulnérabilité des corridors et d’assurer, dans la durée, la continuité de l’approvisionnement national.<o:p></o:p></span></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Cheick Bougounta CISSE </span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La malhonnêteté : Un véritable mal de société !</title>
<link>https://www.maliweb.net/point-de-vue/la-malhonnetete-un-veritable-mal-de-societe-3111141.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/point-de-vue/la-malhonnetete-un-veritable-mal-de-societe-3111141.html</guid>
<description><![CDATA[ L&#039;un des maux qui minent constamment le continent africain, et de façon dangereuse,  c&#039;est bien la malhonnêteté. Elle est tellement propagée dans nos sociétés que l&#039;on se demande si la bonne morale existe encore. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 13 Nov 2025 09:54:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au cours de cette crise du carburant qui étrangle actuellement toute population malienne et que tout le monde déplore,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>certains citoyens ont trouvé,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pour eux, le luxe de s'ériger en hommes d'affaires pour la vente du carburant sur le marché noir. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces derniers,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>dépourvus du bon sens et de toute moralité humaine, sont devenus des revendeurs scrupuleux de carburant. Pendant que la population souffre avec de longues files d'attente,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sous le soleil accablant pendant des jours,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pour espérer avoir,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ne serait-ce que quelques litres de carburant pour se dépanner,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ces montres escrocs hors pairs, se font remplir des bidons et leurs voitures pour les revendre à la population à des prix exorbitants.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ils revendent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ainsi un litre d'essence à 3000 FCFA, et ils en sont très<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>fiers. Ayant établi un sérieux réseau,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ils sont présents dans toutes les stations d'essence où ils sont normalement servi à la pompe aux prix normal indiqué. Une fois chez eux,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ils vident tout le contenu de leurs véhicules dans les récipients pour en revendre. Ils sont partout dans les communes et quartiers de Bamako. Etant dans<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le grand<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>besoin, d'autres citoyens sont contraints d'en acheter au prix fort. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce comportement cynique a déjà été signalé à certains hauts niveaux. On fait<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>état même de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>camions citernes détournés à des fins obscures. Ce triste comportement remet carrément en cause,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la vraie moralité africaine et pose clairement la question du gain facile. C'est ni plus ni moins qu’une attitude de la haute délinquance. L'immoralité<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>a désormais dominé<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>nos sociétés. Le caractère social propre à<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l’africain, incluant la solidarité,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>a complètement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>disparu. La quête d'argent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>facile et à<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>tout profit, est en train de ruiner nos valeurs sociétales. L'honnêteté est devenue très rare dans nos comportements. C'est le faux qui domine et qui malheureusement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>guide la conduite certains hommes de notre époque. Il y a donc lieu de revoir la question de l'éducation en Afrique. Nos valeurs humaines qui fondaient nos sociétés et les meilleurs rapports<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>humains ne sont plus observés. Et cela devient<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>bien inquiétant. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À une telle allure,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>comment le terrorisme peut-il être vaincu de sitôt ? Surtout quand certains y trouvent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>leurs sources de richesse ? Il faut sérieusement y penser et surtout y remédier !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Monoko<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Toaly</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>« Nabi, je te maudis… » : le père du terroriste Nabi Diarra l’appelle à déposer les armes</title>
<link>https://www.maliweb.net/point-de-vue/nabi-je-te-maudis-le-pere-du-terroriste-nabi-diarra-lappelle-a-deposer-les-armes-3110753.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/point-de-vue/nabi-je-te-maudis-le-pere-du-terroriste-nabi-diarra-lappelle-a-deposer-les-armes-3110753.html</guid>
<description><![CDATA[ Dans une vidéo publiée ce mercredi 29 octobre 2025 sur les réseaux sociaux, un sexagénaire nommé Soungalo Diarra s’adresse à Nabi Diarra, présenté comme le porte-parole du JNIM. Le vieil homme, qui affirme que Nabi est son fils, l’invite à quitter « cette voie qui fait souffrir le peuple malien ». ]]></description>
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<pubDate>Fri, 31 Oct 2025 10:49:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Nabi, écoute-moi bien, c’est ton père, Soungalo Diarra, » se présente le vieil homme, filmé depuis le village de Mangola, situé à 35 km de Kati. Il ajoute : « Nabi, je t’ai mis au monde dans la même religion que moi ; je n’ai jamais changé. Je suis imam depuis plus de trente ans. Nabi, tu as choisi une voie qui fait souffrir le pays ; je ne te pardonne pas. »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Nabi, laisse les Maliens tranquilles. Si tu ne le fais pas, je te maudis aujourd’hui et je te maudirai demain, Nabi. Tu m’as humilié devant le monde entier, » déclare le vieil homme, avant d’éclater en sanglots. Ces larmes ont ému plus d’un spectateur et témoignent de la douleur d’un père impuissant, consterné par le chemin emprunté par son fils et par les souffrances infligées aux femmes et aux enfants, marqués par des années de guerre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nabi Diarra — pour certains, « Bina » pour d’autres — est aujourd’hui connu comme le porte-parole du groupe armé terroriste JNIM, du moins pour les opérations dans le sud et l’ouest du Mali. Sa dernière apparition en vidéo remonte au 17 octobre dernier : ce jour-là, il avait autorisé la compagnie Diarra Transport à reprendre ses activités après plus d’un mois de suspension.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Rejeté par sa famille et activement recherché par l’ensemble des forces de sécurité maliennes, Nabi voit désormais ses jours compter.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Mamadou TOGOLA/maliweb.net</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : Notre droit à la lumière !</title>
<link>https://www.maliweb.net/point-de-vue/mali-notre-droit-a-la-lumiere-3110423.html</link>
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<description><![CDATA[ Combien de temps encore allons-nous vivre dans le noir ? Combien de temps encore allons-nous accepter que nos enfants fassent leurs devoirs à l’éclairage des téléphones portables, que nos petits commerces périssent faute de courant, que nos frigos se taisent…à cause d’un délestage à outrance devenu une fatalité nationale ? ]]></description>
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<pubDate>Mon, 20 Oct 2025 14:06:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Arc en Ciel</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">On nous avait promis 18 heures d’électricité par jour. Aujourd’hui, à peine 6 heures nous sont accordées, comme une « faveur ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pendant les forts moments de la crise du carburant, nous avons compris, nous avons patienté. Les citernes brûlées, les routes menacées, les terroristes en embuscade, le peuple malien a fait preuve de résilience et de patriotisme. Nous avons accepté les coupures en silence, dans l’espoir que, lorsque le carburant reviendrait, la lumière reviendrait aussi.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais voilà : l’ONAP et l’OMAP affirment que le carburant est là, qu’il coule à nouveau. Alors, pourquoi sommes-nous encore plongés dans l’obscurité ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Où est passé le courant ? Où est passée la promesse du Premier ministre, qui avait juré aux Maliens 18 heures d’électricité par jour ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le ministre de l’Energie et le directeur général d’EDM-SA doivent parler. Pas avec des excuses, mais avec des résultats. Les Maliens ne doivent plus vivre dans le noir surtout avec l’épargne des fonds de téléphonie, censés justement améliorer la fourniture de l’électricité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous ne demandons pas un luxe, mais notre droit à la lumière.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au 21e siècle, dans les grandes villes, voir dans les contrées reculées, la lumière, c’est la vie, c’est la promesse d’un Mali qui avance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le peuple malien a trop souffert dans le noir.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Il est temps qu’EDM SA rallume la promesse du Premier ministre, qu’elle rallume la confiance du peuple.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Amadou Sidibé<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Parcours inspirant d’un entrepreneur malien :  Hadji YARA, un modèle pour la jeunesse</title>
<link>https://www.maliweb.net/point-de-vue/parcours-inspirant-dun-entrepreneur-malien-hadji-yara-un-modele-pour-la-jeunesse-3108377.html</link>
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<description><![CDATA[ Dans un Mali où les défis économiques et sociaux poussent de nombreux jeunes à douter de leur avenir pour tenter l’aventure vers d’autres horizons, certaines figures émergent comme de véritables sources d’inspiration. Parmi elles, Hadji Yara, fondateur et PDG de Global Services. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 15 Sep 2025 01:13:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Sursaut</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il incarne une success-story malienne qui redonne espoir à toute une génération. Avec son parcours riche d’expérience de chutes, rechutes et de succès, il motive aujourd’hui des jeunes à se lever, à croire en leur capacité et à travailler. Focus sur un modèle de réussite.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Issu d’une famille Diok modeste et élevé par sa grand-mère, qui a forgé en lui le courage et la bravoure, Hadji Yara a su tracer sa voie à force de persévérance, d’innovation et d’une vision claire de ses objectifs. Refusant de rester éternellement dans l’informel, il est aujourd’hui à la tête de ‘’Global-Services’’, une société qui est essentiellement à cheval entre deux pays : le Congo et le Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une entité créée à la suite d’âpres luttes et de souffrance dans un pays étranger par un étranger. Et par la force de son expertise avérée, cette entreprise a fini par s’imposer dans plusieurs secteurs clés, notamment les services de télécommunications, les mines, la logistique etc. Dans le monde des affaires, elle constitue aujourd’hui un modèle de réussite qui attire l’attention bien au-delà des frontières nationales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une ascension bâtie sur la rigueur et la vision<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce qui distingue Hadji Yara des autres, c’est sa capacité à allier ambition et discipline. De son Mali natal en passant par la Côte d’Ivoire, le Congo Brazzaville ou l’Angola, il a su acquérir des solides expériences en matière de business, de la créativité et de l’innovation à partir de ses partenaires extérieurs et de la quête des résultats probants dans tout ce qu’il entreprend. C’est surtout au Congo qu’il est cité en exemple. Et cela n’est pas le fruit du hasard, car dès ses débuts, il avait l’art d’identifier les besoins réels du marché congolais en matière par exemple de télécommunication et proposer des solutions concrètes, adaptées aux réalités locales. Global Services, qu’il a fondée avec des moyens limités, est aujourd’hui une structure dynamique, connue pour son efficacité, son professionnalisme et son engagement vers la qualité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sa gestion rigoureuse, combinée à une approche humaine du leadership, lui a valu le respect de ses collaborateurs, partenaires et clients. Dans un environnement souvent difficile pour les entrepreneurs, il a su maintenir une ligne directrice claire : créer de la valeur en Afrique, par les africains et pour les africains. Fort de sa capacité de toujours se propulser vers avant, aujourd’hui il est actionnaire de plusieurs entreprises minières en Afrique centrale et dans notre pays. Il reste un partenaire privilégié des investisseurs asiatiques, plus précisément venant de la Chine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une voix qui porte auprès de la jeunesse malienne<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà de ses activités entrepreneuriales, Hadji Yara s’investit pleinement dans la sensibilisation et la formation de la jeunesse malienne. Invité régulièrement à intervenir dans des grandes foras des investisseurs mondiaux et conférences organisées par des associations, il ne manque jamais de partager son parcours avec une franchise rare, n’hésitant pas à évoquer les échecs subis, les sacrifices consentis et les remises en question permanentes qui ont jalonné sa trajectoire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Son message est simple mais puissant : « Rien ne remplace le travail. Il faut croire en soi, se former, oser et surtout ne jamais attendre que les solutions viennent d’ailleurs ». Dans ses messages, il invite les jeunes à se lever pour prier et aller conquérir le monde et il ne cesse de le dire que le succès n’est possible que quand on y croit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À travers ses prises de parole, il incarne une nouvelle génération de leaders africains, enracinés dans leur culture tout en étant résolument tournés vers l’avenir pour bâtir leur pays, leur continent. Il ne se contente pas de motiver par des discours : il agit concrètement en accompagnant des jeunes porteurs de projets viables, en soutenant des initiatives locales et en créant des opportunités d’emploi.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Une inspiration concrète, un exemple vivant</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Loin des clichés sur la réussite facile ou les parcours miraculeux, l’histoire de Hadji Yara rappelle que la réussite est un processus. Elle nécessite du courage, de la constance et une volonté inébranlable de construire, jour après jour, un avenir meilleur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans un Mali en pleine mutation, où les repères se cherchent et les modèles se font rares, Hadji Yara offre une preuve tangible que l’excellence peut être malienne, que l’innovation peut naître ici, et que les rêves, même les plus grands, sont à portée de main pour celui qui travaille avec foi et détermination.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Adama Tounkara</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali / le foncier rural : que dit la loi, l’homme de droit explique</title>
<link>https://www.maliweb.net/point-de-vue/mali-le-foncier-rural-que-dit-la-loi-lhomme-de-droit-explique-3107748.html</link>
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<description><![CDATA[ Mr Kokè COULIBALY, Magistrat, a examiné voire expliqué le foncier rural ]]></description>
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<pubDate>Mon, 28 Jul 2025 13:35:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Le foncier rural est un sujet complexe, marqué par une dualité entre droit moderne et droit coutumier, l'ensemble des terres situées hors des zones urbaines (Villages, Champs, forêts,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pâturages). Et la règle de droit<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>coutumier qui en détermine la politique foncière, la possession, la transmission, l'exploitation et l'objectif est de chercher à concilier les problèmes, tout en promouvant une gestion décentralisée et équitable des terres. Une approche foncière qui combine le droit moderne, basé sur des titres fonciers et des lois, et le droit coutumier, qui reconnaît les droits des communautés locales sur leurs terres ancestrales, dit-il.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">La gestion du foncier rural est cruciale pour le développement agricole, la sécurité alimentaire, et la conservation des ressources naturelles. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Quels sont les droits du propriétaire de terres agricoles ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Le droit de propriété en zone rurale, garantit aux propriétaires le droit de jouir et de disposer de leurs biens de manière exclusive, dans les limites fixées par la loi. En milieu rural, ce droit s'applique principalement à la possession et l'exploitation des terres agricoles et des bâtiments associés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Qui est le propriétaire foncier agricole ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Le titre foncier d'une propriété agricole communément appelez foncier agricole est un acte de propriété que les dispositions de la loi ont prévu entre des terres destinées à l'agriculture et une personne dénommée son propriétaire. Elle est établie par un régime foncier agricole propre à chaque pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Principaux Acteurs, les communautés rurales<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>détiennent des droits fonciers coutumiers sur leurs terres et sont des acteurs importants de la gestion foncière.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Rôle de l'Etat, l'Etat malien a la responsabilité d'assurer un accès équitable aux terres pour les différents utilisateurs, notamment les agriculteurs et les promoteurs agricoles. L'Etat définit la politique foncière et veille à son application, précise-t-il<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Les conflits liés à l'accès et à l'utilisation des terres sont fréquents au Mali. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Mise en place de registres fonciers au niveau communal pour l'enregistrement des droits fonciers et des transactions. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">En résumé, la politique foncière rurale au Mali est un chantier complexe qui cherche à concilier le droit moderne et le droit coutumier, tout en promouvant une gestion décentralisée et équitable des terres. La sécurisation des droits fonciers, la résolution des conflits, et la gestion durable des ressources naturelles sont des défis importants pour le développement rural du pays. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;"><span style="mso-spacerun: yes;">                                                                                                 </span><span style="mso-spacerun: yes;">                  </span></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Mohamed SOGODOGO<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Fatoumata Batouly Niane :  Entre engagement citoyen et œuvres caritatives</title>
<link>https://www.maliweb.net/point-de-vue/fatoumata-batouly-niane-entre-engagement-citoyen-et-oeuvres-caritatives-3107708.html</link>
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<description><![CDATA[ Toutes les demandes sociales ne pouvant être satisfaites par l&#039;état uniquement. Fatoumata Batouly Niane a choisi d&#039;investir dans des activités humanitaires  à fort impact social. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 28 Jul 2025 01:11:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle est présente dans<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l’assainissement urbain, l’adduction d’eau potable, la formation professionnelle, et le soutien aux populations vulnérables. Elle est également à l’origine du « Touly’s Tabaski Tour », une opération humanitaire qui distribue des milliers de moutons aux familles démunies, aux déplacés et aux personnes vivant avec un handicap.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Fatoumata Batouly Niana s'est engagée de manière viscérale pour une solidarité active et enracinée dans les réalités du terrain, elle redéfinit les contours de l’action humanitaire. Aussi à Kayes, sa localité à laquelle elle demeure si attachée pour y avoir beaucoup investi. Du bloc opératoire à la salle de classe, ses actions parlent d’elles-mêmes. Elle a pris en charge des cas médicaux lourds, sauvant notamment Seydou, sexagénaire sans ressources, ou encore Madou Doumbia, prêcheur victime d’une urgence vitale. À Kayes, son don de 16 millions Cfa à l’hôpital Fousseny Dao a permis l’acquisition d’un scanner et la modernisation de la morgue. Elle ne se limite pas à l’urgence : ses soutiens aux mosquées de Koutiala et Niamakoro, ou à l’église d’Ouenzebougou via des installations sonores, démontrent une sensibilité interconfessionnelle rare.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’éducation est au cœur de son combat social également. Par la "Caravane Scolaire", 15.000 kits ont été distribués. Des écoles de Kayes à celles de Badinko, ont été réhabilitées en construction de latrines, salles de classe et forages d’eau potable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À Kayes, 100 jeunes ont été formés à des métiers techniques. À Tombouctou, 200 filles ont été initiées au maquillage, une ouverture vers l’autonomie par l’esthétique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Son plaidoyer en faveur de l’entrepreneuriat féminin se concrétise à travers des centres de transformation à San et Koulikoro, un programme de microfinance, le parrainage de la "Journée du mérite des entrepreneurs", et le festival "Kayi Kunben" qui stimule les emplois locaux. Elle est également celle qui s’empare du balai et de la pelle pour l’écologie : Bamako a vu le curage de ses caniveaux sous l’opération "An Biko Hivernage Tour" et les forages de Nioro, Mopti et de la Maison du Hajj du Mali témoignent de son souci de durabilité. À N’Tabacoro, sa campagne de reboisement en 2022 reste un jalon marquant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Distinguée en Gambie par le Prix des Héros en Afrique 2025, et titulaire d’un Trophée d’honneur Social et Humanitaire, elle impose son style : concret, généreux, direct. Pour elle, la solidarité active est une nécessite. Sous sa houlette, son association, An Biko n’a pas seulement distribué des dons. Il a redistribué la confiance sociale. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>M. SANOGO</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Déploiement des structures de l&amp;apos;État à Taoudéni : Les enjeux et les perspectives à la loupe du Dr Ahmadou Touré</title>
<link>https://www.maliweb.net/point-de-vue/deploiement-des-structures-de-letat-a-taoudeni-les-enjeux-et-les-perspectives-a-la-loupe-du-dr-ahmadou-toure-3107322.html</link>
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<description><![CDATA[ L&#039;enseignant-chercheur à l&#039;Université Kurukanfuga de Bamako, Dr Ahmadou Touré, se prononce dans les lignes qui suivent, sur les enjeux et les perspectives du déploiement efficace des structures de l&#039;État dans la Région de Taoudéni ]]></description>
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<pubDate>Tue, 15 Jul 2025 15:36:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Pour l’enseignant-chercheur, l’insécurité persistante, alimentée par les groupes armés terroristes, les trafics illicites (drogue, armes…) et les tensions intercommunautaires, constituent un obstacle majeur dans la Région de Taoudéni. Dr Ahmadou Touré pense que l’incident d’Araouane en avril 2023 illustre la menace croissante des groupes armés. «La sécurisation du territoire nécessite un déploiement des Forces armées maliennes (FAMa), la création d’une région militaire centrale à Taoudéni et des stratégies de dialogue communautaire pour réduire les tensions», estime le chercheur. D’après lui, la stabilité de Taoudéni est cruciale pour la paix nationale, compte tenu de sa position stratégique sur l’axe transsaharien.</span></span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Dr Touré dira que la mise en place des structures administratives reste entravée par un manque de personnel qualifié, des ressources financières limitées et une coordination insuffisante entre les niveaux région, cercle et commune. «Par exemple, le Collège transitoire manque de moyens pour exercer pleinement ses fonctions», souligne le professeur de droit. Il estime également que la clarification des compétences entre les autorités intérimaires et les délégations spéciales est nécessaire pour éviter les conflits de légitimité. Avec une faible densité de population et des modes de vie majoritairement nomades, Taoudéni souffre d’un accès limité aux services de base, fait savoir l’enseignant-chercheur, qui précisera que seulement 10% des enfants ont accès à l’éducation et les centres de santé sont rares hors des centres urbains.</span><span class="pf-br-replacement"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">D’après Dr Ahmadou Touré, le développement économique dans la localité est freiné par l’absence d’infrastructures (routes, marchés) et d’opportunités d’emploi. Il pense que des investissements massifs dans les infrastructures (routes, aérodromes, marchés…) et dans les secteurs comme l’élevage et le commerce transsaharien pourraient créer des emplois et dynamiser l’économie locale.</span><span class="pf-br-replacement"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Pour lui, les divisions communautaires, notamment entre les Berabichs, fragilisent la gouvernance locale. Sans oublier les désaccords sur l’emplacement des infrastructures (écoles, puits) qui reflètent des rivalités historiques. «Une approche inclusive, impliquant toutes les communautés (arabes, touaregs, peulhs, sonrhaïs) est essentielle pour renforcer la cohésion sociale», pense notre interlocuteur. Ajoutant que les femmes et les jeunes, souvent marginalisés, doivent être intégrés dans les processus décisionnels.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">DÉPLOIEMENT RENFORCÉ DES FAMa-</span><b data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node"><span> </span></span></b><span class="text-node">Sur le plan logistique et de l’accessibilité, Dr Touré souligne l’immensité du territoire et l’absence de routes bitumées rendant les déplacements coûteux et dangereux. D’après lui, les deux aérodromes (Taoudéni, Foum Elba) nécessitent une réhabilitation urgente pour faciliter le transfert des autorités. Sur un tout autre plan, l’universitaire signale que la région est vulnérable à la désertification et aux sécheresses récurrentes, qui affectent l’agriculture et l’élevage, principales sources de subsistance des populations nomades.</span><span class="pf-br-replacement"> </span><span class="text-node"> Le changement climatique aggrave l’insécurité alimentaire, avec une réduction de 30% des pâturages entre 2010 et 2020 selon l’OCHA (acronyme anglais du Bureau de la coordination des affaires humanitaires), a fait savoir Ahmadou Touré. Pour lui, des stratégies d’adaptation, comme la construction de puits améliorés et la promotion de cultures résistantes à la sécheresse, sont nécessaires pour atténuer ces risques. Le professeur de droit dira qu’un déploiement renforcé des FAMa, avec l’établissement d’une région militaire à Taoudéni central, est essentiel pour coordonner les efforts de sécurisation et réduire l’influence des groupes armés. Selon Dr Touré, le renforcement des capacités des élus locaux et des fonctionnaires à travers des formations en gestion publique et en décentralisation est également crucial pour améliorer l’efficacité administrative.</span><span class="pf-br-replacement"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">L’enseignant-chercheur souligne que l’exploitation responsable des ressources minières dans le bassin de Taoudéni pourrait financer des projets d’infrastructure et de services sociaux, à condition d’adopter un cadre de gouvernance transparent. Il a cité en exemple, le modèle de gestion des revenus miniers au Niger où 15% des recettes minières sont allouées aux collectivités locales. Ce qui pourrait éviter les tensions communautaires, souligne l’universitaire. Dr Touré propose aussi le développement de marchés transsahariens, en collaboration avec l’Algérie et la Mauritanie. Ce qui pourrait stimuler le commerce de sel et de bétail qui représente déjà 40% de l’économie locale.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style=""><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Bembablin DOUMBIA</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali / question de droit : les droits de l’enfant, le code de protection de l’enfance explique.</title>
<link>https://www.maliweb.net/point-de-vue/mali-question-de-droit-les-droits-de-lenfant-le-code-de-protection-de-lenfance-explique-3106738.html</link>
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<description><![CDATA[ Les droits de l&#039;enfant sont un ensemble de droits fondamentaux reconnus à tous les enfants, indépendamment de leur origine, leur sexe, leur religion, leur situation familiale, ou toute autre distinction. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 30 Jun 2025 08:07:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces droits sont définis dans la Convention relative aux droits de l'enfant, adoptée par les Nations Unies en 1989. Les Droits Fondamentaux de l'enfant,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-Droit à la vie, à la survie et au développement:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chaque enfant a le droit de vivre et de se développer au mieux de son potentiel. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-Droit à l'identité,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chaque enfant a le droit à un nom, une nationalité et une identité. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-Droit à la protection,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les enfants ont le droit d'être protégés de la violence, de la maltraitance, de l'exploitation et de toute forme de négligence. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Droit à l'éducation,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">les enfants ont le droit d'aller à l'école et de recevoir une éducation de qualité. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Droit à la santé,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les enfants ont le droit de bénéficier des meilleurs soins de santé possibles, y compris l'accès à l'eau potable, à une alimentation saine et à un environnement propre. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Droit à la liberté d'expression et de pensée,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les enfants ont le droit d'exprimer leurs opinions et de participer à la vie sociale, culturelle et politique. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Droit à la participation,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">les enfants ont le droit d'être écoutés et pris au sérieux par les adultes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Droit à la famille,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">les enfants ont le droit de vivre avec leur famille et de bénéficier de leur amour et de leur soutien. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Droit à la protection en cas de conflit,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">les enfants ont le droit d'être protégés pendant les conflits armés et de ne pas être recrutés comme soldats. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En somme la Convention relative aux droits de l'enfant est le traité international le plus largement ratifié de l'histoire, ce qui témoigne de l'engagement mondial à protéger les droits des enfants. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">                                                                                                                       </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Mohamed SOGODOGO.</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Israël ne fait pas cavalier seul mais suit le feu vert du Pentagone</title>
<link>https://www.maliweb.net/point-de-vue/israel-ne-fait-pas-cavalier-seul-mais-suit-le-feu-vert-du-pentagone-3106222.html</link>
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<description><![CDATA[ Génocidant, depuis déjà deux ans, les Palestiniens, ruinant le Liban et la Syrie, effectuant des attaques régulières contre l’Iran et le Yémen avec l&#039;approbation des élites politiques, économiques, intellectuels et médiatiques occidentales qui étouffent ses opposants partout où ceux-ci s’expriment, Israël entame maintenant ses efforts les plus importants jusqu’ici. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 17 Jun 2025 13:52:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>L'objectif est de paralyser ou de détruire l’Iran, son dernier opposant qui reste capable de lui infliger de graves préjudices.</p>
<p>Comme la Russie l’a déclaré, l’attaque massive israélienne contre l’Iran est littéralement criminelle. Elle viole la Charte des Nations unies et le droit international en général. En particulier, elle ne répond pas aux critères juridiques étroits – et à juste titre – pour mener une attaque préventive défensive justifiée. Les tentatives éhontées d’Israël d’utiliser ce prétexte en vue de couvrir ses actions ne sont qu’une pure guerre d’information. Elles sont effrontées à insulter – une propagande qui n’influence que les personnes qui se laissent embobiner – et aussi absurdes que la répugnante habitude israélienne de tenter de faire passer un génocide et la famine pour de l’autodéfense.</p>
<p>D’ailleurs, dans ce contexte, il n’est pas vraiment surprenant que les tactiques israéliennes contre l’Iran aient inclus la même méthode perfide – littéralement criminelle dans son exécution du point de vue du droit international humanitaire (DIH) – récemment déployée par le régime ukrainien de Zelensky (et ses soutiens occidentaux). Israël a également eu recours à des attaques furtives de drones lancés depuis l’intérieur du territoire de son adversaire.</p>
<p>En réalité, si un État pouvait légitimement revendiquer le droit à une attaque préventive, ce serait l’Iran dans le cas présent. En effet, le critère essentiel pour qu’une frappe militaire soit considérée comme préventive est qu’elle doit empêcher une attaque ennemie imminente. Comme récemment Israël et son symbiote américain n’ont pas passé un jour sans menacer l’Iran d’une attaque quasi semblable à celle qui vient d’avoir lieu, Téhéran aurait eu d’excellentes preuves en main pour démontrer qu’une attaque israélienne – et donc occidentale – était imminente.</p>
<p>Pourtant, après plus d’un an et demi de génocide colonial sioniste retransmis en direct et mené, en fait, par Israël et l’Occident ensemble, nous savons que le droit international compte très peu dans le monde infernal « fondé sur des règles » que l’Occident, soucieux de « valeurs », a créé.</p>
<p>Par conséquent, la question n’est pas de savoir si Israël a le droit d’agir comme il le fait. C’est une évidence : absolument pas. Mais malheureusement, cela n’aide pas ses victimes. Israël est l’incarnation même de l’impunité. Parmi tous les États monstrueux que l’histoire moderne a vu commettre des crimes horribles, aucun n’a pu s’en tirer impunément après avoir commis des meurtres (des massacres de masse, en fait) comme Israël ; sauf peut-être les États-Unis.</p>
<p>En effet, comme l’a récemment expliqué le dissident israélien et expert en génocide Raz Segal, le sentiment d’être au-dessus de la loi est un facteur clé qui permet à tant d’Israéliens d’agir – et souvent avec fierté – comme des meurtriers de masse sans pitié.</p>
<p>C’est pourquoi la vraie question, pertinente dans le monde tel qu’il est réellement, est de savoir pourquoi Israël peut faire ce qu’il fait. Et là, la réponse est courte, en un mot, c’est bien sûr : les États-Unis. D’autres États occidentaux (ainsi que l’organisation monstre de l’UE) et du Moyen-Orient sont également complices des atrocités commises par Israël. Mais en termes de pouvoir, c’est le rôle de Washington qui est décisif. Israël peut commettre ses crimes sans fin et ne jamais en subir les conséquences uniquement grâce au soutien des États-Unis.</p>
<p>Essayez d’imaginer un État aussi minuscule sur le plan territorial et démographique, et aussi précaire sur le plan géopolitique qu’Israël faisant preuve d’autant d’agressivité sans le soutien des États-Unis. C’est cela, il n’y a rien à imaginer car il aurait disparu depuis longtemps.</p>
<p>Pourtant, dans le cas du dernier outrage d’Israël, Washington prétend ne pas y avoir participé. Le secrétaire d’État américain Marco Rubio veut nous faire croire que l’assaut d’Israël était « unilatéral » et que les États-Unis n’étaient « pas impliqués ». Reste-t-il encore des personnes aussi naïves pour ne pas saisir deux simples constats ? Précisément : Washington ment facilement et sans hésitation et la symbiose entre les États-Unis et Israël est si étroite et omniprésente qu’une attaque israélienne contre l’Iran, surtout d’une telle ampleur, est inconcevable sans la connivence et la contribution américaines.</p>
<p>Mais laissons de côté le gros mensonge à la surface. Les États-Unis restent tout simplement fidèles à eux-mêmes. Plus intéressant encore, la position officielle des États-Unis n’a aucun sens, même à leurs propres conditions mensongères. Washington affirme de manière peu crédible qu’il n’a joué aucun rôle dans l’attaque criminelle d’Israël contre l’Iran. Les médias grand public américains et les mégaphones de l’establishment, tels que Bloomberg et le Washington Post, vont jusqu’à prétendre que les négociations entre le président Donald Trump et l’Iran, officiellement toujours d’actualité, ont probablement été perturbées par l’attaque « très » indépendante, oh que si, d’Israël. Ils continuent à citer sans discernement Trump qui s’est opposé à une attaque israélienne pas plus tard que la veille de l’assaut israélien. Pour Bloomberg, cela signifie qu’Israël a frappé « en dépit apparent » de Trump.</p>
<p>Sérieux ? Une bonne vieille excuse : « Le chef n’était pas au courant » ? C’est drôle parce qu’à présent, Trump a admis lui-même qu’il était au courant de l’attaque, qu’il avait obstinément blâmé l’Iran et non Israël, et qu’il avait, dans l’essence, appelé Téhéran à se rendre avant qu’Israël ne le frappe si fort qu’il ne resterait plus rien de l’Iran. Et tout cela alors qu’Israël a déjà menacé de mener des « opérations » pendant deux semaines supplémentaires, voire plus, c’est-à-dire aussi longtemps « qu’il le faudra ». Trump, par conséquent, ne s’est pas seulement rangé sans ambiguïté du côté de l’agresseur israélien, mais il a également signalé qu’il n’avait rien contre le fait que ses amis israéliens frappent l’Iran aussi longtemps qu’ils le souhaitaient, y compris jusqu’à l’extermination.</p>
<p>En d’autres termes, l’absurde et incroyable version officielle de Washington est la suivante : premièrement, Israël a massivement défié la politique déclarée des États-Unis ; deuxièmement, les États-Unis n’y voient aucun inconvénient ; et troisièmement, bien au contraire, Washington adore se faire ridiculiser devant le monde entier, tant que c’est fait par Israël.</p>
<p>Washington aime tant cela qu’il réagit en se rangeant immédiatement du côté d’Israël, en le soutenant sans aucune limite et en signant un chèque en blanc, à ses amis « rebelles », afin qu’ils fassent tout ce qu’ils veulent. Non seulement ils peuvent, comme Trump l’assurait à ceux qui l’ont « manifestement défié », frapper l'Iran à cœur joie, mais en outre, les États-Unis les défendront toujours contre l’Iran au cas où ce dernier essaierait de riposter.</p>
<p>Même les mensonges de Washington sont révélateurs. Dans ce cas concret, le mensonge comme quoi il ne serait pas impliqué, jette une lumière crue sur l’aisance avec laquelle l’élite américaine soumet tout, y compris les intérêts des Américains ordinaires, à Israël et à son lobby américain. La vérité, c’est que les États-Unis sont profondément engagés dans la guerre d’agression déclenchée contre l’Iran. Après l’Afghanistan, l’Irak, la Libye et la Syrie, les néoconservateurs morts-vivants sont finalement arrivés à la dernière – pour l’instant – victime de leur vieux tableau de chasse.</p>
<p>Les États-Unis mentent quand ils prétendent ne pas être impliqués. Pourtant, la révélation ultime et involontaire de toute cette affaire consiste à dire que les élites de Washington pensent que mentir qu’ils obéissent complètement à Israël, même si celui-ci les « défie » directement, est tout à fait convenable. En effet, on considère désormais comme tout à fait normale la soumission frileuse à Israël. C’est bien ça, en fait, la vérité fondamentale sur l’Amérique d'aujourd’hui.</p>
<p>Source: https://rtenafrique.tv/</p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Dr Ahmadou Touré : «Les recommandations issues des concertations sur la Charte des partis politiques témoignent d’une volonté de rupture avec le passé»</title>
<link>https://www.maliweb.net/point-de-vue/dr-ahmadou-toure-les-recommandations-issues-des-concertations-sur-la-charte-des-partis-politiques-temoignent-dune-volonte-de-rupture-avec-le-passe-3104577.html</link>
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<description><![CDATA[ Enseignant-chercheur vacataire à la Faculté des sciences administratives et politiques de l&#039;Université Kurukanfuga de Bamako (UKB), Dr Ahmadou Touré analyse les recommandations issues des concertations nationales sur la relecture de la Charte des partis politiques ]]></description>
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<pubDate>Tue, 06 May 2025 09:56:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span>De prime abord, l'enseignant-chercheur vacataire à la Faculté des sciences administratives et politiques de l'Université Kurukanfuga de Bamako (UKB) estime que la recommandation portant sur la dissolution des partis politiques, figurant parmi les principales conclusions des concertations nationales sur la relecture de la Charte des partis politiques, constitue une proposition d'une portée considérable. Selon le Dr Ahmadou Touré, cette demande ne surgit pas ex nihilo, elle est vraisemblablement le fruit d'une évaluation critique du fonctionnement du système partisan malien.</span></span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span>Des facteurs tels que la fragmentation excessive, la possible instrumentalisation, la perception d'une déconnexion entre les formations politiques et les préoccupations de la population ou encore un manque de contribution significative à la résolution des crises multidimensionnelles qui traversent le pays, pourraient expliquer cette aspiration à une table rase. Comprendre ces chagrins est essentiel pour évaluer la légitimité perçue de cette recommandation par les participants, dit-il.</span></span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span>Parlant de l'implication de cette mesure sur la représentation et l'expression politique, le Dr Ahmadou Touré signale que les partis politiques sont des canaux privilégiés pour l'agrégation et l'expression de diverses opinions et intérêts au sein d'une société. Selon lui, leur dissolution soulèverait inévitablement la question de savoir comment ces fonctions seraient assurées à l'avenir. «Quelles structures ou mécanismes seraient mis en place pour permettre aux citoyens de s'organiser, de débattre des idées et de participer au processus politique», s'interroge-t-il. Et de poursuivre : « Sans des alternatives claires et solides, une telle mesure pourrait entraîner un vide démocratique et une marginalisation de pans entiers de la société. »</span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span>L'université souligne que l'histoire politique africaine et mondiale offre des exemples de dissolutions de partis politiques, souvent dans des contextes de transition autoritaire ou de tentatives de refondation politique. Pour lui, analyser ces expériences passées pourrait éclairer les risques et les opportunités potentielles d'une telle démarche au Mali. «Il serait pertinent de se demander si des tentatives similaires ont conduit à une plus grande stabilité et à une meilleure gouvernance, ou si elles ont plutôt ouvert la voie à des formes de pouvoir moins inclusives et moins responsables», relève le spécialiste de droit.</span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span>Et d'ajouter que la pertinence de cette recommandation de dissoudre les partis dépendra en grande partie de la vision alternative de l'organisation politique qui la sous-tend. «S'agit-il de créer un nouveau système multipartite sur des bases plus saines, d'envisager une forme de régime sans parti ou d'ouvrir la voie à un système dominé par une seule entité», s'interroge le politiste qui laisse présager que sans une clarté sur le modèle futur, la dissolution des partis actuels pourrait s'avérer contre-productive et générer davantage d'incertitude.</span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span>L'homme de droit soutient que la dissolution des formations politiques dans un contexte non autoritaire est souvent perçue comme une atteinte aux libertés fondamentales d'association et d'expression, piliers de la démocratie. Cela est d'autant plus vrai que les partis sont les acteurs clés de la compétition politique, de la formation de l'opinion publique et de la participation citoyenne. «Leur absence pourrait indéniablement affaiblir le pluralisme politique et la capacité des citoyens à influencer les décisions publiques par le biais de leurs représentants», estime l'enseignant.</span></p>
<p><span>Qui dira cependant, il est crucial de nuancer cette perspective en tenant compte du contexte spécifique de notre pays. «Si le système partisan existant est perçu comme dysfonctionnel, corrompu ou incapable de répondre aux défis majeurs du pays, une dissolution pourrait être envisagée par certains comme un mal nécessaire pour une refondation démocratique», explique-t-il.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><b data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span>RUPTURE NÉCESSAIRE</span></b><span> - Pour Ahmadou Touré, l'argument pourrait être que le système actuel entrave la véritable expression de la volonté populaire et qu'une rupture est nécessaire pour construire des institutions plus légitimes et plus efficaces. Il fera observer que la question fondamentale demeure celle de l'alternative, en plus que si la dissolution des partis ne s'accompagne pas de la mise en place rapide de mécanismes démocratiques robustes et inclusifs, garantissant la participation citoyenne et la liberté d'organisation, le risque d'un recul démocratique est réel.</span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span> «Il est essentiel de s'assurer que cette démarche ne conduit pas à une concentration excessive du pouvoir ou à la marginalisation des voix dissidentes», déclare Ahmadou Touré. Pour lui, les propositions de fixer une prudence de 100 millions de Fcfa pour la création d'un parti et de limiter le nombre de partis politiques à cinq soulèvent un dilemme entre la volonté de rationaliser le paysage politique et le risque de restreindre l'accès à la concurrence politique.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span>Parlant de la prudence, l'université signale que l'objectif affiché pourrait être de garantir la viabilité financière et le sérieux des partis politiques. Cela pourrait éventuellement réduire le nombre de formations éphémères ou dépourvues d'une réelle assise populaire. «Cependant, une telle somme représente une barrière financière considérable, susceptible d'exclure des citoyens et des groupes porteurs de projets politiques légitimes, ne disposant pas de ressources financières importantes», regrette-t-il. Aussi cette mesure pourrait favoriser les partis déjà établis ou ceux bénéficiant de soutiens financiers importants, au détriment de la diversité et du renouvellement de la scène politique. «Il serait pertinent d'étudier des mécanismes alternatifs pour assurer le sérieux des partis, tels que des seuils de représentativité ou des obligations de transparence financière», préconise le professeur.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"> </span><b data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span>RENDRE L'OFFRE POLITIQUE PLUS LISIBLE-</span></b><span> S'agissant de la limitation du nombre des partis, Ahmadou Touré trouve que l'argument en faveur d'une telle initiative pourrait être de favoriser la stabilité gouvernementale, de réduire la fragmentation parlementaire et de rendre l'offre politique plus lisible pour les électeurs. Dans certains contextes de forte instabilité politique due à une multitude de petits partis, une telle mesure pourrait avoir des effets positifs, estime-t-il. Cependant, relativise l'universitaire, elle soulève des inquiétudes quant à la représentation de la diversité des opinions et des idéologies présentes dans la société malienne.</span></p>
<p><span>Qui déciderait quels partis seraient autorisés et sur quels critères, interroge-t-il, défini qu'une limitation arbitraire pourrait étouffer des courants de pensée minoritaires mais légitimes. Sans oublier de conduire à une polarisation excessive autour des quelques partis autorisés.</span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span>«Il est crucial de trouver un équilibre entre la nécessité d'un paysage politique structuré et la garantie d'un espace pluraliste où toutes les voix peuvent s'exprimer et s'organiser», invite le politiste. D'après lui, des mécanismes de seuils électoraux pour l'obtention de sièges au parlement pourraient être une alternative moins restrictive pour encourager le regroupement des forces politiques sans pour autant interdire la création de nouveaux partis.</span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span>Le Dr Ahmadou Touré estime que la recommandation d'installer le Général d'armée Assimi Goïta comme Président de la République pour un mandat de 5 ans renouvelable, en s'inspirant des modèles de l'Alliance des Etats du Sahel (AES), s'inscrit dans un contexte de transition politique post-coup d'État. Elle reflète une volonté de certains acteurs de consolider le pouvoir actuel et de s'aligner sur les dynamiques régionales. Cette proposition, d'après lui, soulève des questions fondamentales concernant le retour à un ordre constitutionnel normal et le respect des principes démocratiques.</span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span>À ce propos, le Dr Touré dira que l'installation d'un Chef d'État par le biais d'une recommandation issue des concertations, même nationales, interroge la primauté du suffrage universel comme source de légitimité démocratique. «Un mandat présidentiel devrait idéalement résulter d'une élection libre, transparente et inclusive, permettant au peuple de choisir ses dirigeants. S'écarter de ce principe pourrait fragiliser la légitimité du futur Président aux yeux d'une partie de la population et de la communauté internationale», explique le professeur de droit.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span>L'universitaire fait savoir qu'un mandat de cinq ans renouvelable conférait au Général Goïta une perspective de longévité au pouvoir. Si cette mesure peut être perçue comme un gage de stabilité par certains, elle soulève cependant des inquiétudes quant à la limitation des mandats, un principe souvent considéré comme une garantie contre la monopolisation du pouvoir et un facteur favorisant l'alternance démocratique, se développe-t-il. </span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"></span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span>L'argument de s'aligner sur les modèles de l'AES est compréhensible dans un contexte de coopération régionale.</span></p>
<p><span>Cependant, nuance-t-il, les choix institutionnels d'un pays doivent avant tout répondre à sa propre histoire, à ses spécificités socioculturelles et aux aspirations de son peuple. «Importer un modèle sans un débat national approfondi pourrait ne pas être adapté au contexte malien», pense-t-il, signalant que l'objectif déclaré de la Transition est le retour à un régime constitutionnel normal. Pour lui, toute décision concernant la Présidence de la République doit être envisagée dans cette perspective.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span>Bembablin DOUMBIA</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Dissolution des partis politiques: Ce qu’en pense Me Cheick Oumar Konaré</title>
<link>https://www.maliweb.net/point-de-vue/dissolution-des-partis-politiques-ce-quen-pense-me-cheick-oumar-konare-3103047.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 16 Apr 2025 11:05:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Faut-il dissoudre les partis politiques ? C’est par cette question que Me Cheick Oumar Konaré, avocat au barreau malien et ancien journaliste, verse son analyse sur le débat concernant la réduction du nombre des partis politiques dans le cadre de la relecture de la Charte des partis politiques devant précéder les futures élections générales au Mali.</strong>

«La rumeur enfle sur une supposée volonté des autorités de dissoudre les partis politiques. Je ne suis pas militant d’un parti mais je ne crois pas judicieux de dissoudre les partis ni même d’en limiter le nombre», écrit l’avocat sur sa page Facebook. Pour étayer sa réflexion sinon sa prise de position, l’ancien journaliste avance les raisons suivantes. En premier lieu, il rappelle que le multipartisme est un acquis démocratique arraché au prix du sang en 1991 ; il est consacré par la Constitution qui interdit de le remettre en cause, même au moyen d’une révision constitutionnelle. «Il convient de respecter ce minimum démocratique», dit-il.

