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<title>Actualités au Mali en temps réel et info en direct &#45; : Vérificateur Général</title>
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<description>Actualités au Mali en temps réel et info en direct &#45; : Vérificateur Général</description>
<dc:language>fr</dc:language>
<dc:rights>Copyright 2002&#45;2026 maliweb.net &#45; All Rights Reserved.</dc:rights>

<item>
<title>Mairie de la commune IV : Soupçons de détournement de 83,48 millions F CFA</title>
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<description><![CDATA[ Après le passage du Vérificateur général, 83 480 730 de FCFA d’irrégularités financières ont été décelées à la mairie de la Commune IV sur les exercices 2022 à 2025. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 06 May 2026 01:42:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il reste à ce jour 62,74 millions de F CFA à régulariser après la justification de 20, 73 millions de F CFA suite aux travaux de vérification. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La gestion de la Commune IV du District de Bamako a fait l’objet d’une vérification financière au titre au titre des exercices 2022, 2023, 2024 et 2025 (30 juin). Elle avait pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes de gestion des organes délibérant et exécutif. Les travaux ont porté sur l’exécution des dépenses de fonctionnement et d’investissement, la mobilisation des recettes et leur reversement, la gouvernance administrative, la gestion de l’état civil et la tenue de la comptabilité-matières.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette mission de vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mission de vérification a constaté que la Commune IV du District de Bamako ne tient pas tous les documents de la comptabilité-matières. Elle ne procède pas à la tenue régulière de registres d’état civil. Elle n’informe pas les candidats dont les offres n’ont pas été retenues. La Direction régionale du contrôle financier du District de Bamako n’établit pas de rapport sur la situation financière de la Commune IV.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au regard de ces constatations, l’équipe de vérification a recommandé au Maire de la Commune IV du District de Bamako de veiller à la tenue de tous les documents de la comptabilité-matières, conformément à la réglementation en vigueur ; de veiller à la transcription des jugements supplétifs d’actes de naissance de l’année en cours dans le registre pour les actes de naissance et d’informer les candidats dont les offres n’ont pas été retenues conformément à la réglementation en vigueur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le comptable-matières de la Commune IV du District de Bamako doit tenir l’ensemble<span style="mso-tab-count: 1;">   </span>des documents de la comptabilité-matières conformément à la réglementation en vigueur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quant à l’Officier d’état civil du Centre principal d’état civil de la Commune IV, il doit transcrire les jugements supplétifs d’actes de naissance de l’année en cours dans le registre de naissance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Directeur régional du contrôle financier du District de Bamako doit produire les rapports trimestriels d’ensemble de la situation financière de la Commune et les adresser au représentant de l’État.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 83 480 730 F CFA. Sur ce montant, 20 734 400 F CFA ont été régularisés à la suite des travaux de vérification. Le reliquat non régularisé s’élève à 62 746 330 F CFA. Ces irrégularités sont relatives au non-reversement de recettes issues de la célébration des mariages pour un montant total de 33 594 500 F CFA ; au non-recouvrement de recettes de taxes municipales pour un montant total de 8 473 000 F CFA ; à l’octroi d’avantages indus pour un montant total de 8 500 000 F CFA ; à l’octroi d’avantages indus pour un montant total de 5 754 830 F CFA ; au non-reversement de taxes municipales collectées pour un montant total de 2 624 000 F CFA et à la réception de travaux non conformes pour un montant total de 3 800 000 F CFA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les faits relevés dans le rapport de vérification et susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Procureur de la République financier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Source : Sercom BVG</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Commune II :   125 millions de F CFA manquants, des responsabilités établies</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/commune-ii-125-millions-de-f-cfa-manquants-des-responsabilites-etablies-3116148.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 23 Apr 2026 09:23:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La gestion vertueuse des deniers publics tant au niveau de l'État que des collectivités territoriales semble être un rêve qui peine à se réaliser. En tout cas, à chaque publication de rapport des services de vérification financière, on s'en rend compte. Si, au niveau des collectivités territoriales, la gestion des élus est décriée par les populations, celle de ceux qui assurent l'intérim (délégation spéciale, agent chargé d'expédier les affaires courantes) n'est pas une référence de bonne gestion. C'est le cas de la Mairie de la Commune II du district de Bamako. Immersion au cœur d’un système gangrené par la corruption et la mauvaise gouvernance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’ancienne équipe municipale de la Commune II et l’équipe installée depuis août 2024 pour expédier les affaires courantes, sont mal barrées. Le gouffre financier au niveau de la Mairie de la commune II dépasse l’entendement. Et les irrégularités financières décelées s'élèvent à un montant astronomique de près de 125 millions FCFA, impliquant directement, la gestion de l’ancienne équipe communale et l’actuel bureau chargé d’expédier les affaires courantes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mauvaise gestion à ciel ouvert<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Jugée, pourtant, stratégique dans le développement économique, social et culturel, la Mairie de la Commune II, n’a pas échappé à l’appétit vorace de ses responsables. Par petite touche, ils ont « sucé » les caisses, érigé le népotisme en mode de gestion. L’espoir tant suscité auprès des populations, a viré au cauchemar. Un flop magistral. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À la Mairie de la Commune II du District de Bamako, le désordre n’est plus une dérive passagère. Il est devenu un système, une culture, presque une doctrine de gestion. Les constats accablants issus des travaux de vérification administrative et financière dressent le portrait glaçant d’une municipalité livrée à elle-même, où les textes sont ignorés et les procédures piétinées. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Décidemment, la mauvaise gestion est dans l’ADN des responsables de la Mairie de la Commune II. En effet, le bureau du vérificateur général, à travers son rapport de vérification financière a mis en exergue la mauvaise gestion financière de toutes les catégories de responsables locaux. La vérification menée a porté sur les exercices 2022, 2023, 2024 et 2025 (30 juin). Elle avait pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que la conformité des actes des organes délibérant et exécutif de la Commune. Les travaux ont concerné les actes de gestion, les dépenses de fonctionnement, d’investissement, les opérations de recettes, les actes de l’état civil et de la comptabilité- matières. Dans son rapport final, le bureau du vérificateur général a rappelé qu'au cours de ces différents exercices , la commune II a mobilisé 13 320 737 787 CFA au titre des recettes et 12 714 795 334 F CFA en ce qui concerne les dépenses. Il résulte de la vérification financière que plus de 124 millions FCFA (124 991 972 F) se sont évaporés. Comment cela s'est-il passé ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un contrat de concession passé de façon irrégulière<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans son rapport financier, la mission de vérification a constaté que le Maire de la Commune II du District de Bamako a irrégulièrement passé un contrat de concession. Il a conclu avec une société le contrat de concession du 29 mars 2022 portant sur la digitalisation de la collecte des taxes et redevances de la Mairie de la Commune II du District de Bamako et la constitution d’une base de données sans évaluation préalable soumis à l’Unité de Partenariat Public-Privé et au Ministre de l’Économie et des Finances et sans autorisation de l’organe délibérant sur le lancement de la procédure. De plus, le contrat de concession n’a pas été soumis à l’approbation du Conseil Communal et du Gouverneur du District de Bamako. En outre, le Maire a passé la convention par entente directe sans requérir l’avis conforme de la Direction Générale des Marchés Publics et des Délégations de Service Public. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Octroi indu d'avantages au receveur-Percepteur et au délégué du contrôle financier<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mission de vérification a constaté que l’Agent chargé d’expédier les affaires courantes de la Commune II a accordé un avantage indu au Receveur-Percepteur et le délégué du contrôle financier a visé le mandat de paiement y afférent. En effet, par Mandat de paiement n°691 du 21 décembre 2023 émanant de la Décision n°32/2023/M.CII-DB du 12 décembre 2023, il a ordonné le paiement de 7 527 377 FCFA au Receveur-Percepteur à titre de remise de 4% sur les patentes de l’année 2021. Or, la détermination de l’assiette, liquidation, l’émission, le recouvrement, le contrôle et le contentieux sont assurés par les services des Impôts et non par le Receveur-Percepteur. Ce mandat irrégulier a été visé par le contrôleur financier le 23 décembre 2023 et exécuté par le Receveur Percepteur le 27 décembre 2023 par chèque n°7279955 émis sur le compte BDM 26 00 14 16 175-32 de la Recette-Perception de la Commune II.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Non remboursement des fonds d'une convention annulée<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les limiers du bureau du Vérificateur général ont constaté que le Maire et le Receveur-Percepteur n’ont pas procédé au remboursement des fonds d’une convention annulée. En effet, l’ANICT (Agence nationale d'investissement des collectivités territoriales) a conclu la convention administrative de financement n°09011/2021 du 18 février 2022 d’un montant de 20 320 500 FCFA avec la Commune II pour le financement de la construction d’un centre secondaire d’état civil et de son suivi-contrôle. Cette convention a donné lieu au versement à la Commune d’une première tranche de 45% par l’ANICT, pour un montant total de 9 144 225 FCFA. À la suite de la non-fourniture de l’ordre de service et du justificatif de l’utilisation des fonds par le Maire, l’ANICT a sollicité puis obtenu l’annulation de la convention assortie d’une demande de restitution des sommes versées, par Décision n°1682/GDB-CAB du 24 octobre 2025 du Gouverneur du District de Bamako. Toutefois, les fonds n’ont pas été restitués à l’ANICT par le Maire et le Receveur-Percepteur. Le montant du financement non remboursé s’élève ainsi à 9 144 225 FCFA. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Non recouvrement de recettes relatives aux célébrations de mariages<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’équipe de vérification a constaté que les Régisseurs de recettes des Centres secondaires d’état civil de la Commune II du District de Bamako n’ont pas recouvré la totalité des frais de célébration des mariages. Sur un montant total de 151 985 000 FCFA de recettes reconstituées sur la base des tarifs officiels, ils ont recouvré un montant total de 74 510 500 FCFA, d’où un écart non recouvré de 77 474 500 FCFA. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par ailleurs, le dernier symbole de la mauvaise gestion à la Mairie de la commune II, c’est la non justification des fonds d’Appui Direct à l’Amélioration des Rendements Scolaires (ADARS).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Du coup, l'équipe<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de vérification a constaté que des Présidents de Comités de Gestion Scolaire n’ont pas justifié des fonds d’Appui Direct à l’Amélioration des Rendements Scolaires (ADARS). En effet, ils n’ont pas pu fournir à l’équipe de vérification les pièces justificatives des Fonds ADARS mis à leur disposition en 2023, 2024 et 2025 pour un montant total de 30 845 870 FCFA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Décidemment, la Commune II du District de Bamako est prise en otage et la population est sacrifiée. Cependant, ce que révèle le rapport de vérification financière, n’est pas de toute façon, une simple accumulation d’erreurs techniques. C’est un système bien huilé mis en place par les caïds de la Mairie de la Commune II et leurs complices pour encaisser des recettes hors-circuit légal. Pire, les dépenses sont ordonnancées sans base juridique, les marchés sont payés sans services rendus et les contrôles sont inexistants ou complaisants. Pendant ce temps, la population de la Commune II continue de payer avec des écoles délabrées, des centres de santé sous-équipés, des routes impraticables et des services municipaux défaillants. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plus de 124 millions FCFA. Autant d’argent publics dilapidés. Autant d’opportunités perdues pour le développement local. La question n’est désormais plus de savoir s’il y a eu faute, mais qui répondra de cette gabegie organisée. Et à quand la Commune II cessera d’être un terrain de prédation pour redevenir un outil au service des citoyens ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En attendant, le Vérificateur général a adressé une dénonciation de faits à la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Procureur de la République, relativement-à la passation irrégulière d’une convention de concession ; -à l’octroi d’avantages indus pour un montant de 7 527 377 FCFA ;- au non-remboursement des fonds d’une convention annulée d’un montant de 9 144 225 FCFA ;- au non-recouvrement des recettes issues des célébrations de mariages pour un montant total de 77 474 500 FCFA ;- et à la non-justification des fonds d’Appui Direct à l’Amélioration des Rendements Scolaires pour un montant total de 30 845 870 FCFA. Depuis, c’est le sauve-qui-peut au sein de la Mairie de la Commune II.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Jean Pierre James<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>DFM du Ministère de l’Education Nationale : Le BVG constate le respect des règles d’exécution des dépenses</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/dfm-du-ministere-de-leducation-nationale-le-bvg-constate-le-respect-des-regles-dexecution-des-depenses-3114824.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 09 Mar 2026 01:27:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Sursaut</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour rappel, courant 2025, le Vérificateur Général a initié la vérification de conformité des dépenses payées sur les lignes budgétaires identifiées du Ministère de l’Éducation Nationale et du Ministère de la Santé et du Développement Social, au titre de l’exercice 2025 dans le cadre du financement des dépenses récurrentes pour une Amélioration des Services Sociaux de Base.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>A la fin de sa mission, dans son rapport final, l’équipe de vérification a constaté que la Direction des Finances et du Matériel, les services déconcentrés de l’Éducation et les Collectivités Territoriales ont respecté les règles d’exécution de dépenses éligibles payées par le Trésor Public. Une décision salutaire qui réconforte la réputation de ce département stratégique du Gouvernement de la Transition<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ladite vérification de conformité a porté sur les dépenses exécutées sur les lignes budgétaires identifiées au titre du Ministère de l’Éducation Nationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle a pour objectif, indique le rapport du BVG, de s’assurer du respect des différentes étapes de la procédure d’exécution des dépenses et de l’existence des pièces justificatives.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Les travaux de vérification ont concerné le respect des procédures d’exécution des dépenses, l’éligibilité des dépenses aux lignes budgétaires identifiées ainsi que la régularité des pièces justificatives y afférentes. Ils ont couvert le District de Bamako et les Régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Bougouni et Koutiala » pouvait-on lire dans ce rapport final du BVG. Qui à la fin de sa mission, a constaté que la Direction des Finances et du Matériel, les services déconcentrés de l’Éducation et les Collectivités Territoriales ont respecté les règles d’exécution de dépenses éligibles payées par le Trésor Public. En effet, soutient le même rapport : «ils ont fourni à l’équipe de vérification, pour chacune de ces dépenses, tous les documents d’engagement, de liquidation et d’ordonnancement exigés par la réglementation en vigueur ». Ce faisant, par rapport à l’éligibilité, l’équipe de vérification a constaté que toutes les dépenses concernées sont éligibles sur les lignes budgétaires identifiées.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Ce n’est pas tout, sur la régularité également, la même équipe de vérification soutient mordicus de n’avoir pas relevé d’irrégularité sur les pièces justificatives fournies à l’appui des dépenses analysées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Enfin, l’équipe de vérification a relevé que les services du Trésor Public ont procédé au paiement effectif aux fournisseurs et prestataires concernés par lesdites dépenses. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour rappel le montant total de ces dépenses s’élève à 33 061 625 049 FCFA. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’équipe de vérification a relevé que, dans le cadre de l’exécution des dépenses concernées, les règles et procédures ont été respectées, lesdites dépenses sont éligibles aux lignes budgétaires identifiées et les pièces justificatives y afférentes sont régulières.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Ce qui démontre que l’actuel Directeur des Finances et du Matériel du ministère de l’Education nationale, Ibrahum Traoré, en tandem avec son Chef du département, Dr Amadou Sy Savané, est en train de traduire en actes concrets la vision du Président de la Transition, le Général Assimi Goïta, en matière de la bonne gestion des fonds publics.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">M. Diawara<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mairie de la Commune I du District de Bamako : Une hémorragie financière de plus de 330  millions de francs CFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/mairie-de-la-commune-i-du-district-de-bamako-une-hemorragie-financiere-de-plus-de-330-millions-de-francs-cfa-3113431.html</link>
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<description><![CDATA[ Le rapport du Vérificateur général, couvrant les exercices 2022, 2023, 2024 et 2025 (juin 2025), dresse un tableau sombre sur la gestion de la Mairie de la Commune I du District de Bamako. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 28 Jan 2026 12:08:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il ressort de cet audit que la municipalité de la Commune I est devenue l’antichambre de la délinquance financière, où le népotisme, l’irresponsabilité et la confusion, entre biens publics et intérêts privés, semblent ériger en mode de gouvernance. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À la Mairie de la Commune I du District de Bamako, le désordre n’est plus une dérive passagère. Il est devenu un système, une culture, presque une doctrine de gestion. Les constats accablants issus des travaux de vérification administrative et financière dressent le portrait glaçant d’une collectivité livrée à elle-même, où les textes sont ignorés et les procédures piétinées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Entre magouilles et embrouilles</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De l’octroi d’indemnités indues pour un montant total de 20 498 000 FCFA ;<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>au non-reversement des frais de célébration de mariages à la régie de recettes de la Commune pour un montant total de 194 134 800 FCFA ; à la non-justification des fonds d’Appui Direct à l’Amélioration des Rendements Scolaires pour un montant total de 74 018 350 FCFA ;<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la réception par le Comptable-matières de contrats partiellement exécutés pour un montant total de 1 950 000 FCFA,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>en passant<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>par la réception, sans réserve, par la commission de réception d’un marché partiellement exécuté pour un montant total de 618 983 FCFA et la non-justification de la distribution du sucre pour un montant de 13 806 000 FCFA. Auxquels s’ajoutent, le non-reversement des frais de transfert pour un montant total de 9 400 000 FCFA<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et des paiements fictifs de frais d’électricité pour un montant de 17 080 000 FCFA. Rien n’a été négligé par les responsables de la Mairie de la Commune I pour pérenniser la mauvaise gestion du denier public.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le premier scandale et non des moindres à la municipalité de la commune I, c’est l’absence totale d’une mission d’inspection du Gouverneur du District de Bamako dans les locaux de la Mairie. Pourtant, ce dernier est légalement tenu de procéder, au moins une fois par an, à une mission de contrôle. Malgré des correspondances officielles adressées au Gouverneur et au Maire Oumarou Togo, aucun rapport, aucun document, encore moins une preuve d’inspection, n’a pu être produite. Silence radio. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pire, la lettre du Vérificateur général est restée sans suite. Résultat : la Mairie de la Commune I fonctionne dans l’opacité totale et sans garde-fou institutionnel. Une situation qui ouvre la porte à toutes les dérives. L’Appui Direct à l’Amélioration des Rendements Scolaires<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>(ADARS) est-il un flou artistique au détriment des élèves ? Selon le rapport du Vérificateur Général, la gestion des fonds destinés à l’amélioration des rendements scolaires relève d’une désinvolture plus inquiétante. Les Comités de Gestion Scolaire (CGS), pourtant soumis à des obligations claires de planification, de justification et de reddition de comptes, ne produisent ni bilans financiers, ni rapports d’activités. Le vérificateur a décelé qu’il n’y a aucune traçabilité, aucun contrôle effectif et aucune preuve d’utilisation conforme des ressources publiques destinées à l’éducation des enfants. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plus grave, le rapport révèle que les Régies d’avance et de recettes sont créées au mépris total des textes. Pas de délibération du Conseil communal, pas d’avis conforme du comptable public, pas de contrôle de légalité, ni même de procès-verbal d’installation des régisseurs. On y trouve une Régie d’avances créée par simple arrêté, sans préciser la nature des dépenses autorisées. Et une Régie de recettes… sans aucun acte de création. Cependant, on ne parle plus de négligence, mais d’une violation caractérisée des règles financières, mettant en péril la légalité même des opérations de la Mairie. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Encaissements sans base légale des taxes et redevances</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Conseil communal de la mairie de la Commune I n’a jamais fixé les taux et tarifs applicables aux transferts de parcelles, duplicatas ou mises en gage de biens. Pourtant, les recettes sont encaissées et parfois, à des tarifs différents pour une même prestation, selon l’humeur ou la circonstance. Aucune base légale encore moins une transparence. Une gestion arbitraire qui expose la commune I à des contentieux graves et à des pertes financières importantes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si l’on s’en tient au rapport de vérification, la passation des marchés publics dans la Commune I ressemble à un champ de ruines procédural avec l’absence de factures concurrentielles ; la commission d’ouverture des plis inexistante ; les ordres de service non datés ; les bordereaux de livraison manquent à l’appel et les incohérences chronologiques sont flagrantes. Mais le hic qui titille, c’est que des bordereaux de livraison sont établis avant même les ordres de service. Et comme si cela ne suffisait pas, des mandats de paiement sont antérieurs aux attestations de service fait.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plus de 331 millions FCFA (331 506 133), c’est le montant vertigineux des irrégularités financières décelées à la Mairie de la Commune I du District de Bamako par le Bureau du vérificateur général. Un chiffre glaçant, qui résume environ 3 ans de gestion émaillée<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>par le laisser-aller, la complaisance administrative et la prédation en bande organisée autour des ressources publiques. Le rapport du Vérificateur général, couvrant les exercices 2022 à juin 2025, dresse un bilan sombre. Il apparaît que la Commune I est devenue un gouffre financier, où le népotisme, l’irresponsabilité et la confusion entre biens publics et intérêts privés semblent être érigés en mode.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Indemnités indues ou de l’argent du contribuable transformé en primes de confort<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En Commune I où les textes de gouvernance sont pourtant clairs et les fonctions électives locales gratuites, le Maire et le Receveur-percepteur ont opté pour une autre ligne, celle de la caisse ouverte. Et la suite est connue : 20,5 millions FCFA d’indemnités indues sont versées à des conseillers communaux ; notamment à l’occasion des célébrations de mariages et même lors des fêtes de Tabaski. Des indemnités sans base légale et appuyées sur des délibérations non approuvées par le Représentant de l’État, sont tout de même payées, ordonnancées, et validées. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au niveau des Centres secondaires d’état civil de la Commune I du District de Bamako, le scandale prend une ampleur encore plus choquante. Les Régisseurs des Centres n’ont pas procédé au reversement intégral des frais perçus pour la célébration des mariages à la Régie de recettes de la Commune I. Sur un montant total perçu de 312 millions de nos francs (312 457 500 FCFA), ils ont reversé 118 millions (118 322 700 F). Il en résulte un écart de plus de 194 millions FCFA (194 134 800 F) non reversé au Régisseur de recettes. Le magot a tout simplement disparu. Sans trace, ni justification, encore moins une explication crédible. Une hémorragie financière massive qui passerai inaperçue, sans le passage du Vérificateur ; alors que ces fonds auraient pu financer des salles de classe, des forages, ou des équipements sanitaires pour des quartiers entiers de la Commune I.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>74 millions FCFA de fonds ADARS utilisés sans justificatifs</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le pillage ne s’arrête pas là. Même Les fonds ADARS (Appui Direct à l’Amélioration des Rendements Scolaires), censés améliorer les rendements scolaires des enfants, ont été pris en otage par l’amateurisme et l’irresponsabilité. 74 millions FCFA destinés aux écoles fondamentales de Djélibougou et Banconi n’ont fait l’objet d’aucune justification valable. Des présidents et trésoriers de Comités de Gestion Scolaire sont incapables de produire la moindre pièce justificative des fonds alloués pendant que les élèves étudient dans des salles délabrées, sans matériels didactiques. Une trahison pure et simple qui hypothèque l’avenir éducatif des enfants de la Commune. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À la Mairie de la Commune I, même les marchés non exécutés sont réceptionnés comme s’ils étaient parfaitement réalisés. Des portes jamais posées ; des climatiseurs déjà acquis ailleurs mais facturés à nouveau ; des travaux partiellement exécutés, mais réceptionnés sans la moindre réserve. Des millions de FCFA payés pour du vent, avec la bénédiction d’une commission de réception et d’un comptable-matières qui ferment les yeux… ou regardent ailleurs. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dernier symbole de cette gestion hors-norme, ce sont les 13,8 millions FCFA de sucre payés par la Mairie, qui demeurent toujours introuvables, non distribués officiellement, sans liste de bénéficiaires et sans documents de sortie. Le sucre a miraculeusement disparu et les pièces justificatives envolées. Ce qui est sûre, les stocks sont vides, mais la caisse a été débitée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une commune prise en otage, une population sacrifiée ? En tout cas, ce que révèle le rapport de vérification, n’est pas de toute façon, une simple accumulation d’erreurs techniques. C’est un système bien huilé mis en place par les bonzes de la Mairie de la Commune I pour encaisser des recettes hors-circuit légal. Pire, les dépenses sont ordonnancées sans base juridique, les marchés sont payés sans services rendus et les contrôles sont inexistants ou complaisants. Pendant ce temps, la population de la Commune I continue de payer avec des écoles délabrées, des centres de santé sous-équipés, des routes impraticables et des services municipaux défaillants. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plus de 330 millions FCFA. Autant d’argent public dilapidé. Autant d’opportunités perdues pour le développement local. La question n’est désormais plus de savoir s’il y a eu faute, mais qui répondra de cette gabegie organisée. Et à quand la Commune I cessera d’être un terrain de prédation pour redevenir un outil au service des citoyens ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En attendant, le Vérificateur général a adressé une dénonciation de faits à la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Procureur de la République, relativement à ces irrégularités financières en série à la Mairie de la Commune I du district de Bamako. Depuis, c’est le sauve-qui-peut au sein de l’équipe communale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Arouna Traoré</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion du Musée national du Mali  (1er janvier 2022 au 31 mars 2025) : D&amp;apos;importantes faiblesses constatées !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-du-musee-national-du-mali-1er-janvier-2022-au-31-mars-2025-dimportantes-faiblesses-constatees-3113056.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Musée national du Mali (MNM) a fait l&#039;objet d&#039;une vérification de performance de sa gestion par le Bureau du Vérificateur général (BVG) pour la période allant du 1er janvier 2022 au 31 mars 2025. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 17 Jan 2026 01:21:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle avait pour objectif de s'assurer dans quelle mesure la gouvernance de l'institution favorise l'atteinte des objectifs et de s'assurer également que les activités opérationnelles sont mises en œuvre avec un souci d'économie, d'efficacité et d'efficience.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les travaux ont concerné le fonctionnement du conseil d'administration, la gestion administrative ainsi que les activités de collecte, de conservation et de diffusion du patrimoine culturel national archéologique, historique, ethnographique et contemporain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A l'issue de cette vérification, les principales constatations et les recommandations formulées pour corriger les lacunes identifiées se présentent comme suit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>La gouvernance institutionnelle</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'équipe de vérification a constaté que le fonctionnement du conseil d'administration (CA) ne favorise pas l'atteinte des objectifs du MNM. Elle a recommandé au ministre chargé de la Culture de prendre les dispositions nécessaires pour la nomination des nouveaux administrateurs par décret pris en Conseil des Ministres. Le président du conseil d'administration du MNM doit veiller à la tenue de toutes les sessions ordinaires du conseil d'administration.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>La gestion des ressources humaines</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'équipe de vérification a constaté que la gestion des ressources humaines du MNM ne favorise pas l'atteinte des objectifs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mission a recommandé au directeur général du MNM de soumettre le projet d'accord d'établissement à l'approbation du CA ; d'élaborer un règlement intérieur et le soumettre à l'approbation du CA ; d'élaborer et soumettre à l'approbation du CA un projet de cadre organique ; de respecter le cadre organique en vigueur ; de soumettre le projet de plan de recrutement à l'approbation du CA ; d'élaborer, et faire approuver par le conseil d'administration et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>mettre en œuvre le plan de formation du personnel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>La protection du patrimoine culturel</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'équipe de vérification a constaté que le MNM dispose d'un bon système de conservation des biens culturels. Toutefois, certaines lacunes constatées affectent son efficacité. La mission de vérification a recommandé au directeur général du MNM de veiller à la fonctionnalité de tous les dispositifs de surveillance ; de prendre les dispositions pour pourvoir le poste de chef section conservation ; de procéder à l'informatisation du système d'inventaire du patrimoine culturel ; de procéder à l'entretien courant du local de la bibliothèque.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'enrichissement de la connaissance sur le patrimoine culturel<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le MNM n'assure pas efficacement la mise en œuvre de ses missions de collecte, d'études et de recherches. Le système d'inventaire du Musée national du Mali est manuel et ne favorise pas une gestion efficace du patrimoine culturel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'équipe de vérification a recommandé au directeur général du MNM de programmer et réaliser les missions de collectes, d'études et recherches sur les collections et les fouilles archéologiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'accessibilité du patrimoine culturel au grand nombre<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Musée national du Mali n'organise pas efficacement les expositions d'œuvres d'art et archéologiques. La mission a recommandé au directeur général du MNM d'établir un chronogramme d'expositions des collections du Musée national.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les mécanismes de mobilisation et de contrôle des recettes propres<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mobilisation des recettes propres suivant un mécanisme non fiable prive le MNM de fonds nécessaires pour la mise en œuvre efficace de ses activités. L'équipe de vérification a constaté la non-fiabilité des tickets d'entrée, l'absence de décision fixant les prix des tickets d'entrée au Musée et des articles de la boutique, la non-délivrance des quittances, la non-délivrance de factures, l'absence de contrôle de l'agent comptable sur les opérations de la régie de recettes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle a recommandé au directeur général du MNM de veiller à la confection et la mise en vente de tickets d'entrée fiables ; de prendre une décision fixant les prix des tickets d'entrée au Musée et des articles de la boutique. Quant à l'agent comptable du MNM, il doit veiller à la délivrance systématique des quittances aux clients par le régisseur de recettes en contrepartie de tout paiement effectué pour les locations des salles et des espaces ; veiller à la délivrance des factures aux clients pour chaque vente d'articles de la boutique ; exercer des contrôles périodiques sur les opérations de la régie de recettes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le régisseur de recettes du MNM doit délivrer systématiquement aux clients des quittances en contrepartie de tout paiement pour les locations des salles et des espaces. Enfin, il a été demandé à la gestionnaire de la boutique du MNM de délivrer des factures aux clients pour chaque vente d'articles de la boutique.<span style="mso-spacerun: yes;">          </span><span style="mso-spacerun: yes;">              </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">                                          <strong>       </strong></span><strong>Source BVG</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>BVG/Etablissements privés d’enseignement : Zéro recommandation mise en œuvre</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/bvgetablissements-prives-denseignement-zero-recommandation-mise-en-oeuvre-3112375.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/bvgetablissements-prives-denseignement-zero-recommandation-mise-en-oeuvre-3112375.html</guid>
<description><![CDATA[ Aucune des recommandations issues de la vérification financière de la gestion des subventions de l’Etat du Bureau du Vérificateur général (BVG), n’a été mise en œuvre par les écoles privées d’enseignement secondaire général, technique et professionnel du district de Bamako et de Kati. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 20 Dec 2025 10:50:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La vérification financière de la gestion des subventions de l’Etat accordées aux établissements privés d’enseignement secondaire général, technique et professionnel du district de Bamako et du chef-lieu de cercle de Kati, effectuée en 2023, a fait l’objet d’une mission de suivi des recommandations. Ce suivi avait pour objectif de s’assurer que les recommandations formulées lors de la vérification initiale ont été mises en œuvre et que des lacunes constatées ont été corrigées. Il a concerné les années scolaires 2023-2024 et 2024-2025. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette vérification a abouti à des conclusions qui révèlent un taux de mise en œuvre des recommandations de 0 %. En effet, sur cinq recommandations formulées à l’issue de la vérification initiale, une recommandation est non applicable. Sur les quatre recommandations applicables, aucune n’a été mise en œuvre. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le ministre de l’Education nationale ne veille pas à l’élaboration par les établissements privés d’enseignement des rapports de rentrée et de fin d’année et à leur transmission. Le directeur de la Cellule de planification et de statistique ne procède pas à l’immatriculation des établissements privés d’enseignement. Le président de la Commission nationale d’orientation et le directeur de la Cellule de planification et de statistique ne respectent pas le critère d’âge dans le cadre de l’orientation des élèves. L’inspecteur en chef de l’éducation nationale et le directeur de la Cellule de planification et de statistique ne respectent pas les critères d’éligibilité des établissements privés d’enseignement aux subventions de l’État.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La recommandation non applicable est relative au respect des critères d’éligibilité par les établissements privés d’enseignement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Source : Cecom BVG<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CREE : Le BVG satisfait</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/ecobank-mali-participe-a-la-1ere-edition-de-la-journee-nationale-des-exportations-du-mali-3112276-3112276.html</link>
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<description><![CDATA[ A l’issue de sa mission de vérification financière de la Commission de régulation de l’électricité et de l’eau (CREE), le Bureau du Vérificateur général (BVG) juge satisfaisant le niveau de mise en œuvre de ses recommandations. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 16 Dec 2025 01:17:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La vérification de performance de la gestion de la Commission de régulation de l’électricité et de l’eau (CREE), effectuée en 2023, a fait l’objet d’une mission de suivi des recommandations. Ce suivi avait pour objectif de s’assurer que les recommandations formulées lors de la vérification initiale ont été mises en œuvre et que des lacunes constatées ont été corrigées. Ila concerné les exercices 2024 et 2025 (31 juillet).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La vérification a abouti à des conclusions qui révèlent un taux de mise en œuvre des recommandations de 69 %. En effet, sur 19 recommandations formulées par la vérification initiale, 3 sont classées non applicables. Sur les 16 recommandations applicables, 11 sont entièrement mises en œuvre, 4 sont partiellement mises en œuvre et 1 est non mise en œuvre. Le niveau de mise en œuvre globale des recommandations est satisfaisant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il ressort de la vérification que le président de la CREE veille à l’appropriation des instruments de régulation par le personnel technique du Secrétariat exécutif. Il a proposé une révision des tarifs de l’électricité pour assurer l’équilibre du secteur.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Il a proposé une révision des tarifs de l’eau pour assurer l’équilibre du secteur. Il veille au fonctionnement efficace du Conseil de régulation de l’électricité et de l’eau. Il a aussi procédé à l’élaboration d’un plan stratégique assorti de plan opérationnel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Secrétaire exécutif de la CREE élabore des rapports annuels d’activités conformes à la réglementation. Il a réalisé l’enquête de satisfaction des usagers. Les Commissaires de la CREE produisent des notes d’analyse et assorties de recommandations. Le Secrétaire exécutif respecte la réglementation en vigueur relative au traitement des plaintes des usagers. Il a élaboré et soumis les plans de travail annuel à l’approbation du Conseil de régulation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La CREE a adopté la directive fixant les ratios de gestion technique et financière spécifique du secteur eau. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le directeur général de la société EDM-SA a procédé au paiement partiel de la redevance de régulation due alors qu’il lui avait été recommandé de procéder au paiement de la totalité desdites redevances. Pour rendre opérationnels les services techniques du secrétariat exécutif de la CREE, le président de la CREE n’a pris que des dispositions préliminaires qui ne sont pas suffisantes pour l’opérationnalisation totale desdits services. Il a pris des mesures pour la nomination des commissaires aux comptes qui doivent être rendues pas effectives, la décision de nomination n’étant pas de son ressort. Il ne procède pas régulièrement au contrôle des contrats de concession et de délégation des services publics de l’électricité et de l’eau potable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La société Akuo Energy Mali ne s’acquitte pas de la redevance de régulation. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elles sont relatives à l’absence d’une procédure efficace de recrutement des membres du Conseil de régulation de la CREE et au manuel de contrôle dont dispose déjà la CREE. Elles concernent également la recommandation relative au fait que le président de la CREE devrait veiller à une procédure d’attribution économique et efficace des contrats de concession, la CREE n’ayant pas été saisie d’un contrat de concession pour avis durant la période sous revue.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Source : Cecom BVG</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification financière de la gestion du CICB : Des irrégularités financières d’un montant total de 259 162 190 FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-de-la-gestion-du-cicb-des-irregularites-financieres-dun-montant-total-de-259-162-190-fcfa-3111845.html</link>
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<description><![CDATA[ La gestion du Centre International de Conférence de Bamako (CICB) a fait l’objet d’une vérification financière par le Bureau du Vérificateur Général au titre des exercices 2022, 2023, 2024 et 2025 (31 mars). ]]></description>
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<pubDate>Fri, 05 Dec 2025 01:29:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Ciwara Info</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle a pour objectif de s'assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes des organes délibérant, exécutif et consultatif du CICB. Les travaux de vérification ont concerné la mobilisation des recettes et leur reversement, l'exécution des dépenses, la tenue de la comptabilité ­matières et le fonctionnement des organes délibérant, exécutif et consultatif.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette vérification financière a mis en exergue des irrégularités administratives et financières.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Irrégularités administratives :<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mission de vérification a constaté que la Direction Générale du CICB ne procède pas au recouvrement de l'ensemble de ses créances. Elle a ouvert deux (2) comptes bancaires sans autorisation du Ministre chargé des Finances. Le Conseil d'Administration n'a pas désigné de Commissaire aux comptes pour la certification des comptes de gestion du CICB. La Direction Générale du CICB produit des comptes administratifs incomplets.<span style="mso-tab-count: 1;">      </span>Le Directeur Général du CICB a irrégulièrement signé des Attestations de Service Fait. L'Agent Comptable du CICB a produit des comptes de gestion irréguliers. La Direction Générale du CICB ne tient pas une comptabilité matières régulière.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le but de corriger ces lacunes, la mission de vérification a recommandé au Président du Conseil d'Administration du CICB de veiller à la désignation d'un Commissaire aux comptes. Le Directeur Général du CICB doit procéder à la réouverture des comptes conformément à la réglementation en vigueur ; solliciter la désignation d'un Commissaire aux comptes pour la certification des comptes de gestion conformément à la réglementation en vigueur ; produire des comptes administratifs conformément à la réglementation en vigueur et faire signer les attestations de service fait par le Comptable-matières.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'Agent<span style="mso-tab-count: 1;">       </span>comptable du CICB doit mettre en œuvre toutes les diligences requises pour le recouvrement des créances ; produire des comptes de gestion conformément à la réglementation en vigueur ; tenir tous les documents de la comptabilité matières conformément à la réglementation en vigueur et procéder à la codification des matières.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Irrégularités financières :<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le montant total des irrégularités financières s'élève à 259 162 190 FCFA. Sur ce montant, 18 072 790 FCFA ont été régularisés à la suite des travaux de vérification. Le reliquat non régularisé est relatif aux paiements irréguliers de marchés dont le montant s'élève à 241 089 400 FCFA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi, le montant total des irrégularités s’élève à 241 089 400 FCFA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les faits relevés dans le rapport de vérification qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière, notamment les irrégularités financières, ont été dénoncés au Procureur de la République Financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">BVG<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion de l&amp;apos;inspection générale de l&amp;apos;éducation nationale : D&amp;apos;importantes faiblesses constatées !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-linspection-generale-de-leducation-nationale-dimportantes-faiblesses-constatees-3111617.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-linspection-generale-de-leducation-nationale-dimportantes-faiblesses-constatees-3111617.html</guid>
<description><![CDATA[ L&#039;Inspection générale de l&#039;éducation nationale (Igen) a fait l&#039;objet d&#039;une vérification de performance de sa gestion par le Bureau du Vérificateur général (BVG) sur pour la période allant du 1er janvier 2020 au 31 décembre 2024. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 29 Nov 2025 01:29:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette mission avait pour objectif, d'une part, de s'assurer que l'Igen et les Inspections pédagogiques régionales de l'enseignement secondaire (Ipres) planifient et mettent en œuvre leurs missions de contrôle de manière adéquate, efficace et efficiente et, d'autre part, de déterminer s'il existe un dispositif de suivi favorisant la mise en œuvre des recommandations issues des missions de contrôle des établissements scolaires. Les travaux ont concerné la planification des missions de contrôle administratif et pédagogique, leur exécution ainsi que le suivi des recommandations qui en ont découlé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A l'issue de cette vérification, les principales constatations et les recommandations formulées pour corriger les lacunes identifiées se présentent comme suit :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Planification des missions de contrôle administratif et pédagogique</strong> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'équipe de vérification a constaté que l'absence de planification adéquate des activités de l'Igen affecte l'efficacité des missions de suivi, de contrôle et d'évaluation des établissements d'enseignement secondaire. Il a été recommandé à l'Inspecteur général en chef de Igen de préciser dans le programme annuel d'activités les établissements devant faire l'objet de contrôle sur la base de critères prédéfinis et de veiller à l'utilisation d'une grille d'évaluation harmonisée pour l'ensemble des Ipres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aux inspecteurs coordinateurs des Ipres, il a été recommandé de préciser dans le programme annuel d'activités les établissements devant faire l'objet de contrôle sur la base de critères prédéfinis.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Exécution des missions de contrôle administratif et pédagogique :<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'équipe de vérification a constaté des déficiences dans la nomination des inspecteurs pédagogiques généraux et régionaux ne favorisant pas une mise en œuvre adéquate des missions de suivi, de contrôle et d'évaluation des établissements. Aussi, l'Igen ne veille pas à une utilisation rationnelle et efficiente du personnel enseignant des établissements secondaires publics. Il a été recommandé au ministre de l'Education nationale de veiller à la nomination des inspecteurs pédagogiques conformément aux cadres organiques de Igen et des Ipres ; de respecter les critères de nomination des inspecteurs pédagogiques régionaux et de prendre l'arrêté fixant les modalités de nomination des inspecteurs pédagogiques régionaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le président de la Commission nationale de mutations doit veiller à ce que les décisions de mutation nationale mettent les enseignants fonctionnaires des collectivités territoriales à la disposition des Académies d'enseignement en vue de leur répartition conformément aux besoins régionaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'Inspecteur général en chef de l'Inspection générale de l'Education nationale doit veiller à une répartition efficiente du personnel enseignant entre les établissements secondaires publics.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Suivi des recommandations issues des missions de contrôle administratif et pédagogique :<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A l'issue de ses travaux, l'équipe de vérification a constaté que l'Igen n'a pas mis en place un dispositif de suivi des recommandations adressées aux établissements scolaires, toute chose qui compromet l'efficacité et l'efficience de ses missions de contrôle. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au regard de ce qui précède, l'équipe de vérification a recommandé à l'Inspecteur général en chef de Igen de transmettre au ministre chargé de l'Education les rapports de synthèse d'activités conformément à la réglementation en vigueur ; de transmettre aux établissements contrôlés les rapports de mission ; d'élaborer et de mettre à la disposition des établissements et structures contrôlés les plans d'actions de mise en œuvre des recommandations et d'en assurer le suivi.<span style="mso-spacerun: yes;">     </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Source BVG</b> <o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Inspection générale de l’éducation nationale : Des faiblesses dans la vérification de gestion de performance</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/inspection-generale-de-leducation-nationale-des-faiblesses-dans-la-verification-de-gestion-de-performance-3111551-3111551.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/inspection-generale-de-leducation-nationale-des-faiblesses-dans-la-verification-de-gestion-de-performance-3111551-3111551.html</guid>
<description><![CDATA[ L’Inspection générale de l’Éducation nationale (Igen) a fait l’objet d’une vérification de performance de sa gestion par le Bureau du Vérificateur général (BVG) pour la période allant du 1er janvier 2020 au 31 décembre 2024. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 26 Nov 2025 21:17:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle avait pour objectif, d’une part, de s’assurer que l’Igen et les inspections pédagogiques régionales de l’enseignement secondaire (IPRES) planifient et mettent en œuvre leurs missions de contrôle de manière adéquate, efficace et efficiente et, d’autre part, de déterminer s’il existe un dispositif de suivi favorisant la mise en œuvre des recommandations issues des missions de contrôle des établissements scolaires. Les travaux ont concerné la planification des missions de contrôle administratif et pédagogique, leur exécution ainsi que le suivi des recommandations qui en ont découlé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A l’issue de cette vérification, les principales constatations et les recommandations formulées pour corriger les lacunes identifiées se présentent comme suit :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’équipe de vérification a constaté que l’absence de planification adéquate des activités de l’Igen affecte l’efficacité des missions de suivi, de contrôle et d’évaluation des établissements d’enseignement secondaire. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il a été recommandé à l’inspecteur général en chef de Igen de préciser dans le programme annuel d’activités les établissements devant faire l’objet de contrôle sur la base de critères prédéfinis et de veiller à l’utilisation d’une grille d’évaluation harmonisée pour l’ensemble des Ipres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aux inspecteurs coordinateurs des Ipres, il a été recommandé de préciser dans le programme annuel d’activités les établissements devant faire l’objet de contrôle sur la base de critères prédéfinis.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’équipe de vérification a constaté des déficiences dans la nomination des inspecteurs pédagogiques généraux et régionaux ne favorisant pas une mise en œuvre adéquate des missions de suivi, de contrôle et d’évaluation des établissements. Aussi, l’Igen ne veille pas à une utilisation rationnelle et efficiente du personnel enseignant des établissements secondaires publics.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il a été recommandé au ministre de l’Éducation nationale de veiller à la nomination des inspecteurs pédagogiques conformément aux cadres organiques de Igen et des Ipres ; de respecter les critères de nomination des inspecteurs pédagogiques régionaux et de prendre l’arrêté fixant les modalités de nomination des inspecteurs pédagogiques régionaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le président de la commission nationale de mutations doit veiller à ce que les décisions de mutation nationale mettent les enseignants fonctionnaires des Collectivités territoriales à la disposition des académies d’enseignement en vue de leur répartition conformément aux besoins régionaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’inspecteur général en chef de l’inspection générale de l’éducation nationale doit veiller à une répartition efficiente du personnel enseignant entre les établissements secondaires publics.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A l’issue de ses travaux, l’équipe de vérification a constaté que l’Igen n’a pas mis en place un dispositif de suivi des recommandations adressées aux établissements scolaires, toute chose qui compromet l’efficacité et l’efficience de ses missions de contrôle. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au regard de ce qui précède, l’équipe de vérification a recommandé à l’inspecteur général en chef de Igen de transmettre au ministre chargé de l’Éducation les rapports de synthèse d’activités conformément à la réglementation en vigueur ; de transmettre aux établissements contrôlés les rapports de mission ; d’élaborer et de mettre à la disposition des établissements et structures contrôlés les plans d’actions de mise en œuvre des recommandations et d’en assurer le suivi.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Source : Cecom BVG</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Inspection générale de l’éducation nationale : Des faiblesses dans la vérification de gestion de performance</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/inspection-generale-de-leducation-nationale-des-faiblesses-dans-la-verification-de-gestion-de-performance-3111550.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/inspection-generale-de-leducation-nationale-des-faiblesses-dans-la-verification-de-gestion-de-performance-3111550.html</guid>
<description><![CDATA[ L’Inspection générale de l’Éducation nationale (Igen) a fait l’objet d’une vérification de performance de sa gestion par le Bureau du Vérificateur général (BVG) pour la période allant du 1er janvier 2020 au 31 décembre 2024. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 26 Nov 2025 01:17:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle avait pour objectif, d’une part, de s’assurer que l’Igen et les inspections pédagogiques régionales de l’enseignement secondaire (IPRES) planifient et mettent en œuvre leurs missions de contrôle de manière adéquate, efficace et efficiente et, d’autre part, de déterminer s’il existe un dispositif de suivi favorisant la mise en œuvre des recommandations issues des missions de contrôle des établissements scolaires. Les travaux ont concerné la planification des missions de contrôle administratif et pédagogique, leur exécution ainsi que le suivi des recommandations qui en ont découlé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A l’issue de cette vérification, les principales constatations et les recommandations formulées pour corriger les lacunes identifiées se présentent comme suit :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’équipe de vérification a constaté que l’absence de planification adéquate des activités de l’Igen affecte l’efficacité des missions de suivi, de contrôle et d’évaluation des établissements d’enseignement secondaire. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il a été recommandé à l’inspecteur général en chef de Igen de préciser dans le programme annuel d’activités les établissements devant faire l’objet de contrôle sur la base de critères prédéfinis et de veiller à l’utilisation d’une grille d’évaluation harmonisée pour l’ensemble des Ipres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aux inspecteurs coordinateurs des Ipres, il a été recommandé de préciser dans le programme annuel d’activités les établissements devant faire l’objet de contrôle sur la base de critères prédéfinis.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’équipe de vérification a constaté des déficiences dans la nomination des inspecteurs pédagogiques généraux et régionaux ne favorisant pas une mise en œuvre adéquate des missions de suivi, de contrôle et d’évaluation des établissements. Aussi, l’Igen ne veille pas à une utilisation rationnelle et efficiente du personnel enseignant des établissements secondaires publics.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il a été recommandé au ministre de l’Éducation nationale de veiller à la nomination des inspecteurs pédagogiques conformément aux cadres organiques de Igen et des Ipres ; de respecter les critères de nomination des inspecteurs pédagogiques régionaux et de prendre l’arrêté fixant les modalités de nomination des inspecteurs pédagogiques régionaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le président de la commission nationale de mutations doit veiller à ce que les décisions de mutation nationale mettent les enseignants fonctionnaires des Collectivités territoriales à la disposition des académies d’enseignement en vue de leur répartition conformément aux besoins régionaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’inspecteur général en chef de l’inspection générale de l’éducation nationale doit veiller à une répartition efficiente du personnel enseignant entre les établissements secondaires publics.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A l’issue de ses travaux, l’équipe de vérification a constaté que l’Igen n’a pas mis en place un dispositif de suivi des recommandations adressées aux établissements scolaires, toute chose qui compromet l’efficacité et l’efficience de ses missions de contrôle. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au regard de ce qui précède, l’équipe de vérification a recommandé à l’inspecteur général en chef de Igen de transmettre au ministre chargé de l’Éducation les rapports de synthèse d’activités conformément à la réglementation en vigueur ; de transmettre aux établissements contrôlés les rapports de mission ; d’élaborer et de mettre à la disposition des établissements et structures contrôlés les plans d’actions de mise en œuvre des recommandations et d’en assurer le suivi.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Source : Cecom BVG</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Fonds National d’Appui à l’agriculture : 50 % de taux de mise en œuvre des recommandations du BVG</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/fonds-national-dappui-a-lagriculture-50-de-taux-de-mise-en-oeuvre-des-recommandations-du-bvg-3111418.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/fonds-national-dappui-a-lagriculture-50-de-taux-de-mise-en-oeuvre-des-recommandations-du-bvg-3111418.html</guid>
<description><![CDATA[ Dans son rapport de vérification financière portant sur la gestion du Fonds national d’appui à l’agriculture (FNAA) réalisé en 2023, le Bureau du Vérificateur général avait formulé plusieurs recommandations visant à corriger les dysfonctionnements relevés et à améliorer la gestion administrative et financière. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 22 Nov 2025 01:36:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce cadre, une mission de suivi a été initiée afin d’évaluer la mise en œuvre des 14 recommandations émises lors de la vérification initiale et de vérifier si les insuffisances constatées ont été corrigées. Cette mission de suivi couvre les exercices 2024 et 2025 (30 juin).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le taux de mise en œuvre des recommandations s’élève à 50 %. En effet, sur les 14 recommandations formulées, six sont non applicables. Sur les huit recommandations applicables, quatre sont mises en œuvre, trois sont partiellement mises en œuvre et une n’est pas mise en œuvre. Globalement, le niveau de mise en œuvre des recommandations n’est pas satisfaisant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le ministre chargé de l’Agriculture a veillé à la création des commissions régionales de sélection des bénéficiaires avec les gouverneurs de région et du District de Bamako. En sa qualité de président du Comité de pilotage, il a veillé à l’élaboration et à l’approbation des manuels de procédures des trois guichets du FNAA. Il a également veillé à l’utilisation de la mercuriale des prix par la DFM. Les gouverneurs des régions de Koulikoro et Sikasso ont pris les décisions de création des commissions régionales de sélection des bénéficiaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le ministre chargé des Finances a entamé le processus d’adoption de l’arrêté fixant le taux de contribution des collectivités territoriales, des organisations professionnelles agricoles et des organismes de développement rural pour l’alimentation des guichets du FNAA. Le ministre chargé de l’Agriculture, président du comité de pilotage, a pris des dispositions non exhaustives pour l’adoption des programmes pluriannuels du budget annuel du FNAA et celui de chaque guichet. Il a également pris des dispositions pour rendre opérationnel l’ensemble des sous comptes du FNAA conformément aux dispositions réglementaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le ministre chargé de l’Agriculture, président du comité de pilotage, n’a pas veillé à la tenue régulière des sessions ordinaires du comité de pilotage. En effet, en réponse à la demande d’information de l’équipe de mission de suivi, le ministre de l’Agriculture a confirmé qu’aucune session du comité de pilotage sur le FNAA n’a été tenue au titre des exercices 2024 et 2025.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le ministre chargé des Finances avait déjà veillé, auprès des ordonnateurs, à l’utilisation de la mercuriale des prix dans le cadre des achats publics. La Direction des finances et du matériel (DFM) du ministère de l’Agriculture n’a pas eu l’occasion de veiller au respect des modalités de mise à disposition des ressources du FNAA aux bénéficiaires. Le ministre chargé de l’Agriculture n’a pas signé de convention de financement relatives au FNAA durant la période de vérification. Il n’a eu l’occasion ni de veiller à l’application des critères d’éligibilité réglementaires des bénéficiaires du FNAA ni d’établir les listes provisoire et définitive des bénéficiaires. La DFM du ministère de l’Agriculture n’a pas eu l’occasion d’utiliser la mercuriale des prix pour la détermination des enveloppes budgétaires des marchés financés sur le FNAA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Source : Cecom BVG</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion des cantines scolaires au titre des exercices 2022, 2023, 2024 et 2025 (31 janvier)</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-des-cantines-scolaires-au-titre-des-exercices-2022-2023-2024-et-2025-31-janvier-3111387.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-des-cantines-scolaires-au-titre-des-exercices-2022-2023-2024-et-2025-31-janvier-3111387.html</guid>
<description><![CDATA[ Sur 65 927 988 F CFA d&#039;irrégularités financières, 5 802 325 F CFA ont été régularisés ]]></description>
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<pubDate>Sat, 22 Nov 2025 01:36:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le montant total des irrégularités financières s'élève à 65 927 988 F CFA sur lequel 5 802 325 F CFA ont été régularisés à la suite des travaux de vérification. Ainsi, le reliquat non régularisé s'élève à 60 125 663 F CFA. Les irrégularités financières sont relatives à la non-justification des fonds mis à la disposition des CGS pour 38 428 492 F CFA ; à la non-justification par le CNCS de fonds reçus du Programme alimentaire mondial (Pam) pour 14 446 901 F CFA ; à la non-restitution au Pam de fonds non distribués aux CGS d'écoles à cantine scolaire du Cap de Nioro d'un montant de 10 869 647 F CFA et à la non-restitution au Pam de fonds non distribués aux CGS d'écoles à cantine scolaire du Cap de Boujbéha de 3 682 808 F CFA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">a gestion des cantines scolaires a fait l'objet d'une vérification financière par le Bureau du Vérificateur général au titre des exercices 2022, 2023, 2024 et 2025 (31 janvier). Elle avait pour objectif de s'assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de dépenses effectuées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les travaux ont concerné les dépenses de l'alimentation des cantines scolaires exécutées par les communes et les comités de gestion scolaire (CGS), de fonctionnement du Centre national des cantines scolaires (CNCS), d'appui au suivi-évaluation des cantines scolaires exécutées par les Académies d'enseignement. De plus, les dépenses exécutées sur les fonds issus du financement des partenaires, dont le Programme alimentaire mondiale (Pam) et Catholic Relief Services, ont été examinées. Cette vérification financière a mis en exergue des irrégularités administratives et financières.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Irrégularités administratives</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mission de vérification a constaté que le CNCS ne dispose pas de manuel de procédures validé. Il dispose d'un comptable de fait. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les collectivités territoriales ne procèdent pas à la formation des membres des CGS. Des CGS ne fournissent pas l'ensemble des documents requis pour la justification des fonds mis à leur disposition. Ils ne procèdent pas à l'inventaire des matériels et vivres. Des comités de gestion scolaire ne tiennent pas de journal de caisse. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le but de corriger ces lacunes, la mission de vérification a recommandé au directeur du CNCS de faire valider le manuel de procédures administratives, financières, comptables et matérielles du CNCS par la Commission de suivi des systèmes de contrôle dans les services et organismes publics et de veiller à la nomination d'un comptable public conformément à la réglementation en vigueur. Les présidents des délégations spéciales, les maires et agents chargés d'expédier les affaires courantes des Communes II, IV et VI du district de Bamako doivent veiller à la fourniture des bordereaux de livraison par les comités de gestion scolaire des écoles à cantine scolaire conformément aux dispositions du manuel de procédures d'exécution des ressources destinées à l'alimentation scolaire. Les présidents des délégations spéciales, les maires et les agents chargés d'expédier les affaires courantes des Communes I, II, IV, V et VI du district de Bamako, des Communes rurales de Méguétan, de Tienfala, de Kéléya et de Sido doivent former les membres des CGS. Les présidents des délégations spéciales, les maires et agents chargés d'expédier les affaires courantes des Communes du district de Bamako, de la Commune urbaine de Bougouni, des Communes rurales de Méguétan, de Tienfala, de Kéléya et de Sido doivent veiller à l'inventaire des matériels et vivres par les CGS des écoles à cantine scolaire conformément à la réglementation en vigueur et veiller également à la tenue du journal de caisse par les CGS des écoles à cantine scolaire conformément à la réglementation en vigueur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Irrégularités financières</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le montant total des irrégularités financières s'élève à 65 927 988 F CFA sur lequel 5 802 325 F CFA ont été régularisés à la suite des travaux de vérification. Ainsi, le reliquat non régularisé s'élève à 60 125 663 F CFA. Les irrégularités financières sont relatives à la non-justification des fonds mis à la disposition des CGS pour un montant total de 38 428 492 F CFA ; à la non-justification par le CNCS de fonds reçus du Programme alimentaire mondial (Pam) pour un montant total de 14 446 901 F CFA ; à la non-restitution au Pam de fonds non distribués aux CGS d'écoles à cantine scolaire du Cap de Nioro d'un montant de 10 869 647 F CFA et à la non-restitution au Pam de fonds non distribués aux CGS d'écoles à cantine scolaire du Cap de Boujbéha d'un montant de 3 682 808 F CFA. Les faits relevés dans le rapport de vérification qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière, notamment les irrégularités financières, ont été dénoncés au procureur de la République financier et transmis au président de la Section des comptes de la Cour suprême.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">               </span><strong>Source BVG</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Commune Rurale de Guegneka : Les recommandations de gestion du BVG mises en œuvre</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/commune-rurale-de-guegneka-les-recommandations-de-gestion-du-bvg-mises-en-oeuvre-3111416.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/commune-rurale-de-guegneka-les-recommandations-de-gestion-du-bvg-mises-en-oeuvre-3111416.html</guid>
<description><![CDATA[ Les faiblesses constatées par le BVG dans la gestion financière communale ont été corrigées et les recommandations mises en œuvre. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 22 Nov 2025 01:27:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Commune rurale de Guegneka a fait l’objet d’une mission de suivi des recommandations de la vérification intégrée (performance et financière) effectuée en 2020. Elle avait pour objectif de s’assurer que les recommandations formulées par la vérification initiale ont été mises en œuvre et que les faiblesses relevées ont été corrigées. La présente vérification de suivi de mise en œuvre des recommandations couvre les exercices 2023, 2024 et 2025 (31 juillet).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette vérification a abouti à des conclusions qui révèlent qu’au regard du taux de mise en œuvre des recommandations, qui est de 40 %, le niveau de mise en œuvre n’est pas satisfaisant. Sur 15 recommandations formulées par la mission initiale, cinq ont été classées non applicables. Sur les dix recommandations applicables, quatre sont entièrement mises en œuvre, deux sont partiellement mises en œuvre et quatre ne sont pas mises en œuvre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il ressort de la vérification que le maire de la Commune rurale de Guégnéka veille à l’enregistrement systématique des délibérations du Conseil Communal dans le registre côté et paraphé par le représentant de l’Etat dans le Cercle. Il veille à la convocation des Conseillers Communaux conformément à la réglementation, à la restitution de l’état d’exécution du Plan de Développement Économique, Social et Culturel et à l’établissement des rôles d’impôts forfaitaires conformément à la réglementation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le maire de la Commune rurale de Guégnéka n’a pas procédé au suivi régulier du recouvrement de toutes les recettes. Le Percepteur de Fana a mis en œuvre certaines diligences pour le recouvrement des recettes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le maire de la Commune rurale de Guégnéka ne veille pas à la tenue des débats publics réglementaires. Il ne veille pas à la tenue des documents de la comptabilité-matières. Il n’a pas sollicité la nomination d’un Comptable-matières. Il n’évalue pas non plus les recettes et les dépenses prévisionnelles sur la base d’informations sincères. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le maire de la Commune rurale de Guégnéka n’a pas eu l’occasion de requérir la délibération du Conseil communal pour toute opération de lotissement. Il n’a pas eu l’opportunité de régulariser les lotissements irréguliers. Le chef du service des Domaines et le chef du service de l’Urbanisme de Fana n’ont pas eu l’occasion d’émettre un avis technique sur les opérations de lotissement. Le percepteur et le chef du Centre des impôts de Fana n’avaient pas reçu de rôles rendus exécutoires. La Commune rurale de Guégnéka ne relève plus du Représentant de l’Etat dans le Cercle de Dioila. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Source : Cecom BVG<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Commune VI du district de Bamako : 67 % des recommandations du Végal mises en œuvre</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/commune-vi-du-district-de-bamako-67-des-recommandations-du-vegal-mises-en-oeuvre-3111415.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/commune-vi-du-district-de-bamako-67-des-recommandations-du-vegal-mises-en-oeuvre-3111415.html</guid>
<description><![CDATA[ Le Bureau du Vérificateur général estime satisfaisante la mise en œuvre de ses vérifications financières de gestion en Commune VI du district. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 22 Nov 2025 01:15:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La vérification financière de la gestion de la Commune VI du District de Bamako, effectuée en 2023, a fait l’objet d’une mission de suivi des recommandations ayant pour objectif de s’assurer que les recommandations formulées par la vérification financière initiale ont été mises en œuvre et que les faiblesses relevées ont été corrigées. La vérification de suivi de mise en œuvre des recommandations couvre les exercices 2024 et 2025 (31 juillet).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle a abouti à des conclusions qui révèlent qu’au regard du taux de mise en œuvre des recommandations, qui est de 67 %, le niveau de mise en œuvre est satisfaisant. Sur 13 recommandations formulées par la mission initiale, quatre sont non applicables. Sur les neuf recommandations applicables, six sont entièrement mises en œuvre et trois ne sont pas mises en œuvre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il ressort de la mission de suivi de mise en œuvre des recommandations que le maire de la Commune VI du District de Bamako a veillé à la prestation de serment des régisseurs de recettes et d’avances. Il s’assure de la liquidation et de la certification des factures avant tout paiement. Le receveur-percepteur respecte la règle du report des soldes de clôture à l’ouverture de l’exercice suivant. Le maire de la Commune VI du District de Bamako respecte le délai de convocation des membres du Conseil Communal aux sessions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mairie de la Commune VI du District de Bamako n’a pas procédé à l’actualisation du Programme de développement économique, social et culturel de la Commune. Le maire de la Commune VI du District de Bamako ne veille pas à la tenue des documents de la comptabilité-matières. Le Receveur-Percepteur ne produit pas les états financiers de la Commune VI du District de Bamako.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Secrétaire générale de la mairie de la Commune VI du District de Bamako, expédiant les affaires courantes, ne peut pas mettre en place un Bureau d’accueil, d’information et d’orientation des usagers. La mairie de la Commune VI du District de Bamako n’a pas effectué d’acquisitions. Elle n’a pas effectué d’acquisition en dessous des seuils. Les présidents des Comités de gestion scolaire n’ont pas reçu de fonds des cantines scolaires et des fonds d’appui direct à l’amélioration des rendements scolaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Source : Cecom BVG</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Institution d’économie rurale (IER) : Vers des normes de gestions acceptables</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/institution-deconomie-rurale-ier-vers-des-normes-de-gestions-acceptables-3111298.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/institution-deconomie-rurale-ier-vers-des-normes-de-gestions-acceptables-3111298.html</guid>
<description><![CDATA[ L’Institut d’économie rurale (IER) a fait l’objet d’une mission de suivi des recommandations de la vérification financière effectuée en 2023. Elle avait pour objectif de s’assurer que les recommandations formulées par la vérification financière initiale ont été mises en œuvre et que les faiblesses relevées ont été corrigées. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 19 Nov 2025 01:21:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette vérification a abouti à des conclusions qui révèlent qu’au regard du taux de mise en œuvre des recommandations, qui est de 50 %, le niveau de mise en œuvre est relativement satisfaisant. Sur 18 recommandations formulées par la mission initiale, 9 sont entièrement mise en œuvre, 5 sont partiellement mises en œuvre et 4 ne sont pas mises en œuvre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il ressort de la vérification que le ministre chargé du Développement rural a procédé à la relecture de la décision fixant le détail de l’organisation interne et les règles de fonctionnement de l’IER en vue de l’adapter aux dispositions relatives à la fréquence de la tenue des sessions du comité de gestion. Il a également procédé à la relecture de la décision fixant le détail de l’organisation interne et les règles de fonctionnement de l’IER pour séparer les fonctions d’ordonnateur et de comptable. La directrice des ressources humaines du secteur du développement rural respecte les dispositions législatives et réglementaires qui définissent le statut des agents de l’IER. Le directeur général de l’IER a adressé une lettre circulaire à tous les directeurs des centres régionaux de recherche (CRRA) pour le respect de la procédure de recrutement. Il a pris une note de service fixant les loyers des logements d’astreinte et a pris en compte des engagements environnementaux et sociaux dans le dossier d’appel d’offres d’un projet de marché. Les Directeurs des CRRA de Sotuba, de Niono et de Sikasso respectent la procédure de recrutement définie dans le manuel de gestion du personnel. Les directeurs des CRRA de Sotuba, de Niono, de Sikasso et de stations de recherche agricole (SRA) de Cinzana et de N’Tarla exigent le reversement intégral des recettes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le ministre chargé du Développement rural n’a pas veillé à la nomination des membres du conseil d’administration de l’IER. Le directeur général de l’IER continue d’employer des agents contractuels de l’Etat et des fonctionnaires non détachés. Il n’a pas établi de contrat de travail avec les fonctionnaires en détachement. Il n’a pas, non plus, respecté les termes des délais accordés au personnel détaché.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Source : Cecom BVG</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>IER : Un suivi du BVG satisfaisant, mais un Conseil d’administration toujours absent</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/ier-un-suivi-du-bvg-satisfaisant-mais-un-conseil-dadministration-toujours-absent-3111275.html</link>
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<description><![CDATA[ Malgré des progrès notables dans l’application des recommandations du BVG, l’Institut d’Économie Rurale souffre toujours d’un manque de gouvernance, aggravé par l’absence de nomination de son Conseil d’administration et des irrégularités persistantes dans la gestion du personnel. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 18 Nov 2025 07:23:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Arc en Ciel</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Bureau du Vérificateur Général (BVG) juge « relativement satisfaisant » le niveau d’application des recommandations faites à l’Institut d’Économie Rurale (IER), avec 50 % de mise en œuvre. Mais un manquement majeur persiste : le Ministre du Développement rural n’a toujours pas veillé à la nomination des membres du Conseil d’administration, pourtant essentielle au bon fonctionnement de l’établissement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur les 18 recommandations issues de la vérification de 2023, 9 ont été entièrement appliquées, 5 partiellement et 4 restent lettre morte, selon la mission de suivi couvrant les exercices 2024 et le premier semestre 2025.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parmi les progrès salués, le ministère a revu les textes d’organisation interne de l’IER, séparé les fonctions d’ordonnateur et de comptable et renforcé le respect du statut des agents. Le Directeur général a rappelé les règles de recrutement, fixé les loyers des logements d’astreinte et intégré les exigences environnementales dans un appel d’offres. Les CRRA concernés appliquent désormais les procédures de recrutement et exigent le reversement intégral des recettes. La codification des matières a également été effectuée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En revanche, plusieurs défaillances persistent : plan de recrutement non soumis au Conseil d’administration, comptabilité-matières incomplète, activités commerciales sans contrat et absence de codification totale des matières dans plusieurs centres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plus préoccupant, les recommandations totalement ignorées touchent à la gouvernance et à la gestion du personnel : non-nomination du Conseil d’administration, maintien d’agents contractuels et fonctionnaires non détachés et absence de contrats pour les fonctionnaires détachés, en plus du non-respect des délais réglementaires pour ce personnel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Amadou Sidibé<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification de performance de la gestion du Centre de Formation des Collectivités Territoriales : D’importantes faiblesses dans l’efficacité de la gestion relevées</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-de-performance-de-la-gestion-du-centre-de-formation-des-collectivites-territoriales-dimportantes-faiblesses-dans-lefficacite-de-la-gestion-relevees-3111162.html</link>
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<description><![CDATA[ La gestion du Centre de formation des collectivités territoriales a fait l’objet d’une vérification de performance par le Bureau du Vérificateur général sur la période allant du 1er janvier 2021 au 31 mars 2025. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 14 Nov 2025 01:35:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La vérification avait pour objectif d’une part, de déterminer dans quelle mesure les organes d’orientation, d’administration, de surveillance et de gestion du CFCT jouent pleinement leur rôle et, d’autre part, de s’assurer que la mise en œuvre des activités opérationnelles se fait en prenant en compte les critères d’économie, d’efficience et d’efficacité. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les travaux ont concerné le fonctionnement des organes d’administration et de consultation, la gestion opérationnelle, la gestion des ressources humaines, la gestion des ressources financières et la gestion des matériels et équipements.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les principales constatations de la vérification, accompagnées de recommandations formulées pour corriger les lacunes identifiées, sont les suivantes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal;"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le fonctionnement des organes d’administration et de consultation <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’équipe de vérification a constaté que l’orientation pédagogique et scientifique du CFCT n’est pas efficacement assurée. Le Conseil d’Administration du CFCT n’exerce pas pleinement sa fonction d’orientation et de contrôle des activités du Centre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle a ainsi recommandé au Directeur général du CFCT de solliciter le Ministre chargé des Collectivités territoriales pour la nomination des membres du Conseil pédagogique et scientifique. Quant au Président du Conseil d’Administration du CFCT, il doit veiller à la tenue régulière des sessions du Conseil d’Administration.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal;"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La gestion opérationnelle <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mission de vérification a constaté que la procédure de signature des conventions et contrats au sein du CFCT ne garantit pas une supervision adéquate de la part de l’autorité de tutelle. Le CFCT n’a pas été efficient dans la réalisation d’activités programmées. Il n’accomplit pas sa mission relative aux études et recherches en matière de décentralisation et de développement local. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est pourquoi la mission a recommandé au Directeur général du CFCT de soumettre à l’autorisation préalable de l’autorité de tutelle les actes de gestion qui le requièrent, de veiller à la réalisation à temps des activités programmées et de réaliser des études et recherches conformément aux missions qui lui sont assignées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal;"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La gestion des ressources humaines <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mission a constaté que la gestion des ressources humaines du CFCT présente des insuffisances qui ne favorisent pas l’atteinte des objectifs. Il a été recommandé au Directeur général du CFCT de proposer une relecture du cadre organique prenant en compte les besoins et les spécificités du Centre et d’élaborer et de mettre en œuvre un plan de formation du personnel du Centre.<span style="background: yellow; mso-highlight: yellow;"><o:p></o:p></span></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal;"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mobilisation des ressources financières <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mission a constaté que la mobilisation des ressources de la Dotation pour les appuis techniques (DAT) n’est pas efficace pour soutenir les activités de formation. Il a été recommandé notamment au Directeur général du CFTC d’élaborer et mettre en œuvre des procédures internes spécifiques efficaces pour la mobilisation des ressources de la dotation pour les appuis techniques. Quant au Directeur général de l’Agence nationale d’investissement des collectivités territoriales (ANICT), il doit respecter les procédures de mise à disposition des ressources de la dotation pour les appuis techniques au CFTC.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal;"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La gestion des matériels et équipements <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mission a constaté que l’état des infrastructures et équipements du CFTC ne garantit pas un appui efficace à ses prestations. Il a été recommandé à son Directeur général d’équiper,<span style="mso-tab-count: 1;">       </span>suivre<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>et entretenir les infrastructures d’accueil et d’hébergement du Centre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">CCOM/BVG<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>60 millions de F CFA carottés dans les Cantines scolaires : Les longues fourchettes de la délinquance financières privent les enfants de nourriture</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/60-millions-de-f-cfa-carottes-dans-les-cantines-scolaires-les-longues-fourchettes-de-la-delinquance-financieres-privent-les-enfants-de-nourriture-3111098.html</link>
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<description><![CDATA[ L’école devait nourrir les enfants, mais ce sont les adultes qui se sont gavés. Ce qui devait être un programme de solidarité et d’équité sociale s’est transformé, sous la main de gestionnaires sans scrupules, en un vaste banquet de détournements ; de falsifications et de laxisme. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 12 Nov 2025 09:14:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon le rapport d’enquête du Bureau du Vérificateur Général sur les exercices 2022, 2023, 2024 et 2025 (31 janvier), plus de 65 millions de francs CFA (65 927 988F) d’irrégularités financières ont été constatés dans la gestion des cantines scolaires à travers le pays. Et le pire : près de 60 millions de francs CFA demeurent toujours non régularisés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des présidents de comités de gestion introuvables... et des factures fantômes, c’est ce qui ressort de ce rapport qui dépasse l’entendement. Les enquêteurs ont découvert que plusieurs Présidents de Comités de Gestion Scolaire (CGS), notamment dans les Communes I, II et VI du District de Bamako, ont perçu des fonds destinés à nourrir les élèves sans fournir la moindre pièce justificative. Plus grave encore, aucune facture, aucun bordereau, aucun signe que ces sommes ont, réellement, servi à acheter du riz, du mil ou de l’huile. Résultat : plus de 31 millions de francs CFA se sont évaporés pendant que les marmites des cantines pour les élèves sont restées vides.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le CNCS pris la main dans le sac <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Centre National des Cantines Scolaires (CNCS), le cœur du dispositif, les auditeurs ont mis en place un incroyable désordre avec des mobiliers et équipements de bureau « réceptionnés » mais jamais retrouvés. Il s’agit des fauteuils, des climatiseurs, des tables basses achetées pour plusieurs millions... mais toujours introuvables. Un inventaire de la honte, sanctionné par un constat glaçant avec 3 580 000 FCFA d’équipements fictifs. Et pourtant, tout cela avait été « réceptionné » sur papier, avec la bénédiction du comptable du CNCS.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bougouni, une perception plus rapide que son ombre. À Bougouni, le scandale prend des airs de farce administrative. Un percepteur a décaissé de l’argent destiné à un comité scolaire au profit d’une personne autre que le président légal. Cachets et signatures falsifiés, silence complice, puis restitution partielle seulement après la découverte du pot aux roses. Une opération digne d’un roman de banditisme administratif, sur fond de mandats truqués et de complicités en série.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Programme Alimentaire Mondial floué<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le rapport<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>du vérificateur révèle que les directeurs et comptables du Centre National des Cantines Scolaires n’ont pas justifié près de 14,5 millions de francs CFA reçus du Programme Alimentaire Mondial (PAM). Ces fonds, destinés à appuyer le suivi et la distribution des repas scolaires, ont été dépensés sans trace ni transparence. Un affront à l’un des plus grands partenaires humanitaires du Mali, et une tache indélébile sur la réputation du système éducatif malien. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans les localités de Nioro et Boujbéha, la délinquance administrative est érigée en mode de gestion dans les CAP. En effet, les Centres d’Animation Pédagogique (CAP) de Nioro et Boujbéha ne sont pas en marge de la mauvaise gouverance. Là encore, plus de 16 millions de francs CFA non restitués ou mal utilisés. À Nioro, le directeur du CAP a gardé plus de 10,8 millions de francs CFA non distribués aux écoles. À Boujbéha, c’est 5,7 millions qui se sont mystérieusement évaporés. Même après la fin des accords avec le PAM, les responsables ont gardés les sous comme si les cantines scolaires étaient leurs propriétés privées. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette mauvaise gestion prouve à suffisance le laxisme dans la gestion des cantines scolaires. Pourtant, les textes sont clairs ; mais sur le terrain, c’est la loi du laisser-faire qui règne. Aucun suivi sérieux. Ce qui fait mal, c’est que quand des millions sont détournés, ce sont des milliers d’élèves qui passent leurs journées le ventre vide, des parents qui perdent confiance, et un État qui s’enfonce dans le gouffre. Le Vérificateur Général a, une fois encore, fait des dénonciations à la Cour Suprême et au Pôle Économique et Financier ; relativement, - à la non-justification des fonds mis à la disposition des CGS pour un montant total de 38 428 492 FCFA ; - à la non-justification par le CNCS de fonds reçus du PAM pour un montant total de 14 446 901 FCFA ;- à la non-restitution au PAM de fonds non distribués aux Comités de Gestion Scolaire d’écoles à cantine scolaire du CAP de Nioro d’un montant de 10 869 647 FCFA ;- à la non-restitution au PAM de fonds non distribués aux Comités de Gestion Scolaire d’écoles à cantine scolaire du CAP de Boujbéha d’un montant de 3 682 808 FCFA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis, l’ex Dg du Centre Nationale des Cantines Scolaires, Sarmoye Boursanga<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et bien d’autres responsables liés à la gestion des fonds des cantines scolaires, sont sur une pente raide.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dossier à suivre !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Adama Coulibaly</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification financière de la gestion de l’office du Niger :  Des irrégularités de plus de 120 millions de FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-de-la-gestion-de-loffice-du-niger-des-irregularites-de-plus-de-120-millions-de-fcfa-3111018.html</link>
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<description><![CDATA[ La gestion de l’Office du Niger a fait l’objet d’une vérification financière au titre des exercices 2024 (1er mars 31 décembre) et 2025 (31 juillet). ]]></description>
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<pubDate>Mon, 10 Nov 2025 07:46:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La vérification avait a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses. Les travaux de vérification ont concerné la mobilisation de la dotation budgétaire de l’État, la gestion administrative et financière, la passation, l’exécution et le règlement des marchés. Cette vérification financière a mis en exergue des irrégularités administratives et financières.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Irrégularités administratives<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Mission de vérification a constaté que l’Office du Niger (ON) ne respecte pas la procédure de recrutement du personnel. Il a pourvu des postes non prévus dans son organigramme et cadre organique. Il ne dispose pas de Contrat-Plan validé. Il n’a pas exigé du titulaire d’un marché le respect des clauses relatives à la souscription aux polices d’assurance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le but de corriger ces lacunes, la mission de vérification a recommandé au Président Directeur Général de l’ON de respecter la procédure de recrutement du personnel conformément à la réglementation applicable; respecter le cadre organique et l’organigramme de l’Office du Niger pour le recrutement du personnel; tenir compte des qualifications des agents dans le cadre de leur nomination; prendre les dispositions requises pour la validation des Contrats-Plans par les autorités compétentes dans les délais légaux et exiger des titulaires des marchés de souscrire aux polices d’assurance conformément aux stipulations contractuelles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Irrégularités financières<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le montant total des irrégularités financières s’élève à 120 343 250 Francs CFA. Elles sont relatives à l’octroi de primes indues pour un montant total de 14 600 000 Francs CFA; à l’attribution de dotations de carburant irrégulières pour un montant total de 38 092 400 Francs CFA; au paiement de primes indues au personnel pour un montant total de 18 070 000 Francs CFA; au paiement d’indemnités de mission indues pour un montant total de 6 083 000 Francs CFA; à l’attestation de la fourniture de matériaux de construction non livrés pour un montant total de 225 000 Francs CFA; à la perception d’un avantage irrégulier pour un montant total de 19 512 150 Francs CFA; au fractionnement de dépenses; à la non-justification de dépenses pour un montant total de 21 510 700 Francs CFA; à la non-justification de sortie de carburant pour la consommation du groupe électrogène pour un montant total de 2 250 000 Francs CFA et à la simulation de concurrence dans la passation des marchés publics.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces irrégularités financières ont été dénoncées au Procureur de la République Financier et transmises au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ibrahim DIALLO/CCOM-BVG<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Centre de formation des collectivités territoriales :  D’importantes lacunes dans la gestion</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/centre-de-formation-des-collectivites-territoriales-dimportantes-lacunes-dans-la-gestion-3110878.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Bureau du Vérificateur général (BVG) dit avoir décelé d’importantes faiblesses dans la gestion de performance du Centre de formation des collectivités territoriales (CFCT). ]]></description>
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<pubDate>Wed, 05 Nov 2025 01:18:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La gestion du Centre de formation des collectivités territoriales (CFCT) a fait l’objet d’une vérification de performance par le Bureau du Vérificateur général (BVG) sur la période allant du 1er janvier 2021 au 31 mars 2025.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La vérification avait pour objectif d’une part, de déterminer dans quelle mesure les organes d’orientation, d’administration, de surveillance et de gestion du CFCT jouent pleinement leur rôle et, d’autre part, de s’assurer que la mise en œuvre des activités opérationnelles se fait en prenant en compte les critères d’économie, d’efficience et d’efficacité. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les travaux ont concerné le fonctionnement des organes d’administration et de consultation, la gestion opérationnelle, la gestion des ressources humaines, la gestion des ressources financières et la gestion des matériels et équipements.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les principales constatations de la vérification, accompagnées de recommandations formulées pour corriger les lacunes identifiées, sont les suivantes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’équipe de vérification a constaté que l’orientation pédagogique et scientifique du CFCT n’est pas efficacement assurée. Le conseil d’administration du CFCT n’exerce pas pleinement sa fonction d’orientation et de contrôle des activités du Centre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle a ainsi recommandé au directeur général du CFCT de solliciter le ministre chargé des Collectivités territoriales pour la nomination des membres du conseil pédagogique et scientifique. Quant au président du conseil d’administration du CFCT, il doit veiller à la tenue régulière des sessions du Conseil d’administration.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mission de vérification a constaté que la procédure de signature des conventions et contrats au sein du CFCT ne garantit pas une supervision adéquate de la part de l’autorité de tutelle. Le CFCT n’a pas été efficient dans la réalisation d’activités programmées. Il n’accomplit pas sa mission relative aux études et recherches en matière de décentralisation et de développement local. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est pourquoi la mission a recommandé au directeur général du CFCT de soumettre à l’autorisation préalable de l’autorité de tutelle les actes de gestion qui le requièrent, de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>veiller à la réalisation à temps des activités programmées et de réaliser des études et recherches conformément aux missions qui lui sont assignées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mission a constaté que la gestion des ressources humaines du CFCT présente des insuffisances qui ne favorisent pas l’atteinte des objectifs. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il a été recommandé au directeur général du CFCT de proposer une relecture du cadre organique prenant en compte les besoins et les spécificités du centre et d’élaborer et de mettre en œuvre un plan de formation du personnel du Centre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mission a constaté que la mobilisation des ressources de la dotation pour les appuis techniques (DAT) n’est pas efficace pour soutenir les activités de formation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il a été recommandé notamment au directeur général du CFTC d’élaborer et mettre en œuvre des procédures internes spécifiques efficaces pour la mobilisation des ressources de la dotation pour les appuis techniques. Quant au directeur général de l’Agence nationale d’investissement des collectivités territoriales (ANICT), il doit respecter les procédures de mise à disposition des ressources de la dotation pour les appuis techniques au CFTC.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mission a constaté que l’état des infrastructures et équipements du CFTC ne garantit pas un appui efficace à ses prestations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il a été recommandé à son directeur général d’équiper, suivre et entretenir les infrastructures d’accueil et d’hébergement du Centre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Source Cecom BVG</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Audit de la gestion culturelle : Le BVG recommande la réhabilitation du Palais de la Culture Amadou Hampâté Bâ</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/audit-de-la-gestion-culturelle-le-bvg-recommande-la-rehabilitation-du-palais-de-la-culture-amadou-hampate-ba-3110871.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Bureau du Vérificateur Général (BVG) a publié un rapport sur la gestion du Palais de la Culture Amadou Hampâté Bâ (PCAHB), couvrant la période du 1er janvier 2022 au 31 mars 2025. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 03 Nov 2025 01:14:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Arc en Ciel</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 7.5pt; line-height: normal; mso-outline-level: 1; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #222222; mso-font-kerning: 18.0pt; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>L’institution y relève plusieurs insuffisances dans la gouvernance, la gestion des infrastructures, des recettes et des ressources humaines, et appelle à une réhabilitation urgente du Palais pour en améliorer les performances.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 7.5pt; line-height: normal; mso-outline-level: 1; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #222222; mso-font-kerning: 18.0pt; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">L’audit du BVG visait à évaluer dans quelle mesure les organes d’orientation, de supervision et de contrôle du PCAHB remplissent leurs missions, et à déterminer si la gestion des ressources financières, humaines et matérielles contribue à l’atteinte des objectifs fixés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 7.5pt; line-height: normal; mso-outline-level: 1; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #222222; mso-font-kerning: 18.0pt; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">Les travaux ont porté sur quatre volets : la gouvernance institutionnelle, la gestion des infrastructures culturelles, la gestion des recettes et la gestion des ressources humaines.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 7.5pt; line-height: normal; mso-outline-level: 1; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #222222; mso-font-kerning: 18.0pt; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">Concernant la gouvernance, le rapport note que le fonctionnement des organes d’administration et de gestion ne permet pas d’atteindre efficacement les objectifs du Palais.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 7.5pt; line-height: normal; mso-outline-level: 1; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #222222; mso-font-kerning: 18.0pt; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">Le BVG recommande ainsi au Président du Conseil d’administration d’assurer la tenue régulière des sessions, et au Directeur général d’impliquer le Comité de gestion sur les sujets de sa compétence, tout en élaborant un Plan de travail annuel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 7.5pt; line-height: normal; mso-outline-level: 1; background: white;"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #222222; mso-font-kerning: 18.0pt; mso-fareast-language: FR;">Des infrastructures vétustes freinant la rentabilité<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 7.5pt; line-height: normal; mso-outline-level: 1; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #222222; mso-font-kerning: 18.0pt; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">Le rapport souligne également la vétusté des infrastructures du Palais, qui entrave la mobilisation des recettes et la qualité des services culturels offerts.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 7.5pt; line-height: normal; mso-outline-level: 1; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #222222; mso-font-kerning: 18.0pt; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">Face à cette situation, la mission d’audit recommande un plaidoyer pour la réhabilitation du Palais de la Culture, ainsi qu’un plan d’entretien et de maintenance régulier des installations, à mettre en œuvre selon la disponibilité des ressources financières.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 7.5pt; line-height: normal; mso-outline-level: 1; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #222222; mso-font-kerning: 18.0pt; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">S’agissant de la gestion des recettes, l’audit a constaté que les tarifs de location des salles et espaces ne sont pas appliqués, ce qui affecte négativement la rentabilité financière de l’établissement. Le BVG recommande donc au Directeur général de veiller à l’application effective de la grille tarifaire en vigueur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 7.5pt; line-height: normal; mso-outline-level: 1; background: white;"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #222222; mso-font-kerning: 18.0pt; mso-fareast-language: FR;">Nomination du Directeur général à l’issue d’un appel à candidatures<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 7.5pt; line-height: normal; mso-outline-level: 1; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #222222; mso-font-kerning: 18.0pt; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">Sur le plan des ressources humaines, la mission souligne un manque de rigueur dans le recrutement, l’avancement et la formation du personnel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 7.5pt; line-height: normal; mso-outline-level: 1; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #222222; mso-font-kerning: 18.0pt; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">Le BVG invite le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme à procéder à la nomination du Directeur général à l’issue d’un appel à candidatures, conformément aux textes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 7.5pt; line-height: normal; mso-outline-level: 1; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #222222; mso-font-kerning: 18.0pt; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">Il recommande aussi au Directeur général d’organiser des tests de sélection pour le recrutement, d’élaborer un plan de formation, de combler les postes vacants et de promouvoir le genre dans l’accès aux fonctions nominatives.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 7.5pt; line-height: normal; mso-outline-level: 1; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #222222; mso-font-kerning: 18.0pt; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">A travers ces recommandations, le BVG appelle les autorités culturelles à renforcer la gouvernance, la transparence et la rentabilité du Palais de la Culture Amadou Hampâté Bâ, symbole majeur de la vie culturelle malienne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 7.5pt; line-height: normal; mso-outline-level: 1; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #222222; mso-font-kerning: 18.0pt; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">La réhabilitation du site apparaît désormais comme une urgence stratégique pour redonner au PCAHB son rôle moteur dans la promotion des arts et de la culture au Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 7.5pt; line-height: normal; mso-outline-level: 1; background: white;"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #222222; mso-font-kerning: 18.0pt; mso-fareast-language: FR;">Yaye Astan Cissé<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mauvaise gestion a l’APEJ au titre des exercices  2020&#45;2025 (31 Mars) :</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/mauvaise-gestion-a-lapej-au-titre-des-exercices-2020-2025-31-mars-3110570.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/mauvaise-gestion-a-lapej-au-titre-des-exercices-2020-2025-31-mars-3110570.html</guid>
<description><![CDATA[ Des irrégularités financières décelées par le Bureau du Vérificateur général (BVG) sous la conduite d’Abdoul Aziz Aguissa, concernant la gestion de l’Agence pour la promotion de l’emploi des jeunes (Apej) s’élèvent à 840 549 789 F CFA sur lesquelles 19 352 785 F CFA ont été régularisés à la suite des travaux de vérification. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 25 Oct 2025 01:41:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le rapport du BVG rendu public, le directeur général et l’agent comptable sont au centre de cette mauvaise gestion. Ainsi, les irrégularités sont relatives à l’octroi d’avantages indus pour un montant total de 663 064 800 F CFA, au paiement d’indemnités de session indues pour un montant total de 5 700 000 F CFA, au paiement irrégulier de deux (2) marchés pour un montant total de 10 636 800 F CFA, à l’octroi irrégulier de dons sur le fonds social pour un montant total de 140 781 404 F CFA et à de faux enregistrements de marchés pour un montant total de 1 014 000 F CFA. Au regard de ce rapport de vérification, les faits ont été dénoncés au procureur de la République du Pôle national économique et financier et transmis au président de la Section des comptes de la Cour suprême. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>Le DG et l’agent comptable épinglés par le BVG pour 821 197 031 FCFA<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>Des avantages indus accordés aux membres du personnel pour 471 835 000 F CFA et à eux-mêmes pour 101 410 000 F CFA<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>Ils ont irrégulièrement ordonné et payé des marchés pour 10 636 800 FCFA<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>Des téléphones offerts au ministre, au secrétaire général et à des membres du personnel pour 16 944 800 F CFA<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>Le secrétaire général du comité syndical a irrégulièrement effectué des dons sur le fonds social pour 140 781 404 F CFA <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Agence pour la promotion de l’emploi des jeunes (Apej) a fait l’objet d’une vérification financière et de conformité de gestion au titre des exercices 2020 2021, 2022, 2023, 2024 et 2025 (31 mars). La vérification avait pour objectif de s’assurer de la conformité et de la régularité des opérations de dépenses effectuées. Les travaux du Bureau du Vérificateur général ont concerné les opérations de dépenses exécutées suivant les procédures des marchés publics, les dépenses courantes, les opérations sur la régie d’avances, les allocations versées aux stagiaires, la gestion du patrimoine et la gouvernance administrative.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette vérification financière et de conformité a mis en exergue des irrégularités administratives et financières.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Irrégularités administratives</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mission de vérification a constaté que le conseil d’administration de l’Apej a adopté des budgets irréguliers. Il n’a pas non plus désigné de commissaire aux comptes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’agent comptable de l’Apej ne produit pas de compte de gestion et ne tient pas des documents de la comptabilité-matières. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le but de corriger ces lacunes, la mission de vérification a recommandé au président du conseil d’administration de l’Apej de veiller à l’adoption de budgets exclusivement destinés au financement des missions de l’Apej et de procéder à la désignation d’un commissaire aux comptes.<o:p></o:p></span></p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202510/image_870x_68fbcee7de052.jpg" alt=""></p>
<p class="MsoNormal"><em><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le DG de l'APEJ</span></strong></em></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quant à l’agent comptable, il lui a été recommandé de produire les comptes de gestion et de tenir les documents de la comptabilité-matières conformément à la réglementation en vigueur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Irrégularités financières</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le montant total des irrégularités financières s’élève à 840 549 789 F CFA, sur lesquels 19 352 785 F CFA ont été régularisés à la suite des travaux de vérification. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elles sont relatives à l’octroi d’avantages indus pour un montant total de 663 064 800 F CFA, au paiement d’indemnités de session indues pour un montant total de 5 700 000 F CFA, au paiement irrégulier de deux (2) marchés pour un montant total de 10 636 800 F CFA, à l’octroi irrégulier de dons sur le fonds social pour un montant total de 140 781 404 F CFA et à de faux enregistrements de marchés pour un montant total de 1 014 000 F CFA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Les directeurs généraux et l’agent comptable ont accordé des avantages indus</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les enquêteurs ont constaté que "les directeurs généraux et l’agent comptable ont accordé des avantages indus. Ils ont accordé aux membres du personnel un montant total de 471 835 000 F CFA et à eux-mêmes un montant total de 101 410 000 F CFA, à titre de gratifications non prévues par l’accord d’établissement de l’Apej. Ils ont également accordé des gratifications à des personnes non membres du personnel de l’Apej pour un montant total de 81 875 000 F CFA. Enfin, le directeur général a offert au ministre, au secrétaire général et à des membres du personnel des téléphones portables d’une valeur totale de 16 944 800 F CFA. Le montant total des avantages indus payés s’élève à 672 064 800 F CFA". Avant de préciser que : "à la suite de la séance du contradictoire, deux (2) personnes bénéficiaires des gratifications indues ont procédé à leur reversement au Trésor public suivant les déclarations de recette n°392995 de 3 000 000 F CFA et n°393015 de 6 000 000 F CFA, toutes du 25 septembre 2015. Ainsi, le reliquat non régularisé des avantages indus payés s’élève à 663 064 800 F CFA". <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Les membres du CA ont autorisé le paiement d’indemnités de session indues</strong>.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mission du Vérificateur général a constaté que "les membres du conseil d’administration de l’Apej ont autorisé le paiement d’indemnités de session indues. En effet, par délibération n°2015-CA-Apej du 19 mai 2015, ils ont fixé le montant des indemnités de session de l’accompagnateur du ministre de tutelle à 250 000 F CFA et celui de l’accompagnateur du directeur général de l’Apej à 200 000 F CFA. Or, le décret susvisé ne prévoit pas lesdits accompagnateurs parmi les membres du conseil d’administration. Il ne prévoit pas non plus leur participation aux sessions du conseil. Pendant la période sous revue, le montant total des indemnités de session indues payées sur la base de cette délibération irrégulière s’élève à 5 700 000 F CFA".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Le directeur général et l’agent comptable n’ont pas retenu de pénalité de retard sur des marchés</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les enquêteurs ont constaté que "le directeur général et l’agent comptable n’ont pas retenu de pénalité de retard sur des marchés. En effet, ils ont procédé au règlement de marchés exécutés avec un retard allant de 12 à 200 jours sans retenir les pénalités y afférentes. Le montant total des pénalités non retenues est de 786 552 F CFA. Toutefois, à la suite de la transmission du rapport provisoire, l’agent comptable de l’Apej a procédé au reversement de la totalité des pénalités de retard non retenues au Trésor public d’un montant de gestion de l’Agence pour la promotion de l’emploi des jeunes (Apej) - Vérification financière et de conformité - Exercices 2020, 2021, 2022, 2023, 2024 et 2025 (31 mars) 13 786 552 F CFA, suivant la déclaration de recette n°392477 du 23 septembre 2025". <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le directeur général et l’agent comptable ont irrégulièrement ordonné et payé des marchés<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mission du BVG a constaté que "le directeur général et l’agent comptable ont irrégulièrement ordonné et payé des marchés. En effet, contrairement à la stipulation relative aux modalités de paiement qui ne prévoit qu’un paiement unique après service fait, ils ont respectivement ordonné et payé deux (2) acomptes de 5 318 400 F CFA en février et en juillet 2024 sans que le Cabinet titulaire des marchés ne produise les comptes de gestion et les rapports finaux conformément aux contrats. Le montant total irrégulièrement payé est de 10 636 800 F CFA".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Le directeur général et l’agent comptable ont ordonné et payé la totalité de marchés partiellement exécutés</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les enquêteurs ont constaté que "le directeur général et l’agent comptable ont ordonné et payé la totalité de marchés partiellement exécutés. En effet, au titre du marché n°5453/M-2024 relatif au développement et la mise en place d’une application informatique pour la gestion des stages et des courriers de l’Apej, les contrôles ont révélé que l’application, bien que déployée, n’est pas utilisée par l’Apej. Ils ont également révélé que des fonctionnalités bien que prévues dans le marché n’ont pas été implémentées ou ne sont pas opérationnelles. Il s’agit des fonctionnalités suivantes :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- le tri des résultats selon les critères déterminés par l’Apej ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- le suivi des paiements mensuels des allocations et le suivi de l’insertion ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la digitalisation du paiement des allocations de stage ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la production du rapport de fin de stage ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la fourniture de l’attestation de prise de service ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- l’encadrement et le suivi disciplinaire ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la génération de statistiques détaillées sur les candidats (par Région, sexe, diplôme, filière de formation, genre, tranche d’âge, handicap) ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- le suivi des rapports des structures d’accueil.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les fonctionnalités ci-dessus citées, non opérationnelles ou non implémentées, sont essentielles pour assurer une meilleure gestion des stages.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au titre du marché n°2390/CPM-MEFP-2021/Apej/2021 relatif à l’hébergement informatique pour le compte des Espaces d’orientation jeunesse (EOJ) digitalisés, les contrôles ont révélé que l’Apej n’a pas la main sur l’hébergement. Le prestataire n’a pas mis en place un serveur dédié tel que spécifié dans le marché. À sa place, un serveur "Virtual Private Server (VPS)" disposant de seulement 8 Go de RAM a été utilisé. Les applications ont été hébergées sur ce VPS, ce qui constitue un écart significatif par rapport aux exigences contractuelles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">S’agissant du Marché n°21-054/2021/Apej relatif à l’hébergement et à la maintenance du site Web de l’Apej, il a été hébergé sur le même serveur VPS utilisé dans le cadre du marché précédent. Aucune preuve d’achat ou d’installation d’un certificat "Secure Sockets Layer (SSL)" n’a pu être fournie lors de la vérification. Les prestations réalisées ne sont pas conformes aux spécifications contractuelles des deux (2) marchés. Les écarts portent notamment<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">sur : - la nature de l’infrastructure utilisée (VPS au lieu de serveur dédié, un serveur dédié coûte nettement plus cher qu’un VPS) ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- le non-respect de la séparation des hébergements (l’hébergement a été facturé dans les deux marchés bien que les deux applications soient en réalité hébergées sur le même serveur VPS) ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- l’absence de preuve de mise en œuvre du certificat SSL en 2021, année du marché.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nonobstant les manquements relevés dans les marchés, le directeur général et l’agent comptable ont ordonné et payé la totalité des montants desdits marchés. L’équipe de vérification n’a pu déterminer le montant exact des prestations non exécutées en raison de l’absence de détails dans les devis.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Toutefois, à la suite de la transmission du rapport provisoire, le prestataire a implémenté toutes les fonctionnalités manquantes".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’agent comptable n’a pas justifié l’existence de biens acquis dans le patrimoine de l’Apej<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Vérificateur général a constaté que "l’agent comptable n’a pas justifié l’existence de biens acquis dans le patrimoine de l’Apej. En effet, les contrôles physiques réalisés en collaboration avec le magasinier n’ont pas permis de retrouver des biens acquis durant la période sous revue. Pourtant, lesdites acquisitions ont été réceptionnées par les membres des commissions de réception mise en place à cet effet et les factures ont fait l’objet de certification par l’agent comptable. Le montant total des acquisitions concernées est de 8 818 730 F CFA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Toutefois, à la suite de la transmission du rapport provisoire, l’agent comptable a présenté les fournitures en cause à l’équipe de vérification qui a constaté leur existence dans les magasins de l’Apej".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le secrétaire général du comité syndical de l’Apej a irrégulièrement effectué des dons sur le fonds social.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">D’après le rapport du BVG, "le secrétaire général du comité syndical de l’Apej a irrégulièrement effectué des dons sur le fonds social. En effet, l’agent comptable a alimenté le fonds social à hauteur de 140 781 404 F CFA à travers de virements effectués sur le compte bancaire du comité syndical ou des remises de chèques. Au lieu d’utiliser ce montant sous forme d’aides remboursables, le secrétaire général du comité syndical en a fait des dons au personnel à l’occasion événements sociaux, comme les mariages, les baptêmes, les décès et les cas de maladie. De plus, il a effectué sur le fonds social des dépenses relatives aux achats de bœufs pour les fêtes, de lait et de sucre, de carburant, aux frais de déplacement et aux frais liés aux activités du comité syndical et émis des chèques sans justificatifs. Le montant total des dons irréguliers sur le fonds social s’élève à 140 781 404 F CFA".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Des titulaires de marchés ont effectué de faux enregistrements.</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le BVG a constaté que "des titulaires de marchés ont effectué de faux enregistrements. En effet, il ressort de la circularisation des Centres des impôts que les mentions d’enregistrement figurant sur les pages de garde de quatre (4) marchés sont fausses et que les droits y afférents n’ont pas été payés. Le montant total des droits d’enregistrement non payés s’élève à 1 761 503 F CFA. Toutefois, à la suite de la transmission du rapport provisoire, les titulaires de deux (2) marchés ont procédé à la régularisation des droits d’enregistrement dus pour un montant total de 747 503 F CFA, suivant les reçus de paiement n°8175986 de 370 050 F CFA et n°8175981 de 377 453 F CFA, tous du 22 août 2025. Le reliquat des droits d’enregistrement non régularisés s’élève à 1 014 000 F CFA".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les faits relevés dans le rapport de vérification qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière, notamment les irrégularités financières, ont été dénoncés au procureur de la République du Pôle national économique et financier et transmis au président de la Section des comptes de la Cour suprême.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>El Hadj A.B.HAIDARA (Rapport du BVG)</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Palais de la Culture . Plus de 90 millions carottés</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/palais-de-la-culture-plus-de-90-millions-carottes-3110493.html</link>
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<description><![CDATA[ Le rapport du Vérificateur général, sur la gestion du Palais de la Culture Amadou Hampaté Bâ est sans appel : la maison de la culture malienne, censée être un sanctuaire du savoir et de la créativité, a été transformée en un véritable coffre-fort personnel par ses responsables. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 22 Oct 2025 10:04:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pendant les exercices 2022, 2023, 2024 et 2025 (31 mars), pas moins de 90 millions FCFA (90 199 000 F) de recettes ont purement et simplement disparu des radars comptables. Ni enregistrées, ni reversées au Trésor. Évaporées. Comme par magie. Ou plutôt, comme par méthode.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Abdoulaye Diombana, le « gestionnaire » devenu planificateur du déficit. Arrivé en 2017 à la tête du Palais de la Culture, Abdoulaye Diombana a été promu Conseiller Technique au Ministère de la Culture en mars 2025. Une promotion qui, aujourd’hui, ressemble davantage à une récompense qu’à une sanction. Pourtant, les faits sont clairs car les recettes encaissées par lui-même et son agent comptable n’ont jamais été versées dans les caisses. En violation flagrante de toutes les lois de finances, de la comptabilité publique et des règles de la régie des recettes, l’ancien Directeur Général et son complice ont mis en place un système digne d’une boutique privée avec des factures encaissées en espèces ou par chèque, mais jamais tracées. Le montant des sous envolés s’élève à 90 millions de francs, soit 57 % des recettes totales générées durant la période vérifiée. Pendant que les agents cumulent des arriérés de salaires et primes, les caisses sont siphonnées. Ironie du sort, avec ce montant, le Palais aurait pu payer les 51 633 190 FCFA d’arriérés de salaires et de primes dus à son personnel. Mais non. L’argent est allé ailleurs. Dans quelles poches ? Et à quelles fins ? Mystère et boule de gomme. Du moins officiellement. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais les conclusions du Vérificateur général sont limpides : transmission et dénonciation de faits au Procureur du Pôle économique et financier. Une gestion sans règles avec des archives inexistantes, un contrôle interne absent, une séparation des fonctions ignorée. Plus grave encore, pas de manuel de procédures, pas de traçabilité, pas de séparation entre l’ordonnateur et le comptable. Le Palais de la Culture fonctionnait comme une caisse noire ambulante. Même l’encaissement des recettes était assuré par des personnes non habilitées. Une anarchie méthodiquement organisée. Jusqu’à quand la culture servira de vache laitière ? Comment demander aux artistes d’élever l’âme d’une nation quand ceux qui gèrent les infrastructures culturelles pillent, sans vergogne, les ressources publiques ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce scandale dépasse l’entendement. Ce qui est sure, le Palais de la Culture n’est pas un marché parallèle. Et ceux qui l’ont transformé en machine à cash doivent répondre de leurs actes. Et cela, au nom de la mémoire d’Amadou Hampâté Bâ<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Diombana, fossoyeur d’un joyau culturel<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce qui devait être la vitrine culturelle du Mali s’est transformée, sous la direction du sieur Abdoulaye Diombana, en véritable laboratoire du désordre administratif. Le Palais de la Culture Amadou Hampâté BA, censé incarner la rigueur, le prestige et la mémoire, a été géré comme une épicerie ; sans registre, sans règles, sans responsabilité. Pas de manuel de procédures durant les périodes 2022, 2023, 2024 et 2025 (31mars). Alors que la loi impose à tous les services publics de disposer d’un manuel de procédures validé par la Commission de contrôle interne, le Palais de la Culture s’est en passé pendant huit longues années. Diombana lui-même a reconnu que le document existe mais n’a jamais été soumis pour validation. Autrement dit, on gouvernait à vue, au bon vouloir du dirlo et de sa clique. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’anarchie organisée !<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans la gestion du palais de la Culture, c’est qu’il n’y a aucune salle d’archives, aucun classement, aucun respect des règles de conservation des documents publics. Pire, les pièces comptables errent dans les bureaux ; dispersées comme des prospectus. Le documentaliste, officiellement en poste, n’a même pas accès aux documents. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Résultat : l’histoire administrative du Palais de la Culture est en train de disparaître sous les couches de poussière et d’irresponsabilité. Au palais de la Culture sous le DG Diombana, pas de compte de gestion, on dépense, mais on ne rend compte à personne. Comme si cela ne suffisait pas, l’Agent Comptable n’a élaboré aucun compte de gestion pour 2022, 2023 et 2024. Et comme par enchantement, le Directeur Général affirme n’en avoir jamais entendu parler. Un aveu surréaliste ! Dans quelle république un établissement public peut-il fonctionner sans dresser son bilan annuel ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sous Diombana, on dépense mais sans jamais justifier. L’une des règles d’or de la gestion publique est la séparation entre ordonnateur et comptable. Mais au Palais de la Culture, Diombana et son Agent Comptable cosignaient les chèques, jouant à la fois les rôles du décideur et du caissier. Des millions de FCFA circulaient ainsi dans un flou artistique, propice aux arrangements obscurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pas de régisseur d’avances, mais un système parallèle de collecte de fonds <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis le départ du régisseur en 2020, aucun remplaçant n’a été officiellement nommé. Résultat : le Directeur Général, son adjoint Souleymane Bathieno (l’actuel DG) et l’Agent Comptable, Alassane Yaya Samaké auraient encaissé, eux-mêmes, les loyers et paiements en liquide ou par chèque. Des recettes publiques perçues, directement, par les mains des responsables, comme dans une boutique privée. Ce qui ressort de ce rapport n’est pas de la négligence, c’est une faillite organisée, une gestion patrimoniale d’un bien public, une insulte à la mémoire d’Amadou Hampâté Bâ, lui-même, qui disait : « En Afrique, lorsqu’un vieillard meurt, c’est une bibliothèque qui brûle ». Sous Diombana, ce sont les archives du Palais qui sont ‘’parties en fumée’’ avant même d’être classées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Décidément, le Palais de la culture n’a pas seulement perdu de sa superbe. Il a été vidé de son âme, vendu au diable. Et jusqu’aujourd’hui, son ancien DG n’affiche qu’une image de ruine et de désolation. Et pour cause : jamais, les gaffes au sein de cette structure culturelle n’ont atteint un tel degré.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Jugé, pourtant, stratégique dans la politique culturelle de notre pays, le Palais de la Culture Amadou Hampâté Bâ, n’a pas échappé à l’appétit vorace de ses responsables. Par petite touche, ils ont « sucé » les caisses, érigé le népotisme en mode de gestion. L’espoir tant suscité auprès de nos autorités, a viré au cauchemar. Un flop magistral. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bref, le Palais de la Culture a été sacrifié sur l’autel d’intérêts égoïstes pendant les années 2022, 2023, 2024 et 2025 (31 mars). Autrement dit, la caisse de la structure a subi une saignée financière<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de plus de 90 millions de francs CFA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En réalité, cette mauvaise gestion est le fruit d’un système bien huilé, mis en place par les « bonzes » du Palais de la Culture.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon ce système, les responsables de la structure veillent aux « bons soins » de leurs pots et de leur propre personne: enveloppes de fin du mois, marchés de gré à gré, bons de carburant à gogo, voyages et autres cadeaux en nature. Du moins, s’ils veulent éviter les « ennuis ». Face à de telles pratiques qui ont occasionné une saignée financière de 90 millions, le vérificateur général a adressé une dénonciation de faits, au président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Procureur de la République du Pôle national économique et financier. Depuis, l’ancien DG, Abdoulaye Diombana (bombardé Conseiller technique au département de la culture) et sa bande sont dans la tourmente.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Adama Coulibaly</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Corruption et délinquance financière :  La gestion du Palais de la culture passée au crible par le Vegal</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/corruption-et-delinquance-financiere-la-gestion-du-palais-de-la-culture-passee-au-crible-par-le-vegal-3110394.html</link>
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<description><![CDATA[ Un audit approfondi mené par le Bureau du Vérificateur Général (BVG) sur la gestion du Palais de la Culture Amadou Hampâté Bâ (PCAHB) a mis en lumière des irrégularités financières majeures, estimées à plus de 90 millions Cfa. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 20 Oct 2025 01:09:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce rapport, couvrant les exercices 2022 à mars 2025, dresse un constat préoccupant sur la gouvernance de cette institution culturelle emblématique et a été transmis aux autorités judiciaires pour d’éventuelles poursuites.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’objectif de la vérification était, selon le communiqué du BVG, de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses. Le principal manquement identifié concerne le non-reversement de recettes perçues, pour un montant total de 90.199.000 Cfa. Cette somme, qui aurait dû être intégrée aux comptes publics, n’a pas été reversée, en violation flagrante des règles de la comptabilité publique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais les irrégularités ne s’arrêtent pas là. Le rapport révèle une série de dysfonctionnements structurels graves : absence de manuel de procédures validé ; inexistence d’un système d’archivage opérationnel ; failles dans le contrôle interne et la traçabilité des opérations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’un des points les plus alarmants du rapport concerne le non-respect du principe fondamental de séparation des fonctions entre l’ordonnateur et le comptable. Le Directeur général, son adjoint et l’agent comptable ont eux-mêmes encaissé des recettes, une tâche qui revient légalement à un régisseur de recettes. Or, le PCAHB ne disposait pas de régisseur d’avances, faute de demande de nomination par le Directeur général.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il ressort également dans ce rapport que cette confusion des rôles a favorisé une gestion opaque et exposée aux abus. Le personnel de l’établissement n’a pas été épargné : le rapport indique que les salaires et primes ne sont pas versés régulièrement, aggravant le climat social au sein de l’institution.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Recommandations et perspectives judiciaires<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à ce tableau accablant, le Vérificateur Général a formulé plusieurs recommandations : validation urgente d’un manuel de procédures ; mise en place d’un système d’archivage fiable ; respect strict de la séparation des fonctions ; apurement des arriérés de salaires ; élaboration d’un compte de gestion et tenue d’une comptabilité-matières régulière.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Considérant la gravité des faits, jugés «susceptibles de constituer une infraction à la loi pénale», le rapport a été transmis au Procureur de la République du Pôle national économique et financier, ainsi qu’au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette affaire soulève des interrogations profondes sur le contrôle des finances publiques dans les établissements étatiques, en particulier ceux dédiés à la culture. Le Palais de la Culture, lieu de rayonnement artistique et intellectuel, se retrouve éclaboussé par une gestion défaillante, mettant en péril sa mission et sa crédibilité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà des suites judiciaires attendues, cette révélation appelle à une réforme structurelle de la gouvernance des institutions culturelles, pour garantir transparence, responsabilité et pérennité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Mohamed SYLLA</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Palais de la culture : 90,1 millions de F CFA d’irrégularités financières</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/palais-de-la-culture-901-millions-de-f-cfa-dirregularites-financieres-3110371.html</link>
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<description><![CDATA[ La vérification financière de la gestion du Palais de la Culture Amadou Hampaté Ba a relevé un trou de 90 199 000 F CFA. Des irrégularités commises sur les exercices 2022 à 2025. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 18 Oct 2025 11:28:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La vérification financière de la gestion du Palais de la Culture Amadou Hampaté Ba a relevé un trou de 90 199 000 F CFA. Des irrégularités commises sur les exercices 2022 à 2025.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Palais de la Culture Amadou Hampâté Ba (PCAHB) a fait l’objet d’une vérification de gestion financière au titre des exercices 2022, 2023, 2024 et 2025 (31 mars). La vérification avait pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses. Les travaux de vérification ont concerné la mobilisation des recettes et leur reversement, l’exécution des dépenses et la tenue de la comptabilité- matières.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et financières.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mission de vérification a constaté que le PCAHB ne dispose pas de manuel de procédures validé. Il ne dispose pas d’un système d’archivage opérationnel. L’agent Comptable du PCAHB n’élabore pas de compte de gestion. Le PCAHB ne respecte pas le principe de séparation des fonctions d’ordonnateur et de comptable. Le Directeur général du PCAHB n’a pas sollicité la nomination d’un régisseur d’avances. Le Directeur général, le Directeur général adjoint et l’agent comptable du PCAHB ont encaissé des recettes en lieu et place du régisseur de recettes. L’agent comptable du PCAHB ne tient pas une comptabilité-matières régulière. Le PCAHB ne paie pas régulièrement le salaire et les primes du personnel. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le but de corriger ces lacunes,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la mission de vérification a recommandé au Directeur général du PCAHB de veiller à l’actualisation et à la validation du manuel de procédures du Palais de la Culture, mettre en place un système d’archivage adéquat, respecter le principe de séparation de fonctions d’ordonnateur et de comptable, solliciter la nomination d’un Régisseur d’avances, veiller à la perception des recettes uniquement par le régisseur de recettes et de prendre les dispositions nécessaires pour l’apurement des arriérés de salaires et de primes du personnel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quant à l’agent comptable du PCAHB, il doit élaborer le compte de gestion conformément à la réglementation en vigueur, tenir l’ensemble des documents de<span style="mso-tab-count: 1;">        </span>la comptabilité-matières conformément à la réglementation en vigueur, procéder à la codification des matières et à l’immatriculation des biens meubles et immeubles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le montant total de l’irrégularité financière s’élève 90 199 000 F CFA. Cette irrégularité est relative au non-reversement de recettes pour un montant total de 90 199 000 F CFA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette irrégularité relevée dans le rapport de vérification et susceptible de constituer une infraction à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière a été transmise au Procureur de la République du Pôle national économique et financier et dénoncée au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Source<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Cecom BVG</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Marie du district : Le BVG valide</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/marie-du-district-le-bvg-valide-3110372.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Bureau du Vérificateur général avait initié en 2023 une mission de vérification de la gestion des ressources destinées à l’assainissement et à l’évacuation des déchets solides du district de Bamako ]]></description>
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<pubDate>Sat, 18 Oct 2025 09:34:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’institution de vérification juge satisfaisante le suivi des recommandations faites.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette mission de suivi des recommandations, qui couvre les exercices 2024 et 2025 (31 mai), porte sur la mise en œuvre des recommandations formulées par la vérification financière de la gestion des ressources destinées à l’assainissement et à l’évacuation des déchets solides du District de Bamako, effectuée en 2023. Elle avait pour objectif de s’assurer que les recommandations formulées lors de la vérification initiale ont été mises en œuvre et que les lacunes constatées ont été corrigées. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le suivi a abouti à des conclusions qui révèlent qu’au regard du taux de mise en œuvre des recommandations, qui est de 100 % des recommandations applicables, le niveau de mise en œuvre est très satisfaisant. Sur six recommandations formulées par la mission de vérification initiale, trois sont non applicables. Les trois autres recommandations, applicables, sont entièrement mises en œuvre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il ressort de la vérification que le Directeur des Finances et du Matériel du ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable (MEADD) a respecté le principe d’égalité de traitement des candidats. Il a exigé des titulaires de marché la fourniture de la caution de bonne exécution. Le Président de la Délégation spéciale du District de Bamako a approuvé les marchés et les a soumis au visa du Délégué du Contrôle Financier avant tout commencement d’exécution. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Président de la Délégation spéciale du District de Bamako n’a pas conclu de nouvelle convention de délégation de service public lui permettant de respecter les procédures de passation. Il n’a pas conclu de nouvelle convention de délégation de service public lui permettant d’exiger des délégataires de service public la souscription aux polices d’assurance prévues dans les conventions. Il n’a, non plus, pas conclu de nouvelle convention de délégation de service public lui permettant d’exiger des délégataires de service public l’exécution de l’ensemble des prestations prévues dans les conventions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Source<o:p></o:p></span></b></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Cecom BVG</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Agence Nationale d’assistance médicale : Le manquant de 14 millions de F CFA régularisé</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/agence-nationale-dassistance-medicale-le-manquant-de-14-millions-de-f-cfa-regularise-3110264.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/agence-nationale-dassistance-medicale-le-manquant-de-14-millions-de-f-cfa-regularise-3110264.html</guid>
<description><![CDATA[ Epinglée par le Vérificateur général pour 14 153 489 F CFA, l’Agence nationale d’assistance médicale (Anam) a régularisé le montant compromis par une déclaration de recettes. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 15 Oct 2025 08:50:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>L’Agence nationale d’assistance médicale (Anam) a fait l’objet d’une vérification de gestion financière au titre des exercices 2021, 2022, 2023, 2024 et 2025 (31 mars). Elle avait pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses. Les travaux de vérification ont concerné la collecte des recettes, les procédures de passation, d’exécution et de règlement des marchés, le fonctionnement des organes de gestion, l’immatriculation des bénéficiaires et les remboursements de prestations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Cette vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et financières.</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mission de vérification a constaté que le ministre de la Santé et du Développement social n’a pas veillé à l’adoption de textes réglementaires. La direction générale de l’Anam a mis en œuvre des conventions non approuvées par le ministre. Le conseil d’administration (CA) de l’Anam ne tient pas régulièrement les sessions ordinaires. Le président du conseil d’administration a accepté la représentation d’administrateurs par des personnes non membres du CA lors de ses sessions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La direction générale de l’Anam a immatriculé des bénéficiaires au Régime d'assistance médicale (Ramed) en l’absence de pièces constitutives requises. Elle ne soumet pas les plans prévisionnels de passation des marchés dans le délai requis et a irrégulièrement modifié la nature de crédit. La Direction générale de l’Anam a attribué des marchés à des soumissionnaires ne remplissant pas les conditions requises. Elle a accordé des avantages non réglementaires. Le délégué du contrôle financier n’élabore pas des rapports de réception dans les cas requis. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le but de corriger ces lacunes,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la mission de vérification a recommandé au ministre de la Santé et du Développement social d’initier le décret relatif aux règles et procédures de mobilisation des contributions des Collectivités territoriales ; de prendre l’arrêté fixant les modalités, les conditions et les délais dans lesquels s’exerce le contrôle médical ; de veiller à la tenue régulière des sessions ordinaires du CA ; de veiller au strict respect des règles de représentation au sein du CA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mission de vérification a recommandé au directeur général de l’Anam de soumettre au ministre chargé de la protection sociale pour approbation toutes les conventions signées ; de veiller au respect de la complétude des dossiers de demande d’immatriculation au Ramed ; de soumettre à l’approbation de la direction générale des marchés publics et des délégations de service public le plan prévisionnel de passation des marchés dans le délai réglementaire ; de respecter la réglementation en matière de modification de la nature des crédits ; de veiller au respect des conditions requises pour l’attribution des marchés et de cesser d’octroyer des avantages à des personnes non membres du personnel de l’Agence.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quant au délégué du contrôle financier, il doit élaborer les rapports de réception conformément à la réglementation en vigueur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le montant total des irrégularités financières s’élève à 14 153 489 F CFA. A la suite des travaux de vérification, la direction générale de l’Anam a reversé à la recette générale du district de Bamako la totalité du montant compromis suivant des déclarations de recettes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette irrégularité est relative à la simulation de mise en concurrence. Le fait relevé dans le rapport de vérification et qui est susceptible de constituer une infraction à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière a été dénoncé au président de la Section des comptes de la Cour suprême.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Source : Cecom BVG<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion de l’ADNM : Carton rouge du Végal</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-ladnm-carton-rouge-du-vegal-3110036.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-ladnm-carton-rouge-du-vegal-3110036.html</guid>
<description><![CDATA[ L’Agence de Développement du Nord du Mali (ADNM) n’a pas assuré de façon efficace sa vocation d’impulsion du développement du Nord du Mali, selon le Bureau du Vérification général (BVG). ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202510/image_870x580_68e01d36342b1.jpg" length="67948" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 08 Oct 2025 08:09:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Agence de Développement du Nord du Mali (ADNM) a fait l’objet d’une vérification de performance de gestion du BVG sur la période allant du 1er janvier 2020 au 31 décembre 2024. La vérification avait pour objectif de s’assurer que le cadre institutionnel, la planification stratégique et la gestion des ressources de l’ADNM soutiennent la mise en œuvre efficace de ses programmes et l’accomplissement de sa mission d’impulsion du développement dans les Régions du Nord du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les travaux de vérification ont concerné le cadre institutionnel, les rôles et responsabilités des acteurs, la planification stratégique, le financement, la mise en œuvre des actions d’impulsion du développement du Nord du Mali ainsi que la mobilisation et la gestion des ressources humaines de l’ADNM qui est un établissement public à caractère administratif, doté par conséquent de la personnalité morale et de l’autonomie financière. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les principales constatations de la vérification, accompagnées de recommandations formulées pour corriger les lacunes identifiées, sont les suivantes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’équipe de vérification a constaté que le fonctionnement du Conseil d’administration de l’ADNM ne favorise pas une orientation stratégique efficace des activités de la Direction générale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il a ainsi recommandé au Ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, tutelle de l’ADNM, de veiller au renouvellement du mandat des membres du Conseil d’administration de l’Agence de Développement du Nord du Mali. Au président du Conseil d’administration de l’ADNM, il a été recommandé de veiller à la tenue régulière des sessions du CA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mission de vérification a constaté que l’ADNM n’inscrit pas son intervention dans le cadre d’une planification stratégique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il a été recommandé au Président du Conseil d’administration de l’ADNM de fixer les objectifs pluriannuels à atteindre par l’Agence et au Directeur général de doter l’Agence d’un plan de développement inter-régional et de proposer à l’État des contrats de plan triennaux de développement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mission a constaté que la mobilisation du financement de l’ADNM n’est pas efficace pour impulser le développement du Nord du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il a été recommandé, entre autres, au Directeur général de l’ADNM de doter l’Agence d’une stratégie de mobilisation des ressources financières, d’élaborer et soumettre des projets et programmes de développement du Nord du Mali au financement du Fonds pour le développement durable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mission a constaté que l’ADNM n’a pas intégré la promotion de la synergie entre les programmes de développement du Nord du Mali dans sa planification opérationnelle, ne remplit pas sa vocation interrégionale de développement du Nord du Mali et ne fait pas preuve d’efficacité dans la mise en œuvre du programme de réinsertion des jeunes non combattants. Elle a également constaté que la réalisation de ses infrastructures socio-économique présente des insuffisances.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il a été recommandé notamment au Directeur général de prendre en compte la promotion de la synergie entre les programmes de développement dans la planification opérationnelle, d’élaborer des programmes de développement inter-régional et de les soumettre à l’approbation du CA, de veiller à la mise en œuvre efficace des programmes de réinsertion et d’impliquer les services techniques compétents dans le suivi des infrastructures socio-économiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mission a constaté que la gestion des ressources humaines de l’ADNM n’est pas efficace pour impulser le développement du Nord du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il a été recommandé à son Directeur général de procéder à la relecture du cadre organique de l’Agence et de le soumettre à l’approbation du CA, d’élaborer et de mettre en œuvre le plan de formation de l’Agence.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mission de vérification a conclu en indiquant qu’il apparaît nécessaire de dynamiser l’ADNM en tenant compte de la création des nouvelles régions, de l’extension du risque sécuritaire et l’apparition de nouveaux défis sécuritaires, du retrait de l’Accord d’Alger, de la vision et des principes de la Charte nationale pour la Paix et la Réconciliation nationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Source : Cecom BVG <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">FONDS D’ENTRETIEN ROUTIER<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>C’est 50-50 !</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mise en œuvre des recommandations formulées par la vérification financière de la gestion de l’Autorité routière (Fonds d’entretien routier) effectuée en 2022 au titre des exercices 2023, 2024 et 2025 (31 mars) a fait l’objet d’une mission de suivi. Elle avait pour objectif de s’assurer que les recommandations formulées lors de la vérification initiale ont été mises en œuvre et que les lacunes constatées ont été corrigées. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette vérification a abouti à des conclusions qui révèlent qu’au regard du taux de mise en œuvre des recommandations, qui est de 50 %, le niveau de mise en œuvre est relativement satisfaisant. Sur 17 recommandations formulées par la vérification initiale, 7 sont classées non applicables. Sur les 10 recommandations applicables, 5 sont entièrement mises en œuvre, 4 sont partiellement mises en œuvre et 1 est non mise en œuvre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il ressort de la vérification que la Directrice générale du Fonds d’entretien routier (Fer) a élaboré et fait approuver un règlement intérieur. Elle respecte les limites de ses prérogatives en matière de passation des marchés publics et a veillé à l’institution d’une régie d’avances ainsi qu’au renseignement et au bon archivage de l’ensemble des souches des carnets de tickets. La Commission d’ouverture des plis et d’évaluation des offres respecte les règles de mise en concurrence. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">S’agissant des recommandations partiellement mises en œuvre, la Directrice générale du Fer a pris des dispositions pour la nomination d’un Comptable principal des matières. Elle a également pris des dispositions en vue de requérir l’autorisation du Ministre chargé des Finances pour l’ouverture des comptes bancaires et a mis à jour le manuel de procédures administratives et financières. L’agent comptable a initié le processus de codification des matériels du Fer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’agent comptable du FER ne certifie pas les souches des carnets de tickets utilisés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Source : Cecom BVG</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification de performance : Le BVG constate que l&amp;apos;ADNM n&amp;apos;a pas assuré de façon efficace sa vocation d&amp;apos;impulsion du développement du Nord du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-de-performance-le-bvg-constate-que-ladnm-na-pas-assure-de-facon-efficace-sa-vocation-dimpulsion-du-developpement-du-nord-du-mali-3109895.html</link>
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<description><![CDATA[ L&#039;Agence de développement du Nord du Mali (ADNM) a fait l&#039;objet d&#039;une vérification de performance de gestion du Bureau du Vérificateur général (BVG) sur la période allant du 1er janvier 2020 au 31 décembre 2024 ]]></description>
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<pubDate>Sat, 04 Oct 2025 02:00:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p>La vérification avait pour objectif de s'assurer que le cadre institutionnel, la planification stratégique et la gestion des ressources de l'ADNM soutiennent la mise en œuvre efficace de ses programmes et l'accomplissement de sa mission d'impulsion du développement dans les régions du Nord du Mali.</p>
<p>Les travaux de vérification ont concerné le cadre institutionnel, les rôles et responsabilités des acteurs, la planification stratégique, le financement, la mise en œuvre des actions d'impulsion du développement du Nord du Mali ainsi que la mobilisation et la gestion des ressources humaines de l'ADNM qui est un Etablissement public à caractère administratif, doté par conséquent de la personnalité morale et de l'autonomie financière.  Les principales constatations de la vérification, accompagnées de recommandations formulées pour corriger les lacunes identifiées, sont les suivantes</p>
<p><strong>Cadre institutionnel, rôles et responsabilités des acteurs</strong><br>L'équipe de vérification a constaté que le fonctionnement du conseil d'administration (CA) de l'ADNM ne favorise pas une orientation stratégique efficace des activités de la direction générale.</p>
<p>Il a ainsi recommandé au ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, tutelle de l'ADNM, de veiller au renouvellement du mandat des membres du conseil d'administration de l'Agence de développement du Nord du Mali. Au président du conseil d'administration de l'ADNM, il a été recommandé de veiller à la tenue régulière des sessions du CA.</p>
<p><strong>Planification stratégique du développement du Nord du Mali</strong></p>
<p>La mission de vérification a constaté que l'ADNM n'inscrit pas son intervention dans le cadre d'une planification stratégique.<br>Il a été recommandé au président du conseil d'administration de l'ADNM de fixer les objectifs pluriannuels à atteindre par l'Agence et au directeur général de doter l'Agence d'un plan de développement interrégional et de proposer à l'Etat des contrats de plan triennaux de développement.</p>
<p><strong>Financement du Développement du Nord du Mali</strong><br>La mission a constaté que la mobilisation du financement de l'ADNM n'est pas efficace pour impulser le développement du Nord du Mali. Il a été recommandé, entre autres, au directeur général de l'ADNM de doter l'Agence d'une stratégie de mobilisation des ressources financières, d'élaborer et soumettre des projets et programmes de développement du Nord du Mali au financement du Fonds pour le développement durable.<br><strong></strong></p>
<p><strong>Mise en œuvre des actions de développement du Nord du Mali</strong><br>La mission a constaté que l'ADNM n'a pas intégré la promotion de la synergie entre les programmes de développement du Nord du Mali dans sa planification opérationnelle, ne remplit pas sa vocation interrégionale de développement du Nord du Mali et ne fait pas preuve d'efficacité dans la mise en œuvre du programme de réinsertion des jeunes non combattants. Elle a également constaté que la réalisation de ses infrastructures socioéconomiques présente des insuffisances.  </p>
<p>Il a été recommandé notamment au directeur général de prendre en compte la promotion de la synergie entre les programmes de développement dans la planification opérationnelle, d'élaborer des programmes de développement interrégional et de les soumettre à l'approbation du CA, de veiller à la mise en œuvre efficace des programmes de réinsertion et d'impliquer les services techniques compétents dans le suivi des infrastructures socioéconomiques.<br>Mobilisation et gestion des ressources humaines</p>
<p>La mission a constaté que la gestion des ressources humaines de l'ADNM n'est pas efficace pour impulser le développement du Nord du Mali.  Il a été recommandé à son directeur général de procéder à la relecture du cadre organique de l'Agence et de le soumettre à l'approbation du CA, d'élaborer et de mettre en œuvre le plan de formation de l'Agence. La mission de vérification a conclu en indiquant qu'il apparait nécessaire de dynamiser l'ADNM en tenant compte de la création des nouvelles régions, de l'extension du risque sécuritaire et l'apparition de nouveaux défis sécuritaires, du retrait de l'Accord d'Alger, de la vision et des principes de la Charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale.                  </p>
<p>Source BVG</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ambassade du Mali à Riyad : Plus de 114 million F CFA d’irrégularités financières</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/ambassade-du-mali-a-riyad-plus-de-114-million-f-cfa-dirregularites-financieres-3107688.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/ambassade-du-mali-a-riyad-plus-de-114-million-f-cfa-dirregularites-financieres-3107688.html</guid>
<description><![CDATA[ L’ambassade du Mali à Riyad en Arabie Saoudite est épinglée par le Vérificateur général pour plus 114 millions F CFA d’irrégularités financières. Sur lesquelles plus de 11 millions F CFA ont été régularisés. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 26 Jul 2025 10:45:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La présente vérification porte sur la gestion de l’ambassade du Mali à Riyad en Arabie Saoudite, au titre des exercices 2022, 2023, 2024 et 2025 (31 mars).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les travaux ont concerné les dépenses de personnel, de fonctionnement (entretien et réparation des bâtiments et véhicules, indemnités de déplacement et de mission, assurances, bourses des étudiants, etc.), d’investissement ainsi que les envois de fonds par la Paierie générale du Trésor, les recettes de chancellerie et de vente de timbres fiscaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette mission de vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mission de vérification a constaté que l’ambassade du Mali à Riyad ne respecte pas le principe de séparation des fonctions d’ordonnateur et de comptable. Elle ne tient pas des registres et documents comptables. Elle ne tient pas une comptabilité-matières régulière. Elle ne porte pas les mentions obligatoires sur les pièces justificatives des dépenses. Elle ne régularise pas la perception des recettes de chancellerie par l’émission d’ordres de recettes et elle n’a pas reversé des recettes collectées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est pourquoi la mission a recommandé à l’ambassadeur de respecter le principe de séparation des fonctions d’ordonnateur et de comptable ; de veiller à l’inscription des mentions obligatoires sur les pièces justificatives des dépenses ; de régulariser la perception des recettes de chancellerie par l’émission d’ordres de recettes ; et de veiller au reversement des recettes collectées au Trésor public.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quant au secrétaire agent comptable, il lui a été recommandé de tenir les registres et documents comptables conformément à la réglementation en vigueur ; de tenir les documents de la comptabilité-matières ; de procéder à la codification et à l’immatriculation des matériels ; de porter les mentions obligatoires sur les pièces de dépenses ; de proposer, à l’ambassadeur, l’émission d’ordres de recettes pour la régularisation de la perception des recettes de chancellerie ; et de procéder au reversement des recettes collectées au Trésor public.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Irrégularités financières</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 114 561 505 F CFA. Sur ce montant, 11 152 786 F CFA ont été régularisés à la suite des travaux de vérification. Le reliquat non régularisé s’élève à 103 408 719 F CFA. <o:p></o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces irrégularités financières sont relatives au non-reversement au Trésor public des fonds destinés au paiement des cotisations sociales du personnel local de l’ambassade pour un montant de 47 898 825 F CFA ; au paiement d’avantages indus au personnel diplomatique pour un montant total de 22 639 949 F CFA ; au paiement d’heures supplémentaires forfaitaires indues au personnel local de l’ambassade pour un montant total de 596 104 F CFA ; à la double comptabilisation de dépenses pour un montant total de 9 699 297 F CFA ; au paiement de dépenses non justifiées pour un montant total de 11 432 971 F CFA ; et au paiement de dépenses indues d’entretien de véhicules pour un montant total de 11 141 573 F CFA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les faits relevés dans le rapport de vérification qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière, notamment les irrégularités financières, ont été dénoncés au Procureur de la République du Pôle national économique et financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Source <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cecom BVG<o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La gestion de l&amp;apos;ambassade du Mali a Riyad (2022, 2023, 2024 et 31 mars 2025) épinglée par le BVG pour plus de 114 millions de Fcfa</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/la-gestion-de-lambassade-du-mali-a-riyad-2022-2023-2024-et-31-mars-2025-epinglee-par-le-bvg-pour-plus-de-114-millions-de-fcfa-3107650.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/la-gestion-de-lambassade-du-mali-a-riyad-2022-2023-2024-et-31-mars-2025-epinglee-par-le-bvg-pour-plus-de-114-millions-de-fcfa-3107650.html</guid>
<description><![CDATA[ Non-reversement au Trésor public des fonds destinés au paiement des cotisations sociales du personnel local : 47 898 825 F CFA ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202507/image_870x580_688368f6b9020.jpg" length="47650" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 26 Jul 2025 01:48:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Paiement d'avantages indus au personnel diplomatique : 22 639 949 F CFA<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Paiement de dépenses non justifiées : 11 432 971 F CFA<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Double comptabilisation de dépenses : 9 699 297 F CFA<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La vérification financière a relevé des irrégularités financières d'un montant total de 114 561 505 F CFA. Sur ce montant, 11 152 786 F CFA ont été régularisés à la suite des travaux de vérification. Le reliquat non régularisé s'élève à 103 408 719 F CFA. Ces irrégularités financières sont relatives au non-reversement au Trésor public des fonds destinés au paiement des cotisations sociales du personnel local de l'ambassade pour un montant de 47 898 825 F CFA ; au paiement d'avantages indus au personnel diplomatique pour un montant total de 22 639 949 F CFA ; au paiement d'heures supplémentaires forfaitaires indues au personnel local de l'ambassade pour un montant total de 596 104 F CFA ; à la double comptabilisation de dépenses pour un montant total de 9 699 297 F CFA ; au paiement de dépenses non justifiées pour un montant total de 11 432 971 F CFA et au paiement de dépenses indues d'entretien de véhicules pour un montant total de 11 141 573 F CFA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La présente vérification porte sur la gestion de l'ambassade du Mali à Riyadh en Arabie saoudite, au titre des exercices 2022, 2023, 2024 et 2025 (31 mars). Elle a pour objectif de s'assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses effectuées. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les travaux ont concerné les dépenses de personnel, de fonctionnement (entretien et réparation des bâtiments et véhicules, indemnités de déplacement et de mission, assurances, bourses des étudiants, etc.), d'investissement ainsi que les envois de fonds par la Paierie générale du Trésor, les recettes de chancellerie et de vente de timbres fiscaux. Cette mission de vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Irrégularités administratives</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mission de vérification a constaté que l'ambassade du Mali à Riyadh ne respecte pas le principe de séparation des fonctions d'ordonnateur et de comptable. Elle ne tient pas des registres et documents comptables. Elle ne tient pas une comptabilité-matières régulière. Elle ne porte pas les mentions obligatoires sur les pièces justificatives des dépenses. Elle ne régularise pas la perception des recettes de chancellerie par l'émission d'ordres de recettes et elle n'a pas reversé des recettes collectées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est pourquoi la mission a recommandé à l'ambassadeur de respecter le principe de séparation des fonctions d'ordonnateur et de comptable ; de veiller à l'inscription des mentions obligatoires sur les pièces justificatives des dépenses ; de régulariser la perception des recettes de chancellerie par l'émission d'ordres de recettes ; et de veiller au reversement des recettes collectées au Trésor public.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quant au secrétaire agent comptable, il lui a été recommandé de tenir les registres et documents comptables conformément à la réglementation en vigueur ; de tenir les documents de la comptabilité-matières ; de procéder à la codification et à l'immatriculation des matériels ; de porter les mentions obligatoires sur les pièces de dépenses ; de proposer, à l'ambassadeur, l'émission d'ordres de recettes pour la régularisation de la perception des recettes de chancellerie ; et de procéder au reversement des recettes collectées au Trésor public.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Irrégularités financières<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La vérification a également relevé des irrégularités financières d'un montant total de 114 561 505 F CFA. Sur ce montant, 11 152 786 F CFA ont été régularisés à la suite des travaux de vérification. Le reliquat non régularisé s'élève à 103 408 719 F CFA. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces irrégularités financières sont relatives au non-reversement au Trésor public des fonds destinés au paiement des cotisations sociales du personnel local de l'Ambassade pour un montant de 47 898 825 F CFA ; au paiement d'avantages indus au personnel diplomatique pour un montant total de 22 639 949 F CFA ; au paiement d'heures supplémentaires forfaitaires indues au personnel local de l'ambassade pour un montant total de 596 104 F CFA ; à la double comptabilisation de dépenses pour un montant total de 9 699 297 F CFA ; au paiement de dépenses non justifiées pour un montant total de 11 432 971 F CFA et au paiement de dépenses indues d'entretien de véhicules pour un montant total de 11 141 573 F CFA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'ambassadeur, le chargé d'affaires et le secrétaire agent comptable n'ont pas reversé des fonds destinés au paiement de salaires et cotisations sociales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'équipe de vérification a constaté que "l'ambassadeur, le chargé d'affaires et le secrétaire agent comptable n'ont pas reversé les fonds destinés au paiement des cotisations sociales du personnel local et ceux destinés au paiement des salaires du personnel admis à la retraite. En effet, la PGT a viré mensuellement, de janvier 2022 à mars 2025, un montant de 1 228 175 F CFA dans le compte bancaire de l'ambassade du Mali à Riyadh pour la prise en charge des cotisations sociales du personnel local. Ce montant apparaît sur les états de salaire avec le numéro matricule «02220Y», «AMBAMALI» comme nom et «RIYADH» comme prénom. Or, la réglementation du pays d'accréditation n'admet pas le paiement de cotisations sociales pour les travailleurs étrangers. De plus, l'ambassade du Mali à Riyadh n'a pu mettre à la disposition de l'équipe de vérification la preuve du reversement au Trésor public des cotisations sociales. Le montant des cotisations non reversé pendant la période sous revue s'élève à 47 898 825 F CFA. Par ailleurs, trois (3) membres du personnel local de l'ambassade ont été admis à la retraite : l'un en décembre 2022 et les deux autres en décembre 2023. Cependant, la PGT a continué de virer les salaires de ces agents admis à la retraite sur le compte bancaire de l'ambassade du Mali pendant 15 mois pour le premier agent et 1 mois pour les 2 autres. Toutefois, le montant des salaires des retraités viré sur le compte de l'ambassade n'a pas fait l'objet de retour à la PGT et n'a pas pu être justifié par le secrétaire agent comptable. Le montant des salaires non reversés s'élève à 10 260 072 F CFA. Ainsi, le montant total des fonds destinés au paiement des salaires des agents admis à la retraite et des cotisations sociales du personnel local, non reversés et non justifiés, s'élève à 58 158 897 F CFA. Cependant, à la suite des travaux de vérification, le secrétaire agent comptable a rapatrié les salaires des retraités virés sur le compte de l'ambassade pour un montant de 10 260 072 F CFA par ordres de virement n°017/88F13225/34103463, n°017/88F13225/34107418 et n°017/88F13225/34101784 du 28 mai 2025. Ainsi, le reliquat non régularisé s'élève à 47 898 825 F CFA".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>L'ambassadeur, le chargé d'affaires et le secrétaire agent comptable ont ordonné et payé des avantages indus au personnel diplomatique.</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mission de vérification a constaté que "l'ambassadeur et le secrétaire agent comptable ont payé des heures supplémentaires forfaitaires indues au personnel local de l'ambassade. En effet, en août 2022, ils ont payé, à huit (8) membres du personnel local des heures supplémentaires forfaitaires de 500 riyals, soit 74 513,45 F CFA par personne, alors que ces derniers ont déjà bénéficié du paiement des heures supplémentaires dues. Ainsi, le montant total des heures supplémentaires forfaitaires indues payées au personnel est de 596 104 F CFA".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Le secrétaire agent comptable n'a pas justifié le déficit de caisse.</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les enquêteurs ont constaté que "le secrétaire agent comptable n'a pas justifié un déficit de caisse. En effet, il ressort de l'arrêté de caisse du 15 mai 14 Gestion de l'ambassade du Mali à Riyadh (Arabie saoudite) - Vérification financière - Exercices : 2022, 2023, 2024 et 2025 (31 mars) 2025, un déficit de 892 714 F CFA non justifié par le secrétaire agent comptable. Toutefois, à la suite des travaux de vérification, le secrétaire agent comptable a régularisé ledit déficit d'un montant de 892 714 F CFA par bordereau de versement bancaire du 18 mai 2025".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le secrétaire agent comptable<strong> </strong><o:p></o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">a procédé à la double comptabilisation de dépenses.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mission de contrôle a constaté que "le secrétaire agent comptable a procédé à la double comptabilisation des dépenses. En effet, il a justifié des dépenses d'achat de carburant, de produits pharmaceutiques, de frais médicaux et autres dépenses par des factures. Les reçus de paiement délivrés suite à l'acquittement des mêmes factures ont également servi à justifier des décaissements. Le montant total des dépenses doublement comptabilisées s'élève à 9 699 297 F CFA".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'ambassadeur et le secrétaire agent comptable ont payé des dépenses non justifiées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'équipe de vérification a constaté que "l'ambassadeur et le secrétaire agent comptable ont payé des dépenses non justifiées. En effet, au cours de la période sous revue, ils ont justifié des dépenses par des tickets de paiement par carte bancaire en l'absence de factures. Or, les tickets de paiement ne donnent aucune indication sur la nature des 16 Gestion de l'ambassade du Mali à Riyadh (Arabie saoudite) - Vérification financière - Exercices : 2022, 2023, 2024 et 2025 (31 mars) des<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>dépenses qui ont été effectuées. Le montant total des dépenses non justifiées s'élève à 11 432 971 F CFA".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'ambassadeur et le secrétaire agent comptable ont respectivement ordonné et payé des dépenses indues d'entretien de véhicules.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mission de vérification a constaté que "l'ambassadeur et le secrétaire agent comptable ont respectivement ordonné et payé des dépenses indues d'entretien de véhicules. En effet, au cours de la période sous revue, ils ont utilisé 17 factures pour justifier l'entretien de véhicules dont les numéros de plaque figurant sur lesdites factures ne correspondent pas à ceux des sept (7) véhicules de l'ambassade du Mali à Riyadh. Par ailleurs, toutes les factures portent le numéro 1701530424. De plus, l'indicatif téléphonique régional «012» figurant sur ces factures correspond plutôt aux villes de Makkah, Djeddah, Taif et Rabigh qui est différent de celui de la ville de Riyadh qui est le «011» où est censé se trouver le prestataire. Le montant total de cette irrégularité est de 11 141 573 F CFA". Les faits relevés dans le rapport de vérification qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière, notamment les irrégularités financières, ont été dénoncés au procureur de la République du Pôle national économique et financier et transmis au président de la Section des comptes de la Cour suprême. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>El Hadj A.B.H avec le Rapport du BVG</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cité des enfants :  Plus de 8 millions F CFA évaporés et des irrégularités administratives</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/cite-des-enfants-plus-de-8-millions-f-cfa-evapores-et-des-irregularites-administratives-3107315.html</link>
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<description><![CDATA[ Lors de sa vérification financière de la gestion de la Cité des enfants, le Bureau du Vérificateur général (BVG) a découvert plus de 8 millions F CFA d’irrégularités financières. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 16 Jul 2025 15:11:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">D’importantes irrégularités administratives ont été relevées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette présente vérification porte sur la gestion de la Cité des enfants (CDE) au titre des exercices 2022, 2023, 2024 et 2025 (31 janvier). Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes des organes délibérant, consultatif et exécutif de la CDE. Les travaux de vérification ont porté sur la mobilisation des recettes et leur reversement, l’exécution des dépenses, la comptabilité-matières et le fonctionnement des organes délibérant et consultatif.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette mission de vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Irrégularités administratives<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mission de vérification a constaté que le ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille n’a pas initié le renouvellement du mandat des membres du conseil d’administration. Il n’a pas renouvelé le mandat du comité culturel et pédagogique de la Cité des Enfants. Le conseil d’administration n’a pas fixé le barème des prix applicables aux équipements marchands de la Cité des enfants.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La CDE ne respecte pas le principe de séparation des fonctions d’ordonnateur et de comptable. Elle ne tient pas une comptabilité-matières régulière. Elle a ouvert un compte bancaire sans l’autorisation du ministre chargé des Finances et elle ne procède pas à la certification de ses comptes de gestion. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au regard de ces constatations, l’équipe de vérification a recommandé au ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille d’initier le renouvellement du mandat des membres du conseil d’administration et de renouveler le mandat des membres du comité culturel et pédagogique de la Cité des enfants.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au conseil d’administration, elle a demandé de délibérer pour fixer le barème des prix applicables aux équipements marchands de la CDE et de proposer au ministre de la Promotion de la femme, de l’Enfant et de la Famille, la nomination du président et des membres du comité culturel et pédagogique de la CDE.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La directrice générale de la Cité des enfants doit respecter le principe de séparation des fonctions d’ordonnateur et de comptable, requérir l’autorisation du ministre chargé des Finances pour l’ouverture des comptes bancaires,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>veiller à la tenue régulière des documents de la comptabilité- matières et procéder à la certification des comptes de gestion de la CDE par le commissaire aux comptes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quant au comptable-matières, il doit tenir régulièrement tous les documents exigés par la comptabilité- matières.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Irrégularités financières<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 8 022 278 F CFA. Elles sont relatives au non-paiement des droits de patente sur des marchés publics pour un montant de 7 902 728 F CFA et au faux enregistrement de marchés publics pour un montant de 119 550 F CFA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au procureur de la République chargé du Pôle national économique et financier et transmis au président de la Section des comptes de la Cour suprême et au directeur général des impôts.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Source : Cecom BVG<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Economie :  Programme d’Appui à l’Autonomisation des Femmes dans la Chaîne de Valeur Karité plombé par une mauvaise gestion</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/economie-programme-dappui-a-lautonomisation-des-femmes-dans-la-chaine-de-valeur-karite-plombe-par-une-mauvaise-gestion-3107056.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/economie-programme-dappui-a-lautonomisation-des-femmes-dans-la-chaine-de-valeur-karite-plombe-par-une-mauvaise-gestion-3107056.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 09 Jul 2025 11:11:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une vérification financière du Bureau du Vérificateur couvrant les exercices 2022 à janvier 2025 vient de jeter une lumière crue sur l’envers du décor. Et il n’y a pas de quoi être fier. Le Ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, censé piloter ce programme, a préféré jouer aux abonnés absents. Aucune anticipation pour le renouvellement du programme. Le Comité de Pilotage ? Il ne pilote rien. Réunions irrégulières, suivi inexistant. Pendant ce temps, l’argent continue de circuler, les contrats s’enchaînent… sans cadre formel ni rigueur. Il ressort que les contrats de prestations intellectuelles sont conclus à la va-vite, sans respecter les règles établies. Pire encore, le PAEFFK ne juge même pas utile de faire ses déclarations fiscales auprès des services des impôts. En clair, c’est l’ombre totale en matière de transparence.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ajoutez à cela l’opacité dans les résultats des appels d’offres, avec refus de communiquer les noms des actionnaires des entreprises attributaires à la Banque Africaine de Développement. De quoi sérieusement s’interroger sur ce qu’on cherche à cacher.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Plus d’un million FCFA évaporé… puis miraculeusement régularisés</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mission de vérification a identifié des irrégularités financières s’élevant à 1,8 million de FCFA. Une somme certes modeste dans l’absolu, mais révélatrice d’un laxisme inquiétant. Et comme par enchantement, cette somme a été “régularisée” après la transmission du rapport provisoire. Une coïncidence ? Ou une stratégie de camouflage bien huilée ? À y regarder de près, tout laisse penser que le PAEFFK fonctionne sur pilote automatique, sans respect des règles élémentaires de bonne gouvernance. Des chefs absents, des gestionnaires dépassés, des procédures piétinées. Comment un tel programme peut-il réellement servir les femmes quand il ne respecte même pas les principes de base de transparence et de sérieux ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le PAEFFK avait l’ambition de libérer les femmes maliennes par l’économie. Il risque surtout de les trahir, faute d’exemplarité et de rigueur dans sa gestion.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Adama Coulibaly</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>EMASE : Plus de 216 700 000 F CFA de pertes</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/emase-plus-de-216-700-000-f-cfa-de-pertes-3106405.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/emase-plus-de-216-700-000-f-cfa-de-pertes-3106405.html</guid>
<description><![CDATA[ Les Entrepôts maliens au Sénégal (Emase), sont sous les projecteurs du Bureau du Vérificateur général (BVG). Il est question d’importantes pertes financières de 216 700 000 F CFA. La période de vérification concernée va de 2021 à 2024. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 21 Jun 2025 16:43:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mission de vérification a constaté que les Emase ont ouvert cinq comptes bancaires sans l’autorisation du ministre chargé des Finances. Les Emase ne respectent pas des dispositions du fonctionnement des régies. Les Emase ont effectué des acquisitions sans contrat écrit. Les Emase ne respectent pas des procédures de passation des marchés publics. L’agence comptable des Emase produit des informations comptables et financières non fiables. Le directeur des Emase a conclu des marchés sans des pièces requises.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au regard de ces constatations, l’équipe de vérification a recommandé au directeur des Emase de demander les autorisations requises pour les ouvertures des comptes bancaires conformément aux dispositions réglementaires sur la comptabilité publique ; établir les ordres de recettes et certifier les états récapitulatifs conformément à la réglementation en vigueur ; établir des contrats écrits pour toutes les acquisitions dont le seuil le requiert ; respecter les procédures de passation de marchés publics pour les demandes de cotation et les demandes de renseignement et de prix à compétition restreinte et exiger des attributaires des marchés la fourniture des statuts. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quant à l’agent comptable des Emase, il doit produire des informations comptables et financières fiables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Irrégularités financières</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 216 700 000 F CFA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elles sont relatives au paiement de dépenses non soutenues par des pièces justificatives pour un montant de 16 960 000 F CFA ; au paiement d’une dépense de travaux non soutenue par des documents de réception pour un montant de 4 540 000 F CFA ; au fractionnement de dépenses de travaux totalisant 195 200 000 F CFA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Procureur de la République chargé du Pôle national économique et financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Source : <o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>BVG</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La gestion des entrepôts maliens au Sénégal (EMASE) épinglée par le BVG : 216 700 000 F CFA d&amp;apos;irrégularités financières, la justice saisie</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/la-gestion-des-entrepots-maliens-au-senegal-emase-epinglee-par-le-bvg-216-700-000-f-cfa-dirregularites-financieres-la-justice-saisie-3106356.html</link>
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<description><![CDATA[ Fractionnement de dépenses de travaux : 195 200 000 F CFA
Paiement de dépenses non soutenues par des pièces justificatives : 16 960 000 F CFA ]]></description>
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<pubDate>Sat, 21 Jun 2025 01:49:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La vérification financière des Entrepôts maliens au Sénégal (Emase) a relevé des irrégularités financières d'un montant total de 216 700 000 F CFA. Elles sont relatives au paiement de dépenses non soutenues par des pièces justificatives pour un montant de 16 960 000 F CFA ; au paiement d'une dépense de travaux non soutenue par des documents de réception pour un montant de 4 540 000 F CFA ; au fractionnement de dépenses de travaux totalisant 195 200 000 F CFA. Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au procureur de la République chargé du Pôle national économique et financier et transmis au président de la Section des comptes de la Cour suprême.<span style="mso-spacerun: yes;">    </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">a présente vérification porte sur la gestion des Entrepôts maliens au Sénégal (Emase) au titre des exercices 2021, 2022, 2023 et 2024. Elle a pour objectif de s'assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses. Les travaux de vérification ont porté sur les opérations de passation, d'exécution et de règlement des marchés, la gestion des subventions, l'exécution des dépenses de personnel et les opérations de collecte des recettes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette mission de vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Irrégularités administratives</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mission de vérification a constaté que les Emase ont ouvert cinq comptes bancaires sans l'autorisation du ministre chargé des Finances. Les Emase ne respectent pas des dispositions du fonctionnement des régies. Les Emase ont effectué des acquisitions sans contrat écrit. Les Emase ne respectent pas des procédures de passation des marchés publics. L'agence comptable des Emase produit des informations comptables et financières non fiables. Le directeur des Emase a conclu des marchés sans des pièces requises. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au regard de ces constatations, l'équipe de vérification a recommandé au directeur des Emase de demander les autorisations requises pour les ouvertures des comptes bancaires conformément aux dispositions réglementaires sur la comptabilité publique ; établir les ordres de recettes et certifier les états récapitulatifs conformément à la réglementation en vigueur ; établir des contrats écrits pour toutes les acquisitions dont le seuil le requiert ; respecter les procédures de passation de marchés publics pour les demandes de cotation et les demandes de renseignement et de prix à compétition restreinte et exiger des attributaires des marchés la fourniture des statuts. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quant à l'agent comptable des Emase, il doit produire des informations comptables et financières fiables.<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Irrégularités financières</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La vérification financière a relevé des irrégularités financières d'un montant total de 216 700 000 F CFA. Elles sont relatives au paiement de dépenses non soutenues par des pièces justificatives pour un montant de 16 960 000 F CFA ; au paiement d'une dépense de travaux non soutenue par des documents de réception pour un montant de 4 540 000 F CFA ; au fractionnement de dépenses de travaux totalisant 195 200 000 F CFA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'Agent Comptable n'a pas <o:p></o:p></span></strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>justifié des dépenses</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'équipe de vérification a constaté que "l'agent comptable des Emase n'a pas justifié des dépenses. En effet, il n'a pas justifié le paiement de plusieurs dépenses, notamment les cadeaux de départ et les appuis institutionnels à la direction générale des transports. Le montant des dépenses non soutenues par des pièces justificatives s'élève à 16 960 000 F CFA".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le directeur et l'agent comptable <o:p></o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">ont respectivement ordonné et <o:p></o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">payé une dépense de travaux <o:p></o:p></span></strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>sans document de réception</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'équipe de vérification a constaté que "le directeur et l'agent comptable des Emase ont respectivement ordonné et payé une dépense de travaux sans document de réception. En effet, ils ont payé un montant de 4 540 000 F CFA, au titre de travaux de remise en état des toilettes publiques aux Emase 1, non soutenu par une attestation de service fait". <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le directeur a fractionné des <o:p></o:p></span></strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>prestations de travaux.</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle a constaté que "le directeur des Emase a fractionné des prestations de travaux pendant la période sous-revue. En effet, il a conclu des marchés suivant la procédure de demande de cotation alors que les montants cumulés par nature et par objet ont atteint les seuils de la DRPR et de la demande de renseignement et de prix à compétition Ouverte (DRPO). A titre illustratif, il a fractionné des prestations de travaux afin d'offrir trois (3) marchés passés en DRPR au seul prestataire GIE ETPC. Il s'agit des marchés suivants : - Contrat n°2269 CPMP/MTI - 2022 du 09 septembre 2022, relatif aux travaux de remblayage et de compactage de 8 ha à Sandiara pour 24 740 000 F CFA ; - Contrat n°3304 CPMP/MTI - 2022 du 27 octobre 2022, relatif aux travaux de rechargement en latérite de certains points critiques au parking gros porteurs de M'Bao pour 24 660 500 F CFA ; - Contrat n°3306 CPMP/MTI - 2022 du 27 octobre 2022, relatif aux travaux d'urgence de reprofilage et rechargement des points critiques au parking gros porteurs de Sandiara pour 24 848 000 F CFA. De plus, en 2021, il a attribué sept (7) marchés d'achat de bâche d'un montant total de 60 600 000 F CFA dont six (6) sont revenus à un même fournisseur suivant la procédure de demande de cotation (DC) alors gestion des Entrepôts maliens au Sénégal - Vérification financière et de conformité - Exercices : 2021, 2022, 2023 et 2024 17 que le montant cumulé atteint le seuil de la procédure de la DRPR. Le montant total des marchés attribués à travers des fractionnements de dépenses s'élève à 195 200 000 F CFA".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au procureur de la République chargé du Pôle national économique et financier et transmis au président de la Section des comptes de la Cour suprême. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>El Hadj A.B.H (Source Rapport BVG)</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification financière et de conformité de la gestion du centre de conservation, de multiplication et de diffusion du bétail ruminant endémique de Madina Diassa</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-et-de-conformite-de-la-gestion-du-centre-de-conservation-de-multiplication-et-de-diffusion-du-betail-ruminant-endemique-de-madina-diassa-3106149.html</link>
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<description><![CDATA[ Des irrégularités financières de plus de 29 millions de FCFA sur lesquels plus de 23 913 134 FCFA restent à justifier ]]></description>
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<pubDate>Mon, 16 Jun 2025 07:45:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La présente vérification porte sur la gestion du Centre de Conservation, de Multiplication et de Diffusion du Bétail Ruminant Endémique de Madina Diassa (CCMD/BRE), au titre des exercices 2021, 2022, 2023 et 2024 (30 septembre). Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de dépenses. Les travaux de vérification ont porté sur la gouvernance du Centre, les procédures de passation, d’exécution et de règlement des marchés, les dépenses de fonctionnement, la régie des dépenses, la Comptabilité-matières et la gestion du personnel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette Mission de vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Irrégularités administratives</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Mission de vérification a constaté que le Conseil d’Orientation et le Comité Technique du Centre de Conservation, de Multiplication et de Diffusion du Bétail Ruminant Endémique de Madina Diassa ne tiennent pas toutes les sessions ordinaires. Le Centre de Conservation, de Multiplication et de Diffusion du Bétail Ruminant Endémique de Madina Diassa (CCMD/BRE) ne dispose pas de manuel de procédures administratives, financières et comptables et ne procède pas à la tenue régulière de la Comptabilité-matières.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est pourquoi, la Mission a recommandé au ministre chargé de l’Élevage et de la Pêche de veiller à la tenue régulière de toutes les Sessions du Comité d’Orientation et du Comité Technique du Centre de Conservation, de Multiplication et de Diffusion du Bétail Ruminant Endémique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Directeur du Centre de Conservation, de Multiplication et de Diffusion du Bétail Ruminant Endémique doit prendre les dispositions requises pour la tenue régulière des sessions du Conseil d’Orientation et du Comité Technique et élaborer le manuel de procédures administratives, financières et comptables du Centre et le faire valider par la Commission de suivi des systèmes de contrôle interne dans les services et organismes publics.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quant au Comptable-matières, il doit procéder à la tenue régulière de la Comptabilité-matières.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Irrégularités financières</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 29 433 134 Francs CFA sur lequel 5 520 000 Francs CFA ont été régularisés à la suite des travaux de vérification. Le reliquat non régularisé s’élève à 23 913 134 Francs CFA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces irrégularités financières sont relatives au paiement de Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) indues pour un montant total de 3 263 740 Francs CFA, à la non-justification de l’utilisation de carburant pour un montant total de 19 951 894 Francs CFA et à la réception d’un marché non entièrement exécuté pour un montant total de 697 500 Francs CFA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces faits relevés dans le Rapport de vérification, susceptibles de constituer des infractions à la Loi Pénale et à la législation budgétaire et financière, ont été dénoncés au Procureur de la République chargé du Pôle National Économique et Financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême. Celui relatif au paiement de TVA indues a également été transmis au Directeur Général des Impôts.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ibrahim DIALLO/ CCOM-BVG</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification de performance de l’Office des produits agricoles du Mali : D’importantes faiblesses constatées la gestion de l’OPAM</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-de-performance-de-loffice-des-produits-agricoles-du-mali-dimportantes-faiblesses-constatees-la-gestion-de-lopam-3105743.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-de-performance-de-loffice-des-produits-agricoles-du-mali-dimportantes-faiblesses-constatees-la-gestion-de-lopam-3105743.html</guid>
<description><![CDATA[ La présente vérification de performance porte sur la gestion de l’Office des Produits Agricoles du Mali (OPAM) pour la période allant du 1er janvier 2020 au 31 décembre 2024. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 02 Jun 2025 07:20:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle a pour objectif d’une part d’évaluer dans quelle mesure les organes d’orientation, de supervision et de contrôle de l’OPAM jouent leur rôle et, d’autre part, de s’assurer que la mise en œuvre des activités opérationnelles se fait de manière économique et contribue à l’atteinte des objectifs assignés à l’OPAM. Les travaux ont porté sur le fonctionnement du Conseil d’Administration(CA), les rapports entre l’OPAM et sa tutelle, la reconstitution des stocks de céréales, la gestion des activités commerciales, la gestion des stocks et la gestion du personnel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À l’issue de cette vérification, les principales constatations et les recommandations formulées pour corriger les lacunes identifiées se présentent comme suit:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Gouvernance institutionnelle<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Mission a constaté que les organes de surveillance n’exercent pas une supervision adéquate du fonctionnement de l’Office des Produits Agricoles du Mali (OPAM). Des déficiences dans l’exécution de la mission de l’OPAM ne permettent pas au Commissariat à la Sécurité Alimentaire (CSA) d’exercer une tutelle efficace sur le fonctionnement de l’Office.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il a été recommandé au ministre de l’Économie et des Finances de veiller au renouvellement du mandat des membres du Conseil d’Administration (CA) de l’OPAM et d’initier le projet de décret précisant le statut des Administrateurs des Établissements Publics à caractère Industriel et Commercial (EPIC), notamment en ce qui concerne le niveau de formation, la qualification, les incompatibilités, les incapacités, les déchéances ainsi que les droits et obligations particulières.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Ministre Commissaire à la Sécurité Alimentaire doit veiller à ce que le CA de l’OPAM tienne les deux (02) sessions ordinaires prévues par an; initier la nomination d’un Commissaire aux Comptes à l’OPAM; veiller à l’actualisation et à la validation du manuel de procédures de l’OPAM et procéder à la sélection d’un consultant en vue de l’évaluation du 12ème Contrat-plan État/OPAM avant l’élaboration d’un nouveau.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Président du Comité de Suivi du Contrat-plan État/OPAM doit tenir régulièrement les sessions ordinaires du Comité de suivi du Contrat-plan État/OPAM.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Président Directeur Général (PDG) de l’Office des Produits Agricoles du Mali (OPAM) doit prendre les dispositions pour tenir les deux (02) Sessions ordinaires annuelles du CA de l’OPAM; tenir les quatre (04) Sessions ordinaires du Comité de gestion; veiller à ce que ses états financiers soient certifiés et transmis au Conseil d’Administration (CA) avant la plus prochaine Session suivant la clôture de l’exercice concerné et requérir l’autorisation préalable et l’approbation expresse selon le cas du ministre Commissaire à la Sécurité Alimentaire (CSA) pour les actes qui le requièrent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Reconstitution des stocks de céréales<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’équipe de vérification a constaté que l’OPAM n’a pas fait preuve d’efficacité dans la reconstitution du Stock National de Sécurité (SNS) et du Stock d’Intervention de l’État (SIE). Il n’a pas respecté certains engagements au titre du Contrat-plan n°12; ce qui empêche l’OPAM de faire preuve d’économie et d’efficience dans la reconstitution des stocks de céréales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il a été recommandé au ministre Commissaire à la Sécurité Alimentaire de veiller à la reconstitution du SNS et du SIE selon les modalités prévues par les Codes de gestion; faire le plaidoyer auprès du ministre de l’Économie et des Finances afin d’obtenir les crédits budgétaires nécessaires à la reconstitution du Stock National de Sécurité et du Stock d’Intervention de l’État à leur niveau optimal; prendre les dispositions pour garantir à l’Office des Produits Agricoles du Mali le bénéfice total du régime fiscal particulier qui lui est reconnu par la réglementation en vigueur; prendre les dispositions afin de permettre à l’OPAM de reconstituer le SNS et le SIE indépendamment de la tenue du Plan National de Réponses et réévaluer le niveau optimal du SNS en tenant compte des statistiques démographiques actuelles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Président Directeur Général de l’OPAM doit procéder à la reconstitution du SNS et du SIE, selon les modalités prévues par les Codes de gestion; soumettre à l’approbation de la Direction Générale des Marchés Publics et des Délégations de Service Public (DGMP-DSP) les plans de passation des marchés de l’Office des Produits Agricoles du Mali (OPAM) dans les délais réglementaires; ordonner le lancement des procédures d’appel d’offres dès la réception de l’avis de non objection de la DGMP-DSP sur les Plans de passation de marchés de reconstitution des stocks de céréales et saisir la Direction Générale des Impôts, à travers un rescrit fiscal, aux fins de préciser le régime fiscal particulier de l’OPAM.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Gestion des activités commerciales<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À l’issue de ses travaux, l’équipe de vérification a constaté que la Direction Générale de l’OPAM n’assure pas une mise en œuvre efficace de ses activités commerciales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au regard de ce qui précède, l’équipe de vérification a recommandé au ministre de l’Économie et des Finances de respecter les engagements financiers de l’État conformément aux dispositions du Contrat-plan.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quant au ministre Commissaire à la Sécurité Alimentaire, il doit respecter les engagements financiers de l’État conformément aux dispositions du Contrat-plan et réévaluer la pertinence du maintien de l’Office des Produits Agricoles du Mali dans son statut juridique actuel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Gestion des stocks<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’équipe de vérification a constaté que la Direction Générale de l’OPAM n’a pas mis en place un système de gestion des stocks garantissant la sécurité et la qualité des céréales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il a été recommandé au ministre Commissaire à la Sécurité Alimentaire de veiller à la disponibilité des ressources financières en vue de la réhabilitation des magasins de l’OPAM.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Président Directeur Général (PDG) de l’Office des Produits Agricoles du Mali (OPAM) doit doter l’OPAM d’un logiciel de gestion intégrée des stocks.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Gestion du personnel<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’équipe de vérification a constaté que la gestion des ressources humaines de l’OPAM n’est pas efficace et efficiente, car ne favorisant pas l’atteinte des objectifs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Mission a recommandé au ministre Commissaire à la Sécurité Alimentaire de respecter les dispositions réglementaires en matière de recrutement du Président Directeur Général (PDG) de l’Office des Produits Agricoles du Mali (OPAM).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Président Directeur Général de l’OPAM doit faire élaborer et valider les fiches de postes du personnel et prendre les dispositions pour que l’ensemble du personnel jouisse de son droit à l’avancement dans les conditions déterminées par l’Accord d’établissement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Directeur de l’Administration et des Ressources Humaines doit veiller au respect du planning de congé du personnel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Enfin, le Président de la Commission d’avancement du personnel doit respecter les critères d’avancement du personnel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">I<strong>brahim DIALLO/CCOM-BVG</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bilan de Samba A. Baby à la tète du bureau du vérificateur général (2018&#45;2025) : 232 missions de vérification et d&amp;apos;évaluation, dont 183 réalisées sous la Transition  : 158 dossiers dénoncés aux procureurs des pôles économiques et financiers</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/bilan-de-samba-a-baby-a-la-tete-du-bureau-du-verificateur-general-2018-2025-232-missions-de-verification-et-devaluation-dont-183-realisees-sous-la-transition-158-dossiers-denonces-aux-procureurs-des-poles-economiques-et-financiers-3105660.html</link>
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<description><![CDATA[ Près de 12 milliards de F CFA remboursés  ou régularisés par les entités auditées
Près de 600 millions de f cfa recouvrés au niveau du pôle national économique et financier ]]></description>
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<pubDate>Sat, 31 May 2025 02:00:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>Au total, 232 missions de vérification et d'évaluation ont été conduites, dont 140 vérifications financières et de conformité, 29 vérifications de performance, 56 vérifications de suivi des recommandations et 7 évaluations du secteur public. Sur ces 232 missions, 183 ont été réalisées sous la Transition, témoignant de l'impulsion donnée par les autorités actuelles en matière de bonne gouvernance. En matière de redressement financier, près de 12 milliards de F CFA ont été remboursés ou régularisés par les entités auditées, souvent avant même la fin des missions. A cela s'ajoutent environ 600 millions de F CFA recouvrés au niveau du Pôle national économique et financier.</p>
<p><br>Le président de la Transition, le général d'armée Assimi Goïta, a accordé une audience, le jeudi 22 mai 2025, à Samba Alhamdou Baby, Vérificateur général en fin de mandat. A cette occasion, ce dernier lui a remis officiellement le rapport bilan 2018-2025, marquant ainsi la fin de son mandat à la tête du Bureau du Vérificateur général (BVG).</p>
<p></p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202505/image_870x_68399693e319d.jpg" alt=""></p>
<p>Prenant la parole à l'issue de cette audience, M. Baby a déclaré : "Nous avons sollicité et obtenu cette audience auprès du chef de l'Etat pour lui remettre le rapport bilan 2018-2025 qui couronne les activités du mandat qui m'a été confié. Ce geste s'inscrit dans la logique de la reddition de comptes et du respect des principes de bonne gouvernance".</p>
<p><br>Ce rapport synthétise sept années d'activités du Bureau du Vérificateur général, marquées par des efforts soutenus dans le renforcement de la transparence et la lutte contre la corruption. Au total, 232 missions de vérification et d'évaluation ont été conduites, dont 140 vérifications financières et de conformité, 29 vérifications de performance, 56 vérifications de suivi des recommandations et 7 évaluations du secteur public.</p>
<p><br>Sur ces 232 missions, 183 ont été réalisées sous la Transition, témoignant de l'impulsion donnée par les autorités actuelles en matière de bonne gouvernance.<br>Dans ses propos, Samba A. Baby a exprimé sa gratitude au président de la Transition pour "son accompagnement constant, sa disponibilité et l'attention particulière qu'il a accordée aux travaux du Bureau". Il a également souligné que ce rapport est le fruit d'un engagement au service du peuple malien et de la volonté des plus hautes autorités d'instaurer une gouvernance vertueuse et rigoureuse.<br>Le rapport fait aussi état de résultats concrets. Sur la base des vérifications financières et de conformité, 158 dossiers ont été dénoncés aux procureurs des pôles économiques et financiers de Kayes, Bamako, Mopti et au niveau national. Par ailleurs, 147 dossiers ont été transmis au président de la Section des comptes pour des faits susceptibles d'infractions à la législation budgétaire et financière.</p>
<p><br>En matière de redressement financier, près de 12 milliards de F CFA ont été remboursés ou régularisés par les entités auditées, souvent avant même la fin des missions. S'y ajoutent environ 600 millions de F CFA recouvrés au niveau du Pôle national économique et financier.<br>Enfin, Samba A. Baby a salué les avancées notables enregistrées durant son mandat, notamment la publication des premiers rapports sectoriels sur le site web du BVG et la réalisation des premières évaluations du secteur public, renforçant ainsi la transparence des actions de vérification.<br>Pour rappel, à l'issue d'un processus d'appel à candidatures, Abdoul Aziz Ag Aguissa, administrateur civil et membre du corps préfectoral, a été nommé nouveau Vérificateur général par décret présidentiel le vendredi 16 mai 2025.                                                              </p>
<p><br><strong>  Source Présidence de la République</strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification de performance de l&amp;apos;Opam : D&amp;apos;importantes faiblesses constatées par le BVG  La présente vérification de performance porte sur la gestion de l&amp;apos;Office des produits agricoles du Mali (Opam) pour la période allant du 1er janvier 2020 au 31 décembre 2024.</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-de-performance-de-lopam-dimportantes-faiblesses-constatees-par-le-bvg-la-presente-verification-de-performance-porte-sur-la-gestion-de-loffice-des-produits-agricoles-du-mali-opam-pour-la-periode-allant-du-1er-janvier-2020-au-31-decembre-2024-3105661.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-de-performance-de-lopam-dimportantes-faiblesses-constatees-par-le-bvg-la-presente-verification-de-performance-porte-sur-la-gestion-de-loffice-des-produits-agricoles-du-mali-opam-pour-la-periode-allant-du-1er-janvier-2020-au-31-decembre-2024-3105661.html</guid>
<description><![CDATA[ Elle a pour objectif d&#039;une part d&#039;évaluer dans quelle mesure les organes d&#039;orientation, de supervision et de contrôle de l&#039;Opam jouent leur rôle et, d&#039;autre part, de s&#039;assurer que la mise en œuvre des activités opérationnelles se fait de manière économique et contribue à l&#039;atteinte des objectifs assignés à l&#039;Opam.
Les travaux ont porté sur le fonctionnement du conseil d&#039;administration (CA), les rapports entre l&#039;Opam et sa tutelle, la reconstitution des stocks de céréales, la gestion des activités commerciales, la gestion des stocks et la gestion du personnel.
A l&#039;issue de cette vérification, les principales constatations et les recommandations formulées pour corriger les lacunes identifiées se présentent comme suit :
Gouvernance institutionnelle ]]></description>
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<pubDate>Sat, 31 May 2025 01:17:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>La mission a constaté que les organes de surveillance n'exercent pas une supervision adéquate du fonctionnement de l'Opam. Des déficiences dans l'exécution de la mission de l'Opam ne permettent pas au Commissariat à la sécurité alimentaire (CSA) d'exercer une tutelle efficace sur le fonctionnement de l'Office.  Il a été recommandé au ministre de l'Economie et des Finances de veiller au renouvellement du mandat des membres du CA de l'Opam et d'initier le projet de décret précisant le statut des administrateurs des établissements publics à caractère industriel et commercial (Epic), notamment en ce qui concerne le niveau de formation, la qualification, les incompatibilités, les incapacités, les déchéances ainsi que les droits et obligations particulières.</p>
<p><br>Le ministre-commissaire à la Sécurité alimentaire doit veiller à ce que le CA de l'Opam tienne les deux (2) sessions ordinaires prévues par an ; initier la nomination d'un commissaire aux comptes à l'Opam ; veiller à l'actualisation et à la validation du manuel de procédures de l'Opam et procéder à la sélection d'un consultant en vue de l'évaluation du 12e contrat-plan Etat/OPAM avant l'élaboration d'un nouveau.</p>
<p><br>Le président du Comité de suivi du contrat-plan Etat/Opam doit tenir régulièrement les sessions ordinaires du comité de suivi du contrat-plan Etat/Opam.</p>
<p><br>Le président directeur général de l'Opam doit prendre les dispositions pour tenir les deux (2) sessions ordinaires annuelles du CA de l'Opam ; tenir les quatre (4) sessions ordinaires du comité de gestion ; veiller à ce que ses états financiers soient certifiés et transmis au CA avant la plus prochaine session suivant la clôture de l'exercice concerné et requérir l'autorisation préalable et l'approbation expresse selon le cas du ministre-commissaire à la Sécurité alimentaire pour les actes qui le requièrent.<br>Reconstitution des stocks de céréales </p>
<p><br>L'équipe de vérification a constaté que l'Opam n'a pas fait preuve d'efficacité dans la reconstitution du Stock national de sécurité (SNS) et du Stock d'Intervention de l'Etat (SIE). Il n'a pas respecté certains engagements au titre du contrat-plan n°12 ; ce qui empêche l'Opam de faire preuve d'économie et d'efficience dans la reconstitution des stocks de céréales.<br>Il a été recommandé au ministre-commissaire à la Sécurité alimentaire de veiller à la reconstitution du SNS et du SIE selon les modalités prévues par les codes de gestion ; faire le plaidoyer auprès du ministre de l'Economie et des Finances afin d'obtenir les crédits budgétaires nécessaires à la reconstitution du SNS et du SIE à leur niveau optimal ; prendre les dispositions pour garantir à l'Opam le bénéfice total du régime fiscal particulier qui lui est reconnu par la réglementation en vigueur ; prendre les dispositions afin de permettre à l'Opam de reconstituer le SNS et le SIE indépendamment de la tenue du Plan national de réponses et réévaluer le niveau optimal du SNS en tenant compte des statistiques démographiques actuelles.</p>
<p><br>Le président directeur général de l'Opam doit procéder à la reconstitution du SNS et du SIE selon les modalités prévues par les codes de gestion ; soumettre à l'approbation de la direction générale des marchés publics et des délégations de service public (DGMP-DSP) les plans de passation des marchés de l'Opam dans les délais réglementaires ; ordonner le lancement des procédures d'appel d'offres dès la réception de l'avis de non objection de la DGMP-DSP sur les plans de passation de marchés de reconstitution des stocks de céréales et saisir la direction générale des impôts, à travers un rescrit fiscal, aux fins de préciser le régime fiscal particulier de l'Opam.</p>
<p><br><strong>Gestion des activités commerciales </strong><br>A l'issue de ses travaux, l'équipe de vérification a constaté que la direction générale de l'Opam n'assure pas une mise en œuvre efficace de ses activités commerciales. <br>Au regard de ce qui précède, l'équipe de vérification a recommandé au ministre de l'Economie et des Finances de respecter les engagements financiers de l'Etat conformément aux dispositions du contrat-plan.</p>
<p><br>Quant au ministre-commissaire à la Sécurité alimentaire, il doit respecter les engagements financiers de l'Etat conformément aux dispositions du contrat-plan et réévaluer la pertinence du maintien de l'Opam dans son statut juridique actuel.</p>
<p><br><strong>Gestion des stocks </strong><br>L'équipe de vérification a constaté que la direction générale de l'Opam n'a pas mis en place un système de gestion des stocks garantissant la sécurité et la qualité des céréales. Il a été recommandé au ministre-commissaire à la Sécurité alimentaire de veiller à la disponibilité des ressources financières en vue de la réhabilitation des magasins de l'Opam.<br>Le président directeur général de l'Opam doit doter l'Opam d'un logiciel de gestion intégrée des stocks.</p>
<p><br><strong>Gestion du personnel </strong><br>L'équipe de vérification a constaté que la gestion des ressources humaines de l'Opam n'est pas efficace et efficiente car ne favorisant pas l'atteinte des objectifs. <br>La mission a recommandé au ministre-commissaire à la Sécurité alimentaire de respecter les dispositions réglementaires en matière de recrutement du président directeur général (PDG) de l'Opam.</p>
<p><br>Le président directeur général de l'Opam doit faire élaborer et valider les fiches de postes du personnel et prendre les dispositions pour que l'ensemble du personnel jouisse de son droit à l'avancement dans les conditions déterminées par l'accord d'établissement. Le directeur de l'administration et des ressources humaines doit veiller au respect du planning de congé du personnel. Enfin, le président de la Commission d'avancement du personnel doit respecter les critères d'avancement du personnel.                                          </p>
<p><strong>Source BVG</strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bureau du vérificateur général :   En fin de mandat, Samba Alhamdou Baby remet son rapport bilan au président Assimi Goïta</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/bureau-du-verificateur-general-en-fin-de-mandat-samba-alhamdou-baby-remet-son-rapport-bilan-au-president-assimi-goita-3105580.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/bureau-du-verificateur-general-en-fin-de-mandat-samba-alhamdou-baby-remet-son-rapport-bilan-au-president-assimi-goita-3105580.html</guid>
<description><![CDATA[ Le président de la Transition, Général d’Armée Assimi Goïta, a accordé jeudi dernier (22 mai 2025) une audience à M. Samba Alhamdou Baby, Vérificateur général en fin de mandat. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 29 May 2025 01:11:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À cette occasion, ce dernier lui a officiellement remis le rapport bilan 2018-2025. Un acte qui marque ainsi la fin de son mandat à la tête du Bureau du Vérificateur général (BVG). <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">«Nous avons sollicité et obtenu cette audience auprès du chef de l’État pour lui remettre le rapport bilan 2018-2025 qui couronne les activités du mandat qui m’a été confié. Ce geste s’inscrit dans la logique de la reddition de comptes et du respect des principes de bonne gouvernance», a précisé M. Samba Alhamdou Baby.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au total, pendant son mandat (7 ans et non renouvelable), 232 missions de vérification et d’évaluation ont été conduites, dont 140 vérifications financières et de conformité, 29 vérifications de performance, 56 vérifications de suivi des recommandations et 7 évaluations du secteur public. Sur ces 232 missions, 183 ont été réalisées sous la Transition. Ce qui témoigne de l’impulsion donnée par les autorités actuelles en matière de bonne gouvernance. Le rapport fait aussi état de résultats concrets. Sur la base des vérifications financières et de conformité, 158 dossiers ont été dénoncés aux procureurs des pôles économiques et financiers de Kayes, Bamako, Mopti... Par ailleurs, 147 dossiers ont été transmis au président de la Section des comptes de la Cour suprême pour des faits susceptibles d’infractions à la législation budgétaire et financière.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En matière de redressement financier, près de 12 milliards de francs CFA ont été remboursés ou régularisés par les entités auditées, souvent avant même la fin des missions. À cela s’ajoutent environ 600 millions de FCFA recouvrés au niveau du pôle national économique et financier… À noter que, à l’issue d’un processus d’appel à candidatures, M. Abdoul Aziz Ag Aguissa (administrateur civil et membre du corps préfectoral), a été nommé nouveau Vérificateur général par décret présidentiel du vendredi 16 mai 2025.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Kader Toé<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Abdoul Aziz Aguissa :  Le nouveau Végal installé</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/abdoul-aziz-aguissa-le-nouveau-vegal-installe-3105539.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/abdoul-aziz-aguissa-le-nouveau-vegal-installe-3105539.html</guid>
<description><![CDATA[ Le nouveau Vérificateur général du Mali, Abdoul Aziz Aguissa, a été nommé le 16 mai 2025. M. Aguissa prend les rênes du Bureau du Vérificateur général pour un mandat de 7 ans avec la mission de surveiller la gestion des fonds publics. Il prêté serment devant la Cour suprême. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 28 May 2025 01:06:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Administrateur civil et membre du corps préfectoral, M. Aguissa, avant sa nomination, occupait le poste de Secrétaire général du BVG, ce qui lui a conféré une connaissance approfondie des mécanismes de contrôle et des enjeux liés à la gestion des ressources publiques au Mali. Son expérience au sein du BVG et sa connaissance des rouages de l’administration malienne seront des atouts majeurs pour lui permettre de contribuer à renforcer la transparence et l’intégrité dans la gestion des finances publiques. Sa nomination à ce poste, suite à un appel à candidatures, intervient dans un contexte de lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le nouveau Vérificateur général est titulaire d’un doctorat en droit public obtenu en 2014 à l’Université de Grenoble Alpes en France sur le thème : « Les réformes institutionnelles maliennes face aux enjeux de la bonne gouvernance. De la gouvernance d’identification à la gouvernance d’appropriation ». Auparavant, Monsieur Aguissa a obtenu en 2002, un diplôme en Administration et Institutions du Cycle International d’Administration Publique de l’École Nationale d’Administration (Ena) de Paris ; un diplôme d’Etudes Supérieures Spécialisées (DESS) en Administration et Gestion Publique à l’Université Paris I – Panthéon – Sorbonne en France. Il est aussi titulaire d’une de Maîtrise de l’École Nationale d’Administration (Ena) du Mali - série Administration Publique, obtenu en 1992.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Abdoul Aziz Aguissa a été intégré à la fonction publique en octobre 1994 en tant qu’Administrateur Civil à la Direction nationale de l’administration territoriale, chargé de traiter les dossiers relatifs à l’organisation générale du territoire, aux conflits fonciers, à la vie associative, aux problèmes frontaliers, à la décentralisation, à l’état civil, à la valeur juridique des actes administratifs et au contentieux administratif. En mars 1997 il est Chef d’arrondissement de Konséguela, cercle de Koutiala-Sikasso. De novembre 2000 à septembre 2001, il est Délégué du gouvernement (deuxième adjoint au Préfet et Sous-préfet central) dans les Communes de Kolokani, Guilhoyo, Sebecoro I et Tioribougou, cercle de Kolokani – région de Koulikoro.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En février 2003, il intègre le Commissariat au Développement institutionnel (CDI) comme cadre chargé de contribuer à améliorer les techniques de décentralisation et de déconcentration, à travers des actions normatives et d’élaboration d’outils d’aide à la décision et d’appuyer les départements ministériels dans la rationalisation des procédures administratives et des structures publiques, objet des réformes institutionnelles. C’est en mars 2005 qu’il est promu responsable de l’Unité gouvernance du CDI avant d’être nommé Commissaire adjoint au Développement institutionnel en janvier 2009, chargé d’assurer l’élaboration et le suivi de la mise en œuvre des programmes d’activités du service et des notes conceptuelles et d’assurer la coordination des activités des départements du CDI. Comme Commissaire adjoint, il a su contribuer à la mise en œuvre des activités du Plan opérationnel du Programme de développement Institutionnel (PDI). <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De février 2012 à sa nomination comme Vérificateur général, M Aguissa a occupé le poste de Secrétaire général du Bureau du vérificateur général. Sous l’autorité des Vérificateurs généraux M. Amadou Ousmane Touré et M. Samba Alhamdou Baby, il a assuré la coordination et le suivi des activités administratives du Bureau, participé à la finalisation de rapports sectoriels. Il a aussi dirigé et de coordonné les travaux de rédaction et de finalisation de plusieurs rapports annuels, les travaux de rédaction et de finalisation des rapports bilans 2011-2018 et 2018-2025 de ces deux Vérificateurs généraux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Source : Cecom BVG</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cour suprême : Le nouveau vérificateur général installé dans ses fonctions</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/cour-supreme-le-nouveau-verificateur-general-installe-dans-ses-fonctions-3105448.html</link>
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<description><![CDATA[ Nommé Vérificateur général par le décret n°2025-0344/PT-RM du 16 mai 2025 par le Président de la Transition, Abdoul Aziz Aguissa a prêté serment, vendredi dernier, devant la Cour suprême. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 26 May 2025 10:24:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>Il entame ainsi un mandat de sept ans, non renouvelable. L’audience solennelle s’est tenue sous la présidence du président de la section judiciaire de la Cour suprême, Issa Traoré, entouré de ses conseillers, en présence du président de la Cour suprême, Dr Fatoma Théra, du Vérificateur général sortant, Samba Alhamdou Baby, ainsi que des collaborateurs, parents et amis du récipiendaire.</p>
<p>Après la lecture du décret de nomination par la greffière en cheffe, le représentant du ministère public, Dramane Soumano, s’exprimant au nom du Parquet général de la Cour suprême, a félicité le nouveau Vérificateur général pour la confiance placée en lui par les autorités de notre pays. Dans sa réquisition, l’avocat général a brièvement évoqué le parcours académique et professionnel d’Abdoul Aziz Aguissa, ainsi que l’importance et la noblesse de sa mission.</p>
<p>Face aux hauts magistrats de la Cour suprême, Abdoul Aziz Aguissa a prononcé le serment d’entrée en fonction, s’engageant à exercer sa mission avec honnêteté, impartialité, intégrité et objectivité, dans le strict respect de la Constitution, des lois et règlements de la République. Il a également promis de se comporter en digne et loyal Vérificateur. Au terme de l’audience, le président de la section judiciaire de la Cour suprême a, au nom de l’institution, félicité le nouveau vérificateur pour sa prestation de serment.</p>
<p>«Par cet acte solennel, vous venez d’entrer officiellement en fonction, revêtu de la confiance de la République et investi d’une mission de haute responsabilité au service de la transparence, de la redevabilité et du bon usage des ressources publiques», a déclaré Issa Traoré. Avant de rappeler que cette fonction requiert une indépendance irréprochable, une rigueur constante et une intégrité sans faille. Pour lui, elle s’inscrit pleinement dans l’édifice de l’État de droit, contribuant au renforcement de la gouvernance démocratique.</p>
<p>Instituée par la loi n°2021-069 du 23 décembre 2021, la fonction de Vérificateur général est une autorité administrative indépendante. Selon l’article 2 de ladite loi, il a pour mission notamment d’effectuer un contrôle de performance et de qualité des services et organismes publics, des programmes et projets de développement, l’évaluation de leur impact, de contrôler la régularité et la sincérité des recettes et dépenses des institutions de la République, des administrations civiles et militaires, des collectivités territoriales, des établissements publics, et des entreprises dans lesquelles l’État ou une autre personne publique détient une participation financière.</p>
<p> ****************</p>
<p>Un serviteur chevronné de l’Etat</p>
<p><br>Abdoul Aziz Aguissa est né le 8 mars 1969 à Ha, dans la Commune de Taboye dans le Cercle de Bourem. Ce haut fonctionnaire, administrateur civil de 1ère classe, 2è échelon est un visage bien connu de l’institution qu’il dirige désormais. Avant sa nomination, il occupait le poste de secrétaire général du BVG, ce qui lui a conféré une connaissance approfondie des mécanismes de contrôle et des enjeux liés à la gestion des ressources publiques au Mali.</p>
<p>Le nouveau Vérificateur général est titulaire d’une Maîtrise en administration publique obtenue à l’École nationale d’administration du Mali (Ena) en 1992. Il poursuivra sa formation en France où il décroche en 2002 un diplôme d’études supérieures spécialisées en administration et gestion à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne (France), puis un diplôme en administration et institutions du cycle international d’administration publique à l’ENA de Paris. En 2014, il soutient un Doctorat en Droit public à l’Université Grenoble Alpes de Grenoble, (France).</p>
<p>Le nouveau vérificateur général a servi de 2003 à 2005 au Commissariat au développement institutionnel (CDI). Il était chargé de contribuer à l’amélioration des techniques de décentralisation et de déconcentration. Puis de 2005 à 2009, Abdoul Aziz Aguissa a dirigé l’Unité gouvernance du CDI, où il coordonnait les activités assurant l’interface entre le CDI et les ministères du secteur de la gouvernance, et veillait au suivi de la mise en œuvre du Plan opérationnel du Programme de développement institutionnel (PDI). De février 2012 jusqu’à sa récente nomination à la tête du BVG, il occupait le poste de secrétaire général de cette institution. Le nouveau Vérificateur général parle sonrhaï, bambara, français et anglais.Il est Chevalier et Officier de l’Ordre national du Mali, distinctions obtenues respectivement en 2016 et 2023.<br>Administrateur civil de son état, Abdoul Aziz Aguissa a occupé plusieurs fonctions au cours de sa carrière. De 1994 à 1997, il a été administrateur civil à la Direction nationale de l’administration du territoire, chargé des dossiers relatifs à l’organisation générale du territoire, aux conflits fonciers, à la vie associative, aux problèmes frontaliers, à la décentralisation, à l’état civil, à la valeur juridique des actes administratifs et au contentieux administratif. Et de 1997 à 2000, il a exercé les fonctions de chef d’arrondissement de Konséguela, dans le Cercle de Kolondiéba, Région de Sikasso.</p>
<p><br>Amadou GUEGUERE</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Président de la Transition reçoit le Vérificateur Général en fin de mandat</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/le-president-de-la-transition-recoit-le-verificateur-general-en-fin-de-mandat-3105320.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, a accordé une audience ce jeudi 22 mai 2025 à M. Samba Alhamdou BABY, Vérificateur Général en fin de mandat. À cette occasion, ce dernier est venu remettre officiellement au Chef de l’État le rapport bilan 2018-2025, marquant ainsi la fin de son mandat à la tête du Bureau du Vérificateur Général (BVG). ]]></description>
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<pubDate>Fri, 23 May 2025 08:35:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>Prenant la parole à l’issue de cette audience, M. BABY a déclaré : « Nous avons sollicité et obtenu cette audience auprès du Chef de l’État pour lui remettre le rapport bilan 2018-2025 qui couronne les activités du mandat qui m’a été confié. Ce geste s’inscrit dans la logique de la reddition de comptes et du respect des principes de bonne gouvernance ».</p>
<p>Ce rapport synthétise sept années d’activités du Bureau du Vérificateur Général, marquées par des efforts soutenus dans le renforcement de la transparence et la lutte contre la corruption. Au total, 232 missions de vérification et d’évaluation ont été conduites, dont 140 vérifications financières et de conformité, 29 vérifications de performance, 56 vérifications de suivi des recommandations et 7 évaluations du secteur public.</p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202505/image_870x_6830331ca7d80.jpg" alt=""></p>
<p>Sur ces 232 missions, 183 ont été réalisées sous la Transition, témoignant de l’impulsion donnée par les autorités actuelles en matière de bonne gouvernance.</p>
<p>Dans ses propos, M. BABY a exprimé sa gratitude au Président de la Transition pour « son accompagnement constant, sa disponibilité et l’attention particulière qu’il a accordée aux travaux du Bureau ». Il a également souligné que ce rapport est le fruit d’un engagement au service du peuple malien et de la volonté des plus hautes autorités d’instaurer une gouvernance vertueuse et rigoureuse.</p>
<p>Le rapport fait aussi état de résultats concrets. Sur la base des vérifications financières et de conformité, 158 dossiers ont été dénoncés aux Procureurs des pôles économiques et financiers de Kayes, Bamako, Mopti et au niveau national. Par ailleurs, 147 dossiers ont été transmis au Président de la Section des comptes pour des faits susceptibles d’infractions à la législation budgétaire et financière.</p>
<p>En matière de redressement financier, près de 12 milliards de francs CFA ont été remboursés ou régularisés par les entités auditées, souvent avant même la fin des missions. À cela s’ajoutent environ 600 millions de F CFA recouvrés au niveau du pôle national économique et financier.</p>
<p>Enfin, M. BABY a salué les avancées notables enregistrées durant son mandat, notamment la publication des premiers rapports sectoriels sur le site web du BVG et la réalisation des premières évaluations du secteur public, renforçant ainsi la transparence des actions de vérification.</p>
<p>Pour rappel, à l’issue d’un processus d’appel à candidatures, M. Abdoul Aziz Ag AGUISSA, administrateur civil et membre du Corps préfectoral, a été nommé nouveau Vérificateur Général par décret présidentiel le vendredi 16 mai 2025.</p>
<p>Source: <span class="xjp7ctv"><a attributionsrc="/privacy_sandbox/comet/register/source/?xt=AZXiO7kwq-RWx0Mb1gfYGv5PHs1vvbG_M2IZaVN2yIQKLFvoubYAnHOgkErBgNq_v1PXMBQQ2iu7BC26bPMkZb-GhJpLzdOPgHyDqoroqv-8icMNaG627sFtb8mGlqIuf8DH44nu1TaMlY8LLeaJdqrtONMORCnSluAGlndkGHVM7Q5Jn9005NjvY4SsFkofUN4RpccrCmoaTTaKuwGrIW13rfzUpmLKFSgMPBFyqev5E_3H8nB6BNclF0rbTzrfmFimtfB20TDeKmwBJdf67y9eoIJYeRuFh0tbxgkrOA7Jjpa_OFDDWBArVxJ9rTmmPr6-UT-To9w2hkUXRRRwWMBJbzltQNm5ZoKUllB_a8qqaGTzF9doaPba7Y4nV2Y_hedRbhYuCp2XY5Mw5XuxUEcbYxzdB_khtkO4HIMlGhICaZ-eVYm1ndQIoIMow1J-UKwHK0vjv330bUiZF37aYCqM36OVe0m06TXIEjdOrzTJl_PYSqtVDEgHDIJeTK2FJ4J6uG91QSwLc2v8jwJ8DNTlh-xgKVbfTSZmJzwksJxMQOhOWtBzXJ_j6nNkGzzTzWOD3yo7HZWsl0KlEBMDDcMMjfuN3VPu__HpSdfM0hWDyhZ4fuVovroz98DClNWP1OnugdPpPbHb7PFQlUCxr1-E87QjM2kYgRYj1Pz4OA5cnXA9H470wS4wx3E_QUEdNvGHKAkL_35IvipJxZATj9mGhZOIS2X8oBy37FOgLtDZoUrOfNji7fOBDCTFBqhQ3tfvb4HlO-VVG3dg5Y3jg2PugXCwsl909mfTvpwdFXoNeS8KLyHUKi4OOYUjnZs3SzpjZ_gklwn5Y8JOw6Jag_IIFc0HEaDyrA5AyY_Wh1TVUtI6rV_sAN4sbektZn3rvCPnRBaODyBNOFeQWCek7nUZkXzXekGjSvRTPacbYvjp02_hjjYxgJyO1IQPoIo7zfQoAjryk1IemSZ1o-_oESyjrF-Ft4qK_b8m0DROBi5L_K7-fxobuz9rICN9XQD32PhhwfaF0qPb87XHZj3jWNVoIqi1CzMBousNaoAIZDgSAy71UykaKZ4aZE69jnqfyi-SXxv3y_JfhCLWCZeLdNAVEl0ddKB2ibWF3gWXBgHZZbb2OcDQmtA3uKM323jqUr82u6Xt4_yGqk3rLZykwGaNFNFyZVH_o4UHFTbTIqXVY8KKzh9j75EsTy3ROxpXP7y8YHEixXDxrn_pl6g-j0C-lBQMG_6WylQr_zKYX48p10Cn-0d2HZzG993bfnVx3SNx01cZYGi-Gw51gAEeEgDctNfQwTMSPJdRg2PbeDB0U3pb0DFTFcIen6ULho55RdSZI_9KBF2QkBzOLkf9HZ2f3jN4DlhiXTKX2GJDz3mCErrbhViYxp1UHcqntTvFwOtVLV9CqQL2RFpujq3fw3erUUQtsCoxKKp_b239vaBzWDuepyaTjacBSEblVm_2wXv_-WLKErqazTsNXGzRAqLx5IkBFmkVL176jS3tNmgE6QtbTu_u701VZxnwFs8igBo" class="x1i10hfl xjbqb8w x1ejq31n xd10rxx x1sy0etr x17r0tee x972fbf xcfux6l x1qhh985 xm0m39n x9f619 x1ypdohk xt0psk2 xe8uvvx xdj266r x11i5rnm xat24cr x1mh8g0r xexx8yu x4uap5 x18d9i69 xkhd6sd x16tdsg8 x1hl2dhg xggy1nq x1a2a7pz xkrqix3 x1sur9pj xzsf02u x1s688f" href="https://www.facebook.com/Presidence.Mali?__cft__[0]=AZXn4PvIram_i_jgbgWhBtRFqWrT8BCfmglL8uyRJkdWfHVmZsoBxVlJcgTRqkXE-dLHR0xN1H13ULeDVtcvBwW391RSgjKxDuF3cI4MRUjniM_9PfraFDdmgsAEG-8heKQfs8KCsNVGh1idIKMgh2UbRt_TUIboft8qpg0cwUlN-2hn4vr1PWTLQFhNCc3bNNU53sk-pr6JRvopsS3eRnUp&amp;__tn__=-UC%2CP-R" role="link" tabindex="0"><span class="html-strong xdj266r x11i5rnm xat24cr x1mh8g0r xexx8yu x4uap5 x18d9i69 xkhd6sd x1hl2dhg x16tdsg8 x1vvkbs x1s688f"><span class="html-span xdj266r x11i5rnm xat24cr x1mh8g0r xexx8yu x4uap5 x18d9i69 xkhd6sd x1hl2dhg x16tdsg8 x1vvkbs">Présidence de la République du Mali</span></span></a></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Quand un ancien SG du BVG ravit la vedette au ministre de tutelle</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/quand-un-ancien-sg-de-la-bvg-ravit-la-vedette-au-ministre-de-tutelle-3105178.html</link>
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<description><![CDATA[ Il s’agit d’un administrateur chevronné et membre du corps préfectoral. Depuis quelques jours c’est son nom qui retentit dans les différentes plate-formes, en tant qu’héritier du fauteuil laissé vacant par le Vérificateur général sortant, Samba Alhamdou Baby, après sept années de loyaux services. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 20 May 2025 09:49:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p>Abdoul Aziz Aguissa, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a arraché de haute la préférence des plus hautes autorités en se distinguant parmi plusieurs prétendants. À sa faveur a plaidé certainement une expérience riche d’une dizaine d’années de responsabilité en tant que mémoire du Bureau d’un Vérificateur. Un atout assez précieux et suffisant pour ravir la vedette à un autre prétendant au poste stratégique. Selon des indiscrétions de plus en plus persistantes, au nombre des concurrents les plus sérieux figuraient deux officiers de gendarmerie ainsi que le ministre Mahamoudou Kassogué en personne, apparemment tenté de troquer sa tige de membre du gouvernement contre un poste moins aléatoire qu’est l’immuable fonction de vérificateur - général pendant 7 années non renouvelable. En lui préférant un administrateur et ancien de la boîte, les hautes autorités auront fait le choix de l’expérience au détriment de la loyauté, non sans avoir suscité un malaise sur fond de frustration, selon des sources concordantes.</p>
<p>La Rédaction</p>
<p></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : Abdoul Aziz AGUISSA, nommé Vérificateur général par le président Assimi Goïta</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/mali-abdoul-aziz-aguissa-nomme-verificateur-general-par-le-president-assimi-goita-3105073.html</link>
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<description><![CDATA[ Le président de la transition a nommé ce vendredi 16 mai le nouveau Vérificateur général du Mali. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 17 May 2025 12:39:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 3.75pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Administrateur civil et membre du Corps préfectoral, Abdoul Aziz AGUISSA était jusqu’à sa nomination Secrétaire général du Bureau Vérificateur général. Il remplace à cette prestigieuse fonction Samba Alhamdou Baby en fin de mandat.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Maliweb.net</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p></o:p></span></p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202505/image_870x_68288259ca1ec.jpg" alt=""></p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202505/image_870x_6828828b6621d.jpg" alt=""></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La gestion de la primature (2021, 2022, 2023, 2024)  épinglée par le BVG pour 2 068 394 986 f cfa : Paiement irrégulier de dépenses de souveraineté au Premier ministre : 803 205 425 F CFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/la-gestion-de-la-primature-2021-2022-2023-2024-epinglee-par-le-bvg-pour-2-068-394-986-f-cfa-paiement-irregulier-de-depenses-de-souverainete-au-premier-ministre-803-205-425-f-cfa-3105018.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/la-gestion-de-la-primature-2021-2022-2023-2024-epinglee-par-le-bvg-pour-2-068-394-986-f-cfa-paiement-irregulier-de-depenses-de-souverainete-au-premier-ministre-803-205-425-f-cfa-3105018.html</guid>
<description><![CDATA[ Production par des titulaires de marchés de fausses expériences  similaires pour obtenir des marchés :  444 590 625 F CFA
Paiement de dépenses inéligibles sur le filet social : 262 312 924 F CFA
Reconduction irrégulière de marchés : 126 647 040 F CFA ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202411/Choguel.jpg" length="88496" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 17 May 2025 01:49:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p>La vérification financière du Bureau du Vérificateur général (BVG) à la Primature au titre des exercices 2021, 2022, 2023 et 2024 (30 novembre) a relevé des irrégularités financières d'un montant total de 2 068 394 986 F CFA dont 6 825 920 F CFA ont été régularisés à la suite des travaux de vérification et 330 218 000 F CFA justifiés pendant la séance du contradictoire. D'après le rapport du BVG, le reliquat des irrégularités financières non justifiées s'élève à 1 731 351 066 F CFA. Et ces irrégularités financières sont relatives au paiement de dépenses inéligibles sur le filet social pour un montant de 262 312 924 F CFA ; au paiement irrégulier de dépenses de souveraineté au Premier ministre pour un montant total de 803 205 425 F CFA ; à la reconduction irrégulière de marchés pour un montant total de 126 647 040 F CFA ; à la non-application de pénalités de retard sur des marchés non exécutés dans les délais contractuels pour un montant total de 1 533 085 F CFA ; à la non-justification par des pièces probantes de fonds destinés au volet communication d'une convention de maîtrise d'ouvrage déléguée pour 45 795 333 F CFA ; à l'attribution d'un marché à un soumissionnaire en situation de conflit d'intérêts vis-à-vis d'un autre soumissionnaire au même marché pour 33 185 730 F CFA ; à la non-justification de missions pour un montant total de 10 730 904 F CFA ; à la production par des titulaires de marchés de fausses expériences similaires pour obtenir des marchés d'un montant de 444 590 625 F CFA ; à la réception sans réserve de marchés non entièrement exécutés pour 3 350 000 F CFA.</p>
<p>La présente vérification porte sur la gestion de la Primature, au titre des exercices 2021, 2022, 2023, 2024 (30 novembre). Elle a pour objectif de s'assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de dépenses. Les travaux de vérification ont porté sur les dépenses de fonctionnement, de transfert et d'investissements effectuées par la Primature.Cette mission de vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.</p>
<p><strong>Irrégularités financières</strong></p>
<p>La vérification a relevé des irrégularités financières d'un montant total de 2 068 394 986 F CFA dont 6 825 920 F CFA ont été régularisés à la suite des travaux de vérification et 330 218 000 F CFA justifiés pendant la séance du contradictoire. Le reliquat des irrégularités financières non justifiées s'élève à 1 731 351 066 F CFA.</p>
<p>Le Premier ministre a autorisé, à travers des décisions de mandatement signées par le directeur de cabinet, l'exécution de dépenses non éligibles sur le filet social.</p>
<p>La mission de vérification a constaté que "le Premier ministre a ordonné, à travers des décisions de mandatement signées par le directeur de cabinet, l'exécution de dépenses non éligibles sur le filet social. Aucune de ces dépenses ne constitue d'activités à impact rapide et visible à l'endroit des couches vulnérables. Il s'agit, entre autres, l'achat de carburant ou de produits alimentaires pour le cabinet, la désinfection du bâtiment de la Primature, la dératisation, l'appui financier du gouvernement à l'Union des radiodiffusions et télévisions libres du Mali dans le cadre de l'organisation de leur congrès ou le financement de formation de master ou de doctorat. Le montant total des dépenses inéligibles de la période sous revue sur le filet social s'élève à 262 312 924 FCFA".</p>
<p><strong>Le Daf de la Primature a irrégulièrement ordonné le paiement de dépenses de souveraineté  au Premier ministre…</strong></p>
<p>Les enquêteurs ont constaté que "le directeur administratif et financier de la Primature a irrégulièrement ordonné le paiement de dépenses de souveraineté au Premier ministre dans le cadre de missions à l'intérieur et à l'extérieur du Mali. En effet, à la suite de requêtes d'avances de trésorerie adressées par le directeur de cabinet du Premier ministre au ministre chargé des Finances, le payeur général du Trésor a émis des chèques au nom du régisseur spécial d'avances de la Primature pour la prise en charge des dépenses de missions du Premier ministre et de sa délégation, à l'intérieur et à l'extérieur du Mali.  A la réception des fonds, le régisseur spécial d'avances a payé des dépenses de souveraineté au Premier ministre en lieu et place des frais d'hébergement, de nourriture et de déplacement ou en sus de ces frais, sur la base des budgets et des états de paiement établis par le directeur administratif et financier. Par la suite, le directeur administratif et financier a régularisé les avances de trésorerie par l'émission de mandats de paiement imputés sur les natures de dépenses 61-1-1-03 (Frais de transport) ou 61-1-1-01 (Frais de transport à l'extérieur). Or, les dépenses de souveraineté sont payables uniquement sur la nature de dépenses 60-9-1-25 (Autres dépenses). Le montant total des dépenses de souveraineté irrégulièrement payées s'élève à 803 205 425 F CFA".</p>
<p><strong>Le Daf de la Primature a irrégulièrement reconduit des marchés</strong></p>
<p>La vérification a constaté que "le directeur administratif et financier de la Primature a irrégulièrement reconduit des marchés. Il a inclus dans la demande de renseignement et de prix à compétition ouverte n°02-2021/PRIM-Daf du 25 novembre 2020 relative au gardiennage et à la surveillance de jour et de nuit des bâtiments de la Cité administrative au titre de l'exercice 2021 et dans l'article 4 du contrat n°00126/CPMP/PRIM du 10 mars 2021 y afférent la possibilité de renouvellement du marché pour une période de 12 mois. Or, ledit marché n'est ni un marché à commande ni un marché de clientèle ni un accord cadre. Ainsi, il a procédé à la reconduction du marché par contrat n°01434/CPMP/PRIM 2022 du 29 juin 2022 d'un montant de 65 759 040 F CFA. Il en est de même pour la DRPO n°00238/CPMP/PRIM-Daf 2023 relative au gardiennage et à la surveillance de jour et de nuit des bâtiments de la Cité Administrative au titre de l'exercice 2023 et du contrat n°00238/CPMP/PRIM du 10 février 2023 y afférent ayant permis la conclusion du contrat n°00531/ CPMP/PRIM 2024 de 60 888 000 F CFA par reconduction. Grâce à ces reconductions irrégulières, le directeur administratif et financier de la Primature a accordé deux marchés à une société de la place, titulaire des marchés initiaux, sans mise en concurrence. Le montant total des marchés irrégulièrement reconduits s'élève à 126 647 040 F CFA".</p>
<p><strong>Le Daf de la Primature n'a pas appliqué de pénalités de retard sur des marchés non exécutés dans les délais contractuels.</strong></p>
<p>Les enquêteurs ont constaté que "le directeur administratif et financier n'a pas appliqué de pénalités sur les paiements des marchés non exécutés dans les délais contractuels. En effet, il n'a pas appliqué de pénalités sur le paiement de 10 marchés ayant accusé des retards allant de 18 à 66 jours. Le montant total des pénalités non appliquées s'élevait à 8 359 005 F CFA.</p>
<p>A la suite de la transmission du rapport provisoire, six (6) prestataires ont procédé au paiement des pénalités de retard dues pour un montant total de 6 825 920 F CFA suivant l'ordre de recette n°3 du 18 octobre 2024 d'un montant de 410 261 F CFA retenu par le directeur administratif et financier de la Primature, les déclarations de recettes n°0091091 du 14 avril 2025 de 216 804 F CFA, n°0091093 du 15 avril 2025 de 1 724 314  F CFA, n°0091094 du 15 avril 2025 de 303 732 F CFA, n°365493 du 16 avril 2025 de 179 752 FCFA, n°365499 du 16 avril 2025 de 172 469 F CFA, n°365657 du 17 avril 2025 de 3 654 332 F CFA, n°365652 du 17 avril 2025 de 164 256 F CFA du Trésor Public. Le montant total des pénalités de retard restant dû est de 1 533 085 F CFA".</p>
<p><strong>Le Daf n'a pas justifié les fonds destinés au volet communication d'une convention de maîtrise d'ouvrage déléguée</strong></p>
<p>La vérification financière a constaté que "le directeur administratif et financier de la Primature n'a pas justifié les fonds destinés au volet communication d'une convention de maîtrise d'ouvrage déléguée. Il n'a pas justifié les fonds destinés au volet communication de la convention de maîtrise d'ouvrage déléguée n°356/2021/IP du 14 décembre 2021 relative à la réalisation d'activités sociales touchant directement la population. En effet, ladite convention prévoit un budget total de communication de 45 795 333 F CFA suivant deux (2) plans de communication élaborés par la DAF de la Primature pour des montants respectifs de 26 300 000 F CFA et 19 495 933 F CFA.  L'Agetier-Mali a remis à la Daf de la Primature le chèque n°3530592 du 20 décembre 2022 d'un montant de 26 300 000 F CFA à l'ordre du compte n°002001202166-92/BNDA/Appui de la Minusma/PRIM et le chèque n°3530629 du 6 avril 2023 d'un montant de 19 495 933 F CFA à l'ordre du même compte suivant la requête du président de la Commission chargée de l'élaboration du Plan d'actions des projets sociaux touchant directement les populations. Le directeur administratif et financier de la Primature n'a fourni aucune pièce justificative de l'utilisation des fonds reçus. Le montant total non justifié s'élève à 45 795 333 F CFA".</p>
<p><strong>Les membres de la commission d'ouverture des plis et d'évaluation des offres ont proposé l'attribution d'un marché à un soumissionnaire…</strong></p>
<p>Le BVG a constaté que "les membres de la commission d'ouverture des plis et d'évaluation des offres de la Primature ont proposé l'attribution d'un marché à un soumissionnaire en situation de conflit d'intérêt vis-à-vis d'un autre soumissionnaire au même marché. Dans le cadre du marché à commande n°03373/CPMP/PRIM 2023 du 11 septembre 2023 relatif à la fourniture de produits alimentaires et d'entretien pour le compte du ministère délégué auprès du Premier ministre, chargé des Reformes politiques et institutionnelles, le devis estimatif, le bordereau des prix unitaires et la description technique des fournitures du titulaire du marché portent la dénomination sociale de l'autre soumissionnaire concurrentiel. De plus, le même numéro de téléphone et le même numéro de fax figurent sur les en-têtes des documents administratifs fournis par les deux (2) sociétés. Le montant du marché irrégulièrement attribué s'élève à 33 185 730 F CFA".</p>
<p><strong>Des missionnaires de la Primature n'ont pas justifié  des missions effectuées</strong></p>
<p>La vérification a constaté que "des missionnaires de la Primature n'ont pas justifié neuf (9) missions. Aucun des ordres de mission n'est visé à l'arrivée et au départ par l'autorité compétente. Certains ordres de missions ont été visés par l'Agetier-Mali qui n'est pas habilité à le faire. Le montant total des indemnités payées pour les missions non justifiées, au cours de la période sous revue, s'élève à 10 730 904 F CFA".</p>
<p><strong>Deux titulaires de marchés  de l'Agetier-Mali ont produit  de fausses expériences similaires dans leurs offres</strong></p>
<p>Les enquêteurs ont constaté que "deux titulaires de marchés de l'Agetier-Mali ont produit de fausses expériences similaires dans leurs offres. En effet, la société Medical General Systems a fourni comme expérience similaire le marché n°03865/DGMP/DSP 2018 relatif à l'acquisition de deux (2) pick-up et de deux (2) véhicules légers pour le compte de la direction nationale du contrôle financier. La date de notification du 5 octobre 2018 figurant sur ledit marché est antérieure à la date du visa du contrôleur financier, le 19 octobre 2018 et à la date d'approbation dudit marché par le ministre de l'Economie et des Finances, le 5 novembre 2018. Ces incohérences ont conduit l'équipe de vérification à circulariser la DFM du MEF pour authentification du marché suivant la lettre n°0168/2025/BVG du 6 février 2025. En réponse, par la lettre n°0281/MEF-DFM du 10 février 2025, le directeur des finances et du matériel du MEF a confirmé que le marché en question a été exécuté par la société Santoro Libre-Service SARL et non Medical General Systems. Ainsi, sur la base de cette fausse expérience similaire, la société Medical General Systems a obtenu le marché n°F1-BFEO-356-03-01/2021 relatif à l'acquisition d'une ambulance pour le District Sanitaire de Bla dans la Région de Ségou, à l'acquisition des ambulances pour les Districts sanitaires de Konna, Korientzé et Hôpital Sominé Dolo et d'une ambulance pour le CSCOM de Korientzé dans la région de Mopti dans le cadre du Projet 18 Gestion de la Primature - Vérification financière et de conformité - Exercices : 2021, 2022, 2023 et 2024 (30 novembre) de réalisation d'activités sociales touchant directement la population au compte de la Primature pour un montant de 347 103 745 F CFA". D'après le rapport du BVG : "L'entreprise Daco Immobilière SARL a fourni dans son offre comme expérience similaire, le Contrat n°098/CG relatif aux travaux de réalisation de neuf (9) forages, d'aménagement et d'équipements de 12 périmètres maraîchers dans la région de Sikasso pour le compte de la mairie pour un montant de 125 675 960 F CFA. Ce contrat comporte des incohérences entre sa date de notification du marché qui est du 7 mars 2020 et la réception définitive des travaux qui a été prononcée le 12 juillet 2020. Ainsi la réception définitive a été prononcée 127 jours après la notification alors qu'il y a un délai minimum d'une (1) année entre la réception provisoire et celle définitive. De plus, ledit marché a été visé par le contrôleur Financier le 13 septembre 2021, soit 18 mois après la date de notification définitive et 14 mois après la date de réception définitive. Le procès-verbal de réception définitive fait ressortir d'autres incohérences. Le cachet de la Mairie de la Commune rurale de Gouanan dans le cercle de Yanfolila y est apposé alors que les Cercles de Farakola et de Lobougou figurent sur l'entête. En outre, le contrat n°098/CG n'a été ni approuvé par le gouverneur de la région ni numéroté par la direction régionale des marchés publics conformément aux dispositions réglementaires. Sur la base de cette expérience similaire incohérente, l'entreprise Daco Immobilière SARL a obtenu le marché n°T1-EAP0-356-12-01/2021 relatif aux travaux de réalisation de 4 forages productifs équipés de Système d'hydraulique villageoise amélioré (SHVA) dans le cercle de Koutiala (lot 10-02) pour un montant de 97 486 880 F CFA. Le montant total des deux (2) marchés obtenus par les entreprises ayant fourni de fausses expériences similaires s'élève à 444 590 625 F CFA".</p>
<p><strong>Les membres de commissions de réception provisoire de l'Agetier-Mali ont prononcé la réception sans réserve de marchés partiellement exécutés.</strong></p>
<p>La vérification a constaté que "les membres de commissions de réception provisoire de l'Agetier-Mali ont prononcé la réception sans réserve de marchés partiellement exécutés. Les représentants du maître d'œuvre, du maître d'ouvrage et du maître d'ouvrage délégué ont prononcé la réception sans réserve du contrat n°T1-EAP0-356-03-01/2021 du 29 juin 2022 relatif aux travaux de réalisation de six (6) forages productifs équipés de SHVA dans le cercle de Sikasso, région de Sikasso  Lot 3 et du contrat n°T1-EAP0-356-19-01/2021 du 26 avril 2023 relatif aux travaux de réalisation d'un forage productif équipé de SHVA dans la Commune de Sido, région de Bougouni Lot 14 alors que des travaux n'ont pas été exécutés conformément aux spécifications techniques contenues dans 20 gestion de la Primature - Vérification financière et de conformité - Exercices : 2021, 2022, 2023 et 2024 (30 novembre) lesdits contrats. Il ressort du contrôle d'effectivité les manquements ci-après : Chef-lieu de la Commune rurale de Fama :</p>
<p>- la non-réalisation de l'abreuvoir en béton armé pour chacun des deux (2) forages pour un montant total de 1 300 000 F CFA ;</p>
<p>- l'absence d'indicateur du niveau d'eau externe sur les deux (2) châteaux d'eau.</p>
<p>Village de Loutana : - la non-réalisation de la seconde rampe en béton armé pour chacun des trois (3) forages pour un montant total de 1 537 500 F CFA ;</p>
<p>- l'absence d'indicateur du niveau d'eau externe sur les trois (3) châteaux d'eau Village de Nantoumana : la non-réalisation de la seconde rampe en béton armé pour le forage pour un montant de 512 500 F CFA ;</p>
<p>- l'absence d'indicateur du niveau d'eau sur le château d'eau ;</p>
<p>- la non-réalisation des tuyaux de refoulement, de distribution et d'alimentation en acier galvanisé.Village de Solo/Sido : l'absence d'indicateur du niveau d'eau externe sur le château d'eau. Le montant total des rampes et d'abreuvoirs en béton armé non réalisés s'élève à 3 350 000 F CFA. En raison de l'absence dans les marchés de devis détaillés donnant les prix unitaires des composants de la tête de forage et du château d'eau, l'équipe de vérification n'a pas été en mesure d'évaluer la valeur des manomètres, des vannes, des indicateurs de niveau d'eau externe et des aciers galvanisés".</p>
<p><strong>Irrégularités administratives</strong></p>
<p>La mission de vérification a constaté que le comptable-matières n'a pas procédé à la codification des matières. La direction générale des marchés publics et des délégations de service public a autorisé la passation par entente directe d'une convention de maîtrise d'ouvrage déléguée sans respecter les conditions requises. L'Agence d'exécution des travaux d'infrastructures et d'équipements ruraux n'a pas immatriculé les ambulances au nom des services bénéficiaires. C'est pourquoi, la mission a recommandé :</p>
<p>- au directeur administratif et financier de la Primature de veiller à la codification des matières par le comptable-matières ;</p>
<p>- au directeur général des marchés publics et des délégations de service public de respecter les conditions de passation des marchés par entente directe ;</p>
<p>- au directeur général de l'Agence d'exécution des travaux d'infrastructures et d'équipements ruraux d'immatriculer les véhicules au nom des services bénéficiaires conformément aux textes en vigueur. La présente vérification a également relevé le caractère imprécis des dépenses de souveraineté imputable sur la nature de dépenses "Autres dépenses". Ces dépenses de souveraineté et le filet social gagneraient à être juridiquement encadrés. Ces faits relevés dans le rapport de vérification qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière ont été dénoncés au Procureur de la République chargé du Pôle national économique et financier et transmis au président de la Section des comptes de la Cour suprême.</p>
<p><strong>El Hadj A.B.H avec le rapport du BVG</strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : à la Primature, les failles d’une gestion politique ordinaire révélées par le Vérificateur général</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/mali-a-la-primature-les-failles-dune-gestion-politique-ordinaire-revelees-par-le-verificateur-general-3104841.html</link>
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<description><![CDATA[ Enquête publique sur les pratiques financières et administratives de la Primature malienne : entre irrégularités, soupçons d’abus et nécessité d’un nouveau départ pour l’exemplarité de l’État. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 12 May 2025 11:02:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est un document explosif, publié sans fanfare par le Bureau du Vérificateur général du Mali début mai 2025. Une radiographie crue de la gestion administrative et financière du cœur du pouvoir exécutif malien : la Primature. En ligne de mire, quatre exercices budgétaires (2021-2024) et une série d’irrégularités, aussi graves qu’embarrassantes, qui jettent une lumière crue sur les pratiques internes d’un État en quête de refondation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">50 milliards, et des comptes loin d’être clairs<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon les enquêteurs, entre 2021 et fin novembre 2024, ce sont près de 51 milliards de francs CFA qui ont été engagés par la Primature. Sur cette enveloppe, plus de deux milliards de dépenses sont aujourd’hui mises en cause. Le rapport pointe notamment l’utilisation abusive du « filet social » – un fonds destiné à soulager les plus vulnérables – pour financer des dépenses sans lien direct avec les couches déshéritées : carburant, appuis à des organisations, désinfections de bâtiments administratifs, ou encore formations universitaires à l’étranger.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Autre pratique relevée : le paiement par la Primature de « dépenses de souveraineté » en dehors du cadre réglementaire, pour plus de 800 millions de FCFA. Des lignes budgétaires floues, sans encadrement légal précis, dont les bénéficiaires et les montants échappent à tout contrôle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Procédures contournées, marchés sur-mesure<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La gestion des marchés publics n’échappe pas à la critique. Le rapport dénonce la reconduction irrégulière de marchés, l’absence de mise en concurrence sur certains contrats attribués par entente directe, ou encore des pénalités de retard non appliquées à des prestataires défaillants. Pire encore, des entreprises ont réussi à décrocher des contrats en fournissant de fausses expériences ou en se livrant à des pratiques de conflit d’intérêts, le tout avec la bénédiction de commissions de passation et de réception visiblement peu regardantes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le cas de l’AGETIER-Mali, une agence d’exécution chargée de projets sociaux, est symptomatique. L’enquête révèle que plusieurs marchés liés à l’achat d’ambulances et à la réalisation de forages ont été mal exécutés ou attribués dans des conditions douteuses, parfois avec des documents falsifiés. À cela s’ajoute l’absence d’immatriculation des véhicules au nom des services bénéficiaires, ouvrant la voie à des détournements potentiels.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vers une gouvernance exemplaire ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">S’il reconnaît la collaboration des services contrôlés lors de la vérification, le Vérificateur général ne cache pas son inquiétude. « La Primature doit gérer les ressources de façon optimale pour faire face aux défis de la Transition », conclut-il, non sans recommander une refonte des règles encadrant les dépenses dites de souveraineté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce dossier intervient alors que les autorités de la Transition, dirigées par le général Assimi Goïta, multiplient les annonces de réformes structurelles. Mais à Bamako, nombreux sont ceux qui attendent désormais des actes forts : rendre des comptes, sanctionner les abus, et surtout rompre avec une culture d’impunité qui gangrène l’administration publique depuis trop longtemps.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À l’heure où le Mali revendique une souveraineté retrouvée sur le plan sécuritaire et diplomatique, le chantier de la bonne gouvernance reste, lui, ouvert. En plein jour.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">AD<o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification financière de la gestion de la DFM du ministère de la jeunesse et des sports, chargé de l’instruction civique et de la construction citoyenne Des irrégularités financières s’élevant à plus de 46,32 millions de FCFA sur lesquelles 20,73 millions de FCFA ont été régularisés</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-de-la-gestion-de-la-dfm-du-ministere-de-la-jeunesse-et-des-sports-charge-de-linstruction-civique-et-de-la-construction-citoyenne-des-irregularites-financieres-selevant-a-plus-de-4632-millions-de-fcfa-sur-lesquelles-2073-millions-de-fcfa-ont-ete-regularises-3104520.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-de-la-gestion-de-la-dfm-du-ministere-de-la-jeunesse-et-des-sports-charge-de-linstruction-civique-et-de-la-construction-citoyenne-des-irregularites-financieres-selevant-a-plus-de-4632-millions-de-fcfa-sur-lesquelles-2073-millions-de-fcfa-ont-ete-regularises-3104520.html</guid>
<description><![CDATA[ Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de dépenses. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202409/Verificateur.jpg" length="18563" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 05 May 2025 08:59:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; mso-pagination: none; tab-stops: 120.7pt; text-autospace: none;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les travaux de vérification ont porté sur l’évaluation du contrôle interne et les dépenses de fonctionnement et d’investissement effectuées sur le Budget d’État.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; mso-pagination: none; tab-stops: 120.7pt; text-autospace: none;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette Mission de vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; mso-pagination: none; tab-stops: 60.0pt; text-autospace: none;"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Irrégularités administratives<a name="_TOC_250016"></a><o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; mso-pagination: none; tab-stops: 60.0pt; text-autospace: none;"><span style="mso-bookmark: _TOC_250016;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Mission de vérification a constaté que</span></span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"> la Secrétaire Particulière du Ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction Civique et de la Construction Citoyenne a exercé la fonction de Comptable public sans en avoir la qualité. Le Régisseur spécial d’avances n’a pas exigé la carte d’embarquement comme pièce justificative.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; mso-pagination: none; tab-stops: 60.0pt; text-autospace: none;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Directeur des Finances et du Matériel a conclu des contrats ne comportant pas la date de notification. Elle ne respecte pas le principe de séparation des fonctions d’ordonnateur et de Comptable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; mso-pagination: none; tab-stops: 60.0pt; text-autospace: none;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Régisseur spécial d’avances dispose de plus d’un compte bancaire. C’est pourquoi, la Mission a recommandé à la Secrétaire Particulière du Ministre d’arrêter d’exercer la fonction de Comptable public.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; mso-pagination: none; tab-stops: 60.0pt; text-autospace: none;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Directeur des Finances et du Matériel (DFM), la Mission a demandé de veiller à la cessation de la fonction de Comptable de fait par la Secrétaire Particulière du Ministre; veiller au respect des mentions obligatoires des contrats; respecter le principe de séparation des fonctions d’ordonnateur et de Comptable public et procéder à la fermeture du compte ad hoc de 2013.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; mso-pagination: none; tab-stops: 60.0pt; text-autospace: none;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Enfin, le Régisseur spécial d’avances doit exiger la carte d’embarquement pour la justification des Missions à l’extérieur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; mso-pagination: none; tab-stops: 60.0pt; text-autospace: none;"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">Irrégularités financières<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; mso-pagination: none; tab-stops: 120.7pt; text-autospace: none;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 46 317 128 Francs CFA. Sur ce montant, 20 734 483 Francs CFA ont été régularisés à la suite des travaux de vérification. Ainsi, le montant total non régularisé s’élève à 25 582 645 Francs CFA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; mso-pagination: none; tab-stops: 120.7pt; text-autospace: none;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette irrégularité financière est relative au paiement de dépenses inéligibles sur la régie d’avances pour un montant de 25 582 645 Francs CFA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce fait relevé dans le rapport de vérification qui est susceptible de constituer une infraction à la Loi Pénale et à la législation budgétaire et financière a été dénoncé au Procureur de la République, chargé du Pôle National Économique et Financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv4973578295msonormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; background: white;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ibrahim DIALLO/COM-BVG<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le ministère de la jeunesse et des sports encore épinglé par le BVG pour 46,32 millions Fcfa : La Secrétaire particulière du ministre a exercé la fonction de comptable public sans en avoir la qualité</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/le-ministere-de-la-jeunesse-et-des-sports-encore-epingle-par-le-bvg-pour-4632-millions-fcfa-la-secretaire-particuliere-du-ministre-a-exerce-la-fonction-de-comptable-public-sans-en-avoir-la-qualite-3104432.html</link>
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<description><![CDATA[ Paiement des dépenses inéligibles sur la régie d&#039;avances pour 25 582 645 F CFA ]]></description>
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<pubDate>Sat, 03 May 2025 02:25:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b><i><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Bureau du Vérificateur général (BVG) épingle une fois de plus la direction des finances et du matériel (DFM) du ministère de la Jeunesse et des Sports, chargé de l'Instruction civique et de la Construction citoyenne pour sa gestion au titre de l'exercice 2024 (du 1er juillet au 31 décembre). D'après le rapport, des irrégularités financières s'élevant à plus de 46,32 millions de F CFA sur lesquelles 20,73 millions de F CFA ont été régularisés. Cette irrégularité financière est relative au paiement de dépenses inéligibles sur la régie d'avances. Ce n'est pas tout. S'agissant des irrégularités administratives, il ressort que la Secrétaire Particulière du ministre de la Jeunesse et des Sports a exercé la fonction de comptable public sans en avoir la qualité. En tout cas, les faits ont été dénoncés au procureur de la République chargé du Pôle national économique et financier et transmis au président de la Section des comptes de la Cour suprême.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span></span></i></b><!-- [if supportFields]><b><i><span
style='font-size:14.0pt;line-height:107%;font-family:"Arial","sans-serif"'><span
style='mso-element:field-begin'></span></span></i></b><span style='font-size:
14.0pt;line-height:107%;font-family:"Arial","sans-serif"'>tc &quot;<b><i>Le
Bureau du Vérificateur général (BVG) épingle une fois de plus la direction des
finances et du matériel (DFM) du ministère de la Jeunesse et des Sports, chargé
de l'Instruction civique et de la Construction citoyenne pour sa gestion au
titre de l'exercice 2024 (du 1er juillet au 31 décembre). D'après le rapport,
des irrégularités financières s'élevant à plus de 46,32 millions de F CFA sur
lesquelles 20,73 millions de F CFA ont été régularisés. Cette irrégularité
financière est relative au paiement de dépenses inéligibles sur la régie
d'avances. Ce n'est pas tout. S'agissant des irrégularités administratives, il
ressort que la Secrétaire Particulière du ministre de la Jeunesse et des Sports
a exercé la fonction de comptable public sans en avoir la qualité. En tout cas,
les faits ont été dénoncés au procureur de la République chargé du Pôle
national économique et financier et transmis au président de la Section des
comptes de la Cour suprême.<span style='mso-spacerun:yes'>  </span>&quot;</i></b></span><![endif]--><!-- [if supportFields]><b><i><span
style='font-size:14.0pt;line-height:107%;font-family:"Arial","sans-serif"'><span
style='mso-element:field-end'></span></span></i></b><![endif]--><b><i><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; text-indent: 0cm; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; letter-spacing: -.75pt; mso-bidi-font-weight: bold;">La présente vérification porte sur la gestion de la direction des finances et du matériel ((DFM) du ministère de la Jeunesse et des Sports,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>chargé de l'Instruction civique et de la Construction citoyenne au titre de l'exercice 2024 (du 1er juillet au 31 décembre). Elle a pour objectif de s'assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de dépenses. Les travaux de vérification ont porté sur l'évaluation du contrôle interne et les dépenses de fonctionnement et d'investissement effectuées sur le budget d'Etat.Cette mission de vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; text-indent: 14.2pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; letter-spacing: -.75pt; mso-bidi-font-weight: bold;">Irrégularités administratives<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; text-indent: 14.2pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; letter-spacing: -.75pt; mso-bidi-font-weight: bold;">La mission de vérification a constaté que la secrétaire particulière du ministre de la Jeunesse et des Sports a exercé la fonction de comptable public sans en avoir la qualité. A l'issue de ces travaux, l'équipe de vérification a constaté que "la Secrétaire Particulière du Ministre de la Jeunesse et des Sports a exercé la fonction de comptable public sans en avoir qualité. En effet, elle a procédé au paiement des primes des joueurs de l'équipe nationale sénior de football au titre des 3ème, 4ème, 5ème et 6èmes journées des éliminatoires de la CAN 2025 au Maroc sans avoir la qualité de comptable public. 18. L'exercice des fonctions de comptable public par une personne n'en ayant pas qualité expose l'Etat à un risque de non-couverture en cas de défaillance".<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; text-indent: 14.2pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; letter-spacing: -.75pt; mso-bidi-font-weight: bold;">Le régisseur spécial d'avances n'a pas exigé la carte d'embarquement comme pièce justificative. La DFM a conclu des contrats ne comportant pas la date de notification. Elle ne respecte pas le principe de séparation des fonctions d'ordonnateur et de comptable. Le régisseur spécial d'avances dispose de plus d'un compte bancaire. C'est pourquoi, la mission a recommandé à la secrétaire particulière du ministre d'arrêter d'exercer la fonction de comptable public.Au directeur des finances et du matériel, la mission a demandé de veiller à la cessation de la fonction de comptable de fait par la secrétaire particulière du ministre ; veiller au respect des mentions obligatoires des contrats ; <span style="mso-tab-count: 1;">     </span>respecter le principe de séparation des fonctions d'ordonnateur et de comptable public et procéder à la fermeture du compte ad hoc de 2013.Enfin, le régisseur spécial d'avances doit exiger la carte d'embarquement pour la justification des missions à l'extérieur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; text-indent: 14.2pt; line-height: normal;"><b><span style="font-size: 14.0pt; letter-spacing: -.75pt;">Irrégularités financières<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; text-indent: 14.2pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; letter-spacing: -.75pt; mso-bidi-font-weight: bold;">La vérification a également relevé des irrégularités financières d'un montant total de 46 317 128 F CFA. Sur ce montant, 20 734 483 F CFA ont été régularisés à la suite des travaux de vérification. Ainsi, le montant total non régularisé s'élève à 25 582 645 F CFA. Cette irrégularité financière est relative au paiement de dépenses inéligibles sur la régie d'avances pour un montant de 25 582 645 F CFA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; text-indent: 14.2pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; letter-spacing: -.75pt; mso-bidi-font-weight: bold;">Le DFM et le régisseur spécial d'avances ont ordonné et payé des dépenses inéligibles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; text-indent: 14.2pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; letter-spacing: -.75pt; mso-bidi-font-weight: bold;">D'après le rapport, la mission de vérification a constaté que "le directeur des finances et du matériel et le régisseur spécial d'avances ont procédé à des paiements de dépenses inéligibles, en violation des dispositions réglementant la gestion de la régie spéciale d'avances. En effet, il ressort des travaux que certaines dépenses, notamment les frais de maintenance d'électricité et plomberie ; de pulvérisation ; d'achat de produits pharmaceutiques ont été prises en charge par la régie spéciale d'avances, alors que l'arrêté instituant ladite régie ne prévoit pas ce type de dépense. Ainsi, il a payé 16 opérations de dépenses non éligibles durant la période sous revue. De plus l'équipe de vérification a constaté que toutes les factures relatives auxdites dépenses ont été certifiées par le Comptable-matières et les bordereaux détaillés y afférents ont été visés par le Contrôleur Financier. Le montant total des dépenses inéligibles s'élève à 25 582 645 F CFA".Les régisseurs ordinaire et spécial d'avances n'ont pas reversé les retenues TVA sur les factures payées aux fournisseurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; text-indent: 14.2pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; letter-spacing: -.75pt; mso-bidi-font-weight: bold;">Les enquêteurs ont constaté que "les régisseurs ordinaire et spécial d'avances n'ont pas procédé au reversement des retenues TVA prélevées sur les factures réglées aux fournisseurs. L'équipe de vérification a relevé que, contrairement aux prescriptions réglementaires qui autorisent une retenue maximale de 40 %, les régisseurs ont automatiquement appliqué une retenue TVA de 100 % sur lesdites factures. En conséquence, aucun des montants ainsi retenus n'a été reversé au Trésor public. Le montant total de la TVA ainsi retenue mais non reversé s'élève à 20 597 207 F CFA se décomposant en 530 262 F CFA pour le régisseur ordinaire d'avances et 20 066 945 F CFA pour le régisseur spécial d'avances. Toutefois, avant la séance du contradictoire, l'entité a procédé à la régularisation des montants en cause suivant les reçus de paiement n°7969576, n°7984387 et n°7987348 du Centre des impôts IV du district".<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; text-indent: 14.2pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; letter-spacing: -.75pt; mso-bidi-font-weight: bold;">L'équipe de vérification a constaté que "des titulaires de marchés ont procédé à des enregistrements fictifs. En effet, suite à la circularisation des Services des impôts compétents, il a été établi que les cachets Gestion de la DFM du ministère de la Jeunesse et des Sports - Vérification financière - Exercice 2024 (du 1er juillet au 31 décembre 2024) 13 d'enregistrements apposés sur deux marchés étaient contrefaits. Il s'agit des contrats n°273-2024/MJSCICCC-DFM du 5 juillet 2024 et n°250- 2024/MJSCICCC-DFM du 11 octobre 2024. Cette anomalie indique que les procédures d'enregistrement requises n'ont pas été respectées et que les droits correspondants n'ont pas été acquittés auprès des services des impôts. Ainsi, les droits y afférents, d'un montant de 137 276 F CFA, n'ont pas été acquittés. Toutefois, avant la séance du contradictoire, des titulaires de contrats ont procédé à la régularisation des montants en cause suivant les reçus de paiement n°8011687 et n°8009715 du Centre des impôts III du district". Ce fait relevé dans le rapport de vérification qui est susceptible de constituer une infraction à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière a été dénoncé au procureur de la République chargé du Pôle national économique et financier et transmis au président de la Section des comptes de la Cour suprême. <o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; text-indent: 14.2pt; line-height: normal;"><b><span style="font-size: 14.0pt; letter-spacing: -.75pt;"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>El Hadj A.B<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>HAIDARA avec <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>le rapport du BVG<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Plus de 36 millions de FCFA introuvables dans la gestion de l’Ambassade du Mali à Accra</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/plus-de-36-millions-de-fcfa-introuvables-dans-la-gestion-de-lambassade-du-mali-a-accra-3103886.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 23 Apr 2025 09:24:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La vérification financière de l’Ambassade du Mali à Accra (Ghana) révèle une gestion trouble et des montants considérables non justifiés sur les exercices 2021, 2022, 2023 et 2024 (30 juin).</strong>

Parmi les missions diplomatiques du Mali à l’étranger, celle d’Accra, capitale du Ghana, fait aujourd’hui l’objet d’un scandale financier retentissant. Un rapport de vérification financière couvrant les exercices 2021 à 2024 (30 juin) met à nu d’importantes irrégularités dans la gestion de l’Ambassade du Mali à Accra. Sur un total de 61 293 799 FCFA d’irrégularités financières constatées, seulement 24 673 406 FCFA ont pu être régularisés à l’issue de l’audit, laissant un trou financier non justifié de 36 620 393 FCFA dans les caisses de l’État malien.

Selon le rapport de vérification, le Secrétaire Agent Comptable (SAC) n’a pas reversé toutes les recettes perçues à la Paierie Générale du Trésor (PGT), comme l’exige l’article 52 de l’Instruction n°0001/MFC du 14 juillet 1995. Les rapprochements effectués entre les relevés bancaires et les recettes collectées montrent un écart de 17 197 659 FCFA de recettes non reversées à la PGT. Autre irrégularité : le paiement de 1 961 124 FCFA de frais médicaux à six diplomates alors même qu’un contrat d’assurance couvrait cette période. L’audit révèle que ces paiements ont été ordonnés et exécutés de manière irrégulière par l’Ambassadeur et le SAC, en violation des clauses contractuelles. Le rapport pointe également une gestion douteuse des salaires. Il a été constaté que l’Ambassade recevait des fonds pour des agents qui ne figuraient pas sur les états de paiement effectif. Ainsi, 42 135 016 FCFA ont été alloués au titre des salaires, mais n’ont pas été entièrement redistribués ni reversés. Après le rapport provisoire, un montant de 24 176 360 FCFA a été restitué, ainsi que 497 046 FCFA au titre d’un salaire non justifié, laissant tout de même 17 461 610 FCFA encore non régularisés. Et la situation est aggravée par la disparition de pièces justificatives, notamment des quittanciers, en violation des obligations de conservation des documents fixées par l’article 71 du Décret n°2018-0009/P-RM sur la Comptabilité Publique. Le Secrétaire Agent Comptable n’a pu fournir aucune explication satisfaisante sur cette anomalie.

Sur cette question, les décrets régissant les missions diplomatiques et la comptabilité publique sont clairs : l’Ambassadeur est l’ordonnateur du budget et responsable de la gestion administrative et financière. Quant au comptable public, il est, personnellement, responsable des déficits constatés.

En bloc, ce rapport soulève, une fois de plus, la question de la gouvernance et du contrôle de l’action publique dans les représentations diplomatiques du Mali. Alors que le pays fait face à d’importants défis économiques, la gestion rigoureuse des fonds publics devrait être une priorité.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Diplomates et directeurs généraux balayes par des rapports : Monsieur le Président, le BVG n’est pas un tribunal</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/diplomates-et-directeurs-generaux-balayes-par-des-rapports-monsieur-le-president-le-bvg-nest-pas-un-tribunal-3102719.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 14 Apr 2025 13:29:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Arc en Ciel</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>A la suite de la publication des rapports du Bureau du Vérificateur Général (BVG), plusieurs directeurs généraux d’organismes publics ainsi que des diplomates maliens consuls et ambassadeurs ont été relevés de leurs fonctions par le président de la Transition. Une décision qui suscite autant d’applaudissements que de vives interrogations.</em></strong>

A quoi sert la justice si un simple rapport administratif, sans procès ni instruction judiciaire, suffit à faire tomber des têtes ? C’est la question centrale soulevée par cette récente vague de limogeages décidée par le chef de l’Etat et des ministres. Directeurs généraux, ambassadeurs, consuls… tous remerciés sans autre forme de procès. Leur faute ? Avoir été cités dans les rapports du Vérificateur général.

Certes, personne ne conteste l’impérieuse nécessité de purifier l’appareil d’Etat.

Le président de la Transition a visiblement voulu envoyer un signal fort : aucun manquement ne sera toléré dans la gestion des deniers publics. Pourtant, ces décisions de révocation interviennent sans qu’aucune procédure judiciaire ne soit menée à terme, voire engagée dans certains cas. Les personnes concernées n’ont pas été entendues publiquement ni confrontées à des juges, ce qui alimente le débat sur la légitimité de ces limogeages.

« Un simple rapport administratif ne saurait valoir jugement », commente un juriste sous anonymat. Et d’ajouter que « Le Bureau du Vérificateur Général (BVG) n’est pas un tribunal. Ses rapports doivent être le point de départ d’une instruction judiciaire, pas le fondement d’une décision administrative irrévocable ».

Oui, Monsieur le Président de la transition, le rapport du Vérificateur Général (VG) est un outil d’alerte, un instrument d’identification des dysfonctionnements. Il soulève des soupçons, met en lumière des irrégularités, mais ne rend pas la justice. Ce que vous en faites, en revanche, ressemble à une arme tranchante : un couperet qui s’abat avant même que les personnes mises en cause n’aient été entendues. Le Mali, c’est aussi un Etat de droit, où la présomption d’innocence et le procès équitable ne devraient jamais être piétinés.

<strong>Doute </strong>

Autre élément troublant : l’abrogation, par décret, de la nomination de certains diplomates, habituellement protégée par la discrétion des affaires d’Etat. Faut-il y voir un tournant vers plus de transparence ? Ou plutôt un écran de fumée pour écarter des personnalités jugées encombrantes ? Dans un contexte de transition marqué par une forte concentration du pouvoir, cette démarche suscite le doute.

Monsieur le Président, en agissant de la sorte, vous ouvrez la voie à une gouvernance par l’exception, où un simple rapport administratif remplace la décision du juge.

<strong>La refondation se fait avec la justice </strong>

La refondation doit se faire avec la justice, pas sans elle. Le VG a toujours transmis ses rapports au Procureur de la République près le Pôle économique et financier, ainsi qu’au président de la Section des comptes de la Cour suprême. Il serait donc plus judicieux d’attendre l’issue des procédures judiciaires avant de prendre des décisions à l’encontre des « incriminés ».

D’autant que dans un passé récent, certains rapports du VG, bien que incriminant des agents de l’Etat, n’ont débouché sur aucune condamnation, voire se sont révélés infondés. En clair, ces rapports ne sont ni des textes sacrés, ni des décisions de justice. Le BVG n’est pas un tribunal, et son rôle ne devrait pas être détourné pour justifier de sanctions administratives jugées hâtives.

La lutte contre la corruption et la mauvaise gouvernance est une exigence populaire, une condition essentielle à la refondation de l’État. Mais elle doit impérativement s’inscrire dans un cadre légal, respectueux des principes de justice et des droits des citoyens. Le président de la Transition a-t-il enclenché une révolution administrative ou inauguré un cycle d’instabilité institutionnelle ? L’avenir nous le dira.

<strong>Amadou Sidibé </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Après 7 années de dure labeur : Le VGAL Samba Alhamdou BABY fait ses cartons</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/apres-7-annees-de-dure-labeur-le-vgal-samba-alhamdou-baby-fait-ses-cartons-3102628.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/apres-7-annees-de-dure-labeur-le-vgal-samba-alhamdou-baby-fait-ses-cartons-3102628.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 14 Apr 2025 01:14:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Malien</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Après 7 années de dure labeur, l’</strong>Administrateur civil de classe exceptionnelle, 3<sup>ème</sup> échelon, M. Samba Alhamdou BABY fait ses cartons. Le 3<sup>ème</sup> VGAL du Mali a prêté serment le en avril 2018 devant la Cour Suprême. Il a y a quelques semaines, le quotidien L’Essor a publié un appel à candidature pour le remplacer. Seulement cet homme a mis la barre tellement haut que pour le remplacer, la Présidence doit trouver un cadre de son acabit. Lui qui a su faire du BVG une Institution Supérieure de Contrôle très respectée et reconnu, un vrai recours pour le citoyen à la recherche de bonne gouvernance dans un pays où les ressources publiques se raréfient dans un contexte de crise multidimensionnelle.

Je me suis amusé à compter les missions de vérification et d’évaluation de politiques publiques de Monsieur Baby sur le <a href="http://www.bvg-mali.org">www.bvg-mali.org</a>. Elles largement au-delà de 200. Il a aussi noué des partenariats nationaux et internationaux avec des pays comme le Canada, le Rwanda, etc.

Il parait qu’il y a des centaines de cadres qui se bousculent au portillon pour occuper le fauteuil du BABY. Mais combien peuvent l’occuper par le seul mérite ? Seul le Président de la république saurait bien nous le dire dans exactement deux semaines.

<strong> </strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>

&nbsp;

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion de l&amp;apos;ambassade du Mali à Accra au Ghana : Des irrégularités financières de plus de 61,29 millions FCFA sur lesquelles 24 673 406 FCFA régularisés.</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-lambassade-du-mali-a-accra-au-ghana-des-irregularites-financieres-de-plus-de-6129-millions-fcfa-sur-lesquelles-24-673-406-fcfa-regularises-3102424.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-lambassade-du-mali-a-accra-au-ghana-des-irregularites-financieres-de-plus-de-6129-millions-fcfa-sur-lesquelles-24-673-406-fcfa-regularises-3102424.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 12 Apr 2025 01:27:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La vérification financière a relevé des irrégularités financières d'un montant total de 61 293 799 FCFA. Sur ce montant, 24 673 406 FCFA ont été régularisés à la suite des travaux de vérification. Ainsi, le montant total non régularisé est de 36 620 393 FCFA. Ces irrégularités financières sont relatives au non-reversement des recettes collectées au Payeur Général du Trésor pour un montant de 17 197 659 FCFA ; au remboursement des frais médicaux indus à des diplomates pour un montant de 1 961 124 FCFA ; au non-reversement des surplus de fonds reçus pour le salaire du personnel pour un montant de 17 461 610 FCFA et à la non justification de l'absence des quittanciers.</em></strong>

la présente vérification porte sur la gestion de l'Ambassade du Mali à Accra en République du Ghana, au titre des exercices 2021, 2022, 2023 et 2024 (30 juin). Elle a pour objectif de s'assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses effectuées. Les travaux ont concerné les dépenses de personnel, de fonctionnement (entretiens et réparation des bâtiments et véhicules, indemnités de déplacement, assurances, bourses des étudiants, etc.), d'investissements ainsi que les envois de fonds par la Paierie Générale du Trésor (PGT), les recettes de chancellerie et de vente de timbres fiscaux. Cette mission de vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

La mission de vérification a constaté que le Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale ne procède pas au suivi régulier de l'installation et du rapatriement du personnel diplomatique nommé ou relevé. L'Ambassade ne dispose pas de manuel de procédures. L'Ambassade ne respecte pas la réglementation du pays d'élection en matière de prise en charge des salaires du personnel local. Le Secrétaire Agent Comptable (SAC) ne procède pas au rapprochement bancaire. L'Ambassade procède au paiement des dépenses non soutenues par l'Attestation de Service Fait. L'Ambassade ne respecte pas le plafond de disponibilités autorisé à être détenu en caisse. Le SAC ne tient pas des documents de la comptabilité-matières. Il ne tient pas des registres et documents comptables. L'Ambassade n'annule pas en fin d'année les quittances non utilisées. L'Ambassade a ouvert plusieurs comptes bancaires sans l'autorisation du Ministre chargé des Finances.

C'est pourquoi, la mission a recommandé au Ministre chargé des Affaires Etrangères de veiller diligemment à l'installation et au rapatriement du personnel diplomatique nommé ou relevé et de veiller à l'adoption de manuel de procédures pour les Ambassades.

L'Ambassadeur doit respecter la réglementation du pays d'élection en matière de prise en charge des salaires du personnel local ; veiller à l'annulation des quittances non utilisées et respecter la réglementation en vigueur en matière d'ouverture de compte bancaire.

Quant au SAC, il doit procéder au rapprochement bancaire ; exiger l'Attestation de Service Fait avant tout paiement ; respecter les dispositions relatives au plafond autorisé à être détenu en caisse ; tenir tous les documents de la comptabilité-matières conformément à la réglementation en vigueur ; tenir tous les registres et documents comptables et procéder à l'annulation des quittances non utilisées.  La vérification a également relevé des irrégularités financières d'un montant total de 61 293 799 FCFA. Sur ce montant, 24 673 406 FCFA ont été régularisés à la suite des travaux de vérification. Ainsi, le montant total non régularisé est de 36 620 393 FCFA. Ces irrégularités financières sont relatives au non-reversement des recettes collectées au Payeur Général du Trésor pour un montant de 17 197 659 FCFA ; au remboursement des frais médicaux indus à des diplomates pour un montant de 1 961 124 FCFA ; au non-reversement des surplus de fonds reçus pour le salaire du personnel pour un montant de 17 461 610 FCFA et à la non justification de l'absence des quittanciers. Les faits relevés dans le rapport de vérification qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière, notamment les irrégularités financières, ont été dénoncés au Procureur de la République chargé du Pôle National Economique et Financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême.

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ambassade du Mali à Accra au Ghana : Des irrégularités financières s’élevant à plus de 61,29 millions de FCFA sur lesquelles 24 673 406 FCFA ont été régularisés.</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/ambassade-du-mali-a-accra-au-ghana-des-irregularites-financieres-selevant-a-plus-de-6129-millions-de-fcfa-sur-lesquelles-24-673-406-fcfa-ont-ete-regularises-3102396.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/ambassade-du-mali-a-accra-au-ghana-des-irregularites-financieres-selevant-a-plus-de-6129-millions-de-fcfa-sur-lesquelles-24-673-406-fcfa-ont-ete-regularises-3102396.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 11 Apr 2025 11:51:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Ciwara Info</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La présente vérification porte sur la gestion de l’Ambassade du Mali à Accra en République du Ghana, au titre des exercices 2021, 2022, 2023 et 2024 (30 juin). Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses effectuées. Les travaux ont concerné les dépenses de personnel, de fonctionnement (entretiens et réparation des bâtiments et véhicules, indemnités de déplacement, assurances, bourses des étudiants, etc.), d’investissement ainsi que les envois de fonds par la Paierie Générale du Trésor (PGT), les recettes de chancellerie et de vente de timbres fiscaux.

Cette mission de vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong>Irrégularités administratives<a name="_TOC_250016"></a></strong>

La mission de vérification a constaté que le Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale ne procède pas au suivi régulier de l’installation et du rapatriement du personnel diplomatique nommé ou relevé. L’Ambassade ne dispose pas de manuel de procédures. L’Ambassade ne respecte pas la réglementation du pays d’élection en matière de prise en charge des salaires du personnel local. Le Secrétaire Agent Comptable (SAC) ne procède pas au rapprochement bancaire. L’Ambassade procède au paiement des dépenses non soutenues par l’Attestation de Service Fait. L’Ambassade ne respecte pas le plafond de disponibilités autorisé à être détenu en caisse. Le SAC ne tient pas des documents de la comptabilité-matières. Il ne tient pas des registres et documents comptables. L’Ambassade n’annule pas en fin d’année les quittances non utilisées. L’Ambassade a ouvert plusieurs comptes bancaires sans l’autorisation du Ministre chargé des Finances.

C’est pourquoi, la mission a recommandé au Ministre chargé des Affaires Etrangères de veiller diligemment à l’installation et au rapatriement du personnel diplomatique nommé ou relevé et de veiller à l’adoption de manuel de procédures pour les Ambassades.

L’Ambassadeur doit respecter la réglementation du pays d’élection en matière de prise en charge des salaires du personnel local ; veiller à l’annulation des quittances non utilisées et respecter la réglementation en vigueur en matière d’ouverture de compte bancaire.

Quant au SAC, il doit procéder au rapprochement bancaire ; exiger l’Attestation de Service Fait avant tout paiement ; respecter les dispositions relatives au plafond autorisé à être détenu en caisse ; tenir tous les documents de la comptabilité-matières conformément à la réglementation en vigueur ; tenir tous les registres et documents comptables et procéder à l’annulation des quittances non utilisées.

<strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 61 293 799 FCFA. Sur ce montant, 24 673 406 FCFA ont été régularisés à la suite des travaux de vérification. Ainsi, le montant total non régularisé est de 36 620 393 FCFA. Ces irrégularités financières sont relatives au non-reversement des recettes collectées au Payeur Général du Trésor pour un montant de 17 197 659 FCFA ; au remboursement des frais médicaux indus à des diplomates pour un montant de 1 961 124 FCFA ; au non-reversement des surplus de fonds reçus pour le salaire du personnel pour un montant de 17 461 610 FCFA et à la non justification de l’absence des quittanciers.

<strong>BVG</strong>

&nbsp;

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Plus d&amp;apos;un milliard FCFA volatilisé à la SOMAGEP :  Qui l&amp;apos;aurait cru qu&amp;apos;en 3 ans et 4 mois de gestion, l&amp;apos;on en serait là</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/plus-dun-milliard-fcfa-volatilise-a-la-somagep-qui-laurait-cru-quen-3-ans-et-4-mois-de-gestion-lon-en-serait-la-3101418.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/plus-dun-milliard-fcfa-volatilise-a-la-somagep-qui-laurait-cru-quen-3-ans-et-4-mois-de-gestion-lon-en-serait-la-3101418.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 02 Apr 2025 09:08:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Quelques jours après le limogeage de Dramane Coulibaly de la tête de la Société malienne de gestion de l'eau potable (SOMAGEP SA), un rapport de vérification financière est publié sur la gestion de cette entreprise publique. Un rapport dont le contenu sonne ses queues froides, tant les irrégularités administratives et financières constatées relèvent de l'amateurisme dans la gestion ou simplement du sabotage</strong>.

La lutte contre la corruption continue de plus bel. Avec l'avènement de la transition, l'on croyait que ce cancer ne pouvait plus prospérer. Hélas, les cadres maliens ont, certainement, ce cancer dans l'adrénaline. Même au cours de cette période de transition, ils n'hésitent pas à piller les ressources de l'Etat. Tel est le cas de la SOMAGEP, une société de fourniture d'eau potable dont le tout dernier directeur était réputé intègre, ce ayant fait parler de lui pendant le petit séjour qu'il a fait à la tête de la société EDM-SA chargée de la fourniture d'électricité. En tout cas, le rapport sectoriel du bureau du vérificateur général, rendu public en mars 2025 et portant sur la période de gestion des années 2021, 2022, 2023 et 2024 (30 avril) est accablant. Il fait ressortir un trou financier de 1,7 milliard FCFA (1 708 042 238 F). Sur ce montant, 83 117 770 FCFA ont été régularisés. Le reliquat non justifié et non régularisé est de 1,6 milliard (1 624 924 468 FCFA). Ce montant est constitué  d'irrégularités financières liées au non reversement de droits de timbre encaissés et de TVA (Taxe sur la valeur ajoutée ) non retenue à la source en passant au non-paiement des impôts et taxes ; au règlement de marchés sans exiger le paiement de la redevance de régulation ; à la non-déclaration de l’impôt sur le revenu des valeurs mobilières ; à la non-application des pénalités de retard sur des marchés et surtout à l’augmentations de salaire non prévues par l’accord d’établissement.

Cette irrégularité relative aux salaires démontre à suffisance que les dirigeants de la SOMAGEP n'ont aucun souci de satisfaire les populations qui souffrent de la pénurie d'eau potable, surtout en période de grande chaleur. Au contraire, ce sont leurs conforts personnels  qui les priment.

Le rapport de vérification indique que le DG Dramane Coulibaly, à l’époque des faits et le Directeur Financier et Comptable de la SOMAGEP-SA ont, irrégulièrement, procédé à des augmentations de salaire sans base légale. Le montant total indûment accordé s’élève à 259 814 500 FCFA dont 32 485 500 FCFA pour le Directeur Général, 868 000 FCFA pour le Directeur Général Adjoint et 226 461 000 FCFA pour les autres Directeurs.

Pour ce qui est des autres irrégularités financières, le rapport souligne qu'au titre des timbres, la SOMAGEP a perçu 553 249 949 FCFA qu'il n'a jamais versés au compte de l'État. Quant à la TVA non versée au service des impôts, elle s'élève à 76 232 194 FCFA.  L'impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux d’un montant total de 106 600 748 FCFA n'a pas non plus été versé à l'État. Le plus choquant des irrégularités financières est certainement celle relative à la réalisation de forages. Il ressort du rapport que les membres des commissions de réception des travaux de réalisation des forages ont réceptionné des travaux non conformes aux spécifications techniques. C'est pourquoi ces forages situés à Sangarébougou-Marseille Kouloubleni, Dioila, Fana, Naréna et Ségou ne sont pas productifs. Le montant total des irrégularités par rapport à ces forages est de 86 809 650 FCFA.

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CMDT :  Plus de 6 milliards de F CFA volatilisés</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/cmdt-plus-de-6-milliards-de-f-cfa-volatilises-3100988.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/cmdt-plus-de-6-milliards-de-f-cfa-volatilises-3100988.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 26 Mar 2025 09:23:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Selon le Bureau du Vérificateur général (BVG), des irrégularités financières de 6 297 779 909 F CFA ont été commises à la CMDT. Sur ce montant 2 016 937 814 F CFA ont été justifiés.</em></strong>

La présente vérification financière porte sur la gestion de la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT) au titre des exercices 2020, 2021, 2022, 2023 et 2024 (31 juillet). Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses. Les travaux de vérification ont porté sur le fonctionnement des organes d’administration et de gestion de la société, la passation, l’exécution et le règlement des marchés d’intrants agricoles, des appareils de traitement, de pièces d’usine et de garage et les fournitures de biens et services.

Ils ont également concerné le processus du traitement des salaires, les primes et indemnités de fonction du personnel ainsi que les déclarations fiscales et sociales, les états financiers et le contrôle des pièces comptables.

Cette mission de vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

La mission de vérification a constaté que La CMDT-Holding et ses filiales n’ont pas procédé à la publication des désignations et des cessations des fonctions des administrateurs au registre de commerce et du crédit mobilier. La CMDT-Holding et ses filiales ne procèdent pas à l’évaluation de tous les biens à la clôture des exercices. La CMDT-Holding n’a pas exigé des titulaires de marchés la souscription aux polices d’assurance. La CMDT-Holding et ses filiales ne respectent pas le seuil maximal des dépenses unitaires de la caisse. La CMDT-Holding a conclu des marchés avec des fournisseurs n’ayant pas soumis d’offre pour les lots dont ils sont attributaires. Elle ne respecte pas la procédure d’attribution de marchés d’engrais et de pesticides. Elle n’exige pas systématiquement des titulaires de marchés la fourniture des cautions de bonne fin d’exécution. Elle applique une taxe abrogée. Elle ne respecte pas les règles de passation des marchés en matière de transport de fibre de coton vers les ports. La CMDT-Holding n’a pas pris de dispositions pour le remboursement d’un prêt accordé à son personnel. Les Commissions de suivi et de contrôle des réceptions des filiales de la CMDT ne produisent pas de rapport de suivi et de contrôle des réceptions. Enfin, le chef du guichet unique d’émission des titres du commerce extérieur de la direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence a délivré des intentions d’importation pour des pesticides non autorisés.

C’est pourquoi, la mission a recommandé au président directeur général de la CMDT-Holding de veiller à la publication des désignations et des cessations des fonctions des administrateurs dans le registre de commerce et du crédit mobilier ; de veiller à l’évaluation de tous les biens de la société à la clôture de chaque exercice ; de veiller au respect du seuil maximal des dépenses unitaires de la caisse ; de conclure des marchés avec des fournisseurs ayant soumis des offres ; d’attribuer les marchés conformément aux stipulations des appels d’offres et aux dispositions du manuel de procédures de gestion des intrants et des appareils de traitement ; de respecter les règles de passation de marchés en matière de transport de fibre de coton et d’exiger les remboursements des prêts accordés au personnel.

Le Directeur financier et comptable de la CMDT-Holding doit procéder à l’évaluation de tous les biens de la société à la clôture de chaque exercice ; respecter le seuil maximal des dépenses unitaires de la caisse ; cesser l’enregistrement de la taxe de formation professionnelle dans la comptabilité de la CMDT-Holding et prendre les dispositions pour les remboursements des prêts accordés au personnel.

La mission a demandé au directeur des approvisionnements de la CMDT-Holding d’exiger des fournisseurs les attestations d’assurance, le cas échéant, et d’exiger systématiquement des titulaires de marché la fourniture des cautions de bonne fin d’exécution.

Quant au directeur des ressources humaines de la CMDT-Holding, il doit cesser l’application de la taxe d’apprentissage sur les salaires du personnel et prendre les dispositions pour les remboursements des prêts accordés au personnel.

Les administrateurs généraux des filiales de la CMDT doivent veiller à la publication des désignations et des cessations des fonctions des administrateurs dans le registre de commerce et du crédit mobilier.

Les chefs des services finances et comptabilité des filiales doivent procéder à l’évaluation de tous les biens des filiales à la clôture de chaque exercice et respecter le seuil maximal des dépenses unitaires de la caisse.

La mission a recommandé aux commissions de suivi et de contrôle des réceptions des filiales de produire des rapports de suivi et de contrôle des réceptions des intrants agricoles et des appareils de traitement.

Enfin, le chef du guichet unique d’émission des titres du commerce extérieur de la direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence doit respecter les dispositions légales et réglementaires en matière de délivrance des intentions d’importation pour des pesticides non autorisés.

<strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 6 207 779 909 F CFA sur lesquelles un montant de 2 016 937 814 F CFA a été justifié. Le reliquat du montant non-justifié est de 4 190 842 095 F CFA.

Ces irrégularités financières sont relatives à la favorisation de l’importation, de la réception, du paiement, du stockage et de l’utilisation de pesticides non homologués et importés sans dérogation pour un montant total de 2 700 060 000 F CFA ; à la non-mobilisation de caution de bonne fin d’exécution pour un montant total de 588 289 812 F CFA ; à la non-retenue de l’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux pour un montant total de 798 338 984 F CFA ; au paiement d’honoraires indus pour un montant total de 2 082 750 F CFA ; à l’octroi irrégulier d’appuis financiers pour un montant total de 95 868 980 F CFA et au paiement de TVA indues pour un montant total de 6 201 569 F CFA.

Les faits relevés dans le rapport de vérification qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière, notamment les irrégularités financières, ont été dénoncés au procureur de la République chargé du Pôle national économique et financier et transmis au président de la Section des comptes de la Cour suprême et au directeur général des impôts.<em> </em>

<em>Source </em>

<strong>Cecom BVG</strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rapport du BVG sur la CMDT : Au&#45;delà des chiffres, le choc des arguments</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/rapport-du-bvg-sur-la-cmdt-au-dela-des-chiffres-le-choc-des-arguments-3100817.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/rapport-du-bvg-sur-la-cmdt-au-dela-des-chiffres-le-choc-des-arguments-3100817.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 25 Mar 2025 01:41:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Rendu public, le 17 mars 2025, le Rapport de vérification financière sur la gestion de la Compagnie malienne pour le développement du textile (CMDT) courant 2020, 2021, 2022, 2023 et 2024 (31 juillet) défraie la chronique. Imputable essentiellement au paiement, au stockage et à l’utilisation de pesticides non homologués, à la non-mobilisation de caution de bonne fin d’exécution, le montant des « irrégularités » retenues se chiffre à 4 190 842 095 FCFA de nos francs. Le BVG relève notamment la non-retenue de l’Impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux, le paiement d’honoraires et de TVA indus et l’octroi ‘’irrégulier’’ d’appuis financiers à des structures. Cependant, par-delà le montant des « irrégularités financières » contenu dans le rapport, c’est la remise en cause de certaines affirmations de l’Entreprise incriminée qui intrigue et attire de plus en plus les attentions.

<strong>Entre incompréhension et mauvaise interprétation du Décret n°2023-0261/PT-RM !</strong>

Après vérification, il nous est revenu que l’équipe du bureau du Vérificateur Général reproche à l’administration de la holding la réception, le paiement, le stockage et l’utilisation de pesticides non homologués pour la campagne 2023-2024. Il s’agit des pesticides anti-jassides de type Ulala 500 WG, Jacobia 350 EC, Coryfène Max 350 EC, Flyer Plus 275 EC, pourtant utilisés pendant les deux campagnes précédentes sur instruction des chercheurs de l’Institut d'Economie Rurale (IER) et sur conseil du Programme Régional de Production Intégrée du Coton en Afrique (PR-PICA). Ces produits utilisés dans tous les pays de la sous-région se sont avérés seuls capables de lutter efficacement contre les jassides ravageurs du cotonnier. Et, curieusement, le BVG reproche à la CMDT une irrégularité qui s’élève à 2 700 060 000 F CFA.

En effet, pendant la campagne 2022/2023, les zones de production cotonnière du Mali et des pays de la sous-région ont été confrontées à une pullulation exceptionnelle des jassides, une espèce inconnue, qui va décimer plus de 50% de la production nationale de coton-graine attendue et faire chuter la production annuelle de 777 120 tonnes à 389 716 tonnes de coton graine. Pour maîtriser ces nouvelles espèces de jassides, les chercheurs du PR-PICA ont proposé de nouvelles matières actives, dont l'utilisation nécessite une dérogation de l'Etat et une autorisation spéciale d'importation, en attendant l'homologation de ces produits. C'est ainsi que, suivant le Décret N° 2023-0261/PT-RM du 24 avril 2023, l'autorisation est accordée, à titre exceptionnel, pour importer les produits anti-jassides au titre de la campagne 2023/2024. Faut-il noter, par ailleurs, que c'est grâce à ces produits - dont l’efficacité a été prouvée -, que la production cotonnière a pu être rehaussée et hisser le Mali au rang de 1er producteur de coton en Afrique au cours de la campagne 2023/2024, avec une production de 582 558 tonnes !

En outre, lesdits produits, il convient de le préciser, ont franchi sans le moindre problème le cordon douanier, en vertu du même Décret n°2023-0261/PT-RM et d’une intention d'importation de la DGCC que les fournisseurs avaient en leur possession. Doit-on en déduire un problème de compréhension et interprétation du Décret n°2023-0261/PT-RM du 24 avril 2023 ? En tout état de cause, c’est ce que les deux entités (Douane et DGCC) ont fourni les explications aux vérificateurs. Et il ressort de leur contestation que «la mention campagne agricole 2023- 2024 couvre les années 2023 et 2024». Et que c’est sur la base de ce Décret ainsi qu’avec la ferme conviction de sa reconduction, au regard de la psychose que les jassides ont laissée dans le monde des cotonculteurs, que des dispositions ont été prises en amont en vue de s'approvisionner en produits anti jassides pour la campagne 2024/2025.

La CMDT, selon ses explications, a agi dans le but de rehausser le niveau de la production cotonnière et d’éviter à tout prix une campagne désastreuse comme celle de 2022/2023. Cela, après que les chercheurs du PR-PICA, dont ceux de l'IER, ont recommandé l'utilisation de ces produits anti-jassides par les 8 pays du Programme, notamment lors de sa 16e Réunion-bilan, tenue à Bamako, en avril 2024. C’est à la suite de cette rencontre sous-regionale que la CMDT a annoncé avoir lancé, en août 2023, les appels d’offres y afférents, à l’effet d’alléger le coût de la campagne 2024/2025 et de faciliter l’acheminement de la production vers les usines d’égrenage par les camions de transport du coton. Par exemple, en allant prendre le coton dans les coopératives, ces derniers amènent les besoins desdites coopératives en engrais et pesticides.

Quant aux émissions de traites pour un montant de 2 700 060 000FCFA, elles n'ont pas été payées par la CMDT. En effet, par correspondance confidentielle en date du 5 décembre 2024 à la Banque Nationale de Développement Agricole (BNDA), la holding faisait opposition aux 3 traites émises et n'a pas honoré la couverture des traites échues. Dans la même veine, elle a également demandé aux trois fournisseurs, par correspondances respectives en date du 11 décembre 2024, de faire retourner lesdites traites. La CMDT, afin d'empêcher le paiement des traites en question, dit n'avoir pas fourni les fonds nécessaires pour leur couverture.

Malgré ces explications bien fournies et détaillées, les vérificateurs vont quand même retenir la faute de l’administration de la holding, probablement par incompréhensions voire une interprétation biaisée du Décret n°2023-0261/PT-RM du 24 avril 2023 relatif à l'importation et à l'utilisation des pesticides à titre exceptionnel. Lequel décret ne sera malheureusement jamais reconduit pour permettre de lutter contre les jassides, contrairement à certains pays comme le Burkina Faso, qui a donné des autorisations permanentes jusqu'à l'homologation desdits produits incriminés au Mali.

<strong>Quid des autres réserves soulevées par le BVG… ?</strong>

Les réserves du BVG portent également sur la mobilisation des cautions de bonne fin d’exécution, suite à des résiliations de contrats d’intrants agricoles et d’appareils de traitement. En effet, selon le BVG, la CMDT n’a pas mobilisé les cautions de bonne fin d’exécution pour 43 marchés sur les 102 ayant fait l’objet de résiliation. Et le montant de cette irrégularité, selon la mission de vérification, s’élève à 588 289 812 FCFA, après que la holding a apporté des justifications à 1 803 582 801 FCFA des 2 391 872 613 FCFA qu’on lui avait initialement reproches.

La direction de la CMDT a également expliqué qu’en dépit des multiples relances et des lettres de réclamation des cautions adressées aux fournisseurs concernés, elle n'a pas reçu une suite favorable concernant 5 contrats. Quant à la non fourniture et au retard dans la fourniture des cautions des marchés de la campagne 2024/2025, selon les mêmes explications fournies par la CMDT, ils sont essentiellement imputables au fait que les banques n'ont pas accompagné les fournisseurs à cause du non-paiement des traites. Pour ce qui est de la gestion des cautions et leur mobilisation, celles-ci étaient assurées par la Confédération des Sociétés Coopératives des Producteurs Coton (C-SCPC) jusqu'au transfert de la fonction à la CMDT par l'Etat. Par conséquent, seule la C-SCPC pourrait donner plus de précisions sur la mobilisation des cautions, soutient-elle, en demandant dans la foulée la reformulation des réserves émises en ce sens par le BVG.

La CMDT est également accusée d’avoir octroyé des appuis financiers non justifiés, accordés notamment à l’APEX MALI et le SYNNAPRO. Et aux termes de l’explication fournies par la holding, la subvention d'un montant de 20 000 000 FCFA accordée à l'APEX MALI est un appui à l'exportation du coton. Le coton étant le principal produit d'exportation du Mali, son développement et sa promotion sont du ressort de la CMDT à travers ces différentes actions. Quant au SYNNAPRO, il a bénéficié de deux subventions d'un montant total de 20 000 000 FCFA, soit 10 millions chacune. Ces subventions, à s’en tenir aux explications de la CMDT, sont des appuis réguliers que toutes les structures publiques accordent à leurs organisations syndicales. Au regard de ces justificatifs qu’elle a apportés aux vérificateurs, la CMDT a plaidé auprès de la mission de vérification pour l’abandon pur et simple des griefs y afférents, mais les arguments développés dans ce sens n’ont pas été pris en compte.

Selon les constats de la même mission de vérification, la CMDT-Holding est également fautive de n’avoir pas retenu l’Impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux (IBIC) sur le paiement d’honoraires à trois consultants ainsi que sur des frais de prestations payés à des transporteurs privés. Or, de l’analyse de la CMDT, l’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux n’est pas applicable au transport du coton-graine du champ vers les usines. Au demeurant, ajoute-on, les impôts ne l'ont jamais réclamé à travers leurs différentes missions de vérifications fiscales. Sauf que la constatation sera néanmoins maintenue, en dépit de la régularisation à hauteur de 798 338 984 FCFA, soit le montant non retenu de l’IBIC sur des honoraires payés à des consultants et sur des frais de prestations payés à des transporteurs privés. Motif pris du défaut de fiche de déclaration d’impôts renseignée, selon les vérificateurs.

<strong>Amidou Keita</strong>]]> </content:encoded>
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<title>La gestion de la CMDT épinglée par LE BVG pour plus de 6 milliards Fcfa de 2020 à 2024 : L&amp;apos;ex&#45;PDG Nango Dembélé dans de sales draps et bientôt devant la justice !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/la-gestion-de-la-cmdt-epinglee-par-le-bvg-pour-plus-de-6-milliards-fcfa-de-2020-a-2024-lex-pdg-nango-dembele-dans-de-sales-draps-et-bientot-devant-la-justice-3100400.html</link>
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<pubDate>Sat, 22 Mar 2025 01:20:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Favorisation du paiement et de l'utilisation </strong><strong>de pesticides non homologués et importés</strong><strong> sans dérogation pour 2 700 060 000 F CFA</strong>

<strong>Non-retenue de l'impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux pour 798 338 984 F CFA, non-mobilisation de caution de bonne fin d'exécution 588 289 812 F CFA</strong>

<strong><em>Le  contrôle du Bureau du Vérificateur général (BVG) sur la gestion de la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT) au titre des exercices 2020, 2021, 2022, 2023 et 2024 (31 juillet 2025) a relevé des irrégularités financières de 6 207 779 909 F CFA sur lesquelles 2 016 937 814 F CFA ont été justifiés. Le reliquat du montant non-justifié est de 4 190 842 095 F CFA. Ces irrégularités financières sont relatives à la favorisation de l'importation, de la réception, du paiement, du stockage et de l'utilisation de pesticides non homologués et importés sans dérogation pour un montant total de 2 700 060 000 F CFA ; à la non-mobilisation de caution de bonne fin d'exécution pour un montant total de 588 289 812 F CFA ; à la non-retenue de l'impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux pour un montant total de 798 338 984 F CFA ; au paiement d'honoraires indus pour un montant total de 2 082 750 F CFA ; à l'octroi irrégulier d'appuis financiers pour un montant total de 95 868 980 F CFA et au paiement de TVA indues pour un montant total de 6 201 569 F CFA. Ce rapport accable surtout la gestion de l'ex-PDG Nango Dembélé, qui a été limogé de son poste par le président de la Transition, le général d'armée Assimi Goïta tout comme le ministre de l'Agriculture Lassine Dembélé (il a été remplacé par Daniel Siméon Kéléma), par un décret en date du 16 juillet 2024. Nommé le 11 novembre 2020 à la tête de la CMDT, Dr. Nango Dembélé a été remplacé par Mamadou Moustapha Diarra, professeur d'enseignement supérieur. Aujourd'hui, Dr. Nango Dembélé se trouve dans le collimateur de la justice puisque les faits relevés dans le rapport du BVG ont été dénoncés au procureur de la République chargé du Pôle national économique et Financier et transmis au président de la Section des comptes de la Cour suprême et au directeur général des impôts.</em></strong>

a présente vérification financière du BVG porte sur la gestion de la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT) au titre des exercices 2020, 2021, 2022, 2023 et 2024 (31 juillet). Elle a pour objectif de s'assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses. Les travaux de vérification ont porté sur le fonctionnement des organes d'administration et de gestion de la Société, la passation, l'exécution et le règlement des marchés d'intrants agricoles, des appareils de traitement, de pièces d'usine et de garage et les fournitures de biens et services. Ils ont également concerné le processus du traitement des salaires, les primes et indemnités de fonction du personnel ainsi que les déclarations fiscales et sociales, les états financiers et le contrôle des pièces comptables. Cette mission de vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d'un montant total de 6 207 779 909 F CFA sur lesquelles un montant de 2 016 937 814 F CFA a été justifié. Le reliquat du montant non-justifié est de 4 190 842 095 F CFA.Ces irrégularités financières sont relatives à la favorisation de l'importation, de la réception, du paiement, du stockage et de l'utilisation de pesticides non homologués et importés sans dérogation pour un montant total de 2 700 060 000 F CFA ; à la non-mobilisation de caution de bonne fin d'exécution pour un montant total de 588 289 812 F CFA ; à la non-retenue de l'impôt sur les bénéficies industriels et commerciaux pour un montant total de 798 338 984 F CFA ; au paiement d'honoraires indus pour un montant total de 2 082 750  FCFA ; à l'octroi irrégulier d'appuis financiers pour un montant total de 95 868 980 F CFA et au paiement de TVA indues pour un montant total de 6 201 569 F CFA.

<strong>Le chef du Guichet unique d'émission des titres du commerce extérieur de la DNCC, le PDG, le directeur des approvisionnements et le directeur financier et comptable de la CMDT-Holding… ont, sans dérogation, favorisé l'importation, la réception, le paiement, le stockage et l'utilisation de pesticides non homologués.</strong>

L'équipe de vérification a constaté que <em>"le chef du Guichet unique d'émission des titres du commerce extérieur de la direction générale du commerce, de la consommation et de Ia concurrence, le président-directeur général, le directeur des approvisionnements et le directeur financier et comptable de la CMDT-Holding ont, sans dérogation, favorisé l'importation, la réception, le paiement, le stockage et l'utilisation de pesticides non homologués. En effet, par décret n°2023-0261/PT-RM du 24 avril 2023 relatif à l'importation et à l'utilisation des pesticides à titre exceptionnel, le gouvernement avait autorisé l'importation et l'utilisation des pesticides anti-jassides uniquement pour la campagne agricole 2023-2024. Toutefois, aucune dérogation n'a été donnée en ce qui concerne l'importation et l'utilisation des pesticides anti-jassides au titre de la campagne agricole 2024-2025. En l'absence de cette dérogation, le chef du Guichet unique d'émission des titres du commerce extérieur de la direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence a délivré les intentions d'importation aux importateurs d'insecticides anti-jassides au titre de la campagne agricole 2024-2025".</em>

Le rapport précise que <em>"sur la base de ces intentions d'importation, les bénéficiaires ont importé les pesticides anti-jassides de type ULALA 500 WG, JACOBIA 350 EC, Coryfène Max 350 EC, Flyer Plus 275 EC. Le PDG, le directeur des approvisionnements et le directeur financier et comptable de la CMDT-Holding ont lancé des appels d'offres internationaux depuis août 2023 portant sur l'achat de pesticides anti-jassides au titre de la campagne agricole 2024-2025 alors que l'importation et l'utilisation desdits pesticides n'étaient pas encore autorisées par le gouvernement. Après la réception des offres et la signature des contrats, le PDG de la CMDT-Holding a, par lettres n°0807, n°0808, n°0809, n°0810 et n°0811, toutes en date du 7 mars 2024, demandé l'autorisation spéciale d'importation d'insecticides anti-jassides au titre de la campagne agricole 2024-2025. Le ministre de l'Agriculture a envoyé les différentes demandes d'autorisation au directeur national de l'agriculture pour éléments de réponse suivant Bordereau d'envoi n°0103 MA-SG du 20 mars 2024. En réponse, le directeur national de l'agriculture a adressé ses éléments de réponse au ministre de l'Agriculture suivant lettre n°0105/MA-SGDNA du 25 mars 2024. Par la suite, le ministre de l'Agriculture a, par bordereau d'envoi n°2024-176/MA-SG du 30 avril 2024, adressé au secrétaire général du gouvernement une communication écrite relative à l'importation et à l'utilisation des pesticides, à titre exceptionnel, des produits anti-jassides.</em> <em>N'ayant pas attendu la réponse à sa demande de dérogation, le PDG de la CMDT a réceptionné en mai 2024 et payé en juin 2024 les pesticides anti-jassides alors que le décret autorisant, à titre exceptionnel, leur importation et leur utilisation en République du Mali pour la campagne agricole 2024-2025, n'avait pas encore été pris. Il s'ensuit qu'en l'absence d'autorisation formelle et sans la moindre dérogation, des pesticides non homologués ont été introduits sur le territoire national, stockés dans les magasins de la CMDT-SA et utilisés par des producteurs. Plus récemment, le PDG entrant a, par lettre n°0230/CMDT/HOLDING/DRH/SAPAS/id du 2 septembre 2024 adressée aux administrateurs généraux des filiales, demandé l'arrêt de l'utilisation desdits pesticides. Après la transmission du rapport provisoire, la CMDT a mis à la disposition de l'équipe de vérification la Lettre confidentielle n°069-DFC-MHT du 5 décembre 2024 adressée à la BNDA par laquelle elle fait opposition au règlement des trois (3) traites émises d'un montant total de 2 700 060 000 F CFA. Elle a également fourni les lettres confidentielles 24 Gestion de la Compagnie malienne pour le développement des textiles - Vérification financière - Exercices : 2020, 2021, 2022, 2023 et 2024 (31 juillet) n°11059, n°11060 et n°11061-DFC-MHT du 11 décembre 2024 à travers lesquelles elle a demandé aux trois (3) fournisseurs de faire retourner les traites. Elle a enfin fourni la lettre n°2000SA-031-2024 du 30 décembre 2024 d'un fournisseur qui a fait retourner sa traite d'un montant de 569 400 000 F CFA MDT".</em>

Par la suite, précise le rapport, <em>"le Vérificateur général a, par Lettre n°conf.0349/2025/BVG du 12 mars 2025 adressée au directeur général de la BNDA, demandé si la banque a effectivement accepté l'opposition au règlement des traites qui lui a été adressée par la CMDT. En réponse, le directeur général de la BNDA a, par lettre n°02346 DG/24 du 13 mars 2025, informé le Vérificateur général que les traites seront honorées puisque légalement l'opposition au paiement d'une traite ne peut être acceptée que dans des cas strictement définis, notamment en cas de perte, vol, falsification ou procédure collective affectant le bénéficiaire du titre. De plus, la BNDA a signalé qu'une des trois traites a déjà fait l'objet d'escompte partiel dans ses livres à hauteur à hauteur de 600 millions F CFA. Le montant de l'irrégularité financière s'élève alors à 2 700 060 000 F CFA".</em>

<strong>Le directeur financier et comptable n'a pas mobilisé </strong><strong>des cautions de bonne fin d'exécution suite à des résiliations</strong><strong> de contrats d'intrants agricoles et d'appareils de traitement.</strong>

S'agissant des résiliations de contrats d'intrants agricoles et d'appareils de traitement, la mission de contrôle a constaté que <em>"le directeur financier et comptable n'a pas mobilisé des cautions de bonne fin d'exécution. En effet, le PDG a signé 102 lettres de résiliation partielle ou totale de marchés d'intrants agricoles et d'appareils de traitement suite à des retards de livraison en demandant au DFC de mobiliser les cautions de bonne fin d'exécution y afférentes. Le DFC n'a pas mobilisé les cautions de bonne fin d'exécution de 43 marchés sur les 102 ayant fait l'objet de résiliation. Le montant de cette irrégularité s'élève à 2 391 872 613 F CFA. Toutefois, après la transmission du rapport provisoire, le DFC a fourni les preuves de cautions mobilisées à travers les banques ou retenues sur les factures au moment de leurs paiements et présenté la situation des cautions non mobilisables car non fournies et les marchés non payés pour un montant total de 1 803 582 801 F CFA. Le montant des cautions non mobilisées s'élève alors à 588 289 812 F CFA".</em>

<strong>Le directeur financier et comptable, les administrateurs </strong><strong>généraux et les chefs de Service finances et comptabilité </strong><strong>des filiales de la CMDT-Holding n'ont pas retenu l'IBIC.</strong>

En ce qui concerne l'IBIC, les enquêteurs ont constaté que <em>"le directeur financier et comptable, les administrateurs généraux et les chefs de service finances et comptabilité des filiales de la CMDT-Holding n'ont pas retenu l'IBIC sur des honoraires payés à des consultants et sur des frais de prestations payés à des transporteurs privés. En effet, au niveau de la direction générale de la CMDT-Holding, le directeur financier et comptable n'a pas prélevé, sur des honoraires de trois (3) consultants titulaires de marchés de la CMDT-Holding ne disposant pas de Numéro d'identification fiscal, la retenue de 15% au titre de l'IBIC, soit 1 680 670 F CFA. Elle a également constaté au niveau des filiales, que les administrateurs généraux et les chefs services finances et comptabilité des filiales n'ont pas prélevé, sur les paiements effectués au profit des transporteurs privés titulaires de marchés de la CMDT-Holding ne possédant pas de Numéro d'identification fiscal, la retenue de 15 % au titre de l'IBIC, soit 796 658 314 F CFA au titre des exercices </em>2023 et 2024 (31 juillet). Le montant total de l'IBIC non retenu s'élève à 798 338 984 FCFA".

<strong>Le PDG s'est octroyé des indemnités indues</strong>

Parlant des indemnités indues, l'équipe de vérification a constaté que <em>"le PDG de la CMDT-Holding s'est octroyé des indemnités indues. En effet, il s'est octroyé, une indemnité de 1 500 000 F CFA en qualité de membre de la commission d'ouverture des plis des appels d'offres internationaux pour la fourniture d'intrants agricoles et appareils de traitement au titre de la campagne agricole 2024-2025 et une indemnité de 3 000 000 F CFA comme membre de la commission d'analyse des offres des mêmes appels d'offres. Ces indemnités n'ont pas fait l'objet d'approbation du conseil d'administration. Le montant total de l'irrégularité est de 4 500 000 F CFA. Toutefois, après la transmission du rapport provisoire, le PDG a remboursé la somme de 4 500 000 F CFA. En effet, la CMDT-Holding a mis à la disposition de l'équipe de vérification l'extrait de son compte bancaire montrant le reversement du montant de 4 500 000 F CFA. Le montant a été remboursé suivant le bordereau de versement n°796795 du 13 février 2025 sur le compte bancaire de la CMDT domicilié à BDM-SA".</em>

<strong>L'administrateur général et le chef de division financière et comptable de la Filiale Ouest, l'administrateur général et le chef de service financier et comptable de la Filiale Sud de la CMDT ont procédé à des paiements indus.</strong>

S'agissant des paiements indus, la mission de contrôle du BVG a constaté que <em>"l'administrateur général et le chef de division financière et comptable de la Filiale Ouest, l'administrateur général et le chef de service financier et comptable de la Filiale Sud de la CMDT-SA ont procédé à des paiements indus. En effet, à l'occasion des visites techniques des véhicules des Filiales Ouest et Sud de la CMDT-SA, ils ont payé à des agents chargés desdites visites, des montants indus sous l'appellation d'honoraires. Le montant total indu payé s'élève à 2 082 750 F CFA dont 290 000 FCFA au titre de la Filiale Ouest et 1 792 750 FCFA au titre de la Filiale Sud".</em>

<strong>Le PDG a octroyé des appuis financiers non justifiés.</strong>

L'équipe de vérification a constaté également que <em>"le PDG a octroyé des appuis financiers non justifiés. En effet, il a utilisé les fonds de la société pour servir d'appuis financiers à des ministères, à l'Assemblée permanente des chambres d'agriculture, à des autorités administratives et à des tiers qui ne sont pas soutenus par les pièces justificatives requises. Le montant total des appuis financiers irrégulièrement accordés par le PDG durant la période sous revue s'élève à 288 268 980 F CFA. Toutefois, après la transmission du rapport provisoire, la CMDT a fourni les pièces justificatives des appuis financiers pour un montant total de 192 400 000 F CFA. Le montant total des appuis financiers irrégulièrement accordés par le PDG durant la période sous revue s'élève alors à 95 868 980 F CFA".</em>

<strong>Le directeur financier et comptable a payé des TVA indues</strong>

L'équipe de vérification a constaté que <em>"le DFC de la CMDT-Holding a payé des TVA indues à des prestataires. En effet, il a appliqué le taux de 18 % de TVA sur des marchés de matériels, services et équipements exonérés ou imposables au taux de 5 % tels que les matériels informatiques, les recettes se rattachant à la fourniture d'éléments d'information et les équipements solaires. Le montant total de TVA indues payées s'élève à 6 884 069 F CFA. Toutefois, après la transmission du rapport provisoire, la CMDT a prouvé que la TVA de 682 500 F CFA payée au titre du contrat n°45/2021/DA relatif à la remise en état des installations et équipements de distribution de carburant est bien due au regard de la nature du marché. Le montant total des TVA indues payées s'élève à 6 201 569 F CFA". </em>

<strong>S'agissant des irrégularités administratives</strong>

La mission de vérification a constaté que la CMDT-Holding et ses Filiales n'ont pas procédé à la publication des désignations et des cessations des fonctions des administrateurs au registre de commerce et du crédit mobilier. La CMDT-Holding et ses Filiales ne procèdent pas à l'évaluation de tous les biens à la clôture des exercices.

<strong>La CMDT-Holding et ses Filiales n'ont pas procédé à la publication</strong><strong> des désignations et des cessations des fonctions des administrateurs au registre de commerce et du crédit mobilier.</strong>

L'équipe de vérification a constaté que la CMDT-Holding et ses Filiales n'ont pas procédé à la publication des désignations et des cessations des fonctions des administrateurs au registre de commerce et du crédit mobilier. En effet, aucun document attestant la publication des actes de désignation et de fin de fonction des administrateurs de la CMDT-Holding et de ses Filiales au registre de commerce et du crédit mobilier, excepté celui du PDG, n'a pu être mis à la disposition de l'équipe de vérification.

<strong>La CMDT-Holding et ses Filiales ne procèdent pas à </strong><strong>l'évaluation de tous les biens à la clôture des exercices.</strong>

L'équipe de vérification a constaté que <em>«la CMDT-Holding et ses Filiales ne procèdent pas à l'évaluation de tous les biens à la clôture des exercices comptables. En effet, la CMDT-Holding établit des bilans qui retracent une constance des valeurs des parcelles alors que le terrain est une immobilisation qui prend de la valeur depuis son inscription au bilan. Il en est de même pour les filiales qui disposent des terrains nus, inscrits au bilan avec les mêmes valeurs d'origine non évaluées en valeurs actuelles. Enfin, aucun rapport d'évaluation des immobilisations n'a été mis à la disposition de l'équipe de vérification. </em>

<em>L'absence d'évaluation des parcelles prive la Société d'informations actualisées sur son patrimoine et ne permet pas de s'assurer de la fiabilité des états financiers».</em>

<strong>La CMDT-Holding n'a pas exigé des titulaires de marchés</strong><strong> la souscription aux polices d'assurance</strong>

L'équipe de vérification a constaté que <em>«la CMDT-Holding n'a pas exigé des titulaires de marchés la souscription aux polices d'assurance pour l'acquisition des pièces d'usine et des intrants. En effet, l'examen des dossiers de marchés mis à la disposition de l'équipe de vérification a révélé l'absence d'attestation d'assurance. C'est le cas, à titre illustratif, des marchés n°01/2023/DA du 13 janvier 2023 relatif à la fourniture de sacheries de semences de coton et n°13/2023/DA du 8 juin 2023 relatif à l'achat de feuillards en polyester.</em>

<em>La non-souscription à des polices d'assurance par les titulaires des marchés ne permet pas de couvrir les dommages de la Société en cas de sinistre».</em>

<strong>La CMDT-Holding et ses Filiales ne respectent pas le </strong><strong>seuil maximal des dépenses unitaires de la caisse.</strong>

L'équipe de vérification a constaté que <em>«la CMDT-Holding et ses Filiales ne respectent pas le seuil maximal des dépenses unitaires de la caisse. En effet, elles ont effectué sur la caisse des dépenses d'achat de cartes de recharge téléphoniques et de vignette automobile dont les montants sont supérieurs au seuil plafond de 200 000 F CFA indiqué dans les manuels de procédures. Le non-respect du seuil maximal des dépenses de la caisse ne facilite pas une bonne maîtrise des opérations et peut engendrer une mauvaise gestion des ressources financières de la Société». </em>

<strong>La CMDT-Holding a conclu des marchés avec des fournisseurs n'ayant pas soumis d'offre pour les lots dont ils sont attributaires.</strong>

Les enquêteurs du BVG ont constaté que <em>"la CMDT-Holding a conclu des marchés avec des fournisseurs d'engrais et de pesticides n'ayant pas soumis d'offre pour les lots dont ils sont attributaires. En effet, le PDG et le DGA ont conclu des marchés avec 10 fournisseurs d'engrais et de pesticides en leur attribuant des lots pour lesquels ils n'ont pas soumis d'offre. La conclusion de marchés avec des fournisseurs qui n'ont pas soumis d'offre ne permet pas à la CMDT-Holding de mobiliser les garanties de soumission d'offres en cas de non-respect des clauses contractuelles".</em>

<strong>La CMDT-Holding ne respecte pas la procédure d'attribution </strong><strong>de marchés d'engrais et de pesticides.</strong>

La mission de contrôle du BVG a constaté que <em>"la CMDT-Holding ne respecte pas la procédure d'attribution de marchés d'engrais et de pesticides. En effet, le PDG a attribué les marchés d'engrais, de pesticides et d'appareils de traitement au titre de la Campagne agricole 2024-2025 sans tenir compte des résultats du rapport d'analyse des offres et en l'absence de conclusion de l'analyse des offres réalisée en fonction de critères précis, prédéfinis et vérifiables. Aussi, le procès-verbal d'examen du rapport d'analyse des offres et la preuve de la répartition des marchés en fonction des garanties que présentent les soumissionnaires n'ont pu être mis à la disposition de l'équipe de vérification. Le non-respect de la procédure d'attribution des marchés peut entrainer des insuffisances dans l'approvisionnement des producteurs en intrants et matériels Agricoles et compromettre la campagne agricole".</em>

<strong>La CMDT-Holding n'exige pas systématiquement des titulaires de </strong><strong>marchés la fourniture des cautions de bonne fin d'exécution.</strong>

L'équipe de vérification a constaté que <em>"la CMDT-Holding n'exige pas systématiquement des titulaires de marchés la fourniture des cautions de bonne fin d'exécution. En effet, elle n'a pu fournir à l'équipe de vérification les cautions de bonne fin d'exécution de 31 sur 102 marchés d'intrants agricoles et d'appareils de traitement conclus au titre de la campagne Agricole 2024-2025. De plus, l'équipe de vérification a constaté que des fournisseurs accusent un retard allant de 1 à 135 jours dans la fourniture des cautions de bonne fin d'exécution.</em>

<em>L'absence de caution de bonne fin d'exécution ne permet pas à la CMDT de compenser ses pertes en cas de défaillance des fournisseurs dans l'exécution des marchés".</em>

<strong>La CMDT-Holding applique une taxe abrogée.</strong>

L'équipe de vérification a constaté que <em>"la CMDT-Holding applique une taxe abrogée. En effet, le directeur des ressources humaines a appliqué la taxe de formation professionnelle sur la masse salariale payée au personnel de juillet 2023 à juillet 2024, malgré sa suppression depuis 2019. Le directeur financier et comptable poursuit, pour sa part, l'enregistrement de cette charge en comptabilité jusqu'en novembre 2024, entraînant une augmentation des charges et un impact négatif sur le résultat. L'application d'une taxe abrogée compromet l'image fidèle, la sincérité, la régularité et la transparence des états financiers, en augmentant artificiellement les charges et en impactant négativement la rentabilité de la Société".</em>

<strong>La CMDT-Holding ne respecte pas les règles de passation des marchés en matière de transport de fibre de coton vers les ports.</strong>

L'équipe de vérification a constaté que "la CMDT-Holding ne respecte pas les procédures de passation de marchés en matière de transport de la fibre de coton vers les ports. En effet, le président directeur général a signé, le 23 octobre 2019, un protocole d'accord avec le Conseil malien des transporteurs routiers dans le cadre des opérations de transport de la fibre de la CMDT au titre des campagnes 2019-2020, 2020-2021, 2021-2022, 2022-2023, 2023-2024 et 2024-2025 qui ne repose pas sur un appel d'offres et ne satisfait pas les critères d'un recours de marché par entente directe.

Le non-respect des règles de passation des marchés en matière de transport de la fibre de coton ne garantit pas la transparence des opérations et peut compromettre le principe de l'économie dans la passation des marchés".

<strong>La CMDT-Holding n'a pas pris de dispositions pour le remboursement d'un prêt accordé à son personnel.</strong>

L'équipe de vérification a constaté que <em>"la CMDT-Holding n'a pas pris de dispositions pour le remboursement d'un prêt accordé à son personnel. En effet, le directeur des ressources humaines de la CMDT-Holding a adressé, le 6 juin 2023, une demande de prêt de cession de mouton au personnel permanent de la CMDT-Holding au PDG de la CMDT-Holding. Sur la base de cette demande, le PDG de la CMDT-Holding a viré un montant de 303 900 000 F CFA sur le compte bancaire du fonds social. L'équipe de vérification a également constaté que le virement a été imputé sur un compte d'attente et non sur un compte de prêt. Cette pratique ne crée ainsi aucune obligation de remboursement du prêt par le fonds social et le personnel à la CMDT. Après la transmission du rapport provisoire, la CMDT a fourni les preuves du remboursement du prêt, excepté un solde de 4 429 998 F CFA qui sera remboursé par le fonds social, car considéré comme irrécouvrable".</em>

<strong>Les commissions de suivi et de contrôle des réceptions des filiales de la CMDT ne produisent pas de rapport de suivi et de contrôle des réceptions</strong>

L'équipe de vérification a constaté que <em>"les commissions de suivi et de contrôle des réceptions des Filiales de la CMDT ne produisent pas de rapport de suivi et contrôle des réceptions. En effet, aucun rapport de suivi et de contrôle n'a pu être fourni à l'équipe de vérification.L'absence de rapport de suivi et de contrôle des réceptions ne permet pas de s'assurer de l'effectivité des quantités et de la qualité des livraisons".</em>

<strong>Le chef du Guichet unique d'émission des titres du commerce extérieur de la direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence a délivré des intentions d'importation pour des pesticides non autorisés.</strong>

L'équipe de vérification a constaté que <em>"le chef du Guichet unique d'émission des titres du commerce extérieur de la direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence a délivré des intentions d'importation pour des pesticides non autorisés. En effet, il a délivré les intentions d'importation aux importateurs d'insecticides anti jassides sur la base du décret n°2023-0261/PT-RM du 24 avril 2023 qui accorde la dérogation seulement pour la campagne Agricole 2023- 2024 et non pour la campagne agricole 2024-2025 dont le décret de dérogation n'est pas encore signé. La délivrance d'intentions d'importation pour des pesticides non autorisés peut causer des dommages importants sur les ressources environnementales et compromettre la santé animale et humaine".</em> Les faits relevés dans le rapport de vérification qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière, notamment les irrégularités financières, ont été dénoncés au procureur de la République chargé du Pôle national économique et financier et transmis au président de la Section des comptes de la Cour suprême et au directeur général des impôts. <strong>        </strong>

<strong> El Hadj A.B.HAIDARA avec le rapport du BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>SOMAGEP&#45;SA : Plus de 1,708 milliards de F CFA volatilisés</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/somagep-sa-plus-de-1708-milliards-de-f-cfa-volatilises-3100535.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 22 Mar 2025 01:19:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La Société malienne de gestion de l’eau potable (Somagep-SA), a enregistré au cours des quatre dernières années, 1 708 042 238</em></strong> <strong><em>F CFA d’irrégularités financières. Sur ce montant, 83,18 millions de F CFA ont été régularités. Un constat du Bureau du Vérificateur général.</em></strong>

La présente vérification porte sur la gestion de la Société malienne de gestion de l’eau potable (Somagep-SA), au titre des exercices 2021, 2022, 2023 et 2024 (30 avril). Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de dépenses. Les travaux de vérification ont porté sur les procédures de passation, d’exécution et de règlement des marchés et les dépenses de fonctionnement ainsi que la gouvernance.

Cette mission de vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<a name="_TOC_250016"></a>La mission de vérification a constaté que le Premier ministre a signé une convention autorisant la Somagep-SA -SA à réaliser des investissements ne rentrant pas dans ses attributions. Le Conseil d’administration de la Somagep-SA -SA n’établit pas de rapport de gestion. <a name="_TOC_250015"></a>La Somagep-SA -SA ne soumet pas ses plans de passation à l’approbation de la Direction générale des Marchés publics et des Délégations de Service Public (DGMP-DSP) dans les délais requis. Elle ne publie pas régulièrement l’avis général indicatif. Elle ne procède pas régulièrement à l’inventaire des immobilisations et au paiement de l’intégralité de l’Assurance Maladie Obligatoire. De plus, elle ne paie pas régulièrement la redevance de régulation de la CREE.

C’est pourquoi, la mission a recommandé au Premier ministre de procéder à l’annulation de la convention conclue le 10 mai 2019 entre le Premier Ministre et la Somagep-SA -SA pour la réalisation d’infrastructure par la Somagep-SA -SA.

Quant au Président du Conseil d’administration, il doit veiller à la production des rapports de gestion conformément à la réglementation en vigueur.

Enfin, conformément à la réglementation en vigueur, le Directeur général de la Somagep-SA -SA doit soumettre les plans de passation des marchés à la DGMP-DSP; publier chaque année un avis général indicatif de passation des marchés; procéder à l’inventaire du patrimoine chaque année ; mettre à jour le paiement de l’Assurance Maladie Obligatoire et mettre à jour le paiement de la redevance de régulation de la CREE.

<strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 1 708 042 238 F CFA. Sur ce montant 83 117 770 F CFA ont été régularisés. Ainsi, le montant total non justifié et non régularisé est de 1 624 924 468 F CFA.

Ces irrégularités financières sont relatives au non-reversement des droits de timbre encaissés pour un montant total de 553 249 949 F CFA ; à la non-application des pénalités de retard pour un montant total de 600 797 738 F CFA ; au non-paiement de la redevance de régulation et à la présentation d’un faux reçu de paiement de la redevance de régulation pour un montant total de 12 178 010 F CFA ; aux réceptions non conformes pour un montant de 86 809 650 F CFA ; aux avantages indus accordés à certains travailleurs pour un montant de 259 814 500 F CFA ; au non-reversement de la TVA retenue à la source pour un montant de 134 424 F CFA ; à la non-déclaration de l’Impôt sur le revenu des valeurs mobilières pour un montant de 5 339 449 F CFA ; au non-paiement des impôts et taxes pour un montant de 106 600 748 F CFA.

Les faits relevés dans le rapport de vérification qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière, notamment les irrégularités financières, ont été dénoncés au Procureur de la République chargé du Pôle national économique et financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Directeur général des Impôts.

<strong><em>Source</em></strong>

<strong>Cecom BVG</strong>

&nbsp;

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</item>

<item>
<title>Ministère de l’Agriculture :   758 millions FCFA volés !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/ministere-de-lagriculture-758-millions-fcfa-voles-3100060.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 19 Mar 2025 09:31:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le rapport du Bureau du Vérificateur Général sur la gestion du Ministère de l'Agriculture est tombé tel un couperet. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il révèle un scandale financier d'une ampleur accablante. Entre fraudes fiscales, manipulations de chiffres et irrégularités financière, la gestion de ce ministère s'apparente à une véritable hémorragie budgétaire. En tout, pas moins de 1 138 597 025 FCFA d’irrégularités ont été relevés, dont 758 637 025 FCFA demeurent jusque-là encore introuvables et non justifiés.</strong>

L’enquête, qui couvre la période du 1er juillet 2023 au 31 juillet 2024, a levé le voile sur des pratiques aussi douteuses qu’illégales. Parmi les multiples infractions relevées, le fractionnement abusif des dépenses est une stratégie bien huilée au sein du ministère pour contourner les appels d’offres. Un véritable jeu de passe-passe orchestré par le Directeur des Finances et du Matériel, qui a ainsi réussi à dilapider 139 374 727 FCFA en morcelant des commandes similaires afin d’échapper aux règles de transparence.

Parmi les pratiques frauduleuses, le rapport parle de 14 868 000 FCFA pour des portes en aluminium, fractionnées en trois demandes de cotation ; 59 117 764 FCFA en matériels électriques, découpés en 13 demandes de cotation ; 13 529 880 FCFA pour l’installation de lampadaires solaires, divisée en trois demandes ; 34 402 900 FCFA pour des onduleurs, saucissonnés en sept demandes et 17 456 183 FCFA pour des consommables informatiques, éparpillés sur six demandes. Des stratagèmes grossiers qui violent, ouvertement, les dispositions des articles 33.3 du Décret n°2015-0604/P-RM et 22 de l’Arrêté n°2015-3721/MEF-SG, censés garantir une gestion rigoureuse des finances publiques.

<strong>Détournement flagrant du don de la Banque Mondiale</strong>

Dans le cadre du Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest (PRSA), la Banque Mondiale avait offert 25 000 tonnes de blé pour soutenir la sécurité alimentaire au Mali. Mais là encore, l’opération a été détournée à des fins obscures. La première irrégularité est la minoration du prix de vente de ce blé. Officiellement, la tonne devait être vendue à 142 345 FCFA, mais une manœuvre de la Commission de suivi a rabaissé ce prix à 138 342 FCFA, causant une perte directe de 98 876 702 FCFA pour l’État. Pire, des quantités de blé ont, purement et simplement, disparu ! Les contrats de vente initiaux mentionnaient 24 996 tonnes, mais les documents finaux n’indiquent plus que 24 700,65 tonnes. Ce qui donne un trou inexpliqué de 295,35 tonnes.

<strong>Où est passé le magot ?</strong>

La question en vaut la chandelle. En attendant, le Vérificateur Général a transmis et dénoncé les faits au président de la section des comptes de la Cour Suprême et au Procureur de la République du Pôle National Economique et Financier. Ils sont relatifs à des fractionnements des dépenses pour un montant total de 139 374 727 FCFA ; à la minoration du prix de vente du blé pour un montant total de  98 876 702 FCFA ;  à la non justification de 295,350 tonnes de blé pour un montant total de 42 041 596 FCFA ;  au non-règlement des factures d’achat de l’urée pour un montant total de 359 744 000 FCFA ;  au non-reversement des montants recouvrés auprès des producteurs pour un montant total de 118 600 000 FCFA.