Ensuite, Me Cheick Oumar Konaré estime qu’on ne peut décider de dissoudre les partis sur la base d’assises ou de «dialogues» animés par des personnalités non élues, qui ne représentent donc pas le peuple. Il pense également que nul ne peut définir une base logique permettant de dissoudre un parti et d’en épargner un autre car le petit parti d’aujourd’hui est appelé à devenir le grand parti de demain en cas de rejet, par le peuple, de la politique des gouvernants.

«Certes, les anciens dirigeants politiques sont critiquables dans leur gestion du pays, mais il s’agit là de fautes personnelles et non d’une faute générale des partis ; d’ailleurs, de 1991 à nos jours, les principaux postes gouvernementaux (Primature, ministères des Finances, de l’Administration, des Affaires étrangères ou de la Justice, par exemple) ont le plus souvent été confiés à des non-partisans», explique l’observateur politique. Autre raison soulevée par Me Konaré est que, selon lui, la Charte des partis prévoit expressément les cas où un parti ou une association peut être dissout et aucun parti n’échappe à ces règles légales.

Au lieu d’une dissolution ou d’une limitation arbitraires des partis, Me Cheick Oumar Konaré pense qu’il est préférable de prendre un certain nombre de mesures, à savoir : arrêter tout financement public des partis en raison de l’indigence de l’État ; élargir la possibilité de dissolution aux partis qui se rendraient coupables de fraudes électorales ou financières ; interdire les alliances électorales contre nature entre partis de la majorité et de l’opposition et ce, afin de sauvegarder l’image et la crédibilité des partis. Tout comme, obliger, sous de sévères sanctions financières, les partis à tenir régulièrement leurs assises statutaires et à ne pas recourir à des sponsors étrangers.

<strong>Madiba KEÏTA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>ESCALADES VERBALES PARIS/BAMAKO : La crise descend au niveau CNT</title>
<link>https://www.maliweb.net/point-de-vue/escalades-verbales-paris-bamako-la-crise-descend-au-niveau-cnt-2965986.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 22 Feb 2022 06:35:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Aux escalades verbales au sommet des Etats français et malien succèdent celles entre deux institutions des deux pays : Assane Sidibé, membre du CNT et Jean Guillaume Duwyn, militaire français précédemment en poste à Tombouctou.</strong>

Dans un post sur sa page Facebook, le vendredi dernier, Assane Sidibé du Conseil national de Transition (CNT) a donné son opinion sur le départ de Barkhane et Takuba de notre pays. Il a appuyé le communiqué du gouvernement malien, où le porte-parole, le colonel Abdoulaye Maïga invitait le vendredi 18 février 2022, les autorités françaises « à retirer sans délais les militaires des opérations Barkhane et Takuba de notre territoire, sous la supervision des autorités maliennes ».

Un communiqué qui fait suite à l’annonce du Président français Emmanuel Macron et ses partenaires au sommet de l’Union européenne-Union africaine, (les 17 et 18 février à Bruxelles) d’un « retrait coordonné au cours des prochains mois ».

En réaction au communiqué du gouvernement malien, Emmanuel Macron a répondu lors d’une conférence de presse, le même jour que « la décision de retrait s’appliquera dans le bon ordre et en sécurité pour que nous continuons d’assurer pendant cette période, la sécurité de la Minusma et la sécurité de toutes nos forces déployées au Mali ». « Sécurité avec laquelle je ne transigerai pas », avait-t-il ajouté. Un retrait qui prendra 4 à 6 mois, selon le Président Macron.

Assane Sidibé est très présent dans les débats sociaux et politiques. Sur sa page Facebook, le 18 février, il a donné son point de vue sur les conditions du départ des forces française et européenne, non sans épandre sa fibre patriotique en prenant position en faveur des autorités de la transition. « En demandant à la France de retirer les forces Barkhane et Takuba sans délai, le gouvernement veut suivre de très près cette opération de retrait et éviter des « oublis » et « dons malintentionnés de matériels militaires sur son sol. Pour cela, il se base légitimement sur la rupture unilatérale des accords de défense par la France… Etre responsable, c’est exiger des forces concernées, de publier la liste exhaustive des équipements militaires qui quitteront notre sol. La refondation de nos relations extérieures est en marche. Nos frères Africains nous observent et nous le savons ».

<strong>« […] La colonisation française a arrêté l’esclavage en Afrique »</strong>

Il n’en fallait pas plus pour faire sortir de son gon, un certain Jean Guillaume Duwyn, présenté comme un militaire français (photo en treillis sur sa page Facebook) ayant servi à Tombouctou, courant 2021 (Cf. son profit Facebook), qui repond sèchement à l’honorable Sidibé. « Assane Sidibé, vous qui avez participé à la colonisation de masse voir l’empereur Kankou Moussa, au 14e siècle… […]. C’est la colonisation française qui a arrêté l’esclavage en Afrique. Pour mémoire, l’esclavage arabo-musulman a duré 7 siècles en Afrique, du 13e au 20e siècle. Alors regardes toi et fais repentance. J’attends de vous voir supplier les blancs de vous délivrer des terroristes… Facile de critiquer, mais pourquoi votre armée est incapable de défendre son territoire… Car vous avez un énorme problème, il n’y a pas de réelle armée professionnelle, qui combat ses ennemis. Donc vous demandez de l’aide… Comme d’habitude ».

Jean Guillaume, semble avoir la rancune tenace contre les autorités maliennes dont le tort a été de manifester avec un ton martial, leur volonté de voir la France et ses partenaires plier bagages. Jean Guillaume, par Facebook interposé, solde ses comptes avec l’Etat du Mali par le biais d’un de ses représentants, en la personne d’Assane Sidibé. Il va jusqu’à donner une caution morale à la colonisation qui aurait selon lui, mis fin à l’esclavage en Afrique. Ce qui fait dire à certains internautes, qui ont réagi à sa sortie peu amène, que « nous faisons face à des colons blancs d’un nouveau genre, qui reflètent la vraie face de la politique française ».

Tout comme le membre du CNT, M. Sidibé, un autre internaute a fait savoir au militaire que « cette supervision va nous permettre de voir tous ces matériels qu’ils ont fait rentrer dans notre pays et qui ne sont pas en rapport avec la guerre. Donc on aura la preuve que la France exploite nos ressources au nord sans l’accord du Mali ».

Une simple question de compréhension est de savoir si Jean Guillaume reflète l’opinion de ses frères d’armes et citoyens français dans ces échanges dont il pouvait faire l’économie ? En sa qualité de porteur d’uniforme, il a l’obligation de réserve surtout dans le cadre des relations d’Etat à Etat. M. Jean Guillaume ne devrait pas pousser sa diatribe jusqu’à justifier l’esclavage subi par les Africains par la colonisation qu’il considère comme une bouée de sauvetage. En plus, le pourrissement des relations entre le Mali et la France ne peut être qu’un phénomène passager. Les hommes passent, les Etats demeurent.

Assane Sidibé est un ancien élu municipal de la Commune IV et ex-député de la même circonscription électorale, où il s’est fait élire en 2020 sur la liste du parti Yelema avec son président et ex-Premier ministre Moussa Mara. L’honorable Sidibé est aussi président fondateur du « Collectif Action et Vérité (Cav) » et de la Plate forme « Sauvons le Mali ». Il a tissé son nid dans les mouvements associatifs de jeunes. A travers ces associations, il a réalisé beaucoup d’actions humanitaires et de bienfaisances (construction de forages, nivellement de route, installation d’éclairage public, distribution de vivres aux nécessiteux, etc.).

Etant député jusqu’à sa nomination au CNT, il continue de verser une partie de ses indemnités dans un compte bancaire au profit des jeunes, pour la création d’emplois.

<strong>(Correspondance particulière)</strong>

<strong>Dicko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dr. Ousmane TRAORE, Juriste, Président fondateur du Cabinet d’expertises Africaines pour le Développement en Afrique (CEADE&#45;AFRIQUE) : «C’est bien maintenant qu’il faut s’outiller, se préparer et s’armer pour affronter la guerre électorale »</title>
<link>https://www.maliweb.net/point-de-vue/dr-ousmane-traore-juriste-president-fondateur-du-cabinet-dexpertises-africaines-pour-le-developpement-en-afrique-ceade-afrique-cest-bien-maintenant-quil-faut-s-2943001.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 09 Sep 2021 06:48:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>«Les pouvoirs de reformation des résultats et d’annulation du scrutin par la Cour constitutionnelle », tel est le thème développé, le 24 août 2021, à Bamako (Mali) par Dr. Ousmane TRAORE, Juriste, Président fondateur du Cabinet d’expertises Africaines pour le Développement en Afrique (CEADE-AFRIQUE). C’était lors d’une journée d’échange organisée par la Cour Constitutionnelle du Mali, en partenariat avec le Cadre de Concertation des Directeurs de Publication (CCDP). Dans sa présentation, Dr. Ousmane Traoré a fait savoir que c’est maintenant qu’il faut s’outiller, se préparer et s’armer pour affronter la guerre électorale.</strong>

«Aborder un thème aussi actuel qu’attendu, est quelque peu, la volonté de rechercher des solutions par anticipation, aux différents défis que la Cour constitutionnelle, va connaître en février 2022. En effet, Février 2022 n’est pas demain, car demain c’est maintenant- oui maintenant- C’est bien maintenant qu’il faut s’outiller, se préparer et s’armer pour affronter la guerre électorale. La trompette du rassemblement et de la cohésion a déjà sonné. C’est pourquoi, nous disons ce thème n’est pas fortuit, ni banal, encore moins inintéressant, au contraire », a souligné Dr. Ousmane Traoré lors de sa présentation.

Selon lui, l’invalidation totale d’une élection est un acte grave, parce qu’elle signe l’échec circonstanciel de la démocratisation ; elle ne peut que résulter de la sanction exceptionnelle d’irrégularités majeures et massives, de fraudes de grande ampleur et/ou d’anomalies substantielles. Pour Dr. Ousmane Traoré, une Cour constitutionnelle ou un conseil constitutionnel qui, dans une démocratie émergente, refuserait, en toutes circonstances, d’user, avec rigueur et prudence, de ses pouvoirs d’invalidation, ne saurait inspirer confiance aux électeurs et aux compétiteurs. « La principale originalité du contentieux électoral réside en ce que le juge chargé de contrôler la validité des élections se considère comme étant investi de pouvoirs importants. Il peut non seulement annuler les élections irrégulières, mais aussi, et c’est plus singulier, réformer, c’est-à- dire réviser, rectifier les résultats du scrutin. Ce qui peut le conduire à annuler l’élection d’un candidat, à proclamer élus des candidats autres, que ceux qui l’ont été par l’organe de recensement, voire à inverser les résultats », a déclaré Dr. Ousmane Traoré.

A ses dires, le juge électoral est considéré comme une pièce maîtresse dans la garantie de la sincérité des élections. « Il arrive souvent que le juge de l’élection annule l’ensemble des résultats du scrutin, dans une circonscription électorale, il dispose également dans certains cas, de la faculté de n’invalider que certains élus dans la circonscription », a précisé Dr. Ousmane Traoré.

Il faut noter que la transition en cours au Mali doit prendre fin en février 2022 avec la tenue des élections présidentielles.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Si je suis IBK, je transformerais le rapport des Maliens à l’impôt</title>
<link>https://www.maliweb.net/point-de-vue/si-je-suis-ibk-je-transformerais-le-rapport-des-maliens-a-limpot-2792179.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 12 Dec 2018 11:59:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La charge historique que nous, les Maliens, avons avec les impôts et dérivés n’est pas simple. En bamanankan, notre principale langue de communication et de commerce, l’impôt est généralement nommé «Ni’nsogon» : «le prix de la vie» ou «le prix de l’âme». Cette notion est un héritage de l’administration coloniale. Le «ni’nsongo» y était perçu non pour prioritairement développer la colonie, mais pour entretenir les autorités coloniales et participer au développement de la métropole.</strong>

L’administration coloniale n’avait pas pour priorité le développement de sa colonie et le bien-être de ses habitants. La société a donc organisé sa résistance à la colonisation à travers de réguliers sabotages du paiement des impôts. Les écrits sur cette période, notamment ceux de Amadou Hampâté Ba,  témoignent des nombreuses répressions des commandants coloniaux aux résistances au paiement des «ni’nsongon».

À l’indépendance, nous avons malheureusement reconduit presque telle quelle l’administration coloniale et ses méthodes répressives. Les Blancs ont été simplement remplacés par des commandants locaux. Le grand public est donc resté dans sa logique de la résistance coloniale.

Ne percevant pas toujours l’utilité réelle de l’Etat, il ne l’intériorise pas comme représentant légitime de l’intérêt général. Il le garde comme un corps étranger et hostile, et développe un ensemble de comportements qu’Ali Cissé définit, dans son livre «Mali : une démocratie à refonder», comme des «anti-corps» pour détruire l’intrus : grogne continue, résistance passive ou active, révolte latente ou ouverte, non respect du bien public, incivisme fiscal, etc.

Voler l’Etat, ce n’est pas voler. Casser des édifices publics, c’est faire du mal à l’Etat. Payer ses impôts, c’est enrichir une clique de dirigeants véreux. Dénoncer un suspect, c’est faire de la délation. Défier un représentant de l’Etat dans l’exercice de sa fonction, c’est faire acte d’héroïsme. Violer une loi et un interdit n’est pas bien grave, car tout peut se négocier et tout peut s’arranger.

Avec les médias modernes et les réseaux sociaux, ces comportements d’incivisme s’amplifient de plus en plus, prennent des formes inquiétantes et viennent renforcer la défiance généralisée et les autres espaces de dysfonctionnement de notre pays. La société elle-même n’a pas pris la mesure du chantier et la crise catastrophique que nous vivons traduit l’absence de cette conscience civique.

Nous demandons, par exemple, à notre armée des sacrifices héroïques, mais considérons comme normal de frauder le fisc et de la priver ainsi des moyens nécessaires. Une participation plus active des citoyens à la vie de la société reste la solution immédiate à cette déliquescence. Elle est loin d’être acquise.

En la matière, le paiement des impôts et autres contributions fiscales est la première forme de participation du citoyen dans la construction de son pays. Pour que cela se fasse de façon satisfaisante, il faudrait qu’il soit convaincu de la pertinence d’un tel agissement. Cet engagement ne surgit pas spontanément. Il exige une action à long terme, des ressources soutenues et une stratégie éducative et communicationnelle cohérente.

Si je suis IBK, je commencerais le dénouement de cette situation en proposant un programme de pédagogie pour populariser la notion postcoloniale de l’impôt.

Si je suis IBK, je confierais à ce programme la délicate tâche de faire évoluer dans la société la notion «ni’nsongon» (prix de la vie ou de l’âme) en notion «nansongo» (prix du condiment). L’action partirait du principe que chaque hórón (citoyen) du Mali du 21<sup>ème</sup> siècle est un chef de famille de la nation. La première responsabilité d’un chef de famille au Mali est le paiement du «nansongon» (prix du condiment).

Un chef de famille qui ne s’acquitte pas de cette responsabilité ne peut exiger de repas à la maison. Egalement, un hórón (citoyen) qui ne s’acquitte pas de son «nansongon» national ne peut exiger un service public de qualité de son pays. Car le budget de l’Etat est en grande partie alimenté par les impôts.

À partir de cette métaphore, le programme pourrait inventer des outils pour populariser les faits fiscaux. À la semaine prochaine.

<strong>Alioune Ifra NDIAYE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Législatives : pourtant,  le report reste possible</title>
<link>https://www.maliweb.net/point-de-vue/legislatives-pourtant-le-report-reste-possible-2779885.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 04 Oct 2018 08:41:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Indicateur du Renouveau</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Aux côtés des élus de l’opposition, ceux de la majorité présidentielle demandent désormais le report des législatives du 25 novembre pour permettre d’apaiser le climat politique. L’hypothèse de report est bel et bien  possible, selon le professeur de Droit à l’Université de Bamako, Souleymane Dé. </strong>

Les élections législatives seront-elles tenues à date ? La question revient avec insistance au Mali. Elles étaient initialement prévues pour les 28 octobre et 18 novembre avant d’être reportées, à la suite de la demande des partis politiques, aux 25 novembre et 12 décembre.

Problème : le mandat des élus nationaux arrive à terme à partir du 1er décembre. Des formations politiques ont alors sollicité la prorogation de 10 à 12 mois de la législature actuelle. Mais, saisie par le Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga, la Cour constitutionnelle s'est opposée à un report des législatives. Raison: aucun texte ne prévoit la prorogation du mandat des députés.

<strong> </strong><strong>Report possible "au nom de la stabilité" ?</strong>

Pour Souleymane Dé, enseignant et chercheur à la faculté de droit public de l'Université des sciences juridiques et politiques de Bamako, "la Cour a certes dit le droit mais le report reste possible dans le contexte actuel". Le constitutionnaliste rappelle que "ce n’est pas la première fois que le mandat des députés soit prorogé dans le pays : il avait été repoussé en 2013 alors qu'il devait arriver à terme une année plus tôt. Mieux encore, celui des conseillers nationaux qui court toujours alors qu'il est échu depuis 2014".

En conséquence, selon l'universitaire, "rien n’interdit aujourd’hui de prolonger le mandat des élus ».  Selon lui, si l’organisation de cette élection peut conduire à une crise politique, le report est inévitable. "Les autorités peuvent le décider au nom de la stabilité et de la quiétude sociale", préconise Souleymane Dé.

Certains élus approuvent également l'hypothèse d'un report du scrutin législatif. Selon Dédéou Traoré, colistier de l'opposant Soumaila Cissé, l’opposition exige un "cadre de réflexion" pour apaiser le climat politique. « Aujourd’hui tous les acteurs sont pour le report, car l’on ne doit pas ajouter à la crise une nouvelle crise », prévient le député de Niafunké, dans la région de Tombouctou.

Du côté de la majorité présidentielle, des voix s'élèvent aussi dans ce sens. "Si le report stabilise le pays et s'il y a consensus politique autour de la question, j'en serai favorable", estime le député Mamadou Diarrasouba, premier questeur de l'Assemblée nationale et membre du bureau politique national du Rassemblement pour le Mali (RPM), parti au pouvoir.

<strong> Yehia Mahmoud </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Point de vue : Ces tares qui nous minent !</title>
<link>https://www.maliweb.net/point-de-vue/point-de-vue-ces-tares-qui-nous-minent-2777456.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/point-de-vue/point-de-vue-ces-tares-qui-nous-minent-2777456.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2018/07/Election-jt.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 20 Sep 2018 00:24:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Jamais de mémoire de Maliens une élection n'aura été aussi contestée que la récente élection présidentielle dont le second tour s'est tenu le 12 août 2018. Le processus aura été jalonné d'incohérences et d'irrégularités. Le produit fini ne pouvait connaître un sort différent. Une large frange des électeurs s'est sentie flouée et leurs votes usurpés. Le forcing pour consacrer dans le droit une voie de fait ne réussira à faire oublier cette tache indélébile laissée sur le linceul immaculé des martyrs de mars 1991.

Un président mal élu, qui s'est aliéné au moins la moitié des électeurs, qui, au lieu de chercher à apaiser la situation, use de l'arrogance accusant son adversaire de se bercer d'illusions, d'user de jérémiades et d'abuser des marches, ne prépare pas le terrain pour une gouvernance apaisée. Il doit s'attendre à des soubresauts sur tout le parcours, car son attitude ne fera qu'accentuer la défiance des masses vis-à-vis de sa personne. Tant qu'une attitude de responsabilité, d'humilité et d'empathie ne sera pas adoptée, le rejet et la fracture croîtra. Tout ce qui est décrit ci-dessus n'est que l'épiphénomène qui ne doit pas nous détourner des réalités de la gouvernance prédatrice que l'on a vécues au cours des cinq dernières années.

Ce sont :

1- La POLARISATION extrême, la fracture entre communautés, entre régions, entre acteurs politiques, entre jeunes et, plus récemment, entre religieux, entre artistes, et entre hommes et femmes de caste, fracture cyniquement entretenue au nom du principe du "diviser pour régner" ;

2- L'EXCLUSION  d'un large segment des enfants de la Nation de tout ce qui concerne la gestion des affaires de l'Etat parce que leur fidélité et leur loyauté au clan ne sont pas prouvées, parce qu'ils sont proches d'un opposant...

3- L'absence de DIRECTION STRATEGIQUE pour le pays. Cela résulte de l'absence de VISION.

4- La MAL GOUVERNANCE des potentialités du pays en termes de ressources financières, de ressources humaines, en matière économique, de gestion administrative, de gouvernance de la justice. C'est le principe du "CLAN ou la Mort, nous vaincrons". La prise en charge, de BONNE FOI, de toutes ces tares provoquées permettrait de faire évoluer le mieux- être du Malien. La question reste de savoir : allons-nous tendre vers la résorption de ces tares ou allons-nous continuer avec l'attitude de fuite en avant ou la politique de l'autruche. L'attitude du peuple dans le premier cas sera l'accompagnement à défaut d'obtenir l'adhésion. Dans le deuxième cas ce sera plus de défiance et de fracture. À bon entendeur, salut.

<strong>Tignèfò</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Joseph Brunet&#45;Jailly rend hommage au Professeur Ogobara Doumbo : « Un modèle intransigeant sur la qualité des compétences »</title>
<link>https://www.maliweb.net/point-de-vue/joseph-brunet-jailly-rend-hommage-au-professeur-ogobara-doumbo-un-modele-intransigeant-sur-la-qualite-des-competences-2762750.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 20 Jun 2018 07:17:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="article_abstract">La disparition du Professeur Ogobara Doumbo est une grande perte pour la nation malienne, mais aussi pour les amis du Mali comme le Professeur Joseph Brunet Jailly, qui loue son patriotisme, « un collègue qui restera pour moi le modèle que je m'efforcerai de suivre quelques années encore ». Il a transmis son patriotisme aux chercheurs qui ont travaillé auprès de lui, en leur donnant une formation rigoureuse, structurée, disciplinée… témoigne Joseph Brunet Jailly. Le Républicain publie, ci-dessus ce témoignage d’un collègue éploré.</p>
Vous aurez appris le décès du Professeur Ogobara Doumbo, qui a fait toute sa carrière à Bamako, par conviction, parce qu'il pensait que la recherche de haut niveau était possible dans son pays, le Mali. Il n'a pas varié sur ce point, malgré tous les obstacles qu'il a rencontrés, et il s'est battu jour après jour pendant trois décennies pour arriver à le démontrer, et il y est parvenu de façon éclatante.

Il a transmis son patriotisme aux chercheurs qui ont travaillé auprès de lui, en leur donnant une formation rigoureuse, structurée, disciplinée, volontairement très compétitive, avant de les envoyer compléter leurs connaissances auprès des meilleures équipes étrangères, puis de leur offrir à Bamako même un cadre de travail de niveau international : de quoi lutter, chez certains, contre la tentation de l'émigration et, pour ceux qui choisirent de rester au pays, contre celle de la résignation et de la déchéance.

Ce modèle intransigeant sur la qualité des compétences et très exigeant quant au travail à fournir par chacun à toutes les étapes de sa formation et de sa carrière, devrait inspirer tous les ordres d'enseignement: c'est ce que la Nation malienne devrait offrir à sa jeunesse. Voilà ce que je retiens du Professeur Ogobara Doumbo, un collègue auquel me liaient une amitié et une admiration aussi profondes que tacites, un collègue qui restera pour moi le modèle que je m'efforcerai de suivre quelques années encore.

<strong>Joseph Brunet-Jailly</strong>
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<title>Présidentielle 2018 : Zeidan Ag Sidalamine appelle à voter Soumaïla Cissé</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 19 Jun 2018 07:16:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="article_abstract">Dans une déclaration solennelle en date du 18 juin 2018, Zeidan Ag Sidalamine, le porte-parole de la « Flamme de la paix » de Tombouctou au titre des Mfua et du Mpmgk , 27 mars 1996, a apporté son soutien à Soumaïla Cissé, candidat de l’Union pour la République et la Démocratie (URD). « J'ai choisi le candidat Soumaila Cissé pour sa compétence, son expertise, son expérience du pouvoir d'Etat, son attachement à la paix et à la cohésion sociale d'un Mali pluriel, uni, stable, émergent et solidaire », a déclaré Zeidan Ag Sidalamine. Lisez la déclaration ci-dessous !</p>
<strong>DECLARATION SOLENNELLE DE SOUTIEN DE MONSIEUR ZEIDAN AG SIDALAMINE EN FAVEUR DU CANDIDAT SOUMAILA CISSE</strong>

Bamako, le 18 juin 2018

Mesdames, messieurs,

Chers compatriotes,

J'ai décidé en toute lucidité de soutenir le candidat Soumaïla Cissé, ancien Secrétaire général de la présidence de la République du Mali avec qui j'ai eu à travailler dans le cadre de l'application du pacte national en 1992.

J'ai choisi le candidat Soumaila Cissé pour sa compétence, son expertise, son expérience du pouvoir d'Etat, son attachement à la paix et à la cohésion sociale d'un Mali pluriel, uni, stable, émergent et solidaire.

En soutenant le candidat Soumaila Cissé, j'ai choisi la réponse politique et pragmatique aux problèmes de mon pays.

Soumaila Cissé n'est pas seulement un candidat de figuration, il est le meilleur candidat pour réconcilier la nation, refonder l'Etat, redresser l’économie, protéger la République et consolider notre démocratie en péril.

Votons et appelons à voter Soumaila Cissé.

<strong>Zeidan Ag Sidalamine</strong>

<strong>-</strong><strong>Porte-parole Flamme de la paix de Tombouctou au titre des Mfua et du Mpmgk , 27 mars 1996 ,</strong>

<strong>-Porte-parole des Mfua à la signature du pacte national, 11 avril 1992,</strong>

<strong>- S</strong><strong>ecrétaire Général du Fpla,</strong>

<strong>- C</strong><strong>oordinateur des Mfua,</strong>

<strong>-A</strong><strong>rtisan principal des accords de Bourem entre le Mpmgk et le Fpla , 11 janvier 1995</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Opinion : &amp;quot;Mais au fait pourquoi ce sont toujours les autres non Africains qui ont le droit de dire l’histoire des Africains de les critiquer et que cela doit être considéré comme parole divine ?&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/point-de-vue/opinion-mais-au-fait-pourquoi-ce-sont-toujours-les-autres-non-africains-qui-ont-le-droit-de-dire-lhistoire-des-africains-de-les-critiquer-et-que-cela-doit-etre-considere-comme-parole-divi-2759761.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 30 May 2018 09:53:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Confident</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[C'est une très bonne question. En fait pourquoi les autres ont écrit leur histoire et en sont venus à écrire aussi la nôtre ? Est-ce de la méchanceté de leur part ou une carence de notre part ? J'ai critiqué par exemple en votre absence du réseau notre fameuse charte de Kurukanfuga comme étant inventée de toutes pièces et sincèrement une honte parce que seuls les Maliens habitués aux flatteries de griots peuvent croire à une telle supercherie. Pour les Européens, ils voudraient simplement nous donner un petit coin pour nous défouler parce que la petite histoire ne répond absolument à aucun des critères qu'ils s'imposent à eux-mêmes.

Pour moi, accepter des choses comme le Kurukanfuga, c'est ça le complexe. C'est le refus de d'accepter la vérité sur soi, d'accepter son histoire réelle, d'accepter ses carences. C'est la volonté de paraitre ce qu'on n'est pas, au détriment de la vérité. Quand on se débarrasse de ses complexes, on invite à la critique, on est à l'aise avec les critiques, on demande "sans complexe" ce qu'on ne sait pas, on reconnait ses limites.

"Allez regarder les films westerns des années 1960. Et allez faire un tour aux Etats-Unis d’Amérique vous comprendrez pourquoi les premiers habitants de ce pays vivent dans des réserves. Mais surtout vous auriez eu honte de vous-même si vous aviez vu ces films sans lire ce que je suis en train d’écrire. Car les Indiens y sont toujours traités comme des méchants, des dangers. Et quelques fois inconsciemment on l’intègre surtout quand on est jeune. Certains Américains blancs en arrivaient encore dans les années 80 à dire que tous les Américains sont des immigrés oubliant que les Indiens y étaient avant tout le monde".

Les films des années 1960 ne correspondent pas au standard d'aujourd’hui. Mais croire que les Indiens étaient partants pour l'occupation de leurs terres ne serait pas exactement juste. Les Indiens étaient bien méchants et très méchants même si c’est à juste titre. Ils vivent aujourd'hui dans des réserves par choix ou consensus après leur défaite. Je disais d'ailleurs en votre absence que le problème touareg demandait la création de réserves pour les rebelles irréductibles et Kidal semble en être une. Comme vous le savez certainement, les réserves indiennes sont des territoires entièrement sous le contrôle des Indiens et ils y vivent selon leurs coutumes et leurs lois, en marge de l'autorité américaine. Ce n'est donc pas l'image de zoo qu'on pourrait avoir.

"Généralement pour dominer un peuple il faut l’avilir, le rabaisser, le déshumaniser pour pouvoir justifier auprès de ses propres congénères les plus réticents ce qu’on en fait. Quand les prêtres disent aux Africains que la colonisation c’est pour leur bien, il y a lieu de se poser des questions. Cela n’excuse pas que des africains ont attrapé des africains pour les vendre. Mais il n’y a pas eu qu’en Afrique l’esclavage".

Si vous écoutez les vieux africains eux-mêmes avec attention, vous n'aurez aucun problème à reconnaitre que les Blancs n'ont pas traité les Noirs pire que les Noirs entre eux. D'ailleurs quand vous traversez l'Europe aujourd'hui en tant qu'Africain en règle pour vous rendre en Afrique, vous commencez à vous inquiéter en arrivant en Afrique, parce que là un seul flic, un soldat ou un bourgeois local peut vous faire disparaitre ou vous rendre très misérable.

Voyez les atrocités au Congo, au Nigeria, au Rwanda, que dis-je, au Mali !

Il ne faut pas un prêtre pour dire que la colonisation nous fit du bien. Je l'ai dit ici à haute voix. Elle fut brutale pour sûr, mais les Blancs ne nous devaient rien et n'avaient aucune raison de simplement nous apporter leur technologie sur un plateau d'argent. Notre état d'avancement "social" et civilisationnel nous prédisposait à la subjugation coloniale et aussi avant, à l'esclavage arabe puis européen. Sinon, comment les justifiez autrement ? Par la méchanceté des Blancs ? Et où en serions-nous aujourd'hui sans la colonisation ?

Je pense que si nous décomplexons, nous pouvons toujours nous rattraper, nous racheter. Mais tant que nous serons dans la dénégation, nous aurons encore plus de fléaux à endurer. Nos troubles d'aujourd’hui ne sont qu'une gestation violente de notre société en quête d'équilibre. Nous pouvons amoindrir la violence si nous acceptons de voir nos carences. Autrement, il va falloir remuer, secouer, couper-décaler, comme on fait le to dont le nom songhay est une onomatopée bien descriptive : kourba-kourba.

Tous les peuples ont fait la guerre. On dit que c'est la guerre qui fait avancer l'histoire. Mais certaines guerres sont faites pour la sécurité ou la sécurisation de zones d'influence. D'autres ne sont que pillages, prédation et parasitisme. Ces dernières étaient les plus fréquentes en Afrique précoloniale.

&nbsp;

<strong>Sabu Nyuman</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’ex&#45;ministre Mamadou Ismaël Konaté le prédit : &amp;quot;L’élection… n’a de chance de se tenir régulièrement que dans les six communes de Bamako&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/point-de-vue/lex-ministre-mamadou-ismael-konate-le-predit-lelection-na-de-chance-de-se-tenir-regulierement-que-dans-les-six-communes-de-bamako-2746906.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 27 Mar 2018 06:06:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Indicateur du Renouveau</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans une tribune publiée par le Monde Afrique, l’ancien ministre de la Justice, Me Mamadou Ismaël Konaté, évoque les conditions dans lesquelles la présidentielle sera organisée en juillet. Pis, il craint les dangers d’une élection ratée et fait remarquer que  l’opposition risque de se <a href="https://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/br%C3%BBler/">brûler</a>.</strong>

Selon l’avocat et ancien ministre d’IBK, le <a href="http://www.lemonde.fr/contexte/">contexte</a> du Mali de 2018 est marqué, comme en 2012, par un <a href="http://www.lemonde.fr/environnement/">environnement</a> sécuritaire particulièrement abîmé malgré la signature de l’accord d’Alger. Cet accord paraît désormais décalé tant ses prescriptions jurent avec la réalité du terrain. De nouveaux leaders émergent et semblent <a href="https://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/supplanter/">supplanter</a> les figures initiales des groupes rebelles. Les caisses du Trésor public ont été utilisées pour <a href="https://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/financer/">financer</a> l’accord et la rébellion, sans véritable contrepartie.

A en croire Me Konaté, le constat s’impose : la situation actuelle, délétère, ne donne pas le moindre signe d’apaisement. Comment <a href="https://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/organiser/">organiser</a> une présidentielle dans un tel environnement ? Comment <a href="https://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/acheminer/">acheminer</a> et <a href="https://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/installer/">installer</a> les urnes et toute la logistique électorale lorsque des bombes sautent et que des mines explosent ?

Par ailleurs, souligne l’ancien garde des Sceaux,  le contexte <a href="http://www.lemonde.fr/social/">social</a> n’est-il pas suffisamment mauvais pour <a href="https://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/troisieme-groupe/prendre/">prendre</a> conscience que ce vote est impossible ? Coût de la vie, chômage, état d’esprit de la jeunesse à l’abandon et qui n’a que l’exode comme porte de sortie, absence d’infrastructures de base dans les zones rurales et dans le Nord, corruption gangrenant la vie économique… Le décalage est patent entre les attentes des Maliens et les satisfecit exprimés par les pouvoirs publics.

<strong>Des indicateurs alarmants </strong>

Pour illustrer le malaise qui existe dans le pays, l’avocat fait cas des dernières études sur le Mali réalisées par la Fondation Friedrich-Ebert et par l’Afrobaromètre qui en disent long sur ces questions. "On retrouve l’image d’un pouvoir déconnecté, fonctionnant en vase clos, incapable de <a href="https://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/parler/">parler</a> avec les masses. Dans un tel contexte, ce sont près de 4 millions de personnes qui sont en ‘situation d’insécurité alimentaire modérée’ si l’on en croit les chiffres officiels", a-t-il rappelé.

Sur le contexte <a href="http://www.lemonde.fr/politique/">politique</a> stricto sensu, Me Konaté explique que les choses ne sont pas plus brillantes. "On trouve d’un côté les soutiens indéfectibles du président Ibrahim Boubacar Kéita (IBK), plus que probable candidat à sa réélection, et de l’autre une opposition qui prône une union sacrée pour l’instant chimérique. Les principaux leaders-opposants en sont réduits à <a href="https://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/lorgner/">lorgner</a> tout simplement le fauteuil présidentiel, pensant que <a href="https://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/surfer/">surfer</a> sur une vague anti-IBK suffit pour y <a href="https://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/troisieme-groupe/parvenir/">parvenir</a>. A leurs côtés apparaissent de nouveaux acteurs politiques plus véhéments, s’exprimant principalement sur les <a href="http://www.lemonde.fr/reseaux-sociaux/">réseaux sociaux</a>. Ils ne sont pas toujours porteurs de propositions alternatives et n’ont pas de réelle prise sur les événements et les populations. Là encore, rien de neuf", analyse-t-il.

Plus loin, Me Konaté craint les dangers d’une élection ratée. Si l’on s’en tient à ses propos, "la situation sécuritaire plus que dégradée dans le Nord du pays, dans le <a href="http://www.lemonde.fr/centre/">Centre</a> et au-delà. Fort risque d’affrontements communautaires souvent commandités, absence de leadership et de vision, perte de lien avec les populations, colère sourde de la rue… C’est dans un tel contexte que la communauté <a href="http://www.lemonde.fr/afrique-politique/">politique</a> et les organisations de la société civile maliennes appellent à la tenue du scrutin présidentiel".

Que dit et fait la communauté internationale ? s’interroge l’ancien ministre qui estime qu’elle assiste à la chose avec l’envie d’y <a href="https://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/troisieme-groupe/croire/">croire</a>, même si le représentant spécial du secrétariat général des Nations unies au Mali a exprimé comme un doute afin de <a href="https://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/troisieme-groupe/mettre/">mettre</a> en garde les autorités sur les dangers d’une élection ratée. Les prémices de ce scénario sont déjà perceptibles, même si les voix officielles laissent <a href="https://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/troisieme-groupe/entendre/">entendre</a> leur détermination à <a href="https://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/troisieme-groupe/tenir/">tenir</a> le scrutin quoi qu’il advienne et quoi qu’il en coûte, alors que ce pays peine à <a href="https://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/pr%C3%A9server/">préserver</a> ne serait-ce que 10 km2 de "territoire de liberté absolue".

L’élection, telle qu’envisagée, n’a de chance de se tenir plutôt régulièrement que dans les six communes de Bamako, et encore. Pour les tenants de l’organisation du scrutin, peu importent ces risques, dès lors qu’il est loisible à tous les candidats d’y prendre part. Pourvu qu’il y ait des urnes, des isoloirs, des bureaux de vote et des listes électorales, peu importent le nombre des électeurs qui viendraient à s’exprimer, leur qualité et leurs circonscriptions.

Les conséquences d’un scrutin mal organisé sont perceptibles par tous, sauf aux yeux des organisateurs. Elles sont pourtant aussi néfastes que son annulation. L’<a href="http://www.lemonde.fr/histoire/">histoire</a> électorale récente de notre continent est là pour nous <a href="https://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/troisieme-groupe/instruire/">instruire</a>.

Et que signifie l’attitude de l’opposition malienne, qui, bien que sceptique quant à la capacité réelle des autorités à <a href="https://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/pr%C3%A9parer/">préparer</a> convenablement l’élection, continue de mettre la pression sur le gouvernement pour qu’il l’organise par tous les moyens ? A croire qu’elle n’attend que d’acter le constat d’échec du pouvoir. Reste qu’à trop <a href="https://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/jouer/">jouer</a> avec le feu, l’opposition risque de se <a href="https://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/br%C3%BBler/">brûler</a> et d’entraîner dans l’incendie toute la maison Mali.

&nbsp;

<strong>Achat des voix manquantes</strong>

Il n’y a pas besoin de <a href="https://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/deuxieme-groupe/fournir/">fournir</a> beaucoup d’efforts pour <a href="https://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/imaginer/">imaginer</a> le déroulement de l’élection et ses suites éventuelles. Ne parlons pas de la campagne, où l’on retrouvera le néant habituel : slogans creux émanant d’agences publicitaires recrutées à coups de millions, staffs incompétents mais courtisans, empoignades pathétiques entre candidats, porte-parole aux messages inaudibles, projection programmatique faible au vu de la situation du pays, discours à mille lieues des attentes des populations, critiques des ingérences française, européenne ou autres via un patriotisme dévoyé, sans <a href="https://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/oublier/">oublier</a> les <a href="http://www.lemonde.fr/reportages/">reportages</a> radiotélévisés démontrant que les conditions de vote seront impeccables et que tout sera prêt le jour J.

Tout <a href="http://www.lemonde.fr/le-monde/">le monde</a> mettra le paquet sur les régions du centre riches en électeurs, et notamment les plus grands candidats. On sécurisera, bien sûr, quelques bureaux de vote dans le Nord, dans lesquels on placera des observateurs "indépendants", nationaux ou internationaux. Face aux inévitables actions terroristes, on mettra en avant, fort à propos, quelques réussites des Forces <a href="http://www.lemonde.fr/arm/">arm</a>ées maliennes, voire du G5-Sahel.

Pour Me Konaté, mais peu importe puisqu’on achètera les voix manquantes à coups de F CFA, l’essentiel étant d’être (ré) élu, même mal… Le dépouillement sera ou non contesté, on ergotera à n’en plus <a href="https://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/deuxieme-groupe/finir/">finir</a> sur les taux d’abstention et de participation et, finalement, on aura un "vainqueur" et plusieurs "vaincus". Ces derniers finiront par se <a href="https://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/liguer/">liguer</a> en vue d’organiser un lynchage verbal du vainqueur forcément mal élu à leurs yeux. Le vainqueur sera adoubé par ses partisans mais également par ses pairs du continent les plus acquis à sa cause. Les chancelleries se fendront du télégramme de circonstance.

<strong>A. M. C. avec Monde Afrique </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ce que je crois :    De la crise au sein de l’éducation… Les élèves ont failli être victimes du double jeu du gouvernement.</title>
<link>https://www.maliweb.net/point-de-vue/crois-de-crise-sein-de-leducation-eleves-ont-failli-etre-victimes-double-jeu-gouvernement-2737078.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 06 Feb 2018 09:30:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>SOLONI</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>« Qui ne me comprendra pas, ne comprendra pas davantage  le rugissement du tigre » </em></strong>disait Aimé Césaire dans son chef d’œuvre Cahier d’un retour au pays natal, publié 1939.  Cette citation de ce précurseur  de la négritude illustre bien la démarche des  syndicats signataires du 15 octobre qui  sont déterminés à poursuivre la lutte jusqu’à la satisfaction totale de leurs doléances. Et le gouvernement les  menant toujours en bateau, fait des élèves les premières victimes.

Le mot d’ordre de 408 heures soit 17 jours qui vient d’être suspendu après   de dures négociations effectuées entre les deux parties (les syndicats et le gouvernement).

D’après nos sources, les vraies  raisons qui ont trainé les négociations,  seraient   la réponse donnée à la question des syndicats sur l'application de la nouvelle grille sur les salaires du mois de Février 2018 (Conformément à l'engagement du Ministre de l’Éducation Nationale) n'est pas rassurante. En plus, le gouvernement imposait  aux syndicats un choix entre les deux options : soit la rétroactivité de la loi portant statut du personnel enseignant de l'enseignement secondaire, de l'enseignement fondamental et de l'éducation préscolaire et spéciale, à compter du 02 Mai 2017 (date de signature du protocole d'accord) par opposition à la date du 1<sup>er</sup>  Janvier 2017 (Engagement du Ministre de l’Éducation Nationale) soit la non rétroactivité de la loi c'est-à-dire sans aucun rappel (pour l'ensemble des enseignants)  avec effet Janvier 2018 ».

A ce titre, vu que ces différentes propositions brisent le cadre de la convention établie, les enseignants se sentent encore trahis par un gouvernement hypocrite.

Par conséquent, la plupart des gens diront certainement que les enseignants sont finalement insoutenables sans chercher à savoir le fond réel de la situation. Il est clair que la déception des enseignants augmente de jour en jour face à un gouvernement manipulateur. Un gouvernement qui, depuis une année, ne fait que déplacer le problème. Le qualificatif qu’on peut lui approprier est sans doute l’irresponsabilité. Oui, l’irresponsabilité dans tout son sens.

Comment prendre au sérieux  un gouvernement qui badine avec l’éducation des enfants? Malgré le discours annoncé  au journal TV de 20 heures du  lundi 22 janvier 2018 sur l’ORTM, par un certain Mamadou Lamine Diarra, un vieux venu de nulle part et, à travers lequel, il ordonnait  la reprise immédiate des cours, les militants restent sereins, les oreilles refusant d’entendre ni de comprendre ce discours qui pourrait encore être une manœuvre de l’État. A noter que  cette déclaration qui avait mis les enseignants dans tous leurs états qui la considéraient  désormais comme une déclaration de guerre. Plus que jamais requinqués, ils ont renforcé la lutte. L’heure n’était  plus à la blague! Les maitres de la craie serraient l’étau.

En dépit de l’entente trouvée, peut-on faire confiance à un  État qui peine à respecter sa parole donnée? En tout cas, le peuple, les hommes politiques et les médias observent minutieusement les faits. Les élections présidentielles s’approchent à grand pas. Ne serait-il pas difficile de convaincre  un honnête citoyen à voter pour un gouvernement qui laisse l’école, premier pilier du développement,  dans la dérive?

Pour tout observateur vigilent, l’échec de l’éducation pourrait être un bâton dans les roues du locataire de Koulouba qui rêve certainement de briguer un second mandat.

<strong>Adama  B Sagara</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Tony Blair : « Il faut une nouvelle approche du partenariat avec les pays du Sahel »</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 18 Sep 2017 13:52:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Pour l’ex-premier ministre britannique, les défis auxquels sont confrontés les Etats africains exigent que l’aide occidentale soit conditionnée à « des objectifs précis et quantifiables ».</strong>

Les réfugiés qui fuient les conflits ont déjà envoyé une onde de choc aux systèmes politiques d’Europe. Mais si nous ne prenons pas de mesures d’urgence pour aider les pays du Sahel, nous allons faire face à des millions de réfugiés supplémentaires à l’avenir. Ce défi exige un plan coordonné et complet pour accompagner ces nations et les aider à éviter une catastrophe certaine, à la fois pour eux et pour nous. Ce plan devrait être mis en œuvre par une alliance entre l’Europe, les Etats-Unis et les alliés arabes du Golfe.

Le Sahel est une région qui s’étend à travers le sud saharien et se concentre souvent sur le groupe G5 du Sahel – Burkina Faso, Tchad, Mali, Mauritanie et Niger –, qui a récemment lancé une nouvelle force militaire en coordination avec le président Macron.
Lire aussi : La force du G5 Sahel se met progressivement en place
Ces pays croulent sous le poids d’une multitude de défis propres aux Etats fragiles : pauvreté, insécurité alimentaire, gouvernance faible, tensions ethniques et progression de l’extrémisme radical. Ces problèmes ne sont pas en eux-mêmes exceptionnels, mais deux facteurs exigent une nouvelle approche.
Presque 5 millions de déplacés

D’abord, la croissance massive de la population – de plus de 250 % – produira une augmentation de la population conjointe de ces nations, de 78 millions d’habitants aujourd’hui à plus de 200 millions avant 2050. Ces chiffres ne peuvent pas être compensés par l’aide internationale, comprise dans son sens traditionnel.
Cette croissance de la population multipliera le nombre de jeunes qui ont besoin de travail. Au Mali, la moitié des jeunes sont au chômage. Ces circonstances augmentent les risques du trafic d’êtres humains, de l’esclavage, de la criminalité et de la violence. L’environnement sera aussi soumis à un stress accru, déjà en proie à des sécheresses provoquées par le changement climatique avec pour résultat de mauvaises récoltes, ce qui forcera les gens à migrer à la recherche de nourriture. Presque 5 millions de personnes ont déjà été déplacées dans la région.

Ensuite, les conflits locaux et les mouvements extrémistes risquent de se combiner, à travers les frontières passoires, grâce aux technologies modernes. On peut déjà constater des signes annonciateurs. L’opération de maintien de la paix de l’ONU au Mali est l’une de ses missions les plus meurtrières. Le nombre de morts causés par des groupes djihadistes a été multiplié par douze pendant les quatre dernières années. Et, aux côtés de Boko Haram, les quatre groupes principaux liés à Al-Qaida – Al-Qaida au Maghreb islamique, Al-Mourabitoune, le Front de libération du Macina et Ansar Eddine – ont, en mars, fusionné en une seule entité, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, augmentant ainsi la probabilité de nouvelles violences.

<strong>Des gouvernements dépassés</strong>

Il faut concevoir un programme spécifique au Sahel : un accord passé de façon formelle entre ces pays et la communauté internationale. L’analyse de mon institut, dont les projets soutiennent les gouvernements de douze pays d’Afrique, montre que le problème dans les Etats fragiles est que l’assistance du donateur est souvent moins efficace parce qu’elle ne bénéficie pas de l’engagement des dirigeants de ces pays, et parce que la capacité institutionnelle d’utiliser cette assistance de façon efficace leur fait défaut. Ces conclusions sont confirmées par le rapport du Brookings Institute qui a analysé l’aide à travers l’Afrique et a comparé les Etats fragiles et ceux qui sont stables.
Le défi est que les problèmes sont si nombreux et si profonds que les gouvernements se trouvent dépassés. C’est pour cette raison qu’il faut que l’accord soit complet, qu’il couvre toutes les dimensions diverses du développement, y compris la sécurité, et qu’il soit fondé sur un partenariat avec des objectifs précis et quantifiables en échange de l’aide proposée. Il n’est pas question ici d’aide au sens traditionnel, mais d’un investissement dans la protection de notre propre avenir.

Une autre caractéristique originale serait que ce projet implique des partenaires du développement non traditionnels dans les nations à l’Est, sur lesquelles l’échec au Sahel aura également un grand impact.
L’accord devrait également être adapté à chaque nation, en fonction des besoins propres à ces pays. Il devra être conçu dans un esprit d’association et de responsabilité mutuelle, en équilibrant les obligations et le soutien, et prendre d’autres initiatives, telles que la Millennium Challenge Corporation, déjà active dans la région.

<strong>Des Etats fragiles</strong>

Enfin, il faut fournir aux gouvernements non seulement un soutien financier mais aussi une assistance technique sur le terrain. Cela sera crucial pour mettre en œuvre les réformes nécessaires et pour développer les compétences locales. Cela ne se fera pas rapidement : les Etats fragiles ne se reconstruisent pas en quelques années, même avec les meilleures intentions. Mais les besoins sont urgents et, ailleurs sur le continent, des pays comme le Botswana, le Rwanda et l’Ethiopie ont mis en œuvre des réformes qui portent sur le renforcement des compétences de l’Etat et la croissance.

Je suis convaincu qu’une nouvelle voie peut être créée. Une voie où les gouvernements sahéliens profitent du bon type de partenariat qui leur permette de construire un gouvernement efficace qui peut s’attaquer à ses propres défis et, avec le temps, s’émanciper de l’aide. Au niveau le plus fondamental, les peuples de ces nations ont les mêmes désirs que nous en Occident : la paix, la stabilité, la bonne santé, l’éducation et la possibilité d’un travail significatif. C’est la seule vision de l’avenir qui fonctionne, notamment parce que les problèmes dans les pays qui semblent loin peuvent bien être plus proches que nous le pensons.
<p class="content-byline"><strong>Par Tony Blair</strong></p>
<p class="content-metaline"><strong><span class="content-source">LE MONDE</span> Le 18.09.2017 à 15h05</strong></p>]]> </content:encoded>
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<title>Rapt de Sophie Petronin : Un juge malien pointe le groupe Mokhtar Belmokhtar</title>
<link>https://www.maliweb.net/point-de-vue/rapt-de-sophie-petronin-juge-malien-pointe-groupe-mokhtar-belmokhtar-1967622.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 30 Dec 2016 06:46:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Indicateur du Renouveau</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Une travailleuse humanitaire française enlevée la veille de Noël au Mali est entre les mains d'islamistes du groupe armé Al Mourabitoune, a déclaré mercredi à nos confrères du Figaro le  procureur anti-terroriste, Boubacar Sidiki Samaké. Sophie Pétronin a été enlevée samedi à Gao, dans le Nord du pays, par un groupe d'hommes qui sont arrivés à bord d'un pick-up Toyota. Elle travaille à Gao depuis une douzaine d'années.

"Selon les premières indications, elle a été certainement prise en otage par un groupe terroriste, al Mourabitoune", a dit le procureur Boubacar Sidiki Samaké. Al Mourabitoune est dirigé par le jihadiste Mokhtar Belmokhtar, donné mort plusieurs fois ces dernières années.

Sophie Pétronin, selon le ministère français des Affaires étrangères, dirige une organisation non gouvernementale suisse venant en aide aux enfants souffrant de malnutrition. Surnommée la "miraculée de Gao", elle avait raconté dans un livre, "Le fil de Lumière", publié au Mali, avoir échappé à un possible enlèvement lors de l'occupation de Gao en avril 2012 par les islamistes.

<strong>La rédaction</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>« Au nom du savoir et de la démocratie, enseignons dans les langues africaines ! »</title>
<link>https://www.maliweb.net/point-de-vue/nom-savoir-de-democratie-enseignons-langues-africaines-1868922.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 03 Nov 2016 15:43:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Fary Ndao rappelle, études scientifiques à l’appui, qu’on apprend mieux en commençant l’école dans sa langue maternelle.</strong>

L’<a class="lien_interne rub" title="Toute l’actualité Afrique" href="http://www.lemonde.fr/afrique/">Afrique</a> est le seul continent où les langues maternelles parlées au quotidien ne sont pas enseignées dans le cadre scolaire officiel. [Un sujet central qui a agité plusieurs des <a class="lien_interne rub" title="Toute l’actualité Débats" href="http://www.lemonde.fr/afrique-debats/">Débats</a> que <em>Le <a class="lien_interne rub" title="Toute l’actualité Monde" href="http://www.lemonde.fr/afrique-monde/">Monde</a> Afrique</em> a organisés à Dakar fin octobre sur le thème de l’éducation supérieure.]

<article class="article">
<div class="content-article-body contenu_article">
<p class="lire">La langue dite « maternelle » est définie par l’Unesco comme étant <em>« la ou les langue(s) de l’<a class="lien_interne rub" title="Toute l’actualité environnement" href="http://www.lemonde.fr/environnement/">environnement</a> immédiat et des interactions quotidiennes qui</em> <em>construisent</em> <em>l’enfant durant les quatre premières années de sa vie »</em>. Ainsi, beaucoup d’enfants africains, notamment en Afrique de l’Ouest, ont une langue maternelle africaine de portée nationale (wolof au <a class="lien_interne rub" title="Toute l’actualité Sénégal" href="http://www.lemonde.fr/senegal/">Sénégal</a>, bambara au <a class="lien_interne rub" title="Toute l’actualité Mali" href="http://www.lemonde.fr/mali/">Mali</a>, fon au <a class="lien_interne rub" title="Toute l’actualité Bénin" href="http://www.lemonde.fr/benin/">Bénin</a>) et une seconde langue maternelle d’extension régionale parlée dans leur village, leur ville ou leur province.</p>

<h2 class="intertitre">Les langues internationales compliquent la diffusion du savoir</h2>
En délaissant ces langues maternelles au profit exclusif des langues internationales (français, anglais, arabe), les pays africains ne facilitent ni la diffusion du <a class="lien_interne conjug" title="Conjugaison du verbe savoir" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/troisieme-groupe/savoir/" target="_blank">savoir</a> au sein de leurs <a class="lien_interne rub" title="Toute l’actualité société" href="http://www.lemonde.fr/societe/">société</a>s, ni l’intégration de leur intelligentsia à la communauté académique mondiale. Il est important de <a class="lien_interne conjug" title="Conjugaison du verbe rappeler" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/rappeler/" target="_blank">rappeler</a>, pour <a class="lien_interne conjug" title="Conjugaison du verbe convaincre" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/troisieme-groupe/convaincre/" target="_blank">convaincre</a> les sceptiques, ce chiffre issu du rapport de l’Unesco sur la science : sur les 20 pays effectuant le plus de publications académiques dans <a class="lien_interne rub" title="Toute l’actualité le monde" href="http://www.lemonde.fr/le-monde/">le monde</a>, l’on retrouve une majorité de pays (douze) où la langue officielle n’est parlée que dans ledit pays et ses zones frontalières. Ces douze pays sont : la <a class="lien_interne rub" title="Toute l’actualité Chine" href="http://www.lemonde.fr/chine/">Chine</a> (mandarin), le <a class="lien_interne rub" title="Toute l’actualité Japon" href="http://www.lemonde.fr/japon/">Japon</a> (japonais), la <a class="lien_interne rub" title="Toute l’actualité Corée du Sud" href="http://www.lemonde.fr/coree-du-sud/">Corée du Sud</a> (coréen), l’<a class="lien_interne rub" title="Toute l’actualité Inde" href="http://www.lemonde.fr/inde/">Inde</a> (hindi), la <a class="lien_interne rub" title="Toute l’actualité Russie" href="http://www.lemonde.fr/russie/">Russie</a> (russe), l’<a class="lien_interne rub" title="Toute l’actualité Italie" href="http://www.lemonde.fr/italie/">Italie</a> (italien), les <a class="lien_interne rub" title="Toute l’actualité Pays-Bas" href="http://www.lemonde.fr/pays-bas/">Pays-Bas</a> (néerlandais), la <a class="lien_interne rub" title="Toute l’actualité Turquie" href="http://www.lemonde.fr/turquie/">Turquie</a> (turc), l’<a class="lien_interne rub" title="Toute l’actualité Iran" href="http://www.lemonde.fr/iran/">Iran</a> (persan), la <a class="lien_interne rub" title="Toute l’actualité Norvège" href="http://www.lemonde.fr/norvege/">Norvège</a> (norvégien) et <a class="lien_interne rub" title="Toute l’actualité Israël" href="http://www.lemonde.fr/israel/">Israël</a> (hébreu). La langue seule n’explique pas tout et il existe bien entendu plusieurs facteurs qui contribuent au dynamisme de la recherche dans un pays : tradition universitaire, moyens économiques, existence d’un tissu industriel, etc.
<p class="lire">Cependant, la vitalité académique de ces pays démontre qu’il n’est pas nécessaire d’avoir une langue parlée sur trois continents pour <a class="lien_interne conjug" title="Conjugaison du verbe trouver" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/trouver/" target="_blank">trouver</a> des solutions originales aux problématiques endogènes ou pour <a class="lien_interne conjug" title="Conjugaison du verbe contribuer" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/contribuer/" target="_blank">contribuer</a> à l’amélioration du savoir mondial. Les pays asiatiques ont le fait le choix d’une éducation basée sur la langue maternelle. Leur réussite académique et économique montre qu’il existe une différence significative entre la langue d’acquisition du savoir, c’est-à-dire la langue d’enseignement, et la langue de communication qui correspond à une langue de portée internationale utilisée pour <a class="lien_interne conjug" title="Conjugaison du verbe partager" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/partager/" target="_blank">partager</a> ce savoir en dehors de ses frontières. Ceux qui en doutent pourront <a class="lien_interne conjug" title="Conjugaison du verbe répondre" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/troisieme-groupe/r%C3%A9pondre/" target="_blank">répondre</a> à cette question : qui parle le coréen à part les Coréens ?</p>
<p class="lire">En Afrique, il ne s’agira pas de <a class="lien_interne conjug" title="Conjugaison du verbe remplacer" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/remplacer/" target="_blank">remplacer</a> le français ou l’anglais par une seule autre langue, fût-elle africaine. Il apparaît plus judicieux de se <a class="lien_interne conjug" title="Conjugaison du verbe diriger" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/diriger/" target="_blank">diriger</a> vers un enseignement multilingue basé sur la langue maternelle comme le recommande l’Unesco et ses nombreuses études de cas pratiques depuis 1953. Cet enseignement pourrait se <a class="lien_interne conjug" title="Conjugaison du verbe décliner" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/d%C3%A9cliner/" target="_blank">décliner</a> comme suit : une langue africaine d’extension régionale pour la primo-alphabétisation, rapidement complétée par l’enseignement dans la langue africaine de portée nationale avant l’enseignement des langues internationales. Le triptyque « un territoire, une langue officielle, une nation » est davantage un fantasme qu’une réalité tangible dans les pays africains. Les langues internationales n’y sont bien souvent comprises que par une minorité qui les utilise pour <a class="lien_interne conjug" title="Conjugaison du verbe confisquer" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/confisquer/" target="_blank">confisquer</a> les débats démocratiques, <a class="lien_interne conjug" title="Conjugaison du verbe monopoliser" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/monopoliser/" target="_blank">monopoliser</a> l’information économique et <a class="lien_interne conjug" title="Conjugaison du verbe contrôler" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/contr%C3%B4ler/" target="_blank">contrôler</a> l’appareil d’Etat. Il faut donc <a class="lien_interne conjug" title="Conjugaison du verbe faire" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/troisieme-groupe/faire/" target="_blank">faire</a> la promotion de nations africaines basées sur la reconnaissance de la diversité linguistique et culturelle.</p>

<h2 class="intertitre">85 % des enfants concernés en école primaire</h2>
L’enseignement en langue maternelle permet d’éviter le temps d’acculturation qui oblige l’enfant sénégalais ou malien découvrant l’école primaire à <a class="lien_interne conjug" title="Conjugaison du verbe effectuer" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/effectuer/" target="_blank">effectuer</a> un sevrage brutal où il abandonne les acquis de sa ou ses langue(s) maternelle(s). Des études de l’Association pour le <a class="lien_interne rub" title="Toute l’actualité développement" href="http://www.lemonde.fr/developpement/">développement</a> de l’éducation en Afrique (ADEA) estiment en effet qu’au moins 85 % des enfants africains débutent leur vie scolaire avec l’obligation d’apprendre dans une langue qu’ils n’ont jamais parlée, ni souvent entendue. Il suffit d’imaginer la situation cocasse où 85 % des petits Français entrant au CP seraient alphabétisés en wolof ou en bambara. C’est pourtant une telle aberration qui se déroule, depuis des décennies, dans beaucoup de pays d’Afrique noire francophone.

Renverser ce paradigme linguistique permettrait aux enfants de ne pas <a class="lien_interne conjug" title="Conjugaison du verbe subir" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/deuxieme-groupe/subir/" target="_blank">subir</a> cette rupture violente qui va à l’encontre de tous les résultats de recherches en sciences cognitives depuis plus de quarante ans. Ceux-ci montrent en effet qu’un apprentissage est plus efficace si l’apprenant possède déjà des connaissances, même rudimentaires, sur le sujet d’apprentissage. Il est par exemple beaucoup plus facile d’apprendre à <a class="lien_interne conjug" title="Conjugaison du verbe programmer" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/programmer/" target="_blank">programmer</a> dans un nouveau langage informatique, lorsque l’on connaît déjà un autre langage informatique, quel qu’il soit. C’est ce que confirme le docteur Seynabou Diop, spécialiste des <a class="lien_interne rub" title="Toute l’actualité sciences" href="http://www.lemonde.fr/sciences/">sciences</a> cognitives, <a href="http://www.seneweb.com/news/Contribution/langues-nationales-et-apports-cognitifs-par-docteur-seynabou-diop-new-york_n_78471.html">dans cet article paru en 2012</a> : <em>« Les connaissances antérieures de l’enfant peuvent <a class="lien_interne conjug" title="Conjugaison du verbe être" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/auxiliaire/%C3%AAtre/" target="_blank">être</a> inadéquates, peu structurées, mal structurées ou totalement fausses au départ (…) Les langues nationales, parce qu’elles offrent une pléthore de connaissances antérieures propres aux enfants, permettent de les <a class="lien_interne conjug" title="Conjugaison du verbe engager" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/engager/" target="_blank">engager</a> dans un processus de restructuration et de construction active des connaissances. »</em>
<h2 class="intertitre">Faciliter l’alphabétisation</h2>
Ainsi, la primo-alphabétisation doit toujours être effectuée avec l’une des langues maternelles de l’enfant. Un enfant du Fouta, au Sénégal, devrait <a class="lien_interne conjug" title="Conjugaison du verbe aborder" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/aborder/" target="_blank">aborder</a> les premières années de sa vie scolaire en pulaar. Dans d’autres régions ayant des identités linguistiques fortes, des concertations sur le choix de la langue de primo-alphabétisation pourraient être menées par les autorités administratives avec les parents d’élèves, les enseignants appuyés par des spécialistes en sciences cognitives. Un tel processus a été adopté avec succès au <a class="lien_interne rub" title="Toute l’actualité Burkina Faso" href="http://www.lemonde.fr/burkina-faso/">Burkina Faso</a> au début des années 2000.
<p class="lire">Un enfant apprenant dans sa langue maternelle a statistiquement moins de chances de <a class="lien_interne conjug" title="Conjugaison du verbe redoubler" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/redoubler/" target="_blank">redoubler</a> à la fin du primaire. Il comprend mieux et peut se faire <a class="lien_interne conjug" title="Conjugaison du verbe aider" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/aider/" target="_blank">aider</a> par ses parents, même si ceux-ci ne sont pas alphabétisés, car ils comprennent de fait la langue de primo-alphabétisation qui est celle qu’ils parlent à leur enfant à la maison.</p>
Un enfant alphabétisé dans sa langue maternelle n’a généralement aucune difficulté pour <a class="lien_interne conjug" title="Conjugaison du verbe apprendre" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/troisieme-groupe/apprendre/" target="_blank">apprendre</a> une nouvelle langue. Plusieurs expériences, menées au Sénégal et en <a class="lien_interne rub" title="Toute l’actualité Ethiopie" href="http://www.lemonde.fr/ethiopie/">Ethiopie</a>, montrent que les enfants qui sont alphabétisés en wolof ou amharique, obtiennent de <a href="http://unesdoc.unesco.org/images/0018/001886/188643f.pdf">meilleurs résultats en français ou en anglais que les élèves qui sont exclusivement alphabétisés dès l’entrée au primaire en français ou en anglais</a>. Nul paradoxe ici : l’apprenant intègre les nouvelles langues en les comparant aux structures grammaticales et syntaxiques qu’il a apprises dans sa langue maternelle.

Enfin, l’enseignement du français et de l’anglais à la fin du primaire ou dès l’entrée au collège, permettra à nos (futurs) chercheurs de <a class="lien_interne conjug" title="Conjugaison du verbe continuer" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/continuer/" target="_blank">continuer</a> à <a class="lien_interne conjug" title="Conjugaison du verbe disposer" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/disposer/" target="_blank">disposer</a> de langues de communication internationales et ainsi <a class="lien_interne conjug" title="Conjugaison du verbe rester" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/rester/" target="_blank">rester</a> en contact fécond avec le reste de l’intelligentsia académique mondiale. Ces langues font par ailleurs partie d’un héritage historique et culturel africain qu’il est inutile de <a class="lien_interne conjug" title="Conjugaison du verbe nier" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/nier/" target="_blank">nier</a>.
<h2 class="intertitre">Doper la recherche et <a class="lien_interne conjug" title="Conjugaison du verbe consolider" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/consolider/" target="_blank">consolider</a> la démocratie</h2>
Au-delà de la primo-alphabétisation, la possibilité de <a class="lien_interne conjug" title="Conjugaison du verbe mener" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/mener/" target="_blank">mener</a> des études supérieures dans une langue maternelle doit également être envisagée. L’étudiant africain ayant appris les bases des <a class="lien_interne rub" title="Toute l’actualité mathématiques" href="http://www.lemonde.fr/mathematiques/">mathématiques</a>, de la grammaire puis de la <a class="lien_interne rub" title="Toute l’actualité physique" href="http://www.lemonde.fr/physique/">physique</a> dans sa langue maternelle depuis ses premiers pas à l’école, voit se <a class="lien_interne conjug" title="Conjugaison du verbe développer" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/d%C3%A9velopper/" target="_blank">développer</a> chez lui un sentiment naturel de banalisation du savoir scientifique et historique et arrive à ne plus <a class="lien_interne conjug" title="Conjugaison du verbe considérer" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/consid%C3%A9rer/" target="_blank">considérer</a> ce savoir comme un sanctuaire de vérité absolue. On s’épargnerait ainsi les <a class="lien_interne rub" title="Toute l’actualité scènes" href="http://www.lemonde.fr/scenes/">scènes</a> de mémorisation par cœur auxquelles l’on assiste dans les allées des grands temples de l’apprentissage machinal que sont les <a class="lien_interne rub" title="Toute l’actualité universités" href="http://www.lemonde.fr/universites/">universités</a> africaines.

Couplé à celui, plus tardif, des langues internationales, l’enseignement en langues africaines augmentera mécaniquement la base démographique potentielle de chercheurs, d’ingénieurs, de philosophes, de sociologues, d’écrivains, corps indispensables pour <a class="lien_interne conjug" title="Conjugaison du verbe tirer" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/tirer/" target="_blank">tirer</a> l’Afrique noire de sa léthargie culturelle, et la <a class="lien_interne conjug" title="Conjugaison du verbe mettre" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/troisieme-groupe/mettre/" target="_blank">mettre</a> à l’abri des risques sécuritaires et idéologiques qui pèsent sur elle. Cela permettra également d’améliorer la vie démocratique au sein des pays africains, une urgence lorsque l’on voit la facilité avec laquelle les masses sont manipulées par les lettrés, politiciens ou intellectuels. Enfin, cela pourrait faire <a class="lien_interne conjug" title="Conjugaison du verbe reculer" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/reculer/" target="_blank">reculer</a> l’obscurantisme religieux dans des pays où la masse communique avec ses « guides » dans les langues qu’elle comprend quand, dans le même temps, les lettrés s’enferment dans de nombreux colloques boudés par cette même masse. A l’heure où émergent de plus en plus de mouvements radicaux, la langue maternelle peut <a class="lien_interne conjug" title="Conjugaison du verbe constituer" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/constituer/" target="_blank">constituer</a> un rempart contre le fanatisme, grâce à l’ouverture qu’elle pourra <a class="lien_interne conjug" title="Conjugaison du verbe apporter" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/apporter/" target="_blank">apporter</a> sur d’autres horizons culturels.
<p class="content-byline">Par Fary Ndao</p>
<p class="content-metaline"><span class="content-source">LE MONDE</span> Le 02.11.2016 à 11h37</p>

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<title>Ce que pense AT Diarra</title>
<link>https://www.maliweb.net/point-de-vue/pense-at-diarra-1747422.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 24 Aug 2016 00:17:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Suite à l’interpellation de Ras Bath, plusieurs personnes se sont prononcées, surtout les juristes. C’est dans ce contexte que Me Amadou Tiéoulé Diarra, célèbre avocat malien et homme politique, apporte des éclaircissements, lui qui a défendu plusieurs confrères de la place dans des situations plus compliquées que celles-là. «Mon opinion personnelle est que ses propos sont des ingrédients nécessaires à une Démocratie. Toutefois, voici ce qu'en pense la commission africaine des droits de l'homme et des peuples. ‘Les lois sur la confidentialité doivent être amendées lorsque nécessaire, en vue de se conformer aux principes de la liberté d'information... Nul ne doit être puni pour des déclarations concernant des personnalités très connues qu'il était raisonnable de faire dans les circonstances... les personnalités publiques doivent tolérer beaucoup plus de critiques… Le droit de s'exprimer à travers les médias par le biais de la pratique du journalisme ne doit pas être sujet à des restrictions légales excessives. Les lois sur la vie privée ne doivent pas empêcher la diffusion d'informations d'intérêt public’.» [Résolution. Commission Africaine. 32e Session. Banjul.23 octobre 2002] Extraits.

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<title>Résolution de la crise du Nord : Le point de vue du pasteur Michel Samaké de Tenkelé</title>
<link>https://www.maliweb.net/point-de-vue/resolution-de-crise-nord-point-de-vue-pasteur-michel-samake-de-tenkele-1696852.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 26 Jul 2016 11:11:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Depuis 2012, le Nord du Mali est plongé dans une crise interminable qui sape tous les efforts de développement faits par les autorités. Malgré la signature d’un accord de paix, cette crise perdure comme l’attestent les récents affrontements de Kidal. Sur la question, le Pasteur Michel Samaké  a donné son point de vue. C’était le dimanche dernier à Tenkelé lors de son prêche. Selon lui, la résolution de cette crise passera par l’enseignement de la parole de Dieu. Et pour ce faire, il propose  que les autorités prennent des initiatives dans ce sens afin que la parole de Dieu soit enseignée afin de faire taire les armes au Nord du Mali.</em></strong>

Depuis plus d’une dizaine d’années, l’église de Tenkelé, village situé à une dizaine de kilomètres de Ouéléssébougou sur la soute de Selingué est prise d’assaut, tous les dimanches par des milliers de personnes venant des villages environnants, de Bamako et des pays voisins. Objectif : écouter  le message du Pasteur Michel Samaké, mais surtout bénéficier de ses prières qui font des merveilles tous les jours. Car des aveugles y recouvrent la vue, des paralytiques sont guéries, des maladies jugées incurables par les médecins y sont guéries. Sans compter les problèmes personnels (argent, travail, mariage, enfant, voyage, maison, promotion….) qui y sont résolus seulement à travers la prière par le pasteur Michel Samaké.

En effet, tous les dimanches, après son prêche, il prie pour les fidèles afin que leurs problèmes soient résolus. Et tel est le cas car tous les dimanches, nombreux sont ceux qui témoignent de la résolution de leurs problèmes. Mais aussi des merveilles accomplies dans leur vie.

Comme tous les dimanche, il prie pour le Mali et souvent fait des prédictions. Comme ce fut le cas à la veille de l’opération Serval qui avait stoppé l’avancée des djihadistes  vers le sud du Mali. Le dimanche 17 juillet dernier, il avait prédit qu’il va pleuvoir abondamment dans la semaine qui va suivre. Et tel a été le cas car la majeure partie du pays a reçu de la pluie en abondance durant la semaine écoulée.

Le Pasteur Michel Samaké, quelques jours avant cette opération l’avait prédit lors du dimanche  qui a précédé cette opération.

Le dimanche dernier,  lors de son prêche, il s’est prononcé sur la crise qui perdure au Nord du Mali.

Et pour la résolution de cette crise, il estime que la solution se trouve dans la parole de Dieu. Et pour ce faire, il a demandé aux autorités de prendre des initiatives dans ce sens afin que la parole de Dieu soit enseignée partout où cela est nécessaire.

Aussi, il propose que du temps d’antenne lui soit accordé sur la télévision nationale et sur les chaines nationales afin d’enseigner la parole de Dieu. Une parole dans laquelle se trouve la solution à la crise du Nord du Mali.

<strong>D. Diama </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Forum de Bamako, l’Afrique entre chaos et émergence : André Bourgeot, Directeur de recherche émérite</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 24 Feb 2016 14:46:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[C’est un processus d’évolution qui peut aller dans le sens de l’émergence. La notion de chaos, je la conteste. Pour décrire ce qui se passe actuellement, plus particulièrement, dans l’espace saharo-sahélien, c’est la notion de déstabilisation. Ce n’est pas la même chose que celle du chaos. S’il y a encore une déstabilisation, ça veut dire qu’il y a des capacités politiques et économiques de contrecarrer la déstabilisation, d’une part et d’autre part, ça renvoie à la possibilité d’émergence. Ensuite, se pose les conditions d’émergence des sociétés africaines. A cet égard, je pense que l’émergence ne peut se faire sans une collaboration étroite avec une société civile qui est en voie de construction.

<strong>Moustaph Dicko, ancien ministre</strong>

C’est le destin de l’Afrique. Nous sommes dans le chaos, on tend vers l’émergence, nos efforts doivent tous être orientés vers cela, vers la sortie du chaos. Véritablement, on est plus proche de la sortie du chaos que de l’émergence. L’émergence est un souhait, un souhait ardent, mais il faut qu’on bouscule le chaos, qu’on lutte contre le chaos, qu’on se sorte du chaos, qu’on sache qu’on est plus proche du chaos, de la sortie donc du chaos que de l’émergence. Les efforts sont énormes à fournir. Je pense qu’on doit accorder beaucoup  d’importance à ce thème, en se disant que l’effort à faire, c’est de sortir du chaos.

<strong>Ibrahim Bocar Bâ, Commissaire à la CEDEAO</strong>

Je pense qu’il ne faut pas parler de chaos. En réalité, il y a beaucoup de bonnes nouvelles, de bonnes évolutions. Je suis à la CEDEAO. Nous avons quinze pays et nous avons organisé des élections. Donc, politiquement les choses se sont très bien passées. De très bonnes élections, d’abord au Mali, en Guinée Bissau, ensuite, en Guinée, en Côte d’Ivoire, au Nigéria et au Togo. L’Afrique a un taux de croissance respectable, de l’ordre de 6 %. C’est vrai qu’il y a beaucoup de défis, mais il faut y faire face. L’émergence est belle et bien possible, peut-être pas aux dates indiquées, parce que le délai parait trop rapproché, mais je suis optimiste. Cette réunion nous permettra de lister les défis auxquels il faut faire face et de s’engager résolument. Une fois qu’il y a la volonté politique, l’Etat de droit, les choses vont aller dans la bonne direction.

<strong>Mahamadou Djéri Maïga, CMA</strong>

La CMA et la Plateforme sont ensemble. Cela veut dire la paix, la réconciliation, c’est le Mali nouveau. Ça a toujours été comme ça depuis un moment. Aujourd’hui, si le gouvernement était là, si c’était bien organisé, le gouvernement aurait pu parler au nom de nous tous.

<strong>Ibrahim Ag Assaleh, représentant de la CMA et de la Plateforme</strong>

J’ai représenté les deux mouvements parce que nous sommes unis pour la paix et l’unité nationale.

<strong>Mme Nina Oualett Intallou, marraine de la cérémonie</strong>

La main tendue, c’est d’abord la paix, la cohésion, c’est se donner la main pour vraiment être ensemble. C’est ce qui est important aujourd’hui pour la réconciliation au Mali. Il faut que les Maliens se donnent la main.

<strong>B.D.</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Dr. Etienne Fakaba au GDE : &amp;quot;L’Apej et l’ANPE doivent être supprimées&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/point-de-vue/dr-etienne-fakaba-au-gde-lapej-et-lanpe-doivent-etre-supprimees-1277312.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 01 Dec 2015 00:37:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Indicateur du Renouveau</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<h4><strong>La jeunesse face à la problématique de l’emploi était le thème du 6e numéro du Grand débat économique (GDE) le 28 novembre à la CCIM. Issa Fakaba Sissoko recevait sur son plateau <a href="http://www.maliweb.net/emploi-apej/8eme-programme-de-formation-professionnelle-de-lapej-plus-de-5-000-jeunes-renvoyes-a-leurs-fonctions-par-le-ministre-mahamane-baby-1136922.html">Mahamane Baby</a>, ministre de l’Emploi et Dr. Etienne F. Sissoko, directeur du Centre de recherche  d’analyses politiques, économiques et sociales (Crapes) et. Celui-ci a proposé une série la suppression de l’Apej et de l’ANPE, car, estimera-t-il, elles n’ont plus leur raison d’être dans notre politique de l’emploi. </strong></h4>
<strong> </strong>

Pourquoi l’emploi est autant problématique dans notre pays malgré nos potentialités en termes de richesses ?