Face à cette cascade de fraudes, une question brûlante se pose : qui sont les responsables de ces gabegies financières et quelle sera la réaction de nos autorités ?

Ce rapport financier pour le moins accablant ne doit pas rester comme une lettre morte dans les tiroirs. Mais connaissant les lenteurs et l’opacité du système, combien parient que les coupables seront inquiétés ?

Alors que les paysans maliens peinent à obtenir des engrais, que les terres souffrent de l’assèchement et que les consommateurs voient les prix des céréales s’envoler, une poignée de hauts fonctionnaires s’enrichit, tranquillement, sur le dos de la nation. Cette situation doit-elle continuer ? En tout cas, le temps est le meilleur juge.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ambassade du Mali à Abu Dhabi : Plus de 200 millions FCFA ‘’mangé’’ : le Général Mamary Camara et ses hommes dans le collimateur de la justice</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/ambassade-du-mali-a-abu-dhabi-plus-de-200-millions-fcfa-mange-le-general-mamary-camara-et-ses-hommes-dans-le-collimateur-de-la-justice-3100053.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 19 Mar 2025 09:29:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les autorités de la transition continuent la traque des criminels à col blanc. Tous les secteurs de l'Etat sont concernés, y compris celui des diplomates. C'est dans ce cadre que la gestion de l'Ambassade du Mali auprès des Emirats arabes Unis avec résidence à Abu Dhabi a fait l'objet d'une vérification financière de la part du Bureau du Vérificateur général (BVG). Le constat est accablant.</strong>

Portée sur les exercices  2021, 2022, 2023 et 2024 (30 septembre), la vérification a fait ressortir des irrégularités financières qui s'’élèvent à  plus de 200 millions de nos francs (202 071 532 FCFA). Une période au cours de laquelle, l'actuel Ambassadeur du Mali au Rwanda, le Général de Brigade Mamary Camara, était à la tête de la représentation diplomatique du Mali à Abu Dhabi.

En clair, l'ancien gouverneur de Koulikoro, Général Mamary Camara, bombardé Ambassadeur du Mali à Abu Dhabi de 2021 à septembre 2024 est lié, de prêt ou de loin, à la mauvaise gestion des fonds à la représentation diplomatique du Mali dans ce pays du golfe arabe. Et comme prime à la mauvaise gouvernance,  le Général de brigade Mamary Camara, est l’actuel Ambassadeur du Mali au Rwanda. Et c’est le15 novembre 2024 qu’il a présenté ses lettres de créances au ministre rwandais des Affaires Etrangères.

Néanmoins, que dit le rapport de vérification financière? D'après les limiers du BVG, les fonds disparus font suite à une série d'irrégularités qui dépassent l'entendement. Il s'agit, entre autres, du paiement  de dépenses indues ; de dépenses fictives scolaires ; des retraits d'argent non justifiés effectués sur le compte de l’Ambassade ; de la non-justification de l’utilisation de fonds destinés au paiement de salaires et accessoires du personnel local de l’Ambassade ; des dépenses de charges locatives non justifiées ; et des soins médicaux indus au profit de l'Ambassadeur, Général Mamary Camara.

<strong>Paiement indu de dépenses de plus de 10 millions FCFA</strong>

Il ressort du rapport d’audit du Vérificateur que l’Ambassadeur Mamary Camara et le Secrétaire-Agent Comptable (SAC) ont, respectivement,  ordonné et payé des dépenses indues. En effet, sur la base des bons de commande signés par l’Ambassadeur, le SAC a payé des dépenses relatives à la prise en charge des frais de communication téléphonique et internet au domicile du personnel diplomatique, administratif et technique alors que lesdites dépenses ne sont pas prévues par l’article 9 du Décret n°96-044/P-RM du 8 février 1996, modifié, fixant les avantages accordés au personnel diplomatique, administratif et technique dans les missions diplomatiques et consulaires de la République du Mali. Ainsi, le montant total des dépenses indues payées s’élève à 10 879 333 FCFA.

<strong>Dépenses fictives de frais scolaires de plus de 17 millions FCFA </strong>

Le rapport révèle que le SAC a justifié, dans la comptabilité de mai 2024, le paiement des frais scolaires du 2ème trimestre 2022/2023 d’un (1) élève par la facture n°23245153 du 30 janvier 2024 alors que ces frais de scolarité avaient déjà été justifiés en avril 2023 sur la base de la même facture. Le montant de cette irrégularité s’élève à 1 490 999 FCFA. Il a également justifié dans la comptabilité de décembre 2022 des frais de transport du 1er trimestre 2022/2023 de deux (2) élèves par une relance d’impayés d’un établissement scolaire ne valant pas reçu de paiement. D’ailleurs, ce paiement supposé ayant été fait depuis décembre 2022 figure toujours sur la dernière relance d’impayés de l’établissement scolaire à la date du 4 décembre 2024. Le montant de cette dépense fictive est de 669 554 FCFA.

Par ailleurs, la PGT (Paierie générale du trésor) a mis à la disposition de l’AMAD (Ambassade du Mali à Abu Dhabi) un montant de 27 241 478 FCFA suivant le mandat n°1792 et l’ordre de transfert n°0124339 du 7 mai 2024. Sur ce montant, l’Ambassadeur, le Général de brigade Mamary Camara, a procédé au paiement de frais scolaires pour un montant total de 18 923 322 FCFA, soit un écart de 8 318 156 FCFA qui n’étaient pas disponibles dans le compte de l’Ambassade au passage de l’équipe de vérification. Au finish, le montant total des dépenses fictives de frais de scolarité s’élève à 17 753 106 FCFA.

<strong>Retraits injustifiés de plus de 34 millions F CFA effectués sur le compte de l’Ambassade </strong>

Afin de s’assurer du respect des dispositions comptable, l’équipe de vérification a analysé les pièces justificatives des dépenses de l’Ambassade et examiné les relevés bancaires de l’AMAD (Ambassade du Mali à Abu Dhabi). Ainsi, il ressort que l’Ambassadeur et le Secrétaire Agent Comptable n’ont pas justifié des retraits effectués sur le compte de l’Ambassade. En effet, ils ont établi des chèques pour des dépenses qui ne s’adossent à aucune pièce justificative. Lesdits chèques, portés à l’ordre d’eux-mêmes, ont été débités sur le compte bancaire de l’Ambassade. Le montant total des retraits non justifiés s’élève à 34 502 266 FCFA.

<strong>Paiement de charges locatives fictives de plus de 30 millions FCFA </strong>

Le rapport a révélé que l’Ambassadeur n’a pas justifié des dépenses relatives aux charges locatives de l’Ambassade. En effet, il n’a pas justifié des montants mis à sa disposition par la PGT au titre des charges locatives. En 2022 et en 2024, il a ordonné le retrait du montant de 298 131 837 FCFA envoyé par la PGT au titre des charges locatives sur lequel il a justifié 276 919 185 FCFA, soit un écart non justifié de 21 212 652 FCFA. De même, il n’a pas fourni les pièces justificatives probantes des dépenses de charges locatives. Lesdites dépenses ont été justifiées par des factures d’information et des factures pro forma délivrées par les établissements hôteliers en lieu et place des reçus attestant les paiements effectués. D’une facture à une autre, les périodes de séjour de l’Ambassadeur à l’hôtel se chevauchent. Les montants ont été retirés par chèque et aucune preuve de paiement n’a été mise à la disposition de l’équipe de vérification. Le montant des paiements irrégulièrement justifiés s’élève à 9 596 668 FCFA. Le montant total des dépenses de charges locatives non justifiées s’élève à 30 809 320 FCFA.

<strong>Virement injustifié de près de 23 millions F CFA sur le compte personnel de l'Ambassadeur </strong>

Le rapport indique que l’Ambassadeur, Général de brigade Mamary Camara, n’a pas justifié des fonds de l’Ambassade virés sur son compte bancaire personnel. Il ressort des relevés bancaires de l’AMAD que l’Ambassadeur, en violation du principe de séparation des fonctions d’ordonnateur et de comptable public, a agi en comptable de fait en procédant au maniement des fonds domiciliés sur le compte bancaire de l’Ambassade.

En effet, en dehors de toute habilitation, il a utilisé le système « E-Banking » pour transférer des fonds du compte bancaire de l’Ambassade vers son compte personnel, grâce à une application installée sur son téléphone. Parmi les virements effectués figurent les salaires d’agents contractuels de l’Ambassade et diverses opérations relatives à des dépenses pour lesquelles l’équipe n’a pu disposer d’aucune pièce justificative. Cette immixtion de l’Ambassadeur Général Mamary Camara, dans les fonctions de comptable public a été signalée par le SAC au Ministre chargé des Affaires Etrangères suivant lettre sans numéro du 21 juin 2024. Par la suite, le Ministre chargé des Affaires Etrangères a informé celui chargé des Finances suivant la Lettre n°0002589/MAECI-SG-DFM du 5 juillet 2024. En réponse, le Ministre chargé des Finances a rappelé, suivant la Lettre n°002325/MEF-SG du 19 juillet 2024, le caractère illégal du comportement de l’Ambassadeur Mamary Camara et invité le Ministre chargé des Affaires Etrangères à prendre les dispositions en vue d’assurer un climat de travail apaisé au sein de l’Ambassade du Mali à Abu Dhabi.  Ainsi, le montant total irrégulièrement viré par l’Ambassadeur sur son compte bancaire personnel s’élève à 22 939 080 FCFA.

Autant d’entorse à l’orthodoxie financière et qui sont à l’origine de l’évaporation de plus de 200 millions de nos francs (202 071 532 FCFA) à l’Ambassade du Mali à Abu Dhabi, pendant les périodes 2021, 2022, 2023, 2024 (30 septembre). D’où des dénonciations de faits par le Vérificateur général au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Procureur de la République du Pôle National Economique et Financier, relativement à toutes ces irrégularités financières.

<strong>Youssouf Konaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bureau du vérificateur général : Deux nouveaux vérificateurs prêtent serment</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/bureau-du-verificateur-general-deux-nouveaux-verificateurs-pretent-serment-3099995.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/bureau-du-verificateur-general-deux-nouveaux-verificateurs-pretent-serment-3099995.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 19 Mar 2025 01:12:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Conformément à l’article 15 de la loi n°2021-069 du 23 décembre 2021 instituant le Vérificateur général, avant leur entrée en fonction, le Vérificateur général, le Vérificateur général adjoint et les vérificateurs devant la Cour suprême le serment suivant : <em>"</em><em>Je jure et promets de remplir mes fonctions avec honnêteté, impartialité, intégrité et objectivité, dans le respect de la Constitution, des lois et règlements de la République et de me comporter en digne et loyal vérificateur".</em>

Pour s’acquitter de cette exigence légale, Oumar Dicko, ancien chef de mission devenu vérificateur spécialiste en fiscalité et José Pierre Félix Coulibaly, spécialiste en construction civile, nouvellement recruté vérificateur ont prêté serment au cours d’une cérémonie solennelle devant la Cour suprême, le jeudi 13 mars 2025. C’était en présence de certains collaborateurs du Bureau du Vérificateur général et des proches des récipiendaires.

A l’ouverture de la séance, la greffière a lu la décision portant nomination des deux vérificateurs. A la suite de cette intervention, le représentant du ministère public a fait son réquisitoire autour de la portée du serment et valeurs qu’un vérificateur doit porter dans la réalisation de ses missions de vérification, sans toutefois oublier de rappeler les parcours des deux récipiendaires.

Quant au président de la Cour, après avoir admis le serment, il a félicité les heureux récipiendaires avant de les renvoyer à l’exercice de leur fonction.

<em>Source :</em>

<em> </em><strong>Cecom BVG</strong>

&nbsp;

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Prestation de serment de deux nouveaux vérificateurs</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/prestation-de-serment-de-deux-nouveaux-verificateurs-3099718.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/prestation-de-serment-de-deux-nouveaux-verificateurs-3099718.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 17 Mar 2025 07:46:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Conformément à l’Article 15 de la Loi-N°2021-069-du_23-12-2021 Instituant le Vérificateur Général, avant leur entrée en fonction, le Vérificateur Général, le Vérificateur Général Adjoint et les Vérificateurs prêtent devant la Cour Suprême le serment suivant: «<em>Je jure et promets de remplir mes fonctions avec honnêteté, impartialité, intégrité et objectivité, dans le respect de la Constitution, des lois et règlements de la République et de me comporter en digne et loyal vérificateur</em>».</strong>

Pour s’acquitter de cette exigence légale, Monsieur Oumar DICKO, ancien Chef de mission devenu Vérificateur spécialiste en fiscalité et Monsieur José Pierre Félix COULIBALY, spécialiste en construction civile, nouvellement recruté Vérificateur ont prêté serment au cours d’une cérémonie solennelle devant la Cour Suprême du Mali, ce jeudi 13 mars 2025. C’était en présence de certains collaborateurs du Bureau du Vérificateur Général (BVG) et des proches des récipiendaires.

À l’ouverture de la séance, la Greffière a lu la décision portant nomination des deux vérificateurs. À la suite de cette intervention, le Représentant du Ministère Public a fait son réquisitoire autour de la portée du serment et valeurs qu’un Vérificateur doit porter dans la réalisation de ses missions de Vérification, sans toutefois oublier de rappeler les parcours des deux récipiendaires.

Quant au Président de la Cour, après avoir admis le serment, il a félicité les heureux récipiendaires avant de les renvoyer à l’exercice de leur fonction.

<strong>Service Communication BVG</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion de l&amp;apos;ambassade du Mali à  Genève en Suisse :  Plus de 312 millions de F CFA d&amp;apos;irrégularités financières décelées par le BVG</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-lambassade-du-mali-a-geneve-en-suisse-plus-de-312-millions-de-f-cfa-dirregularites-financieres-decelees-par-le-bvg-3099499.html</link>
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<pubDate>Sat, 15 Mar 2025 01:32:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Octroi d'avantages indus au personnel pour 126 398 689 F CFA, non-justification de dépenses pour 47 199 955 F CFA, remboursement de frais médicaux indus de 9 674 292 F CFA</strong>

<strong><em>La vérification du BVG a relevé des irrégularités financières d'un montant total de 312 805 080 F CFA. Elles sont relatives à l'octroi d'avantages indus au personnel pour un montant total de 126 398 689 F CFA ; à la non-justification de dépenses pour un montant total de 47 199 955 F CFA ; au remboursement de frais médicaux indus pour un montant total de 9 674 292 F CFA ; à la consommation irrégulière des gains de change pour un montant total de 21 641 815 F CFA ; au non-reversement de recettes pour un montant total de 739 784 F CFA ; à la non-justification d'un déficit de caisse d'un montant de 76 175 967 F CFA ; à la justification de travaux d'entretien par une fausse facture pour un montant de 7 831 119 F CFA ; au paiement d'honoraires indus pour un montant total de 12 789 126 F CFA ; à la non-justification de l'absence d'équipements acquis pour un montant total de 10 354 333 F CFA.</em></strong>

La présente vérification financière porte sur la gestion de l'ambassade du Mali à Genève, au titre des exercices 2021, 2022, 2023 et 2024 (31 août). Elle a pour objectif de s'assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses effectuées. Les travaux ont porté sur les dépenses de personnel, de fonctionnement et d'investissement, les recettes de chancellerie, les recettes diverses et les envois de fonds du Trésor. Cette mission de vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

La mission de vérification a constaté que le secrétaire agent comptable ne tient pas des registres et documents comptables ou ne les tient pas de manière conforme à la réglementation. De plus, il ne porte pas les mentions budgétaires et comptables obligatoires sur les pièces de dépenses et ne respecte pas le plafond de la caisse.

Au regard de ces constatations, l'équipe de vérification a recommandé au Secrétaire Agent Comptable de tenir l'ensemble des registres et documents comptables ; de tenir le livre journal de caisse, le livre de développement des recettes et le livre de développement des dépenses conformément à la réglementation en vigueur ; de porter l'ensemble des mentions budgétaires et comptables obligatoires sur les pièces justificatives des dépenses et de respecter les dispositions réglementaires relatives au plafond de la caisse.

<strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d'un montant total de 312 805 080 F CFA.  Elles sont relatives à l'octroi d'avantages indus au personnel pour un montant total de 126 398 689 F CFA ; à la non-justification de dépenses pour un montant total de 47 199 955 F CFA ; au remboursement de frais médicaux indus pour un montant total de 9 674 292 F CFA ; à la consommation irrégulière des gains de change pour un montant total de 21 641 815 F CFA ; au non-reversement de recettes pour un montant total de 739 784 F CFA ; à la non-justification d'un déficit de caisse d'un montant de 76 175 967 F CFA ; à la justification de travaux d'entretien par une fausse facture pour un montant de 7 831 119 F CFA ; au paiement d'honoraires indus pour un montant total de 12 789 126 F CFA ; à la non-justification de l'absence d'équipements acquis pour un montant total de 10 354 333 F CFA. Les faits relevés dans le rapport de vérification qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière, notamment les irrégularités financières, ont été dénoncés au procureur de la République chargé du Pôle national économique et financier et transmis au président de la Section des comptes de la Cour suprême. <strong>                                                                                                   </strong>

<strong> Source BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’ambassade du Mali à Abu Dhabi épinglée par le BVG  pour plus de 202 millions f cfa entre 2021 et 2024 : L&amp;apos;ex&#45;ambassadeur Mamary Camara et  ses agents comptables bientôt devant la justice</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/lambassade-du-mali-a-abu-dhabi-epinglee-par-le-bvg-pour-plus-de-202-millions-f-cfa-entre-2021-et-2024-lex-ambassadeur-mamary-camara-et-ses-agents-comptables-bientot-devant-la-justice-3099498.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 15 Mar 2025 01:29:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Non-justification de fonds destinés aux salaires et accessoires du personnel local (55 891 200 F CFA), paiement de dépenses indues 10 879 333 F CFA…</strong>

<strong>Non-justification des retraits effectués sur le compte </strong>

<strong>bancaire de l'ambassade (34 502 266 F CFA), paiement </strong><strong>de dépenses fictives de frais scolaires (17 753 106 F CFA)  </strong>

<strong><em>L'ex-ambassadeur du Mali à Abu Dhabi, Mamary Camara (il est présentement ambassadeur du Mali à Kigali, au Rwanda) et deux agents comptables ont été épinglés pour plus de 202 millions de F CFA d'irrégularités financières, suite à une mission de contrôle du Bureau du Vérificateur général (BVG) sur la gestion des exercices 2021, 2022, 2023 et 2024 (30 septembre). Ainsi, les irrégularités financières, selon le rapport du BVG, sont relatives au paiement de dépenses indues (10 879 333 F CFA), au paiement de dépenses fictives de frais scolaires (17 753 106 F CFA), à la non-justification des retraits effectués sur le compte bancaire de l'ambassade (34 502 266 F CFA), à la non-justification de fonds destinés aux salaires et accessoires du personnel local (55 891 200 F CFA), à la non-justification de dépenses relatives aux charges locatives (30 809 320 F CFA), à la non-justification des virements effectués par l'ambassadeur sur son compte bancaire personnel (22 939 080 F CFA), à la non-justification d'un écart de caisse (23 980 223 F CFA), au paiement indu d'indemnités de déplacement et de mission (2 510 050 F CFA), à la justification de dépenses par des pièces non conformes ( 2 694 134 F CFA).  Face à cette situation, les faits relevés ont été dénoncés au procureur de la République chargé du Pôle national économique et financier et transmis au président de la Section des comptes de la Cour suprême.   </em></strong>

Le rapport du Bureau du Vérificateur général (BVG) sur la gestion de l'ambassade du Mali à Abu Dhabi, aux Emirats arabes unis au titre des exercices 2021, 2022, 2023 et jusqu'au 30 septembre 2024 défraye aujourd'hui la chronique. En fait, il s'agit bien de la gestion de l'ex-ambassadeur Mamary Camara, qui avait été nommé à ce poste par décret n°0916 du président de la Transition du 21 décembre 2021. Son décret a été abrogé le 5 avril 2024 avec d'autres diplomates. Quelques mois après, Mamary Camara fut nommé ambassadeur du Mali à Kigali, au Rwanda.

En plus de l'ambassadeur Mamary Camara, les noms de deux agents comptables sont cités. En d'autres termes, les trois personnes concernées ont été épinglées pour plus de 202 millions de F CFA d'irrégularités financières constatées par la mission de vérification. Elles seront bientôt devant la justice pour répondre à leurs actes d'autant que les faits relevés ont été dénoncés par le procureur de la République chargé du Pôle national économique et financier et transmis au président de la Section des comptes de la Cour suprême. Ils sont, d'après le rapport, susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière.

Notons que cette présente vérification financière sur la gestion de l'ambassade du Mali à Abu Dhabi aux Emirats arabes unis avait pour <strong><em>"objectif de s'assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses"</em></strong>. Ainsi, les travaux de vérification ont porté sur la gestion du personnel, la tenue de la comptabilité, la gestion de la trésorerie, la justification des opérations de dépenses relatives au fonctionnement courant, le paiement des frais scolaires, des soins médicaux, des charges locatives et des salaires ainsi que le recouvrement des recettes propres.

<strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification a relevé des irrégularités financières d'un montant total de 202 071 532 F CFA, qui sont relatives au paiement de dépenses indues (10 879 333 F CFA), au paiement de dépenses fictives de frais scolaires (17 753 106 F CFA), à la non-justification des retraits effectués sur le compte bancaire de l'Ambassade pour (34 502 266 F CFA), à la non-justification de fonds destinés aux salaires et accessoires du personnel local (55 891 200 F CFA), à la non-justification de dépenses relatives aux charges locatives (30 809 320 F CFA), au paiement de dépenses indues de soins médicaux (112 820 F CFA), à la non-justification des virements effectués par l'ambassadeur sur son compte bancaire personnel (22 939 080 F CFA), à la non-justification d'un écart de caisse (23 980 223 F CFA).

Sans oublier le paiement indu d'indemnités de déplacement et de mission pour un montant de 2 510 050 F CFA et la justification de dépenses par des pièces non conformes pour un montant total de 2 694 134 F CFA.

<strong>L'ambassadeur et le secrétaire agent comptable ont</strong>

<strong> respectivement ordonné et payé des dépenses indues.</strong>

L'équipe de vérification a constaté que <em>"l'ambassadeur et le SAC ont respectivement ordonné et payé des dépenses indues. En effet, sur la base des bons de commande signés par l'ambassadeur, le SAC a payé des dépenses relatives à la prise en charge des frais de communication téléphonique et Internet au domicile du personnel diplomatique, administratif et technique alors que lesdites dépenses ne sont pas prévues par l'article 9 du décret n°96-044/P-RM du 8 février 1996, modifié, fixant les avantages accordés au personnel diplomatique, administratif et technique dans les missions diplomatiques et consulaires de la République du Mali. Le montant total des dépenses indues payées s'élève à 10 879 333 FCFA".</em>

<strong>L'ambassadeur et le secrétaire agent comptable ont </strong>

<strong>effectué des dépenses fictives de frais scolaires.</strong>

Sur cet aspect, la mission de contrôle a constaté que <em>"l'ambassadeur et le SAC ont effectué des dépenses fictives de frais scolaires. En effet, sur les fonds reçus de la PGT en mai 2023, l'ambassadeur, ordonnateur des dépenses, a procédé au virement des frais scolaires de trois (3) enfants au titre du 3ème trimestre 2022/2023, du compte bancaire de l'ambassade vers son compte personnel. Ledit virement a été réalisé grâce au système de 'E-Banking' le 24 mai 2023. Ce système permet à l'ambassadeur, à partir de son téléphone portable, d'effectuer des mouvements de fonds sur le compte bancaire de l'ambassade. Le montant viré dans le compte personnel de l'ambassadeur est de 4 855 482 F CFA. Or, ce même montant a déjà été payé par virement bancaire de l'ambassade en mars 2023. Dans la comptabilité de décembre 2023, le SAC a justifié les frais de scolarité du 1er trimestre 2023/2024 de deux (2) élèves par deux (2) factures délivrées par les établissements scolaires en lieu et place de reçus de paiement. Or, les mêmes frais ont été réclamés par l'école à travers une relance d'impayés du 11 mars 2024".</em>

Ce n'est pas tout. Puisque la mission de vérification précise que <em>"suite à cette relance, le SAC a procédé au paiement desdits frais en mars 2024 justifiés par des reçus délivrés par l'établissement scolaire. Il s'ensuit donc que le paiement effectué en décembre 2023 est fictif. Le montant de cette irrégularité s'élève à 2 418 915 F CFA. Le SAC a également justifié, dans la comptabilité de mai 2024, le paiement des frais scolaires du 2e trimestre 2022/2023 d'un (1) élève par la facture n°23245153 du 30 janvier 2024 alors que ces frais de scolarité avaient déjà été justifiés en avril 2023 sur la base de la même facture. Le montant de cette irrégularité s'élève à 1 490 999 F CFA. Il a également justifié dans la comptabilité de décembre 2022 des frais de transport du 1er trimestre 2022/2023 de deux (2) élèves par une relance d'impayés d'un établissement scolaire ne valant pas reçu de paiement. D'ailleurs, ce paiement supposé ayant été fait depuis décembre 2022 figure toujours sur la dernière relance d'impayés de l'établissement scolaire à la date du 4 décembre 2024. Le montant de cette dépense fictive est de 669 554 F CFA. </em>

<em>Par ailleurs, la PGT a mis à la disposition de l'AMAD un montant de 27 241 478 FCFA suivant le mandat n°1792 et l'ordre de transfert n°0124339 du 7 mai 2024. Sur ce montant, l'ambassadeur a procédé au paiement de frais scolaires pour un montant total de 18 923 322 F CFA, soit un écart de 8 318 156 F CFA qui n'étaient pas disponibles dans le compte de l'ambassade au passage de l'équipe de vérification. Le montant total des dépenses fictives de frais de scolarité s'élève à 17 753 106 F CFA".</em>

<strong>L'ambassadeur et le secrétaire agent comptable n'ont pas justifié des retraits effectués sur le compte de l'ambassade.</strong>

Les enquêteurs du BVG ont révélé que <em>"l'ambassadeur et le secrétaire agent comptable n'ont pas justifié des retraits effectués sur le compte de l'Ambassade. En effet, ils ont établi des chèques pour des dépenses qui ne s'adossent à aucune pièce justificative. Lesdits chèques, portés à l'ordre d'eux-mêmes, ont été débités sur le compte bancaire de l'ambassade. Le montant total des retraits non justifiés s'élève à 34 502 266 F CFA".</em>

<strong>L'ambassadeur et le secrétaire agent comptable n'ont </strong>

<strong>pas justifié l'utilisation de fonds destinés au paiement de </strong>

<strong>salaires et accessoires du personnel local de l'ambassade.</strong>

Sur ce volet, l'équipe de vérification a constaté que <em>"l'ambassadeur et le SAC n'ont pas justifié l'utilisation de fonds destinés au paiement de salaires et accessoires du personnel local de l'ambassade. La PGT a viré chaque mois de janvier 2022 à septembre 2024 une ligne supplémentaire d'un montant de 1 500 000 F CFA dans le compte de l'ambassade pour la prise en charge des cotisations sociales du personnel local. Ce montant est viré au compte du numéro matricule «0151358Y» avec «AMBAMALI» comme nom et 'Abu-Dhabi' comme prénom. Or, la réglementation du pays d'accréditation n'admet pas le paiement de cotisations sociales pour les travailleurs étrangers. De plus, l'examen des états de paiement des salaires a permis à l'équipe de vérification d'établir que l'AMAD n'a payé aucune cotisation sociale au profit du personnel local durant la période sous revue. A la requête de l'équipe de vérification, l'ambassadeur et le SAC n'ont pu fournir aucune pièce justifiant l'utilisation du montant envoyé au titre de la rubrique «AMBAMALI». Le montant non justifié pendant la période sous revue s'élève à 49 500 000 F CFA. Par ailleurs, trois (3) agents relevant du personnel contractuel de l'AMAD ont été licenciés par l'ambassadeur entre mai et septembre 2023. Ces licenciements n'ont pas été portés à la connaissance de la direction des ressources humaines (DRH) du Secteur des affaires étrangères. De leur licenciement en mai 2023 jusqu'en septembre 2023, la DRH du Secteur des affaires étrangères a ordonné le transfert des salaires desdits agents dans le compte de l'ambassade. </em>

<em>Au lieu de rapatrier les montants ainsi reçus, l'ambassadeur les a justifiés par des états émargés au nom des bénéficiaires qui n'étaient plus en fonction à l'AMAD. Par correspondance du 20 mars 2024, le SAC avait invité l'ambassadeur à signaler à la DRH du Secteur des affaires étrangères la situation desdits agents licenciés depuis longtemps et dont les salaires continuaient à être virés dans le compte bancaire de l'ambassade. Le montant total des salaires irrégulièrement justifiés s'élève à 5 858 600 F CFA. Enfin, au titre du salaire de juillet 2023, le SAC a justifié un montant de 532 600 F CFA par un état signé par un (1) chauffeur n'ayant jamais fait partie du personnel de l'ambassade. Le montant de cette dépense fictive s'élève à 532 600 F CFA. Le montant total des salaires et accessoires irrégulièrement justifiés s'élève à 55 891 200 F CFA".</em>

<strong>L'ambassadeur n'a pas justifié des dépenses relatives</strong>

<strong> aux charges locatives de l'ambassade</strong>

Le BVG a estimé que <em>"l'ambassadeur n'a pas justifié des dépenses relatives aux charges locatives de l'ambassade. En effet, il n'a pas justifié des montants mis à sa disposition par la PGT au titre des charges locatives. En 2022 et en 2024, il a ordonné le retrait du montant de 298 131 837 F CFA envoyé par la PGT au titre des charges locatives sur lequel il a justifié 276 919 185 F CFA, soit un écart non justifié de 21 212 652 F CFA. De même, il n'a pas fourni les pièces justificatives probantes des dépenses de charges locatives. Lesdites dépenses ont été justifiées par des factures d'information et des factures pro forma délivrées par les établissements hôteliers en lieu et place des reçus attestant les paiements effectués. D'une facture à une autre, les périodes de séjour de l'ambassadeur à l'hôtel se chevauchent. Les montants ont été retirés par chèque et aucune preuve de paiement n'a été mise à la disposition de l'équipe de vérification. Le montant des paiements irrégulièrement justifiés s'élève à 9 596 668 F CFA. Le montant total des dépenses de charges locatives non justifiées s'élève à 30 809 320 F CFA".</em>

<strong>L'ambassadeur a effectué des dépenses indues de soins médicaux</strong>

S'agissant des soins médicaux, la mission de contrôle a constaté que l'ambassadeur a effectué des dépenses indues. <em>"Entre avril et mai 2022, l'ambassadeur a pris en charge sur le budget d'Etat des frais de consultation médicale et de soins dentaires à hauteur de 100 %. Or, la réglementation en vigueur prévoit que les dépenses de consultation médicale soient supportées par l'Etat à hauteur de 80 %, les 20 % restants étant à la charge des bénéficiaires. De même, les soins dentaires sont supportés sur le budget d'Etat à hauteur de 50 %, le reliquat est à la charge des bénéficiaires. </em>

<em>Les dépenses ont fait l'objet de virements effectués par l'ambassadeur à partir du compte bancaire de l'ambassade à travers le système E-Banking. Le montant total de cette irrégularité s'élève à 112 820 F CFA", </em>précise le rapport.

<strong>L'ambassadeur n'a pas justifié des fonds de l'ambassade virés sur son compte bancaire personnel.</strong>

Et la mission a constaté que <em>"l'ambassadeur n'a pas justifié des fonds de l'ambassade virés sur son compte bancaire personnel. Il ressort des relevés bancaires de l'AMAD que l'ambassadeur, en violation du principe de séparation des fonctions d'ordonnateur et de comptable public, a agi Gestion de l'Ambassade du Mali à Abu Dhabi - Vérification financière - Exercices : 2021, 2022, 2023 et 2024 (30 septembre) 23 en comptable de fait en procédant au maniement des fonds domiciliés sur le compte bancaire de l'ambassade. En effet, en dehors de toute habilitation, il a utilisé le système 'E-Banking' pour transférer des fonds du compte bancaire de l'ambassade vers son compte personnel, grâce à une application installée sur son téléphone. Parmi les virements effectués figurent les salaires d'agents contractuels de l'ambassade et diverses opérations relatives à des dépenses pour lesquelles l'équipe n'a pu disposer d'aucune pièce justificative. Cette immixtion de l'ambassadeur dans les fonctions de comptable public a été signalée par le SAC au ministre chargé des Affaires étrangères suivant lettre sans numéro du 21 juin 2024. Par la suite, le ministre chargé des Affaires étrangères a informé celui chargé des Finances suivant la lettre n°0002589/MAECI-SG-DFM du 5 juillet 2024. En réponse, le ministre chargé des Finances a rappelé, suivant la Lettre n°002325/MEF-SG du 19 juillet 2024, le caractère illégal du comportement de l'ambassadeur et invité le ministre chargé des Affaires étrangères à prendre les dispositions en vue d'assurer un climat de travail apaisé au sein de l'ambassade. Durant la période sous revue, le montant total irrégulièrement viré par l'ambassadeur sur son compte bancaire personnel s'élève à 22 939 080 F CFA".</em>

<strong>Le secrétaire agent comptable n'a pas justifié un écart de caisse</strong>

L'équipe des enquêteurs ont constaté que "le secrétaire agent comptable n'a pas justifié un écart de caisse. En effet, il ressort du PV de passation de service signé le 27 mai 2024 entre les SAC entrant et sortant un écart de caisse non justifié de 23 980 223 F CFA".

<strong>Le secrétaire agent comptable a procédé à des paiements indus </strong><strong> d'indemnités de déplacement et de mission.</strong>

Parlant des indemnités de déplacement et de mission, l'équipe de vérification a constaté que <em>"le SAC a procédé à des paiements indus. En effet, sur la base de l'Ordre de mission n°026/AMAD/2022 du 31 mars 2022 relatif à la rencontre avec les partenaires dans le cadre de la demande d'appui humanitaire adressée au Croissant Rouge des Emirats arabes unis, il a payé à l'ambassadeur et au chauffeur des indemnités de déplacement et de mission pour cinq (5) jours alors que la mission a été effectuée en quatre (4) jours. Le montant indu payé correspondant à un (1) jour de mission non effectué est de 130 000 F CFA. Il a utilisé le même ordre de mission pour justifier des indemnités de déplacement et de mission de mars 2022 pour un montant de 435 666 F CFA. Au titre de janvier 2022, le SAC a établi deux (2) états de paiement différents et fourni des reçus de test Covid-19 au nom de six (6) agents de l'ambassade pour justifier les indemnités d'une seule et même mission effectuée par deux (2) personnes suivant l'Ordre de mission n°11/01/AMAD du 11 janvier 2022. Or, la même mission a été justifiée par des reçus des 21 et 28 janvier 2022 alors qu'elle n'a duré qu'un (1) jour, le 11 janvier 2022. Le montant total indu payé s'élève à 230 792 F CFA. En janvier 2021, il a justifié des indemnités de mission par des reçus de dîner de restaurant et des reçus datant du 24 janvier 2021 au nom de quatre (4) agents de l'Ambassade n'ayant pas effectué ladite mission qui s'est déroulée du 21 au 24 octobre 2020. En effet, leurs noms ne figurent pas sur l'ordre de mission n°03/AMAD/SCpté/2020 du 10 octobre 2020 qui ne concerne que l'Ambassadeur ayant effectué seul la mission par vol". </em>Avant de préciser que <em>"le montant de cette irrégularité est de 165 374 F CFA. </em>

<em>Au compte de juillet 2022, le SAC n'a pu justifier des dépenses d'indemnités de déplacement et de mission d'un montant total de 1 548 218 F CFA par des pièces probantes telles que les états d'émargement et l'ordre de mission. Le montant total des indemnités de déplacement et de mission irrégulièrement payées s'élève à 2 510 050 F CFA".</em>

<strong>Le secrétaire agent comptable a justifié des dépenses</strong><strong> par des pièces non conformes</strong>

Et enfin, l'équipe de vérification a constaté que <em>"le SAC a justifié des dépenses par des pièces non conformes. En effet, il a justifié lesdites dépenses par des factures pro forma issues de cotations ou des factures non libellées au nom de l'Ambassade, des états de paiement d'appuis financiers indus, de reçus de dépôt de cautions remboursables. Le montant total des dépenses justifiées par des pièces non conformes s'élève à 2 694 134 F CFA".</em>

<strong> El Hadj A.B. HAIDARA avec le rapport du BVG </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ambassade du Mali à Abu Dhabi : Plus de 200 millions de F CFA siphonnés</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/ambassade-du-mali-a-abu-dhabi-plus-de-200-millions-de-f-cfa-siphonnes-3099575.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/ambassade-du-mali-a-abu-dhabi-plus-de-200-millions-de-f-cfa-siphonnes-3099575.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 15 Mar 2025 01:17:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’ambassade du Mali à Abu Dhabi aux Emirats arabes Unis se distingue par une mauvaise gouvernance. Le bilan de la vérification financière de sa gestion est de 202 071 532 F CFA. Un constat du Bureau du Vérificateur général (BVG).</em></strong>

La présente vérification financière porte sur la gestion de l’ambassade du Mali à Abu Dhabi aux Emirats arabes unis au titre des exercices 2021, 2022, 2023 et 2024 (30 septembre). Les travaux de vérification ont porté sur la gestion du personnel, la tenue de la comptabilité, la gestion de la trésorerie, la justification des opérations de dépenses relatives au fonctionnement courant, le paiement des frais scolaires, des soins médicaux, des charges locatives et des salaires ainsi que le recouvrement des recettes propres.

Cette mission de vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.
<h4><a name="_TOC_250016"></a>La mission de vérification a constaté que le ministre des Affaires étrangères et celui des Finances n’ont pas pris l’arrêté conjoint devant fixer le plafond des avantages accordés au personnel diplomatique et consulaire. L’ambassadeur ne procède pas à la vérification de la caisse du secrétaire agent comptable. Il ne respecte pas la législation du travail du pays d’accréditation. L’ambassade ne dispose pas de toutes les archives. Elle ne transmet pas dans le délai requis sa comptabilité à la Paierie générale du Trésor. Le secrétaire agent comptable ne respecte pas le plafond de disponibilités à détenir en espèces. Il ne tient ni une comptabilité régulière ni des registres comptables.</h4>
C’est pourquoi la mission a recommandé au ministre des Affaires étrangères et au ministre des Finances de prendre l’arrêté conjoint devant fixer le plafond des frais de location, d’ameublement, d’abonnement et de consommation individuelle d’eau, de gaz de ville, d’électricité et de chauffage accordés au personnel diplomatique, administratif et technique dans les missions diplomatiques et consulaires de la République du Mali.

A l’ambassadeur, elle a demandé de procéder à la vérification de la caisse du secrétaire agent comptable au 31 décembre de l’exercice comptable et transmettre la copie du procès-verbal de vérification au ministre des Finances, le cas échéant ; respecter la législation du travail du pays d’accréditation en matière de gestion du personnel local ; veiller à l’archivage systématique des documents de l’ambassade ; veiller à la transmission de la comptabilité du secrétaire agent comptable à la Paierie générale du Trésor dans les délais réglementaires.

Quant au secrétaire agent comptable, il doit transmettre une copie du procès-verbal de vérification de fin d’année de sa caisse à la Paierie générale du Trésor, le cas échéant ; archiver systématiquement toutes les pièces justificatives des opérations comptables ; transmettre au Trésor la comptabilité mensuelle et les pièces justificatives dans les délais réglementaires, respecter le plafond de disponibilités à détenir en espèces dans la caisse ; assurer la cohérence entre les registres, documents comptables et le relevé bancaire de l’ambassade ; remettre systématiquement le primata de la quittance à la partie versante ; annuler la quittance en cas de rature ou de surcharge ; annuler les quittances non utilisées en fin d’année ; tenir l’ensemble des registres comptables conformément à la réglementation en vigueur.
<h3><strong>Irrégularités financières</strong></h3>
La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de

202 071 532 F CFA.

Elles sont relatives au paiement de dépenses indues pour un montant total de 10 879 333 F CFA ; au paiement de dépenses fictives de frais scolaires pour un montant total de 17 753 106 F CFA ; à la non-justification des retraits effectués sur le compte bancaire de l’ambassade pour un montant total de 34 502 266 F CFA ; à la non-justification de fonds destinés aux salaires et accessoires du personnel local pour un montant total de 55 891 200 F CFA ; à la non-justification de dépenses relatives aux charges locatives pour un montant total de 30 809 320 F CFA ; au paiement de dépenses indues de soins médicaux pour un montant total de 112 820 F CFA ; à la non-justification des virements effectués par l’ambassadeur sur son compte bancaire personnel pour un montant total de 22 939 080 F CFA ; à la non-justification d’un écart de caisse pour un montant de 23 980 223 F CFA ; au paiement indu d’indemnités de déplacement et de mission pour un montant total de 2 510 050 F CFA ; à la justification de dépenses par des pièces non conformes pour un montant total de 2 694 134 F CFA.

Les faits relevés dans le rapport de vérification qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière, notamment les irrégularités financières, ont été dénoncés au procureur de la République du Pôle national économique et financier et transmis au président de la Section des comptes de la Cour suprême.

<em>Source</em>

<strong>Cecom BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion de l’office des produits agricoles du Mali :   Un trou de plus de 542 millions francs CFA révélé par une mission de vérification</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-loffice-des-produits-agricoles-du-mali-un-trou-de-plus-de-542-millions-francs-cfa-revele-par-une-mission-de-verification-3099287.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-loffice-des-produits-agricoles-du-mali-un-trou-de-plus-de-542-millions-francs-cfa-revele-par-une-mission-de-verification-3099287.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/09/VEGAL-BABY-BON-1.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 13 Mar 2025 01:14:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Bureau du Vérificateur général (BVG) a effectué une vérification financière à l’Office des produits agricoles du Mali (OPAM) au titre des exercices 2020, 2021, 2022 et 2023. Il s’agissait de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses effectuées par l’OPAM. Cette vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières, notamment un manque à gagner de plus de 542 millions de F CFA.</strong>

Pour ce qui est par exemple des irrégularités financières, la vérification a mis en évidence un montant total de 542 096 871 F CFA. Elles sont relatives au paiement d’indemnités indues aux membres du Comité d&amp;e gestion pour un montant de 4 350 000 FCFA ; au fractionnement de dépenses portant sur des marchés pour un montant total de 246 169 000 F CFA ; à la non-fourniture de pièces justificatives de dépenses effectuées par demande de cotation pour un montant total de 23 709 258 FCFA ; au paiement de dépenses inéligibles sur l’avance de fonds faite pour la réhabilitation des magasins pour un montant de 215 088 613 F CFA ; à la justification de frais de transport par des bons de transfert fictifs pour un montant de 52 780 000 FCFA ; à la non-justification de l’enlèvement par les bénéficiaires de 1 360,500 tonnes de riz issu d’un don et au morcellement irrégulier du TF N°207...

Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Procureur de la République chargé du Pôle national économique et financier et transmis au président de la Section des comptes de la Cour suprême.

<strong>Naby</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ambassade du Mali à Genève : Pertes de plus de 312 millions de F CFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/ambassade-du-mali-a-geneve-pertes-de-plus-de-312-millions-de-f-cfa-3099098.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/ambassade-du-mali-a-geneve-pertes-de-plus-de-312-millions-de-f-cfa-3099098.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/08/Samba-A-Baby-verificateur.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 12 Mar 2025 01:50:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La vérification financière de la gestion de l’ambassade du Mali à Genève en Suisse révèle des irrégularités financières de 312 805 080 F CFA. Les périodes concernées s’étendent de 2021 à 2024.</em></strong>

La présente vérification financière porte sur la gestion de l’ambassade du Mali à Genève, au titre des exercices 2021, 2022, 2023 et 2024 (31 août). Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses effectuées. Les travaux ont porté sur les dépenses de personnel, de fonctionnement et d’investissement, les recettes de chancellerie, les recettes diverses et les envois de fonds du Trésor.

Cette mission de vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

La mission de vérification a constaté que le secrétaire agent comptable ne tient pas des registres et documents comptables ou ne les tient pas de manière conforme à la réglementation. De plus, il ne porte pas les mentions budgétaires et comptables obligatoires sur les pièces de dépenses et ne respecte pas le plafond de la caisse.

Au regard de ces constatations, l’équipe de vérification a recommandé au secrétaire agent comptable de tenir l’ensemble des registres et documents comptables ; de tenir le livre journal de caisse, le livre de développement des recettes et le livre de développement des dépenses conformément à la réglementation en vigueur ; de porter l’ensemble des mentions budgétaires et comptables obligatoires sur les pièces justificatives des dépenses et de respecter les dispositions réglementaires relatives au plafond de la caisse.aac

<strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 312 805 080 F CFA. Elles sont relatives à l’octroi d’avantages indus au personnel pour un montant total de 126 398 689 F CFA ; à la non-justification de dépenses pour un montant total de 47 199 955 F CFA ; au remboursement de frais médicaux indus pour un montant total de 9 674 292 F CFA ; à la consommation irrégulière des gains de change pour un montant total de 21 641 815 F CFA ; au non-reversement de recettes pour un montant total de 739 784 F CFA ; à la non-justification d’un déficit de caisse d’un montant de 76 175 967 F CFA ; à la justification de travaux d’entretien par une fausse facture pour un montant de 7 831 119 F CFA ; au paiement d’honoraires indus pour un montant total de 12 789 126 F CFA ; à la non-justification de l’absence d’équipements acquis pour un montant total de 10 354 333 F CFA.

Les faits relevés dans le rapport de vérification, qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière, notamment les irrégularités financières, ont été dénoncés au procureur de la République chargé du Pôle national économique et financier et transmis au président de la Section des comptes de la Cour suprême.

<em>Source</em>

<strong>Cecom BVG</strong>

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&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>OPAM : Plus de 542 millions d’irrégularités</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/opam-plus-de-542-millions-dirregularites-3098677.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/opam-plus-de-542-millions-dirregularites-3098677.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/09/BVG-verificateur.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 08 Mar 2025 02:27:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La gestion de l’Office des Produits agricoles du Mali (Opam) a été remise en cause par le Bureau du Vérificateur général (Végal). Il est épinglé pour des irrégularités financières de 542 096 871 F CFA.</em></strong>

La présente vérification financière porte sur la gestion de l’Office des produits agricoles du Mali (Opam) au titre des exercices 2020, 2021, 2022 et 2023. Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses effectuées par l’Opam.

Les travaux de vérification ont concerné les dépenses de fonctionnement, d’investissement, d’achats de céréales, les recettes de location de magasins, les ventes de sacs vides, de ventes de céréales, des dépôts à terme et la gestion du patrimoine foncier ainsi que les opérations de distributions alimentaires gratuites.

Cette vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

La mission de vérification a constaté que le Commissariat à la sécurité alimentaire n’adresse pas au Secrétariat général de la présidence de rapport annuel sur la gestion de l’Office des produits agricoles du Mali. L’Opam ne dispose pas de manuel de procédures validé et tient ses conseils d’administration avec des administrateurs non habilités. Il n’organise pas régulièrement les sessions du conseil d’administration.

Le PDG de l’Opam ne soumet pas les conventions et contrats à l’autorisation préalable de l’autorité de tutelle.

L’Opam ne dispose pas de registre de consignation des procès-verbaux du conseil d’administration et ne respecte pas des stipulations du contrat-plan n°12 Etat/Opam. Il ne respecte pas la procédure de demande de cotation. Il a également permis le démarrage des travaux de construction d’entrepôts sans contrat et utilise des Bons de Transfert de céréales non conformes.

La direction générale des marchés publics et des délégations de service public a irrégulièrement autorisé l’Opam à passer des marchés par entente directe.

Au regard de toutes ces constatations, la mission de vérification a recommandé au Commissaire à la sécurité alimentaire de produire et d’adresser annuellement un rapport au secrétariat général de la présidence de la République sur la gestion de l’Opam.

Au PDG de l’Opam, elle a demandé de veiller à l’élaboration et à la validation du manuel de procédures de l’Opam, de s’assurer de l’habilitation des personnes qui participent aux sessions du conseil d’administration, de veiller à l’organisation régulière des sessions du conseil d’administration, de veiller à l’organisation régulière des sessions du comité de gestion, de soumettre les conventions et contrats, qui le requièrent, à l’autorisation préalable du ministre de tutelle, de veiller à la tenue d’un registre de consignation des procès-verbaux des sessions du conseil d’administration, de veiller à la production des rapports d’évaluation des résultats obtenus de l’exécution du contrat/plan et à l’élaboration du contrat-plan, de veiller à l’application de la procédure de demande de cotation conformément à la réglementation en vigueur, de veiller à la signature de contrat avant tout commencement de travaux et de veiller à la conformité des bons de transfert entre les délégations régionales et les autres services impliqués dans le processus.

Au directeur général des marchés publics et des délégations de service public, il a été recommandé de respecter les dispositions réglementaires qui conditionnent le recours à l’entente directe.

La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 542 096 871 F CFA.

Elles sont relatives au paiement d’indemnités indues aux membres du comité de gestion pour un montant de 4 350 000 F CFA, au fractionnement de dépenses portant sur des marchés pour un montant total de 246 169 000 F CFA, à la non-fourniture de pièces justificatives de dépenses effectuées par demande de cotation pour un montant total de 23 709 258 FCFA ; au paiement de dépenses inéligibles sur l’avance de fonds faite pour la réhabilitation des magasins pour un montant de 215 088 613 F CFA, à la justification de frais de transport par des Bons de transfert fictifs pour un montant de 52 780 000 F CFA, à la non-justification de l’enlèvement par les bénéficiaires de 1360,500 tonnes de riz issu d’un don et au morcellement irrégulier du TF n°207 d’une superficie de 2 ha 73 a 73 ca affecté au ministère des Finances et du Commerce en 1977 pour les besoins de l’Opam en 35 titres fonciers par les Directeurs régionaux des Domaines de Kayes en poste entre 1997 et 2009.

Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au procureur de la République chargé du Pôle national économique et financier et transmis au président de la Section des comptes de la Cour suprême.

<em>Source</em>

<strong>Cecom BVG</strong>

&nbsp;

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion de l&amp;apos;office des produits agricoles du mali (OPAM) : Plus de 542 millions FCFA d&amp;apos;irrégularités financières décelées par le BVG</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-loffice-des-produits-agricoles-du-mali-opam-plus-de-542-millions-fcfa-dirregularites-financieres-decelees-par-le-bvg-3098551.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-loffice-des-produits-agricoles-du-mali-opam-plus-de-542-millions-fcfa-dirregularites-financieres-decelees-par-le-bvg-3098551.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Samba-Alhamdou-Baby.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 08 Mar 2025 01:36:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Fractionnement de dépenses portant sur des marchés </strong><strong>pour 246 169 000 FCFA, non-justification de l'enlèvement</strong><strong>  par les bénéficiaires de 1 360,500 t de riz issu d'un don</strong>

<strong><em>La vérification financière a relevé des irrégularités financières d'un montant total de 542 096 871 FCFA. Elles sont relatives au paiement d'indemnités indues aux membres du Comité de Gestion pour un montant de 4 350 000 FCFA, au fractionnement de dépenses portant sur des marchés pour un montant total de 246 169 000 FCFA, à la non-fourniture de pièces justificatives de dépenses effectuées par Demande de Cotation pour un montant total de 23 709 258 FCFA ; au paiement de dépenses inéligibles sur l'avance de fonds faite pour la réhabilitation des magasins pour un montant de 215 088 613 FCFA, à la justification de frais de transport par des Bons de transfert fictifs pour un montant de 52 780 000 FCFA, à la non-justification de l'enlèvement par les bénéficiaires de 1 360,500 tonnes de riz issu d'un don et au morcellement irrégulier du TF n°207 d'une superficie de 2 ha 73 a 73 ca affecté au Ministère des Finances et du Commerce en 1977 pour les besoins de l'OPAM en 35 titres fonciers par les Directeurs régionaux des Domaines de Kayes en poste entre 1997 et 2009.</em></strong>

La présente vérification financière porte sur la gestion de l'Office des Produits Agricoles du Mali (OPAM) au titre des exercices 2020, 2021, 2022 et 2023. Elle a pour objectif de s'assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses effectuées par l'OPAM. Les travaux de vérification ont concerné les dépenses de fonctionnement, d'investissement, d'achats de céréales, les recettes de location de magasins, les ventes de sacs vides, de ventes de céréales, des dépôts à terme et la gestion du patrimoine foncier ainsi que les opérations de distributions alimentaires gratuites. Cette vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

La mission de vérification a constaté que le Commissariat à la Sécurité Alimentaire n'adresse pas au Secrétariat Général de la Présidence de rapport annuel sur la gestion de l'Office des Produits Agricoles du Mali (OPAM). L'OPAM ne dispose pas de manuel de procédures validé et tient ses Conseils d'Administration avec des Administrateurs non habilités. Il n'organise pas régulièrement les sessions du Conseil d'Administration.

Le PDG de l'OPAM ne soumet pas les conventions et contrats à l'autorisation préalable de l'autorité de tutelle. L'OPAM ne dispose pas de registre de consignation des procès-verbaux du Conseil d'Administration et ne respecte pas des stipulations du Contrat-Plan n°12 Etat/OPAM. Il ne respecte pas la procédure de demande de cotation. Il a également permis le démarrage des travaux de construction d'entrepôts sans contrat et utilise des Bons de Transfert de céréales non conformes.

La Direction Générale des Marchés Publics et des Délégations de Service Public a irrégulièrement autorisé l'OPAM à passer des marchés par entente directe.

Au regard de toutes ces constatations, la mission de vérification a recommandé au Commissaire à la Sécurité Alimentaire de produire et d'adresser annuellement un rapport au Secrétariat Général de la Présidence de la République sur la gestion de l'OPAM.

Au Président Directeur Général de l'OPAM, elle a demandé de veiller à l'élaboration et à la validation du manuel de procédures de l'OPAM, de s'assurer de l'habilitation des personnes qui participent aux sessions du Conseil d'Administration, de veiller à l'organisation régulière des sessions du Conseil d'Administration, de veiller à l'organisation régulière des sessions du Comité de Gestion, de soumettre les conventions et contrats, qui le requièrent, à l'autorisation préalable du Ministre de tutelle, de veiller à la tenue d'un registre de consignation des procès-verbaux des sessions du Conseil d'Administration, de veiller à la production des rapports d'évaluation des résultats obtenus de l'exécution du Contrat/Plan et à l'élaboration du Contrat-Plan, de veiller à l'application de la procédure de demande de cotation conformément à la réglementation en vigueur, de veiller à la signature de contrat avant tout commencement de travaux et de veiller à la conformité des bons de transfert entre les Délégations régionales et les autres services impliqués dans le processus.

Au Directeur Général des Marchés Publics et des Délégations de Service Public, il a été recommandé de respecter les dispositions réglementaires qui conditionnent le recours à l'entente directe.

<strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d'un montant total de 542 096 871 FCFA.

Elles sont relatives au paiement d'indemnités indues aux membres du Comité de Gestion pour un montant de 4 350 000 FCFA, au fractionnement de dépenses portant sur des marchés pour un montant total de 246 169 000 FCFA, à la non-fourniture de pièces justificatives de dépenses effectuées par Demande de Cotation pour un montant total de 23 709 258 FCFA ; au paiement de dépenses inéligibles sur l'avance de fonds faite pour la réhabilitation des magasins pour un montant de 215 088 613 FCFA, à la justification de frais de transport par des Bons de transfert fictifs pour un montant de 52 780 000 FCFA, à la non-justification de l'enlèvement par les bénéficiaires de 1 360,500 tonnes de riz issu d'un don et au morcellement irrégulier du TF n°207 d'une superficie de 2 ha 73 a 73 ca affecté au Ministère des Finances et du Commerce en 1977 pour les besoins de l'OPAM en 35 titres fonciers par les Directeurs régionaux des Domaines de Kayes en poste entre 1997 et 2009.

Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Procureur de la République chargé du Pôle National Economique et Financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême. <strong>                                                                              </strong>

<strong>Source BVG</strong>

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</item>

<item>
<title>Ministère de l’agriculture : Des régularisations de plus de 379 de millions de F CFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/ministere-de-lagriculture-des-regularisations-de-plus-de-379-de-millions-de-f-cfa-3098676.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/ministere-de-lagriculture-des-regularisations-de-plus-de-379-de-millions-de-f-cfa-3098676.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/09/verificateur-genral.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 08 Mar 2025 01:27:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La vérification financière et de conformité (2023 et 2024) avait relevé 1,1 milliard de F CFA d’irrégularités financières contre le ministère de l’Agriculture. Sur le montant en cause, le ministère a régularisé 379,9 millions de F CFA. Par contre il reste plus de 758 millions de F CA à justifier et régulariser.</em></strong>

La présente vérification financière et de conformité porte sur la gestion du ministère de l’Agriculture au titre de la période allant du 1er juillet 2023 au 31 juillet 2024. Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses du ministère de l’Agriculture.

Les travaux de vérification ont porté sur la gestion des ressources humaines, la gestion du matériel, la demande de dérogation pour l’acquisition des pesticides, la mise en œuvre des opérations spéciales portant sur les dons en urée et en blé et, enfin, sur l’opération du don d’engrais de la Banque mondiale dans le cadre du Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (PRSA) pour la période allant du 1er juillet 2023 au 31 juillet 2024.

Cette vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

La mission de vérification a constaté que le ministre chargé de l’Agriculture n’adresse pas au gouvernement le rapport général sur les établissements publics à caractère industriel et commercial ou sociétés d’Etat placés sous sa tutelle. Il n’a pas veillé au renouvellement de la durée du Programme de développement de l’Irrigation dans le Bassin du Bani et à Sélingué (PDI-BS). Il ne veille pas au fonctionnement du Comité national de gestion des pesticides.  Il ne veille au fonctionnement du Comité national des engrais. Il a irrégulièrement demandé des dérogations spéciales pour l’importation des pesticides non homologués.

Les ministres chargés de l’Agriculture, de l’Environnement et de la Santé n’ont pas pris l’arrêté conjoint pour fixer les règles d’élimination des pesticides ainsi que la procédure pour l’analyse des produits saisis.

Le ministère chargé de l’Agriculture n’a pas respecté les conditions de distribution de l’engrais acquis dans le cadre du PRSA.

Le PRSA a attribué un marché d’engrais à un prestataire ne disposant pas d’agrément d’importation, de distribution ou de vente d’engrais au Mali. Le PRSA a irrégulièrement sollicité une entente directe pour acquérir des engrais.

La direction nationale de l’agriculture n’exige pas la fourniture des rapports trimestriels aux fournisseurs d’engrais et de pesticides.

La direction des finances et du matériel du ministère de l’Agriculture procède à des réceptions non conformes.

Les commissions d’ouverture et d’évaluation des propositions procèdent à des évaluations et attributions non conformes.

La DFM du ministère chargé de l’Agriculture n’enregistre pas l’entrée dans le patrimoine de l’Etat des biens rétrocédés par les projets et programmes clôturés.

La Commission de suivi des contrats de fourniture d’intrants Agricoles et de blé conclus entre l’Office des produits agricoles du Mali (Opam) et la société Demetra n’a pas produit de rapport d’exécution.

La direction des ressources humaines du secteur du développement rural et la direction des finances et du matériel ne disposent pas de locaux adaptés pour la conservation des archives.

La DRH du secteur du développement rural ne dispose pas de document de politique nationale approuvé dans le domaine de la gestion et du développement des ressources humaines.

La DRH du secteur du développement rural ne respecte pas son cadre organique.

Au regard de toutes ces constatations, la mission de vérification a recommandé au ministre chargé de l’Agriculture d’adresser au gouvernement le rapport général sur les Epic ou société d’Etat placé sous sa tutelle ; d’initier le renouvellement de la durée du Programme de développement de l’irrigation dans le Bassin du Bani et à Sélingué (PDI-BS) ; de veiller au fonctionnement régulier du Comité national de gestion des pesticides ; veiller au fonctionnement régulier du Comité national des engrais ; s’assurer de la régularité des dérogations avant leur adoption ; d’initier, en relation avec les ministères chargés de l’Environnement et de la Santé, l’arrêté conjoint fixant les règles d’élimination des pesticides ainsi que la procédure pour l’analyse des produits saisis ; de veiller à la complétude des informations à porter sur les étiquettes des sacs d’engrais avant distribution et de veiller à l’allocation de crédits suffisants pour faire face aux dépenses de conservation, de gestion des archives courantes et intermédiaires et à la formation des agents.

Quant au coordonnateur national du Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest, il doit exiger les documents nationaux légaux aux prestataires étrangers et d’éviter le recours irrégulier à la procédure d’entente directe dans les commandes publiques.

La mission a demandé au directeur national de l’agriculture d’exiger des fournisseurs d’engrais et de pesticides la production de rapports trimestriels.

Le DFM du ministère chargé de l’Agriculture doit veiller au respect des procédures de réception de la commande publique ; veiller à l’enregistrement systématique dans le patrimoine de l’Etat des biens rétrocédés par les projets et programmes clôturés ; conserver les archives dans des locaux adaptés.

Au président de la Commission d’ouverture et d’évaluation des propositions, la mission a recommandé de respecter les critères lors de l’évaluation des propositions des soumissionnaires.

Le président de la Commission de suivi des contrats de fourniture d’intrants agricoles et de blé doit produire le rapport d’exécution des opérations.

Enfin, la DRH du secteur du développement rural doit conserver les archives dans des locaux adaptés ; soumettre les documents de politique à la validation conformément à la réglementation et assurer leur mise en œuvre ; veiller au respect du cadre organique.

La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 1 138 597 025 F CFA. Sur ce montant 379 960 000 F CFA ont été régularisés. Le reliquat non justifié et non régularisé s’élève à 758 637 025 F CFA.

Ces irrégularités financières sont relatives à des fractionnements des dépenses pour un montant total de 139 374 727 F CFA ; à la minoration du prix de vente du blé pour un montant total de 98 876 702 F CFA ; à la non justification de 295,350 tonnes de blé pour un montant total de 42 041 596 FCFA ; au non-règlement des factures d’achat de l’urée pour un montant total de 359 744 000 F CFA ; au non-reversement des montants recouvrés auprès des producteurs pour un montant total de 118 600 000 F CFA.

Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au procureur de la République chargé du Pôle national économique et financier et transmis au président de la Section des comptes de la Cour suprême

<em>Source</em>

<strong>Cecom BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion de l&amp;apos;office des produits agricoles du MalI (OPAM) : Plus de 542 millions FCFA d&amp;apos;irrégularités financières décelées par le BVG</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-loffice-des-produits-agricoles-du-mali-opam-plus-de-542-millions-fcfa-dirregularites-financieres-decelees-par-le-bvg-2-3098574.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-loffice-des-produits-agricoles-du-mali-opam-plus-de-542-millions-fcfa-dirregularites-financieres-decelees-par-le-bvg-2-3098574.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/09/verificateur-genral.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 08 Mar 2025 01:22:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Fractionnement de dépenses portant sur des marchés</strong><strong>  pour 246 169 000 FCFA, non-justification de l'enlèvement</strong><strong>  par les bénéficiaires de 1 360,500 t de riz issu d'un don</strong>

<strong><em>La vérification financière a relevé des irrégularités financières d'un montant total de 542 096 871 FCFA. Elles sont relatives au paiement d'indemnités indues aux membres du Comité de Gestion pour un montant de 4 350 000 FCFA, au fractionnement de dépenses portant sur des marchés pour un montant total de 246 169 000 FCFA, à la non-fourniture de pièces justificatives de dépenses effectuées par Demande de Cotation pour un montant total de 23 709 258 FCFA ; au paiement de dépenses inéligibles sur l'avance de fonds faite pour la réhabilitation des magasins pour un montant de 215 088 613 FCFA, à la justification de frais de transport par des Bons de transfert fictifs pour un montant de 52 780 000 FCFA, à la non-justification de l'enlèvement par les bénéficiaires de 1 360,500 tonnes de riz issu d'un don et au morcellement irrégulier du TF n°207 d'une superficie de 2 ha 73 a 73 ca affecté au Ministère des Finances et du Commerce en 1977 pour les besoins de l'OPAM en 35 titres fonciers par les Directeurs régionaux des Domaines de Kayes en poste entre 1997 et 2009.</em></strong>

La présente vérification financière porte sur la gestion de l'Office des Produits Agricoles du Mali (OPAM) au titre des exercices 2020, 2021, 2022 et 2023. Elle a pour objectif de s'assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses effectuées par l'OPAM. Les travaux de vérification ont concerné les dépenses de fonctionnement, d'investissement, d'achats de céréales, les recettes de location de magasins, les ventes de sacs vides, de ventes de céréales, des dépôts à terme et la gestion du patrimoine foncier ainsi que les opérations de distributions alimentaires gratuites. Cette vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

La mission de vérification a constaté que le Commissariat à la Sécurité Alimentaire n'adresse pas au Secrétariat Général de la Présidence de rapport annuel sur la gestion de l'Office des Produits Agricoles du Mali (OPAM). L'OPAM ne dispose pas de manuel de procédures validé et tient ses Conseils d'Administration avec des Administrateurs non habilités. Il n'organise pas régulièrement les sessions du Conseil d'Administration.

Le PDG de l'OPAM ne soumet pas les conventions et contrats à l'autorisation préalable de l'autorité de tutelle. L'OPAM ne dispose pas de registre de consignation des procès-verbaux du Conseil d'Administration et ne respecte pas des stipulations du Contrat-Plan n°12 Etat/OPAM. Il ne respecte pas la procédure de demande de cotation. Il a également permis le démarrage des travaux de construction d'entrepôts sans contrat et utilise des Bons de Transfert de céréales non conformes.

La Direction Générale des Marchés Publics et des Délégations de Service Public a irrégulièrement autorisé l'OPAM à passer des marchés par entente directe.

Au regard de toutes ces constatations, la mission de vérification a recommandé au Commissaire à la Sécurité Alimentaire de produire et d'adresser annuellement un rapport au Secrétariat Général de la Présidence de la République sur la gestion de l'OPAM.

Au Président Directeur Général de l'OPAM, elle a demandé de veiller à l'élaboration et à la validation du manuel de procédures de l'OPAM, de s'assurer de l'habilitation des personnes qui participent aux sessions du Conseil d'Administration, de veiller à l'organisation régulière des sessions du Conseil d'Administration, de veiller à l'organisation régulière des sessions du Comité de Gestion, de soumettre les conventions et contrats, qui le requièrent, à l'autorisation préalable du Ministre de tutelle, de veiller à la tenue d'un registre de consignation des procès-verbaux des sessions du Conseil d'Administration, de veiller à la production des rapports d'évaluation des résultats obtenus de l'exécution du Contrat/Plan et à l'élaboration du Contrat-Plan, de veiller à l'application de la procédure de demande de cotation conformément à la réglementation en vigueur, de veiller à la signature de contrat avant tout commencement de travaux et de veiller à la conformité des bons de transfert entre les Délégations régionales et les autres services impliqués dans le processus.

Au Directeur Général des Marchés Publics et des Délégations de Service Public, il a été recommandé de respecter les dispositions réglementaires qui conditionnent le recours à l'entente directe.

<strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d'un montant total de 542 096 871 FCFA.

Elles sont relatives au paiement d'indemnités indues aux membres du Comité de Gestion pour un montant de 4 350 000 FCFA, au fractionnement de dépenses portant sur des marchés pour un montant total de 246 169 000 FCFA, à la non-fourniture de pièces justificatives de dépenses effectuées par Demande de Cotation pour un montant total de 23 709 258 FCFA ; au paiement de dépenses inéligibles sur l'avance de fonds faite pour la réhabilitation des magasins pour un montant de 215 088 613 FCFA, à la justification de frais de transport par des Bons de transfert fictifs pour un montant de 52 780 000 FCFA, à la non-justification de l'enlèvement par les bénéficiaires de 1 360,500 tonnes de riz issu d'un don et au morcellement irrégulier du TF n°207 d'une superficie de 2 ha 73 a 73 ca affecté au Ministère des Finances et du Commerce en 1977 pour les besoins de l'OPAM en 35 titres fonciers par les Directeurs régionaux des Domaines de Kayes en poste entre 1997 et 2009.

Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Procureur de la République chargé du Pôle National Economique et Financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême. <strong>                                                                            </strong>

<strong>  Source BVG </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion du ministère de l&amp;apos;agriculture : Des irrégularités financières s&amp;apos;élevant à plus de 1,138 milliard FCFA sur lequel 379, 96 millions de FCFA ont été régularisés</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-du-ministere-de-lagriculture-des-irregularites-financieres-selevant-a-plus-de-1138-milliard-fcfa-sur-lequel-379-96-millions-de-fcfa-ont-ete-regularises-3098569.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-du-ministere-de-lagriculture-des-irregularites-financieres-selevant-a-plus-de-1138-milliard-fcfa-sur-lequel-379-96-millions-de-fcfa-ont-ete-regularises-3098569.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/08/Samba-A-Baby-verificateur.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 08 Mar 2025 01:18:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La DFM n'enregistre pas l'entrée dans le patrimoine de l'Etat </strong><strong>des biens rétrocédés par les projets et programmes clôturés</strong>

<strong><em>La vérification financière a relevé des irrégularités financières d'un montant total de 1 138 597 025 FCFA. Sur ce montant 379 960 000 FCFA ont été régularisés. Le reliquat non justifié et non régularisé s'élève à 758 637 025 FCFA. Ces irrégularités financières sont relatives à des fractionnements des dépenses pour un montant total de 139 374 727 FCFA ; à la minoration du prix de vente du blé pour un montant total de 98 876 702 FCFA ; à la non justification de 295,350 tonnes de blé pour un montant total de 42 041 596 FCFA ; au non-règlement des factures d'achat de l'urée pour un montant total de 359 744 000 FCFA ; au non-reversement des montants recouvrés auprès des producteurs pour un montant total de 118 600 000 FCFA.</em></strong>

La présente vérification financière et de conformité porte sur la gestion du ministère de l'Agriculture au titre de la période allant du 1er juillet 2023 au 31 juillet 2024. Elle a pour objectif de s'assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses du Ministère de l'Agriculture. Les travaux de vérification ont porté sur la gestion des ressources humaines, la gestion du matériel, la demande de dérogation pour l'acquisition des pesticides, la mise en œuvre des opérations spéciales portant sur les dons en urée et en blé et, enfin, sur l'opération du don d'engrais de la Banque Mondiale dans le cadre du Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l'Ouest (PRSA) pour la période allant du 1er juillet 2023 au 31 juillet 2024.Cette vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

La mission de vérification a constaté que le Ministre chargé de l'Agriculture n'adresse pas au Gouvernement le rapport général sur les Etablissements Publics à caractère Industriel et Commercial ou Sociétés d'Etat placés sous sa tutelle. Il n'a pas veillé au renouvellement de la durée du Programme de Développement de l'Irrigation dans le Bassin du Bani et à Sélingué (PDI-BS). Il ne veille pas au fonctionnement du Comité National de Gestion des Pesticides.  Il ne veille au fonctionnement du Comité National des Engrais. Il a irrégulièrement demandé des dérogations spéciales pour l'importation des pesticides non homologués.

Les Ministres chargés de l'Agriculture, de l'Environnement et de la Santé n'ont pas pris l'arrêté conjoint pour fixer les règles d'élimination des pesticides ainsi que la procédure pour l'analyse des produits saisis.

Le ministère chargé de l'Agriculture n'a pas respecté les conditions de distribution de l'engrais acquis dans le cadre du PRSA.

Le PRSA a attribué un marché d'engrais à un prestataire ne disposant pas d'agrément d'importation, de distribution ou de vente d'engrais au Mali. Le PRSA a irrégulièrement sollicité une entente directe pour acquérir des engrais. La Direction Nationale de l'Agriculture n'exige pas la fourniture des rapports trimestriels aux fournisseurs d'engrais et de Pesticides.

La Direction des Finances et du Matériel du Ministère de l'Agriculture procède à des réceptions non conformes.

Les Commissions d'ouverture et d'évaluation des propositions procèdent à des évaluations et attributions non conformes.

La DFM du ministère chargé de l'Agriculture n'enregistre pas l'entrée dans le patrimoine de l'Etat des biens rétrocédés par les projets et programmes clôturés.

La Commission de suivi des contrats de fourniture d'intrants Agricoles et de blé conclus entre l'Office des Produits Agricoles du Mali (OPAM) et la société DEMETRA n'a pas produit de rapport d'exécution.

La Direction des Ressources Humaines du Secteur du Développement Rural et la Direction des Finances et du Matériel ne disposent pas de locaux adaptés pour la conservation des archives.

La DRH du Secteur du Développement Rural ne dispose pas de document de politique nationale approuvé dans le domaine de la gestion et du développement des ressources humaines.

La DRH du Secteur du Développement Rural ne respecte pas son cadre organique.

Au regard de toutes ces constatations, la mission de vérification a recommandé au Ministre chargé de l'Agriculture d'adresser au Gouvernement le rapport général sur les Etablissements Publics à caractère Industriel et Commercial ou Société d'Etat placé sous sa tutelle ; d'initier le renouvellement de la durée du Programme de Développement de l'Irrigation dans le Bassin du Bani et à Sélingué (PDI-BS) ; de veiller au fonctionnement régulier du Comité National de Gestion des Pesticides ; veiller au fonctionnement régulier du Comité National des Engrais ; s'assurer de la régularité des dérogations avant leur adoption ; d'initier, en relation avec les Ministères chargés de l'Environnement et de la Santé, l'arrêté conjoint fixant les règles d'élimination des pesticides ainsi que la procédure pour l'analyse des produits saisis ; de veiller à la complétude des informations à porter sur les étiquettes des sacs d'engrais avant distribution et de veiller à l'allocation de crédits suffisants pour faire face aux dépenses de conservation, de gestion des archives courantes et intermédiaires et à la formation des agents.

Quant au Coordinateur National du Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l'Ouest, il doit exiger les documents nationaux légaux aux prestataires étrangers et d'éviter le recours irrégulier à la procédure d'entente directe dans les commandes publiques.

La mission a demandé au Directeur National de l'Agriculture d'exiger des fournisseurs d'engrais et de pesticides la production de rapports trimestriels.

Le Directeur des Finances et du Matériel du Ministère chargé de l'Agriculture doit veiller au respect des procédures de réception de la commande publique ; veiller à l'enregistrement systématique dans le patrimoine de l'Etat des biens rétrocédés par les projets et programmes clôturés ; conserver les archives dans des locaux adaptés.

Au Président de la Commission d'ouverture et d'évaluation des propositions, la mission a recommandé de respecter les critères lors de l'évaluation des propositions des soumissionnaires.

Le Président de la Commission de suivi des contrats de fourniture d'intrants Agricoles et de blé doit produire le rapport d'exécution des opérations.

Enfin, la Directrice des Ressources Humaines du Secteur du Développement Rural doit conserver les archives dans des locaux adaptés ; soumettre les documents de politique à la validation conformément à la réglementation et assurer leur mise en œuvre ; veiller au respect du cadre organique.

<strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d'un montant total de 1 138 597 025 FCFA. Sur ce montant 379 960 000 FCFA ont été régularisés. Le reliquat non justifié et non régularisé s'élève à 758 637 025 FCFA.

Ces irrégularités financières sont relatives à des fractionnements des dépenses pour un montant total de 139 374 727 FCFA ; à la minoration du prix de vente du blé pour un montant total de 98 876 702 FCFA ; à la non justification de 295,350 tonnes de blé pour un montant total de 42 041 596 FCFA ; au non-règlement des factures d'achat de l'urée pour un montant total de 359 744 000 FCFA ; au non-reversement des montants recouvrés auprès des producteurs pour un montant total de 118 600 000 FCFA.

Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Procureur de la République chargé du Pôle National Economique et Financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême.

<strong><em> </em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Plus de 50 millions de F CFA carottés à la COMATEX : Le temps donne raison au Comité Syndical qui avait contesté la nomination de l&amp;apos;actuel DG</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/plus-de-50-millions-de-f-cfa-carottes-a-la-comatex-le-temps-donne-raison-au-comite-syndical-qui-avait-conteste-la-nomination-de-lactuel-dg-3098262.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/plus-de-50-millions-de-f-cfa-carottes-a-la-comatex-le-temps-donne-raison-au-comite-syndical-qui-avait-conteste-la-nomination-de-lactuel-dg-3098262.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2025/03/Comatex.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 05 Mar 2025 16:25:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>L'emblématique usine de confection de tissus située à Ségou, la COMATEX, relevée de ses cendres après d'énormes efforts consentis par l'État a, de nouveau, parlé d'elle. Cette fois-ci, elle s'est illustrée par des détournements de fonds en quelques 17 mois de son redémarrage. C'est ce qui ressort d’un rapport du Bureau du Vérificateur Général.</strong>

Dans son rapport de vérification financière et de conformité sur la gestion de la COMATEX, le bureau du Vérificateur général a révélé des irrégularités, tant administratives que financières, sur les exercices de la période du 1er avril 2023 au 16 août 2024.

<strong>Sur quoi le contrôle a-t-il porté ? </strong>

La vérification financière et de conformité avait pour objet la gestion de la Compagnie malienne des Textiles (COMATEX) au titre des exercices 2023 et 2024 (du 1er avril 2023 au 16 août 2024). Elle a eu pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de produits, de charges, de la structuration financière ainsi que de la conformité des actes des organes d’administration et de gestion.

Les travaux de vérification ont porté sur les produits encaissables et les charges décaissables, l’exécution des dépenses au niveau de la caisse, la gestion des stocks, la constitution du capital social, la gestion du patrimoine mobilier et immobilier, les paiements des arriérés de salaires ainsi que la conformité des actes du Conseil d’Administration et de la Direction Générale.

A l'issue de ces travaux, il est ressorti des irrégularités administratives relatives au contrôle interne ainsi que des irrégularités financières qui ont montré que plus de 50 millions de FCFA se sont évaporés.

<strong>Des Irrégularités administratives inimaginables  </strong>

Les irrégularités administratives  relèvent des dysfonctionnements du contrôle interne. Il s'agit, entre autres, de l'irrégularité de la constitution de la nouvelle forme de la société qui est la Nouvelle Compagnie malienne des textiles (N-COMATEX); l'absence de comité de gestion; le non-arrêt journalier de caisse; le non-enregistrement des achats à la bonne période; la non-participation du service utilisateur à la réception des marchandises;  le non-respect du principe de non-compensation des postes d’actif et de passif; l'absence de registre de délibérations par le conseil d'administration; la non mise à jour du manuel des procédures de gestion comptable, administrative et financière; le non-respect du principe d’intangibilité du bilan d’ouverture. Cette révélation du vérificateur général met en lumière que le Dg et son équipe n'ont aucun respect pour les textes qui permettent au bon fonctionnement de l'entreprise.

<strong>Des irrégularités financières à la pelle</strong>

Il ressort du rapport du bureau du vérificateur général que la somme de 50 515 557 FCFA s'est volatilisée au détriment de l'entreprise. Comment cela a-t-il pu se passer? Toujours, d'après les conclusions du rapport susmentionné, le directeur général de la COMATEX SA et le Chef du Département des Opérations Financières n’ont pas reversé des produits issus de la vente des déchets d’usine et de ferrailles. En effet, le montant cumulé des autorisations de ventes de déchets, co-signées par le Chef du Département des Approvisionnements et de la Gestion des Stocks, le Service d’Audit Interne et le magasinier, est nettement supérieur à celui des ventes de déchets réellement encaissé pour le compte de la COMATEX SA. Le montant cumulé des autorisations de ventes de déchets de la période du 1er avril 2023 au 16 août 2024 s’élève à 31 999 785 FCFA contre un montant reversé de 11 675 282 FCFA, soit un écart non reversé de 20 324 503 FCFA.

Par ailleurs, le Directeur Général et le Chef du Département des Opérations Financières ont minoré le prix de vente de 20.088,235 kg de ferrailles vendus au prix unitaire de 170 F CFA/kg au lieu de 400 F CFA/kg, soit une minoration de 4.620.294 F CFA. En outre, le Chèque numéro 5862299 au porteur d’un montant de 3.415.000 F CFA reçu comme paiement de la transaction n’a pas été reversé pour le compte de la COMATEX SA. Le montant total de ces irrégularités s’élève à 28 359 797 FCFA.

La perception irrégulière des indemnités de fonction par les administrateurs de la société est une autre cause de l'évaporation des dizaines de millions de nos francs. En effet, lors de sa session ordinaire du 17 avril 2023, le Conseil d’Administration de la COMATEX SA, contrairement aux dispositions de l’Acte uniforme en son article 431 et de la 5e résolution de l’Assemblée générale ordinaire du 16 mai 2002 de la COMATEX SA, a fixé par session les indemnités de fonction des administrateurs à 500.000 F CFA en lieu et place de 1 000 000 FCFA par an. Durant l’exercice 2023, le Conseil d’Administration a tenu trois (3) sessions au cours desquelles les neuf (9) administrateurs de la COMATEX SA ont reçu un montant global de 13 500 000 FCFA alors qu’ils devraient normalement percevoir 9 000 000 FCFA, soit un écart indu de 4 500 000 FCFA.

Une troisième cause de cette évaporation de sous est que le directeur général et le Chef du Département des Opérations Financières ne font pas la retenue à la source de l’Impôt sur les Revenus de Valeurs Mobilières sur les rémunérations versées aux administrateurs. En effet, durant la période sous revue, les rémunérations versées aux administrateurs s’élèvent à 38 200 000 FCFA dont 11 200 000 FCFA au titre des rémunérations mensuelles hors indemnités de fonction versées au Président du Conseil d’Administration et 27 000 000 FCFA au titre des indemnités, des frais de déplacement et d’hébergement versés aux neuf (9) administrateurs de la COMATEX SA. Aucune de ces sommes n’a été soumise à l’IRVM  (Impôt sur le revenu des valeurs mobilières) au taux de 18%. Le montant de l’IRVM non retenu sur les rémunérations versées aux administrateurs s’élève à 6 676 000 FCFA.

La dernière cause de la disparition des 50 millions de FCFA se trouve dans le fait que le directeur des opérations financières ne retient pas l’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux (IBIC) sur les factures sans numéro d’identification fiscale (NIF). Autrement dit, le Directeur des opérations financières n’applique pas l’imposition de 15% prévue par l’article 43 du Code Général des Impôts sur le montant brut des factures sans numéro d’identification fiscale. En effet, pour 71 factures fournisseurs payées au cours de la période sous revue, il n’a pas procédé à la retenue de l’IBIC pour un montant de 10 979 760 FCFA.

Au regard de cette anarchie de gestion qui prévaut à la COMATEX, l'on peut dire que le comité syndical avait eu raison de protester contre la nomination de I ‘actuel Directeur général. A l'époque, il n'a pas été entendu. Et voilà qu'il a fallu moins de 20 mois de gestion pour que celui-ci étale au grand jour son incapacité à bien gérer et sa boulimie pour le bien public.

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mairie de Koutiala : Une gestion opaque entre gabegie, népotisme et affairisme</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/mairie-de-koutiala-une-gestion-opaque-entre-gabegie-nepotisme-et-affairisme-3098257.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/mairie-de-koutiala-une-gestion-opaque-entre-gabegie-nepotisme-et-affairisme-3098257.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2025/03/maire-Koutiala.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 05 Mar 2025 16:18:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La Mairie de la Commune Urbaine de Koutiala, autrefois citadelle du développement local, est aujourd’hui souillée par un scandale financier sans précédent. À la tête de cette débâcle, un homme : Oumar Ba Dembélé. Depuis son avènement en 2004, la gestion de la commune urbaine de Koutiala s’est enlisée dans une opacité troublante, marquée par la mauvaise gestion des fonds, le népotisme flagrant et l’affairisme effréné.</strong>

114 millions FCFA volatilisés, où est passé l’argent du contribuable ? La question en vaut la chandelle. En ce sens qu’une récente vérification financière portant sur les exercices 2021, 2022, 2023 et 2024 a mis en exergue des irrégularités financières atteignant la somme faramineuse de 114 134 563 FCFA. Un véritable gouffre qui suscite des questions sur les pratiques mafieuses ayant gangrené la gestion des fonds publics. Parmi les révélations les plus accablantes, l’on note l’incapacité du Chef du Centre des Impôts de Koutiala à recouvrer les droits de patente sur les marchés publics exécutés. Une négligence volontaire ou un arrangement douteux ? Toujours est-il que ce manquement a privé la commune d’une recette de 17 964 563 FCFA, une somme qui aurait pu financer des infrastructures essentielles pour les citoyens.

<strong>Un réseau d’affairistes</strong>

Au cœur de ce chaos financier, des entreprises et groupements bénéficiant de marchés publics ont été pointés du doigt pour leur refus systématique de verser les redevances dues à la Mairie. L’Entreprise SMART Service Mali, la Société TES-COM, et le G.I.E Koulé Saniya ont brillé par leur nonchalance dans le paiement des montants dus. Pire encore, le Groupement des Transporteurs de Koutiala (G.T.K) n’a tout simplement pas honoré ses engagements, plongeant davantage la municipalité dans une crise budgétaire. Cette impunité généralisée ne peut s’expliquer que par une collusion évidente entre les autorités communales et ces entreprises véreuses. Un véritable système de prédation a été mis en place, transformant la gestion des finances publiques en une manne destinée à enrichir une poignée d’individus au détriment du développement local.

<strong>Une Mairie pour des intérêts privés</strong>

Au-delà des détournements de fonds et des arrangements frauduleux, la Mairie de Koutiala est devenue le fief d’un clan où le mérite n’a pas sa place. Les recrutements se font par copinage, les postes stratégiques sont attribués à des proches du cercle du Maire, et les marchés sont distribués, sans transparence, à des sociétés fantômes aux liens obscurs avec l’administration. Les citoyens de Koutiala, quant à eux, sont laissés pour compte. Pendant que les infrastructures se dégradent et que les services municipaux peinent à remplir leurs missions, l’élite dirigeante de la commune se gave, impunément, sur le dos du contribuable.

Face à cette gestion calamiteuse, la population de Koutiala attend des mesures fortes. La justice et les organes de contrôle doivent se saisir de ce dossier pour mettre un terme à cette gabegie. Il est impératif que les responsables de ce pillage organisé rendent des comptes. Trop longtemps, les mairies ont été transformées en fiefs personnels où règnent corruption, passe-droits et dilapidation des deniers publics. L’heure est venue de briser l’omerta et de rendre aux citoyens ce qui leur appartient.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mairie de Koulikoro : Un réseau mafieux en marche : Plus de 108 millions FCFA volatilisés</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/mairie-de-koulikoro-un-reseau-mafieux-en-marche-plus-de-108-millions-fcfa-volatilises-3098254.html</link>
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<pubDate>Wed, 05 Mar 2025 16:12:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Mairie de la Commune Urbaine de Koulikoro (CUK) est malade. Malade de son équipe, dont l’incompétence est de notoriété publique. Malade de ses recettes, en proie à une mauvaise gestion depuis des lustres. Malade de la corruption et du népotisme, érigés en mode de gestion. Les maux de la Mairie de Koulikoro, en ces 4 dernières années, se résument en peu de mots : affairisme, détournements de fonds et gestion clanique du personnel. </strong>

De l’arrivée en 2020 du Maire Bakoroba Kané à son décès, le 17 mars 2024, en passant par l’installation de l’actuel Maire, Aliou Moussa Tamboura, le 25 avril 2024, tous deux sont épinglés dans le rapport du Vérificateur général, à travers leur gestion des affaires, à la tête de la Mairie de Koulikoro.

Pendant les exercices 2021, 2022, 2023 et 2024 (30 septembre) plus de 108 millions de FCFA (108 801 250 F) ont manqué à l’appel de la caisse. Du moins, si l’on en croit le rapport de vérification financière du Bureau du Vérificateur Général. D’où la colère du gouvernement. Mais surtout, du ministre de l’Administration Territoriale et des Collectivités Locales, qui selon nos sources, aurait assené ses quatre vérités à l’équipe municipale de la Commune du Méguétan. Avant de lui sommer de mettre fin à cette hémorragie financière, dont l’onde de choc continue de retentir au niveau des caisses de la trésorerie de Koulikoro.

<strong>Les combines et les combinards</strong>

Le contrôle réalisé à la Mairie de la Commune Urbaine de Koulikoro est sans appel : non-reversement des frais d’établissement des actes d’état civil pour un montant de 4 371 477 F CFA ;  non-recouvrement des droits de patente et pénalités y afférentes sur des marchés exécutés et payés pour un montant de 13 198 573 F CFA et non-recouvrement des taxes d’exploitation de sable et gravier pour un montant de 52 008 400 F CFA. Auxquels s’ajoutent, le non-recouvrement des frais d’édilité pour un montant de 5 760 000 F CFA ; le non-recouvrement des frais de transfert pour un montant de 29 446 000 F CFA ; le non-reversement des frais d’établissement des autorisations de Construire pour un montant de 285 200 F CFA et le paiement de montants sur des marchés non entièrement exécutés pour un montant de 3 731 600 FCFA. Autant de pratiques qui selon le rapport du Vérificateur ont précipité la Mairie de Koulikoro dans l’abîme. Avec à la clé,  plus de 108 millions de francs CFA qui ont pris une destination, jusque-là, encore inconnue en 3 ans de gestion. Ou presque.

Il ressort des contrôles réalisés par la mission de vérification que les Régisseurs de recettes de la mairie de Koulikoro, n’ont pas reversé les frais d’établissement des actes d’état civil.

Pour s’assurer du respect de ces dispositions, l’équipe de vérification a reconstitué les recettes collectées durant la période sous revue au titre des frais de délivrance des copies d’extraits d’actes de naissance et des actes de célébration des mariages sur la base des copies d’extraits et des registres desdits actes. Elle a ensuite rapproché les montants dus de ceux enregistrés dans les états de reversement de la Trésorerie Régionale de Koulikoro. Du coup, l’équipe de vérification a constaté que sur un montant total de 20 869 900 FCFA, représentant les frais d’établissement de 88 324 copies d’extraits d’actes de naissance et de 1 605 mariages célébrés, les Régisseurs de recettes ont reversé un montant de 16 498 423 FCFA, soit un écart non reversé de 4 371 477 FCFA.

Et comme si cela ne suffisait pas, les Régisseurs de recettes de la Mairie n’ont pas recouvré des taxes d’exploitation de sable et gravier. Pour s’assurer du respect des dispositions et des clauses contractuelles, les auditeurs ont rapproché les montants des taxes indiqués dans les contrats de ceux versés par les deux (2) prestataires aux régies de recettes au cours de la période sous revue. L’équipe d’audit a constaté que les Régisseurs de recettes n’ont pas recouvré des taxes d’exploitation de sable et gravier.

En effet, les Régisseurs de recettes n’ont pas recouvré des taxes d’exploitation de sable et gravier et face au retard accusé dans le paiement, le Maire n’a pris aucune disposition pour permettre le recouvrement desdites recettes. Le montant total des taxes non recouvrées s’élève à 52 008 400 FCFA.

Non plus, le Régisseur de recettes n’a pas recouvré des frais d’édilité. Pour s’assurer du respect des dispositions, l’équipe de vérification a examiné les reversements effectués par les Régisseurs à la TP-R de Koulikoro, elle s’est entretenue avec le Maire, le Secrétaire général, le Chargé des affaires domaniales, le Directeur Régional des Domaines et du Cadastre et le Directeur Régional de l’Urbanisme. Elle a ensuite, procédé à l’examen des registres domaniaux.

De plus, par Mémo n°01-DR/BVG/Mission-CUK du 2 décembre 2024, l’équipe de vérification a demandé au Maire de mettre à sa disposition, pour examen, les registres domaniaux qui retracent l’ensemble des permis, Concession Urbaine à usage d’Habitation (CUH), notifications et autres documents domaniaux établis par la CUK en faveur des usagers, des propriétaires terriens/coutumiers et des autres bénéficiaires dans le cadre des morcellements et/ou lotissements des champs des propriétaires terriens/coutumiers et/ou des morcellements et/ou lotissements effectués par la Commune elle-même au titre des années 2021, 2022, 2023 et 2024 (30 septembre).

A l’issue des travaux, l’équipe de vérification a constaté que durant la période sous revue, le Maire a délivré 72 permis d’occuper dont les frais d’édilité n’ont pas été recouvrés par le Régisseur de recettes pour un montant total de 5 760 000 FCFA.

Par ailleurs, le Régisseur de recettes n’a pas recouvré des frais de transfert de parcelles. Pour se mettre à l’évidence des faits, l’équipe de vérification a examiné les reversements effectués par les Régisseurs à la TP-R de Koulikoro, elle s’est entretenue avec le Maire, le Secrétaire général, le Chargé des affaires domaniales, le Directeur Régional des Domaines et du Cadastre et le Directeur Régional de l’Urbanisme.

A l’issue des travaux, l’équipe de vérification a constaté que le Régisseur de recettes n’a pas recouvré des frais de transfert de parcelles. Sur un montant total de 33 800 000 FCFA issu des transferts de 676 parcelles, il n’a recouvré et reversé qu’un montant de 4 354 000 FCFA soit, un écart non-recouvré et non-reversé de 29 446 000 FCFA. Ce n’est pas tout. Loin s’en faut.

Même le Régisseur de recettes n’a pas reversé des frais d’établissement des autorisations de construire. En effet, lors des travaux de vérification, l’équipe a décelé qu’il n’a pas reversé des frais d’établissement des autorisations de construire dans le compte de la Mairie. Le Maire a signé 157 autorisations de construire pour un montant total de 1 570 000 FCFA sur lequel 1 284 800 FCFA ont été reversé, soit un reliquat non-reversé de 285 200 FCFA.

<strong>Entre magouilles et embrouilles</strong>

La Mairie de la Commune Urbaine de Koulikoro est sacrifiée sur l’autel d‘intérêts personnels et égoïstes. Par petite touche, l’équipe communale a sucé les caisses. L’espoir tant suscité auprès des populations du Méguétan a viré au cauchemar. Un flop magistral.

Plus grave encore, les Chefs des Centres des Impôts de Koulikoro, des Communes I, III, IV, V et VI de Bamako et de Nioro n’ont pas recouvré les droits de patente sur des marchés publics. Cependant, l’équipe de vérification a demandé, par Mémo n°02/BVG/Mission CUK du 13 novembre 2024, au Chef du Centre des Impôts de Koulikoro de lui fournir la situation des patentes recouvrées sur la base des marchés exécutés et entièrement payés par la CUK. Elle s’est ensuite entretenue avec le Secrétaire général, le Chef du Service financier et Comptable et le Régisseur d’avances.  Du coup, l’équipe de vérification a constaté que, les droits de patente et amendes y afférentes n’ont pas été recouvrés sur 36 marchés par des Chefs des Centres des impôts de Koulikoro, des Centres des impôts des Communes I,III,IV,V,VI de Bamako et du Centre des impôts de la Commune Urbaine de Nioro auprès des entrepreneurs (contribuables) dont les marchés ont été entièrement payés. De plus, aucun entrepreneur n’a procédé à la déclaration desdits impôts. Le montant des droits et amendes non recouvrés s’élève à 16 682 106 FCFA.

Et coup de théâtre, lors du contradictoire, le Chef du Centre des Impôts de Koulikoro a fourni la Lettre n°0245-MEF-DGI-DRI-CI-KKRO du 4 février 2025 par laquelle 11 contribuables ont payé la somme de 2 721 131 FCFA au titre des droits de patentes et pénalités y afférentes. Par ailleurs, il soutient mordicus que les pénalités sur l’exercice 2024 ne sont pas encore dues soit, 762 402 FCFA. Ainsi, le montant total à recouvrer sur les 25 marchés restants est de 13 198 573 FCFA.

Au même moment, le Maire a ordonné le paiement de montants sur des marchés non entièrement exécutés. Cependant, après la vérification de l’effectivité des travaux réalisés et la livraison des matériaux, les auditeurs ont ensuite procédé à l’examen des pièces justificatives des dépenses émises, suite à l’exécution desdits contrats.

Il ressort des vérifications que le Maire et le Régisseur de recettes, n’ont pas reversés des frais d’établissement des autorisations de construire. En effet, le Maire a signé 157 autorisations de construire pour un montant total de 1 570 000 FCFA sur lequel 1 284 800 FCFA ont été reversé, soit un reliquat non-reversé de 285 200 FCFA.

Par la suite, la mission a également rapproché les travaux effectifs sur le terrain, des devis estimatifs et des décomptes présentés par l’entreprise à l’ordonnateur. Sur ce plan, il ressort que le Maire de Koulikoro a ordonné le paiement des équipements non fournis et de travaux non réalisés sur des contrats. Il s’agit du :

- Contrat n°05/CUK-SG-2022 relatif à la fourniture des équipements du jardin d’enfants du Plateau III au compte de la Mairie de la Commune Urbaine de Koulikoro :  60 chaises-enfants à 21 000 F CFA l’unité, soit 1 260 000F CFA ;  12 tables enfants à 37 500 F CFA l’unité, soit 450 000 FCFA et 4 chaises direction à 75 000 F CFA l’unité, soit 300 000 FCFA. Le montant des équipements non fournis s’élève à 2 010 000 FCFA.

- Contrat n°00137-DRMP-DSP-2021 relatif aux travaux de construction de trois (3) salles de classe et d’une direction équipée au jardin d’enfants de Kolebougou dans la Commune Urbaine de Koulikoro :  F/P de cales battantes industrielles 40 unités à 15 000 FCFA l’unité ; soit 600 000 FCFA ;  F/P Hublot étanche nombre 5 à 10 000 F CFA l’unité, soit 50 000 FCFA ;  F/P gouttière PVC nombre 6 à 5 000 F CFA l’unité, soit 30 000 FCFA ;  béton de forme ép : 8 cm quantité 17,36 à 60 000 F CFA/ m3 , soit 1 041 600 FCFA. Le montant des travaux non réalisés s’élève à 1 721 600 FCFA. Et le montant total des équipements non livrés et des travaux non exécutés est de 3 731 600 FCFA.

En bloc, la gestion de la Mairie de la Commune Urbaine de Koulikoro est comparable à celle d’une épicerie. D’où des irrégularités financières à la pelle et l’évaporation, sans la moindre trace, de plus de 108 millions de francs CFA pendant les exercices 2021, 2022,2023 et 2024 (30 septembre).

Face à de telles pratiques qui ont occasionné autant de saignée financière dans la caisse de la Mairie du Méguétan, le Vérificateur, a transmis une dénonciation de faits au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Procureur de la République chargé du Pôle National Economique et Financier.

Depuis, les responsables de la Maire de Koulikoro et leurs complices sont sur des braises ardentes. Dossier à suivre et à poursuivre donc.

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Vérification financière de la gestion de la commune urbaine de Koulikoro :  Des irrégularités financières s’élevant à plus de 108 millions de FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-de-la-gestion-de-la-commune-urbaine-de-koulikoro-des-irregularites-financieres-selevant-a-plus-de-108-millions-de-fcfa-3097839.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 03 Mar 2025 09:16:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La présente vérification financière a pour objet la gestion de la Commune Urbaine de Koulikoro (CUK) au titre des exercices 2021, 2022, 2023 et 2024 (30 septembre). Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes des organes délibérant et exécutif de la Commune. Les travaux de vérification ont porté sur la mobilisation des recettes et leur reversement, l’exécution des dépenses, l’État Civil, les Affaires Domaniales et Foncières et la Comptabilité-matières.</strong>

Cette vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<a name="_TOC_250014"></a><strong>Irrégularités administratives</strong>

La Mission de vérification a constaté que le Représentant de l’État dans le Cercle de Koulikoro ne procède pas régulièrement à l’inspection périodique de la Commune Urbaine de Koulikoro (CUK). En effet, il n’a produit aucun Document matérialisant une quelconque inspection au titre desdits exercices. Le seul Document d’inspection produit porte sur l’exercice 2022.<a name="_TOC_250013"></a> Le Représentant de l’État dans le Cercle de Koulikoro n’arrête pas annuellement, par décision, le taux de prélèvement obligatoire.

La Commune Urbaine de Koulikoro tient une Comptabilité-matières incomplète. En effet, des Documents de base tels que le Grand livre des matières et des Documents de mouvement à savoir le bordereau d’affectation du matériel, le bordereau de mise en consommation des matières et le bordereau de mutation du matériel ne sont pas tenus.

Le Comptable-matières n’a ni constitué de cautionnement ni prêté serment. Il n’a pu mettre à la disposition de l’équipe aucune preuve matérialisant le paiement de sa caution et sa prestation de serment.

La CUK ne tient pas à jour des registres obligatoires. En effet, le Secrétaire Général ne tient pas à jour les registres des arrêtés et décisions, des délibérations et des Conventions et contrats.

Le Maire de la Commune Urbaine de Koulikoro (CUK) a irrégulièrement attribué des permis d’occuper sur des terrains du domaine privé immobilier de l’État.

Durant la période sous revue, des Agents chargés de l’État Civil perçoivent les frais d’établissement des Actes d’État Civil en lieu et place des Régisseurs de recettes.

Des présidents des Comités de Gestion Scolaire (CGS) ne produisent pas de Rapport de l’utilisation des Fonds d’Appui Direct à l’Amélioration des Rendements Scolaires (ADARS).

Le président de l’Association de Santé Communautaire (ASOCO) de Souban ne produit pas de Rapports de l’utilisation des fonds transférés de l’État accordés aux Collectivités Territoriales (CT) pour le fonctionnement des structures sanitaires.

Au regard de toutes ces constatations, la Mission de vérification a recommandé au Préfet du Cercle de Koulikoro de procéder à l’inspection périodique de la Commune Urbaine de Koulikoro; d’arrêter annuellement par décision le taux de prélèvement obligatoire des recettes ordinaires du Budget à affecter aux dépenses d’investissement.

Au Maire de la Commune Urbaine de Koulikoro (CUK) de veiller à la tenue de l’ensemble des Documents de la Comptabilité-matières; de veiller à la constitution de la caution et à la prestation de serment du Comptable-matières; d’initier la procédure de nomination du Comptable-matières conformément à la réglementation en vigueur; de veiller à la tenue des Documents administratifs obligatoires; de respecter les dispositions légales et réglementaires en matière de délivrance des titres de propriété; de veiller à la perception des recettes de la Commune par le Régisseur de recettes conformément aux textes en vigueur; de veiller à la production des Rapports semestriels et annuels de l’utilisation des Fonds d’Appui Direct à l’Amélioration des Rendements Scolaires par les présidents des CGS; de veiller à la production des Rapports semestriels et annuels de l’utilisation de la subvention de l’État accordée aux Collectivités Territoriales pour le fonctionnement des structures sanitaires par les présidents des Associations de Santé Communautaire (ASACO).

Au Secrétaire Général de tenir l’ensemble des Documents administratifs obligatoires.

Aux Régisseurs de recettes de percevoir l’ensemble des recettes de la Commune conformément aux textes en vigueur.

Au Comptable-matières de tenir l’ensemble des Documents de la Comptabilité-matières conformément aux textes en vigueur; de constituer son cautionnement et prêter serment.

Aux Présidents des Comités de Gestion Scolaire (CGS) de produire les rapports semestriels et annuels de l’utilisation des Fonds ADARS.

Aux présidents des ASACO de produire les Rapports semestriels de gestion de l’utilisation de la subvention de l’État destinée au fonctionnement des structures sanitaires.

<strong> </strong><strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 108 801 250 Francs CFA<strong>. </strong>Elles sont relatives au non-reversement des frais d’établissement des Actes d’État Civil pour un montant de 4 371 477 Francs CFA; au non-recouvrement des Droits de patente et pénalités y afférentes sur des marchés exécutés et payés pour un montant de 13 198 573 Francs CFA; au non-recouvrement des taxes d’exploitation de sable et gravier pour un montant de 52 008 400 Francs CFA; au non-recouvrement des frais d’édilité pour un montant de 5 760 000 Francs CFA; au non-recouvrement des frais de transfert de parcelles pour un montant de 29 446 000 Francs CFA; au non-reversement des frais d’établissement des autorisations de construire pour un montant de 285 200 Francs CFA; au paiement de montants sur des marchés non entièrement exécutés pour un montant de 3 731 600 Francs CFA.

Les faits relevés dans le Rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la Loi Pénale et à la Législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Procureur de la République chargé du Pôle National Économique et Financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Directeur Général des Impôts (DGI).

<strong>Ibrahim DIALLO/CCOM-BVG</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Corruption  et délinquance financière :   Deux  communes urbaines  épinglées par le Vegal</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/corruption-et-delinquance-financiere-deux-communes-urbaines-epinglees-par-le-vegal-3097761.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/corruption-et-delinquance-financiere-deux-communes-urbaines-epinglees-par-le-vegal-3097761.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 03 Mar 2025 01:41:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Bureau du Vérificateur Général (BVG) a  dévoilé les résultats de ses audits financiers portant sur la gestion des communes urbaines de Koutiala et de Koulikoro. Ces contrôles, qui couvrent les années 2021 à 2024 (jusqu'au 30 septembre), ont révélé des irrégularités financières notables dans ces deux collectivités.</strong>

La commune urbaine de Koutiala, connue comme le cœur de l’industrie cotonnière au Mali, a été pointée du doigt pour des manquements financiers dépassant les 114 millions FCfa. Ces irrégularités, touchant divers aspects de la gestion budgétaire et financière, soulèvent de sérieuses questions sur la transparence et la responsabilité dans l’administration locale.

<strong>Koulikoro, capitale du «Meguetan», également concernée</strong>

De même, la commune urbaine de Koulikoro n’est pas épargnée, avec des irrégularités financières évaluées à plus de 108 millions FCFA. Ces dysfonctionnements mettent en lumière des pratiques non conformes aux normes budgétaires et comptables en vigueur, révélant ainsi des lacunes dans la gestion des fonds publics.

<strong>Des mesures judiciaires et administratives engagées</strong>

En réponse à ces découvertes, le BVG a signalé les faits susceptibles de constituer des infractions pénales au Procureur de la République en charge du Pôle National Économique et Financier. Parallèlement, les conclusions du rapport ont été transmises au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Directeur Général des Impôts pour les actions nécessaires.

<strong>Un pas vers plus de transparence et de responsabilité</strong>

Ces révélations s’inscrivent dans une démarche de renforcement de la bonne gouvernance et de lutte contre les pratiques financières douteuses au sein des collectivités territoriales. La saisine des autorités judiciaires et administratives vise à garantir une gestion responsable des ressources publiques et à prévenir toute forme d’impunité.

Le BVG réitère ainsi son engagement en faveur d’une gestion rigoureuse et transparente des finances publiques, essentielle pour le développement équilibré des collectivités et pour restaurer la confiance des citoyens envers leurs institutions locales.

<strong>M SANOGO</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification de performance de la gestion de la COMATEX&#45;SA : D&amp;apos;importantes faiblesses relevées en termes d&amp;apos;économie, d&amp;apos;efficacité et d&amp;apos;efficience</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-de-performance-de-la-gestion-de-la-comatex-sa-dimportantes-faiblesses-relevees-en-termes-deconomie-defficacite-et-defficience-3096549.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-de-performance-de-la-gestion-de-la-comatex-sa-dimportantes-faiblesses-relevees-en-termes-deconomie-defficacite-et-defficience-3096549.html</guid>
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<pubDate>Sat, 22 Feb 2025 01:50:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>A l'issue de ces travaux, l'équipe de vérification a constaté que la Comatex-SA a procédé à des achats de biens en l'absence de besoins formellement exprimés par les services utilisateurs. Durant la période sous revue, 15 opérations d'achat de carburan t n'ont pas fait, préalablement, l'objet d'expression de besoin du service utilisateur, en l'occurrence, la direction technique. En outre, elle ne procède pas à la mise en concurrence des fournisseurs en vue d'obtenir les meilleures offres. En effet, sur un échantillon de 30 opérations d'achats de biens et de services examinées, aucune d'elle n'a fait l'objet de mise en concurrence de fournisseurs en vue d'obtenir les meilleures offres. </em></strong>

La présente vérification de performance a pour objet la gestion de la Compagnie malienne des textiles (Comatex) au titre de la période du 1er avril 2023 au 16 août 2024. Elle a pour objectif, d'une part, de s'assurer du fonctionnement efficace et efficient des organes/structures de la Comatex-SA, et d'autre part, de s'assurer qu'elle acquiert ses biens et services avec un souci d'économie et conformément à la règlementation en vigueur. Les travaux de vérification ont porté sur la gouvernance et la mise en œuvre des activités opérationnelles de la Comatex-SA, le respect des procédures d'approvisionnement et le mécanisme de recouvrement des créances. A l'issue de cette vérification, les principales constatations et les recommandations formulées pour corriger les lacunes identifiées se présentent comme suit :

<strong>Gouvernance institutionnelle et gestion des activités opérationnelles  </strong>

La mission a constaté que le Conseil d'administration n'adopte pas les procès-verbaux de sessions ainsi que les états financiers annuels dans les délais réglementaires. De plus, certaines tâches réalisées par des responsables et agents de la Comatex-SA ne concordent pas avec celles définies par les dispositions du manuel des procédures de gestion administrative, comptable et financière et l'organigramme fonctionnel. Il a été recommandé au conseil d'administration de la Comatex-SA de veiller à adopter les procès-verbaux des différentes sessions ; de fixer à la direction générale de la Compagnie des objectifs à atteindre et veiller à leur atteinte ; de veiller à la validation des propositions de l'organigramme mis à sa disposition.

Au directeur général de la Comatex-SA de veiller à actualiser et formaliser la répartition des postes et des tâches à réaliser.

<strong>Mise en œuvre du contrat</strong>

<strong> de performance</strong>

L'équipe de vérification a constaté que la Comatex-SA n'a pas élaboré et ne disposait donc pas de plan annuel de performance. En effet, pour la période sous revue, elle a établi un tableau des flux de trésorerie au lieu d'un plan de performance. Ce tableau ne fournit que des informations chiffrées sur les charges et les ressources liées à l'exploitation ainsi que le solde de trésorerie mensuel alors que le plan de performance demandé dans ledit contrat exige la fixation d'une base d'objectifs précis et quantifiables permettant d'apprécier les résultats opérationnels à tous les niveaux de responsabilité au sein de la Compagnie.

Il a été recommandé au directeur général de la Comatex-SA d'établir et mettre en œuvre un plan pluriannuel de performance assorti d'objectifs précis et quantifiables à tous les niveaux de responsabilité.

<strong>La gestion des approvisionnements</strong>

A l'issue de ces travaux, l'équipe de vérification a constaté que la Comatex-SA a procédé à des achats de biens en l'absence de besoins formellement exprimés par les services utilisateurs. Durant la période sous revue, 15 opérations d'achat de carburant n'ont pas fait, préalablement, l'objet d'expression de besoin du service utilisateur, en l'occurrence, la direction technique. En outre, elle ne procède pas à la mise en concurrence des fournisseurs en vue d'obtenir les meilleures offres. En effet, sur un échantillon de 30 opérations d'achats de biens et de services examinées, aucune d'elle n'a fait l'objet de mise en concurrence de fournisseurs en vue d'obtenir les meilleures offres.

Au regard de tout ce qui précède, l'équipe de vérification a recommandé au directeur général de la Comatex-SA de veiller à formaliser les expressions de besoins des services utilisateurs ; d'acquérir ses produits conformément aux procédures de mise en concurrence.

<strong>La gestion des frais de location</strong>

L'équipe de vérification a constaté que les loyers des magasins de la Comatex n'ont pas été déterminés sur la base de critères objectifs. Les tarifs des loyers de ses magasins ne sont pas déterminés sur la base de critères objectifs. En effet, la direction de l'administration du personnel et du contentieux confirme, à travers sa réponse du 28 octobre 2024 adressée à l'équipe de vérification, l'absence de critères et de barèmes relatifs aux loyers des magasins, propriété de la Compagnie. Il a été recommandé au directeur général de la Comatex-SA de veiller à la bonne fixation des prix des loyers et à leurs recouvrements.

<strong>Gestion de la production</strong>

L'équipe de vérification a constaté que les ateliers de la Comatex-SA ne garantissent pas les conditions optimales de production. En effet, la Comatex-SA ne dispose pas d'équipements de production lui permettant de produire de façon efficiente et efficace. Ses magasins de stockage sont remplis de pièces de rechanges qui ne correspondent pas aux besoins des services utilisateurs. La Compagnie ne dispose pas de système de détermination des coûts de production. En effet, elle ne dispose pas de comptabilité de gestion permettant le calcul des coûts de production des différents produits alors que la connaissance desdits coûts est indispensable pour évaluer leur rendement.

La mission a recommandé au ministre de l'Industrie et du Commerce de mettre les ressources financières nécessaires à la disposition de la Comatex-SA pour la rénovation des machines et veiller à ce que cette rénovation assure une production optimale.

Enfin, au directeur générale de la Comatex-SA de veiller au suivi et à l'évaluation des coûts de la production.  <strong>               </strong>

<strong> Source BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : la Cour d’appel de Bamako confirme la condamnation de l’ex&#45;Premier ministre Moussa Mara</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/Mali-%3A-la-Cour-d%E2%80%99appel-de-Bamako-confirme-la-condamnation-de-l%E2%80%99ex-Premier-ministre-Moussa-Mara-3096215.html</link>
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<description><![CDATA[ - Moussa Mara a été condamné à deux ans de prison dont un an ferme, Amnesty International appelle les autorités maliennes à annuler immédiatement la condamnation ]]></description>
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<pubDate>Wed, 19 Feb 2025 12:43:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="selectionShareable">La Cour d’appel de Bamako a confirmé, ce lundi 9 février 2026, la condamnation prononcée en première instance contre l’ancien Premier ministre malien Moussa Mara, rejetant ainsi le recours introduit par sa défense.</p>
<p class="selectionShareable">Dans son arrêt, la juridiction d’appel a validé la sentence rendue le 27 octobre 2025 par le tribunal compétent, estimant que les éléments du dossier justifiaient la confirmation du jugement initial.</p>
<p class="selectionShareable">Réagissant à cette décision, Me Mountaga Tall, avocat de l’ancien Premier ministre Moussa Mara, a dénoncé un jugement « pour le moins contestable ». Dans une déclaration rendue publique, il a indiqué que la défense introduira un pourvoi en cassation dès ce mardi afin d’obtenir la libération de son client.</p>
<p class="selectionShareable">« Moussa Mara est à son septième mois de privation de liberté. Nous userons de tous nos moyens d’avocats pour que cette libération intervienne dans les meilleurs délais », a-t-il affirmé.</p>
<p class="selectionShareable">Me Tall a également souligné que, malgré son incarcération, « même en prison, Moussa Mara dort du sommeil du juste », estimant que « la justice immanente, même inéluctable, n’est pas toujours imminente ».</p>
<p class="selectionShareable">Moussa Mara, qui avait comparu devant la Cour d’appel le 19 janvier 2026, était poursuivi pour « atteinte au crédit de l’État », « incitation au trouble à l’ordre public » et « opposition à l’autorité légitime », à la suite d’une publication sur le réseau social X exprimant sa solidarité avec des personnalités politiques et de la société civile détenues.</p>
<p class="selectionShareable">Arrêté le 1er août 2025, l’ancien chef du gouvernement et leader du parti d’opposition Yéléma avait été condamné en première instance à deux ans de prison, dont un an ferme, assortis d’une amende de 500 000 francs CFA, dont un franc symbolique à l’État malien.</p>
<p class="selectionShareable">Ses demandes de mise en liberté provisoire avaient été rejetées tout au long de la procédure.</p>
<p class="selectionShareable">Dans un communiqué publié ce lundi, Amnesty International a vivement réagi à la confirmation de cette condamnation, la qualifiant d’« affront à la justice ». L’organisation de défense des droits humains appelle les autorités maliennes à « annuler immédiatement cette condamnation et cette peine injustes » et à libérer Moussa Mara sans condition.</p>
<p class="selectionShareable">Le 4 juillet 2025, Moussa Mara avait publié un message sur X indiquant avoir rendu visite à des personnalités politiques et de la société civile détenues, qu’il qualifiait de « détenus d’opinion », dénonçant la répression contre les voix dissidentes dans le pays.</p>
<p>Source: https://www.aa.com.tr/fr</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification financière et de conformité de la gestion de la Comatex : Des irrégularités financières de plus de50 millions F CFA décelées par le BVG !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-et-de-conformite-de-la-gestion-de-la-comatex-des-irregularites-financieres-de-plus-de50-millions-f-cfa-decelees-par-le-bvg-3095565.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 15 Feb 2025 01:05:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Des faits dénoncés au procureur du Pôle</strong> <strong>national économique et financier </strong>

<strong><em>La vérification a relevé des irrégularités financières d'un montant total de 50 515 557 F CFA. Elles sont relatives au non-reversement des produits de ventes de déchets d'usine et de ferrailles pour un montant de 28 359 797 F CFA ; à la perception indue d'indemnité de fonction des administrateurs pour un montant de 4 500 000 F CFA ; à la non-retenue à la source de l'impôt sur les revenus de valeurs mobilières sur les rémunérations versées aux administrateurs pour un montant de 6 676 000 F CFA ; à la non-retenue à la source de l'impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux sur les factures ne portant pas de numéro d'identification fiscale pour un montant de 10 979 760  FCFA.</em></strong>

La présente vérification financière et de conformité porte sur la gestion de la Compagnie malienne des textiles (Comatex) au titre des exercices 2023 et 2024 (du 1er avril 2023 au 16 août 2024). Elle a pour objectif de s'assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de produits, de charges, de la structuration financière ainsi que de la conformité des actes des organes d'administration et de gestion. Les travaux de vérification ont porté sur les produits encaissables et les charges décaissables, l'exécution des dépenses au niveau de la caisse, la gestion des stocks, la constitution du capital social, la gestion du patrimoine mobilier et immobilier, les paiements des arriérés de salaires ainsi que la conformité des actes du conseil d'administration et de la direction générale. La mission de vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong>Irrégularités administratives :</strong>

Au nombre des dysfonctionnements de contrôle interne, l'équipe de vérification a constaté que le ministre de l'Industrie et du Commerce a irrégulièrement constitué une nouvelle Comatex-SA.

La Comatex-SA ne dispose pas de comité de gestion. Le conseil d'administration de la Comatex-SA ne dispose pas de règlement intérieur. Le chef du service audit interne n'est pas rattaché à un niveau garantissant son indépendance. L'auditeur interne et le caissier principal de la Comatex-SA ne procèdent pas à l'arrêt journalier de caisse. Le conseil d'administration de la Comatex-SA ne dispose pas de registre de délibérations. Elle n'enregistre pas des achats à la bonne période. Le service utilisateur ne participe pas à la réception des marchandises. Elle ne procède pas à l'inventaire exhaustif des éléments de son patrimoine. Elle ne respecte pas le principe de non-compensation des postes d'actif et de passif. Le Manuel des procédures de gestion comptable, administrative et financière de la Comatex-SA n'est pas à jour. Elle ne respecte pas le principe d'intangibilité du bilan d'ouverture.

Afin de corriger ces dysfonctionnements, l'équipe de vérification a formulé des recommandations dont la mise en œuvre diligente permettra de lever ou d'atténuer les lacunes constatées. Elle a ainsi demandé au ministre de l'Industrie et du Commerce de procéder à la régularisation de la création de la Comatex-SA.

Au président du conseil d'administration, il a été recommandé de veiller à la mise en place d'un comité de gestion ; de veiller à l'élaboration et à l'adoption d'un règlement intérieur ; veiller au rattachement de l'auditeur interne au conseil d'administration et disposer d'un registre des délibérations, coté et paraphé par le Président du Tribunal de commerce.

Au directeur général de mettre en place le comité de gestion tout en veillant sur son bon fonctionnement ; veiller à la participation des utilisateurs à la réception des achats ; veiller à la tenue d'un inventaire exhaustif des éléments du patrimoine de la société et veiller à la mise à jour du manuel des procédures.

Enfin, à l'auditeur interne et au caissier principal de procéder à l'arrêt journalier de caisse conformément aux dispositions du manuel des procédures. Quant au chef du département des opérations financières, il doit veiller à l'enregistrement des opérations à la bonne période ; respecter le principe de non-compensation et le principe d'intangibilité du bilan d'ouverture.

<strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d'un montant total de 50 515 557 F CFA. Elles sont relatives au non-reversement des produits de ventes de déchets d'usine et de ferrailles pour un montant de 28 359 797 F CFA ; à la perception indue d'indemnité de fonction des administrateurs pour un montant de 4 500 000 FCFA ; à la non-retenue à la source de l'impôt sur les revenus de valeurs mobilières sur les rémunérations versées aux administrateurs pour un montant de 6 676 000 F CFA ; à la non-retenue à la source de l'impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux sur les factures ne portant pas de numéro d'identification fiscale pour un montant de 10 979 760 FCFA.

Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au procureur de la République chargé du Pôle national économique et financier et transmis au président de la Section des comptes de la Cour suprême.

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification de suivi des recommandations :  Gestion des Entrepôts Maliens au Sénégal: faible mise en œuvre des recommandations du BVG</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-de-suivi-des-recommandations-gestion-des-entrepots-maliens-au-senegal-faible-mise-en-oeuvre-des-recommandations-du-bvg-3094892.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-de-suivi-des-recommandations-gestion-des-entrepots-maliens-au-senegal-faible-mise-en-oeuvre-des-recommandations-du-bvg-3094892.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 10 Feb 2025 13:23:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<h4>Dans le cadre de la mise en œuvre de son Programme d’activités, le Bureau du Vérificateur Général (BVG) a conduit une Mission de vérification de suivi de la mise en œuvre des recommandations issues de la vérification financière de la gestion des Entrepôts Maliens au Sénégal (EMASE) effectuée en 2020. Elle a pour objectif de s’assurer que les recommandations formulées par la vérification financière initiale ont été mises en œuvre et que les dysfonctionnements relevés ont été corrigés. La présente vérification de suivi de mise en œuvre des recommandations couvre les exercices 2021, 2022, 2023 et 2024 (31 mai).</h4>
<h4>Cette vérification a abouti à des conclusions qui révèlent qu’au regard du taux de mise en œuvre des recommandations, qui est de 36,4%, le niveau de mise en œuvre n’est pas satisfaisant. En effet, sur onze (11) recommandations formulées par la vérification initiale, quatre (04) sont entièrement mises en œuvre, deux (02) partiellement mises en œuvre et cinq (05) ne sont pas mises en œuvre.</h4>
<h4>Recommandations entièrement mises en œuvre</h4>
<h4>Il ressort de la vérification que le Directeur des Entrepôts Maliens au Sénégal (EMASE) mentionne la date de notification sur les contrats. Il utilise la procédure de Demande de Renseignement et de Prix à compétition Restreinte (DRPR) pour les marchés dont le seuil l’exige. Le Directeur des EMASE enregistre les plis des soumissionnaires dans le registre de réception des Offres. Le Directeur National du Trésor et de la Comptabilité Publique veille à la prestation de serment et au paiement de la caution de garantie des régisseurs de recettes.</h4>
<h4></h4>
<h4>Recommandations partiellement mises en œuvre</h4>
<h4>Le Ministère des Transports et des Infrastructures a procédé à la relecture du manuel de procédures administratives, comptables et financières des Entrepôts du Mali dans les ports de transit. Le Directeur des EMASE ne procède pas à la collecte et au versement des recettes du parking de Mbao par un comptable public.</h4>
<h4>Recommandations non mises en œuvre</h4>
<h4>Le Directeur Général des Impôts ne veille pas au recouvrement de l’Impôt sur les Traitements et Salaires (ITS) auprès des Entrepôts Maliens au Sénégal (EMASE). Le Directeur des EMASE ne respecte pas le cadre organique. Le Directeur des EMASE ne retient pas l’impôt sur les traitements et salaires du personnel fonctionnaire et contractuel.</h4>
<h4>Le Chef du Service Administratif et Financier ne tient pas tous les documents de la Comptabilité-matières. Le Chef du Service Administratif et Financier ne procède pas à la codification de tous les biens et à l’inventaire des matériels en fin d’année.</h4>
<h4>Ibrahim DIALLO/CCOM-BVG</h4>
<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Des irrégularités administratives constatées dans  la gestion du ministère des sports par le BVG: Deux ambulances transformées en véhicule de fonction</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/des-irregularites-administratives-constatees-dans-la-gestion-du-ministere-des-sports-par-le-bvg-deux-ambulances-transformees-en-vehicule-de-fonction-3094555.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/des-irregularites-administratives-constatees-dans-la-gestion-du-ministere-des-sports-par-le-bvg-deux-ambulances-transformees-en-vehicule-de-fonction-3094555.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 08 Feb 2025 01:27:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Non-respect des dispositions du cadre organique, absence d'un système d'archivage adéquat, absence de codification des matériels et mobiliers de bureau..

<strong>Par pouvoirs n°040/2024/BVG du 2 septembre 2024, le Vérificateur général a initié la présente vérification financière de la gestion de la direction des finances et du matériel du ministère de la Jeunesse et des Sports, chargé de l'Instruction civique et de la Construction citoyenne au titre des exercices 2023 et 2024 (31 août) au cours de laquelle plusieurs irrégularités financières et administratives ont été constatées. Nous allons nous focaliser uniquement sur les irrégularités administratives. </strong>

A l'issue de la mission de vérification, les irrégularités administratives relèvent des dysfonctionnements du contrôle interne notamment : le non-respect du cadre organique de la DFM du ministère chargé des Sports, l'absence d'un système d'archivage opérationnel à la DFM du ministère chargé des Sports, la non codification des matières par le comptable-matières, la non publication du plan de passation révisé des marchés par la DFM, le non-respect du principe de séparation des fonctions d'ordonnateur et de comptable par le directeur des finances et du matériel, le montant total des avances faites au régisseur spécial excède la somme requise, la non mise à jour de l'arrêté interministériel fixant le taux des primes accordées aux sportifs par le ministère chargé des Sports, la transformation d'ambulances en véhicules de fonction.

S'agissant du non-respect du cadre organique de la DFM du ministère chargé des Sports, il ressort du rapport des vérificateurs que l'article 7 du Décret n°85-179/PG-RM du 23 juillet 1985 fixant les conditions et procédures d'élaboration et de gestion des cadres organiques dispose : <em>"Les cadres organiques sont élaborés pour une période prévisionnelle de cinq ans. Ils demeurent d'application au-delà de cette période jusqu'à la fixation des nouveaux cadres organiques".</em> Et d'ajouter que l'article 15 du même décret dispose : <em>"A compter de la fixation du cadre organique d'un service et de sa mise en œuvre, l'occupation des emplois retenus est soumise aux spécifications rendues ainsi obligatoires, notamment en ce qui concerne les exigences qualitative et quantitative et la localisation géographique de ces emplois"</em> et l'article 1er du décret n°2014-485/P-RM du 25 juin 2014 déterminant le cadre organique de la DFM et du Matériel du ministère des Sports prévoit un effectif de 42 agents à la fin du délai de validité dudit cadre organique fixé à 5 ans.

Pour s'assurer du respect de ces dispositions, mentionne le rapport, l'équipe de vérification a rapproché le cadre organique aux postes pourvus et a analysé la liste du personnel. Elle s'est également entretenue avec les responsables de la DFM. Elle a constaté que le cadre organique de la DFM du ministère chargé des Sports n'est pas respecté.

<strong>Non-respect des dispositions du cadre organique</strong>

En effet, la DFM compte un effectif de 33 agents pour une prévision de 42, soit un écart de 9 postes non pourvus. De plus, des postes de responsabilité tels que le directeur adjoint, le chef de division finances et le chef de division approvisionnement et marchés publics ne sont pas pourvus. Ainsi, le non-respect des dispositions du cadre organique ne garantit pas la mise en œuvre efficace des missions assignées à la DFM.

En ce qui concerne l'absence d'un système d'archivage opérationnel à la DFM du ministère chargé des Sports, l'équipe de vérificateurs précise que l'article 2 de la Loi N°02-052 du 22 juillet 2002 relative aux archives dispose : <em>"[…]. La conservation de ces documents est organisée dans l'intérêt public, tant pour les besoins de la gestion et de la justification des droits des personnes physiques ou morales, publiques ou privées, que pour la documentation historique de la recherche. […]". </em>

Et l'article 71 du décret n°2018-0009/P-RM du 10 janvier 2018 portant Règlement général sur la comptabilité publique en ses alinéas 2 et 3 dispose : <em>"Lorsqu'elles sont conservées par les comptables publics, elles ne peuvent être détruites avant l'examen des comptes concernés ou avant la durée de prescription applicable à l'opération. La durée de conservation des pièces justificatives est de dix ans. Elle peut être prorogée par les réglementations en vigueur".</em>

Afin de s'assurer de l'effectivité de ces dispositions, l'équipe de vérification s'est entretenue avec le DFM et le chef du Centre de documentation et de l'informatique, et elle a demandé de mettre à sa disposition les documents destinés à l'archivage. Elle a constaté que la DFM du ministère chargé des Sports ne dispose pas d'un système d'archivage opérationnel.

<strong>Absence d'un système d'archivage adéquat</strong>

En effet, l'équipe de vérification a relevé que, malgré l'existence d'un Centre de documentation et de l'informatique, la DFM ne dispose pas d'un système d'archivage adéquat. Les documents comptables et financiers sont disposés de façon éparse dans des bureaux, ce qui peut compliquer leur exploitation. De plus, ces documents ne sont pas confiés au Centre de documentation et de l'informatique, en dépit de sa fonction potentielle de gestion des archives. Ainsi, la tenue irrégulière des archives peut exposer la DFM à des risques de dégradation de documents et de perte de sa mémoire.

Quant à l'irrégularité relative à la non codification des matières par le comptable-matières par la comptabilité-matières, les vérificateurs ont rappelé que l'article 3 du Décret N°2019-0119/P-RM du 22 février 2019 portant Réglementation de la comptabilité-matières dispose : <em>"La comptabilité-matières est une comptabilité d'inventaire permanent qui permet à tout moment : le recensement, l'enregistrement et le suivi administratif et comptable des immobilisations incorporelles, des immobilisations corporelles et des stocks ; la connaissance des existants, la description, le suivi et le contrôle des mouvements ; la maîtrise de l'état du patrimoine mobilier et immobilier en quantité et en valeur ; […]"</em>. Et de poursuivre que l'article 81 du même décret stipule que : <em>"Toutes les matières à savoir : les fournitures, les consommables ainsi que les biens meubles et immeubles doivent faire l'objet de codification. Les biens meubles et immeubles doivent en plus, faire l'objet d'immatriculation".</em>

Afin de s'assurer de l'application de ces dispositions, l'équipe de vérification a demandé pour examen, par mémo n°002 du 28 octobre 2024, l'état d'inventaire et de codification des matériels. Elle s'est également entretenue avec le Comptable-matières. Elle a constaté que le Comptable-matières n'a pas procédé à la codification des matières.

<strong>Absence de codification des matériels et mobiliers de bureau</strong>

En effet, l'équipe de vérification a relevé que le comptable-matières n'a pas entrepris la codification des matières. A titre illustratif, les matériels et mobiliers de bureau mis à la disposition des agents du Département ne sont pas encore codifiés. La non-codification des matériels peut constituer des risques dans la gestion et le suivi du patrimoine du département.

Pour la non-publication du plan de passation révisé des marchés par la DFM, il ressort du rapport que l'article 33 alinéa 1 du décret n°2015-0604/P-RM du 25 septembre 2015, modifié, portant Code des marchés publics et des délégations de service public dispose : <em>"[…] Les plans prévisionnels annuels de passation doivent être communiqués à l'organe chargé du contrôle des marchés publics et des délégations de service public, au plus tard le 30 septembre de l'année précédant l'année budgétaire considérée, pour approbation et publication dans un délai fixé par arrêté du ministre chargé des Finances. Les plans révisés sont soumis aux mêmes dispositions d'approbation et de publication que le plan initial". </em>

Et l'article 5 alinéa 1 de l'arrêté n°2015-3721/MEF-SG du 22 octobre 2015, modifié, fixant les modalités d'application du Décret n°2015-0604/P-RM du 25 septembre 2015, modifié, portant Code des marchés publics et des délégations de service public à son alinéa 5 dispose : <em>"[…] Le plan de passation des marchés peut être révisé au cours de sa mise en œuvre. Sa révision est soumise aux mêmes dispositions d'approbation et de publication que le plan de passation des marchés initial".</em>

<strong>Absence d'un plan de passation révisé</strong>

Afin de s'assurer de l'application de ces dispositions, l'équipe de vérification s'est entretenue avec le directeur des finances et du matériel et le chef de division approvisionnement et marchés publics par intérim. Elle a aussi demandé par mémo n°002 du 28 octobre 2024, la preuve de la publication des plans de passation révisés des marchés. Elle a constaté que la Dfm ne publie pas le plan de passation révisé des marchés.

En effet, une fois que le processus de révision est validé par la DGMP-DSP, la DFM met en œuvre le plan révisé sans procéder à sa publication. A titre illustratif, en 2023, quatre révisions du plan de passation ont été effectuées et approuvées par la DGMP-DSP, alors qu'aucun plan de passation révisé n'a fait l'objet de publication dans un journal d'annonces légales. La non-publication du plan de passation révisé ne permet pas une concurrence équitable et l'accès à l'information pour les potentiels soumissionnaires.

Par rapport au non-respect du principe de séparation des fonctions d'ordonnateur et de comptable par le DFM, les vérificateurs mentionnent que l'article 5 du décret N°2018-0009/P-RM du 10 janvier 2018 portant Règlement général sur la comptabilité publique stipule que : <em>"Les fonctions d'ordonnateur et celles de comptable sont incompatibles. […]".</em> Et l'article 22 du même décret dispose : <em>"[…] Ces régisseurs de recettes et d'avances sont habilités à exécuter des opérations d'encaissement ou de décaissement. Ils sont personnellement et pécuniairement responsables de leurs opérations. […]" ainsi que l'article 3 des arrêtés n°2023-3859/MEF-SG du 23 novembre 2023 et n°2024-2426/MEF-SG du 23 juillet 2024 portant institution d'une régie spéciale d'avances auprès de la</em> DFM du ministère de la Jeunesse et des Sports, chargé de l'Instruction civique et de la Construction citoyenne qui dispose : <em>"L'ordonnateur des dépenses exécutées sur la régie spéciale d'avances est le directeur des finances et du matériel du ministère de la Jeunesse et des Sports, chargé de l'Instruction civique et de la Construction citoyenne, qui doit obligatoirement viser toutes les pièces justificatives des dépenses proposées au paiement du régisseur spécial d'avances". </em>

<strong>Immixtion du Dfm dans</strong><strong> le processus d'émission des moyens de paiement</strong>

Afin de s'assurer de l'application effective de ces dispositions, l'équipe de vérification s'est entretenue avec le DFM et le régisseur spécial d'avances. Elle a également demandé pour examen les moyens de paiement de la régie spéciale d'avances. Elle a constaté que le DFM ne respecte pas le principe de séparation des fonctions d'ordonnateur et de comptable. Ainsi, les travaux effectués par l'équipe de vérification ont révélé une immixtion du DFM dans le processus d'émission des moyens de paiement au sein de la régie spéciale d'avances.

En effet, mentionne le rapport, tous les chèques émis par la DFM sont cosignés par le DFM et le régisseur spécial d'avances. A titre illustratif, les chèques n°2711025 du 26 janvier 2024 de la BMS-SA, n°5473537 du 15 juillet 2024 et n°5473556 du 19 août 2024 de la BDM-SA ont été conjointement signés par le directeur des finances et du matériel et le régisseur spécial d'avances. A ce sujet, la mission note que le directeur des finances et du matériel n'exerce pas la fonction de comptable public.

Par conséquent, les vérificateurs estiment que le non-respect de la séparation des fonctions d'ordonnateur et de comptable accroît considérablement le risque de gestion inadéquate des ressources financières.

<strong>Dépassement de la somme requise </strong>

S'agissant l'irrégularité relative au fait que le montant total des avances faites au régisseur spécial excède la somme requise, la mission de vérification a indiqué que l'article 7 de l'arrêté n°2023-3859/MEF-SG du 23 novembre 2023 portant institution d'une régie spéciale d'avances auprès de la Direction des Finances et du Matériel du ministère de la Jeunesse et des Sports, chargé de l'Instruction civique et de la Construction citoyenne dispose : <em>"Le montant total des avances faites au Régisseur spécial ne peut excéder la somme d'un milliard six cent quatre-vingt-dix-sept millions sept cent soixante-trois mille (1 697 763 000) francs CFA". </em>

Afin de s'assurer du respect de cette disposition, l'équipe de vérification a demandé pour examen, par mémo n°003 du 12 novembre 2024, les procès-verbaux d'arrêté de caisse. Elle a examiné les décisions et mandats d'approvisionnement et de réapprovisionnement de la Régie. Elle a calculé et comparé le montant total des approvisionnements (et réapprovisionnements) à celui des avances autorisées. Elle s'est également entretenue avec le régisseur spécial d'avances. Elle a constaté que le montant total des avances faites au régisseur spécial excède la somme requise.

En effet, l'équipe de vérification a relevé que le cumul des approvisionnements de la régie spéciale d'avances de 3 846 528 797 F CFA au titre de l'exercice budgétaire 2023 dépasse le montant total maximum des avances faites au régisseur spécial de 1 697 763 000 F CFA suivant l'arrêté instituant ladite régie. Donc, le non-respect du seuil des avances de fonds ne garantit pas la transparence dans la gestion des fonds publics.

Concernant l'irrégularité relative la non mise à jour de l'arrêté interministériel fixant le taux des primes accordées aux sportifs par le ministère chargé des Sports, l'article 5 de l'Arrêté interministériel n°2015-1423/MS-MEF-SG du 22 mai 2015 fixant les taux des primes allouées aux sportifs de haut niveau et à leur encadrement technique dispose : "Les taux des primes de résultat et d'objectif variant en fonction des disciplines et des compétitions, sont les suivants : A. Football : 1. Phase éliminatoire des compétitions : […] b) Primes allouées selon l'objectif : Phase de qualification pour les compétitions : qualification pour le Championnat d'Afrique des nations = 5 000 000 ; qualification pour la Coupe d'Afrique des nations = 10 000 000 ; qualification pour la Coupe du monde = 12 000 000. 2. Phase finale des compétitions : a) Coupe d'Afrique des nations : Phase finale : quart de finales (10 000 000) ; demi-finales (10 000 000) ; 3e place (10 000 000) ;<em> 2e place (10 000 000) ; 1re place (15 000 000). […]"</em>. Aussi, l'article 11 du même arrêté dispose : <em>"Le taux des primes allouées aux membres de l'encadrement technique des disciplines de sport collectif est fixé comme suit : le sélectionneur national, deux fois la prime du joueur ; l'entraîneur adjoint, soixante-quinze pour cent (75 %) de la prime du sélectionneur ; le médecin et le préparateur physique, cinquante pour cent (50%) de la prime du sélectionneur ; l'entraîneur des gardiens, le kinésithérapeute et le masseur, quarante pour cent (40 %) chacun de la prime du sélectionneur, […]".</em>

<strong>Des primes individuelles non prévues</strong>

Afin de s'assurer du respect de ces dispositions, l'équipe de vérification a analysé les bordereaux détaillés et les pièces justificatives de paiement des primes accordées aux sportifs, fournis par le Régisseur spécial d'avances. Elle a constaté que le ministère chargé des Sports n'a pas mis à jour l'arrêté interministériel fixant le taux des primes accordées aux sportifs.

En effet, les travaux ont révélé que des primes non prévues ont été octroyées aux joueurs et à l'encadrement technique lors de la Coupe d'Afrique des nations de football (Can). A titre illustratif, le DFM a accordé à l'Equipe nationale seniors des primes individuelles non prévues par les dispositions réglementaires en vigueur à l'occasion des huitièmes (1/8) de finale de la Can-2023, tenue en Côte d'Ivoire. La non-actualisation des textes sur les primes expose les responsables de la DFM aux pratiques irrégulières dans la gestion des finances publiques.

Quant à la transformation d'ambulances en véhicules de fonction par le ministère chargé des Sports, l'article 2 du décret n°2019-0119/P-RM du 22 février 2019 portant réglementation de la comptabilité-matières dispose : <em>"La comptabilité matières a pour objet le recensement et le suivi comptable de tout bien meuble et immeuble et bien incorporel, propriété ou possession de l'Etat, des collectivités territoriales et des établissements publics nationaux et locaux soumis aux règles de la comptabilité publique".</em>

L'article 13 du même décret dispose que : <em>"L'Ordonnateur des matières est responsable des mouvements de matières qu'il ordonne. Il a seul, qualité pour approuver les ordres d'entrée et de sortie de matières et les documents analogues autorisant l'utilisation, l'affectation ou la mutation des matières".</em>

<strong>Deux ambulances transformées en véhicule de fonction</strong>

Pour s'assurer de l'application de ces dispositions, l'équipe de vérification a demandé par mémo n°002 du 28 octobre 2024, la situation du matériel roulant et les décisions d'affectation y afférentes. Elle s'est également entretenue avec le secrétaire général, le DFM et le comptable-matières. Elle a constaté que le ministère chargé des Sports a autorisé la transformation de deux ambulances acquises au compte du Stade du 26 mars en véhicule ordinaire. Les ambulances, ainsi modifiées, ont été affectées à deux cadres du ministère chargé des Sports comme véhicules de fonction respectivement par décisions n°2022-0022/MJSCICCC-SG du 21 juin 2022 et N°2024-0039/MJSCICCC-SG du 24 juin 2024. Au même moment, le Centre de médecine du sport, structure sanitaire sportive de référence, rattaché au ministère chargé des Sports, créé et opérationnel depuis 2020, ne dispose pas d'ambulance pour assurer son fonctionnement régulier.

Selon la mission de vérification, la transformation d'ambulances en véhicules de fonction va à l'encontre de leur vocation et nuit à leur contribution attendue dans le domaine sportif.

Après les différentes irrégularités constatées, la mission de vérification a formulé de plusieurs recommandations. Ainsi, il est demandé au ministre chargé des Sports de veiller à l'actualisation des textes réglementaires accordant des primes aux sportifs et d'utiliser les véhicules de l'Etat conformément à leur vocation ainsi qu'au ministre chargé des Finances d'actualiser le montant des avances faites au régisseur spécial en fonction de ses besoins.

Quant au directeur des finances et matériel, il est lui est recommandé de : veiller au respect des dispositions du cadre organique ; disposer d'un bon système d'archivage des documents comptables et financiers ; veiller à ce que le comptable-matières procède à la codification des matières ; publier les plans de passation révisés des marchés conformément au code des marchés publics ; respecter le principe de séparation des fonctions d'ordonnateur et de comptable conformément à la réglementation en vigueur. Au comptable-matières, il est demandé de procéder à la codification des matières conformément à la réglementation en vigueur.

<strong>Boubacar Païtao avec le rapport du BVG</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mise en œuvre des recommandations du BVG :  Les Emase trainent les pieds</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/mise-en-oeuvre-des-recommandations-du-bvg-les-emase-trainent-les-pieds-3094630.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 08 Feb 2025 01:02:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Des recommandations avaient été adressées aux Entrepôts maliens au Sénégal (Emase) par le Bureau du Vérificateur général (BVG) à l’issue d’une mission de vérification financière en 2020. Lesdites recommandations qui portaient sur les exercices 2021 à 2024 ont été faiblement mises en œuvre, selon les constats d’une mission de suivi du BVG.</em></strong>

Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme d’activités, le Bureau du Vérificateur général (BVG) a conduit une mission de vérification de suivi de la mise en œuvre des recommandations issues de la vérification financière de la gestion des Entrepôts maliens au Sénégal (Emase) effectuée en 2020. Elle a pour objectif de s’assurer que les recommandations formulées par la vérification financière initiale ont été mises en œuvre et que les dysfonctionnements relevés ont été corrigés. La présente vérification de suivi de mise en œuvre des recommandations couvre les exercices 2021, 2022, 2023 et 2024 (31 mai).

Cette vérification a abouti à des conclusions qui révèlent qu’au regard du taux de mise en œuvre des recommandations, qui est de 36,4 %, le niveau de mise en œuvre n’est pas satisfaisant. En effet, sur 11 recommandations formulées par la vérification initiale, quatre sont entièrement mises en œuvre, deux partiellement mises en œuvre et cinq ne sont pas mises en œuvre.

Il ressort de la vérification que le directeur des Emase mentionne la date de notification sur les contrats. Il utilise la procédure de Demande de renseignement et de prix à compétition restreinte (DRPR) pour les marchés dont le seuil l’exige. Le directeur des Emase enregistre les plis des soumissionnaires dans le registre de réception des offres. Le directeur national du Trésor et de la comptabilité publique veille à la prestation de serment et au paiement de la caution de garantie des régisseurs de recettes.

Le ministère des Transports et des Infrastructures a procédé à la relecture du manuel de procédures administratives, comptables et financières des Entrepôts du Mali dans les ports de transit. Le directeur des Emase ne procède pas à la collecte et au versement des recettes du parking de Mbao par un comptable public.

Le directeur général des impôts ne veille pas au recouvrement de l’impôt sur les traitements et salaires (ITS) auprès des Emase. Le directeur des Emase ne respecte pas le cadre organique. Le directeur des Emase ne retient pas l’impôt sur les traitements et salaires du personnel fonctionnaire et contractuel.

Le chef du service administratif et financier ne tient pas tous les documents de la comptabilité-matières. Le chef du service administratif et financier ne procède pas à la codification de tous les biens et à l’inventaire des matériels en fin d’année.

<strong>Source </strong>

<strong>Cecom BVG</strong>

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</item>

<item>
<title>Le ministère des sports épinglé par le BVG pour plus de 345 millions f CFA de 2023 à 2024 L&amp;apos;arroseur arrosé !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/le-ministere-des-sports-epingle-par-le-bvg-pour-plus-de-345-millions-f-cfa-de-2023-a-2024-larroseur-arrose-3093410.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 01 Feb 2025 10:10:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Faits dénoncés au Pôle économique et financier et transmis à la Cour suprême

<em>Le ministère des Sports vient d'être épinglé par le Bureau du Vérificateur général (BVG) sur sa gestion "chaotique" au titre des exercices 2023 et 2024 (31 août). Et les irrégularités financières s'élèvent à plus de 345 millions F CFA. Il s'agit du règlement de dépenses indues lors des compétitions sportives internationales, de la justification de dépenses par de fausses factures, de la réutilisation de factures pour justifier certaines dépenses, du paiement irrégulier de primes suite à l'ajout de noms fictifs, du paiement de dépenses inéligibles, du non-reversement au Trésor public des frais de voyage des Aigles du Mali lors de la Can-2023 en Côte d'Ivoire. Sans oublier des dépenses irrégulières lors des Jeux olympiques Paris-2024. Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière ont été dénoncés au Procureur de la République chargé du Pôle national économique et financier et transmis au président de la Section des comptes de la Cour suprême. Le résultat de la mission du BVG au département des Sports sous la conduite d'Abdoul Kassim Ibrahim Fomba sur qui l'étau se resserre. D'ailleurs, c'est lui-même qui avait souhaité l'audit du CNOSM par le Bureau du Vérificateur Général après les Jeux Olympiques Paris 2024. Et ce rapport rendu public en décembre 2024 se passe de tout commentaire puisque le CNOSM est blanc comme neige. Aucun détournement n'a été constaté par l'équipe du Vérificateur général.   </em>

a présente vérification a pour objet la gestion de la direction des finances et du matériel (DFM) du ministère de la Jeunesse et des Sports, au titre des exercices 2023 et 2024 (31 août). Elle a pour objectif de s'assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de dépenses. Les travaux de vérification ont porté sur l'évaluation du contrôle interne et les dépenses de fonctionnement et d'investissement effectuées sur le budget d'Etat.Cette vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

La mission de vérification a constaté que le cadre organique de la DFM du ministère de la Jeunesse et des Sports n'est pas respecté. Ladite DFM ne dispose pas d'un système d'archivage opérationnel. Le comptable-matières n'a pas procédé à la codification des matières. La DFM ne publie pas le plan de passation révisé des marchés. Le directeur des finances et du matériel ne respecte pas le principe de séparation des fonctions d'ordonnateur et de comptable. Le montant total des avances faites au régisseur spécial excède la somme requise. Le ministère de la Jeunesse et des Sports n'a pas mis à jour l'arrêté interministériel fixant le taux des primes accordées aux sportifs. Il a autorisé la transformation d'ambulances en véhicules de fonction.  C'est pourquoi, la mission a recommandé au ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l'Instruction civique et de la Construction citoyenne, de veiller à l'actualisation des textes réglementaires accordant des primes aux sportifs et d'utiliser les véhicules de l'Etat conformément à leur vocation. Au directeur des finances et du matériel, elle a demandé de veiller au respect des dispositions du cadre organique ; de disposer d'un bon système d'archivage des documents comptables et financiers ; de veiller à ce que le Comptable-matières procède à la codification des matières ; de publier les plans de passation révisés des marchés conformément au code des marchés publics et de respecter le principe de séparation des fonctions d'ordonnateur et de comptable conformément à la réglementation en vigueur. Quant au comptable-matières, il doit procéder à la codification des matières conformément à la réglementation en vigueur.

Irrégularités financières

La vérification a relevé des irrégularités financières d'un montant total de 345 567 587 F CFA.  Elles sont relatives, selon le rapport, aux dépenses irrégulières effectuées lors des Jeux olympiques pour un montant de 4 010 140 F CFA ; à la justification de dépenses par de fausses factures pour un montant de 74 789 547 F CFA ; à la réutilisation de factures pour justifier des dépenses pour un montant de 30 278 565 F CFA ; au règlement de dépenses indues lors des compétitions sportives internationales pour un montant de 142 881 982 F CFA ; au paiement de dépenses inéligibles pour un montant de 45 465 200 F CFA ; au paiement irrégulier de primes suite à l'ajout de noms fictifs pour un montant de 20 000 000 F CFA ; au non-reversement des retenues de TVA sur les factures payées aux fournisseurs pour un montant de 9 465 953 F CFA ; au non-reversement au Trésor public des frais de voyage de l'équipe senior du Mali à la Can-2023 pour un montant de 18 676 200 F CFA par le directeur des finances et du matériel.

S'agissant des dépenses indues lors des compétitions sportives internationales, le BVG  a constaté que "le Directeur des Finances et du Matériel et le Régisseur spécial d'avances ont effectué des dépenses indues lors des compétitions sportives internationales. En effet, le Directeur des Finances et du Matériel et le Régisseur spécial d'avances ont émis des factures non conformes pour justifier des dépenses relatives à l'hébergement, à la restauration et au transport local lors du tournoi des phases finales du CHAN 2023 en Algérie, de la Coupe d'Afrique des Nations des moins de 23 ans (U23) au Maroc et de la Coupe d'Afrique des Nations des moins de 17 ans (U17) en Algérie, et des Coupes du Monde de Basketball de Mexique et d'Espagne. Ces dépenses ont été prises en charge par les organisateurs desdits événements à savoir la Fédération Africaine de Football et la Fédération Internationale de Basketball.

Pour la Coupe d'Afrique des Nations des moins de 17 ans (U17), le Régisseur spécial d'avances a produit la Facture n°23005985 du 18 mai 2023, libellée <em>"Frais d'hébergement et restauration de l'équipe U17" pour un montant de 30 880 191 FCFA alors que cette dépense a été prise en charge par l'association organisatrice du tournoi final. Il en est de même pour le CHAN 2023 où il a émis la Facture n°2023010370 du 25 janvier Gestion de la Direction des Finances et du Matériel - Ministère de la Jeunesse et des Sports, chargé de l'Instruction Civique et de la Construction Citoyenne - Exercices 2023 et 2024 (31 août) 19 2023, intitulée "Frais d'hébergement et restauration de la délégation" pour un montant de 17 229 149 FCFA. A ce titre, le Régisseur spécial d'avances a procédé au paiement de 18 factures liées aux frais de séjour, de pension complète qui devaient être prises en charge par les associations sportives organisatrices des tournois". </em>

En ce qui concerne le paiement irrégulier de primes suite à l'ajout de noms fictifs, l'équipe de vérification a constaté que <em>"le Directeur des Finances et du Matériel et le Régisseur spécial d'avances ont procédé à l'ajout de noms fictifs sur la liste des joueurs ayant reçu des primes. En effet, après avoir procédé à une analyse comparative de la liste des joueurs convoqués par match et des pièces justificatives de paiement des primes par l'Etat, des écarts ont été décelés à l'occasion des paiements des primes lors des éliminatoires de la CAN 2023 et la phase finale de la CAN 2021 (primes payées en 2023). Cette disparité résulte de l'ajout de noms fictifs de joueurs à la liste des bénéficiaires des primes par les responsables de la DFM du ministère chargé des Sports".</em> Parlant du non-reversement au Trésor public des frais de voyage de l'équipe senior du Mali à la Can-2023, le BVG a constaté que <em>"la Fémafoot n'a pas reversé à la DFM du ministère chargé des Sports les frais de voyage de l'Equipe Seniors du Mali à la CAN 2023. En effet, le Régisseur spécial d'avances a assuré la prise en charge des frais de voyage de l'Equipe nationale Seniors en vue de sa participation à la CAN 2023 en Côte d'Ivoire, dont le remboursement à l'Etat du Mali est prévu à l'article 103 du Règlement de la CAF. </em>

La CAF a demandé à la Fémafoot de prendre attache avec sa Division financière pour les modalités de remboursement des frais de voyage de 30 personnes de l'Equipe nationale Seniors, en raison de 1 000 dollars US par personne, soit 30 000 dollars US. La Fémafoot n'a pas encore procédé au remboursement dudit montant.  Le montant de l'irrégularité s'élevait à 30 000 dollars US, soit 18 676 200 FCFA (au taux du jour). Toutefois, après la transmission du rapport provisoire, la Fémafoot a procédé au remboursement des frais de voyage de l'Equipe Seniors du Mali à la CAN 2023 suivant le Chèque barré n°9014555 du 6 janvier 2025 de la BDM-sa au profit du ministère de la Jeunesse et des Sports, correspondant à la somme de 18 676 200 FCFA, soit l'équivalent de 30 000 dollars US tel que défini par l'article 103 du Règlement de la CAN. A la date du présent rapport, le Directeur des Finances et du Matériel du ministère chargé des Sports n'a pas procédé au reversement dudit montant au Trésor Public conformément à la réglementation en vigueur".

Selon nos informations, la CAF n'a jusqu'à présent remboursé cette somme puisque c'est le département qui était chargé de réclamer le remboursement. Malgré tout, la Fémafoot a décidé de reverser les 18 millions FCFA au ministère en attendant. Et le département réclamait 150 millions FCFA.

On se rappelle de la déclaration du ministre Fomba dans un journal de la place : <em>"pour être précis, c'est un montant de 1,2 milliard de FCFA que l'Etat a débloqué dans le cadre de la CAN 2023 en Côte d'Ivoire. Environ 150 millions de FCFA sont partis dans les frais de transport. Les auditeurs ont écrit pour dire à la Fémafoot de nous restituer cette somme".</em> S'agissant des 18 millions FCFA, il a été très clair : "<em>ce montant est insignifiant par rapport à ce que l'Etat a dépensé. Rien que l'affrètement d'un avion va au-delà de 18 millions FCFA. Si la CAF pense que ce sont 18 millions FCFA qui remboursent nos frais de transport, elle se trompe. Ce n'est pas du tout cela. Nous n'avons pas besoin  de ce montant. Notre argent pour les frais de transport, nous savons combien c'est. Et ce n'est pas du tout 18 millions FCFA. Si la Fémafoot nous reverse cette somme nous allons la faire retourner"</em>.

Finalement, l'équipe des enquêteurs a tranché.

Sur la réutilisation de factures pour justifier des dépenses, l'équipe du BVG a constaté que <em>"le Directeur des Finances et du Matériel et le Régisseur spécial d'avances ont réutilisé des factures pour justifier des dépenses. Les travaux ont révélé que le Directeur des Finances et du Matériel et le Régisseur spécial d'avances ont utilisé de manière récurrente les mêmes factures à des fins de justification des dépenses. De ce fait, la Facture n°230715-2921 du 17 juillet 2023 d'un montant de 19 302 400 FCFA liée au BE n°277 du Mandat n°740, destinée à la prise en charge des frais d'hébergement et de restauration de l'Equipe U16 a été réutilisée comme pièce justificative n°308 du BE n°278 relatif au Mandat n°741. De même, la Facture n°230006056 du 10 janvier 2023 d'un montant de 500 010 FCFA a été utilisée deux fois pour justifier les frais d'achat des produits pharmaceutiques suivant les pièces justificatives n°16 du 10 mai 2023 et n°260 du 24 juillet 2023. En somme, six (6) factures ont été reprises deux fois, soit 12 factures, pour justifier des dépenses. Toutes les factures compromises ont été certifiées par le Comptable matières et les bordereaux détaillés y afférents ont reçu le visa du Contrôleur Financier". </em>

Pour le paiement de dépenses inéligibles,  le BVG a constaté que "le Directeur des Finances et du Matériel et le Régisseur spécial d'avances ont payé de dépenses inéligibles. En effet, il ressort des travaux que le Régisseur spécial d'avances a pris en charge des dépenses diverses sur la régie spéciale d'avances telles que les frais d'abonnement TV, l'achat de matériels de quincaillerie, l'achat des produits sanitaires et de matériels divers… alors que l'arrêté instituant ladite régie ne les autorise pas. Ainsi, il a payé 17 factures non éligibles y compris les factures suivantes : - la Facture n°20241001 du 14 décembre 2023 relative à l'achat de produits sanitaires pour un montant de 8 006 300 FCFA ; - la Facture n°0063/2023 du 14 décembre 2023 relative à l'achat de matériels de quincaillerie pour un montant de 2 543 490 FCFA ; - la Facture n°044/2023 du 29 décembre 2023 relative à la désinfection et dératisation du bâtiment et de la Cour pour un montant de 5 894 690 FCFA. Toutes les factures ont été certifiées par le Comptable-matières et les bordereaux détaillés y afférents ont été visés par le Contrôleur Financier". S'agissant des dépenses irrégulières effectuées lors des Jeux olympiques, le BVG a constaté que "le Directeur des Finances et du Matériel et le Régisseur spécial d'avances ont effectué des dépenses irrégulières lors des Jeux Olympiques. En effet, le Mandat de délégation n°2506 d'un montant de 369 360 400 FCFA a été émis le 7 juin 2024 par le Directeur Général du Budget, lequel fut suivi par la Décision n°2024-0054/MJSICCC-SG du 13 juin 2024 du ministre chargé des Sports pour la prise en charge des dépenses liées à la préparation et à la participation du Mali aux Jeux Olympiques de Paris 2024. Aussi, par Lettre n°002267/MEF-SG du 12 juin 2024, le ministre de l'Economie et des Finances a instruit le Directeur National du Trésor et de la Comptabilité Publique de mettre à la disposition de la DFM du ministère chargé des Sports une avance de fonds d'un montant de 180 000 000 FCFA destinée à la prise en charge des dépenses de la préparation et de la participation du Mali aux Jeux Olympiques de Paris 2024.

Sur cette avance de fonds, la DFM du ministère chargé des Sports a versé un montant de 93 921 633 FCFA au profit du Comité National Olympique et Sportif du Mali (CNOSM) pour la prise en charge des dépenses diverses à Paris. Le reliquat de ce montant, soit 86 078 367 FCFA, a été utilisé par la Régie spéciale d'avances de la DFM du ministère chargé des Sports pour les dépenses de billets d'avion de l'ensemble de la délégation malienne aux Jeux Olympiques, la préparation des athlètes et la logistique à Bamako. Au retour de la délégation malienne à Bamako, le CNOSM a procédé au reversement du montant non utilisé de 20 576 230 FCFA au compte de la DFM suivant les Ordres de virement n°021-CNOSM et n°022-CNOSM du 28 août 2024. Après examen des pièces justificatives des dépenses effectuées, l'équipe de vérification a relevé que la DFM a assuré la prise en charge du billet d'avion, pour un montant de 526 500 FCFA, d'une personne dont le nom ne figure pas sur l'Ordre de mission n°01419/SGG-RM du 5 juillet 2024 de la délégation malienne aux Jeux Olympiques de Paris 2024". Enfin, l'équipe du BVG a constaté que "<em>les Régisseurs ordinaire et spécial d'avances n'ont pas reversé les retenues de TVA sur les factures payées aux fournisseurs. L'équipe de vérification a relevé que les Régisseurs ordinaire et spécial d'avances ont retenu la TVA à hauteur de 100% sur les factures payées aux fournisseurs alors que la retenue autorisée est fixée à 40%. Ils n'ont pas non plus reversé les retenues effectuées. Le montant total de TVA non reversé s'élevait à 9 767 401 FCFA en raison de 424 710 FCFA pour les retenues effectuées par le Régisseur ordinaire d'avances et 9 342 691 FCFA pour celles opérées par le Régisseur spécial d'avances. Toutefois, après la transmission du rapport provisoire, sur le montant de 424 710 FCFA, le Régisseur ordinaire d'avances a payé 301 448 FCFA au titre de la retenue de TVA suivant le Reçu n°7748256 du 8 juillet 2024 et il se dégage un reliquat de 123 262 FCFA non reversé par ce dernier". </em> Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière ont été dénoncés au procureur de la République chargé du Pôle national économique et financier et transmis au président de la Section des comptes de la Cour suprême. Ceux relatifs au non-reversement des retenues de TVA sur les factures payées aux fournisseurs pour un montant de 9 465 953 F CFA ont été transmis au directeur général des impôts.

<strong> El Hadj A.B. HAIDARA (Rapport BVG)</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Ambassade du Mali au Burkina Faso :  Les recommandations mises en œuvre à 60 %</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/ambassade-du-mali-au-burkina-faso-les-recommandations-mises-en-oeuvre-a-60-3093581.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/ambassade-du-mali-au-burkina-faso-les-recommandations-mises-en-oeuvre-a-60-3093581.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 01 Feb 2025 01:46:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme d’activités, le Bureau du Vérificateur général (BVG) a conduit une mission de vérification de suivi des recommandations formulées par la mission de vérification financière de la gestion de l’ambassade du Mali à Ouagadougou (Burkina Faso) effectuée en 2018. Elle a pour objectif de s’assurer que les recommandations formulées lors de la vérification financière initiale ont été mises en œuvre et que les faiblesses constatées ont été corrigées. La période couverte par la mission s’étend du 1er janvier 2021 au 30 juin 2024.

Cette vérification a abouti à des conclusions qui révèlent qu’au regard du taux de mise en œuvre des recommandations, qui est de 60 %, le niveau de mise en œuvre est satisfaisant. En effet, sur les 11 recommandations formulées, 6 sont entièrement mises en œuvre, 4 non mises en œuvre et 1 sans objet.

Il ressort de la vérification que le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale veille à la notification des crédits par la direction des finances et du matériel. Il a pourvu les postes vacants conformément au décret n°2018-0518/P-RM du 20 juin 2018 déterminant le cadre organique des missions diplomatiques fixant l’effectif de leur personnel. Le directeur national du trésor et de la comptabilité publique veille à la prestation de serment des Secrétaires agents comptables avant leur installation.

Le secrétaire agent comptable respecte les imputations budgétaires des dépenses effectuées. Il respecte les dispositions de l’Instruction n°0001/MFC du 14 juillet 1995 fixant les règles et procédures budgétaires et comptables applicables dans les Ambassades et consulats, relatives à la tenue des documents et registres et à la bonne tenue de la comptabilité des timbres fiscaux. Il établit les états de rapprochement bancaire.

L’ambassadeur du Mali à Ouagadougou ne procède pas à la mise en concurrence des fournisseurs. La direction des finances et du matériel du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale n’envoie pas les notifications du budget de l’ambassade. L’ambassade du Mali à Ouagadougou n’applique pas la réglementation de la comptabilité-matières. Le secrétaire agent comptable ne respecte pas le montant plafond autorisé à détenir en espèces.

La vérification initiale avait indiqué de mettre en œuvre les recommandations formulées par la mission conjointe de suivi physique et financier des travaux de construction de la nouvelle chancellerie. La présente vérification de suivi a relevé que cette recommandation est sans objet parce que l’entité n’a pas encore eu l’occasion de l’appliquer depuis la mission initiale.

<em>Source : </em><strong>Cecom BVG</strong>

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<item>
<title>Malversations financières :  Le ministère des Sports dans les mailles de la justice</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/malversations-financieres-le-ministere-des-sports-dans-les-mailles-de-la-justice-3093555.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 01 Feb 2025 01:44:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans un rapport publié sur la gestion financière du ministère de la Jeunesse et des Sports chargé de l’instruction civique et de la construction citoyenne, le Bureau du Vérificateur général (BVG) dit avoir décelé des irrégularités de plus de 345 millions de F CFA. Entre fausses factures et payements illicites, les faits incriminés sont légion. Les faits ont été dénoncés et les dossiers transmis à la justice. </em></strong>

<strong> </strong>Les travaux de vérification du Bureau du vérificateur ont porté sur la gestion de l’exercice 2023-2024 (août) de la direction des finances et du matériel du ministère de la jeunesse et des sports, charge de l’instruction civique et de la construction citoyenne<strong>. <em>« </em></strong><em>Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de dépenses. Les travaux de vérification ont porté sur l’évaluation du contrôle interne, des dépenses de fonctionnement et d’investissement effectuées sur le budget d’Etat », </em>a expliqué le BVG. Dans un rapport de 83 pages en date du 22 janvier 2025, le Bureau dit avoir décelé des irrégularités à coût des centaines de millions de nos francs. <strong><em>« </em></strong><em>Le montant total des irrégularités financières s’élève à 345 869 035 F CFA. Sur ce montant, 301 448 F CFA ont été régularisés à la suite des travaux de vérification. Le reliquat des irrégularités financières non justifiées s’élève à 345 567 587 F CFA »,</em> peut-on lire.

Selon le BVG, les faits incriminés sont relatifs : aux dépenses irrégulières effectuées lors des Jeux Olympiques pour un montant de 4 010 140 F CFA ; à la justification de dépenses par de fausses factures pour un montant de 74 789 547 F CFA ; à la réutilisation de factures pour justifier des dépenses pour un montant de 30 278 565 F CFA ; au règlement de dépenses indues lors des compétitions sportives internationales pour un montant de 142 881 982 F CFA ; au paiement de dépenses inéligibles pour un montant de 45 465 200 F CFA ; au paiement irrégulier de primes suite à l’ajout de noms fictifs pour un montant de 20 000 000 F CFA ; au non-reversement des retenues de TVA sur les factures payées aux fournisseurs pour un montant de 9 465 953 FCFA ; au non-reversement au Trésor Public des frais de voyage de l’équipe Séniors du Mali à la Can 2023 pour un montant de 18 676 200 FCFA.

Outre la gestion financière, la gestion administrative du département des Sports a été également pointée du doigt. <em>« Ministère chargé des Sports a autorisé la transformation d’ambulances en véhicules de fonction. Le ministère chargé des Sports n’a pas mis à jour l’arrêté interministériel fixant le taux des primes accordées aux sportifs. Le montant total des avances faites au Régisseur spécial excède la somme requise. Le Directeur des Finances et du Matériel ne respecte pas le principe de séparation des fonctions d’ordonnateur et de comptable. La DFM ne publie pas le plan de passation révisé des marches. La DFM du ministère chargé des Sports ne dispose pas d’un système d’archivage opérationnel. Le cadre organique de la DFM du ministère chargé des Sports n’est pas respecté », </em>a constaté le Vérificateur.

Après dénonciation, le Bureau du vérificateur a expliqué avoir transmis les dossiers de ces irrégularités au président de la section des comptes de la Cour suprême et au procureur de la République du pôle national économique et financier.

Selon des indiscrétions, ces genres de malversations financières sont monnaie au ministère des Sports. Généralement les grands événements sportifs internationaux ou continentaux comme la Can sont des occasions propices aux indélicatesses financières en tout genre. La pratique qui a la vie dure ne date bien sûr pas de maintenant. Seule une enquête rondement menée par le Bureau du Vérificateur général a pu découvrir le pot-au-rose.

<strong> </strong>

<strong>Alassane Cissouma</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>DFM ministère de la jeunesse :  Un trou de 345 millions de F CFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/dfm-ministere-de-la-jeunesse-un-trou-de-345-millions-de-f-cfa-3093578.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/dfm-ministere-de-la-jeunesse-un-trou-de-345-millions-de-f-cfa-3093578.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 01 Feb 2025 01:28:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Selon un rapport du BVG, la DFM du ministère de la Jeunesse et des Sports enregistre des irrégularités de plus de 345 millions de F CFA. Un rapport qui porte sur 2023 et le 31 août 2024.</em></strong>

<strong> </strong>La mission de vérification a constaté que le cadre organique de la Direction des finances et du matériel (DFM) du ministère de la Jeunesse et des Sports n’est pas respecté. Ladite DFM ne dispose pas d’un système d’archivage opérationnel. Le comptable-matières n’a pas procédé à la codification des matières.

La DFM ne publie pas le plan de passation révisé des marchés. Le directeur des finances et du matériel ne respecte pas le principe de séparation des fonctions d’ordonnateur et de comptable. Le montant total des avances faites au régisseur spécial excède la somme requise. Le ministère de la Jeunesse et des Sports n’a pas mis à jour l’arrêté interministériel fixant le taux des primes accordées aux sportifs. Il a autorisé la transformation d’ambulances en véhicules de fonction.

C’est pourquoi, la mission a recommandé au ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, de veiller à l’actualisation des textes réglementaires accordant des primes aux sportifs et d’utiliser les véhicules de l’Etat conformément à leur vocation.

Au directeur des finances et matériel, elle a demandé de veiller au respect des dispositions du cadre organique ; de disposer d’un bon système d’archivage des documents comptables et financiers ; de veiller à ce que le comptable-matières procède à la codification des matières ; de publier les plans de passation révisés des marchés conformément au code des marchés publics et de respecter le principe de séparation des fonctions d’ordonnateur et de comptable conformément à la réglementation en vigueur.

Quant au comptable-matières, il doit procéder à la codification des matières conformément à la réglementation en vigueur.

La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 345 567 587 F CFA.

Elles sont relatives aux dépenses irrégulières effectuées lors des Jeux olympiques pour un montant de 4 010 140 F CFA ; à la justification de dépenses par de fausses factures pour un montant de 74 789 547 F CFA ; à la réutilisation de factures pour justifier des dépenses pour un montant de 30 278 565 F CFA ; au règlement de dépenses indues lors des compétitions sportives internationales pour un montant de 142 881 982 F CFA ; au paiement de dépenses inéligibles pour un montant de 45 465 200 F CFA ; au paiement irrégulier de primes suite à l’ajout de noms fictifs pour un montant de 20 000 000 F CFA ; au non-reversement des retenues de TVA sur les factures payées aux fournisseurs pour un montant de 9 465 953 F CFA ; au non-reversement au Trésor public des frais de voyage de l’Equipe Sénior du Mali à la CAN 2023 pour un montant de 18 676 200 F CFA par le Directeur des finances et du matériel.

Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière ont été dénoncés au procureur de la République chargé du Pôle national économique et financier et transmis au président de la Section des comptes de la Cour suprême.

Ceux relatifs au non-reversement des retenues de TVA sur les factures payées aux fournisseurs pour un montant de 9 465 953 F CFA ont été transmis au directeur général des impôts.

&nbsp;

<em>Source : </em><strong>Cecom BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Direction des finances et du materiel du ministère de la jeunesse et des sports :    Le BVG découvre Des irrégularités financières s’élevant à plus de 345 millions de FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/direction-des-finances-et-du-materiel-du-ministere-de-la-jeunesse-et-des-sports-le-bvg-decouvre-des-irregularites-financieres-selevant-a-plus-de-345-millions-de-fcfa-3093396.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/direction-des-finances-et-du-materiel-du-ministere-de-la-jeunesse-et-des-sports-le-bvg-decouvre-des-irregularites-financieres-selevant-a-plus-de-345-millions-de-fcfa-3093396.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 31 Jan 2025 01:22:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Ciwara Info</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La présente vérification a pour objet la gestion de la Direction des Finances et du Matériel (DFM) du Ministère de la Jeunesse et des Sports, au titre des exercices 2023 et 2024 (31 août). Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de dépenses. Les travaux de vérification ont porté sur l’évaluation du contrôle interne et les dépenses de fonctionnement et d’investissement effectuées sur le budget d’Etat.</strong>

Cette vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

La mission de vérification a constaté que le cadre organique de la DFM du Ministère de la Jeunesse et des Sports n’est pas respecté. Ladite DFM ne dispose pas d’un système d’archivage opérationnel. Le Comptable-matières n’a pas procédé à la codification des matières. La DFM ne publie pas le plan de passation révisé des marchés. Le Directeur des Finances et du Matériel ne respecte pas le principe de séparation des fonctions d’ordonnateur et de comptable. Le montant total des avances faites au Régisseur spécial excède la somme requise. Le ministère de la Jeunesse et des Sports n’a pas mis à jour l’arrêté interministériel fixant le taux des primes accordées aux sportifs. Il a autorisé la         transformation d’ambulances en véhicules de fonction.

C’est pourquoi, la mission a recommandé au Ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction Civique et de la Construction Citoyenne, de veiller à l’actualisation des textes réglementaires accordant des primes aux sportifs et d’utiliser les véhicules de l’Etat conformément à leur vocation.

Au Directeur des Finances et Matériel, elle a demandé de veiller au respect des dispositions du cadre organique ; de disposer d’un bon système d’archivage des documents comptables et financiers ; de veiller à ce que le Comptable-matières procède à la codification des matières ; de publier les plans de passation révisés des marchés conformément au code des marchés publics et de respecter le principe de séparation des fonctions d’ordonnateur et de comptable conformément à la réglementation en vigueur.

Quant au Comptable-matières, il doit procéder à la codification des matières conformément à la réglementation en vigueur.

<strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 345 567 587 FCFA.

Elles sont relatives aux dépenses irrégulières effectuées lors des Jeux Olympiques pour un montant de 4 010 140 FCFA ; à la justification de dépenses par de fausses factures pour un montant de 74 789 547 FCFA ; à la réutilisation de factures pour justifier des dépenses pour un montant de 30 278 565 FCFA ; au règlement de dépenses indues lors des compétitions sportives internationales pour un montant de 142 881 982 FCFA ; au paiement de dépenses inéligibles pour un montant de 45 465 200 FCFA ; au paiement irrégulier de primes suite à l’ajout de noms fictifs pour un montant de 20 000 000 FCFA ; au non-reversement des retenues de TVA sur les factures payées aux fournisseurs pour un montant de 9 465 953 FCFA ; au non-reversement au Trésor Public des frais de voyage de l’Equipe Sénior du Mali à la CAN 2023 pour un montant de 18 676 200 FCFA par le Directeur des Finances et du Matériel.

Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière ont été dénoncés au Procureur de la République chargé du Pôle National Economique et Financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême. Ceux relatifs au non-reversement des retenues de TVA sur les factures payées aux fournisseurs pour un montant de 9 465 953 FCFA ont été transmis au Directeur Général des Impôts.

<strong>Source : BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification de suivi des recommandations : Ambassade du Mali à Ouagadougou ,  60% des recommandations mises en œuvre</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-de-suivi-des-recommandations-ambassade-du-mali-a-ouagadougou-60-des-recommandations-mises-en-oeuvre-3093398.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-de-suivi-des-recommandations-ambassade-du-mali-a-ouagadougou-60-des-recommandations-mises-en-oeuvre-3093398.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/08/Samba-A-Baby-verificateur.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 31 Jan 2025 01:19:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Ciwara Info</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em>Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme d’activités, le Bureau du Vérificateur Général (BVG) a conduit une mission de vérification de suivi des recommandations formulées par la mission de vérification financière de la gestion de l’Ambassade du Mali à Ouagadougou (Burkina Faso) effectuée en 2018. Elle a pour objectif de s’assurer que les recommandations formulées lors de la vérification financière initiale ont été mises en œuvre et que les faiblesses constatées ont été corrigées.</em>

<em>La période couverte par la mission s’étend du 1er janvier 2021 au 30 juin 2024.</em>

<em>Cette vérification a abouti à des conclusions qui révèlent qu’au regard du taux de mise en œuvre des recommandations, qui est de 60%, le niveau de mise en œuvre est satisfaisant. En effet, sur les 11 recommandations formulées, six (6) sont entièrement mises en œuvre, quatre (4) non mises en œuvre et une (1) sans objet.</em>

<em><u>Recommandations entièrement mises en œuvre :</u></em><em> </em>

<em>Il ressort de la vérification que le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale veille à la notification des crédits par la Direction des Finances et du Matériel. Il a pourvu les postes vacants conformément au Décret n°2018-0518/ P-RM du 20 juin 2018 déterminant le cadre organique des missions diplomatiques fixant l’effectif de leur personnel. Le Directeur National du Trésor et de la Comptabilité Publique veille à la prestation de serment des Secrétaires Agents Comptables avant leur installation. Le Secrétaire Agent Comptable respecte les imputations budgétaires des dépenses effectuées. Il respecte les dispositions de l’Instruction n°0001/MFC du 14 juillet 1995 fixant les règles et procédures budgétaires et comptables applicables dans les Ambassades et Consulats, relatives à la tenue des documents et registres et à la bonne tenue de la comptabilité des timbres fiscaux. Il établit les états de rapprochement bancaire.</em>

<em><u>Recommandations non mises en œuvre :</u></em>

<em>L’Ambassadeur du Mali à Ouagadougou ne procède pas à la mise en concurrence des fournisseurs. La Direction des Finances et du Matériel du Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale n’envoie pas les notifications du budget de l’Ambassade. L’Ambassade du Mali à Ouagadougou n’applique pas la réglementation de la comptabilité-matières. Le Secrétaire Agent Comptable ne respecte pas le montant plafond autorisé à détenir en espèces.</em>

<em><u>Recommandation sans objet :</u></em>

<em>La vérification initiale avait indiqué de mettre en œuvre les recommandations formulées par la Mission conjointe de suivi physique et financier des travaux de construction de la nouvelle chancellerie. La présente vérification de suivi a relevé que cette recommandation est sans objet parce que l’entité n’a pas encore eu l’occasion de l’appliquer depuis la mission initiale.</em>

<strong><em>Source : BVG</em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rapport du Vérificateur général : Plus d’un Milliard de FCFA d’irrégularités décelées à l’Agence de promotion touristique du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/rapport-du-verificateur-general-plus-dun-milliard-de-fcfa-dirregularites-decelees-a-lagence-de-promotion-touristique-du-mali-3093246.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/rapport-du-verificateur-general-plus-dun-milliard-de-fcfa-dirregularites-decelees-a-lagence-de-promotion-touristique-du-mali-3093246.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2025/01/Agence-de-promotion-touristique-du-Mali.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 30 Jan 2025 09:40:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le rapport couvrant la période de 2019 à 2022 révèle des irrégularités significatives dans la gestion des fonds, ainsi que dans la déclaration et le recouvrement des taxes touristiques par les hôtels et les agences de voyage</strong>

La vérification financière de l’Agence de promotion touristique du Mali pour les exercices de 2019 à 2022 vise à évaluer la conformité et la transparence des opérations financières. L’objectif principal est de garantir que les processus de recouvrement des recettes et d’exécution des dépenses sont réalisés de manière régulière et sincère, conformément aux normes financières en vigueur. L’analyse porte également sur les décisions prises par les organes d’administration et de gestion afin de s’assurer de l’adéquation de ces actes avec les objectifs financiers et stratégiques de l’agence.

Les irrégularités administratives sont accompagnées de recommandations visant à corriger les dysfonctionnements identifiés et à améliorer les procédures internes. En revanche, les irrégularités financières, dont le montant total s’élève à 1,031 milliard de Fcfa, jugées plus graves, sont signalées aux autorités judiciaires compétentes pour une enquête approfondie et d’éventuelles poursuites légales.

Le rapport révèle des irrégularités significatives dans la gestion des fonds au sein de l’Agence de promotion touristique du Mali. Selon le document, l’Agent comptable a utilisé des documents non conformes pour justifier des dépenses liées aux missions et aux transports. En particulier, des ordres de mission auraient été validés par des autorités non habilitées, ce qui remet en question la transparence et la légitimité de ces dépenses. De plus, soutient le rapport, certains frais de transport n’ont pas été justifiés, contribuant à une irrégularité totale atteignant 3,87 millions de Fcfa.

Le rapport insiste aussi sur une problématique préoccupante concernant la déclaration de la taxe touristique par les promoteurs d’hôtels et les directeurs de compagnies de voyage. En effet, rapporte le document, il apparaît que ces acteurs du secteur touristique ne déclarent pas l’intégralité des montants dus aux services des impôts, ce qui entraîne un manque à gagner significatif pour l’État. Le montant total de la taxe non déclarée atteint 996,17 millions de Fcfa, répartis entre 45,02 millions de Fcfa pour les hôtels et 951,15 millions de Fcfa pour les compagnies de voyage.

Le rapport argue également un problème significatif dans le recouvrement de la taxe touristique par plusieurs entités fiscales du Mali, notamment au sein du District de Bamako et dans les régions de Kati, Ségou et San. Les chefs de division et receveurs des centres concernés n’ont pas réussi à collecter l’intégralité des montants dus, laissant un déficit important de 31,55 millions de Fcfa.

Face à la situation, le rapport insuffle plusieurs recommandations clés pour améliorer la transparence et la conformité dans les processus d’achat et de gestion des ressources humaines. Tout d’abord, il insiste sur l’importance pour l’Agence de formaliser ses besoins d’achats via des demandes de cotation, en veillant à inclure toutes les mentions légales requises dans les clauses des marchés. Cela aiderait à garantir la clarté et la conformité aux réglementations en vigueur.

En ce qui concerne la gestion des salaires, le rapport suggère d’assurer une transparence totale en mentionnant toutes les primes sur les bulletins de salaire. Il est également recommandé d’intégrer ces primes dans le calcul de l’impôt sur les traitements et salaires ainsi que dans les cotisations à l’Institut national de prévoyance sociale. Sommes toute, le rapport du vérificateur mentionne plusieurs irrégularités financières qui ont été transmises aux autorités compétentes pour enquête. Ces irrégularités incluent la simulation de mise en concurrence, ce qui pourrait indiquer des pratiques frauduleuses lors de l’attribution de marchés publics.

De plus, le rapport souligne le paiement de dépenses sur des chapitres budgétaires inappropriés, ainsi que le non-reversement par l’Autorité de régulation des marchés publics de certains produits financiers. Aussi soutient le rapport, les pénalités de retard n’ont pas été appliquées, et des factures comportant des Numéros d’identification fiscaux erronés ont été payées à hauteur de 843.982 Fcfa.

Le rapport dénonce la non-justification de frais de transport et l’utilisation de pièces non conformes pour justifier des frais de mission, pour un montant total de 3,87 millions de Fcfa. Ces observations soulignent la nécessité d’une gestion plus rigoureuse et transparente des finances publiques.

<strong>Amara Ben Yaya TRAORÉ</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion de l’exploitation du bois :  Les recommandations du Végal mises en œuvre</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-lexploitation-du-bois-les-recommandations-du-vegal-mises-en-oeuvre-3092378.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 25 Jan 2025 01:41:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<h4>Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme d’activités, le Bureau du Vérificateur général (BVG) a conduit une mission de vérification de suivi des recommandations formulées par la mission de vérification financière et de conformité de la gestion de l’exploitation du bois au Mali, effectuée en 2022. Elle a pour objectif de s’assurer de la mise en œuvre des recommandations formulées lors de la vérification initiale et d’apprécier leur niveau de mise en œuvre et la correction des faiblesses constatées.</h4>
<h4>Cette vérification a abouti à des conclusions qui révèlent qu’au regard du taux de mise en œuvre des recommandations, qui est de 100 %. Le niveau de mise en œuvre est très satisfaisant. En effet, sur les trois recommandations formulées par l’équipe de vérification initiale, deux recommandations sont entièrement mises en œuvre et une recommandation est non applicable.</h4>
<h4>Il ressort de la vérification que le Ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable a levé la suspension de l’exploitation du bois d’œuvre ou bois de sciage. A la suite de la levée de la suspension, il a délivré les permis de coupe de bois aux sociétés.</h4>
<h4>La vérification initiale avait recommandé au Ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable de motiver les décisions prises en matière de suspension de l’exploitation forestière. La présente vérification de suivi a relevé que cette recommandation est non applicable parce que le ministère n’a pas eu l’occasion de motiver une nouvelle décision de suspension de coupe du bois.</h4>
<h4><em>Source</em></h4>
<h4>Cecom BVG</h4>
<h4></h4>
&nbsp;

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ministère de l’Energie et de l’Eau : Des indemnités et primes en question</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/ministere-de-lenergie-et-de-leau-des-indemnites-et-primes-en-question-3091565.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 18 Jan 2025 01:14:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Bureau du Vérificateur a jugé non conformes des primes et indemnités payées aux agents des projets et programmes du ministère de l’Energie et de l’Eau de 2020 à 2023. Les irrégularités constatées s’élèvent à plus de 7 millions de F CFA.</em></strong>

La vérification de conformité sur les primes et indemnités payées aux agents des projets et programmes du Ministère de l’Energie et de l’Eau (MEE) a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de paiement des primes et indemnités effectuées par les gestionnaires des projets et programmes du MEE. Les travaux ont porté sur les conventions de financement, les décisions de création des unités de gestion du projet (UGP), les décisions de nomination des agents et de fixation des primes et indemnités, les dotations de carburant de ceux-ci ainsi que les pièces de paiement des primes et indemnités. Les travaux ont également porté sur les bulletins de paie et les salaires des agents aussi bien dans leur service d’origine que dans les projets et programmes dans lesquels ils interviennent. Ces travaux ont concerné 14 projets et programmes sur les 31 en cours d’exécution au MEE. Lesdits projets ont été choisis à partir du critère du taux d’exécution financière compris entre 30 à 70 % et le montant des indemnités payées. La gestion de ces 14 projets est confiée aux structures suivantes : la direction nationale de l’hydraulique (DNH), la direction nationale de l'énergie (DNE), l’Energie du Mali - (EDM-SA), la Société malienne de patrimoine de l'eau potable (Somapep-SA) et l’Agence malienne pour le développement de l’énergie domestique et de l’électricité rurale (Amader).

La mission de vérification a relevé que, dans bien des cas, il n’y a pas d’irrégularités administratives. Néanmoins, des dysfonctionnements ont été relevés au niveau de certaines structures.

<strong>Les structures où des d’irrégularités administratives n’ont pas été relevées</strong>

<strong>A l’Energie du Mali-SA :</strong>

Projet de réhabilitation des aménagements hydroélectriques de Sélingué et Sotuba (PRAHSS)

Les gestionnaires de l’UGP ont payé les primes et indemnités conformément aux actes administratifs.

Projet d’amélioration du secteur de l’énergie au Mali (PASEM)

Les gestionnaires de l’UGP ont payé les primes et indemnités conformément aux actes administratifs.

Projet de développement des minicentrales hydroélectriques (PDM-Hydro)

Les gestionnaires de l’UGP ont payé les primes et indemnités conformément aux actes administratifs.

Projet d’interconnexion électrique 225 KV Guinée-Mali (PIEGM)

Les gestionnaires de l’UGP ont payé les primes et indemnités conformément aux actes administratifs.

Projet régional d’accès à l’énergie de la Cédéao (PRAE)

Les gestionnaires de l’UGP ont payé les primes et indemnités conformément aux actes administratifs.

Ligne 225 KV Sikasso-Bougouni-Sanankoroba-Bamako (LSBSB)

Les gestionnaires de l’UGP ont payé les primes et indemnités conformément aux actes administratifs.

Projet de construction d’un Centre national de conduite à Bamako et du doublement de la capacité de la Centrale hydro-électrique de Sotuba (CNC-DCCHS)

Les gestionnaires de l’UGP ont payé les primes et indemnités conformément aux actes administratifs.

<strong>A la direction nationale de l’hydraulique</strong>

Programme d’alimentation en eau potable et mesures d’assainissement en milieu semi-urbains et ruraux (Paepma)

Les gestionnaires de l’UGP ont payé les primes et indemnités conformément aux actes administratifs.

Programme d’appui aux collectivités territoriales pour l’eau potable et l’assainissement-phase III (Pactea III)

Les gestionnaires de l’UGP ont payé les primes et indemnités conformément aux actes administratifs.

Projet d’appui à la connaissance et au suivi des ressources en eau (PACS-RE)

Les gestionnaires de l’UGP ont payé les primes et indemnités conformément aux actes administratifs.

<strong>A la Société malienne de patrimoine de l’eau potable-SA</strong>

Projet d’approvisionnement en eau potable de Bamako à partir de la localité de Kabala (PAEP Bamako/Kabala)

Les gestionnaires de l’UGP ont payé les primes et indemnités conformément aux actes administratifs.

Projet de renforcement de l’alimentation en eau potable et de l’assainissement de la ville de Tombouctou (AEPA Tombouctou)

Les accords de financement ne prévoient pas de paiement des primes et indemnités.

Projet d’appui à la réhabilitation et l’extension des systèmes d’approvisionnement en eau potable dans les centres secondaires du périmètre de concession de la Somapep-SA

La convention de don ne prévoit pas de paiement des primes et indemnités.

<strong>A l’Agence malienne pour le développement de l’énergie domestique et de l’électrification rurale</strong>

Projet d’électrification rurale par systèmes hybrides d’énergie renouvelables de 30 villages du Mali (Pershy)

L’accord de prêt ne prévoit pas de paiement des primes et indemnités.

Les structures où des dysfonctionnements de contrôle interne ont été relevés

<strong>A la direction nationale de l’énergie</strong>

La directrice nationale de l’énergie et le directeur général de EDM-SA ont signé un protocole d’accord irrégulier.

L’équipe de vérification a formulé les recommandations suivantes :

Elle a demandé au ministre de l’Economie et des Finances de :

-         veiller au paiement régulier des primes et indemnités prévues pour les membres du personnel des Unités de gestion des projets afin d’éviter l’existence des arriérés de primes ;

-         veiller à la prise de décision fixant le taux des indemnités des membres des organes de gestion du projet de construction de la ligne double terne 225 KV par le ministre de l’Energie et de l’Eau ;

-         prendre en charge sur le budget national les primes et indemnités du projet de construction de la ligne double terne 225 KV conformément à l’accord de financement.

Au ministre chargé de l’Energie et de l’Eau, elle recommande de :

-         s’assurer du paiement régulier des primes et indemnités prévues pour les membres du personnel des Unités de gestion des projets ;

-         prendre la décision fixant le taux des indemnités des membres des organes de gestion du projet de construction de la ligne double terne 225 KV ;

-         veiller à la prise en charge sur le budget national les primes et indemnités du projet de construction de la ligne double terne 225 KV conformément à l’accord de financement.

La Directrice nationale de l’énergie et le directeur général de EDM- SA doivent :

-         procéder à la suspension du protocole d’accord signé pour la prise en charge des indemnités, des membres de l’Unité de gestion du projet de construction de la liaison électrique 225 KV double terne Sikasso-Bougouni-Sanankoroba-Bamako, qui sont à la charge du budget national.

&nbsp;

<strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 7 050 165 F CFA.

Au Projet d’appui à la connaissance et au suivi des ressources en eau (PACS-RE), le directeur des finances et du matériel du MEE a ordonné et le contrôleur financier a visé le paiement des indemnités indues perçues par des agents du PACS-RE. En effet, 3 agents ont perçu des rémunérations pour des mois qui sont antérieurs à leur décision de nomination ainsi qu’à la décision leur accordant des primes et indemnités. Les agents concernés ont tous été nommés en avril 2023 alors qu’ils percevaient leurs primes respectivement depuis janvier 2022 pour certains et janvier 2023 pour d’autres. Le montant total des indemnités indues payées au titre des exercices 2022 et 2023 est de 7 050 165 F CFA.

<strong>Source</strong>

<strong>Cecom BVG</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification financière de la gestion de L&amp;apos;AGEFAU : Plus de 20,635 milliards F CFA d&amp;apos;irrégularités financières   503 243 901 F CFA régularisés à la suite des travaux de vérification</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-de-la-gestion-de-lagefau-plus-de-20635-milliards-f-cfa-dirregularites-financieres-503-243-901-f-cfa-regularises-a-la-suite-des-travaux-de-verification-3091443.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-de-la-gestion-de-lagefau-plus-de-20635-milliards-f-cfa-dirregularites-financieres-503-243-901-f-cfa-regularises-a-la-suite-des-travaux-de-verification-3091443.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 18 Jan 2025 01:14:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La vérification financière a relevé des irrégularités financières d'un montant total de 20 635 952 322 F CFA. Sur ce montant, 503 243 901 F CFA ont été régularisés à la suite des travaux de vérification. Elles sont relatives à l'approbation par le conseil d'administration d'un prêt irrégulier pour un montant total de 20 milliards de F CFA en violation des missions de l'Agefau ; au paiement d'abonnements téléphoniques aux membres du personnel pour un montant total de 12 778 932 F CFA alors qu'ils bénéficient déjà d'indemnités de téléphone ; au non-recouvrement des intérêts créditeurs dus sur le dépôt à terme de l'Agefau à la Banque malienne de solidarité pour un montant total de 409 317 101 F CFA ; au paiement de dépenses de souveraineté au président du conseil d'administration pour montant total de 35 000 000 F CFA pour 2 missions d'une durée totale de 3 jours au lieu d'un montant total de 225 000 F CFA de frais de mission, soit un total indu payé de 34 775 000 F CFA.

La présente vérification a pour objet la gestion de l'Agence de gestion du Fonds d'accès universel (Agefau), au titre des exercices 2020, 2021, 2022 et 2023. Elle a pour objectif de s'assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et dépenses effectuées par l'Agefau.

Les travaux de vérification ont porté sur la mobilisation des ressources et l'exécution des dépenses de fonctionnement de l'Agefau ainsi que des dépenses de formation et d'investissement réalisées dans le cadre de l'accès universel aux Technologies de l'information et de la communication (Tic).

Cette vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

La mission de vérification a constaté que le ministre de la Communication, de l'Economie numérique et de la Modernisation de l'administration n'a pas initié l'arrêté conjoint relatif au financement du Fonds par les opérateurs fournisseurs d'accès ou de service Internet et les opérateurs fournisseurs de services à valeur ajoutée.

La direction générale de l'Agefau n'adresse pas une copie des états de versement de la redevance Radio TV au ministre de tutelle, au ministre de l'Economie et des Finances et au ministre de la Communication. Toutefois, à la suite des travaux de vérification, l'Agefau a adressé des copies des états de versement des exercices 2017 à 2022 au Premier ministre.

La direction générale de l'Agence d'exécution des travaux d'infrastructures et d'équipements ruraux (Agetier) n'invite pas la direction générale des marchés publics et des délégations de service public (DGMP-DSP) aux séances d'ouverture des plis.

En effet, elle n'a pas fait une ampliation à la DGMP-DSP de l'avis de convocation des membres des commissions d'ouverture des plis et d'évaluation des offres aux séances d'ouverture des plis des marchés passés dans le cadre de l'exécution de trois (3) conventions de maîtrise d'ouvrage déléguée conclues entre l'Agefau et l'Agetier.

La DGMP-DSP a autorisé la passation par entente directe d'un marché sans respecter les conditions requises. En effet, elle a autorisé la passation par entente directe de la convention de maîtrise d'ouvrage déléguée relative à la construction du siège de l'Agefau pour des raisons techniques compte tenu de la complexité du projet à réaliser, de l'implication de compétences pluridisciplinaires et majoritairement techniques ainsi que de la nécessité de la coordination de leurs activités, en évoquant l'application de l'article 58, alinéa 4 du Code des marchés publics. Or, l'Agetier n'est pas le seul prestataire à qui la convention pouvait être confiée pour des raisons techniques.

Au regard de toutes ces constatations, la mission de vérification a recommandé :

- au ministre de la Communication, de l'Economie numérique et de la Modernisation de l'administration d'initier l'arrêté conjoint relatif au financement du fonds d'accès universel par les opérateurs fournisseurs d'accès ou de service internet et des opérateurs fournisseurs de services à valeur ajoutée.

- au directeur général de l'Agence de gestion du Fonds d'accès universel d'adresser une copie des états de versement de la redevance Radio TV au ministre de tutelle, au ministre de l'Economie et des Finances et au ministre de la Communication.

- au directeur général de l'Agence d'exécution des travaux d'infrastructures et d'équipements ruraux d'inviter la direction générale des marchés publics et des délégations de service public aux séances d'ouverture des plis des marchés passés dans le cadre de l'exécution des conventions de maîtrise d'ouvrage déléguée.

- au directeur général des marchés publics et des délégations de service public de respecter les critères de passation des marchés par entente directe.

<strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d'un montant total de 20 635 952 322 F CFA. Sur ce montant, 503 243 901 F CFA ont été régularisés à la suite des travaux de vérification.

Elles sont relatives à l'approbation par le conseil d'administration d'un prêt irrégulier pour un montant total de 20 milliards F CFA en violation des missions de l'Agefau ; au paiement d'abonnements téléphoniques aux membres du personnel pour un montant total de 12 778 932 F CFA alors qu'ils bénéficient déjà d'indemnités de téléphone  ; au non-recouvrement des intérêts créditeurs dus sur le dépôt à terme de l'Agefau à la Banque malienne de solidarité pour un montant total de 409 317 101 F CFA ; au paiement de dépenses de souveraineté au président du conseil d'administration pour montant total de 35 000 000 F CFA pour 2 missions d'une durée totale de 3 jours au lieu d'un montant total de 225 000 F CFA de frais de mission, soit un total indu payé de 34 775 000 F CFA ; au paiement de frais de mission indus à des membres de la délégation du Premier ministre qui ne sont membres ni du conseil d'administration ni du personnel de l'Agefau pour un montant total de 12 060 000 F CFA ; au non-reversement de la redevance radio TV à l'Office de radio et télévision du Mali (ORTM) pour un montant total de 92 573 875 F CFA ; à la proposition d'attribution de marchés à des soumissionnaires en situation de conflit d'intérêts vis-à-vis d'autres soumissionnaires ; à la non-justification de l'absence de matériels mis à disposition pour un montant total de 14 718 189 F CFA ; au faux enregistrement d'un marché public pour un montant total de droits d'enregistrement et de redevances de régulation non payés de 1 352 925 F CFA ; à l'apposition de visas sur des marchés dont les prix unitaires sont supérieurs aux prix maximums fixés par la mercuriale prix pour un montant total de 58 376 300 F CFA.

Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière ont été dénoncés au procureur de la République chargé du Pôle national économique et financier et transmis au président de la Section des comptes de la Cour suprême.

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification de suivi des recommandations: Gestion du Fonds d’Aménagement et de Protection des Forêts et du Fonds d’Aménagement et de Protection de la Faune: 50% des recommandations du BVG mis en œuvre</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-de-suivi-des-recommandations-gestion-du-fonds-damenagement-et-de-protection-des-forets-et-du-fonds-damenagement-et-de-protection-de-la-faune-50-des-recommandations-du-3090708.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-de-suivi-des-recommandations-gestion-du-fonds-damenagement-et-de-protection-des-forets-et-du-fonds-damenagement-et-de-protection-de-la-faune-50-des-recommandations-du-3090708.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 13 Jan 2025 09:24:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<h4>Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme d’activités, le Bureau du Vérificateur Général (BVG) a conduit une mission de vérification de suivi des recommandations formulées par la mission de vérification financière et de conformité de la gestion du Fonds d’Aménagement et de Protection des Forêts et du Fonds d’Aménagement et de Protection de la Faune effectuée en 2022. Elle porte sur les exercices 2023 et 2024 (1<sup>er </sup>semestre). Elle a pour objectif de s’assurer que les recommandations formulées lors de la vérification initiale ont été mises en œuvre et que les faiblesses constatées ont été corrigées.</h4>
<h4>Cette vérification a abouti à des conclusions qui révèlent qu’au regard du taux de mise en œuvre des recommandations, qui est de 50%, le niveau de mise en œuvre est moyen. En effet, sur sept (07) recommandations formulées à l’issue de la vérification initiale, trois (03) recommandations sont sans objectifs quatre (04) recommandations applicables dont deux (02) sont entièrement mises en œuvre et deux (02) ne le sont pas.</h4>
<h4><strong>Recommandations entièrement mises en œuvre : </strong></h4>
<h4>Il ressort de la vérification que le Directeur des Finances et du Matériel du Ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement Durable (MEADD) respecte les critères de sélection des soumissionnaires. Le Directeur des Finances et du Matériel du MEADD convie la Direction Générale des Marchés Publics et des Délégations de Service Public à la réception de travaux, de biens et services.</h4>
<h4><strong>Recommandation non mise en œuvre</strong></h4>
<h4>Le Directeur des Finances et du Matériel du MEADD n’informe pas toujours par écrit les soumissionnaires non retenus du rejet de leurs offres. Des Chefs de poste des Eaux et Forêts renseignent toujours des carnets à souche des coupons de transport sans des mentions requises.</h4>
<h4><strong>Recommandations sans objet</strong></h4>
<h4>Les recommandations sans objet sont les suivantes:</h4>
<h4>- éviter des simulations de mise en concurrence par demande de cotation et par Demande de Renseignement et de Prix à compétition Restreinte;</h4>
- respecter les critères d’autorisation de la passation des marchés par entente directe;

- respecter les critères d’autorisation de la passation des marchés par Appel d’Offres restreint.
<h4>Ces recommandations sont sans objet parce que l’entité n’a pas encore eu l’occasion de les appliquer. La situation visée par celles-ci ne s’est pas produite depuis la vérification initiale.</h4>
<strong>Ibrahim DIALLO/CCOM-BVG</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification de conformité des primes et indemnités payees aux agents des projets et programmes du ministère de l&amp;apos;energie et de l&amp;apos;eau au titre des exercices 2020, 2021, 2022 et 2023</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-de-conformite-des-primes-et-indemnites-payees-aux-agents-des-projets-et-programmes-du-ministere-de-lenergie-et-de-leau-au-titre-des-exercices-2020-2021-2022-et-2023-3089443.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-de-conformite-des-primes-et-indemnites-payees-aux-agents-des-projets-et-programmes-du-ministere-de-lenergie-et-de-leau-au-titre-des-exercices-2020-2021-2022-et-2023-3089443.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/09/BVG-verificateur.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 28 Dec 2024 01:22:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Des irrégularités financières s'élevant </strong><strong>à plus de 7 millions de F CFA</strong>

<em>La présente vérification de conformité porte sur les primes et indemnités payées aux agents des projets et programmes du ministère de l'Energie et de l'Eau (MEE) au titre des exercices 2020, 2021, 2022 et 2023. Elle a pour objectif de s'assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de paiement des primes et indemnités effectuées par les gestionnaires des projets et programmes du MEE.</em>

Les travaux ont porté sur les conventions de financement, les décisions de création des Unités de gestion du projet (UGP), les décisions de nomination des agents et de fixation des primes et indemnités, les dotations de carburant de ceux-ci ainsi que les pièces de paiement des primes et indemnités.

Les travaux ont également porté sur les bulletins de paie et les salaires des agents aussi bien dans leur service d'origine que dans les projets et programmes dans lesquels ils interviennent. Ces travaux ont concerné 14 projets et programmes sur les 31 en cours d'exécution au MEE. Lesdits projets ont été choisis à partir du critère du taux d'exécution financière compris entre 30 à 70 % et le montant des indemnités payées.

La gestion de ces 14 projets est confiée aux structures suivantes : la direction nationale de l'hydraulique (DNH), la direction nationale de l'énergie (DNE), l'Energie du Mali-Société Anonyme (EDM-SA), la Société malienne de patrimoine de l'eau potable (Somapep-SA) et l'Agence malienne pour le développement de l'énergie domestique et de l'électricité rurale (Amader).

La mission de vérification a relevé que, dans bien des cas, il n'y a pas d'irrégularités administratives. Néanmoins, des dysfonctionnements ont été relevés au niveau de certaines structures.

Les structures dans lesquelles des d'irrégularités administratives n'ont pas été relevées

A l'Energie du Mali-SA :

Projet de réhabilitation des aménagements hydroélectriques de Sélingué et Sotuba (PRAHSS)

Les gestionnaires de l'UGP ont payé les primes et indemnités conformément aux actes administratifs.

Projet d'amélioration du secteur de l'énergie au Mali (Pasem)

Les gestionnaires de l'UGP ont payé les primes et indemnités conformément aux actes administratifs.

Projet de développement des minicentrales hydroélectriques (PDM-Hydro)

Les gestionnaires de l'UGP ont payé les primes et indemnités conformément aux actes administratifs.

Projet d'interconnexion électrique 225 KV Guinée-Mali (PIEGM)

Les gestionnaires de l'UGP ont payé les primes et indemnités conformément aux actes administratifs.

Projet régional d'accès à l'énergie de la Cédéao (PRAE)

Les gestionnaires de l'UGP ont payé les primes et indemnités conformément aux actes administratifs.

Ligne 225 KV Sikasso-Bougouni-Sanankoroba-Bamako (LSBSB)

Les gestionnaires de l'UGP ont payé les primes et indemnités conformément aux actes administratifs.

Projet de construction d'un Centre national de conduite à Bamako et du doublement de la capacité de la centrale hydro-électrique de Sotuba (CNC-DCCHS)

Les gestionnaires de l'UGP ont payé les primes et indemnités conformément aux actes administratifs.

A la direction nationale de l'hydraulique :

Programme d'alimentation en eau potable et mesures d'assainissement en milieu semi-urbains et ruraux (Paepma)

Les gestionnaires de l'UGP ont payé les primes et indemnités conformément aux actes administratifs.

Programme d'appui aux collectivités territoriales pour l'eau potable et l'assainissement-phase III (Pactea III)

Les gestionnaires de l'UGP ont payé les primes et indemnités conformément aux actes administratifs.

Projet d'appui à la connaissance et au suivi des ressources en eau (PACS-RE)

Les gestionnaires de l'UGP ont payé les primes et indemnités conformément aux actes administratifs.

A la Société malienne de patrimoine de l'eau potable-SA :

Projet d'approvisionnement en eau potable de Bamako à partir de la localité de Kabala (PAEP Bamako/Kabala)

Les gestionnaires de l'UGP ont payé les primes et indemnités conformément aux actes administratifs.

Projet de renforcement de l'alimentation en eau potable et de l'assainissement de la ville de Tombouctou (AEPA Tombouctou)

Les accords de financement ne prévoient pas de paiement des primes et indemnités.

Projet d'appui à la réhabilitation et l'extension des systèmes d'approvisionnement en eau potable dans les centres secondaires du périmètre de concession de la Somapep-SA

La convention de don ne prévoit pas de paiement des primes et indemnités.

A l'Agence malienne pour le développement de l'énergie domestique et de l'électrification Rurale :

Projet d'électrification rurale par systèmes hybrides d'Energie renouvelables de 30 villages du Mali (Pershy)

L'accord de prêt ne prévoit pas de paiement des primes et indemnités.

Les structures dans lesquelles des dysfonctionnements de contrôle interne ont été relevés

A la direction nationale de l'énergie :

La directrice nationale de l'énergie et le directeur général de EDM-SA ont signé un protocole d'accord irrégulier.

Au nombre des dysfonctionnements de contrôle interne, concernant les quatre structures suivantes, l'équipe de vérification a constaté que :

L'équipe de vérification a formulé les recommandations suivantes:

Elle a demandé au ministre de l'Economie et des Finances de :

- veiller au paiement régulier des primes et indemnités prévues pour les membres du personnel des Unités de gestion des projets afin d'éviter l'existence des arriérés de primes ;

- veiller à la prise de décision fixant le taux des indemnités des membres des organes de gestion du projet de construction de la ligne double terne 225 KV par le ministre de l'Energie et de l'Eau ;

- prendre en charge sur le budget national les primes et indemnités du projet de construction de la ligne double terne 225 KV conformément à l'accord de financement.

Au ministre chargé de l'Energie et de l'Eau, elle recommande de :

-     s'assurer du paiement régulier des primes et indemnités prévues pour les membres du personnel des Unités de gestion des projets ;

- prendre la décision fixant le taux des indemnités des membres des organes de gestion du projet de construction de la ligne double terne 225 KV ;

- veiller à la prise en charge sur le budget national les primes et indemnités du projet de construction de la ligne double terne 225 KV conformément à l'accord de financement.

La directrice nationale de l'Energie et le directeur général de EDM-SA doivent :

- procéder à la suspension du protocole d'accord signé pour la prise en charge des indemnités, des membres de l'Unité de gestion du projet de construction de la liaison électrique 225 KV double terne Sikasso-Bougouni-Sanankoroba-Bamako, qui sont à la charge du budget national.

Irrégularités financières

La vérification a également relevé des irrégularités financières d'un montant total de 7 050 165 F CFA.

Au Projet d'appui à la connaissance et au suivi des ressources en eau (PACS-RE), le directeur des finances et du matériel du MEE a ordonné et le contrôleur financier a visé le paiement des indemnités indues perçues par des agents du PACS-RE. En effet, trois (3) agents ont perçu des rémunérations pour des mois qui sont antérieurs à leur décision de nomination ainsi qu'à la décision leur accordant des primes et indemnités. Les agents concernés ont tous été nommés en avril 2023 alors qu'ils percevaient leurs primes respectivement depuis janvier 2022 pour certains et janvier 2023 pour d'autres. Le montant total des indemnités indues payées au titre des exercices 2022 et 2023 est de 7 050 165 F CFA.

<strong>Source BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion des ressources destinées à l’assainissement du district de Bamako :  5,699 milliards de FCFA enfouis sous les déchets</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-des-ressources-destinees-a-lassainissement-du-district-de-bamako-5699-milliards-de-fcfa-enfouis-sous-les-dechets-3089088.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/08/Samba-A-Baby-verificateur.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 23 Dec 2024 20:11:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Sursaut</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La vérification financière du Bureau du Vérificateur Général (BVG) dans son rapport 2023 sur la gestion des ressources destinées à l’assainissement et à l’évacuation des déchets solides du District de Bamako a révélé un détournement de 5,699 milliards de FCFA. Ce, au titre des exercices 2019, 2020, 2021 et 2022 (31 octobre).</em></strong>

Selon ce Rapport, la vérification a lieu sur les travaux qui ont concerné les procédures de passation, d’exécution et de règlement des marchés de la Direction des Finances et du Matériel du Ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement Durable (MEADD) et de la Mairie du District de Bamako. Aussi, ont-ils examiné la passation et la mise en œuvre de la convention de gestion des services de propreté de la ville de Bamako

<strong>Des irrégularités financières s’élevant à 5,699 milliards de FCFA </strong>

Le Rapport annuel du BVG a reproché aux structures chargées de la Gestion des ressources destinées à l’assainissement et à l’évacuation des déchets solides du district de Bamako des irrégularités administratives ainsi que financières.

Selon sa version dans son dernier rapport, concernant les irrégularités financières, le Directeur des Finances et du Matériel du MEADD n’a pas appliqué de pénalités de retard. Également, qu’il n’a pas appliqué de pénalité sur 5 marchés exécutés hors délai contractuel. Le montant total des pénalités non retenues s’élève à 710.652 FCFA.

Heureusement, qu’à la suite de la transmission du rapport provisoire de la mission, que le montant total incriminé a été remboursé à la Recette Générale du District par les titulaires des marchés suivant les déclarations de recette n°0037298 de 83 543 FCFA, n°0037299 de 78 822 FCFA, n°0037300 de 95 722 FCFA, n°0037651 de 241 915 FCFA et n°0037652 de 210 650 FCFA, toutes du 17 octobre 2023.

A en croire ce Rapport du Vegal, des titulaires de marchés de la Mairie du District de Bamako et de la Direction des Finances et du Matériel du MEADD ont procédé à des faux enregistrements. Les Centres 1 et 4 des Impôts du District de Bamako ont attesté que les mentions d’enregistrement figurant sur les marchés concernés ne sont pas authentiques et les droits n’ont pas été payés pour un montant total de 3,33 millions de FCFA. « A la suite de la transmission du rapport provisoire de la mission, les 6 titulaires de marchés de la Mairie du District de Bamako ont régularisé les sommes mises en cause pour un montant total de 2,26 millions de FCFA. Le reliquat de droit d’enregistrement non régularisé par les 2 titulaires de marchés de la DFM du MEADD s’élève à 1,07 million de FCFA » a précisé le compte rendu.

Là où le Rapport épingle la Mairie du District de Bamako, relève du fait que le Directeur des Services Urbains de Voirie et d’Assainissement  a procédé à la validation de décomptes indus d’un prestataire, sans corrigé  les décomptes du prestataire en fonction du nombre effectif de balayages par rue constaté par les agents de contrôle. Ce faisant, le montant total des prestations indues dans les décomptes irrégulièrement validés s’élève à 5,698 milliards de FCFA.

Par ailleurs, à la suite de cette vérification, les irrégularités financières ont fait l’objet de transmission et de dénonciation aux autorités judiciaires, celles administratives sont assorties de recommandations.

<strong>Mariam Sissoko</strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification de suivi des recommandations : L&amp;apos;Ageroute a mis en œuvre 75 % des recommandations du BVG</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-de-suivi-des-recommandations-lageroute-a-mis-en-oeuvre-75-des-recommandations-du-bvg-3088729.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 21 Dec 2024 01:10:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme d'activités, le Bureau du Vérificateur général (BVG) a conduit une mission de vérification de suivi des recommandations formulées par la vérification financière de la gestion de l'Ageroute au titre des exercices 2017, 2018, 2019 et 2020.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>

Cette vérification a pour objectif de s'assurer que les huit (8) recommandations formulées par la mission initiale ont été mises en œuvre et que les lacunes constatées ont été corrigées. La présente mission de suivi de mise en œuvre des recommandations couvre les exercices 2023 et 2024. Cette vérification a abouti à des conclusions qui révèlent qu'au regard du taux de mise en œuvre des recommandations, qui est de 75 % le niveau de mise en œuvre est satisfaisant. Sur les 8 recommandations formulées six (6) sont entièrement mises en œuvre, une (1) est partiellement mise en œuvre et une (1) est non mise en œuvre.   Recommandations entièrement mises en œuvre :

Il ressort de la vérification que le directeur des finances et du matériel du ministère des Transports et des Infrastructures a, en application de l'arrêté 2017-3867/MEF-SG du 17 novembre 2017 fixant les modalités de création, de fonctionnement des régies de recettes et des régies d'avances ainsi que les conditions de nomination des régisseurs, sollicité le directeur national du Trésor et de la comptabilité publique pour la relecture de l'arrêté n°06-0958/MEF-SG du 8 mai 2006, portant institution d'une régie d'avances auprès de l'Agence d'exécution des travaux d'entretien routier.

Les critères d'attribution des marchés ont été respectés par les commissions d'analyse et les commissions des marchés. En effet, les critères de qualification exigés par les DAO ont été respectés lors de l'attribution des quarante-deux marchés passés au cours de la période sous revue et examinés par la mission. Les documents de la comptabilité- matières sont régulièrement tenus.

En effet, avec l'utilisation du logiciel Sicomat, les données relatives aux matières sont directement saisies dans le système de gestion de la comptabilité-matières, accessible à chaque structure étatique via son login et son mot de passe. Enfin, toutes les factures payées par le régisseur d'avances sont visées par le directeur général et certifiées par le comptable-matières.

Recommandation partiellement mise en œuvre :

La Comptable-matières a effectué une codification partielle des matériels. En effet, les fiches de codification du matériel qui fournissent les informations de base relatives au numéro de l'ordre d'entrée du matériel dans le livre journal des matières, à l'année d'acquisition et le lieu d'affectation, à la structure bénéficiaire et à la source de financement sont élaborées. Cependant, le processus de codification n'est pas achevé, car les mentions de codification ne sont pas inscrites sur les matières.

Recommandation non mise en œuvre :

L'Ageroute ne respecte toujours pas la séparation des fonctions incompatibles. En effet, l'examen des 205 chèques et des 11 ordres de virement établis durant la période sous revue, a relevé que ces documents de paiement sont conjointement signés par l'agent comptable et le directeur général. Le manuel de procédures comptables et financières de l'Ageroute, qui est un document interne, autorise dans le chapitre 8, <em>"Procédures financières"</em> le directeur général à cosigner les chèques et les ordres de virement avec l'Agent Comptable. Cependant, la pratique est contraire à l'article 5 du décret n°2018-0009/P-RM du 10 janvier 2018 portant Règlement général sur la comptabilité publique qui dispose en son alinéa 1er que la fonction d'ordonnateur et celle de comptable sont incompatibles.                                                                                                               <strong>Source BVG</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification financière CNOSM :   Pas d&amp;apos;anguille sous roche</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-cnosm-pas-danguille-sous-roche-3088512.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-cnosm-pas-danguille-sous-roche-3088512.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/04/Habib-CNOSM.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 19 Dec 2024 01:20:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Annoncée en pompe comme une opportunité de confonde le Comité exécutif du Comité national olympique et sportif du Mali (CNOSM) pour malversation, la vérification financière du Bureau du Vérificateur Général (BVG) a livré son verdict : pas d’anguille sous roche ! Certes quelques «irrégularités administratives» (inhérentes aux spécificités des organisations sportives), mais aucun détournement d’argent. </strong><strong>En conséquence, le dossier est confiné dans les murs du Bureau du Vérificateur général et n'est pas transmis à la justice puisqu'il n'y a aucune charge.</strong>

Confondu dans sa gestion financière des Jeux Olympiques «<em>Paris 2024</em>», le département des Sports a poussé (directement ou indirectement) le Bureau du Vérificateur général à vérifier la gestion du Comité National Olympique et Sportif du Mali (CNOSM) du Mali au titre des exercices 2022, 2023, 2024 (jusqu’au 31 août 2024). Un exercice qui n’a abouti à rien de compromettant pour le président Habib Sissoko et son équipe.

Selon le rapport de vérification du BVG, elle avait pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de dépenses effectuées par le Cnosm sur les subventions reçues de l’Etat du Mali. Les travaux de vérification ont porté sur l’évaluation du contrôle interne, l’examen des dépenses effectuées sur les subventions financières et matérielles allouées par l’Etat. Au finish, les commanditaires doivent être assez déçus aujourd’hui parce que, en termes de mauvaise gestion financière, rien de compromettant n’a été décelé. En effet, sur les 50 millions de F CFA (50 720 337 F CFA) susceptibles d’être incriminés, 25 565 837 F CFA ont été régularisés à la suite des travaux de vérification et 25 154 500 FCFA ont été justifiés pendant la séance du contradictoire physique.

En conséquence, le dossier est confiné dans les murs du Bureau du Vérificateur général et n'est pas transmis à la justice puisqu'il n'y a aucune charge. C’est la preuve, si besoin en était encore, les deniers publics sont rigoureusement gérés par le Cnosm qui est reconnu d’utilité publique (décret N°09- 155/P-RM du 9 avril 2009). Ce qui lui vaut la subvention de l'Etat qu’il investie exclusivement dans le développement du sport. La mission a aussi déclaré avoir mis en exergue des irrégularités administratives comme l’absence de manuel de procédures administratives et financières ou de répertoire des fournisseurs. Le rapport va jusqu’à reprocher au Cnosm d’avoir mis en place une Chambre de conciliation et d’arbitrage (CCA) non opérationnelle.

Ce qui n’est pas réellement le cas puisque les membres de la chambre sont nommés et mis en mission. Et tous les protagonistes le savent. Est-ce que le comité a un moyen de pression pour obliger les fédérations par exemple à recourir à la CCA ? En la matière, nous sommes convaincus que le ministère de la Jeunesse et des Sports a plus de poids que le Cnosm… Sans dire que les vérificateurs y vont trop fort (à la limite du sensationnel) en parlant «<em>d’achats fictifs</em>» d’équipements à l’occasion des Jeux Olympiques «<em>Paris 2024</em>». Nous avons aujourd’hui toutes les preuves qu’il  n'y a pas eu et n’y en aura pas avec l’actuelle équipe qui dirige notre CNO. Les cas évoqués font sans doute partie de ceux justifiés par la suite.

Notre analyse montre qu'une grande partie des irrégularités administratives soulignées dans le rapport sont inhérentes à la spécificité de la gestion même des organisations sportives. Quand on reproche au comité de ne pas faire recours à la procédure d’appel à la concurrence ou de ne pas disposer de liste de fournisseurs, c’est vraiment ignorer la réalité dans ce secteur. Une organisation sportive n'est pas une Direction générale, une direction nationale, un EPA… Sans oublier que la vérification a porté sur les subventions reçues de l’Etat du Mali. Et vous savez que, dans la plupart des cas, les budgets validés après arbitrage ne tombent qu’à quelques jours des compétitions, si ce n’est pas après. Les fédérations en savent quelque chose.

Leurs responsables sont souvent obligés de s’endetter pour assurer la participation des sportifs aux compétitions en dehors du pays en attendant que les fonds publics tombent. Ces irrégularités (nous diront plutôt des dysfonctionnements) ne découlent pas d’une quelconque volonté de cacher quelque chose, mais du pragmatisme pour ne pas rater les rendez-vous.

Certes, aujourd’hui, le sport est un secteur économique dont la gestion n’échappe pas à certaines orthodoxies financières. Mais, nous pensons que ce genre de vérification doit tenir aussi compte de la spécificité de la gestion des organisations sportives dans nos Etats. Ce qui est clair, connaissant l’attachement du président Habib Sissoko à la transparence, les recommandations du BVG vont être diligemment mises en œuvre.

<strong>Alphaly</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification financiere de la gestion du comité national olympique et sportif du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-de-la-gestion-du-comite-national-olympique-et-sportif-du-mali-3087958.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-de-la-gestion-du-comite-national-olympique-et-sportif-du-mali-3087958.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 14 Dec 2024 11:21:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Des irrégularités financières s’élevant à plus de 50 millions de FCFA. Sur ce montant, 25 565 837 FCFA ont été régularisés à la suite des travaux de vérification et 25 154 500 FCFA ont été justifiés pendant la séance du contradictoire physique.</strong>

La présente vérification porte sur la gestion du Comité National Olympique et Sportif (CNOS) du Mali au titre des exercices 2022, 2023, 2024 (31 août). Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de dépenses effectuées sur les subventions reçues de l’Etat du Mali. Les travaux de vérification ont porté sur l’évaluation du contrôle interne, l’examen des dépenses effectuées sur les subventions financières et matérielles allouées par l’Etat.

La mission de vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.<a name="_TOC_250014"></a>

<strong><u>Irrégularités administratives</u></strong> :

Au nombre des dysfonctionnements de contrôle interne, l’équipe de vérification a constaté que le CNOSM ne dispose pas de manuel de procédures administratives et financières. Il ne dispose pas de répertoire des fournisseurs. Il ne fait pas recours à la procédure d’appel à la concurrence. Il ne tient pas les documents de la comptabilité-matières. Il ne procède pas à la retenue de l’IBIC sur les paiements des prestataires de services. Il a mis en place la Chambre de Conciliation et d’Arbitrage non opérationnelle. Il ne fournit pas au Ministre chargé de l’Administration Territoriale ses budgets et comptes. Le ministère chargé des Sports et le CNOSM n’ont pas établi la Convention relative à la gestion des aides et soutiens de l’Etat.

Afin de corriger ces dysfonctionnements, l’équipe de vérification a formulé des recommandations dont la mise en œuvre diligente permettra de lever ou d’atténuer les lacunes constatées.

Elle a ainsi demandé au Président du Comité National Olympique et Sportif du Mali d’élaborer le manuel de procédures administratives et financières ; de constituer le répertoire des fournisseurs conformément à la réglementation en vigueur ; de recourir à la procédure d’appel à la concurrence conformément à la réglementation en vigueur ; de tenir les documents de la comptabilité-matières conformément à la réglementation en vigueur ; de procéder à la retenue de l’IBIC sur les paiements des prestataires de services sur différents fonds ; de rendre la Chambre de Conciliation et d’Arbitrage opérationnelle ; de fournir les budgets et comptes au ministre chargé de l’Administration Territoriale et d’établir la Convention pour la gestion des aides et soutiens dans le cadre de la préparation et la participation des athlètes et des sélections nationales aux jeux.

Au Ministre chargé des Sports, il a recommandé d’établir la Convention pour la gestion des aides et soutiens dans le cadre de la préparation et la participation des athlètes et des sélections nationales aux jeux.

Enfin, au Ministre chargé de l’Administration Territoriale, il a demandé de veiller sur la fourniture régulière des budgets et comptes du CNOS.

<strong><u>Irrégularités financières</u></strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 50 720 337 FCFA. Sur ce montant, 25 565 837 FCFA ont été régularisés à la suite des travaux de vérification et 25 154 500 FCFA ont été justifiés pendant la séance du contradictoire physique.

Ces irrégularités sont : le Président et le Trésorier Général du CNOSM ont effectué une dépense irrégulière lors des Jeux Olympiques de Paris 2024 ; ils ont effectué des dépenses irrégulières lors des activités sportives hors du Mali ; ils ont procédé à des achats fictifs d’équipements sportifs ; ils ont ordonné le paiement d’un marché non enregistré au Service des Impôts ; ils n’ont pas retenu l’IBIC sur les paiements effectués au profit des prestataires de services.

<strong>CCOM/BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CNOS&#45;BVG :  Plus de 50 millions de F CFA épongés</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/cnos-bvg-plus-de-50-millions-de-f-cfa-eponges-3087897.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/cnos-bvg-plus-de-50-millions-de-f-cfa-eponges-3087897.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/10/Habib-Sissoko.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 14 Dec 2024 10:26:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La vérification financière du Comité national olympique du Mali (Cnos) par le Bureau du Vérificateur général (BVG) avait défrayé la chronique. Les irrégularités portant sur plus de 50 millions de F CFA au titres des années 2022 à 2024, ont été soit régularisées ou justifiées. Le Cnos sort blanc comme neige dans ce dossier.</em></strong>

Des irrégularités financières s’élevant à plus de 50 millions de F CFA. Sur ce montant, 25 565 837 F CFA ont été régularisés à la suite des travaux de vérification et 25 154 500 F CFA ont été justifiés pendant la séance du contradictoire physique.

La présente vérification porte sur la gestion du Comité national olympique et sportif (Cnos) du Mali au titre des exercices 2022, 2023, 2024 (31 août). Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de dépenses effectuées sur les subventions reçues de l’Etat du Mali. Les travaux de vérification ont porté sur l’évaluation du contrôle interne, l’examen des dépenses effectuées sur les subventions financières et matérielles allouées par l’Etat.

La vérification a relevé des irrégularités financières d’un montant total de 50 720 337 F CFA. Sur ce montant, 25 565 837 F CFA ont été régularisés à la suite des travaux de vérification et 25 154 500 F CFA ont été justifiés pendant la séance du contradictoire physique.

Ces irrégularités sont : le président et le trésorier général du Cnos ont effectué une dépense irrégulière lors des Jeux Olympiques de Paris 2024 ; ils ont effectué des dépenses irrégulières lors des activités sportives hors du Mali ; ils ont procédé à des achats fictifs d’équipements sportifs ; ils ont ordonné le paiement d’un marché non enregistré au Service des Impôts ; ils n’ont pas retenu l’IBIC sur les paiements effectués au profit des prestataires de services.

La mission de vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.<a name="_TOC_250014"></a> Au nombre des dysfonctionnements de contrôle interne, l’équipe de vérification a constaté que le Cnos ne dispose pas de manuel de procédures administratives et financières. Il ne dispose pas de répertoire des fournisseurs. Il ne fait pas recours à la procédure d’appel à la concurrence. Il ne tient pas les documents de la comptabilité-matières. Il ne procède pas à la retenue de l’IBIC sur les paiements des prestataires de services. Il a mis en place la Chambre de conciliation et d’arbitrage non opérationnelle. Il ne fournit pas au ministre chargé de l’Administration territoriale ses budgets et comptes. Le ministère chargé des Sports et le Cnos n’ont pas établi la Convention relative à la gestion des aides et soutiens de l’Etat.

Afin de corriger ces dysfonctionnements, l’équipe de vérification a formulé des recommandations dont la mise en œuvre diligente permettra de lever ou d’atténuer les lacunes constatées.
<h3>Elle a ainsi demandé au président du Cnos d’élaborer le manuel de procédures administratives et financières ; de constituer le répertoire des fournisseurs conformément à la réglementation en vigueur ; de recourir à la procédure d’appel à la concurrence conformément à la réglementation en vigueur ; de tenir les documents de la comptabilité-matières conformément à la réglementation en vigueur ; de procéder à la retenue de l’IBIC sur les paiements des prestataires de services sur différents fonds ; de rendre la Chambre de conciliation et d’arbitrage opérationnelle ; de fournir les budgets et comptes au ministre chargé de l’Administration territoriale et d’établir la convention pour la gestion des aides et soutiens dans le cadre de la préparation et la participation des athlètes et des sélections nationales aux jeux.</h3>
<h3>Au ministre chargé des Sports, il a recommandé d’établir la convention pour la gestion des aides et soutiens dans le cadre de la préparation et la participation des athlètes et des sélections nationales aux jeux.</h3>
<h3>Enfin, au ministre chargé de l’Administration territoriale, il a demandé de veiller sur la fourniture régulière des budgets et comptes du Cnos.</h3>
<strong>Source</strong>

<strong>Cecom BVG</strong>

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</item>

<item>
<title>Suivi des recommandations du BVG :  Travail satisfaisant de l’Ageroute</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/suivi-des-recommandations-du-bvg-travail-satisfaisant-de-lageroute-3087906.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 14 Dec 2024 01:44:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<h4><em>Après vérification, le Bureau du Vérificateur général (BVG) avait fait des recommandations à l’Agence d’exécution des travaux d’entretien routier</em> <em>(Ageroute) concernant les exercices 2017 à 2020. Le suivi effectué à 75 %.</em></h4>
<h4>Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme d’activités, le Bureau du Vérificateur général (BVG) a conduit une mission de vérification de suivi des recommandations formulées par la vérification financière de la gestion de l’Ageroute au titre des exercices 2017, 2018, 2019 et 2020. Elle a pour objectif de s’assurer que les huit recommandations formulées par la mission initiale ont été mises en œuvre et que les lacunes constatées ont été corrigées. La présente mission de suivi de mise en œuvre des recommandations couvre les exercices 2023 et 2024.</h4>
<h4>Cette vérification a abouti à des conclusions qui révèlent qu’au regard du taux de mise en œuvre des recommandations, qui est de 75 % le niveau de mise en œuvre est satisfaisant. Sur les huit recommandations formulées six sont entièrement mises en œuvre, une est partiellement mise en œuvre et une est non mise en œuvre.</h4>
<h4>Il ressort de la vérification que le directeur des finances et du matériel du matériel(DFM) du  ministère des Transports et des Infrastructures a, en application de l’arrêté 2017-3867/MEF-SG du 17 novembre 2017 fixant les modalités de création, de fonctionnement des régies de recettes et des régies d’avances ainsi que les conditions de nomination des régisseurs, sollicité le directeur national du Trésor et de la comptabilité publique pour la relecture de l’arrêté n°06-0958/MEF-SG du 8 mai 2006, portant institution d’une régie d’avances auprès de l’Agence d’exécution des travaux d’entretien routier (Ageroute).</h4>
<h4>Les critères d’attribution des marchés ont été respectés par les commissions d’analyse et les commissions des marchés. En effet, les critères de qualification exigés par les DAO ont été respectés lors de l’attribution des quarante-deux marchés passés au cours de la période sous revue et examinés par la mission. Les documents de la comptabilité-matières sont régulièrement tenus.</h4>
<h4>En effet, avec l’utilisation du logiciel Sicomat, les données relatives aux matières sont directement saisies dans le système de gestion de la comptabilité-matières, accessible à chaque structure étatique via son login et son mot de passe. Enfin, toutes les factures payées par le régisseur d’avances sont visées par le directeur général et certifiées par le comptable-matières.</h4>
<h4><strong>Recommandation partiellement mise en œuvre</strong></h4>
<h4>La comptable-matières a effectué une codification partielle des matériels. En effet, les fiches de codification du matériel qui fournissent les informations de base relatives au numéro de l’ordre d’entrée du matériel dans le livre journal des matières, à l’année d’acquisition et le lieu d’affectation, à la structure bénéficiaire et à la source de financement sont élaborées. Cependant, le processus de codification n’est pas achevé, car les mentions de codification ne sont pas inscrites sur les matières.</h4>
<h4><strong>Recommandation non mise en œuvre</strong></h4>
<h4>L’Ageroute ne respecte toujours pas la séparation des fonctions incompatibles. En effet, l’examen des 205 chèques et des onze ordres de virement établis durant la période sous revue, a relevé que ces documents de paiement sont conjointement signés par l’agent comptable et le directeur général. Le manuel de procédures comptables et financières de l’Ageroute, qui est un document interne, autorise dans le chapitre 8, "Procédures financières" le directeur général à cosigner les chèques et les ordres de virement avec l’agent comptable.</h4>
<h4>Cependant, la pratique est contraire à l’article 5 du décret n°2018-0009/P-RM du 10 janvier 2018 portant règlement général sur la comptabilité publique qui dispose en son alinéa 1er que la fonction d’ordonnateur et celle de comptable sont incompatibles.</h4>
<h4>Source</h4>
<h4>Cecom BVG</h4>
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<item>
<title>Vérification financière de la gestion du comité national olympique et sportif du Mali : Les comptes sont bons ! Aucune charge !  Des réglages d’ordre administratif recommandés</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-de-la-gestion-du-comite-national-olympique-et-sportif-du-mali-les-comptes-sont-bons-aucune-charge-des-reglages-dordre-administratif-recommandes-3087788.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 14 Dec 2024 01:37:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La gouvernance du Comité national olympique et sportif du Mali (Cnosm) est presqu'irréprochable. C'est une réalité (qui était déjà) connue de tous, mais qui vient d'être confirmée, étayée et étalée à l'opinion par un récent Rapport de vérification du Bureau du Vérificateur général (BVG). En effet, à l'issue des travaux de vérification qui ont duré quelques mois, le compteur des irrégularités financières constatées a été remis à ZÉRO avant la fin de la mission et, au titre des irrégularités administratives, l'équipe de vérification a formulé des recommandations dont la mise en œuvre implique plus d'autres partenaires comme les ministères en charge des Sports, et de l'Administration territoriale. Preuve qu'on ne reproche rien au Comité olympique : le dossier reste entre les quatre murs du Bureau du Vérificateur général et n'est pas transmis à la justice puisqu'il n'y a aucune charge. Alors, fin d'un feuilleton ourdi dans le seul but de ternir l'image et la réputation d'une structure qui constitue aujourd'hui, et cela depuis un demi-siècle, une véritable vitrine du Mali au sein du Mouvement olympique mondial ? Voire !</em></strong>

Ardemment attendu par le monde olympique et sportif, le Rapport du Bureau du Vérificateur général sur la gestion du Comité national olympique et sportif du Mali est tombé, et l'interprétation du verdict est sans équivoque : le Comité olympique ne doit RIEN à l'Etat malien, l'infime irrégularité financière ayant été soldée avant même la fin de la mission de vérification. Pourtant, la vérification a porté sur la gestion de la structure au titre de, quasiment, trois exercices : 2022, 2023, jusqu'au 31 août 2024.

Elle avait pour objectif de s'assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de dépenses effectuées sur les subventions reçues de l'Etat du Mali.

[caption id="attachment_3041004" align="alignleft" width="480"]<a href="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/10/Habib-Sissoko.jpg"><img class="size-full wp-image-3041004" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/10/Habib-Sissoko.jpg" alt="" width="480" height="776" /></a> Habib Sissok[/caption]

Spécifiquement, les travaux de vérification ont porté sur l'évaluation du contrôle interne, l'examen des dépenses effectuées sur les subventions financières et matérielles allouées par l'Etat.

Pour la principale information attendue par l'opinion publique, fondamentalement par les détracteurs, le Rapport révèle des irrégularités financières (et non des détournements) s'élevant à plus de 50 millions de F CFA.

Mais, mais, mais, le document enchaîne et précise : <strong><em>"Sur ce montant, 25 565 837 F CFA ont été régularisés à la suite des travaux de vérification et 25 154 500 FCFA ont été justifiés pendant la séance du contradictoire physique".</em></strong>

Leçon à retenir : <strong>LE COMITÉ OLYMPIQUE GÈRE BIEN LES DENIERS PUBLICS. Conséquence de droit : LE DOSSIER N'EST PAS TRANSMIS A LA JUSTICE.</strong>

Cette rigueur en ce qui concerne les fonds alloués par l'Etat au Cnosm est impulsée par son statut d'utilité publique. Le statut d'utilité publique, le Cnosm l'a obtenu suivant le décret n°09-155/P-RM du 9 avril 2009 portant reconnaissance d'utilité publique d'une association et dont l'article 1er stipule : <strong><em>"Est reconnu d'utilité publique le Comité national olympique et sportif du Mali, en abrégé Cnosm".</em></strong>

La subvention de l'Etat est investie dans le développement du sport, et nulle part ailleurs. Et le Comité olympique a un canevas de dépenses bien défini pour ces fonds qui sont utilisés à bon escient. En témoigne une confidence du secrétaire général du Cnosm, Mohamed Oumar Traoré : <strong><em>"La subvention est donnée au Cnosm parce que c'est une association d'utilité publique.".</em></strong>

Comme une prémonition, cette confidence vient d'être concrétisée et confirmée par cette mission de vérification  du BVG. La régularisation et les justifications pendant la séance du contradictoire physique sont là, comme une preuve irréfutable de cet état de fait.

En définitive, tous les épisodes, créés de toutes pièces, de gestion financière du Cnosm sont bouclés et marquent le clap de fin de ce feuilleton.

L'autre aspect lié à toutes les missions de vérification du Bureau du Végal, c'est la gestion administrative. A ce niveau, rien de majeur n'a été relevé par l'équipe du BVG qui puisse handicaper ou bloquer le fonctionnement normal de la structure. Et, comme il est courant dans les rapports du BVG, la mission a formulé des recommandations après quelques constats de manquements.

Elle demande au président du Comité national olympique et sportif du Mali, entre autres, <strong><em>"... de constituer le répertoire des fournisseurs conformément à la réglementation en vigueur ; de recourir à la procédure d'appel à la concurrence conformément à la réglementation en vigueur ; de tenir les documents de la comptabilité-matières conformément à la réglementation en vigueur ; de procéder à la retenue de l'IBIC sur les paiements des prestataires de services sur différents fonds ; de rendre la Chambre de conciliation et d'arbitrage opérationnelle ; de fournir les budgets et comptes au ministre chargé de l'Administration territoriale et d'établir la convention pour la gestion des aides et soutiens dans le cadre de la préparation et la participation des athlètes et des sélections nationales aux Jeux".</em></strong>

Au ministre en charge des Sports, il a recommandé d'établir la Convention pour la gestion des aides et soutiens dans le cadre de la préparation et la participation des athlètes et des sélections nationales aux jeux.

Enfin, au ministre chargé de l'Administration territoriale, la mission de vérification demande de veiller sur la fourniture régulière des budgets et comptes du Cnosm. La mise en œuvre diligente de ces recommandations permettra de lever ou d'atténuer les lacunes constatées.

Comme dirait l'autre : <strong>"tout ça pour ça !".</strong> Néanmoins, on conclura que <strong>"tout est bien qui finit bien".</strong>

<strong>    El Hadj A.B. HAIDARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Semaine nationale de lutte contre la corruption : Le Vérificateur général dissémine son Rapport annuel 2023 aux organisations membres du CNSC</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/semaine-nationale-de-lutte-contre-la-corruption-le-verificateur-general-dissemine-son-rapport-annuel-2023-aux-organisations-membres-du-cnsc-3087838.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 14 Dec 2024 01:34:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le cadre de la Semaine nationale de lutte contre la corruption, le Bureau du Vérificateur général a organisé avec le Conseil national de la société civile et ses organisations membres un atelier de dissémination du Rapport annuel 2023 du Vérificateur général. C'était le 9 décembre 2024 au siège du Conseil. </em></strong>

La cérémonie d'ouverture était placée sous la présidence du ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, garde des Sceaux, Mamadou Kassogué, en présence du ministre de la Refondation de l'Etat, chargé des Relations avec les institutions, Bakary Traoré, et du président du CNSC, Boureïma Allaye Touré.

En plus de l'Office central de lutte contre l'enrichissement illicite (Oclei), du Pôle économique national, du Contrôle général des services publics, plusieurs structures étaient présentes. Le coordonnateur des chefs de quartier de la Commune VI, Seydou Sangaré, a formulé des mots de remerciements au nom de toutes les légitimités traditionnelles de Bamako et a affiché toute sa satisfaction quant au travail abattu par le Vérificateur général. Il a salué les autorités de la Transition et appelé les autorités judiciaires à plus de promptitude dans la distribution de la justice.

Pour le représentant du maire de la Commune VI, Abdallah Diarra, les rapports annuels du Vérificateur général permettent aux autorités de lutter efficacement contre la corruption et la délinquance financière.

Le président du CNSC, Bouréima Allaye Touré, dira  que cette cérémonie de présentation du Rapport annuel 2023 du Vérificateur général a pour but d'attirer l'attention de la population sur les effets pervers de la corruption. <em>"La CNSC s'engage à permettre aux citoyens de comprendre le phénomène et de participer à sa lutte tout en jouant pleinement son rôle de sentinelle et de veille citoyenne de la société civile. J'engage les comités de veille citoyenne, ces sentinelles de la redevabilité, à disséminer ce rapport sur l'ensemble du territoire", </em>a-t-il-ajouté.

Dans ses mots de cadrage de la journée, après avoir remercié les autorités gouvernementales pour leur accompagnement constant et la société civile, le Vérificateur général Samba Alhamdou Baby a dit : <em>"La présente rencontre est une occasion de faire valoir notre modeste contribution à l'amélioration de la gestion publique. L'opportunité est également heureuse dans la mesure où cette dimension fait partie des préoccupations fondamentales des citoyens pour la défense desquelles nous sommes essentiellement constitués. Il nous faut donc profiter de l'occasion pour poser des bases fermes et solides de la lutte contre la corruption et de marquer de façon indélébile notre engagement sans faille pour une société juste et offrant une chance équitable à toutes ses filles et à tous ses fils. </em>

<em>Le Bureau du Vérificateur général sera toujours au rendez-vous et traduira cette volonté politique en actions concrètes visant un large éventail de vérifications et d'évaluations de politiques publiques"</em> , avant d'ajouter : <em>"Ensemble avec le Conseil national de la société civile, nous nous réjouissons de l'institution de la Semaine nationale de lutte contre la corruption. Une occasion idéale qui nous permet de matérialiser notre collaboration en partageant les résultats de nos travaux afin que les acteurs de la société civile, les citoyens et les autres acteurs de la gouvernance puissent apprécier la pertinence et la valeur ajoutée de nos missions. Nous espérons donc qu'à la sortie de cette séance d'échanges, la conviction de tous les acteurs ici présents en sortira renforcée".</em>

Le ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, garde des Sceaux, M. Kassogué, dans ses mots introductifs, a salué le soutien et l'accompagnement du Vérificateur général et de la société civile depuis longtemps et s'est réjoui de l'appui solide du chef de l'Etat dans la lutte contre la corruption. Il a ensuite précisé que : <em>"Au Mali, la vision qui soutient la célébration de cette emblématique journée est celle du lancement d'une réflexion approfondie sur les mesures les plus adéquates pour limiter le phénomène".</em>

La cérémonie s'est terminée avec une série de questions-réponses enrichissantes.

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<strong>Source BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Direction régionale des transports de Bougouni :  Plus de 3 millions d’irrégularités régularisées</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/direction-regionale-des-transports-de-bougouni-plus-de-3-millions-dirregularites-regularisees-3087911.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/direction-regionale-des-transports-de-bougouni-plus-de-3-millions-dirregularites-regularisees-3087911.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 14 Dec 2024 01:28:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après le passage du Bureau du Vérificateur général à la direction régionale des Transports (DRT) de Bougouni, il a été régularité 3 204 000</em></strong> <strong><em>F CFA au titre des irrégularités financières.</em></strong>

La présente vérification a pour objet la gestion de la Direction régionale des Transports (DRT) de Bougouni au titre des exercices 2022, 2023 et 2024 (31 mai). Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses de la DRT de Bougouni. La vérification a porté sur la collecte des taxes (permis de conduire, carte grise, carte de transport, procès-verbal de constatation, pénalités de visite technique, procès-verbal d’accident, procès-verbal de réception, procès-verbal de transformation) et des redevances (permis de conduire, carte grise, plaque d'immatriculation).

Cette vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

La mission de vérification a constaté que le Ministère des Transports et des Infrastructures n’a pas initié la création d’une régie de recettes à la DRT de Bougouni. En effet, aucun texte de création de ladite régie n’a été mis à la disposition de l’équipe de vérification. De plus, cette régie est tenue par une personne non habilitée et irrégulièrement nommée.

<a name="_TOC_250009"></a>La Direction générale des Transports (DGT) ne dispose pas de manuel de procédures encadrant les activités de ses services régionaux. En effet, en l’absence de réponse au courrier adressé à ladite direction, il ressort des travaux que la DGT ne possède pas de manuel de procédures administratives et comptables.
<h4><a name="_TOC_250008"></a>La DGT ne s’assure pas du respect des procédures de délivrance des permis de conduire. Les entretiens avec le Directeur régional et les Chefs de division en charge du traitement des dossiers de permis ont confirmé l’inexistence de l’épreuve en circulation.</h4>
<a name="_TOC_250007"></a>La DRT de Bougouni n’est pas organisée conformément aux dispositions réglementaires. Elle ne dispose pas de cellule informatique et aucune de ses divisions ne possède de section.
<h4><a name="_TOC_250006"></a>La DRT de Bougouni a irrégulièrement effectué des nominations. Les Chefs de division ont été nommés par note de service du Directeur régional des Transports alors que des décisions du Gouverneur étaient requises.</h4>
<h4>Au regard de toutes ces constatations, la mission de vérification a recommandé au Ministre chargé des Transports d’assurer le suivi auprès du Ministre chargé des Finances pour la création d'une régie de recettes au niveau de la DRT de Bougouni.</h4>
<h4>Au Directeur général des Transports, elle a demandé d’élaborer et de soumettre à l’approbation de l’autorité compétente un manuel de procédures administratives et comptables ; de faire respecter la réglementation à toutes les étapes du processus d’examen pour l’obtention du permis de conduire ; d’organiser la DRT conformément aux dispositions réglementaires en vigueur ; de pourvoir aux postes prévus par le cadre organique des services régionaux et subrégionaux des transports.</h4>
<h4>Enfin, au Directeur régional des Transports de Bougouni de soumettre les projets de décision de nomination des Chefs de division à la signature du Gouverneur de la région de Bougouni ; de respecter la réglementation à toutes les étapes du processus d’examen pour l’obtention du permis de conduire.</h4>
La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 3 204 000 F CFA. Ce montant a été entièrement régularisé à la suite des travaux de vérification. De plus, des quittanciers reçus par le receveur-percepteur n’ont pu être examinés et valorisés à cause de leur disparition.

Le fait relevé dans le rapport de vérification et qui est susceptible de constituer une infraction à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant l’irrégularité financière a été dénoncé au Procureur de la République chargé du Pôle national économique et financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême.

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<strong>Source </strong>

<strong>Cecom BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>En vue de mutualiser les efforts dans la lutte contre la  corruption et la délinquance économique et financière : La Boad et le BVG scellent un accord de coopération !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/en-vue-de-mutualiser-les-efforts-dans-la-lutte-contre-la-corruption-et-la-delinquance-economique-et-financiere-la-boad-et-le-bvg-scellent-un-accord-de-cooperation-3087821.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/en-vue-de-mutualiser-les-efforts-dans-la-lutte-contre-la-corruption-et-la-delinquance-economique-et-financiere-la-boad-et-le-bvg-scellent-un-accord-de-cooperation-3087821.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 14 Dec 2024 01:22:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Selon le Vérificateur général, Samba Alhamdou Baby, "par cet accord, le Bureau du Vérificateur général et la Banque ouest-africaine de développement (Boad) s'engagent à partager mutuellement, entre autres, les résultats des missions de vérification sur la gestion des projets et programmes financés par la Boad au Mali". Avant de préciser que : "cet accord permettra également de renforcer les capacités du personnel du BVG sur les procédures de la Boad".</em></strong>

Le jeudi 5 décembre 2024, le Vérificateur général Samba Alhamdou Baby et le vice-président chargé du support et du contrôle de la Banque ouest-africaine de développement (Boad), Soares Cassama Braima Luis, ont signé un accord de coopération entre le Bureau du Vérificateur général (BVG) et la Boad. C'était sous l'égide du ministre de l'Economie et des Finances Alousséni Sanou. Cette activité s'inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération entre le BVG et la Boad en vue de mutualiser les efforts dans la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière.

Dans son allocution de bienvenue, le Vérificateur général a indiqué que ce protocole de coopération <em>"permet de traduire en acte concret la volonté commune de nos deux Institutions qui s'engagent pour une utilisation judicieuse et optimale des ressources publiques"</em> et a précisé que <em>"le processus a bénéficié de l'accompagnement du ministre de l'Economie et des Finances, gouverneur de la Boad pour le Mali, qui a bien voulu marquer son accord pour la signature du protocole d'accord".</em> Il ajoutera que <em>"par cet accord, le Bureau et la Boad s'engagent à partager mutuellement, entre autres, les résultats des missions de vérification sur la gestion des projets et programmes financés par la Boad au Mali. L'accord permettra également de renforcer les capacités du personnel du Bureau sur les procédures de la Boad".</em>

<a href="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/12/BOAD-BVG-1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3087796" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/12/BOAD-BVG-1.jpg" alt="" width="650" height="421" /></a>Rappelant un proverbe africain, le vice-président de la Boad dira : <em>"L'Union dans le troupeau oblige le lion à se coucher avec la faim".</em> Car, <em>"en unissant nos efforts, nos compétences et nos ressources, nous nous donnons plus de chance de faire échouer les tentatives des acteurs de cette gangrène. A cet égard, la déclaration de la politique générale de la Boad stipule que dans le cadre de sa mission de financement du développement, la Banque porte la responsabilité de s'assurer que ses ressources financières et les produits de ses activités sont convenablement gérés et que les fonds consentis par elle dans le cadre de ses financements soient employés exclusivement aux fins pour lesquelles ces financements sont accordés".</em>

Le choix du BVG, dira-t-il est lié <em>"aux résultats qu'il a atteints qui attestent le chemin parcouru. Depuis sa création, la Boad lutte pour une bonne gestion des ressources financières et combat sans relâche la corruption et la délinquance économique et financière".</em>

Le ministre de l'Economie et des Finances, Alousséni Sanou dira que <em>"cette signature de protocole va en droite ligne des instructions données par Son Excellence Monsieur le Président de la Transition, chef de l'Etat. C'est pourquoi une large place est faite à la lutte contre la corruption et la délinquance financière dans le plan d'action gouvernemental. A plusieurs reprises, le BVG a été sollicité par les autorités pour faire l'évaluation de performance ou souvent pour effectuer des contrôles dans les projets ou dans le cadre du budget sur financement interne. La Boad, structure de financement régional et la BVG signent un accord dans le sens d'amélioration les résultats pour que l'argent arrive au niveau du citoyen. Et cette signature va aider le BVG à suivre des financements externes. C'est pourquoi j'exhorte les autres, notamment la Banque Mondiale et la Bad à emboiter le pas de la Boad".<strong>                                          </strong></em>

<strong><em>  </em></strong><strong> Source BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le vérificateur général Samba A. Baby lors de la rencontre avec les organisations de la société civile : &amp;quot;Le rapport annuel 2023 fait la synthèse de 50 missions de vérification et d&amp;apos;évaluation de politiques publiques&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/le-verificateur-general-samba-a-baby-lors-de-la-rencontre-avec-les-organisations-de-la-societe-civile-le-rapport-annuel-2023-fait-la-synthese-de-50-missions-de-verification-et-devaluation-de-po-3087833.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 14 Dec 2024 01:14:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Vérificateur général Samba Alhamdou Baby a pris part à l'atelier de dissémination du rapport annuel 2023 à l'intention des organisations de la société civile, membres du Conseil national de la société civile. Cette rencontre, qui s'est déroulée le lundi 9 décembre 2024, s'inscrit dans le cadre de la célébration de la Semaine nationale de lutte contre la corruption. </em></strong>

C'est pour moi un agréable plaisir de vous retrouver dans le cadre de notre rencontre, désormais habituelle, de commémoration de la semaine nationale de lutte contre la corruption, institué par notre pays en 2010. Pour l'occasion, le Conseil national de la société civile et le Bureau ont convenu d'avoir une lecture partagée du rapport annuel, après sa remise solennelle à Son Excellence le Général d'Armée Assimi Goïta, président de la Transition, chef de l'Etat, et sa transmission à Monsieur le Premier ministre, chef du gouvernement, Monsieur le président du Conseil national de transition et Monsieur le président de la Cour suprême.

La présente rencontre vient donc consolider cette dynamique qui témoigne de notre détermination commune et celle des plus hautes autorités de notre Pays à concrétiser les objectifs que nous nous sommes fixés. Elle nous permet ainsi d'entamer une phase importante de notre engagement commun dans la lutte permanente contre la corruption et la délinquance économique et financière.

Ainsi, voudrais-je remercier très sincèrement Monsieur le ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, garde des Sceaux et Monsieur le ministre de la Refondation de l'Etat, chargé des Relations avec les institutions qui ont bien voulu accepter de coprésider cette cérémonie malgré leurs multiples occupations et des agenda extrêmement chargés.

Je voudrais également saluer et remercier le président du Conseil national de la société civile et l'ensemble des organisations, membres du Conseil pour le partenariat fécond tissé, voilà plus d'une dizaine d'années. Que tous trouvent ici l'expression notre profonde gratitude et de notre sincère reconnaissance.

<strong>Messieurs les ministres ;</strong>

<strong>Monsieur le président du Conseil national de la société civile ;</strong>

<strong>Distingués invités ;</strong>

La présente rencontre est une occasion de faire valoir notre modeste contribution à l'amélioration de la gestion publique. L'opportunité est également heureuse dans la mesure où cette dimension fait partie des préoccupations fondamentales des citoyens pour la défense desquelles nous sommes essentiellement constitués. Il nous faut donc profiter de l'occasion pour poser des bases fermes et solides de la lutte contre la corruption et de marquer de façon indélébile notre engagement sans faille pour une société juste et offrant une chance équitable à toutes ses filles et à tous ses fils.

Le Bureau du Vérificateur général sera toujours au rendez-vous et traduira cette volonté politique en actions concrètes visant un large éventail de vérifications et d'évaluations de politiques publiques.

Le rapport annuel 2023 fait la synthèse de 50 missions de vérification et d'évaluation de politiques publiques, dont les résumés en constituent la quintessence. Ces missions ont été réalisées dans des secteurs clés comme le développement rural, l'éducation, le transport, le foncier, la santé et la sécurité sociale, la décentralisation, l'énergie et l'eau. Ces missions se répartissent en 35 vérifications financières et de conformité, quatre (4) vérifications de performance, huit (8) vérifications de suivi de recommandations et trois (3) évaluations de politiques publiques.

Le rapport annuel 2023 prend également en compte les saisines reçues des plus hautes autorités, des citoyens et des organisations de la société civile.

Notre contribution, en termes de vérification et d'évaluation de politiques publiques, s'exercice bien évidemment dans le respect du rôle des autres acteurs de la chaîne de la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière.

C'est la raison pour laquelle le BVG a conclu un partenariat avec le Conseil national de la société civile pour lui permettre une meilleure dissémination des rapports du Vérificateur général et une sensibilisation efficace des organisations membres du Conseil sur les effets pervers de la corruption.

Je voudrais donc réitérer, à cet effet, la disponibilité du Bureau à accorder une attention particulière à toutes les questions d'intérêt national desquelles le gouvernement et les organisations de la société civile voudra bien le saisir relativement à la gestion des deniers publics, à la performance des structures et à l'évaluation des politiques publiques.

Ensemble avec le Conseil national de la société civile nous nous réjouissons de l'institution de la Semaine nationale de lutte contre la corruption. Une occasion idéale qui nous permet de matérialiser notre collaboration en partageant les résultats de nos travaux afin que les acteurs de la société civile, les citoyens et les autres acteurs de la gouvernance puissent apprécier la pertinence et la valeur ajoutée de nos missions.

Nous espérons donc qu'à la sortie de cette séance d'échanges, la conviction de tous les acteurs ici présents en sortira renforcée.

Le contenu de la présentation qui sera faite a été adapté aux préoccupations des acteurs ici présents pour leur en faciliter la compréhension pour pouvoir le vulgariser davantage.

Pour terminer, je voudrais renouveler à Messieurs les Ministres et à Monsieur le président du Conseil mes sincères remerciements pour votre accompagnement constant et votre rigoureuse implication dans cette lutte. Ces remerciements s'adressent à tous les acteurs de la gouvernance ici présents et dont la contribution est déterminante pour faire face au défi de ce fléau. Ensemble construisons une synergie porteuse et adoptons un engagement commun pour plus d'efficacité dans la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière. Il y va de la réussite du processus de refondation en cours pour l'avènement du Mali Kura".

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>BVG&#45;BOAD :  Un accord de coopération scellé</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/bvg-boad-un-accord-de-cooperation-scelle-3087565.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 11 Dec 2024 09:32:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Bureau de Vérificateur général et la Banque ouest-africaine de développement (Boad) ont signé un accord de coopération le jeudi dernier à Bamako. L’accord entre dans le cadre de la lutte contre la corruption et la délinquance financière.</em></strong>

Le jeudi 5 décembre 2024 à 15 h, le Vérificateur général Samba Alhamdou Baby et le vice-président chargé du support et du contrôle de la Banque ouest-africaine de développement Soares Cassama Braima Luis, ont signé un accord de coopération entre le BVG et la Boad.

C’était sous l’égide du ministre de l’Economie et des Finances, Alousséni Sanou. Cette activité s’inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération entre le BVG et la Boad en vue de mutualiser les efforts dans la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière.

Dans son allocution de bienvenue, le Vérificateur général a indiqué que ce protocole de coopération <em>"permet de traduire en acte concret la volonté commune de nos deux institutions qui s’engagent pour une utilisation judicieuse et optimale des ressources publiques"</em> et a précisé que <em>"le processus a bénéficié de l’accompagnement de Monsieur le ministre de l’Economie et des Finances, gouverneur de la Boad pour le Mali, qui a bien voulu marquer son accord pour la signature du protocole d’accord"</em>. Il ajoutera que <em>"par cet accord, le Bureau et la Boad s’engagent à partager mutuellement, entre autres, les résultats des missions de vérification sur la gestion des projets et programmes financés par la Boad au Mali. L’accord permettra également de renforcer les capacités du personnel du Bureau sur les procédures de la Boad"</em>.

Rappelant un proverbe africain, le vice-président de la Boad dira : <em>"L’Union dans le troupeau oblige le lion à se coucher avec la faim"</em>. Car, <em>"en unissant nos efforts, nos compétences et nos ressources, nous nous donnons plus de chance de faire échouer les tentatives des acteurs de cette gangrène. A cet égard, la déclaration de la politique générale de la Boad stipule que dans le cadre de sa mission de financement du développement, la Banque porte la responsabilité de s’assurer que ses ressources financières et les produits de ses activités sont convenablement gérés et que les fonds consentis par elle dans le cadre de ses financements soient employés exclusivement aux fins pour lesquelles ces financements sont accordés"</em>.

Le choix du BVG, dira-t-il est lié <em>"aux résultats qu’il a atteints qui attestent le chemin parcouru. Depuis sa création, la Boad lutte pour une bonne gestion des ressources financières et combat sans relâche la corruption et la délinquance économique et financière"</em>.

Le ministre de l’Economie et des Finances, Alousséni Sanou dira que <em>"cette signature de protocole va en droite ligne des instructions données par Son Excellence Monsieur le président de la Transition, chef de l’Etat. C’est pourquoi une large place est faite à la lutte contre la corruption et la délinquance financière dans le plan d’action gouvernemental. A plusieurs reprises, le BVG a été sollicité par les autorités pour faire l’évaluation de performance ou souvent pour effectuer des contrôles dans les projets ou dans le cadre du budget sur financement interne. La Boad, structure de financement régional et la BVG signent un accord dans le sens d’amélioration les résultats pour que l’argent arrive au niveau du citoyen. Et cette signature va aider le BVG à suivre des financements externes. C’est pourquoi j’exhorte les autres, notamment la Banque mondiale et la Bad à emboiter le pas de la Boad"</em>.

<strong>Source</strong>

<strong>Cecom BV</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Commune Rurale de Dialakorodji : 206,18 millions à justifier</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/commune-rurale-de-dialakorodji-20618-millions-a-justifier-3087328.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/commune-rurale-de-dialakorodji-20618-millions-a-justifier-3087328.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 09 Dec 2024 09:56:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Sursaut</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’information émane du rapport Annuel 2023 du Bureau de Vérificateur Général. Il s’agit des irrégularités financières de 206,18 millions FCFA reprochées à la mairie de Dialakorodji. Selon le même Rapport, cette vérification financière est relative au titre des exercices 2020, 2021, 2022 et 2023.</em></strong>

Ces constatations issues de ce document de vérification mettent en exergue des irrégularités administratives et financières.

En effet, au titre des irrégularités administratives, à la lumière de ce rapport de vérification, le Conseil communal ne dispose pas de règlement intérieur et n’a non plus élaboré de règlement intérieur depuis son installation, un aspect qui est en violation de la réglementation en vigueur. Que le Maire ne procède pas à la restitution publique de sa gestion. Puis, il n’a fourni aucun compte-rendu, rapport ou tout autre document attestant la tenue des rencontres pour restituer aux populations les résultats de la gestion de la Commune portant sur le compte administratif, l’état d’exécution annuel du Programme de Développement Economique, Social et Culturel (PDESC) et l’état de fonctionnement des organes et services propres de la Commune.

Egalement, les Régisseurs de recettes et d’avances ne tiennent pas une comptabilité régulière. Notamment, le Régisseur de recettes n’a pu fournir la situation des encaissements et celle de l’encaisse, déclare ce rapport. Qui poursuit que le Régisseur d’avances n’a pas fourni pour sa part la situation des paiements effectués, la situation de l’encaisse, la situation des paiements par nature de dépense et la situation des reversements effectués.

<strong>Comment cette somme de 206,18 millions a volatilisé ?  </strong>

Parlant des irrégularités financières de cette somme, à en croire le même rapport, le Maire n’a pas ordonné le recouvrement intégral des recettes issues de la délivrance des Concessions rurales à usage d’Habitation (CRH). Aussi, a-t-il irrégulièrement dispensé des bénéficiaires de CRH de 132 paiements des frais d’édilité pour un montant total de 163,57 millions de FCFA.

Le Régisseur de recettes n’a pas reversé des frais d’édilité issus de la délivrance des CRH et le montant total non reversé est de l’ordre de 565.000 FCFA. « L’Adjoint au Maire chargé de l’état civil n’a pas ordonné l’encaissement des recettes issues de la célébration des mariages. Le montant total non recouvré est de 14,65 millions de FCFA. Le Maire et le Receveur-Percepteur ont ordonné et payé des marchés non exécutés ou partiellement exécutés. Ils ont respectivement ordonné et payé 4 marchés de travaux non exécutés ou partiellement exécutés pour un montant total estimé à 27,40 millions de FCFA » a spécifié le Rapport.

Ainsi, notons que les irrégularités administratives relevées dans ce rapport sont assorties de recommandations tandis que celles financières font l’objet de transmission et de dénonciation aux autorités judiciaires.

<strong>Mariam Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pour la qualité, la pertinence et la diversité de ses rapports Samba A. Baby et son équipe félicités par les PTF</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/pour-la-qualite-la-pertinence-et-la-diversite-de-ses-rapports-samba-a-baby-et-son-equipe-felicites-par-les-ptf-3086998.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/pour-la-qualite-la-pertinence-et-la-diversite-de-ses-rapports-samba-a-baby-et-son-equipe-felicites-par-les-ptf-3086998.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 07 Dec 2024 14:45:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Vendredi 29 novembre 2024, s'est tenue au siège du Bureau du Vérificateur général (BVG), la traditionnelle rencontre entre le Vérificateur général, Samba Alhamdou Baby, et les partenaires techniques et financiers (PTF). Tous les PTF ont félicité le BVG pour la qualité, la pertinence et la diversité de ses rapports et réitéré leur engagement à l'accompagner pleinement.</em></strong>

Après la cérémonie solennelle de remise de son rapport annuel 2023 au président de la Transition, chef de l'Etat, le général d'armée Assimi Goïta, et sa transmission au Premier ministre, chef de gouvernement, au président du Conseil national de transition et au président de la Cour suprême, le Vérificateur général a reçu les PTF pour une présentation du contenu dudit rapport.

Ont participé à cette rencontre : les responsables ou représentants de la Banque Mondiale, du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), de la Coopération allemande, de la Coopération suisse, de la Coopération canadienne, de la Coopération américaine, de la Délégation de l'Union européenne, de la Banque islamique de développement (Bid), de la Banque ouest-africaine de développement (Boad), du Fonds monétaire international (FMI), la Banque africaine de développement (Bad), de la Coopération néerlandaise et du Projet de déploiement des ressources de l'Etat pour l'amélioration des services et la riposte locale à la Covid-19 (PDREAS). Le Vérificateur général était accompagné de ses plus proches collaborateurs.

Après une présentation de la synthèse du rapport annuel 2023 dont des exemplaires ont été transmis aux PTF avant la rencontre, les échanges ont suscité des questions et des clarifications auxquelles le Vérificateur général a apporté des réponses.

Les éclairages ont concerné les saisines reçues par le BVG, la digitalisation de l'administration publique, le partenariat public privé, les suites judiciaires réservées aux transmissions à la Section des comptes de la Cour suprême et les dénonciations au Pôle économique et financier (PEF), le renforcement de capacités des acteurs de la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière, le suivi des recommandations, les sanctions administratives, l'électricité, l'éducation,  la sécurité alimentaire ; la représentation du Mali à l'INTOSAI ainsi que les accords de partenariat existants.

Le Vérificateur général s'est réjoui de la qualité des différents partenariats et a exprimé sa reconnaissance pour les efforts que les PTF consentent pour accompagner le Bureau. Il a également salué le soutien et l'accompagnement des plus hautes autorités qui ont permis au BVG d'atteindre ses objectifs de vérification et d'évaluation.  Tous les PTF ont félicité le BVG pour la qualité, la pertinence et la diversité de ses rapports et réitéré leur engagement à l'accompagner pleinement.

<strong>                                K.T avec BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sortie médiatique sur le rapport concernant l&amp;apos;AMO : Le BVG dans ses bons droits face à Staff Services SARL</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/sortie-mediatique-sur-le-rapport-concernant-lamo-le-bvg-dans-ses-bons-droits-face-a-staff-services-sarl-3087000.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/sortie-mediatique-sur-le-rapport-concernant-lamo-le-bvg-dans-ses-bons-droits-face-a-staff-services-sarl-3087000.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 07 Dec 2024 12:35:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>A la suite de la conférence de presse animée le jeudi 28 novembre 2024 par des responsables de Staff Services SARL, bureau de placement et de travail temporaire, donnant leur point de vue sur le rapport du Bureau du Vérificateur général (BVG) concernant le non-versement des cotisations de leurs employés à l'Institut national de prévoyance sociale (INPS) et à l'Assurance maladie obligatoire (Amo), notre rédaction a mené des investigations pour savoir la vérité sur la question afin d'éclairer la lanterne de nos nombreux lecteurs sur la question.</em></strong>

Pour rappel, dans un rapport sectoriel du Bureau du Vérificateur général (BVG) intitulé <strong>"GESTION DU REGIME D'ASSURANCE MALADIE OBLIGATOIRE : CAISSE NATIONALE D'ASSURANCE MALADIE - CAISSE MALIENNE DE SECURITE SOCIALE - INSTITUT NATIONAL DE PREVOYANCE SOCIALE, VERIFICATION FINANCIERE</strong>, Exercices : 2020, 2021 et 2022" qui a été publié sur son site WEB (www.bvg-mali.org ), on peut effectivement lire dans l'Annexe 4 : Situation des comptes cotisants des employeurs de l'échantillon au 31 décembre 2022 et à la page 39 qu'en Commune VI, Staff Sahel SA a un solde impayé au 31 décembre 2022 de 249 594 937 F CFA au titre des cotisations sociales INPS et 49 436 678,3 F CFA pour l'Amo.

<strong>Que dit la loi ?</strong>

Nous avons parcouru le rapport annuel 2023 du Vérificateur général qui nous renseigne, à sa page 4, que la loi n°2021-069 du 23 décembre 2021 l'instituant dit qu'il :

- effectuer un contrôle de performance et de qualité des services et organismes publics, des programmes et projets de développement et d'évaluer leurs impacts ;

- contrôler la régularité et la sincérité des recettes et des dépenses effectuées par les institutions de la République, les administrations civiles et militaires de l'Etat, les collectivités territoriales, les établissements publics ;

- procéder à la vérification d'opérations de gestion des entreprises dans lesquelles l'Etat ou une autre personne publique détient une participation financière ;

- vérifier la conformité et l'effectivité des biens et services pour l'acquisition desquels une société privée a bénéficié d'une exonération de droits douaniers ou fiscaux ;

- vérifier les concours financiers accordés par l'Etat ou toute autre personne publique à tout organisme par rapport à l'objet de ces concours.

C'est dire que le BVG ne peut aller au-delà de ses compétences pour aller demander des comptes à l'entreprise privée qu'est <strong>"Staff Services SARL"</strong>. C'est pourquoi, il s'est limité aux pièces fournies par les structures publiques vérifiées et concernées par la gestion de l'Amo, à savoir l'INPS, la Canam et la CMSS.

<strong>Quelles sont les diligences effectuées par </strong>

<strong>la mission de vérification ?</strong>

L'article 18 de la loi n°2021-069 du 23 décembre 2021 dispose que le Vérificateur général, le Vérificateur général adjoint et les Vérificateurs sont tenus au respect du principe du contradictoire. Nous avons interrogé le rapport en question pour savoir si ce principe sacro-saint de la vérification n'a pas été violé. Et, à sa page 26, nous pouvons lire : <strong><em>"Ce principe a été observé tout au long de la mission. Les résultats préliminaires des travaux ont été discutés et validés avec les principaux responsables de la Canam, de la CMSS et de l'INPS. Des séances de restitution ont eu lieu à la CMSS et à l'INPS le 3 août 2023 et à la Canam le 4 août 2023. </em></strong>

<strong><em>Par lettres n°0658/2023/BVG, n°0659/2023/BVG, n°0660/2023/BVG, toutes du 16 octobre 2023, des extraits du rapport provisoire ont été transmis respectivement aux directeurs généraux de la CMSS, de la Canam et de l'INPS, pour recueillir leurs observations sur les constatations et recommandations formulées.</em></strong>

<strong><em>En réponses, par lettres n°022 et 023/CMSS respectivement du 2 et 3 novembre 2023, BE n°23/0020/MSDS-Canam-DG du 2 novembre 2023 et BE n°23-0084/DG-INPS/DAI du 2 novembre 2023, les directeurs généraux de la CMSS, de la Canam et de l'INPS ont transmis leurs observations écrites au Vérificateur général.</em></strong>

<strong><em>Après examen des observations reçues et en tenant compte des éléments probants fournis, la séance du contradictoire a été organisée dans les locaux du Bureau du Vérificateur général le 16 novembre 2023 en présence des représentants de la Canam, de la CMSS et de l'INPS.</em></strong>

<strong><em>Le rapport définitif tient compte des observations écrites et des éléments probants reçus ainsi que des résultats de la séance du contradictoire. Les lettres, BE, formulaires de transmission des constatations, tableaux de validation du respect de la procédure contradictoire et les comptes rendus des séances du contradictoire sont donnés en annexe 6». </em></strong>

C'est dire qu'au regard de tout ce qui précède que le BVG s'en est tenu à la loi qui le régit et qu'il est donc dans son droit de publier la liste des sociétés qui doivent de l'argent à l'Etat malien sur la base des documents fournis par des structures publiques qu'il a vérifiées notamment pour permettre aux salariés des entreprises de bénéficier de la plénitude de leurs pensions et des prestations de l'Amo.

<strong>La rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Suivie des recommandations du BVG :  La SMTD met en œuvre 80 %</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/suivie-des-recommandations-du-bvg-la-smtd-met-en-oeuvre-80-3087090.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/suivie-des-recommandations-du-bvg-la-smtd-met-en-oeuvre-80-3087090.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/09/Verificateur.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 07 Dec 2024 01:19:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Avec 80 % de mise en œuvre des recommandations du BVG, ce résultat de la SMTD-SA est jugée satisfaisante.</em></strong>

Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme d’activités, le Bureau du Vérificateur général (BVG) a conduit une mission de vérification de suivi des recommandations formulées par la vérification financière de la gestion de l<strong>a </strong>Société malienne de transmission et de diffusion-Société anonyme (SMTD-SA) au titre des exercices 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021(28 février). Elle a pour objectif de s’assurer que les six recommandations, initialement formulées, ont été mises en œuvre et que les dysfonctionnements ont été corrigés.
<h4>Cette vérification a abouti à des conclusions qui révèlent qu’au regard du taux de mise en œuvre des recommandations, qui est de 80 %, le niveau de mise en œuvre est satisfaisant. Sur les cinq recommandations applicables, quatre sont entièrement mises en œuvre, et une est partiellement mise en œuvre. Une recommandation est devenue caduque. Le niveau de mise en œuvre globale des recommandations est satisfaisant au regard de la situation donnée ci-dessous.</h4>
Il ressort de la vérification que le Conseil d’administration a régulièrement fait fixer le montant des indemnités des administrateurs par l’Assemblée générale. Le Conseil d’administration présente des procès-verbaux conformes. La Direction générale de la SMTD veille au respect des procédures de recrutement du personnel. La Direction de l’Administration et des Finances respecte les procédures d’exécution de sollicitation des prix.

Le Directeur commercial et marketing n’a pas recouvré des créances au profit de la SMTD-SA. Certaines des créances émises au profit de la SMTD-SA n’ont pas été recouvrées.
<h4><strong>Recommandation caduque</strong></h4>
<h4>La Direction générale n’effectue pas de suivi de la consommation de carburant des sites TV/FM. Le système d’approvisionnement des sites TV/FM en carburant a été suspendu depuis le 1er mai 2023, rendant ainsi caduque la recommandation de la vérification initiale.</h4>
<strong><em>Source </em></strong><strong>Cecom BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rapport annuel 2023 :  Le Vérificateur général échange avec les PTF</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/rapport-annuel-2023-le-verificateur-general-echange-avec-les-ptf-3086638.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 04 Dec 2024 01:10:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le vendredi 29 novembre 2024, s’est tenue au siège du Bureau du Vérificateur général (BVG), la traditionnelle rencontre entre le Vérificateur général, Samba Alhamdou Baby, et les partenaires techniques et financiers (PTF). Une rencontre qui a eu lieu sur le rapport 2023.</em></strong>

Après la cérémonie solennelle de remise de son rapport annuel 2023 au Président de la Transition, chef de l’Etat, Son Excellence le général d’armée Assimi Goïta, et sa transmission au Premier ministre, chef de gouvernement, au président du Conseil national de transition (CNT) et au président de la Cour suprême, le Vérificateur général a reçu les PTF pour une présentation du contenu dudit rapport.

Ont participé à cette rencontre : les responsables ou représentants de la Banque mondiale, du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), de la Coopération allemande, de la Coopération suisse, de la Coopération canadienne, de la Coopération américaine, de la Délégation de l’Union européenne, de la Banque islamique de développement (Bid), de la Banque ouest africaine de développement (Boad), du Fonds monétaire international (FMI), la Banque africaine de développement (Bad), de la Coopération néerlandaise et du Projet de déploiement des ressources de l’Etat pour l’amélioration des services et la riposte locale à la Covid-19 (PDREAS). Le Vérificateur général était accompagné de ses plus proches collaborateurs.

Après une présentation de la synthèse du rapport annuel 2023 dont des exemplaires ont été transmis aux PTF avant la rencontre, les échanges ont suscité des questions et des clarifications auxquelles le Vérificateur général a apporté des réponses.

Les éclairages ont concerné les saisines reçues par le BVG, la digitalisation de l’administration publique, le partenariat public privé, les suites judiciaires réservées aux transmissions à la section des comptes de la Cour suprême et les dénonciations au Pôle national économique et financier (PEF), le renforcement de capacités des acteurs de la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière, le suivi des recommandations, les sanctions administratives, l’électricité, l’éducation,  la sécurité alimentaire ; la représentation du Mali à l’INTOSAI ainsi que les accords de partenariat existants.

Le Vérificateur général s’est réjoui de la qualité des différents partenariats et a exprimé sa reconnaissance pour les efforts que les PTF consentent pour accompagner le Bureau. Il a également salué le soutien et l’accompagnement des plus hautes autorités qui ont permis au BVG d’atteindre ses objectifs de vérification et d’évaluation.

Tous les PTF ont félicité le BVG pour la qualité, la pertinence et la diversité de ses rapports et réitéré leur engagement à l’accompagner pleinement.

<strong>Source </strong>

<strong>Cecom BVG</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Vérification financière des opérations de recettes et de dépenses de la direction générale et des directions des zones de production de l’office du Niger</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-des-operations-de-recettes-et-de-depenses-de-la-direction-generale-et-des-directions-des-zones-de-production-de-loffice-du-niger-3086398.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 02 Dec 2024 09:54:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Des irrégularités financières s’élevant à plus de 3 milliards de FCFA</strong>

<strong>La présente vérification porte sur les opérations de recettes et de dépenses de la Direction Générale et des Directions des Zones de Production de l’Office du Niger, au titre des exercices 2020, 2021, 2022, 2023 et 2024 (au 31 mars). Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses effectuées par la Direction Générale et les Directions de Zones de Production de l’Office du Niger.</strong>

Les travaux de vérification ont porté sur les opérations de dépenses et de collectes des recettes de redevance eau ainsi que sur les actes de recrutement du personnel. Toutefois, ils n’ont pas concerné les dossiers traités lors de la vérification financière de la gestion de l’Office du Niger entrepris suivant les Pouvoirs n°033/2022/BVG du 03 novembre 2022 modifiés par les Pouvoirs n°040/2022/BVG du 1<sup>er</sup> décembre 2022 du Vérificateur Général et objet du Rapport de la vérification financière en date de juillet 2023.

La Mission de vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

Au nombre des dysfonctionnements de contrôle interne, l’équipe de vérification a constaté que la Direction Générale de l’Office du Niger a effectué des recrutements non conformes. Elle n’a pas exigé des titulaires des marchés passés par entente directe les obligations comptables. Elle n’a pas respecté le plafond des factures payées sur la Caisse. Elle ne met pas régulièrement à jour son cadastre foncier. Elle n’affecte pas régulièrement le matériel roulant et ne procède pas à son suivi. Le Service Procédures et Marchés a maintenu un critère discriminatoire dans un Avis à Manifestation d’Intérêt.

Afin de corriger ces dysfonctionnements, l’équipe de vérification a formulé des recommandations dont la mise en œuvre diligente permettra de lever ou d’atténuer les lacunes constatées.

Elle a ainsi demandé au Président Directeur Général de l’Office du Niger d’associer au recrutement le Comité de gestion; de soumettre le plan de recrutement à l’approbation du Conseil d’Administration et à la tutelle; de respecter l’organigramme de l’Office du Niger; d’exiger des titulaires des marchés par entente directe la fourniture des documents comptables obligatoires; de respecter le plafond des dépenses effectuées à la caisse conformément aux dispositions des procédures internes; de mettre à jour le cadastre foncier de l’Office du Niger; de remédier aux dysfonctionnements informatiques et de veiller à l’affectation régulière et au suivi du matériel roulant de son patrimoine.

Quant au Chef de Service Procédures et Marchés, il doit éviter l’insertion de tout critère discriminatoire dans les Avis à Manifestation d’Intérêt.

Irrégularités financières

La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 3 176 381 497 FCFA dont 2 980 227 217 FCFA sont relatives à des simulations de mise en concurrence du Marché n°03269/ DGMP-DSP-2020 du 30 septembre 2020 concernant les travaux de réhabilitation de 700 hectares dépendants du partiteur K1 dans le casier de Kokry A, Zone de Kolongo pour un montant de 1 624 748 077 FCFA et du Marché n°1731/DGMP-DSP du 16 juin 2022 au titre des Travaux d’aménagement du distributeur de Phédié et du drain principal de Phédié dans la Zone de N’Débougou pour un montant de 1 355 479 140 FCFA; et 196 154 280 FCFA à des dépenses irrégulières et indues relatives à l’attribution de dotations de carburant irrégulières pour un montant de 110 425 980 FCFA; aux paiements de dépenses indues pour un montant de 62 237 000 FCFA; à la non retenue à la source de l’Impôt sur les Revenus des Valeurs Mobilières pour un montant de 5 184 000 FCFA et aux paiements indus de Polices d’assurance pour un montant de 18 307 300 FCFA.

Les faits relevés dans le Rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la Loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Procureur de la République chargé du Pôle National Économique et Financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême.

Ces irrégularités portent également sur des minorations de redevance de régulation concernant quatre (04) marchés enregistrés au Centre des Impôts de Niono pour un montant total de 2 734 000 FCFA. Ce montant a été remboursé par le Receveur du Centre des Impôts de Niono suite à l’envoi du Rapport provisoire de l’équipe de vérification pour requérir les observations de la Direction Générale des Impôts.

<strong>Ibrahim DIALLO</strong><strong>/CCOM-BVG</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Gestion de la commune urbaine de Sikasso : Des irrégularités financières s&amp;apos;élevant à plus de 48 millions de FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-la-commune-urbaine-de-sikasso-des-irregularites-financieres-selevant-a-plus-de-48-millions-de-fcfa-3086145.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-la-commune-urbaine-de-sikasso-des-irregularites-financieres-selevant-a-plus-de-48-millions-de-fcfa-3086145.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 30 Nov 2024 01:16:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La vérification financière a relevé des irrégularités financières d'un montant total de 48 908 005 FCFA. Elles sont relatives à la violation de la procédure de mise en concurrence lors de la passation des marchés ; aux pénalités de retard pour un montant de 3 233 040 FCFA ; à la réception d'un marché partiellement exécuté pour un montant de 9 101 340 FCFA ; au fractionnement de marchés et à la non-justification des fonds mis à la disposition des Comités de Gestion Scolaire pour un montant de 36 573 625 FCFA.</em></strong>

La présente vérification a pour objet la gestion de la Commune Urbaine de Sikasso (COU-SIK) au titre des exercices 2021, 2022, 2023 et 2024 (31 mars). Elle a pour objectif de s'assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes des organes délibérant et exécutif de la Commune. Les travaux de vérification ont porté sur la mobilisation des recettes et leur reversement, l'exécution des dépenses, la gouvernance administrative, l'état civil, les affaires domaniales et foncières et la comptabilité-matières. Cette vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong>Irrégularités administratives :</strong>

La mission de vérification a constaté que le Préfet du Cercle de Sikasso ne veille pas à la tenue régulière des registres d'état civil de la COU-SIK. En effet, à l'issue de l'inspection systématique de la COU-SIK de 2024, le Préfet de Sikasso n'a fait aucune recommandation concernant la tenue régulière des registres d'état civil quand bien même des anomalies ont été relevées à la clôture des registres d'état civil des exercices 2021, 2022 et 2023

La société Energie du Mali (EDM-SA) ne s'acquitte pas de ses engagements dans le cadre de la convention de gestion des installations d'éclairage public de la COU- SIK.  Contrairement aux dispositions de la convention de gestion des installations d'éclairage public, signée le 3 avril 2002, EDM-SA ne transmet ni mensuellement, ni annuellement la situation de facturation de l'éclairage public, les encaissements de redevance obtenus et les charges de maintenance et de dépannage à la COU-SIK.

Le Receveur-percepteur de Sikasso ne produit pas d'états financiers. En effet, il établit la balance générale, les bordereaux sommaires des dépenses et les états comparatifs des recettes sans les états financiers de fin d'année.

La COU-SIK ne sollicite pas l'avis des commissions de travail sur les affaires intéressant la vie de la collectivité. Ainsi, sur les 11 commissions de travail, seules cinq (5) ont produit des rapports pour aider le Conseil Communal dans la prise de décisions sur les questions intéressant la vie de la Commune. La COU-SIK ne respecte pas l'organigramme adopté par le Conseil Communal. En effet, l'analyse de la structure organisationnelle en place à la COU-SIK fait ressortir l'absence du service information et communication et de toutes les divisions qui le composent à savoir la division protocole, la division accueil et orientation et la division communication. La COU-SIK ne procède pas à la tenue correcte des registres d'état civil.  L'officier de l'état civil ne procède pas à l'établissement de la table alphabétique des déclarations de naissance et de décès enregistrées dans les cahiers de déclaration d'état civil dans le délai de trois (3) mois.

La COU-SIK ne s'assure pas du respect du plafond de l'encaisse de la Régie de recettes. En effet, il ressort de l'arrêté de caisse de Régie de recettes de la COU-SIK, effectuée par l'équipe de vérification, une encaisse de 21 282 360 FCFA.

Le Maire de la COU-SIK et le Receveur-percepteur de Sikasso ne contrôlent pas la Régie d'avances. Ils n'ont pu mettre à la disposition de l'équipe de vérification la preuve attestant le contrôle effectué sur la régie d'avances durant la période sous revue.

La COU-SIK ne tient pas régulièrement le registre des permis d'occuper, de construire et de transfert. De plus, il ne tient pas de registre pour le traitement des demandes de transfert et de duplicata des documents fonciers La COU-SIK ne transmet pas les volets et les déclarations de naissance au Préfet du Cercle de Sikasso. En effet, il ressort de l'examen des registres de déclaration et d'actes d'état civil que, durant la période sous revue, la COU-SIK n'a pas transmis les volets destinés, respectivement au Représentant de l'Etat et au Greffe du Tribunal de Sikasso. Le Maire de la COU-SIK et le Directeur de l'Académie d'Enseignement de Sikasso ont pris en charge les salaires des enseignants en situation administrative irrégulière. En effet, il ressort des travaux de rapprochement entre le fichier de paie et le fichier du tableau de bord des écoles un écart de 67 enseignants payés par la COU-SIK. Sur les 67 enseignants, les actes d'affectation à la COU-SIK de 55 agents n'ont pas été fournis à l'équipe de vérification et 12 enseignants sont affectés en dehors de ladite commune. Les Régisseurs de Recettes et d'Avances de la COU-SIK n'ont pas accompli des formalités requises pour l'exercice de leurs fonctions. L'attestation de prestation de serment manque au dossier du Régisseur de recettes et au procès-verbal d'installation de l'intéressé.

Le Régisseur d'avances ne procède pas à l'enregistrement exhaustif des opérations. En effet, les opérations comptables, notamment les écritures d'approvisionnement et les opérations d'achat ne sont pas enregistrées dans le livre journal.

Le Régisseur de recettes ne respecte pas les délais de reversement des encaisses au Receveur-percepteur de Sikasso. Durant la période sous revue, les retards de reversement sont de six (6) à 145 jours pour un montant total de 86 714 025 FCFA.

La COU-SIK ne tient pas une comptabilité-matières régulière. En effet, l'état récapitulatif trimestriel n'est pas tenu. Ainsi, à la place de ce document, le Comptable-matières de la COU-SIK tient semestriellement un état récapitulatif. De plus, le Comptable-matières de la COU-SIK ne procède pas régulièrement à la certification des factures des acquisitions faites sur la Régie d'avances.

Au regard de toutes ces constatations, la mission de vérification a recommandé au Préfet du Cercle de Sikasso de procéder régulièrement au contrôle des registres d'état civil de la COU-SIK.

Au Directeur Général de l'EDM-SA de respecter ses engagements dans le cadre de la convention de gestion des installations d'éclairage public conclue avec la COU-SIK.

Au Receveur percepteur de Sikasso de produire les états financiers et de procéder au contrôle de la Régie d'avances conformément à la réglementation en vigueur.

Au Maire de la COU-SIK de solliciter l'avis de toutes les Commissions de travail sur les affaires intéressant la vie de la Collectivité ; procéder au suivi de la convention de gestion des installations d'éclairage public ; respecter l'organigramme adopté par le Conseil Communal ; procéder à la tenue correcte des registres d'état civil ; fixer le plafond d'encaisse de la régie de recettes conformément à la réglementation en vigueur ; procéder au contrôle de la Régie d'avances conformément à la réglementation en vigueur ; veiller à la tenue régulière des registres des permis d'occuper, construire et de transfert ; transmettre les volets d'actes et de déclarations de naissance au Préfet du Cercle de Sikasso ; procéder à la régularisation des enseignants en situation irrégulière et veiller à la tenue régulière de la comptabilité-matières.

A l'Agent chargé des affaires domaniales et foncières de la COU-SIK, il a été demandé de tenir régulièrement les registres des permis d'occuper, de construire et de transfert. Au Régisseur d'avances de la COU-SIK de procéder à l'enregistrement exhaustif des opérations de la Régie d'avances.

Au Régisseur de recettes de la COU-SIK de respecter les délais de reversement des encaisses au Receveur percepteur.

Enfin, il a été recommandé au Comptable-matières de tenir une comptabilité-matières régulière conformément à la réglementation en vigueur.

<strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d'un montant total de 48 908 005 FCFA. Elles sont relatives à la violation de la procédure de mise en concurrence lors de la passation des marchés ; aux pénalités de retard pour un montant de 3 233 040 FCFA ; à la réception d'un marché partiellement exécuté pour un montant de 9 101 340 FCFA ; au fractionnement de marchés et à la non-justification des fonds mis à la disposition des Comités de Gestion Scolaire pour un montant de 36 573 625 FCFA. Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Procureur de la République chargé du Pôle National Economique et Financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême. <strong>             Source BVG</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification financière de la gestion de la Commune Urbaine de Sikasso   :  Des irrégularités financières s’élevant à plus de 48 millions de FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-de-la-gestion-de-la-commune-urbaine-de-sikasso-des-irregularites-financieres-selevant-a-plus-de-48-millions-de-fcfa-3085962.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-de-la-gestion-de-la-commune-urbaine-de-sikasso-des-irregularites-financieres-selevant-a-plus-de-48-millions-de-fcfa-3085962.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 28 Nov 2024 09:56:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La présente vérification a pour objet la gestion de la Commune urbaine de Sikasso (COU-SIK) au titre des exercices 2021, 2022, 2023 et 2024 (31 mars). Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes des organes délibérant et exécutif de la Commune. </em></strong>

Les travaux de vérification ont porté sur la mobilisation des recettes et leur reversement, l’exécution des dépenses, la gouvernance administrative, l’état civil, les affaires domaniales et foncières et la comptabilité-matières. Cette vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong>Irrégularités administratives </strong>

La mission de vérification a constaté que le Préfet du Cercle de Sikasso ne veille pas à la tenue régulière des registres d’état civil de la COU-SIK. En effet, à l’issue de l’inspection systématique de la COU-SIK de 2024, le Préfet de Sikasso n’a fait aucune recommandation concernant la tenue régulière des registres d’état civil quand bien même des anomalies ont été relevées à la clôture des registres d’état civil des exercices 2021, 2022 et 2023

La société Energie du Mali (EDM-SA) ne s’acquitte pas de ses engagements dans le cadre de la convention de gestion des installations d’éclairage public de la COU- SIK.  Contrairement aux dispositions de la convention de gestion des installations d’éclairage public, signée le 3 avril 2002, EDM-SA ne transmet ni mensuellement ni annuellement la situation de facturation de l’éclairage public, les encaissements de redevance obtenus et les charges de maintenance et de dépannage à la COU-SIK.

Le Receveur-percepteur de Sikasso ne produit pas d’états financiers. En effet, il établit la balance générale, les bordereaux sommaires des dépenses et les états comparatifs des recettes sans les états financiers de fin d’année.

La COU-SIK ne sollicite pas l’avis des commissions de travail sur les affaires intéressant la vie de la collectivité. Ainsi, sur les 11 commissions de travail, seules cinq (5) ont produit des rapports pour aider le Conseil Communal dans la prise de décisions sur les questions intéressant la vie de la Commune.

La COU-SIK ne respecte pas l’organigramme adopté par le Conseil Communal. En effet, l’analyse de la structure organisationnelle en place à la COU-SIK fait ressortir l’absence du service information et communication et de toutes les divisions qui le composent à savoir la division protocole, la division accueil et orientation et la division communication.

La COU-SIK ne procède pas à la tenue correcte des registres d’état civil.  L’officier de l’état civil ne procède pas à l’établissement de la table alphabétique des déclarations de naissance et de décès enregistrées dans les cahiers de déclaration d’état civil dans le délai de trois (3) mois.

La COU-SIK ne s’assure pas du respect du plafond de l’encaisse de la Régie de recettes. En effet, il ressort de l’arrêté de caisse de Régie de recettes de la COU-SIK, effectuée par l’équipe de vérification, une encaisse de 21 282 360 FCFA.

Le Maire de la COU-SIK et le Receveur-percepteur de Sikasso ne contrôlent pas la Régie d’avances. Ils n’ont pu mettre à la disposition de l’équipe de vérification la preuve attestant le contrôle effectué sur la régie d’avances durant la période sous revue.

La COU-SIK ne tient pas régulièrement le registre des permis d’occuper, de construire et de transfert. De plus, il ne tient pas de registre pour le traitement des demandes de transfert et de duplicata des documents fonciers

La COU-SIK ne transmet pas les volets et les déclarations de naissance au Préfet du Cercle de Sikasso. En effet, il ressort de l’examen des registres de déclaration et d’actes d’état civil que, durant la période sous revue, la COU-SIK n’a pas transmis les volets destinés, respectivement au Représentant de l’Etat et au Greffe du Tribunal de Sikasso.

Le Maire de la COU-SIK et le Directeur de l'Académie d'Enseignement de Sikasso ont pris en charge les salaires des enseignants en situation administrative irrégulière. En effet, il ressort des travaux de rapprochement entre le fichier de paie et le fichier du tableau de bord des écoles un écart de 67 enseignants payés par la COU-SIK. Sur les 67 enseignants, les actes d’affectation à la COU-SIK de 55 agents n’ont pas été fournis à l’équipe de vérification et 12 enseignants sont affectés en dehors de ladite commune.

Les Régisseurs de Recettes et d’Avances de la COU-SIK n’ont pas accompli des formalités requises pour l’exercice de leurs fonctions. L’attestation de prestation de serment manque au dossier du Régisseur de recettes et au procès-verbal d’installation de l’intéressé.

Le Régisseur d’avances ne procède pas à l’enregistrement exhaustif des opérations. En effet, les opérations comptables, notamment les écritures d’approvisionnement et les opérations d’achat ne sont pas enregistrées dans le livre journal.

Le Régisseur de recettes ne respecte pas les délais de reversement des encaisses au Receveur-percepteur de Sikasso. Durant la période sous revue, les retards de reversement sont de six (6) à 145 jours pour un montant total de 86 714 025 FCFA.

La COU-SIK ne tient pas une comptabilité-matières régulière. En effet, l’état récapitulatif trimestriel n’est pas tenu. Ainsi, à la place de ce document, le Comptable-matières de la COU-SIK tient semestriellement un état récapitulatif. De plus, le Comptable-matières de la COU-SIK ne procède pas régulièrement à la certification des factures des acquisitions faites sur la Régie d’avances.

Au regard de toutes ces constatations, la mission de vérification a recommandé au Préfet du Cercle de Sikasso de procéder régulièrement au contrôle des registres d’état civil de la COU-SIK. Au Directeur Général de l'EDM-SA de respecter ses engagements dans le cadre de la convention de gestion des installations d’éclairage public conclue avec la COU-SIK. Au Receveur percepteur de Sikasso de produire les états financiers et de procéder au contrôle de la Régie d’avances conformément à la réglementation en vigueur.

Au Maire de la COU-SIK de solliciter l’avis de toutes les Commissions de travail sur les affaires intéressant la vie de la Collectivité ; procéder au suivi de la convention de gestion des installations d’éclairage public ; respecter l’organigramme adopté par le Conseil Communal ; procéder à la tenue correcte des registres d’état civil ; fixer le plafond d’encaisse de la régie de recettes conformément à la réglementation en vigueur ; procéder au contrôle de la Régie d’avances conformément à la réglementation en vigueur ; veiller à la tenue régulière des registres des permis d’occuper, construire et de transfert ; transmettre les volets d’actes et de déclarations de naissance au Préfet du Cercle de Sikasso ; procéder à la régularisation des enseignants en situation irrégulière et veiller à la tenue régulière de la comptabilité-matières.

À l’Agent chargé des affaires domaniales et foncières de la COU-SIK, il a été demandé de tenir régulièrement les registres des permis d’occuper, de construire et de transfert. Au Régisseur d’avances de la COU-SIK de procéder à l’enregistrement exhaustif des opérations de la Régie d’avances. Au Régisseur de recettes de la COU-SIK de respecter les délais de reversement des encaisses au Receveur percepteur. Enfin, il a été recommandé au Comptable-matières de tenir une comptabilité-matières régulière conformément à la réglementation en vigueur.

<strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 48 908 005 Fcfa. Elles sont relatives à la violation de la procédure de mise en concurrence lors de la passation des marchés ; aux pénalités de retard pour un montant de 3 233 040 Fcfa ; à la réception d’un marché partiellement exécuté pour un montant de 9 101 340 Fcfa ; au fractionnement de marchés et à la non-justification des fonds mis à la disposition des Comités de Gestion Scolaire pour un montant de 36 573 625 Fcfa.

Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Procureur de la République chargé du Pôle national économique et financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour suprême.

<strong>CCOM/VBG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Concours de la fonction publique de l’état 2023 : Plus de 67 millions F CFA carottés</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/concours-de-la-fonction-publique-de-letat-2023-plus-de-67-millions-f-cfa-carottes-3085491.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/concours-de-la-fonction-publique-de-letat-2023-plus-de-67-millions-f-cfa-carottes-3085491.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 23 Nov 2024 14:28:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’organisation du concours de la Fonction publique de l’Etat de 2023 a connu des irrégularités financières de plus de </em></strong><strong><em>67 424 852 F CFA</em></strong><strong><em>. A la suite des travaux de vérification, plus de 33 millions de F CFA  ont été régularisés.</em></strong>

La présente vérification financière et de conformité a pour objet les opérations liées à l’organisation du concours de la Fonction publique de l’Etat de l’année 2023. Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de dépenses effectuées dans le cadre de l’organisation dudit concours. Les travaux de vérification ont porté sur l’organisation matérielle du concours de la Fonction publique, la passation, l’exécution et le règlement des marchés publics ainsi que le paiement des dépenses sur la régie spéciale d’avances.

La mission de vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

Au nombre des dysfonctionnements de contrôle interne, l’équipe de vérification a constaté que le Ministre chargé de la Fonction publique n’a pas demandé au Ministre chargé des Finances la nomination du régisseur spécial d’avances. Après l’institution de la régie spéciale d’avances suivant l’arrêté n°2023-3415/MEF-SG du 10 novembre 2023, il n’a pas sollicité du Ministre de l’Economie et des Finances la nomination du régisseur spécial d’avances. Un agent de la Direction des Finances et du Matériel (DFM) exerce les fonctions de régisseur spécial d’avances sans disposer d’acte de nomination et il a procédé ainsi au paiement au comptant des dépenses urgentes relatives à l’organisation du concours de la Fonction publique tenu du 23 au 31 décembre 2023.
<h3>La Paierie générale du Trésor (PGT) n’a pas respecté la procédure d’alimentation de la régie spéciale d’avances. En effet, suite à l’arrêté de caisse effectué le 3 octobre 2024, l’équipe de vérification a relevé que le régisseur spécial d‘avances détenait dans son coffre la somme de 2 700 000 F CFA constituant le reliquat de l’avance reçue en 2023 et non encore reversée au Trésor public nonobstant la fin des activités de la régie.</h3>
La PGT ne respecte pas le montant par opération de l’avance au régisseur spécial d’avances. Sur demande du Directeur des Finances et du Matériel, le Payeur général du Trésor a irrégulièrement approvisionné la régie spéciale d’avances à concurrence de 150 000 000 F CFA alors que le montant de l’avance pouvant être consentie par lettre de prélèvement est fixé à 89 392 230 F CFA.

Des superviseurs exercent des attributions dévolues à d’autres acteurs de l’organisation du concours. En effet, 12 superviseurs, venus de Bamako en raison de 2 par centre, ont exercé la fonction de vice-président de centre de concours dans les régions de Kayes, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou et Gao en violation du règlement général des concours et des décisions des gouverneurs qui donnent cette attribution aux directeurs d’écoles du lieu de déroulement des concours. De plus, dans les centres de concours des régions de Kayes, Ségou, Sikasso, Mopti et Tombouctou, les superviseurs, cadres de services centraux du Ministère chargé de la Fonction publique, ont exercé les attributions dévolues au personnel d’appui chargé d’exécuter les tâches d’aménagement des salles et d’affichage des listes.

Le Directeur du Centre national des Concours de la Fonction publique (CNCFP) ne respecte pas les modalités de création et de fonctionnement des sous-commissions. Il a créé une sous-commission « logistique et organisation des concours » en lieu et place de deux sous-commissions distinctes à savoir la sous-commission « logistique » et la sous-commission « organisation du concours au niveau des centres ». De plus, le Directeur du CNCFP ne respecte pas les modalités de fonctionnement de la sous- commission « secrétariat ».

Afin de corriger ces dysfonctionnements, l’équipe de vérification a formulé des recommandations dont la mise en œuvre diligente permettra de lever ou d’atténuer les lacunes constatées.
<h3>Elle a ainsi demandé au Ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social de solliciter du Ministre de l’Économie et des Finances la nomination du régisseur spécial d’avances à chaque renouvellement de l’arrêté d’institution de la régie.</h3>
<h3>Au Payeur général du Trésor de respecter la procédure d’alimentation de la régie spéciale d’avances conformément aux textes en vigueur et de respecter le montant par opération de l’avance consentie au Régisseur spécial d’avances.</h3>
<h3>Quant aux gouverneurs de régions, ils doivent veiller au respect des décisions de désignation des directeurs d’écoles et d’établissements abritant les centres de concours en qualité de vice-président de centre ; veiller à ce que les superviseurs n’exercent pas les attributions dévolues au personnel d’appui dans les centres de concours.</h3>
<h3>Enfin, au Directeur du CNCFP qui doit respecter les modalités de création et de fonctionnement des sous-commissions.</h3>
La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 67 424 852 F CFA. Sur ce montant, 31 004 852 F CFA ont été régularisés à la suite des travaux de vérification. Le reliquat des irrégularités financières non justifiées s'élève à 36 420 000 F CFA.

Elles sont relatives au paiement d’indemnités indues pour un montant total de 1 260 000 F CFA ; au paiement d’indemnités indues de présidence, de vice-présidence de centres et de personnel d’appui pour un montant de 32 040 000 F CFA ; au paiement d’indemnités indues de secrétariat de centres pour un montant total de 2 585 000 F CFA ; à l’absence non justifiée de matériels pour un montant de 295 000 F CFA ; au non-paiement des droits d’enregistrement et de la redevance de régulation pour un montant total de 240 000 F CFA .

Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Procureur de la République chargé du Pôle national économique et financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Directeur général des Impôts.

<strong>Source</strong>

<strong>Cecom BVG</strong>

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</item>

<item>
<title>Commune urbaine de Sikasso :  Une saignée financière de plus de 48 millions CFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/commune-urbaine-de-sikasso-une-saignee-financiere-de-plus-de-48-millions-cfa-3085462.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 23 Nov 2024 13:45:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La vérification financière et administrative par le Bureau du Vérificateur général, de 2021 à 2024 de la Commune urbaine de Sikasso a découvert beaucoup d’anomalies. Les irrégularités financières se chiffrent à plus de </em></strong><strong><em>48 908 005 F</em></strong> <strong><em>CFA.</em></strong>

La présente vérification a pour objet la gestion de la Commune urbaine de Sikasso (COU-SIK) au titre des exercices 2021, 2022, 2023 et 2024 (31 mars). Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes des organes délibérant et exécutif de la Commune. Les travaux de vérification ont porté sur la mobilisation des recettes et leur reversement, l’exécution des dépenses, la gouvernance administrative, l’état civil, les affaires domaniales et foncières et la comptabilité-matières.

<a name="_TOC_250019"></a>Cette vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

La mission de vérification a constaté que le Préfet du Cercle de Sikasso ne veille pas à la tenue régulière des registres d’état civil de la Commune urbaine de Sikasso. En effet, à l’issue de l’inspection systématique de 2024, le Préfet de Sikasso n’a fait aucune recommandation concernant la tenue régulière des registres d’état civil quand bien même des anomalies ont été relevées à la clôture des registres d’état civil des exercices 2021, 2022 et 2023.

La société Energie du Mali (EDM-SA) ne s’acquitte pas de ses engagements dans le cadre de la convention de gestion des installations d’éclairage public de la Commune. Contrairement aux dispositions de la convention de gestion des installations d’éclairage public, signée le 3 avril 2002, EDM-SA ne transmet ni mensuellement ni annuellement la situation de facturation de l’éclairage public, les encaissements de redevance obtenus et les charges de maintenance et de dépannage à la Commune.

Le receveur-percepteur de Sikasso ne produit pas d’états financiers. En effet, il établit la balance générale, les bordereaux sommaires des dépenses et les états comparatifs des recettes sans les états financiers de fin d’année.

La Commune ne sollicite pas l’avis des commissions de travail sur les affaires intéressant la vie de la collectivité. Ainsi, sur les 11 commissions de travail, seules 5 ont produit des rapports pour aider le Conseil communal dans la prise de décisions sur les questions intéressant la vie de la Commune.

<a name="_TOC_250016"></a>La Commune ne respecte pas l’organigramme adopté par le Conseil communal. En effet, l’analyse de la structure organisationnelle en place fait ressortir l’absence du service information et communication et de toutes les divisions qui le composent à savoir la division protocole, la division accueil et orientation et la division communication.

La Commune ne procède pas à la tenue correcte des registres d’état civil. L’officier de l’état civil ne procède pas à l’établissement de la table alphabétique des déclarations de naissance et de décès enregistrées dans les cahiers de déclaration d’état civil dans le délai de 3 mois.

La Commune ne s’assure pas du respect du plafond de l’encaisse de la régie de recettes. En effet, il ressort de l’arrêté de caisse de régie de recettes de la Commune, effectuée par l’équipe de vérification, une encaisse de 21 282 360 F CFA.

<a name="_TOC_250015"></a>Le maire et le receveur-percepteur de Sikasso ne contrôlent pas la régie d’avances. Ils n’ont pu mettre à la disposition de l’équipe de vérification la preuve attestant le contrôle effectué sur la régie d’avances durant la période sous revue.

<a name="_TOC_250014"></a>La Commune ne tient pas régulièrement le registre des permis d’occuper, de construire et de transfert. De plus, il ne tient pas de registre pour le traitement des demandes de transfert et de duplicata des documents fonciers

<a name="_TOC_250013"></a>La Commine ne transmet pas les volets et les déclarations de naissance au préfet du Cercle de Sikasso. En effet, il ressort de l’examen des registres de déclaration et d’actes d’état civil que, durant la période sous revue, la Commune n’a pas transmis les volets destinés, respectivement au représentant de l’Etat et au greffe du tribunal de Sikasso.

<a name="_TOC_250012"></a>Le Maire et le directeur de l'Académie d'enseignement de Sikasso ont pris en charge les salaires des enseignants en situation administrative irrégulière. En effet, il ressort des travaux de rapprochement entre le fichier de paie et le fichier du tableau de bord des écoles un écart de 67 enseignants payés par la Commune. Sur les 67 enseignants, les actes d’affectation à la Commune de 55 agents n’ont pas été fournis à l’équipe de vérification et 12 enseignants sont affectés en dehors de ladite commune.

<a name="_TOC_250011"></a>Les régisseurs de recettes et d’avances de la Commune n’ont pas accompli des formalités requises pour l’exercice de leurs fonctions. L’attestation de prestation de serment manque au dossier du régisseur de recettes et au procès-verbal d’installation de l’intéressé.

Le régisseur d’avances ne procède pas à l’enregistrement exhaustif des opérations. En effet, les opérations comptables, notamment les écritures d’approvisionnement et les opérations d’achat ne sont pas enregistrées dans le livre journal.

Le régisseur de recettes ne respecte pas les délais de reversement des encaisses au receveur-percepteur de Sikasso. Durant la période sous revue, les retards de reversement sont de 6 à 145 jours pour un montant total de 86 714 025 F CFA.