Etienne Fakaba Sissoko de répondre que nous avons des politiques d’emploi très mal élaborées et mal mises en œuvre et de déplorer que les institutions qui sont chargés de l’emploi comme l’Agence pour la promotion de l’emploi des jeunes (Apej), l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE) et le Fonds d’appui à la formation professionnelle et à l’apprentissage (Fafpa) soient déconnecté des questions de l’emploi aujourd’hui.

Le ministre de l’Emploi répliquera que "lorsque vous jugez le gouvernement de l’extérieur, il y a beaucoup de choses qu’on peut dire". C’est ainsi qu’il dira que le problème n’est pas de pouvoir définir une bonne politique parce qu’"on n’a même pas besoin de recruter un consultant pour ce faire". Il ajoutera que toutes les politiques ont été définies avec la participation de la société civile et les bailleurs de fonds.

Par contre, il estimera que le problème se situe au niveau de la faible dotation de son département. "On ne peut pas faire des miracles lorsqu’on a 0,15 du budget national pour la création d’emplois et la formation professionnelle", s’est-il défendu.

Pour Etienne Fakaba Sissoko, cette thèse ne saurait prospérer. "Ce n’est pas la dotation qui pose problème mais l’utilisation du peu de moyens mis à la disposition du département surtout de ses structures décentralisées", soutiendra-t-il. Avant de dénoncer les problèmes liés à l’auto-emploi des jeunes et  l’inadéquation formation-emploi.

Le directeur du Crapes a suggéré la suppression des structures comme l’Apej et l’ANPE tout en proposant la création des centres d’incubation. "Beaucoup de jeunes ont le sentiment qu’il faut être d’un parti politique ou proche de quelqu’un pour voir leurs dossiers passer dans ces structures-là. Pour bien de jeunes, à chaque fois qu’ils amènent des projets pertinents, quelques temps après, ils se retrouvent employés dans ce même projet parce que d’autres personnes l’auraient pris" expliquera-t-il. Et de conseiller au ministre Baby plus de contact avec les jeunes.

<strong>Oumar B. Sidibé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion du pouvoir : La vision de Hamane Touré Serpent de l’UFC</title>
<link>https://www.maliweb.net/point-de-vue/gestion-du-pouvoir-la-vision-de-hamane-toure-serpent-de-lufc-1082792.html</link>
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<description><![CDATA[ Hamane Touré Serpent plaide pour une réelle cohésion au sein de la majorité présidentielle, indispensable à la stabilité du pays.
 ]]></description>
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<pubDate>Fri, 31 Jul 2015 07:31:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Indicateur du Renouveau</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[&nbsp;

Le président de l’Union des forces pour le changement (UFC), Hamane Touré dit Serpent, à la faveur d’une rencontre avec la presse mercredi dernier, s’est prononcé sur la vie de la nation. L’homme qui se dit centriste a tenu à préciser la portée de sa démarche.

"Entre nous, il faut qu’on se dise certaines vérités pour le bien de l’Etat. Nous ne sommes ni de la majorité, ni de l’opposition. Nous sommes en quelque sorte la société civile des partis politiques", a-t-il précisé. Et d’annoncer l’organisation d’un forum qui regroupera la classe politique nationale sur la mise en œuvre de l’accord de paix.

Selon lui, les partis politiques ne doivent pas seulement accompagner la mise en œuvre, ils doivent être plutôt des acteurs, d’où l’organisation de ce forum. Parlant  de l’état de santé du chef interprété à tort et à travers, Hamane Touré a accusé le RPM et la majorité qui sont restés silencieux sur la question. Du district. Pis, soutiendra-t-il, "tant que ça ne va au sein de la majorité présidentielle, le pays ne s’en sortira pas".

"Que les gens de la majorité présidentielle ne nous empêchent pas d’avancer pour des querelles de personnes ! Qu’ils arrêtent de se poignarder dans leur propre camp ! Nous demandons une cohésion au sein du parti et de la majorité", a-t-il plaidé.

Le président de l’UFC a du coup, réitéré son ferme soutien à IBK et à son ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation, Abdoulaye Idrissa Maïga. Pour ce qui est d’IBK, "il mérite l’accompagnement de tous pour sortir le pays de la crise".

Quant au ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Serpent a justifié son soutien parce que "M. Maïga est en train de s’investir pour accomplir sa mission". "Qu’on le laisse travailler. Je le soutiens, car, c’est le seul ministre qui m’a convaincu, il m’a écouté et je le connais politiquement", a-t-il répété.

Une transition toute trouvée pour lui pour confirmer la participation de son parti aux prochaines élections communales, régionales et dudistrict.

<strong>A. M. C. </strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Et si on fermait les sites d’orpaillages pendant l’hivernage?</title>
<link>https://www.maliweb.net/point-de-vue/et-si-on-fermait-les-sites-dorpaillages-pendant-lhivernage-963082.html</link>
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<description><![CDATA[ C’est le souhait exprimé par nombre de représentants des coopératives des producteurs de coton lors de leur assemblée générale d’information organisée la semaine dernière sur le bilan de la campagne agricole écoulée et sur les préparatifs de la campagne qui débute.
 ]]></description>
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<pubDate>Wed, 13 May 2015 16:33:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Ce n’est plus un secret pour personne que toutes les régions du sud du Mali sont des régions d’agriculture par excellence qui regorgent aussi de sites d’orpaillage. Des sites d’orpaillage exploités généralement par les jeunes  ruraux qui constituent les bras valides dans les zones agricoles. Des études ont toujours démontré au Mali que l’orpaillage pendant l’hivernage affecte la production agricole et menace l’autosuffisance alimentaire. Ces dernières années, ils sont nombreux les jeunes ruraux qui désertent les champs pour la quête du métal jaune, lequel ne brille souvent pas pour tous ses chercheurs. Au contraire, on constate souvent plus de dégâts dans cette activité millénaire que des succès : dégradation de l’environnement, contamination par les produits chimiques, insécurité de toutes sortes et effondrements des puits d’orpaillage surtout pendant l’hivernage.

L’hivernage passé, les effondrements de sites d’orpaillage ont engendré une perte énorme en vies humaines, qui a aussi été occasionnée, suite à des affrontements entre orpailleurs et entre ceux-ci et les forces de sécurités déployés dans ces sites. Cette situation d’insécurité avait poussé le gouvernement à fermer les sites d’orpaillage. Du moins pendant l’hivernage. Pour les mêmes raisons et surtout pour une bonne campagne agricole 2015-2016, les coopératives des producteurs de coton du Mali regroupées en confédération, demandent la fermeture de tous les sites d’orpaillage pendant la période agricole. Pour eux, l’avenir du Mali se trouve dans l’agriculture, pas dans l’orpaillage. Il appartient au ministre de l’Administration Territoriale et de la décentralisation de prendre la décision. Et le plus tôt serait le mieux.

<strong>Abou Berthé   </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Opinion : Assemblée Nationale </title>
<link>https://www.maliweb.net/point-de-vue/opinion-assemblee-nationale-712902.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 24 Dec 2014 07:04:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Un Ministre  trahi  par son passé et sa mémoire  </strong> Lors du débat budgétaire à l'Assemblée Nationale le jeudi dernier, les députés de l'opposition comme à leur habitude sont successivement  montés au créneau pour critiquer point par point avec professionnalisme et talent le projet présenté par le Ministre de l'Economie et des Finances. Coincée , très mal a l'aise ,Mme la Ministre a rejeté la faiblesse de ses prévisions de recettes sur l'inorganisation et le manque de performances congénitales du service des Domaines. Les députés de l'opposition lui ont alors très opportunément rappelé qu'en 2000,elle fut la première Ministre des domaines de l'ère démocratique du Mali et qu'à ce titre elle eût à mettre en place toutes les structures de ce département ,donc qu'elle n'était point étrangère aux contre performances actuelles . Elle encaissa le coup et tenta une ultime parade en se déchargeant sur le Ministre des Finances de l'époque qui selon elle est présent dans la salle et l'avait privé des crédits nécessaires au bon fonctionnement de son Ministère ,sous les applaudissements  frénétiques des députés de sa majorité tout heureux de la sortir des griffes de l'opposition en se payant la tête de celui qui hante leurs nuits et les empêche de dormir ,l'honorable Soumaila Cissé leur bête noire . Très calmement et presque cyniquement les députés de l'opposition revinrent à la charge pour demander à la Ministre de citer le nom de ce Ministre des Finances qui lui fit tant de misères . Stupeur et gêne sur les bancs de la majorité et du Gouvernement car en fin de compte ce Ministre des finances s'appelait Bakary Koné  et non Soumaila Cissé ! "Qu ´à cela ne tienne "renchérit toute honte bue  Mme Bouaré Fily  "il a quand même fait campagne pour l'URD!!" Malheureusement encore pour la Ministre  en 2000 le RPM dont elle se réclame aujourd'hui n'était pas encore  créé à fortiori l'URD qui  le fut en 2003 ...bien après les élections et le RPM!...........mensonge quand tu nous tiens .....! Mauvaise foi et méchanceté quand tu nous tiens ..........!Elle a dû regretter le plateau spécialement concocté pour elle par l'ORTM pour endormir les maliens de ses propres turpitudes un certain soir de décembre ,car sans contradicteur en face !A l'Assemblée Nationale c'est une autre paire de manches !

<strong>Correspondance particulière</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Point de vue du Président Hamed Sékou Touré sur le FMI</title>
<link>https://www.maliweb.net/point-de-vue/point-vue-du-president-hamed-sekou-toure-fmi-391952.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="58263" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 30 Jun 2014 04:19:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Décédé le 26 mars 1984 à Cleveland dans  l’Ohio (Paix à son âme), Ahmed Sékou Touré disait un jour que le FMI signifie «<strong>Le Fonds Mortel International</strong>», il avait raison. Le fait de demander des comptes au Mali pour l’achat  d’un avion est une sorte d’immixtion dans la vie du pays. Les aides du FMI qu’elles soient remboursables ou non remboursables, une chose est sure, c’est le pays demandeur (MALI) qui connait la priorité de ses priorités pour l’utilisation judicieuse de ces fonds, pas le FMI !

Un  adage de chez nous dit : «<strong>Mettre le poulet dans le poulailler c’est l’affaire du propriétaire, une fois à l’intérieur, mettre en éventail ses plumes caudales lui revient, et non au propriétaire</strong>». Du bien, le FMI en voudrait au Président IBK «<strong>prêteur patenté</strong>» d’avion auprès de ses pairs pour des déplacements, et ce durant tout son mandat ?

<strong>Seydou TOURE, MSC Korofina-Nord</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Conséquence des événements du 21 mai à Kidal : La SPN demande de traduire le directeur général de la police, Hamidou Kansaye devant la justice</title>
<link>https://www.maliweb.net/point-de-vue/consequence-evenements-du-21-mai-kidal-spn-demande-traduire-directeur-general-police-hamidou-kansaye-devant-justice-353302.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/point-de-vue/consequence-evenements-du-21-mai-kidal-spn-demande-traduire-directeur-general-police-hamidou-kansaye-devant-justice-353302.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="58263" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 09 Jun 2014 14:22:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Indépendant</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em><a href="http://www.maliweb.net/police/crise-securitaire-et-reglements-de-compte-entre-policiers-quatre-commissaires-de-police-enleves-hier-par-des-elements-en-uniforme-105594.html/attachment/police-7" rel="attachment wp-att-105617"><img class="alignleft size-full wp-image-105617" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/11/police.jpg" alt="police" width="315" height="178" /></a>Décidément, les évènements meurtriers survenus à Kidal ne cessent de faire couler beaucoup d'encre. En effet, la section syndicale de la police nationale (SPN) est montée le samedi 7 juin au créneau pour dénoncer le comportement de leur directeur général, Hamidou Kansaye. </em></strong>

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Pour le syndicat, celui-ci a envoyé les 30 policiers en mission avec le Premier ministre dans une zone d'insécurité sans leur doter d'armes. Ils étaient seulement munis de bâtons. Une chose qui a causé beaucoup de tort aux policiers lors des affrontements. C'est ainsi qu'ils ont tenu à organiser une conférence de presse pour informer l'opinion publique sur les situations difficiles qu'ils vivent. Cette rencontre était animée par le secrétaire général par interim de la SPN, l'adjudant Youssouf Fofana et son adjoint, le sergent-chef Mahamane Maïga.

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Les conférenciers ont expliqué qu'à l'heure actuelle, il n'existe pas de bilan établi sur les évènements survenus à Kidal. "<em> Il n'y a ni chiffres, ni données sur ceux qui sont morts lors des affrontements "</em>. Une situation qui est mal perçue par les policiers. A les croire, les 30 policiers qui ont accompagné le PM lors de sa visite à Kidal n'avaient pas été dotés d'armes. Ils étaient seulement munis des bâtons. Selon eux, la région de Kidal est une zone de guerre. Donc toutes les mesures appropriées devaient être envisagées pour parer à des éventuelles situations catastrophiques. Idem pour ceux qui s'y trouvaient sur le terrain. Toute chose qui fait dire aux policiers que leur chef hiérarchique les a envoyés à la " boucherie ". Ainsi, ils demandent qu'il soit traduit en justice pour répondre de ses actes.

&nbsp;

Comme si cela ne suffisait pas, les conférenciers ont évoqué que Hamidou Kansaye a gelé arbitrairement les salaires de certains policiers y compris ceux qui sont allés au front pour défendre la République. Toute chose dont ils ignorent les raisons, a regretté les conférenciers. Ils exigent d'être remis dans leur droit le plus tôt possible.

<strong>Falé COULIBALY</strong>

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</item>

<item>
<title>IBK, la grande déception !</title>
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<pubDate>Wed, 12 Feb 2014 03:37:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matinal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_195089" align="alignleft" width="315"]<a href="http://www.maliweb.net/politique-rpm/rassemblement-pour-le-mali-rpm-pourquoi-ibk-ne-veut-pas-animer-lopposition-11114.html/attachment/1967202_ibk300ap" rel="attachment wp-att-195089"><img class="size-full wp-image-195089" alt="Le  président malien Ibrahim Boubacar Keïta, dit IBK" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2006/08/1967202_ibk300ap.jpg" width="315" height="180" /></a> Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta, dit IBK[/caption]
<h3>L’éléphant annoncé est arrivé avec une « jambe » cassée. L’animal n’a pas résisté au lourd fardeau du corps. Inexorablement, la bête s’écroule et tombe lourdement sur le sol, en détresse. Tel semble être l’histoire d’IBK, qu’on a présenté comme un président modèle, adroit dans ses prises de décision, intraitable et intransigeant sur la gestion du pays. Ce d’autant que ses partisans avaient pris les devants en déclarant qu’il avait les mains liées quand il régna sur la Primature pendant 6 ans (1994-2000).</h3>
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L’exhibitionniste des muscles, qu’il est, a terni l’espoir de tout un peuple : l’économie est toujours exsangue nonobstant la bonne conduite du tandem Dioncounda - Django pendant la Transition avec un pays qui promettait, le tissu social fissuré, le Mali toujours divisé, l’éducation dénaturée, la santé mal distribuée, l’école aliénable et les cours rendus sexuellement l’élève étant devenu le maître, le tourisme en agonie, l’armée malade, l’administration poignardée et soumise aux menaces à répétition du chef de l’Etat...

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Fermeté ne veut pas dire transparence. Gestion et corruption font bon ménage. La famille présidentielle règne en maître : c’est ça « le Mali d’abord d’IBK ? »

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Monsieur le président, la récréation est terminée. Mais ses détracteurs répondront qu’il n’a pas encore fait un an d’exercice de pouvoir : eh bien ! Tout commence par 0,1, 2, 3… et quand c’est l’inverse 0, -1, -2, -3… il faut avoir peur.

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La visite d’IBK au Qatar (un pays qui soutient toujours la rébellion) pour recoller les morceaux, après l’aveu d’incapacité aux Européens et Américains, prouve que Koulouba n’est pas serein. Alors, quelle destination pour le Mali ?

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Le parti RPM est sacrifié, les autres formations envoyées au supplicier, avec un microcosme politique où seuls Soumeylou Boubèye et Moussa Mara tentent une implantation plus poussée de leurs partis comme par grandeur nature. Le Mali est-il entre les mains des fossoyeurs ? On a envie de dire : « Au secours ou SOS Mali ».

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Le grand IBK qu’on a présenté aux Maliens n’est en fait qu’un « Tigre en papier ». En témoignent ces propos : <i>« Je suis déçu »</i> a fulminé, hier, un enseignant. <i>« Je me suis trompé de vote, il ne peut pas gérer le Mali »</i> a déclaré ce commerçant désabusé avant que cet autre, par désenchantement, ne laisse entendre : <i>« Il est incapable »</i>. Et à ce cadre minier de conclure : <i>« Son avènement est le pire qui pouvait arriver au Mali »</i>.

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En somme, le Mali a un présent incertain et un avenir douteux. De quoi donner des sueurs froides aux futures générations. Le Mali tangue, son président un surfeur. IBK a-t-il réellement un programme ? Que Dieu nous sauve !

<b>Issiaka Sidibé</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’ancien SG de l’ONU, Kofi Annan, favorable aux interventions françaises en Afrique</title>
<link>https://www.maliweb.net/point-de-vue/lancien-sg-de-lonu-kofi-annan-favorable-aux-interventions-francaises-en-afrique-185337.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 14 Dec 2013 09:43:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_84049" align="alignleft" width="350"]<img class="size-full wp-image-84049" alt="Kofi Annan  " src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/08/Koffi_Annan.jpg" width="350" height="280" /> Kofi Annan[/caption]

<strong><em>L'ancien secrétaire général (SG) des Nations Unies, Kofi Annan, a félicité jeudi la France pour ses deux dernières opérations militaires en Afrique, dont l'une a été lancée en janvier au Mali et l'autre en ce mois de décembre en Centrafrique.</em></strong>

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"Je félicite le gouvernement français et le président Hollande d'avoir agi au Mali et en République centrafricaine (RCA)", a déclaré M. Annan, dans une interview accordée conjointement à Radio France Internationale (RFI), TV5 Monde et au journal Le Monde.

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"Je suis content que la France se soit engagée. Elle a bien fait d'y aller, parce qu'autrement, il y aurait eu beaucoup de morts", a estimé le diplomate ghanéen, qui a occupé les fonctions de SG de l'ONU de 1997 à 2006.

&nbsp;

"En Centrafrique, on a freiné les choses", a fait remarquer M. Annan, commentant l'opération Sangaris lancée la semaine dernière par l'armée française en RCA, peu après le vote d'une résolution en sa faveur par le Conseil de sécurité de l'ONU.

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"Mais il faut que les autres Etats envoient des troupes assez rapidement pour prendre la relève", a-t-il souligné.

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La France a déployé au total 1.600 soldats en RCA, avec pour mission d'appuyer la force africaine, la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA), qui compte environ 3.600 hommes.

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<strong>french.news.cn</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Point de vue : Un pays insécurisé !</title>
<link>https://www.maliweb.net/point-de-vue/point-de-vue-un-pays-insecurise-178082.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 06 Nov 2013 10:43:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matinal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_110589" align="alignleft" width="315"]<img class="size-full wp-image-110589" alt="LeGénéral Amadou Haya Sanogo (Photo archive)" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/12/sanogo_Capitaine.jpg" width="315" height="192" /> LeGénéral Amadou Haya Sanogo (Photo archive)[/caption]

Après la mutinerie du 30 septembre dernier et qui a abouti au massacre des militaires de l’armée par leurs camarades de Kati en guise de règlement de compte, les responsables politico-militaires ont décidé de prendre le taureau par les cornes. Résultats : des mutins sont mis aux arrêts, Amadou Aya Sanogo délogé de sa forteresse de Kati… « Ce succès », mesuré à l’applaudimètre par les fans du Prince de Sébénikoro, n’est pas un événement mais seulement une décision impopulaire dont les conséquences vont resurgir.

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Selon des sources, au - delà du grade de général généreusement offert sur un plateau d’or à l’ancien capitaine, des promesses de promotions avaient été accordées à des ex-putschistes. L’annonce officielle devrait avoir lieu à l’occasion de la célébration de la cérémonie d’anniversaire de l’indépendance du Mali prévu le 22 septembre 2013 par le président fraichement installé après une investiture en grande pompe en présence du premier socialiste du monde François Hollande. Tout serait venu de là car les mutins pensaient que l’erreur sera corrigée mais ils ont vite déchanté. Donc, le verrou de la compassion fraternelle a sauté puisque IBK avait l’obligation morale de les faire gravir d’échelon si tant est qu’ils ont servi de « cobaye électoral » pour lui. Au contraire de leurs camarades rebelles du Nord qui ont vu leurs fautes commuées en amnistie générale.

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IBK est donc à la croisée des chemins parce que l’Etat est en danger avec un pays sanguinolent.

L’outrecuidance vient d’être franchie avec l’assassinat planifié de deux journalistes français à Kidal, le règne de la mort ou l’enfer terrestre. Que de sang versé depuis le début du mandat du châtelain de Sébénikoro.

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&nbsp;

En somme, le Mali est en insécurité. Pendant la campagne, on a présenté un IBK belliqueux, prêt au sacrifice suprême pour sauver le Mali. En pactisant avec les rebelles, il s’est tiré une balle dans le pied. C’est comme si celui qui est supposé être le premier de la classe devient subitement le dernier ! Où sont les chefs religieux, le Haut Conseil islamique, le Chérif de Nioro ?

&nbsp;

&nbsp;

IBK est à genoux. A moins de deux mois d’exercice seulement, il se trouve entre le marteau de Kati et l’enclume de Kidal. Il s’agit bien là d’une sorte d’Epée de Damoclès suspendue sur sa tête et qui ne le raterait pas. A sa chute.

<b> </b>

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<b>Issiaka Sidibé</b>

<b>Source : Le Matinal </b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Point de Droit : Qu’est&#45;ce que l’État ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/point-de-vue/point-de-droit-quest-ce-que-letat-176960.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 31 Oct 2013 05:14:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Flambeau</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>Dans le Droit constitutionnel, la notion de l’État est la clé de voûte de tout enseignement ou discernement. Mais incontestablement, cette notion est mal comprise par nos concitoyens qui en ignorent son sens réel et sa signification profonde. Au Mali, c’est avec l’invasion des jihadistes et autres narco-trafiquants armés qu’on a pu découvrir toute l’importance de l’Etat. Que faut-il alors, juridiquement parlant, entendre par ce concept ?</i></b>

<b><i> </i></b>

&nbsp;

Selon le lexique juridique on peut définir l’État comme un territoire géographiquement déterminé, avec une population et une prérogative de puissance publique. C’est un ensemble d’organes politiques et de gouvernants, par opposition aux gouvernés. Mais, cette définition est insuffisante pour parer aux débats houleux qui naissent entre les uns et les autres. D’aucuns disent que l’État est à la fois une idée et un fait perceptible. Et comme l’a remarqué Burdeau, «personne n’a jamais vu l’État. Qui pourrait nier cependant qu’il soit une réalité ?».

&nbsp;

&nbsp;

C’est ainsi que, pour contourner les difficultés qui s’attachent à la nature abstraite de l’État, le Droit international public le définit, à son tour, par ses éléments constitutifs qui sont au nombre de trois, à savoir, le territoire qui fixe le cadre à l’intérieur duquel il exerce son pouvoir de commandement à titre exclusif ; la population qui habite ce territoire et se trouve de ce fait soumis à ce pouvoir ; et le pouvoir exécutif, c'est-à-dire l’organisation politique qui exerce ce pouvoir de manière souveraine, sans être tenue de se conformer à d’autres règles que celles du Droit international.

&nbsp;

&nbsp;

En outre, ces composantes pour définir l’État ne sont pas pleinement satisfaisantes pour la science politique, car elles n’expliquent pas sa nature. Or, seule la nature de celle-ci permet d’aborder le problème essentiel des rapports entre l’État, le Droit et la Société.

&nbsp;

&nbsp;
<p align="center"><b><i>Les éléments constitutifs de l’État</i></b></p>
<p align="center"><b><i> </i></b></p>
<b><i>Le Territoire </i></b>: C’est un élément géographique dont les théoriciens ont montré que l’apparition de l’État va de pair avec le territoire étatique, car l’existence de frontières permet de fixer les limites dans lesquelles s’exerce le pouvoir étatique. Le Doyen Hauriou confirme que «l’État est une corporation à base du territoire». Il faut retenir qu’il n’y a pas d’État sans territoire.

&nbsp;

&nbsp;

<b><i>La Population :</i></b> C’est un élément humain constitué par les individus qui sont soumis à l’autorité étatique. Elle est hétérogène, car elle peut recouvrir les individus vivant sur le territoire, ainsi que ceux qui vivent hors du territoire, mais qui sont liés à l’État par la nationalité.

&nbsp;

&nbsp;

<b><i>L’Autorité étatique : </i></b>C’est un élément politique qui exerce le pouvoir sur le territoire et la population. Cette autorité prend toutes les décisions relatives à la gestion des affaires communes. Elle dispose du pouvoir de coercition afin d’assurer le respect des décisions prises.

&nbsp;

&nbsp;

Par rapport à la genèse de l’État, nous pouvons retenir à travers le Professeur Bourdieu qui a dit ceci : «Décrire la genèse de l’État, c’est décrire la genèse d’un champ social, d’un microcosme social relativement autonome à l’intérieur du monde social englobant, dans lequel se joue un jeu particulier, le jeu politique légitime…»

&nbsp;

&nbsp;

Faire la genèse de l’État, poursuit le sociologue, c’est faire la genèse d’un champ où le politique va se jouer, se symboliser, se dramatiser dans les formes. Et du même coup, les gens dont le privilège est d’entrer dans ce jeu, ont aussi le privilège de s’approprier une ressource particulière qu’on peut appeler la ressource universelle. Cette assertion est largement explicitée par les éminents professeurs du Droit de l’Université des Sciences juridiques et politiques de Bamako.
<p align="right"><b>Seydou Karamoko KONE</b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Quelle transition au Mali ? (Le point de vue de Philippe Hugon, directeur de recherche à l’IRIS, spécialiste de l’Afrique)</title>
<link>https://www.maliweb.net/point-de-vue/quelle-transition-au-mali-le-point-de-vue-de-philippe-hugon-directeur-de-recherche-a-liris-specialiste-de-lafrique-169863.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 14 Sep 2013 14:37:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_169864" align="aligncenter" width="610"]<img class="size-full wp-image-169864" alt="Philippe Hugon, directeur de recherche à l’IRIS, spécialiste de l’Afrique" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/09/Philippe-Hugon.jpg" width="610" height="407" /> Philippe Hugon, directeur de recherche à l’IRIS, spécialiste de l’Afrique[/caption]

<em><strong>La France a commencé à réduire ses effectifs au Nord-Mali cette semaine. Cette décision ne vous semble-t-elle pas précoce au regard de la situation sécuritaire de la zone ?</strong></em>

&nbsp;
Tout d’abord, la réduction de l’opération Serval a été programmée. Il y a normalement encore 3200 hommes, leur nombre devant passer à 1000 à la fin de l’année 2013. En réalité, il y a un désengagement très limité, avec des changements de troupes, notamment de l’infanterie marine et les Marsouins, qui prennent un peu le relais. Pour l’instant la situation n’est pas complètement sécurisée, on peut dire que c’est un relai partiel. Ceci étant, l’objectif est bien de réduire les objectifs et d’avoir un relai de la force des Nations Unies, la MINUSMA.

&nbsp;

<strong>Des accrochages entre soldats de l’armée malienne et membre du MNLA ont eu cours hier pour la première fois depuis le cessez-le-feu au Nord-Mali. Où en sont les négociations avec les groupes armés installés dans la zone ?</strong>

&nbsp;
Après l’élection du président Ibrahim Boubacar Keïta, il y a eu 60 jours prévus pendant lesquels des négociations devaient être commencées. Il est certain que nous sommes encore en présence de menaces d’affrontements, chacun voulant montrer sa force. Je pense que ce sont pour l’instant des escarmouches. Le MNLA a absolument besoin d’être un interlocuteur de la reconstruction politique. Il faut impérativement qu’il se sépare des autres mouvements djihadistes, notamment d’Ansar Dine. Je pense qu’il y aura donc des négociations. Néanmoins rien n’est totalement joué, il faut rester prudent, et bien entendu le MNLA a encore des revendications fortes et dispose encore d’armes.

&nbsp;

<strong>Quelle est la situation politique dans le pays depuis les dernières élections ?</strong>

&nbsp;
On peut dire que l’on a enfin un pouvoir qui est légitimé, avec un président largement élu, qui plus est démocratiquement. Il n’y a pas eu de bavures pendant l’élection comme on le craignait. Ibrahim Boubacar Keïta est de plus un homme politique à poigne. Ceci étant, les défis sont tellement innombrables qu’il ne faut pas s’attendre à des miracles.

&nbsp;
Il faut mener de front une réconciliation nationale, il faut régler la question des déplacés, il faut trouver une solution pour la reconnaissance des droits aux populations du Nord, il faut assurer la sécurité contre les mouvements djihadistes qui ne sont pas démantelés, seulement réduits en effectif et en capacité de nuisance. Les défis sont considérables.

&nbsp;
On peut donc dire qu’actuellement, nous sommes plutôt dans une phase de reconstruction politique, mais le président a à mon avis les atouts pour mener à bien cette situation.

&nbsp;

<strong>Source:</strong> <b>Affaires-strategiques.info</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>« Les maliens doivent élire un président cultivé ». Dixit Joseph Tanden Diarra, écrivain</title>
<link>https://www.maliweb.net/point-de-vue/les-maliens-doivent-elire-un-president-cultive-dixit-joseph-tanden-diarra-ecrivain-156681.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 04 Jul 2013 14:11:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[En prélude aux élections présidentielles de juillet prochain, tous les regards des maliens sont tournés vers ce scrutin qui les permettra de porter leur choix sur celui ou celle qui aura la bénédiction des urnes. De ce fait, les supputations vont d’un coin à un autre sur le profil des différents candidats à la course pour Koulouba. Ces candidats, au-delà de leur formation académique, leur bagage intellectuel, leur fortune, que sais-je encore ?, il y a lieu de faire l’introspection de leur culture générale. C’est-à-dire : quelle formation exacte ont-ils reçu ?, quels rangs occupaient-ils après leur cursus scolaire ?, quelles sont les publications dont ils ont fait ?, combien de livres ont-ils lu ?, sont-ils suffisamment cultivés pour prétendre au fauteuil présidentiel ? Voici la problématique qui est posée. Oui, au Mali, plus rien se sera comme avant. Les maliens ont l’œil sur tout et ils ne toléreront plus la moindre erreur. Ils ont besoin des hommes valables dotés d’une solide capacité intellectuelle pour bien conduire le navire Mali. C’est pourquoi, un écrivain prolixe du nom de Joseph Tanden Diarra a osé lancer cet appel : « Les maliens doivent élire un président cultivé ». A la limite, nous partageons cette pensée qui au-delà de sa connotation interpellatrice, doit être source d’inspiration pour chaque malien et malienne quand au choix de celui ou celle qui est appelé à les gouverner les cinq prochaines années. Au Mali, le poste de président de la République a tendance à être banalisé. Nous assistons hélas, à cause du multipartisme intégral, au foisonnement des partis politiques. Les chiffres révèlent que le pays  en compte plus de 160 ; pour combien de projets de société ? De grâce, soyons lucides et raisonnables face à certaines situations. Pour une population de plus de 14 millions d’habitants, qu’avons-nous à faire avec tous ces partis politiques et cette pléthore de candidatures à la présidence de la République? Rien, ce n’est que gâchis. Cicéron, écrivain et philosophe grec, dans son inestimable culture générale aimait dire ceci : « Le talent politique ne s’improvise pas, il est nécessaire d’être inscrit à la science et à la politique ». De ce fait, les maliens doivent faire le diagnostic intellectuel de tous les prétendants à la magistrature de notre pays. Méfions-nous, car c’est la période des laudateurs, période à laquelle, même une éventuelle alliance de l’hyène et du bouc n’est pas à exclure. De toutes les façons, le commandement, dans quelques domaines qu’il soit, recommande certaines qualités chez l’individu. C’est pourquoi, le Général Charles De Gaulle, ancien président de la république française  a dit ceci : « La véritable école de commandement, c’est la culture générale ». (Le Général Charles De Gaulle était un grand lecteur et il a publié plusieurs livres). Dans le même sillage, Mahatma Gandhi, ancien président de l’Inde aimait lui aussi dire ceci de son vivant : « La règle d’or de la vie, c’est la tolérance mutuelle ; jamais nous ne verrons les choses de la même manière. Mais, nous les verrons sous des angles différents ».

&nbsp;

&nbsp;

Alors, cher malien et chère malienne, votez un président qui possède une immense culture générale. Il y va de notre intérêt.

Que Dieu bénisse le Mali.

<b>Mamadou Macalou</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chérif Ousmane Madani Haidara face à la presse : «Nous ferons tout pour éviter le scandale au nom de l’islam»</title>
<link>https://www.maliweb.net/point-de-vue/cherif-ousmane-madani-haidara-face-a-la-presse-nous-ferons-tout-pour-eviter-le-scandale-au-nom-de-lislam-148815.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/point-de-vue/cherif-ousmane-madani-haidara-face-a-la-presse-nous-ferons-tout-pour-eviter-le-scandale-au-nom-de-lislam-148815.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 28 May 2013 11:00:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Zénith Balé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em><strong>C’est ce vendredi soir chez lui au Banconi, que le père spirituel d’Ançardine a rencontré les hommes de média. Il s’agissait pour lui d’aborder la situation actuelle du pays, de donner sa position sur l’appel de l’UJMA et d’appeler à la concorde et à la paix.</strong></em>

&nbsp;

&nbsp;

Après les salutations d’usage, le chérif a planté le décor. Pour lui, l’état actuel du Mali mérite l’engagement de tous pour une sortie honorable de crise. A cet effet, il faut la réconciliation des cœurs et des esprits mais dans la vérité. Car dit-il : «On ne peut pas demander à deux personnes de se réconcilier lorsqu’une d’entre elle est en train de piétiner le pied de l’autre. Pour qu’elles se réconcilient, il faut que l’une lui enlève son pied et puis qu’elles se regardent en face pour s’excuser et se réconcilier.»

&nbsp;

&nbsp;

Abordant la question de politique des religieux, il est clair et ferme : «Nous ne pouvons et ne devons jamais nous dérober de la politique puisque nous sommes tous des Maliens. Mais, ce que j’ai dit et soutenu, il faut que les chefs religieux ne s’affichent nullement pas. Sinon, ils ne pourront plus dire la vérité. Ainsi, ils mettront l’Etat dans les difficultés.»

&nbsp;

&nbsp;

Au sujet du HCI (haut conseil islamique), il martèle : «Je n’ai jamais voulu y entrer, ils l’ont décidé et sont venus me dire que j’occupe telle place. Point. Alors, pour ce que disent les jeunes, c’est vrai et clair, le HCI n’existe plus depuis des mois. Mais, nous ferons tout pour éviter le scandale ou une quelconque crise au nom de l’islam. Ainsi, nous allons attendre la fin de l’état d’urgence pour renouveler le bureau à la suite d’un congrès. Pour le moment, nous allons prier les jeunes à mettre un peu d’eau dans leur vin sinon ils ont raison.»

&nbsp;

&nbsp;

Concernant les élections, il a, une fois de plus, soutenu : «Nous soutiendrons celui qui a les vertus nécessaires de bien gérer notre pays, de ne pas voler ses ressources, de le garder dans sa laïcité et préserver son intégrité territoriale. Il s’agit de celui qui peut garantir la paix, la concorde, l’unité et le développement harmonieux du pays.»

&nbsp;

&nbsp;

Enfin, il indique de porter plainte contre X et quiconque qui soutiendrait une autre organisation Ançardine. Car dit-il, «Nous détenons notre récépissé depuis plus de 20 ans alors nous n’allons pas nous confondre avec des gens qui ne font que des exactions au nom de l’islam.»

&nbsp;

&nbsp;

Pour terminer, il a fait des bénédictions pour le pays, et tous ceux qui oeuvrent aujourd’hui pour que le Mali puisse retrouver son unité dans la paix.

&nbsp;

&nbsp;

<b>Boubacar DABO   </b>]]> </content:encoded>
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<title>Forum sur le dialogue social du cercle de Goundam  : La sortie de crise, une affaire de tous </title>
<link>https://www.maliweb.net/point-de-vue/forum-sur-le-dialogue-social-du-cercle-de-goundam-la-sortie-de-crise-une-affaire-de-tous-94414.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 26 Sep 2012 12:38:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Scorpion</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Lors du récent Forum sur le dialogue social  du cercle de Goundam, organisé le samedi  15 septembre 2012 au CICB  par  le bureau de l'ADCG, un important thème a été débattu : " Contribution  à la sortie de crise par la mobilisation de la participation des acteurs locaux ".</strong></em>

Il ressort que la contribution à la sortie de la crise du Nord par des acteurs du Cercle peut se faire à travers leurs réponses à certaines questions de base: " Quelle est la situation de l'occupation dans le Cercle (voire dans la région) ? " ; " Quelle pourrait être le positionnement  des populations du  Cercle par rapport aux revendications d'indépendance des uns et d'application de la Charia des autres et par lesquelles les assaillants justifient l'occupation des régions du Nord ? "  Et " Par rapport au problème du nord quelles sont les spécificités du Cercle (voire de la  région) qu'il convient de prendre en compte dans la recherche de solution ? "

S'y ajoutent : " Quelles organisations et dispositions faut il pour valoriser et fédérer les initiatives à différents niveaux ? "  Et " Quelles actions concrètes pour aider à la sortie de crise du Nord sont du ressort des populations et des organisations à la base ? "

C'est pour répondre à ces questions que le présent dialogue social est structuré pour atteindre les objectifs et résultats ci après : l'objectif général du dialogue social vise à contribuer à la sortie de crise par la mobilisation de la participation des populations et des acteurs à l'échelle du Cercle de Goundam. Concernant les objectifs spécifiques, il s'agit de faire un état des lieux de la situation sécuritaire ; présenter la situation du  Cercle et de ses sous zones géographiques ; identifier les problèmes qui se posent et les réponses qui y sont  apportées ; inventorier les attentes des populations (en spécifiant à qui elles sont adressées) ; déterminer la position des acteurs du Cercle sur les initiatives de l'échelle régionale  et nationale  en cours et /ou avenir.

Il s'agit également d'évaluer la pertinence des cadres institutionnels et organisationnels et recenser les suggestions éventuelles pour les améliorer ; déterminer et  s'accorder sur les spécificités du Cercle qu'il convient de prendre en compte dans la recherche de solution et d'identifier des solutions pour l'unité d'action à l'échelle du Cercle et de la région (voire du Mali).

Comme résultats attendus, on peut noter : la Situation d'occupation est  bien cernée et les problèmes qui en découlent sont bien identifiés ; dans la perspective de négociations, la position générale des communautés du Cercle sur les questions d'indépendance et d'application de la charia  est  précisée, des solutions concrètes pour alléger la souffrance des populations victimes de l'occupation sont identifiées.

En plus, il faut  des dispositions pour faire participer les populations à la  poursuite de la recherche de solutions pour la crise du nord sont déterminées pour contribuer à l'unité d'action et  les  pistes pour améliorer les cadres organisationnels et institutionnels sont identifiées.

<strong>M.Maïga</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Dianguina Alikaou Diarra du PACP est formel: &amp;quot; Les vieux cadres doivent céder la place aux jeunes &amp;quot; </title>
<link>https://www.maliweb.net/point-de-vue/dianguina-alikaou-diarra-du-pacp-est-formel-les-vieux-cadres-doivent-ceder-la-place-aux-jeunes-86136.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 15 Aug 2012 10:23:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Indépendant</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Au cours d'un point de presse tenu, le lundi 13 août, à Kalanban-coura, le président de la commission politique du bureau exécutif national du PACP, Dianguina Alikaou Diarra a déclaré " qu'il est temps que les vieux cadres cèdent la place aux jeunes ".</strong>

<em>Chaque génération a une mission, c'est à elle  de l'accomplir ou de la trahir</em> " écrivait Frantz Fanon. Cette célèbre citation qui semble avoir inspirée notre conférencier.  Selon lui, " <em>la génération qui a géré les affaires courantes pendant 20 ans jusqu'à la crise actuelle a échoué et  elle ne veut pas reconnaitre son échec</em> ". Le renversement du régime du Général Moussa Traoré en 1991 est intervenu après un soulèvement populaire initié par la jeunesse estudiantine malienne. L'engagement des jeunes face à un régime militaire connu pour son caractère dictatorial, a fini par convaincre les opposants qu'il était temps de faire front commun pour renverser le régime du Général moussa Traoré et instaurer le multipartisme démocratique. D'où l'avènement de la démocratie dans notre pays a rappelé M.Diarra.

Selon Dianguina Alikaou Diarra, l'ex-président ATT prônait dans le temps le passage de témoin d'une génération à une autre, mais pourtant tel n'a pas été le cas pendant ses deux mandats à la tête du Mali.

Le général déchu a adopté la politique du " diviser pour mieux régner. Depuis,  les jeunes ne soufflaient plus dans la même trompette. Pourtant à l'époque, il y avait des jeunes compétents et valables qui étaient ministrables. Après ce coup de frein à la démocratie de façade, les jeunes ont pris leur destin en main pour assurer la relève, a martelé le conférencier.

Il a précisé que l'actuel Premier ministre, Cheick Modibo Diarra a même soutenu la participation des jeunes lors de son séminaire avec les membres de son gouvernement. Les leaders politiques qui ont occupé tous les postes de responsabilité sous l'ère démocratique doivent faire confiance à la jeune génération.

Il est temps pour  que les Maliens saisissent cette opportunité pour engager une lutte sans merci contre les fléaux qui minent ce pays: la corruption, le clientélisme, le copinage, le népotisme, pour ne citer que ceux-là. Les dignitaires de l'ordre ancien qui s'agitent, aujourd'hui, sont en partie comptables de l'état de déliquescence du pays, a poursuivi le conférencier.

Le parti pour l'action civique et patriotique s'est dit engagé pour le rajeunissement du leadership politique malien.