La Commune ne tient pas une comptabilité-matières régulière. En effet, l’état récapitulatif trimestriel n’est pas tenu. Ainsi, à la place de ce document, le comptable-matières tient semestriellement un état récapitulatif. De plus, le comptable-matières de la Commune ne procède pas régulièrement à la certification des factures des acquisitions faites sur la régie d’avances.

Au regard de toutes ces constatations, la mission de vérification a recommandé au Préfet du Cercle de Sikasso de procéder régulièrement au contrôle des registres d’état civil de la Commune.

Au Directeur général de l'EDM-SA de respecter ses engagements dans le cadre de la convention de gestion des installations d’éclairage public conclue avec la Commune.

Au receveur percepteur de Sikasso de produire les états financiers et de procéder au contrôle de la régie d’avances conformément à la réglementation en vigueur.

Au Maire de solliciter l’avis de toutes les commissions de travail sur les affaires intéressant la vie de la collectivité ; procéder au suivi de la convention de gestion des installations d’éclairage public ; respecter l’organigramme adopté par le Conseil communal ; procéder à la tenue correcte des registres d’état civil ; fixer le plafond d’encaisse de la régie de recettes conformément à la réglementation en vigueur ; procéder au contrôle de la régie d’avances conformément à la réglementation en vigueur ; veiller à la tenue régulière des registres des permis d’occuper, construire et de transfert ; transmettre les volets d’actes et de déclarations de naissance au Préfet du Cercle de Sikasso ; procéder à la régularisation des enseignants en situation irrégulière et veiller à la tenue régulière de la comptabilité-matières.

A l’agent chargé des affaires domaniales et foncières de la Commune, il a été demandé de tenir régulièrement les registres des permis d’occuper, de construire et de transfert.

Au régisseur d’avances de procéder à l’enregistrement exhaustif des opérations de la régie d’avances. Au régisseur de recettes de respecter les délais de reversement des encaisses au receveur percepteur.

Enfin, il a été recommandé au comptable-matières de tenir une comptabilité-matières régulière conformément à la réglementation en vigueur.

La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 48 908 005 F CFA. Elles sont relatives à la violation de la procédure de mise en concurrence lors de la passation des marchés ; aux pénalités de retard pour un montant de 3 233 040 F CFA ; à la réception d’un marché partiellement exécuté pour un montant de 9 101 340 F CFA ; au fractionnement de marchés et à la non-justification des fonds mis à la disposition des comités de gestion scolaire pour un montant de 36 573 625 F CFA.

Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Procureur de la République chargé du Pôle national économique et financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême.

&nbsp;

<strong>Source</strong>

<strong>Cecom BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pour services rendus à la nation :  Samba A. Baby élevé à la dignité de Grand Officier !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/pour-services-rendus-a-la-nation-samba-a-baby-eleve-a-la-dignite-de-grand-officier-3085394.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 23 Nov 2024 04:00:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après avoir reçu sa médaille de Commandeur en janvier 2024, le Vérificateur général, Samba Alhamdou Baby vient d'être décoré à la dignité de Grand Officier de l'Ordre National du Mali par le Président de la Transition, le Général d'Armée Assimi Goïta. Cela pour services rendus à la nation dans le cadre de la lutte contre la corruption et la délinquance financière et économique au Mali. </em></strong>

Le Vérificateur Général, Samba Alhamdou Baby, vient d'être élevé à la dignité de Grand Officier de l'Ordre National du Mali pour services rendus à la nation. Réputé être un cadre exemplaire très professionnel, il a été décoré par Décret N°2024-0620, portant attribution de distinction honorifique du Président de la Transition, le Général d'Armée, Assimi,  en date du 1er novembre 2024. Et le Vérificateur Général a reçu cette distinction de Grand Officier des mains du Chef de l'Etat, le vendredi 15 novembre 2024, au Palais de Koulouba, 24 heures après la remise officielle de son rapport 2023.

Cette médaille vient s'ajouter à celle de Commandeur de l'Ordre national du Mali qu'il avait reçue, en janvier 2024, par le Président de la Transition lui-même, Grand Maître des Ordres Nationaux.

S'agissant de la dignité de Grand Officier de l'Ordre National du Mali, ils sont au total 12 autres personnalités à être décorées cette année. Parmi lesquelles figurent, Dr Choguel K. Maïga (Ancien Premier ministre), Général de Corps d'Armée Malick Diaw (Président du CNT), Général de Corps d'Armée Sadio Camara (ministre de la Défense et des Anciens Combattants), Général de Corps d'Armée Ismaël Wagué (ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale), Général de Corps d'Armée Modibo Koné (Ministre Directeur général de l'Agence nationale de la Sécurité d'Etat), Mme Sanogo Aminata Mallé (Médiateur de la République), Général de Division Gabriel Poudiougou (Ancien Chef d'Etat-major général des Armées), Général de Division El Hadj Gamou (Gouverneur de la Région de Kidal), Général de Division Yamoussa Camara (Ministre Secrétaire permanent du Conseil de Sécurité nationale), Général de Division Abdrahamane Ould Meydou (Gouverneur de la Région de Taoudéni) Kalifa Sanogo (Maire de Sikasso) et Boubacar Sow (Conseiller spécial du Président de la Transition  Pour le porte-parole des récipiendaires, Mme Sanogo Aminata Mallé, s'adressant au Chef de l'Etat, <em>"ces médailles sont le témoignage de la confiance que vous placez en nous et de notre engagement à continuer de servir le Mali avec dévouement, loyauté et intégrité".</em>

Le Vérificateur Général, visiblement très ému par l'honneur, a remercié les plus hautes autorités pour cette décoration et pour leur engagement aux côtés du Bureau du Vérificateur Général dans la lutte contre la corruption et la délinquance financière.

<strong>                                                                                                                                                          El Hadj A.B. HAIDARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion de la direction régionale des transports de Bougouni : Des irrégularités financières de 3 204 000 FCFA, entièrement régularisées</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-la-direction-regionale-des-transports-de-bougouni-des-irregularites-financieres-de-3-204-000-fcfa-entierement-regularisees-3085316.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 23 Nov 2024 01:48:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La présente vérification a pour objet la gestion de la Direction Régionale des Transports (DRT) de Bougouni au titre des exercices 2022, 2023 et 2024 (31 mai). Elle a pour objectif de s'assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses de la DRT de Bougouni. La vérification a porté sur la collecte des taxes (permis de conduire, carte grise, carte de transport, procès-verbal de constatation, pénalités de visite technique, procès-verbal d'accident, procès-verbal de réception, procès-verbal de transformation) et des redevances (permis de conduire, carte grise, plaque d'immatriculation). Cette vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières. La mission de vérification a constaté que le Ministère des Transports et des Infrastructures n'a pas initié la création d'une régie de recettes à la DRT de Bougouni. En effet, aucun texte de création de ladite régie n'a été mis à la disposition de l'équipe de vérification. De plus, cette régie est tenue par une personne non habilitée et irrégulièrement nommée. La Direction Générale des Transports (DGT) ne dispose pas de manuel de procédures encadrant les activités de ses services régionaux. En effet, en l'absence de réponse au courrier adressé à ladite direction, il ressort des travaux que la DGT ne possède pas de manuel de procédures administratives et comptables. La DGT ne s'assure pas du respect des procédures de délivrance des permis de conduire. Les entretiens avec le Directeur Régional et les Chefs de division en charge du traitement des dossiers de permis ont confirmé l'inexistence de l'épreuve en circulation. La DRT de Bougouni n'est pas organisée conformément aux dispositions réglementaires. Elle ne dispose pas de cellule informatique et aucune de ses divisions ne possède de section. La DRT de Bougouni a irrégulièrement effectué des nominations. Les Chefs de division ont été nommés par note de service du Directeur Régional des Transports alors que des décisions du Gouverneur étaient requises. Au regard de toutes ces constatations, la mission de vérification a recommandé au Ministre chargé des Transports d'assurer le suivi auprès du Ministre chargé des Finances pour la création d'une régie de recettes au niveau de la DRT de Bougouni. Au Directeur Général des Transports, elle a demandé d'élaborer et de soumettre à l'approbation de l'autorité compétente un manuel de procédures administratives et comptables ; de faire respecter la réglementation à toutes les étapes du processus d'examen pour l'obtention du permis de conduire ; d'organiser la DRT conformément aux dispositions réglementaires en vigueur ; de pourvoir aux postes prévus par le cadre organique des services régionaux et subrégionaux des transports. Enfin, au Directeur Régional des Transports de Bougouni de soumettre les projets de décision de nomination des Chefs de division à la signature du Gouverneur de la Région de Bougouni ; de respecter la réglementation à toutes les étapes du processus d'examen pour l'obtention du permis de conduire. La vérification a également relevé des irrégularités financières d'un montant total de 3 204 000 FCFA. Ce montant a été entièrement régularisé à la suite des travaux de vérification. De plus, des quittanciers reçus par le Receveur-percepteur n'ont pu être examinés et valorisés à cause de leur disparition. Le fait relevé dans le rapport de vérification et qui est susceptible de constituer une infraction à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant l'irrégularité financière a été dénoncé au Procureur de la République chargé du Pôle National Economique et Financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême. <strong>                                                                Source BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Samba A. Baby lors de la remise du rapport 2023 du BVG au général d&amp;apos;armée Assimi Goïta</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/samba-a-baby-lors-de-la-remise-du-rapport-2023-du-bvg-au-general-darmee-assimi-goita-3085385.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 23 Nov 2024 01:17:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>"35 dossiers ont été transmis à la Cour Suprême et 35 dossiers dénoncés au Pôle National Economique et Financier"</strong>

<strong>"Le BVG a reçu 67 saisines dont 22 ont fait l'objet </strong><strong>de programmation démissions de vérification, </strong> <strong>23 en cours de traitement et 22 classées"</strong>

<strong><em>Au titre de l'année 2023, le Bureau du Vérificateur Général (BVG) sous le leadership de Samba A. Baby, a reçu 67 saisines, qui sont relatives notamment à la gestion des services et organismes publics, des projets de développement et des Collectivités Territoriales. Selon le Vérificateur Général, Samba A. Baby, "les suites réservées aux 67 saisines reçues se présentent ainsi qu'il suit : 22 ont fait l'objet de programmation de missions de vérification ;  23 sont en cours de traitement ; 22 ont été classées". Avant de préciser que "les saisines ayant fait l'objet de programmation de missions de vérification portent, entre autres, sur la gestion des fonds et deniers publics ainsi que sur la gouvernance de diverses catégories de services et organismes publics et des Collectivités Territoriales. En outre, le rapport annuel 2023 fait état des activités de renforcement des capacités professionnelles du personnel et des partenariats et synergies développés, durant la période de référence. Il projette enfin les perspectives de l'année 2024". Et, ce rapport 2023 a été officiellement remis au Président de la Transition, le Général Assimi Goïta, lors d'une cérémonie, le jeudi 14 novembre 2024, au Palais de Koulouba, en présence de nombreuses personnalités dont le Premier ministre et le président du CNT.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>

<strong>Excellence Monsieur le Président,</strong>

La Loi n°2021-069 du 23 décembre 2021 instituant le Vérificateur Général, lui confère, entre autres missions, d'effectuer le contrôle de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et des dépenses, le contrôle de performance et de qualité des services et organismes publics et l'évaluation des politiques publiques. Il élabore également un rapport annuel dont vous êtes le premier destinataire, et ce, en vertu des dispositions de l'article 27 de ladite Loi.

C'est en application de cette disposition que cette cérémonie a été sollicitée en vue de vous remettre solennellement le rapport annuel 2023.

Je voudrais donc vous exprimer très sincèrement toute ma gratitude et celle de l'ensemble du personnel du Bureau du Vérificateur Général pour l'occasion que vous nous offrez pour nous acquitter de cette obligation légale malgré votre agenda extrêmement chargé. Aussi, voudriez-vous me permettre de vous adresser mes sincères félicitations pour votre nomination au grade de Général d'Armée, une promotion largement méritée, et pour les efforts inlassables, constants et multiformes que vous déployez au quotidien pour faire face aux innombrables défis auxquels notre Nation est confrontée.

Je voudrais également vous adresser mes vives félicitations pour votre désignation par vos pairs, le 6 juillet dernier, lors du tout premier sommet des Chefs d'État de l'Alliance des États du Sahel (AES), afin de diriger pendant un an la conférence des chefs d'Etats de la confédération de l'AES.

Il s'agit d'un honneur bien mérité car cette désignation couronne votre engagement et votre foi en l'avenir de l'espace AES et au bien-être des peuples du Burkina Faso, du Mali et du Niger.

Je voudrais enfin, dans ces propos préliminaires, exprimer toutes mes pensées, en souvenir des victimes de l'insécurité et du terrorisme. Aux blessés des actes de terrorisme, j'adresse tous mes souhaits de prompt rétablissement.

A cet effet, je voudrais saluer vivement nos forces armées et de sécurité pour la détermination et le professionnalisme avec lesquels elles assument constamment leur mission.

<strong>Excellence Monsieur le Président,</strong>

Le présent rapport annuel embrasse des domaines particulièrement importants. En effet, les 50 missions de vérification et d'évaluation de politiques publiques, dont les résumés constituent la quintessence, ont été réalisées dans des secteurs ayant un lien direct avec le quotidien et le bien-être de nos concitoyens. Il s'agit entre autres du Développement rural, de l'Education, du Transport, de la Santé et de la Sécurité sociale, de la Décentralisation, de l'Energie et l'Eau. Ces missions se répartissent en 35 vérifications financières et de  conformité, quatre (4) vérifications de performance, huit (8) vérifications de suivi de recommandations et trois (3) évaluations de politiques publiques.

Le rapport annuel 2023 prend également en compte les saisines reçues des plus hautes autorités, des citoyens et des organisations de la société civile.

Sur ce sujet, je voudrais noter qu'au titre de l'année 2023 le Bureau a reçu 67 saisines. Ces saisines sont relatives notamment à la gestion des services et organismes publics, des projets de développement et des Collectivités Territoriales.

Les suites réservées aux 67 saisines reçues se présentent ainsi qu'il suit :

<strong>- 22 ont fait l'objet de programmation de missions de vérification ;</strong>

<strong>- 23 sont en cours de traitement ;</strong>

<strong>- 22 ont été classées.</strong>

Les saisines ayant fait l'objet de programmation de missions de vérification portent, entre autres, sur la gestion des fonds et deniers publics ainsi que sur la gouvernance de diverses catégories de services et organismes publics et des Collectivités Territoriales. En outre, le rapport annuel 2023 fait état des activités de renforcement des capacités professionnelles du personnel et des partenariats et synergies développés, durant la période de référence. Il projette enfin les perspectives de l'année 2024.

<strong>Excellence Monsieur le Président,</strong>

Les différentes vérifications et évaluations de politiques publiques menées au titre de l'année 2023 ont mis en relief un certain nombre de dysfonctionnements et de lacunes qui méritent une attention particulière.

Concernant les vérifications financières et de conformité, elles ont révélé des irrégularités administratives et des irrégularités financières. Les irrégularités administratives concernent essentiellement des faiblesses récurrentes dans le dispositif de contrôle interne des structures vérifiées.

C'est le cas, à titre illustratif, de la tenue non régulière des sessions ordinaires des Conseils d'Administration d'établissements publics nationaux, du renouvellement non systématique du mandat des administrateurs et de la non-tenue des documents de la comptabilité-matières.

Quant aux communes, les irrégularités administratives sont relatives à la non-fonctionnalité des commissions de travail, la perception des recettes par des agents autres que les Régisseurs de recettes, la non-détermination des attributions spécifiques des Adjoints au Maire, l'absence de prestation de serment et de constitution de la caution par les Régisseurs d'avances et de recettes, le non-respect des modalités de gestion des fonds d'Appui Direct à l'Amélioration des Rendements Scolaires et des fonds destinés à l'alimentation des cantines scolaires.

S'agissant des irrégularités financières décelées lors des vérifications financières et de conformité, elles ont fait l'objet de 35 dossiers transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et 35 dossiers dénoncés au Procureur de la République du Pôle National Economique et Financier. Des exemplaires de ces 35 dossiers ont été transmis au Directeur Général du Contentieux de l'Etat pour suivi et défense des intérêts de l'Etat.

Comme suites judiciaires à ces dossiers transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême, le point du traitement desdits dossiers se présente comme suit :

<strong>- 9 dossiers ont été déférés au Parquet général de la Cour Suprême ;</strong>

<strong>- 16 dossiers ont fait l'objet d'examen par la chambre compétente ;</strong>

<strong>- 2 sont en instruction ;</strong>

<strong>- 3 sont en instance de déféré.</strong>

En outre, la saisine du parquet était en cours pour cinq (5) dossiers.

Sur le même registre, la situation des trente-cinq (35) dossiers dénoncés au Procureur de la République du Pôle National Economique et Financier se présente comme suit :

-<strong> 32 dossiers sont en cours de traitement à la brigade d'investigation spécialisée, dans les cabinets d'instructions spécialisés, et au Parquet National Economique et Financier ;</strong>

<strong>-</strong><strong> 1 dossier a été transmis à la cour suprê</strong><strong>me ;</strong>

<strong>- 1 dossier a été transmis au Procureur de la République près le tribunal de grande instance de la Commune III du District de Bamako ;</strong>

<strong>- 1 a été jugé.</strong>

Excellence Monsieur le Président,

En ce qui concerne les missions de vérification de performance réalisées en 2023, elles ont confirmé des déficiences importantes qui entament l'économie, l'efficacité et l'efficience des actions des entités vérifiées.

S'agissant des évaluations de politiques publiques, elles ont mis en évidence une mobilisation limitée des ressources financières, l'insuffisance de moyens matériels, la faible maitrise des documents de politique par les acteurs chargés de la mise en œuvre.

Enfin, les missions de suivi des recommandations réalisées en 2023 ont révélé un taux global de 45% des recommandations entièrement mises en œuvre, un taux en deçà de celui de 2022.

Les différentes faiblesses ci-dessus décrites interpellent les gestionnaires à plus de rigueur dans la mise en œuvre de leurs programmes d'activités. Elles indiquent également l'urgente nécessité de mettre en œuvre les recommandations formulées.

A ce sujet, permettez-moi, Excellence, de saluer la réflexion en cours sur la matérialisation des services d'audit et de contrôle interne engagée par le Gouvernement dans le cadre de l'amélioration du contrôle interne des services publics. Nous sommes convaincus que cette approche permettra d'accompagner de façon appropriée la refondation de l'Etat.

<strong>Excellence Monsieur le Président,</strong>

Toutes les vérifications effectuées ont respecté le principe du contradictoire. Ce principe consiste, conformément à l'article 18 de la Loi instituant le Vérificateur Général, à communiquer aux agents et aux responsables des structures contrôlées les résultats de nos investigations et leur impartir un délai afin de requérir leurs réponses par écrit. Aussi, dans le cadre des bonnes pratiques en la matière, le Bureau organise également un contradictoire physique avec lesdites entités, avant la rédaction des rapports définitifs des missions de vérification. A ces rapports sont joints les réponses des structures vérifiées et le compte rendu de la séance du contradictoire physique.

Le respect de ce principe est à la fois une obligation légale et normative pour le Bureau du Vérificateur Général.

Excellence Monsieur le Président,

Le Bureau du Vérificateur Général continue sa dynamique de partenariat. C'est dans ce cadre que certains partenaires ont décidé de soutenir le Bureau, à travers des appuis multiformes. Je voudrais à cet effet, avec votre permission, remercier notamment la Banque Mondiale et la Délégation de l'Union Européenne.

Je voudrais également remercier la Section des Comptes de la Cour Suprême, le Pôle National Economique et Financier et toutes les autorités judiciaires, la Direction Générale du Contentieux de l'Etat, le Conseil National de la Société Civile et tous les autres acteurs intervenant dans la chaîne de la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière.

Je voudrais enfin saluer et remercier le Gouvernement de notre Pays, à travers notamment :

- Monsieur le Ministre de l'Economie et des Finances, pour l'appui financier constant apporté au Bureau, dans un contexte économique assez difficile, et qui lui a permis d'effectuer ses missions de vérification et d'évaluation ;

- tous les autres Ministres qui ont bien voulu accompagner le Bureau en 2023 dans l'accomplissement de ses missions.

Excellence Monsieur le Président,

Nous voudrions terminer nos propos en vous remerciant très sincèrement pour votre soutien indéfectible qui a permis au Bureau d'atteindre ses objectifs.

Nous vous exprimons tout notre engagement à remplir convenablement notre mission. C'est sur ces mots de remerciement que j'ai l'insigne honneur et l'agréable plaisir de vous demander qu'il vous plaise, Excellence Monsieur le Président, bien vouloir recevoir le rapport annuel 2023".]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Présidence : Le rapport 2023 du BVG remis au président Assimi Goïta</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/presidence-le-rapport-2023-du-bvg-remis-au-president-assimi-goita-3085065.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 21 Nov 2024 01:15:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le Vérificateur général, M. Samba Alhamdou Baby, a remis officiellement le Rapport annuel 2023 au président de la Transition jeudi dernier (14 novembre 2024). Ce rapport 2023 a été élaboré à partir de 50 missions de vérification, menées dans des domaines stratégiques (santé, éducation, énergie, eau…) affectant directement le quotidien des Maliens. Celles-ci (missions) incluent 35 vérifications financières et de conformité, 4 vérifications de performance, 8 suivis de recommandations et 3 évaluations de politiques publiques. Ces investigations approfondies ont abouti à plusieurs actions judiciaires significatives. Parmi les dossiers, on compte 9 dossiers déférés au Parquet général de la Cour Suprême, 16 dossiers examinés par la chambre compétente, 2 dossiers en instruction, 3 dossiers en instance de déféré.

Parallèlement 35 dossiers ont été dénoncés au Pôle national économique et financier, dont 32 sont actuellement en traitement par les organes d’investigation, et un dossier a déjà été jugé. Ce bilan traduit l’efficacité croissante de la coopération entre les autorités judiciaires et le Bureau du Vérificateur Général, consolidée par la récente loi renforçant les prérogatives du BVG.

Le Général d’Armée Assimi Goïta a qualifié le rapport de «<em>document de grande importance</em>» qui  traduit «<em>notre engagement collectif en faveur de la transparence et de la bonne gouvernance</em>». Le Chef de l’Etat a insisté sur la nécessité de renforcer la culture de l’intégrité dans la gestion des ressources publiques. «<em>Ces constats sont des appels pressants à l’action</em>», a déclaré le président de la Transition en ajoutant que les défis soulevés dans le rapport représentent des étapes cruciales pour la refondation de notre État.

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion de l’ANASER : Controverses sur  la gestion de l’ex Directrice Mme Diadji Sacko et sa bande : plus de 484 millions de FCFA carottés</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-lanaser-controverses-sur-la-gestion-de-lex-directrice-mme-diadji-sacko-et-sa-bande-plus-de-484-millions-de-fcfa-carottes-3085034.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 20 Nov 2024 10:21:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>C’est sans appel : la gestion douteuse au sein de l’Agence Nationale pour la Sécurité Routière (ANASER) a été mise au goût du jour. Elle met en cause l’ancienne Directrice générale, Mme Diadji Sacko, qui a dirigé l’agence pendant la période d’octobre 2019 à août 2022. Ces révélations fracassantes sur la gouvernance de l’ANASER émanent </strong><strong>du rapport annuel 2023 du Bureau du Vérificateur Général, remis le jeudi 14 novembre dernier,  au Président de la transition et a</strong><strong>xé sur le condensé de synthèses de l’ensemble des rapports sectoriels déjà rendus publics.</strong>

Alors qu’elle passait le témoin à M. Ousmane Maïga, faisant comme si elle ne se reproche absolument rien, l’ancienne Directrice Générale de l’Agence Nationale pour la Sécurité Routière est, aujourd’hui, rattrapée par ses faits. Du moins, c’est ce que l’on retient du rapport  annuel 2023 du Bureau du Vérificateur Général.

En effet, ce rapport est le résultat d’une enquête de vérification financière qui a porté sur la gestion de l’ANASER, au titre des exercices 2019, 2020, 2021 et 2022 (31 août). Par cette enquête, le bureau du vérificateur général voudrait s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses, ainsi que les actes d’administration de l’ANASER. Les travaux de vérification ont essentiellement porté sur les dépenses de fonctionnement, les dépenses d’investissement, les redevances de sécurité routière, ainsi que les actes d’administration de l’ANASER.

<strong>Ce qu’il faut comprendre par l’ANASER</strong>

Créée par l’Ordonnance n°09-003/P-RM du 09 février 2009 et ratifiée par la Loi n°09-006 du 05 juin 2009, l’Agence Nationale de la Sécurité Routière est chargée de définir, de concevoir et de coordonner les politiques de l’Etat en matière de sécurité routière. Elle a pour mission de promouvoir et renforcer la sécurité routière et de contribuer à l’amélioration des conditions d’exploitation du réseau routier. Le Décret n°09-040/P-RM du 9 février 2009, modifié, fixe son organisation et les modalités de son fonctionnement. La Décision n°2016-001/METD-SG PCA-ANASER du 04 mars 2016 détermine le détail de son organisation interne et son cadre organique.

<strong>Entre magouilles et embrouilles</strong>

Le rapport  annuel 2023 du BVG met en exergue, la mauvaise gestion des responsables de l’ANASER. En atteste les irrégularités financières qui s’élèvent à plus de 484 millions FCFA (484 252 275 F) pendant les exercices 2019, 2020, 2021 et 2022 (31 août) ; soit à peu près 4 ans de gestion.

À en croire le rapport, la commission d’analyse a retenu une offre d’un soumissionnaire sans une mise en concurrence réelle. L’article 2 du Décret n°2016-0888/P-RM du 23 novembre 2016 portant Code d’Ethique et de Déontologie dans les Marchés Publics et les Délégations de Service Public dispose : « <em>La mise en concurrence est une obligation qui implique, sauf réserves ou dérogations prévues par la réglementation communautaire ou nationale, que les autorités contractantes doivent mettre en compétition et dans des conditions identiques, tous les candidats à un marché public. Cette mise en concurrence s’effectue par la publication d’un avis d’appel d’offres, d’un avis à manifestation d’intérêt, ou par un envoi d’une invitation à soumissionner. La mise en concurrence peut être ouverte ou restreinte </em>»…

Afin de s’assurer du respect de ces dispositions, l’équipe de vérification a analysé les marchés passés par DRPR (Demande de Renseignement de Prix à Compétition Restreinte) et les rapports de dépouillement et d’analyse des offres de la période sous revue. Elle a, en outre, analysé la copie des registres du commerce fournie par les candidats. À l’issue de ces travaux, elle a constaté que la commission a retenu l’offre d’un soumissionnaire sans une mise en concurrence réelle.

En effet, le Contrat n°3519/CPMP/MTI-2020 relatif à la fourniture de produits alimentaires d’un montant de 13 503 826 FCFA a été attribué à SIMPA SERVICES dont le gérant est aussi titulaire de la société « MATY BTP » soumissionnaire au même marché et la société « Assitan SIMPARA », soumissionnaire audit marché également.

<strong>Paiement indu des arriérés d’impôts directs à un Cabinet fiscal par la DG et l’Agent Comptable</strong>

L’Article 252 de la Loi n°06-068/ du 29 décembre 2006, modifiée, portant Livre de Procédures Fiscales stipule : «<em> L’impôt direct est payable à la caisse du comptable assignataire des rôles et des rapports de liquidation ou du ressort de la circonscription sur laquelle cet impôt est dû. L’adresse, la signature et le cachet du comptable assignataire doivent figurer sur les avertissements, avis, sommations et autres documents relatifs au recouvrement adressés aux redevables </em>».

Afin de s’assurer du respect de cette disposition, la mission a examiné les pièces justificatives de paiement d’Impôts sur les Traitements et Salaires. Elle a également demandé par mémo n°05 du 09 mai 2023, la mise à disposition de la Déclaration de recette relative au reçu de paiement ainsi que la quittance y afférente, matérialisant l’effectivité du paiement des arriérés d’impôts. Elle s’est également entretenue avec le Chef du Service Administratif et Financier.

À l’issue de ces travaux, elle a constaté que la Directrice Générale de l’ANASER, au moment des faits, a ordonné à l’Agent comptable, par Mandat n°459, le paiement d’arriérés d’impôts pour la somme de 30 millions FCFA à l’ordre du cabinet fiscal (MSK) le chèque ECOBANK N°3922977. En effet, la DG de l’ANASER par convention d’assistance fiscale, non signée, d’un montant de 57 466 000 FCFA a sollicité les services d’un cabinet de conseil fiscal pour une assistance dans la gestion du contentieux fiscal l’opposant à la Direction Générale des Impôts.

<strong>L’Agent comptable n’a pas déclaré l’intégralité des redevances relatives au contrôle technique des véhicules</strong>

L’article 123 du Décret n°2018-0009/P-RM du 10 janvier 2018 portant Règlement Général sur la Comptabilité Publique dispose : « <em>L’Agent comptable exécute toutes les opérations de recettes et de dépenses budgétaires ainsi que toutes les opérations de trésorerie de l’établissement auprès duquel il est accrédité. Il est soumis à l’ensemble des obligations incombant aux comptables publics énoncées dans le présent décret. A ce titre, il est seul signataire des chèques et autres moyens de paiement sur les comptes de trésorerie</em> »…

Afin de s’assurer du respect de ces dispositions, l’équipe de vérification a rapproché les statistiques de la visite technique aux bordereaux de versement et chèques émis par la société Mali Technic System (MTS), concessionnaire du service public de contrôle technique des véhicules. Elle a ensuite rapproché ces données aux certificats d’encaissement. Contre toute attente, elle a constaté que les redevances relatives au contrôle technique des véhicules, reversées sur le compte bancaire de l’ANASER sont inférieures à celles figurant sur les certificats de recettes. Les écarts de recettes non déclarées par l’Agent comptable s’élèvent à 229 646 700 FCFA au titre de l’exercice 2019.

<strong>Les Régisseurs des recettes des Directions Régionales des Transports des Régions de Ségou et de Koulikoro n’ont pas recouvré la totalité des redevances de sécurité routière</strong>

L’article 6 de l’Arrêté n°10-0388/MET-MEF-SG du 16 février 2010 déterminant les taux, les modalités de recouvrement de la redevance de sécurité routière et de sa mise à la disposition de l’Agence Nationale de la Sécurité Routière dispose : « <em>La perception de la redevance de sécurité routière à l’occasion de la délivrance des permis et autorisations de conduire, des certificats d’immatriculation des véhicules et de la confection des plaques d’immatriculation est assurée par les régisseurs de recettes des Directions Régionales et des Subdivisions des Transports Terrestres et Fluviaux pour le compte de l’Agence Nationale de la Sécurité Routière </em>».

Mieux, l’article 9 du même arrêté stipule: «<em> les Régisseurs des recettes des Directions Régionales et Subdivisions des Transports Terrestres et Fluviaux, procèdent à la fin de chaque journée, au versement dans le compte bancaire de l’Agence Nationale de la Sécurité Routière de la totalité du montant de la redevance de sécurité routière appuyé d’un état nominatif des recouvrements effectués en double exemplaire </em>».

Pour s’assurer du respect de ces dispositions, l’équipe de vérification a procédé à la reconstitution des redevances de sécurité routière à partir des rapports mensuels des Directions Régionales des transports de Ségou et de Koulikoro. Elle a, ensuite, rapproché le montant des recettes reconstituées à celui des redevances de sécurité routière perçues et reversées par les Régisseurs dans le compte bancaire de l’ANASER.

La mission d’enquête a constaté que les montants des recettes reconstituées sont supérieurs à ceux recouvrés et reversés par les Régisseurs des DRT de Ségou et Koulikoro sur le compte bancaire de l’ANASER. En effet, pour la période sous revue, le montant total des redevances reconstituées par l’équipe de vérification s’élève à 749 125 000 FCFA alors que celui recouvré et reversé par les Régisseurs est de 524 519 425 FCFA, soit un écart non recouvré de 224 605 575 FCFA.

Ce rapport sert de matière pour la justice qui est aux trousses des délinquants financiers. Face à cette gabegie, le Bureau du Vérificateur Général a transmis et dénoncé les faits au Président de la section des comptes de la Cour Suprême et au Procureur de la République près le tribunal de grande instance de la commune III du district de Bamako, charge du Pôle économique et financier. Du coup, l’ancienne DG de l’ANASER et ses complices ne dorment que d’un seul œil.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre la corruption au Mali :  Le rapport annuel 2023 du Vérificateur dérange</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/lutte-contre-la-corruption-au-mali-le-rapport-annuel-2023-du-verificateur-derange-3085030.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 20 Nov 2024 10:16:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Vérificateur Général Monsieur Samba Alhamdou BABY a solennellement remis son Rapport annuel 2023 à Son Excellence Le Général de Corps d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. La cérémonie a eu lieu le jeudi 14 novembre dernier, au Palais présidentiel de Koulouba, en présence du Premier ministre, Chef de Gouvernement, Dr Choguel Kokala MAIGA, du Président du Conseil National de Transition, des Présidents des Institutions de la République et de certains membres du Gouvernement. Il était accompagné d’une forte délégation du Bureau du Vérificateur Général (BVG).</strong>

Dans son allocution introductive, le Vérificateur Général a soutenu que « <em>Le présent rapport annuel embrasse des domaines particulièrement importants. En effet, les 50 missions de vérification et d’évaluation de politiques publiques, dont les résumés constituent la quintessence, ont été réalisées dans des secteurs ayant un lien direct avec le quotidien et le bien-être de nos concitoyens</em> ». Avant d’ajouter qu’en 2023, ces missions se répartissent en 35 vérifications financières et de conformité, quatre (4) vérifications de performance, huit (8) vérifications de suivi de recommandations et trois (3) évaluations de politiques publiques.

Evoquant l’évolution de la situation de traitement de ces dossiers, M. BABY a dit qu’elle se présente comme suit :

-         neuf (9) dossiers ont été déférés au Parquet général de la Cour Suprême ;

-         seize (16) dossiers ont fait l’objet d’examen par la chambre compétente ;

-         deux (2) sont en instruction ;

-         trois (3) sont en instance de déféré.

En outre, la saisine du parquet était en cours pour cinq (5) dossiers. Sur le même registre, la situation des trente-cinq (35) dossiers dénoncés au Procureur de la République du Pôle National Economique et Financier se présente comme suit :

-         trente-deux (32) dossiers sont en cours de traitement à la brigade d’investigation spécialisée, dans les cabinets d’instructions spécialisés, et au Parquet National Economique et Financier ;

-         un (1) dossier a été transmis à la cour suprême ;

-         un (1) dossier a été transmis au Procureur de la République près le tribunal de grande instance de la Commune III du District de Bamako ;

-         un dossier (1) a été jugé.

M BABY ajoutera : « <em>En ce qui concerne les transmissions et dénonciations en 2023, le Vérificateur Général a transmis 35 dossiers au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et dénoncé trente-cinq (35) dossiers aux Procureurs de la République Financier, chargé du Pôle Economique et Financier</em>».

Comme suites judiciaires à ces dossiers transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême, le point du traitement desdits dossiers se présente comme suit :

-         neuf (9) dossiers ont été déférés au Parquet général de la Cour Suprême ;

-         seize (16) dossiers ont fait l’objet d’examen par la chambre compétente ;

-         deux (2) sont en instruction ;

-         trois (3) sont en instance de déféré.

En outre, la saisine du parquet était en cours pour cinq (5) dossiers.

Sur le même registre, la situation des trente-cinq (35) dossiers dénoncés au Procureur de la République du Pôle National Economique et Financier se présente comme suit :

-         trente-deux (32) dossiers sont en cours de traitement à la brigade d’investigation spécialisée, dans les cabinets d’instructions spécialisés, et au Parquet National Economique et Financier ;

-         un (1) dossier a été transmis à la cour suprême ;

-         un (1) dossier a été transmis au Procureur de la République près le tribunal de grande instance de la Commune III du District de Bamako ;

-         un dossier (1) a été jugé.

<strong>Sauve qui peut, général</strong>

Ces résultats sont le fruit des rapports synergiques entre les autorités judiciaires et le Bureau, suite notamment à l’adoption et à la promulgation de la nouvelle loi régissant le Vérificateur Général.

Le Vérificateur Général, a aussi remercié la Section des Comptes de la Cour Suprême, le Pôle National Economique et Financier et toutes les autorités judiciaires, la Direction Générale du Contentieux de l’Etat, le Conseil National de la Société Civile et tous les autres acteurs intervenant dans la chaîne de la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière.

En réponse, le Président de la Transition, Chef de l’Etat, SE le Général de Corps d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat, Assimi GOITA a vivement félicité le BVG pour le travail remarquable qu’il accomplit et qui aide le Gouvernement à lutter efficacement contre la corruption et la délinquance économique et financière pour une gestion irréprochable de nos ressources publiques, l’avènement du Mali kura avec une totale refondation de l’Etat. Car, décidé à redresser le pays, il dira : <em>« Nous devons unir nos forces pour créer un environnement où la corruption n’a plus sa place.</em> »

Le Chef de l’État a ajouté : <em>« La lutte contre la corruption et la délinquance financière fait partie des priorités des autorités de la Transition. En témoignent les sollicitations importantes adressées au Bureau du Vérificateur Général par les membres du Gouvernement. […] Vous comprendrez alors tout l’intérêt pour moi de recevoir ce rapport et de l’exploiter à souhait pour que des actions décisives puissent être entamées dans le cadre de la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière, particulièrement dans la gestion efficace des fonds et deniers publics. Je note avec satisfaction la diversité des interventions du Bureau du Vérificateur Général qui a su évoluer sur des vérifications financières et de conformité, des vérifications de performance, des vérifications de suivi de recommandations, et l’évaluation de politiques publiques. Ces interventions ont couvert presque tous les secteurs stratégiques du développement de notre Pays. »</em>

Après cette cérémonie solennelle, le Vérificateur Général remettra dans les jours à venir son rapport annuel 2023 au Premier ministre, Chef du gouvernement et au Président du Conseil National de Transition. Il le présentera aussi au Président de la Cour Suprême.

Il faut signaler que le Rapport annuel 2023 du Vérificateur est axé sur le condensé de synthèses de l’ensemble des rapports sectoriels déjà rendus publics.

En attendant, la publication du rapport annuel 2021 du BVG dérange.

<strong>Mariam Konaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rapport 2023 du Vérificateur général : Le Secteur de l&amp;apos;Éducation épinglé pour plus de 19 milliards de Fcfa d&amp;apos;irrégularités financières</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/rapport-2023-du-verificateur-general-le-secteur-de-leducation-epingle-pour-plus-de-19-milliards-de-fcfa-dirregularites-financieres-3084899.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/rapport-2023-du-verificateur-general-le-secteur-de-leducation-epingle-pour-plus-de-19-milliards-de-fcfa-dirregularites-financieres-3084899.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 19 Nov 2024 09:04:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Ces dysfonctionnements couvrent les années scolaires de 2017 à 2022. Et très souvent, ce sont les subventions de l'État qui sont mal gérées par les établissements bénéficiaires. Le Vérificateur promet que les documents relatifs à ces irrégularités seront transmis aux autorités judiciaires compétentes</strong>

Le rapport annuel 2023 du Vérificateur général a été remis au Président de la Transition, le Général d'armée Assimi Goïta, le 14 novembre dernier lors d'une cérémonie au palais de Koulouba. Il représente un document crucial pour la transparence et l'amélioration de la gouvernance. Le document met en évidence plusieurs faiblesses administratives et irrégularités dans la gestion des ressources publiques, accentuant ainsi la nécessité d'une réforme profonde pour assurer une gestion plus efficace et responsable. Et le secteur de l'éducation ne fait pas exception.

En effet, Le Bureau du vérificateur général a mis en lumière des dysfonctionnements financiers préoccupants dans le secteur éducatif, couvrant les années scolaires de 2017 à 2022. Il révèle que 80 des 192 établissements scolaires examinés, soit 41,6%, ont été ouverts sur la base de faux arrêtés d'ouverture, déclarant ces institutions dans des situations irrégulières. Parmi ces établissements, 33 ont reçu des subventions industrielles de l'État, destinées à des élèves fictifs, ce qui représente une somme totale de 412,86 millions de Fcfa. Ce scandale souligne la nécessité de renforcer les mécanismes de contrôle et de transparence dans l'attribution des subventions publiques afin de garantir une gestion plus rigoureuse et équitable des ressources financières allouées à l'éducation.

En outre, le document du Vérificateur général évoque une irrégularité dans le paiement des demi-bourses et des pensions alimentaires par le secrétariat du département de l'éducation. Plus de 18 milliards de Fcfa ont été versés, selon les vérificateurs, en se basant sur un décret de 1992. Cependant, ce décret a été abrogé par un autre décret en 1994, qui a modifié les règles concernant l'attribution des bourses nationales. Le décret de 1994 stipule que les demi-bourses doivent être réservées exclusivement aux étudiants de l'enseignement supérieur. Cette situation soulève des questions sur la conformité de ces paiements et indique un besoin de réévaluation des procédures pour s'assurer qu'elles respectent les réglementations en vigueur.

SITUATION PRÉOCCUPANTE- Le rapport 2023 accentue un certain nombre de dysfonctionnements financiers préoccupants dans le système éducatif. Parmi ceux-ci figure le paiement régulier de subventions à 294 élèves dont la scolarité est déjà terminée, pour un montant total de 32,42 millions de Fcfa. Ce problème est aggravé par d'autres irrégularités, comme le versement de subventions à des élèves inscrits en double dans un même établissement. De plus, des subventions ont été accordées à 731 élèves comme irrégulièrement, ce qui représente un montant additionnel de plus de 72 millions de Fcfa. Ces anomalies révèlent des failles dans la gestion des fonds publics destinés à l'éducation, et nécessairement une attention immédiate pour assurer l'intégrité et l'efficacité du système.

Le rapport élucide également une situation préoccupante où des subventions ont été versées sur la base d'attributions d'élèves aux établissements privés, alors qu'ils étaient initialement destinés aux établissements publics. Cette pratique, décrite comme irrégulière, constitue une violation grave de la réglementation en vigueur. Selon le document, ces manquements ont entraîné un gaspillage de fonds publics s'élevant à plus de 257 millions de Fcfa. Une telle situation soulève des questions importantes sur la transparence et l'intégrité du processus de répartition des élèves, ainsi que sur la gestion des ressources financières dans le secteur éducatif. Il est impératif que des mesures correctives soient mises en place pour prévenir de telles irrégularités à l'avenir et pour assurer une utilisation équitable et efficace des fonds publics.

Face à ces dysfonctionnements, le Bureau du Vérificateur général (BVG) recommande plusieurs actions pour améliorer la gestion du secteur de l'éducation. Parmi celles-ci, l'immatriculation systématique des établissements privés est essentielle pour assurer un suivi rigoureux. De plus, il est crucial de veiller au respect strict des critères d'éligibilité lors de l'attribution des élèves à ces établissements pour garantir une répartition équitable et transparente des ressources éducatives.

Par ailleurs, les malversations financières identifiées ne resteront pas impunies. Le rapport souligne que les documents relatifs à ces irrégularités seront transmis aux autorités judiciaires compétentes, telles que le président de la section des comptes de la Cour suprême et le procureur du pôle national économique et financier, afin d'assurer une réponse judiciaire appropriée et dissuasive. . Ces mesures visent à renforcer la transparence et l'intégrité du système éducatif.

<strong>Amara Ben Yaya TRAORE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gouvernance :   Le Président de la Transition Reçoit le Rapport 2023 du Bureau du Vérificateur Général</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gouvernance-le-president-de-la-transition-recoit-le-rapport-2023-du-bureau-du-verificateur-general-3084694.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 18 Nov 2024 01:18:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le jeudi 14 novembre 2024, le président de la Transition de la République du Mali, le Général d’armée Assimi Goïta, a reçu le rapport annuel 2023 du Vérificateur Général, Samba Alhamdou Baby, lors d’une cérémonie solennelle au palais de Koulouba. Ce rapport, fruit d’un travail approfondi, a mis en lumière les faiblesses administratives et les irrégularités dans la gestion publique. Cette cérémonie a réuni de hauts responsables du Gouvernement, dont le Premier ministre, le Président du Conseil national de Transition, le Ministre d’État, des membres du Gouvernement ainsi que des représentants du Bureau du Vérificateur Général.</strong>

Le document de plus de 280 pages couvre la gestion des finances publiques, en termes de contrôle de régularité, de sincérité des opérations de recettes et de dépenses, le contrôle de performance, la qualité des services, et organismes publics, sans oublier l’évaluation des politiques publiques.

Les missions se répartissent en 35 vérifications, financières et de conformités, 04 vérifications de performance, 08 vérifications de suivi de recommandations et 03 évaluations de politique publique. Au titre de l’année 2023, le Bureau a reçu 67 saisines, les suites réservées aux 67 saisines se présentent ainsi qu’il suit : 22 ont fait l’objet de programmation et de mission de vérification, 23 sont en cours de traitement, 22 ont été classées. Riche de 50 missions, le rapport du Vérificateur général est un document clé qui analyse les finances et la gestion des fonds publics.

À l’entame de ses propos, le Vérificateur général a exprimé sa gratitude envers le Président de la Transition, rappelant l’importance de ce rapport, qui regroupe 50 missions de vérification, de contrôle de performance, et d’évaluation de politiques publiques, couvrant des domaines essentiels tels que la santé, l’éducation, l’énergie et l’eau. Monsieur Baby a également félicité le Président de la Transition pour son engagement dans la lutte contre la corruption, soulignant les progrès dans les partenariats de contrôle entre le Bureau et les autorités judiciaires, ainsi que la coopération internationale avec des partenaires tels que la Banque Mondiale et l’Union européenne.

Le Général d’armée Assimi Goïta a salué le travail du Bureau du Vérificateur général, qualifiant le rapport de «document de grande importance» qui «traduit notre engagement collectif en faveur de la transparence et de la bonne gouvernance». Il a insisté sur la nécessité de renforcer la culture de l’intégrité dans la gestion des ressources publiques. «Ces constats sont des appels pressants à l’action», a déclaré le Président de la Transition de la République du Mali, ajoutant que les défis soulevés dans le rapport représentent des étapes cruciales pour la refondation de notre État.

Le Chef de l’État a ensuite réitéré son engagement dans la lutte contre la corruption et la délinquance économique, affirmant que ces enjeux sont des «piliers de notre Transition». Il a remercié le Bureau pour son rôle dans la révélation de «manquements graves» et pour ses recommandations en vue d’améliorer la gouvernance. «La construction d’un Mali prospère et stable repose sur une gestion irréprochable de nos ressources», a-t-il souligné, appelant à un changement de mentalité et à une responsabilisation accrue des gestionnaires publics.
Le Président Goïta a mis en avant l’importance de la collaboration entre le Bureau du Vérificateur général, les autorités judiciaires, et les structures de contrôle interne. «La synergie des actions est importante pour garantir que les manquements relevés soient suivis de mesures appropriées», a-t-il insisté, évoquant des actions judiciaires, administratives et disciplinaires. Il a aussi affirmé que cette coopération est indispensable pour créer un environnement où «la corruption n’a plus sa place».

Dans sa conclusion, le Général d’armée Assimi Goïta a réaffirmé l’engagement du Gouvernement pour un Mali «Kura» (Nouveau Mali), un pays où l’intégrité des institutions inspire la fierté des citoyens. «Ensemble, nous allons poursuivre la refondation de notre Nation avec foi et détermination», a-t-il déclaré, louant le travail du Bureau du Vérificateur Général comme une « *source d’espoir pour un Mali juste, transparent et intègre».

<strong>M Sanogo</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification financière de la gestion du projet  d&amp;apos;intervention d&amp;apos;urgence COVID&#45;19 : La mission de vérification n&amp;apos;a pas révélé d&amp;apos;irrégularité financière</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-de-la-gestion-du-projet-dintervention-durgence-covid-19-la-mission-de-verification-na-pas-revele-dirregularite-financiere-3084489.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 16 Nov 2024 01:14:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La présente vérification a pour objet la gestion du Projet d'intervention d'urgence (PUI) Covid-19 au titre des exercices 2023 et 2024 (au 30 avril). Elle a pour objectif de s'assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de gestion. Les travaux de vérification ont porté sur les opérations de dépenses et de réception effective des équipements et intrants achetés. Ils ont également porté sur les opérations de clôture du projet.</em></strong>

Cette vérification a mis en exergue des irrégularités administratives. Elle n'a pas révélé d'irrégularité financière.

<strong>Irrégularités administratives :</strong>

La mission de vérification a constaté que le Bureau des Nations unies pour les services d'appui aux projets (UNOPS AFR-SNMCO) n'a pas fourni au gouvernement du Mali les rapports financiers finaux de deux (2) accords d'achat de biens. Il s'agit du marché n°0007-C/2023/DGMP-DSP du 28 février 2023 relatif à l'acquisition de 485 réfrigérateurs et de 60 congélateurs complémentaires pour les campagnes de vaccination contre la Covid-19 pour un montant de 5 357 613 000 F CFA (8 929 355 USD) et du marché n°043/C/2022/DGMP-DSP du 12 septembre 2022 pour l'acquisition de réfrigérateurs et de congélateurs pour 2 114 139 600 F CFA (3 523 566 USD). Au passage de l'équipe de vérification, le 3 août 2024, les rapports financiers n'étaient toujours pas disponibles.

L'UNOPS AFR-SNMCO n'a pas reversé le solde budgétaire après l'achèvement du marché n°0008-C/2023/DGMP-DSP du 28 février 2023 relatif à l'acquisition de 68 véhicules tout terrain pour le suivi/supervision des activités de la campagne de vaccination.

Le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) au Mali n'a pas déclaré une partie du reliquat des fonds pour l'acquisition de vaccins Covid-19 et fournitures annexes. Il a déclaré dans son rapport financier un solde de fonds en faveur du gouvernement du Mali dont le montant est inférieur à celui reconstitué par l'équipe à partir des relevés de "Client Connection" de la Banque mondiale.

La direction générale de la santé et de l'hygiène publique a passé un marché sans respecter le mode de passation et les critères de sélection retenus dans les termes de référence. Elle a procédé à la passation du marché n°012/CPMP/ MSD/2023 du 25 août 2023 sans respecter le mode de passation par consultation restreinte et les critères de sélection retenus pour ledit marché. De plus, elle n'a pas respecté les critères de qualification du soumissionnaire.

Le chef du service d'entretien du parc automobile et de matériel n'a pas livré des congélateurs électriques. Il n'a pas livré 33 congélateurs de type MF314 relatifs au lot des 60 congélateurs. Ainsi, sur le lot des 60 congélateurs réceptionnés, seuls 27 ont été livrés comme l'attestent les bordereaux de livraison y afférents. Les 33 autres ne sont pas livrés et restent toujours en stock au niveau du Service d'entretien du parc automobile et de matériel technique (Sepaumat) alors que le marché a été réceptionné depuis le 31 décembre 2023

C'est pourquoi, la mission de vérification a recommandé à la directrice de l'UNOPS AFR-SNMCO de fournir au gouvernement du Mali les rapports financiers finaux des accords de financement et reverser le solde budgétaire le cas échéant ; reverser au gouvernement du Mali le solde budgétaire disponible après l'exécution du marché n°0008-C/2023/DGMP-DSP du 28 février 2023 relatif à l'acquisition de 68 véhicules tout terrain pour le suivi/supervision des activités de la campagne de vaccination.

Au représentant de l'Unicef au Mali, de déclarer l'exhaustivité du solde de fonds dû à l'Etat du Mali et procéder à son reversement.

Au directeur général de la santé et de l'hygiène publique, de respecter les modes de passation et les critères d'évaluation des soumissionnaires retenus dans les dossiers de marché.

Enfin, au chef du Sepaumat, de procéder à la livraison effective des matériels et équipements médicaux à temps.

Irrégularité financière

Les travaux n'ont pas révélé d'irrégularité financière.<strong>    </strong>

<strong>     Source BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>#Mali : Koulouba : le chef de l&amp;apos;État reçoit le rapport 2023 du vérificateur général</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/mali-koulouba-le-chef-de-letat-recoit-le-rapport-2023-du-verificateur-general-3084394.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/mali-koulouba-le-chef-de-letat-recoit-le-rapport-2023-du-verificateur-general-3084394.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 15 Nov 2024 08:43:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Les 50 missions réalisées par l'équipe de Samba Alhamdou Baby ont été portées sur des vérifications financières et de conformité, ainsi que de performance dans nombre de domaines comme l'énergie et l'eau, la santé, la sécurité sociale, le foncier, l 'éducation. Le Général d'armée Assimi Goïta a salué l'engagement du Bureau du Vérificateur général et affiché sa ferme volonté de lutter contre la corruption et la délinquance financière dans notre pays</strong>

Le rapport du Vérificateur général fait une analyse factuelle de l'état de la gestion publique au titre de l'année 2023 dans les services et organismes publics. La cérémonie solennelle de remise de ce document au Président de la Transition, le Général d'armée Assimi Goïta, s'est tenue hier à Koulouba en présence du Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, du Président du Conseil national de Transition (CNT), le Général de corps d'armée Malick Diaw, des membres du gouvernement, des présidents des institutions de la République, et bien d'autres personnalités.

Ce rapport exhaustif démontre l'ampleur et la diversité des missions d'audit effectuées au cours de l'année écoulée. Les 50 missions portent sur des vérifications financières et de conformité, de performance, de suivi des recommandations, ainsi que sur l'évaluation des politiques publiques. Ces missions, qui ont couvert une large gamme d'entités couvrent plusieurs domaines d'activités. Il s'agit notamment du développement rural, de l'éducation, de la santé, de la sécurité sociale. À cela, s'ajoutent les domaines de la décentralisation, de l'énergie et de l'eau ainsi que du foncier.

Ces missions se répartissent également en 35 vérifications financières et de conformité, quatre vérifications de performance, huit vérifications de suivi et de recommandation et trois évaluations de politiques publiques.

Le Vérificateur général dans sa présentation, soutient que le choix de ces missions se fonde non seulement sur la cartographie des risques et l'importance des secteurs d'activités des entités, mais également sur les saisines reçues des citoyens, des organisations de la société civile. et des autorités. Samba Alhamdou Baby a rappelé qu'au titre de l'année 2023, son bureau a reçu 67 saisines proches à la gestion des services et organismes publics, des projets de développement ainsi que des collectivités territoriales. Cependant, sur les 67 saisines reçues, 22 ont fait l'objet d'une programmation de mission de vérification, 23 sont en cours de traitement et 22 ont été classées.

Selon le Vérificateur général, tous ces secteurs illustrent des dysfonctionnements et des insuffisances au sein des structures auditées. «Sur la base de nos rapports de vérification, nous avons saisi directement le Président de la section des comptes de la Cour suprême lorsque lesdits rapports ont fait l'objet d'irrégularités», a expliqué Samba Alhamdou Baby.

Il a également souligné l'importance d'une gestion drastique des ressources publiques. Il a saisi l'occasion pour féliciter le Président de la Transition pour les efforts consentis dans la lutte contre la corruption et la délinquance financière au cours de ces dernières années. «Les missions de vérification effectuées au cours de l'année 2023 matérialisent la volonté du Chef de l'État d'apporter une contribution pertinente à la lutte contre la corruption dans notre pays», a estimé Samba Alhamdou Baby.

<strong>TRAVAIL EXEMPLAIRE ET RIGOUREUX-</strong> Le Président de la Transition a indiqué que ce document de grande importance et fruit d'un travail exemplaire et rigoureusement traduit l'engagement collectif des autorités en faveur de la transparence, de la responsabilité et de la bonne gouvernance dans la gestion des affaires publiques. Le Général d'armée Assimi Goïta a rappelé que le rapport mettait en lumière les faiblesses et les dysfonctionnements qui minent encore certains pans de l'administration malienne.

«Ces constats sont des appels pressants à l'action et des avertissements que nous devons écouter pour tracer une nouvelle voie pour l'excellence dans la gestion publique», a fait entendre le Président de la Transition. C'est pourquoi, la transparence, la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière font partie des priorités des autorités de la Transition, at-il ajouté.

Le Chef de l'État a, par ailleurs, salué l'engagement du Bureau du Vérificateur général dont les enquêtes ont permis, selon lui, d'élucider des manquements graves et de proposer des solutions viables. «Vous allez permettre au gouvernement de disposer d'une vision claire des défis à surmonter et des opportunités d'amélioration», at-il apprécié.

Le Président Goïta a également souligné l'importance de la synergie d'action entre le Bureau du Vérificateur général, les autorités judiciaires et les structures de contrôle interne de l'État. Selon lui, cette collaboration revêt une grande utilité pour la transparence des ressources du pays. Le Chef de l'État a affiché donc sa ferme conviction d'évoluer efficacement dans la lutte contre la corruption et la délinquance financière dans un climat de confiance entre tous les services spécialisés.

«Nous devons unir nos forces pour créer un environnement où la corruption n'a plus sa place», a soutenu le Président de la Transition.

À ce titre, le Président Goïta a invité le gouvernement à veiller à la mise en œuvre des différentes recommandations formulées par le BVG, avant d'assurer que des orientations seront instruites pour renforcer la gouvernance. Des gestes qui, pour lui, conduiront à la réalisation et à la refondation d'un Mali nouveau où chaque citoyen est fier de l'intégrité de ses institutions.

<strong>Amara Ben Yaya TRAORE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>DFM du Ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie Hôtelière et du Tourisme : Des irrégularités financières s’élevant à plus de 71  millions de FCFA…</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/dfm-du-ministere-de-lartisanat-de-la-culture-de-lindustrie-hoteliere-et-du-tourisme-des-irregularites-financieres-selevant-a-plus-de-71-millions-de-fcfa-3084276.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/dfm-du-ministere-de-lartisanat-de-la-culture-de-lindustrie-hoteliere-et-du-tourisme-des-irregularites-financieres-selevant-a-plus-de-71-millions-de-fcfa-3084276.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/08/Samba-A-Baby-verificateur.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 14 Nov 2024 07:55:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La présente vérification financière porte sur la gestion de la Direction des finances et du matériel du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme. Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de dépenses. </em></strong>

Les travaux de vérification ont porté sur l’examen des dépenses d’investissement et de fonctionnement, la gestion des ressources humaines et la comptabilité-matières pour les exercices 2020, 2021, 2022, 2023 et 2024 (1<sup>er</sup>trimestre). Cette vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong>Irrégularités administratives </strong>

La mission de vérification a constaté <a name="_TOC_250012"></a>que la DFM du MACIHT ne respecte pas les dispositions de son cadre organique. En effet, la DFM compte un effectif de 57 agents pour une prévision de 60 agents, soit un écart de trois (3) postes non pourvus.

<a name="_TOC_250011"></a>La DFM du MACIHT publie des Avis généraux de passation des marchés publics non conformes.<a name="_TOC_250010"></a> Elle ne publie pas le plan de passation révisé des marchés et ne <a name="_TOC_250009"></a>respecte pas les seuils de conclusion et d’approbation des marchés publics. Le Régisseur spécial d’avances n’a ni constitué le cautionnement ni prêté serment avant son entrée en fonction. La DFM a effectué des achats avec des fournisseurs non répertoriés sur la liste des fournisseurs.
<h3>C’est pourquoi la mission de vérification a recommandé au Directeur des finances et du matériel de respecter le cadre organique et pourvoir les postes conformément à la réglementation en vigueur ; publier les avis généraux de passation des marchés publics ; publier les Plans de Passation des Marchés révisés ; respecter les seuils de conclusion et d’approbation des marchés publics conformément à la réglementation en vigueur ; veiller à la prestation du serment et au cautionnement du Régisseur spécial d’avances ; effectuer les achats avec les fournisseurs qui figurent sur la liste du fichier fournisseurs ; faire approuver les expressions de besoin par les Responsables de Programme. Au Régisseur spécial d’avances du Salon International de l’Artisanat du Mali (SIAMA) de prêter serment et constituer le cautionnement conformément à la réglementation en vigueur.</h3>
<h3><u> </u><strong>Irrégularités financières</strong></h3>
La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 71 279 782 Fcfa. Sur ce montant, 11 428 441 Fcfa ont été régularisés et 57 290 317 Fcfa ont été justifiés pendant la séance du contradictoire physique. L’irrégularité financière retenue est relative à la non-application des pénalités de retard pour un montant de 2 561 024 Fcfa.

Les faits relatifs au montant non justifié et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière ont été dénoncés au Procureur de la République chargé du Pôle National Economique et Financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême.

<strong>CCOM/BVG  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ministère de l’artisanat :  Epinglée, la DFM régularise plus de 11,4 millions F CFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/ministere-de-lartisanat-epinglee-la-dfm-regularise-plus-de-114-millions-f-cfa-3083651.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/ministere-de-lartisanat-epinglee-la-dfm-regularise-plus-de-114-millions-f-cfa-3083651.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/11/Le-Verificateur-General-Samba-Alhamdou-Baby.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 09 Nov 2024 01:37:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Accusée d’irrégularités financières de plus de 71 millions de F CFA, la direction du matériel et des finances (DFM), du ministère de l’Artisanat, de la culture, de l’industrie hôtelière et du tourisme (MACIHT) en a régularisé plus de 11 millions. Le reste a été justifié.</em></strong>

&nbsp;

Les travaux de vérification ont porté sur l’examen des dépenses d’investissement et de fonctionnement, la gestion des ressources humaines et la comptabilité-matières pour les exercices 2020, 2021, 2022, 2023 et 2024 (1er trimestre).

La vérification a relevé des irrégularités financières d’un montant total de 71 279 782 F CFA. Sur ce montant, 11 428 441 F CFA ont été régularisés et 57 290 317 F CFA ont été justifiés pendant la séance du contradictoire physique. L’irrégularité financière retenue est relative à la non-application des pénalités de retard pour un montant de 2 561 024 F CFA.

La même vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

La mission de vérification a constaté que la DFM du MACIHT ne respecte pas les dispositions de son cadre organique. En effet, la DFM compte un effectif de 57 agents pour une prévision de 60 agents, soit un écart de trois postes non pourvus.

La DFM publie des avis généraux de passation des marchés publics non conformes.  Elle ne publie pas le plan de passation révisé des marchés et ne respecte pas les seuils de conclusion et d’approbation des marchés publics. Le régisseur spécial d’avances n’a ni constitué le cautionnement ni prêté serment avant son entrée en fonction. La DFM a effectué des achats avec des fournisseurs non répertoriés sur la liste des fournisseurs.

C’est pourquoi la mission de vérification a recommandé au directeur des finances et du matériel de respecter le cadre organique et pourvoir les postes conformément à la réglementation en vigueur ; publier les avis généraux de passation des marchés publics ; publier les plans de passation des marchés révisés ; respecter les seuils de conclusion et d’approbation des marchés publics conformément à la réglementation en vigueur ; veiller à la prestation du serment et au cautionnement du régisseur spécial d’avances ; effectuer les achats avec les fournisseurs qui figurent sur la liste du fichier fournisseurs ; faire approuver les expressions de besoin par les responsables de programme. Au régisseur spécial d’avances du Salon international de l’artisanat du Mali (Siama) de prêter serment et constituer le cautionnement conformément à la réglementation en vigueur.

Les faits relatifs au montant non justifié et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière ont été dénoncés au Procureur de la République chargé du Pôle national économique et financier et transmis au président de la Section des comptes de la Cour suprême.

<strong>Source</strong>

<strong>Ccom BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>BVG :  L’Anaser met en œuvre 71,43 % des recommandations</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/bvg-lanaser-met-en-oeuvre-7143-des-recommandations-3083653.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/bvg-lanaser-met-en-oeuvre-7143-des-recommandations-3083653.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 09 Nov 2024 01:28:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Pour l’application des recommandations qui lui ont été faites par le Bureau du Vérificateur général (BVG), l’Agence nationale pour la sécurité routière (Anaser) a réalisé un taux de 71,43 %. Cette réalisation concerne les exercices 2020 à 2024.</em></strong>

&nbsp;

Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme d’activités, le Bureau du Vérificateur général (BVG) a conduit une mission de vérification de suivi des recommandations formulées par la vérification financière de la gestion de l’Anaser effectuée en 2020.

Elle a pour objectif de s’assurer de la mise en œuvre des recommandations formulées lors de la vérification financière initiale et de la correction des faiblesses constatées. La présente vérification de suivi de mise en œuvre des recommandations couvre les exercices 2020, 2021, 2022, 2023 et 2024 (31 mai).

Cette vérification a abouti à des conclusions qui révèlent qu’au regard du taux de mise en œuvre des recommandations, qui est de 71,43 %, le niveau de mise en œuvre est satisfaisant. Sur les 14 recommandations, dix sont entièrement mises en œuvre, une partiellement mises en œuvre et trois non mises en œuvre.

Il ressort de la vérification que le ministre chargé des Transports a veillé au renouvellement du mandat des membres du conseil d’administration de l’Agence nationale pour la sécurité routière. Le directeur général de l’Anaser a pourvu le poste d’auditeur interne. Il respecte le principe de la séparation des fonctions d’ordonnateur et de comptable.

Le directeur général effectue les achats sur la base de besoins exprimés, s’assure du respect des critères de qualification des données particulières de l’appel d’offres dans le choix des fournisseurs et fait exécuter les marchés par les titulaires respectant toutes les formalités exigées.

L’agent comptable conserve les pièces justificatives. Le chef de division approvisionnement tient le registre d’enregistrement des offres. Le régisseur d’avances paie des factures certifiées par le comptable-matières. Le chef du service administratif et financier ne procède pas à des simulations de mise en concurrence.

Les directeurs régionaux des transports ne transmettent pas à l’Anaser l’ensemble des documents de suivi exigés.

L’agent comptable de l’Anaser ne veille pas au suivi régulier des recettes. Le comptable-matières n’a pas procédé à la codification de tout le matériel. Les régisseurs de recettes des directions régionales et subdivisions des transports ne procèdent pas régulièrement au reversement des recettes.

<strong>Source</strong>

<strong>Ccom BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion de la direction des finances et du matériel du ministère de l&amp;apos;artisanat, de la culture, de l&amp;apos;industrie hôtelière et du tourisme :  Des irrégularités financières s&amp;apos;élevant à plus de 71  millions  F CFA sur lesquels 11 428 441 FCFA ont été régularisés et 57 290 317 F CFA justifiés</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-la-direction-des-finances-et-du-materiel-du-ministere-de-lartisanat-de-la-culture-de-lindustrie-hoteliere-et-du-tourisme-des-irregularites-financieres-selevant-a-plus-de-71-mill-3083589.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-la-direction-des-finances-et-du-materiel-du-ministere-de-lartisanat-de-la-culture-de-lindustrie-hoteliere-et-du-tourisme-des-irregularites-financieres-selevant-a-plus-de-71-mill-3083589.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 09 Nov 2024 01:24:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La présente vérification financière porte sur la gestion de la direction des finances et du matériel (DFM) du ministère de l'Artisanat, de la Culture, de l'Industrie hôtelière et du Tourisme (MACIHT). Elle a pour objectif de s'assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de dépenses. Les travaux de vérification ont porté sur l'examen des dépenses d'investissement et de fonctionnement, la gestion des ressources humaines et la comptabilité-matières pour les exercices 2020, 2021, 2022, 2023 et 2024 (1er trimestre).</em></strong>

Cette vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong>Irrégularités administratives :</strong>

La mission de vérification a constaté que la DFM du MACIHT ne respecte pas les dispositions de son cadre organique. En effet, la DFM compte un effectif de 57 agents pour une prévision de 60 agents, soit un écart de trois (3) postes non pourvus. La DFM du MACIHT publie des avis généraux de passation des marchés publics non conformes. Elle ne publie pas le plan de passation révisé des marchés et ne respecte pas les seuils de conclusion et d'approbation des marchés publics. Le régisseur spécial d'avances n'a ni constitué le cautionnement ni prêté serment avant son entrée en fonction. La DFM a effectué des achats avec des fournisseurs non répertoriés sur la liste des fournisseurs. C'est pourquoi la mission de vérification a recommandé au directeur des finances et du matériel de respecter le cadre organique et pourvoir les postes conformément à la réglementation en vigueur ; publier les avis généraux de passation des marchés publics ; publier les plans de passation des marchés révisés ; respecter les seuils de conclusion et d'approbation des marchés publics conformément à la réglementation en vigueur ; veiller à la prestation du serment et au cautionnement du régisseur spécial d'avances ; effectuer les achats avec les fournisseurs qui figurent sur la liste du fichier fournisseurs ; faire approuver les expressions de besoin par les Responsables de Programme. Au régisseur spécial d'avances du Salon international de l'artisanat du Mali (Siama) de prêter serment et constituer le cautionnement conformément à la réglementation en vigueur.

<strong>                      Irrégularités financières :</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d'un montant total de 71 279 782 F CFA. Sur ce montant, 11 428 441 FCFA ont été régularisés et 57 290 317 F CFA ont été justifiés pendant la séance du contradictoire physique. L'irrégularité financière retenue est relative à la non-application des pénalités de retard pour un montant de 2 561 024 F CFA.

Les faits relatifs au montant non justifié et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière ont été dénoncés au Procureur de la République chargé du Pôle national économique et financier et transmis au président de la Section des comptes de la Cour suprême.

<strong>Source BVG </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification de suivi des recommandations :  Le CHU du Point G a mis en œuvre seulement 17,65% des recommandations du BVG</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-de-suivi-des-recommandations-le-chu-du-point-g-a-mis-en-oeuvre-seulement-1765-des-recommandations-du-bvg-2-3082070.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-de-suivi-des-recommandations-le-chu-du-point-g-a-mis-en-oeuvre-seulement-1765-des-recommandations-du-bvg-2-3082070.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 26 Oct 2024 07:59:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme d’activités, le Bureau du Vérificateur général a conduit une mission de vérification de suivi des recommandations formulées par la vérification financière de la gestion du Centre hospitalier universitaire (CHU) Point G effectuée en 2021. </em></strong>

Elle a pour objectif de s’assurer de la mise en œuvre des recommandations formulées lors de la vérification initiale et de la correction des faiblesses constatées. La présente mission de suivi de mise en œuvre des recommandations s’étend du 1<sup>er</sup> janvier 2022 au 30 juin 2024.

Cette vérification a abouti à des conclusions qui révèlent qu’au regard du taux de mise en œuvre des recommandations, qui est de 17,65%, le niveau de mise en œuvre n’est pas satisfaisant. Sur les 19 recommandations, trois (3) sont entièrement mises en œuvre, deux (2) partiellement mises en œuvre, 12 non mises en œuvre et deux (2) non applicables.

<strong>Recommandations entièrement mises en œuvre  </strong>

Il ressort de la vérification que <a name="_TOC_250010"></a>le Directeur général du CHU du Point G respecte l’imputation budgétaire dans les opérations d’exécution des dépenses. Le Directeur général du CHU du Point G intègre la Direction générale des Marchés publics et des délégations de service public dans les décisions portant création de commissions de réception. Enfin, le chef du service administratif et financier du CHU du Point G ne respecte pas l’imputation budgétaire dans les opérations d’exécution des dépenses.

<strong>Recommandations partiellement mises en œuvre </strong>

<a name="_TOC_250007"></a>

Le Comptable-matières du CHU du Point G a entamé la codification et l’immatriculation des matériels conformément à la réglementation en vigueur. <a name="_TOC_250017"></a>Il a aussi entamé la tenue des documents de la Comptabilité-matières.

<strong>Recommandations non mises en œuvre </strong>

<strong> </strong>

Le Conseil d’administration du CHU du Point G ne tient pas des sessions ordinaires réglementaires. Le CHU du Point G ne dispose pas d’un projet d’établissement. Il utilise un manuel de procédures administratives, financières et comptables non validé. La Direction générale du CHU du Point G n’élabore pas le budget de la pharmacie hospitalière. Elle ne respecte pas la procédure de la Demande de cotation.

La Commission d’ouverture des plis et d’évaluation des offres du CHU du Point G ne respecte pas les procédures de passation de marchés par Demande de renseignement et de prix à compétition restreinte. Le chef du Service des ressources humaines n’a pas mis à jour des dossiers du personnel.

L’Agent Comptable du CHU du Point G ne tient pas des documents de la comptabilité générale. Les Guichetiers du CHU du Point G n’ont pas justifié l’écart entre le « Hospital Management System » ou Système hospitalier de management (HMS) et les quittances.

Le Régisseur des recettes du CHU du Point G n’a pas justifié l’écart entre le HMS et les quittances. L’Agent Comptable du CHU du Point G ne fait pas un suivi régulier des recettes. Le Régisseur des recettes ne respecte pas le seuil des disponibilités d’encaisse.

<strong>Recommandation non applicable</strong>

<strong> </strong><a name="_TOC_250006"></a>Une recommandation est classée non applicable lorsque les raisons qui lui ont donné lieu n’existent plus ou parce que la question a été remplacée par un nouveau processus ou programme. Pour ces raisons, les recommandations suivantes sont sans objet : la commission de réception du CHU du Point G ne s’assure pas de l’effectivité de la fourniture des repas aux malades indigents avant la signature des procès-verbaux de réception et la Direction générale du CHU du Point G a admis des patients sans billet d’hospitalisation.

<strong>CCOM/BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion de la commune rurale de Baguineda&#45;Camp : Des irrégularités financières s&amp;apos;élevant à plus de 16 millions de F CFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-la-commune-rurale-de-baguineda-camp-des-irregularites-financieres-selevant-a-plus-de-16-millions-de-f-cfa-3081911.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-la-commune-rurale-de-baguineda-camp-des-irregularites-financieres-selevant-a-plus-de-16-millions-de-f-cfa-3081911.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/09/BVG-verificateur.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 26 Oct 2024 01:25:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La vérification financière a relevé des irrégularités financières d'un montant total de 16 935 768 F CFA. Elles sont relatives au paiement de marchés publics avant notification ; au non-paiement de la redevance de régulation des marchés publics pour un montant de 715 440 F CFA ; au paiement des marchés dont les droits d'enregistrement n'ont pas été payés pour un montant de 5 061 328 F CFA et au non-reversement de recettes issues de l'établissement des actes de mariage pour un montant de 11 159 000 F CFA.</em></strong>

La présente vérification financière porte sur la gestion de la Commune rurale de Baguinéda-Camp (CRBC) au titre des exercices 2021, 2022, 2023 et 2024 (30 avril). Elle a pour objectif de s'assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes des organes délibérant et exécutif de la Commune.

Les travaux de vérification ont porté sur le recouvrement des recettes et leur reversement, l'exécution des dépenses, la gouvernance administrative, l'état civil, les affaires domaniales et foncières et la comptabilité-matières. Cette vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

La mission de vérification a constaté que le Maire de la CRBC et le receveur-percepteur de Kalabancoro n'effectuent pas de contrôle sur les régies de dépenses et de recettes. La CRBC ne tient pas de comptabilité-matières. Elle ne soumet pas des marchés approuvés à la numérotation de la direction régionale des marchés publics et des délégations de service public. Elle emploie un comptable-matières irrégulièrement nommé. Elle ne tient pas des documents administratifs obligatoires. Elle a irrégulièrement délivré des permis d'occuper et des concessions rurales à usage d'habitation après interdiction. Elle ne soumet pas des demandes de renseignement et de prix au contrôle a priori de la direction régionale des marchés publics et des délégations de service public. Elle utilise des commissions de réception de marchés publics irrégulières. Elle ne dispose pas d'un système d'archivage régulier.  C'est pourquoi la mission de vérification a recommandé au receveur-percepteur de Kalabancoro de procéder au moins une fois par an au contrôle et à la vérification sur place et sur pièces des régies d'avances et de recettes.

Le maire de la Commune rurale de Baguinéda-Camp doit procéder au contrôle et à la vérification sur place et sur pièces des régies d'avances et de recettes ; veiller à la tenue de l'ensemble des documents de la comptabilité- matières conformément aux textes en vigueur ; soumettre les marchés à la numérotation de l'autorité habilitée conformément à la réglementation en vigueur ; initier la procédure de nomination du comptable-matières conformément à la réglementation en vigueur ; veiller à la tenue des documents administratifs obligatoires ; se conformer à la réglementation en vigueur en matière de délivrance des titres de propriété foncière ; soumettre au contrôle a priori les demandes de renseignement et de prix à compétition restreinte ; convoquer l'ensemble des membres désignés aux travaux de la commission de réception des marchés publics conformément à la réglementation et mettre en place un système d'archivage conformément à la réglementation en vigueur. Le Secrétaire Général doit tenir l'ensemble des documents administratifs obligatoires et le Comptable-matières doit tenir tous les documents de la comptabilité-matières.

<strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d'un montant total de 16 935 768 F CFA. Elles sont relatives au paiement de marchés publics avant notification ; au non-paiement de la redevance de régulation des marchés publics pour un montant de 715 440 F CFA ; au paiement des marchés dont les droits d'enregistrement n'ont pas été payés pour un montant de 5 061 328 F CFA et au non-reversement de recettes issues de l'établissement des actes de mariage pour un montant de 11 159 000 F CFA. Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au procureur de la République chargé du Pôle national économique et financier et transmis au président de la Section des comptes de la Cour suprême.

<strong> Source BVG </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Commune rurale de Baguineda&#45;Camp :  Un trou de plus de 16 millions F CFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/commune-rurale-de-baguineda-camp-un-trou-de-plus-de-16-millions-f-cfa-3081507.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/commune-rurale-de-baguineda-camp-un-trou-de-plus-de-16-millions-f-cfa-3081507.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 23 Oct 2024 01:50:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les caisses de la Commune rurale de Baguinéda-Camp affichent une perte sèche de plus de 16 millions de F CFA. Il s’agit là d’un rapport du Bureau du Vérificateur général.</em></strong>

&nbsp;

L’opération de vérification financière porte sur la gestion de la Commune rurale de Baguinéda-Camp au titre des exercices 2021, 2022, 2023 et 2024 (30 avril). Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes des organes délibérant et exécutif de la Commune.

Les travaux de vérification ont porté sur le recouvrement des recettes et leur reversement, l’exécution des dépenses, la gouvernance administrative, l’état civil, les affaires domaniales et foncières et la comptabilité-matières. Cette vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

La mission de vérification a constaté que le maire de Baguinéda-Camp et le receveur-percepteur de Kalabancoro n’effectuent pas de contrôle sur les régies de dépenses et de recettes. La Commune de Baguinéda-Camp ne tient pas de comptabilité-matières. Elle ne soumet pas des marchés approuvés à la numérotation de la direction régionale des marchés publics et des délégations de service public.

Elle emploie un comptable-matières irrégulièrement nommé. Elle ne tient pas des documents administratifs obligatoires. Elle a irrégulièrement délivré des permis d’occuper et des concessions rurales à usage d’habitation après interdiction. Elle ne soumet pas des demandes de renseignement et de prix au contrôle a priori de la direction régionale des marchés publics et des délégations de service public. Elle utilise des commissions de réception de marchés publics irrégulières. Elle ne dispose pas d’un système d’archivage régulier.

C’est pourquoi la mission de vérification a recommandé au receveur-percepteur de Kalabancoro de procéder au moins une fois par an au contrôle et à la vérification sur place et sur pièces des régies d’avances et de recettes.

Le maire de la Commune rurale de Baguinéda-Camp doit procéder au contrôle et à la vérification sur place et sur pièces des régies d’avances et de recettes ; veiller à la tenue de l’ensemble des documents de la comptabilité-matières conformément aux textes en vigueur ; soumettre les marchés à la numérotation de l’autorité habilitée conformément à la réglementation en vigueur ; initier la procédure de nomination du comptable-matières conformément à la réglementation en vigueur ; veiller à la tenue des documents administratifs obligatoires ; se conformer à la réglementation en vigueur en matière de délivrance des titres de propriété foncière ; soumettre au contrôle a priori les demandes de renseignement et de prix à compétition restreinte ; convoquer l’ensemble des membres désignés aux travaux de la commission de réception des marchés publics conformément à la réglementation et mettre en place un système d’archivage conformément à la réglementation en vigueur.

Le secrétaire général doit tenir l’ensemble des documents administratifs obligatoires et le comptable-matières doit tenir tous les documents de la comptabilité-matières.

La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 16 935 768 F CFA. Elles sont relatives au paiement de marchés publics avant notification ; au non-paiement de la redevance de régulation des marchés publics pour un montant de 715 440 F CFA ; au paiement des marchés dont les droits d’enregistrement n’ont pas été payés pour un montant de 5 061 328 F CFA et au non-reversement de recettes issues de l’établissement des actes de mariage pour un montant de 11 159 000 F CFA.

Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au procureur de la République chargé du Pôle national économique et financier et transmis au Président de la section des comptes de la Cour suprême.

<strong> </strong>

<strong>Source : Cecom BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification financière de la gestion de la commune rurale de Baguinéda&#45;camp</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-de-la-gestion-de-la-commune-rurale-de-baguineda-camp-3081376.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-de-la-gestion-de-la-commune-rurale-de-baguineda-camp-3081376.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/09/Verificateur.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 21 Oct 2024 07:51:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Des irrégularités financières s’élevant à plus de 16 millions de FCFA</strong>

<strong>La présente vérification financière porte sur la gestion de la Commune Rurale de Baguinéda-Camp (CRBC) au titre des exercices 2021, 2022, 2023 et 2024 (30 avril). Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes des organes délibérant et exécutif de la Commune. Les travaux de vérification ont porté sur le recouvrement des recettes et leur reversement, l’exécution des dépenses, la gouvernance administrative, l’état civil, les affaires domaniales et foncières et la Comptabilité-matières.</strong>

Cette vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

La mission de vérification a constaté que le Maire de la Commune Rurale de Baguinéda-Camp (CRBC) et le Receveur-percepteur de Kalaban-Coro n’effectuent pas de contrôle sur les régies de dépenses et de recettes. La Commune Rurale de Baguinéda-Camp ne tient pas de Comptabilité-matières. Elle ne soumet pas des marchés approuvés à la numérotation de la Direction Régionale des Marchés Publics et des Délégations de Service Public (DGMP-DSP). Elle emploie un Comptable-matières irrégulièrement nommé. Elle ne tient pas des documents administratifs obligatoires. Elle a irrégulièrement délivré des permis d’occuper et des concessions rurales à usage d’habitation après interdiction. Elle ne soumet pas des Demandes de Renseignement et de Prix au contrôle a priori de la Direction Régionale des Marchés Publics et des Délégations de Service Public. Elle utilise des Commissions de réception de marchés publics irrégulières. Elle ne dispose pas d’un système d’archivage régulier.

C’est pourquoi la mission de vérification a recommandé au Receveur-percepteur de Kalaban-Coro de procéder au moins une fois par an au contrôle et à la vérification sur place et sur pièces des régies d’avances et de recettes.

Le Maire de la Commune Rurale de Baguinéda-Camp doit procéder au contrôle et à la vérification sur place et sur pièces des régies d’avances et de recettes; veiller à la tenue de l’ensemble des documents de la Comptabilité-matières conformément aux textes en vigueur; soumettre les marchés à la numérotation de l’autorité habilitée conformément à la réglementation en vigueur; initier la procédure de nomination du Comptable-matières conformément à la réglementation en vigueur; veiller à la tenue des documents administratifs obligatoires; se conformer à la réglementation en vigueur en matière de délivrance des titres de propriété foncière; soumettre au contrôle a priori les Demandes de Renseignement et de Prix à compétition Restreinte; convoquer l’ensemble des membres désignés aux travaux de la Commission de réception des marchés publics conformément à la réglementation et mettre en place un système d’archivage conformément à la réglementation en vigueur.

Le Secrétaire Général doit tenir l’ensemble des documents administratifs obligatoires et le Comptable-matières doit tenir tous les documents de la comptabilité-matières.

<strong>Irrégularités</strong><strong> financiers</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 16 935 768 FCFA. Elles sont relatives au paiement de marchés publics avant notification; au non-paiement de la redevance de régulation des marchés publics pour un montant de 715 440 FCFA; au paiement des marchés dont les droits d’enregistrement n’ont pas été payés pour un montant de 5 061 328 FCFA et au non-reversement de recettes issues de l’établissement des actes de mariage pour un montant de 11 159 000 FCFA.

Les faits relevés dans le Rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la Loi Pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Procureur de la République chargé du Pôle National Économique et Financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême.

<strong>Ibrahim DIALLO/CCOM-BVG</strong>

&nbsp;

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Écoles de santé : Les graves révélations du BVG</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/ecoles-de-sante-les-graves-revelations-du-bvg-3081257.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/ecoles-de-sante-les-graves-revelations-du-bvg-3081257.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/08/Samba-A-Baby-verificateur.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 19 Oct 2024 02:12:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Pour s’assurer de la conformité des procédures de création, d’ouverture et d’installation des établissements de santé privés dans le district de Bamako, le bureau du Vérificateur général (BVG) a mené des enquêtes. La mission a constaté des manquements dans la délivrance des licences d’exploitation et l’ouverture des établissements de santé privés procédures administratives et formulé des recommandations.</em></strong>

La présente vérification de conformité a pour objectif de s’assurer de la conformité desdites procédures, au titre des exercices 2020, 2021, 2022 et 2023. Les travaux de vérification ont porté sur la délivrance des licences d’exploitation et l’ouverture des établissements de santé privés.

Cette vérification a mis en exergue l’implication de plusieurs acteurs, relevé des irrégularités importantes et formulé des recommandations.

Les procédures de création, d’ouverture et d’installation des établissements de santé privés impliquent une diversité d’acteurs incluant les exploitants, la direction régionale de la santé du district de Bamako, le médecin-chef de la commune concernée, les ordres professionnels de santé, la direction générale de la santé et de l’hygiène publique, la direction de la pharmacie et du médicament, le ministre chargé de la Santé, le secrétariat général du gouvernement, l’inspection de la santé et les communes du district de Bamako.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

Les conseils nationaux des Ordres des médecins, des chirurgiens-dentistes et des sage-femmes du Mali n’élaborent pas les projets de licence d’exploitation des établissements de santé privés. Le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens accorde son avis favorable à des postulants à la licence d’exploitation d’officines de pharmacie ne disposant pas du personnel requis.

Le ministère chargé de la Santé n’a pas fixé le nombre d’habitants requis pour la création des établissements médicaux et paramédicaux. Il délivre des licences d’exploitation sans requérir l’avis de la Commission technique de vérification des installations de santé privées. Ledit ministère accuse du retard dans le traitement des dossiers de demande de licence d’exploitation et ne respecte pas la procédure de demande d’exploitation d’établissements médicaux ou paramédicaux. Il accorde des licences d’exploitation sans requérir l’attestation de conformité de l’inspecteur en chef de la santé et les accorde aussi à des établissements de santé privés déjà en activité. Le ministère chargé de la Santé et les ordres professionnels de santé n’ont pas pris des dispositions suffisantes contre l’exercice illégal des professions dans le domaine de la santé. Enfin, le ministère chargé de la Santé ne procède pas au contrôle des prix et des tarifs dans les établissements médicaux et paramédicaux.

La mission de vérification a formulé, en conséquence, les recommandations suivantes.

Le président du Conseil national de l’Ordre des médecins doit élaborer les projets de licence d’exploitation pour les établissements de santé privés relevant de son organisme professionnel conformément à la réglementation en vigueur et lutter contre l’exercice illégal des professions dans le domaine de la santé. Les mêmes recommandations ont été adressées au président du Conseil national de l’Ordre des chirurgiens-dentistes et à celui du Conseil national de l’Ordre des sage-femmes. Le président du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens doit accorder son avis favorable exclusivement pour les demandes de licence d’exploitation d’officine de pharmacie ayant prévu tout le personnel requis.

Le ministre chargé de la Santé doit fixer par arrêté le nombre d’habitants requis pour la création des établissements médicaux et paramédicaux ; requérir l’avis de la commission technique chargée de la vérification des installations de santé privées avant la délivrance de toute licence ; accélérer le processus de traitement des dossiers de demande de licence d’exploitation ; respecter la procédure de demande d’exploitation des établissements médicaux ou paramédicaux ; requérir l’attestation de conformité de l’inspecteur en chef de la Santé avant toute délivrance de licence d’exploitation d’établissement de santé privé ; interdire l’ouverture des établissements de santé privés avant la délivrance de la licence d’exploitation ; procéder à la fermeture de tous les établissements de santé privés où les exploitants n’exercent pas les professions conformément à la réglementation en vigueur et initier des contrôles des prix et des tarifs au niveau des établissements médicaux et paramédicaux.

L’équipe de vérification n’a pas relevé d’irrégularité financière dans les procédures de création, d’ouverture et d’installation des établissements de santé privés. En effet, la réglementation en vigueur ne prévoit aucun paiement dans la procédure de délivrance de la licence d’exploitation et dans le processus d’ouverture de l’établissement de santé privé.

<strong> </strong>

<strong>Source : Cecom BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification de conformité des procédures de création, d&amp;apos;ouverture et d&amp;apos;installation des établissements de santé  prives dans le district de Bamako : D&amp;apos;importantes irrégularités administratives relevées !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-de-conformite-des-procedures-de-creation-douverture-et-dinstallation-des-etablissements-de-sante-prives-dans-le-district-de-bamako-dimportantes-irregularites-administratives-rel-3081173.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-de-conformite-des-procedures-de-creation-douverture-et-dinstallation-des-etablissements-de-sante-prives-dans-le-district-de-bamako-dimportantes-irregularites-administratives-rel-3081173.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/09/BVG-verificateur.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 19 Oct 2024 01:22:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>L'équipe de vérification n'a pas relevé d'irrégularité financière dans les procédures de création, d'ouverture et d'installation des établissements de santé privés. En effet, la réglementation en vigueur ne prévoit aucun paiement dans la procédure de délivrance de la licence d'exploitation et dans le processus d'ouverture de l'établissement de santé privé<em>.</em></strong>

La présente vérification de conformité porte sur les procédures de création, d'ouverture et d'installation des établissements de santé privés dans le district de Bamako. Elle a pour objectif de s'assurer de la conformité desdites procédures, au titre des exercices 2020, 2021, 2022 et 2023. Les travaux de vérification ont porté sur la délivrance des licences d'exploitation et l'ouverture des établissements de santé privés.

Cette vérification a mis en exergue l'implication de plusieurs acteurs, relevé des irrégularités importantes et formulé des recommandations.

<strong>Principaux acteurs impliqués</strong>

Les procédures de création, d'ouverture et d'installation des établissements de santé privés impliquent une diversité d'acteurs incluant les exploitants, la direction régionale de la santé du district de Bamako, le médecin-chef de la Commune concernée, les ordres professionnels de santé, la direction générale de la santé et de l'hygiène publique, la direction de la pharmacie et du médicament, le ministre chargé de la Santé, le secrétariat général du gouvernement, l'Inspection de la santé et les communes du district de Bamako.

<strong>Irrégularités administratives :</strong>

Les conseils nationaux des ordres des médecins, des chirurgiens-dentistes et des sage-femmes du Mali n'élaborent pas les projets de licence d'exploitation des établissements de santé privés. Le Conseil national de l'Ordre des pharmaciens accorde son avis favorable à des postulants à la licence d'exploitation d'officines de pharmacie ne disposant pas du personnel requis.

Le ministère chargé de la Santé n'a pas fixé le nombre d'habitants requis pour la création des établissements médicaux et paramédicaux. Il délivre des licences d'exploitation sans requérir l'avis de la commission technique de vérification des installations de santé privées. Ledit ministère accuse du retard dans le traitement des dossiers de demande de licence d'exploitation et ne respecte pas la procédure de demande d'exploitation d'établissements médicaux ou paramédicaux. Il accorde des licences d'exploitation sans requérir l'attestation de conformité de l'inspecteur en chef de la santé et les accorde aussi à des établissements de santé privés déjà en activité.

Le ministère chargé de la Santé et les ordres professionnels de santé n'ont pas pris des dispositions suffisantes contre l'exercice illégal des professions dans le domaine de la santé. Enfin, le ministère chargé de la Santé ne procède pas au contrôle des prix et des tarifs dans les établissements médicaux et paramédicaux.

<strong>Recommandations :</strong>

La mission de vérification a formulé, en conséquence, les recommandations suivantes. Le président du Conseil national de l'Ordre des médecins doit élaborer les projets de licence d'exploitation pour les établissements de santé privés relevant de son organisme professionnel conformément à la réglementation en vigueur et lutter contre l'exercice illégal des professions dans le domaine de la santé.

Les mêmes recommandations ont été adressées au président du Conseil national de l'Ordre des chirurgiens-dentistes et à celui du Conseil national de l'Ordre des sage-femmes. Le président du Conseil national de l'Ordre des pharmaciens doit accorder son avis favorable exclusivement pour les demandes de licence d'exploitation d'officine de pharmacie ayant prévu tout le personnel requis.

Le ministre chargé de la Santé doit fixer par arrêté le nombre d'habitants requis pour la création des établissements médicaux et paramédicaux ; requérir l'avis de la Commission technique chargée de la vérification des installations de santé privées avant la délivrance de toute licence ; accélérer le processus de traitement des dossiers de demande de licence d'exploitation ; respecter la procédure de demande d'exploitation des établissements médicaux ou paramédicaux ; requérir l'attestation de conformité de l'inspecteur en chef de la Santé avant toute délivrance de licence d'exploitation d'établissement de santé privé ; interdire l'ouverture des établissements de santé privés avant la délivrance de la licence d'exploitation ; procéder à la fermeture de tous les établissements de santé privés où les exploitants n'exercent pas les professions conformément à la réglementation en vigueur et initier des contrôles des prix et des tarifs au niveau des établissements médicaux et paramédicaux.

<strong>Irrégularités financières :</strong>

L'équipe de vérification n'a pas relevé d'irrégularité financière dans les procédures de création, d'ouverture et d'installation des établissements de santé privés. En effet, la réglementation en vigueur ne prévoit aucun paiement dans la procédure de délivrance de la licence d'exploitation et dans le processus d'ouverture de l'établissement de santé privé. <strong>                         Source BVG </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification de suivi des recommandations : Le CHU du Point G a mis en œuvre seulement 17,65% des recommandations du BVG</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-de-suivi-des-recommandations-le-chu-du-point-g-a-mis-en-oeuvre-seulement-1765-des-recommandations-du-bvg-3079829.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-de-suivi-des-recommandations-le-chu-du-point-g-a-mis-en-oeuvre-seulement-1765-des-recommandations-du-bvg-3079829.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/09/BVG-verificateur.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 07 Oct 2024 01:25:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme d’activités, le Bureau du Vérificateur Général (BVG) a conduit une mission de vérification de suivi des recommandations formulées par la vérification financière de la gestion du Centre Hospitalier Universitaire (CHU) POINT G effectuée en 2021. Elle a pour objectif de s’assurer de la mise en œuvre des recommandations formulées lors de la vérification initiale et de la correction des faiblesses constatées. La présente mission de suivi de mise en œuvre des recommandations s’étend du 1<sup>er</sup> janvier 2022 au 30 juin 2024.</strong>

Cette vérification a abouti à des conclusions qui révèlent qu’au regard du taux de mise en œuvre des recommandations, qui est de 17,65%, le niveau de mise en œuvre n’est pas satisfaisant. Sur les 19 recommandations, trois (3) sont entièrement mises en œuvre, deux (2) partiellement mises en œuvre, 12 non mises en œuvre et deux (2) non applicables.

<strong>Recommandations entièrement mises en œuvre</strong>

Il ressort de la vérification que <a name="_TOC_250010"></a>le Directeur Général du CHU du Point G respecte l’imputation budgétaire dans les opérations d’exécution des dépenses. Le Directeur Général du CHU du Point G intègre la Direction Générale des Marchés Publics et des Délégations de Service Public dans les décisions portant création de commissions de réception. Enfin, le Chef du service administratif et financier du CHU du Point G ne respecte pas l’imputation Budgétaire dans les opérations d’exécution des dépenses.
<h4>Recommandations partiellement mises en œuvre</h4>
<a name="_TOC_250007"></a>Le Comptable-matières du CHU du Point G a entamé la codification et l’immatriculation des matériels conformément à la réglementation en vigueur. <a name="_TOC_250017"></a>Il a aussi entamé la tenue des documents de la Comptabilité-matières.
<h4>Recommandations non mises en œuvre</h4>
Le Conseil d’Administration du CHU du Point G ne tient pas des sessions ordinaires réglementaires. Le CHU du Point G ne dispose pas d’un projet d’établissement. Il utilise un manuel de procédures administratives, financières et comptables non validé. La Direction Générale du CHU du Point G n’élabore pas le budget de la pharmacie hospitalière. Elle ne respecte pas la procédure de la Demande de Cotation. La Commission d’ouverture des plis et d’évaluation des offres du CHU du Point G ne respecte pas les procédures de passation de marchés par Demande de Renseignement et de Prix à compétition Restreinte. Le Chef du Service des ressources humaines n’a pas mis à jour des dossiers du personnel. L’Agent Comptable du CHU du Point G ne tient pas des documents de la comptabilité générale. Les Guichetiers du CHU du Point G n’ont pas justifié l’écart entre le « Hospital Management System » ou Système Hospitalier de Management (HMS) et les quittances. Le Régisseur des recettes du CHU du Point G n’a pas justifié l’écart entre le HMS et les quittances. L’Agent Comptable du CHU du Point G ne fait pas un suivi régulier des recettes. Le Régisseur des recettes ne respecte le seuil des disponibilités d’encaisse.
<h4>Recommandation non applicable</h4>
<a name="_TOC_250006"></a>Une recommandation est classée non applicable lorsque les raisons qui lui ont donné lieu n’existent plus ou parce que la question a été remplacée par un nouveau processus ou programme. Pour ces raisons, les recommandations suivantes sont sans objet : la commission de réception du CHU du Point G ne s’assure pas de l’effectivité de la fourniture des repas aux malades indigents avant la signature des procès-verbaux de réception et la Direction Générale du CHU du Point G a admis des patients sans billet d’hospitalisation.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion du centre hospitalier  universitaire du Point&#45;G : Seulement 17,65 % des recommandations du BVG mises en œuvre.</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-du-centre-hospitalier-universitaire-du-point-g-seulement-1765-des-recommandations-du-bvg-mises-en-oeuvre-3079636.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-du-centre-hospitalier-universitaire-du-point-g-seulement-1765-des-recommandations-du-bvg-mises-en-oeuvre-3079636.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/08/Samba-A-Baby-verificateur.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 05 Oct 2024 01:21:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Cette vérification a abouti à des conclusions qui révèlent qu'au regard du taux de mise en œuvre des recommandations, qui est de 17,65 %, le niveau de mise en œuvre n'est pas satisfaisant. Sur les 19 recommandations, trois (3) sont entièrement mises en œuvre, deux (2) partiellement mises en œuvre, 12 non mises en œuvre et deux (2) non applicables.</em></strong>

Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme d'activités, le Bureau du Vérificateur général (BVG) a conduit une mission de vérification de suivi des recommandations formulées par la vérification financière de la gestion du Centre hospitalier universitaire (CHU) Point-G effectuée en 2021. Elle a pour objectif de s'assurer de la mise en œuvre des recommandations formulées lors de la vérification initiale et de la correction des faiblesses constatées. La présente mission de suivi de mise en œuvre des recommandations s'étend du 1er janvier 2022 au 30 juin 2024.

Cette vérification a abouti à des conclusions qui révèlent qu'au regard du taux de mise en œuvre des recommandations, qui est de 17,65 %, le niveau de mise en œuvre n'est pas satisfaisant. Sur les 19 recommandations, trois (3) sont entièrement mises en œuvre, deux (2) partiellement mises en œuvre, 12 non mises en œuvre et deux (2) non applicables.

<strong>Recommandations entièrement mises en œuvre : </strong>

Il ressort de la vérification que le directeur général du CHU du Point G respecte l'imputation budgétaire dans les opérations d'exécution des dépenses. Le directeur général du CHU du Point G intègre la direction générale des marchés publics et des délégations de service public dans les décisions portant création de commissions de réception. Enfin, le chef du service administratif et financier du CHU du Point G ne respecte pas l'imputation budgétaire dans les opérations d'exécution des dépenses.

<strong>Recommandations partiellement mises en œuvre :</strong>

Le comptable-matières du CHU du Point G a entamé la codification et l'immatriculation des matériels conformément à la réglementation en vigueur. Il a aussi entamé la tenue des documents de la comptabilité-matières.

<strong>Recommandations non mises en œuvre :</strong>

Le Conseil d'Administration du CHU du Point G ne tient pas des sessions ordinaires réglementaires. Le CHU du Point G ne dispose pas d'un projet d'établissement. Il utilise un manuel de procédures administratives, financières et comptables non validé. La Direction Générale du CHU du Point G n'élabore pas le budget de la pharmacie hospitalière. Elle ne respecte pas la procédure de la Demande de Cotation. La Commission d'ouverture des plis et d'évaluation des offres du CHU du Point G ne respecte pas les procédures de passation de marchés par Demande de Renseignement et de Prix à compétition Restreinte. Le Chef du Service des ressources humaines n'a pas mis à jour des dossiers du personnel. L'Agent Comptable du CHU du Point G ne tient pas des documents de la comptabilité générale. Les Guichetiers du CHU du Point G n'ont pas justifié l'écart entre le <strong>"Hospital Management System"</strong> ou Système Hospitalier de Management (HMS) et les quittances. Le Régisseur des recettes du CHU du Point G n'a pas justifié l'écart entre le HMS et les quittances. L'Agent Comptable du CHU du Point G ne fait pas un suivi régulier des recettes. Le Régisseur des recettes ne respecte le seuil des disponibilités d'encaisse.

Recommandation non applicable : Une recommandation est classée non applicable lorsque les raisons qui lui ont donné lieu n'existent plus ou parce que la question a été remplacée par un nouveau processus ou programme. Pour ces raisons, les recommandations suivantes sont sans objet : la commission de réception du CHU du Point G ne s'assure pas de l'effectivité de la fourniture des repas aux malades indigents avant la signature des procès-verbaux de réception et la direction générale du CHU du Point G a admis des patients sans billet d'hospitalisation.

<strong>                       Source BVG </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CHU du point G/BVG : Les recommandations aux calendes grecques ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/chu-du-point-g-bvg-les-recommandations-aux-calendes-grecques-3079666.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/chu-du-point-g-bvg-les-recommandations-aux-calendes-grecques-3079666.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/09/BVG-verificateur.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 04 Oct 2024 16:10:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Avec un taux de 17,65 %, le CHU du Point G a mis en œuvre les recommandations du Bureau du Vérificateur général (BVG) formulées en 2021. Un niveau jugé assez bas.</em></strong>

Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme d’activités, le BVG a conduit une mission de vérification de suivi des recommandations formulées par la vérification financière de la gestion du Centre hospitalier universitaire (CHU) Point G effectuée en 2021. Elle a pour objectif de s’assurer de la mise en œuvre des recommandations formulées lors de la vérification initiale et de la correction des faiblesses constatées. La présente mission de suivi de mise en œuvre des recommandations s’étend du 1er janvier 2022 au 30 juin 2024.

Cette vérification a abouti à des conclusions qui révèlent qu’au regard du taux de mise en œuvre des recommandations, qui est de 17,65 %, le niveau de mise en œuvre n’est pas satisfaisant. Sur les 19 recommandations, trois sont entièrement mises en œuvre, deux partiellement mises en œuvre, 12 non mises en œuvre et deux non applicables.

Il ressort de la vérification que le directeur général du CHU du Point G respecte l’imputation budgétaire dans les opérations d’exécution des dépenses. Le directeur général du CHU du Point G intègre la direction générale des marchés publics et des délégations de service public dans les décisions portant création de commissions de réception. Enfin, le Chef du service administratif et financier du CHU du Point G ne respecte pas l’imputation budgétaire dans les opérations d’exécution des dépenses.

Le comptable-matières du CHU du Point G a entamé la codification et l’immatriculation des matériels conformément à la réglementation en vigueur. Il a aussi entamé la tenue des documents de la comptabilité-matières.

Le Conseil d’administration du CHU du Point G ne tient pas des sessions ordinaires réglementaires. Le CHU du Point G ne dispose pas d’un projet d’établissement. Il utilise un manuel de procédures administratives, financières et comptables non validés. La direction générale du CHU du Point G n’élabore pas le budget de la pharmacie hospitalière. Elle ne respecte pas la procédure de la demande de cotation. La commission d’ouverture des plis et d’évaluation des offres du CHU du Point G ne respecte pas les procédures de passation de marchés par demande de renseignement et de prix à compétition restreinte. Le chef du service des ressources humaines n’a pas mis à jour des dossiers du personnel. L’agent comptable du CHU du Point G ne tient pas des documents de la comptabilité générale. Les guichetiers du CHU du Point G n’ont pas justifié l’écart entre le "Hospital Management System" ou Système hospitalier de management (HMS) et les quittances. Le régisseur des recettes du CHU du Point G n’a pas justifié l’écart entre le HMS et les quittances. L’agent comptable du CHU du Point G ne fait pas un suivi régulier des recettes. Le régisseur des recettes ne respecte le seuil des disponibilités d’encaisse.

Une recommandation est classée non applicable lorsque les raisons qui lui ont donné lieu n’existent plus ou parce que la question a été remplacée par un nouveau processus ou programme. Pour ces raisons, les recommandations suivantes sont sans objet : la commission de réception du CHU du Point G ne s’assure pas de l’effectivité de la fourniture des repas aux malades indigents avant la signature des procès-verbaux de réception et la direction générale du CHU du Point G a admis des patients sans billet d’hospitalisation.

<strong><em>Source </em></strong>

<strong>Cecom BVG</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion de la commune  urbaine de Kati :  Des irrégularités  financières de plus de 88 millions F CFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-la-commune-urbaine-de-kati-des-irregularites-financieres-de-plus-de-88-millions-f-cfa-3078766.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-la-commune-urbaine-de-kati-des-irregularites-financieres-de-plus-de-88-millions-f-cfa-3078766.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/08/Samba-A-Baby-verificateur.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 28 Sep 2024 02:54:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La vérification financière du Bureau du Vérificateur général a relevé des irrégularités financières d'un montant total de 88 064 017 F CFA. Elles sont relatives au non-recouvrement des droits de patente et pénalités y afférentes sur des marchés publics exécutés et payés pour un montant de 43 287 584 F CFA ; au non-reversement des redevances de mariage au régisseur de recettes pour un montant de 32 108 100 F CFA ; au non-reversement au régisseur de recettes des loyers des magasins et terrains communaux pour un montant de 12 668 333 F CFA.</em></strong>

La présente vérification financière porte sur la gestion de la Commune urbaine de Kati (CUK) au titre des exercices 2021, 2022 et 2023. Elle a pour objectif de s'assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes des organes délibérant et exécutif de la Commune. Les travaux de vérification ont porté sur la mobilisation des recettes et leur reversement, l'exécution des dépenses, l'état civil, les affaires domaniales et foncières et la comptabilité-matières. Cette vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

La mission de vérification a constaté que le représentant de l'Etat dans le cercle de Kati ne procède pas à l'inspection périodique de la CUK. Le maire de la CUK et le receveur-percepteur de Kati n'effectuent pas de contrôle sur les régies d'avances et de recettes. La CUK n'a pas élaboré les fiches de description de poste. La CUK ne tient pas tous les documents de la comptabilité-matières. Le maire de la CUK a délivré des permis d'occuper issus de lotissements irréguliers. Le régisseur de recettes de la CUK ne respecte pas le plafond d'encaisse et le délai de reversement des recettes encaissées au receveur-percepteur. Les présidents des Comités de gestion scolaire (CGS) et des Associations de santé communautaire (Asaco) ne produisent pas de rapport de l'utilisation des fonds transférés. Des Maires délégués chargés de l'état civil perçoivent les frais d'établissement des actes d'état civil en lieu et place du Régisseur de recettes.  C'est pourquoi la mission de vérification a recommandé au préfet du cercle de Kati de procéder à l'inspection périodique de la CUK et au receveur-percepteur de Kati de procéder, au moins une fois par an, au contrôle des régies d'avances et de recettes. Au maire de la CUK, elle a recommandé de procéder au contrôle et à la vérification des régies d'avances et de recettes ; de veiller à l'élaboration des fiches de description de poste de la Commune ; veiller à la tenue de l'ensemble des documents de la comptabilité-matières ; faire approuver les plans de lotissement avant délivrance de tout titre de propriété ; veiller au respect du plafond d'encaisse et du délai de reversement des recettes encaissées au Receveur-percepteur ; veiller à la production des rapports semestriels et annuels de l'utilisation des fonds transférés par les présidents des CGS et des Asaco et s'assurer de la perception des recettes de la Commune par le régisseur de recettes conformément aux textes en vigueur.Quant au secrétaire général, il doit élaborer les fiches de description de poste de la Commune et veiller à la tenue de l'ensemble des documents de la comptabilité-matières. Le régisseur de recettes doit respecter le délai de reversement des recettes encaissées conformément aux dispositions réglementaires en vigueur et respecter le plafond d'encaisse autorisé par les textes en vigueur. Le comptable-matières doit tenir l'ensemble des documents de la comptabilité -matières. Les présidents des CGS doivent  produire les rapports semestriels et annuels de l'utilisation des fonds Adars tandis que les présidents des Asaco doivent produire les rapports semestriels de gestion de l'utilisation de la subvention de l'Etat destinée au fonctionnement des structures sanitaires.

<strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d'un montant total de 88 064 017 F CFA. Elles sont relatives au non-recouvrement des droits de patente et pénalités y afférentes sur des marchés publics exécutés et payés pour un montant de 43 287 584 F CFA ; au non-reversement des redevances de mariage au régisseur de recettes pour un montant de 32 108 100 F CFA ; au non-reversement au régisseur de recettes des loyers des magasins et terrains communaux pour un montant de 12 668 333 F CFA. Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au procureur de la République chargé du Pôle national économique et financier et transmis au président de la Section des comptes de la Coursuprême et au directeur général des impôts.

<strong>  Source BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>HADJ 2025 :  Le ministre Koné lance les activités</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/hadj-2025-le-ministre-kone-lance-les-activites-2-3078401.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/hadj-2025-le-ministre-kone-lance-les-activites-2-3078401.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/09/BVG-verificateur.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 25 Sep 2024 01:20:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alerte</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La présente vérification financière porte sur la gestion de la Commune Urbaine de Kati (CUK) au titre des exercices 2021, 2022 et 2023. Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes des organes délibérant et exécutif de la Commune. </strong>

Les travaux de vérification ont porté sur la mobilisation des recettes et leur reversement, l’exécution des dépenses, l’état civil, les affaires domaniales et foncières et la comptabilité-matières. Cette vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

La mission de vérification a constaté que le Représentant de l’Etat dans le Cercle de Kati ne procède pas à l’inspection périodique de la CUK. Le Maire de la CUK et le Receveur-percepteur de Kati n’effectuent pas de contrôle sur les régies d’avances et de recettes. La CUK n’a pas élaboré les fiches de description de poste. La CUK ne tient pas tous les documents de la comptabilité-matières. Le Maire de la CUK a délivré des permis d’occuper issus de lotissements irréguliers. Le Régisseur de recettes de la CUK ne respecte pas le plafond d’encaisse et le délai de reversement des recettes encaissées au Receveur-percepteur. Les Présidents des Comités de Gestion Scolaire (CGS) et des Associations de Santé Communautaire (ASACO) ne produisent pas de rapport de l’utilisation des fonds transférés. Des Maires délégués chargés de l’état civil perçoivent les frais d’établissement des actes d’état civil en lieu et place du Régisseur de recettes.

C’est pourquoi la mission de vérification a recommandé au Préfet du Cercle de Kati de procéder à l’inspection périodique de la CUK et au Receveur-percepteur de Kati de procéder, au moins une fois par an, au contrôle des régies d’avances et de recettes.

Au Maire de la CUK, elle a recommandé de procéder au contrôle et à la vérification des régies d’avances et de recettes ; de veiller à l’élaboration des Fiches de description de poste de la Commune ; veiller à la tenue de l’ensemble des documents de la comptabilité-matières ; faire approuver les plans de lotissement avant délivrance de tout titre de propriété ; veiller au respect du plafond d’encaisse et du délai de reversement des recettes encaissées au Receveur-percepteur ; veiller à la production des rapports semestriels et annuels de l’utilisation des fonds transférés par les présidents des CGS et des ASACO et s’assurer de la perception des recettes de la Commune par le Régisseur de recettes conformément aux textes en vigueur.

Quant au Secrétaire Général, il doit élaborer les Fiches de description de poste de la Commune et veiller à la tenue de l’ensemble des documents de la comptabilité-matières. Le Régisseur de recettes doit respecter  le          délai  de      reversement        des    recettes encaissées conformément aux dispositions réglementaires en vigueur et respecter le plafond d’encaisse autorisé par les textes en vigueur. Le Comptable-matières doit tenir l’ensemble des documents de la comptabilité -matières. Les Présidents des CGS doivent      produire les rapports semestriels et annuels de l’utilisation des fonds ADARS tandis que les Présidents des ASACO doivent produire les rapports semestriels de gestion de l’utilisation de la subvention de l’Etat destinée au fonctionnement des structures sanitaires.

<strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 88 064 017 FCFA. Elles sont relatives au non-recouvrement des droits de patente et pénalités y afférentes sur des marchés publics exécutés et payés pour un montant de 43 287 584 FCFA ; au non-reversement des redevances de mariage au Régisseur de recettes pour un montant de 32 108 100 FCFA ; au non-reversement au Régisseur de recettes des loyers des magasins et terrains communaux pour un montant de 12 668 333 FCFA.

Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Procureur de la République chargé du Pôle National Economique et Financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Directeur Général des Impôts.

<strong>Source BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification financière de la gestion de la Commune Urbaine de Ségou :  Des irrégularités financières s’élevant à plus de 35 millions de FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-de-la-gestion-de-la-commune-urbaine-de-segou-des-irregularites-financieres-selevant-a-plus-de-35-millions-de-fcfa-2-3078270.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-de-la-gestion-de-la-commune-urbaine-de-segou-des-irregularites-financieres-selevant-a-plus-de-35-millions-de-fcfa-2-3078270.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/08/Samba-A-Baby-verificateur.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 24 Sep 2024 01:11:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Sursaut</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La présente vérification financière porte sur la gestion de la Commune Urbaine de Ségou (CUSg) au titre des exercices 2021, 2022 et 2023. Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes des organes délibérant et exécutif de la Commune. Les travaux de vérification ont porté sur la mobilisation des recettes et leur reversement, l’exécution des dépenses, l’état civil, les affaires domaniales et foncières et la comptabilité-matières. </em></strong>

Cette vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

La mission de vérification a constaté que le Trésorier-payeur Régional n’effectue pas de contrôle sur les régies d’avances et de recettes. La CUSg tient une comptabilité-matières incomplète. Elle fait présider les commissions de réception par l’ordonnateur- matières au lieu du Comptable-matières. Le Régisseur de recettes de la CUSg ne respecte pas les délais de reversement des recettes à la Trésorerie Régionale de Ségou. Des Maires délégués chargés de l’état civil perçoivent les frais d’établissement des actes d’état civil en lieu et place du Régisseur de recettes. Des organes d’administration et de gestion du Centre de Santé communautaire de Médine ne tiennent pas les sessions statutaires. Des Présidents des Comités de Gestion Scolaire ne produisent pas de rapport de l’utilisation des fonds Appui Direct à l’Amélioration des Rendements Scolaires (ADARS). Les Présidents des Associations de Santé Communautaire (ASACO) ne produisent pas de rapport de l’utilisation des fonds transférés.

C’est pourquoi la mission de vérification a recommandé au Trésorier-payeur Régional de Ségou de procéder, au moins une fois par an, au contrôle des régies d’avances et de recettes et en dresser procès-verbal.

Le Maire de la Commune Urbaine de Ségou doit veiller à la tenue de l’ensemble des documents de la comptabilité- matières conformément aux textes en vigueur ; assurer la présidence des commissions de réception par le Comptable- matières conformément à la réglementation en vigueur ; veiller à la tenue régulière des sessions statutaires des Conseils d’Administration et des Comités de Gestion du Centre de Santé communautaire de Médine ; veiller à la production des rapports d’exécution de l’utilisation des fonds ADARS par l’ensemble des Comités de Gestion Scolaire conformément à la réglementation en vigueur ; veiller à la production de rapports de l’utilisation des fonds transférés par les Présidents des Associations de Santé Communautaire et s’assurer de la perception des recettes de la Commune par le Régisseur de recettes conformément aux textes en vigueur.

Le Régisseur de recettes doit respecter les délais de reversement des recettes encaissées conformément aux dispositions réglementaires en vigueur et percevoir l’ensemble des recettes de la commune conformément aux textes en vigueur.

Le Président de l’ASACO de Médine doit tenir régulièrement les sessions statutaires de son Conseil d’Administration et de son Comité de Gestion conformément à la réglementation en vigueur. Les Présidents des Comités de Gestion Scolaire doivent produire les rapports d’exécution de l’utilisation des fonds ADARS et adresser copie au Maire et au Directeur du CAP conformément à la réglementation en vigueur. Les    Présidents d’ASACO doivent produire les rapports de l’utilisation des fonds transférés conformément à la réglementation en vigueur. Quant au Comptable-matières, il doit tenir l’ensemble des documents de la comptabilité-matières conformément aux textes en vigueur.

<strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 35 477 471 FCFA. Elles sont relatives au non-recouvrement des droits de patente sur des marchés publics pour un montant de 34 842 971 FCFA et à la non-justification du reliquat du stock de vignettes pour un montant de 634 500 FCFA.

Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Procureur de la République chargé du Pôle National Economique et Financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Directeur Général des Impôts.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Commune urbaine de Kati : Hémorragie financière de plus de 88 millions F CFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/commune-urbaine-de-kati-hemorragie-financiere-de-plus-de-88-millions-f-cfa-3078151.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/commune-urbaine-de-kati-hemorragie-financiere-de-plus-de-88-millions-f-cfa-3078151.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/09/BVG-verificateur.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 23 Sep 2024 17:17:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Au cours d’une mission de vérification dans la Commune urbaine de Kati, le Bureau du Vérificateur général a constaté un trou de 88 064 017 F CFA. Des irrégularités financières et administratives qui s’étendent de 2021 à 2023.</em></strong>

La mission de vérification a constaté que le représentant de l’Etat dans le Cercle de Kati ne procède pas à l’inspection périodique de la Commune. Le maire et le receveur-percepteur de Kati n’effectuent pas de contrôle sur les régies d’avances et de recettes. La Commune n’a pas élaboré les fiches de description de poste. Elle ne tient pas tous les documents de la comptabilité-matières. Le maire a délivré des permis d’occuper issus de lotissements irréguliers. Le régisseur de recettes de la Commune ne respecte pas le plafond d’encaisse et le délai de reversement des recettes encaissées au receveur-percepteur. Les présidents des comités de gestion scolaire (CGS) et des Associations de santé communautaire (Asaco) ne produisent pas de rapport de l’utilisation des fonds transférés. Des maires délégués chargés de l’état civil perçoivent les frais d’établissement des actes d’état civil en lieu et place du régisseur de recettes.

C’est pourquoi la mission de vérification a recommandé au préfet du cercle de Kati de procéder à l’inspection périodique de la Commune et au receveur-percepteur de Kati de procéder, au moins une fois par an, au contrôle des régies d’avances et de recettes.

Au maire, elle a recommandé de procéder au contrôle et à la vérification des régies d’avances et de recettes ; de veiller à l’élaboration des fiches de description de poste de la Commune ; veiller à la tenue de l’ensemble des documents de la comptabilité-matières ; faire approuver les plans de lotissement avant délivrance de tout titre de propriété ; veiller au respect du plafond d’encaisse et du délai de reversement des recettes encaissées au Receveur-percepteur ; veiller à la production des rapports semestriels et annuels de l’utilisation des fonds transférés par les présidents des CGS et des Asaco et s’assurer de la perception des recettes de la Commune par le régisseur de recettes conformément aux textes en vigueur.

Quant au Secrétaire général, il doit élaborer les fiches de description de poste de la Commune et veiller à la tenue de l’ensemble des documents de la comptabilité-matières. Le régisseur de recettes doit respecter  le       délai       de   reversement  des recettes encaissées conformément aux dispositions réglementaires en vigueur et respecter le plafond d’encaisse autorisé par les textes en vigueur. Le comptable-matières doit tenir l’ensemble des documents de la comptabilité -matières. Les présidents des CGS doivent      produire les rapports semestriels et annuels de l’utilisation des fonds Adars tandis que les présidents des Asaco doivent produire les rapports semestriels de gestion de l’utilisation de la subvention de l’Etat destinée au fonctionnement des structures sanitaires.

La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 88 064 017 F CFA. Elles sont relatives au non-recouvrement des droits de patente et pénalités y afférentes sur des marchés publics exécutés et payés pour un montant de 43 287 584 F CFA ; au non-reversement des redevances de mariage au régisseur de recettes pour un montant de 32 108 100 F CFA ; au non-reversement au régisseur de recettes des loyers des magasins et terrains communaux pour un montant de 12 668 333 F CFA.

Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au procureur de la République chargé du Pôle national économique et financier et transmis au président de la Section des comptes de la Cour suprême et au directeur général des impôts.

<strong>Source : Cecom BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification financière de la gestion de la Commune Urbaine de Ségou :  Des irrégularités financières s&amp;apos;élevant à plus de 35 millions de FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-de-la-gestion-de-la-commune-urbaine-de-segou-des-irregularites-financieres-selevant-a-plus-de-35-millions-de-fcfa-3077883.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-de-la-gestion-de-la-commune-urbaine-de-segou-des-irregularites-financieres-selevant-a-plus-de-35-millions-de-fcfa-3077883.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/09/BVG-verificateur.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 20 Sep 2024 02:50:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La vérification financière a relevé des irrégularités financières d'un montant total de 35 477 471 FCFA. Elles sont relatives au non-recouvrement des droits de patente sur des marchés publics pour un montant de 34 842 971 FCFA et à la non-justification du reliquat du stock de vignettes pour un montant de 634 500 FCFA.</em></strong>

La présente vérification financière porte sur la gestion de la Commune Urbaine de Ségou (CUSg) au titre des exercices 2021, 2022 et 2023. Elle a pour objectif de s'assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes des organes délibérant et exécutif de la Commune. Les travaux de vérification ont porté sur la mobilisation des recettes et leur reversement, l'exécution des dépenses, l'état civil, les affaires domaniales et foncières et la comptabilité-matières.

Cette vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

La mission de vérification a constaté que le Trésorier-payeur Régional n'effectue pas de contrôle sur les régies d'avances et de recettes. La CUSg tient une comptabilité-matières incomplète. Elle fait présider les commissions de réception par l'ordonnateur- matières au lieu du Comptable-matières. Le Régisseur de recettes de la CUSg ne respecte pas les délais de reversement des recettes à la Trésorerie Régionale de Ségou. Des Maires délégués chargés de l'état civil perçoivent les frais d'établissement des actes d'état civil en lieu et place du Régisseur de recettes. Des organes d'administration et de gestion du Centre de Santé communautaire de Médine ne tiennent pas les sessions statutaires. Des Présidents des Comités de Gestion Scolaire ne produisent pas de rapport de l'utilisation des fonds Appui Direct à l'Amélioration des Rendements Scolaires (ADARS). Les Présidents des Associations de Santé Communautaire (ASACO) ne produisent pas de rapport de l'utilisation des fonds transférés.

C'est pourquoi la mission de vérification a recommandé au Trésorier-payeur Régional de Ségou de procéder, au moins une fois par an, au contrôle des régies d'avances et de recettes et en dresser procès-verbal.

Le Maire de la Commune Urbaine de Ségou doit veiller à la tenue de l'ensemble des documents de la comptabilité- matières conformément aux textes en vigueur ; assurer la présidence des commissions de réception par le Comptable- matières conformément à la réglementation en vigueur ; veiller à la tenue régulière des sessions statutaires des Conseils d'Administration et des Comités de Gestion du Centre de Santé communautaire de Médine ; veiller à la production des rapports d'exécution de l'utilisation des fonds ADARS par l'ensemble des Comités de Gestion Scolaire conformément à la réglementation en vigueur ; veiller à la production de rapports de l'utilisation des fonds transférés par les Présidents des Associations de Santé Communautaire et s'assurer de la perception des recettes de la Commune par le Régisseur de recettes conformément aux textes en vigueur.

Le Régisseur de recettes doit respecter les délais de reversement des recettes encaissées conformément aux dispositions réglementaires en vigueur et percevoir l'ensemble des recettes de la commune conformément aux textes en vigueur.

Le Président de l'ASACO de Médine doit tenir régulièrement les sessions statutaires de son Conseil d'Administration et de son Comité de Gestion conformément à la réglementation en vigueur. Les Présidents des Comités de Gestion Scolaire doivent produire les rapports d'exécution de l'utilisation des fonds ADARS et adresser copie au Maire et au Directeur du CAP conformément à la réglementation en vigueur. Les   Présidents d'ASACO doivent produire les rapports de l'utilisation des fonds transférés conformément à la réglementation en vigueur. Quant au Comptable-matières, il doit tenir l'ensemble des documents de la comptabilité-matières conformément aux textes en vigueur.

<strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d'un montant total de 35 477 471 FCFA. Elles sont relatives au non-recouvrement des droits de patente sur des marchés publics pour un montant de 34 842 971 FCFA et à la non-justification du reliquat du stock de vignettes pour un montant de 634 500 FCFA.

Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Procureur de la République chargé du Pôle National Economique et Financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Directeur Général des Impôts.

<strong>                                 Source BVG </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion de la dfm du ministère de l&amp;apos;Urbanisme, de l&amp;apos;habitat, des domaines, de l&amp;apos;aménagement du territoire et de la population : 137 674 435 F CFA régularisés sur 200 suite aux travaux de vérification</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-la-dfm-du-ministere-de-lurbanisme-de-lhabitat-des-domaines-de-lamenagement-du-territoire-et-de-la-population-137-674-435-f-cfa-regularises-sur-200-suite-aux-travaux-de-verificati-3077258.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-la-dfm-du-ministere-de-lurbanisme-de-lhabitat-des-domaines-de-lamenagement-du-territoire-et-de-la-population-137-674-435-f-cfa-regularises-sur-200-suite-aux-travaux-de-verificati-3077258.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 14 Sep 2024 01:19:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La présente vérification financière a pour objet la gestion de la direction des finances et du matériel (DFM) du ministère l'Urbanisme, de l'Habitat, des Domaines, de l'Aménagement du territoire et de la Population (MUHDATP), au titre des exercices 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023 (1er semestre). Elle a pour objectif de s'assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de dépenses. Les travaux de vérification ont porté sur le contrôle interne, les dépenses de fonctionnement, d'investissement et le suivi de la gestion du patrimoine.</em></strong>

Cette vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

La mission de vérification a constaté que la DFM ne notifie pas aux soumissionnaires non retenus le rejet de leurs offres. Elle n'a pas pu fournir à la mission la preuve de transmission des correspondances adressées auxdits soumissionnaires. La DFM a procédé au lancement d'un marché par la procédure de passation de Demande de renseignement et de prix à compétition restreinte (DRPR) avant d'obtenir l'Avis de non-objection (ANO) requis de la part de la Cellule de passation des marchés publics auprès du MUHDTAP. La DFM a réceptionné un marché de travaux avant de le notifier au titulaire. Le marché n°04835-DGMP/DSP 2021, relatif aux travaux de réhabilitation supplémentaire de la villa numéro 2 de la Cité ministérielle, a été notifié à son titulaire suivant Lettre n°000683/MUHDATP-DFM du 24 novembre 2021 avec un délai d'exécution de 30 jours. La DFM pratique des simulations de mise en concurrence lors de passation des marchés publics. En effet, pour des achats effectués par DRPR et Demande de renseignement et de prix à compétition (DRPO), l'équipe de vérification a relevé que les sociétés sollicitées par la DFM appartiennent à la même personne comme l'attestent les noms sur les cartes d'identification fiscales, les noms sur le Registre du commerce et du crédit mobilier (RCCM) ainsi que les numéros de téléphone sur la page des offres des soumissionnaires. Le comptable-matières n'a pas prêté serment devant la Section des comptes de la Cour suprême, alors qu'il a pris fonction depuis le 7 août 2015.

Il ne codifie pas et n'immatricule pas les matières de la DFM depuis l'exercice 2021. En effet, depuis l'exercice 2021, le comptable-matières n'a pas procédé à la codification et à l'immatriculation des nouvelles acquisitions de matières. La commission d'analyse et d'évaluation des offres a proposé, comme attributaires des marchés, des soumissionnaires dont les offres ne sont pas conformes aux prescriptions du dossier d'appel d'offres (DAO). Elle n'a pas corrigé les erreurs arithmétiques dans les devis des marchés de travaux de construction du bureau des domaines et du cadastre de Kati, attribués suite à l'avis d'appel d'offres ouvert (AOO) n°0015/0686-T-MDAF-DFM du 1er octobre 2020. La commission de réception a établi des procès-verbaux (PV) non conformes à la réception des marchés. En effet, dans le cadre de la réception du marché n°0150/ DRMP-2019 relatif aux consommables informatiques lot 3, d'un montant de 87 803 800 F CFA, la commission de réception a émis les PV n°17, n°18, n°19, n°20 et 21 tous datés du 22 mars 2019. Compte tenu de ces constatations, la mission de vérification a recommandé au directeur des finances et du matériel de notifier aux soumissionnaires non retenus le rejet de leurs offres et exiger la décharge de la correspondance ; requérir l'Avis de non-objection de la Cellule de passation des marchés publics avant le lancement du marché; respecter les procédures de réception conformément aux textes en vigueur ; éviter les simulations de mise en concurrence lors des procédures de passation des marchés publics ; veiller à la prestation de serment du Comptable-matières conformément à la réglementation en vigueur ; procéder à la correction des erreurs de calcul avant le paiement des reliquats des marchés n°4757/DRMP 2020 et n°4756/DRMP 2020. Au comptable- matières de prêter serment conformément à la réglementation en la matière ; codifier et immatriculer les matières conformément à la réglementation en vigueur. Au président de la commission d'analyse et d'évaluation des offres de veiller au respect des procédures d'attribution des marchés, conformément à la réglementation en vigueur ; veiller à la vérification des calculs arithmétiques des offres lors de l'attribution des marchés. Enfin, au Président de la commission de réception de veiller à l'établissement des procès-verbaux de réception des marchés conformément aux textes en vigueur.

<strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d'un montant total de 200 432 576 F CFA. Sur ce montant, 137 674 435 F CFA ont été régularisés à la suite des travaux de vérification. Elles sont relatives à la réception des marchés de travaux non exécutés intégralement pour un montant total de 15 670 000 F CFA ; à la disqualification injustifiée d'un candidat pour un montant de 16 491 816 F CFA ; à l'augmentation irrégulière des montants des offres d'un soumissionnaire et l'attribution  irrégulière  pour  un  montant de 14 691 000 F CFA ; à l'attribution irrégulière des marchés de travaux ; à la non-application des pénalités de retard pour un montant de 4 948 540 F CFA ; aux faux enregistrements de marchés publics pour un montant total de 10 956 785 F CFA et aux faux enregistrements de marchés publics pour un montant total de 10 956 785 F CFA. Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au procureur de la République chargé du Pôle national économique et financier et transmis au président de la Section des comptes de la Cour suprême et au directeur général des impôts. <strong>                                                                         </strong>

<strong>Source BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Évaluation du programme décennal de développement de l&amp;apos;éducation et de la  formation professionnelle &#45; plan d&amp;apos;actions pluriannuel budgetise (2019 à 2022) : Les objectifs du Prodec 2 n&amp;apos;ont pas été atteints</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/evaluation-du-programme-decennal-de-developpement-de-leducation-et-de-la-formation-professionnelle-plan-dactions-pluriannuel-budgetise-2019-a-2022-les-objectifs-du-prodec-2-nont-pas-ete-a-3077257.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/evaluation-du-programme-decennal-de-developpement-de-leducation-et-de-la-formation-professionnelle-plan-dactions-pluriannuel-budgetise-2019-a-2022-les-objectifs-du-prodec-2-nont-pas-ete-a-3077257.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/09/BVG-verificateur.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 14 Sep 2024 01:16:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le Bureau du Vérificateur général (BVG) vient d'évaluer le plan d'actions pluriannuel budgétisé 2019 à 2022 (PAPB 2019-2022) du Programme décennal de développement de l'éducation et de la formation professionnelle (Prodec 2), en identifiant 34 questions d'évaluation dont les réponses devraient contribuer à améliorer la mise en œuvre du Prodec 2.

L'Evaluation de politique publique fait partie des missions assignées au Vérificateur général en vertu de l'article 2 de la loi n°2021-069 du 23 décembre 2021 l'instituant. Elle peut se définir comme une appréciation systématique et objective d'une politique, en cours ou terminée, de sa conception, de sa mise en œuvre et de ses résultats, dans le but de déterminer sa pertinence, son efficacité, son efficience en matière de développement, et son impact.

Le Bureau du Vérificateur général (BVG) vient d'évaluer le plan d'actions pluriannuel budgétisé 2019 à 2022 (PAPB 2019-2022) du Programme décennal de développement de l'éducation et de la formation professionnelle (Prodec 2), en identifiant 34 questions d'évaluation dont les réponses devraient contribuer à améliorer la mise en œuvre du Prodec 2.

L'équipe d'évaluation a retenu six (6) questions en fonction de leur importance et compte tenu des ressources budgétaires disponibles ainsi que du délai imparti pour la réalisation des travaux. Elles sont regroupées en quatre (4) critères d'évaluation : la pertinence, l'efficacité stratégique, l'efficacité opérationnelle et la gouvernance.

Le critère de la pertinence : La matrice de gestion des risques n'avait pas prévu la réalisation simultanée des risques identifiés, une réalité à laquelle le programme a été confronté pendant sa phase de mise en œuvre. C'est pourquoi, la mission recommande au directeur de la Cellule de planification et de statistique (CPS) du secteur de l'Education assurant le secrétariat technique du Prodec 2, de tenir compte de l'hypothèse de survenance simultanée des risques dans la matrice de gestion des risques des autres phases du Prodec 2.

Le critère de l'efficacité stratégique : A travers ce critère, la mission a cherché à savoir si des mesures, devant contribuer à relever le niveau de fréquentation des séries et filières scientifiques par les élèves, sont prévues par le Prodec 2, ainsi que des actions importantes touchant la politique de manuels scolaires et la création d'une cité des sciences. De plus, les mécanismes de reddition de comptes comme les rapports annuels de performance n'ont pas permis d'apprécier la réalité de l'exécution technique et financière du PAPB 2019-2022. Pour pallier ces insuffisances, la mission recommande au ministre de l'Education nationale de réviser la politique nationale de manuels scolaires et du matériel didactique ; de mettre à la disposition des élèves et enseignants des manuels scolaires ; de créer une cité des sciences ; et de réaliser les activités prévues au PAPB au titre de la promotion des filières et des séries scientifiques.

Au directeur de la CPS du secteur de l'Education assurant le secrétariat technique du Prodec 2, de produire des rapports d'activités annuels fiables. Et au président du comité de pilotage du Prodec 2, de s'assurer de la production et de la fiabilité des données contenues dans les Rapports annuels de performance (RAP), de veiller à l'adoption de procédures de planification et de gestion budgétaire, comptable et administrative de la mise en œuvre du Prodec 2.

Le critère de l'efficacité opérationnelle : Pour améliorer le mécanisme de prévention et de gestion des risques et vulnérabilités, le Prodec 2 a prévu l'élaboration et la mise en œuvre d'un plan de contingence. Malgré cette prévision dans le document du Prodec 2, il n'existe pas de plan de contingence pour le système éducatif du Mali.

Pour répondre aux enjeux des écoles coraniques dans un contexte d'insécurité et de chômage des jeunes, le Prodec 2 a retenu parmi les résultats, l'intégration des écoles coraniques dans le système éducatif formel. Le processus d'intégration des écoles coraniques est à l'arrêt depuis plusieurs années, alors que la question constitue un enjeu majeur de sécurité et de lutte contre le chômage des jeunes.

La mission recommande au Premier ministre, chef du gouvernement, de sensibiliser et impliquer les acteurs concernés par la question d'intégration des écoles coraniques dans le système éducatif national ; de trancher la question de rattachement des écoles coraniques ; d'adopter les textes portant création, organisation et fonctionnement de l'agence chargée de la gestion des écoles coraniques ; de suivre le processus d'intégration des écoles coraniques dans le système éducatif national.

Au ministre de l'Administration territoriale et de Décentralisation, d'identifier les écoles coraniques existant au Mali.

Au ministre de l'Education nationale et au ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, d'élaborer un plan de contingence destiné au système éducatif en concertation avec les autres départements et acteurs concernés.

Le critère de la gouvernance : L'appropriation du programme par les acteurs est une bonne pratique conditionnant la réussite de la mise en œuvre des programmes. Il ressort que plusieurs acteurs clés du Prodec 2 ne disposaient ni du document de programme ni de son plan d'actions au passage de l'équipe d'évaluation. De même, l'équipe d'évaluation a eu la confirmation qu'aucun atelier ou séance de travail relativement à l'appropriation du Prodec 2 n'a été réalisé à l'attention du personnel de certaines structures impliquées dans sa mise en œuvre.

Les organes de gouvernance et de suivi de la mise en œuvre du Prodec 2 ne sont pas entièrement fonctionnels. Cela a un impact sur la mise en œuvre du programme dans un contexte de non-appropriation de celui-ci par des acteurs clés.

Pour une gouvernance plus optimale du Prodec 2, la mission recommande au ministre de l'Education nationale de veiller sur la création et le fonctionnement des organes de gouvernance ; et au directeur de la CPS du secteur de l'Education, assurant le secrétariat technique du Prodec 2, d'initier les activités d'appropriation du programme à l'attention des acteurs clés. <strong>Source BVG </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mise en œuvre du PRODEC 2 au Mali : Un échec cuisant !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/mise-en-oeuvre-du-prodec-2-au-mali-un-echec-cuisant-3077136.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/mise-en-oeuvre-du-prodec-2-au-mali-un-echec-cuisant-3077136.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/verificateur-general.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 12 Sep 2024 13:05:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les organes de gouvernance et de suivi de la mise en œuvre du PRODEC 2 (Programme décennal de développement de l’éducation et de la formation professionnelle),  n’exercent pas leurs attributions. Et la non-fonctionnalité de ces organes a freiné la coordination stratégique du programme et a empêché la gestion inclusive des questions éducatives. D’où le lieu pour le Bureau du Vérificateur Général (BVG) de conclure que les objectifs du PRODEC 2 au Mali, pendant les périodes 2019 à 2022, n’ont pas été atteint.</strong>

L’Evaluation de Politique Publique fait partie des missions assignées au Vérificateur Général en vertu de l’article 2 de la Loi n°2021-069 du 23 décembre 2021 l’instituant. Elle peut se définir comme une appréciation systématique et objective d'une politique, en cours ou terminée, de sa conception, de sa mise en œuvre et de ses résultats, dans le but de déterminer sa pertinence, son efficacité, son efficience en matière de développement, et son impact.

Le Bureau du Vérificateur Général (BVG) a évalué le plan d’actions pluriannuel budgétisé 2019 à 2022 (PAPB 2019-2022) du PRODEC 2 (Programme décennal de développement de l’éducation et de la formation professionnelle), en identifiant 34 questions d’évaluation dont les réponses devraient contribuer à améliorer la mise en œuvre du PRODEC 2.

L’équipe d’évaluation du BVG a retenu six (6) questions en fonction de leur importance et compte tenu des ressources budgétaires disponibles ainsi que du délai imparti pour la réalisation des travaux. Elles sont regroupées en quatre (4) critères d’évaluation : la pertinence, l’efficacité stratégique, l’efficacité opérationnelle et la gouvernance.

<strong>Le critère de la pertinence :</strong>

La matrice de gestion des risques n’avait pas prévu la réalisation simultanée des risques identifiés, une réalité à laquelle le programme a été confronté pendant sa phase de mise en œuvre. C’est pourquoi, la mission recommande au Directeur de la Cellule de Planification et de Statistique (CPS) du secteur de l’Education assurant le Secrétariat technique du PRODEC 2, de tenir compte de l’hypothèse de survenance simultanée des risques dans la matrice de gestion des risques des autres phases du PRODEC 2.

<strong>Le critère de l’efficacité stratégique : </strong>

A travers ce critère, la mission a cherché à savoir si des mesures, devant contribuer à relever le niveau de fréquentation des séries et filières scientifiques par les élèves, sont prévues par le PRODEC 2, ainsi que des actions importantes touchant la politique de manuels scolaires et la création d’une cité des sciences. De plus, les mécanismes de reddition de comptes comme les rapports annuels de performance n’ont pas permis d’apprécier la réalité de l’exécution technique et financière du PAPB 2019-2022.

Pour pallier ces insuffisances, la mission recommande au Ministre de l’Education Nationale de réviser la politique nationale de manuels scolaires et du matériel didactique ; de mettre à la disposition des élèves et enseignants des manuels scolaires ; de créer une cité des sciences ; et de réaliser les activités prévues au PAPB au titre de la promotion des filières et des séries scientifiques.

Au Directeur de la CPS du secteur de l’Education assurant le Secrétariat technique du PRODEC 2, de produire des rapports d’activités annuels fiables.

Et au Président du Comité de pilotage du PRODEC 2, de s’assurer de la production et de la fiabilité des données contenues dans les Rapports annuels de performance (RAP), de veiller à l’adoption de procédures de planification et de gestion budgétaire, comptable et administrative de la mise en œuvre du PRODEC 2.

<strong>Le critère de l’efficacité opérationnelle : </strong>

Pour améliorer le mécanisme de prévention et de gestion des risques et vulnérabilités, le PRODEC 2 a prévu l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan de contingence. Malgré cette prévision dans le document du PRODEC 2, il n’existe pas de plan de contingence pour le système éducatif du Mali.

Pour répondre aux enjeux des écoles coraniques dans un contexte d’insécurité et de chômage des jeunes, le PRODEC 2 a retenu parmi les résultats, l’intégration des écoles coraniques dans le système éducatif formel. Le processus d’intégration des écoles coraniques est à l’arrêt depuis plusieurs années, alors que la question constitue un enjeu majeur de sécurité et de lutte contre le chômage des jeunes.

La mission recommande au Premier ministre, Chef du Gouvernement, de sensibiliser et impliquer les acteurs concernés par la question d’intégration des écoles coraniques dans le système éducatif national ; de trancher la question de rattachement des écoles coraniques ; d’adopter les textes portant création, organisation et fonctionnement de l’agence chargée de la gestion des écoles coraniques ; de suivre le processus d’intégration des écoles coraniques dans le système éducatif national.

Au Ministre de l’Administration Territoriale et de Décentralisation, d’identifier les écoles coraniques existant au Mali.

Au Ministre de l’Education Nationale et au Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, d’élaborer un plan de contingence destiné au système éducatif en concertation avec les autres départements et acteurs concernés.

<strong>Le critère de la gouvernance : </strong>

L’appropriation du programme par les acteurs est une bonne pratique conditionnant la réussite de la mise en œuvre des programmes. Il ressort que plusieurs acteurs clés du PRODEC 2 ne disposaient ni du document de programme ni de son plan d’actions au passage de l’équipe d’évaluation. De même, l’équipe d’évaluation a eu la confirmation qu’aucun atelier ou séance de travail relativement à l’appropriation du PRODEC 2 n’a été réalisé à l’attention du personnel de certaines structures impliquées dans sa mise en œuvre.

Les organes de gouvernance et de suivi de la mise en œuvre du PRODEC 2 ne sont pas entièrement fonctionnels. Cela a un impact sur la mise en œuvre du programme dans un contexte de non-appropriation de celui-ci par des acteurs clés.

Pour une gouvernance plus optimale du PRODEC 2, la mission recommande au Ministre de l’Education Nationale de veiller sur la création et le fonctionnement des organes de gouvernance ; et au Directeur de la CPS du secteur de l’Education, assurant le Secrétariat technique du PRODEC 2, d’initier les activités d’appropriation du programme à l’attention des acteurs clés.

<strong>Arouna Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>DFM du Ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population : Plus de 200 millions FCFA carottés dont 137 millions restitués au passage du vérificateur</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/dfm-du-ministere-de-lurbanisme-de-lhabitat-des-domaines-de-lamenagement-du-territoire-et-de-la-population-plus-de-200-millions-fcfa-carottes-dont-137-millions-restitues-3077127.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/dfm-du-ministere-de-lurbanisme-de-lhabitat-des-domaines-de-lamenagement-du-territoire-et-de-la-population-plus-de-200-millions-fcfa-carottes-dont-137-millions-restitues-3077127.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/09/Verificateur.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 12 Sep 2024 12:47:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Réception des marchés de travaux non exécutés intégralement pour un montant total de 15 670 000 FCFA ;  disqualification injustifiée d’un candidat pour un montant de 16 491 816 FCFA ; augmentation irrégulière des montants des offres d’un soumissionnaire et l’attribution irrégulière pour un montant de 14 691 000 FCFA ; attribution irrégulière des marchés de travaux ; non-application des pénalités de retard pour un montant de 4 948 540 FCFA et faux enregistrements de marchés publics pour un montant total de 10 956 785 FCFA. Autant d’irrégularités financières décelées par le Bureau du Vérificateur Général (BVG) dans la gestion de la Direction des Finances et du Matériel (DFM) du Ministère l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population (MUHDATP), au titre des exercices 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023 (1er semestre). </strong>

L’objectif de cette mission est de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de dépenses. Les travaux de vérification ont porté sur le contrôle interne, les dépenses de fonctionnement, d’investissement, et le suivi de la gestion du patrimoine. Du coup, la vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

La mission de vérification a constaté que la DFM ne notifie pas aux soumissionnaires non retenus le rejet de leurs offres. Elle n’a pas pu fournir à la mission la preuve de transmission des correspondances adressées auxdits soumissionnaires.

La DFM a procédé au lancement d’un marché par la procédure de passation de Demande de Renseignement et de Prix à Compétition Restreinte (DRPR) avant d'obtenir l'Avis de non-objection (ANO) requis de la part de la Cellule de Passation des Marchés Publics auprès du MUHDTAP.

La DFM a réceptionné un marché de travaux avant de le notifier au titulaire. Le Marché n°04835-DGMP/DSP 2021, relatif aux travaux de réhabilitation supplémentaire de la villa numéro 2 de la cité ministérielle, a été notifié à son titulaire suivant Lettre n°000683/MUHDATP-DFM du 24 novembre 2021 avec un délai d'exécution de 30 jours.

La DFM pratique des simulations de mise en concurrence lors de passation des marchés publics. En effet, pour des achats effectués par DRPR et Demande de Renseignement et de Prix à Compétition (DRPO), l’équipe de vérification a relevé que les sociétés sollicitées par la DFM appartiennent à la même personne comme l’attestent les noms sur les cartes d’identification fiscales, les noms sur le Registre du Commerce et du Crédit Mobilier (RCCM) ainsi que les numéros de téléphone sur la page des offres des soumissionnaires.

Le Comptable-matières n’a pas prêté serment devant la Section des Comptes de la Cour Suprême, alors qu’il a pris fonction depuis le 7 août 2015.

Il ne codifie pas et n’immatricule pas les matières de la DFM depuis l’exercice 2021. En effet, depuis l’exercice 2021, le Comptable-matières n’a pas procédé à la codification et à l’immatriculation des nouvelles acquisitions de matières.

La Commission d’analyse et d’évaluation des offres a proposé, comme attributaires des marchés, des soumissionnaires dont les offres ne sont pas conformes aux prescriptions du Dossier d’Appel d’Offres (DAO).

Elle n'a pas corrigé les erreurs arithmétiques dans les devis des marchés de travaux de construction du bureau des Domaines et du Cadastre de Kati, attribués suite à l'avis d'Appel d'Offres Ouvert (AOO) n°0015/0686-T-MDAF-DFM du 1er octobre 2020.

La Commission de réception a établi des procès-verbaux (PV) non conformes à la réception des marchés. En effet dans le cadre de la réception du Marché n°0150/ DRMP-2019 relatif aux consommables informatiques Lot 3, d'un montant de 87 803 800 FCFA, la Commission de réception a émis les PV n°17, n°18, n°19, n°20 et 21 tous datés du 22 mars 2019.

Compte tenu de ces constatations, la mission de vérification a recommandé au Directeur des Finances et du Matériel de notifier aux soumissionnaires non retenus le rejet de leurs offres et exiger la décharge de la correspondance ; requérir l'Avis de Non-Objection de la Cellule de Passation des Marchés Publics avant le lancement du marché; respecter les procédures de réception conformément aux textes en vigueur ; éviter les simulations de mise en concurrence lors des procédures de passation des marchés publics ; veiller à la prestation de serment du Comptable-matières conformément à la réglementation en vigueur ; procéder à la correction des erreurs de calcul avant le paiement des reliquats des Marchés n°4757/DRMP 2020 et n°4756/DRMP 2020.

Aussi, le Bureau du vérificateur général a recommandé : au Comptable- matières de prêter serment conformément à la réglementation en la matière ; codifier et immatriculer les matières conformément à la réglementation en vigueur ;

Au Président de la Commission d’analyse et d’évaluation des offres de veiller au respect des procédures d’attribution des marchés, conformément à la réglementation en vigueur ; veiller à la vérification des calculs arithmétiques des offres lors de l’attribution des marchés ;

Enfin, au Président de la commission de réception de veiller à l’établissement des Procès-verbaux de réception des marchés conformément aux textes en vigueur.

<strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 200 432 576 FCFA. Sur ce montant, 137 674 435 FCFA ont été régularisés à la suite des travaux de vérification.

Elles sont relatives à la réception des marchés de travaux non exécutés intégralement pour un montant total de 15 670 000 FCFA ; à la disqualification injustifiée d’un candidat pour un montant de 16 491 816 FCFA ; à l’augmentation irrégulière des montants des offres d’un soumissionnaire et l’attribution  irrégulière  pour  un  montant de 14 691 000 FCFA ; à l’attribution irrégulière des marchés de travaux ; à la non-application des pénalités de retard pour un montant de 4 948 540 FCFA ; aux faux enregistrements de marchés publics pour un montant total de 10 956 785 FCFA et aux faux enregistrements de marchés publics pour un montant total de 10 956 785 FCFA.

Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Procureur de la République chargé du Pôle National Economique et Financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Directeur Général des Impôts.

<strong>Youssouf Konaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>DFM du ministère de l’Urbanisme : Sur plus de 200 millions évaporés, plus de 137 régularisés</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/dfm-du-ministere-de-lurbanisme-sur-plus-de-200-millions-evapores-plus-de-137-regularises-3076952.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/dfm-du-ministere-de-lurbanisme-sur-plus-de-200-millions-evapores-plus-de-137-regularises-3076952.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/08/Samba-A-Baby-verificateur.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 11 Sep 2024 01:19:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La vérification financière par le BVG de la direction administrative et financière (DFM) du ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du territoire et de la Population (MUHDATP) s’est soldée par une saignée de plus de 200 millions de F CFA dont 137 674 435 F CFA ont été régularisés après la mission de vérification du BVG.</em></strong>

&nbsp;

La présente vérification financière de la DFM du ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du territoire et de la Population (MUHDATP) porte sur les exercices 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023 (1er semestre). Les travaux de vérification ont porté sur le contrôle interne, les dépenses de fonctionnement, d’investissement, et le suivi de la gestion du patrimoine. Cette vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

&nbsp;

<strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification a relevé des irrégularités financières d’un montant total de 200 432 576 F CFA. Sur ce montant, 137 674 435 F CFA ont été régularisés à la suite des travaux de vérification.

Elles sont relatives à la réception des marchés de travaux non exécutés intégralement pour un montant total de 15 670 000 F CFA ; à la disqualification injustifiée d’un candidat pour un montant de 16 491 816 F CFA ; à l’augmentation irrégulière des montants des offres d’un soumissionnaire et l’attribution  irrégulière  pour  un  montant de 14 691 000 F CFA ; à l’attribution irrégulière des marchés de travaux ; à la non-application des pénalités de retard pour un montant de 4 948 540 F CFA et aux faux enregistrements de marchés publics pour un montant total de 10 956 785 F CFA.

&nbsp;

<strong>Irrégularités administratives</strong>

La mission de vérification a constaté que la DFM ne notifie pas aux soumissionnaires non retenus le rejet de leurs offres. Elle n’a pas pu fournir à la mission la preuve de transmission des correspondances adressées auxdits soumissionnaires.

La DFM a procédé au lancement d’un marché par la procédure de passation de demande de renseignement et de prix à compétition restreinte (DRPR) avant d'obtenir l'avis de non-objection (ANO) requis de la part de la cellule de passation des marchés publics auprès du MUHDTAP.

La DFM a réceptionné un marché de travaux avant de le notifier au titulaire. Le marché n°04835-DGMP/DSP 2021, relatif aux travaux de réhabilitation supplémentaire de la villa numéro 2 de la cité ministérielle, a été notifié à son titulaire suivant Lettre n°000683/MUHDATP-DFM du 24 novembre 2021 avec un délai d'exécution de 30 jours.

La DFM pratique des simulations de mise en concurrence lors de passation des marchés publics. En effet, pour des achats effectués par DRPR et demande de renseignement et de prix à compétition (DRPO), l’équipe de vérification a relevé que les sociétés sollicitées par la DFM appartiennent à la même personne comme l’attestent les noms sur les cartes d’identification fiscales, les noms sur le registre du commerce et du crédit mobilier (RCCM) ainsi que les numéros de téléphone sur la page des offres des soumissionnaires.

Le comptable-matières n’a pas prêté serment devant la section des comptes de la Cour suprême, alors qu’il a pris fonction depuis le 7 août 2015.

Il ne codifie pas et n’immatricule pas les matières de la DFM depuis l’exercice 2021. En effet, depuis l’exercice 2021, le comptable-matières n’a pas procédé à la codification et à l’immatriculation des nouvelles acquisitions de matières.

La commission d’analyse et d’évaluation des offres a proposé, comme attributaires des marchés, des soumissionnaires dont les offres ne sont pas conformes aux prescriptions du dossier d’appel d’offres (DAO).

Elle n'a pas corrigé les erreurs arithmétiques dans les devis des marchés de travaux de construction du bureau des domaines et du cadastre de Kati, attribués suite à l'avis d'appel d'offres ouvert (AOO) n°0015/0686-T-MDAF-DFM du 1er octobre 2020.

La Commission de réception a établi des procès-verbaux (PV) non conformes à la réception des marchés. En effet dans le cadre de la réception du marché n°0150/ DRMP-2019 relatif aux consommables informatiques lot 3, d'un montant de 87 803 800 F CFA, la commission de réception a émis les PV n°17, n°18, n°19, n°20 et 21 tous datés du 22 mars 2019.

Compte tenu de ces constatations, la mission de vérification a recommandé au directeur des finances et du matériel de notifier aux soumissionnaires non retenus le rejet de leurs offres et exiger la décharge de la correspondance ; requérir l'avis de non-objection de la cellule de passation des marchés publics avant le lancement du marché; respecter les procédures de réception conformément aux textes en vigueur ; éviter les simulations de mise en concurrence lors des procédures de passation des marchés publics ; veiller à la prestation de serment du comptable-matières conformément à la réglementation en vigueur ; procéder à la correction des erreurs de calcul avant le paiement des reliquats des Marchés n°4757/DRMP 2020 et n°4756/DRMP 2020.

Au comptable- matières de prêter serment conformément à la réglementation en la matière ; codifier et immatriculer les matières conformément à la réglementation en vigueur.

Au président de la commission d’analyse et d’évaluation des offres de veiller au respect des procédures d’attribution des marchés, conformément à la réglementation en vigueur ; veiller à la vérification des calculs arithmétiques des offres lors de l’attribution des marchés.

Enfin, au président de la commission de réception de veiller à l’établissement des Procès-verbaux de réception des marchés conformément aux textes en vigueur.

Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au procureur de la République chargé du Pôle national économique et financier et transmis au président de la Section des comptes de la Cour suprême et au directeur général des impôts.

<strong>Source : Cecom BVG</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>PRODEC II : Les objectifs non atteints</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/prodec-ii-les-objectifs-non-atteints-3076954.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/prodec-ii-les-objectifs-non-atteints-3076954.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/09/verificateur-genral.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 11 Sep 2024 01:13:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’évaluation du Programme décennal de développement de l’éducation et de la formation professionnelle-plan d’actions pluriannuel budgétisé 2029-2020 n’a pas donné les résultats escomptés. Selon le Bureau du Vérificateur général, les objectifs n’ont pas été atteints.</em></strong>

Le Bureau du Vérificateur général (BVG) vient d’évaluer le plan d’actions pluriannuel budgétisé 2019 à 2022 (PAPB 2019-2022) du programme décennal de développement de l’éducation et de la formation professionnelle (Prodec 2), en identifiant 34 questions d’évaluation dont les réponses devraient contribuer à améliorer la mise en œuvre du Prodec 2.

L’équipe d’évaluation a retenu 6 questions en fonction de leur importance et compte tenu des ressources budgétaires disponibles ainsi que du délai imparti pour la réalisation des travaux. Elles sont regroupées en 4 critères d’évaluation : la pertinence, l’efficacité stratégique, l’efficacité opérationnelle et la gouvernance.

<strong>Le critère de la pertinence :</strong> La matrice de gestion des risques n’avait pas prévu la réalisation simultanée des risques identifiés, une réalité à laquelle le programme a été confronté pendant sa phase de mise en œuvre. C’est pourquoi, la mission recommande au directeur de la Cellule de planification et de statistique (CPS) du secteur de l’Education assurant le secrétariat technique du Prodec 2, de tenir compte de l’hypothèse de survenance simultanée des risques dans la matrice de gestion des risques des autres phases du Prodec 2.

<strong>Le critère de l’efficacité stratégique :</strong> A travers ce critère, la mission a cherché à savoir si des mesures devant contribuer à relever le niveau de fréquentation des séries et filières scientifiques par les élèves, sont prévues par le Prodec 2, ainsi que des actions importantes touchant la politique de manuels scolaires et la création d’une cité des sciences. De plus, les mécanismes de reddition de comptes comme les rapports annuels de performance n’ont pas permis d’apprécier la réalité de l’exécution technique et financière du PAPB 2019-2022. Pour pallier ces insuffisances, la mission recommande au ministre de l’Education nationale de réviser la politique nationale de manuels scolaires et du matériel didactique ; de mettre à la disposition des élèves et enseignants des manuels scolaires ; de créer une cité des sciences ; et de réaliser les activités prévues au PAPB au titre de la promotion des filières et des séries scientifiques.

Au directeur de la CPS du secteur de l’Education assurant le secrétariat technique du Prodec 2, de produire des rapports d’activités annuels fiables.

Et au président du comité de pilotage du Prodec 2, de s’assurer de la production et de la fiabilité des données contenues dans les rapports annuels de performance (RAP), de veiller à l’adoption de procédures de planification et de gestion budgétaire, comptable et administrative de la mise en œuvre du Prodec 2.

<strong>Le critère de l’efficacité opérationnelle :</strong> Pour améliorer le mécanisme de prévention et de gestion des risques et vulnérabilités, le Prodec 2 a prévu l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan de contingence. Malgré cette prévision dans le document du Prodec 2, il n’existe pas de plan de contingence pour le système éducatif du Mali.

Pour répondre aux enjeux des écoles coraniques dans un contexte d’insécurité et de chômage des jeunes, le Prodec 2 a retenu parmi les résultats, l’intégration des écoles coraniques dans le système éducatif formel. Le processus d’intégration des écoles coraniques est à l’arrêt depuis plusieurs années, alors que la question constitue un enjeu majeur de sécurité et de lutte contre le chômage des jeunes.

La mission recommande au Premier ministre, chef du gouvernement, de sensibiliser et impliquer les acteurs concernés par la question d’intégration des écoles coraniques dans le système éducatif national ; de trancher la question de rattachement des écoles coraniques ; d’adopter les textes portant création, organisation et fonctionnement de l’agence chargée de la gestion des écoles coraniques ; de suivre le processus d’intégration des écoles coraniques dans le système éducatif national.

Au ministre de l’Administration territoriale et de décentralisation, d’identifier les écoles coraniques existant au Mali.

Au ministre de l’Education nationale et au ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, d’élaborer un plan de contingence destiné au système éducatif en concertation avec les autres départements et acteurs concernés.

<strong>Le critère de la gouvernance :</strong> L’appropriation du programme par les acteurs est une bonne pratique conditionnant la réussite de la mise en œuvre des programmes. Il ressort que plusieurs acteurs clés du Prodec 2 ne disposaient ni du document de programme ni de son plan d’actions au passage de l’équipe d’évaluation. De même, l’équipe d’évaluation a eu la confirmation qu’aucun atelier ou séance de travail relativement à l’appropriation du Prodec 2 n’a été réalisé à l’attention du personnel de certaines structures impliquées dans sa mise en œuvre.

Les organes de gouvernance et de suivi de la mise en œuvre du Prodec 2 ne sont pas entièrement fonctionnels. Cela a un impact sur la mise en œuvre du programme dans un contexte de non-appropriation de celui-ci par des acteurs clés.

Pour une gouvernance plus optimale du Prodec 2, la mission recommande au ministre de l’Education nationale de veiller sur la création et le fonctionnement des organes de gouvernance; et au directeur de la CPS du secteur de l’Education, assurant le secrétariat technique du Prodec 2, d’initier les activités d’appropriation du programme à l’attention des acteurs clés.

<strong>Source : Cecom BVG</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Yeah Samaké : Pourquoi le Bureau du Vérificateur général est à supprimer...</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/yeah-samake-pourquoi-le-bureau-du-verificateur-general-est-a-supprimer-3076523.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 06 Sep 2024 01:14:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’ancien candidat à l’élection présidentielle, ex-ambassadeur et Président d’honneur du Parti Pacp, Yeah Samaké, préconise la suppression du Bureau du Vérificateur général au profit de l'Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (Oclei).</em></strong>

«Pour une meilleure gouvernance au Mali, dissolvons les institutions inefficaces et réduisons le train de vie de l’État !». C’est le titre de la Tribune publiée, le 29 août 2024, par l’ancien candidat à l’élection présidentielle, ex-ambassadeur et Président d’honneur du Parti Pacp, Yeah Samaké. Il propose la suppression du Bureau du Vérificateur Général (BVG), du Haut Conseil des Collectivités, et du Conseil Économique, Social et Culturel. En mettant le Bureau du Vérificateur général dans le lot des structures à rayer de la carte, l’ancien maire de la commune rurale de Ouélessebougou donne un coup de pied dans la fourmilière.

Pour lui, «le Bvg et d'autres structures de contrôle ont été mis en place pour renforcer la lutte contre la corruption et promouvoir la transparence dans la gestion des affaires publiques. Cependant, leur impact concret sur la réduction de la corruption reste limité». Il cite l’exemple l’Oclei. « L'Oclei, par exemple, est souvent limité par son manque d'indépendance et de moyens suffisants pour mener à bien ses enquêtes. Alors que le Bvg, bien qu'il publie régulièrement des rapports d'audit, ses recommandations sont rarement suivies d'effets concrets, et les responsables des malversations pointées du doigt ne sont que rarement sanctionnés. L'un et l'autre font des investigations mais l'Oclei fait plus qu'une investigation et ses rapports remis au procureur du Pôle économique et financier, permettent à ce dernier d'ouvrir immédiatement une enquête en envoyant lesdits rapports aux unités d'enquête de la police judiciaire».

De l’avis de Yeah Samaké, «le Bvg peut disparaître au profit de l'Oclei qui pourrait se voir renforcé avec un budget plus conséquent, pour mener à bien sa mission».

Outre la suppression du Haut Conseil des Collectivités, remplacé par le Sénat dans la nouvelle Constitution, et le Conseil Économique, Social et Culturel, il plaide pour la rationalisation des dépenses de l’État avec la suppression des caisses noires et la baisse des avantages et privilèges accordés aux dirigeants alignés sur les réalités économiques du pays.

«La dissolution des institutions et agences inefficaces, couplée à une réduction du train de vie de l’État, est une étape nécessaire pour restaurer la confiance des citoyens dans l'État malien et pour améliorer la fourniture des services publics. Un Mali nouveau, plus fort et plus juste, ne pourra émerger que si nous avons le courage de remettre en question le statu quo et de réformer en profondeur nos structures de gouvernance. C'est à ce prix que nous pourrons construire un avenir meilleur pour tous», a conclu l’ancien candidat à l’élection présidentielle.

<strong> B Siby</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Commune Rurale de Moribabougou :  Un trou de 478 millions de FCFA dans la caisse: le Maire Diarha Diarra et sa bande épinglés</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/commune-rurale-de-moribabougou-un-trou-de-478-millions-de-fcfa-dans-la-caisse-le-maire-diarha-diarra-et-sa-bande-epingles-3074634.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 21 Aug 2024 09:21:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Non-paiement des frais d’édilité pour un montant total de 432 702 000 FCFA ;  en passant par le non-paiement des frais de transfert pour un montant total de 6 750 000 FCFA et le non-reversement des recettes de la taxe municipale pour un montant total de 29 393 600 FCFA. Auxquels s’ajoutent, le non-paiement des droits de patente sur des marchés pour un montant total de 1 016 807 FCFA  et les faux enregistrements de marchés publics pour un montant total de 8 798 434 FCFA…</strong>

<strong>Autant de pratiques mafieuses décelées par le Vérificateur général  dans la gestion de la Commune Rurale de Moribabougou (CRM) pendant les exercices 2020, 2021, 2022 et 2023 et qui sont à l’origine de l’évaporation de 478 millions de francs CFA (478 660 841 F), sans laisser la moindre trace. Du coup, le Maire Diarha Diarra et sa bande risquent gros. Et même très gros. Leurs complices aussi. Accablant !</strong>

La Mairie de la Commune Rurale de Moribabougou, n’a pas fait l’objet d’une Offre Publique d’Achat (OPA) en vue de sa privatisation. Du moins, pas à notre connaissance. Mais tout porte à croire qu’elle a été au service exclusif du Maire Diarha Diarra et sa bande pendant les périodes 2020, 2021, 2022 et 2023.  Par petite touche, ils ont sucé les caisses, érigé le népotisme en mode. L’espoir tant suscités auprès des populations de la Commune de Moribaboiugou a viré au cauchemar.

<strong>Manœuvres dolosives à tous les niveaux</strong>

L’installation du Maire Diarha Diarra, à la tête de la Mairie de Moribabougou a exorcisé la mauvaise gestion des fonds et bien d’autres phénomènes jugés diffus.  En effet, le Bureau du vérificateur a décelé que le Représentant de l’Etat, (M. Issa Diallo, Secrétaire général de la Mairie) dans le Cercle de Kati ne procède pas régulièrement à l’inspection de la CRM. Le Maire et le Receveur-percepteur de Kalabancoro n’effectuent pas de contrôle sur les régies d’avances et de recettes. La Mairie de Moribabougou ne tient pas régulièrement des registres d’actes d’état civil. Elle ne dispose pas de registre pour la transcription des jugements supplétifs d’actes de mariage. Non plus, elle n’a pas pris de décision pour la nomination des agents de déclaration de l’état civil et elle a irrégulièrement nommé un Comptable-matières. Plus grave, la Mairie, ne tient pas tous les documents de la comptabilité-matières et favorise l'empiétement sur des compétences dévolues au Chef du Bureau Spécialisé des Domaines et du Cadastre. Enfin, elle ne respecte pas les modalités de gestion des fonds destinés à l’alimentation des cantines scolaires. En bloc, la gestion de la Mairie de Moribabougou, pendant les exercices 2020, 2021, 2022 et 2023 est comparable à celle d’une épicerie.

A en croire le rapport d’enquête du Vérificateur général, le Maire de la Commune Rurale de Moribabougou, Diarha Diarra, a délivré des Concession rurales  à usage d’habitation (CRH) dont les bénéficiaires n’ont pas payé les frais d’édilité. Ce qui a poussé la mission de vérification a fouillé dans l’arrière-cour  de la Maire.  La suite est connue : les enquêteurs  ont examiné  les registres d’enregistrement des CRH, les cartons des CRH et les quittances relatives au paiement des frais d’édilité. Aussi, ils se sont entretenus avec le Maire Diarha Diarra et ses Adjoints ainsi que l’agent chargé de la documentation et des archives. Avant de procéder à l’inventaire des stocks de CRH.

A l’issue des travaux, l’équipe de vérification a décelé que le Maire Diarha Diarra, a délivré des CRH pour lesquelles les frais d’édilité n’ont pas été payés. En effet, il a, au cours de la période sous revue, attribué 16 740 CRH dont 5 366 bénéficiaires n’ont pas payé les frais d’édilité. Le montant total des frais d’édilité non payés s’élève à plus de 434 millions de nos francs (434 646 000 FCFA). Toutefois, suite à la transmission du rapport provisoire à la Mairie de Moribabougou, 24 bénéficiaires des CRH ont payé les frais d’édilité pour un montant total de 1 944 000 FCFA. Ainsi, le montant de l'irrégularité est de 432 702 000 FCFA.

Plus grave, le Maire Diarha Diarra a ordonné le transfert de permis pour lesquels les frais n’ont pas été payés. Afin de s’assurer du respect des dispositions, l’équipe de vérification a examiné les registres des transferts de permis. Elle a également rapproché le montant des transferts résultant des registres à celui figurant sur les quittances. Elle s’est en outre entretenue avec le Maire, le Régisseur de recettes, Hamidou Koné et les agents chargés des transferts. L’équipe de vérification a constaté que le Maire Diarha Diarra a ordonné le transfert de permis d'occuper pour lesquels les frais n’ont pas été payés. En effet, 197 permis de 2021 ont fait l’objet de transfert dans les registres au prix unitaire de 125 000 FCFA, soit un montant de 24 625 000 FCFA. Le montant total calculé à partir des quittances est de 17 875 000 FCFA, d’où un écart de 6 750 000 FCFA. Et ce n’est pas tout. Loin s’en faut. Même le Maire Diarra n’a pas ordonné (encore) la prise en charge des cotisations sociales relatives à la part patronale au titre de l’AMO (Assurance Maladie Obligatoire).

Pour se rendre à l’évidence des faits, l’équipe de vérification a examiné les pièces justificatives des cotisations sociales et s’est également entretenue avec le Receveur-percepteur de Kalabancoro et les responsables de la Commune Rurale de Moribabougou. Elle a aussi circularisé la Caisse Malienne de Sécurité Sociale (CMSS) et l’Institut National de Prévoyance Sociale (INPS) de Koulikoro.  Du coup, l’équipe de vérification a constaté que le Maire Diarha Diarra n’a pas ordonné la prise en charge des cotisations sociales relatives à la part patronale au titre de l’AMO des fonctionnaires des Collectivités de la Commune Rurale de Moribabougou. En effet, il n’établit pas de mandat et ne fait pas de déclaration pour le paiement de la part patronale des cotisations sociales au titre de l’AMO des fonctionnaires des Collectivités de la CRM. Il en découle que le paiement de cette charge sociale n’était pas effectif à la Direction régionale de la Caisse Malienne de Sécurité Sociale de Koulikoro. Le montant total des cotisations sociales non payées du personnel fonctionnaire au titre de l’AMO s’élève à 6 598 993 FCFA. Toutefois, suite à la remise du rapport provisoire, la CRM a établi le mandat n°306 d’un montant de 6 598 993 FCFA à la date du 9 juillet 2024 pour le paiement de la part patronale de l’AMO des fonctionnaires de la Collectivité.

<strong>Entre magouilles et embrouilles</strong>

L’enquête financière réalisée par le vérificateur sur la gestion de la Mairie de Moribabougou, exhale une odeur de scandale et aurait eu des conséquences pour le développement communautaire de la localité. Cet audit sur les exercices 2020, 2021, 2022 et 2023, énumère pêle-mêle, les dysfonctionnements et les malversations dans la gestion des fonds dédiés à la commune rurale de Moribabougou.

Entre dépassements de budget, évasion des fonds et prestataires douteux, entre autres, tout y a passé ; au point qu’il y a plusieurs  millions de nos francs qui se sont évaporés des caisses de la Mairie, sans laisser la moindre trace.

Pour ce qui est de la période sous revue, l’agent de recouvrement n’a pas reversé au Régisseur de recettes la totalité de la taxe municipale collectée.  Pour s’assurer du respect des dispositions, l’équipe de vérification a examiné le registre de collecte des taxes municipales tenu par l’agent de recouvrement faisant office de caissière. Elle a également rapproché les montants figurant dans le registre à ceux des carnets de quittances. Elle s’est en outre entretenue avec le Chef du service recouvrement, Yacouba Diakité et ses agents et le Régisseur de recettes, Hamidou Koné. La mission de vérification a constaté que l’agent de recouvrement n’a pas reversé la totalité de la taxe municipale à la régie de recettes. En effet, le total des montants collectés selon les registres de collecte de ladite taxe des exercices 2020 à 2023 est de 41 897 600 FCFA et celui des quittances est de 12 504 000 FCFA, soit un écart non reversé de 29 393 600 FCFA.

Pendant ce temps, le Chef du Centre des Impôts de la Commune II du District de Bamako n’a pas recouvré les droits de patente sur des marchés publics. Pour s’assurer du respect des dispositions, l’équipe de vérification a effectué une séance de travail avec le Chef de Centre des impôts de la Commune II du District de Bamako. Elle lui a demandé de lui fournir la situation des patentes recouvrées sur la base d’un certain nombre de marchés entièrement payés par la Mairie de la commune de Moribabougou dont les droits d’enregistrement avaient été payés. Elle s’est également entretenue avec le Régisseur de recettes et de dépenses.

La suite est connue : l’équipe de vérification a constaté que le Chef du Centre des impôts de la Commune II du District de Bamako n’a pas recouvré les droits de patente sur des marchés publics. En effet, il n’a pas recouvré les droits simples ainsi que les pénalités y afférentes. Il s’agit du Marché n°0067/DRMP-DSP- 2022 Koulikoro relatif aux Travaux de Construction et de Rénovation de la clôture du Groupe Scolaire Ancien Village au compte de la Commune Rurale de Moribabougou, Cercle de Kati d’un montant de 19 197 310 FCFA TTC et du Marché n°0068/DRMP-DSP2022 Koulikoro relatif aux Achats de tables-bancs et de Mobilier de bureau au profit de la Commune Rurale de Moribabougou, Cercle de Kati d’un montant de 20 millions FCFA TTC. Le montant total des droits et amendes non recouvrés s’élève à 2 076 129 FCFA. Toutefois, suite à la remise de l’extrait du rapport provisoire au Centre des Impôts de la Commune II, l’entreprise a payé un montant de 1 059 322 FCFA correspondant au montant de droits simples et de pénalité pour le marché n°0068/DRMP-DSP62022 Koulikoro. Le montant restant à payer des droits et pénalités non recouvrés s'élève à 1 016 807 FCFA.

Par ailleurs, des titulaires de marchés publics ont procédé à de faux enregistrements.  Des titulaires de marchés publics ont procédé à de faux enregistrements. En effet, il est ressorti de l’entretien et de la revue documentaire que les cachets d’enregistrement et les signatures figurant sur sept (7) marchés publics sont faux. Le montant cumulé des droits d’enregistrement compromis et des pénalités y afférentes s’élève à 9 625 214 FCFA dont 4 812 607 FCFA de pénalités. Toutefois, suite à la remise de l’extrait du rapport provisoire au Centre des Impôts de la Commune II, un montant de 826 780 FCFA a été payé correspondant au montant des droits d’enregistrement et pénalités d’un des sept marchés en cause. Le montant restant à payer des droits d’enregistrement et pénalités non payés revient à 8 798 434 FCFA.

Autant d’irrégularités financières dans la gestion de la Commune Rurale de Moribabougou et qui ont occasionné l’évaporation de plus de 478 millions de nos francs (478 660 841 FCFA).

D’où une dénonciation de faits du vérificateur général, au Procureur du Pôle National Economique et Financier et au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême ; relativement : au non-paiement des frais d’édilité pour un montant total de 432 702 000 FCFA ; au non-paiement des frais de transfert pour un montant total de 6 750 000 FCFA ; au non-reversement des recettes de la taxe municipale pour un montant total de 29 393 600 FCFA ; au non-paiement des droits de patente sur des marchés pour un montant total de 1 016 807 FCFA  et aux faux enregistrements de marchés publics pour un montant total de 8 798 434 FCFA. D’où la situation inconfortable du Maire Diarha Diarra et son réseau.

<strong>Arouna Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification de suivi des recommandations : L’Office Malien de l’Habitat a mis en œuvre 88% des recommandations du BVG</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-de-suivi-des-recommandations-loffice-malien-de-lhabitat-a-mis-en-oeuvre-88-des-recommandations-du-bvg-3074358.html</link>
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<pubDate>Mon, 19 Aug 2024 07:32:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le cadre de la mise en œuvre de son Programme d’activités, le Bureau du Vérificateur Général (BVG) a conduit une mission de vérification de suivi des recommandations formulées par la vérification financière de la gestion de l’Office Malien de l’Habitat (OMH) effectuée en 2019. Elle a pour objectif de s’assurer de la mise en œuvre des recommandations formulées lors de la vérification initiale et de la correction des faiblesses constatées. La présente mission de suivi de mise en œuvre des recommandations couvre les exercices allant de 2020 à 2024.</strong>

Cette vérification a abouti à des conclusions qui révèlent qu’au regard du taux de mise en œuvre des recommandations, qui est de 88%, le niveau de mise en œuvre est très satisfaisant. Sur les sur dix-sept (17) recommandations formulées à l’issue de la vérification financière de 2019, quatorze (14) sont entièrement mises en œuvre, deux (02) sont partiellement mises en œuvre et une (01) est sans objet.

&nbsp;

<strong>Recommandations entièrement mises en œuvre</strong>

Il ressort de la vérification que <a name="_TOC_250010"></a>le Directeur Général de l’Office Malien de l’Habitat (OMH) a fait immatriculer les véhicules acquis au nom de l’OMH. Il a pris la décision qui fixe le cadre de fonctionnement des comptes budgétaires. Il effectue des achats avec les fournisseurs figurant sur la liste des fournisseurs. Il tient la Comptabilité-matières conformément aux textes en vigueur.

Il a élaboré des plans de formation annuels. Il suit les procédures d’achat par cotation et Demande de Renseignement et de Prix à Compétition Restreinte conformément aux textes en vigueur. Il veille au respect, par les promoteurs immobiliers, des dispositions contractuelles concernant la fourniture des véhicules pour le suivi des travaux de construction des logements.

Le Directeur Général de l’Office Malien de l’Habitat et l’Agent Comptable approvisionnent la régie d’avances conformément à la réglementation en vigueur. Le Directeur Général de l’OMH et l’Agent Comptable respectent les textes en vigueur qui régissent le fonctionnement des régies de recettes et d’avances. Ils payent des frais de formation sur la base des pièces justificatives requises.

Le Directeur Général de l’OMH et le Contrôleur financier respectent le manuel de procédures des dépenses publiques en ce qui concerne l’exécution des prestations de service sans l’engagement au préalable.

Le Régisseur des dépenses justifie les dépenses dans le délai réglementaire. Il exige les factures comportant toutes les mentions obligatoires.

La Direction Générale des Marchés Publics et des Délégations de Service Public (DGMP-DSP) respecte les textes en vigueur concernant le seuil de passation des marchés publics.
<h4>Recommandations partiellement mises en œuvre</h4>
Le Directeur Général de l’Office Malien de l’Habitat (OMH) a fait des efforts pour faire respecter les délais de construction par les promoteurs immobiliers. Il a fait des efforts dans l’utilisation régulière des matériels roulants dans le cadre du suivi des travaux.<a name="_TOC_250007"></a>
<h4>Recommandation non applicable</h4>
<a name="_TOC_250006"></a>Une recommandation est classée non applicable lorsque les raisons qui lui ont donné lieu n’existent plus ou parce que la question a été remplacée par un nouveau processus ou programme. Pour ces raisons, la recommandation suivante est sans objet: le Régisseur des dépenses doit faire certifier les factures par le Comptable-matières.

<strong>Ibrahim DIALLO, CCOM-BVG</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification financière de la gestion de la commune rurale de Moribabougou : Des irrégularités financières s’élevant à plus de 478 millions de FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-de-la-gestion-de-la-commune-rurale-de-moribabougou-des-irregularites-financieres-selevant-a-plus-de-478-millions-de-fcfa-3074356.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 19 Aug 2024 07:26:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La présente vérification financière porte sur la gestion de la Commune Rurale de Moribabougou (CRM) au titre des exercices 2020, 2021, 2022 et 2023. Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses effectuées ainsi que de la conformité des actes des organes délibérant et exécutif de la Commune. Les travaux de vérification ont porté d’une part sur la mobilisation des recettes et leur reversement et l’exécution des dépenses et d’autre part sur la gouvernance administrative, l’État Civil, les affaires domaniales et foncières et la Comptabilité-matières.</strong>

Cette vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

&nbsp;

<strong>Irrégularités administratives</strong>

La mission de vérification a constaté que le Représentant de l’État dans le Cercle de Kati ne procède pas régulièrement à l’inspection de la Commune Rurale de Moribabougou (CRM). Le Maire de la CRM et le Receveur-percepteur de Kalabancoro n’effectuent pas de contrôle sur les régies d’avances et de recettes. La Commune Rurale de Moribabougou ne tient pas régulièrement des registres d’actes d’État Civil. Elle ne dispose pas de registre pour la transcription des jugements supplétifs d’Actes de mariage.

La Commune Rurale de Moribabougou (CRM) n’a pas pris de décision pour la nomination des agents de déclaration de l’État Civil. Elle a irrégulièrement nommé un Comptable-matières. La CRM ne tient pas tous les documents de la Comptabilité-matières. La CRM favorise l'empiétement sur des compétences dévolues au Chef du Bureau Spécialisé des Domaines et du Cadastre. Elle ne respecte pas les modalités de gestion des fonds destinés à l’alimentation des cantines scolaires.

C’est pourquoi la mission de vérification a recommandé au Représentant de l’État de procéder à l’inspection régulière de la Commune Rurale de Moribabougou. Au Receveur Percepteur de Kalaban-Coro, elle a demandé d’effectuer les contrôles et vérifications sur place et sur pièces des régies de la Commune Rurale de Moribabougou.

Le Maire de la Commune Rurale de Moribabougou (CRM) doit effectuer les contrôles et vérifications sur place et sur pièces des régies de la Commune Rurale de Moribabougou; prendre des dispositions pour la transcription des jugements supplétifs des actes de naissance de l’année en cours dans le registre approprié; disposer d’un registre pour les jugements supplétifs d’actes de mariage; procéder à la nomination des agents de déclaration conformément à la réglementation en vigueur; initier la procédure de nomination du Comptable-matières conformément à la réglementation en vigueur; veiller à la tenue des documents de la Comptabilité-matières; respecter les attributions dévolues au Chef du Bureau Spécialisé des Domaines et du Cadastre et respecter les modalités de gestion des fonds destinés aux cantines scolaires.

Quant au Comptable-matières de la Commune Rurale de Moribabougou, il doit tenir régulièrement tous les documents de la Comptabilité-matières conformément à la réglementation en vigueur.

<strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 478 660 841 FCFA. Elles sont relatives au non-paiement des frais d’édilité pour un montant total de 432 702 000 FCFA; au non-paiement des frais de transfert pour un montant total de 6 750 000 FCFA; au non-reversement des recettes de la taxe municipale pour un montant total de 29 393 600 FCFA; au non-paiement des Droits de patente sur des marchés pour un montant total de 1 016 807 FCFA  et aux faux enregistrements de marchés publics pour un montant total de 8 798 434 FCFA.

Les faits relevés dans le Rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la Loi Pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Procureur de la République chargé du Pôle National Économique et Financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Directeur Général des Impôts (DGI).

<strong>Ibrahim DIALLO, CCOM-BVG</strong>

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</item>

<item>
<title>Commune rurale de Moribabougou : Où sont passés les 478 millions F CFA ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/commune-rurale-de-moribabougou-ou-sont-passes-les-478-millions-f-cfa-3074218.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/commune-rurale-de-moribabougou-ou-sont-passes-les-478-millions-f-cfa-3074218.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 17 Aug 2024 10:45:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>En fouillant la gestion de la Commune rurale de Moribabougou, le Vérificateur général a constaté des irrégularités financières de plus de 478 millions F CFA. Elles portent sur les exercices 2020 à 2023.</em></strong>

La présente vérification financière porte sur la gestion de la Commune rurale de Moribabougou (CRM) au titre des exercices 2020, 2021, 2022 et 2023. Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses effectuées ainsi que de la conformité des actes des organes délibérant et exécutif de la Commune. Les travaux de vérification ont porté d’une part sur la mobilisation des recettes et leur reversement et l’exécution des dépenses et d’autre part sur la gouvernance administrative, l’état civil, les affaires domaniales et foncières et la comptabilité-matières.

Cette vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 478 660 841 F CFA. Elles sont relatives au non-paiement des frais d’édilité pour un montant total de 432 702 000 F CFA ; au non-paiement des frais de transfert pour un montant total de 6 750 000 F CFA ; au non-reversement des recettes de la taxe municipale pour un montant total de 29 393 600 F CFA ; au non-paiement des droits de patente sur des marchés pour un montant total de 1 016 807 F CFA et aux faux enregistrements de marchés publics pour un montant total de 8 798 434 F CFA.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

La mission de vérification a constaté que le représentant de l’Etat dans le cercle de Kati ne procède pas régulièrement à l’inspection de la Commune rurale de Moribabougou. Le maire de la Commune et le receveur-percepteur de Kalabancoro n’effectuent pas de contrôle sur les régies d’avances et de recettes. La Commune de Moribabougou ne tient pas régulièrement des registres d’actes d’état civil. Elle ne dispose pas de registre pour la transcription des jugements supplétifs d’actes de mariage. La Commune n’a pas pris de décision pour la nomination des agents de déclaration de l’état civil. Elle a irrégulièrement nommé un comptable-matières. La Commune ne tient pas tous les documents de la comptabilité-matières. Elle favorise l'empiétement sur des compétences dévolues au chef du bureau spécialisé des domaines et du cadastre. Elle ne respecte pas les modalités de gestion des fonds destinés à l’alimentation des cantines scolaires.

C’est pourquoi la mission de vérification a recommandé au représentant de l’Etat de procéder à l’inspection régulière de la Commune rurale de Moribabougou. Au receveur percepteur de Kalabancoro, elle a demandé d’effectuer les contrôles et vérifications sur place et sur pièces des régies de la Commune rurale de Moribabougou.

Le maire de la Commune rurale de Moribabougou doit effectuer les contrôles et vérifications sur place et sur pièces des régies de la Commune rurale de Moribabougou ; prendre des dispositions pour la transcription des jugements supplétifs des actes de naissance de l’année en cours dans le registre approprié ; disposer d’un registre pour les jugements supplétifs d’actes de mariage ; procéder à la nomination des agents de déclaration conformément à la réglementation en vigueur ; initier la procédure de nomination du comptable-matières conformément à la réglementation en vigueur ; veiller à la tenue des documents de la comptabilité-matières ; respecter les attributions dévolues au chef du bureau spécialisé des domaines et du cadastre et respecter les modalités de gestion des fonds destinés aux cantines scolaires.

Quant au comptable-matières de la Commune rurale de Moribabougou, il doit tenir régulièrement tous les documents de la comptabilité-matières conformément à la réglementation en vigueur.

Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Procureur de la République chargé du Pôle national économique et financier et transmis au président de la Section des comptes de la Cour suprême et au directeur général des impôts.

<strong>Source</strong>

<strong>Cecom BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion de la commune rurale de Moribabougou (CRM) au titre des exercices 2020, 2021, 2022 et 2023</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-la-commune-rurale-de-moribabougou-crm-au-titre-des-exercices-2020-2021-2022-et-2023-3074122.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 17 Aug 2024 01:45:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Un trou de plus de 478 millions </strong><strong>de F CFA décelé par le BVG ! </strong>

<strong><em>Cette vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières. La vérification a également relevé des irrégularités financières d'un montant total de 478 660 841 F CFA. Elles sont relatives au non-paiement des frais d'édilité pour un montant total de 432 702 000 F CFA ; au non-paiement des frais de transfert pour un montant total de 6 750 000 F CFA ; au non-reversement des recettes de la taxe municipale pour un montant total de 29 393 600 F CFA ; au non-paiement des droits de patente sur des marchés pour un montant total de 1 016 807 F CFA  et aux faux enregistrements de marchés publics pour un montant total de 8 798 434 F CFA.</em></strong>

La présente vérification financière porte sur la gestion de la Commune rurale de Moribabougou (CRM) au titre des exercices 2020, 2021, 2022 et 2023. Elle a pour objectif de s'assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses effectuées ainsi que de la conformité des actes des organes délibérant et exécutif de la Commune. Les travaux de vérification ont porté d'une part sur la mobilisation des recettes et leur reversement et l'exécution des dépenses et d'autre part sur la gouvernance administrative, l'état civil, les affaires domaniales et foncières et la comptabilité-matières. Cette vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

La mission de vérification a constaté que le représentant de l'Etat dans le cercle de Kati ne procède pas régulièrement à l'inspection de la CRM. Le maire de la CRM et le Receveur-percepteur de Kalabancoro n'effectuent pas de contrôle sur les régies d'avances et de recettes. La CRM ne tient pas régulièrement des registres d'actes d'état civil. Elle ne dispose pas de registre pour la transcription des jugements supplétifs d'actes de mariage.

La CRM n'a pas pris de décision pour la nomination des agents de déclaration de l'état civil. Elle a irrégulièrement nommé un comptable-matières. La CRM ne tient pas tous les documents de la comptabilité-matières. La CRM favorise l'empiétement sur des compétences dévolues au chef du Bureau spécialisé des domaines et du cadastre. Elle ne respecte pas les modalités de gestion des fonds destinés à l'alimentation des cantines scolaires.

C'est pourquoi la mission de vérification a recommandé au représentant de l'Etat de procéder à l'inspection régulière de la Commune rurale de Moribabougou. Au receveur percepteur de Kalabancoro, elle  a demandé d'effectuer les contrôles et vérifications sur place et sur pièces des régies de la Commune Rurale de Moribabougou.

Le maire de la Commune rurale de Moribabougou doit effectuer les contrôles et vérifications sur place et sur pièces des régies de la Commune rurale de Moribabougou ; prendre des dispositions pour la transcription des jugements supplétifs des actes de naissance de l'année en cours dans le registre approprié ; disposer d'un registre pour les jugements supplétifs d'actes de mariage ; procéder à la nomination des agents de déclaration conformément à la réglementation en vigueur ; initier la procédure de nomination du comptable-matières conformément à la réglementation en vigueur ; veiller à la tenue des documents de la comptabilité-matières ; respecter les attributions dévolues au chef du Bureau spécialisé des domaines et du cadastre et respecter les modalités de gestion des fonds destinés aux cantines scolaires.

Quant au comptable-matières de la Commune rurale de Moribabougou, il doit tenir régulièrement tous les documents de la comptabilité-matières conformément à la réglementation en vigueur.

<strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d'un montant total de 478 660 841 F CFA. Elles sont relatives au non-paiement des frais d'édilité pour un montant total de 432 702 000 F CFA ; au non-paiement des frais de transfert pour un montant total de 6 750 000 F CFA ; au non-reversement des recettes de la taxe municipale pour un montant total de 29 393 600 F CFA ; au non-paiement des droits de patente sur des marchés pour un montant total de 1 016 807 F CFA  et aux faux enregistrements de marchés publics pour un montant total de 8 798 434 F CFA.

Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au procureur de la République chargé du Pôle national économique et financier et transmis au président de la Section des comptes de la Cour suprême et au directeur général des impôts.

<strong>Source BVG</strong>

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&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification financière de la gestion de la direction des finances et du matériel du ministère de l’agriculture : Un montant de plus de 2 milliards de Francs CFA d’irrégularités financières décelé</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-de-la-gestion-de-la-direction-des-finances-et-du-materiel-du-ministere-de-lagriculture-un-montant-de-plus-de-2-milliards-de-francs-cfa-dirregularites-financ-3073602.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-de-la-gestion-de-la-direction-des-finances-et-du-materiel-du-ministere-de-lagriculture-un-montant-de-plus-de-2-milliards-de-francs-cfa-dirregularites-financ-3073602.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/08/Samba-A-Baby-verificateur.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 12 Aug 2024 01:03:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La présente vérification financière a pour objet la gestion de la Direction des Finances et du Matériel (DFM) du Ministère de l’Agriculture au titre des exercices 2021 (à partir du 2<sup>ème </sup>trimestre), 2022, et 2023 (30 septembre). Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité de certaines opérations de dépenses. Les travaux de vérification ont porté sur l’exécution des dépenses de fonctionnement et d’investissement, ainsi que les procédures de distribution des équipements et des intrants subventionnés de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche</strong>.

Cette vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

La mission de vérification a constaté que des Commissions de gestion dans les zones encadrées par les Directeurs régionaux de l'Agriculture (DRA) délivrent des autorisations d’achat groupées. Au lieu d’une autorisation d’achat par producteur, lesdites Commissions délivrent en une seule autorisation, des quantités d’engrais destinées à plusieurs producteurs.

Les services techniques du Ministère de l’Agriculture ne s’assurent pas du respect des calendriers de livraison de l’engrais subventionné. L’analyse des attestations de livraison a révélé que plusieurs fournisseurs n’ont pas respecté les délais de livraison fixés.

La Commission de Gestion et de Suivi du Programme pilote de subvention des équipements agricoles a effectué des distributions irrégulières d’équipements. En effet, sur la base de saisines individuelles de postulants, ladite commission a elle-même procédé à la distribution des équipements acquis dans le cadre du programme de subvention, contrairement aux dispositions de la convention qui attribue le rôle de répartition à l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture (APCAM) et aux Chambres Régionales d’Agriculture (CRA).

La Direction des Finances et du Matériel (DFM) a admis une expression de besoin non conforme. Pour la demande d’achat de trois (03) machines de nettoyage de semence initiée par la Direction Nationale du Génie Rural (DNGR) à travers sa Lettre n°0107/DGNR du 3 mai 2023, la DFM n’a pas demandé les éléments permettant d’établir que la commande répond à un besoin comme l’exige la réglementation en vigueur.

En outre, les équipements, objet du marché d’un montant de 394 993 200 FCFA notifié le 19 septembre 2023 pour un délai de soixante (60) jours, n’ont pas été livrés malgré le dépassement du délai contractuel.

La Direction des Finances et du Matériel ne procède pas à la codification et à l’immatriculation des immobilisations. En effet, les équipements agricoles acquis dans le cadre du programme de subvention ne sont pas codifiés et immatriculés avant leurs transferts aux bénéficiaires.

La Direction des Finances et du Matériel du Ministère de l’Agriculture n’utilise pas le compte bancaire pour l’alimentation de la régie d’avances. En effet, dans les lettres de prélèvement adressées au Trésor public, le DFM demande l’émission des chèques au nom du Régisseur au lieu de la Direction des Finances et du Matériel. Le Régisseur opère alors tous les règlements en espèces et ne respecte pas le montant maximum de disponibilités de la Régie d’avances.

Le Régisseur d’avances a dépassé le plafond des dépenses autorisé sur la régie. Il a effectué des dépenses de fonctionnement dont les montants individuels sont supérieurs à 200 000 FCFA, plafond fixé par la réglementation.

Le Régisseur d’avances procède à des décaissements avant justification. En effet, le Régisseur d’avances, au lieu d’exécuter les dépenses, remet des avances aux responsables des services relevant du Département contre des décharges.

Compte tenu de ces constatations, la mission de vérification a recommandé aux Présidents des Commissions de gestion des intrants agricoles de respecter les procédures de délivrance des autorisations d’achats des intrants Agricoles.

Au Directeur des Finances et du Matériel du Ministère de l’Agriculture de s’assurer du respect des calendriers de livraison de l’engrais subventionné; s’assurer de la conformité des expressions de besoins avant la passation des marchés; veiller à la codification et à l’immatriculation des immobilisations; ordonner l’alimentation de la régie d’avances sur le compte bancaire ouvert à cet effet.

Quant au Président de la Commission de Gestion et de Suivi du Programme pilote de subvention des équipements agricoles de respecter les clauses de la Convention de transfert des équipements agricoles relatives aux attributions en matière de répartition desdits équipements.

Et enfin, au Régisseur d’avances de respecter le plafond des dépenses autorisé sur la régie d’avances ; veiller à la justification des dépenses avant tout paiement.

<strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 2 167 453 220 FCFA. Elles sont relatives au faux enregistrement de marchés publics pour un montant total de 30 786 017 FCFA; à la réception sans réserve des marchés non entièrement exécutés pour un montant de 52 605 500 FCFA; à la non-mobilisation de la caution de la garantie de restitution de l’avance de démarrage pour un montant de 118 497 960 FCFA; à l’apposition de visa sur des marchés dont les prix sont supérieurs à ceux indiqués par la mercuriale pour un montant total de 783 749 928 FCFA; à la gratuité accordée sans base légale pour un montant total de 663 075 708 FCFA; à la distribution fictive d’équipements Agricoles pour un montant total de 518 738 107 FCFA.

Les faits relevés dans le Rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la Loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Procureur de la République du Pôle National Économique et Financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Directeur Général des Impôts.

<strong>Ibrahim DIALLO/CCOM-BVG</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Université des lettres et des sciences humaines de Bamako : Mise en œuvre 78,57 % des recommandations du BVG</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/universite-des-lettres-et-des-sciences-humaines-de-bamako-mise-en-oeuvre-7857-des-recommandations-du-bvg-3073368.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/universite-des-lettres-et-des-sciences-humaines-de-bamako-mise-en-oeuvre-7857-des-recommandations-du-bvg-3073368.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Samba-Alhamdou-Baby.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 10 Aug 2024 01:32:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme d'activités, le Bureau du Vérificateur général (BVG) a conduit une mission de vérification de suivi des recommandations formulées par la mission de vérification financière de la gestion de l'Université des lettres et des sciences humaines de Bamako effectuée en 2021.

Elle a pour objectif de s'assurer que les recommandations formulées lors de la vérification initiale ont été mises en œuvre et que les lacunes constatées ont été corrigées. Elle a concerné les exercices 2022, 2023 et 2024 (1er trimestre). Cette vérification a abouti à des conclusions qui révèlent qu'au regard du taux de mise en œuvre des recommandations, qui est de 78,57 %, le niveau de mise en œuvre est satisfaisant.

Sur les 17 recommandations formulées à l'issue de la vérification initiale, 11 sont entièrement mises en œuvre, trois (3) ne sont pas mises en œuvre et trois (3) sont non applicables.

<strong>Recommandations entièrement mises en œuvre : </strong>

Il ressort de la vérification que le recteur de l'Université des Lettres et des Sciences de Bamako veille à la nomination d'un régisseur d'avances. Le régisseur de recettes a payé sa caution. Le recteur veille à l'effectivité des heures supplémentaires des enseignants permanents et non permanents avant de procéder à leur paiement.Les doyens des facultés respectent le plafond d'heures supplémentaires fixé par les conventions de soutien à la formation doctorale. Le chef du service des finances respecte les règles de mise en concurrence des fournisseurs. Il respecte les clauses des marchés. Il a pris en compte les observations de la Cellule de passation des marchés.

Il informe les fournisseurs non retenus du rejet de leur offre. Il a mis toutes les mentions obligatoires sur les marchés avant de les conclure. Les Commissions d'ouverture des plis et d'évaluation des offres veillent au respect des critères de qualification des soumissionnaires. Le Chef du Service des Finances veille au choix des attributaires de marchés sur la base de la liste des fournisseurs.

<strong>Recommandations non mises en œuvre :</strong> La mission de suivi a constaté que le Recteur n'a pas fait valider le manuel de procédures administratives. Le Chef du Service des Finances ne tient pas de comptabilité générale. Il ne procède pas à la codification du matériel.

<strong>Recommandations non applicables</strong>

Une recommandation est classée non applicable lorsque les raisons qui lui ont donné lieu n'existent plus ou parce que la question a été remplacée par un nouveau processus ou programme. Pour ces raisons, les recommandations suivantes sont sans objet : l'établissement des ordres de service avant le démarrage des travaux, le paiement des heures supplémentaires à temps, la soumission des questions à caractère académique au Conseil de l'Université.

<strong>   Source: BVG</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion de la DFM du ministère de l&amp;apos;Agriculture : Plus de 2 milliards F CFA d&amp;apos;irrégularités financières décelés par le BVG</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-la-dfm-du-ministere-de-lagriculture-plus-de-2-milliards-f-cfa-dirregularites-financieres-deceles-par-le-bvg-3073337.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-la-dfm-du-ministere-de-lagriculture-plus-de-2-milliards-f-cfa-dirregularites-financieres-deceles-par-le-bvg-3073337.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/08/Samba-A-Baby-verificateur.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 10 Aug 2024 01:11:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Vérificateur général a relevé des irrégularités financières d'un montant total de 2 167 453 220 F CFA. Elles sont relatives au faux enregistrement de marchés publics pour un montant total de 30 786 017 F CFA ; à la réception sans réserve des marchés non entièrement exécutés pour un montant de 52 605 500 F CFA ; à la non-mobilisation de la caution de la garantie de restitution de l'avance de démarrage pour un montant de 118 497 960 F CFA ; à l'apposition de visa sur des marchés dont les prix sont supérieurs à ceux indiqués par la mercuriale pour un montant total de 783 749 928 F CFA ; à la gratuité accordée sans base légale pour un montant total de 663 075 708 F CFA ; à la distribution fictive d'équipements agricoles pour un montant total de 518 738 107 F CFA. </em></strong>

La présente vérification financière a pour objet la gestion de la direction des finances et du matériel (DFM) du ministère de l'Agriculture au titre des exercices 2021 (à partir du 2e trimestre), 2022, et 2023 (30 septembre). Elle a pour objectif de s'assurer de la régularité et de la sincérité de certaines opérations de dépenses. Les travaux de vérification ont porté sur l'exécution des dépenses de fonctionnement et d'investissement, ainsi que les procédures de distribution des équipements et des intrants subventionnés de l'agriculture, de l'élevage et de la pêche. Cette vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

Irrégularités administratives

La mission de vérification a constaté que des commissions de gestion dans les zones encadrées par les DRA délivrent des autorisations d'achat groupées. Au lieu d'une autorisation d'achat par producteur, lesdites commissions délivrent en une seule autorisation, des quantités d'engrais destinées à plusieurs producteurs.

Les services techniques du ministère de l'Agriculture ne s'assurent pas du respect des calendriers de livraison de l'engrais subventionné. L'analyse des attestations de livraison a révélé que plusieurs fournisseurs n'ont pas respecté les délais de livraison fixés. La Commission de gestion et de suivi du programme pilote de subvention des équipements agricoles a effectué des distributions irrégulières d'équipements. En effet, sur la base de saisines individuelles de postulants, ladite commission a elle-même procédé à la distribution des équipements acquis dans le cadre du programme de subvention, contrairement aux dispositions de la convention qui attribue le rôle de répartition à l'Assemblée permanente des chambres d'agriculture (Apcam) et aux Chambres régionales d'agriculture (CRA). La direction des finances et du matériel a admis une expression de besoin non conforme. Pour la demande d'achat de trois (3) machines de nettoyage de semence initiée par la direction nationale du génie rural (DNGR) à travers sa lettre n°0107/DGNR du 3 mai 2023, la DFM n'a pas demandé les éléments permettant d'établir que la commande répond à un besoin comme l'exige la réglementation en vigueur. En outre, les équipements, objet du marché d'un montant de 394 993 200 FCFA notifié le 19 septembre 2023 pour un délai de 60 jours, n'ont pas été livrés malgré le dépassement du délai contractuel.

La direction des finances et du matériel ne procède pas à la codification et à l'immatriculation des immobilisations. En effet, les équipements agricoles acquis dans le cadre du programme de subvention ne sont pas codifiés et immatriculés avant leurs transferts aux bénéficiaires.

La direction des finances et du matériel du ministère de l'Agriculture n'utilise pas le compte bancaire pour l'alimentation de la régie d'avances. En effet, dans les lettres de prélèvement adressées au Trésor public, le DFM demande l'émission des chèques au nom du régisseur au lieu de la direction des finances et du matériel. Le régisseur opère alors tous les règlements en espèces et ne respecte pas le montant maximum de disponibilités de la Régie d'avances.

Le régisseur d'avances a dépassé le plafond des dépenses autorisé sur la régie. Il a effectué des dépenses de fonctionnement dont les montants individuels sont supérieurs à 200 000 F CFA, plafond fixé par la réglementation. Le régisseur d'avances procède à des décaissements avant justification. En effet, le régisseur d'avances, au lieu d'exécuter les dépenses, remet des avances aux responsables des services relevant du département contre des décharges.Compte tenu de ces constatations, la mission de vérification a recommandé aux présidents des commissions de gestion des intrants agricoles de respecter les procédures de délivrance des autorisations d'achats des intrants agricoles. Au directeur des finances et du matériel du ministère de l'Agriculture de s'assurer du respect des calendriers de livraison de l'engrais subventionné ; s'assurer de la conformité des expressions de besoins avant la passation des marchés ; veiller à la codification et à l'immatriculation des immobilisations ; ordonner l'alimentation de la régie d'avances sur le compte bancaire ouvert à cet effet.

Quant au président de la Commission de gestion et de suivi du programme pilote de subvention des équipements agricoles de respecter les clauses de la convention de transfert des équipements agricoles relatives aux attributions en matière de répartition desdits équipements.Et enfin, au régisseur d'avances de respecter le plafond des dépenses autorisé sur la régie d'avances ; veiller à la justification des dépenses avant tout paiement.

Irrégularités financières

La vérification a également relevé des irrégularités financières d'un montant total de 2 167 453 220 F CFA. Elles sont relatives au faux enregistrement de marchés publics pour un montant total de 30 786 017 F CFA ; à la réception sans réserve des marchés non entièrement exécutés pour un montant de 52 605 500 F CFA ; à la non-mobilisation de la caution de la garantie de restitution de l'avance de démarrage pour un montant de 118 497 960 F CFA ; à l'apposition de visa sur des marchés dont les prix sont supérieurs à ceux indiqués par la mercuriale pour un montant total de 783 749 928 F CFA ; à la gratuité accordée sans base légale pour un montant total de 663 075 708 F CFA ; à la distribution fictive d'équipements Agricoles pour un montant total de 518 738 107 F CFA. Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au procureur de la République du Pôle national économique et financier et transmis au président de la Section des comptes de la Cour suprême et au directeur général des impôts.

<strong>                   Source: BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>DFM du Ministère de l’Agriculture :  Plus de 2 milliards de Francs CFA évaporés !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/dfm-du-ministere-de-lagriculture-plus-de-2-milliards-de-francs-cfa-evapores-3073004.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 07 Aug 2024 10:51:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Faux enregistrement de marchés publics pour un montant total de 30 786 017 FCFA ; réception sans réserve des marchés non entièrement exécutés pour un montant de 52 605 500 FCFA ; non-mobilisation de la caution de la garantie de restitution de l’avance de démarrage pour un montant de 118 497 960 FCFA ; et apposition de visa sur des marchés dont les prix sont supérieurs à ceux indiqués par la mercuriale pour un montant total de 783 749 928 FCFA ; en passant par la gratuité accordée sans base légale pour un montant total de 663 075 708 FCFA et à la distribution fictive d’équipements agricoles pour un montant total de 518 738 107 FCFA . Autant de pratiques frauduleuses décelées par le vérificateurs général dans la gestion de la Direction des Finances et du Matériel (DFM) du Ministère de l’Agriculture et qui ont occasionné une perte sèche de plus de 2 milliards FCFA (2 167 453 220F) pour l’Etat malien, </strong> <strong>pendant les exercices 2021 (à partir du 2e trimestre), 2022, et 2023 (30 septembre).</strong>

Décidemment, la DFM du Ministère de l’Agriculture est mal barrée. Les irrégularités financières engendrées au niveau de ce service dépassent l’entendement. D’où des contre-performances. A tous les niveaux. Ou presque.

En clair, la DFM du Ministère de l’Agriculture dans son histoire n’a jamais connu une telle hémorragie financière. Pire, elle n’a jamais été confiée à une personnalité, aussi controversée que le DFM, Mohamed M. Traoré. Pendant  2 ans, les caisses ont coulé. Comme le fleuve Niger dans son lit. Et les irrégularités financières n’ont pas été comptabilisées en centaine de millions mais en milliard de FCFA : 2,167 milliards de nos francs.

La DFM du Ministère de l’Agriculture n’a pas seulement perdu de sa superbe. Elle a été vidée de son âme, vendue au diable. Et jusqu’aujourd’hui, ses responsables n’affichent qu’une image de ruine et de désolation. Et pour cause : jamais, la mauvaise gouvernance au sein de ce service n’a atteint un tel degré.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

La vérification financière de la gestion  des exercices 2021 (à partir du 2e trimestre), 2022, et 2023 (30 septembre) de la DFM du Ministère de l’Agriculture a permis de déceler que des commissions de gestion dans les zones encadrées par les DRA (Direction régionale de l’agriculture) délivrent des autorisations d’achat groupées. Au lieu d’une autorisation d’achat par producteur, lesdites commissions délivrent en une seule autorisation, des quantités d’engrais destinées à plusieurs producteurs. Pire, les services techniques du Ministère de l’Agriculture ne s’assurent pas du respect des calendriers de livraison de l’engrais subventionné. L’analyse des attestations de livraison a révélé que plusieurs fournisseurs n’ont pas respecté les délais de livraison fixés.

La Commission de Gestion et de Suivi du programme pilote de subvention des équipements agricoles a effectué des distributions irrégulières d’équipements. En effet, sur la base de saisines individuelles de postulants, ladite commission a elle-même procédé à la distribution des équipements acquis dans le cadre du programme de subvention, contrairement aux dispositions de la convention qui attribue le rôle de répartition à l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture (APCAM) et aux Chambres Régionales d’Agriculture (CRA).

La Direction des Finances et du Matériel a admis une expression de besoin non conforme. Pour la demande d’achat de trois (3) machines de nettoyage de semence initiée par la Direction Nationale du Génie Rural (DNGR) à travers sa Lettre n°0107/DGNR du 3 mai 2023, la DFM n’a pas demandé les éléments permettant d’établir que la commande répond à un besoin comme l’exige la réglementation en vigueur. En outre, les équipements, objet du marché d’un montant de 394 993 200 FCFA notifié le 19 septembre 2023 pour un délai de 60 jours, n’ont pas été livrés malgré le dépassement du délai contractuel. Et ce n’est pas tout. Loin s’en faut.

Même la DFM du ministère de l’Agriculture ne procède pas à la codification et à l’immatriculation des immobilisations. En effet, les équipements agricoles acquis dans le cadre du programme de subvention ne sont pas codifiés et immatriculés avant leurs transferts aux bénéficiaires.

La gestion  de la Direction des Finances et du Matériel du Ministère de l’Agriculture est comparable à celle d’une épicerie. Elle n’utilise pas le compte bancaire pour l’alimentation de la régie d’avances. En effet, dans les lettres de prélèvement adressées au Trésor public, le DFM demande l’émission des chèques au nom du Régisseur au lieu de la Direction des Finances et du Matériel. Le Régisseur opère alors tous les règlements en espèces et ne respecte pas le montant maximum de disponibilités de la Régie d’avances.

Le Régisseur d’avances, Ibrahima Aliou Touré, a dépassé le plafond des dépenses autorisé sur la régie. Il a effectué des dépenses de fonctionnement dont les montants individuels sont supérieurs à 200 000 FCFA, plafond fixé par la réglementation.

Le Régisseur d’avances procède à des décaissements avant justification. En effet, le Régisseur d’avances, au lieu d’exécuter les dépenses, remet des avances aux responsables des services relevant du Département contre des décharges.

<strong>Irrégularités financières</strong>

D’un montant total de 2 167 453 220 FCFA, les irrégularités financières de la DFM du département de l’Agriculture sont relatives au faux enregistrement de marchés publics par  des titulaires de marchés pour un montant total de 30 786 017 FCFA ; à la réception sans réserve des marchés non entièrement exécutés par la commission pour un montant de 52 605 500 FCFA ; à la non-mobilisation par le Directeur des finances et du matériel de la caution de la garantie de restitution de l’avance de démarrage pour un montant de 118 497 960 FCFA ; à l’apposition de visa par le Délégué du Contrôle Financier sur des marchés dont les prix sont supérieurs à ceux indiqués par la mercuriale pour un montant total de 783 749 928 FCFA ; à la gratuité accordée sans base légale pour un montant total de 663 075 708 FCFA ; à la distribution fictive d’équipements Agricoles pour un montant total de 518 738 107 FCFA.

Bref, la DFM du Ministère de l’Agriculture a été sacrifiée sur l’autel d’intérêts égoïstes. Autrement dit, la caisse de la structure a subi une saignée financière de plus de 2 milliards de francs CFA.

En réalité, cette mauvaise gestion est le fruit d’un système bien huilé, mis en place par le « prince » de la DFM du Ministère de l’Agriculture.

Selon ce système, le responsable de la structure veille aux « <em>bons soins </em>» de ses pots et de sa propre personne: enveloppes de fin du mois, marché de gré à gré, bon de carburant à gogo, voyages à l’étranger et autres cadeaux en nature. Du moins, s’il veut éviter les « <em>ennuis</em> ».

En revanche, les faits relevés dans le rapport du vérificateur général et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Procureur de la République du Pôle National Economique et Financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême. Depuis, les responsables de la DFM du Ministère de l’Agriculture ne dorment plus que d’un œil.

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Université des lettres et des sciences humaines de Bamako : Les recommandations du BVG</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/universite-des-lettres-et-des-sciences-humaines-de-bamako-les-recommandations-du-bvg-3072944.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 07 Aug 2024 01:45:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Lors de ses missions de vérification financières, le BVG fait des recommandations à la structure vérifiée. Pour le cas de l’Université des lettres et des sciences humaines de Bamako, (ULSHB), ces recommandations ont été mises en œuvre à 78,57 %. Un niveau jugé satisfaisant.</em></strong>

Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme d’activités, le Bureau du Vérificateur général (BVG) a conduit une mission de vérification de suivi des recommandations formulées par la mission de vérification financière de la gestion de l’Université des lettres et des sciences humaines de Bamako effectuée en 2021. Elle a pour objectif de s’assurer que les recommandations formulées lors de la vérification initiale ont été mises en œuvre et que les lacunes constatées ont été corrigées. Elle a concerné les exercices 2022, 2023 et 2024 (1er trimestre).

Cette vérification a abouti à des conclusions qui révèlent qu’au regard du taux de mise en œuvre des recommandations, qui est de 78.57 %, le niveau de mise en œuvre est satisfaisant.

Sur les 17 recommandations formulées à l’issue de la vérification initiale, 11 sont entièrement mises en œuvre, 3 ne sont pas mises en œuvre et 3 sont non applicables.

<strong>Recommandations entièrement mises en œuvre</strong>

Il ressort de la vérification que le recteur de l’Université des lettres et des sciences humaines de Bamako veille à la nomination d’un régisseur d’avances. Le régisseur de recettes a payé sa caution. Le Recteur veille à l’effectivité des heures supplémentaires des enseignants permanents et non permanents avant de procéder à leur paiement. Les doyens des facultés respectent le plafond d’heures supplémentaires fixé par les conventions de soutien à la formation doctorale.

Le chef du service des finances respecte les règles de mise en concurrence des fournisseurs. Il respecte les clauses des marchés. Il a pris en compte les observations de la cellule de passation des marchés. Il informe les fournisseurs non retenus du rejet de leur offre. Il a mis toutes les mentions obligatoires sur les marchés avant de les conclure. Les Commissions d’ouverture des plis et d’évaluation des offres veillent au respect des critères de qualification des soumissionnaires. Le chef du service des finances veille au choix des attributaires de marchés sur la base de la liste des fournisseurs.

<strong>Source : BVG</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Agriculture : Une béance de 2 milliards CFA !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/agriculture-une-beance-de-2-milliards-cfa-3072941.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 07 Aug 2024 01:21:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Au cours de sa vérification financière à la direction des finances et du matériel (DFM) du ministère de l’Agriculture, une mission du BVG a décelé un trou de plus de 2 milliards F CFA. Ces irrégularités financières concernent les exercices 2021, 2022 et 2023.</em></strong>

La vérification a relevé des irrégularités financières d’un montant total de 2 167 453 220 F CFA. Elles sont relatives au faux enregistrement de marchés publics pour un montant total de 30 786 017 F CFA ; à la réception sans réserve de marchés non entièrement exécutés pour un montant de 52 605 500 F CFA ; à la non-mobilisation de la caution de la garantie de restitution de l’avance de démarrage pour un montant de 118 497 960 F CFA ; à l’apposition de visa sur des marchés dont les prix sont supérieurs à ceux indiqués par la mercuriale pour un montant total de 783 749 928 F CFA ; à la gratuité accordée sans base légale pour un montant total de 663 075 708 F CFA ; à la distribution fictive d’équipements agricoles pour un montant total de 518 738 107 F CFA.

La mission de vérification a constaté que des commissions de gestion dans les zones encadrées par les DRA délivrent des autorisations d’achat groupées. Au lieu d’une autorisation d’achat par producteur, lesdites commissions délivrent en une seule autorisation, des quantités d’engrais destinées à plusieurs producteurs.

Les services techniques du ministère de l’Agriculture ne s’assurent pas du respect des calendriers de livraison de l’engrais subventionné. L’analyse des attestations de livraison a révélé que plusieurs fournisseurs n’ont pas respecté les délais de livraison fixés.

La commission de gestion et de suivi du programme pilote de subvention des équipements agricoles a effectué des distributions irrégulières d’équipements. En effet, sur la base de saisines individuelles de postulants, ladite commission a elle-même procédé à la distribution des équipements acquis dans le cadre du programme de subvention, contrairement aux dispositions de la convention qui attribue le rôle de répartition à l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture (Apcam) et aux Chambres régionales d’agriculture (CRA).

La direction des finances et du matériel a admis une expression de besoin non conforme. Pour la demande d’achat de 3 machines de nettoyage de semence initiée par la direction nationale du génie rural (DNGR) à travers sa lettre n°0107/DGNR du 3 mai 2023, la DFM n’a pas demandé les éléments permettant d’établir que la commande répond à un besoin comme l’exige la réglementation en vigueur. En outre, les équipements, objet du marché d’un montant de 394 993 200 F CFA notifié le 19 septembre 2023 pour un délai de 60 jours, n’ont pas été livrés malgré le dépassement du délai contractuel.

La DFM ne procède pas à la codification et à l’immatriculation des immobilisations. En effet, les équipements agricoles acquis dans le cadre du programme de subvention ne sont pas codifiés et immatriculés avant leurs transferts aux bénéficiaires.

La DFM du ministère de l’Agriculture n’utilise pas le compte bancaire pour l’alimentation de la régie d’avances. En effet, dans les lettres de prélèvement adressées au Trésor public, le DFM demande l’émission des chèques au nom du régisseur au lieu de la direction des finances et du matériel. Le régisseur opère alors tous les règlements en espèces et ne respecte pas le montant maximum de disponibilités de la régie d’avances.

Le régisseur d’avances a dépassé le plafond des dépenses autorisées sur la régie. Il a effectué des dépenses de fonctionnement dont les montants individuels sont supérieurs à 200 000 F CFA, plafond fixé par la réglementation.

Le régisseur d’avances procède à des décaissements avant justification. En effet, le régisseur d’avances, au lieu d’exécuter les dépenses, remet des avances aux responsables des services relevant du département contre des décharges.

<strong>Source : BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>vérification financière de la gestion de la société énergie du mali (EDM&#45;SA) : Des irrégularités financières s’élevant à plus de 92 milliards de FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-de-la-gestion-de-la-societe-energie-du-mali-edm-sa-des-irregularites-financieres-selevant-a-plus-de-92-milliards-de-fcfa-3072700.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 05 Aug 2024 08:07:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La présente vérification financière a pour objet la gestion de la Société Énergie du Mali (EDM-SA), au titre des exercices 2020, 2021, 2022 et 2023 (31 octobre). Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de dépenses et de recettes ainsi que la trésorerie de la Société EDM-SA. Les travaux de vérification ont porté sur les opérations de produits et de charges, le recouvrement des créances, la passation des marchés, ainsi que la gouvernance et la gestion du personnel.</strong>

Cette vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

La mission de vérification a constaté que le Ministère chargé de l’Énergie et de l’Eau et la Société Énergie du Mali (EDM-SA) ne procèdent pas à la revue quinquennale de la concession de la Société EDM-SA. En effet, aucune preuve de tenue d’une revue quinquennale au cours de la période couverte par la vérification n’a pu être mise à la disposition de l’équipe de vérification.

Le Ministère chargé de l’Énergie n’a pas mis fin à la concession de la Société Albatros Energy, malgré l’aggravation du déséquilibre financier de la Société EDM-SA due en partie à a Société Albatros Energy. De janvier 2020 à mai 2022, sur un montant total de 32,773 milliards de FCFA payé à la Société Albatros Energy par le Directeur Général de la Société EDM-SA, 57% ont été payés pour une énergie non produite, non enlevée et non consommée par la Société EDM-SA.

Le Commissaire aux Comptes et le Conseil d’Administration (CA) n’ont pas veillé sur la continuité de l’exploitation de la Société EDM-SA. En effet, le Commissaire aux Comptes n’a pas alerté le Conseil d’Administration au cours de la période sous revue alors que les états financiers révélaient que la continuité de l’exploitation de la Société était compromise durant toute ladite période.

Le Directeur Général de la Société Énergie du Mali (EDM-SA) n’a pas respecté les clauses contractuelles d’un marché de fourniture de groupes électrogènes en souffrance. En effet, dans le cadre de l’exécution du Contrat n°22/522DG/DP du 06 décembre 2022 relatif à la fourniture et installation de 29 groupes électrogènes neufs conteneurisés de type «Perkins» et transformateurs pour les centres de l’intérieur de la Société EDM-SA, le fournisseur a fourni des groupes électrogènes de faibles capacités avec des problèmes techniques après le paiement d’une avance de démarrage de 1,88 milliard de FCFA.

La Société EDM-SA attribue des marchés de groupes électrogènes à des fournisseurs qui n’ont pas entièrement exécuté des marchés antérieurs. En dépit des défaillances constatées dans l’exécution des marchés antérieurs, elle a encore attribué par entente directe trois (03) marchés à un fournisseur n’ayant pas entièrement exécuté trois (03) marchés, et un marché à un autre fournisseur n’ayant pas entièrement exécuté un marché antérieur.

<a name="_TOC_250024"></a>La Société EDM-SA ne procède pas au recouvrement exhaustif des recettes. La Société EDM-SA n’a pas recouvré des impayés sur recettes de 2020 à octobre 2023, d’un montant de 106,648 milliards de FCFA. Bien que la coupure et la résiliation des abonnements s’appliquent à tous les clients ayant au moins une facture échue, les impayés devraient faire l’objet de procédure de pré contentieux et de contentieux au lieu de les garder dans les livres de la Société EDMSA sans évolution notoire.

La Société EDM-SA n’a pas payé à l’État du Mali à travers la Direction Générale des Domaines et du Cadastre la redevance unique pour l’utilisation des trois (03) centrales hydroélectriques pendant la période sous revue. Il s’agit de l’usage et l’exploitation de l’ensemble des installations de production hydroélectrique de Sélingué, de Sotuba et de Félou mises à sa disposition. Le montant de la redevance pour les trois (03) centrales s’élève à 600 millions de FCFA par an soit un montant total de 2,300 milliards de FCFA pour la période sous revue.

La Société Énergie du Mali utilise des procédures d’acquisition de combustibles non prévues dans son manuel de procédures internes.

Dans le cadre de l’acquisition des combustibles, la Société EDM-SA utilise d’autres procédures spécifiques de passation non autorisées par les procédures internes et non prévues par les procédures nationales de passation de marchés.

Le Directeur Général de la Société EDM-SA a irrégulièrement conclu des contrats par entente directe dans le cadre des achats de combustibles.  Il a conclu des protocoles d’Accord valant contrat de suppléance de montant largement supérieur au seuil des 3% du chiffre d'affaires hors taxes de l'activité «<strong>Électricité</strong>» de l'exercice précédent sans les conditions de dérogation.

Les Commissions d’ouverture et d’évaluation des offres procèdent à des attributions irrégulières des marchés de combustibles. Elles ne respectent pas les critères d’évaluations des offres. En effet, lesdites Commissions procèdent à l’évaluation des offres et au classement soumissionnaires mais attribuent des quantités de combustibles aux offres évaluées moins disantes inferieures à celle du 2<sup>ème </sup>et le reste au 3<sup>ème </sup>sans aucune indication dans le Dossier d'Appel d'Offres (DAO). Il ressort également que chaque lot a été attribué à trois fournisseurs, soit trois (03) marchés par lot, donc six (06) marchés pour les deux (02) lots au lieu de deux.

Compte tenu de ces constatations, la mission de vérification a recommandé au Ministre chargé de l’Énergie et de l’Eau de procéder à la revue quinquennale de la Convention de concession de la Société EDM-SA; mettre fin à la Convention de concession de la Société Albatros Energy Mali conformément aux clauses prévues dans la Convention de concession; scinder la Société EDM-SA en deux (02) Sociétés distinctes dont l’une s’occuperait des investissements et de la production et l’autre s’occuperait des activités commerciales y compris la distribution.

Au Commissaire aux Comptes de la Société EDM-SA d’enclencher l’alerte auprès du Conseil d’Administration (CA) lorsque les conditions sont réunies.

Au Président du Conseil d’Administration (PCA) de la Société Énergie du Mali (EDM-SA) de convoquer l'Assemblée Générale Extraordinaire pour statuer sur l’insuffisance des capitaux propres de la Société EDM-SA; recapitaliser la structure financière de EDM-SA au cas échéant; proposer de scinder la Société EDM-SA en deux (02) Sociétés différentes dont l’une s’occuperait des investissements et de la production et l’autre s’occuperait des activités commerciales y compris la distribution; exiger la résiliation du contrat d’achat d’énergie avec la Société Albatros Energy Mali.

Au Directeur Général de la Société EDM-SA de respecter les clauses contractuelles des contrats en souffrance; éviter de conclure des marchés avec des fournisseurs défaillants; procéder au recouvrement exhaustif des recettes; s’acquitter de la redevance d’utilisation des centrales hydroélectriques; respecter les clauses du contrat de concession relatives à la transmission au Maître d’Ouvrage des inventaires des biens de reprise; utiliser les méthodes de passation prévues par les procédures internes; respecter la procédure d’entente directe; attribuer les marchés suivant les critères d’évaluation des offres indiqués dans le Dossier d’Appel d’Offres (DAO).

<strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 92 149 419 533 FCFA. Elles sont relatives à l’augmentation irrégulière du prix de l’énergie achetée par la Société EDM-SA à Albatros Energy sur décision du Ministre chargé de l’Énergie et de l’Eau pour un montant de 7 358 762 523 FCFA; au montant de l’Impôt sur le Revenus des Valeurs Mobilières (IRVM) pour 32 904 000 FCFA payé sur ressource EDM-SA en lieu et place des membres du Conseil d’Administration de la Société EDM-SA; au paiement indu à Albatros Energy d’énergies non produites et non livrées à EDM-SA pour un montant de 18 665 648 762 FCFA; au paiement indu à Albatros Energie au titre du financement des cuves pour un montant de 1 465 944 480 FCFA; aux dépenses indues à travers trois (03) contrats additionnels non justifiés au profit d’un fournisseur pour un montant cumulé de 278 333 210 FCFA; au montant de 526 372 338 FCFA payé pour la fourniture à Bougouni d’un groupe électrogène qui n’a pas fonctionné avant la réception définitive; au montant de 294 800 940 FCFA payé pour la fourniture à Bougouni de deux (02) groupes électrogènes qui n’ont pas fonctionné avant la réception définitive; au montant de 161 237 880 FCFA payé pour la fourniture d’un groupe électrogène livré à Kangaba puis enlevé par le fournisseur pour des besoins de réparation mais ne l’a pas remis à sa place depuis trois (03) ans; au montant de 332 156 012 FCFA payé à un fournisseur pour deux (02) groupes électrogènes non livrés à Sévaré; au montant de 297 688 602 FCFA payé à un fournisseur qui  pour cinq (05) groupes électrogènes ne disposant pas des puissances contractuelles requises; au montant de 438 987 279 FCFA versé à deux (02) fournisseurs qui ont livré à Gao et à Diboli des groupes électrogènes avec les puissances contractuelles non conformes; aux frais d’escompte irrégulièrement supportés par la Société Énergie du Mali (EDM-SA) à la place de certains fournisseurs de carburant pour un montant de 12 260 566 364 FCFA; à la dotation en carburant non due au Ministère de l’Énergie et de l’Eau pour un montant de 38 116 360 FCFA; au non-respect de modalité d’octroi des avances et prêt par le Directeur Général (DG) et le Directeur des Ressources Humaines (DRH) de la Société EDM-SA; aux divisions de lots et attributions irrégulières des marchés de combustibles par des membres des Commissions d’ouverture et d’évaluation des offres à hauteur de 3 491 086 623 FCFA; au payement de la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) sur des achats exonérés pour un montant de 30 573 371 990 FCFA; aux pénalités de retard non retenues sur des marchés pour un montant de 9 919 796 668 FCFA; aux amendes fiscales pour non-enregistrement de cinq cent cinquante (550) contrats pour 55 000 000 de FCFA; à la redevance de régulation non acquittée sur les marchés ne comportant pas le cachet des impôts pour un montant de 2 755 376 127 FCFA; aux Droits de timbre non reversés aux Impôts pour un montant de 3 203 269 375 FCFA.

Les faits relevés dans le Rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la Loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Procureur de la République du Pôle National Économique et Financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême, au Directeur Général des Impôts (DGI) au Président de l’Autorité de Régulation des Marchés publics et des Délégations de Service Public (ARMDS).

<strong>Ibrahim DIALLO/CCOM BVG</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Vérification de suivi des recommandations  L’Université des Lettres et des Sciences Humaines de Bamako a mis en œuvre 78,57% des recommandations du BVG</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-de-suivi-des-recommandations-luniversite-des-lettres-et-des-sciences-humaines-de-bamako-a-mis-en-oeuvre-7857-des-recommandations-du-bvg-3072706.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 05 Aug 2024 01:08:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme d’activités, le Bureau du Vérificateur Général (BVG) a conduit une mission de vérification de suivi des recommandationsformulées par la mission de Vérification financière de la gestion de l’Université des Lettres et des Sciences Humaines de Bamako (ULSHB) effectuée en 2021. Elle a pour objectif de s’assurer que les recommandations formulées lors de la vérification initiale ont été mises en œuvre et que les lacunes constatées ont été corrigées. Elle a concerné les exercices 2022, 2023 et 2024 (1<sup>er</sup> trimestre).</strong>

Cette vérificationa abouti à des conclusions qui révèlent qu’au regard du taux de mise en œuvre des recommandations, qui est de 78,57%, le niveau de mise en œuvre estsatisfaisant.

Sur les dix-sept (17) recommandations formulées à l’issue de la vérification initiale, onze (11) sont entièrement mises en œuvre, trois (03) ne sont pas mises en œuvre et trois (03) sont non applicables.

<strong>Recommandations entièrement mises en œuvre</strong>
<h4>Il ressort de la vérification que le Recteur de l’Université des Lettres et des Sciences de Bamako veille à la nomination d’un Régisseur d’avances.<a name="_TOC_250016"></a>Le Régisseur de recettes a payé sa caution. <a name="_TOC_250015"></a>Le Recteur veille à l’effectivité des heures supplémentaires des enseignants permanents et non permanents avant de procéder à leur paiement. <a name="_TOC_250014"></a>Les Doyens des facultés respectent le plafond d’heures supplémentaires fixé par les conventions de so<a name="_TOC_250013"></a>utien à la formation doctorale.</h4>
<h4>Le Chef du Service des Finances respecte les règles de mise en concurrence des fournisseurs. <a name="_TOC_250012"></a>Il respecte les clauses des marchés. Il a pris en compte les observations de la Cellule de passation des marchés. Il informe les fournisseurs non retenus du rejet de leur offre. Ila mis toutes les mentions obligatoires sur les marchés avant de les conclure. Les Commissions d’ouverture des plis et d’évaluation des offres veillent au respect des critères de qualification des soumissionnaires. Le Chef du Service des Finances veille au choix des attributaires de marchés sur la base de la liste des fournisseurs.<a name="_TOC_250010"></a>Recommandations non mises en œuvre</h4>
<h4>La mission de suivi a constaté que <a name="_TOC_250009"></a>le Recteur n’a pas fait valider le manuel de procédures administratives. Le Chef du Service des Finances ne tient pas de comptabilité générale. <a name="_TOC_250008"></a>Il ne procède pas à la codification du matériel.</h4>
<h4>Recommandations non applicables</h4>
<a name="_TOC_250006"></a>Une recommandation est classée non applicable lorsque les raisons qui lui ont donné lieu n’existent plus ou parce que la question a été remplacée par un nouveau processus ou programme. Pour ces raisons, les recommandations suivantes sont sans objet: l’établissement des ordres de service avant le démarrage des travaux,<a name="_TOC_250005"></a> le paiement des heures supplémentaires à temps,<a name="_TOC_250004"></a> la soumission des questions à caractère académique au Conseil de l’Université.

<strong>Ibrahim DIALLO/CCOM-BVG</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Constat du BVG à l&amp;apos;EDM&#45;SA : Des irrégularités financières de plus de 92 milliards de FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/constat-du-bvg-a-ledm-sa-des-irregularites-financieres-de-plus-de-92-milliards-de-fcfa-3072498.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 03 Aug 2024 01:20:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Vérificateur Général a initié la vérification financière de la gestion de la Société Energie du Mali (EDM SA) au titre des exercices 2020, 2021, 2022 et 2023 (31 octobre). C'était pour s'assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de dépenses et de recettes ainsi que la trésorerie de EDM-SA. Les travaux de vérification ont porté sur les opérations de produits et de charges, le recouvrement des créances, la passation des marchés, ainsi que la gouvernance et la gestion du personnel. Dans le rapport rendu public à la suite de cette vérificateur le Bureau du Vérificateur Général mentionne des irrégularités administratives et aussi financières d'un montant de plus de 92 milliards de francs CFA.</em></strong>

Dans son rapport, BVG rappelle que, dans le but de maintenir un niveau de tarification abordable de l'électricité et garantir une structure financière adéquate soutenue par un équilibre financier durable, le Gouvernement du Mali s'est engagé dans une réforme orientée vers l'assainissement et le redressement de la situation financière de EDM-SA à travers les plans de redressement 2016-2019 et 2019-2021. Ainsi, EDM-SA a reçu de l'Etat la somme de 140 067 505 000 FCFA au titre de la subvention d'exploitation de janvier 2020 à octobre 2023. Elle a réalisé un chiffre d'affaires cumulé, sur la même période, de 810 317 660 641 FCFA. EDM-SA a atteint un niveau d'endettement total auprès des banques, institutions, et établissements financiers de 245 658 604 595 FCFA au 30 juin 2023 avec des dettes fournisseurs qui sont passées de 388 043 973 243 FCFA en 2020 à 801 426 576 079 FCFA en juin 2023.

Irrégularités administratives

Dans le cadre de cette vérification, des irrégularités administratives ont été constatées par le BVG. Comme précisé par le rapport, elles relèvent des dysfonctionnements du contrôle interne. Elles sont, entres autres :

Le Ministère chargé de l'Energie et EDM-SA ne procèdent pas à la revue quinquennale de la Concession de EDM SA. Alors que, selon l'article 68 du Contrat de concession du service public de l'électricité du 13 novembre 2000, modifié, conclu entre le Ministre chargé de l'Energie et le Directeur Général de EDM SA, la première revue quinquennale devait avoir lieu en 2006.

Le Ministère chargé de l'Energie n'a pas mis fin à la concession de albatros Energy malgré l'aggravation du déséquilibre financier de EDM-SA due en partie à ladite société.Le Conseil d'Administration et le Commissaire aux Comptes n'ont pas veillé sur la continuité de l'exploitation de EDM-SA en ce sens que le Commissaire aux Comptes n'a pas alerté le Conseil d'Administration au cours de la période sous revue, alors que les états financiers révélaient que la continuité de l'exploitation de la société était compromise durant toute ladite période. Quant au Conseil d'Administration, il a entretenu une structure financière déséquilibrée de la société…Il y a aussi qu'EDM-SA ne respecte ni l'objet des dépenses d'investissement accordées sur une subvention de l'Etat ni ses obligations en matière de gestion de la redevance d'éclairage public.En plus, "EDM-SA n'a pas respecté les clauses contractuelles d'un marché de fourniture de groupes électrogènes en souffrance ", précise le rapport du BVG, avant d'ajouter : "EDM-SA attribue des marchés de groupes électrogènes à des fournisseurs qui n'ont pas entièrement exécuté des marchés antérieurs". En outre, "EDM-SA ne procède pas au recouvrement exhaustif des recettes et ne s'acquitte pas de la redevance d'utilisation des centrales hydroélectriques et ne transmet pas au maître d'ouvrage les inventaires de biens de reprise."

Par ailleurs, EDM-SA n'élabore pas de plan de passation de marchés, conclut des marchés au-delà de la période de validité des offres et utilise des procédures d'acquisition de combustibles non prévues dans son Manuel de Procédures internes.Concernant toujours les marchés, le BVG constate que le Directeur Général de EDM-SA a irrégulièrement conclu des contrats par entente directe dans le cadre des achats de combustibles et les Commissions d'ouverture et d'évaluation des offres procèdent à des attributions irrégulières des marchés de combustibles, sans que EDM-SA exige des titulaires des marchés la fourniture de la garantie de bonne exécution et la souscription aux polices d'assurance requises.Concernant lesdites irrégularités administratives, le BVG a fait des recommandations au ministre chargé de l'Energie, au Commissaire aux Comptes, au Président du Conseil d'administration et Directeur Général de EDM-SA.

Plus de 92 milliards de francs CFA d'irrégularités financières

Le montant total des irrégularités financières s'élève précisément à 92 149 419 533 FCFA.  Selon le rapport du BVG, le Ministre chargé de l'Energie et le Président de la CREE ont irrégulièrement augmenté le prix de l'énergie achetée par EDM-SA à Albatros avec l'autorisation du Président de la CREE. "Ainsi, avec un prix unitaire de 20,3 F du premier contrat d'achat d'énergie de 2011, le montant facturé et payé serait de 35 995 874 510 FCFA au lieu de 43 354 637 033 FCFA facturé et payé soit un écart de 7 358 762 523 FCFA", lit-on dans ledit rapport qui ajoute que le Directeur Général et le Directeur chargé des Finances de EDM-SA ont payé l'IRVM sur les ressources de EDM SA en lieu et place des Administrateurs. L'irrégularité financière s'élève à 32 904 000 FCFA.

En plus, le Directeur Général de EDM-SA a irrégulièrement payé des énergies non produites et non livrées à EDM-SA pour un montant total 18 665 648 762 FCFA de 2020 à mai 2022 et a effectué des paiements indus à Albatros au titre du financement des cuves pour un montant de 1 465 944 480 FCFA

En outre, la mission de vérification a constaté que le Directeur Général de EDM-SA a effectué des dépenses indues à travers trois contrats additionnels qui ne se justifient pas au profit de l'attributaire du Marché n°22/522DG/DP du 06 décembre 2022 relatif à la fourniture et installation de 29 groupes électrogènes neufs conteneurisés de type Perkins et transformateurs pour les centres de l'intérieur de EDM-SA. Il a conclu quatre marchés sur des travaux additionnels relatifs à l'installation de 27 groupes électrogènes alors que le contrat initial prévoyait l'installation. Ces marchés ont été attribués pour un montant cumulé de 1 595 037 860 FCFA à quatre entreprises appartenant à la même personne.

Par ailleurs, bien que certains de ces groupes n'aient pas fonctionné avant la réception définitive, le DG de EDM-SA n'a pas exigé leur remplacement. C'est le cas à Bougouni (1 groupe) à Kangaba (1 groupe) Gao et à Diboli (3 groupes). Quant aux deux groupes destinés à Sévaré, ils ont été payés mais non livrés et mle Directeur Général de EDM-SA n'a pas mobilisé la garantie d'avance de démarrage de cinq groupes électrogènes livrés à Sévaré et ne disposant pas de la puissance contractuelle requise.Comme autres irrégularités financières, on peut citer : la non-retenue des pénalités lors du règlement des marchés exécutés hors délai (9 919 796 668 FCFA) ; le paiement de la TVA sur des factures et contrats fournisseurs en violation de l'Arrêté d'exonération d'EDM-SA (30 573 371 990 FCFA) ; le non-reversement aux services des Impôts les droits de Timbre perçus sur ses clients (3 203 269 375 FCFA) ; non-paiement de la redevance de régulation sur les marchés publics par les entreprises bénéficiant de contrats à EDM-SA (2 755 376 127 FCFA) ; non-déclaration des contrats à l'enregistrement aux services des impôts par les entreprises bénéficiant d'exonération (55 000 000 FCFA) ; des divisions de lots et des attributions irrégulières des marchés de combustibles par les membres des Commissions d'ouverture et d'évaluation des offres (3 491 086 623 FCFA).

Sans oublier que le Directeur des Approvisionnements et de la Logistique et le Directeur des Ressources Humaines ont octroyé des dotations de carburant indues (38 116 360 FCFA) et le Directeur Général de EDM-SA a irrégulièrement pris en charge, sur les ressources de la société, des frais d'escompte de traites émises pour des fournisseurs pour un montant de 12 260 566 364 FCFA.

Le BVG signale que ces faits énumérés ont été dénoncés devant la justice pour toute suite utile.

<strong>Amadou Bamba NIANG avec le BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mauvaise gestion du Mécanisme de Refinancement des Systèmes Financiers Décentralisés (MEREF&#45;SFD) :  Plus de 181 Millions FCFA carottés</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/mauvaise-gestion-du-mecanisme-de-refinancement-des-systemes-financiers-decentralises-meref-sfd-plus-de-181-millions-fcfa-carottes-3072186.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 31 Jul 2024 09:17:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Un audit approfondi de la gestion du Mécanisme de Refinancement des Systèmes Financiers Décentralisés (MEREF-SFD) par le Bureau du Vérificateur Général, a mis à nu, une série de malversations financières pendant les périodes 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023. Les irrégularités financières décelées s'élèvent à un montant astronomique de plus de 181 millions FCFA (181 668 722 F), impliquant directement, le Coordinateur du MEREF-SFD, Madani Koumaré et sa bande. Immersion au cœur d’un système gangrené par la corruption et la mauvaise gestion.</strong>

La vérification financière et de conformité de la gestion du Mécanisme de Refinancement des Systèmes Financiers Décentralisés a permis de relever d’importantes insuffisances dans le dispositif de contrôle interne. L’audit révèle que le Coordinateur du MEREF-SFD, Madani Koumaré a, irrégulièrement, utilisé le Fonds de Crédit Institutionnel Partagé (FCIP), en utilisant 69 millions FCFA (69 081 250 F) à des fins personnelles. Une partie de ce montant a été transférée sur un compte non déclaré à la Banque Atlantique du Mali et rapidement retirée en espèces. Et le hic qui titille, c’est que les opérations de ce compte n’apparaissent pas dans les documents du MEREF-SFD. Ces manœuvres frauduleuses montrent un mépris flagrant des procédures financières établies.

Plus grave, malgré des retards de remboursement des Dépôts à Terme (DAT) par les Systèmes Financiers Décentralisés (SFD), aucune pénalité n’a été appliquée par les responsables du MEREF-SFD. Les pénalités non perçues s'élèvent à 3 667 625 FCFA, illustrant un laxisme administratif ou une complicité silencieuse avec les SFD fautifs.

Le Coordinateur Madani Koumaré et son Responsable Administratif et Financier ont autorisé des dépenses non inscrites dans les Plans de Travail et Budgets Annuels (PTBA). Les achats de biens à caractère social comme le sucre, le lait, les dattes et les bœufs pour les fêtes de Ramadan ont coûté 6 040 500 FCFA sur les fonds du MEREF-SFD, sans aucune base légale pour ces dépenses. Des frais de mission ont été indûment payés à des agents non affiliés au MEREF-SFD pour des missions non exécutées. La prise en charge des frais de participation à des événements internationaux pour des montants totalisant 5 345 000 FCFA constitue une autre forme de gaspillage des fonds publics. De plus, des indemnités de session indues, totalisant 4 400 000 FCFA, ont été versées à des individus n'ayant aucun lien légitime avec les comités du MEREF-SFD. Le Coordinateur Madani Koumaré et le Responsable Administratif et Financier ont également payé la totalité de certains marchés, malgré leur exécution partielle. Le contrat avec Data Flaqs Technologies pour la mise en place d’un Système Intégré de Gestion et d'une plateforme digitale n’a pas été entièrement honoré, entraînant une perte de 27 250 000 FCFA.

Ce scandale financier au sein du MEREF-SFD révèle des failles graves dans la gestion et la supervision des fonds publics. Les responsables impliqués doivent rendre des comptes et des mesures draconiennes doivent être prises pour rétablir la transparence et l’intégrité de ce mécanisme vital pour le financement des systèmes financiers décentralisés du Mali.

En attendant, l’ampleur de ces irrégularités appelle à une réforme urgente et à une surveillance renforcée des institutions similaires pour éviter la reproduction de tels abus. Depuis les responsables de cette structure de financement des systèmes financiers décentralisés du Mali ne dorment que d’un œil. Surtout que le Vérificateur général a transmis une dénonciation de faits au président de la section des comptes de la Cour suprême et au Procureur du Pôle national économique et financier.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>systèmes financiers décentralisés : Plus de 181 668 722 F CFA d’irrégularités</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/systemes-financiers-decentralises-plus-de-181-668-722-f-cfa-dirregularites-3072169.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 31 Jul 2024 09:00:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>D’importantes irrégularités financières ont été découvertes au Mécanisme de refinancement des systèmes financiers décentralisés (Meref-SFD), par le Bureau du Vérificateur général. Les faits portent sur les exercices 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.</em></strong>

Les travaux de vérification ont porté sur le fonctionnement du cadre institutionnel du Meref-SFD ; la régularité des conventions de refinancement ; le recrutement du personnel ; la passation, l’exécution et le règlement des marchés ; les dépenses de mission, de formation et les charges du personnel ; les ressources issues des intérêts des dépôts à terme (DAT) accordés aux Systèmes financiers décentralisés (SFD). La vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 181 668 722 F CFA. Elles sont relatives à l’utilisation irrégulière du Fonds de crédit institutionnel. Partagé pour un montant total de 69 081 250 F CFA ; à la non-application de pénalités de retard par le coordonnateur et le responsable administratif et financier du Mécanisme de refinancement des Systèmes financiers décentralisés pour un montant total de 3 667 625 F CFA ; au paiement de dépenses non autorisées pour un montant total de 6 040 500 F CFA ; au paiement de frais de mission indus pour un montant total de 5 345 000 F CFA ; au paiement d'indemnités de session indues pour un montant total de 4 400 000 F CFA ; au paiement de la totalité d’un marché partiellement exécuté pour un montant total de 27 250 000 F CFA ; au paiement de dépenses indues pour un montant total de 10 000 000 F CFA ; à l’attribution irrégulière de marchés sans mise en concurrence ; au paiement de marchés non enregistrés pour un montant de 15 866 028 F CFA ; à la non-retenue et au non-reversement de la taxe foncière et de l’impôt sur le revenu foncier pour un montant total de 1 029 000 F CFA ; aux achats hors taxes sans exonération pour un montant total de 38 989 319 FCFA .

&nbsp;

<strong>Irrégularités administratives</strong>

La mission de vérification a constaté que la Primature n’a pas créé le Meref-SFD conformément aux dispositions en vigueur régissant les services publics. En effet, le Meref-SFD a été institué suivant le décret n°2018-0570/PM-RM du 16 juillet 2018 et ne correspond à aucune des sept (7) catégories prévues par la réglementation en vigueur.

Le Meref-SFD effectue des activités qui ne cadrent pas avec son niveau de rattachement. Le Meref-SFD a été institué auprès du ministère de l’Industrie et du Commerce alors qu’il exerce des activités se rapportant aux SFD et qui relèvent des attributions spécifiques du ministre de l’Economie et des Finances.

Le Meref-SFD ne respecte pas les critères de diversification dans le refinancement des Systèmes financiers décentralisés. En effet, il a accordé des DAT à des SFD dont le montant cumulé dépasse le maximum de 10 % du total de ses actifs tel que fixé par le Manuel d’investissement.

Le Meref-SFD ne procède pas à l’évaluation des SFD avant l’octroi des refinancements. Le chargé d’investissement n’élabore pas la note d’évaluation détaillée sur les éléments d’appréciation des SFD avant leur sélection.

Le Meref-SFD effectue des opérations de crédit sans en être habilité. En effet, il fait des opérations de crédit en signant directement les contrats de DAT avec des SFD sur les ressources mises à sa disposition par le Projet inclusif, alors qu’il n’a ni le statut d’établissement de crédit ni celui d’intermédiaire financier.

Le Meref-SFD et la Société Mali Créances SA n’ont pas encadré les modalités de répartition de ressources générées dans le cadre de la mise en œuvre des contrats de service. Le contrat de service conclu entre le Meref-SFD et la Société Mali Créances SA n’a pas déterminé la clé de répartition des intérêts créditeurs générés par les fonds déposés à la BCS-SA.

Le Meref-SFD ne respecte pas les clauses des conventions de gestion des fonds de refinancement conclues avec la Banque malienne de solidarité SA. Il ne vire pas à la BMS-SA sa part des intérêts générés par les DAT objet des conventions qu’ils ont conclues.

Le Meref-SFD ne retient pas à la source l’Impôt sur le revenu foncier (IRF) à l’occasion du paiement des loyers de l’immeuble baillé par la structure.

Le Meref-SFD ne respecte pas les procédures de recrutement du personnel. En effet, le coordonnateur a recruté deux (2) chauffeurs, une secrétaire réceptionniste, un logisticien, une assistante comptable et un chargé d’assistance technique sans passer par la procédure d’appel à candidatures pourtant exigée par le manuel de procédures administratives, comptables et financières du Meref-SFD.

Le Meref-SFD n’a pas formalisé les augmentations de salaire du personnel. En effet, les rémunérations du personnel ont été augmentées à hauteur de 5 % chaque année sur la base du plan d’affaires alors que les contrats individuels du personnel n’ont pas été actualisés en conséquence.

Le Meref-SFD ne fait pas recours à la procédure de passation de marchés par appel d’offres le cas échéant. Durant la période sous revue, le Meref-SFD a passé par consultation restreinte des marchés qui relevaient du seuil de l’appel d’offres.

La Commission de sélection de la Cellule technique de coordination du Meref-SFD a attribué des marchés à des prestataires se trouvant dans une position de conflit d’intérêts. Elle a attribué le marché relatif à l’étude sur la mise en place des guichets "Finance verte islamique" à un consultant indépendant qui est en même temps membre du Comité d’audit du Meref-SFD.

Le Meref-SFD ne respecte pas les modalités de paiement de marchés publics. En effet, le coordonnateur et le RAF payent des prestataires selon le cas avant la réalisation des formations, avant la notification de l’attribution du marché et la signature du contrat ou règlent la totalité des prestations alors que ce sont des acomptes qui sont exigés.

Le Meref-SFD ne procède pas à un enregistrement comptable régulier de produits financiers. Le comptable du Meref-SFD n’enregistre pas dans sa comptabilité les produits d’intérêts générés par les DAT de refinancement accordés aux SFD sur les ressources du projet inclusif.

Eu égard à ces constatations, la mission de vérification a recommandé au Premier ministre, chef du gouvernement, de définir la nature juridique du Mécanisme de refinancement des Systèmes financiers décentralisés conformément à la législation en vigueur ; rattacher le Mécanisme de refinancement des Systèmes financiers décentralisés au ministère chargé des Finances conformément à la réglementation en vigueur.

Au coordonnateur du Mécanisme de refinancement des Systèmes financiers décentralisés de respecter les critères de diversification dans le refinancement des Systèmes financiers décentralisés ; procéder à l’évaluation des Systèmes financiers décentralisés avant l’octroi des refinancements; se conformer à la réglementation en vigueur dans l’exercice de l’intermédiation financière ; respecter les clauses des conventions de gestion de fonds de refinancement conclues avec la Banque malienne de solidarité SA ; respecter les procédures de recrutement du personnel ; formaliser les augmentations de salaire accordées au personnel ; recourir à la procédure de passation de marchés par appel d’offres le cas échéant ; respecter les modalités de paiement des marchés publics.

Quant au président du Comité de sélection du Mécanisme de refinancement des Systèmes financiers décentralisés, d’éviter le conflit d’intérêts dans l’attribution des marchés.

Enfin, au comptable du Mécanisme de refinancement des Systèmes financiers décentralisés, de procéder à l’enregistrement des données comptables conformément à la réglementation en vigueur.

Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au procureur de la République chargé du Pôle national économique et financier et transmis au président de la Section des comptes de la Cour suprême et au directeur général des impôts.

<strong>Source</strong>

<strong>Cecom BVG</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gouvernance et gestion du personnel : EDM&#45;SA accusée pour plus de 92 milliards de F CFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gouvernance-et-gestion-du-personnel-edm-sa-accusee-pour-plus-de-92-milliards-de-f-cfa-3072153.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/07/Energie-du-Mali.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 31 Jul 2024 08:45:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La société Energie du Mali (EDM-SA), en grandes difficultés de trésorerie, a vu sa gestion passée à la loupe par le Bureau du Vérificateur général. Elle est épinglée pour plus de 92 milliards de F CFA d’irrégularités financières sur les exercices 2020 au 31 octobre 2023</em></strong>

La vérification a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de dépenses et de recettes ainsi que la trésorerie d’EDM-SA. Les travaux de vérification ont porté sur les opérations de produits et de charges, le recouvrement des créances, la passation des marchés, ainsi que la gouvernance et la gestion du personnel. Cette vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

La vérification a relevé des irrégularités financières d’un montant total de 92 149 419 533 FCFA. Elles sont relatives à l’augmentation irrégulière du prix de l’énergie achetée par la Société EDM-SA à Albatros Energy sur décision du ministre chargé de l’Energie pour un montant de 7 358 762 523 F CFA ; au montant de l’Impôt sur le Revenus des valeurs mobilières pour 32 904 000 F CFA payé sur ressource EDM en lieu et place des membres du Conseil d’administration de la Société EDM-SA; au paiement indu à Albatros Energy d’énergies non produites et non livrées à EDM-SA pour un montant de 18 665 648 762 F CFA ; au paiement indu à Albatros Energie au titre du financement des cuves pour un montant de 1 465 944 480 F CFA ; aux dépenses indues à travers trois contrats additionnels non justifiés au profit d’un fournisseur pour un montant cumulé de 278 333 210 F CFA ; au montant de 526 372 338 F CFA payé pour la fourniture à Bougouni d’un groupe électrogène qui n’a pas fonctionné avant la réception définitive ; au montant de 294 800 940 F CFA payé pour la fourniture à Bougouni de deux groupes électrogènes qui n’ont pas fonctionné avant la réception définitive; au montant de 161 237 880 F CFA payé pour la fourniture d’un groupe électrogène livré à Kangaba puis enlevé par le fournisseur pour des besoins de réparation mais ne l’a pas remis à sa place depuis trois ans; au montant de 332 156 012 F CFA payé à un fournisseur pour deux groupes électrogènes non livrés à Sévaré; au montant de 297 688 602 F CFA payé à un fournisseur pour cinq groupes électrogènes ne disposant pas des puissances contractuelles requises ; au montant de 438 987 279 F CFA versé à deux fournisseurs qui ont livré à Gao et à Diboli des groupes électrogènes avec les puissances contractuelles non conformes ; aux frais d’escompte irrégulièrement supportés par la Société EDM-SA à la place de certains fournisseurs de carburant pour un montant de 12 260 566 364 F CFA ; à la dotation en carburant non due au ministère de l’Energie et de l’Eau pour un montant de 38 116 360 F CFA ; au non-respect de modalité d’octroi des avances et prêt par le directeur général et le directeur des ressources humaines de la société EDM-SA ; aux divisions de lots et attributions irrégulières des marchés de combustibles par des membres des commissions d’ouverture et d’évaluation des offres à hauteur de 3 491 086 623 F CFA ; au payement de la TVA sur des achats exonérés pour un montant de 30 573 371 990 F CFA ; aux pénalités de retard non retenues sur des marchés pour un montant de 9 919 796 668 F CFA ; aux amendes fiscales pour non-enregistrement de 550 contrats pour 55 000 000 F CFA ; à la redevance de régulation non acquittée sur les marchés ne comportant pas le cachet des impôts pour un montant de 2 755 376 127 F CFA ; aux droits de timbre non reversés aux impôts pour un montant de 3 203 269 375 F CFA.

La mission de vérification a constaté que le ministère chargé de l’Energie et EDM-SA ne procèdent pas à la revue quinquennale de la concession de d’EDM-SA. En effet, aucune preuve de tenue d’une revue quinquennale au cours de la période couverte par la vérification n’a pu être mise à la disposition de l’équipe de vérification.

Le ministère chargé de l’Energie n’a pas mis fin à la concession de la Société Albatros Energy, malgré l’aggravation du déséquilibre financier de la Société EDM-SA due en partie à a Société Albatros Energy.

De janvier 2020 à mai 2022, sur un montant total de 32,773 milliards de F CFA payé à la société Albatros Energy par le directeur général de la société EDM-SA, 57 % ont été payés pour une énergie non produite, non enlevée et non consommée par EDM-SA.

Le commissaire aux comptes et le conseil d’administration n’ont pas veillé sur la continuité de l’exploitation de la société EDM-SA. En effet, le commissaire aux comptes n’a pas alerté le conseil d’administration au cours de la période sous revue alors que les états financiers révélaient que la continuité de l’exploitation de la société était compromise durant toute ladite période.

Le directeur général de la société EDM-SA n’a pas respecté les clauses contractuelles d’un marché de fourniture de groupes électrogènes en souffrance. En effet, dans le cadre de l’exécution du contrat n°22/522DG/DP du 6 décembre 2022 relatif à la fourniture et installation de 29 groupes électrogènes neufs conteneurisés de type « Perkins » et transformateurs pour les centres de l’intérieur de la société EDM-SA, le fournisseur a fourni des groupes électrogènes de faibles capacités avec des problèmes techniques après le paiement d’une avance de démarrage de 1,88 milliard de F CFA.

La société EDM-SA attribue des marchés de groupes électrogènes à des fournisseurs qui n’ont pas entièrement exécuté des marchés antérieurs. En dépit des défaillances constatées dans l’exécution des marchés antérieurs, elle a encore attribué par entente directe trois (3) marchés à un fournisseur n’ayant pas entièrement exécuté trois (3) marchés, et un marché à un autre fournisseur n’ayant pas entièrement exécuté un marché antérieur.

<a name="_TOC_250024"></a>La société EDM-SA ne procède pas au recouvrement exhaustif des recettes. La société EDM-SA n’a pas recouvré des impayés sur recettes de 2020 à octobre 2023, d’un montant de 106, 648 milliards de F CFA. Bien que la coupure et la résiliation des abonnements s’appliquent à tous les clients ayant au moins une facture échue, les impayés devraient faire l’objet de procédure de pré contentieux et de contentieux au lieu de les garder dans les livres de la Société EDM-SA sans évolution notoire.

La société EDM-SA n’a pas payé à l’Etat du Mali à travers la direction générale des domaines et du cadastre la redevance unique pour l’utilisation des trois (3) centrales hydroélectriques pendant la période sous revue. Il s’agit de l’usage et l’exploitation de l’ensemble des installations de production hydroélectrique de Sélingué, de Sotuba et de Félou mises à sa disposition. Le montant de la redevance pour les trois centrales s’élève à 600 millions de F CFA par an soit un montant total de 2,300 milliards de F CFA pour la période sous revue.

La société EDM-SA utilise des procédures d’acquisition de combustibles non prévues dans son manuel de procédures internes. Dans le cadre de l’acquisition des combustibles, la Société EDM-SA utilise d’autres procédures spécifiques de passation non autorisées par les procédures internes et non prévues par les procédures nationales de passation de marchés.

Le directeur général de la société EDM-SA a irrégulièrement conclu des contrats par entente directe dans le cadre des achats de combustibles. Il a conclu des protocoles d’accord valant contrat de suppléance de montant largement supérieur au seuil des 3 % du chiffre d'affaires hors taxes de l'activité "Electricité" de l'exercice précédent sans les conditions de dérogation.

Les commissions d’ouverture et d’évaluation des offres procèdent à des attributions irrégulières des marchés de combustibles. Elles ne respectent pas les critères d’évaluations des offres. En effet, lesdites commissions procèdent à l’évaluation des offres et au classement des soumissionnaires mais attribuent des quantités de combustibles aux offres évaluées moins disantes inferieures à celle du 2e et le reste au 3e sans aucune indication dans le DAO. Il ressort également que chaque lot a été attribué à trois fournisseurs, soit trois marchés par lot, donc six marchés pour les deux lots au lieu de deux.

Compte tenu de ces constatations, la mission de vérification a recommandé au ministre chargé de l’Energie de procéder à la revue quinquennale de la convention de concession de la Société EDM-SA ; mettre fin à la convention de concession de la société Albatros Energy Mali conformément aux clauses prévues dans la convention de concession ; scinder la société EDM-SA en deux sociétés distinctes dont l’une s’occuperait des investissements et de la production et l’autre s’occuperait des activités commerciales y compris la distribution.

Au commissaire aux comptes de la société EDM-SA d’enclencher l’alerte auprès du Conseil d’administration lorsque les conditions sont réunies.

Au président du conseil d’administration de la société EDM-SA de convoquer l'Assemblée générale Extraordinaire pour statuer sur l’insuffisance des capitaux propres de la société EDM-SA ; recapitaliser la structure financière de EDM-SA au cas échéant ; proposer de scinder la société EDM-SA en deux sociétés différentes dont l’une s’occuperait des investissements et de la production et l’autre s’occuperait des activités commerciales y compris la distribution ; exiger la résiliation du contrat d’achat d’énergie avec la société Albatros Energy Mali.

Au directeur général de la société EDM-SA de respecter les clauses contractuelles des contrats en souffrance ; éviter de conclure des marchés avec des fournisseurs défaillants ; procéder au recouvrement exhaustif des recettes ; s’acquitter de la redevance d’utilisation des centrales hydroélectriques ; respecter les clauses du contrat de concession relatives à la transmission au maître d’ouvrage des inventaires des biens de reprise ; utiliser les méthodes de passation prévues par les procédures internes ; respecter la procédure d’entente directe ; attribuer les marchés suivant les critères d’évaluation des offres indiqués dans le dossier d’appel d’offres.

Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au procureur de la République du Pôle national économique et financier et transmis au président de la Section des comptes de la Cour suprême, au directeur général des impôts et au président de l’Autorité de régulation des marchés publics et des délégations de service public.

<strong>Source</strong>

<strong>Cecom BVG</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Guinée&#45;Bissau : le gouvernement de transition approuve l&amp;apos;adhésion du pays à la Convention de La Haye sur l&amp;apos;apostille</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/Guin%C3%A9e-Bissau-%3A-le-gouvernement-de-transition-approuve-ladh%C3%A9sion-du-pays-%C3%A0-la-Convention-de-La-Haye-sur-lapostille-3072103.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/Guin%C3%A9e-Bissau-%3A-le-gouvernement-de-transition-approuve-ladh%C3%A9sion-du-pays-%C3%A0-la-Convention-de-La-Haye-sur-lapostille-3072103.html</guid>
<description><![CDATA[ BISSAU, 10 février (Xinhua) -- Le gouvernement de transition de la Guinée-Bissau a approuvé mardi l&#039;adhésion du pays à la Convention du 5 octobre 1961 supprimant l&#039;exigence de la légalisation des actes publics étrangers, également connue comme la Convention de La Haye sur l&#039;apostille, un instrument international qui supprime l&#039;exigence de légalisation des documents publics, facilitant ainsi leur reconnaissance et leur utilisation à l&#039;étranger. ]]></description>
<enclosure url="" length="89375" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 30 Jul 2024 16:51:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<div id="detailContent">
<p>Cette décision a été prise lors d'une session ordinaire du Conseil des ministres, présidée par le chef de l'Etat de transition, Horta Inta-A.</p>
<p>Adoptée à La Haye en 1961, cette convention est perçue comme une étape importante pour simplifier les procédures, réduire les coûts et débureaucratiser la circulation internationale des documents publics bissau-guinéens, tels que les actes de naissance, les diplômes ou encore les documents commerciaux. Fin</p>
</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>EDM SA : Les non&#45;dits d’une passe d’armes entre le BVG et Albatros</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/edm-sa-les-non-dits-dune-passe-darmes-entre-le-bvg-et-albatros-3072023.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/09/verificateur-genral.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 30 Jul 2024 09:44:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le montant total des irrégularités financières retenus dans le rapport consacré par le BVG à Energie du Mali sont énormes. Il s’élève 92 149 419 533 FCFA de nos francs essentiellement imputables aux augmentations indues du prix de l’énergie achetée par EDM-SA à Albatros avec la caution du département en charge de l’Energie et du président de la Commission de Régulation de l’Electricité et de l’Eau (CREE), mentionne le document. Le BVG relève, en effet, le constat que le Ministre chargé de l’Energie et la CREE ont irrégulièrement procédé à l’augmentation du prix au profit de l’entreprise privée de production énergétique, passant de 20,3 FCFA à 24,45 FCFA/KWH, en vertu d’un avenant à la convention de concession pour la construction et l’exploitation de la centrale thermique de Kayes. Et les vérificateurs de dénoncer une démarche ayant fait fi d’un modèle économique requis en la matière entre EDM SA et Albatros alors que le changement de prix implique une incidence conséquente sur le coût de l’énergétique cédé à EDM par Albatros.  En effet, au lieu de 35,995 milliards annuels avec le prix unitaire du contrat initial, l’avenant porte sur la facture du partenariat privé à 43,354 milliards, soit un écart de 7, 358 milliards. Les révélations du BVG ne sont pas tombés dans une oreille de sourd. Dans une réaction abondamment relayée dans les réseaux sociaux, Albatros apporte à son tour sa version des faits. Productrice d’énergie à hauteur 90 Mégawatts, l’entreprise explique que l’augmentation des prix s’inscrit dans la droite des dispositions contractiles selon lesquels les tarifs sont révisables au gré d’une adaptation des investissements aux besoins capacitaires et qualitatifs du client. En clair, d’un investissement initial de 35 milliards, Albatros est passé à 80 milliards en vue d’augmentation sa production par une centrale dont la consommation en fuel lourd est plus faible et revient moins cher à l’acheteur.

Sauf que le rapport est tout aussi accablant au sujet des paiements au même fournisseur pour de l’énergie non produite et non livrée à EDM SA pour un montant total de 18 665 648 762 FCFA entre 2020 et 2022. Selon les vérificateurs, les groupes de la centrale d’Albatros étaient aux arrêts de 2020 à octobre 2023, soit 14 mois environ facturés par Albatros à EDM SA. Idem pour le traitement de la facture d’Albatros pour le compte du fournisseur du mois de février 2024, qui a fait l’objet d’un paiement à hauteur de 1, 283 milliers FCFA pendant que la centrale était l’arrêt depuis juillet 2023. Là également, le fournisseur ne manque pas d’explications. Celles-ci s’adossent notamment sur la nature et les exigences du «Take for pay ». Il s’agit d’un partenariat en vertu duquel les investissements au-dessus des moyens de l’Etat sont assurés par un investisseur privé à charge pour l’acheteur exclusif de faire tourner les centrales par la fourniture de combustibles jusqu’à ce que les installations lui reviennent au franc symbolique au terme du contrat. Il se trouve que l’arrêt de son système de production d’Albatros que relèvent les vérificateurs ne sont pas de sa responsabilité mais plutôt imputable à l’irrégularité de la fourniture de combustible par EDM.

La passe d’armes entre la société privée et les vérificateurs concerne aussi des paiements jugés indus au titre du financement de cuves de stockage de combustibles à hauteur de 1,465 milliards de janvier 2020 à février 2023, sur la base d’une modification des clauses de la convention relatives à la prise en charge des travaux de construction et d’exploitation en y ajoutant une clause qui stipule que «le Fournisseur accepte de réaliser et de financer intégralement l'investissement nécessaire à la construction des cuves de stockage de produits pétroliers sur le Site de la Centrale». Selon les explications fournies par Albatros dans son communiqué en réaction au rapport du BVG, l’installation d’entrepôts de stockage, selon les clauses conventionnelles, revenait initialement à l’acheteur qui en a finalement transféré la tâche au producteur pour se conformer aux exigences des bailleurs de fond d’une centrale incluant des cuves ainsi qu’à la nécessité de les intégrer dans le système de sécurité de la centrale. Et Albatros de conclure le démantèlement du rapport du BVG par sa disponibilité à produire 81MW pour palier au besoin de l’économie et de la population à condition que lui soit livré le combustible nécessaire. Autant dire, en définitive, que la l’équivalent du volume d’énergie livrée par la Côte d’Ivoire reste en souffrance ici au Mali, faute du seul combustible pour faire tourner la centrale. Mais le manque du fuel lourd n’en est certainement qu’une face visible de l’iceberg. Plusieurs observateurs avertis estiment qu’il ne suffit de la disponibilité de combustible pour exploiter convenablement l’électricité produite par l’Albatros. Et pour cause : selon des sources concordantes, la fourniture de ce produit est considérée comme un gâchis d’autant que son coût pourrait excéder le prix de l’énergie transportable par le réseau depuis la centrale de Kayes. En clair, c’est la vétusté des installations de transport de l’électricité qui est en cause et déteint sur la pertinence de tout le projet Albatros. Un aspect passé sous silence dans le rapport du BVG ainsi que dans la réaction qu’elle a inspirée à l’entreprise productrice.

Les vérificateurs se sont en revanche plus extensifs et détaillé sur d’autres aspects de la récente gestion financière du secteur énergétique. Il s’agit entre autres du scandaleux marché d’acquisition des 29 groupes électrogènes attribué à quatre entreprises appartenant à la même personne. D’un montant cumulé de 1 595 037 860 FCFA, il s’est aussi caractérisé, selon le BVG, par une panoplie d’irrégularités parmi lesquelles le paiement indu d’avances de démarrage sur trois des contrats additionnels, la réception de groupes électrogènes défectueux ou en deçà des spécifications contractuelles - dont l’incidence s’élève à 192 740 940 FCFA, le paiement pour des groupes non livrés à concurrence de plusieurs centaines de millions de nos francs.

En plus des pertes faramineuses imputables aux marchés scandaleux, le rapport relève, des responsables d’EDM sont également épinglés pour d’autres attributions irrégulières en lien avec des marchés de combustibles pour 3 491 086 623FCFA.

&nbsp;

<strong>Amidou Keita</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Irrégularités financières s’élevant a plus de 92 milliards de F CFA : Le Bureau du Vérificateur général épingle EDM SA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/irregularites-financieres-selevant-a-plus-de-92-milliards-de-f-cfa-le-bureau-du-verificateur-general-epingle-edm-sa-3071926.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/irregularites-financieres-selevant-a-plus-de-92-milliards-de-f-cfa-le-bureau-du-verificateur-general-epingle-edm-sa-3071926.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/03/EDM-SA.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 29 Jul 2024 12:00:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Arc en Ciel</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Bureau du vérificateur général  a décelé dans la gestion de la Société Energie du Mali (EDM SA), au titre des exercices 2020, 2021, 2022 et 2023 (31 octobre), une irrégularité de 92 milliards F CFA. </em></strong>

La mission de vérification du BVGAL, souligne le rapport a constaté que le Ministère chargé de l’Energie et EDM- SA ne procèdent pas à la revue quinquennale de la concession de la EDM-SA. En effet, aucune preuve de tenue d’une revue quinquennale au cours de la période couverte par la vérification n’a pu être mise à la disposition de l’équipe de vérification.

« Le Ministère chargé de l’Energie n’a pas mis fin à la concession de la Société Albatros Energy, malgré l’aggravation du déséquilibre financier de la Société EDM-SA due en partie à a Société Albatros Energy. De janvier 2020 à mai 2022, sur un montant total de 32,773 milliards de FCFA payé à la société Albatros Energy par le Directeur Général de la Société EDM-SA, 57% ont été payés pour une énergie non produite, non enlevée et non consommée par la Société EDM-SA ».

Le rapport poursuit que « Le Commissaire aux Comptes et le Conseil d’Administration n’ont pas veillé sur la continuité de l’exploitation de la Société EDM-SA. En effet, le Commissaire aux Comptes n’a pas alerté le Conseil d’Administration au cours de la période sous revue alors que les états financiers révélaient que la continuité de l’exploitation de la société était compromise durant toute ladite période ».

Le Directeur Général de la Société EDM-SA n’est pas sans reproche. Le rapport affirme qu’il n’a pas respecté les clauses contractuelles d’un marché de fourniture de groupes électrogènes en souffrance. En effet, dans le cadre de l’exécution du Contrat n°22/522DG/DP du 6 décembre 2022 relatif à la fourniture et installation de 29 groupes électrogènes neufs conteneurisés de type « Perkins » et transformateurs pour les centres de l’intérieur de la Société EDM-SA, le fournisseur a fourni des groupes électrogènes de faibles capacités avec des problèmes techniques après le paiement d’une avance de démarrage de 1,88 milliard de FCFA.

<strong>Attribution de marchés à des fournisseurs incompétents </strong>

La Société EDM-SA attribue des marchés de groupes électrogènes à des fournisseurs qui n’ont pas entièrement exécuté des marchés antérieurs. En dépit des défaillances constatées dans l’exécution des marchés antérieurs, elle a encore attribué par entente directe trois marchés à un fournisseur n’ayant pas entièrement exécuté trois marchés, et un marché à un autre fournisseur n’ayant pas entièrement exécuté un marché antérieur.

<a name="_TOC_250024"></a>« La Société EDM-SA ne procède pas au recouvrement exhaustif des recettes. La Société EDM-SA n’a pas recouvré des impayés sur recettes de 2020 à octobre 2023, d’un montant de 106, 648 milliards de FCFA. Bien que la coupure et la résiliation des abonnements s’appliquent à tous les clients ayant au moins une facture échue, les impayés devraient faire l’objet de procédure de pré contentieux et de contentieux au lieu de les garder dans les livres de la Société EDM SA sans évolution notoire.

La Société EDM-SA n’a pas payé à l’Etat du Mali à travers la Direction Générale des Domaines et du Cadastre la redevance unique pour l’utilisation des trois centrales hydroélectriques pendant la période sous revue. Il s’agit de l’usage et l’exploitation de l’ensemble des installations de production hydroélectrique de Sélingué, de Sotuba et de Félou mises à sa disposition. Le montant de la redevance pour les trois centrales s’élève à 600 millions de FCFA par an soit un montant total de 2,300 milliards de FCFA pour la période sous revue ».

<strong>Procédure d’acquisition biaisée</strong>

La Société EDM-SA utilise des procédures d’acquisition de combustibles non prévues dans son manuel de procédures internes. Dans le cadre de l’acquisition des combustibles, la Société EDM-SA utilise d’autres procédures spécifiques de passation non autorisées par les procédures internes et non prévues par les procédures nationales de passation de marchés.

Le Directeur Général de la Société EDM-SA a irrégulièrement conclu des contrats par entente directe dans le cadre des achats de combustibles.  Il a conclu des protocoles d’accord valant contrat de suppléance de montant largement supérieur au seuil des 3% du chiffre d'affaires hors taxes de l'activité « Electricité » de l'exercice précédent sans les conditions de dérogation.

Les Commissions d’ouverture et d’évaluation des offres procèdent à des attributions irrégulières des marchés de combustibles. Elles ne respectent pas les critères d’évaluations de offres. En effet, lesdites commissions procèdent à l’évaluation des offres et au classement soumissionnaires mais attribuent des quantités de combustibles aux offres évaluées moins disantes inferieures à celle du 2ème et le reste au 3ème sans aucune indication dans le DAO. Il ressort également que chaque lot a été attribué à trois fournisseurs, soit trois marchés par lot, donc six marchés pour les deux lots au lieu de deux.

<strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 92 149 419 533 FCFA. Elles sont relatives à l’augmentation irrégulière du prix de l’énergie achetée par la Société EDM-SA à Albatros Energy sur décision du Ministre chargé de l’énergie pour un montant de 7 358 762 523 FCFA ; au montant de l’Impôt sur le Revenus des Valeurs Mobilières pour 32 904 000 FCFA payé sur ressource EDM en lieu et place des membres du Conseil d’administration de la Société EDM-SA; au paiement indu à Albatros Energy d’énergies non produites et non livrées à EDM-SA pour un montant de 18 665 648 762 FCFA ; au paiement indu à Albatros Energie au titre du financement des cuves pour un montant de 1 465 944 480 FCFA ; aux dépenses indues à travers trois contrats additionnels non justifiés au profit d’un fournisseur pour un montant cumulé de 278 333 210 FCFA ; au montant de 526 372 338 FCFA payé pour la fourniture à Bougouni d’un groupe électrogène qui n’a pas fonctionné avant la réception définitive ; au montant de 294 800 940 FCFA payé pour la fourniture à Bougouni de deux groupes électrogènes qui n’ont pas fonctionné avant la réception définitive; au montant de 161 237 880 FCFA payé pour la fourniture d’un groupe électrogène livré à Kangaba puis enlevé par le fournisseur pour des besoins de réparation mais ne l’a pas remis à sa place depuis trois ans; au montant de 332 156 012 FCFA payé à un fournisseur pour deux (2) groupes électrogènes non livrés à Sévaré; au montant de 297 688 602 FCFA payé à un fournisseur qui  pour cinq groupes électrogènes ne disposant pas des puissances contractuelles requises ; au montant de 438 987 279 FCFA versé à deux fournisseurs qui ont livré à Gao et à Diboli des groupes électrogènes avec les puissances contractuelles non conformes ; aux frais d’escompte irrégulièrement supportés par la Société EDM-SA à la place de certains fournisseurs de carburant pour un montant de 12 260 566 364 FCFA ; à la dotation en carburant non due au Ministère de l’Energie et de l’Eau pour un montant de 38 116 360 FCFA ; au non-respect de modalité d’octroi des avances et prêt par le Directeur Général et le Directeur des Ressources Humaines de la Société EDM-SA ; aux divisions de lots et attributions irrégulières des marchés de combustibles par des membres des commissions d’ouverture et d’évaluation des offres à hauteur de 3 491 086 623 FCFA ; au payement de la TVA sur des achats exonérés pour un montant de 30 573 371 990 FCFA ; aux pénalités de retard non retenues sur des marchés pour un montant de 9 919 796 668 FCFA ; aux amendes fiscales pour non-enregistrement de 550 contrats pour 55 000 000 FCFA ; à la redevance de régulation non acquittée sur les marchés ne comportant pas le cachet des impôts pour un montant de 2 755 376 127 FCFA ; aux droits de timbre non reversés aux impôts pour un montant de 3 203 269 375 FCFA

Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Procureur de la République du Pôle National Economique et Financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême, au Directeur Général des Impôts et au Président de l’Autorité de Régulation des Marchés publics et des Délégations de Service public.

<strong>Issa Diawara </strong>

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</item>

<item>
<title>Vérification financière et de conformité de la gestion du mécanisme de refinancement des systèmes financiers décentralisés</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-et-de-conformite-de-la-gestion-du-mecanisme-de-refinancement-des-systemes-financiers-decentralises-3071876.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 29 Jul 2024 08:59:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>D’importantes irrégularités relevées dans la gestion du Mécanisme de Refinancement des Systèmes Financiers Décentralisés</strong>

<strong>La présente vérification financière et de conformité a pour objet la Gestion du Mécanisme de Refinancement des Systèmes Financiers Décentralisés (MEREF-SFD). Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses effectuées, au titre des exercices 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.</strong>

Les travaux de vérification ont porté sur le fonctionnement du cadre institutionnel du MEREF-SFD; la régularité des conventions de refinancement; le recrutement du personnel; la passation, l’exécution et le règlement des marchés; les dépenses de mission, de formation et les charges du personnel; les ressources issues des intérêts des Dépôts à Terme (DAT) accordés aux Systèmes Financiers Décentralisés (SFD). Cette vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

La mission de vérification a constaté que la Primature n’a pas créé le Mécanisme de Refinancement des Systèmes Financiers Décentralisés (MEREF-SFD) conformément aux dispositions en vigueur régissant les services publics. En effet, le MEREF-SFD a été institué suivant le Décret n°2018-0570/PM-RM du 16 juillet 2018 et ne correspond à aucune des sept (07) catégories prévues par la réglementation en vigueur.<a name="_TOC_250021"></a>

Le MEREF-SFD effectue des activités qui ne cadrent pas avec son niveau de rattachement. Le MEREF-SFD a été institué auprès du Ministère de l’Industrie et du Commerce alors qu’il exerce des activités se rapportant aux SFD et qui relèvent des attributions spécifiques du Ministre de l’Économie et des Finances.

Le MEREF-SFD ne respecte pas les critères de diversification dans le refinancement des Systèmes Financiers Décentralisés. En effet, il a accordé des Dépôts à Terme (DAT) à des Systèmes Financiers Décentralisés (SFD) dont le montant cumulé dépasse le maximum de 10% du total de ses actifs tel que fixé par le Manuel d’investissement.

Le MEREF-SFD ne procède pas à l’évaluation des SFD avant l’octroi des refinancements. Le Chargé d’Investissement n’élabore pas la note d’évaluation détaillée sur les éléments d’appréciation des SFD avant leur sélection.

Le Mécanisme de Refinancement des Systèmes Financiers Décentralisés effectue des opérations de crédit sans en être habilité. En effet, il fait des opérations de crédit en signant directement les contrats de DAT avec des SFD sur les ressources mises à sa disposition par le Projet INCLUSIF, alors qu’il n’a ni le statut d’établissement de crédit, ni celui d’intermédiaire financier.

Le MEREF-SFD et la Société Mali Créances-SA n’ont pas encadré les modalités de répartition de ressources générées dans le cadre de la mise en œuvre des contrats de service. Le contrat de service conclu entre le MEREF-SFD et la Société Mali Créances-SA n’a pas déterminé la clé de répartition des intérêts créditeurs générés par les fonds déposés à la BCS-SA.

Le MEREF-SFD ne respecte pas les clauses des conventions de gestion des fonds de refinancement conclues avec la Banque Malienne de Solidarité (BMS-SA). Il ne vire pas à la BMS-SA sa part des intérêts générés par les DAT objet des conventions qu’ils ont conclues.

Le Mécanisme de Refinancement des Systèmes Financiers Décentralisés (MEREF-SFD) ne retient pas à la source l’Impôt sur le Revenu Foncier (IRF) à l’occasion du paiement des loyers de l’immeuble baillé par la structure.
<h3><a name="_TOC_250018"></a>Le MEREF-SFD ne respecte pas les procédures de recrutement du personnel. En effet, le Coordinateur a recruté deux (02) chauffeurs, une Secrétaire réceptionniste, un Logisticien, une Assistante comptable et un chargé d’Assistance technique sans passer par la procédure d’Appel à candidatures pourtant exigée par le Manuel de procédures administratives, Comptables et financières du MEREF-SFD.</h3>
<h3>Le MEREF-SFD n’a pas formalisé les augmentations de salaire du personnel. En effet, les rémunérations du personnel ont été augmentées à hauteur de 5% chaque année sur la base du plan d’affaires alors que les contrats individuels du personnel n’ont pas été actualisés en conséquence.</h3>
<h3>Le MEREF-SFD ne fait pas recours à la procédure de passation de marchés par Appel d’Offres le cas échéant. Durant la période sous revue, le MEREF-SFD a passé par consultation restreinte des marchés qui relevaient du seuil de l’Appel d’Offres.</h3>
<h3>La Commission de sélection de la Cellule Technique de Coordination du MEREF-SFD a attribué des marchés à des prestataires se trouvant dans une position de conflit d’intérêts. Elle a attribué le marché relatif à l’étude sur la mise en place des guichets «Finance verte islamique» à un consultant indépendant qui est en même temps membre du Comité d’audit du MEREF-SFD.</h3>
<h3>Le MEREF-SFD ne respecte pas les modalités de paiement de marchés publics. En effet, le Coordinateur et le Responsable Administratif et Financier (RAF) payent des prestataires selon le cas avant la réalisation des formations, avant la notification de l’attribution du marché et la signature du contrat ou règlent la totalité des prestations alors que ce sont des acomptes qui sont exigés.</h3>
<h3>Le MEREF-SFD ne procède pas à un enregistrement comptable régulier de produits financiers. Le Comptable du MEREF-SFD n’enregistre pas dans sa comptabilité les produits d’intérêts générés par les DAT de refinancement accordés aux SFD sur les ressources du Projet INCLUSIF.</h3>
<h3>Eu égard à ces constatations, la mission de vérification a recommandé au Premier ministre, Chef du Gouvernement, de définir la nature juridique du Mécanisme de Refinancement des Systèmes Financiers Décentralisés conformément à la législation en vigueur; rattacher le Mécanisme de Refinancement des Systèmes Financiers Décentralisés au Ministère chargé des Finances conformément à la réglementation en vigueur.</h3>
<h3>Au Coordinateur du Mécanisme de Refinancement des Systèmes Financiers Décentralisés de respecter les critères de diversification dans le refinancement des Systèmes Financiers Décentralisés; procéder à l’évaluation des Systèmes Financiers Décentralisés (SFD) avant l’octroi des refinancements; se conformer à la réglementation en vigueur dans l’exercice de l’intermédiation financière; respecter les clauses des Conventions de gestion de fonds de refinancement conclues avec la Banque Malienne de Solidarité (BMS-SA); respecter les procédures de recrutement du personnel; formaliser les augmentations de salaire accordées au personnel; recourir à la procédure de passation de marchés par Appel d’Offres le cas échéant; respecter les modalités de paiement des marchés publics.</h3>
<h3>Quant au Président du Comité de sélection du Mécanisme de Refinancement des Systèmes Financiers Décentralisés, d’éviter le conflit d’intérêts dans l’attribution des marchés.</h3>
<h3>Enfin, au Comptable du Mécanisme de Refinancement des Systèmes Financiers Décentralisés, de procéder à l’enregistrement des données comptables conformément à la réglementation en vigueur.</h3>
<h3></h3>
<strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 181 668 722 FCFA. Elles sont relatives à l’utilisation irrégulière du Fonds de Crédit Institutionnel Partagé (CIP) pour un montant total de 69 081 250 FCFA; à la non-application de pénalités de retard par le Coordinateur et le Responsable Administratif et Financier (RAF) du Mécanisme de Refinancement des Systèmes Financiers Décentralisés (MEREF-SFD) pour un montant total de 3 667 625 FCFA; au paiement de dépenses non autorisées pour un montant total de 6 040 500 FCFA; au paiement de frais de mission indus pour un montant total de 5 345 000 FCFA; au paiement d'indemnités de Session indues pour un montant total de 4 400 000 FCFA; au paiement de la totalité d’un marché partiellement exécuté pour un montant total de 27 250 000 FCFA; au paiement de dépenses indues pour un montant total de 10 000 000 de FCFA; à l’attribution irrégulière de marchés sans mise en concurrence; au paiement de marchés non enregistrés pour un montant de 15 866 028 FCFA; à la non-retenue et au non-reversement de la taxe foncière et de l’Impôt sur le Revenu Foncier (IRF) pour un montant total de 1 029 000 FCFA; aux achats hors taxes sans exonération pour un montant total de 38 989 319 FCFA .

Les faits relevés dans le Rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la Loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Procureur de la République chargé du Pôle National Économique et Financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Directeur Général des Impôts.

<strong>Ibrahim DIALLO/CCOM-BVG</strong>

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</item>

<item>
<title>Gestion de la commune rurale de Mandé : D&amp;apos;importantes irrégularités relevées !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-la-commune-rurale-de-mande-dimportantes-irregularites-relevees-3070872.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 20 Jul 2024 01:36:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui la Résistance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La vérification financière a relevé des irrégularités financières d'un montant total de 72 098 917 F CFA. Elles sont relatives à la non-perception des frais d'édilité d'un montant de 55 900 000 F CFA ; au paiement des travaux non exécutés d'un montant de 1 045 000 F CFA et au non-recouvrement des créances de redevance des droits de place dans des marchés pour un montant de 15 153 917 F CFA.</em></strong>

La présente vérification financière a pour objet la gestion de la Commune rurale de Mandé au titre des exercices 2021, 2022 et 2023. Elle a pour objectif de s'assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes des organes délibérant et exécutif de la Commune. Les travaux de vérification ont porté sur la mobilisation des recettes et leur reversement, l'exécution des dépenses, la gouvernance administrative, l'état-civil, les affaires domaniales et foncières, les équipements marchands et la comptabilité-matières.Cette vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

La mission de vérification a constaté que le représentant de l'Etat dans le cercle de Kati ne procède pas à l'inspection périodique de la Commune rurale de Mandé. Aucun rapport d'inspection ou autre document attestant l'effectivité d'une inspection par le préfet du cercle de Kati durant la période sous revue n'a pu être mis à la disposition de l'équipe de vérification.

Le maire de la Commune rurale de Mandé et le receveur-percepteur de Kalabancoro n'effectuent pas de contrôle sur les régies d'avances et de recettes. En effet, ils n'ont pu fournir la preuve de contrôle des régies d'avances et de recettes effectué au cours de la période sous-revue. La Commune rurale de Mandé emploie un comptable-matières irrégulièrement nommé. Celui-ci a été nommé par décision n°2022-027/CRM-SG du 10 octobre 2022 du maire au lieu d'un arrêté interministériel. En outre, il n'a ni constitué de cautionnement ni prêté serment. La Commune rurale de Mandé ne tient pas de comptabilité-matières. Le comptable-matières, nommé depuis le 10 octobre 2022, n'a tenu aucun document de la comptabilité-matières. Ledit comptable-matières évoque le manque de formation qui ne lui permet pas de s'investir pleinement dans ses fonctions.

Les régisseurs de recettes et de dépenses de la Commune rurale de Mandé n'ont pas prêté serment. En effet, ils n'ont pu mettre à la disposition de l'équipe de vérification aucune preuve de leur prestation de serment.

Le régisseur de recettes de la Commune rurale de Mandé ne respecte pas les délais de versement des recettes encaissées. Durant la période sous revue, le montant des recettes encaissées, non versées par le régisseur dans les délais, a atteint 62,44 % du montant total des recettes encaissées.

La Commune rurale de Mandé ne respecte pas les procédures de réception des offres. En effet, le registre ouvert à cette fin ne contient pas toutes les offres relatives aux marchés passés sous la période sous revue. De plus, elle ne délivre pas de récépissé aux soumissionnaires lors des dépôts.

La Commune rurale de Mandé ne soumet pas aux services déconcentrés de la DGMP-DSP pour numérotation des marchés approuvés. En effet, sur 25 marchés examinés, 19 n'ont pas fait l'objet de numérotation auprès de la Cellule de passation des marchés publics de Kalabancoro. Les comités de gestion scolaire de la Commune rurale de Mandé n'élaborent pas de plan d'actions et ne produisent pas de rapport d'utilisation des fonds d'Appui direct à l'amélioration des rendements scolaires (Adars). La Commune rurale de Mandé ne tient pas des documents administratifs. Il s'agit du registre des arrêtés, du registre d'enregistrement du courrier confidentiel (départ) et du registre des conventions et contrats.

La Commune rurale de Mandé a établi un contrat sans spécifications techniques pour l'installation d'un château d'eau dans la Commune. Elle n'a pas fait mention de spécifications techniques, ni de bordereau des prix unitaires et de devis estimatif dans le contrat.

C'est pourquoi la mission de vérification a recommandé au représentant de l'Etat dans le cercle de Kati de procéder à l'inspection périodique de la Commune rurale de Mandé.   Au receveur-percepteur de Kalabancoro de procéder, au moins une fois par an, au contrôle et vérification sur place et sur pièces des régies d'avances et de recettes. A l'administrateur territorial chargé d'expédier les affaires courantes de la Commune rurale de Mandé de procéder au contrôle et vérification des régies d'avances et de recettes ; initier la procédure de nomination du comptable-matières conformément aux textes en vigueur ; veiller à la tenue de la comptabilité-matières ; veiller à la constitution de la caution du comptable-matières et à sa prestation de serment conformément aux textes en vigueur ; veiller à la prestation de serment des régisseurs conformément à la réglementation ; veiller à l'insertion des spécificités techniques dans les contrats conformément aux textes en vigueur. Au secrétaire général de tenir les registres des offres et de délivrer des récépissés aux soumissionnaires conformément à la réglementation en vigueur ; tenir les registres des arrêtés, du courrier de départ confidentiel, des conventions et contrats.

Au comptable-matières de tenir tous les documents de la comptabilité-matières ; constituer sa caution et prêter serment devant la juridiction des comptes.

Aux régisseurs de recettes et d'avances de prêter serment conformément aux textes en vigueur. Au régisseur de recettes de respecter les délais de versement des recettes à la perception conformément à la réglementation.

Quant aux CGS de la CRM, ils doivent élaborer le plan d'actions et produire les rapports semestriels et annuels d'utilisation des fonds Adars conformément à la réglementation.

Enfin, au chef des services financiers de soumettre les marchés approuvés à la numérotation des services déconcentrés de la DGMP-DSP ; insérer les spécificités techniques des fournitures, travaux ou prestations demandées dans les contrats conformément aux textes en vigueur.

<strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d'un montant total de 72 098 917 F CFA. Elles sont relatives à la non-perception des frais d'édilité d'un montant de 55 900 000 F CFA ; au paiement des travaux non exécutés d'un montant de 1 045 000 F CFA et au non-recouvrement des créances de redevance des droits de place dans des marchés pour un montant de 15 153 917 F CFA.

Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au procureur de la République chargé du Pôle national économique et financier et transmis au président de la Section des comptes de la Cour suprême.<strong>               </strong>

<strong>  Source BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification financière de la gestion de la commune rurale de N’gabacoro : Des irrégularités financières s’élevant à plus de 175 millions de FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-de-la-gestion-de-la-commune-rurale-de-ngabacoro-des-irregularites-financieres-selevant-a-plus-de-175-millions-de-fcfa-3070324.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 15 Jul 2024 07:43:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La présente vérification financière a pour objet la gestion de la Commune Rurale de N’Gabacoro au titre des exercices 2021, 2022 et 2023. Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes des organes délibérant et exécutif de la Commune. Les travaux de vérification ont porté sur la mobilisation des recettes et leur reversement, l’exécution des dépenses, la gouvernance, l’État Civil, les Affaires domaniales et foncières et la Comptabilité-matières.</strong>

Cette vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

La mission de vérification a constaté que le Représentant de l’Etat dans le Cercle de Kati ne procède pas à l’inspection périodique de la Commune rurale de N’Gabacoro (CRNG). Il n’a produit aucun document matérialisant la moindre inspection au cours de la période sous revue.

Le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de la Commune I du District de Bamako ne procède pas à la vérification trimestrielle des registres de déclaration et des registres des actes de l’état civil de la Commune rurale de N’Gabacoro. Il n’a produit aucun Procès-verbal (PV) à cet effet pendant la période sous revue.

Le Maire de la CRNG et le Receveur-percepteur de Kalaban-Coro n’effectuent pas de contrôle sur les régies d’avances et de recettes. En effet, ils n’ont pu fournir la preuve de contrôles des régies d’avances et de recettes effectués au cours de la période sous-revue. La Commune rurale de N’Gabacoro (CRNG) ne tient pas le registre des Conventions et contrats.

La Commune Rurale de N’Gabacoro emploie irrégulièrement un Comptable-matières. En effet, le Comptable-matières de la CRNG a été nommé par Décision n°21-26/ M-C-N'G du 29 septembre 2021 du Maire en lieu et place d’un arrêté interministériel. En outre, il n’a ni prêté serment, ni constitué de cautionnement. En plus, elle ne tient pas les documents de la Comptabilité-matières.

La Commune rurale de N’Gabacoro a irrégulièrement établi des Concessions Rurales à usage d’Habitation (CRH). En effet, sans aucune base légale, le Maire a établi lesdites CRH.

Le Régisseur de recettes de la CRNG ne respecte pas les délais de reversement des recettes encaissées au Receveur-percepteur. Durant la période sous revue, le montant des recettes encaissées non reversées par le Régisseur dans les délais, atteint 15,69% du montant total des recettes encaissées.

Les Présidents des Comités de Gestion Scolaire (CGS) et des Associations de Santé Communautaires (ASACO) ne produisent pas de Rapports de l’utilisation des fonds transférés. De plus, ils ne font pas de Rapports d’utilisation des Fonds d’Appui Direct à l’Amélioration des Rendements Scolaires (ADARS) à la Commune rurale de N’Gabacoro (CRNG) et au Centre d’Animation Pédagogique (CAP).

C’est pourquoi la mission de vérification a recommandé au Préfet du cercle de Kati de procéder à l’inspection périodique de la Commune rurale de N’Gabacoro.

Au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de la Commune I du District de Bamako de procéder à la vérification trimestrielle des registres de déclaration et des registres des actes de l’État Civil de la CRNG.

Au Receveur-percepteur de Kalaban-Coro de procéder, au moins une fois par an, au contrôle des régies d’avances et de recettes.

Au Maire de la Commune Rurale de N’Gabacoro de: procéder au contrôle et à la vérification des régies d’avances et de recettes; veiller à la tenue du registre des conventions et contrats; initier la procédure de nomination du Comptable-matières conformément à la réglementation en vigueur; veiller à la tenue des documents de la Comptabilité-matières; respecter les formes et conditions d’attribution des terrains du domaine privé immobilier des Collectivités Territoriales.

Au Secrétaire Général de tenir le registre des Conventions et contrats. Au Régisseur de recettes de respecter les délais de reversement des recettes encaissées conformément aux dispositions réglementaires en vigueur. Au Comptable-matières de tenir l’ensemble des documents de la Comptabilité -matières.

Quant aux Présidents des Comités de Gestion Scolaire, ils doivent produire les Rapports semestriels et annuels de l’utilisation des fonds des cantines scolaires et des Fonds d’Appui Direct à l’Amélioration des Rendements Scolaires.

Enfin, les présidents des Associations de Santé Communautaires doivent produire les Rapports semestriels de gestion de l’utilisation de la subvention de l’État destinée au fonctionnement des structures sanitaires.

<strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 175 680 928 FCFA. Elles sont relatives: au non-reversement des recettes issues de l’établissement des actes d’État Civil pour un montant de 5 814 900 FCFA; à la délivrance des Concessions Rurales à usage d’Habitation (CRH) sans le recouvrement des frais d’édilité pour un montant de 154 544 000 FCFA; au non-recouvrement des Droits de patente sur des marchés publics et les pénalités y afférentes pour un montant de 15 322 028 FCFA.

Les faits relevés dans le Rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la Loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Procureur de la République, chargé du Pôle National Économique et Financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Directeur Général des Impôts (DGI).

<strong>Ibrahim DIALLO/CCOM BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>D’importantes irrégularités relevées dans la gestion de la commune rurale de Mandé décelées par le BVG</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/dimportantes-irregularites-relevees-dans-la-gestion-de-la-commune-rurale-de-mande-decelees-par-le-bvg-3070170.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/dimportantes-irregularites-relevees-dans-la-gestion-de-la-commune-rurale-de-mande-decelees-par-le-bvg-3070170.html</guid>
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<pubDate>Sat, 13 Jul 2024 08:36:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La présente vérification financière a pour objet la gestion de la Commune rurale de Mandé au titre des exercices 2021, 2022 et 2023. Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes des organes délibérant et exécutif de la Commune. </em></strong>

Les travaux de vérification ont porté sur la mobilisation des recettes et leur reversement, l’exécution des dépenses, la gouvernance administrative, l’état civil, les affaires domaniales et foncières, les équipements marchands et la comptabilité-matières.

Cette vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

La mission de vérification a constaté que <a name="_TOC_250015"></a>le Représentant de l’Etat dans le Cercle de Kati ne procède pas à l’inspection périodique de la Commune rurale de Mandé. Aucun rapport d’inspection ou autre document attestant l’effectivité d’une inspection par le Préfet du Cercle de Kati durant la période sous revue n’a pu être mis à la disposition de l’équipe de vérification.

<a name="_TOC_250014"></a>Le Maire de la Commune rurale de Mandé et le Receveur-percepteur de Kalabancoro n’effectuent pas de contrôle sur les régies d’avances et de recettes. En effet, ils n’ont pu fournir la preuve de contrôle des régies d’avances et de recettes effectué au cours de la période sous-revue.

<a name="_TOC_250013"></a>La Commune rurale de Mandé emploie un Comptable-matières irrégulièrement nommé. Ce dernier a été nommé par décision n° 2022-027/CRM-SG du 10 octobre 2022 du Maire au lieu d’un arrêté interministériel. En outre, il n’a ni constitué de cautionnement ni prêté serment.

<a name="_TOC_250012"></a>La Commune rurale de Mandé ne tient pas de comptabilité-matières. Le Comptable-matières, nommé depuis le 10 octobre 2022, n’a tenu aucun document de la comptabilité-matières. Ledit Comptable-matières évoque le manque de formation qui ne lui permet pas de s’investir pleinement dans ses fonctions.

<a name="_TOC_250011"></a>Les Régisseurs de recettes et de dépenses de la Commune rurale de Mandé n’ont pas prêté serment. En effet, ils n’ont pu mettre à la disposition de l’équipe de vérification aucune preuve de leur prestation de serment.

<a name="_TOC_250010"></a>Le Régisseur de recettes de la Commune rurale de Mandé ne respecte pas les délais de versement des recettes encaissées. Durant la période sous revue, le montant des recettes encaissées, non versées par le Régisseur dans les délais, a atteint 62.44% du montant total des recettes encaissées.

<a name="_TOC_250009"></a>La Commune rurale de Mandé ne respecte pas les procédures de réception des offres. En effet, le registre ouvert à cette fin ne contient pas toutes les offres relatives aux marchés passés sous la période sous revue. De plus, elle ne délivre pas de récépissé aux soumissionnaires lors des dépôts.

La Commune rurale de Mandé ne soumet pas aux services déconcentrés de la DGMP-DSP pour numérotation des marchés approuvés. En effet, sur 25 marchés examinés, 19 n’ont pas fait l’objet de numérotation auprès de la Cellule de passation des marchés publics de Kalabancoro.

Les Comités de gestion scolaire de la Commune rurale de Mandé n’élaborent pas de plan d’action et ne produisent pas de rapport d’utilisation des fonds d’appui direct à l’amélioration des rendements scolaires (ADARS).

<a name="_TOC_250008"></a>La Commune rurale de Mandé ne tient pas des documents administratifs. Il s’agit du registre des arrêtés, du registre d'enregistrement du courrier confidentiel (départ) et du registre des conventions et contrats.

<a name="_TOC_250007"></a>La Commune rurale de Mandé a établi un contrat sans spécifications techniques pour l’installation d’un château d’eau dans la Commune. Elle n’a pas fait mention de spécifications techniques, ni de bordereau des prix unitaires et de devis estimatif dans le contrat.

C’est pourquoi la mission de vérification a recommandé au Représentant de l’Etat dans le cercle de Kati de procéder à l’inspection périodique de la Commune Rurale de Mandé.

Au Receveur-Percepteur de Kalabancoro de procéder, au moins une fois par an, au contrôle et vérification sur place et sur pièces des régies d’avances et de recettes. À l’Administrateur territorial chargé d'expédier les affaires courantes de la Commune rurale de Mandé de procéder au contrôle et vérification des régies d’avances et de recettes ; initier la procédure de nomination du comptable-matières conformément aux textes en vigueur ; veiller à la tenue de la comptabilité-matières ; veiller à la constitution de la caution du comptable-matières et à sa prestation de serment conformément aux textes en vigueur ; veiller à la prestation de serment des régisseurs conformément à la réglementation ; veiller à l’insertion des spécificités techniques dans les contrats conformément aux textes en vigueur.

Au Secrétaire général de tenir les registres des offres et de délivrer des récépissés aux soumissionnaires conformément à la réglementation en vigueur ; tenir les registres des arrêtés, du courrier de départ confidentiel, des conventions et contrats.

Au Comptable-matières de tenir tous les documents de la comptabilité -matières ; constituer sa caution et prêter serment devant la juridiction des comptes. Aux Régisseurs de recettes et d’avances de prêter serment conformément aux textes en vigueur.

Au Régisseur de recettes de respecter les délais de versement des recettes à la perception conformément à la réglementation. Quant aux CGS de la CRM, ils doivent élaborer le plan d’action et produire les rapports semestriels et annuels d’utilisation des fonds ADARS conformément à la réglementation.

Enfin, au Chef des services financiers de soumettre les marchés approuvés à la numérotation des services déconcentrés de la DGMP-DSP ; insérer les spécificités techniques des fournitures, travaux ou prestations demandées dans les contrats conformément aux textes en vigueur.

<strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 72 098 917 Fcfa. Elles sont relatives à la non-perception des frais d’édilité d’un montant de 55 900 000 Fcfa ; au paiement des travaux non exécutés d’un montant de 1 045 000 Fcfa et au non-recouvrement des créances de redevance des droits de place dans des marchés pour un montant de 15 153 917 Fcfa.

Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Procureur de la République chargé du Pôle National Economique et Financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême.

<strong>CCOM/BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion de la commune rurale de N&amp;apos;Gabacoro : Des irrégularités financières s&amp;apos;élevant à plus de 175 millions de F CFA décelées par le BVG</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-la-commune-rurale-de-ngabacoro-des-irregularites-financieres-selevant-a-plus-de-175-millions-de-f-cfa-decelees-par-le-bvg-3070104.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-la-commune-rurale-de-ngabacoro-des-irregularites-financieres-selevant-a-plus-de-175-millions-de-f-cfa-decelees-par-le-bvg-3070104.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Samba-Alhamdou-Baby.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 13 Jul 2024 01:40:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La vérification financière a relevé des irrégularités financières d'un montant total de 175 680 928 F CFA. Elles sont relatives : au non-reversement des recettes issues de l'établissement des actes d'état civil pour un montant de 5 814 900 F CFA, à la délivrance des CRH sans le recouvrement des frais d'édilité pour un montant de 154 544 000 F CFA, au non-recouvrement des droits de patente sur des marchés publics et les pénalités y afférentes pour un montant de 15 322 028 F CFA.</em></strong>

a présente vérification financière a pour objet la gestion de la Commune rurale de N'Gabacoro au titre des exercices 2021, 2022 et 2023. Elle a pour objectif de s'assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes des organes délibérant et exécutif de la Commune. Les travaux de vérification ont porté sur la mobilisation des recettes et leur reversement, l'exécution des dépenses, la gouvernance, l'état civil, les affaires domaniales et foncières et la comptabilité-matières. Cette vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

La mission de vérification a constaté que le représentant de l'Etat dans le cercle de Kati ne procède pas à l'inspection périodique de la Commune rurale de N'Gabacoro (CRNG). Il n'a produit aucun document matérialisant la moindre inspection au cours de la période sous revue.

Le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de la Commune I du district de Bamako ne procède pas à la vérification trimestrielle des registres de déclaration et des registres des actes de l'état civil de la CRNG. Il n'a produit aucun PV à cet effet pendant la période sous revue.

Le maire de la CRNG et le receveur-percepteur de Kalabancoro n'effectuent pas de contrôle sur les régies d'avances et de recettes. En effet, ils n'ont pu fournir la preuve de contrôles des régies d'avances et de recettes effectués au cours de la période sous-revue. La CRNG ne tient pas le registre des conventions et contrats.

La Commune rurale de N'Gabacoro emploie irrégulièrement un comptable-matières. En effet, le comptable-matières de la CRNG a été nommé par décision n°21-26/M-C-N'G du 29 septembre 2021 du maire en lieu et place d'un arrêté interministériel. En outre, il n'a ni prêté serment ni constitué de cautionnement. En plus, elle ne tient pas les documents de la comptabilité-matières.

La CRNG a irrégulièrement établi des concessions rurales à usage d'habitation (CRH). En effet, sans aucune base légale, le maire a établi lesdites CRH.

Le régisseur de recettes de la CRNG ne respecte pas les délais de reversement des recettes encaissées au receveur-percepteur. Durant la période sous revue, le montant des recettes encaissées non reversées par le régisseur dans les délais, atteint 15,69 % du montant total des recettes encaissées.

Les présidents des comités de gestion scolaire (CGS) et des associations de santé communautaire (Asaco) ne produisent pas de rapports de l'utilisation des fonds transférés. De plus, ils ne font pas de rapports d'utilisation des fonds d'Appui direct à l'amélioration des rendements scolaires (Adars) à la CRNG et au Centre d'animation pédagogique (Cap).

C'est pourquoi la mission de vérification a recommandé au préfet du cercle de Kati de procéder à l'inspection périodique de la Commune rurale de N'Gabacoro.

Au procureur de la République près le Tribunal de grande instance de la Commune I du district de Bamako de procéder à la vérification trimestrielle des registres de déclaration et des registres des actes de l'état civil de la CRNG.