<strong>Boubaca PAITHAO</strong>

<strong>Stagiaire</strong>

<strong> </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
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<title>La plaie du régime : Le régionalisme</title>
<link>https://www.maliweb.net/point-de-vue/la-plaie-du-regime-le-regionalisme-6812.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 04 Dec 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2" face="Arial" color="#333399"><strong><em><span>Ne dit-on pas que le Mali est un carrefour de civilisations, point de contact entre peuples de race blanche et de peuples de race noire. Il se pr&eacute;sente comme un brassage d&rsquo;ethnies qui sont autant de groupes anthropologiques et culturels se distinguant par la langue et des traits de civilisations, quelque fois par une certaine sp&eacute;cialisation dans un secteur de production.</span></em></strong></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>En prenant comme base les estimations de 1960 servant des r&eacute;f&eacute;rences pour appr&eacute;cier l&rsquo;importance respective des diff&eacute;rents groupes ethniques, nous constatons que depuis cette p&eacute;riode, le poids humain de chaque ethnie est rest&eacute; stable dans l&rsquo;ensemble malien. Cette r&eacute;partition fait appara&icirc;tre la pr&eacute;dominance des Manding qui regroupent &agrave; eux seuls 40% de la population. Parmi ces Mandings 80% sont les bambaras. Le groupe soudanais et les nomades repr&eacute;sentent respectivement 20 et 17% de cette population. Toutefois, les vrais nomades&nbsp;seraient moins importants si l&rsquo;on soustrait les nombreux peuls&nbsp;depuis longtemps s&eacute;dentaris&eacute;s dans les r&eacute;gions de Mopti, S&eacute;gou, Sikasso.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>Modibo, Moussa et Alpha ont tous refus&eacute; le r&eacute;gionalisme ou le&nbsp;tribalisme par la promotion des cadres. Environ vingt deux mille travailleurs sont recens&eacute;s par la fonction publique dont huit mille cadres. Mais avec les concours professionnels, le nombre des cadres augmente d&rsquo;ann&eacute;e en ann&eacute;e.&nbsp;Et l&rsquo;ethnie qui a le plus grand nombre de cadres, intellectuels est celle des groupes Dogon, Sonrai, et Peulh.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>&nbsp;Ce constat trouve son cheminement dans la formation du premier gouvernement du Mali de 1960. Trois exemples suffisent &agrave; cet effet pour &eacute;clairer notre&nbsp; &laquo;<strong>curiosit&eacute;</strong>&raquo;. Attacher Ma&iuml;ga fut ministre des Finances et du Commerce de 1960 &agrave; 1968, date de renversement du r&eacute;gime. Il a &eacute;t&eacute; une r&eacute;f&eacute;rence pour les Sonrais. Raison pour laquelle, les services financiers (Banques, tr&eacute;sor, douane, imp&ocirc;ts, budget etc.) sont les chasses gard&eacute;es de cette ethnie. </span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>Somin&eacute; Dolo, ministre de la Sant&eacute; et des Affaires sociales, gr&acirc;ce &agrave; lui les meilleurs m&eacute;decins sont Dogon et la quasi-totalit&eacute; des promoteurs de pharmacie sont de l&rsquo;ethnie Dogon. Le professeur Ogobara Doumbo a suivi les traces de son ma&icirc;tre et a fini par arracher une renomm&eacute;e internationale.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>Seydou Badian Kouyat&eacute; (Traor&eacute;), ministre du D&eacute;veloppement rural, a &eacute;t&eacute; une r&eacute;f&eacute;rence pour l&rsquo;ethnie mandingue. Les sous- groupes Manding (Bambara, Kassok&eacute;, S&eacute;noufo, Bwa, Minianka) ont par la suite&nbsp;embrass&eacute; des &eacute;tudes sur le monde rural et l&rsquo;&eacute;ducation.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>Le Mali de 1960 et ses cadres intellectuels ont &eacute;t&eacute; des guides pour la g&eacute;n&eacute;ration d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Les actes pos&eacute;s &agrave; cette &eacute;poque &eacute;taient bien r&eacute;fl&eacute;chis. Nos anciens avaient le souci de la coh&eacute;sion sociale. Toute fracture sociale &eacute;tait combattue. </span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>Ce n&rsquo;est qu&rsquo;avec le r&eacute;gime dit de consensus national que nous assistons &agrave; la naissance du r&eacute;gionalisme et de l&rsquo;ethnicisme. La preuve nous a &eacute;t&eacute; donn&eacute;e par la composition du gouvernement de Modibo Sidib&eacute;. La r&eacute;gion de Kayes se taille la part du lion avec 8 ministres suivie de Mopti 7. Les autres, la portion incongrue.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>&nbsp;Cette philosophie influence&nbsp;certaines soci&eacute;t&eacute;s &eacute;trang&egrave;res implant&eacute;es au Mali dont les recrutements des nationaux&nbsp;se font sur fond de r&eacute;gionalisme. Une banque de la place serait r&eacute;put&eacute;e pour son r&eacute;gionalisme. Il suffit d&rsquo;appartenir &agrave; l&rsquo;ethnie peulh ou Sonrha&iuml; pour pr&eacute;tendre &agrave; un poste.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>&nbsp;A l&rsquo;inspection du minist&egrave;re des Finances,&nbsp;il suffit d&rsquo;&ecirc;tre Kayesien pour b&eacute;n&eacute;ficier des missions les plus juteuses.&nbsp;</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>Aujourd&rsquo;hui, le r&eacute;gionalisme sur fonds de tribalisme a atteint son paroxysme. </span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><strong>Safoun&egrave; Koumba </strong></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial">3 decembre 2007</font></p>
<p>rn
<p>&nbsp;</p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Election 2007 au MALI : Voici comment et pourquoi un seul homme a bloqué les débats au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/point-de-vue/election-2007-au-mali-voici-comment-et-pourquoi-un-seul-homme-a-bloque-les-debats-au-mali-10441.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 27 Apr 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Indépendant</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p><span lang=FR">Depuis 771 ann&eacute;es, l''arbre de la d&eacute;mocratie a &eacute;t&eacute; plant&eacute; au Mali. Cette d&eacute;mocratie est plus vieille que celle de <st1:personname productid="la France. C" w:st="on">la France. C</st1:personname> ''est en 1236 que <st1:personname productid="la Charte" w:st="on">la Charte</st1:personname> de Kouroukan Fouga, dans l''actuel cercle de Kangaba, a &eacute;t&eacute; discut&eacute;e et adopt&eacute;e pour d&eacute;terminer le mode de vie dans le grand ensemble mandingue. Quant &agrave; <st1:personname productid="la France" w:st="on">la France</st1:personname> , elle n''a acc&eacute;d&eacute; &agrave; la d&eacute;mocratie qu''apr&egrave;s la prise de <st1:personname productid="la Bastille" w:st="on">la Bastille</st1:personname> en 1789. Il y a de cela 218 ann&eacute;es. Donc cet ensemble mandingue dont le Mali a &eacute;t&eacute; un des piliers a connu la d&eacute;mocratie pendant 5 si&egrave;cles et 5 d&eacute;cennies (553 ans) avant <st1:personname productid="la France. Mais" w:st="on">la France. Mais</st1:personname> h&eacute;las, de nombreuses exp&eacute;riences dans le cheminement des &ecirc;tres humains et des peuples prouvent qu''on peut &ecirc;tre premier sur le terrain de l''initiation des id&eacute;es et se retrouver dernier sur celui de la concr&eacute;tisation. Cela corrobore qu''un &eacute;l&egrave;ve peut devenir le professeur de son ancien ma&icirc;tre d''&eacute;cole?</span>rn
<p class="MsoNormal" style=""><span lang="FR">nracin&eacute; depuis pr&egrave;s de 800 ans, l''arbre d&eacute;mocratique du Mali a connu des crises de croissance dangereusement aggrav&eacute;es par des manques d''eau de pers&eacute;v&eacute;rance et d''air de transparence. Deux &eacute;l&eacute;ments indispensables &agrave; la fertilit&eacute; et &agrave; l''utilit&eacute; de l''arbre d&eacute;mocratique.<span style="">&nbsp; </span></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="text-indent: 14.15pt;"><span lang="FR">Apr&egrave;s les &eacute;v&egrave;nements de mars 1991 qui ont conduit &agrave; l''&eacute;largissement des d&eacute;bats d&eacute;mocratiques, d''une part entre les citoyens et de l''autre les aspirants au poste de Pr&eacute;sident , les maliens avaient eu l''espoir de renforcer leur arbre s&eacute;culaire. En cette ann&eacute;e 2007, ne doit-on analyser autrement cette d&eacute;claration choquante et inspirante, au d&eacute;but des ann&eacute;es 1990, de l''actuel pr&eacute;sident sortant de <st1:personname productid="la France" w:st="on">la France</st1:personname> , Jacques Chirac, en ces termes : &quot;<em>L''Afrique n''est pas m&ucirc;re pour la d&eacute;mocratie&quot; </em>?</span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="text-indent: 14.15pt;"><span lang="FR">Je pense que Chirac n''a pas tout &agrave; fait tord. Car, la fa&ccedil;on dont des dirigeants africains s''accrochent au pouvoir ( plus de 20 ans) et les m&eacute;thodes d''organisation frauduleuses des &eacute;lections africaines attestent leur immaturit&eacute; ou immoralit&eacute; socio-politique. Il y a certes de tr&egrave;s rares exceptions.</span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="text-indent: 14.15pt;"><span lang="FR">Les progr&egrave;s technique, scientifique et &eacute;conomique ne d&eacute;pendent pas de la d&eacute;mocratie qui &eacute;mane de la volont&eacute; commune des peuples et leurs dirigeants d''accepter la contradiction, d''encourager la comp&eacute;tition et de respecter le droit de chacun &agrave; un libre choix. Donc, la capacit&eacute; d''implantation et d''expansion du syst&egrave;me d&eacute;mocratique ne doit aucune &ecirc;tre li&eacute;e &agrave; la coloration &eacute;pidermique de l''&ecirc;tre humain.</span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="text-indent: 14.15pt;"><span lang="FR">Nous qui vivons en occident avons r&eacute;ellement honte de constater qu''&agrave; la p&eacute;riode des &eacute;lections pr&eacute;sidentielle en Afrique des observateurs &eacute;trangers sont sollicit&eacute;s pour surveiller le bon d&eacute;roulement de ces consultations populaires. Mais on n''a jamais eu besoin des africains pour jour le m&ecirc;me r&ocirc;le lors des &eacute;lections occidentales. Quelle humiliation de tout un continent ! Par devoir<span style="">&nbsp; </span>d''aider &agrave; r&eacute;animer des d&eacute;bats contradictoires au niveau des pr&eacute;sidentiables, nous avons tent&eacute; de rencontrer les 8 candidats en lice pour les scrutins du 29 avril prochain. En mi-mars, nous avons commenc&eacute; logiquement par ceux qui avaient<span style="">&nbsp; </span>d&eacute;clar&eacute; solennellement leurs candidatures. Avant la fin de mars nous avons &eacute;t&eacute; re&ccedil;u respectivement et respectueusement par les candidats suivants:</span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style=""><strong style=""><span lang="FR">Ibrahim Boubacar Keita,<span style=""> <o:p></o:p></span></span></strong></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="text-indent: 14.15pt;"><span lang="FR">IBK du RPM nous a confi&eacute; chez lui &agrave; S&eacute;b&eacute;nikoro: <em>&quot; &hellip;dans mon discours d''investiture du 18 d&eacute;cembre 2006, j''ai demand&eacute; l''organisation et la diffusion des d&eacute;bats &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision et la radio nationales. Nous n''avons pas &eacute;t&eacute; entendu&hellip; tous nos efforts dans ce sens ont &eacute;t&eacute;, le moment, vains&hellip;</em>&quot;</span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="text-indent: 14.15pt;"><span lang="FR">Ti&eacute;bil&eacute; Dram&eacute; du PARENA, apr&egrave;s nous avoir pr&eacute;sent&eacute; aux membres de sa cellule de Communication au si&egrave;ge de son parti a pr&eacute;cis&eacute;:<em>&quot; ...je suis fin pr&ecirc;t pour les d&eacute;bats. C''est un moyen de renforcer notre d&eacute;mocratie.</em>&quot;</span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="text-indent: 14.15pt;"><span lang="FR">Soumeilou Boubeye Maiga de Convergence 2007, dans son domicile au centre-ville de Bamako, nous a soulign&eacute;: <em>&quot; &hellip;oui, je suis disponible pour les d&eacute;bats. Ce serait<span style="">&nbsp; </span>une bonne occasion de prouver davantage au peuple la force du changement que nous incarnons&hellip;</em>&quot;</span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="text-indent: 14.15pt;"><span lang="FR"><span style="">&nbsp;</span>Au cours de ce mois d''Avril, trois autres pr&eacute;tendants au fauteuil pr&eacute;sidentiel nous ont cordialement affirm&eacute; lors de nos &eacute;changes sur le m&ecirc;me th&egrave;me:</span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="text-indent: 14.15pt;"><span lang="FR">Mamadou Blaise Sangar&eacute; du CDS a argument&eacute;: &quot;<em> &hellip;le fondement de la d&eacute;mocratie est<span style="">&nbsp; </span>le droit des citoyens et citoyennes au libre choix. Dans ce cas, il faudrait donner &agrave; ces citoyens des &eacute;claircissements leur permettant de bien choisir. Je crois que les d&eacute;bats contradictoires sont n&eacute;cessaires entre les candidats&hellip;</em>&quot;</span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="text-indent: 14.15pt;"><span lang="FR">Madiassa Maguiraga du PPP, nous confirme: &quot; <em>&hellip;Je veux ce genre de d&eacute;bats entre candidats. Il nous</em> <em>permet de nous faire mieux comprendre par ceux et celles qui doivent nous &eacute;lire. </em>&quot;</span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="text-indent: 14.15pt;"><span lang="FR">Oumar Mariko du SADI, de fa&ccedil;on cat&eacute;gorique, nous dit: &quot;<em> &hellip;nous avons demand&eacute; la tenue de ces d&eacute;bats, seul ATT a refus&eacute;. Mon Conseiller en Communication peut vous en t&eacute;moigner, dit-il en donnant la parole &agrave; celui-ci du nom de Nouhoum Keita&raquo;</em>. Ce Conseiller a explicit&eacute; : &quot;<em> &hellip;Au niveau du CNEAME ( Comit&eacute; national de l''&eacute;gal acc&egrave;s aux m&eacute;dias d''&Eacute;tat) les repr&eacute;sentants d''ATT ont refus&eacute; de discuter des modalit&eacute;s des d&eacute;bats contradictoires. Ce CNEAME ne se trouve pas habilit&eacute; &agrave; demander l''organisation des d&eacute;bats d&egrave;s qu''un seul candidat refuse d''y participer. Nous n''avons pas pu les convaincre de les organiser entre les 7 autres candidats qui sont int&eacute;ress&eacute;s&hellip;</em>&quot;</span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="text-indent: 14.15pt;"><span lang="FR"><span style="">&nbsp;</span>Jusqu''au moment o&ugrave; nous r&eacute;digeons cet article nous n''avons pu recueillir les avis des candidats Mme Sidib&eacute; Aminata Diallo et<span style="">&nbsp; </span>Amadou Toumani Tour&eacute;, ATT malgr&eacute; nos efforts d&eacute;ploy&eacute;s depuis le d&eacute;but de ce mois. Nous avons alors notifi&eacute; ces derni&egrave;res tentatives:</span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="text-indent: 14.15pt;"><span lang="FR">Mme Sidib&eacute; Aminata Diallo,</span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="text-indent: 14.15pt;"><span lang="FR">Son t&eacute;l&eacute;phone cellulaire nous annon&ccedil;ait encore le jeudi 19 avril &agrave; 19h35 son message d''indisponibilit&eacute; par sa propre voix suivi de celui du syst&egrave;me: <em>&quot;D&eacute;sol&eacute;, il n''y a plus de place pour enregistrer des messages.</em>&quot;</span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="text-indent: 14.15pt;"><span lang="FR">Le vendredi 20 &agrave; 15h 20, nous l''avons appel&eacute;, elle d&eacute;crocha le t&eacute;l&eacute;phone sans nous parler. Nous l''avons entendu pendant pr&egrave;s de 2 minutes en conversation avec une autre femme. Nous avons raccroch&eacute; et r&eacute;essay&eacute;, c''est le r&eacute;pondeur du syst&egrave;me &quot;<em>D&eacute;sol&eacute;&hellip;&quot; </em>qui a retentit.</span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="text-indent: 14.15pt;"><span lang="FR">Les 23 et 25 courant d''abord &agrave; 14h30 puis &agrave; 10h12 c''est le m&ecirc;me message &quot;<em>D&eacute;sol&eacute;&hellip;&quot;</em> du syst&egrave;me que nous avons encore entendu.</span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style=""><strong><span lang="FR">Amadou Toumani Tour&eacute;<span style="">&nbsp; </span>ATT<o:p></o:p></span></strong></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="text-indent: 14.15pt;"><span lang="FR">Apr&egrave;s avoir laiss&eacute; des messages aux employ&eacute;s du Secr&eacute;tariat<span style="">&nbsp; </span>G&eacute;n&eacute;ral et au Cabinet de <st1:personname productid="la Pr&#65513;sidence" w:st="on">la Pr&eacute;sidence</st1:personname> sans recevoir<span style="">&nbsp; </span>aucun retour d''appel nous avons obtenu aupr&egrave;s d''une presse priv&eacute;e le num&eacute;ro de cellulaire de son Conseiller en Communication, Seydou Cissouma. </span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="text-indent: 14.15pt;"><span lang="FR">&Agrave; celui-ci, nous avons laiss&eacute; le jeudi 19 avril entre 19h16 et 19h30 deux messages 1 vocal et 1 autre par sms dont le contenu est &quot;<em>Bonsoir mr. Cissouma mon nom est&hellip;je souhaite rencontrer votre candidat ATT dans le cadre de l''&eacute;lection pr&eacute;sidentielle. Je suis&hellip;venu du Canada pour la circonstance. Merci.&quot;</em> </span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="text-indent: 14.15pt;"><span lang="FR">N''ayant re&ccedil;u aucune r&eacute;ponse, nous avons rappel&eacute; le vendredi 20 au Cabinet de <st1:personname productid="la Pr&#65513;sidence" w:st="on">la Pr&eacute;sidence</st1:personname> &agrave; 15h28. Une Mme Yalcou&eacute; r&eacute;pond. Elle nous dit que la secr&eacute;taire responsable, nomm&eacute;e Mme Tandina, qui est &agrave; sa pause nous contactera dans une heure.<span style="">&nbsp; </span>Mais, 7 minutes plus tard, c''est un monsieur qui nous appelle et demande de rester &agrave; l''&eacute;coute pour un autre.<span style="">&nbsp; </span>Celui-ci du nom de Ousmane Sagara nous pr&eacute;cise qu''il est un planton et que nous seront rappel&eacute;s par Mme Tandina. Cette derni&egrave;re n''ayant toujours pas retourn&eacute; notre appel, nous avons une fois de plus tent&eacute; de joindre Cissouma dont le r&eacute;pondeur ne pouvait prendre de messages.</span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="text-indent: 14.15pt;"><span lang="FR">Au cours de notre enqu&ecirc;te sur les raisons de ce refus de communiquer avec nous, j''ai personnellement rencontr&eacute; une personne (dignitaire) tr&egrave;s proche de <st1:personname productid="la Pr&#65513;sidence" w:st="on">la Pr&eacute;sidence</st1:personname> de <st1:personname productid="la R&#65513;publique. Apr&#65512;s" w:st="on">la R&eacute;publique. Apr&egrave;s</st1:personname> avoir obtenu mon engagement tr&egrave;s ferme de ne ni &eacute;crire ni dire son nom dans aucune circonstance, cette personne me r&eacute;v&eacute;la le contenu de la toute derni&egrave;re r&eacute;union tenue par le bureau de campagne du pr&eacute;sident ATT avant l''annonce officielle de sa candidature. </span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="text-indent: 14.15pt;"><span lang="FR">Au chapitre de la question des d&eacute;bats contradictoires de la dite r&eacute;union, il m''a inform&eacute;: &quot;<em>...ce pr&eacute;sident d''un des partis politiques respectables (j''ai choisi de taire son nom)</em> <em>membre de l''ADP, est venu, pr&egrave;s de 15 minutes apr&egrave;s l''ouverture de la r&eacute;union &agrave; laquelle assistait ATT lui-m&ecirc;me&raquo;</em>. Il affirme avoir des renseignements pertinents sur les trois principaux gueulards, Ti&eacute;bil&eacute;, Soumeylou, et mamadou Blaise susceptibles de noyer ATT dans d''&eacute;ventuels d&eacute;bats m&eacute;diatis&eacute;s. Puis, il sugg&egrave;re au g&eacute;n&eacute;ral pr&eacute;sident de mentionner,<span style="">&nbsp; </span>dans son discours d''annonce de candidature, sa disponibilit&eacute; de d&eacute;battre avec n''importe quel candidat<em>. <o:p></o:p></em></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="text-indent: 14.15pt;"><em><span lang="FR">Sans demander &agrave; voir les dites preuves ni &agrave; avoir les avis des autres participants, ATT a tranch&eacute; : Je ne gagne rien, le Mali ne gagne rien dans des d&eacute;bats avec ces assoiff&eacute;s de pouvoir. Par leurs bouches, ils vont banaliser devant le peuple mes grandes r&eacute;alisations. Non, non, je ne ferai pas de d&eacute;bats avec eux, parlons d''autres choses !</span></em><span lang="FR">&quot;</span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="text-indent: 14.15pt;"><span lang="FR">Dans cette r&eacute;v&eacute;lation, j''ai compris le refus inavou&eacute; du camp pr&eacute;sidentiel de nous parler. Ainsi, je trouve consid&eacute;rables les rumeurs selon lesquelles c''est encore lui ATT qui a emp&ecirc;cher les d&eacute;bats lors de l''&eacute;lection pr&eacute;sidentielle de 2002. </span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="text-indent: 14.15pt;"><span lang="FR">En cette ann&eacute;e 2007, dans de telles conditions, les maliennes et maliens souhaitant une d&eacute;mocratie transparente doivent prendre leur mal en patience. C''est ainsi qu''un seul homme a b&acirc;illonn&eacute; ses adversaires et priv&eacute; les citoyens de leur droit &agrave; la lumi&egrave;re sur le projet de soci&eacute;t&eacute; de celui et celle qu''ils doivent choisir pour cinq ann&eacute;es. L''une des promesses faites par ATT en 2002 &eacute;tait de renforcer la d&eacute;mocratie. Est-il parvenu ? C''est normal, il faut le dire.</span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="text-indent: 14.15pt;"><span lang="FR">Je crois avoir satisfait ma promesse faite, dans mon dernier article, de vous r&eacute;v&eacute;ler<span style="">&nbsp; </span>avant la fin de la p&eacute;riode de campagne le ou les candidats qui veulent<span style="">&nbsp; </span>emp&ecirc;cher l''&eacute;closion de la transparence&hellip; N''ai-je pas accompli ma mission si risqu&eacute;e soit-elle? </span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="text-indent: 14.15pt;"><span lang="FR">En terminant j''attire votre attention sur ses deux articles extraits de <st1:personname productid="la Charte" w:st="on">la Charte</st1:personname> de Kouroukan Fouga mise en vigueur en 1236 qui doit demeurer en valeur dans nos soci&eacute;t&eacute;s modernes :</span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="text-indent: 14.15pt;"><span lang="FR"><span style="">&nbsp;</span>&quot; <em>Article 19: Tout homme a deux beaux-parents: Les parents de la fille que l''on n''a pas eue et la parole qu''on a prononc&eacute; sans contrainte aucune. On leur doit respect et consid&eacute;ration.<o:p></o:p></em></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="text-indent: 14.15pt;"><em><span lang="FR"><span style="">&nbsp;</span>Article 25: Le charg&eacute; de mission ne risque rien au Mand&eacute;. </span></em><span lang="FR">&quot;</span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><strong><em><span lang="FR">*Animateur de radio et &eacute;crivain &agrave; Montr&eacute;al.<span style="">&nbsp; </span>En mission &agrave; Bamako<o:p></o:p></span></em></strong></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><strong><em><span lang="FR">Lacine DIAWARA<o:p></o:p></span></em></strong></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><strong><em><span lang="FR">*Animateur de radio et &eacute;crivain &agrave; Montr&eacute;al.<span style="">&nbsp; </span>En mission &agrave; Bamako<o:p></o:p></span></em></strong></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><strong><em><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></em></strong></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
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<title>Entre Nous : Dieu, le Mali, ces candidats</title>
<link>https://www.maliweb.net/point-de-vue/entre-nous-dieu-le-mali-ces-candidats-10085.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 10 Apr 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><span lang="FR">Avant-hier dimanche ils &eacute;taient huit, dont une femme, &agrave; descendre dans l&rsquo;ar&egrave;ne pour conqu&eacute;rir le pouvoir politique dans notre pays. Des c&eacute;r&eacute;monies de lancement de campagne ont &eacute;t&eacute; organis&eacute;es sur une bonne partie du territoire national au gr&eacute; des moyens et de l&rsquo;inspiration de chacun. A Bamako la capitale, &agrave; Mopti, la ville natale du chef de l&rsquo;Etat, candidat &agrave; sa propre succession, &agrave; Nioro pour Ti&eacute;bil&eacute; Dram&eacute;, &agrave; Kayes pour Soumeylou. A la p&ecirc;che&hellip; aux voix, car il s&rsquo;agit pour chaque candidat d&rsquo;obtenir le maximum de suffrages n&eacute;cessaires&nbsp;! <o:p></o:p></span></font>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Une bataille des nerfs en pr&eacute;lude au grand derby des urnes de dimanche 29 avril. Dans 19 petits jours donc. Chacun, dans sa profession de foi, caresse ou entretient le r&ecirc;ve de diriger notre pays. Chacun, sous sa conduite, voit notre pays &eacute;conomiquement fort et socialement prosp&egrave;re. C&rsquo;est leur vision, patriotique si l&rsquo;on s&rsquo;en tient &agrave; leurs messages ces derniers temps. Il se trouve que telle est aussi notre aspiration. Que Dieu fasse que le Mali soit entre de bonnes mains&nbsp;! <o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">En attendant l&rsquo;&eacute;pilogue de ce qui a &eacute;t&eacute; entam&eacute; dimanche, nous sommes 70% des 12 millions de Maliens &agrave; croupir sous le lourd fardeau de la pauvret&eacute; et de la mis&egrave;re. Dans la foul&eacute;e de l&rsquo;humiliant d&eacute;nuement, d&rsquo;aucuns vont jusqu&rsquo;&agrave; esp&eacute;rer que cette p&eacute;riode de tapage caract&eacute;ris&eacute;e aussi par des distributions de tricots, th&eacute;, sucre et pagne, soit aussi une occasion pour que l&rsquo;argent circule un peu. C&rsquo;est vrai qu&rsquo;on n&rsquo;en voit plus ces temps - ci. Comme pour t&eacute;moigner de l&rsquo;&acirc;pret&eacute; du combat qui vient de s&rsquo;engager, la nature, depuis quelques jours d&eacute;j&agrave;, nous gratifie d&rsquo;une &eacute;touffante chaleur. <o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Mais aussi paradoxal que cela puisse para&icirc;tre ce dimanche-l&agrave;, contrairement &agrave; tout ce qui se disait, c&rsquo;&eacute;tait plut&ocirc;t le doute. La s&eacute;r&eacute;nit&eacute; affich&eacute;e dans les diff&eacute;rents camps a vite fait de dispara&icirc;tre, le mercure de la fi&egrave;vre galopante fortement attendue est rest&eacute; au rez de chauss&eacute;e.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Nioro, Kayes, le Palais de la culture, et la salle des congr&egrave;s du CICB<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">La premi&egrave;re grosse impression des Maliens de Bamako par rapport &agrave; la mobilisation dans les camps en face, est le peu d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t suscit&eacute; par ce qui se d&eacute;roulait ce week-end l&agrave;. Si Ti&eacute;bil&eacute; et Soumeylou, les deux gros outsiders de cette course, ont pr&eacute;f&eacute;r&eacute; la vill&eacute;giature &agrave; la fournaise de la capitale, en allant faire la f&ecirc;te chez lui &agrave; Nioro du sahel pour le premier et &agrave; Kayes pour le second,<span style="">&nbsp; </span>les mastodontes, Sambourou et S&eacute;b&eacute;ninkoro Bourama, demeur&eacute;s ici n&rsquo;ont pas fait mieux. Les deux salles lou&eacute;es par leurs staffs respectifs, &agrave; savoir le Cicb et le Palais de la Culture ne peuvent, quoiqu&rsquo;on dise, d&eacute;passer les dix mille personnes. Pourquoi, les Stades Modibo Ke&iuml;ta, 26 mars et Mamadou Konat&eacute; sont rest&eacute;s orphelins et tenus &agrave; l&rsquo;&eacute;cart de ce qui aurait pu &ecirc;tre leur f&ecirc;te &agrave; eux&nbsp;? La peur de ne pouvoir relever le d&eacute;fi de la mobilisation&nbsp;? On ne peut que r&eacute;pondre par l&rsquo;affirmative pour peu qu&rsquo;on mesure l&rsquo;aura et la dimension des deux hommes&nbsp;: Sambourou et S&eacute;b&eacute;ninkoro Bourama.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><span style="">&nbsp;</span>Si pour le pr&eacute;sident sortant du parlement peut b&eacute;n&eacute;ficier de circonstances att&eacute;nuantes, tel n&rsquo;est pas le cas du locataire sortant de la colline. Se fondant sur son bilan et l&rsquo;ampleur de ses r&eacute;alisations Sambourou ne devait pas se contenter d&rsquo;une si exigue salle des congr&egrave;s du Cicb et ses polyvalentes. Tout s&rsquo;est pass&eacute; comme si les deux groupes, se sachant &agrave; &eacute;galit&eacute; en terme de mobilisation, se sont partag&eacute;s le peu de monde int&eacute;ress&eacute; par le spectacle, entre les deux salles. Ce qui, il faut le dire, n&rsquo;honore surtout pas l&rsquo;Adp et les centaines de mouvements et associations se r&eacute;clamant de Sambourou. C&rsquo;est vrai et il faut le dire&nbsp;: le nombre ne fait toujours pas le poids et le palais des congr&egrave;s, cadre de pr&eacute;sentation du programme 2007 &ndash; 2012 du pr&eacute;sident sortant et candidat &agrave; sa propre succession, n&rsquo;est pas flatteur pour l&rsquo;image. Qu&rsquo;ont donc fait l&rsquo;Adema, l&rsquo;Urd, le Cnid, le Mpr, le Mouvement citoyen et toutes ces associations revendiquant le label ATT&nbsp;? Ont-ils r&eacute;ellement du monde derri&egrave;re eux, pour confiner leur fringant poulain dans cette<span style="">&nbsp; </span>petite ar&egrave;ne qu&rsquo;est le Cicb&nbsp;? <o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Pour un d&eacute;but, le Rpm peut se targuer d&rsquo;avoir ravi la vedette au camp pr&eacute;sidentiel, parce que le Palais de la culture est au moins deux fois plus vaste que celui des congr&egrave;s, m&ecirc;me si, il a compt&eacute; sur des militants du Fdr en l&rsquo;absence de certains de leurs mentors.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">Sambourou gagne<span style="">&nbsp; </span>la bataille de la Communication ...<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Le staff de campagne de Sambourou, dont sans nul doute &lsquo;&rsquo;Oc&eacute;an Communication&rsquo;&rsquo;, a frapp&eacute; un grand coup, en r&eacute;ussissant &agrave; occuper toutes les places fortes d&rsquo;affichage de la capitale. Le dimanche matin, Bamako s&rsquo;est donc r&eacute;veill&eacute;e avec l&rsquo;effigie d&rsquo;un Sambourou souriant sur toutes les art&egrave;res de la ville. <o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">La nature, on le sait, a horreur du vide. C&rsquo;est ce que Maabo et son groupe ont compris et le b&eacute;n&eacute;fice forcement est tomb&eacute; dans le sac du papa ch&eacute;ri. Croyant peu ou prou aux vertus de la Communication, le camp adverse &agrave; laiss&eacute; pour l&rsquo;heure une pi&egrave;tre impression dans l&rsquo;opinion de la capitale. <o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">... r&egrave;gle ses comptes avec les Maliens de France<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">A l&rsquo;occasion du lancement de son projet 2007 &ndash; 2012, le pr&eacute;sident sortant a r&eacute;pondu &agrave; ses d&eacute;tracteurs de la France. Lesquels l&rsquo;avaient pris &agrave; partie en marge du sommet France &ndash; Afrique, non sans lui avoir r&eacute;serv&eacute; un accueil hostile. Une rencontre que le pr&eacute;sident sortant n&rsquo;est pas pr&ecirc;t d&rsquo;oublier. Raison pour laquelle a-t-il tenu &agrave; r&eacute;p&eacute;ter ce qui<span style="">&nbsp; </span>continue<span style="">&nbsp; </span>de faire des vagues dans le milieu malien de France&nbsp;: &lsquo;&rsquo; Il n&rsquo;a dit &agrave; personne de partir en France&hellip; donc il ne peut demander &agrave; qui que ce soit de revenir&hellip;&rsquo;&rsquo;Et tunti tanti<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">Quand La guerre se personnalise<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Pour avoir demand&eacute; &agrave; ATT de jeter l&rsquo;&eacute;ponge, Ti&egrave;bil&eacute; n&rsquo;a sans doute fait qu&rsquo;attiser la flamme de la col&egrave;re de son ancien pote, Amadou Toumani Tour&eacute;. Pour toute r&eacute;ponse, le candidat de l&rsquo;Adp a choisi la ville natale du pr&eacute;sident du Parena pour annoncer sa candidature. <o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Un d&eacute;fi &agrave; l&rsquo;endroit de celui que personne n&rsquo;avait encore battu dans cette ville du pays.<span style="">&nbsp; </span>Et comme Ti&eacute;bil&eacute; n&rsquo;est pas homme &agrave; se laisser marcher sur les pieds, il est donc retourn&eacute; &agrave; la maison pour lancer sa campagne. Faut-il en d&eacute;duire que, au-del&agrave; du champ politique, la rivalit&eacute; entre les deux leaders est en train de se personnaliser&nbsp;? L&rsquo;heure n&rsquo;est plus aux amours entre &lsquo;&rsquo;grand fr&egrave;re et petit fr&egrave;re&rsquo;&rsquo;, et on n&rsquo;est plus loin de l&rsquo;animosit&eacute;. Attendons donc le 29 avril pour nous &eacute;difier. Comme quoi, en politique tout peut arriver.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Par Sory Ha&iuml;dara<o:p></o:p></span></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
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<title>Il faut le dire : Pièges</title>
<link>https://www.maliweb.net/point-de-vue/il-faut-le-dire-pieges-10076.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 10 Apr 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Les Echos</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><em><span lang="FR" style="font-size: 10pt; color: rgb(51, 51, 153);">Comme pour faire amende honorable apr&egrave;s la marche de protestation de la Jeunesse FDR sur la campagne pr&eacute;matur&eacute;e impos&eacute;e par le pr&eacute;sident sortant, des m&eacute;dias d&rsquo;Etat, apprend-on, s&rsquo;appr&ecirc;tent &agrave; mettre enfin tous les candidats sur un pied d&rsquo;&eacute;galit&eacute;. Non seulement, ils vont couvrir, comme il doit, la campagne des uns et des autres. Mais, mieux&nbsp;: ils se proposent de faire intervenir leurs &eacute;pouses pour, peut-on supposer, &laquo;&nbsp;pimenter la sauce&nbsp;&raquo;.<o:p></o:p></span></em></font>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt;">A priori, on peut penser que c&rsquo;est une innovation, une d&eacute;couverte digne d&rsquo;un G&eacute;o Trouvetou. Toutefois, &agrave; analyser de pr&egrave;s la situation, on peut relever plusieurs pi&egrave;ges dans cette d&eacute;marche. Le plus grave n&rsquo;est-il pas un glissement dangereux dans la vie priv&eacute;e des protagonistes&nbsp;? Or, ne dit-on pas toujours chez nous que la vie priv&eacute;e est sacr&eacute;e&nbsp;? Que vont apporter de plus ces tendres moiti&eacute;s si les candidats, dans une d&eacute;mocratie qui veut r&eacute;solument aller de l&rsquo;avant, sont choisis sur la base d&rsquo;un programme clair, net et faisable et non de r&eacute;alisations dont la paternit&eacute; est sujette &agrave; caution&nbsp;?<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt;">En tout &eacute;tat de cause, ce ne sont pas les &eacute;pouses qui sont candidates, mais leurs maris. Que viennent-elles alors chercher l&agrave; quand on sait que dans notre soci&eacute;t&eacute;, la bonne Malienne, tout en ayant voix au chapitre lors de la prise de d&eacute;cisions graves, s&rsquo;efface publiquement devant l&rsquo;&eacute;poux&nbsp;? Si les &eacute;pouses peuvent prendre une part active &agrave; la campagne sur le terrain de leurs pr&eacute;tendants de maris &agrave; Koulouba, officiellement elles ne doivent jouer aucun r&ocirc;le. Il doit en &ecirc;tre de m&ecirc;me pour leurs enfants et proches parents parce qu&rsquo;il y a lieu de tenir la famille loin des joutes &eacute;lectorales afin de la pr&eacute;server, d&rsquo;&eacute;viter des amalgames faciles pour une campagne officielle civilis&eacute;e.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt;">En r&eacute;alit&eacute;, en d&eacute;cidant de faire intervenir les &laquo;&nbsp;candidates premi&egrave;res dames&nbsp;&raquo;, les m&eacute;dias voulaient encore r&eacute;server la part du lion &agrave; qui vous savez. Si le jeu devait se faire, nul doute que les actions d&rsquo;une certaine Fondation seraient davantage valoris&eacute;es. Financ&eacute;es par l&rsquo;argent public, ses r&eacute;alisations seraient mises &agrave; l&rsquo;actif du mari pr&eacute;sident sortant. Une astuce pour les m&eacute;dias d&rsquo;Etat de se tenir &agrave; &eacute;gale distance des candidats&nbsp;?!!! Heureusement que le pi&egrave;ge n&rsquo;a pas pris car l&rsquo;une des &eacute;pouses de candidat a d&eacute;j&agrave; refus&eacute; le cadeau du &laquo;&nbsp;messie&nbsp;&raquo;.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR" style="font-size: 10pt;">A. M. T.<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Lettre d’ATT aux Maliens : Les vanités d’un mandat au crible d’un citoyen</title>
<link>https://www.maliweb.net/point-de-vue/lettre-d%25e2%2580%2599att-aux-maliens-les-vanites-d%25e2%2580%2599un-mandat-au-crible-d%25e2%2580%2599un-citoyen-10075.html</link>
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<pubDate>Tue, 10 Apr 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Les Echos</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><strong><em><span lang="FR" style="font-size: 10pt; color: rgb(51, 51, 153);">Pour un Mali qui gagne et non qui qu&eacute;mande, refuser Amadou Toumani Tour&eacute;, c''est faire acte de salubrit&eacute; publique.</span></em></strong><span lang="FR" style="font-size: 10pt;"> <o:p></o:p></span></font>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt;">&laquo;&nbsp;A l''heure pr&eacute;sente, je d&eacute;couvre m&eacute;dus&eacute; que vous avez os&eacute;. Os&eacute; briguer contre toute logique, le suffrage des Maliennes et des Maliens. Non seulement, vous l''avez fait, mais outranci&egrave;rement, en publiant cette lettre sens&eacute;e atteindre chaque citoyen, afin de justifier votre choix. La d&eacute;magogique attitude, consistant &agrave; vous incliner &agrave; tout vent devant tout et rien, s''apparente &agrave; du f&eacute;tichisme, un f&eacute;tichisme qui, cinq ans durant, a nourri le peuple malien de mis&egrave;re et de honte.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt;">Ce peuple, le vrai, et non vos courtisans z&eacute;l&eacute;s, qui obstruent votre vue de tant de louanges dithyrambiques, ce peuple, dis-je, a mal et c''est pour cela, M. Amadou Toumani Tour&eacute;, il vous lance &agrave; la figure ces mots : <em>&laquo; La v&eacute;rit&eacute;... suscite au<span style="">&nbsp; </span>plus timide front que son front visite, une sereine audace &agrave; l''&eacute;preuve de tout. Cette v&eacute;rit&eacute;, est que nous avons eu mal, un peuple qui a mal et qui le ressent est un peuple en voie de salut, car, seul ce qui fait mal, tr&egrave;s mal, saisit l''homme tout entier et acc&eacute;l&egrave;re le processus d''irruption de l''esprit en lui &raquo;</em>.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt;">Comme vous vous m&eacute;prenez sur votre bilan, une catastrophe dans l''histoire de ce pays, et comme je suis aussi - et &agrave; mon corps d&eacute;fendant - destinataire de votre papier, permettez-moi, mon cher compatriote, de vous r&eacute;pondre, au nom des miens, car <em>&laquo; ma bouche sera la bouche des malheurs qui n''ont point de bouche, ma voix, la libert&eacute; de celles qui s''affaissent au cachot du d&eacute;sespoir &raquo;</em>. Nous sommes debout, g&eacute;n&eacute;ral, contre vous, car comme le d&eacute;clarait notre p&egrave;re Ki-Zerbo, <em>&laquo; nan lara an sara &raquo;</em> (si nous nous couchons, nous mourons). Nous serons vie pour ce Mali.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt;">Vous avez parcouru dans tous les sens ce pays depuis le 26 mars 1991, oubliant les 23 ans o&ugrave; derri&egrave;re votre ma&icirc;tre, cet autre g&eacute;n&eacute;ral, vous aviez les yeux dans un sac. C''est bien que l''aveugle ait recouvr&eacute; la vue par la baraka du 26 mars et que vous ayez alors et alors seulement d&eacute;couvert la mis&egrave;re du peuple, la d&eacute;solation de la m&egrave;re et de l''enfant.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt;">Vous ne saurez faire de ces derniers vos amis. Vous ne saurez les aimer mieux que nous. Epargnez donc &agrave; nos &eacute;pouses et &agrave; nos enfants, la douce et f&eacute;tide &eacute;treinte du bourreau. M&ucirc; par l''hypocrite amour que vous leur vouez, pourrez-vous vous rappeler mon cher compatriote, que tous ces enfants, euphoriques en 1991 et leurs cadets sont ceux-l&agrave; m&ecirc;mes qui n''ont ni salle de classes, ni travail et qui, sans perspective d''avenir dans leur pays, sont les victimes des passeurs.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt;">Ce sont ces pauvres h&egrave;res qui, vous prenant chaque jour en flagrant d&eacute;lit de mensonge et autant d&eacute;&ccedil;us que fous de rage, pr&eacute;f&egrave;rent la mort dans le d&eacute;sert ou sur des rafiots, plut&ocirc;t que de vivre dans votre Mali. Vous les avez trahis et je vous d&eacute;fends de vouloir, en leur nom, vous pr&eacute;senter &agrave; leur suffrage, pour continuer votre entreprise de destruction et de mort. Ceux qui ont pu franchir les fronti&egrave;res, &agrave; quel titre voulez-vous solliciter leur cl&eacute;mence ? <o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt;">La Bible, le Livre saint des chr&eacute;tiens, nous apprend que Judas, pris de remords apr&egrave;s avoir livr&eacute; J&eacute;sus, s''est pendu. Je ne vous souhaite pas le m&ecirc;me sort, mais laissez en paix ceux que votre politique rel&egrave;gue en citoyen de seconde zone. <o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt;">Le Programme de d&eacute;veloppement &eacute;conomique et social que vous nous annoncez, n''est-il pas le fr&egrave;re cadet de celui que vous avez propos&eacute; en 2002 ? Pour n''avoir tenu aucune promesse en cinq ans, pourquoi voulez-vous que l''on vous fasse confiance &agrave; nouveau ? A ce propos, &eacute;coutez Alain Etchegoyen qui dans un ouvrage que je vous recommande (La d&eacute;mocratie malade du mensonge) &eacute;crivait : <em>&laquo; Il serait faux d''affirmer brutalement que le pouvoir use toujours; seul le d&eacute;calage entre le discours et la r&eacute;alit&eacute;, entre le programme et les actes, comme entre les promesses et les r&eacute;alisations, fait perdre confiance. Cela s''appelle la d&eacute;ception &raquo;</em>. Vous avez d&eacute;&ccedil;u ceux qui encore croyaient en vous, et c''est pour cela que j''ai &eacute;t&eacute; surpris par votre d&eacute;marche consistant &agrave; solliciter un second mandat.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt;">O&ugrave; sont les 50&nbsp;000 hectares promis, quand vous en avez &agrave; peine r&eacute;alis&eacute; 12&nbsp;000 ? O&ugrave; sont ces milliers d''emplois promis aux jeunes, quand vous vous &ecirc;tes plus pr&eacute;occup&eacute; de recruter dans l''arm&eacute;e et les forces de s&eacute;curit&eacute; que de donner un emploi stable &agrave; ces millions de jeunes, espoir du Mali ? Au nom de quoi pr&eacute;tendez-vous apporter le bonheur au Mali, quand avec vous et votre ministre de l''Education, l''&eacute;cole, votre &eacute;cole apais&eacute;e, est devenue une fabrique de vrais faux dipl&ocirc;m&eacute;s tant son niveau est d''une nullit&eacute; abyssale.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt;">Et, parlant de cette &eacute;cole, vous avez, comble de l''irrationnel, os&eacute; &eacute;crire : <em>&laquo;&nbsp;Je pr&ecirc;terai comme par le pass&eacute;, une oreille attentive &agrave; notre syst&egrave;me &eacute;ducatif... &raquo; </em>Ou vous ne savez pas ce qu''est une &eacute;cole et c''est grave, ou alors vous ne savez pas ce qui se passe au niveau de l''&eacute;ducation, et l&agrave; c''est pire.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoBodyText" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt;">Au nom des parents d''&eacute;l&egrave;ves soucieux du devenir des enfants, au nom des vrais &eacute;l&egrave;ves et &eacute;tudiants, dois-je vous rappeler que durant ce mandat, aucune ann&eacute;e scolaire n''a d&eacute;pass&eacute; 3 &agrave; 4 mois. Une ann&eacute;e scolaire normale, Amadou, c''est 9 mois. Dans des classes, les &eacute;l&egrave;ves se sont retrouv&eacute;s par centaine, comme encore en 1980. Dans les facult&eacute;s, dans certains amphith&eacute;&acirc;tres, la moiti&eacute; des effectifs se trouve dehors. Elle se fait appeler </span><span lang="FR" style="font-size: 10pt; font-style: normal;">&laquo;&nbsp;les Maliens de l''ext&eacute;rieur &raquo;</span><span lang="FR" style="font-size: 10pt;">. Ce sch&eacute;ma, vous voulez le reconduire pour cinq autres ann&eacute;es ? Cher compatriote, &ccedil;a suffit comme cela. Quand votre politique &eacute;ducative est un &eacute;chec, c''est dire que vous avez jou&eacute; avec l''avenir de votre pays, et quiconque joue avec cet &eacute;l&eacute;ment ne m&eacute;rite pas de g&eacute;rer. Comment entendez-vous prot&eacute;ger votre culture, quand le tourisme rime avec banalisation du peuple, quand la morale est dissolue et quand le touriste, au nom de quelle permissivit&eacute;, se permet tout. Les zones de tourisme sont devenues des zones de non &eacute;thique et les maladies les plus bizarres s''y d&eacute;veloppent. Entre app&acirc;t du gain et d&eacute;fense de la culture, vous n''y comprenez rien.<span style="">&nbsp; </span><o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoBodyText" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt;">La culture et ses expressions dit Jos&eacute; Marti </span><span lang="FR" style="font-size: 10pt; font-style: normal;">&laquo; doivent &ecirc;tre au service du peuple et des causes justes. Elles doivent participer &agrave; ses luttes et &agrave; ses aspirations, poser ses probl&egrave;mes et n''adopter jamais une fausse et commode attitude lointaine d''expectative. La culture, d&eacute;tach&eacute;e de la probl&eacute;matique sociale de son temps, sera toujours un froid produit alambiqu&eacute;, d&eacute;pourvu de force, d''int&eacute;r&ecirc;t et de permanence &raquo;</span><span lang="FR" style="font-size: 10pt;">. Dites-moi, g&eacute;n&eacute;ral candidat, en quoi, vos manifestations pr&eacute;tendument culturelles, ou la d&eacute;pigmentation de vos cantatrices et de vos a&egrave;des... sont des reflets de notre v&eacute;cu.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt;">Le vieux lion Bazoumana Sissoko a parl&eacute; de <em>&laquo; konon kou &raquo;</em> (la queue de l''oiseau). Votre point d''honneur &agrave; nous citer les 237 milliards de F CFA du Millenium Challenge Account (MCA) et les 280 milliards du 10e Fed, constitue, Amadou, une honte et un d&eacute;shonneur. A cause de Dieu, &eacute;vitez d''en parler, conseil d''un compatriote. Ce sont l&agrave; des primes &agrave; la pauvret&eacute;. Mais si malgr&eacute; tout vous d&eacute;cidez d''en reparler, ayez l''honn&ecirc;tet&eacute; intellectuelle, est-ce trop vous demander, de ne pas rougir de la place de bon avant-dernier acquise de haute lutte &agrave; l''issue du classement fait par le Pnud.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt;">Quand un homme se tape la poitrine de vivre de la poche d''autrui, ou il est totalement immature (je ne le pense pas de vous) ou il est inconscient. <o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt;">Malheureusement avec vous, et pour paraphraser Aim&eacute; C&eacute;saire, tout se passe comme si plus d''un si&egrave;cle apr&egrave;s la trag&eacute;die du roi Christophe, vous persistez &agrave; vous conduire toujours et encore h&eacute;las pire comme le Noir h&eacute;g&eacute;lien, subissant l''histoire mais ne la faisant pas... malheur &agrave; vous si vous croyez que l''on vous tendra la main. Apprenez-le une fois pour toutes, l''amiti&eacute; cesse l&agrave; ou commence l''in&eacute;galit&eacute;. Le reste est condescendance ou piti&eacute;. Le peuple malien aurait-il tant d&eacute;m&eacute;rit&eacute; de ses efforts et de sa dignit&eacute; pour voir un de ses enfants, postulant &agrave; la plus haute fonction de la nation, se glorifier de tendre la s&eacute;bile ? Comment pouvez-vous &eacute;voquer la pr&eacute;sence du Mali en Afrique, quand vous avez boud&eacute; le sommet de l''Union africaine, en le traitant de bavardage inutile, et ce sont vos mots. <o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt;">De la retenue g&eacute;n&eacute;ral, on ne construit pas l''Unit&eacute; africaine, inscrite dans notre Constitution avec un tel langage. Vous avez &eacute;crit<em>, &laquo; les institutions sont la base d''un d&eacute;veloppement harmonieux... &quot;</em>,<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt;"><span style="font-weight: bold;">C''est l''&eacute;vidence m&ecirc;me !</span> <o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoBodyText" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt; font-style: normal;">Mais vous, vous avez fait des institutions une arme de d&eacute;structuration et de destruction de la nation malienne. Au nom du consensus, vous avez taill&eacute; une camisole de force aux institutions et &agrave; tous les contre-pouvoirs. Cela ne vous suffisant pas, vous avez mis sur pied la plus grande machine de glorification de la m&eacute;diocrit&eacute; et de brimade de l''excellence et du m&eacute;rite. Avec vous, le m&eacute;rite n''a plus rien signifi&eacute;. A travers votre pratique, des femmes et des hommes, &agrave; l''opportunisme scandaleusement &eacute;tal&eacute; sur la place publique, ont trouv&eacute; refuge dans la n&eacute;buleuse du Mouvement citoyen, o&ugrave; se pratiquent la promotion de la m&eacute;diocrit&eacute; et la culture de l''impunit&eacute;.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt;">Certes, toute soci&eacute;t&eacute; doit s''organiser autour de quelques id&eacute;es fondamentales. Elle doit se donner des dirigeants pour la conduire et servir les int&eacute;r&ecirc;ts de tous, ce qu''on qualifie fort &agrave; propos d''int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral. H&eacute;las, pendant votre mandat, le Malien a appris, &agrave; ses d&eacute;pens, que tout pouvoir livr&eacute; &agrave; lui-m&ecirc;me devient fou. Votre mandat en est l''expression achev&eacute;e. Entre violation de la loi, patrimonialisation des ressources publiques, il n''est rest&eacute; qu''&agrave; fonder l''histoire du Mali &agrave; partir de vous, et cela aussi, vous l''avez os&eacute;.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt;"><span style="font-weight: bold;">Quelles institutions avez-vous mis sur place pour le d&eacute;veloppement ?</span><o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt;">Avec vous, la justice ne s''est jamais port&eacute;e aussi mal : corruption, v&eacute;nalit&eacute; des magistrats, d&eacute;stabilisation de carri&egrave;re des juges, violation du statut de la magistrature et immixtion de l''ex&eacute;cutif dans le jeu syndical.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt;">Vous avez fait de l''administration votre organe de campagne, et l''image d&eacute;solante du gouverneur du district de Bamako aurait d&ucirc; vous amener &agrave; s&eacute;vir si vous &eacute;tiez de bonne foi. Comme vous ne l''&ecirc;tes pas, vous avez fait de l''ORTM votre propri&eacute;t&eacute; au grand dam des hommes de presse, encore demeur&eacute;s int&egrave;gres et intellectuellement cons&eacute;quents. Cette mauvaise foi, vous a conduit &agrave; regarder sans r&eacute;agir, des officiers s''activer publiquement pour votre r&eacute;&eacute;lection, en usant des moyens de l''arm&eacute;e. L''arm&eacute;e mise hors-jeu par la loi a avec votre assentiment, fait irruption sur la sc&egrave;ne politique.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt;">De gr&acirc;ce, ne nous parlez pas de consolidation des institutions, quand vous en &ecirc;tes leur pourfendeur. <o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt;">Et vous osez parler de la stabilit&eacute; du Mali, quand vous vous conduisez en pyromane, tant de votre fait les &eacute;l&eacute;ments d''une explosion sociale sont rassembl&eacute;s : mis&egrave;res, maladies, ch&ocirc;mage, d&eacute;liquescence de l''&eacute;cole, des m&oelig;urs, etc.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt;"><span style="font-weight: bold;">M&ecirc;me la bonne vieille coh&eacute;sion des religions est mise en mal, quand entre votre dire et votre faire cr&eacute;e le trouble &agrave; Samaya. De quelle stabilit&eacute; parlez-vous ?</span> <o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt;">De quelle modernisation de l''administration parlez-vous, quand chaque jour des actes pos&eacute;s sont autant de reculs. <o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt;">Comment expliquer qu''apr&egrave;s avoir mis sur pied un minist&egrave;re charg&eacute; de la Modernisation de l''administration, aucun fait marquant ne soit intervenu pour concr&eacute;tiser cette volont&eacute;, si ce n''est que ce ministre est l''arch&eacute;type de l''immobilisme.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt;">Vous ne pourrez pas lutter contre la corruption, car votre syst&egrave;me de gestion est fond&eacute; sur sa magnification. Ni les structures de contr&ocirc;le, ni la justice avec votre mani&egrave;re de faire, ne sauront lutter contre la pr&eacute;varication, le n&eacute;potisme, la gabegie, la corruption. Ce sont l&agrave; des maux qui constituent le nerf de votre appareil d''Etat.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoBodyText" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt;">Je voudrais vous rappeler ceci, cher compatriote, </span><span lang="FR" style="font-size: 10pt; font-style: normal;">&laquo; celui qui r&egrave;gne dans les cieux et de qui rel&egrave;vent tous les empires, &agrave; qui seul appartient la gloire, la majest&eacute;, l''ind&eacute;pendance, est aussi le seul qui se glorifie de faire la loi aux rois et de leur donner quand il lui pla&icirc;t de terribles le&ccedil;ons &raquo;</span><span lang="FR" style="font-size: 10pt;">.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt;">Ne vous moquez pas du peuple malien, ce peuple dont la dignit&eacute; lui a permis au travers des &acirc;ges de relever la t&ecirc;te haute tous les d&eacute;fis, ce peuple qui n''a jamais cru &agrave; sa pauvret&eacute; mais qui sait qu''il se rel&egrave;vera par son propre travail, ce peuple, spoli&eacute; par la police et la justice, brim&eacute; par l''administration, qui sont &agrave; votre solde. En politique, tant qu''on reste loin des pr&eacute;occupations et des soucis majeurs du peuple, la parole et les mots seront abondants, mais l''action inexistante. Apr&egrave;s 5 ans, soit 1825 jours en parole, en parade, en gesticulation de tout genre, on se rend compte de l''inanit&eacute; de ce mandat.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoBodyText" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt;">Alors cher compatriote, respectueusement, laissez notre peuple tranquille, et &eacute;pargnez-nous vos &eacute;lucubrations.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt;">Pour un Mali qui gagne et non qui qu&eacute;mande, refuser Amadou Toumani Tour&eacute;, c''est faire acte de salubrit&eacute; publique&nbsp;&raquo;.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn<br />
<h1 style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt; color: windowtext;">Docteur Panghal&ecirc; <o:p></o:p></span></font></h1>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>MALI : L&amp;amp;#039;&amp;amp;#039;Etat doit cesser d&amp;amp;#039;&amp;amp;#039;être la propriété d&amp;amp;#039;&amp;amp;#039;une coterie...</title>
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<pubDate>Thu, 01 Mar 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Les Echos</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><span lang="FR" style="font-size: 12pt; color: rgb(51, 51, 153);"><font size="2">Le Mali, aujourd''hui, on peut l''affirmer p&eacute;remptoirement, se porte mal. Il va tr&egrave;s mal m&ecirc;me et &agrave; n''en pas douter, si jamais rien n''est fait, la loi de la jungle deviendra l''ordre supr&ecirc;me. L''Etat, comme organisation sociale au Mali, est mort</font>.<o:p></o:p></span></font>rn
<p style="line-height: 12pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">Il est fort probable que l&rsquo;agonie du Mali ait commenc&eacute; depuis qu''en ce mois de mai 2002, la Cour constitutionnelle a, par ses consid&eacute;rants, &quot;cr&eacute;&eacute;&quot; un pr&eacute;sident de la R&eacute;publique. Ici, ce n''est ni une boutade ni un d&eacute;nigrement gratuit.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="line-height: 12pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">Ren&eacute; Capitant a donn&eacute; les caract&eacute;ristiques d''un Etat s&eacute;rieux, tourn&eacute; vers le d&eacute;veloppement en ces mots : <em style="">&quot;L''Etat repose aussi et plus encore sur la volont&eacute; des citoyens, sur leur conscience politique, sur le sentiment de leurs droits et de leurs devoirs &agrave; l''&eacute;gard de la communaut&eacute;, sur leur r&eacute;solution &agrave; les d&eacute;fendre et &agrave; l''accomplir&quot;</em>.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p align="left" style="text-align: left; font-family: Arial;" class="MsoBodyText2"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 12pt;"><font size="2">Or, &agrave; voir l''image de ce pays, l''Etat est absent. Certains optimistes trouvent qu''il a d&eacute;missionn&eacute;. A regarder autour de soi, il existe une telle d&eacute;liquescence de toutes les structures de l''Etat, qu''il faut bien en convenir, un ressort d&eacute;cid&eacute;ment s''est cass&eacute;, et cette panne est mortelle si on n''y rem&eacute;die pas</font>.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p style="line-height: 12pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">Cheick Oumar Diarrah, dans son livre consacr&eacute; &agrave; la gestion du g&eacute;n&eacute;ral Moussa Traor&eacute; (Bilan d''une gestion d&eacute;sastreuse) a &eacute;crit ces mots : <em style="">&quot;L''Etat doit cesser d''&ecirc;tre la propri&eacute;t&eacute; d''une coterie, car c''est la captation de l''appareil d''Etat par une classe politique ill&eacute;gitime qui explique bon nombre de d&eacute;boires du pays. Si l''Etat n''est pas l''instrument de la promotion des aspirations de la soci&eacute;t&eacute; civile, il n''est manifestement qu''un appareil de contrainte&quot;</em>.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="line-height: 12pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">Le m&ecirc;me constat est de mise sous le r&egrave;gne d&rsquo;ATT. Je voudrais inviter chaque Malien &agrave; analyser objectivement la situation de ce pays, sans <em style="">a priori</em>. C''est contre pareille situation que le peuple s''est r&eacute;volt&eacute; en mars 1991. Aujourd''hui, l''Etat n''est plus au service de la nation. Toutes ses articulations sont mises au service de la r&eacute;&eacute;lection d&rsquo;ATT, et pour ce faire, rien n''est &eacute;pargn&eacute;. La loi est foul&eacute;e au pied, l''argent public comme les moyens de l''Etat, tout est au service de la coterie.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="line-height: 12pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">Le pouvoir au Mali d&rsquo;ATT est revenu &agrave; sa pratique et &agrave; son essence archa&iuml;que d''avant 1990, celui que Maurice Gl&eacute;gl&eacute; a &eacute;loquemment d&eacute;crit ainsi dans l''Encyclop&eacute;die juridique d''Afrique : <em style="">&quot;L''ex&eacute;cutif est le pouvoir souverain. Il est l''Etat. Il peut tout faire. Il ne peut craindre que la force brutale des armes. Son pouvoir est confort&eacute; par le parti unique institutionnalis&eacute;&quot;</em>. Plus grave, l''administration est en sommeil. Un sommeil ponctu&eacute; par l''absent&eacute;isme, la corruption, le n&eacute;potisme, la gabegie, et on pourrait citer &agrave; la pelle les maux qui la minent. La corruption est si prenante, si pr&eacute;sente, qu''un nouveau jargon a fait son apparition pour masquer les dessous de tables : les taxes sauvages, les tracasseries, etc. Ainsi complaisamment qualifi&eacute;, tout peut passer.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="line-height: 12pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">Le policier devient juste quelqu''un qui fait du z&egrave;le. Il ne se corrompt pas, il tracasse seulement le pauvre citoyen. Le juge n''est pas corrompu, seulement il tombe un peu dans l''exc&egrave;s. Les agents des finances, charg&eacute;s du recouvrement, ne font que dans les taxes sauvages, ils ne sont pas corrompus, etc. Ainsi consid&eacute;r&eacute;, le vice n''est plus le vice, c''est juste un &eacute;garement, une farce que la victime n''a pas comprise. A ce rythme, c''est &agrave; se demander si le Malien ne s''est pas tromp&eacute; d''&eacute;poque. Quand la morale et la vertu ensemble ne se conjuguent pas au m&ecirc;me temps, alors on se pose une vraie question existentielle.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="line-height: 12pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">Apr&egrave;s plus d''une d&eacute;cennie d''apprentissage d&eacute;mocratique, il y a des comportements que l''on ne devrait plus voir au Mali. Le r&egrave;gne tout puisant de la R&eacute;publique et de ses lois devrait &ecirc;tre une exigence. Or aujourd''hui, en violation de la loi, une association apolitique, la n&eacute;buleuse du Mouvement citoyen, sert de parti dominant au g&eacute;n&eacute;ral-pr&eacute;sident. Lui-m&ecirc;me s''autorise tout. Tout lui est permis, m&ecirc;me les violations du texte fondamental. Oui, quand les institutions de la R&eacute;publique servent &agrave; un syst&egrave;me, il y a de graves incertitudes pour l''avenir. Le Pr. Roger-G&eacute;rard Schwartzenberg, dans un de ses ouvrages majeurs consacr&eacute; &agrave; la sociologie politique, a fait des d&eacute;monstrations qui font encore autorit&eacute;, tant la pertinence de l''analyse est d''une r&eacute;alit&eacute; crue.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="line-height: 12pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><o:p>&nbsp;</o:p></font></p>
<p>rn<br />
<h2 align="left" style="text-align: left; font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 12pt;">Surpouvoir<o:p></o:p></span></font></h2>
<p>rn
<p style="line-height: 12pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">Il fait le lien entre sous-d&eacute;veloppement et <em style="">&quot;surpouvoir&quot;</em>, un concept qui en Afrique est porteur de toutes les hypoth&egrave;ques, quant &agrave; l''avenir. Et c''est bien l&agrave; le cas du Mali, qui conna&icirc;t une exacerbation de l''ego du pr&eacute;sident et de son entourage. Le Mali est tomb&eacute; dans le syst&egrave;me de la personnalisation du pouvoir, par laquelle, un <em style="">&quot;personnage symbolise, incarne la nation, l''Etat, le parti&quot;</em>. C''est si vrai que cette analyse rejoint celle de Jouvenel qui &eacute;crit : <em style="">&quot;Les ph&eacute;nom&egrave;nes de disharmonie sociale et morale favorisent la floraison du pouvoir absolu : incoh&eacute;rence sociale, conduites an-harmoniques, inconduites, ph&eacute;nom&egrave;nes de d&eacute;paysement et de d&eacute;r&egrave;glement... des hommes d&eacute;racin&eacute;s arrivant dans la condition nouvelle n''y trouvent pas d''images de comportement qui gouvernent leur nouveau personnage&quot;</em>, d''o&ugrave; l''&eacute;mergence de montreur de conduite.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p align="left" style="text-align: left; font-family: Arial;" class="MsoBodyText2"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 12pt;"><font size="2">Le leader, ce montreur de conduite, devient &agrave; la fois le lieu g&eacute;om&eacute;trique et l''&eacute;talonnage du groupe. C''est cela qui conduit &agrave; l''ivresse du pouvoir. Il suffit de se rappeler qu''au Mali, ATT est le r&eacute;f&eacute;rentiel absolu dans tous les discours. On le cite &agrave; tort et &agrave; travers, &agrave; n''importe quelle occasion. Et lui-m&ecirc;me, absorb&eacute; par ses fonctions de repr&eacute;sentation, d''incarnation collective (discours, meetings, visites &agrave; l''&eacute;tranger, participation &agrave; des congr&egrave;s internationaux), il se d&eacute;charge sur son entourage de l''exercice du pouvoir. Ainsi, il n''est responsable de rien, tout est de la faute de ses ouvriers. Amalgame de tendances, d''ambitions et de chapelles, cette cour se trouve souvent paralys&eacute;e par des rivalit&eacute;s de clans. D''o&ugrave; la d&eacute;formation ou le blocage des d&eacute;cisions du leader</font>.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p style="line-height: 12pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">Le chef, versant de la personnalisation dans le pouvoir personnel, est souvent priv&eacute; de toute instance de d&eacute;bat ou de contr&ocirc;le, qui pourrait lui signaler ses erreurs. D&egrave;s lors, l''inefficacit&eacute; devient, fatalement, la ran&ccedil;on de l''autoritarisme. La politique devient d&egrave;s lors par la pratique de certains de ses acteurs, une chose abominable. Il suffit d''un rien pour transformer la plus belle chose en un vil objet. Le Christ ne disait-il pas<em style=""> &laquo;&nbsp;il ne faut pas jeter l''or aux pourceaux ?&nbsp;&raquo;</em> Entre mensonge, trahison et flagornerie, il n''y a plus de place pour la vertu. Or, sans vertu, que peut-on construire de durable et de stable ? La gestion familiale ou clanique de l''Etat est r&eacute;apparue.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p align="left" style="text-align: left; font-family: Arial;" class="MsoBodyText2"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 12pt;"><font size="2">Entre copinage et coterie, les institutions se transforment progressivement en chapelle. Au rythme o&ugrave; vont les choses, c''est la confiscation des libert&eacute;s qui se dessine. Il se passe de plus en plus un glissement dangereux vers la dictature, car les espaces de libert&eacute; se r&eacute;duisent de jour en jour. Pour s''en convaincre, il suffit seulement de se rappeler qu''au Mali d''ATT, il faut ou avoir les bras longs, ou &ecirc;tre riche. Bras longs se conjuguent avec appartenance &agrave; la n&eacute;buleuse du Mouvement citoyen. L''animateur Diarra dit Dragon vous dira bien quel est l''&eacute;tat de sant&eacute; de la libert&eacute; de la presse. Il suffit de se r&eacute;f&eacute;rer &agrave; la soumission quasi-griotique de la station nationale de t&eacute;l&eacute;vision au r&eacute;gime de pouvoir personnel du Sieur G&eacute;n&eacute;ralissime ATT. Le Pr. Roger-G&eacute;rard Schwartzenberg d&eacute;clare justement&nbsp;: <em style="">&quot;Toute dictature s&eacute;cr&egrave;te rapidement une classe sociologique de soutien, un appareil bureaucratique qui a int&eacute;r&ecirc;t &agrave; son maintien. Cette pesanteur sociologique explique la permanence de fait qui au lieu de se lib&eacute;raliser, de s''&eacute;panouir en d&eacute;mocratie, se d&eacute;grade en bureaucraties&quot;</em>. C''est cela la r&eacute;alit&eacute; du Mali. Un appareil d''Etat au service d''un homme. Les moyens de l''Etat servant &agrave; un usage privatif. Quand m&ecirc;me des v&eacute;hicules de l''arm&eacute;e servent de transport pour des meetings politiques, ou quand contre la loi des agents de l''Etat, au m&eacute;pris de l''obligation d''impartialit&eacute; qui leur incombe, se muent en commis voyageurs du chef, c''est assur&eacute;ment l&agrave;, une m&eacute;tastase canc&eacute;reuse pour les acquis du 26 mars, un attentat contre la d&eacute;mocratie</font>.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p align="left" style="text-align: left; font-family: Arial;" class="MsoBodyText2"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR" style="font-size: 12pt;"><font size="2">N&eacute;cessaire sursaut</font><o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p align="left" style="text-align: left; font-family: Arial;" class="MsoBodyText2"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 12pt;"><font size="2">Dans sa contribution sur l''inflation l&eacute;gislative dans les formations sous d&eacute;velopp&eacute;es, Youssef Ben Achour &eacute;crivait : <em style="">&quot;Le plus grand nombre des soci&eacute;t&eacute;s en voie de d&eacute;veloppement, n''a pas r&eacute;ellement une doctrine vigoureuse et prospective de d&eacute;veloppement, ces soci&eacute;t&eacute;s sont certainement investies par le discours dans lequel le verbe n''a d''&eacute;gal que la th&eacute;&acirc;tralit&eacute; politique, tous deux destin&eacute;s &agrave; la mobilisation maximum au service d''un gouvernement, d''un parti ou plus fr&eacute;quemment d''un homme. Il manque &agrave; nos soci&eacute;t&eacute;s une planification m&eacute;thodique et rigoureuse, mais surtout un r&eacute;gime politique fond&eacute; sur la transparence&quot;</em>. Il est d''&eacute;vidence certaine, que toutes les analyses qui pr&eacute;c&egrave;dent, s''appuient sur des faits pertinents, t&ecirc;tus, qui dictent aux Maliens, de quelque bord qu''ils soient, de se donner la main pour barrer la route &agrave; cet homme, qui atteint depuis belle lurette son seuil d''incomp&eacute;tence</font>. <o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p align="left" style="text-align: left; line-height: 12pt; font-family: Arial;" class="MsoBodyText"><font size="2">En bambara on dit <em style="">&quot;a sera a kari-kari b&egrave; ma&quot;</em> (Il a vraiment atteint son maximum). Avec lui, ce pays, le Mali, est descendu dans les abysses, si profond&eacute;ment qu''il y a &agrave; d&eacute;sesp&eacute;rer de son avenir, si les choses ne sont pas reprises en main. Il faut r&eacute;habiliter la politique, ont dit les &eacute;v&ecirc;ques ! Belle esp&eacute;rance. Il est important de le redire encore, ce qu''il faudra, aujourd''hui, c''est une coalition de tous ceux qui se sentent exclus du jeu politique, de la vie publique, tous ces millions de Maliens, marginalis&eacute;s, car refusant de s''acoquiner avec le Mouvement citoyen ou qui ont fait le deuil du choix irresponsable et antid&eacute;mocratique de leur formation politique.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p align="left" style="text-align: left; line-height: 12pt; font-family: Arial;" class="MsoBodyText"><font size="2">L''&eacute;mergence sur la sc&egrave;ne politique malienne de l''ADP, cet hybride regroupement contre-nature du bourreau et des ayants droits de la victime, trouble et demande que toutes les personnes qui sont conscientes de ce qu''a co&ucirc;t&eacute; au pays cette gouvernance d''ATT qui dure depuis cinq longues et laborieuses ann&eacute;es, se mobilisent pour faire front et obtenir, par les urnes, ce que les pr&eacute;toires leur ont vol&eacute; en 2002. Il s''agit des parents de tous ces enfants, qu''on abrutis, par une &eacute;cole qui ne distille plus le savoir, mais au nom de laquelle le gouvernement se donne bonne conscience &agrave; travers des chiffres qui maquillent son incapacit&eacute;.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p align="left" style="text-align: left; line-height: 12pt; font-family: Arial;" class="MsoBodyText"><font size="2">Il s''agit de tous ces paysans, ran&ccedil;onn&eacute;s, exploit&eacute;s et spoli&eacute;s de leur terre et dont les rares ressources servent aux d&eacute;penses de prestige d''un syst&egrave;me. Il s''agit des &eacute;tudiants maliens auxquels on refuse le savoir et qui, comble de tout, sont forc&eacute;s d''accepter la dure loi du ch&ocirc;mage..., au m&eacute;pris des dispositions pertinentes de la Constitution du Mali : Article 17 : <em style="">&quot;L''&eacute;ducation, l''instruction, la formation, le travail, le logement, les loisirs, la sant&eacute;, et la protection sociale constituent des droits reconnus&quot;</em>. Article 18&nbsp;: <em style="">&quot;Tout citoyen a droit &agrave; l''instruction. L''enseignement public est obligatoire, gratuit et la&iuml;c. L''enseignement priv&eacute; est reconnu et s''exerce dans les conditions d&eacute;finies par la loi&quot;</em>. Or, au lieu de respecter son serment, ATT et compagnie font dans le divertissement. Il faut d&egrave;s lors que chacun, de son bulletin de vote, fasse une arme de destruction du syst&egrave;me ATT.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p align="left" style="text-align: left; font-family: Arial;" class="MsoBodyText2"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 12pt;"><font size="2">Je voudrais ici proposer aux forces d&eacute;mocratiques, qui se battent contre la mainmise de la n&eacute;buleuse du Mouvement citoyen, de se mobiliser et de conqu&eacute;rir &eacute;galement l''H&eacute;micycle. C''est l&agrave; que se jouera une autre partition incontournable de la vie politique de ces cinq prochaines ann&eacute;es. Il faut avoir la majorit&eacute; pour : g&eacute;rer le gouvernement. En effet, avec la majorit&eacute;, le pr&eacute;sident nomme un Premier ministre issu du camp des forces d&eacute;mocratiques ou les d&eacute;put&eacute;s lui refusent leur confiance, auquel cas, il ne peut &ecirc;tre investi</font>.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p align="left" style="text-align: left; font-family: Arial;" class="MsoBodyText2"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 12pt;"><font size="2">Le Premier ministre est issu du camp d&eacute;mocratique et de l''espoir, alors, il nomme des ministres patriotes et le pr&eacute;sident, si par malheur c''est ATT, est oblig&eacute; de subir une cohabitation qui le met hors-jeu dans ses vell&eacute;it&eacute;s de faire du pays sa chose. C''est la meilleure chose qui puisse arriver &agrave; ce pays, meurtri par la gestion d''un homme, peut -&ecirc;tre de bonne foi, (j''en doute) mais d''une incomp&eacute;tence proverbiale et dont l''entourage ne vaut pas mieux</font>.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn<font size="2" style="font-family: Arial;"><span lang="FR" style="font-size: 12pt;">Docteur Panghal&ecirc;</span></font>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entre Nous &#45; ATT, une chance pour le Mali ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/point-de-vue/entre-nous-att-une-chance-pour-le-mali-9541.html</link>