Au receveur-percepteur de Kalabancoro de procéder, au moins une fois par an, au contrôle des régies d'avances et de recettes.

Au maire de la Commune rurale de N'Gabacoro de : procéder au contrôle et à la vérification des régies d'avances et de recettes ; veiller à la tenue du registre des conventions et contrats ; initier la procédure de nomination du comptable-matières conformément à la réglementation en vigueur ; veiller à la tenue des documents de la comptabilité-matières ; respecter les formes et conditions d'attribution des terrains du domaine privé immobilier des collectivités territoriales.

Au secrétaire général de tenir le registre des conventions et contrats.

Au régisseur de recettes de respecter les délais de reversement des recettes encaissées conformément aux dispositions réglementaires en vigueur.

Au comptable-matières de tenir l'ensemble des documents de la comptabilité-matières.Quant aux présidents des CGS, ils doivent produire les rapports semestriels et annuels de l'utilisation des fonds des cantines scolaires et des fonds Adars.

Enfin, les présidents des Asaco doivent produire les rapports semestriels de gestion de l'utilisation de la subvention de l'Etat destinée au fonctionnement des structures sanitaires.

<strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d'un montant total de 175 680 928 F CFA. Elles sont relatives : au non-reversement des recettes issues de l'établissement des actes d'état civil pour un montant de 5 814 900 F CFA ; à la délivrance des CRH sans le recouvrement des frais d'édilité pour un montant de 154 544 000 F CFA ; au non-recouvrement des droits de patente sur des marchés publics et les pénalités y afférentes pour un montant de 15 322 028 F CFA.

Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au procureur de la République chargé du Pôle national économique et financier et transmis au président de la Section des comptes de la Cour suprême et au directeur général des impôts. <strong> </strong>

<strong>Source BVG </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Commune rurale de N’Gabacoro :  Epinglée pour plus de 175 millions de F CFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/commune-rurale-de-ngabacoro-epinglee-pour-plus-de-175-millions-de-f-cfa-3069765.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/commune-rurale-de-ngabacoro-epinglee-pour-plus-de-175-millions-de-f-cfa-3069765.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 10 Jul 2024 12:10:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La Commune rurale de N’Gabacoro est dans le viseur du Vérificateur général. Il lui est reproché des irrégularités financières de plus de 175 millions de F CFA.</em></strong>

La vérification financière sur la gestion de la Commune rurale de N’Gabacoro porte sur les exercices 2021 à 2023. La mission de vérification a constaté que le représentant de l’Etat dans le Cercle de Kati ne procède pas à l’inspection périodique de la Commune rurale de N’Gabacoro. Il n’a produit aucun document matérialisant la moindre inspection au cours de la période sous revue.

Le Procureur de la République près le tribunal de grande instance de la Commune I du District de Bamako ne procède pas à la vérification trimestrielle des registres de déclaration et des registres des actes de l’état civil. Il n’a produit aucun PV à cet effet pendant la période sous revue.

Le maire de N’Gabacoro et le receveur-percepteur de Kalabancoro n’effectuent pas de contrôle sur les régies d’avances et de recettes. En effet, ils n’ont pu fournir la preuve de contrôles des régies d’avances et de recettes effectués au cours de la période sous-revue.

La Commune de N’Gabacoro ne tient pas le registre des conventions et contrats. Elle n’emploie pas irrégulièrement un comptable-matières. En effet, le comptable-matières a été nommé par décision n° 21-26/ M-C-N'G du 29 septembre 2021 du maire en lieu et place d’un arrêté interministériel. En outre, il n’a ni prêté serment ni constitué de cautionnement. En plus, elle ne tient pas les documents de la comptabilité-matières.

La Commune de N’Gabacoro a irrégulièrement établi des concessions rurales à usage d’habitation (CRH). En effet, sans aucune base légale, le maire a établi lesdites CRH.

Le régisseur de recettes ne respecte pas les délais de reversement des recettes encaissées au receveur-percepteur. Durant la période sous revue, le montant des recettes encaissées non reversées par le régisseur dans les délais, atteint 15,69 % du montant total des recettes encaissées.

Les présidents des comités de gestion scolaire (CGS) et des Associations de Santé communautaires (Asaco) ne produisent pas de rapports de l’utilisation des fonds transférés. De plus, ils ne font pas de rapports d’utilisation des fonds d’appui direct à l’amélioration des rendements scolaires (ADARS) à la Commune et au Centre d’animation pédagogique (CAP).

C’est pourquoi la mission de vérification a recommandé au Préfet du cercle de Kati de procéder à l’inspection périodique de la Commune rurale de N’Gabacoro.

Au Procureur de la République près le tribunal de grande Instance de la Commune I du District de Bamako de procéder à la vérification trimestrielle des registres de déclaration et des registres des actes de l’état civil de la CRNG.

Au receveur-percepteur de Kalabancoro de procéder, au moins une fois par an, au contrôle des régies d’avances et de recettes.

Au maire de la Commune rurale de N’Gabacoro de : procéder au contrôle et à la vérification des régies d’avances et de recettes ; veiller à la tenue du registre des conventions et contrats ; initier la procédure de nomination du comptable-matières conformément à la réglementation en vigueur ; veiller à la tenue des documents de la comptabilité-matières ; respecter les formes et conditions d’attribution des terrains du domaine privé immobilier des Collectivités territoriales.

Au Secrétaire général de tenir le registre des conventions et contrats.

Au régisseur de recettes de respecter les délais de reversement des recettes encaissées conformément aux dispositions réglementaires en vigueur.

Au comptable-matières de tenir l’ensemble des documents de la comptabilité -matières.

Quant aux présidents des CGS, ils doivent produire les rapports semestriels et annuels de l’utilisation des fonds des cantines scolaires et des fonds ADARS.

Enfin, les Présidents des Asaco doivent produire les rapports semestriels de gestion de l’utilisation de la subvention de l’Etat destinée au fonctionnement des structures sanitaires.

&nbsp;

<strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 175 680 928 F CFA. Elles sont relatives : au non-reversement des recettes issues de l’établissement des actes d’état civil pour un montant de 5 814 900 F CFA ; à la délivrance des CRH sans le recouvrement des frais d’édilité pour un montant de 154 544 000 F CFA ; au non-recouvrement des droits de patente sur des marchés publics et les pénalités y afférentes pour un montant de 15 322 028 F CFA.

Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Procureur de la République chargé du Pôle national économique et financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour suprême et au Directeur général des Impôts.

<strong><em>Source</em></strong>

<strong>Ccom BVG</strong>

&nbsp;

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion de la Commune Rurale de Dialakorodji (2020&#45;2023) :  Le BVG relève des irrégularités financières de 206 184 811 FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-la-commune-rurale-de-dialakorodji-2020-2023-le-bvg-releve-des-irregularites-financieres-de-206-184-811-fcfa-3069185.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-la-commune-rurale-de-dialakorodji-2020-2023-le-bvg-releve-des-irregularites-financieres-de-206-184-811-fcfa-3069185.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 06 Jul 2024 01:13:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Bureau du Vérificateur Général (BVG) a relevé des irrégularités financières d'un montant total de 206 184 811 FCFA concernant la gestion de la Commune rurale de Dialakorodji pour la période allant de 2020 à 2023. Elles sont relatives au non-recouvrement des recettes issues de la délivrance des Concessions Rurales à Usage d'Habitation pour un montant de 163 570 000 FCFA ; au non-reversement des recettes issues de la délivrance des Concessions Rurales à Usage d'Habitation pour un montant de 565 000 FCFA ; au non-recouvrement des recettes issues de l'établissement des actes de mariage pour un montant de 14 651 000 FCFA et au paiement intégral des marchés partiellement ou non exécutés pour un montant de 27 398 811 FCFA.</em></strong>

La présente vérification financière concerne la gestion de la Commune Rurale de Dialakorodji au titre des exercices 2020, 2021, 2022 et 2023. Elle a pour objectif de s'assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes des organes délibérant et exécutif de la Commune. Les travaux de vérification ont porté sur la mobilisation des recettes et leur reversement, l'exécution des dépenses, la gouvernance administrative, l'état civil, les affaires domaniales et foncières et la comptabilité-matières.

Cette vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

La mission de vérification a constaté que la Commune Rurale de Dialakorodji n'a pas soumis son Programme de Développement Economique Social et Culturel (PDESC) actualisé à l'approbation de l'autorité de tutelle. Le Conseil Communal de Dialakorodji ne dispose pas de règlement intérieur. Il ne tient pas régulièrement les sessions. Le Conseil Communal n'a pas délibéré sur les modalités de recrutement du personnel contractuel.

Le Maire de la Commune Rurale de Dialakorodji ne procède pas à la restitution publique de sa gestion. Le Maire de la Commune Rurale de Dialakorodji et le Receveur- percepteur n'exercent pas de contrôle sur les régies.

La Commune Rurale de Dialakorodji ne procède pas à la tenue correcte des cahiers et des registres d'état civil. Elle ne transmet pas régulièrement les volets de déclaration au Représentant de l'Etat et les volets d'acte d'état civil au greffe du Tribunal. Elle ne dispose pas de système d'archivage approprié. Et elle n'a pas procédé à l'opérationnalisation des Commissions de travail.

Le Régisseur d'avances de la Commune Rurale de Dialakorodji n'a pas prêté serment. Les Régisseurs de recettes et d'avances de la Commune Rurale de Dialakorodji ne tiennent pas une comptabilité régulière.

C'est pourquoi la mission de vérification a recommandé au Maire de la Commune Rurale de Dialakorodji de soumettre le PDESC à l'approbation du Préfet ; veiller à l'élaboration du règlement intérieur du Conseil Communal ; tenir les sessions conformément à la réglementation en vigueur ; procéder régulièrement à la restitution publique de la gestion de la commune ; veiller à la tenue des cahiers de déclarations et les registres d'état civil conformément aux textes en vigueur ; transmettre régulièrement les volets des déclarations et des registres de naissance et de mariage au Représentant de l'Etat et au greffe du Tribunal ; mettre en place un système d'archivage approprié ; veiller à l'adoption des modalités de recrutement du personnel contractuel par une délibération du Conseil communal ; opérationnaliser les Commissions de travail en les saisissant chaque fois que de besoin ; procéder au contrôle des Régies des recettes et d'avances conformément à la réglementation. Quant au Receveur-percepteur, il doit procéder au contrôle sur place et sur pièces des Régies des recettes et d'avances conformément à la réglementation. Le Régisseur d'avances de la Commune Rurale de Dialakorodji doit prêter serment. Enfin, les Régisseurs de recettes et d'avances de la Commune Rurale de Dialakorodji doivent tenir une comptabilité régulière.

<strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d'un montant total de 206 184 811 FCFA. Elles sont relatives au non-recouvrement des recettes issues de la délivrance des Concessions Rurales à Usage d'Habitation pour un montant de 163 570 000 FCFA ; au non-reversement des recettes issues de la délivrance des Concessions Rurales à Usage d'Habitation pour un montant de 565 000 FCFA ; au non-recouvrement des recettes issues de l'établissement des actes de mariage pour un montant de 14 651 000 FCFA et au paiement intégral des marchés partiellement ou non exécutés pour un montant de 27 398 811 FCFA.

Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Procureur de la République chargé du Pôle National Economique et Financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Directeur Général des Impôts.

<strong>                                   Source BVG </strong>

<strong><em> </em></strong>

<strong><em> </em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>AGEFAU :  Au temple de la fraude, des manigances, du népotisme et de la menace</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/agefau-au-temple-de-la-fraude-des-manigances-du-nepotisme-et-de-la-menace-3068841.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/agefau-au-temple-de-la-fraude-des-manigances-du-nepotisme-et-de-la-menace-3068841.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/11/AGEFAU-.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 03 Jul 2024 07:59:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Informateur</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Il s’agit  bien de cette agence où une mafia serait résolument à l’œuvre et qui pourrait l’arrêter ?

Pas la mission du Vérificateur Général qui était en cours.  En effet, ladite mission dirigée par le jeune vérificateur Cheick Mohamed Tall serait soumise à diverses tentatives visant à la détourner de ses objectifs. Pour ce faire, un proche parmi les proches du PM serait à la tâche, il s’agirait d’un certain Seck servant de relai entre la primature et le Directeur Général Adjoint  de l’AGEFAU qui, serait le bras financier de la jeunesse du M5-RFP tendance Choguel. Ce même Seck est un ami d’enfance de Ségou du vérificateur Cheick Mohamed Tall qu’il essaye d’influencer par tous les moyens.

Les agents de l’agence sont aujourd’hui bâillonnés et interdits d’avoir un avis contraire à celui de la direction sinon bonjour les brimades et autres exactions morales.

Au-delà, tous les marchés passés par l’AGEFAU seraient exclusivement attribués à des entreprises montées de toute pièce par un des responsables avec la bénédiction du DG qui, est prêt à tout accepter dès lors qu’il perçoit les peccadilles que lui jette ce dernier qu’il qualifierait de mon « fils » comme il aime affectueusement appeler son second.

A titre d’exemple, des marchés sont attribués à des entreprises dont entre autres AMEYE, FREDRICKSON qui, à vérifier au registre de commerce ont toutes été créés par ce responsable de l’AGEFAU et bien d’autres, nous y reviendrons !

Mieux, pour des projets d’importance à l’instar de la couverture réseau pour l’administration territoriale et du reste du pays, des réceptions partielles sont organisées et des paiements intégraux effectués en faisant croire aux bénéficiaires que les travaux sont terminés alors qu’il n’en est rien.

Aussi, pour intimider les agents, les deux rois de la structure  les réunissent  pour les dire qu’il est au courant de ce qu’ils disent même sur leurs téléphones personnels.

Pour tous les projets importants, un marchandage sans pareil ailleurs est mené par le second baron avec des fois d’autres prestataires pour lesquels ses propres sociétés ne peuvent pas réaliser les prestations demandées.  Ainsi, les coûts des projets passent du simple au triple afin  d’assouvir l’appétit financier insatiable de la direction générale chargé du financement des activités politiques du PM.

Le fougueux responsable en question pousse l’outrecuidance jusqu’à menacer des responsables publics pour obtenir des marchés publics en arguant être le cousin d’un colonel puissant de Kati.

Avec cette double casquette de ce cadre de l’AGEFAU et de responsable d’entreprises, qu’attendre comme résultat d’un individu de cet acabit connu surtout pour son incompétence et son inaptitude à gérer les hommes ?

Aussi, le pays lui doit en partie l’échec de l’avant dernière campagne cotonnière du fait de son incapacité à livrer la qualité d’intrants et en temps opportun aux bénéficiaires notamment, les paysans et les organisations interprofessionnelles. Cela à travers une société dénommée FREDRICKSON et l’intervention d’individus aussi douteux que malveillants tel l’ancien chef de cabinet d’un ancien ministre des sports. puis de l’environnement et de l’assainissement dédoublé d’un escroc sans équivalent. « L’opération fut un fiasco » et certains commanditaires n’auront eu que leurs yeux pour pleurer puisqu’y ayant laissé des plumes.

Le premier ministre en tant que PCA de l’AGEFAU est interpellé pour apporter un changement radical au sein de cette structure qui gère des milliards sans que la population n’en bénéficie

Nous reviendrons !

<strong>La rédaction </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification financière de la gestion de la commune rurale de Dialakorodji :  D’importantes irrégularités relevées dans la gestion de la Commune Rurale de Dalakorodji</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-de-la-gestion-de-la-commune-rurale-de-dialakorodji-dimportantes-irregularites-relevees-dans-la-gestion-de-la-commune-rurale-de-dalakorodji-3068660.html</link>
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<pubDate>Mon, 01 Jul 2024 01:17:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La présente vérification financière concerne la gestion de la Commune Rurale de Dialakorodji au titre des exercices 2020, 2021, 2022 et 2023. Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes des organes délibérant et exécutif de la Commune. Les travaux de vérification ont porté sur la mobilisation des recettes et leur reversement, l’exécution des dépenses, la gouvernance administrative, l’état civil, les affaires domaniales et foncières et la comptabilité-matières.</strong>

Cette vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

La mission de vérification a constaté que la Commune Rurale de Dialakorodji n’a pas soumis son Programme de Développement Économique Social et Culturel (PDESC) actualisé à l’approbation de l’autorité de tutelle. Le Conseil Communal de Dialakorodji ne dispose pas de Règlement Intérieur. Il ne tient pas régulièrement les Sessions. Le Conseil Communal n’a pas délibéré sur les modalités de recrutement du personnel contractuel.

Le Maire de la Commune Rurale de Dialakorodji ne procède pas à la restitution publique de sa gestion. Le Maire de la Commune Rurale de Dialakorodji et le Receveur-percepteur n’exercent pas de contrôle sur les régies.

La Commune Rurale de Dialakorodji ne procède pas à la tenue correcte des cahiers et des registres d’État Civil. Elle ne transmet pas régulièrement les volets de déclaration au Représentant de l’État et les volets d’acte d’État Civil au greffe du Tribunal. Elle ne dispose pas de système d’archivage approprié. Et elle n’a          pas procédé à l’opérationnalisation des Commissions de travail.

Le Régisseur d’avances de la Commune Rurale de Dialakorodji n’a pas prêté serment. Les Régisseurs de recettes et d’avances de la Commune Rurale de Dialakorodji ne tiennent pas une comptabilité régulière.

C’est pourquoi la mission de vérification a recommandé au Maire de la Commune Rurale de Dialakorodji de soumettre le Programme de Développement Économique Social et Culturel (PDESC) à l'approbation du Préfet; veiller à l’élaboration du Règlement Intérieur du Conseil Communal; tenir les Sessions conformément à la réglementation en vigueur; procéder régulièrement à la restitution publique de la gestion de la Commune; veiller à la tenue des cahiers de déclarations et les registres d’État Civil conformément aux textes en vigueur; transmettre régulièrement les volets des déclarations et des registres de naissance et de mariage au Représentant de l’État et au greffe du Tribunal; mettre en place un système d’archivage approprié; veiller à l’adoption des modalités de recrutement du personnel contractuel par une délibération du Conseil communal; opérationnaliser les Commissions de travail en les saisissant chaque fois que de besoin; procéder au contrôle des Régies des recettes et d’avances conformément à la réglementation.

Quant au Receveur-percepteur, il doit procéder au contrôle sur place et sur pièces des Régies des recettes et d’avances conformément à la réglementation.

Le Régisseur d'avances de la Commune Rurale de Dialakorodji doit prêter serment. Enfin, les Régisseurs de recettes et d’avances de la Commune Rurale de Dialakorodji doivent tenir une comptabilité régulière.

<strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 206 184 811 FCFA. Elles sont relatives au non-recouvrement des recettes issues de la délivrance des Concessions Rurales à Usage d’Habitation pour un montant de 163 570 000 FCFA; au non-reversement des recettes issues de la délivrance des Concessions Rurales à Usage d’Habitation pour un montant de 565 000 FCFA; au non-recouvrement des recettes issues de l'établissement des actes de mariage pour un montant de 14 651 000 FCFA et au paiement intégral des marchés partiellement ou non exécutés pour un montant de 27 398 811 FCFA.

Les faits relevés dans le Rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la Loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Procureur de la République chargé du Pôle National Économique et Financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Directeur Général des Impôts.

<strong>Ibrahim DIALLO, CCOM BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification financière de la gestion de la commune VI du district de Bamako :  Des irrégularités financières s’élevant à plus de 323 millions de FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-de-la-gestion-de-la-commune-vi-du-district-de-bamako-des-irregularites-financieres-selevant-a-plus-de-323-millions-de-fcfa-3068656.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 01 Jul 2024 01:10:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La présente vérification financière a pour objet la gestion de la Commune VI du District de Bamako (CVI-DB) au titre des exercices 2019, 2020, 2021 et 2022. Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes de gestion des organes délibérant et exécutif. Les travaux ont porté sur les dépenses de fonctionnement et d’investissement ainsi que le recouvrement des recettes et leur reversement, la gouvernance administrative et la comptabilité-matières.</strong>

Cette vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

&nbsp;

<strong>Irrégularités administratives</strong>

La mission de vérification a constaté que la Mairie de la Commune VI du District de Bamako ne dispose pas de Bureau d’accueil, d’information et d’orientation des usagers. La visite des locaux de la Mairie par l’équipe de vérification a révélé qu’aucun dispositif formel d’accueil, d’information et d’orientation des usagers n'y existe.

La Commune VI du District de Bamako ne dispose pas de Programme de Développement Économique Social et Culturel actualisé. La Commune VI du District de Bamako (CVI-DB) n’a pu mettre à la disposition de l’équipe un Programme de Développement Économique Social et Culturel (PDESC) couvrant la période 2021 à 2025.

<a name="_TOC_250016"></a>La Commune VI du District de Bamako ne respecte pas le délai de convocation des membres du Conseil Communal aux Sessions.<a name="_TOC_250015"></a> La Commune VI du District de Bamako a élaboré des plans prévisionnels annuels de passation des marchés incohérents.

Il ressort de l’exécution des crédits budgétaires alloués à la Commune VI du District de Bamako qu’elle a exécuté des marchés suivant la procédure de Demande de Renseignement et de Prix à compétition Ouverte (DRPO) et suivant la procédure de Demande de Renseignement et de Prix à compétition Restreinte (DRPR) qui ne figurent pas dans les plans prévisionnels annuels de passation des marchés validés par la Direction Générale des Marchés Publics et des Délégations de Service Public (DGMP-DSP).

La Commune VI du District de Bamako ne tient pas les documents de la comptabilité-matières. Le Maire n’a pu mettre à la disposition de l’équipe de vérification les documents demandés. Les documents de mouvement ne sont pas tenus et aucun inventaire des biens meubles et immeubles n’est disponible.

<a name="_TOC_250014"></a>La Commune VI du District de Bamako ne respecte pas les procédures applicables aux marchés en dessous des seuils de passation des marchés publics. Les marchés passés par la procédure de DRPO, les dossiers d’Appel d’Offres, les avis de publication dans les journaux, les offres des candidats, les décisions de création des Commissions d’ouverture des plis et d’évaluation des offres, les décisions de création des Commissions de réception, les Procès-verbaux (PV) d’ouverture des plis, les Rapports d’analyse des offres, les décharges des lettres d’information des candidats retenus et des candidats écartés, les décharges des lettres de transmission des Rapports d’évaluation et d’analyse des offres sur lesquels la Cellule de Passation des Marchés Publics s’est appuyée pour donner son avis de non-objection ne figurent pas dans les dossiers fournis à l’équipe de vérification. Les marchés passés suivant la procédure de Demande de Renseignement et de Prix à compétition Restreinte (DRPR) et Demande de Cotation, les décharges des lettres de demande de renseignement ou de cotation adressées aux fournisseurs consultés, les lettres d’information des fournisseurs non retenus, les décisions de création des commissions d’ouverture des plis et d’évaluation des offres et les Commissions de réception pour les marchés passés par la procédure de Gestion de la Commune VI du District de Bamako-Vérification financière-Exercices: 2019,2020, 2021 et 2022 13 DRPR ne figurent pas dans les dossiers fournis à l’équipe de vérification. La Commune VI du District de Bamako ne dispose pas de registre pour la réception des offres et ne remet pas de récépissé aux candidats aux marchés qu’elle passe.

<a name="_TOC_250013"></a>Le Receveur-percepteur ne produit pas les états financiers. Il n’a fourni que les balances des comptes, les états comparatifs, les bordereaux sommaires et les situations de trésorerie.

Le Receveur-percepteur ne respecte pas la règle relative au report des soldes des comptes. L’examen des balances produites par le Receveur-percepteur a révélé que les soldes de clôture des exercices précédents ne sont pas reportés à l’ouverture de l’exercice suivant. Le rapprochement des soldes de clôture de la balance d’un exercice aux soldes d’ouverture de l’exercice suivant a révélé qu’aucun report des soldes antérieurs n’est effectué par le Receveur- percepteur.

<a name="_TOC_250012"></a>Les Régisseurs de recettes et d’avances de la Commune VI du District de Bamako n’ont pas prêté serment. Les Régisseurs d’avances et des recettes, nommés respectivement par Arrêtés n°0004/MCVI-DB du 16 janvier 2023 et n°000008/MCVI-DB du 5 juillet 2017 n’avaient pas encore prêté serment au passage de la mission en avril 2024.

Le Régisseur d’avances de fait ne s’assure pas de la liquidation et de la certification des factures avant de procéder à leur paiement. Il a payé des factures ne comportant ni la certification de la fourniture faite par le Comptable-matières ni les mentions de leur liquidation par l’ordonnateur.

<a name="_TOC_250011"></a>Les Comités de Gestion Scolaire ne produisent pas de rapport de l’utilisation des fonds des cantines scolaires et des Fonds Appui Direct à l’Amélioration des Rendements Scolaires (ADARS). La Commune VI du District de Bamako (CVI-DB) ne produise ni de rapport semestriel ni de rapport annuel de l’utilisation des fonds des cantines scolaires et des fonds ADARS mis à leur disposition.

<a name="_TOC_250010"></a>Le Ministre de tutelle n’a pas initié la procédure de nomination du Comptable-matières principal de la Commune VI du District de Bamako. Le Maire a fourni la Lettre n°501/M-CVI-DB du 8 septembre 2022 par laquelle il a saisi, par l’entremise du Gouverneur du District de Bamako, le Ministre de tutelle, de la nomination d’un Comptable-matières principal. Cette demande du Maire est restée sans suite au passage de la mission.

<a name="_TOC_250009"></a>Le Gouverneur du District de Bamako n’adresse pas de lettre de cadrage au Maire de la Commune VI du District de Bamako. Le Gouverneur du District de Bamako n’a adressé aucune lettre de cadrage au Maire de la Commune VI du District de Bamako durant la période sous revue, en prélude à l’élaboration des budgets annuels de la Commune.

Au regard de toutes ces constatations, la mission de vérification a recommandé au Maire de mettre en place un Bureau d’Accueil, d’information et d’orientation des usagers; procéder à l’actualisation du Programme de Développement Économique Social et Culturel (PDESC) de la Commune; respecter le délai de convocation des membres du Conseil Communal aux Sessions; respecter les plans de passation annuels des marchés; veiller à la tenue des documents de la comptabilité-matières conformément à la réglementation en vigueur; respecter les procédures de passation des marchés en dessous des seuils; veiller à la prestation de serment des régisseurs de recettes et d’avances.

Au Régisseur d’avances de s’assurer de la liquidation et de la certification des factures avant tout paiement.

Au Receveur-percepteur de produire les états financiers de la Commune; respecter la règle du report des soldes de clôture à l’ouverture de l’exercice suivant.

Au Ministre de tutelle d’initier la procédure de nomination d’un Comptable-matières principal à la Commune CVI du District de Bamako.

Au Gouverneur du District de Bamako d’adresser annuellement une lettre de cadrage préalablement à l’élaboration du budget de la Commune VI du District de Bamako.

Aux Présidents de Comité de Gestion Scolaire de produire régulièrement les Rapports semestriels et annuels de l’utilisation des fonds des cantines scolaires et des Fonds d'Appui Direct à l’Amélioration des Rendements Scolaires (ADARS).

&nbsp;

<strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 323 873 245 FCFA. Elles sont relatives à l’octroi irrégulier de primes de communication et de fonction pour un montant total de 21 450 000 FCFA; au paiement irrégulier d’indemnités de fonction pour un montant total de 3 600 000 FCFA; à la non-déclaration des recettes issues des célébrations des mariages pour un montant total de 58 836 700 FCFA; à la non-justification des Fonds d’Appui Direct à l’Amélioration des Rendements Scolaires pour un montant total de 138 048 500 FCFA; à la non-justification des fonds destinés aux cantines scolaires pour un montant total de 101 938 045 FCFA.

Les faits relevés dans le Rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la Loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Procureur de la République chargé du Pôle National Économique et Financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême.

<strong>Ibrahim DIALLO, CCOM BVG</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Commune VI : Les casseroles de la mairie</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/commune-vi-les-casseroles-de-la-mairie-3068496.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/commune-vi-les-casseroles-de-la-mairie-3068496.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 30 Jun 2024 01:30:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Lors de la vérification financière de la mairie de la Commune VI du district de Bamako, le Vérificateur général a dénoncé un trou de plus de 323 millions de F CFA dans la caisse, de 2019 à 2022.</em></strong>

&nbsp;

De l’avis du Végal, la Commune VI du district de Bamako ne dispose pas de programme de développement économique social et culturel (PDESC) actualisé et <a name="_TOC_250016"></a>ne respecte pas le délai de convocation des membres du Conseil Communal aux sessions.<a name="_TOC_250015"></a>

Pire, de l’examen des exercices 2019, 2020, 2021 et 2022, il ressort que la municipalité ne dispose pas de registre pour la réception des offres et ne remet pas de récépissé aux candidats aux marchés qu’elle passe.

<a name="_TOC_250013"></a>« Le receveur-percepteur ne produit pas les états financiers. Il n’a fourni que les balances des comptes, les états comparatifs, les bordereaux sommaires et les situations de trésorerie », souligne le rapport.

Le receveur-percepteur ne respecte pas la règle relative au report des soldes des comptes. L’examen des balances produites par le Receveur-percepteur a révélé que les soldes de clôture des exercices précédents ne sont pas reportés à l’ouverture de l’exercice suivant. Le rapprochement des soldes de clôture de la balance d’un exercice aux soldes d’ouverture de l’exercice suivant a révélé qu’aucun report des soldes antérieurs n’est effectué par le Receveur- percepteur.

La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 323 873 245 F CFA. Elles sont relatives à l’octroi irrégulier de primes de communication et de fonction pour un montant total de 21 450 000 F CFA ; au paiement irrégulier d’indemnités de fonction pour un montant total de 3 600 000 F CFA ; à la non-déclaration des recettes issues des célébrations des mariages pour un montant total de 58 836 700 F CFA ; à la non-justification des fonds d’appui direct à l’amélioration des rendements scolaires pour un montant total de 138 048 500 F CFA ; à la non-justification des fonds destinés aux cantines scolaires pour un montant total de 101 938 045 F CFA.

Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Procureur de la République chargé du Pôle national économique et financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour suprême.

&nbsp;

<strong><em>Source : </em></strong><strong>Cecom BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion de la mairie de la commune VI (2019&#45;2022) : Des irrégularités financières de 323 millions F CFA décelées par le BVG</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-la-mairie-de-la-commune-vi-2019-2022-des-irregularites-financieres-de-323-millions-f-cfa-decelees-par-le-bvg-3068353.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-la-mairie-de-la-commune-vi-2019-2022-des-irregularites-financieres-de-323-millions-f-cfa-decelees-par-le-bvg-3068353.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/08/Samba-A-Baby-verificateur.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 29 Jun 2024 01:51:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui la Résistance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le receveur-percepteur ne produit pas les états financiers et ne respecte pas la règle relative au report des soldes des comptes</strong>

<strong><em>La vérification du Bureau du Vérificateur général a relevé des irrégularités financières d'un montant total de 323 873 245 F CFA. Elles sont relatives à l'octroi irrégulier de primes de communication et de fonction pour un montant total de 21 450 000 F CFA ; au paiement irrégulier d'indemnités de fonction pour un montant total de 3 600 000 F CFA ; à la non-déclaration des recettes issues des célébrations des mariages pour un montant total de 58 836 700 F CFA ; à la non-justification des fonds d'Appui direct à l'amélioration des rendements scolaires pour un montant total de 138 048 500 F CFA ; à la non-justification des fonds destinés aux cantines scolaires pour un montant total de 101 938 045 F CFA.</em></strong>

La présente vérification financière a pour objet la gestion de la Commune VI au titre des exercices 2019, 2020, 2021 et 2022. Elle a pour objectif de s'assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes de gestion des organes délibérant et exécutif. Les travaux ont porté sur les dépenses de fonctionnement et d'investissement ainsi que le recouvrement des recettes et leur reversement, la gouvernance administrative et la comptabilité-matières. Cette vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

La mission de vérification a constaté que la mairie de la Commune VI du district de Bamako ne dispose pas de Bureau d'accueil, d'information et d'orientation des usagers. La visite des locaux de la mairie par l'équipe de vérification a révélé qu'aucun dispositif formel d'accueil, d'information et d'orientation des usagers n'y existe. La Commune VI du district de Bamako ne dispose pas de Programme de développement économique, social et culturel actualisé. La CVI-DB n'a pu mettre à la disposition de l'équipe un PDESC couvrant la période 2021 à 2025.

La Commune VI du district de Bamako ne respecte pas le délai de convocation des membres du Conseil communal aux sessions. La Commune VI du district de Bamako a élaboré des plans prévisionnels annuels de passation des marchés incohérents. Il ressort de l'exécution des crédits budgétaires alloués à la CVI-DB qu'elle a exécuté des marchés suivant la procédure de Demande de renseignement et de prix à compétition ouverte (DRPO) et suivant la procédure de Demande de renseignement et de prix à compétition restreinte (DRPR) qui ne figurent pas dans les plans prévisionnels annuels de passation des marchés validés par la direction générale des marchés publics et des délégations de service public.

La Commune VI du district de Bamako ne tient pas les documents de la comptabilité-matières. Le maire n'a pu mettre à la disposition de l'équipe de vérification les documents demandés. Les documents de mouvement ne sont pas tenus et aucun inventaire des biens meubles et immeubles n'est disponible.

La Commune VI du district de Bamako ne respecte pas les procédures applicables aux marchés en dessous des seuils de passation des marchés publics. Les marchés passés par la procédure de DRPO, les dossiers d'appel d'offres, les avis de publication dans les journaux, les offres des candidats, les décisions de création des commissions d'ouverture des plis et d'évaluation des offres, les décisions de création des commissions de réception, les PV d'ouverture des plis, les rapports d'analyse des offres, les décharges des lettres d'information des candidats retenus et des candidats écartés, les décharges des lettres de transmission des rapports d'évaluation et d'analyse des offres sur lesquels la Cellule de passation des marchés publics s'est appuyée pour donner son avis de non-objection ne figurent pas dans les dossiers fournis à l'équipe de vérification.

Les marchés passés suivant la procédure de Demande de renseignement et de prix à compétition restreinte et demande de cotation, les décharges des lettres de demande de renseignement ou de cotation adressées aux fournisseurs consultés, les lettres d'information des fournisseurs non retenus, les décisions de création des commissions d'ouverture des plis et d'évaluation des offres et les commissions de réception pour les marchés passés par la procédure de gestion de la Commune VI du district de Bamako - Vérification financière - Exercices : 2019, 2020, 2021 et 2022 13 DRPR ne figurent pas dans les dossiers fournis à l'équipe de vérification. La CVI-DB ne dispose pas de registre pour la réception des offres et ne remet pas de récépissé aux candidats aux marchés qu'elle passe.

Le receveur-percepteur ne produit pas les états financiers. Il n'a fourni que les balances des comptes, les états comparatifs, les bordereaux sommaires et les situations de trésorerie.

Le receveur-percepteur ne respecte pas la règle relative au report des soldes des comptes. L'examen des balances produites par le receveur-percepteur a révélé que les soldes de clôture des exercices précédents ne sont pas reportés à l'ouverture de l'exercice suivant. Le rapprochement des soldes de clôture de la balance d'un exercice aux soldes d'ouverture de l'exercice suivant a révélé qu'aucun report des soldes antérieurs n'est effectué par le receveur-percepteur.

Les régisseurs de recettes et d'avances de la Commune VI du district de Bamako n'ont pas prêté serment. Les régisseurs d'avances et des recettes, nommés respectivement par arrêtés n°0004/MCVI-DB du 16 janvier 2023 et n°000008/MCVI-DB du 5 juillet 2017 n'avaient pas encore prêté serment au passage de la mission en avril 2024.

Le régisseur d'avances de fait ne s'assure pas de la liquidation et de la certification des factures avant de procéder à leur paiement. Il a payé des factures ne comportant ni la certification de la fourniture faite par le comptable-matières ni les mentions de leur liquidation par l'ordonnateur.

Les comités de gestion scolaire ne produisent pas de rapport de l'utilisation des fonds des cantines scolaires et des fonds Appui direct à l'amélioration des rendements scolaires (Adars). La CVI-DB ne produise ni de rapport semestriel ni de rapport annuel de l'utilisation des fonds des cantines scolaires et des fonds Adars mis à leur disposition.

Le ministre de tutelle n'a pas initié la procédure de nomination du comptable-matières principal de la Commune VI du district de Bamako. Le maire a fourni la lettre n°501/M-CVI-DB du 8 septembre 2022 par laquelle il a saisi, par l'entremise du gouverneur du district de Bamako, le ministre de tutelle, de la nomination d'un comptable-matières principal. Cette demande du maire est restée sans suite au passage de la mission.

Le gouverneur du district de Bamako n'adresse pas de lettre de cadrage au maire de la Commune VI du district de Bamako. Le gouverneur du district de Bamako n'a adressé aucune lettre de cadrage au maire de la CVI-DB durant la période sous revue, en prélude à l'élaboration des budgets annuels de la Commune.

Au regard de toutes ces constatations, la mission de vérification a recommandé au maire de mettre en place un Bureau d'accueil, d'information et d'orientation des usagers ; procéder à l'actualisation du Programme de développement économique, social et culturel de la Commune ; respecter le délai de convocation des membres du Conseil communal aux sessions ; respecter les plans de passation annuels des marchés ; veiller à la tenue des documents de la comptabilité-matières conformément à la réglementation en vigueur ; respecter les procédures de passation des marchés en dessous des seuils ; veiller à la prestation de serment des régisseurs de recettes et d'avances.

Au régisseur d'avances de s'assurer de la liquidation et de la certification des factures avant tout paiement.

Au receveur-percepteur de produire les états financiers de la Commune ; respecter la règle du report des soldes de clôture à l'ouverture de l'exercice suivant.

Au ministre de tutelle d'initier la procédure de nomination d'un comptable-matières principal à la Commune VI.

Au gouverneur du district de Bamako d'adresser annuellement une lettre de cadrage préalablement à l'élaboration du budget de la Commune VI.

Aux présidents de Comité de gestion scolaire de produire régulièrement les rapports semestriels et annuels de l'utilisation des fonds des cantines scolaires et des fonds d'Appui direct à l'amélioration des rendements scolaires.

<strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d'un montant total de 323 873 245 F CFA. Elles sont relatives à l'octroi irrégulier de primes de communication et de fonction pour un montant total de 21 450 000 F CFA ; au paiement irrégulier d'indemnités de fonction pour un montant total de 3 600 000 F CFA ; à la non-déclaration des recettes issues des célébrations des mariages pour un monta nt total de 58 836 700 F CFA ; à la non-justification des fonds d'Appui direct à l'amélioration des rendements scolaires pour un montant total de 138 048 500 F CFA ; à la non-justification des fonds destinés aux cantines scolaires pour un montant total de 101 938 045 F CFA.

Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au procureur de la République chargé du Pôle national économique et financier et transmis au président de la Section des comptes de la Cour suprême.

<strong>Source BVG </strong>

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</item>

<item>
<title>Gestion de la Commune VI du District de Bamako :  Des irrégularités financières s’élevant à plus de 323 millions de FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-la-commune-vi-du-district-de-bamako-des-irregularites-financieres-selevant-a-plus-de-323-millions-de-fcfa-3068215.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-la-commune-vi-du-district-de-bamako-des-irregularites-financieres-selevant-a-plus-de-323-millions-de-fcfa-3068215.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 27 Jun 2024 11:41:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La présente vérification financière a pour objet la gestion de la CVI-DB au titre des exercices 2019, 2020, 2021 et 2022. Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes de gestion des organes délibérant et exécutif. </em></strong>

&nbsp;

Les travaux ont porté sur les dépenses de fonctionnement et d’investissement ainsi que le recouvrement des recettes et leur reversement, la gouvernance administrative et la comptabilité-matières. Cette vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

La mission de vérification a constaté que la Mairie de la Commune VI du District de Bamako ne dispose pas de Bureau d’accueil, d’information et d’orientation des usagers. La visite des locaux de la Mairie par l’équipe de vérification a révélé qu’aucun dispositif formel d’accueil, d’information et d’orientation des usagers n'y existe.

La Commune VI du District de Bamako ne dispose pas de Programme de Développement Economique Social et Culturel actualisé. La CVI-DB n’a pu mettre à la disposition de l’équipe un PDESC couvrant la période 2021 à 2025.

<a name="_TOC_250016"></a>La Commune VI du District de Bamako ne respecte pas le délai de convocation des membres du Conseil Communal aux sessions.<a name="_TOC_250015"></a> La Commune VI du District de Bamako a élaboré des plans prévisionnels annuels de passation des marchés incohérents

IL ressort de l’exécution des crédits budgétaires alloués à la CVI-DB qu’elle a exécuté des marchés suivant la procédure de Demande de Renseignement et de Prix à compétition Ouverte (DRPO) et suivant la procédure de Demande de Renseignement et de Prix à compétition Restreinte (DRPR) qui ne figurent pas dans les plans prévisionnels annuels de passation des marchés validés par la Direction Générale des Marchés Publics et des Délégations de Service Public.

La Commune VI du District de Bamako ne tient pas les documents de la comptabilité-matières. Le Maire n’a pu mettre à la disposition de l’équipe de vérification les documents demandés. Les documents de mouvement ne sont pas tenus et aucun inventaire des biens meubles et immeubles n’est disponible.

<a name="_TOC_250014"></a>La Commune VI du District de Bamako ne respecte pas les procédures applicables aux marchés en dessous des seuils de passation des marchés publics. Les marchés passés par la procédure de DRPO, les dossiers d’appel d’offres, les avis de publication dans les journaux, les offres des candidats, les décisions de création des commissions d’ouverture des plis et d’évaluation des offres, les décisions de création des commissions de réception, les PV d’ouverture des plis, les rapports d’analyse des offres, les décharges des lettres d’information des candidats retenus et des candidats écartés, les décharges des lettres de transmission des rapports d’évaluation et d’analyse des offres sur lesquels la Cellule de Passation des Marchés Publics s’est appuyée pour donner son avis de non-objection ne figurent pas dans les dossiers fournis à l’équipe de vérification. les marchés passés suivant la procédure de Demande de Renseignement et de Prix à compétition Restreinte et Demande de Cotation, les décharges des lettres de demande de renseignement ou de cotation adressées aux fournisseurs consultés, les lettres d’information des fournisseurs non retenus, les décisions de création des commissions d’ouverture des plis et d’évaluation des offres et les commissions de réception pour les marchés passés par la procédure de Gestion de la Commune VI du District de Bamako - Vérification financière - Exercices : 2019,2020, 2021 et 2022 13 DRPR ne figurent pas dans les dossiers fournis à l’équipe de vérification. La CVI-DB ne dispose pas de registre pour la réception des offres et ne remet pas de récépissé aux candidats aux marchés qu’elle passe.

&nbsp;

<a name="_TOC_250013"></a>Le Receveur-percepteur ne produit pas les états financiers. Il n’a fourni que les balances des comptes, les états comparatifs, les bordereaux sommaires et les situations de trésorerie.

Le Receveur-percepteur ne respecte pas la règle relative au report des soldes des comptes. L’examen des balances produites par le Receveur-percepteur a révélé que les soldes de clôture des exercices précédents ne sont pas reportés à l’ouverture de l’exercice suivant. Le rapprochement des soldes de clôture de la balance d’un exercice aux soldes d’ouverture de l’exercice suivant a révélé qu’aucun report des soldes antérieurs n’est effectué par le Receveur- percepteur.

<a name="_TOC_250012"></a>Les Régisseurs de recettes et d’avances de la Commune VI du District de Bamako n’ont pas prêté serment. Les Régisseurs d’avances et des recettes, nommés respectivement par Arrêtés n°0004/MCVI-DB du 16 janvier 2023 et n°000008/MCVI-DB du 5 juillet 2017 n’avaient pas encore prêté serment au passage de la mission en avril 2024.

Le Régisseur d’avances de fait ne s’assure pas de la liquidation et de la certification des factures avant de procéder à leur paiement. Il a payé des factures ne comportant ni la certification de la fourniture faite par le Comptable-matières ni les mentions de leur liquidation par l’ordonnateur.

<a name="_TOC_250011"></a>Les Comités de Gestion Scolaire ne produisent pas de rapport de l’utilisation des fonds des cantines scolaires et des fonds Appui Direct à l’Amélioration des Rendements Scolaires (ADARS). La CVI-DB ne produise ni de rapport semestriel ni de rapport annuel de l’utilisation des fonds des cantines scolaires et des fonds ADARS mis à leur disposition.

<a name="_TOC_250010"></a>Le Ministre de tutelle n’a pas initié la procédure de nomination du Comptable-matières principal de la Commune VI du District de Bamako. Le Maire a fourni la Lettre n°501/M-CVI-DB du 8 septembre 2022 par laquelle il a saisi, par l’entremise du Gouverneur du District de Bamako, le Ministre de tutelle, de la nomination d’un Comptable-matières principal. Cette demande du Maire est restée sans suite au passage de la mission.

<a name="_TOC_250009"></a>Le Gouverneur du District de Bamako n’adresse pas de lettre de cadrage au Maire de la Commune VI du District de Bamako. Le Gouverneur du District de Bamako n’a adressé aucune lettre de cadrage au Maire de la CVI-DB durant la période sous revue, en prélude à l’élaboration des budgets annuels de la Commune.

Au regard de toutes ces constatations, la mission de vérification a recommandé au Maire de mettre en place un Bureau d’Accueil, d’information et d’orientation des usagers ; procéder à l’actualisation du Programme de Développement Economique, Social et Culturel de la Commune ; respecter le délai de convocation des membres du Conseil Communal aux sessions ; respecter les plans de passation annuels des marchés ; veiller à la tenue des documents de la comptabilité-matières conformément à la réglementation en vigueur ; respecter les procédures de passation des marchés en dessous des seuils ; veiller à la prestation de serment des régisseurs de recettes et d’avances.

Au Régisseur d’avances de s’assurer de la liquidation et de la certification des factures avant tout paiement. Au Receveur-percepteur de produire les états financiers de la Commune ; respecter la règle du report des soldes de clôture à l’ouverture de l’exercice suivant.

&nbsp;

Au Ministre de tutelle d’initier la procédure de nomination d’un Comptable-matières principal à la Commune CVI du District de Bamako.

&nbsp;

Au Gouverneur du District de Bamako d’adresser annuellement une lettre de cadrage préalablement à l’élaboration du budget de la Commune VI du District de Bamako.

&nbsp;

Aux Présidents de Comité de Gestion Scolaire de produire régulièrement les rapports semestriels et annuels de l’utilisation des fonds des cantines scolaires et des fonds d'Appui Direct à l’Amélioration des Rendements Scolaires.

&nbsp;

<strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 323 873 245 Fcfa. Elles sont relatives à l’octroi irrégulier de primes de communication et de fonction pour un montant total de 21 450 000 Fcfa ; au paiement irrégulier d’indemnités de fonction pour un montant total de 3 600 000 Fcfa ; à la non-déclaration des recettes issues des célébrations des mariages pour un montant total de 58 836 700 Fcfa ; à la non-justification des fonds d’Appui Direct à l’Amélioration des Rendements Scolaires pour un montant total de 138 048 500 Fcfa ; à la non-justification des fonds destinés aux cantines scolaires pour un montant total de 101 938 045 Fcfa.

Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Procureur de la République chargé du Pôle national économique et financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour suprême.

<strong>CCOM/BVG</strong>

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</item>

<item>
<title>Commune rurale de Dialakorodji : d’importantes irrégularités relevées dans la gestion par le Bureau Vérificateur Général</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/commune-rurale-de-dialakorodji-dimportantes-irregularites-relevees-dans-la-gestion-par-le-bureau-verificateur-general-3068213.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/commune-rurale-de-dialakorodji-dimportantes-irregularites-relevees-dans-la-gestion-par-le-bureau-verificateur-general-3068213.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 27 Jun 2024 11:38:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La présente vérification financière concerne la gestion de la Commune rurale de Dialakorodji au titre des exercices 2020, 2021, 2022 et 2023. Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes des organes délibérant et exécutif de la Commune. </em></strong>

Les travaux de vérification ont porté sur la mobilisation des recettes et leur reversement, l’exécution des dépenses, la gouvernance administrative, l’état civil, les affaires domaniales et foncières et la comptabilité-matières. Cette vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

La mission de vérification a constaté que la Commune rurale de Dialakorodji n’a pas soumis son Programme de développement économique, social et culturel (PDESC) actualisé à l’approbation de l’autorité de tutelle. Le Conseil communal de Dialakorodji ne dispose pas de règlement intérieur. Il ne tient pas régulièrement les sessions. Le Conseil communal n’a pas délibéré sur les modalités de recrutement du personnel contractuel.

Le Maire de la Commune rurale de Dialakorodji ne procède pas à la restitution publique de sa gestion. Le Maire de la Commune rurale de Dialakorodji et le Receveur-percepteur n’exercent pas de contrôle sur les régies.

La Commune rurale de Dialakorodji ne procède pas à la tenue correcte des cahiers et des registres d’état civil. Elle ne transmet pas régulièrement les volets de déclaration au Représentant de l’Etat et les volets d’acte d’état civil au greffe du Tribunal. Elle ne dispose pas de système d’archivage approprié. Et elle n’a          pas procédé à l’opérationnalisation des commissions de travail.

Le Régisseur d’avances de la Commune rurale de Dialakorodji n’a pas prêté serment. Les Régisseurs de recettes et d’avances de la Commune rurale de Dialakorodji ne tiennent pas une comptabilité régulière.

C’est pourquoi la mission de vérification a recommandé au Maire de la Commune rurale de Dialakorodji de soumettre le PDESC à l'approbation du Préfet ; veiller à l’élaboration du règlement intérieur du Conseil communal ; tenir les sessions conformément à la réglementation en vigueur ; procéder régulièrement à la restitution publique de la gestion de la commune ; veiller à la tenue des cahiers de déclarations et les registres d’état civil conformément aux textes en vigueur.

De transmettre régulièrement les volets des déclarations et des registres de naissance et de mariage au Représentant de l’Etat et au greffe du Tribunal ; mettre en place un système d’archivage approprié ; veiller à l’adoption des modalités de recrutement du personnel contractuel par une délibération du Conseil communal ; opérationnaliser les commissions de travail en les saisissant chaque fois que de besoin ; procéder au contrôle des régies des recettes et d’avances conformément à la réglementation.

Quant au Receveur-percepteur, il doit procéder au contrôle sur place et sur pièces des régies des recettes et d’avances conformément à la réglementation.

Le Régisseur d'avances de la Commune rurale de Dialakorodji doit prêter serment. Enfin, les Régisseurs de recettes et d’avances de la Commune rurale de Dialakorodji doivent tenir une comptabilité régulière.

<strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 206 184 811 Fcfa. Elles sont relatives au non-recouvrement des recettes issues de la délivrance des concessions rurales à usage d’habitation pour un montant de 163 570 000 Fcfa ; au non-reversement des recettes issues de la délivrance des concessions rurales à usage d’habitation pour un montant de 565 000 Fcfa ; au non-recouvrement des recettes issues de l'établissement des actes de mariage pour un montant de 14 651 000 Fcfa et au paiement intégral des marchés partiellement ou non exécutés pour un montant de 27 398 811 Fcfa.

Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Procureur de la République chargé du Pôle national économique et financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour suprême et au Directeur général des Impôts.

<strong>CCOM/BVG </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Incarcération de Moustapha Dicko, Mamadou Traoré, Moulaye O. Haïdara et autres :  Un musèlement de la classe politique ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/incarceration-de-moustapha-dicko-mamadou-traore-moulaye-o-haidara-et-autres-un-muselement-de-la-classe-politique-3068223.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/incarceration-de-moustapha-dicko-mamadou-traore-moulaye-o-haidara-et-autres-un-muselement-de-la-classe-politique-3068223.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 27 Jun 2024 09:10:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Une dizaine de leaders politiques, tous membres de l’Alliance du 31 mars, ont été placés lundi sous mandat de dépôt par le tribunal de la Commune V du district de Bamako pour « tentative de déstabilisation, atteinte à la sureté et trouble à l’ordre public ». Leurs partisans parlent « de désactivation de la classe politique » et réclament leur libération immédiate. </em></strong>

Un dispositif sécuritaire impressionnant quadrillant la zone, coupant les routes et empêchant tout accès au tribunal de grande instance de la Commune V, annonçait déjà la couleur.

Ce n’est pas un jour ordinaire au tribunal de la Commune V. Et pour cause : une dizaine de responsables politiques, tous membres de l’Alliance du 31 mars qui réclame le retour à l’ordre constitutionnel, arrêtés jeudi au domicile de Moustapha Dicko, ancien ministre et membre de l’Adéma-PASJ, sont présentés devant un juge. Une grande foule s’était amassée aux abords du palais de la justice afin d’apporter son soutien aux personnes arrêtées.

Les prévenus, qui étaient sous bonne escorte des forces de l’ordre, n’ont pas eu le temps d’échanger avec leurs militants, proches et parents. Ceux-ci avaient bon espoir que l’affaire se borne à un simple garde à vue.

Après quelques heures d’attente, le verdict tombe : Mamadou Traoré, président du parti Union ancien candidat à l’élection présidentielle de 2018, Moulaye O. Haïdara du parti PDS, Amadou Maïga, vice-président du RPM, Samba Coulibaly du parti NEMA ; Abdrahamane Koréra, de l’Asma CFP, le parti de l’ancien Premier ministre Soumeylou Boubeye Maïga,  Laya Guido, économiste à la FSEG ; Adama Maïga,  Male Camara, du Cndr, Mamadou Traoré dit le Roi, Alternative pour le Mali, les anciens ministres Yaya Sangaré de l’Adéma-PASJ et Moustapha Dicko, également de l’Adema PASJ, ont été placé sous mandat de dépôt par un juge d’instruction du tribunal de grande instance de la Commune V.

<strong>Une désactivation de la classe politique  </strong>

Ils sont accusés de « <em>tentative de déstabilisation, atteinte à la sureté et trouble à l’ordre public</em> » pour s’être réunis dans un domicile privé de l’un d’entre eux en violation, selon les autorités, du décret portant suspension des activités politiques des partis politiques et des activités à caractère politique des associations, pris par le gouvernement début avril.

L’ancien ministre Me Mohamed Ali Bathily, président du parti Fa So Den, n’a pour le moment pas été incarcéré en raison de son statut d’avocat. On ignore pour l’instant s’il y a une procédure spécifique contre lui. Surtout que la justice n’a jusqu’ici pas communiqué sur le sujet.

L’arrestation puis l’incarcération des opposants politiques, qui ne manquent de rappeler les années de braise, ont entraîné un levier de bouclier notamment sur les réseaux sociaux. De nombreux internautes maliens dénoncent le deux poids deux mesures pointant la rencontre (cérémonie de présentation de vœux) des membres du M5-RFP au Premier ministre, Dr Choguel K Maïga, à son domicile.

La plateforme Alliance du 31 mars, qui réclame la mise en place d’une nouvelle architecture de la transition afin de permettre un retour à l’ordre constitutionnel, et dont sont issues les personnalités incarcérées, parle « <em>d’une désactivation de la classe politique à des fins inavouées et exige des autorités en place, l'abandon pur et simple des poursuites contre les camarades injustement arrêtés et détenus</em> ».

<strong>Obtenir la libération des personnes arrêtées</strong>

Dans un communiqué, les Parties signataires de la déclaration commune du 31 mars 2024 dénoncent cet énième assaut des autorités en place contre les libertés fondamentales, protégées par nos Constitutions et nos lois, notamment l'inviolabilité des réunions privées consacrée par l'Ordonnance n⁰36/PCG de 1959 sur la liberté de réunion, citée au huitième VISA du décret liberticide du 10 avril 2024, portant suspension des activités des partis politiques et des activités à caractère politique des associations. D’ores et déjà, ils assurent que <em>« Les avocats de la défense mettront tout en œuvre pour faire respecter les droits de nos camarades injustement détenus et obtenir leur libération</em> ».

Déjà, dimanche, Modibo Sidibé, président des FARE An Kawuli, dont la formation politique est membre de M5-RFP Mali Kura, s’est exprimé sur le sujet. Il suit, assure-t-il, avec « préoccupation » la situation de ses camarades récemment arrêtés lors d’une réunion privée ». « <em>Ces pratiques, en totale contradiction avec les principes et les idéaux que nous portons, ne peuvent être tolérées</em> », a martelé l’ancien Premier ministre.

Le placement sous mandat de ces opposants politiques intervient au moment où le climat politique est tendu avec notamment la dissolution de la CMAS de l’Imam Mahmoud Dicko, de l’association Karoual Renouveau, de l’AEEM et la tentative de dissolution du parti SADI, présidé par Oumar Mariko, l’opposant politique en exil.

<strong>Abdrahamane SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dialakorodji :  Un trou de plus de 200 millions de F CFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/dialakorodji-un-trou-de-plus-de-200-millions-de-f-cfa-3068054.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/dialakorodji-un-trou-de-plus-de-200-millions-de-f-cfa-3068054.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 26 Jun 2024 11:15:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le vérificateur général a passé au crible la gestion de la Commune rurale de Dialakorodji. Les exercices 2020 à 2023 laissent apparaître plus de 200 millions de F CFA de pertes.</em></strong>

Le Végal a contrôlé gestion de la Commune rurale de Dialakorodji au titre des exercices 2020, 2021, 2022 et 2023. Cette vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

La mission de vérification a recommandé au maire de la Commune rurale de Dialakorodji de soumettre le PDESC à l'approbation du Préfet ; veiller à l’élaboration du règlement intérieur du Conseil communal ; tenir les sessions conformément à la réglementation en vigueur ; procéder régulièrement à la restitution publique de la gestion de la commune ; veiller à la tenue des cahiers de déclarations et les registres d’état civil conformément aux textes en vigueur ; transmettre régulièrement les volets des déclarations et des registres de naissance et de mariage au représentant de l’Etat et au greffe du tribunal ; mettre en place un système d’archivage approprié ; veiller à l’adoption des modalités de recrutement du personnel contractuel par une délibération du Conseil communal ; opérationnaliser les commissions de travail en les saisissant chaque fois que de besoin ; procéder au contrôle des régies des recettes et d’avances conformément à la réglementation.

La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 206 184 811 F CFA. Elles sont relatives au non-recouvrement des recettes issues de la délivrance des Concessions rurales à usage d’habitation pour un montant de 163 570 000 F CFA ; au non-reversement des recettes issues de la délivrance des Concessions rurales à usage d’habitation pour un montant de 565 000 F CFA ; au non-recouvrement des recettes issues de l'établissement des actes de mariage pour un montant de 14 651 000 F CFA et au paiement intégral des marchés partiellement ou non exécutés pour un montant de 27 398 811 F CFA.

Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Procureur de la République chargé du Pôle national économique et financier et transmis au Président de la section des comptes de la Cour suprême et au Directeur général des Impôts.

&nbsp;

<strong>Source : <em>Cellule de Communication du BVG</em></strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Délinquance financière à la Mairie de la Commune VI :   Plus de 323 Millions de FCFA évaporés !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/delinquance-financiere-a-la-mairie-de-la-commune-vi-plus-de-323-millions-de-fcfa-evapores-3067996.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/delinquance-financiere-a-la-mairie-de-la-commune-vi-plus-de-323-millions-de-fcfa-evapores-3067996.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/06/mairie-C-V.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 26 Jun 2024 10:23:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La gestion de la Mairie de la Commune VI du District de Bamako est au centre de la controverse après la publication d’un rapport de vérification financière du Bureau du Vérificateur Général sur les exercices 2019, 2020, 2021 et 2022. Ce mémorandum lève un coin de voile sur les irrégularités financières et administratives de la Mairie de la commune VI, révélant d’une mauvaise gestion systémique et d’un manque flagrant de transparence. </strong>

Au cœur du scandale, des irrégularités financières totalisant plus de 323 millions de FCFA (323 873 245F), un chiffre qui soulève des questions sur l’intégrité et la compétence des responsables de la municipalité de la Commune VI. Irrégularités Administratives ou manque de professionnalisme ?

En tout cas, la mission de vérification a découvert une série d’anomalies administratives qui témoignent d’une gestion laxiste et désorganisée de l’équipe de la municipalité de la Commune VI.

Il ressort du rapport de vérification que la Mairie de la Commune VI ne dispose même pas d’un bureau d’accueil, d’information et d’orientation des usagers. Ce qui rend chaotique pour les citoyens l’accès aux services publics. Pire encore, la commune n’a pas de Programme de Développement Économique, Social et Culturel (PDESC) actualisé, malgré les exigences réglementaires. Plus grave encore, le Conseil Communal, censé superviser et orienter les politiques locales, fonctionne sans respecter les délais de convocation pour ses sessions. Les plans prévisionnels de passation des marchés sont incohérents, et les procédures de passation des marchés publics sont ignorées, laissant place à des pratiques opaques et potentiellement corruptibles. Ce rapport d’enquête qui met à nue le laxisme érigé en mode de gestion, rapporte que la Mairie de la Commune VI n’a pas tenu de documents de la comptabilité-matières. Et les inventaires des biens meubles et immeubles sont inexistants.

<strong>Des dysfonctionnements flagrants</strong>

Les dysfonctionnements comptables sont tout aussi alarmants. Le Receveur-percepteur n’a produit que des états financiers incomplets, sans les soldes de clôture des exercices précédents reportés à l’exercice suivant. Ce manque de rigueur rend la gestion financière opaque et suspecte. Aussi, les régisseurs de recettes et d’avances n’ont pas prêté serment, et les paiements des factures sont effectués sans les certifications nécessaires, ouvrant la porte à des abus financiers.

<strong>Des fonds publics croqués et non justifiés  </strong>

Les irrégularités financières identifiées sont tout simplement scandaleuses. La vérification a révélé des primes et indemnités de fonction octroyées irrégulièrement pour un montant de 25 millions de FCFA. Sans compter des recettes non déclarées issues des célébrations de mariages s’élevant à près de 59 millions de FCFA. Aussi, les fonds destinés à l’amélioration des rendements scolaires et aux cantines scolaires, totalisant plus de 239 millions de FCFA, n’ont pas été justifiés, laissant planer le doute sur leur utilisation réelle.

<strong>Appel à la justice et à une réforme urgente</strong>

Les faits révélés dans ce rapport de vérification ont été transmis au Procureur de la République chargé du Pôle National Économique et Financier ainsi qu’au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême, dans l’espoir de traduire en justice les responsables de ces irrégularités financière. Il est impératif que des mesures strictes soient prises pour restaurer la confiance des citoyens dans leur administration locale.

En attendant, La Commune VI du District de Bamako se trouve au creux de la vague. Les recommandations de la mission de vérification appellent à une refondation totale des pratiques administratives et financières, y compris la mise en place des bureaux d’accueil, la tenue rigoureuse de documents comptables, et le respect strict des procédures de passation des marchés publics. Sans une action immédiate et décisive, les citoyens continueront de souffrir des conséquences de cette  mauvaise gestion. En effet, cette gestion catastrophique de la Commune VI du District de Bamako met en évidence une administration en crise, gangrenée par des pratiques financières douteuses et un manque de transparence.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Mali Tourisme ou l’Agence Culturelle de la fraude :  1 milliard de francs CFA carottés</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/mali-tourisme-ou-lagence-culturelle-de-la-fraude-1-milliard-de-francs-cfa-carottes-3067993.html</link>
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<pubDate>Wed, 26 Jun 2024 10:21:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le contrôle réalisé à l’Agence de Promotion Touristique du Mali (APTM) par le Bureau du Vérificateur Général est sans appel : simulation de mise en concurrence ;  paiement de frais d'actualisation du manuel de procédures sur un chapitre budgétaire inapproprié ; non reversement des produits issus de la vente des DAO (Dossiers d’appels d’offres) pour un montant de 155 000 FCFA et non-application des pénalités de retard pour un montant de 187 121 FCFA. Auxquels s’ajoutent, le paiement des factures sur la base des NIF erronés pour un montant de 843 982 FCFA ; le paiement irrégulier des frais de mission et de transport pour un montant de 3 873 284 FCFA ; le non-recouvrement des émissions de la taxe touristique par les services des impôts pour un montant de 31 551 383 FCFA et la non-déclaration de l’intégralité de la taxe touristique par des établissements d’hébergement et des compagnies de voyage pour un montant de 994 845 550 FCFA. </strong>

<strong>Autant de pratiques qui ont précipité  l’Agence Mali Tourisme  dans l’abîme. Avec à la clé,  plus de 1 milliard (1 031 456 320F) de francs CFA qui ont pris une destination, jusque-là, encore inconnue  en 3 ans de gestion, soit les exercices 2019, 2020, 2021 et 2022. Du moins, si l’on en croit une enquête financière du Bureau du Vérificateur général.</strong>

Décidemment, le DG de l’Agence de Promotion du Tourisme au Mali, M. Sidy Keita et sa bande sont mal barrés. Les irrégularités financières engendrées au niveau de cette structure étatique dépassent l’entendement. D’où la paralysie de la structure à tous les niveaux. Ou presque.

L’APTM dans son histoire n’a jamais connu une telle hémorragie financière. Pire, elle n’a jamais été confiée à une personnalité, aussi controversée que M. Sidy Keïta. Pendant 3 ans, les caisses ont coulé. Comme le fleuve dans son lit. Les irrégularités financières ne sont pas comptabilisées en millions mais en milliard de nos francs : 1 031 456 320 FCFA.

L’Agence Mali Tourisme n’a pas seulement perdu de sa superbe. Elle a été vidée de son âme, vendue au diable. Et jusqu’aujourd’hui, son DG Sidy Keïta n’affiche qu’une image de ruine et de désolation. Et pour cause : jamais, la mauvaise gouvernance au sein de ce service n’a atteint un tel degré.

<strong>L’APTM dans le gouffre </strong>

Jugée, pourtant, stratégique dans la diversification touristique ainsi que la promotion touristique de la destination Mali aux niveaux national, sous régional et international ; l’APTM n’a pas échappé à l’appétit vorace de ses responsables. Par petite touche, ils ont « <em>sucé</em> » les caisses, érigés le népotisme en mode de gestion. L’espoir tant suscité auprès du gouvernement, a viré au cauchemar. Un flop magistral.

La  vérification financière de la gestion de l’Agence de Promotion Touristique du Mali durant les exercices 2019, 2020, 2021 et 2022 ont révélé d’importants dysfonctionnements du contrôle interne.  Du coup, les irrégularités financières se chiffrent à plus d’1 milliard FCFA.

En effet, pendant la période sous-revue, les membres de la commission de dépouillement et de jugement des offres ont effectué des simulations de mise en concurrence.

Afin de s’assurer du respect de ces dispositions, les enquêteurs ont découvert que l’Agent Comptable n’a pas reversé la part de l’ARMDS sur des produits issus de la vente de deux DAO (Dossiers d’Appels d’Offres) pendant la période sous revue pour un montant total de 155 000 FCFA. Plus grave, pendant la période sous revue, le sport favori du Directeur des Finances et de l’Approvisionnement (DFA) de l’APTM, M.  Abdoulaye Keita,  a été la non application des pénalités de retard sur des marchés passés par DRPR (Demande de Renseignement et de Prix à compétition Restreinte).  Sur ce volet, l’article 9 des marchés de l’APTM est clair : « <em>en cas de retard dans la livraison des fournitures ou dans la prestation des services, le titulaire sera passible d’une pénalité par jour de retard fixé à un cinq millième (1/5000ème) ou un deux mille cinq centième (1/2500ème) du montant du marché initial éventuellement modifié ou complété par les avenants intervenus. Il n’est pas prévu de prime pour exécution anticipée de l’objet du marché </em>».

Cependant, pour s’assurer du respect des clauses contractuelles relatives aux pénalités, l’équipe de vérification a examiné vingt marchés, les procès-verbaux de réception et les mandats de paiement. En plus, elle a rapproché la date des notifications définitives figurant sur les contrats à celle des PV de réception ou les ASF (Attestation de service fait), et procédé à des entrevues. Du coup, elle a constaté que le Directeur des Finances et de l’Approvisionnement de l’APTM, Monsieur  Abdoulaye Keita , n’a pas appliqué les pénalités de retard sur trois (3) marchés dont les réalisations ont accusé un retard allant de 6 à 42 jours. Le montant total des pénalités s’élève à 187 120 FCFA.

Pire, le Régisseur d’avances a payé des fournisseurs détenant des NIF (Numéros d’identification fiscale) erronés.   Pour s’assurer du respect des dispositions, l’équipe de vérification a examiné les factures payées par le Régisseur d’avances. Elle a aussi vérifié l’existence des NIF portés sur lesdites factures dans la base actualisée (31 janvier 2023) des contribuables, fournie par la Direction Générale des Impôts (DGI). Elle a également adressé le Mémo n°7 du 9 juin 2023 au régisseur d’avances de l’APTM afin de mettre à sa disposition les cartes d’identification fiscales des fournisseurs concernés.  C’est ainsi qu’elle a constaté que des factures portant des NIF non retrouvés dans ladite base actualisée, ont été payées par le Régisseur d’avances de l’APTM. Le montant de ces irrégularités s’élève à 843 982 FCFA. Et ce n’est pas tout. Loin s’en faut.

Même l’Agent comptable, Ismaïl Soumaré a justifié des frais de mission et de transport par des pièces non conformes.  Afin de s’assurer du respect de ces dispositions, l’équipe de vérification a demandé et examiné les pièces justificatives des frais de mission et de transport. Elle a également adressé le Mémo n°8 du 14 juin 2023 à l’Agent comptable pour lui demander de fournir les pièces justificatives non retrouvées dans le lot examiné. Elle a constaté que des missions ont été justifiées par des ordres de mission non visés ou visés par l’Association pour l’Environnement et le Développement Rural en lieu et place des autorités compétentes. Le montant des frais de mission non justifiés s’élève à 3 819 000 FCFA. L’équipe de vérification a également constaté que les frais de transport relatifs à l’ordre de mission N°2020-0015/MAT-APTM représentant 54 284 FCFA n’ont pas été justifiés. En effet, sur un montant de 104 604 FCFA qui devait servir au paiement des frais de transport au titre des ordres de mission n°2020-0015 et 0016/MAT-APTM, l’entité n’a fourni que le reçu de paiement de 50 320 FCFA représentant le justificatif des frais de transport au titre de l’ordre de mission N°2020-0016/MAT-APTM. Le montant total des irrégularités s’élève à 3 873 284 FCFA.

<strong>D’embrouilles en magouilles</strong>

Le chef de division des recouvrements de la Direction des Grandes Entreprises et des receveurs de Centres des impôts n’ont pas entièrement recouvré les émissions de la taxe touristique pour le compte de l’APTM.  Sur la question, l’article 6 de la Loi n°96-052 du 16 octobre 1996 portant institution d’une taxe touristique dispose : « <em>La taxe touristique est assise, liquidée et recouvrée suivant les mêmes garanties et les mêmes sanctions que les taxes sur les chiffres d’affaires. »</em>  Et l’article 320 de la Loi n°06-068 du 29 décembre 2006, modifiée, portant Livre de procédures fiscales d’ajouter : « <em>Les receveurs des centres des impôts ou le chef de division recouvrement de la sous-direction des grandes entreprises sont responsables du recouvrement du montant de la TVA qu’ils ont pris en charge […]</em> ». Enfin, l’article 328 du même livre de préciser : « <em>Tout redevable n’ayant pas acquitté la TVA dans les délais fixés à l’article 322 du présent livre, est passible, indépendamment des sanctions prévues aux articles 119, 120 et 121 du présent livre, d’un intérêt de 2% de l’impôt dû par mois de retard décompté à partir de l’expiration des délais fixés à l’article 119 du présent livre […]</em> » Cet intérêt s’applique aussi bien aux droits simples qu’aux pénalités infligées par les services d’assiettes. Pour son calcul, toute fraction de mois est comptée pour un mois entier. Son montant ne peut en aucun cas être supérieur à 20% des droits et pénalités dus. […]

Afin de s’assurer du respect de ces dispositions, les enquêteurs du BVG ont décelé que le chef de division des recouvrements de la Direction des Grandes Entreprises, les Receveurs de Centres des Communes I, II, III, VI du District de Bamako, ceux de centres des impôts des Moyennes Entreprises 1 rive gauche, 2 rive droite du District de Bamako, et ceux des centres de Kati, de Ségou et de San n’ont pas recouvré la totalité des émissions de la taxe touristique. En effet, il existe un écart entre les émissions et les paiements de ladite taxe pour certains exercices de la période sous revue. Le montant total des restes à recouvrer avec les majorations s’élève à 31 551 383 FCFA.

Par ailleurs, des promoteurs d’hôtels et des directeurs de compagnies de voyage ne déclarent pas l’intégralité de la taxe touristique aux services des impôts. Afin de s’assurer du respect des dispositions, l’équipe de vérification a retenu des structures hôtelières de Bamako et Ségou, et des compagnies de voyage. Pour les hôtels, elle a demandé pour examen, le registre des nuités au titre des exercices 2019, 2020, 2021 et 2022. Après, elle a demandé par lettre n°conf.0123/2024/BVG du 9 février 2024, la situation des nuités des hôtels concernés pour la période sous revue au Directeur National du Tourisme et de l’Hôtellerie. De plus, elle a demandé par lettres n°conf.0186/2024/BVG du 23 février 2024 et n°conf.0275/2024/BVG du 2 avril 2024 au Directeur Général des Impôts, les déclarations de la taxe touristique pour lesdits hôtels concernant la même période. Elle a enfin procédé au pointage des nuitées afin de dégager le montant réel à déclarer et comparé ce montant avec la situation donnée par la DNTH et les déclarations de la taxe touristique aux impôts.

Pour les compagnies de voyage, l’équipe de vérification a, par Lettre n°conf.0122/2024/BVG du 9 février 2024, demandé au Directeur Général de l’Assistance Aéroportuaire du Mali (ASAM) les données relatives à l’ensemble des passagers au départ à l’international collectées par son service du 1er janvier 2019 au 31 décembre 2022. Elle a ensuite, par Lettre n°conf.0186/2024/BVG du 23 février 2024, demandé au Directeur Général des impôts, la situation des déclarations de la taxe touristique des compagnies de voyage pour la même période. Et comme résultat, les enquêteurs ont constaté que des hôtels ne déclarent pas l’intégralité de leur taxe touristique. En effet, il existe des écarts entre les montants à déclarer, calculés sur la base de pointage des nuités par l’équipe de vérification et ceux déclarés aux impôts par des hôtels de Ségou. Le montant de la taxe touristique non déclaré s’élève à 3 914 050 FCFA.

Cependant, après la transmission du rapport provisoire, l’Hôtel Esplanade a procédé au paiement de l’intégralité des montants dus au Centre des Impôts de Ségou suivant les reçus de paiement n°7479023 de 143 500 FCFA, n°74789 023 de 122 000 FCFA, n°7478933 de 403 000 FCFA et N°7478887 de 157 000 FCFA, délivrés le 12 octobre 2023 par le Centre des Impôts de Ségou. De plus, l’Hôtel Résidence Ségou a payé la somme de 500 000 FCFA à travers le reçu de paiement n°7485695 par le même Centre des Impôts le 16 octobre 2023. Il a également signé, avec ledit Centre, un moratoire de paiement de 431 425 FCFA par mois pendant 6 mois à partir de novembre 2023 pour le paiement du reliquat dû. Le montant de la taxe touristique à payer après les régularisations s’élève à 2 588 550 FCFA.

Toutefois, le centre des impôts de Ségou n’a pas justifié le paiement des pénalités et des intérêts censés être générés par les retards de déclaration et de paiement de la taxe touristique. Suite aux travaux complémentaires, l’équipe de vérification a constaté que des hôtels et compagnies de voyage n’ont pas déclaré l’intégralité de la taxe touristique. En effet, il existe des écarts entre les montants à déclarer, calculés sur la base des données fournies par la DNTH et l’ASAM, et ceux déclarés aux impôts par des hôtels et des compagnies de voyage. Le montant de la taxe touristique non déclaré s’élève à 41 104 500 FCFA pour les hôtels et 951 152 500 FCFA pour les compagnies de voyage. Le montant total de la taxe touristique non déclaré par les promoteurs d’hôtels et les directeurs de compagnies est de 994 845 550 FCFA. Pourquoi une non déclaration de l’intégralité de la taxe touristique ? Seul le DG de l’Agence de Promotion Touristique du Mali, Sidy Keita et sa bande pourraient y répondre. Du mois à l’heure actuelle.

Décidemment, la gestion de de l’Agence de Promotion Touristique du Mali est comparable à celle d’une épicerie. D’où des irrégularités financière de plus d’1 milliard pendant les exercices 2019, 2020, 2021 et 2022.

Bref, l’APTM a été sacrifiée sur l’autel d’intérêts égoïstes. Autrement dit, la caisse de la structure a subi une perte financière de plusieurs centaines de millions de francs CFA.

En réalité, cette mauvaise gestion est le fruit d’un système bien huilé, mis en place par le « prince » de l’APTM.

Selon ce système, les responsables de la structure veillent aux « <em>bons soins </em>» de leurs pots et de leur propre personne: enveloppes de fin du mois, marchés de gré à gré, bons de carburant à gogo, voyages sur la Côte d’Azur et autres cadeaux en nature. Du moins, s’ils veulent éviter des « <em>ennuis</em> ».

Face à de telles pratiques qui ont occasionné plus d’1 milliard de francs CFA (1 031 456 320F) dans la caisse de l’APTM, le Vérificateur, a transmis une dénonciation de faits au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Procureur de la République chargé du Pôle National Economique et Financier relativement, à la simulation de mise en concurrence ;  au paiement de frais d'actualisation du manuel de procédures sur un chapitre budgétaire inapproprié ; au non reversement des produits issus de la vente des DAO;  à la non-application des pénalités de retard; au paiement des factures sur la base des NIF erronés pour un montant de 843 982 FCFA ; au paiement irrégulier des frais de mission et de transport pour un montant de 3 873 284 FCFA ; au non-recouvrement des émissions de la taxe touristique par les services des impôts pour un montant de 31 551 383 FCFA et à la non-déclaration de l’intégralité de la taxe touristique par des établissements d’hébergement et des compagnies de voyage pour un montant de 994 845 550 FCFA.

Depuis, les responsables de l’Agence de Promotion Touristique du Mali ne dorment plus que d’un œil.

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Gestion de l&amp;apos;agence de promotion touristique du Mali : Des irrégularités financières s&amp;apos;élevant à 1 031 456 320 FCFA !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-lagence-de-promotion-touristique-du-mali-des-irregularites-financieres-selevant-a-1-031-456-320-fcfa-3067221.html</link>
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<pubDate>Sat, 15 Jun 2024 02:25:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La vérification financière a relevé des irrégularités financières d'un montant total de 1 031 456 320 FCFA. Elles sont relatives aux faits que les membres de la commission de dépouillement et de jugement des offres effectuent des simulations de mise en concurrence ; que l'Agent Comptable de l'APTM a effectué le paiement de frais sur un chapitre budgétaire inapproprié ; qu'il n'a pas reversé la part, à l'Autorité de Régulation des Marchés Publics et des Délégations de Service Public (ARMDS), de la Redevance de Régulation sur les Marchés Publics et des Délégations de Service Public sur les produits issus de la vente des Dossiers d'Appel d'Offres (DAO).</em></strong>

a présente vérification financière concerne la gestion de l'Agence de Promotion Touristique du Mali (APTM) au titre des exercices 2019, 2020, 2021 et 2022. Elle a pour objectif de s'assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de dépenses et de recettes effectuées. Les travaux de vérification ont porté sur les opérations de dépenses, de recettes et sur les actes de gestion des organes d'administration et de gestion.

Cette vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong> Irrégularités administratives</strong>

La mission de vérification a constaté que l'APTM ne procède pas à l'enregistrement des procès-verbaux des sessions du Conseil d'administration dans le registre spécial. Elle ne dispose pas de manuel de procédures. Elle a effectué des achats avec des fournisseurs non répertoriés sur la liste dédiée à cet effet. L'APTM procède à des achats non soutenus par des expressions de besoins. La mission a aussi constaté qu'elle a conclu des marchés ne portant pas toutes les mentions; elle ne tient pas tous les documents de la comptabilité-matières, n'intègre pas toutes les primes rentrant dans le calcul de l'Impôt sur les Traitements et Salaires (ITS) et des cotisations sociales de l'Institut National de Prévoyance Sociale (INPS). C'est pourquoi la mission de vérification a recommandé au Président du Conseil d'Administration de l'APTM de veiller à l'enregistrement des procès-verbaux des sessions du Conseil d'Administration dans le registre spécial, de signer les procès-verbaux des sessions du Conseil d'Administration et de veiller à l'adoption du manuel de procédures par le Conseil d'Administration et à sa validation par la commission de suivi des systèmes de contrôle interne du Contrôle Général des Services Publics.

Le Directeur des Finances et de l'Approvisionnement de l'APTM doit effectuer les achats avec les fournisseurs qui figurent sur la liste du fichier <strong>"fournisseurs"</strong> ; exprimer les besoins pour les achats par demande de cotation ; faire figurer toutes les mentions exigées par la réglementation sur les marchés et faire figurer sur les bulletins de salaire toutes les primes et les intégrer dans la détermination des bases de calcul de l'Impôt sur les Traitements et Salaires et des cotisations Sociales.

Quant au Comptable-matières de l'APTM, il doit tenir tous les documents de la comptabilité-matières conformément aux dispositions réglementaires en vigueur.

<strong> Irrégularités financières</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d'un montant total de 1 031 456 320 FCFA. Elles sont relatives aux faits que les membres de la commission de dépouillement et de jugement des offres effectuent des simulations de mise en concurrence ; que l'Agent Comptable de l'APTM a effectué le paiement de frais sur un chapitre budgétaire inapproprié ; qu'il n'a pas reversé la part, à l'Autorité de Régulation des Marchés Publics et des Délégations de Service Public (ARMDS), de la Redevance de Régulation sur les Marchés Publics et des Délégations de Service Public sur les produits issus de la vente des Dossiers d'Appel d'Offres (DAO).

Aussi, le Directeur des Finances et de l'Approvisionnement n'a pas appliqué des pénalités de retard sur des marchés passés par Demande de Renseignement et de Prix à compétition Restreinte (DRPR). Le Régisseur d'avances a payé des fournisseurs détenant des Numéros d'Indentification Fiscale (NIF) erronés.

L'Agent comptable a justifié des frais de mission et de transport par des pièces non conformes. Le Chef de division des recouvrements de la Direction des Grandes Entreprises et des receveurs de centres des impôts n'ont pas entièrement recouvré les émissions de la taxe touristique pour le compte de l'APTM. Des promoteurs d'hôtels et des Directeurs de compagnies de voyage ne déclarent pas l'intégralité de la taxe touristique aux services des impôts.

Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Procureur de la République chargé du Pôle National Economique et Financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Directeur Général des Impôts.

<strong>Source BVG</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification de performance :    L&amp;apos;ancien  DG de l’APEX épinglé pour une gestion non efficiente des ressources financières</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-de-performance-le-dg-de-lapex-epingle-pour-une-gestion-non-efficiente-des-ressources-financieres-3067024.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-de-performance-le-dg-de-lapex-epingle-pour-une-gestion-non-efficiente-des-ressources-financieres-3067024.html</guid>
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<pubDate>Thu, 13 Jun 2024 01:45:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La gestion de l’Agence pour la promotion des exportations (APEX) pour la période allant du 1er janvier 2019 au 31 décembre 2022 a été l’objet d’examen du Bureau du vérificateur général (BVG). Et les résultats n’ont pas été à la hauteur de ses attentes. De nombreux manquements à la gestion efficiente des ressources financières sont notamment reprochés au Directeur général.</strong>

S’assurer du fonctionnement efficace et efficient des organes d’administration et de gestion de l’Agence pour la promotion des exportations (APEX) et évaluer dans quelle mesure la gouvernance de cette structure est conforme à la réglementation en vigueur et aux bonnes pratiques… Tels étaient, entre autres, les objectifs visés par une équipe du Bureau du vérificateur général qui s’est intéressée à sa gestion entre le 1er janvier 2019 au 31 décembre 2022.

La vérification a porté sur la gouvernance, la gestion administrative, la gestion des bases de données relatives à l’information des exportateurs sur les normes de qualité et les conditions d’accès aux marchés extérieurs de biens et de services ainsi que la satisfaction des exportateurs des prestations délivrées par l’Apex. Des insuffisances ont été ainsi constaté au niveau de la gouvernance institutionnelle, administrative et financière.

Pour ce qui est par exemple de la gest<a name="_TOC_250012"></a>ion des ressources financières, la mission a constaté que le Directeur général (DG) n’utilise pas les ressources financières de l’agence avec «<em>un souci d’économie</em>», il ne fait pas «<em>une utilisation efficiente des ressources financières</em>». C’est ainsi qu’Il a procédé à «<em>une utilisation non judicieuse des ressources financières de l'Apex</em>» en attribuant «<em>un contrat n’ayant pas d’objet</em>». Il a en outre ordonné la prise en charge financière par son agence de charges non éligibles selon les dispositions réglementaires.

A l’issue de la mission de vérification, il a été recommandé au DG d’arrêter l’acquisition de denrées alimentaires pour le mois de ramadan avec les ressources financières de l’agence ; d’arrêter de fractionner les dépenses et d’utiliser les ressources financières de sa structure pour des projets non réalisés ; de ne plus ordonner la réalisation d’audit de comptes lorsque ceux-ci ne sont pas disponibles et ou d’ordonner le paiement de dépenses indues.

En dehors de ces manquements à une gestion financière rigoureuse et transparente, la mission a constaté que l’Apex ne remplit pas les objectifs opérationnels de sa mission. Il a ainsi été recommandé à son principal responsable de veiller à la mise à disposition des exportateurs, des informations sur les normes de qualité et les conditions d’accès aux marchés des biens et services des pays destinataires des exportations du Mali.  Et cela d’autant plus qu’il a été constaté que les exportateurs apprécient les services de conseil, d’accompagnement et de délivrance des certificats d’origine rendus par l’Apex. Gageons que la Direction générale de l’agence ne ménagera aucun effort pour se conformer à ces recommandations afin de rapidement redresser la barre en s’inscrivant dans une gouvernance rigoureuse, transparente et performante !

<strong>Hamady Tamba</strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification financière de la gestion de l’agence de promotion touristique du Mali : Des irrégularités financières s’élevant à 1 031 456 320 FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-de-la-gestion-de-lagence-de-promotion-touristique-du-mali-des-irregularites-financieres-selevant-a-1-031-456-320-fcfa-3066656.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-de-la-gestion-de-lagence-de-promotion-touristique-du-mali-des-irregularites-financieres-selevant-a-1-031-456-320-fcfa-3066656.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 10 Jun 2024 07:05:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La présente vérification financière concerne la gestion de l’Agence de Promotion Touristique du Mali (APTM) au titre des exercices 2019, 2020, 2021 et 2022. Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de dépenses et de recettes effectuées. Les travaux de vérification ont porté sur les opérations de dépenses, de recettes et sur les actes de gestion des organes d'administration et de gestion.</strong>

Cette vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières<strong>.</strong>

&nbsp;

<strong>Irrégularités administratives</strong>

La mission de vérification a constaté que l’Agence de Promotion Touristique du Mali (APTM) ne procède pas à l’enregistrement des procès-verbaux des Sessions du Conseil d'Administration (CA) dans le registre spécial. Elle ne dispose pas de manuel de procédures. Elle a effectué des achats avec des fournisseurs non répertoriés sur la liste dédiée à cet effet.

L’APTM procède à des achats non soutenus par des expressions de besoins. La mission a aussi constaté qu'elle aconclu des marchés ne portant pas toutes les mentions; elle ne tient pas tous les documents de la Comptabilité-matières, n’intègre pas toutes les primes rentrant dans le calcul de l’Impôt sur les Traitements et Salaires (ITS) et des cotisations sociales del'Institut National de Prévoyance Sociale (INPS).

C’est pourquoila mission de vérification a recommandé au Président du Conseil d’Administration (PCA) de l’Agence de Promotion Touristique du Mali (APTM) de veiller à l’enregistrement des Procès-verbaux (PV) des sessions du Conseil d'Administration (CA) dans le registre spécial, de signer les Procès-verbaux des Sessions du Conseil d’Administration et de veiller à l’adoption du manuel de procédures par le Conseil d’Administration et à sa validation par la Commission de suivi des systèmes de contrôle interne du Contrôle Général des Services Publics.

Le Directeur des Finances et de l'Approvisionnement de l’APTM doiteffectuer les achats avec les fournisseurs qui figurent sur la liste du fichier "<strong>fournisseurs</strong>"; exprimer les besoins pour les achats par demande de cotation; faire figurer toutes les mentions exigées par la réglementation sur les marchés et faire figurer sur les bulletins de salaire toutes les primes et les intégrer dans la détermination des bases de calcul de l’Impôt sur les Traitements et Salaires (ITS) et des cotisations sociales.

Quant au Comptable-matières de l’APTM, il doit tenir tous les documents de la Comptabilité-matières conformément aux dispositions réglementaires en vigueur.

&nbsp;

<strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 1 031 456 320 FCFA. Elles sont relatives aux faits que les membres de la Commission de dépouillement et de jugement des offres effectuent des simulations de mise en concurrence; que l’Agent Comptable de l’Agence de Promotion Touristique du Mali (APTM) a effectué le paiement de frais sur un chapitre budgétaire inapproprié; qu’il n'a pas reversé la part, à l’Autorité de Régulation des Marchés Publics et des Délégations de Service Public (ARMDS), de la Redevance de Régulation sur les Marchés Publics et des Délégations de Service Public sur les produits issus de la vente des Dossiers d’Appel d’Offres (DAO).

Aussi, le Directeur des Finances et de l’Approvisionnement n’a pas appliqué des pénalités de retard sur des marchés passés par Demande de Renseignement et de Prix à compétition Restreinte (DRPR). Le Régisseur d’avances a payé des fournisseurs détenant des Numéros d’Indentification Fiscale (NIF) erronés. L’Agent comptable a justifié des frais de mission et de transport par des pièces non conformes.

Le Chef de division des recouvrements de la Direction des Grandes Entreprises (DGE) et des receveurs de centres des Impôts n’ont pas entièrement recouvré les émissions de la taxe touristique pour le compte de l’Agence de Promotion Touristique du Mali. Des promoteurs d’hôtels et des Directeurs de compagnies de voyage ne déclarent pas l’intégralité de la taxe touristique aux services des Impôts.

Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la Loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Procureur de la République chargé du Pôle National Économique et Financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Directeur Général des Impôts.

<strong>Ibrahim DIALLO/CCOM BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification de performance de la gestion de l’agence pour la promotion des exportations :  Les performances de l’APEX ne sont pas satisfaisantes</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-de-performance-de-la-gestion-de-lagence-pour-la-promotion-des-exportations-les-performances-de-lapex-ne-sont-pas-satisfaisantes-2-3066409.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-de-performance-de-la-gestion-de-lagence-pour-la-promotion-des-exportations-les-performances-de-lapex-ne-sont-pas-satisfaisantes-2-3066409.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 07 Jun 2024 09:04:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La présente vérification de performance porte sur la gestion de l’Agence pour la promotion des exportations (APEX) pour la période allant du 1<sup>er</sup> janvier 2019 au 31 décembre 2022. </em></strong>

Elle a pour objectif, d’une part, de s’assurer du fonctionnement efficace et efficient des organes d’administration et de gestion de l’APEX et, d’autre part, d’évaluer dans quelle mesure la gouvernance de l’APEX est conforme à la réglementation en vigueur et aux bonnes pratiques.

Les travaux ont porté sur la gouvernance, la gestion administrative, la gestion des bases de données relatives à l’information des exportateurs sur les normes de qualité et les conditions d’accès aux marchés extérieurs de biens et de services ainsi que la satisfaction des exportateurs des prestations délivrées par l’APEX.

À l’issue de cette vérification, les principales constatations et les recommandations formulées pour corriger les lacunes identifiées se présentent comme suit.

<strong><u> </u></strong>

<strong>Gouvernance institutionnelle et administrative </strong>

&nbsp;

La mission a constaté que le Ministre de l’Industrie et du Commerce ne veille pas au renouvellement du mandat des administrateurs de l’APEX. Le Conseil d’administration ne tient pas régulièrement ses sessions ordinaires. Il ne joue pas pleinement son rôle de pilotage stratégique de l’APEX.

Il a été recommandé au Ministre chargé de l’Industrie et du Commerce de veiller au respect de la durée du mandat des administrateurs.

Le Président du Conseil d’administration doit veiller à la tenue régulière des sessions ordinaires ; fixer les objectifs annuels et pluriannuels à atteindre par l’Agence ; approuver les rapports d’activités du Directeur général et approuver le manuel de procédures administratives, financières et comptables.

<a name="_TOC_250012"></a><strong>Gestion des ressources financières </strong>

La mission a constaté que le Directeur général (DG) n’utilise pas les ressources financières de l’APEX avec un souci d’économie. Le DG ne fait pas une utilisation efficiente des ressources financières.

Il a procédé à une utilisation non judicieuse des ressources financières de l'APEX. Le DG a attribué un contrat n’ayant pas d’objet. Il a en outre ordonné la prise en charge financière par APEX de charges non éligibles selon les dispositions réglementaires.

La mission a recommandé au DG d’arrêter l’acquisition de denrées alimentaires pour le mois de Ramadan avec les ressources financières de l’Agence ; d’arrêter de fractionner les dépenses ; d’arrêter d’utiliser les ressources financières de l’Agence pour des projets non réalisés ; d’arrêter d’ordonner la réalisation d’audit de comptes lorsque les comptes ne sont pas disponibles et d’arrêter d’ordonner le paiement de dépenses indues.

<strong>Mise en place d’une base de données pour l’information des exportateurs </strong>

La mission a constaté que l’APEX ne remplit pas des objectifs opérationnels de sa mission. Elle a recommandé au DG de veiller à la mise à disposition des exportateurs, des informations sur les normes de qualité et les conditions d’accès aux marchés des biens et services des pays destinataires des exportations du Mali.

<strong>Satisfaction des exportateurs </strong>

La mission a constaté que des exportateurs apprécient les services de conseil, d’accompagnement et de délivrance des certificats d’origine rendus par l’Agence pour la promotion des exportations.

<strong> </strong>

<strong>CCOM/BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification de performance de la gestion de l’Agence pour la promotion des exportations : Les performances de l’APEX ne sont pas satisfaisantes</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-de-performance-de-la-gestion-de-lagence-pour-la-promotion-des-exportations-les-performances-de-lapex-ne-sont-pas-satisfaisantes-3065871.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-de-performance-de-la-gestion-de-lagence-pour-la-promotion-des-exportations-les-performances-de-lapex-ne-sont-pas-satisfaisantes-3065871.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/08/Samba-A-Baby-verificateur.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 03 Jun 2024 08:35:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La présente vérification de performance porte sur la gestion de l’Agence pour la Promotion des Exportations (APEX) pour la période allant du 1<sup>er</sup> janvier 2019 au 31 décembre 2022. Elle a pour objectif, d’une part, de s’assurer du fonctionnement efficace et efficient des organes d’administration et de gestion de l’APEX et, d’autre part, d’évaluer dans quelle mesure la gouvernance de l’APEX est conforme à la réglementation en vigueur et aux bonnes pratiques. Les travaux ont porté sur la gouvernance, la gestion administrative, la gestion des bases de données relatives à l’information des exportateurs sur les normes de qualité et les conditions d’accès aux marchés extérieurs de biens et de services ainsi que la satisfaction des exportateurs des prestations délivrées par l’APEX.</strong>

À l’issue de cette vérification, les principales constatations et les recommandations formulées pour corriger les lacunes identifiées se présentent comme suit:

<strong>Gouvernance institutionnelle et administrative</strong>

La mission a constaté que le Ministre de l’Industrie et du Commerce ne veille pas au renouvellement du mandat des administrateurs de l’Agence pour la Promotion des Exportations (APEX). Le Conseil d’administration (CA) ne tient pas régulièrement ses Sessions ordinaires. Il ne joue pas pleinement son rôle de pilotage stratégique de l’APEX.

Il a été recommandé au Ministre chargé de l’Industrie et du Commerce de veiller au respect de la durée du mandat des administrateurs.Le Président du Conseil d’administration (PCA) doit veiller à la tenue régulière des sessions ordinaires; fixer les objectifs annuels et pluriannuels à atteindre par l’Agence; approuver les Rapports d’activités du Directeur Général etapprouver le manuel de procédures administratives, financières et comptables.

<a name="_TOC_250012"></a><strong>Gestion des ressources financières</strong>

La mission a constaté que le Directeur Général (DG) n’utilise pas les ressources financières de l’APEX avec un souci d’économie. Le Directeur Général ne fait pas une utilisation efficiente des ressources financières.Il a procédé à une utilisation non judicieuse des ressources financières de l'APEX. Le Directeur Général a attribué un contrat n’ayant pas d’objet. Il a en outre ordonné la prise en charge financière par APEX de charges non éligibles, selon les dispositions réglementaires.

La mission a recommandé au Directeur Général d’arrêter l’acquisition de denrées alimentaires pour le mois de Ramadan avec les ressources financières de l’Agence; d’arrêter de fractionner les dépenses; d’arrêter d’utiliser les ressources financières de l’Agence pour des projets non réalisés; d’arrêter d’ordonner la réalisation d’audit de comptes lorsque les comptes ne sont pas disponibles et d’arrêter d’ordonner le paiement de dépenses indues.

<strong>Mise en place d’une base de données pour l’information des exportateurs</strong>

La mission a constaté que l’Agence pour la Promotion des Exportations (APEX) ne remplit pas des objectifs opérationnels de sa mission.

Elle a recommandé au Directeur Général de veiller à la mise à disposition des exportateurs, des informations sur les normes de qualité et les conditions d’accès aux marchés des biens et services des pays destinataires des exportations du Mali.

<strong>Satisfaction des exportateurs</strong>

La mission a constaté que des exportateurs apprécient les services de conseil, d’accompagnement et de délivrance des certificats d’origine rendus par l’Agence pour la Promotion des Exportations.

<strong>Ibrahim DIALLO/CCOM BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>APEX :  Performances non satisfaisantes</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/apex-performances-non-satisfaisantes-3065840.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/apex-performances-non-satisfaisantes-3065840.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Samba-Alhamdou-Baby.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sun, 02 Jun 2024 11:22:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après le passage du bureau du Vérificateur général, les performances de l’Agence pour la promotion des exportations (Apex) ont été qualifiées de non satisfaisantes.</em></strong>

La vérification de performance a porté sur la gestion de l’Apex du 1<sup>er</sup> janvier 2019 au 31 décembre 2022. Elle avait pour objectif, d’une part, de s’assurer du fonctionnement efficace et efficient des organes d’administration et de gestion, d’autre part, d’évaluer dans quelle mesure sa gouvernance est conforme à la réglementation en vigueur et aux bonnes pratiques.

Les travaux ont porté sur la gouvernance, la gestion administrative, la gestion des bases de données relatives à l’information des exportateurs sur les normes de qualité et les conditions d’accès aux marchés extérieurs de biens et de services ainsi que la satisfaction des exportateurs des prestations délivrées par l’Apex.

La mission a constaté que le ministre de l’Industrie et du Commerce ne veille pas au renouvellement du mandat des administrateurs de l’Apex. Le Conseil d’administration ne tient pas régulièrement ses sessions ordinaires. Il ne joue pas pleinement son rôle de pilotage stratégique.

Il a été recommandé au ministre chargé de l’Industrie et du Commerce de veiller au respect de la durée du mandat des administrateurs ; au président du Conseil d’administration doit veiller à la tenue régulière des sessions ordinaires ; fixer les objectifs annuels et pluriannuels à atteindre par l’Agence ; approuver les rapports d’activités du Directeur général et approuver le manuel de procédures administratives, financières et comptables.

La mission a constaté que le Directeur général n’utilise pas les ressources financières avec un souci d’économie. Il a utilisé de façon non judicieuse des ressources financières, attribué un contrat n’ayant pas d’objet et ordonné la prise en charge financière par APEX de charges non éligibles selon les dispositions réglementaires.

La mission a recommandé au Directeur d’arrêter l’acquisition de denrées alimentaires pour le mois de ramadan avec les ressources financières de l’Agence ; d’arrêter de fractionner les dépenses ; d’arrêter d’utiliser les ressources financières de l’Agence pour des projets non réalisés ; d’arrêter d’ordonner la réalisation d’audit de comptes lorsque les comptes ne sont pas disponibles et d’arrêter d’ordonner le paiement de dépenses indues.

La mission a constaté que l’APEX ne remplit pas des objectifs opérationnels de sa mission. Elle a recommandé au Directeur de veiller à la mise à disposition des exportateurs, des informations sur les normes de qualité et les conditions d’accès aux marchés des biens et services des pays destinataires des exportations du Mali.

La mission a constaté que des exportateurs apprécient les services de conseil, d’accompagnement et de délivrance des certificats d’origine rendus par l’Agence pour la Promotion des Exportations.

<strong> </strong>

<strong>Source : <em>Cecom BVG</em></strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion du processus d&amp;apos;organisation et de déroulement  des examens et concours de l&amp;apos;éducation : Le BVG recommande une organisation et un déroulement plus performants des examens et concours</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-du-processus-dorganisation-et-de-deroulement-des-examens-et-concours-de-leducation-le-bvg-recommande-une-organisation-et-un-deroulement-plus-performants-des-examens-et-concours-3065712.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-du-processus-dorganisation-et-de-deroulement-des-examens-et-concours-de-leducation-le-bvg-recommande-une-organisation-et-un-deroulement-plus-performants-des-examens-et-concours-3065712.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/11/Colonel-Assimi-GOITA-verificateur8.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 01 Jun 2024 01:19:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La présente vérification de performance porte sur le processus d'organisation et de déroulement des examens et concours de l'éducation durant la période allant de 2019 à 2022. Elle a pour objectif d'évaluer le degré d'efficacité de l'intervention des structures concernées par les examens scolaires, d'efficience des ressources mises à leur disposition et d'apprécier les opportunités d'économie existantes dans le cadre de l'acquisition des intrants nécessaire à l'organisation des examens et concours de l'éducation nationale.  </em></strong>

Les travaux ont porté sur le cadre juridique et règlementaire, les rôles et responsabilités des parties prenantes, l'organisation et le fonctionnement des services, la procédure d'organisation des examens, la gestion des ressources humaines, matérielles et financières. Les paragraphes qui suivent, présentent les principales constatations de la vérification, lesquelles sont accompagnées de recommandations formulées pour corriger les lacunes identifiées.

<strong>Recrutement et formation </strong><strong>du personnel :</strong>

La mission a constaté que le Centre national des examens et concours de l'éducation (Cnece) dispose d'un personnel pléthorique insuffisamment qualifié, la Direction des ressources humaines de l'Education ne fait pas une gestion efficace du personnel.

Il a été recommandé au directeur du Cnece de veiller au respect du cadre organique et de communiquer la situation du personnel à la direction des ressources humaines. Le directeur des ressources humaines de l'Education doit affecter les ressources humaines en fonction des besoins du cadre organique du Cnece ; proposer la révision du cadre organique et assurer la formation des agents, le suivi et la mise à jour des dossiers du personnel.

<strong>Organisation et fonctionnement des services du Cnece : </strong>

La mission a constaté que le Cnece fonctionne avec une structure organisationnelle inadaptée et sa dotation budgétaire n'est encadrée par aucun indicateur de performance.

La mission a recommandé au directeur du Cnece de créer une structure informatique, chargée notamment de la conception des attestations et diplômes des examens et de définir les indicateurs de performance du Cnece dans le cadre du budget programme.

<strong>Gestion financière du matériel </strong><strong>et équipement du Cnece : </strong>

La mission a constaté que la tenue de la comptabilité-matières n'est pas efficace. Il a été recommandé au ministre de l'Education nationale (MEN) de nommer un comptable secondaire des matières auprès du Cnece et de nommer un magasinier-fichiste auprès du Cnece. Le directeur du Cnece doit veiller à la tenue de la comptabilités-matières au Cnece conformément à la règlementation en vigueur.

<strong>Rôles et responsabilité des parties prenantes :</strong>

La mission a constaté que le Cnece n'assure pas efficacement la coordination du dispositif en place pour les examens. Le ministère de l'Education nationale ne veille pas à une répartition efficace des rôles et responsabilités des structures impliquées dans les examens et concours. Le Cnece et les Académies d'enseignement (AE) ne respectent pas les critères de désignation des Responsables des centres d'examens. Des académies d'enseignement ne respectent pas les critères de désignation des surveillants des examens de l'enseignement normal.

La mission a recommandé au ministre de l'Education nationale de clarifier les rôles et responsabilités des structures impliquées dans les examens et concours. Le directeur du Cnece doit organiser chaque année un atelier national avec toutes les parties prenantes pour faire le bilan des examens et proposer des solutions. Il doit respecter les critères de désignation des présidents et vice-présidents des centres d'examens. Les directeurs d'Académie d'enseignement doivent respecter les critères de désignation des présidents et vice-présidents des centres d'examens et les critères de désignation des surveillants des centres d'examens.

<strong>Procédures d'organisation </strong><strong>des examens :</strong>

La mission a constaté que le Cnece ne dispose pas de politique nationale des examens et concours de l'éducation et qu'il n'a pas formalisé les dispositifs de confidentialité et de sécurité des sujets des épreuves des examens et concours. Le ministre en charge de l'Education Nationale n'a pas pris d'arrêté fixant le montant des frais d'inscription des candidats libres et le système de gestion informatique du Cnece présente aussi des insuffisances. Les AE et les Centres d'animation pédagogique (Cap) ne disposent pas d'un système d'informations fiable, sécurisé et efficace de gestion des données des examens. Le ministère n'a pas mis de mécanismes clairs en place pour recueillir et traiter les réclamations des candidats. Le Cnece ne veille pas à la correction des insuffisances constatées dans l'organisation et le déroulement des examens.

C'est pourquoi la mission a recommandé au ministre de l'Education nationale d'élaborer une politique nationale des examens et concours de l'Education ; prendre un arrêté fixant les frais d'inscription des candidats libres aux examens et élaborer une procédure de traitement des réclamations. Le directeur du Cnece doit décrire les procédures relatives à la sécurisation et la confidentialité des sujets des examens ; mettre en place un système intégré de gestion de données fiables et sécurisées ; tenir la situation des réclamations des candidats ; améliorer le système d'archivage des réclamations reçues et veiller à la correction des insuffisances constatées dans l'organisation et le déroulement des examens. Les directeurs d'Académie d'enseignement et les directeurs des Centres d'animation pédagogique doivent mettre en place un système intégré de gestion de données fiable et sécurisée permettant de gérer l'ensemble des examens scolaires et de tenir la situation des réclamations des candidats.

<strong>Le processus d'acquisition, </strong><strong>de mise à disposition du matériel d'examen et du paiement  </strong><strong>des primes et indemnités :</strong>

La mission a constaté que la procédure d'acquisition des matériels pour l'organisation des examens présente des insuffisances ; le ministre de l'Education nationale a irrégulièrement pris un arrêté portant allocation d'indemnités au personnel chargé des examens scolaires et concours professionnels et il a désigné des correcteurs non proposés par les AE.

La mission a recommandé au MEN d'initier un acte administratif exhaustif et précis portant allocation d'indemnités au personnel en charge des examens scolaires et concours professionnels et de respecter les critères de désignation des correcteurs des examens scolaires. Le directeur du CNECE doit documenter et archiver les besoins en matériel nécessaire à l'organisation des examens et concours. <strong>           </strong>

<strong> Source BVG </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion du Projet MERIT : Le flou et l’informel !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-du-projet-merit-le-flou-et-linformel-3065376.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-du-projet-merit-le-flou-et-linformel-3065376.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/09/verificateur-genral.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 29 May 2024 09:42:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[&nbsp;

<strong>Passation irrégulière de marchés par entente directe ; non-application des pénalités de retard pour un montant de 526 307 FCFA ; achat fictif pour un montant de 220 000 FCFA ; constitution irrégulière des commissions d’ouverture et d’évaluation des offres et élimination irrégulière d’un candidat pour motif infondé… Autant de pratiques qui écornent, aujourd’hui, l’image du Projet Multi-Energies pour la Résilience et la gestion Intégrée des Terroirs (Projet MERIT). Du moins, si l’on en croit, une enquête du Vérificateur sur la gestion de ce projet pendant les exercices 2022 et 2023 (30 septembre).</strong>

La gestion du Projet MERIT était au cœur de la controverse depuis sa création en 2022. L’argent coulait de source et dans d’autres sources. Et même s’il y avait un décaissement, c’était sans rapport avec les besoins réelles du projet.

Le Projet MERIT n’a pas seulement perdu de sa superbe. Il est vidé de son âme, vendu au diable. Et jusqu’aujourd’hui, l’ancien Coordinateur du projet Moussa Camara, n’affiche qu’une image de ruine et de désolation. Et pour cause, révèle le rapport du Vérificateur, la mauvaise gouvernance au sein du projet a dépassé l’entendement. En bloc, la gestion du projet MERIT sous le coordinateur Camara est comparable à celle d’une épicerie.

<strong>Le Projet MERIT à vau-l’eau </strong>

Jugé, pourtant, stratégique dans la politique de l’Etat malien sur le plan de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, la réduction de la pauvreté et la résilience climatique, le Projet MERIT n’échappe pas  à l’appétit vorace de ses responsables. Par petite touche, ils « <em>sucent</em> » les caisses, érigent le népotisme en mode de gestion. L’espoir tant suscité auprès des populations, a viré au cauchemar.

Lors  du contrôle de la gestion du Projet Multi-Energies pour la Résilience et la gestion Intégrée des Terroirs (Projet MERIT), l’équipe de vérification a constaté des irrégularités financières liées à la passation des marchés par entente directe irrégulière, à la non-application des pénalités de retard sur des marchés et à des achats fictifs.  Le montant total des irrégularités financières au sein du Projet MERIT s’élève à 746 307 FCFA.

A en croire, le vérificateur général, l’ex Coordinateur du Projet, Moussa Camara et le Responsable Administratif et Financier du Projet, Mahamadou Bouaré, ont passé des marchés par entente directe irrégulière.

Afin de s’assurer du respect des procédures de passation des marchés, l’équipe de vérification a examiné les dossiers de marchés.  Elle a constaté que le Coordinateur  du Projet MERIT, Moussa Camara et le Responsable Administratif et Financier, Mahamadou Bouaré, ont passé quatre (4) marchés par entente directe irrégulière. En effet, ils n’ont ni requis l’Avis de Non-Objection de la DGMP/DSP ni satisfait aux conditions préalables permettant la passation desdits marchés par entente directe, notamment la capacité technique du prestataire, et l’emploi d’un brevet d’invention, d’une licence ou de droits exclusifs détenus par un seul entrepreneur, un seul fournisseur ou un seul prestataire.

Il s’agit de : - Marché n°004459/CPMP/MDR/2022 du 04 janvier 2023 relatif à l’acquisition de mobiliers de bureau pour le compte du Projet MERIT passé par entente directe pour un montant de 37 955 000 FCFA HT qui avait été déclaré infructueux par la commission car la présentation des spécifications techniques du DAO (dossier d’appel d’offres) ne permettant pas d’évaluer, équitablement, les soumissionnaires. Le prestataire retenu n’était pas le moins disant lors de l’appel d’offres national mais une entente directe a été conclue entre lui et le projet MERIT sur la base de sa proposition initiale négociée à la baisse.

- Marché n°002497/CPMP/MDR/2022 du 20 avril 2022 relatif aux travaux de rénovation des bureaux du Projet MERIT pour un montant de 28 595 000 CFA HT a été passé par entente directe en évoquant l’urgence qui n’est pas une condition de passation par entente directe.

- Marché n°002742/CMP/MDR/2022 relatif au recrutement de consultant pour l'élaboration du manuel d'exécution technique du Projet MERIT d’un montant de 8 500 000 CFA, a été conclu par entente directe en évoquant les délais impartis et le contexte politique du pays.

- Marché n°01940/DGMP/DSP/2023 du 1er juin 2023 relatif au recrutement d'un cabinet pour l'audit financier et comptable du Projet MERIT, d’un montant de 21 535 000 F CFA, a été conclu par entente directe en évoquant l’urgence qui n’est pas une condition de passation par entente directe.

<strong>Des combines et des combinards</strong>

Le Coordinateur sortant du Projet MERIT, Moussa Camara et le Responsable Administratif et Financier, Mahamadou Bouaré, n'ont pas appliqué des pénalités de retard sur des marchés. Après avoir rapproché la date de réception prévue dans les contrats de marché à celle des PV de réception, l’équipe de vérification a décelé que le Coordinateur et le Responsable Administratif Financier n’ont pas appliqué les pénalités de retard sur six (6) marchés dont la livraison a accusé du retard. Ils n’ont pas pu fournir aucune preuve de l’application des pénalités de retard sur les marchés exécutés en retard pendant la période sous revue. Le montant total des pénalités de retard s’élève à 526 307 FCFA.

Suite aux travaux de la mission de vérification, l’Unité de Coordination Nationale (UCN) du Projet MERIT a envoyé une correspondance au fournisseur du marché n°004458/ CPMP/MDR/2022 lui indiquant que le montant de la pénalité de retard de 1 486 480 FCFA sera déduit de la retenue de garantie. Le fournisseur a donné son accord pour ce prélèvement.

Plus grave, le Coordinateur Camara et le Responsable Administratif et Financier, Mahamadou Bouaré ont procédé à des achats fictifs. Afin de s’assurer de la régularité des dépenses, l’équipe de vérification a analysé les pièces justificatives des achats. Elle a également procédé à des entrevues avec les Responsables du Projet. Du coup, elle a constaté que le Coordinateur et le Responsable Administratif et Financier ont procédé à des achats fictifs.

Rapproché par l’équipe de vérification, le prestataire indique non seulement n’avoir pas connu le Projet MERIT mais aussi n’avoir effectué aucune livraison, encore moins avoir reçu de paiement relatif à l’achat de produits d’entretien des locaux de l’Unité de Coordination National. Ledit chèque n°3150777 du 21 février 2022 d’un montant de 220 000 FCFA a été émis au nom du RAF du Projet MERIT, en la personne de Mahamadou Bouaré. Le montant total des achats fictifs est de 220 000 FCFA.

Et comme si cela ne suffisait pas, le RAF du projet, Mahamadou Boauré  a, irrégulièrement, présidé des commissions d’ouverture et d’évaluation des offres.  Pour  s’assurer du respect de ces dispositions, l’équipe de vérification a analysé les rapports d’ouverture et d’évaluation des offres.  Elle a constaté que le Responsable Administratif et Financier (RAF), le Sieur Bouaré a irrégulièrement présidé des commissions d’ouverture et d’évaluation des offres. En effet, il a présidé les travaux de la commission d’ouverture et d’évaluation des offres pour l’attribution de certains marchés, en lieu et place du Coordinateur ou de son représentant.

Il s’agit des Marchés suivants : - n°001717/CPMP/MDR/2022 du 03 août 2022 relatif à l’acquisition de matériels bureautiques au compte du Projet Multi-Energies pour la Résilience et la gestion Intégrée des Terroirs (MERIT) ; - n°001718/CPMP/MDR/2022 du 03 août 2022 relatif à l’acquisition et l'installation du réseau Informatique ondulé à l'UCN du Projet Multi-Energies pour la Résilience et la gestion Intégrée des Terroirs (MERIT) ; - n°001719/CPMP/MDR/2022 du 03 août 2022 relatif à l’acquisition et l'installation du système de vidéoconférence à l'UCN du Projet Multi-Energies pour la Résilience et la gestion Intégrée des Terroirs (MERIT) ; - n°001720/CPMP/MDR/2022 du 03 août 2022 relatif à l’acquisition de didactiques et audiovisuel au compte du Projet Multi-Energies pour la Résilience et la gestion Intégrée des Terroirs (MERIT) ; - n°01940/DGMP/DSP/2023 du 1er juin 2023 relatif au recrutement d'un cabinet pour l'audit financier et comptable du Projet MERIT.

Par ailleurs, les membres de la commission d’ouverture et d’évaluation des offres ont irrégulièrement éliminé un candidat pour motif infondé.  Ainsi, après un examen minutieux des rapports d’évaluation des offres établis par les commissions, l’équipe de vérification a constaté que les membres de la commission d’ouverture et d’évaluation de l’Offre n°001 du 15 juillet 2022 ont éliminé un candidat, sans motif réel. En effet, dans le cadre de la Demande de Renseignement et de Prix à compétition Restreinte (DRPR) relative à l’acquisition de matériels bureautiques au compte du Projet MERIT, ils ont rejeté l’offre du pli n°5 pour non-fourniture du certificat de non-faillite alors que ladite pièce figure dans les dossiers.

Face à de telles pratiques érigées en mode de gouvernance au Projet MERIT, le Vérificateur, a transmis une dénonciation de faits au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Procureur de la République chargé du Pôle National Economique et Financier.

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Examens et concours : le BVG recommande une organisation et un déroulement plus performants</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/examens-et-concours-le-bvg-recommande-une-organisation-et-un-deroulement-plus-performants-3064818.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/examens-et-concours-le-bvg-recommande-une-organisation-et-un-deroulement-plus-performants-3064818.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 24 May 2024 02:03:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La présente vérification de performance porte sur le processus d’organisation et de déroulement des examens et concours de l’éducation durant la période allant de 2019 à 2022. </em></strong>

Elle a pour objectif d’évaluer le degré d’efficacité de l’intervention des structures concernées par les examens scolaires, d’efficience des ressources mises à leur disposition et d’apprécier les opportunités d’économie existantes dans le cadre de l’acquisition des intrants nécessaires à l’organisation des examens et concours de l’éducation nationale.

Les travaux ont porté sur le cadre juridique et règlementaire, les rôles et responsabilités des parties prenantes, l’organisation et le fonctionnement des services, la procédure d’organisation des examens, la gestion des ressources humaines, matérielles et financières.

Les paragraphes qui suivent, présentent les principales constatations de la vérification, lesquelles sont accompagnées de recommandations formulées pour corriger les lacunes identifiées.

<strong> </strong><strong>Recrutement et formation du personnel </strong>

La mission a constaté que le Centre national des examens et concours de l’Education (CNECE) dispose d’un personnel pléthorique insuffisamment qualifié, la Direction des ressources humaines de l’Education ne fait pas une gestion efficace du personnel. Il a été recommandé au Directeur du CNECE de veiller au respect du cadre organique et de communiquer la situation du personnel à la Direction des ressources humaines.

Le Directeur des Ressources humaines de l’Education doit affecter les ressources humaines en fonction des besoins du cadre organique du CNECE ; proposer la révision du cadre organique et assurer la formation des agents, le suivi et la mise à jour des dossiers du personnel.

<strong>Organisation et fonctionnement des services du CNECE </strong>

La mission a constaté que le CNECE fonctionne avec une structure organisationnelle inadaptée et sa dotation budgétaire n’est encadrée par aucun indicateur de performance.

La mission a recommandé au Directeur du CNECE de créer une structure informatique, chargée notamment de la conception des attestations et diplômes des examens et de définir les indicateurs de performance du CNECE dans le cadre du budget programme.

<strong>Gestion financière du matériel et équipement du CNECE </strong>

La mission a constaté que la tenue de la comptabilité-matières n’est pas efficace. Il a été recommandé au Ministre de l’Education nationale de nommer un comptable secondaire des matières auprès du CNECE et de nommer un magasinier-fichiste auprès du CNECE. Le Directeur du CNECE doit veiller à la tenue de la comptabilités-matières au CNECE conformément à la règlementation en vigueur.

<strong>Rôles et responsabilité des parties prenantes </strong>

La mission a constaté que le CNECE n’assure pas efficacement la coordination du dispositif en place pour les examens. Le ministère de l’Education nationale ne veille pas à une répartition efficace des rôles et responsabilités des structures impliquées dans les examens et concours.

Le CNECE et les Académies d’enseignement (AE) ne respectent pas les critères de désignation des responsables des centres d’examens. Des académies d’enseignement ne respectent pas les critères de désignation des surveillants des examens de l’enseignement normal.

La mission a recommandé au ministre de l’Education nationale de clarifier les rôles et responsabilités des structures impliquées dans les examens et concours. Le Directeur du CNECE doit organiser chaque année un atelier national avec toutes les parties prenantes pour faire le bilan des examens et proposer des solutions.

Il doit respecter les critères de désignation des présidents et vice-présidents des centres d’examens. Les Directeurs d’Académies d’Enseignement doivent respecter les critères de désignation des présidents et vice-présidents des centres d’examens et les critères de désignation des surveillants des centres d’examens.

<strong>Procédures d’organisation des examens </strong>

La mission a constaté que le CNECE ne dispose pas de politique nationale des examens et concours de l’éducation et qu’il n’a pas formalisé les dispositifs de confidentialité et de sécurité des sujets des épreuves des examens et concours.

Le Ministre en charge de l’Education nationale n’a pas pris d’arrêté fixant le montant des frais d’inscription des candidats libres et le système de gestion informatique du CNECE présente aussi des insuffisances.

Les AE et les Centres d’animation pédagogique CAP ne disposent pas d’un système d’informations fiable, sécurisé et efficace de gestion des données des examens. Le ministère n’a pas mis de mécanismes clairs en place pour recueillir et traiter les réclamations des candidats. Le CNECE ne veille pas à la correction des insuffisances constatées dans l’organisation et le déroulement des examens.

C’est pourquoi la mission a recommandé au Ministre de l’Education nationale d’élaborer une politique nationale des examens et concours de l’Education ; prendre un arrêté fixant les frais d’inscription des candidats libres aux examens et élaborer une procédure de traitement des réclamations.

Le Directeur du CNECE doit décrire les procédures relatives à la sécurisation et la confidentialité des sujets des examens ; mettre en place un système intégré de gestion de données fiables et sécurisées ; tenir la situation des réclamations des candidats ; améliorer le système d’archivage des réclamations reçues et veiller à la correction des insuffisances constatées dans l’organisation et le déroulement des examens.

Les Directeurs d’Académie d’enseignement et les Directeurs des Centres d’animation pédagogiques doivent mettre en place un système intégré de gestion de données fiable et sécurisée permettant de gérer l’ensemble des examens scolaires et de tenir la situation des réclamations des candidats.

<strong>Le processus d’acquisition, de mise à disposition du matériel d’examen et du paiement des primes et indemnités </strong>

La mission a constaté que la procédure d’acquisition des matériels pour l’organisation des examens présente des insuffisances ; le Ministre de l’Education nationale a irrégulièrement pris un arrêté portant allocation d’indemnités au personnel chargé des examens scolaires et concours professionnels et il a désigné des correcteurs non proposés par les AE.

La mission a recommandé au MEN d’initier un acte administratif exhaustif et précis portant allocation d’indemnités au personnel en charge des examens scolaires et concours professionnels et de respecter les critères de désignation des correcteurs des examens scolaires. Le Directeur du CNECE doit documenter et archiver les besoins en matériel nécessaire à l’organisation des examens et concours.

<strong>CCOM/BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>PNP :  Des objectifs non atteints</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/pnp-des-objectifs-non-atteints-3064567.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/pnp-des-objectifs-non-atteints-3064567.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 22 May 2024 02:40:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’Evaluation de politique publique fait partie des missions assignées au Vérificateur général en vertu de l’article 2 de la loi n°2021-069 du 23 décembre 2021 l’instituant. Elle peut se définir comme une appréciation systématique et objective d'une politique, en cours ou terminée, de sa conception, de sa mise en œuvre et de ses résultats, dans le but d'en déterminer la pertinence, l'efficacité en matière de développement et l'impact. Le Bureau du vérificateur général (BVG) vient d’évaluer la Politique nationale de population révisée  - Plan d’action (2018-2022), en se basant sur quinze questions regroupées en quatre critères d’évaluation : la pertinence, la gouvernance, l’efficacité opérationnelle et les effets.</em></strong>

<strong><em> </em></strong><strong>Le critère de la pertinence :</strong> à travers ce critère, la mission a examiné la mesure dans laquelle les objectifs visés par la PNP correspondent aux besoins de la population bénéficiaire. Les acteurs de la conception de la PNP connaissent les problèmes et les besoins de population, notamment sa structure, l’éducation, la santé, l’emploi, l’autonomisation des femmes et des filles, et la migration.

Les spécificités par région n’ont pas été prises en compte pour cause de non-validation de leurs Programmes régionaux de population (PRP). Les bénéficiaires déclarent que les activités les ciblent, mais ne sont pas exhaustives, car tous leurs besoins ne sont pas comblés.

<strong>Le critère de la gouvernance :</strong> à travers ce critère, la mission a cherché à savoir si les instances de coordination et de suivi-évaluation de la mise en œuvre de la PNP jouent pleinement leurs rôles. D’importantes réformes ont été conduites pour mettre en place un nouveau dispositif de coordination et de suivi-évaluation de la PNP révisée en 2018, mais on constate une timide opérationnalisation au niveau central, quasiment inexistante au niveau des régions. Par conséquent, la gouvernance de la PNP souffre d’énormes insuffisances qui ont rendu impossible l’encadrement des activités à hauteur de souhait et impacté son mécanisme de coordination et de suivi-évaluation.

<strong>Le critère de l’efficacité opérationnelle :</strong> la PNP doit permettre l’amélioration des conditions de vie de la population à travers la réalisation d’activités. Le coût prévisionnel du plan d’action de la PNP est estimé à 27,250 milliards de F CFA. La mobilisation et l’utilisation des ressources n’ont pas permis de mener toutes les activités en raison du contexte budgétaire, de la crise multidimensionnelle au Mali et de la timide intervention de certains partenaires.

Quant aux activités réalisées dans le cadre de l’amélioration du capital humain, de l’autonomisation économique des filles et des femmes, elles ont varié d’un secteur à un autre, allant de peu satisfaisant à satisfaisant. Tous les acteurs sont unanimes que tous les objectifs de la PNP n’ont pas été atteints faute de ressources.

Selon la DNP, le niveau de mobilisation des ressources pour financer les activités s’élève à 10,2 % du montant prévu dans le plan d’actions. Le financement de la PNP est aussi dépendant des partenaires techniques et financiers (PTF) et des collectivités territoriales dont les contributions sont restées timides.

<strong>Le critère des effets :</strong> le critère des effets s’intéresse à la mesure dans laquelle la PNP a apporté des changements dans la vie de la population. L’analyse des données collectées auprès des acteurs et des bénéficiaires permet de soutenir que sa mise en œuvre a contribué à une plus grande utilisation des services de santé par la population. La majorité des bénéficiaires rencontrés fréquente les centres de santé. Des changements ont été observés tels que la présence de plus de sages-femmes qualifiées (523 sages-femmes recrutées par le projet d’autonomisation des femmes et dividende démographique au Sahel-SWEDD) et l’amélioration des prestations fournies.

Par ailleurs, l’utilisation des services de santé par les femmes et les jeunes n’est pas effective. Cela est dû à l’absence de gratuité des produits et prestations fournies par les structures de santé.

Grâce à différents efforts réalisés, on assiste à une baisse de la natalité et à une diminution de la mortalité infantile et néonatale. Toutefois, cette contribution demeure assez faible, et les effets produits sont très peu perceptibles.

La PNP a aussi permis l’insertion socioprofessionnelle des jeunes, des femmes et des filles à travers des activités génératrices de revenus (AGR). Cependant, les emplois créés ne sont pas tous permanents et ne génèrent que des revenus destinés à satisfaire exclusivement les besoins vitaux des bénéficiaires.

<strong><em>Source </em>Cecom BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Centre national des examens et concours :  La nécessité de performance</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/centre-national-des-examens-et-concours-la-necessite-de-performance-3064127.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/centre-national-des-examens-et-concours-la-necessite-de-performance-3064127.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 18 May 2024 16:59:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La présente vérification de performance porte sur le processus d’organisation et de déroulement des examens et concours de l’éducation durant la période allant de 2019 à 2022. Elle a pour objectif d’évaluer le degré d’efficacité de l’intervention des structures concernées par les examens scolaires, d’efficience des ressources mises à leur disposition et d’apprécier les opportunités d’économie existantes dans le cadre de l’acquisition des intrants nécessaire à l’organisation des examens et concours de l’éducation nationale. Les travaux ont porté sur le cadre juridique et règlementaire, les rôles et responsabilités des parties prenantes, l’organisation et le fonctionnement des services, la procédure d’organisation des examens, la gestion des ressources humaines, matérielles et financières.

Les paragraphes qui suivent, présentent les principales constatations de la vérification, lesquelles sont accompagnées de recommandations formulées pour corriger les lacunes identifiées.

<strong>Recrutement et formation du personnel</strong>

La mission a constaté que le Centre national des examens et concours de l’éducation (Cnece) dispose d’un personnel pléthorique insuffisamment qualifié, la direction des ressources humaines de l’éducation ne fait pas une gestion efficace du personnel.

Il a été recommandé au directeur du Cnece de veiller au respect du cadre organique et de communiquer la situation du personnel à la direction des ressources humaines. Le directeur des ressources humaines de l’éducation doit affecter les ressources humaines en fonction des besoins du cadre organique du Cnece ; proposer la révision du cadre organique et assurer la formation des agents, le suivi et la mise à jour des dossiers du personnel.

&nbsp;

<strong>Organisation et fonctionnement des services du Cnece</strong>

La mission a constaté que le Cnece fonctionne avec une structure organisationnelle inadaptée et sa dotation budgétaire n’est encadrée par aucun indicateur de performance.

La mission a recommandé au directeur du Cnece de créer une structure informatique, chargée notamment de la conception des attestations et diplômes des examens et de définir les indicateurs de performance du Cnece dans le cadre du budget programme.

<strong>Gestion financière du matériel et équipement du Cnece</strong>

La mission a constaté que la tenue de la comptabilité-matières n’est pas efficace. Il a été recommandé au ministre de l’Education nationale de nommer un comptable secondaire des matières auprès du Cnece et de nommer un magasinier-fichiste auprès du Cnece. Le directeur du Cnece doit veiller à la tenue de la comptabilités-matières au Cnece conformément à la règlementation en vigueur.

<strong>Rôles et responsabilité des parties prenantes</strong>

La mission a constaté que le Cnece n’assure pas efficacement la coordination du dispositif en place pour les examens. Le ministère de l’Education nationale ne veille pas à une répartition efficace des rôles et responsabilités des structures impliquées dans les examens et concours. Le Cnece et les académies d’enseignement ne respectent pas les critères de désignation des responsables des centres d’examens. Des académies d’enseignement ne respectent pas les critères de désignation des surveillants des examens de l’enseignement normal.

La mission a recommandé au ministre de l’Education nationale de clarifier les rôles et responsabilités des structures impliquées dans les examens et concours. Le directeur du Cnece doit organiser chaque année un atelier national avec toutes les parties prenantes pour faire le bilan des examens et proposer des solutions. Il doit respecter les critères de désignation des présidents et vice-présidents des centres d’examens. Les directeurs d’académies d’enseignement doivent respecter les critères de désignation des présidents et vice-présidents des centres d’examens et les critères de désignation des surveillants des centres d’examens.

<strong>Procédures d’organisation des examens</strong>

La mission a constaté que le Cnece ne dispose pas de politique nationale des examens et concours de l’éducation et qu’il n’a pas formalisé les dispositifs de confidentialité et de sécurité des sujets des épreuves des examens et concours. Le ministre en charge de l’Education nationale n’a pas pris d’arrêté fixant le montant des frais d’inscription des candidats libres et le système de gestion informatique du Cnece présente aussi des insuffisances.

Les AE et les Centres d’animation pédagogique (Cap) ne disposent pas d’un système d’informations fiable, sécurisé et efficace de gestion des données des examens. Le ministère n’a pas mis de mécanismes clairs en place pour recueillir et traiter les réclamations des candidats. Le Cnece ne veille pas à la correction des insuffisances constatées dans l’organisation et le déroulement des examens.

C’est pourquoi la mission a recommandé au ministre de l’Education nationale d’élaborer une politique nationale des examens et concours de l’éducation ; prendre un arrêté fixant les frais d’inscription des candidats libres aux examens et élaborer une procédure de traitement des réclamations.

Le directeur du Cnece doit décrire les procédures relatives à la sécurisation et la confidentialité des sujets des examens ; mettre en place un système intégré de gestion de données fiables et sécurisées ; tenir la situation des réclamations des candidats ; améliorer le système d’archivage des réclamations reçues et veiller à la correction des insuffisances constatées dans l’organisation et le déroulement des examens.

Les directeurs d’académie d’enseignement et les directeurs des Centres d’animation pédagogique doivent mettre en place un système intégré de gestion de données fiable et sécurisée permettant de gérer l’ensemble des examens scolaires et de tenir la situation des réclamations des candidats.

<strong>Le processus d’acquisition, de mise à disposition du matériel d’examen et du paiement des primes et indemnités</strong>

La mission a constaté que la procédure d’acquisition des matériels pour l’organisation des examens présente des insuffisances ; le ministre de l’Education nationale a irrégulièrement pris un arrêté portant allocation d’indemnités au personnel chargé des examens scolaires et concours professionnels et il a désigné des correcteurs non proposés par les AE.

La mission a recommandé au MEN d’initier un acte administratif exhaustif et précis portant allocation d’indemnités au personnel en charge des examens scolaires et concours professionnels et de respecter les critères de désignation des correcteurs des examens scolaires. Le directeur du Cnece doit documenter et archiver les besoins en matériel nécessaire à l’organisation des examens et concours.

&nbsp;

<strong><em>Source : </em>Cecom BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>6ème évaluation de politique publique du BVG :  Politique Nationale de Population (PNP) révisée&#45;Plan d’Actions (2018&#45;2022): Certains objectifs de la PNP n’ont pas été atteints</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/6eme-evaluation-de-politique-publique-du-bvg-politique-nationale-de-population-pnp-revisee-plan-dactions-2018-2022-certains-objectifs-de-la-pnp-nont-pas-ete-atteints-3063465.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/6eme-evaluation-de-politique-publique-du-bvg-politique-nationale-de-population-pnp-revisee-plan-dactions-2018-2022-certains-objectifs-de-la-pnp-nont-pas-ete-atteints-3063465.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 13 May 2024 07:01:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>L’</strong><strong>Évaluation de Politique Publique fait partie des missions assignées au Vérificateur Général en vertu de l’article 2 de la Loi n°2021-069 du 23 décembre 2021 l’instituant. Elle peut se définir comme une appréciation systématique et objective d'une politique, en cours ou terminée, de sa conception, de sa mise en œuvre et de ses résultats, dans le but d'en déterminer la pertinence, l'efficacité en matière de développement et l'impact.</strong>

Le Bureau du Vérificateur Général (BVG) vient d’évaluer la Politique Nationale de Population révisée-Plan d’Action (2018-2022), en se basant sur quinze (15) questions regroupées en quatre (04) critères d’évaluation: la pertinence, la gouvernance, l’efficacité opérationnelle et les effets.

<strong>Le critère de la pertinence</strong>

À travers ce critère, la mission a examiné la mesure dans laquelle les objectifs visés par la PNP correspondent aux besoins de la population bénéficiaire. Les acteurs de la conception de la PNP connaissent les problèmes et les besoins de population, notamment sa structure, l’éducation, la santé, l’emploi, l’autonomisation des femmes et des filles, et la migration. Les spécificités par Région n’ont pas été prises en compte pour cause de non-validation de leurs Programmes Régionaux de Population (PRP). Les bénéficiaires déclarent que les activités les ciblent, mais ne sont pas exhaustives, car tous leurs besoins ne sont pas comblés.

<strong>Le critère de la gouvernance</strong>

À travers ce critère, la mission a cherché à savoir si les instances de coordination et de suivi-évaluation de la mise en œuvre de la PNP jouent pleinement leurs rôles. D’importantes réformes ont été conduites pour mettre en place un nouveau dispositif de coordination et de suivi-évaluation de la PNP révisée en 2018, mais on constate une timide opérationnalisation au niveau central, quasiment inexistante au niveau des Régions.

Par conséquent, la gouvernance de la PNP souffre d’énormes insuffisances qui ont rendu impossible l’encadrement des activités à hauteur de souhait et impacté son mécanisme de coordination et de suivi-évaluation.

<strong>Le critère de l’efficacité opérationnelle</strong>

La PNP doit permettre l’amélioration des conditions de vie de la population à travers la réalisation d’activités. Le coût prévisionnel du plan d’action de la Programmes Régionaux de Population (PRP) est estimé à 27,250 milliards de FCFA. La mobilisation et l’utilisation des ressources n’ont pas permis de mener toutes les activités en raison du contexte budgétaire, de la crise multidimensionnelle au Mali et de la timide intervention de certains partenaires.

Quant aux activités réalisées dans le cadre de l’amélioration du capital humain, de l’autonomisation économique des filles et des femmes, elles ont varié d’un secteur à un autre, allant de peu satisfaisant à satisfaisant. Tous les acteurs sont unanimes que tous les objectifs de la PNP n’ont pas été atteints faute, de ressources.

Selon la DNP, le niveau de mobilisation des ressources pour financer les activités s’élève à 10,2% du montant prévu dans le plan d’actions. Le financement de la PNP est aussi dépendant des Partenaires Techniques et Financiers (PTF) et des Collectivités Territoriales dont les contributions sont restées timides.

<strong>Le critère des effets</strong>

Le critère des effets s’intéresse à la mesure dans laquelle la PNP a apporté des changements dans la vie de la population. L’analyse des données collectées auprès des acteurs et des bénéficiaires permet de soutenir que sa mise en œuvre a contribué à une plus grande utilisation des services de santé par la population. La majorité des bénéficiaires rencontrés fréquente les centres de santé. Des changements ont été observés tels que la présence de plus de Sages-femmes qualifiées (523 Sages-femmes recrutées par le Projet d’Autonomisation des Femmes et Dividende Démographique au Sahel-SWEDD) et l’amélioration des prestations fournies.

Par ailleurs, l’utilisation des services de Santé par les femmes et les jeunes n’est pas effective. Cela est dû à l’absence de gratuité des produits et prestations fournies par les structures de Santé.

Grâce à différents efforts réalisés, on assiste à une baisse de la natalité et à une diminution de la mortalité infantile et néonatale. Toutefois, cette contribution demeure assez faible, et les effets produits sont très peu perceptibles.

La Programmes Régionaux de Population (PRP) a aussi permis l’insertion socioprofessionnelle des jeunes, des femmes et des filles à travers des Activités Génératrices de Revenus (AGR). Cependant, les emplois créés ne sont pas tous permanents et ne génèrent que des revenus destinés à satisfaire exclusivement les besoins vitaux des bénéficiaires.

<strong>Ibrahim DIALLOCCOM BVG</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Politique nationale de population (PNP) révisée  plan d&amp;apos;actions (2018&#45;2022) : certains objectifs  non satisfaits !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/politique-nationale-de-population-pnp-revisee-plan-dactions-2018-2022-certains-objectifs-non-satisfaits-3063233.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/politique-nationale-de-population-pnp-revisee-plan-dactions-2018-2022-certains-objectifs-non-satisfaits-3063233.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 11 May 2024 01:52:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L'évaluation de politique publique fait partie des missions assignées au Vérificateur général en vertu de l'article 2 de la loi n°2021-069 du 23 décembre 2021 l'instituant. Elle peut se définir comme une appréciation systématique et objective d'une politique, en cours ou terminée, de sa conception, de sa mise en œuvre et de ses résultats, dans le but d'en déterminer la pertinence, l'efficacité en matière de développement et l'impact. </em></strong>

Le Bureau du Vérificateur général (BVG) vient d'évaluer la Politique nationale de population révisée - Plan d'Action (2018-2022), en se basant sur quinze (15) questions regroupées en quatre (4) critères d'évaluation : la pertinence, la gouvernance, l'efficacité opérationnelle et les effets.

<strong>Le critère de la pertinence :</strong> à travers ce critère, la mission a examiné la mesure dans laquelle les objectifs visés par la PNP correspondent aux besoins de la population bénéficiaire. Les acteurs de la conception de la PNP connaissent les problèmes et les besoins de population, notamment sa structure, l'éducation, la santé, l'emploi, l'autonomisation des femmes et des filles, et la migration. Les spécificités par Région n'ont pas été prises en compte pour cause de non-validation de leurs Programmes régionaux de population (PRP). Les bénéficiaires déclarent que les activités les ciblent, mais ne sont pas exhaustives, car tous leurs besoins ne sont pas comblés.

<strong>Le critère de la gouvernance :</strong> à travers ce critère, la mission a cherché à savoir si les instances de coordination et de suivi-évaluation de la mise en œuvre de la PNP jouent pleinement leurs rôles. D'importantes réformes ont été conduites pour mettre en place un nouveau dispositif de coordination et de suivi-évaluation de la PNP révisée en 2018, mais on constate une timide opérationnalisation au niveau central, quasiment inexistante au niveau des régions. Par conséquent, la gouvernance de la PNP souffre d'énormes insuffisances qui ont rendu impossible l'encadrement des activités à hauteur de souhait et impacté son mécanisme de coordination et de suivi-évaluation.

<strong>Le critère de l'efficacité opérationnelle :</strong> la PNP doit permettre l'amélioration des conditions de vie de la population à travers la réalisation d'activités. Le coût prévisionnel du plan d'action de la PNP est estimé à 27,250 milliards de F CFA. La mobilisation et l'utilisation des ressources n'ont pas permis de mener toutes les activités en raison du contexte budgétaire, de la crise multidimensionnelle au Mali et de la timide intervention de certains partenaires. Quant aux activités réalisées dans le cadre de l'amélioration du capital humain, de l'autonomisation économique des filles et des femmes, elles ont varié d'un secteur à un autre, allant de peu satisfaisant à satisfaisant. Tous les acteurs sont unanimes que tous les objectifs de la PNP n'ont pas été atteints faute, de ressources. Selon la DNP, le niveau de mobilisation des ressources pour financer les activités s'élève à 10,2 % du montant prévu dans le plan d'actions. Le financement de la PNP est aussi dépendant des partenaires techniques et financiers (PTF) et des collectivités territoriales dont les contributions sont restées timides.

<strong>Le critère des effets :</strong> le critère des effets s'intéresse à la mesure dans laquelle la PNP a apporté des changements dans la vie de la population. L'analyse des données collectées auprès des acteurs et des bénéficiaires permet de soutenir que sa mise en œuvre a contribué à une plus grande utilisation des services de santé par la population. La majorité des bénéficiaires rencontrés fréquente les centres de santé. Des changements ont été observés tels que la présence de plus de sages-femmes qualifiées (523 sages-femmes recrutées par le Projet d'autonomisation des femmes et dividende démographique au Sahel - SWEDD) et l'amélioration des prestations fournies.

Par ailleurs, l'utilisation des services de santé par les femmes et les jeunes n'est pas effective. Cela est dû à l'absence de gratuité des produits et prestations fournies par les structures de santé.

Grâce à différents efforts réalisés, on assiste à une baisse de la natalité et à une diminution de la mortalité infantile et néonatale. Toutefois, cette contribution demeure assez faible, et les effets produits sont très peu perceptibles.

La PNP a aussi permis l'insertion socioprofessionnelle des jeunes, des femmes et des filles à travers des activités génératrices de revenus (AGR). Cependant, les emplois créés ne sont pas tous permanents et ne génèrent que des revenus destinés à satisfaire exclusivement les besoins vitaux des bénéficiaires.

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CHU&#45;IOTA : Le BVG moins satisfait de la mise en œuvre de ses recommandations</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/chu-iota-le-bvg-moins-satisfait-de-la-mise-en-oeuvre-de-ses-recommandations-3063052.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/chu-iota-le-bvg-moins-satisfait-de-la-mise-en-oeuvre-de-ses-recommandations-3063052.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 09 May 2024 01:25:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme d’activités, le Bureau du Vérificateur général (BVG) a conduit une mission de vérification de suivi des recommandations issues de la vérification de performance de la gestion de l’Institut d’ophtalmologie tropicale d’Afrique (CHU-IOTA) au titre de la période allant du 1er janvier 2018 au 31 décembre 2020. Elle visait à s’assurer que les recommandations formulées lors de la vérification initiale ont été mises en œuvre et que les faiblesses constatées ont été corrigées.

La mission a abouti à des conclusions qui révèlent qu’au regard du taux de mise en œuvre des recommandations, qui est de 40 %, le niveau n’est pas satisfaisant. Ainsi, sur 17 recommandations formulées par la mission initiale, 6 ont été entièrement mises en œuvre ; 6 partiellement mises en œuvre ; 3 ne sont pas mises en œuvre et 2 sont non applicables.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification de suivi du BVG :  Le CHU&#45;Iota et ses 40 %</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-de-suivi-du-bvg-le-chu-iota-et-ses-40-3062495.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 04 May 2024 09:50:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Avec un taux de 40 %, la mise en œuvre des recommandations faites par le Bureau du Vérificateur général au Centre hospitalier universitaire-Institut d’Ophtalmologie tropicale d’Afrique (CHU-Iota), est jugée faible.</em></strong>

Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme d’activités, le Bureau du Vérificateur général (BVG) a conduit une mission de vérification de suivi des recommandations issues de la vérification de performance de la gestion de l’Institut d’ophtalmologie tropicale d’Afrique au titre de la période allant du 1er janvier 2018 au 31 décembre 2020. Elle a pour objectif de s’assurer que les recommandations formulées lors de la vérification initiale ont été mises en œuvre et que les faiblesses constatées ont été corrigées. La présente mission de suivi de mise en œuvre des recommandations couvre les exercices 2022 et 2023.

Elle a abouti à des conclusions qui révèlent qu’au regard du taux de mise en œuvre des recommandations, qui est de 40 %, le niveau n’est pas satisfaisant.

Sur 17 recommandations formulées par la mission initiale, six sont entièrement mises en œuvre ; six partiellement mises en œuvre ; trois ne sont pas mises en œuvre et deux sont non applicables.

<strong>Recommandations entièrement mises en œuvre</strong>

Il ressort de la vérification que le ministre chargé de la Santé a pris les dispositions afin de faire renouveler le mandat des administrateurs du Centre hospitalier universitaire de l’Institut d’ophtalmologie tropicale d’Afrique (CHU- Iota). Le directeur général du CHU-I Iota a requis l’avis des organes consultatifs sur le budget annuel d’exploitation et d’investissement. Il a respecté la proportion de représentation de l’un ou l’autre sexe dans tous les organes consultatifs conformément à la réglementation en vigueur et a élaboré le projet d’établissement pour la planification et la programmation de ses moyens, l’a fait adopter par le Conseil d’administration et l’a fait approuver par l’autorité de tutelle.

Le directeur général du CHU-Iota a aussi réparti les toilettes du personnel en tenant compte de l’approche genre. Le directeur de la Cellule de planification stratégique (CPS) du secteur de la Santé a initié l’inclusion systématique et formelle de la variable sexe dans le logiciel d’information sanitaire du district par les services à tous les niveaux d’utilisation.

<strong>Recommandations partiellement mises en œuvre</strong>

La mission de suivi a constaté que le conseil d’administration n’a pas pleinement joué son rôle.  Le directeur général du CHU-Iota n’a pas entièrement réalisé des activités prenant en compte le genre, et n’a pas fait valider par le Contrôle général des services publics le manuel de procédures élaboré à l’interne. Il a élaboré le cadre organique, mais ne l’a pas soumis à l’approbation du Conseil d’administration. Aussi, n’a-t-il pas veillé à l’utilisation du logiciel d’information sanitaire du district par l’ensemble des services. Enfin, il a initié un plan annuel de maintenance et de formation du personnel chargé de la maintenance des équipements médicaux non encore approuvé.

<strong>Recommandations non mises en œuvre</strong>

Le ministre chargé de la Santé n’a pas défini les indicateurs de performance sensibles au genre. Le directeur général du CHU-Iota n’a ni procédé à la mise en œuvre des protocoles de recherche ni procédé à l’évaluation de l’efficacité et de l’efficience du CHU-Iota en matière de prise en charge des urgences avec indication chirurgicale et des malades opérés de cataracte sénile simple.

<strong>Recommandations non applicables</strong>

Une recommandation est classée non applicable lorsque les raisons qui lui ont donné lieu n’existent plus, ou parce que la question a été remplacée par un nouveau processus ou programme. Le ministre chargé de la Santé n’a pas initié le décret fixant les modalités de nomination et la qualité des membres du CA. Il a initié un décret portant nomination des membres du CA, mais ne respectant pas la loi instituant des mesures pour promouvoir le genre. Le Directeur général du CHU-Iota a pris une décision pour abroger les commissions illégalement créées.

<strong>Source : Cecom BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bureau du Vérificateur Général (BVG) :  Le CHU&#45;IOTA met en œuvre  40% des recommandations</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/bureau-du-verificateur-general-bvg-le-chu-iota-met-en-oeuvre-40-des-recommandations-3062423.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/bureau-du-verificateur-general-bvg-le-chu-iota-met-en-oeuvre-40-des-recommandations-3062423.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 04 May 2024 01:33:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme d'activités, le Bureau du Vérificateur Général (BVG) a conduit une mission de vérification de suivi des recommandations issues de la vérification de performance de la gestion de l'Institut d'Ophtalmologie Tropicale d'Afrique au titre de la période allant du 1er janvier 2018 au 31 décembre 2020. Elle a pour objectif de s'assurer que les recommandations formulées lors de la vérification initiale ont été mises en œuvre et que les faiblesses constatées ont été corrigées.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>

La présente mission de suivi de mise en œuvre des recommandations couvre les exercices 2022 et 2023. Elle a abouti à des conclusions qui révèlent qu'au regard du taux de mise en œuvre des recommandations, qui est de 40%, le niveau n'est pas satisfaisant.

Sur 17 recommandations formulées par la mission initiale, six (6) sont entièrement mises en œuvre ; six (6) partiellement mises en œuvre ; trois (3) ne sont pas mises en œuvre et deux (2) sont non applicables.

Recommandations entièrement mises en œuvre :

Il ressort de la vérification que le Ministre chargé de la Santé a pris les dispositions afin de faire renouveler le mandat des Administrateurs du Centre Hospitalier Universitaire de l'Institut d'Ophtalmologie Tropicale d'Afrique (CHU-IOTA). Le Directeur Général du CHU-IOTA a requis l'avis des organes consultatifs sur le budget annuel d'exploitation et d'investissement. Il a respecté la proportion de représentation de l'un ou l'autre sexe dans tous les organes consultatifs conformément à la réglementation en vigueur et a élaboré le projet d'établissement pour la planification et la programmation de ses moyens, l'a fait adopter par le Conseil d'Administration et l'a fait approuver par l'autorité de tutelle. Le Directeur Général du CHU-IOTA a aussi réparti les toilettes du personnel en tenant compte de l'approche genre. Le Directeur de la Cellule de Planification Stratégique (CPS) du secteur de la Santé a initié l'inclusion systématique et formelle de la variable sexe dans le Logiciel d'Information Sanitaire du District par les services à tous les niveaux d'utilisation.

Recommandations partiellement mises en œuvre :

La mission de suivi a constaté que le Conseil d'Administration (CA) n'a pas pleinement joué son rôle.  Le Directeur Général du CHU-IOTA n'a pas entièrement réalisé des activités prenant en compte le genre, et n'a pas fait valider par le Contrôle Général des Services Publics le manuel de procédures élaboré à l'interne. Il a élaboré le cadre organique, mais ne l'a pas soumis à l'approbation du Conseil d'Administration. Aussi, n'a-t-il pas veillé à l'utilisation du Logiciel d'Information Sanitaire du District par l'ensemble des services. Enfin, il a initié un plan annuel de maintenance et de formation du personnel chargé de la maintenance des équipements médicaux non encore approuvé.

Recommandations non mises en œuvre :

Le Ministre chargé de la Santé n'a pas défini les indicateurs de performance sensibles au genre. Le Directeur Général du CHU-IOTA n'a ni procédé à la mise en œuvre des protocoles de recherche ni procédé à l'évaluation de l'efficacité et de l'efficience du CHU-IOTA en matière de prise en charge des urgences avec indication chirurgicale et des malades opérés de cataracte sénile simple.

Recommandations non applicables :

Une recommandation est classée non applicable lorsque les raisons qui lui ont donné lieu n'existent plus, ou parce que la question a été remplacée par un nouveau processus ou programme. Le ministre chargé de la Santé n'a pas initié le décret fixant les modalités de nomination et la qualité des membres du Conseil d'Administration. Il a initié un décret portant nomination des membres du Conseil d'Administration, mais ne respectant pas la loi instituant des mesures pour promouvoir le genre. Le Directeur Général du CHU-IOTA a pris une décision pour abroger les commissions illégalement créées.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>BVG : Le nouveau vérificateur Mohamed Daou prête serment</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/bvg-le-nouveau-verificateur-mohamed-daou-prete-serment-3062142.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/bvg-le-nouveau-verificateur-mohamed-daou-prete-serment-3062142.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 01 May 2024 11:53:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Il est 9 heures lorsque Mohamed Daou, Vérificateur spécialisé en marchés publics au Bureau du Vérificateur général est appelé à la barre où il doit prêter serment devant la Cour suprême.</em></strong>

C’était en présence de ses collègues, de ses proches et du directeur de la formation, de la documentation et du personnel, Drissa Mamadou Coulibaly. L’audience était présidée par le vice-président de la Cour suprême, Moussa Diarra, qui avait à ses côtés  Hamadoun Cissé et Tiécoura Mallé.

A l’ouverture de la séance, le greffier a lu la décision du Vérificateur général, Samba Alhamdou Baby, portant nomination du nouveau vérificateur. A la suite de cette intervention, l’avocat général, Mme Habibatou Maïga a brièvement présenté le nouveau vérificateur M. Daou, qui est titulaire d’un master en gestion de projet<strong>, </strong>d’une maîtrise en sciences de gestion de la Faculté des sciences économiques et de gestion de Bamako (FSEG), et d’une attestation de réussite de l’Ecole nationale d’administration (ENA - 3e promotion). Dans son réquisitoire, elle rappellera que la prestation de serment devant la Cour suprême du Mali est symbolique et marque le début d’une carrière et doit guider le comportement du cadre.

Daou a juré devant la Cour, <em>"</em><em>de remplir ses fonctions avec honnêteté, impartialité, intégrité et objectivité dans le respect de la Constitution, des lois et règlements de la République et de se comporter en digne et loyal vérificateur</em><em>"</em>.

Sur ce, le président de la Cour lui a donné acte de son serment et l’a renvoyé à l’exercice de ses fonctions.

&nbsp;

<strong><em>Source : </em></strong><strong>Cecom-BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Partenariat bureau du vérificateur général&#45;délégation de l&amp;apos;Union européenne :  Les futurs décideurs sensibilisés sur les dangers de la corruption et la délinquance financière</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/partenariat-bureau-du-verificateur-general-delegation-de-lunion-europeenne-les-futurs-decideurs-sensibilises-sur-les-dangers-de-la-corruption-et-la-delinquance-financiere-3061653.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/partenariat-bureau-du-verificateur-general-delegation-de-lunion-europeenne-les-futurs-decideurs-sensibilises-sur-les-dangers-de-la-corruption-et-la-delinquance-financiere-3061653.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 27 Apr 2024 01:37:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le cadre de la mise en œuvre des activités programmées au titre du contrat de subvention signé les 17 et 22 décembre 2022 entre la Délégation de l'Union européenne (DUE) et le Bureau du Vérificateur général (BVG), celui-ci a organisé le jeudi 18 avril 2024, une conférence sur la corruption et la délinquance économique et financière à la Faculté des sciences économiques et de gestion (FSEG) de l'Université des sciences sociales et de gestion de Bamako (USSG-B). Les intervenants ont insisté sur la nécessité d'une approche globale, inclusive et coordonnée, associant tous les acteurs étatiques et non étatiques, pour venir à bout de ce fléau qui sape les fondements de la société malienne. Ils ont également plaidé la poursuite des réformes afin de renforcer l'indépendance de la justice et d'accroître l'efficacité des poursuites judiciaires dans les affaires économiques et financières complexes. La sensibilisation des citoyens, en particulier de la jeunesse, aux dangers de la corruption à travers l'éducation et la formation aux valeurs d'éthique et d'intégrité a aussi été identifiée comme un axe prioritaire.</em></strong>

Cette conférence a permis de sensibiliser les étudiants, futurs décideurs, sur les enjeux du phénomène de la corruption et la délinquance financière en leur exposant, d'une part, le rapport annuel 2022 du Vérificateur général et, d'autre part, les relations entre le BVG et les autorités judiciaires dans la lutte contre ce fléau au Mali. Cette cérémonie, à laquelle ont pris part le ministre de la Justice et des Droits de l'homme, garde des Sceaux, le ministre de la Refondation de l'Etat, chargé des Relations avec les institutions, le ministre des Mines, le chargé d'affaires de la Délégation de l'Union européenne, le recteur de l'Université des sciences sociales et de gestion de Bamako, a été l'occasion, pour le Vérificateur général, de remettre à la Fseg un lot de livres acquisavec le concours financier de la DUE.

A noter que le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et celui de l'Education nationale, empêchés, n'ont pas pu prendre part à cette rencontre.

Dans ses mots de bienvenue, Mme le recteur de I'USSG-B a rappelé une citation de Pr. Harouna Diallo, chargé de cours dans les universités, qui disait : <em>"Au Mali, la corruption apparait aujourd'hui comme une gangrène qui sape les efforts de développement de notre pays. La corruption est endémique et touche l'ensemble des sphères de notre société et, malheureusement, aucun citoyen n'y échappe".</em>

Pr. Anna Traoré a attiré l'attention des étudiants sur les risques de la corruption avant d'avertir que celle-ci ne fait qu'exacerber les problèmes, contribuer à accroître la pauvreté et empêcher les couches pauvres d'accéder aux services essentiels comme la santé, l'éducation, la justice, l'emploi, le logement, etc.

Dans ses mots de cadrage de la conférence, et s'adressant aux étudiants, le Vérificateur général, Samba Alhamdou Baby leur a rappelé ceci : <em>"Vous êtes les leaders qui vont façonner la société de demain. Votre responsabilité est donc immense face au destin de notre pays. Votre prise de conscience est certainement un gage d'espérance pour la nation. C'est pourquoi, l'organisationd'une conférence et la mise à votre disposition d'outils didactiques doivent être perçues comme le début d'un passage de flambeau entre générations. Je suis persuadé qu'à la lumière des discussions de ce matin, vous aurez une clarification de votre rôle dans la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière. Vous en avez le potentiel".</em>

Pour le chargé d'affaires de la DUE, un nouveau concept doit voir le jour dans le Mali Kura. Ce concept, il l'a baptisé "I kan'a nôgô", littéralement "ne pas salir" doit désormais remplacer le "kokadjè" car, pour lui, mieux vaut ne pas détourner les fonds publics que de les restituer. Il a rappelé que le partenariat entre le BVG et la DUE restait solide.

Enfin, dans son discours d'ouverture, le ministre de la Refondation de l'Etat, chargé des Relations avec les institutions, représentant celui de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique empêché, rappellera la vision de S. E. M. Assimi Goïta, président de la Transition, chef de l'Etat, d'un Mali totalement débarrassé de la corruption et de la délinquance économique et financière. Il ajoutera que le BVG est une institution phare dans le dispositif de lutte contre la corruption de l'Etat malien. Il a conclu en ces termes : <em>"Lorsque vous prenez à l'Etat malien, l'Etat et le peuple se battront pour vous reprendre leurs biens. Immanquablement !"</em>

Après la cérémonie d'ouverture, Adama Konaté, chargé de partenariats, a fait un exposé sur le BVG. Ensuite, le Vérificateur Drissa Mamadou Coulibaly, directeur de la formation, du personnel et de la documentation, a présenté le Rapport annuel 2022 du Vérificateur général. Enfin Ibrahima Katilé, chargé de dossiers à la Cellule juridique, a présenté les relations entre le BVG et les autorités judiciaires.

Ces échanges ont enregistré la participation et la contribution des représentants de la Section des comptes de la Cour suprême et du Pôle national économique et financier.

La conférence a pris fin avec une série de questions-réponses enrichissantes.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bureau du Verificateur General :  Conférence sur la corruption</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/bureau-du-verificateur-general-conference-sur-la-corruption-3061332.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/bureau-du-verificateur-general-conference-sur-la-corruption-3061332.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 24 Apr 2024 01:22:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le cadre de la mise en œuvre des activités programmées au titre du contrat de subvention signé les 17 et 22 décembre 2022 entre la Délégation de l’Union Européenne (DUE) et le Bureau du Vérificateur Général (BVG), celui-ci a organisé le jeudi 18 avril 2024 à partir de 9 heures 30 minutes, une conférence sur la corruption et la délinquance économique et financière à la Faculté des sciences économiques et de Gestion (FSEG) de l’Université des Sciences sociales et de Gestion de Bamako (USSG-B).</em></strong>

Cette conférence a permis de sensibiliser les étudiants, futurs décideurs, sur les enjeux du phénomène de la corruption et la délinquance financière en leur exposant, d’une part, le rapport annuel 2022 du Vérificateur général et, d’autre part, les relations entre le BVG et les autorités judiciaires dans la lutte contre ce fléau au Mali.

Cette cérémonie, à laquelle ont pris part le Ministre de la Justice et des Droits de l’homme, Garde des Sceaux, le Ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions, le Ministre des Mines, le chargé d’Affaires de la Délégation de l’Union Européenne, le Recteur de l’Université des Sciences sociales et de Gestion de Bamako, a été l’occasion pour le Vérificateur général de remettre à la FSEG un lot de livres acquis avec le concours financier de la DUE.

A noter que le Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et celui de l’Education nationale, empêchés, n’ont pas pu prendre part à cette rencontre.

Dans ses mots de bienvenue, Mme le Recteur de I'USSG-B a rappelé une citation du Pr. Harouna Diallo, chargé de cours dans les universités, qui disait : « <em>Au Mali, la corruption apparait aujourd’hui comme une gangrène qui sape les efforts de développement de notre pays. La corruption est endémique et touche l’ensemble des sphères de notre société et, malheureusement, aucun citoyen n’y échappe</em>. » La Pr. Anna Traoré a attiré l’attention des étudiants, sur les risques de la corruption avant d’avertir que celle-ci ne fait qu’exacerber les problèmes, contribuer à accroître la pauvreté et empêcher les couches pauvres d’accéder aux services essentiels comme la santé, l’éducation, la justice, l’emploi, le logement, etc.

Dans ses mots de cadrage de la conférence, et s’adressa<em>nt </em>aux étudiants, le Vérificateur général, M. Samba Alhamdou Baby leur a rappelé a<em> : « Vous êtes les leaders qui vont façonner la société de demain. Votre responsabilité est donc immense face au destin de notre pays. Votre prise de conscience est certainement un gage d’espérance pour la nation. C’est pourquoi, l’organisation d’une conférence et la mise à votre disposition d’outils didactiques doivent être perçues comme le début d’un passage de flambeau entre générations. Je suis persuadé qu’à la lumière des discussions de ce matin, vous aurez une clarification de votre rôle dans la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière. Vous en avez le potentiel. »</em>

Pour le Chargé d’Affaires de la DUE, un nouveau concept doit voir le jour dans le Mali Kura. Ce concept, il l’a baptisé <em>« I Kan’a Nôgô</em> » littéralement « <em>Ne pas salir</em> » doit désormais remplacer le « <em>Kokadiè</em> » car, pour lui, mieux vaut ne pas détourner les fonds publics que de les restituer. Il a rappelé que le partenariat entre le BVG et la DUE restait solide.

Enfin, dans son discours d'ouverture, le Ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions, représentant celui de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique empêché, rappellera la vision de SEM Assimi Goïta, Président de la Transition, Chef de l’Etat, d’un Mali totalement débarrassé de la corruption et de la délinquance économique et financière. Il ajoutera que le BVG est une institution phare dans le dispositif de lutte contre la corruption de l’Etat malien. Il a conclu en ces termes : « <em>lorsque vous prenez à l’Etat malien, l’Etat et le peuple se battront pour vous reprendre leurs biens. Immanquablement</em> ! ».

Après la cérémonie d’ouverture, Monsieur Adama Konaté, chargé de partenariats, a fait un exposé sur le BVG. Ensuite, le Vérificateur Monsieur Drissa Mamadou Coulibaly, Directeur de la formation, du Personnel et de la documentation a présenté le rapport annuel 2022 du Vérificateur général. Enfin M. Ibrahima Katilé, chargé de dossiers à la Cellule juridique a présenté les relations entre le BVG et les autorités judiciaires. Ces échanges ont enregistré la participation et la contribution des représentants de la section des comptes de la Cour suprême et du Pôle national économique et financier.

La conférence a pris fin avec une série de questions-réponses enrichissantes.

<strong><em>Source</em></strong>

<strong>Cecom BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Maison du Mali à Abidjan : un scandale financier de plus de 581 millions de FCFA éclaboussé !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/maison-du-mali-a-abidjan-un-scandale-financier-de-plus-de-581-millions-de-fcfa-eclabousse-3061123.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/maison-du-mali-a-abidjan-un-scandale-financier-de-plus-de-581-millions-de-fcfa-eclabousse-3061123.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/04/maison-Mali-Abidjan.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 22 Apr 2024 10:26:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Enquêteur</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La présente vérification a pour objet la gestion de la Société Civile Immobilière (SCI) Maison du Mali à Abidjan, au titre des exercices 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023 (30 novembre). Elle vise à s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses. Les travaux de vérification ont porté sur </em></strong><strong><em>les opérations de recouvrement des recettes, notamment les loyers des bureaux, des magasins, des parkings et des espaces publicitaires ainsi que l’exécution des dépenses</em></strong><strong><em>. </em></strong>

Pour rappel, c’est dans le cadre des relations de coopération et d’amitié entre les Républiques du Mali et de la Côte d’Ivoire que notre pays a acquis en 1963 un terrain à usage commercial au quartier Plateau à Abidjan et construit l’immeuble de la Maison du Mali de 1976 à 1978. L’immeuble est géré par la SCI de la Maison du Mali qui est dirigée par un Administrateur Gestionnaire. La SCI de la Maison du Mali est régie par ses statuts, le Code civil ivoirien, l’Acte Uniforme portant sur le Droit Commercial Général et l’Acte Uniforme relatif au Droit Comptable et à l’Information Financière. La SCI Maison du Mali est créée par les Statuts du 17 février 1976 comme Société Civile Particulière de droit ivoirien entre la République du Mali, la Banque de Développement du Mali (BDM), la Société d’Equipement du Mali (SEMA) et la Société Malienne des Transports Aériens ‘’AIR Mali’’.

Cette vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong><u>Irrégularités administratives</u></strong>

Les irrégularités administratives sont relatives à la non-transformation de la SCI Maison du Mali en société commerciale alors qu’elle exerce une activité commerciale au sens de l’Acte Uniforme de l’OHADA sur le droit commercial général, à la non-tenue de la comptabilité financière, à l’absence de manuel de procédures administratives, financières et comptables, à la mise en location gratuite de bureaux, à la signature d’un contrat de gestion d’espace publicitaire avec une société non accréditée, à l’utilisation d’un compte bancaire personnel de l’Administrateur Gestionnaire pour l’encaissement des recettes et l’exécution des dépenses de la SCI Maison du Mali.

Afin de corriger ces dysfonctionnements, l’équipe de vérification a formulé des recommandations dont la mise en œuvre diligente permettra de lever ou d’atténuer les lacunes constatées.

Elle a ainsi demandé au Ministre chargé des biens de l’Etat de veiller à la transformation de la SCI Maison du Mali en société commerciale conformément aux dispositions de l’Acte uniforme sur le droit des sociétés commerciales et des groupements d’intérêt économique.

Quant à l’Administrateur Gestionnaire de la SCI Maison du Mali, il lui a été recommandé de tenir une comptabilité financière conformément aux dispositions de l’Acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information financière ; d’élaborer le manuel de procédures administratives, financières et comptables de la SCI Maison du Mali ; de fixer, facturer et recouvrer les loyers pour la location de toute partie de l’immeuble Maison du Mali ;  de conclure des contrats de gestion d’espace publicitaire avec des prestataires agréés et d’exécuter toutes les opérations de recettes et de dépenses de la SCI Maison du Mali sur les comptes bancaires de la société.

<strong><u>Irrégularités financières</u></strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 581 246 994 FCFA.

Elles sont relatives au non-reversement de recettes dans les comptes bancaires de la SCI Maison du Mali pour un montant total de 41 408 000 FCFA ; à la minoration des montants de loyers pour un montant total de 8 820 600 FCFA ; au virement du loyer d’un espace publicitaire sur un compte bancaire n’appartenant pas à la SCI Maison du Mali pour un montant de 27 000 000 FCFA ; à l’encaissement des recettes issues de la location d’un espace publicitaire sur le compte bancaire personnel de l’Administrateur Gestionnaire pour un montant total de 43 400 008 FCFA ; à l’encaissement de loyers de l’espace publicitaire de la SCI Maison du Mali par une société dont l’Administrateur Gestionnaire est le gérant pour un montant total de 100 306 000 FCFA ; au non-recouvrement de la totalité des créances sur les locations de bureaux et de l’espace publicitaire pour un montant total de 51 082 395 FCFA ; au paiement de salaires indus pour un montant total de 128 331 687 FCFA ; à la perception d’avantages indus par l’Administrateur Gestionnaire pour un montant total de 49 930 971 FCFA ; aux paiements indus de frais de gardiennage pour un montant total de 8 222 500 FCFA ; à l’octroi d’avantages indus au personnel pour un montant total de 10 741 898 FCFA ; à la non-justification de l’utilisation des ressources de la SCI Maison du Mali versées sur un compte bancaire ouvert au nom de l’Administrateur Gestionnaire pour un montant total de 8 913 400 FCFA ; au paiement de dépenses scolaires indues pour un montant total de 7 522 335 FCFA ; à la non-justification de l’acquisition de parcelles sur les ressources de la SCI Maison du Mali pour un montant total de 34 737 100 FCFA ; à la non-justification d’indemnités de mission pour un montant total de 23 061 500 FCFA ; à l’achat de billets d’avion sans ordre de mission et carte d’embarquement pour un montant total de 5 223 200 FCFA ; à la non-justification de diverses autres dépenses pour un montant total de 32 545 400 FCFA.

Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Procureur de la République chargé du Pôle National Economique et Financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême.

<strong><u> </u></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion de la société civile immobilière de la maison du Mali à Abidjan. Des irrégularités financières s&amp;apos;élevant à plus de 581 millions de FCFA décelées par le BVG</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-la-societe-civile-immobiliere-de-la-maison-du-mali-a-abidjan-des-irregularites-financieres-selevant-a-plus-de-581-millions-de-fcfa-decelees-par-le-bvg-3060833.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-la-societe-civile-immobiliere-de-la-maison-du-mali-a-abidjan-des-irregularites-financieres-selevant-a-plus-de-581-millions-de-fcfa-decelees-par-le-bvg-3060833.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/11/Colonel-Assimi-GOITA-verificateur8.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 20 Apr 2024 01:37:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La présente vérification a pour objet la gestion de la Société Civile Immobilière (SCI) Maison du Mali à Abidjan, au titre des exercices 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023 (30 novembre). Elle vise à s'assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses. Les travaux de vérification ont porté sur les opérations de recouvrement des recettes, notamment les loyers des bureaux, des magasins, des parkings et des espaces publicitaires ainsi que l'exécution des dépenses. </em></strong>

Pour rappel, c'est dans le cadre des relations de coopération et d'amitié entre les Républiques du Mali et de la Côte d'Ivoire que notre pays a acquis en 1963 un terrain à usage commercial au quartier Plateau à Abidjan et construit l'immeuble de la Maison du Mali de 1976 à 1978. L'immeuble est géré par la SCI de la Maison du Mali qui est dirigée par un Administrateur Gestionnaire. La SCI de la Maison du Mali est régie par ses statuts, le Code civil ivoirien, l'Acte Uniforme portant sur le Droit Commercial Général et l'Acte Uniforme relatif au Droit Comptable et à l'Information Financière. La SCI Maison du Mali est créée par les Statuts du 17 février 1976 comme Société Civile Particulière de droit ivoirien entre la République du Mali, la Banque de Développement du Mali (BDM), la Société d'Equipement du Mali (SEMA) et la Société Malienne des Transports Aériens <strong>''AIR Mali''</strong>. Cette vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

Les irrégularités administratives sont relatives à la non-transformation de la SCI Maison du Mali en société commerciale alors qu'elle exerce une activité commerciale au sens de l'Acte Uniforme de l'OHADA sur le droit commercial général, à la non-tenue de la comptabilité financière, à l'absence de manuel de procédures administratives, financières et comptables, à la mise en location gratuite de bureaux, à la signature d'un contrat de gestion d'espace publicitaire avec une société non accréditée, à l'utilisation d'un compte bancaire personnel de l'Administrateur Gestionnaire pour l'encaissement des recettes et l'exécution des dépenses de la SCI Maison du Mali.

Afin de corriger ces dysfonctionnements, l'équipe de vérification a formulé des recommandations dont la mise en œuvre diligente permettra de lever ou d'atténuer les lacunes constatées. Elle a ainsi demandé au Ministre chargé des biens de l'Etat de veiller à la transformation de la SCI Maison du Mali en société commerciale conformément aux dispositions de l'Acte uniforme sur le droit des sociétés commerciales et des groupements d'intérêt économique.

Quant à l'Administrateur Gestionnaire de la SCI Maison du Mali, il lui a été recommandé de tenir une comptabilité financière conformément aux dispositions de l'Acte uniforme relatif au droit comptable et à l'information financière ; d'élaborer le manuel de procédures administratives, financières et comptables de la SCI Maison du Mali ; de fixer, facturer et recouvrer les loyers pour la location de toute partie de l'immeuble Maison du Mali ;  de conclure des contrats de gestion d'espace publicitaire avec des prestataires agréés et d'exécuter toutes les opérations de recettes et de dépenses de la SCI Maison du Mali sur les comptes bancaires de la société.

<strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d'un montant total de 581 246 994 FCFA. Elles sont relatives au non-reversement de recettes dans les comptes bancaires de la SCI Maison du Mali pour un montant total de 41 408 000 FCFA ; à la minoration des montants de loyers pour un montant total de 8 820 600 FCFA ; au virement du loyer d'un espace publicitaire sur un compte bancaire n'appartenant pas à la SCI Maison du Mali pour un montant de 27 000 000 FCFA ; à l'encaissement des recettes issues de la location d'un espace publicitaire sur le compte bancaire personnel de l'Administrateur Gestionnaire pour un montant total de 43 400 008 FCFA ; à l'encaissement de loyers de l'espace publicitaire de la SCI Maison du Mali par une société dont l'Administrateur Gestionnaire est le gérant pour un montant total de 100 306 000 FCFA ; au non-recouvrement de la totalité des créances sur les locations de bureaux et de l'espace publicitaire pour un montant total de 51 082 395 FCFA ; au paiement de salaires indus pour un montant total de 128 331 687 FCFA ; à la perception d'avantages indus par l'Administrateur Gestionnaire pour un montant total de 49 930 971 FCFA ; aux paiements indus de frais de gardiennage pour un montant total de 8 222 500 FCFA ; à l'octroi d'avantages indus au personnel pour un montant total de 10 741 898 FCFA ; à la non-justification de l'utilisation des ressources de la SCI Maison du Mali versées sur un compte bancaire ouvert au nom de l'Administrateur Gestionnaire pour un montant total de 8 913 400 FCFA ; au paiement de dépenses scolaires indues pour un montant total de 7 522 335 FCFA ; à la non-justification de l'acquisition de parcelles sur les ressources de la SCI Maison du Mali pour un montant total de 34 737 100 FCFA ; à la non-justification d'indemnités de mission pour un montant total de 23 061 500 FCFA ; à l'achat de billets d'avion sans ordre de mission et carte d'embarquement pour un montant total de 5 223 200 FCFA ; à la non-justification de diverses autres dépenses pour un montant total de 32 545 400 FCFA.

Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Procureur de la République chargé du Pôle National Economique et Financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême.

<strong> Source BVG</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Gestion des opérations liées à la biennale  artistique et culturelle 2023 : Des irrégularités financières s&amp;apos;élevant à 163 470 793 FCFA dont un montant de103 643 437 FCFA déjà régularisé !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-des-operations-liees-a-la-biennale-artistique-et-culturelle-2023-des-irregularites-financieres-selevant-a-163-470-793-fcfa-dont-un-montant-de103-643-437-fcfa-deja-regularise-3060831.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 20 Apr 2024 01:34:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Des irrégularités financières s'élevant à 163 470 793 F CFA dans la gestion des opérations liées à la Biennale artistique et culturelle, édition 2023, sur lesquelles un montant de 103 643 437 F CFA a été régularisé au cours de la mission de vérification.

La Biennale artistique et culturelle (BAC) est une manifestation populaire et nationale qui met en compétition les formations artistiques, les artistes et créateurs des Communes, des Cercles et des Régions du pays. Elle favorise le renforcement du sentiment d'appartenance à la même nation, le brassage et l'interpénétration des populations, le vivre-ensemble et contribue à l'émergence d'une culture de paix et de citoyenneté. Après une période d'interruption due à la crise politique et sécuritaire qu'a connue le Mali, les plus Hautes Autorités ont décidé d'organiser en 2023 la Biennale Artistique et Culturelle. Cette décision fait suite aux Assises Nationales de la Refondation (ANR), tenues à Bamako du 27 au 30 décembre 2021, qui ont notamment recommandé <strong><em>"d'organiser les semaines culturelles, sportives et artistiques aux niveaux local, régional et national" </em></strong>et de <strong><em>"promouvoir les festivals culturels et restaurer les biennales artistiques et culturelles comme facteur d'unification et de brassage" . </em></strong>

Le financement des activités de la BAC 2023 a été principalement assuré par le budget national. Pour ce faire, une régie spéciale d'avances a été créée auprès de la Direction des Finances et du Matériel (DFM) du Ministère de l'Artisanat, de la Culture, de l'Industrie Hôtelière et du Tourisme pour faciliter le paiement des dépenses. Des Collectivités Territoriales, des opérateurs économiques ou de simples citoyens ont également appuyé leurs troupes régionales à travers des contributions financières.

En vue de mieux apprécier la gestion de cette édition 2023 de la BAC, le Vérificateur Général a procédé, sur saisine,  à la vérification financière et de conformité des opérations y afférentes.

La vérification a pour objectif de s'assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de dépenses liées à la BAC, Edition 2023. Les travaux de vérification ont porté, d'une part, sur l'organisation matérielle de la Biennale Artistique et Culturelle et, d'autre part, sur les dépenses consécutives aux demandes de cotation ainsi que celles effectuées sur la régie ordinaire d'avances et la régie spéciale d'avances.

Cette vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières s'élevant à 163. 470. 793 FCFA sur lesquelles un montant de 103 643 437 FCFA a été régularisé, soit 63,40 %.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

Les irrégularités administratives sont relatives au non-respect des textes fixant l'organisation de la BAC. Afin de les corriger, l'équipe de vérification a formulé des recommandations dont la mise en œuvre diligente permettra une meilleure organisation des futures BAC.  Ainsi, le Ministre de l'Artisanat, de la Culture, de l'Industrie Hôtelière et du Tourisme doit organiser les Semaines Locales et Régionales avant la phase nationale de la Biennale et prendre une décision fixant la liste nominative des membres de la Commission Nationale d'Organisation avant la tenue de toute BAC. Le Président de la Commission Nationale d'Organisation doit produire le rapport d'activités de la BAC. Le Payeur Général du Trésor doit exiger tous les documents requis pour l'alimentation de la régie spéciale d'avances. Le Directeur des Finances et du Matériel doit s'assurer de la fourniture de tous les documents requis avant d'ordonner l'alimentation de la régie spéciale d'avances et conclure des contrats de location de véhicules avant de payer les frais de location. Le Régisseur spécial d'avances doit payer la caution et prêter serment avant son entrée en fonction, respecter le plafond des disponibilités à détenir en espèces et éviter tout paiement de dépenses avant les décisions de mandatement autorisant leur prise en charge. Le Régisseur ordinaire d'avances doit respecter le plafond des disponibilités à détenir en espèces. Le Régisseur d'avances du Gouvernorat de Mopti doit justifier les dépenses avec des pièces probantes. Le Régisseur d'avances auprès du Gouvernorat de la Région de San doit respecter la réglementation en vigueur relative à la certification des factures. Le Gouverneur du District de Bamako doit respecter la réglementation en vigueur en ce qui concerne la création des régies d'avances et la nomination des Régisseurs d'avances.Le Gouverneur de la Région de San doit respecter la réglementation en vigueur en ce qui concerne la création des régies d'avances et la nomination des Régisseurs d'avances et respecter les attributions de la Direction Régionale du Budget de San relatives à la passation des marchés publics. Le Président de la Commission régionale d'organisation de la BAC de Mopti doit respecter la destination des dons reçus dans le cadre de la Biennale. Le Gouverneur de la Région de Bougouni doit respecter les attributions de la Sous-commission <strong>"Finances"</strong> de la Commission régionale d'organisation.

<strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d'un montant total de 163 470 793 FCFA.Elles sont relatives à la réception sans réserve de marchés non entièrement exécutés pour un montant total de 36 790 031 FCFA, à la justification irrégulière de dépenses pour un montant total de 5 200 000 FCFA, à la justification de dépenses par des factures non conformes, à la justification de dépenses par de fausses factures pour un montant total de 11 184 720 FCFA et à la non-justification de dépenses pour un montant total de 6 645 605 FCFA.A noter qu'avant même la fin de la mission, des responsables ont procédé à des régularisations de montants compromis à travers des versements effectués au Trésor s'élevant à 103 643 437 FCFA. Le montant restant dû s'élevant à 59 827 356 FCFA a été dénoncé au Procureur de la République chargé du Pôle National Economique et Financier en ce qui concerne les faits susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême concernant les faits susceptibles de constituer des infractions à la législation budgétaire et financière. <strong>                            Source BVG </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Biennale artistique et culturelle Mopti 2023 :  Un trou de 163 millions de F CFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/biennale-artistique-et-culturelle-mopti-2023-un-trou-de-163-millions-de-f-cfa-3060538.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/biennale-artistique-et-culturelle-mopti-2023-un-trou-de-163-millions-de-f-cfa-3060538.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 17 Apr 2024 12:13:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Selon un rapport du BVG, des irrégularités de 163 470 793 F CFA ont été constatées dans la gestion des opérations de la Biennale artistique et culturelle 2023 à Mopti. Mais au cours de la mission de vérification, 103 643 437 F CFA ont été régularisés. Il reste à payer un reliquat de 59 827 356 F CFA, dénoncé au procureur de la République chargé du Pôle national économique et financier. </em></strong>

<strong> </strong>Le financement des activités de la BAC 2023 a été principalement assuré par le budget national. Pour ce faire, une régie spéciale d’avances a été créée auprès de la Direction des Finances et du Matériel (DFM) du Ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie Hôtelière et du Tourisme pour faciliter le paiement des dépenses. Des Collectivités territoriales, des opérateurs économiques ou de simples citoyens ont également appuyé leurs troupes régionales à travers des contributions financières.

En vue de mieux apprécier la gestion de cette édition 2023 de la BAC, le Vérificateur général a procédé, sur saisine, à la vérification financière et de conformité des opérations y afférentes.

Les travaux de vérification ont porté, d’une part, sur l’organisation matérielle de la Biennale artistique et culturelle et, d’autre part, sur les dépenses consécutives aux demandes de cotation ainsi que celles effectuées sur la régie ordinaire d’avances et la régie spéciale d’avances.

Cette vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières s’élevant à 163. 470. 793 F CFA sur lesquelles un montant de 103 643 437 F CFA a été régularisé, soit 63,40 %.

La vérification a relevé des irrégularités financières d’un montant total de 163 470 793 F CFA. Elles sont relatives à la réception sans réserve de marchés non entièrement exécutés pour un montant total de 36 790 031 F CFA, à la justification irrégulière de dépenses pour un montant total de 5 200 000 F CFA, à la justification de dépenses par des factures non conformes, à la justification de dépenses par de fausses factures pour un montant total de 11 184 720 F CFA et à la non-justification de dépenses pour un montant total de 6 645 605 F CFA.

Avant même la fin de la mission, des responsables ont procédé à des régularisations de montants compromis à travers des versements effectués au Trésor s’élevant à 103 643 437 F CFA. Le montant restant dû s’élevant à 59 827 356 F CFA a été dénoncé au Procureur de la République chargé du Pôle national économique et financier en ce qui concerne les faits susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême concernant les faits susceptibles de constituer des infractions à la législation budgétaire et financière.

<strong>Source : <em>Cellule de Com du BVG</em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion cumulative du PRAPS et PADEL&#45;Mali Plus de 659 millions FCFA à justifier : le Coordinateur Dr Moussa Coulibaly et son prédécesseur épinglés !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-cumulative-du-praps-et-padel-mali-plus-de-659-millions-fcfa-a-justifier-le-coordinateur-dr-moussa-coulibaly-et-son-predecesseur-epingles-3057909.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-cumulative-du-praps-et-padel-mali-plus-de-659-millions-fcfa-a-justifier-le-coordinateur-dr-moussa-coulibaly-et-son-predecesseur-epingles-3057909.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/03/PRAPS-et-PADEL-Mali.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 20 Mar 2024 09:06:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La lutte contre la gabegie et la corruption est devenue une rengaine depuis l’arrivée du Malikura sous la transition rectifiée. Les autorités maliennes le proclament sur tous les toits. Elles ont mis en place des instruments juridiques pour combattre ce cancer qui gangrène le pays.</strong>

En effet, le contrôle réalisé au Projet Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel (PRAPS) par le Bureau du Vérificateur Général est sans appel :  non-retenue de la TVA sur les prestations de services réalisées par des prestataires nationaux non identifiés au Service des Impôts pour un montant de 202 894 385 FCFA ; utilisation des fausses pièces justificatives de dépenses pour un montant de 54 308 500 FCFA et la non mise en concurrence de fournisseurs. Autant de pratiques qui selon une enquête financière du vérificateur ont précipité le PRAPS dans l’abîme. Avec à la clé,  plus de 257 millions FCFA (257 202 885F) qui ont pris une destination, jusque-là, encore inconnue pendant les exercices 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023 (30 juin). Au même moment, la gestion du Projet d’Appui au Développement du Secteur de l’Elevage au Mali (PADEL-M) au titre des exercices 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023 (1er semestre) a estomaqué plus d’un : 402 millions FCFA (402 425 866F) d’irrégularités financières relevées par le vérificateur.

Le PRAPS et le PADEL-Mali sont deux projets mutualisés, financés par le Gouvernement du Mali et la Banque mondiale qui interviennent en synergie sur toute l’étendue du territoire malien dans le cadre du Programme Regional d’Appui à l’Amélioration des Systèmes d’Elevage au Mali (PRAASEM) Placé sous la Tutelle du Ministère de l’Elevage et de la Pêche.

De l’ancien coordinateur du PRAPS et PADEL-MALI, feu Modibo Issa Traoré (décédé le 18 décembre 2020) au Coordinateur rentrant, Dr Moussa Coulibaly, nommé le 8 septembre 2021, tous deux sont liées à la gestion des fonds pendant les exercices 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023 (premiers semestre). Et les irrégularités financières engendrées au niveau des deux projets dépassent l’entendement. D’où leur paralysie à tous les niveaux. Ou presque.

En clair, le PRAPS et le PADEL-M ont été sacrifiés sur l’autel d’intérêts égoïstes. Pendant  4 ans, les caisses ont coulé. Comme le fleuve Niger dans son lit. Les irrégularités financières sont comptabilisées en plusieurs centaines de millions : 257 millions de francs CFA pour le PRAPS et 402 millions pour le PADEL-Mali, soit un total de 659 millions de nos francs (659 628 751F) pour les deux projets pendant les exercices 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023 (premier semestre).

Les projets PRAPS et PADEL-Mali n’ont pas seulement perdu de leur superbe. Ils ont été vidés de leurs âmes, vendus au diable. Et jusqu’aujourd’hui, les responsables, n’affichent qu’une image de ruine et de désolation. Et pour cause : jamais, la mauvaise gouvernance au sein de ces projets n’a atteint un tel degré.

Jugés, pourtant, stratégique dans la politique agro-pastoral de l’Etat malien, le PRAPS et le PADEL-Mali n’ont pas échappé à l’appétit vorace de leurs responsables pendant les exercices 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023 (30 juin). Par petite touche, ils ont « <em>sucé</em> » les caisses, érigés le népotisme en mode de gestion. L’espoir tant suscité auprès du gouvernement, a viré au cauchemar. Un flop magistral.

<strong>Le</strong> <strong>PRAPS à vau-l’eau  </strong>

La vérification financière de la gestion du Projet Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel (PRAPS) a permis à l’équipe de vérification de constater un manque de rigueur de la part des acteurs impliqués à cet effet. Les constatations relevées par l’équipe de vérification portent sur des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

Concernant les irrégularités financières, il s’agit notamment du non reversement des produits issus des ventes de Dossiers d’Appel d’Offres, la non mise en concurrence de fournisseurs, la non-retenue de la TVA sur des prestations réalisées par des contractants non identifiés au service des impôts, l'utilisation de fausses pièces pour justifier des dépenses. Le montant total des irrégularités financières s’élève à 257 202 885 FCFA

Pendant les exercices 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023 (30 juin), l’ancien Coordinateur National ; son successeur, Dr Moussa Coulibaly et le RAF (Responsable administratif et financier) n’ont pas procédé au reversement des produits issus de la vente des Dossiers d’Appel d’Offres au Trésor. Afin de s’assurer du respect de ces dispositions, l’équipe de vérification a examiné les contrats de prestation et les pièces justificatives de paiements y afférentes de la période sous revues. Elle a également procédé au calcul de la TVA due. A l’issue de ces travaux, elle a constaté que le Coordinateur rentrant et sortant ainsi que le RAF ne procèdent pas à la retenue de la TVA sur des contrats de prestation conclus avec des prestataires n’ayant pas de NIF. Le montant de la TVA non retenue s’élève à 202 894 385 FCFA.

Pendant ce temps, le Responsable Administratif et Financier et des Assistants Comptables et Financiers ont utilisé des fausses pièces pour justifier des dépenses. A l’issue des enquêtes, la mission de vérification a constaté que, le Responsable Administratif et Financier a admis des fausses pièces fournies par des Assistants Comptables dans la justification des dépenses.

Il s’agit des fausses factures suivantes : - Pièce n°1 : Facture sans numéro du Gouvernorat de Koulikoro datant du 09/12/2022 pour un montant de 400 000 FCFA ; - Pièce n°2 : Facture sans numéro du Gouvernorat de Koulikoro datant du 03/10/2022 pour un montant de 500 000 FCFA ; - Pièce n°3 : Facture sans numéro du Gouvernorat de Koulikoro datant du 06/12/2022 pour un montant de 400 000 FCFA ; - Pièce n°4 : Facture sans numéro du Gouvernorat de Koulikoro datant du 08/12/2022 pour un montant de 100 000 FCFA ; - Pièce n°5 : Facture n°08 du restaurant SOUTOURA de Koutiala, datant du 16/02/2019, relative à la fourniture de pause-café et déjeuner pour le compte du PRAPS-Mali, pour un montant de 1 950 000 FCFA ; Pièce n°6 : Facture n° 0017/RRM-kkro de la Radio Meguetan de Koulikoro, datant 24/01/2019, relative à la diffusion d’information dans 240 radios rurales pour le compte du PRAPS pour un montant de 6 000 000 FCFA ; - Pièce n°7 : Facture n° 001 de SILCA CLES MINUTE du 28/02/2019, relative à la confection des panneaux métalliques d’affichage et montage, et de banderoles grand format et de balle de tissu du forum pour le décor et montage pour un montant de 3 428 500 FCFA ; - Pièce n°8 : Facture sans numéro de l’Espace Vétérinaire – Pharmacie Vétérinaire – Distribution de Produits Vétérinaires, datant du 23/12/2022, relative à la fourniture d’Aliquotes, de Tube vaccunaitaire, d’Aiguilles de prélèvement, d’Embout, de Gants et Kit Elisa, pour le compte du PRAPS, pour un montant de 16 000 000 FCFA ; - Pièce n°9 : Facture sans numéro de l’Espace Vétérinaire – Pharmacie Vétérinaire – Distribution de Produits Vétérinaires, datant du 23/12/2022, relative à la fourniture d’Analyse d’Echantillons, pour le compte du PRAPS, pour un montant de 14 910 000 FCFA ; - Pièce n°10 : Facture sans numéro de l’Espace Vétérinaire – Pharmacie Vétérinaire – Distribution de Produits Vétérinaires, datant du 22/12/2022, relative à la fourniture d’Analyse d’Echantillons, pour le compte du PRAPS, pour un montant de 4 140 000 FCFA ; - Pièce n°11 : Facture sans numéro de l’Espace Vétérinaire – Pharmacie Vétérinaire – Distribution de Produits Vétérinaires, datant du 10/11/2022, relative à la fourniture d’Albendazole, pour le compte du PRAPS, pour un montant de 155 000 FCFA ; - Pièce n°12 : Facture sans numéro de l’Espace Vétérinaire – Pharmacie Vétérinaire – Distribution de Produits Vétérinaires, datant du 12/11/2022, relative à la fourniture d’Albendazole, pour le compte du PRAPS, pour un montant de 95 000 FCFA ; - Pièce n°13 : Facture sans numéro de l’Espace Vétérinaire – Pharmacie Vétérinaire – Distribution de Produits Vétérinaires, datant du 10/11/2022, relative à la fourniture d’Albendazole, pour le compte du PRAPS, pour un montant de 105 000 FCFA ; - Pièce n°14 : Facture sans numéro de l’Espace Vétérinaire – Pharmacie Vétérinaire – Distribution de Produits Vétérinaires, datant du 10/11/2022, relative à la fourniture d’Albendazole, pour le compte du PRAPS, pour un montant de 6 125 000 FCFA. Les personnes dont les références figurent sur les sept (7) premières factures (Pièces n°1 à 7) ont toutes confirmé par écrit à l’équipe de vérification, que lesdites factures ne proviennent pas de leur entreprise et ignorent les signatures et cachets apposés sur lesdites factures.

Pour les sept (7) dernières factures, elles émanent d’une entreprise fictive dénommée « l’Espace Vétérinaire – Pharmacie Vétérinaire – Distribution de Produits Vétérinaires ». En effet, le NIF mentionné (0854107534K) sur l’entête des sept (7) dernières factures (Pièces n°8 à 14) comporte 11 caractères alphanumériques au lieu de 10. La dénomination mentionnée sur lesdites factures (Espace Vétérinaire – Pharmacie Vétérinaire) correspond à une autre entreprise détenue par la société SIPROVET dont le NIF est le 087800072D. Le montant total de ces fausses factures utilisées pour justifier des dépenses s’élève à 54 308 500 FCFA.

Par ailleurs, le Responsable Administratif et Financier ne procède pas systématiquement à la mise en concurrence des fournisseurs dans les cas requis. En effet, l’examen des dossiers a révélé que pour plusieurs achats effectués, Il consulte les mêmes fournisseurs de manière récurrente parmi lesquels un seul est constamment retenu. Elle a également constaté que pour un marché, la date du bon de commande est antérieure à celle des factures proforma. Aussi, pour deux (2) autres marchés, il n'y a pas de factures proforma, ce qui atteste l'absence de mise en concurrence.

<strong>Pourboires au  PADEL-Mali </strong>

Le PADEL-M est une initiative majeure de développement de l’élevage au regard de sa couverture géographique, de l’importance de son financement, de la diversité de ses acteurs et de sa complémentarité avec d’autres projets et programmes de développement.

En effet, les irrégularités financières commises en son sein se chiffrent à plus de 402 millions de francs CFA. Ces irrégularités ont trait à la non-application des pénalités sur des marchés dont l’exécution a accusé du retard pour un montant de 54 165 881 FCFA ; à la réception sans réserve d’un marché non entièrement exécuté pour un montant de 20 025 000 FCFA ; au paiement de la totalité de marchés partiellement exécutés pour un montant de 65 260 667 FCFA ;  à la non-retenue de l’Impôt sur les Bénéfices Industriels et Commerciaux pour un montant de 7 122 977 FCFA ;  à la conclusion de marchés avec des Taxes sur la Valeur Ajoutée indues pour un montant de 168 599 498 FCFA ; - au paiement irrégulier d’un marché pour un montant de 21 750 000 FCFA ; au paiement de droits d’enregistrement et de redevances de régulation indus à des titulaires de marché pour un montant total de 3 558 520 FCFA ;  au non-paiement de la redevance régulation pour un montant de 1 684 425 FCFA ;  à l’autorisation de l’augmentation irrégulière de l’offre d’un soumissionnaire pour un montant de 4 725 000 FCFA ; au paiement d’un marché non-enregistré pour un montant de 833 898 FCFA ; et au paiement de missions irrégulières pour un montant de 54 700 000 FCFA. En bloc, la gestion des projets PRAPS et PADEL-M est comparable à celle d’une épicerie. D’où des irrégularités financières cumulées de 659 millions de nos francs (659 628 751 FCFA) pour les deux projets pendant les exercices 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023 (30 juin).

Bref, les projets PRAPS et PADEL-M ont été sacrifiés sur l’autel d’intérêts égoïstes. Autrement dit, les caisses des deux projets ont subi une saignée financière de plusieurs centaines de millions de francs CFA.

En réalité, cette mauvaise gestion est le fruit d’un système bien huilé, mis en place par les « princes » du PRAPS et du PADEL-M.

Selon ce système, les responsables de l’unité de coordination des projets veillent aux « <em>bons soins </em>» de leurs pots et de leur propre personne: enveloppes de fin du mois, marchés de gré à gré, bons de carburant à gogo, voyages à l’étranger et autres cadeaux en nature. Du moins, s’ils veulent éviter les « <em>ennuis</em> ».

Face à de telles pratiques qui ont occasionné une saignée financière cumulée de 659 millions de francs CFA dans la caisse du PRAPS et du PADEL-M, pendant les périodes 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023 (30 juin), le Vérificateur a transmis une dénonciation de faits au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Procureur de la République chargé du Pôle National Economique et Financier.  Depuis, les responsables du PRAPS et du PADEL-Mali ne dorment plus que d’un œil. Nous y reviendrons !

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Commune rurale de Kadiaba Kadiel : D&amp;apos;importantes irrégularités relevées dans la gestion</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/commune-rurale-de-kadiaba-kadiel-dimportantes-irregularites-relevees-dans-la-gestion-3057302.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 16 Mar 2024 01:43:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La vérification a relevé des irrégularités financières d'un montant total de 2 412 527 F CFA. Elles portent sur le non-reversement des recettes issues de la vente de vignettes pour un montant de 17 500 F CFA, le paiement d'indemnités de déplacement indues pour un montant de 112 500 F CFA, le paiement d'indemnités journalières de session et de gratifications indues pour un montant total de 1 320 000 F CFA et le non-recouvrement des droits de patente sur marché public pour un montant de 962 527 F CFA.</em></strong>

La présente vérification financière a pour objectif de s'assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes des organes délibérant et exécutif de la Commune rurale de Kadiaba Kadiel (CRKK) au titre des exercices 2020, 2021 et 2022. Les travaux de vérification ont porté sur la mobilisation des recettes et leur reversement, l'exécution des dépenses, la gouvernance administrative, l'état civil, les affaires domaniales et foncières et la comptabilité-matières.

Une des dix (10) communes du cercle de Nioro, la CRKK est composée de huit (8) villages que sont : Fossé Kaarta, Gourel-Céno-Dédji, Gadiaba M'Bomoyabé, Gadiaba Dialla, Alana-Massassi, Sambagoré, Gadiaba-Boundounké et Kadiaba Kadiel (chef-lieu de la Commune).

Rappelons que cette mission s'est déroulée dans le cadre de l'Accord entre le BVG et le Projet de déploiement de ressources de l'Etat pour l'amélioration des services et la riposte locale à la Covid-19 (Pdreas). Elle a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

Au nombre des dysfonctionnements de contrôle interne, l'équipe de vérification a constaté que : le représentant de l'Etat dans le cercle de Nioro ne procède pas à l'inspection périodique de la CRKK ; le maire de la CRKK et le receveur-percepteur de Gavinané n'effectuent pas de contrôle sur les régies d'avances et de recettes ; la CRKK n'organise pas de débat public sur le projet de budget ; les commissions de travail de la CRKK ne disposent pas de rapporteur ; la CRKK ne veille pas au fonctionnement régulier des commissions de travail ; la CRKK ne tient pas des documents administratifs obligatoires ; la CRKK ne dispose pas de comptable-matières et ne tient pas de comptabilité-matières ; la CRKK n'a pas formellement institué les régies de recettes et d'avances ; les régisseurs de recettes et d'avances n'ont ni constitué de cautionnement ni prêté serment ; le régisseur de recettes de la CRKK ne respecte pas les délais de reversement des recettes encaissées ; des agents non habilités perçoivent des recettes ; les comités de gestion scolaires (CGS) et les présidents d'associations de santé communautaires (Asaco) ne produisent pas les rapports sur l'utilisation des fonds transférés ; le maire a ordonné le paiement des indemnités de déplacement sans fondement juridique.

Afin de corriger ces dysfonctionnements, l'équipe de vérification a formulé des recommandations dont la mise en œuvre diligente permettra de lever ou d'atténuer les lacunes constatées.

Elle a ainsi demandé au préfet du cercle de Nioro de procéder à l'inspection périodique de la Commune rurale de Kadiaba Kadiel ; au receveur-percepteur de Gavinané de procéder au moins une fois par an, au contrôle des régies d'avances et de recettes. Quant au maire de la CRKK, il doit procéder au contrôle des régies d'avances et de recettes ; organiser le débat public préalablement au vote du budget ; veiller à l'adoption d'un règlement intérieur précisant les modalités de fonctionnement des commissions de travail ; veiller à la tenue des documents administratifs obligatoires ; initier la procédure de nomination du comptable-matières conformément à la réglementation en vigueur ; créer les régies de recettes et d'avances conformément à la réglementation en vigueur ; veiller à la collecte de l'ensemble des recettes par le seul régisseur de recettes et à la fixation des indemnités de déplacement par délibération du Conseil communal.

Les présidents des commissions de travail doivent veiller à la désignation des rapporteurs et à la production de rapports d'activités. Le secrétaire général doit tenir l'ensemble des documents administratifs obligatoires ; tenir les documents de la comptabilité-matières en attendant la nomination d'un comptable-matières. Les régisseurs de recettes et d'avances doivent prêter serment et constituer leur cautionnement. Le régisseur de recettes doit procéder au reversement des recettes encaissées conformément aux dispositions réglementaires en vigueur et collecter l'ensemble des recettes conformément aux textes juridiques en vigueur. Les présidents des CGS doivent produire les rapports d'activités annuels et les rapports semestriels et annuels sur l'utilisation des fonds des cantines scolaires et des fonds Adars. Enfin, les présidents des Asaco doivent produire les rapports semestriels de gestion sur l'utilisation de la subvention de l'Etat destinée au fonctionnement des structures sanitaires.

<strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d'un montant total de 2 412 527 FCFA. Elles portent sur le non-reversement des recettes issues de la vente de vignettes pour un montant de 17 500 F CFA ; le paiement d'indemnités de déplacement indues pour un montant de 112 500 F CFA ; le paiement d'indemnités journalières de session et de gratifications indues pour un montant total de 1 320 000 F CFA et le non-recouvrement des droits de patente sur marché public pour un montant de 962 527 F CFA.

Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au procureur de la République chargé du Pôle national économique et financier et transmis au président de la Section des comptes de la Cour suprême et au directeur général des impôts.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Conseil Malien des Transporteurs Routiers (CMTR) :  Service après&#45;vente du Végal</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/conseil-malien-des-transporteurs-routiers-cmtr-service-apres-vente-du-vegal-3057378.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/conseil-malien-des-transporteurs-routiers-cmtr-service-apres-vente-du-vegal-3057378.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 16 Mar 2024 01:24:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme d’activités, le Bureau du Vérificateur général (BVG) a conduit une mission de vérification de suivi des recommandations, formulées par la mission de vérification financière de la gestion du Conseil malien des transporteurs routiers (CMTR) effectuée en 2021 et concernant les exercices 2022 et 2023.</em></strong>

Elle a pour objectif de s’assurer que les recommandations formulées lors de la vérification initiale ont été mises en œuvre et que les faiblesses constatées ont été corrigées. Les travaux ont porté sur les dépenses de fonctionnement, d’investissement et de mise en œuvre de programmes d’activités. Elle a abouti à des conclusions qui révèlent qu’au regard du taux de mise en œuvre des recommandations, qui n'est que de 38 %, le niveau de mise en œuvre est loin d'être satisfaisant.

Sur les 15 recommandations formulées à l’issue de la vérification initiale, deux sont non applicables et 13 applicables dont cinq sont entièrement mises en œuvre, une partiellement mise en œuvre et sept qui ne sont pas mises en œuvre.

Une recommandation est classée non applicable lorsque les raisons qui lui ont donné lieu n’existent plus ou parce que la question a été remplacée par un nouveau processus ou programme.

<strong>Recommandations</strong>

Il ressort de la vérification que le président du CMTR respecte les décisions du comité de gestion de la redevance pour l’émission de la lettre de voiture. Le bureau du CMTR prend en compte l’exhaustivité des recettes et des dépenses dans le budget. Le CMTR a défini de façon précise les modalités d’utilisation des redevances en rémunération des services rendus. Le président du Conseil malien des transporteurs routiers a dénoncé le protocole d’accord du 5 juin 2013. L’agent comptable exerce toutes ses attributions en matière de gestion financière et comptable sur toutes les Délégations régionales du CMTR.

<strong>Recommandation partiellement mise en œuvre</strong>

La mission de suivi a constaté que le CMTR a pris des dispositions pour valider son manuel de procédures administratives, financières et comptables.

<strong>Recommandations non mises en œuvre</strong>

Le bureau du CMTR ne respecte pas le principe de la spécialité budgétaire dans la ventilation des dépenses des délégations régionales. Les délégations régionales du CMTR emploient leur personnel en violation du code du travail. Le secrétaire général du CMTR n’exerce pas la plénitude de ses attributions.

Les délégations régionales du CMTR ne disposent pas de secrétaire administratif. L’agent comptable du Conseil malien des transporteurs routiers ne respecte pas les modalités de paiement prévues dans les contrats avec des prestataires. Le trésorier général de la délégation régionale du CMTR de Kayes ne fait pas arrêter systématiquement tous les journaux à souche de recettes par le Trésorier payeur régional de Kayes. Les présidents des délégations régionales ne tiennent pas régulièrement les sessions statutaires des délégations régionales.

<strong>Recommandations non applicables</strong>

Les recommandations non applicables concernent les suivantes :

Au CMTR, le comité de gestion des ressources générées par la redevance pour l’émission des lettres de voiture ne tient pas toutes ses sessions réglementaires. Le CMTR a recruté des secrétaires comptables en lieu et place des régisseurs dans des délégations régionales.

<strong>Source </strong>

<strong><em>Cecom BVG</em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>PRAPS&#45;Mali :  Une perte de plus de 250 millions de F CFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/praps-mali-une-perte-de-plus-de-250-millions-de-f-cfa-3057376.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/praps-mali-une-perte-de-plus-de-250-millions-de-f-cfa-3057376.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/01/Vegal-.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 16 Mar 2024 01:22:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La présente vérification a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de dépenses du Praps-ML au titre des exercices 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023 (1er semestre). Les travaux de vérification ont porté sur les procédures de passation, d’exécution et de règlement des marchés et les dépenses de fonctionnement.</em></strong>

Créé par l’ordonnance n°2017-009/P-RM du 23 février 2017, le Praps-ML est un service rattaché au secrétariat général du ministère chargé de l’Elevage. L’organisation et les modalités de fonctionnement du Praps-ML sont fixées par le décret n°2017-0698/P-RM du 14 août 2017. Le décret n°2017-0971/P-RM du 18 décembre 2017 fixe le cadre organique du Praps-ML.

Cette vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

Les irrégularités administratives sont relatives au non-respect des textes fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement du projet, au non-respect des dispositions du code des marchés publics et ses textes d’application ainsi que du manuel d’exécution du projet. Aussi l’équipe de vérification a constaté que les coordinations régionales du Praps-ML ne sont pas fonctionnelles depuis leur création.

Afin de corriger ces dysfonctionnements, l’équipe de vérification a formulé des recommandations dont la mise en œuvre diligente permettra de lever ou d’atténuer les lacunes constatées.

Elle a ainsi demandé au coordonnateur national de respecter le seuil de paiements en espèces des dépenses ; exiger des soumissionnaires la fourniture de la garantie de l'offre ; exiger des soumissionnaires la fourniture des états financiers dans leurs offres ; soumettre les marchés publics à la numérotation de la direction générale des marchés publics et des délégations de service public (DGMP-DSP) et respecter la composition des commissions de réception des marchés conformément à la réglementation.

Quant aux présidents des comités régionaux de coordination, ils doivent tenir régulièrement les sessions ordinaires des comités régionaux.

<strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 257 202 885 F CFA. Elles sont relatives à la non-retenue de la TVA sur les prestations de services réalisées par des prestataires nationaux non identifiés au service des impôts pour un montant de 202 894 385 F CFA ; à l’utilisation des fausses pièces justificatives de dépenses pour un montant de 54 308 500 F CFA et à la non-mise en concurrence de fournisseurs.

Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au procureur de la République chargé du Pôle national économique et financier et transmis au président de la Section des comptes de la Cour suprême et au directeur général des impôts.

<strong><em>Source</em></strong>

<strong><em>Cecom BVG</em></strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Projet régional d’appui au pastoralisme au sahel mali (PRAPS&#45;ML) :     Plus de 257 millions de FCFA escamotés</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/projet-regional-dappui-au-pastoralisme-au-sahel-mali-praps-ml-plus-de-257-millions-de-fcfa-escamotes-3057199.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 15 Mar 2024 01:30:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Ciwara Info</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La présente vérification a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de dépenses du PRAPS-ML au titre des exercices 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023 (1er semestre). Les travaux de vérification ont porté sur les procédures de passation, d’exécution et de règlement des marchés et les dépenses de fonctionnement.</strong>

Créé par l’Ordonnance n°2017-009/P-RM du 23 février 2017, le PRAPS-ML est un service rattaché au Secrétariat Général du Ministère chargé de l’Elevage. L’organisation et les modalités de fonctionnement du PRAPS-ML sont fixées par le Décret n°2017-0698/P-RM du 14 août 2017. Le Décret n°2017-0971/P-RM du 18 décembre 2017 fixe le cadre organique du PRAPS-ML.

Cette vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

Les irrégularités administratives sont relatives au non-respect des textes fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement du projet, au non-respect des dispositions du code des marchés publics et ses textes d’application ainsi que du manuel d’exécution du projet. Aussi l’équipe de vérification a constaté que les Coordinations régionales du PRAPS-ML ne sont pas fonctionnelles depuis leur création.

Afin de corriger ces dysfonctionnements, l’équipe de vérification a formulé des recommandations dont la mise en œuvre diligente permettra de lever ou d’atténuer les lacunes constatées.

Elle a ainsi demandé au Coordinateur National de respecter le seuil de paiements en espèces des dépenses ; exiger des soumissionnaires la fourniture de la garantie de l'offre ; exiger des soumissionnaires la fourniture des états financiers dans leurs offres ; soumettre les marchés publics à la numérotation de la Direction Générale des Marchés Publics et des Délégations de Service Public (DGMP-DSP) et respecter la composition des commissions de réception des marchés conformément à la réglementation.

Quant aux Présidents des Comités Régionaux de Coordination, ils doivent tenir régulièrement les sessions ordinaires des Comités Régionaux.

<strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 257 202 885 FCFA. Elles sont relatives à la non-retenue de la TVA sur les prestations de services réalisées par des prestataires nationaux non identifiés au Service des Impôts pour un montant de 202 894 385 FCFA ; à l’utilisation des fausses pièces justificatives de dépenses pour un montant de 54 308 500 FCFA et à la non-mise en concurrence de fournisseurs.

Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Procureur de la République chargé du Pôle National Economique et Financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Directeur Général des Impôts.

Source  <strong>BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nioro Tougoune Rangabe :  Plus de 17 millions de CFA carottés</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/nioro-tougoune-rangabe-plus-de-17-millions-de-cfa-carottes-3056624.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 10 Mar 2024 14:57:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La présente vérification financière a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes des organes délibérant et exécutif dans la gestion de la Commune rurale de Nioro Tougouné Rangabé (CRNTR) au titre des exercices 2020, 2021 et 2022. Des irrégularités financières qui se chiffrent à 17 017 534 F CFA.</em></strong>

Les travaux de vérification ont porté sur la mobilisation des recettes et leur reversement, l’exécution des dépenses, la gouvernance administrative, l’état-civil et la comptabilité-matières.

La CRNTR est située à 5 km au nord de la ville de Nioro. Elle est limitée au nord par la République islamique de Mauritanie, à l’est par la Commune rurale de Yéréré, au sud par la Commune rurale de Gadiaba Kadiel et à l’ouest par les Communes de Youri et de Gavinané. Sa population est estimée à 20 256 habitants, dont 10 420 femmes.

Rappelons que cette mission s’est déroulée dans le cadre de l’accord entre le BVG et le Projet de déploiement de ressources de l’Etat pour l’amélioration des services et la riposte locale à la Covid-19 (Pdreas). Elle a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

&nbsp;

<strong>Irrégularités administratives</strong>

Au nombre des dysfonctionnements de contrôle interne, l’équipe de vérification a constaté l’absence d’inspection périodique et de fixation du taux des prélèvements obligatoires sur les recettes ordinaires du budget à affecter aux dépenses d’investissement par le représentant de l’Etat au niveau du cercle de Nioro, l’absence de vérification trimestrielle des registres de déclaration et des registres des actes de l’état civil par le procureur de la République près le Tribunal d’instance de Nioro, l’absence de contrôle sur place et sur pièces des régies de la CRNTR par le Maire et le receveur-percepteur de Nioro, le non-respect des modalités de clôture et d’arrêt des registres d’actes d’état-civil, le non-respect des modalités de constitution des commissions de travail, la non-tenue du fichier-fournisseurs, l’inexistence d’organigramme et de fiches descriptives des postes pour la Commune.

Elle a également constaté l’absence de comptable-matières, la non-tenue de la comptabilité-matières, la non-création des régies, la non-information des soumissionnaires non retenus des motifs du rejet de leurs offres, la non-tenue des documents administratifs obligatoires, le défaut de constitution des cautionnements et de prestation de serment des régisseurs de recettes et d'avances, le non-respect des délais de reversement des recettes encaissées, la perception des recettes de la Commune par des agents non habilités, la non-production des rapports semestriels et annuels par les Comités de gestion scolaires sur l’utilisation des fonds d’appui direct à l’amélioration des rendements scolaires (Adars) et des fonds des cantines scolaires.

Afin de corriger ces dysfonctionnements, l’équipe de vérification a formulé des recommandations dont la mise en œuvre diligente permettra de lever ou d’atténuer les lacunes constatées.

Elle a ainsi demandé au représentant de l’Etat dans le cercle de Nioro de procéder à l’inspection périodique de la CRNTR et de fixer le taux des prélèvements obligatoires sur les recettes ordinaires du budget de la Commune rurale de Nioro Tougouné Rangabé à affecter aux dépenses d’investissement.

Il a été demandé au procureur de la République près le Tribunal d’instance de Nioro, de procéder trimestriellement à la vérification des registres de déclaration et des registres des actes de l’état civil de la CRNTR et en dresser procès-verbal.

Quant au Maire de la CRNTR, il doit effectuer les contrôles et vérifications sur place et sur pièces des régies de la Commune ; procéder à la clôture et à l’arrêt des registres d’actes d’état civil conformément à la réglementation en vigueur ; saisir les Commissions de travail conformément à la réglementation en vigueur ; veiller à la tenue du fichier-fournisseurs conformément à la réglementation en vigueur ; veiller à l’adoption d’un organigramme pour la Commune, assorti de fiches de description des tâches par poste de travail ; veiller à la tenue des documents de la comptabilité-matières ; créer les régies de recettes et d’avances conformément à la réglementation en vigueur ; respecter les modalités d'information des soumissionnaires non retenus des motifs du rejet de leur offre conformément à la réglementation en vigueur ; veiller à la tenue des documents administratifs obligatoires ; respecter les procédures d’élaboration du compte administratif ; veiller à la constitution des cautionnements et à la prestation de serment des régisseurs de recettes et d’avances de la Commune ; veiller au respect par le régisseur de recettes des délais de reversement des recettes encaissées au receveur-percepteur ; veiller à la collecte des recettes exclusivement par le régisseur de recettes ; veiller à la production par les CGS des rapports semestriels et annuels sur l’utilisation des fonds des cantines scolaires et des rapports trimestriels d’exécution des fonds Adars mis à leur disposition ; enclencher le processus de nomination d'un comptable-matières et veiller à la tenue de la comptabilité-matières par le secrétaire général en attendant.

Il a été recommandé au receveur-percepteur de Nioro de procéder, au moins une fois par an, au contrôle sur place et sur pièces des régies d’avances et de recettes de la Commune.

Au Secrétaire général de la CRNTR, il a été demandé de tenir le fichier-fournisseurs conformément à la réglementation en vigueur ; élaborer pour la Commune un organigramme et des fiches de description des tâches par poste de travail ; tenir provisoirement les documents de la comptabilité-matières conformément aux dispositions du manuel des procédures des Communes du Mali et tenir les documents administratifs obligatoires.

Les régisseurs de recettes et d’avances de la CRNTR doivent constituer leur cautionnement et prêter serment conformément à la réglementation en vigueur. Le régisseur de recettes de la CRNTR doit respecter les délais de reversement des recettes encaissées au receveur-percepteur.

Quant à l’agent chargé de l’état-civil, il doit arrêter de percevoir les recettes issues de la délivrance des actes d’état civil en lieu et place du régisseur de recettes. Les présidents des CGS doivent produire régulièrement les rapports semestriels et annuels sur l’utilisation des fonds des cantines scolaires et des rapports trimestriels d’exécution des fonds Adars mis à leur disposition.

Enfin, le directeur du Centre d’animation pédagogique de Nioro doit exiger des présidents des CGS la production régulière des rapports semestriels et annuels sur l’utilisation des fonds des cantines scolaires et des fonds Adars mis à leur disposition.

<strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 17 017 534 F CFA

Elles portent sur l’octroi d’indemnités indues pour un montant de 4 560 000 F CFA ; à la non-application des pénalités de retard pour un montant de 148 306 F CFA et au non-reversement des taxes collectées pour un montant de 12 309 228 F CFA

Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Procureur de la République chargé du Pôle national économique et Financier et transmis au président de la Section des comptes de la Cour suprême.

<em>Source</em>

<strong>Cecom BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bureau du vérificateur général (BVG) : Le Centre national des œuvres universitaires (Cenou) met en œuvre 47 % des recommandations</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/bureau-du-verificateur-general-bvg-le-centre-national-des-oeuvres-universitaires-cenou-met-en-oeuvre-47-des-recommandations-3056427.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/bureau-du-verificateur-general-bvg-le-centre-national-des-oeuvres-universitaires-cenou-met-en-oeuvre-47-des-recommandations-3056427.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 09 Mar 2024 02:04:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme d'activités, le Bureau du Vérificateur général (BVG) a conduit une mission de vérification concernant le suivi des recommandations de la mission de vérification de performance du Centre national des œuvres universitaires (Cenou), effectuée en 2021 et concernant les exercices 2022 et 2023.</em></strong>

Cette vérification a pour objectif de s'assurer que les recommandations formulées par la vérification initiale ont été mises en œuvre et que les lacunes constatées ont été corrigées. Elle a abouti à des conclusions qui révèlent qu'au regard du taux de mise en œuvre des recommandations, qui est de 47 %, le niveau de mise en œuvre n'est pas satisfaisant.

Sur les 19 recommandations formulées à l'issue de la vérification initiale du Cenou, neuf (9) sont entièrement mises en œuvre, soit 47 %, huit (8) sont partiellement mises en œuvre, soit 42 % et deux (2) ne sont pas mises en œuvre, soit 11 %.

<strong>Recommandations entièrement mises en œuvre : </strong>

Il ressort de la vérification que le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique veille au respect de la réglementation en vigueur en matière de nomination des membres du conseil d'administration (CA), qu'il veille à la tenue régulière des sessions du conseil d'administration. Le directeur général (DG) du Cenou consulte régulièrement le comité de gestion ; il limite l'accès des chambres aux seuls étudiants résidents et veille au paiement effectif de l'aide à tous les étudiants retenus.

Le DG du Cenou a mis en place un mécanisme efficace de traitement, de contrôle et de validation des dossiers de demande de bourses ainsi que leur bon archivage ; il a adapté le Système d'information de gestion des œuvres universitaires (Sigou) pour répondre efficacement aux besoins actuels du Cenou. Le DG du Cenou assure une gestion plus économique des ressources allouées au paiement des bourses et trousseaux et veille au reversement systématique à l'Autorité de régulation des marchés publics et des délégations de service public (ARMDS) de la part des produits de vente des dossiers.

<strong>Recommandations partiellement mises en œuvre : </strong>

La mission de suivi a constaté que le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique n'a pas entièrement mis à la disposition des étudiants de l'Université de Ségou et de l'Institut polytechnique rural de formation et de recherche appliquée (IPR/Ifra) de Katibougou des infrastructures répondant aux normes d'hébergement.

Le directeur général du Cenou a confectionné des stickers par site universitaire en lieu et place des cartes de résident dans les campus. Le directeur général du Cenou n'a pas entièrement révisé les contrats des prestataires pour les rendre conformes aux conditions réelles d'exploitation des cantines. Il n'a pas entièrement rendu fonctionnels les Centre de santé des cités universitaires (CSCU) en recrutant le personnel et en installant les unités manquantes.

Le directeur général du Cenou n'a pas entièrement élaboré une programmation réaliste de ses activités. Il n'a pas entièrement élaboré des procédures et des critères formalisés pour l'accès des nécessiteux à l'aide sociale. Il n'a pas entièrement respecté le nombre de lits par chambre afin d'assurer le confort des étudiants. Il n'a pas entièrement respecté les mesures d'accès aux résidences.

<strong>Recommandations non mises en œuvre :</strong>

Le directeur général du Cenou n'a pas appliqué la structuration organisationnelle de la direction au niveau des centres régionaux. Il n'a pas aussi aménagé des espaces appropriés pour servir de cuisine pour les étudiants. <strong>                                    </strong>

<strong>  Source BVG</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion de la commune rurale de Nioro Tougoune rangabe (CRNTR) : Des irrégularités financières s&amp;apos;élevant à plus de 17 millions de F CFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-la-commune-rurale-de-nioro-tougoune-rangabe-crntr-des-irregularites-financieres-selevant-a-plus-de-17-millions-de-f-cfa-3056426.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-la-commune-rurale-de-nioro-tougoune-rangabe-crntr-des-irregularites-financieres-selevant-a-plus-de-17-millions-de-f-cfa-3056426.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 09 Mar 2024 01:44:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La présente vérification financière a pour objectif de s'assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes des organes délibérant et exécutif dans la gestion de la Commune rurale de Nioro Tougouné Rangabé (CRNTR) au titre des exercices 2020, 2021 et 2022. Les travaux de vérification ont porté sur la mobilisation des recettes et leur reversement, l'exécution des dépenses, la gouvernance administrative, l'état-civil et la comptabilité-matières.</em></strong>

a CRNTR est située à 5 km au nord de la ville de Nioro. Elle est limitée au nord par la République islamique de Mauritanie, à l'est par la Commune rurale de Yéréré, au sud par la Commune rurale de Gadiaba Kadiel et à l'ouest par les Communes de Youri et de Gavinané. Sa population est estimée à 20 256 habitants, dont 10 420 femmes.

Rappelons que cette mission s'est déroulée dans le cadre de l'accord entre le BVG et le Projet de déploiement de ressources de l'Etat pour l'amélioration des services et la riposte locale au Covid-19 (PDREAS). Elle a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

Au nombre des dysfonctionnements de contrôle interne, l'équipe de vérification a constaté l'absence d'inspection périodique et de fixation du taux des prélèvements obligatoires sur les recettes ordinaires du budget à affecter aux dépenses d'investissement par le représentant de l'Etat au niveau du cercle de Nioro, l'absence de vérification trimestrielle des registres de déclaration et des registres des actes de l'état civil par le procureur de la République près le Tribunal d'instance de Nioro, l'absence de contrôle sur place et sur pièces des régies de la CRNTR par le maire et le receveur-percepteur de Nioro, le non-respect des modalités de clôture et d'arrêt des registres d'actes d'état civil, le non-respect des modalités de constitution des commissions de travail, la non-tenue du fichier-fournisseurs, l'inexistence d'organigramme et de fiches descriptives des postes pour la Commune.

Elle a également constaté l'absence de comptable-matières, la non-tenue de la comptabilité-matières, la non-création des régies, la non-information des soumissionnaires non retenus des motifs du rejet de leurs offres, la non- tenue des documents administratifs obligatoires, le défaut de constitution des cautionnements et de prestation de serment des régisseurs de recettes et d'avances, le non-respect des délais de reversement des recettes encaissées, la perception des recettes de la Commune par des agents non habilités, la non-production des rapports semestriels et annuels par les comités de gestion scolaires sur l'utilisation des fonds d'Appui direct à l'amélioration des rendements scolaires (Adars) et des fonds des cantines scolaires.

Afin de corriger ces dysfonctionnements, l'équipe de vérification a formulé des recommandations dont la mise en œuvre diligente permettra de lever ou d'atténuer les lacunes constatées. Elle a ainsi demandé au représentant de l'Etat dans le cercle de Nioro de procéder à l'inspection périodique de la CRNTR et de fixer le taux des prélèvements obligatoires sur les recettes ordinaires du budget de la Commune rurale de Nioro Tougouné Rangabé à affecter aux dépenses d'investissement. Il a été demandé au procureur de la République près le Tribunal d'instance de Nioro de procéder trimestriellement à la vérification des registres de déclaration et des registres des actes de l'état-civil de la CRNTR et en dresser procès-verbal.

Quant au maire de la CRNTR, il doit effectuer les contrôles et vérifications sur place et sur pièces des régies de la Commune ; procéder à la clôture et à l'arrêt des registres d'actes d'état-civil conformément à la réglementation en vigueur ; saisir les Commissions de travail conformément à la réglementation en vigueur ; veiller à la tenue du fichier-fournisseurs conformément à la réglementation en vigueur ; veiller à l'adoption d'un organigramme pour la Commune, assorti de fiches de description des tâches par poste de travail ; veiller à la tenue des documents de la comptabilité-matières ; créer les régies de recettes et d'avances conformément à la réglementation en vigueur ; respecter les modalités d'information des soumissionnaires non retenus des motifs du rejet de leur offre conformément à la réglementation en vigueur ; veiller à la tenue des documents administratifs obligatoires ; respecter les procédures d'élaboration du compte administratif ; veiller à la constitution des cautionnements et à la prestation de serment des Régisseurs de recettes et d'avances de la Commune ; veiller au respect par le régisseur de recettes des délais de reversement des recettes encaissées au receveur-percepteur ; veiller à la collecte des recettes exclusivement par le régisseur de recettes ; veiller à la production par les CGS des rapports semestriels et annuels sur l'utilisation des fonds des cantines scolaires et des rapports trimestriels d'exécution des fonds Adars mis à leur disposition ; enclencher le processus de nomination d'un comptable-matières et veiller à la tenue de la comptabilité-matières par le secrétaire général en attendant. Il a été recommandé au receveur-percepteur de Nioro de procéder, au moins une fois par an, au contrôle sur place et sur pièces des régies d'avances et de recettes de la Commune.

Au secrétaire général de la CRNTR, il a été demandé de tenir le fichier-fournisseurs conformément à la réglementation en vigueur ; élaborer pour la Commune un organigramme et des fiches de description des tâches par poste de travail ; tenir provisoirement les documents de la comptabilité-matières conformément aux dispositions du manuel des procédures des Communes du Mali et tenir les documents administratifs obligatoires. Les régisseurs de recettes et d'avances de la CRNTR doivent constituer leur cautionnement et prêter serment conformément à la réglementation en vigueur. Le régisseur de recettes de la CRNTR doit respecter les délais de reversement des recettes encaissées au receveur-percepteur.

Quant à l'agent chargé de l'état-civil, il doit arrêter de percevoir les recettes issues de la délivrance des actes d'état-civil en lieu et place du régisseur de recettes.

Les présidents des CGS doivent produire régulièrement les rapports semestriels et annuels sur l'utilisation des fonds des cantines scolaires et des rapports trimestriels d'exécution des fonds Adars mis à leur disposition. Enfin, le directeur du Centre d'animation pédagogique de Nioro doit exiger des présidents des CGS la production régulière des rapports semestriels et annuels sur l'utilisation des fonds des cantines scolaires et des fonds Adars mis à leur disposition.

<strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d'un montant total de 17 017 534 F CFA. Elles portent sur l'octroi d'indemnités indues pour un montant de 4 560 000 F CFA ; à la non-application des pénalités de retard pour un montant de 148 306 F CFA et au non-reversement des taxes collectées pour un montant de 12 309 228 F CFA. Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au procureur de la République chargé du Pôle national économique et financier et transmis au président de la Section des comptes de la Cour suprême.

<strong>                                   Source BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>BVG : La DGS&#45;HP met en œuvre seulement 35% des recommandations du BVG</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/bvg-la-dgs-hp-met-en-oeuvre-seulement-35-des-recommandations-du-bvg-3055862.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/bvg-la-dgs-hp-met-en-oeuvre-seulement-35-des-recommandations-du-bvg-3055862.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 04 Mar 2024 09:13:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Arc en Ciel</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme d’activités, le Bureau du Vérificateur Général (BVG) a conduit une mission de vérification concernant le Suivi des recommandations de la mission de vérification financière de la Gestion de la Direction Générale de la Santé et de l’Hygiène Publique (DGS-HP), effectuée en 2021</em></strong> <strong><em>et concernant les exercices 2018, 2019 et 2020. </em></strong>

Cette vérification a pour objectif de s’assurer que les recommandations formulées par la mission initiale ont été mises en œuvre et que les lacunes constatées ont été corrigées. Les travaux ont porté sur les dépenses de fonctionnement, d’investissement et de mise en œuvre de programmes d’activités.

Elle a abouti à des conclusions qui révèlent qu’au regard du taux de mise en œuvre des recommandations, qui est de 35%, le niveau de mise en œuvre n’est pas satisfaisant.

Sur 22 recommandations formulées à l’issue de la vérification initiale de la DGS-HP, deux (2) recommandations sont non applicables. Sur les 20 recommandations applicables, sept (7) sont entièrement mises en œuvre, soit un taux de 35%, cinq (5) sont partiellement mises en œuvre, soit un taux de 25% et huit (8) sont non mises en œuvre, soit un taux de 40%.

<strong>Recommandations entièrement mises en œuvre </strong>

Il ressort de la vérification que le Directeur Régional de la Santé de Ségou a demandé au Ministre chargé de la Santé la nomination d’un Comptable-matières secondaire ; que le Directeur Régional de la Santé de Sikasso informe les soumissionnaires non retenus par écrit du rejet de leurs offres et qu’il établit des contrats pour tous les achats dont le montant le requiert ; que le Directeur Régional de la Santé de Kayes précise les spécifications techniques des biens à acheter et qu’il respecte les critères d’attribution des marchés par Demande de Renseignement et de Prix à compétition Ouverte contenus dans les dossiers d’appel d’offres. Il respecte aussi le délai minimum de dépôt des offres lors des procédures d’appel à concurrence

<strong>Recommandations partiellement mises en œuvre </strong>

La mission de suivi a constaté que le Directeur Général de la Santé et de l’Hygiène Publique n’exige pas, dans le dossier d’appel à concurrence, la fourniture de tous les documents à caractère éliminatoire et qu’il ne respecte pas les procédures de Demande de Renseignement et de Prix à compétition Restreinte. Quant au Directeur Régional de la Santé de Ségou, il ne veille pas à l’utilisation correcte des modèles de procès-verbaux de réception. L’Assistant du Comptable Régional de la Direction Régionale de la Santé de Ségou n’a pas codifié toutes les matières en service tout comme le Comptable-matières Secondaire de la Direction Régionale de la Santé de Sikasso n’a pas codifié toutes les matières conformément à la réglementation en vigueur.

<strong>Recommandations non mises en œuvre </strong>

Le Ministre de la Santé et du Développement social n’a pas nommé le Comptable-matières secondaire de la Direction Régionale de la Santé de Ségou. Le Directeur Régional de la Santé de Sikasso ne respecte pas les dispositions réglementaires relatives à la composition des commissions de réception. Le Directeur Régional de la Santé de Sikasso ne veille pas à l’utilisation des modèles de procès-verbaux de réception institués par la réglementation. Le Directeur Régional de la Santé de Ségou ne respecte pas les dispositions réglementaires relatives à la composition des commissions de réception. Le Directeur Régional de la Santé de Sikasso n’exige pas dans le dossier d’appel à concurrence la fourniture de tous les documents à caractère éliminatoire. La Direction Régionale de la Santé de Ségou ne tient pas l’ensemble des documents de la comptabilité-matières. Le Comptable-matières de la Direction Régionale de la Santé de Sikasso ne tient pas l’ensemble des documents de la comptabilité- matières conformément à la réglementation en vigueur. Le Comptable-matières de la Direction Régionale de la Santé de Sikasso ne procède pas à la certification de toutes les factures.

Parce que l’OPV n’a pas eu l’occasion de les appliquer, les recommandations suivantes sont sans objet : le Directeur Général de la Santé et de l’Hygiène Publique applique le manuel de procédures du PRODESS et Le Directeur Régional de la Santé de Kayes ne procède pas à des mises en concurrence réelle lors des achats par demande de cotation.

<strong>(BVG)</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification de suivi des recommandations :  La Direction Générale de la Santé et de l’Hygiène Publique (DGS&#45;HP) met en œuvre seulement 35% des recommandations du BVG</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-de-suivi-des-recommandations-la-direction-generale-de-la-sante-et-de-lhygiene-publique-dgs-hp-met-en-oeuvre-seulement-35-des-recommandations-du-bvg-3055806.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 04 Mar 2024 08:18:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme d’activités, le Bureau du Vérificateur Général (BVG) a conduit une Mission de vérification concernant le Suivi des recommandations de la mission de vérification financière de la Gestion de la Direction Générale de la Santé et de l’Hygiène Publique (DGS-HP), effectuée en 2021 et concernant les exercices 2018, 2019 et 2020. Cette vérification a pour objectif de s’assurer que les recommandations formulées par la mission initiale ont été mises en œuvre et que les lacunes constatées ont été corrigées. Les travaux ont porté sur les dépenses de fonctionnement, d’investissement et de mise en œuvre de programmes d’activités.</strong>

Elle a abouti à des conclusions qui révèlent qu’au regard du taux de mise en œuvre des recommandations, qui est de 35%, le niveau de mise en œuvre n’est pas satisfaisant.

Sur vingt-deux (22) recommandations formulées à l’issue de la vérification initiale de la DGS-HP, deux (02) recommandations sont non applicables. Sur les vingt (20) recommandations applicables, sept (07) sont entièrement mises en œuvre, soit un taux de 35%, cinq (05) sont partiellement mises en œuvre, soit un taux de 25% et huit (08) sont non mises en œuvre, soit un taux de 40%.

<strong>Recommandations entièrement mises en œuvre</strong>

Il ressort de la vérification que le Directeur Régional de la Santé de Ségou a demandé au Ministre chargé de la Santé et du Développement Social la nomination d’un Comptable-matières secondaire; que le Directeur Régional de la Santé de Sikasso informe les soumissionnaires non retenus par écrit du rejet de leurs Offres et qu’il établit des contrats pour tous les achats dont le montant le requiert; que le Directeur Régional de la Santé de Kayes précise les spécifications techniques des biens à acheter et qu’il respecte les critères d’attribution des marchés par Demande de Renseignement et de Prix à compétition Ouverte contenus dans les dossiers d’Appel d’Offres. Il respecte aussi le délai minimum de dépôt des Offres lors des procédures d’Appel à concurrence.

<strong>Recommandations partiellement mises en œuvre</strong>

La Mission de suivi a constaté que le Directeur Général de la Santé et de l’Hygiène Publique (la DGS-HP) n’exige pas, dans le dossier d’appel à concurrence, la fourniture de tous les documents à caractère éliminatoire et qu’il ne respecte pas les procédures de Demande de Renseignement et de Prix à compétition Restreinte.

Quant au Directeur Régional de la Santé de Ségou, il ne veille pas à l’utilisation correcte des modèles de procès-verbaux de réception. L’Assistant du Comptable Régional de la Direction Régionale de la Santé de Ségou n’a pas codifié toutes les matières en service tout comme le Comptable-matières Secondaire de la Direction Régionale de la Santé de Sikasso n’a pas codifié toutes les matières conformément à la réglementation en vigueur.

<strong>Recommandations non mises en œuvre</strong>

Le Ministre de la Santé et du Développement Social n’a pas nommé le Comptable-matières secondaire de la Direction Régionale de la Santé de Ségou. Le Directeur Régional de la Santé de Sikasso ne respecte pas les dispositions réglementaires relatives à la composition des Commissions de réception.

Le Directeur Régional de la Santé de Sikasso ne veille pas à l’utilisation des modèles de Procès-verbaux (PV) de réception institués par la réglementation. Le Directeur Régional de la Santé de Ségou ne respecte pas les dispositions réglementaires relatives à la composition des Commissions de réception. Le Directeur Régional de la Santé de Sikasso n’exige pas dans le dossier d’appel à concurrence la fourniture de tous les documents à caractère éliminatoire.

La Direction Régionale de la Santé de Ségou ne tient pas l’ensemble des documents de la comptabilité-matières. Le Comptable-matières de la Direction Régionale de la Santé de Sikasso ne tient pas l’ensemble des documents de la comptabilité-matières conformément à la réglementation en vigueur. Le Comptable-matières de la Direction Régionale de la Santé de Sikasso ne procède pas à la certification de toutes les factures.

<strong>Recommandations sans objet</strong>

Parce que l’Office de Protection des Végétaux (OPV) n’a pas eu l’occasion de les appliquer, les recommandations suivantes sont sans objet: le Directeur Général de la Santé et de l’Hygiène Publique applique le manuel de procédures du Programme de Développement Socio-Sanitaire (PRODESS) et le Directeur Régional de la Santé de Kayes ne procède pas à des mises en concurrence réelle lors des achats par demande de cotation.

<strong>Ibrahim DIALLO/CCOM BVG</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification de suivi des recommandations : L&amp;apos;OPV met en œuvre seulement 37,50 % des recommandations du BVG</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-de-suivi-des-recommandations-lopv-met-en-oeuvre-seulement-3750-des-recommandations-du-bvg-2-3055652.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 02 Mar 2024 01:46:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme d'activités, le Bureau du Vérificateur général (BVG) a conduit une mission de vérification concernant le suivi des recommandations formulées par la mission de vérification financière de l'Office de protection des végétaux (OPV) effectuée en 2021 et qui a concerné les exercices 2021 (4e trimestre), 2022 et 2023 (1er semestre). </em></strong>

La vérification a pour objectif de s'assurer que les onze (11) recommandations formulées lors de la vérification initiale ont été mises en œuvre et que les faiblesses constatées ont été corrigées. Elle a abouti à des conclusions qui révèlent qu'au regard du taux de mise en œuvre des recommandations qui est de 37,50 %, le niveau de mise en œuvre n'est pas satisfaisant.

Sur 11 recommandations formulées à l'issue de la vérification financière de 2021, trois (3) sont entièrement mises en œuvre, une (1) est partiellement mise en œuvre, quatre (4) ne sont pas mises en œuvre et trois (3) sont sans objet parce que l'OPV n'a pas eu l'occasion de les appliquer.

<strong>Recommandations entièrement mises en œuvre : </strong>

Il ressort de la vérification que l'Office de protection des végétaux tient le registre des offres conformément à la réglementation en vigueur ; qu'il a créé les commissions d'ouverture des plis et d'évaluation des offres et celles de réception des biens et services conformément à la réglementation en vigueur et que sa régie est approvisionnée avant paiement de toutes dépenses.

<strong>Recommandations partiellement mises en œuvre :</strong>

La mission de suivi a constaté que le ministre chargé de l'Agriculture n'a pas pris toutes les dispositions pour le renouvellement du mandat des administrateurs de l'OPV. En effet, le directeur général de l'OPV a informé le ministre chargé de l'Agriculture que le mandat des administrateurs de l'OPV est arrivé à terme.  Le ministre a demandé aux structures membres du conseil d'administration de l'OPV de lui faire parvenir les noms et contacts de leurs représentants. Toutefois, à la date du rapport, aucun décret n'a été pris pour le renouvellement du mandat des administrateurs de l'OPV.

<strong>Recommandations non </strong><strong>mises en œuvre :</strong>

Le ministre chargé de l'Agriculture n'a pas pris les dispositions pour la relecture des textes de création de l'OPV et tenir compte de la teneur des engagements internationaux relatifs à la réglementation en matière phytosanitaire.  Le président du conseil d'administration ne veille pas à la tenue régulière des sessions du conseil d'administration. Le directeur général de l'OPV ne veille pas à l'application du cadre organique. L'OPV ne tient pas une comptabilité-matières régulière et ne codifie pas toutes les matières.

<strong>Recommandations sans objet :</strong>

Parce que l'OPV n'a pas eu l'occasion de les appliquer, les recommandations suivantes sont sans objet : le respect des critères de sélection des soumissionnaires, le respect des délais de réception des offres et le respect des procédures de décaissement des fonds de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Délinquance financière :  Plus de 540 millions FCFA carottés à la Poste du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/delinquance-financiere-plus-de-540-millions-fcfa-carottes-a-la-poste-du-mali-3055245.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/delinquance-financiere-plus-de-540-millions-fcfa-carottes-a-la-poste-du-mali-3055245.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/12/La-Poste.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 28 Feb 2024 10:54:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le contrôle réalisé à la Poste du Mali par le Bureau du Vérificateur Général est sans appel :</strong><strong> adoption de l’organigramme de la Poste avec des insuffisances par le Conseil d’Administration et non disposition par la Direction de la Poste d’un manuel de procédures administratives, comptables et financières à jour .</strong><strong> Auxquels s’ajoutent, des </strong><strong>sorties fictives de plomb pour un montant de 4 573 680 FCFA et le non reversement des retenues fiscales d’un montant de 535 980 236 FCFA. </strong>

<strong>Autant de pratiques qui selon une enquête financière du vérificateur ont précipité la Poste du Mali dans l’abîme. Avec à la clé,  plus de 540 millions (</strong><strong>540 553 916F) </strong><strong>de francs CFA qui ont pris une destination, jusque-là, encore inconnue pendant les exercices</strong><strong> 2019, 2020, 2021 et 2022</strong><strong>.</strong>

Décidemment, le PDG de la Poste du Mali, M. Ibrahima Haïdara et sa bande sont mal barrés. Les irrégularités financières engendrées au niveau de cette entité étatique dépassent l’entendement. D’où la paralysie de la structure à tous les niveaux. Ou presque. Pire, le service ne procèe pas au paiement régulier des cotisations sociales.

En clair, la Poste du Mali dans son histoire n’a jamais connu une telle hémorragie financière. Pire, elle n’a jamais été confiée à une personnalité, aussi controversée que M. Ibrahima Haïdara, nommé le 2 mai 2018. Pendant  4 ans, les caisses ont coulé. Comme le fleuve Niger dans son lit. Les irrégularités financières sont comptabilisées en plusieurs centaines de millions : 540,55 millions de nos francs.

La poste du Mali n’a pas seulement perdu de sa superbe. Elle a été vidée de son âme, vendue au diable. Et jusqu’aujourd’hui, son PDG Ibrahima Haïdara n’affiche qu’une image de ruine et de désolation. Et pour cause : jamais, la mauvaise gouvernance au sein de ce service n’a atteint un tel degré.

<strong>La poste du Mali à vau-l’eau </strong>

Jugée, pourtant, stratégique dans la politique de l’Etat malien pour la distribution des courriers, des colis et dans le transfert d’argent, la Poste du Mali n’a pas échappé à l’appétit vorace de ses responsables. Par petite touche, ils ont « <em>sucé</em> » les caisses, érigés le népotisme en mode de gestion. L’espoir tant suscité auprès du gouvernement, a viré au cauchemar. Un flop magistral.

Du coup, la vérification des opérations de recettes et de dépenses des exercices 2019, 2020, 2021 et 2022 de la Poste du Mali est sans appel. En effet, les travaux de vérification ont fait ressortir des insuffisances au niveau de la mobilisation des ressources et au niveau de l’exécution des dépenses. Elle a également permis de passer en revue le cadre institutionnel des activités postales et d’analyser les rôles et responsabilités des acteurs dans les domaines de la gouvernance, de la réglementation et de la régulation.

Dans le cadre de la relance de la Poste, ces acteurs que sont le Ministère de Tutelle, l’Autorité Malienne de Régulation des Télécommunications, des NTIC et des Postes, le Ministère chargé des Finances et le Conseil d’Administration ont de grands rôles à jouer notamment dans les domaines de l’apurement du passif, la recapitalisation de la Poste, l’élaboration et le contrôle de l’application de la réglementation postale ainsi que la régulation du secteur postal.

Par ailleurs, il est à noter que la fonction de PCA des EPIC est assurée par le PDG Ibrahima Haïdara. Cette pratique, quoique consacrée par la réglementation en vigueur, affecte la qualité du contrôle des EPIC. Ainsi, le cumul des fonctions de gestion et de contrôle entre les mains du PDG affecte la qualité de la gouvernance de la Poste du Mali.

<strong>Des irrégularités financières à la pelle</strong>

Le montant total des irrégularités financières à la Poste du Mali s’élève à 540 553 916 FCFA.

Le Magasinier de la Poste n’a pas justifié des sorties de plomb. Afin de s’assurer de la réalité des achats effectués par le Directeur des Moyens Généraux (DMG), l’équipe de vérification a procédé aux entrevues avec le DMG, le Magasinier, le Chef du Service Approvisionnement, le Directeur Financier Comptable (DFC) , les services utilisateurs de plomb que sont le Centre des colis postaux et le Centre de traitement des lettres. Elle a examiné les pièces justificatives des achats et les bons de sortie du magasin. Elle a également effectué des travaux d’inventaire au niveau du magasin.

A la suite de ces travaux, l’équipe de vérification a constaté que le magasinier n’a pas pu justifier la sortie de plomb. En effet, pour des achats de 240 kg de plomb d’un montant de 4 976 480 FCFA, mis en magasin, l’équipe de vérification, après inventaire n’a constaté qu’un stock de 20 kg évalué au prix moyen unitaire de 20 140 FCFA pour une valeur totale de 402 800 FCFA alors qu’aucun bon de sortie n’existe pour les quantités manquantes. La valeur du stock de plomb non justifiée est de 4 573 680 FCFA.

Plus grave, le PDG Ibrahima Haïdara n’a pas procéder au reversement des retenues fiscales aux services des impôts. Ainsi, pour s’assurer que La Poste procède à la retenue des impôts (ITS, CF, TL, TVA) et leur reversement au service des Impôts, l’équipe de vérification a procédé aux entrevues avec le PDG, le DFC, le chargé du suivi du passif. Elle a examiné des bulletins de salaires, les déclarations fiscales des exercices de la période sous revue et la situation des impayés d’impôts fournie par la Poste.

A la suite de ces travaux, l’équipe de vérification a constaté que durant la période sous revue, le PDG Ibrahima Haïdara n’a pas reversé de l’impôt sur le traitement et salaire, de la contribution forfaitaire, de la taxe de logement et de la taxe sur la valeur ajoutée. Ainsi, le montant total de la dette fiscale de la Poste du Mali, au 31 décembre 2022 s’élève à 535 980 236 CFA.

En outre, précisent les enquêteurs, de nombreuses anomalies administratives affectent la gestion de la Poste du Mali. Celles-ci vont de l’adoption par  le Conseil d’Administration de l’organigramme de la Poste avec des insuffisances ; la non tenue par le Conseil d’Administration de la Poste de procès-verbaux et de registre de consignation et le refus du Conseil d’Administration de mettre en œuvre la procédure d’alerte suite à la dégradation de la situation financière de la Poste.

Et comme si ces irrégularités ne suffisaient pas, la Direction Générale de la Poste du Mali ne dispose pas d’un manuel de procédures administratives, comptables et financières à jour. Non plus, elle n’a pas régularisé les arriérés d’avancement de salaires, droits et avantages dus aux salariés et ayants droits. Pire, la Direction de la Poste ne procède pas au paiement régulier des cotisations sociales et  ne tient pas de comptabilité analytique. Aussi, l’organisation comptable de La Poste ne permet pas au Directeur Financier et Comptable de faire un suivi régulier de la comptabilité des receveurs de Postes. De même, la Direction Financière et Comptable de la Poste ne tient pas de comptabilité régulière. Enfin, le Service d’audit interne de la Poste n’est pas organisé conformément aux normes d’audit interne et la Direction des Moyens Généraux ne respecte pas les procédures d’achat par Demande de Cotation et par Demande de Renseignement et de Prix à compétition Restreinte.

En bloc, la gestion de la Poste du Mali est comparable à celle d’une épicerie. D’où une des irrégularités financière de 540,55 millions de francs CFA pendant les exercices 2019, 2020, 2021 et 2022.

Bref, la Poste du Mali a été sacrifiée sur l’autel d’intérêts égoïstes. Autrement dit, la caisse de la structure a subi une saignée financière de plusieurs centaines de millions de francs CFA.

En réalité, cette mauvaise gestion est le fruit d’un système bien huilé, mis en place par le « prince » de la Poste.

Selon ce système, les responsables de la structure veillent aux « <em>bons soins </em>» de leurs pots et de leur propre personne: enveloppes de fin du mois, marché de gré à gré, bon de carburant à gogo, voyages sur la Côte d’Azur et autres cadeaux en nature. Du moins, s’ils veulent éviter les « <em>ennuis</em> ».

Face à de telles pratiques qui ont occasionné un trou de plus de 540 millions de francs CFA dans la caisse de la Poste, le Vérificateur, a transmis une dénonciation de faits au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Procureur de la République chargé du Pôle National Economique et Financier relativement, aux sorties fictives de plomb pour un montant de 4 573 680 FCFA et au non reversement des retenues fiscales d’un montant de 535 980 236FCFA.  Depuis, les responsables de la Poste du Mali ne dorment plus que d’un œil.

<strong>Arouna Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification financière du bureau du vérificateur général (BVG) : Des irrégularités financières s’élevant à 402 425 866 de FCFA dans la gestion du Projet d’Appui au Développement du Secteur de l’Élevage au Mali (PADEL&#45;M)</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-du-bureau-du-verificateur-general-bvg-des-irregularites-financieres-selevant-a-402-425-866-de-fcfa-dans-la-gestion-du-projet-dappui-au-developpement-du-se-3055012.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-du-bureau-du-verificateur-general-bvg-des-irregularites-financieres-selevant-a-402-425-866-de-fcfa-dans-la-gestion-du-projet-dappui-au-developpement-du-se-3055012.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 26 Feb 2024 07:56:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La présente vérification a pour objet la gestion du Projet d’Appui au Développement du Secteur de l’Élevage au Mali (PADEL-M) au titre des exercices 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023 (1ersemestre). Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses. Les travaux de vérification ont porté sur les procédures de passation, d’exécution et de règlement des marchés, la mise en œuvre des microprojets et des partenariats productifs et les dépenses de fonctionnement.</strong>

Le Projet d’Appui au Développement du Secteur de l’Élevage au Mali (PADEL-M) s’inscrit dans le cadre de la Politique Nationale de Développement Agricole (PNDA) de 2013 issue elle-même de la Loi d’Orientation Agricole de 2006. Son objectif est d’améliorer la productivité et la commercialisation des produits d’origine animale issus de systèmes non pastoraux dans les filières sélectionnées (bétail/viande, lait, aviculture et aquaculture) et de renforcer les capacités du pays à répondre aux crises ou urgences éligibles.

Le projet couvre le territoire national et devrait bénéficier à environ 340 000 éleveurs, petits opérateurs et entreprises du secteur de l'élevage, notamment aux ménages et opérateurs pratiquant l'aviculture et la pisciculture, dont 30% sont des femmes et 30% des jeunes (âgés de 15 à 40 ans).

Il est articulé autour de trois (03) composantes interdépendantes, conçues pour éliminer les contraintes et tenir compte de l'ordre de priorités: <strong>(i)</strong> amélioration de la qualité des services d'élevage et de l'accès des éleveurs à ces services; <strong>(ii)</strong> développement de l'accès aux marchés grâce à la promotion de l'investissement privé dans les activités de production, de transformation et de commercialisation; et <strong>(iii)</strong> prévention et gestion des crises, appui institutionnel et coordination du projet.

La mission de vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

Au nombre des dysfonctionnements de contrôle interne, l’équipe de vérification a constaté la non-soumission de marchés à l'approbation de l'autorité de tutelle, l’exécution de marchés sans la garantie de bonne exécution, la réception des marchés par des commissions non conformes, l’absence d’expression de besoins ainsi que la non-tenue des documents financiers et administratifs.

Afin de corriger ces dysfonctionnements, l’équipe de vérification a formulé des recommandations dont la mise en œuvre diligente permettra de lever ou d’atténuer les lacunes constatées.

Elle a ainsi demandé au Coordinateur national du PADEL-M de soumettre tous les marchés dont le seuil l’exige à l’approbation du Ministre de tutelle; d’exiger des titulaires des marchés la fourniture de la caution de bonne exécution avant tout paiement; de mettre en place des Commissions de réception des marchés conformément à la réglementation en vigueur et de conclure les marchés sur la base d’expressions de besoins formelles.

Le Responsable Administratif et Financier du PADEL-M doit exiger des titulaires des marchés la fourniture de la caution de bonne exécution avant tout paiement et exiger des promoteurs des microprojets et de partenariats productifs la tenue de tous documents financiers et comptables requis.

<strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de <strong>402 425 866 FCFA</strong>.

Elles portent sur la non-application des pénalités sur des marchés dont l’exécution a accusé du retard; la réception sans réserve d’un marché non entièrement exécuté; le paiement de la totalité de marchés partiellement exécutés; la non-retenue de l’Impôt sur les Bénéfices Industriels et Commerciaux; la conclusion de marchés avec des Taxes sur la Valeur Ajoutée indues; le paiement irrégulier d’un marché; le paiement de droits d’enregistrement et de redevances de régulation indus à des titulaires de marché; le non-paiement de la redevance de régulation; l’autorisation de l’augmentation irrégulière de l’offre d’un soumissionnaire; le paiement d’un marché non enregistré et le paiement de missions irrégulières.

Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la Loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Procureur de la République chargé du Pôle National Économique et Financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Directeur Général des Impôts.

<strong>Ibrahim DIALLO, CCOM BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification de suivi des recommandations :  L’OPV met en œuvre seulement 37,50% des recommandations du BVG</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-de-suivi-des-recommandations-lopv-met-en-oeuvre-seulement-3750-des-recommandations-du-bvg-3055009.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-de-suivi-des-recommandations-lopv-met-en-oeuvre-seulement-3750-des-recommandations-du-bvg-3055009.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 26 Feb 2024 07:52:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme d’activités, le Bureau du Vérificateur Général (BVG) a conduit une mission de vérification concernant le suivi des recommandations formulées par la mission de vérification financière de l’Office de Protection des Végétaux (OPV) effectuée en 2021 et qui a concerné les exercices 2021 (4<sup>ème</sup> trimestre), 2022 et 2023 (1<sup>er </sup>semestre). La vérification a pour objectif de s’assurer que les onze (11) recommandations formulées lors de la vérification initiale ont été mises en œuvre et que les faiblesses constatées ont été corrigées. </strong><strong>Elle a abouti à des conclusions qui révèlent qu’au regard du taux de mise en œuvre des recommandations qui est de 37,50%, le niveau de mise en œuvre n’est pas satisfaisant.</strong>

Sur onze (11) recommandations formulées à l’issue de la vérification financière de 2021, trois (03) sont entièrement mises en œuvre, une (01) est partiellement mise en œuvre, quatre (04) ne sont pas mises en œuvre et trois (03) sont sans objet parce que l’OPV n’a pas eu l’occasion de les appliquer.

&nbsp;

<strong>Recommandations entièrement mises en œuvre</strong>

Il ressort de la vérification que l’Office de Protection des Végétaux (OPV) tient le registre des offres conformément à la réglementation en vigueur; qu’il a créé les commissions d’ouverture des plis et d’évaluation des offres et celles de réception des biens et services conformément à la réglementation en vigueur et que sa Régie est approvisionnée avant paiement de toutes dépenses.

&nbsp;

<strong>Recommandations partiellement mises en œuvre</strong>

La mission de suivi a constaté que le Ministre chargé de l’Agriculture n’a pas pris toutes les dispositions pour le renouvellement du mandat des administrateurs de l’OPV. En effet, le Directeur Général de l’OPV a informé le Ministre chargé de l’Agriculture que le mandat des administrateurs de l’Office de Protection des Végétaux est arrivé à terme. Le Ministre a demandé aux structures membres du Conseil d’Administration de l’OPV de lui faire parvenir les noms et contacts de leurs représentants. Toutefois, à la date du rapport, aucun décret n’a été pris pour le renouvellement du mandat des administrateurs de l’OPV.

&nbsp;

<strong>Recommandations non mises en œuvre</strong>

Le Ministre chargé de l’Agriculture n’a pas pris les dispositions pour la relecture des textes de création de l’Office de Protection des Végétaux (OPV) et tenir compte de la teneur des engagements internationaux relatifs à la réglementation en matière phytosanitaire. Le Président du Conseil d’Administration (PCA) ne veille pas à la tenue régulière des sessions du Conseil d’Administration (CA). Le Directeur Général de l’OPV ne veille pas à l’application du cadre organique. L’OPV ne tient pas une comptabilité-matières régulière et ne codifie pas toutes les matières.

<strong>Recommandations sans objet</strong>

Parce que l’Office de Protection des Végétaux (OPV) n’a pas eu l’occasion de les appliquer, les recommandations suivantes sont sans objet: le respect des critères de sélection des soumissionnaires, le respect des délais de réception des offres et le respect des procédures de décaissement des fonds de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO).

<strong>Ibrahim DIALLO, CCOM BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion ténébreuse du PADEL&#45;Mali : Plus de 400 millions FCFA grugés</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-tenebreuse-du-padel-mali-plus-de-400-millions-fcfa-gruges-3054427.html</link>
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<pubDate>Wed, 21 Feb 2024 08:55:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La vérification financière du  Projet d’Appui au Développement du Secteur de l’Elevage au Mali (PADEL-M) au titre des exercices 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023 (1er semestre) a estomaqué plus d’un observateur. Décidément, la gestion de cette structure étatique est comparable à celle d’une épicerie.</strong>

En effet, cette vérification a eu pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses. Les travaux de vérification ont porté sur les procédures de passation, d’exécution et de règlement des marchés, la mise en œuvre des microprojets et des partenariats productifs et les dépenses de fonctionnement.

Le PADEL-M s’inscrit dans le cadre de la Politique Nationale de Développement Agricole (PNDA) de 2013 issue elle-même de la Loi d’Orientation Agricole de 2006. Son objectif est d’améliorer la productivité et la commercialisation des produits d’origine animale issus de systèmes non pastoraux dans les filières sélectionnées (bétail/viande, lait, aviculture et aquaculture) et de renforcer les capacités du pays à répondre aux crises ou urgences éligibles. Le projet couvre le territoire national et devrait bénéficier à environ 340 000 éleveurs, petits opérateurs et entreprises du secteur de l'élevage, notamment aux ménages et opérateurs pratiquant l'aviculture et la pisciculture, dont 30% sont des femmes et 30 % des jeunes (âgés de 15 à 40 ans). Il est articulé autour de trois (3) composantes interdépendantes, conçues pour éliminer les contraintes et tenir compte de l'ordre de priorités : (I) amélioration de la qualité des services d'élevage et de l'accès des éleveurs à ces services ; (II) développement de l'accès aux marchés grâce à la promotion de l'investissement privé dans les activités de production, de transformation et de commercialisation ; et (III) prévention et gestion des crises, appui institutionnel et coordination du projet.

La mission de vérification au PADEL-M a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

Au nombre des dysfonctionnements de contrôle interne, l’équipe de vérification a constaté la non-soumission de marchés à l'approbation de l'autorité de tutelle, l’exécution de marchés sans la garantie de bonne exécution, la réception des marchés par des commissions non conformes, l’absence d’expression de besoins ainsi que la non-tenue des documents financiers et administratifs.

Afin de corriger ces dysfonctionnements, l’équipe de vérification a formulé des recommandations dont la mise en œuvre diligente permettra de lever ou d’atténuer les lacunes constatées.

Elle a ainsi demandé au Coordinateur national du PADEL-M, Dr Moussa Coulibaly de soumettre tous les marchés dont le seuil l’exige à l’approbation du Ministre de tutelle ; d’exiger des titulaires des marchés la fourniture de la caution de bonne exécution avant tout paiement ; de mettre en place des Commissions de réception des marchés conformément à la réglementation en vigueur et de conclure les marchés sur la base d’expressions de besoins formelles.

Le Responsable Administratif et Financier du PADEL-M doit exiger des titulaires des marchés la fourniture de la caution de bonne exécution avant tout paiement et exiger des promoteurs des microprojets et de partenariats productifs la tenue de tous documents financiers et comptables requis.

<strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification du PADEL-M a relevé des irrégularités financières d’un montant total de plus de 402 millions FCFA (402 425 866F).

Elles portent sur la non-application des pénalités sur des marchés dont l’exécution a accusé du retard ; la réception sans réserve d’un marché non entièrement exécuté ; le paiement de la totalité de marchés partiellement exécutés ; la non-retenue de l’Impôt sur les Bénéfices Industriels et Commerciaux ; la conclusion de marchés avec des Taxes sur la Valeur Ajoutée indues ; le paiement irrégulier d’un marché ; le paiement de droits d’enregistrement et de redevances de régulation indus à des titulaires de marché ; le non-paiement de la redevance de régulation ; l’autorisation de l’augmentation irrégulière de l’offre d’un soumissionnaire ; le paiement d’un marché non enregistré et le paiement de missions irrégulières.

<strong>D’embrouilles en magouilles</strong>

Décidément la gestion du Projet d’Appui au Développement du Secteur de l’Elevage au Mali frise le dol. Le Responsable Administratif et Financier du Projet  n’a pas reversé les produits issus de la vente des DAO au cours de la période sous revue.  Il a vendu 116 dossiers pour un montant total de 5 800 000 FCFA pour lequel il n’a pu fournir aucune preuve de reversement au Trésor Public.

Le Coordinateur national du PADEL-Mali,  Dr Moussa Coulibaly et le Responsable Administratif et Financier ont payé la totalité de cinq (5) marchés qui ont été partiellement exécutés. Le montant total payé pour ces fournitures non livrées et les travaux non exécutés s’élève à  65 260 667 FCFA. Par la suite, l’équipe de vérification a constaté que le Coordinateur national du PADEL-M, Dr Moussa Coulibaly et le Responsable Administratif et Financier ont conclu des marchés avec des TVA indues.  Ils ont conclu 23 marchés pour un montant total de 168 599 498 FCFA de TVA indues payées puisque les matériels et équipements achetés sont exonérés ou imposables à taux réduits. Il s’agit de marchés d’acquisition de vaccins, de matériels informatiques, d’équipements sanitaire, animal et solaire et des prestations relatives à la composition et l’impression des écrits périodiques. Et comme si, cela ne suffisait pas, le Coordinateur national et le Responsable Administratif et Financier du PADEL-M ont procédé au paiement irrégulier d’un marché. Ils ont payé un montant de 21 750 000 FCFA au titre de dépenses de 90 tonnes  de semences de maïs en lieu et place de la fourniture et du transport de semences, de boutures et d’éclats de souches de diverses espèces/variétés d’herbacées et de ligneuses pour les travaux de restauration des pâturages exondés et des bourgoutières, objet du marché. De plus, le paiement a été effectué sur la base d’un bordereau de livraison au lieu d’un procès-verbal de réception. Enfin, le marché mis à la disposition de l’équipe de vérification n’a pas fait l’objet de numérotation et d’avis juridique de la Direction du projet.

Plus grave, l’équipe de vérification a constaté que le Coordinateur national, Dr Moussa Coulibaly et le Responsable Administratif et Financier du PADEL-M ont indûment payé les droits d’enregistrement et de redevance de régulation de deux marchés. En effet, ils ont payé aux titulaires desdits marchés les droits d’enregistrements et les redevances de régulation figurant sur les factures présentées en sus des montants des marchés. Le montant total des droits d’enregistrement et de redevances de régulation indument payé aux titulaires est de 3 558 520 FCFA.

Au même moment, le Coordinateur national, Dr Moussa Coulibaly et le Responsable Administratif et Financier du PADEL-M ont payé dix marchés sur lesquels la redevance de régulation n’a pas fait l’objet de recouvrement. Le montant total de la redevance de régulation non recouvrée au cours de la période sous revue s’élève à 1 684 425 FCFA. Et ce n’est pas tout. Loin s’en faut.

Le Coordinateur national et le Spécialiste de Passation des Marchés du PADEL-M ont autorisé une augmentation irrégulière du montant de l’offre d’un soumissionnaire. Dans le cadre du n°002100/CPMP/MDR/2023 du 6 juin 2023 relatif à l’acquisition de matériels informatiques pour le renforcement du dispositif de prévention et de la mitigation de risque genre au compte du PADEL-M, ils ont permis à un soumissionnaire de substituer sa proposition financière initiale d’un montant de 9 975 000 FCFA par une autre proposition financière d’un montant de 14 700 000 FCFA. Cette seconde proposition a consisté à majorer les prix unitaires des équipements alors que les quantités et les spécifications techniques initiales n’ont pas été modifiées. Le marché lui a ainsi été attribué et payé pour un montant de 14 700 000 FCFA au lieu de 9 750 000 FCFA, soit une majoration irrégulière de 4 725 000 FCFA.

Pire, le Coordinateur national, Docteur Moussa Coulibaly et le Responsable Administratif et Financier du PADEL-M ont payé un (1) marché qui ne comporte pas la mention de paiement des droits d’enregistrement. Il s’agit du Marché n°001154/CPMP/MDR/2023 du 24 avril 2023 relatif à l’équipement de trois (3) CSREF en incinérateurs et équipements de protection au compte du PADEL-M. Le montant du droit d’enregistrement non payé s’élève à 833 898 FCFA.

Et comble de la mauvaise gestion du PADEL-M, le Coordinateur national et le Responsable Administratif et Financier ont payé irrégulièrement des dépenses de trois missions dont une relative à l’appui à l’organisation des ventes promotionnelles des moutons de Tabaski dans les régions du Mali et le District de Bamako et deux relatives à l’appui aux démonstrations et au suivi des CEP bétail/viande, lait, aviculture et aquaculture qui sont entachées de plusieurs irrégularités qui remettent en cause leur effectivité.  Le montant total de l’irrégularité s’élève à 54 700 000 FCFA.

Il s’agit des irrégularités ci-dessous : a) Appui à l’organisation des ventes promotionnelles des moutons de Tabaski dans les régions du Mali et le District de Bamako pour un montant total de dépenses de 20 900 000 FCFA : - il n’existe pas un ordre de mission au nom du financier devant accompagner la mission ; - aucune fiche de justification des frais n’a été établie ; - le Président de la Fédération Nationale des Groupements Professionnelles de la Filière Bétail Viande au Mali (FEBEVIM) a attesté, par écrit, que six (6) personnes mentionnées sur les ordres de mission comme participants à la mission au nom de sa structure ne sont pas répertoriées dans les registres de la Fédération. S’y ajoute, l’absence du visa du contrôle financier.

En bloc, les irrégularités financières commises au PADEL-M se chiffrent à plus de 402 millions de francs CFA.

Du coup, les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Procureur de la République chargé du Pôle National Economique et Financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême.

Ces irrégularités ont trait à la non-application des pénalités sur des marchés dont l’exécution a accusé du retard pour un montant de 54 165 881 FCFA ; à la réception sans réserve d’un marché non entièrement exécuté pour un montant de 20 025 000 FCFA ; au paiement de la totalité de marchés partiellement exécutés pour un montant de 65 260 667 FCFA ;  à la non-retenue de l’Impôt sur les Bénéfices Industriels et Commerciaux pour un montant de 7 122 977 FCFA ;  à la conclusion de marchés avec des Taxes sur la Valeur Ajoutée indues pour un montant de 168 599 498 FCFA ; - au paiement irrégulier d’un marché pour un montant de 21 750 000 FCFA ; au paiement de droits d’enregistrement et de redevances de régulation indus à des titulaires de marché pour un montant total de 3 558 520 FCFA ;  au non-paiement de la redevance régulation pour un montant de 1 684 425 FCFA ;  à l’autorisation de l’augmentation irrégulière de l’offre d’un soumissionnaire pour un montant de 4 725 000 FCFA ; au paiement d’un marché non-enregistré pour un montant de 833 898 FCFA ; et au paiement de missions irrégulières pour un montant de 54 700 000 FCFA.

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>PADEL&#45;M :  Où sont passés les 402 425 866 F CFA ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/padel-m-ou-sont-passes-les-402-425-866-f-cfa-3054364.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 20 Feb 2024 21:59:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans la gestion du Projet d’appui au développement du secteur de l’élevage au Mali (Padel-M), le Bureau du Vérificateur général a découvert des irrégularités financières de 402 425 866 F CFA.</em></strong>

La présente vérification a pour objet la gestion du Projet d’appui au développement du secteur de l’élevage au Mali (Padel-M) au titre des exercices 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023 (1er semestre). Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses. Les travaux de vérification ont porté sur les procédures de passation, d’exécution et de règlement des marchés, la mise en œuvre des microprojets et des partenariats productifs et les dépenses de fonctionnement.

Le Padel-M s’inscrit dans le cadre de la politique nationale de développement agricole (PNDA) de 2013 issue elle-même de la Loi d’orientation agricole de 2006. Son objectif est d’améliorer la productivité et la commercialisation des produits d’origine animale issus de systèmes non pastoraux dans les filières sélectionnées (bétail/viande, lait, aviculture et aquaculture) et de renforcer les capacités du pays à répondre aux crises ou urgences éligibles. Le projet couvre le territoire national et devrait bénéficier à environ 340 000 éleveurs, petits opérateurs et entreprises du secteur de l'élevage, notamment aux ménages et opérateurs pratiquant l'aviculture et la pisciculture, dont 30 % sont des femmes et 30 % des jeunes (âgés de 15 à 40 ans). Il est articulé autour de trois (3) composantes interdépendantes, conçues pour éliminer les contraintes et tenir compte de l'ordre de priorités : (i) amélioration de la qualité des services d'élevage et de l'accès des éleveurs à ces services ; (ii) développement de l'accès aux marchés grâce à la promotion de l'investissement privé dans les activités de production, de transformation et de commercialisation ; et (iii) prévention et gestion des crises, appui institutionnel et coordination du projet.

La mission de vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

Au nombre des dysfonctionnements de contrôle interne, l’équipe de vérification a constaté la non-soumission de marchés à l'approbation de l'autorité de tutelle, l’exécution de marchés sans la garantie de bonne exécution, la réception des marchés par des commissions non conformes, l’absence d’expression de besoins ainsi que la non-tenue des documents financiers et administratifs.

Afin de corriger ces dysfonctionnements, l’équipe de vérification a formulé des recommandations dont la mise en œuvre diligente permettra de lever ou d’atténuer les lacunes constatées.

Elle a ainsi demandé au coordonnateur national du Padel-M, de soumettre tous les marchés dont le seuil l’exige à l’approbation du ministre de tutelle ; d’exiger des titulaires des marchés la fourniture de la caution de bonne exécution avant tout paiement ; de mettre en place des Commissions de réception des marchés conformément à la réglementation en vigueur et de conclure les marchés sur la base d’expressions de besoins formelles.

Le responsable administratif et financier du Padel-M doit exiger des titulaires des marchés la fourniture de la caution de bonne exécution avant tout paiement et exiger des promoteurs des microprojets et de partenariats productifs la tenue de tous documents financiers et comptables requis.

<strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 402 425 866 F CFA.

Elles portent sur la non-application des pénalités sur des marchés dont l’exécution a accusé du retard ; la réception sans réserve d’un marché non entièrement exécuté ; le paiement de la totalité de marchés partiellement exécutés ; la non-retenue de l’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux ; la conclusion de marchés avec des taxes sur la valeur ajoutée indues ; le paiement irrégulier d’un marché ; le paiement de droits d’enregistrement et de redevances de régulation indus à des titulaires de marché ; le non-paiement de la redevance de régulation ; l’autorisation de l’augmentation irrégulière de l’offre d’un soumissionnaire ; le paiement d’un marché non enregistré et le paiement de missions irrégulières.

Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au procureur de la République chargé du Pôle national économique et financier et transmis au président de la Section des comptes de la Cour suprême et au directeur général des impôts.

<strong>Source</strong>

<strong><em>Ccom BVG</em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bureau du vérificateur général (BVG) :  La gestion du Projet d’Appui au Développement du Secteur de l’Elevage au Mali (PADEL&#45;M) passée au peigne fin</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/bureau-du-verificateur-general-bvg-la-gestion-du-projet-dappui-au-developpement-du-secteur-de-lelevage-au-mali-padel-m-passee-au-peigne-fin-3054087.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/bureau-du-verificateur-general-bvg-la-gestion-du-projet-dappui-au-developpement-du-secteur-de-lelevage-au-mali-padel-m-passee-au-peigne-fin-3054087.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 19 Feb 2024 01:15:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le bureau du vérificateur général a procédé à la vérification financière du  Projet d’Appui au Développement du Secteur de l’Elevage au Mali (PADEL-M). Dans un communiqué envoyé à notre Rédaction, le BVG fait le point.</strong>

La présente vérification a pour objet la gestion du Projet d’Appui au Développement du Secteur de l’Elevage au Mali (PADEL-M) au titre des exercices 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023 (1er semestre). Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses. Les travaux de vérification ont porté sur les procédures de passation, d’exécution et de règlement des marchés, la mise en œuvre des microprojets et des partenariats productifs et les dépenses de fonctionnement.

Le PADEL-M s’inscrit dans le cadre de la Politique Nationale de Développement Agricole (PNDA) de 2013 issue elle-même de la Loi d’Orientation Agricole de 2006. Son objectif est d’améliorer la productivité et la commercialisation des produits d’origine animale issus de systèmes non pastoraux dans les filières sélectionnées (bétail/viande, lait, aviculture et aquaculture) et de renforcer les capacités du pays à répondre aux crises ou urgences éligibles. Le projet couvre le territoire national et devrait bénéficier à environ 340 000 éleveurs, petits opérateurs et entreprises du secteur de l'élevage, notamment aux ménages et opérateurs pratiquant l'aviculture et la pisciculture, dont 30 % sont des femmes et 30 % des jeunes (âgés de 15 à 40 ans). Il est articulé autour de trois (3) composantes interdépendantes, conçues pour éliminer les contraintes et tenir compte de l'ordre de priorités : (i) amélioration de la qualité des services d'élevage et de l'accès des éleveurs à ces services ; (ii) développement de l'accès aux marchés grâce à la promotion de l'investissement privé dans les activités de production, de transformation et de commercialisation ; et (iii) prévention et gestion des crises, appui institutionnel et coordination du projet.

La mission de vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

Au nombre des dysfonctionnements de contrôle interne, l’équipe de vérification a constaté la non-soumission de marchés à l'approbation de l'autorité de tutelle, l’exécution de marchés sans la garantie de bonne exécution, la réception des marchés par des commissions non conformes, l’absence d’expression de besoins ainsi que la non-tenue des documents financiers et administratifs.

Afin de corriger ces dysfonctionnements, l’équipe de vérification a formulé des recommandations dont la mise en œuvre diligente permettra de lever ou d’atténuer les lacunes constatées.

Elle a ainsi demandé au Coordinateur national du PADEL-M de soumettre tous les marchés dont le seuil l’exige à l’approbation du Ministre de tutelle ; d’exiger des titulaires des marchés la fourniture de la caution de bonne exécution avant tout paiement ; de mettre en place des Commissions de réception des marchés conformément à la réglementation en vigueur et de conclure les marchés sur la base d’expressions de besoins formelles.

Le Responsable Administratif et Financier du PADEL-M doit exiger des titulaires des marchés la fourniture de la caution de bonne exécution avant tout paiement et exiger des promoteurs des microprojets et de partenariats productifs la tenue de tous documents financiers et comptables requis.

<strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de <strong>402 425 866 FCFA</strong>.

Elles portent sur la non-application des pénalités sur des marchés dont l’exécution a accusé du retard ; la réception sans réserve d’un marché non entièrement exécuté ; le paiement de la totalité de marchés partiellement exécutés ; la non-retenue de l’Impôt sur les Bénéfices Industriels et Commerciaux ; la conclusion de marchés avec des Taxes sur la Valeur Ajoutée indues ; le paiement irrégulier d’un marché ; le paiement de droits d’enregistrement et de redevances de régulation indus à des titulaires de marché ; le non-paiement de la redevance de régulation ; l’autorisation de l’augmentation irrégulière de l’offre d’un soumissionnaire; le paiement d’un marché non enregistré et le paiement de missions irrégulières.

Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Procureur de la République chargé du Pôle National Economique et Financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Directeur Général des Impôts.

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bureau du Vérificateur General :    Onze agents décorés après le Vérificateur Samba Alhamdou Baby</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/bureau-du-verificateur-general-onze-agents-decores-apres-le-verificateur-samba-alhamdou-baby-3053641.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/bureau-du-verificateur-general-onze-agents-decores-apres-le-verificateur-samba-alhamdou-baby-3053641.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 15 Feb 2024 01:34:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le 26 janvier 2024, le président de la Transition a élevé le Vérificateur général Samba Alhamdou Baby au grade Commandeur de l’Ordre National du Mérite au Palais de Koulouba. Quelques jours après, ils étaient 11 agents du Bureau du Vérificateur général (BVG) à bénéficier de la reconnaissance de la patrie.</strong>

Le Président de la Transition, Colonel Assimi Goïta, a distingué certains citoyens méritants par décrets (Décrets N°2023-0527/PT-RM, N°2023-0528/PT-RM et N°2023-0527/PT-RM du 20 septembre 2023). Parmi eux, figurent 11 agents du Bureau du Vérificateur Général :

Ainsi, M. Famory Kéita (Vérificateur général adjoint), M. Abdoul Aziz Aguissa (Secrétaire général) et Mme Traoré Djénébou Daffa Koné (Chargée de Mission) ont été faits Officier de l'Ordre National du Mali. Quant à M. Drissa Mamadou Coulibaly (Vérificateur et Directeur de la formation, du personnel et de la documentation), M. Djibril Dembélé (Vérificateur) et M. Ibrahim Diallo (Chef de la Cellule communication) ils ont été élevés au grade de Chevalier de l'Ordre National du Mali.

La Médaille de I’Etoile d'Argent du Mérite National avec Effigie «<em>Lion debout</em>» a été décernée à Mme Adam Sanogo (Vérificateur assistant) Mme Aïssata Diarra (Vérificateur assistant), M. Salif Koné (intendant), Mme Tall Oumou (Secrétaire comptable) et M. Célestin Sidibé (Chauffeur). Les récipiendaires  des distinctions d’Officier de l'Ordre National du Mali et de Chevalier de l'Ordre National du Mali ont été décorés par le Vérificateur général, M. Samba Alhamdou BABY, tandis que ceux de la Médaille de I'Etoile d'Argent du Mérite National avec Effigie «<em>Lion debout</em>» l'ont été par le Général Amadou Sangafourou Gueye, Grand Chancelier des Ordres Nationaux du Mali.

«<em>Je vous exhorte à défendre vigoureusement les vertus, valeurs et qualités qui ont motivé le choix porté sur vous. Il vous appartiendra donc de continuer à mériter cette confiance à travers un comportement empreint d’exemplarité et de civisme</em>», a déclaré le Vérificateur général, après avoir adressé ses sincères remerciements et sa profonde gratitude à Son Excellence Monsieur le Président de la Transition pour cette marque de reconnaissance au Bureau.

«<em>Recevoir de telles distinctions, singulières par le nombre et la qualité, est un privilège dont nous mesurons la grande portée professionnelle. Elles témoignent de l’invite à un engagement solennel envers les valeurs et les idéaux de notre nation et un appel à servir davantage le Bureau du Vérificateur général. Surtout en ce moment cardinal où, sous votre pertinent leadership, Monsieur le Vérificateur Général, le Bureau affirme de plus en plus sa crédibilité et sa valeur ajoutée</em>», a reconnu le porte-parole des récipiendaires, le Vérificateur général adjoint, M. Famory Kéita. Et de conclure, «<em>nous en avons grande conscience et notre implication individuelle et collective au succès du Bureau ne fera pas défaut. Nous sommes sincèrement touchés par cette marque d’attention</em>» !

<strong>Naby </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>DFM du ministère du Développement Rural :  Le BVG note des irrégularités de 2,329 milliards de FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/dfm-du-ministere-du-developpement-rural-le-bvg-note-des-irregularites-de-2329-milliards-de-fcfa-3053324.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/dfm-du-ministere-du-developpement-rural-le-bvg-note-des-irregularites-de-2329-milliards-de-fcfa-3053324.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 13 Feb 2024 09:16:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Sursaut</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans la gestion de la Direction des Finances et du Matériel (DFM) du Ministère du Développement Rural (MDR) au titre des exercices 2018, 2019, 2020 et 2021, il a été enregistré des irrégularités financières s’élevant à la somme de 2,329 milliards de FCFA. L’information est tirée du Rapport annuel 2022 du Bureau du Vérificateur Général (BVG). Le dossier est-il entre les mains de la justice ? </em></strong>

Il a été prélevé dans la gestion de la Direction des Finances et du Matériel (DFM) du Ministère du Développement Rural (MDR), des irrégularités administratives comme financières, nous dévoile le Rapport 2022 du BVG.

<strong>Des irrégularités financières estimées à 2,329 milliards de FCFA.</strong>

En effet, selon le Rapport, le Ministre de l’Agriculture et le Directeur des Finances et du Matériel dudit ministère ne respectent pas les procédures d’attribution et de distribution des intrants Agricoles subventionnés. Ils ont retenu, pour la fourniture de l’engrais subventionné, des sociétés ayant fourni dans leurs offres des bilans ne portant pas la mention ‘’Bilans ou extraits de bilans conformes aux déclarations souscrites au service des impôts’’.

Malgré le rejet de ces offres par la commission d’évaluation et de jugement des offres, fera savoir le BVG, le Ministre de l’Agriculture a autorisé lesdites sociétés à fournir l’engrais subventionné par Décision n°2019- 00000136/MA-SG du 12 juin 2019. Par la même décision, il a retenu un fournisseur d’engrais n’ayant pas au préalable participé à la procédure de sélection au niveau de la DFM.

Egalement, que le Directeur des Finances et du Matériel du MDR a ordonné le paiement intégral de huit (8) marchés de travaux non entièrement exécutés. Le montant total des travaux non exécutés mais payés s’élève à 145,51 millions de FCFA. « Le Directeur des Finances et du Matériel du Ministère chargé de l’Agriculture a transféré des équipements agricoles non fonctionnels aux représentants locaux de l’APCAM. Il a envoyé des équipements en mauvais état et incomplets aux Chambres d’Agriculture des Régions de Kayes, Kita, Nioro, Koulikoro, Dioila, Sikasso, Koutiala, Bougouni et San. Lesdits équipements non fonctionnels sont stockés dans les différentes cours des Chambres Régionales d’Agriculture, sans protection contre les intempéries. Le montant total des équipements transférés dans les différentes Chambres d’Agriculture et non fonctionnels s’élève à 923,47 millions de FCFA »  a révélé la mission de vérification du BVG.

Qui ajoutera que le même DFM a transféré des équipements Agricoles non fonctionnels à la Commission de Gestion et de Suivi du Programme de Subvention des Equipements. Il s’agit de 182 botteleuses non utilisables et ne correspondant pas aux besoins exprimés par des producteurs. Le montant desdites botteleuses est évalué à 653,21 millions de FCFA. Ce n’est pas tout, car il aurait procédé à des remboursements indus à des fournisseurs sur la base des listes validées dans le système E-Voucher (système de distribution électronique des intrants) pour des quantités d’engrais non livrées. Il a remboursé des fournisseurs sur la base de bons validés dans le système E-Voucher alors que les producteurs n’ont pas reçu d’engrais subventionné. Le montant des remboursements indus est de 1,09 million de FCFA. Aussi, qu’il a procédé à des paiements de marchés non exécutés. Il s’agit de 2 marchés non exécutés et 6 partiellement exécutés. La somme totale des travaux non réalisés et des fournitures non livrées mais payées s’élève à 100,67 millions de FCFA.

Le Rapport a souligné que le concerné n’a pas appliqué des pénalités de retard sur des marchés non exécutés dans les délais contractuels et n’a point appliqué de pénalités sur les paiements de deux marchés relatifs aux travaux de construction de deux marchés à bétail à Bamako exécutés avec un retard de 260 jours. Le coût total des pénalités non prélevées s’élève à 18,55 millions de FCFA.

<strong>Paiement irrégulier de 70 pirogues qui ne flottent pas !</strong>

« Le Directeur des Finances et du Matériel du Ministère de l’Elevage et de la Pêche a payé des produits et équipements piscicoles non conformes. Il a payé 70 pirogues fabriquées en bois blanc au lieu du bois de Cailcédrat, en violation des stipulations du marché. De plus, lesdites pirogues ne flottent pas. Par ailleurs, les produits vétérinaires destinés aux associations et groupements de pisciculteurs de la Région de Kayes étaient déjà périmés à la livraison. Le montant des produits et équipements non conformes s’élève à 26,95 millions de FCFA » dénonce ce Rapport.

Toujours à l’encontre du même Directeur des Finances et du Matériel, la vérification dénonce le paiement des cages flottantes incomplètes, puis le payement de 10 cages flottantes pour les Communes de Hawa Dembaya et BamafeléManantali dont des accessoires jamais livrées. La valeur des accessoires non livrés est de 13,50 millions de FCFA. Qu’il a également payé d’autres travaux non exécutés, notamment la fourniture et la pose de portails métalliques et la réalisation de béton de forme légèrement armé pour des parcs de vaccination, la fourniture et la pose de deux châteaux métalliques et de deux portes en aluminium vitrées pour des centres de collecte de lait. En outre, la couverture du logement pour gardien a été réalisée sur une superficie de 12,25 m² au lieu de 521 m² prévus dans chacun des contrats de construction des deux marchés à bétail à Bamako. Tout cela pour un montant total des travaux payés mais non exécutés de 29,74 millions de FCFA.

« Le Directeur des Finances et du Matériel du Ministère de l’Agriculture n’a pas fourni la preuve du reversement, au Trésor public, des produits issus de la vente d’un véhicule mis à la réforme. Il n’a pas fourni la preuve du paiement des frais de cession d’un (1) véhicule de marque Toyota mis à la réforme pour un montant de 700 000 FCFA. Le Régisseur d’avances du Ministère de l’Agriculture a payé des indemnités de déplacement et de missions indues. Il a payé à trois (3) chefs de division de la Direction Nationale du Génie Rural, des indemnités de déplacement et de mission à un taux journalier de 35 000 FCFA au lieu de 30 000 FCFA, soit un écart indu de 5 000 FCFA par jour et par personne. Le montant total des indemnités de déplacement et de mission indues payées s’élève à 125 000 FCFA » informe le Rapport de BVG.

Le document poursuit toujours que le Régisseur d’avances du Ministère de l’Elevage et de la Pêche a payé des dépenses irrégulières. Egalement, des indemnités de formation du personnel sans les pièces justificatives attestant la réalité et l’effectivité de la dépense telles que les listes d’émargement, les listes de présence journalières et les termes de référence de l’atelier. Le montant des dépenses non justifiées est de 2 millions de FCFA.

<strong>Des engrais achetés mais non livrés !</strong>

Toujours au chapitre des irrégularités financières de la gestion de la Direction des Finances et du Matériel (DFM) de ce Ministère, il ressort que les représentants de l’APCAM dans les Régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso et Ségou n’ont pas reversé au Trésor public des produits issus de la vente d’équipements.  Ainsi, la somme non reversée s’élève à 128,29 millions de FCFA. De même, les gestionnaires de 10 Centres Ruraux de Prestation de services Agricoles n’ont pas reversé au Trésor public des montants des échéanciers sur les équipements. Suite à la vérification, ils ont reversé 14,81 millions de FCFA sur un montant total dû de 22,44 millions de FCFA, soit un écart non reversé de 7,63 millions de FCFA.

Ledit rapport reproche au DFM du ministère de l’Agriculture d’avoir payé des quantités d’engrais subventionnés non livrés et des fournisseurs sur la base des quantités d’engrais mentionnées sur les documents de distribution alors que des bénéficiaires d’engrais ont attesté n’avoir pas reçu lesdites quantités. De plus, que des doublons ont été identifiés sur les listes des bénéficiaires. Le montant total de ces irrégularités s’élève à 14,89 millions de FCFA. En outre, le Président de l’Association des Riziculteurs de la Plaine Aménagée de San-Ouest (ARPASO) a majoré le prix de vente fixé pour les engrais minéraux subventionnés. Il a aussi augmenté de 1 500 FCFA le prix de cession du sac de 50 kg d’engrais minéral subventionné et le montant de cette irrégularité est  de 28,05 millions de FCFA. D’autre irrégularité révèle que des bénéficiaires d’équipements Agricoles n’ont pas versé des produits issus de la vente d’équipements dans le compte bancaire ouvert à cet effet. Le montant non reversé s’élève à 235,12 millions de FCFA.

Les détails de toutes ces irrégularités seront transférés à la justice, comme l’a signifié le BVG lui-même dans son rapport.

<strong>Mariam Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion de l’Autorité Routière :  La justice bientôt pour dénicher les 1,736 milliard de FCFA volatilisés!</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-lautorite-routiere-la-justice-bientot-pour-denicher-les-1736-milliard-de-fcfa-volatilises-3053321.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 13 Feb 2024 09:11:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Sursaut</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le montant total des irrégularités financières constaté à la gestion de la Direction Générale de l’Autorité Routière (AR) s’élève à 1,736 milliard de FCFA. Ce trou a été dévoilé dans le Rapport Annuel 2022 du Bureau du Vérificateur Général. Ladite vérification financière porte sur la gestion de AR au titre des exercices 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.</em></strong>

En effet, le Bureau du Vérificateur Général dans son Rapport Annuel 2022 a enregistré des irrégularités administratives ainsi que financières dans la Gestion de l’Autorité Routière (AR).  Ces irrégularités financières, dans ce rapport, indexe le Directeur Général de l’AR d’avoir ordonné le paiement indu de carburant aux membres du Conseil d’Administration, octroyé, sans base légale, 200 litres de carburant par administrateur et par session pour un montant total de 24,63 millions de FCFA. Pour aussi avoir ordonné le paiement d’indemnités mensuelles indues au Délégué du Contrôle Financier d’un montant total de 10,65 millions de FCFA, lequel pourtant n’est pas membre du personnel de l’AR.

Quant à l’Agent comptable de l’AR, on lui reproche de ne pas comptabiliser des recettes des postes de péage, ni de s’assurer du reversement et de la comptabilisation de l’exhaustivité des recettes des postes de péage informatisés de Diboli, Sanankoroba, Kati et Mahina-mines. Ainsi, le montant total des recettes non comptabilisées s’élève à 37,39 millions de FCFA. De même, pour n’avoir pas recouvré la totalité des recettes issues des pénalités de surcharge et ne pas exigé des opérateurs économiques le paiement de la totalité des pénalités liées à des surcharges de véhicules de transport pour un montant total estimé à 151,37 millions de FCFA.

Le même rapport indique que le Directeur Général de l’AGEROUTE n’a pas reversé à l’AR le reliquat du financement après la clôture du programme du 11ème FED. Idem concernant les sommes non utilisées pour la réalisation des activités. Et au même moment a remboursé les dépenses inéligibles pour le montant total de 288,46 millions de FCFA. Au même DG de l’AR, on lui reproche d’avoir ordonné le paiement intégral de marchés partiellement exécutés. Le montant des travaux non exécutés, des biens non livrés et des services non effectués s’élève à 120,87 millions de FCFA.

« Le Directeur Général des Routes n’a pas retenu de pénalité de retard sur un marché. Il n’a pas retenu de pénalité sur un marché relatif aux travaux de réparation des bacs dans différentes localités pour un montant de 14,96 millions de FCFA. L’Agent comptable de l’AR n’a pas reversé la totalité des recettes issues de la vente des cartes de riverains. Il n’a pas reversé un montant de 1,12 million de FCFA correspondant à l’écart entre les recettes déclarées et les versements effectués dans le compte bancaire de l’AR » a signalé le même rapport du BVG. Qui a aussi décelé le fait que des importateurs de produits pétroliers ne se sont pas acquittés des Redevances d’Usage Routier sur les produits pétroliers. Qu’ils n’ont pas également versé au Receveur du Trésor auprès de la Douane des redevances pour un montant total de 963,55 millions de FCFA.

Au cours de la même mission de vérification, il est ressorti que le Directeur Général de l’AR a autorisé le paiement de dépenses inéligibles sur le Fonds d’Entretien Routier, ensuite autorisé le paiement d’un montant de 18,96 millions de FCFA pour la réalisation d’un guide d’investissement sur les potentialités économiques du Mali sans l’autorisation préalable du Conseil des Ministres exigée par sa loi de création.

« Le Directeur Général de l’AR a ordonné le paiement d’indemnités indues à des agents. Dans le cadre de la gestion des travaux à haute intensité de main-d’œuvre, il a accordé des indemnités indues à des agents sans délibération du Conseil d’Administration. Le montant total des indemnités indues payées s’élève à 104 millions de FCFA » signale le Rapport Annuel 2022 de BVG avant qu’il ne soit transmis à la Justice. Tout le monde peut deviner la suite que la justice réservera à de tel dossier.

<strong>Mariam Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification financière du bureau du vérificateur général (BVG) :  Le BVG relève des irrégularités administratives et financières dans gestion de l’Institut d’Économie Rurale (IER)</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-du-bureau-du-verificateur-general-bvg-le-bvg-releve-des-irregularites-administratives-et-financieres-dans-gestion-de-linstitut-deconomie-rurale-ier-3053202.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 12 Feb 2024 08:43:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La présente vérification a pour objet la gestion de l’Institut d’Économie Rurale (IER), au titre des exercices 2019, 2020, 2021 et 2022. Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses. Les travaux de vérification ont porté sur le contrôle interne de l’entité, la mobilisation de la dotation budgétaire de l’État, des Partenaires Techniques et Financiers (PTF) et des ressources propres et l’exécution des dépenses de fonctionnement et d’investissement.

Créé en1960, l’IER est un Établissement Public à caractère Scientifique et Technologique (EPST) doté de l’autonomie financière.Il a pour mandat l’amélioration de la production et de la productivité agricole, pastorale et aquacole pour la sécurité et la souveraineté alimentaire ainsi que la préservation de la santé humaine et de la biodiversité au Mali.

La mission de vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

Au nombre des dysfonctionnements de contrôle interne, l’équipe de vérification a constaté l’absence d’acte de nomination des membres du Conseil d’Administration, l’absence d’un plan annuel de recrutement, le non-respect des dispositions du décret relatives à la tenue des sessions du Comité de Gestion, le recrutement irrégulier du personnel, le non-respect du principe de séparation des fonctions d’Ordonnateur et de Comptable Public, l’emploi irrégulier d’agents contractuels de l’État et de fonctionnaires non détachés, affectés à l’IER, le non-respect des délais convenus dans l’arrêté de détachement, l’absence de contrat de travail avec les agents, l’absence de décision fixant les loyers des logements d’astreinte, l’absence de contrat dans les activités commerciales, la non-tenue régulière des documents de la comptabilité-matières.

Afin de corriger ces dysfonctionnements, l’équipe de vérification a formulé des recommandations dont la mise en œuvre diligente permettra de lever ou d’atténuer les lacunes constatées.

Elle a ainsi demandé au Ministre chargé du Développement Rural de veiller à la nomination des membres du Conseil d’Administration (CA) de l’Institut d’Économie Rurale (IER), de procéder à la relecture de la Décision n⁰2015-00000792/MDR-SG du 12 novembre 2015 fixant le détail de l'organisation interne et les règles de fonctionnement de l’IER.

Au Directeur Général de l’IER, il a été recommandé d’élaborer et faire valider le plan annuel de recrutement par le Conseil d’Administration, d’exiger des Centres Régionaux de Recherche Agricole (CRRA) le respect de la procédure de recrutement définie dans le manuel de gestion du personnel, d’appliquer les dispositions législatives et réglementaires relatives à l’emploi des agents contractuels de l’État et des fonctionnaires non détachés, de respecter les termes des délais accordés aux personnels détachés, d’établir des contrats de travail avec les agents de l’Institut d’Économie Rurale (IER), de prendre une décision fixant les loyers des logements d’astreinte, de respecter les engagements environnementaux et sociaux dans la mise en œuvre des conventions.

Le Directeur des Ressources Humaines du Secteur du Développement Rural doit respecter les dispositions législatives et réglementaires qui définissent le statut des agents de l’IER.

Aux Directeurs des CRRA, la mission a demandé de respecter la procédure de recrutement définie dans le manuel de gestion du personnel, de conclure des contrats dans le cadre de l’exécution des activités commerciales et d’exiger le reversement intégral des recettes.

Quant au Comptable-matières principal, il doit tenir l’ensemble des documents de la comptabilité-matières et procéder à la codification des matières.

Enfin, aux Comptables-Matières des CRRA, la recommandation de la mission de vérification est de tenir les documents de la comptabilité-matières exigés par la réglementation en vigueur, de procéder à la codification des matières.

<strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 46 264 208 F CFA.

Elles portent sur <a name="_Toc134000284"></a>le non-reversement des recettes collectées au titre des ventes de semences de la Station de Recherche Agricole de Cinzana, le non-reversement des coûts indirects à la Direction Générale, le non-paiement des loyers des logements d’astreintes, le non-paiement des droits d’enregistrement par des titulaires de marchés.

Les faits relevés dans le Rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la Loi Pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Procureur de la République chargé du Pôle National Économique et Financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Directeur Général des Impôts.

<strong>Ibrahim DIALLOCCOM BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bureau du Vérificateur Général (BVG) : Après la distinction du Vérificateur Général, onze agents décorés</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/bureau-du-verificateur-general-bvg-apres-la-distinction-du-verificateur-general-onze-agents-decores-3053008.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/bureau-du-verificateur-general-bvg-apres-la-distinction-du-verificateur-general-onze-agents-decores-3053008.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 10 Feb 2024 02:42:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Par Décrets N°2023-0527/PT-RM, N°2023-0528/PT-RM et N°2023-0527/PT-RM du 20 septembre 2O23, le Président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta, a distingué certains citoyens méritants. </em></strong>

Parmi eux, 11 agents du Bureau du Vérificateur Général :

- au Grade d'Officier de l'Ordre National du Mali :  M. Famory KEITA, Vérificateur Général Adjoint ; M. Abdoul Aziz AGUISSA, Secrétaire Général, et Mme TRAORE Djénébou Daffa KONE, Chargée de Mission ;

- au Grade de Chevalier de l'Ordre National du Mali : M. Drissa Mamadou COULIBALY, Vérificateur et Directeur de la Formation, du Personnel et de la Documentation, M. Djibril DEMBELE, Vérificateur, et M. Ibrahim DIALLO, Chef de la Cellule Communication ;

- à la Médaille de I'Etoile d'Argent du Mérite National avec Effigie "Lion debout " : Mme Adam Sanogo, Vérificateur Assistant ; Mme Aïssata DIARRA, Vérificateur Assistant ; M. Salif KONE, lntendant ; Mme TALL Oumou, Secrétaire Comptable, et M. Célestin SlDlBE, Chauffeur.

Les récipiendaires des distinctions d'Officier de l'Ordre National du Mali et de Chevalier de l'Ordre National du Mali ont été décorés par le Vérificateur Général, Monsieur Samba Alhamdou BABY, tandis que ceux de la Médaille de I'Etoile d'Argent du Mérite National avec Effigie "Lion debout" l'ont été par le Général Amadou Sangafourou Guèye, Grand Chancelier des Ordres Nationaux du Mali.

Après avoir adressé ses sincères remerciements et sa profonde gratitud au Président de la Transition, Chef de l'Etat, pour cette marque de reconnaissance au Bureau, le Vérificateur Général dira aux récipiendaires  <em>"je vous exhorte à défendre vigoureusement les vertus, valeurs et qualités qui ont motivé le choix porté sur vous. Il vous appartiendra donc de continuer à mériter cette confiance à travers un comportement empreint d'exemplarité et de civisme"</em>.

Dans ses mots de remerciements, le porte-parole des récipiendaires, le Vérificateur Général Adjoint, M. Famory KEITA, a reconnu que <em>"Recevoir de telles distinctions, singulières par le nombre et la qualité, est un privilège dont nous mesurons la grande portée professionnelle. Elles témoignent de l'invite à un engagement solennel envers les valeurs et les idéaux de notre Nation et un appel à servir davantage le Bureau du Vérificateur Général. Surtout en ce moment cardinal où, sous votre pertinent leadership, Monsieur le Vérificateur Général, le Bureau affirme de plus en plus sa crédibilité et sa valeur ajoutée. Nous en avons grande conscience et notre implication individuelle et collective au succès du Bureau ne fera pas défaut. Nous sommes sincèrement touchés par cette marque d'attention." </em>

A titre de rappel, le Grade de Commandeur de l'Ordre National du Mali a été attribué par le Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l'Etat à Samba Alhamdou BABY, Vérificateur Général, le 26 janvier 2024 au Palais présidentiel de Koulouba.

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>IER :  Les chercheurs ne trouvent pas 46 millions F CFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/ier-les-chercheurs-ne-trouvent-pas-46-millions-f-cfa-3052701.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/ier-les-chercheurs-ne-trouvent-pas-46-millions-f-cfa-3052701.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 07 Feb 2024 08:32:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>A l’Institut d’économie rurale (IER), le Vérificateur général a découvert des irrégularités administratives et financières de 2019 à 2022. Le montant en cause porte sur plus de 46 millions de F CFA.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>La présente vérification a pour objet la gestion de l’Institut d’économie rurale (IER), au titre des exercices 2019, 2020, 2021 et 2022. Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses. Les travaux de vérification ont porté sur le contrôle interne de l’entité, la mobilisation de la dotation budgétaire de l’Etat, des partenaires techniques et financiers et des ressources propres et l’exécution des dépenses de fonctionnement et d’investissement.

Créé en1960, l’IER est un établissement public à caractère scientifique et technologique (EPST), doté de l’autonomie financière. Il a pour mandat l’amélioration de la production et de la productivité agricole, pastorale et aquacole pour la sécurité et la souveraineté alimentaire ainsi que la préservation de la santé humaine et de la biodiversité au Mali.

La mission de vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

La vérification a relevé des irrégularités financières d’un montant total 46 264 208 F CFA.

Elles portent sur <a name="_Toc134000284"></a>le non-reversement des recettes collectées au titre des ventes de semences de la Station de recherche agricole de Cinzana, le non-reversement des coûts indirects à la Direction générale, le non-paiement des loyers des logements d’astreintes, le non-paiement des droits d’enregistrement par des titulaires de marchés.

Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Procureur de la République chargé du Pôle national économique et financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour suprême et au Directeur général des Impôts.

&nbsp;

<strong>Source : <em>Cellule de communication du BVG</em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion de la commune urbaine de Karan : Des irrégularités administratives et financières relevées par le BVG</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-la-commune-urbaine-de-karan-des-irregularites-administratives-et-financieres-relevees-par-le-bvg-3052217.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-la-commune-urbaine-de-karan-des-irregularites-administratives-et-financieres-relevees-par-le-bvg-3052217.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 03 Feb 2024 01:49:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La présente vérification financière a pour objet la gestion de la Commune urbaine de Karan (CUK) au titre des exercices 2020, 2021 et 2022. Elle a pour objectif de s'assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes des organes délibérant et exécutif de la Commune. Les travaux de vérification ont porté sur la mobilisation des recettes et leur reversement, l'exécution des dépenses, la gouvernance administrative, l'état civil et la comptabilité-matières.</em></strong>

A titre de rappel, à la faveur de la réorganisation administrative et territoriale opérée notamment par la loi n°2023-007 du 13 mars 2023, portant création des collectivités territoriales en République du Mali, Karan est l'une des huit (8) communes qui composent le cercle de Kangaba. Elle est également la seule Commune urbaine dudit cercle. La CUK, sur la base de son PDESC 2023-2027, est composée du seul village de Karan et de plusieurs hameaux répartis entre quatre (4) secteurs que sont : Faragué (10 hameaux), Bafé (15 hameaux), Landi (29 hameaux) et Karan-centre (10 hameaux).Rappelons que cette mission s'est déroulée dans le cadre de l'Accord entre le BVG et le Projet de déploiement de ressources de l'Etat pour l'amélioration des services et la riposte locale à la Covid-19 (Pdreas). Elle a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

Au nombre des dysfonctionnements de contrôle interne, il a été constaté que la CUK ne respecte pas des modalités de clôture et d'arrêt des registres d'actes d'état civil, le maire de la CUK et le receveur-percepteur de Kangaba n'effectuent pas de contrôle sur les régies d'avances et de recettes, la CUK ne respecte pas les modalités de constitution des commissions de travail, la CUK ne tient pas de comptabilité-matières, la CUK n'a pas respecté les modalités de création des régies de recettes et d'avances, la CUK n'informe pas les soumissionnaires non retenus des motifs du rejet de leurs offres lors des appels à concurrence, la CUK ne procède pas à l'archivage des dossiers de marchés publics, le maire de la CUK n'a pas respecté les modalités de règlement d'un marché de travaux, la CUK ne soumet pas à l'approbation de la direction régionale des marchés publics et des délégations de service public (DRMP-DSP)de Koulikoro les dossiers de demande de renseignement et de prix à compétition restreinte (DRPR) et les procès-verbaux (PV) de sélection, les régisseurs de recettes et d'avances n'ont ni constitué leur cautionnement ni prêté serment et les comités de gestion scolaires (CGS) ne produisent pas de rapport sur l'utilisation des fonds d'Appui direct à l'amélioration des rendements scolaires (Adars).

Afin de corriger ces dysfonctionnements, l'équipe de vérification a formulé des recommandations dont la mise en œuvre diligente permettra de lever ou d'atténuer les lacunes constatées.

Ainsi, au maire de la Commune urbaine de Karan, il a été recommandé de veiller au respect des modalités de clôture et d'arrêt les registres d'état civil conformément à la réglementation ; d'effectuer les contrôles et vérifications sur place et sur pièces des régies de la Commune, de veiller à la tenue des documents de la comptabilité-matières, d'initier la procédure       de nomination du comptable-matières conformément à la réglementation en vigueur, de créer les régies de recettes et d'avances conformément à la réglementation en vigueur, d'informer systématiquement les soumissionnaires non retenus des motifs du rejet de leur offre conformément à la réglementation, de veiller à l'archivage des dossiers des marchés publics, de veiller au respect des modalités de règlement des marchés exécutés, de soumettre à l'approbation de la DRMP-DSP de Koulikoro les dossiers de consultation, les rapports d'analyse comparative et les PV des séances plénières, de veiller à la prestation de serment des Régisseurs de recettes et d'avances de la Commune et de veiller à la production par les CGS des rapports semestriels et annuels sur l'utilisation des fonds Adars mis à disposition. La mission a demandé au receveur-percepteur de Kangaba de procéder au moins une fois par an au contrôle sur place et sur pièces des régies d'avances et de recettes de la Commune.

Le 1er adjoint au maire chargé de l'état civil doit procéder à la clôture et l'arrêt des registres d'actes d'état civil conformément à la réglementation en vigueur.

Le secrétaire général de la Commune urbaine de Karan doit tenir les documents de la comptabilité-matières conformément aux dispositions du manuel des procédures des Communes du Mali et procéder à l'archivage des dossiers des marchés publics.

Les Régisseurs de recettes et d'avances de la Commune urbaine de Karan doivent prêter serment conformément à la réglementation en vigueur.

Les présidents des CGS doivent produire régulièrement les rapports semestriels et annuels sur l'utilisation des fonds Adars mis à disposition, en dépit des pièces justificatives des dépenses. Le directeur régional du budget de Koulikoro et le régisseur des dépenses de la CUK doivent exiger des présidents des CGS la production régulière des rapports d'exécution des fonds Adars mis à disposition. Le directeur du Centre d'animation pédagogique de Kangaba doit exiger des présidents des CGS la production régulière des rapports semestriels et annuels sur l'utilisation des fonds Adars mis à disposition.

<strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d'un montant total de 9 252 642 F CFA. Elles portent sur le paiement de travaux et d'équipements non conformes ordonné par le maire, le paiement des dépenses d'achat de matériaux et équipements non fournis et de travaux non exécutés, la passation irrégulière de marché de prestation intellectuelle et la non-application de pénalités de retard sur des marchés exécutés. Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Procureur de la République chargé du Pôle national économique et financier et transmis au président de la Section des comptes de la Cour Suprême.

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<title>Pour services  rendus à la nation :  Le Vérificateur Général élevé au grade de Commandeur</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/pour-services-rendus-a-la-nation-le-verificateur-general-eleve-au-grade-de-commandeur-3052220.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/pour-services-rendus-a-la-nation-le-verificateur-general-eleve-au-grade-de-commandeur-3052220.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 03 Feb 2024 01:40:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Président de la Transition, Chef de l'Etat, le Colonel Assimi Goïta, Grand Maître des Ordres Nationaux, a élevé le Vérificateur Général Samba Alhamdou Baby au grade de Commandeur de l'Ordre National du Mali. C'était lors d'une cérémonie solennelle au palais présidentiel à Koulouba ayant concerné 28 récipiendaires. Cette distinction honorifique consacre des efforts de plusieurs décennies au service de l'Etat malien.

S'adressant aux récipiendaires, le Général Amadou Sangafourou Guèye, Grand Chancelier des Ordres Nationaux, a dit que <em>"vous faites partie d'une élite, non pas par condescendance, mais par le mérite, le don de soi, le patriotisme avéré fondé sur le dépassement de soi, car, pour vous, le Mali est au-dessus de tout. (…) Ce que vous donnez en viatique à vos compatriotes, c'est beaucoup d'honneur et de dignité"</em>.

Pour le représentant des récipiendaires, Moussa Alassane Diallo, cette médaille est la récompense des mérites de l'engament à la nation d'hommes et de femmes qui ont pour modèle le Chef de l'Etat pour son engagement patriotique dans beaucoup de nobles combats dont la lutte contre la corruption.

A sa sortie d'audience, le Vérificateur Général s'est dit profondément ému par l'honneur que les plus hautes autorités ont fait à sa modeste personne en l'élevant au grade de Commandeur de l'Ordre National du Mali et les a remerciées pour leur engagement aux côtés du BVG dans a lutte contre la corruption et la délinquance financière.

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</item>

<item>
<title>Gestion de la commune rurale de Kambila : Des irrégularités financières s&amp;apos;élevant à 35 841 887 FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-la-commune-rurale-de-kambila-des-irregularites-financieres-selevant-a-35-841-887-fcfa-3052214.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-la-commune-rurale-de-kambila-des-irregularites-financieres-selevant-a-35-841-887-fcfa-3052214.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 03 Feb 2024 01:33:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui la Résistance</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La présente vérification financière a pour objet la gestion de la Commune rurale de Kambila (CRK) au titre des exercices 2020, 2021, 2022 et 2023 (au 30 juin). Elle a pour objectif de s'assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes des organes délibérant et exécutif de la Commune. Les travaux de vérification ont porté sur la mobilisation des recettes et leur reversement, l'exécution des dépenses, la gouvernance administrative, l'état civil, les affaires domaniales et foncières et la comptabilité-matières.</em></strong>

A la faveur de la réorganisation administrative notamment par la loi n°2023-007 du 13 mars 2023, portant création des collectivités territoriales en République du Mali, Kambila est l'une des 37 communes qui composent le cercle de Kati. D'une superficie de 429,25 km2 et située sur la RN3, la CRK est composée de 15 villages et des hameaux. Les villages sont : Kambila (chef-lieu de la Commune), Fanafiècoro, Fanafiècoura, Bemasso, Sonikegny, Noumoubougou-Sidiè, Sicorobougou, Diénebougou-Safo, Tiénéguébougou, Konobougou, N'tonimba, M'Pièbougou, Macono, Ouadougou-Sicoro, N'Gorogodji. Les hameaux sont : Diawanébougou, Choninkoro, Sébénicoro, Danielbougou, Falenbougou, Ouolokoro, Massamabougou, Torodo et Kabaro.

Rappelons que cette mission s'est déroulée dans le cadre de l'accord entre le BVG et le Projet de déploiement de ressources de l'Etat pour l'amélioration des services et la riposte locale à la Covid-19 (Pdreas). Elle a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong>Irrégularités administratives :</strong>

Au nombre des dysfonctionnements de contrôle interne, il est à signaler le défaut d'inspection de la Commune par le Représentant de l'Etat, l'absence de contrôle des régies par l'ordonnateur et le comptable assignataire ; la non-tenue des conseils de village, de fraction ou de quartier et la non-organisation du débat public ; l'absence de formalisation de la saisine des commissions de travail ; l'absence d'un système d'archivage efficace ; la non-tenue des documents administratifs obligatoires ; la non-tenue des documents de la comptabilité-matières et l'absence de comptable-matières ; le non-respect des modalités de création des régies ; le défaut de prestation de serment des régisseurs ; le non-respect des délais de reversement des recettes encaissées ; la non-information des fournisseurs non retenus ; la collecte des recettes par des agents non habilités ; l'utilisation de registres non réglementaires ; la non-fixation des taux des impôts, taxes et redevances par délibération.

Afin de corriger ces dysfonctionnements, l'équipe de vérification a formulé des recommandations. Elle a ainsi recommandé au préfet du cercle de Kati de procéder à l'inspection périodique de la Commune rurale de Kambila ; au receveur-percepteur de Kati de procéder, au moins une fois par an, au contrôle et vérification sur place et sur pièces des régies d'avances et de recettes ;  au maire de la Commune rurale de Kambila de procéder au contrôle et vérification sur place et sur pièces des régies d'avances et de recettes, d'organiser les consultations des conseils de village et les débats publics conformément à la réglementation en vigueur, de saisir formellement les commissions de travail sur les préoccupations importantes de la Commune et veiller à leur fonctionnement, de mettre en place un système d'archivages et de veiller à la bonne conservation des archives communales, de veiller à la tenue des documents administratifs obligatoires, d'initier la nomination d'un comptable-matières conformément à la réglementation en vigueur, de créer les régies de recettes et d'avances conformément à la réglementation en vigueur,  d'informer les soumissionnaires non retenus conformément aux textes en vigueur,  de s'assurer de la perception des recettes de la Commune rurale de Kambila par le régisseur de recettes conformément aux textes en vigueur, de veiller à l'utilisation des registres d'actes d'état civil réglementaires, de veiller à ce que le Conseil communal délibère chaque année avant la session budgétaire sur les taux des impôts et taxes communaux, et des redevances conformément à la réglementation en vigueur.

La mission a aussi recommandé au secrétaire général de tenir l'ensemble des documents administratifs obligatoires, d'assurer cumulativement les fonctions de Comptable-matières et tenir les documents de la comptabilité-matières.

Les régisseurs doivent prêter serment conformément à la réglementation en vigueur. Enfin, au régisseur de recettes de procéder au reversement des recettes encaissées dans les délais réglementaires, percevoir l'ensemble des recettes de la commune conformément aux textes en vigueur.

<strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d'un montant total de 35 841 887 F CFA. Elles ont trait au non-recouvrement des frais d'édilité au titre de la purge des droits coutumiers pour un montant total de 29 920 000 F CFA, au non-recouvrement des redevances de location et de gestion déléguée du parc à bétail pour un montant total de 5 400 000 F CFA, au non-recouvrement des droits de patente sur des marchés publics pour un montant total de 521 887 F CFA.

Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au procureur de la République chargé du Pôle national économique et financier et transmis au président de la Section des comptes de la Cour suprême. Le BVG a également saisi le directeur général des impôts relativement au non-recouvrement des droits de patente sur des marchés publics. <strong>                                           Source BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion de la commune urbaine de Karan :  Des irrégularités administratives et financières relevées dans la gestion de la Commune urbaine de Karan</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-la-commune-urbaine-de-karan-des-irregularites-administratives-et-financieres-relevees-dans-la-gestion-de-la-commune-urbaine-de-karan-3052066.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-la-commune-urbaine-de-karan-des-irregularites-administratives-et-financieres-relevees-dans-la-gestion-de-la-commune-urbaine-de-karan-3052066.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/08/Samba-A-Baby-verificateur.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 01 Feb 2024 01:20:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La présente vérification financière a pour objet la gestion de la Commune urbaine de Karan (CUK) au titre des exercices 2020, 2021 et 2022. Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes des organes délibérant et exécutif de la Commune. Les travaux de vérification ont porté sur la mobilisation des recettes et leur reversement, l’exécution des dépenses, la gouvernance administrative, l’état civil et la comptabilité-matières.</em></strong>

À titre de rappel, à la faveur de la réorganisation administrative et territoriale opérée notamment par la Loi n°2023-007 du 13 mars 2023, portant création des Collectivités territoriales en République du Mali, Karan est l’une des huit (8) Communes qui composent le Cercle de Kangaba.

Elle est également la seule Commune urbaine dudit Cercle. La CUK, sur la base de son PDESC 2023-2027, est composée du seul village de Karan et de plusieurs hameaux répartis entre quatre (4) secteurs que sont : Faragué (10 hameaux), Bafé (15 hameaux), Landi (29 hameaux) et Karan-centre (10 hameaux).

Rappelons que cette mission s’est déroulée dans le cadre de l’Accord entre le BVG et le Projet de déploiement de ressources de l’Etat pour l’amélioration des services et la riposte locale à la COVID-19 (PDREAS). Elle a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

Au nombre des dysfonctionnements de contrôle interne, il a été constaté que la CUK ne respecte pas des modalités de clôture et d’arrêt des registres d’actes d’état civil, le Maire de la CUK et le Receveur-percepteur de Kangaba n’effectuent pas de contrôle sur les régies d’avances et de recettes, la CUK ne respecte pas les modalités de constitution des Commissions de travail, la CUK ne tient pas de comptabilité-matières, la CUK n’a pas respecté les modalités de création des régies de recettes et d’avances, la CUK n’informe pas les soumissionnaires non retenus des motifs du rejet de leurs offres lors des appels à concurrence.

La CUK ne procède pas à l’archivage des dossiers de marchés publics, le Maire de la CUK n’a pas respecté les modalités de règlement d’un marché de travaux, la CUK ne soumet pas à l’approbation de la Direction régionale des marchés publics et des délégations de service public (DRMP-DSP) de Koulikoro les dossiers de demande de renseignement et de prix à compétition restreinte (DRPR) et les procès-verbaux (PV) de sélection ; les Régisseurs de recettes et d’avances n’ont ni constitué leur cautionnement ni prêté serment et les Comités de gestion scolaires (CGS)  ne produisent pas de rapport sur l’utilisation des fonds d’appui direct à l’amélioration des rendements scolaires (ADARS).

Afin de corriger ces dysfonctionnements, l’équipe de vérification a formulé des recommandations dont la mise en œuvre diligente permettra de lever ou d’atténuer les lacunes constatées.

Ainsi, au Maire de la Commune urbaine de Karan, il a été recommandé de veiller au respect des modalités de clôture et d’arrêt des registres d’état civil conformément à la réglementation ; d’effectuer les contrôles et vérifications sur place et sur pièces des régies de la Commune, de veiller à la tenue des documents de la comptabilité-matières, d’initier la procédure de nomination du Comptable-matières conformément à la réglementation en vigueur, de créer les régies de recettes et d’avances conformément à la réglementation en vigueur, d’informer systématiquement les soumissionnaires non retenus des motifs du rejet de leur offre conformément à la réglementation.

De veiller à l’archivage des dossiers des marchés publics, de veiller au respect des modalités de règlement des marchés exécutés, de soumettre à l’approbation de la DRMP-DSP de Koulikoro les dossiers de consultation, les rapports d’analyse comparative et les PV des séances plénières, de veiller à la prestation de serment des Régisseurs de recettes et d’avances de la Commune et de veiller à la production par les CGS des rapports semestriels et annuels sur l’utilisation des fonds ADARS mis à disposition. La mission a demandé au Receveur-percepteur de Kangaba de procéder au moins une fois par an au contrôle sur place et sur pièces des régies d’avances et de recettes de la Commune.

Le 1er Adjoint au Maire chargé de l’Etat civil doit procéder à la clôture et l’arrêt des registres d’actes d’état civil conformément à la réglementation en vigueur.  Le Secrétaire général de la Commune urbaine de Karan doit tenir les documents de la comptabilité-matières conformément aux dispositions du manuel des procédures des Communes du Mali et procéder à l’archivage des dossiers des marchés publics.

Les Régisseurs de recettes et d’avances de la Commune urbaine de Karan doivent prêter serment conformément à la réglementation en vigueur. Les Présidents des CGS doivent produire régulièrement les rapports semestriels et annuels sur l’utilisation des fonds ADARS mis à disposition, en dépit des pièces justificatives des dépenses.

Le Directeur régional du Budget de Koulikoro et le Régisseur des dépenses de la CUK doivent exiger des Présidents des CGS la production régulière des rapports d’exécution des fonds ADARS mis à disposition. Le Directeur du Centre d’animation pédagogique de Kangaba doit exiger des Présidents des CGS la production régulière des rapports semestriels et annuels sur l’utilisation des fonds ADARS mis à disposition.

<strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 9 252 642 FCFA. Elles portent sur le paiement de travaux et d’équipements non conformes ordonné par le Maire, le paiement des dépenses d’achat de matériaux et équipements non fournis et de travaux non exécutés, la passation irrégulière de marché de prestation intellectuelle et la non-application de pénalités de retard sur des marchés exécutés.

Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Procureur de la République chargé du Pôle national économique et financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour suprême.

<strong>CCOM/BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Commune Rurale de Kambila :  Un trou de plus de 35 millions FCFA dans la gestion du Maire Georges Kané et sa bande</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/commune-rurale-de-kambila-un-trou-de-plus-de-35-millions-fcfa-dans-la-gestion-du-maire-georges-kane-et-sa-bande-3051907.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/commune-rurale-de-kambila-un-trou-de-plus-de-35-millions-fcfa-dans-la-gestion-du-maire-georges-kane-et-sa-bande-3051907.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/01/Kambila.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 31 Jan 2024 09:53:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La vérification financière de la Commune Rurale de Kambila (CRK) au titre des exercices 2020, 2021, 2022 et 2023 (au 30 juin) a eu pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes des organes délibérant et exécutif de la Commune. </strong>

L’audit du Bureau du Vérificateur Général (BVG)  a porté sur la mobilisation des recettes et leur reversement, l’exécution des dépenses, la gouvernance administrative, l’état civil, les affaires domaniales et foncières et la comptabilité-matières.

A la faveur de la réorganisation administrative notamment par la Loi n°2023-007 du 13 mars 2023, portant création des Collectivités Territoriales en République du Mali, Kambila est l’une des 37 Communes qui composent le Cercle de Kati. D'une superficie de 429,25 km<sup>2</sup> et située sur la RN3, la CRK est composée de 15 villages et des hameaux. Les villages sont : Kambila (Chef-lieu de la Commune), Fanafiècoro, Fanafiècoura, Bemasso, Sonikegny, Noumoubougou-Sidiè, Sicorobougou, Diénebougou-safo, Tiénéguébougou, Konobougou, N’tonimba, M’Pièbougou, Macono, Ouadougou-Sicoro, N’Gorogodji. Les hameaux sont : Diawanébougou, Choninkoro, Sebenikoro, Danielbougou, Falenbougou, Ouolokoro, Massamabougou,Torodo et Kabaro.

Rappelons que cette mission s’est déroulée dans le cadre de l’Accord entre le BVG et le Projet de Déploiement de Ressources de l’Etat pour l’Amélioration des Services et la Riposte Locale à la COVID-19 (PDREAS). Elle a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong>Irrégularités administratives </strong>

Au nombre des dysfonctionnements de contrôle interne, il est à signaler le défaut d’inspection de la commune par le Représentant de l’Etat, l’absence de contrôle des régies par l’Ordonnateur et le Comptable assignataire ; la non-tenue des conseils de village, de fraction ou de quartier et la non-organisation du débat public ; l'absence de formalisation de la saisine des commissions de travail ; l’absence d’un système d'archivage efficace ; la non-tenue des documents administratifs obligatoires ; la non-tenue des documents de la comptabilité-matières et l’absence de Comptable-matières ; le non-respect des modalités de création des régies ; le défaut de prestation de serment des Régisseurs ; le non-respect des délais de reversement des recettes encaissées ; la non-information des fournisseurs non retenus ; la collecte des recettes par des agents non habilités ; l’utilisation de registres non réglementaires ; la non-fixation des taux des impôts, taxes et redevances par délibération.

Afin de corriger ces dysfonctionnements, l’équipe de vérification a formulé des recommandations.

Elle a ainsi recommandé au Préfet du Cercle de Kati de procéder à l’inspection périodique de la Commune Rurale de Kambila ; au Receveur-Percepteur de Kati de procéder, au moins une fois par an, au contrôle et vérification sur place et sur pièces des régies d’avances et de recettes ;  au Maire Georges Kané de la Commune Rurale de Kambila de procéder au contrôle et vérification sur place et sur pièces des régies d’avances et de recettes, d’organiser les consultations des conseils de village et les débats publics conformément à la réglementation en vigueur, de saisir formellement les commissions de travail sur les préoccupations importantes de la Commune et veiller à leur fonctionnement, de mettre en place un système d’archivages et de veiller à la bonne conservation des archives communales, de veiller à la tenue des documents administratifs obligatoires, d’initier la nomination d’un comptable-matières conformément à la réglementation en vigueur, de créer les régies de recettes et d’avances conformément à la réglementation en vigueur,  d’informer les soumissionnaires non retenus conformément aux textes en vigueur,  de s’assurer de la perception des recettes de la Commune Rurale de Kambila par le Régisseur de recettes conformément aux textes en vigueur, de veiller à l’utilisation des registres d’actes d’état civil réglementaires, de veiller à ce que le Conseil Communal délibère chaque année avant la session budgétaire sur les taux des impôts et taxes communaux, et des redevances conformément à la réglementation en vigueur.

La mission a aussi recommandé au Secrétaire général de tenir l’ensemble des documents administratifs obligatoires, d’assurer cumulativement les fonctions de Comptable-matières et tenir les documents de la comptabilité-matières.

Les Régisseurs doivent prêter serment conformément à la réglementation en vigueur.

Enfin, au Régisseur de recettes de procéder au reversement des recettes encaissées dans les délais réglementaires, percevoir l’ensemble des recettes de la commune conformément aux textes en vigueur.

<strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 35 841 887 FCFA. Elles ont trait au non-recouvrement des frais d’édilité au titre de la purge des droits coutumiers pour un montant total de 29 920 000 FCFA, au non-recouvrement des redevances de location et de gestion déléguée du parc à bétail pour un montant total de 5 400 000 FCFA, au non-recouvrement des droits de patente sur des marchés publics pour un montant total de 521 887 FCFA.

Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Procureur de la République chargé du Pôle National Economique et Financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême. Le BVG a également saisi le Directeur Général des Impôts relativement au non-recouvrement des droits de patente sur des marchés publics.

<strong>Arouna Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification de la CREE :   Des performances peu satisfaisantes</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-de-la-cree-des-performances-peu-satisfaisantes-3051901.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-de-la-cree-des-performances-peu-satisfaisantes-3051901.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/verificateur-general.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 31 Jan 2024 09:49:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La présente vérification de performance porte sur la gestion de la Commission de régulation de l’énergie et de l’eau (CREE) pour la période du 1er janvier 2019 au 31 décembre 2022. Elle a pour objectif d’évaluer la mesure dans laquelle les mécanismes et procédures mis en place par la CREE permettent une régulation efficace du secteur de l’électricité et du service public de l’eau potable à la satisfaction des usagers. Les travaux de vérification ont porté sur les rôles et responsabilités des acteurs impliqués dans la gestion de la CREE, l’élaboration et la mise en œuvre des instruments de régulation, les activités de contrôle, la défense des intérêts des usagers et la redevance de régulation.

Les paragraphes qui suivent présentent les principales constatations de la vérification, lesquelles sont accompagnées de recommandations formulées pour corriger les lacunes identifiées.

<strong>Rôles et responsabilités des acteurs impliqués dans la gestion des activités de la CREE </strong>

La mission a constaté que le ministre en charge de l’Energie et de l’Eau n’a pas mis en place une procédure efficace de recrutement des membres du conseil de la CREE, le président de la CREE n’assure pas le fonctionnement efficace du conseil, le contrôle des comptes de la CREE n’est pas efficace, la CREE ne dispose pas de système adéquat de pilotage stratégique et opérationnel et qu’elle n’a pas rendu opérationnels les services techniques du secrétariat exécutif.

Il a été recommandé aux différents acteurs de mettre en place les mécanismes permettant de corriger ces faiblesses.

<strong>Elaboration et mise en œuvre des instruments de régulation </strong>

La mission a constaté que l’économiste et l’analyste financier junior de la CREE ne maîtrisent pas totalement le logiciel de simulation tarifaire et la CREE ne procède à la révision des tarifs pour assurer l’équilibre du secteur de l’eau.

La mission a recommandé au président de la CREE de veiller à l’appropriation des instruments de régulation par le personnel technique du secrétariat exécutif ; procéder, avec l’ensemble des parties prenantes, à la révision des tarifs pour un meilleur équilibre du secteur de l’électricité et de procéder, avec l’ensemble des parties prenantes, à la révision des tarifs pour un meilleur équilibre du secteur de l’eau.

<strong>Activités de contrôle </strong>

Il a été constaté que la CREE n’a pas fixé les ratios de gestion technique et financière spécifique du secteur de l’eau, qu’elle n’a ni institué un système formel et efficace de contrôle des opérateurs ni institué un mécanisme structuré et efficace de traitement technique des dossiers. La procédure d’attribution des contrats de concession n’est ni économique ni efficace ; le contrôle des contrats des opérateurs est inopérant et la CREE produit des rapports annuels qui n’informent pas sur les performances des opérateurs et du secteur.

Il a été recommandé au président de la CREE de prendre les mesures nécessaires pour corriger ces faiblesses.

Au secrétaire exécutif de la Commission de régulation de l’électricité et de l’eau, il a été demandé de produire des rapports annuels conformes à la réglementation en vigueur.

<strong>Défense des intérêts des usagers </strong>

La mission a constaté que le traitement des réclamations des usagers, mis en place par la CREE, n’est ni conforme ni efficient.

La mission a recommandé au secrétaire exécutif de la Commission de régulation de l’électricité et de l’eau de respecter la réglementation en vigueur en matière de traitement des plaintes des usagers des secteurs de l’électricité et de l’eau et de réaliser les enquêtes de satisfaction des usagers et veiller à la mise en œuvre de leurs recommandations.

<strong>Redevance de régulation </strong>

La mission a constaté que les opérateurs du secteur de l’électricité ne s’acquittent pas de la totalité de la redevance de régulation.

C’est pourquoi la mission a recommandé au directeur général de l'Energie du Mali - société anonyme de procéder au paiement intégral de la redevance de régulation conformément à la réglementation en vigueur. Au directeur général d’Akuo Energy Mali, de procéder au paiement intégral de la redevance de régulation conformément à la réglementation en vigueur.

En somme, la gestion actuelle de la CREE est plus axée sur les salaires du personnel que sur ses performances et celles des opérateurs et du secteur. Il apparaît alors nécessaire que la CREE œuvre davantage à l’équilibre des secteurs de l’électricité et de l’eau, gage d’un fonctionnement pérenne et d’atteinte des objectifs de la CREE.

<strong>Source</strong>

<strong><em>Cellule de communication BVG</em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion du cadastre minier par la Direction Nationale de la Géologie et des Mines :  Qu’en est&#45;il du trou des 2,827 milliards de FCFA ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-du-cadastre-minier-par-la-direction-nationale-de-la-geologie-et-des-mines-quen-est-il-du-trou-des-2827-milliards-de-fcfa-3051613.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-du-cadastre-minier-par-la-direction-nationale-de-la-geologie-et-des-mines-quen-est-il-du-trou-des-2827-milliards-de-fcfa-3051613.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/09/verificateur-genral.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 29 Jan 2024 12:27:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Sursaut</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le montant total des irrégularités financières, à la gestion du Cadastre minier par le Direction Nationale de la Géologie et des Mines,</em></strong><em> <strong>s’élève à 2,827 milliards de FCFA avec des irrégularités administratives. Ces informations sont tirées du Rapport annuel 2022 du Vérificateur Général au titre des exercices 2018, 2019, 2020 et 2021 (31 août). Depuis lors, personne ne sait la suite réservée à cette situation. A-t-elle été réglée à la ‘’Malienne’’ ?</strong></em>

Dans ce Rapport, il est décelé des manquements financiers ainsi qu’administratifs dans la gestion du cadastre minier dirigé par la Direction Nationale de la Géologie et des Mines (DNGM). En effet, s’agissant des irrégularités administratives, selon le BVG, le Ministre chargé des Mines a irrégulièrement ouvert un compte bancaire, en plus, d’ouverture d’un compte bancaire en lieu et place du compte d’affectation spéciale du Trésor, pour la gestion du Fonds de financement de la recherche, de la formation et de la promotion des activités minières.

Aussi, que ledit compte est sous la co-signature du Directeur des Finances et du Matériel du Ministère chargé des Mines et du Directeur National de la Géologie et des Mines alors que le Comptable assignataire du fonds est le Payeur Général du Trésor. Ce faisant, les recettes collectées sont versées sur ce compte bancaire.

La Direction Nationale de la Géologie et des Mines (DNGM), déclare-t-il, liquide irrégulièrement les droits et les taxes sur la plus ou moins-value de cession des titres miniers et procède à la liquidation de la taxe sur la plus ou moins-value de cession des titres miniers en lieu et place des services des Domaines sans aucune délégation du Ministre de tutelle.

Que suite aux travaux de vérification, la Direction Nationale des Domaines (DND) a liquidé et recouvré 1,482 milliard de FCFA de taxe sur la plus-value de cession d’un titre minier. En outre, que la DNGM n’assure pas la surveillance régulière des activités de recherche, puis, n’a pris aucune disposition pour mettre fin aux activités d’exploitation illégales d’or de 2 sociétés qui se livrent à des activités d’exploitation d’or alors qu’elles ne sont titulaires que de permis de recherche. Sic !

<strong>Des irrégularités financières s’élevant  à 2,827 milliards de FCFA</strong>

A la lumière de ce Rapport, le montant total des manquements financiers est de 2,827 milliards de FCFA. En effet, que le Directeur National de la Géologie et des Mines n’a pas exigé des sociétés minières le paiement compensatoire des déficits d’investissement. Aussi, sa non-exigence aux 32 sociétés titulaires de titres miniers dont les investissements n’atteignaient pas les minimas des programmes annuels d’investissement prévus dans leurs conventions d’établissement, le paiement compensatoire du déficit dû à l’Etat. Cette ardoise en termes des déficits d’investissement s’élève à 2,827 milliards de FCFA.

En plus du fait que des titulaires de permis de recherche procèdent illégalement à l’exploitation de l’or, 2 autres sociétés minières se livrent à des activités d’exploitation d’or alors qu’elles ne disposent que de permis de recherche. D’ailleurs, que les visites de sites ont révélé l’utilisation de matériels et équipements d’exploitation d’or par lesdites sociétés à Bérila dans le Cercle de Bougouni et à Koulaka dans le Cercle de Kangaba.

Certes il y’a eu l’adoption d’un nouveau code minier, mais l’on ne sait pas la suite réservée à ce rapport du BVG. A – t - il été gardé dans les tiroirs en attendant de voir le degré d’engagement des protagonistes dans leur soutien au processus de la transition ? Allez-y le savoir !

<strong>Mariam Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification de performance de la gestion de la commission de régulation de l’électricité et de l’eau  (CREE)</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-de-performance-de-la-gestion-de-la-commission-de-regulation-de-lelectricite-et-de-leau-cree-3051526.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-de-performance-de-la-gestion-de-la-commission-de-regulation-de-lelectricite-et-de-leau-cree-3051526.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 29 Jan 2024 08:46:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le BVG trouve les performances de la CREE peu satisfaisantes</strong>

<strong>La présente vérification de performance porte sur la gestion de la Commission de Régulation de l’Électricité et de l’Eau (CREE) pour la période du 1<sup>er</sup> janvier 2019 au 31 décembre 2022. Elle a pour objectif d’évaluer la mesure dans laquelle les mécanismes et procédures mis en place par la CREE permettent une régulation efficace du secteur de l’électricité et du service public de l’eau potable à la satisfaction des usagers. Les travaux de vérification ont porté sur les rôles et responsabilités des acteurs impliqués dans la gestion de la CREE, l’élaboration et la mise en œuvre des instruments de régulation, les activités de contrôle, la défense des intérêts des usagers et la redevance de régulation.</strong>

Les paragraphes qui suivent présentent les principales constatations de la vérification, lesquelles sont accompagnées de recommandations formulées pour corriger les lacunes identifiées.

<strong>Rôles et responsabilités des acteurs impliqués dans la gestion des activités de la CREE</strong>

La mission a constaté que le Ministre en charge de l’Énergie et de l’Eau n’a pas mis en place une procédure efficace de recrutement des membres du Conseil de la CREE, le Président de la CREE n’assure pas le fonctionnement efficace du conseil, le Contrôle des comptes de la CREE n’est pas efficace, la CREE ne dispose pas de système adéquat de pilotage stratégique et opérationnel et qu’elle n’a pas rendu opérationnels les services techniques du Secrétariat Exécutif.

Il a été recommandé aux différents acteurs de mettre en place les mécanismes permettant de corriger ces faiblesses.

<strong>Élaboration et mise en œuvre des instruments de régulation</strong>

La mission a constaté que l’économiste et l’analyste financier junior de la Commission de Régulation de l’Électricité et de l’Eau (CREE) ne maîtrisent pas totalement le logiciel de simulation tarifaire et la CREE ne procède à la révision des tarifs pour assurer l’équilibre du secteur de l’eau.

La mission a recommandé au Président de la CREE de veiller à l’appropriation des instruments de régulation par le personnel technique du Secrétariat Exécutif; procéder, avec l’ensemble des parties prenantes, à la révision des tarifs pour un meilleur équilibre du secteur de l’électricité et de procéder, avec l’ensemble des parties prenantes, à la révision des tarifs pour un meilleur équilibre du secteur de l’eau.

<strong>Activités de contrôle</strong>

Il a été constaté que la CREE n’a pas fixé les ratios de gestion technique et financière spécifique du secteur de l’eau, qu’elle n’a ni institué un système formel et efficace de contrôle des opérateurs ni institué un mécanisme structuré et efficace de traitement technique des dossiers. La procédure d’attribution des contrats de concession n’est ni économique ni efficace; le contrôle des contrats des opérateurs est inopérant et la CREE produit des rapports annuels qui n’informent pas sur les performances des opérateurs et du secteur.

Il a été recommandé au Président de la CREE de prendre les mesures nécessaires pour corriger ces faiblesses.

Au Secrétaire Exécutif de la Commission de Régulation de l’Électricité et de l’Eau (CREE), il a été demandé de produire des rapports annuels conformes à la réglementation en vigueur.

<strong>Défense des intérêts des usagers</strong>

La mission a constaté que le traitement des réclamations des usagers, mis en place par la Commission de Régulation de l’Électricité et de l’Eau, n’est ni conforme ni efficient.

La mission a recommandé au Secrétaire Exécutif de la Commission de Régulation de l’Électricité et de l’Eau de respecter la réglementation en vigueur en matière de traitement des plaintes des usagers des secteurs de l’électricité et de l’eau et de réaliser les enquêtes de satisfaction des usagers et veiller à la mise en œuvre de leurs recommandations.

<strong>Redevance de régulation</strong>

La mission a constaté que les opérateurs du secteur de l’électricité ne s’acquittent pas de la totalité de la redevance de régulation.

C’est pourquoi la mission a recommandé au Directeur Général De l'Énergie du Mali -Société Anonyme de procéder au paiement intégral de la redevance de régulation conformément à la réglementation en vigueur.

Au Directeur Général de Akuo Energy Mali, de procéder au paiement intégral de la redevance de régulation conformément à la réglementation en vigueur.

En somme, la gestion actuelle de la CREE est plus axée sur les salaires du personnel que sur ses performances et celles des opérateurs et du secteur. Il apparaît alors nécessaire que la CREE œuvre davantage à l’équilibre des secteurs de l’électricité et de l’eau, gage d’un fonctionnement pérenne et d’atteinte des objectifs de la Commission de Régulation de l’Électricité et de l’Eau (CREE).

<strong>Ibrahim DIALLO, CCOM/BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bureau du vérificateur général : 20 ans de contribution pertinente à la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/bureau-du-verificateur-general-20-ans-de-contribution-pertinente-a-la-lutte-contre-la-corruption-et-la-delinquance-economique-et-financiere-3051267.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/bureau-du-verificateur-general-20-ans-de-contribution-pertinente-a-la-lutte-contre-la-corruption-et-la-delinquance-economique-et-financiere-3051267.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/11/Colonel-Assimi-GOITA-verificateur8.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 27 Jan 2024 01:24:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Plus de 8 milliards de F CFA à titre de régularisation </strong><strong>par les entités lors des missions de vérification</strong>

<strong><em>A l'occasion des 20 ans d'activités du Bureau du Vérificateur général (BVG), le Vérificateur général, Samba Alhamdou Baby a accordé aux médias, en novembre dernier, une interview dans laquelle il a rappelé quelques résultats atteints à mi-parcours de son mandat. A cette occasion, il s'est appesanti sur les relations cordiales de collaboration entre le BVG et les autorités judiciaires, les acteurs de la société civile, l'administration en général et les entités vérifiées en particulier. </em></strong>

Convaincu que <strong><em>"la corruption est un fléau social qui gangrène l'économie de notre pays et sclérose son développement"</em></strong>, Samba A. Baby a vigoureusement contribué à la lutte contre le phénomène engagé par les plus hautes autorités de notre pays. Ainsi, plusieurs services publics ont accordé une importance particulière à la mise en œuvre des recommandations. Aussi, ces vérifications ont-elles rencontré l'adhésion de certains gestionnaires qui se sont inscrits dans une dynamique de régularisation.

<strong>Dynamique de régularisation par les entités vérifiées au cours des missions de vérification</strong>

De 2018 à 2022, le BVG a organisé des missions de vérification au cours desquelles certaines entités ont effectué d'importantes régularisations. Ces régularisations au cours des missions de vérification sont le fruit d'un ensemble de facteurs au nombre desquels la bonne compréhension par les entités vérifiées des irrégularités financières et des recommandations formulées par le Bureau et leur volonté de les appliquer au quotidien pour une saine gestion des ressources publiques. Cette transformation qualitative de l'administration malienne est en partie due aux efforts de sensibilisation des entités vérifiées à l'application de bonnes pratiques de gestion.

<strong>Plus de 8 milliards de FCFA régularisés au cours des </strong><strong>missions du BVG</strong>

Inscrites dans l'atteinte d'objectifs de qualité et de performance et convaincues que ces irrégularités constatées par le BVG peuvent être immédiatement corrigées, des entités vérifiées ont consenti des efforts fort appréciables en effectuant des régularisations. Des avancées considérables ont été constatées au cours des années 2019, 2020, 2021 et 2022 dont le mérite revient à la direction administrative et financière de la Primature, aux départements ministériels en charge du Culte, du Développement rural, des Routes et de l'Habitat, à l'Autorité malienne de régulation des télécommunications, des technologies de l'information et de la communication et des postes (AMRTP), à l'Agence d'exécution des travaux d'entretien routier (Ageroute), à l'Office des produits agricoles du Mali (Opam), à l'Agence nationale de sécurité routière (Anaser), à la Société malienne de transmission et de diffusion (SMTD), au Conseil malien des transporteurs routiers (CMTR), aux Communes urbaines de Nioro et de Kita et à celles rurales de Pimperna, Pelengana et Zan Coulibaly, à l'Office du Niger, au Projet de reconstruction et de relance économique (PRRE), au Pari mutuel urbain (PMU-Mali) et au cadastre minier.<strong>  </strong>

<strong> Source BVG </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Suite à des missions de vérification :   Plus de 8 milliards de F Cfa recouvrés à titre de régularisation en quatre ans</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/suite-a-des-missions-de-verification-plus-de-8-milliards-de-f-cfa-recouvres-a-titre-de-regularisation-en-quatre-ans-3051008.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/suite-a-des-missions-de-verification-plus-de-8-milliards-de-f-cfa-recouvres-a-titre-de-regularisation-en-quatre-ans-3051008.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Samba-Alhamdou-Baby.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 25 Jan 2024 01:16:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>A l’occasion des 20 ans d’activités du Bureau du Vérificateur Général (BVG), le Vérificateur Général M. Samba Alhamdou Baby a accordé une interview aux médias en novembre dernier. Dans cet entretien, il a rappelé quelques résultats atteints à mi-parcours de son mandat. Il s’est également appesanti sur les relations cordiales de collaboration entre son Bureau et les autorités judiciaires, les acteurs de la société civile, l’Administration en général et les entités vérifiées en particulier. Il a également mis en exergue que plus de 8 milliards de F Cfa ont été recouvrés à titre de régularisation suite à des missions de vérification entre 2018 et 2022.</strong>

Convaincu que «<em>la corruption est un fléau social qui gangrène l’économie de notre pays et sclérose son développement</em>», le Bureau du Vérificateur général (BVG) a vigoureusement contribué à la lutte engagée contre le phénomène par les plus hautes autorités de notre pays. Ainsi, plusieurs services publics ont accordé une importance particulière à la mise en œuvre des recommandations ayant sanctionné les missions de vérification. Aussi, ces vérifications ont-elles rencontré l’adhésion de certains gestionnaires qui se sont inscrits dans une dynamique de régularisation.

Ainsi, de 2018 à 2022, le BVG a organisé des missions de vérification au cours desquelles certaines entités ont effectué d’importantes régularisations. Celles-ci (régularisations) sont le fruit d’un ensemble de facteurs au nombre desquels la bonne compréhension par les entités vérifiées et leur volonté d’appliquer les recommandations au quotidien pour «<em>une saine gestion des ressources publiques</em>». Selon le BVG, «<em>cette transformation qualitative de l’administration malienne est en partie due aux efforts de sensibilisation des entités vérifiées pour appliquer de bonnes pratiques de gestion</em>».

Ainsi, plus de 8 milliards de francs Cfa ont été régularisés au cours des missions du BVG. Inscrites dans l’atteinte d’objectifs de qualité et de performance et convaincues que ces irrégularités constatées par le BVG peuvent être immédiatement corrigées, des entités vérifiées ont consenti des efforts fort appréciables en effectuant des régularisations souhaitées. Des avancées considérables ont été ainsi constatées au cours des années 2019, 2020, 2021 et 2022. Et le mérite revient à la Direction administrative et financière (DAF) de la Primature, à certains départements ministériels ; à l’Autorité malienne de régulation des télécommunications, des technologies de l’information et de la communication et des Postes (AMRTP), à l’Agence d’exécution des travaux d’entretien routier (AGEROUTE), à l’Office des produits agricoles du Mali (OPAM), à l’Agence nationale de sécurité routière (ANASER), à la Société malienne de transmission et de diffusion (SMTD), au Conseil malien des transporteurs routiers (CMTR) ; aux Communes urbaines de Nioro et de Kita et à celles rurales de Pimperna, Pelengana et Zan Coulibaly ; à l’Office du Niger, au Projet de reconstruction et de relance économique (PRRE), au Pari mutuel urbain (PMU-Mali) et au cadastre minier.

La synthèse des régularisations par année en F Cfa donne (montant des remboursements) 6 599 725 885 en 2019, 128 139 515 en 2020, 44 489 766 en 2021 et 1 872 587 217 en 2022.

<strong>Naby</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification financière du bureau du vérificateur général (BVG) :  Des irrégularités administratives et financières constatées dans la gestion du Projet Multi&#45;Énergies pour la Résilience et la Gestion Intégrée des Terroirs</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-du-bureau-du-verificateur-general-bvg-des-irregularites-administratives-et-financieres-constatees-dans-la-gestion-du-projet-multi-energies-pour-la-resilience-et-la-gestion-3050630.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-du-bureau-du-verificateur-general-bvg-des-irregularites-administratives-et-financieres-constatees-dans-la-gestion-du-projet-multi-energies-pour-la-resilience-et-la-gestion-3050630.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 22 Jan 2024 07:57:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La présente vérification a pour objet la gestion du Projet Multi-Énergies pour la Résilience et la Gestion Intégrée des Terroirs (MERIT) au titre des exercices 2022 et 2023 (30 juin). Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de décaissement et de dépense ainsi que de l’effectivité des travaux exécutés par le Projet. Les travaux ont porté sur les plans de travail et de budget annuels; la passation, l’exécution et le règlement des marchés et des conventions; le processus de recrutement du personnel et la visite des réalisations physiques du Projet. Le montant total des dépenses exécutées au cours de la période sous revue s’élève à 3 536 592 170 FCFA.</strong>

Placé sous la tutelle du Ministère du Développement Rural, le MERIT est un projet qui intervient dans le domaine de l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, la réduction de la pauvreté et la résilience climatique. Ses principales activités portent sur la construction des biodigesteurs et l’appui à la culture des plantes fourragères.

Rappelons que l’Accord de financement du Projet a été signé le 13 mai 2020 pour une durée de six (06) ans. Le Projet couvre les Régions de Kayes, Kita, Koulikoro, Sikasso, Bougouni, Koutiala et Ségou. Il est cofinancé par le Fonds International de Développement Agricole (FIDA), le Fonds Environnemental Mondial (FEM) et le Gouvernement du Mali pour un montant total de 50,80 millions de dollars US, soit environ 29 milliards de FCFA. Il cible en priorité les petits exploitants (agriculteurs, éleveurs, agropasteurs), hommes, femmes et jeunes, considérés comme le groupe le plus vulnérable au changement climatique.

Les travaux de la présente vérification ont relevé des irrégularités administratives et financières.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

Les irrégularités administratives concernent la non-communication des plans prévisionnels de passation des marchés dans le délai, le non-respect des modalités de règlement des marchés et le non-respect des clauses de règlement des marchés.

Afin de corriger ces dysfonctionnements, l’équipe de vérification a formulé des recommandations dont la mise en œuvre diligente permettra de lever ou d’atténuer les lacunes constatées. Il a été ainsi recommandé au Coordinateur du Projet Multi-Énergies pour la Résilience et la Gestion Intégrée des Terroirs (MERIT) de communiquer les plans prévisionnels annuels de passation des marchés dans les délais requis; de respecter les modalités de règlement des marchés et de procéder au règlement conformément aux clauses des marchés.

<strong>Irrégularités financières</strong>

Le montant total des irrégularités financières s’élève à <strong>746 307 FCFA. </strong>Les irrégularités financières ont trait au non-respect des procédures de passation des marchés, à la non-application des pénalités de retard sur des marchés, aux achats fictifs, à la constitution irrégulière de commissions d’ouverture et d’évaluation des offres, à l’élimination irrégulière d’un candidat pour motif infondé.

Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la Loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Procureur de la République chargé du Pôle National Économique et Financier et transmis au président de la Section des Comptes de la Cour Suprême.

<strong>Ibrahim DIALLO, CCOM/BVG</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification de suivi des recommandations du BVG : L&amp;apos;Anac met en œuvre la presque totalité des recommandations applicables</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-de-suivi-des-recommandations-du-bvg-lanac-met-en-oeuvre-la-presque-totalite-des-recommandations-applicables-2-3050450.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-de-suivi-des-recommandations-du-bvg-lanac-met-en-oeuvre-la-presque-totalite-des-recommandations-applicables-2-3050450.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 20 Jan 2024 01:34:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme d'activités, le Bureau du Vérificateur général (BVG) a conduit une mission de vérification concernant le suivi des recommandations formulées par la mission de vérification financière de l'Agence nationale de l'aviation civile (Anac) effectuée en 2021. </em></strong>

Cette mission avait pour objectif de s'assurer que les recommandations formulées par la mission initiale ont été mises en œuvre et que les lacunes constatées ont été corrigées. Ladite mission de suivi couvre les exercices 2022 et 2023 (30 septembre). Le niveau de mise œuvre des recommandations est satisfaisant. Elle a abouti à des conclusions qui révèlent un résultat très satisfaisant avec un taux effectif de mise en œuvre des recommandations de 80 %. En effet, sur sept (7) recommandations formulées par la mission de vérification initiale en vue de corriger les lacunes constatées, quatre (4) sont entièrement mises en œuvre, une (1) recommandation est partiellement mise en œuvre, deux (2) recommandations sont sans objet.

<strong>Recommandations entièrement mises en œuvre :</strong>

Il ressort de la vérification que le ministre des Transports et des Infrastructures veille au respect de la durée du mandat des administrateurs. Ainsi, les travaux de la mission de suivi ont révélé que tous les membres du conseil d'administration de l'Anac sont en règle au regard de la durée de leur mandat. La mission de suivi a également révélé que le directeur général de l'Anac a pourvu le poste de l'auditeur interne et a adopté la charte d'audit interne. Elle a constaté, en outre, que le directeur général de l'Anac établit les procès-verbaux de sélection des candidats suite à des demandes de cotation.

Enfin, la mission de suivi a constaté que l'agent comptable respecte les règles de comptabilisation des provisions pour créances douteuses.

Recommandations partiellement mises en œuvre

La mission de suivi a constaté qu'une recommandation est partiellement mise en œuvre. Il s'agit de celle relative à la création formelle et à l'opérationnalisation de la Brigade des transports aériens (BTA) de l'Aéroport de Sikasso. Il apparaît qu'aucune mesure n'a été prise par le ministre de la Défense et des Anciens combattants pour son opérationnalisation après la prise de la décision de création de création de ladite brigade et de la finalisation des travaux de construction du bâtiment devant l'abriter.  Ainsi, les moyens humains, matériels et financiers nécessaires à son opérationnalisation n'ont pas été mis à la disposition de la BTA de Sikasso.

Recommandations non applicables

Une recommandation est classée non applicable lorsque les raisons qui lui ont donné lieu n'existent plus ou parce que la question a été remplacée par un nouveau processus ou programme. La mission de vérification de suivi a constaté que deux (2) recommandations issues de la vérification initiale sont non applicables.

La première concernait le fait que le conseil d'administration de l'Anac a accordé des avantages à son président. Quant à la seconde, elle était relative au fait que les agents de facturation de l'Anac à l'aéroport n'encaissent pas les recettes en lieu et place de la Régie.

<strong>Source BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion du projet Multi&#45;Energies pour la Résilience et la gestion Intégrée des Terroirs :  Des irrégularités administratives et financières constatées par le BVG</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-du-projet-multi-energies-pour-la-resilience-et-la-gestion-integree-des-terroirs-des-irregularites-administratives-et-financieres-constatees-par-le-bvg-3050448.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-du-projet-multi-energies-pour-la-resilience-et-la-gestion-integree-des-terroirs-des-irregularites-administratives-et-financieres-constatees-par-le-bvg-3050448.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 20 Jan 2024 01:32:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La présente vérification a pour objet la gestion du Projet Multi-Energies pour la Résilience et la gestion Intégrée des Terroirs (MERIT) au titre des exercices 2022 et 2023 (30 juin). Elle a pour objectif de s'assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de décaissement et de dépense ainsi que de l'effectivité des travaux exécutés par le Projet. Les travaux ont porté sur les plans de travail et de budget annuels ; la passation, l'exécution et le règlement des marchés et des conventions ; le processus de recrutement du personnel et la visite des réalisations physiques du Projet. Le montant total des dépenses exécutées au cours de la période sous revue s'élève à 3 536 592 170 FCFA.</em></strong>

Placé sous la tutelle du Ministère du Développement Rural, le MERIT est un projet qui intervient dans le domaine de l'amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, la réduction de la pauvreté et la résilience climatique. Ses principales activités portent sur la construction des biodigesteurs et l'appui à la culture des plantes fourragères.

Rappelons que l'accord de financement du Projet a été signé le 13 mai 2020 pour une durée de six (6) ans. Le Projet couvre les Régions de Kayes, Kita, Koulikoro, Sikasso, Bougouni, Koutiala et Ségou. Il est cofinancé par le Fonds International de Développement Agricole (FIDA), le Fonds Environnemental Mondial (FEM) et le Gouvernement du Mali pour un montant total de 50,80 millions de dollars US, soit environ 29 milliards de FCFA. Il cible en priorité les petits exploitants (agriculteurs, éleveurs, agropasteurs), hommes, femmes et jeunes, considérés comme le groupe le plus vulnérable au changement climatique. Les travaux de la présente vérification ont relevé des irrégularités administratives et financières.

<strong>Irrégularités administratives :</strong>

Les irrégularités administratives concernent la non-communication des plans prévisionnels de passation des marchés dans le délai, le non-respect des modalités de règlement des marchés et le non-respect des clauses de règlement des marchés.

Afin de corriger ces dysfonctionnements, l'équipe de vérification a formulé des recommandations dont la mise en œuvre diligente permettra de lever ou d'atténuer les lacunes constatées. Il a été ainsi recommandé au Coordinateur du Projet MERIT de communiquer les plans prévisionnels annuels de passation des marchés dans les délais requis ; de respecter les modalités de règlement des marchés et de procéder au règlement conformément aux clauses des marchés.

<strong>Irrégularités financières</strong>

Le montant total des irrégularités financières s'élève à 746 307 FCFA.

Les irrégularités financières ont trait au non-respect des procédures de passation des marchés, à la non-application des pénalités de retard sur des marchés, aux achats fictifs, à la constitution irrégulière de commissions d'ouverture et d'évaluation des offres, à l'élimination irrégulière d'un candidat pour motif infondé.

Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Procureur de la République chargé du Pôle National Economique et Financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême. <strong>                               </strong>

<strong>Source BVG </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification de suivi des recommandations du BVG : l’ANAEB met en œuvre 50% des recommandations</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-de-suivi-des-recommandations-du-bvg-lanaeb-met-en-oeuvre-50-des-recommandations-3050315.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-de-suivi-des-recommandations-du-bvg-lanaeb-met-en-oeuvre-50-des-recommandations-3050315.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 19 Jan 2024 01:36:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme d’activités, le Bureau du Vérificateur général (BVG) a conduit une mission de vérification concernant le suivi des recommandations formulées par la mission de vérification financière de la gestion de l’Agence nationale de développement des biocarburants (ANADEB), effectuée en 2021. </em></strong>

Elle a pour objectif de s’assurer que les recommandations formulées par la mission initiale ont été mises en œuvre et que les lacunes constatées ont été corrigées. La présente mission de suivi couvre les exercices 2022 et 2023 (30 septembre).

Le taux des recommandations entièrement mises en œuvre est de 50%. Sur huit (8) recommandations formulées par la mission initiale, quatre (4) sont entièrement mises en œuvre, deux (2) sont partiellement mises en œuvre et deux (2) n’ont pas été mises en œuvre.

<strong>Recommandations entièrement mises en œuvre </strong>

Il ressort de la vérification que le Directeur général a fait signer les attestations de service fait par le Comptable-matières. Le Directeur général a respecté la réglementation en vigueur concernant la composition des commissions de réception. Il n’a pas procédé à des fractionnements de dépenses. Le Directeur général, le Contrôleur financier et l’Agent comptable ont veillé au respect de l’imputation budgétaire.

<strong>Recommandations partiellement mises en œuvre</strong>

Le Régisseur d’avances a irrégulièrement certifié des factures de dépenses. Le Directeur général n’a pas fait certifier toutes les factures de la régie d’avances par le Comptable-matières. En effet, sur 181 pièces de dépenses examinées par la mission, 75 ont été certifiées par le Comptable-matières contre 106 par le Régisseur d’avances lui-même.

<strong>Recommandations non mises en œuvre</strong>

Le Président du Conseil d’administration n’a pas veillé à la tenue régulière des sessions ordinaires du Conseil d’administration (CA) et l’Agent comptable n’a pas établi les comptes de gestion.

<strong>CCOM/VBG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification de suivi des recommandations du BVG :  L’ANAC met en œuvre la presque totalité des recommandations applicables</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-de-suivi-des-recommandations-du-bvg-lanac-met-en-oeuvre-la-presque-totalite-des-recommandations-applicables-3050317.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-de-suivi-des-recommandations-du-bvg-lanac-met-en-oeuvre-la-presque-totalite-des-recommandations-applicables-3050317.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 19 Jan 2024 01:19:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme d’activités, le Bureau du Vérificateur général (BVG) a conduit une mission de vérification concernant le suivi des recommandations formulées par la mission de vérification financière de l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC) effectuée en 2021.</em></strong>

Elle avait pour objectif de s’assurer que les recommandations formulées par la mission initiale ont été mises en œuvre et que les lacunes constatées ont été corrigées. Ladite mission de suivi couvre les exercices 2022 et 2023 (30 septembre). Le niveau de mise œuvre des recommandations est satisfaisant.

Elle a abouti à des conclusions qui révèlent un résultat très satisfaisant avec un taux effectif de mise en œuvre des recommandations de 80%. En effet, sur sept (7) recommandations formulées par la mission de vérification initiale en vue de corriger les lacunes constatées, quatre (4) sont entièrement mises en œuvre, une (1) recommandation est partiellement mise en œuvre, deux (2) recommandations sont sans objet.

<strong>Recommandations entièrement mises en œuvre </strong>

Il ressort de la vérification que le ministre des Transports et des Infrastructures veille au respect de la durée du mandat des administrateurs. Ainsi, les travaux de la mission de suivi ont révélé que tous les membres du Conseil d’administration de l’ANAC sont en règle au regard de la durée de leur mandat.

La mission de suivi a également révélé que le Directeur général de l’ANAC a pourvu le poste de l’Auditeur interne et a adopté la Charte d’audit interne. Elle a constaté, en outre, que le Directeur général de l’ANAC établit les procès-verbaux de sélection des candidats suite à des demandes de cotation. Enfin, la mission de suivi a constaté que l’Agent comptable respecte les règles de comptabilisation des provisions pour créances douteuses.

<strong>Recommandations partiellement mises en œuvre</strong>

La mission de suivi a constaté qu’une recommandation est partiellement mise en œuvre. Il s’agit de celle relative à la création formelle et à l’opérationnalisation de la Brigade des transports aériens (BTA) de l’Aéroport de Sikasso.

Il apparaît qu’aucune mesure n’a été prise par le ministre de la Défense et des Anciens Combattants pour son opérationnalisation après la prise de la décision de création de ladite brigade et de la finalisation des travaux de construction du bâtiment devant l’abriter.  Ainsi, les moyens humains, matériels et financiers nécessaires à son opérationnalisation n’ont pas été mis à la disposition de la BTA de Sikasso.

<strong>Recommandations non applicables</strong>

Une recommandation est classée non applicable lorsque les raisons qui lui ont donné lieu n’existent plus ou parce que la question a été remplacée par un nouveau processus ou programme. La mission de vérification de suivi a constaté que deux (2) recommandations issues de la vérification initiale sont non applicables.

La première concernait le fait que le Conseil d’administration de l’ANAC a accordé des avantages à son président. Quant à la seconde, elle était relative au fait que les agents de facturation de l’ANAC à l’aéroport n’encaissent pas les recettes en lieu et place de la Régie.

<strong>CCOM/VBG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>ANAC :  Toutes les recommandations du Végal exécutées</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/anac-toutes-les-recommandations-du-vegal-executees-3048802.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/anac-toutes-les-recommandations-du-vegal-executees-3048802.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 06 Jan 2024 15:53:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme d’activités, le Bureau du Vérificateur général (BVG) a conduit une mission de vérification concernant le suivi des recommandations formulées par la mission de vérification financière de l’Agence nationale de l’aviation civile (Anac) effectuée en 2021. Elle avait pour objectif de s’assurer que les recommandations formulées par la mission initiale ont été mises en œuvre et que les lacunes constatées ont été corrigées. Ladite mission de suivi couvre les exercices 2022 et 2023 (30 septembre). Le niveau de mise en œuvre des recommandations est satisfaisant.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>

Elle a abouti à des conclusions qui révèlent un résultat très satisfaisant avec un taux effectif de mise en œuvre des recommandations de 80 %. En effet, sur sept recommandations formulées par la mission de vérification initiale en vue de corriger les lacunes constatées, quatre sont entièrement mises en œuvre, une recommandation est partiellement mise en œuvre, deux recommandations sont sans objet.

&nbsp;

<strong>Recommandations entièrement mises en œuvre : </strong>

Il ressort de la vérification que le ministre des Transports et des Infrastructures veille au respect de la durée du mandat des administrateurs. Ainsi, les travaux de la mission de suivi ont révélé que tous les membres du conseil d’administration de l’Anac sont en règle au regard de la durée de leur mandat.

La mission de suivi a également révélé que le directeur général de l’Anac a pourvu le poste de l’auditeur interne et a adopté la Charte d’audit interne. Elle a constaté, en outre, que le Directeur général de l’Anac établit les procès-verbaux de sélection des candidats suite à des demandes de cotation. Enfin, la mission de suivi a constaté que l’agent comptable respecte les règles de comptabilisation des provisions pour créances douteuses.

&nbsp;

<strong>Recommandations partiellement mises en œuvre </strong>

La mission de suivi a constaté qu’une recommandation est partiellement mise en œuvre. Il s’agit de celle relative à la création formelle et à l’opérationnalisation de la Brigade des transports aériens (BTA) de l’aéroport de Sikasso. Il apparaît qu’aucune mesure n’a été prise par le ministre de la Défense et des Anciens combattants pour son opérationnalisation après la prise de la décision de création de ladite brigade et de la finalisation des travaux de construction du bâtiment devant l’abriter. Ainsi, les moyens humains, matériels et financiers nécessaires à son opérationnalisation n’ont pas été mis à la disposition de la BTA de Sikasso.

&nbsp;

<strong>Recommandations non applicables</strong>

Une recommandation est classée non applicable lorsque les raisons qui lui ont donné lieu n’existent plus ou parce que la question a été remplacée par un nouveau processus ou programme. La mission de vérification de suivi a constaté que deux recommandations issues de la vérification initiale sont non applicables.

La première concernait le fait que le conseil d’administration de l’Anac a accordé des avantages à son président. Quant à la seconde, elle était relative au fait que les agents de facturation de l’Anac à l’aéroport n’encaissent pas les recettes en lieu et place de la Régie.

<em>Source</em>

<strong>BVG</strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le BVG à  l’ANADEB :  Les recommandations partiellement exécutées</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/le-bvg-a-lanadeb-les-recommandations-partiellement-executees-3048550.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/le-bvg-a-lanadeb-les-recommandations-partiellement-executees-3048550.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 03 Jan 2024 10:10:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme d’activités, le Bureau du Vérificateur général (BVG) a conduit une mission de vérification concernant le suivi des recommandations formulées par la mission de vérification financière de la gestion de l’Agence nationale de développement des biocarburants (Anadeb), effectuée en 2021. Elle a pour objectif de s’assurer que les recommandations formulées par la mission initiale ont été mises en œuvre et que les lacunes constatées ont été corrigées.</em></strong>

La présente mission de suivi couvre les exercices 2022 et 2023 (30 septembre). Le taux des recommandations entièrement mises en œuvre est de 50 %. Sur huit recommandations formulées par la mission initiale, quatre sont entièrement mises en œuvre, deux sont partiellement mises en œuvre et deux n’ont pas été mises en œuvre.

<strong>Recommandations entièrement mises en œuvre</strong>

Il ressort de la vérification que le directeur général a fait signer les attestations de service fait par le comptable-matières. Le directeur général a respecté la réglementation en vigueur concernant la composition des commissions de réception. Il n’a pas procédé à des fractionnements de dépenses. Le directeur général, le contrôleur financier et l’agent comptable ont veillé au respect de l’imputation budgétaire.

<strong>Recommandations partiellement mises en œuvre</strong>

Le Régisseur d’avances a irrégulièrement certifié des factures de dépenses. Le directeur général n’a pas fait certifier toutes les factures de la régie d’avances par le comptable-matières. En effet, sur 181 pièces de dépenses examinées par la mission, 75 ont été certifiées par le comptable-matières contre 106 par le Régisseur d’avances lui-même.

<strong>Recommandations non mises en œuvre </strong>

Le président du conseil d’administration n’a pas veillé à la tenue régulière des sessions ordinaires du conseil d’administration (CA) et l’Agent comptable n’a pas établi les comptes de gestion.

<em>Source </em>

<strong>BVG</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Favoritisme dans la gestion de l’exploitation du bois au Mali: le PDG de la société Générale Industrie du Bois Aboubacrine Cissé pris la main dans le sac !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/favoritisme-dans-la-gestion-de-lexploitation-du-bois-au-mali-le-pdg-de-la-societe-generale-industrie-du-bois-aboubacrine-cisse-pris-la-main-dans-le-sac-3048218.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/favoritisme-dans-la-gestion-de-lexploitation-du-bois-au-mali-le-pdg-de-la-societe-generale-industrie-du-bois-aboubacrine-cisse-pris-la-main-dans-le-sac-3048218.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="89375" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 30 Dec 2023 09:10:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Enquêteur</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Depuis quelques années un bras de fer sans merci oppose le PDG de la société exportatrice de bois rouge GIB (Générale Industrie du Bois), Aboubacrine Cissé à ses concurrents notamment la Société de gestion forestière du Mali du jeune Ibrahim dit Baya Yara au tour du monopole  d’exportation du bois. Le patron de la GIB sous le régime IBK, avait verrouillé toutes les portes pour sécuriser son business avec la complicité de  certains cadres de l’administration en bloquant  la délivrance d’intention d’exportation du bois à ses quatre principaux concurrents. Le passage des hommes du vérificateur général Samba Alhamdou Baby au Ministère chargé de l’Environnement  a permis de mettre au grand jour la gestion mafieuse de ce dossier sensible qui a valu la condamnation à tort ou raison de  Baya Yara, de  Mohamed Cissé et cinq autres personnes à 24 mois de prison et des dommages et intérêts. Après une ordonnance définitive de non lieu en date du 20 août 2021, délivrée par le juge d’instruction, Mohamed Saidou Sene du tribunal de la commune VI, le rapport 2022 du Vérificateur général  vient de donner raison à Baya Yara et ses coaccusés. Pour les mettre dans leur droit des mesures fortes ont été prises dont la dénonciation de ces manquements à la justice par le BVG. Ce complot du richissime homme d’affaires Aboubacrine Cissé visant à éliminer ses concurrents, est digne d’un film hollywoodien. Lisez vous-même le rapport du Végal.    </em></strong>

La présente vérification financière et de conformité porte sur la gestion de l’exploitation du bois au Mali au titre des exercices 2020 (1er avril au

31 décembre) et 2021 (1er janvier au 9 décembre).

Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité des opérations de gestion de l’exploitation du bois d’œuvre ou de sciage. Les travaux ont concerné l’examen des processus de délivrance de titres d’exploitation, de transport, d’exportation et des décisions prises pour leur encadrement.

<strong>QU’AVONS-NOUS CONSTATE ?</strong>

Les constatations issues de la présente vérification mettent en exergue des irrégularités administratives et financières. Les irrégularités administratives sont assorties de recommandations tandis que les financières font l’objet de transmission et dénonciation aux autorités judiciaires.

<strong>Au titre des irrégularités administratives :</strong>

Les irrégularités administratives, ci-dessous, relèvent des dysfonctionnements du contrôle interne.
<ul>
 	<li>Le Ministère chargé de l’Environnement a suspendu l’exploitation du bois d’œuvre ou de sciage en violation des statuts des domaines forestiers. Par Décision n°0016/MEADD-SG du 27 mai 2020, il a suspendu l’exploitation du bois d’œuvre ou de sciage sur toute l’étendue du territoire national alors qu’il n’a compétence que sur le domaine forestier classé de l’Etat. En effet, la gestion du domaine forestier protégé de l’Etat relève du Gouverneur de Région.</li>
 	<li>Le Ministère chargé de l’Environnement n’a pas motivé sa décision de suspension de l’exploitation du bois d’œuvre ou de sciage. Ladite décision ne comporte pas l’énoncé des considérations de fait et de droit qui la motivent.</li>
 	<li>Le Ministère chargé de l’Environnement n’a pas fait exécuter les instructions administratives de levée de la suspension de l’exploitation du bois d’œuvre ou de sciage. Il n’a pas fourni les preuves de la mise en œuvre desdites instructions.</li>
</ul>
<strong>Au titre des irrégularités financières :</strong>

L’équipe de vérification a relevé les irrégularités financières ci-dessous.
<ul>
 	<li>Le Directeur Général du Commerce, de la Consommation et de la</li>
</ul>
Concurrence a entravé la délivrance des intentions d’exportation à quatre (4) exploitants forestiers. Il a refusé la délivrance d’intention d’exportation à quatre (4) exploitants forestiers en se fondant sur  une décision du Ministre chargé de l’Environnement qui suspend l’exploitation du bois et non son exportation.
<ul>
 	<li>Le Directeur National des Eaux et Forêts a irrégulièrement délivré des permis d’exportation CITES à une société. Sur la base de 24 permis de coupe irrégulièrement émis pendant la période de suspension fixée par décision du Ministre chargé de l’Environnement, il a délivré 31 permis d’exportation CITES à une entreprise d’exploitation de bois.</li>
 	<li>Le Directeur National des Eaux et Forêts détient illégalement les permis d’exportation CITES de quatre (4) exploitants forestiers. Il ne leur a pas remis 64 permis d’exportation CITES qu’il a lui-même renouvelés en octobre 2021 sur la base de permis de coupe régulièrement délivrés avant la décision de suspension de l’exploitation du bois d’œuvre ou de sciage.</li>
 	<li>Le Secrétaire Général du Ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement Durable a favorisé une société exportatrice de bois au détriment de quatre (4) autres. Il a demandé par</li>
</ul>
Lettre n°00317/MEADD-SG du 24 mai 2021 au Ministre de l’Industrie,

du Commerce et de la Promotion des Investissements d’autoriser ses structures à satisfaire aux requêtes d’intention d’exportation sur la base des permis d’exportation CITES délivrés avant la période de suspension et mis à jour par la Direction Nationale des Eaux et Forêts.

Cette mesure était limitative alors qu’une mesure générale de levée de suspension avait été ordonnée.

<strong>QUE RECOMMANDONS-NOUS POUR CORRIGER LES MANQUEMENTS CONSTATES ?</strong>

Au Ministre chargé de l’Environnement :

- veiller au respect des procédures de suspension de l’exploitation du bois conformément à la réglementation en vigueur ;

- motiver les décisions prises en matière de suspension de l’exploitation forestière ;

- veiller à la transmission des instructions reçues de la hiérarchie et à leur application correcte.

<strong>TRANSMISSION ET DENONCIATION DE FAITS PAR LE VERIFICATEUR</strong>

GENERAL AU PRESIDENT DE LA SECTION DES COMPTES DE LA

COUR SUPREME ET AU PROCUREUR DE LA REPUBLIQUE PRES LE

TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE LA COMMUNE III DU DISTRICT

DE BAMAKO, CHARGE DU POLE ECONOMIQUE ET FINANCIER,

RELATIVEMENT :

- à l’entrave illégale à la délivrance d’intentions d’exportation à quatre (4) exploitants forestiers ;

- à la délivrance irrégulière de permis CITES à une société ;

- à la détention illégale de permis CITES de quatre (4) exploitants forestiers ;

- à l’application limitative de la mesure générale de levée de la suspension d’exploitation du bois.

<strong>A.B.D </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Projet FIER : :  Le BVG a constaté peu de risques dans la gestion financière</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/projet-fier-le-bvg-a-constate-peu-de-risques-dans-la-gestion-financiere-3047558.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/projet-fier-le-bvg-a-constate-peu-de-risques-dans-la-gestion-financiere-3047558.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 23 Dec 2023 02:02:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Face aux défis de la pauvreté et de la faible employabilité des jeunes, le Gouvernement du Mali a conclu avec le Fonds International de Développement Agricole (FIDA) un Accord de financement signé à Rome en Italie le 17 janvier 2014. Cet Accord est destiné au financement de la mise en œuvre du Projet Formation professionnelle, Insertion et appui à l'Entrepreneuriat des jeunes Ruraux (FIER) sur une durée de huit (8) ans. </em></strong>

L'objectif de développement du Projet FIER est de faciliter l'accès des jeunes ruraux aux opportunités d'insertion et d'emplois attractifs et rentables dans l'agriculture et les activités économiques connexes. Pour atteindre cet objectif, le Projet FIER s'articule autour de trois (3) Composantes ainsi qu'il suit : - Composante A : capacités institutionnelles et renforcement de l'offre de formation ;

- Composante B : insertion et appui aux initiatives des jeunes ruraux ;

- Composante C : suivi-évaluation, coordination et gestion.

Les coûts totaux du Projet, sur une durée de huit (8) ans, s'élèvent à 28,100 milliards de FCFA. La clôture de sa première phase est intervenue en septembre 2021. Une seconde phase est en cours d'élaboration.

Le Bureau du Vérificateur Général (BVG) a procédé à la vérification financière de la gestion du projet FIER pour les exercices 2018, 2019, 2020 et 2021. A travers cette vérification, le BVG voulait s'assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de dépenses effectuées sur les ressources mises à la disposition du Projet FIER.

La vérification financière du Projet FIER a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

Irrégularités administratives

Au nombre des irrégularités administratives, il convient, entre autres, de retenir que :

-      le Ministère de l'Entreprenariat national, de l'Emploi et de la Formation professionnelle n'a pas veillé au respect des engagements du Gouvernement résultant de l'Accord de financement du projet FIER. Le Gouvernement a pu mobiliser 141 790 000 FCFA sur un montant prévisionnel de 190 000 000 FCFA au titre de la contrepartie, soit un taux de mobilisation de 75% ;

-      les Unités de Coordination Régionale du projet FIER n'ont pas déclaré à l'Institut National de Prévoyance Sociale (l'INPS) la fin des contrats de travail du personnel du projet FIER ;

- l'Unité de Coordination Nationale et des Unités de Coordination Régionale ne respectent pas les modalités de paiement des frais de mission ;

- l'Unité de Coordination Nationale ne veille pas à la complétude des dossiers du personnel ;

- les Organisations Non Gouvernementales et les Bureaux d'études partenaires du projet FIER ne respectent pas le régime fiscal applicable à leurs conventions.

Afin de corriger ces dysfonctionnements, l'équipe de vérification a formulé des recommandations dont la mise en œuvre diligente permettra de corriger les faiblesses constatées. Ainsi, le BVG a recommandé au Ministre de l'Entreprenariat national, de l'Emploi et de la Formation professionnelle de veiller au respect des engagements financiers du Gouvernement vis-à-vis du projet FIER. Aux Coordinateurs régionaux du projet FIER, il a été recommandé de déclarer à l'INPS la fin des contrats de travail du personnel. Elle a aussi recommandé au Coordinateur national et aux Coordinateurs régionaux du projet FIER de veiller au respect des modalités de paiement des frais de mission et au Responsable Administratif et Financier du projet FIER de veiller à la complétude des dossiers du personnel. Aux Coordinateurs des ONG et aux Directeurs des Bureaux d'études partenaires du projet FIER, le BVG a recommandé de veiller à la déclaration des impôts et taxes exonérés dans le cadre de la mise en œuvre du projet FIER.

Irrégularités financières

Au titre des irrégularités financières, une seule constatation a été relevée. Elle est relative à la non-déclaration des cotisations sociales du personnel dans les délais pour un montant de 4 413 553 FCFA. Ladite irrégularité, susceptible de constituer une infraction à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière, est transmise au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et dénoncée au Procureur de la République du Pôle National Economique et Financier. Le BVG a également saisi l'Institut National de Prévoyance Sociale relativement à la non-déclaration dans les délais des cotisations sociales entraînant des majorations de retard.  Il faut souligner que le Projet FIER a fait l'objet de plusieurs audits au cours de sa période de mise en œuvre. En effet, en plus des audits externes réalisés par des prestataires indépendants et de l'audit d'achèvement du projet, la gestion du Projet FIER a fait l'objet de plusieurs missions conjointes de supervision tout au long de sa mise en œuvre, conduites par le FIDA et le Gouvernement du Mali. Les recommandations issues de ces différents rapports d'audit et de supervision ont permis de corriger de nombreuses faiblesses, toute chose qui a fait que le BVG a constaté peu de risques dans la gestion du Projet FIER.<strong>                      </strong>

<strong>  Source BVG</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bureau du Vérificateur Général 2003&#45;2023 :  20 ans de contribution pertinente à la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière.</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/bureau-du-verificateur-general-2003-2023-20-ans-de-contribution-pertinente-a-la-lutte-contre-la-corruption-et-la-delinquance-economique-et-financiere-3047595.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 23 Dec 2023 01:42:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Sidi Soso Diarra, 1er Vérificateur Général : "La corruption, la mauvaise gestion, la mauvaise gouvernance et la dilapidation des </strong><strong>ressources </strong><strong>publiques, c'est vraiment la pire chose qui puisse arriver à un pays " </strong>

<strong><em>A l'occasion du 20ème anniversaire de la création du Bureau du Vérificateur Général du Mali, Sidi Sosso Diarra (2003-2011), Amadou Ousmane Touré (2011-2018) et Samba Alhamdou Baby, premier, deuxième et troisième Vérificateur Général, se sont confiés sur les faits marquants de leur mandat respectif. </em></strong>

[caption id="attachment_3047590" align="alignleft" width="480"]<img class="size-full wp-image-3047590" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/12/Sidi_Sosso-.jpg" alt="" width="480" height="403" /> Sidi Sosso Diarra[/caption]

<strong>Parlez-nous de votre mandat et des principaux résultats atteints. </strong>

Sidi Soso Diarra : Déjà, il faut dire, que nous sommes partis de rien. Le jour où j'ai été désigné, le Bureau du Vérificateur Général n'existait pas, on n'avait pas de bureau et aucun effectif n'existait en termes de personnel. Durant mon mandat, il y a 3 domaines principaux qu'il a fallu couvrir. D'abord, c'est l'organisation de l'environnement de travail : trouver les locaux, les équiper et avoir toute la logistique nécessaire ; recruter du personnel qualifié ; mettre en place un environnement informatique et la communication. A la fin de mon mandat, on avait un effectif de 100 personnes avec 44% dédiées au personnel de vérification et 56% au personnel d'appui. On a pu construire un siège et acquérir un outil informatique et de communication efficace.

<strong><em>Au cours de votre mandat, quelles étaient les difficultés de départ ? Lesquelles ont été résolues ?</em></strong>

On en a eu beaucoup. Il faut dire que de façon générale, quelqu'un qui vient pour contrôler n'est jamais accueilli à bras ouverts. Avec l'administration en particulier, nous avons eu pas mal de problème. Déjà, en tant qu'autorité administrative indépendante, il a fallu affirmer notre autonomie en matière de gestion financière et de gestion des missions. Ça, ç'a été une longue bataille avec l'administration. Ensuite, il y a eu à l'époque un blocage de la part, notamment de la Direction Générale des Impôts, de la Direction Générale des Douanes et aussi avec des organismes comme BIVAC qui devait contrôler les importations de marchandises. Vous savez, avec l'évolution, l'environnement du contrôle a changé. Autrefois, on avait recours aux dossiers sur support papier alors que maintenant on procède à des échantillonnages sur des fichiers. L'accès aux données a été très, très, difficile. Le Bureau a pu résoudre le problème.  Dans l'application du principe du contradictoire, des problèmes ont surgi. Ce principe veut qu'avant de mettre le résultat des travaux dans un rapport, il faut s'assurer qu'on est bien en phase avec ceux qui sont contrôlés. Il y a un processus à mettre en place pour soumettre les résultats à l'entité contrôlée, lui donner un délai pour produire ses réponses et discuter de ces réponses-là et publier le rapport en tenant compte des points sur lesquels nous sommes d'accord.  Ce processus a été très difficile à faire aboutir, car des entités ont cherché à le retarder ou à l'entraver.  On nous communiquait des informations bien après le départ des équipes de vérification, souvent après que le rapport soit rédigé. Cet aspect aussi a été réglé.

Enfin, par rapport au secteur privé et au paiement de la TVA qui est une source de revenus importante pour l'Etat, le Bureau a voulu faire le point des pertes éventuelles de l'Etat par an. Les acteurs du secteur privé nous ont accueillis très froidement. Nous avons ouvert un dialogue avec le Conseil national du patronat et la Chambre du commerce du Mali. Au finish, disons que la mission a pu être effectuée en bonne partie.

Toutes les difficultés, qui étaient liées à l'organisation du travail ont pu avoir un début de réponses. Celles liées aux questions de principe comme l'opposition du secteur privé à un contrôle du Bureau sur des activités en lien avec les ressources publiques prennent du temps pour leur résolution.

<strong><em>Quel regard portez-vous sur la lutte contre la corruption et la délinquance financière au Mali ? Que gagnerait le pays en les circonscrivant ?</em></strong>

Je pense que le travail de sensibilisation doit se poursuivre au niveau de l'enseignement qu'on donne aux enfants. Peut-être que dans le cursus, il faut introduire des modules pour inculquer le respect de la chose publique. C'est vraiment, de mon point de vue, un problème très grave. Si vous regardez les potentialités qui existent au Mali aujourd'hui par rapport à la population du pays, normalement, on ne doit pas être classé parmi les pays pauvres. Je maintiens cela ! Si tout était utilisé à bon escient, l'état du pays ne serait pas du tout ce qu'on connaît. Quand je regarde le classement du Mali en termes de revenus par habitant, franchement, ça me fait mal. On a suffisamment de ressources pour vivre mieux que ça. La corruption, la mauvaise gestion, la mauvaise gouvernance et la dilapidation des ressources publiques, c'est vraiment la pire chose qui puisse arriver à un pays. On ne peut y mettre fin totalement, mais pour le Mali, il urge de diminuer de façon drastique le niveau de dégradation dans ce domaine-là.

<strong><em>Avez-vous un dernier mot ? </em></strong>

L'arrivée du Bureau du Vérificateur Général a été une étape importante pour le Mali dans la lutte contre la mauvaise gouvernance et à la mauvaise gestion. D'abord, par rapport au public, les gens ont compris que le contrôle pouvait avoir une dimension efficace parce qu'avant, les départements ministériels faisaient leurs missions de contrôle, mais les résultats n'allaient jamais au-delà dudit département. Avec l'arrivée du Bureau, et du fait qu'il est une structure autonome, qui soit indépendante dans le choix des missions et qui ait une liberté totale dans la diffusion des résultats des vérifications, cela a été une avancée importante, ça a favorisé la prise de conscience du public sur les problèmes de gestion des deniers publics. Cala a augmenté l'imputabilité des dirigeants. Maintenant, chacun se sent redevable vis-à-vis des contribuables

&nbsp;

<strong>Amadou Ousmane Touré, 2ème Vérificateur Général</strong>

<strong>"Le Bureau a beaucoup travaillé dans le cadre de la promotion de la bonne gouvernance,   de l'amélioration des pratiques professionnelles au niveau de plusieurs structures de l'Etat" </strong>

<strong>Parlez-nous de votre mandat et des principaux résultats atteints.</strong>

Amadou Ousmane Touré: J'ai eu l'honneur de diriger cette prestigieuse institution, cette grande autorité administrative indépendante, première du genre en Afrique de l'Ouest, je dirais même presque en Afrique, d'avril 2011 à avril 2018. J'étais ambassadeur du Mali en

[caption id="attachment_3047581" align="alignright" width="480"]<img class="size-full wp-image-3047581" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/12/Amadou-Ousmane-Toure.jpg" alt="" width="480" height="320" /> Amadou Ousmane Toure[/caption]

Côte d'Ivoire, j'ai candidaté pour cette fonction, j'ai été retenu, j'ai prêté serment et j'ai eu à exercer ces fonctions exaltantes, passionnantes de Vérificateur Général du Mali pendant 7 ans. Je dirai simplement que ce parcours a été des difficultés, des échecs, mais aussi des réussites et, souvent, de l'optimisme, de la spontanéité. C'est tout ceci qui a fait que le Bureau a été enrichissant. Le Bureau a été une passion, une grande vision pour moi. Je suis heureux de compter dans tous les cas de figure, parmi ceux qui auront constitué le patrimoine de cette institution. J'en suis très content parce que, par rapport aux objectifs de bonne gouvernance, j'ai pu, de la manière la meilleure qui soit, me rendre utile à la nation, à la bonne gouvernance qui est l'objectif final recherché dans l'action du Bureau du Vérificateur Général.

<em><strong>Au cours de votre mandat, quelles étaient les difficultés de départ ? Lesquelles ont été résolues ?</strong></em>

Il y a eu de nombreuses difficultés tant à l'interne du Bureau lui-même qu'à l'externe. D'abord, les premières difficultés ont été celles de rechercher, soutenir, surtout convaincre de l'accompagnement indispensable des acteurs de la justice à l'action menée par le Bureau. C'est une synergie d'actions de l'ensemble des acteurs, de l'opinion publique, des structures de contrôle, de la société civile, des partis politiques, des gouvernants et des gouvernés qui peut amener à avoir une société fortement moralisée. La moralisation de la vie publique, la moralisation de la vie politique, ça prend du chemin. Le Bureau est fait pour toutes les compétences et doit avoir à sa tête un homme qui puisse diriger ces compétences. On n'a pas besoin d'un expert-comptable, d'un magistrat hors classe … pour diriger ce Bureau. C'est un grand groupe, un phalanstère, vraiment un grand phalanstère de compétences qu'il faut mettre ensemble pour aller chercher un résultat. Ça aussi, c'est une difficulté. Mais, aussi, il y a eu des moments de bonheur, des moments de joie quand on sait que par la pédagogie qu'on a su imprimer à notre action les services publics ont compris, ont collaboré, car l'un des buts est que l'entité auditée participe à la vérification afin qu'elle comprenne que cette vérification est faite pour son propre bien-être, que les recommandations qui sont faites sont pour améliorer le rendement, la performance ! Ces recommandations sont faites pour un bon usage, un bon emploi des fonds publics afin de plus d'efficacité, d'efficience, d'économie, et à terme, au bien-être général.

<em><strong>Quel regard portez-vous sur la lutte contre la corruption et la délinquance financière au Mali ? Que gagnerait le pays en les circonscrivant?</strong></em>

Je suis loin depuis déjà 6 ans des statistiques. Je n'ai pas de données fiables et sincères pour vous dire qu'il y a une tendance haussière ou une tendance baissière. Cependant, je confirme que c'est une action quotidienne que chacun devrait mener à son propre niveau.

<strong>Avez-vous un dernier mot ? </strong>

Honnêtement, je trouve que l'initiative, elle est très bonne, elle est très heureuse. D'abord, sur le plan de la communication, il est bon aujourd'hui de fêter, de célébrer ces 20 ans du Bureau. Et, si on pouvait, de façon objective, de façon cohérente, de façon honnête intellectuellement, faire une évaluation de l'action du Bureau, personnellement, je puis dire que le Bureau a beaucoup travaillé dans le cadre de la promotion de la bonne gouvernance, il a beaucoup travaillé dans le cadre de l'amélioration des pratiques professionnelles au niveau de plusieurs structures de l'Etat. M. Diarra qui m'a précédé a produit plusieurs rapports, j'en ai produit également des centaines, et des centaines sont en train d'être produits. Si nous faisons la synthèse pour évaluer l'impact de ces rapports de vérification au niveau des services publics, j'avoue sincèrement que ç'a été bénéfique ! Le Bureau pour moi a fait un bon travail. Il reste à continuer pour que le travail soit excellent.

&nbsp;

XXXX

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<strong>Samba Alhamdou Baby, actuel Vérificateur Général</strong>

<strong>"D'avril 2018, début de mon mandat à ce jour, d'importants résultats ont été atteints, notamment en matière de consolidation des acquis et d'innovations"</strong>

<strong><em> </em></strong><strong><em>Parlez-nous de votre mandat et des principaux résultats atteints.</em></strong>

[caption id="attachment_3001050" align="alignleft" width="300"]<img class="size-medium wp-image-3001050" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/11/Colonel-Assimi-GOITA-verificateur8-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /> Le vérificateur général[/caption]

Samba Alhamdou Bab: Avant de répondre à votre question, j'aimerais remercier le 1er Vérificateur Général et le 2ème Vérificateur Général qui ont bien voulu se soumettre à cet exercice.

D'avril 2018, début de mon mandat à ce jour, d'importants résultats ont été atteints, notamment en matière de consolidation des acquis et d'innovations.

En termes de consolidation des acquis, mon équipe et moi avons pu préserver et renforcer l'organisation du Bureau en vue d'avoir une plus grande fluidité dans notre travail, impulser plus de qualité et nous inspirer des bonnes pratiques en matière de vérification, renforcer l'Audit interne en l'orientant sur les deux dimensions de l'assurance et du conseil et améliorer les outils méthodologiques : manuels et guides de vérification. Nous avons aussi pu élargir l'éventail des vérifications et augmenter son nombre annuel, renforcer les rapports avec les autorités judiciaires et la société civile, renforcer et diversifier la coopération avec les Partenaires Techniques et Financiers, et obtenir la relecture de la loi instituant le Vérificateur Général afin de mieux cadrer nos activités avec les évolutions institutionnelles tout en préservant la spécificité du BVG.

Pour ce qui est des innovations les plus importantes, je peux citer : l'élaboration d'outils méthodologiques d'Evaluation des Politiques publiques et la conduite de 4 missions d'EPP ; l'implémentation de nouveaux projets informatiques pour appuyer les fonctions supports du Bureau ; la conduite systématique de missions de vérification de suivi des recommandations en ramenant le délai à un an après la vérification initiale, et la relecture du Manuel de procédures opérationnelles, administratives, financières et comptables du BVG. Il y a aussi la publication systématique des rapports individuels sur notre site WEB,  la transmission systématique des dossiers de faits susceptibles de constituer des infractions à la législation budgétaire et financière à la Section des Comptes de la Cour Suprême, ainsi que les dénonciations des faits susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale aux Procureurs de la République chargés des pôles économiques et financiers compétents, l'établissement d'une synergie entre le Bureau et les autorités judiciaires impliquant la Direction générale du Contentieux de l'Etat ; la signature d'un accord de collaboration avec l'Ecole Nationale d'Administration publique (ENAP) du Canada et d'un accord de coopération technique avec l'Office de l'Auditeur Général du Rwanda.

<strong><em>   Au cours de votre mandat, quelles étaient les difficultés de départ ? Lesquelles ont été résolues ?</em></strong>

Les difficultés les plus importantes ont concerné l'écriture des rapports individuels en tenant compte des impératifs de l'évolution des normes d'audit et de la relecture de la loi instituant le Vérificateur Général et la publication systématique de tous les rapports individuels de vérification et d'évaluation des politiques publiques sur le site WEB du Bureau pour que l'opinion publique en soit informée à temps.

Quel regard portez-vous sur la lutte contre la corruption et la délinquance financière au Mali ? Que gagnerait le pays en les circonscrivant ?

La corruption est un fléau social qui gangrène l'économie de notre pays et sclérose son développement.  Il faut y engager une lutte implacable et de longue haleine avec le concours de toutes les composantes de la société. Les sommes mises en cause auraient pu contribuer au développement harmonieux et efficace de notre pays.

<strong><em>Avez-vous un dernier mot ? </em></strong>

Je voudrais particulièrement saluer les actions salvatrices engagées par les plus hautes autorités de notre pays dans ce domaine; les remercier pour leur accompagnement constant et multiforme et pour la consécration du BVG comme Autorité administrative indépendante de vérification et de contrôle dans la Constitution. Je salue également la synergie d'actions entre le Bureau, les autorités judiciaires et la société civile. Je voudrais enfin remercier l'ensemble des PTF qui nous appuient. Je reste convaincu qu'à ce rythme, les efforts feront tache d'huile. InchAllah !]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>PACAM : Une prédation de 18,65 millions F CFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/pacam-une-predation-de-1865-millions-f-cfa-3047228.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 20 Dec 2023 01:21:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Informateur</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le rapport du BVG fait état de factures non authentiques, de faux enregistrements de marchés et de fausses assurances.</em></strong>

Les résultats du Bureau de vérificateur général sont édifiants, puisqu’ils font état de détournements de fonds considérables, rappelant ainsi que le pire des fléaux, au Mali, est la corruption qui gangrène les services publics. La liste des services épinglés pour leur prédation vient de s’allonger. Dans cet affligeant palmarès, le Projet d’appui à la compétitivité agro-industrielle au Mali (PACAM) figure en bonne place. Il affronte en ce moment un scandale financier de son histoire. Du moins, un rapport du Vérificateur général, dont la synthèse est disponible, détaille les circuits mis en place par l’élite pour faire main basse sur un montant de quelque 18,65 millions de F CFA. Des faits criminels, à l’heure où les conditions de vie de la majorité de la population se sont fortement dégradées.

Le PACAM est montré du doigt pour « l’utilisation de factures non authentiques par le Directeur national de l’Agriculture » à laquelle s’ajoutent des « faux enregistrements de marchés » et la « fourniture de fausses assurances par les titulaires de marchés »

L’argent  accaparé par les élites s’est-il évaporé vers les paradis fiscaux ou disparu dans le béton  ou encore servi de fertilisant au verger? Peut-être qu’on n’aurait jamais la réponse à ces questions !

Ces faits relevant d’infractions à la loi et à la législation budgétaire et financière sont portés à l’appréciation de la justice. Du reste, le Vérificateur général a signalé au Directeur général des Impôts les « faux enregistrements de marchés publics ».

<strong>Ibrahim Yattara </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>PACAM :  18 millions de F CFA  d’irrégularités</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/pacam-18-millions-de-f-cfa-dirregularites-3046916.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 16 Dec 2023 19:59:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Des irrégularités financières s’élevant à 18,65 millions de F CFA dans la gestion du Projet d’appui à la compétitivité agro-industrielle au Mali (Pacam).</em></strong>

<strong> </strong>La présente vérification a pour objet la gestion du Projet d’appui à la compétitivité agro-industrielle au Mali (Pacam) au titre des exercices 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023 (30 juin). Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations effectuées sur les ressources dudit projet. Les travaux de vérification ont porté sur les procédures de passation, d’exécution et de règlement des marchés de l’Unité de coordination du projet (UCP), la mise en œuvre des clauses de l’accord de financement du Pacam et des conventions de partenariat conclues ainsi que le fonctionnement des organes de pilotage et de gestion du projet.

Le Pacam est un programme du gouvernement de la République du Mali qui vise à accroître la transformation des produits agricoles pour les filières de l’aliment bétail/volaille et la mangue dans le bassin de production agro écologique de Sikasso-Bamako-Koulikoro dans le sud du Mali. Il est structuré autour de quatre (4) Composantes intitulées comme suit :

-           Composante 1 : Soutenir la diversification de l’agriculture en augmentant la transformation de la mangue et la promotion des investissements ;

-           Composante 2 : Améliorer l’accès aux zones de production de mangues ;

-           Composante 3 : Promouvoir la production d’aliments pour animaux ;

-           Composante 4 : Renforcer les capacités institutionnelles de mise en œuvre du Projet.

Par ailleurs, le Pacam intervient dans le financement d’une cinquantaine de sous-projets d’embouche bovine dans la région de Kayes hérité du programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest.

Cette vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

Les dysfonctionnements concernent la non-transmission des marchés à la direction générale des marchés publics et des délégations de service public (DGMP-DSP) pour numérotation, le non-établissement d’avenant pour la modification du délai d’exécution d’une convention et la non-mise à disposition des emboucheurs d’un consultant technique chargé du suivi vétérinaire et alimentaire.

Afin de corriger ces dysfonctionnements, l’équipe de vérification a formulé des recommandations dont la mise en œuvre diligente permettra de lever ou d’atténuer les lacunes constatées. Il a été ainsi recommandé à la coordonnatrice de l’Unité de coordination du projet de transmettre les marchés à la direction générale des marchés publics et des délégations de service public pour leur numérotation ; de procéder à la conclusion d’avenants pour prolonger le délai d’exécution des protocoles signés chaque fois que requis et de respecter les clauses des protocoles d’accord signés avec les partenaires.

<strong>Irrégularités financières</strong>

Le montant total des irrégularités financières s’élève à 18 658 119 F CFA. Les irrégularités financières ont trait à l’utilisation de factures non authentiques par le directeur national de l’agriculture, aux faux enregistrements de marchés et à la fourniture de fausses assurances par des titulaires de marchés.

Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au procureur de la République chargé du Pôle national économique et financier et transmis au président de la Section des comptes de la Cour suprême. Le BVG a également saisi le directeur général des impôts relativement aux faux enregistrements de marchés publics.

<strong>Source</strong>

<strong>Cellule de communication du BVG</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière : Le BVG et le CNS célèbrent la Semaine nationale de lutte contre la corruption</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/lutte-contre-la-corruption-et-la-delinquance-economique-et-financiere-le-bvg-et-le-cns-celebrent-la-semaine-nationale-de-lutte-contre-la-corruption-3046906.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/lutte-contre-la-corruption-et-la-delinquance-economique-et-financiere-le-bvg-et-le-cns-celebrent-la-semaine-nationale-de-lutte-contre-la-corruption-3046906.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/12/BVG-CNS.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 16 Dec 2023 19:44:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le cadre des activités de commémoration de la Semaine nationale de lutte contre la corruption, instituée par le décret n°10-624 du 26 novembre 2010, le Bureau du Vérificateur général (BVG) et le Conseil national de la Société civile (CNSC) ont organisé un atelier d’information et de sensibilisation à l’attention des organisations de la Société civile, membres du CNSC. C’était ce mardi 12 décembre 2023, au siège du Conseil.</em></strong>

La cérémonie d’ouverture était placée sous la coprésidence du ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, chargé de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale, le colonel-major Ismaël Wagué, assurant l’intérim du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, garde des Sceaux, Mamadou Kassogué  et le ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les institutions, Ibrahim Ikassa Maïga.

C’était en présence du Vérificateur général, Samba Alhamdou Baby, et du président du CNSC, Boureima Allaye Touré. En plus des représentants des autorités judiciaires et des autres structures impliquées dans la chaîne de la lutte contre la corruption et de la délinquance économique et financière, une centaine de représentants d’organisations de la société civile y ont pris part.

Dans ses mots de bienvenue, le président du Réseau des communicateurs traditionnels (Recotrade) a formulé des bénédictions de paix et de réconciliation pour l’ensemble du pays.

A son tour, le coordonnateur des chefs de quartier, Seydou Sangaré, a formulé des mots de remerciement et affiché toute sa satisfaction avant d’appeler nos compatriotes à la réconciliation et à l’unité.

Pour la représentante du maire de la Commune VI, Mme Aminata Diakité, la corruption et la délinquance financière faussent le libre exercice de la concurrence entre les acteurs économiques et doivent être condamnées, car leurs auteurs détournent les fonds destinés au développement.

Quant au président du CNSC, M. Touré, il dira que les organisations membres sans exception de la société civile s’engagent à informer, communiquer, sensibiliser les populations sur les effets pervers de la corruption et de la délinquance financière. C’est pour lui, l’occasion de saluer le travail gigantesque et les actions engagées dans la lutte contre la corruption et la délinquance financière. <em>"Je donne l’assurance et l’engagement que la société civile jouera toute sa partition"</em> et <em>"je sais compter sur la synergie entre le BVG, les autorités judiciaires et l’ensemble des acteurs engagés dans cette lutte pour arriver à bout de ce phénomène"</em>, dira-t-il.

Dans ses mots de cadrage de la journée, le Vérificateur général, Samba Alhamdou Baby, dira : <em>"C’est le lieu pour nous de renouveler avec conviction et détermination notre adhésion sans faille à la volonté inébranlable de S. E. M., le président de la Transition, chef de l’Etat, dans le cadre de la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière. Notre contribution, en termes de vérification et d’évaluation de politiques publiques, s’exerce bien évidemment dans le respect du rôle des autres acteurs de la chaîne de la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière. C’est la raison pour laquelle un partenariat a été établi avec le Conseil national de la société civile pour lui permettre une meilleure dissémination et sensibilisation autour du rapport annuel du Vérificateur général"</em>.

Le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, chargé de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale assurant l'intérim du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, garde des Sceaux a, dans son discours d’ouverture, remercié le Vérificateur général et le CNSC pour cette initiative qui entre dans le cadre de la Semaine nationale de lutte contre la corruption avant de rappeler l’engagement ferme des autorités de la Transition à circonscrire ce fléau.

Après ces mots, un magazine TV de 24 minutes réalisé à l’occasion du 20e anniversaire de la création du BVG a été projeté. Les participants ont pu voir les interviews des trois Vérificateurs généraux Sidi Sosso Diarra (2003-2011), Amadou Ousmane Touré (2011-2018) et Samba Alhamdou Baby, actuel Vérificateur général qui ont donné d’amples informations sur l’historique du Bureau, les difficultés rencontrées et les réussites. Un extrait du discours de Son Excellence le colonel Assimi Goïta, président de la Transition, chef de l’Etat, témoignant sa détermination à lutter contre la corruption et la délinquance financière conclut le magazine.

Juste après, Adama Konaté, chargé de partenariats, a fait un exposé sur le BVG et les structures de contrôle au Mali. Ensuite, le Vérificateur Drissa Mamadou Coulibaly, directeur de la formation, du personnel et de la documentation et Ibrahima Katilé, chargé de dossiers à la cellule juridique, tous du BVG, ont présenté le rapport annuel 2022 du Vérificateur général. Dans leurs exposés, ils se sont appesantis sur le fondement dudit rapport, son architecture, sa synthèse par type de mission, la situation des transmissions et dénonciations aux autorités judiciaires et la participation du BVG aux activités des organisations de la société civile et d’autres partenaires en 2022.

La cérémonie a pris fin par une série de questions-réponses enrichissantes.

<strong>Source</strong>

<strong>Cellule de communication du BVG      </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mission de vérification de performance :  Le BVG trouve  le Projet FIER efficace !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/mission-de-verification-de-performance-le-bvg-trouve-le-projet-fier-efficace-3046831.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 16 Dec 2023 01:46:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Face aux défis de la pauvreté et de la faible employabilité des jeunes, le Gouvernement du Mali a conclu avec le Fonds International de Développement Agricole  un Accord de financement signé à Rome en Italie le 17 janvier 2014. </em></strong>

Cet Accord est destiné au financement de la mise en œuvre du Projet Formation professionnelle, Insertion et appui à l'Entrepreneuriat des jeunes Ruraux (FIER) sur une durée de huit (8) ans. L'objectif de développement du Projet FIER est de faciliter l'accès des jeunes ruraux aux opportunités d'insertion et d'emplois attractifs et rentables dans l'agriculture et les activités économiques connexes. Pour atteindre cet objectif, le Projet FIER s'articule autour de trois (3) Composantes ainsi qu'il suit :

- Composante A : capacités institutionnelles et renforcement de l'offre de formation ;

- Composante B : insertion et appui aux initiatives des jeunes ruraux ;

- Composante C : suivi-évaluation, coordination et gestion.

Les coûts totaux du Projet, sur une durée de huit (8) ans, s'élèvent à 28,100 milliards de FCFA. La clôture de sa première phase est intervenue en septembre 2021. Une seconde phase est en cours d'élaboration.

Le Bureau du Vérificateur Général (BVG) a procédé à la vérification de performance de la gestion du projet FIER pour la période allant du 1er janvier 2018 au 31 décembre 2021. A travers cette vérification, le BVG voulait s'assurer que, d'une part, les acteurs jouent pleinement leur rôle de pilotage, de coordination et de suivi- évaluation des activités et, d'autre part, qu'ils mettent en œuvre les activités planifiées en prenant en compte les critères d'économie, d'efficacité et d'efficience.

A l'issue de la vérification, le BVG est parvenu à la conclusion que, nonobstant les faiblesses relevées dans la mise en œuvre du projet, les résultats obtenus sont satisfaisants et démontrent une certaine efficacité du Projet FIER. A titre illustratif, grâce au Projet FIER, beaucoup de jeunes ruraux ont pu accéder à une qualification professionnelle et certains d'entre eux ont même pu créer leurs propres entreprises et contribuer ainsi à la réduction de la pauvreté dans les zones d'intervention du projet. De même, le Projet FIER a contribué à financer les activités économiques de 5 406 femmes rurales sur un total de 12 513 jeunes ruraux, soit un taux de 43% d'insertion des femmes sur une cible prévisionnelle de 50%.

En revanche, ces résultats assez satisfaisants ont, en partie, été atténués par un certain nombre de lacunes, au nombre desquelles, figurent notamment :

- l'inexistence d'une intermédiation du projet FIER entre les jeunes ruraux et les caisses de micro-finance. Ainsi, les jeunes ruraux ont dû faire face à des frais de gestion élevés et à des taux d'intérêt exorbitants frisant l'usure, toute chose qui ne les a pas confortés dans l'idée d'établir une relation de collaboration durable avec les caisses de micro-finance ;

- l'absence de formation technique préalablement au début de la mise en œuvre des projets. Ainsi, certains jeunes ont commencé l'exécution de leurs projets sans avoir bénéficié de la formation technique pourtant essentielle pour une bonne mise en œuvre desdits projets ;

- la non-rétrocession des subventions à certains jeunes ruraux alors que ceux-ci ont remboursé leurs prêts contractés auprès des caisses de microfinance.

En vue d'accroitre la performance du Projet FIER, le BVG a recommandé au Coordinateur de l'Unité de Coordination Nationale du Projet FIER de veiller à harmoniser les relations contractuelles avec les jeunes ruraux et les caisses de microfinance et de veiller à ce que les Organisations Non Gouvernementales, chargées de l'accompagnement des jeunes ruraux, puissent assurer la formation technique avant tout début de mise en œuvre des projets économiques. En outre, il lui a été recommandé d'assurer un meilleur encadrement des modalités de rétrocession des subventions aux jeunes ruraux, de fixer un délai pour la rétrocession de la subvention aux jeunes ruraux et de veiller à ce que ce délai soit respecté par les caisses de micro-finance. L'application de ces recommandations formulées par le BVG permettra de renforcer la performance du projet FIER que le Bureau estime déjà efficace.<strong>    </strong>

<strong> Source BVG </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion du Fonds national d&amp;apos;appui à l&amp;apos;agriculture : Des irrégularités financières de près  d&amp;apos;un milliard FCFA décelées par le BVG</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-du-fonds-national-dappui-a-lagriculture-des-irregularites-financieres-de-pres-dun-milliard-fcfa-decelees-par-le-bvg-3046822.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 16 Dec 2023 01:28:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Conformément aux dispositions des pouvoirs n°026/2023/BVG du 9 mai 2023, le Vérificateur général a initié la vérification financière de la gestion du Fonds national d'appui à l'agriculture au titre des exercices 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023 (31 mars).</strong>

Par rapport à la pertinence de la vérification, il ressort que la Politique de développement agricole (PDA) du Mali vise à garantir la souveraineté alimentaire et à faire du secteur agricole le moteur de l'économie nationale en vue d'assurer le bien-être des populations. Ainsi, le gouvernement du Mali, dans le cadre de la mise en œuvre de cette politique agricole en concertation avec les collectivités territoriales et la profession agricole à travers la Loi d'orientation agricole (Loa) fixant les orientations de la PDA, a décidé de créer un compte d'affectation spéciale dans le budget d'Etat, pour assurer le financement du développement agricole qui s'intitule : Fonds national d'appui à l'agriculture (FNAA).

Le FNAA constitue un instrument de mise en œuvre de la Loa et de la PDA. Il est destiné : au financement de l'appui aux activités agricoles et péri-agricoles ; à la minimisation de l'impact des risques majeurs et des calamités sur le développement agricole et les conditions de vie des populations rurales ; à la garantie partielle ou totale des emprunts contractés par les exploitants agricoles.

Ces trois objectifs sont respectivement repartis entre les trois guichets suivants : développement agricole (guichet 1) ; risques et calamités agricoles (guichet 2) ; Fonds de garantie (guichet 3).

Les guichets du FNAA sont alimentés par les dotations de l'Etat, les concours des partenaires techniques et financiers, des collectivités territoriales, des organisations professionnelles agricoles et des organismes de développement rural.

Les collectivités territoriales, les organisations professionnelles agricoles et les organismes de développement rural inscrivent chaque année dans leurs budgets les montants de leurs contributions. Le montant des ressources de l'Etat destiné au FNAA est fixé par la Loi de finances.

<strong>Plusieurs irrégularités </strong>

<strong>administratives constatées</strong>

Selon le rapport de vérification, le FNAA a bénéficié de la part du gouvernement sur la période sous revue, au titre de l'appui au financement de l'agriculture, d'un montant total de 14 972 616 758 FCFA sur lequel 12 906 247 657 FCFA ont été consommés. Aussi, faut-il le préciser sur les 12 906 247 657 F CFA consommés, la somme de 12 103 439 985 F CFA a été utilisée pour l'achat des équipements agricoles. Ces équipements ont été distribués pour les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Gao, Tombouctou, Kidal et Ménaka.

Le FNAA, sur la période sous revue, a financé l'acquisition de 2 381 équipements Agricoles. Au regard de tout ce qui précède, le Vérificateur général a initié la vérification financière de la gestion du FNAA.

Au chapitre des constatations et recommandations, il ressort que celles-ci sont relatives aux irrégularités administratives et financières. concernant les irrégularités administratives, les Vérificateurs ont constaté entre autres que : le ministre chargé des Finances n'a pas pris l'arrêté fixant le taux de contribution pour l'alimentation des guichets du FNAA ; le ministre chargé de l'Agriculture n'a pas par avenant modifié des clauses conventionnelles ; le Comité de pilotage du FNAA ne tient pas régulièrement ses sessions ordinaires ; le comité de pilotage du FNAA n'établit pas de listes provisoire et définitive des bénéficiaires ; le comité de pilotage n'exerce pas ses attributions relatives à l'administration et la gestion du FNAA ; le Comité de pilotage n'exerce pas ses attributions relatives à l'administration et la gestion du FNAA ; le comité de pilotage n'a pas rendu opérationnels des sous comptes des guichets ouverts dans les écritures du payeur général du Trésor ; des gouverneurs de région n'ont pas pris les décisions de création des commissions régionales de sélection des bénéficiaires du FNAA ; la commission de gestion et de Suivi du programme pilote de subvention des équipements agricoles n'a pas appliqué les critères d'éligibilité des bénéficiaires du FNAA ; la direction des finances et du matériel du ministère chargé de l'Agriculture n'a pas utilisé la mercuriale des prix pour la détermination de l'enveloppe budgétaire de deux marchés financés sur le FNAA.

Il a été recommandé au ministre chargé des Finances de : prendre l'arrêté fixant le taux de contribution des collectivités territoriales, des organisations professionnelles agricoles et des organismes de développement rural pour l'alimentation des guichets du FNAA ; veiller, auprès des ordonnateurs, à l'utilisation de la mercuriale des prix dans le cadre des achats publics.

<strong> Des équipements agricoles irrégulièrement affectés</strong>

Quant au ministre chargé de l'Agriculture, il lui a été recommandé de : veiller à l'utilisation de la mercuriale des prix dans le cadre des achats effectués sur le Fonds ; prendre un avenant en cas de modification des clauses conventionnelles de financement ; veiller à la création des commissions régionales de sélection des bénéficiaires avec les gouverneurs de région et du District de Bamako.

La mission de vérification a relevé plusieurs irrégularités financières dont le montant total est estimé à 880 904 411 F CFA. En effet, elle a constaté entre autres que le ministre chargé de l'Agriculture a irrégulièrement affecté des équipements agricoles acquis sur le FNAA pour un montant total de la quote-part non recouvrée pour l'enlèvement des équipements s'élève à 30 886 725 F CFA ; le DFM du ministère chargé de l'Agriculture n'a pas justifié la distribution des équipements agricoles subventionnés acquis sur le FNAA pour un montant total des équipements enlevés et non justifiés par le DFM s'élève à 20 784 000 F CFA ; le contrôleur financier du ministère chargé de l'Agriculture a visé des marchés sans vérifier les prix inscrits dans la mercuriale pour un montant total des dépassements pour l'acquisition des décortiqueuses pendant la période sous revue s'élève à 322 500 000 F CFA ; le DFM, le contrôleur financier et le comptable-matières ont respectivement ordonné, visé et attesté la réception d'un service doublement facturé pour un montant du paiement irrégulier qui s'élève à 13 090 000 F CFA ; le chef de l'équipe technique permanente de la commission de gestion et de suivi du programme pilote de subvention des équipements agricoles a effectué des distributions irrégulières pour un montant total de cette distribution s'élève à 126 452 855 F CFA ; le DFM du ministère chargé de l'Agriculture a ordonné le paiement des marchés sans appliquer les pénalités de retard pour un montant total des pénalités concernant les huit (8) marchés s'élève à 22 907 874 F CFA ; le chef de l'équipe technique permanente de la commission de gestion et de suivi du programme pilote de subvention des équipements agricoles et le représentant de l'Apcam n'ont pas remis aux bénéficiaires la totalité des matériels enlevés en leur nom pour un montant total des équipements non remis s'élève à 92 938 645 F CFA ; le chef de l'équipe technique permanente de la commission de gestion et de Suivi du programme pilote de subvention des équipements agricoles a irrégulièrement distribué des matériels Agricoles acquis sur le FNAA pour un montant total des apports des bénéficiaires non recouvrés s'élève à 251 344 312 F CFA.

<strong>Apposition du visa sur </strong>

<strong>les pièces de paiement sans</strong>

<strong> la vérification des prix</strong>

Les faits ainsi dénoncés ont été transmis au président de la Section des comptes de la Cour suprême et au procureur de la République du Pôle national économique et financier sont relatifs : à l'affectation irrégulière d'équipements agricoles acquis sur le FNAA pour un montant total de 30 886 725 F CFA ; à la non-justification des équipements agricoles enlevés pour un montant total de 20 784 000 F CFA ; à l'apposition du visa sur les pièces de paiement sans la vérification des prix par rapport à la mercuriale en vigueur pour un montant total de 322 500 000 F CFA ; au paiement d'une prestation d'entretien des équipements doublement facturée pour un montant de 13 090 000 F CFA ; à la distribution irrégulière des équipements agricoles pour un montant total de 126 452 855 F CFA ; à la non-application des pénalités de retard pour un montant total de 22 907 874 F CFA ; - à la non-remise intégrale des équipements agricoles enlevés au nom des bénéficiaires pour un montant total de 92 938 645 F CFA ; au non-recouvrement de la quote-part des bénéficiaires lors de la distribution des équipements agricoles acquis après 2017 pour un montant total de 251 344 312 F CFA.

En conclusion, le rapport indique que la vérification financière a permis de déceler des irrégularités dans la gestion du FNAA. Les ressources du FNAA n'ont pas été gérées conformément aux conventions de financement et aux textes de création dudit Fonds. En effet, le FNAA a été créé dans le but de financer les activités Agricoles et péri-Agricoles, mais depuis 2015, il sert à acquérir des équipements Agricoles subventionnés. Ainsi, le processus d'acquisition et de distribution de ces équipements fonctionne avec des insuffisances notamment : la violation des clauses conventionnelles de financement pour la mise en œuvre du programme de subvention des équipements, le fonctionnement irrégulier du comité de pilotage, la non-création des commissions régionales de sélection des bénéficiaires, l'attribution des équipements sans recouvrement de la quotepart des bénéficiaires et l'enlèvement de certains sans la justification de leur répartition.

La mission a fait des recommandations en vue d'apporter des améliorations nécessaires pour une gestion régulière et sincère du FNAA. Toutefois, au regard des insuffisances constatées et pour une meilleure gestion du fonds, des mesures doivent être prises par le ministre chargé de l'Agriculture afin de relire le décret n°10-574/P-RM du 26 octobre 2010 fixant l'organisation et les modalités de gestion du FNAA conformément à la gestion budgétaire en mode budget-programmes.

<strong>        Boubacar Païtao avec le BVG</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Fonds national d’appui à l’agriculture :    Des détournements à la pelle !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/fonds-national-dappui-a-lagriculture-des-detournements-a-la-pelle-3046634.html</link>
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<pubDate>Thu, 14 Dec 2023 01:55:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Plus de 880,90 millions de FCFA ! Tel est le montant des irrégularités financières mises en évidence par le Bureau du Vérificateur général (BVG) dans la gestion du Fonds national d’appui à l’Agriculture (FNAA) entre 2019 et le 31 mars 2023.</strong>

<strong> </strong>S’assurer du respect des conventions de financement, de la régularité de la mobilisation des ressources du Fonds national d’appui à l’agriculture (FNAA) du ministère du Développement rural ! C’est l’un des objectifs visés par la mission de vérification du Bureau du Vérificateur général (BVG) à ce niveau au titre des exercices 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023 (31 mars). Il s’agissait aussi de s’assurer de «<em>la régularité et de la sincérité des opérations de dépenses effectuées sur ce fonds</em>». Selon le rapport, les travaux de vérification ont porté sur la mobilisation de la dotation budgétaire de l’Etat, l’examen des conventions de financement et l’exécution des dépenses effectuées sur le FNAA durant la période sous revue.

Cette mission de vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et surtout financières. Le montant total de celles-ci (irrégularités financières) s’élève à  plus de 800 millions de F CFA (880 904 411 F CFA). Le Vérificateur général a transmis et dénoncé des faits au président de la section des Comptes de la Cour suprême et au Procureur de la République chargé du Pôle national économique et financier relativement à l’affectation irrégulière d’équipements agricoles acquis sur le FNAA pour un montant total de 30 886 725 FCFA… La non-justification des équipements agricoles enlevés pour un montant total de 20 784 000 FCFA ; l’apposition du visa sur les pièces de paiement sans la vérification des prix par rapport à la mercuriale en vigueur pour un montant total de 322 500 000 FCFA ; le paiement d’une prestation d’entretien des équipements doublement facturée pour un montant de 13 090 000 FCFA sont, entre autres mauvaises pratiques dénoncées.

Tout comme la distribution irrégulière d’équipements agricoles pour un montant total de 126 452 855 FCFA ; la non-application des pénalités de retard pour un montant total de 22 907 874 FCFA ; la non-remise aux bénéficiaires de l’intégralité des équipements agricoles enlevés en leur nom pour un montant total de 92 938 645 FCFA et le non-recouvrement de la quote-part des bénéficiaires lors de la distribution des équipements agricoles acquis après 2017 pour un montant total de 251 344 312 F CFA.

Pour ce qui est des irrégularités administratives, le rapport du BVG révèle que «les ressources du FNAA n’ont pas été gérées conformément aux conventions de financement et aux textes de création dudit fonds». Il faut rappeler que ce fonds a été créé par la Loi N°10-031 du 12 juillet 2010 dans le but de financer les activités agricoles et péri-agricoles. La vérification a aussi permis de découvrir que le ministre du Développement rural est l’ordonnateur actuel contrairement aux dispositions de l'article 6 du Décret N°10-574/P-RM du 26 octobre 2010 fixant l’organisation et les modalités de gestion du FNAA qui désigne le ministre de l’Economie et des Finances comme l’ordonnateur dudit Fonds.

Depuis 2015, le FNAA sert à acquérir des équipements agricoles subventionnés. «Le processus d’acquisition et de distribution de ces équipements fonctionne avec des insuffisances dont la violation des clauses conventionnelles de financement pour la mise en œuvre du programme de subvention des équipements, le fonctionnement irrégulier du comité de pilotage, la non-création de commissions régionales de sélection des bénéficiaires, l’attribution des équipements sans recouvrement de la quote-part des bénéficiaires et l’enlèvement de certains équipements sans preuve justifiant leur répartition», a souligné le rapport de vérification.

Afin de corriger ces lacunes, l’équipe de vérification a formulé des recommandations dont la mise en œuvre est vivement souhaitée. Il est ainsi demandé au ministre chargé des Finances de prendre l’arrêté fixant le taux de contribution des Collectivités territoriales, des Organisations professionnelles agricoles et des Organismes de développement rural pour l’alimentation des guichets du FNAA et de veiller, auprès des ordonnateurs, à l’utilisation de la mercuriale des prix dans le cadre des achats publics.

Quant au ministre de l’Agriculture, il doit veiller à l’utilisation de la mercuriale des prix dans le cadre des achats effectués sur le Fonds ; prendre un avenant en cas de modification des clauses conventionnelles de financement ; veiller à la création des Commissions régionales de sélection des bénéficiaires avec les Gouverneurs de Région et du District de Bamako.  Il a été recommandé au président du Comité de pilotage de veiller à, entre autres, la tenue régulière des sessions ordinaires du comité et veiller à l’établissement de listes provisoire et définitive des bénéficiaires conformément aux dispositions.

Le président de la Commission de gestion et de suivi du programme de pilotage de la subvention des équipements agricoles, les gouverneurs des régions de Koulikoro et de Sikasso, le Directeur des finances et du matériel du ministère de l’Agriculture sont aussi concernées par les recommandations formulées à l’issue de cette mission de vérification. Et les structures de  contrôle doivent veiller à leur mise en stricte car l’Agriculture est un secteur névralgique de la croissance, donc du développement socioéconomique. Et il est inconcevable que les sacrifices consentis par l’Etat pour son développement, à travers la modernisation des équipements de production, soient détournés de leur objectif initial !

<strong>Hamady Tamba</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion de l’agence d’exécution des travaux d’entretien routier :  Qu’avons&#45;nous vérifié ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-lagence-dexecution-des-travaux-dentretien-routier-quavons-nous-verifie-3046331.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-lagence-dexecution-des-travaux-dentretien-routier-quavons-nous-verifie-3046331.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 11 Dec 2023 08:49:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La présente vérification porte sur la gestion de l’Agence d’Exécution des Travaux d’Entretien Routier (AGEROUTE) au titre des exercices 2017, 2018, 2019 et 2020. Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses. Les travaux ont concerné les recettes et les dépenses de fonctionnement, les marchés de travaux d’entretien routier et les marchés de contrôle et de surveillance desdits travaux.

<strong>QU’AVONS-NOUS CONSTATE ?</strong>

Les constatations issues de la présente vérification mettent en exergue des irrégularités administratives et financières. Les irrégularités administratives sont assorties de recommandations tandis que les financières font l’objet de transmission et dénonciation aux autorités judiciaires et aux services compétents.

<strong>Au titre des irrégularités administratives:</strong>

<strong>Les irrégularités administratives, ci-dessous, relèvent des dysfonctionnements du contrôle interne.</strong>
<ul>
 	<li>L’AGEROUTE n’a pas sollicité du Ministre chargé des Finances la révision de l’arrêté de création de sa régie d’avances. Malgré les innovations introduites en 2017 par la réglementation en vigueur relatives au fonctionnement des régies d’avances, l’AGEROUTE a continué à appliquer l’arrêté instituant sa régie d’avances qui date de 2006. Ces innovations portent entre autres sur l’augmentation du plafond de dépenses par opération de 100 000 FCFA à 200 000 FCFA et la possibilité de payer sur la régie d’avances sans limitation de montant certaines dépenses telles que les perdiems, les primes, les indemnités et les frais de transport, de mission, de stage, de restauration et d’hébergement.</li>
 	<li>L’AGEROUTE ne respecte pas le principe de séparation des fonctions d’ordonnateur et de comptable. Le Directeur Général cosigne avec l’Agent Comptable les chèques et ordres de virement. • L’AGEROUTE attribue des marchés publics à des soumissionnaires ne remplissant pas les critères de qualification des Dossiers d’Appel d’Offres. Ces soumissionnaires n’ont pas fourni des documents exigés tels que les attestations INPS et OMH ou ont fourni des documents non conformes.</li>
 	<li>L’AGEROUTE ne tient pas une comptabilité-matières régulière. Le Comptable-matières ne tient pas les documents de base, de mouvement ou de gestion tels que le livre journal des matières, le grand livre des matières, l’ordre de sortie du matériel, le bordereau d’affectation du matériel, le bordereau de mise en consommation des matières, le bordereau de mutation du matériel et l’état récapitulatif trimestriel. Des documents tenus sont mal renseignés. De plus, le Comptable-matières n’a pas procédé à la codification de l’ensemble des matières.</li>
</ul>
<strong>Au titre des irrégularités financières:</strong>

<strong>Le montant total des irrégularités financières, ci-dessous, s’élève à 1,373 milliard de FCFA.</strong>
<ul>
 	<li>Le Directeur Général a attribué des marchés publics d’entretien routier à des soumissionnaires non pré-qualifiés. Il a attribué des marchés publics à des entreprises dont les offres ont été rejetées dans le rapport de pré-qualification ou qui n’ont pas participé à la phase de pré-qualification. Le montant total de ces marchés s’élève à 617,07 millions de FCFA.</li>
 	<li>La Commission d’analyse a effectué une augmentation irrégulière du montant de l’offre de l’attributaire d’un marché public d’entretien routier. Dans le cadre dudit marché, elle a irrégulièrement augmenté de 15,85 millions de FCFA le montant de l’offre du titulaire. Toutefois, après la séance du contradictoire, l’entreprise concernée a procédé au remboursement de la totalité du montant indu perçu.</li>
 	<li>Le Directeur Général et l’Agent Comptable ont payé deux (2) marchés publics d’entretien routier ne portant pas la preuve du paiement de la redevance de régulation. Le montant total des redevances de régulation non acquittées s’élève à 633 808 FCFA.</li>
 	<li>Le Chef de Division Recettes de la Direction des Moyennes Entreprises et le Chef du Centre des Impôts de la Commune I du District de Bamako ont procédé à des enregistrements irréguliers de marchés publics. Ils ont minoré le montant des droits d’enregistrement et de la redevance de régulation sur deux (02) marchés de travaux d’entretien routier et un (1) marché d’achat de matériels informatiques pour un montant total de 39,69 millions de FCFA. Après la transmission du rapport provisoire, l’AGEROUTE et la Direction Générale des Impôts (DGI) ont fourni la preuve de la régularisation du montant minoré.</li>
 	<li>Des titulaires de marchés publics d’entretien routier ont procédé à de faux enregistrements. Il est ressorti de la circularisation de la DGI que les cachets d’enregistrement figurant sur certains marchés publics sont faux et que les droits d’enregistrement et les redevances de régularisation n’ont pas été payés. Le montant total des droits compromis s’élève à 144,42 millions de FCFA. Suite à la transmission du rapport provisoire à l’AGEROUTE, quatre (04) titulaires de marchés ont procédé au paiement des droits d’enregistrement et des redevances de régulation dus pour un montant total de 38,23 millions de FCFA. Le reliquat non régularisé s’élève à 106,19 millions de FCFA.</li>
 	<li>Le Régisseur d’avances n’a pas reversé des produits issus de la vente des DAO. Il n’a pas reversé dans le compte bancaire de l’AGEROUTE un montant total de 13,56 millions de FCFA représentant les produits issus de la vente de 197 DAO en 2019 et 2020. De plus, sur un montant total de 5,12 millions de FCFA de produits de vente de DAO collectés à travers les reçus, il a reversé 5,10 millions de FCFA à la banque, soit un écart non reversé de 20 000 FCFA. Le montant total des produits de vente de DAO non reversé s’élève à 13,58 millions de FCFA.</li>
 	<li>Le Directeur Général et l’Agent Comptable n’ont pas reversé des cotisations sociales des employés de l’AGEROUTE. Le montant des cotisations sociales du personnel contractuel non reversées à l’INPS s’élève à 70,74 millions de FCFA sur lequel 13,02 millions de FCFA ont été régularisés après la transmission du rapport provisoire. Pour le personnel fonctionnaire, le montant des cotisations sociales non reversées à la Caisse Malienne de Sécurité Sociale (CMSS) s’élève à 71,82 millions de FCFA. Le montant total des cotisations sociales non reversées s’élève à 129,54 millions de FCFA.</li>
 	<li>Le Directeur Général et l’Agent Comptable ont irrégulièrement déclaré et payé des surplus de cotisations sociales à l’INPS. Ils ont déclaré et payé à l’INPS des cotisations sociales sur la base de salaires bruts supérieurs à ceux figurant dans les états de paie correspondants. Le montant total des surplus de cotisations sociales irrégulièrement payés à l’INPS s’élève à 5,64 millions de FCFA.</li>
 	<li>Le Directeur Général et l’Agent Comptable ont effectué des remboursements indus de cotisations sociales à des fonctionnaires. Ils ont remboursé à un ancien Directeur Technique et un ancien Auditeur Interne un montant total de 9,96 millions de FCFA correspondant aux parts patronales et salariales des cotisations à l’AMO de mai 2013 à décembre 2016. Le même Auditeur Interne a indûment reçu la somme de 3,26 millions de FCFA qui correspond aux cotisations versées à la CMSS en 2016 en son nom. En outre, le Directeur Général et l’Agent Comptable ont irrégulièrement reversé à cinq (05) fonctionnaires le surplus de la part patronale cotisée en leurs noms pour un montant total de 17,96 millions de FCFA. Suite à la transmission du rapport provisoire, deux (2) fonctionnaires ont procédé au remboursement des montants indûment perçus de 4, 25 millions de FCFA. Le reliquat non régularisé s’élève à 13,71 millions de FCFA. Le montant total des remboursements indus de cotisations sociales est de 26,92 millions de FCFA.</li>
 	<li>Le Directeur Général et l’Agent Comptable n’ont pas reversé l’Impôt sur les Traitements et Salaires (ITS) et la Taxe Logement (TL). Ils ont déclaré auprès de la Direction des Grandes Entreprises un montant total de 310,54 millions de FCFA d’ITS et de TL au titre de la période allant de mai 2018 à décembre 2020, sans procéder à leur paiement. L’amende calculée suite aux retards de paiement s’élève à 60,64 millions de FCFA. Le montant total non reversé est de 371,18 millions de FCFA.</li>
 	<li>Le Directeur Général et l’Agent Comptable ont payé des avantages indus au Président du Conseil d’Administration (PCA). Ils ont payé au PCA un montant indu de 3,60 millions de FCFA à titre de 13ème mois d’indemnité de responsabilité et de représentation au cours de la période allant de 2017 à 2020. Le 13ème mois est dû au personnel de l’AGEROUTE conformément à l’accord d’établissement. Or, le PCA n’est pas membre dudit personnel.</li>
 	<li>Le Directeur Général a autorisé et payé des jetons de présence indus à des administrateurs. Lors de la 25ème session ordinaire du Conseil d’Administration, il a payé un montant total de 750 000 FCFA à trois (03) administrateurs absents et qui n’ont pas fourni de documents écrits donnant mandat à un autre administrateur pour les représenter.</li>
 	<li>Les Membres du Conseil d’Administration, le Directeur Général et l’Agent Comptable ont accordé des avantages indus au Délégué du Contrôle Financier. Ils lui ont accordé 400 000 FCFA de jetons de présence, 3,90 millions de FCFA d’indemnité forfaitaire mensuelle et 300 000 FCFA à titre de 13<sup>ème</sup> mois d’indemnité alors qu’il n’est ni membre du Conseil d’Administration ni membre du personnel de l’AGEROUTE. Le montant total des avantages indus perçus s’élève à 4,60 millions de FCFA.</li>
 	<li>Le Directeur Général et l’Agent Comptable ont payé un avantage indu à un agent. Ils lui ont payé les avantages du poste de Chef du Département Administration, Budget et Finances par intérim dès le premier mois de sa nomination, alors que ces avantages ne sont dus qu’au-delà d’un (1) mois tel que prévu par l’accord d’établissement de l’AGEROUTE. Le montant indu payé s’élève à 932 172 FCFA.</li>
 	<li>Le Directeur Général et l’Agent Comptable ont payé des primes indues d’assurance maladie et d’assurance mixte groupe. Ils ont payé la totalité des primes de deux (02) contrats d’assurance maladie du personnel de l’AGEROUTE alors que le personnel devrait prendre en charge 20% du montant conformément aux clauses de l’accord d’établissement. De plus, ils ont payé les primes d’un contrat d’assurance mixte groupe souscrit en 2014 qui ne sont prévues ni par l’accord d’établissement ni par une délibération du Conseil d’Administration. Le montant total des primes d’assurance indues payées s’élève à 92,38 millions de FCFA.</li>
</ul>
<strong>QUE RECOMMANDONS-NOUS POUR CORRIGER LES MANQUEMENTS CONSTATES ?</strong>

<strong>Au Directeur Général:</strong>

- solliciter du Ministre chargé des Finances la relecture de l’arrêté instituant la régie d’avances de l’Agence d’Exécution des Travaux d’Entretien Routier;

- faire signer les moyens de paiement uniquement par l’Agent Comptable conformément à la réglementation en vigueur;

- veiller au respect des critères de qualification dans l’attribution des marchés publics;

- veiller à la tenue d’une comptabilité-matières régulière.

<strong>Aux commissions d’analyse et aux commissions de marché:</strong>

- respecter les critères de qualification dans la sélection des attributaires des marchés publics.

<strong>Au Comptable-matières:</strong>

- tenir tous les documents de la comptabilité-matières conformément à la réglementation en vigueur;

- codifier et immatriculer les matières conformément à la réglementation en vigueur.

<strong>TRANSMISSION ET DENONCIATION DE FAITS PAR LE VERIFICATEUR GENERAL AU PRESIDENT DE LA SECTION DES COMPTES DE LA COUR SUPREME ET AU PROCUREUR DE LA REPUBLIQUE PRES LE TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE LA COMMUNE III DU DISTRICT DE BAMAKO, CHARGE DU POLE ECONOMIQUE ET FINANCIER RELATIVEMENT:</strong>

- à l’attribution de marchés à des soumissionnaires non-préqualifiés pour un montant total de 617,07 millions de FCFA;

- au non-reversement des produits issus de la vente des DAO pour un montant total de 13,58 millions de FCFA;

- aux avantages indus accordés au Président du Conseil d’Administration pour un montant total de 3,60 millions de FCFA;

- au paiement de jetons de présence indus pour un montant total de 750 000 FCFA;

- à l’octroi d’avantages indus au Délégué du Contrôle Financier pour un montant total de 4,60 millions de FCFA;

- au paiement d’avantages indus à un agent intérimaire pour un montant total de 932 172 FCFA;

- au paiement de primes d’assurance indues pour un montant total de 92,38 millions de FCFA.

&nbsp;

<strong>TRANSMISSION DE FAITS AU DIRECTEUR GENERAL DES IMPOTS RELATIVEMENT:</strong>

- au paiement de marchés ne portant pas la preuve du paiement de la redevance de régulation pour un montant total de 633 808 FCFA;

- aux faux enregistrements pour un montant total de 106,19 millions de FCFA;

- au non-reversement de l’impôt sur les traitements et salaires et de la taxe logement pour un montant total de 371,18 millions de FCFA.

<strong>TRANSMISSION DE FAITS AU DIRECTEUR GENERAL DE L’INSTITUT NATIONAL DE PREVOYANCE SOCIALE RELATIVEMENT:</strong>

- au non-reversement de cotisations sociales pour un montant total de 57,72 millions de FCFA;

- au paiement de surplus de cotisations sociales pour un montant total de 5,64 millions de FCFA.

<strong>TRANSMISSION DE FAIT AU DIRECTEUR GENERAL DE LA CAISSE MALIENNE DE SECURITE SOCIALE RELATIVEMENT:</strong>

- au non-reversement de cotisations sociales pour un montant total de 71,82 millions de FCFA.

<strong>TRANSMISSION DE FAIT AU DIRECTEUR GENERAL DE L’AGENCE D’EXECUTION DES TRAVAUX D’ENTRETIEN ROUTIER RELATIVEMENT:</strong>

- au remboursement indu de cotisations sociales pour un montant total de 26,92 millions de FCFA.

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Fonds National d’Appui à l’Agriculture :  Plus de 880,90 millions de FCFA d’irrégularités financières, selon le bureau du VGAL</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/fonds-national-dappui-a-lagriculture-plus-de-88090-millions-de-fcfa-dirregularites-financieres-selon-le-bureau-du-vgal-3045820.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 07 Dec 2023 14:16:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La présente vérification a pour objet la gestion du Fonds national d’appui à l’Agriculture (FNAA) au titre des exercices 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023 (31 mars). Elle a pour objectif de s’assurer du respect des conventions de financement, de la régularité de la mobilisation des ressources du FNAA du ministère du Développement rural et de la régularité et de la sincérité des opérations de dépenses effectuées sur ce fonds. </em></strong>

Les travaux de vérification ont porté sur la mobilisation de la dotation budgétaire de l’Etat, l’examen des conventions de financement et l’exécution des dépenses effectuées sur le FNAA durant la période sous revue. Cette mission de vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

Les travaux de cette vérification ont révélé des déficiences de contrôle interne. En effet, les ressources du FNAA n’ont pas été gérées conformément aux conventions de financement et aux textes de création dudit fonds. Rappelons que FNAA a été créé par la Loi n°10-031 du 12 juillet 2010 dans le but de financer les activités agricoles et péri-agricoles.

Le ministre du Développement rural en est l’Ordonnateur actuel contrairement aux dispositions de l'article 6 du Décret n°10-574/P-RM du 26 octobre 2010 fixant l’organisation et les modalités de gestion du Fonds national d'appui à l'Agriculture qui désigne le ministre chargé des Finances comme l’Ordonnateur dudit Fonds.

Depuis 2015, le FNAA sert à acquérir des équipements agricoles subventionnés. Le processus d’acquisition et de distribution de ces équipements fonctionne avec des insuffisances dont la violation des clauses conventionnelles de financement pour la mise en œuvre du programme de subvention des équipements, le fonctionnement irrégulier du Comité de pilotage, la non-création de commissions régionales de sélection des bénéficiaires, l’attribution des équipements sans recouvrement de la quote-part des bénéficiaires et l’enlèvement de certains équipements sans preuve justifiant leur répartition.

Afin de corriger ces lacunes, l’équipe de vérification a formulé des recommandations dont la mise en œuvre est vivement souhaitée. Elle a demandé au ministre chargé des Finances de prendre l’arrêté fixant le taux de contribution des Collectivités territoriales, des Organisations professionnelles agricoles et des Organismes de développement rural pour l’alimentation des guichets du FNAA et de veiller, auprès des Ordonnateurs, à l’utilisation de la mercuriale des prix dans le cadre des achats publics.

Quant au ministre chargé de l’Agriculture, il doit veiller à l’utilisation de la mercuriale des prix dans le cadre des achats effectués sur le Fonds ; prendre un avenant en cas de modification des clauses conventionnelles de financement ; veiller à la création des commissions régionales de sélection des bénéficiaires avec les Gouverneurs de Région et du District de Bamako.

En tant que président du Comité de pilotage, il doit veiller à la tenue régulière des sessions ordinaires du Comité et veiller à l’établissement de listes provisoire et définitive des bénéficiaires conformément aux dispositions réglementaires ; veiller à l’adoption des programmes pluriannuels, du budget annuel du FNAA et celui de chaque guichet ; veiller à l’ élaboration et à l’approbation des manuels de procédures des trois Guichets du FNAA ; veiller au respect des modalités de mise à disposition des ressources du FNAA aux bénéficiaires et veiller à rendre opérationnel l'ensemble des sous comptes du FNAA conformément aux dispositions réglementaires.

En tant que président de la Commission de gestion et de suivi du programme de pilotage de la subvention des équipements agricoles, le ministre chargé de l’Agriculture doit aussi veiller à l’application des critères d’éligibilité réglementaires des bénéficiaires du FNAA.

La mission a aussi recommandé aux Gouverneurs des Régions de Koulikoro et de Sikasso, qui sont les présidents des commissions régionales de sélection, de prendre les décisions de création des commissions régionales de sélection des bénéficiaires et de s’assurer de leur opérationnalité.

Au Directeur des Finances et du Matériel du ministère chargé de l’Agriculture, elle a demandé d’utiliser la mercuriale des prix pour la détermination des enveloppes budgétaires des marchés financés sur le FNAA.

<strong>Irrégularités financières</strong>

Le montant total des irrégularités financières s’élève à 880 904 411 FCFA. Le Vérificateur général a transmis et dénoncé des faits au président de la Section des Comptes de la Cour suprême et au procureur de la République chargé du Pôle national économique et financier relativement à l’affectation irrégulière d’équipements agricoles acquis sur le FNAA pour un montant total de 30 886 725 Fcfa ; à la non-justification des équipements agricoles enlevés pour un montant total de 20 784 000 Fcfa ; à l’apposition du visa sur les pièces de paiement sans la vérification des prix par rapport à la mercuriale en vigueur pour un montant total de 322 500 000 Fcfa ; au paiement d’une prestation d’entretien des équipements doublement facturée pour un montant de 13 090 000 Fcfa.

À la distribution irrégulière d’équipements agricoles pour un montant total de 126 452 855 Fcfa ; à la non-application des pénalités de retard pour un montant total de 22 907 874 Fcfa ; à la non-remise aux bénéficiaires de l’intégralité des équipements agricoles enlevés en leur nom pour un montant total de 92 938 645 Fcfa et au non-recouvrement de la quote-part des bénéficiaires lors de la distribution des équipements agricoles acquis après 2017 pour un montant total de 251 344 312 Fcfa.

<strong>CCOM/BVG</strong>

<strong>NB : le titre est de la Rédaction </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Vérificateur Général échange avec les Partenaires Techniques et Financiers sur le rapport annuel 2022</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/le-verificateur-general-echange-avec-les-partenaires-techniques-et-financiers-sur-le-rapport-annuel-2022-3045823.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/le-verificateur-general-echange-avec-les-partenaires-techniques-et-financiers-sur-le-rapport-annuel-2022-3045823.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 06 Dec 2023 20:47:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le mardi 28 novembre 2023, s’est tenue au siège du Bureau du Vérificateur Général (BVG), la traditionnelle rencontre entre le Vérificateur Général, M. Samba Alhamdou BABY, et les Partenaires Techniques et Financiers (PTF). </em></strong>

Après la cérémonie solennelle de remise de son rapport annuel 2022 à SEM le Président de la Transition, Chef de l’Etat, SEM Assimi GOITA, et sa transmission au Premier ministre, Chef de gouvernement, au Président du Conseil National de Transition et au Président de la Cour Suprême, le Vérificateur Général a reçu les Partenaires Techniques et Financiers (PTF) pour une présentation du contenu dudit rapport.

Ont participé à cette rencontre la Directrice des Opérations de la Banque Mondiale et ses proches collaborateurs, le Représentant Résident du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et un de ses collaborateurs, les Chefs de Coopération de l’Allemagne, du Grand-Duché de Luxembourg et de la Suisse, les représentants des Ambassades du Canada, des Etats-Unis d’Amérique, de la Belgique et de la Suède.

Les représentants des organisations et institutions comme la Délégation de l’Union Européenne, l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (ONUDC), la Banque Islamique de Développement (BID), l’Agence des États-Unis pour le Développement International (USAID) et le Projet de Déploiement des Ressources de l’Etat pour l’Amélioration des Services et la Riposte Locale à la Covid-19 (PDREAS) ont également pris part à la rencontre. Le Vérificateur Général était accompagné de ses plus proches collaborateurs.

Après une présentation de l’environnement de contrôle du Bureau du Vérificateur Général et ses résultats de 2018 à 2022 et de la synthèse du rapport annuel 2022 dont des exemplaires ont été remis aux partenaires présents, les échanges ont suscité des questions et des clarifications auxquelles le Vérificateur Général a apporté des réponses.

Les éclairages ont concerné l’environnement juridique du contrôle au Mali où de profondes réformes ont été engagées dans le cadre de la refondation de l’Etat, les impacts positifs de la nouvelle constitution sur le BVG qui se retrouve renforcé, les relations de complémentarité avec la Section des Comptes de la Cour Suprême ( future Cour des Comptes), la valeur ajoutée des missions de vérifications et d’évaluation du BVG et la synergie que le BVG entretient avec toutes les parties prenantes de l’exploitation des rapports du BVG ainsi que les accords de partenariat existants.

Le Vérificateur Général s’est réjoui de la qualité des différents partenariats et a exprimé sa reconnaissance pour les efforts que les PTF consentent pour accompagner le Bureau. Il a également salué le soutien et l’accompagnement des plus hautes autorités qui ont permis au BVG d’atteindre ses objectifs de vérification et d’évaluation.

À l’unanimité, les PTF ont félicité le BVG pour la qualité et la diversité de ses rapports et réitéré leur engagement à l’accompagner, conscients que « <em>la fonction du VG est un des piliers clés de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière</em> ».

<strong>CCOM/VBG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Commune rurale de Sakoïba :  Un non&#45;perçu de 98 millions</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/commune-rurale-de-sakoiba-un-non-percu-de-98-millions-3045739.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/commune-rurale-de-sakoiba-un-non-percu-de-98-millions-3045739.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 06 Dec 2023 02:27:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Informateur</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[2021 et 25 000 FCFA en 2022, le tout ayant engendré une perte de 96, 59 millions de nos francs auxquels s’ajoutent le non-recouvrement des droits et patente sur des marchés publics avoisinant 1, 5 million. Or, selon la loi en vigueur, toute personne, résident ou non résident, qui bénéficie des contrats de marchés publics, à la livraison de biens et de services aux organismes ou parapublics est assujettie à la patente sur les marchés publics. Et la Délibération n°2020-018/CR-S du 26 décembre 2020 portant fixation du taux des frais d’enregistrement et de transfert des permis d’occuper dispose en son article 1er : « Est fixé à 25 000 FCFA les frais de transfert et d’enregistrement des permis d’occuper de la commune rurale de Sakoïba. »

Mises bout à bout, les analyses chiffrées résultant de l’exploitation des comptes de gestion laissent apparaître un trou béant d’un peu plus de 98millions de F CFA. Un manque à gagner pour les finances mais, en revanche, des gains considérables pour un petit nombre d’acteurs locaux puissants.

<strong>Contrôle défaillant</strong>

L’explication tient à la défaillance de dispositif de contrôle interne et externe. Le rôle de ces acteurs agissant en tant que garde-fous est mis en cause. A titre d’illustration, le préfet ne procède pas à l’inspection périodique de la commune, le trésorier payeur régional et le maire ne contrôlent point les régies,  la non-tenue du registre des appels d’offres.

Plus globalement, un dispositif de contrôle interne peut être définit comme l’ensemble des mesures (politique, organisation, outils, moyens humains, actions opérationnelles) chargées d’assurer un niveau de contrôle adéquat et en lien avec les objectifs de l’organisation. Dans le langage commun, la défaillance est envisagée comme le fait pour un acteur ou un groupe d’acteur de ne pas appliquer pleinement leur rôle, se traduisant par une absence, une faiblesse ou une incapacité dans l’accomplissement de ce rôle.

Pour traiter les problématiques soulevées, le rapport préconise au préfet du cercle de Ségou de procéder à l’inspection périodique de la commune rurale de Sakoïba, au trésorier  payeur régional de contrôler les régies d’avances et de recettes au moins une fois par an, au maire d’exercer son contrôle sur les deux régies, puis veiller à la prestation de serment des régisseurs notamment.

Autant de faits répréhensibles dont la justice est appelée à démêler les écheveaux.

<strong>Ibrahim Yattara</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le FNAA dans la tourmente :  Une perte de plus de 880 millions de FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/le-fnaa-dans-la-tourmente-une-perte-de-plus-de-880-millions-de-fcfa-3045734.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/le-fnaa-dans-la-tourmente-une-perte-de-plus-de-880-millions-de-fcfa-3045734.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/09/verificateur-genral.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 06 Dec 2023 02:22:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Informateur</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le Bureau du Vérificateur général a conscience que les irrégularités se sont insinué non seulement dans la gestion financière, mais également dans les décisions stratégiques, la gouvernance, la qualité des activités du Fonds national d’appui à l’agriculture (FNAA). Outre les pertes financières qu’elles ont entraînées de 2019 au 31 mars 2023, son bon fonctionnement et sa capacité d’atteindre ses objectifs en ont été très affectés. Fleurissent de sérieux doutes quant à l’efficacité, voire l’utilité du contrôle interne et de la hiérarchie.

Pour être plus précis, le contrôle interne comprend toutes les activités, instructions et procédures qui, au sein de chaque direction générale, visent à garantir la gestion adéquate et sûre des actifs et ressources financières de la Direction générale, ce qui peut se résumer comme suit : la mise à disposition de toutes les parties au processus financier d’informations adéquates, complètes et précises en rapport avec leurs tâches ; des mesures visant à contrôler et à garantir le respect de toutes les procédures, instructions, réglementations et dispositions pertinentes ; des mesures visant à protéger les biens publics et à préserver la valeur des avoirs publics ; des mesures visant à garantir l’utilisation économique, efficiente et efficace des ressources conformément au principe de bonne gestion financière ; enfin des mesures visant à surveiller et, dans la mesure du possible, à garantir la réalisation des objectifs, priorités et finalités des politiques conduites.

<strong>Montagnes de mauvaises pratiques</strong>

Le FNAA ne s’aligne point sur les meilleures pratiques. D’abord, ‘’les ressources n’ont pas été gérées conformément aux conventions de financement et aux textes de création ‘’, puis  ‘’le processus d’acquisition et de distribution des équipements ‘’ agricoles  ‘’ fonctionne avec des insuffisance dont la violation des clauses conventionnelles de financement, le fonctionnement irrégulier du Comité de pilotage, la non-création des Commissions régionales de sélection des bénéficiaires, l’attribution des équipements sans recouvrement de la quote-part des bénéficiaires et l’enlèvement de certains équipements sans preuve justifiant leur répartition’’.

Le rapport donne des orientations pratiques à tous les niveaux, autrement dit apporte de précieuses recommandations sur la façon de corriger les actes qui ont, par endroits, pris la forme d’une infraction pénale. Au ministre chargé des Finances, proposition est faite de ‘’prendre l’arrêté fixant le taux de contribution des Collectivités territoriales, des organisations professionnelles agricoles et des organismes de développement rural pour l’alimentation des guichets du FNAA et de veiller, auprès des ordonnateurs, à l’utilisation de la mercuriale des prix dans le cadre des achats publics’’.  La mercuriale des prix désigne plus généralement une liste des produits disponibles ainsi que leur prix.

Le rapport suggère au ministre chargé de l’Agriculture de veiller l’utilisation de la listes des produits disponibles ainsi que leur prix, prendre un avenant en cas de modification des clauses conventionnelles de financement , veiller à la création des Commissions régionales de sélection des bénéficiaires avec les gouverneurs de région et du district de Bamako. Il doit aussi user de sa casquette de président du Comité de pilotage pour veiller à la tenue régulière des sessions ordinaires du Comité et veiller à l’établissement de listes provisoire et définitive des bénéficiaires conformément aux dispositions réglementaires. Sans perdre de vue son attention requise sur l’adoption des programmes pluriannuels du budget annuel du FNAA et celui de chaque guichet, l’élaboration et l’approbation des manuels de procédures des trois guichets, entre autres.

Encore que les irrégularités soient susceptibles d’avoir été causées par des activités frauduleuses ou par des tentatives de dissimulation de manœuvres frauduleuses, bien qu’elles puissent tout aussi bien être le résultat d’une erreur humaine ou d’une incompétence.

<strong>Le frisson </strong>

De toute façon, les irrégularités représentent une menace pour l’agriculture : elles érodent le Fonds national, nuisant en fin de compte à la qualité et à la quantité des interventions nécessaires pour accroitre la production. Parce que la fraude et la corruption limitent de ce fait l’impact de l’acquisition, de la distribution des équipements agricoles subventionnés,  et nuise à la confiance des agriculteurs.

Les coûts directs comprennent la perte de fonds publics s’établissant à 880.904.411 F CFA due aux erreurs d'affectation (30, 88 millions) ou à la non-justification des équipements agricoles enlevés (20,78 millions) au paiement d’une prestation doublement facturée (13, 09 millions), à la distribution irrégulière d’équipements agricoles (126, 45 millions), à la non- application des pénalités de retard (22,90 millions), la non-remise aux bénéficiaires  de l’intégralité des équipements agricoles enlevés en leur nom (92,93 millions) et au non-recouvrement de la quote-part des bénéficiaires lors de la distribution des équipements agricoles acquis après 2017 (251, 34 millions) …

Le Bureau du Vérificateur général a collecté, analysé et mis à la disposition des autorités judiciaires chargées des poursuites, les informations relatives à la détection et à la répression de ces faits présumés de corruption, de fraude et de pratiques assimilées commis au FNAA.

<strong>Ibrahim Yattara</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rapport annuel 2022 du vérificateur général :  Gestion de la Direction des Finances et du Matériel du Ministère du Développement Rural</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/rapport-annuel-2022-du-verificateur-general-gestion-de-la-direction-des-finances-et-du-materiel-du-ministere-du-developpement-rural-3045496.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 04 Dec 2023 09:07:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>QU’AVONS-NOUS VERIFIE ?</strong>

La présente vérification financière porte sur la gestion de la Direction des Finances et du Matériel (DFM) du Ministère du Développement Rural (MDR) au titre des exercices 2018, 2019, 2020 et 2021 (1<sup>er</sup> trimestre). Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de dépenses. Les travaux de vérification ont concerné l’exécution des dépenses de fonctionnement et d’investissement ainsi que les procédures de distribution des intrants subventionnés de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche.

<strong>QU’AVONS-NOUS CONSTATÉ ?</strong>

Les constatations issues de la présente vérification mettent en exergue des irrégularités administratives et financières. Les irrégularités administratives sont assorties de recommandations tandis que les financières font l’objet de transmission et dénonciation aux autorités judiciaires.

<strong> </strong><strong><u>Au titre des irrégularités administratives</u></strong>:

<strong>Les irrégularités administratives, ci-dessous, relèvent des dysfonctionnements du contrôle interne.</strong>
<ul>
 	<li>La DFM du MDR ne s’assure pas du respect des calendriers de livraison de l’engrais subventionné. Les délais ne sont pas respectés par tous les fournisseurs. Ce qui oblige des producteurs à acheter l’engrais non subventionné sur le marché à des prix plus élevés ou à se passer de l’utilisation d’engrais.</li>
 	<li>La DFM du MDR a construit un Centre Rural de Prestation (CRP) de services Agricoles à Koumantou sans acte de création. Ledit CRP a été construit sans avoir été créé par acte notarié et enregistré au registre du commerce et du crédit mobilier, contrairement aux exigences de la note conceptuelle relative à la création des CRP.</li>
 	<li>La DFM du MDR a attribué un contrat de livraison d’intrants à un fournisseur ne disposant pas de dépôt dans les localités bénéficiaires. Le titulaire du Marché n°4173/DRMP/2018 du 7 novembre 2018 relatif à l’achat et au transport de 380 tonnes d’aliments bétail ne disposait pas de magasins de stockage dans les localités de Kayes, Nioro, Yélimané et Diéma comme stipulé dans ledit marché. Ainsi la totalité du stock, soit 7600 sacs de 50 kg d’aliments bétail, a été livrée à la Préfecture de Kayes au lieu des localités bénéficiaires.</li>
 	<li>Les sous-commissions de distribution des intrants Agricoles ne respectent pas des procédures de délivrance des autorisations d’achat. Dans les localités de Bla, San, Ségou, Koutiala, Sikasso et Bougouni, lesdites sous-commissions délivrent des autorisations d’achat groupées au lieu des autorisations d’achat individuelles, toute chose qui ne facilite pas la traçabilité des quantités réellement reçues par producteur.</li>
 	<li>Les Directions Régionales de l’Agriculture ne veillent pas au respect de la procédure d’évaluation des besoins en intrants Agricoles subventionnés. Les superficies reconnues aux producteurs, base des quantités d’engrais à allouer, ne sont ni justifiées ni conformes à celles mentionnées dans les documents de la Direction Nationale de l’Agriculture. Lesdites superficies sont recensées sur la base de déclarations verbales des producteurs non vérifiées par les agents locaux de l’Agriculture.</li>
</ul>
<strong><u>Au titre des irrégularités financières</u></strong><strong>:</strong>

<strong>Le montant total des irrégularités financières, ci-dessous, s’élève à 2,329 milliards de FCFA.</strong>
<ul>
 	<li>Le Ministre de l’Agriculture et le Directeur des Finances et du Matériel dudit ministère ne respectent pas les procédures d’attribution et de distribution des intrants Agricoles subventionnés. Ils ont retenu, pour la fourniture de l’engrais subventionné, des sociétés ayant fourni dans leurs offres des bilans ne portant pas la mention «Bilans ou extraits de bilans conformes aux déclarations souscrites au service des impôts». Malgré le rejet de ces offres par la commission d’évaluation et de jugement des offres, le Ministre de l’Agriculture a autorisé lesdites sociétés à fournir l’engrais subventionné par Décision n°2019-00000136/MA-SG du 12 juin 2019. Par la même décision, il a retenu un fournisseur d’engrais n’ayant pas au préalable participé à la procédure de sélection au niveau de la DFM.</li>
 	<li>Le Directeur des Finances et du Matériel du MDR a ordonné le paiement intégral de huit (08) marchés de travaux non entièrement exécutés. Le montant total des travaux non exécutés mais payés s’élève à 145,51 millions de FCFA.</li>
 	<li>Le Directeur des Finances et du Matériel du Ministère chargé de l’Agriculture a transféré des équipements Agricoles non fonctionnels aux représentants locaux de l'Assemblée Permanente des Chambres d'Agriculture du Mali (APCAM). Il a envoyé des équipements en mauvais état et incomplets aux Chambres d’Agriculture des Régions de Kayes, Kita, Nioro, Koulikoro, Dioïla, Sikasso, Koutiala, Bougouni et San. Lesdits équipements non fonctionnels sont stockés dans les différentes cours des Chambres Régionales d’Agriculture, sans protection contre les intempéries. Le montant total des équipements transférés dans les différentes Chambres d’Agriculture et non fonctionnels s’élève à 923,47 millions de FCFA.</li>
 	<li>Le Directeur des Finances et du Matériel du Ministère de l’Agriculture a transféré des équipements Agricoles non fonctionnels à la Commission de Gestion et de Suivi du Programme de Subvention des Equipements. Il s’agit de 182 botteleuses non utilisables et ne correspondant pas aux besoins exprimés par des producteurs. Le montant desdites botteleuses s’élève à 653,21 millions de FCFA.</li>
 	<li>Le Directeur des Finances et du Matériel du Ministère de l’Agriculture a procédé à des remboursements indus à des fournisseurs sur la base des listes validées dans le système E-Voucher (système de distribution électronique des intrants) pour des quantités d’engrais non livrées. Il a remboursé des fournisseurs sur la base de bons validés dans le système E-Voucher alors que les producteurs n’ont pas reçu d’engrais subventionné. Le montant des remboursements indus s’élève à 1,09 million de FCFA.</li>
 	<li>Le Directeur des Finances et du Matériel du Ministère de l’Élevage et de la Pêche a procédé à des paiements de marchés non exécutés. Il s’agit de deux (02) marchés non exécutés et six (06) partiellement exécutés. Le montant total des travaux non réalisés et des fournitures non livrées mais payés s’élève à 100,67 millions de FCFA.</li>
 	<li>Le Directeur des Finances et du Matériel du Ministère de l’Élevage et de la Pêche n’a pas appliqué des pénalités de retard sur des marchés non exécutés dans les délais contractuels. Il n’a pas appliqué de pénalités sur les paiements de deux (02) marchés relatifs aux travaux de construction de deux (02) marchés à bétail à Bamako exécutés avec un retard de 260 jours. Le montant total des pénalités non prélevées s’élève à 18,55 millions de FCFA.</li>
 	<li>Le Directeur des Finances et du Matériel du Ministère de l’Élevage et de la Pêche a payé des produits et équipements piscicoles non conformes. Il a payé 70 pirogues fabriquées en bois blanc au lieu du bois de caïlcédrat, en violation des stipulations du marché. De plus, lesdites pirogues ne flottent pas. Par ailleurs, les produits vétérinaires destinés aux associations et groupements de pisciculteurs de la Région de Kayes étaient déjà périmés à la livraison. Le montant des produits et équipements non conformes s’élève à 26,95 millions de FCFA.</li>
 	<li>Le Directeur des Finances et du Matériel du Ministère de l’Élevage et de la Pêche a payé des cages flottantes incomplètes. Il a payé 10 cages flottantes pour les Communes de Hawa Dembaya et Bamafelé[1]Manantali dont des accessoires n’ont pas été livrés. Le montant total des accessoires non livrés est de 13,50 millions de FCFA.</li>
 	<li>Le Directeur des Finances et du Matériel du Ministère de l’Élevage et de la Pêche a payé des travaux non exécutés. Il a payé des travaux non exécutés, notamment la fourniture et la pose de portails métalliques et la réalisation de béton de forme légèrement armé pour des parcs de vaccination, la fourniture et la pose de deux (02) châteaux métalliques et de deux (02) portes en aluminium vitrées pour des centres de collecte de lait. En outre, la couverture du logement pour gardien a été réalisée sur une superficie de 12,25 m² au lieu de 521 m² prévus dans chacun des contrats de construction des deux (2) marchés à bétail à Bamako. Le montant total des travaux payé mais non exécutés s’élève à 29,74 millions de FCFA.</li>
 	<li>Le Directeur des Finances et du Matériel du Ministère de l’Agriculture n’a pas fourni la preuve du reversement, au Trésor public, des produits issus de la vente d’un véhicule mis à la réforme. Il n’a pas fourni la preuve du paiement des frais de cession d’un (01) véhicule de marque Toyota mis à la réforme pour un montant de 700 000 FCFA.</li>
 	<li>Le Régisseur d’avances du Ministère de l’Agriculture a payé des indemnités de déplacement et de mission indues. Il a payé à trois (03) chefs de division de la Direction Nationale du Génie Rural, des indemnités de déplacement et de mission à un taux journalier de 35 000 FCFA au lieu de 30 000 FCFA, soit un écart indu de 5 000 FCFA par jour et par personne. Le montant total des indemnités de déplacement et de mission indues payées s’élève à 125 000 FCFA.</li>
 	<li>Le Régisseur d’avances du Ministère de l’Elevage et de la Pêche a payé des dépenses irrégulières. Il a payé des indemnités de formation du personnel sans les pièces justificatives attestant la réalité et l’effectivité de la dépense telles que les listes d’émargement, les listes de présence journalières et les termes de référence de l’atelier. Le montant des dépenses non justifiées est de 2 millions de FCFA.</li>
 	<li>Les représentants de l’APCAM dans les Régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso et Ségou n’ont pas reversé au Trésor public des produits issus de la vente d’équipements. Le montant total non reversé s’élève à 128,29 millions de FCFA.</li>
 	<li>Les gestionnaires de 10 Centres Ruraux de Prestation de services Agricoles n’ont pas reversé au Trésor public des montants des échéanciers sur les équipements. Suite à la vérification, ils ont reversé 14,81 millions de FCFA sur un montant total dû de 22,44 millions de FCFA, soit un écart non reversé de 7,63 millions de FCFA.</li>
 	<li>Le Directeur des Finances et du Matériel du Ministère de l’Agriculture a payé des quantités d’engrais subventionnés non livrés. Il a payé des fournisseurs sur la base des quantités d’engrais mentionnées sur les documents de distribution alors que des bénéficiaires d’engrais ont attesté n’avoir pas reçu lesdites quantités. De plus, des doublons ont été identifiés sur les listes des bénéficiaires. Le montant total de ces irrégularités s’élève à 14,89 millions de FCFA.</li>
 	<li>Le Président de l’Association des Riziculteurs de la Plaine Aménagée de San-Ouest (ARPASO) a majoré le prix de vente fixé pour les engrais minéraux subventionnés. Il a augmenté de 1 500 FCFA le prix de cession du sac de 50 kg d’engrais minéral subventionné. Le montant de cette irrégularité s’élève à 28,05 millions de FCFA.</li>
 	<li>Des bénéficiaires d’équipements Agricoles n’ont pas versé des produits issus de la vente d’équipements dans le compte bancaire ouvert à cet effet. Le montant non reversé s’élève à 235,12 millions de FCFA.</li>
</ul>
<strong>QUE RECOMMANDONS-NOUS POUR CORRIGER LES MANQUEMENTS CONSTATES ?</strong>

Au Directeur des Finances et du Matériel du Ministère du Développement Rural:

- s’assurer du respect du calendrier des livraisons de l’engrais subventionné dans les zones bénéficiaires;

- s’assurer de la création des Centres Ruraux de Prestation de services Agricoles avant leur construction;

- s’assurer de l’acheminement des intrants dans les localités où se trouvent les bénéficiaires par les fournisseurs d’aliments bétail.

<strong>Aux sous-commissions de distribution des intrants Agricoles:</strong>

- respecter les procédures de délivrance des autorisations d’achats des intrants Agricoles subventionnés.

<strong>Aux Directeurs Régionaux de l’Agriculture:</strong>

- veiller au respect de la procédure d’évaluation des besoins en intrants Agricoles subventionnés.

<strong>TRANSMISSION ET DÉNONCIATION DE FAITS PAR LE VÉRIFICATEUR GÉNÉRAL AU PRÉSIDENT DE LA SECTION DES COMPTES DE LA COUR SUPRÊME ET AU PROCUREUR DE LA RÉPUBLIQUE PRÈS LE TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE LA COMMUNE III DU DISTRICT DE BAMAKO, CHARGÉ DU PÔLE ÉCONOMIQUE ET FINANCIER, RELATIVEMENT:</strong>

- au non-respect des procédures d’attribution et de distribution des intrants Agricoles subventionnés;

- au paiement de travaux de construction non exécutés pour un montant de 145,41 millions de FCFA;

- au transfert d’équipements Agricoles non fonctionnels aux représentants locaux de l’APCAM pour un montant de 923,47 millions de FCFA;

- au transfert d’équipements Agricoles non fonctionnels à la Commission de gestion et de suivi du Programme de Subvention des Équipements pour un montant de 653,21 millions de FCFA;

- au remboursement indu de la subvention des quantités d’engrais non livrées pour un montant de 1,09 million de FCFA;

- au paiement de marchés non exécutés pour un montant de 100,67 millions de FCFA;

- à la non-application de pénalités de retard pour un montant de 18,55 millions de FCFA;

- au paiement des produits et équipements piscicoles non conformes pour un montant de 26,95 millions de FCFA;

- au paiement de cages flottantes incomplètes pour un montant de 13,50 millions de FCFA;

- au paiement de travaux non exécutés pour un montant de 29,74 millions de FCFA;

- au non-reversement des produits issus de la vente d’un véhicule mis à la réforme pour un montant de 700 000 FCFA;

- au paiement d’indemnités de déplacement et de mission indues pour un montant de 125 000 FCFA;

- au paiement de dépenses irrégulières pour un montant de 2 millions de FCFA;

- au non-reversement des produits issus de la vente des équipements pour un montant de 108,18 millions de FCFA;

- au non-reversement des montants des échéanciers sur les équipements reçus pour un montant de 7,63 millions de FCFA;

- au paiement d’engrais subventionnés non livrés pour un montant de 14,89 millions de FCFA;

- à la majoration du prix de cession de l’engrais subventionné pour un montant de 28,05 millions de FCFA;

- au non-reversement des produits issus de la vente d’équipements Agricoles pour un montant de 235,12 millions de FCFA.

<strong>TRANSMISSION ET DÉNONCIATION DE FAITS PAR LE VÉRIFICATEUR GÉNÉRAL AU PRÉSIDENT DE LA SECTION DES COMPTES DE LA COUR SUPRÊME ET AU PROCUREUR DE LA RÉPUBLIQUE PRÈS LE TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE KAYES, CHARGÉ DU PÔLE ÉCONOMIQUE ET FINANCIER, RELATIVEMENT:</strong>

- au non-reversement des produits issus de la vente d’équipements pour un montant de 20,12 millions de FCFA.

<strong>Source: Rapport Annuel 2022 DU Vérificateur Général</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification financière du BVG : D&amp;apos;importantes irrégularités relevées dans la gestion de la Commune rurale de Kokélé</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-du-bvg-dimportantes-irregularites-relevees-dans-la-gestion-de-la-commune-rurale-de-kokele-3045319.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 02 Dec 2023 01:30:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La présente vérification financière a pour objet la gestion de la Commune Rurale de Kokélé (CRK) au titre des exercices 2020, 2021 et 2022. Elle a pour objectif de s'assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes des organes délibérant et exécutif de la Commune. Les travaux de vérification ont porté essentiellement sur la mobilisation des recettes et leur reversement, l'exécution des dépenses, la gouvernance administrative, l'état civil et la comptabilité-matières.</em></strong>

La CRK, sur la base de son Programme de développement économique, social et culturel (PDESC) 2017-2022 est composée de 13 villages : Kokélé (chef-lieu de la Commune), Djeguénina, Dissan, Makono, Momissala, Ména, Bogoribougou, Koyéna, Damana, Sokoni, Diamana, Fabougou et N'gognéna et de plusieurs hameaux. La CRK, d'une superficie de 18 km2, est située sur la route nationale RN°7 (Bamako-Sikasso) à environ 18 km de la capitale régionale, Bougouni.

Sur la base des projections du Recensement général de la population et de l'habitat (RGPH) de 2009, actualisé, à l'instar des autres collectivités territoriales, la CRK compterait en 2023 une population totale estimée à 9939 habitants dont 4956 femmes, soit 49,86 % de la population.

Rappelons que cette mission s'est déroulée dans le cadre de l'Accord entre le BVG et le Projet de déploiement de ressources d'Etat pour l'amélioration de l'offre de services et la riposte à la Covid-19 (Pdreas). Elle a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

Les travaux de cette vérification ont révélé des déficiences de contrôle interne dans la gestion de la CRK au nombre desquelles nous pouvons citer : le non-respect des modalités de création des régies, le recouvrement des recettes par le 3e adjoint au maire chargé de l'état civil en lieu et place du régisseur de recettes, le non-respect des délais de reversement des recettes encaissées par le régisseur de recettes, le défaut de prestation de serment des régisseurs de recettes et de dépenses et la non-production des rapports semestriels et annuels par les Comité de gestion scolaire (CGS) sur l'utilisation des fonds des cantines scolaires et des fonds d'Appui direct à l'amélioration des rendements scolaires (Adars). Afin de corriger ces lacunes, l'équipe de vérification a formulé des recommandations dont la mise en œuvre par la CRK est vivement souhaitée.

Elle a demandé au maire de veiller à la tenue des documents administratifs obligatoires ; à la tenue d'un fichier-fournisseurs ; à l'utilisation systématique des registres           d'état-civil réglementaires ; au respect des modalités de constitution des commissions de travail et à la tenue des documents de la comptabilité-matières. Elle lui a aussi recommandé d'initier la procédure de nomination du comptable-matières conformément à la réglementation en vigueur ; de prendre un arrêté de création des régies de recettes et d'avances conformément à la réglementation en vigueur ; d'informer systématiquement les soumissionnaires non retenus des motifs du rejet de leurs offres conformément à la réglementation ; d'effectuer les contrôles et vérifications sur place et sur pièces des régies de la Commune au moins une fois par an ; de veiller à la perception des recettes de la Commune exclusivement par le Régisseur de recettes ; de veiller au respect des délais de reversement des recettes encaissées à la Perception de Bougouni par le Régisseur de recettes ; de veiller à la prestation de serment des Régisseurs de recettes et d'avances de la Commune  et de veiller à la production par les CGS des rapports semestriels et annuels sur l'utilisation des fonds des cantines scolaires et des fonds Adars.

La mission a en outre demandé au 3e adjoint au maire chargé de l'état civil d'utiliser systématiquement des registres d'état civil réglementaires et de s'abstenir de percevoir les recettes de la Commune en lieu et place du régisseur de recettes.

Au secrétaire général de la CRK, il a été demandé de tenir et de mettre à jour les documents administratifs obligatoires ; de tenir le fichier- fournisseurs et les documents de la comptabilité-matières.

Quant au régisseur de recettes de la Commune, il doit     respecter les délais de reversement des recettes encaissées à la Perception de Bougouni. Les Régisseurs de recettes et d'avances de la CRK doivent prêter serment conformément à la règlementation en vigueur.

Enfin, les Présidents des CGS doivent produire régulièrement des rapports semestriels et annuels sur l'utilisation des fonds des cantines scolaires et des fonds Adars.

Irrégularités financières

La vérification a également relevé des irrégularités financières d'un montant de 1 226 600 F CFA. Ce montant a été totalement régularisé.<strong>                                  </strong>

<strong>Source BVG            </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pour la qualité et la diversité de ses rapports :  Le Vérificateur Général et son équipe reçoivent les félicitations des Partenaires Techniques et Financiers</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/pour-la-qualite-et-la-diversite-de-ses-rapports-le-verificateur-general-et-son-equipe-recoivent-les-felicitations-des-partenaires-techniques-et-financiers-3045317.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/pour-la-qualite-et-la-diversite-de-ses-rapports-le-verificateur-general-et-son-equipe-recoivent-les-felicitations-des-partenaires-techniques-et-financiers-3045317.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/12/BVG.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 02 Dec 2023 01:28:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le mardi 28 novembre 2023, s'est tenue au siège du Bureau du Vérificateur Général, la traditionnelle rencontre entre le Vérificateur Général, Samba Alhamdou Baby, et les Partenaires Techniques et Financiers (PTF). </em></strong>

près la cérémonie solennelle de remise de son rapport annuel 2022 à SEM le Président de la Transition, Chef de l'Etat, SEM Assimi Goïta, et sa transmission au Premier ministre, Chef de gouvernement, au Président du Conseil National de Transition et au Président de la Cour Suprême, le Vérificateur Général a reçu les Partenaires Techniques et Financiers (PTF) pour une présentation du contenu dudit rapport. Ont participé à cette rencontre la Directrice des Opérations de la Banque Mondiale et ses proches collaborateurs, le Représentant Résident du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et un de ses collaborateurs, les Chefs de Coopération de l'Allemagne, du Grand-Duché de Luxembourg et de la Suisse, les représentants des Ambassades du Canada, des Etats-Unis d'Amérique, de la Belgique et de la Suède.

Les représentants des organisations et institutions comme la Délégation de l'Union Européenne, l'Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (ONUDC), la Banque Islamique de Développement (BID), l'Agence des États-Unis pour le Développement International (USAID) et le Projet de Déploiement des Ressources de l'Etat pour l'Amélioration des Services et la Riposte Locale à la Covid-19 (PDREAS) ont également pris part à la rencontre. Le Vérificateur Général était accompagné de ses plus proches collaborateurs.

Après une présentation de l'environnement de contrôle du Bureau du Vérificateur Général et ses résultats de 2018 à 2022 et de la synthèse du rapport annuel 2022 dont des exemplaires ont été remis aux partenaires présents, les échanges ont suscité des questions et des clarifications auxquelles le Vérificateur Général a apporté des réponses.

Les éclairages ont concerné l'environnement juridique du contrôle au Mali où de profondes réformes ont été engagées dans le cadre de la refondation de l'Etat, les impacts positifs de la nouvelle constitution sur le BVG qui se retrouve renforcé, les relations de complémentarité avec la Section des Comptes de la Cour Suprême ( future Cour des Comptes), la valeur ajoutée des missions de vérifications et d'évaluation du BVG et la synergie que le BVG entretient avec toutes les parties prenantes de l'exploitation des rapports du BVG ainsi que les accords de partenariat existants.  Le Vérificateur Général s'est réjoui de la qualité des différents partenariats et a exprimé sa reconnaissance pour les efforts que les PTF consentent pour accompagner le Bureau. Il a également salué le soutien et l'accompagnement des plus hautes autorités qui ont permis au BVG d'atteindre ses objectifs de vérification et d'évaluation. A l'unanimité, les PTF ont félicité le BVG pour la qualité et la diversité de ses rapports et réitéré leur engagement à l'accompagner, conscients que <em>"la fonction du Vérificateur Général est un des piliers clés de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière".</em> <strong>             Source BVG</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le Végal réclame plus de 44 milliards de pertes et trop&#45;perçus :  Des acteurs immobiliers dénoncent un rapport sélectif et unilatéral</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/le-vegal-reclame-plus-de-44-milliards-de-pertes-et-trop-percus-des-acteurs-immobiliers-denoncent-un-rapport-selectif-et-unilateral-3045138.html</link>
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<pubDate>Thu, 30 Nov 2023 01:40:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le rapport 2022 du Vérificateur Général est tombé en obéissant aux orientations dictées par l’air du temps ainsi que par la volonté des autorités de transition de mettre l’assainissement de la vie publique au cœur de leur politique. Il n’est pas surprenant dès lors que les différentes missions de vérification débouchent sur un torrent de dénonciations d’une diligence exceptionnelle auprès des instances judiciaires appropriées. La Cour suprême et le Pôle spécialisé en la matière sont ainsi saisis, par les services du BVG, d’une impressionnante avalanche de dossiers en rapport avec des irrégularités présumées dans la gestion des ressources publiques.

L’ampleur des incidences financières est tout aussi impressionnante et leurs portées varient selon les structures concernées par les différentes missions de vérification. Au nombre des secteurs ciblés figurent entre autres le numérique, avec la SMTD pour laquelle le Vegal et ses collaborateurs retiennent 7 milliards volatilisés dans le paiement indu de primes de risques ainsi que le règlement de factures pour des marchés non exécutés. Beaucoup d’autres organismes personnalisés sont également épinglés pour des montants toutefois dérisoires à côté des griefs que le BGV retient contre l’exécution du programme des 20 000 logements sociaux de N’Tabakoro. Les pertes infligées au trésor public, selon le rapport 2022, se chiffrent à la bagatelle d’environ 45 milliards de nos francs que l’Etat serait en droit de réclamer aux opérateurs immobiliers, en vertu des pratiques qui les ont entraînées, soutient le Vérificateur. Lesdites pertes ou trop-perçus seraient en effet imputables aux majorations irrégulières de prix d’acquisition de logements pour près de 23 milliards au total, à la prise en charge indue de coûts de travaux supplémentaires pour un montant de 5,375 milliards de FCFA, à l’achat de Titres Fonciers sans leurs copies authentiques pour une valeur monétaire de 4,279 milliards. Ça n’est pas tout. Au nombre des pratiques ayant engendré l’énorme manque à gagner figurent, en outre, l’encaissement intégral de montants pour des travaux partiellement exécutés par nombre de sociétés immobilières. Certaines desquelles sont par ailleurs indexées d’avoir bénéficié du paiement d’incidences fiscales et douanières indues pour un montant de 9,643 milliards de FCFA.

Portées par-devant les cours et tribunaux, ces pompeuses dénonciations préfigurent naturellement un défilé sans commune mesure d’opérateurs immobiliers dans les locaux du redoutable pôle économique et financier. Sauf que ce ballet inédit pourrait se révéler une baudruche. Et pour cause, il s’annonce vraisemblablement sur fond de démantèlement en règle des méthodes et approches de vérification qu’une écrasante majorité d’acteurs du secteur contestent et jugent arbitraires et bancales à la limite. Aussi, les arguments avancés à l’appui de cette perception paraissent-ils assez rigides pour mériter qu’on s’y attarde. C’est le cas, par exemple, des allégations de majoration des prix de logements sociaux et de paiement de montants indus au titre d’incidences fiscales et douanières. Sur la question, un opérateur approché par nos soins est formel et ne décolère pas sur les errements du BVG. «Ce sont des vessies que le Vegal prend pour des lanternes», s’est confié notre interlocuteur dans l’anonymat en s’inscrivant en faux contre les allégations de trop-perçus. Il soutient, en revanche, que les paiements ou majorations insinués dans le rapport se justifient amplement par un régime d’exonération applicable aux marchés des logements sociaux pour certains matériaux de construction. Sauf que les attributaires desdits marchés ne pouvaient directement en bénéficier avec les mesures instaurées par le ministère des finances pour déjouer d’éventuelles spéculations sur les exos. Par conséquent, explique-t-on, les différentes sociétés immobilières n’avaient d’autre choix que de grever les prix des logements dans des proportions équivalentes aux avantages que leur accordent les prescriptions contractuelles.

Sont également battues en brèche, dans la même veine, les conclusions du Vérificateur en rapport avec les pénalités de retard qu’il recommande d’infliger aux opérateurs. Sur cette question aussi les points de vue s’accordent à désigner la partie étatique comme responsable de la quasi-totalité des retards qu’accusent les différents chantiers. L’explication qui revient sur toutes les lèvres a trait notamment à l’indisponibilité criante des sites dédiés aux dits logements, que les autorités n’affectent presque jamais dans les échéances convenables. Il ne leur est pas irréprochable, par contre, un retard tout aussi criant dans la liquidation des traites dues à certaines entreprises. Des paiements sont par exemple en souffrance pour des logements réceptionnés depuis trois ans, confie une autre source anonyme. Et de s’en prendre aux vérificateurs pour son indifférence aux désagréments que subissent les opérateurs immobiliers, une attitude tendancieuse susceptible de porter un coup fatal au devenir même des logements sociaux. Et pour cause : on estime que pour s’inscrire dans la pérennité la conduite d’un programme aussi ambitieux doit préserver les intérêts de tous les acteurs impliqués et non de la seule partie étatique. Or, les services du Vérificateur auront donné la preuve qu’ils ne sont préoccupés que par les seuls torts supposément causés à l’Etat.

Quoi qu’il en soit, la partie promet d’être corsée entre l’Etat et des opérateurs immobiliers qui gardent autant de griefs sur le cœur que le sulfureux rapport du Végal en contient.

&nbsp;

<strong>A KEITA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Hémorragie financière à la DFM du Ministère du Développement rural :  Destination inconnue de 2,329 milliards FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/hemorragie-financiere-a-la-dfm-du-ministere-du-developpement-rural-destination-inconnue-de-2329-milliards-fcfa-3044948.html</link>
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<pubDate>Wed, 29 Nov 2023 09:02:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Direction des Finances et du Matériel </strong><strong>(</strong><strong>DFM) du Ministère du Développement Rural est-elle l’antichambre de la fraude, la mauvaise gestion et du favoritisme ? En tout cas, c’est la question que bon nombre d’observateurs se posent, depuis la publication du rapport 2022 du Bureau du Vérificateur Général sur la gestion financière de cette structure, pendant les exercices 2018, 2019, 2020 et le premier trimestre 2021. </strong>

Décidément, la corruption et la mauvaise gestion du dernier public ont atteint un niveau inquiétant au Mali. Et le contraire ne se dit pas dans l’administration malienne, où ces mauvaises pratiques sont gangrénées à tel point que l’on se demande si la fin annoncée de la corruption et de la délinquance financière est pour demain. En tout cas, l’espoir n’est pas permis, si l’on s’en tient aux révélations faites par le Bureau du Vérificateur Général, à travers un rapport récemment publié sur la gestion financière de la DFM du Ministère du Développement rural. Il a fallu le passage des auditeurs du Bureau du Vérificateur Général pour mettre à nu les affaires nauséabondes qu’entretiennent les responsables de cette DFM qui seraient en complicité avec le département de tutelle, au détriment des textes.

<strong>Les combines et les combinards</strong>

Pendant les exercices 2018, 2019, 2020 et le premier trimestre 2021, les caisses de la DFM du Ministère du Développement rural ont connu une hémorragie financière, avec comme conséquence, le risque de mettre les clés dudit département sous le paillasson. Mais comme les départements ministériels fonctionnent sur le budget de l’Etat qu’est l’argent du contribuable, on a aujourd’hui l’impression qu’il y’a une nouvelle logique dans notre administration qui voudrait que les fonds soient gérés comme bon « nous semble » même si les résultats escomptés ne sont pas atteints.

En effet, au cours de leur fouille ‘<em>’archéologico-financière’’</em>, les enquêteurs du Bureau du Vérificateur Général, ont contre toute attente, découvert des irrégularités financières de 2,329 milliards FCFA (2 329 496 637 F) au niveau de la DFM du Développement rural. Pourtant, ce montant diaboliquement perdu, pouvait servir à construire des infrastructures, agricoles, sanitaires ou éducatives. Malheureusement, cette perte financière résulte du laxisme et du favoritisme qui règnent au niveau de la DFM du Ministère du Développement rural où les irrégularités financières semblent permises, au détriment du contribuable malien.

<strong>A la soupe, chers pots</strong>

Au nombre des mauvaises pratiques ayant laissé un trou dans les caisses de la DFM du département ministériel en question, le manque de rigueur, le favoritisme, le laxisme et le népotisme dans la passation des marchés en lien avec les intrants agricoles, les équipements et même ceux relatifs à la construction des infrastructures.

Au-delà du non-respect des critères de sélections des fournisseurs d’intrants agricoles, la Direction des Finances et du Matériel et le Ministre du Développement rural n’ont pas respecté, selon le rapport du Vérificateur Général, les procédures d’attribution des marchés de distribution des intrants agricoles subventionnés. Et comme si cela ne suffisait pas, au titre des irrégularités financières, le ministre de tutelle et le Directeur des Finances et du Matériel ont procédé au paiement de travaux de construction non exécutés pour un montant de plus de 145 millions FCFA (145 505 277F). Aussi, les irrégularités financières sont relatives aux équipements agricoles non fonctionnels remis aux représentants locaux de l’APCAM pour un montant de plus de 923 millions FCFA (923 465 780F) et à la Commission de gestion et de suivi du Programme de Subvention des Équipements pour un montant de 653,2millions FCFA  (653 208 920F).

Toujours selon le rapport de vérification, les irrégularités ont trait au paiement non conforme des quantités d’engrais livrés par le système E-Voucher pour un montant de 1 091 565 FCFA, au paiement de marchés non exécutés conformément aux clauses contractuelles pour un montant de 100 669 038 FCFA et à la non-application de pénalités de retard pour un montant de 18 551 577 FCFA. S’y ajoutent, le paiement des produits et équipements piscicoles non conformes pour un montant de 26 950 000 FCFA ; le paiement des cages flottantes incomplètes pour un montant de 13 500 000 FCFA et le paiement des travaux de construction non conformes au devis estimatif et quantitatif pour un montant de 29 738 700 FCFA.

À ces gaffes s’ajoutent,  l’absence de preuves de cession des véhicules reformés pour un montant de 700 000 FCFA, le paiement d’indemnités de déplacement et de missions indues de 3 chef de division pour un montant de 125 000 FCFA et des dépenses irrégulières pour un montant de 2 000 000 FCFA. Ce n’est pas tout, loin sans faut.

Aussi, les irrégularités financières révélées ont trait au non-reversement au Trésor public des produits issus de la vente des équipements pour un montant de 108 177 486 FCFA ; au non-reversement des montants dus sur les échéances des équipements reçus pour un montant de 7 632 960 FCFA et au paiement des engrais subventionnés non livrés pour un montant s’élevant à 14 888 750 FCFA. Sans compter la majoration du prix de cession de l’engrais subventionné pour un montant de 28 054 500 FCFA, le non reversement des produits issus de la vente des équipements pour un montant de 235 119 917 FCFA et au non-reversement par les représentants locaux de l’APCAM-Kayes au Trésor public des produits issus de la vente d’équipements pour un montant de 20 117 167 FCFA.

Ces irrégularités financières prouvent à suffisance,  le non-respect des textes par les responsables de la DFM qui devraient veiller à la bonne gestion des ressources, mais aussi leur insouciance quant au respect de l’éthique et la déontologie en matière de finance.

En tout cas, c’est une situation qui interpelle les autorités de la transition qui se sont données le défi de refonder le Mali. Toute chose qui ne pourra se faire dans la démagogie. En attendant, les personnes suspectées dans cette affaire dite ‘’irrégularités financières’’ ne dorment qu’avec un seul œil, surtout que des dénonciations ont été faites au Pôle économique et à la Cour Suprême.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Gestion du cadastre minier par la DNGM :  Plus de 2 milliards FCFA évaporés en moins de 3 ans de gestion</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-du-cadastre-minier-par-la-dngm-plus-de-2-milliards-fcfa-evapores-en-moins-de-3-ans-de-gestion-3044950.html</link>
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<pubDate>Wed, 29 Nov 2023 09:01:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le rapport 2022 du</strong> <strong>Bureau du Vérificateur Général (BVG) sur  la délinquance financière au sein des structures étatiques est édifiant : la gestion du cadastre minier par la Direction Nationale de la Géologie et des Mines (DNGM), a laissé un trou de 2,826 milliards FCFA (2 826 712 238 F) dans la caisse pendant les exercices 2018, 2019, 2020 et 2021 (31 août). </strong>

Face à la gabegie ambiante à la DNGM et à l’affairisme du clan qui la dirige, doit-on s’emmurer dans un silence pour éviter ses foudres ? Heureux, ceux qui se posent, encore, ces questions. Car, il y a longtemps que l’oligarchie de la DNGM a anesthésiée les convictions. Avec des espèces sonnantes et trébuchantes. Et partout, le même constat, l’amer constat : motus et bouche cousus. Personne pour dénoncer ces magouilles et affairismes à la pelle. On reste de marbre, face à la gestion clanique du cadastre minier par la DNGM, face à cette gabegie ambiante qui hypothèque l’avenir des maliens.

Partout, le même silence assourdissant. Parce que le tout-puissant patron de la DNGM, Cheick Fanta Mady Keita, verse des liasses dans leurs escarcelles. Donc, il faut applaudir ses faiblesses, tolérer ses fantasmes.

<strong>Des irrégularités à la pelle  </strong>

Le secteur minier occupe une place importante dans l’économie malienne. Il est caractérisé par l’abondance et la variété des ressources. On distingue à cet effet l’or comme principal minerai exploité. Le Mali possède également une importante quantité de réserves minières comme le diamant, la bauxite, le fer, l’uranium et d’autres substances.

Le secteur minier est vital pour l’économie malienne dans la mesure où il représente plus d’un million d’emplois, 7% du PIB, un quart du budget de l’État et les trois quarts des exportations. Du coup, la délivrance des titres miniers engendre des recettes pour l’État, constituant des ressources financières générées par la gestion du cadastre minier par la DNGM.

Durant la période sous revue, 809 titres miniers ont été délivrés par l’Administration des mines. Le montant total des recettes encaissées par la DNGM, en contrepartie de la délivrance des titres miniers ainsi que diverses pénalités, pour la période sous revue, s’élève au total à 6,545 milliards de nos francs (6 545 397 779 FCFA). D’où le lieu pour le Vérificateur Général de voir clair dans la gestion du cadastre minier par la Direction Nationale de la Géologie et des Mines, pendant les exercices 2018, 2019, 2020 et 2021 (31 août).

La publication d’un rapport de vérification financière sur la gestion de la DNGM vise à s’assurer de la régularité, de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses, du respect des conditions d’attribution des titres miniers, et de la mise en œuvre des conventions d’établissement y afférentes. En effet, les travaux de vérification ont porté sur les conditions d’attribution des titres miniers destinés à l’exploration et à la recherche, à la mise en œuvre des conventions d’établissement y afférentes et les opérations de recettes et de dépenses effectuées par la DNGM et la DFM du Ministère des Mines de l’Énergie et de l’Eau dans le cadre de la gestion du Cadastre minier.

<strong>D’embrouilles en magouille  </strong>

À en croire le rapport du vérificateur, le ministre en charge des Mines, au moment des faits, ne s’est pas assuré de l’implication des communautés locales dans des travaux de recherche minière.

Pour s’assurer du respect des dispositions du code minier, l’équipe de vérification a procédé à une revue documentaire des permis de recherche attribués et des conventions d’établissement signées durant la période sous revue. Elle a effectué des visites de site en présence d’un représentant de la DNGM, d’un représentant des Communes des localités visitées et d’un ou des représentants des sociétés concernées. Aussi, les enquêteurs ont eu des rencontres avec les Chefs de village et les Conseillers desdites localités et se sont entretenus avec les représentants des différentes sociétés concernées. Mieux, l’équipe de vérification a constaté que les populations des zones concernées n’ont pas été préalablement consultées avant la délivrance des permis de recherche alors que les sites sur lesquels portent lesdits permis sont des champs, des lieux de cultes, etc. Et coup de théâtre, il ressort que la notice d’impacts environnemental et social pour les travaux de recherche n’existe pas dans le lot de documents examinés. En effet, le titulaire du permis de recherche délivré par Arrêté n°2021/1950/ MMEE-SG du 30 avril 2021 portant attribution d’un permis de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2 à Narena-Nord dans le Cercle de Kangaba, n’a pas pu effectuer les travaux programmés dans la convention d’établissement, à cause du refus total de la population du village de KENIEMA.

L’équipe de vérification a constaté l’occupation et l’exploitation illégales par des orpailleurs nationaux et d’autres nationalités au détriment des titulaires légaux des sites des permis. Le défaut d’implication et d’information des populations locales entraîne des oppositions préjudiciables à la réalisation des projets miniers et favorise l’occupation et l’exploitation illégales des sites miniers.

Le Ministre en charge des Finances et le Ministre chargé des Mines n’ont pas pris l’Arrêté interministériel fixant le taux et la clé de répartition des produits issus des pénalités.

Pour s’assurer de la régularité des modalités de répartition des ressources destinées à alimenter le Fonds de financement de la recherche, de la formation et de la promotion des activités minières, l’équipe de vérification a examiné les textes qui régissent les modalités de fonctionnement et de gestion dudit Fonds et s’est entretenue avec le Directeur National de la Géologie et des Mines, Cheick Fanta Mady Keïta.

Du coup, elle a constaté l’inexistence de l’Arrêté interministériel fixant le taux et la clé de répartition des produits issus des pénalités revenant aux agents à titre d’intéressement ou de prime de découverte, comme prévu par le Décret n°2012-717/PM-RM du 20 décembre 2012 fixant les modalités de fonctionnement et de gestion du Fonds. De plus, l’équipe a remarqué que le Décret n°2020-0177/PT-RM du 12 novembre 2020 fixant les conditions et les modalités d’application du Code Minier en République du Mali n’a pas prévu de disposition spécifique relative aux modalités d’alimentation du Fonds. L’absence de ces textes d’application ne permet pas une meilleure répartition des ressources issues de la gestion du Fonds minier. Et ce n’est pas tout. Loin s’en faut.

Même le Ministre en charge des Mines a irrégulièrement, ouvert un compte bancaire. Ce qui est une violation flagrante de l’article 18 du Décret n°2018-0009/P-RM du 10 janvier 2018 portant Règlement général sur la comptabilité publique qui  dispose : « <em>Sous l’autorité du ministre chargé des Finances, les comptables directs du Trésor, principaux secondaires, exécutent toutes les opérations budgétaires, financières et de trésorerie […] des comptes spéciaux du Trésor</em> ».

Ainsi, pour s’assurer de la régularité du fonctionnement et de la gestion du Fonds de financement de la recherche, l’équipe de vérification a requis par courriers à la DFM du Ministère chargé des Mines, la demande d’ouverture du Compte bancaire du Fonds de recherche. Elle s’est enfin entretenue avec le Directeur National de la Géologie et des Mines, le Président du comité de pilotage du fonds de financement de la recherche et le Directeur des Finances et du Matériel.

Dans la foulée, la mission de vérification a constaté que le ministre en charge des Mines a ouvert le compte bancaire n°25100010802-17 dans les livres de la BIM-SA en lieu et place du compte d’affectation spéciale du Trésor pour la gestion du fonds de financement de la recherche, de la formation et de la promotion des activités minières. Ledit compte est sous la co-signature du Directeur des Finances et du Matériel du Ministère chargé des Mines et du Directeur National de la Géologie et des Mines, alors que le comptable assignataire désigné par le Décret 2012-717/PM-RM du 20 décembre 2012 susvisé pour ce Fonds, est le Payeur Général du Trésor.

Ainsi, les recettes collectées lors de la signature des conventions, du transfert des titres miniers, et les pénalités payées par les sociétés minières, destinées à alimenter le Fonds de financement de la recherche, de la formation et de la promotion des activités minières sont versées sur ce compte bancaire géré par la DFM du Ministère chargé des Mines. L’ouverture irrégulière d’un compte bancaire favorise la réalisation des dépenses inéligibles sur le fonds de financement de la recherche, de la formation et de la promotion des activités minières.

Plus grave encore, le Directeur National de la Géologie et des Mines et le Directeur des Finances et du Matériel du Ministère des Mines, de l’Énergie et de l’Eau (MMEE) ont utilisé le compte bancaire irrégulier.

Pour s’assurer de la régularité du fonctionnement et de la gestion du fonds de financement, l’équipe de vérification a examiné le décret fixant les modalités de fonctionnement et de gestion du Fonds, les situations du compte d’affectation du Fonds par le Payeur Général du Trésor ainsi que les relevés bancaires relatifs au compte bancaire ouvert au nom dudit Fonds. Elle s’est aussi entretenue avec le Directeur National de la Géologie et des Mines, le Directeur des Finances et du Matériel et le 2ème Fondé de Pouvoirs de la Paierie Générale du Trésor (PGT).

Il ressort de l’enquête que le Directeur National de la Géologie et des Mines et le Directeur des Finances et du Matériel du MMEE ont, irrégulièrement, exécuté des dépenses sur le fonds de financement de la recherche. En lieu et place du Payeur Général du Trésor, le Directeur National de la Géologie et des Mines et le Directeur des Finances et du Matériel du département, ont payé des dépenses pour un montant total de 1,400 milliards de nos francs (1 400 559 369 FCFA) sur le compte bancaire du fonds de financement de la recherche. L’utilisation du compte bancaire irrégulier favorise la réalisation de dépenses inéligibles. Autres injonctions relevées par le Vérificateur général dans la gestion du cadastre minier, la DNGM délivre, irrégulièrement, des titres miniers à des sociétés et elle ne dispose pas de manuel de procédures administratives, financières et comptables. Et lorsque la DNGM n’exige pas la production de rapports de fin d’activités et des résultats obtenus des détenteurs d’autorisation d’exploration, le dirlo Cheick Fanta Mady Keïta, prend des notes de service irrégulières.

Enfin, la DNGM a liquidé, irrégulièrement, les droits et les taxes sur la plus ou moins-value de cession des titres miniers et n’a pas assuré une surveillance régulière des activités de recherche.  En effet, des sociétés titulaires de permis de recherche procèdent illégalement à des travaux d’exploitation d’or sans que la DNGM ne prenne des dispositions pour mettre fin à ces activités d’exploitation illégale.

Entre pourboire et ‘’pour manger’’

Décidemment, le patron de la DNGM, Cheick Fanta Mady Keïta et sa bande sont mal barrés. Le gouffre financier creusé au niveau de cette structure dépasse l’entendement.

En clair, la DNGM dans son histoire n’a jamais connu une telle hémorragie financière. Pire, elle n’a jamais été confiée à une personnalité, aussi controversée que Cheick Fanta Mady Keïta : de 2018 à 2021, les caisses ont coulé. Comme le fleuve Niger dans son lit. Les irrégularités financières n’ont pas été comptabilisées en centaines de millions. Mais en milliards de nos francs. En chiffre, il y a plus de 2 milliards de nos francs (2 826 712 238 FCFA) qui se sont évaporé.

La DNGM n’a pas seulement perdu de sa superbe. Elle a été vidée de son âme, vendu au diable. Et jusqu’aujourd’hui, son dirlo n’affiche qu’une image de ruine et de désolation. Et pour cause : jamais, les gaffes au sein de ce service n’ont atteint un tel degré.

Pour la gestion des affaires, le Directeur National de la Géologie et des Mines, Cheick Fanta Mady Keïta, n’a pas exigé des sociétés minières le paiement compensatoire des déficits d’investissement. Il ressort des enquêtes financières que des sociétés titulaires de titres miniers n’ont pas payées à l’État malien, le déficit compensatoire d’investissement. En effet, l’équipe de vérification a constaté que les investissements réalisés par 32 sociétés ont été en deçà des minimas des programmes annuels d’investissement prévus dans les conventions d’établissement. De plus, lesdites sociétés n’ont pas versé à l’État le déficit compensatoire. Le montant total des déficits non compensés pendant la période sous revue s’élève à 2,826 milliards de nos francs (2 826 712 238 FCFA).

Pendant ce temps, des titulaires de permis de recherche procèdent, illégalement, à l’exploitation de l’or. Et suite à des visites de sites, l’équipe de vérification a constaté que le titulaire du permis de recherche de l’or à Bérila dans le Cercle de Bougouni, attribué par Arrêté n°2017-1565/MM-SG du 30 mai 2017 (renouvelé suivant Arrêté n°2020-3315/MMEE-SG du 31 décembre 2020), dispose de matériels et équipements d’exploitation sur ses deux sites de Bérila. Il s’agit de : deux (2) stations de concassage dont une sur chaque site ; un (1) concasseur primaire ; un (1) compresseur d’air ;  quatre (4) pelles chargeurs (KOMAT-SU PC 200) ; douze (12) véhicules de transport de minerais dont 6 fonctionnels ; quatre (4) bulldozers ; un (1) concentrateur d’or ; une (1) carrière de 2500 m2 environ ; une (1) carrière d’environ 3000 m2.

Lesdits équipements sont opérationnels sur les deux sites de la société. Ainsi, l’équipe de vérification a fait dresser un Procès-verbal de constat par les soins d’un Huissier-Commissaire de Justice. À titre de mesure conservatoire, l’équipe de vérification a sollicité et obtenu du Président du Tribunal d’Instance de Bougouni l’Ordonnance gracieuse n°133 du 27 mai 2022 aux fins d’apposition de scellés sur les sites. Cette ordonnance a été exécutée par le même Huissier-Commissaire de justice.

Par ailleurs, par Lettres n°conf. 0308/2022/BVG et n°conf. 0307/2022/ BVG toutes du 2 juin 2022, le Vérificateur Général a informé respectivement le Président de la Transition et le Premier ministre de l’exploitation illégale de l’or sur le site de Bérila par la société GOLD PARTNERS SARL sur la base d’un permis de recherche.

Le Vérificateur a proposé au Premier ministre de bien vouloir envisager les mesures suivantes : saisir la Direction Générale du Contentieux de l’État, à l’effet de suivre et de défendre les intérêts de l’État au niveau du Tribunal d’Instance de Bougouni ; demander au Ministre en charge des Mines d’inviter ses services techniques à procéder à l’évaluation des préjudices causés à l’État par l’exploitation illégale et illicite d’or et produits dérivés par la société GOLD PARTNERS SARL .

Également, le Vérificateur Général a informé le Directeur Général du Contentieux de l’État par Lettre n°conf. 0324/2022/BVG du 13 juin 2022, des mêmes irrégularités susmentionnées pour la défense des intérêts de l’État. Les montants des préjudices causés à l’État par l’exploitation illégale et illicite d’or et produits dérivés par la société GOLD PARTNERS SARL qui seront évalués par les services techniques du Ministère en charge des Mines, pourraient faire l’objet de réclamation par voie contentieuse par les services habilités de l’État.

De même, la société BASHKAD GOLD SARL, titulaire du permis de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2 à Koulaka dans le Cercle de Kangaba, objet de l’Arrêté n°2018-3558/MMP-SG du 1er octobre 2018 procède aux mêmes exploitations illégales sur son site.

En effet, lors de sa visite d’effectivité l’équipe de vérification a constaté la présence d’une (1) laverie d’une capacité de charge d’environ 10 m3 ; d’un (1) mini-concasseur ; d’un (1) excavateur en activité et d’un (1) camion benne en activité de transport de minerais. Aucune correspondance n’a été adressée à l’administration minière par la société titulaire dudit permis de recherche pour signaler la présence de ces équipements censés intervenir uniquement à la phase d’exploitation. D’où le lieu pour le Vérificateur de saisir la Section des Comptes de la Cour Suprême et le Pôle Économique et Financier de Bamako par rapport au non-recouvrement de déficit compensatoire pour un montant total de 2 826 712 238 FCFA et à l’exploitation illégale de l’or par des sociétés. Du coup, le boss de la DNGM, Cheick Fanta Mady Keita et sa bande sont sur une pente raide. Mauvais présage !

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Bureau du Vérificateur Général : Le rapport 2022 remis à Choguel,  à Fatoma et à Diaw !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/bureau-du-verificateur-general-le-rapport-2022-remis-a-choguel-a-fatoma-et-a-diaw-3044461.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 25 Nov 2023 01:40:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après le Président de la Transition, le Vérificateur général Samba A. Baby vient de remettre un exemplaire de son rapport 2022 au Premier ministre, Dr Choguel K. Maïga, au Président de la Cour Suprême, Fatoma Théra et au président du Conseil National de Transition, le Colonel Malick Diaw.</em></strong>

Le Vérificateur général, Samba Alhamdou Baby vient de respecter la tradition avec la remise officielle d'un exemplaire de son rapport annuel aux autorités de la Transition. C'est dans ce cadre qu'il a d'abord remis le rapport 2022 au Président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta lors d'une cérémonie solennelle au Palais de Koulouba en présence de plusieurs personnalités.

Lors de cette cérémonie, le Colonel Assimi Goïta a réaffirmé tout son soutien au Bureau du Vérificateur Général dans le cadre de la lutte contre la corruption et la délinquance financière. <em>"C'est avec un réel plaisir que je vous reçois dans le cadre de la remise officielle du rapport du Bureau du Vérificateur Général au titre des activités de l'année 2022. En cette occasion solennelle, je voudrais vous exprimer toute notre fierté pour le travail abattu qui vous a permis de mettre en exergue les dysfonctionnements et les faiblesses constatés dans la gestion publique des entités ayant fait l'objet de vos vérifications publiques en 2022".</em> Parole du Président de la Transition avant d'apprécier et d'encourager la synergie d'actions avec les autorités judiciaires et la Direction générale du Contentieux de l'Etat dans le cadre de la lutte contre la corruption.

<img class="alignleft size-full wp-image-3044410" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/11/BVG-choguel.jpg" alt="" width="480" height="960" />Après le Président de la Transition, le Vérificateur général Samba A. Baby s'est rendu à la Primature, le 9 novembre 2023, pour remettre ce rapport 2022 au Premier ministre, Dr Choguel K. Maïga. Ensuite, ce fut le tour du Président de la Cour Suprême, Fatoma Théra de recevoir son rapport, le 13 novembre.

Le 14 novembre, le Vérificateur général était au Conseil National de Transition où il a remis officiellement un exemplaire du rapport au président, le Colonel Malick N'Diaw.

Notons que le Bureau du Vérificateur Général a réalisé 36 missions en 2022 dont 23 vérifications financières et de conformité, 3 vérifications de performance, 8 vérifications de suivi des recommandations et 2 évaluations de politiques publiques.

Selon le Vérificateur général, sur les 17 dossiers dénoncés au Procureur de la République près le Tribunal de Grande instance de la Commune III de Bamako, chargé du Pôle Economique et Financier, 8 ont fait l'objet d'ouverture d'enquête au niveau de la brigade économique et financière. Tandis que les 9 autres sont en cours de traitement.

Les 2 dossiers dénoncés au Procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Kayes chargé du Pôle Economique et Financier sont, selon le Vérificateur général, en cours de traitement également tout comme les 3 dossiers dénoncés au Procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Mopti, chargé du Pôle Economique et Financier.

[caption id="attachment_3044411" align="aligncenter" width="650"]<img class="wp-image-3044411 size-full" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/11/BVG-CNT-Malick-Diaw.jpg" alt="" width="650" height="325" /> Le vérificateur avec Malick Diaw[/caption]

S'agissant des transmissions et dénonciations en 2022, le Vérificateur général a transmis 21 dossiers au Président de la Section des comptes de la Cour Suprême et dénoncé 22 dossiers aux Procureurs des tribunaux de Bamako, Kayes et Mopti, chargés des pôles économiques et financiers.

Afin de suivre et de défendre les intérêts de l'Etat, des exemplaires des 22 dossiers ont été aussi transmis au Directeur général du Contentieux de l'Etat.

[caption id="attachment_3044412" align="aligncenter" width="650"]<img class="wp-image-3044412 size-full" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/11/BVG-fatoma.jpg" alt="" width="650" height="325" /> Le vérificateur avec le président de la Cour Suprême[/caption]

Il faut rappeler que 5 dossiers ont été déférés au Parquet général de la Cour Suprême et 11 ont fait l'objet d'examen par les Chambres de la section des comptes dont deux par la chambre de contrôle et de jugement des comptes des organismes personnalisés, 8 par la chambre de contrôle et de jugement des comptes des collectivités territoriales, 1 par la chambre de contrôle et de jugement des opérations financières des institutions de la République et des administrations de l'Etat et enfin 5 sont en instruction par les Conseillers rapporteurs devant lesquels comparaissent les personnes poursuivies.<strong>           </strong>

<strong> El Hadj A.B. HAIDARA</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Evacuation des déchets solides du District de Bamako :  Plus de 5 milliards de FCFA carottés entre la Mairie du District et la Société OZONE MALI</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/evacuation-des-dechets-solides-du-district-de-bamako-plus-de-5-milliards-de-fcfa-carottes-entre-la-mairie-du-district-et-la-societe-ozone-mali-3043854.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/04/mairie-du-District.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 21 Nov 2023 09:25:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Enquêteur</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong> </strong><strong><em>Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme d’activités, le Bureau du Vérificateur Général (BVG) a vérifié la gestion des ressources destinées à l’assainissement et à l’évacuation des déchets solides du District de Bamako, au titre des exercices 2019, 2020, 2021 et 2022 (31 octobre).</em></strong>

Cette vérification a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses effectuées. Les travaux de vérification ont porté sur les procédures de passation, d’exécution et de règlement des marchés de la Direction des Finances et du Matériel (DFM) du Ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement Durable et de la Mairie du District de Bamako. Ils ont également porté sur la passation et la mise en œuvre de la convention de la gestion des services de propreté de la ville de Bamako conclue entre la Mairie du District de Bamako et la société OZONE MALI.

Créées par l’Ordonnance n°09-010/P-RM du 4 mars 2009, ratifiée par la Loi n°09-010 du 9 juin 2009, les DFM sont des services centraux des départements ministériels. Le Décret n°09-137/P-RM du 27 mars 2009, modifié, fixe leur organisation et les modalités de leur fonctionnement. Elles ont pour mission d’élaborer les éléments de la politique nationale dans les domaines de la gestion des ressources financières et matérielles.

Le District de Bamako est une Collectivité Territoriale dotée de la personnalité morale et de l’autonomie financière. La Mairie du District de Bamako est organisée par l’Arrêté n°2019- 012/M-DB du 04 avril 2019 portant création de ses services. Elle comprend 15 services dont une Direction des Services Urbains de Voirie et d’Assainissement (DSUVA) qui a pour missions la conception, la programmation, la coordination, le suivi et le contrôle des activités d’assainissement et des travaux de voirie du District de Bamako.

Les travaux de vérification ont démarré le 12 décembre 2022 et ont pris fin le 24 juillet 2023.

La présente vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

La vérification financière de la gestion des ressources destinées à l’assainissement et à l’évacuation des déchets solides du District de Bamako a mis en exergue des dysfonctionnements importants. Ils concernent, entre autres, l’octroi d’un avantage irrégulier à un soumissionnaire, la non-fourniture de la garantie de bonne exécution par les titulaires de marché, le non-respect des procédures de passation des délégations de service public. Il y a également un manque de suivi des prestations de la société OZONE MALI qui n’a pas exécuté l’ensemble des prestations prévues par la convention sans que la Mairie du District de Bamako mette en œuvre la procédure d’application des pénalités. A titre illustratif, OZONE MALI n’a pas collecté les déchets auprès des ménages, elle n’a pas balayé plusieurs artères du District de Bamako prévues dans les plans d’exécution de la convention et n’a pas éradiqué les dépôts sauvages d’ordure appelés points noirs. La Mairie du District de Bamako a aussi fait exécuter des marchés avant leur approbation et sans visa du Délégué du contrôle financier.

Pour remédier à ces dysfonctionnements, l’équipe de vérification a fait des recommandations. Le Directeur des Finances et du Matériel du Ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement Durable doit respecter le principe d’égalité de traitement des candidats et exiger des titulaires de marché la fourniture de la caution de bonne exécution. Quant au Maire du District de Bamako, il doit respecter les procédures de passation des conventions de délégation de service public, exiger des délégataires de service public l’exécution de l’ensemble des prestations prévues dans les conventions et approuver les marchés et les soumettre au visa du Délégué du Contrôle Financier avant tout commencement d’exécution.

<strong>Irrégularités financières</strong>

Le montant total des irrégularités financières s’élève à 5 698 959 789 FCFA. Ils ont trait aux faux enregistrements de marchés publics par leurs titulaires pour un montant total de 1 069 676 FCFA et à la validation de décomptes indus de la Société OZONE MALI par le Directeur de la DSUVA pour un montant total de 5 697 890 113 FCFA. Le Vérificateur Général a transmis et dénoncé ces faits au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Procureur de la République chargé du Pôle National Economique et Financier.

Le Vérificateur Général a aussi saisi le Directeur Général des Impôts pour les redressements et recouvrements de droits d’enregistrement et de redevances de régulation éludés. Les autorités judiciaires, notamment la Section des Comptes de la Cour Suprême et le Pôle National Economique et Financier ont également été saisis pour le recouvrement desdits droits.

<strong>Source : BVG </strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Le Vérificateur Général Samba A. Baby lors de la remise  de son rapport 2022 au président de la transition : &amp;quot;Sur les 17 dossiers dénoncés au procureur de la Commune II, 8 ont fait l&amp;apos;objet d&amp;apos;ouverture d&amp;apos;enquête et les 9 autres sont en cours de traitement&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/le-verificateur-general-samba-a-baby-lors-de-la-remise-de-son-rapport-2022-au-president-de-la-transition-sur-les-17-dossiers-denonces-au-procureur-de-la-commune-ii-8-ont-fait-lobjet-douvert-3042818.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/le-verificateur-general-samba-a-baby-lors-de-la-remise-de-son-rapport-2022-au-president-de-la-transition-sur-les-17-dossiers-denonces-au-procureur-de-la-commune-ii-8-ont-fait-lobjet-douvert-3042818.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/11/Colonel-Assimi-GOITA-verificateur-2.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 11 Nov 2023 01:37:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>"Cinq dossiers déférés au Parquet Général de</strong> <strong> la Cour Suprême et 11 ont fait l'objet d'examen par les chambres de la Section des comptes"</strong>

<strong><em>Lors de la remise officielle de son rapport 2022 au président de la Transition, le vendredi 3 novembre 2023, le Vérificateur général Samba A. Baby a expliqué que "les différentes vérifications menées au cours de la période ont mis en relief un certain nombre de dysfonctionnements et de lacunes qui entament notamment l'image des entités auditées. Les vérifications financières et de conformité ont mis en exergue des irrégularités administratives et financières qui, en comparaison avec celles effectuées en 2021, sont presque tendancielles. Les irrégularités administratives feront l'objet de vérifications de suivi des recommandations par le BVG".  Ainsi, précisera-t-il, "les actions vigoureuses de lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière engagées, sous votre très haute autorité, se concrétisent de jour en jour et consolident la refondation de l'Etat". Voici en intégralité le discours prononcé par le Vérificateur général, Samba A. Baby.</em></strong>

La loi instituant le Vérificateur Général l'invite à remettre chaque année au cours d'une cérémonie officielle, au chef de l'Etat, un rapport faisant la synthèse des observations, analyses, critiques et suggestions pour la période de référence. C'est pour accomplir ce devoir légal que je me tiens devant vous aujourd'hui avec un sens profond de responsabilité. Je voudrais donc vous exprimer toute ma gratitude et celle de l'ensemble du personnel du Bureau du Vérificateur général pour l'occasion que vous nous offrez pour nous acquitter de cette obligation légale malgré votre agenda extrêmement chargé. Aussi, voudriez-vous me permettre de vous adresser mes sincères félicitations pour les efforts inlassables et multiformes que vous déployez au quotidien pour faire face aux innombrables défis auxquels notre Nation est confrontée.

Je voudrais également, dans ces propos préliminaires, exprimer toutes mes pensées, en souvenir des victimes de l'insécurité et du terrorisme. Aux blessés des actes de terrorisme, j'adresse mes souhaits ardents de prompt rétablissement.

A cet effet, je voudrais saluer vivement nos forces armées et de sécurité pour l'admiration, la détermination et le professionnalisme avec lesquelles elles assument constamment leur sacerdoce.

<strong> Excellence Monsieur le Président,</strong>

Les actions vigoureuses de lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière engagées, sous votre très haute autorité, se concrétisent de jour en jour et consolident la refondation de l'Etat.

Le Bureau reste convaincu que cette approche impactera positivement la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière.

Le Rapport annuel 2022, objet de la présente cérémonie, s'inscrit dans ce cadre. Il est le fruit d'un travail minutieux basé sur la cartographie des risques et l'importance des secteurs d'activités des entités vérifiées.

Il prend également en compte les saisines reçues des citoyens, des organisations de la société civile et du gouvernement. Il est riche de 36 missions de vérification et d'évaluation de politiques publiques qui ont concerné des services de l'administration centrale, des organismes personnalisés, des collectivités territoriales, des projets et des politiques publiques. Ces missions se répartissent en :

<strong>- vingt-trois (23) vérifications financières et de conformité ;</strong>

<strong>- trois (3) vérifications de performance ;</strong>

<strong>- huit (8) vérifications de suivi des recommandations ;</strong>

<strong>- deux (2) évaluations de politiques publiques.</strong>

Ces missions de vérification et d'évaluation de politiques publiques ont été ordonnées dans divers secteurs de la vie de la Nation, tels que la Santé, le Transport, la Décentralisation, l'Energie et l'Eau, le Développement rural, l'Environnement, le Secteur minier et les Technologies de l'Information et de la Communication.

Le rapport annuel 2022 fait également état des activités de renforcement des capacités professionnelles du personnel et des partenariats et synergies développés, durant la période de référence. Il projette enfin les perspectives de l'année 2023.

Excellence Monsieur le Président,

Les différentes vérifications menées au cours de l'année 2022 ont mis en relief un certain nombre de dysfonctionnements et de lacunes qui entament notamment l'image des entités auditées.

Les vérifications financières et de conformité ont mis en exergue des irrégularités administratives et financières qui, en comparaison avec celles effectuées en 2021, sont presque tendancielles.

Les irrégularités administratives feront l'objet de vérifications de suivi des recommandations par le Bureau.

Quant aux irrégularités financières, elles ont fait l'objet de dénonciation et de transmission aux autorités judiciaires. Certaines de ces irrégularités financières, en raison de leur caractère fiscal ou douanier, ont été transmises à la direction générale des impôts ou à la direction générale des douanes. Ainsi, au cours de l'année 2022, le Bureau a transmis 21 dossiers au président de la Section des comptes de la Cour suprême. Pendant la même période, il a également dénoncé 22 dossiers aux Procureurs de la République près les Tribunaux de grande instance de la Commune III du district de Bamako, de Kayes et de Mopti, chargés du Pôle économique et financier.

En outre, compte tenu de leur caractère fiscal ou douanier, trois (3) dossiers ont été transmis à la direction générale des impôts pour redressement et recouvrement des droits d'enregistrement et des redevances de régulation et un (1) dossier à la direction générale des douanes pour recouvrement de droits.

La situation des dénonciations se présente comme suit :

<strong>- dix-sept (17) dossiers au procureur de la République près le Tribunal de grande instance de la Commune III du district de Bamako, chargé du Pôle économique et financier ;</strong>

<strong>- deux (2) dossiers au procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Kayes, chargé du Pôle économique et financier ;</strong>

<strong>- trois (3) dossiers au procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Mopti, chargé du Pôle économique et financier.</strong>

Les exemplaires des 22 dossiers ont été transmis au directeur général du Contentieux de l'Etat pour suivi et défense des intérêts de l'Etat.

L'évolution de la situation de traitement de ces dossiers se présente comme suit :

<strong>- sur les dix-sept (17) dossiers dénoncés au procureur de la République près le Tribunal de grande instance de la Commune III du district de Bamako, chargé du Pôle économique et financier, huit (8) ont fait l'objet d'ouverture d'enquête et se trouvent au niveau de la brigade économique et financière et les neuf (9) autres sont en cours de traitement ; </strong>

<strong>- les deux (2) dossiers dénoncés au procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Kayes, chargé du Pôle économique et financier, sont en cours de traitement ; </strong>

<strong>- les trois (3) dossiers dénoncés au procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Mopti, chargé du Pôle économique et financier, sont également en cours de traitement. </strong>

Il faut signaler que la création et l'opérationnalisation, en 2023, du Pôle national économique et financier, sous les auspices du ministère de la Justice et des Droits de l'Homme et suivant votre auguste orientation, apporte une célérité notoire dans le traitement des dénonciations. Le Bureau du Vérificateur général vous remercie infiniment pour cette heureuse et pertinente initiative.

En ce qui concerne les suites judiciaires des dossiers transmis au président de la Section des comptes de la Cour suprême :

<strong>- cinq (5)  dossiers ont été déférés au Parquet général de la Cour suprême, et ;</strong>

<strong>- onze (11) ont fait l'objet d'examen par les chambres de la Section des comptes ainsi qu'il suit :</strong>

<strong>- deux (2) par la Chambre de contrôle et de jugement des comptes des organismes personnalisés ;</strong>

<strong>- huit (8) par la Chambre de contrôle et de jugement des comptes des collectivités territoriales ;</strong>

<strong>- un (1) par la Chambre de contrôle et de jugement des opérations financières des Institutions de la République et des administrations de l'Etat ;</strong>

<strong>- cinq (5) sont en instruction par les conseillers rapporteurs devant lesquels comparaissent les personnes poursuivies.</strong>

Sur la base de ces données, on peut aisément affirmer que la synergie d'actions entre les autorités judiciaires, la direction générale du Contentieux de l'Etat et le Bureau du Vérificateur général se poursuit et se conforte davantage en vue d'opposer une entrave vigoureuse à la corruption et à la délinquance économique et financière.

Il reste entendu que le volet des sanctions administratives et disciplinaires est à explorer afin de conférer à la valeur ajoutée des dénonciations son caractère holistique.

<strong>Excellence Monsieur le Président,</strong>

Concernant les vérifications de performance, elles ont relevé des faiblesses significatives qui affectent l'économie, l'efficacité et l'efficience des actions des entités vérifiées.

Ces faiblesses ont, entre autres, mis en évidence la nécessité :

- de mettre en place un système  de contrôle qualité des médicaments, aliments, boissons et eaux ;

- de prendre  des mesures appropriées en vue d'une gestion adéquate des stocks de réactifs périmés ;

- de faire adopter la Politique Nationale du Volontariat et des textes y afférents et de favoriser sa mise en œuvre;

- de conforter les actions de sécurité alimentaire afin d'améliorer la résilience des populations vulnérables.

S'agissant des vérifications de suivi de la mise en œuvre des recommandations, au nombre de 8, elles ont porté sur les recommandations de vérifications réalisées en 2018, 2019 et 2020. Ces missions totalisent 130 recommandations sur lesquelles 30 sont non applicables.

Ainsi, le suivi des 100 recommandations applicables a donné les résultats ci-après :

<strong>- 56 entièrement mises en œuvre, soit 56 % ;</strong>

<strong>- 13 partiellement mises en œuvre, soit 13 % ;</strong>

<strong>- 31 non mises en œuvre, soit 31 %.</strong>

A l'analyse, le taux des recommandations entièrement mises en œuvre est passé de 52,58 % en 2021 à 56% en 2022. Cette progression est, certainement, la conséquence heureuse de la ferme instruction que vous avez bien voulu notifier, en cette même occasion et en cette même tribune, aux entités vérifiées de s'inscrire dans la mise en œuvre des recommandations du Bureau.

<strong>Excellence Monsieur le Président,</strong>

En plus de ces vérifications, le Bureau a conduit au cours de l'année 2022 deux (2) évaluations de politiques publiques. Celles-ci ont concerné la Composante 2 <strong>"Développement social" </strong>du Prodess III et la 1re phase triennale du Programme décennal de développement de la formation professionnelle pour l'emploi (Prodefpe). Concernant la mise en œuvre de ces deux politiques, il a résulté des difficultés de mobilisation des ressources financières, l'insuffisance de moyens matériels et des incohérences constatées dans la planification des activités. Ces situations ont été des obstacles majeurs à l'atteinte des cibles. Ces vérifications et évaluations de politiques publiques, réalisées au cours de l'année 2022, se sont largement inspirées des saisines. En effet, la loi qui institue le Vérificateur général offre à nos compatriotes la possibilité de saisir le Bureau chaque fois qu'ils souhaitent une vérification en lui fournissant les informations nécessaires. Dans cette optique, le Bureau a reçu, en 2022, 41 saisines provenant du Gouvernement, des citoyens et des associations de lutte contre la corruption et la délinquance financière. La situation de ces saisines se présente comme suit :

<strong>- sept (7) ont fait l'objet de programmation de mission de vérification ;</strong>

<strong>- neuf (9) ont été classées ;</strong>

<strong>- vingt-cinq (25) sont en cours de traitement.</strong>

Par ailleurs, le Bureau continue d'améliorer ses méthodes de vérification et d'évaluation de politiques publiques à travers l'implémentation notamment des bonnes pratiques. C'est dans ce cadre que situe le voyage d'échanges et de travail que j'ai effectué au Rwanda du 9 au 16 septembre 2023, sur invitation de l'Auditeur général des finances d'Etat. Au cours de ce voyage, un accord de coopération technique a été signé entre le Bureau du Vérificateur Général du Mali et l'Office de l'Auditeur général des finances d'Etat du Rwanda.

A cet effet, je voudrais avec votre permission vous exprimer, Monsieur le Président, mes très sincères remerciements et ma profonde gratitude pour l'audience que vous avez bien voulu accorder à M. Alexis Kamuhire, Auditeur général des finances d'Etat du Rwanda à l'occasion de la remise solennelle de notre Rapport annuel 2021.

Ces améliorations, issues de l'implémentation des bonnes pratiques, portent sur le contrôle administratif externe dont la performance dépend également d'un renforcement du contrôle administratif interne. Sur ce sujet, Monsieur le Président avec votre autorisation, nous suggérons de mettre en réflexion la mise en œuvre, après actualisation, de la Stratégie nationale du contrôle interne, adoptée par le gouvernement en 2011. Son application permettra certainement à tous les responsables et à tous les niveaux de maîtriser la mise en œuvre de leurs activités.

<strong>Excellence Monsieur le Président,</strong>

Le Bureau du Vérificateur général continue sa dynamique partenariale. C'est dans ce cadre que certains partenaires ont décidé de soutenir le Bureau, à travers des appuis multiformes. Je voudrais à cet effet, avec votre permission, remercier la Banque mondiale, la Délégation de l'Union européenne et le Consortium Banque mondiale, Pays-Bas, Suisse et Agence française de développement.

Je voudrais également remercier la Section des comptes de la Cour suprême, les pôles économiques et financiers, le Conseil national de la société civile et tous les autres acteurs intervenant dans la chaîne de la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière. Je voudrais enfin saluer et remercier le gouvernement de notre pays, à travers notamment :

- Monsieur le ministre de l'Economie et des Finances, pour l'appui financier constant apporté au Bureau, dans un contexte économique assez difficile, et qui lui a permis d'améliorer ses capacités logistiques et professionnelles et conduire ses missions de vérification et d'évaluation;

- Monsieur le ministre de la Justice et des Droits de l'Homme pour la collaboration fonctionnelle et la synergie porteuse tissée avec le Bureau ainsi que pour son engagement constant dans la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière ;

- Monsieur le ministre d'Etat, ministre de l'Administration Territoriale et de la Décentralisation pour les suites diligentes réservées aux différents rapports de vérification ;

- Monsieur le ministre de la Refondation de l'Etat, chargé des Relations avec les institutions pour ses efforts inclusifs d'appropriation de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption et tout son accompagnement dans la dissémination de notre rapport annuel 2021 auprès des acteurs de la société civile.

<strong>Excellence Monsieur le Président,</strong>

Nous ne saurions terminer sans vous renouveler nos très sincères remerciements et vous exprimer tout notre engagement à remplir convenablement notre mission.

Je voudrais particulièrement saluer les actions salvatrices engagées sous votre très haute autorité, notamment dans le cadre de la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière. C'est sur ces mots de remerciement que j'ai l'insigne honneur et l'agréable plaisir de vous demander qu'il vous plaise, Excellence Monsieur le Président, bien vouloir recevoir le rapport annuel 2022".]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion des ressources destinées à  l&amp;apos;assainissement du district de Bamako : Près de 6 milliards de F CFA d&amp;apos;irrégularités financières décelées de 2019 à 2022 Octroi d&amp;apos;un avantage irrégulier à un soumissionnaire, non application des pénalités de retard, faux enregistrements des marchés passés</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-des-ressources-destinees-a-lassainissement-du-district-de-bamako-pres-de-6-milliards-de-f-cfa-dirregularites-financieres-decelees-de-2019-a-2022-octroi-dun-avantage-irregulier-a-un-so-3042826.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-des-ressources-destinees-a-lassainissement-du-district-de-bamako-pres-de-6-milliards-de-f-cfa-dirregularites-financieres-decelees-de-2019-a-2022-octroi-dun-avantage-irregulier-a-un-so-3042826.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 11 Nov 2023 01:33:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Par pouvoirs n°038/2022/BVG du 24 novembre 2022 et en vertu des articles 2 et 22 de la loi n°2021-069 du 23 décembre 2021 l'instituant, le Vérificateur général a initié la vérification financière de la gestion des ressources destinées à l'assainissement et à l'évacuation des déchets solides du district de Bamako, au titre des exercices 2019, 2020, 2021 et 2022 (31 octobre). A l'issue des travaux, les vérificateurs ont constaté plusieurs irrégularités administratives et financières dont le montant s'élève à 5 698 959 789 FCFA. </em></strong>

S'agissant de la pertinence de la mission de vérification, il ressort du rapport qu'un environnement de vie sain dépend nécessairement d'un assainissement adéquat. Le manque d'assainissement constitue un facteur de risque important pour la santé des Maliens. Il affecte en priorité les populations pauvres, marginales et vulnérables, dont plus de la moitié souffre en permanence de maladies liées au déficit d'accès à un assainissement adéquat.

Les conséquences pour le pays se chiffrent en centaines de décès par an, en milliers de journées de travail perdues et en millions de F CFA engagés chaque année par les ménages en dépenses de santé.

Au plan institutionnel, l'assainissement est une des missions du ministère de l'Environnement, de l'Assainissement et du Développement durable (MEADD), mise en œuvre par la direction nationale de l'assainissement et du contrôle des pollutions et des nuisances (DNACPN). Les crédits nécessaires à l'exercice des missions de la DNACPN sont exécutés par la direction des finances et du matériel (DFM) dudit ministère.

Dans ce cadre, le montant total des dépenses exécutées par la DFM du MEADD s'élève à 9 196 839 613 F CFA pendant la période sous-revue. Dans le district de Bamako, l'assainissement est également une mission de la mairie du district de Bamako qui est chargée, entre autres, de la réalisation et de la gestion des ouvrages, et des équipements de traitement des déchets solides et liquides, de l'organisation et du suivi de la filière des déchets solides et du suivi de l'application de la réglementation en matière de gestion des déchets liquides.

Dans ce cadre, la mairie du district de Bamako a conclu en 2014, avec la Société Ozone-Mali, une convention de gestion déléguée des services de propreté de la ville de Bamako pour un montant de 9 197 141 781 F CFA par an, soit un total de 34 488 148 548 F CFA pour la période sous revue.

<strong>Non-respect des procédures de passation de la convention</strong>

Malgré ces investissements importants, les problèmes d'assainissement et d'évacuation des déchets solides du district de Bamako demeurent une préoccupation majeure. Au regard de ce qui précède, le Vérificateur général a initié la vérification.

Selon le rapport, les constatations et recommandations issues de la vérification sont relatives aux irrégularités administratives et financières. Ainsi, les irrégularités administratives relèvent de dysfonctionnements du contrôle interne notamment l'octroi d'un avantage irrégulier à un soumissionnaire par la DFM du ministère de l'Environnement, de l'Assainissement et du Développement durable a accordé un avantage irrégulier à un soumissionnaire ; le non-respect d'une clause contractuelle ; le non-respect des procédures de passation de la convention de la gestion déléguée des services de propreté de la ville de Bamako. Il ressort également du rapport de vérification que la Mairie du district de Bamako n'a pas exigé de la société Ozone-Mali la souscription aux polices d'assurance prévues par la convention. Elle n'a pas aussi exigé de la même société l'exécution de l'ensemble de ses prestations contractuelles.  La mairie du district de Bamako a fait exécuter les marchés du programme 2019 de curage des caniveaux et traversées sous chaussées avant l'établissement des contrats.

En termes de recommandations, la mission de vérification recommande au DFM du ministère de l'Environnement, de l'Assainissement et du Développement durable de : respecter le principe d'égalité de traitement des candidats ; exiger des titulaires de marché, la fourniture de la caution de bonne exécution. Ainsi, il est recommandé au maire du district de Bamako de : respecter les procédures de passation des conventions de délégation de service public ; exiger des délégataires de service public la souscription aux polices d'assurance prévues dans les conventions ; exiger des délégataires de service public l'exécution de l'ensemble des prestations prévues dans les conventions ; approuver les marchés et les soumettre au visa du délégué du Contrôle financier avant tout commencement d'exécution.

<strong>Non application des pénalités</strong><strong> de retard</strong>

Quant aux irrégularités financières dont le montant total s'élève à 5 698 959 789 F CFA, elles sont relatives à la non-application des pénalités de retard par le DFM du ministère de l'Environnement, de l'Assainissement et du Développement durable.

Ainsi, le rapport mentionne que pour s'assurer de l'application des pénalités de retard lorsque requis, l'équipe de vérification a examiné les marchés, les ordres de service de démarrage des travaux, les procès-verbaux de réception provisoire et les documents de paiement. Elle a constaté que le DFM du MEADD n'a pas appliqué de pénalité sur des marchés ayant connu des retards d'exécution. Le montant total des pénalités non-appliquées s'élève à 710 652 F CFA.

Suite à la séance du contradictoire, l'ensemble du montant incriminé a été remboursé à la Recette générale du district par les titulaires des marchés le 17 octobre 2023 à travers les déclarations de recette n°0037298 de 83 543 F CFA, n°0037299 de 78 822 F CFA, n°0037300 de 95 722 F CFA, n°0037651 de 241 915 F CFA et n°0037652 de 210 650 F CFA. Selon la mission de vérification, certains titulaires de marchés de la mairie du district de Bamako et de la direction des finances et du matériel du ministère de l'Environnement, de l'Assainissement et du Développement durable ont procédé à des faux enregistrements.

Pour s'assurer du respect de ces dispositions, l'équipe de vérification a examiné les mentions d'enregistrement des marchés et a procédé à la confirmation de leur authenticité auprès des Centres des Impôts.

<strong>Faux enregistrements des</strong><strong> marchés passés</strong>

Elle a constaté que les titulaires de six marchés passés par la mairie du district de Bamako et deux par la DFM du MEADD ont procédé à des faux enregistrements. En effet, les contrôles d'effectivité auprès des Centres des impôts des Communes I et IV du district de Bamako ont révélé que les mentions d'enregistrement figurant sur lesdits marchés ne sont pas authentiques et les droits n'ont pas été payés. Le montant total des droits d'enregistrement non payés s'élève à 3 332 578 F CFA. Suite à la transmission du rapport provisoire, l'ensemble des titulaires de marchés de la mairie du district de Bamako ont procédé à la régularisation des sommes incriminées pour un montant total de 2 262 902 F CFA. Le reliquat de droit d'enregistrement non régularisé, concernant les deux titulaires de marchés de la DFM du MEADD, s'élève à 1 069 676 F CFA.

Il ressort également que le directeur de la direction des services urbains de Voirie et d'assainissement a procédé à la validation de décomptes indus de la société Ozone-Mali. Pour s'assurer du respect de cette disposition et de ces stipulations, l'équipe de vérification a analysé la convention de gestion déléguée des services de propreté de la ville de Bamako et effectué des entrevues avec les responsables des services administratifs et financiers de la mairie, le directeur de la DSUVA, et des agents chargés des contrôles des prestations de la société Ozone-Mali. Elle a ensuite examiné les rapports annuels de la DSUVA et effectué un rapprochement entre les décomptes mensuels d'Ozone-Mali validés par la mairie du district de Bamako et les données issues des fiches de suivi du contrôle de l'effectivité des prestations.

Elle a constaté que le directeur de la DSUVA a validé des décomptes indus de la société Ozone-Mali. En effet, les travaux de vérification ont relevé des écarts entre les taux de réalisation des prestations figurant dans les décomptes mensuels de la société Ozone-Mali validés par le directeur de la DSUVA et ceux calculés à partir des fiches de suivi des prestations établies par les contrôleurs et les superviseurs de la mairie du district de Bamako chargés du contrôle d'effectivité des prestations sur le terrain.

A titre d'exemple, sur les attachements de l'exercice 2019, la société Ozone-Mali a déclaré un taux de réalisation de 100 % des prestations. Cependant, l'analyse des fiches de suivi des services de contrôle de la mairie du district de Bamako indique que les fréquences de balayage des artères, qui varient de 2 jours sur 7 à 7 jours sur 7, ne sont pas respectées.

De plus, plusieurs artères incluses dans le périmètre des prestations n'ont pas été servies pendant cette période. Cependant, le directeur de la DSUVA n'a pas corrigé les décomptes du prestataire Ozone en fonction du nombre effectif de balayages par rue constaté par les agents de contrôle.

Le montant total des prestations indues dans les décomptes irrégulièrement validés par le directeur de la DSUVA s'élève à 5 697 890 113 F CFA.

<strong>Octroi d'un avantage irrégulier à un soumissionnaire</strong>

Les faits ainsi dénoncés et transmis au président de la Section des comptes de la Cour suprême et au procureur de la République du Pôle national économique et financier sont relatifs : aux faux enregistrements de marchés publics pour un montant total de 1 069 676 F CFA ; à la validation de décomptes indus pour un montant total de 5 697 890 113 F CFA.

En ce concerne les faits relatifs aux faux enregistrements de marchés publics pour un montant total de 1 069 676 F CFA, ils ont été transmis au directeur général des impôts.

La vérification financière de la gestion des ressources destinées à l'assainissement et à l'évacuation des déchets solides du District de Bamako a mis en exergue des dysfonctionnements importants et des irrégularités financières. Les dysfonctionnements concernent, entre autres, la passation irrégulière de marchés par entente directe, l'octroi d'un avantage irrégulier à un soumissionnaire, le non-respect des procédures de passation des délégations de service public.

Il y a également un manque de suivi des prestations de la société Ozone-Mali qui n'a pas respecté plusieurs clauses contractuelles sans que la mairie du district de Bamako mette en œuvre la procédure d'application des pénalités. Les irrégularités financières, qui s'élèvent à 5 698 959 789 F CFA, ont trait aux faux enregistrements de marchés et à la validation de décomptes indus. Au regard de la place qu'occupe l'assainissement dans le développement, et la propreté de la ville de Bamako, il est important que les ressources financières qui y sont consacrées soient utilisées judicieusement. La mise en œuvre des recommandations formulées contribuera à l'atteinte de cet objectif.

<strong>           Boubacar Païtao avec BVG </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rapport annuel 2022 du vérificateur général : 21 dossiers transmis au président de la  Section des comptes de la Cour Suprême</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/rapport-annuel-2022-du-verificateur-general-21-dossiers-transmis-au-president-de-la-section-des-comptes-de-la-cour-supreme-3042822.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/rapport-annuel-2022-du-verificateur-general-21-dossiers-transmis-au-president-de-la-section-des-comptes-de-la-cour-supreme-3042822.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 11 Nov 2023 01:30:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Et le BVG a dénoncé 22 dossiers aux procureurs près les Tribunaux de la Commune III, de Kayes et de Mopti, chargés des pôles économiques et financiers</strong>

<strong><em>Vendredi 3 novembre 2023, le Vérificateur général Samba A. Baby a officiellement remis son rapport 2022 au président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, qui a d'ailleurs, apprécié le travail. "Je voudrais vous exprimer toute notre fierté pour le travail abattu qui vous a permis de mettre en exergue les dysfonctionnements et les faiblesses constatés dans la gestion publique des entités ayant fait l'objet de vos vérifications et évaluations publiques en 2022", dira-t-il. Il ressort dans ce rapport que le Vérificateur général a transmis 21 dossiers au président de la Section des comptes de la Cour suprême et dénoncé 22 dossiers aux procureurs de la République près les Tribunaux de grande instance de la Commune III du district de Bamako, de Kayes et de Mopti, chargés des pôles économiques et financiers.</em></strong>

Le Vérificateur général Samba Alhamdou Baby a solennellement remis son Rapport annuel 2022 au colonel Assimi Goïta, président de la Transition, chef de l'Etat. La cérémonie a eu vendredi dernier, au Palais présidentiel de Koulouba, en présence du Premier ministre, chef de gouvernement, Dr. Choguel Kokala Maïga, du président du Conseil national de transition, des présidents des institutions de la République et de certains membres du gouvernement. Il était accompagné d'une forte délégation du Bureau du Vérificateur général (BVG).

Dans son allocution introductive, le Vérificateur général a soutenu que "les actions vigoureuses de lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière engagées, sous votre très haute autorité, se concrétisent de jour en jour et consolident la refondation de l'Etat", avant d'ajouter qu' en 2022, il a réalisé 36 missions qui se répartissent en 23 vérifications financières et de conformité, 3 vérifications de performance, 8 vérifications de suivi des recommandations et 2 évaluations de politiques publiques.

Evoquant l'évolution de la situation de traitement de ces dossiers, Samba A Baby a dit qu'elle se présente comme suit :

<strong>- sur les dix-sept dossiers dénoncés au procureur de la République près le Tribunal de grande instance de la Commune III du district de Bamako, chargé du Pôle économique et financier, huit ont fait l'objet d'ouverture d'enquête et se trouvent au niveau de la brigade économique et financière et les neuf autres sont en cours de traitement ; </strong>

<strong>- les deux dossiers dénoncés au procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Kayes chargé du Pôle économique et financier sont en cours de traitement ; </strong>

<strong>- les trois (3) dossiers dénoncés au procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Mopti, chargé du Pôle économique et financier, sont également en cours de traitement.</strong>

En retour, le président de la Transition, chef de l'Etat, Assimi Goïta a déclaré : <em>"C'est avec un réel plaisir que je vous reçois dans le cadre de la remise officielle du Rapport du Bureau du Vérificateur général au titre des activités de l'année 2022. En cette occasion solennelle, je voudrais vous exprimer toute notre fierté pour le travail abattu qui vous a permis de mettre en exergue les dysfonctionnements et les faiblesses constatés dans la gestion publique des entités ayant fait l'objet de vos vérifications et évaluations publiques en 2022".</em>

Le chef de l'Etat a ajouté qu'il <em>"apprécie et encourage la synergie d'actions avec les autorités judiciaires et la direction générale du Contentieux de l'Etat dans le cadre de la lutte contre la corruption".</em>

En ce qui concerne les transmissions et dénonciations en 2022, le Vérificateur général a transmis 21 dossiers au président de la Section des comptes de la Cour suprême et dénoncé 22 dossiers aux procureurs de la République près les tribunaux de grande instance de la Commune III du district de Bamako, de Kayes et de Mopti, chargés des pôles économiques et financiers.

La situation des dénonciations se présente comme suit :

<strong>- 17 dossiers au procureur de la République près le Tribunal de grande instance de la Commune III du district de Bamako, chargé du Pôle Economique et Financier ;</strong>

<strong>- 2 dossiers au procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Kayes, chargé du Pôle économique et financier ;</strong>

<strong>- 3 dossiers au procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Mopti, chargé du Pôle économique et financier.</strong>

Des exemplaires des 22 dossiers ont été transmis au directeur général du Contentieux de l'Etat pour suivi et défense des intérêts de l'Etat.

Par ailleurs, le président de la Section des comptes de la Cour suprême a communiqué par écrit au Bureau la situation des suites judiciaires des transmissions reçues. A ce niveau, cinq  dossiers ont été déférés au Parquet général de la Cour suprême et onze ont fait l'objet d'examen par les Chambres de la section des comptes dont deux par la Chambre de contrôle et de jugement des comptes des organismes personnalisés ; huit par la Chambre de contrôle et de jugement des comptes des collectivités territoriales ; un par la Chambre de contrôle et de jugement des opérations financières des institutions de la République et des administrations de l'Etat et cinq sont en instruction par les conseillers rapporteurs devant lesquels comparaissent les personnes poursuivies.

Ces résultats sont le fruit des rapports synergiques entre les autorités judiciaires et le Bureau, suite notamment à l'adoption et à la promulgation de la nouvelle loi régissant le Vérificateur général.

Après cette cérémonie solennelle, le Vérificateur général remettra dans les jours à venir son rapport annuel 2022 au Premier ministre, chef du gouvernement et au président du Conseil national de transition. Il le présentera aussi au président de la Cour suprême.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Remise officielle du rapport annuel 2022 du Vérificateur général au Président de la Transition</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/remise-officielle-du-rapport-annuel-2022-du-verificateur-general-au-president-de-la-transition-3042717.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/remise-officielle-du-rapport-annuel-2022-du-verificateur-general-au-president-de-la-transition-3042717.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/11/Colonel-Assimi-GOITA-verificateur-2.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 09 Nov 2023 00:19:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Bamako, le 03 novembre 2022 – </strong>Le Vérificateur Général Monsieur Samba Alhamdou BABY a solennellement remis son Rapport annuel 2022 à Son Excellence Monsieur Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat.

La cérémonie a eu lieu ce matin, au Palais présidentiel de Koulouba, en présence du Premier ministre, Chef de Gouvernement, D<sup>r</sup> Choguel Kokala MAIGA, du Président du Conseil National de Transition, des Présidents des Institutions de la République et de certains membres du Gouvernement. Il était accompagné d’une forte délégation du Bureau du Vérificateur Général (BVG).

Dans son allocution introductive, le Vérificateur Général a soutenu que <em>« les actions vigoureuses de lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière engagées, sous votre très haute autorité, se concrétisent de jour en jour et consolident la refondation de l’Etat. »</em> Avant d’ajouter qu’en 2022, il a réalisé 36 missions qui se répartissent en 23 vérifications financières et de conformité, 3 vérifications de performance, 8 vérifications de suivi des recommandations et 2 évaluations de politiques publiques.

Evoquant l’évolution de la situation de traitement de ces dossiers, M. BABY a dit qu’elle <em>« se présente comme suit : sur les dix-sept dossiers dénoncés au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de la Commune III du District de Bamako, Chargé du Pôle Economique et Financier, huit ont fait l’objet d’ouverture d’enquête et se trouvent au niveau de la brigade économique et financière et les neuf autres sont en cours de traitement ; les deux dossiers dénoncés au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Kayes chargé du Pôle Economique et Financier sont en cours de traitement ; les trois (3) dossiers dénoncés au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Mopti, chargé du Pôle Economique et Financier, sont également en cours de traitement. »</em>

<em> </em>

En retour, le Président de la Transition, Chef de l’Etat, SEM Assimi GOITA a déclaré : <em>« C’est avec un réel plaisir que je vous reçois aujourd’hui dans le cadre de la remise officielle du Rapport du Bureau du Vérificateur général au titre des activités de l’année 2022. En cette occasion solennelle, je voudrais vous exprimer toute notre fierté pour le travail abattu qui vous a permis de mettre en exergue les dysfonctionnements et les faiblesses constatés dans la gestion publique des entités ayant fait l’objet de vos vérifications et évaluations publiques en 2022. » </em>Le Chef de l’Etat a ajouté qu’il <em>« apprécie et encourage la synergie d’actions avec les autorités judiciaires et la Direction Générale du Contentieux de l’Etat dans le cadre de la lutte contre la corruption.»</em>

En ce qui concerne les transmissions et dénonciations en 2022, le Vérificateur Général a transmis 21 dossiers au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et dénoncé 22 dossiers aux Procureurs de la République près les Tribunaux de Grande Instance de la Commune III du District de Bamako, de Kayes et de Mopti, chargés des Pôles Economiques et Financiers.

&nbsp;

La situation des dénonciations se présente comme suit : dix-sept dossiers au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de la Commune III du District de Bamako, chargé du Pôle Economique et Financier ; deux dossiers au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Kayes, chargé du Pôle Economique et Financier ; trois dossiers au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Mopti, chargé du Pôle Economique et Financier. Des exemplaires des 22 dossiers ont été transmis au Directeur Général du Contentieux de l’Etat pour suivi et défense des intérêts de l’Etat.

&nbsp;

Par ailleurs, le Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême a communiqué par écrit au Bureau la situation des suites judiciaires des transmissions reçues. À ce niveau, cinq dossiers ont été déférés au Parquet Général de la Cour Suprême et onze ont fait l’objet d’examen par les Chambres de la Section des Comptes dont deux par la Chambre de Contrôle et de Jugement des Comptes des Organismes personnalisés ; huit par la Chambre de Contrôle et de Jugement des Comptes des Collectivités Territoriales ; un par la Chambre de Contrôle et de Jugement des opérations financières des Institutions de la République et des administrations de l’Etat et cinq sont en instruction par les Conseillers Rapporteurs devant lesquels comparaissent les personnes poursuivies.

Ces résultats sont le fruit des rapports synergiques entre les autorités judiciaires et le Bureau, suite notamment à l’adoption et à la promulgation de la nouvelle loi régissant le Vérificateur Général.

Après cette cérémonie solennelle, le Vérificateur Général remettra dans les jours à venir son rapport annuel 2022 au Premier ministre, Chef du gouvernement et au Président du Conseil National de Transition. Il le présentera aussi au Président de la Cour Suprême.

<strong>CCOM/BVG </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Opérations de distribution de tracteurs subventionnés :  Plus de 327,10 millions de Fcfa d’irrégularités financières décelées</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/operations-de-distribution-de-tracteurs-subventionnes-plus-de-32710-millions-de-fcfa-dirregularites-financieres-decelees-2-3042716.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/operations-de-distribution-de-tracteurs-subventionnes-plus-de-32710-millions-de-fcfa-dirregularites-financieres-decelees-2-3042716.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Samba-Alhamdou-Baby.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 09 Nov 2023 00:19:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme d’activités, le Bureau du Vérificateur général a vérifié la gestion des opérations de distribution de tracteurs subventionnés par l’Etat au titre des exercices 2021 et 2022. Cette vérification financière et de conformité a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de distribution des tracteurs subventionnés au profit des agriculteurs. </em></strong>

Les travaux de vérification ont porté sur les dossiers de réception des tracteurs, le respect des critères d’éligibilité, la distribution des tracteurs subventionnés, le recouvrement et l’encaissement des montants dus par chacun des bénéficiaires au titre de la quote-part du prix d’acquisition.

Soucieuses d’assurer l’autosuffisance alimentaire sur toute l’étendue du territoire à travers l’intensification d’une agriculture traditionnelle, les plus hautes autorités du Mali ont décidé d’attribuer des tracteurs et accessoires aux agriculteurs à un prix subventionné à 50%.

Pour la période sous revue, 115 tracteurs de 60 Chevaux Vapeurs (CV) et 110 de 50 CV ont été distribués, soit un nombre total de 225. Pour ce faire, la Commission de gestion et de suivi du programme pilote de subvention des équipements agricoles a été mise en place.

Le prix du tracteur devrait être composé comme suit : 50% de subvention de l’Etat, 30% de crédit bancaire accordé par le pool financier aux bénéficiaires et 20% d’apport personnel des bénéficiaires, conformément à la convention qui lie les parties.

Cependant, pour les 225 tracteurs distribués au titre de la campagne agricole 2021/2022, l’Etat a préfinancé la totalité du coût d’acquisition à travers deux contrats publics pour un montant total de 4 108 749 946 Fcfa, tout en maintenant sa subvention à 50% au profit des bénéficiaires éventuels.

Les travaux de vérification, qui se sont déroulés du 11 mai 2023 au 23 août2023, ont relevé des irrégularités administratives et financières.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

La vérification financière et de conformité des opérations de gestion et de distribution des tracteurs a permis à l’équipe de vérification de constater un manque de rigueur de la part des acteurs impliqués. Ainsi, la Commission mise en place ne s’est pas réunie lors des opérations de distribution des tracteurs en 2021 et 2022. Aussi, en plus de la non-production de rapport trimestriel, aucun manuel de procédures n’a été élaboré jusque-là par ladite commission.

Pour y remédier, l’équipe de vérification a recommandé au ministre chargé de l’Agriculture de prendre un arrêté pour actualiser la liste nominative des membres de la Commission de gestion et de suivi du Programme pilote de subvention des équipements agricoles et un autre arrêté pour fixer l’organisation et les modalités de fonctionnement de ladite commission.

Quant au président de la Commission de gestion et de suivi du Programme pilote de subvention des équipements agricoles, il doit convier en réunion les membres de la Commission chaque fois que de besoin, notamment pour toute opération de distribution de tracteurs subventionnés ; établir les rapports trimestriels d’activités ; faire élaborer un manuel de procédures et de gestion du programme de subvention des équipements agricoles et superviser l’immatriculation des tracteurs subventionnés.

<strong>Irrégularités financières</strong>

Le montant total des irrégularités financières s’élève à 327 104 205 Fcfa. Le Vérificateur général a transmis et dénoncé des faits au président de la Section des Comptes de la Cour suprême et au Procureur de la République chargé du Pôle national économique et financier relativement à la distribution de tracteurs aux bénéficiaires à un prix inférieur à celui prévu par la convention de financement pour un montant total de 309 929 171 Fcfa et au non-paiement et paiement partiel du prix subventionné des tracteurs par des bénéficiaires pour un montant total de 17 175 034 Fcfa.

<strong>CCOM/BVG </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Suivi des recommandations du BVG :  Le CHU de Kati met en œuvre 52 % des recommandations</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/suivi-des-recommandations-du-bvg-le-chu-de-kati-met-en-oeuvre-52-des-recommandations-3042533.html</link>
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<pubDate>Wed, 08 Nov 2023 14:00:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme d’activités, le Bureau du Vérificateur général (BVG), a conduit une mission de vérification concernant le suivi de la mise en œuvre des recommandations formulées par sa vérification de performance de la gestion du Centre hospitalier universitaire (CHU) Pr. Bocar Sidy Sall de Kati, effectuée en 2021. Cette vérification de suivi vise à s’assurer que les recommandations formulées lors de la vérification initiale ont été mises en œuvre et que les faiblesses constatées ont été corrigées. Elle a porté sur la gestion du CHU du 1e<sup>r</sup> janvier 2021 au 31 décembre 2022.</em></strong>

A l’issue de la vérification, la mission a constaté que sur les 23 recommandations formulées par la mission initiale de vérification de performance, douze sont entièrement mises en œuvre soit 52 %, six sont partiellement mises en œuvre soit 26 % et cinq ne sont pas mises en œuvre soit 22 %.

<strong>Recommandations entièrement mises en œuvre </strong>

Il ressort de la vérification que le ministre de la Santé et du Développement social veille au renouvellement du mandat des membres du conseil d’administration et que le conseil d’administration s’acquitte adéquatement de ses rôles et responsabilités de contrôle et de surveillance de la gestion du CHU de Kati et veille à la tenue du registre de délibérations. Le ministre chargé de l’Economie et des Finances a pris des mesures appropriées pour amener l’agent comptable à produire les comptes de gestion du CHU de Kati.

Le directeur général du CHU respecte le principe de séparation des fonctions d’agent comptable et d’ordonnateur. Il a mis en place une salle de déchocage équipée au service des urgences et pris des dispositions nécessaires pour rendre opérationnel le bloc multifonctionnel de l’hôpital. Il a aussi mis en place un plan de suivi, d’entretien et de maintenance préventive des équipements médicaux et biomédicaux et veille à l’exécution correcte des obligations contractuelles du prestataire de service de nettoyage. Enfin, l’agent comptable a produit et envoyé à la direction nationale du Trésor et de la comptabilité publique des comptes de gestion. Le comptable-matières établit les fiches détenteurs et procède à l’enregistrement des matériels en service.

<strong>Recommandations partiellement mises en œuvre </strong>

Pour ces recommandations, toutes les diligences n’ont pas été effectuées pour corriger les lacunes et insuffisances relevées par la vérification initiale.

Le DG a procédé à l’évaluation des besoins de formation du Centre hospitalier universitaire et élabore un plan de formation, mais la dimension "Genre et santé publique" n’a pas été prise en compte dans l’élaboration desdits projets. Le cadre prévisionnel des emplois et compétences est élaboré. Toutefois, le Projet d’établissement, duquel est issu le dispositif de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, n’est pas validé.

La DG a doté l’unité d’accueil tri et orientation des urgences en moyens et équipements nécessaires à la prise en charge adéquate des malades. Toutefois, le local n’est pas conforme aux exigences édictées dans la carte nationale hospitalière. Il a mis en place un service conformément à la règlementation en vigueur. Toutefois, les services de contrôle de gestion et d’audit interne ne sont pas créés.

Il a aussi mis en place des équipements de traitement approprié des déchets médicaux et biomédicaux et une amélioration des règles d’hygiène, mais n’a pas mis à la disposition de l’équipe de suivi des recommandations des informations sur les matelas des lits d’hospitalisation, sur les brancards et sur les linges par rapport à leur état de décontamination avec la solution du chlore à 0,5 %. Aussi, aucune information n’a été fournie à l’équipe sur le port des bottes ni de couvre-chaussures encore moins de lunettes de protection pour prévenir la contamination des agents du CHU de Kati par les éclaboussures et les goulettes.

Le DG de l’Agence nationale d’assistance médicale n’a pas totalement payé les frais médicaux des indigents.

<strong>Les recommandations non mises en œuvre</strong>

Aucune action n’a été prise pour leur application. Le DG n’a pas élaboré le projet d’établissement. Il n’a pas, non plus, poursuivi les efforts dans l’intégration de la dimension genre au sein de l’administration publique. Le CHU ne dispose ni d’un manuel de procédures validé ni de personnel qualifié et suffisant par spécialité et par catégorie dans tous les services.

Nonobstant les efforts déployés actuellement par la Direction et les autres parties prenantes dans la gestion du CHU de Kati, des actions doivent être poursuivies, notamment la finalisation des travaux d’élaboration du Projet d’établissement, la validation du manuel des procédures administratives, comptables et financières et la prise en charge de la dimension genre dans les organes de gestion.

<strong>Source : Cellule de communication BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rapport annuel 2022 du BVG :   Cinq  dossiers déjà déférés au Parquet général de la Cour suprême</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/rapport-annuel-2022-du-bvg-cinq-dossiers-deja-deferes-au-parquet-general-de-la-cour-supreme-3042550.html</link>
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<pubDate>Wed, 08 Nov 2023 13:03:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Vérificateur général, M. Samba Alhamdou Baby, a remis son rapport annuel 2022 au président de la Transition, Colonel Assimi Goïta, vendredi dernier (3 novembre 2023). Ce document est notamment la synthèse de 36 rapports sectoriels</strong>.

Le Vérificateur général, M. Samba Alhamdou Baby a solennellement remis son rapport annuel 2022 au président Assimi Goïta vendredi dernier, 3 novembre 2023. Dans son allocution introductive, le Vérificateur général a soutenu que «<em>les actions vigoureuses de lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière engagées… se concrétisent de jour en jour et consolident la refondation de l’Etat</em>». Il a ensuite rappelé que, en 2022, son bureau a réalisé 36 missions qui se répartissent en 23 vérifications financières et de conformité, 3 vérifications de performance, 8 vérifications de suivi des recommandations et 2 évaluations de politiques publiques.

Sur les dix-sept dossiers dénoncés au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de la Commune III du District de Bamako (chargé du Pôle économique et financier), a rappelé M. Baby, huit ont fait l’objet d’ouverture d’enquête et se trouvent au niveau de la brigade économique et financière et les neuf autres sont en cours de traitement. Quant aux deux dossiers dénoncés au Procureur de la République près le TGI de Kayes, ils sont en cours de traitement. Et les trois dossiers dénoncés au Procureur de la République près le TGI de Mopti sont également en cours de traitement.

«<em>C’est avec un réel plaisir que je vous reçois aujourd’hui dans le cadre de la remise officielle du rapport du Bureau du Vérificateur général au titre des activités de l’année 2022. En cette occasion solennelle, je voudrais vous exprimer toute notre fierté pour le travail abattu qui vous a permis de mettre en exergue les dysfonctionnements et les faiblesses constatés dans la gestion publique des entités ayant fait l’objet de vos vérifications et évaluations publiques en 20</em>22», a déclaré le Colonel Assimi Goïta. Le chef de l’Etat a ajouté qu’il «<em>apprécie et encourage la synergie d’actions avec les autorités judiciaires et la Direction générale du contentieux de l’Etat dans le cadre de la lutte contre la corruption</em>».

Pour ce qui est des transmissions et dénonciations en 2022, le Vérificateur général a transmis 21 dossiers au président de la Section des comptes de la Cour suprême et dénoncé 22 dossiers aux Procureurs de la République près les Tribunaux de Grande Instance de la Commune III du District de Bamako, de Kayes et de Mopti, chargés des Pôles économiques et financiers…  Des exemplaires des 22 dossiers ont été transmis au Directeur général du contentieux de l’Etat pour suivi et défense des intérêts de l’Etat.

Par ailleurs, le président de la Section des comptes de la Cour suprême a communiqué par écrit au Bureau du vérificateur général (BVG) la situation des suites judiciaires des transmissions reçues. A ce niveau, cinq  dossiers ont été déférés au Parquet général de la Cour suprême et onze ont fait l’objet d’examen par les Chambres de la Section des comptes, dont deux par la Chambre de contrôle et de jugement des Comptes des organismes personnalisés ; huit par la Chambre de contrôle et de jugement des Comptes des collectivités territoriales… «<em>Ces résultats sont le fruit des rapports synergiques entre les autorités judiciaires et le Bureau, suite notamment à l’adoption et à la promulgation de la nouvelle loi régissant le Vérificateur général</em>», a déclaré le BVG.

Après cette cérémonie solennelle, le Vérificateur général remettra dans les jours à venir son rapport annuel 2022 au Premier ministre, Chef du gouvernement et au Président du Conseil National de Transition. Il le présentera aussi au Président de la Cour Suprême. A noter aussi que vous pouvez retrouver le rapport annuel 2022 (axé sur le condensé de synthèses de l’ensemble des rapports sectoriels déjà rendus publics) sur le site du BVG : <a href="http://www.bvg-mali.org/">www.bvg-mali.org</a>

<strong>Naby</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Assainissement et évacuation des déchets solides du district :  Plus de 5,698 milliards de FCFA d’irrégularités financières</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/assainissement-et-evacuation-des-dechets-solides-du-district-plus-de-5698-milliards-de-fcfa-dirregularites-financieres-3042531.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/assainissement-et-evacuation-des-dechets-solides-du-district-plus-de-5698-milliards-de-fcfa-dirregularites-financieres-3042531.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 08 Nov 2023 11:57:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme d’activités, le Bureau du Vérificateur général (BVG) a vérifié la gestion des ressources destinées à l’assainissement et à l’évacuation des déchets solides du district de Bamako, au titre des exercices 2019, 2020, 2021 et 2022 (31 octobre). Des irrégularités financières de plus de 5,698 milliards de F CFA ont été découvertes.</em></strong>

Cette vérification a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses effectuées. Les travaux de vérification ont porté sur les procédures de passation, d’exécution et de règlement des marchés de la direction des finances et du matériel (DFM) du ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable et de la mairie du district de Bamako. Ils ont également porté sur la passation et la mise en œuvre de la convention de la gestion des services de propreté de la ville de Bamako conclue entre la mairie du district de Bamako et la société Ozone Mali.

Créées par l’ordonnance n°09-010/P-RM du 4 mars 2009, ratifiée par la loi n°09-010 du 9 juin 2009, les DFM sont des services centraux des départements ministériels. Le décret n°09-137/P-RM du 27 mars 2009, modifié, fixe leur organisation et les modalités de leur fonctionnement. Elles ont pour mission d’élaborer les éléments de la politique nationale dans les domaines de la gestion des ressources financières et matérielles.

Le district de Bamako est une collectivité territoriale dotée de la personnalité morale et de l’autonomie financière. La mairie du district de Bamako est organisée par l’arrêté n°2019- 012/M-DB du 04 avril 2019 portant création de ses services. Elle comprend 15 services dont une direction des services urbains de voirie et d’assainissement (Dsuva) qui a pour missions la conception, la programmation, la coordination, le suivi et le contrôle des activités d’assainissement et des travaux de voirie du District de Bamako.

Les travaux de vérification ont démarré le 12 décembre 2022 et ont pris fin le 24 juillet 2023.

La présente vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

La vérification financière de la gestion des ressources destinées à l’assainissement et à l’évacuation des déchets solides du district de Bamako a mis en exergue des dysfonctionnements importants. Ils concernent, entre autres, l’octroi d’un avantage irrégulier à un soumissionnaire, la non-fourniture de la garantie de bonne exécution par les titulaires de marché, le non-respect des procédures de passation des délégations de service public.

Il y a également un manque de suivi des prestations de la société Ozone Mali qui n’a pas exécuté l’ensemble des prestations prévues par la convention sans que la mairie du district de Bamako mette en œuvre la procédure d’application des pénalités. A titre illustratif, Ozone Mali n’a pas collecté les déchets auprès des ménages, elle n’a pas balayé plusieurs artères du district de Bamako prévues dans les plans d’exécution de la convention et n’a pas éradiqué les dépôts sauvages d’ordure appelés points noirs. La mairie du district de Bamako a aussi fait exécuter des marchés avant leur approbation et sans visa du délégué du Contrôle financier.

Pour remédier à ces dysfonctionnements, l’équipe de vérification a fait des recommandations. Le directeur des finances et du matériel du ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable doit respecter le principe d’égalité de traitement des candidats et exiger des titulaires de marché la fourniture de la caution de bonne exécution. Quant au Maire du District de Bamako, il doit respecter les procédures de passation des conventions de délégation de service public, exiger des délégataires de service public l’exécution de l’ensemble des prestations prévues dans les conventions et approuver les marchés et les soumettre au visa du délégué du Contrôle financier avant tout commencement d’exécution.

&nbsp;

<strong>Irrégularités financières</strong>

Le montant total des irrégularités financières s’élève à 5 698 959 789 F CFA. Ils ont trait aux faux enregistrements de marchés publics par leurs titulaires pour un montant total de 1 069 676 F CFA et à la validation de décomptes indus de la société Ozone Mali par le directeur de la Dsuva pour un montant total de 5 697 890 113 F CFA. Le Vérificateur général a transmis et dénoncé ces faits au président de la Section des comptes de la Cour suprême et au procureur de la République chargé du Pôle national économique et financier.

Le Vérificateur général a aussi saisi le directeur général des impôts pour les redressements et recouvrements de droits d’enregistrement et de redevances de régulation éludés. Les autorités judiciaires, notamment la Section des comptes de la Cour suprême et le Pôle national économique et financier ont également été saisis pour le recouvrement desdits droits.

<strong><em>(Source Cellule de Communication BVG)</em></strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La Poste du Mali :  Plus de 540 millions FCFA croqués en 3 ans de gestion</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/la-poste-du-mali-plus-de-540-millions-fcfa-croques-en-3-ans-de-gestion-3042438.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/la-poste-du-mali-plus-de-540-millions-fcfa-croques-en-3-ans-de-gestion-3042438.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 08 Nov 2023 09:47:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les fouilles « <em>archélogico-financières</em> » réalisées à la Poste du Mali par le Bureau du Vérificateur général est sans appel :</strong><strong> adoption de l’organigramme de la Poste avec des insuffisances par le Conseil d’Administration et non disposition par la Direction de la Poste d’un manuel de procédures administratives, comptables et financières à jour .</strong><strong> Auxquels s’ajoutent, des </strong><strong>sorties fictives de plomb pour un montant de 4 573 680 FCFA et le non reversement des retenues fiscales d’un montant de 535 980 236 FCFA. </strong><strong>Autant de pratiques qui selon le vérifiocateur ont précipité la Poste du Mali dans l’abîme. Avec à la clé,  plus de 540 millions (</strong><strong>540 553 916F) </strong><strong>de francs CFA qui ont pris une destination, jusque-là, encore inconnue en trois ans de gestion. Soit les exercices</strong><strong> 2019, 2020, 2021 et 2022</strong><strong>.</strong>

Décidemment, le PDG de la Poste du Mali, M. Ibrahima Haïdara et sa bande sont mal barrés. Le gouffre financier creusé au niveau de cette structure dépasse l’entendement. D’où la paralysie de la structure à tous les niveaux. Ou presque. Pire, le service ne procède pas au paiement régulier des cotisations sociales.

En clair, la Poste du Mali dans son histoire n’a jamais connu une telle hémorragie financière. Pire, il n’a jamais été confié à une personnalité, aussi controversée que M. Ibrahima Haïdara, nommé le 2 mai 2018. Pendant 3 ans, les caisses ont coulé. Comme le fleuve Niger dans son lit. Les irrégularités financières sont comptabilisées en plusieurs centaines de millions : plus de 540 millions de nos francs.

La poste du Mali n’a pas seulement perdu de sa superbe. Elle a été vidée de son âme, vendue au diable. Et jusqu’aujourd’hui, son PDG Ibrahima Haïdara n’affiche qu’une image de ruine et de désolation. Et pour cause : jamais, la mauvaise gouvernance au sein de ce service n’a atteint un tel degré.

<strong>La poste du Mali à vau-l’eau </strong>

Jugée, pourtant, stratégique dans la politique de l’Etat dans la distribution des courriers, des colis et dans le transfert d’argent, la Poste du Mali n’a pas échappé à l’appétit vorace de ses responsables. Par petite touche, ils ont « <em>sucé</em> » les caisses, érigés le népotisme en mode de gestion. L’espoir tant suscité auprès du gouvernement, a viré au cauchemar. Un flop magistral.

La mission de vérification financière à la Poste du Mali a examiné les opérations de recettes et de dépenses des exercices 2019, 2020, 2021 et 2022. Les travaux de vérification ont fait ressortir des insuffisances au niveau de la mobilisation des ressources et au niveau de l’exécution des dépenses. Elle a également permis de passer en revue le cadre institutionnel des activités postales et d’analyser les rôles et responsabilités des acteurs dans les domaines de la gouvernance, de la réglementation et de la régulation.

Dans le cadre de la relance de la Poste, ces acteurs que sont le Ministère de Tutelle, l’Autorité Malienne de Régulation des Télécommunications, des NTIC et des Postes, le Ministère chargé des Finances et le Conseil d’Administration ont de grands rôles à jouer notamment dans les domaines de l’apurement du passif, la recapitalisation de la Poste, l’élaboration et le contrôle de l’application de la réglementation postale ainsi que la régulation du secteur postal.

Par ailleurs, il est à noter que la fonction de PCA des EPIC est assurée par le PDG Ibrahima Haïdara. Cette pratique, quoique consacrée par la réglementation en vigueur, affecte la qualité du contrôle des EPIC. Ainsi, le cumul des fonctions de gestion et de contrôle entre les mains du PDG affecte la qualité de la gouvernance de la Poste du Mali.

<strong>Des irrégularités financières à la Pelle</strong>

Le montant total des irrégularités financières à la Poste du Mali s’élève à 540 553 916 FCFA.

Le Magasinier de la Poste n’a pas justifié des sorties de plomb. Afin de s’assurer de la réalité des achats effectués par le Directeur des Moyens Généraux (DMG), l’équipe de vérification a procédé aux entrevues avec le DMG, le Magasinier, le Chef du Service Approvisionnement, le Directeur Financier Comptable (DFC) , les services utilisateurs de plomb que sont le Centre des colis postaux et le Centre de traitement des lettres. Elle a examiné les pièces justificatives des achats et les bons de sortie du magasin. Elle a également effectué des travaux d’inventaire au niveau du magasin.

A la suite de ces travaux, l’équipe de vérification a constaté que le magasinier n’a pas pu justifier la sortie de plomb. En effet, pour des achats de 240 kg de plomb d’un montant de 4 976 480 FCFA, mis en magasin, l’équipe de vérification, après inventaire n’a constaté qu’un stock de 20 kg évalué au prix moyen unitaire de 20 140 FCFA pour une valeur totale de 402 800 FCFA alors qu’aucun bon de sortie n’existe pour les quantités manquantes. La valeur du stock de plomb non justifiée est de 4 573 680 FCFA.

Plus grave, le PDG Ibrahima Haïdara n’a pas fait procéder au reversement des retenues fiscales aux services des impôts. Ainsi, pour s’assurer que La Poste procède à la retenue des impôts (ITS, CF, TL, TVA) et leur reversement au service des Impôts, l’équipe de vérification a procédé aux entrevues avec le PDG, le DFC, le chargé du suivi du passif. Elle a examiné des bulletins de salaires, les déclarations fiscales des exercices de la période sous revue et la situation des impayés d’impôts fournie par la Poste.

A la suite de ces travaux, l’équipe de vérification a constaté que durant la période sous revue, le PDG Ibrahima Haïdara n’a pas reversé de l’impôt sur le traitement et salaire, de la contribution forfaitaire, de la taxe de logement et de la taxe sur la valeur ajoutée. Ainsi, le montant total de la dette fiscale de la Poste du Mali, au 31 décembre 2022 s’élève à 535 980 236 CFA.

En outre, précisent les enquêteurs, de nombreuses anomalies administratives affectent la gestion de la Poste du Mali. Celles-ci vont de l’adoption par  le Conseil d’Administration de l’organigramme de la Poste avec des insuffisances ; la non tenue par le Conseil d’Administration de la Poste de procès-verbaux et de registre de consignation et le refus du Conseil d’Administration de mettre en œuvre la procédure d’alerte suite à la dégradation de la situation financière de la Poste.

Et comme si ces irrégularités ne suffisaient pas, la Direction Générale de la Poste du Mali ne dispose pas d’un manuel de procédures administratives, comptables et financières à jour. Non plus, elle n’a pas régularisé les arriérés d’avancement de salaires, droits et avantages dus aux salariés et ayants droits. Pire, la Direction de la Poste ne procède pas au paiement régulier des cotisations sociales et  ne tient pas de comptabilité analytique. Aussi, l’organisation comptable de LA POSTE ne permet pas au Directeur Financier et Comptable de faire un suivi régulier de la comptabilité des receveurs de Postes. De même, la Direction Financière et Comptable de la Poste ne tient pas de comptabilité régulière. Enfin, le Service d’audit interne de la Poste n’est pas organisé conformément aux normes d’audit interne et la Direction des Moyens Généraux ne respecte pas les procédures d’achat par Demande de Cotation et par Demande de Renseignement et de Prix à compétition Restreinte.

En bloc, la gestion de la Poste du Mali est comparable à celle d’une épicérie. D’où une saignée financière de plus de 540 millions FCFA pendant les exercices 2019, 2020, 2021 et 2022.

Bref, la Poste du Mali a été sacrifiée sur l’autel d’intérêts égoïstes. Autrement dit, la caisse de la structure a subi une saignée financière de plusieurs centaines de millions de francs CFA.

En réalité, cette mauvaise gestion est le fruit d’un système bien huilé, mis en place par le « prince » de la Poste.

Selon ce système, les responsables de la structure veillent aux « <em>bons soins </em>» de leurs pots et de leur propre personne: enveloppes de fin du mois, marché de gré à gré, bon de carburant à gogo, voyages sur la Côte d’Azur et autres cadeaux en nature. Du moins, s’ils veulent éviter les « <em>ennuis</em> ».

Face à de telles pratiques qui ont occasionné un trou de plus de 540 millions de francs CFA dans la caisse de la Poste, le Vérificateur, a transmis une dénonciation de faits au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Procureur de la République chargé du Pôle National Economique et Financier relativement, aux sorties fictives de plomb pour un montant de 4 573 680 FCFA et au non reversement des retenues fiscales d’un montant de 535 980 236FCFA.  Depuis, les responsables de la Poste du Mali ne dorment plus que d’un œil.

<strong>Youssouf Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Remise officielle du Rapport annuel 2022 du Vérificateur Général au Président de la Transition, Chef de l’Etat</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/remise-officielle-du-rapport-annuel-2022-du-verificateur-general-au-president-de-la-transition-chef-de-letat-3042404.html</link>
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<pubDate>Wed, 08 Nov 2023 01:16:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Informateur</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Sur les dix-sept dossiers dénoncés au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de la Commune III du District de Bamako, Chargé du Pôle Economique et Financier, huit ont fait l’objet d’ouverture d’enquête et se trouvent au niveau de la brigade économique et financière et les neuf autres sont en cours de traitement</em></strong>

Le Vérificateur Général Monsieur Samba Alhamdou BABY a solennellement remis son Rapport annuel 2022 à Son Excellence Monsieur Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. La cérémonie a eu lieu le 3 novembre 2023, au Palais présidentiel de Koulouba, en présence du Premier ministre, Chef de Gouvernement, D<sup>r </sup>Choguel Kokala MAIGA, du Président du Conseil National de Transition, des Présidents des Institutions de la République et de certains membres du Gouvernement. Il était accompagné d’une forte délégation du Bureau du Vérificateur Général (BVG).

Dans son allocution introductive, le Vérificateur Général a soutenu que <em>« les actions vigoureuses de lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière engagées, sous votre très haute autorité, se concrétisent de jour en jour et consolident la refondation de l’Etat. »</em>, avant d’ajouter qu’ en 2022, il a réalisé 36 missions qui se répartissent en 23 vérifications financières et de conformité, 3 vérifications de performance, 8 vérifications de suivi des recommandations et 2 évaluations de politiques publiques.

Evoquant l’évolution de la situation de traitement de ces dossiers, M. BABY a dit qu’elle <em>« se présente comme suit :</em>

- <em>sur les dix-sept dossiers dénoncés au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de la Commune III du District de Bamako, Chargé du Pôle Economique et Financier, huit ont fait l’objet d’ouverture d’enquête et se trouvent au niveau de la brigade économique et financière et les neuf autres sont en cours de traitement ; </em>

- <em>les deux dossiers dénoncés au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Kayes chargé du Pôle Economique et Financier sont en cours de traitement ; </em>

- <em>les trois (3) dossiers dénoncés au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Mopti, chargé du Pôle Economique et Financier, sont également en cours de traitement. »</em>

En retour, le Président de la Transition, Chef de l’Etat, SEM Assimi GOITA a déclaré : <em>« C’est avec un réel plaisir que je vous reçois aujourd’hui dans le cadre de la remise officielle du Rapport du Bureau du Vérificateur général au titre des activités de l’année 2022.En cette occasion solennelle, je voudrais vous exprimer toute notre fierté pour le travail abattu qui vous a permis de mettre en exergue les dysfonctionnements et les faiblesses constatés dans la gestion publique des entités ayant fait l’objet de vos vérifications et évaluations publiques en 2022. »</em>

Le Chef de l’Etat a ajouté qu’il <em>« apprécie et encourage la synergie d’actions avec les autorités judiciaires et la Direction Générale du Contentieux de l’Etat dans le cadre de la lutte contre la corruption.»</em>

En ce qui concerne les transmissions et dénonciations en 2022, le Vérificateur Général a transmis 21 dossiers au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et dénoncé 22 dossiers aux Procureurs de la République près les Tribunaux de Grande Instance de la Commune III du District de Bamako, de Kayes et de Mopti, chargés des Pôles Economiques et Financiers.

La situation des dénonciations se présente comme suit :

- dix-sept dossiers au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de la Commune III du District de Bamako, chargé du Pôle Economique et Financier ;

- deux dossiers au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Kayes, chargé du Pôle Economique et Financier ;

- trois dossiers au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Mopti, chargé du Pôle Economique et Financier.

Des exemplaires des 22 dossiers ont été transmis au Directeur Général du Contentieux de l’Etat pour suivi et défense des intérêts de l’Etat.

Par ailleurs, le Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême a communiqué par écrit au Bureau la situation des suites judiciaires des transmissions reçues. A ce niveau, cinq  dossiers ont été déférés au Parquet Général de la Cour Suprême et onze ont fait l’objet d’examen par les Chambres de la Section des Comptes dont deux par la Chambre de Contrôle et de Jugement des Comptes des Organismes Personnalisés ; huit par la Chambre de Contrôle et de Jugement des Comptes des Collectivités Territoriales ; un par la Chambre de Contrôle et de Jugement des opérations financières des Institutions de la République et des administrations de l’Etat et cinq sont en instruction par les Conseillers Rapporteurs devant lesquels comparaissent les personnes poursuivies.

Ces résultats sont le fruit des rapports synergiques entre les autorités judiciaires et le Bureau, suite notamment à l’adoption et à la promulgation de la nouvelle loi régissant le Vérificateur Général.

Après cette cérémonie solennelle, le Vérificateur Général remettra dans les jours à venir son rapport annuel 2022 au Premier ministre, Chef du gouvernement et au Président du Conseil National de Transition. Il le présentera aussi au Président de la Cour Suprême.

&nbsp;

<strong>Xxx</strong>

<strong>Rapport 2022 du Bureau du Vérificateur Général : </strong>

<strong>23 vérifications financières et de conformité, 03  vérifications de performance, 08 vérifications de suivi des recommandations et 02 évaluations de politiques publiques </strong>

<strong>La salle de Banquet de Koulouba a abrité le vendredi dernier la remise officielle du rapport 2022  du Bureau du Vérificateur Général au président de la transition, le colonel Assimi Goïta. C’était en présence du premier ministre, Dr Choguel Kokalla Maïga, des membres du gouvernement et des présidents des institutions de la République.   </strong>

Dans le rapport 2022, le Bureau du Vérificateur Général a effectué des missions comme : 23 vérifications financières et de conformité, 03 vérifications de performance, 08 vérifications de suivi des recommandations et 02 évaluations de politiques publiques.  Pour le vérificateur général, Samba Alhamdou Baby, ces missions de vérification et d’évaluation de politiques publiques ont été ordonnées dans divers secteurs de la vie de la Nation, tels que la Santé, le Transport, la Décentralisation, l’Energie et l’Eau, le Développement rural, l’Environnement, le Secteur minier et les Technologies de l’Information et de la Communication. ‘’ Le rapport annuel 2022 fait également état des activités de renforcement des capacités professionnelles du personnel et des partenariats et synergies développés durant la période de référence. Il projette enfin les perspectives de l’année 2023 ‘’, a mentionné Samba Alhamdou Baby dans son discours. Il poursuit que les différentes vérifications menées au cours de l’année 2022 ont mis en relief un certain nombre de dysfonctionnements et de lacunes qui entament notamment l’image des entités auditées.

Concernant les vérifications financières et de conformité, le vérificateur général a signalé que ces vérifications ont mis en exergue des irrégularités administratives et financières qui, en comparaison avec celles effectuées en 2021, sont presque tendancielles. ‘’ Les irrégularités administratives feront l’objet de vérifications de suivi des recommandations par le Bureau’’, a-t-il affirmé.

Pour le vérificateur général, quant aux irrégularités financières, elles ont fait l’objet de dénonciation et de transmission aux autorités judiciaires. ‘’ Certaines de ces irrégularités financières, en raison de leur caractère fiscal ou douanier, ont été transmises à la Direction Générale des Impôts ou à la Direction Générale des Douanes’’, a-t-il martelé.

Toujours Samba Alhamdou Baby, au cours de l’année 2022, le Bureau a transmis 21 dossiers au président de la Sections des Comptes de la Cour Suprême. ‘’ Pendant la même période, il a également dénoncé 22 dossiers aux procureurs de la République près les Tribunaux de Grande Instance de la commune III du district de Bamako, de Kayes et de Mopti chargés du Pôle Economique et Financier. En outre, compte tenu de leur caractère fiscal ou douanier, trois (3) dossiers ont été transmis à la Direction Générale des Impôts pour redressement et recouvrement des droits d’enregistrement et des redevances de régulation et un (1) dossier à la Direction Générale des Douanes pour recouvrement de droits’’, a évoqué le vérificateur général.

Le chef du Bureau du Vérificateur Général a signalé que les actions vigoureuses de lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière engagées, sous la très haute autorité se concrétisent de jour en jour et consolident la refondation de l’Etat donc le Bureau reste convaincu que cette approche impactera positivement la lutte contre la corruption et la délinquance économique et  financière.

<strong>Diakaridia Sanogo         </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification financière de la gestion des ressources destinées à l’assainissement et  à l’évacuation des déchets solides du district de Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-de-la-gestion-des-ressources-destinees-a-lassainissement-et-a-levacuation-des-dechets-solides-du-district-de-bamako-3042188.html</link>
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<pubDate>Mon, 06 Nov 2023 09:28:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Plus de 5,698 milliards de FCFA d’irrégularités financières décelées dans la gestion des ressources destinées à l’assainissement et à l’évacuation des déchets solides du District de Bamako</strong>

<strong>Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme d’activités, le Bureau du Vérificateur Général (BVG) a vérifié la gestion des ressources destinées à l’assainissement et à l’évacuation des déchets solides du District de Bamako, au titre des exercices 2019, 2020, 2021 et 2022 (31 octobre). Cette vérification a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses effectuées. Les travaux de vérification ont porté sur les procédures de passation, d’exécution et de règlement des marchés de la Direction des Finances et du Matériel (DFM) du Ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement Durable et de la Mairie du District de Bamako. Ils ont également porté sur la passation et la mise en œuvre de la convention de la gestion des services de propreté de la ville de Bamako conclue entre la Mairie du District de Bamako et la Société OZONE MALI.</strong>

Créées par l’Ordonnance n°09-010/P-RM du 4 mars 2009, ratifiée par la Loi n°09-010 du 9 juin 2009, les DFM sont des services centraux des Départements ministériels. Le Décret n°09-137/P-RM du 27 mars 2009, modifié, fixe leur organisation et les modalités de leur fonctionnement. Elles ont pour mission d’élaborer les éléments de la politique nationale dans les domaines de la gestion des ressources financières et matérielles.

Le District de Bamako est une Collectivité Territoriale dotée de la personnalité morale et de l’autonomie financière. La Mairie du District de Bamako est organisée par l’Arrêté n°2019-012/M-DB du 04 avril 2019 portant création de ses services. Elle comprend quinze (15) services dont une Direction des Services Urbains de Voirie et d’Assainissement (DSUVA) qui a pour missions la conception, la programmation, la coordination, le suivi et le contrôle des activités d’assainissement et des travaux de voirie du District de Bamako.

Les travaux de vérification ont démarré le 12 décembre 2022 et ont pris fin le 24 juillet 2023. La présente vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

La vérification financière de la gestion des ressources destinées à l’assainissement et à l’évacuation des déchets solides du District de Bamako a mis en exergue des dysfonctionnements importants. Ils concernent, entre autres, l’octroi d’un avantage irrégulier à un soumissionnaire, la non-fourniture de la garantie de bonne exécution par les titulaires de marché, le non-respect des procédures de passation des délégations de service public. Il y a également un manque de suivi des prestations de la Société OZONE MALI qui n’a pas exécuté l’ensemble des prestations prévues par la convention sans que la Mairie du District de Bamako mette en œuvre la procédure d’application des pénalités. À titre illustratif, OZONE MALI n’a pas collecté les déchets auprès des ménages, elle n’a pas balayé plusieurs artères du District de Bamako prévues dans les plans d’exécution de la convention et n’a pas éradiqué les dépôts sauvages d’ordure appelés points noirs. La Mairie du District de Bamako a aussi fait exécuter des marchés avant leur approbation et sans visa du Délégué du contrôle financier.

Pour remédier à ces dysfonctionnements, l’équipe de vérification a fait des recommandations. Le Directeur des Finances et du Matériel du Ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement Durable doit respecter le principe d’égalité de traitement des candidats et exiger des titulaires de marché la fourniture de la caution de bonne exécution.

Quant au Maire du District de Bamako, il doit respecter les procédures de passation des conventions de délégation de service public, exiger des délégataires de service public l’exécution de l’ensemble des prestations prévues dans les conventions et approuver les marchés et les soumettre au visa du Délégué du Contrôle Financier avant tout commencement d’exécution.

<strong>Irrégularités financières</strong>

Le montant total des irrégularités financières s’élève à 5 698 959 789 FCFA. Ils ont trait aux faux enregistrements de marchés publics par leurs titulaires pour un montant total de 1 069 676 FCFA et à la validation de décomptes indus de la Société OZONE MALI par le Directeur de la DSUVA pour un montant total de 5 697 890 113 FCFA. Le Vérificateur Général a transmis et dénoncé ces faits au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Procureur de la République chargé du Pôle National Économique et Financier.

Le Vérificateur Général a aussi saisi le Directeur Général des Impôts (DGI) pour les redressements et recouvrements de droits d’enregistrement et de redevances de régulation éludés. Les autorités judiciaires, notamment la Section des Comptes de la Cour Suprême et le Pôle National Économique et Financier ont également été saisis pour le recouvrement desdits droits.

<strong>Ibrahim DIALLO,  Chef de la Cellule Communication</strong>

<strong>Bureau du Vérificateur Général</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rapport de 2022 du Vérificateur général : La persistance des irrégularités administratives et financières</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/rapport-de-2022-du-verificateur-general-la-persistance-des-irregularites-administratives-et-financieres-3042155.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/rapport-de-2022-du-verificateur-general-la-persistance-des-irregularites-administratives-et-financieres-3042155.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 06 Nov 2023 08:43:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Vérificateur général, Samba Alhamdou Baby, a remis, vendredi dernier au Palais de Koulouba, son rapport annuel de 2022 au président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. La cérémonie solennelle organisée, à cet effet, a enregistré la participation des chefs d'Institutions de la République dont le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga et le président du Conseil national de Transition (CNT), Malik Diaw.</strong>

Le document de plus de 200 pages, synthèse des 36 missions effectuées par le Bureau du vérificateur général (BVG) en 2022, révèle une récurrence des pratiques peu orthodoxes dans la gestion des services de l'administration centrale, des organismes personnalisés, des collectivités territoriales , des projets et des politiques publiques. Les domaines concernés sont la santé, le transport, la décentralisation, l'énergie et l'eau, le développement rural, l'environnement, les mines et les technologies de l'information et de la communication.

Les 36 missions effectuées se répartissent en 23 vérifications financières et de conformité, 3 vérifications de performance, 8 vérifications de suivi des recommandations et 2 évaluations de politiques publiques. Elles ont mis en relief un certain nombre de dysfonctionnements et de lacunes qui entament notamment l'image des entités auditées. Plus précisément, les vérifications financières et de conformité ont mis en exergue des irrégularités administratives et financières qui, en comparaison avec celles effectuées en 2021, sont presque tendancielles.

Selon le Vérificateur général, les irrégularités financières constatées ont déjà fait l'objet de dénonciation et de transmission aux autorités judiciaires. Au total, le Bureau a transmis 21 dossiers au président de la Section des comptes de la Cour suprême. Cinq de ces dossiers ont été déférés au parquet général de cette Cour, alors que 5 autres sont en instruction par les conseillers rapporteurs devant lesquels comparaissent les personnes poursuivies. Et les 11 dossiers restants ont déjà été examinés par les Chambres de la Cour.

Le Bureau a déclaré 22 dossiers aux procureurs de la République près les Tribunaux de grande instance de la Commune III du District de Bamako (17 dossiers), de Kayes (2 dossiers) et de Mopti (3 dossiers), chargés du Pôle économique et financier . Sur les 17 dossiers prononcés au tribunal de la Commune III, 8 se trouvent au niveau de la Brigade économique et financière. Les 9 autres sont en cours de traitement.

À Kayes et à Mopti, les dossiers sont également en cours de traitement. En outre, compte tenu de leur caractère fiscal ou douanier, 3 dossiers ont été transmis à la direction générale des impôts pour redressement et recouvrement des droits d'enregistrement et des redevances de régulation et un dossier à la direction générale des douanes pour recouvrement de droits. . À en croire Samba Alhamdou Baby, la création et l'opérationnalisation en 2023 du Pôle national économique et financier apporte une célérité notoire dans le traitement de ces dénonciations.

CONTRÔLE QUALITÉ- Concernant les vérifications de performance, elles ont relevé des faiblesses significatives qui concernent l'économie, l'efficacité et l'efficience des actions des entités vérifiées. Ces faiblesses ont, entre autres, mis en évidence la nécessité de mettre en place un système de contrôle de qualité des médicaments, aliments, boissons et eaux. Mais aussi l'urgence de prendre des mesures appropriées en vue d'une gestion adéquate des stocks de réactifs périmés, et de conforter les actions de sécurité alimentaire. Également, elles ont indiqué l'importance de faire adopter la Politique nationale du volontariat et des textes y afférents.

S'agissant des vérifications de suivi de la mise en œuvre des recommandations, au nombre de 8, elles ont été portées sur les recommandations de vérifications réalisées en 2018, 2019 et 2020. Ces missions totalisent 130 recommandations sur lesquelles 30 sont non applicables. Le suivi des 100 recommandations entièrement applicables a donné ces résultats : «56 entièrement mises en œuvre, 13 partiellement mises en œuvre et 31 non mises en œuvre», a détaillé Samba Alhamdou Baby.

Ce rapport étale la complexité des défis à révéler. «Il s'agit, par conséquent, de les examinateurs avec rigueur, de corriger les lacunes relevées et emprunter les chemins vertueux de la bonne gestion de nos ressources», a expliqué le chef de l'État, convaincu que les résultats de ces missions du BVG contribueront à renforcer les réformes engagées pour la refondation de l'État. Le colonel Assimi Goïta a donc invité le gouvernement à veiller à la mise en œuvre des recommandations faites, « catalyseurs de certains des changements à induire dans notre administration ». Et d'assurer qu'une attention particulière sera accordée à l'application des sanctions disciplinaires.

La qualité du travail abattu par le Bureau du vérificateur général a été bien appréciée par le chef de l'État, qui estime que la «gestion saine des ressources publiques est prioritaire pour une nation qui veut construire son avenir». C'est cette conviction qui l'a amené à ériger la transparence, la redevabilité et la lutte contre la corruption et la délinquance financière au rang des priorités. Et aujourd'hui, a témoigné le Vérificateur général, les «actions vigoureuses engagées, sous l'autorité du président Assimi Goïta, se concrétisent de jour en jour et consolident la refondation de l'État». Le Bureau reste convaincu que cette approche impactera positivement la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière dans notre pays.

<strong>Issa DEMBÉLÉ</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Poste :  Plus de 540,55 millions de F CFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/poste-plus-de-54055-millions-de-f-cfa-3042041.html</link>
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<pubDate>Sat, 04 Nov 2023 10:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme d’activités, le Bureau du Vérificateur général (BVG) a vérifié la gestion de la Poste, au titre des exercices 2019, 2020, 2021 et 2022. Cette vérification a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses effectuées. Les travaux de vérification ont porté sur la mobilisation des recettes, l’exécution des dépenses, la tenue régulière de la comptabilité, la gestion du patrimoine foncier. Il a été constaté plus 540,55 millions de F CFA.</em></strong>

A titre de rappel, la Poste est un établissement public à caractère industriel et commercial créé par l’ordonnance n°2011-012/P-RM du 20 septembre 2011 ratifiée par la loi n°2011-060 du 25 novembre 2011. Elle a pour missions, entre autres, d’assurer le service postal universel, les services postaux réservés, le recouvrement des valeurs commerciales, les services postaux non réservés et les services financiers.

Sa gestion est affectée par son héritage institutionnel et des changements intervenus par l’avènement des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Elle est passée d’une gestion administrative en situation de monopole à une gestion entrepreneuriale dans un contexte d’ouverture à la concurrence avec la réforme du secteur postal en 2017.

Les travaux de vérification qui se sont déroulés du 6 février au 23 juin 2023 ont relevé des irrégularités administratives et financières.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

La présente vérification a permis à l’équipe de vérification de comprendre que ce changement de paradigme dans la gestion de la Poste a eu des implications sur la gouvernance, la gestion des ressources humaines et sur la politique commerciale et financière.

Pour y remédier, l’équipe de vérification a recommandé au ministre de la Communication de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’administration de veiller au respect de la réglementation relative à la concurrence par les opérateurs postaux ; de prendre l’arrêté interministériel fixant le montant du droit d’entrée pour l’obtention de la licence simple par tout opérateur postal désirant offrir des prestations de services non réservés, après avis conforme de l’Autorité malienne de régulation des télécommunications, des technologies de l’Information et de la communication et des Postes (AMRTP) et de prendre l’arrêté conjoint fixant le montant et les modalités de paiement de la redevance annuelle de la licence globale pour tout opérateur après avis conforme de l’ AMRTP.

Le Ministre doit aussi prendre des mesures pour l’apurement du passif et la recapitalisation de la Poste, veiller au renouvellement du mandat des administrateurs dans les délais et à l’immatriculation au nom de la Poste de ses terrains bâtis et non bâtis. Son homologue chargé des Finances doit prendre des mesures pour l’apurement du passif et la recapitalisation de la Poste.

Quant au Président du Conseil d’Administration, il lui a été demandé de procéder à la révision de l’organigramme en tenant compte des critères de rattachement des postes et à la convocation de l’Assemblée générale extraordinaire de la Poste à l’effet de se prononcer sur la gestion des pertes constatées dans les états financiers. En outre, il doit veiller à l’établissement des procès-verbaux de sessions et à la tenue du registre de consignation des procès-verbaux.

Le Président Directeur général doit mettre à jour le manuel de procédures administratives, comptables et financières ; procéder à la régularisation des arriérés de capitaux décès et d’indemnité de départ à la retraite ; payer régulièrement les cotisations sociales et mettre en place une comptabilité analytique. Il doit aussi transmettre régulièrement les informations à AMRTP conformément à la réglementation en vigueur ; porter à la connaissance du Conseil d’Administration de la Conférence des postes des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cpeao) les difficultés liées à l’application simultanée de la comptabilité Syscohada et de la comptabilité de la Cpeao par la direction financière et comptable et les receveurs des bureaux de poste ; recentrer l’organisation et le fonctionnement de la direction de l’audit et du contrôle interne sur les activités d’audit interne.

Le directeur financier et comptable doit produire les états financiers annuels dans les délais requis et tenir une comptabilité régulière. Le directeur des moyens généraux doit respecter les procédures d’achat par demande de cotation et par demande de renseignement et de prix à compétition restreinte et établir un contrat pour les achats dont le montant est supérieur ou égal au seuil requis.

Enfin, le directeur commercial doit procéder au recouvrement des créances de la Poste en mettant en œuvre toutes les diligences requises par son manuel de procédures et par la réglementation en vigueur.

<strong>Irrégularités financières</strong>

Le montant total des irrégularités financières s’élève à 540 553 916 F CFA. Le Vérificateur général a transmis et dénoncé des faits au président de la Section des comptes de la Cour suprême et au procureur de la République chargé du Pôle national économique et financier relativement aux sorties fictives de plomb pour un montant de 4 573 680 F CFA et au non-reversement des retenues fiscales d’un montant de 535 980 236 F CFA.

Le Vérificateur général a aussi informé le directeur général des impôts du non-reversement des retenues fiscales d’un montant de 535 980 236 F CFA.

<strong><em>(Source Cellule de Communication BVG)</em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : Le rapport 2022 du vérificateur général transmis au président de la Transition</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/mali-le-rapport-2022-du-verificateur-general-transmis-au-president-de-la-transition-3041995.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/mali-le-rapport-2022-du-verificateur-general-transmis-au-president-de-la-transition-3041995.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 04 Nov 2023 07:10:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta a reçu ce vendredi 03 novembre 2023, le rapport annuel 2022 du Bureau du vérificateur général (BVG), dirigé par Samba Alhamdou Baby.</em></strong>

C'était à la faveur d'une cérémonie solennelle de remise tenue à Koulouba en présence du Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, des présidents d'institutions de la République, des membres du gouvernement et bien d'autres personnalités.

Ce rapport annuel 2022 du BVG s'articule autour de quatre types de missions à savoir : les vérifications financières et de conformité, les vérifications de performances, les vérifications de suivi et recommandations et l'évaluation de politique publique.

Le document de plus de 200 pages est riche de 36 missions de vérifications et d'évaluation de politiques publiques, ayant concerné les services de l'Administration centrale, des organes personnalisés, des Collectivités territoriales, des projets et des politiques publiques. Ces missions se répartissent en 23 vérifications financières et de conformité, trois vérifications de performance, huit vérifications de suite de recommandation et deux évaluations de politiques publiques.

Dans sa présentation, Samba Alhamdou Baby a fait savoir que les différentes vérifications ont porté sur l'année 2022, ont mis en relief un certain nombre de dysfonctionnements et de lacunes qui entament notamment l'image des entités auditées. Ainsi, au cours de l'année écoulée, le BVG a transmis 21 dossiers au président de la section des comptes de la cour suprême.

Il a également énoncé 22 dossiers aux procureurs de la République près les tribunaux de Grande instance de la Commune III du District de Bamako, de Kayes et de Mopti, chargés du Pôle économique et financier. Selon le Vérificateur général « les exemplaires des 22 dossiers ont été transmis au directeur général du contentieux de l'État pour suivre et défendre les intérêts de l'État », a déclaré le vérificateur général.

Il a saisi l'occasion pour féliciter le président de la Transition pour les efforts inlassables et multiformes qu'il déploie au quotidien pour faire face aux innombrables défis auxquels notre nation est confrontée. Avant de rendre un hommage mérité à nos Forces armées et de sécurité pour la détermination et le professionnalisme avec lesquelles elles assument constamment leur mission de protection des personnes et de leurs biens.

Pour lui, les actions vigoureuses de lutte contre la corruption et la délinquance économique financière engagées sous le leadership éclairé du chef de l'État se concrétisent de jour en jour, et consolident la refondation de l'État.

Le Président de la Transition a indiqué que la gestion saine des ressources publiques est prioritaire pour une nation qui veut construire son avenir, et requiert une grande responsabilité sur le plan à la fois normatif et éthique. C'est pourquoi, la transparence, la redevabilité, la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière font partie des priorités des autorités de la Transition, at-il noté.

Le chef de l'État souhaite que toutes les actions de la Transition soient comme fil conducteur la rigueur dans la gestion et la moralisation dans les comportements.

Le colonel Assimi Goïta de relever que le rapport qui vient d'être transmis, touche du doigt certains défis majeurs auxquels notre nation est confrontée. « Il s'agit par conséquent de les examinateurs avec rigueur, de corriger les lacunes relevées et emprunter les chemins vertueux de la bonne gestion de nos ressources », a-t-il ajouté, estimant que les résultats de ces différentes missions contribueront à renforcer les réformes. engagées pour la refondation de l'État.

À ce titre, le président Goïta a invité le gouvernement à veiller à la mise en œuvre de ces recommandations, catalyseurs de certains des changements à induire dans notre administration. Avant d'assurer que des orientations seront instruites pour une meilleure prise en charge de toutes ces recommandations.

<strong>Aboubacar TRAORE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Subventions de l&amp;apos;état accordées aux établissements privés d&amp;apos;enseignement secondaire général, technique et professionnel de Bamako et Kati : Plus de 19,744 milliards de FCFA d&amp;apos;irrégularités financières décelées dans la gestion</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/subventions-de-letat-accordees-aux-etablissements-prives-denseignement-secondaire-general-technique-et-professionnel-de-bamako-et-kati-plus-de-19744-milliards-de-fcfa-dirregularites-financie-3041922.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 04 Nov 2023 01:45:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme d'activités, le Bureau du Vérificateur général (BVG) a vérifié la gestion des subventions de l'Etat accordées aux établissements privés d'enseignement secondaire général, technique et professionnel du district de Bamako et du chef-lieu du cercle de Kati.</em></strong>

Cette vérification a pour objet la gestion des subventions de l'Etat accordées aux établissements privés d'enseignement secondaire général, technique et professionnel dans le district de Bamako et le chef-lieu du cercle de Kati. Elle a pour objectif de s'assurer de la régularité de l'ouverture des établissements privés d'enseignement secondaire et la régularité et la sincérité des opérations d'octroi des subventions.

Les travaux de vérification ont porté sur l'examen du contrôle interne au niveau des structures parties prenantes, la régularité des autorisations d'ouverture et des orientations d'élèves, l'examen des procédures d'octroi et de paiement des subventions aux établissements bénéficiaires.

A titre de rappel, les subventions accordées aux établissements privés d'enseignement secondaire proviennent du budget d'Etat. Elles sont mobilisées par les directions régionales du budget et mises à disposition de la mairie du District pour le cas de Bamako, du Conseil régional ou du Conseil de cercle pour le chef-lieu du cercle de Kati. Les subventions accordées sont constituées de frais scolaires, demi-bourses et pensions alimentaires. La vérification a relevé des irrégularités administratives et financières.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

La présente vérification a permis à l'équipe de vérification de relever un manque de rigueur non seulement dans l'autorisation d'ouverture des établissements dont le minimum de contrôle n'est pas fait pour détecter les faussaires, mais également dans le processus d'octroi des subventions commençant par l'éligibilité qui est du ressort de l'Inspection générale de l'Education nationale jusqu'à l'attribution de subventions des élèves aux établissements privés d'enseignement.

Pour y remédier, la mission de vérification a recommandé :

- au ministre de l'Education nationale, de veiller à l'élaboration par les établissements privés d'enseignement, de rapports de rentrée et de fin d'année scolaire et leur transmission au Ministre de tutelle et de veiller au respect des critères d'éligibilité par les établissements privés d'enseignement ;

- au directeur de la Cellule de planification et de statistique du secteur de l'éducation,  de procéder à l'immatriculation systématique des établissements privés d'enseignement et de respecter les critères d'âge dans le cadre de l'orientation des élèves ;

- à l'Inspecteur en chef de l'Education nationale et au directeur de la Cellule de planification et de statistique du secteur de l'éducation, de respecter les critères d'éligibilité des établissements privés d'enseignement aux subventions de l'Etat.

<strong>Irrégularités financières</strong>

Le montant total des irrégularités financières s'élève à 19 744 098 200 FCFA.

Le Vérificateur général a transmis et dénoncé des faits au président de la Section des comptes de la Cour Suprême et au Procureur de la République chargé du Pôle national économique et financier relativement à l'octroi de subventions indues aux établissements privés dont les promoteurs ont présenté de faux arrêtés d'ouverture de leurs établissements privés pour 412 860 000 F CFA ; au paiement irrégulier de demi-bourses et pensions alimentaires aux établissements privés d'enseignement pour 18 956 600 000 F CFA ; au paiement de subventions pour les élèves dont la scolarité est épuisée pour 32 418 000 F CFA ; au double paiement de subventions pour le compte d'un élève pour 252 000 F CFA ; au paiement de subventions pour le compte des élèves venant de l'extérieur inscrits avec un code "X" sur les décisions d'orientation pour 72 706 200 F CFA ; au paiement de subventions sur la base d'orientations irrégulières d'élèves aux établissements privés initialement orientés dans les établissements publics pour 257 358 000 F CFA et au paiement de subventions pour des élèves orientés dans un établissement ne disposant ni d'infrastructures ni de documents administratifs conformes à la réglementation pour 11 904 000 F CFA.

<strong>  Source BVG </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion des opérations de distribution de tracteurs subventionnés : Plus de 327,10 millions de F CFA d&amp;apos;irrégularités financières constatées</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-des-operations-de-distribution-de-tracteurs-subventionnes-plus-de-32710-millions-de-f-cfa-dirregularites-financieres-constatees-3041926.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-des-operations-de-distribution-de-tracteurs-subventionnes-plus-de-32710-millions-de-f-cfa-dirregularites-financieres-constatees-3041926.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 04 Nov 2023 01:21:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme d'activités, le Bureau du Vérificateur général (BVG) a vérifié la gestion des opérations de distribution de tracteurs subventionnés par l'Etat au titre des exercices 2021 et 2022.</em></strong>

Cette vérification financière et de conformité a pour objectif de s'assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de distribution des tracteurs subventionnés au profit des agriculteurs. Les travaux de vérification ont porté sur les dossiers de réception des tracteurs, le respect des critères d'éligibilité, la distribution des tracteurs subventionnés, le recouvrement et l'encaissement des montants dus par chacun des bénéficiaires au titre de la quote-part du prix d'acquisition.

Soucieuses d'assurer l'autosuffisance alimentaire sur toute l'étendue du territoire à travers l'intensification d'une agriculture traditionnelle, les plus hautes autorités du Mali ont décidé d'attribuer des tracteurs et accessoires aux agriculteurs à un prix subventionné à 50 %. Pour la période sous revue, 115 tracteurs de 60 chevaux vapeurs (CV) et 110 de 50 CV ont été distribués, soit un nombre total de 225. Pour ce faire, la Commission de gestion et de suivi du programme pilote de subvention des équipements Agricolesa été mise en place.

Le prix du tracteur devrait être composé comme suit : 50 % de subvention de l'Etat, 30 % de crédit bancaire accordé par le pool financier aux bénéficiaires et 20 % d'apport personnel des bénéficiaires, conformément à la convention qui lie les parties. Cependant, pour les 225 tracteurs distribués au titre de la campagne agricole 2021/2022, l'Etat a préfinancé la totalité du coût d'acquisition à travers deux contrats publics pour un montant total de 4 108 749 946 F CFA tout en maintenant sa subvention à 50 % au profit des bénéficiaires éventuels. Les travaux de vérification, qui se sont déroulés du 11 mai 2023 au 23 août 2023, ont relevé des irrégularités administratives et financières.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

La vérification financière et de conformité des opérations de gestion et de distribution des tracteurs a permis à l'équipe de vérification de constater un manque de rigueur de la part des acteurs impliqués. Ainsi,la Commission mise en place ne s'est pas réunie lors des opérations de distribution des tracteurs en 2021 et 2022. Aussi, en plus de la non-production de rapport trimestriel, aucun manuel de procédures n'a été élaboré jusque-là par ladite commission. Pour y remédier, l'équipe de vérification a recommandé au ministre chargé de l'Agriculture de prendre un arrêté pour actualiser la liste nominative des membres de la Commission de gestion et de suivi du Programme pilote de subvention des équipements agricoles et un autre arrêté pour fixer l'organisation et les modalités de fonctionnement de ladite commission. Quant au président de la Commission de gestion et de suivi du Programme pilote de subvention des équipements agricoles, il doit convier en réunion les membres de la Commission chaque fois que de besoin, notamment pour toute opération de distribution de tracteurs subventionnés ; établir les rapports trimestriels d'activités ; faire élaborer un manuel de procédures et de gestion du programme de subvention des équipements agricoles et superviser l'immatriculation des tracteurs subventionnés.

<strong>Irrégularités financières</strong>

Le montant total des irrégularités financières s'élève à 327 104 205 F CFA. Le Vérificateur général a transmis et dénoncé des faits au président de la Section des comptes de la Cour suprême et au procureur de la République chargé du Pôle national économique et financier relativement à la distribution de tracteurs aux bénéficiaires à un prix inférieur à celui prévu par la convention de financement pour un montant total de 309 929 171 F CFA et au non-paiement et paiement partiel du prix subventionné des tracteurs par des bénéficiaires pour un montant total de 17 175 034 F CFA.   <strong>                                                 </strong>

<strong> Source BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Opérations de distribution de tracteurs subventionnés :   Plus de 327,10 millions de FCFA d’irrégularités financières décelées</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/operations-de-distribution-de-tracteurs-subventionnes-plus-de-32710-millions-de-fcfa-dirregularites-financieres-decelees-3041831.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/operations-de-distribution-de-tracteurs-subventionnes-plus-de-32710-millions-de-fcfa-dirregularites-financieres-decelees-3041831.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 03 Nov 2023 07:42:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Ciwara Info</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme d’activités, le Bureau du Vérificateur Général (BVG) a vérifié la gestion des opérations de distribution de tracteurs subventionnés par l’Etat au titre des exercices 2021 et 2022. Cette vérification financière et de conformité a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de distribution des tracteurs subventionnés au profit des agriculteurs. </strong>

Selon le rapport de vérification, les travaux de vérification ont porté sur les dossiers de réception des tracteurs, le respect des critères d’éligibilité, la distribution des tracteurs subventionnés, le recouvrement et l’encaissement des montants dus par chacun des bénéficiaires au titre de la quote-part du prix d’acquisition.

Soucieuses d’assurer l’autosuffisance alimentaire sur toute l’étendue du territoire à travers l’intensification d’une agriculture traditionnelle, les plus hautes autorités du Mali ont décidé d’attribuer des tracteurs et accessoires aux agriculteurs à un prix subventionné à 50 %. Pour la période sous revue, 115 tracteurs de 60 Chevaux Vapeurs (CV) et 110 de 50 CV ont été distribués, soit un nombre total de 225. Pour ce faire, la Commission de gestion et de suivi du programme pilote de subvention des équipements Agricoles a été mise en place.

Le prix du tracteur devrait être composé comme suit : 50% de subvention de l’Etat, 30% de crédit bancaire accordé par le pool financier aux bénéficiaires et 20 % d’apport personnel des bénéficiaires, conformément à la convention qui lie les parties. Cependant, pour les 225 tracteurs distribués au titre de la campagne agricole 2021/2022, l’Etat a préfinancé la totalité du coût d’acquisition à travers deux contrats publics pour un montant total de 4 108 749 946 FCFA tout en maintenant sa subvention à 50% au profit des bénéficiaires éventuels.

Les travaux de vérification, qui se sont déroulés du 11 mai 2023 au 23 août 2023, ont relevé des irrégularités administratives et financières.

Irrégularités administratives

La vérification financière et de conformité des opérations de gestion et de distribution des tracteurs a permis à l’équipe de vérification de constater un manque de rigueur de la part des acteurs impliqués. Ainsi, la Commission mise en place ne s’est pas réunie lors des opérations de distribution des tracteurs en 2021 et 2022. Aussi, en plus de la non-production de rapport trimestriel, aucun manuel de procédures n’a été élaboré jusque-là par ladite commission.

Pour y remédier, l’équipe de vérification a recommandé au Ministre chargé de l’Agriculture de prendre un arrêté pour actualiser la liste nominative des membres de la Commission de Gestion et de Suivi du Programme Pilote de Subvention des Equipements Agricoles et un autre arrêté pour fixer l’organisation et les modalités de fonctionnement de ladite commission.