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<pubDate>Mon, 26 Feb 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><span lang="FR"><span style=""> </span>&lsquo;&rsquo;Amadou Toumani Tour&eacute;, une chance pour le Mali et pour l&rsquo;Afrique&rsquo;&rsquo; ou encore<span style="">&nbsp; </span>&lsquo;&rsquo;La Loi d&rsquo;orientation agricole, gage de la modernisation de l&rsquo;agriculture&rsquo;&rsquo; Et<span style="">&nbsp; </span>encore&hellip;et encore&hellip;en attendant qu&rsquo;on nous serve des citations &agrave; la sauce du &lsquo;&rsquo;consensus&rsquo;&rsquo;, selon la fameuse &lsquo;&rsquo;vision d&rsquo;ATT&rsquo;&rsquo;. Qu&rsquo;ils ont la m&eacute;moire courte! A moins que l&rsquo;inculture politique ne soit la cause. Apr&egrave;s des exp&eacute;riences malheureuses et de triste souvenir &ccedil;a et l&agrave; sur le continent en mati&egrave;re de culte de la personnalit&eacute; nourri par la propagande&nbsp;: le P&egrave;re de la nation, le Guide &eacute;clair&eacute; et bien aim&eacute;, leader maximo, le grand timonier omnipotent et omnipr&eacute;sent &hellip;.O&ugrave; sont-ils aujourd&rsquo;hui&nbsp;? Ont-ils emport&eacute; avec eux dans leur voyage sans retour leur peuple? Leurs pays ont-ils cess&eacute; d&rsquo;exister apr&egrave;s eux&nbsp;?<span style="">&nbsp; </span></span></font>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">La riche histoire du monde enseigne que chaque fois qu&rsquo;un homme s&rsquo;est laiss&eacute; bercer par les s&eacute;r&eacute;nades des laudateurs, il est pass&eacute; &agrave; c&ocirc;t&eacute; de la plaque. Connu pour &ecirc;tre un homme humble, ce qui &eacute;tait l&rsquo;un de ses atouts ma&icirc;tres, les thurif&eacute;raires sont en train de tuer l&rsquo;humilit&eacute; en Amadou. Nicolas Ceusescu, le g&eacute;nie des Carpates, Saddam Hussein, Samuel Kayan Doe etc auraient pu &eacute;chapper &agrave; leur descente aux enfers s&rsquo;ils avaient su saisir la perche de l&rsquo;humilit&eacute;. Au moment o&ugrave; ils passaient l&rsquo;arme &agrave; gauche, ils avaient tout perdu, m&ecirc;me leur dignit&eacute;&nbsp;! </span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">&lsquo;&rsquo;Astakfouroulaye&rsquo;&rsquo;, je ne peux souhaiter une telle fin &agrave; mon a&icirc;n&eacute;&nbsp;!<span style="">&nbsp; </span>Apr&egrave;s avoir, dans leur tendre enfance, bu de l&rsquo;eau boueuse du &lsquo;&rsquo;pagu&egrave; danwall&rsquo;&rsquo;,<span style="">&nbsp; </span>mang&eacute; des fruits de n&eacute;nuphar flottant sur le mythique marigot,<span style="">&nbsp; </span>aucun de nos a&icirc;n&eacute;s ne peut se d&eacute;partir de notre bonne vieille humilit&eacute;, h&eacute;ritage des grands conqu&eacute;rants du Macina, du Kounary, des grands &eacute;rudits de Hamdallaye, de Djenn&eacute;. Par des propos dithyrambiques et l&eacute;nifiants, ils s&rsquo;activent &agrave; remodeler le fils de Mama et de Toumani, ce modeste officier qui a gagn&eacute; ses galons &agrave; la sueur de son front au service de l&rsquo;arm&eacute;e de son pays. Les dix ans du pr&eacute;sident Konar&eacute;, dont on retient qu&rsquo;ils furent de sagesse, de modestie, de courtoisie, n&rsquo;auront donc rien servi &agrave; celui<span style="">&nbsp; </span>qui attendait son retour pour un seul et unique mandat de cinq ans&nbsp;? Ces hommes et femmes, qui ne pensent en r&eacute;alit&eacute; qu&rsquo;&agrave; leurs comptes bancaires bien garnis de Cfa, d&rsquo;Euros et de dollars am&eacute;ricains gagn&eacute;s dans la mis&egrave;re de peuple, ont entrepris de lui tresser une couronne d&rsquo;empereur. De quoi, sous peu, rappeler Salah Eddine Ahmed Boukhassa, l&rsquo;astre qui fut &agrave; la fois soleil et lune dans le ciel de Centrafrique pour illuminer la terre enti&egrave;re&nbsp;!</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Au cours de son long r&egrave;gne, de novembre 1968 &agrave; mars 1991, Moussa Traor&eacute; n&rsquo;a jamais accept&eacute;<span style="">&nbsp; </span>qu&rsquo;on lui serve de telle b&ecirc;tise&nbsp;:&rsquo;&rsquo;une chance pour le Mali&rsquo;&rsquo;. Si quelqu&rsquo;un est une chance pour le Mali, c&rsquo;est bien chaque Malienne et chaque Malien. Et, pour l&rsquo;Afrique, chaque Africaine et chaque Africain, pas sp&eacute;cifiquement le chef d&rsquo;Etat, non. Ce n&rsquo;est pas ATT qui fait peur, mais les funestes id&eacute;es qu&rsquo;on v&eacute;hicule &agrave; son nom et pour son compte. </span><span lang="FR" style="font-size: 9.5pt;"><o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR">ATT, une chance pour le Mali</span></strong><strong style=""><o:p></o:p></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Entre nous, ce refrain ne devient &ndash; il pas&nbsp;ridicule lorsqu&rsquo;on jette un regard sur certains tableaux? ATT, une chance pour la pauvret&eacute; qui s&rsquo;accro&icirc;t&nbsp;? L&rsquo;&eacute;cole qui se meurt&nbsp;? La morale qui s&rsquo;&eacute;tiole dangereusement&nbsp;? La l&acirc;chet&eacute; qui s&rsquo;installe confortablement dans les nouvelles moeurs&nbsp;? Le vol qui prend de l&rsquo;envol&nbsp;? La corruption qui se g&eacute;n&eacute;ralise&nbsp;? Le chantage qui s&rsquo;&eacute;rige en syst&egrave;me de gouvernance&nbsp;? Et, quoi d&rsquo;autres&nbsp;? </span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">ATT, une chance pour un Mali qui recule&nbsp;? Qui voit ses enfants prendre le chemin de l&rsquo;aventure avec les risques imaginables&nbsp;? Une chance pour un pays qui a envoy&eacute; des enfants sous le chaud soleil de mars 91, drogu&eacute;s par l&rsquo;id&eacute;al d&rsquo;un Mali d&eacute;mocratique, un Mali pour tous, un Mali o&ugrave; l&rsquo;homme ne sera pas un loup pour son prochain&nbsp;? Un Mali qui reconna&icirc;t la diff&eacute;rence car respectueuse de la clause de conscience&nbsp;? </span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Mais cinq petites ann&eacute;es auront suffit pour que le Mali du 26 mars perde son &acirc;me, son identit&eacute;, son histoire, sa personnalit&eacute;.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR"><span style="">&nbsp;</span>Une chance pour l&rsquo;Afrique&nbsp;?</span></strong><strong style=""><o:p></o:p></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Il semblerait qu&rsquo;on ait d&eacute;j&agrave; oubli&eacute; Abuja, la reconduction du mandat du pr&eacute;sident Laurent Koudou Gbagbo, de l&rsquo;article incendiaire, diffamant et insultant, sign&eacute; selon toute vraisemblance de Siriki Konat&eacute;, directeur de cabinet de Soro Guillaume Kigbafori, dissimul&eacute; sous le pseudonyme d&rsquo;Ars&egrave;ne Le pigeon. Des informations d&rsquo;ailleurs jamais d&eacute;menties &agrave; ce jour. </span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Peut-on honn&ecirc;tement &ecirc;tre une chance pour un continent dont des fils c&eacute;l&egrave;bres n&rsquo;ont aucune consid&eacute;ration pour soi&nbsp;? Kadhafi le guide de<span style="">&nbsp; </span>la Jamahiriya Arabe Libyenne, l&rsquo;arroseur attitr&eacute; du continent en p&eacute;trodollars, n&rsquo;a encore pas eu cette pr&eacute;tention, celle d&rsquo;&ecirc;tre une chance pour notre Afrique. Alors de gr&acirc;ce, il est temps d&rsquo;arr&ecirc;ter avec ces inepties. Le jour o&ugrave; les choses se g&acirc;tent, ces laudateurs sont toujours les premiers &agrave; retourner leurs vestes</span></font></p>
<p>rn<font size="2" style="font-family: Arial;"><strong style=""><span lang="FR" style="font-size: 12pt;"><font size="2">Par Sory Ha&iuml;dara</font></span></strong></font>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Entre Nous : ATT et les paradoxes : Ce que Saouti n’a pas dit</title>
<link>https://www.maliweb.net/point-de-vue/entre-nous-att-et-les-paradoxes-ce-que-saouti-n%25e2%2580%2599a-pas-dit-12261.html</link>
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<pubDate>Thu, 07 Dec 2006 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><span lang="FR">ATT et les paradoxes. Le titre de la ligne de mire du quotidien de l&rsquo;ACI 2000, dans sa parution de lundi dernier en dit long sur la personnalit&eacute; du G&eacute;n&eacute;ral Amadou Toumani Tour&eacute;. El Hadj Saouti Labass Ha&iuml;dara qui aurait pu parler directement &lsquo;&rsquo;paradoxe ATT&rsquo;&rsquo; a certainement choisi de ne pas tout dire. Entre le rassembleur-en th&eacute;orie- et le diviseur. L&rsquo;autre paradoxe li&eacute; &agrave; l&rsquo;homme du 26 mars, date &agrave; laquelle il est apparu dans l&rsquo;histoire de notre pays, c&rsquo;est qu&rsquo;il n&rsquo;a jamais r&eacute;ussi &agrave; incarner ce grand homme d&rsquo;Etat qu&rsquo;il aurait pu &ecirc;tre. Avant lui, aucun chef d&rsquo;Etat du Mali n&rsquo;avait eu autant de pr&eacute;jug&eacute;s favorables &agrave; son arriv&eacute;e aux affaires, pas m&ecirc;me le tr&egrave;s charismatique Modibo K&eacute;&iuml;ta. A ce jour encore, ATT reste le seul malien &agrave; avoir r&eacute;ussi &agrave; faire l&rsquo;unanimit&eacute; autour de sa personne. </span></font>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">En effet, personne n&rsquo;a trouv&eacute; &agrave; redire lorsque sur les antennes de Rfi, il a &eacute;t&eacute; pr&eacute;sent&eacute; comme celui qui venait de mettre fin au KO. La technique qui consistait &agrave; mettre en premi&egrave;re ligne le moins compromis ou le plus int&egrave;gre des hommes et femmes ayant exerc&eacute; de hautes fonctions sous le r&eacute;gime politico-militaire du g&eacute;n&eacute;ral Moussa Traor&eacute; s&rsquo;est av&eacute;r&eacute;e payante. Ceux- l&agrave;, qui ont jet&eacute; leur d&eacute;volu sur sa personne le soir du 26 mars savaient d&rsquo;avance qu&rsquo;il aurait fait l&rsquo;unanimit&eacute;. L&rsquo;histoire leur a donn&eacute; raison. Qui a dit que Kafougouna n&rsquo;&eacute;tait pas un grand strat&egrave;ge&nbsp;? </span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">A l&rsquo;annonce de la chute de Moussa, quelle ne fut la joie des millions de Maliens qui voyaient en ce modeste officier sup&eacute;rieur le profil de l&rsquo;homme correct et int&egrave;gre qu&rsquo;il fallait &agrave; cette place, &agrave; ce tournant d&eacute;cisif et combien important de l&rsquo;histoire politique de notre pays. Un homme nouveau tenant ferme le gouvernail d&rsquo;un bateau qui se cherche et qui cherche son chemin. Surtout que les jours qui ont pr&eacute;c&eacute;d&eacute; le coup d&rsquo;Etat, la fi&egrave;vre &lsquo;&rsquo;r&eacute;volutionnaire&rsquo;&rsquo; qui s&rsquo;est empar&eacute;e de la population a eu des cons&eacute;quences tr&egrave;s f&acirc;cheuses sur le tissu social. Les casses et les incendies &eacute;taient encore l&eacute;gion, comme si l&rsquo;h&eacute;ritage du r&eacute;gime devait dispara&icirc;tre. Du mythique officier, aim&eacute; et adul&eacute; de l&rsquo;ensemble de ses compatriotes, les Maliens attendaient une mise au pas ferme pour remettre le plus vite possible l&rsquo;Etat sur pied. En invitant ses compatriotes &agrave; arr&ecirc;ter avec la surench&egrave;re et &agrave; regarder la r&eacute;alit&eacute; en face&nbsp;puisqu&rsquo;ils avaient fini par obtenir plus que la satisfaction de leur soif de d&eacute;mocratie et de libert&eacute;&nbsp;: la gestion directe par eux &ndash;m&ecirc;mes de leur propre destin.<span style="">&nbsp; </span>Un tel discours, qui aurait pu amener plus d&rsquo;un sur terre, n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; tenu. Certains observateurs croient d&eacute;celer l&agrave; la cause de l&rsquo;incompr&eacute;hension entre son premier ministre, Soumana Sacko moins complaisant et lui. Deux hommes, deux caract&egrave;res, de styles diam&eacute;tralement oppos&eacute;s. Autant Soumana est ferme autant son chef est tendre, tout doux, tout doux avec tout le monde. Beaucoup en ont profit&eacute; pour obtenir tout ce qu&rsquo;elles voulaient, m&ecirc;me ill&eacute;galement.<span style="">&nbsp; </span>En revenant 10 ans apr&egrave;s aux affaires, nombreux sont les Maliens &agrave; avoir esp&eacute;r&eacute; qu&rsquo;avec ATT &ccedil;a pourrait aller mieux qu&rsquo;avec les politiques, puisque, apr&egrave;s tout, il leur avait laiss&eacute; plus de bons que de mauvais souvenirs.</span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Mieux, de son bureau &agrave; la villa N&deg;2 de la Cit&eacute; administrative, Amadou Toumani Tour&eacute; n&rsquo;avait-il pas eu l&rsquo;occasion et le temps d&rsquo;observer son peuple et les hommes qui le gouvernaient&nbsp;? Il savait pertinemment ce qu&rsquo;il devait faire&nbsp;: repenser les plaies ouvertes tout au long des 10 ann&eacute;es ant&eacute;rieures, r&eacute;concilier, remettre les Maliens au travail, combattre la corruption, le n&eacute;potisme, les trafics d&rsquo;influence. Loin de reconstruire, le syst&egrave;me mis en place s&rsquo;attache &agrave; d&eacute;molir ce pour quoi les Maliens se sont battus, le multipartisme. De la gouvernance d&eacute;mocratique, le tr&egrave;s d&eacute;mocrate officier revenu au pouvoir substitua le consensus selon sa vision. Le partage des postes minist&eacute;riels ne s&rsquo;est jamais effectu&eacute; selon les bons crit&egrave;res de quotas. Les transhumances honteuses et humiliantes pour notre d&eacute;mocratie pompeusement cit&eacute;e comme mod&egrave;le, aussi bien dans les rangs des d&eacute;put&eacute;s que ceux des ministres, se comptabilisent dans ses &eacute;checs. Il aurait d&ucirc; les d&eacute;courager au lieu de faire semblant de n&rsquo;y &ecirc;tre pour rien. </span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Les partis politiques, soucieux de la paix et de la coh&eacute;sion sociale et qui ont tout endur&eacute; avec lui, ont &eacute;t&eacute; les plus humili&eacute;s. Des strapontins distribu&eacute;s &ccedil;a et l&agrave;. Une longue procession pour une s&eacute;bile m&ecirc;me pas pleine &agrave; moiti&eacute;. C&rsquo;est ainsi que l&rsquo;Adema et le Rpm, les deux illustres formations politiques, fortes de plus des deux tiers d&rsquo;&eacute;lus nationaux, se contenteront et jusqu&rsquo;&agrave; ce jour de seulement 4 ministres, deux pour chacun. Repr&eacute;sent&eacute; au parlement par un seul &eacute;lu, le Parena se verra attribuer un minist&egrave;re. M&ecirc;me quota pour le Mpr qui, pourtant, se targue de quatre &eacute;lus. Avec ses 13 d&eacute;put&eacute;s, le Cnid se contentera jusqu&rsquo;en mai 2004 de deux ministres avant de se voir soulager du poste occup&eacute; par Modibo Diakit&eacute;. Le gros lot, dans tous les cas, est demeur&eacute; au Mouvement citoyen dissimul&eacute; sous le label de Soci&eacute;t&eacute; civile. Au four et au moulin pour &eacute;radiquer les effets de la disette rampante, le pr&eacute;sident ATT se contenta curieusement de d&eacute;noncer, comme un simple citoyen, des d&eacute;lits d&rsquo;initi&eacute;s av&eacute;r&eacute;s. Les auteurs sont connus et continuent de narguer le peuple. &lsquo;&rsquo;No bouging&nbsp;!&rsquo;&rsquo;. Au m&ecirc;me moment, des ch&acirc;teaux sortaient de terre et des magasins de riz ouvraient leurs portes.<span style="">&nbsp; </span>Les n&eacute;gociations entam&eacute;es en dehors du pays avec des bandits arm&eacute;s, ont notablement pes&eacute; sur les<span style="">&nbsp; </span>rapports entre le chef, ancien g&eacute;n&eacute;ral d&rsquo;arm&eacute;es et son peuple qui s&rsquo;est senti abandonn&eacute; &agrave; son sort car s&rsquo;attendant &agrave; ce que l&rsquo;Etat s&rsquo;affirme. Les exemples foisonnent. Aujourd&rsquo;hui, avec du recul, les Maliens pensent et &agrave; raison d&rsquo;ailleurs, que le livre &lsquo;&rsquo;ATT-cratie&hellip;&rsquo;&rsquo; s&rsquo;inscrit aussi dans cette dynamique de paradoxes.</span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR">Par Sory Ha&iuml;dara<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR" style="color: blue; letter-spacing: 10pt;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></strong></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
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<title>CONTRIBUTION &#45; Un peu de respect pour ATT : C’est quand même le président de la République</title>
<link>https://www.maliweb.net/point-de-vue/contribution-un-peu-de-respect-pour-att-c%25e2%2580%2599est-quand-meme-le-president-de-la-republique-11880.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 27 Oct 2006 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><span lang="FR" style="COLOR: black">D'abord un tract, sous forme de livre, ensuite un article de presse diffamatoire et agressif, voil&agrave; la nouvelle trouvaille &quot; des nouveaux &quot; adversaires politiques du Pr&eacute;sident Amadou Toumani Tour&eacute;. A d&eacute;faut d'arguments solides contre un mandat, dont d'ailleurs est comptable, l'ensemble de la classe politique, certains esprits malins commencent d&eacute;j&agrave; les attaques amphibies. Eh bien, qu'ils sachent qu'au Mali, les gens ont encore de la m&eacute;moire. S'il est de nos jours possible de (exprimer librement, cela est du en grande partie &agrave; celui sur qui on tire &agrave; boulet rouge : ATT.</span></font>
<p class="MsoNormal" style="FONT-FAMILY: Arial"><font size="2"><span lang="FR">L'insulte, sous le couvert de l'anonymat, est l&acirc;che mais tol&eacute;rable &agrave; la limite de la part d'un malien mais permettre &agrave; un blanc bec (son nom n'en est-il pas parfaite illustration : Lepigeon) d'insulter la premi&egrave;re institution du pays, c'est faire preuve d'indignit&eacute;, de forfaiture. Soyons s&eacute;rieux, ATT ne doit pas &ecirc;tre la cible des politiques. Ils doivent plut&ocirc;t le laisser en paix afin qu'il continue son &oelig;uvre d'&eacute;dification du pays. Ils doivent se poser les vraies questions qui d'ailleurs, nous interpellent tous : &agrave; qui d'entre eux ATT va-t-il l&eacute;guer le Mali ? Sont-ils capables de surmonter leur divergence ? Pourtant de la r&eacute;ponse &agrave; ces questions fondamentales d&eacute;pend l'avenir de tout un peuple. Comment prendre au s&eacute;rieux l'accusation genre Gbagbo donne de l'argent &agrave; ATT. Qu'est ce qui emp&ecirc;che ATT de prendre l&agrave; ou Gbagbo prend : les caisses de l'Etat ? Bien que moins riche que <st1:personname productid="la C?te" w:st="on">la C&ocirc;te</st1:personname> d'Ivoire, le Pr&eacute;sident du Mali a aussi des moyens qu'il peut utiliser, s'il est mal intentionn&eacute;, &agrave; ses propres fins. Pour vous permettre d'&ecirc;tre en phase avec ma logique, un rappel<span>&nbsp; </span>sur l'histoire politique de notre pays s'impose :</span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="FONT-FAMILY: Arial"><font size="2"><strong><span lang="FR">Acte 1 : le ph&eacute;nom&egrave;ne ATT<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p class="MsoNormal" style="FONT-FAMILY: Arial"><font size="2"><span lang="FR"><o:p></o:p>C'est suite au refus d'ouverture d&eacute;mocratique du pays par le r&eacute;gime de l'ex g&eacute;n&eacute;ral Moussa Traor&eacute;, qu'une insurrection populaire est d&eacute;clench&eacute;e au Mali. De gr&egrave;ves illimit&eacute;es en passant par des marches jusqu'aux fameux &eacute;v&egrave;nements du 26 mars, le bateau mali a fortement tangu&eacute;. Un certain Amadou Toumani, lieutenant Colonel de son Etat d&eacute;cide de prendre ses responsabilit&eacute;s. </span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="FONT-FAMILY: Arial"><font size="2"><span lang="FR">Apr&egrave;s une transition tr&egrave;s courte, il remet le pouvoir &agrave; un Pr&eacute;sident d&eacute;mocratiquement &eacute;lu, faisant ainsi du Mali, un model de d&eacute;mocratie dans le monde.</span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="FONT-FAMILY: Arial"><font size="2"><span lang="FR"><o:p></o:p></span><strong><span lang="FR"><span></span>Acte 2 : Mandat Adema I<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p class="MsoNormal" style="FONT-FAMILY: Arial"><font size="2"><span lang="FR">Le mandat de ce Pr&eacute;sident d&eacute;marre dans un contexte de totale d&eacute;mocratie. Face au parti majoritaire se dresse tr&egrave;s rapidement, une opposition regroup&eacute;e au sein du COPPO. Les empoignades commencent et aboutissent &agrave; l'incarc&eacute;ration des leaders du COPPO. C'est dans ce contexte de tension qu'arrivent les &eacute;lections de 1997.</span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="FONT-FAMILY: Arial"><font size="2"><span lang="FR"><o:p></o:p><span></span><strong>Acte 3 : Mandat ADEMA 2<o:p></o:p></strong></span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="FONT-FAMILY: Arial"><font size="2"><span lang="FR">Le deuxi&egrave;me mandat permet &agrave; l'Adema de mieux s'installer. Gr&acirc;ce &agrave; la d&eacute;centralisation, le parti occupe l'espace national et les d&eacute;rives commencent avec son corollaire d'exclusion. </span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="FONT-FAMILY: Arial"><font size="2"><span lang="FR">La fin du mandat approchant, les ambitions se d&eacute;voilent. Le parti majoritaire vit sa premi&egrave;re grande crise qui aboutit &agrave; sa d&eacute;confiture totale. </span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="FONT-FAMILY: Arial"><font size="2"><span lang="FR">IBK oblig&eacute; de rendre le tablier (Primature et Pr&eacute;sidence du parti) cr&eacute;e sa formation politique. Conscient du danger que peut<span>&nbsp; </span>constituer l'arriv&eacute;e d'un homme politique dans un tel contexte, Alpha n'a pas d'autre choix que de soutenir ATT.</span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="FONT-FAMILY: Arial"><font size="2"><span lang="FR"><o:p></o:p></span><strong><span lang="FR">Acte 4 : ATT gagne</span></strong></font></p>
<p class="MsoNormal" style="FONT-FAMILY: Arial"><font size="2"><span lang="FR">Candidat contre toute attente, ATT arrive premier au premier tour. Il doit affronter Souma&iuml;la Ciss&eacute; au deuxi&egrave;me tour. Les tractations commencent et IBK accorde son soutien &agrave; ATT au d&eacute;triment de Souma&iuml;la.</span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="FONT-FAMILY: Arial"><font size="2"><strong><span lang="FR">Acte 5 : ATT r&eacute;unit la classe politique<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p class="MsoNormal" style="FONT-FAMILY: Arial"><font size="2"><span lang="FR">ATT refuse toute exclusion et parvient<span>&nbsp; </span>&agrave; rassembler l'ensemble des acteurs politiques autour de son programme. Gr&acirc;ce &agrave; sa clairvoyance, &agrave; sa sagesse, les ennemis d'hier, se retrouvent autour d'une m&ecirc;me table et pour une m&ecirc;me cause : servir le Mali. Alpha &agrave; l'Union Africaine, IBK &agrave; l'Assembl&eacute;e Nationale, Souma&iuml;la &agrave; l'UEMOA, le Mali<span>&nbsp; </span>d&eacute;montre au monde qu'en politique le consensus est possible.<o:p></o:p></span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="FONT-FAMILY: Arial"><font size="2"><span lang="FR"><o:p></o:p></span><strong><span lang="FR">Acte 6 : Elections de 2007</span></strong><span lang="FR"> <strong><o:p></o:p></strong></span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="FONT-FAMILY: Arial"><font size="2"><span lang="FR">Les &eacute;lections de 2007 pointent &agrave; l'horizon. Hier sous Alpha, aujourd'hui sous ATT, les conseils malveillants finissent par convaincre IBK que son heure est arriv&eacute;e. N'est ce d'ailleurs pas son droit de vouloir participer aux &eacute;lections ? Mais comment trouver l'argumentaire sans &ecirc;tre accus&eacute; de trahison (apr&egrave;s avoir participer &agrave; tous les gouvernements) ? Les provocations commencent avec le d&eacute;c&egrave;s de feu l'honorable Kadari Bamaba ou le pouvoir est accus&eacute; d'avoir commandit&eacute; l'accident. </span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="FONT-FAMILY: Arial"><font size="2"><span lang="FR">Le rubicon est pass&eacute; au moment de la signature des accords d'Alger. Le RPM, membre du gouvernement, d&eacute;tenant <st1:personname productid="la Pr&#65513;sidence" w:st="on">la Pr&eacute;sidence</st1:personname> de l'Assembl&eacute;e Nationale, ne trouve d'autre moyen que de critiquer ces accords qu'il aurait d&ucirc; d&eacute;fendre bec et ongle : &ccedil;&agrave; en est de trop du c&ocirc;t&eacute; de Koulouba, c'est la rupture. </span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="FONT-FAMILY: Arial"><font size="2"><span lang="FR">La parution dans un tel contexte, aux &eacute;ditions &quot; Harmattan &quot; d'un livre -tract &quot; ATT-Cratie &quot; et plus r&eacute;cemment l'article de l'oiseau ( Lepigeon), rendent in&eacute;luctable une suspicion envers le RPM. </span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="FONT-FAMILY: Arial"><font size="2"><span lang="FR">L'analyse qui d&eacute;coule de ces diff&eacute;rentes &eacute;tapes de l'&eacute;volution politique du pays nous am&egrave;ne &agrave; croire que certains hommes pensaient trouver en ATT, un homme lige, manipulable &agrave; souhait. Ces hommes convaincus d'&ecirc;tre &agrave; la base de son &eacute;lection pensaient co-g&eacute;rer le pays ? </span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="FONT-FAMILY: Arial"><font size="2"><span lang="FR">C'&eacute;tait mal conna&icirc;tre ATT pour qui sagesse n'est point faiblesse. A mes fr&egrave;res et ses s&oelig;urs maliens, je recommande la vigilance. Le mensonge, l'approximation, l'affabulation, l'intimidation ne doivent plus s'installer dans notre pays. </span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="FONT-FAMILY: Arial"><font size="2"><span lang="FR">Le Mali est arriv&eacute; &agrave; ce stade au prix de beaucoup de sacrifice. Les hommes politiques ont &eacute;chou&eacute; et continueront &agrave; &eacute;chouer tant que pour eux l'int&eacute;r&ecirc;t personnel primera sur l'int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral. </span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="FONT-FAMILY: Arial"><font size="2"><span lang="FR">Andr&eacute; Malraux disait &quot; on ne fait pas de politique avec de la morale ; mais on en fait pas davantage sans.<span>&nbsp; </span>Amadou Toumani Tour&eacute; a de la morale et aime le Mali alors, de gr&acirc;ce foutez lui la paix.</span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="FONT-FAMILY: Arial"><font size="2"><strong><span lang="FR">Abdoulaye BASELE<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>BAMAKO&#45;SENOU : Un aéroport, ça ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/point-de-vue/bamako-senou-un-aeroport-ca-11767.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 13 Oct 2006 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Les Echos</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><span lang="FR">Comme tout pays ind&eacute;pendant, le Mali se targue vaillamment de poss&eacute;der un a&eacute;roport international sis &agrave; Bamako-S&eacute;nou. Mais, en r&eacute;alit&eacute;, compte tenu du monde d&rsquo;apr&egrave;s 11 septembre 2001 et des exigences modernes de s&eacute;curit&eacute;, s&rsquo;agit-il d&rsquo;un vrai a&eacute;roport ou d&rsquo;une sinistre farce &eacute;voquant plus la gare de Sogoniko qu&rsquo;un site r&eacute;pondant aux normes internationales ? La seconde hypoth&egrave;se semble la plus vraisemblable.</span></font>
<div style="text-align: left;">  </div>
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">La premi&egrave;re chose qui frappe le voyageur habitu&eacute; aux a&eacute;roports internationaux, quand il d&eacute;barque &agrave; S&eacute;nou, est l&rsquo;indescriptible pagaille qui r&egrave;gne &agrave; cet endroit. En y posant les pieds le 23 ao&ucirc;t 2006 &agrave; 3 h 30 du matin par le vol Royal Air Maroc, la premi&egrave;re chose qui m&rsquo;a frapp&eacute; est la continuit&eacute; dans le d&eacute;sordre.</span></font></p>
<div style="text-align: left;">  </div>
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">J&rsquo;ai abord&eacute; au bas de la passerelle un monsieur sans aucun badge, le nez coll&eacute; aux r&eacute;acteurs, qui faisait semblant de r&eacute;gler la descente des passagers. Quand je le lui ai demand&eacute; ce qu&rsquo;il faisait l&agrave;, il s&rsquo;est content&eacute; d&rsquo;&eacute;clater de rire avant de continuer son petit man&egrave;ge.</span></font></p>
<div style="text-align: left;">  </div>
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Avant l&rsquo;acc&egrave;s aux contr&ocirc;les de police, c&rsquo;est encore la ronde infernale des badauds, <em style="">coxeurs</em> et rabatteurs qui harc&egrave;lent les passagers et les poussent dans leurs derniers retranchements. Quant aux bagages, chaque passager est oblig&eacute; de surveiller constamment les siens au risque de se les faire voler ou embarquer de force par un charretier auquel personne n&rsquo;a rien demand&eacute;. Comment se fait-il que des individus sans aucune habilitation ou autorisation se retrouvent &agrave; des endroits aussi sensibles ?</span></font></p>
<div style="text-align: left;">  </div>
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Cependant, le pire danger qui guette les usagers de Bamako est le laxisme qui r&egrave;gne &agrave; l&rsquo;embarquement. Le 24 septembre 2006, sur le vol Royal Air Maroc &agrave; destination de Casablanca, j&rsquo;ai compt&eacute; sur le tarmac au moins 12 passagers qui tra&icirc;naient avec eux des bagages &agrave; cabine de plus de&hellip; 20 kilos alors que le poids maximum th&eacute;oriquement admis est de 5 kilos. Il y avait au moins quatre passagers qui, avec trois (!) bagages &agrave; main ont pass&eacute; tous les contr&ocirc;les de s&eacute;curit&eacute;.</span></font></p>
<div style="text-align: left;">  </div>
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">A l&rsquo;int&eacute;rieur du Boeing 737 qui assurait la liaison, il n&rsquo;y avait aucun espace libre dans les cabines, toutes les places &eacute;taient surcharg&eacute;es de bagages que m&ecirc;me le personnel de bord avait de la peine &agrave; classer. J&rsquo;ai observ&eacute; quelques petits <em style="">&laquo;&nbsp;malins&nbsp;&raquo;</em> qui dissimulaient leur sac sous les si&egrave;ges, en violation de toutes les consignes de s&eacute;curit&eacute;.</span></font></p>
<div style="text-align: left;">  </div>
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">La question se pose&nbsp;: comment ces gens arrivent-ils &agrave; passer l&rsquo;enregistrement, le pesage, la police, les agents de s&eacute;curit&eacute; avec une telle quincaillerie entre les mains ? Le probl&egrave;me est grave parce que les avions en partance de Bamako, si ce ph&eacute;nom&egrave;ne n&rsquo;est pas enray&eacute;, risquent tout simplement la surcharge, et cons&eacute;quemment un terrible drame. On se rappelle d&rsquo;ailleurs que le vol Conakry-Freetown qui s&rsquo;est sold&eacute; par un crash est le r&eacute;sultat pur et simple d&rsquo;une surcharge de l&rsquo;avion au d&eacute;part de la Guin&eacute;e.</span></font></p>
<div style="text-align: left;">  </div>
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Il est difficile, dans un contexte o&ugrave; tous les a&eacute;roports du monde rivalisent d&rsquo;ardeur dans la s&eacute;curit&eacute;, que Bamako-S&eacute;nou reste une passoire. Non seulement il y a le probl&egrave;me des bagages en surcharge mais &eacute;galement le contr&ocirc;le du point de vue s&eacute;curit&eacute; simple est d&eacute;faillant. Pour exemple, j&rsquo;ai r&eacute;ussi &agrave; embarquer &agrave; Bamako avec trois briquets &agrave; gaz, une bo&icirc;te de p&acirc;te dentifrice et une bouteille de parfum dans les poches de ma veste.</span></font></p>
<div style="text-align: left;">  </div>
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">A aucun niveau de contr&ocirc;le, la pr&eacute;sence de ces objets pourtant prohib&eacute;s, n&rsquo;a &eacute;t&eacute; d&eacute;tect&eacute;e. C&rsquo;est seulement &agrave; l&rsquo;a&eacute;roport Mohammed V de Casablanca, &agrave; l&rsquo;embarquement pour Montr&eacute;al, que la s&eacute;curit&eacute; marocaine a confisqu&eacute; ces objets avant de les jeter au rebut.</span></font></p>
<div style="text-align: left;">  </div>
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Y a-t-il &agrave; Bamako-S&eacute;nou quelqu&rsquo;un qui prend au s&eacute;rieux la s&eacute;curit&eacute; a&eacute;roportuaire ? Quand est-ce que l&rsquo;on se d&eacute;cidera &agrave; fonctionner comme un a&eacute;roport moderne ? Est-il plus important d&rsquo;empocher quelques milliers de francs CFA et de fermer les yeux sur des exc&eacute;dents de bagages plut&ocirc;t que d&rsquo;appliquer une r&eacute;glementation stricte qui mettrait la vie du passager au premier plan ? Il ne s&rsquo;agit certainement pas de sombrer dans la parano&iuml;a mais de rappeler aux uns et aux autres qui si l&rsquo;avion est et reste le moyen de transport le plus s&ucirc;r au monde, c&rsquo;est parce qu&rsquo;il existe des normes internationales qui doivent &ecirc;tre appliqu&eacute;es sans complaisance.</span></font></p>
<div style="text-align: left;">  </div>
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Malheureusement, &agrave; Bamako-S&eacute;nou, la cupidit&eacute; et le laxisme semblent sans limites. Jusqu&rsquo;&agrave; quand ?</span></font></p>
<div style="text-align: left;">  </div>
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR">Ousmane Sow<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<div style="text-align: left;">  </div>
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><em style=""><span lang="FR">(journaliste, Montr&eacute;al)<o:p></o:p></span></em></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>UN MOPTITIEN REPOND AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE : «ATT, vous avez bien défendu un Malien contre un autre»</title>
<link>https://www.maliweb.net/point-de-vue/un-moptitien-repond-au-president-de-la-republique-%25c2%25abatt-vous-avez-bien-defendu-un-malien-contre-un-autre%25c2%25bb-11765.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 13 Oct 2006 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Indépendant</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2" style="font-family: Arial;">Apr&egrave;s son discours muscl&eacute; &agrave; l'occasion de la sortie de la promotion 2006 de la police nationale, le 10 octobre dernier, dans lequel  il a affirm&eacute;, haut et fort, qu'il n' a jamais aid&eacute; un malien contre un autre, le pr&eacute;sident du Parti Espoir R&eacute;el (PER) Ibrahim Ciss&eacute;, un Moptitien bon teint, commer&ccedil;ant de son &eacute;tat au grand march&eacute; de Bamako, apporte un d&eacute;menti cinglant aux propos du Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, Amadou Toumani Tour&eacute;.  </p>
<p>Candidat ind&eacute;pendant malheureux aux derni&egrave;res l&eacute;gislatives partielles de Mopti &agrave; l'issue desquelles, il est arriv&eacute; troisi&egrave;me apr&egrave;s l'URD et le RPM, Ibrahim Ciss&eacute;, qui pr&eacute;side actuellement aux destin&eacute;es du tout nouveau parti politique, le PER (parti espoir r&eacute;el) ne semble pas du tout dig&eacute;rer les propos tenus par le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, Amadou Toumani Tour&eacute;, &agrave; la faveur de la sortie de la promotion 2006 de la  police nationale, ayant trait &agrave; ses rapports avec ses concitoyens. </p>
<p>En affirmant, haut et fort, qu'il n'a jamais aid&eacute; un Malien contre un autre, ATT a certainement irrit&eacute; le jeune Ciss&eacute; qui a d&eacute;clar&eacute; avoir &eacute;t&eacute; victime de l'influence du chef de l'Etat lors des derni&egrave;res &eacute;lections l&eacute;gislatives partielles de Mopti qu'il a qualifi&eacute;es, au passage, de tout sauf un scrutin digne de ce nom. &quot;A Mopti, lors des derni&egrave;res l&eacute;gislatives partielles, nous avons assist&eacute; impuissamment &agrave; la nomination de Samba Yattassaye, candidat de l'URD autour duquel une coalition pr&eacute;sidentielle s'est form&eacute;e&quot; a-t-il d&eacute;clar&eacute;.  Avant de soutenir que le scrutin a &eacute;t&eacute; &eacute;maill&eacute; de fraudes qualifi&eacute;s. Comme preuve &agrave; l&rsquo;appui de ses accusations, l'enfant de Konnan affirmera que le nombre de voix de son challenger Samba Yattassaye, soit environ six mille, d&eacute;passait largement celui des votants du village de Konnan.  &quot;Pourquoi faire des &eacute;lections une affaire de Soud'Baba, c'est-&agrave;-dire une affaire de famille. Pourquoi des slogans comme on m'a battu &agrave; Sikasso, il ne faudra pas que l'on vienne me battre chez moi ?&quot; s'est interrog&eacute; le jeune leader du PER qui accuse l'administration publique d'&ecirc;tre partisane lors des &eacute;lections. &laquo;ATT vous avez bien d&eacute;fendu un Malien contre un autre&raquo; a-t-il soutenu.</p>
<p>Ensuite, notre interlocuteur affirme m&ecirc;me avoir &eacute;t&eacute; victime de menace de la part d'un &eacute;l&eacute;ment de la S&eacute;curit&eacute; d'Etat d'un certain Niar&eacute; &agrave; Konnan, dans son village natal. Toutes choses qui feront dire &agrave; Ibrahim Ciss&eacute;, qu' &quot;au Mali, il y a des pratiques d&eacute;mocratiques qui n'honorent pas avec leur corollaire de consensus de fa&ccedil;ade&quot;.  Enfin, pour redorer le blason de la d&eacute;mocratie malienne, le jeune leader du PER se propose de ramener la politique au niveau de la jeunesse qui, selon lui, est victime de la servitude des actuels dirigeants politiques. </p>
<p>Comptant sur l'adh&eacute;sion massive de l'&eacute;lectorat &agrave; son parti qui a d&eacute;j&agrave; commenc&eacute; avec la d&eacute;fection de cinq conseillers municipaux et au regard de l'implantation de son parti &agrave; Mopti, S&eacute;gou, sans compter l&rsquo;ext&eacute;rieur (S&eacute;n&eacute;gal, C&ocirc;te d'Ivoire, Gambie, France), le jeune leader du PER, n'exclut pas sa candidature &agrave; l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle de 2007. </p>
<p></font>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Démocratie, Consensus et transparence : le président ATT n’aime pas la vérité</title>
<link>https://www.maliweb.net/point-de-vue/democratie-consensus-et-transparence-le-president-att-n%25e2%2580%2599aime-pas-la-verite-11627.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 28 Sep 2006 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p>
<p style=text-align: justify; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Ce n&rsquo;est un secret pour personne. Les relations entre notre parti, le Rassemblement Pour le Mali et le Palais de Koulouba,<span style="">&nbsp; </span>entre les chefs des deux principales institutions de <st1:personname w:st="on" productid="la R&#65513;publique">la R&eacute;publique</st1:personname>, le pr&eacute;sident de <st1:personname w:st="on" productid="la R&#65513;publique">la R&eacute;publique</st1:personname>, le g&eacute;n&eacute;ral Amadou Toumani Tour&eacute;, et le pr&eacute;sident de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale, El Hadj Ibrahim Boubacar Ke&iuml;ta, sont au plus mauvais. Si comme tout militant actif, engag&eacute; et d&eacute;termin&eacute; du RPM, j&rsquo;assume totalement et sans resserves aucune les positions de mon parti, son id&eacute;al et son ambition et que toutes les man&oelig;uvres politiciennes du pouvoir contre nous me laissent de marbre, en tant que patriote et militant du Mouvement d&eacute;mocratique, je suis interpell&eacute; comme tous ceux qui ont soucis pour <st1:personname w:st="on" productid="la R&#65513;publique">la  R&eacute;publique</st1:personname> par la singuli&egrave;re situation de la d&eacute;mocratie malienne et sa survie face aux combines sordides qui se dessinent &agrave; l&rsquo;occasion des prochaines &eacute;lections. </span></font></p>
<p style="text-align: justify; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR">Ni duel ni Fadennya <o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p class="MsoBodyText2" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 12pt;"><font size="2">Je ne fais pas partie des gens qui ram&egrave;nent tous les contentieux entre notre parti et le clan du pr&eacute;sident d&rsquo;une part et d&rsquo;autre part ATT et IBK &agrave; une vulgaire course folle et effr&eacute;n&eacute;e pour le pouvoir. Cette vision des divergences et tensions artificiellement entretenues, pour les besoins alimentaires de la cause, serait tr&egrave;s simpliste<span style="">&nbsp; </span>et constituerait une insulte pour les deux hommes d&rsquo;Etat. En tout cas, militant du RPM, je me refuse de voir en mon pr&eacute;sident et de le mettre &agrave; la place d&rsquo;un vulgaire chercheur de place sans id&eacute;al, sans conscience politique et sans ambition nationaliste et panafricaniste pour le peuple malien</font>.<o:p></o:p></span></font></p>
<p class="MsoBodyText2" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR" style="font-size: 12pt;">Vertus fondatrices <o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p class="MsoBodyText2" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 12pt;"><font size="2">Int&eacute;grit&eacute;, droiture, honneur, dignit&eacute; et patriotisme sont &agrave; la base de la cr&eacute;ation du Rassemblement pour le Mali (RPM) et ces vertus en constituteront le sousbassement. Notre excellent parcours et notre contribution &agrave; faire du Parti africain pour la solidarit&eacute; et la justice, Ad&eacute;ma-Pasj, le breviaire d&rsquo;une d&eacute;mocratie d&rsquo;excellence et porteuse d&rsquo;ambition et d&rsquo;espoir pour le Mali l&rsquo;attestent. On peut ne pas aimer IBK, mais tous les d&eacute;mocrates maliens et tous ceux qui suivent l&rsquo;&eacute;volution de la d&eacute;mocratie malienne depuis 15 ans reconnaissent sa contribution, et pourquoi pas son empreinte ind&eacute;lebile&nbsp;: conseiler sp&eacute;cial &agrave; la pr&eacute;sidence, ambassadeur, chef de la diplomatie malienne, 6 ans pr&eacute;sident du parti majoritaire au pouvoir, 6 ans Premier ministre, et depuis 4 ans pr&eacute;sident de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale&nbsp;et du plus grand parti politique du Mali en termes de nombre d&rsquo;&eacute;lus nationaux&nbsp;! Ceux qui n&rsquo;ont jamais eu un tel background en souffrent logiquement pour user de tous les stratag&egrave;mes visant &agrave; ternir l&rsquo;image de l&rsquo;Homme d&rsquo;Etat, vice-pr&eacute;sident de l&rsquo;International socialiste, mais chacun a son destin. Et le Camarade Ibrahim Boubacar Ke&iuml;ta est un croyant. Lui, contrairement &agrave; ces certains agit&eacute;s de pouvoir et dop&eacute;s de gloire, sait que Dieu est le seul ma&icirc;tre des destins fussent-ils les plus prodigieux. Sa devise n&rsquo;est-elle pas&nbsp;: Dieu, le Mali et Ma conscience&nbsp;</font>?<o:p></o:p></span></font></p>
<p class="MsoBodyText2" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 12pt;"><font size="2">C&rsquo;est contre les intrigues de bas &eacute;tages, les complots et coups-bas ourdis depuis Koulouba que le Camarde Ibrahim Boubacar Ke&iuml;ta, suivi de plusieurs responsables et militants dont je fais partie, a quitt&eacute; l&rsquo;Ad&eacute;ma (une famille qui nous est encore ch&egrave;re) pour cr&eacute;er Alternative 2002 puis le Rassemblement pour le Mali pour faire la politique autrement. Cette promesse et <em>&laquo;&nbsp;cet engagement sans faille &agrave; faire autrement la politique impose au RPM &agrave; placer le Mali au-dessus de tout dans son seul combat - celui du bien-&ecirc;tre des Maliens.&nbsp;&raquo; (Extrait d&eacute;claration RPM du 06 juin 2005)</em></font><o:p></o:p></span></font></p>
<p class="MsoBodyText2" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR" style="font-size: 12pt;">La baraka de S&eacute;b&eacute;nikoro <o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p class="MsoBodyText2" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 12pt;"><font size="2">Devrions-nous refuser quelque chose dans notre famille politique d&rsquo;origine et nous y plier dans le vestibule d&rsquo;une famille &eacute;trang&egrave;re&nbsp;o&ugrave; nous ne sommes qu&rsquo;invit&eacute;s ? En effet, malgr&eacute; les tentatives opportunistes de travestir la v&eacute;rit&eacute; pour r&eacute;&eacute;crire demain l&rsquo;histoire de la d&eacute;mocratie malienne pour le besoin insatiable de gloire d&rsquo;un putschiste pr&eacute;sent&eacute; d&eacute;j&agrave; comme le plus grand soldat de la d&eacute;mocratie en Afrique, la v&eacute;rit&eacute; est connue des Maliens&nbsp;: c&rsquo;est Amadou Toumani Tour&eacute; qui a fait le d&eacute;placement &agrave; S&eacute;b&eacute;ninkoro pour demander le soutien du pr&eacute;sident du RPM et d&rsquo;Espoir 2002 en vue du 2<sup>&egrave;me</sup> tour des pr&eacute;sidentielles derni&egrave;res. Aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;histoire officielle du Mali, celle v&eacute;hicul&eacute;e par les courtisans et les opportunistes alimentaires pour b&acirc;tir la l&eacute;gende d&rsquo;un Motel ramen&eacute; au rang de Dieu (qui a le pouvoir d&rsquo;amener la pluie et de reverdir le Sahara), occulte ce d&eacute;tour &agrave; S&eacute;b&eacute;ninkoro et ne retient que la victoire &eacute;clatante arrach&eacute;e par un ind&eacute;pendant contre les partis politiques. ATT aurait &eacute;t&eacute; peut-&ecirc;tre pr&eacute;sident du Mali, telle est sa destin&eacute;e, Dieu l&rsquo;a voulu et personne n&rsquo;y peut rien. Mais, si ATT et ses opportunistes connaissaient tant leur destin&eacute;e, pourquoi ont-ils eu besoin d&rsquo;aller demander les voix du RPM jusqu&rsquo;&agrave; S&eacute;b&eacute;ninkoro&nbsp;? Ces voix &eacute;taient si importantes et devraient-elles peser dans la balance&nbsp;? La r&eacute;ponse, si elle est simple aujourd&rsquo;hui, hier elle n&rsquo;&eacute;tait pas si m&eacute;prisante pour le RPM et son pr&eacute;sident</font>.<o:p></o:p></span></font></p>
<p class="MsoBodyText2" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR" style="font-size: 12pt;">Vision messianique ou ingratitude&nbsp;? <o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p class="MsoBodyText2" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 12pt;"><font size="2">J&rsquo;ai entendu et lu comme beaucoup de Maliens que ATT n&rsquo;a oblig&eacute; personne &agrave; le soutenir et le parti qui ne partage pas <st1:personname w:st="on" productid="la VISION MESSIANIQUE">la VISION MESSIANIQUE</st1:personname> DU LEADER INCONTESTE n&rsquo;a qu&rsquo;&agrave; quitter le gouvernement et &agrave; aller dans l&rsquo;Opposition. Dois-je crier &agrave; l&rsquo;ingratitude&nbsp;? Ce serait une na&iuml;vet&eacute; politique de ma part. Mais permettez-moi simplement de rappeler aussi que tout G&eacute;n&eacute;ral qu&rsquo;il est, ATT n&rsquo;a conquis aucun parti, en tout cas pas le Rassemblement Pour le Mali, par les armes. Notre soutien, le Camarde pr&eacute;sident, El Hadj Ibrahim Boubacar Ke&iuml;ta, n&rsquo;a cesse de le rappeler est un soutien d&rsquo;hommes et de femmes libres au service du Mali et de l&rsquo;approfondissement de sa d&eacute;mocratie, et non celui de pr&eacute;bendiers, d&rsquo;opportunistes alimentaires, de courtisans sans id&eacute;al, de situationnistes politiques uniquement pr&eacute;occup&eacute;s par les honteux privil&egrave;ges obtenus &agrave; coup de trahisons, de compromissions et de reniements spectaculaires</font>.<o:p></o:p></span></font></p>
<p class="MsoBodyText2" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR" style="font-size: 12pt;">Cr&eacute;&eacute; pour conqu&eacute;rir le pouvoir <o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p class="MsoBodyText2" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 12pt;"><font size="2">Contrairement &agrave; d&rsquo;autres, notre parti n&rsquo;a jamais promis &agrave; ATT sa dissolution et la mise aux calendes grecques de ses ambitions. Et le camarde Pionnier n&rsquo;a cesse de le marteler&nbsp;: le RPM a &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute; pour conqu&eacute;rir le pouvoir, il se battra et vaincra en 2007, inch&rsquo;Allah&nbsp;! Cette position publiquement assum&eacute;e par le Rassemblement pour le Mali, l&rsquo;ennemi politique N&deg;1 du r&eacute;gime. Parce que le RPM, contrairement &agrave; beaucoup de partis, n&rsquo;a pas accept&eacute; de renoncer &agrave; ses ambitions &agrave; la demande du Pr&eacute;sident ATT. Parce qu&rsquo;on ne refuse rien au pr&eacute;sident ATT, sinon&hellip;&nbsp;! Alors, le pr&eacute;texte est pris d&rsquo;une d&eacute;claration tr&egrave;s amicale du RPM &agrave; l&rsquo;occasion du 8 juin 2005 pour toutes les surench&egrave;res, et le pr&eacute;sident ATT, cens&eacute; &ecirc;tre au-dessus du jeu politique, en devient le ma&icirc;tre de c&eacute;r&eacute;monie&nbsp;: il faut que les uns et les autres se d&eacute;terminent et clarifient leur calendrier, que ceux qui ne sont pas avec moi quittent mon gouvernement, moi je ne cherche pas &agrave; me faire r&eacute;&eacute;lire, je me d&eacute;brouille pour finir mon mandat, etc</font>.<o:p></o:p></span></font></p>
<p class="MsoBodyText2" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR" style="font-size: 12pt;">Pas de blanc-seing <o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p class="MsoBodyText2" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 12pt;"><font size="2">La v&eacute;rit&eacute;, le pr&eacute;sident ATT, ancien et futur candidat ATT, la conna&icirc;t. Par son soutien, le Rassemblement pour le Mali ne lui a jamais promis l&acirc;chet&eacute; et reniement, silence coupable et complicit&eacute;. La parole s&rsquo;envole, mais l&rsquo;&eacute;crit reste, dit-on. S&rsquo;adressant au Premier ministre Ahmed Mohamed Ag Hamani, le 17 d&eacute;cembre 2002, au nom de l&rsquo;intergroupe parlementaire, lors de la c&eacute;r&eacute;monie de d&eacute;claration de politique g&eacute;n&eacute;rale du gouvernement, le vice-pr&eacute;sident du RPM, feu Kadari Bamba (que la terre lui soit l&eacute;g&egrave;re), disait ceci</font>&nbsp;:<o:p></o:p></span></font></p>
<p style="text-align: justify; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><em><span lang="FR">&laquo;&nbsp;(&hellip;)Il est important (&hellip;) que la confiance soit au c&oelig;ur de notre relation. Que les engagements pris soient respect&eacute;s. Que les promesses faites soient tenues et que les accords sign&eacute;s soient appliqu&eacute;s.<o:p></o:p></span></em></font></p>
<p style="text-align: justify; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><em><span lang="FR">(&hellip;) Notre syst&egrave;me institutionnel a pour socle les partis politiques. Aucune politique ne peut se conduire, dans le syst&egrave;me de d&eacute;mocratie repr&eacute;sentative qui est le n&ocirc;tre, sans reconna&icirc;tre aux partis politiques leur place l&eacute;gitime.<o:p></o:p></span></em></font></p>
<p style="text-align: justify; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><em><span lang="FR">Et le fait majoritaire, m&ecirc;me relatif, doit &ecirc;tre reconnu, avec toutes les cons&eacute;quences qui s&rsquo;y attachent aux plans institutionnel et politique. Tel n&rsquo;est malheureusement pas le cas aujourd&rsquo;hui.<o:p></o:p></span></em></font></p>
<p style="text-align: justify; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><em><span lang="FR">Aussi, si donc nous accordons notre confiance &agrave; votre gouvernement, Monsieur le Premier ministre, il importe que vous sachiez que, en aucune mani&egrave;re, il ne s&rsquo;agit d&rsquo;un ch&egrave;que en blanc. Car notre soutient &agrave; votre gouvernement nous engage.<o:p></o:p></span></em></font></p>
<p style="text-align: justify; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><em><span lang="FR">Il nous engage &agrave; soutenir l&rsquo;action gouvernementale et, de ce fait m&ecirc;me, nous engage aussi &agrave; un devoir de vigilance et de v&eacute;rit&eacute; &agrave; votre &eacute;gard.<o:p></o:p></span></em></font></p>
<p style="text-align: justify; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><em><span lang="FR">Notre soutien n&rsquo;est, et ne sera jamais, ni celui de b&eacute;nis oui oui, ni celui d&rsquo;alimentaires all&eacute;ch&eacute;s par un quelconque strapontin minist&eacute;riel ou autre&nbsp;!<o:p></o:p></span></em></font></p>
<p style="text-align: justify; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><em><span lang="FR">Notre soutien est un acte patriotique de femmes et d&rsquo;hommes qui ont d&eacute;cid&eacute; de mettre le Mali au-dessus<span style="">&nbsp; </span>de leurs ambitions personnelles. De femmes et d&rsquo;hommes qui, sachant la jeune d&eacute;mocratie malienne encore trop fragile, refusent en cons&eacute;quence de suivre ceux &ndash; l&agrave; qui cherchent &agrave; l&rsquo;entra&icirc;ner dans certaines aventures. Notre soutien est donc celui de femmes et d&rsquo;hommes (dont) le sens de l&rsquo;Etat les incline aux concessions les plus difficiles, rarement assum&eacute;es dans des circonstances analogues. <o:p></o:p></span></em></font></p>
<p style="text-align: justify; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><em><span lang="FR">(&hellip;) Penser ce que l&rsquo;on dit, dire ce que l&rsquo;on pense et faire ce que l&rsquo;on dit, voil&agrave; ce que le peuple attend aujourd&rsquo;hui de ses dirigeants politiques, qui doivent mettre l&rsquo;honneur au premier rang de leurs comportements quotidiens.<o:p></o:p></span></em></font></p>
<p style="text-align: justify; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><em><span lang="FR">Pour nous, rien ne vaut le Mali&nbsp;!&nbsp;&raquo;</span></em></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR">Le devoir citoyen par-dessus tout <o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Or, aujourd&rsquo;hui au Mali, ce qui est important, ce n&rsquo;est le devoir citoyen (qui n&rsquo;a rien &agrave; voir avec le Mouvement des citoyens opportunistes), mais la course effr&eacute;n&eacute;e aux d&eacute;lices du pouvoir, portefeuilles, places, pr&eacute;bendes, deniers publics. Merci encore Info-Matin pour la r&eacute;v&eacute;lation de ce livre qui ne retrace que la v&eacute;rit&eacute; que tout le monde veut fuir comme la peste sous ATT. Parce que, les plus vils des courtisans du r&eacute;gime savent et le disent volontiers&nbsp;: ATT n&rsquo;aime pas qu&rsquo;on lui dise la v&eacute;rit&eacute;, mais ce qu&rsquo;il veut entendre. Comme le camarade Ibrahim Boubacar Ke&iuml;ta, feu Kadari Bamba (paix &agrave; son &acirc;me), Dr Tr&eacute;ta, l&rsquo;Eternel Pionnier Bikot&egrave;, Mme Ke&iuml;ta Rokiatou N&rsquo;Diaye, bref les responsables et les militants du RPM ne sont pas des adeptes de la langue de bois pour lui chanter comme certains des airs ber&ccedil;ants &agrave; Koulouba, le RPM sera toujours dans son point de mire.</span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR">Inquisition et pers&eacute;cution <o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">A cela, il faut ajouter la d&eacute;claration de notre parti, souverainement publi&eacute;e &agrave; l&rsquo;occasion du 3<sup>&egrave;me</sup> anniversaire de l&rsquo;arriv&eacute;e du pr&eacute;sident ATT au pouvoir, d&eacute;claration qui lui a valu l&rsquo;inquisition et la pers&eacute;cution politicienne. Derri&egrave;re le pr&eacute;texte de la d&eacute;claration, la v&eacute;rit&eacute; n&rsquo;est-elle pas le refus cat&eacute;gorique du Camarde pr&eacute;sident Ibrahim Boubacar Ke&iuml;ta, contrairement &agrave; d&rsquo;autres chefs de partis, de renoncer sans aucune consultation des militants et responsables, au nom du RPM, &agrave; toute candidature aux &eacute;lections pr&eacute;sidentielles de 2007&nbsp;? Sinon, ce que dit la d&eacute;claration, jug&eacute;e incendiaire &agrave; l&rsquo;&eacute;poque, par les opportunistes et les situationnistes politiques de tous les bords n&rsquo;&eacute;tait qu&rsquo;un simple appel au commandant en chef du bateau Mali de surveiller le gouvernail, une interpellation loyale &agrave; un alli&eacute; face aux d&eacute;fis et contraintes qui devenaient pressantes&nbsp;:</span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><em><span lang="FR">&laquo;&nbsp;(&hellip;)<span style=""> En 2002, les militants du RPM ont accueilli avec une certaine satisfaction la victoire du candidat Amadou Toumani TOURE, soutenu par l'Alliance Espoir 2002 au deuxi&egrave;me tour de l'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle. Cependant, le Bureau Politique National du RPM estime que le 8 juin 2005, loin d'&ecirc;tre l'occasion pour exprimer un soutien quelconque au Pr&eacute;sident de <st1:personname w:st="on" productid="la R&#65513;publique">la R&eacute;publique</st1:personname>, parce que ce soutien s'est toujours manifest&eacute; au moment il le fallait dans les c&eacute;nacles consacr&eacute;s que sont l'Assembl&eacute;e Nationale et le gouvernement, doit permettre de proc&eacute;der &agrave; une &eacute;valuation &agrave; mi&shy;-parcours des engagements pris et<span style="">&nbsp; </span>d'en tirer toutes les cons&eacute;quences au regard de nos responsabilit&eacute;s individuelles et collectives vis-&agrave;-vis du peuple laborieux du Mali.<o:p></o:p></span></span></em></font></p>
<p class="MsoBodyText3" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 12pt;">II s'agit aujourd'hui, pour le Pr&eacute;sident Amadou Toumani TOURE, de prouver qu'il a eu raison de solliciter le suffrage des maliens et que le RPM ne s'est pas tromp&eacute; de choix. II s'agit aussi et surtout pour le Pr&eacute;sident de tous les Maliens de donner &agrave; notre peuple des signes d'espoir pour un lendemain meilleur.<o:p></o:p></span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><em><span lang="FR" style="">Dans les faits, les populations maliennes, urbaines comme rurales, rencontrent de s&eacute;rieuses difficult&eacute;s. L'engagement pris par le Pr&eacute;sident de <st1:personname w:st="on" productid="la R&#65513;publique">la R&eacute;publique</st1:personname> d'apporter le changement salutaire n'est pas encore une r&eacute;alit&eacute;.<o:p></o:p></span></em></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><em><span lang="FR" style="">Au plan politique, la situation se caract&eacute;rise par le recul de la d&eacute;mocratie, le m&eacute;pris des r&egrave;gles du jeu d&eacute;mocratique la fragilisation et la marginalisation des partis politiques, l'opportunisme et la confusion.<o:p></o:p></span></em></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><em><span lang="FR" style="">Au plan &eacute;conomique, le pays a connu un taux de croissance n&eacute;gatif en 2004 de l'ordre de : - 2,7%. Un nombre significatif de maliens, notamment dans le septentrion du pays, souffrent d'une crise alimentaire grave, comparable &agrave; celle de <st1:metricconverter w:st="on" productid="1973. L">1973. L</st1:metricconverter>'augmentation continue des prix des denr&eacute;es de premi&egrave;re n&eacute;cessit&eacute;, des hydrocarbures et autres produits interpellent le gouvernement.<o:p></o:p></span></em></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><em><span lang="FR" style="">Au plan social, l'ins&eacute;curit&eacute; qui est une pr&eacute;occupation quotidienne de chaque famille malienne, la d&eacute;gradation des moeurs, la persistance des probl&egrave;mes de l'&eacute;cole malienne, la corruption et le ch&ocirc;mage sont autant de sujets d'inqui&eacute;tude.<o:p></o:p></span></em></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><em><span lang="FR" style="">Le Bureau Politique National du Rassemblement Pour le Mali (BPN/RPM) estime, pour toutes ces raisons, que le Pr&eacute;sident de <st1:personname w:st="on" productid="la R&#65513;publique">la R&eacute;publique</st1:personname> doit saisir l'opportunit&eacute; que lui offre un contexte national et international favorable pour impulser un d&eacute;veloppement politique et socio-&eacute;conomique du pays, conform&eacute;ment aux principes d&eacute;mocratiques.&nbsp;&raquo;</span></em></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR">Les accords de la honte <o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Pour justifier les accords de la honte sign&eacute;s en catimini avec des d&eacute;serteurs de l&rsquo;arm&eacute;e nationale et des bandits arm&eacute;s, ATT a dit aux Maliens que c&rsquo;est pour la paix, l&rsquo;unit&eacute; nationale et l&rsquo;entente au sein de la grande famille malienne. Pour faire avaler les couleuvres du d&eacute;sert, &agrave; l&rsquo;appui de son pro domo, il a dit &agrave; tous les Maliens de mettre la raison au-dessus du c&oelig;ur pour la concorde nationale. Quelle contradiction&nbsp;! Pendant que lui-m&ecirc;me, pr&eacute;sident de toutes les Maliennes et de tous les Maliens (donc des militants et responsables du RPM aussi) ne parvient pas &agrave; s&rsquo;&eacute;lever au-dessus de sa passion pour un second mandat et sacrifie sur l&rsquo;autel de ses ambitions personnelles et pouvoiristes la concorde institutionnelle en g&eacute;rant ses rapports avec le pr&eacute;sident de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale et son parti suivant ses rancoeurs et sa haine visc&eacute;rale. Pi&eacute;tinant tous les principes r&eacute;publicains, le g&eacute;n&eacute;ral-pr&eacute;sident tente d&rsquo;ignorer, s&rsquo;il ne m&eacute;prise pas, une institution de <st1:personname w:st="on" productid="la R&#65513;publique">la R&eacute;publique</st1:personname> &agrave; travers son chef pour la simple raison que celle-ci est dirig&eacute;e par un homme qui refuse de se renier et de renoncer, au nom de son parti, &agrave; briguer la pr&eacute;sidence.</span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Je ne suis pas constitutionnaliste ou politologue, mais devrait-on conduire de cette mani&egrave;re une d&eacute;mocratie dite de consensus et qualifi&eacute;e d&rsquo;apais&eacute;e&nbsp;? Si le consensus en r&eacute;alit&eacute; n&rsquo;a jamais exist&eacute; au Mali, o&ugrave; est l&rsquo;apaisement lorsque le pouvoir et son titulaire font preuve d&rsquo;une absence totale de s&eacute;r&eacute;nit&eacute; et de respect des principes&nbsp;? Du 16 septembre 2002 &agrave; ce 22 septembre, tout a &eacute;t&eacute; entrepris pour &eacute;carter le Camarade pr&eacute;sident Ibrahim Boubacar Ke&iuml;ta, qui n&rsquo;est m&ecirc;me plus convi&eacute; aux c&eacute;r&eacute;monies officielles suivant les r&egrave;gles du protocole. Car, comme beaucoup de Maliens, j&rsquo;ai appris que la pr&eacute;sence d&rsquo;IBK donne des migraines au g&eacute;n&eacute;ral-pr&eacute;sident. Donc, il faut tout faire pour lui &eacute;viter la pr&eacute;sence du camarade IBK &agrave; ses c&ocirc;t&eacute;s et &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision.</span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR">Bon d&eacute;barras <o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">A l&rsquo;occasion de la prochaine rentr&eacute;e des d&eacute;put&eacute;s, comme l&rsquo;ann&eacute;e derni&egrave;re, le pouvoir et ses acolytes sont encore dans une logique de coup de force. Le g&eacute;n&eacute;ral-pr&eacute;sident attend les p&eacute;rip&eacute;ties de ce nouvel &eacute;pisode honteux pour notre d&eacute;mocratie pour faire sortir le Rassemblement pour le Mali de son gouvernement. Enfin d&eacute;barrass&eacute; de ces emp&ecirc;cheurs de tourner en rond&nbsp;? Quel soulagement cela sera pour les militants et responsables du RPM et leur singleton de ministre, mon homo qui sait d&rsquo;o&ugrave; il vient et dans quelles valeurs et vertus il a &eacute;t&eacute; fa&ccedil;onn&eacute;&nbsp;!</span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR">Le RPM ira &agrave; toutes les &eacute;lections <o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Ainsi qu&rsquo;on peut le voir, la v&eacute;rit&eacute; et la loyaut&eacute; du RPM sont devenues crimes de l&egrave;se majest&eacute; sous le g&eacute;n&eacute;ral-pr&eacute;sident ATT. </span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Au RPM, nous ne sommes pas unanimistes, nous acceptons les critiques et les calomnies les plus villes, les m&eacute;chantes et les plus gratuites comme celles surr&eacute;alistes qui disaient un moment que notre parti &eacute;tait &agrave; la base de la r&eacute;bellion ou des casses du 27 mars. Le Camarade IBK n&rsquo;a jamais cherch&eacute; m&ecirc;me au sein du parti &agrave; faire l&rsquo;unanimit&eacute; autour de lui&nbsp;; alors il ne peut faire l&rsquo;unanimit&eacute; au Mali. Mais ce est s&ucirc;r et qu&rsquo;on ne peut lui d&eacute;nier, c&rsquo;est qu&rsquo;il aime ce pays et a fait preuve de loyaut&eacute; envers le g&eacute;n&eacute;ral-pr&eacute;sident ATT et, dans bien des cas, contre les int&eacute;r&ecirc;ts de son propre parti. Le crime du RPM et de son pr&eacute;sident n&rsquo;a-t-il pas consist&eacute; &agrave; refuser de tricher, de mentir et de jouer double jeu avec le pouvoir quant &agrave; leurs ambitions&nbsp;? Je pense que ne pas accepter cela, c&rsquo;est refuser simplement la v&eacute;rit&eacute; et l&rsquo;&eacute;vidence&nbsp;: un parti politique se cr&eacute;e pour conqu&eacute;rir le pouvoir et non pour assister un pouvoir apolitique.</span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Le RPM ira aux &eacute;lections, &agrave; toutes les &eacute;lections, pas contre le g&eacute;n&eacute;ral-ATT ou qui que ce soit, mais pour gagner, si telle est la volont&eacute; du bon Dieu. Mais puisqu&rsquo;il y a un nouveau dieu au Mali, des apprentis tripatouilleurs peuvent encore tenter de r&eacute;&eacute;diter leur exploit, au grand dam du peuple malien et de la volont&eacute; d&rsquo;Allah soubhana watallah, l&rsquo;histoire ne sommeillera pas au Mali.</span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Sachons raison garder, avant qu&rsquo;il ne soit trop tard&nbsp;!</span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">A bon entendeur salut.</span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">Nancouma D. Camara<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">Consultant ind&eacute;pendant<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">Section IV RPM, Bamako<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p style="text-align: justify; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong><em><span lang="FR">Les titres et intertitres sont de la r&eacute;daction <o:p></o:p></span></em></strong></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>ENTRE NOUS : A quoi joue le pouvoir à Kidal ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/point-de-vue/entre-nous-a-quoi-joue-le-pouvoir-kidal--3108587.html</link>
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<description><![CDATA[ 