Quant au Président de la Commission de Gestion et de Suivi du Programme Pilote de Subvention des Equipements Agricoles, il doit convier en réunion les membres de la Commission chaque fois que de besoin, notamment pour toute opération de distribution de tracteurs subventionnés ; établir les rapports trimestriels d’activités ; faire élaborer un manuel de procédures et de gestion du programme de subvention des équipements agricoles et superviser l’immatriculation des tracteurs subventionnés.

<strong>Irrégularités financières</strong>

Le montant total des irrégularités financières s’élève à 327 104 205 FCFA. Le Vérificateur Général a transmis et dénoncé des faits au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Procureur de la République chargé du Pôle National Economique et Financier relativement à la distribution de tracteurs aux bénéficiaires à un prix inférieur à celui prévu par la convention de financement pour un montant total de 309 929 171 FCFA et au non-paiement et paiement partiel du prix subventionné des tracteurs par des bénéficiaires pour un montant total de 17 175 034 FCFA.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ministère des transports :  Des cadres dans  le viseur du juge anticorruption</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/ministere-des-transports-des-cadres-dans-le-viseur-du-juge-anticorruption-3041820.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/ministere-des-transports-des-cadres-dans-le-viseur-du-juge-anticorruption-3041820.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/verificateur-general.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 03 Nov 2023 07:40:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Ciwara Info</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Non inquiété jusqu’ici, de nombreux cadres du ministère des Transports traînant des casseroles sont dans le viseur du juge anticorruption. La justice a été saisie par le Vérificateur général pour traquer les auteurs de malversations au ministère des Transports. De 2015 à 2020, les chantiers routiers ont été utilisés à des fins personnelles Les faits transmis à la justice sont relatifs notamment au payement, par le DFM du ministère chargé des routes, d’un marché de travaux non enregistrés pour un montant de 1 079 949 658 FCFA. Il y a également le règlement par le DFM du ministère chargé des routes de marchés sans la perception de la redevance de régulation pour un montant de 1 069 437</strong>

<strong>792 FCFA.</strong>

Le rapport du vérificateur révèle aussi la minoration de droits d’enregistrement par le Chef de la Division Recette de la Direction des Moyennes Entreprises d’un marché pour un montant de 49 980 000 FCFA. La vérification de la gestion des marchés de construction, de réhabilitation et de contrôle des routes a fait ressortir des irrégularités administratives et financières d’importance majeure qui ont terni la régularité et la sincérité des opérations de passation, d’exécution et de règlement des marchés de construction, de réhabilitation, des études et des contrôles des routes.

A l’issue des travaux de vérification qui ont porté sur l’examen des modes de passation, le processus de sélection des attributaires, la réalisation, le suivi, le contrôle des travaux et le règlement des marchés au cours des exercices 2015, 2016, 2017, 2018, 2019 et 2020, il a été constaté une pratique prédominante de passation de marchés par entente directe. Ainsi, le ministre chargé des Routes a attribué des marchés par entente directe et avant la signature des conventions de maitrise d’ouvrage déléguée avec l’AGETIPE-Mali en contournant les procédures nationales de passation et d’approbation après le choix des attributaires.

Le vérificateur a découvert que des responsables techniques de la Direction nationale des routes (DNR), à savoir des Chefs de projet, des Coordinateurs de Projet, des Chefs DEP, ont perçu sur la base des marchés de contrôle et de surveillance des rémunérations à hauteur de 903,250 millions de FCFA pour le suivi administratif au titre des frais de supervision et de fonctionnement sur lesdits marchés et 278,854 millions de FCFA sur les conventions avec l’AGEROUTE et l’AGETIPE-Mali.

Pire, au moment des faits, le ministre chargé des Routes et le DFM ont irrégulièrement conclu des marchés avec des dépassements budgétaires qui ont renchéri le coût de certains marchés. Certaines de ces personnalités continuent de servir au sous la responsabilité de Madina Sissoko, l’actuel ministre des Transports et des Infrastructures. Donc, des têtes doivent tomber après le rapport du vérificateur général.

C’est la panique chez les responsables de services publics importants, depuis que la répression de la délinquance financière a commencé. La peur est grande dans le camp des Directeurs de finances et de matériels. Certains ont plusieurs fois été convoqués au pôle économique et financier avant de rentrer chez eux. Mais ils attendent la peur au ventre d’être rappelés par les enquêteurs. Tous les jours, ce des contrôles qui sont effectués par divers services de contrôle dans les établissements publics.

Mais il n’y a pas que les DAF qui ont peur. C’est surtout leurs patrons, ordonnateurs des dépenses, qui sont inquiétés. Ceux qui pouvaient fuir ont déjà pris la poudre d’escampette depuis longtemps. Ainsi, les grands voleurs qui croyaient que la lutte contre la corruption est un leurre ont finalement préféré abandonner femmes, enfants et amis en choisissant l’exil doré. Par contre, de nombreux chefs directeurs, chefs de service et autres gros bonnets du régime précédents sont coincés ici au Mali.

Ils sont condamnés à faire face à la rigueur de la justice sous la houlette de Mahamadou Kassogué, le ministre de tutelle. La lutte implacable que ce dernier mène contre le délinquant financier est sans précédent. De mémoire de Maliens, on n’a jamais vu autant de fonctionnaires corrompus comparaitre devant les tribunaux. Kassogué n’est pas du genre à tergiverser. Pour venir à bout de la grande corruption, il a entamé des réformes pour enlever les obstacles. Ainsi, le fonctionnaire reconnu coupable est condamné à livrer tous ses biens pour rembourser le préjudice subi par l’Etat.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion des subventions de l’Etat accordées aux Etablissements Privés d’Enseignement Secondaire général, technique et Professionnel du District de Bamako et du chef&#45;lieu du cercle de Kati :  Plus de 19,744 milliards de FCFA d’irrégularités financières décelées par le bureau du  BVG</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-des-subventions-de-letat-accordees-aux-etablissements-prives-denseignement-secondaire-general-technique-et-professionnel-du-district-de-bamako-et-du-chef-lieu-du-cercle-de-k-3041499.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-des-subventions-de-letat-accordees-aux-etablissements-prives-denseignement-secondaire-general-technique-et-professionnel-du-district-de-bamako-et-du-chef-lieu-du-cercle-de-k-3041499.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 01 Nov 2023 01:45:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Informateur</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Bureau du Vérificateur Général (BVG) a décelé une gestion opaque suite à la gestion des subventions de l’Etat accordées aux Etablissements privés d’enseignement secondaire général, technique et professionnel du district de Bamako et du chef-lieu de Kati. Plus de 19,744 milliards évaporés.  </strong>

Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme, le Bureau du Vérificateur Général  a vérifié la gestion des subventions  de l’Etat accordées aux Etablissements privés d’Enseignement Secondaire général, technique et professionnel du district de Bamako et du chef-lieu du cercle de Kati. La vérification a permis de trouver des trous au sein de la gestion. Le montant total des irrégularités financières s’élève à 19. 744.098.200 FCFA. Quant au rapport de la gestion, le vérificateur a transmis et dénoncé des faits au président de la section des comptes de la Cour Suprême et au Procureur de la République chargé du Pôle National Economique et Financier relativement à l’octroi de subventions indues aux établissements privés dont les promoteurs ont présenté de faux arrêts d’ouverture de leurs établissements privés pour 412.860.000  FCFA ; au paiement irrégulier de demi-bourses et pensions alimentaires aux établissements privés d’enseignement pour 18 956.600.000 FCFA ; au paiement de subventions pour les élèves dont la scolarité est épuisée pour 32 418 000FCFA ; au double paiement de subventions pour le compte d’un élève pour 252 000FCFA ; au paiement de subventions pour le compte des élèves venant de l’extérieur inscrits avec un code « X » sur les décisions d’orientation pour 72.706.200FCFA ; au paiement de subventions sur la base d’orientations irrégulières d’élèves aux établissements privés initialement orientés dans les établissements privés publics pour 257358000FCFA et au paiement de subventions pour des élèves orientés dans un établissement ne disposant ni d’infrastructures ni de documents administratifs conformes à la réglementation pour 11 904 000 FCFA.

La présente vérification a permis à l’équipe de vérification de relever un manque de rigueur non seulement dans l’autorisation d’ouverture des établissements dont le minimum de contrôle n’est pas fait pour détecter les faussaires mais également dans le processus d’octroi des subventions commençant par l’éligibilité qui est du ressort de l’inspection générale de l’Education Nationale jusqu’à l’attribution de subventions des élèves aux établissements d’enseignement.

Dans le rapport, il a été signalé que les travaux de vérification ont porté sur l’examen du contrôle interne au niveau des structures parties prenantes, la régularité des autorisations d’ouverture et des orientations d’élèves, l’examen des procédures d’octroi et de paiement des subventions accordées aux établissements bénéficiaires.

En dehors de la gestion des établissements privés de Bamako et chef-lieu de Kati, plusieurs autres structures évaporent du bien de l’Etat.

<strong>Diakaridia Sanogo    </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Suivi de la mise en œuvre des recommandations du BVG :  Le CHU de Kati met en œuvre 52% des recommandations</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/suivi-de-la-mise-en-oeuvre-des-recommandations-du-bvg-le-chu-de-kati-met-en-oeuvre-52-des-recommandations-2-3041506.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/suivi-de-la-mise-en-oeuvre-des-recommandations-du-bvg-le-chu-de-kati-met-en-oeuvre-52-des-recommandations-2-3041506.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Samba-Alhamdou-Baby.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 01 Nov 2023 01:33:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Informateur</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme d’activités, le Bureau du Vérificateur Général (BVG) a conduit une mission de vérification concernant le suivi de la mise en œuvre des recommandations formulées par sa vérification de performance de la gestion du Centre Hospitalier Universitaire (CHU) Pr Bocar Sidy SALL de Kati, effectuée en 2021. Cette vérification de suivi vise à s’assurer que les recommandations formulées lors de la vérification initiale ont été mises en œuvre et que les faiblesses constatées ont été corrigées. Elle a porté sur la gestion du CHU du 1<sup>er</sup> janvier 2021 au 31 décembre 2022.

A l’issue de la vérification, la mission a constaté que sur les 23 recommandations formulées par la mission initiale de vérification de performance, douze (12) sont entièrement mises en œuvre soit 52%, six (6) sont partiellement mises en œuvre soit 26% et cinq (5) ne sont pas mises en œuvre soit 22%.

<strong>Recommandations entièrement mises en œuvre : </strong>

Il ressort de la vérification que le Ministre de la Santé et du Développement social veille au renouvellement du mandat des membres du Conseil d’Administration et que le Conseil d’Administration s’acquitte adéquatement de ses rôles et responsabilités de contrôle et de surveillance de la gestion du CHU de Kati et veille à la tenue du registre de délibérations. Le Ministre chargé de l’Economie et des Finances a pris des mesures appropriées pour amener l’Agent comptable à produire les comptes de gestion du CHU de Kati.

Le Directeur Général (DG) du CHU respecte le principe de séparation des fonctions d’Agent Comptable et d’Ordonnateur. Il a mis en place une salle de déchocage équipée au Service des urgences et pris des dispositions nécessaires pour rendre opérationnel le bloc multifonctionnel de l’Hôpital. Il a aussi mis en place un plan de suivi, d’entretien et de maintenance préventive des équipements médicaux et biomédicaux et veille à l’exécution correcte des obligations contractuelles du prestataire de service de nettoyage. Enfin, l’Agent Comptable a produit et envoyé à la Direction Nationale du Trésor et de la Comptabilité Publique des comptes de gestion. Le Comptable-matières établit les fiches détenteurs et procède à l’enregistrement des matériels en service.

<strong>Recommandations partiellement mises en œuvre </strong>

Pour ces recommandations, toutes les diligences n’ont pas été effectuées pour corriger les lacunes et insuffisances relevées par la vérification initiale.

Le DG a procédé à l’évaluation des besoins de formation du Centre Hospitalier Universitaire et élabore un plan de formation, mais la dimension « Genre et Santé publique » n’a pas été prise en compte dans l’élaboration desdits projets. Le cadre prévisionnel des emplois et compétences est élaboré. Toutefois, le Projet d’établissement, duquel est issu le dispositif de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, n’est pas validé.

La DG a doté l’Unité d’Accueil Tri et Orientation des urgences en moyens et équipements nécessaires à la prise en charge adéquate des malades. Toutefois, le local n’est pas conforme aux exigences édictées dans la carte nationale hospitalière. Il a mis en place un service conformément à la règlementation en vigueur. Toutefois, les services de contrôle de gestion et d’audit interne ne sont pas créés. Il aussi a mis en place des équipements de traitement approprié des déchets médicaux et biomédicaux et une amélioration des règles d’hygiène, mais n’a pas mis à la disposition de l’équipe de suivi des recommandations des informations sur les matelas des lits d’hospitalisation, sur les brancards et sur les linges par rapport à leur état de décontamination avec la solution du chlore à 0,5%. Aussi, aucune information n’a été fournie à l’équipe sur le port des bottes ni de couvre-chaussures encore moins de lunettes de protection pour prévenir la contamination des agents du CHU de Kati par les éclaboussures et les goulettes.

Le DG de l’Agence Nationale d’Assistance médicale n’a pas totalement payé les frais médicaux des indigents.

<strong>Les recommandations non mises en œuvre</strong>

Aucune action n’a été prise pour leur application.

Le DG n’a pas élaboré le projet d’établissement. Il n’a pas, non plus, poursuivi les efforts dans l’intégration de la dimension genre au sein de l’administration publique. Le CHU ne dispose ni d’un manuel de procédures validé ni de personnel qualifié et suffisant par spécialité et par catégorie dans tous les services.

Nonobstant les efforts déployés actuellement par la Direction et les autres parties prenantes dans la gestion du CHU de Kati, des actions doivent être poursuivies, notamment la finalisation des travaux d’élaboration du Projet d’établissement, la validation du manuel des procédures administratives, comptables et financières et la prise en charge de la dimension genre dans les organes de gestion.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Suivi de la mise en œuvre des recommandations du BVG : le CHU de Kati met en œuvre 52% des recommandations</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/suivi-de-la-mise-en-oeuvre-des-recommandations-du-bvg-le-chu-de-kati-met-en-oeuvre-52-des-recommandations-3041348.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/suivi-de-la-mise-en-oeuvre-des-recommandations-du-bvg-le-chu-de-kati-met-en-oeuvre-52-des-recommandations-3041348.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/11/Colonel-Assimi-GOITA-verificateur8.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 31 Oct 2023 01:15:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Enquêteur</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme d’activités, le Bureau du Vérificateur Général (BVG) a conduit une mission de vérification concernant le suivi de la mise en œuvre des recommandations formulées par sa vérification de performance de la gestion du Centre Hospitalier Universitaire (CHU) Pr Bocar Sidy SALL de Kati, effectuée en 2021. Cette vérification de suivi vise à s’assurer que les recommandations formulées lors de la vérification initiale ont été mises en œuvre et que les faiblesses constatées ont été corrigées. Elle a porté sur la gestion du CHU du 1<sup>er</sup>janvier 2021 au 31 décembre 2022.</em></strong>

A l’issue de la vérification, la mission a constaté que sur les 23 recommandations formulées par la mission initiale de vérification de performance, douze (12) sont entièrement mises en œuvre soit 52%, six (6) sont partiellement mises en œuvre soit 26% et cinq (5) ne sont pas mises en œuvre soit 22%.

<strong><em>Recommandations entièrement mises en œuvre : </em></strong>

Il ressort de la vérification que le Ministre de la Santé et du Développement social veille au renouvellement du mandat des membres du Conseil d’Administration et que le Conseil d’Administration s’acquitte adéquatement de ses rôles et responsabilités de contrôle et de surveillance de la gestion du CHU de Kati et veille à la tenue du registre de délibérations. Le Ministre chargé de l’Economie et des Finances a pris des mesures appropriées pour amener l’Agent comptable à produire lesc omptes de gestion du CHU de Kati.

Le Directeur Général(DG) du CHU respecte le principe de séparation des fonctions d’Agent Comptable et d’Ordonnateur. Il a mis en place une salle de déchocage équipée au Service des urgences et pris des dispositions nécessaires pour rendre opérationnel le bloc multifonctionnel de l’Hôpital. Il a aussi mis en place un plan de suivi, d’entretien et de maintenance préventive des équipements médicaux et biomédicaux et veille à l’exécution correcte des obligations contractuelles du prestataire de service de nettoyage. Enfin, l’Agent Comptable a produit et envoyé à la Direction Nationale du Trésor et de la Comptabilité Publique des comptes de gestion. Le Comptable-matières établit les fiches détenteurs et procède à l’enregistrement des matériels en service.

<strong><em>Recommandations partiellement mises en œuvre </em></strong>

Pour ces recommandations, toutes les diligences n’ont pas été effectuées pour corriger les lacunes et insuffisances relevées par la vérification initiale.

Le DG a procédé à l’évaluation des besoins de formation du Centre Hospitalier Universitaire et élabore un plan de formation, mais la dimension « Genre et Santé publique » n’a pas été prise en compte dans l’élaboration desdits projets. Le cadre prévisionnel des emplois et compétences est élaboré. Toutefois, le Projet d’établissement, duquel est issu le dispositif de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, n’est pas validé.

La DG a doté l’Unité d’Accueil Tri et Orientation des urgences en moyens et équipements nécessaires à la prise en charge adéquate des malades. Toutefois, le local n’est pas conforme aux exigences édictées dans la carte nationale hospitalière. Il a mis en place un service conformément à la règlementation en vigueur. Toutefois, les services de contrôle de gestion et d’audit interne ne sont pas créés. Il aussi a mis en place des équipements de traitement approprié des déchets médicaux et biomédicaux et une amélioration des règles d’hygiène, mais n’a pas mis à la disposition de l’équipe de suivi des recommandations des informations sur les matelas des lits d’hospitalisation, sur les brancards et sur les linges par rapport à leur état de décontamination avec la solution du chlore à 0,5%. Aussi, aucune information n’a été fournie à l’équipe sur le port des bottes ni de couvre-chaussures encore moins de lunettes de protection pour prévenir la contamination des agents du CHU de Kati par les éclaboussures et les goulettes.

Le DG de l’Agence Nationale d’Assistance médicale n’a pas totalement payé les frais médicaux des indigents.

<strong><em>Les recommandations non mises en œuvre</em></strong>

Aucune action n’a été prise pour leur application.

Le DG n’a pas élaboré le projet d’établissement. Il n’a pas, non plus, poursuivi les efforts dans l’intégration de la dimension genre au sein de l’administration publique. Le CHU ne dispose ni d’un manuel de procédures validé ni de personnel qualifié et suffisant par spécialité et par catégorie dans tous les services.

Nonobstant les efforts déployés actuellement par la Direction et les autres parties prenantes dans la gestion du CHU de Kati, des actions doivent être poursuivies, notamment la finalisation des travaux d’élaboration du Projet d’établissement, la validation du manuel des procédures administratives, comptables et financières et la prise en charge de la dimension genre dans les organes de gestion.

<strong>Source : BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rapport BVG: suivi de la mise en œuvre des recommandations du BVG :  Le CHU de Kati met en œuvre 52% des recommandations</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/rapport-bvg-suivi-de-la-mise-en-oeuvre-des-recommandations-du-bvg-le-chu-de-kati-met-en-oeuvre-52-des-recommandations-3041192.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/rapport-bvg-suivi-de-la-mise-en-oeuvre-des-recommandations-du-bvg-le-chu-de-kati-met-en-oeuvre-52-des-recommandations-3041192.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Samba-Alhamdou-Baby.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 30 Oct 2023 07:24:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme d’activités, le Bureau du Vérificateur Général (BVG) a conduit une mission de vérification concernant le suivi de la mise en œuvre des recommandations formulées par sa vérification de performance de la gestion du Centre Hospitalier Universitaire (CHU), Pr Bocar Sidy SALL de Kati, effectuée en 2021. Cette vérification de suivi vise à s’assurer que les recommandations formulées lors de la vérification initiale ont été mises en œuvre et que les faiblesses constatées ont été corrigées. Elle a porté sur la gestion du CHU du 1<sup>er </sup>janvier 2021 au 31 décembre 2022.</strong>

À l’issue de la vérification, la mission a constaté que sur les vingt-trois (23) recommandations formulées par la mission initiale de vérification de performance, douze (12) sont entièrement mises en œuvre soit 52%, six (06) sont partiellement mises en œuvre soit 26% et cinq (05) ne sont pas mises en œuvre soit 22%.

&nbsp;

<strong>Recommandations entièrement mises en œuvre</strong>

Il ressort de la vérification que le Ministre de la Santé et du Développement Social veille au renouvellement du mandat des membres du Conseil d’Administration et que le Conseil d’Administration s’acquitte adéquatement de ses rôles et responsabilités de contrôle et de surveillance de la gestion du CHU de Kati et veille à la tenue du registre de délibérations. Le Ministre chargé de l’Économie et des Finances a pris des mesures appropriées pour amener l’Agent comptable à produire les comptes de gestion du Centre Hospitalier Universitaire de Kati.

Le Directeur Général du CHU respecte le principe de séparation des fonctions d’Agent Comptable et d’Ordonnateur. Il a mis en place une salle de déchocage équipée au Service des urgences et pris des dispositions nécessaires pour rendre opérationnel le bloc multifonctionnel de l’Hôpital. Il a aussi mis en place un plan de suivi, d’entretien et de maintenance préventive des équipements médicaux et biomédicaux et veille à l’exécution correcte des obligations contractuelles du prestataire de service de nettoyage.

Enfin, l’Agent Comptable a produit et envoyé à la Direction Nationale du Trésor et de la Comptabilité Publique des comptes de gestion. Le Comptable-matières établit les fiches détenteurs et procède à l’enregistrement des matériels en service.

&nbsp;

<strong>Recommandations partiellement mises en œuvre</strong>

Pour ces recommandations, toutes les diligences n’ont pas été effectuées pour corriger les lacunes et insuffisances relevées par la vérification initiale.

Le Directeur Général a procédé à l’évaluation des besoins de formation du Centre Hospitalier Universitaire et élabore un plan de formation, mais la dimension «<strong>Genre et Santé publique</strong>» n’a pas été prise en compte dans l’élaboration desdits projets. Le cadre prévisionnel des emplois et compétences est élaboré. Toutefois, le Projet d’établissement, duquel est issu le dispositif de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, n’est pas validé.

La Directeur Général (DG) a doté l’Unité d’Accueil Tri et Orientation des urgences en moyens et équipements nécessaires à la prise en charge adéquate des malades. Toutefois, le local n’est pas conforme aux exigences édictées dans la carte nationale hospitalière. Il a mis en place un service conformément à la règlementation en vigueur. Toutefois, les services de contrôle de gestion et d’audit interne ne sont pas créés. Il aussi a mis en place des équipements de traitement approprié des déchets médicaux et biomédicaux et une amélioration des règles d’hygiène, mais n’a pas mis à la disposition de l’équipe de suivi des recommandations des informations sur les matelas des lits d’hospitalisation, sur les brancards et sur les linges par rapport à leur état de décontamination avec la solution du chlore à 0,5%.

Aussi, aucune information n’a été fournie à l’équipe sur le port des bottes ni de couvre-chaussures encore moins de lunettes de protection pour prévenir la contamination des agents du Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Kati par les éclaboussures et les goulettes.

Le Directeur Général de l’Agence Nationale d’Assistance Médicale (ANAM) n’a pas totalement payé les frais médicaux des indigents.

<strong>Les recommandations non mises en œuvre</strong>

Aucune action n’a été prise pour leur application.

Le Directeur Général n’a pas élaboré le projet d’établissement. Il n’a pas, non plus, poursuivi les efforts dans l’intégration de la dimension genre au sein de l’administration publique. Le Centre Hospitalier Universitaire (CHU) ne dispose ni d’un manuel de procédures validé, ni de personnel qualifié et suffisant par spécialité et par catégorie dans tous les services.

Nonobstant les efforts déployés actuellement par la Direction et les autres parties prenantes dans la gestion du CHU de Kati, des actions doivent être poursuivies, notamment la finalisation des travaux d’élaboration du Projet d’établissement, la validation du manuel des procédures administratives, comptables et financières et la prise en charge de la dimension genre dans les organes de gestion.

<strong>Ibrahim DIALLO, le Chef de la Cellule Communication</strong>

<strong>Bureau du Vérificateur Général</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Commune rurale de Sokourani&#45;Missirikoro :  Plus de 1,091 million de FCFA d’irrégularités financières…</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/commune-rurale-de-sokourani-missirikoro-plus-de-1091-million-de-fcfa-dirregularites-financieres-2-3040527.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/commune-rurale-de-sokourani-missirikoro-plus-de-1091-million-de-fcfa-dirregularites-financieres-2-3040527.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/08/Samba-A-Baby-verificateur.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 24 Oct 2023 01:13:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Enquêteur</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La présente vérification financière initiée par le Bureau du Vérificateur Général (BVG) a pour objet la gestion de la Commune Rurale de Sokourani-Missirikoro (CRSM) au titre des exercices 2020, 2021 et 2022. Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes des organes délibérant et exécutif de ladite Commune.</em></strong>

Les travaux de vérification ont porté sur la mobilisation des recettes et leur versement, l’exécution des dépenses, la gouvernance administrative, l’état civil et la comptabilité-matières. La CRSM est composée de cinq villages (Koudougou, Kounfouna, Massabougou, Sokourani-Missirikoro et Zerila(Zanradougou) et d'un (1) hameau de culture. Sa population est estimée à 5 174 habitants en 2023. Rappelons que cette mission de vérification s’est déroulée dans le cadre du Protocole d’Accord entre le BVG et le Projet de Déploiement de Ressources d’Etat pour l’Amélioration de l’Offre de Services et la Riposte à la COVID-19(PDREAS).

La vérification a relevé des irrégularités administratives et financières.

Irrégularités administratives

Plusieurs irrégularités administratives ont été décelées par l’équipe de vérification. Pour y remédier, la mission de vérification a recommandé au  Maire de la Commune Rurale de Sokourani-Missirikoro de déterminer les attributions spécifiques des adjoints par Arrêté conformément à la réglementation en vigueur ; de veiller à la désignation des Présidents des commissions de travail conformément à la législation en vigueur; à la création des commissions de travail par délibération du Conseil communal ;à la tenue de tous les documents administratifs obligatoires conformément à la réglementation en vigueur. Il doit aussi initier la procédure    de nomination du Comptable-matières conformément à la réglementation en vigueur ;veiller à la mise en place d’un système d'archivage conforme à la réglementation en vigueur ; à la tenue d’un registre d’appel d’offres conformément à la réglementation en vigueur ; au respect des modalités d’information des soumissionnaires non retenus à l’issue des appels à concurrence; à la constitution du cautionnement et à la prestation de serment du Régisseur de recettes et de veiller au respect des procédures de gestion des fonds d’appui direct à l’amélioration des rendements scolaires (ADARS) conformément à la réglementation en vigueur.

Quant au Secrétaire général, il doit tenir l’ensemble des documents administratifs obligatoires et mettre à jour le registre des délibérations; tenir le registre d’appel d’offres et les documents de la comptabilité-matières conformément à la réglementation en vigueur.

Enfin, le Régisseur de recettes doit constituer son cautionnement et prêter serment conformément à la réglementation en vigueur.

Irrégularités financières

Le Vérificateur Général a transmis au Directeur Général des Impôts le fait relatif au non-recouvrement des droits de patente sur marché pour un montant de 1 091 656 FCFA.

Source : BVG]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>BVG à la Pouponnière: Plus de 314,32 millions de FCFA bouffés !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/bvg-a-la-pouponniere-plus-de-31432-millions-de-fcfa-bouffes-3040513.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/bvg-a-la-pouponniere-plus-de-31432-millions-de-fcfa-bouffes-3040513.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/01/Vegal-.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 24 Oct 2023 01:12:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Enquêteur</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La présente vérification financière initiée par le Bureau du Vérificateur Général (BVG) a pour objet la gestion du Centre d’Accueil et de Placement Familial (CAPF), au titre des exercices 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023 (30 avril).Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de dépenses effectuées. Les travaux de vérification ont porté sur l’analyse du contrôle interne, les dépenses de fonctionnement et d’investissement effectuées au profit du CAPF.</em></strong>

Le Centre d’Accueil et de Placement Familial appelé « Pouponnière » est un service rattaché à la Direction Nationale de la Promotion de l’Enfant et de la Famille (DNPEF). Il est chargé d’accueillir, d’entretenir et de placer les enfants orphelins, abandonnés et de mères malades mentales. Il doit s’assurer que les enfants abandonnés ou de parents inconnus, les orphelins sans soutien, les enfants de mères malades mentales, jusqu’à l’âge de 5 ans, sont entretenus et bénéficient des mêmes droits que les autres enfants élevés dans les familles.

La vérification a relevé des irrégularités administratives et financières.

Irrégularités administratives

Les dysfonctionnements recensés concernent l’organisation et le fonctionnement du Centre. En effet, l’effectif actuel du centre ne respecte pas le cadre organique avec l’emploi irrégulier des femmes de ménage appelées «Nounous». L’absence de manuel de procédures administratives, financières et comptables ne permet pas une exécution efficace et efficiente des tâches par les agents. Des lacunes se situent au niveau de la gestion du patrimoine de l’Etat et des redditions de comptes. En outre, l’absence de bureau secondaire de comptabilité-matières explique la mauvaise gestion des stocks et des matériels roulants. Ces dysfonctionnements et lacunes relèvent du non-respect des exigences législatives et réglementaires et surtout de l’absence de contrôle du CAPF par les structures réglementairement désignées.

Pour y remédier, la mission de vérification a recommandé au Ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille de prendre des dispositions pour régulariser la situation des femmes de ménage appelées «Nounous»; prendre des dispositions pour l’accueil des pensionnaires ayant dépassé la durée de séjour dans d’autres structures appropriées et prendre des dispositions pour la mise en place d’un bureau comptable secondaire au niveau du CAPF.

La mission a demandé au Directeur National de la Promotion de l’Enfant et de la Famille de proposer un nouveau cadre organique tenant compte des besoins réels du CAPF; doter le CAPF de manuel de procédures administratives et financières et mener en son sein des activités de contrôle périodiques et inopinées. Il doit aussi, en relation avec le Directeur des Finances et du Matériel de son département, mettre en place des procédures de gestion des appuis que les partenaires lui accordent.

Quant au Directeur des Finances et du Matériel, il doit en relation avec le Directeur de la Promotion de l’Enfant et de la Famille mettre en place des procédures de gestion des appuis des partenaires du CAPF; tenir un registre exclusivement destiné à l’enregistrement systématique des offres de soumissionnaires à ses marchés;           exiger de ses soumissionnaires leur engagement de lutte contre la corruption; exiger des titulaires de marché la fourniture de caution de garantie de bonne exécution lorsque la nature et le délai d’exécution de celui-ci le requièrent et mettre en place un système efficace de classement et d’archivage des documents administratifs, financiers et comptables.

Enfin, des recommandations ont été faites concernant l’archivage et la gestion des matériels roulants.

Irrégularités financières

La présente vérification a fait ressortir que les opérations de dépenses relatives à la gestion du CAPF ont été entachées d’irrégularités financières d’un montant total de 314 316 315 FCFA. Ces irrégularités sont relatives à la violation des règles d’exécution et de règlement des dépenses et à la non-fourniture des pièces justificatives requises pour des dépenses effectuées.

Le Vérificateur Général a transmis et dénoncé des faits au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Procureur de la République chargé du Pôle National Economique et Financier relativement à des retraits de fonds non justifiés par chèques bancaires, pour un montant de 230 947 957 FCFA; à des sommes non justifiées destinées aux dépenses urgentes pour un montant de 5 967 348 FCFA ; à des dépenses dont toutes les pièces justificatives ne sont pas fournies pour un montant de 76 929 010 FCFA  et à la dépense non éligible de réparation d’un véhicule n’appartenant pas au CAPF pour un montant de 472 000 FCFA.

<strong>Source : BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion du Centre d&amp;apos;Accueil et de placement familial (2019 A 2023) :  Plus de 310 millions de F CFA d&amp;apos;irrégularités financières décelées</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-du-centre-daccueil-et-de-placement-familial-2019-a-2023-plus-de-310-millions-de-f-cfa-dirregularites-financieres-decelees-3040216.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-du-centre-daccueil-et-de-placement-familial-2019-a-2023-plus-de-310-millions-de-f-cfa-dirregularites-financieres-decelees-3040216.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/08/Samba-A-Baby-verificateur.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 21 Oct 2023 02:28:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Des retraits de fonds non justifiés par chèques bancaires</strong>

<strong><em>Suite à une saisine, le Vérificateur général a initié la vérification financière de la gestion du Centre d'accueil et de placement familial (CAPF) appelé Pouponnière au titre des exercices 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023 (30 avril). A l'issue de la vérification, plusieurs irrégularités ont été décelées dont celles relatives aux irrégularités financières s'élève à plus de 310 millions de nos francs.</em></strong>

Par rapport à la pertinence de la vérification, il ressort du rapport que le Centre d'accueil et de placement familial (CAPF), appelé Pouponnière, est un service rattaché à la direction nationale de la promotion de l'enfant et de la famille (DNPEF). Il est chargé d'accueillir, entretenir, placer les enfants orphelins abandonnés et de mères malades mentales. Son objectif est de s'assurer que les enfants abandonnés ou de parents inconnus, les orphelins sans soutien, les enfants de mères malades mentales jusqu'à l'âge de 5 ans sont entretenus et bénéficient des mêmes droits que les autres enfants élevés dans les familles.

Le CAPF a un budget de fonctionnement annuel alloué par l'Etat. Il bénéficie également de l'appui de partenaires. Les dépenses sur le budget d'Etat au profit du CAPF, durant la période sous revue, s'élèvent à 1 848 994 688 F CFA. Le CAPF ne dispose pas de document permettant d'évaluer les appuis en matières et en ressources financières des partenaires intervenant à son profit.

Malgré tous les efforts fournis par l'Etat, les personnes physiques ou morales tant privées que publiques, la structure connait des difficultés de fonctionnement. Au regard de ce qui précède, le Vérificateur général a initié la vérification.

Les constatations et recommandations issues de la vérification sont relatives aux irrégularités administratives et financières.

<strong>Non-respect du cadre organique</strong>

Quant aux irrégularités administratives, elles sont entre autres : le non-respect du cadre organique du CAPF ; le non respect des conditions d'emploi du personnel de l'administration relevant du Code de travail ; le non respect de la durée d'accueil des enfants au Centre.

Les vérificateurs ont également constaté que le CAPF ne dispose pas de bureau comptable secondaire ; le CAPF ne dispose pas de manuel de procédures administratives et financières ; le CAPF ne met pas en œuvre de façon transparente des conventions de partenariat ; la DNPEF n'exerce pas d'activité de contrôle sur le CAPF ; la DFM n'enregistre pas toutes les offres de soumissionnaires de marchés publics dans le registre des offres ; la DFM a accepté des offres de soumissionnaires ne contenant pas l'engagement de la lutte contre la corruption ; la DFM n'a pas exigé la fourniture de la caution de bonne exécution par les titulaires de marchés publics ; la DFM et le CAPF n'effectuent pas un archivage adéquat de leurs documents administratifs, comptables et financiers ; le CAPF gère irrégulièrement ses matériels roulants.

En termes de recommandations, la mission de vérification recommande au ministre de la Promotion de la femme, de l'Enfant et de la Famille (MPFEF) de : prendre des dispositions pour régulariser la situation des femmes de ménage appelées "nounous" ; prendre des dispositions pour l'accueil des pensionnaires ayant dépassé la durée de séjour dans d'autres structures appropriées ; prendre des dispositions pour la mise en place d'un bureau comptable secondaire au niveau du CAPF.

Il a été recommandé au directeur national de la promotion de l'enfant et de la famille de : proposer un nouveau cadre organique tenant compte des besoins réels du CAPF ; doter le CAPF de manuel de procédures administratives et financières ; mettre en place des procédures de gestion des appuis des partenaires du CAPF en relation avec le Directeur des Finances et du Matériel ; mener des activités de contrôle périodiques et inopinées du CAPF.

<strong> Exiger des cautions de garantie</strong>

Quant au directeur des finances et du matériel de : mettre en place des procédures de gestion des appuis des partenaires du CAPF en relation avec le directeur de la promotion de l'enfant et de la famille ; tenir un registre exclusivement destiné à l'enregistrement systématique des offres de soumissionnaires des marchés publics ; exiger des soumissionnaires leur engagement de lutte contre la corruption ; exiger des titulaires la fourniture de caution de garantie de bonne exécution lorsque la nature et le délai d'exécution du marché le requièrent ; mettre en place un système efficace de classement et d'archivage des documents administratifs, financiers et comptables.

Au directeur du Centre d'accueil et de placement familial, il lui a été recommandé de : mettre en place un système efficace de classement et d'archivage des documents administratifs, financiers et comptables ; gérer ses matériels roulants en respectant les principes d'économie, d'efficience et d'efficacité.

Quant aux irrégularités financières, elles s'élèvent à 314 316 315 F CFA. Ainsi, la mission de vérification a constaté que le directeur du CAPF et le directeur des finances et du matériel du MPFEF n'ont pas fourni des pièces justificatives des dépenses du CAPF pour un montant de 236 915 305 F CFA. Aussi, le directeur des finances et du matériel du MPFEF a effectué des dépenses non justifiées dont le montant s'élève à 76 929 010 F CFA. Il a également effectué une dépense non éligible de réparation d'un véhicule pour le compte du CAPF.

Les faits ainsi dénoncés et transmis au président de la Section des comptes de la Cour suprême et au procureur de la République charge du Pôle national économique et financier sont relatifs : à des retraits de fonds non justifiés par chèques bancaires pour un montant de 230 947 957 FCFA ; à des sommes non justifiées destinées aux dépenses urgentes pour un montant de 5 967 348 F CFA ; à des dépenses dont toutes les pièces justificatives ne sont pas fournies pour un montant de 76 929 010 FCFA ; à la dépense non éligible de réparation d'un véhicule n'appartenant pas au CAPF pour un montant de 472 000 F CFA.

En conclusion, la vérification financière de la gestion du Centre d'accueil et de placement familial (CAPF), communément appelé "Pouponnière" a mis en exergue des irrégularités, des dysfonctionnements et des lacunes importantes.

Les dysfonctionnements recensés concernent l'organisation et le fonctionnement du Centre. En effet, l'effectif actuel du Centre ne respecte pas le cadre organique avec l'emploi irrégulier des femmes de ménage appelées <strong>"nounous"</strong>, l'absence de manuel de procédures administratives, financières et comptables ne permet pas une exécution efficace et efficiente des tâches par les agents. Les lacunes se situent au niveau de la gestion du patrimoine de l'Etat et des redditions de comptes. En effet, l'absence de bureau secondaire de comptabilité-matières explique la mauvaise gestion des stocks et des matériels roulants. Ces dysfonctionnements et lacunes relèvent du non-respect des exigences législatives et réglementaires et surtout l'absence de contrôle du CAPF par les structures réglementairement désignées. La présente vérification a fait ressortir que les opérations de dépenses relatives à la gestion du CAPF ont été entachées d'irrégularités financières d'un montant total de 314 316 315 F CFA.

Ces irrégularités sont relatives à la violation des règles d'exécution et de règlement des dépenses et à la non-fourniture des pièces justificatives requises pour des dépenses effectuées. Au regard de la place centrale qu'occupe le CAPF dans la promotion des droits de l'enfant, il est important que les actes touchant à sa gestion soient menés de manière à améliorer la performance et la visibilité du Centre pour l'atteinte des objectifs de la Politique Nationale de Promotion et de Protection de l'Enfant (PNPPE).

<strong>           Boubacar Païtao avec BVG </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pouponnière :  Plus de 314,32 millions de F CFA d’irrégularités financières</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/pouponniere-plus-de-31432-millions-de-f-cfa-dirregularites-financieres-3039930.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 18 Oct 2023 10:54:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La présente vérification financière initiée par le Bureau du Vérificateur général (BVG) a pour objet la gestion du Centre d’Accueil et de Placement familial (CAPF), au titre des exercices 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023 (30 avril)</em></strong><strong>.</strong>

Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de dépenses effectuées. Les travaux de vérification ont porté sur l’analyse du contrôle interne, les dépenses de fonctionnement et d’investissement effectuées au profit du CAPF.

Le Centre d’Accueil et de Placement familial appelé "Pouponnière" est un service rattaché à la Direction nationale de la Promotion de l’Enfant et de la Famille (DNPEF). Il est chargé d’accueillir, d’entretenir et de placer les enfants orphelins, abandonnés et de mères malades mentales. Il doit s’assurer que les enfants abandonnés ou de parents inconnus, les orphelins sans soutien, les enfants de mères malades mentales, jusqu’à l’âge de 5 ans, sont entretenus et bénéficient des mêmes droits que les autres enfants élevés dans les familles.

La vérification a relevé des irrégularités administratives et financières.

&nbsp;

<strong>Irrégularités administratives</strong>

Les dysfonctionnements recensés concernent l’organisation et le fonctionnement du Centre. En effet, l’effectif actuel du centre ne respecte pas le cadre organique avec l’emploi irrégulier des femmes de ménage appelées "nounous". L’absence de manuel de procédures administratives, financières et comptables ne permet pas une exécution efficace et efficiente des tâches par les agents. Des lacunes se situent au niveau de la gestion du patrimoine de l’Etat et des redditions de comptes. En outre, l’absence de bureau secondaire de comptabilité-matières explique la mauvaise gestion des stocks et des matériels roulants. Ces dysfonctionnements et lacunes relèvent du non-respect des exigences législatives et réglementaires et surtout de l’absence de contrôle du CAPF par les structures réglementairement désignées.

Pour y remédier, la mission de vérification a recommandé au ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille de prendre des dispositions pour régulariser la situation des femmes de ménage appelées "nounous" ; prendre des dispositions pour l’accueil des pensionnaires ayant dépassé la durée de séjour dans d’autres structures appropriées et prendre des dispositions pour la mise en place d’un bureau comptable secondaire au niveau du CAPF.

La mission a demandé au Directeur national de la Promotion de l’Enfant et de la Famille, de proposer un nouveau cadre organique tenant compte des besoins réels du CAPF ; doter le CAPF de manuel de procédures administratives et financières et mener en son sein des activités de contrôle périodiques et inopinées. Il doit aussi, en relation avec le Directeur des Finances et du Matériel de son département, mettre en place des procédures de gestion des appuis que les partenaires lui accordent.

Quant au Directeur des Finances et du Matériel, il doit en relation avec le Directeur de la Promotion de l’Enfant et de la Famille mettre en place des procédures de gestion des appuis des partenaires du CAPF; tenir un registre exclusivement destiné à l’enregistrement systématique des offres de soumissionnaires à ses marchés; exiger de ses soumissionnaires leur engagement de lutte contre la corruption ; exiger des titulaires de marché la fourniture de caution de garantie de bonne exécution lorsque la nature et le délai d’exécution de celui-ci le requièrent et mettre en place un système efficace de classement et d’archivage des documents administratifs, financiers et comptables.

Enfin, des recommandations ont été faites concernant l’archivage et la gestion des matériels roulants.

&nbsp;

<strong>Irrégularités financières</strong>

La présente vérification a fait ressortir que les opérations de dépenses relatives à la gestion du CAPF ont été entachées d’irrégularités financières d’un montant total de 314 316 315 F CFA. Ces irrégularités sont relatives à la violation des règles d’exécution et de règlement des dépenses et à la non-fourniture des pièces justificatives requises pour des dépenses effectuées.

Le Vérificateur général a transmis et dénoncé des faits au Président de la Section des Comptes de la Cour suprême et au Procureur de la République chargé du Pôle national économique et financier relativement à des retraits de fonds non justifiés par chèques bancaires, pour un montant de 230 947 957 F CFA ; à des sommes non justifiées destinées aux dépenses urgentes pour un montant de 5 967 348 F CFA ; à des dépenses dont toutes les pièces justificatives ne sont pas fournies pour un montant de 76 929 010 F CFA  et à la dépense non éligible de réparation d’un véhicule n’appartenant pas au CAPF pour un montant de 472 000 FCFA.

<strong><em>Source</em></strong>

<strong><em>BVG</em></strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification financière du BVG au CAPF : Plus de 314,32 millions de FCFA Carottés</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-du-bvg-au-capf-plus-de-31432-millions-de-fcfa-carottes-3039851.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-du-bvg-au-capf-plus-de-31432-millions-de-fcfa-carottes-3039851.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/08/Samba-A-Baby-verificateur.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 18 Oct 2023 01:38:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Informateur</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La présente vérification financière initiée par le Bureau du Vérificateur Général (BVG) a pour objet la gestion du Centre d’Accueil et de Placement Familial (CAPF), au titre des exercices 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023 (30 avril). Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de dépenses effectuées. Les travaux de vérification ont porté sur l’analyse du contrôle interne, les dépenses de fonctionnement et d’investissement effectuées au profit du CAPF.

Le Centre d’Accueil et de Placement Familial appelé « Pouponnière » est un service rattaché à la Direction Nationale de la Promotion de l’Enfant et de la Famille (DNPEF). Il est chargé d’accueillir, d’entretenir et de placer les enfants orphelins, abandonnés et de mères malades mentales. Il doit s’assurer que les enfants abandonnés ou de parents inconnus, les orphelins sans soutien, les enfants de mères malades mentales, jusqu’à l’âge de 5 ans, sont entretenus et bénéficient des mêmes droits que les autres enfants élevés dans les familles.

La vérification a relevé des irrégularités administratives et financières.

En ce qui concerne les irrégularités administratives, Les dysfonctionnements recensés concernent l’organisation et le fonctionnement du Centre. En effet, l’effectif actuel du centre ne respecte pas le cadre organique avec l’emploi irrégulier des femmes de ménage appelées « nounous ». L’absence de manuel de procédures administratives, financières et comptables ne permet pas une exécution efficace et efficiente des tâches par les agents. Des lacunes se situent au niveau de la gestion du patrimoine de l’Etat et des redditions de comptes. En outre, l’absence de bureau secondaire de comptabilité-matières explique la mauvaise gestion des stocks et des matériels roulants. Ces dysfonctionnements et lacunes relèvent du non-respect des exigences législatives et réglementaires et surtout de l’absence de contrôle du CAPF par les structures réglementairement désignées.

Pour y remédier, la mission de vérification a recommandé au Ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille de prendre des dispositions pour régulariser la situation des femmes de ménage appelées « nounous » ; prendre des dispositions pour l’accueil des pensionnaires ayant dépassé la durée de séjour dans d’autres structures appropriées et prendre des dispositions pour la mise en place d’un bureau comptable secondaire au niveau du CAPF.

La mission a demandé au Directeur National de la Promotion de l’Enfant et de la Famille de proposer un nouveau cadre organique tenant compte des besoins réels du CAPF ; doter le CAPF de manuel de procédures administratives et financières et mener en son sein des activités de contrôle périodiques et inopinées. Il doit aussi, en relation avec le Directeur des Finances et du Matériel de son département, mettre en place des procédures de gestion des appuis que les partenaires lui accordent.

Quant au Directeur des Finances et du Matériel, il doit en relation avec le Directeur de la Promotion de l’Enfant et de la Famille mettre en place des procédures de gestion des appuis des partenaires du CAPF; tenir un registre exclusivement destiné à l’enregistrement systématique des offres de soumissionnaires à ses marchés;           exiger de ses soumissionnaires leur engagement de lutte contre la corruption ; exiger des titulaires de marché la fourniture de caution de garantie de bonne exécution lorsque la nature et le délai d’exécution de celui-ci le requièrent et mettre en place un système efficace de classement et d’archivage des documents administratifs, financiers et comptables.

Enfin, des recommandations ont été faites concernant l’archivage et la gestion des matériels roulants.

<strong>314,32 millions de FCFA Carottés suite aux irrégularités financières</strong>

La présente vérification a fait ressortir que les opérations de dépenses relatives à la gestion du CAPF ont été entachées d’irrégularités financières d’un montant total de 314 316 315 FCFA. Ces irrégularités sont relatives à la violation des règles d’exécution et de règlement des dépenses et à la non-fourniture des pièces justificatives requises pour des dépenses effectuées.

Le Vérificateur Général a transmis et dénoncé des faits au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Procureur de la République chargé du Pôle National Economique et Financier relativement à des retraits de fonds non justifiés par chèques bancaires, pour un montant de 230 947 957 FCFA ; à des sommes non justifiées destinées aux dépenses urgentes pour un montant de 5 967 348 FCFA ; à des dépenses dont toutes les pièces justificatives ne sont pas fournies pour un montant de 76 929 010 FCFA  et à la dépense non éligible de réparation d’un véhicule n’appartenant pas au CAPF pour un montant de 472 000 FCFA.

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Commune rurale de Sokourani&#45;Missirikoro :  Le BGV décèle plus de 1,091 million de FCFA d’irrégularités financières</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/commune-rurale-de-sokourani-missirikoro-le-bgv-decele-plus-de-1091-million-de-fcfa-dirregularites-financieres-3039853.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/commune-rurale-de-sokourani-missirikoro-le-bgv-decele-plus-de-1091-million-de-fcfa-dirregularites-financieres-3039853.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 18 Oct 2023 01:28:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Informateur</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La présente vérification financière initiée par le Bureau du Vérificateur Général (BVG) a pour objet la gestion de la Commune Rurale de Sokourani-Missirikoro (CRSM) au titre des exercices 2020, 2021 et 2022. Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes des organes délibérant et exécutif de ladite Commune. Les travaux de vérification ont porté sur la mobilisation des recettes et leur versement, l’exécution des dépenses, la gouvernance administrative, l’état civil et la comptabilité-matières. La CRSM est composée de cinq villages (Koudougou, Kounfouna, Massabougou, Sokourani-Missirikoro et Zerila (Zanradougou) et d'un (1) hameau de culture. Sa population est estimée à 5 174 habitants en 2023.  Rappelons que cette mission de vérification s’est déroulée dans le cadre du Protocole d’Accord entre le BVG et le Projet de Déploiement de Ressources d’Etat pour l’Amélioration de l’Offre de Services et la Riposte à la COVID-19 (PDREAS).

La vérification a relevé des irrégularités administratives et financières.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

Plusieurs irrégularités administratives ont été décelées par l’équipe de vérification. Pour y remédier, la mission de vérification a recommandé au  Maire de la Commune Rurale de Sokourani-Missirikoro de déterminer les attributions spécifiques des adjoints par Arrêté conformément à la réglementation en vigueur ; de veiller à la désignation des Présidents des commissions de travail conformément à la législation en vigueur ; à la création des commissions de travail par délibération du Conseil communal ; à la tenue de tous les documents administratifs obligatoires conformément à la réglementation en vigueur. Il doit aussi initier la procédure            de nomination du Comptable-matières conformément à la réglementation en vigueur ; veiller à la mise en place d’un système d'archivage conforme à la réglementation en vigueur ; à la tenue d’un registre d’appel d’offres conformément à la réglementation en vigueur ; au respect des modalités d’information des soumissionnaires non retenus à l’issue des appels à concurrence ; à la constitution du cautionnement et à la prestation de serment du Régisseur de recettes et de veiller au respect des procédures de gestion des fonds d’appui direct à l’amélioration des rendements scolaires (ADARS) conformément à la réglementation en vigueur.

Quant au Secrétaire général, il doit tenir l’ensemble des documents administratifs obligatoires et mettre à jour le registre des délibérations ; tenir le registre d’appel d’offres et les documents de la comptabilité-matières conformément à la réglementation en vigueur.

Enfin, le Régisseur de recettes doit constituer son cautionnement et prêter serment conformément à la réglementation en vigueur.

<strong>Irrégularités financières</strong>

Le Vérificateur Général a transmis au Directeur Général des Impôts le fait relatif au non-recouvrement des droits de patente sur marché pour un montant de 1 091 656 FCFA.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Plus de 484,25 millions de f cfa d’irrégularités financières à l’Anaser :  Le BVG saisit le Pôle économique</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/plus-de-48425-millions-de-f-cfa-dirregularites-financieres-a-lanaser-le-bvg-saisit-le-pole-economique-3039495.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/plus-de-48425-millions-de-f-cfa-dirregularites-financieres-a-lanaser-le-bvg-saisit-le-pole-economique-3039495.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/07/Anaser.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sun, 15 Oct 2023 02:18:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Au 31 août 2023, le Bureau du Vérificateur général a recommandé au directeur général de passer au crible la gestion de l’Agence nationale de la sécurité routière (Anaser), au titre des exercices 2019, 2020, 2021 et 2022. Les travaux de vérification ont porté sur les dépenses de fonctionnement, les dépenses d’investissement, les redevances de sécurité routière, ainsi que les actes d’administration de l’Anaser.

Le Vérificateur général a transmis et dénoncé des faits au président de la Section des comptes de la Cour suprême et au procureur de la République près le Tribunal de grande instance de la Commune III du district de Bamako, chargé du Pôle économique et financier relativement à la simulation de concurrence portant sur le contrat du marché public n°3519/CPMP/MTI-2020 relatif à la fourniture de produits alimentaires, au paiement indu d’arriérés d’impôts pour la somme de 30 000 000 F CFA à l’ordre du Cabinet fiscal MSK, à la non-déclaration par l’agent comptable des redevances de sécurité routière relatives au contrôle technique des véhicules pour un montant de 229 646 700 F CFA, au non-recouvrement des redevances de sécurité routière par les régisseurs des recettes des directions régionales des transports de Ségou et Koulikoro pour un montant de 224 605 575 F CFA.

<strong><em>Source : BVG          </em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Commune rurale de liberté Dembaya :  Le Végal sur les traces de 5, 95 millions de F CFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/commune-rurale-de-liberte-dembaya-le-vegal-sur-les-traces-de-5-95-millions-de-f-cfa-3039504.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/commune-rurale-de-liberte-dembaya-le-vegal-sur-les-traces-de-5-95-millions-de-f-cfa-3039504.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 15 Oct 2023 01:28:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le Bureau du Vérificateur général s’est intéressé à la gestion de la Commune rurale de Liberté Dembaya, au titre des exercices 2020, 2021 et 2022 pour s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes des organes délibérant et exécutif de ladite Commune.

Les travaux de vérification ont porté sur la mobilisation des recettes et leur reversement, l’exécution des dépenses, la gouvernance administrative, la gestion domaniale et foncière, l’état civil et la comptabilité-matières.

Le Vérificateur général a transmis et dénoncé des faits au président de la Section des comptes de la Cour suprême et au procureur de la République chargé du Pôle national économique et financier relativement : au paiement de travaux non exécutés pour un montant de 2 152 500 F CFA, au non-recouvrement de loyers de magasins pour un montant de 2 260 000 FCFA, au non-recouvrement des recettes issues des tickets de sortie de véhicules de transport pour un montant de 275 000 F CFA, au non-recouvrement de taxes des stations pour un montant de 810 000 F CFA.

Il a aussi transmis au directeur général des impôts le non-recouvrement des droits de patente sur des marchés publics pour un montant de 455 007 FCFA.

<strong><em>Source : BVG</em></strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Diomatènè : Près  de 2 millions F CFA d&amp;apos;irrégularités financières décelées par le BVG</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/diomatene-pres-de-2-millions-f-cfa-dirregularites-financieres-decelees-par-le-bvg-3039384.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/diomatene-pres-de-2-millions-f-cfa-dirregularites-financieres-decelees-par-le-bvg-3039384.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/08/Samba-A-Baby-verificateur.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 14 Oct 2023 01:45:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La présente vérification financière a pour objet, la gestion de la Commune rurale de Diomatènè (CRD) au titre des exercices 2020, 2021 et 2022. Elle a pour objectif de s'assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes des organes délibérant et exécutif de la Commune.

Les travaux de vérification ont porté essentiellement sur la mobilisation des recettes et leur reversement, l'exécution des dépenses, la gouvernance administrative, l'état-civil et la comptabilité-matières. La CRD, sur la base de son PDESC 2023-2027, est composée de quatre (4) villages : Diomatènè, M'pègnèsso, Bénogodiassa et Samogossoni. D'une superficie de 272 km2, elle se trouve au Nord-est du chef-lieu de cercle (Sikasso) à environ 12 km. Rappelons que cette mission s'est déroulée dans le cadre de l'accord entre le BVG et le Projet de déploiement de ressources d'Etat pour l'amélioration de l'offre de services et la riposte à la Covid-19 (PDREAS). Plusieurs irrégularités administratives ont été décelées par l'équipe de vérification. Pour y remédier, la mission de vérification a recommandé au représentant de l'Etat dans le cercle de Sikasso de procéder à l'inspection périodique de la CRD conformément à la législation en vigueur et au trésorier payeur régional de Sikasso, d'effectuer les contrôles et vérifications sur place et sur pièces des régies de la Commune Rurale de Diomatènè au moins une fois par an. Elle a demandé au maire, conformément aux textes législatifs et réglementaires en vigueur, d'effectuer les contrôles et vérifications sur place et sur pièces des régies ; de veiller à la tenue des documents administratifs obligatoires ; de veiller à la prise d'une délibération instituant les commissions de travail conformément à la législation en vigueur ; de veiller à la tenue des documents de la comptabilité-matières de la Commune ; d'initier la procédure de nomination d'un comptable-matières ; de prendre un arrêté de création des régies de recettes et d'avances ; de veiller au respect des modalités d'information des soumissionnaires non retenus à l'issue des appels à concurrence et de veiller au respect des délais de reversement des recettes encaissées à la Trésorerie régionale de Sikasso par le régisseur de recettes .

Quant au secrétaire général, il doit tenir les documents administratifs obligatoires et les documents de la comptabilité-matières. Au régisseur de recettes de la Commune, la mission a recommandé de respecter les délais de reversement des recettes encaissées à la Trésorerie régionale de Sikasso. Le Vérificateur général a transmis au directeur général des impôt le fait relatif au non-recouvrement des droits de patente sur des marchés publics exécutés et payés pour un montant de 1 980 732 F CFA.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Recrutements irréguliers de volontaires, mise à  disposition de volontaires insuffisamment qualifiés… : Le CNPV épinglé par le Vérificateur général</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/recrutements-irreguliers-de-volontaires-mise-a-disposition-de-volontaires-insuffisamment-qualifies-le-cnpv-epingle-par-le-verificateur-general-3039388.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/recrutements-irreguliers-de-volontaires-mise-a-disposition-de-volontaires-insuffisamment-qualifies-le-cnpv-epingle-par-le-verificateur-general-3039388.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 14 Oct 2023 01:35:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Conformément aux pouvoirs n°039/2022/BVG du 1er décembre 2022 et en vertu des dispositions de l'article 2 de la loi n°2021-069 du 23 décembre 2021 l'instituant, le Vérificateur général a initié la vérification de performance de la gestion du Centre national de promotion du volontariat au Mali (CNPV) pour la période allant du 1er janvier 2019 au 31 octobre 2022. </em></strong>

Cette vérification de performance a pour objet la gestion du Centre national de promotion du volontariat au Mali (CNPV) durant la période allant du 1er janvier 2019 au 31 octobre 2022. Elle vise à s'assurer dans quelle mesure le CNPV contribue à la promotion et à la gestion du volontariat au Mali et de s'assurer que les mécanismes mis en place permettent la gestion économique, efficiente et efficace des ressources allouées.

Les travaux de vérification ont porté sur le cadre juridique et institutionnel, les rôles et responsabilités des acteurs impliqués dans la gestion des activités, la gestion des conventions signées avec les partenaires, l'organisation et le fonctionnement du CNPV, le recrutement et la gestion des volontaires, le suivi et l'évaluation des volontaires.

Au chapitre des constatations et recommandations, celles relatives aux résultats atteints et d'autre part les irrégularités consécutives à des manquements aux dispositions législatives et réglementaires.

En ce qui concerne le cadre stratégique de la gestion du volontariat, il ressort, entre autres, que le ministère en charge du Volontariat ne dispose pas d'un outil de pilotage stratégique ; le ministère chargé du Volontariat mobilise des ressources et les moyens techniques insuffisants pour la mise en œuvre efficace de la Politique nationale du volontariat. Ainsi, l'équipe de vérification a constaté que la Politique nationale de volontariat n'est pas soutenue par des ressources humaines, matérielles et financières suffisantes ainsi que les moyens techniques appropriés pour sa mise en œuvre efficace.

<strong>Faible mobilisation des ressources humaines et matérielles</strong>

Après un entretien avec les responsables du CNPV et du ministère de tutelle, l'équipe de vérification a procédé à l'analyse des textes réglementaires, des documents financiers du CNPV et du document de la PNV. Ainsi, il ressort des travaux effectués qu'une faible mobilisation des ressources humaines et matérielles est mise en œuvre dans le cadre de la Politique nationale du volontariat. En effet, concernant les ressources humaines mises à la disposition du CNPV, acteur majeur de la mise en œuvre de la PNV, des postes importants du cadre organique comme le chef de département en finance et comptabilité et le chef de département de l'informatique, de la base de données et des archives ne sont pas pourvus. Aussi que les profils ou les statuts de certains agents ne correspondent pas aux critères indiqués dans le cadre organique.

En plus, les coordinations régionales ne disposent que d'un ou deux agents au maximum contrairement aux sept prévus par leur cadre organique. Par ailleurs, l'effectif des volontaires est largement déficitaire par rapport aux besoins et à l'offre des candidats, car le CNPV ne recrute que 100 volontaires nationaux tous les deux ans. Pour illustration, la coordination régionale de Bamako n'a recruté en 2022 que 15 volontaires nationaux sur 833 candidatures déposées, soit un taux de 1,8 % des candidatures.

Concernant les ressources matérielles, il ressort de la visite d'effectivité que l'équipe de vérification a effectué dans les trois régions de Koulikoro, Ségou et Sikasso que la mise en œuvre et le suivi-évaluation des actions de terrain ne sont pas effectués tel que le prévoient les textes en vigueur. La direction générale du CNPV et les coordinations régionales attribuent cette lacune au manque de moyens de déplacement pour l'exécution efficace de leurs missions de suivi.

<strong>48 % seulement du salaire contractuel payés </strong>

La mission a également constaté que les ressources financières du CNPV ne permettent pas de couvrir les salaires du personnel compte tenu des contraintes budgétaires. Les agents ne perçoivent qu'environ 48 % de leur salaire contractuel. En effet, le CNPV n'a payé qu'un montant total annuel de 39 696 540 F CFA sur une prévision annuelle de 83 367 588 F CFA, soit un écart de 43 671 048 F CFA.

L'équipe de vérification a constaté que l'Etat ne prend en charge que l'indemnité mensuelle de cinquante mille (50 0000) F CFA sur les cent mille (100 000) F CFA d'allocation mensuelle de chaque volontaire fixé par l'arrêté 2014-3417/MJCC-SG du 26 novembre 2014.

A titre illustratif, le montant accordé au CNPV dans son budget de 2023 pour la prise en charge des 100 volontaires est de 60 millions, soit 50 mille par mois pour chacun des 100 volontaires. Le détail de la prise en charge des volontaires est donné dans le tableau n°4 ci-dessous selon le budget 2023 du CNPV. Enfin, en ce qui concerne les moyens techniques à mettre en œuvre selon le document de politique, la mission a constaté que le Manuel d'intégration des variables du volontariat dans les politiques, stratégies, programmes et projets de développement visant la promotion et le renforcement de la mise en œuvre de la PNV, qui constitue l'élément important, n'est pas élaboré. 28. L'insuffisance des moyens humains, matériels et financiers ne permet pas une mise en œuvre efficace de la PNV et l'atteinte des objectifs qui lui sont assignés.

<strong>Absence de services </strong>

<strong>régionaux et subrégionaux chargés de suivi-évaluation</strong>

L'équipe de vérification a constaté que les Ministère chargé du volontariat n'a pas créé le Service central chargé de la coordination intersectorielle et du suivi-évaluation. Il ne dispose pas non plus de services régionaux et subrégionaux chargés de suivi-évaluation.

En termes de recommandations, la mission  de vérification recommande au ministre chargé du volontariat national de : faire adopter le document de la PNV et les textes juridiques y afférents ; doter le CNPV de ressources humaines, matérielles, financières et techniques nécessaires pour une mise en œuvre efficace de la PNV ; augmenter l'effectif des volontaires recrutés ; mettre en place tous les organes nécessaires à la mise en œuvre efficace de la PNV ; créer, au niveau national, le service central chargé de la coordination intersectorielle ; créer, au niveau régional et subrégional, les services régionaux et subrégionaux qui veilleront à la coordination et au suivi-évaluation.

Quant aux rôles et responsabilités des acteurs impliqués dans la gestion du CNPV, la mission de vérification a constaté que le conseil d'administration du CNPV ne fonctionne pas de manière efficace. Aussi, le mandat des membres du conseil d'administration n'est pas renouvelé conformément aux dispositions réglementaires en vigueur.

<strong>Six ans de retard dans </strong>

<strong>le renouvellement du mandat </strong>

<strong>des membres du CA du CNPV</strong>

Il ressort du rapport que la mission a examiné les décrets de nomination des membres du CA de la période revue. Elle s'est également entretenue avec les responsables du CNPV et du Ministère de tutelle qui ont mis en exergue un retard de six ans accusés dans le renouvellement du mandat des membres du CA du CNPV.

En effet, la mission a constaté que le premier conseil d'administration mis en place en 2012 par décret n°2012-655/P-RM du 8 novembre 2012 n'a été renouvelé qu'en 2021 par décret n°2021-0412/PT-RM du 02 juillet 2021, soit neuf ans au lieu de trois ans réglementaires soit un dépassement de mandat de six ans par rapport à ce que prévoient la règlementation en vigueur. Ainsi, le mandat des membres du CA du CNPV a été caduc pour six ans puisqu'il a été renouvelé en 2021 au lieu de 2015.

Le non-renouvèlement, dans le délai, du mandat des membres du CA, est de nature à compromettre la légalité, l'indépendance, l'application et l'efficacité de leurs délibérations. En ce qui concerne la tenue des sessions du CA, l'équipe de vérification a constaté leur non-régularité.

Les vérificateurs ont également constaté que le CNPV n'a pas mis en place tous ses organes d'administration et de gestion ; la direction générale du CNPV développe des coopérations et partenariats avec les organismes similaires ; le CNPV ne reçoit pas les rapports d'évaluation des volontaires des structures d'accueil

Pour corriger les irrégularités, la mission de vérification recommande au ministre chargé du volontariat de : renouveler dans le délai réglementaire le mandat des membres du CA ; veiller à la tenue régulière des sessions du CA. Quant au directeur général du CNPV, elle recommande de : renforcer les acquis en matière de coopération et de partenariat avec les organismes ; exiger la production et la transmission des rapports d'évaluation des volontaires par les structures d'accueil. En ce concerne l'organisation et le fonctionnement du CNPV, les vérificateurs ont constaté, entre autres, que le CNPV ne dispose pas de manuels de procédures validés ; l'agent comptable du CNPV ne produit pas des documents de synthèse ; la direction générale du CNPV ne respecte pas des dispositions de son cadre organique ; le CNPV ne réalise pas efficacement ses plans de travail annuel.

<strong>Non-paiement des droits de protection sociale des volontaires</strong>

Ainsi, ils recommandent au directeur général du CNPV de : faire valider les manuels de procédures par la commission de suivi des systèmes de contrôle interne dans les services et organismes publics ; exiger de l'Agent comptable la production régulière du compte de gestion et les états financiers ; respecter les dispositions du cadre organique du CNPV ; assurer la réalisation efficace des activités prévues dans ses plans de travail. Ils ont aussi recommandé à l'Agent comptable de produire régulièrement les comptes de gestion et les états financiers.

Au chapitre des procédures de recrutement et gestion des volontaires, la mission a décelé que le CNPV procède à des recrutements irréguliers de volontaires ; le CNPV n'assure pas efficacement le renforcement des capacités des volontaires ; le CNPV ne respecte pas la procédure de mise à disposition des volontaires aux structures d'accueil ; le CNPV ne veille pas au paiement des droits de protection sociale des volontaires de certaines structures notamment l'Association des femmes ingénieurs ; la mairie de Koulikoro ; la Société Métal Baye SARL ; la Préfecture de Koulikoro ; la direction régionale du contrôle financier de Koulikoro ; le Centre de promotion des jeunes de Sikasso, la direction régionale de l'Energie de Sikasso ; l'Hôtel Résidence de Ségou, l'Hôpital Nianankoro Fomba de Ségou ; l'Office Riz de Ségou. Il ressort également que le CNPV met à la disposition des structures d'accueil des volontaires nationaux n'ayant pas prêté serment.

A l'issue de la vérifications, il est recommandé au directeur général du CNPV de : mettre en place une base de données fiable, exhaustive et intégrée ; créer et opérationnaliser un site web devant recevoir les demandes de candidature en ligne des volontaires nationaux ; organiser les tests écrit et oral des volontaires avant tout recrutement ; veiller à l'organisation de toutes les formations réglementaires destinées aux volontaires et leur délivrer les attestations correspondantes ; signer, avant toute affectation de volontaire, la convention de partenariat avec les structures d'accueil ; exiger des structures d'accueil le paiement des charges sociales des volontaires conformément à la règlementation en vigueur ; veiller à la prestation de serment des volontaires avant leur affectation.

<strong>Inadéquation entre le profil </strong><strong>des agents et les attentes</strong>

En conclusion, la vérification de performance de la gestion du Centre national de promotion du volontariat a relevé des insuffisances dans l'adoption, la mise en œuvre et le suivi-évaluation de la Politique nationale de volontariat, l'organisation et le fonctionnement du Centre national de promotion du volontariat, les rôles et responsabilités des acteurs impliqués dans la gestion du Centre national de promotion du volontariat ainsi que le recrutement et la gestion des volontaires.  En effet, la non-adoption de la PNV et le manque des moyens humain, financier, matériel et technique pour sa mise en œuvre entament l'efficacité et l'efficience de la stratégie nationale de la promotion du volontariat. De même, le CNPV ne pourrait être performant lorsque l'effectif et le profil des agents ne sont pas en adéquation avec ses attentes.

De ce fait, le taux d'exécution des activités du plan de travail annuel du CNPV n'est pas satisfaisant. S'agissant du recrutement et de la gestion des volontaires, il apparait, entre autres, que le CNPV ne respecte pas le processus de recrutement et de mise à disposition des volontaires aux structures d'accueil. Il affecte des volontaires dans des structures n'ayant pas exprimé de besoin. Les volontaires, non plus, n'ont pas prêté serment. La base des données devant recueillir les informations sur les volontaires n'est ni exhaustive ni fiable et ne permet pas d'avoir des informations importantes sur les candidats au volontariat comme le profil, le domaine de compétence, le diplôme et la ville de résidence des candidats. Le renforcement des capacités des volontaires n'est pas effectué de manière optimale du fait de la non-formation ou la formation partielle des volontaires ayant comme conséquence la mise à disposition des volontaires insuffisamment qualifiés pour appuyer les structures d'accueil.

Celles-ci, n'étant pas suffisamment informées des droits et obligations des volontaires ne payent pas convenablement les charges sociales des volontaires. Toutes ces insuffisances sont de nature à impacter négativement l'efficacité et l'efficience de la gouvernance administrative et financière du CNPV et ne garantissent pas la promotion du volontariat au Mali. Pour y pallier, la mission de vérification suggère des recommandations dont la mise en œuvre apportera une valeur ajoutée à la performance du CNPV.

<strong>       Synthèse de Boubacar Païtao</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Gestion des marches des routes :  Plus de 4,641 milliards FCFA d’irrégularités financières décelé par le BVG</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-des-marches-des-routes-plus-de-4641-milliards-fcfa-dirregularites-financieres-decele-par-le-bvg-3039270.html</link>
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<pubDate>Fri, 13 Oct 2023 02:31:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Ciwara Info</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La présente vérification financière a pour objet la gestion des marchés de construction, de réhabilitation et de contrôle des routes, au titre des exercices 2015, 2016, 2017, 2018, 2019 et 2020. Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de passation, d’exécution et de règlement des marchés de construction, de réhabilitation, d’étude et de contrôle des routes. Les travaux de vérification ont porté sur l’examen des modes de passation, le processus de sélection des attributaires, l’exécution, le suivi et le contrôle des travaux et le règlement des marchés.

Les infrastructures routières constituent un des principaux facteurs de désenclavement intérieur et extérieur. Au Mali, l’état des routes à l’intérieur des villes et sur les tronçons d’échanges entre communautés n’est pas satisfaisant. Malgré des efforts financiers consentis dans ce secteur, des sentiments d’insatisfaction se manifestent presque partout.

La vérification a relevé des irrégularités administratives et financières.

Irrégularités administratives

Plusieurs irrégularités administratives ont été décelées par l’équipe de vérification du Bureau du Vérificateur Général. Pour y remédier, la mission de vérification a recommandé au Ministre des Transports et des Infrastructures de soumettre à l’approbation du Conseil des Ministres toutes les conventions de Maitrise d’Ouvrage Déléguée dont le montant atteint le seuil requis ; respecter les procédures de passation par entente directe et exiger, des services techniques, une planification cohérente du coût des projets.

Au Directeur Général des Routes, il a été demandé d’exiger des titulaires des marchés de travaux les polices d’assurance requises avant tout commencement d’exécution des travaux.

Quant au Directeur des Finances et du Matériel (DFM) du Ministère des Transports et des Infrastructures, il doit éviter toute négociation avec les attributaires de marchés de travaux passés par appel d’offres ; d’effectuer tous les règlements sur les comptes bancaires mentionnés dans les Conventions de Maîtrise d’Ouvrage Déléguée. Il se doit aussi de respecter les procédures de gestion des fonds des projets tout comme le Régisseur d’avances du Ministère chargé des Routes.

Irrégularités financières

Le Vérificateur Général a transmis et dénoncé des faits au Président de la Section des comptes de la Cour suprême et au Procureur de la République chargé du Pôle National Economique et Financier relativement à l’octroi d’avantages indus à des agents fonctionnaires de la Direction Nationale des Routes par les Ministres chargés102 des Routes et le DFM pour un montant de 1 182 104 094 FCFA ; au maintien irrégulier par le DFM d’un marché de travaux d’une entreprise défaillante avec le non-remboursement de l’avance de démarrage pour un montant de 585 355 952 FCFA ; à la conclusion irrégulière des Conventions de Maîtrise d’Ouvrage Déléguée par le Ministre chargé des Routes ordonnant à l’AGETIPE-MALI de passer des marchés par entente directe ; au non-reversement des produits issus de la vente des DAO au Trésor Public par le DFM pour un montant de 8 500 000 FCFA ; à la validation et au paiement de dépenses sans pièces justificatives par le Chef de la Division Travaux, Contrôle et Technologie de la DNR, des bureaux de Contrôle et le DFM pour un montant de 7 004 725 FCFA ; à la non-application des pénalités de retard par le Chef de la Division des Travaux, Contrôle et Technologie de la DNR et les Chefs de projet, sur les décomptes pour un montant de 474 123 940 FCFA ; à la non-application des pénalités de retard sur des travaux par le Directeur Technique de l’AGETIPE pour un montant de 1 453 436 FCFA ; à l’élimination irrégulière, par la commission d’analyse des offres de l’AGETIER, d’une entreprise avec une offre conforme lors de l’évaluation du lot 3 d’un marché de travaux issu de la Convention n°324 de l’AGETIER-MALI ; à la réception  de travaux non exécutés par les commissions de réception de la route Yanfolila-Kalana pour un montant de 168 480 000 FCFA  et, enfin, à la réception par les commissions de réception de la construction de travaux non exécutés du pont de Dioila et ses voies d’accès de l’AGETIPE-MALI pour un montant de 15 000 000 FCFA ;

Le Vérificateur Général a aussi transmis des faits au DG des Impôts relativement au payement, par le DFM du Ministère chargé des routes, d'un marché de travaux non enregistré pour un montant de 1 079 949 658 FCFA ;  au règlement, par le DFM du Ministère chargé des routes, de marchés sans la perception de la redevance de régulation pour un montant de 1 069 437 792 FCFA ; à la minoration de droits d’enregistrement par le Chef de la Division Recettes de la Direction des Moyennes Entreprises d’un marché pour un montant de 49 980 000 FCFA.

Source BVG

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Commune rurale de Sokourani&#45;Missirikoro : Plus de 1,091 million de FCFA d’irrégularités financières</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/commune-rurale-de-sokourani-missirikoro-plus-de-1091-million-de-fcfa-dirregularites-financieres-3039276.html</link>
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<pubDate>Fri, 13 Oct 2023 01:45:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Ciwara Info</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La présente vérification financière initiée par le Bureau du Vérificateur Général (BVG) a pour objet la gestion de la Commune Rurale de Sokourani-Missirikoro (CRSM) au titre des exercices 2020, 2021 et 2022. </strong>

Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes des organes délibérant et exécutif de ladite Commune. Les travaux de vérification ont porté sur la mobilisation des recettes et leur versement, l’exécution des dépenses, la gouvernance administrative, l’état civil et la comptabilité-matières. La CRSM est composée de cinq villages (Koudougou, Kounfouna, Massabougou, Sokourani-Missirikoro et Zerila (Zanradougou) et d'un (1) hameau de culture. Sa population est estimée à 5 174 habitants en 2023.  Rappelons que cette mission de vérification s’est déroulée dans le cadre du Protocole d’Accord entre le BVG et le Projet de Déploiement de Ressources d’Etat pour l’Amélioration de l’Offre de Services et la Riposte à la COVID-19 (PDREAS).

La vérification a relevé des irrégularités administratives et financières.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

Plusieurs irrégularités administratives ont été décelées par l’équipe de vérification. Pour y remédier, la mission de vérification a recommandé au  Maire de la Commune Rurale de Sokourani-Missirikoro de déterminer les attributions spécifiques des adjoints par Arrêté conformément à la réglementation en vigueur ; de veiller à la désignation des Présidents des commissions de travail conformément à la législation en vigueur ; à la création des commissions de travail par délibération du Conseil communal ; à la tenue de tous les documents administratifs obligatoires conformément à la réglementation en vigueur. Il doit aussi initier la procédure            de nomination du Comptable-matières conformément à la réglementation en vigueur ; veiller à la mise en place d’un système d'archivage conforme à la réglementation en vigueur ; à la tenue d’un registre d’appel d’offres conformément à la réglementation en vigueur ; au respect des modalités d’information des soumissionnaires non retenus à l’issue des appels à concurrence ; à la constitution du cautionnement et à la prestation de serment du Régisseur de recettes et de veiller au respect des procédures de gestion des fonds d’appui direct à l’amélioration des rendements scolaires (ADARS) conformément à la réglementation en vigueur.

Quant au Secrétaire général, il doit tenir l’ensemble des documents administratifs obligatoires et mettre à jour le registre des délibérations ; tenir le registre d’appel d’offres et les documents de la comptabilité-matières conformément à la réglementation en vigueur.

Enfin, le Régisseur de recettes doit constituer son cautionnement et prêter serment conformément à la réglementation en vigueur.

<strong>Irrégularités financières</strong>

Le Vérificateur Général a transmis au Directeur Général des Impôts le fait relatif au non-recouvrement des droits de patente sur marché pour un montant de 1 091 656 FCFA.

<strong>Source : Communication</strong>

<strong>Bureau du Vérificateur Général</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Centre national de promotion du volontariat au Mali :  Des insuffisances dans la gouvernance décelée par le Bureau du Vérificateur général</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/centre-national-de-promotion-du-volontariat-au-mali-des-insuffisances-dans-la-gouvernance-decelee-par-le-bureau-du-verificateur-general-3039156.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/centre-national-de-promotion-du-volontariat-au-mali-des-insuffisances-dans-la-gouvernance-decelee-par-le-bureau-du-verificateur-general-3039156.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 12 Oct 2023 07:02:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La présente vérification de performance a pour objet la gestion du Centre national de promotion du volontariat au Mali (CNPV) durant la période allant du 1er janvier 2019 au 31 octobre 2022. Elle a pour objectif de s’assurer dans quelle mesure le CNPV contribue à la promotion et à la gestion du volontariat au Mali et que les mécanismes mis en place lui permettent une gestion économique, efficiente et efficace des ressources allouées. </em></strong>

Les travaux de vérification ont porté sur le cadre juridique et institutionnel, les rôles et responsabilités des acteurs impliqués dans la gestion des activités, la gestion des conventions signées avec les partenaires, l’organisation et le fonctionnement du CNPV, le recrutement et la gestion des volontaires et le suivi et évaluation des volontaires.

À titre de rappel, le CNPV a été créé par la Loi n°2011-052 du 28 juillet 2011 et placé sous la tutelle du ministère chargé de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne. Il a pour mission la promotion et la gestion du volontariat national.

À ce titre, il est chargé de contribuer à l’élaboration et la mise en œuvre de la politique nationale de volontariat ; élaborer et mettre en œuvre une stratégie de communication autour du volontariat ; favoriser la création des associations des volontaires ; valoriser le volontariat ; développer la coopération et le partenariat avec les organismes similaires publics ou privés, nationaux ou étrangers ; gérer les volontaires ; former les volontaires ; suivre et évaluer les volontaires et les structures d’accueil.

Cette vérification de performance a relevé des insuffisances dans l’adoption, la mise en œuvre et le suivi-évaluation de la Politique nationale de volontariat (PNV), l’organisation et le fonctionnement du CNPV, les rôles et responsabilités des acteurs impliqués dans sa gestion ainsi que le recrutement et la gestion des volontaires.

En effet, la non-adoption de la PNV et le manque des moyens humains, financiers, matériels et techniques pour sa mise en œuvre entament l’efficacité et l’efficience de la stratégie nationale de la promotion du volontariat. De même, le CNPV ne pourrait être performant lorsque l’effectif et le profil des agents ne sont pas en adéquation avec ses attentes. De ce fait, le taux d’exécution des activités du plan de travail annuel du CNPV n’est pas satisfaisant.

S’agissant du recrutement et de la gestion des volontaires, il apparaît, entre autres, que le CNPV ne respecte pas le processus de recrutement et de mise à disposition des volontaires aux structures d’accueil. Il affecte des volontaires dans des structures n’ayant pas exprimé de besoin. Les volontaires, non plus, n’ont pas prêté serment.

La base de données devant recueillir les informations sur les volontaires n’est ni exhaustive ni fiable et aussi ne permet-elle pas d’avoir des informations importantes sur les candidats au volontariat comme le profil, le domaine de compétence, le diplôme et la ville de résidence.

Le renforcement des capacités des volontaires n’est pas effectué de manière optimale du fait de leur non-formation ou leur formation partielle, ayant comme conséquence la mise à disposition de volontaires insuffisamment qualifiés pour appuyer les structures d’accueil. Celles-ci, n’étant pas suffisamment informées des droits et obligations des volontaires, ne payent pas convenablement leurs charges sociales.

Toutes ces insuffisances sont de nature à impacter négativement l’efficacité et l’efficience de la gouvernance administrative et financière du CNPV et ne garantissent pas la promotion du volontariat au Mali.

Pour y remédier la mission de vérification suggère des recommandations dont la mise en œuvre pourrait apporter une valeur ajoutée à la performance du CNPV.

<strong>CCOM/BVG</strong>

<strong><u>NB</u> : le titre est de la Rédaction.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La Politique nationale des transports, des infrastructures de transport et du désenclavement : les effets escomptés sont en deçà des attentes</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/la-politique-nationale-des-transports-des-infrastructures-de-transport-et-du-desenclavement-les-effets-escomptes-sont-en-deca-des-attentes-3039155.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/la-politique-nationale-des-transports-des-infrastructures-de-transport-et-du-desenclavement-les-effets-escomptes-sont-en-deca-des-attentes-3039155.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 12 Oct 2023 06:58:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’évaluation de politique publique fait partie des missions assignées au Vérificateur général en vertu de l’article 2 de la Loi n°2021-069 du 23 décembre 2021 l’instituant. Elle peut se définir comme une appréciation systématique et objective d'une politique, en cours ou terminée, de sa conception, de sa mise en œuvre et de ses résultats, dans le but de déterminer sa pertinence et le degré d'accomplissement de ses objectifs, son efficience en matière de développement, son efficacité, son impact et sa durabilité.</em></strong>

Le Bureau du Vérificateur général (BVG) vient d’évaluer le 1<sup>er</sup> Plan d’action (2015-2019) de la Politique nationale des transports, des infrastructures de transport et du désenclavement (PNTITD), en se basant sur six questions d’évaluation formulées en lien avec cinq critères à savoir : la gouvernance, l’efficacité opérationnelle, l’efficience opérationnelle, les effets et la durabilité.

<strong>Le critère de la gouvernance</strong> : à travers ce critère, la mission a examiné le fonctionnement de la politique en son dispositif de pilotage et de mise en œuvre. Elle est arrivée à la conclusion que le pilotage stratégique et opérationnel de la PNTITD est déficient en raison de la non-fonctionnalité de l’organe d’orientation et de l’organe d’exécution qui n’ont même pas été créés. La mise en œuvre de la politique a donc souffert de l’absence d’un cadre d’ajustement et d’orientation.

Aussi, les activités opérationnelles ont souffert d’un déficit de coordination notamment au niveau régional où il n’existe aucun cadre de coordination ou de concertation entre les acteurs du secteur des transports et des infrastructures.

Avec le transfert des compétences en matière de transports et d’infrastructures routières aux Collectivités territoriales, sans les ressources nécessaires à l’exercice desdites compétences, les Communes, les Cercles et Régions n’arrivent pas à apporter leur contribution à la mise en œuvre de la PNTITD.

<strong>Le critère de l’efficacité opérationnelle</strong> : l’analyse du bilan de la PNTITD, dans son volet entretien, réhabilitation et construction des infrastructures, a démontré une efficacité limitée sur la période d’évaluation. De nombreux indicateurs de suivi du programme indiquent des progrès perceptibles, mais n’atteignant pas les cibles escomptées.

L’Axe stratégique 2 enregistre un taux d’exécution de 89,81% pour l’indicateur portant sur la longueur de routes bitumées entretenues et 35,32% pour celui relatif à la longueur de routes bitumées entretenues. De même, sur 7 082 km de routes bitumées à réaliser, seulement 2 157, 33 km ont été réalisés soit un taux d’exécution de 30,46%.

<strong>Le critère de l’efficience opérationnelle</strong> : la quasi-totalité des acteurs rencontrés reconnaît que les ressources financières mises à leur disposition sont insuffisantes et ne permettent donc pas d’assurer la mise en œuvre des activités planifiées.

L’exemple peut être pris sur l’Agence nationale de sécurité routière (ANASER) avec des difficultés qui minorent la redevance de sécurité routière et le Fonds d’entretien routier du Mali (FER-Mali) avec des contraintes liées à la mobilisation de la Redevance d’Usage Routier sur les Produits Pétroliers (RURPP).

Aussi, les ressources mobilisées ne sont pas mises à la disposition à temps, le tout ajouté à la lenteur et à la complexité des procédures. Les travaux d’entretien routier sont exécutés en retard et le plus souvent pendant l’hivernage. Avec un taux moyen de 34,85% de besoins couverts par les ressources disponibles, le secteur des transports et des infrastructures peine à être efficient dans la mise en œuvre des activités, toute chose qui ne garantit pas les effets escomptés de la politique sur les populations.

<strong>Le critère des effets</strong> : le critère des effets s’intéresse aux résultats produits par l’intervention. L’analyse des données collectées auprès des acteurs et des bénéficiaires permet de soutenir que la PNTITD a contribué à lutter contre l’insécurité dans le transport et à améliorer la mobilité urbaine et l’accessibilité rurale. Toutefois, malgré les efforts entrepris, le nombre d’accidents de la circulation routière, de blessés et de personnes tuées est en hausse année après année.

70% des bénéficiaires interrogés estiment que la visite technique est peu fiable ou n’est pas fiable du tout. 77% des bénéficiaires pensent que la mobilité urbaine n’a pas été améliorée depuis le début de la mise en œuvre de la politique.

S’agissant de l’accessibilité rurale, 37% des bénéficiaires interrogés estiment que la PNTITD a contribué à renforcer le désenclavement intérieur à travers l’amélioration de l’accessibilité rurale. Les transports aérien, fluvial et ferroviaire ont également contribué au désenclavement intérieur et extérieur avec des nombres importants de passagers et de marchandises transportés grâce à la mise en œuvre de la PNTITD.

<strong>Le critère de la durabilité</strong> : les deux principaux facteurs de dégradation des infrastructures sont le défaut d’entretien régulier et les surcharges. Les entretiens ne sont pas faits régulièrement ou sont faits pendant l’hivernage, toute chose qui a été décriée par les acteurs et les usagers interrogés.

En ce qui concerne les pistes rurales, la mission a identifié une bonne pratique qui consiste à instituer un système de redevance en contrepartie de l’utilisation d’une piste en vue de contribuer à garantir sa durabilité.

<strong>CCOM/BVG </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Gestion des marchés des routes :  Le bureau du VEGAL décèle plus de 4,641 milliards FCFA d’irrégularités financières dans la gestion des marchés des routes</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-des-marches-des-routes-le-bureau-du-vegal-decele-plus-de-4641-milliards-fcfa-dirregularites-financieres-dans-la-gestion-des-marches-des-routes-3038897.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 11 Oct 2023 01:22:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Informateur</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La présente vérification financière a pour objet la gestion des marchés de construction, de réhabilitation et de contrôle des routes, au titre des exercices 2015, 2016, 2017, 2018, 2019 et 2020. Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de passation, d’exécution et de règlement des marchés de construction, de réhabilitation, d’étude et de contrôle des routes. Les travaux de vérification ont porté sur l’examen des modes de passation, le processus de sélection des attributaires, l’exécution, le suivi et le contrôle des travaux et le règlement des marchés.

Les infrastructures routières constituent un des principaux facteurs de désenclavement intérieur et extérieur. Au Mali, l’état des routes à l’intérieur des villes et sur les tronçons d’échanges entre communautés n’est pas satisfaisant. Malgré des efforts financiers consentis dans ce secteur, des sentiments d’insatisfaction se manifestent presque partout.

La vérification a relevé des irrégularités administratives et financières.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

Plusieurs irrégularités administratives ont été décelées par l’équipe de vérification du Bureau du Vérificateur Général. Pour y remédier, la mission de vérification a recommandé au Ministre des Transports et des Infrastructures de soumettre à l’approbation du Conseil des Ministres toutes les conventions de Maitrise d’Ouvrage Déléguée dont le montant atteint le seuil requis ; respecter les procédures de passation par entente directe et exiger, des services techniques, une planification cohérente du coût des projets.

Au Directeur Général des Routes, il a été demandé d’exiger des titulaires des marchés de travaux les polices d’assurance requises avant tout commencement d’exécution des travaux.

Quant au Directeur des Finances et du Matériel (DFM) du Ministère des Transports et des Infrastructures, il doit éviter toute négociation avec les attributaires de marchés de travaux passés par appel d’offres ; d’effectuer tous les règlements sur les comptes bancaires mentionnés dans les Conventions de Maîtrise d’Ouvrage Déléguée. Il se doit aussi de respecter les procédures de gestion des fonds des projets tout comme le Régisseur d’avances du Ministère chargé des Routes.

<strong>Irrégularités financières</strong>

Le Vérificateur Général a transmis et dénoncé des faits au Président de la Section des comptes de la Cour suprême et au Procureur de la République chargé du Pôle National Economique et Financier relativement à l’octroi d’avantages indus à des agents fonctionnaires de la Direction Nationale des Routes par les Ministres chargés102 des Routes et le DFM pour un montant de 1 182 104 094 FCFA ; au maintien irrégulier par le DFM d’un marché de travaux d’une entreprise défaillante avec le non-remboursement de l’avance de démarrage pour un montant de 585 355 952 FCFA ; à la conclusion irrégulière des Conventions de Maîtrise d’Ouvrage Déléguée par le Ministre chargé des Routes ordonnant à l’AGETIPE-MALI de passer des marchés par entente directe ; au non-reversement des produits issus de la vente des DAO au Trésor Public par le DFM pour un montant de 8 500 000 FCFA ; à la validation et au paiement de dépenses sans pièces justificatives par le Chef de la Division Travaux, Contrôle et Technologie de la DNR, des bureaux de Contrôle et le DFM pour un montant de 7 004 725 FCFA ; à la non-application des pénalités de retard par le Chef de la Division des Travaux, Contrôle et Technologie de la DNR et les Chefs de projet, sur les décomptes pour un montant de 474 123 940 FCFA ; à la non-application des pénalités de retard sur des travaux par le Directeur Technique de l’AGETIPE pour un montant de 1 453 436 FCFA ; à l’élimination irrégulière, par la commission d’analyse des offres de l’AGETIER, d’une entreprise avec une offre conforme lors de l’évaluation du lot 3 d’un marché de travaux issu de la Convention n°324 de l’AGETIER-MALI ; à la réception  de travaux non exécutés par les commissions de réception de la route Yanfolila-Kalana pour un montant de 168 480 000 FCFA  et, enfin, à la réception par les commissions de réception de la construction de travaux non exécutés du pont de Dioila et ses voies d’accès de l’AGETIPE-MALI pour un montant de 15 000 000 FCFA ;

Le Vérificateur Général a aussi transmis des faits au DG des Impôts relativement au payement, par le DFM du Ministère chargé des routes, d'un marché de travaux non enregistré pour un montant de 1 079 949 658 FCFA ;  au règlement, par le DFM du Ministère chargé des routes, de marchés sans la perception de la redevance de régulation pour un montant de 1 069 437 792 FCFA ; à la minoration de droits d’enregistrement par le Chef de la Division Recettes de la Direction des Moyennes Entreprises d’un marché pour un montant de 49 980 000 FCFA

&nbsp;

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion des marchés de construction, de réhabilitation  et de contrôle des routes Plus de 4,6 milliards FCFA d&amp;apos;irrégularités financières constatées de 2015 à 2020   Marchés en l&amp;apos;absence de toutes procédures.</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-des-marches-de-construction-de-rehabilitation-et-de-controle-des-routes-plus-de-46-milliards-fcfa-dirregularites-financieres-constatees-de-2015-a-2020-marches-en-labsence-de-toutes-pr-3038438.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 07 Oct 2023 01:32:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les faits dénoncés transmis à la justice et au DGI</strong>

<strong><em>Conformément à ses prérogatives, le Vérificateur Général a initié la vérification financière de la gestion des marchés de construction, de réhabilitation et de contrôle des routes, au titre des exercices 2015, 2016, 2017, 2018, 2019 et 2020. A l'issue des travaux, la mission de vérification a constaté plusieurs irrégularités administratives et financières dont le montant s'élève à 4 641 389 597 FCFA.</em></strong>

Notons qu'il ressort que les infrastructures routières constituent un des principaux facteurs de désenclavement intérieur et extérieur. Au Mali, l'état des routes à l'intérieur des villes et sur les tronçons d'échanges entre communautés n'est pas satisfaisant. Malgré des efforts financiers consentis dans ce secteur, des plaintes se font entendre partout et à tout moment.

Ainsi, la Politique nationale des transports, des infrastructures de transport et du désenclavement (PNTITD) vise à développer, assurer l'exploitation et l'entretien des infrastructures de transport et créer un environnement propice à l'émergence d'activités de transport efficaces, économiques, fiables et sûres, afin de répondre aux besoins d'aménagement du territoire de façon pérenne.

Le Ministère chargé des Routes assure la mise en œuvre de la PNTITD. Outre la Direction des Finances et du Matériel (DFM), d'autres structures sont impliquées dans la mise en œuvre de ladite politique notamment la Direction Générale des Routes. Ainsi, les marchés de construction, de réhabilitation et de contrôle des routes ont mobilisé au cours de la période sous revue plus de 500 milliards de FCFA.

<strong>Plus de 500 milliards de FCFA mobilisés au cours de la période sous revue </strong>

L'importance de la demande en routes par les communautés et les coûts y afférents amènent les décideurs à opérer des choix. Compte tenu de ce qui précède, le Vérificateur Général a initié la vérification financière de la gestion des marchés de construction, de réhabilitation et de contrôle des routes au titre des exercices 2015, 2016, 2017, 2018, 2019 et 2020.

Cette vérification visait à s'assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de passation, d'exécution et de règlement des marchés de construction, de réhabilitation, d'étude et de contrôle des routes. Les travaux de vérification ont porté sur l'examen des modes de passation, le processus de sélection des attributaires, l'exécution, le suivi et le contrôle des travaux et le règlement des marchés.

En ce qui concerne les constatations et recommandations, elles sont relatives aux irrégularités administratives et financières. Ainsi, pour les irrégularités administratives, il ressort du rapport de vérification que : le Ministère chargé des Routes ne soumet pas à l'approbation du Conseil des Ministres des conventions de Maitrise d'Ouvrage Déléguée signées avec l'AGETIPE-MALI lorsque cela est requis ; le Ministre chargé des Routes ne respecte pas la procédure de conclusion par entente directe des marchés de réhabilitation du pont de Kayes ; le Ministre chargé des routes a conclu avec un dépassement budgétaire deux marchés de construction et d'aménagement du 2ème pont de Kayes ; la Direction Nationale des Routes n'exige pas systématiquement des titulaires de marchés de travaux la souscription aux polices d'assurances ; la DFM du Ministère chargé des Routes a engagé des négociations non conformes avec des attributaires de marchés de travaux ; la DFM du Ministère chargé des Routes n'a pas respecté les modalités de règlement d'une convention de Maîtrise d'Ouvrage Déléguée ; la DFM et la Régie d'avances du Ministère chargé des Routes ont irrégulièrement utilisé une partie des fonds du PR8.

<strong>Planification cohérente du coût des projets</strong>

En termes de recommandations, les Vérificateurs recommandent au Ministre des Transports et des Infrastructures de : soumettre à l'approbation du Conseil des Ministres toutes les conventions de Maitrise d'Ouvrage Déléguée dont le montant atteint le seuil requis ; respecter les procédures de passation par entente directe ; exiger, des services techniques, une planification cohérente du coût des projets.

Quant au Directeur Général des Routes, il lui est recommandé d'exiger des titulaires des marchés de travaux les polices d'assurance requises avant tout commencement d'exécution des travaux.

Pour le Directeur des Finances et du Matériel du Ministère des Transports et des Infrastructures, il doit : éviter toute négociation avec les attributaires de marchés de travaux passés par appel d'offres ; effectuer tous les règlements sur les comptes bancaires mentionnés dans les Conventions de Maîtrise d'Ouvrage Déléguée ; respecter les procédures de gestion des fonds des projets. Le Régisseur d'avances du Ministère chargé des Routes quant à lui est invité à respecter les procédures de gestion des fonds des projets.

Au chapitre des irrégularités financières dont le montant total s'élève à 4 641 389 597 FCFA, les Vérificateurs ont constaté entre autres que les Ministres chargés des Routes et les DFM ont accordé des avantages indus à des agents fonctionnaires de la DNR dont le montant irrégulièrement accordé à ces agents s'élève à 1 182 104 094 FCFA ; le DFM du Ministère chargé des Routes n'a pas mobilisé la caution d'avance de démarrage d'une entreprise défaillante pour montant de 585 355 952 FCFA.

<strong>Marchés en l'absence </strong><strong>de toutes procédures</strong>

La mission de vérification a également décelé que le Ministre chargé des Routes a irrégulièrement ordonné la conclusion de marchés en l'absence de toutes procédures notamment les Travaux de réhabilitation/renforcement du tronçon Kati-Didiéni de la RN3 du corridor Bamako-Dakar pour 73 314 850 129 FCFA ; l'étude technique et le contrôle et suivi du marché N°T1-IVOI-2227-01-01/2018 du 12 octobre 2018 pour 4 161 857 876 FCFA ; la réalisation d'études APD et DAO des travaux de construction en 2x3 voies corniche rond-point sud-est hôtel Laico Amitié pour 2 308 670 000 FCFA ; le service de consultation relatif aux études techniques d'Avant-Projet Sommaire (APS) et d'Avant-Projet Détaillé (APD) des travaux d'aménagement du grand contournement de Bamako : Liaisons Safo-RN27 (Bamako-Koulikoro) et RN6 (Bamako-Ségou) - Sirakoro Méguetana - RN7 (Bamako-Sikasso), ainsi que la construction d'un échangeur au carrefour de Banconi sur la RN 27 pour 1 190 299 040 FCFA.

Le rapport indique que le DFM du Ministère chargé des Routes a payé un marché non enregistré dont le montant total des droits d'enregistrement non payés s'élève à 1 079 949 658 FCFA ; le DFM du Ministère chargé des Routes a payé des marchés sans la perception de la redevance de régulation dont le montant de la redevance de régulation non perçue pendant la période sous revue s'élève 1 069 437 792 FCFA ; le DFM du Ministère chargé des Routes n'a pas reversé au Trésor Public des produits issus de la vente des DAO. Le montant total des produits issus de la vente des DAO, reconstitué à partir des DAO et des rapports d'ouverture et d'évaluation des Offres, est de 8 500 000 FCFA.

Des dépenses validées et payées sans pièces justificatives

La mission de vérification a révélé que le Chef de la division Travaux, Contrôle et Technologie, des bureaux de Contrôle et le Directeur des Finances et du Matériel ont irrégulièrement validé et payé des dépenses sans pièces justificatives pour 28 224 581 FCFA. Aussi, le Chef de la Division des Travaux, Contrôle et Technologie et les Chefs de projet n'appliquent pas de pénalités de retard sur les décomptes de marchés de travaux pour un montant total de 474 123 940 FCFA. Quant au Chef de la Division recettes de la Direction des Moyennes Entreprises, les Vérificateurs ont constaté qu'il a minoré des droits d'enregistrement et cette pratique a entrainé une minoration des droits d'enregistrement pour un montant de 49 980 000 FCFA.

Les travaux de vérification ont fait ressortir également que le Directeur Technique de l'AGETIPE-Mali n'a pas appliqué des pénalités de retard sur des décomptes de marchés de travaux durant la période sous revue pour un montant de 1 453 436 FCFA.

Le rapport mentionne que la commission d'analyse des offres de la Convention N°324 de l'AGETIER-MALI a écarté du lot 3 une entreprise pour un motif infondé. Aussi, les commissions de réception ont réceptionné sans réserve des travaux du marché de construction de la route de Zantiébougou-Kolondiéba-frontière Côte d'Ivoire (PR8) dont la non réalisation d'un forage dans la localité de Bohi, pour un montant de 12 800 000 FCFA. Il ressort également que celles-ci ont réceptionné sans réserve des travaux du marché de construction de la route Yanfolila-Kalana. A l'issue de la visite d'effectivité, l'équipe de vérification a constaté que sur une prévision de 128 unités d'éclairage public solaire, le titulaire du marché en a réalisé 24, soit un écart de 104 unités non réalisées. Le montant total des travaux payés et non exécutés s'élève à 168 480 000 FCFA.

<strong>Réception des travaux sans réserve</strong>

A en croire les Vérificateurs, les commissions de réception ont réceptionné sans réserve, des travaux du marché de construction de la route Kangaba-Dioulafoundo-Frontière Guinée. Ainsi, la valeur des éclairages publics solaires non exécutés et payés s'élève à 8 824 000 FCFA. Il a aussi été décelé que les commissions de réception de l'AGETIPE-Mali ont procédé, sans réserve, à la réception des travaux du marché de construction du pont de Dioïla et ses voies d'accès. Car, l'équipe de vérification a constaté que les commissions de réception provisoire et définitive du marché de construction du pont de Dioïla et ses voies d'accès ont réceptionné, sans réserve, le marché avec des travaux d'infrastructures alors que le forage du Village (NP.15.2) prévu n'a pas été réalisé. Seul celui de l'école du village de Nematoulaye a été réalisé et équipé de pompe à motricité humaine. Le montant du forage non réalisé s'élève à 15 000 000 FCFA.

Les faits ainsi dénoncés et transmis au président de la Section des comptes de la Cour Suprême et au procureur de la République du Pôle national économique et financier sont relatifs : à l'octroi d'avantages indus à des agents fonctionnaires de la DNR par le Ministre chargé des routes et le DFM pour un montant de 1 182 104 094 FCFA ; au maintien irrégulier par le DFM d'un marché de travaux d'une entreprise défaillante avec le non remboursement de l'avance de démarrage pour un montant de 585 355 952 FCFA ; à la conclusion irrégulière des Conventions de Maîtrise d'Ouvrage Déléguée par le Ministre chargé des Routes ordonnant à l'AGETIPE-Mali de passer des marchés par entente directe ; au non reversement des produits issus de la vente des DAO au Trésor Public par le DFM pour un montant 8 500 000 FCFA ; à la validation et au paiement de dépenses sans pièces justificatives par le Chef de la division Travaux, Contrôle et Technologie de la DNR, des bureaux de Contrôle et le DFM pour un montant de 7 004 725 FCFA ; à la non application des pénalités de retard par le Chef de la Division des Travaux, Contrôle et Technologie de la DNR et les Chefs de projet, sur les décomptes pour un montant de 474 123 940 FCFA ; à la non application des pénalités de retard sur des travaux par le Directeur Technique de l'AGETIPE pour un montant de 1 453 436 FCFA ; - à l'élimination irrégulière, par la commission d'analyse des offres de l'AGETIER, d'une entreprise avec une offre conforme lors de l'évaluation du lot 3 d'un marché de travaux issu de la Convention n°324 de l'AGETIER-Mali ; à la réception de travaux non exécutés par les commissions de réception de la route Yanfolila-Kalana pour un montant de 168 480 000 FCFA ; à la réception de travaux non exécutés par les commissions de réception de la construction du pont de Dioïla et ses voies d'accès de l'AGETIPE-Mali pour un montant de 15 000 000 FCFA.

<strong>Les faits dénoncés transmis </strong>

<strong>à la justice et au DGI</strong>

Aussi, les faits relatifs notamment : au payement, par le DFM du Ministère chargé des routes, d'un marché de travaux non enregistrés pour un montant de 1 079 949 658 FCFA ; au règlement, par le DFM du Ministère chargé des routes, de marchés sans la perception de la redevance de régulation pour un montant de 1 069 437 792 FCFA ; à la minoration de droits d'enregistrement par le Chef de la Division Recette de la Direction des Moyennes Entreprises d'un marché pour un montant de 49 980 000 FCFA ont été transmis au Directeur général des Impôts.

En conclusion, la vérification de la gestion des marchés de construction, de réhabilitation et de contrôle des routes a fait ressortir des irrégularités administratives et financières d'importance majeure qui ont terni la régularité et la sincérité des opérations de passation, d'exécution et de règlement des marchés de construction, de réhabilitation, des études et des contrôles des routes. A l'issue des travaux de vérification qui ont porté sur l'examen des modes de passation, le processus de sélection des attributaires, la réalisation, le suivi, le contrôle des travaux et le règlement des marchés au cours des exercices 2015, 2016, 2017, 2018, 2019 et 2020, il a été constaté une pratique prédominante de passation de marchés par entente directe.

Ainsi, le ministre chargé des Routes a attribué des marchés par entente directe et avant la signature des conventions de maitrise d'ouvrage déléguée avec l'AGETIPE-Mali en contournant les procédures nationales de passation et d'approbation après le choix des attributaires. Aussi, les responsables techniques de la DNR (Chefs de projet, Coordinateurs de Projet, Chefs DEP…) ont perçu sur la base des marchés de contrôle et de surveillance des rémunérations à hauteur de 903,250 millions de FCFA pour le suivi administratif au titre des frais de supervision et de fonctionnement sur lesdits marchés et 278,854 millions de FCFA sur les conventions avec l'AGEROUTE et l'AGETIPE-Mali. Le Ministre chargé des Routes et le DFM ont irrégulièrement conclu des marchés avec des dépassements budgétaires qui ont renchéri le coût de certains marchés.

<strong>     Synthèse de Boubacar PAÏTAO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Visite du vérificateur général Samba  A. Baby à Kigali : Signature d&amp;apos;un accord de Coopération technique avec l&amp;apos;Office de l&amp;apos;Auditeur général des finances d&amp;apos;Etat du Rwanda</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/visite-du-verificateur-general-samba-a-baby-a-kigali-signature-dun-accord-de-cooperation-technique-avec-loffice-de-lauditeur-general-des-finances-detat-du-rwanda-3037778.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/visite-du-verificateur-general-samba-a-baby-a-kigali-signature-dun-accord-de-cooperation-technique-avec-loffice-de-lauditeur-general-des-finances-detat-du-rwanda-3037778.html</guid>
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<pubDate>Sat, 30 Sep 2023 11:57:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Sur invitation de l'Auditeur général des finances de l'Etat du Rwanda, Alexis Kamuhire, suite à sa visite à Bamako du 27 au 30 novembre 2022, le Vérificateur général du Mali, Samba Alhamdou Baby, a effectué du 10 au 16 septembre 2023 une visite d'échanges et de travail à Kigali au cours de laquelle les deux personnalités ont signé un accord de coopération technique.</em></strong>

Durant ce séjour au pays des Mille collines, le Vérificateur général a été reçu par l'honorable Mme Mukabalisa Donatille, présidente du Parlement (Chambre des députés) et deuxième plus haute autorité du pays après le président de la République, chef de l'Etat. Elle était accompagnée des deux vice-présidents du Parlement.

Ensuite, M. Baby a assisté, côte à côte, avec l'Auditeur général - une première dans l'histoire du Pac - à une séance d'écoute de la Commission des comptes publics (Pac) du Parlement durant laquelle les responsables de certaines entités mises en cause dans le rapport de l'Auditeur général répondent à l'interpellation des élus du peuple.

En outre, Samba A. Baby a rencontré des responsables de structures intervenant dans la gouvernance des finances publiques et la lutte contre la corruption au Rwanda, spécifiquement le ministre des Finances et de la Planification économique, le Procureur général de la République, le secrétaire général du Bureau d'investigation du Rwanda (RIB), le commissaire général de l'Autorité rwandaise des recettes (RRA). Il a également été reçu au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Rwanda ainsi qu'à l'Initiative de coopération rwandaise (RCI). Les échanges ont porté essentiellement sur les expériences rwandaises et maliennes dans les domaines de compétence des structures hôtes, les similitudes et différences entre les pratiques maliennes et rwandaises.

Conformément aux bonnes pratiques et aux normes édictées par l'Organisation internationale des institutions supérieures de contrôle des finances publiques (Intosai), le Vérificateur général du Mali et son homologue du Rwanda, l'Auditeur général, ont procédé à la signature au siège de l'Office de l'Auditeur général (OAG) d'un accord de Coopération entre les deux bureaux. C'était en présence du ministre-conseiller de l'ambassade du Mali à Kigali. Cet accord vise à instaurer un cadre permanent de partage d'expériences et de bonnes pratiques tant au niveau opérationnel que stratégique dans le dessein de renforcer davantage les capacités des deux institutions pour avoir plus d'impacts positifs sur la gestion de ressources publiques en vue d'instaurer de manière efficace et pérenne une gouvernance vertueuse au bénéfice des citoyens de nos deux pays.  Le séjour s'est achevé par la visite au Mémorial du Génocide où le Vérificateur général s'est recueilli sur la mémoire des victimes et au Musée de la campagne contre le génocide.

<strong>Source  BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bureau du vérificateur général :  Le Procureur général près la Cour des Comptesdu Maroc, Brahim Ben Bih chez Samba A. Baby !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/bureau-du-verificateur-general-le-procureur-general-pres-la-cour-des-comptesdu-maroc-brahim-ben-bih-chez-samba-a-baby-3037786.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 30 Sep 2023 01:11:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après avoir été reçu en audience par le ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, Mamoudou Kassogué, le Procureur général près la Cour des comptes du Maroc, Brahim Ben Bih a été reçu par le Vérificateur général, Samba A. Baby, mardi dernier. </em></strong>

Dans le cadre de la coopération entre le Royaume du Maroc et de la République du Mali, le Procureur général du Roi Mohammed VI près la Cour des comptes, Brahim Ben Bih effectue une visite de travail à Bamako en compagnie de Chafik El Bahoui. Durant son séjour, il a rencontré plusieurs responsables des services rattachés au ministère de la Justice et des Droits de l'Homme. C'est dans ce cadre que le Procureur Brahim Ben Bih a eu des échanges avec le premier responsable du département, Mamoudou Kassogué, en début de semaine. Lors de cette audience, il était accompagné par l'ambassadeur du Royaume du Maroc au Mali, Driss Isbayene.

Mardi 26 septembre, ce fut le tour du Vérificateur général, Samba A. Baby de recevoir la délégation marocaine dans son bureau pour une séance de travail. Etaient présents à cette circonstance, le président de la Section des comptes de la Cour Suprême du Mali, Mama Sininta, ainsi que les proches collaborateurs du Vérificateur général.

Notons que le Vérificateur général Samba A. Baby a reçu la visite de plusieurs partenaires cette année. C'est le cas d'une délégation de la Banque africaine de développement (Bad) en juillet dernier, de l'Ecole nationale d'administration publique du Québec, au Canada.  Samba A. Baby vient d'effectuer une visite de travail à Kigali au Rwanda du 9 au 16 septembre 2023 où il a eu des échanges avec plusieurs structures du pays.

<strong>                                                                                             </strong>

<strong>  El Hadj A.B.H</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion de la commune rurale de liberté Dembaya : Plus de 5, 95 millions de FCFA d’irrégularités financières</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-la-commune-rurale-de-liberte-dembaya-plus-de-5-95-millions-de-fcfa-dirregularites-financieres-2-3035045.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 05 Sep 2023 01:30:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Enquêteur</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La présente vérification financière a pour objet, la gestion de la Commune Rurale de Liberté Dembaya, au titre des exercices 2020, 2021 et 2022. Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes des organes délibérant et exécutif de ladite Commune. Les travaux de vérification ont porté sur la mobilisation des recettes et leur reversement, l’exécution des dépenses, la gouvernance administrative, la gestion domaniale et foncière, l’état civil et la comptabilité-matières.</em></strong>

La Commune Rurale de Liberté Dembaya, à l’instar des autres Communes du Mali, a été créée par la Loi n° 96-059 du 04 novembre 1996 portant création des communes en République du Mali. Sa superficie totale est estimée à 268,5 km².

<strong><em>Irrégularités administratives</em></strong>

Plusieurs irrégularités administratives ont été décelées par l’équipe de vérification. Pour y remédier, la mission de vérification a recommandé au Préfet du Cercle de Kayes de procéder à l’inspection périodique de la Commune Rurale de Liberté Dembaya, au Trésorier Payeur de Kayes de procéder, au moins une fois par an, au contrôle des régies d’avances et de recettes. au Maire de la Commune Rurale de Liberté Dembaya de procéder, au moins une fois par an, au contrôle des régies d’avances et de recettes ;de fixer les attributions spécifiques des adjoints par arrêté, de faire désigner les Présidents des commissions conformément aux textes en vigueur ; de faire adopter une délibération d’institution de la régie de recettes et prendre un arrêté pour sa création, de veiller à la tenue des documents administratifs obligatoires, de solliciter des autorités compétentes, la nomination du comptable-matières conformément aux textes en vigueur, de respecter les procédures de gestion des fonds ADARS et des cantines scolaires, d’informer les soumissionnaires non retenus, de cesser de délibérer et de délivrer des permis d’occuper sur des parcelles issues de lotissements non autorisés. Au Secrétaire général de tenir l’ensemble des documents administratifs obligatoires et de mettre à jour le registre des délibérations. Aux Régisseurs de recettes et de dépenses de prêter serment conformément aux textes en vigueur, enfin au Régisseur de recettes de constituer son cautionnement.

<strong><em>Irrégularités financières</em></strong>

Le Vérificateur Général a transmis et dénoncé des faits au Président de la Section des comptes de la Cour suprême et au Procureur de la République chargé du Pôle National économique et financier relativement : au paiement de travaux non exécutés pour un montant de 2 152 500 FCFA,  au non-recouvrement de loyers de magasins pour un montant de 2 260 000 FCFA, au non-recouvrement des recettes issues des tickets de sortie de véhicules de transport pour un montant de 275 000 FCFA, au non-recouvrement de taxes des stations pour un montant de 810 000 FCFA.

Il a aussi transmis au Directeur général des Impôts le non-recouvrement des droits de patente sur des marchés publics pour un montant de 455 007 FCFA.

<strong>CCom/BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Commune Rurale de Bangassi:  près de 151,44millions de FCFA carottés par le maire</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/commune-rurale-de-bangassi-pres-de-15144millions-de-fcfa-carottes-par-le-maire-3035043.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 05 Sep 2023 01:18:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Enquêteur</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les hommes du Vérificateur Général Baby ont fouillé dans la  gestion de la Commune Rurale de Bangassi (CRB) au titre des exercices 2018, 2019, 2020, 2021 et 2022. Cette vérification avait  pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes des organes délibérant et exécutif de la Commune. Les travaux de vérification ont porté sur la mobilisation des recettes et leur reversement, l’exécution des dépenses, la gouvernance administrative, la gestion domaniale et foncière, l’état civil et la comptabilité-matières.</em></strong>

&nbsp;

La CRB sur la base de son PDESC 2017-2021 est composée de 14 villages Bambéla, Bangassi Doudou, Bangassi Doudou-Maure, Bangassi Gopéla, Bangassi Liberté, Bangassi Maures, BangassiNango (Chef-lieu de la Commune), Diakalel, Diguidian Gopéla, Diguidian Peulh, Guémou, Madinel, Ségué Maures et Sinthiane) et 13 hameaux de culture.  La commune de Bangassi avec une superficie de 1 039 Km<sup>2</sup> est située à 10 km de la ville de Kayes.

<strong><em>Irrégularités administratives</em></strong>

Pour remédier à de nombreuses irrégularités administratives, la mission a recommandé entre autre au Représentant de l’Etat dans le Cercle de Kayes de procéder à l’inspection périodique de la Commune Rurale de Bangassi conformément à la législation en vigueur ; au Maire de la CRB de prendre un arrêté déterminant les attributions spécifiques des Adjoints, de veiller à la perception des recettes de la Commune exclusivement par le Régisseur de recettes, de transmettre systématiquement le volet n°2 des registres de naissance et de mariage au Représentant de l’Etat dans le Cercle de Kayes, de veiller à la tenue des documents administratifs obligatoires, de saisir les commissions de travail sur les questions importantes de la Commune, le cas échéant, de créer les régies de recettes et d’avances conformément à la réglementation en vigueur, d’initier la procédure de nomination du Comptable-matières conformément au texte en vigueur sur la matière, de respecter les procédures d’attribution des parcelles de terrain à usage d’habitation, de procéder à l’enregistrement systématique des contrats de marché auprès du Représentant de l’Etat dans la Commune, de veiller à la constitution du cautionnement et à la prestation de serment des Régisseurs de recettes et d’avances de la Commune, de veiller sur les délais de reversement des recettes encaissées à la Trésorerie Régionale de Kayes par le Régisseur de recettes.

Au 2<sup>ème</sup> Adjoint au Maire, la mission demande de cesser de percevoir les recettes de la Commune en lieu et place du Régisseur de recettes. Pour le Secrétaire général, il doit tenir les documents administratifs obligatoires et les registres légaux. Quant aux Régisseurs de recettes et d’avances de la Commune, ils doivent constituer leur cautionnement et prêter serment. Enfin, le Régisseur de recettes de la Commune doit respecter les délais de reversement des recettes encaissées à la Trésorerie Régionale de Kayes.

<strong><em>Irrégularités financières </em></strong>

Le montant total des irrégularités financières, ci-dessous, s’élève à 151 437 958 FCFA. Le Bureau du Vérificateur Général a transmis et dénoncé des faits au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de la Commune III du District de Bamako, chargé du pôleéconomique et financier, relativement   au non-recouvrement des frais d’édilité issus de la cession des parcelles à usage d’habitation pour un montant de 53 000 000 FCFA, au non-reversement des frais d’édilité issus de la cession des parcelles à usage d’habitation pour un montant de 97 000 000 FCFA et au non-reversement des frais d’établissement des actes d’état civil pour un montant de 733 200 FCFA.

Le BVG a aussi transmis au Directeur Général des Impôts le fait relatif au non-recouvrement des droits de patente sur des marchés publics payés pour un montant total de 704 758 FCFA.

<strong> La Rédaction </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Des Vérificateurs à la Mairie et au Conseil de Cercle de  Kénieba :   Panique au village !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/des-verificateurs-a-la-mairie-et-au-conseil-de-cercle-de-kenieba-panique-au-village-3035030.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 05 Sep 2023 01:12:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Enquêteur</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le cadre de contrôle de la gestion des services publics, une mission de contrôle d’Etat a déposé ses valises à Kénieba ville, le mois passé. Objectif vérifier la gestion du maire de la commune Urbaine de Kénieba, Moussa Camara et celle du conseil de cercle, chapeauté par la Dame de fer, Fatoumata Camara. L’issue de cette mission risque d’être une bombe à fragmentation.   </em></strong>

KÉNIÉBA, une mission de contrôle fouille dans la gestion du maire Moussa Camara et la présidente du Conseil de Cercle Fatoumata Camara. Depuis début août, une mission de contrôle certainement des hommes du Vérificateur Général Monsieur Samba Alhamdou BABY séjourne à Kénieba, une localité située à 400 km de Bamako dans la région de Kayes. Une zone minière par excellence,  dont les ressources  générées par les grandes mines ne profitent pas aux populations, qui vivent sous le poids de la pauvreté et de la misère.  Suite à des dénonciations de malversation et de mauvaise gestion de l’édile de la commune  urbaine de Kéniaba, M. Moussa Camara et de la présidente du conseil de cercle de Kéniaba, les vérificateurs sont à pied d’œuvre pour passer au peigne fin la gestion des collectivités  locales.  Selon les indiscrétions, cette mission de contrôle et de vérification a pour  objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes des organes délibérant et exécutif de ladite Commune. Selon les mêmes sources, les travaux de vérification vont porter sur la mobilisation des recettes et leur reversement notamment les fonds reversés par les grandes mines pour le développement au profit de la communauté, estimés à des centaines de millions de nos francs, aussi l’exécution des dépenses, la gouvernance administrative, la gestion domaniale et foncière avec l’agrandissement de la ville, l’état civil,  la comptabilité-matières et les infrastructures gérées directement par Mme la présidente du conseil de cercle.

Malgré l’abondance des richesses minières de Kéniaba, la ville n’a ni électricité depuis le 16 janvier 2023, pas de route, ni d’infrastructures adéquates. D’où le ras-le-bol des populations, qui broient  dans le noir alors que l’or et l’argent des mines brillent pour certains.

D’où la présence d’une  mission de contrôle d'État dans les locaux  du  conseil de cercle et de la Mairie de Kéniéba pour voir clair la destination de ses faramineuses sommes que versent les grandes mines aux collectivités locales. Pour l’heure, c’est la panique au village !

Selon une source locale  depuis une dizaine de jours : <em>« Tous les documents de la Mairie sont saisis par les enquêteurs. Ils sont également entrain de recenser tous les biens des responsables de la Mairie, même les parcelles non-bâties».</em>

A en croire les mêmes sources : « la gestion du Conseil de Cercle serait également au programme de l’enquête de ladite Mission. Les rumeurs de détournements ont beaucoup circulé et l’attention de l’État a été attirée. Les enquêteurs auraient même demandé l’arrêt des travaux de la Mairie pendant la période d'investigation. Mais, vu l’importance de la continuité des affaires publiques. Ils ont finalement laissé le travail se poursuivre».

Cette mission devrait durer au moins un  mois et à la fin des fouilles, leur rapport sera déposé. Au cas s’il y a des détournements ou manquements constatés dans leurs gestions, les dossiers seront transmis aux juridictions compétentes pour la suite à donner. Après Kéniéba, les regards  sont braqués sur la gestion de la Mairie de Sitakily.

&nbsp;

<strong>A.B.D</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion de la commune rurale de liberté Dembaya :  5 952 507 FCFA d&amp;apos;irrégularités financières constatées</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-la-commune-rurale-de-liberte-dembaya-5-952-507-fcfa-dirregularites-financieres-constatees-3033786.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-la-commune-rurale-de-liberte-dembaya-5-952-507-fcfa-dirregularites-financieres-constatees-3033786.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 26 Aug 2023 01:51:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Par pouvoirs n°012/2023/BVG du 28 février 2023 et en vertu des dispositions de l'article 2 de la Loi n°2021-069 du 23 décembre 2021 l'instituant, le Vérificateur Général a initié la vérification financière de la gestion de la Commune Rurale de Liberté Dembaya au titre des exercices 2020, 2021 et 2022.</em></strong>

Les Etats généraux de la décentralisation, tenus les 21, 22 et 23 octobre 2013 à Bamako, ont retenu la décentralisation comme un axe stratégique pour entreprendre la refondation de l'Etat malien. Malgré quelques progrès réalisés, les Collectivités Territoriales (CT) font face à des défis importants, notamment le financement continu de la décentralisation par des ressources internes, la sécurité et la paix sociale, la gouvernance inclusive du territoire et l'amélioration de l'offre de services de qualité aux populations. La mise en œuvre de l'Accord pour la Paix et la Réconciliation issu du processus d'Alger, signé le 15 mai 2015 à Bamako suite à la crise sécuritaire de 2012, a donné une nouvelle impulsion à la décentralisation à travers la création de nouvelles CT et le renforcement de leur autonomie financière. Ainsi, les CT percevront annuellement 30% des ressources budgétaires de l'Etat. Pour réaliser des investissements, la majorité des CT compte sur les ressources transférées par l'Etat et les appuis des partenaires au développement à travers l'Agence Nationale d'Investissements des Collectivités Territoriales.

C'est ainsi que dans la loi de finances 2016, l'Assemblée nationale a autorisé le Gouvernement à transférer aux CT la somme de 195,400 milliards de FCFA, soit environ 10,7% des recettes du budget de l'Etat. D'une part, en vue de résoudre les problèmes liés à la lenteur observée dans le transfert des ressources de l'Etat aux CT qui entravent la fourniture de services au niveau local et de renforcer les mécanismes de leur responsabilisation d'autre part, le Mali a conclu, en 2019, avec l'Association Internationale de Développement (IDA), l'Accord de Financement d'un projet, dénommé " Déploiement de Ressources d'Etat pour l'Amélioration de l'Offre de Services ". Cet Accord est mis en œuvre à travers un projet dénommé <em>"Projet de Déploiement des Ressources de l'Etat pour l'Amélioration des Services et la Riposte Locale à la COVID-19 (PDREAS)"</em>.

<strong>Le Cercle de Kayes ne procède pas à l'inspection périodique de la CRLD</strong>

La Commune rurale de liberté Dembaya (CRLD) est l'une des 102 Communes bénéficiaires des appuis du PDREAS. Suivant les comptes administratifs des exercices 2020, 2021 et 2022, de la CRLD, le total des recettes et des dépenses s'élève respectivement à 1 492 526 193 FCFA et 1 498 673 358 FCFA. Rappelons par ailleurs que la CRLD n'a pas encore fait l'objet de vérification par le Bureau du Vérificateur Général.

Au regard de ce qui précède, le Vérificateur Général a initié la mission de vérification de la gestion de la CRLD au titre des exercices 2020, 2021 et 2022. A l'issue de la vérification, la mission a constaté des irrégularités et formulé des recommandations. Ainsi, les irrégularités constatées sont relatives aux irrégularités administratives et financières.

Notons que les irrégularités administratives relèvent des dysfonctionnements du contrôle interne à savoir, entre autres, que le Représentant de l'Etat dans le Cercle de Kayes ne procède pas à l'inspection périodique de la CRLD ; le Trésorier Payeur de Kayes et le Maire de la CRLD n'effectuent pas de contrôle sur les régies d'avances et de recettes ; le Maire et le TPR n'ont pu communiquer à l'équipe aucun PV attestant les contrôles effectués durant la période sous revue ; la CRLD ne respecte pas les modalités de constitution des commissions de travail ; le Maire de la CRLD n'a pas pris d'arrêté de création de la régie de recettes ; la CRLD ne tient pas des documents administratifs obligatoires ; la CRLD ne dispose pas de Comptable-matières et ne tient pas de comptabilité-matières ; les Régisseurs de recettes et d'avances n'ont pas prêté serment ; le Régisseur de Recettes n'a pas constitué de cautionnement ; la CRLD ne respecte pas les procédures de gestion des fonds ADARS et des cantines scolaires ; la CRLD n'informe pas les soumissionnaires non retenus ; la CRLD a délivré des permis d'occuper sur des parcelles issues de lotissements irréguliers.

<strong>Obligation de tenir l'ensemble des documents administratifs</strong>

En termes de recommandations, la mission de vérification a recommandé le Préfet du Cercle de Kayes de procéder à l'inspection périodique de la Commune Rurale de Liberté Dembaya, le Trésorier Payeur de Kayes de procéder, au moins une fois par an, au contrôle des régies d'avances et de recettes.

Au Maire de la Commune Rurale de Liberté Dembaya, il lui a été recommandé, entre autres, de procéder, au moins une fois par an, au contrôle des régies d'avances et de recettes ; fixer les attributions spécifiques des adjoints par arrêté ; faire désigner les Présidents des commissions conformément aux textes en vigueur ; faire adopter une délibération d'institution de la régie de recettes et prendre un arrêté pour sa création ; veiller à la tenue des documents administratifs obligatoires ; solliciter des autorités compétentes pour la nomination du comptable-matières conformément aux textes en vigueur ; respecter les procédures de gestion des fonds ADARS et des cantines scolaires ; informer les soumissionnaires non retenus ; cesser de délibérer et de délivrer des permis d'occuper sur des parcelles issues de lotissements non autorisés.

La mission recommande au Secrétaire général de tenir l'ensemble des documents administratifs obligatoires et mettre à jour le registre des délibérations. Pour leur part, les Régisseurs de recettes et de dépenses doivent prêter serment conformément aux textes en vigueur et le Régisseur de recettes doit constituer son cautionnement.

<strong>Le Maire de la CRLD a ordonné le paiement de travaux non exécutés</strong>

Par rapport aux irrégularités financières dont le montant total s'élève à 5 952 507 FCFA, il ressort entre autres que le Maire de la CRLD a ordonné le paiement de travaux non exécutés ; le Maire n'a pas fait des diligences pour recouvrer les loyers de magasins pour un montant de 2 260 000 FCFA et aucune disposition n'a été prise pour le recouvrement desdits montants ou la résiliation des contrats de location ; le Régisseur de recettes n'a pas reversé la totalité des recettes de vente de tickets de sortie de véhicules de transport ; le Chef du Centre des Impôts de Kayes n'a pas recouvré les droits de patente sur des marchés publics.

Les faits dénoncés ont été ainsi transmis au président de la Section des comptes de la Cour Suprême et au procureur de la République près le Tribunal de grande instance de la commune III, chargé du Pôle économique et financier. Ceux-ci sont relatifs : au paiement de travaux non exécutés pour un montant de 2 152 500 FCFA ; au non-recouvrement de loyers de magasins pour un montant de 2 260 000 FCFA ; au non-recouvrement des recettes issues des tickets de sortie de véhicules de transport pour un montant de 275 000 FCFA ; au non-recouvrement de taxes des stations pour un montant de 810 000 FCFA.

Des faits constatés ont été aussi transmis au Directeur général des impôts qui sont relatifs au non-recouvrement des droits de patente sur des marchés publics pour un montant de 455 007 FCFA.

Dans un contexte marqué par la rareté des ressources et les exigences de plus en plus grandes de bonne gouvernance et de transparence, les gestionnaires des Collectivités Territoriales se doivent d'observer rigoureusement les règles et principes d'administration et de gestion des affaires locales, d'autant plus que le développement local concerne directement la vie des populations (Santé, Education, Urbanisme, etc.).

Les travaux de vérification financière ont révélé que la gestion de la Commune Rurale de Liberté Dembaya est entachée de dysfonctionnements de contrôle interne et d'irrégularités financières.

<strong>Boubacar PAÏTAO (Rapport BVG)</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rapport du vérificateur général : la direction de l’Office du Niger hors de cause</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/rapport-du-verificateur-general-la-direction-de-loffice-du-niger-hors-de-cause-3033708.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/rapport-du-verificateur-general-la-direction-de-loffice-du-niger-hors-de-cause-3033708.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 25 Aug 2023 09:08:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em>La mission du Bureau du Vérificateur général a séjourné dans la cité des balanzans durant plusieurs mois. Elle a passé au peigne fin la gestion des trois dernières années de l’Office du Niger (correspondant à la gestion de l’actuelle équipe). </em>

<em>Certes des irrégularités financières sont décelées dans les procédures de gestion de la subvention d’engrais de la campagne agricole 2020-2021 mais, nulle part, la direction générale de l’Office, n’est indexée. Un fait rare dans les rapports du BVG.</em>

Conformément à la loi n°2021-069 du 23 décembre 2021, le Vérificateur général du Mali effectue plusieurs types de vérifications : évaluation des politiques publiques, vérification de performance, vérification de suivi des recommandations, vérification financière. C’est cette dernière catégorie qui était l’objet de la mission qui a séjourné, du 14 novembre 2022 au 2 mars 2023, à l’Office du Niger pour vérifier sa gestion au titre des exercices 2019, 2020, 2021 et 2022.

La mission de vérification financière a ciblé la mobilisation de la dotation budgétaire de l’Etat et de la redevance eau, l’exécution des dépenses ainsi que les procédures de gestion de la subvention d’engrais de la campagne agricole 2020-2021. Elle a procédé à l’analyse des textes législatifs et réglementaires régissant l’Office du Niger, à l’examen des pièces justificatives sur les engrais, au recoupement d’informations et, naturellement, à des entretiens avec les acteurs concernés par la procédure : des responsables du département de tutelle à ceux de l’Office, en passant par les structures régionales et techniques.

Le principe du contradictoire a été respecté. Des recommandations ont été faites aux différents niveaux d’intervention : ministère chargé de l’Agriculture, l’Office du Niger, commissions de gestion des intrants agricoles subventionnés, Direction nationale de l’agriculture, Zones de l’ON.

Elaboré dans ces conditions et rendu public, le rapport de vérification a révélé des irrégularités administratives et financières.

Le département de tutelle est indexé pour avoir ordonné le remboursement de la subvention des engrais, au titre de la campagne agricole 2020-2021, à 6 fournisseurs qui ont perçu, sans fournir au préalable les pièces justificatives requises, quelque 655, 444 millions FCFA. Il s’agit de : DPA  Ko2, Gdcm, Eléphant vert, Agri Obtention et Madcom.

Quant à la Direction générale de la structure où s’est déroulée la mission, à savoir l’Office du Niger, elle n’est nulle part concernée. Un fait rare dans les rapports du BVG pour ne pas être souligné.  Sa réactivité à fournir des réponses satisfaisantes aux observations contenues dans le rapport provisoire est à l’honneur d’une entreprise à encourager pour ses efforts de gestion dans le contexte actuel.

Il est peut-être utile de signaler que la gestion des intrants agricoles subventionnés par l’Etat est encadrée par le « Manuel de procédures de gestion de la subvention des intrants agricoles » qui précise l’organisation, les principes de gestion, les tâches et les procédures à appliquer.

En tout cas, après ce rapport du vérificateur, la direction de l’Office du Niger, malgré la situation qui prévaut dans la zone office, mérite des honneurs des plus hautes autorités du pays.

<strong>Rallye </strong>

<strong>Source : LA DIFFERENCE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Bureau du Vérificateur Général à l’Office du Niger : Un rapport très explicite !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/le-bureau-du-verificateur-general-a-loffice-du-niger-un-rapport-tres-explicite-3033273.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/le-bureau-du-verificateur-general-a-loffice-du-niger-un-rapport-tres-explicite-3033273.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 21 Aug 2023 15:02:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em>Une mission du Bureau du Vérificateur général a séjourné plus de trois mois dans la Cité des balanzans, où  elle a passé au peigne fin la gestion des trois dernières années de l’Office du Niger. L’examen minutieux de son Rapport  impose au moins deux constats majeurs. Primo : la qualité du travail de fourmi réalisé par la mission est telle que le document de 81 pages (rapport et annexes) ne laisse place à la moindre confusion possible et reflète la solide réputation que le Bureau du Vérificateur Général s’est bâtie au fil du temps. Secundo : des irrégularités financières sont dénoncées dans les procédures de gestion de la subvention d’engrais de la campagne agricole 2020-2021 mais, nulle part, la Direction générale de l’Office, n’est indexée. Un fait rare dans les rapports du BVG.</em>

Conformément à la Loi n°2021-069 du 23 Décembre 2021, le Vérificateur Général du Mali effectue plusieurs types de vérifications : évaluation des politiques publiques, vérification de performance, vérification de suivi des recommandations, vérification financière. C’est cette dernière catégorie qui était l’objet de la mission, qui a séjourné, du 14 novembre 2022 au 2 mars 2023, à l’Office du Niger pour vérifier sa gestion au titre des exercices 2019, 2020, 2021 et 2022.

Placé sous la tutelle du ministère du Développement Rural et entretenant des relations étroites avec celui de l’Economie et des Finances, l’Office du Niger est un Etablissement public à caractère industriel et commercial doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière. Il assure, dans le cadre d’un contrat de concession de service public, la maîtrise d’ouvrage déléguée pour les études et le contrôle des travaux, l’entretien des infrastructures primaires, la gérance des terres, le conseil rural et l’assistance aux exploitants des terres aménagées en matière d’approvisionnement en intrants et matériels agricoles.

La mission de vérification financière a ciblé la mobilisation de la dotation budgétaire de l’Etat et de la redevance eau, l’exécution des dépenses ainsi que les procédures de gestion de la subvention d’engrais de la campagne agricole 2020-2021. Elle a procédé à l’analyse des textes législatifs et réglementaires régissant l’Office du Niger, à l’examen des pièces justificatives sur les engrais, au recoupement d’informations et, naturellement, à des entretiens avec les acteurs concernés par la procédure : des responsables du département de tutelle à ceux de l’Office en passant par les structures régionales et techniques.

Le principe du contradictoire a été respecté. Des recommandations ont été faites aux différents niveaux d’intervention : ministère chargé de l’Agriculture, l’Office du Niger, commissions de gestion des intrants agricoles subventionnés, Direction nationale de l’agriculture,  Zones de l’ON.

Elaboré dans ces conditions et rendu public, le Rapport de vérification a révélé des irrégularités administratives et financières.

Le département de tutelle est indexé pour avoir ordonné le remboursement de la subvention des engrais, au titre de la campagne agricole 2020-2021, à 6 fournisseurs qui ont perçu, sans fournir au préalable les pièces justificatives requises, quelque 655, 444 millions FCFA. Il s’agit de : Dpa, Ko2, Gdcm, Eléphant vert, Agri Obtention et Madcom.

Quant à la Direction générale de la structure  où s’est déroulée la mission, à savoir l’Office du Niger, elle n’est nulle part concernée. Un fait rare dans les rapports du BVG pour ne pas être souligné.  Sa réactivité à fournir des réponses satisfaisantes aux observations contenues dans le rapport provisoire est à l’honneur d’une entreprise à encourager pour ses efforts de gestion dans le contexte actuel.

Il est peut-être utile de signaler que la gestion des intrants agricoles subventionnés par l’Etat est encadrée par le «Manuel de procédures de gestion de la subvention des intrants Agricoles» qui précise l’organisation, les principes de gestion, les tâches et les procédures à appliquer.

Mais, comment ces irrégularités ont-elles pu échapper à la ‘’vigilance’’ des services techniques du département de l’Economie et des Finances qui est tout de même un acteur de premier plan dans la gestion des subventions relatives aux intrants agricoles?

L’examen éventuel du dossier par le président de la Section des Comptes de la Cour suprême et le Procureur chargé du Pôle national économique et financier, tous deux saisis par le Végal, qui exige le remboursement du montant payé, apporterait peut-être des éléments de réponses à cette question.

A l’exception notable de son staff de communication qui peine manifestement à se hisser à la hauteur des autres  compétences dont il regorge, le Bureau du vérificateur vient de renforcer, par la rigueur du travail mené dans la Cité des balanzans, son image d’une institution de plus en plus crédible. Et de moins en moins contestée, comme à ses débuts.

<strong>Dèbè Tall</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion de l&amp;apos;agence nationale de la sécurité routière (ANASER) Près de 500 millions de FCFA d&amp;apos;irrégularités financières décelées entre 2019 et 2022</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-lagence-nationale-de-la-securite-routiere-anaser-pres-de-500-millions-de-fcfa-dirregularites-financieres-decelees-entre-2019-et-2022-3033011.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-lagence-nationale-de-la-securite-routiere-anaser-pres-de-500-millions-de-fcfa-dirregularites-financieres-decelees-entre-2019-et-2022-3033011.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 19 Aug 2023 01:29:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Suite à la saisine d'un citoyen et conformément au pouvoirs N°031/2022/BVG du 31 octobre 2022 ainsi qu'en vertu des dispositions de l'article 2 et 17 de la Loi n°2021-069 du 23 décembre 2021 l'instituant, le Vérificateur Général a initié la vérification financière de la gestion de l'Agence Nationale de la Sécurité Routière (ANASER), au titre des exercices budgétaires 2019, 2020, 2021 et 2022 (31 août). A l'issue des travaux, plusieurs irrégularités administratives et financières ont été constatées dans la gestion de l'ANASER dont celles relatives aux irrégularités financières s'élèvent à près de 500 millions de FCFA.  </em></strong>

La problématique de l'insécurité routière a pris ces dernières années des proportions inquiétantes devenant une préoccupation majeure des plus hautes autorités du Mali. Dans le but de réduire les accidents de la circulation routière sur l'étendue du territoire national, le Gouvernement a créé en février 2009, un Etablissement Public à caractère Administratif, dénommé <em>"Agence Nationale de la Sécurité Routière - ANASER."</em>

Dans cette vision politique des autorités, l'ANASER doit promouvoir et renforcer la sécurité routière et contribuer efficacement à l'amélioration des conditions d'exploitation du réseau routier national pour le bien-être des populations. L'ANASER, pour réaliser les missions qui lui sont dévolues, bénéficie des redevances de sécurité routière de la circulation routière à l'occasion de la délivrance des permis et autorisations de conduire, des certificats d'immatriculation des véhicules, de la confection des plaques d'immatriculation et du contrôle technique des véhicules. Elle bénéficie aussi des amendes provenant des infractions aux règles de la circulation routière. Au cours des exercices budgétaires 2019, 2020 et 2021, l'ANASER a reçu des différents services de recouvrement la somme de 4 490 326 716 FCFA, soit 1 039 127 501 FCFA en 2019, 1 660 937 160 FCFA en 2020, et 1 790 262 055 FCFA en 2021.

En 2019, l'ANASER a fait l'objet d'une vérification financière par une équipe du Bureau du Vérificateur Général. Cette vérification a relevé des dysfonctionnements de contrôle interne et des irrégularités financières. Au regard de ce qui précède et suite à une saisine citoyenne, le Vérificateur Général a initié la mission de vérification financière de la gestion de l'ANASER.

<strong>Recrutement de personnels contractuels en l'absence de plan approuvé par le Ministre de tutelle</strong>

En ce qui concerne les constatations et recommandations issues de ladite vérification, elles sont relatives aux irrégularités administratives et aux irrégularités financières.

Quant au irrégularités administratives, celles-ci relèvent des dysfonctionnements du contrôle interne notamment le Directeur Général a procédé au recrutement de personnels contractuels en l'absence de plan approuvé par le Ministre de tutelle ; le Conseil d'administration ne tient pas régulièrement ses sessions ordinaires ; le Conseil d'administration n'a pas fait certifier les comptes de gestion par un Commissaire aux comptes ; la Direction Générale a irrégulièrement résilié un contrat de marché public pour un montant de 107 942 008 FCFA ; la Direction Générale ne sélectionne pas systématiquement les fournisseurs sur la base du fichier-fournisseurs ; le Directeur Général a irrégulièrement signé le chèque BMS n°3922977 du 7 octobre 2020 et le chèque BMS n°1810342 du 12 mars 2021.

En termes de recommandations, les Vérificateurs ont recommandé au Directeur Général de requérir l'autorisation du Ministre de tutelle avant de procéder à tout recrutement de personnels contractuels ; sélectionner les fournisseurs ou prestataires pour les demandes de renseignement et de prix à compétition restreinte et des demandes de cotation dans le fichier-fournisseurs ; respecter les délais prévus pour la communication des plans prévisionnels annuels de passation des marchés publics conformément au Code des marchés publics ; respecter les dispositions du Code des marchés publics en ce qui concerne les motifs de résiliation des contrats ; respecter les obligations incombant aux comptables publics en matière de signature de chèques bancaires et autres moyens de paiement sur les comptes de trésorerie.

En ce qui concerne le Conseil d'administration, il lui a été recommandé de tenir régulièrement les sessions ordinaires ; procéder à la nomination du Commissaire aux comptes. Quant à l'Agent comptable, la mission lui recommande de s'assurer de la régularité des bons d'achat avant tout paiement de dépenses.

Des redevances relatives

au contrôle technique des véhicules non déclarées

Par rapport aux irrégularités financières, le montant total de celles-ci s'élève à 484 252 275 FCFA. Ainsi, il ressort de la mission de vérification, entre autres, que la commission d'analyse a retenu une offre d'un soumissionnaire sans une mise en concurrence réelle pour un montant de 13 503 826 FCFA, le Directeur Général et l'Agent comptable ont indûment payé des arriérés d'impôts directs à un Cabinet fiscal pour la somme de 30 000 000 FCFA à l'ordre du cabinet fiscal (MSK) le chèque ECOBANK. En effet, poursuit le rapport de vérification, le DG de l'ANASER par convention d'assistance fiscale, non signée, d'un montant de 57 466 000 FCFA a sollicité les services d'un cabinet de conseil fiscal pour une assistance dans la gestion du contentieux fiscal l'opposant à la Direction Générale des Impôts.

Les vérificateurs ont également constaté que l'Agent comptable n'a pas déclaré l'intégralité des redevances relatives au contrôle technique des véhicules.

Car, les redevances relatives au contrôle technique des véhicules, reversées sur le compte bancaire de l'ANASER sont inférieures à celles figurant sur les certificats de recettes.

Les écarts de recettes non déclarées par l'Agent comptable s'élèvent à 229 646 700 FCFA au titre de l'exercice 2019.

Il ressort également du rapport de vérification que les Régisseurs des recettes des Directions Régionales des Transports des Régions de Ségou et de Koulikoro n'ont pas recouvré la totalité des redevances de sécurité routière. En effet, afin de s'assurer du respect de ces dispositions, l'équipe de vérification a procédé à la reconstitution des redevances de sécurité routière à partir des rapports mensuels des Directions Régionales des transports de Ségou et de Koulikoro. Elle a, ensuite, rapproché le montant des recettes reconstituées à celui des redevances de sécurité routière perçues et reversées par les Régisseurs dans le compte bancaire de l'ANASER. Elle a constaté que les montants des recettes reconstituées sont supérieurs à ceux recouvrés et reversés par les Régisseurs des DRT de Ségou et Koulikoro sur le compte bancaire de l'ANASER.

Pour la période sous revue, le montant total des redevances reconstituées par l'équipe de vérification s'élève 749 125 000 FCFA alors que celui recouvré et reversé par les Régisseurs est de 524 519 425 FCFA, soit un écart non recouvré de 224 605 575 FCFA.

<strong>Les juridictions compétentes saisies</strong>

Les faits ainsi constatés et transmis au président de la Section des comptes de la Cour Suprême et au Procureur de la République près le Tribunal de grande instance de la commune III du district de Bamako, chargé du Pôle économique et financier sont relatifs à la simulation de concurrence portant sur le Contrat de marché public n°3519/CPMP/MTI-2020 relatif à la fourniture de produits alimentaires ; au paiement indu d'arriérés d'impôts pour la somme de 30 000 000 FCFA à l'ordre du Cabinet fiscal MSK ; à la non-déclaration par l'Agent comptable, des redevances de sécurité routière relatives au contrôle technique des véhicules, pour un montant de 229 646 700 FCFA ; au non-recouvrement des redevances de sécurité routière par les Régisseurs des recettes des Directions Régionales des Transports de Ségou et Koulikoro pour un montant de 224 605 575 FCFA.

En conclusion, la vérification financière de l'Agence nationale de la Sécurité Routière a été initiée par le Vérificateur Général à la suite d'une saisine provenant d'un citoyen. Elle a porté sur les opérations de recettes et de dépenses exécutées par l'ANASER au titre des exercices budgétaires 2019, 2020, 2021 et 2022 (31 août).

Elle a également porté sur les problématiques liées à la gouvernance de l'établissement, plus précisément sur l'organisation et le fonctionnement des organes d'administration et de gestion de l'établissement dans tous leurs aspects significatifs. A la lumière des travaux de vérification menés par la mission, des dysfonctionnements importants du contrôle interne ont été mis en exergue à savoir : la tenue irrégulière des sessions du Conseil d'administration ; le non-respect des procédures de passation des marchés publics ; la non-désignation du Commissaire aux comptes ; - la non-production des états financiers de synthèses ; des recrutements de personnel non autorisés par le Ministre chargé des attributions de la tutelle, etc.

<strong>  Boubacar PAÏTAO (Rapport BVG) </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>ANASER :   Révélations sur la gestion scabreuse de l&amp;apos;ex&#45;DG Mme Diadji Sacko : plus de 484 millions de FCFA volatilisés</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/anaser-revelations-sur-la-gestion-scabreuse-de-lex-dg-mme-diadji-sacko-plus-de-484-millions-de-fcfa-volatilises-3032739.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/anaser-revelations-sur-la-gestion-scabreuse-de-lex-dg-mme-diadji-sacko-plus-de-484-millions-de-fcfa-volatilises-3032739.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 16 Aug 2023 09:44:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Une gestion douteuse au sein de l'Agence Nationale pour la Sécurité Routière (ANASER) a été mise en lumière, mettant en cause l'ancienne directrice générale, Mme Diadji Sacko, qui a dirigé l'agence pendant la période d’octobre 2019 à août 2022. Ces révélations fracassantes émanent d'un récent rapport d'enquête publié par le Bureau du Vérificateur Général, couvrant les exercices 2019, 2020, 2021 et 2022.</strong>

Alors qu’elle a passé le témoin à M. Ousmane Maïga, faisant comme si elle ne se reproche absolument rien, l’ancienne Directrice Générale de l’Agence Nationale pour la Sécurité Routière est, aujourd’hui, rattrapée par ses casseroles. Du moins, c’est ce que l’on retient du rapport d’enquête du Bureau du Vérificateur Général.

En effet, ce rapport est le résultat d’une enquête de vérification qui a porté sur la gestion de l’ANASER, au titre des exercices 2019, 2020, 2021 et 2022 (31 août). Par cette enquête, le bureau du vérificateur général voudrait s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses, ainsi que les actes d’administration de l’ANASER. Les travaux de vérification ont essentiellement porté sur les dépenses de fonctionnement, les dépenses d’investissement, les redevances de sécurité routière, ainsi que les actes d’administration de l’ANASER.

<strong>Ce qu’il faut comprendre par l’ANASER </strong>

Créée par l’Ordonnance n°09-003/P-RM du 09 février 2009 et ratifiée par la Loi n°09-006 du 05 juin 2009, l’Agence Nationale de la Sécurité Routière est chargée de définir, de concevoir et de coordonner les politiques de l’Etat en matière de sécurité routière. Elle a pour mission de promouvoir et renforcer la sécurité routière et de contribuer à l’amélioration des conditions d’exploitation du réseau routier. Le Décret n°09-040/P-RM du 9 février 2009, modifié, fixe son organisation et les modalités de son fonctionnement. La Décision n°2016-001/METD-SG PCA-ANASER du 04 mars 2016 détermine le détail de son organisation interne et son cadre organique.

<strong>Comment Mme DiadjiSacko et les responsables financiers ont-ils érigé la magouille en mode de gestion ? </strong>

Le rapport d’audit du BVG met en exergue, la mauvaise gestion des responsables de l’ANASER. En atteste les irrégularités financières qui s’élèvent à  plus de 484 millions FCFA (484 252 275 F) pendant les exercices 2019, 2020, 2021 et 2022 (31 août) ; soit à peu près 4 ans de gestion.

À en croire le rapport d’enquête du vérificateur, la commission d’analyse a retenu une offre d’un soumissionnaire sans une mise en concurrence réelle. L’article 2 du Décret n°2016-0888/P-RM du 23 novembre 2016 portant Code d’Ethique et de Déontologie dans les Marchés Publics et les Délégations de Service Public dispose : « <em>La mise en concurrence est une obligation qui implique, sauf réserves ou dérogations prévues par la réglementation communautaire ou nationale, que les autorités contractantes doivent mettre en compétition et dans des conditions identiques, tous les candidats à un marché public. Cette mise en concurrence s’effectue par la publication d’un avis d’appel d’offres, d’un avis à manifestation d’intérêt, ou par un envoi d’une invitation à soumissionner. La mise en concurrence peut être ouverte ou restreinte </em>»…

Afin de s’assurer du respect de ces dispositions, l’équipe de vérification a analysé les marchés passés par DRPR (Demande de Renseignement de Prix à Compétition Restreinte) et les rapports de dépouillement et d’analyse des offres de la période sous revue. Elle a, en outre, analysé la copie des registres du commerce fournie par les candidats. À l’issue de ces travaux, elle a constaté que la commission a retenu l’offre d’un soumissionnaire sans une mise en concurrence réelle.

En effet, le Contrat n°3519/CPMP/MTI-2020 relatif à la fourniture de produits alimentaires d’un montant de 13 503 826 FCFA a été attribué à SIMPA SERVICES dont le gérant est aussi titulaire de la société « MATY BTP » soumissionnaire au même marché et la société « Assitan SIMPARA », soumissionnaire audit marché également.

<strong>Paiement indu des arriérés d’impôts directs à un Cabinet fiscal par la DG et l’Agent Comptable</strong>

L’Article 252 de la Loi n°06-068/ du 29 décembre 2006, modifiée, portant Livre de Procédures Fiscales stipule : «<em> L’impôt direct est payable à la caisse du comptable assignataire des rôles et des rapports de liquidation ou du ressort de la circonscription sur laquelle cet impôt est dû. L’adresse, la signature et le cachet du comptable assignataire doivent figurer sur les avertissements, avis, sommations et autres documents relatifs au recouvrement adressés aux redevables </em>».

Afin de s’assurer du respect de cette disposition, la mission a examiné les pièces justificatives de paiement d’Impôts sur les Traitements et Salaires. Elle a également demandé par mémo n°05 du 09 mai 2023, la mise à disposition de la Déclaration de recette relative au reçu de paiement ainsi que la quittance y afférente, matérialisant l’effectivité du paiement des arriérés d’impôts. Elle s’est également entretenue avec le Chef du Service Administratif et Financier.

À l’issue de ces travaux, elle a constaté que la Directrice Générale de l’ANAZER, au moment des faits, a ordonné à l’Agent comptable, par Mandat n°459, le paiement d’arriérés d’impôts pour la somme de 30 millions FCFA à l’ordre du cabinet fiscal (MSK) le chèque ECOBANK N°3922977. En effet, la DG de l’ANASER par convention d’assistance fiscale, non signée, d’un montant de 57 466 000 FCFA a sollicité les services d’un cabinet de conseil fiscal pour une assistance dans la gestion du contentieux fiscal l’opposant à la Direction Générale des Impôts.

<strong>L’Agent comptable n’a pas déclaré l’intégralité des redevances relatives au contrôle technique des véhicules</strong>

L’article 123 du Décret n°2018-0009/P-RM du 10 janvier 2018 portant Règlement Général sur la Comptabilité Publique dispose : « <em>L’Agent comptable exécute toutes les opérations de recettes et de dépenses budgétaires ainsi que toutes les opérations de trésorerie de l’établissement auprès duquel il est accrédité. Il est soumis à l’ensemble des obligations incombant aux comptables publics énoncées dans le présent décret. A ce titre, il est seul signataire des chèques et autres moyens de paiement sur les comptes de trésorerie</em> »…

Afin de s’assurer du respect de ces dispositions, l’équipe de vérification a rapproché les statistiques de la visite technique aux bordereaux de versement et chèques émis par la société Mali Technic System (MTS), concessionnaire du service public de contrôle technique des véhicules. Elle a ensuite rapproché ces données aux certificats d’encaissement. Contre toute attente, elle a constaté que les redevances relatives au contrôle technique des véhicules, reversées sur le compte bancaire de l’ANASER sont inférieures à celles figurant sur les certificats de recettes. Les écarts de recettes non déclarées par l’Agent comptable s’élèvent à 229 646 700 FCFA au titre de l’exercice 2019.

<strong>Les Régisseurs des recettes des Directions Régionales des Transports des Régions de Ségou et de Koulikoro n’ont pas recouvré la totalité des redevances de sécurité routière</strong>

L’article 6 de l’Arrêté n°10-0388/MET-MEF-SG du 16 février 2010 déterminant les taux, les modalités de recouvrement de la redevance de sécurité routière et de sa mise à la disposition de l’Agence Nationale de la Sécurité Routière dispose : « <em>La perception de la redevance de sécurité routière à l’occasion de la délivrance des permis et autorisations de conduire, des certificats d’immatriculation des véhicules et de la confection des plaques d’immatriculation est assurée par les régisseurs de recettes des Directions Régionales et des Subdivisions des Transports Terrestres et Fluviaux pour le compte de l’Agence Nationale de la Sécurité Routière </em>».

Mieux, l’article 9 du même arrêté stipule: «<em> les Régisseurs des recettes des Directions Régionales et Subdivisions des Transports Terrestres et Fluviaux, procèdent à la fin de chaque journée, au versement dans le compte bancaire de l’Agence Nationale de la Sécurité Routière de la totalité du montant de la redevance de sécurité routière appuyé d’un état nominatif des recouvrements effectués en double exemplaire </em>».

Pour s’assurer du respect de ces dispositions, l’équipe de vérification a procédé à la reconstitution des redevances de sécurité routière à partir des rapports mensuels des Directions Régionales des transports de Ségou et de Koulikoro. Elle a, ensuite, rapproché le montant des recettes reconstituées à celui des redevances de sécurité routière perçues et reversées par les Régisseurs dans le compte bancaire de l’ANASER.

La mission d’enquête a constaté que les montants des recettes reconstituées sont supérieurs à ceux recouvrés et reversés par les Régisseurs des DRT de Ségou et Koulikoro sur le compte bancaire de l’ANASER. En effet, pour la période sous revue, le montant total des redevances reconstituées par l’équipe de vérification s’élève à 749 125 000 FCFA alors que celui recouvré et reversé par les Régisseurs est de 524 519 425 FCFA, soit un écart non recouvré de 224 605 575 FCFA.

Ce rapport sert de matière pour la justice qui est aux trousses des délinquants financiers. Face à cette gabegie, le Bureau du Vérificateur Général a transmis et dénoncé les faits au Président de la section des comptes de la Cour Suprême et au Procureur de la République près le tribunal de grande instance de la commune III du district de Bamako, charge du Pôle économique et financier. Du coup, l’ancienne DG de l’ANASER et ses complices ne dorment que d’un seul œil.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Avec la Cour des Comptes : Quel avenir pour le BGV ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/avec-la-cour-des-comptes-quel-avenir-pour-le-bgv-3032650.html</link>
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<pubDate>Tue, 15 Aug 2023 10:49:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Quel devenir pour le Bureau de vérificateur général ? La question taraude les esprits depuis la promulgation d’une nouvelle constitution en République du Mali. Créée au mépris des textes communautaires de l’Uemoa, pour briser les voix discordantes, le Bureau de vérificateur comme bien d’autres structures de contrôle pourraient vivre ses derrières heures. Et pour cause :  l’avènement de la Cour des comptes - en tant que juridiction supérieure des finances publiques et l’institution supérieure selon la nouvelle loi fondamentale - prend en compte les mêmes fonctions de contrôle, de consultation et d’assistance du législateur (Parlement) et de l’exécutif (Gouvernement) dans le contrôle de l’exécution des lois de finances et l’évaluation des politiques publiques. En attendant la loi organique pour les détails de ses attributions, de son organisation et de ses règles de fonctionnement ainsi que de la procédure suivie devant elle, la Cour des Comptes se comprend déjà comme un organe de veille sur les comptes public en tant que juge de comptables publics de deniers et de matières ainsi que d’arbitrage de la régularité des opérations financières et de sanction des fautes de gestion, etc.

Il s’agit entre autres des prérogatives qu’elle pourrait éventuellement disputer avec le BGV, dont la dissolution avait été réclamée lors des Assises nationales de la refondation, principale boussole des autorités de transition. L’institution du Vérificateur, une promesse de campagne du président ATT, était inspirée de son équivalent canadien, lequel se distingue du BVG malien par son indépendance institutionnelle et son autonomie vis-à-vis de l’Exécutif. Toutes choses qui inclinent les observateurs avisés à soupçonner des contrôles souvent commandités et même téléguidés. En tout état de cause, de sa création à nos jours, certains services ont toujours échappé au contrôle. Ce qui a vraisemblablement inspiré aux participants des Assises nationales de la refondation à réclamer la fusion de toutes les structures de contrôles dans une seule entité.

<strong>Quid des rapports classés…?</strong>

Depuis sa création, une bonne partie des rapports du Bureau du Vérificateur Général ont été classés sans suite. Et c’est souvent les autorités et les magistrats qui sont pointées du doigt par une population traumatisée par la somme qu’on présente souvent comme manque à gagner. Recoupement fait, la plupart des rapports sont classés faute de preuves solides ou tout simplement parce que des contrôleurs refusent de reconnaître certains justificatifs présentés par les personnes incriminées. Il arrive aussi que les contrôleurs s’appuient sur des manuels de passation de marchés publics au mépris des manuels propres à certaines structures tel que les EPE ou les sociétés anonymes régies par les textes de l’Ohada.

<strong>Amidou Keita</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Gestion de la commune rurale de Bangassi : Le BVG décèle près de  151,44 millions de F CFA d&amp;apos;irrégularités financières</title>
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<pubDate>Sat, 12 Aug 2023 01:38:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La présente vérification a pour objet la gestion de la Commune rurale de Bangassi (CRB) au titre des exercices 2018, 2019, 2020, 2021 et 2022. Elle a pour objectif de s'assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes des organes délibérant et exécutif de la Commune. Les travaux de vérification ont porté sur la mobilisation des recettes et leur reversement, l'exécution des dépenses, la gouvernance administrative, la gestion domaniale et foncière, l'état civil et la comptabilité-matières.</em></strong>

La CRB sur la base de son PDESC 2017-2021 est composée de 14 villages (Bambéla, Bangassi Doudou, Bangassi Doudou-Maure, Bangassi Gopéla, Bangassi Liberté, Bangassi Maures, Bangassi Nango (chef-lieu de la Commune), Diakalel, Diguidian Gopéla, Diguidian Peulh, Guémou, Madinel, Ségué Maures et Sinthiane) et 13 hameaux de culture. La CRB avec une superficie de 1039 km2 est située à 10 km de la ville de Kayes.

<strong>Irrégularités</strong><strong> administratives </strong>

Pour remédier à de nombreuses irrégularités administratives, la mission a recommandé, entre autres, au représentant de l'Etat dans le cercle de Kayes de procéder à l'inspection périodique de la Commune rurale de Bangassi conformément à la législation en vigueur ; au maire de la CRB de prendre un arrêté déterminant les attributions spécifiques des adjoints, de veiller à la perception des recettes de la Commune exclusivement par le régisseur de recettes, de transmettre systématiquement le volet n°2 des registres de naissance et de mariage au représentant de l'Etat dans le cercle de Kayes, de veiller à la tenue des documents administratifs obligatoires, de saisir les commissions de travail sur les questions importantes de la Commune, le cas échéant, de créer les régies de recettes et d'avances conformément à la réglementation en vigueur, d'initier la procédure de nomination du comptable-matières conformément au texte en vigueur sur la matière, de respecter les procédures d'attribution des parcelles de terrain à usage d'habitation, de procéder à l'enregistrement systématique des contrats de marché auprès du représentant de l'Etat dans la Commune, de veiller à la constitution du cautionnement et à la prestation de serment des régisseurs de recettes et d'avances de la Commune, de veiller sur les délais de reversement des recettes encaissées à la trésorerie régionale de Kayes par le Régisseur de recettes.

Au 2e adjoint au maire, la mission demande de cesser de percevoir les recettes de la Commune en lieu et place du régisseur de recettes.

Pour le secrétaire général, il doit tenir les documents administratifs obligatoires et les registres légaux. Quant aux régisseurs de recettes et d'avances de la Commune, ils doivent constituer leur cautionnement et prêter serment. Enfin, le régisseur de recettes de la Commune doit respecter les délais de reversement des recettes encaissées à la trésorerie régionale de Kayes.

<strong>Irrégularités financières </strong>

Le montant total des irrégularités financières, ci-dessous, s'élève à 151 437 958 F CFA. Le Bureau du Vérificateur général a transmis et dénoncé des faits au président de la Section des comptes de la Cour suprême et au procureur de la République près le Tribunal de grande instance de la Commune III du district de Bamako, chargé du Pôle économique et financier, relativement au non-recouvrement des frais d'édilité issus de la cession des parcelles à usage d'habitation pour un montant de 53 000 000 F CFA, au non-reversement des frais d'édilité issus de la cession des parcelles à usage d'habitation pour un montant de 97 000 000 F CFA et au non-reversement des frais d'établissement des actes d'état-civil pour un montant de 733 200 F CFA.

Le BVG a aussi transmis au directeur général des impôts le fait relatif au non-recouvrement des droits de patente sur des marchés publics payés pour un montant total de 704 758 F CFA.   <strong> </strong>

<strong>Source BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>PIU COVID&#45;19 ou l’antichambre de la délinquance financière :  Plus de 496 millions FCFA carotté en six mois</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/piu-covid-19-ou-lantichambre-de-la-delinquance-financiere-plus-de-496-millions-fcfa-carotte-en-six-mois-3031919.html</link>
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<pubDate>Wed, 09 Aug 2023 08:52:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le rapport du Vérificateur général sur la gestion du Fonds Covid-19 met à nu, la somme de 496,8 millions FCFA (</strong><strong>496 848 028 FCFA) volatilisée au PIU Covid-19 (Projet d’Intervention d’Urgence Covid-19),</strong><strong> sous la période</strong><strong> de  2021 (du 1<sup>er </sup>juillet au 31 décembre) et 2022. Plus grave, deux autres précédents rapports d’enquêtes enfoncent le clou en mettant au goût du jour, des irrégularités financières s’élevant  à 1</strong><strong> milliard FCFA (</strong><strong>1 032 162 037F) pendant</strong><strong> la période</strong><strong> du 13 mai au 31 décembre 2020, soit 8 mois de gestion et 939 millions FCFA (939 227 131F) en 6 mois de gestion, à compter du 1<sup>er</sup> janvier au 30 juin 2021.  </strong>

Décidemment, les rapports d’enquêtes du Bureau du Vérificateur Général sur la gestion du Fonds Covid-19 par le PIU Covid-19 continuent d’alimenter les conversations et de susciter des interrogations au niveau de bon nombre de maliens. Le Coordinateur du PIU Covid-19, le Dr Seydou Goïta, ne bénéficie-t-il pas d’une couverture par rapport à sa gestion des fonds du PIU Covid-19 ? Et pourquoi garde-t-il encore son poste ? Au total, le cumul des saignées financières enregistrées au sein du Projet, pendant les exercices 2020, 2021et 2022 se chiffrent à 2,468 milliards FCFA (2 468 237 196 F).

<strong>Les mêmes causes produisent les mêmes effets</strong>

L’enquête financière réalisée au PIU Covid-19 pendant la période de  2021 (du 1<sup>er </sup>juillet au 31 décembre) et 2022  exhale une odeur de scandale et aurait eu des conséquences pour l'establishment politico-administratif de Bamako. Cet audit sur la période de 2021 (du 1<sup>er </sup>juillet au 31 décembre) et 2022, énumère pêle-mêle, les dysfonctionnements et les malversations dans la gestion des fonds dédiés au PIU Covid-19 au Mali.

Entre dépassements de budget, évasion des fonds et prestataires douteux, entre autres, tout y a passé ; au point qu’il y a une somme de 496  millions FCFA (496 848 028 F) qui s’est évaporée des caisses du projets, sans laisser la moindre trace.

Pour ce qui est de l’exercice 2021 (du 1<sup>er </sup>juillet au 31 décembre) et 2022, l’équipe de vérification a analysé les manuels de procédures du PIU COVID-19 et les conventions conclues entre ledit Projet et les structures bénéficiaires des avances à justifier.

En effet, il ressort de l’enquête que certaines structures bénéficiaires des avances à justifier n’ont pas remboursé la totalité des fonds mis à leur disposition par le PIU COVID-19 et qu’elles n’ont pas pu justifier dans le délai requis. Conformément aux dispositions du manuel de procédures du PIU, toute avance non justifiée dans le délai de trois mois, doit faire l’objet de remboursement. Il s’agit des structures suivantes : l’ANTIM, la DPM, l’INSP et les DRS de Gao, Kayes, Tombouctou, Ménaka, Sikasso et Taoudéni.

De plus, le PIU COVID-19 n’a pas exigé, de ces structures, le remboursement des montants non justifiés dans le délai requis. Le montant total des avances non justifiées dans le délai requis s’élève à 99,4 millions de nos francs  (99 484 675 FCFA).

<strong>Le Directeur de la DPM n’a pas expédié la totalité des intrants aux bénéficiaires </strong>

Le Cahier des Clauses Administratives Générales (CCAG) de l’Accord n°00012 C/2020/DGMP-DSP signé avec UNOPS le 22/06/2020 pour l’acquisition d’équipements, matériels et consommables de protection et de prise en charge dans le cadre de la riposte au COVID 19 au Mali en son point 1.1, stipule : <em>« Le site du projet ou le lieu de destination finale est le Magasin de la Direction de la Pharmacie et du Médicament situés dans les locaux de l’Usine Malienne de Produits Pharmaceutiques, quartier Zone Industrielle-route de Sotuba, Bamako-République du Mali </em>».

Le point 2.2.2.1 du manuel d’exécution du PIU COVID-19, relatif à la mobilisation des fonds de la Banque Mondiale précise : « <em>Le paiement des dépenses obéit à la règle du service fait ou du bien livré. Le paiement d’une dépense est conditionné à la livraison du bien ou à l’exécution de la prestation objet de la dépense.</em> »

Afin de s’assurer du respect de la disposition des clauses Administratifs générales de l’Accord n°00012 C/2020/DGMP-DSP signé avec UNOPS le 22/06/2020 pour l’acquisition d’équipements, matériels et consommables de protection et de prise en charge dans le cadre de la riposte au COVID 19 au Mali, l’équipe du vérificateur a analysé les manuels des procédures et les bordereaux d’envoi des intrants. Elle a également rapproché les bordereaux d’envoi aux stocks d’intrants de la Direction de la Pharmacie et du Médicament (DPM),  à la date du 12 décembre 2022.

C’est ainsi que l’équipe de vérification a constaté que le Directeur de la pharmacie et du médicament n’a pas expédié aux destinataires à savoir l’Hôpital du Mali, le Centre universitaire de recherche clinique (UCRC/USTTB), le Groupe scolaire de Fadjiguila et la Direction Générale de l’Hôpital de dermatologie, la totalité des intrants et équipements, conformément, aux bordereaux d’envoi. Les quantités d’intrants, d’eau de javel, de gants médium, de savon liquide, de sacs mortuaires et de dispositifs de lavage de mains mentionnées sur les bordereaux d’envoi ne sont pas conformes à celles reçues par les bénéficiaires. De plus, les quantités d’intrants non expédiées ne se trouvent pas dans le stock en magasin comme l’atteste le document de stock fourni par la DPM.

Le montant total des quantités d’intrants et équipements non expédiées et non stockées dans les magasins de la DPM s’élève à plus de 23 millions (23 524 356 FCFA).

<strong>Des agents des services de la Santé ont réceptionné des intrants et équipements qui n’ont pas été livrés aux structures sanitaires bénéficiaires </strong>

L’article 2 du Décret n°2019-0119/P-RM du 22 février 2019 portant Réglementation de la comptabilité-matières dispose : «<em> La comptabilité-matières a pour objet le recensement et le suivi comptable de tout bien meuble et immeuble et bien incorporel, propriété ou possession de l’État, des Collectivités Territoriales et des établissements publics nationaux et locaux soumis aux règles de la comptabilité publique </em>». Et le manuel d’exécution du PIU COVID-19 d’indiquer en son Point 2.2.2.1 relatif à la mobilisation des fonds de la banque mondiale : « <em>Le paiement des dépenses obéit à la règle du service fait ou du bien livré. Le paiement d’une dépense est conditionné à la livraison du bien ou à l’exécution de la prestation objet de la dépense</em> ».

Pour s’assurer que les services de santé, ont reçu les intrants et équipements achetés par le PIU COVID-19 dans le cadre de la lutte contre la maladie à Coronavirus -19,  le bureau du vérificateur a, sur la base des bordereaux d’envoi de la DPM, effectué des contrôles d’effectivité au niveau des structures sanitaires de Koulikoro, Ouéléssébougou, Bougouni, Sikasso et Ségou. Elle a également procédé à des entrevues.  Elle a constaté que certaines structures sanitaires bénéficiaires n’ont pas reçu l’intégralité des équipements et intrants qui leur sont destinés suivant les bordereaux d’envoi de la DPM mais qui ont été enlevés par des agents des services de la Santé dont le comptable-matières de l’hôpital de Ségou et des chauffeurs désignés par les Directeurs et les médecins-chefs de Koulikoro, Sikasso et de Bougouni.

<strong>À l’issue des contrôles d’effectivité, l’équipe de vérification a décelé que : </strong>
<ul>
 	<li>Le CSRéf de Koulikoro n’a reçu qu’un respirateur de réanimation sur trois destinés à leurs patients suivant le Bordereau d’Envoi (BE) n°453/MSDS-SG/DPM du 09 juin 2021 du Directeur de la Pharmacie et du Médicament, lequel a été reçu contre décharge par un chauffeur le 15 juin 2021. Le montant correspondant aux deux (02) respirateurs non livrés s’élève à 47 620 000 FCFA pour un prix unitaire de 23 810 000 FCFA ;</li>
 	<li>Suivant le BE n°1157/MSDS-SG/DPM du 19 avril 2021, le Directeur de la Pharmacie et du Médicament a envoyé à la Direction régionale de la Santé de Koulikoro, cinq (5) cartons de savon de 48 morceaux, 120 unités de savon liquide 1L Anios, 1 000 unités de combinaison de carton de 50 pièces au prix unitaire de 23 000 FCFA et 100 cartons de savon de 48 morceaux non réceptionnés. Le montant total de ces intrants non livrés s’élève à 24 377 750 FCFA ;</li>
 	<li>Suivant le BE-1389/MSDS-SG/DPM du 1er juin 2021, le Directeur de la Pharmacie et du Médicament a envoyé 100 cartons de 48 morceaux de savon au Coordinateur du Projet Programme Alimentaire Mondial (PAM) Koulikoro. Par contre, le Coordinateur dont le nom figure sur le Bordereau d’Envoi, les responsables des structures de Santé et la Coordination des Organisations Non Gouvernementales (ONG) de la Région ont tous affirmé qu’il n’y a pas de projet PAM à Koulikoro. Suite aux échanges, le signataire du BE, a confirmé n’avoir pas envoyé lesdits produits aux destinataires. Le montant des cartons de savon irrégulièrement sortis s’élève à 375 000 FCFA pour un prix unitaire de 3 750 FCFA ;</li>
 	<li>Suivant le BE n°0869/MSDS-SG/DPM du 05 avril 2022, le Directeur de la Pharmacie et du Médicament a envoyé 10 cartons de savon liquide ANIOS 1L (Carton de 12) au prix unitaire de 8 700 FCFA et 20 cartons de savon de 48 morceaux au prix unitaire de 3 750 FCFA au Proviseur d’un complexe scolaire privé dénommé SAMA 11 à Ouéléssébougou. Or, cet établissement était fermé il y a plus d’un an. Il ressort du BE qu’un élève a reçu ces cartons de savon liquide contre décharge. Cet élève nie les faits. Le montant correspondant aux intrants non réceptionnés s’élève à 162 000 FCFA ;</li>
 	<li>Le Médecin-Chef du CSRéf de Bougouni n’a livré aucun des trois (3) respirateurs de réanimation qui ont été envoyés par BE n°1445/ MSDS-SG/DPM du 09 juin 2021 du Directeur de la Pharmacie et du Médicament, lequel a été déchargé par un de ses chauffeurs le 11 juin 2021. Le montant correspondant aux respirateurs non livrés s’élève à 71 430 000 FCFA pour un prix unitaire de 23 810 000 FCFA ;</li>
 	<li>La Direction Générale de l’Hôpital de Sikasso n’a reçu aucun des quatre (4) respirateurs de réanimation qui ont été envoyés par BE n°0723/ MSDS-SG/DPM du 12 mars 2021 du Directeur de la Pharmacie et du Médicament, lequel a été déchargé par un chauffeur de l’hôpital le 25 juin 2021. Rappelons que les quatre (4) respirateurs dont dispose l’Hôpital ont été fournis par une autre source de financement provenant du Ministère chargé de la Santé et réceptionnés le 23 décembre 2021 d’un fournisseur. Ils sont en stock. L’hôpital dispose de quatre (4) autres respirateurs dont un ancien qui date de 2018 et trois (3) réceptionnés depuis le 02 juin 2021 et achetés avec un fournisseur par le Ministère chargé de la Santé. Le montant correspondant aux respirateurs non livrés s’élève à 95 240 000 FCFA pour un prix unitaire de 23 810 000 FCFA ;</li>
 	<li>La Direction régionale de la Santé de Sikasso n’a pas reçu les 700 unités d’équipements de Protection Individuels qui lui ont été envoyées par le Directeur de la Pharmacie et du Médicament suivant le BE n°1257/MSDS-SG/DPM du 29 avril 2021, lequel a été déchargé par un chauffeur le 03 mai 2021. Le montant correspondant aux unités d’équipements de Protection Individuels non livrés s’élève à 14 720 000 FCFA ;</li>
 	<li>La Direction Générale de l’hôpital de Ségou n’a pas reçu les cinq respirateurs de réanimation envoyés par le Directeur de la Pharmacie et du Médicament suivant BE n°0722-MSDS-SG/DPM du 12 mars 2021 et réceptionné par le Comptable Matières à Bamako le 12 juillet 2021. Les cinq respirateurs déclarés réceptionnés à leur place sont ceux envoyés par un autre bailleur de fonds avec la marque Drager qui ne figure pas parmi les marques achetées par le PIU COVID-19. Le montant correspondant aux cinq respirateurs non livrés s’élève à 119 050 000 FCFA pour un prix unitaire de 23 810 000 FCFA ;</li>
 	<li>La Direction Générale de l’hôpital de Ségou n’a pas reçu les 30 unités de distributeur de gel transmis suivant BE n°1583/MSDS-SG/DPM du 25 juin 2021 du Directeur de la Pharmacie et du Médicament alors que lesdits matériels ont été réceptionnés contre décharge par le Comptable-matières dudit hôpital. Le montant correspondant aux distributeurs de gel non livrés s’élève à 864 247 FCFA au prix unitaire de 28 808 FCFA (36,91 $) au taux de 780.5 FCFA en 2021. Le montant total des intrants et équipements non réceptionnés par les bénéficiaires s’élève à plus de 373 millions de nos francs (373 838 997 FCFA).</li>
</ul>
Autant de pratiques à l’origine des irrégularités financières de 496,8 millions de FCFA au Projet d’Intervention d’Urgence Covid-19<strong> pendant la période</strong><strong> de  2021 (du 1<sup>er </sup>juillet au 31 décembre) et 2022</strong>.

D’où une dénonciation de faits au Pôle Économique et financier par le Vérificateur Général, relativement  aux avances non justifiées et non remboursées par certaines structures bénéficiaires pour un montant de 99,4 millions FCFA ; aux intrants non expédiés aux bénéficiaires par le Directeur de la DPM pour un montant de 23, 5 millions FCFA ; à la réception et à la non-livraison de matériels et d’équipements aux structures sanitaires bénéficiaires, enlevés par des agents des services de la Santé pour un montant de 373,8 millions de nos francs.

Autres dénonciations de faits en 2021 adressées également à la Justice par le Vérificateur sont relatives à la non application de pénalités de retard pour un montant de 187 206 394 FCFA ; au paiement de dépenses indues pour un montant de 36 355 325 FCFA ; à la non justification d’une avance pour un montant de 90 millions FCFA ; au règlement d’un marché irrégulier avec le Bureau de l’OMS au Mali pour un montant de 625 665 412 FCFA.  Soit au total, 939 millions FCFA d’irrégularités financières, à compter de la période du 1<sup>er</sup> janvier au 30 juin 2021.

Auparavant, le Vérificateur avait saisi la Justice sur d’autres faits dans la gestion du PIU Covid-19 qui datent de l’exercice 2020. Notamment, le paiement intégral d’un marché partiellement exécuté pour un montant de 250 millions de FCFA ; le paiement de dépenses indues pour un montant de 7,19 millions de FCFA ; la minoration des droits d’enregistrement des marchés et de la redevance de régulation pour un montant total de 36,09 millions de FCFA ; le non-paiement des droits d’enregistrement et de la redevance de régulation sur des marchés pour un montant total de 159,07 millions de FCFA ; à la non-justification des avances pour un montant de 21,94 millions de FCFA ; à la non-mobilisation de la garantie bancaire d’un fournisseur défaillant pour un montant de 170,85 millions de FCFA ; à la non-ouverture d’un compte d’intérêt pour les fonds du Projet pour un montant de 73,02 millions de FCFA ; à la non-justification d’avances par les bénéficiaires pour un montant de 215,80 millions de FCFA ; à la non-réception des intrants dans les Régions de Kayes, Kita, Koulikoro et Ségou pour un montant de 98,19 millions de FCFA. Soit en chiffre, la somme de 1 milliard FCFA pour la période du 13 mai au 31 décembre 2020.

En attendant, l’interpellation des responsables de cette hémorragie financière au niveau du PIU Covid-19 s’impose; au risque d’énerver davantage les maliens.

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Commune rurale de Bangassi :  Une ardoise de 151 millions de F CFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/commune-rurale-de-bangassi-une-ardoise-de-151-millions-de-f-cfa-3031815.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 09 Aug 2023 02:34:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Informateur</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les irrégularités décelées dans la gestion ne laisse plainer aucun doute sur la tendance observée de s’écarter de l’orthodoxie financière</em></strong>

Les vérifications financières et de conformité ont mis en évidence plusieurs irrégularités administratives  et financières dont les principales sont relatives au non recouvrement et versement des frais d’éligibilité des parcelles à usage d’habitation. Les frais d’édilité sont fixés par l’autorité municipale et payés à leur caisse. Après paiement, celle-ci délivre une quittance au bénéficiaire.

La loi dispose au vu d’une ampliation de la décision d’attribution et de la quittance de payement des frais d’édilité, le représentant du Bureau spécialisé des domaines. Pour s’assurer du respect de ces dispositions, l’équipe de vérification a examiné les quittances et les états de reversement du Régisseur de recettes au Receveur- percepteur. Elle a ensuite procédé à l’inventaire des parcelles à usage d’habitation à partir du registre tenu par le Bureau spécialisé des domaines.  A l’issue des travaux, le constat que les frais non recouvrés se sont chiffré à 53 millions de F CFA, les fonds non versés atteignent 97 millions de F CFA auxquels il convient d’ajouter les frais d’établissement des actes d’état civil dépassant légèrement 733 millions de nos francs

Toute personne, résident ou non résident, qui bénéficie des contrats de marchés publics, à la livraison de biens et de services aux organismes ou parapublics est assujettie à la patente sur les marchés publics. Ces ressources constituent un indicateur imparfait d’autonomie financière des collectivités territoriales. Au sens étroit, les ressources locales propres correspondent aux recettes fiscales et non fiscales mobilisées par et au profit des collectivités locales. Elles mesurent également l’effort de mobilisation des décideurs locaux et contribuent à créer une certaine redevabilité en établissant un lien entre la pression fiscale locale et les prestations de services publics locaux. Un risque de la fiscalité locale est de favoriser le développement d’une corruption, qui affecte, non seulement les recettes fiscales locales, mais aussi l’ensemble des impôts.

Certaines collectivités urbaines, notamment Bamako regroupant d’importantes activités économiques, notamment des grandes entreprises, bénéficient de recettes de patente importantes et ont aussi la possibilité de mobiliser des redevances porteuses de recettes substantielles. Des collectivités parfois excentrées mobilisent des ressources de patente et des redevances en raison d’activités commerciales dynamiques.

&nbsp;

<strong>Palette de propositions</strong>

Le BVG formule des recommandations qui, lorsqu’elles sont judicieusement mises en œuvre, pourraient contribuer à renforcer le système de contrôle interne des structures vérifiées en vue d’une plus grande maîtrise des risques de gestion. A cet effet, le représentant de l’Etat dans le cercle de Kayes doit procéder à l’inspection périodique de la commune, à charge au maire de prendre un arrêté déterminant les attributions spécifiques des adjoints, de veiller à la perception des recettes de la commune exclusivement par le régisseur de recettes, de transmettre systématiquement le volet n°2 des registres de naissance et de mariage au représentant de l’Etat dans le cercle de Kayes, de veiller à la tenue des documents administratifs obligatoires, de saisir les commissions de travail sur les questions importantes de la commune, le cas échéant , de créer des régies de recettes et d’avances conformément à la réglementaire en vigueur.

Autres recommandations faites :  initier la procédure de nomination de comptable-matière, respecter les procédures d’attribution des parcelles de terrain à usage d’habitation, procéder à l’enregistrement systématique des contrats de marché auprès du représentant de l’Etat dans la commune, veiller à la constitution du cautionnement et à la prestation de serment des régisseurs de recettes et d’avances.

Au regard de la gravité des faits présumés de mauvaise gestion et de détournement totalisant un peu plus de 151 millions de F CFA, , le Bureau du vérificateur général s’est tourné du côté de la justice pour prendre la suite de ce dossier.

Bangassi est une <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Collectivit%C3%A9_territoriale_au_Mali">commune du Mali</a> forte de 20 000 âmes, dans le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Cercle_de_Kayes">cercle</a> et la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9gion_de_Kayes">région de Kayes</a>.

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<strong>Ibrahim Yattara</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion de la Commune Rurale de Bangassi :  Plus de 150 millions de FCFA d’irrégularités financières</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-la-commune-rurale-de-bangassi-plus-de-150-millions-de-fcfa-dirregularites-financieres-3031940.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 09 Aug 2023 01:03:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La présente vérification a pour objet la gestion de la Commune Rurale de Bangassi (CRB) au titre des exercices 2018, 2019, 2020, 2021 et 2022. Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes des organes délibérant et exécutif de la Commune. </strong>

Les travaux de vérification ont porté sur la mobilisation des recettes et leur reversement, l’exécution des dépenses, la gouvernance administrative, la gestion domaniale et foncière, l’état civil et la comptabilité-matières.

La CRB sur la base de son PDESC 2017-2021 est composée de 14 villages (Bambéla, Bangassi Doudou, Bangassi Doudou-Maure, BangassiGopéla, Bangassi Liberté, Bangassi Maures, Bangassi Nango (Chef-lieu de la Commune), Diakalel, DiguidianGopéla, Diguidian Peulh, Guémou, Madinel, Ségué Maures et Sinthiane) et 13 hameaux de culture. La CRB avec une superficie de 1 039 Km<sup>2</sup> est située à 10 km de la ville de Kayes.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

Pour remédier à de nombreuses irrégularités administratives, la mission a recommandé entre autre au Représentant de l’État dans le Cercle de Kayes de procéder à l’inspection périodique de la Commune Rurale de Bangassi conformément à la législation en vigueur ; au Maire de la CRB de prendre un arrêté déterminant les attributions spécifiques des Adjoints, de veiller à la perception des recettes de la Commune exclusivement par le Régisseur de recettes, de transmettre systématiquement le volet n°2 des registres de naissance et de mariage au Représentant de l’État dans le Cercle de Kayes, de veiller à la tenue des documents administratifs obligatoires, de saisir les commissions de travail sur les questions importantes de la Commune, le cas échéant, de créer les régies de recettes et d’avances conformément à la réglementation en vigueur, d’initier la procédure de nomination du Comptable-matières conformément au texte en vigueur sur la matière, de respecter les procédures d’attribution des parcelles de terrain à usage d’habitation, de procéder à l’enregistrement systématique des contrats de marché auprès du Représentant de l’État dans la Commune, de veiller à la constitution du cautionnement et à la prestation de serment des Régisseurs de recettes et d’avances de la Commune, de veiller sur les délais de reversement des recettes encaissées à la Trésorerie Régionale de Kayes par le Régisseur de recettes.

Au 2<sup>ème</sup> Adjoint au Maire, la mission demande de cesser de percevoir les recettes de la Commune en lieu et place du Régisseur de recettes. Pour le Secrétaire général, il doit tenir les documents administratifs obligatoires et les registres légaux. Quant aux Régisseurs de recettes et d’avances de la Commune, ils doivent constituer leur cautionnement et prêter serment. Enfin, le Régisseur de recettes de la Commune doit respecter les délais de reversement des recettes encaissées à la Trésorerie Régionale de Kayes.

<strong>Irrégularités financières </strong>

Le montant total des irrégularités financières, ci-dessous, s’élève à 151 437 958 FCFA. Le Bureau du Vérificateur Général a transmis et dénoncé des faits au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Procureur de laRépubliqueprès le Tribunal de Grande Instance de la Commune III du District de Bamako,chargé du pôle économique et financier, relativement           au non-recouvrement des frais d’édilité issus de la cession des parcelles à usage d’habitation pour un montant de 53 000 000 FCFA, au non-reversement des frais d’édilité issus de la cession des parcelles à usage d’habitation pour un montant de 97 000 000 FCFA et au non-reversement des frais d’établissement des actes d’état civil pour un montant de 733 200 FCFA.

Le BVG a aussi transmis au Directeur Général des Impôts le fait relatif au non-recouvrement des droits de patente sur des marchés publics payés pour un montant total de 704 758 FCFA.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Modernisation du système RAVEC et du CTDEC   :   Le  BVG décèle des irrégularités financières de prés 700 millions de F CFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/modernisation-du-systeme-ravec-et-du-ctdec-le-bvg-decele-des-irregularites-financieres-de-pres-700-millions-de-f-cfa-3031663.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 07 Aug 2023 08:20:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Enquêteur</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La présente vérification financière et de conformité a pour objet la passation, l’exécution et le règlement du Marché n°002/MATD-2018 du 23 octobre 2018 relatif à la modernisation du CTDEC et du système RAVEC, au titre des exercices 2018 et 2019.Ce marché est exécuté par la Direction des Finances et du Matériel du Ministère de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation (MATD). La vérification a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de passation, d’exécution et de règlement dudit marché. Les travaux de vérification ont porté sur les procédures de passation, de la réalisation des prestations, de la réception des équipements et matériels, et du règlement des factures.</em></strong>

Le Marché n°002/MATD-2018 a pour objet la modernisation du CTDEC et du système RAVEC. Passé sous le sceau « des intérêts essentiels de l’État », le marché a été conclu par entente directe avec la Société IDEMIA IDENTITY et SECURITY France pour un montant de 12 552 100 000 FCFA HT/HD (contre-valeur 19 135 553 euros HT-HD)et un délai d’exécution de huit (08) mois. Il est régi par les dispositions du Décret n°2014-0764/P-RM du 9 octobre 2014 fixant le régime des marchés de fournitures et de services exclus du champ d’application du Code des Marchés Publics et des Délégations de Service Public. Notifié le 24 octobre 2018 suivant Lettre n°01416/MATD-DFM-DAMP,le marché est financé par le budget national, exercices 2018 et 2019sur le compte spécial Élection N°ML 102 01001 38919303001-55, Code SWIFT BMSMLBA.

<strong>Irrégularités financières :</strong>

Les irrégularités financières dont la somme totale est de 690 365 500 FCFA, ont respectivement fait l’objet de transmission et dénonciation par le Vérificateur Général au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de la Commune III du District de Bamako, chargé du Pôle Économique et Financier, et au Directeur Général des Impôts, relativement à la non-application des pénalités de retard pour un montant de251 042 000 F CFA pour le premier, etau non-paiement des droits d’enregistrement et de la redevance derégulation pour un montant total de 439 323 500 FCFA pour le dernier.

<strong>Irrégularités administratives :</strong>

Face aux irrégularités administratives constatées et imputées à des dysfonctionnements du contrôle interne, le Vérificateur Général, Monsieur Samba Alhamdou BABY a fait les recommandations suivantes : Ministre chargé de l’Économie et des Finances doit respecter les dispositions réglementaires relatives à la passation par entente directe des marchés placés sous le sceau « des intérêts essentiels de l’État », obtenir l’autorisation du Premier ministre avant toute approbation de marché passé sous le sceau « des intérêts essentiels de l’État »atteignant le seuil requis.

Le Ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation doit conclure les marchés sur la base d’expression de besoins, requérir l’autorisation préalable du Premier ministre avant la passation de tout marché sous le sceau « des intérêts essentiels de l’État », mettre en place par décision une commission spéciale chargée de la négociation de tout marché sous le sceau « des intérêts essentiels de l’État » passé par entente directe, s’assurer de la disponibilité du crédit avant toute signature de contrat, obtenir l’autorisation du Premier ministre avant toute conclusion de marché passé sous le sceau « des intérêts essentiels de l’État »atteignant le seuil requis, adresser le rapport annuel sur l’état d’exécution des marchés passés sous le sceau « des intérêts essentiels de l’État » au Président de la République et au Premier ministre, organiser des réceptions conformément aux stipulations du marché, et exiger des titulaires le respect des clauses contractuelles.

Le Directeur des Finances et du Matériel doit élaborer un plan de passation pour des marchés placés sous le sceau« des intérêts essentiels de l’État », respecter des dispositions réglementaires lors de l’élaboration des contrats, notamment en ce qui concerne les stipulations des CGAP, les mentions obligatoires du contrat et le détail des prestations dans le bordereau des prix unitaires, respecter les dispositions réglementaires relatives à la non-soumission des marchés revêtus du sceau « des intérêts essentiels de l’État » au contrôle a priori de la DGMP-DSP, et exiger la garantie de bonne exécution avant tout paiement.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sous le sceau ‘’des intérêts essentiels de l’Etat’’ :  690,36 millions carottés</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/sous-le-sceau-des-interets-essentiels-de-letat-69036-millions-carottes-3030850.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 02 Aug 2023 01:39:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Informateur</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Tout marché revêtu de ce sceau est soumis à l'autorisation préalable du Premier ministre. Tel n’a pas été malheureusement le cas.  </em></strong>

Comment lever l’opacité autour du contrat de 12,55 milliards de F CFA passé entre le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation et la Société Idemia Identity &amp; Security France? Les explications n’ont pas convaincu le Vérificateur général, Samba Alhamdou Baby, qui a décelé nombreuses irrégularités d’ordre administratives et financières et dénoncé les faits à la justice. Les investigations menées afin de tirer au clair une transaction aux allures de scandale ont permis de mettre à nu les malversations financières établies à quelque 690,36 millions de F CFA.

Les agents coupables de malversations financières utilisent notamment deux grands procédés : soit l’enregistrement d’un remboursement fictif (quand les signatures sont imitables, le fraudeur établit des bulletins, les signe et les transmet contre un paiement qu’il encaisse), soit la conservation ou la diminution du montant d’un versement (le fraudeur majore la pièce comptable avec encaissement de la différence en cas de retrait d’une somme importante ou alors la détourne quand la somme est minime pour la réutiliser ensuite à son profit). Parce<em> que les outils et procédures de contrôle interne ne sont pas assez efficaces et ne repèrent pas les malversations ? </em>

Cette affaire implique au moins les ministères des Finances et l’Administration territoriale. Le marché a été passé sous le sceau ‘’ des intérêts essentiels de l’Etat ‘’ qui est incompatible avec les mesures de publicité exigées par le code des marchés publics. Les travaux, fournitures, prestations de service se rapportant à la modernisation du Centre de traitement des données de l'état civil (<em>CTDEC</em>) et au Recensement administratif à vocation d’état civil (RAVEC) au titre des années 2018 et 2019 sont exclus du champ de la publicité parce qu'exigeant le secret et la protection des intérêts de l'Etat. Or tout contrat <em>de ce type </em>est soumis à l'autorisation préalable du Premier ministre. Tel n’a pas été malheureusement le cas.

En guise de rappel, le Ravec est une volonté politique des plus hautes autorités du Mali qui s’inscrit dans le cadre de la consolidation et la modernisation du système d’état civil national. Et créée le 6/12/2001, ‌Idemia Identity &amp; Security France est active depuis 22 années. Le siège de la société est basé à ‌Courbevoie et opère dans la fabrication d'ordinateurs, d'équipements périphériques.

<strong>Ibrahim Yattara</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion de la société  énergie du mali (EDM&#45;SA) : Le Végal insatisfait des 33 % de taux de mise en œuvre de ses recommandations</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-la-societe-energie-du-mali-edm-sa-le-vegal-insatisfait-des-33-de-taux-de-mise-en-oeuvre-de-ses-recommandations-3030341.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 28 Jul 2023 03:42:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans son rapport de vérification de performance effectuée en 2019, le Vérificateur général, Samba Alhamdou Baby avait fait des recommandations à l'EDM-SA aux fins de corriger les dysfonctionnements constatés en vue d'une meilleure gestion administrative et financière au sein de ladite structure.</em></strong>

A cet effet, une mission de suivi des recommandations du BVG s'est effectuée, dont l'objectif était de s'assurer de la mise en œuvre des recommandations formulées lors de la vérification initiale et d'apprécier leur niveau de mise en œuvre et la correction des faiblesses constatées. Sur vingt-huit (28) recommandations, neuf (9) ont été entièrement mises en œuvre, soit 33 %, cinq (5) sont partiellement mises en œuvre, soit 19 % et 13 ne sont pas mises en œuvre soit 48 % et une (1) est sans objet.

<strong>Recommandations entièrement mises en œuvre</strong>

Le conseil d'administration assure son rôle de suivi et de pilotage de la société EDM-SA. L'assemblée générale des actionnaires a autorisé le paiement des indemnités de fonction des administrateurs.

La direction générale de l'EDM-SA a veillé au paiement des indemnités de fonction et autres avantages aux administrateurs, a encadré et rationalisé les créations de postes de direction.

Elle respecte la réglementation en vigueur en matière de gestion des heures supplémentaires, a mis dans le contrat le principe de Take and Pay en remplacement de celui de Take or Pay. Elle a augmenté la fréquence des contrôles de prévention des compteurs prépayés, a migré de l'ancien progiciel vers IWEBS plus performant. Elle a également édité IWEBS assorti des applications appropriées pour le recouvrement.

<strong>Recommandations partiellement mises en œuvre </strong>

La direction générale de l'EDM-SA a inéquitablement corrigé les augmentations de salaire. Les directeurs généraux n'étaient plus à l'EDM-SA et certains responsables ne sont pas rationnellement utilisés, elle veille à la préservation de l'intérêt général inhérent au service public d'électricité dans le nouveau modèle type de contrats d'achat d'énergie. Elle a également révisé des clauses sur les commissions dans des contrats de partenariat.

<strong>Recommandations non mises</strong><strong> en œuvre :</strong>

Le conseil d'administration n'est pas autonome dans le choix et la nomination des directeurs généraux de la société EDM-SA. Le ministère des Mines, de l'Energie et de l'Eau ne dispose ni de critères pour le choix des administrateurs ni des documents d'évaluation et d'actualisation pour mettre en œuvre le PDIO. Il ne veille pas à la couverture du déficit tarifaire par les subventions de l'Etat et n'a pas mis en place d'autres mécanismes pour financer le déficit tarifaire. Le ministère de l'Economie et des Finances n'a pas déterminé le besoin réel de financement ni mis en place un cadre de gestion et de reddition des comptes. Il n'a mis en place aucun mécanisme de financement alternatif allant dans le sens de la réduction progressive de la subvention. La direction générale de l'EDM-SA n'a procédé à aucune répartition efficiente de son personnel. Elle n'a ni amélioré le mix énergétique ni réduit le degré de dépendance aux fournisseurs privés d'électricité. Elle continue à supporter les charges connexes en plus des frais de location des centrales. La société EDM-SA continue toujours à enregistrer les pertes d'électricité au cours du transport entre la production et la distribution. La direction générale de l'EDM-SA ne respecte pas le délai de branchement de 15 jours, elle n'a pas évité la rupture de stock de compteurs.

<strong>Recommandation sans objet</strong>

La procédure opérationnelle d'abonnement des clients de l'EDM-SA ne contient pas la mention "certifier un titre de propriété".

<strong> Source BVG</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Commissariat à la sécurité alimentaire : Le Vérificateur Général encourage les réformes</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/commissariat-a-la-securite-alimentaire-le-verificateur-general-encourage-les-reformes-3028047.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/commissariat-a-la-securite-alimentaire-le-verificateur-general-encourage-les-reformes-3028047.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/09/verificateur-genral.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 10 Jul 2023 01:18:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[présente vérification de performance porte sur la gestion du Commissariat à la Sécurité Alimentaire (CSA) pour la période allant du 1<sup>er</sup> janvier 2019 au 30 octobre 2022. Elle a pour objectif d’une part de s’assurer du fonctionnement efficace et efficient des organes/structures du Dispositif National de Sécurité Alimentaire (DNSA) et d’autre part, d’évaluer dans quelle mesure la gestion des banques de céréales est conforme à la réglementation en vigueur et aux bonnes pratiques. Les travaux ont porté sur la mise en œuvre du Plan National de Réponses (PNR), la reconstitution du Stock National de Sécurité (SNS) et du Stock d’Intervention de l’Etat (SIE), la gouvernance et la gestion administrative du DNSA, le fonctionnement et le suivi des banques de céréales.

Les travaux ont porté sur la mise en œuvre du Plan National de Réponses (PNR), la reconstitution du Stock National de Sécurité (SNS) et du Stock d’Intervention de l’Etat (SIE), la gouvernance et la gestion administrative du DNSA, le fonctionnement et le suivi des banques de céréales.

A titre de rappel, le CSA a été créé suivant Décret n°2017-0309/P-RM du 05 avril 2017 relatif au Commissariat à la Sécurité Alimentaire. Le CSA est dirigé par un Commissaire, ayant rang de ministre, nommé par décret du Président de la République. Pour l’exercice de ses missions, le Commissaire est assisté d’un Commissaire adjoint, de trois (3) Chargés de mission et d’un Secrétaire particulier.

<strong><u> </u></strong><strong>Des résultats forts appréciables</strong>

La présente vérification de performance a permis de relever des faiblesses dans la mise en œuvre du Plan National de Réponses par le Commissariat à la Sécurité Alimentaire et dans la gestion administrative des organes du Dispositif National de Sécurité Alimentaire.

Les travaux de vérification ont globalement permis à l’équipe d’arriver à la conclusion que, nonobstant l’insuffisance des ressources financières mises à leur disposition, les organes du DNSA ont atteint des résultats fort appréciables dans la lutte contre l’insécurité alimentaire. Les populations vulnérables ont été assistées pendant les périodes de crise alimentaire même si dans certaines localités, les distributions n’ont pas été faites à temps.

Des efforts considérables ont été déployés par le CSA en termes de suivi et de supervision des opérations de Distribution Alimentaire Gratuite. Cette année, la reconstitution du Stock National de Sécurité sera de 39 000 tonnes et celle du Stock d’Intervention de l’Etat sera de 25 000 tonnes. Ces efforts devraient substantiellement améliorer son efficacité.

<strong>La nécessité de réformer le système</strong>

Des réformes en cours au niveau du DNSA devraient également accroître la performance de ses organes : fusion du Conseil National de Sécurité Alimentaire, du Conseil National de la Nutrition et du Conseil National du Développement Social pour en faire une seule instance de prise de décision et la création d’une Agence Nationale de Veille et d’Alerte en Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle (ANAVA-SAN) qui fusionnera l’Observatoire du Marché Agricole et le Système d’Alerte Précoce. Des réformes qui peuvent aider le CSA à répondre, avec efficacité et efficience, aux attentes sans cesse croissantes des populations de plus en plus éprouvées par la faim.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Commissariat à la sécurité alimentaire : Le Vérificateur Général encourage les réformes pour lutter efficacement contre la faim</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/commissariat-a-la-securite-alimentaire-le-verificateur-general-encourage-les-reformes-pour-lutter-efficacement-contre-la-faim-3027893.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/commissariat-a-la-securite-alimentaire-le-verificateur-general-encourage-les-reformes-pour-lutter-efficacement-contre-la-faim-3027893.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/08/Samba-A-Baby-verificateur.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 08 Jul 2023 02:13:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La présente vérification de performance porte sur la gestion du Commissariat à la Sécurité Alimentaire (CSA) pour la période allant du 1er janvier 2019 au 30 octobre 2022. Elle a pour objectif d'une part de s'assurer du fonctionnement efficace et efficient des organes/structures du Dispositif National de Sécurité Alimentaire (DNSA) et d'autre part, d'évaluer dans quelle mesure la gestion des banques de céréales est conforme à la réglementation en vigueur et aux bonnes pratiques. Les travaux ont porté sur la mise en œuvre du Plan National de Réponses (PNR), la reconstitution du Stock Nati</em></strong><strong><em>onal de Sécurité (SNS) et du Stock d'Intervention de l'Etat (SIE), la gouvernance et la gestion administrative du DNSA, le fonctionnement et le suivi des banques de céréales.</em></strong>

Les travaux ont porté sur la mise en œuvre du Plan National de Réponses (PNR), la reconstitution du Stock National de Sécurité (SNS) et du Stock d'Intervention de l'Etat (SIE), la gouvernance et la gestion administrative du DNSA, le fonctionnement et le suivi des banques de céréales. A titre de rappel, le CSA a été créé suivant Décret n°2017-0309/P-RM du 05 avril 2017 relatif au Commissariat à la Sécurité Alimentaire. Le CSA est dirigé par un Commissaire, ayant rang de ministre, nommé par décret du Président de la République. Pour l'exercice de ses missions, le Commissaire est assisté d'un Commissaire adjoint, de trois (3) Chargés de mission et d'un Secrétaire particulier.

<strong>Des résultats forts appréciables</strong>

La présente vérification de performance a permis de relever des faiblesses dans la mise en œuvre du Plan National de Réponses par le Commissariat à la Sécurité Alimentaire et dans la gestion administrative des organes du Dispositif National de Sécurité Alimentaire.

Les travaux de vérification ont globalement permis à l'équipe d'arriver à la conclusion que, nonobstant l'insuffisance des ressources financières mises à leur disposition, les organes du DNSA ont atteint des résultats fort appréciables dans la lutte contre l'insécurité alimentaire. Les populations vulnérables ont été assistées pendant les périodes de crise alimentaire même si dans certaines localités, les distributions n'ont pas été faites à temps. Des efforts considérables ont été déployés par le CSA en termes de suivi et de supervision des opérations de Distribution Alimentaire Gratuite. Cette année, la reconstitution du Stock National de Sécurité sera de 39 000 tonnes et celle du Stock d'Intervention de l'Etat sera de 25 000 tonnes. Ces efforts devraient substantiellement améliorer son efficacité.

<strong>La nécessité de réformer le système</strong>

Des réformes en cours au niveau du DNSA devraient également accroître la performance de ses organes : fusion du Conseil National de Sécurité Alimentaire, du Conseil National de la Nutrition et du Conseil National du Développement Social pour en faire une seule instance de prise de décision et la création d'une Agence Nationale de Veille et d'Alerte en Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle (ANAVA-SAN) qui fusionnera l'Observatoire du Marché Agricole et le Système d'Alerte Précoce. Des réformes qui peuvent aider le CSA à répondre, avec efficacité et efficience, aux attentes sans cesse croissantes des populations de plus en plus éprouvées par la faim.

<strong> Source BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion du projet d&amp;apos;intervention d&amp;apos;urgence Covid&#45;19 Près de 500 millions FCFA d&amp;apos;irrégularités financières constatées</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-du-projet-dintervention-durgence-covid-19-pres-de-500-millions-fcfa-dirregularites-financieres-constatees-3026804.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-du-projet-dintervention-durgence-covid-19-pres-de-500-millions-fcfa-dirregularites-financieres-constatees-3026804.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/01/Vegal-.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 24 Jun 2023 01:15:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Non remboursement des avances non justifiées. Des intrants et équipements élevés et non expédiées  </strong>

<strong><em>Par Pouvoirs N°026/2022/BVG du 04 octobre 2022 et en vertu des dispositions des articles 2 et 22 de la Loi n°2021-069 du 23 décembre 2021 l'instituant, le Vérificateur Général a initié la vérification financière de la gestion du Projet d'intervention d'urgence Covid-19 au titre des exercices 2021 (du 1er juillet au 31 décembre) et 2022. </em></strong>

Par rapport à la pertinence de la vérification, il ressort du rapport des vérificateurs qu'en mars 2020, l'Etat du Mali a déclaré le premier cas de la maladie à Coronavirus (Covid-19). En moins d'un mois, le nombre de cas dépassa 490 (cf. : Rapport n°37 sur l'évolution des cas de maladie à Coronavirus du Ministère chargé de la Santé du 30 avril 2020). Face à cette crise sanitaire, le Gouvernement a mobilisé des moyens importants en équipements sanitaires afin d'assurer la prise en charge des personnes atteintes de la maladie, ou d'évacuer des cas graves grâce aux appuis des Partenaires techniques et financiers (PTF). C'est dans ce cadre qu'en avril 2020, l'Etat malien a conclu un Accord de financement avec la Banque Mondiale à travers l'Association internationale de développement (IDA) dont le montant s'élève à plus de dix milliards de FCFA sur la période (2020-2022). Cet accord prévoit dans ses dispositions qu'un audit financier sera réalisé chaque semestre par le Bureau du Vérificateur Général (BVG).

Ce financement visait à aider le Gouvernement du Mali à prévenir la Covid-19 et à mettre en place des dispositifs de riposte à travers trois volets : préparation et réponse aux situations d'urgence Covid-19 ; amélioration de l'accès aux services de soins de santé ; gestion de la mise en œuvre, suivi et évaluation, et coordination.

A cet effet, un projet a été initié pour la réalisation desdits volets, en l'occurrence le Projet d'intervention d'urgence Covid-19 (PIU Covid-19) qui devrait permettre à l'Etat malien de renforcer ses capacités pour répondre aux besoins de la population dans la lutte contre la pandémie, à travers des mesures de prévention (mesures barrières, tests, vaccination, etc.) et de traitements des cas identifiés et des personnes suspectes. Du 1er juin 2020 au 30 juin 2021, le Mali a reçu de la Banque Mondiale à travers le PIU, un financement de 5 867 549 375 FCFA dans le cadre de la réalisation des objectifs.

<strong>Non remboursement des avances non justifiées </strong>

Ainsi, le 27 janvier 2021, le Mali a reçu un financement additionnel de 3 387 096,7 dollars US soit 1 862 767 701 FCFA, un second financement additionnel fut signé le 1er octobre 2021 pour 52 500 000 dollars US soit 30 505 650 000 FCFA (au taux de 1 USD = 581,06 FCFA).  Compte tenu de l'importance de ces financements et en vertu des dispositions de l'Accord de financement et suite à des contraintes techniques, le Vérificateur Général a diligenté la vérification financière des dépenses exécutées par le PIU Covid-19 pour la période allant du 1er juillet 2021 au 31 décembre 2022. Au chapitre des constatations, la mission a constaté plusieurs irrégularités d'ordre administratif et financier. Elle a aussi formulé des recommandations.

En ce qui concerne les irrégularités administratives, les vérificateurs ont relevé des dysfonctionnements du contrôle interne. En effet, il ressort du rapport que le PIU COVID-19 n'exige pas des structures bénéficiaires le remboursement des avances non justifiées dans le délai requis. Alors que le manuel d'exécution du projet, en son point 5.5.11.2 relatif à la mise à disposition de fonds par paiement direct, précise : "Pour les formations et autres activités financées par le projet, un Plan de formation annuel intégrant les plans de formation des structures de santé doivent être élaboré par l'UCP après et soumis à l'avis de la Banque.  A en croire le rapport de vérification, dans <em>ce dernier cas, le fonds est logé sur le compte du Centre qui s'occupera de l'utilisation et justification auprès de l'UCP du projet. Les TDR doivent être signés et comporter la date de réalisation et le délai de justification des fonds. Ce délai ne doit pas excéder 3 mois, car toute avance non justifiée dans un délai de 3 mois devra être remboursée par le bénéficiaire de l'avance ". </em>

Aussi, l'article 9 de la Convention N°12 -2021/MDSD-SG-REDISSE III/ Covid-19 signée entre le Projet d'intervention d'urgence Covid-19 et l'Agence nationale de télésanté et d'informatique médicale (ANTIM) stipule : <em>"Les pièces justificatives du montant de l'avance non encore justifié (y compris les preuves du reversement de son solde éventuel sur le compte bancaire du projet) doivent impérativement être soumises au projet deux à quatre semaines après la clôture de l'activité".</em>

<strong>Non-respect du délai de justification des avances </strong>

Afin de s'assurer de la justification dans le délai des avances faites aux partenaires, l'équipe de vérification a analysé les pièces justificatives des dépenses et s'est entretenue avec le Comptable et le SGF. Elle a constaté que le SGF du PIU Covid-19 ne s'assure pas du respect du délai de justification des avances faites aux structures. Il ressort des travaux que plusieurs avances n'ont pas été justifiées dans le délai indiqué dans le cadre de la convention qui les lie. Ces avances ont été justifiées plusieurs mois après l'expiration de la période conventionnelle de justification.

De plus, précise le rapport, le SGF n'a pas exigé le remboursement de ces avances non justifiées pendant deux à six mois, période au -delà du délai de trois mois indiqué dans le manuel d'exécution du projet.

A titre indicatif, la Direction régionale de la Santé (DRS) de Kayes a reçu 12 060 000 FCFA du PIU Covid-19 le 24 août 2021 pour l'appui au fonctionnement des cordons sanitaires dans le cadre de la lutte contre la pandémie à Covid-19 et pour un délai de justification de trois mois. Elle a réalisé l'activité le 15 mars 2022 mais n'a envoyé les pièces justificatives que le 16 mai 2022. Ainsi, il y a huit mois et 23 jours entre la date de mise à disposition des fonds et la justification des dépenses, soit plus de six mois écoulés après la clôture de l'activité. Et de poursuivre que la Direction générale de la Santé et de l'Hygiène publique a reçu 8 318 454 FCFA du Projet le 05 juillet 2021 pour la révision du plan national de déploiement de la vaccination contre la Covid-19, une activité qu'elle a réalisée le 09 juillet 2021. Par contre, elle n'a envoyé les pièces justificatives que le 17 novembre 2021, soit quatre mois et 12 jours entre la date de mise à disposition des fonds et la justification des dépenses. Le non-remboursement des avances non justifiées par les entités bénéficiaires dans le délai requis expose le projet aux risques de non-justification et de non-reversement de la partie non utilisée.  Ainsi, la mission recommande au Coordinateur du PIU Covid-19 d'exiger des structures bénéficiaires, la justification des avances dans le délai.

<strong>Des intrants et équipements élevés et non expédiées</strong>

Par rapport aux irrégularités financières, la mission de vérification indique que le montant total de celles-ci s'élève à 496 848 028 FCFA dues au fait que des structures bénéficiaires n'ont pas remboursé des avances non justifiées.

Ainsi, il ressort que le Directeur de la pharmacie et du médicament (DPM) n'a pas expédié la totalité des intrants aux bénéficiaires dont le montant total des quantités d'intrants et équipements non expédiées et non stockées dans les magasins de la DPM s'élève à 23 524 356 FCFA.

Les vérificateurs ont également constaté que des agents des services de la Santé ont réceptionné des intrants et équipements qui n'ont pas été livrés aux structures sanitaires bénéficiaires. Alors que l'article 2 du Décret N°2019-0119/P-RM du 22 février 2019 portant Réglementation de la comptabilité-matières dispose : <em>"la comptabilité matières a pour objet le recensement et le suivi comptable de tout bien meuble et immeuble et bien incorporel, propriété ou possession de l'État, des Collectivités territoriales et des établissements publics nationaux et locaux soumis aux règles de la comptabilité publique".</em> L'article 3 du même décret dispose : <em>"La comptabilité-matières est une comptabilité d'inventaire permanent qui permet à tout moment : le recensement, l'enregistrement et le suivi administratif et comptable des immobilisations incorporelles, des immobilisations corporelles et des stocks ; la connaissance des existants, la description, le suivi et le contrôle des mouvements".</em>

Et d'ajouter que le manuel d'exécution du PIU Covid-19 indique en son Point 2.2.2.1 relatif à la mobilisation des fonds de la banque mondiale :<em>"Le paiement des dépenses obéit à la règle du service fait ou du bien livré. Le paiement d'une dépense est conditionné à la livraison du bien ou à l'exécution de la prestation objet de la dépense." </em>

<strong>Le CSRéf de Koulikoro n'a reçu qu'un respirateur de réanimation sur trois</strong>

Afin de s'assurer que les services de santé, ont reçu les intrants et équipements achetés par le PIU Covid-19 dans le cadre de la lutte contre la maladie à Coronavirus, l'équipe de vérification a, sur la base des bordereaux d'envoi de la DPM, effectué des contrôles d'effectivité au niveau des structures sanitaires de Koulikoro, Ouelessébougou, Bougouni, Sikasso et Ségou. Elle a également procédé à des entrevues. Elle a constaté que certaines structures sanitaires bénéficiaires n'ont pas reçu l'intégralité des équipements et intrants qui leur sont destinés suivant les bordereaux d'envoi de la DPM mais qui ont été enlevés par des agents des services de la Santé dont le comptable-matières de l'hôpital de Ségou et des chauffeurs désignés par les Directeurs et les médecins-chefs de Koulikoro, Sikasso et de Bougouni.

A l'issue des contrôles d'effectivité, l'équipe de vérification a décelé que : le CSRéf de Koulikoro n'a reçu qu'un respirateur de réanimation sur trois destinés à leurs patients suivant le Bordereau d'Envoi (BE) N°453/MSDSSG/DPM du 09 juin 2021 du Directeur de la Pharmacie et du Médicament, lequel a été reçu contre décharge par un chauffeur le 15 juin 2021 dont le montant s'élève à 47 620 000 FCFA pour un prix unitaire de 23 810 000 FCFA ; suivant le BE N°1157/MSDS-SG/DPM du 19 avril 2021, le Directeur de la Pharmacie et du Médicament a envoyé à la Direction régionale de la Santé de Koulikoro, cinq cartons de savon de 48 morceaux, 120 unités de savon liquide 1L Anios, 1 000 unités de combinaison de carton de 50 pièces au prix unitaire de 23 000 FCFA et 100 cartons de savon de 48 morceaux non réceptionnés dont le montant total de ces intrants non livrés s'élève à 24 377 750 FCFA ; suivant le BE-1389/MSDS-SG/DPM du 1er juin 2021, le Directeur de la Pharmacie et du Médicament a envoyé 100 cartons de 48 morceaux de savon au Coordinateur du Projet Programme alimentaire mondial (PAM) Koulikoro alors que le Coordinateur dont le nom figure sur le BE, les responsables des structures de Santé et la Coordination des Organisations Non Gouvernementales (ONG) de la Région ont tous affirmé qu'il n'y a pas de projet PAM à Koulikoro ; suite aux échanges, le signataire du BE, a confirmé n'avoir pas envoyé lesdits produits aux destinataires dont le montant des cartons de savon irrégulièrement sortis s'élève à 375 000 FCFA pour un prix unitaire de 3 750 FCFA ; suivant le BE N°0869/MSDS-SG/DPM du 05 avril 2022, le Directeur de la pharmacie et du médicament a envoyé 10 cartons de savon liquide ANIOS 1L (Carton de 12) au prix unitaire de 8 700 FCFA et 20 cartons de savon de 48 morceaux au prix unitaire de 3 750 FCFA au Proviseur d'un complexe scolaire privé dénommé SAMA à Ouelessébougou. Or, cet établissement était fermé il y a plus d'un an. Il ressort du BE qu'un élève a reçu ces cartons de savon liquide contre décharge. Cet élève nie les faits. Le montant correspondant aux intrants non réceptionnés s'élève à 162 000 FCFA.

<strong>Le Médecin-Chef du CSRéfde Bougouni n'a livré aucun des trois respirateurs </strong>

<strong>de réanimation</strong>

Le rapport indique que le Médecin-Chef du CSRéf de Bougouni n'a livré aucun des trois respirateurs de réanimation qui ont été envoyés par BE N°1445/ MSDS-SG/DPM du 09 juin 2021 du Directeur de la pharmacie et du médicament, lequel a été déchargé par un de ses chauffeurs le 11 juin 2021.

Le montant correspondant aux respirateurs non livrés s'élève à 71 430 000 FCFA pour un prix unitaire de 23 810 000 FCFA.

Aussi, la Direction générale de l'Hôpital de Sikasso n'a reçu aucun des quatre respirateurs de réanimation qui ont été envoyés par BE N°0723/ MSDS-SG/DPM du 12 mars 2021 du Directeur de la pharmacie et du médicament, lequel a été déchargé par un chauffeur de l'hôpital le 25 juin 2021. Rappelons que les quatre respirateurs dont dispose l'Hôpital ont été fournis par une autre source de financement provenant du Ministère chargé de la Santé et réceptionnés le 23 décembre 2021 d'un fournisseur. Ils sont en stock. L'hôpital dispose de quatre autres respirateurs dont un ancien qui date de 2018 et trois réceptionnés depuis le 02 juin 2021 et achetés avec un fournisseur par le Ministère chargé de la Santé. Le montant correspondant aux respirateurs non livrés s'élève à 95 240 000 FCFA pour un prix unitaire de 23 810 000 FCFA. Selon les vérificateurs, la Direction régionale de la Santé de Sikasso n'a pas reçu les 700 unités d'équipements de Protection Individuels qui lui ont été envoyées par le Directeur de la pharmacie et du médicament suivant le BE N°1257/MSDS-SG/DPM du 29 avril 2021, lequel a été déchargé par un chauffeur le 03 mai 2021. Le montant correspondant aux unités d'équipements de Protection Individuels non livrés s'élève à 14 720 000 FCFA. Ils ajouteront que la Direction Générale de l'hôpital de Ségou n'a pas reçu les cinq respirateurs de réanimation envoyés par le Directeur de la pharmacie et du médicament suivant BE N°0722-MSDS-SG/DPM du 12 mars 2021 et réceptionné par le Comptable Matières à Bamako le 12 juillet 2021. Les cinq respirateurs déclarés réceptionnés à leur place sont ceux envoyés par un autre bailleur de fonds avec la marque Drager qui ne figure pas parmi les marques achetées par le PIU Covid-19. Le montant correspondant aux cinq respirateurs non livrés s'élève à 119 050 000 FCFA pour un prix unitaire de 23 810 000 FCFA.

<strong>L'hôpital de Ségou n'a pas reçu les 30 unités de distributeur de gel transmis</strong>

Quant à la Direction Générale de l'hôpital de Ségou, elle n'a pas reçu les 30 unités de distributeur de gel transmis suivant BE N°1583/MSDS-SG/DPM du 25 juin 2021 du Directeur de la pharmacie et du médicament alors que lesdits matériels ont été réceptionnés contre décharge par le Comptable-matières dudit hôpital. Le montant correspondant aux distributeurs de gel non livrés s'élève à 864 247 FCFA au prix unitaire de 28 808 FCFA (36,91 $) au taux de 780.5 FCFA en 2021. Le montant total des intrants et équipements non réceptionnés par les bénéficiaires s'élève à 373 838 997 FCFA. Les faits dénoncés ainsi transmis au président de la Section des comptes de la Cour Suprême et au Procureur de la République près le Tribunal de grande instance de la commune III du district de Bamako, chargé du Pôle économique et financier sont relatifs : aux avances non justifiées et non remboursées par certaines structures bénéficiaires pour un montant de 99 484 675 FCFA ; aux intrants non expédiés aux bénéficiaires par le Directeur de la DPM pour un montant de 23 524 356 FCFA ; à la réception et à la non-livraison de matériels et d'équipements aux structures sanitaires bénéficiaires, enlevés par des agents des services de la Santé pour un montant de 373 838 997 FCFA.

En conclusion, le rapport mentionne que les travaux de l'audit du deuxième trimestre de 2021 et de l'exercice 2022 ont fait ressortir que des opérations de gestion du PIU Covid-19 sont entachées d'irrégularités récurrentes, ce qui remet en cause la sincérité des résultats présentés par le projet. Cette vérification financière a permis de confirmer l'absence de rigueur dans la gestion des fonds destinés à prévenir la maladie à coronavirus et à prendre en charge les personnes atteintes par le virus. Des ordonnateurs ne veillent pas au suivi régulier des avances faites aux structures sanitaires et la plupart ne respectent pas le délai de justification qui leur est imparti. De plus, les intrants et équipements achetés dans le but de faire face aux besoins de la population ne sont pas envoyés conformément aux bordereaux d'envoi qui les accompagnent.

<strong>Absence de détermination concrète des besoins réels avant les commandes</strong>

Le paradigme de cette gestion porte sur le financement des activités sans détermination des besoins réels des bénéficiaires. Cela se voit par exemple dans la quantité d'intrants qui périssent en stock et au nombre de respirateurs non utilisés. Le projet a injecté des centaines de millions de FCFA dans l'acquisition de respirateurs de réanimation alors que près de la moitié de ce qui est acheté n'arrive pas dans les structures sanitaires destinataires. Ils sont réceptionnés, enlevés par des agents de la santé sur la base de bordereaux d'envoi de la DPM, mais n'arrivent que rarement en totalité dans les structures sanitaires publiques. De plus, certaines structures en ont plusieurs en stock depuis plus d'un an sans être utilisés (par exemple à Sikasso, quatre respirateurs sont en stock, à Ségou il y a huit respirateurs qui sont stockés dont les quatre de marque <em>"Drager"</em> réceptionnés récemment).  Ces respirateurs sont fournis par plusieurs structures dont des bailleurs de fonds et le Ministère chargé de la Santé sur d'autres financements, ce qui dénote de l'absence de détermination concrète des besoins réels avant les commandes. Pourtant ces centaines de millions pourraient servir à construire de nouveaux centres de santé, à améliorer l'hygiène dans les structures sanitaires, à améliorer le soutien aux patients démunis, à améliorer le plateau technique des centres de santé et hôpitaux ou à recruter de nouveaux agents.  Les responsables du Projet devraient, par ailleurs, penser à une utilisation adéquate des ressources et décider de ce qui doit être fait des produits issus de la vente des DAO qui sont gardés dans un coffre-fort sans être utilisés ou reversés sur son compte. Malgré les observations relevées dans les rapports d'audit précédents du Vérificateur Général, le SGF et le Coordinateur du PIU Covid-19 continuent de faire passer des marchés publics de la forme de maîtrises d'ouvrage déléguées avec l'UNOPS, l'OMS, et l'UNICEF à hauteur de plusieurs dizaines de milliards de FCFA.

<strong>  Boubacar PAÏTAO avec le BVG  </strong>

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<title>Mauvaise gestion :  Les poches remplies avec l’argent du Covid</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/mauvaise-gestion-les-poches-remplies-avec-largent-du-covid-3026562.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 21 Jun 2023 17:07:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Informateur</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Des fautes de gestion et des infractions pénales présumés ont été commises dans la gestion des fonds anti-Covid selon le Bureau du vérificateur général qui a demandé l'ouverture d'une information judiciaire contre les responsables. </em></strong>

Des milliards de francs CFA financés par l’Etat malien et des partenaires au développement ont été officiellement dépensés pour faire face à la pandémie. Mais des<em> fautes de gestion et des infractions pénales </em>ont été constatées au Projet d’intervention d’urgence (PIU) Covid-19  par le Bureau du vérificateur général qui fait état d’ <em>« avances non justifiées, d’intrants non expédiés, de non–livraison de matériels et d’équipements aux structures sanitaires bénéficiaires»</em> des irrégularités estimées à plus de 496 millions de francs CFA.

Le Bureau du vérificateur général qui a demandé l'ouverture d'une information judiciaire contre les responsables portant sur « les irrégularités relatives aux avances non justifiées et non remboursées par certaines structures bénéficiaires pour un montant de 99. 484.675 F CFA » les « intrants non expédiés aux bénéficiaires par le Directeur général de la pharmacie et du médicament pour un montant de 23. 524. 356 FCFA, la non réception et la non-livraison de matériels et d’équipements aux structures sanitaires bénéficiaires, enlevées par des agents des services de santé pour un montant de 373.838.997 F CFA ».

<strong>Des vies auraient pu être sauvées</strong>

<em>Ces présumés détournements de centaines de millions ont eu une incidence sur la vie de milliers de Maliens. Des personnes à qui on avait confié la gestion des ressources se remplissaient les poches avec de l’argent qui auraient pu sauver des vies.</em>

Déjà en novembre dernier, trois responsables de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM) ont été inculpés et écroués pour "atteinte aux biens publics", en lien avec la gestion d'un fonds anti-Covid. Les mis en cause sont Youssouf Bathily, alors président de la l’institution consulaire, le secrétaire général Cheick Oumar Camara et le comptable, Lamine Sacko. Ils sont soupçonnés de mauvaise gestion d'un fonds de plus de 10 milliards de FCFA, destiné à la lutte contre le Covid-19.

Comme une pieuvre, les irrégularités ont étendu leurs tentacules à nombreux pays africains. De nombreux responsables d'Afrique subsahariennes sont soupçonnés de détournements ou de mauvaises gestions des fonds consacrés à la lutte contre la pandémie de Covid-19, notamment au Cameroun, en Guinée ou en Afrique du Sud.

Le Mali était classé 136<sup>ème</sup>  sur 180 pays en 2021 sur l'indice de corruption par l'organisation spécialisée Transparency International.
<strong>Ibrahim Yattara</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le laxisme comme mode de gestion à la Mairie de la Commune Rurale de Sadiola : Plus de 190 millions FCFA évaporés !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/le-laxisme-comme-mode-de-gestion-a-la-mairie-de-la-commune-rurale-de-sadiola-plus-de-190-millions-fcfa-evapores-3026480.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 21 Jun 2023 01:42:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les eaux de la Mairie de la Commune rurale de Sadiola, dans la région de Kayes, sont troubles et charrient visiblement des affaires nauséabondes les unes que les autres. </strong>

Cela s’atteste par la découverte des irrégularités administratives et financières qui dépassent l’entendement. Et il a fallu le passage du Bureau du Vérificateur Général dans les locaux de la municipalité de Sadiola pour qu’on découvre le laxisme et l’affairisme qui ont laissé un trou béant dans les caisses.

198 466 256 FCFA, c’est le montant total des irrégularités financières décelées au titre des exercices 2018, 2019, 2020, 2021 et 2022  (Octobre 2022). Comme  pour dire que l’association « Ensemble pour la commune de Sadiola » a eu raison de saisir le Bureau du Vérificateur Général par rapport à la gestion de cette municipalité dont la gestion jure avec l’orthodoxie financière. Pourtant, les sous qui ont pris une destination inconnue, pouvaient contribuer au développement de la localité à travers la construction des services sociaux de base. Malheureusement que cela n’est pas l’idéal du premier responsable de la municipalité et sa bande qui gèrent, les fonds comme bon leur semble, sans se rappeler du contrat moral et social qui les lie à la commune de Sadiola.

Selon le rapport du Bureau du Vérificateur Général, les irrégularités financières sont liées : au paiement de primes mensuelles indues pour un montant de 39 440 000 FCFA ; au paiement d’indemnités de déplacement indues et de dépenses irrégulières pour un montant de 6 447 000 FCFA. Comme pour dire que le Maire de la commune rurale de Sadiola, M. Toumany Dembélé et ses conseillers ainsi que les responsables financiers ont érigé en mode de gestion le laxisme au détriment du développement de cette commune qui attend d’ailleurs beaucoup d’eux.

Plus grave encore, les irrégularités financières découlent par ailleurs du paiement d’indemnités journalières de session et de frais de transport indus pour un montant de 1 425 000 FCFA ; du paiement d’indemnités journalières indues pour un montant de 1 460 000 FCFA et du non-reversement de recettes perçues pour un montant de 3 822 076 FCFA. Elles relèvent aussi de la non-justification de l’achat et de l’utilisation de carburant et de lubrifiant pour un montant de 76 994 450 FCFA ; la non-justification du montant total des vignettes confectionnées pour un montant de 49 325 840 FCFA ; la non-justification de l’existence de biens acquis pour un montant de 1 910 000 FCFA.

Et comme si cela ne suffisait pas, le Maire Toumany Dembélé et ses hommes ont procédé au paiement de travaux non exécutés pour un montant de 3 329 890 FCFA et n’ont pas recouvré les recettes issues de contrats de gérance et de location pour un montant total de 14 312 000 FCFA. Toutes choses qui sont à l’origine des irrégularités financières en série.

Face à cette gabegie qui ne doit pas rester impunie, le Vérificateur général a transmis et dénoncé les faits au président de la section des comptes de la cour Suprême et au Procureur de la République près le tribunal de grande instance de Kayes, charge du Pôle économique et financier. Depuis, c’est la panique chez le Maire Toumany Dembélé et sa bande.

<strong>Adama Coulibaly</strong>

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</item>

<item>
<title>Gestion du projet d’intervention d’urgence COVID&#45;19 : Plus de 496,84 millions de FCFA d’irrégularités financières décelées par le BVG au PIU COVID&#45;19</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-du-projet-dintervention-durgence-covid-19-plus-de-49684-millions-de-fcfa-dirregularites-financieres-decelees-par-le-bvg-au-piu-covid-19-3026205.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-du-projet-dintervention-durgence-covid-19-plus-de-49684-millions-de-fcfa-dirregularites-financieres-decelees-par-le-bvg-au-piu-covid-19-3026205.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/08/Samba-A-Baby-verificateur.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 19 Jun 2023 07:13:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La présente vérification financière a pour objet, la gestion du Projet d’Intervention d’Urgence (PIU) COVID-19. Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de gestion. Les travaux de vérification ont porté sur l’examen des opérations de dépenses et de réception effective des équipements et intrants achetés au titre des exercices 2021 (du 1er juillet au 31 décembre) et 2022.</strong>

Le <strong>PIU COVID-19 </strong>est un programme du Gouvernement de la République du Mali qui vise à renforcer sa capacité à prévenir la pandémie COVID-19, à s’y préparer et à y répondre. Le projet comporte trois (03) composantes: <strong>(i)</strong> Préparation et réponse aux situations d’urgence COVID-19; (ii) Amélioration de l’accès aux services de soins de santé; <strong>(iii)</strong> Gestion de la mise en œuvre, suivi et évaluation, et coordination.

La mission de vérification du Bureau du Vérificateur Général (BVG) a relevé des irrégularités d’ordre administratif et d’ordre financier relevant de dysfonctionnements du contrôle interne.

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<strong>Irrégularité administrative</strong>

Le Projet d’Intervention d’Urgence (PIU) COVID-19 n’exige pas des structures bénéficiaires le remboursement des avances non justifiées dans le délai requis. Le Vérificateur Général (VG) a recommandé au Coordinateur du PIU COVID-19 d’exiger des structures bénéficiaires, la justification des avances dans le délai.

&nbsp;

<strong>Irrégularités financières</strong>

Le montant total des irrégularités financières s’élève à <strong>496 848 028 FCFA</strong>. Le Vérificateur Général, Monsieur Samba Alhamdou Baby a dénoncé au Procureur de la république près le Tribunal de Grande Instance de la Commune III du district de Bamako chargé du Pôle économique et financier les irrégularités relatives aux avances non justifiées et non remboursées par certaines structures bénéficiaires pour un montant de <strong>99 484 675 FCFA</strong>, aux intrants non expédiés aux bénéficiaires par le Directeur de la pharmacie et du médicament pour un montant de <strong>23 524 356 FCFA</strong>, à la réception et à la non-livraison de matériels et d’équipements aux structures sanitaires bénéficiaires, enlevés par des agents des services de la Santé pour un montant de <strong>373 838 997 FCFA</strong>.

<strong>Source: CC/BVG</strong>

xx

&nbsp;

<strong>Vérification financière du BVG :</strong>

<strong>Des irrégularités financières de plus de </strong><strong>198 millions de FCFA dans la commune rurale de Sadiola</strong>

<strong>La présente vérification financière a pour objet la gestion de la Commune Rurale de Sadiola au titre des exercices 2018, 2019, 2020, 2021 et 2022 (31 octobre); avec l’objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes de gestion des organes délibérant et exécutif.</strong>

Rappelons que la Commune Rurale de Sadiola (CRS) est créée par la Loi n°96-059 du 4 novembre 1996 portant création des Collectivités Territoriales. Située à l’extrême sud du Cercle de Kayes, avec une population estimée à 52 681 habitants (DNP 2018), la CRS est composée de 47 villages et 51 hameaux répartis en six (6) secteurs.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

La mission de vérification a décelé des irrégularités administratives imputables à des dysfonctionnements du contrôle interne. Pour y remédier, le Vérificateur Général, Monsieur Samba Alhamdou BABY a formulé des recommandations.

Le Maire de la Commune rurale de Sadiola doit créer les régies de recettes et d’avances conformément à la réglementation en vigueur, veiller à la nomination d’un Comptable matières conformément à la réglementation en vigueur, veiller à la tenue de la comptabilité des matières conformément à la réglementation en vigueur, respecter la procédure d’acceptation, de réception et d’enregistrement des dons, respecter les procédures de réception des matières, convoquer les Conseillers communaux aux Sessions dans le délai requis, veiller au respect des règles de représentation des Conseillers communaux empêchés lors des sessions et tenir régulièrement les Sessions ordinaires du Conseil communal.

Le Receveur-percepteur doit procéder au contrôle des régies d’avances et de recettes au moins une fois par an. Les Régisseurs d’avances et de recettes doivent payer leur cautionnement et prêter serment devant la juridiction compétente.

<strong>Irrégularités financières</strong>

Le montant total des irrégularités financières s’élève à<strong> 198 466 256 FCFA. </strong>Le Vérificateur Général a transmis et dénoncé des faits au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Kayes, chargé du Pôle économique et financier, relativement au paiement de primes mensuelles indues pour un montant de 39 440 000 FCFA, au paiement d’indemnités de déplacement indues et de dépenses irrégulières pour un montant de 6 447 000 FCFA, au paiement d’indemnités journalières de session et de frais de transport indus pour un montant de 1 425 000 FCFA, au paiement d’indemnités journalières indues pour un montant de 1 460 000 FCFA, au non-reversement de recettes perçues pour un montant de 3 822 076 FCFA, à la non-justification de l’achat et de l’utilisation de carburant et de lubrifiant pour un montant de 76 994 450 FCFA et à la non-justification du montant total des vignettes confectionnées pour un montant de 49 325 840 FCFA.

<strong>Source: CC/BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion du projet d&amp;apos;intervention d&amp;apos;urgence Covid&#45;19 :  Plus de 496,84 millions de FCFA d&amp;apos;irrégularités financières décelées par le BVG</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-du-projet-dintervention-durgence-covid-19-plus-de-49684-millions-de-fcfa-dirregularites-financieres-decelees-par-le-bvg-3025934.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-du-projet-dintervention-durgence-covid-19-plus-de-49684-millions-de-fcfa-dirregularites-financieres-decelees-par-le-bvg-3025934.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/08/Samba-A-Baby-verificateur.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 17 Jun 2023 01:47:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La présente vérification financière a pour objet, la gestion du Projet d'Intervention d'Urgence COVID-19. Elle a pour objectif de s'assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de gestion. Les travaux de vérification ont porté sur l'examen des opérations de dépenses et de réception effective des équipements et intrants achetés au titre des exercices 2021 (du 1er juillet au 31 décembre) et 2022.</em></strong>

Le PIU COVID-19 est un programme du Gouvernement de la République du Mali qui vise à renforcer sa capacité à prévenir la pandémie COVID-19, à s'y préparer et à y répondre. Le projet comporte trois (3) composantes : (i) Préparation et réponse aux situations d'urgence COVID-19 (ii) Amélioration de l'accès aux services de soins de santé (iii) Gestion de la mise en œuvre, suivi et évaluation, et coordination. La mission de vérification du BVG a relevé des irrégularités d'ordre administratif et d'ordre financier relevant de dysfonctionnements du contrôle interne.

<strong>Irrégularité administrative</strong>

Le PIU COVID-19 n'exige pas des structures bénéficiaires le remboursement des avances non justifiées dans le délai requis. Le VG a recommandé au Coordinateur du PIU COVID-19 d'exiger des structures bénéficiaires, la justification des avances dans le délai.

<strong>Irrégularités financières </strong>

Le montant total des irrégularités financières s'élève à 496 848 028 FCFA. Le Vérificateur Général, Samba Alhamdou Baby a dénoncé au Procureur de la république près le Tribunal de Grande Instance de la Commune III du district de Bamako chargé du Pôle économique et financier les irrégularités relatives aux avances non justifiées et non remboursées par certaines structures bénéficiaires pour un montant de 99 484 675 FCFA, aux intrants non expédiés aux bénéficiaires par le Directeur de la pharmacie et du médicament pour un montant de 23 524 356 FCFA, à la réception et à la non-livraison de matériels et d'équipements aux structures sanitaires bénéficiaires, enlevés par des agents des services de la Santé pour un montant de 373 838 997 FCFA.

<strong>Source BVG</strong>

<strong> xx</strong>

<strong>Commune rurale de Sadiola : </strong>

<strong>Des irrégularités financières de plus de</strong><strong>   198 millions de FCFA décelées par le BVG </strong>

<strong><em>La présente vérification financière a pour objet la gestion de la Commune Rurale de Sadiola au titre des exercices 2018, 2019, 2020, 2021 et 2022 (31 octobre) ; avec l'objectif de s'assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes de gestion des organes délibérant et exécutif.</em></strong>

Rappelons que la Commune Rurale de Sadiola (CRS) est créée par la Loi n°96-059 du 4 novembre 1996 portant création des Collectivités Territoriales. Située à l'extrême sud du Cercle de Kayes, avec une population estimée à 52 681 habitants (DNP 2018), la CRS est composée de 47 villages et 51 hameaux répartis en six (6) secteurs.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

La mission de vérification a décelé des irrégularités administratives imputables à des dysfonctionnements du contrôle interne. Pour y remédier, le Vérificateur Général, Samba Alhamdou Baby a formulé des recommandations.

le Maire de la Commune rurale de Sadiola doit créer les régies de recettes et d'avances conformément à la réglementation en vigueur, veiller à la nomination d'un Comptable matières conformément à la réglementation en vigueur, veiller à la tenue de la comptabilité des matières conformément à la réglementation en vigueur, respecter la procédure d'acceptation, de réception et d'enregistrement des dons, respecter les procédures de réception des matières, convoquer les Conseillers communaux aux sessions dans le délai requis, veiller au respect des règles de représentation des Conseillers communaux empêchés lors des sessions et tenir régulièrement les sessions ordinaires du Conseil communal.

Le Receveur-percepteur doit procéder au contrôle des régies d'avances et de recettes au moins une fois par an. Les Régisseurs d'avances et de recettes doivent payer leur cautionnement et prêter serment devant la juridiction compétente.

<strong>Irrégularités financières </strong>

Le montant total des irrégularités financières s'élève à 198 466 256 FCFA. Le Vérificateur Général a transmis et dénoncé des faits au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Kayes, chargé du Pôle économique et financier, relativement au paiement de primes mensuelles indues pour un montant de 39 440 000 FCFA, au paiement d'indemnités de déplacement indues et de dépenses irrégulières pour un montant de 6 447 000 FCFA, au paiement d'indemnités journalières de session et de frais de transport indus pour un montant de 1 425 000 FCFA, au paiement d'indemnités journalières indues pour un montant de 1 460 000 FCFA, au non-reversement de recettes perçues pour un montant de 3 822 076 FCFA, à la non-justification de l'achat et de l'utilisation de carburant et de lubrifiant pour un montant de 76 994 450 FCFA et à la non-justification du montant total des vignettes confectionnées pour un montant de 49 325 840 FCFA.

<strong> Source BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion financière de la commune de Sadiola :  Des irrégularités de plus de 198 millions FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-financiere-de-la-commune-de-sadiola-des-irregularites-de-plus-de-198-millions-fcfa-3025711.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-financiere-de-la-commune-de-sadiola-des-irregularites-de-plus-de-198-millions-fcfa-3025711.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/11/Colonel-Assimi-GOITA-verificateur8.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 14 Jun 2023 11:47:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Horizon</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après des investigations poussées menées de façon méticuleuse par ses vérificateurs, le Bureau du Vérificateur général a décelé dans la gestion de la commune rurale  de Sadiola des irrégularités avoisinant les 200 millions de nos francs.</em></strong>

La présente vérification financière a pour objet la gestion de la Commune Rurale de Sadiola au titre des exercices 2018, 2019, 2020, 2021 et 2022 (31 octobre) ; avec l’objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes de gestion des organes délibérant et exécutif.

Rappelons que la Commune Rurale de Sadiola (CRS) est créée par la Loi n°96-059 du 4 novembre 1996 portant création des Collectivités Territoriales. Située à l’extrême sud du Cercle de Kayes, avec une population estimée à 52 681 habitants (DNP 2018), la CRS est composée de 47 villages et 51 hameaux répartis en six (6) secteurs.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

La mission de vérification a décelé des irrégularités administratives imputables à des dysfonctionnements du contrôle interne. Pour y remédier, le Vérificateur Général, Monsieur Samba Alhamdou BABY aformulédes recommandations.

le Maire de la Commune rurale de Sadiola doit créer les régies de recettes et d’avances conformément à la réglementation en vigueur, veiller à la nomination d’un Comptable matières conformément à la réglementation en vigueur, veiller à la tenue de la comptabilité des matières conformément à la réglementation en vigueur, respecter la procédure d’acceptation, de réception et d’enregistrement des dons, respecter les procédures de réception des matières, convoquer les Conseillers communaux aux sessions dans le délai requis, veiller au respect des règles de représentation des Conseillers communaux empêchés lors des sessions et tenir régulièrement les sessions ordinaires du Conseil communal.

Le Receveur-percepteur doit procéder au contrôle des régies d’avances et de recettes au moins une fois par an. Les Régisseurs d’avances et de recettes doivent payer leur cautionnement et prêter serment devant la juridiction compétente.

Irrégularités financières

Le montant total des irrégularités financières s’élève à 198 466256 FCFA. Le Vérificateur Général a transmis et dénoncé des faits<strong> au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Kayes, chargé du Pôle économique et financier, relativement </strong>au paiement de primes mensuelles indues pour un montant de 39 440 000 FCFA, au paiement d’indemnités de déplacement indues et de dépenses irrégulières pour un montant de 6 447 000 FCFA, au paiement d’indemnités journalières de session et de frais de transport indus pour un montant de 1 425 000 FCFA, au paiement d’indemnités journalières indues pour un montant de 1 460 000 FCFA, au non-reversement de recettes perçues pour un montant de 3 822 076 FCFA, à la non-justification de l’achat et de l’utilisation de carburant et de lubrifiant pour un montant de 76 994 450 FCFA et à la non-justification du montant total des vignettes confectionnées pour un montant de 49 325 840 FCFA.

<strong>Source : BVG</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mairie de Mopti : Des  voix discordantes dénoncent la gestion peu orthodoxe du maire à  la veille de la biennale.</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/mairie-de-mopti-des-voix-discordantes-denoncent-la-gestion-peu-orthodoxe-du-maire-a-la-veille-de-la-biennale-3024807.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/mairie-de-mopti-des-voix-discordantes-denoncent-la-gestion-peu-orthodoxe-du-maire-a-la-veille-de-la-biennale-3024807.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/06/Kansaye-maire-Mopti.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 08 Jun 2023 10:14:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Alors que  la commune urbaine de Mopti s’apprête à accueillir pendant 10 jours la biennale artistique et culturelle prévue du 6 au 16 juillet 2023,  plusieurs  voix  protestent  contre la gestion  du maire Issa Kansssaye épinglé  par le rapport du vérificateur général  pour des irrégularités financières  de plus 600 millions FCFA.</em></strong>

Dans  un mois  tous les projeteurs seront braqués sur la ville de Mopti qui accueille après 12 ans d’arrêt la biennale artistique et culturelle. Si  cette fête culturelle  tant attendue est accueillie avec enthousiasme par une partie de la population, certaines expriment déjà leur inquiétude  au regard de la gestion  peu orthodoxe des  maigres ressources financières par le maire de la commune. Selon des sources concordantes, des citoyens de la  ville de la Venise malienne protestent contre la mauvaise gestion  et ont porté des plaintes documentées  aux plus hautes autorités du pays  notamment au Ministère de l’administration territoriale par le biais de la primature. Et  sans pourtant  obtenir une action judiciaire  contre certains agissements  de l’équipe dirigeante  de la Mairie  en matière la gestion des ressources financières.

Les  pratiques dénoncées par les plaignants  ont été décelées par les vérificateurs du bureau du vérificateur général. Dans  le document de protestation que Maliweb.net a  consulté, les plaignants indiquent  presque toutes leurs dénonciations ont été ressorties  dans le rapport du vérificateur général. Selon ce rapport, les travaux de cette vérification ont révélé que la gestion de la Commune Urbaine de Mopti est entachée de dysfonctionnements de contrôle interne et d’irrégularités financières.

Au nombre des dysfonctionnements de contrôle interne, l’on retient entre autre : la non-tenue de la comptabilité-matières, la tenue non conforme des débats et consultations publics préalables à l’élaboration du budget de la Commune et la gestion irrégulière des affaires domaniales et foncières.

S’agissant des irrégularités financières, elles s’articulent autour du non reversement des recettes issues des transactions domaniales et foncières, du paiement intégral d’un marché non entièrement exécuté, du paiement d’équipements scolaires non conformes, de l’octroi de subventions et de frais de déplacement indus, du non-reversement de la totalité des redevances de marchés et des locations de magasins, et de la mauvaise attribution des marchés publics.

Aux termes des vérifications, le montant total des irrégularités financières  sont élevés  à 621 835 883 FCFA. Déjà, le Bureau du Végal a procédé à la transmission et dénonciation de faits au président de la Section des comptes de la Cour suprême, et au Procureur de la République près le tribunal de grande instance de Mopti charge du pôle économique et financier. Aujourd’hui, les plaignants déplorent le silence de l’autorité compétente face à l’ampleur des ressources financières non justifiées par la Mairie.  Et  dans ce contexte qu’on s’apprête encore a confié  la biennale artistique et culturelle à  l’équipe dirigeante  de cette municipalité  qui  traine dernière elle beaucoup de casseroles.

<strong> Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>PIU COVID&#45;19 ou l’antichambre de la délinquance financière :  Plus de 496 millions FCFA évaporés</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/piu-covid-19-ou-lantichambre-de-la-delinquance-financiere-plus-de-496-millions-fcfa-evapores-3024820.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/piu-covid-19-ou-lantichambre-de-la-delinquance-financiere-plus-de-496-millions-fcfa-evapores-3024820.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/07/COVID-19-1.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 08 Jun 2023 09:13:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le rapport du Vérificateur général sur la gestion du Fonds Covid-19 met à nu, la somme de 496,8 millions FCFA (</strong><strong>496 848 028 FCFA) volatilisée au PIU Covid-19 (Projet d’Intervention d’Urgence Covid-19),</strong><strong> sous la période</strong><strong> de  2021 (du 1<sup>er </sup>juillet au 31 décembre) et 2022. Plus grave, deux autres précédents rapports d’enquêtes enfoncent le clou en mettant au goût du jour, des irrégularités financières s’élevant  à 1</strong><strong> milliard FCFA (</strong><strong>1 032 162 037F) pendant</strong><strong> la période</strong><strong> du 13 mai au 31 décembre 2020, soit 8 mois de gestion et 939 millions FCFA (939 227 131F) en 6 mois de gestion, à compter du 1<sup>er</sup> janvier au 30 juin 2021.  </strong>

Décidemment, les rapports d’enquêtes du Bureau du Vérificateur Général sur la gestion du Fonds Covid-19 par le PIU Covid-19 continuent d’alimenter les conversations et de susciter des interrogations au niveau de bon nombre de maliens. Le Coordinateur du PIU Covid-19, le Dr Seydou Goïta, ne bénéficie-t-il pas d’une couverture par rapport à sa gestion des fonds du PIU Covid-19 ? Et pourquoi garde-t-il encore son poste ? Au total, le cumul des saignées financières enregistrées au sein du Projet, pendant les exercices 2020, 2021et 2022 se chiffrent à 2,468 milliards FCFA (2 468 237 196 F).

<strong>Les mêmes causes produisent les mêmes effets</strong>

L’enquête financière réalisée au PIU Covid-19 pendant la période de  2021 (du 1<sup>er </sup>juillet au 31 décembre) et 2022  exhale une odeur de scandale et aurait eu des conséquences pour l'establishment politico-administratif de Bamako. Cet audit sur la période de 2021 (du 1<sup>er </sup>juillet au 31 décembre) et 2022, énumère pêle-mêle les dysfonctionnements et les malversations dans la gestion des fonds dédiés au PIU Covid-19 au Mali.

Entre dépassements de budget, évasion des fonds et prestataires douteux, entre autres, tout y a passé ; au point qu’il y a une somme de 496  millions FCFA (496 848 028 F) qui s’est évaporée des caisses du projets, sans laisser la moindre trace.

Pour ce qui est de l’exercice 2021 (du 1<sup>er </sup>juillet au 31 décembre) et 2022, l’équipe de vérification a analysé les manuels de procédures du PIU COVID-19 et les conventions conclues entre ledit Projet et les structures bénéficiaires des avances à justifier.

En effet, il ressort de l’enquête que certaines structures bénéficiaires des avances à justifier n’ont pas remboursé la totalité des fonds mis à leur disposition par le PIU COVID-19 et qu’elles n’ont pas pu justifier dans le délai requis. Conformément aux dispositions du manuel de procédures du PIU, toute avance non justifiée dans le délai de trois mois, doit faire l’objet de remboursement. Il s’agit des structures suivantes : l’ANTIM, la DPM, l’INSP et les DRS de Gao, Kayes, Tombouctou, Ménaka, Sikasso et Taoudéni.

De plus, le PIU COVID-19 n’a pas exigé, de ces structures, le remboursement des montants non justifiés dans le délai requis. Le montant total des avances non justifiées dans le délai requis s’élève à 99,4 millions de nos francs  (99 484 675 FCFA).

<strong>Le Directeur de la DPM n’a pas expédié la totalité des intrants aux bénéficiaires </strong>

Le Cahier des Clauses Administratives Générales (CCAG) de l’Accord n°00012 C/2020/DGMP-DSP signé avec UNOPS le 22/06/2020 pour l’acquisition d’équipements, matériels et consommables de protection et de prise en charge dans le cadre de la riposte au COVID 19 au Mali en son point 1.1, stipule : <em>« Le site du projet ou le lieu de destination finale est le Magasin de la Direction de la Pharmacie et du Médicament situés dans les locaux de l’Usine Malienne de Produits Pharmaceutiques, quartier Zone Industrielle-route de Sotuba, Bamako-République du Mali </em>».

Le point 2.2.2.1 du manuel d’exécution du PIU COVID-19, relatif à la mobilisation des fonds de la Banque Mondiale précise : « <em>Le paiement des dépenses obéit à la règle du service fait ou du bien livré. Le paiement d’une dépense est conditionné à la livraison du bien ou à l’exécution de la prestation objet de la dépense.</em> »

Afin de s’assurer du respect de la disposition des clauses Administratifs générales de l’Accord n°00012 C/2020/DGMP-DSP signé avec UNOPS le 22/06/2020 pour l’acquisition d’équipements, matériels et consommables de protection et de prise en charge dans le cadre de la riposte au COVID 19 au Mali, l’équipe du vérificateur a analysé les manuels des procédures et les bordereaux d’envoi des intrants. Elle a également rapproché les bordereaux d’envoi aux stocks d’intrants de la Direction de la Pharmacie et du Médicament (DPM),  à la date du 12 décembre 2022.

C’est ainsi que l’équipe de vérification a constaté que le Directeur de la pharmacie et du médicament n’a pas expédié aux destinataires à savoir l’Hôpital du Mali, le Centre universitaire de recherche clinique (UCRC/USTTB), le Groupe scolaire de Fadjiguila et la Direction Générale de l’Hôpital de dermatologie, la totalité des intrants et équipements, conformément, aux bordereaux d’envoi. Les quantités d’intrants, d’eau de javel, de gants médium, de savon liquide, de sacs mortuaires et de dispositifs de lavage de mains mentionnées sur les bordereaux d’envoi ne sont pas conformes à celles reçues par les bénéficiaires. De plus, les quantités d’intrants non expédiées ne se trouvent pas dans le stock en magasin comme l’atteste le document de stock fourni par la DPM.

Le montant total des quantités d’intrants et équipements non expédiées et non stockées dans les magasins de la DPM s’élève à plus de 23 millions (23 524 356 FCFA).

<strong>Des agents des services de la Santé ont réceptionné des intrants et équipements qui n’ont pas été livrés aux structures sanitaires bénéficiaires </strong>

L’article 2 du Décret n°2019-0119/P-RM du 22 février 2019 portant Réglementation de la comptabilité-matières dispose : «<em> La comptabilité-matières a pour objet le recensement et le suivi comptable de tout bien meuble et immeuble et bien incorporel, propriété ou possession de l’État, des Collectivités Territoriales et des établissements publics nationaux et locaux soumis aux règles de la comptabilité publique </em>». Et le manuel d’exécution du PIU COVID-19 d’indiquer en son Point 2.2.2.1 relatif à la mobilisation des fonds de la banque mondiale : « <em>Le paiement des dépenses obéit à la règle du service fait ou du bien livré. Le paiement d’une dépense est conditionné à la livraison du bien ou à l’exécution de la prestation objet de la dépense</em> ».

Pour s’assurer que les services de santé, ont reçu les intrants et équipements achetés par le PIU COVID-19 dans le cadre de la lutte contre la maladie à Coronavirus -19,  le bureau du vérificateur a, sur la base des bordereaux d’envoi de la DPM, effectué des contrôles d’effectivité au niveau des structures sanitaires de Koulikoro, Ouéléssébougou, Bougouni, Sikasso et Ségou. Elle a également procédé à des entrevues.  Elle a constaté que certaines structures sanitaires bénéficiaires n’ont pas reçu l’intégralité des équipements et intrants qui leur sont destinés suivant les bordereaux d’envoi de la DPM mais qui ont été enlevés par des agents des services de la Santé dont le comptable-matières de l’hôpital de Ségou et des chauffeurs désignés par les Directeurs et les médecins-chefs de Koulikoro, Sikasso et de Bougouni.

<strong>À l’issue des contrôles d’effectivité, l’équipe de vérification a décelé que : </strong>
<ul>
 	<li>Le CSRéf de Koulikoro n’a reçu qu’un respirateur de réanimation sur trois destinés à leurs patients suivant le Bordereau d’Envoi (BE) n°453/MSDS-SG/DPM du 09 juin 2021 du Directeur de la Pharmacie et du Médicament, lequel a été reçu contre décharge par un chauffeur le 15 juin 2021. Le montant correspondant aux deux (02) respirateurs non livrés s’élève à 47 620 000 FCFA pour un prix unitaire de 23 810 000 FCFA ;</li>
 	<li>Suivant le BE n°1157/MSDS-SG/DPM du 19 avril 2021, le Directeur de la Pharmacie et du Médicament a envoyé à la Direction régionale de la Santé de Koulikoro, cinq (5) cartons de savon de 48 morceaux, 120 unités de savon liquide 1L Anios, 1 000 unités de combinaison de carton de 50 pièces au prix unitaire de 23 000 FCFA et 100 cartons de savon de 48 morceaux non réceptionnés. Le montant total de ces intrants non livrés s’élève à 24 377 750 FCFA ;</li>
 	<li>Suivant le BE-1389/MSDS-SG/DPM du 1er juin 2021, le Directeur de la Pharmacie et du Médicament a envoyé 100 cartons de 48 morceaux de savon au Coordinateur du Projet Programme Alimentaire Mondial (PAM) Koulikoro. Par contre, le Coordinateur dont le nom figure sur le Bordereau d’Envoi, les responsables des structures de Santé et la Coordination des Organisations Non Gouvernementales (ONG) de la Région ont tous affirmé qu’il n’y a pas de projet PAM à Koulikoro. Suite aux échanges, le signataire du BE, a confirmé n’avoir pas envoyé lesdits produits aux destinataires. Le montant des cartons de savon irrégulièrement sortis s’élève à 375 000 FCFA pour un prix unitaire de 3 750 FCFA ;</li>
 	<li>Suivant le BE n°0869/MSDS-SG/DPM du 05 avril 2022, le Directeur de la Pharmacie et du Médicament a envoyé 10 cartons de savon liquide ANIOS 1L (Carton de 12) au prix unitaire de 8 700 FCFA et 20 cartons de savon de 48 morceaux au prix unitaire de 3 750 FCFA au Proviseur d’un complexe scolaire privé dénommé SAMA 11 à Ouéléssébougou. Or, cet établissement était fermé il y a plus d’un an. Il ressort du BE qu’un élève a reçu ces cartons de savon liquide contre décharge. Cet élève nie les faits. Le montant correspondant aux intrants non réceptionnés s’élève à 162 000 FCFA ;</li>
 	<li>Le Médecin-Chef du CSRéf de Bougouni n’a livré aucun des trois (3) respirateurs de réanimation qui ont été envoyés par BE n°1445/ MSDS-SG/DPM du 09 juin 2021 du Directeur de la Pharmacie et du Médicament, lequel a été déchargé par un de ses chauffeurs le 11 juin 2021. Le montant correspondant aux respirateurs non livrés s’élève à 71 430 000 FCFA pour un prix unitaire de 23 810 000 FCFA ;</li>
 	<li>La Direction Générale de l’Hôpital de Sikasso n’a reçu aucun des quatre (4) respirateurs de réanimation qui ont été envoyés par BE n°0723/ MSDS-SG/DPM du 12 mars 2021 du Directeur de la Pharmacie et du Médicament, lequel a été déchargé par un chauffeur de l’hôpital le 25 juin 2021. Rappelons que les quatre (4) respirateurs dont dispose l’Hôpital ont été fournis par une autre source de financement provenant du Ministère chargé de la Santé et réceptionnés le 23 décembre 2021 d’un fournisseur. Ils sont en stock. L’hôpital dispose de quatre (4) autres respirateurs dont un ancien qui date de 2018 et trois (3) réceptionnés depuis le 02 juin 2021 et achetés avec un fournisseur par le Ministère chargé de la Santé. Le montant correspondant aux respirateurs non livrés s’élève à 95 240 000 FCFA pour un prix unitaire de 23 810 000 FCFA ;</li>
 	<li>La Direction régionale de la Santé de Sikasso n’a pas reçu les 700 unités d’équipements de Protection Individuels qui lui ont été envoyées par le Directeur de la Pharmacie et du Médicament suivant le BE n°1257/MSDS-SG/DPM du 29 avril 2021, lequel a été déchargé par un chauffeur le 03 mai 2021. Le montant correspondant aux unités d’équipements de Protection Individuels non livrés s’élève à 14 720 000 FCFA ;</li>
 	<li>La Direction Générale de l’hôpital de Ségou n’a pas reçu les cinq respirateurs de réanimation envoyés par le Directeur de la Pharmacie et du Médicament suivant BE n°0722-MSDS-SG/DPM du 12 mars 2021 et réceptionné par le Comptable Matières à Bamako le 12 juillet 2021. Les cinq respirateurs déclarés réceptionnés à leur place sont ceux envoyés par un autre bailleur de fonds avec la marque Drager qui ne figure pas parmi les marques achetées par le PIU COVID-19. Le montant correspondant aux cinq respirateurs non livrés s’élève à 119 050 000 FCFA pour un prix unitaire de 23 810 000 FCFA ;</li>
 	<li>La Direction Générale de l’hôpital de Ségou n’a pas reçu les 30 unités de distributeur de gel transmis suivant BE n°1583/MSDS-SG/DPM du 25 juin 2021 du Directeur de la Pharmacie et du Médicament alors que lesdits matériels ont été réceptionnés contre décharge par le Comptable-matières dudit hôpital. Le montant correspondant aux distributeurs de gel non livrés s’élève à 864 247 FCFA au prix unitaire de 28 808 FCFA (36,91 $) au taux de 780.5 FCFA en 2021. Le montant total des intrants et équipements non réceptionnés par les bénéficiaires s’élève à plus de 373 millions de nos francs (373 838 997 FCFA).</li>
</ul>
Autant de pratiques à l’origine des irrégularités financières de 496,8 millions de FCFA au Projet d’Intervention d’Urgence Covid-19<strong> pendant la période</strong><strong> de  2021 (du 1<sup>er </sup>juillet au 31 décembre) et 2022</strong>.

D’où une dénonciation de faits au Pôle Économique et financier par le Vérificateur Général, relativement  aux avances non justifiées et non remboursées par certaines structures bénéficiaires pour un montant de 99,4 millions FCFA ; aux intrants non expédiés aux bénéficiaires par le Directeur de la DPM pour un montant de 23, 5 millions FCFA ; à la réception et à la non-livraison de matériels et d’équipements aux structures sanitaires bénéficiaires, enlevés par des agents des services de la Santé pour un montant de 373,8 millions de nos francs.

Autres dénonciations de faits en 2021 adressées également à la Justice par le Vérificateur sont relatives à la non application de pénalités de retard pour un montant de 187 206 394 FCFA ; au paiement de dépenses indues pour un montant de 36 355 325 FCFA ; à la non justification d’une avance pour un montant de 90 millions FCFA ; au règlement d’un marché irrégulier avec le Bureau de l’OMS au Mali pour un montant de 625 665 412 FCFA.  Soit au total, 939 millions FCFA d’irrégularités financières, à compter de la période du 1<sup>er</sup> janvier au 30 juin 2021.

Auparavant, le Vérificateur avait saisi la Justice sur d’autres faits dans la gestion du PIU Covid-19 qui datent de l’exercice 2020. Notamment, le paiement intégral d’un marché partiellement exécuté pour un montant de 250 millions de FCFA ; le paiement de dépenses indues pour un montant de 7,19 millions de FCFA ; la minoration des droits d’enregistrement des marchés et de la redevance de régulation pour un montant total de 36,09 millions de FCFA ; le non-paiement des droits d’enregistrement et de la redevance de régulation sur des marchés pour un montant total de 159,07 millions de FCFA ; à la non-justification des avances pour un montant de 21,94 millions de FCFA ; à la non-mobilisation de la garantie bancaire d’un fournisseur défaillant pour un montant de 170,85 millions de FCFA ; à la non-ouverture d’un compte d’intérêt pour les fonds du Projet pour un montant de 73,02 millions de FCFA ; à la non-justification d’avances par les bénéficiaires pour un montant de 215,80 millions de FCFA ; à la non-réception des intrants dans les Régions de Kayes, Kita, Koulikoro et Ségou pour un montant de 98,19 millions de FCFA. Soit en chiffre, la somme de 1 milliard FCFA pour la période du 13 mai au 31 décembre 2020.

En attendant, l’interpellation des responsables de cette hémorragie financière au niveau du PIU Covid-19 s’impose; au risque d’énerver davantage les maliens.

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pharmacie populaire du Mali :   Plus de la moitié des recommandations du BVG mises en œuvre</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/pharmacie-populaire-du-mali-plus-de-la-moitie-des-recommandations-du-bvg-mises-en-oeuvre-3024803.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 08 Jun 2023 01:25:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans son rapport de vérification financière effectuée en 2020, le Vérificateur général avait fait des recommandations à la Pharmacie populaire du Mali (PPM) aux fins de corriger les dysfonctionnements constatés en vue d’une meilleure gestion administrative et financière au sein de ladite structure. Et il revient que 60 % des recommandations du BVG ont été mises en œuvre par la Direction générale de cette entreprise.</strong>

C’est en tout cas le constat fait par la mission de suivi des recommandations du Bureau du vérificateur général (BVG). Elle s’est assurée que les recommandations formulées lors de la vérification initiale ont été mises en œuvre et que les faiblesses constatées ont été corrigées. Ainsi, sur 10 recommandations, 6 ont été entièrement mises en œuvre.

Le PDG de la PPM veille à la validation du manuel de procédures administratives, financières et comptables conformément à la réglementation en vigueur, il veille à la certification des états financiers annuels par le commissaire aux comptes de la PPM, respecte les critères du DAO lors de l’évaluation technique des soumissionnaires… Il procède également au paiement des fournisseurs sur les comptes bancaires indiqués dans les documents contractuels ; crée des commissions pour chaque réception et s’assure de la présence effective des membres, et veille à l’adéquation entre les achats de médicaments et les besoins de la PPM.

«<em>Au nombre des recommandations de la mission de vérification, certaines n’ont pu être mises en œuvre comme constaté par la mission de suivi des recommandations</em>», a souligné une note du BVG. Il a ainsi été constaté que le PDG de la PPM ne s’assure pas encore de la réception des commandes avant tout paiement, il ne respecte ni les délais de paiement des fournisseurs de médicaments ni les délais d’utilisation prévus dans le contrat lors des réceptions de médicaments. Tout comme, «<em>il ne respecte pas non plus les modalités de paiement des avances aux fournisseurs, encore moins les modalités de paiement des avances aux fournisseurs</em>», a souligné le bureau.

Gageons que la direction générale de la PPM va rapidement corriger ces dysfonctionnements !

<strong>Naby</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Commune Urbaine de San :  La Mairesse Félicité Diarra et sa bande épinglées pour mauvaise gestion : plus de 84 millions FCFA à justifier !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/commune-urbaine-de-san-la-mairesse-felicite-diarra-et-sa-bande-epinglees-pour-mauvaise-gestion-plus-de-84-millions-fcfa-a-justifier-3023803.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 31 May 2023 10:18:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Non-recouvrement des frais d’édilité issus de la cession des parcelles de terrains ; non-recouvrement des droits de patente sur des marchés publics, des taxes communales et la non-justification de l’utilisation du carburant… Autant  de mauvaises pratiques orchestrées par Mme le Maire de la Commune Urbaine de San, Félicité Diarra et sa bande et qui ont entraîné un trou de 84 847 621 FCFA dans les caisses.  </strong>

Le Bureau du Vérificateur Général a décelé des irrégularités financières de plusieurs millions de nos francs au niveau de la Mairie de la Commune urbaine de San. Tout est parti d’un audit qui avait pour objet, la vérification financière de la gestion de la Commune Urbaine de San au titre des exercices 2019, 2020, 2021 et le 1<sup>er</sup> semestre 2022.  En clair, la mission avait pour but de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes des organes délibérant et exécutif de ladite Commune. Ainsi, les travaux de vérification ont porté sur la mobilisation des recettes et leur reversement, l’exécution des dépenses, la gouvernance administrative, la gestion domaniale et foncière, l’état civil et la tenue de la comptabilité matières.

<strong>La Mairesse n’a pas exigé le recouvrement des frais d’édilité</strong>

L’article 263 de la Loi n°2017-051 du 02 octobre 2017 portant Code des Collectivités Territoriales dispose : « Sans préjudice des attributions et des responsabilités qui sont propres au comptable responsable du recouvrement des impôts, taxes, redevances et divers produits du budget de la collectivité, l’ordonnateur suit régulièrement les opérations de perception et les poursuites éventuelles entreprises par le comptable. Ainsi, suivant le Procès-Verbal de la session ordinaire du Conseil communal du 27 juin 2019, le prix unitaire de cession des parcelles de terrain issues du lotissement de Tèrèkoungo  est fixé à 500 000 FCFA par lot. Afin de s’assurer du reversement intégral des produits issus dudit lotissement, l’équipe de vérification a examiné les documents relatifs à la cession des parcelles de terrain et les pièces justificatives du reversement des produits de cessions. À l’issue de ses travaux, l’équipe de vérification a constaté que le Maire n’a pas exigé le recouvrement de l’intégralité des produits issus des cessions de parcelles de terrain à usage d’habitation de la période sous revue. En effet, sur un montant dû de 99 189 450 FCFA, il n’a été reversé dans les comptes de la Commune que la somme de 54 273 950 FCFA. L’écart non-reversé s’élève à 44 915 500 FCFA.

<strong>Mme le Maire et le Régisseur n’ont pas recouvré des taxes communales</strong>

Pour s’assurer du respect des dispositions des clauses contractuelles, l’équipe de vérification a rapproché les montants des taxes municipales mentionnés dans les contrats à ceux versés par les deux (2) GIEs à la Régie de recettes au cours de la période sous revue. Du coup, l’équipe de vérification a constaté que le Maire et le Régisseur de recettes Sinaly Tièba n’ont pas recouvré la totalité du montant dû au titre des taxes municipales de sortie des véhicules au niveau des postes de contrôle de Sienso et Térèkoungo et des taxes sur charrettes foraines et charrettes à bras. En effet, ils ont recouvré un montant de 161 878 000 FCFA sur un total dû de 165 900 000 FCFA, soit un reliquat non recouvré de 4 022 000 FCFA. Il ressort que Mme le Maire n’a pris aucune disposition pour résilier les contrats et recouvrer les taxes dues.

Par ailleurs, le Maire et le Chef du Bureau Spécialisé des Domaines et du Cadastre auprès de la CUS ont délivré des Concessions Urbaines à usage d’Habitation sans percevoir des taxes sur les frais d’édilité.

En la matière, l’article 7 du Décret n°02-112/P-RM du 06 mars 2002 déterminant les formes et conditions d’attribution des terrains du domaine privé immobilier des Collectivités Territoriales est clair : « <em>les frais d’édilité sont fixés par l’autorité municipale et payés à leur caisse. Après paiement, celle-ci délivre une quittance au bénéficiaire… Et après inscription, il établit en double la copie de la concession urbaine d’habitation à soumettre à la signature du Maire. A l’occasion de cet enregistrement, il est perçu au profit du budget national en sus des frais d’édilité, un droit égal à 10% de ceux-ci.</em> »

En effet, suivant le PV de la session ordinaire du Conseil communal du 27 juin 2019, le prix unitaire de cession des parcelles de terrain issues du lotissement de Tèrèkoungo de San est fixé à 500 000 FCFA par lot. Pour s’assurer du respect des dispositions ci-dessus, l’équipe de vérification a examiné les quittances et les états de reversement du Régisseur de recettes au Receveur-percepteur. Elle a ensuite procédé à l’inventaire des Concessions Urbaines à usage d’Habitation (CUH) à partir du registre tenu par le Bureau Spécialisé des Domaines. Il ressort que durant la période sous revue, le Maire et le Chef du Bureau Spécialisé des Domaines et du Cadastre auprès de la CUS ont délivré 212 CUH sans le paiement des taxes sur les frais d’édilité d’un montant total de 10 600 000 FCFA.

<strong>Mme le Maire n’a pas justifié l’utilisation du carburant acheté</strong>

Décidément, à la Mairie de la commune urbaine de San, les textes ne sont pas respectés. Cela s’explique par le manquement à plusieurs dispositions comme l’article 79, alinéa 4 de la Loi n°2013-028 du 11 juillet 2013, modifiée, relative aux lois de finances ainsi que la Loi n°2017-051 du 02 octobre 2017 portant Code des Collectivités Territoriales qui dispose aussi en son article 60 que « <em>les fonctions de Maire sont gratuites et que des indemnités de représentation et de fonction lui sont accordées, conformément aux textes en vigueur</em> ». Cependant, ces indemnités de représentation et de fonctions sont fixées respectivement par le Décret n°06-364/P-RM du 12 septembre 2006 et l’Arrêté n°06-2597/ MATCL-SG du 02 novembre 2006. À cela s’ajoute l’article 2 du Décret n°2019-0119/P-RM du 22 février 2019 portant Réglementation de la comptabilité-matières qui dispose que « <em>la comptabilité matières a pour objet le recensement et le suivi comptable de tout bien meuble et immeuble et bien incorporel, propriété ou possession de l’Etat, des Collectivités territoriales</em> ».

Afin de s’assurer du respect de ces dispositions, l’équipe de vérification a procédé à l’examen des pièces justificatives des dépenses en carburant durant la période sous revue. Elle a malheureusement constaté que la Mairesse Félicité Diarra de la Commune de San n’a pas justifié l’utilisation du carburant acheté. Elle n’a ni fourni de délibération du Conseil communal, ni de décision affectant le carburant à son personnel, ni d’état de répartition de carburant, de subvention ou d’aide à d’autres Administrations locales. Non plus, elle n’a pas fourni d’ordre de mission justifiant les dépenses en carburant. Le montant total des dépenses en carburant non justifiées s’élève à 23 511 325 FCFA.

<strong>Le Chef du Centre des Impôts de San n’a pas recouvré les droits de patente sur des marchés publics</strong>

L’article 144 de la Loi n°06-067, modifiée, portant Code Général des Impôts, en son paragraphe 3, dispose qu’en aucun cas, « <em>le droit proportionnel ne peut être inférieur au quart du droit fixe</em> ». Aussi, l’article 84 de la Loi n°06-068 du 29 décembre 2006 portant Livre de procédure fiscale, modifiée, dispose que « <em>les contribuables qui entreprennent une profession assujettie à la patente sont tenus d’en faire la déclaration par écrit au service d’assiette compétent, dans les dix jours de l’opération. Le défaut de déclaration dans le délai susvisé est sanctionné par une amende égale au montant des droits de patente dus dans les conditions de droit commun… »</em>.

Pour s’assurer du respect des dispositions ci-dessus, l’équipe de vérification a eu des entrevues avec le Chef du Centre des Impôts de San, le Secrétaire général et a procédé à l’examen des marchés. Contre toute attente, elle a constaté que les droits de patente sur les marchés publics et les amendes y afférentes n’ont pas été recouvrés sur les entrepreneurs bénéficiaires de marchés. De plus, trois (3) entrepreneurs n’ont pas procédé à la déclaration desdits impôts. Aussi le Centre des impôts, bien qu’ayant enregistré les marchés, n’a pas non plus recouvré le montant des droits et amendes. Le montant des droits et amendes, non-recouvré s’élève à 1 798 796 FCFA.

Autant de pratiques qui sont à l’origine des irrégularités financières de 84,84 millions FCFA à la Mairie de la Commune urbaine de San. D’où la situation inconfortable de Mme la mairesse, Félicité Diarra et sa bande. Et depuis la transmission et  la dénonciation de faits par le Vérificateur général au Pôle économique et financier, c’est le sauve-qui-peut général, à la municipalité de San.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion de la commune urbaine de Mopti de 2019 A 2022 : Plus de 600 millions F CFA d&amp;apos;irrégularités financières décelées</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-la-commune-urbaine-de-mopti-de-2019-a-2022-plus-de-600-millions-f-cfa-dirregularites-financieres-decelees-3023042.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 25 May 2023 01:28:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Vérificateur général a initié la vérification financière de la gestion de la Commune urbaine de Mopti au titre des exercices 2019, 2020, 2021 et 2022 (1er semestre). A l'issue des travaux, la mission a décelé plusieurs irrégularités dont plus de 600 millions d'irrégularités financières.</em></strong>

S'agissant de la pertinence, il ressort que les Etats généraux de la décentralisation, tenus les 21, 22 et 23 octobre 2013 à Bamako, ont retenu la décentralisation comme un axe stratégique pour entreprendre la reconstruction de l'Etat malien.

Malgré quelques progrès réalisés, les collectivités territoriales (CT) font face à des défis importants, notamment le financement soutenable de la décentralisation par des ressources internes, la sécurité et la paix sociale, la gouvernance inclusive du territoire et l'amélioration de l'offre de services de qualité aux populations.

La mise en œuvre de l'Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d'Alger, signé le 15 mai 2015 à Bamako suite à la crise sécuritaire de 2012, a donné une nouvelle impulsion à la décentralisation à travers la création de nouvelles CT et le renforcement de leur autonomie financière. Ainsi, les CT percevront annuellement 30 % des ressources budgétaires de l'Etat.

Pour réaliser des investissements, la majorité des CT compte sur les ressources transférées par l'Etat et les appuis des partenaires au développement à travers l'Agence nationale d'investissement des collectivités territoriales. C'est ainsi que dans la loi de finances 2016, l'Assemblée nationale a autorisé le gouvernement à transférer aux CT la somme de 195,400 milliards de F CFA, soit environ 10,7 % des recettes du budget de l'Etat.

<strong>Lenteur dans le transfert des ressources </strong>

En vue de résoudre les problèmes liés à la lenteur observée dans le transfert des ressources de l'Etat aux CT qui entravent la fourniture de services au niveau local d'une part et de renforcer les mécanismes de leur responsabilisation d'autre part, le Mali a conclu en 2019, avec l'Association internationale de développement (IDA), l'accord de financement d'un projet, dénommé <strong>"Déploiement de ressources d'Etat pour l'amélioration de l'offre de services".</strong>

Cet accord est mis en œuvre à travers un projet dénommé Projet de déploiement des ressources de l'Etat pour l'amélioration des services et la riposte locale à la Covid-19 (PDREAS)". A cet égard, la Commune urbaine de Mopti est l'une des 102 communes bénéficiaires des appuis du PDREAS. Suivant les comptes administratifs des exercices 2019, 2020 et 2021 de la CUM, les recettes et les dépenses s'élèvent respectivement à 9 327 554 941 F CFA et 9 345 120 526 F CFA.Par ailleurs, la Commune n'a jamais fait l'objet de vérification par le Bureau du Vérificateur général. Toutefois, des missions précédentes effectuées par l'Inspection des finances et celle de l'intérieur ont relevé plusieurs irrégularités dans sa gestion administrative et financière. Au regard de ce qui précède, le Vérificateur général a initié la mission de vérification de la gestion de la Commune urbaine de Mopti au titre des exercices 2019, 2020, 2021 et 2022 (1er semestre).

<strong>Absence de débats et</strong><strong> restitutions publics</strong>

Au chapitre des constatations, notons que la mission de vérification a constaté plusieurs irrégularités administratives et financières. Quant aux irrégularités administratives, elles sont relatives entre autres : à la non-exigence du respect, par les CGS, des modalités de justification des subventions reçues de l'Etat ; la non-tenue des documents de la comptabilité-matières ; l'absence de communication relatives aux informations requises aux soumissionnaires non retenus à l'issue des appels à concurrence ; la non-tenue de débats et restitutions publics conformes ; la délivrance des lettres de transfert et des permis d'occuper en lieu et place des CUH ; l'autorisation au chef de la section domaniale et foncière d'exercer irrégulièrement des attributions du représentant du chef du Bureau spécialisé des domaines et du cadastre.

A la suite de ces constations, la mission a formulé plusieurs recommandations. Ainsi, au maire de la Commune urbaine de Mopti, il lui a été recommandé de : veiller au respect, par les Comités de gestion scolaire, des modalités de justification des subventions reçues de l'Etat ; veiller à la tenue des documents de la comptabilité-matières ; communiquer les informations requises aux soumissionnaires non retenus à l'issue des appels à concurrence ; tenir les débats et restitutions publics conformément aux dispositions législatives et réglementaires en vigueur ; veiller à la délivrance des Concession Urbaines à usage d'Habitation et ou des Titres fonciers en lieu et place des lettres et permis d'occuper ; prendre les dispositions idoines permettant aux représentant du Bureau spécialisé des domaines et du cadastre, d'exercer les attributions qui lui sont dévolues.

<strong>Tenir régulièrement</strong><strong> l'ensemble des documents</strong><strong> de la comptabilité-matières</strong>

Quant aux présidents des Comités de gestion scolaires de la Commune urbaine de Mopti, ils doivent : signer les bordereaux de livraison joints aux factures d'achat des produits payés sur les fonds alloués par l'Etat ; joindre aux états d'émargement, tout document administratif attestant tout changement de président de CGS.

Au comptable-matières de la Commune Urbaine de Mopti, la mission lui recommande de tenir régulièrement l'ensemble des documents de la comptabilité-matières. En ce qui concerne le représentant du chef du Bureau spécialisé des domaines et du cadastre auprès de la Commune urbaine de Mopti, les vérificateurs lui demandent de traiter et soumettre à la signature du maire, des concessions urbaines à usage d'habitation et des titres fonciers en lieu et place des lettres et permis d'occuper.

Concernant les finances, la mission a décelé plusieurs irrégularités dont le montant total s'élève à 621 835 883 F CFA. Elles sont relatives au paiement sur les frais d'édilité, des droits d'enregistrement dus par les bénéficiaires de lots à usage d'habitation ; à la non-attribution des marchés aux moins-disant ; au paiement des travaux non conformes aux devis quantitatifs ; au paiement d'un marché non exécuté entièrement ; à l'octroi d'indemnités et frais de déplacement indus aux chefs de quartier ; à l'octroi de subventions irrégulières ; au non-versement au régisseur de recettes des frais de transfert collectés ; au non-versement au régisseur de recettes des frais d'édilité collectés ; au faible recouvrement des droits d'enregistrement au profit du budget national ; au non-recouvrement des frais de permis d'occuper ; au non-recouvrement des redevances de marchés et de location.

<strong>Les faits dénoncés transmis aux juridictions compétentes </strong>

Les faits ainsi dénoncés ont été transmis au président de la Section des comptes de la Cour suprême et au procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Mopti, chargé du Pôle économique et financier. Ils sont relatifs : - au paiement des droits d'enregistrement sur le montant des frais d'édilité pour un montant de 1 980 000 F CFA ; à la non-attribution d'un marché au moins-disant pour un montant de 72 453 285 F CFA ; au paiement de travaux non conformes pour un montant de 576 000 F CFA ; au paiement d'un marché non exécuté entièrement pour un montant de 2 448 000 F CFA ; à l'octroi d'indemnités et de frais de déplacement indus pour un montant de 7 660 000 F CFA ; à l'octroi de subventions irrégulières pour un montant de 27 817 000 F CFA ; au non reversement des frais de transfert pour un montant de 48 761 000 F CFA ; au non reversement des frais d'édilité pour un montant de 313 177 500 F CFA ; au non recouvrement des frais de permis d'occuper pour un montant de 3 200 000 F CFA ; au non recouvrement des redevances de marchés et de location pour un montant de 24 867 000 F CFA.

Le fait relatif au non recouvrement des droits d'enregistrement pour un montant de 105 976 098 F CFA a été transmis au directeur régional des Impôts de Mopti.

En conclusion, les travaux de cette vérification ont révélé que la gestion de la Commune urbaine de Mopti est entachée de dysfonctionnements de contrôle interne et d'irrégularités financières. Au nombre des dysfonctionnements de contrôle interne, nous pouvons citer : la non-tenue de la comptabilité-matières, la tenue non conforme des débats et consultations publics préalables à l'élaboration du budget de la Commune et la gestion irrégulière des affaires domaniales et foncières. Afin de corriger les lacunes constatées, l'équipe de vérification a formulé des recommandations dont la mise en œuvre diligente par la CUM permettra de résoudre les irrégularités constatées.

S'agissant des irrégularités financières, elles s'articulent autour du non-reversement des recettes issues des transactions domaniales et foncières, du paiement intégral d'un marché non entièrement exécuté, du paiement d'équipements scolaires non conformes, de l'octroi de subventions et de frais de déplacement indus, du non-reversement de la totalité des redevances de marchés et des locations de magasins, et de la mauvaise attribution des marchés publics.

<strong>Comprendre les procédures en matière domaniale et foncière</strong>

Cette mission a permis au bureau communal de la Commune urbaine de Mopti de comprendre les procédures en matière domaniale et foncière, de réception des biens et services et de la passation des marchés publics. Elle a également permis de mettre un accent particulier sur le devoir de redevabilité des élus à l'endroit des citoyens ainsi que la nécessité de la participation citoyenne à la gestion des affaires locales.

<strong>       Boubacar Païtao avec le BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le BVG décèle plus de 621 millions de FCFA d’irrégularités financières à la Commune urbaine de Mopti</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/le-bvg-decele-plus-de-621-millions-de-fcfa-dirregularites-financieres-a-la-commune-urbaine-de-mopti-3023062.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 24 May 2023 14:46:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La vérification financière a pour objet la gestion de la Commune urbaine de Mopti (CUM) au titre des exercices 2019, 2020, 2021 et 2022 (1<sup>er</sup> semestre). Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes des organes délibérant et exécutif de la Commune. </em></strong>

Les travaux de vérification ont porté sur les dépenses de fonctionnement, d’investissement, les marchés publics, la comptabilité-matières, les activités domaniales et foncières ainsi que le recouvrement des recettes et leur reversement.

Fondée au 12<sup>ème</sup> siècle, la ville de Mopti a été érigée en Commune mixte en 1919 puis consacrée Commune de plein exercice en 1955. À la faveur de la réorganisation administrative par la Loi 96-059/ANRM du 4 novembre 1996, modifiée, portant création des Communes en République du Mali, la Commune urbaine de Mopti a été créée. Elle est l’une des 15 Communes que compte le Cercle de Mopti. La CUM est composée de 11 quartiers que sont : Komoguel I, Komoguel II, Gangal, Toguel, Bougoufé, Mossinkoré, Taikiry, Médina-coura, Sévaré-Secteur I, Sévaré-Secteur II et Sévaré-Secteur III.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

Pour remédier à ces irrégularités, le Vérificateur général, Monsieur Samba Alhamdou Baby, a recommandé au Maire de la Commune urbaine de Mopti de veiller au respect, par les Comités de gestion scolaire, des modalités de justification des subventions reçues de l’Etat et à la tenue des documents de la comptabilité-matières ; de communiquer les informations requises aux soumissionnaires non retenus à l’issue des appels à concurrence et de tenir les débats et restitutions publics conformément aux dispositions législatives et réglementaires en vigueur.

Le Maire doit aussi veiller à la délivrance des concessions urbaines à usage d’habitation et ou des titres fonciers en lieu et place des lettres et permis d’occuper et prendre les dispositions idoines permettant aux représentants du Bureau spécialisé des domaines et du cadastre, d’exercer les attributions qui lui sont dévolues.

Quant aux présidents des Comités de gestion scolaires de la CUM, ils doivent signer les bordereaux de livraison joints aux factures d’achat des produits payés sur les fonds alloués par l’Etat et joindre aux états d’émargement, tout document administratif attestant tout changement de président de CGS.

Le Comptable-matières de la CUM doit tenir régulièrement l’ensemble des documents de la comptabilité-matières et le représentant du chef du Bureau spécialisé des domaines et du cadastre auprès de la CUM doit traiter et soumettre à la signature du Maire, des concessions urbaines à usage d’habitation et des titres fonciers en lieu et place des lettres et permis d’occuper.

<strong>Irrégularités financières </strong>

Le VG a transmis et dénoncé des faits au président de la Section des comptes de la Cour suprême et au Procureur de la République près le tribunal de grande instance de Mopti, chargé du pôle économique et financier, relativement au paiement des droits d’enregistrement sur le montant des frais d’édilité pour un montant de 1 980 000 Fcfa ; à la non-attribution d’un marché au moins-disant pour un montant de 72 453 285 Fcfa ; au paiement de travaux non conformes pour un montant de 576 000 Fcfa ; au paiement d’un marché non exécuté entièrement pour un montant de 2 448 000 Fcfa.

&nbsp;

Il a également dénoncé l’octroi d’indemnités et de frais de déplacement indus pour un montant de 7 660 000 Fcfa ; l’octroi de subventions irrégulières pour un montant de 27 817 000 Fcfa ; le non reversement des frais de transfert pour un montant de 48 761 000 Fcfa ; le non reversement des frais d’édilité pour un montant de 313 177 500 Fcfa ; le non recouvrement des frais de permis d’occuper pour un montant de 3 200 000 Fcfa et  le non recouvrement des redevances de marchés et de location pour un montant de 24 867 000 Fcfa.

Par ailleurs, il a aussi transmis au Directeur régional des Impôts de Mopti le non recouvrement des droits d’enregistrement pour un montant de 105 976 098 Fcfa.

<strong>CC/BVG</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification financière de la gestion de la Gestion de la Commune Urbaine de San</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-de-la-gestion-de-la-gestion-de-la-commune-urbaine-de-san-3023070.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-de-la-gestion-de-la-gestion-de-la-commune-urbaine-de-san-3023070.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 24 May 2023 12:40:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le BVG a décelé 84 847 621 de Fcfa d’irrégularités financières à la Commune urbaine de SAN</strong>

<strong><em>La présente vérification financière a pour objet, la gestion de la Commune urbaine de San au titre des exercices 2019, 2020, 2021 et 2022 (1<sup>er</sup> semestre). Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes des organes délibérant et exécutif de ladite Commune. </em></strong>

Les travaux de vérification ont porté sur la mobilisation des recettes et leur reversement, l’exécution des dépenses, la gouvernance administrative, la gestion domaniale et foncière, l’état civil et la tenue de la comptabilité-matières.

La Commune de San a été érigée en Commune de moyen exercice le 1<sup>er</sup> janvier 1958 et en Commune de plein exercice le 2 mars 1966. Elle compte 21 quartiers qui sont : Lafiabougou, Hamdallaye, Santoro, Karentéla, Dabani, Missira, Dallan, Bagadadji, Kayentona, Farakolo, Médine, Térèkoungo, Sibougou, Bélénikégny, Parana, Parana Peulh, Sienso Bobo Marka, Sienso Peulh, SiensoModibougou, Bogossoni et Bougourou.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

&nbsp;

Pour remédier à ces irrégularités, le Vérificateur général, Monsieur Samba Alhamdou Baby, a recommandé au Receveur-percepteur de San de procéder, au moins une fois par an, au contrôle des régies d’avances et de recettes.

Au Maire de la Commune urbaine de San, de procéder, au moins une fois par an, au contrôle des régies d’avances et de recettes ; de respecter les attributions du Bureau spécialisé des domaines et du cadastre conformément aux textes en vigueur ; de créer un service d’archivage et veiller à la bonne conservation des archives communales ; de régulariser la nomination du Comptable-matières conformément aux textes en vigueur ; de veiller à la tenue des documents de la comptabilité-matières et à la tenue des documents administratifs obligatoires ; de veiller au fonctionnement des commissions de travail conformément aux dispositions en vigueur ; de respecter les modalités de création des régies et de nomination des Régisseurs.

Au Secrétaire général, il a été recommandé de tenir l’ensemble des documents administratifs obligatoires. Aux Régisseurs de recettes et d’avances, de prêter serment. Au Régisseur de recettes de respecter les délais règlementaires de reversement des recettes encaissées, au Comptable-matières de tenir les documents de la comptabilité-matières.

<strong>Irrégularités financières </strong>

&nbsp;

Le Vérificateur général a transmis et dénoncé des faits au président de la Section des comptes de la Cour suprême et au Procureur de la République près le tribunal de grande instance de la Commune III du District de Bamako, chargé du pôle économique et financier, relativement à l’attribution de plus de deux parcelles de terrain à usage d’habitation au même bénéficiaire dans la même agglomération ; au non-recouvrement des frais d’édilité issus de la cession des parcelles de terrains pour un montant de 44 915 500 Fcfa.

Il a également dénoncé le non-recouvrement des droits de patente sur des marchés publics pour un montant de 1 798 796 Fcfa ; le non-recouvrement des taxes communales pour un montant de 4 022 000 Fcfa ; le non-recouvrement des taxes sur frais d’édilité issues de la cession des parcelles de terrains pour un montant de 10 600 000 Fcfa ; la non-justification de l’utilisation du carburant pour un montant de 23 511 325 Fcfa.

<strong>CC/BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification financière :  Le BVG épingle Commune Urbaine de San</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-le-bvg-epingle-commune-urbaine-de-san-3022654.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-le-bvg-epingle-commune-urbaine-de-san-3022654.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/01/Vegal-.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 22 May 2023 01:23:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le bureau du Vérificateur général vient de publier un rapport sur une vérification financière opérée au niveau de la Commune Urbaine de San. Le résultat est accablant. Voici l’intégralité dudit rapport.</strong>

La présente vérification financière a pour objet, la gestion de la Commune Urbaine de San au titre des exercices 2019, 2020, 2021 et 2022 (1er semestre). Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes des organes délibérant et exécutif de ladite Commune. Les travaux de vérification ont porté sur la mobilisation des recettes et leur reversement, l’exécution des dépenses, la gouvernance administrative, la gestion domaniale et foncière, l’état civil et la tenue de la comptabilité matières.

La Commune de San a été érigée en Commune de moyen exercice le 1er janvier 1958 et en Commune de plein exercice le 2 mars 1966. Elle compte 21 quartiers qui sont : Lafiabougou, Hamdallaye, Santoro, Karentéla, Dabani, Missira, Dallan, Bagadadji, Kayentona, Farakolo, Médine, Térèkoungo, Sibougou, Bélénikégny, Parana, Parana Peulh, Sienso Bobo Marka, Sienso Peulh, Sienso Modibougou, Bogossoni et Bougourou.

<strong><u> </u></strong>

<strong>Irrégularités administratives</strong>

Pour remédier à ces irrégularités le Vérificateur Général, Monsieur Samba Alhamdou BABY a recommandé au Receveur-percepteur de San de procéder, au moins une fois par an, au contrôle des régies d’avances et de recettes. Au Maire de la Commune Urbaine de San de procéder, au moins une fois par an, au contrôle des régies d’avances et de recettes ; de respecter les attributions du Bureau spécialisé des Domaines et du Cadastre conformément aux textes en vigueur ; de créer un service d’archivage et veiller à la bonne conservation des archives communales ; de régulariser la nomination du Comptabilité-matières conformément aux textes en vigueur ; de veiller à la tenue des documents de la comptabilité-matières ; de veiller à la tenue des documents administratifs obligatoires ; de veiller au fonctionnement des commissions de travail conformément aux dispositions en vigueur ; de respecter les modalités de création des régies et de nomination des Régisseurs. Au Secrétaire Général de tenir l’ensemble des documents administratifs obligatoires. Aux Régisseurs de recettes et d’avances de prêter serment. Au Régisseur de recettes de respecter les délais règlementaires de reversement des recettes encaissées. Au Comptable-matières de tenir les documents de la comptabilité-matières.

<strong><u> </u></strong>

<strong>Irrégularités financières </strong>

Le Vérificateur Général a transmis et dénoncé des faits au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de la Commune III du District de Bamako, chargé du pôle économique et financier, relativement à l’attribution de plus de deux parcelles de terrain à usage d’habitation au même bénéficiaire dans la même agglomération, au non-recouvrement des frais d’édilité issus de la cession des parcelles de terrains pour un montant de 44 915 500 FCFA, au non-recouvrement des droits de patente sur des marchés publics pour un montant de 1 798 796 FCFA,   au non-recouvrement des taxes communales pour un montant de 4 022 000 FCFA, au non-recouvrement des taxes sur frais d’édilités issues de la cession des parcelles de terrains pour un montant de 10 600 000 FCFA,  à la non-justification de l’utilisation du carburant pour un montant de 23 511 325 FCFA.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion de l&amp;apos;autorité routière de 2017 à 2021 : Près de 2 milliards de FCFA d&amp;apos;irrégularités financières constatées</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-lautorite-routiere-de-2017-a-2021-pres-de-2-milliards-de-fcfa-dirregularites-financieres-constatees-3022480.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-lautorite-routiere-de-2017-a-2021-pres-de-2-milliards-de-fcfa-dirregularites-financieres-constatees-3022480.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 20 May 2023 02:59:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Par pouvoirs n°018/2022/BVG du 23 mai 2022 et en vertu des dispositions des articles 2 et 17 de la loi n°2021-069 du 23 décembre 2021 l'instituant, le Vérificateur général a initié la mission de vérification financière de la gestion de l'Autorité routière, au titre des exercices 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021. Elle fait suite à la saisine du Premier ministre suivant sa Lettre confidentielle n°0899/PM-CAB du 11 novembre 2021. A l'issue de la mission, les Vérificateurs ont décelé 1 735 968 854 F CFA d'irrégularités financières.</em></strong>

Selon le rapport de vérification, le Mali, pays continental, s'étend sur une superficie de 1 241 238 km2. Il partage ses frontières avec sept autres pays et dispose d'un réseau routier classé de 89 024 km dont 44 routes nationales d'une longueur totale de 14 102 km. L'approvisionnement régulier et à moindre coût de sa population en biens et services est fortement tributaire du niveau d'entretien de son réseau routier.

Le désenclavement intérieur, notamment l'accès des zones rurales (zones de production) aux zones urbaines (zones de consommation) est une préoccupation majeure des plus hautes autorités du pays. Il en est de même pour le désenclavement extérieur à travers les principaux corridors pour la promotion du commerce transfrontalier.

<strong>Maintien du trafic, une préoccupation constante </strong>

Le maintien du trafic a toujours constitué une préoccupation constante pour les autorités du pays. Les modalités de financement, l'insuffisance des ressources allouées et leur gestion ont toujours été des contraintes à l'entretien routier. Afin de corriger les insuffisances susmentionnées, l'Etat du Mali a entrepris des réformes institutionnelles dans le domaine de l'équipement et des transports à travers la création de nouvelles structures dont l'Autorité routière (AR) qui procède de la mise en place d'un mécanisme de financement pérenne et suffisant de l'entretien routier.

Des ressources substantielles, constituées principalement de redevances d'usage routier ont été instituées et mobilisées par l'AR. Durant la période sous revue, 2017 à 2021, l'AR a bénéficié de ressources importantes de l'ordre de 253 995 820 546 F CFA de recettes, soit une moyenne annuelle de 50 799 164 109 F CFA. Les dépenses effectuées pour la même période s'élèvent à la somme de 158 575 525 787 F CFA, soit une moyenne annuelle de 10 159 832 822 F CFA.

L'utilisation des ressources de l'AR dans les travaux d'entretien routier s'effectue à travers des conventions signées avec le maître d'ouvrage (ministre chargé des Routes), et les travaux sont exécutés à l'entreprise par délégation de maîtrise d'ouvrage à l'Agence d'exécution des travaux d'entretien routier (Ageroute).

L'importance et la diversité de ces ressources financières ainsi que la multiplicité des intervenants dans leur collecte et leur utilisation sont des sources de risques de gestion potentiels suffisants nécessitant une attention particulière des Autorités compétentes avec la mise en œuvre d'un suivi régulier de la gestion de I'AR.

De plus, le Bureau du Vérificateur général a effectué en 2015, une mission de vérification financière des opérations de recettes et de dépenses de l'AR sur la période de 2009 à 2013. Cette mission a révélé beaucoup d'irrégularités administratives et financières et a formulé des recommandations pour corriger ces lacunes administratives. Au regard de ce qui précède, le Vérificateur Général a initié la mission de vérification financière de l'AR.

<strong>Plusieurs irrégularités</strong><strong> administratives constatées </strong>

Les Vérificateurs ont mentionné que les constatations et recommandations issues de la vérification sont relatives aux irrégularités administratives et financières.

Quant aux irrégularités administratives, elles relèvent de dysfonctionnements du contrôle interne notamment le ministère chargé des Finances a autorisé la mise en dépôt de fonds en violation de la réglementation en vigueur ; le ministère chargé des Transports n'applique pas les dispositions communautaires relatives aux normes et aux procédures du contrôle du gabarit, du poids, de la charge à l'essieu des véhicules lourds de transport de marchandises ; la direction nationale du Trésor et de la comptabilité publique n'a pas reversé à l'Autorité routière des recettes de pénalité de surcharge ; la préfecture de Yanfolila n'a pas veillé à la fonctionnalité du comité de gestion et du droit de traversée du bac ; l'Autorité routière ne dispose pas d'un manuel de procédures administratives et financières validé ; l'Autorité routière ne dispose pas de règlement intérieur approuvé ; l'Autorité routière ne dispose pas d'un comptable principal des matières ; l'Autorité routière dispose des comptes bancaires sans aucune autorisation d'ouverture du ministre chargé des Finances ; la direction générale de l'Autorité routière n'a pas requis l'approbation préalable de la tutelle lors de la signature de certaines conventions de maîtrise d'ouvrage déléguée ; la direction générale de l'Autorité routière n'a pas institué la régie d'avances ; l'agence comptable de l'Autorité routière n'a pas codifié le matériel ; la direction générale de l'Autorité routière ne s'assure pas du respect des procédures de sortie des matières ; l'agence comptable ne procède pas à la certification des souches des carnets des tickets utilisés ; l'Autorité routière ne procède pas au renseignement et au bon archivage des souches des carnets des tickets ; la commission d'ouverture des plis et d'évaluation des offres ne respecte pas les règles de mise en concurrence ; la direction générale de l'Autorité routière a passé des marchés ne relevant pas de sa mission ; les directions générales de l'Ageroute et l'Agetipe ne procèdent pas à la clôture des conventions de maîtrise d'ouvrage déléguée.

<strong>Plusieurs recommandations formulées </strong>

Au chapitre des recommandations, il a été recommandé au ministre chargé des Finances de respecter la mise en dépôt des fonds conformément aux dispositions législatives et à celui chargé des Transports d'appliquer les dispositions communautaires sur les pénalités de surcharge.

Quant au directeur national du Trésor et de la comptabilité publique, la mission lui a recommandé de reverser à l'AR des recettes de pénalité de surcharge ; au préfet du cercle de Yanfolila de veiller à la fonctionnalité du comité de gestion et du droit de traversée du bac ; à la directrice générale de l'Autorité routière de mettre à jour et faire valider le manuel de procédures administratives et financières, d'élaborer et faire approuver un règlement intérieur, de veiller à la nomination d'un comptable principal des matières, de respecter les dispositions relatives à l'ouverture des comptes bancaires, de requérir l'approbation préalable de la tutelle lors de la signature des conventions de maîtrise d'ouvrage déléguée, de veiller à l'institution d'une régie d'avances, de respecter les procédures de sortie des matières, de veiller au renseignement et au bon archivage des souches des carnets des tickets, de respecter les limites de ses prérogatives en matière de passation des marchés publics.

En ce qui concerne l'agent comptable, il lui a été recommandé de codifier et immatriculer l'ensemble des matériels de l'Autorité routière, de certifier les souches des carnets des tickets utilisés. Il a été demandé à la commission d'ouverture des plis et d'évaluation des offres de respecter les règles de mise en concurrence et aux directeurs de l'Ageroute et de l'Agetipe de respecter les clauses relatives à la clôture des conventions de maîtrise d'ouvrage déléguée.

S'agissant des irrégularités financières, le montant total de celles-ci s'élève à 1 735 968 854 F CFA. Elles sont relatives entre autres au paiement indu du carburant aux membres du conseil d'administration sur instruction du directeur général de l'Autorité routière ; au paiement des indemnités indues au délégué du Contrôle financier ; à la non comptabilisation des recettes des postes de péage ; au non recouvrement de la totalité des recettes issues des pénalités de surcharge ; au non reversement à l'Autorité routière le reliquat après la clôture du programme du 11e Fed ; aux paiements des marchés non exécutés totalement ; à la non retenue des pénalités de retard sur le marché d'entretien des bacs ; au non reversement de la totalité des recettes issues de la délivrance des cartes de riverains ; non acquittement des Redevances d'usage routier sur les produits pétroliers (RURPP) sur les importateurs de produits pétroliers ; au paiement des dépenses inéligibles sur le Fonds d'entretien routier ; au paiement d'indemnités indues à des agents dans le cadre de la gestion des travaux de l'Himo.

<strong>Les faits dénoncés transmis aux juridictions compétentes </strong>

Les faits ainsi dénoncés ont été transmis au président de la Section des comptes de la Cour suprême et au procureur de la République près le Tribunal de grande instance de la commune III du district chargé du Pôle économique et financier. Ils sont relatif : au paiement indu du carburant aux membres du conseil d'administration pour un montant de 24 634 900 F CFA ; au paiement d'indemnités indues au délégué du Contrôle financier auprès de l'Autorité routière pour un montant de 10 650 000 F CFA ; à la non-comptabilisation des recettes des postes de péage pour un montant de 37 391 900 F CFA ; au non-recouvrement des recettes issues des pénalités de surcharge pour un montant de 151 372 620 F CFA ; au non-reversement par l'Ageroute à l'Autorité routière du reliquat après la clôture du programme 11e Fed pour un montant de 288 465 618 F CFA ; au paiement des travaux non exécutés et fournitures non livrées pour un montant de 120 865 680 F CFA ; à la non-retenue des pénalités de retard sur le marché d'entretien des bacs pour un montant de 14 956 725 F CFA ; au non-reversement des recettes issues de la délivrance des cartes de riverains pour un montant de 1 123 000 F CFA ; au paiement des dépenses inéligibles sur le fonds d'entretien routier pour un montant de 18 957 186 F CFA ; au paiement d'indemnités indues à des agents dans le cadre de la gestion des travaux de l'Himo pour un montant de 104 000 000 F CFA. Le fait relatif au non-acquittement de la totalité des Redevances d'usage routier sur les produits pétroliers par des importateurs pour un montant de 963 551 225 F CFA a été transmis au directeur général de la douane.

En conclusion, le Bureau du Vérificateur général a mené la vérification financière de la gestion de l'AR au titre des exercices 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021. A l'issue des travaux, il a été mis en lumière plusieurs constatations portant, d'une part, sur les faiblesses de contrôle interne et, d'autre part, sur des irrégularités financières.

Aussi, il ressort que l'AR ne dispose pas d'outils indispensables en matière de gouvernance administrative financière et comptable notamment, un manuel de procédures administratives et financières validé et un règlement intérieur. En vue de corriger les insuffisances constatées, l'équipe de vérification a formulé plusieurs recommandations dont la mise en œuvre permettra d'améliorer le dispositif de contrôle interne de l'Autorité routière pour une meilleure atteinte de ses objectifs.

<strong>Tous les postes de péage et pesage ne sont pas automatisés</strong>

Les irrégularités financières importantes relevées ont trait à la gestion des redevances d'usage routier sur les produits pétroliers, les redevances d'usage routier sur le péage, les pénalités de surcharge, des conventions de maîtrise d'ouvrage déléguée et de financement. De plus, la mission a révélé des difficultés d'application du Règlement n°14/2005/CM/Uémoa relatif à l'harmonisation des normes et des procédures du contrôle du gabarit, du poids, et de la charge à l'essieu des véhicules lourds de transport de marchandises dans les Etats membres de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa).

Cette situation a engendré l'adoption des mesures administratives dérogatoires affectant l'application des pénalités prévues par la disposition communautaire susvisée. La suspension de l'application des textes sur les pénalités de surcharge par l'Autorité de tutelle affecte la capacité financière de l'AR et favorise la dégradation des routes.

Enfin, l'équipe de vérification a observé que tous les postes de péage et pesage ne sont pas automatisés. L'automatisation desdits postes permet de maîtriser l'exhaustivité des recettes et réduire les risques de gestion des redevances.

<strong>       Boubacar Païtao avec le BVG </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Mairie de San :  Un trou de prés de 85 millions de F CFA décelé par le Vérificateur</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/mairie-de-san-un-trou-de-pres-de-85-millions-de-f-cfa-decele-par-le-verificateur-3022392.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 19 May 2023 01:24:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Enquêteur</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La Vérification financière de la Gestion de la mairie de la commune urbaine de San par les hommes du vérificateur  M. Samba Alhamdou BABY a permis de  déceler un trou de 84 847 621 de FCFA d’irrégularités financières  dans la gestion de Mme le Maire de la Commune Urbaine, Félicité Diarra. Le dossier a été remis au  pôle économique et financier.</em></strong>

La Commune de San a été érigée en Commune de moyen exercice le 1<sup>er</sup>janvier 1958 et en Commune de plein exercice le 2 mars 1966. Elle compte 21 quartiers.

La présente vérification financière a pour objet, la gestion de la Commune Urbaine de San au titre des exercices 2019, 2020, 2021 et 2022 (1<sup>er</sup>semestre). Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes des organes délibérant et exécutif de ladite Commune. Les travaux de vérification ont porté sur la mobilisation des recettes et leur reversement, l’exécution des dépenses, la gouvernance administrative, la gestion domaniale et foncière, l’état civil et la tenue de la comptabilité-matières.

<strong>Les irregularités  financères… </strong>

Le Vérificateur Général a transmis et dénoncé des faits au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de la Commune III du District de Bamako, chargé du pôle économique et financier, relativement à l’attribution de plus de deux parcelles de terrain à usage d’habitation au même bénéficiaire dans la même agglomération ; au non-recouvrement des frais d’édilité issus de la cession des parcelles de terrains pour un montant de 44 915 500 FCFA ; au non-recouvrement des droits de patente sur des marchés publics pour un montant de 1 798 796 FCFA ;  au non-recouvrement des taxes communales pour un montant de 4 022 000 FCFA ; au non-recouvrement des taxes sur frais d’édilité issues de la cession des parcelles de terrains pour un montant de 10 600 000 FCFA ;  à la non-justification de l’utilisation du carburant pour un montant de 23 511 325 FCFA.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

Pour remédier à ces irrégularités le Vérificateur Général, Monsieur Samba Alhamdou BABY a recommandé au Receveur-percepteur de San de procéder, au moins une fois par an, au contrôle des régies d’avances et de recettes. Au Maire de la Commune Urbaine de San de procéder, au moins une fois par an, au contrôle des régies d’avances et de recettes ; de respecter les attributions du Bureau spécialisé des Domaines et du Cadastre conformément aux textes en vigueur ; de créer un service d’archivage et veiller à la bonne conservation des archives communales ; de régulariser la nomination du Comptabilité-matières conformément aux textes en vigueur ; de veiller à la tenue des documents de la comptabilité-matières et à la tenue des documents administratifs obligatoires ; de veiller au fonctionnement des commissions de travail conformément aux dispositions en vigueur ; de respecter les modalités de création des régies et de nomination des Régisseurs. Au Secrétaire Général, il a été recommandé de tenir l’ensemble des documents administratifs obligatoires. Aux Régisseurs de recettes et d’avances, de prêter serment. Au Régisseur de recettes de respecter les délais règlementaires de reversement des recettes encaissées, au Comptable-matières de tenir les documents de la comptabilité-matières.

<strong>La Rédaction (Source : BVG) </strong>

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<item>
<title>Autorité Routière : la gestion des DG Baba Moulaye Haidara et Lala Koita, épinglée !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/autorite-routiere-la-gestion-des-dg-baba-moulaye-haidara-et-lala-koita-epinglee-3022394.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 19 May 2023 01:19:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Enquêteur</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Vérificateur Général a décèlé plus de 1,735 milliard de FCFA d’irrégularités financières dans la gestion chaotique du duo Baba Moulaye Haidara et Mme Lala Koita tous anciens DG de  l’Autorité Routière. </em></strong><strong><em>Le Vérificateur a transmis le dossier au pôle économique et financier.</em></strong>

La présente vérification financière a pour objet la gestion de l’Autorité Routière au titre des exercices 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.Elle a pour objectif de s’assurer de la sincérité et de la régularité des opérations de recettes et de dépenses. Les travaux ont porté sur les dépenses de fonctionnement et d’investissements, la collecte des recettes, les transferts et réceptions de fonds, les opérations d’enregistrement et la mise en œuvre des conventions de financement.

Créée par Loi n°00-051 du 04 août 2000, l’Autorité Routière est un Etablissement Public à caractère Administratif (EPA) doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière. Elle a pour mission d’administrer les fonds destinés à l’entretien du réseau routier. A ce titre, elle est chargée d’assurer le financement des travaux d’entretien du réseau routier, y compris les voies urbaines et de contribuer à l’amélioration de sa gestion. Les travaux comprennent les travaux d’entretien courant, les travaux d’entretien périodique, les travaux d’amélioration de la sécurité routière, les travaux ponctuels de grosses réparations en vue du rétablissement de la circulation suite aux dégâts causés par les intempéries, les accidents ou les catastrophes naturelles et les prestations de services liées à l’entretien routier.

<strong><u>Irrégularités administratives</u></strong>

Pour remédier à ces irrégularités le Vérificateur Général, Monsieur Samba Alhamdou BABY a recommandé au Ministre chargé des Finances de respecter la mise en dépôt des fonds conformément aux dispositions législatives et à son homologue chargé des Transports d’appliquer les dispositions communautaires sur les pénalités de surcharge. Au Directeur National du Trésor et de la Comptabilité Publique il a dit de reverser à l’AR des recettes de pénalité de surcharge et au Préfet du Cercle de Yanfolila de veiller à la fonctionnalité du Comité de gestion et du droit de traversée du bac.

Quant à la Directrice Générale de l’Autorité Routière, elle doit mettre à jour et faire valider le manuel de procédures administratives et financières, élaborer et faire approuver un règlement intérieur, veiller à la nomination d’un comptable principal des matières, respecter les dispositions relatives à l’ouverture des comptes bancaires, requérir l’approbation préalable de la tutelle lors de la signature des conventions de Maîtrise d’Ouvrage Déléguée. Elle doit en outre, veiller à l’institution d’une Régie d’avances, respecter les procédures de sortie des matières, veiller au renseignement et au bon archivage des souches des carnets des tickets et respecter les limites de ses prérogatives en matière de passation des marchés publics.

Le VG a aussi recommandé à l’Agent Comptable de codifier et immatriculer l’ensemble des matériels de l’Autorité Routière et de certifier les souches des carnets des tickets utilisés, et à la Commission d’ouverture des plis et d’évaluation des offres de respecter les règles de mise en concurrence. Enfin, les Directeurs de l’AGEROUTE et de l’AGETIPE doivent respecter les clauses relatives à la clôture des conventions de Maîtrise d’Ouvrage Déléguée.

<strong><u>Irrégularités financières </u></strong>

Le Vérificateur Général a transmis et dénoncé des faits au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de la Commune III du District de Bamako, chargé du pôle économique et financier, relativement au paiement indu du carburant aux membres du Conseil d’Administration pour un montant de 24 634 900 FCFA ; au paiement d’indemnités indues au Délégué du Contrôle financier auprès de l’Autorité Routière pour un montant de 10 650 000 FCFA ; à la non-comptabilisation des recettes des postes de péage pour un montant de 37 391 900 FCFA ; au non-recouvrement des recettes issues des pénalités de surcharge pour un montant de 151 372 620 FCFA ;au non-reversement par l’AGEROUTE à l’Autorité Routière du reliquat après la clôture du programme 11<sup>ème</sup>FED pour un montant de 288 465 618 FCFA ; au paiement des travaux non exécutés et fournitures non livrées pour un montant de 120 865 680 FCFA ; à la non-retenue des pénalités de retard sur le marché d’entretien des bacs pour un montant de 14 956 725 FCFA ; au non-reversement des recettes issues de la délivrance des cartes de riverains pour un montant de 1 123 000 FCFA ; au paiement des dépenses inéligibles sur le fonds d’entretien routier pour un montant de 18 957 186 FCFA et au paiement d’indemnités indues à des agents dans le cadre de la gestion des travaux de l’HIMO pour un montant de 104 000 000 FCFA.

Le Vérificateur Général a enfin transmis au Directeur Général de la Douane le fait relatif au non-acquittement de la totalité des Redevances d’Usage Routier sur les Produits Pétroliers par des importateurs pour un montant de 963 551 225 FCFA.

<strong> Source : BVG </strong>

<strong> </strong>

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<item>
<title>Mairie de la Commune Urbaine de Mopti : Destination inconnue pour plus de 621 millions FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/mairie-de-la-commune-urbaine-de-mopti-destination-inconnue-pour-plus-de-621-millions-fcfa-3022264.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/mairie-de-la-commune-urbaine-de-mopti-destination-inconnue-pour-plus-de-621-millions-fcfa-3022264.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/05/Maire-Mopti.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 18 May 2023 09:15:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Non-reversement des recettes issues des transactions domaniales et foncières ; paiement intégral d’un marché non entièrement exécuté ; paiement d’équipements scolaires non conformes ; octroi de subventions et de frais de déplacement indus ; non-reversement de la totalité des redevances de marchés et des locations de magasins ; mauvaise attribution des marchés public…</strong>

<strong>Voilà ce que le Bureau du Vérificateur général a décelé dans la gestion de la Mairie de la Commune Urbaine de Mopti où le montant total des irrégularités financières, s’élève à 621 835 883 FCFA, seulement entre 2019 et le premier trimestre de 2022. Le Maire Issa Kanssaye et ses complices sont dans de beaux draps. </strong>

Le Bureau du Vérificateur Général dans le cadre de ses missions régaliennes a fait un regard croisé sur la gestion administrative et financière de la Mairie de la Commune Urbaine de Mopti. Histoire de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes des organes délibérant et exécutif de la Commune. Il ressort que les travaux de vérification ont essentiellement porté sur les dépenses de fonctionnement, d’investissement, les marchés publics, la comptabilité-matières, les activités domaniales et foncières ainsi que le recouvrement des recettes et leur reversement.

<strong>Corruption à ciel ouvert </strong>

Décidément, les eaux de la Mairie de la commune urbaine de Mopti sont troubles et charrient des affaires nauséabondes les unes que les autres. Cela s’atteste par la découverte des irrégularités administratives aussi bien que financières. Le Maire de Mopti, ses adjoints et les responsables financiers gèrent la municipalité comme bon leur semble. En témoignent tout d’abord, les dysfonctionnements des contrôles internes révélés par les travaux de vérification. Au nombre desquelles la non-tenue de la comptabilité-matières, la tenue non-conformes des débats et consultations publics préalables à l’élaboration du budget de la Commune et la gestion irrégulière des affaires domaniales et foncières.  Au-delà de ces dysfonctionnements, les enquêteurs ont contre toute attente découvert des d’irrégularités financières qui ont laissé un trou béat dans la caisse.

En effet, cette hémorragie financière qui failli fragiliser les caisses de la municipalité de Mopti est liée au paiement des droits d’enregistrement sur le montant des frais d’édilité pour un montant de 1 980 000 FCFA ; à la non-attribution d’un marché au moins-disant pour un montant de 72 453 285 FCFA et au paiement de travaux non conformes pour un montant de 576 000 FCFA. Et si l’on s’en tient au rapport du Bureau du Vérificateur Général, il y a une irrégularité financière plus criarde consécutive au paiement d’un marché non exécuté entièrement pour un montant de 2 448 000 FCFA. S’y ajoutent, l’octroi d’indemnités et de frais de déplacement indus pour un montant de 7 660 000 FCFA ; l’octroi de subventions irrégulières pour un montant de 27 817 000 FCFA et au non reversement des frais de transfert pour un montant de 48 761 000 FCFA.

<strong>Affairisme et favoritisme érigés en mode de gestion</strong>

Le rapport du Végal déduit que d’autres irrégularités financières sont occasionnées par le non reversement des frais d’édilité pour un montant de 313 177 500 FCFA ; le non recouvrement des frais de permis d’occuper pour un montant de 3 200 000 FCFA et le non recouvrement des redevances de marchés et de location pour un montant de 24 867 000 FCFA. Vient ensuite, le non recouvrement des droits d’enregistrement pour un montant de 105 976 098 FCFA.

Face aux conséquences néfastes de la mauvaise gestion de l’argent du contribuable à la Mairie de Mopti, le Vérificateur Général a transmis et dénoncé les faits au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Procureur de la république près le tribunal de Grande instance de Mopti chargé du Pôle économique et financier. Du coup, c’est la panique chez le Maire de la Commune urbaine de Mopti et sa bande.

<strong>Adama Coulibaly</strong>

………………………………………………….]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Réalisations d’infrastructures rurales et agricoles au Mali : Le PRRE et l’AGETIER, des services de mafieux pour des mafieux</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/realisations-dinfrastructures-rurales-et-agricoles-au-mali-le-prre-et-lagetier-des-services-de-mafieux-pour-des-mafieux-3022267.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/realisations-dinfrastructures-rurales-et-agricoles-au-mali-le-prre-et-lagetier-des-services-de-mafieux-pour-des-mafieux-3022267.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/05/PREE-Agetier.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 18 May 2023 01:22:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>L’arrivée du Coordinateur Oumarou Camara au</strong><strong> PRRE (Projet de Reconstruction et de Relance Économique), et du Directeur général Zana Coulibaly à l’AGETIER (Agence d’Exécution des Travaux d’Infrastructures et d’Équipements Ruraux), a exorcisé la mauvaise gestion des fonds et bien d’autres phénomènes jugés diffus, au sein de ces deux structures. </strong>

L’enquête financière sur la gestion du PRRE fait ressortir que les opérations de dépenses relatives à la gestion du projet et du Plan de Sécurisation Intégré des Régions du Centre (PSIRC) ont été entachées d’irrégularités financières d’un montant total de 749 612 155 FCFA. Ces irrégularités sont relatives à la violation des règles d’exécution et de règlement des marchés publics et à des dépenses irrégulières sur les intérêts créditeurs. Pour ce qui est de ces irrégularités financières, la gestion de l’AGETIER n’est pas étrange.

<strong>Les combines et les combinards du PRRE</strong>

Le Coordinateur de l’Unité de Coordination du PRRE, Oumarou Camara, a autorisé des prélèvements irréguliers sur le compte d’intérêt de SOS-Sahel. En effet, il ressort de l’examen des comptes bancaires de l’UCP (Unité de Coordination du Projet) et des Maîtrises d’Ouvrage Délégué (MOD) ainsi que des pièces justificatives des décaissements effectués sur le compte d’intérêts de SOS-Sahel que le Coordinateur de l’UCP, Oumarou Camara, a autorisé l’ONG SOS-Sahel à effectuer trois (3)  prélèvements irréguliers sur le compte d’intérêt pour préfinancer des activités du financement additionnel du PRRE en attendant la mise à disposition des fonds. Le manuel de procédures du projet ne prévoit pas ces préfinancements, et le Coordinateur n’a pas demandé l’avis de non objection de l’IDA (Association International de Développement). Le montant total des trois décaissements effectués en avril, mai et juin 2019, au profit de l’AMAP pour la publication d’avis à manifestation d’intérêts dans le journal « L’Essor », s’élève à 1 937 700 FCFA. De plus, après réception des fonds depuis le 27 août 2019, SOS-Sahel n’a pas procédé au remboursement du préfinancement.

Et comble de la délinquance financière à l’Unité de Coordination du Projet de Reconstruction et de Relance Économique, le Coordinateur Oumarou et le Spécialiste en Gestion Financière, Mahamadou Diarra, ont effectué des décaissements irréguliers sur les intérêts créditeurs générés par les comptes bancaires. De l’examen du compte d’intérêt de l’UCP-PRRE par la mission d’audit, il apparaît que le Coordinateur Oumarou Camara et le Spécialiste en Gestion Financière du projet, Mahamadou Diarra, ont effectué des décaissements irréguliers sur les intérêts générés par les comptes bancaires. De janvier à juillet 2022, ils ont effectué, sur le compte d’intérêts de l’UCP, 81 décaissements pour un montant total de plus de 132 millions  FCFA (132 135 926F) alors qu’aucune dépense sur les intérêts générés n’a été prévue dans le PTBA 2022. Pourquoi une telle stratégie ? Seul le Coordinateur du PRRE, Oumarou Camara et son Spécialiste en gestion financière, Mahamadou Diarra, pourront y répondre. Surtout  qu’ils défilent au Pôle Économique, à l’heure actuelle.

<strong>De la fraude à ciel ouvert à l’AGETIER </strong>

[caption id="attachment_2936137" align="alignleft" width="450"]<a href="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/07/Zana-Agetier.jpg"><img class="size-full wp-image-2936137" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/07/Zana-Agetier.jpg" alt="" width="450" height="442" /></a> Zana Coulibaly[/caption]

Au titre de l'impact de l'indiscipline budgétaire dans la gestion des Conventions sur les performances de l'AGETIER, avec de nombreux transferts entre conventions, l’Agence ne perçoit pas les intérêts créditeurs sur ses comptes alors qu’elle a négocié leur rémunération avec les banques. Plus grave, des transferts et des paiements irréguliers sont reçus et exécutés par l’AGETIER au profit de certains maîtres d’ouvrage à titre d’honoraires. Dans certains cas, les pièces justificatives ne sont pas fournies.

Décidemment, le DG de l’AGETIER, Zana Coulibaly, est sur une pente raide pour son implication dans les réalisations d’ouvrages du PRRE. C’est du moins ce que révèle le rapport  d’enquête du Vérificateur sur la gestion du PRRE qui a occasionné des irrégularités financières  de 749,6 millions FCFA (749 612 155F) pendant les périodes 2018, 2019 et 2020.

Comme mentionné dans le document, le Directeur Général de l’AGETIER, Zana Coulibaly, a irrégulièrement payé le marché de construction du pont de la localité de Kaneye. Pour s’assurer que les travaux de construction de l’ouvrage de franchissement de Kaneye ont été totalement achevés et que la réception définitive a eu lieu, l’équipe de vérification a examiné les dossiers dudit marché. Elle s’est également entretenue avec le Chef de projet de l’AGETIER, le Spécialiste en Passation de Marchés et le Spécialiste en Gestion Financière de l’Unité de Coordination du PRRE.

Du coup, les enquêteurs ont constaté que le Directeur Général de l’AGETIER, Zana Coulibaly, a procédé au paiement intégral du contrat n°T1-IVP2-280-03-29/2014 relatif aux travaux de construction du pont (ouvrage) de Kaneye d’un montant de 24,5 millions FCFA (24 597 500F), bien que ledit ouvrage se soit écroulé durant le délai de garantie. En effet, la réception provisoire du pont de Kaneye objet dudit contrat a eu lieu le 7 août 2018 et il s’est effondré le 1er mars 2019 avant l’expiration du délai de garantie des travaux soit environ sept (7) mois. Ainsi, par lettre n°007 du 2 mars 2019, le Maire de la Commune Rurale de Kaneye a informé le Coordinateur Oumarou Camara de l’UCP- PRRE pour lui faire part de l’effondrement du pont.

À son tour, le Coordinateur de l’Unité de Coordination dudit Projet a saisi le dirlo de l’AGETIER, Zana Coulibaly par e-mail en date du 5 mars 2019 pour l’informer de l’effondrement du pont de Kaneye et solliciter par la même occasion les mesures urgentes qu’il compte prendre pour y remédier.

Auparavant, par e-mail du 7 février 2019, le Coordinateur Oumarou du PRRE avait informé la Direction de l’AGETIER des plaintes faites par les autorités communales sur la qualité de certaines infrastructures routières réalisées sous la maîtrise d’ouvrage de l’AGETIER dans la région de Tombouctou et spécifiquement, les travaux de construction de l’ouvrage de franchissement de Kaneye sur le marigot de Bourem.

En réponse à la correspondance du Coordinateur du PRRE, l’AGETIER par e-mail en date du 11 février 2019 émanant de son Directeur Technique a assuré que toutes les dispositions seront prises pour réparer les dégradations survenues.

Nonobstant l’engagement formel pris par l’AGETIER à travers son Directeur technique, aucune disposition n’a été prise pour prendre en charge les plaintes formulées par le Maire de la Commune de Kaneye alors que les clauses contractuelles du marché, stipulent que l’entrepreneur est tenu, durant le délai de garantie, à une obligation dite ‘<em>’obligation de parfait achèvement</em>‘’ au titre de laquelle il doit remédier à tous les désordres signalés par l’autorité contractante ou le bureau d’étude et de contrôle, de telle sorte que l’ouvrage soit conforme à l’état où il était lors de la réception provisoire.

En outre, le Bureau d’études Techniques et de Gestion de Projets (BGET) chargé de l’étude et du contrôle des travaux, objet dudit marché, n’a fait aucune diligence pour signaler les défaillances sur l’ouvrage. Il a également procédé à la validation des trois décomptes relatifs au paiement des 80 564 275 FCFA. De plus, il a participé à la réception technique des travaux, le 16 juillet 2018 à Kaneye.

Par ailleurs, la retenue de garantie d’un montant de 4,2 millions FCFA (4 240 225F) a été payée par le Directeur de l’AGETIER à l’entreprise. Aussi, l’AGETIER n’a entrepris aucune action pour mobiliser la caution de retenue de garantie fournie par l’entreprise. Le montant total compromis s’élève à 24 597 500 FCFA.

Plus grave encore, indique le rapport du Vérificateur, le DG de l’AGETIER, Zana Coulibaly, a irrégulièrement payé un bureau de contrôle qui n’a pas rempli ses obligations contractuelles.

Ainsi, il ressort des vérifications que le Bureau d’études Techniques et de Gestion de Projets (BGET), chargé des études et du contrôle des travaux de construction du pont de Kaneye n’a pas exécuté correctement ses obligations contractuelles relatives au contrôle et à la surveillance des travaux. Pire, ledit bureau n’a signalé dans aucun de ses rapports une situation de non ou mauvaise exécution des travaux pouvant compromettre la solidité de l’ouvrage.  De plus, il a approuvé l’ensemble des décomptes de paiement de l’entreprise chargée des travaux ; a établi et signé les documents de réceptions techniques et provisoires des travaux de construction du pont de Kaneye.

Aussi, il résulte du procès-verbal de réception technique établi le 16 juillet 2018 par le Bureau d’études Techniques et de Gestion de Projets, notamment après une visite contradictoire des tâches exécutées par l’entreprise, et des vérifications techniques nécessaires que la commission (composée des représentants du bureau de contrôle et de l’entreprise) a procédé à la réception technique sans réserve des travaux.

Également, il apparaît dans le procès-verbal de réception provisoire établi le 7 août 2018 et signé par les représentants du PRRE ; de l’AGETIER ; du bureau de contrôle BGET ; de l’entreprise et du Maire de Kaneye que l’AGETIER en sa qualité de Maître d’Ouvrage Délégué a approuvé, sans réserve , le document attestant la bonne exécution des travaux du pont 22 de Kaneye alors que l’ouvrage comportait des malfaçons, et il a cédé le 1er mars 2019 (voir la photo d’illustration)  avant l’expiration de la période de garantie, soit sept (07) mois après sa réception provisoire.  Le montant total payé par le Directeur Général de l’AGETIER, Zana Coulibaly, au bureau de contrôle BGET pour ses prestations alors qu’il n’a pas accompli ses obligations contractuelles relatives au contrôle et à la surveillance des travaux s’élève à plus de 23 millions FCFA (23 437 000F).

Autant de pratiques mafieuses qui font perdre à l’AGETIER plusieurs centaines de millions de francs CFA.  À en croire une source, avec l’application incorrecte des pénalités de retard des périodes 2018,  2019 et 2020, l’AGETIER aurait subi une perte sèche d’environ 800 millions de francs CFA représentant des montants payés contre cautionnements non remboursés et non recouvrés.

<strong>La saga des vautours au PRRE et à l’AGETIER </strong>

Avec la mauvaise gestion en cours au PRRE et à l’AGETIER, le Mali risque de faire le deuil de la réalisation de certaines infrastructures rurales et agricoles.

Et si le gouvernement pouvait ordonner, sans complaisance ni parti pris, la vérification de fonds en comble de tous les services du PRRE et de l’AGETIER, on devrait, peut-être, découvrir un grand réseau mafieux savamment monté en vue de saccager les fonds publics.

Décidément, le PRRE et l’AGETIER sont en proie à des scandales sans précédent. En premier lieu, l’éthique et la déontologie sont foulés au pied depuis des ans. L’arrivée du Coordinateur Oumarou Camara au PRRE et du DG Zana Coulibaly à l’AGETIER, a permis une réglementation des pratiques frauduleuses au niveau  de ces structures. Normalement,  la réglementation engendre l’application rigoureuse des normes, mais on assiste, aujourd’hui, à une magouille et à un vol sans précédent au sein de ces deux services.  À qui profite ce genre d’activités mafieuses?

Par ailleurs, il faut souligner que la Banque Mondiale qui doit contrôler les investissements du PRRE est aujourd’hui  flouée par le Coordinateur Oumarou Camara. Il  a déjà trompé ce partenaire stratégique dans le cadre du Plan de Sécurisation Intégré des Régions du Centre (PSIRC) qui a démarré en 2021 ; et en 2023 aucune réalisation  n’est encore visible sur le terrain. Et s’il devra toujours piloter le PRRE, il jouera le même scénario de prolongation sans des résultats tangibles. Ce qui est un danger pour le développement des régions affectées par la crise dans notre pays.

En bloc, il y a du mensonge dans les réalisations du PRRE sur le terrain. Et des matériels destinés aux agriculteurs depuis 2020 et 2021 sont abandonnées dans la cour de la Gendarmerie d’Ansogo et dans la cour du Service des Eaux et Forêt. Mais pourquoi pas mal de projets du PRRE ne sont pas fonctionnels comme les Gares routières de Gao, Tombouctou et Douentza ? Et pourquoi  le Coordinateur du PRRE, Oumarou Camara, refuse de remettre les matériels agricoles aux exploitants du PIV de  Sindiwara Ansongo, malgré leur demande formulée,  depuis le  16 Août 2022 pour les besoins de la campagne agricole 2022-2023 ?

Des questions qui méritent des éclaircissements de la part du Coordinateur du PRRE.

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Autorité Routière (AR) :  Plus d’1 milliard FCFA évaporé : la gestion de l’ancien DG Baba Moulaye Haïdara et de l’ex Directrice Lala Koïté épinglée</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/autorite-routiere-ar-plus-d1-milliard-fcfa-evapore-la-gestion-de-lancien-dg-baba-moulaye-haidara-et-de-lex-directrice-lala-koite-epinglee-3022262.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 18 May 2023 01:22:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Paiement de travaux non exécutés et fournitures non livrées pour un montant de  120,865 millions FCFA ; non-recouvrement des recettes issues des pénalités de surcharge pour un montant de 151,372 millions FCFA, en passant par le paiement indu de carburant aux membres du Conseil d’Administration pour un montant de 24, 63 millions FCFA et le paiement d’indemnités indues au Délégué du Contrôle financier auprès de l’Autorité Routière pour un montant de 10,6 millions de nos francs, à la non-comptabilisation des recettes des postes de péage pour un montant de 37,3 millions FCFA. Auxquels s’ajoutent, la non-retenue des pénalités de retard sur le marché d’entretien des bacs pour un montant de 14,9 millions FCFA et le paiement des dépenses inéligibles sur le fonds d’entretien routier pour un montant de 18,9 millions FCFA... </strong>

<strong>Autant d’irrégularités financières décelées par le Bureau du Vérificateur Général et qui sont à l’origine de l’évaporation de 1,735 milliards FCFA (1 735 968 854 F) à l’Autorité Routière (AR) pendant les périodes 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.</strong>

L’Autorité Routière n’a pas seulement perdu de sa superbe. Elle a été vidée de son âme, vendue au diable. Et jusqu’aujourd’hui, l’ex DG Baba Moulaye Haïdara et l’ancienne Directrice, Lala Koïté, n’affichent qu’une image de ruine et de désolation. Et pour cause : jamais, les gaffes au sein de cette structure n’ont atteint un tel degré.

Jugée, pourtant, stratégique dans la politique de financement du fonds d’entretien routier de notre pays, l’Autorité Routière n’a pas échappé à l’appétit vorace de ses ex DG, Baba Moulaye Haïdara et Lala Koïté. Par petite touche, ils ont « <em>sucé</em> » les caisses, érigé le népotisme en mode de gestion. L’espoir tant suscité auprès du gouvernement, a viré au cauchemar.

<strong>Paiements indus de carburant aux membres du Conseil d’Administration et d’indemnités indues au Délégué du Contrôle financier…</strong>

De 2015 à 2018 et de 2018 à 2022, Baba Moulaye Haidara et Lala Koité, ont occupés respectivement, le fauteuil de directeur général de l’Autorité Routière. C’est ainsi que leurs gestions à la tête de cette structure viennent d’être mises au goût du jour par le Bureau du vérificateur général dans un rapport  d’enquête.

Et pour s’assurer de la mise en œuvre des dispositions prévues par les textes, l’équipe du vérificateur a examiné les pièces de paiement des dépenses liées aux sessions du Conseil d’Administration, les listes d’émargement, analysé les Procès-verbaux des sessions du Conseil d’Administration tenues durant la période sous revue. Elle s’est également entretenue avec l’ex directrice de l’AR, Lala Koïté, l’Agent comptable et le Directeur Administratif et du Budget.

Du coup, il ressort de l’entrevue que son prédécesseur, Moulaye Aboubacar dit Baba Moulaye Haïdara, bombardé ministre des Transport, le 30 décembre 2017, a ordonné le paiement indu du carburant aux membres du Conseil d’Administration pendant la période sous-revue.

Par ailleurs, le Conseil d’Administration par Délibération n°20-009/CA-AR du 06 octobre 2020 a octroyé aux administrateurs : « <em>[…] du carburant en raison de deux cents (200) litres par administrateur et par session.</em> »

Cependant l’ex Directrice Générale de l’AR, Lala Koïté, a appliqué la délibération concernée bien qu’elle n’ait été entérinée par l’arrêté conjoint du Ministre de la tutelle et du Ministre chargé des Finances.  Le montant du carburant indûment octroyé aux administrateurs durant la période sous revue est de 24 634 900 FCFA. <em>(Le détail se trouve dans l’illustration de l’article). </em>

Aussi, les deux anciens patrons de l’Autorité Routière ont ordonné le paiement des indemnités indues au Délégué du Contrôle financier. Pour la régularité et la sincérité des opérations de dépenses effectuées par l’Autorité Routière, les enquêteurs ont constaté que les anciens DG de l’AR, Baba Moulaye Haïdara et Lala Koïté, ont ordonné le paiement des indemnités mensuelles indues au délégué de contrôle financier placé auprès de l’AR. Le montant des indemnités payées au titre des exercices 2017, 2018, 2019 et 2020 s’élève à 10 650 000 FCFA.

Par ailleurs, l’ex Directeur Général de l’Autorité Routière, Baba Moulaye Haïdara, a autorisé le paiement des dépenses inéligibles sur le Fonds d’Entretien Routier.  Afin de s’assurer de l’application des dispositions, l’équipe de vérification a examiné les dossiers de paiement. Elle a également procédé à des entrevues avec le Directeur de l’Administration et du Budget, le Directeur technique et l’Agent comptable. Du coup, il ressort que l’ex Directeur Général de l’AR, Baba Moulaye,  a accordé le paiement de 18 957 186 FCFA dans le cadre de la réalisation d’un guide d’investissement sur les potentialités économiques du Mali sans autorisation préalable du Conseil des Ministres.

<strong>L’Agent Comptable de l’Autorité Routière dans ses œuvres</strong>

Pour s’assurer de l’exhaustivité du recouvrement des recettes de péages par l’Autorité Routière, l’équipe du vérificateur a procédé au rapprochement de la situation des recettes fournies par le Service informatique à celle des rapports d’activités des postes de péage ainsi qu’aux grands livres des recettes fournis par le service de la Comptabilité. Elle s’est également entretenue avec l’Agent comptable, le Responsable du service informatique, les chefs d’équipe et les péagistes. Les enquêteurs ont constaté que l’Agent comptable ne s’est pas assuré du reversement total des recettes de péage par les Chefs d’équipe des postes de péage informatisés et par conséquent n’a pas comptabilisé l’exhaustivité des recettes pour lesdits postes durant la période sous revue. En effet, le montant des recettes mensuelles comptabilisées des postes de péage de Dibloli, Sanankoroba, Kati et Mahinamine est minoré par rapport à celui fourni par le Service informatique pour lesdits postes de péage. Le montant des recettes minorées durant la période sous-revue s’élève à 37 391 900 FCFA.

Pire, l’Agent Comptable de l’AR n’a pas recouvré la totalité des recettes issues des pénalités de surcharge. S’agissant du recouvrement exhaustif des recettes sur les pénalités, l’équipe de vérification a analysé les contrats, les ordres de recettes, les bordereaux de versement et les données informatiques des différents postes de pesage. Elle a aussi comparé la situation des paiements à celle des recouvrements de la période sous revue. Elle a constaté que des opérateurs économiques n’ont pas payé la totalité des pénalités liées à des surcharges de leurs véhicules de transport pour un montant total de plus de 151 millions FCFA (151 372 620 F).

Plus grave, l’Agent Comptable de l’Autorité Routière n’a pas reversé la totalité des recettes issues de la délivrance des cartes de riverains. L’équipe de vérification a constaté que l’Agent comptable de l’AR n’a pas reversé la totalité des recettes issues de la vente des cartes de riverains de la période sous revue. À cet effet, elle a constaté, des écarts entre les recettes déclarées et les versements effectués dans le compte bancaire de l’AR pour un montant de 1 123 000 FCFA.  Et ce n’est pas tout. Loin sen faut.

Même le DG de l’AGEROUTE n’a pas reversé à l’Autorité Routière le reliquat après la clôture du programme du 11ème FED. Afin de s’assurer du respect des clauses, l’équipe de vérification a analysé les conventions, les contrats et les rapports d’audits de la Convention durant la période sous revue. Elle a rapproché les relevés bancaires du compte ouvert par l’AGEROUTE avec la situation comptable de l’AR dans le cadre du projet. L’équipe de vérification a décelé que l’AGEROUTE n’a pas reversé à l’AR les sommes non utilisées pour la réalisation des activités et des dépenses inéligibles pour les montants respectifs de 141,5 millions FCFA (141 143 579 F) et de 147,3 millions de nos francs (147 322 039 F).

Par ailleurs, l’AR a adressé à l’AGEROUTE la lettre n°013/DGAR- 2022 du 06 janvier 2022 demandant le remboursement des paiements effectués non justifiés. La Convention de financement ayant pris fin depuis le 30 juin 2021, le montant total à rembourser s’élève à plus de 288 millions de nos francs (288 465 618 FCFA).

<strong>Les Pourboires de l’ex Directrice Générale de l’Autorité Routière </strong>

À en croire le rapport d’enquête du vérificateur, l’ex Directrice de l’AR, Lala Koïté, a ordonné des paiements des marchés non exécutés totalement. Les enquêtes révèlent que l’ex Directrice Générale de l’AR Lala Koïté, a ordonné le paiement des prestataires qui n’ont pas entièrement exécuté des travaux et fourni des équipements conformément aux clauses contractuelles.

Pour le : Contrat n°5667/CPMP/MTI-2021 du 29 décembre 2021 relatif aux travaux de réparation et de sécurisation du poste de péage de Bougouni suite à l’attaque par des individus armés dans la nuit du 29 au 30 mai 2021, il s’agit de :

- la non-réalisation de fourniture et pose de grille métallique antivol au niveau des deux (02) cabines pour un montant de 440 000 FCFA ;

- la non-fourniture des bacs à sable pour un montant de 4 millions FCFA;

- la non-fourniture et la mise en œuvre de sable dans les bacs à sable pour un montant de 3 600 000 FCFA ;

- la fourniture et pose de lampes solaires trois (03) en lieu et place de dix (10) pour un montant de 1 330 000 FCFA.

&nbsp;

S’agissant du Contrat n°0417/CPMP/MTI-2021 du 15 mars 2021 relatif aux entretiens et maintenances des groupes électrogènes des postes de pesage, le groupe électrogène de marque HATZ MD 40 16KVA est en arrêt depuis le mois de décembre 2020 à Hérémakono et n’a pas été entretenu pour un montant de 920 000 FCFA.

Vient ensuite, le Contrat n°1944/CPMP/MIE-MTMU-2020 relatif aux travaux de mise en place de bacs à sable et amélioration du système de sécurité de certains postes de péage et pesage (Kassela, Sanankoroba, Konobougou, Bla 1, Bla 2, Kati, Nioro, Diéma, Zangasso, Sienso) en un lot unique. La non-réalisation du mirador en structure métallique pour les agents de sécurité de dimension 4x5ml dans le poste de péage de Kasséla pour un montant de 1 640 200 FCFA.

Enfin, le Contrat n°3092/CPMP/MTI- 2021 relatif aux travaux de mise en place de blocs de béton de types New Jersey aux postes de péage de Farabana et Samanko 2 et de réparation des dégâts causés par les transporteurs de camions bennes au niveau du poste de péage de Farabana. La non-réalisation du réseau électrique des cabines pour un montant de 431 200 FCFA. La non-fourniture et pose de câble 4x16 mm2 pour remise en état de l’alimentation électrique des cabines pour un montant de 2 933 250 FCFA.

Également, l’équipe de vérification a constaté que deux (2) pèses essieux PE 40 acquis suivant le Marché n°T1-BNOB-2222-01-01/2018 AGETIPE n’ont pas été fournis au poste de Zégoua pour un montant total de plus de 105 millions  (105 571 030 FCFA). Le montant des travaux non réalisés et des fournitures non livrées s’élève à plus de 120 millions de nos francs (120 865 680 FCFA).

Pendant ce temps, le Directeur Général des Routes n’a pas retenu la pénalité de retard sur le marché d’entretien des bacs. Sur ce plan, l’article 15 du Marché n°0046/DGMP-DSP 2017 du 06 avril 2017 est claire: « <em>En cas de retard dans la livraison des fournitures ou dans la prestation des services, le titulaire du marché sera passible d’une pénalité par jour de retard fixé à un deux mille cinq centième (1/2500è) du montant du marché initialement modifié ou complété par les avenants intervenus. Il n’est pas prévu de prime pour exécution anticipée de l’objet du marché.</em> »

Cependant, les enquêtes révèlent que le Directeur Général des routes n’a pas retenu sur le Marché n°0046/DGMP-DSP-2017, les pénalités de retard dans l’exécution des travaux de réparation des bacs dans différentes localités. Le montant total des pénalités non retenues s’élève à 14 956 725 FCFA.

Et comme si cela ne suffisait pas, l’ancienne Directrice Générale de l’Autorité Routière, Lala Koïté, a ordonné le paiement d’indemnités indues à des agents dans le cadre de la gestion des travaux de l’HIMO. Après l’examen des pièces de paiements, les contrats et la convention, l’équipe de vérification a constaté que l’ex directrice de l’AR, Lala Koïté, a indûment accordé des indemnités à des agents, suivant la Décision n°2018-001/HIMO/DGAR-18 du 29 mai 2018 dans le cadre de la gestion des travaux de Haute Intensité de Main-d’œuvre (HIMO) pendant la période sous revue.  Les indemnités mensuelles accordées sont : la Coordinatrice : 2 500 000 FCFA ; le Coordinateur Adjoint : 2 000 000 FCFA ; le Comptable : 1 500 000 FCFA ; l’Ingénieur : 1 500 000 FCFA ; l’Assistante : 500 000 FCFA.

En outre, ces indemnités n’ont pas fait l’objet de délibération du Conseil d’Administration. Le montant total des indemnités payées s’élève à 104 millions FCFA.

Et comble de la ‘’bouffecratie’’ à l’Autorité Routière, des importateurs de produits pétroliers ne se sont pas acquittés des Redevances d’Usage Routier sur les Produits Pétroliers (RURPP).

Afin de s’assurer de l’application des dispositions, l’équipe de vérification a analysé les arrêtés interministériels fixant les taux de la redevance d’usage routier sur les produits pétroliers, a adressé la Lettre n°conf. 0426/2022/BVG du 18 août 2022 au Directeur Général des Douanes, demandant de mettre à disposition les données relatives à la Redevance d’Usage Routier (RUR) au titre des exercices budgétaires 2017 à 2021. Elle a procédé à l’examen des données produites par la Direction Générale des Douanes suivant la Lettre n°0021/MEF/DG-DDRPPV du 24 août 2022.

L’équipe de vérification a constaté que sur la période 2017 à 2020, des redevables ne se sont pas acquittés des Redevances d’Usage Routier sur les Produits Pétroliers. En effet, ils n’ont pas versé au Receveur du Trésor auprès de la Douane lesdites redevances dues à l’AR. Le montant total des redevances non payé par les importateurs de produits pétroliers s’élève à 963 551 225 FCFA.

Autant de pratiques à l’origine de 1,735 milliard FCFA (1 735 968 854 F) d’irrégularités financières à l’Autorité Routière pendant les périodes 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.

D’où la transmission et la dénonciation de faits au Pôle économique et financier par le vérificateur général. Depuis, l’ancien DG Baba Moulaye Haïdara et l’ex Directrice Lala Koïté sont dans la tourmente.

À suivre !

<strong>Cyrille Coulibaly </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mairie de la Commune II : Sur la bonne voie</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/mairie-de-la-commune-ii-sur-la-bonne-voie-3022048.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 17 May 2023 01:51:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Informateur</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le pourcentage des recommandations du Vérificateur général appliquées ou ayant donné lieu à des progrès satisfaisants est de 75 %.</em></strong>

Des actions intéressantes déployées par le Bureau du Vérificateur général afin de donner suite aux recommandations sont mises en lumière, tout comme un certain nombre d’actions qui n’ont pas été réalisées ou des défis que la Mairie de la Commune II du district de Bamako doit encore relever pour appliquer les recommandations.  Ces commentaires découlent de l’analyse de l’état d’avancement de la structure contrôlée Le pourcentage des recommandations formulées par le Bureau du vérificateur général (BVG) qui ont fait l’objet d’une mise en application par la réalisation de plans d’action soumis par les unités d’affaires est un indicateur
essentiel pour s’assurer que les services corrigent les situations observées lors de ces audits.

C’est donc un total de 16 recommandations formulées en 2019 qui devaient être mises en application. A l’analyse, se dégage un pourcentage fort élevé de l’application des recommandations ou ayant donné lieu à des progrès satisfaisants. 75%des lacunes relevées ont été corrigées : la Mairie tient un registre de demande de parcelles, a soumis à la délibération du Conseil communal les recrutements d’agents, remboursé la somme due à l’Etat sur les frais d’édilité, les documents de la comptabilité matière sont tenus par ses services » et nul « fractionnement de dépenses ». Autres améliorations à son actif, « les régisseurs des centres secondaires ont remboursé l’intégralité des sommes manquantes ».

Toutefois, elle ne s’est pas totalement départie de certaines pratiques, notamment le fait de ne pas prévoir dans tous les contrats de marché des dispositions sur les retards de livraison. Les bénéficiaires de ces marchés ne signent pas automatiquement les attestations de service fait et les procès-verbaux de réception.

Ces derniers mauvais plis pris dans la gestion n’effacent point les efforts accomplis et qui place désormais la Mairie de la Commune II sur une bonne trajectoire.

<strong>Ibrahim Yattara </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Commune urbaine de Mopti : 621 millions d’irrégularités</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/commune-urbaine-de-mopti-621-millions-dirregularites-3022046.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 17 May 2023 01:47:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Informateur</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le rapport de vérification révèle de graves faits présumés de mauvaise gestion et de détournement.</em></strong>

Les conclusions du rapport ficelé par le Bureau du Vérificateur Général viennent d’être révélées et elles sont accablantes. Il s’avère que les comptes sont mal tenus et le moins-disant écarté du bénéfice d’un marché au profit d’un concurrent plus cher. D’importants montants auxquels la commune avait droit n’ont jamais été réclamés entre 2019 et le premier trimestre de 2022, notamment les frais de transfert pour un montant de 48.761.000 FCFA, les frais d’édilité pour un montant de 313.177.500 FCFA, des redevances de marchés et de location  pour un montant de 24.867.000 CFA, les frais de permis d’occuper pour un montant de 3.200.000 F CFA . A côté de ces recettes qui n’ont pas été comptabilisées, des dépenses qui, elles, ont bien été faites, à tort. En effet, un marché de 2.448.000 FCFA qui n’a point été entièrement exécuté a fait l’objet d’un paiement intégral, des travaux non-conforme payés à hauteur de 576.000 FCFA, des indemnités et frais de déplacement indus  cumulant à 7.660.000 FCFA, des subventions irrégulières  se chiffrant à 27.817.000 FCFA

Enfin, des droits d’enregistrement non-perçus  pour un montant de 105.976.098 FCFA.

L’équipe communale doit prendre le taureau par les cornes. Des recommandations sont formulées dans ce sens, portant notamment sur la mise au pas des Comités de gestion scolaires en ce qui concerne les modalités de justification des subventions reçues de l’Etat, de communiquer aux soumissionnaires des informations requises à l’issue des appels à concurrence conformément aux dispositions législatives et réglementaires.

Au regard de la gravité des faits présumés de mauvaise gestion et de détournement, le Bureau du Vérificateur Général s’est tourné du côté de la justice pour s’occuper de ce dossier.

<strong>Ibrahim Yattara </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Autorité routière : Radiographie d&amp;apos;un trou financier de 1, 7 milliard</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/autorite-routiere-radiographie-dun-trou-financier-de-1-7-milliard-3022041.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/autorite-routiere-radiographie-dun-trou-financier-de-1-7-milliard-3022041.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/08/Samba-A-Baby-verificateur.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 17 May 2023 01:40:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Informateur</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Bien classé au hit-parade des dérapages financiers pour « le paiement indu d’indemnités, de carburant, la non-comptabilisation de recettes » selon les termes utilisés dans un document du Bureau de Vérificateur Général.</em></strong>

Votre journal a pu consulter le rapport de vérification qui a décortiqué les irrégularités administratives et financières de 2017 à 2021 et qui confirme les doutes émises par le citoyen lambda sur l’utilisation correcte des fonds alloués à l’entretien routier.  La radiographie des dépenses de fonctionnement et d’investissement,  la collecte de recettes, les transferts et réceptions de fonds, les opérations d’enregistrement et la mise en œuvre des conventions de financement laisse  apparaitre une culture  « de paiement indu d’indemnités au Délégué du contrôle financier auprès de l’Autorité routière pour un montant de 10. 650.000 FCFA, de carburant aux membres du Conseil d’administration pour un montant de 24.634.900 FCFA, de non-comptabilisation des recettes des potes de péage pour un montant de 37.391.900 FCFA, le non-recouvrement des recettes issues des pénalités de surcharge pour un montant de 151.372.620 FCFA, le non-recouvrement par l’AGEROUTE à l’Autorité Routière du reliquat après la clôture du programme 11<sup>ème</sup> FED (NDLR : Fonds européen de développement) pour un montant de 288.465.618 FCFA, la non-retenue des pénalités de retard sur les marchés d’entretien des bacs pour un montant de 14.956.725 FCFA, le non-reversement des recettes issues de la délivrance des cartes de riverains pour un montant de 1.123.000 FCF, au paiement de dépenses inéligibles sur le fonds d’entretien routier pour un montant de 18.937.186 F CFA et au paiement d’indemnités indues à des agents dans le cadre de la gestion des travaux à haute intensité de main d’œuvre pour un montant de 104.000.000 FCFA.»

En somme, face aux dépenses incontrôlées, l’Autorité routière a aligné les recettes non encaissées. Ces carences ont entraîné un trou financier de 1,735 milliard de F CFA et sont dénoncées au président de la Section des comptes de la Cour suprême et au procureur de la République près le Tribunal de la Commune III du district de Bamako, chargé du pôle économique et financier.

Le défaut d’une mise à jour et de validation de manuel de procédure administrative et financière, d’élaboration et d’approbation d’un règlement intérieur joint au non-respect des dispositions relatives à l’ouverture des comptes bancaires, à la non –institution d’une régie d’avances, au non-respect des procédures de sortie  des matières, aux défaillances constatées dans l’archivage des souches des carnets de tickets et la non-observation des limites de prérogatives en matières de passation des marchés, entre autres,  trouvent leur illustration dans la gestion aventurée de l’Autorité routière.

<strong>Ibrahim Yattara</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Corruption et délinquance financière : Forte attente des Maliens</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/corruption-et-delinquance-financiere-forte-attente-des-maliens-3021718.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 15 May 2023 02:10:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le <a href="http://bamada.net/ageroute-au-mali-le-bvg-decouvre-pres-de-900-millions-de-fcfa-dirregularites-financieres">rapport</a> récemment publié par le Bureau du Vérificateur Général concernant la gestion de l’Autorité <a href="http://bamada.net/delinquances-financieres-a-lageroute-plus-dun-milliard-de-fcfa-dirregularites-financieres-decelees">Routière</a> (exercices 2017 à 2021) apporte la preuve de l’ampleur de la corruption et la délinquance financière dans notre pays. </strong>

<strong>Les <a href="http://bamada.net/gestion-du-fonds-dentretien-routier-par-lageroute-plus-de-895-millions-fcfa-de-marches-irreguliers-executes">résultats</a> de la vérification effectuée par le Bureau du Vérificateur Général au niveau de l’Autorité Routière a, en effet, révélé plusieurs irrégularités financières. Ainsi, ce  rapport vient s’ajouter à un</strong> <strong>volumineux rapport du Végal transmis en décembre 2022 au Président de la transition, Assimi Goïta. </strong>

<strong>En effet, le rapport remis au Chef de l’Etat relevait de nombreux manquements aux règles. Selon le Vérificateur général, il s’articule autour de 33 missions concernant des services centraux, des organismes personnalisés, des collectivités territoriales, ainsi que la gestion des fonds Covid-19. Précision : 22 dossiers ont été déjà transmis à la justice. Et les Maliens attendent encore les conclusions de plusieurs enquêtes judiciaires. </strong>

En attendant, le vérificateur général avait indiqué avoir effectué au cours de l’année écoulé <strong>33 missions de vérification et transmis  22 dossiers aux procureurs.</strong> Cependant, il n’avait pas fourni l’indication sur les montants détournés aux préjudices de l’Etat et suite aux manquements aux règles. Il faut préciser que le  dernier rapport remis au Président de la transition est axé sur 33 missions vérification du Végal. Des missions qui ont concerné des services centraux, des organismes personnalisés, des collectivités territoriales, une politique publique ainsi que la gestion des fonds Covid-19. Ces missions sont ainsi répartir : 20 vérifications financières et de conformité, 4 de performance, 8 de suivi des recommandations, et une évaluation de politique publique. Précision : les vérifications ont couvert essentiellement les domaines de la santé, des transports, de l’éducation, de la décentralisation, de l’énergie et de l’eau, des mines, du développement rural, des technologies de l’information et de la communication.

Selon le Vérificateur général, les vérifications financières et de conformité ont mis en relief des faiblesses concernant la gestion administrative et financière dans les administrations publiques et les collectivités. Elles ont décelé, d’une part, des irrégularités administratives relevant des dysfonctionnements du contrôle interne et, d’autre part, des irrégularités financières. Les irrégularités administratives feront l’objet de vérifications de suivi des recommandations par le Bureau. Quant à celles financières, elles ont fait l’objet de transmission et de dénonciation aux autorités judiciaires. Et la direction générale du contentieux de l’Etat a été tenue en ampliation pour la défense des intérêts de l’Etat.

Mais avant, en 2021, le Bureau du Vérificateur général avait transmis 18 dossiers au président de la section des comptes de la Cour suprême. Dans la même période, 22 dossiers avaient été transmis aux procureurs de la République près les tribunaux de grande instance de la Commune III du District de Bamako, de Kayes et de  Mopti, chargés des pôles économiques et financiers.  Ainsi, la section des comptes de la Cour suprême a communiqué par écrit que 4 dossiers ont été déférés à son parquet général, et les 14 autres ont fait l’objet d’examen par les chambres compétentes.

Le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de la Commune III du District de Bamako, chargé du pôle économique et financier, a aussi rendu compte des suites judiciaires accordées aux 16 dénonciations reçues au titre de l’année 2021. Idem pour le Pôle économique et financier de Kayes qui avait 5 dossiers pendant à son niveau, et pour celui de Mopti où il y a un seul dossier.

Faut-il noter que ces vérifications et évaluations de l’année 2021 sont largement inspirées des saisines. De 50 en 2020, les saisines reçues par le Bureau sont passées à 64 en 2021.

Malgré tout, l<strong>es Maliens s’interrogent et s’impatientent sur l’évolution de la croisade contre la corruption et la délinquance financière promise par les Autorités de la transition. En effet, la lutte contre l’impunité et l’enrichissement illicite sont toujours une demande forte des Maliens.</strong>

<strong>Mémé Sanogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion de la Commune II :  75 % des recommandations du BVG totalement mis en œuvre</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-la-commune-ii-75-des-recommandations-du-bvg-totalement-mis-en-oeuvre-3021511.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-la-commune-ii-75-des-recommandations-du-bvg-totalement-mis-en-oeuvre-3021511.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 13 May 2023 01:28:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Dans son rapport de vérification de performance effectuée en 2018, le Vérificateur général, Samba Alhamdou Baby avait fait des recommandations à la mairie de la Commune II du district de Bamako, aux fins de corriger les dysfonctionnements constatés pour une meilleure gestion administrative et financière au sein de ladite structure. A cet effet, une mission de suivi des recommandations s'est effectuée en 2019, dont l'objectif était de s'assurer de la mise en œuvre des recommandations formulées lors de la vérification initiale, d'apprécier leur niveau de mise en œuvre et la correction des faiblesses constatées.

La mission de suivi des recommandations laisse entrevoir un bilan positif de la mairie de la Commune II du district de Bamako. Le bilan du suivi des seize (16) recommandations formulées en 2019 par le Vérificateur général se présente comme suit en 2022.

Etat de mise en œuvre des recommandations :

Le taux de recommandations entièrement mises en œuvre est de 75 % sur les huit applicables. Sur les (16) recommandations formulées par l'équipe de la vérification initiale, six (6) sont entièrement mises en œuvre soit 75 %, deux (2) sont partiellement mises en œuvre soit 25 % et huit (8) sont sans objet. Le taux de mise en œuvre totale est déterminé sur les huit (8) recommandations applicables en dehors de celles sans objet.

Recommandations entièrement mises en œuvre :

La mairie de la Commune II du district de Bamako tient un registre de demandes de parcelles, la mairie de la Commune II a soumis à la délibération du Conseil communal les recrutements d'agents, la mairie de la Commune II a remboursé la somme due à l'Etat sur les frais d'édilité, les documents de la comptabilité-matières sont tenus par les services de la Commune II, la mairie de la Commune II ne procède pas à des fractionnements de dépenses, les régisseurs des centres secondaires ont remboursé l'intégralité des sommes manquantes.

Recommandations partiellement mises en œuvre :

La mairie de la Commune II n'a pas prévu dans tous les contrats de marché des dispositions sur les retards de livraison, les bénéficiaires ne signent pas systématiquement les attestations de service fait et les PV de réception.

Recommandations non applicables :

La mairie de la Commune II n'a pas attribué de parcelle appartenant à l'Etat, la mairie de la Commune II n'a pas reçu de don en l'absence de délibération du Conseil communal, la mairie de la Commune II n'a pas attribué de parcelle sans l'autorisation du Conseil communal.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion de l&amp;apos;autorité routière : Plus de 1,735 milliard F CFA d&amp;apos;irrégularités financières décelés par le BVG</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-lautorite-routiere-plus-de-1735-milliard-f-cfa-dirregularites-financieres-deceles-par-le-bvg-3021519.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-lautorite-routiere-plus-de-1735-milliard-f-cfa-dirregularites-financieres-deceles-par-le-bvg-3021519.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 13 May 2023 01:18:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Créée par Loi n°00-051 du 04 août 2000, l'Autorité routière est un établissement public à caractère administratif (Epa) doté de la personnalité morale et de l'autonomie financière. Elle a pour mission d'administrer les fonds destinés à l'entretien du réseau routier. A ce titre, elle est chargée d'assurer le financement des travaux d'entretien du réseau routier, y compris les voies urbaines et de contribuer à l'amélioration de sa gestion.

Les travaux comprennent les travaux d'entretien courant, les travaux d'entretien périodique, les travaux d'amélioration de la sécurité routière, les travaux ponctuels de grosses réparations en vue du rétablissement de la circulation suite aux dégâts causés par les intempéries, les accidents ou les catastrophes naturelles et les prestations de services liées à l'entretien routier.

<strong>Irrégularités administratives </strong>

Pour remédier à ces irrégularités le Vérificateur général, Samba Alhamdou Baby a recommandé au ministre chargé des Finances de respecter la mise en dépôt des fonds conformément aux dispositions législatives et à son homologue chargé des Transports d'appliquer les dispositions communautaires sur les pénalités de surcharge. Au directeur national du trésor et de la comptabilité publique il a dit de reverser à l'AR des recettes de pénalité de surcharge et au préfet du cercle de Yanfolila de veiller à la fonctionnalité du Comité de gestion et du droit de traversée du bac.

Quant à la directrice générale de l'Autorité routière, elle doit mettre à jour et faire valider le manuel de procédures administratives et financières, élaborer et faire approuver un règlement intérieur, veiller à la nomination d'un comptable principal des matières, respecter les dispositions relatives à l'ouverture des comptes bancaires, requérir l'approbation préalable de la tutelle lors de la signature des conventions de maîtrise d'ouvrage déléguée. Elle doit en outre, veiller à l'institution d'une régie d'avances, respecter les procédures de sortie des matières, veiller au renseignement et au bon archivage des souches des carnets des tickets et respecter les limites de ses prérogatives en matière de passation des marchés publics.

Le Vérificateur général a aussi recommandé à l'agent comptable de codifier et immatriculer l'ensemble des matériels de l'Autorité routière et de certifier les souches des carnets des tickets utilisés, et à la commission d'ouverture des plis et d'évaluation des offres de respecter les règles de mise en concurrence. Enfin, les directeurs de l'Ageroute et de l'Agetipe doivent respecter les clauses relatives à la clôture des conventions de maîtrise d'ouvrage déléguée.

<strong>Irrégularités financières </strong>

Le Vérificateur général a transmis et dénoncé des faits au président de la Section des comptes de la Cour suprême et au procureur de la République près le Tribunal de grande instance de la Commune III du district de Bamako, chargé du Pôle économique et financier, relativement au paiement indu du carburant aux membres du conseil d'administration pour un montant de 24 634 900 F CFA ; au paiement d'indemnités indues au délégué du Contrôle financier auprès de l'Autorité routière pour un montant de 10 650 000 FCFA ; à la non-comptabilisation des recettes des postes de péage pour un montant de 37 391 900 F CFA ; au non-recouvrement des recettes issues des pénalités de surcharge pour un montant de 151 372 620 F CFA ; au non-reversement par l'Ageroute à l'Autorité routière du reliquat après la clôture du programme 11e Fed pour un montant de 288 465 618 F CFA ; au paiement des travaux non exécutés et fournitures non livrées pour un montant de 120 865 680 F CFA ; à la non-retenue des pénalités de retard sur le marché d'entretien des bacs pour un montant de 14 956 725 F CFA ; au non-reversement des recettes issues de la délivrance des cartes de riverains pour un montant de 1 123 000 F CFA ; au paiement des dépenses inéligibles sur le fonds d'entretien routier pour un montant de 18 957 186 F CFA et au paiement d'indemnités indues à des agents dans le cadre de la gestion des travaux de l'Himo pour un montant de 104 000 000 F CFA.

Le Vérificateur général a enfin transmis au directeur général de la douane le fait relatif au non-acquittement de la totalité des redevances d'usage routier sur les produits pétroliers par des importateurs pour un montant de 963 551 225 F CFA.

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Suivi des opérations de recettes et de dépenses liées au Pèlerinage à la Mecque :   62°% des recommandations du BVG mises en œuvre</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/suivi-des-operations-de-recettes-et-de-depenses-liees-au-pelerinage-a-la-mecque-62-des-recommandations-du-bvg-mises-en-oeuvre-2-3020978.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/suivi-des-operations-de-recettes-et-de-depenses-liees-au-pelerinage-a-la-mecque-62-des-recommandations-du-bvg-mises-en-oeuvre-2-3020978.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 06 May 2023 01:48:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Triomphe</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le taux des recommandations entièrement mises en œuvre est de 62%. Autant dire que leur niveau de mise en œuvre est satisfaisant, selon le rapport de la mission de vérification financière</em></strong>.

Pèlerinage à la Mecque Dans son rapport de suivi des recommandations de la mission de vérification financière effectuée en 2019, relativement aux opérations de recettes et de dépenses liées au pèlerinage à la Mecque au niveau du ministère des Affaires religieuses et du Culte, de sa Direction des finances et du matériel et de la Maison du Hadj, le Vérificateur général, Monsieur Samba Alhamdou Baby, avait fait des recommandations aux fins de corriger les dysfonctionnements constatés et espérer une meilleure gestion administrative et financière au sein des structures concernées.

À cet effet, une mission de suivi des recommandations du BVG s’est effectuée, dont l’objectif était de s’assurer de la mise en œuvre correcte des recommandations formulées lors de la vérification initiale, et d’apprécier leur niveau de mise en œuvre et la correction des faiblesses constatées.

Le taux des recommandations entièrement mises en œuvre est de 62%. Sur les 13 recommandations applicables, huit (8) sont entièrement mises en œuvre, deux (2) sont partiellement mises en œuvre et trois (3) ne sont pas mises en œuvre. Le niveau de mise en œuvre des recommandations est satisfaisant.

<strong> </strong><strong>Recommandations entièrement mises en œuvre </strong>

<u> </u>La Direction des finances et du matériel (DFM) et la Maison du Hadj tiennent un registre d’enregistrement des offres des soumissionnaires. Les régisseurs d’avances respectent le seuil de paiement en numéraire. Les régisseurs d’avances de la DFM et de la Maison du Hadj ont payé leur caution. Les régisseurs d’avances tiennent une comptabilité régulière.

Le ministre en charge des Affaires religieuses fait gérer les comptes par des comptables. Le Directeur de la Maison du Hadj établit des ordres de recettes justifiant l’exactitude des recettes constatées et liquidées. L’Agent comptable de la Maison du Hadj tient une comptabilité régulière et le Comptable-matières de la Maison du Hadj a dressé la liste des matériels d’usure.

<strong> </strong><strong>Recommandations partiellement mises en œuvre </strong>

La DFM ne respecte pas le seuil d’approbation des contrats et le Comptable-matières ne recense pas l’ensemble des biens appartenant à la Maison du Hadj.

<strong>Recommandations non mises en œuvre </strong>

La DFM du MARC n’a pas exigé des titulaires de marchés la caution de bonne exécution. Elle n’a pas exigé des titulaires de marchés la garantie de l’avance de démarrage accordée aux prestataires. L’Agent comptable de la Maison du Hadj n’a pas produit de compte de gestion.

<u> </u><strong>Recommandations sans objet </strong>

La DFM du MARC n’a pas rejeté d’offre dont le soumissionnaire ne respecte pas les critères de qualification. La Paierie générale du Trésor n’a pas exigé du régisseur spécial la justification d’une avance avant un nouvel approvisionnement. Nonobstant les efforts déployés, ces entités doivent redoubler d’efforts pour mettre en œuvre les trois recommandations restantes.

&nbsp;

<strong>CC/BVG </strong>

……………………

<strong>Suivi des recommandations :</strong>

<strong>75% des recommandations du BVG totalement mises en œuvre par la Mairie de la Commune II du District de Bamako</strong>

<strong><em>Dans son rapport de vérification de performance effectuée en 2018, le Vérificateur général, Monsieur Samba Alhamdou Baby, avait fait des recommandations à la Mairie de la Commune II du District de Bamako, aux fins de corriger les dysfonctionnements constatés pour une meilleure gestion administrative et financière au sein de ladite structure</em></strong>.

À cet effet, une mission de suivi des recommandations s’est effectuée en 2019, dont l’objectif était de s’assurer de la mise en œuvre des recommandations formulées lors de la vérification initiale, d’apprécier leur niveau de mise en œuvre et la correction des faiblesses constatées.

La mission de suivi des recommandations laisse entrevoir un bilan positif de la Mairie de la Commune II du District de Bamako. Le bilan du suivi des seize (16) recommandations formulées en 2019 par le Vérificateur général se présente comme suit en 2022.

<strong>État de mise en œuvre des recommandations</strong>

Le taux de recommandations entièrement mises en œuvre est de 75% sur les huit applicables. Sur les (16) recommandations formulées par l’équipe de la vérification initiale, six (6) sont entièrement mises en œuvre soit 75%, deux (2) sont partiellement mises en œuvre soit 25% et huit (8) sont sans objet. Le taux de mise en œuvre totale est déterminé sur les huit (8) recommandations applicables en dehors de celles sans objet.

<strong>Recommandations entièrement mises en œuvre </strong>

La Mairie de la Commune II du District de Bamako tient un registre de demandes de parcelles ; la Mairie de la Commune II a soumis à la délibération du Conseil communal les recrutements d’agents ; la Mairie de la Commune II a remboursé la somme due à l’Etat sur les frais d’édilité ; les documents de la comptabilité-matières sont tenus par les services de la Commune II ; la Mairie de la Commune II ne procède pas à des fractionnements de dépenses ; les régisseurs des centres secondaires ont remboursé l’intégralité des sommes manquantes.

<strong>Recommandations partiellement mises en œuvre </strong>

La Mairie de la Commune II n’a pas prévu dans tous les contrats de marché des dispositions sur les retards de livraison ; les bénéficiaires ne signent pas systématiquement les attestations de service fait et les PV de réception.

<strong>Recommandations non applicables </strong>

La Mairie de la Commune II n’a pas attribué de parcelle appartenant à l’Etat ; la Mairie de la Commune II n’a pas reçu de don en l’absence de délibération du Conseil communal ; la Mairie de la Commune II n’a pas attribué de parcelle sans l’autorisation du Conseil communal.

<strong>CCOM/BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bureau du Vérificateur général :    La commune II s’illustre par une mise œuvre efficiente des recommandations</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/bureau-du-verificateur-general-la-commune-ii-sillustre-par-une-mise-oeuvre-efficiente-des-recommandations-3020709.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/bureau-du-verificateur-general-la-commune-ii-sillustre-par-une-mise-oeuvre-efficiente-des-recommandations-3020709.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 04 May 2023 01:22:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Bureau du Vérificateur général (BVG) a noté avec satisfaction que la mairie de la Commune II du District de Bamako a mis en œuvre 75 % des recommandations de ses recommandations afin d’améliorer la gestion municipale.</strong>

Dans son rapport de vérification de performance effectuée en 2018, le Vérificateur général avait fait des recommandations à la mairie de la commune II du District de Bamako, aux fins de corriger les dysfonctionnements constatés pour une meilleure gestion administrative et financière au sein de ladite structure. A cet effet, une mission de suivi des recommandations a été effectuée en 2019 pour s’assurer de la mise en œuvre des recommandations formulées lors de la vérification initiale ; apprécier leur niveau de mise en œuvre et la correction des faiblesses constatées.

Le constat est que le taux de recommandations entièrement mises en œuvre est de 75 % sur les huit applicables. Sur les 16 recommandations formulées par l’équipe de la vérification initiale, 6 sont entièrement mises en œuvre, soit 75 %. Et 2 sont partiellement mises en œuvre, soit 25 % et 8 sont sans objet. Le taux de mise en œuvre totale est déterminé sur les 8 recommandations applicables en dehors de celles sans objet.

Les recommandations entièrement mises en œuvre sont, entre autres, la tenue d’un registre de demandes de parcelles, la soumission à la délibération du Conseil communal, les recrutements d’agents, le remboursement de la somme due à l’Etat sur les frais d’édilité, la tenue des documents de la comptabilité-matières par les services de la commune II...

Par rapport aux recommandations partiellement mises en œuvre, la mairie de la commune II n’a pas prévu dans tous les contrats de marché des dispositions sur les retards de livraison ; les bénéficiaires ne signent pas systématiquement les attestations de service fait et les PV de réception.

Pour ce qui est des recommandations non applicables, l’équipe municipale n’a plus attribué de parcelle appartenant à l’Etat ; elle n’a pas reçu de don en l’absence de délibération du Conseil communal et elle n’a pas attribué de parcelle sans l’autorisation du Conseil communal.

<strong>Kader Toé</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Suivi des opérations de recettes et de dépenses liées au pélérinage à la Mecque par le BVG :  Le niveau de mise en œuvre des recommandations est satisfaisant</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/suivi-des-operations-de-recettes-et-de-depenses-liees-au-pelerinage-a-la-mecque-par-le-bvg-le-niveau-de-mise-en-oeuvre-des-recommandations-est-satisfaisant-3020126.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/suivi-des-operations-de-recettes-et-de-depenses-liees-au-pelerinage-a-la-mecque-par-le-bvg-le-niveau-de-mise-en-oeuvre-des-recommandations-est-satisfaisant-3020126.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 29 Apr 2023 01:40:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Dans son rapport de suivi des recommandations de la mission de vérification financière effectuée en 2019 relativement aux opérations de recettes et de dépenses liées au pèlerinage à La Mecque au niveau du ministère des Affaires religieuses et du Culte, de sa direction des finances et du matériel et de la Maison du Hadj, le Vérificateur général, Samba Alhamdou Baby, avait fait des recommandations aux fins de corriger les dysfonctionnements constatés et espérer une meilleure gestion administrative et financière au sein des structures concernées. A cet effet, une mission de suivi des recommandations du BVG s'est effectuée, dont l'objectif était de s'assurer de la mise en œuvre correcte des recommandations formulées lors de la vérification initiale, et d'apprécier leur niveau de mise en œuvre et la correction des faiblesses constatées.Le taux des recommandations entièrement mises en œuvre est de 62 %. Sur les 13 recommandations applicables, huit (8) sont entièrement mises en œuvre, deux (2) sont partiellement mises en œuvre et trois (3) ne sont pas mises en œuvre. Le niveau de mise en œuvre des recommandations est satisfaisant.

<strong>Recommandations entièrement mises en œuvre :</strong>

La direction des finances et du matériel (DFM) et la Maison du Hadj tiennent un registre d'enregistrement des offres des soumissionnaires. Les régisseurs d'avances respectent le seuil de paiement en numéraire. Les régisseurs d'avances de la DFM et de la Maison du Hadj ont payé leur caution. Les régisseurs d'avances tiennent une comptabilité régulière. Le ministre en charge des Affaires religieuses fait gérer les comptes par des comptables. Le directeur de la Maison du Hadj établit des ordres de recettes justifiant l'exactitude des recettes constatées et liquidées. L'agent comptable de la Maison du Hadj tient une comptabilité régulière et le comptable-matières de la Maison du Hadj a dressé la liste des matériels d'usure.

<strong>Recommandations partiellement mises en œuvre :</strong>

La DFM ne respecte pas le seuil d'approbation des contrats et le comptable-matières ne recense pas l'ensemble des biens appartenant à la Maison du Hadj.

<strong>Recommandations non mises en œuvre :</strong>

La DFM du MARC n'a pas exigé des titulaires de marchés la caution de bonne exécution. Elle n'a pas exigé des titulaires de marchés la garantie de l'avance de démarrage accordée aux prestataires. L'agent comptable de la Maison du Hadj n'a pas produit de compte de gestion.

<strong>Recommandations sans objet :</strong>

La DFM du MARC n'a pas rejeté d'offre dont le soumissionnaire ne respecte pas les critères de qualification. La Paierie générale du Trésor n'a pas exigé du régisseur spécial la justification d'une avance avant un nouvel approvisionnement. Nonobstant les efforts déployés, ces entités doivent redoubler d'efforts pour mettre en œuvre les trois recommandations restantes.

<strong>Source BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Suivi des opérations de recettes et de dépenses liées au pèlerinage à la Mecque :   62°% des recommandations du BVG mises en œuvre</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/suivi-des-operations-de-recettes-et-de-depenses-liees-au-pelerinage-a-la-mecque-62-des-recommandations-du-bvg-mises-en-oeuvre-3020083.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/suivi-des-operations-de-recettes-et-de-depenses-liees-au-pelerinage-a-la-mecque-62-des-recommandations-du-bvg-mises-en-oeuvre-3020083.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 28 Apr 2023 09:05:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Ciwara Info</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans son rapport de suivi des recommandations de la mission de Vérification financière effectuée en 2019 relativement aux opérations de recettes et de dépenses liées au Pèlerinage à la Mecque au niveau du Ministère des Affaires Religieuses et du Culte, de sa Direction des Finances et du Matériel et de la Maison du Hadj, le Vérificateur Général, Monsieur Samba Alhamdou BABY avait fait des recommandations aux fins de corriger les dysfonctionnements constatés et espérer une meilleure gestion administrative et financière au sein des structures concernées. </strong>

À cet effet, une mission de suivi des recommandations du BVG s’est effectuée, dont l’objectif était de s’assurer de la mise en œuvre correcte des recommandations formulées lors de la vérification initiale, et d’apprécier leur niveau de mise en œuvre et la correction des faiblesses constatées.

Le taux des recommandations entièrement mises en œuvre est de 62%. Sur les 13 recommandations applicables, huit (8) sont entièrement mises en œuvre, deux (2) sont partiellement mises en œuvre et trois (3) ne sont pas mises en œuvre. Le niveau de mise en œuvre des recommandations est satisfaisant.

<strong>Recommandations entièrement mises en œuvre :</strong>

La Direction des Finances et du Matériel (DFM) et la Maison du Hadj tiennent un registre d’enregistrement des offres des soumissionnaires. Les régisseurs d’avances respectent le seuil de paiement en numéraire. Les régisseurs d’avances de la DFM et de la Maison du Hadj ont payé leur caution. Les régisseurs d’avances tiennent une comptabilité régulière. Le Ministre en charge des affaires religieuses fait gérer les comptes par des comptables. Le Directeur de la Maison du Hadj établit des ordres de recettes justifiant l’exactitude des recettes constatées et liquidées. L’Agent comptable de la Maison du Hadj tient une comptabilité régulière et le Comptable-matières de la Maison du Hadj a dressé la liste des matériels d’usure.

<strong>Recommandations partiellement mises en œuvre :</strong>

La DFM ne respecte pas le seuil d’approbation des contrats et le Comptable-matières ne recense pas l’ensemble des biens appartenant à la Maison du Hadj.

<strong>Recommandations non mises en œuvre :</strong>

La DFM du MARC n’a pas exigé des titulaires de marchés la caution de bonne exécution. Elle n’a pas exigé des titulaires de marchés la garantie de l’avance de démarrage accordée aux prestataires. L’Agent comptable de la Maison du Hadj n’a pas produit de compte de gestion.

<strong>Recommandations sans objet :</strong>

La DFM du MARC n’a pas rejeté d’offre dont le soumissionnaire ne respecte pas les critères de qualification. La Paierie Générale du Trésor n’a pas exigé du régisseur spécial la justification d’une avance avant un nouvel approvisionnement. Nonobstant les efforts déployés, ces entités doivent redoubler d’efforts pour mettre en œuvre les trois recommandations restantes.

<strong>Source : Bureau du Vérificateur Général</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>BVG et lutte contre la corruption  et la délinquance financière : Chapeau à Samba Alhamdou Baby !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/bvg-et-lutte-contre-la-corruption-et-la-delinquance-financiere-chapeau-a-samba-alhamdou-baby-3018956.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 15 Apr 2023 01:49:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Sans conteste, la structure phare et efficace dans la lutte contre la corruption et la délinquance financière au Mali est le Bureau du Vérificateur général (BVG). Le BVG émerge du lot parmi les nombreux services et institutions dédiés à cette noble cause comme le Contrôle général des services publics, la Cellule d'appui aux structures de contrôle de l'administration (Casca), les inspections des départements ministériels, l'Office central de lutte contre l'enrichissement illicite (Oclei)… La liste n'est pas exhaustive ! L'artisan principal de cette nouvelle dynamique imprimée au Bureau du Vérificateur général s'appelle Samba Alhamdou Baby. Un homme qui maîtrise son sujet et qui s'assume entièrement ! </em></strong>

Nommé Vérificateur général par décret n°0367/P-RM du 11 avril 2018 par le président de la République de l'époque, feu Ibrahim Boubacar Kéita, suite au rapport de la Commission de dépouillement et d'évaluation des dossiers de candidature au poste de Vérificateur général, Samba Alhamdou Baby a, conformément aux dispositifs de l'article 10 de la loi n°2012-009 du 8 février 2012 instituant le Vérificateur général, prêté serment le 28 avril 2018 devant la Cour suprême.

<strong>Honnête, intègre et objectif</strong>

Devant les hauts magistrats de la Cour suprême, il a juré de remplir ses fonctions avec honnêteté, intégrité et objectivité pour les 7 ans de son mandat. Il s'agissait, pour lui, de lutter efficacement contre la corruption, la mauvaise gestion et la délinquance économique et financière.

Samba Alhamdou Baby, en plus de ses diplômes et ses formations en audit-finance, est réputé pour son professionnalisme pour avoir été contrôleur au Contrôle général des services publics pendant treize (13) années, où il a dirigé des missions de vérification après avoir été membre d'équipes. A ce titre, il a procédé à la vérification financière de la gestion de services centraux, d'établissements publics, de collectivités territoriales, de missions diplomatiques.

Il a également été chef du département des investigations au Contrôle général des services publics, conseiller technique au secrétariat général du gouvernement, secrétaire général du ministère de la Solidarité et de l'Action humanitaire. Il a aussi conduit les audits de performance de projets et de programmes.

Un vieux de la vieille donc, comme on dit ! En effet, jamais le Bureau du Vérificateur général n'a été aussi au cœur de la lutte contre la corruption au Mali, que sous l'impulsion de Samba Alhamdou Baby.

<strong>Des rapports pertinents</strong>

Depuis son arrivée à la tête de cette structure de contrôle financier, les juges du Pôle économique et financier de Bamako ayant l'opportunité des poursuites voient leur travail simplifié du fait de la pertinence des rapports du Bureau du Vérificateur général (BVG).

Des rapports qui sont d'ailleurs à l'origine de la majorité des poursuites judiciaires actuelles contre beaucoup de responsables délinquants financiers. Pour le succès de la lutte contre la corruption au Mali, tous les regards des autorités de la Transition sont fixés sur le Bureau du Vérificateur général dont les rapports sont de plus en plus clairs et précis.

Toutes choses qui permettent aux procureurs de la République près des Pôles économiques et financiers et aux juges d'instructions d'aller plus vite dans les dossiers relatifs aux scandales financiers. Sur ce terrain, l'actuel Vérificateur général et son équipe mouillent bien le maillot, et à hauteur de souhait. En témoignent ces propos du Premier ministre Choguel Kokalla Maïga lors d'une visite au BVG :  <em>"La lutte contre la corruption et la délinquance financière fait partie des engagements forts du président de la Transition. Les maillons essentiels de notre système de riposte contre ce fléau sont les services de contrôle de l'Etat dont le BVG occupe une place de choix. C'est pourquoi, au nom du chef de l'Etat et de l'ensemble du gouvernement, mes propos doivent être perçus comme un message de total soutien et d'appui constant du gouvernement malien qui est engagé dans le sens de mettre le BVG en confiance pour qu'il puisse faire son travail en toute indépendance pour le bien de notre peuple".</em>

<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/04/Vegal.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3018934" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/04/Vegal.jpg" alt="" width="680" height="497" /></a>Il faut rappeler que depuis sa prise de fonction en avril 2018, le Vérificateur général, Samba A. Baby, a mis en place une stratégie qui se révèle très efficace, et qui a donné ses fruits dans le cadre de la lutte contre la corruption et la délinquance financière au Mali. En clair, aussitôt installé dans son fauteuil, et avec la seule motivation de réduire considérablement le champ d'action des délinquants financiers, Baby a vite mis un accent particulier sur la vérification de performance, le suivi des recommandations et l'évaluation des politiques publiques, sans occulter l'impérieuse nécessité de consolider les acquis des vérifications financières ou de conformité. <em>"Au mois d'avril 2018, à ma prise de fonction, j'ai fait le serment de placer, au cœur de ma vision stratégique, une plus grande ouverture et une meilleure collaboration avec l'ensemble des parties prenantes du Bureau du Vérificateur général dont l'administration centrale. </em>

<em>Cette approche vise à encourager l'administration publique à une plus grande rigueur et une meilleure performance dans la gestion publique. Elle vise également à intégrer les préoccupations des citoyens en élargissant l'éventail des informations qui doivent leur être fournies. Dans ce sens, nous publions, en plus du rapport annuel, les rapports individuels de vérification dans les annexes et autres documents confidentiels, dans le strict respect des dispositions législatives, communautaires et nationales en la matière".</em> Profession de foi de Samba Alhamdou Baby !

<strong>Rapport 2021 : un repère type </strong><strong>du style Baby</strong>

Le sens de son engagement, et le degré d'exécution de ce serment, on les découvre réellement dans son Rapport 2021 (remis au président de la Transition, chef de l'Etat, le colonel Assimi Goïta), une synthèse des observations, analyses, critiques et suggestions formulées au compte de l'année 2021.

Il s'agit également du couronnement d'une année de vérification et d'évaluation de politique publique ayant concerné d'importants domaines et structures publiques. Fruit d'une analyse approfondie se fondant non seulement sur la cartographie des risques et l'importance des secteurs d'activités des entités, mais également sur les saisines reçues des citoyens, des organisations de la société civile et surtout du Gouvernement.

Il s'articule autour de 33 missions qui ont concerné des services centraux, des organismes personnalisés, des Collectivités territoriales, une politique publique ainsi que la gestion des fonds Covid-19.

Ces missions se répartissent entre vingt (20) vérifications financières et de conformité ; quatre (4) vérifications de performance ; huit (8) vérifications de suivi des recommandations ; une (1) évaluation de politique publique. Elles ont couvert essentiellement les domaines de la santé, des transports, de l'éducation, de la décentralisation, de l'énergie et de l'eau, des mines, du développement rural, des technologies de l'information et de la communication.

Ces différentes vérifications et évaluations offrent un tableau moins luisant de la gestion des secteurs concernés.

D'abord, les vérifications financières et de conformité. Dans ce cadre, les 20 missions de vérification financière et de conformité effectuées par le BVG ont mis en relief des faiblesses concernant la gestion administrative et financière dans les administrations publiques et les collectivités. Elles ont décelé, d'une part, des irrégularités administratives relevant des dysfonctionnements du contrôle interne et, d'autre part, des irrégularités financières.

Les irrégularités administratives constatées dans ce rapport 2021 font, depuis, l'objet de vérifications de suivi des recommandations par le Bureau.

Quant aux irrégularités financières, elles ont fait l'objet de transmission et de dénonciation aux autorités judiciaires et la direction générale du Contentieux de l'Etat a été tenue en ampliation pour la défense des intérêts de l'Etat.

En 2021, le Bureau a, en effet, transmis 18 dossiers au président de la Section des comptes de la Cour suprême et dénoncé 22 dossiers aux procureurs de la République près les tribunaux de grande instance de la Commune III du district de Bamako, de Kayes et de Mopti, chargés des Pôles économiques et financiers.

La situation des dénonciations se présente comme suit : seize (16) dossiers au procureur de la République près le Tribunal de grande instance de la Commune III du district de Bamako, chargé du Pôle économique et financier ; cinq (5) dossiers au procureur de la République près le Tribunal de grande Instance de Kayes, chargé du Pôle économique et financier ; un (1) dossier au procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Mopti, chargé du Pôle économique et financier.

Des exemplaires des 22 dossiers ont été transmis au directeur général du Contentieux de l'Etat pour suivi et défense des intérêts de l'Etat.

En ce qui concerne les suites judiciaires des dossiers transmis et dénoncés par le Bureau aux autorités judiciaires, le président de la Section des comptes de la Cour suprême a communiqué, par écrit, au Bureau la situation des suites judiciaires des 18 transmissions reçues. Elle se présente comme suit : quatre (4) dossiers ont été déférés au Parquet général de la Cour suprême ; quatorze (14) dossiers ont fait l'objet d'examen par les chambres compétentes.

S'agissant du procureur de la République près le Tribunal de grande instance de la Commune III du district de Bamako, chargé du Pôle économique et financier, il a fait parvenir par écrit au Bureau la situation des suites judiciaires des 16 dénonciations reçues au titre de l'année 2021.

Ainsi : un (1) dossier a fait l'objet de l'ouverture d'une information judiciaire au niveau d'un cabinet d'instruction du Pôle économique et financier ; six (6) dossiers sont en enquête préliminaire ; neuf (9) dossiers sont en cours de traitement au parquet du Pôle économique et financier.

Concernant le Pôle économique et financier près le Tribunal de grande instance de Kayes : un (1) dossier est programmé pour être jugé ; deux (2) dossiers ont fait l'objet de l'ouverture d'une information judiciaire au niveau des cabinets d'instruction du Pôle économique et financier ; un (1) dossier est en enquête préliminaire ; un (1) dossier est en cours de traitement au parquet du Pôle économique et financier.

Enfin, suite au seul dossier de dénonciation qu'il a reçu au titre de l'année 2021, le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Mopti, chargé du Pôle économique et financier, a transmis ledit dossier à la Brigade d'enquête financière du Pôle aux fins d'enquête préliminaire. Il s'agit là d'une situation qui a présentement évolué par rapport à la date de collecte des données. Ce résultat est le fruit de la forte synergie engagée entre les autorités judiciaires et le Bureau, suite notamment à l'adoption et à la promulgation de la nouvelle loi régissant le Vérificateur général.

Ensuite, viennent les vérifications de performance. Les quatre (4) missions de vérification de performance levées par le BVG ont relevé des déficiences non seulement dans le pilotage stratégique, mais aussi dans la gestion opérationnelle des structures contrôlées, toutes choses qui ont entamé l'efficacité, l'économie et l'efficience des activités des structures concernées.

En effet, dans plusieurs cas, il s'est avéré que les différents acteurs de la gouvernance n'assument pas pleinement leurs rôles et responsabilités, une situation qui agit négativement sur l'atteinte des résultats escomptés. En outre, les diligences de suivi-évaluation des activités ou de reddition des comptes restent largement en deçà du souhaitable.

S'agissant des vérifications de suivi de la mise en œuvre des recommandations, au nombre de 8, elles ont porté sur les recommandations de vérifications réalisées en 2017 et en 2019.

Des missions totalisant 122 recommandations sur lesquelles 25 sont non applicables. Ainsi, l'évaluation des 97 recommandations applicables a donné les résultats ci-après : 51 entièrement mises en œuvre, soit 52 % ; 24 partiellement mises en œuvre, soit 25 % ; 22 non mises en œuvre, soit 23 %.

Globalement, le Vérificateur général Baby a émis le souhait au président de la Transition, en plus des suites réservées aux dénonciations et transmissions aux autorités judiciaires concernant les irrégularités financières, qu'une attention particulière soit accordée à l'application effective des sanctions administratives et disciplinaires.

<strong>Evolution significative </strong>

<strong>des saisines</strong>

Les vérifications et évaluation de l'année 2021 sont largement inspirées des saisines. De 50 en 2020, les saisines reçues par le Bureau sont passées à 64 en 2021. Cet accroissement du nombre de saisines témoigne de l'intérêt que les saisissants ont pour le Bureau. Ces saisines proviennent du gouvernement, des citoyens et des associations de lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière.

Elles sont relatives à la gestion des services, des organismes publics et des collectivités territoriales. Les suites réservées aux 64 saisines reçues par le Vérificateur général au cours de l'année 2021 se présentent ainsi qu'il suit : vingt-trois (23) ont fait l'objet de programmation de missions de vérification financière ; cinq (5) ont été classées ; trente-six (36) sont en cours de traitement. Malgré tout, le Bureau du Vérificateur général continue de maintenir le cap dans le cadre de sa mission, mais dans sa dynamique partenariale. C'est dans ce cadre que certains partenaires ont décidé de soutenir le Bureau, à travers des appuis multiformes. Il s'agit, entre autres, de la Coopération canadienne, la Délégation de l'Union européenne, la Banque mondiale, les Pays-Bas et le Consortium Banque mondiale, Pays-Bas, Suisse et l'Agence française de développement.

Occasion d'ailleurs pour le Vérificateur général Samba Alhamdou Baby de remercier la Section des comptes de la Cour suprême, les Pôles économiques et financiers, le Conseil national de la société civile et tous les autres acteurs intervenant dans la chaine de la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière. Et plus particulièrement le gouvernement, à travers notamment le ministère de l'Economie et des Finances, pour l'appui financier constant apporté au Bureau et qui lui a permis d'améliorer ses capacités logistiques et professionnelles et conduire ses missions de vérification et d'évaluation dans un contexte économique assez difficile.

Le Vérificateur général, Samba Alhamdou Baby salue également le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, pour sa vision de la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière qui permet au BVG de mettre en œuvre des stratégies efficaces grâce notamment aux dispositions pertinentes de la nouvelle loi régissant le Vérificateur général.

La question qui se pose est : Pourquoi les autres structures de contrôle n'arrivent pas à s'inspirer du rythme et du dynamisme du Bureau de Vérificateur général ? En attendant une réponse à cette question capitale pour plus de célérité et de résultats dans la lutte contre le fléau de la corruption au Mali, nous disons tout simplement

<strong>"Chapeau à Samba Alhamdou Baby"</strong> !

<strong> El Hadj A.B.HAIDARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Agence Nationale d’Evaluation des Hôpitaux (ANEH) :  Des manquements administratifs et financiers !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/agence-nationale-devaluation-des-hopitaux-aneh-des-manquements-administratifs-et-financiers-3018475.html</link>
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<pubDate>Tue, 11 Apr 2023 03:13:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Sursaut</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’Agence Nationale d’Evaluation des Hôpitaux (ANEH) a pour missions le contrôle de l’effectivité du service public hospitalier du Mali et l’accompagnement des établissements hospitaliers pour des soins de qualité. Ainsi, sa gestion n’est point exempt de reproches, en tout cas, c’est ce qui est dévoilé dans le rapport annuel 2021 du Vérificateur Général avec des irrégularités administratives relevant des dysfonctionnements du contrôle interne et celles financières qui s’élèvent à 18,27 millions de FCFA.</em></strong> <strong>C’est <em>au titre des exercices 2018, 2019, 2020 et 2021 (1er semestre).</em></strong>

Dans son rapport annuel de l’année 2021, le Végal n’a pas épargné de son contrôle l’Agence Nationale d’Evaluation des Hôpitaux (ANEH). Ainsi, dans sa vérification, il a prélevé des irrégularités dans la gestion de ladite Agence, que ce soit administratives ou encore financières.

<strong>Les dysfonctionnements du contrôle interne décelés </strong>

A la lumière de ce rapport, il ressort que le Conseil d’Administration (CA) de l’ANEH ne tient pas régulièrement ses sessions et ne s’est pas réuni en 2019. Les rapports d’activités et l’état d’exécution du budget au 31 décembre 2018, le projet de budget ainsi que le plan opérationnel 2019, dit-il, ont été transmis aux administrateurs en juillet 2019 pour une consultation à domicile et le CA n’a pas délibéré sur le montant des jetons de présence.

La Direction Générale de l’ANEH a payé aux administrateurs des jetons de présence de 100.000 FCFA par administrateur et par session en l’absence de délibération du CA. Elle ne dispose aussi pas d’un système d’archivage adapté. Sa salle des archives n’est pas équipée de mesures de sécurité minimale contre d’éventuels incendies, encore ne dispose pas d’extincteurs, de portes de secours et d’alarmes.  Outre, que les documents sont entreposés en vrac et exposés aux intempéries. « L’ANEH n’a pas pu fournir toutes les délibérations signées du CA, les comptes rendus signés des sessions du CA, la décision de création du comité de gestion, le cadre organique et le règlement intérieur signé. De même, les liasses des pièces comptables ne sont pas classées par cycle de passation, d’exécution et de règlement des marchés » explique ce rapport.

Egalement, elle (ANEH) ne fait pas viser les ordres de mission par les autorités habilitées. A titre illustratif, des ordres de mission pour l’évaluation de performance de la qualité des soins ou de dissémination sont visés par les Directeurs Généraux des hôpitaux ou les responsables de 82 districts sanitaires en lieu et place des Gouverneurs de Région ou des Préfets de Cercle selon les cas. L’ANEH ne veille pas à la régularité des pièces justificatives des dépenses et a payé des dépenses en l’absence des documents attestant leur réalité. Des factures de collation et de restauration payées par la régie sont supportées par des attestations de service fait établies par les prestataires en lieu et place du Comptable-matières ou de son représentant. De plus, que lesdites factures ne sont ni certifiées par le Comptable-matières ni liquidées par l’ordonnateur.

Ce document a fait aussi savoir que l’ANEH ne tient pas de comptabilité générale. Aussi que l’Agent Comptable n’a pas pu fournir les documents comptables obligatoires, tels que le livre journal, le Grand livre, la balance générale, le livre d’inventaire, le bilan, le compte de résultat et le résumé des flux de gestion interne.

<strong>Des irrégularités financières évaluées à 18,27 millions de FCFA</strong>

Dans ce chapitre, il est mentionné que le Directeur Général a ordonné le paiement de jetons de présence indus lors des 22<sup>ème</sup>, 24<sup>ème</sup>  et 25<sup>ème</sup>  sessions du CA, lesquels ont été payés à 5 administrateurs absents lors des sessions pour un montant total de 500.000 FCFA. En outre, qu’un administrateur a encaissé, sans procuration, les jetons de présence de 3 autres pour un montant total de 300.000 FCFA. Aussi, des jetons de présence ont été payés à 11 observateurs pour un montant de 1,1 million de FCFA ainsi qu’à des employés de l’ANEH pour un montant de 3,59 millions de FCFA alors qu’ils ne sont pas administrateurs. Le montant total des jetons de présence indus payés est de 5,49 millions de FCFA.

A son niveau, le Régisseur d’avances a procédé au paiement d’indemnités de déplacement et de mission indues. Celui-ci a payé, sans base légale, des indemnités de déplacement et de mission à des participants résidents au cours de plusieurs ateliers tenus en 2019 et 2020 pour un montant total de 12,78 millions de FCFA.

<strong>Par Mariam Sissoko</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rapport du BVG sur la Cmdt :  Dr Nango Dembélé au&#45;dessus de tout soupçon</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/rapport-du-bvg-sur-la-cmdt-dr-nango-dembele-au-dessus-de-tout-soupcon-3018192.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/rapport-du-bvg-sur-la-cmdt-dr-nango-dembele-au-dessus-de-tout-soupcon-3018192.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/02/Nango-CMDT.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 07 Apr 2023 08:54:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Tjikan</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La publication du rapport du Bureau du Vérificateur Général sur la gestion financière et comptable Cmdt a fait couler beaucoup d’encre et de salive. Les ennemis tentent de faire porter le chapeau des irrégularités financières à l’actuel PDG de la compagnie, Dr Nango Dembélé. Or tel n’est pas le cas. Car les vérifications concernent les exercices 2017, 2018, 2019 et 2020 de la Cmdt. Donc, sa gestion n’est pas concernée.</strong>

Dr Nango Dembélé a été nommé en novembre 2020 à la Compagnie malienne pour le développement des textiles (Cmdt). La vérification financière du Vérificateur Général a pour objet la gestion financière et comptable de la Cmdt au titre des exercices 2017, 2018, 2019 et 2020. La gestion du Dr Nango Dembélé n’était pas l’ordre du jour.

Au cours des vérifications, le BVG voudrait s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses des exercices concernés de la Cmdt, à savoir 2017, 2018, 2019 et 2020.

Ainsi, les travaux de vérification ont porté sur le contrôle interne, la gouvernance des organes d’administration et de gestion, les comptes, les procédures d’acquisition des biens et services, les procédures de prêts et avances au personnel et aux cotonculteurs, la régularité du paiement des impôts et taxes et celle des indemnités aux membres des exercices 2017, 2018, 2019 et 2020 de la Cmdt.

A l’issue des vérifications, le Végal a décelé des irrégularités financières relatives à la passation et au paiement irrégulier du marché n°70-2019/DA relatif à la fourniture de matériels informatiques complémentaires pour 16 182 000 FCFA, à la passation et au paiement du marché n°2-2018/DA inéligible aux ressources de la Cmdt relatif à la construction de salles de classes et de latrines à Soungoumba et Zangousso pour 80 660 546 FCFA.

A ces irrégularités s’ajoutent la minoration des pénalités de retard pour 82 333 300 FCFA, à la minoration des patentes au niveau de la holding pour 201 411 547 et des filiales sud de Sikasso pour 622 430 947 et nord-est de Koutiala pour 392 411 198 FCFA, à la minoration des droits de sortie du coton et de la contribution générale de solidarité pour 1 162 700 744 FCFA, à l’octroi irrégulier d’appuis financiers pour 259 597 412 FCFA et aux prêts irrégulièrement accordés aux personnels de la Cmdt et non remboursés pour 588 822 563 FCFA.

En plus des irrégularités financières décelées, il a été constaté plusieurs irrégularités administratives par le Végal qui a fait des recommandations dans ce sens.

Selon le rapport du vérificateur général la Cmdt doit respecter le plafond des réserves statutaires ; tenir le registre de délibération des actionnaires ; établir régulièrement le rapport de gestion ; établir les comptes consolidés conformément à la réglementation comptable de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires ; procéder à la régularisation des charges constatées d’avance conformément aux dispositions du droit comptable de l’Ohada ; faire respecter les critères de capacité technique par des soumissionnaires et procéder à la mobilisation intégrale des cautions de bonne fin d’exécution.

Le PDG de la compagnie doit veiller à la nomination des administrateurs généraux par l’assemblée générale des actionnaires. Les administrateurs généraux des filiales doivent tenir le registre de délibération ; établir régulièrement le rapport de gestion ; procéder la nomination des commissaires aux comptes ; procéder à des inventaires exhaustifs des éléments du patrimoine ; faire soutenir toutes leurs opérations par les pièces justificatives établies par elle-même et les faire retracer dans la comptabilité des filiales.

Notons que l’actuel PDG de la Cmdt, Dr Nango Dembélé, n’a pas violé cette règle de gestion d’entreprise. Car depuis sa nomination en fin 2021, lui et son équipe sont au four et au moulin pour l’application correcte de ces recommandations du BVG pour la gestion saine des ressources de la Cmdt.

<strong>Adama DAO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mauvaise gouvernance à la CMDT : Plus de 3 milliards FCFA d’irrégularités financières: la gestion de l’ex PDG Baba Berthé et sa bande épinglée</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/mauvaise-gouvernance-a-la-cmdt-plus-de-3-milliards-fcfa-dirregularites-financieres-la-gestion-de-lex-pdg-baba-berthe-et-sa-bande-epinglee-3017904.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 05 Apr 2023 12:52:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>C’est sans appel : le rapport d’audit sur la mauvaise gestion au sein de la CMDT (Compagnie Malienne pour le Développement du Textile) qui a occasionné des irrégularités financières de 3,406 milliards FCFA (3 406 550 257 F)  est, aujourd’hui,  remis au goût du jour. Élaboré par le Bureau du Vérificateur Général (BVG), chargé de faire toute la lumière sur la gestion calamiteuse de ces fonds, ce dossier épingle le Pr Baba Berthé, Président Directeur Général (PDG) de la CMDT à l’époque des faits. Mais aussi, ses hommes. À l’issue de leurs investigations, les enquêteurs du BVG sont tombés, à leurs corps défendant, sur des zones d’ombre dans la gestion de ces 3,406 milliards de francs CFA.</strong>

Sorti du placard, ce dossier risque de sonner le glas pour l’ancien PDG de la CMDT,  le Pr Baba Berthé et non moins ancien ministre de l’Agriculture. Avant d’envoyer ses complices en prison.

Bien fouillé par le BVG, ce dossier met à nu le contour, pour le moins, mafieux de la gestion des 3,406  milliards de nos francs à la CMDT, pendant les exercices 2017, 2018, 2019 et 2020.

À chaque rapport d’enquête, le même scénario : d’un côté, des voleurs de la république en rogne, soupçonnant le régime de « <em>traficotage</em> » des données. Et de l’autre, des cadres qui s’en défendent. Sans convaincre. Mais le dossier lié à la saignée financière de la CMDT de  2017 à 2020 et dont le montant s’élève à 3,406 milliards FCFA, risque de tourner au cauchemar pour l’ancien patron de la compagnie cotonnière du Mali, le Pr Baba Berthé ; nommé PDG de la boîte, le 12 octobre 2016 et relevé, le 11 novembre 2020.

Le rapport d’enquête du BVG sur la gestion de la CMDT, pendant les exercices 2017, 2018, 2019 et 2020, jure avec l’orthodoxie financière.  En chiffre, la caisse de la CMDT, a subi une perte sèche de 3,406 milliards de francs CFA. Et les enquêtes ont permis de relever des dysfonctionnements aussi bien dans la gouvernance administrative de la société que dans la gestion comptable et financière. Au même moment, les travaux de vérification ont révélé que le PDG de la société, le Pr Baba Berthé, à l’époque des faits, s’est arrogé des attributions (prérogatives) dévolues à l’Assemblée Générale des actionnaires. Au titre de ces attributions (prérogatives) figurent la nomination des Administrateurs Généraux et l’utilisation irrégulière des ressources de la CMDT, sans l’autorisation des sociétaires. Ce qui, au regard de l’acte uniforme de l’OHADA, constitue un abus de biens sociaux. Quant aux procédures d’approvisionnement, elles sont incomplètes et ne donnent pas une indication précise sur le détail des tâches.

<strong>D’embrouilles en magouille  </strong>

En 2019, le PDG de la CMDT, le Pr Baba Berthé, a attribué un marché à une société non consultée par la Direction des Approvisionnements. Pour s’assurer de la régularité et de la transparence de la procédure de passation des marchés, l’équipe de vérification a examiné un échantillon de marchés retenu ainsi que les pièces y afférentes, notamment la liste des soumissionnaires retenus par la CMDT ainsi que leurs offres, les PV d’ouverture des offres et les rapports d’analyse technique et copie des lettres de notification.

Du coup, les enquêteurs ont décelé que le PDG de la CMDT, le Pr Baba Berthé, au moment des faits, a passé un marché avec une entreprise qui n’avait pas été consultée par la commission des appels d’offres. En effet, la Direction des Approvisionnements dans le cadre de l’appel d’offres n°23/2019/DA pour la fourniture des matériels informatiques complémentaires, a établi, une liste de six sociétés à consulter, validée par le PDG et sur laquelle figure la société MK services.  À l’ouverture des offres, le 13 septembre 2019, la commission des appels d’offres a accepté en lieu et place des offres de MK services, les offres du groupe Kaoural et la commission technique l’a même retenue comme titulaire du marché N°70/2019/DA, objet de l’appel d’offres sur la base de la lettre en date du 09 août 2019 envoyée par le gérant de la société MK service au PDG de la CMDT. Ladite lettre demandait au PDG de remplacer sa société individuelle « MK- services » soumissionnaire à l’appel d’offres restreint par celle du groupe de société « groupe Kaoural Sarl ». Selon les conclusions de l’équipe de vérification, ce marché attribué par le PDG Baba Berthé et exécuté par le groupe Kaoural est une dépense irrégulière en dehors de toute procédure. Le montant dudit marché s’élève à 16 182 000 FCFA.

Plus grave encore, le PDG Baba Berthé a attribué un marché inéligible aux ressources de la CMDT. Ainsi, dans le but de s’assurer que les ressources de la CMDT sont utilisées en fonction des besoins et conformément à l’intérêt de celle-ci, les enquêteurs du BVG ont examiné les marchés passés par la société cotonnière du Mali. Ensuite, ils ont échangé avec les responsables de la Direction des approvisionnements. Du coup, l’équipe de vérification a constaté que le PDG de la CMDT a irrégulièrement passé et fait exécuter le marché n°02-2018/DA relatif aux travaux de construction de trois salles de classe, un bureau-magasin, un bloc de trois latrines et les équipements à Sougomba, et à Azangousso. En effet, ledit marché n’a pas été autorisé par les actionnaires de la société et l’objet est contraire aux types de besoins et à l’intérêt de la compagnie. Le montant total du marché s’élève à plus de 80 millions de nos francs (80 660 546 FCFA).

<strong>Des entorses à l’orthodoxie financière </strong>

De 2017 à 2020, soit 3 ans de gestion, le Directeur des Approvisionnements de la CMDT n’a pas appliqué la pénalité de retard conformément aux clauses contractuelles. Les articles 12,13, 14 et 15 des marchés dont l’exécution a pris un retard et qui ont fait l’objet d’application de pénalité par la CMDT, stipulent : <em>« Pour le seul fait de l’expiration du délai de livraison, le fournisseur est passible, sans mise en demeure, de pénalités pour retard. Le montant de la pénalité sera calculé sur la base de 1/3000 par jour calendaire de retard du montant des produits non livrés à partir de la date de livraison contractuelle</em> ».

Afin de s’assurer du respect des délais contractuels par les titulaires des marchés, l’équipe de vérification, a examiné les dossiers d’appels d’offres, les contrats de marchés et les procès-verbaux de réception. Elle a ensuite examiné les fiches de calcul des pénalités et le tableau récapitulatif de pénalités de retard fournis par la CMDT. Elle a rapproché les dates de réception prévues aux dates de réception effective et procédé au calcul des pénalités sur la base des montants représentant la partie non livrée des marchés dont l’exécution a pris du retard. Elle a fait ce travail pour seulement les premières livraisons.

À  l’issue de ces travaux, elle a constaté que, dans le cadre de l’exécution des marchés, des titulaires ont dépassé les délais contractuels sans que le Directeur des Approvisionnements n’ait appliqué les pénalités de retard conformément aux clauses contractuelles. En effet, au lieu d’appliquer les pénalités de retard sur le montant correspondant à la partie non livrée du marché, il retient comme base de calcul le montant représentant la partie du contrat livrée, qui est toujours inférieure à celui de la partie non exécutée. Le montant total des pénalités de retard non retenues sur les premières livraisons s’élève à 82,3 millions de FCFA (80 82 333 300F).

Au même moment, le Directeur Financier et Comptable de la holding et les chefs de service financier et comptable des filiales Sud et Nord-Est ont minoré le montant du droit proportionnel de la patente. Sur ce plan, les articles 130, 134 138 et 140 de la Loi n°06-067AN-RM du 29 décembre 2006 portant Code Général des Impôts sont clairs.

Cependant, l’équipe de vérification, dans le but de s’assurer que la CMDT et ses filiales procèdent au paiement régulier et intégral de la patente, a examiné la balance générale des comptes, les fichiers des immobilisations, les formules de patente ainsi que les reçus de paiement de la période sous revue délivrés par les services des impôts pour la Holding et les filiales de Sikasso et de Koutiala. L’équipe a également procédé au calcul des montants dus sur la base des balances générales des comptes et des fiches des immobilisations. Ensuite, elle a procédé à un rapprochement entre les montants du droit proportionnel figurant sur les formules de patentes et ceux qu’elle a calculés.

Du coup, il ressort que le Directeur Financier et comptable de la CMDT ainsi que les chefs de service financier et comptable des filiales sud (Sikasso) et du nord-est (Koutiala) minorent le montant du droit proportionnel de la patente. En effet, ils ne procèdent pas à l’intégration de l’ensemble des actifs d’exploitation entrant dans la base de calcul du droit proportionnel de la patente. Les montants de droit proportionnel figurant sur les formules de patentes sont substantiellement inférieurs aux montants des droits dus. Pour la holding, les montants du droit proportionnel figurant sur les formules de patente s’élèvent à  plus de 5 millions de nos francs (5 243 671 FCFA)  pour la période sous revue alors que les montants dus s’élèvent à 206,6 millions FCFA  (206 655 218 F), soit un écart de plus de 200 millions  (201 411 547 FCFA). À la filiale sud à Sikasso, les montants du droit proportionnel figurant sur les formules de patente s’élèvent à 360,9 millions de nos francs (360 8924 736 FCFA) pour la période sous revue alors que les montants dus s’élèvent à plus de 983 millions (983 355 683 FCFA), soit un écart de 622,4 millions (622 430 947 FCFA). À Koutiala, le montant du droit proportionnel inscrit sur les formules de patentes s’élève à plus de 162 millions FCFA (162 766 468 F) alors que le montant total dû représente plus de  555 millions de nos francs (555 177 666 FCFA), soit un écart de 392,4 millions FCFA (392 411 198 F). Le montant total des minorations de patentes pour les trois sociétés et pour la période sous revue s’élève à 1,2 milliard de nos francs (1 216 253 692 FCFA).

Par ailleurs, le PDG Baba Berthé et le Directeur Financier et Comptable n’ont pas procédé au paiement intégral des droits de sortie du coton et de la contribution générale de solidarité. En effet, l’équipe de vérification a examiné les états financiers, les balances générales des exercices 2018, 2019, 2020 ainsi que les reçus de paiements. Sur la base de ces documents, les enquêteurs ont procédé à la reconstitution des droits de sortie du coton et de la contribution générale de solidarité, et a ensuite rapproché les montants payés aux impôts par la CMDT aux montants reconstitués par elle, sur la base des quittances de paiement.

À l’issue de ces travaux, l’équipe de vérification a constaté que la CMDT n’a pas payé l’intégralité des droits et impôts dus. Le montant total des droits et impôts non payés s’élève à 229,7 millions de nos francs (229 727 852 FCFA) au titre des droits de sortie de coton et 994,3 millions FCFA (994 360 202 F) pour la contribution générale de solidarité.

Et comble de la « bouffecratie » à la CMDT pendant la période sous revue, Le PDG Baba Berthé a irrégulièrement accordé des appuis financiers.

Pour s’assurer que le PDG Baba Berthé de la CMDT, pendant les exercices 2017,2018 2019 et 2020,  accorde les appuis financiers conformément aux dispositions de l’Acte uniforme de l’OHADA, les enquêteurs du BVG ont demandé la situation desdits appuis, examiné la balance générale des comptes et le grand livre de la période sous revue. Elle a ensuite examiné les pièces justificatives des appuis accordés et s’est entretenue avec les responsables de la CMDT. Ils ont constaté que le PDG, le Pr Baba Berthé, a irrégulièrement autorisé le paiement des appuis financiers à lui-même ; à des autorités administratives ; à l’APCAM (Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture du Mali) ; à des départements ministériels et à des tiers. Le montant total des appuis financiers irrégulièrement accordés par le PDG Baba durant la période sous revue s’élève à plus de 259 millions de francs CFA (259 597 412 F).

S’agissant de l’accord des avantages, à en croire le rapport d’enquête du BVG, le PDG Baba Berthé et les syndicats, ont irrégulièrement endetté la CMDT pour le compte du personnel.  Les enquêteurs ont constaté que la CMDT a inscrit dans sa comptabilité de multiples prêts accordés au personnel par les banques depuis plus de 5 ans et pour lesquels le Directeur Financier et Comptable n’a pu fournir aucune preuve de remboursements. Le montant total des prêts garantis au profit du personnel s’élève à 588,8 millions FCFA  (588 822 563 F).

En bloc, la gestion de la CMDT a engendré des irrégularités financières  de plus de 3 milliards de francs CFA (3 406 550 257 F) pendant les exercices 2017, 2018, 2019 et 2020. D’où une dénonciation de faits du Vérificateur Général au Procureur de la république,  afin que l’ancien PDG de la CMDT, le Pr Baba Berthé et sa bande rendent ce qui n’est pas à eux : des sous perçus à l’issue des attributions irrégulières de marchés et aux paiements indus de millions à des coquins et coquines. En clair, ces dénonciations de faits à la justice par le Vérificateur général portent : sur la passation et le paiement irrégulier du marché n°70-2019/DA relatif à la fourniture de matériels informatiques complémentaires pour 16 182 000 FCFA ; sur la passation et au paiement du marché n°2-2018/DA inéligible aux ressources de la CMDT relatif à la construction de salles de classes et de latrines à Soungoumba et Zangousso pour 80 660 546 FCFA ;  sur la minoration des pénalités de retard pour 82 333 300 FCFA ; sur la minoration des patentes au niveau de la Holding pour 201 411 547 et des filiales sud de Sikasso pour 622 430 947 et Nord-est de Koutiala pour 392 411 198 FCFA ; sur la minoration des droits de sortie du coton et de la contribution générale de solidarité pour 1 162 700 744 FCFA ;  sur l’octroi irrégulier d’appuis financiers pour 259 597 412 FCFA ; et sur  les prêts irrégulièrement accordés au personnel de la CMDT et non remboursés pour 588 822 563 FCFA.

<strong>Un scandale fumant</strong>

Mais, pour nos sources, ce sont ces situations pour le moins accablantes que la Justice s’apprête à sortir du placard.

Selon nos sources, généralement, bien informées, il s’agira pour la Justice malienne de faire toute la lumière sur la gestion du Pr Baba Berthé à la tête de la CMDT. Une gestion en proie à l’opacité.

Élaboré, par des Experts en matière de contrôles financiers, le rapport d’enquête du BVG épingle plusieurs cadres de la CMDT, dont le Pr Baba Berthé, PDG de la holding, à l’époque des faits.

À en croire nos sources, le Pr Baba Berthé se serait léché les babines au passage du magot. Si ces accusations s’avèrent fondées, elles risquent de sonner le glas de la carrière du Pr émérite. Ou, à tout le moins d’entacher sa crédibilité.

En février 2020, notre confrère du journal « Mali Tribune » titrait à la une : <em>« Scandale à la CMDT : Le PGD Baba Berthé, la source d’une nouvelle hémorragie financière </em>». Il ne croyait pas si bien dire. Il s’agissait, en réalité, de la mauvaise gestion à ciel ouvert au sein de la compagnie cotonnière du Mali.

Plus grave, lors de cette gestion, les caisses de la CMDT ont coulé comme le fleuve dans son lit. À coup de milliards.  Il s’agit, notamment des irrégularités financières se chiffrant à 3,406  milliards FCFA.

Grosso modo, le rapport de vérification, indique que, la gestion du Pr Baba Berthé à la tête de la CMDT, n’a pas été transparente, encore moins libre.

En attendant, l’éminent Pr de Droit, Baba Berthé risque gros. Très gros. Ses hommes aussi. Accablant.

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rapport du Végal sur la CMDT :  Dr Nango Dembélé est hors de cause</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/rapport-du-vegal-sur-la-cmdt-dr-nango-dembele-est-hors-de-cause-3017750.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 04 Apr 2023 02:19:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Bureau du vérificateur général a rendu public, la semaine dernière, un rapport de vérification financière sur la Compagnie Malienne de Développement des Textiles (CMDT) portant sur les exercices 2017-2020. Ils sont nombreux les observateurs moins avertis qui indexent l’actuel Président-directeur général, Dr Nango Dembélé. Ce dernier est pourtant hors de cause dans ce rapport. Il n’est nullement concerné par les faits rapportés par le Bureau du Vérificateur Général.

C’est d’ailleurs pour arrêter l’hémorragie er mettre un terme à la gabegie qu’il a été choisi à la tête de la holding en fin Décembre 2020. Dès sa prise de fonction, il s’est attelé à la mise en œuvre des recommandations du Vérificateur général qu’il a trouvé sur sa table. Ce qui lui a même valu une salve de félicitations de la part du Végal dans son rapport de vérification de performance publié la semaine surpassée.

L’autre mission que les plus hautes autorités ont confiée à l’actuel PDG consiste à booster le secteur de la cotonculture à un moment où les paysans étaient sur le point de boycotter la culture du coton. Les résultats de cette tache ont été également salués de tous car le Mali a retrouvé sa place de premier producteur de coton en Afrique.

Il est donc important de faire la part des choses et de veiller à ne pas salir l’image d’honnêtes gens qui n’œuvrent que pour l’épanouissement de leur domaine de prédilection.

&nbsp;

Amidou Keita]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification de la   CMDT par le VEGAL :  La gestion du PDG Nango Dembélé n’est pas concernée !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-de-la-cmdt-par-le-vegal-la-gestion-du-pdg-nango-dembele-nest-pas-concernee-3017508.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 03 Apr 2023 01:47:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Enquêteur</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Des irrégularités financières s’élevant à 3 406 550 257 FCFA ont été décelées à la CMDT entre 2017 et 2020. Contrairement à certaines informations, le service étant une continuité, ces magouilles ne concernent pas la gestion de l’actuel PDG de la CMDT, Dr Nango Dembélé. Qui depuis son arrivé à la tête de cette entreprise, début 2021. Le PDG et son équipe sont au four et au moulin pour l’application correcte des recommandations du Bureau du Vérificateur Général et la gestion saine des ressources de la Holding CMDT.</em></strong>

<strong>De quoi s’agit-il ?  </strong>

La présente vérification financière a pour objet la gestion financière et comptable de la Compagnie Malienne pour le Développement des Textiles (CMDT) au titre des exercices 2017, 2018,2019 et 2020. Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses. Les travaux de vérification ont porté sur le contrôle interne, la gouvernance des organes d’administration et de gestion, les comptes, les procédures d’acquisition des biens et services, les procédures de prêts et avances au personnel et aux cotonculteurs, la régularité du paiement des impôts et taxes et celle des indemnités aux membres.

Rappelons que la CMDT a été créée suite à un protocole d’accord en 1974 comme société anonyme d’économie mixte, et immatriculée au Registre du Commerce et du Crédit Mobilier de Bamako sous le numéro MA.BKO.200.B224 en date du 22 juin 2001. Ses statuts ont été approuvés par l’Ordonnance n°6/CMLN du 05 février 1975. En plus, de la CMDT comprend quatre (4) filiales de production auxquelles sont rattachés des secteurs et un (1) office de classement : filiale Sud.SA de Sikasso, filiale Nord-Est.SA de Koutiala, filiale Centre.SA de Fana, filiale Ouest.SA de Kita et l’Office de Classement du Coton basé à Koutiala. Chaque filiale est dirigée par un Administrateur Général. Elle emploie 2020 agents permanents et pour la période sous revue, plus de 3 000 agents saisonniers pour les campagnes d’égrenage et de commercialisation. Les ressources de la CMDT proviennent essentiellement de la vente du coton et de la graine. Le montant total des recettes de vente de la période sous revue s’élève à 1071,7 milliards de FCFA pour un montant total de dépenses représentant 1150 milliards de FCFA.

<strong><u>Irrégularités administratives : </u></strong>

En plus des irrégularités financières décelées, il a été constaté plusieurs irrégularités administratives en vue de la correction desquelles le Vérificateur Général, Monsieur Samba Alhamdou BABY a fait des recommandations. Ainsi, la CMDT doit respecter le plafond des réserves statutaires, tenir le registre de délibération des actionnaires, établir régulièrement le rapport de gestion, établir les comptes consolidés conformément à la réglementation comptable de l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires, procéder à la régularisation des charges constatées d’avance conformément aux dispositions du droit comptable de l’OHADA, faire respecter les critères de capacité technique par des soumissionnaires et procéder à la mobilisation intégrale des cautions de bonne fin d’exécution.

Le PDG de la CMDT doit veiller à la nomination des Administrateurs généraux par l’Assemblée Générale des actionnaires. Les Administrateurs Généraux des filiales doivent tenir le registre de délibération, établir régulièrement le rapport de gestion, procéder la nomination des commissaires aux comptes, procéder à des inventaires exhaustifs des éléments du patrimoine, faire soutenir toutes leurs opérations par les pièces justificatives établies par elle-même et les faire retracer dans la comptabilité des filiales.

<strong><u>Irrégularités financières :</u></strong>

Vérificateur Général a dénoncé au Procureur de la république près le Tribunal de Grande Instance la Commune III du district de Bamako chargé du Pôle économique et financier les irrégularités relatives à la passation et au paiement irrégulier du marché n°70-2019/DA relatif à la fourniture de matériels informatiques complémentaires pour 16 182 000 FCFA, à la passation et au paiement du marché n°2-2018/DA inéligible aux ressources de la CMDT relatif à la construction de salles de classes et de latrines à Soungoumba et Zangousso pour 80 660 546 FCFA, à la minoration des pénalités de retard pour 82 333 300 FCFA, à la minoration des patentes au niveau de la Holding pour 201 411 547 et des filiales sud de Sikasso pour 622 430 947 et Nord-est de Koutiala pour 392 411 198 FCFA, à la minoration des droits de sortie du coton et de la contribution générale de solidarité pour 1 162 700 744 FCFA, à l’octroi irrégulier d’appuis financiers pour 259 597 412 FCFA, et aux prêts irrégulièrement accordés aux personnels de la CMDT et non remboursés pour 588 822 563 FCFA.

<strong>Source : BVG NB : le chapeau et le titre sont de la Rédaction</strong>

&nbsp;

<strong>Gestion de la Subvention d’intrants « Coton  </strong>

<strong> </strong>

<strong>80% des recommandations du BVG mises en œuvre.</strong>

<strong> </strong>

<strong><em>Dans son rapport de vérification de la Gestion de la Subvention d’intrants «Coton », performance effectuée en 2019, le Vérificateur Général, Monsieur Samba Alhamdou BABY avait fait des recommandations de sa Vérification de performance pour les Campagnes Agricoles 2015-2016, 2016-2017 et 2017-2018 aux fins de corriger les dysfonctionnements constatés et espérer une meilleure gestion administrative et financière. La filière coton, à elle seule, a bénéficié de la part du Gouvernement au titre de la subvention d’intrants « coton » d’un montant total de 75 349 626 942FCFA soit 41 631 676 685 FCFA en 2018-2019, 23 721 047 000 FCFA en 2019-2020 et 9 996 903 257 FCFA en 2020-2021. </em></strong>

<strong><em> </em></strong>La vérification de performance de la gestion de la subvention d’intrants « coton », effectuée en 2019 avait relevé des insuffisances qui ont fait l’objet de recommandations formulées et adressées au Ministère du Développement Rural (MDR), au Ministère de l’Economie et des Finances (MEF), à la Direction Nationale de l’Agriculture (DNA), à la Compagnie Malienne pour le Développement des Textiles (CMDT), à l’Office de la Haute Vallée du Niger (OHVN), au Comité National des Engrais (CNE) et à la Direction Régionale du Développement Social et de l’Economie Solidaire (DRDSES). La subvention d’intrants coton contribue non seulement à l’accroissement de la productivité mais aussi à la motivation des agriculteurs à s’engager davantage dans la culture du coton.Au regard de ce qui précède, le Vérificateur Général a initié la présente mission de suivi desdites recommandations.

Le taux des recommandations entièrement mises en œuvre est de 80%. Sur 24 recommandations formulées par la mission initiale, douze (12) sont entièrement mises en œuvre, deux (2) sont partiellement mises en œuvre, une (1) n’est pas mise en œuvre et neuf (9) sont non applicables (caduques ou sans objet). Le niveau de mise en œuvre globale des recommandations est satisfaisant.<strong> </strong>

<strong>Recommandations entièrement mises en œuvre :</strong>

Le Ministre chargé de l’économie et des Finances et le Ministre chargé de l’Agriculture ont formalisé le mandat de gestion de la subvention des intrants agricoles. Le Ministre chargé de l’Agriculture veille à ce que la subvention des intrants agricoles ne soit pas accordée aux organisations de producteurs de coton ne disposant pas de récépissé. Il aussi a instruit la Direction Nationale de l’Agriculture de ne pas transmettre les pièces constitutives des demandes de remboursement de la subvention d’intrants coton sans le rapport d’analyse y afférent. Enfin, il veille au respect des conditions de conclusion des avenants en leur appliquant les prix fixés dans les contrats initiaux.

Le Directeur National de l’Agriculture a pris des dispositions pour l’application systématique des mesures de sécurité dans les magasins d’intrants.Le Directeur National de l’Agriculture veille à la publication annuelle des données concernant la situation des engrais contrôlés au Mali. En outre, il procède à la publication des résultats d’analyse des échantillons d’engrais prélevés par les agents chargés du contrôle, en comparaison avec les teneurs garanties, et produit les rapports d’analyses des pièces constitutives des demandes de remboursement.

Le Directeur Général de l’OHVN veille à l’application des règles régissant la comptabilité publique dans le cadre de la gestion des deniers publics au niveau de l’OHVN en mettant fin aux fonctions de comptable de fait des chefs secteurs.

Le Président Directeur Général de la CMDT veille à l’application des règles et des bonnes pratiques de gestion des stocks d’engrais.

Le Directeur Régional du Développement Social et de l’Economie Solidaire de Sikasso veille au respect par les sociétés coopératives, des dispositions de l’Acte Uniforme de l’OHADA relativement à leur immatriculation au registre des sociétés coopératives.

Le Ministre chargé de l’Economie et des Finances et le Ministre chargé de l’Agriculture ont pris toutes les mesures pour élaborer un manuel approprié de procédures de gestion de la subvention d’intrants agricoles.

<strong>Recommandations partiellement mises en œuvre :</strong>

Le PDG de la CMDT ne veille pas entièrement au respect des normes de stockage au niveau des magasins.

Le Directeur Général de l’OHVN ne veille pas entièrement au respect des normes de stockage au niveau des magasins.

<strong>Recommandations non mises en œuvre :</strong>

Le Ministre chargé de l’Agriculture n’a pris aucune mesure pour créer et rendre opérationnelle la Cellule Technique chargée de contrôle de la subvention des intrants agricoles.

<strong>Recommandations non applicables :</strong>

Le Ministre chargé de l’Agriculture n’a pas veillé à la mise en place d’un cadre de programmation budgétaire pluriannuelle de la subvention d’intrants coton assorti d’objectifs et d’indicateurs clairs avec des cibles annuelles à atteindre. Il ne veille pas au respect de la dotation budgétaire de la subvention d’intrants coton. Le Ministre chargé de l’Agriculture ne veille pas au respect des modalités de publication des avis d’appel d’offres afin de favoriser le libre accès à la commande publique. Il ne veille non plus à ce que les fournisseurs d’intrants coton alignent leur prix sur celui de l’offre la plus avantageuse conformément aux dispositions des cahiers de charges. Enfin, il ne veille pas à l’application des pénalités de retard de livraison des engrais.

Le Ministre chargé de l’Economie et des Finances n’a veillé ni à l’adoption d’un cadre législatif et règlementaire régissant les subventions d’intrants agricoles ni au respect de la réglementation relative à la sécurité du personnel dans les magasins d’intrants. Il n’a non plus pris aucune mesure afin de circonscrire l’utilisation des engrais hors normes.

Le Comité National des Engrais (CNE) n’a pas communiqué à la CMDT, les mesures appropriées de destruction des stocks d’engrais hors normes.

&nbsp;

<strong>Source : BVG </strong>

<strong> </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Suivi des recommandations de la vérification de performance pour les campagnes agricoles 2015&#45;2016, 2016&#45;2017 ET 2017&#45;2018 : 80 % des recommandations  du BVG mises en œuvre</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/suivi-des-recommandations-de-la-verification-de-performance-pour-les-campagnes-agricoles-2015-2016-2016-2017-et-2017-2018-80-des-recommandations-du-bvg-mises-en-oeuvre-3016556.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/suivi-des-recommandations-de-la-verification-de-performance-pour-les-campagnes-agricoles-2015-2016-2016-2017-et-2017-2018-80-des-recommandations-du-bvg-mises-en-oeuvre-3016556.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/08/Samba-A-Baby-verificateur.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 25 Mar 2023 01:15:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans son rapport de vérification de la gestion de la subvention d'intrants "coton", performance effectuée en 2019, le Vérificateur général, Samba Alhamdou Baby avait fait des recommandations de sa vérification de performance pour les campagnes agricoles 2015-2016, 2016-2017 et 2017-2018 aux fins de corriger les dysfonctionnements constatés et espérer une meilleure gestion administrative et financière. La filière coton, à elle seule, a bénéficié de la part du gouvernement au titre de la subvention d'intrants "coton" d'un montant total de 75 349 626 942 F CFA, soit 41 631 676 685 F CFA en 2018-2019, 23 721 047 000 F CFA en 2019-2020 et 9 996 903 257 FCFA en 2020-2021. </em></strong>

La vérification de performance de la gestion de la subvention d'intrants "coton", effectuée en 2019 avait relevé des insuffisances qui ont fait l'objet de recommandations formulées et adressées au ministère du Développement rural (MDR), au ministère de l'Economie et des Finances (MEF), à la direction nationale de l'agriculture (DNA), à la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT), à l'Office de la Haute Vallée du Niger (OHVN), au Comité national des engrais (CNE) et à la direction régionale du développement social et de l'économie solidaire (DRDSES). La subvention d'intrants coton contribue non seulement à l'accroissement de la productivité mais aussi à la motivation des agriculteurs à s'engager davantage dans la culture du coton. Au regard de ce qui précède, le Vérificateur général a initié la présente mission de suivi desdites recommandations.

Le taux des recommandations entièrement mises en œuvre est de 80 %. Sur 24 recommandations formulées par la mission initiale, douze (12) sont entièrement mises en œuvre, deux (2) sont partiellement mises en œuvre, une (1) n'est pas mise en œuvre et neuf (9) sont non applicables (caduques ou sans objet). Le niveau de mise en œuvre globale des recommandations est satisfaisant.

<strong>Recommandations entièrement mises en œuvre :</strong>

Le ministre chargé de l'Economie et des Finances et le ministre chargé de l'Agriculture ont formalisé le mandat de gestion de la subvention des intrants agricoles. Le ministre chargé de l'Agriculture veille à ce que la subvention des intrants agricoles ne soit pas accordée aux organisations de producteurs de coton ne disposant pas de récépissé.

Il aussi a instruit la direction nationale de l'agriculture de ne pas transmettre les pièces constitutives des demandes de remboursement de la subvention d'intrants coton sans le rapport d'analyse y afférent. Enfin, il veille au respect des conditions de conclusion des avenants en leur appliquant les prix fixés dans les contrats initiaux.

Le directeur national de l'agriculture a pris des dispositions pour l'application systématique des mesures de sécurité dans les magasins d'intrants. Le directeur national de l'agriculture veille à la publication annuelle des données concernant la situation des engrais contrôlés au Mali.

En outre, il procède à la publication des résultats d'analyse des échantillons d'engrais prélevés par les agents chargés du contrôle, en comparaison avec les teneurs garanties, et produit les rapports d'analyses des pièces constitutives des demandes de remboursement.

Le directeur général de l'OHVN veille à l'application des règles régissant la comptabilité publique dans le cadre de la gestion des deniers publics au niveau de l'OHVN en mettant fin aux fonctions de comptable de fait des chefs secteurs. Le président directeur général de la CMDT veille à l'application des règles et des bonnes pratiques de gestion des stocks d'engrais.

Le directeur régional du développement social et de l'économie solidaire de Sikasso veille au respect par les sociétés coopératives, des dispositions de l'Acte uniforme de l'Ohada relativement à leur immatriculation au registre des sociétés coopératives.

Le ministre chargé de l'Economie et des Finances et le ministre chargé de l'Agriculture ont pris toutes les mesures pour élaborer un manuel approprié de procédures de gestion de la subvention d'intrants agricoles.

<strong>Recommandations partiellement mises en œuvre : </strong>

Le PDG de la CMDT ne veille pas entièrement au respect des normes de stockage au niveau des magasins. Le directeur général de l'OHVN ne veille pas entièrement au respect des normes de stockage au niveau des magasins.

<strong>Recommandations non mises</strong>

<strong> en œuvre : </strong>

Le ministre chargé de l'Agriculture n'a pris aucune mesure pour créer et rendre opérationnelle la Cellule technique chargée de contrôle de la subvention des intrants agricoles.

<strong>Recommandations non </strong><strong>applicables : </strong>

Le ministre chargé de l'Agriculture n'a pas veillé à la mise en place d'un cadre de programmation budgétaire pluriannuelle de la subvention d'intrants coton assorti d'objectifs et d'indicateurs clairs avec des cibles annuelles à atteindre. Il ne veille pas au respect de la dotation budgétaire de la subvention d'intrants coton. Le ministre chargé de l'Agriculture ne veille pas au respect des modalités de publication des avis d'appel d'offres afin de favoriser le libre accès à la commande publique. Il ne veille non plus à ce que les fournisseurs d'intrants coton alignent leur prix sur celui de l'offre la plus avantageuse conformément aux dispositions des cahiers de charges. Enfin, il ne veille pas à l'application des pénalités de retard de livraison des engrais.

Le ministre chargé de l'Economie et des Finances n'a veillé ni à l'adoption d'un cadre législatif et règlementaire régissant les subventions d'intrants agricoles ni au respect de la réglementation relative à la sécurité du personnel dans les magasins d'intrants. Il n'a non plus pris aucune mesure afin de circonscrire l'utilisation des engrais hors normes.

Le Comité national des engrais (CNE) n'a pas communiqué à la CMDT, les mesures appropriées de destruction des stocks d'engrais hors normes. <strong>        </strong>

<strong> Source BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion de l’office des produits agricoles du Mali (OPAM) : Le niveau de mise en œuvre global des recommandations jugé satisfaisant selon le BVG</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-loffice-des-produits-agricoles-du-mali-opam-le-niveau-de-mise-en-oeuvre-global-des-recommandations-juge-satisfaisant-selon-le-bvg-3013503.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-loffice-des-produits-agricoles-du-mali-opam-le-niveau-de-mise-en-oeuvre-global-des-recommandations-juge-satisfaisant-selon-le-bvg-3013503.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/01/OPAM.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 03 Mar 2023 12:43:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Observatoire</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>A la suite des travaux menés, le BVG a démontré l’effectivité de 71% des recommandations. Cela fait suite à une vérification de performance effectuée en 2019 au terme de laquelle le Végal avait fait des recommandations à l’OPAM aux fins de corriger les dysfonctionnements constatés et espérer une meilleure gestion administrative et financière au sein de ladite structure. À cet effet, une mission de suivi des recommandations a été  effectuée dont l’objectif était de s’assurer de la mise en œuvre correcte des recommandations formulées lors de la vérification initiale, et d’apprécier leur niveau de mise en œuvre et la correction des faiblesses constatées. </strong>

Après les constats, il ressort que le taux des recommandations entièrement mises en œuvre est de 71%. Ainsi, sur les neuf (9) recommandations formulées par l’équipe initiale de vérification de performance, cinq (5) sont entièrement mises en œuvre soit 71%, deux (2) ne sont pas mises en œuvre soit 29% et deux (2) sont caduques ou sans objet. De ce fait, le taux de mise en œuvre totale est déterminé sur les sept (7) recommandations en dehors de celles caduques ou sans objet. En somme, le Bureau du Vérificateur Général a estimé que le niveau de mise en œuvre global des recommandations est satisfaisant.

Pour ce qui est des recommandations entièrement mises en œuvre, on peut noter que la Direction Générale de l’OPAM effectue la mise en concurrence des soumissionnaires. Ainsi, elle soumet ses contrats de marché à la numérotation de la DGMP-DSP conformément aux dispositions en vigueur. En outre, la Direction Financière et Comptable enregistre les produits financiers sur les comptes de l’OPAM sans les suspens relevés de la mission initiale. Poursuivant, le rapport a indiqué que la Direction Générale de l’OPAM respecte les modalités de réception des céréales conformément aux dispositions en vigueur.

Pour conclure, le rapport a souligné que la Direction Générale de l’OPAM effectue des contrôles phytosanitaires sur les acquisitions de céréales ayant fait l’objet de réception.

Par contre, en terme de recommandations non mises en œuvre, il est ressorti que la Direction Générale de l’OPAM n’a pas pris les dispositions nécessaires pour faire valider le manuel de procédures par la commission compétente. Elle paye aux titulaires des marchés, des avances de démarrage sans cautionnement.

Enfin, les recommandations caduques ou sans objet concernent le visa du Contrôle financier qui ne s’impose pas sur les contrats de l’OPAM. Ainsi, L’OPAM n’est pas soumis au Règlement Général sur la Comptabilité Publique.

Le vérificateur général dira que nonobstant les efforts déployés, l’OPAM doit redoubler d’efforts pour mettre en œuvre les deux recommandations restantes : la validation du manuel de procédures par la commission compétente et les cautionnements des avances payées aux fournisseurs.

<strong>Ahmadou Sékou Kanta</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification financière de la gestion de la commune rurale de Tièmala Banimonotié : Plus de 10 millions de FCFA d’irrégularités financières</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-de-la-gestion-de-la-commune-rurale-de-tiemala-banimonotie-plus-de-10-millions-de-fcfa-dirregularites-financieres-2-3013444.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-de-la-gestion-de-la-commune-rurale-de-tiemala-banimonotie-plus-de-10-millions-de-fcfa-dirregularites-financieres-2-3013444.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/verificateur-general.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 02 Mar 2023 19:55:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’objectif de cette vérification initiée par Vérificateur général, Monsieur Samba Alhamdou Baby, était de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes des organes délibérant et exécutif de la Commune rurale de Tiémala Banimonotié (CRTB) durant les exercices comptables de 2019, 2020, 2021 et 2022 (1er semestre).</em></strong>

Les travaux de vérification ont porté sur la mobilisation des recettes et leur reversement, l’exécution des dépenses, la gouvernance administrative, la gestion domaniale et foncière, l’état civil et la tenue de la comptabilité-matières.

Composée de 28 villages que sont : Kologo (chef-lieu de la Commune), Bogo, Bombola, Bongo, Bougoula, Soundio, Dégné, Dialakoro, Djidié, Dogobala, Faradié, Gnimissila, Kégné, Lekoro, M’piakala, M’pienina, Mayala, Morobougou, Nianazana, Sanfagala, Sansola, Sidiolé, Sirimana, Soron, Soroni, Timissila, Yadjiboubou et Zamblébougou, la CRTB a été créée suivant la Loi n°96059 du 04 novembre 1996.

<strong>Irrégularités administratives </strong>

Les irrégularités administratives constatées et imputées à des dysfonctionnements du contrôle interne ont donné lieu à des recommandations du BVG. Ainsi, le Représentant de l’État dans le Cercle de Bougouni doit procéder à l’inspection de la Commune rurale de Tiémala Banimonotié au moins une fois par an. Le Receveur-percepteur de Bougouni doit procéder, au moins une fois par an, au contrôle des régies d’avances et de recettes.

Le Maire de la Commune rurale de Tiémala Banimonotié doit procéder, au moins une fois par an, au contrôle des régies d’avances et de recettes, veiller à l’établissement des tables alphabétiques et au respect des délais de transmission des volets de déclaration et des volets d’actes d’état civil, prendre un arrêté pour désigner un adjoint chargé des affaires économiques et financières, respecter les modalités de constitution des commissions de travail, conformément aux dispositions en vigueur, prendre les dispositions pour la nomination d’un Comptable-matières, veiller à la tenue des documents de la comptabilité-matières, veiller sur l’archivage et la conservation des documents administratifs, veiller à la perception des recettes par le Régisseur conformément aux textes en vigueur.

Le Maire chargé de l’état civil de la Commune rurale de Tiémala Banimonotié doit arrêter de percevoir des recettes en lieu et place du Régisseur de recettes, établir les tables alphabétiques et respecter les délais de transmission des volets de déclaration et des volets d’actes d’état civil. Le Secrétaire général doit tenir le registre de l’employeur. Le Régisseur de recettes doit respecter les délais de reversement des recettes encaissées.

<strong>Irrégularités financières</strong>

Le montant total des irrégularités financières s’élève à 10 001 413 FCFA. Le président de la Section des Comptes de la Cour suprême et le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de la Commune III du District de Bamako, chargé du Pôle économique et financier ont été saisis par le Vérificateur général par transmission et dénonciation de faits relativement au non-reversement des recettes issues de la vente des vignettes pour un montant de 268 000 FCFA, au non-reversement des frais d’établissement des actes d’état civil  pour un montant de 697 750 FCFA, au non-recouvrement des droits de patente sur des marchés publics pour un montant de 3 929 180 FCFA, à la non-justification de l’utilisation du carburant pour un montant de 2 636 912 FCFA, à l’exécution des dépenses irrégulières pour un montant de 2 469 571 FCFA.

<strong>CCOM/BVG </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La Société Malienne de Gestion de l’Eau Potable (SOMAGEP&#45;SA) : Un exemple à suivre en matière de mise en œuvre des recommandations du BVG</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/la-societe-malienne-de-gestion-de-leau-potable-somagep-sa-un-exemple-a-suivre-en-matiere-de-mise-en-oeuvre-des-recommandations-du-bvg-3013404.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/la-societe-malienne-de-gestion-de-leau-potable-somagep-sa-un-exemple-a-suivre-en-matiere-de-mise-en-oeuvre-des-recommandations-du-bvg-3013404.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2018/02/BOUBACAR-KANE.-Somagep.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 02 Mar 2023 16:08:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans son rapport de vérification de performance effectuée en 2019, le Vérificateur général, Monsieur Samba Alhamdou Baby, avait fait des recommandations à la Société malienne de gestion de l’eau potable (SOMAGEP-SA) aux fins de corriger les dysfonctionnements constatés et espérer une meilleure gestion administrative et financière au sein de ladite structure. </em></strong>

à cet effet, le VG a initié la mission de suivi de la mise en œuvre des recommandations issues de la vérification financière de la gestion SOMAGEP-SA, au titre des exercices 2016, 2017, 2018 et 2019 (30 septembre), dont l’objectif était de s’assurer de la mise en œuvre correcte des recommandations formulées lors de la vérification initiale et d’apprécier leur niveau de mise en œuvre et la correction des faiblesses constatées.

Le taux de mise en œuvre des recommandations est de 75%. En effet, sur quatorze (14) recommandations formulées par le BVG à l’issue de la vérification initiale de la Société malienne de gestion de l’eau potable, recommandations sont applicables, parmi lesquelles, neuf (09) recommandations ont été mises en œuvre, une (1) recommandation est partiellement mise en œuvre, deux (2) recommandations sont non mises en œuvre. Le niveau de mise œuvre des recommandations est satisfaisant.

<strong>Recommandations entièrement mises en œuvre </strong>

Le DG de la SOMAGEP-SA respecte les seuils des avances sur salaire et des prêts au personnel conformément aux procédures internes et les clauses conventionnelles qui engagent la Société et a pris une note de service déterminant la répartition du carburant au personnel.

Les Directeurs des achats et stocks, des études et travaux et des ressources humaines respectent les conditions exigées pour la DRPR conformément aux procédures internes en vigueur et les conditions exigées pour la DRPO conformément aux procédures internes en vigueur. Le Directeur des achats et stocks respecte les seuils de passation des marchés publics. Le Directeur financier et comptable présente dans les états financiers l’intégralité des recettes enregistrées et suit de manière régulière les opérations bancaires de la société.

<strong>Recommandations partiellement mises en œuvre </strong>

Le Directeur commercial et clientèle a pris des mesures pour recouvrer les créances impayées et se conformer aux procédures internes en matière de recouvrement.

<strong>Recommandations non mises en œuvre </strong>

Le DG ne respecte pas les seuils des dépenses effectuées sur la caisse et le Caissier ne respecte non plus le montant plafond de caisse.

<strong>Recommandations caduques ou sans objet </strong>

La SOMAGEP SA n’a pas passé de convention réglementée avec ses dirigeants et administrateurs. Le DG a annulé les contrats de cession de véhicules de la société avec le DG et le DGA.

Les conclusions de mission révèlent un résultat très satisfaisant. On remarque que des efforts considérables ont été déployés par la SOMAGEP-SA pour la mise en œuvre des recommandations formulées le BVG.

La proactivité de la Direction de la SOMAGEP en matière de suivi de la mise en œuvre des recommandations témoigne la volonté du management de profiter des recommandations du Bureau qui s’inscrivent dans une perspective de renforcement du dispositif de contrôle interne et d’amélioration continue. Elle fait de cette structure, un exemple à suivre en matière de mise en œuvre des recommandations des structures de contrôle et de vérification.

<strong>CCOM/VBG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion de l’Office des Produits Agricoles du Mali (OPAM) :   71°% des recommandations du BVG mises en œuvre</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-loffice-des-produits-agricoles-du-mali-opam-71-des-recommandations-du-bvg-mises-en-oeuvre-2-3013409.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-loffice-des-produits-agricoles-du-mali-opam-71-des-recommandations-du-bvg-mises-en-oeuvre-2-3013409.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/11/Colonel-Assimi-GOITA-verificateur8.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 02 Mar 2023 15:30:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong> </strong>

<strong><em>Dans son rapport de vérification de performance effectuée en 2019, le Vérificateur général, Monsieur Samba Alhamdou Baby, avait fait des recommandations à l’OPAM aux fins de corriger les dysfonctionnements constatés et espérer une meilleure gestion administrative et financière au sein de ladite structure. </em></strong>

À cet effet, une mission de suivi des recommandations du BVG s’est effectuée, dont l’objectif était de s’assurer de la mise en œuvre correcte des recommandations formulées lors de la vérification initiale, et d’apprécier leur niveau de mise en œuvre et la correction des faiblesses constatées.

<strong><em> </em></strong>Le taux des recommandations entièrement mises en œuvre est de 71%. Sur les neuf (9) recommandations formulées par l’équipe initiale de vérification de performance, cinq (5) sont entièrement mises en œuvre soit 71%, deux (2) ne sont pas mises en œuvre soit 29% et deux (2) sont caduques ou sans objet.

Le taux de mise en œuvre totale est déterminé sur les sept (7) recommandations en dehors de celles caduques ou sans objet. Le niveau de mise en œuvre global des recommandations est satisfaisant.

<strong>Recommandations entièrement mises en œuvre </strong>

La Direction générale de l’OPAM effectue la mise en concurrence des soumissionnaires. La Direction générale de l’OPAM soumet ses contrats de marché à la numérotation de la DGMP-DSP conformément aux dispositions en vigueur.

La Direction financière et comptable enregistre les produits financiers sur les comptes de l’OPAM sans les suspens relevés de la mission initiale. La Direction générale de l’OPAM respecte les modalités de réception des céréales conformément aux dispositions en vigueur. La Direction générale de l’OPAM effectue des contrôles phytosanitaires sur les acquisitions de céréales ayant fait l’objet de réception.

<strong>Recommandations non mises en œuvre </strong>

La Direction générale de l’OPAM n’a pas pris les dispositions nécessaires pour faire valider le manuel de procédures par la commission compétente. La Direction générale de l’OPAM paye aux titulaires des marchés, des avances de démarrage sans cautionnement.

<strong>Recommandations caduques ou sans objet </strong>

Le visa du contrôle financier ne s’impose pas sur les contrats de l’OPAM. L’OPAM n’est pas soumis au Règlement général sur la comptabilité publique.

Nonobstant les efforts déployés, l’OPAM doit redoubler d’efforts pour mettre en œuvre les deux recommandations restantes : la validation du manuel de procédures par la commission compétente et les cautionnements des avances payées aux fournisseurs.

&nbsp;

<strong>CCOM/VBG </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Commune Rurale de Tiémala&#45;Banimonotié :  Le Maire Zoumana Sangaré et sa bande rattrapés par leurs casseroles : 10 millions FCFA à justifier !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/commune-rurale-de-tiemala-banimonotie-le-maire-zoumana-sangare-et-sa-bande-rattrapes-par-leurs-casseroles-10-millions-fcfa-a-justifier-3013264.html</link>
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<pubDate>Thu, 02 Mar 2023 01:12:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Détournement de fonds ; corruption ; escroquerie ; faux et usage de faux.  Autant de griefs formulés, à l’époque, par la Coordination de la Plateforme contre la Corruption et le Chômage (PCC) de Bougouni contre le Maire Zoumana Sangaré et sa bande dans la Commune Rurale de Tiémala-Banimonotié (CRTB) et qui aujourd’hui, sont confirmés par le rapport de vérification financière  du Bureau du Vérificateur Général sur la gestion des exercices  2019, 2020, 2021 et 2022 (1er semestre) de  la Mairie de la Commune Rurale de Tiémala-Banimonotié, dans la circonscription de Bougouni. </strong>

Dans sa croisade contre la fraude et la délinquance financière, au terme de ces dernières années, le Bureau du Vérificateur Général a passé au peigne fin, la gestion du Maire Zoumana Sangaré et son équipe, à la tête de la municipalité de Tiémala-Banimonotié. Depuis, c’est le sauve-qui-peut, général, à la Mairie de la commune rurale de Tiémala-Banimonotié. Est-ce à dire que le Maire Zoumana Sangaré et ses hommes vont-ils répondre de leur gestion à la tête de la Mairie de Tiémala-Banimonotié? Pour cette gestion solitaire, non inclusive et non transparente du Maire Zou et sa bande, les populations  de Tiémala-Banimonotié, sont décidées à en découdre avec leur Maire.

<strong>Irrégularités financières</strong>

Le montant total des irrégularités financières, à la Mairie de Tiémala-Banimonotié, s’élève à 10 001 413 FCFA.

Pour s’assurer sur le fait que le Régisseur de recettes de la Mairie de Tiémala-Banimonotié,  N’To Drissa Dembélé, n’a pas reversé des recettes issues de la vente de vignettes, l’équipe de vérification a demandé pour examen, les bons de commandes, les PV de réception, les PV de sortie de vignettes, le stock de vignettes non vendues, les carnets à souches de vignettes et les états de versement. Elle a ensuite procédé à un état de rapprochement des PV de réception, de sortie de vignettes et le stock de vignettes non vendues.

Pour tout résultat, l’équipe de vérification a constaté que le Régisseur de recettes, N’To Drissa Dembélé, n’a pas reversé la totalité des recettes issues de la vente de vignettes de la période sous revue. Sur un montant total de 1 342 000 FCFA de vignettes vendues, il a reversé au Percepteur le montant de 1 074 000 FCFA, soit un écart de 268 000 FCFA non reversé.

Plus grave encore, le Régisseur de recettes n’a pas reversé des frais d’établissement des actes d’état civil. Il ressort des rapprochements que sur un montant de 1 062 000 FCFA représentant les frais d’établissement de 7 498 copies d’extraits d’actes de naissance, de 1 016 copies d’extraits d’actes de jugement supplétif à raison de 100 FCFA par copie et de 27 mariages célébrés à raison de 7 800 FCFA par mariage, le Régisseur de recettes, N’To Drissa Dembélé, n’a reversé au Receveur-Percepteur que la somme de 364 250 FCFA, soit un écart non reversé de 697 750 FCFA.

Autres irrégularités dans la gestion de la Mairie de Tiémala-Banimonotié, le Chef du Centre des Impôts de Bougouni n’a pas recouvré les droits de patente sur des marchés publics. Les enquêteurs ont décelé que les droits de patente sur les marchés publics n’ont pas été recouvrés sur les entrepreneurs bénéficiaires. De plus, les amendes y afférentes n’ont pas été recouvrées. Le montant des droits et amendes non-recouvré s’élève à 3 929 180 FCFA. Pire, il apparaît que huit (8) entrepreneurs n’ont pas procédé à la déclaration desdits impôts. Aussi, le Centre des impôts, bien qu’ayant enregistré les marchés n’a pas non plus recouvré le montant des droits et amendes.

<strong>Deal au sommet</strong>

À en croire le rapport d’enquête du Vérificateur, le Maire de la CRTB Zoumana Sangaré et le Régisseur de recettes N’To Drissa Dembélé, ont procédé à des perceptions de recettes indues. Après un  rapprochement des montants versés au Régisseur à ceux reversés au Receveur-percepteur, l’équipe de vérification a constaté que le Maire Zou, malgré le financement à 100% par le Budget National/ANICT du projet de réalisation d’un forage positif à motricité humaine à Boundio, il a recouvré des ressources auprès du chef dudit village à titre de contribution. De plus, elle a relevé que le Régisseur de recettes n’a pas reversé les recettes collectées au Receveur-percepteur de Bougouni pour un montant de 325 000 FCFA.

Après transmission du rapport provisoire, la CRTB s’est empressée de fournir la preuve du remboursement de 280 000 FCFA au Chef de village de Boundio et à son conseiller. Le montant collecté auprès dudit village était de 280 000 FCFA et non 325 000 FCFA.

Par ailleurs, le Maire Zou de Tiémala-Banimonotié n’a pas justifié l’utilisation du carburant.  Afin de s’assurer du respect de ces dispositions, l’équipe de vérification s’est entretenue avec le Maire, le Régisseur de recettes N’To Drissa Dembélé, le Régisseur d’avances Mohamed Camara et le Secrétaire général de la Mairie Fily Coulibaly. Elle a demandé, pour examen, les pièces justificatives des dépenses en carburant durant la période sous revue. Elle a constaté que le Maire de Tiémala-Banimonotié n’a pas justifié l’utilisation du carburant durant la période sous revue. Il n’a pas fourni les ordres de mission justifiant l’utilisation du carburant lors des déplacements effectués pour les besoins de la Commune.

Également, l’équipe de vérification a constaté que la Commune ne dispose que de trois (3) motos dont deux (2) affectées aux Régisseurs et une au gardien, pour lesquelles aucune pièce justificative d’utilisation du carburant n’a été fournie. Le montant total des dépenses en carburant dont l’utilisation n’a pas été justifiée s’élève à 2 636 912 FCFA.

Et comme si cela ne suffisait pas, le Régisseur d’avances, Mohamed Camara, a effectué des dépenses non soutenues par les pièces justificatives requises. À l’issue des fouilles, l’équipe de vérification a constaté qu’aucun état d’émargement signé par les bénéficiaires ne soutient les mandats émis au nom du Régisseur d’avances pour la prise en charge des déplacés du Nord et des personnes ressources.

En outre, elle a constaté des achats répétés des pièces de rechange et de moteurs pour les trois (3) motos de la CRTB entre mai 2020 et juillet 2021 ainsi que des dépenses d’entretien et de réparation des salles de classe non soutenues par des contrats, des attestations de service fait et des PV de réception signés par les bénéficiaires. Il en est de même pour des dépenses en fournitures et matériels didactiques. Le montant total des dépenses irrégulières s’élève à  2 469 571 FCFA.

Pour toutes ces irrégularités, le Vérificateur général a saisi la justice, relativement  au non-reversement des recettes issues de la vente des vignettes pour un montant de 268 000 FCFA ;  au non-reversement des frais d’établissement des actes d’état civil pour un montant de 697 750 FCFA ; au non-recouvrement des droits de patente sur des marchés publics pour un montant de 3 929 180 FCFA ; à la non-justification de l’utilisation du carburant pour un montant de 2 636 912 FCFA et à l’exécution des dépenses irrégulières pour un montant de 2 469 571 FCFA.

Du coup, c’est le sauve-qui-peut, général à la Mairie de la Commune rurale de Tiémala-Banimonotié. Surtout qu’une mission indépendante est attendue dans les prochains jours pour enquêter sur la construction et l’équipement du Centre de santé de communautaire de Tiémala-Banimonotié.

Donc, dossier à suivre et à poursuivre !

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Traitement du Rapport du Végal sur l’Ageroute : les indignations du DG sortant</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/traitement-du-rapport-du-vegal-sur-lageroute-les-indignations-du-dg-sortant-3012821.html</link>
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<pubDate>Mon, 27 Feb 2023 13:29:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Bureau du Vérificateur général a publié, le 17 février 2023, un rapport de vérification financière sur l’Ageroute. Le travail du Végal concerne les exercices 2017, 2018, 2019 et 2020. Le Directeur général sortant de l’Agence, Sékou Kontaga, a été surpris de voir sa photo associée à ce rapport. Il précise que ce rapport est antérieur à sa nomination par le Décret N°0108/PT-RM du 28 octobre 2020. Pour n’avoir travaillé que deux mois et trois jours au cours de l’année 2020, le rapport de vérification financière publié par le Bureau du vérificateur ne saurait par conséquent concerner  sa gestion, a-t-il déclaré.

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rapport du BVG dans la commune rurale de Tièmala Banimonotié : Plus de 10 millions de FCFA d’irrégularités financières</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/rapport-du-bvg-dans-la-commune-rurale-de-tiemala-banimonotie-plus-de-10-millions-de-fcfa-dirregularites-financieres-3012758.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/rapport-du-bvg-dans-la-commune-rurale-de-tiemala-banimonotie-plus-de-10-millions-de-fcfa-dirregularites-financieres-3012758.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 Feb 2023 11:17:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Arc en Ciel</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’objectif de cette vérification initiée par Vérificateur Général, Monsieur Samba Alhamdou Baby, était de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes des organes délibérant et exécutif de la Commune Rurale de Tiémala Banimonotié (CRTB) durant les exercices comptables de 2019, 2020, 2021 et 2022 (1er semestre). Les travaux de vérification ont porté sur la mobilisation des recettes et leur reversement, l’exécution des dépenses, la gouvernance administrative, la gestion domaniale et foncière, l’état civil et la tenue de la comptabilité-matières.</em></strong>

Composée de 28 villages qui sont : Kologo (chef-lieu de la Commune), Bogo, Bombola, Bongo, Bougoula, Soundio, Dégné, Dialakoro, Djidié, Dogobala, Faradié, Gnimissila, Kégné, Lekoro, M’piakala, M’pienina, Mayala, Morobougou, Nianazana, Sanfagala, Sansola, Sidiolé, Sirimana, Soron, Soroni, Timissila, Yadjiboubou et Zamblébougou, la CRTB a été créée suivant la Loi n°96059 du 04 novembre 1996.

<strong>Irrégularités administratives: </strong>

Les irrégularités administratives constatées et imputées à des dysfonctionnements du contrôle interne par le bureau du Vérificateur général, ont donné lieu à des recommandations du BVG. Ainsi, le Représentant de l’État dans le Cercle de Bougouni doit procéder à l’inspection de la Commune Rurale de Tiémala Banimonotié au moins une fois par an. Le Receveur-Percepteur de Bougouni doit procéder, au moins une fois par an, au contrôle des régies d’avances et de recettes. Le Maire de la Commune Rurale de Tiémala Banimonotié doit procéder, au moins une fois par an, au contrôle des régies d’avances et de recettes, veiller à l’établissement des tables alphabétiques et au respect des délais de transmission des volets de déclaration et des volets d’actes d’état civil, prendre un arrêté pour désigner un Adjoint chargé des affaires économiques et financières, respecter les modalités de constitution des commissions de travail, conformément aux dispositions en vigueur, prendre les dispositions pour la nomination d’un Comptable-matières, veiller à la tenue des documents de la comptabilité-matières, veiller sur l’archivage et la conservation des documents administratifs, veiller à la perception des recettes par le Régisseur conformément aux textes en vigueur. Le Maire chargé de l’état civil de la Commune Rurale de Tiémala Banimonotié doit arrêter de percevoir des recettes en lieu et place du Régisseur de recettes, établir les tables alphabétiques et respecter les délais de transmission des volets de déclaration et des volets d’actes d’état civil. Le Secrétaire Général doit tenir le registre de l’employeur. Le Régisseur de recettes doit respecter les délais de reversement des recettes encaissées.

<strong>Irrégularités financières :</strong>

Selon la direction de la communication du BVG, le montant total des irrégularités financières s’élève à 10 001 413 FCFA. Le Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de la Commune III du District de Bamako, chargé du Pôle Économique et Financier ont été saisis par le Vérificateur Général par transmission et dénonciation de faits relativement au non-reversement des recettes issues de la vente des vignettes pour un montant de 268 000 FCFA, au non-reversement des frais d’établissement des actes d’état civil  pour un montant de 697 750 FCFA, au non-recouvrement des droits de patente sur des marchés publics pour un montant de 3 929 180 FCFA, à la non-justification de l’utilisation du carburant pour un montant de 2 636 912 FCFA, à l’exécution des dépenses irrégulières pour un montant de 2 469 571 F CFA.

<strong>M.K.</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion de l’office des produits agricoles du Mali (OPAM) : 71°% des recommandations du BVG mises en œuvre</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-loffice-des-produits-agricoles-du-mali-opam-71-des-recommandations-du-bvg-mises-en-oeuvre-3012720.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-loffice-des-produits-agricoles-du-mali-opam-71-des-recommandations-du-bvg-mises-en-oeuvre-3012720.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 Feb 2023 08:21:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans son Rapport de vérification de performance effectuée en 2019, le Vérificateur Général, Monsieur Samba Alhamdou Baby avait fait des recommandations à l’Office des Produits Agricoles du Mali (OPAM) aux fins de corriger les dysfonctionnements constatés et espérer une meilleure gestion administrative et financière au sein de ladite structure. À cet effet, une mission de suivi des recommandations du Bureau du Vérificateur Général (BVG) s’est effectuée, dont l’objectif était de s’assurer de la mise en œuvre correcte des recommandations formulées lors de la vérification initiale, et d’apprécier leur niveau de mise en œuvre et la correction des faiblesses constatées.

Le taux des recommandations entièrement mises en œuvre est de 71%. Sur les neuf (09) recommandations formulées par l’équipe initiale de vérification de performance, cinq (05) sont entièrement mises en œuvre soit 71%, deux (02) ne sont pas mises en œuvre soit 29% et deux (02) sont caduques ou sans objet. Le taux de mise en œuvre totale est déterminé sur les sept (07) recommandations en dehors de celles caduques ou sans objet. Le niveau de mise en œuvre global des recommandations est satisfaisant.

Recommandations entièrement mises en œuvre

La Direction Générale de l’Office des Produits Agricoles du Mali (OPAM) effectue la mise en concurrence des soumissionnaires. La Direction Générale de l’OPAM soumet ses contrats de marché à la numérotation de la Direction Générale des Marchés Publics et des Délégations de Service Public (DGMP-DSP) conformément aux dispositions en vigueur. La Direction Financière et Comptable enregistre les produits financiers sur les comptes de l’OPAM sans les suspens relevés de la mission initiale.

La Direction Générale de l’OPAM respecte les modalités de réception des céréales conformément aux dispositions en vigueur. La Direction Générale de l’OPAM effectue des contrôles phytosanitaires sur les acquisitions de céréales ayant fait l’objet de réception.

Recommandations non mises en œuvre

La Direction Générale de l’OPAM n’a pas pris les dispositions nécessaires pour faire valider le manuel de procédures par la commission compétente. La Direction Générale de l’OPAM paye aux titulaires des marchés, des avances de démarrage sans cautionnement.

Recommandations caduques ou sans objet

Le visa du Contrôle financier ne s’impose pas sur les contrats de l’Office des Produits Agricoles du Mali (OPAM). L’OPAM n’est pas soumis au Règlement Général sur la Comptabilité Publique.

Nonobstant les efforts déployés, l’Office des Produits Agricoles du Mali doit redoubler d’efforts pour mettre en œuvre les deux (02) recommandations restantes: la validation du manuel de procédures par la Commission compétente et les cautionnements des avances payées aux fournisseurs.

Source: CC/BVG

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification financière de la gestion de la commune rurale de Tièmala Banimonotié :  Plus de 10 millions de FCFA d’irrégularités financières</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-de-la-gestion-de-la-commune-rurale-de-tiemala-banimonotie-plus-de-10-millions-de-fcfa-dirregularites-financieres-3012719.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-de-la-gestion-de-la-commune-rurale-de-tiemala-banimonotie-plus-de-10-millions-de-fcfa-dirregularites-financieres-3012719.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 Feb 2023 08:18:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[L’objectif de cette vérification initiée par Vérificateur Général, Monsieur Samba Alhamdou Baby, était de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes des organes délibérant et exécutif de la Commune Rurale de Tiémala Banimonotié (CRTB) durant les exercices comptables de 2019, 2020, 2021 et 2022 (1er semestre). Les travaux de vérification ont porté sur la mobilisation des recettes et leur reversement, l’exécution des dépenses, la gouvernance administrative, la gestion domaniale et foncière, l’État civil et la tenue de la comptabilité-matières.

Composée de vingt-huit (28) villages qui sont: Kologo (chef-lieu de la Commune), Bogo, Bombola, Bongo, Bougoula, Soundio, Dégné, Dialakoro, Djidié, Dogobala, Faradié, Gnimissila, Kégné, Lekoro, M’Piakala, M’Pienina, Mayala, Morobougou, Nianazana, Sanfagala, Sansola, Sidiolé, Sirimana, Soron, Soroni, Timissila, Yadjiboubou et Zamblébougou, la Commune Rurale de Tiémala Banimonotié (CRTB) a été créée suivant la Loi N°96059 du 04 novembre 1996.

Irrégularités administratives

Les irrégularités administratives constatées et imputées à des dysfonctionnements du contrôle interne ont donné lieu à des recommandations du Bureau du Vérificateur Général (BVG). Ainsi, le Représentant de l’État dans le Cercle de Bougouni doit procéder à l’inspection de la Commune Rurale de Tiémala Banimonotié au moins une fois par an. Le Receveur-Percepteur de Bougouni doit procéder, au moins une fois par an, au contrôle des régies d’avances et de recettes.

Le Maire de la Commune Rurale de Tiémala Banimonotié doit procéder, au moins une fois par an, au contrôle des régies d’avances et de recettes, veiller à l’établissement des tables alphabétiques et au respect des délais de transmission des volets de déclaration et des volets d’actes d’état civil, prendre un arrêté pour désigner un Adjoint chargé des affaires économiques et financières, respecter les modalités de constitution des commissions de travail, conformément aux dispositions en vigueur, prendre les dispositions pour la nomination d’un Comptable-matières, veiller à la tenue des documents de la comptabilité-matières, veiller sur l’archivage et la conservation des documents administratifs, veiller à la perception des recettes par le Régisseur conformément aux textes en vigueur.

Le Maire chargé de l’État civil de la Commune Rurale de Tiémala Banimonotié doit arrêter de percevoir des recettes en lieu et place du Régisseur de recettes, établir les tables alphabétiques et respecter les délais de transmission des volets de déclaration et des volets d’actes d’État civil. Le Secrétaire Général doit tenir le registre de l’employeur. Le Régisseur de recettes doit respecter les délais de reversement des recettes encaissées.

&nbsp;

Irrégularités financières

Le montant total des irrégularités financières s’élève à 10 001 413 FCFA. Le Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de la Commune III du District de Bamako, chargé du Pôle Économique et Financier ont été saisis par le Vérificateur Général par transmission et dénonciation de faits relativement au non-reversement des recettes issues de la vente des vignettes pour un montant de 268 000 FCFA, au non-reversement des frais d’établissement des actes d’état civil pour un montant de 697 750 FCFA, au non-recouvrement des droits de patente sur des marchés publics pour un montant de 3 929 180 FCFA, à la non-justification de l’utilisation du carburant pour un montant de 2 636 912 FCFA, à l’exécution des dépenses irrégulières pour un montant de 2 469 571 FCFA.

Source: CC/BVG]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion de l&amp;apos;agence d&amp;apos;exécution des travaux d&amp;apos;entretien routier (AGEROUTE) : Plus d&amp;apos;un milliard 373 millions de F CFA d&amp;apos;irrégularités financières décelées par le BVG</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-lagence-dexecution-des-travaux-dentretien-routier-ageroute-plus-dun-milliard-373-millions-de-f-cfa-dirregularites-financieres-decelees-par-le-bvg-3012434.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-lagence-dexecution-des-travaux-dentretien-routier-ageroute-plus-dun-milliard-373-millions-de-f-cfa-dirregularites-financieres-decelees-par-le-bvg-3012434.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 25 Feb 2023 02:05:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La présente vérification a pour objet la gestion de l'Agence d'exécution des travaux d'entretien routier (Ageroute), au titre des exercices 2017, 2018, 2019 et 2020. Elle a pour objectif de s'assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses. Les travaux de vérification ont porté sur les recettes et les dépenses de fonctionnement de l'Ageroute, les dépenses de travaux d'entretien routier et les marchés de contrôle et de surveillance de ces travaux, et un complément du rapport de vérification financière des dépenses exécutées sur le Fonds d'entretien routier le (Fer) par l'Ageroute au titre des exercices 2016, 2017, 2018 et 2019 (1er octobre). </em></strong>

Rappelons que l'Ageroute a été créée par l'ordonnance n°04-018/P-RM du 16 septembre 2004, ratifiée par la Loi n°04-061 du 08 décembre 2004, l'Ageroute est un établissement public à caractère administratif (Epa) doté de la personnalité morale et de l'autonomie financière. Elle a pour mission d'assurer la gestion des travaux d'entretien routier exécutés en entreprise. À ce titre, elle est chargée d'élaborer les dossiers d'appel d'offres et les demandes de proposition de prix destinées aux entreprises et bureaux d'études soumissionnaires, de lancer les offres et attribuer les marchés, de contrôler les travaux exécutés par les entreprises attributaires des marchés, d'assurer le paiement des prestations des entreprises chargées de l'exécution des travaux et des bureaux d'études commis pour la fourniture de services.

<strong>Irrégularités administratives : </strong>

Face aux irrégularités administratives constatées et imputées à des dysfonctionnements du contrôle interne, le Vérificateur général, Samba Alhamdou Baby, a recommandé au directeur général de l'Ageroute de solliciter du ministre chargé des Finances, la relecture de l'arrêté instituant la régie d'avances de l'Ageroute ; de faire signer les moyens de paiement uniquement par l'agent comptable, conformément à la réglementation en vigueur ; de veiller au respect des critères de qualification dans l'attribution des marchés publics ; de veiller à la tenue régulière de la comptabilité-matières.

Aux commissions d'analyse et aux commissions de marché, de respecter les critères de qualification dans la sélection des attributaires des marchés publics. Au comptable-matières de tenir tous les documents de la comptabilité-matières conformément à la réglementation en vigueur ; de codifier et immatriculer les matières conformément à la réglementation en vigueur. Au régisseur d'avances de payer uniquement les factures visées par le Directeur Général et certifiées par le comptable-matières.

<strong>Irrégularités financières :</strong>

Quant aux irrégularités financières qui s'élèvent à 1 373 032 898 FCFA, elles ont fait l'objet de transmission et dénonciation par le Vérificateur général au président de la Section des comptes de la Cour suprême et au procureur de la République près le Tribunal de grande instance de la Commune III du district de Bamako, chargé du Pôle économique et financier relativement à l'attribution de marchés à des soumissionnaires non préqualifiés pour un montant total de 617 073 450 F CFA ; au non-reversement des produits issus de la vente des DAO pour un montant total de 13 580 000 F CFA ; aux avantages indus accordés au président du conseil d'administration pour un montant total de 3 600 000 F CFA ; au paiement de jetons de présence indus pour un montant total de 750 000 F CFA ; à l'octroi d'avantages indus au Délégué du Contrôle financier pour un montant total de 4 600 000 F CFA ; au paiement d'avantages indus à un personnel qui assurait un intérim pour un montant total de 932 172 F CFA, et au paiement de primes d'assurances indues pour un montant total de 92 376 952 F CFA.

<strong>Source BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Commune rurale de Tièmala Banimonotié :  Plus de 10 millions de FCFA d’irrégularités financières</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/commune-rurale-de-tiemala-banimonotie-plus-de-10-millions-de-fcfa-dirregularites-financieres-3012362.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/commune-rurale-de-tiemala-banimonotie-plus-de-10-millions-de-fcfa-dirregularites-financieres-3012362.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 24 Feb 2023 09:19:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Tjikan</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>L’objectif de cette vérification initiée par Vérificateur Général, Monsieur Samba Alhamdou BABY, était de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes des organes délibérant et exécutif de la Commune Rurale de Tiémala Banimonotié (CRTB) durant les exercices comptables de 2019, 2020, 2021 et 2022 (1<sup>er</sup> semestre). </strong>

Les travaux de vérification ont porté sur la mobilisation des recettes et leur reversement, l’exécution des dépenses, la gouvernance administrative, la gestion domaniale et foncière, l’état civil et la tenue de la comptabilité-matières.

Composée de 28 villages qui sont : Kologo (chef-lieu de la Commune), Bogo, Bombola, Bongo, Bougoula, Soundio, Dégné, Dialakoro, Djidié, Dogobala, Faradié, Gnimissila, Kégné, Lekoro, M’piakala, M’pienina, Mayala, Morobougou, Nianazana, Sanfagala, Sansola, Sidiolé, Sirimana, Soron, Soroni, Timissila, Yadjiboubou et Zamblébougou, la CRTB a été créée suivant la Loi n°96059 du 04 novembre 1996.

<strong>Irrégularités financières </strong>

Le montant total des irrégularités financières s’élève à 10 001 413 FCFA. Le Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de la Commune IIIdu District de Bamako, chargé du Pôle Économique et Financier ont été saisis par le Vérificateur Général par transmission et dénonciation de faits relativement au non-reversement des recettes issues de la vente des vignettes pour un montant de <strong>268 000 FCFA</strong>, au non-reversement des frais d’établissement des actes d’état civil  pour un montant de <strong>697 750 FCFA</strong>, au non-recouvrement des droits de patente sur des marchés publics pour un montant de <strong>3 929 180 FCFA</strong>, à la non-justification de l’utilisation du carburant pour un montant de <strong>2 636 912 FCFA</strong>, à l’exécution des dépenses irrégulières pour un montant de <strong>2 469 571 FCFA</strong>.

<strong>Irrégularités administratives  </strong>

Les irrégularités administratives constatées et imputées à des dysfonctionnements du contrôle interne ont donné lieu à des recommandations du BVG. Ainsi, le Représentant de l’État dans le Cercle de Bougouni doit procéder à l’inspection de la Commune Rurale de Tiémala Banimonotié au moins une fois par an. Le Receveur-Percepteur de Bougouni doit procéder, au moins une fois par an, au contrôle des régies d’avances et de recettes. Le Maire de la Commune Rurale de Tiémala Banimonotié doit procéder, au moins une fois par an, au contrôle des régies d’avances et de recettes, veiller à l’établissement des tables alphabétiques et au respect des délais de transmission des volets de déclaration et des volets d’actes d’état civil, prendre un arrêté pour désigner un Adjoint chargé des affaires économiques et financières, respecter les modalités de constitution des commissions de travail, conformément aux dispositions en vigueur, prendre les dispositions pour la nomination d’un Comptable-matières, veiller à la tenue des documents de la comptabilité-matières, veiller sur l’archivage et la conservation des documents administratifs, veiller à la perception des recettes par le Régisseur conformément aux textes en vigueur. Le Maire chargé de l’état civil de la Commune Rurale de Tiémala Banimonotié doit arrêter de percevoir des recettes en lieu et place du Régisseur de recettes, établir les tables alphabétiques et respecter les délais de transmission des volets de déclaration et des volets d’actes d’état civil. Le Secrétaire Général doit tenir le registre de l’employeur. Le Régisseur de recettes doit respecter les délais de reversement des recettes encaissées.

<strong>Kadiatou KONE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Agence d’exécution des travaux d’entretien routier (AGEROUTE) :  Plus d’un milliard 373 millions de FCFA d’irrégularités financières</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/agence-dexecution-des-travaux-dentretien-routier-ageroute-plus-dun-milliard-373-millions-de-fcfa-dirregularites-financieres-3012155.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/agence-dexecution-des-travaux-dentretien-routier-ageroute-plus-dun-milliard-373-millions-de-fcfa-dirregularites-financieres-3012155.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 22 Feb 2023 17:35:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La présente vérification a pour objet la gestion de l’Agence d’exécution des travaux d’entretien routier (AGEROUTE), au titre des exercices 2017, 2018, 2019 et 2020. Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses. </em></strong>

Les travaux de vérification ont porté sur les recettes et les dépenses de fonctionnement de l’Ageroute, les dépenses de travaux d’entretien routier et les marchés de contrôle et de surveillance de ces travaux, et un complément du rapport de vérification financière des dépenses exécutées sur le Fonds d’entretien routier le (FER) par l’Ageroute au titre des exercices 2016, 2017, 2018 et 2019 (1er octobre).

Rappelons que l’Ageroute a été créée par l’Ordonnance n°04-018/P-RM du 16 septembre 2004, ratifiée par la Loi n°04-061 du 08 décembre 2004. L’Ageroute est un établissement public à caractère administratif (EPA) doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière. Elle a pour mission d’assurer la gestion des travaux d’entretien routier exécutés en entreprise.

À ce titre, elle est chargée d’élaborer les dossiers d’appel d’offres et les demandes de proposition de prix destinées aux entreprises et bureaux d’études soumissionnaires, de lancer les offres et attribuer les marchés, de contrôler les travaux exécutés par les entreprises attributaires des marchés, d’assurer le paiement des prestations des entreprises chargées de l’exécution des travaux et des bureaux d’études commis pour la fourniture de services.

<strong>Irrégularités administratives </strong>

Face aux irrégularités administratives constatées et imputées à des dysfonctionnements du contrôle interne, le Vérificateur général, Monsieur Samba Alhamdou Baby, a recommandé au Directeur général de l’Ageroute de solliciter du ministre chargé des Finances, la relecture de l’arrêté instituant la régie d’avances de l’Ageroute ; de faire signer les moyens de paiement uniquement par l’Agent comptable, conformément à la réglementation en vigueur ; de veiller au respect des critères de qualification dans l’attribution des marchés publics ; de veiller à la tenue régulière de la comptabilité-matières.

Aux Commissions d’analyse et aux Commissions de marché, de respecter les critères de qualification dans la sélection des attributaires des marchés publics. Au Comptable-matières de tenir tous les documents de la comptabilité-matières conformément à la réglementation en vigueur ; de codifier et immatriculer les matières conformément à la réglementation en vigueur. Au Régisseur d’avances de payer uniquement les factures visées par le Directeur général et certifiées par le Comptable-matières.

<strong>Irrégularités financières </strong>

Quant aux irrégularités financières, qui s’élèvent à <strong>1 373 032 898 Fcfa</strong>, elles ont fait l’objet de transmission et dénonciation par le Vérificateur général au Président de la Section des Comptes de la Cour suprême et au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de la Commune III du District de Bamako, chargé du Pôle économique et financier relativement à l’attribution de marchés à des soumissionnaires non requalifiés pour un montant total de 617 073 450 Fcfa ; au non-reversement des produits issus de la vente des DAO pour un montant total de 13 580 000 Fcfa ; aux avantages indus accordés au Président du conseil d’administration pour un montant total de 3 600 000 Fcfa.

Au paiement de jetons de présence indus pour un montant total de 750 000 Fcfa ; à l’octroi d’avantages indus au Délégué du Contrôle financier pour un montant total de 4 600 000 Fcfa ; au paiement d’avantages indus à un personnel qui assurait un intérim pour un montant total de 932 172 Fcfa, et au paiement de primes d’assurances indues pour un montant total de 92 376 952 Fcfa.

<strong>CCOM/BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>AGEROUTE : Plus d’un milliard évaporé : les anciens DG Mohamed Attayer Ag Hamani et Sékou Kontaga épinglés</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/ageroute-plus-dun-milliard-evapore-les-anciens-dg-mohamed-attayer-ag-hamani-et-sekou-kontaga-epingles-3012031.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/ageroute-plus-dun-milliard-evapore-les-anciens-dg-mohamed-attayer-ag-hamani-et-sekou-kontaga-epingles-3012031.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/02/Ageroute.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 22 Feb 2023 08:14:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Les fouilles « <em>archéologico-financière </em>» réalisées à l’Agence d’Exécution des Travaux d’Entretien Routier (AGEROUTE) par le Vérificateur général est sans appel ! </strong>

Attribution de marchés à des soumissionnaires non pré-qualifiés pour un montant total de plus 617 FCFA et non-reversement des produits issus de la vente des DAO pour un montant total de 13,65 millions FCFA. Auxquels s’ajoutent, l’octroi d’avantages indus au Président du Conseil d’Administration pour un montant total de 3 ,6 millions FCFA ; le paiement de jetons de présence indus pour un montant total de 750 000 FCFA ; l’octroi d’avantages indus au Délégué du Contrôle financier pour un montant total de 4,6 millions FCFA ;  le paiement d’avantages indus à un personnel qui assurait un intérim pour un montant total de 932 172 FCFA ;  le paiement de primes d’assurances indues pour un montant total de 92,3 millions FCFA ;  le paiement de marchés ne portant pas la preuve du paiement de la redevance de régulation pour un montant total de 633 808 FCFA ;  des faux enregistrements pour un montant total de plus de 106 millions FCFA et le non-reversement de l’Impôt sur les Traitements et Salaires et de la Taxe Logement pour un montant total de plus 371 millions FCFA.

Autant de pratiques qui selon le Bureau du Vérificateur général ont précipité l’AGEROUTE dans l’abîme. Avec à la clé, plus d’un milliard FCFA (1 373 032 898F) qui se s’est évaporé pendant les exercices 2017, 2018, 2019 et 2020.

<strong>L’AGEROUTE entre parenthèses </strong>

Le gouffre financier creusé au niveau de l’AGEROUTE dépasse l’entendement.  Les Directeurs sortants, Mohamed Attayer Ag Hamani et Sékou Kontaga, tous deux sont impliqués dans cette gestion  outrancière de l’AGEROUTE, pendant ces 5 dernières années. D’où la paralysie de la structure à tous les niveaux. Ou presque.

Pire, les défaillances à cette époque ont annihilé les efforts du gouvernement. En clair, l’AGEROUTE dans son histoire n’a jamais connu une telle hémorragie financière. Pire, elle n’a jamais été confiée à des personnalités, aussi controversé que Mohamed Attayer Ag Hamani et Sékou Kontaga : pendant 5 ans, les caisses de la structure ont coulé. Comme le Djoliba dans son lit. Les irrégularités financières n’ont pas été comptabilisées en dizaines de millions. Mais en milliard de nos francs.

L’AGEROUTE n’a pas seulement perdu de sa superbe. Elle  a été vidée de son âme, vendue au diable. Et jusque-là, ses deux anciens patrons, n’affichent qu’une image de ruine et de désolation. Et pour cause : jamais, les gaffes au sein de ce service n’ont atteint un tel degré.

Jugée, pourtant, stratégique par le gouvernement dans sa politique d’entretien du réseau routier de notre pays, l’AGEROUTE a vite fait de taire ses ambitions. Pire, il n’a pas échappé à l’appétit vorace de ses responsables. Par petite touche, ils ont « <em>sucé</em> » les caisses, érigé le népotisme en mode de gestion. L’espoir tant suscité auprès des populations, a viré au cauchemar.

L’AGEROUTE est malade. Malade de ses fonds qui n’ont cessé de s’évaporer ces 5 dernières années. Malade, aussi et surtout de sa Direction, sous<strong>  </strong>Mohamed Attayer Ag Hamani et Sékou Kontaga<strong> . </strong>Raison invoquée par le vérificateur : des faiblesses et dysfonctionnements relevant du contrôle interne qui ont affecté la qualité de la gestion financière de la structure.

Au nombre de ces faiblesses et dysfonctionnements, il y a le déphasage entre l’acte de création de la régie d’avances et les dispositions réglementaires en vigueur, l’attribution de marchés à des soumissionnaires qui ne respectent pas les critères de qualification des DAO (Dossier d’appel d’offre), la signature irrégulière des moyens de paiement par les deux anciens Directeurs, la non-tenue des documents de la comptabilité-matières et la non-codification des matières. À ces insuffisances, il faut ajouter le paiement par la régie de factures non visées ou non certifiées.

<strong>Entre magouilles et embrouilles</strong>

S’agissant des irrégularités financières, elles s’élèvent à 1 373 032 898 FCFA et sont relatives, entre autres, à l’attribution de marchés à des entreprises éliminées lors de la phase de pré-qualification ou à des entreprises qui n’ont pas participé à cette phase, au non-enregistrement ou au faux enregistrement des marchés, à l’octroi d’avantages indus au personnel, au Délégué du Contrôle Financier et aux membres du Conseil d’Administration ainsi qu’au non-paiement des cotisations sociales et impôts et taxes sur les salaires.

En ce qui concerne les avantages accordés au personnel, ils doivent figurer dans l’accord d’établissement approuvé par délibération du Conseil d’Administration de l’AGEROUTE pour être éligibles. L’équipe de vérification a effectué des contrôles d’effectivité de certains travaux d’entretien routiers avec l’appui d’un ingénieur des constructions civiles mis à disposition par le Ministre des Transports et des Infrastructures. Ces contrôles n’ont pas décelé d’anomalies significatives en raison de certaines limites : la fin de la période de garantie de travaux examinés ;  l’absence de schéma itinéraire dans les rapports finaux des missions de contrôle, ce schéma permet de connaître la localisation des tâches exécutées dans le cadre d’un marché;  les difficultés pour identifier les zones concernées par la vérification, à cause des interventions de plusieurs années antérieures (2017, 2018, 2019, 2020 et 2021), avec des risques de chevauchement entre les travaux exécutés ;  les difficultés d’identification des « <em>début et fin »</em> des zones de reconstruction et des zones de renforcement en BB3 ou BB5 ; les difficultés de mesurer les linéaires des dalles d’accès et de traversée, posées sur les caniveaux, ces dalles sont généralement occupées par des riverains ou remplacées par d’autres types de dalles ; l’inaccessibilité de certaines zones pour des raisons d’insécurité.

Bref, l’AGEROUTE a été sacrifiée sur l’autel d’intérêts égoïstes par les deux anciens DG. Autrement dit, la caisse de la structure a subi une saignée financière de plus d’un milliards de francs CFA.

En réalité, cette mauvaise gestion est le fruit d’un système bien huilé, mis en place par les deux anciens DG de l’AGEROUTE.

Selon ce système ils veillent aux « <em>bons soins </em>» des bonzes du ministère et à leurs propres personnes: enveloppes de fin du mois, marchés de gré à gré, bons de carburant à gogo, voyages à l’étranger et autres cadeaux en nature. Du moins, s’ils veulent éviter les « <em>ennuis</em> ».

Face à de telles pratiques qui ont occasionné un trou de plus d’un milliard de francs CFA à l’AGEROUTE, les enquêteurs, à l’unanimité, ont adressé une dénonciation de fait au Pôle Économique et Financier. Du coup, les deux anciens DG de l’AGEROUTE, Mohamed Attayer Ag Hamani et Sékou Kontaga sont dans la tourmente.

Dossier à suivre!

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification financière a l’Ageroute :  Plus d’un milliard de FCFA d’irrégularités  financières décelées</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-a-lageroute-plus-dun-milliard-de-fcfa-dirregularites-financieres-decelees-3011633.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 20 Feb 2023 01:34:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La présente vérification a pour objet la gestion de l’Agence d’Exécution des Travaux d’Entretien Routier (AGEROUTE), au titre des exercices 2017, 2018, 2019 et 2020. Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses. Les travaux de vérification ont porté sur les recettes et les dépenses de fonctionnement de l’AGEROUTE, les dépenses de travaux d’entretien routier et les marchés de contrôle et de surveillance de ces travaux, et un complément du rapport de vérification financière des dépenses exécutées sur le Fonds d’Entretien Routier le (FER) par l’AGEROUTE au titre des exercices 2016, 2017, 2018 et 2019 (1er octobre). </strong>

Rappelons que l’AGEROUTE a été créée par l’Ordonnance n°04-018/P-RM du 16 septembre 2004, ratifiée par la Loi n°04-061 du 08 décembre 2004, l’AGEROUTE est un Établissement Public à caractère Administratif (EPA) doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière. Elle a pour mission d’assurer la gestion des travaux d’entretien routier exécutés en entreprise. À ce titre, elle est chargée d’élaborer les dossiers d’appel d’offres et les demandes de proposition de prix destinées aux entreprises et bureaux d’études soumissionnaires, de lancer les offres et attribuer les marchés, de contrôler les travaux exécutés par les entreprises attributaires des marchés, d’assurer le paiement des prestations des entreprises chargées de l’exécution des travaux et des bureaux d’études commis pour la fourniture de services.

<strong>Irrégularités administratives : </strong>

Face aux irrégularités administratives constatées et imputées à des dysfonctionnements du contrôle interne, le Vérificateur Général, Monsieur Samba Alhamdou BABY a recommandé au Directeur Général de l’AGEROUTE de solliciter du Ministre chargé des Finances, la relecture de l’arrêté instituant la régie d’avances de l’AGEROUTE; de faire signer les moyens de paiement uniquement par l’Agent Comptable, conformément à la réglementation en vigueur; de veiller au respect des critères de qualification dans l’attribution des marchés publics; de veiller à la tenue régulière de la comptabilité-matières. Aux Commissions d’analyse et aux Commissions de marché, de respecter les critères de qualification dans la sélection des attributaires des marchés publics. Au Comptable-matières de tenir tous les documents de la comptabilité-matières conformément à la réglementation en vigueur ; de codifier et immatriculer les matières conformément à la réglementation en vigueur. Au Régisseur d’avances de payer uniquement les factures visées par le Directeur Général et certifiées par le Comptable-matières.

<strong>Irrégularités financières :</strong>

Quant aux irrégularités financières qui s’élèvent à <strong>1 373 032 898 FCFA</strong>, elles ont fait l’objet de transmission et dénonciation par le Vérificateur Général au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de la Commune III du District de Bamako, chargé du Pôle Économique et Financier relativement à l’attribution de marchés à des soumissionnaires non préqualifiés pour un montant total de 617 073 450 FCFA ; au non-reversement des produits issus de la vente des DAO pour un montant total de 13 580 000 FCFA ; aux avantages indus accordés au Président du Conseil d’Administration pour un montant total de 3 600 000 FCFA ; au paiement de jetons de présence indus pour un montant total de 750 000 FCFA ; à l’octroi d’avantages indus au Délégué du Contrôle financier pour un montant total de 4 600 000 FCFA ; au paiement d’avantages indus à un personnel qui assurait un intérim pour un montant total de 932 172 FCFA, et au paiement de primes d’assurances indues pour un montant total de 92 376 952 FCFA.

&nbsp;

<strong> </strong>

<strong> </strong>

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</item>

<item>
<title>Gestion du laboratoire national de la santé :  Le bureau du Vérificateur Général décèle des dysfonctionnements</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-du-laboratoire-national-de-la-sante-le-bureau-du-verificateur-general-decele-des-dysfonctionnements-3011322.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-du-laboratoire-national-de-la-sante-le-bureau-du-verificateur-general-decele-des-dysfonctionnements-3011322.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 17 Feb 2023 01:55:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Ciwara Info</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Une mission de vérification de performance du Bureau du Vérificateur général a décelé de graves dysfonctionnements dans la gestion et de fonctionnement du Laboratoire national de la Santé. Ses dysfonctionnements portent aux critères d’économie, d’efficacité et d’efficience dans le cadre la gestion des ressources mises à sa disposition et dans la mise en œuvre des activités de contrôle qualité des médicaments.</strong>

Le Laboratoire National de la Santé est un Établissement Public à caractère Scientifique et Technologique (EPST) créé par Ordonnance n°00-40/P-RM du 20 septembre 2000. L’article 2 de cette ordonnance dispose que le LNS a pour mission de contrôler la qualité des médicaments, des aliments, des boissons ou toutes substances importées ou produites en République du Mali et destinées à des fins thérapeutiques, diététiques ou alimentaires en vue de la sauvegarde de la santé humaine et animale.

Cette mission de vérification du Bureau du Vérificateur Général avait pour objectif de s’assurer des mesures de gestion et de fonctionnement  du LNS, relatives aux critères d’économie, d’efficacité et d’efficience dans le cadre la gestion des ressources mises à sa disposition et dans la mise en œuvre des activités de contrôle qualité des médicaments, des aliments, des boissons ou toutes substances importées ou produites en République du Mali et destinées à des fins thérapeutiques, diététiques ou alimentaires en vue de la sauvegarde de la santé humaine et animale.

Pour de meilleures performances, la mission a fait les recommandations suivantes suite aux dysfonctionnements constatés :

<strong>Le Ministre chargé de la Santé </strong>

Doit faire adopter une règlementation appropriée pour encadrer les activités de contrôle, d’analyse physico-chimique et biologique des médicaments, aliments, boissons et eaux au Mali, revoir l’organisation et le fonctionnement du Laboratoire National de la Santé en vue de l’adéquation entre la structure organisationnelle du Laboratoire National de la Santé à ses missions de contrôle et de surveillance de la qualité des médicaments, aliments, boissons et eaux sur toute l’étendue du territoire national, mettre en place un système intégré de contrôle qualité des médicaments, aliments, boissons et eaux, prendre des dispositions en vue de la relecture de l’Arrêté interministériel n°08-0345/MS-MF-MEIC-MEP-MA du 13 février 2008 fixant les modalités pratiques et tarification des opérations de contrôle qualité des médicaments, aliments, boissons et eaux, relatives au prélèvement des frais de contrôle qualité. Il doit enfin prendre des mesures appropriées en relation avec le Ministre chargé de l’Environnement en vue d’une gestion adéquate des stocks de réactifs périmés.

<strong>Le Ministre chargé des Finances </strong>

Doit veiller à la production régulière des comptes de gestion du Laboratoire National de la Santé par l’Agent Comptable.

<strong>Le Directeur des Ressources Humaines du Secteur Santé et Développement Social </strong>doit veiller à la stabilité de l’Agent Comptable du Laboratoire National de la Santé à son poste.

<strong>Le Directeur Général du Laboratoire National de la Santé </strong>

Doit élaborer et mettre en œuvre les activités de communication suivant le plan stratégique en matière d’information, d’éducation et de communication, élaborer, faire valider, et appliquer le manuel de procédures administratives, financières, et comptables. Il doit en outre veiller rigoureusement à l’application des mesures et consignes de sécurité exigées par les normes et la réglementation sur le travail dans les laboratoires, doter tous les laboratoires de hottes de sécurité, organiser périodiquement des exercices de simulation pour les agents en vue de les préparer à réagir avec efficacité et efficience à d’éventuelles situations accidentogènes, élaborer et mettre en application le plan de formation du personnel, appliquer les normes de conservation et d’évacuation des réactifs périmés et des déchets dangereux.

<strong>Le Directeur Général des Douanes </strong>

Doit prendre des dispositions en vue d’appliquer, au titre des frais de contrôle qualité, le taux de prélèvement de 0,5 % de la valeur FOB des produits importés au Mali au profit du Laboratoire National de la Santé, exiger le certificat provisoire de qualité du Laboratoire National de la Santé dans les dossiers de dédouanement.

<strong>L’Agent Comptable du Laboratoire National de la Santé </strong>

Doit tenir régulièrement la comptabilité et produire des comptes de gestion conformément à la réglementation en vigueur.

<strong>Source BVG </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Laboratoire National de la Santé : Une gestion comparable à celle d’une épicerie</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/laboratoire-national-de-la-sante-une-gestion-comparable-a-celle-dune-epicerie-3011054.html</link>
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<pubDate>Wed, 15 Feb 2023 08:28:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les autorités maliennes vont-elles prendre des mesures pour nettoyer les écuries d’Augias du Laboratoire National de la Santé (LNS)? En tout cas, le jeu en vaut la chandelle, rien que de part le management en cours au sein de cette structure étatique. Et le rapport de performance du Bureau du Vérificateur Général (BVG)  en dit long sur les pratiques d’outre-tombe de ce service qui hypothèquent l’avenir de notre pays. </strong>

Depuis la prise de fonction du Pr Benoît Yaranga Koumaré, au Laboratoire National de la Santé, le 25 mars 2009, (il y a 15 ans), la mauvaise gestion des ressources humaine et financière et bien d’autres phénomènes jugés diffus sont courants au niveau de ce service. Et si les autorités maliennes pouvaient ordonner, sans complaisance ni parti pris, un contrôle financier de fond en comble au sein de la Direction du LNS, on devrait, peut-être, découvrir un grand réseau de mafieux savamment monté en vue de saccager les fonds. Mais avant que cette démarche ne soit à l’ordre du jour, le Bureau du Vérificateur Général lève un coin de voile sur la gouvernance érigée en mode au sein du LNS.

<strong>Rapport accablant</strong>

La vérification de performance du BVG au Laboratoire National de la Santé, s’inscrit dans une perspective d’amélioration continue de la protection de la population contre les maladies d’origines alimentaire et médicamenteuse. Elle a porté sur l’analyse du cadre institutionnel du système actuel de contrôle qualité des médicaments, aliments eaux et boissons, la gouvernance administrative et financière, le plateau technique et les processus opérationnels d’échantillonnage et d’analyses du LNS.

L’insalubrité des aliments et des médicaments qui constitue une des causes importantes des maladies et d’échecs thérapeutiques est considérée, à ce titre, comme une préoccupation de santé publique par l’Organisation Mondiale de la Santé et par le Fonds Alimentaire Mondial (FAO). Ainsi, les directives de la FAO recommandent aux États d’adopter un cadre législatif assurant une protection efficace des consommateurs contre les intoxications alimentaires et médicamenteuses pour mieux encadrer la circulation, la commercialisation et la consommation des produits concernés.

À cet effet, il apparaît que le Gouvernement du Mali a pris des mesures importantes en matière de contrôle phytosanitaire à travers deux (2) lois et leurs textes d’application concernant l’inspection des produits alimentaires d’origines animale et végétale. Les services de l’Agriculture et de l’Élevage sont chargés de l’application de ces textes. Concernant les analyses physico-chimique et biologique des aliments qui sont du ressort du Laboratoire National de la Santé, il existe une insuffisance de réglementation pour encadrer les activités de contrôle qualité.

Concernant le système actuel de contrôle qualité des médicaments, aliments eaux et boissons, l’absence de synergie entre les entités impliquées dans ce système constitue une entrave à la performance du Laboratoire National de la Santé. En effet, il n’existe pas de cadre intégré de coopération entre les services de contrôle phytosanitaire et le Laboratoire National de la Santé facilitant une protection adéquate des populations contre les risques de nocivité des aliments et des médicaments.

L’examen des éléments de la gouvernance, du plateau technique et des processus opérationnels du LNS fait ressortir des insuffisances qui sont de nature à entraver l’efficacité et l’efficience de la réalisation des missions de contrôle qualité des aliments, médicaments, boissons et eaux sur toute l’étendue du territoire national. En effet, en l’absence de relais au niveau régional et d’un cadre de collaboration entre les différents acteurs, le LNS éprouvera toujours des difficultés à satisfaire les besoins sans cesse croissants de contrôle qualité des aliments, médicaments, boissons et eaux. Avec un effectif et des moyens logistiques et financiers insuffisants, les capacités actuelles du LNS ne lui permettent pas d’atteindre les performances attendues d’un laboratoire de son rang au niveau national, avec les lenteurs dues à la lourdeur du processus d’échantillonnage qui requiert dans la plupart des cas que le LNS se déplace dans les Régions pour prélever les échantillons, les analyser et acheminer les résultats par la Direction Nationale de l’Agriculture ou de l’Élevage.

Par ailleurs, concernant le contrôle qualité des médicaments, il y a lieu de signaler la nécessité de renforcer et de dynamiser la pharmacovigilance à travers une forte implication des ordres régionaux des pharmaciens et une lutte efficace contre la vente illicite des médicaments. Aussi, se pose la nécessité de prendre des mesures favorables à la certification des 40 médicaments produits au Mali dont certains ne le sont pas encore.

C’est à cet effort que la population sera efficacement protégée contre les conséquences de la consommation des médicaments, aliments, eaux et boissons insalubres.

<strong>Absence de formation du personnel </strong>

Le Laboratoire National de  la Santé ne procède pas adéquatement à la gestion des activités de formation du personnel. À l’exception du laboratoire de contrôle qualité des médicaments qui est en voie d’accréditation, les activités de formation du personnel du LNS présentent des insuffisances.

Pour s’assurer que le Laboratoire National de la Santé procède adéquatement à la gestion des activités de formation du personnel, l’équipe de vérification du BVG s’est entretenue avec le Directeur Général du LNS, le Pr. Benoît Yaranga Koumaré ; son Adjoint, Seydou Moussa Coulibaly et le responsable des ressources humaines. Elle a examiné les contrats de travail, les décisions de recrutement, de mise à disposition, l’organigramme et les profils de postes.

Du coup, il ressort que le LNS ne dispose pas de plan de formation pour le personnel permettant d’organiser les activités de formation en fonction des besoins de formations et de la planification budgétaire. Les entrevues menées auprès des différents responsables ont permis de révéler que durant la période sous revue, la plupart des agents n’ont pas bénéficié de formation. Seuls les agents du Département Médicament qui est à l’épicentre du processus de certification, bénéficient des actions de formation. L’efficacité des actions de formation réside dans la mise en œuvre des actions de formation suivant les orientations du plan stratégique 2017- 2023. Dans ce contexte, le plan de formation est un outil incontournable de plan stratégique concernant le renforcement des capacités du LNS.

Les défaillances dans la mise en œuvre des activités de formation empêchent le LNS d’atteindre avec efficacité et efficience ses objectifs opérationnels et stratégiques.

<strong>Manque de vigilance du DRH du Secteur Santé et Développement Social sur le LNS </strong>

Sur la base d’informations fournies par le Directeur des Ressources Humaines du Secteur Santé et Développement Social, M. Biassoun Dembélé, le Directeur des Ressources Humaines du Ministère de l’Économie et des Finances a réaffecté l’Agent Comptable du LNS sans procéder à son remplacement. Cette pratique n’est pas une première au LNS, car de 2018 à 2022, trois (3) Agents Comptables se sont succédé au poste sans qu’aucun n’ait produit un compte de gestion durant la même période.

Afin de s’assurer que le Directeur des Ressources Humaines du Secteur Santé et Développement Social, Biassoun Dembélé, veille sur les cadres organiques des services du département, notamment l’occupation régulière du poste d’Agent Comptable du LNS, l’équipe de vérification a effectué des entrevues. Elle a constaté que le Directeur des Ressources Humaines du Secteur Santé et Développement Social, ne procède pas adéquatement au contrôle de l’occupation régulière des postes, par les agents, dans les services du département et particulièrement celui de l’Agent Comptable du LNS.

En effet, il ressort des travaux effectués par l’équipe de vérification que le Directeur des Ressources Humaines du Secteur Santé et Développement Social a, suivant le BE n°1221/MSDS-SG-DRH-SSDS du 18 mars 2022, saisi la Direction Nationale de la Fonction Publique et du Personnel d’une demande de mise à disposition du Ministre de l’Économie et des Finances de l’Agent Comptable en fonction au LNS. À la suite de cette demande, la Direction Nationale de la Fonction Publique et du Personnel a pris la Décision n°2022-000400/ MTFPDS-SG-DNFPP-D1-3 du 4 avril 2022 portant mise à disposition de certains Agents au Ministère de l’Économie et des Finances. Sur la base de cette décision, le Directeur des Ressources Humaines du Secteur Économie et Finances a procédé à la mutation de l’Agent Comptable à la Direction Régionale du Trésor de Kayes suivant la Décision n°2022- 0130/MEF-DRH/SDEF du 27 avril 2022 portant affectation d’Agent. Ainsi, le poste d’Agent comptable du LNS est resté vacant durant plus de quatre (4) mois alors que l’arrêté de nomination de l’Agent Comptable n’avait pas été abrogé.

<strong>Inexistence totale de communication et d’information </strong>

La gestion du Laboratoire National de la Santé est comparable à celle d’une épicerie. Il ne met pas adéquatement en œuvre les actions de communication et d’information en appui aux activités de sensibilisation et de marketing nécessaires à la réalisation de sa mission de contrôle qualité des aliments, médicaments, boissons et eaux.

Le contrôle qualité des médicaments, aliments, boissons et eaux passe par des actions de communications pour informer et sensibiliser les acteurs sur les risques de maladies d’origines alimentaire et médicamenteuse. C’est dans ce cadre que les Directives de la FAO pour le renforcement des systèmes nationaux de contrôle alimentaire, édictées sous le n° ISBN 92-5-204918-5 prévoient en leur annexe 10 que l’organisation effective d’une agence nationale de contrôle alimentaire repose, entre autres, sur des principes de fonctionnement axés sur la protection de la santé des consommateurs et sur la fourniture d’informations et de conseils permettant aux consommateurs d’effectuer des choix dûment informés.

Dans le cadre de cette mission, l’équipe de vérification a procédé aux entrevues avec le Directeur Général du LNS, Pr. Benoît Yaranga Koumaré, son adjoint Seydou Moussa Coulibaly et des chefs de Département. Elle a ensuite procédé à une revue documentaire et analysé les rapports d’activités du LNS. Il ressort des travaux de vérification que les activités de communication et d’information du LNS n’ont pas été alignées sur le plan stratégique 2017-2023 qui dispose d’un axe relatif au renforcement du volet information, éducation et communication.  En effet, cet axe stratégique prévoit trois (3) actions majeures de communication et d’information qui ont été insuffisamment mises en œuvre.

Il s’agit : de la création d’une unité IEC qui devrait être dotée de moyens matériels et humains pour son fonctionnement ; de la mise en place et du développement d’un site Web actif pour promouvoir les activités, la transparence et la qualité des services du LNS ; et de l’utilisation des différents canaux de communication (médias, réseaux sociaux et publication).

Il ressort également de l’examen des rapports financiers de la période sous revue que le LNS ne consacre pas de crédit budgétaire aux activités de communication. Il s’en suit qu’il n’a pas mis en place d’outil de communication et de sensibilisation autour des risques liés à la consommation de médicaments et aliments n’ayant pas fait l’objet d’un contrôle préalable des substances physico-chimiques et biologiques. Il apparaît également que les actions tendant à donner plus de visibilité aux missions et attributions du LNS n’ont pas été adéquatement mises en œuvre.

<strong>Non tenue d’une comptabilité </strong>

L’Agent Comptable du LNS ne procède pas à la tenue régulière de la comptabilité et ne produit pas de compte de gestion. En effet, les opérations comptables ne sont pas régulièrement enregistrées et cette mauvaise pratique ne lui permet pas de produire les états financiers exigés par la réglementation en vigueur.

Il ressort du contrôle que les opérations financières du Laboratoire National de la Santé ne sont pas, régulièrement, prises en charge dans la comptabilité. À titre d’illustration, le Certificat d’analyse n°000040/MSDS/LNS du 6 septembre 2022 concernant l’analyse des échantillons n°22430-E1, 22431-E2 et 22432-E3, pour une facture de 600 000FCFA a été établi et remis aux clients concernés sans avoir fait l’objet de paiement au niveau de la Régie des recettes. De plus, l’équipe de vérification a révélé que les  livres comptables du LNS dont le grand livre des comptes et la balance qui sont nécessaires pour la production des états financiers ne sont pas tenus. Ainsi, l’Agent Comptable du LNS n’a pas établi les comptes de gestion des exercices 2019, 2020 et 2021. La bonne tenue de la comptabilité est nécessaire pour permettre au LNS de produire des informations financières fiables et rassurantes pour ses partenaires, d’établir des indicateurs financiers pertinents et de procéder avec efficacité et efficience à la reddition des comptes. Les irrégularités dans la tenue des livres comptables et la non-production des comptes de gestion compromettent la régularité et la sincérité des opérations financières effectuées par le Laboratoire National de la Santé.

<strong>Manque de gestion adéquate des produits chimiques périmés </strong>

Le Laboratoire National de la Santé ne prend pas de mesures appropriées pour une conservation adéquate des réactifs périmés acquis pour les besoins d’analyses chimiques et biologiques des médicaments, des aliments, des boissons et des eaux. La gestion des produits, matières dangereuses comprenant en grande partie les produits chimiques, est encadrée par des conventions internationales et la législation nationale. Pour avoir le cœur net que le LNS applique les normes de conservations des produits dangereux dont les réactifs chimiques périmés utilisés dans les laboratoires d’analyses, l’équipe de vérification s’est entretenue avec le Directeur Général, son Adjoint et les responsables des différents laboratoires. Elle a visité le magasin de stockage des réactifs y compris ceux périmés.

Du coup, l’équipe de vérification a décelé que le LNS dispose dans un magasin des stocks de réactifs périmés qui ne sont pas gérés suivant les exigences indiquées par les normes et la réglementation en vigueur. En effet, à la suite de la visite des magasins, l’équipe a constaté que ces réactifs sont stockés dans un magasin ne respectant pas les conditions de conservation des produits chimiques dangereux. Il est ressorti des entrevues que le LNS, faute de magasins appropriés et de moyens de destruction de ces réactifs chimiques périmés au Mali, les entasse dans un magasin dans l’espoir de les faire acheminer à l’extérieur du pays pour y être détruits. En attendant, ces produits dangereux demeurent entreposés dans un magasin qui n’est ni ventilé, ni muni de bacs de rétention, ni équipé de dispositif en cas d’incendie. De plus, l’équipe de vérification n’a pris connaissance d’aucun plan d’évacuation de ces produits dangereux.

Selon les responsables du LNS, les réactifs périmés sont stockés dans les magasins en attendant d’être expédiés en Europe pour y être détruits faute de structure compétente en la matière au Mali pour les détruire et de moyens financiers pour les acheminer sur les lieux de destruction.

Le respect des normes de gestion des produits chimiques constitue un gage de sécurité contre diverses maladies provenant de la manipulation et même de la propagation desdits produits dans l’environnement. L’entassement des réactifs périmés qui sont des produits chimiques dangereux, expose les personnels du LNS, les clients et mêmes les populations environnantes à des risques de sécurité sanitaire.

En attendant, la mauvaise conservation des réactifs chimiques périmés constitue une menace pour la sécurité des travailleurs du Laboratoire National de la Santé, l’environnement et la santé de la population et peut mettre en jeu sa responsabilité sociale et environnementale.

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Dysfonctionnements au laboratoire national de la santé : Le couperet du Vérificateur général</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/dysfonctionnements-au-laboratoire-national-de-la-sante-le-couperet-du-verificateur-general-3010623.html</link>
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<pubDate>Sat, 11 Feb 2023 01:52:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Laboratoire national de la santé est un établissement public à caractère scientifique et technologique (EPST) créé par ordonnance n°00-40/P-RM du 20 septembre 2000. L'article 2 de cette ordonnance dispose que le LNS a pour mission de contrôler la qualité des médicaments, des aliments, des boissons ou toutes substances importées ou produites en République du Mali et destinées à des fins thérapeutiques, diététiques ou alimentaires en vue de la sauvegarde de la santé humaine et animale.

Cette mission de vérification du Bureau du Vérificateur général avait pour objectif de s'assurer des mesures de gestion et de fonctionnement du LNS, relatives aux critères d'économie, d'efficacité et d'efficience dans le cadre la gestion des ressources mises à sa disposition et dans la mise en œuvre des activités de contrôle qualité des médicaments, des aliments, des boissons ou toutes substances importées ou produites en République du Mali et destinées à des fins thérapeutiques, diététiques ou alimentaires en vue de la sauvegarde de la santé humaine et animale.

Pour de meilleures performances, la mission a fait les recommandations suivantes suite aux dysfonctionnements constatés :

Le ministre chargé de la Santé doit faire adopter une règlementation appropriée pour encadrer les activités de contrôle, d'analyse physico-chimique et biologique des médicaments, aliments, boissons et eaux au Mali, revoir l'organisation et le fonctionnement du Laboratoire national de la santé en vue de l'adéquation entre la structure organisationnelle du Laboratoire national de la santé à ses missions de contrôle et de surveillance de la qualité des médicaments, aliments, boissons et eaux sur toute l'étendue du territoire national, mettre en place un système intégré de contrôle qualité des médicaments, aliments, boissons et eaux, prendre des dispositions en vue de la relecture de l'Arrêté interministériel n°08-0345/MS-MF-MEIC-MEP-MA du 13 février 2008 fixant les modalités pratiques et tarification des opérations de contrôle qualité des médicaments, aliments, boissons et eaux, relatives au prélèvement des frais de contrôle qualité. Il doit enfin prendre des mesures appropriées en relation avec le ministre chargé de l'Environnement en vue d'une gestion adéquate des stocks de réactifs périmés.

Le ministre chargé des Finances doit veiller à la production régulière des comptes de gestion du Laboratoire National de la Santé par l'Agent Comptable.

Le directeur des ressources humaines du secteur santé et développement social doit veiller à la stabilité de l'agent comptable du Laboratoire national de la Santé à son poste.

Le directeur général du Laboratoire national de la santé doit élaborer et mettre en œuvre les activités de communication suivant le plan stratégique en matière d'information, d'éducation et de communication, élaborer, faire valider, et appliquer le manuel de procédures administratives, financières, et comptables. Il doit en outre veiller rigoureusement à l'application des mesures et consignes de sécurité exigées par les normes et la réglementation sur le travail dans les laboratoires, doter tous les laboratoires de hottes de sécurité, organiser périodiquement des exercices de simulation pour les agents en vue de les préparer à réagir avec efficacité et efficience à d'éventuelles situations accidentogènes, élaborer et mettre en application le plan de formation du personnel, appliquer les normes de conservation et d'évacuation des réactifs périmés et des déchets dangereux.

Le directeur général des douanes doit prendre des dispositions en vue d'appliquer, au titre des frais de contrôle qualité, le taux de prélèvement de 0,5 % de la valeur FOB des produits importés au Mali au profit du Laboratoire National de la Santé, exiger le certificat provisoire de qualité du Laboratoire National de la Santé dans les dossiers de dédouanement.

L'agent comptable du Laboratoire national de la santé doit tenir régulièrement la comptabilité et produire des comptes de gestion conformément à la réglementation en vigueur.

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion du fonds d&amp;apos;aménagement et de protection des forêts et  du fonds d&amp;apos;aménagement et de protection de la faune : 1 058 555 262 F CFA d&amp;apos;irrégularités financières décelées par le Vérificateur général</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-du-fonds-damenagement-et-de-protection-des-forets-et-du-fonds-damenagement-et-de-protection-de-la-faune-1-058-555-262-f-cfa-dirregularites-financieres-decelees-par-le-verificateur-gen-3010616.html</link>
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<pubDate>Sat, 11 Feb 2023 01:27:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>C'est le montant décelé par la vérification qui a eu pour objet la gestion des fonds d'aménagement et de protection des forêts et de la faune, de la direction nationale des eaux et forêts (Dnef), acteur majeur de la mise en œuvre des programmes 2071 "Protection et conservation de la Nature", 3004 "Aménagement et protection de la faune" et 3005 "Aménagement et protection des forêts".</em>

La vérification a concerné certains cantonnements et postes forestiers des régions de Kayes, Koulikoro et Sikasso au titre des exercices 2018,2019, 2020 et 2021. Créée par la loi n°09-028 du 27 juillet 2009, la Dnef a pour missions d'élaborer les éléments de la politique nationale en matière de conservation des eaux et des sols, de lutte contre la désertification, de gestion durable des forêts, des zones humides, de la faune sauvage et de son habitat, de préservation de la diversité biologique des espèces de faune et de flore sauvages, de promotion et de valorisation des produits de la forêt et de la faune sauvage et d'assurer la coordination et le contrôle de sa mise en œuvre. Le Fonds d'aménagement et de protection des forêts et le Fonds d'aménagement et de protection de la faune sont des comptes d'affectation spéciale ouverts dans les écritures de l'Agence comptable centrale du trésor (ACCT) par la loi n°04-005 du 14 janvier 2004.

Irrégularités administratives :

Pour remédier aux irrégularités d'ordre administratives, le Vérificateur général, Samba Alhamdou Baby, a recommandé au directeur des finances et du matériel de respecter les critères de sélection des soumissionnaires, d'informer par écrit les soumissionnaires non retenus du rejet de leur offre, de convier, et à temps, la direction générale des marchés publics et des délégations de service public à toutes les réceptions de travaux, de biens et services, et d'éviter des simulations de mise en concurrence par demande de cotation et par demande de renseignement et de prix à compétition restreinte.

Au directeur général des marchés publics et des délégations de service public de respecter les critères d'autorisation de la passation des marchés par entente directe et de respecter les critères d'autorisation de la passation des marchés par appel d'offres restreint. Au directeur national des eaux et forêts de veiller sur la tenue correcte des carnets à souche des coupons de transport par les chefs de poste des eaux et forêts.

Irrégularités financières :

Au regard des irrégularités financières décelées, le Vérificateur général a transmis et dénoncé au président de la Section des comptes de la Cour suprême et au procureur de la République près le Tribunal de grande instance de la Commune III du district de Bamako, chargé du Pôle économique et financier relativement : à la simulation de mise en concurrence, aux dépenses inéligibles pour un montant de 132 726 560 F CFA, au paiement des travaux non exécutés ou partiellement exécutés pour un montant total de 120 378 688 F CFA, à la non application des pénalités de retard pour un montant de 5 405 884 FCFA, au fractionnement des dépenses, à la non perception des redevances suite au dépassement des quantités autorisées par les permis de coupe pour un montant de 568 754 750 F CFA et à la non-perception des redevances proportionnelles suite à la délivrance irrégulière de coupons de transport sans référence de permis pour un montant de 29 220 000 F CFA.

Il a aussi transmis au président de la Section des comptes de la Cour suprême et au procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Kayes, chargé du Pôle économique et financier relativement à la non-perception des redevances suite au dépassement des quantités autorisées par les permis de coupe pour un montant de 202 069 380 F CFA.

<strong>Source BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>DGABE :   Le Végal insatisfait de la mise en œuvre de ses recommandations</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/dgabe-le-vegal-insatisfait-de-la-mise-en-oeuvre-de-ses-recommandations-3010540.html</link>
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<pubDate>Fri, 10 Feb 2023 10:50:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Tjikan</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le bureau du Vérificateur général, dans son rapport annuel de 2018, avait émis des recommandations à la Direction générale de l’administration des Biens de l’Etat (Dgabe) sur la gestion qu’elle fait du matériel roulant de l’Etat. En 2022, une autre mission dudit bureau, dans sa mission de suivi, a constaté une mise en œuvre des recommandations globalement très peu satisfaisante. </strong>

Dans son rapport de vérification de performance effectuée en 2018, le Vérificateur général Samba Alhamdou Baby avait fait des recommandations à la Dgabe, aux fins de corriger les dysfonctionnements constatés et espérer une meilleure gestion administrative et financière au sein de ladite structure. A cet effet, une mission de suivi des recommandations s’est effectuée en 2022, dont l’objectif était de s’assurer de la mise en œuvre des recommandations formulées lors de la vérification initiale et d’apprécier leur niveau de mise en œuvre et la correction des faiblesses constatées. Après vérifications, la mission de suivi des recommandations laisse entrevoir un bilan négatif de la Dgabe. Ainsi, le bilan du suivi des quatorze (14) recommandations formulées en 2018 par le Vérificateur général se présente comme suit en 2022.

<strong>Etat de mise en œuvre des recommandations :</strong>

Le taux des recommandations entièrement mises en œuvre est de 12,50%. En effet, sur les 14 recommandations formulées par l’équipe de la vérification de performance initiale, une (1) est entièrement mise en œuvre, soit 12,50%, une (1) est partiellement mise en œuvre soit 12,50%, six (6) ne sont pas mises en œuvre soit 75,00% et six (6) sont caduques ou sans objet. Le taux de mise en œuvre totale est déterminé sur les huit (8) recommandations applicables en dehors de celles caduques ou sans objet. Le niveau global de mise en œuvre des recommandations n’est pas satisfaisant.

<strong>Recommandation entièrement mise en œuvre </strong>

<strong> </strong>Le Premier ministre a fait prendre des dispositions pour clarifier les compétences en matière de vente à l’amiable des matériels et matières de l’Etat admis à la reforme.

<strong>Recommandation partiellement mise en œuvre </strong>

Les certificats de propriété des véhicules de l’Etat ne sont pas établis.

<strong>Recommandations non mises en œuvre </strong>

La Dgabe ne dispose pas d’un manuel des procédures ; la Dgabe n’a pas élaboré les éléments de la politique en matière de gestion du patrimoine mobilier; la Dgabe ne produit pas les états trimestriels et les inventaires annuels des matériels et équipements durables affectés aux départements ministériels et aux Institutions; La Dgabe ne procède pas à l’admission de tous les matériels roulants de l’Etat, notamment les véhicules des missions diplomatiques et consulaires ; des véhicules n’ont pas été retrouvés lors du contrôle physique dans la ville de Koulikoro ; des véhicules n’ont pas été retrouvés lors du contrôle physique dans la ville de Ségou.

<strong>Recommandations caduques ou sans objet </strong>

<strong> </strong>La Dgabe n’organise pas l’approvisionnement des services publics en matériels et équipements roulants ; la Dgabe ne tient pas le sommier des parcs autos et motos de l’Etat conformément à son ordonnance de création ; le ministre de l’Economie et des Finances ne veille pas à l’élaboration des éléments de la politique en matière de gestion du patrimoine mobilier corporel.

<strong>Moussa Sékou Diaby</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion du matériel roulant de l’Etat par la direction générale de l’administration des biens de l’Etat (DGABE) :   Une mise en œuvre des recommandations globalement très peu satisfaisante</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-du-materiel-roulant-de-letat-par-la-direction-generale-de-ladministration-des-biens-de-letat-dgabe-une-mise-en-oeuvre-des-recommandations-globalement-tres-peu-3009568.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-du-materiel-roulant-de-letat-par-la-direction-generale-de-ladministration-des-biens-de-letat-dgabe-une-mise-en-oeuvre-des-recommandations-globalement-tres-peu-3009568.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 03 Feb 2023 09:07:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans son rapport de vérification de performance effectuée en 2018, le Vérificateur général, Monsieur Samba Alhamdou Baby, avait fait des recommandations à la DGABE, aux fins de corriger les dysfonctionnements constatés et espérer une meilleure gestion administrative et financière au sein de ladite structure. </em></strong>

À cet effet, une mission de suivi des recommandations s’est effectuée en 2022, dont l’objectif était de s’assurer de la mise en œuvre des recommandations formulées lors de la vérification initiale et d’apprécier leur niveau de mise en œuvre et la correction des faiblesses constatées. La mission de suivi des recommandations laisse entrevoir un bilan négatif de la DGAB. Le bilan du suivi des quatorze (14) recommandations formulées en 2018 par le Vérificateur général se présente comme suit en 2022.

<strong>Etat de mise en œuvre des recommandations </strong>

<strong> </strong>Le taux de réalisation des recommandations entièrement mises en œuvre est de 12,50%. En effet, sur les 14 recommandations formulées par l’équipe de la vérification de performance initiale, une (1) est entièrement mise en œuvre soit 12,50%, une (1) est partiellement mise en œuvre soit 12,50%, six (6) ne sont pas mises en œuvre soit 75,00% et six (6) sont caduques ou sans objet.

Le taux de mise en œuvre totale est déterminé sur les huit (8) recommandations applicables en dehors de celles caduques ou sans objet. Le niveau global de mise en œuvre des recommandations n’est pas satisfaisant.

<strong>Recommandation entièrement mise en œuvre :</strong>

Le Premier ministre a fait prendre des dispositions pour clarifier les compétences en matière de vente à l’amiable des matériels et matières de l’Etat admis à la réforme.

<strong>Recommandation partiellement mise en œuvre : </strong>Les certificats de propriété des véhicules de l’Etat ne sont pas établis. <strong>Recommandations non mises en œuvre : </strong>La DGABE ne dispose pas d’un manuel des procédures. La DGABE n’a pas élaboré les éléments de la politique en matière de gestion du patrimoine mobilier.

La DGABE ne produit pas les états trimestriels et les inventaires annuels des matériels et équipements durables affectés aux départements ministériels et aux Institutions. La DGABE ne procède pas à l’admission de tous les matériels roulants de l’Etat, notamment les véhicules des missions diplomatiques et consulaires. Des véhicules n’ont pas été retrouvés lors du contrôle physique dans la ville de Koulikoro. Des véhicules n’ont pas été retrouvés lors du contrôle physique dans la ville de Ségou.

<strong>Recommandations caduques ou sans objet.</strong>

La DGABE n’organise pas l’approvisionnement des services publics en matériels et équipements roulants. La DGABE ne tient pas le sommier des parcs autos et motos de l’Etat conformément à son ordonnance de création. Le ministre de l’Economie et des Finances ne veille pas à l’élaboration des éléments de la politique en matière de gestion du patrimoine mobilier corporel.

&nbsp;

<strong>CCOM/BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion de la direction nationale des eaux et forêts :  Plus de 1 058 555 262 FCFA  dans la nature</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-la-direction-nationale-des-eaux-et-forets-plus-de-1-058-555-262-fcfa-dans-la-nature-3009529.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 03 Feb 2023 01:30:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Ciwara Info</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>C’est la panique générale à la direction nationale des Eaux et forets après le passage de l’équipé de vérification du Bureau du Vérificateur général. En effet, il ressort du rapport de vérification des irrégularités financières et administratives dans Gestion du fonds d’aménagement et de protection des forêts et du fonds d’aménagement et de protection de la faune.</strong>

C’est le montant décelé par la vérification qui a eu pour objet la gestion des fonds d’aménagement et de protection des forêts et de la faune, de la Direction Nationale des Eaux et Forêts (DNEF), acteur majeur de la mise en œuvre des programmes 2.071 « Protection et Conservation de la Nature », 3.004 « Aménagement et Protection de la Faune » et 3.005 « Aménagement et Protection des Forêts ». La vérification a concerné certains cantonnements et postes forestiers des Régions de Kayes, Koulikoro et Sikasso au titre des exercices 2018,2019, 2020 et 2021. Créée par la Loi n°09-028 du 27 juillet 2009, la DNEF a pour missions d’élaborer les éléments de la politique nationale en matière de conservation des eaux et des sols, de lutte contre la désertification, de gestion durable des forêts, des zones humides, de la faune sauvage et de son habitat, de préservation de la diversité biologique des espèces de faune et de flore sauvages, de promotion et de valorisation des produits de la forêt et de la faune sauvage et d’assurer la coordination et le contrôle de sa mise en œuvre. Le fonds d’aménagement et de protection des forêts et le fonds d’aménagement et de protection de la faune sont des comptes d’affectation spéciale ouverts dans les écritures de l’Agence Comptable Centrale du Trésor (ACCT) par la Loi n°04-005 du 14 janvier 2004.

<strong>Irrégularités financières :</strong>

Au regard des irrégularités financières décelées, le Vérificateur Général a transmis et dénoncé au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de la Commune III du District de Bamako, chargé du Pôle Economique et Financier relativement : à la simulation de mise en concurrence, aux dépenses inéligibles pour un montant de <strong>132 726 560 FCFA</strong>, au paiement des travaux non exécutés ou partiellement exécutés pour un montant total de <strong>120 378 688 FCFA</strong>, à la non application des pénalités de retard pour un montant de<strong>5 405 884 FCFA</strong>, au fractionnement des dépenses, à la non perception des redevances suite au dépassement des quantités autorisées par les permis de coupe pour un montant de 568 754 750 FCFA et à la non-perception des redevances proportionnelles suite à la délivrance irrégulière de coupons de transport sans référence de permis pour un montant de <strong>29 220 000 FCFA</strong>. Il a aussi transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Kayes, chargé du Pôle Economique et Financier relativement à la non-perception des redevances suite au dépassement des quantités autorisées par les permis de coupe pour un montant de <strong>202 069 380 FCFA.</strong>

<strong>Irrégularités administratives </strong>

Pour remédier aux irrégularités d’ordre administratives, le Vérificateur Général, Monsieur Samba Alhamdou BABY, a recommandé au Directeur des Finances du Matériel de respecter les critères de sélection des soumissionnaires, d’informer par écrit les soumissionnaires non retenus du rejet de leur offre, de convier, et à temps, la Direction Générale des Marchés Publics et des Délégations de Service Public à toutes les réceptions de travaux, de biens et services, et d’éviter des simulations de mise en concurrence par demande de cotation et par Demande de Renseignement et de Prix à compétition Restreinte. Au Directeur Général des Marchés Publics et des Délégations de Service Public de respecter les critères d’autorisation de la passation des marchés par entente directe et de respecter les critères d’autorisation de la passation des marchés par rappel d’offres restreint. Au Directeur National des Eaux et Forêts de veiller sur la tenue correcte des carnets à souche des coupons de transport par les chefs de poste des Eaux et Forêts.

<strong>Issa SANTARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Après le constat de 44 milliards F CFA d&amp;apos;irrégularités : L&amp;apos;OMH met en œuvre les recommandations du BVG</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/apres-le-constat-de-44-milliards-f-cfa-dirregularites-lomh-met-en-oeuvre-les-recommandations-du-bvg-3008708.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 28 Jan 2023 01:24:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>44 milliards F CFA ! C'est le montant des irrégularités décelées par le Bureau du Vérificateur général dans la gestion de l'Office malien de l'habitat (OMH) sur la période allant de 2015 à 2021. Si logiquement des suites judiciaires doivent être données à ce dossier, la mission de vérification a fait aussi d'importantes recommandations pour la bonne gouvernance de ce service. Des recommandations qui sont appliquées comme lettre à la poste selon plusieurs sources.</em></strong>

C'est à la suite des instructions des plus hautes autorités, notamment le ministre de l'Urbanisme, de l'Habitat, de l'Aménagement du territoire et de la Population, Pr. Bréhima Kamena, et le Premier ministre qu'une équipe du Bureau du Vérificateur général a débarqué à l'OMH dans le but d'éplucher la gestion de cette structure entre 2015-2021. Ainsi, au terme de cette mission, les vérificateurs ont révélé des irrégularités portant sur plus de 44 milliards F CFA.  Ces irrégularités sont d'ordre administratif et financier. L'actuel ministre e l'Urbanisme, de l'Habitat, qui a fait de la bonne gouvernance son cheval de bataille, veille comme le lait sur le feu non seulement au respect des recommandations mais surtout des textes régissant le bon fonctionnement de l'OMH.

Au nombre de ces recommandations, on peut citer, entre autres, le respect de la procédure de passation applicable à la convention de maîtrise d'ouvrage déléguée, et les clauses de financement des conventions spécifiques de maîtrise d'ouvrage déléguée.

Aussi, il a été recommandé d'exiger des sociétés immobilières la production des documents requis conformément aux clauses des conventions de partenariat pour la réalisation et la cession de logements sociaux et les procès-verbaux de réception provisoire avant tout paiement de travaux.

Il nous revient que l'actuel directeur général de l'OMH, Issa Seydou Sissoko, un ingénieur des constructions civiles, réputé pour sa rigueur, veille surtout sur la mise en œuvre de ces recommandations du Bureau du Vérificateur général afin que la structure puisse répondre à sa mission première d'attribution des logements sociaux.

Notons que les irrégularités financières évoquées ont été transmises aux autorités judiciaires compétentes.

<strong>Kassoum Théra</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Office Malien de l’Habitat :  Plus de 44 milliards de FCFA ont pris une destination inconnue</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/office-malien-de-lhabitat-plus-de-44-milliards-de-fcfa-ont-pris-une-destination-inconnue-3008204.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 25 Jan 2023 01:27:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Informateur</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La présente vérification a pour objet la gestion des conventions et contrats de construction des logements sociaux, des marchés des voiries et réseaux divers, et des équipements collectifs dans le District de Bamako et la Région de Koulikoro, au titre des exercices 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021 de l’Office Malien de l’Habitat (OMH). Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses.

L’OMH est créé par la Loi n°96-030 du 12 juin 1996 comme Etablissement Public National à caractère Administratif, doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière. Sa mission est de mener des actions tendant à la promotion de l’habitat collectif et individuel et de créer les conditions favorables au financement de programmes d’opérations immobilières.

<strong> </strong><strong>Concernant les irrégularités administratives</strong>

Pour remédier à ces irrégularités le Vérificateur Général, Monsieur Samba Alhamdou BABY, a recommandé au Ministre en charge de l’Habitat d’éviter toute immixtion dans les prérogatives du Directeur Général de l’Office Malien de l’Habitat, et de respecter les clauses des conventions de partenariat pour la réalisation et la cession de logements sociaux relatives à la résolution des différends. Au DG de l’OMH de respecter la procédure de passation applicable à la convention de maîtrise d’ouvrage déléguée, et les clauses de financement des conventions spécifiques de maîtrise d’ouvrage déléguée, d’exiger des sociétés immobilières la production des documents requis conformément aux clauses des conventions de partenariat pour la réalisation et la cession de logements sociaux et les procès-verbaux de réception provisoire avant tout paiement de travaux. A l’Agent Comptable de l’OMH d’exiger les procès-verbaux de réception provisoire avant tout paiement de travaux. A la Commission de réception des logements sociaux de se prononcer sur les travaux de voiries et réseaux divers dans les procès-verbaux de réception des logements sociaux. Au Directeur des Finances et du Matériel du Ministère en charge de l’Habitat de veiller au respect de tous les critères de qualification dans la sélection des attributaires provisoires et d’exiger des attributaires provisoires des marchés la fourniture des pièces administratives requises pour l’attribution définitive.

Pour les irrégularités financières, le Vérificateur Général a transmis et dénoncé des faits au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de la Commune III du district de Bamako, chargé du pôle économique et financier, relativement à la majoration irrégulière des prix d’achat des logements sociaux pour un montant de 22 906 716 678 FCFA, à l’achat de titres fonciers dans le cadre des conventions de partenariat pour la réalisation et la cession de logements sociaux sans détention de leurs copies authentiques pour un montant de 4 279 316 000 FCFA,  à la prise en charge irrégulière des coûts des travaux supplémentaires pour un montant de 5 375 009 448 FCFA, au paiement de travaux hors sites sans la garantie bancaire requise pour un montant de 159 991 492 FCFA, au paiement indu à des sociétés immobilières dans le cadre de l’achat de titres fonciers pour un montant de 802 241 062 FCFA, au paiement de la totalité du montant d’une convention partiellement exécutée pour un montant de 921 237 922 FCFA, à la non-application des pénalités de retard sur des marchés pour un montant de 34 677 399 FCFA, à la réception sans réserve de deux marchés non entièrement exécutés pour un montant de 4 694 540 FCFA. Le VG a aussi transmis des faits par au Directeur Général des Impôts relativement au paiement d’incidences fiscales et douanières indues à des sociétés immobilières pour un montant de 9 642 668 849 FCFA, et au faux enregistrement d’un marché pour un montant de 4 475 093 FCFA.

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Office malien de l’Habitat : Le BVG décèle plus de 44 milliards  de FCFA d&amp;apos;irrégularités financières</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/office-malien-de-lhabitat-le-bvg-decele-plus-de-44-milliards-de-fcfa-dirregularites-financieres-3007673.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/office-malien-de-lhabitat-le-bvg-decele-plus-de-44-milliards-de-fcfa-dirregularites-financieres-3007673.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 20 Jan 2023 01:27:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La mission de vérification du Bureau du Vérificateur général avait pour but de s'assurer de la bonne gestion des conventions et contrats de construction des logements sociaux, des marchés des voiries et réseaux divers, et des équipements collectifs dans le district de Bamako et la région de Koulikoro, au titre des exercices 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021 de l'Office malien de l'habitat (OMH). Au finish, elle a conclu à plus de 44 milliards de F CFA d'irrégularités financières.</em></strong>

Concernant les irrégularités administratives, le Vérificateur général, Samba Alhamdou Baby, recommande au ministre en charge de l'Habitat d'éviter toute immixtion dans les prérogatives du directeur général de l'OMH, et de respecter les clauses des conventions de partenariat pour la réalisation et la cession de logements sociaux relatives à la résolution des différends.

Au Directeur Général de l'OMH de respecter la procédure de passation applicable à la convention de maîtrise d'ouvrage déléguée, et les clauses de financement des conventions spécifiques de maîtrise d'ouvrage déléguée, d'exiger des sociétés immobilières la production des documents requis conformément aux clauses des conventions de partenariat pour la réalisation et la cession de logements sociaux et les procès-verbaux de réception provisoire avant tout paiement de travaux.

A l'agent comptable de l'OMH d'exiger les procès-verbaux de réception provisoire avant tout paiement de travaux. A la Commission de réception des logements sociaux de se prononcer sur les travaux de voiries et réseaux divers dans les procès-verbaux de réception des logements sociaux.

Au directeur des finances et du matériel du ministère en charge de l'Habitat de veiller au respect de tous les critères de qualification dans la sélection des attributaires provisoires et d'exiger des attributaires provisoires des marchés la fourniture des pièces administratives requises pour l'attribution définitive.

<strong>Irrégularités financières </strong>

Pour en revenir aux irrégularités financières a proprement parler, il convient de souligner que le Vérificateur général a transmis et dénoncé des faits au président de la Section des comptes de la Cour suprême et au procureur de la République près le Tribunal de grande instance de la Commune III du district de Bamako, chargé du Pôle économique et financier, relativement à la majoration irrégulière des prix d'achat des logements sociaux pour un montant de <strong>22 906 716 678 F CFA</strong>, à l'achat de titres fonciers dans le cadre des conventions de partenariat pour la réalisation et la cession de logements sociaux sans détention de leurs copies authentiques pour un montant de <strong>4 279 316 000 F CFA</strong>,  à la prise en charge irrégulière des coûts des travaux supplémentaires pour un montant de <strong>5 375 009 448 F CFA</strong>, au paiement de travaux hors sites sans la garantie bancaire requise pour un montant de <strong>159 991 492 F CFA</strong>, au paiement indu à des sociétés immobilières dans le cadre de l'achat de titres fonciers pour un montant de <strong>802 241 062 F CFA</strong>, au paiement de la totalité du montant d'une convention partiellement exécutée pour un montant de <strong>921 237 922 F CFA</strong>, à la non-application des pénalités de retard sur des marchés pour un montant de <strong>34 677 399 F CFA</strong>, à la réception sans réserve de deux marchés non entièrement exécutés pour un montant de <strong>4 694 540 F CFA</strong>.

Le VG a aussi transmis des faits au directeur général des impôts relativement au paiement d'incidences fiscales et douanières indues à des sociétés immobilières pour un montant de <strong>9 642 668 849 F CFA</strong>, et au faux enregistrement d'un marché pour un montant de <strong>4 475 093 F CFA</strong>.

Pour mémoire, l'OMH a été créé par la loi n°96-030 du 12 juin 1996 comme Etablissement public national à caractère administratif, doté de la personnalité morale et de l'autonomie financière. Sa mission est de mener des actions tendant à la promotion de l'habitat collectif et individuel et de créer les conditions favorables au financement de programmes d'opérations immobilières.

<strong>                                   Source BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le PIU Covid&#45;19 bat le record de la mauvaise gestion au Mali :  1 milliard FCFA croqué pendant 8 mois en 2020… 939 millions volatilisés en 2021 sur 6 mois de gestion…</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/le-piu-covid-19-bat-le-record-de-la-mauvaise-gestion-au-mali-1-milliard-fcfa-croque-pendant-8-mois-en-2020-939-millions-volatilises-en-2021-sur-6-mois-de-gestion-3006602.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/le-piu-covid-19-bat-le-record-de-la-mauvaise-gestion-au-mali-1-milliard-fcfa-croque-pendant-8-mois-en-2020-939-millions-volatilises-en-2021-sur-6-mois-de-gestion-3006602.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/07/COVID-19-1.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 13 Jan 2023 01:22:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le rapport annuel 2021 du Vérificateur sur la gestion du Fonds Covid-19 met à nu, la somme de 1 milliard FCFA (</strong><strong>1 032 162 037F) volatilisée au PIU Covid-19 (Projet d’Intervention d’Urgence Covid-19),</strong><strong> sous la période</strong><strong> du 13 mai au 31 décembre 2020, soit 8 mois de gestion. Plus grave, le même rapport enfonce le clou en mettant au goût du jour, d’autres irrégularités financières s’élevant  à 939 millions FCFA (939 227 131F) en 6 mois de gestion, à compter du 1<sup>er</sup> janvier au 30 juin 2021.  </strong>

Le rapport annuel 2021 du Bureau du Vérificateur Général sur la gestion du Fonds Covid-19 par le PIUR Covid-19 continue d’alimenter les conversations et de susciter des interrogations au niveau de bon nombre de nos populations. Au total, le cumul des saignées financières enregistrées au sein du Projet, pendant les exercices 2020 et 2021 se chiffrent à 1,971 milliards FCFA (1.971.389.168 F).

<strong>Les mêmes causes produisent les mêmes effets</strong>

L’enquête financière réalisée au PIU Covid-19 en 2020 a exhalé une odeur de scandale et aurait eu des conséquences pour l'establishment politico-administratif de Bamako. Cet audit sur la période du 13 mai au 31 décembre 2020, soit 8 mois de gestion, a énuméré pêle-mêle les dysfonctionnements et les malversations dans la gestion des fonds dédiés au PIU Covid-19 au Mali. Entre dépassements de budget, évasion des fonds et prestataires douteux, entre autres, tout y a passé ; au point qu’il y a une somme de 1 milliard FCFA (1 032 162 037F) qui s’est évaporée des caisses du projets, sans laisser la moindre trace.

Pour ce qui est de l’exercice 2021, à compter du 1er janvier au 30 juin, l’exécution des opérations de gestion du Projet d’Intervention d’Urgence  COVID-19, présente des faiblesses en ce qui concerne les exigences de régularité et de sincérité des dépenses.  Il ressort des travaux de vérification, des irrégularités administratives liées à la non-conformité du manuel d’exécution du PIU COVID-19 aux dispositions de l’Accord de financement et aux textes en vigueur au Mali, au non-respect des procédures de conclusion et d’approbation des marchés et au monopole de fait de certaines acquisitions par trois fournisseurs.  D’où des irrégularités financières, pour un montant total de 939 millions de nos francs (939 227 131F) et qui impliquent les mêmes personnalités de l’Unité de Coordination du PIU Covid-19. Ces gouffres financiers portent essentiellement sur des pénalités de retard non appliquées par le Secrétaire en Gestion Financière (SGF) du PIUR Covid-19 pour un montant de plus de187 millions FCFA, des dépenses indues et non justifiées effectuées par les Directeurs Généraux de l’INSP, de la DPM et le Spécialiste en Gestion Financière du Projet REDISSE III pour plus de 126  FCFA.

Décidemment, les 939 millions FCFA croqués pendant le 1<sup>er</sup> semestre de l’année 2021 au PIUR Covid-19 sur les fonds alloués par les PTF (Partenaires techniques et financiers) au Mali, suscite la polémique. Et le rapport annuel 2021 du Végal sur la gestion du PIUR Covid-19 aligne des dénonciations à donner le tournis.

En effet, plusieurs personnalité du PIUR Covid-19 dont le Coordinateur, Dr Seydou Goïta ; le Spécialiste en Gestion Financière (SGF) Hamady Sissoko ; le Comptable Boubacar Diarra ; ainsi que des cadres de la Direction de la Pharmacie et du Médicament (DPM) et de l’Institut National de la Santé Publique (INSP) ont été interrogés par le Vérificateur sur des opérations de dépenses, de mobilisation de fonds et de trésorerie effectuées au cours de la période allant du 1<sup>er</sup> juin au 31 décembre 2021, soit 6 mois de gestion.

Des violations flagrantes

Le Spécialiste en Gestion Financière du PIUR Covi-19, Hamady Sissoko, pendant la période 2021 n’a pas appliqué les pénalités de retard dans l’exécution des marchés. Ainsi, après un examen des marchés, des lettres de notification de marchés, et des Procès-verbaux de réception, l’équipe de vérification a constaté que les délais d’exécution de neuf (9) marchés n’ont pas été respectés et le Spécialiste en Gestion Financière (SGF) n’a mis en œuvre aucune diligence pour leur application. Le montant total des pénalités de retard reconstituées par les enquêteurs, s’élève à 187,2 millions FCFA (187 206 394 F). Pendant ce temps, le dirlo de l’INSP et celui de la DPM ont effectué des dépenses indues.

En effet, le DG de l’INSP a irrégulièrement appliqué les taux des indemnités de déplacement journalier du manuel du projet REDISSE III en lieu et place de ceux du manuel du Projet d’Intervention d’Urgence COVID-19. Le montant des dépenses indues effectuées s’élève à plus de 26 millions de nos francs (26 005 325 FCFA).  Quant au DG de la DPM, il a irrégulièrement appliqué un taux journalier de 10 000 FCFA au titre des frais de déplacement aux superviseurs, cadres, agents de livraison et chauffeurs pour la manutention et l’acheminement des intrants de la COVID-19 à l’intérieur du District de Bamako au cours de la période de septembre 2020 à février 2021 alors qu’il n’y a pas d’indemnité prévue à cet effet. Ces déplacements ne sont pas soutenus par des ordres de mission. Le montant des frais de déplacement indûment payés s’élève à 10,3 millions (10 350 000 FCFA).  Le cumul des dépenses indues s’élève à 36 355 325 FCFA.

Et comme si cela ne suffisait pas, le Spécialiste en Gestion Financière du PIU Covid-19, Hamady Sissoko, a envoyé au Projet REDISSE III une avance non justifiée qu’il a lui-même reçue comme étant également le Spécialiste en Gestion Financière du Projet REDISSE III. Par contre, Il n’a pas justifié cette avance d’un montant de 90 millions FCFA reçue le 14 juin 2021.

<strong>Les combines et les combinards</strong>

Le Coordinateur du PIU Covid-19, Dr Seydou Goïta et le SGF Hamady Sissiko, ont conclu un marché irrégulier avec le Bureau de l’OMS au Mali.  Selon le Vérificateur, le Coordinateur du projet et le Spécialiste en Gestion Financière ont demandé un payement au Bureau de l’OMS au Mali sur la base d’un marché irrégulièrement conclu, le 22 mars 2021 et dont l’achèvement était prévu au 31 mars 2022, un mois avant la fin du mandat du représentant de l’OMS au Mali. Il s’agit du marché N°0005C/2021/ DGMP-DSP d’assistance technique (appui opérationnel aux systèmes de santé du Mali et à la réponse à la pandémie COVID-19 d’un montant de 1 106 717 US$ soit plus de 625 millions FCFA (625 665 412 F) à l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), un organe spécialisé des Nations Unies. L’objectif de cet accord correspond aux mêmes objectifs assignés à l’OMS au Mali. Il s’agit de renforcer les capacités de surveillance, de préparation et de réponses rapides aux épidémies et autres urgences de santé publique et contribuer à l’évaluation conjointe du RSI ; d’appuyer la coordination des acteurs de la santé à travers le suivi de leurs contributions et appui au Ministère de la Santé et du Développement Social…

Pourtant, en tant qu’agence spécialisée des Nations Unies, l’OMS a la responsabilité primaire de promouvoir la réalisation du plus haut niveau de la santé partout dans le monde. Elle soutient le Gouvernement dans la coordination des efforts des secteurs multiples et ses associés dans l’atteinte des objectifs de la santé ainsi que le soutien des diverses politiques de santé nationale et des stratégies de développement du Mali.

Par ailleurs, la mise en œuvre du Règlement Sanitaire International (RSI) 2005, objet du marché, relève de l’OMS. Il s’agit du RSI 2005 qui est l’instrument juridique international destiné à aider et à protéger tous les États de la propagation internationale des maladies. Le RSI 2005 est entré en vigueur le 15 juin 2007.

L’OMS n’a pas vocation à réaliser une prestation rémunérée ; elle fournit une assistance technique appropriée et, dans les cas d’urgence, l’aide nécessaire à la requête des gouvernements ou sur leur acceptation. Conformément à ses mandats, l’OMS doit aider le Gouvernement du Mali dans le cadre de la prévention et de la Lutte contre la COVID-19. Le paiement des fonds publics à l’OMS dans le cadre du présent projet procède d’une irrégularité au regard des mandats de l’organisation.

Le Coordinateur du PIU Covid-19, Dr Seydou Goïta et le Spécialiste en Gestion Financière, Hamady Sissoko, ont irrégulièrement demandé, à la Banque mondiale, le payement intégral du montant de 1 106 717 US$ soit  625 665 412 FCFA au taux de 565,3346 à l’IDA, le 25 octobre 2021. Ce payement a été autorisé par les responsables du PIU COVID-19 pour le mode de payement Direct du compte bancaire de la Banque Mondiale au compte bancaire du Bureau de l’OMS du Mali.

En clair, la pratique de gestion au PIU Covid-19 contrevient aux principes d’équité et d’économie, notamment en matière d’attribution de marchés publics. Sinon, comment concevoir que le Mali paye sur ses emprunts un montant de 625,665 millions FCFA à une organisation internationale pour financer ces missions à court terme, en l’occurrence le Bureau de l’OMS au Mali qui est la représentation d’une institution spécialisée des Nations Unies à laquelle l’État malien paye déjà sa quote-part financière et qui n’a pas vocation à réaliser une prestation rémunérée ?

D’où le lieu pour le Vérificateur général de transmettre et de dénoncer des faits au président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Procureur de la république près le Tribunal de Grande Instance de la Commune III du district de Bamako, chargé du Pôle Économique et Financier relativement : à la non application, en 2021, de pénalités de retard pour un montant de 187 206 394 FCFA ; au paiement de dépenses indues pour un montant de 36 355 325 FCFA ; à la non justification d’une avance pour un montant de 90 000 000 FCFA ; au règlement d’un marché irrégulier avec le Bureau de l’OMS au Mali pour un montant de 625 665 412 FCFA.  Soit au total, 939 millions d’irrégularités financières, à compter de la période du 1<sup>er</sup> janvier au 30 juin 2021.

Également, le Vérificateur a saisi la Justice sur d’autres faits qui datent de  l’exercice 2020. Notamment, le paiement intégral d’un marché partiellement exécuté pour un montant de 250 millions de FCFA ; le paiement de dépenses indues pour un montant de 7,19 millions de FCFA ; la minoration des droits d’enregistrement des marchés et de la redevance de régulation pour un montant total de 36,09 millions de FCFA ; le non-paiement des droits d’enregistrement et de la redevance de régulation sur des marchés pour un montant total de 159,07 millions de FCFA ; à la non-justification des avances pour un montant de 21,94 millions de FCFA ; à la non-mobilisation de la garantie bancaire d’un fournisseur défaillant pour un montant de 170,85 millions de FCFA ; à la non-ouverture d’un compte d’intérêt pour les fonds du Projet pour un montant de 73,02 millions de FCFA ; à la non-justification d’avances par les bénéficiaires pour un montant de 215,80 millions de FCFA ; à la non-réception des intrants dans les Régions de Kayes, Kita, Koulikoro et Ségou pour un montant de 98,19 millions de FCFA. Soit en chiffre, la somme de 1 milliard FCFA pour la période du 13 mai au 31 décembre 2020.

En attendant, l’interpellation du Coordinateur du PIU Covid-19, Dr Seydou Goïta, s’impose ; au risque d’énerver davantage les maliens.

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>4ème évaluation de Politiques Publiques du BVG Composante 2 &amp;quot;Développement Social&amp;quot; du Programme de Développement Socio&#45;Sanitaire PRODESS  (phase III) :  un taux de réalisation des activités de seulement 16%</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/4eme-evaluation-de-politiques-publiques-du-bvg-composante-2-developpement-social-du-programme-de-developpement-socio-sanitaire-prodess-phase-iii-un-taux-de-realisation-des-activites-de-seule-3005279.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 31 Dec 2022 01:53:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L</em></strong><strong><em>e Bureau du Vérificateur Général (BVG) a évalué le Programme de Développement Socio-Sanitaire phase III Composante Développement Social (2014-2018). Pour la présente, l'équipe d'évaluation a élaboré huit (8) questions regroupées en trois (3) critères d'évaluation : la pertinence, l'efficacité opérationnelle et les effets.</em></strong>

<strong>Pertinence : </strong>

A travers ce critère, la mission a formulé deux (2) questions :

- dans quelles mesures la mise en œuvre des activités de la Composante 2 du PRODESS III tient compte des droits et des besoins en matière de santé des personnes vulnérables ?

- Les activités de réinsertion socio-professionnelles prévues dans le cadre de cette Composante répondent-elles aux besoins du marché du travail ?

La Composante 2 du PRODESS III intègre les besoins des personnes vulnérables à tous les niveaux en termes d'accès socio-sanitaire et de protection sociale. Elles ont des droits et des besoins spécifiques qui sont très bien compris par les acteurs du développement social.

D'après les entretiens auprès des cibles, malgré les efforts consentis par les pouvoirs publics en adoptant des dispositions législatives et règlementaires et en construisant des infrastructures, force est de reconnaître que la gratuité des soins n'est pas effective, et beaucoup d'établissements publics ne disposent pas de commodités adaptées aux personnes vivant avec un handicap.

Pour permettre l'atteinte des objectifs fixés dans la Composante 2, la mission recommande de :

- faire une large diffusion et explication du document PRODESS III aux personnes vulnérables bénéficiaires du programme ;

- informer les populations vulnérables de leurs droits en matière de santé et des propositions de satisfaction de leurs besoins recensés ;

- faciliter l'accès de tous les établissements publics aux personnes vivant avec un handicap ;

- faire une évaluation des systèmes d'assurance en tenant compte des aspirations de la population, notamment sur la liste des médicaments agréés et la durée du récépissé de l'ANAM renforcer les capacités des agents du Développement social à travers des formations continues.

<strong>Efficacité opérationnelle</strong>

A travers ce critère, la mission a formulé trois (3) questions :

- la mobilisation et l'utilisation des ressources ont-elles permis de mener des activités ?

- Le dispositif d'assistance humanitaire de réponses aux crises est-il fonctionnel dans la prise en charge des personnes vulnérables pour leur réinsertion économique et sociale ? ;

- Les services des organismes d'assurance et de sécurité sociale sont-ils disponibles et accessibles ?

Des entrevues avec les acteurs, il ressort que des efforts ont été réalisés et malgré les difficultés de mobilisation des ressources financières le programme reste fortement dépendant des PTF, ce qui pose la question de sa durabilité financière.

Dans l'optique de remédier à ces situations problématiques et de rehausser l'efficacité du PRODESS, la mission recommande au Ministère chargé du Développement social : de renforcer la coordination du programme afin d'améliorer la mobilisation et   la mise à disposition efficace des financements de la Composante 2 du PRODESS III ;

- de doter les Services Locaux de crédits de fonctionnement afin qu'ils puissent être dans de meilleures conditions de travail ;

- de renforcer les capacités des agents du développement social sur les outils de rapportage (base de données).

<strong>Effets</strong>

La mission a posé trois (3) questions relatives à ce critère d'évaluation

- Dans quelles mesures, la mise en œuvre de la Composante 2 a-t-elle permis l'utilisation des services de santé par les populations démunies ?

- L'insertion socio-professionnelle de la Composante 2 a-t-elle permis d'améliorer le niveau de revenu des populations ?

-Les agents du développement social travaillent-ils dans de meilleures conditions ?

D'après les acteurs, l'insertion socio-professionnelle a permis de créer des emplois permanents et non permanents, mais les AGR n'ont pas pu générer de ressources suffisantes permettant un changement de condition de vie de la population cible en matière de santé, d'alimentation, d'habillement, de logement et de scolarité.

Pour de meilleurs résultats de la Composante 2 sur les bénéficiaires, la mission recommande de : fournir les prestations de qualité dans tous les centres de santé en les dotant d'infrastructures performantes et de personnels qualifiés ;

- renforcer les études de faisabilité des Activités Génératrices de Revenus pour pérenniser les emplois créés ;

- améliorer les conditions de travail des agents du développement social et appliquer le plan de carrière ;

- produire des rapports d'évaluation sur l'employabilité des bénéficiaires.

<strong>                                                                                                  </strong>

<strong>Source BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>3ème évaluation de politiques publiques du BVG : PRODEFPE : 47% des bénéficiaires sondés ont été insérés mais l’accompagnement</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/3eme-evaluation-de-politiques-publiques-du-bvg-prodefpe-47-des-beneficiaires-sondes-ont-ete-inseres-mais-laccompagnement-3005031.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 28 Dec 2022 12:22:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Bureau du Vérificateur général (BVG) a évalué le Programme décennal de développement de la formation professionnelle pour l’emploi (PRODEFPE) 2015-2024. </em></strong>

Pour rappel, l’évaluation de politique publique se définit comme une appréciation systématique et objective d'une politique, en cours ou terminée, de sa conception, de sa mise en œuvre et de ses résultats, dans le but de déterminer sa pertinence et le degré d'accomplissement de ses objectifs, son efficience en matière de développement, son efficacité, son impact et sa durabilité.

Le Prodefpe demeure l’un des grands projets dans le domaine des ressources humaines que les autorités maliennes ont décidé de relancer dans des conditions compatibles avec les enjeux du moment et les défis à venir. Il est dédié à l’opérationnalisation de la Politique nationale de formation professionnelle. Pour son évaluation, huit (8) questions ont été formulées en lien avec sept (7) critères à savoir : la pertinence, la cohérence, l’équité/genre, la gouvernance, l’efficacité, l’efficience opérationnelle et les effets.

<strong>Pertinence</strong>

À travers ce critère, la mission a questionné le dispositif prévu par le Programme afin de donner aux activités des effets durables à travers notamment des mécanismes d’accompagnement des bénéficiaires, pour une meilleure insertion professionnelle. Les bénéficiaires ont majoritairement affirmé ne bénéficier d’aucun accompagnement post-formation de la part des acteurs de mise en œuvre du programme.

La pertinence de l’intervention est donc limitée, en ce sens que la plupart des formations reçues ne débouchent pas sur un emploi, faute d’accompagnement. Ainsi, 71% des bénéficiaires ont déclaré n’avoir pas eu d’accompagnement post-formation.

<strong>Cohérence </strong>

La cohérence interne est un critère qui vise à s’assurer que les actions, activités, objectifs d’une même intervention publique sont complémentaires et permettent l’atteinte des résultats escomptés. En termes de cohérence externe, la mission d’évaluation s’est intéressée à l’articulation entre le Prodefpe et d’autres interventions publiques touchant la problématique de l’emploi et de la formation professionnelle.

La mission a constaté que, globalement, il existe une cohérence entre le Prodefpe et les autres politiques sectorielles comme le CREDD, la LOA et le DCPND. Toutefois, la cohérence entre le Prodefpe et le PRODEC 2 pose problème. Plusieurs schémas directeurs régionaux de formation professionnelle et technique de quelques Conseils régionaux ne prennent pas suffisamment en compte certaines priorités du Prodefpe comme l’équité/genre ou la communication autour de l’intervention.

<strong>Équité/Genre</strong>

Le critère de l’équité/genre vise à s’assurer que la mise en œuvre du Prodefpe a garanti une égalité de chances à l’ensemble des bénéficiaires potentiels de l’intervention. La mission s’est posé la question de savoir si la sélection des bénéficiaires se fait de manière équitable. En réponse, elle est parvenue à la conclusion que 67% des bénéficiaires ont trouvé les critères très justes ou justes. Quant aux femmes, elles sont prises en compte par le programme.

<strong>Gouvernance </strong>

Le critère de la gouvernance conduit à s’intéresser au fonctionnement des organes, au rôle et aux responsabilités des acteurs chargés de la mise en œuvre du Prodefpe.  La mission a établi que le Prodefpe a souffert d’un déficit de portage politique au niveau stratégique avec le cadre partenarial d’orientation et de suivi de l’emploi et de la formation professionnelle qui ne tient pas toutes ses sessions réglementaires.

Aussi, les activités opérationnelles peinent à s’exécuter à cause de l’insuffisance des ressources financières et matérielles et de la faible qualification des ressources humaines. En revanche, l’existence des Cadres régionaux de gestion partenariale de la formation professionnelle et technique pour l’emploi a été saluée par l’ensemble des acteurs comme une bonne pratique à étendre à toutes les Régions du pays.

<strong>Efficacité </strong>

Le cadre d’apprentissage dans les centres de formation professionnelle permet-il d’assurer une formation de qualité ? Le cadre d’apprentissage au sein des centres de formation professionnelle permet d’assurer globalement une formation de qualité. Les dispositifs théoriques et pratiques de formation offrent aux apprenants des compétences en adéquation avec les objectifs du Prodefpe, notamment les filières porteuses. En revanche, un déficit de qualification des formateurs a été signalé dans certains centres publics de formation professionnelle.

<strong>Efficience opérationnelle</strong>

Elle interroge la mobilisation des ressources financières et leur mise à la disposition des acteurs, afin d’exécuter les activités planifiées. Il s’agissait de savoir si le mode de financement du Prodefpe a favorisé la réalisation des activités prévues.

Le Prodefpe a été lancé avec un gap de financement représentant 62% de ses coûts globaux. Pendant l’exécution, il a été établi que les ressources financières allouées aux acteurs sont insuffisantes et ne permettent pas la mise en œuvre des activités planifiées. Aussi, un retard chronique a été constaté dans la mobilisation et la mise à disposition des fonds.

<strong>Effets </strong>

Le critère des effets s’intéresse aux résultats produits par l’intervention. La mission a posé la question suivante : le Prodefpe a-t-il permis une meilleure insertion professionnelle des bénéficiaires ?

Le Prodefpe a effectivement eu des effets positifs sur l’employabilité des bénéficiaires à travers le renforcement de leurs capacités. Les formations professionnelles ont ainsi permis à plusieurs bénéficiaires d’être professionnellement insérés dans des métiers porteurs, contribuant ainsi à la croissance économique. Ainsi, 47% des bénéficiaires ont été insérés parmi lesquels certains ont pu s’installer à leur propre compte.

<strong>CCOM/BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification de l’exécution et règlement du Marché n°04438/DGMP&#45;DSP 2018 de la TNT  Le BVG signale des irrégularités financières s’élevant à plus de 7,727 milliards de FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-de-lexecution-et-reglement-du-marche-n04438-dgmp-dsp-2018-de-la-tnt-le-bvg-signale-des-irregularites-financieres-selevant-a-plus-de-7727-milliards-de-fcfa-3005028.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-de-lexecution-et-reglement-du-marche-n04438-dgmp-dsp-2018-de-la-tnt-le-bvg-signale-des-irregularites-financieres-selevant-a-plus-de-7727-milliards-de-fcfa-3005028.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 28 Dec 2022 12:15:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La présente vérification du Bureau du Vérificateur général a pour objet l’exécution et règlement du marché n°04438/DGMP-DSP 2018 du 20 juin 2018 relatif à la réalisation du réseau de télévision numérique terrestre</em></strong><em> <strong>au Mali- Société malienne de transmission et de diffusion.</strong></em>

Vérification financière -Exercices : 2018, 2019, 2020, 2021 et 2022 (30 septembre). Elle a pour objectif l’exécution et le règlement du marché n°04438/DGMP-DSP 2018 du 20 juin 2018 relatif à la réalisation du réseau de télévision numérique terrestre au Mali : la conception, la fourniture, l’installation et la mise en service d’un réseau national de télévision numérique terrestre et équipements auxiliaires en lot unique au titre des exercices 2018, 2019, 2020, 2021 et 2022.

(30 septembre). Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations d’exécution et de règlement du marché n°04438/DGMP-DSP 2018 du 20 juin 2018. Les travaux ont porté sur les emprunts, les transactions de règlement des factures, la réalisation des travaux et la réception des équipements et matériels et l’installation sur les sites.

<strong>Irrégularités financières </strong>

Le montant total des irrégularités financières s’élève à 7 727 745 308 FCFA. Le Vérificateur général, Monsieur Samba Alhamdou Baby, a dénoncé au Procureur de la République près le tribunal de grande instance la Commune III du district de Bamako, chargé du Pôle économique et financier, les irrégularités relatives au payement irrégulier, sur autorisation du ministre chargé des Finances, d’une prime de risque en plus du montant du marché à hauteur de 5 220 441 000 Fcfa à un groupement d’entreprises et de factures pour des activités non réalisées à hauteur de 495 179 490 Fcfa.

Le Vérificateur général a aussi transmis des faits au Directeur général de la SMTD-SA relativement à la rétention à la source les précomptes d’IBIC lors des paiements et procéder à la retenue du précompte d’un montant de 286 929 536 Fcfa et au calcul. Il lui a aussi recommandé l’application systématique de pénalités lorsque les travaux accusent du retard. C’est pourquoi, il doit procéder à l’application de la pénalité d’un montant de 1 725 195 282 Fcfa.

Pour rappel, après la signature de l’accord de Genève adopté en juin 2006 par l’Union internationale des télécommunications (UIT), pour la nécessité de passer d’un réseau analogique à un réseau numérique, le Mali a décidé de la mise en place d’une stratégie nationale de transition numérique à travers un Conseil national de transition numérique logé à la Primature.

Cette stratégie a été, par la suite, confiée au département de la communication et avait pour but de passer du réseau analogique au réseau numérique plus performant. Elle contenait également des axes d’accompagnement pour les consommateurs.

Pour ce faire, il a été passé le marché n°04438/DGMP-DSP 2018 du 20 juin 2018 relatif à la réalisation du réseau de télévision numérique terrestre (TNT) au Mali en lot unique d’un montant de 40 748 763 337,04 Fcfa (TTC) pour un délai d’exécution de 15 mois entre la Société malienne de transmission et de diffusion (SMTD-SA) et le groupement Camusat Mali, Camusat international et Phenixya (Thomson Broadcast) en 2018.

<strong>CCOM/BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Journée internationale de lutte contre la corruption : Le Vérificateur Général dissémine son Rapport annuel 2021 aux organisations membres du CNSC</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/journee-internationale-de-lutte-contre-la-corruption-le-verificateur-general-dissemine-son-rapport-annuel-2021-aux-organisations-membres-du-cnsc-3004540.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/journee-internationale-de-lutte-contre-la-corruption-le-verificateur-general-dissemine-son-rapport-annuel-2021-aux-organisations-membres-du-cnsc-3004540.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 24 Dec 2022 01:22:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le cadre de la Journée internationale de lutte contre la corruption, le Conseil National de la Société, en collaboration avec le Bureau du Vérificateur général, a organisé à l'attention de ses organisations membres, un atelier de dissémination du Rapport annuel 2021 du Vérificateur Général, le vendredi 16 décembre 2022.</em></strong>

La cérémonie d'ouverture était placée sous la présidence du Ministre de la Justice et des Droits de l'Homme Garde des sceaux, Mamadou Kassogué, en présence du Ministre de la Refondation de l'Etat, chargé des Relations avec les Institutions, Ibrahim Ikassa Maïga et de la Secrétaire Générale du CNSC, Mme Bah Aminata Touré. En plus de la Coopération Allemande, de l'Ambassade du Canada, de la Section des Comptes de la Cour Suprême et l'Office Central de Lutte contre l'Enrichissement Illicite (OCLEI), une centaine de représentants d'organisations de la société civile y ont pris part.

A l'entame de la cérémonie, un Magazine TV de 15 minutes réalisé sur le Bureau du Vérificateur Général (BVG), a été projeté. Il portait sur la cérémonie de remise solennelle du Rapport annuel 2021 du Vérificateur Général au Colonel Assimi Goïta, Président de la Transition, Chef de l'Etat.

Dans son allocution de bienvenue, la Secrétaire Générale du CNSC a indiqué : <em>"La célébration de la Journée internationale de lutte contre la corruption est un événement majeur pour la réalisation de la bonne gouvernance. Cette édition 2022 intervient à un moment de l'histoire du Mali où les plus hautes autorités sont fortement engagées pour la refondation du pays mais aussi la lutte contre la corruption. L'objectif général de notre activité est de contribuer à sensibiliser l'opinion sur les vertus d'une gestion saine des ressources publiques et les inconvénients de la corruption".</em>

Elle a ensuite ajouté que <em>"le Conseil National de la Société Civile donne l'assurance de son engagement à contribuer dans la lutte contre la corruption et la délinquance financière pour que la population malienne puisse jouir de ses droits sociaux économiques et politiques et que la cohésion sociale soit renforcée dans le pays."</em>

A son tour, le Vérificateur Général, Samba Alhamdou Baby, a déclaré : <em>"Aussi, est-il nécessaire de rappeler que cette approche répond au souci du Conseil National de la Société Civile de contribuer au mieux à l'assainissement de la gestion des ressources publiques. C'est cette particularité qui justifie la tenue de cette rencontre d'échanges sur les résultats de nos travaux pour célébrer ensemble cette semaine emblématique de lutte contre la corruption. </em>

<em>Il s'agit également d'une démarche qui s'inscrit dans notre volonté de rendre compte de nos actions aux citoyens après que nous nous sommes acquittés de cette obligation légale vis-à-vis des pouvoirs publics par la remise solennelle du rapport annuel à Son Excellence Monsieur le Président de la Transition, Chef de l'Etat, à Monsieur le Premier ministre par intérim, Chef du Gouvernement, à Monsieur le Président du Conseil National de Transition et à Monsieur le Président de la Cour Suprême."</em>

Pour le Ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, Garde des Sceaux,  Mamadou Kassogué, c'était l'opportunité de <em>"remercier, très sincèrement, le Bureau du Vérificateur Général et le Conseil National de la Société Civile pour cette initiative, bien heureuse, de convenir, à travers le présent atelier, pour asseoir une lecture analytique des résultats d'une année complète de vérification et d'évaluation de politiques publiques. </em>

<em>La démarche est certainement l'une des plus pertinentes au regard du nombre des missions conduites, des secteurs couverts, de l'éventail du champ des interventions, des constatations et des recommandations formulées."</em>

Juste après, Adama Konaté, Chargé de partenariat, a fait un exposé sur les structures de contrôle au Mali et le BVG. Ensuite, le Vérificateur Drissa Mamadou Coulibaly, Directeur de la Formation, du Personnel et de la Documentation et Ibrahima Katilé, Chargé de dossiers à la Cellule juridique du BVG, ont présenté le Rapport Annuel 2021 du Vérificateur Général.

Dans leur exposé, ils se sont appesantis sur le fondement du rapport annuel 2021, son architecture, sa synthèse par type de mission, la situation des transmissions et dénonciations aux autorités judiciaires et la participation du BVG aux activités des OSC et d'autres partenaires en 2021.

La cérémonie s'est terminée avec une série de questions-réponses enrichissantes.        <strong>                             Source BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion de la Commune Urbaine de Gao : Des irrégularités financières s&amp;apos;élevant à plus de 154 millions de FCFA décelées par le BVG</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-la-commune-urbaine-de-gao-des-irregularites-financieres-selevant-a-plus-de-154-millions-de-fcfa-decelees-par-le-bvg-3002579.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-la-commune-urbaine-de-gao-des-irregularites-financieres-selevant-a-plus-de-154-millions-de-fcfa-decelees-par-le-bvg-3002579.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 10 Dec 2022 01:46:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La présente vérification du Bureau du Vérificateur Général a pour objet la gestion de la Commune Urbaine de Gao (CUG) au titre des exercices 2019, 2020 et 2021. Elle a pour objectif de s'assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes des organes délibérant et exécutif de la Commune. Les travaux de vérification ont porté sur les dépenses de fonctionnement, de personnel, les marchés publics, la gestion domaniale et foncière, l'état civil, les archives, la comptabilité-matières, et le recouvrement des recettes issues des contrats de délégation de gestion et diverses taxes. </em></strong>

A titre de rappel, la Commune Urbaine de Gao (CUG) a été érigée en Commune urbaine par la Loi n°69-AN/RM du 02 mars 1966 puis par la Loi 96-059 du 4 novembre 1996, modifiée, portant création de Communes. Elle est l'une des sept (7) communes que compte le Cercle de Gao avec neuf (9) quartiers : Gadèye, Farandjirèye, Aljanabandia, Djoulabougou, Sanèye, Sosso-Koïra, Boulgoundjé, Château et Djidara.

La CUG fait partie des 102 communes bénéficiaires des appuis du Projet de Déploiement des Ressources de l'Etat pour l'Amélioration des Services et la Riposte Locale à la COVID-19 (PDREAS). Suivant les comptes administratifs des exercices 2019, 2020 et 2021 de la CUG, les recettes et les dépenses s'élèvent respectivement à 1 494 422 565 FCFA et 1 256 679 735 FCFA.

<strong>Irrégularités administrative: </strong>

Pour remédier à ces irrégularités, le Vérificateur Général, Samba Alhamdou Baby, a recommandé au Maire de la Commune Urbaine de Gao, entre autres, de veiller à la mise en place du fichier-fournisseurs, à la tenue du registre d'enregistrement des offres ; à l'arrêt et à la clôture correcte des registres et à la tenue de l'ensemble des documents administratifs obligatoires. Il doit aussi respecter les procédures d'attribution des parcelles de terrain à usage d'habitation, veiller à l'élaboration régulière des plans prévisionnels annuels de passation des marchés et à leur approbation par l'autorité compétente et à la nomination d'un Comptable-matières. Enfin, il lui a été demandé d'émettre des ordres de recettes afin de permettre le recouvrement régulier des taxes spécifiques de la Commune, de veiller à l'archivage régulier des dossiers de marchés de la Commune, au respect des modes de passation des marchés publics, à la prestation de serment des Régisseurs et à la constitution de leur cautionnement.

Au Secrétaire Général, il a été recommandé de mettre en place le fichier-fournisseurs, tenir le registre d'enregistrement des offres et les documents administratifs obligatoires et d'élaborer et faire approuver par l'autorité compétente les plans prévisionnels annuels de passation des marchés conformément à la réglementation en vigueur sans oublier l'archivage régulier des dossiers de marchés de la Commune.

Quant au Chef du Bureau spécialisé des Domaines et du Cadastre, il doit tenir un registre ad hoc d'enregistrement chronologique des demandes de parcelle de terrain à usage d'habitation, vérifier auprès du conseil de quartier que le demandeur ne dispose pas de terrain à usage d'habitation bâti ou non dans la même agglomération avant de procéder à une nouvelle attribution.

<strong>Irrégularités financières :</strong>

Le montant total des irrégularités financières s'élève à 154 841 200 FCFA. Le Vérificateur Général a dénoncé au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance la Commune III du District de Bamako chargé du Pôle économique et financier les irrégularités relatives à la minoration des frais d'édilité des cessions de parcelles de terrain à usage d'habitation pour un montant total de 56 646 000 FCFA ; au non-recouvrement des redevances de marchés pour un montant de 4 532 200 FCFA ;  au non-recouvrement des frais de transfert pour un montant de 20 060 000 FCFA ; et au non-recouvrement des droits d'enregistrement des mutations de parcelles à usage d'habitation pour un montant de 73 603 000 FCFA. <strong>    </strong>

<strong>                      Source BVG</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Dans le jardin secret de l’Office de Protection des Végétaux (OPV) :  Plus de 71 millions FCFA disparus</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/dans-le-jardin-secret-de-loffice-de-protection-des-vegetaux-opv-plus-de-71-millions-fcfa-disparus-3002394.html</link>
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<pubDate>Thu, 08 Dec 2022 01:24:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le rapport annuel 2021 du Vérificateur général sur la gestion de l’Office de Protection des Végétaux (OPV) est sans appel : non reversement des produits de la vente des DAO (Dossiers d’Appel d’Offres) pour un montant de 2,20 millions FCFA ; paiement d’indemnités de déplacement non justifiées pour un montant de 2,23 millions FCFA ; paiement de jetons de présence indus pour un montant de 3,43 millions FCFA ; paiement de dépenses de régie non justifiées pour un montant de 5,36 millions FCFA ; paiement d’un marché non exécuté pour un montant de 57, 82 millions FCFA … Autant de pratiques à l’origine de l’évaporation de 71 millions de nos francs à l’Office de Protection des Végétaux (OPV) , en 3 ans de gestion, soit les périodes 2017, 2018 et 2019. Le Directeur Général de l’OPV, Demba Diallo, risque gros. Et même très gros. Ces complices aussi. Accablant.</strong>

Décidément, les eaux de <strong>l’Office de Protection des Végétaux </strong>sont troubles et charrient des affaires plus nauséabondes les unes que les autres. Et le DG Demba Diallo, donnent des exemples carrément décalés par rapport à l’image qu’on avait ou se faisait dans la gestion de l’OPV.

En effet, le DG Demba Diallo est le pilier de la protection des végétaux et des pâturages, qui a exorcisé la mauvaise gouvernance depuis sa nomination et entretenu un flou artistique autour de la gouvernance de l’OPV.

<strong>D’embrouilles en magouilles</strong>

Aujourd’hui, force est de reconnaître que l’image de protection des végétaux et des pâturages dans notre pays est en train de partir en lambeaux, tant les coups tordus et autres deals sur les fonds de l’Office pour la Protection des Végétaux prennent de plus en plus de l’ampleur. Les derniers épisodes en date : la soustraction frauduleuse de 71 millions de nos francs (71 041 099 FCFA) sur une subvention de 1,9 milliard FCA (1 941 910 285F) accordée à l’OPV, au cours de la période 2017-2019. Et le premier responsable dans ces sales opérations est  le DG de l’OPV, M. Demba Diallo. Pour l’exécution d’une partie du puzzle, il n’a jamais reversé les produits issus de la vente des DAO dans le compte de l’OPV.

Les fouilles ‘’archéologique-financière’’ réalisé par le Vérificateur général à l’OPV, a mis en lumière des irrégularités financières qui ont impacté négativement l’utilisation régulière et effective des ressources financières de la structure.

En effet,  l’examen des dossiers de passation des marchés de la période sous revue a permis aux enquêteurs de constaté que le Directeur Général de l’OPV, Demba Diallo, ne reverse pas les produits issus de la vente des Dossiers d’Appel d’Offres qui s’élève à un montant total de 2 200 000 FCFA. Et jusque-là, l’équipe de vérification n’a reçu aucune preuve du reversement dudit montant dans le compte de l’OPV.

Plus grave, les enquêteurs ont révélé que le Dg de l’OPV a ordonné, irrégulièrement, le paiement du marché n°00012/CPMP relatif à la fourniture et la pose de pièces pour avion alors qu’aucune preuve de l’exécution dudit marché n’a pu être obtenue. En clair, l’OPV n’a pu fournir aucune attestation de service fait pour l’acquisition et la pose des matériels. De plus, la visite d’effectivité à la base aérienne 101 de Sénou où est stationné l’avion concerné a révélé que l’appareil n’est pas en état de service. Son dernier vol remonte au 9 juillet 2014 comme indiqué dans les cahiers de bord de l’avion qui ne mentionnent ni l’acquisition des pièces ni de réparations au cours de la période 2017-2019.  Le montant total du marché est de 57,8 millions FCFA (57 820 000F).

<strong>Passation frauduleuse de marchés par le DG</strong>

Le Dg de l’OPV, Demba Diallo, a passé des marchés sans mise en concurrence et avec simulation de mise en concurrence. Afin de s’assurer que les procédures de passation de ces marchés sont appliquées, les enquêteurs du BVG ont analysé les documents de demandes de renseignement et de prix, les offres des soumissionnaires et les contrats de marché. Du coup, ils ont réalisé que le dirlo de l’OPV, Demba Diallo, a attribué des marchés sans avoir respecté la procédure de mise en concurrence.

Ainsi, pour l’achat de matériels informatiques, marché attribué à « <em>Solusys</em> » pour un montant de 9 millions de nos francs (9 027 000 FCFA), il a effectué une simulation de mise en concurrence. Le titulaire dudit marché et le soumissionnaire « <em>C et M</em> », bien qu’étant des entités distinctes, présentent les mêmes numéros de téléphones portables sur leurs offres et autres documents administratifs. Les statuts des deux autres candidats « <em>Ngneta Solution Service </em>» et « <em>Van Audit</em> » indiquent aussi qu’ils appartiennent à une même personne. Enfin, sur les 5 enveloppes contenant les offres, 4 enveloppes présentent les mêmes fautes commises dans les libellés.

Il en est de même du marché relatif à l’achat de produits alimentaires d’un montant de 5,7 millions FCFA (5 789 700F), dont l’attributaire « <em>Mama Services </em>» et les soumissionnaires  « <em>Mama Construction</em> » et « <em>Araba Distribution DIAKITE</em> » ont les mêmes numéros de téléphone. De même, la société « <em>Araba Distribution DIAKITE</em> » et «<em> Gie. Hawa. Net </em>» ont aussi les mêmes numéros de téléphones portables.

Là aussi, l’équipe de vérification a constaté que les spécifications demandées dans le dossier de consultation sont différentes de celles contenues dans le contrat de marché du titulaire. En effet, les prix unitaires des articles ont diminué dans le contrat de marché tandis que leurs quantités ont augmenté.

Pour ce qui est de l’acquisition de mobiliers de bureau, d’un montant de 14,9 millions FCFA (14 997 800F) par DRPR en 2017, le marché a été attribué à « <em>Mama Services</em> » sans une concurrence réelle. En effet, les cinq offres reçues présentent des éléments identiques. Un des numéros de téléphone du titulaire du marché (pli1) se retrouve sur l’offre (pli 3). Le numéro de téléphone de l’offre (pli 2) se retrouve aussi sur l’offre (pli 3).

Pareil aussi pour la fourniture et la pose de moquette, rideaux, fauteuils ministres, salon complet sept places et table basse destinés au bureau du Dg de l’OPV, M. Demba Diallo, pour un montant de 5,7 millions de nos francs (5 789 700 FCFA). Sur les 5 offres présentées, un des numéros de téléphone du titulaire « <em>Mama Services</em> » se retrouve sur l’offre (pli 4). Également, un des numéros de l’offre (pli 2) se retrouve sur l’offre (pli 4). En outre, l’enveloppe et la présentation de l’offre de « <em>Mama Services</em> » montrent des similitudes avec celles des autres soumissionnaires.

Et comme si cela ne suffisait pas, le Dg Demba Diallo de l’OPV, a procédé à des simulations de concurrence lors des achats par demande de cotation en 2018. En effet, des factures pro-forma existent dans les dossiers mais le dirlo de l’OPV n’est jamais arrivé à fournir à la mission de vérification la preuve de consultation par écrit, d’au moins, trois fournisseurs pour chaque demande de cotation. Des factures proforma de trois soumissionnaires reviennent le plus souvent parmi lesquels, un seul et même fournisseur est fréquemment retenu. En outre, certains fournisseurs sont toujours attributaires, quel que soit leur concurrent.

Enfin, l’équipe de vérification a remarqué que le Dg Demba Diallo de l’OPV ne respecte pas les procédures de mise en concurrence lors des achats par demande de renseignements et de prix. En effet, pour la DRPR n°002115 CPMP/MA-2018 relative au recrutement d’un consultant chargé de la revue du dispositif national de protection des végétaux, conformément, aux conventions et règlements internationaux et régionaux signés par le Mali, l’OPV n’a consulté qu’un seul fournisseur au lieu de cinq (5) comme l’exige la réglementation en vigueur.

Pour la DRPR n°0001904 CPMP/MA-2018, relative au gardiennage des locaux de la Direction Générale de l’OPV et des Services Régionaux de Protection des Végétaux (SRPV), le rapport de sélection existe avec les noms et les propositions financières de tous les postulants alors qu’une offre n’était pas encore ouverte au passage de la mission.

<strong>Le DG autorise le paiement des indemnités de déplacement et de missions indues </strong>

De l’analyse de certains documents par les enquêteurs, il ressort des paiements d’indemnités de déplacement pour des rencontres tenues à la Direction Générale de l’OPV, au bénéfice de participants résidents qui n’ont effectué aucun déplacement. Cependant, ces paiements ne sont supportés par aucune délibération du Conseil d’Administration.

Par ailleurs, l’équipe de vérification a découvert le double paiement d’indemnités pour une rencontre de la commission d’élaboration d’un projet de renforcement des moyens d’intervention des services de protection des végétaux convoquée par la note de service n°001/MA-SG-OPV du 16 janvier 2018. Le montant total des irrégularités se chiffre à 2,2 millions de nos francs (2 230 000 FCFA).

Au même moment,  le Dg Demba Diallo, autorisé le paiement de jetons de présence, sans autorisation du Conseil d’Administration. En bloc, le dirlo de l’OPV a ordonné le paiement de jetons de présence lors de trois sessions du Conseil d’Administration (13ème, 14ème et 15ème) tenues pendant la période sous revue en l’absence de délibération du Conseil d’Administration fixant le montant des jetons de présence à octroyer aux Administrateurs. En effet, la Délibération n°2020- 0001/MA-SG-OPV du 22 avril 2020 relative à l’octroi des avantages de session aux membres du Conseil d’Administration de l’OPV a été adoptée après l’octroi desdits jetons de présence.

En outre, des agents de l’OPV non membres du CA, ont aussi bénéficié des jetons de présence. Le montant total des irrégularités constatées s’élève à 3,4 millions FCFA (3 430 000F).

<strong>Paiement  de dépenses non justifiées par le Régisseur </strong>

L’équipe de vérification a analysé les pièces comptables de la Régie d’avances afin de s’assurer du respect des dispositions. Du coup, elle a remarqué que le Régisseur d’avances de l’OPV, M. Sékou Bengaly, a payé des indemnités de déplacement et de mission non justifiées par des ordres de mission visés par les autorités compétentes. En effet, des indemnités de déplacement sont versées aux agents et du carburant est acheté alors que les ordres de missions ne sont pas visés.

En outre, les enquêteurs ont remarqué le paiement d’indemnités de déplacement pour des missions effectuées par des agents à des périodes qui se chevauchent.  Ainsi, pour le paiement de certaines indemnités de mission le Régisseur Sékou Bengaly, a accepté l’application de taux journalier supérieurs aux taux réglementaires. Le montant des irrégularités sur les indemnités de déplacement et de mission se chiffre à 3 millions de nos francs (3 072 834 FCFA).

Enfin, le Régisseur d’avances de l’OPV a effectué des paiements de dépenses en l’absence des pièces justificatives requises. En effet, lesdites dépenses ne sont supportées ni par des bordereaux de livraison ni par des attestations de service fait. Il en résulte un montant non justifié de 2 288 265 FCFA.  Le montant total des sous évaporés est de 5,3 millions FCFA (5 361 099F).

À ces irrégularités financières à l’OPV, s’ajoutent des irrégularités administratives. Notamment, la non tenue d’une comptabilité-matières régulière ; le non respect des procédures de décaissement de la FAO ; le non enregistrement des offres dans un registre ; la violation des dispositions du cadre organique. …

Bref, la liste des irrégularités, à l’origine de la disparition criarde de 71 millions FCFA à l’OPV, est loin d’être exhaustive. Et le Vérificateur général a adressé une dénonciation de faits à la Justice afin que les personnes concernées par cette gestion calamiteuse puissent s’expliquer sur la destination de ce pactole.

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>L’Université des Lettres et des Sciences Humaines de Bamako (ULSHB) ou l’Internat de la Fraude :  Plus de 190 millions FCFA à justifier !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/luniversite-des-lettres-et-des-sciences-humaines-de-bamako-ulshb-ou-linternat-de-la-fraude-plus-de-190-millions-fcfa-a-justifier-3002176.html</link>
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<pubDate>Thu, 08 Dec 2022 01:21:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Paiement d’heures supplémentaires de cours, de travaux dirigés et pratiques sur la base d’Attestations Individuelles de Service Fait (AISF) non conformes pour un montant de 31,8 millions FCFA (31 820 000F) ; non retenue de 15% au titre de l’Impôt sur les Bénéfices Industriels et Commerciaux (IBIC) pour un montant de 113 millions de nos francs (113 328 000 FCFA) et  non retenue de l’impôt sur le revenu foncier pour un montant de 35,8 millions FCFA (35 8 834 767 F). Auxquels s’ajoutent ; la non application des pénalités de retard sur des marchés pour un montant de 2,4 millions FCFA (2 421 708 F) et le paiement d’un contrat partiellement exécuté pour un montant de 4,7 millions FCFA (4 720 000F) ; en passant par la réception de matériels non conformes pour un montant de 2,4 millions de nos francs (2 827 200 FCFA)… Telles sont, entre autres, les pratiques à l’origine d’une fraude de 191 millions FCFA (191 896 675F) à l’Université des Lettres et des Sciences Humaines de Bamako (ULSHB), pendant les exercices 2018, 2019 et 2020. </strong>

Depuis qu’il a été remis au Président de la transition, le mercredi dernier, le rapport annuel 2021 du Bureau du Vérificateur Général (BVG), sur les opérations de recettes et de dépenses effectuées par l’ULSH ne cessent de défrayer la chronique. Au juste, de qui et de quoi s’agit-il ? Nous avons synthétisé le dit rapport dont nous rendons public la substantifique moelle.

À en croire le rapport annuel 2021 du Vérificateur, la gestion de l’Université des Lettres et des Sciences Humaines de Bamako est victime d’une gabegie qui ne dit pas son nom. Du coup, son premier responsable, le Pr Idrissa Soïba Traoré, Vice-recteur en janvier 2018 de l’ULSHB et Recteur en juin 2019 jusqu’à nos jours,  puisque c’est de lui qu’il s’agit, et son équipe sont au centre de la controverse. Ils risquent gros. Et même très gros. Accablant.

<strong>C</strong><strong>oup de pied dans la fourmilière </strong>

Pendant la période sous revue, l’ULSHB  a bénéficié une subvention de  l’État qui s’élèvent à 12,32 milliards FCFA (12 325 277 846 F) et les ressources propres à 940,9 millions FCFA (9 923 180F). Quant aux dépenses, elles se chiffrent à 12,9 milliards de nos francs (12 957 657 357F). Du coup, la rationalisation des ressources de l’ULSHB s’impose afin qu’elle joue pleinement et durablement son rôle de formation et de renforcement des compétences.

Selon le rapport d’enquête du Végal, les dysfonctionnements<strong> à</strong> l’Université des Lettres et des Sciences Humaines de Bamako découlent, dans une grande mesure, de l’absence de procédures formalisées spécifiques à cette structure universitaire mais aussi du fonctionnement encore non effectif de toutes les divisions de son Service des Finances. Également, les problèmes résident dans la faible transparence des procédures de passation de marchés ; les manquements au code d’éthique et de la déontologie dans les marchés publics, au règlement général de la comptabilité publique et à la réglementation de la comptabilité-matières.

Quant aux irrégularités financières, elles résultent, pour leur part, des insuffisances liées à la justification des heures supplémentaires ; le non prélèvement des impôts sur les marchés ; le paiement des indemnités indues, le non-respect des clauses contractuelles et plus généralement des règles du contrôle de la procédure de passation des marchés publics.

Enfin, les irrégularités financières qui se chiffrent à 191,89 millions FCFA dénotent globalement des tendances des agents publics à favoriser les prestataires au détriment de l’État, pourtant principal pourvoyeur des ressources pour les deux parties.

Des irrégularités financières en série

Décidément, le pire est à craindre à l’Université des Langues et des Sciences Humaines de Bamako. Les graves irrégularités financières retenues dans le rapport annuel 2021 du Bureau du Vérificateur Général, sont essentiellement frauduleuses et représentent plus de la moitié de l’ensemble de la subvention accordée par l’État à l’ULSHB pendant la période sous revue. Ces mauvaises pratiques de gestion, qui s’exercent dans une sphère censée former l’élite malienne, se trouvent à l’origine des principaux goulots dont sont victimes l’enseignement supérieur et la recherche scientifique dans notre pays qui se classe parmi les derniers au monde en matière d’éducation. Pire, ces pratiques mafieuses restent d’autant plus inquiétantes qu’elles surviennent à une période où la gestion universitaire au Mali demeure au cœur des préoccupations des pouvoirs de la transition.

Pour l’illustration de cette mauvaise gouvernance, le Chef du Service des Finances de l’ULSHB a payé des heures supplémentaires indues sur le Budget national. Ainsi, le rapport annuel 2021 du Végal retient que pendant la période sous revue, il a payé des heures supplémentaires sur la base des AISF (Attestations Individuelles de Service Fait) non conformes. En effet, il a effectué des paiements d’heures supplémentaires en l’absence des AISF ou sur la base des AISF signées par le Chef du DER (Département d’Étude et de Recherche) en lieu et place de l’enseignant. Aussi, le Chef du Service des Finances de l’ULSHB a fourni, en l’appui du paiement d’autres heures supplémentaires, des AISF signées uniquement par le Doyen de la Faculté. Le montant total des heures supplémentaires de cours, de travaux dirigés et pratiques payé sans AISF ou sur la base des AISF non conformes est de 31,8 millions FCFA (31 820 000F), dont 22,6 millions (22 620 000 FCFA) pour les enseignants non permanents.

Et le hic qui titille, c’est que le Chef du Service des Finances n’a pas retenu l’IBIC (Impôt sur les Bénéfices Industriels et Commerciaux) sur les indemnités d’heures supplémentaires payées aux enseignants non permanents. Du coup, les enquêtes révèlent qu’il n’a pas prélevé sur les montants payés aux enseignants non permanents, la retenue de 15% au titre de l’IBIC. Et contre toute attente, un montant total de 778 millions FCFA (778 140 000F) a été payé aux enseignants non permanents au titre des heures supplémentaires sans la retenue de l’IBIC au cours de la période sous-revue. En déduisant le montant de 22,6 millions de nos francs ( 22 620 000 FCFA) correspondant aux heures supplémentaires payées aux enseignants non permanents sur la base des AISF non conformes, l’IBIC non retenu s’élève à 113,3 millions FCFA (113 328 000F).

Pendant ce temps, précise le rapport annuel,  le Chef du Service des Finances n’a pas retenu à la source l’Impôt sur le revenu foncier. Après l’analyse des contrats et les pièces justificatives des paiements des frais de location des immeubles, les enquêteurs ont décelé que le Chef du Service des Finances n’a pas procédé à la retenue à la source de l’Impôt sur le revenu foncier, lors du paiement des frais de location des immeubles bâillés. En effet, le montant de l’Impôt sur le revenu foncier non retenu par l’ULSHB sur les revenus fonciers s’élève à 70,3 millions FCFA  (70 342 786F). Cependant, l’information recueillie par le Bureau du Vérificateur au niveau du service des impôts de Kati, révèle que la somme de 34,5 millions (34 508 019 FCFA) a été payée par le bailleur de l’immeuble « IPM ». Le montant de l’irrégularité s’élève alors à 35,8 millions de nos francs (35 834 767 FCFA). Et ce n’est pas tout. Loin s’en faut.

Même le Chef du Service des Finances de l’ULSHB a payé des indemnités aux stagiaires après l’expiration de la durée légale de stage. De l’examen des dossiers par le Bureau du Vérificateur, il ressort que le Chef du Service des Finances a payé des indemnités à des jeunes diplômés en stage de qualification ou de perfectionnement au Rectorat de l’ULSHB au-delà de la période réglementaire de 2 ans maximum. En effet, le Rectorat maintient encore des jeunes diplômés, dont le stage a débuté en 2012, 2014 et 2015, selon les cas. Face à cette situation, le Conseil de l’Université a, au cours de sa 8ème session ordinaire, tenue le 5 mars 2020, rappelé que toute indemnité accordée aux stagiaires constitue une dépense inéligible et impossible à justifier. Par la même occasion, le Conseil a invité l’administration au respect strict de la réglementation qui régit l’accueil des stagiaires au sein des services publics (y compris les EPA), notamment en ce qui concerne la durée légale de ces stages.  Le montant des indemnités injustifiées payées aux stagiaires courant l’année 2018 s’élève à 945 000 FCFA. Toutefois, malgré la demande par mémo n°001, le Chef du Service des Finances n’a pas fourni à l’équipe de vérification les pièces et documents des paiements des indemnités pour les années 2019 et 2020.

Et comme si cela ne suffisait pas, le Chef du Service des Finances n’a pas appliqué des pénalités de retard sur des marchés. Cependant, les enquêteurs ont découvert qu’en 2019 et en 2020, le Chef du Service des Finances n’a pas appliqué les pénalités de retard sur onze marchés dont les réalisations ont accusé des retards allant jusqu’à 119 jours. Le montant total de l’irrégularité s’élève à 2,4 millions FCFA (2 421 708F).

<strong>La  preuve des épreuves </strong>

Selon le rapport annuel 2021 du vérificateur, le Chef du Service des Finances a payé la totalité d’un marché partiellement exécuté. Il ressort des enquêtes que sur la base d’une attestation de service fait établie par lui-même, il a payé la totalité d’un marché avant l’exécution complète des prestations. En effet, le marché n°20/ULSHB-SF2019 relatif à l’organisation et la mise en place de la comptabilité (volet 1) et l’installation des logiciels de comptabilité générale, de production des états de synthèse et de gestion des immobilisations (volet 2) au profit de l’ULSHB a été intégralement payé alors que les logiciels ne sont pas installés sur l’ordinateur de la Division Comptabilité générale. Le montant de l’irrégularité s’élève à 4,7 millions FCFA (4 720 000F).

Quant au Comptable-matières de l’ULSHB, révèle le rapport annuel, il a réceptionné des matériels non conformes aux spécifications techniques des commandes. En effet, il a réceptionné sept (7) scanners de marque Canon, livrés par MAMA CONSTRUCTION, en lieu et place de sept (7) scanners HP scan jet 300 avec une résolution de 200 PPP ou plus. Le montant des scanners HP est de 1,6 millions FCFA TTC (1 610 700F).  De plus, sur les deux ordinateurs HP laptop 15-dy 1731 ms, livrés par «Établissement Loly et frères », pour un montant de 1 millions FCFA, le Comptable-matières a réceptionné un ordinateur non conforme. En effet, il a réceptionné un laptop Windows famille en lieu et place d’un laptop Windows PRO. Le montant de l’ordinateur livré non conforme est de 525 000 FCFA TTC.  Enfin, sur 240 livres livrés par NATALA SERVICE-PRESTATION, vingt-quatre (24) livres sont manquants.  Le montant total des irrégularités relatives à la réception des matériels non conformes s’élève à 2,8 millions de nos francs (2 827 200 FCFA).

Pour toutes ces irrégularités financières qui ont occasionné une perte sèche de plus de 191 millions FCFA (191 896 675F) à l’Université des Lettres et des Sciences Humaines de Bamako, en abrégé ULSHB, un sursaut national gagnerait à tenir compte de ces alertes suffisamment pertinentes dans le sens où il n’est pas rare d’entendre la population active se plaindre du niveau de nos étudiants. Avec un tel gâchis dans la gestion des ressources financières, ils sont condamnés à ne pas recevoir un enseignement de bonne qualité. Il s’agit là d’une perte à deux niveaux.

D’une part, l’État perd une quantité inestimable de ressources qui auraient pu servir à renforcer d’autres secteurs de développement prioritaires ; et d’autre part, l’avenir des futures générations se trouve hypothéqué par de tels comportements irresponsables dans la gestion des deniers publics.

À l’issue des travaux contradictoires ayant permis la prise en compte des observations de l’Université des Lettres et des Sciences Humaines de Bamako, le rapport définitif de la vérification au sein de cette entité étatique a été transmis à qui de droit. Toutefois, il est heureux de constater que, malgré tout, certains professeurs restent en marge de ces différents écarts.

Mais en attendant, les responsables des cas de fraude signalés à l’Université des Lettres et des Sciences Humaines de Bamako, sont clairement identifiés et ont fait l’objet de dénonciations du BVG au Procureur de la République qui appréciera la suite à donner au dossier. C’est dire qu’à l’ULSHB on ne dort plus que d’un demi-œil.

<strong>Jean Pierre James </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile :  Odeur de magouille à la Régie</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/ministere-de-la-securite-et-de-la-protection-civile-odeur-de-magouille-a-la-regie-3002179.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 08 Dec 2022 01:13:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le rapport annuel 2021du Vérificateur est formel : le Régisseur d’avances du Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile a effectué, en 2020, des dépenses irrégulières sur le fonds COVID-19</strong>.

À en croire le dossier d’enquête, le Régisseur a fourni de fausses factures d’acquisitions de carburant pour un montant de plus de 48 millions de FCFA, lesquelles n’ont pas été reconnues par les stations-service censées les avoir délivrées.

Plus grave, il a payé la totalité de la facture n°15-KSF 2020 relative au contrat n°01/COV/CPMP/MSPC 2020 portant fourniture de matériels de protection contre la COVID-19 alors que tous les produits n’ont pas été livrés. Il existe un écart de 7 500 masques entre le bordereau de livraison qui mentionne une quantité de 5 000 unités et le PV de réception qui est signé avec 12 500 unités. Le montant des 7 500 masques non livrés s’élève à 7,08 millions de FCFA. Le montant total des dépenses indues s’élève à 55,09 millions de FCFA.

<strong> Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le BVG et la délinquance financière : Malgré la traque, c’est le fiasco !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/le-bvg-et-la-delinquance-financiere-malgre-la-traque-cest-le-fiasco-3002273.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 07 Dec 2022 11:48:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Horizon</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Déjà 17 rapports annuels exhibant de gros manques à gagner au préjudice de l’Etat ou des deniers publics. Le Bureau du Vérificateur Général (BVG), c’est de lui qu’il s’agit, a un bilan presque négatif eu égard aux ressources servant à le faire fonctionner.</em></strong>

Le premier rapport annuel du BVG date de 2005, alors la loi qui le créait date de 2003. La structure a été modifiée par d’autres textes dont le plus récent est la loi du 23 décembre 2021, en vue de renforcer son ancrage institutionnel et faciliter sa saisine. Mais, il semble qu’au décompte, l’addition du manque à gagner découlant des rapports du BVG est toujours salée, très salée. Les pauvres deniers de l’Etat, l’argent du contribuable est toujours trop mal géré (euphémisme pour dire qu’il est volé et/ou détourné).

De 2003 à 2022, 18 ans déjà que le Bureau du Vérificateur Général existe dans l’architecture des autorités administratives indépendantes du Mali. Il est, du reste, spécifiquement assis sur le terrain de la traque de la délinquance financière et de la lutte contre la corruption. Mais son bilan d’activités est plutôt mitigé.

Le Vérificateur Général, Samba Alhamdou Baby, a solennellement remis, la semaine dernière, son Rapport annuel 2021 au président de la Transition, le Col Assimi Goïta. Le manque à gagner recensé par ce rapport de vérifications de différentes structures bénéficiant de ressources financières publiques tourne autour de 52 milliards de F CFA. Si l’on s’amuse à ressasser les manques à gagner ou les irrégularités financières relevées par les 17 rapports, c’est plusieurs centaines de milliards qui sont concernés. Combien de ces montants ont-ils été restitués au Trésor public ? Très peu !

Il faut dire que ce dernier rapport fait la synthèse de 33 rapports de missions de vérification et d’évaluation de politiques publiques
réalisées dans divers secteurs de l’Administration publique Les secteurs concernés sont, entre autres, la santé, le transport, le développement rural,
l’éducation, la décentralisation, l’énergie et l’eau, la télécommunication
et les NTIC. Et ce sont des secteurs où la mauvaise gouvernance sévit le plus, puisqu’ils sont souvent cités dans la plupart des rapports de vérification. Ce qui laisse entendre qu’il y a un laisser aller ou un certain laxisme dans les départements concernés. C’est quasiment l’indifférence vis-à-vis des vérificateurs ; car les missions de vérification financière ou de performance n’effraient plus aucun agent public. Et dire que c’est un budget colossal qui est injecté dans le fonctionnement du BVG ! Pour quelles retombées au final ? Quelle évaluation a-t-elle été faite de cette autorité indépendante, dont on dit les ressources humaines employées les mieux payées de la République ?

Au même moment, le Vérificateur Général Samba Alhamdou Baby insiste sur les missions « à vocation préventive, dissuasive et coercitive » de cette autorité administrative indépendante

Le Vérificateur Général soutenait la dernière fois que « la remise solennelle du Rapport annuel du Vérificateur Général est un évènement hautement symbolique marquant un moment inédit de porter à la haute attention » du chef de l’Etat, la synthèse des observations, analyses, critiques et suggestions formulées au compte de l’année 2021. Mais alors, pour quel suivi et quelles incidences ?

Le président de la Transition a alors adressé ses félicitations au Bureau, avant d’indiquer que la traque de la mauvaise gestion des deniers publics doit s’intensifier. <em>« La lutte contre la corruption et la délinquance financière fait partie des priorités des autorités de la Transition. En témoignent les sollicitations importantes adressées au Bureau du Vérificateur Général par les membres du Gouvernement. […] Vous comprendrez alors tout l’intérêt pour moi de recevoir ce rapport et de l’exploiter à souhait pour que des actions décisives puissent être entamées dans le cadre de la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière, particulièrement dans la gestion efficace des fonds et deniers publics. Je note avec satisfaction la diversité des interventions du Bureau du Vérificateur Général qui a su évoluer sur des vérifications financières et de conformité, des vérifications de performance, des vérifications de suivi de recommandations, et l’évaluation de politiques publiques. Ces interventions ont couvert presque tous les secteurs stratégiques du développement de notre Pays. ». </em>Comme pour dire que le travail du BVG n’ pas encore comblé les attentes. Malgré les milliards injectés dans la prise en charge de ce gendarme de la luette contrer la corruption et la délinquance financière, le mal demeure et semble même pousser des racines. Ne faut-il pas revoir la structuration même du BVG ? Quid des sanctions qui ne permettent pas de guérir le mal endémique de la délinquance financière ?  A ce niveau, le V »gal lui-même « suggère qu’une attention particulière soit accordée à l’application effective des sanctions administratives et disciplinaires dans le cadre du suivi de la mise en œuvre des recommandations ».

Rappelons que le rapport annuel 2021 est alimenté par la synthèse de 33 rapports sectoriels qui sont repartis en 20 vérifications financières ou de conformité, huit (8) vérifications de suivi des recommandations, quatre (4) vérifications de performance et une (1) évaluation de politique publique. Lesdits rapports ont tous été publiés sur son site WEB.

<strong>Bruno D SEGBEDJI</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Délinquance financière au Mali : Le rapport 2021 du Vérificateur Général décèle plus de 50 milliards de FCFA d’irrégularités financières</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/delinquance-financiere-au-mali-le-rapport-2021-du-verificateur-general-decele-plus-de-50-milliards-de-fcfa-dirregularites-financieres-3002075.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 06 Dec 2022 06:45:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>En 2021, le Bureau du Vérificateur Général(BVG) a effectué 20 vérifications financières et de conformité (4 vérifications de performance, 8 vérifications de suivi des recommandations et une évaluation de politique publique) qui ont concerné des services centraux, des organismes personnalisés, des Collectivités Territoriales, une politique publique ainsi que la gestion du fonds COVID-19. Au cours de ces vérifications, le Vérificateur Général a décelé plus de 50 milliards FCFA d'irrégularités financières.</strong>

Les 20 missions de vérification financière et de conformité effectuées en 2021, selon le rapport du Vérificateur Général, ont mis en relief des faiblesses concernant la gestion administrative et financière dans les administrations publiques. Le rapport poursuit qu’elles ont décelé, d’une part, des irrégularités administratives relevant des dysfonctionnements du contrôle interne et, d’autre part, des irrégularités financières.

Au niveau de la direction générale de la santé et de l’hygiène publique, la vérification, au titre des exercices 2018, 2019 et 2020, a décelé des irrégularités financières s’élèvant à 242,34 millions de FCFA.

A l’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC), au titre des exercices 2017, 2018 et 2019, 343,73 millions de FCFA d’irrégularités financières ont été constatés par le vérificateur général.

Le rapport du vérificateur général a aussi décelé des irrégularités financières se chiffrant à 191,90 millions de FCFA à l’Université des Lettres et des Sciences Humaines de Bamako (ULSHB) au titre des exercices 2018, 2019 et 2020.

Concernant la gestion du Centre Hospitalier Universitaire du Poin-G (CHU du Point-G), au titre des exercices 2018, 2019, 2020 et 2021, les irrégularités financières s’élèvent à 764,91 millions de FCFA.

La vérification financière de la gestion de la Société Malienne de Transmission et de Diffusion (SMTD-SA) au titre des exercices 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021 (28 février) a mis à nu des irrégularités financières qui s’élèvent à 135,40 millions de FCFA.

Au niveau des collectivités territoriales, plusieurs communes (Nioro du Sahel, Kita, Zan Coulibaly, Pelengana, Pimperna) sont aussi épinglées par le rapport du vérificateur général. La gestion de la Commune Rurale de Zan COULIBALY (CRZC), au titre des exercices 2018, 2019, 2020 et 2021 (1er semestre), est entachée d’irrégularités financières qui s’élèvent à 380,42 millions de FCFA. 97,31 millions de FCFA d’irrégularités financières ont été constatés dans la gestion de la Commune Urbaine de Kita (CUKi) au titre des exercices 2018, 2019, 2020 et 2021 (31 mars).

Le vérificateur général a décelé des irrégularités financières dans la gestion du fonds COVID-19 : 1,03 milliard de FCFA dans la gestion du Projet d’Intervention d’Urgence COVID-19 pour la période du 13 mai au 31 décembre 2020 ; 939,23 millions de FCFA dans la gestion du Projet d’Intervention d’Urgence COVID-19 pour la période du 1er janvier au 30 juin 2021 ; 50,733 milliards de FCFA dans la gestion des ressources de l’Etat utilisées dans le cadre de la lutte contre la COVID-19, au titre de l’exercice 2020 ; 163,79 millions de FCFA dans la gestion des fonds COVID-19 financés par les Partenaires Techniques et Financiers (PTF), notamment la Banque Islamique de Développement (BID) au titre des exercices 2020 (du 17 juin au 31 décembre) et 2021 (du 1er janvier au 30 novembre).