Au lieu de jouer avec responsabilité son rôle régalien, l’Etat malien continue de bluffer sur les vertus d’une paix censée avoir été préservée par les douteux accords d’Alger, assisté en cela par une horde de thuriféraires d’un régime qui n’adore que ça...
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<pubDate>Fri, 25 Aug 2006 00:16:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="AAE-TEXTE" style="MARGIN: 0in 0in 0pt; TEXT-ALIGN: left; mso-line-height-alt: 9.0pt" align="left"><span lang="FR" style="FONT-SIZE: 12pt; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;"><font size="2"><font face="Arial"></font></font></span></p>
<p class="AAE-TEXTE" style="MARGIN: 0in 0in 0pt; TEXT-ALIGN: left; mso-line-height-alt: 9.0pt" align="left"><span lang="FR" style="FONT-SIZE: 12pt; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;"><font size="2"><font face="Arial">Au lieu de jouer avec responsabilit&eacute; son r&ocirc;le r&eacute;galien, l&rsquo;Etat malien continue de bluffer sur les vertus d&rsquo;une paix cens&eacute;e avoir &eacute;t&eacute; pr&eacute;serv&eacute;e par les douteux accords d&rsquo;Alger, assist&eacute; en cela par une horde de thurif&eacute;raires d&rsquo;un r&eacute;gime qui n&rsquo;adore que &ccedil;a.. Au m&ecirc;me moment, les rebelles sont en train de s&rsquo;organiser et de monter la pression. Dans cette curieuse affaire &agrave; fort relent de march&eacute; de dupes quelqu&rsquo;un, forc&eacute;ment, se paie la t&ecirc;te du peuple malien.</font></font></span></p>
<p class="AAE-TEXTE" style="MARGIN: 0in 0in 0pt; TEXT-ALIGN: left; mso-line-height-alt: 9.0pt" align="left"><span lang="FR" style="FONT-SIZE: 12pt; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;"><font size="2"><font face="Arial"><o:p></o:p></font></font></span></p>
<p class="AAE-TEXTE" style="MARGIN: 0in 0in 0pt; TEXT-ALIGN: left; mso-line-height-alt: 9.0pt" align="left"><span lang="FR" style="FONT-SIZE: 12pt; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;"><font size="2"><font face="Arial">Une atmosph&egrave;re de ni paix ni guerre. Le statu quo n&rsquo;enthousiasme que ceux qui veulent prendre des vessies pour les lanternes. Le nord Mali n&rsquo;a jamais &eacute;t&eacute; aussi mouvement&eacute;, et tout se passe comme si les plus hautes autorit&eacute;s de la r&eacute;publique n&rsquo;ont aucune conscience de ce qui se passe dans cette partie du territoire. A moins qu&rsquo;elles ne bluffent. <o:p></o:p></font></font></span></p>
<p class="AAE-TEXTE" style="MARGIN: 0in 0in 0pt; TEXT-ALIGN: left; mso-line-height-alt: 9.0pt" align="left"><span lang="FR" style="FONT-SIZE: 12pt; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;"><font size="2"><font face="Arial"></font></font></span></p>
<p class="AAE-TEXTE" style="MARGIN: 0in 0in 0pt; TEXT-ALIGN: left; mso-line-height-alt: 9.0pt" align="left"><span lang="FR" style="FONT-SIZE: 12pt; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;"><font size="2"><font face="Arial"></font></font></span></p>
<p class="AAE-TEXTE" style="MARGIN: 0in 0in 0pt; TEXT-ALIGN: left; mso-line-height-alt: 9.0pt" align="left"><span lang="FR" style="FONT-SIZE: 12pt; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;"><font size="2"><font face="Arial">En continuant d&rsquo;organiser des tapages abusivement relay&eacute;s par les m&eacute;diats publics dans la capitale et dans certaines parties du pays, le pouvoir<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>d&eacute;montre qu&rsquo;il n&rsquo;est pas tranquille <o:p></o:p></font></font></span></p>
<p class="AAE-TEXTE" style="MARGIN: 0in 0in 0pt; TEXT-ALIGN: left; mso-line-height-alt: 9.0pt" align="left"><span lang="FR" style="FONT-SIZE: 12pt; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;"><font size="2"><font face="Arial"></font></font></span></p>
<p class="AAE-TEXTE" style="MARGIN: 0in 0in 0pt; TEXT-ALIGN: left; mso-line-height-alt: 9.0pt" align="left"><span lang="FR" style="FONT-SIZE: 12pt; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;"><font size="2"><font face="Arial"></font></font></span></p>
<p class="AAE-TEXTE" style="MARGIN: 0in 0in 0pt; TEXT-ALIGN: left; mso-line-height-alt: 9.0pt" align="left"><span lang="FR" style="FONT-SIZE: 12pt; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;"><font size="2"><font face="Arial">Mais ce que ATT et ses mauvais conseillers n&rsquo;avouent pas &agrave; ce jour, c&rsquo;est qu&rsquo;ils sont &agrave; hue et &agrave; dia, entre le marteau de leur conscience rejoignant celle d&rsquo;une opinion avis&eacute;e et l&rsquo;enclume des cadres de l&rsquo;alliance qui maintiennent la pression. C&rsquo;est dire &agrave; quel point la situation se complique de jour en jour. <o:p></o:p></font></font></span></p>
<p class="AAE-TEXTE" style="MARGIN: 0in 0in 0pt; TEXT-ALIGN: left; mso-line-height-alt: 9.0pt" align="left"><span lang="FR" style="FONT-SIZE: 12pt; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;"><font size="2"><font face="Arial">Une belle mani&egrave;re de dire aux organisateurs des marches, concerts et conf&eacute;rences de presse qu&rsquo;ils ont int&eacute;r&ecirc;t &agrave; mettre un peu d&rsquo;eau dans leur vin, s&rsquo;ils ne veulent pas &ecirc;tre attrap&eacute;s dans un avenir tr&egrave;s proche par la v&eacute;rit&eacute; des accords. Pendant que le pouvoir cherche &agrave; masquer sa d&eacute;culott&eacute;e<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>derri&egrave;re de laborieux et ridicules exercices de mobilisation, les mutins des Iforas travaillent, eux, &agrave; organiser les structures de l&rsquo;Alliance du 23 mai. </font></font></span></p>
<p class="AAE-TEXTE" style="MARGIN: 0in 0in 0pt; TEXT-ALIGN: left; mso-line-height-alt: 9.0pt" align="left"><span lang="FR" style="FONT-SIZE: 12pt; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;"><font size="2"><font face="Arial"></font></font></span></p>
<p class="AAE-TEXTE" style="MARGIN: 0in 0in 0pt; TEXT-ALIGN: left; mso-line-height-alt: 9.0pt" align="left"><span lang="FR" style="FONT-SIZE: 12pt; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;"><font size="2"><font face="Arial"><o:p></o:p></font></font></span></p>
<p class="AAE-TEXTE" style="MARGIN: 0in 0in 0pt; TEXT-ALIGN: left; mso-line-height-alt: 9.0pt" align="left"><span lang="FR" style="FONT-SIZE: 12pt; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;"><font size="2"><font face="Arial">Qui veut la paix pr&eacute;pare la guerre, le mouvement vient de porter &agrave; sa t&ecirc;te Iyad Ag Ghali, un ancien des ann&eacute;es de braise, rompu aux techniques de la guerre d&rsquo;usure, pour ne pas parler de la gu&eacute;rilla, celle<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>qui &eacute;prouverait n&rsquo;importe quelle puissance &eacute;conomique. </font></font></span></p>
<p class="AAE-TEXTE" style="MARGIN: 0in 0in 0pt; TEXT-ALIGN: left; mso-line-height-alt: 9.0pt" align="left"><span lang="FR" style="FONT-SIZE: 12pt; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;"><font size="2"><font face="Arial"><o:p></o:p></font></font></span></p>
<p class="AAE-TEXTE" style="MARGIN: 0in 0in 0pt; TEXT-ALIGN: left; mso-line-height-alt: 9.0pt" align="left"><span lang="FR" style="FONT-SIZE: 12pt; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;"><font size="2"><font face="Arial"></font></font></span></p>
<p class="AAE-TEXTE" style="MARGIN: 0in 0in 0pt; TEXT-ALIGN: left; mso-line-height-alt: 9.0pt" align="left"><span lang="FR" style="FONT-SIZE: 12pt; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;"><font size="2"><font face="Arial">Ce n&rsquo;est pas sans raison que les &eacute;gar&eacute;s de l&rsquo;Alliance claironnent sur tous les toits, en tout cas sur leur site, qu&rsquo;ils resteront dans les montagnes tant que Kidal restera en &eacute;tat de guerre. Un &eacute;tat de guerre qu&rsquo;ils justifient par la pr&eacute;sence des barrages de blind&eacute;s &agrave; l&rsquo;entr&eacute;e et &agrave; la sortie de la ville, mais aussi des fouilles permanentes op&eacute;r&eacute;es sur des paisibles voyageurs. Du baratin de communicateurs chevronn&eacute;s qu&rsquo;ils ont &eacute;t&eacute; depuis le d&eacute;but de cette r&eacute;voltante affaire, destin&eacute; &agrave; convaincre l&rsquo;opinion nationale et internationale que, contrairement &agrave; ce qui se dit &agrave; Bamako, rien n&rsquo;est fait et la paix n&rsquo;est pas pour demain. <o:p></o:p></font></font></span></p>
<p class="AAE-TEXTE" style="MARGIN: 0in 0in 0pt; TEXT-ALIGN: left; mso-line-height-alt: 9.0pt" align="left"><span lang="FR" style="FONT-SIZE: 12pt; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;"><font size="2"><font face="Arial">&laquo;Nous pensons que le retard des autorit&eacute;s n&rsquo;est pas fortuit, depuis le 11 Ao&ucirc;t que nos repr&eacute;sentants sont &agrave; Kidal mais ils ne cessent de nous interpeller pour attirer notre attention sur le fait qu&rsquo;aucun des pr&eacute;alables n&rsquo;est pris en compte. <o:p></o:p></font></font></span></p>
<p class="AAE-TEXTE" style="MARGIN: 0in 0in 0pt; TEXT-ALIGN: left; mso-line-height-alt: 9.0pt" align="left"><span lang="FR" style="FONT-SIZE: 12pt; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;"><font size="2"><font face="Arial"></font></font></span></p>
<p class="AAE-TEXTE" style="MARGIN: 0in 0in 0pt; TEXT-ALIGN: left; mso-line-height-alt: 9.0pt" align="left"><span lang="FR" style="FONT-SIZE: 12pt; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;"><font size="2"><font face="Arial"></font></font></span></p>
<p class="AAE-TEXTE" style="MARGIN: 0in 0in 0pt; TEXT-ALIGN: left; mso-line-height-alt: 9.0pt" align="left"><span lang="FR" style="FONT-SIZE: 12pt; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;"><font size="2"><font face="Arial">Pour les pr&eacute;alables il s&rsquo;agit de : la lev&eacute;e des barrages et blind&eacute;s aux entr&eacute;es et &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur de la ville de Kidal, la lib&eacute;ration des personnes d&eacute;tenues, le retour progressif des troupes venues en renfort &agrave; Kidal et dans les autres villes (Menaka, Aguel Hoc, Tessalit) et autres actes mat&eacute;rialisant la d&eacute;localisation des casernes comme stipul&eacute;e<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>dans l&rsquo;Accord d&rsquo;Alger. <o:p></o:p></font></font></span></p>
<p class="AAE-TEXTE" style="MARGIN: 0in 0in 0pt; TEXT-ALIGN: left; mso-line-height-alt: 9.0pt" align="left"><span lang="FR" style="FONT-SIZE: 12pt; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;"><font size="2"><font face="Arial"></font></font></span></p>
<p class="AAE-TEXTE" style="MARGIN: 0in 0in 0pt; TEXT-ALIGN: left; mso-line-height-alt: 9.0pt" align="left"><span lang="FR" style="FONT-SIZE: 12pt; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;"><font size="2"><font face="Arial"></font></font></span></p>
<p class="AAE-TEXTE" style="MARGIN: 0in 0in 0pt; TEXT-ALIGN: left; mso-line-height-alt: 9.0pt" align="left"><span lang="FR" style="FONT-SIZE: 12pt; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;"><font size="2"><font face="Arial">Donc devant la non ex&eacute;cution de ces pr&eacute;alables onze jours apr&egrave;s l&rsquo;installation du comit&eacute; de suivi, nos envoy&eacute;s se verraient oblig&eacute;s de quitter le si&egrave;ge du comit&eacute; surtout quand dans leur rapport re&ccedil;u ici ils nous soulignent le d&eacute;part sur Bamako des repr&eacute;sentants du gouvernement. Devant une telle situation nous affichons une fois encore notre bonne volont&eacute; en attirant l&rsquo;attention des plus hautes autorit&eacute;s et surtout la bonne foi du chef de l&rsquo;Etat &agrave; diligenter la mise en &oelig;uvre des pr&eacute;alables soumis par le Comit&eacute; de Suivi&nbsp;&raquo;. <o:p></o:p></font></font></span></p>
<p class="AAE-TEXTE" style="MARGIN: 0in 0in 0pt; TEXT-ALIGN: left; mso-line-height-alt: 9.0pt" align="left"><span lang="FR" style="FONT-SIZE: 12pt; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;"><font size="2"><font face="Arial"></font></font></span></p>
<p class="AAE-TEXTE" style="MARGIN: 0in 0in 0pt; TEXT-ALIGN: left; mso-line-height-alt: 9.0pt" align="left"><span lang="FR" style="FONT-SIZE: 12pt; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;"><font size="2"><font face="Arial"></font></font></span></p>
<p class="AAE-TEXTE" style="MARGIN: 0in 0in 0pt; TEXT-ALIGN: left; mso-line-height-alt: 9.0pt" align="left"><span lang="FR" style="FONT-SIZE: 12pt; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;"><font size="2"><font face="Arial">Pourquoi le pouvoir persiste-t-il donc &agrave; faire croire que tout va bien &agrave; Kidal? Croit-il encore pouvoir faire durer cette situation de ni paix ni guerre tout en laissant entendre que tout va bien chez nous&nbsp;? <o:p></o:p></font></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><span lang="FR"><font size="2"></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><span lang="FR"><font size="2"></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><span lang="FR"><font size="2">Le Mali de 2006, celui du pr&eacute;sident ATT est malade, malade du mensonge et de la couardise&hellip; Des attitudes qui, si elles continuent, ne dureront pas et si elles durent, elles ne continueront pas. On se rendra &agrave; l&rsquo;&eacute;vidence, au fur et &agrave; mesure que l&rsquo;&eacute;ch&eacute;ance &eacute;lectorale approche.</font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><strong><span lang="FR"><font size="2"></font></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><strong><span lang="FR"><font size="2">Sory HAIDARA<o:p></o:p></font></span></strong></p>]]> </content:encoded>
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