Madiassa Kaba Diakité]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rapport 2021 du Vérificateur général : Les délinquants financiers bientôt traduits devant les tribunaux</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/rapport-2021-du-verificateur-general-les-delinquants-financiers-bientot-traduits-devant-les-tribunaux-3001972.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 05 Dec 2022 14:48:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Arc en Ciel</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>En réponse aux irrégularités financières constatés dans le rapport 2021 du bureau du Vérificateur qu’il a reçu, le chef de l’Etat, a promis qu’une suite judiciaire s’en suivra.</em></strong>

<strong> </strong>Le Vérificateur général a remis au Président de la transition, le rapport 2021 du Vérificateur général. La synthèse des observations, analyses, critiques et suggestions du rapport 2021 du Vérificateur général a été remis au chef de l’Etat.

La vérification est le couronnement d’une année de vérification et d’évaluation de politique publique ayant concerné d’importants domaines et structures publiques. Elles ont couvert essentiellement les domaines de la Santé, des Transports, de l’Education, de la Décentralisation, de l’Energie et de l’Eau, des Mines, du Développement rural, des Technologies de l’Information et de la Communication. Selon le Végal,<strong><em> « </em></strong>Ces différentes vérifications et évaluation offrent un tableau moins luisant de la gestion des secteurs concernés ».

« Les 20 missions de vérification financière et de conformité ont mis en relief des faiblesses concernant la gestion administrative et financière dans les administrations publiques et les Collectivités. Elles ont décelé, d’une part, des irrégularités administratives relevant des dysfonctionnements du contrôle interne et, d’autre part, des irrégularités financières », a-t-il affirmé. Les irrégularités financières, elles ont fait l’objet de transmission et de dénonciation aux autorités judiciaires et la Direction générale du contentieux de l’Etat a été tenue en ampliation pour la défense des intérêts de l’Etat.

Pour Samba Alhamdou Baby en 2021, son bureau a transmis 18 dossiers au Président de la Section des comptes de la Cour suprême et dénoncé 22 dossiers aux Procureurs de la République près les Tribunaux de Grande Instance de la Commune III du District de Bamako, de Kayes et de Mopti, chargés des Pôles économiques et financiers.

Et de présenter la situation des dénonciations : seize dossiers au Procureur de la République près le Tribunal de Grande instance de la Commune III du District de Bamako, chargé du Pôle Economique et Financier ; cinq dossiers au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Kayes, chargé du Pôle Economique et Financier ; un dossier au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Mopti, chargé du Pôle Economique et Financier. Des exemplaires des 22 dossiers ont été transmis au Directeur général du contentieux de l’Etat pour suivi et défense des intérêts de l’Etat.

Aux dires du Végal, « en ce qui concerne les suites judiciaires des dossiers transmis et dénoncés par le Bureau aux autorités judiciaires, le Président de la Section des comptes de la Cour suprême a communiqué, par écrit, au Bureau la situation des suites judiciaires des 18 transmissions reçues. Elle se présente comme suit : quatre dossiers ont été déférés au Parquet Général de la Cour Suprême quatorze dossiers ont fait l’objet d’examen par les chambres compétente.

S’agissant du Procureur de la République près le Tribunal de Grande instance de la Commune III du District de Bamako, chargé du Pôle économique et financier, il a fait parvenir par écrit au Bureau la situation des suites judiciaires des 16 dénonciations reçues au titre de l’année 2021. Ainsi : un dossier a fait l’objet de l’ouverture d’une information judiciaire au niveau d’un cabinet d’instruction du Pôle économique et financier ; six dossiers sont en enquête préliminaire ; neuf dossiers sont en cours de traitement au Parquet du Pôle économique et financier.

Concernant le Pôle économique et financier près le Tribunal de Grande instance de Kayes : un dossier est programmé pour être jugé ; deux dossiers ont fait l’objet de l’ouverture d’une information judiciaire au niveau des cabinets d’instruction du Pôle économique et financier ; un dossier est en enquête préliminaire ; un dossier est en cours de traitement au Parquet du Pôle économique et financier.

Enfin, suite au seul dossier de dénonciation qu’il a reçu au titre de l’année 2021, le Procureur de la République près le Tribunal de Grande instance de Mopti, chargé du Pôle économique et financier, a transmis ledit dossier à la Brigade d’enquête financière du Pôle aux fins d’enquête préliminaire.

Assimi Goita s’est dit « heureux de recevoir ledit rapport et de l’exploiter à souhait pour que des actions décisives puissent être entamées dans le cadre de la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière, particulièrement dans la gestion efficace des fonds et deniers publics ».

<strong>Mamadou Sidibé</strong>

<strong> </strong>

<strong><u> </u></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rapport annuel 2021 du Vérificateur Général :  Un condensé de conseils d’orientations et de dénonciations!</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/rapport-annuel-2021-du-verificateur-general-un-condense-de-conseils-dorientations-et-de-denonciations-3001872.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/rapport-annuel-2021-du-verificateur-general-un-condense-de-conseils-dorientations-et-de-denonciations-3001872.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 05 Dec 2022 03:04:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Sursaut</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le rapport annuel de 2021 du Bureau du Vérificateur Général (BVG), dirigé par Samba Alhamdou Baby a été rendu public depuis la semaine dernière. Ce rapport qui a déjà été présenté aux plus hautes autorités du pays est le résultat de 33 missions de vérification opérées dans des services centraux, des organismes personnalisés, des Collectivités Territoriales, sur la politique publique ainsi que la gestion du fonds COVID-19.</em></strong>

Ce présent rapport annuel 2021 s’articule autour de quatre types de mission que sont : les vérifications financières et de conformité ; les vérifications de performance ; les vérifications de suivi des recommandations et l’Evaluation de politique publique.

Dans son message dans ce Rapport de 242 pages, le Vérificateur Général, Samba Alhamdou Baby a fait savoir qu’en faisant la synthèse des constatations et recommandations issues des rapports de vérification et d’évaluation de politiques publiques conduites au cours de la période de référence, le présent récit, à l’instar des autres, se veut un instrument de recevabilité à travers sa finalité d’information des citoyens, des pouvoirs publics et des Partenaires Techniques et Financiers sur l’état de la gestion dans nos services et organismes publics.

Qu’il présente également des résultats tangibles enregistrés dans les entités vérifiées en termes d’amélioration de la gouvernance ou de reversement de montants compromis au Trésor Public ou aux services des Impôts selon le cas. A l’en croire, cette valeur ajoutée ainsi créée témoigne des efforts que le Bureau du Vérificateur Général ne cesse de déployer afin de bâtir une culture de saine gestion des ressources publiques.

« Les différentes missions de vérification effectuées au cours de l’année 2021 participent de notre volonté d’apporter une contribution à la lutte contre la corruption et la délinquance financière. En la matière, nous y contribuons à travers des actions à vocation préventive, dissuasive et coercitive » rassure-t-il.

En termes de prévention, développe M. Baby, les recommandations adressées aux entités vérifiées à l’issue des missions de vérification ont pour objectif de renforcer leur dispositif de contrôle interne. Parlant du volet dissuasif, il assure que la publication de l’ensemble des rapports individuels de vérification et d’évaluation de politiques publiques sur son site internet entamée en août 2019, se poursuit avec comme objectif de dissuader les responsables des entités vérifiées de s’adonner à des pratiques peu orthodoxes dans la gestion des deniers publics.

Pour ce qui est de l’aspect coercitif, le Vérificateur Général Baby dira que cela consiste à saisir directement les Procureurs de la République près les Tribunaux de Grande Instance compétents, chargés des Pôles Economiques et Financiers et la Section des Comptes de la Cour suprême lorsque les rapports de vérification font état de faits susceptibles de constituer des infractions à la législation pénale et à la législation budgétaire et financière. « Le présent Rapport en est une illustration. Il est riche des synthèses des 33 rapports de missions de vérification et d’évaluation de politiques publiques réalisées dans divers secteurs de l’Administration publique. Ces missions ont concerné, entre autres, des secteurs liés aux besoins prioritaires de nos concitoyens comme la Santé, le Transport, le Développement rural, l’Education, la Décentralisation, l’Energie et l’Eau, la Télécommunication et les Nouvelles Technologies de Communication »a-t-il précisé.

Aussi, qu’une importance particulière a-t-elle été accordée aux vérifications de performance en raison des exigences liées à la mise en œuvre de la réforme du budget-programmes. Par ailleurs, selon lui, les vérifications et l’évaluation dont les synthèses alimentent ce Rapport, ont bénéficié d’un environnement favorable qui s’est notamment traduit par l’engagement des plus hautes autorités en matière de lutte contre la corruption.

En effet, ces missions se répartissent entre : 20 vérifications financières et de conformité ; 4 vérifications de performance ; 8 vérifications de suivi des recommandations et une (1) évaluation de politique publique.  D’après le document, le choix de ces 33 missions se fonde non seulement sur la cartographie des risques et l’importance des secteurs d’activités des entités, mais également sur les saisines reçues des citoyens, des organisations de la société civile mais aussi et surtout du Gouvernement.

Le choix de ces 33 missions se fonde non seulement sur la cartographie des risques et l’importance des secteurs d’activités des entités, mais également sur les saisines reçues des citoyens, des organisations de la société civile mais aussi et surtout du Gouvernement.

Il faut reconnaitre que ce rapport, après les dénonciations des citoyens, s’est basé plus à donner des conseils et les orientations pour lutter contre la mauvaise gestion qui caractérise le fonctionnement de bon nombre de services et organismes publics. Qui est matérialisé par le non-respect de la réglementation régissant l’organisation et les modalités de fonctionnement des entités vérifiées, avec très souvent, une incidence sur l’utilisation des fonds publics.

<strong>Par Mariam Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Corruption et délinquance financière :   22 dossiers transmis aux procureurs !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/corruption-et-delinquance-financiere-22-dossiers-transmis-aux-procureurs-3001828.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/corruption-et-delinquance-financiere-22-dossiers-transmis-aux-procureurs-3001828.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 05 Dec 2022 01:15:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le vérificateur général a remis, la semaine dernière, un volumineux rapport au Président de la transition, Assimi Goïta. Ce rapport relève de nombreux manquements aux règles. Selon le Vérificateur général, il s’articule autour de 33 missions concernant des services centraux, des organismes personnalisés, des collectivités territoriales, ainsi que la gestion des fonds Covid-19. Précision : 22 dossiers ont été déjà transmis à la justice.</strong>

La cérémonie de remise du document a réuni des présidents des institutions de la République, ainsi que des membres du gouvernement. On notait également la présence de l’Auditeur général du Rwanda, Alexis Kamuhire, spécialement invité par le Vérificateur général, Samba Alhamdou Baby.

Selon le président Assimi Goïta, la lutte contre la corruption et la délinquance financière fait partie des priorités des autorités de la Transition. En témoignent les sollicitations importantes adressées au Bureau du Vérificateur général par les membres du gouvernement. Il s’est réjoui de constater que le Vérificateur général a pu offrir, à travers le présent rapport annuel, une photographie d’irrégularités qui handicapaient sérieusement le fonctionnement des services publics concernés.

Le président de la Transition reçoit fréquemment des rapports individuels de vérification lui permettant de suivre l’évolution des vérifications. Il a évoqué son intérêt pour ces rapports, avant de souligner  leur cohérence avec la vision de la lutte contre la corruption engagée. «Je note avec satisfaction la diversité des interventions du Bureau du Vérificateur général qui a su évoluer sur des vérifications financières et de conformité, des vérifications de performance, des vérifications de suivi de recommandations et l’évaluation de politiques publiques», a apprécié le chef de l’État.

Le colonel Assimi Goïta a encouragé vivement cette collaboration fructueuse qui est en phase avec les initiatives de l’exécutif, dont l’élaboration d’une Stratégie nationale de lutte contre la corruption. Cette stratégie vise, entre autres, à doter notre pays d’une vision dans la lutte contre la corruption et, en conséquence, de mécanismes efficaces et opérationnels d’intervention mettant l’usager au cœur de l’action publique.

C’est la raison pour laquelle, a-t-il signalé, le gouvernement accordera une attention particulière à la mise en œuvre des recommandations issues des rapports de vérification. <em>«Eu égard aux lenteurs éventuelles de mise en œuvre des recommandations, il importe également d’améliorer le contrôle interne des services publics en s’assurant que les différents acteurs de la gouvernance des structures assument leurs rôles et responsabilités, diligentent le suivi-évaluation de leurs activités et rendent comptes»</em>, a instruit le chef de l’État.

Par ailleurs, le président de la Transition a soutenu que les fautes administratives et disciplinaires doivent être sanctionnées par les autorités habilitées afin d’induire des attitudes professionnelles exemplaires au sein des services publics. «Cette corrélation entre fautes et sanctions est un défi important de notre administration publique», a relevé le colonel Assimi Goïta. Avant d’ajouter : «<em>Les sanctions administratives et disciplinaires ont une complémentarité indissociable avec le traitement judiciaire des dénonciations et transmissions aux autorités judiciaires.</em> <em>Face au devenir de notre pays, nous ne devons aucunement envisager d’échec. Bien au contraire, car chacun doit faire l’effort d’intégrer ce cheminement salvateur et se conduire avec intégrité lorsqu’il est appelé à la gestion publique»</em>.

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<strong>33 missions de vérification et 22 dossiers aux procureurs</strong>

Sans révéler les montants perdus du fait des manquements aux règles, le Vérificateur général a expliqué que le rapport s’articule autour de 33 missions ayant concerné des services centraux, des organismes personnalisés, des collectivités territoriales, une politique publique ainsi que la gestion des fonds Covid-19. Ces missions sont ainsi répartis : 20 vérifications financières et de conformité, 4 de performance, 8 de suivi des recommandations, et une évaluation de politique publique. Selon Samba Alhamdou Baby, elles ont couvert essentiellement les domaines de la santé, des transports, de l’éducation, de la décentralisation, de l’énergie et de l’eau, des mines, du développement rural, des technologies de l’information et de la communication.

En effet, a-t-il détaillé, les vérifications financières et de conformité ont mis en relief des faiblesses concernant la gestion administrative et financière dans les administrations publiques et les collectivités. Elles ont décelé, d’une part, des irrégularités administratives relevant des dysfonctionnements du contrôle interne et, d’autre part, des irrégularités financières. Les irrégularités administratives feront l’objet de vérifications de suivi des recommandations par le Bureau. Quant à celles financières, elles ont fait l’objet de transmission et de dénonciation aux autorités judiciaires. Et la direction générale du contentieux de l’état a été tenue en ampliation pour la défense des intérêts de l’état.

En outre, le Vérificateur général informera qu’en 2021 sa structure a transmis 18 dossiers au président de la section des comptes de la Cour suprême. Elle a dénoncé 22 dossiers aux procureurs de la République près les tribunaux de grande instance de la Commune III du District de Bamako, de Kayes et de  Mopti, chargés des pôles économiques et financiers.  Selon lui, la section des comptes de la Cour suprême a communiqué par écrit que 4 dossiers ont été déférés à son parquet général, et les 14 autres ont fait l’objet d’examen par les chambres compétentes.

Le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de la Commune III du District de Bamako, chargé du pôle économique et financier, a aussi rendu compte des suites judiciaires accordées aux 16 dénonciations reçues au titre de l’année 2021. Idem pour le Pôle économique et financier de Kayes qui a 5 dossiers pendant à son niveau, et pour celui de Mopti où il y a un seul dossier.

Faut-il noter que ces vérifications et évaluations de l’année 2021 sont largement inspirées des saisines. De 50 en 2020, les saisines reçues par le Bureau sont passées à 64 en 2021.

Ces différentes vérifications et évaluation, qui « offrent un tableau moins luisant de la gestion » des administrations publiques maliennes, ont concerné les domaines de la Santé, des Transports, de l’Éducation, de la Décentralisation, de l’Énergie et de l’Eau, des Mines, du Développement rural, des Technologies de l’Information et de la Communication.
Tout en remerciant le Président de la Transition, pour sa vision de la lutte contre la corruption, la délinquance économique et financière, le Vérificateur Général a remis au Chef de l’État une copie du Rapport annuel 2021 et s’engage à remplir convenablement ses missions.

<strong>Mohamed Sylla</strong>

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<item>
<title>Le Vegal frappe au cœur des services économiques et financiers dans l&amp;apos;affaire du fonds COVID, : D&amp;apos;anciens ministres, PDG, DG, Daf et chefs de projet… dans le sillage du président de la Ccim</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/le-vegal-frappe-au-coeur-des-services-economiques-et-financiers-dans-laffaire-du-fonds-covid-danciens-ministres-pdg-dg-daf-et-chefs-de-projet-dans-le-sillage-du-president-de-la-ccim-3001607.html</link>
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<pubDate>Sat, 03 Dec 2022 01:41:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Quand en 2003, le président Amadou Toumani Touré créait le Bureau du Vérificateur général (BVG), beaucoup de Maliens étaient sceptiques, voyant dans cette initiative une aventure sans lendemain, donc vouée à l'échec, et surtout budgétivore. Cette méfiance initiale des agents et services publics notamment s'expliquait par la méconnaissance de la structure en tant que telle, par la multitude d'organismes de contrôle existants et par les difficultés propres au démarrage d'une telle institution. Mais, à la pratique, cette structure, tirée de l'expérience canadienne, s'avère être l'outil le plus efficace de lutte contre la corruption, la délinquance financière et la mauvaise gestion entre les mains des pouvoirs publics maliens. Des centaines de milliards ont été dénoncés et dont certains montants recouvrés au profit du Trésor national. Le dernier gros coup en date vise la gestion du Fonds Covid-19 où des irrégularités de plus de 50 milliards de F CFA ont été constatées. Le président de la Chambre de commerce et d'industrie du Mali (CCIM), Youssouf Bathily, en fait les frais. Avec deux de ses collaborateurs, notamment le secrétaire général et le comptable, il séjourne en prison depuis le mercredi 23 novembre 2022. Le Végal Samba Alhamdou Baby et son équipe semblent sans pitié pour les délinquants financiers.

Le gouvernement du Mali a initié en 2003 un projet de loi visant à créer une autorité indépendante, c'est-à-dire un service qui n'est soumis à aucune autorité (politique, administrative ou judiciaire), pouvant servir d'outil efficace de lutte contre la corruption et la mauvaise gestion. Ce service devait renforcer également la confiance entre l'administration et le citoyen.

Il s'agissait d'un service nouveau dans le contexte malien, créé à l'identique de celui qui existe au Canada et qui venait renforcer le système de contrôle. Ainsi, le citoyen a accès à une <strong>"autorité indépendante"</strong> chargée de la vérification générale et dont les missions doivent contribuer à une meilleure gestion des ressources publiques.

L'idée de créer un Bureau du Vérificateur général au Mali répondait à un double souci : celui de lutter contre la corruption et la délinquance économique et financière (à travers la dénonciation des cas de fraude à la justice), d'une part, et, d'autre part, de participer à l'amélioration de la gestion des finances publiques (à travers la formulation de recommandations aux structures contrôlées et au gouvernement à l'occasion des missions de vérifications ou d'évaluation de politiques). Par ailleurs, face à l'absence d'une structure de contrôle externe hormis la Section des comptes de la Cour suprême, qui est par ailleurs une juridiction, il fallait nécessairement créer une institution de contrôle véritablement indépendante et performante, capable de faire face à la corruption et de contribuer à l'amélioration de la gestion des finances publiques.

Présentement, grâce à la qualité de ses rapports de vérification et au professionnalisme de ses agents, le BVG-Mali est en train de susciter une véritable prise de conscience au sein de la société malienne ainsi que des services publics vérifiés sur la nécessité absolue de revoir et d'améliorer les modes de gestion des ressources publiques.

Pourtant, au départ, son avènement a été accueilli avec scepticisme par les agents et services publics.

<strong>Youssouf Bathily en prison</strong>

Si Sidi Sosso Diarra (2004-2011) a posé les jalons du BVG et Amadou Ousmane Touré (2011-2018) en a poussé les pions de plusieurs échelons, la structure a connu sa véritable vitesse de croisière sous l'actuel Vérificateur général, en la personne de Samba Alhamdou Baby. Plusieurs dizaines de missions de vérification effectuées, avec des résultats forts appréciables depuis 2018. Des irrégularités évaluées à des milliards de nos francs ont été dénoncées, des dossiers transmis à la justice et des recommandations formulées à l'endroit des services contrôlés et des plus hautes autorités en vue d'une bonne gestion.

C'est dans ce cadre qu'aujourd'hui une affaire défraie la chronique : celle concernant le président de la CCIM, Youssouf Bathily, le secrétaire général, Cheick Oumar Camara, et le comptable, Lamine Sacko, tous placés sous mandat de dépôt depuis le mercredi 23 novembre 2022.

Ces trois responsables de la CCIM avaient d'abord passé la nuit du mardi précédent en garde à vue à la brigade du Pôle économique et financier, près le Tribunal de grande instance de la Commune III de Bamako. Ils sont poursuivis pour des faits d'atteinte aux biens publics en lien avec la gestion d'un Fonds d'environ <strong>10 milliards de F CFA</strong> dans le cadre de la lutte contre la Covid-19.

<strong>Comment en est-on arrivé là ?</strong>

L'affaire remonte à 2020, quand le Vérificateur général a initié la vérification financière de la gestion des ressources de l'Etat utilisées dans le cadre de la lutte contre la Covid-19 afin de s'assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de dépenses effectuées.

Les travaux de vérification du BVG ont porté sur l'examen des opérations de dépenses, de gestion des intrants et équipements et de répartition des céréales au cours de l'exercice 2020 des fonds Covid-19. L'équipe de vérification a relevé des constatations et recommandations relativement aux irrégularités administratives et financières.

Concernant les irrégularités financières constatées, elles dépassent 50 milliards de F CFA. Elles ont été dénoncées devant la Section des comptes de la Cour suprême et le procureur chargé du Pôle économique et financier près le Tribunal de grande instance de la Commune III du district de Bamako.

C'est ainsi que le président de la Chambre de commerce et d'industrie du Mali, Youssouf Bathily, s'est retrouvé dans le collimateur des magistrats enquêteurs au sujet de marchés d'acquisition de masques par la Chambre de commerce et d'industrie du Mali sans contrat, à hauteur de 9 462 500 000 F CFA ; marchés attribués à des entreprises ivoiriennes.

A cela s'ajoutent les droits d'enregistrement et redevance de régulation non exigés par la CCIM pour 378 087 500 F CFA. <strong>Au total : 9 840 587 500 F CFA.</strong>

Convoqué au Pôle économique et financier le mardi 22 novembre 2022, le président de la CCIM y passera la nuit avec deux de ses collaborateurs, à savoir le secrétaire général, Cheick Oumar Camara, et le comptable, Lamine Sacko. Le lendemain, ils seront tous transférés à la Maison centrale d'arrêt de Bamako où ils séjournent actuellement.

<strong>D'autres gros gibiers en route pour la geôle ?</strong>

L'affaire dite des 50 milliards de F CFA de la Covid-19 ne concerne pas seulement que le président de la CCIM. Sont également visés des présidents directeurs généraux, des directeurs généraux, des directeurs régionaux, des coordinateurs de projets, des régisseurs, des directeurs administratifs et financiers, des médecins-chefs et comptables et même des anciens ministres. Justement concernant ces derniers, il s'agit d'une dépense indue au profit d'un opérateur économique ordonnée par un ancien ministre de l'Economie et des Finances et son collègue de l'Industrie et du Commerce, pour le montant exact de 2 085 600 000 F CFA.

Pour le reste des délinquants financiers qui ont carotté l'Etat des 48 milliards restants tout porte à croire qu'ils sont dans l'attente de leur convocation au Pôle économique et financier, l'antichambre de la MCA de Bamako, bientôt délocalisée à Kéniéroba. Ils ont pour identités professionnelle : le coordinateur du projet Jigisemejiri ; 3 régisseurs de ministère et le Régisseur spécial d'avances de la Primature, le PDG de l'Opam, le directeur général de l'INSP.

Ensuite, les directeurs généraux des hôpitaux : du Point G, du Gabriel Touré et Hôpital du Mali, tous à Bamako ; de Kayes, Bocar Sall de Kati, de Sikasso, Nianankoro Fomba de Ségou et Sominé Dolo de Mopti.

Puis, les directeurs régionaux de la santé de Kayes, Ségou, Sikasso, Tombouctou, Kidal et Koulikoro. La liste se poursuit avec les médecins-chefs des CS-Réf des Communes I, II, III, IV, V et VI du district de Bamako et leurs comptables ; les médecins-chefs de CS-Réf et leurs comptables de Kayes, Kita, Koutiala, Ansongo, Bourem et Almoustarat ; les médecins-chefs des CS-Réf de Banamba, Fana, Kalabancoro, Kati, Kolokani, Niono, Sikasso, Bougouni et Anderamboukane.

Viennent enfin le directeur général du Centre de recherche et de lutte contre la drépanocytose, le régisseur de la direction régionale du budget de Sikasso, et des agents des impôts.Tout ce beau monde ne dort que d'un seul œil, chacun pouvant à tout moment se retrouver en prison, pour servir d'exemple. C'est ça aussi le Bureau du Vérificateur général. <strong>          </strong>

<strong>   El Hadj A.B. HAIDARA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Après la remise du rapport 2021 au président Assimi	 : Place à la synergie d’actions entre le BVG et les autorités judiciaires</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/apres-la-remise-du-rapport-2021-au-president-assimi-place-a-la-synergie-dactions-entre-le-bvg-et-les-autorites-judiciaires-3001703.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 03 Dec 2022 01:24:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Observatoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Bureau du Vérificateur Général (BVG) a rempli sa part du contrat en remettant son rapport 2021 aux plus hautes autorités. En réponse, ces dernières plaident pour une synergie d’actions entre le BVG et les autorités judiciaires. </strong>

Le rapport en question oscillait autour de 33 missions réparties entre vingt (20) vérifications financières et de conformité, quatre (4) vérifications de performance, huit (8) vérifications de suivi des recommandations et une (1) évaluation de politique publique. Ces vérifications ont concerné plusieurs domaines.

Le mardi 29 novembre 2022, le Président de la Transition, le Colonel Assimi GOÏTA, Chef de l’État, a reçu dans la salle des banquets de Koulouba, le rapport annuel 2021 du Bureau du Vérificateur Général. Étaient présents à cette cérémonie de remise le Premier ministre par intérim, le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, le ministre de la Refondation de l’Etat, le Président du CNT ainsi que des membres du Gouvernement de Transition.

Lors de la présentation du rapport annuel, le Vérificateur Général, Samba Alhamdou BABY, a indiqué que ce document, « est le fruit d’une analyse approfondie se fondant non seulement sur la cartographie des risques et l’importance des secteurs d’activités des entités, mais également sur les saisines reçues des citoyens, des organisations de la société civile et surtout du Gouvernement ».

Ces différentes vérifications et évaluation, qui offrent un tableau moins reluisant de la gestion des administrations publiques maliennes, ont concerné les domaines de la Santé, des Transports, de l’Éducation, de la Décentralisation, de l’Énergie et de l’Eau, des Mines, du Développement rural, des Technologies de l’Information et de la Communication.

<strong>Place à l’action judiciaire</strong>

Tout en remerciant le Président de la Transition, pour sa vision de la lutte contre la corruption, la délinquance économique et financière, le Vérificateur Général a remis au Chef de l’État une copie du Rapport annuel 2021 et s’engage à remplir convenablement ses missions.

Le Président GOÏTA s’est réjoui de recevoir ce rapport annuel. Un document qu’il exploitera à souhait « pour que des actions décisives puissent être entamées dans le cadre de la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière, particulièrement dans la gestion efficace des fonds et deniers publics ».

Le Colonel Assimi GOÏTA a rappelé que la lutte contre la corruption et la délinquance financière fait partie des priorités des autorités de la Transition. Car le peuple malien aspire « à plus de bonnes pratiques et de gestion efficiente au sein de nos structures et services publics », a-t-il indiqué.

Le Président de la Transition a saisi l’occasion pour encourager la synergie d’action entre le Bureau du Vérificateur Général et les autorités judiciaires. Une « collaboration fructueuse qui est en phase avec les initiatives du Gouvernement, notamment l’élaboration d’une stratégie nationale de lutte contre la corruption sous l’égide du Ministère de la Refondation de l’État », a-t-il précisé.

Avant de conclure, le Chef de l’État a félicité et encouragé le Vérificateur Général et toute son équipe pour leurs efforts dans la lutte contre la corruption, la délinquance financière et économique. Il les a rassurés « du soutien indéfectible des autorités de la Transition pour mener à bien cette mission d’assainissement de la gestion publique que l’État vous assigne ».

Cette cérémonie de remise du Rapport annuel 2021 a pris fin par une séance de photo de famille du Président de la Transition et les membres du Bureau du Vérificateur Général.

<strong>Oumar Sawadogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Commune urbaine de Tombouctou : Où sont passés les 319 100 625 F CFA ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/commune-urbaine-de-tombouctou-ou-sont-passes-les-319-100-625-f-cfa-3001704.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/commune-urbaine-de-tombouctou-ou-sont-passes-les-319-100-625-f-cfa-3001704.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 03 Dec 2022 01:22:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Observatoire</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Cette nouvelle vérification financière établie par le bureau du vérificateur général avait pour objet la gestion de la Commune Urbaine de Tombouctou au titre des exercices 2019, 2020 et 2021.  Le but était de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que la conformité des actes des organes délibérant et exécutif de la Commune. C’est à cet effet que les enquêtes ont mis à nu cette irrégularité qui s’élève à un montant de plus de 319 millions de FCFA.</strong>

Dans son rapport, le bureau du VGAL a précisé que ces travaux de vérification ont porté sur la mobilisation des recettes et leur reversement, l’exécution des dépenses, la gouvernance administrative, la gestion domaniale et foncière, l’état civil, la tenue de la comptabilité matières. A noter que la ville de Tombouctou qui compte huit (8) quartiers établis sur une superficie de 21 Km², a été érigée en commune de moyen exercice en 1958 puis en Commune de plein exercice en 1966. Elle compte une population de 106 249 habitants en 2021 et a bénéficié de l’appui du Projet de Déploiement des Ressources de l’Etat pour l’Amélioration des Services et la Riposte Locale à la COVID-19 (PDREAS).

<strong>Irrégularités administratives</strong>

Le rapport précise que M. Samba Alhamdou Baby, a recommandé au Représentant de l’Etat dans le Cercle de Tombouctou d’arrêter annuellement par décision les taux de prélèvement obligatoire conformément à la réglementation en vigueur. Ainsi, au Maire, le VG a recommandé de procéder à la restitution publique de sa gestion, de veiller à la fonctionnalité des commissions de travail de la Commune, de prendre des dispositions pour la nomination du Comptable-matières, de veiller à la tenue des documents de la Comptabilité-matières, de mettre en place un fichier-fournisseurs et un registre pour l’enregistrement des offres reçues, de produire les accusés de réception et d’informer les candidats dont les offres n’ont pas été retenues, de veiller à la constitution des cautions et à la prestation de serment des Régisseurs. Se faisant, il a demandé au Maire de Tombouctou de procéder à la régularisation du lotissement effectué sur les 10 hectares à Djingareiber qui relèvent du domaine privé immobilier de l’Etat, de veiller à la tenue et à la conservation des archives communales et à la perception des recettes de la Commune par le Régisseur, de veiller à ce que le Conseil Communal délibère chaque année avant la session budgétaire sur les taux des impôts, taxes, frais et redevances sur les célébrations de mariages, l’établissement des copies littérales et copies d’extraits d’actes de naissance et de jugements supplétifs. Par ailleurs, « Le Secrétaire Général doit, lui-aussi, tenir les documents administratifs obligatoires. Quant aux Régisseurs de recettes et d’avances, ils doivent constituer leur caution et prêter serment. En outre, le Régisseur de recettes doit procéder au reversement des recettes encaissées conformément aux dispositions réglementaires en vigueur. Enfin, l’archiviste doit procéder à l’archivage systématique et correct des documents administratifs, notamment domaniaux », indique la même source.

<strong>Irrégularités financières</strong>

Pour remédier à ces irrégularités le Vérificateur Général a procédé à la transmission et à la dénonciation de faits au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Procureur de la république près le Tribunal de grande instance de Mopti chargé du Pôle économique et financier relativement. De ce fait, le rapport met l’accent sur le non-reversement des recettes issues de la vente de vignettes pour un montant de 2 277 025 FCFA ; au non-reversement de taxes de délivrance de permis d’occuper pour un montant de 2 960 000 FCFA ; au non-recouvrement des frais de location des équipements marchands pour un montant de 26 399 500 FCFA. A ces faits s’ajoutent le non-recouvrement des taxes de stationnement de véhicules pour un montant de 1 940 000 FCFA ; le non-recouvrement des taxes d’exploitation de routes et d’embarcations au quai pour un montant de 3 960 000 FCFA ; le non-reversement des frais d’établissement de copies d’extraits d’actes de naissance pour un montant de 964 100 FCFA et le non-paiement des frais de cession et de rétrocession ou d’édilité de terrains à usage d’habitation pour un montant de 280 600 000 FCFA. A cet effet, il a été conclu que Le montant total des irrégularités financières s’élève à 319 100 625 FCFA.

<strong>Ahmadou Sékou Kanta</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le colonel Assimi Goïta à l&amp;apos;occasion de la remise  officielle du rapport 2021 du BVG &amp;quot;La lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière demeure une priorité nationale&amp;quot;.</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/le-colonel-assimi-goita-a-loccasion-de-la-remise-officielle-du-rapport-2021-du-bvg-la-lutte-contre-la-corruption-et-la-delinquance-economique-et-financiere-demeure-une-priorite-nationale-3001616.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/le-colonel-assimi-goita-a-loccasion-de-la-remise-officielle-du-rapport-2021-du-bvg-la-lutte-contre-la-corruption-et-la-delinquance-economique-et-financiere-demeure-une-priorite-nationale-3001616.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 03 Dec 2022 01:11:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>"Soyez rassurés du soutien indéfectible des autorités de la</strong><strong> Transition pour mener à bien cette mission d'assainissement </strong><strong>de la gestion publique que l'Etat vous assigne". </strong>

<strong><em>En recevant le Rapport 2021 du Bureau du Vérificateur Général (BVG) mardi 29 novembre 2022 au Palais de Koulouba, le Président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta a une fois de plus réaffirmé son soutien au Vérificateur Général Samba A. Baby dans le cadre de la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière, qui fait partie des priorités. " Je note avec satisfaction la diversité des interventions du Bureau du Vérificateur Général qui a su évoluer sur des vérifications financières et de conformité, des vérifications de performance, des vérifications de suivi de recommandations et l'évaluation de politiques publiques. Ces interventions ont couvert presque tous les secteurs stratégiques du développement de notre Pays ", a souligné le Colonel Assimi Goïta. Avant de préciser : "les autorités de la Transition ont préconisé les audits de certains secteurs clés afin de conférer à l'action publique de la réforme de l'Etat une plus grande pertinence. Il est d'ores et déjà heureux de constater que vous ayez pu nous offrir, à travers le présent rapport annuel 2021 une photographie d'irrégularités qui handicapaient sérieusement le fonctionnement des services publics concernés ". Voici le discours intégral du Président de la Transition lu lors de la remise officielle dudit rapport. </em></strong>

La cérémonie qui nous réunit marque la remise officielle du Rapport du Bureau du Vérificateur général au titre des activités de l'année 2021. Au regard de l'aspiration du peuple malien à plus de bonnes pratiques et de gestion efficiente au sein de nos structures et services publics, la présente cérémonie constitue un tournant décisif dans le vaste chantier de la lutte contre la corruption et autres pratiques connexes.

<strong>Monsieur le Vérificateur Général ;</strong>

Je voudrais vous féliciter chaleureusement pour le travail que vous ne cessez, à travers votre Bureau, d'accomplir en mettant en exergue les dysfonctionnements des structures et services publiques sur la base d'une cartographie qui offre une vue d'ensemble sur la question. Par la persévérance de vos équipes, de nombreuses missions de vérifications ont été courageusement conduites au cours l'année 2021 et suivies de recommandations pertinentes.

<strong>Mesdames, Messieurs ;</strong>

C'est avec un grand bonheur que nous saluons la présence parmi nous, de Monsieur l'Auditeur Général du Rwanda. Une présence qui témoigne sans nul doute d'une volonté affirmée de partenariat fécond entre nos deux pays qui partagent quasiment les mêmes défis.

<strong>Monsieur le Vérificateur Général,</strong>

La lutte contre la corruption et la délinquance financière fait partie des priorités des autorités de la Transition. En témoignent les sollicitations importantes adressées au Bureau du Vérificateur Général par les membres du Gouvernement.

Pour ma part, je n'ai de cesse rappelé que : <strong><em>"la soif de justice du peuple malien est bien compréhensible, car s'appuyant sur des faits évidents de corruption, de délinquance financière et d'impunité qui ne font que renforcer le malaise et le ressentiment des populations qui sont en réalité, les premières victimes de ce système destructeur".</em></strong> C'est pourquoi, les autorités de la Transition ont préconisé les audits de certains secteurs clés afin de conférer à l'action publique de la réforme de l'Etat une plus grande pertinence. Il est d'ores et déjà heureux de constater que vous ayez pu nous offrir, à travers le présent rapport annuel, 2021 une photographie d'irrégularités qui handicapaient sérieusement le fonctionnement des services publics concernés.

Vous comprendrez alors tout l'intérêt pour moi de recevoir ce rapport et de l'exploiter à souhait pour que des actions décisives puissent être entamées dans le cadre de la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière, particulièrement dans la gestion efficace des fonds et deniers publics.

Mon intérêt est d'autant plus grand que je reçois fréquemment les rapports individuels de vérification qui me permettent de suivre l'évolution des vérifications et d'apprécier leur cohérence avec la vision de la lutte contre la corruption engagée par les autorités de la Transition.  Je note avec satisfaction la diversité des interventions du Bureau du Vérificateur Général qui a su évoluer sur des vérifications financières et de conformité, des vérifications de performance, des vérifications de suivi de recommandations et l'évaluation de politiques publiques. Ces interventions ont couvert presque tous les secteurs stratégiques du développement de notre Pays.

<strong>Monsieur le Vérificateur Général,</strong>

L'autre volet important qui confère une lueur d'espoir c'est indéniablement la synergie que vous avez su créer avec les autorités judiciaires dans le cadre de la lutte contre la corruption. J'encourage vivement cette collaboration fructueuse qui est en phase avec les initiatives du Gouvernement, notamment l'élaboration d'une stratégie nationale de lutte contre la corruption sous l'égide du Ministère de la Refondation de l'Etat. Cette stratégie vise, entre autres, à doter notre Pays d'une vision dans la lutte contre la corruption et, en conséquence, de mécanismes efficaces et opérationnels d'intervention mettant l'usager au cœur de l'action publique.

C'est la raison pour laquelle, le Gouvernement accordera une attention particulière à la mise en œuvre des recommandations issues des rapports de vérification. Eu égard aux lenteurs éventuelles de mise en œuvre des recommandations, il importe également d'améliorer le contrôle interne des services publics en s'assurant que les différents acteurs de la gouvernance des structures assument leurs rôles et responsabilités, diligentent le suivi-évaluation de leurs activités et rendent comptes.

S'agissant des sanctions administratives et disciplinaires, il convient de noter que ce sont les irrégularités administratives qui font l'objet de vérification de suivi de mise en œuvre par le Bureau du Vérificateur Général et lesquelles doivent être sanctionnées par les autorités habilitées afin d'induire un comportement et des attitudes professionnels exemplaires au sein des services publics. Cette corrélation entre fautes et sanctions est un défi important de notre Administration publique. Elle constitue le volet sensible sur lequel nous devons travailler et envisager l'approche la plus adéquate pour déterminer l'évolution de notre Administration, surtout que ces sanctions administratives et disciplinaires ont une complémentarité indissociable avec le traitement judiciaire des dénonciations et transmissions aux autorités judiciaires.

<strong>Monsieur le Vérificateur Général,</strong>

Face au devenir de notre pays, nous ne devons aucunement envisager d'échec. Bien au contraire, car chacun doit faire l'effort d'intégrer ce cheminement salvateur et se conduire avec intégrité lorsqu'il est appelé à la gestion publique.  C'est donc vous dire à quel point, la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière demeure une priorité nationale.

Sur les chemins sinueux et pleins d'embûches de vos missions de vérification, soyez rassurés du soutien indéfectible des autorités de la Transition pour mener à bien cette mission d'assainissement de la gestion publique que l'Etat vous assigne.

Je voudrais terminer en vous réitérant mes félicitations et encouragements tout en saluant à nouveau, les diverses initiatives développées, notamment le partenariat fructueux entre le Bureau du Vérificateur Général et le Bureau de l'Auditeur Général du Rwanda, et remercier tous les partenaires qui vous accompagnent dans l'accomplissement de votre noble mission.

Ensemble, nous ferons le Mali Kura !

Qu'Allah bénisse le Mali et protège les Maliens !"]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rapport 2021 du Bureau du vérificateur général : Les assurances du Président de la transition</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/rapport-2021-du-bureau-du-verificateur-general-les-assurances-du-president-de-la-transition-3001387.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/rapport-2021-du-bureau-du-verificateur-general-les-assurances-du-president-de-la-transition-3001387.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 01 Dec 2022 12:11:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>‘’Le Gouvernement accordera une attention particulière à la mise en œuvre des recommandations’’, dixit le colonel Assimi Goïta</strong>

Le Président de la Transition, le Colonel Assimi Goita a reçu ce mardi, 29 novembre 2022 à Koulouba le Rapport du Bureau du vérificateur général, au titre des activités de l’année 2021. C’était en présence du Végal, Monsieur Samba Alhamdou Baby et les présidents des Institutions de la République.

Recevant le document, le Président de la transition a fait savoir que la lutte contre la corruption et la délinquance financière fait partie des priorités des autorités de la Transition.

Pour sa part, il ne cessera de rappeler que : « la soif de justice du peuple malien est bien compréhensible, car s’appuyant sur des faits évidents de corruption, de délinquance financière et d’impunité qui ne font que renforcer le malaise et le ressentiment des populations qui sont en réalité, les premières victimes de ce système destructeur ».

Selon le Président de la transition, l’autre volet important qui confère une lueur d’espoir, c’est indéniablement la synergie que vous avez su créer avec les autorités judiciaires dans le cadre de la lutte contre la corruption. ‘’J’encourage vivement cette collaboration fructueuse qui est en phase avec les initiatives du Gouvernement, notamment l’élaboration d’une stratégie nationale de lutte contre la corruption, sous l’égide du ministère de la Refondation de l’Etat. Cette stratégie vise, entre autres, à doter notre pays d’une vision dans la lutte contre la corruption et, en conséquence, de mécanismes efficaces et opérationnels d’intervention mettant l’usager au cœur de l’action publique. C’est la raison pour laquelle, le Gouvernement accordera une attention particulière à la mise en œuvre des recommandations issues des rapports de vérification’’, dixit le président.

Face au devenir de notre pays, nous ne devons aucunement envisager d’échec. Bien au contraire, car chacun doit faire l’effort d’intégrer ce cheminement salvateur et se conduire avec intégrité lorsqu’il est appelé à la gestion publique, signe et persiste Assimi Goïta.

C’est donc vous dire à quel point, la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière demeure une priorité nationale, a-t-il laissé entendre.

Pour sa part, Monsieur Samba Alhamdou Baby en remettant le dit rapport a rappelé que le Rapport annuel 2021, objet de la présente cérémonie, est le fruit d’une analyse approfondie, se fondant non seulement sur la cartographie des risques et l’importance des secteurs d’activités des entités, mais également sur les saisines reçues des citoyens, des organisations de la société civile et surtout du Gouvernement. Il s’articule autour de 33 missions qui ont concerné des services centraux, des organismes personnalisés, des Collectivités Territoriales, une politique publique ainsi que la gestion des fonds COVID-19. Ces missions se répartissent entre : vingt (20) vérifications financières et de conformité ; quatre (4) vérifications de performance ; huit (8) vérifications de suivi des recommandations ; une (1) évaluation de politique publique.

Elles ont couvert essentiellement les domaines de la santé, des transports, de l’éducation, de la décentralisation, de l’énergie et de l’eau, des mines, du développement rural, des technologies de l’information et de la communication.

<strong>Brehima DIALLO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Fonds de Garantie du Secteur Privé :  Plus de 6 milliards FCFA d’irrégularités financières décelées par le Vérificateur : le DG dans le collimateur de la justice</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/fonds-de-garantie-du-secteur-prive-plus-de-6-milliards-fcfa-dirregularites-financieres-decelees-par-le-verificateur-le-dg-dans-le-collimateur-de-la-justice-3001279.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 01 Dec 2022 01:28:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Directeur Général du Fonds de Garantie du Secteur Privé </strong><strong>(</strong><strong>FGSP-SA), Moustapha Adrien Saar,  n’a pas géré le fonds COVID-19, conformément, aux dispositions de la convention.  Du coup, il devrait répondre devant le Pôle économique d'une gouvernance qui frise le dol et la mauvaise gestion du denier public. </strong>

À en croire le rapport du Bureau du Vérificateur Général (BVG), sur un montant total de 20 milliards FCFA destiné au financement de la garantie des crédits bancaires en faveur des PME/PMI pour une durée de deux ans, le Dg Moustapha Adrien Saar, n’a traité que les dossiers de garantie de trois entreprises sur 2 000 prévues. Non plus, il n’a pas justifié  au passage des enquêteurs du BVG, l’utilisation du reliquat de 6,5 milliards FCFA (6 500 000 000F) n’ayant pas fait l’objet de Dépôt à terme (DAT) dans des banques commerciales pour conforter leur trésorerie comme l’exige ladite convention. Mais le DG du FSGP, M. Saar, dans une interview parue le mardi 26 Octobre 2021 dans le journal ‘’Info 24’’ clame, à qui veut l’entendre, que ces fonds n’ont jamais quitté les comptes du FSGP’’. Pourtant, il n’apporte pas de preuve à ce qu’il soutien mordicus.

<strong>Le contenu des clauses</strong>

L’Article 1er de l’Avenant N°1 portant sur les engagements des parties à la Convention de Financement N°06/2020 entre le Ministère de l’Économie et des Finances et le Fonds de Garantie pour le Secteur Privé (FGSP-SA) du 1er Octobre 2020, dans le cadre de la riposte à la crise liée à la COVID-19, est clair :

L’État du Mali s’engage à  mettre à la disposition du FGSP-SA, un montant de vingt milliards FCFA, pour garantir principalement les crédits bancaires en faveur des PME/PMI, de certaines grandes entreprises et des Systèmes Financiers Décentralisés.

Le FGSP-SA s’engage à accepter la gestion des fonds confiés sous forme de « <em>gestion pour le compte de tiers</em> » ; à faire une gestion transparente et professionnelle des fonds selon le manuel de procédure du FGSP-SA ; à fournir un rapport trimestriel d’utilisation détaillé des fonds accordés, (…).

Suivant l’Article 2 de la même convention portant sur la mise en place d’un suivi et d’évaluation « <em>dans le cadre du suivi du Programme d’Urgence Présidentiel, de la riposte à la crise liée au Covid-19, il est mis en place un comité qui aura à la charge de suivre mensuellement l’utilisation de la dotation, d’effectuer un reporting pour le département de l’Économie et des Finances, d’informer les partenaires financiers de l’impact sur la crise</em> ». Tout cela pour une durée initiale d’utilisation de deux (2) ans à compter de leur date de déblocage.

Cette dotation de l'État Malien pour le FGSP vient donc considérablement renforcer les capacités d’intervention de cette structure et devrait permettre de mobiliser jusqu’à 100 milliards de FCFA en faveur de plus de 2 000 entreprises pour plus de 12 000 emplois directs sauvegardés/créés. Pour le reste de l’année 2020, la priorité sera donnée aux mesures conjoncturelles d’urgence. Mais ce fût du leurre.

<strong>Les pourboires du dirlo </strong>

Pour s’assurer de la conformité des opérations sur le fonds COVID-19 mis à la disposition du FGSP pendant l’exercice 2020, l’équipe du vérificateur a examiné les relevés bancaires, les conventions, les contrats et correspondances. Du coup, il ressort que le Directeur du FGSP, Moustapha Adrien Saar, n’a pas respecté les exigences de reddition des comptes, contrairement aux engagements des parties. Plus grave, il n’a pas fourni les rapports trimestriels d’utilisations détaillées des fonds accordés et les reporting pour le département de l’Économie et des Finances.

Par ailleurs, entre le 17 Décembre 2020 et le 10 Mai 2021, le Dg  du FGSP a reçu de l’État, un montant total de 20 milliards FCFA destiné au financement de la garantie des crédits bancaires en faveur des PME/PMI pour une durée de deux ans au cours de laquelle, il n’a traité que les dossiers de garantie de trois entreprises sur les 2 000 prévues.

À en croire le rapport du vérificateur, il a accordé respectivement des garanties de 40 millions FCFA, 106 millions FCFA (106 106 250F) et 450 millions FCFA, soit un total de plus de 596  millions FCFA (596106 250F) sur une garantie de 100 milliards FCFA prévue. En bloc, le non-respect des dispositions de la convention ne permet pas une traçabilité dans la gestion des ressources mises à disposition.

En effet, le Dg Moustapha Adrien Saar, révèle le rapport du vérificateur, a signé des conventions de Dépôts à terme (DAT) à hauteur de 13,5 milliards FCFA (13 500 000 000F) avec les établissements financiers dont les revenus reviennent au FGSP. Au même moment, si l’on en croit le rapport d’enquête, l’utilisation du reliquat de 6,5 milliards FCFA (6 500 000 000F) n’est pas justifiée. Envolés !

La situation de ces DAT se présente ainsi qu’il suit : à la date du 30/12/2020, il y a 1 milliard FCFA à la BCS ; 1 milliard à la Banque Atlantique a partir du 18/01/2021 ; 500 millions auprès de CFREDITKASH à la date du 01/02/2021 ; 2 milliards à la BNDA à partir du 04/02/2021 ; 1 milliard à la BDM à la date du 09/02/2021 ; 500 millions à COFINA à partir du 13/04/2021 ; 500 millions à la BOA ; 4 milliards à la BMS à la date du 28/04/2021 ; 1 milliards à Kafo Jiginew à partir du 29/04/2021 et 2 milliards à la BNDA le 04/05/2021. Soit au total, la somme de 13,5 milliards FCFA (13 500 000 000F).

Décidément, de nombreuses anomalies affectent la gestion du Fonds de Garantie du Secteur Privé. Du coup, la mauvaise gestion des fonds est érigée en système. Et le mot d’ordre de cette « mangecratie » reste : « <em>bouffe et tais-toi, s’il en reste la nation pourra en bénéficier</em> ».

Selon le rapport d’enquête, en chiffre, le dirlo du FGSP, Moustapha Adrien Saar, n’arrive toujours pas à justifier l’utilisation du reliquat de 6,5 milliards de francs CFA non déposé dans les banques.

D’où une dénonciation de faits du Vérificateur général au niveau de la section des Comptes de la Cour Suprême et au Procureur en charge du Pôle Économique et Financier par rapport aux sous non déposés en banque par le DG du FGSP, M. Moustapha Adrien Saar.  Depuis, l’homme se trouve dans une situation inconfortable.

Les irrégularités financières décelées par le Vérificateur général dans la gestion du fonds covid-19 par le FGSP, doit servir de matière pour la justice malienne, qui depuis un certain temps est aux trousses des délinquants financiers.

Face à la gravité de ces entorses à l’orthodoxie financière, au niveau du FGSP, les commanditaires ou du moins, le Coordinateur Moustpha Adrien Saar et ses hommes à tout faire, ne doivent pas restés impunis. En tout cas, depuis l’arrestation, la semaine dernière, du Président de la CCIM et deux de ses collègues pour leur gestion du fonds covid-19, la panique s’est installée au sein du FGSP et les responsables ne dorment plus que d’un œil.

<strong> Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Commune Urbaine de Tombouctou	 :  Plus de 319 millions FCFA évaporés : le Maire et le Régisseur en taule position</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/commune-urbaine-de-tombouctou-plus-de-319-millions-fcfa-evapores-le-maire-et-le-regisseur-en-taule-position-3001274.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 01 Dec 2022 01:25:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La gestion domaniale et foncière ainsi que la mobilisation des recettes dans la Commune Urbaine de Tombouctou (CUT), pendant les exercices 2019, 2020 et 2021, n’ont pas été libre encore moins transparente. D’où des irrégularités financières de plus 319 millions FCFA (319 100 625 F) décelées dans la gestion de la municipalité par le Bureau du Vérificateur Général (BVG). Du coup, le Maire Aboubacrine Alhad Cissé et son Régisseur de recettes, Monsieur Houley Ag Agaly, risquent gros. Et même très gros. Accablant.</strong>

L’exécution budgétaire de la Commune Urbaine de Tombouctou, au titre des exercices 2019, 2020 et 2021; présente de nombreux dysfonctionnements qui se sont caractérisés par des manquements dans le dispositif de contrôle interne et dans la gestion financière. Par petite touche, le Maire Aboubacrine Cissé et son Régisseur de recettes Houley Ag Agaly ont  « <em>sucé</em> » les caisses, érigé le népotisme en mode de gestion. L’espoir tant suscité auprès des populations, a viré au cauchemar. Un flop magistral.

<strong>Des manquements dans le dispositif de contrôle interne  </strong>

Le Représentant de l’État dans le Cercle de Tombouctou, n’arrête pas annuellement par décision le taux de prélèvement obligatoire. Pendant ce temps, la Mairie ne procède pas à la restitution publique de sa gestion et ne veille pas au fonctionnement régulier des commissions de travail. Non plus, la Commune Urbaine de Tombouctou ne dispose pas de Comptable-matières et ne tient pas de comptabilité-matières. Et comme si cela ne suffisait pas, la municipalité de Tombouctou n’a pas de fichier-fournisseurs.  Cependant, la Maire ne respecte pas les procédures d’organisation d’appel à la concurrence.

<strong>Les combines et les combinards</strong>

<strong> </strong>

Le  Régisseur de recettes de la Mairie de Tombouctou, M. Houley Ag Agaly, ne reverse pas les recettes issues de la vente de vignettes. Pour s’assurer du respect de l’article 11 de la Loi n°2011-036 du 15 juillet 2011 relative aux ressources fiscales des Communes, des Cercles et des Régions, l’équipe de vérification a procédé à un état de rapprochement des Procès-verbaux de réception, de sortie de vignettes et de destruction du stock non vendu. Du coup, les enquêteurs ont constaté que le Régisseur Houley n’a pas reversé des recettes issues de la vente de vignettes en 2019 et 2020. Sur un montant total de plus de 4 millions FCFA  (4 050 000 F) de vignettes vendues, il a reversé dans le compte bancaire de la Commune pour le compte de la Trésorerie Régionale, le montant de 1 772 975 FCFA, soit un écart de 2 277 025 FCFA non reversé.

Au même moment, le Chef des services techniques chargé du domaine foncier de la CUT n’a pas reversé des taxes de délivrance de permis d’occuper.  En effet, la mission d’enquête a reconstitué des recettes collectées, au titre des taxes de délivrance et de transfert des permis d’occuper à partir des carnets à souches de permis d’occuper détenus par ledit Chef de service. Ensuite, elle a comparé les montants arrêtés à ceux enregistrés sur les Bordereaux de reversement à la banque pour le compte de la Commune Urbaine de Tombouctou.  Au total, les enquêteurs ont constaté que pendant la période sous revue, le Chef des services techniques chargé du domaine foncier a établi et transféré au total 1 493 permis d’occuper d’un montant de 7 530 000 FCFA de recettes. Toutefois, la synthèse des carnets à souches des recettes et des Bordereaux de reversement du Régisseur Houley à la banque fait ressortir un montant de recettes encaissées et versées de 4 570 000 FCFA, soit un écart non reversé de 2 960 000 FCFA.

Et comme si cela ne suffisait pas, le Maire Aboubacrine Alhad Cissé et le Régisseur de recettes Houley Ag Agaly n’ont pas recouvré des frais de location des équipements marchands. En effet, ils ont recouvré un montant de 37 166 500 FCFA sur un total dû de 63 566 000 FCFA, soit un reliquat non recouvré de 26 399 500 FCFA. Le Maire Aboubacrine n’a pris aucune disposition pour résilier les contrats et se mettre en possession de ses dus.

Plus grave encore, le Maire Aboubacrine et le Régisseur de recettes monsieur Houley Ag Aghaly n’ont pas recouvré des taxes de stationnement de véhicules pour  un montant total de 1,9 millions de nos francs  (1 940 000 FCFA). Là aussi, le Maire n’a pris aucune disposition pour résilier les contrats et se mettre en possession de ses dus. Non plus, les bénéficiaires des contrats n’ont pas procédé au paiement des frais de location des aires de stationnement de véhicules.

Par ailleurs, le Maire et le Régisseur n’ont pas recouvré des taxes d’exploitation des routes et d’embarcation au quai. Sur cette situation, l<em>es articles 6 et 7 des contrats de délégation sont clairs : « En cas de violation des termes du présent contrat ou de mauvaise gestion constatée, de retard de paiement des frais de location, le bailleur peut suspendre ou résilier le présent contrat ». </em>

Pour s’assurer du respect de ces dispositions et des clauses contractuelles, l’équipe de vérification a rapproché les montants des taxes indiqués dans les contrats à ceux versés par les trois prestataires à la Régie de recettes au cours de la période sous revue. L’équipe de vérification a constaté que le Régisseur de recettes, monsieur Houley, n’a pas recouvré des taxes de sorties des véhicules, d’embarcations et d’exploitation de la route nationale allant de la Mairie à l’Aéroport. De plus, face au retard accusé dans le paiement, le Maire Aboubacrine, n’a pris aucune disposition pour suspendre ou résilier les contrats afin de se mettre en possession de ses dus. Le montant total des taxes non recouvrées s’élève à 3 960 000 FCFA.

<strong>Deal entre le Maire et le Régisseur </strong>

Autres méthodes découvert par le vérificateur, le Régisseur de recettes, Houley Ag Agaly, n’a pas reversé des frais d’établissement des copies d’extrait d’actes de naissance. Sur 1 550 000 FCFA représentant les frais d’établissement de 15 500 copies d’extrait d’actes de naissance à raison de 100 FCFA par copie, le Régisseur Houley, n’a reversé au Receveur- Percepteur que 585 900 F CFA soit un écart non reversé de 964 100 FCFA. Ce n’est pas tout. Loin s’en faut.

Même, le Maire Aboubacrine a délivré des lettres d’attribution des terrains à usage d’habitation sans exiger le paiement des frais de cession et de rétrocession.

Pour s’assurer du respect des dispositions ci-dessus, l’équipe de vérification a examiné les bordereaux de versement, le registre des permis d’occuper et des lettres d’attribution au niveau des archives. De plus, l’équipe de vérification a procédé à l’examen des états de versement établis par le Régisseur de recettes et les comptes administratifs 2019, 2020 et 2021. Elle a enfin procédé à la reconstitution des lettres d’attribution et permis d’occuper délivrés sur la base du registre tenu par le Chef des Services techniques en charge du domaine foncier, des carnets à souches, des permis d’occuper et des lettres d’attribution archivés.

À l’issue des travaux, elle a constaté qu’au cours de la période sous revue, le Maire Aboubacrine a délivré 2 594 lettres d’attribution de terrains à usage d’habitation sans exiger le paiement des frais de cessions, de rétrocession ou d’édilité d’un montant total de 280 600 000 FCFA. Elle a, en outre, constaté que les états de versement établis par le Régisseur de recette et les comptes administratifs 2019, 2020 et 2021 ne font pas mention des frais de cession de rétrocession et/ou d’édilité. L’équipe de vérification a relevé que la Délibération de la session ordinaire du CC n°11/CUT/2020 du 26 juin 2020 fixant à 200 000 FCFA par lot les frais de cession des lots à usage d’habitation du site de la zone de recasement (10 hectares) de Djingareiber, a été prise pour régulariser les cessions effectuées en 2019 et celles à venir.

Autant d’irrégularités qui ont occasionné une perte sèche de 319 millions de francs CFA à la Commune Urbaine de Tombouctou et qui ont amené le Vérificateur général à transmettre une dénonciation de faits au Président de la section des Comptes de la Cour Suprême et au Procureur de la république près le tribunal de grande instance de Mopti chargé du Pôle économique et financier relativement, au non-reversement des recettes issues de la vente de vignettes pour un montant de 2 277 025 FCFA ; au non-reversement de taxes de délivrance de permis d’occuper pour un montant de 2 960 000 FCFA ; au non-recouvrement des frais de location des équipements marchands pour un montant de 26 399 500 FCFA ; au non-recouvrement des taxes de stationnement de véhicules pour un montant de 1 940 000 FCFA ; au non-recouvrement des taxes d’exploitation de routes et d’embarcations au quai pour un montant de 3 960 000 FCFA ; au non-reversement des frais d’établissement de copies d’extraits d’actes de naissance pour un montant de 964 100 FCFA et au non-paiement des frais de cession et de rétrocession ou d’édilité de terrains à usage d’habitation pour un montant de 280 600 000 FCFA.

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rapport 2021 du vérificateur général :   Un tableau peu reluisant de la gestion de nos services publics</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/rapport-2021-du-verificateur-general-un-tableau-peu-reluisant-de-la-gestion-de-nos-services-publics-3001235.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/rapport-2021-du-verificateur-general-un-tableau-peu-reluisant-de-la-gestion-de-nos-services-publics-3001235.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 30 Nov 2022 15:36:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le président de la Transition, Colonel Assimi Goïta, a reçu hier (mardi 29 novembre 2022) le rapport annuel 2021 du Bureau du vérificateur général (BVG). C’était dans  la salle des banquets de Koulouba en présence du Premier ministre par intérim, du président du Conseil national de la Transition (CNT) ainsi que des membres du gouvernement ainsi que de nombreuses autres personnalités de la République.</strong>

Dans sa présentation du rapport annuel, le Vérificateur général a rappelé qu’il est «<em>le fruit d’une analyse approfondie se fondant non seulement sur la cartographie des risques et l’importance des secteurs d’activités des entités, mais également sur les saisines reçues des citoyens, des organisations de la société civile et surtout du Gouvernement</em>».

Selon Samba Alhamdou Baby, le document s’articule autour de 33 missions qui se répartissent entre 20 vérifications financières et de conformité ; 4 vérifications de performance ; 8 vérifications de suivi des recommandations et une évaluation de politique publique.

[caption id="attachment_3001245" align="aligncenter" width="680"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/11/verificateurs.jpg"><img class="wp-image-3001245 size-full" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/11/verificateurs.jpg" alt="" width="680" height="414" /></a> La photo de famille après la remise par le Vérificateur Général, Samba Alhamdou Baby, du Rapport 2021 de son Bureau au Colonel Assimi Goïta le mardi 29 novembre 2022[/caption]

Ces différentes vérifications et évaluation, qui «<em>offrent un tableau moins luisant de la gestion</em>» des administrations publiques maliennes, ont concerné les domaines de la Santé, des Transports, de l’Éducation, de la Décentralisation, de l’Énergie et de l’Eau, des Mines, du Développement rural, des Technologies de l’Information et de la Communication. Tout en remerciant le président de la Transition, pour sa vision de la lutte contre la corruption, la délinquance économique et financière, le Vérificateur général lui a remis une copie du Rapport annuel 2021 et s’est engagé à «<em>remplir convenablement ses missions</em>».

Quant au président Goïta, il s’est réjoui de recevoir ce rapport annuel. Un document qu’il a promis d’exploiter à souhait pour que «<em>des actions décisives puissent être entamées dans le cadre de la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière, particulièrement dans la gestion efficace des fonds et deniers publics</em>».

«<em>La lutte contre la corruption et la délinquance financière fait partie des priorités des autorités de la Transition</em>», a rappelé Colonel Assimi Goïta. «<em>Le peuple malien aspire à plus de bonnes pratiques et de gestion efficiente au sein de nos structures et services publics</em>», a ajouté le Chef de l’Etat. Le président de la Transition a saisi l’occasion pour encourager «<em>la synergie d’action entre le Bureau du Vérificateur général et les autorités judiciaires</em>». Une «<em>collaboration fructueuse qui est en phase avec les initiatives du gouvernement, notamment l’élaboration d’une stratégie nationale de lutte contre la corruption sous l’égide du ministère de la Refondation de l’État</em>», a précisé le Colonel Goïta.

Avant de conclure, il a félicité et encouragé le Vérificateur général et toute son équipe pour «<em>leurs efforts dans la lutte contre la corruption, la délinquance financière et économique</em>» tout en les rassurant «<em>du soutien indéfectible des autorités de la Transition pour mener à bien cette mission d’assainissement de la gestion publique que l’État vous assigne</em>» !

<strong>Naby</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rapport 2021 du Vérificateur général : Le chef de l’État annonce une exploitation sans complaisance</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/rapport-2021-du-verificateur-general-le-chef-de-letat-annonce-une-exploitation-sans-complaisance-3001102.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 30 Nov 2022 09:50:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400"><strong>Le président de la Transition demeure sensible au cri de cœur  du peuple malien qui réclame des actions concrètes dans la lutte contre la corruption et la délinquance financière et économique. Ces maux qui ont gangrené le pays, renforcent le malaise et le ressentiment des populations, qui en sont les premières victimes. Cette réalité justifie l’engagement des autorités de la Transition de préconiser les audits de certains secteurs clés afin de conférer une plus grande pertinence à l’action publique de la réforme de l’État.</strong></p>
<p style="font-weight: 400" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible">Le colonel Assimi Goïta a rappelé cet engagement, hier dans la salle de banquets du Palais de Koulouba, lors de la réception du rapport 2021 du Vérificateur général. La cérémonie de remise du document a réuni des présidents des institutions de la République, ainsi que des membres du gouvernement. On notait également la présence de l’Auditeur général du Rwanda, Alexis Kamuhire, spécialement invité par le Vérificateur général, Samba Alhamdou Baby.<span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"> <br data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" /></span></p>
<p style="font-weight: 400" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible">Selon le président Assimi Goïta, la lutte contre la corruption et la délinquance financière fait partie des priorités des autorités de la Transition. En témoignent les sollicitations importantes adressées au Bureau du Vérificateur général par les membres du gouvernement. Il s’est réjoui de constater que le Vérificateur général a pu offrir, à travers le présent rapport annuel, une photographie d’irrégularités qui handicapaient sérieusement le fonctionnement des services publics concernés.<span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"> <br data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" /></span></p>
<p style="font-weight: 400" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible">Le président de la Transition reçoit fréquemment des rapports individuels de vérification lui permettant de suivre l’évolution des vérifications. Il a évoqué son intérêt pour ces rapports, avant de souligner<span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible">  </span>leur cohérence avec la vision de la lutte contre la corruption engagée. «Je note avec satisfaction la diversité des interventions du Bureau du Vérificateur général qui a su évoluer sur des vérifications financières et de conformité, des vérifications de performance, des vérifications de suivi de recommandations et l’évaluation de politiques publiques», a apprécié le chef de l’État.</p>
<p style="font-weight: 400" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><b><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible">SANCTIONNER LES FAUTES- </strong></b>L’autre volet important qui confère une lueur d’espoir est indéniablement la synergie que le Bureau a su créer avec les autorités judiciaires dans le cadre de la lutte contre la corruption. Le colonel Assimi Goïta a encouragé vivement cette collaboration fructueuse qui est en phase avec les initiatives de l’exécutif, dont l’élaboration d’une Stratégie nationale de lutte contre la corruption. Cette stratégie vise, entre autres, à doter notre pays d’une vision dans la lutte contre la corruption et, en conséquence, de mécanismes efficaces et opérationnels d’intervention mettant l’usager au cœur de l’action publique.</p>
<p style="font-weight: 400">C’est la raison pour laquelle, a-t-il signalé, le gouvernement accordera une attention particulière à la mise en œuvre des recommandations issues des rapports de vérification. «Eu égard aux lenteurs éventuelles de mise en œuvre des recommandations, il importe également d’améliorer le contrôle interne des services publics en s’assurant que les différents acteurs de la gouvernance des structures assument leurs rôles et responsabilités, diligentent le suivi-évaluation de leurs activités et rendent comptes», a instruit le chef de l’État.</p>
<p style="font-weight: 400" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible">Par ailleurs, le président de la Transition a soutenu que les fautes administratives et disciplinaires doivent être sanctionnées par les autorités habilitées afin d’induire des attitudes professionnelles exemplaires au sein des services publics. «Cette corrélation entre fautes et sanctions est un défi important de notre administration publique», a relevé le colonel Assimi Goïta. Pour lui, les sanctions administratives et disciplinaires ont une complémentarité indissociable avec le traitement judiciaire des dénonciations et transmissions aux autorités judiciaires. «Face au devenir de notre pays, nous ne devons aucunement envisager d’échec. Bien au contraire, car chacun doit faire l’effort d’intégrer ce cheminement salvateur et se conduire avec intégrité lorsqu’il est appelé à la gestion publique», a-t-il exhorté.</p>
<p style="font-weight: 400"><b><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible">33 MISSIONS DE VÉRIFICATION- </strong></b>Sans révéler les montants perdus du fait des manquements aux règles, le Vérificateur général a expliqué que le rapport s’articule autour de 33 missions ayant concerné des services centraux, des organismes personnalisés, des collectivités territoriales, une politique publique ainsi que la gestion des fonds Covid-19. Ces missions sont ainsi répartis : 20 vérifications financières et de conformité, 4 de performance, 8 de suivi des recommandations, et une évaluation de politique publique. Selon Samba Alhamdou Baby, elles ont couvert essentiellement les domaines de la santé, des transports, de l’éducation, de la décentralisation, de l’énergie et de l’eau, des mines, du développement rural, des technologies de l’information et de la communication.</p>
<p style="font-weight: 400" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible">En effet, a-t-il détaillé, les vérifications financières et de conformité ont mis en relief des faiblesses concernant la gestion administrative et financière dans les administrations publiques et les collectivités. Elles ont décelé, d’une part, des irrégularités administratives relevant des dysfonctionnements du contrôle interne et, d’autre part, des irrégularités financières. Les irrégularités administratives feront l’objet de vérifications de suivi des recommandations par le Bureau. Quant à celles financières, elles ont fait l’objet de transmission et de dénonciation aux autorités judiciaires. Et la direction générale du contentieux de l’état a été tenue en ampliation pour la défense des intérêts de l’état.</p>
<p style="font-weight: 400" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><b><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible">22 DOSSIERS AUX PROCUREURS-</strong></b> Le Vérificateur général informera qu’en 2021 sa structure a transmis 18 dossiers au président de la section des comptes de la Cour suprême. Elle a dénoncé 22 dossiers aux procureurs de la République près les tribunaux de grande instance de la Commune III du District de Bamako, de Kayes et de<span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible">  </span>Mopti, chargés des pôles économiques et financiers.<span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible">  </span>Selon lui, la section des comptes de la Cour suprême a communiqué par écrit que 4 dossiers ont été déférés à son parquet général, et les 14 autres ont fait l’objet d’examen par les chambres compétentes.</p>
<p style="font-weight: 400" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible">Le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de la Commune III du District de Bamako, chargé du pôle économique et financier, a aussi rendu compte des suites judiciaires accordées aux 16 dénonciations reçues au titre de l’année 2021. Idem pour le Pôle économique et financier de Kayes qui a 5 dossiers pendant à son niveau, et pour celui de Mopti où il y a un seul dossier.</p>
<p style="font-weight: 400">Faut-il noter que ces vérifications et évaluations de l’année 2021 sont largement inspirées des saisines. De 50 en 2020, les saisines reçues par le Bureau sont passées à 64 en 2021.</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification financière de la gestion de la commune urbaine de Tombouctou :    Des irrégularités financières de plus de 319 millions de FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-de-la-gestion-de-la-commune-urbaine-de-tombouctou-des-irregularites-financieres-de-plus-de-319-millions-de-fcfa-3000888.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 28 Nov 2022 12:51:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Arc en Ciel</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>319 100 625 F CFA : c’est le montant que la vérification financière du Bureau du Vérificateur général a décelé dans la gestion de la Commune urbaine de Tombouctou au titre des exercices 2029, 2020 et 2021.</em></strong>

<strong> </strong>La présente vérification financière du Bureau du Vérificateur général (BVG) a pour objet la gestion de la Commune Urbaine de Tombouctou au titre des exercices 2019, 2020 et 2021 avec pour objectif, de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que la conformité des actes des organes délibérant et exécutif de la Commune.

Le montant total des irrégularités financières, écrit le rapport s’élève à 319 100 625 F CFA. Le Vérificateur général a procédé à la transmission et à la dénonciation de faits au Président de la Section des comptes de la Cour suprême et au Procureur de la république près le Tribunal de grande instance de Mopti chargé du Pôle économique et financier relativement :  au non-reversement des recettes issues de la vente de vignettes pour un montant de 2 277 025 FCFA ; au non-reversement de taxes de délivrance de permis d’occuper pour un montant de 2 960 000 FCFA ; au non-recouvrement des frais de location des équipements marchands pour un montant de 26 399 500 FCFA ; au non-recouvrement des taxes de stationnement de véhicules pour un montant de 1 940 000 F CFA ; au non-recouvrement des taxes d’exploitation de routes et d’embarcations au quai pour un montant de 3 960 000 F CFA ; au non-reversement des frais d’établissement de copies d’extraits d’actes de naissance pour un montant de 964 100 F CFA ; au non-paiement des frais de cession et de rétrocession ou d’édilité de terrains à usage d’habitation pour un montant de 280 600 000 F CFA.

Il faut noté que les travaux de vérification ont porté sur la mobilisation des recettes et leur reversement, l’exécution des dépenses, la gouvernance administrative, la gestion domaniale et foncière, l’état civil, la tenue de la comptabilité matières.

La ville de Tombouctou a bénéficié de l’appui du Projet de déploiement des ressources de l’Etat pour l’amélioration des services et la riposte locale à la COVID-19 (PDREAS).

<strong>Recommandations</strong>

<strong> </strong>Pour remédier aux irrégularités administratives, le Vérificateur général, a recommandé au représentant de l’Etat dans le cercle de Tombouctou d’arrêter annuellement par décision les taux de prélèvement obligatoire conformément à la réglementation en vigueur.

Au Maire, le VG, selon le rapport a recommandé de procéder à la restitution publique de sa gestion, de veiller à la fonctionnalité des commissions de travail de la Commune, de prendre des dispositions pour la nomination du Comptable-matières, de veiller à la tenue des documents de la comptabilité-matières, de mettre en place un fichier-fournisseurs et un registre pour l’enregistrement des offres reçues, de produire les accusés de réception et d’informer les candidats dont les offres n’ont pas été retenues, de veiller à la constitution des cautions et à la prestation de serment des régisseurs. Il a, en outre, demandé au Maire de Tombouctou de procéder à la régularisation du lotissement effectué sur les 10 hectares à Djingareiber qui relèvent du domaine privé immobilier de l’Etat, de veiller à la tenue et à la conservation des archives communales et à la perception des recettes de la Commune par le régisseur, de veiller à ce que le Conseil communal délibère chaque année avant la session budgétaire sur les taux des impôts, taxes, frais et redevances sur les célébrations de mariages, l’établissement des copies littérales et copies d’extraits d’actes de naissance et de jugements supplétifs. Le secrétaire général doit, lui-aussi, tenir les documents administratifs obligatoires. Quant aux Régisseurs de recettes et d’avances, ils doivent constituer leur caution et prêter serment. En outre, le Régisseur de recettes doit procéder au reversement des recettes encaissées conformément aux dispositions réglementaires en vigueur. Enfin, l’archiviste doit procéder à l’archivage systématique et correct des documents administratifs, notamment domaniaux.

<strong>Yaye A. Cissé </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion du cadastre minier par la DNGM : Un gap de plus de 2 milliards FCFA : le Directeur et sa bande sur des braises</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-du-cadastre-minier-par-la-dngm-un-gap-de-plus-de-2-milliards-fcfa-le-directeur-et-sa-bande-sur-des-braises-3000593.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 26 Nov 2022 11:55:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le contrôle financier effectué à la Direction Nationale de la Géologie et des Mines (DNGM) par le Bureau du Vérificateur Général (BVG) est édifiant : la gestion du cadastre minier par le Directeur national de la géologie et des mines, a laissé un gap financier de 2,826 milliards FCFA (2 826 712 238 F) au titre des exercices 2018, 2019, 2020 et 2021 (31 août). </strong>

La Direction Nationale de la Géologie et des Mines n’a pas fait l’objet d’un appel d’offres en vue de sa privatisation. Du moins, pas à notre connaissance. Mais tout porte à croire qu’elle est victime, depuis un certain temps, d’une Offre Publique d’Achat (OPA) qui ne dit pas son nom : elle est au service exclusif du Directeur, Cheick Fanta Mady Keita et de ses parrains: gestion clanique des ressources humaine et financière ; achat de conscience et de silence ; magouille et affairisme à ciel ouvert… Tout y passe sans que cela n’offusque personne. Du coup, il y a des irrégularités financières de plus de 2 milliards de francs CFA dans la caisse. Décidemment, la DNGM porte les germes de sa propre destruction.

<strong>Des irrégularités à la pelle  </strong>

Face à la gabegie ambiante à la DNGM et à l’affairisme du clan qui la dirige, doit-on s’emmurer dans un silence pour éviter les foudres de sa colère ? Heureux, ceux qui se posent, encore, ces questions. Car, il y a longtemps que  l’oligarchie de la DNGM a anesthésiée les convictions. Avec espèces qui sonnent en trébuchant. Et partout, le même constat, l’amer constat : motus et bouche cousus. Personne pour dénoncer ces magouilles et affairismes à la pelle. On reste de marbre, face à la gestion clanique du cadastre minier par la DNGM, face à cette gabegie ambiante qui hypothèque l’avenir des maliens.

Partout, le même silence assourdissant. Parce que le tout-puissant patron de la DNGM, Cheick Fanta Mady Keita, verse des liasses dans leur escarcelle. Donc, il faut applaudir ses faiblesses, tolérer ses fantasmes.

Le secteur minier occupe une place importante dans l’économie malienne. Il est caractérisé par l’abondance et la variété des ressources. On distingue à cet effet l’or comme principal minerai exploité. Le Mali possède également une importante quantité de réserves minières comme le diamant, la bauxite, le fer, l’uranium et d’autres substances.

Le secteur minier est vital pour l’économie malienne dans la mesure où il représente plus d’un million d’emplois, 7% du PIB, un quart du budget de l’État et les trois quarts des exportations. Du coup, la délivrance des titres miniers engendre des recettes pour l’État, constituant des ressources financières générées par la gestion du cadastre minier par la DNGM.

Durant la période sous revue, 809 titres miniers ont été délivrés par l’Administration des mines. Le montant total des recettes encaissées par la DNGM, en contrepartie de la délivrance des titres miniers ainsi que diverses pénalités, pour la période sous revue, s’élève au total à 6,545 milliards de nos francs (6 545 397 779 FCFA). D’où le lieu pour le Vérificateur Général de voir clair dans la gestion du cadastre minier par la Direction Nationale de la Géologie et des Mines, pendant les exercices 2018, 2019, 2020 et 2021 (31 août).

L’objectif de l’enquête financière du Vérificateur à la DNGM était de s’assurer de la régularité, de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses, du respect des conditions d’attribution des titres miniers, et de la mise en œuvre des conventions d’établissement y afférentes.  Les travaux de vérification ont porté sur les conditions d’attribution des titres miniers destinés à l’exploration et à la recherche, à la mise en œuvre des conventions d’établissement y afférentes et les opérations de recettes et de dépenses effectuées par la DNGM et la DFM du Ministère des Mines de l’Énergie et de l’Eau dans le cadre de la gestion du Cadastre minier.

<strong>Le Ministre chargé des Mines et ses hommes entre magouille et embrouille </strong>

À en croire le rapport de vérification, le ministre en charge des Mines ne s’est pas assuré de l’implication des communautés locales dans des travaux de recherche minière.

Pour s’assurer du respect des dispositions du code minier, l’équipe de vérification a procédé à une revue documentaire des permis de recherche attribués et des conventions d’établissement signées durant la période sous revue. Elle a effectué des visites de site en présence d’un représentant de la DNGM, d’un représentant des Communes des localités visitées et d’un ou des représentants des sociétés concernées. Aussi, les enquêteurs ont eu des rencontres avec les Chefs de village et les Conseillers desdites localités et se sont entretenus avec les représentants des différentes sociétés concernées. Mieux, l’équipe de vérification a constaté que les populations des zones concernées n’ont pas été préalablement consultées avant la délivrance des permis de recherche alors que les sites sur lesquels portent lesdits permis sont des champs, des lieux de cultes, etc. Et coup de théâtre, il ressort que la notice d’impacts environnemental et social pour les travaux de recherche n’existe pas dans le lot de documents examinés. En effet, le titulaire du permis de recherche délivré par Arrêté n°2021/1950/ MMEE-SG du 30 avril 2021 portant attribution d’un permis de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2 à Narena-Nord dans le Cercle de Kangaba, n’a pas pu effectuer les travaux programmés dans la convention d’établissement, à cause du refus total de la population du village de KENIEMA.

L’équipe de vérification a constaté l’occupation et l’exploitation illégales par des orpailleurs nationaux et d’autres nationalités au détriment des titulaires légaux des sites des permis. Le défaut d’implication et d’information des populations locales entraîne des oppositions préjudiciables à la réalisation des projets miniers et favorise l’occupation et l’exploitation illégales des sites miniers.

Le Ministre en charge des Finances et le Ministre chargé des Mines n’ont pas pris l’Arrêté interministériel fixant le taux et la clé de répartition des produits issus des pénalités.

Pour s’assurer de la régularité des modalités de répartition des ressources destinées à alimenter le Fonds de financement de la recherche, de la formation et de la promotion des activités minières, l’équipe de vérification a examiné les textes qui régissent les modalités de fonctionnement et de gestion dudit Fonds et s’est entretenue avec le Directeur National de la Géologie et des Mines, Cheick Fanta Mady Keïta.

Du coup, elle a constaté l’inexistence de l’Arrêté interministériel fixant le taux et la clé de répartition des produits issus des pénalités revenant aux agents à titre d’intéressement ou de prime de découverte, comme prévu par le Décret n°2012-717/PM-RM du 20 décembre 2012 fixant les modalités de fonctionnement et de gestion du Fonds. De plus, l’équipe a remarqué que le Décret n°2020-0177/PT-RM du 12 novembre 2020 fixant les conditions et les modalités d’application du Code Minier en République du Mali n’a pas prévu de disposition spécifique relative aux modalités d’alimentation du Fonds. L’absence de ces textes d’application ne permet pas une meilleure répartition des ressources issues de la gestion du Fonds minier. Et ce n’est pas tout. Loin s’en faut.

Même le Ministre en charge des Mines a irrégulièrement, ouvert un compte bancaire. Ce qui est une violation flagrante de l’article 18 du Décret n°2018-0009/P-RM du 10 janvier 2018 portant Règlement général sur la comptabilité publique qui  dispose : « <em>Sous l’autorité du ministre chargé des Finances, les comptables directs du Trésor, principaux secondaires, exécutent toutes les opérations budgétaires, financières et de trésorerie […] des comptes spéciaux du Trésor</em> ».

Ainsi, pour s’assurer de la régularité du fonctionnement et de la gestion du Fonds de financement de la recherche, l’équipe de vérification a requis par courriers à la DFM du Ministère chargé des Mines, la demande d’ouverture du Compte bancaire du Fonds de recherche. Elle s’est enfin entretenue avec le Directeur National de la Géologie et des Mines, le Président du comité de pilotage du fonds de financement de la recherche et le Directeur des Finances et du Matériel.

Dans la foulée, la mission de vérification a constaté que le ministre en charge des Mines a ouvert le compte bancaire n°25100010802-17 dans les livres de la BIM-SA en lieu et place du compte d’affectation spéciale du Trésor pour la gestion du fonds de financement de la recherche, de la formation et de la promotion des activités minières. Ledit compte est sous la co-signature du Directeur des Finances et du Matériel du Ministère chargé des Mines et du Directeur National de la Géologie et des Mines, alors que le comptable assignataire désigné par le Décret 2012-717/PM-RM du 20 décembre 2012 susvisé pour ce Fonds, est le Payeur Général du Trésor.

Ainsi, les recettes collectées lors de la signature des conventions, du transfert des titres miniers, et les pénalités payées par les sociétés minières, destinées à alimenter le Fonds de financement de la recherche, de la formation et de la promotion des activités minières sont versées sur ce compte bancaire géré par la DFM du Ministère chargé des Mines. L’ouverture irrégulière d’un compte bancaire favorise la réalisation des dépenses inéligibles sur le fonds de financement de la recherche, de la formation et de la promotion des activités minières.

Plus grave encore, le Directeur National de la Géologie et des Mines et le Directeur des Finances et du Matériel du Ministère des Mines, de l’Énergie et de l’Eau (MMEE) ont utilisé le compte bancaire irrégulier.

Pour s’assurer de la régularité du fonctionnement et de la gestion du fonds de financement, l’équipe de vérification a examiné le décret fixant les modalités de fonctionnement et de gestion du Fonds, les situations du compte d’affectation du Fonds par le Payeur Général du Trésor ainsi que les relevés bancaires relatifs au compte bancaire ouvert au nom dudit Fonds. Elle s’est aussi entretenue avec le Directeur National de la Géologie et des Mines, le Directeur des Finances et du Matériel et le 2ème Fondé de Pouvoirs de la Paierie Générale du Trésor (PGT).

Il ressort de l’enquête que le Directeur National de la Géologie et des Mines et le Directeur des Finances et du Matériel du MMEE ont, irrégulièrement, exécuté des dépenses sur le fonds de financement de la recherche. En lieu et place du Payeur Général du Trésor, le Directeur National de la Géologie et des Mines et le Directeur des Finances et du Matériel du département, ont payé des dépenses pour un montant total de 1,400 milliards de nos francs (1 400 559 369 FCFA) sur le compte bancaire du fonds de financement de la recherche. L’utilisation du compte bancaire irrégulier favorise la réalisation de dépenses inéligibles. Autres injonctions relevées par le Vérificateur général dans la gestion du cadastre minier, la DNGM délivre, irrégulièrement, des titres miniers à des sociétés et elle ne dispose pas de manuel de procédures administratives, financières et comptables. Et lorsque la DNGM n’exige pas la production de rapports de fin d’activités et des résultats obtenus des détenteurs d’autorisation d’exploration, le dirlo Cheick Fanta Mady Keïta, prend des notes de service irrégulières.

Enfin, la DNGM a liquidé, irrégulièrement, les droits et les taxes sur la plus ou moins-value de cession des titres miniers et n’a pas assuré une surveillance régulière des activités de recherche.  En effet, des sociétés titulaires de permis de recherche procèdent illégalement à des travaux d’exploitation d’or sans que la DNGM ne prenne des dispositions pour mettre fin à ces activités d’exploitation illégale.

Entre pourboire et ‘’pour manger’’

Décidemment, le patron de la DNGM, Cheick Fanta Mady Keïta et sa bande sont mal barrés. Le gouffre financier creusé au niveau de cette structure dépasse l’entendement.

En clair, la DNGM dans son histoire n’a jamais connu une telle hémorragie financière. Pire, elle n’a jamais été confiée à une personnalité, aussi controversée que Cheick Fanta Mady Keïta : de 2018 à 2021, les caisses ont coulé. Comme le fleuve Niger dans son lit. Les irrégularités financières n’ont pas été comptabilisées en centaines de millions. Mais en milliards de nos francs. En chiffre, il y a un gap de plus de 2 milliards de nos francs (2 826 712 238 FCFA).

La DNGM n’a pas seulement perdu de sa superbe. Elle a été vidée de son âme, vendu au diable. Et jusqu’aujourd’hui, son dirlo n’affiche qu’une image de ruine et de désolation. Et pour cause : jamais, les gaffes au sein de ce service n’ont atteint un tel degré.

Pour la gestion des affaires, le Directeur National de la Géologie et des Mines, Cheick Fanta Mady Keïta, n’a pas exigé des sociétés minières le paiement compensatoire des déficits d’investissement. Il ressort des enquêtes financières que des sociétés titulaires de titres miniers n’ont pas payées à l’État malien, le déficit compensatoire d’investissement. En effet, l’équipe de vérification a constaté que les investissements réalisés par 32 sociétés ont été en deçà des minimas des programmes annuels d’investissement prévus dans les conventions d’établissement. De plus, lesdites sociétés n’ont pas versé à l’État le déficit compensatoire. Le montant total des déficits non compensés pendant la période sous revue s’élève à 2,826 milliards de nos francs (2 826 712 238 FCFA).

Pendant ce temps, des titulaires de permis de recherche procèdent, illégalement, à l’exploitation de l’or. Et suite à des visites de sites, l’équipe de vérification a constaté que le titulaire du permis de recherche de l’or à Bérila dans le Cercle de Bougouni, attribué par Arrêté n°2017-1565/MM-SG du 30 mai 2017 (renouvelé suivant Arrêté n°2020-3315/MMEE-SG du 31 décembre 2020), dispose de matériels et équipements d’exploitation sur ses deux sites de Bérila. Il s’agit de : deux (2) stations de concassage dont une sur chaque site ; un (1) concasseur primaire ; un (1) compresseur d’air ;  quatre (4) pelles chargeurs (KOMAT-SU PC 200) ; douze (12) véhicules de transport de minerais dont 6 fonctionnels ; quatre (4) bulldozers ; un (1) concentrateur d’or ; une (1) carrière de 2500 m2 environ ; une (1) carrière d’environ 3000 m2.

Lesdits équipements sont opérationnels sur les deux sites de la société. Ainsi, l’équipe de vérification a fait dresser un Procès-verbal de constat par les soins d’un Huissier-Commissaire de Justice. À titre de mesure conservatoire, l’équipe de vérification a sollicité et obtenu du Président du Tribunal d’Instance de Bougouni l’Ordonnance grâcieuse n°133 du 27 mai 2022 aux fins d’apposition de scellés sur les sites. Cette ordonnance a été exécutée par le même Huissier-Commissaire de justice.

Par ailleurs, par Lettres n°conf. 0308/2022/BVG et n°conf. 0307/2022/ BVG toutes du 2 juin 2022, le Vérificateur Général a informé respectivement le Président de la Transition et le Premier ministre de l’exploitation illégale de l’or sur le site de Bérila par la société GOLD PARTNERS SARL sur la base d’un permis de recherche.

Le Vérificateur a proposé au Premier ministre de bien vouloir envisager les mesures suivantes : saisir la Direction Générale du Contentieux de l’État, à l’effet de suivre et de défendre les intérêts de l’État au niveau du Tribunal d’Instance de Bougouni ; demander au Ministre en charge des Mines d’inviter ses services techniques à procéder à l’évaluation des préjudices causés à l’État par l’exploitation illégale et illicite d’or et produits dérivés par la société GOLD PARTNERS SARL .

Également, le Vérificateur Général a informé le Directeur Général du Contentieux de l’État par Lettre n°conf. 0324/2022/BVG du 13 juin 2022, des mêmes irrégularités susmentionnées pour la défense des intérêts de l’État. Les montants des préjudices causés à l’État par l’exploitation illégale et illicite d’or et produits dérivés par la société GOLD PARTNERS SARL qui seront évalués par les services techniques du Ministère en charge des Mines, pourraient faire l’objet de réclamation par voie contentieuse par les services habilités de l’État.

De même, la société BASHKAD GOLD SARL, titulaire du permis de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2 à Koulaka dans le Cercle de Kangaba, objet de l’Arrêté n°2018-3558/MMP-SG du 1er octobre 2018 procède aux mêmes exploitations illégales sur son site.

En effet, lors de sa visite d’effectivité l’équipe de vérification a constaté la présenc d’une (1) laverie d’une capacité de charge d’environ 10 m3 ; d’un (1) mini-concasseur ; d’un (1) excavateur en activité et d’un (1) camion benne en activité de transport de minerais. Aucune correspondance n’a été adressée à l’administration minière par la société titulaire dudit permis de recherche pour signaler la présence de ces équipements censés intervenir uniquement à la phase d’exploitation. D’où le lieu pour le Vérificateur de saisir la Section des Comptes de la Cour Suprême et le Pôle Économique et Financier de Bamako par rapport au non-recouvrement de déficit compensatoire pour un montant total de 2 826 712 238 FCFA et à l’exploitation illégale de l’or par des sociétés. Depuis, le dirlo de la DNGM et sa bande ne dorment plus que d’un œil. Mauvais présage !

<strong>Jean Pierre James            </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cadastre minier : Où sont partis 3 milliards de F CFA ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/cadastre-minier-ou-sont-partis-3-milliards-de-f-cfa-2999639.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 19 Nov 2022 01:55:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans son exercice de vérification financière à la direction nationale de la Géologie et des Mines (DNGM), le Bureau du Vérificateur général a découvert des irrégularités de 2 826 712 238 F CFA. Cette somme est déclarée manquante dans le cadastre minier.</em></strong>

&nbsp;

Le montant des irrégularités financières constatées à la direction nationale de la Géologie et des Mines (DNGM) s’élève à 2 826 712 238 F CFA. Cette somme représente le non recouvrement du déficit compensatoire et l’exploitation illégale de l’or par des sociétés.

Le rapport de vérification du cadastre minier porte sur quatre exercices : 2018, 2019, 2020 et 2021. L’objectif de la vérification était de s’assurer de la régularité, la sincérité des opérations de recettes et de dépenses, du respect des conditions d’attribution des titres miniers et de la mise en œuvre des conventions d’établissement.

La mission de vérification a axé ses travaux sur un certain nombre d’éléments, notamment : les conditions d’attribution des titres miniers destinés à l’exportation, à la recherche, à la mise en œuvre des conventions d’établissement y afférentes et les opérations de recettes et de dépenses effectuées par la gestion du cadastre minier et la direction des finances et du matériel (DFM) du ministère des Mines dans le cadre de la gestion du cadastre minier.

Pour réparer le préjudice, le Vérificateur général a saisi le président de la Section des Comptes de la Cour suprême et le procureur de la République près le tribunal de grande instance de la Commune III du district de Bamako chargé du Pôle économique et financier.

&nbsp;

<strong>Pluie de recommandations</strong>

En vue de corriger les irrégularités administratives constatées, le Vérificateur général a notifié une pluie de recommandations. Samba Alhamdou Baby a recommandé au ministre des Mines, de s’assurer de l’implication des communautés locales lors des travaux de recherche minière, de prendre en rapport avec le ministre des Finances, un arrêté interministériel fixant le taux et la clé de répartition des produits issus des pénalités revenant aux agents à titre d’intéressement ou de prime de découverte minière, de faire cesser l’utilisation des fonds versés sur le compte irrégulièrement ouvert, de procéder au reversement des ressources du fonds de financement de la recherche, de la formation et de la promotion des activités minières sur le compte d’affectation spéciale du trésor et fermer le compte bancaire irrégulier n°25100010802-17, domicilié à la BIM-SA, d’initier la relecture du décret n°2020-177/PT-RM du 12 novembre 2020 portant application du code minier. Ceci en prévoyant les modalités d’alimentation, ainsi que celles de la gestion et de la répartition des ressources du fonds de financement de la recherche géologique et minière, de la promotion des activités minières et de soutien à la formation sur les sciences de la terre.

Il a été recommandé au directeur national de la Géologie et des Mines, d’élaborer et faire valider un manuel de procédures pour la gestion du cadastre minier, d’exiger des sociétés la fourniture de tous les documents requis lors de l’attribution des titres miniers, d’exiger des détenteurs d’autorisation d’exploration les rapports de fin d’activités, se conformer à la règlementation en vigueur en matière de répartition des ressources issues des pénalités dans le domaine minier, procéder au reversement de sa quote-part des pénalités à la Paierie générale du Trésor, entre autres. Egalement d’arrêter la liquidation et le recouvrement de la taxe sur la plus ou la moins-value de cession de titres miniers et laisser les services des Domaines s’en occuper conformément au règlement en vigueur.

&nbsp;

<strong>Abdrahamane Dicko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Projet de reconstruction et de relance économique (PRRE) :   Le BVG décèle des irrégularités financières à hauteur de plus de 749 millions Cfa</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/projet-de-reconstruction-et-de-relance-economique-prre-le-bvg-decele-des-irregularites-financieres-a-hauteur-de-plus-de-749-millions-cfa-2999339.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 18 Nov 2022 01:16:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le Bureau du vérificateur général (BVG) a mené une mission de vérification au Projet de reconstruction et de relance économique (PRRE). Il s’est intéressé à sa gestion au titre des exercices 2018, 2019 et 2020 pour s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de dépenses effectuées. Les travaux de vérification ont porté sur les procédures de passation et d’exécution des dépenses effectuées dans le cadre de la mise en œuvre du projet. Et la mission a mis en évidence des irrégularités financières de plus de 749 millions de F Cfa.

Selon le rapport du Bureau du vérificateur général, le montant total des irrégularités financières au niveau de la gestion du Projet de reconstruction et de relance économique (PRRE) s’élève à 749 612 155 F Cfa. Le Vérificateur général a ainsi saisi le président de la section des comptes de la Cour suprême et le procureur de la République près du Tribunal de grande instance (TGI) de la Commune III du District de Bamako, chargé du Pôle économique et financier «<em>relativement au paiement irrégulier</em>» des travaux de l’ouvrage du pont de Kaneye pour un montant de 24 597 500 F Cfa ; au paiement irrégulier du contrôle et de la surveillance du pont de Kaneye pour un montant de 23 437 000 F Cfa et à la non-application de pénalités de retard pour un montant de 557 761 686 F Cfa.

Le Directeur général des Impôts a été également saisi relativement pour non-paiement des droits d’enregistrement par les titulaires de contrats d’un montant de 3 623 842 F Cfa ; au non-paiement des redevances de régulation par les titulaires de contrats d’un montant de 11 105 585 F Cfa ; au non-paiement des droits d’enregistrement par les titulaires de contrats, relativement aux faux enregistrements d’un montant de 110 645 608 F Cfa et au non-paiement des redevances de régulation par les titulaires de contrat, relativement aux faux enregistrements d’un montant de 18 440 934 F Cfa.

Cette mission de vérification a aussi mis en évidence des irrégularités administratives et a recommandé au ministre de l’Economie et des Finances de fixer par arrêté la liste nominative des membres du Comité d’orientation et de pilotage du PRRE. Elle a aussi exhorté le coordinateur du PRRE à accepter des procès-verbaux de réception conformes ; de modifier les conditions initiales des marchés conformément aux dispositions règlementaires en vigueur ; de justifier les sorties de matières et fournitures conformément aux dispositions règlementaires en vigueur ; de veiller à l’enregistrement chronologique des opérations comptables du projet ; de requérir l’autorisation du ministre des Finances pour l’ouverture de comptes bancaires et de procéder au recrutement d’un auditeur interne pour le compte du PRRE.

Quant au DG de l’Agence d’exécution des travaux d’intérêt public pour l’emploi (AGETIPE), il a été recommandé de procéder au recrutement d’un auditeur interne pour le compte du PRRE ; de respecter le délai d’attente requis dans l’exécution des marchés ; de procéder à une bonne conservation des archives ; d’informer les soumissionnaires non retenus des résultats de l’analyse des offres et d’exiger des titulaires de marchés, la souscription aux polices d’assurance conformément aux clauses contractuelles.

Pour ce qui est du Directeur général de l’Agence d’exécution des travaux d’infrastructures et d’équipements ruraux (AGETIER), il lui a été aussi recommandé de procéder au recrutement d’un auditeur interne pour le compte du PRRE. A lui et au Directeur pays de CARE International au Mali, il a été demandé de respecter le délai d’attente requis dans l’exécution des marchés.

Financé par la Banque mondiale, le Projet de reconstruction et de relance économique vise à réhabiliter les infrastructures de base et de restaurer les activités productives des communautés touchées par la crise économique de 2012 dans le pays. il s’agit notamment de réhabiliter les infrastructures de base et de restaurer les activités productives des communautés touchées par la crise au Mali Financé par un don de 100 millions de dollars américains (environ 50 milliards de F Cfa) de l’Association internationale de Développement (IDA, guichet du groupe de la Banque mondiale pour les pays à faible revenu), le projet vise à fournir au gouvernement un mécanisme de soutien à la reconstruction et à la relance de l’économie des zones touchées par la crise qui affecte notre pays depuis 2012. Sa zone d’intervention couvre 149 communes réparties entre les régions de Tombouctou, Gao, Kidal, Mopti, Ségou, Koulikoro et du district de Bamako.

<strong>Kader Toé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rapport de vérification financière de la Gestion du Cadastre Minier&#45; Direction Nationale de la Géologie et des Mines</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/rapport-de-verification-financiere-de-la-gestion-du-cadastre-minier-direction-nationale-de-la-geologie-et-des-mines-2999203.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/rapport-de-verification-financiere-de-la-gestion-du-cadastre-minier-direction-nationale-de-la-geologie-et-des-mines-2999203.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 17 Nov 2022 01:24:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Des irrégularités financières de plus de 2,8 milliards de FCFA décelées par le BVG</strong>

<strong><em>La présente vérification a pour objet la gestion du cadastre minier au titre des exercices 2018, 2019, 2020 et 2021 (31 août). Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité, de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses, du respect des conditions d’attribution des titres miniers, et de la mise en œuvre des conventions d’établissement y afférentes. </em></strong>

Les travaux de vérification ont porté sur les conditions d’attribution des titres miniers destinés à l’exploration et à la recherche, à la mise en œuvre des conventions d’établissement y afférentes et les opérations de recettes et de dépenses effectuées par la Gestion du cadastre minier et la Direction des finances et du matériel (DFM) du ministère chargé des mines dans le cadre de la gestion du Cadastre minier.

<strong>Irrégularités administratives </strong>

Pour remédier aux irrégularités constatées par l’équipe de vérification, le Vérificateur Général, Monsieur Samba Alhamdou BABY, a recommandé au Ministre en charge des Mines de s’assurer de l’implication des communautés locales lors des travaux de recherche minière, de prendre en rapport avec le Ministre chargé des Finances, un Arrêté interministériel fixant le taux et la clé de répartition des produits issus des pénalités revenant aux agents à titre d’intéressement ou de prime de découverte en matière minière,  de faire cesser l’utilisation des fonds versés sur le compte irrégulièrement ouvert, de procéder au reversement des ressources du fonds de financement de la recherche, de la formation et de la promotion des activités minières sur le compte d’affectation spéciale du Trésor, et fermer le compte bancaire irrégulier n°25100010802-17, domicilié à la Banque Internationale pour le Mali-SA, d’initier la relecture du Décret n°2020-177/PT-RM du 12 novembre 2020 portant application du Code minier en prévoyant les modalités d’alimentation, ainsi que celles de la gestion et de la répartition des ressources du fonds de financement de la recherche géologique et minière, de la promotion des activités minières et de soutien à la formation sur les sciences de la terre.

Au Ministre en charge des Finances, il été conseillé de prendre, en rapport avec le Ministre chargé des Mines, un Arrêté interministériel fixant le taux et la clé de répartition des produits issus des pénalités revenant aux agents, à titre d’intéressement ou de prime de découverte en matière minière.

Quant au Directeur National de la Géologie et des Mines, il doit élaborer et faire valider un manuel de procédures pour la gestion du Cadastre Minier, exiger des sociétés la fourniture de tous les documents requis lors de l’attribution des titres miniers, exiger des détenteurs d’autorisation d’exploration les rapports de fin d’activités, se conformer à la réglementation en vigueur en matière de répartition des ressources issues des pénalités dans le domaine minier, procéder au reversement de sa quote-part des pénalités, à la Pairie Générale du Trésor, arrêter la liquidation et le recouvrement de la taxe sur la plus ou moins-value de cession de titres miniers, et laisser les services du Ministère en charge des Domaines s’en occuper conformément à la réglementation en vigueur et assurer une surveillance régulière des activités de recherche minière.

Enfin, le Directeur national des Domaines doit lui aussi procéder à la liquidation et au recouvrement de la taxe sur la plus ou moins-value de cession des titres miniers, conformément à la législation en vigueur.

<strong>Irrégularités financières </strong>

Le montant total des irrégularités financières s’élève à 2 826 712 238 FCFA. Le VG a saisi le Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de la Commune III du District de Bamako, chargé du Pôle Economique et Financier relativement au non-recouvrement du déficit compensatoire pour un montant total de 2 826 712 238 FCFA et à l’exploitation illégale de l’or par des sociétés.

<strong>CCOM/VBG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion du cadastre minier : Plus de 2,8 milliards de FCFA d’irrégularités financières</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-du-cadastre-minier-plus-de-28-milliards-de-fcfa-dirregularites-financieres-2999063.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-du-cadastre-minier-plus-de-28-milliards-de-fcfa-dirregularites-financieres-2999063.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 16 Nov 2022 06:37:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>LeSoft</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Cette présente vérification effectuée par le Bureau du vérificateur général a pour objet la gestion du cadastre minier au titre des exercices 2018, 2019, 2020 et 2021 (31 août). Ainsi, elle a décelé une irrégularité financière de plus de 1,2 milliards de nos francs.
D’après le rapport du Vegal, les travaux de vérification ont porté sur les conditions d’attribution des titres miniers destinés à l’exploration et à la recherche, à la mise en œuvre des conventions d’établissement y afférentes et les opérations de recettes et de dépenses effectuées par la Gestion du Cadastre Minier et la Direction des finances et du matériel (DFM) du Ministère chargé des mines dans le cadre de la gestion du Cadastre minier.

Ainsi, il ressort de ce rapport que le montant total des irrégularités financières s’élève à 2 826 712 238 FCFA. De ce fait, le VG a saisi le Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de la Commune III du District de Bamako, chargé du Pôle Economique et Financier relativement au non-recouvrement du déficit compensatoire pour un montant total de 2 826 712 238 FCFA et à l’exploitation illégale de l’or par des sociétés.

Au titre des irrégularités administrative, M. Baby a recommandé de faire cesser l’utilisation des fonds versés sur le compte irrégulièrement ouvert, de procéder au reversement des ressources du fonds de financement de la recherche, de la formation et de la promotion des activités minières sur le compte d’affectation spéciale du Trésor, et fermer le compte bancaire irrégulier n°25100010802-17, domicilié à la Banque Internationale pour le Mali-SA, d’initier la relecture du Décret n°2020-177/PT-RM du 12 novembre 2020 portant application du Code Minier en prévoyant les modalités d’alimentation, ainsi que celles de la gestion et de la répartition des ressources du fonds de financement de la recherche géologique et minière, de la promotion des activités minières et de soutien à la formation sur les sciences de la terre.

En outre, il a recommandé au Ministre en charge des Finances, de prendre, en rapport avec le Ministre chargé des Mines, un Arrêté interministériel fixant le taux et la clé de répartition des produits issus des pénalités revenant aux agents, à titre d’intéressement ou de prime de découverte en matière minière.

En outre, le Vegal déclare que le Directeur National des Domaines doit lui-aussi procéder à la liquidation et au recouvrement de la taxe sur la plus ou moins-value de cession des titres miniers, conformément à la législation en vigueur.

<strong>Ahmadou Sékou Kanta</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Projet de Reconstruction et de Relance Economique (PRRE) : Un gap de plus de 749 millions de FCFA décelées par le BVG</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/projet-de-reconstruction-et-de-relance-economique-prre-un-gap-de-plus-de-749-millions-de-fcfa-decelees-par-le-bvg-2999026.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/projet-de-reconstruction-et-de-relance-economique-prre-un-gap-de-plus-de-749-millions-de-fcfa-decelees-par-le-bvg-2999026.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/09/VEGAL-BABY-BON-1.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 16 Nov 2022 01:20:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Informateur</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La présente vérification a pour objet la gestion du Projet de Reconstruction et de Relance Economique, au titre des exercices 2018, 2019 et 2020. Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de dépenses effectuées. Les travaux de vérification ont porté sur les procédures de passation et d’exécution des dépenses effectuées dans le cadre de la mise en œuvre du projet.

<strong> </strong><strong>En ce qui concerne les irrégularités administratives  </strong>

Pour remédier aux irrégularités constatées par l’équipe de vérification, le Vérificateur Général, Monsieur Samba Alhamdou BABY, a recommandé au Ministre chargé des Finances de fixer par arrêté la liste nominative des membres du Comité d’Orientation et de Pilotage du PRRE. Au Coordinateur du PRRE, d’accepter des procès-verbaux de réception conformes, de modifier les conditions initiales des marchés conformément aux dispositions règlementaires en vigueur, de justifier les sorties de matières et fournitures conformément aux dispositions règlementaires en vigueur, de veiller à l’enregistrement chronologique des opérations comptables du Projet, de requérir l’autorisation du Ministre chargé des Finances pour l’ouverture de comptes bancaires et de procéder au recrutement d’un Auditeur Interne pour le compte du PRRE.

Au DG de l’Agence d’Exécution des Travaux d’Intérêt Public pour l’Emploi (AGETIPE), il a été recommandé de procéder au recrutement d’un Auditeur Interne pour le compte du PRRE, de respecter le délai d’attente requis dans l’exécution des marchés, de procéder à une bonne conservation des archives, d’informer les soumissionnaires non retenus des résultats de l’analyse des offres et d’exiger des titulaires de marchés, la souscription aux polices d’assurance conformément aux clauses contractuelles.

Au DG de l’Agence d’Exécution des Travaux d’Infrastructures et d’Equipements Ruraux (AGETIER), de procéder au recrutement d’un Auditeur Interne pour le compte du PRRE. A lui et au Directeur Pays de CARE International au Mali, il a été demandé de respecter le délai d’attente requis dans l’exécution des marchés.

<strong> </strong><strong>Pour les irrégularités financières</strong>

Le montant total des irrégularités financières s’élève à 749 612 155 FCFA. Le VG a saisi le Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de la Commune III du District de Bamako, chargé du Pôle Economique et Financier relativement au paiement irrégulier des travaux de l’ouvrage du pont de Kaneye pour un montant de 24 597 500 FCFA ; au paiement irrégulier du contrôle et de la surveillance du pont de Kaneye pour un montant de 23 437 000 FCFA et à la non-application de pénalités de retard pour un montant de 557 761 686 FCFA.

Le Directeur Général des Impôts a été saisi relativement au non-paiement des droits d’enregistrement par les titulaires de contrats d’un montant de 3 623 842 FCFA ; au non-paiement des redevances de régulation par les titulaires de contrats d’un montant de 11 105 585 FCFA ; au non-paiement des droits d’enregistrement par les titulaires de contrats, relativement aux faux enregistrements d’un montant de 110 645 608 FCFA et au non-paiement des redevances de régulation par les titulaires de contrat, relativement aux faux enregistrements d’un montant de 18 440 934 FCFA.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rapport de vérification financière de la Gestion du Cadastre Minier &#45; Direction Nationale de la Géologie et des Mines : Des irrégularités financières de plus de 2,8 milliards de FCFA décelées par le BVG</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/rapport-de-verification-financiere-de-la-gestion-du-cadastre-minier-direction-nationale-de-la-geologie-et-des-mines-des-irregularites-financieres-de-plus-de-28-milliards-de-fcfa-decelees-par-le-b-2999008.html</link>
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<pubDate>Tue, 15 Nov 2022 15:35:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La présente vérification a pour objet la gestion du cadastre minier au titre des exercices 2018, 2019, 2020 et 2021 (31 août). Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité, de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses, du respect des conditions d’attribution des titres miniers, et de la mise en œuvre des conventions d’établissement y afférentes. Les travaux de vérification ont porté sur les conditions d’attribution des titres miniers destinés à l’exploration et à la recherche, à la mise en œuvre des conventions d’établissement y afférentes et les opérations de recettes et de dépenses effectuées par la Gestion du Cadastre Minier et la Direction des finances et du matériel (DFM) du Ministère chargé des mines dans le cadre de la gestion du Cadastre minier.

Irrégularités administratives :

Pour remédier aux irrégularités constatées par l’équipe de vérification, le Vérificateur Général, Monsieur Samba Alhamdou BABY, a recommandé au Ministre en charge des Mines de s’assurer de l’implication des communautés locales lors des travaux de recherche minière, de prendre en rapport avec le Ministre chargé des Finances, un Arrêté interministériel fixant le taux et la clé de répartition des produits issus des pénalités revenant aux agents à titre d’intéressement ou de prime de découverte en matière minière,  de faire cesser l’utilisation des fonds versés sur le compte irrégulièrement ouvert, de procéder au reversement des ressources du fonds de financement de la recherche, de la formation et de la promotion des activités minières sur le compte d’affectation spéciale du Trésor, et fermer le compte bancaire irrégulier n°25100010802-17, domicilié à la Banque Internationale pour le Mali-SA, d’initier la relecture du Décret n°2020-177/PT-RM du 12 novembre 2020 portant application du Code Minier en prévoyant les modalités d’alimentation, ainsi que celles de la gestion et de la répartition des ressources du fonds de financement de la recherche géologique et minière, de la promotion des activités minières et de soutien à la formation sur les sciences de la terre.

Au Ministre en charge des Finances, il été conseillé de prendre, en rapport avec le Ministre chargé des Mines, un Arrêté interministériel fixant le taux et la clé de répartition des produits issus des pénalités revenant aux agents, à titre d’intéressement ou de prime de découverte en matière minière.

Quant au Directeur National de la Géologie et des Mines, il doit élaborer et faire valider un manuel de procédures pour la gestion du Cadastre Minier, exiger des sociétés la fourniture de tous les documents requis lors de l’attribution des titres miniers, exiger des détenteurs d’autorisation d’exploration les rapports de fin d’activités, se conformer à la réglementation en vigueur en matière de répartition des ressources issues des pénalités dans le domaine minier, procéder au reversement de sa quote-part des pénalités, à la Pairie Générale du Trésor, arrêter la liquidation et le recouvrement de la taxe sur la plus ou moins-value de cession de titres miniers, et laisser les services du Ministère en charge des Domaines s’en occuper conformément à la réglementation en vigueur et assurer une surveillance régulière des activités de recherche minière.

Enfin, le Directeur National des Domaines doit lui-aussi procéder à la liquidation et au recouvrement de la taxe sur la plus ou moins-value de cession des titres miniers, conformément à la législation en vigueur.

Irrégularités financières :

Le montant total des irrégularités financières s’élève à 2 826 712 238 FCFA. Le VG a saisi le Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de la Commune III du District de Bamako, chargé du Pôle Economique et Financier relativement au non-recouvrement du déficit compensatoire pour un montant total de 2 826 712 238 FCFA et à l’exploitation illégale de l’or par des sociétés.

Lien : <a href="http://www.bvg-mali.org/index.php/15-bvg/198-verification-financiere-gestion-du-cadastre-minier-direction-nationale-de-la-geologie-et-des-mines">Vérification financière: Gestion du Cadastre Minier ( Direction Nationale de la Géologie et des Mines) (bvg-mali.org)</a>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Des irrégularités financières de plus de 749 millions de 	F CFA  décelés dans la gestion du PRRE : Le BVG saisit la Justice</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/des-irregularites-financieres-de-plus-de-749-millions-de-f-cfa-deceles-dans-la-gestion-du-prre-le-bvg-saisit-la-justice-2998819.html</link>
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<pubDate>Mon, 14 Nov 2022 11:47:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Arc en Ciel</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après vérification de la gestion du Projet de reconstruction et de relance économique (PRRE), le Bureau du Vérificateur général a décelé une irrégularité financière de plus de 749 millions F CFA. Le Bureau du Vérificateur général saisit la Justice. </em></strong>

<strong><em> </em></strong>

Le Projet de reconstruction et de relance économique a bénéficié de deux accords de financement de l’IDA : un premier accord en date du 23 décembre 2014 d’un montant de 100 millions de dollars US soit environ 50 milliards de F CFA pour la période 2014-2018 ; un second accord en date du 14 décembre 2018 pour un financement additionnel de 30 millions de dollars US soit environ 15 milliards de FCFA pour la période 2019-2020.

Il a également bénéficié d’un financement de la Minusma pour un montant de 74 millions de F CFA pour la dépollution du port de pêche de Konna à travers le Génie militaire et d’une contribution annuelle du budget spécial d’investissement (BSI) d’un montant de 274 500 000 F CFA sur la période sous revue. En outre, une convention de financement a été conclue le 17
décembre 2019 entre l’Etat du Mali et le PRRE d’un montant de cinq milliards de F CFA pour la mise en œuvre du Plan de sécurisation intégré des régions du Centre (PSIRC). Au regard de ce qui précède, le Vérificateur général a initié la présente vérification.

Elle a pour objet la gestion du Projet de Reconstruction et de relance économique, au titre des exercices 2018, 2019 et 2020. L’objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de dépenses effectuées.

Les travaux de vérification ont porté sur les procédures de passation et d’exécution des dépenses effectuées dans le cadre de la mise en œuvre du projet.

La principale limite à cette vérification a été l’impossibilité pour l’équipe de vérification d’effectuer des contrôles physiques sur terrain pour se prononcer sur la réalité des dépenses engagées à cause de l’insécurité persistante dans les zones d’intervention du projet. C’est pourquoi, cette limite à la vérification a été portée à l’attention du Premier ministre suivant Lettre n°0421/2021/BVG du 17 décembre 2021. En réponse, le Premier ministre, dans sa Lettre n°0025 PM-CAB/BOS du 7 janvier 2022, a pris acte des difficultés et des limites de la mission liées à la situation sécuritaire du pays. Au regard des contraintes évoquées, les travaux de l’équipe de vérification se sont limités aux contrôles sur pièces des investissements du projet. Compte tenu du fait que le PRRE évolue dans des zones où la situation sécuritaire est très volatile, et que ni la BM (Banque mondiale) et l’UCP (Unité de Coordination du Projet) ni les MOD (Maîtrise d’Ouvrage Délégué)  ne peuvent faire de suivi classique, la Banque Mondiale a opté pour le suivi à distance afin de recouper les informations fournies par les différents intervenants à travers des appareils permettant la géo-localisation des investissements réalisés. Les informations fournies (photos géoréférencées et résultats des questionnaires administrés) par les tierce parties monitoring (TPM) sont reçues en temps réel par la Banque Mondiale et l’UCP qui disposent du logiciel « KOBOTOOLBOX » qui marche via satellite et donne la position exacte de l’investissement. Ce logiciel utilisé permet : - de cartographier l’ensemble des investissements et de capitaliser les réalisations de la Banque Mondiale au Mali et partout dans le monde ; - de recouper des informations reçues des Agences, des bénéficiaires et des autres intervenants. Au cours de ses travaux, l’équipe de vérification a exploité des données dudit logiciel.

&nbsp;

<strong>Irrégularités administratives</strong>

Pour remédier aux irrégularités constatées par l’équipe de vérification, le Vérificateur Général, Samba Alhamdou Baby, selon le rapport du Végal a recommandé au ministre chargé des Finances de fixer par arrêté la liste nominative des membres du Comité d’Orientation et de Pilotage du PRRE.

Au Coordinateur du PRRE, d’accepter des procès-verbaux de réception conformes, de modifier les conditions initiales des marchés conformément aux dispositions règlementaires en vigueur, de justifier les sorties de matières et fournitures conformément aux dispositions règlementaires en vigueur, de veiller à l’enregistrement chronologique des opérations comptables du Projet, de requérir l’autorisation du Ministre chargé des Finances pour l’ouverture de comptes bancaires et de procéder au recrutement d’un Auditeur Interne pour le compte du PRRE.

Au directeur général de l’Agence d’exécution des travaux d’intérêt public pour l’emploi (AGETIPE), il a été recommandé de procéder au recrutement d’un Auditeur Interne pour le compte du PRRE, de respecter le délai d’attente requis dans l’exécution des marchés, de procéder à une bonne conservation des archives, d’informer les soumissionnaires non retenus des résultats de l’analyse des offres et d’exiger des titulaires de marchés, la souscription aux polices d’assurance conformément aux clauses contractuelles.

Au DG de l’Agence d’exécution des travaux d’Infrastructures et d’équipements ruraux (AGETIER), de procéder au recrutement d’un Auditeur interne pour le compte du PRRE. A lui et au directeur Pays de CARE International au Mali, il a été demandé de respecter le délai d’attente requis dans l’exécution des marchés.

<strong><u> </u></strong>

<strong>Irrégularités financières</strong>

Le montant total des irrégularités financières s’élève à 749 612 155 F CFA, relève le rapport. Ce faisant, le Vérificateur général a saisi le Président de la Section des Comptes de la Cour suprême et le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de la Commune III du District de Bamako, chargé du Pôle économique et financier relativement au paiement irrégulier des travaux de l’ouvrage du pont de Kaneye pour un montant de 24 597 500 FCFA ; au paiement irrégulier du contrôle et de la surveillance du pont de Kaneye pour un montant de 23 437 000 F CFA et à la non-application de pénalités de retard pour un montant de 557 761 686 F CFA.

Le Directeur Général des Impôts souligne le rapport a été saisi relativement au non-paiement des droits d’enregistrement par les titulaires de contrats d’un montant de 3 623 842 F CFA ; au non-paiement des redevances de régulation par les titulaires de contrats d’un montant de 11 105 585 F CFA ; au non-paiement des droits d’enregistrement par les titulaires de contrats, relativement aux faux enregistrements d’un montant de 110 645 608 F CFA et au non-paiement des redevances de régulation par les titulaires de contrat, relativement aux faux enregistrements d’un montant de 18 440 934 F CFA.

<strong>Djibril Diallo </strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rapport de vérification financière de la gestion du Projet de reconstruction et de relance économique (PRRE): Des irrégularités financières de plus de 749 millions de FCFA décelées par le BVG</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 09 Nov 2022 10:31:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La présente vérification a pour objet la gestion du Projet de reconstruction et de relance économique, au titre des exercices 2018, 2019 et 2020. Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de dépenses effectuées. Les travaux de vérification ont porté sur les procédures de passation et d’exécution des dépenses effectuées dans le cadre de la mise en œuvre du projet.</em></strong>

<strong>Irrégularités administratives</strong>

Pour remédier aux irrégularités constatées par l’équipe de vérification, le Vérificateur général, Monsieur Samba Alhamdou Baby, a recommandé au ministre chargé des Finances de fixer par arrêté la liste nominative des membres du Comité d’orientation et de pilotage du PRRE.

Au Coordinateur du PRRE, d’accepter des procès-verbaux de réception conformes, de modifier les conditions initiales des marchés conformément aux dispositions règlementaires en vigueur, de justifier les sorties de matières et fournitures conformément aux dispositions règlementaires en vigueur, de veiller à l’enregistrement chronologique des opérations comptables du Projet, de requérir l’autorisation du ministre chargé des Finances pour l’ouverture de comptes bancaires et de procéder au recrutement d’un Auditeur Interne pour le compte du PRRE.

Au DG de l’Agence d’exécution des travaux d’intérêt public pour l’emploi (AGETIPE), il a été recommandé de procéder au recrutement d’un Auditeur interne pour le compte du PRRE, de respecter le délai d’attente requis dans l’exécution des marchés, de procéder à une bonne conservation des archives, d’informer les soumissionnaires non retenus des résultats de l’analyse des offres et d’exiger des titulaires de marchés, la souscription aux polices d’assurance conformément aux clauses contractuelles.

Au DG de l’Agence d’exécution des travaux d’infrastructures et d’équipements ruraux (AGETIER), de procéder au recrutement d’un Auditeur interne pour le compte du PRRE. À lui et au Directeur Pays de CARE International au Mali, il a été demandé de respecter le délai d’attente requis dans l’exécution des marchés.

<strong>Irrégularités financières</strong>

Le montant total des irrégularités financières s’élève à 749 612 155 FCFA. Le VG a saisi le président de la Section des Comptes de la Cour suprême et le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de la Commune III du District de Bamako, chargé du Pôle économique et financier relativement au paiement irrégulier des travaux de l’ouvrage du pont de Kaneye pour un montant de 24 597 500 FCFA ; au paiement irrégulier du contrôle et de la surveillance du pont de Kaneye pour un montant de 23 437 000 FCFA et à la non-application de pénalités de retard pour un montant de 557 761 686 FCFA.

Le Directeur général des Impôts a été saisi relativement au non-paiement des droits d’enregistrement par les titulaires de contrats d’un montant de 3 623 842 FCFA ; au non-paiement des redevances de régulation par les titulaires de contrats d’un montant de 11 105 585 FCFA ; au non-paiement des droits d’enregistrement par les titulaires de contrats, relativement aux faux enregistrements d’un montant de 110 645 608 FCFA et au non-paiement des redevances de régulation par les titulaires de contrat, relativement aux faux enregistrements d’un montant de 18 440 934 FCFA.

<strong>CCOM/BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ministère du Développement Rural : 	 Ces bruits de casseroles qui disqualifient le ministre Modibo Kéita</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/ministere-du-developpement-rural-ces-bruits-de-casseroles-qui-disqualifient-le-ministre-modibo-keita-2994924.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/ministere-du-developpement-rural-ces-bruits-de-casseroles-qui-disqualifient-le-ministre-modibo-keita-2994924.html</guid>
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<pubDate>Thu, 13 Oct 2022 09:51:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Au-delà du scandale de la fourniture d’intrants subventionnés, qui risque d’ailleurs de compromettre les objectifs de production de cette année, le Ministère du Développement rural se trouve embourber dans d’autres scandales qui prouvent, si besoin était, qu’il faut trouver une solution au cas Modibo Kéita. Le Bureau du Vérificateur Général a en procédé à une vérification financière à la DFM du Ministère du Développement Rural au titre des exercices 2018, 2019, 2020 et 2021, afin de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de dépenses. Les résultats sont sans appel !

En effet, suite à la vérification financière effectuée par le BVG à la DFM du Ministère du Développement Rural au titre des exercices 2018, 2019 2020 et 2021, afin de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de dépenses, il s’est révélé des irrégularités tant financières qu’administratives. Les travaux de vérification ont porté sur l’exécution des dépenses de fonctionnement et d’investissement, les procédures de distribution des intrants subventionnés.

<strong>Irrégularités financières </strong>

Le montant total des irrégularités financières s’élève à 2 329 496 637 FCFA. En cause, le non-respect par le Directeur des Finances et du Matériel des procédures d’attribution et de distribution des intrants Agricoles subventionnés. Selon le BVG, la DFM du Ministère de Développement Rural a payé pour des travaux de construction non exécutés. L’article 47 du Décret n°2018-0009/PRM du 10 janvier 2018 portant Règlement Général sur la Comptabilité Publique est clair : « La liquidation a pour objet de vérifier la réalité de la dette et d’arrêter le montant exact de la dépense… »<strong>. </strong>

L’équipe de vérification a procédé à l’examen des dossiers de marchés mais également effectué des contrôles physiques des réalisations sur le terrain en compagnie des représentants des entités concernées. Le marché n°004089/CPMP/MA-2020 du 02 décembre 2020 d’un montant de 24 803 300 FCFA relatif aux travaux de réhabilitation des bâtiments du centre de Naréna, au compte de la Cellule de Promotion de l’Entreprenariat Agricole (CPEA), non pas été exécutés (des tôles vétustes non remplacées, pas de corrections des infiltrations de la toiture, la non-fourniture d’enseigne lumineuse de 4mx0.6 m, le non-aménagement des espaces verts avec gazon, fleurs et arbustes) pour un montant de 6 900 000 FCFA.

Le marché n°004093/CPMP/MA-2020 du 02 décembre 2020 d’un montant de 24 724 158 F CFA relatif aux travaux de réhabilitation des bâtiments  du centre de Kangaba, au compte de la Cellule de Promotion de l’Entreprenariat Agricole, s’est volatilisé sans la moindre exécution de l’extension du mur de clôture ni fourniture et pose d’une enseigne lumineuse et de deux extincteurs CO2 5 kg, entre autres. Le DFM du Ministère de l’Agriculture a transféré des équipements Agricoles non fonctionnels à la Commission de Gestion et de Suivi du Programme de Subvention des Equipements.

Le coût des botteleuses acquises et réceptionnées mais non-fonctionnelles s’élève à 653 208 920 FCFA. Le DFM a également procédé à des remboursements indus à des fournisseurs sur la base des listes validées dans le système E-voucher pour des quantités d’engrais non livrés. Le montant des remboursements indus s’élève à 1 091 565 FCFA et le montant total des marchés payés mais non-exécutés et partiellement exécutés s’élève à 100 669 038 FCFA. La vérification souligne que le DFM du Ministère de l’Elevage et de la Pêche n’a pas appliqué des pénalités de retard sur des marchés lorsque requis soit un montant total de 18 551 577 FCFA.

Le DFM a aussi payé pour des produits et équipements piscicoles non-conformes pour un montant de 26 950 000 FCFA. Une somme importante a été payée pour des cages flottantes incomplètes pour un montant total de 13 500 000 FCFA. En outre le Directeur des Finances et du Matériel du Ministère de l’Elevage et de la Pêche a payé pour des travaux non-exécutés conformément au devis estimatif et quantitatif des marchés pour un montant total des irrégularités s’élevant à 29 738 700 FCFA. Il n’a pas fourni la preuve du reversement au Trésor public des produits issus de la vente des véhicules mis à la reforme pour 700 000 FCFA.

Par ailleurs, le Régisseur d’avances du Ministère de l’Agriculture a payé des indemnités de déplacement et de mission indues pour un montant de 125 000 FCFA. Des représentants locaux de l’APCAM n’ont pas reversé au Trésor public des produits issus de la vente des équipements. Les représentants locaux de l’APCAM de Kayes, Koulikoro, Sikasso et Ségou n’ont pas reversé la totalité des produits issus de la vente des équipements dans le compte bancaire pour un montant total non-reversé de 128 294 653 FCFA. Les Gestionnaires des Centres Ruraux de Prestation de services agricoles, quant à eux, n’ont pas remboursé des montants dus sur les échéances des équipements reçus pour un montant non-reversé qui s’élève à 7 632 960 FCFA.

Le Directeur des Finances et du Matériel a payé pour des quantités d’engrais subventionnés non livrés pour un montant total de 14 888 750 FCFA. Le Président de l’Association des riziculteurs de la plaine aménagée de San-Ouest a majoré le prix de vente fixé pour les engrais minéraux subventionnés dont les irrégularités s’élèvent à 28 054 500 FCFA. Pendant que la Commission de Gestion et de Suivi du Programme de Subvention des Equipements Agricoles n’a pas reversé des produits issus de la vente des équipements évalué à 235 119 917 FCFA.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

Les irrégularités administratives relèvent de dysfonctionnements du contrôle interne. Le BVG souligne que la DFM du Ministère du Développement Rural ne s’assure pas du respect des calendriers de livraison de l’engrais subventionné. Normalement, l’engrais de fond devrait être livré du 1er juin au 31 juillet et l’engrais de couverture du 1er juin au 31 août. Le BVG a procédé à l’analyse des documents de livraison et de réception des engrais et a rencontré des bénéficiaires dans les régions de Nioro, Kayes, Kita, Koulikoro, San, Dioila, Ségou, Koutiala, Bougouni et Sikasso.

Un retard de livraison a été constaté, ce qui ne permet pas une meilleure utilisation et peut entraîner une baisse de la productivité agricole. Le BVG a également constaté que le DFM du MDR n’a pas exigé des fournisseurs la mise en état de fonctionnement des équipements Agricoles alors que l’article 7 de la Convention de transfert d’équipements agricoles du 30 juillet 2019 entre le Ministère de l’Agriculture et l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture du Mali (APCAM) stipule que : «… les frais de mise en état de fonctionnement des équipements sont assurés par les fournisseurs».

Il est accusé à la DFM du Ministère du Développement Rural la construit d’un Centre Rural de Prestation de services agricoles à Koumantou en l’absence d’acte de création. Et pourtant, l’article 21 de la Loi n°06-045 du 05 septembre 2006 portant Loi d’Orientation Agricole (LOA) l’exige. Pire, des vérifications, il ressort que la DFM a attribué un contrat de livraison d’intrants à un fournisseur n’ayant pas acheminé des intrants dans les localités bénéficiaires. Mais aussi, la Régie d’avances du MEP a irrégulièrement payé pour des dépenses dépassant le seuil autorisé.

Des sous-commissions de distribution des intrants agricoles n’ont pas respecté les procédures de délivrance des autorisations d’achats. L’autre irrégularité administrative est liée au fait que des Directions Régionales de l’Agriculture ne veillent pas au respect de la procédure d’évaluation des besoins en intrants Agricoles subventionnés. Cette année, le montant total de la subvention hors zone CMDT est estimé à 17 milliards de FCFA. Sur ce moment, 60% sont prévus pour l'achat d'engrais organiques et 40% pour les engrais minéraux.

Sauf que pour des raisons qu’on ignore, certains se sont amusés à capoter tout le processus d’approvisionnement des paysans en intrants agricoles. Des grands fournisseurs et le ministre du Développement Rural s’accusent mutuellement. Entre temps, ce sont les paysans qui ne savent plus à quel saint se confier, alors le Mali risque tout simplement de rater tous ses objectifs de production pour la campagne agricole 2022-2023 ! Est-on vraiment dans un Etat sérieux, quand certains peuvent se permettre d’endosser la responsable de la faillite de tout un pays ? La question se pose, face à la sempiternelle question des engrais, tout un éternel recommencement sous nos tropiques !

Expliquant les raisons de la mise à disposition tardive ou de la non mise à disposition de l’engrais subventionné dans la zone hors système coton (offices, agences, DRA, projets/programmes), le ministre Modibo Keïta, ne mesurant peut-être pas l’urgence de la situation, fera savoir que la problématique liée à la subvention, qui ne représente que 15% des besoins en engrais minéraux des exploitants agricoles, ne saurait compromettre la campagne. Il estime par ailleurs que notre pays pourrait atteindre ses objectifs alimentaires si la pluie continuait jusqu’à la fin du mois de septembre.

Il a bien dit « si la pluie continuait jusqu’à la fin du mois de septembre » ! En ce 21<sup>ème</sup> siècle, ces genres d’insinuations ne suent pas à une personnalité à rang de ministre de la République dans un contexte où une simple prévision dans l’anticipation aurait pu nous éviter de vivre des situations pareilles !

<strong>Flani SORA</strong>

<strong>Notre Voie</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion des ressources de l’État utilisées dans le cadre de la lutte contre la Covid&#45;19 :  La révocation du Coordinateur du Projet Jigiseméjiri s’impose</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-des-ressources-de-letat-utilisees-dans-le-cadre-de-la-lutte-contre-la-covid-19-la-revocation-du-coordinateur-du-projet-jigisemejiri-simpose-2992969.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-des-ressources-de-letat-utilisees-dans-le-cadre-de-la-lutte-contre-la-covid-19-la-revocation-du-coordinateur-du-projet-jigisemejiri-simpose-2992969.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 28 Sep 2022 10:42:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La publication par le Vérificateur Général d’un mémorandum sur</strong> le <strong>fait que le Coordinateur du Projet Jigisemejiri,  n’a pas correctement réalisé les transferts monétaires d’urgence à l’endroit des ménages, les plus pauvres et vulnérables du Mali pour répondre aux effets de la COVID-19 durant l’année 2020,  continue d’alimenter les conversations et de susciter des interrogations au niveau de bon nombre de gens. Dans ce contexte, beaucoup se demandent les raisons pour lesquelles le ministre Alousséni Sanou de l’Économie et des Finances,  tarde-t-il à relever, le Coordinateur du Projet Jigisemejiri, M. Mahmoud Ali Sako, après les révélations dudit mémorandum.</strong>

Lors du dernier Conseil des ministres, la ministre avait décidé de mettre fin, provisoirement, aux fonctions du Coordinateur du Projet Jigisemejiri. Principal motif, permettre la manifestation de la vérité dans la gestion des ressources de l’État utilisées dans le cadre de la lutte contre la pandémie du Covid-19 par le Projet Jigisemejiri dans laquelle le Coordinateur Mahmoud Ali Sako est désigné par le rapport d’enquête du Bureau du Vérificateur Général (BVG) comme étant le principal responsable de sa gestion solitaire et opaque. Composé de plusieurs pages, le rapport d’enquête du BVG sur le projet Jigisemejiri, depuis sa publication, continue d’alimenter la polémique. Et pour cause, il faut le rappeler, la richesse de son contenu ou du moins, les nombreuses révélations qui s’y trouvent concernant la gestion scabreuse du Projet Jigisemejiri.

Depuis l’annonce de l’ouverture d’une information judicaire sur les rapports de vérification, le Coordinateur de Jigisemejiri rejette, en bloc, toutes les accusations portées contre lui par le rapport du Vérificateur dans la gestion des fonds Covid-19.  À l’inverse, le rapport d’enquête du Végal affirment que le dossier du Projet Jigisemejiri, avec à sa tête, M. Mahmoud Ali Sako, doit être transmis à la justice et que le Coordinateur du projet  ne saurait être seul, le comptable des faits à lui reprochés dans ledit rapport d’enquête.

Même si le rapport d’enquête du Vérificateur ne culpabilise pas de manière directe, le Coordinateur du Projet Jigisemejiri, il est à noter qu’il a eu à reprocher beaucoup de choses dans la gestion du fonds Covid par ce dernier. En conséquence, le ministre de l’Économie et des Finances,  adepte de la bonne gouvernance ne saurait incriminer seulement les petits poissons. Il devrait en effet reprocher ou sanctionner les responsables du Projet Jigisemejiri pour n’avoir pas suivi les règles de l’orthodoxie financière.

<strong>La preuve des épreuves</strong>

À en croire le rapport d’enquête du Bureau du Vérificateur Général, les indemnités de transport des responsables du Projet Jigisemejiri ; les diverses activités et les frais consentis dans les recensements pour l’actualisation de la base ont coûté, sur le Fonds COVID-19 remis par l'État malien, un montant de plus de 858 millions de nos francs (858 375 875 FCFA) qui n’est pas correctement justifié.

Ledit rapport d’enquête révèle qu’il n’existe aucune information sur les partenaires chargés de la collecte et de l’enregistrement des données. Les chèques pour ces activités sont établis au nom des agents du projet depuis Bamako.

Pourtant, le Projet a utilisé une base de données des bénéficiaires antérieurement répertoriés par Jigisemejiri, des indigents bénéficiaires du Régime d’Assistance Médicale (RAMED) de l’Agence Nationale d’Assistance Médicale (ANAM), des bénéficiaires de certaines ONG internationales notamment ceux du Cadre Commun et du Programme KEY de l’Union Européenne des populations déplacées. La non justification de ce fonds, selon le Bureau du Vérificateur, met en doute l’efficacité du Projet pour la mission qui lui a été confiée.

Et le rapport du vérificateur de préciser : « <em>le Coordinateur du Projet Jigisemejiri, n’a pas transféré un montant de 30 097 471 525 FCFA</em> ». Avant d’ajouter : « <em>le Coordinateur du Projet Jigisemejiri a effectué des dépenses indues d’un montant de 25 200 000 FCFA</em> ».

En refusant de sanctionner le Coordinateur du Projet Jigisemejiri, le ministre Sanou fait selon beaucoup d’observateurs, la politique de deux poids, deux mesures.

Auparavant, des directeurs ont été débarqués étant donné qu’en tant que premiers responsables de leurs services, ils ne sauraient décevoir le ministre dans la conduite des affaires ou missions à eux confiées ou à leurs services respectifs. Si donc des directeurs indésirables ont été limogés, nombreux sont les maliens qui se demandent pourquoi le ministre Alousséni Sanou, tarde-t-il à en faire de même pour le Coordinateur du Projet Jigisemejiri, Mahmoud Ali Sako. Est-ce pour des raisons personnelles, politiques ou autres ?

Dans tous les cas, mutatis mutandis, dit la sagesse. Le ministre de l’Économie et des Finances doit se décider au risque d’énerver davantage ses compatriotes qui ont déjà compris que le ‘’Malikura’’ promis par la transition est une affaire d’amis spécialisés dans la malbouffe, la mal gouvernance, le pilotage à vue, les dérives et autres frasques anti-démocratiques.

Affaire à suivre !

<strong>Youssouf Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le Bureau du Médiateur de la République du Mali : Les 6 personnalités qui ont dirigé l’institution en 23 ans</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/le-bureau-du-mediateur-de-la-republique-du-mali-les-6-personnalites-qui-ont-dirige-linstitution-en-23-ans-2992756.html</link>
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<pubDate>Tue, 27 Sep 2022 01:30:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Ils sont à ce jour six personnalités maliennes (3 femmes et 3 hommes) à avoir été nommées à la tête du Bureau du Médiateur de la République depuis sa création par la Loi n° 97-022/AN-RM du 14 mars 1997. C’est une «autorité indépendante qui reçoit les réclamations concernant le fonctionnement des Administrations de l’Etat, des Collectivités Territoriales, des Etablissements Publics et de tout organisme investi d’une mission de service public dans leurs relations avec les administrés». Selon la Loi n° 2012 – 010 du 8 février 2012, le Médiateur de la République a le pouvoir de propositions en vue d’améliorer  des dispositions législatives et réglementaires.  En vertu de cette loi, le Médiateur de la République peut «être chargé par le Président de la République, le Gouvernement ou le Parlement de toutes autres missions particulières dans le cadre de l’amélioration de l’état de droit, de la gouvernance et des droits humains ou en matière de règlement des conflits ». Le décret n° 2012-117/P-RM du 24 février 2012 charge, le Médiateur de la République de l’organisation et du suivi de la mise en œuvre des recommandations des sessions de l’Espace d’Interpellation Démocratique (EID).  </em><em> </em>

<strong>Feu Me Demba Diallo</strong>

Premier Médiateur de la République du Mali, Me Demba Diallo est né le 12 décembre 1925 à Koulikoro. En effet, de 1999 à 2001, l’avocat, homme politique et défenseur des droits de l’homme a dirigé cette autorité indépendante. Il a tiré sa révérence le 7 juin 2001 à Paris.

De 1948 à 1955, il fit ses études supérieures à l’Université de Paris. Il est licencié en Droit, diplômé d’Etudes Supérieures d’Histoire du Droit et du Droit romain de la Faculté de Droit de Paris, diplômé de l’Ecole des Hautes Etudes et de l’Ecole Nationale des Langues Orientales Vivantes.

Après avoir prêté serment devant la Cour d’appel de Paris en décembre 1954, il fit un stage au Barreau de cette ville jusqu’en 1956 avant d’intégrer la magistrature coloniale. Il est nommé juge au Sénégal puis en Guinée où il a milité activement pour l’indépendance de ce territoire alors français.

Directeur de l’Ecole Nationale d’Administration de Conakry créée sur son initiative en 1957, il devint, par la suite, Directeur de cabinet du Président Sékou Touré en 1958, après avoir été Directeur de Cabinet du Ministre de l’Intérieur. Membre de la délégation guinéenne aux Nations unies en 1959, il a rejoint la Fédération du Mali en juin 1960 à la demande du Président Modibo Kéita.  Après l’éclatement de la Fédération, il a été membre de la délégation de la République du Mali à l’ONU avant de diriger la délégation pour la session spéciale consacrée à l’assassinat de Patrice Lumumba en mars 1961.

En dehors des deux années passées dans la magistrature coloniale, Me Demba Diallo n’a jamais cessé d’exercer la profession d’avocat en même temps qu’il assumait des hautes fonctions politiques. C’est ainsi qu’en 1959, il accepta d’être un des défenseurs des compagnons du Président Birahim, alors chef du gouvernement marocain sous le Roi Mohamed V. De même, en 1961, alors qu’il était Secrétaire général de la Charte Africaine de Casablanca dont le siège était au Mali et qui regroupait les Etats de l’Afrique dite «progressiste» par opposition aux «modérés» du groupe de Monrovia, il a défendu l’Union Marocaine des Travailleurs dans un procès retentissant de diffamation intenté par le gouvernement du Roi Hassan II.

Après avoir été Conseiller technique du Premier ministre congolais, Patrice Lumumba, en 1960, et membre de la Commission de rédaction de la Constitution du Congo-Léopoldville, Me Demba Diallo a été dans le collectif des avocats qui devaient assurer la défense d’Antoine Gizenga en 1962 et, par la suite, parmi les défenseurs de Aït Ahmet poursuivi par Ben Bella à Alger en 1965.

Il a été Ministre Résident de l’Union Ghana-Guinée-Mali en 1961-1962, puis Conseiller technique du Président de la République du Mali jusqu’en janvier 1965, date à laquelle il donna sa démission pour se consacrer à ses premières amours : le Barreau. Après le coup d’Etat militaire de 1968, le Comité Militaire de Libération Nationale l’a nommé Ambassadeur à l’ONU en 1969, sans le consulter. Il déclina l’honneur. Toujours défenseur de tous ceux qui sont inquiétés pour leurs opinions, le Bâtonnier Demba Diallo fut enfermé pendant 6 mois au fameux Camp Para de Djicoroni en 1977 au motif qu’il défend tous les opposants au régime militaire issu du coup d’Etat qui a renversé le gouvernement légal du Président Modibo Kéita.

Journaliste et écrivain, il est l’auteur d’un ouvrage intitulé «l’Afrique en question», paru aux Editions Maspero à Paris en 1968.  Aussi, de ses Mémoires intitulés «POUR L’AFRIQUE» (Carnets d'un Militant du Tiers Monde) publié par  «Cauris Editions».

Président –fondateur de l’Association Malienne des Droits de l’Homme, Me Demba Diallo a réuni en novembre 1990 à Bamako une dizaine d’Organisations africaines des Droits de l’Homme pour créer une Union Interafricaine des Droits de l’Homme dont il fut élu Président du Comité Préparatoire chargé de convoquer le Congrès Constitutif. Il est en fut le Président d’honneur.

Figure emblématique du Mouvement démocratique qui a renversé le régime militaire, il a été à la base de la création en octobre 1990 de plusieurs associations, dont l'Association des Jeunes pour la Démocratie et le Progrès (AJDP) et le Comité National  d'Initiative Démocratique (CNID association).

Toutes les associations voire des syndicats et ordres professionnels de la période révolutionnaire, comme l'Alliance pour la démocratie au Mali (ADEMA), l'Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM), l'Association des diplômés initiateurs et demandeurs d'emplois (ADIDE), la Jeunesse libre et démocratique (JLD) et l'Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) ont mené une lutte commune pour l'avènement du multipartisme au Mali, largement inspirée par Me Demba DIALLO.

Après la Révolution du 26 Mars 1991, Me Demba Diallo a représenté l'Association Malienne des Droits de l'Homme (AMDH) qu'il avait fondée en 1988, au Comité de Transition pour le Salut du Peuple (CTSP).

Au plan politique, il fut fondateur de l’Union des Forces Démocratiques (UFD).

Me Demba Diallo est titulaire de la Croix de Chevalier de l’Indépendance guinéenne. Il est Commandeur de l’Ordre National du Mali.

<strong> </strong><strong>Feue Me M’Bam Diatigui Diarra</strong>

<em>Née le 02 octobre 1946 à Dakar au Sénégal, M’Bam Diatigui Diarra est le troisième Médiateur de la République. Elle est décedée le 18 janvier 2011 suite à un accident de circulation à quelques encablures de Bamako. Elle revenait d’une mission dans les régions nord du pays.</em>

Après son baccalauréat en philo-langues obtenu au Lycée de Jeunes Filles de Bamako en 1966, elle entreprend des études de psychopédagogie en France sanctionnées par un diplôme de formation d’éducatrice préscolaire en 1974 à l’Institut de Formation Pédagogique de Montrouge près de Paris.

A son retour au Mali, M’Bam Diarra occupe plusieurs fonctions. Elle est notamment chargée en 1975 de l’encadrement des femmes et enfants des camps de sinistrés touaregs dans la région de Gao, puis directrice du jardin d’enfants de Mopti en 1976, coordinatrice des jardins d’enfants et services sociaux des 6ème et 7ème régions, Chef de la section sociale de la SOMIEX.

En 1981, elle entreprend des études de droit à l’Ecole Nationale d’Administration (ENA) sanctionnées en 1985 par une maîtrise. En 1986, elle s’inscrit au barreau malien. La riche carrière d’avocat et de militante des droits de l’homme qu’on lui connaît commence au début des années 90 pendant la Transition malienne quand elle assurera la fonction de vice- présidente de la Conférence nationale. Elle est nommée membre du CTSP, le Comité de Transition pour le Salut du Peuple, la plus haute instance dirigeante à l’époque. Elle y préside la Commission institutionnelle et juridique. Au même moment, elle est membre de l’équipe de supervision de la commission d’élaboration de la nouvelle constitution du Mali.

De 1991 à 1998, Mme Diarra est présidente de l’AMDH, l’Association Malienne des Droits des Hommes. De 1994 à 1996, elle est Rapporteure spéciale sur la situation des Droits de l’homme au Tchad pour le compte du Centre des Nations Unies pour les Droits de l’Homme. De 1997 à 1999, elle est coordinatrice du Programme d’Assistance Judiciaire à l’Office du Haut -Commissariat aux Droits de l’Homme au Burundi. De 1999 à 2003, elle travaille au Bureau des Nations Unies en Guinée Bissau comme coordonnatrice des activités en direction des institutions de la République, des partis politiques, des femmes et de la société civile.

Me M’Bam Diarra a également fait partie du Comité de Réflexion sur l’Approfondissement de la Démocratie, communément appelé Comité Daba Diawara. Elle était Secrétaire Permanente de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) et vice -présidente du MAEP, le Mécanisme africain d’évaluation par les Pairs. Femme d’expérience, militante des droits de l’homme, Me M’Bam Diatigui Diarra est décedée dans l’exercice de ses fonctions de Médiateur de la République comme son parrain Me Demba Diallo.

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<strong>Mme Diakité Fatoumata N’Diaye</strong>

<em>Administrateur civil, Mme Diakité Fatoumata N’Diaye est Née à Bamako en avril 1954. Celle qui a dirigé le Bureau du Médiateur de la République de 2002</em><em>-</em><em>2009 est actuellement ambassadeur du Mali en Tunisie.</em>

Inscrite à l`école régionale de Ségou, Mme Diakité poursuit ses études fondamentales à l`école de la Mission catholique de Ségou où elle obtient le Diplôme d’Etudes Fondamentales en juin 1968.

Après son baccalauréat, série Lettres modernes au Lycée de Jeunes Filles de Bamako, elle s’inscrit à l’Université des Sciences Sociales de Toulouse où elle obtient en 1976 une maîtrise en Droit civil. Elle poursuivra ses études à Paris où elle obtient en 1978 un DEA de droit civil à l’Université de Paris I, Panthéon Sorbonne.

De retour au Mali, elle intègre la Fonction publique en 1983, et jusqu’en 1991, elle est chargée de cours et de travaux dirigés à l’Ecole Nationale d’Administration (ENA), et chargée de cours à l’Ecole des Hautes Etudes Pratiques (EHEP).

Elle cumule ces tâches avec ses fonctions successives de Conseiller au Secrétariat général du gouvernement, de chef de la Division Publication et Documentation du même service, puis de Directeur de cabinet du ministre chargé des Sports et de la Promotion des Jeunes.

En juillet 1991, elle est nommée ministre de la Santé publique, de l’Action sociale et de la Promotion féminine dans le Gouvernement de Transition. Fatoumata N’Diaye est successivement nommée en 1992 Commissaire au Tourisme et Secrétaire Général adjoint du gouvernement. Elle est en 1993, Commissaire à la Promotion des Femmes avec rang de ministre. En 1997, Mme Diakité est désignée ministre de la Santé, des Personnes Agées et de la Solidarité avant de prendre les charges en 2000 de ministre du Développement social, de la Solidarité et des Personnes âgées.

En avril 2002, elle est nommée Médiateur de la République du Mali. D’octobre 2003 à novembre 2005, elle est vice-présidente, et de novembre 2005 à décembre 2007, présidente de l’Association des Ombudsmans et Médiateurs de la Francophonie. D’octobre 2008 à la fin de son mandat de Médiateur de la République, elle est Trésorière générale dans le tout premier bureau de l’Association des Médiateurs des Pays de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (AMP-UEMOA).

Son mandat de Médiateur de la République s’est achevé le 25 avril 2009. Et le 29 avril 2009, Mme Diakité est nommée Secrétaire Général du Gouvernement. Depuis quelques années, elle est ambassadeur du Mali en Tunisie.

L’ancienne chargée de cours à l’ENA fut présidente fondatrice du Réseau des Femmes Africaines Ministres et Parlementaires, REFAMP/section Mali et Présidente de l’Association des Femmes de l’Afrique de l’Ouest (AFAO/WAWA).

Chevalier puis officier de l’Ordre National du Mali, elle est Chevalier de la Légion d`honneur de France. Elle est décorée du Wissan Al Alaouite de l’Ordre de Commandeur, décerné en mars 2008 par Sa Majesté Mohamed VI, Roi du Maroc. Elle a également reçu la distinction «Paul Harris

Fellow» (P.H.F) du Rotary.

<strong>Feu Diango Cissoko</strong>

<em>Né en 1948, Diango Cissoko est décédé le 4 avril 2022. Il a dirigé le Bureau du Médiateur de la République en 2011 jusqu’à sa nomination en décembre 2012 comme Premier ministre, chef du gouvernement de Transition</em>

Docteur d’État en droit, Diango Cissoko a enseigné différentes spécialités du droit (constitutionnel, administratif, du travail) et la rédaction administrative à l’EHEP, l’ENI, l’ENA et à l’Université de Bamako.

Il a occupé de multiples fonctions dans la haute fonction publique : directeur adjoint puis directeur des services pénitentiaires et de la prison centrale de Bamako (1972-79), directeur national de la Fonction publique et du personnel (1982-83), directeur de cabinet du ministre du Travail et de la Fonction publique (1983-84).

Il fut ministre de la Justice de décembre 1984 à février 1988. Du 15 février 1988 au 26 mars 1991, il est secrétaire général de la présidence de la République.

Il a été aussi gouverneur suppléant du FMI et de la Banque mondiale pour le Mali, de la Banque islamique de développement pour le Mali, de la Banque africaine de développement et du Fonds africain de développement. L’on notera également les postes de gouverneur de la Banque mondiale pour le Mali,

Directeur de cabinet du Premier ministre (2002-2008), il est nommé le 26 janvier 2008, secrétaire général de la présidence de la République. Suite au décès de Me M’Bam Diatigui Diarra, Diango Cissoko est nommé Médiateur de la République. En décembre 2012, il a été appelé par le Président de la Transition, Pr Dioncounda Traoré pour diriger le gouvernement de transition.

Expert-consultant de 1994 à 2002, Diango Cissoko est un spécialiste reconnu de l’administration et de la fonction publique comme en attestent les articles, communications et ouvrages qu’il a publiés depuis 30 ans jusqu’au livre "Rédaction administrative", publié en 2005 et distingué du prix Malouet 2006 par l’Académie des sciences morales et politiques de l’Institut de France.

En 2006, il est membre du comité directeur de l’Institut international de droit d’expression et d’inspiration françaises (IDEF). Membre du Conseil scientifique de l’Association internationale de la fonction publique (AIFP), il appartient aussi au Groupe de travail franco-africain sur la gouvernance au Sud (Groupe Sud).

Grand officier de l’Ordre national du Mali, Diango Cissoko dirigeait jusqu’à son décès le Bureau du Haut représentant du Président de la République pour le Centre.

<strong>Baba Akhib Haidara</strong>

<em>Né le 28 octobre 1933 à Brazzaville (Congo), Baba Akhib Haïdara est un scientifique de renommée et surtout un grand sage qui a dirigé le Bureau du Médiateur de la République de 2013 à 2021. Après son mandat, il a été nommé Directeur de cabinet de l’ancien Président, Feu Ibrahim Boubacar Kéita. </em>

Il est titulaire d’un Doctorat en sciences physiques obtenu à l’Université de Paris-Jussieu, d’un diplôme d’études approfondies en Spectronomie, d’une licence d’enseignement de physique-chimie à l’Université de Grenoble, et d’un diplôme d’études supérieures de mathématiques, physique et chimie à l’Université de Paris Sorbonne.

Baba Akhib Haidara fait partie des tout premiers cadres nationaux ayant répondu à l’appel lancé par le Président Modibo Kéita à tous les Maliens de l’Extérieur à rejoindre ceux de l’Intérieur pour participer à la construction de la jeune République du Mali. Dès la fin de ses études supérieures, il s’est mis au service de son pays comme enseignant. Par la suite, il a développé une carrière nationale et internationale.

Dès 1962, il est Professeur de sciences physiques au Lycée Askia Mohamed. Il dispense des cours entre 1963 et 1964 à l’Ecole Militaire Interarmes (EMIA) de Kati. Il fut Directeur de l’ancienne Ecole des Travaux Publics (ETP) dont il assurera la transformation en Ecole Nationale d’Ingénieurs (ENI), puis Directeur général de l’Enseignement technique et professionnel et, enfin, Directeur général des Enseignements supérieurs et de la Recherche scientifique.

Baba Akhib Haidara a contribué à la conception et à la mise en œuvre de la Réforme de 1962. Il est le premier auteur malien de manuels scolaires, en physique et chimie, adaptés aux programmes officiels issus de cette Réforme. La sortie du premier manuel fut saluée par les autorités nationales de l’époque, notamment le Président Modibo Kéita dans sa lettre N° 111/ PG du 9 mai 1964 adressée à l’auteur.

Délégué Général pour le Nord auprès du Chef de l’Etat, Président du CTSP en 1991, il est nommé ministre d’Etat, ministre de l’Education nationale ; puis Conseiller spécial du Président de la République entre 1992 et 1993.

Il dispose d’une longue et riche expérience en matière de coopération régionale et internationale acquise, pour l’essentiel, au sein de l’UNESCO où, de 1974 à 1992, il a assumé des responsabilités larges et variées, dans le secteur de l’Education, tant au siège de l’Organisation à Paris que sur le terrain en Afrique, basé à Dakar (BREDA) ; Coordonnateur Régional de l’UNESCO pour l’Afrique ; Représentant du Mali au Conseil Exécutif de cette Organisation (1993 à 1997) dont il présida la Commission administrative et financière jusqu’à la 29ème session de la Conférence générale de l’UNESCO sur le droit de vote des Etats membres. Aussi, il a eu à assumer des fonctions spéciales  au niveau de l’UNESCO.

Au plan régional, il a présidé, en 1995, le Jury International de recrutement de l’UEMOA (Union économique et monétaire de l’Afrique de l’Ouest).

A l’actif de Baba Akhib Haidara, plusieurs travaux et publications. Membre de l’US -RDA, il a été candidat à l’élection présidentielle de 1992.

Chevalier, Commandeur, Officier et Grand Officier de l’Ordre National du Mali, Baba Akhib Haïdara est aussi Commandeur de l’Ordre du Lion du Sénégal et Commandeur de l’Ordre National de la Guinée.

<strong>Source : Site du bureau du Médiateur de la République</strong>

<strong> </strong><strong>Mme Sanogo Aminata Mallé</strong>

<em>L’actuel Médiateur de la République, Mme Sanogo Aminata Mallé est née en 1957 à M’Pessoba. Magistrate de profession, elle a été ministre de la Justice puis Secrétaire générale du Gouvernement. </em>

Mme Sanogo Aminata Mallé a décroché sa maîtrise en Sciences juridiques, option judiciaire à l’Université de Dakar qu’elle avait intégrée en 1976.

Major de sa promotion et munie de son parchemin, elle rentre au pays où elle est affectée à la Section du contentieux du Secrétariat général du gouvernement. Mme Sanogo Aminata Mallé intègre le Centre national de formation des magistrats d’où elle ressort avec son diplôme en 1983. Elle fut successivement juge d’instruction chargé des affaires des mineurs au tribunal de Première instance de Bamako (TPI) de 1983 à 1985, substitut du procureur de la République près de la même juridiction de 1985 à 1989, juge d’instruction chargé du 2ème Cabinet du TPI de Bamako de 1989 à 1991 et juge d’instruction du 1er Cabinet à la Cour spéciale de sûreté de l’Etat en 1991.

De 1992 à 1994, elle est nommée présidente de la Section détachée du TPI de la Commune IV du District de Bamako, présidente du Tribunal de commerce de Bamako de 1994 à 2000, enfin, présidente du TPI de la Commune III du District de Bamako d’octobre 2000 à janvier 2001.

Magistrat de grade exceptionnel, Mme Sanogo Aminata Mallé intègre, en 2001, la Cour de justice de la CEDEAO, créée en 1991, d’où elle prête serment en tant que membre de la Cour, le 30 janvier 2001 à Bamako. Son efficacité et sa rigueur dans le travail la propulsent à la tête de cette institution sous-régionale de janvier 2007 à février 2009.

A son retour au bercail, Mme Sanogo Aminata Mallé est nommée, en août 2010, conseiller technique au cabinet du Premier ministre. En septembre 2015, elle quitte le poste de chef de la Cellule gouvernance de la Primature pour devenir ministre de la Justice. Après son départ du gouvernement, elle est promue Secrétaire général du Gouvernement. Un poste qu’elle occupait jusqu’à sa nomination comme Médiateur de la République. Mme Sanogo Aminata Mallé est le deuxième rapporteur du Comité chargé de l’élaboration de l’avant-projet de la nouvelle constitution.]]> </content:encoded>
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<title>Gestion de la DFM du ministère du développement rural : Plus de 2,3 milliards de FCFA d&amp;apos;irrégularités décelées au titre des exercices 2018, 2019, 2020 et 2021</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-la-dfm-du-ministere-du-developpement-rural-plus-de-23-milliards-de-fcfa-dirregularites-decelees-au-titre-des-exercices-2018-2019-2020-et-2021-2991689.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-la-dfm-du-ministere-du-developpement-rural-plus-de-23-milliards-de-fcfa-dirregularites-decelees-au-titre-des-exercices-2018-2019-2020-et-2021-2991689.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 17 Sep 2022 01:27:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Par pouvoirs n°015/2021/BVG du 14 juin 2021 et en vertu de l'article 2 de la Loi n°2012-009 du 8 février 2012 abrogeant et remplaçant la Loi n°03- 030 du 25 août 2003 l'instituant, le Vérificateur Général a initié la vérification financière de la gestion de la Direction des Finances et du Matériel du Ministère du Développement Rural au titre des exercices 2018, 2019, 2020 et 2021 (1er trimestre). A l'issue de la vérification, la mission a décelé des irrégularités financières de 2 329 496 637 FCFA</em></strong>

<em>S.</em>'agissant de la pertinence, le rapport de vérification indique le Gouvernement malien a identifié le développement agricole comme le principal moteur de la stratégie de croissance économique du pays, de réduction de la pauvreté et de sécurité alimentaire. Cette volonté politique se justifie par le fait que l'économie du Mali repose essentiellement sur le secteur agricole qui occupe près de 80% de la population active et contribue pour 33% au Produit intérieur brut (PIB) et 15% aux recettes d'exportation.

Aussi, mentionne le rapport, les surfaces cultivables sont estimées à environ 11 500 000 hectares dont 2 000 000 d'hectares irrigables et le potentiel du cheptel est très important. Malgré ces énormes potentialités agricoles, il est important de signaler que l'agriculture malienne a été et reste aléatoire à cause de l'irrégularité des pluies, de la fragilité des sols et de l'influence des climats désertique et sahélien d'une large partie du pays. A cela, il faut ajouter les problèmes de productivité et de production dans les zones agro écologiques, liés à la faiblesse de la fertilité des sols, au non-respect des doses d'utilisation des engrais et à la faible utilisation des semences de qualité.

Au plan socio-économique, on dénombre au total 800 000 exploitations agricoles dont 700 000 pratiquent l'agriculture soit 86%, tandis que 100 000 exploitations correspondent à des éleveurs stricts ou des pêcheurs.

<strong>207 844 558 700 FCFA </strong><strong>pour des dépenses au titre des exercices 2018, 2019 et 2020</strong>

Suivant le compte administratif de la DFM du Ministère du Développement Rural, le crédit alloué s'élève à 207 844 558 700 FCFA pour des dépenses de l'ordre de 207 816 720 423 FCFA au titre des exercices 2018, 2019 et 2020. Au regard de ce qui précède, le Vérificateur Général a initié la vérification financière de la gestion de la DFM du Ministère du Développement Rural afin de s'assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de dépenses. Les travaux de vérification ont porté sur l'exécution des dépenses de fonctionnement et d'investissement, les procédures de distribution des intrants subventionnés de l'agriculture, de l'élevage et de la pêche. Au chapitre des constatations et recommandations, le rapport indique que celles-ci sont relatives aux irrégularités administratives et financières.  Ainsi, les irrégularités administratives relèvent de dysfonctionnements du contrôle interne notamment le manque de suivi de la DFM du Ministère du Développement Rural rapport au respect des calendriers de livraison de l'engrais subventionné, le manque d'exigence des fournisseurs sur la mise en état de fonctionnement des équipements agricoles, l'attribution des contrats de livraison d'intrants à des fournisseur qui n'ont pas acheminé des intrants dans les localités bénéficiaires, le paiement irrégulier des dépenses dépassant le seuil autorisé...

<strong>S'assurer du respect du calendrier des livraisons de l'engrais </strong>

En termes de recommandations, les Vérificateurs ont recommandé au Directeur des Finances et du Matériel du Ministère du Développement Rural de s'assurer du respect du calendrier des livraisons de l'engrais subventionné dans les zones bénéficiaires, d'exiger des fournisseurs la mise en état de fonctionnement des équipements agricoles conformément au contrat, de procéder à la création du Centre Rural de Prestation de services agricoles avant toute construction, de s'assurer que les fournisseurs d'aliments bétails acheminent les intrants dans les localités des bénéficiaires.

Quant au Régisseur d'avances du Ministère de l'Elevage et de la Pêche, il doit veiller au respect du seuil autorisé de paiement conformément à l'arrêté fixant les modalités de création et de fonctionnement des régies d'avances.

En ce qui concerne les irrégularités financières qui s'élèvent à 2 329 496 637 FCFA, les Vérificateurs ont constaté que le Ministre du Développement Rural et le Directeur des Finances et du Matériel dudit ministère ne respectent pas les procédures d'attribution et de distribution des intrants agricoles subventionnés parce que la distribution des subventions agricoles à des fournisseurs n'ayant pas respecté des critères de sélection précisés dans les manifestations d'intérêt. En effet les sociétés Profeba, Planète distribution, Sogefert, Songoye, Gdcm ont fourni des bilans ne portant pas la mention <em>"Bilans ou extraits de bilans conformes aux déclarations souscrites au service des impôts"</em> dans leurs offres et malgré cette insuffisance lesdits fournisseurs ont été sélectionnés pour la distribution des engrais subventionnés.

<strong>Absence d'offres financières pour certaines sociétés </strong>

Par ailleurs l'équipe de vérification a constaté l'absence d'offres financières pour les sociétés Agrotropic, Madcom et Somadeco. De même, malgré le rejet de leurs offres par la commission d'évaluation et de jugement des offres, elles ont été autorisées à fournir les engrais subventionnés par Décision n°2019-00000136/MA-SG du 12 juin 2019 du Ministre de l'Agriculture fixant la liste des fournisseurs d'engrais définitivement retenus pour la distribution de l'engrais subventionné. Elle a aussi constaté qu'un fournisseur, sans avoir passé par les procédures de sélection de la DFM, a été ajouté à la liste définitive des fournisseurs retenus pour la distribution des engrais subventionnés. Il s'agit de la société Salah Touré qui ne figure pas sur la liste des sociétés retenues par la commission d'évaluation des offres.

La mission de vérificateurs a constaté que le DFM du MDR a payé des travaux de construction non exécutés dont le montant s'élève à 10 675 000 FCFA. Ainsi, le montant total des irrégularités s'élève à 145 505 277 FCFA. Aussi, le DFM a transféré des équipements non fonctionnels dans les différentes chambres d'agriculture pour un montant de 923 465 780 FCFA.

<strong>Transfert d'équipements</strong><strong> agricoles non fonctionnels</strong>

Il ressort du rapport que, lors du passage de l'équipe de vérification dans les différentes localités, les représentants des chambres locales ont pu recouvrer et reverser 12 265 520 FCFA. Le DFM du Ministère de l'Agriculture a transféré des équipements agricoles non fonctionnels à la Commission de Gestion et de Suivi du Programme de Subvention des Equipements. En effet, au cours de la visite d'effectivité, il a été observé que lesdits équipements sont exposés dans les cours du Laboratoire Central Vétérinaire de Sotuba et de la DFM sans aucune protection contre les intempéries. Ainsi la Commission de Gestion et de Suivi du Programme de Subvention des Equipements n'a pu assurer d'une part le suivi de leur utilisation et d'autre part le suivi de la formation des bénéficiaires. L'équipe de vérification a également constaté l'existence de 182 botteleuses réceptionnées non utilisables et ne correspondant pas aux besoins exprimés par des producteurs. Le coût des botteleuses acquises et réceptionnées mais non fonctionnelles s'élève à 653 208 920 FCFA.

La mission a également constaté que le DFM du Ministère de l'Agriculture a procédé à des remboursements indus à des fournisseurs sur la base des listes validées dans le système E-voucher pour des quantités d'engrais non livrés. Et le montant des remboursements indus s'élève à 1 091 565 FCFA.

<strong>Non-application des pénalités </strong>

Selon le rapport de vérification, le DFM du Ministère de l'Elevage et de la Pêche n'a pas appliqué des pénalités de retard sur des marchés lorsque requis dont le montant s'élève respectivement à 9 589 033 FCFA pour le marché n°2983/DRMP/2018 et 8 962 544 pour le marché n°2984/DRMP/2018 du 24 septembre 2018 soit un montant total de 18 551 577 FCFA.

Le DFM du Ministère de l'Elevage et de la Pêche a payé pour des produits et équipements piscicoles non conformes dont le montant s'élève à 26 950 000 FCFA. En plus il a payé pour des cages flottantes incomplètes dont le montant s'élève à 13 500 000 FCFA.

Le Directeur des Finances et du Matériel du Ministère de l'Elevage et de la Pêche a payé pour des travaux non exécutés dont le montant total des irrégularités s'élève à 29 738 700 FCFA. La mission estime que le Directeur des Finances et Matériel du Ministère de l'Agriculture n'a pas fourni la preuve du reversement, au Trésor public, des produits issus de la vente des véhicules mis à la reforme. Les vérificateurs ont constaté entre autres que le Régisseur d'avances du Ministère de l'Agriculture a payé des indemnités de déplacement et de mission indues, le Régisseur d'avances du Ministère de l'Elevage et de la Pêche a payé pour des dépenses irrégulières, les Gestionnaires des Centres Ruraux de Prestation de services agricoles n'ont pas remboursé des montants dus sur les échéances des équipements reçue, le Directeur des Finances et du Matériel a payé pour des quantités d'engrais subventionnés non livrés, le Président de l'Association des riziculteurs de la plaine aménagée de San-Ouest a majoré le prix de vente fixé pour les engrais minéraux subventionnés, la Commission de Gestion et de Suivi du Programme de Subvention des Equipements Agricoles n'a pas reversé des produits issus de la vente des équipements.

<strong>Les faits dénoncés </strong><strong>transmis à la justice</strong>

Les faits dénoncés par le Vérificateur général et transmis au Président de la section des comptes de la Cour suprême et au Procureur de la République près le Tribunal de grande instance de la commune III du District de Bamako, chargé du Pôle économique et financier sont relatifs au non-respect des procédures d'attribution et de distribution des intrants agricoles subventionnés ; au paiement de travaux de construction non exécutés pour un montant 145 505 277 FCFA ; aux équipements agricoles non fonctionnels remis aux représentants locaux de l'APCAM pour un montant de 923 465 780 FCFA ; aux équipements agricoles non fonctionnels remis à la Commission de gestion et de suivi du Programme de Subvention des Equipements pour un montant de 653 208 920 CFA ; au paiement non conforme des quantités d'engrais livrés par le système E-Voucher pour un montant de 1 091 565 FCFA ; au paiement de marchés non exécutés conformément aux clauses contractuelles pour un montant de 100 669 038 FCFA ; à la non-application de pénalités de retard pour un montant de 18 551 577 FCFA ; au paiement des produits et équipements piscicoles non conformes pour un montant de 26 950 000 FCFA ; au paiement des cages flottantes incomplètes pour un montant de 13 500 000 FCFA ; au paiement des travaux de construction non conformes au devis estimatif et quantitatif pour un montant de 29 738 700 FCFA ; à l'absence de preuves de cession des véhicules reformés pour un montant de 700 000 FCFA ; au paiement d'indemnités de déplacement et de missions indues pour un montant de 125 000 FCFA ; au paiement de dépenses irrégulières pour un montant de 2 000 000 FCFA ; au non-reversement au Trésor public des produits issus de la vente des équipements pour un montant de 108 177 486 FCFA ; au non-reversement des montants dus sur les échéances des équipements reçus pour un montant de 7 632 960 FCFA ; au paiement des engrais subventionnés non livrés pour un montant de 14 888 750 FCFA ; à la majoration du prix de cession de l'engrais subventionné pour un montant de 28 054 500 FCFA ; au non reversement des produits issus de la vente des équipements pour un montant de 235 119 917 FCFA.

<strong>Faiblesses et dysfonctionnements du contrôle interne </strong>

Les faits dénoncés par le Vérificateur général au Président de la section des comptes de la Cour suprême et au Procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Kayes, chargé du Pôle économique et financier sont relatifs au non-reversement par les représentants locaux de l'APCAM Kayes au Trésor public des produits issus de la vente d'équipements pour un montant de 20 117 167 FCFA.

En conclusion, les travaux de vérification ont permis de mettre en exergue des faiblesses et dysfonctionnements relevant du contrôle interne ainsi que des irrégularités à caractère financier.Ainsi, les irrégularités d'ordre administratif se caractérisent principalement par le non-respect des procédures d'attribution des subventions agricoles, des procédures de délivrance des autorisations d'achats, des conditions de livraison de l'engrais subventionné, ainsi que le non-respect des procédures de passation des marchés. Au regard des constats ci-dessus, la mission de vérification a formulé des recommandations qui feront l'objet de mission de suivi de mise en œuvre.

La vérification des opérations de passation, d'exécution et de règlement desdits marchés a mis en exergue des irrégularités dans leur exécution. En effet, ont été relevés tour à tour des travaux non exécutés, des travaux non conformes aux prescriptions techniques des cahiers de charges ou des devis quantitatifs fournis par les fournisseurs, des matériels et équipements non retrouvés sur les sites de livraison. Cependant, la mission a rencontré des limites dans sa vérification, notamment la non disponibilité des listes de bénéficiaires d'engrais pour le système E-voucher au niveau des Directions régionales et pour s'assurer de l'effectivité des distributions les paysans n'ont pas pu fournir tous les reçus des autorisations d'achats et disent ne pas se souvenir non plus de la quantité reçue. L'équipe de vérification pour des raisons de sécurité et d'inaccessibilité n'a pas pu se rendre sur tous les sites des réalisations de la DFM.

Pour atteindre les objectifs fixés par la politique agricole, il s'avère utile pour la DFM du ministère de l'Agriculture de faire un suivi rigoureux de ses activités sur le terrain pour une utilisation optimale des ressources financières. <strong>Synthèse de Boubacar PAÏTAO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Direction des finances et du matériel, du ministère du Développement rural : Plus de 2,3 milliards  FCFA d’irrégularités financières</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/direction-des-finances-et-du-materiel-du-ministere-du-developpement-rural-plus-de-23-milliards-fcfa-dirregularites-financieres-2991529.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 15 Sep 2022 09:47:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La présente vérification financière a pour objet la gestion de la DFM du ministère du Développement rural au titre des exercices 2018, 2019, 2020 et 2021 (1<sup>er</sup> trimestre). Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de dépenses. Les travaux de vérification ont porté sur l’exécution des dépenses de fonctionnement et d’investissement, les procédures de distribution des intrants subventionnés de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche.

<strong>Irrégularités administratives :</strong> Pour remédier aux dysfonctionnements du contrôle interne, le Vérificateur Général, Monsieur Samba Alhamdou Baby, a formulé des recommandations.

Le Directeur des finances et du matériel du ministère du Développement rural doit s’assurer du respect du calendrier des livraisons de l’engrais subventionné dans les zones bénéficiaires ; exiger des fournisseurs la mise en état de fonctionnement des équipements agricoles, conformément au contrat ; procéder à la création du Centre rural de prestation de services agricoles avant toute construction et s’assurer que les fournisseurs d’aliments bétails acheminent les intrants dans les localités des bénéficiaires. Le Régisseur d’avances du ministère de l’Elevage et de Pêche doit veiller au respect du seuil autorisé de paiement, conformément à l’arrêté fixant les modalités de création et de fonctionnement des régies d’avances. Quant aux sous- commissions de distribution des intrants agricoles, elles doivent respecter les procédures de délivrance des autorisations d’achats des intrants agricoles subventionnés. Enfin, les Directeurs régionaux de l’agriculture doivent veiller au respect de la procédure d’évaluation des besoins en intrants agricoles subventionnés.

<strong>Irrégularités financières :</strong> Le montant total des irrégularités financières s’élève à 2 329 496 637 FCFA.

Le Vérificateur Général, Monsieur Samba Alhamdou Baby a transmis et dénoncé des faits au président de la Section des comptes de la Cour suprême et au Procureur de la République près le Tribunal de grande instance de la Commune III du district de Bamako, chargé du Pôle économique et financier, des faits relativement au non-respect des procédures d’attribution et de distribution des intrants agricoles subventionnés ; au paiement de travaux de construction non exécutés pour un montant 145 505 277 FCFA ; aux équipements agricoles non fonctionnels remis aux représentants locaux de l’APCAM pour un montant de 923 465 780 FCFA. Il en est de même pour les équipements agricoles non fonctionnels remis à la Commission de gestion et de suivi du Programme de subvention des équipements pour un montant de 653 208 920 CFA ; le paiement non conforme des quantités d’engrais livrés par le système E-Voucher pour un montant de 1 091 565 FCFA ; le paiement de marchés non exécutés conformément aux clauses contractuelles pour un montant de 100 669 038 FCFA ; la non-application de pénalités de retard pour un montant de 18 551 577 FCFA ; le paiement des produits et équipements piscicoles non conformes pour un montant de 26 950 000 FCFA. Monsieur Baby a aussi transmis et dénoncé le paiement des cages flottantes incomplètes pour un montant de 13 500 000 FCFA ; le paiement des travaux de construction non conformes au devis estimatif et quantitatif pour un montant de 29 738 700 FCFA ; l’absence de preuves de cession des véhicules reformés pour un montant de 700 000 FCFA ; le paiement d’indemnités de déplacement et de missions indues pour un montant de 125 000 FCFA ; le paiement de dépenses irrégulières pour un montant de 2 000 000 FCFA ; le non-reversement au Trésor public des produits issus de la vente des équipements pour un montant de 108 177 486 FCFA ; le non-reversement des montants dus sur les échéances des équipements reçus pour un montant de 7 632 960 FCFA ; le paiement des engrais subventionnés non livrés pour un montant de 14 888 750 FCFA ; la majoration du prix de cession de l’engrais subventionné pour un montant de 28 054 500 FCFA et le non reversement des produits issus de la vente des équipements pour un montant de 235 119 917 FCFA.

Au président de la Section des comptes de la Cour suprême et au Procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Kayes, chargé du Pôle économique et financier, le VG a transmis et dénoncé des faits relativement au non-reversement par les représentants locaux de l’APCAM de Kayes au Trésor public des produits issus de la vente d’équipements pour un montant de 20 117 167 FCFA.

<strong>Source BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rapport de vérification financière de la gestion de la commune rurale de Bancoumana : Des irrégularités financières s&amp;apos;élevant à 1 030 100 FCFA rectifiées par le régisseur</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/rapport-de-verification-financiere-de-la-gestion-de-la-commune-rurale-de-bancoumana-des-irregularites-financieres-selevant-a-1-030-100-fcfa-rectifiees-par-le-regisseur-2989053.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/rapport-de-verification-financiere-de-la-gestion-de-la-commune-rurale-de-bancoumana-des-irregularites-financieres-selevant-a-1-030-100-fcfa-rectifiees-par-le-regisseur-2989053.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 27 Aug 2022 01:50:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La présente vérification a pour objet la gestion de la Commune rurale de Bancoumana (CRB) au titre des exercices 2019, 2020 et 2021. Elle a pour objectif de s'assurer de la régularité et de la sincérité des dépenses et des recettes. Les travaux de vérification ont porté sur les dépenses de fonctionnement, d'investissement, du personnel, du domaine et des affaires foncières, de l'état-civil et de la gouvernance ainsi que le recouvrement des recettes. </em></strong>

La Commune rurale de Bancoumana (CRB) a été créée par la loi n°96-059 du 4 novembre 1996, modifiée, portant création de communes. Située à environ 60 km de Bamako, elle compte 14 villages que sont : Bancoumana (chef-lieu de la Commune), Kollé, Niaganabougou, Nanguilabougou, Kéniéroba, Ticko, Ouoronina, Samako, Missira, Tema, Niamé, Gonsolo, Djiguidala et Madina. Les comptes administratifs des exercices 2019, 2020 et 2021 (projet de compte administratif 2021) de la CRB font ressortir des dépenses et des recettes s'élevant respectivement à 1 032 575 848 F CFA et 1 047 747 994 F CFA.

<strong> Irrégularités administratives </strong>

Pour remédier à ces irrégularités le Vérificateur général, Samba Alhamdou Baby, recommande au représentant de l'Etat dans le cercle de Kati de fixer le taux de prélèvement obligatoire sur les recettes ordinaires du budget à affecter aux dépenses d'investissement conformément à la réglementation en vigueur. Au maire, il recommande d'organiser les consultations des conseils de villages avant l'adoption du budget de la Commune, procéder, annuellement, à la restitution publique de la gestion de la commune, veiller à la nomination d'un responsable chargé de la comptabilité-matières de la Commune conformément à la réglementation en vigueur, veiller à la tenue régulière des registres obligatoires, respecter la procédure d'affectation des terrains du domaine privé immobilier de l'Etat avant toute opération de morcellement, veiller à la perception régulière des recettes de la commune et au respect de la procédure d'achats par DRPR et celles d'application des pénalités.

Au secrétaire général, il demande de tenir régulièrement tous les registres obligatoires. Quant aux régisseurs de recettes et d'avances, ils devraient constituer leurs cautionnements. Le régisseur de recettes devrait aussi procéder au reversement des recettes encaissées dans le délai prévu par la réglementation en vigueur.  Le régisseur d'avances devrait payer les fonds aux bénéficiaires conformément à la réglementation.

<strong>Irrégularités financières</strong>

Le montant total des irrégularités financières, ci-dessous, s'élève à 1 030 100 F CFA. Cependant, après le dépôt du rapport provisoire, la CRB a fourni les copies des quittances de versement n°1568675 et n°1568676 en date du 9 mai 2022 de la perception de Kati d'un montant total de 1 030 100 F CFA correspondant au montant total des recettes non reversées. Ce montant de 1 030 100 F CFA versé, comme précisé, à la perception de Kati suivant les quittances indiquées ci-dessus correspond à la totalité des irrégularités financières reprochées à la CRB. Ce faisant, il n'y a plus lieu de constituer les transmissions et les dénonciations de faits par le Vérificateur général au président de la Section des comptes de la Cour suprême et au procureur de la République près le Tribunal de grande instance de la Commune III du district de Bamako chargé du Pôle économique et financier.

<strong>                                                                                                 Source BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rapport de vérification financière de la gestion de la Commune Rurale de Bancoumana</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/rapport-de-verification-financiere-de-la-gestion-de-la-commune-rurale-de-bancoumana-2988978.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/rapport-de-verification-financiere-de-la-gestion-de-la-commune-rurale-de-bancoumana-2988978.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/verificateur-general.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 26 Aug 2022 01:07:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[compte 14 villages que sont : Bancoumana (Chef-lieu de la Commune), Kollé, Niaganabougou, Nanguilabougou, Kéniéroba, Ticko, Ouoronina, Samako, Missira, Tema, Niamé, Gonsolo, Djiguidala et Madina.

Les comptes administratifs des exercices 2019, 2020 et 2021 (projet de compte administratif 2021) de la CRB font ressortir des dépenses et des recettes s’élevant respectivement à 1 032 575 848 FCFA et 1 047 747 994 FCFA.

<strong>Irrégularités administratives </strong>

Pour remédier à ces irrégularités le Vérificateur Général, Monsieur Samba Alhamdou BABY, a recommandé au Représentant de l’Etat dans le Cercle de Kati de fixer le taux de prélèvement obligatoire sur les recettes ordinaires du budget à affecter aux dépenses d’investissement conformément à la réglementation en vigueur.

Au Maire, il a recommandé d’organiser les consultations des conseils de villages avant l’adoption du budget de la Commune ; procéder, annuellement, à la restitution publique de la gestion de la commune ; veiller à la nomination d’un responsable chargé de la comptabilité-matières de la Commune conformément à la réglementation en vigueur ; veiller à la tenue régulière des registres obligatoires ; respecter la procédure d’affectation des terrains du domaine privé immobilier de l’Etat avant toute opération de morcellement ; veiller à la perception régulière des recettes de la commune et au respect de la procédure d’achats par DRPR et celles d’application des pénalités.

Au Secrétaire Général, il a dit de tenir régulièrement tous les registres obligatoires. Quant aux Régisseurs de recettes et d’avances, ils doivent constituer leurs cautionnements. Le Régisseur de recettes doit aussi procéder au reversement des recettes encaissées dans le délai prévu par la réglementation en vigueur.  Enfin, le Régisseur d’avances doit payer les fonds aux bénéficiaires conformément à la réglementation.

<strong>Irrégularités financières</strong>

Le montant total des irrégularités financières, ci-dessous, s’élève à 1 030 100 FCFA. Cependant, après le dépôt du rapport provisoire, la CRB a fourni les copies des quittances de versement n°1568675 et n°1568676 en date du 9 mai 2022 de la perception de Kati d’un montant total de 1 030 100 FCFA correspondant au montant total des recettes non reversées.

Ce montant de 1 030 100 FCFA versé, comme précisé, à la perception de Kati suivant les quittances indiquées ci-dessus correspond à la totalité des irrégularités financières reprochées à la CRB. Ce faisant, il n’y a plus lieu de constituer les transmissions et les dénonciations de faits par le Vérificateur Général au Président de la Section des comptes de la Cour Suprême et au Procureur de la République près le Tribunal de grande instance de la Commune III du District de Bamako chargé du pôle économique et financier.

<strong>CCOM/BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rapport de vérification financière de la gestion de la Commune rurale de Bancoumana : Des irrégularités financières s’élevant à 1 030 100 FCFA rectifiées par le Régissseur</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/rapport-de-verification-financiere-de-la-gestion-de-la-commune-rurale-de-bancoumana-des-irregularites-financieres-selevant-a-1-030-100-fcfa-rectifiees-par-le-regissseur-2988905.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/rapport-de-verification-financiere-de-la-gestion-de-la-commune-rurale-de-bancoumana-des-irregularites-financieres-selevant-a-1-030-100-fcfa-rectifiees-par-le-regissseur-2988905.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/verificateur-general.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 25 Aug 2022 07:50:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La présente vérification a pour objet la gestion de la Commune rurale de Bancoumana (CRB) au titre des exercices 2019, 2020 et 2021. Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des dépenses et des recettes. Les travaux de vérification ont porté sur les dépenses de fonctionnement, d’investissement, du personnel, du domaine et des affaires foncières, de l’état civil et de la gouvernance ainsi que le recouvrement des recettes.

A titre de rappel, la CRB a été créée par la Loi n°96-059 du 4 novembre 1996, modifiée, portant création de communes. Située à environ 60 Km de Bamako, elle compte 14 villages qui sont : Bancoumana (chef-lieu de la Commune), Kollé, Niaganabougou, Nanguilabougou, Kéniéroba, Ticko, Ouoronina, Samako, Missira, Tema, Niamé, Gonsolo, Djiguidala et Madina. Les comptes administratifs des exercices 2019, 2020 et 2021 (projet de compte administratif 2021) de la CRB font ressortir des dépenses et des recettes s’élevant respectivement à 1 032 575 848 FCFA et 1 047 747 994 FCFA.

<strong>Irrégularités administratives :  </strong>Pour remédier à ces irrégularités le Vérificateur Général, Monsieur Samba Alhamdou Baby a fixé le taux de prélèvement obligatoire sur les recettes ordinaires du budget à affecter aux dépenses d’investissement conformément à la réglementation en vigueur. Au maire, il a recommandé d’organiser les consultations des conseils de villages, avant l’adoption du budget de la Commune ; procéder, annuellement, à la restitution publique de la gestion de la commune ; veiller à la nomination d’un responsable chargé de la comptabilité-matières de la Commune, conformément à la réglementation en vigueur ; veiller à la tenue régulière des registres obligatoires ; respecter la procédure d’affectation des terrains du domaine privé immobilier de l’Etat avant toute opération de morcellement ; veiller à la perception régulière des recettes de la commune et au respect de la procédure d’achats par DRPR et celles d’application des pénalités.

Au Secrétaire général, il a dit de tenir régulièrement tous les registres obligatoires. Quant aux Régisseurs de recettes et d’avances, ils doivent constituer leurs cautionnements. Le Régisseur de recettes doit aussi procéder au reversement des recettes encaissées dans le délai prévu par la réglementation en vigueur. Enfin, le Régisseur d’avances doit payer les fonds aux bénéficiaires conformément à la réglementation.

<strong>Irrégularités financières : </strong>Le montant total des irrégularités financières, ci-dessous, s’élève à 1 030 100 FCFA.

Cependant, après le dépôt du rapport provisoire, la CRB a fourni les copies des quittances de versement n°1568675 et n°1568676 en date du 9 mai 2022 de la perception de Kati d’un montant total de 1 030 100 FCFA correspondant au montant total des recettes non reversées. Ce montant de 1 030 100 FCFA versé, comme précisé, à la perception de Kati, suivant les quittances indiquées ci-dessus correspond à la totalité des irrégularités financières reprochées à la CRB. Ce faisant, il n’y a plus lieu de constituer les transmissions et les dénonciations de faits par le Vérificateur Général au Président de la Section des comptes de la Cour Suprême et au Procureur de la République près le Tribunal de grande instance de la Commune III du District de Bamako chargé du pôle Economique et Financier.

&nbsp;

<strong>Source BVG   </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Centre Hospitalier  Universitaire de Kati : Le Vérificateur Général décèle de nombreux dysfonctionnements, défaillances et non&#45;conformités dans la gestion</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/centre-hospitalier-universitaire-de-kati-le-verificateur-general-decele-de-nombreux-dysfonctionnements-defaillances-et-non-conformites-dans-la-gestion-2-2987372.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 13 Aug 2022 01:49:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La présente vérification de performance porte sur la gestion du Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Kati pour la période du 1er janvier 2018 au 31 décembre 2020. Elle a pour objectifs d'une part de s'assurer que le CHU de Kati dispose d'un cadre de gouvernance fonctionnel et des pratiques de gestion sensibles au genre et d'autre part de déterminer la mesure dans laquelle le CHU de Kati acquiert et gère les ressources et fournit aux patients des soins médicaux. Les travaux de vérification ont porté sur le cadre institutionnel du CHU de Kati, l'acquisition et la gestion des ressources, l'offre de soins aux patients, la performance du plateau technique, l'hygiène, la santé et la sécurité au travail.

A titre de rappel, le CHU de Kati est un Etablissement Public Hospitalier (EPH) doté de la personnalité morale et de l'autonomie financière qui a été créé par la Loi n°03-019 du 14 juillet 2003 et placé sous la tutelle du Ministère en charge de la Santé. Il a pour mission de participer à la mise en œuvre de la politique nationale de la santé. A cet effet, il est chargé d'assurer le diagnostic, le traitement des malades, des blessés et des femmes enceintes, de prendre en charge les urgences et les cas référés, d'assurer les formations initiales et continues des professionnels de la Santé et de conduire des travaux de recherche dans le domaine médical.

Des efforts à déployer

L'équipe envoyée par le Vérificateur Général, Samba Alhamdou Baby, a remarqué beaucoup de défaillances dans la gestion du CHU de Kati. Les travaux de vérification ont permis de procéder à l'évaluation du dispositif de contrôle interne et d'examiner, à travers les procédés de vérification appropriés, les facteurs clés de performance du CHU de Kati. A la suite de ces travaux, l'équipe de vérification a relevé des dysfonctionnements au niveau du cadre institutionnel, des défaillances et des non-conformités dans la gestion administrative et financière ainsi que dans la gestion services médicaux. Parmi ces insuffisances et anomalies on peut citer l'expiration du mandat des administrateurs, l'absence d'un projet hospitalier à jour et le manque de contrôle approprié des activités de la Direction Générale par le Conseil d'Administration.  Au cours desdits travaux, l'équipe de vérification s'est rendue compte que le Président du Conseil d'Administration ne dispose pas de bureau de fonction et ses documents et cachet sont gardés dans celui du Directeur Général. Cette pratique, cumulée au fait que le Conseil d’Administration n'est pas consulté pour la nomination du DG comme l'exige la réglementation en vigueur, ne favorise pas la mobilisation des administrateurs face à leurs rôles et responsabilités.  Au niveau de la gestion des ressources, l'évaluation du contrôle interne de l'établissement a permis de mettre en lumière les anomalies pouvant affecter la gestion comptable et financière notamment le cumul des fonctions d'ordonnateur et de comptable, la mauvaise tenue de la comptabilité matières et la non production des comptes de gestion. L'équipe de vérification a également relevé des insuffisances au niveau du plateau technique du CHU de Kati dont le défaut de maintenance et d'entretien, les pannes et les dysfonctionnements liés aux pièces de rechange. Elle a également constaté l'insuffisance de ressources humaines qualifiées dans presque tous les services du CHU de Kati.

Ces anomalies et insuffisances ont des répercussions sur la prise en charge adéquate des patients. Ainsi, le Ministre de tutelle doit veiller à l'acquisition et à la mise à disposition des équipements médicaux tout en assurant la formation du personnel à leurs utilisations.<strong>                                                          </strong>

<strong> Source BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Centre Hospitalier Universitaire de Kati : Le Vérificateur Général décèle de nombreux dysfonctionnements, défaillances et non&#45;conformités dans la gestion</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/centre-hospitalier-universitaire-de-kati-le-verificateur-general-decele-de-nombreux-dysfonctionnements-defaillances-et-non-conformites-dans-la-gestion-2987199.html</link>
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<pubDate>Thu, 11 Aug 2022 07:49:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La présente vérification de performance porte sur la gestion du Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Kati pour la période du 1<sup>er</sup> janvier 2018 au 31 décembre 2020. Elle a pour objectifs d’une part de s’assurer que le CHU de Kati dispose d’un cadre de gouvernance fonctionnel et des pratiques de gestion sensibles au genre et d’autre part de déterminer la mesure dans laquelle le CHU de Kati acquiert et gère les ressources et fournit aux patients des soins médicaux. Les travaux de vérification ont porté sur le cadre institutionnel du CHU de Kati, l’acquisition et la gestion des ressources, l’offre de soins aux patients, la performance du plateau technique, l’hygiène, la santé et la sécurité au travail.

A titre de rappel, le CHU de Kati est un Etablissement Public Hospitalier (EPH) doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière qui a été créé par la Loi n°03-019 du 14 juillet 2003 et placé sous la tutelle du Ministère en charge de la Santé. Il a pour mission de participer à la mise en œuvre de la politique nationale de la santé. A cet effet, il est chargé d’assurer le diagnostic, le traitement des malades, des blessés et des femmes enceintes, de prendre en charge les urgences et les cas référés, d’assurer les formations initiales et continues des professionnels de la Santé et de conduire des travaux de recherche dans le domaine médical.

<strong>Des efforts à déployer</strong>

L’équipe envoyée par le Vérificateur Général, Monsieur Samba Alhamdou BABY, a remarqué beaucoup de défaillances dans la gestion du CHU de Kati.

Les travaux de vérification ont permis de procéder à l’évaluation du dispositif de contrôle interne et d’examiner, à travers les procédés de vérification appropriés, les facteurs clés de performance du CHU de Kati. A la suite de ces travaux, l’équipe de vérification a relevé des dysfonctionnements au niveau du cadre institutionnel, des défaillances et des non-conformités dans la gestion administrative et financière ainsi que dans la gestion services médicaux. Parmi ces insuffisances et anomalies on peut citer l’expiration du mandat des administrateurs, l’absence d’un projet hospitalier à jour et le manque de contrôle approprié des activités de la Direction Générale par le Conseil d’Administration.

Au cours desdits travaux, l’équipe de vérification s’est rendue compte que le Président du Conseil d’Administration ne dispose pas de bureau de fonction et ses documents et cachet sont gardés dans celui du DG. Cette pratique, cumulée au fait que le CA n’est pas consulté pour la nomination du DG comme l’exige la réglementation en vigueur, ne favorise pas la mobilisation des administrateurs face à leurs rôles et responsabilités.

Au niveau de la gestion des ressources, l’évaluation du contrôle interne de l’établissement a permis de mettre en lumière les anomalies pouvant affecter la gestion comptable et financière notamment le cumul des fonctions d’ordonnateur et de comptable, la mauvaise tenue de la comptabilité matières et la non production des comptes de gestion. L’équipe de vérification a également relevé des insuffisances au niveau du plateau technique du CHU de Kati dont le défaut de maintenance et d’entretien, les pannes et les dysfonctionnements liés aux pièces de rechange. Elle a également constaté l’insuffisance de ressources humaines qualifiées dans presque tous les services du CHU de Kati.

Ces anomalies et insuffisances ont des répercussions sur la prise en charge adéquate des patients. Ainsi, le Ministre de tutelle doit veiller à l’acquisition et à la mise à disposition des équipements médicaux tout en assurant la formation du personnel à leurs utilisations.

<strong>Source BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rapport de vérification de la gestion de l’ANEH: Des irrégularités financières s’élevant à plus de 18 millions de FCFA.</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/rapport-de-verification-de-la-gestion-de-laneh-des-irregularites-financieres-selevant-a-plus-de-18-millions-de-fcfa-2987198.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/rapport-de-verification-de-la-gestion-de-laneh-des-irregularites-financieres-selevant-a-plus-de-18-millions-de-fcfa-2987198.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 11 Aug 2022 07:46:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La présente vérification financière porte sur la gestion de l’Agence Nationale d’Evaluation des Hôpitaux (ANEH), au titre des exercices 2018, 2019, 2020 et 2021 (1<sup>er</sup> semestre). Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de dépenses. Les travaux de vérification ont concerné les dépenses exécutées sur les subventions de l’Etat et des partenaires techniques et financiers ainsi que les actes d’administration et de gestion. La présente mission fait suite à une saisine du ministère de la Santé et des Affaires Sociales.

A titre de rappel, l’Agence Nationale d’Evaluation des Hôpitaux (ANEH) a été créée par l’article 50 de la Loi n°02-050 du 22 juillet 2002 portant loi hospitalière modifiée par la Loi n°2018-050 du 11 juillet 2018. Placée sous la tutelle du ministre chargé de la Santé, l’ANEH est investie de la mission d’évaluation de la performance et de la qualité des soins des hôpitaux, des districts sanitaires ainsi que de l’élaboration et de la dissémination des référentiels dont la mise en œuvre contribue à l’amélioration de l’accueil, de la prise en charge des urgences, de l’hygiène hospitalière, de la maintenance des équipements et la gestion des médicaments. Il ressort des comptes administratifs que l’Agence Nationale d’Evaluation des Hôpitaux a exécuté au cours de la période sous revue 822 044 270 FCFA au titre des dépenses de fonctionnement, soit respectivement 249 772 970 FCFA en 2018, 277 249 076 FCFA en 2019 et 295 022 224 FCFA en 2020.

<strong>Irrégularités administratives : </strong>Pour remédier à ces irrégularités le Vérificateur Général, Samba Alhamdou BABY, a recommandé au Président du Conseil d’administration de veiller à la tenue des sessions conformément à la réglementation et à la prise d’une résolution relative à l’octroi des jetons de présence aux administrateurs. Au Directeur Général de l’AHEH, il a dit de veiller à la désignation des intérimaires en cas d’absence des titulaires des postes, à la régularité des pièces justificatives des dépenses et à la mise en place d’un système d’archivage adapté et sécurisé. Le DG doit, en outre, faire viser les ordres de mission par les autorités compétentes. Quant à l’Agent Comptable, il doit tenir la comptabilité générale et le Régisseur d’avances doit s’assurer de la régularité des pièces justificatives des dépenses.

<strong>Irrégularités financières : </strong>Le montant total des irrégularités financières, ci-dessous, s’élève à 18 269 000 FCFA.

Le Vérificateur Général a dénoncé au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance la Commune III du district de Bamako chargé du Pôle économique et financier les irrégularités relatives au paiement de jetons de présence indus pour un montant de 5 490 000 FCFA et d’indemnités de déplacement et de missions indues d’un montant de 12 779 000 FCFA.

<strong>Source BVG</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rapport de vérification financière de la gestion de l&amp;apos;agence nationale d&amp;apos;évaluation des  Hôpitaux (ANEH) : Des irrégularités financières s&amp;apos;élevant à plus de 18 millions de FCFA.</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/rapport-de-verification-financiere-de-la-gestion-de-lagence-nationale-devaluation-des-hopitaux-aneh-des-irregularites-financieres-selevant-a-plus-de-18-millions-de-fcfa-2986596.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/rapport-de-verification-financiere-de-la-gestion-de-lagence-nationale-devaluation-des-hopitaux-aneh-des-irregularites-financieres-selevant-a-plus-de-18-millions-de-fcfa-2986596.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 06 Aug 2022 01:24:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em>La présente vérification financière porte sur la gestion de l'Agence Nationale d'Evaluation des Hôpitaux (ANEH), au titre des exercices 2018, 2019, 2020 et 2021 (1er semestre).  Elle a pour objectif de s'assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de dépenses. </em>

Les travaux de vérification ont concerné les dépenses exécutées sur les subventions de l'Etat et des partenaires techniques et financiers ainsi que les actes d'administration et de gestion. La présente mission fait suite à une saisine du Ministère de la Santé et des Affaires Sociales.

A titre de rappel, l'Agence Nationale d'Evaluation des Hôpitaux (ANEH) a été créée par l'article 50 de la Loi n°02-050 du 22 juillet 2002 portant loi hospitalière modifiée par la Loi n°2018-050 du 11 juillet 2018. Placée sous la tutelle du Ministre chargé de la Santé, l'ANEH est investie de la mission d'évaluation de la performance et de la qualité des soins des hôpitaux, des districts sanitaires ainsi que de l'élaboration et de la dissémination des référentiels dont la mise en œuvre contribue à l'amélioration de l'accueil, de la prise en charge des urgences, de l'hygiène hospitalière, de la maintenance des équipements et la gestion des médicaments. Il ressort des comptes administratifs que l'Agence Nationale d'Evaluation des Hôpitaux a exécuté au cours de la période sous revue 822 044 270 FCFA au titre des dépenses de fonctionnement, soit respectivement 249 772 970 FCFA en 2018, 277 249 076 FCFA en 2019 et 295 022 224 FCFA en 2020.

Irrégularités administratives :

Pour remédier à ces irrégularités le Vérificateur Général, Monsieur Samba Alhamdou Baby, a recommandé au Président du Conseil d'Administration de veiller à la tenue des sessions conformément à la réglementation et à la prise d'une résolution relative à l'octroi des jetons de présence aux Administrateurs. Au Directeur Général de l'AHEH, il a dit de veiller à la désignation des intérimaires en cas d'absence des titulaires des postes, à la régularité des pièces justificatives des dépenses et à la mise en place d'un système d'archivage adapté et sécurisé. Le Directeur Général doit, en outre, faire viser les ordres de mission par les autorités compétentes. Quant à l'Agent Comptable, il doit tenir la comptabilité générale et le Régisseur d'avances doit s'assurer de la régularité des pièces justificatives des dépenses.

Irrégularités financières :

Le montant total des irrégularités financières, ci-dessous, s'élève à 18 269 000 FCFA. Le Vérificateur Général a dénoncé au Procureur de la république près le Tribunal de Grande Instance la Commune III du district de Bamako chargé du Pôle économique et financier les irrégularités relatives au paiement de jetons de présence indus pour un montant de 5 490 000 FCFA et d'indemnités de déplacement et de missions indues d'un montant de 12 779 000 FCFA.

<strong>                                                                         </strong>

<strong>Source BVG </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>2ème évaluation du BVG de la politique « Santé et hygiène publique » du PRODESS III : Seulement 15% de taux de realisation, faute de fonds</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/2eme-evaluation-du-bvg-de-la-politique-sante-et-hygiene-publique-du-prodess-iii-seulement-15-de-taux-de-realisation-faute-de-fonds-2981485.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/2eme-evaluation-du-bvg-de-la-politique-sante-et-hygiene-publique-du-prodess-iii-seulement-15-de-taux-de-realisation-faute-de-fonds-2981485.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 Jun 2022 01:07:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Bureau du Vérificateur Général (BVG) a évalué la Composante 3 « Femme, Enfant et Famille » de la phase III du PRODESS, couvrant la période 2014-2018. Sa deuxième évaluation de politique (EPP) qui vient compléter l’évaluation précédemment faite de la composante 1 « Santé et hygiène publique » en 2020.

Pour rappel, l’EPP se définit comme une appréciation systématique et objective d'une politique, en cours ou terminée, de sa conception, de sa mise en œuvre et de ses résultats dans le but de déterminer sa pertinence et le degré d'accomplissement de ses objectifs, son efficience en matière de développement, son efficacité, son impact et sa durabilité.

Ainsi, de l’évaluation de la composante 3 « Femme, Enfant et Famille», on peut retenir des huit (8) questions d’évaluation formulées en lien avec la pertinence, la mise en œuvre et les effets de cette composante 3 du PRODESS III que :

<strong>La composante « Femme, Enfant et Famille » est pertinente</strong> : Toutes les parties prenantes rencontrées ont confirmé qu’il était important d’avoir une composante prenant en charge ces questions, vu le rôle central des femmes et des enfants dans le secteur de la santé, d’où la nécessaire collaboration entre les trois ministères en charge du PRODESS. Il existe une complémentarité entre les actions du PRODESS relevant du ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille et les autres actions du PRODESS se manifestant par la corrélation des thématiques abordées dans le programme. Toutefois, une différenciation est faite au niveau local qui n’est pas visible au niveau central à cause de la difficulté à trouver un répondant clair au niveau du ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille à même d’indiquer et d’expliquer le contenu et les coûts des activités de cette composante 3.

<strong>Les actions de la composante ont été faiblement mises en œuvre</strong> : Les résultats obtenus dans la mise en œuvre de cette composante sont faibles et ne sont pas à la hauteur de la planification de départ. Le budget initialement prévu n’a pu être entièrement mobilisé et seulement 15% des activités planifiées par les services ont pu être réalisées. La faiblesse du financement du secteur de la promotion féminine, le retard dans la mobilisation des fonds, le manque de moyens matériels et le faible niveau apparent d’implication des responsables au niveau national en sont les raisons.

<strong>La mise en œuvre des actions de la composante a permis des progrès sensibles au niveau des femmes et enfants :</strong> Grâce aux activités réalisées dans le cadre de la composante 3 du PRODESS, les systèmes de santé semblent mieux répondre aux besoins des femmes et des enfants et les centres de santé sont plus à l’écoute des femmes qui les fréquentent encore plus. Celles-ci sont enclines à participer davantage à leur développement et leur bonne marche. Ainsi, certaines femmes sont présidentes d’ASACO.  Cette composante a aussi permis la réduction des mariages précoces et forcés et des violences basées sur le genre même si les progrès sont très lents. Ella a en outre contribué à améliorer la pratique de la planification familiale et à créer un léger mieux en ce qui concerne les mutilations génitales féminines.

En somme, les résultats obtenus dans la mise en œuvre de la composante 3 du PRODESS III sont faibles et ne sont pas à la hauteur de la planification de départ. Le budget mobilisé a été très faible, ne permettant la réalisation que de 15% seulement des activités planifiées par les services.

<strong>SourceBVG</strong>

<strong>KOULOUBA: Le Président de la Transition reçoit le Médiateur de la CEDEAO</strong>

Une délégation de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), conduite par l’ancien Président nigérian Goodluck Jonathan, Médiateur dans la crise entre l’Organisation sous-régionale et notre pays, a été reçue en audience, ce vendredi 24 juin 2022, par le Président de la Transition, S.E le colonel Assimi Goïta, Chef de l’État, au palais présidentiel de Koulouba.

Après avoir présenté ses condoléances au Gouvernement et au Peuple malien à la suite de l’assassinat de 130 civils dans le cercle de Bankass par les forces obscurantistes, le Médiateur de la CEDEAO a précisé que cette visite s’inscrivait dans le cadre du suivi de tout ce qui a été entrepris, afin d’aider le Mali à sortir de cette situation de crise.

Selon l’émissaire de la CEDEAO, cette crise touche non seulement le Mali, mais également tous les pays de la sous-région, d’où la nécessité de converger les positions pour le bonheur des populations.

Sans donner la conclusion des différentes discussions qu’il a eues avec les autorités maliennes depuis son arrivée, jeudi dans la capitale malienne, l’ex-Président nigérian a rassuré qu’il est heureux de constater les progrès effectués jusqu’ici par le Gouvernement de Transition, sous la haute autorité du Président de la Transition.

« Bientôt les populations maliennes vont se rendre compte, effectivement du travail abattu par les autorités pour atteindre ce niveau de progrès pour une bonne marche de la Transition au Mali », a-t-il conclu.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’hôpital du Point G épinglé par le BVG : 764 906 904 FCFA d&amp;apos;irrégularités financières Des faits dénoncés devant la justice</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/lhopital-du-point-g-epingle-par-le-bvg-764-906-904-fcfa-dirregularites-financieres-des-faits-denonces-devant-la-justice-2980305.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/lhopital-du-point-g-epingle-par-le-bvg-764-906-904-fcfa-dirregularites-financieres-des-faits-denonces-devant-la-justice-2980305.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 18 Jun 2022 01:22:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La gestion du Centre Hospitalier Universitaire du Point G au titre des exercices 2018, 2019, 2020 et 2021 (30 juin) a été passée au tamis par le Bureau du vérificateur général, notamment pour s'assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses. Mises à part les irrégularités administratives qui ont fait l'objet de recommandations du Bureau du vérificateur général, des irrégularités financières ont été constatées et dont le montant total s'élève à 764 906 904 FCFA. Comme d'habitude, les faits incriminés ont été dénoncés devant la justice.</em></strong>

Les travaux de vérification ont porté sur la mobilisation de la subvention de l'Etat, la collecte des recettes propres et l'exécution des dépenses.

Rappelons, comme l'a si bien fait le Vérificateur génral dans son rapport, que l'Hôpital du Point G existe depuis 1906 et s'est constitué à partir d'un hôpital militaire issu de la période coloniale. 7. Il a été érigé en Etablissement Public à caractère Administratif (EPA), doté de la personnalité morale et de l'autonomie de gestion par la Loi n°92-023 du 05 octobre 1992.

En 2003, la Loi n°03-021 du 14 juillet a créé l'Hôpital du Point G comme Etablissement Public Hospitalier doté de la personnalité morale et de l'autonomie financière. Il est placé sous la tutelle du Ministre chargé de la Santé. Il est institué en Centre Hospitalier Universitaire du Point G à la suite de l'Arrêté interministériel n°06-3175/MS-SG du 29 décembre 2009 portant approbation de la convention hospitalo-universitaire conclude entre l'hôpital du Point G et l'Université de Bamako. Aux termes de la loi précitée, l'Hôpital du Point G a pour mission de participer à la mise en œuvre de la politique nationale de santé. A cet effet, il est chargé de : assurer le diagnostic, le traitement des malades, des blessés et des femmes enceintes ; prendre en charge les urgences et les cas référés ; assurer la formation initiale et la formation continue des professionnels de la Santé ; conduire des travaux de recherche dans le domaine médical.

Les ressources de l'Hôpital du Point G sont constituées par : les revenus provenant des prestations de service ; les contributions de l'Etat ; les dons et legs ; l'aide extérieure ; les recettes diverses. L'Hôpital du Point G est dirigé par un directeur général nommé par décret pris en Conseil des ministres sur proposition du ministre chargé de la Santé après avis du Conseil d'Administration. Il assure la gestion et la conduite générale de l'établissement et en tient le Conseil d'Administration informé. Le Directeur Général est assisté d'un Adjoint qui le remplace en cas de vacance, d'absence ou d'empêchement. Le directeur adjoint est nommé par arrêté du ministre chargé de la Santé, sur proposition du Directeur Général.

<strong>IRRÉGULARITÉS </strong>

<strong>ADMINISTRATIVES</strong>

L'équipe de verification a constaté les irrégularités administratives que voici: le Conseil d'Administration du CHU du Point G ne tient pas des sessions ordinaires réglementaires; le CHU du Point G utilise un manuel de procédures administratives, comptables et financières non validé; le CHU du Point G ne dispose pas d'un projet d'établissement.

A ce niveau il faut comprendre que l'article 42 de la Loi n°02-050 du 22 juillet 2002 portant loi hospitalière dispose : <em>"Le projet d'établissement définit les objectifs de l'établissement dans le domaine médical, des soins infirmiers et obstétricaux, de l'accueil des malades et de leur famille, de la politique sociale, de la gestion, du système d'information, de l'hygiène et de la sécurité, de la formation et de la recherché".</em>

L'article 44 de la même loi dispose : <em>"Le projet d'établissement est établi pour une durée de cinq ans. Il est préparé par la Direction générale en collaboration avec la Commission médicale d'établissement et les autres organes consultatifs. Le projet d'établissement est voté par le conseil d'administration et approuvé par l'autorité de tutelle. Il peut être révisé avant terme, à la demande du Ministre chargé de la santé".</em>

Afin de s'assurer du respect des dispositions ci-dessus, l'équipe de vérification a procédé à une revue documentaire et à des entrevues. Elle a également demandé, par mémo n°004 du 9 novembre 2021, le projet d'établissement du CHU du Point G qui couvre la période 2020-2024 pour examen.

A l'issue des travaux, l'équipe de vérification a constaté que le CHU du Point G ne dispose pas d'un projet d'établissement. En effet, depuis l'expiration du projet d'établissement qui couvre la période 2015-2019, la Direction Générale CHU du Point G n'a pas élaboré le projet d'établissement pour la période 2020-2024. L'absence de projet d'établissement ne permet pas de mesurer l'efficacité du CHU du Point G.

Autres irrégularités administratives constatées: La Direction Générale du CHU du Point G a créé des commissions de réception irrégulières: Afin de s'assurer de la régularité de la création des commissions de réception des marchés passés par le CHU du Point G au cours de la période sous revue, l'équipe de vérification a examiné les decisions de mise en place des commissions et les procès-verbaux de réceptiondes marchés. Elle s'est également entretenue avec le Chef du service administratif et financier. Au terme des travaux, l'équipe de vérification a constaté que le directeur général du CHU du Point G a créé des commissions de réception irrégulières. En effet, Il n'a pas mentionné la DGMP sur dix (10) decisions portant création de la commission de réception des marchés passés. La création de commissions de réception irrégulières ne permet pas de s'assurer de la livraison effective des fournitures et l'exécution conforme des ouvrages et des prestations.

Par ailleurs, le Chef du Service des ressources humaines n'a pas mis à jour des dossiers du personnel; la Direction Générale et le Service administratif et financier du CHU du Point G ne respectent pas la nomenclature budgétaire.

En outre, la Direction Générale du CHU du Point G n'élabore pas le budget de la pharmacie hospitalière et la Direction Générale du Point G ne respecte pas la procédure de la demande de cotation. En plus, La Commission d'ouverture des plis et d'évaluation des offres du CHU du Point G ne respecte pas la procédure de la Demande de Renseignement et de Prix à compétition restreinte.

Il faut ajouter à tout cela que le Comptable-matières ne tient pas tous les documents de la comptabilité-matières. En plus, il n'a pas codifié et immatriculé des matériels. De son côté, la Direction Générale du CHU du Point G a admis des patients sans billet d'hospitalisation. Quant au Régisseur de recettes, il ne respecte pas le seuil des disponibilités: L'article 7 de l'Arrêté n°2018-2562/MEF-SG du 18 juillet 2018 portant institution d'une régie de recettes auprès du Centre hospitalier universitaire du Point G dispose : <em>"Le montant maximum des disponibilités du régisseur est fixé à 2 000 000 de F CFA".</em>

Afin de s'assurer du respect de cette disposition, l'équipe de vérification a procédé à l'analyse des reversements effectués par les guichetiers au régisseur et des différents versements à la banque. Elle a constaté que le Régisseur de recettes ne respecte pas le seuil des disponibilités. En effet, il ne verse pas systématiquement les recettes à la banque et les montants en sa possession dépassent souvent le maximum des disponibilités admis. A titre illustratif, le montant total de 3 297 215 Fcfa encaissé le 22 janvier 2020 a été réparti en plusieurs bordereaux de versement en vue de respecter le seuil maximum de disponibilité de 2 000 000 Fcfa. Il en est de même du montant de 3 552 460 Fcfa du 22 juin 2021 et du montant de 5 103 830 Fcfa du 29 juin 2021.

Le non-respect du montant maximum des disponibilités expose le CHU du Point G à un risque de détournement de ses recettes. S'y ajoute que l'Agent Comptable du CHU du Point G ne tient pas des documents de la comptabilité générale et ne fait pas un suivi régulier des recettes. En outre, les Guichetiers et le Régisseur de recettes n'ont pas justifié l'écart entre le Hospital Managment System et les quittances; la Commission de réception du CHU du Point G ne s'assure pas de l'effectivité de la fourniture des repas aux malades indigents.

<strong>IRRÉGULARITÉS FINANCIÈRES</strong>

Le Chef du Service de la néphrologie du CHU du Point G n'a pas justifié l'utilisation des consommables de dialyse: l'équipe de verification a examiné les dossiers des marchés d'acquisition des consommables de dialyse et a demandé la situation de leurs mouvements et utilisations. Elle s'est entretenue avec les acteurs de passation et d'exécution desdits marchés et les responsables des services d'hémodialyse. Elle a constaté que le Chef du Service de néphrologie n'a pas pu justifier l'utilisation de 10 999 séances de dialyse correspondant à un écart entre le nombre de kits et solutions mis à sa disposition par le service de la pharmacie et le nombre de kits et solutions utilisés lors des séances de dialyse effectivement réalisées et communiquées par lui-même à l'équipe de vérification. Sur la base des devis des marchés de la période sous revue, le montant de cet écart non justifié est de 377 449 430 Fcfa. De plus, elle a constaté que le montant de 3 610 987 910 Fcfa des trois marchés de kits et de solutions de dialyse passés au cours de la période sous revue a été intégralement payé alors qu'un stock de 84 756 consommables de dialyse était disponible chez le fournisseur à la date du 16 septembre 2021 en violation des principes des marchés à commande qui s'exécutent au fur et à mesure des expressions de besoins et de l'émission des bons de commande. La valeur monétaire du stock disponible chez le fournisseur est de 194 314 660 Fcfa. Le montant total des irrégularités sur les consommables de dialyse s'élève alors à 571 764 090 Fcfa.

L'Agent Comptable n'a pas reversé la part des produits issus de la vente des dossiers d'Appel d'Offres destinée à l'Autorité de Régulation des Marchés Publics et de Délégations de Service Public: Le montant total de la part des produits issus de la vente des DAO destinée à l'Autorité de Régulation est de 270 000 FCFA. Le Contrôleur financier a visé les pièces d'engagement et de paiement des marchés sans vérifier les prix par rapport à la mercuriale en vigueur: Le montant total des écarts des prix des fournisseurs par rapport aux mercuriales de la période sous revue s'élève à 9 691 500 Fcfa.

La Commission de réception a élaboré des procès-verbaux sans constater la quantité des repas livrés au personnel de garde du CHU du Point G: Elle a constaté que la Commission de réception du CHU du Point G a élaboré des procès-verbaux sans les supports justifiant la quantité des repas livrés au personnel de garde du CHU du Point G. En effet, elle n'a pas pu mettre à la disposition de l'équipe de vérification le nombre de plats livrés au personnel de garde sur la base duquel les procès-verbaux (PV) de réception ont été établis. De plus, les quantités de plats consignées sur les PV ne correspondent pas au nombre de jour homme de garde. Ainsi, au cours de la période sous revue, l'écart total entre le nombre de plats payé et celui correspondant au nombre de jour homme de garde s'élève à 304 185 plats, soit 118 263 en 2018, 77 922 en 2019 et 108 000 en 2020. Le montant total équivalant à cet écart s'élève à 115 291 278 Fcfa.

Le Surveillant Général a irrégulièrement utilisé le carburant mis à sa disposition: L'équipe de vérification a constaté que le Surveillant Général a donné, sur la dotation mise à sa disposition pour les besoins des ambulances, du carburant à l'attributaire du marché relatif à l'évacuation des ordures à partir des cartes d'approvisionnement des ambulances du CHU du Point G. Or, le contrat de ce fournisseur ne contient aucune clause relative à la prise en charge de la dotation de ses véhicules en carburant par le CHU du Point G. Le montant de la dotation irrégulière en carburant du prestataire chargé de l'évacuation des ordures s'élève à 254 350 Fcfa.

Le directeur général du CHU du Point G a ordonné le paiement d'indemnités indues: l'équipe de vérification a examiné les procès-verbaux des sessions du Conseil d'Administration et les pièces justificatives des paiements des jetons de présence.

Elle a constaté que le directeur général du CHU du Point G a ordonné le paiement d'indemnités indues à son personnel participant aux sessions du Conseil d'Administration. En effet, au cours des 41ème, 42ème et 43ème sessions du Conseil d'Administration, il a octroyé des indemnités de 100 000 Fcfa par participant non administrateur au lieu de l'indemnité de 75 000 Fcfa autorisée. En somme, 16 participants non administrateurs ont bénéficié de ces indemnités pendant les 41ème et 42ème session du Conseil Administration et 19 participants durant la 43ème session. Le montant total des indemnités indues s'élève à 1 275 000 Fcfa.

Le directeur général a procédé à des fractionnements de dépenses: Elle a constaté que le Directeur Général du CHU du Point G a proceed à un fractionnement de dépenses. En effet, il a autorisé, sur la régie d'avances, six achats séquentiels de consommables informatiques en mars et en avril 2018 pour un montant cumulé de 979 400 FCFA afin d'éviter un marché par demande de cotation qui nécessite au moins la sollicitation de trois fournisseurs.

L'Agent Comptable du CHU du Point G n'a ni déclaré ni payé des cotisations fiscales et sociales: l'Agent Comptable n'a ni déclaré ni payé l'ITS, les taxes de logement et les cotisations sociales sur des rémunérations de 2018. En effet, l'Agent Comptable n'a pas déclaré et n'a pas payé sept mois de cotisations fiscales et huit mois de cotisations sociales au cours de 2018. Le montant des déclarations à payer s'élève à 38 109 903 Fcfa. Des chefs de service n'ont pas justifié l'absence de matériels mis à leur disposition: Le montant total des matériels manquants au cours du contrôle d'effectivité de l'équipe de vérification s'élève à 3 087 177 Fcfa.

Les Guichetiers et le Régisseur de recettes ont procédé à des annulations irrégulières des recettes hospitalières du CHU du Point G: Les Guichetiers et le Régisseur de recettes ont procédé à des annulations irrégulières des recettes hospitalières du CHU du Point G. En effet, sur la période sous revue, les Guichetiers et le Régisseur de recettes ont annulé des recettes sans émission d'ordre d'annulation par l'ordonnateur. La pratique consiste à annuler des quittances émises contre remboursement des montants encaissés par le régisseur et le Guichetier. Le montant total des recettes annulées Durant la période sous revue s'élève à 25 163 606 Fcfa.

<strong>DENONCIATIONS DEVANT </strong><strong>LA JUSTICE</strong>

Comme d'habitude, le Vérificateur général a dénoncé les faits constatés devant la justice, notamment auprès du Procureur de la République en charge du Pôle économique et financier de Bamako et aussi auprès de la Section des comptes de la Cour supreme. <strong>             Amadou Bamba NIANG</strong>

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<item>
<title>Centre hospitalier universitaire du Point G: Des irrégularités financières s’élevant à plus de 760 millions de FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/centre-hospitalier-universitaire-du-point-g-des-irregularites-financieres-selevant-a-plus-de-760-millions-de-fcfa-2980078.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 16 Jun 2022 01:22:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La présente vérification financière a pour objet la gestion du Centre hospitalier universitaire du Point G. au titre des exercices 2018, 2019, 2020 et 2021 (30 juin).

Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses. Les travaux ont porté sur le contrôle interne de l’entité, le recouvrement et l’encaissement des produits de la fibre optique et des services du réseau de diffusion, les dépenses liées aux prestations de services, fournitures, matériels, travaux et équipements.

A titre de rappel, l’Hôpital du Point G existe depuis 1906 et s’est constitué à partir d’un hôpital militaire issu de la période coloniale. Il a été érigé en Etablissement Public à caractère Administratif (EPA), doté de la personnalité morale et de l’autonomie de gestion par la Loi n°92-023 du 05 octobre 1992. En 2003, la Loi n°03-021 du 14 juillet 2003 a créé l’Hôpital du Point G comme Etablissement public hospitalier doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière. Il est placé sous la tutelle du Ministre chargé de la Santé. Il est chargé d’assurer le diagnostic, le traitement des malades, des blessés et des femmes enceintes ; de prendre en charge les urgences et les cas référés ; d’assurer la formation initiale et la formation continue des professionnels de la Santé et de conduire des travaux de recherche dans le domaine médical.

<strong>Irrégularités administratives :</strong>

Pour remédier à ces irrégularités le Vérificateur Général, M. Samba Alhamdou BABY, a recommandé au Président du Conseil d’administration de tenir toutes les sessions ordinaires réglementaires. Au Directeur général de faire valider le manuel de procédures administratives, financières et comptables ; préparer le projet d’établissement du CHU du Point G ; intégrer la Direction générale de passation des marchés publics dans les décisions portant création de commission de réception ; respecter la nomenclature budgétaire dans les opérations d’exécution des dépenses ; élaborer le budget de la pharmacie hospitalière ; respecter les procédures de passation de marchés  et exiger l’enregistrement des patients au Bureau des entrées avant leur admission dans les services de soins. Au Chef du Service administratif et financier, il a demandé de respecter la nomenclature budgétaire dans les opérations d’exécution des dépenses. L’Agent comptable doit tenir tous les documents de la comptabilité générale exigés par la réglementation en vigueur et faire un suivi régulier des recettes tandis que le Comptable-matières doit tenir tous les documents de la Comptabilité-matières et procéder à la codification et à l’immatriculation des matériels.

<strong>Irrégularités financières :</strong>

Le montant total des irrégularités financières, ci-dessous, s’élève à 764 906 904 FCFA.

Le Vérificateur Général a dénoncé au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance la Commune III du district de Bamako chargé du Pôle économique et financier les irrégularités relatives à la à la non-justification des consommables de dialyse pour un montant 377 449 430 FCFA ; au paiement intégral de marchés à commandes sans la livraison de tous les consommables pour un montant de 194 314 660 FCFA ; au non-reversement des produits des ventes des Dossiers d’appels d’offres destinés à l’Autorité de régulation des marchés publics et de Délégations de service public pour un montant de 270 000 FCFA ; à l’apposition du visa sur les pièces de paiement de marchés sans vérifier les prix par rapport à la mercuriale pour un montant de 9 691 500 FCFA ; à l’élaboration de procès-verbaux sans constatation de la quantité des matières, engendrant un paiement indu de 115 291 278 FCFA ; à l’utilisation irrégulière du carburant pour un montant de 254 350 FCFA ; au paiement d’indemnités indues pour un montant de 1 275 000 FCFA ; au fractionnement de dépenses d’achat de consommables informatiques ; à la non-justification de matériels mis à disposition par le CHU du Point G pour un montant de 3 087 177 FCFA et  à l’annulation irrégulière de recettes pour un montant de 25 163 606 FCFA.

Le VG a, en outré, transmis au Directeur général des impôts la non-déclaration et le non-paiement des cotisations fiscales pour un montant de 6 116 231 FCFA et au Directeur général de l’INPS la non-déclaration et le non-paiement des cotisations sociales pour un montant de 31 993 672 FCFA.

<strong>Source BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion de la Commune rurale de Naréna : Des irrégularités financières s’élevant à plus de à 18 millions de FCFA.</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-la-commune-rurale-de-narena-des-irregularites-financieres-selevant-a-plus-de-a-18-millions-de-fcfa-2980072.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-la-commune-rurale-de-narena-des-irregularites-financieres-selevant-a-plus-de-a-18-millions-de-fcfa-2980072.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/verificateur-general.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 16 Jun 2022 01:13:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La présente vérification financière a pour objet la gestion de la Commune rurale de Naréna au titre des exercices 2019, 2020 et 2021. Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses. Les travaux de vérification ont porté sur la mobilisation des recettes et leur reversement, l’exécution des dépenses, la gouvernance administrative, la gestion domaniale et foncière, l’état civil, la tenue de la comptabilité-matières.

A titre de rappel, la Commune rurale de Naréna, en tant que Collectivité Territoriale, a été créée par la Loi n° 96- 059 du 04 novembre 1996 portant création de communes. D’une superficie de 472 Km2, la Commune rurale de Naréna est située au sud-ouest du Cercle de Kangaba dans la Région de Koulikoro. Elle est constituée de six villages: Balancomana, Keniema, Naréna, Samalofira, Sébécourani, Socourani et quelques hameaux dont Bayan, Koulaka, Solabougouda, Sodiman, Sabaridougou, Solabougouda et Diallacoro. Selon les estimations de la Direction Nationale de la Population de 2018, la population de la Commune de Naréna est de 16 776 habitants. La gestion de la CRN est assurée par le Conseil communal (CC), le Bureau communal et les services techniques.

<strong>Irrégularités administratives :</strong>

Pour remédier à ces irrégularités le VG, M. Samba Alhamdou BABY, a recommandé au représentant de l’Etat dans le Cercle de Kangaba d’adresser au Maire une lettre de cadrage préalable à l’élaboration du budget de la Commune rurale de Naréna. Au Maire, il a dit, de veiller à la tenue de tous les documents administratifs ; procéder à une large diffusion des comptes rendus de session du Conseil communal par les moyens de communication et d’informations appropriés ; veiller à régulariser la création des régies, à la perception des recettes de la CRN par le Régisseur de recettes, conformément aux textes en vigueur et à la, nomination du comptable-matières conformément aux textes en vigueur. Il doit, en outré, veiller au respect des formes et conditions d’attribution des terrains à usage d’habitation, conformément aux textes en vigueur et à la mise à jour du fichier-fournisseurs et aussi mettre en œuvre les procédures d’application de pénalités de retard. Il a été recommandé au Secrétaire général de tenir l’ensemble des documents administratifs et au Régisseurs de recettes et d’avances de constituer leur caution et prêter serment. Enfin, le Régisseur de recettes doit percevoir l’ensemble des recettes de la Commune, conformément aux textes en vigueur.

<strong>Irrégularités financières</strong> :

Le montant total des irrégularités financières, ci-dessous, s’élève à 18 455 900 FCFA.

Le Vérificateur Général a dénoncé au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance la Commune III du district de Bamako chargé du Pôle économique et financier les irrégularités relatives à la non-comptabilisation et au non-reversement des redevances d’établissement d’actes d’état civil pour un montant de 2 032 900 FCFA ; au non-recouvrement des frais d’édilité pour un montant de 16 300 000 FCFA et à la non-justification des recettes issues de la vente des vignettes pour un montant de 123 000 FCFA.

<strong>Source BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’Hôpital du Point G ou l’internat de la fraude :  764 millions FCFA croqués en deux ans et six mois</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/lhopital-du-point-g-ou-linternat-de-la-fraude-764-millions-fcfa-croques-en-deux-ans-et-six-mois-2979919.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/lhopital-du-point-g-ou-linternat-de-la-fraude-764-millions-fcfa-croques-en-deux-ans-et-six-mois-2979919.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2018/10/CHU-DU-POINT-G.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 15 Jun 2022 09:51:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Directeur Général du Centre Universitaire Hospitalier du Point G (CHU-Point), le Pr Ilo Bella Dial, est sur la sellette. Les fouilles « archéologico-financières » réalisées dans cet hosto sont sans appel : surfacturations à la pelle, fraude et détournements de fonds. Auxquels s’ajoutent, des dépenses injustifiées et le changement des règles de la comptabilisation, d’une année à l’autre. Autant de pratiques qui selon le rapport d’enquête financière du Bureau du Vérificateur Général (BVG) ont pulvérisé les fonds du CHU du Point. Avec à la clé, plus de 764 millions de francs CFA (764 906 904F) qui ont pris une destination, jusque-là, encore inconnue pendant les exercices 2018, 2019, 2020 et 2021 (30 juin), soit 2 ans et six mois de gestion.</strong>

Le CHU du Point G est une structure majeure du système sanitaire du Mali qui reste confronté à de nombreux dysfonctionnements des dispositifs du contrôle interne et irrégularités financières. Les dysfonctionnements du contrôle interne concernent essentiellement la déficience des outils de gouvernance stratégique et gestion administrative et financière, notamment le projet d’établissement, le manuel de procédures administratives, financières et comptables, le budget de la pharmacie et la tenue de la comptabilité mais aussi le non-respect des procédures de passation de marchés et la faiblesse du suivi des recettes de l’établissement.

Les irrégularités financières sont liées, particulièrement aux défaillances dans le processus d’achat, de mouvement et d’utilisation des consommables de dialyse ; de réception des biens ; de contrôle des opérations de recettes et de dépenses au niveau des régies ; de gestion des cotisations fiscales et sociales.

L’Hôpital du Point G est l’un des plus importants centres hospitaliers du Mali, avec pour mission, l’assurance des soins de santé publique. Mais ce service, ploie sous l’effet de la plus pernicieuse forme de corruption systématique, adoptée sur les plans financier et technique de chaque travail ou paiement organisé par le CHU.  À cette fin, voici des cas de mauvaises gestions au sein de cet établissement hospitalier de notre pays, relatif  aux opérations d’exécution de recettes et de dépenses.

<strong>Les recettes et les dépenses du Point G entre parenthèses </strong>

Le Chef du Service de néphrologie de l’Hôpital du Point G, le Dr Hamadoun Yattara, n’a pas pu justifier l’utilisation de 10 999 séances de dialyse correspondant à un écart entre le nombre de kits et solutions mis à sa disposition par le service de la pharmacie et le nombre de kits et solutions utilisés lors des séances de dialyse effectivement réalisées et communiquées par lui-même à l’équipe de vérification. Sur la base des devis des marchés de la période sous revue, le montant de cet écart non justifié est de 377, 44 millions FCFA (377 449 430 F). De plus, elle a constaté que le montant de plus de  milliards de nos francs ( 3 610 987 910 FCFA) des trois marchés de kits et de solutions de dialyse passés au cours de la période sous revue a été intégralement payé alors qu’un stock de 84 756 consommables de dialyse était disponible chez le fournisseur à la date du 16 septembre 2021 en violation des principes des marchés à commande qui s’exécutent au fur et à mesure des expressions de besoins et de l’émission des bons de commande. La valeur monétaire du stock disponible chez le fournisseur est de 194,31 millions (194 314 660 FCFA). Le montant total des irrégularités sur les consommables de dialyse s’élève alors à plus de 571 millions (571 764 090 FCFA).

Plus grave, l’Agent Comptable du CHU du Point G, Mme Keita Fanta Traoré, n’a pas reversé la part des produits issus de la vente des dossiers d’Appel d’Offres destinée à l’Autorité de Régulation des Marchés Publics et de Délégations de Service Public pour un montant de 270 millions FCFA. Au même moment, le Contrôleur financier, M. Cheick Oumar Koné, a apposé son visa sur les pièces d’engagement et de paiement de marchés sans vérifier les prix par rapport à la mercuriale en vigueur. En effet, il a apposé son visa sur les pièces d’engagement et de paiement de quatre (04) marchés sans vérifier les prix par rapport à la mercuriale. De ce fait, les acquisitions concernées par cette inobservation de la mercuriale des prix sont : la fourniture de climatiseur Armoire 5 chevaux marque Sharp ; la fourniture de sucre au CHU du Point G ; la fourniture de produits alimentaire sucre en poudre au CHU du Point G et la fourniture de sucre au CHU du Point G.  Le montant total des écarts des prix des fournisseurs par rapport aux mercuriales de la période sous revue s’élève à 9,6 millions de nos francs (9 691 500 FCFA).

Et comme si cela ne suffisait pas, la Commission de réception du CHU du Point G a élaboré des procès-verbaux sans les supports justifiant la quantité des repas livrés au personnel de garde de l’Hôpital. En effet, elle n’a pas pu mettre à la disposition de l’équipe de vérification le nombre de plats livrés au personnel de garde sur la base duquel les procès-verbaux (PV) de réception ont été établis. De plus, les quantités de plats consignées sur les PV ne correspondent pas au nombre de jour homme de garde. Ainsi, au cours de la période sous revue, l’écart total entre le nombre de plats payé et celui correspondant au nombre de jour homme de garde s’élève à 304 185 plats, soit 118 263 en 2018, 77 922 en 2019 et 108 000 en 2020. Le montant total équivalant à cet écart s’élève à plus de 115 millions de nos francs (115 291 278 FCFA).

<strong>D’embrouilles en magouilles  </strong>

Le Surveillant Général de l’Hôpital du Point, M. Gaoussou Diallo,  a donné, sur la dotation mise à sa disposition pour les besoins des ambulances, du carburant à l’attributaire du marché relatif à l’évacuation des ordures à partir des cartes d’approvisionnement des ambulances du CHU du Point G. Or, le contrat de ce fournisseur ne contient aucune clause relative à la prise en charge de la dotation de ses véhicules en carburant par le CHU du Point G. Le montant de la dotation irrégulière en carburant du prestataire chargé de l’évacuation des ordures s’élève à 254 350 FCFA.

Ensuite vient, le paiement d’indemnités indues par le Directeur Général du CHU du Point G, le Pr Diall,  à son personnel participant aux sessions du Conseil d’Administration. En effet, au cours des 41ème, 42ème et 43ème sessions du Conseil d’Administration, il a octroyé des indemnités de 100 000 FCFA par participant non administrateur au lieu de l’indemnité de 75 000 FCFA autorisée. En somme, 16 participants non administrateurs ont bénéficié de ces indemnités pendant les 41ème  et 42ème session du Conseil Administration et 19 participants durant la 43ème session. Le montant total des indemnités indues s’élève à 1 275 000 FCFA.

Par ailleurs, le DG du CHU du Point G, le Pr Ilo Bella Dial, a procédé à un fractionnement de dépenses. En effet, il a autorisé, sur la régie d’avances, six achats séquentiels de consommables informatiques en mars et en avril 2018 pour un montant cumulé de 979 400 FCFA afin d’éviter un marché par demande de cotation qui nécessite au moins la sollicitation de trois fournisseurs.

Et comble de la « mangecratie » au CHU du Point G, le chef du service de chirurgie, le chef du service de maintenance, le chef du service de néphrologie et le chef du service de cardiologie n’ont pas justifié l’absence de matériels qui leur ont été affectés par le Comptable-matières. En effet, ils n’ont pas pu justifier l’absence de certains matériels affectés à leurs services au cours des travaux d’effectivité réalisés par l’équipe de vérification avec la comptabilité-matières du CHU du Point G.  Le montant total des matériels manquants au cours du contrôle d’effectivité de l’équipe de vérification s’élève à plus de 3 millions (3 087 177 FCFA).

Enfin, lors des opérations d’encaissement des recettes hospitalières du CHU du Point G, pendant la période sous revue, les Guichetiers et le Régisseur de recettes ont annulé des recettes sans émission d’ordre d’annulation par l’ordonnateur. La pratique consiste à annuler des quittances émises contre remboursement des montants encaissés par les Guichetiers et le Régisseur. Le montant total des recettes annulées durant la période sous revue s’élève à plus de 25 millions (25 163 606 FCFA).

En chiffre, la mauvaise gestion en cours au CHU du Point G pendant les exercices 2018, 2019, 2020 et 2021 (30 juin), a occasionné un trou béat de 764,90 millions de francs CFA dans la caisse. C’est pourquoi les enquêteurs du BVG ont transmis le dossier de centre hospitalier à la justice.

En attendant, les responsables de l’Hôpital du Point G et leurs complices ne dorment plus que d’un œil.

<strong>Youssouf Konaré</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Vérification financière de la gestion du Point G :  Des irrégularités financières s&amp;apos;élevant à plus de 760 millions de FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-de-la-gestion-du-point-g-des-irregularites-financieres-selevant-a-plus-de-760-millions-de-fcfa-2979338.html</link>
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<pubDate>Sat, 11 Jun 2022 01:20:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La présente vérification financière a pour objet la gestion du Centre Hospitalier Universitaire du Point G. au titre des exercices 2018, 2019, 2020 et 2021 (30 juin). Elle a pour objectif de s'assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses. Les travaux ont porté sur le contrôle interne de l'entité, le recouvrement et l'encaissement des produits de la fibre optique et des services du réseau de diffusion, les dépenses liées aux prestations de services, fournitures, matériels, travaux et équipements.  A titre de rappel, l'Hôpital du Point G existe depuis 1906 et s'est constitué à partir d'un hôpital militaire issu de la période coloniale.  Il a été érigé en Etablissement Public à caractère Administratif (EPA), doté de la personnalité morale et de l'autonomie de gestion par la Loi n°92-023 du 05 octobre 1992. En 2003, la Loi n°03-021 du 14 juillet 2003 a créé l'Hôpital du Point G comme Etablissement Public Hospitalier doté de la personnalité morale et de l'autonomie financière. Il est placé sous la tutelle du Ministre chargé de la Santé. Il est chargé d'assurer le diagnostic, le traitement des malades, des blessés et des femmes enceintes ; de prendre en charge les urgences et les cas référés ; d'assurer la formation initiale et la formation continue des professionnels de la Santé et de conduire des travaux de recherche dans le domaine médical.

Irrégularités administratives :

Pour remédier à ces irrégularités le Vérificateur Général, M. Samba Alhamdou BABY, a recommandé au Président du Conseil d'Administration de tenir toutes les sessions ordinaires réglementaires. Au Directeur Général de faire valider le manuel de procédures administratives, financières et comptables ; préparer le projet d'établissement du CHU du Point G ; intégrer la Direction Générale de Passation des Marchés Publics dans les décisions portant création de commission de réception ; respecter la nomenclature budgétaire dans les opérations d'exécution des dépenses ; élaborer le budget de la pharmacie hospitalière ; respecter les procédures de passation de marchés  et exiger l'enregistrement des patients au Bureau des entrées avant leur admission dans les services de soins. Au Chef du Service administratif et financier, il a demandé de respecter la nomenclature budgétaire dans les opérations d'exécution des dépenses. L'Agent comptable doit tenir tous les documents de la comptabilité générale exigés par la réglementation en vigueur et faire un suivi régulier des recettes tandis que le Comptable-matières doit tenir tous les documents de la Comptabilité-matières et procéder à la codification et à l'immatriculation des matériels.

<strong>Irrégularités financières :</strong>

Le Vérificateur Général a dénoncé au Procureur de la république près le Tribunal de Grande Instance la Commune III du district de Bamako chargé du Pôle économique et financier les irrégularités relatives à la à la non-justification des consommables de dialyse pour un montant 377 449 430 FCFA ; au paiement intégral de marchés à commandes sans la livraison de tous les consommables pour un montant de 194 314 660 FCFA ; au non-reversement des produits des ventes des Dossiers d'Appels d'Offres destinés à l'Autorité de Régulation des Marchés Publics et de Délégations de Service Public pour un montant de 270 000 FCFA ; à l'apposition du visa sur les pièces de paiement de marchés sans vérifier les prix par rapport à la mercuriale pour un montant de 9 691 500 FCFA ; à l'élaboration de procès-verbaux sans constatation de la quantité des matières engendrant un paiement indu de 115 291 278 FCFA ; à l'utilisation irrégulière du carburant pour un montant de 254 350 FCFA ; au paiement d'indemnités indues pour un montant de 1 275 000 FCFA ; au fractionnement de dépenses d'achat de consommables informatiques ; à la non-justification de matériels mis à disposition par le CHU du Point G pour un montant de 3 087 177 FCFA et  à l'annulation irrégulière de recettes pour un montant de 25 163 606 FCFA.

Le VG a en outre transmis au Directeur Général des Impôts la non-déclaration et le non-paiement des cotisations fiscales pour un montant de 6 116 231 FCFA et au Directeur Général de l'INPS la non-déclaration et le non-paiement des cotisations sociales pour un montant de 31 993 672 FCFA.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Projet d’Intervention d’urgence Covid&#45;19 : Des irrégularités financières s’élevant à plus de 939 millions de FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/projet-dintervention-durgence-covid-19-des-irregularites-financieres-selevant-a-plus-de-939-millions-de-fcfa-2977121.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 23 May 2022 01:12:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La présente vérification a pour objet la gestion du Projet d’intervention d’urgence COVID-19. Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de gestion. Les travaux de vérification ont porté sur l’examen des opérations de dépenses, de mobilisation de fonds et de trésorerie effectuées au titre de l’exercice 2021 (du 1er janvier au 30 juin).

A titre de rappel, le Groupe de la Banque Mondiale a créé une facilité COVID-19 pour aider les pays en développement à mettre en place une réponse d’urgence, afin de réduire les impacts de la pandémie. La facilité COVID-19 de la Banque Mondiale est une réponse coordonnée au niveau mondial, mise en œuvre par les pays en développement et principalement axée sur la réponse des systèmes de santé et un soutien en cas de perturbation économique et sociale. Le Projet d’Intervention d’Urgence COVID-19 au Mali qui s’inscrit dans ce cadre, est un programme du Gouvernement de la République du Mali qui vise à renforcer sa capacité à prévenir la pandémie COVID-19, à s’y préparer et à y répondre.

<strong>Irrégularités administratives :</strong>

Pour remédier à ces irrégularités le VG, Samba Alhamdou Baby, a recommandé au ministre chargé de la Santé de prendre les dispositions pour régulariser la création et l’organisation du Projet d’intervention d’urgence COVID-19. Au Coordinateur du Projet d’intervention d’urgence il a dit d’adapter le manuel d’exécution du projet aux dispositions de l’accord de financement et à la réglementation en vigueur au Mali ; de mettre en place des commissions de réception, conformément au Code des marchés publics et de délégations de service Public et à la réglementation relative à la comptabilité-matières. Quant au spécialiste de passation des marchés, il doit non seulement exiger des soumissionnaires les documents justifiant la capacité financière ; – diversifier le choix des fournisseurs pour optimiser les ressources et respecter l’équité dans la commande publique.

<strong>Irrégularités financières :</strong> Le montant total des irrégularités financières, ci-dessous, s’élève à 939 227 131 FCFA. Le Vérificateur général a dénoncé au Procureur de la République près le Tribunal de grande instance la Commune III du District de Bamako, chargé du Pôle économique et financier les irrégularités relatives à la non-application de pénalités de retard pour un montant de 187 206 394 FCFA ; au paiement de dépenses indues pour un montant de 36 355 325 FCFA ; à la non-justification d’une avance pour un montant de 90 000 000 FCFA et au règlement d’un marché irrégulier avec le Bureau de l’OMS au Mali pour un montant de 625 665 412 FCFA.

<strong>Source BVG</strong>

&nbsp;

<strong>Société malienne de transmission et de diffusion: Des irrégularités financières s’élevant à plus de 135 millions de FCFA </strong>

La présente vérification financière a pour objet la gestion de la Société malienne de transmission et de diffusion (SMTD) au titre des exercices 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021(28 février). Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses. Les travaux ont porté sur le contrôle interne de l’entité, le recouvrement et l’encaissement des produits de la fibre optique et des services du réseau de diffusion, les dépenses liées aux prestations de services, fournitures, matériels, travaux et équipements.

A titre de rappel, la SMTD est une société anonyme d’Etat créée par l’Ordonnance n°2015-037/P-RM du 02 octobre 2015, ratifiée par la Loi n°2015-046 du 30 novembre 2015. Son capital social de 10 000 000 000 FCFA a été intégralement souscrit par l’Etat. Elle est chargée d’exploiter, d’entretenir et développer les réseaux de transmissions par satellites, par faisceaux hertziens, par fibre optique et par tous autres moyens électroniques. Par ailleurs, la SMTD doit exploiter, entretenir et développer les réseaux de diffusion des programmes et gérer les infrastructures nationales de fibre optique.

<strong>Irrégularités administratives :</strong>

Pour remédier à ces irrégularités le VG, Samba Alhamdou Baby, a recommandé au Président du Conseil d’administration de :

- respecter les dispositions des textes réglementaires fixant les modalités d’octroi des indemnités aux administrateurs des sociétés d’Etat ;

- élaborer les Procès-verbaux conformément aux textes en vigueur.

Au Directeur général, il a dit de veiller au respect des procédures de recrutement des agents. Quant au Directeur de l’administration et des finances, il doit respecter les procédures de passation et d’exécution de marché par sollicitation de prix et aussi instaurer un système de suivi des dotations en carburant des centres TV/FM. Enfin, au Directeur commercial et marketing, il  a recommandé de recouvrer les créances dues par la Cellule d’appui à l’informatisation des Services fiscaux et financiers et le ministère de la Sécurité et de la Protection civile-Centre de coordination et de gestion des crises

<strong>Irrégularités financières :</strong>

Le montant total des irrégularités financières, ci-dessous, s’élève à 135 403 023 FCFA.

Le Vérificateur général a dénoncé au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance la Commune III du district de Bamako chargé du Pôle économique et financier les irrégularités relatives à la non-facturation des frais de mise en service pour un montant de 23 415 000 FCFA ; à la minoration des frais de prestations de service pour un montant de 795 650 FCFA ; au paiement de dépenses inéligibles pour un montant de 25 646 188 FCFA et au paiement de dépenses indues pour un montant de 85 546 185 FCFA.

<strong>Le Bureau du BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rapport du BVG sur la vérification des fonds Covid financés par la BID 163 794 673 FCFA d&amp;apos;irrégularités financières</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/rapport-du-bvg-sur-la-verification-des-fonds-covid-finances-par-la-bid-163-794-673-fcfa-dirregularites-financieres-2976841.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/rapport-du-bvg-sur-la-verification-des-fonds-covid-finances-par-la-bid-163-794-673-fcfa-dirregularites-financieres-2976841.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 21 May 2022 01:19:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Suite à une saisine du ministre de l'Economie et des Finances, le Vérificateur Général a initié la vérification financière de la gestion des fonds Covid-19 financés par la Banque Islamique de Développement (BID) au titre des exercices 2020 (du 17 juin au 31 décembre) et 2021 (1er janvier au 30 novembre).</em></strong>

La vérification financière de la gestion des fonds Covid-19 financés par la Banque islamique de développement (BID) au titre des exercices 2020 (du 17 juin au 31 décembre) et 2021 (1er janvier au 30 novembre) a pour objectif de s'assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de dépenses effectuées par le Projet d'Appui d'Urgence pour la lutte contre la Covid-19, logé à l'Insp.

Les travaux de vérification ont porté sur l'examen des opérations de dépenses relatives à l'achat des produits de désinfection et d'hygiène ainsi que sur l'acquisition, le transport et l'installation de climatiseurs au cours des exercices 2020 (du 17 juin au 31 décembre) et 2021(1er janvier au 30 novembre). Des travaux préalables ont porté également sur les marchés conclus et l'Accord de Projet signé avec l'Unops au-delà de la date de clôture du Projet à l'exclusion des aspects d'exécution.

<strong>Irrégularités administratives constatées </strong>

Elles relèvent des dysfonctionnements du système de contrôle interne.

D'abord, le directeur du Bureau Régional de Dakar de la BID et le secrétaire général du Ministère chargé de la Santé ont demandé l'exécution d'une convention irrégulière avec l'UNOPS sur plus de la moitié du montant du prêt. Ensuite, la Coordination du Projet a conclu et réceptionné six marchés avant l'entrée en vigueur des Accords de Financement. En plus, la Coordination du Projet a conclu des marchés et signé un Accord de Projet après la date de clôture des décaissements. En outre, la Coordination du Projet a irrégulièrement attribué des marchés à des fournisseurs.

Il a été aussi constaté que la Coordination ne rend pas compte de l'exécution du projet et qu'elle a passé des marchés sans détermination préalable de besoins. Au regard de toutes ces irrégularités administratives, des recommandations ont été formulées par le Bureau du vérificateur général.

Irrégularités financières constatées

Le montant total des irrégularités financières s'élève à 163 794 673 Fcfa. Elles concernent les faits ci-dessous :

-      Le Coordinateur a ordonné le paiement d'une prestation non exécutée : il a produit une Attestation de Service Fait (ASF) pour ordonner le paiement de services connexes non réalisés pour un montant de 8 670 000 Fcfa. Ce montant a été entièrement payé alors que les services connexes n'ont pas été réalisés.

-      Le Coordinateur a attribué des marchés à des fournisseurs qui ne remplissent pas des conditions requises : le Coordinateur du Projet a attribué les cinq lots du marché relatif à la fourniture de produits de désinfection et d'hygiène à des fournisseurs qui n'ont pas fourni toutes les informations requises conformément aux exigences de la lettre de demande de renseignement.

L'examen des documents a révélé que certains des bénéficiaires ne devraient pas être éligibles aux marchés en raison soit de la non fourniture des informations requises, de la non fourniture des pièces qui sous-tendent les informations contenues dans les documents et ou de la non-conformité de celles-ci à celles requises.

À titre illustratif, la Société d'Etude, d'Expertise et de Prestation de Services-S2E n'a fourni aucun document permettant de justifier son expérience dans le domaine de la fourniture des produits de désinfection et d'hygiène. De plus, l'analyse des informations contenues dans la note de présentation fournie ne comporte ni la signature ni le sceau de la personne qui l'a produite. Aussi, les informations contenues dans la note de présentation sont très incohérentes et aucun document justifiant de l'expérience de la société dans la fourniture de produits de désinfection et d'hygiène n'a été fourni.

-      Le Coordinateur du Projet a ordonné des paiements sans se référer à la mercuriale des prix : La conclusion de marchés sur la base de prix supérieurs à ceux indiqués dans la mercuriale a engendré une perte financière de 58 740 000 Fcfa.

-      La commission de réception a procédé à une réception irrégulière de fournitures : la commission de réception a réceptionné, sans aucune réserve et sans se référer aux échantillons qui devaient servir de référence d'appréciation, les cartons de savon en morceaux, alors qu'ils présentent des différences importantes en termes de volume et de poids. En effet, la comparaison des morceaux de savons livrés par la société Adama Sanogo à ceux de la société Novedi a mis en exergue une différence sur le volume et le poids des morceaux de savon livrés. Les morceaux de savon livrés par le premier pèsent en moyenne 108,545 grammes contre des morceaux de 44,59 grammes livrés par le second alors que les cartons sont facturés au même prix unitaire de 7 500 Fcfa. Cette différence de poids peut constituer un gain estimé à 43 819 800 Fcfa pour la société Novedi et une perte pour le Projet si on rapporte le montant facturé au poids moyen des morceaux de savon livrés. La commission en acceptant les savons fournis par la société Novedi sans se référer aux échantillons et sans réserve au vu de la différence observée sur le volume et poids des savons livrés, se rend responsable d'une réception de fournitures non conforme ainsi que des conséquences qui en découlent.

-      Le Coordinateur du Projet a ordonné le paiement de six marchés non enregistrés : il a ordonné le paiement de six marchés sans que les fournisseurs ne se soient acquittés des droits d'enregistrement pour 45 055 605 Fcfa et des redevances de régulation des marchés pour 7 509 268 Fcfa auxquels ils sont assujettis. Le montant total de l'irrégularité s'élève à 52 564 873 Fcfa. Ces six marchés ont été conclus et payés avant la signature de l'Arrêté d'exonération n° 2021-0865/MEF-SG du 16 mars 2021.

Nous y reviendrons avec plus de détails.

<strong>                                            A.B.N.</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Commune rurale de Zan Coulibaly : plus de 380 millions de FCFA d’irrégularités financières</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/commune-rurale-de-zan-coulibaly-plus-de-380-millions-de-fcfa-dirregularites-financieres-2974202.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/commune-rurale-de-zan-coulibaly-plus-de-380-millions-de-fcfa-dirregularites-financieres-2974202.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/01/Vegal-.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 25 Apr 2022 01:46:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La présente vérification financière a pour objet la gestion de la Commune rurale de Zan Coulibaly au titre des exercices 2018, 2019, 2020 et 2021 (1<sup>er</sup> semestre). Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses. Les travaux ont porté sur les actes de gestion, les dépenses de fonctionnement, d’investissement ainsi que sur les recettes. Les détails sur la méthodologie de la vérification sont présentés dans la section intitulée « Détails techniques sur la vérification ».

A titre de rappel, la Commune rurale de Zan Coulibaly a été créée par la Loi n°96- 059 du 04 novembre 1996 complétée par la Loi n°01-043 du 07 juin 2001 portant création de communes. Elle est située dans le Cercle de Dioïla, Région de Koulikoro. Son chef-lieu est Marka-Coungo et elle dispose d’un poste de contrôle de contrôle de véhicules voyageurs à Zantiguila.

<strong>Irrégularités administratives</strong> <strong>:</strong> Pour remédier à ces irrégularités le Vérificateur général (VG), Samba Alhamdou BABY, a recommandé au ministre chargé de l’Etat civil d’assurer la disponibilité des registres et imprimés d’état civil pour les besoins de la Commune. Au maire de la Commune rurale de Zan Coulibaly, il a demandé, entre autres, de veiller au respect des dispositions de l’arrêté interministériel régissant l’attribution des postes de contrôle, respecter le délai de convocation du Conseil communal, respecter le délai requis pour l’adoption du budget de la Commune, demander la nomination d’un comptable-matières auprès du ministre chargé de l’Administration territoriale, veiller à la tenue d’un registre d’enregistrement des offres conformément aux dispositions en vigueur, adresser systématiquement des lettres de notification aux attributaires des marchés conformément à la réglementation en vigueur,  procéder à la mise en concurrence des fournisseurs ou prestataires lors des passations des marchés publics, appliquer scrupuleusement les délibérations du Conseil communal relatives aux frais de transfert des parcelles et de la taxe de marché et veiller au respect des dispositions du Code domanial et foncier relativement à l’attribution d’une seule parcelle de terrain par demandeur.

<strong>Irrégularités financières : </strong>Le montant total des irrégularités financières, ci-dessous, s’élève à 380 423 863 FCFA.

Le Vérificateur général a dénoncé, au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance la Commune III du district de Bamako chargé du Pôle économique et financier, les irrégularités relatives au paiement des contrats non revêtus du cachet d’enregistrement des impôts pour un montant total de 1 136 680 FCFA ; à la non-justification de l’utilisation du carburant acheté pour un montant de 8 144 970 FCFA ; au paiement de dépenses fictives pour un montant total de 33 923 477 FCFA ; au non-reversement de recettes pour un montant de 449 500 FCFA ; au paiement de marchés inachevés pour un montant total de 6 210 965 FCFA ; au paiement de dépenses irrégulières pour un montant total de 8 530 000 FCFA ; à la destruction des pièces comptables d’un montant de 318 466 100 FCFA ; au non-respect de la procédure de mise en concurrence concernant la gestion du poste de Zantiguila.

<strong>Source BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion de la commune rurale de  Zan coulibaly : Des irrégularités financières s&amp;apos;élevant à plus de 380 millions de FCFA pour 4 années</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-la-commune-rurale-de-zan-coulibaly-des-irregularites-financieres-selevant-a-plus-de-380-millions-de-fcfa-pour-4-annees-2973868.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 23 Apr 2022 01:10:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La présente vérification financière a pour objet la gestion de la Commune Rurale de Zan COULIBALY au titre des exercices 2018, 2019, 2020 et 2021 (1er semestre). Elle a pour objectif de s'assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses. Les travaux ont porté sur </em></strong><strong><em>les actes de gestion, les dépenses de fonctionnement, d'investissement ainsi que sur les recettes. Les détails sur la méthodologie de la vérification sont présentés dans la section intitulée "Détails techniques sur la vérification".</em></strong>

A titre de rappel, la Commune Rurale de Zan COULIBALY a été créée par la Loi n°96- 059 du 04 novembre 1996 complétée par la Loi n°01-043 du 07 juin 2001 portant création de Communes. Elle est située dans le Cercle de Dioïla, Région de Koulikoro. Son chef-lieu est Marka-Coungo et elle dispose d'un poste de contrôle de contrôle de véhicules voyageurs à Zantiguila.

Irrégularités administratives :

Pour remédier à ces irrégularités le Vérificateur Général, Samba Alhamdou Baby, a recommandé au Ministre chargé de l'état civil d'assurer la disponibilité des registres et imprimés d'état civil pour les besoins de la Commune. Au Maire de la Commune Rurale de Zan Coulibaly, il a demandé, entre autres, de veiller au respect des dispositions de l'arrêté interministériel régissant l'attribution des postes de contrôle, respecter le délai de convocation du Conseil communal, respecter le délai requis pour l'adoption du budget de la Commune, demander la nomination d'un Comptable-matières auprès du Ministre chargé de l'Administration Territoriale, veiller à la tenue d'un registre d'enregistrement des offres conformément aux dispositions en vigueur, adresser systématiquement des lettres de notification aux attributaires des marchés conformément à la réglementation en vigueur,  procéder à la mise en concurrence des fournisseurs ou prestataires lors des passations des Marchés Publics, appliquer scrupuleusement les délibérations du Conseil communal relatives aux frais de transfert des parcelles et de la taxe de marché et veiller au respect des dispositions du Code domanial et foncier relativement à l'attribution d'une seule parcelle de terrain par demandeur.

Irrégularités financières :

Le montant total des irrégularités financières, ci-dessous, s'élève à 380 423 863 FCFA.

Le Vérificateur Général a dénoncé au Procureur de la république près le Tribunal de Grande Instance la Commune III du district de Bamako chargé du Pôle économique et financier les irrégularités relatives au paiement des contrats non revêtus du cachet d'enregistrement des Impôts pour un montant total de 1 136 680 FCFA ; à la non-justification de l'utilisation du carburant acheté pour un montant de 8 144 970 FCFA ; au paiement de dépenses fictives pour un montant total de 33 923 477 FCFA ; au non-reversement de recettes pour un montant de 449 500 FCFA ; au paiement de marchés inachevés pour un montant total de 6 210 965 FCFA ; au paiement de dépenses irrégulières pour un montant total de 8 530 000 FCFA ; à la destruction des pièces comptables d'un montant de 318 466 100 FCFA ; au non-respect de la procédure de mise en concurrence concernant la gestion du poste de Zantiguila.

<strong> Source BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion de la commune rurale de Pélengana : Des irrégularités financières s&amp;apos;élevant à 5 767 435 FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-la-commune-rurale-de-pelengana-des-irregularites-financieres-selevant-a-5-767-435-fcfa-2971327.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 02 Apr 2022 01:20:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Cette vérification financière a pour objet la gestion de la Commune rurale de Pélengana au titre des exercices 2018, 2019, 2020 et 2021 (1er semestre). Elle a pour objectif de s'assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses. Le Vérificateur général a dénoncé au procureur de la République près le Tribunal de grande instance la Commune III chargé du Pôle économique et financier des irrégularités financières s'élevant à 5 767 435 F CFA</em></strong>

Les travaux de vérification ont porté sur la mobilisation des recettes et leur reversement, l'exécution des dépenses, la gouvernance administrative, la gestion domaniale et foncière, l'état-civil, les procédures de passation des marchés publics, la tenue de la comptabilité-matières. Elle a révélé de nombreux dysfonctionnements internes ainsi que des irrégularités financières.

Un protocole d'accord a été signé 14 juillet 2020 entre le Vérificateur général et le coordinateur du Pdreas, afin de conduire des missions de vérification financière et de conformité dans 102 communes bénéficiaires de l'appui financier du projet dont la liste a été fixée suivant la décision n°2019-000511/MATD-SG en date du 5 décembre 2019 du ministre de l'Administration territoriale et de la Décentralisation. La Commune rurale de Pélengana fait partie des bénéficiaires de l'aide du Pdreas.

<strong>Le Vérificateur général</strong>

<strong> a recommandé :</strong>

Au préfet du cercle de Ségou d'adresser une lettre de cadrage préalable à l'élaboration du budget de la Commune rurale. Au maire de Pélengana de solliciter, des autorités compétentes, la nomination du comptable-matières conformément aux textes en vigueur, de veiller à la tenue de l'ensemble des documents de la comptabilité-matières et au respect des formes et conditions d'attribution des parcelles de terrains à usage d'habitation conformément aux textes en vigueur. Au comptable-matières de tenir l'ensemble des documents de la comptabilité-matières et aux Régisseurs de recettes et d'avances de constituer leur cautionnement.

<strong>Irrégularités financières :</strong>

Le Vérificateur général a dénoncé au procureur de la République près le Tribunal de grande instance la Commune III du district de Bamako chargé du Pôle économique et financier des irrégularités financières s'élevant à 5 767 435 FCFA relativement au non reversement de redevances de mariage pour un montant de 1 771 500 F CFA ; au non recouvrement de redevances d'équipements marchands pour un montant de 1 435 000 F CFA ;  au non recouvrement des frais d'édilité pour un montant de 2 560 935 F CFA et à l'attribution irrégulière de parcelles de terrains à usage d'habitation à des conseillers communaux et au secrétaire général de la Commune.

&nbsp;

&nbsp;

<strong>Gestion de la commune rurale de Pimperna :</strong>

<strong>Le BVG décèle 828 322 FCFA d'irrégularité financière</strong>

<strong><em>Le Vérificateur général a dénoncé au procureur de la République près le Tribunal de grande instance la Commune III du district de Bamako chargé du Pôle économique et financier la non-application, par le maire de Pimperna, de pénalités de retard pour un montant de 828 322 F CFA.</em></strong>

Cette vérification financière a pour objet la gestion de la Commune Rurale de Pimperna au titre des exercices 2018, 2019, 2020 et 2021 (1er semestre). Elle a pour objectif de s'assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses. Les travaux ont porté sur les dépenses de fonctionnement, d'investissement, la gestion du personnel, la gestion domaniale et foncière, l'état-civil ainsi que le recouvrement des recettes.

Un protocole d'accord a été signé 14 juillet 2020 entre le Vérificateur général et le coordinateur du Pdreas, afin de conduire des missions de vérification financière et de conformité dans 102 communes bénéficiaires de l'appui financier du projet dont la liste a été fixée suivant la décision n°2019-000511/MATD-SG en date du 5 décembre 2019 du ministre de l'Administration territoriale et de la Décentralisation. La Commune rurale de Pimperna fait partie des bénéficiaires de l'aide du Pdreas.

<strong>Le Vérificateur général a recommandé :</strong>

Au maire de prendre des dispositions en vue de la constitution du domaine privé immobilier de la Commune, de veiller à la tenue de la comptabilité-matières, à la nomination d'un comptable-matières et à l'utilisation systématiquement des modèles normalisés des imprimés d'état-civil. Il doit en outre tenir les consultations des conseils de villages avant l'adoption du budget de la Commune, procéder à la consultation régulière des fournisseurs lors des achats en dessous du seuil de passation des marchés ainsi qu'à l'affichage des comptes rendus de session du Conseil communal et porter à la connaissance de la population, les contenus des comptes rendus de session par des moyens de communication appropriés… Au secrétaire général de tenir les documents administratifs obligatoires et les registres légaux ainsi qu'un dossier individuel pour chaque employé recruté conformément à la réglementation. Au régisseur de procéder au reversement des recettes encaissées dans le délai prévu par la réglementation en vigueur et de constituer son cautionnement.

<strong>Irrégularités financières </strong>

Le Vérificateur général a dénoncé au procureur de la République près le Tribunal de grande instance la Commune III du district de Bamako chargé du Pôle économique et financier la non-application par, le Maire de Pimperna, de pénalités de retard pour un montant de 828 322 F CFA.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mines Syama :  Entre avancées dans les paiements sociaux et irrégularités administratives</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/mines-syama-entre-avancees-dans-les-paiements-sociaux-et-irregularites-administratives-2966449.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/mines-syama-entre-avancees-dans-les-paiements-sociaux-et-irregularites-administratives-2966449.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 26 Feb 2022 01:19:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le Vérificateur général, Samba Alhamdou Baby, a initié la vérification financière et de conformité de la gestion des paiements sociaux de la société des mines de Syama au titre des exercices 2018, 2019, 2020 et 2021 (1er semestre) dans l'objectif de s'assurer de la régularité et de la sincérité des dépenses effectuées au titre des paiements sociaux ainsi que du respect de la réglementation en matière de développement communautaire. Les travaux de vérification ont porté sur les dépenses en nature et en numéraire effectuées dans le cadre de la réalisation des paiements sociaux.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

En réponse aux irrégularités administratives relevant des dysfonctionnements du contrôle interne, le VG a recommandé au ministre de l'Economie et des Finances de faire adopter le décret précisant l'organisation, le fonctionnement et les modalités de gestion du fonds minier de développement local.

Au ministre des Mines, de l'Energie et de l'Eau, il a recommandé de prendre l'arrêté fixant les modalités d'élaboration du Plan de développement communautaire et au maire de la Commune rurale de Fourou de prendre les dispositions pour la nomination d'un comptable-matières par arrêté interministériel, de veiller à la prise en charge des investissements réalisés par la société des mines de Syama SA dans la comptabilité-matières de la Commune rurale de Fourou.

Quant au Directeur Général de la société des mines de Syama SA, il doit veiller à la mise en concurrence des fournisseurs conformément aux dispositions des normes d'approvisionnement et de contrat de Resolute ML.

<strong>Irrégularités financières</strong>

L'équipe de vérification a constaté que la Somisy-SA a investi un montant total 2 121 091 900 F CFA dans la réalisation des paiements sociaux au profit des communautés locales et de l'administration déconcentrée et n'a pas relevé d'irrégularités financières dans l'exécution des paiements sociaux de la Somisy-SA.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le vérificateur général sur la vérification de l’IOTA : « Les différents acteurs de la gouvernance n’assument pas pleinement leurs rôles et responsabilités »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/le-verificateur-general-sur-la-verification-de-liota-les-differents-acteurs-de-la-gouvernance-nassument-pas-pleinement-leurs-roles-et-responsabilites-2965881.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/le-verificateur-general-sur-la-verification-de-liota-les-differents-acteurs-de-la-gouvernance-nassument-pas-pleinement-leurs-roles-et-responsabilites-2965881.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/02/IOTA.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 21 Feb 2022 01:56:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Arc en Ciel</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Vérificateur Général a initié la présente vérification de performance de la gestion de l’Institut d’Ophtalmologie Tropicale d’Afrique (IOTA) qui est un Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de 3<sup>ème</sup>  référence, spécialisé dans les soins des yeux. La mission de vérification a passé au crible les opérations de gestion de la période du 1er janvier 2018 au 31 décembre 2020 dans l’objectif de s’assurer que l’IOTA est géré au regard des critères d’économie, d’efficience, d’efficacité et de l’équité du genre. </em></strong>

Au titre des mécanismes et pratiques de gouvernance, l’équipe de vérification du Bureau du Vérificateur Général a recommandé au Ministre chargé de la Santé d’initier, le décret fixant les modalités de nomination et la qualité des membres du Conseil d’Administration et un autre décret portant nomination des membres du Conseil d’Administration, respectant la loi instituant des mesures pour promouvoir le genre dans l’accès aux fonctions nominatives, et électives et de prendre toutes les dispositions afin de faire renouveler le mandat des administrateurs de l’Institut d’Ophtalmologie Tropicale d’Afrique.

« Au Président et aux membres du Conseil d’Administration de jouer pleinement leur rôle dans la gouvernance », dit-il.

Concernant l’encadrement de la subvention de l’Etat, la vérification a recommandé au Ministre chargé de la Santé de définir les indicateurs de performance sensibles au genre et au Directeur Général de l’IOTA de requérir l’avis des organes consultatifs sur le budget annuel d’exploitation et d’investissement.

Dans ses pratiques de gestion, il a été demandé au DG de réaliser des activités prenant en compte le genre ; de respecter la proportion de représentation de l’un ou l’autre sexe dans les organes consultatifs conformément à la réglementation en vigueur ; d’élaborer le projet d’établissement de l’Institut d’Ophtalmologie Tropicale d’Afrique pour la planification et la programmation de ses moyens, le faire adopter par le Conseil d’Administration et le faire approuver par l’autorité de tutelle ; d’élaborer le manuel de procédures et le faire valider par le Contrôle Général des Services Publics et aussi un cadre organique et le soumettre à l’approbation du Conseil d’Administration.

Pour l’organisation et fonctionnement des services, il a été recommandé au Directeur de la Cellule de Planification et Statistique du secteur Santé d’initier l’inclusion systématique et formelle de la variable sexe dans le logiciel d’Information Sanitaire du District à tous les niveaux d’utilisation et au DG de veiller à l’utilisation du logiciel d’Information Sanitaire du District par les services et de procéder à la mise en œuvre des protocoles de recherche.

Pour une meilleure prestation des soins, le DG doit procéder à l’évaluation de l’efficacité et de l’efficience de l’IOTA en matière de prise en charge des urgences avec indication chirurgicale et des malades opérés de cataracte sénile simple.

Dans la gestion du personnel, le DG doit requérir la délibération du Conseil d’Administration sur la création des commissions et les indemnités forfaitaires alors que la gestion des biens et services, il doit repartir les toilettes du personnel de l’Institut en tenant compte de l’approche genre et élaborer un plan annuel de maintenance approuvé et renforcer les capacités du personnel chargé de la maintenance des équipements médicaux.

Somme toute, cette vérification de performance de l’IOTA a permis de déceler des dysfonctionnements d’ordre législatif et réglementaire dans sa gestion. Aussi, des déficiences entravant sa performance ont été relevées. Ainsi, il ressort des travaux que les différents acteurs de la gouvernance n’assument pas pleinement leurs rôles et responsabilités, toute chose qui agit négativement sur l’atteinte des résultats escomptés.

<strong>I.S.D. </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Déficiences entravant la performance de l&amp;apos;IOTA : Le Vérificateur Général formule une batterie de recommandations</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/deficiences-entravant-la-performance-de-liota-le-verificateur-general-formule-une-batterie-de-recommandations-2965472.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/deficiences-entravant-la-performance-de-liota-le-verificateur-general-formule-une-batterie-de-recommandations-2965472.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/02/IOTA.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 19 Feb 2022 01:33:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Vérificateur Général a initié la vérification de performance de la gestion de l'Institut d'ophtalmologie tropicale d'Afrique (IOTA) qui est un Centre hospitalier universitaire de 3ème référence, spécialisé dans les soins des yeux. </em></strong>

a mission de vérification a passé au crible les opérations de gestion de la période du 1er janvier 2018 au 31 décembre 2020 dans objectif de s'assurer que l'IOTA est géré au regard des critères d'économie, d'efficience, d'efficacité et de l'équité de genre.

Au titre des mécanismes et pratiques de gouvernance, l'équipe de vérification du Bureau du Vérificateur Général a recommandé au ministre chargé de la Santé d'initier le décret fixant les modalités de nomination et la qualité des membres du Conseil d'administration et un autre décret portant nomination des membres du Conseil d'administration respectant la loi instituant des mesures pour promouvoir le genre dans l'accès aux fonctions nominatives et électives et aussi de prendre toutes les dispositions afin de faire renouveler le mandat des administrateurs de l'Institut d'ophtalmologie tropicale d'Afrique.

Au Président et aux membres du Conseil d'administration, il a été demandé de jouer pleinement leur rôle dans la gouvernance.

Concernant l'encadrement de la subvention de l'Etat, la vérification a recommandé au ministre chargé de la Santé de définir les indicateurs de performance sensibles au genre et au directeur général de l'IOTA de requérir l'avis des organes consultatifs sur le budget annuel d'exploitation et d'investissement. Dans ses pratiques de gestion, il a été demandé au DG de réaliser des activités prenant en compte le genre ; de respecter la proportion de représentation de l'un ou l'autre sexe dans les organes consultatifs, conformément à la réglementation en vigueur ; d'élaborer le projet d'établissement de l'Institut d'ophtalmologie tropicale d'Afrique pour la planification et la programmation de ses moyens, le faire adopter par le Conseil d'administration et le faire approuver par l'autorité de tutelle ; d'élaborer le manuel de procédures et de le faire valider par le Contrôle général des services publics et aussi un cadre organique à soumettre à l'approbation du Conseil d'administration.

Pour l'organisation et le fonctionnement des services, il a été recommandé au directeur de la Cellule de planification et de statistique du secteur Santé d'initier l'inclusion systématique et formelle de la variable sexe dans le logiciel d'Information sanitaire du District à tous les niveaux d'utilisation et au DG de veiller à l'utilisation du logiciel d'Information sanitaire du District par les services et de procéder à la mise en œuvre des protocoles de recherche.

Pour une meilleure prestation des soins, le DG doit procéder à l'évaluation de l'efficacité et de l'efficience de l'IOTA en matière de prise en charge des urgences avec indication chirurgicale et des malades opérés de cataracte sénile simple.

Dans la gestion du personnel, le DG doit requérir la délibération du Conseil d'administration sur la création des commissions et les indemnités forfaitaires, alors que pour la gestion des biens et services, il doit répartir les toilettes du personnel de l'Institut en tenant compte de l'approche genre et élaborer un plan annuel de maintenance approuvé et en plus, renforcer les capacités du personnel chargé de la maintenance des équipements médicaux. Somme toute, cette vérification de performance de l'IOTA a permis de déceler des dysfonctionnements d'ordre législatif et réglementaire dans sa gestion. Aussi, des déficiences entravant sa performance ont été relevées. Ainsi, il ressort des travaux que les différents acteurs de la gouvernance n'assument pas pleinement leurs rôles et responsabilités, toute chose qui agit négativement sur l'atteinte des résultats escomptés.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bureau du Vérificateur Général : La mise en œuvre des recommandations par les Collectivités territoriales de Kayes globalement satisfaisante</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/bureau-du-verificateur-general-la-mise-en-oeuvre-des-recommandations-par-les-collectivites-territoriales-de-kayes-globalement-satisfaisante-2965529.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/bureau-du-verificateur-general-la-mise-en-oeuvre-des-recommandations-par-les-collectivites-territoriales-de-kayes-globalement-satisfaisante-2965529.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/verificateur-general.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 19 Feb 2022 01:09:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le Vérificateur Général a initié les présentes missions de suivi de la mise en œuvre des recommandations issues de la Vérification intégrée (performance et conformité) des Collectivités Région, Cercle et Commune Urbaine de Kayes effectuées en 2019 au titre des exercices 2016, 2017, et 2018. Il s’agissait pour lui de s’assurer que les recommandations formulées lors des vérifications initiales ont été mises en œuvre et que les faiblesses constatées ont été corrigées.

<strong>69% de recommandations du Vérificateur Général mises en œuvre pour la Commune Urbaine de Kayes</strong>

Le taux des recommandations entièrement mises en œuvre est de 69%. En effet, sur seize (16) recommandations formulées à l’issue de la vérification initiale, onze (11) sont entièrement mises en œuvre, deux (2) sont partiellement mises en œuvre, trois (3) ne sont pas mises en œuvre. Le niveau de mise en œuvre des recommandations est satisfaisant.

<strong>58% de recommandations du Vérificateur Général mises en œuvre pour la Collectivité Région de Kayes</strong>

Le taux des recommandations mises en œuvre est de 58%. En effet, sur douze (12) recommandations formulées à l’issue de la vérification initiale de la Collectivité Région de Kayes, sept (7) sont mises en œuvre, une (1) est partiellement mise en œuvre et quatre (4) ne sont pas mises en œuvre. Le niveau de mise en œuvre des recommandations est satisfaisant.

<strong>50% de recommandations du Vérificateur Général mises en œuvre pour la Collectivité Cercle de Kayes </strong>

Le taux des recommandations entièrement mises en œuvre est de 50%. En effet, sur huit (8) recommandations formulées à l’issue de la vérification initiale, quatre (4) sont mises en œuvre, deux (2) sont partiellement mises en œuvre et deux (2) ne sont pas mises en œuvre. Le niveau de mise en œuvre des recommandations n’est pas satisfaisant.

<strong>CCOM/BVGAL</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Plus de 20 millions FCFA volatilisés à l’ANADEB :  La gestion de l’ex DG épinglée</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/plus-de-20-millions-fcfa-volatilises-a-lanadeb-la-gestion-de-lex-dg-epinglee-2962004.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/plus-de-20-millions-fcfa-volatilises-a-lanadeb-la-gestion-de-lex-dg-epinglee-2962004.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/01/ex-DG-ANADEB.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 26 Jan 2022 13:35:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans son rapport publié le 16 décembre 2021, le Bureau du Vérificateur Général (BVG) a révélé des irrégularités financières de 20 533 671 FCFAau niveau de l’Agence Nationale de Développement des Biocarburants (ANADEB) suite à une vérification financière portant sur les exercices budgétaires 2018, 2019 et 2020. Du coup, ce rapport épingle la gestion de l’ancien Directeur Général de l’ANADEB, Madani Mamadou Diallo. </strong>

L’objectif de ce contrôle par le Bureau du Vérificateur Général (BVG) à l’ANADEB était de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses. «<em>Les travaux de vérification ont porté sur les opérations de recettes et de dépenses ; ainsi que sur les actes d’administration et de gestion des exercices 2018, 2019 et 2020</em> », précise le rapport. Et d’ajouter que les constatations et recommandations issues de la présente vérification sont relatives aux irrégularités administratives et financières. « <em>Ces irrégularités financières sont estimées à 20 533 671 FCFA</em> », révèlent les enquêtes.

Également, des irrégularités administratives sont mises au goût du jour par le document d’enquête. Selon le BVG, ces irrégularités administratives relèvent des dysfonctionnements du contrôle interne.

À ce titre, le Bureau du Vérificateur Général a formulé des recommandations. Il a demandé à ce que le Président du Conseil d’Administration veille à la tenue régulière des sessions ordinaires du Conseil d’Administration.

Quant à l’ancien dirlo de l’ANADEB, Madani Mamadou Diallo, il se devait de respecter la composition des commissions de réception, conformément à la réglementation en vigueur ; faire signer les attestations de service fait par le Comptable-matières;  faire certifier les factures des dépenses de la régie par le Comptable-matières et éviter le fractionnement des dépenses.

S’agissant de l’Agent Comptable de l’ANADEB, le Vérificateur Général lui demande d’établir les comptes de gestion et les faire certifier. Au Régisseur d’avances, d’éviter de payer les factures non certifiées par le Comptable-matières.

Enfin, le Vérificateur Général demande au Contrôleur financier et à l’Agent comptable de l’ANADEB de veiller au respect de l’imputation budgétaire.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Projet d’Intervention d’Urgence Covid&#45;19 au Mali : Un scandale financier d’1 milliard FCFA en 8 mois de gestion</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/projet-dintervention-durgence-covid-19-au-mali-un-scandale-financier-d1-milliard-fcfa-en-8-mois-de-gestion-2962007.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 26 Jan 2022 12:39:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>C'est un audit explosif du Vérificateur général (Végal) sur la gestion du </strong><strong>Projet d’Intervention d’Urgence Covid-19 au Mali (PIU Covid-19) qui exhale une odeur de scandale et qui pourrait avoir des conséquences pour l'establishment politico-administratif de Bamako. Cet audit énumère pêle-mêle les dysfonctionnements et les malversations dans la gestion des fonds dédiés au PIU Covid-19 au Mali. Entre dépassements de budget, évasion des fonds et prestataires douteux, entre autres, tout y a passé ; au point qu’il y a eu des irrégularités financières d’un milliard FCFA (1 032 162 037F) en 8 mois de gestion. À compter de la Période du 13 mai au 31 décembre 2020. </strong>

Décidemment, la disparition d’un milliard sur les fonds alloués par les PTF (Partenaires techniques et financiers) au Mali suscite la polémique. Le rapport du Végal sur la gestion du PIU Covid-19 fait 90 pages et aligne des dénonciations à donner le tournis.

L’affaire fait mauvais genre. Avec le gouvernement de transition rentré de plein pied dans le processus de construction du ‘’Mali Koura’’ (nouveau Mali), le <a href="http://www.theglobalfund.org/fr/">Vérificateur</a> général a enquêté sur un système de détournement de subventions au sein du Projet d’Intervention d’Urgence Covid-19 au Mali.

<strong>Un rapport explosif sur la lutte anti-Covid  </strong>

Les premiers éléments de l’enquête mentionnent la surfacturation, des marchés fictifs, d’autres passés de gré à gré, ou encore des irrégularités liées au non-respect des procédures, à la non-justification des avances, à la non-production des états financiers semestriels et au paiement des dépenses du PIU Covid-19 sur les fonds REDISSE III pour plus de 5 milliards de FCFA. Plus grave, sur les paiements effectués sur les fonds REDISSE III par l’Unité de Coordination du Projet (UCP), le montant de 215 801 935 FCFA n’a pas encore été justifié par les structures bénéficiaires. Enfin, une irrégularité financière, portant sur le paiement intégral des marchés Covid-19 dont une partie des livrables n’a pas été réceptionnée, concerne deux marchés dont le montant total est de 2,295 milliards de FCFA.

En bloc, le montant de la supercherie décelé dans la gestion du Projet d’Intervention d’Urgence Covid-19 au M         ali, s’élève à plus d’1 milliard de nos francs (1 032 162 037 FCFA) qui n’ont pas été dépensés pour le bien-être de nos populations, face à la pandémie du Covid-19.

Plusieurs personnalité du Projet dont le Coordinateur, Dr Seydou Goïta ; le Spécialiste en Gestion Financière (SGF) Hamady Sissoko ; le Comptable Boubacar Diarra ; ainsi que des cadres de la Direction de la Pharmacie et du Médicament (DPM) et de la Direction Générale de la Santé et de l’Hygiène Public (DGSHP) ont été interrogés par le Bureau du Vérificateur. En effet, les travaux de vérification ont porté sur l’examen des opérations de dépenses, de mobilisation de fonds et de trésorerie effectuées au cours de la période allant de l’entrée en vigueur du Projet, le 13 mai 2020, au 31 décembre 2020, soit huit mois de gestion.

<strong>Des irrégularités financières à la pelle </strong>

Le Projet d’Intervention d’Urgence Covid-19 au Mali, n’a pas seulement perdu de sa superbe. Il  a été vidé de son âme, vendu au diable. Et jusqu’aujourd’hui, son Coordinateur, Dr Seydou Goïta et le Spécialiste en Gestion Financière, Hamady Sissoko,  n’affichent qu’une image de ruine et de désolation. Et pour cause : jamais, les gaffes au sein d’un projet du genre au Mali, n’ont atteint un tel degré en si peu de temps : plus d’un milliard volatilisé en 8 mois de gestion.

Jugé, pourtant, stratégique dans le financement de la lutte contre la pandémie du coronavirus dans notre pays, le PIU Covid-19 n’a pas échappé à l’appétit vorace de ses responsables. Le Projet a vite fait de taire ses ambitions. Par petite touche, les responsables ont « <em>sucé</em> » les caisses, érigés le népotisme en mode de gestion. Raison invoquée par les enquêteurs: l’utilisation des fonds du Projet à d’autres fins.

Estimée à plus d’1 milliard de francs CFA, cette manne financière aurait fondu comme du beurre au soleil. L’espoir tant suscité auprès de nos populations, a viré au cauchemar. Et ce n’est pas tout. Loin s’en faut.

Même le Coordinateur du PIU Covid-19, Dr Seydou Goïta et le SGF du projet, M. Hamady Sissoko, ont demandé le paiement intégral et irrégulier d’un marché non totalement exécuté.

Cependant, pour s’assurer de la régularité des demandes de paiement effectuées par le Proget d’Intervention d’Urgence, l’équipe de vérification a analysé les DPD et les dossiers de marchés. Du coup, elle a constaté que dans l’exécution du marché n°24/DGMP du 30 juillet 2020, d’un montant de 650 millions FCFA pour l’acquisition de 200 000 masques (N95 ou FFP2) et de 10 000 kits d’EPI pour la protection des personnes exposées, les membres de la commission de réception ont signé un PV de réception sans réserve alors que les 10 000 kits d’EPI pour la protection des personnes exposées ne figurent pas dans la liste des équipements reçus et distribués par la Direction de la Pharmacie et du Médicament (DPM). Le montant en cause s’élève à 250 millions FCFA correspondant au prix des 10 000 Kits non livrés.

Et comme si cela ne suffisait pas, le SGF du Projet Hamady Sissoko, a effectué des dépenses indues. Ainsi, pour s’assurer de l’éligibilité des dépenses effectuées par le projet lors de l’atelier d’élaboration du Plan de Travail et du Budget Annuel 2021(PTBA 2021), les enquêteurs ont analysé les pièces justificatives des dépenses. C’est ainsi qu’ils ont constaté que le SGF du Projet d’Intervention d’Urgence (PIU), M Hamady Sissoko, a irrégulièrement pris en charge les frais de la pause déjeuner, d’un montant de 2,4 millions FCFA (2 489 500F), en plus du perdiem payé par personne, contrairement à ce qu’indique le manuel d’exécution du projet. En outre, il a payé à 28 chauffeurs qui ont pris part à l’atelier, le perdiem au taux journalier de 30 000 FCFA au lieu de 20 000 FCFA comme prévu par le manuel d’exécution du Projet. Le montant ainsi indûment payé aux chauffeurs s’élève à plus de 2 millions de nos francs (2 180 000 FCFA).

Également, des participants, dont les noms ne figurent pas sur les listes de présence établies lors de l’atelier, ont reçu des perdiems. Ainsi, 7 participants n’étant pas présents durant 7 jours et un participant durant une journée ont reçu 30 000 FCFA par jour de perdiems pour ces jours d’absence, soit un montant total indûment payé de 1,5 million FCFA (1 500 000F). Et comble de la « mangecratie » au Projet d’Intervention d’Urgence Covid, 7 autres personnes au compte du projet, mais absentes du 8 décembre 2020 au 11 décembre 2020 et 6 personnes, absentes le 7 décembre 2020 lors de l’atelier, ont reçu leurs perdiems pour un montant total de 1 million de nos francs (1 020 000 FCFA. Le montant total indûment payé par le SGF du PIU, Hamady Sissoko, s’élève à 7 millions FCFA (7 189 500F).

<strong>Entre magouilles et embrouilles</strong>

À la soupe chers pots ! Pour se faire des sous lors des marchés covid-19, des chefs de services des impôts ont procédé à des mises en scène. En effet, lors des vérifications, les enquêteurs ont décelé que les services des Impôts ont minoré des droits d’enregistrement et la redevance de régulation sur des marchés. En calculant les droits d’enregistrement et la redevance de régulation, les services des Impôts ont détaxé le montant des marchés passés dans le cadre du Covid-19 alors que ceux-ci ont été conclus hors taxes. Cette irrégularité a entraîné une minoration de recettes pour l’État d’un montant de 31 millions FCFA (31 061 251F) au titre des droits d’enregistrement et de 5 millions de nos francs (5 033 361F) au titre de la redevance de régulation, soit un montant total de 36 millions FCFA (36 094 612F).

Pendant ce temps, le Coordinateur du PIU Covid-19, le Dr Seydou Goïta et le SGF, M. Hamady Sissoko, ont demandé le payement des marchés dont les droits d’enregistrement et la redevance de régulation n’ont pas été payés. Le Coordinateur du PIU et le SGF du Projet, ont demandé le payement des marchés alors que les droits d’enregistrement et la redevance de régulation n’ont pas été payés sur des marchés de fournitures conclus par l’UCP (Unité de Coordination du Projet) avec des prestataires étrangers ou des organismes internationaux. Or, lesdits marchés ont été numérotés à la DGMP-DSP, exécutés et payés (en paiement direct par la Banque Mondiale au nom de l’Union de Coordination du Projet Covid-19 au Mali) sans que les fournisseurs n’aient payé ni les droits d’enregistrement, ni la redevance de régulation. Les montants des droits d’enregistrement et de la redevance de régulation sont évalués par les enquêteurs, respectivement de 136,3 millions FCFA (136 349 538F) et de 22,7 millions de nos francs (22 724 923F), soit un montant total de 159 millions FCFA (159 074 461F) de recette non perçue par l’État.

Aussi, le Spécialiste en Gestion Financière du PIU Covid-19, M. Hamady Sissoko, n’a pas exigé, des services bénéficiaires, le remboursement des avances non justifiées.

De l’analyse des pièces de dépense par les vérificateurs ainsi que les grands livres et les balances générales des comptes de l’Unité de Coordination du Projet, il apparaît que le Spécialiste en Gestion Financière du PIU Covid-19, Hamady Sissoko, responsable du Comptable du Projet Boubacar Diarra, n’a pas exigé, des bénéficiaires, le remboursement des avances non justifiées comme il ressort du compte 471110 « <em>Justification des Avances Structure entités de mise en œuvre</em> » à l’issue des opérations ci-après :  une avance de 21 327 930 FCFA faite à la Direction de la Pharmacie et du Médicament, le 15 octobre 2020 ; un reliquat non justifié de 610 000 FCFA sur des avances faites à la Direction Générale de la Santé et de l’Hygiène Publique (DGSHP) et relatif à l’atelier de paramétrage des formulaires et des indicateurs de motivation des cas de Covid-19. Le montant total des dépenses non justifiées s’élève à 21,9 millions de nos francs (21 937 930 FCFA).

<strong>Des deals au sommet… </strong>

À en croire le rapport d’enquêtes du Vérificateur, le SGF du Projet d’Intervention d’Urgence, M. Hamady Sissoko, n’a pas mobilisé la garantie bancaire de l’avance d’un fournisseur défaillant.

Le contrat du marché n°00011/C/2020/DGMP pour l’acquisition de 78 moniteurs et de 78 défibrillateurs conclu le 19 juin 2020 avec Philips Medical Systems pour un montant de 433,9 millions FCFA (433 997 848F) stipule en son point 9.1 que : « <em>30% du prix total du contrat seront versés cinq jours après la signature de ce contrat en contrepartie d’une garantie bancaire de montant équivalent et valable jusqu’à la livraison du bien </em>».

Selon les conclusions de l’équipe de vérification, le SGF monsieur Sissoko, n’a pas mobilisé la garantie d’avance de démarrage d’un fournisseur défaillant. En effet, il a payé au titulaire du marché n°00011/C/2020/DGMP du 19 juin 2020 relatif à l’acquisition de 78 moniteurs et de 78 défibrillateurs, une avance de démarrage d’un montant de 170,8 millions FCFA (170 855 440F) représentant 40% du montant global dudit marché. Le calendrier de livraison était de 20 unités le 1<sup>er</sup>  août 2020 et de 50 unités entre le 30 novembre et le 05 décembre 2020. Cependant, au passage de l’équipe de vérification le 26 février 2021, le fournisseur n’avait effectué aucune livraison et le SGF du PIU Covid-19, Hamady Sissoko n’a pris aucune disposition pour mobiliser la caution bancaire du titulaire du marché.

En outre, précisent les enquêteurs, le Coordinateur du PIU Covid-19, le Dr Seydou Goïta et le Spécialiste en Gestion Financière du Projet, M. Hamady Sissoko, n’ont pas ouvert de compte d’intérêt pour les fonds. Cependant, l’équipe de vérification révèle que le SGF de l’Unité de Coordination du Projet, le sieur Sissoko,  n’a pas suggéré, l’ouverture de compte d’intérêt pour loger les fonds dont la première tranche reçue le 10 juin 2021 s’élève à plus de 3 milliards FCFA (3 800 000 000F) quand bien même que les documents commerciaux de ladite banque permettent l’ouverture d’un compte d’intérêt rémunéré à un taux minimum de 3,5% l’an. À la date du 31 décembre 2020, le solde du compte étant de 3,5 milliards  (3 551 647 834 FCFA), le projet devrait bénéficier d’au moins 73 018 159 FCFA pour le semestre avec le taux d’intérêt minimum appliqué par la banque qui abrite le compte. De plus, il y avait la possibilité de faire un DAT (Dépôt à terme) avec une partie du montant sur un semestre avec une rémunération de 4,87%.

Par ailleurs, le Coordinateur du Projet Dr Seydou Goïta, a payé des avances restées non justifiées par les bénéficiaires. Selon le rapport  d’enquête, sur des ressources REDISSE III utilisées pour préfinancer des activités du Covid-19, certaines structures n’ont pas justifié un montant total de 215,8 millions de nos francs (215 801 935 FCFA) sur des fonds mis à leur disposition afin de faire face à des dépenses dans le cadre de la prévention et de la lutte contre la pandémie du Covid-19. Il s’agit du Centre National d’Information d’Éducation et Communication pour la Santé pour 16 140 100 FCFA ; de l’Institut National de Santé Publique pour 182 464 888 FCFA ; de la Fédération Nationale des Associations de Santé Communautaire (FENASCOM) pour 13 146 513 FCFA ; de la Plateforme « One Health » pour 4 050 434 FCFA.

Du côté de la DPM  (Direction de la Pharmacie et du Médicament), le dirlo Dr Yaya Coulibaly, a procédé à des sorties d’intrants Covid-19 non reçus par les destinataires. La faiblesse du suivi dans l’acheminement des intrants Covid-19 à partir de la DPM a exposé le PIU Covid-19 à des  détournements, ce qui a affecté l’efficacité de ses activités.

Selon les enquêtes du Vérificateur, des intrants de la lutte contre la Covid-19 sortis des magasins de la Direction de la Pharmacie et du Médicament, suivant des bordereaux d’envoi, et destinés aux régions de Kayes, Kita, Koulikoro et Ségou n’ont pas été réceptionnés par les destinataires. En effet, les limiers du Végal ont découvert des écarts entre les quantités envoyées et les quantités réceptionnées. Le montant en cause s’élève à 98,19 millions de nos francs (98 190 000 FCFA). Pire, certains intrants réceptionnés, d’un montant de 250 millions de FCFA, n’ont pas de trace à la DPM.  Pourquoi ? Seul le dirlo de la Pharmacie et du Médicament, Dr Yaya Coulibaly, pourrait y répondre. Du moins, à l’heure actuelle.

Bref, le Projet d’Intervention d’Urgence Covid-19 au Mali a été sacrifié sur l’autel d’intérêts égoïstes. Autrement dit, la caisse du projet a subi une saignée financière d’un milliard de francs CFA (1 032 162 037F).

En réalité, cette mauvaise gestion est le fruit d’un système bien huilé, mis en place par le « prince » du Projet d’Intervention d’Urgence Covid-19 au Mali, en abrégé PIU Covid-19.

Selon ce système, les responsables du Projet veillent aux « <em>bons soins </em>» de leurs pots et de leur propre personne: enveloppes de fin du mois, marchés de gré à gré, bons de carburant à gogo, voyages à l’étranger et autres cadeaux en nature. Du moins, s’ils veulent éviter les « <em>ennuis</em> ».

Face à de telles pratiques qui ont occasionné une perte sèche de plus d’1 milliard de francs CFA à l’État malien, les enquêteurs du BVG, à l’unanimité, exigent à ce que le Coordinateur du Projet d’Intervention d’Urgence Covid-19 au Mali, Dr Seydou Goïta ; le SGF du Projet Hamady Sissoko ; le DG de la Pharmacie et du Médicament Dr Yaya Coulibaly et leurs complices rendent à César ce qui n’est pas à eux. Et cela dans un bref délai. Du coup, ces responsables et leurs complices sont dans la tourmente.

Donc, affaire à suivre et à poursuivre !

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Commune urbaine de Ségou :    44% des recommandations du Végal souffrent de non application</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/commune-urbaine-de-segou-44-des-recommandations-du-vegal-souffrent-de-non-application-2960963.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 18 Jan 2022 21:27:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alerte</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans la gestion de la Commune urbaine de Ségou, le Bureau du Vérificateur général relève la non- application de 44% de ses recommandations. La mission s’est réalisée sur la période allant de janvier 2020 à mars 2021.</strong>

Le Vérificateur général, M. Samba Alhamdou Baby, a initié la présente mission de suivi de la mise en œuvre des recommandations issues de la vérification intégrée (Performance et Conformité) de la gestion de la Commune urbaine de Ségou, de la période de janvier 2016 à décembre 2018.

Elle a pour objet, le suivi des recommandations formulées par la mission de vérification intégrée (Performance et Conformité) de la gestion de la CUS effectuée en 2019 pour s’assurer que les recommandations formulées lors de la vérification intégrée (Performance et Conformité) de la gestion de la CUS ont été mises en œuvre et que les faiblesses constatées ont été corrigées.

Les recommandations formulées sont au nombre de 26. La présente mission de suivi couvre la période allant de janvier 2020 à mars 2021. La mise en œuvre des recommandations issues de la mission initiale de 2019 n’est pas satisfaisante. En effet, le taux de mise en œuvre est de 44%. D’importantes recommandations partiellement ou non mises en œuvre affectent la gestion de la Commune urbaine de Ségou.

Les plus importantes concernent la confection des rôles d’impôt pour permettre le recouvrement de la Tdrl, la tenue correcte des registres d’état civil afin de permettre la production de statistiques fiables, la tenue correcte de tous les documents de la comptabilité-matières. D’autres préoccupations non moins importantes sont : le contrôle de la Régie de recettes par le Maire de la CUS, la mise en place d’une procédure d’approvisionnement en registre.  Ainsi, des actions vigoureuses doivent être menées pour les recommandations non encore mises en œuvre.

<strong>Bazoumana KANE</strong>

<strong> </strong>

&nbsp;

<strong>COLLECTIVITE DU CERCLE DE SEGOU </strong>

<strong>67% des recommandations du Végal mises en œuvre </strong>

<strong>Le Vérificateur général est satisfait de la mise en œuvre de 67 % de ses recommandations. Ce, par le Président du Conseil de Cercle. </strong>

Le Vérificateur général, Samba Alhamdou Baby, a initié la présente mission de suivi de la mise en œuvre des recommandations issues de la vérification intégrée (Performance et Conformité) de la gestion de la Collectivité Cercle de Ségou, de la période de janvier 2016 à décembre 2018.

La présente vérification a pour objet le suivi des recommandations formulées par la mission de vérification intégrée (Performance et Conformité) de la gestion de la Collectivité du Cercle de Ségou effectuée en 2019 et qui a concerné la période allant de janvier 2016 à décembre 2018. Elle a pour objectif de s’assurer que les recommandations formulées lors de la vérification intégrée (Performance et Conformité) de la gestion de la Collectivité du Cercle de Ségou ont été mises en œuvre et que les faiblesses constatées ont été corrigées.

Les recommandations formulées sont au nombre de 19. La présente mission de suivi couvre la période allant de janvier 2020 à mars 2021. La mise en œuvre des recommandations issues de la mission initiale de 2019 est satisfaisante. En effet, le taux de mise en œuvre est de 67%. D’importantes recommandations non mises en œuvre affectent la gestion de la Collectivité du Cercle de Ségou.

Les plus importantes concernent l’élaboration d’un manuel de procédures administratives, financières et comptables et le contrôle des régies par le Président de la Collectivité du Cercle de Ségou et le Trésorier-Payeur Régional. La Collectivité du Cercle de Ségou doit prendre des dispositions pour mettre entièrement en œuvre les recommandations.

<strong>Bazoumana KANE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Agence Nationale de Développement des Biocarburants (ANADEB) : Des irrégularités financières s’élevant à 20 533 671 FCFA en trois années d’exercice</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/agence-nationale-de-developpement-des-biocarburants-anadeb-des-irregularites-financieres-selevant-a-20-533-671-fcfa-en-trois-annees-dexercice-2959060.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/agence-nationale-de-developpement-des-biocarburants-anadeb-des-irregularites-financieres-selevant-a-20-533-671-fcfa-en-trois-annees-dexercice-2959060.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 04 Jan 2022 15:50:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Suite à une saisine d’un citoyen, le Vérificateur Général a initié la vérification financière de la gestion de l’Agence Nationale de Développement des Biocarburants au titre des exercices budgétaires 2018, 2019 et 2020. La présente vérification financière a pour objet la gestion de l’ANADEB. Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses de cette agence. Les travaux de vérification ont porté sur les opérations de recettes et de dépenses ainsi que sur les actes d’administration et de gestion des exercices 2018, 2019 et 2020. Les constatations et recommandations issues de la présente vérification sont relatives aux irrégularités administratives et financières.

<strong>Irrégularités administratives : </strong>

Les irrégularités administratives relèvent des dysfonctionnements du contrôle interne. Le BVG a formulé des recommandations. Le Président du Conseil d’Administration doit veiller à la tenue régulière des sessions ordinaires du Conseil d’administration. Le Directeur Général doit respecter la composition des commissions de réception conformément à la réglementation en vigueur ; faire signer les attestations de service fait par le Comptable-matières ; faire certifier les factures des dépenses de la régie par le Comptablematières ; éviter le fractionnement des dépenses. Quant à l’Agent comptable, il doit établir les comptes de gestion de l’établissement et les faire certifier. Le Régisseur d’avances doit, lui aussi, éviter de payer les factures non certifiées par le Comptable-matières. Enfin, le Directeur Général, le Contrôleur financier et l’Agent comptable doivent veiller au respect de l’imputation budgétaire.

Irrégularités financières :

Le montant total des irrégularités financières, ci-dessous, s’élève à 20 533 671 FCFA.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Vérificateur Général à la Collectivité Région de Ségou : Le taux des recommandations entièrement mises en œuvre est de 60%.</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/le-verificateur-general-a-la-collectivite-region-de-segou-le-taux-des-recommandations-entierement-mises-en-oeuvre-est-de-60-2955484.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/le-verificateur-general-a-la-collectivite-region-de-segou-le-taux-des-recommandations-entierement-mises-en-oeuvre-est-de-60-2955484.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/01/Vegal-.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 06 Dec 2021 10:06:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le Vérificateur Général, M. Samba Alhamdou BABY, a initié la présente mission de suivi de la mise en œuvre des recommandations issues de la vérification intégrée (Performance et Conformité) de la gestion de la Collectivité Région de Ségou, de la période allant de janvier 2016 à décembre 2018.

La présente vérification a pour objet le suivi des recommandations formulées par la mission de vérification intégrée (Performance et Conformité) de la gestion de la Collectivité Région de Ségou, effectuée en 2019 sur la période allant de janvier 2016 à décembre 2018. Elle a pour objectif de s’assurer que les recommandations formulées lors de la vérification intégrée (Performance et Conformité) de la gestion de la Collectivité Région de Ségou ont été mises en œuvre et que les faiblesses constatées ont été corrigées.

Le taux des recommandations entièrement mises en œuvre est de 60%. En effet, sur vingt (20) recommandations formulées par la mission initiale, quinze (15) recommandations sont applicables et cinq (5) sont sans objet. Sur les quinze (15) recommandations applicables, neuf (9) sont entièrement mises en œuvre, deux (02) sont partiellement mises en œuvre et quatre (4) ne sont pas mises en œuvre. Le niveau de mise en œuvre des recommandations est satisfaisant. D’importantes recommandations partiellement ou non mises en œuvre affectent la gestion de la Collectivité Région de Ségou. Les plus importantes concernent la tenue irrégulière des documents de la comptabilité-matières et la tenue irrégulière de la comptabilité de la régie d’avances. En outre, le Conseil Régional de Ségou ne dispose pas du personnel requis à la comptabilité-matières. D’autres préoccupations non moins importantes sont : le respect des délais de transmission des délibérations au Représentant de l’État et l’existence des dossiers incomplets du personnel. Il revient ainsi au Conseil Régional de Ségou de prendre des dispositions pour mettre en œuvre toutes les recommandations.

<strong>Source : BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>De 2019 à nos jours :  Le Maire de la Commune Urbaine de Ségou n’a appliqué que 44% des recommandations du Vérificateur Général</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/de-2019-a-nos-jours-le-maire-de-la-commune-urbaine-de-segou-na-applique-que-44-des-recommandations-du-verificateur-general-2955400.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 06 Dec 2021 01:18:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Vérificateur Général, M. Samba Alhamdou BABY, a initié la présente mission de suivi de la mise en œuvre des recommandations issues de la vérification intégrée (Performance et Conformité) de la gestion de la Commune Urbaine de Ségou, de la période de janvier 2016 à décembre 2018. Elle a pour objet le suivi des recommandations formulées par la mission de vérification intégrée (Performance et Conformité) de la gestion de la CUS effectuée en 2019 sur la période allant de janvier 2016 à décembre 2018 et pour objectif de s’assurer que les recommandations formulées lors de la vérification intégrée (Performance et Conformité) de la gestion de la CUS ont été mises en œuvre et que les faiblesses constatées ont été corrigées.

Les recommandations formulées sont au nombre de vingt-six (26). La présente mission de suivi couvre la période allant de janvier 2020 à mars 2021. La mise en œuvre des recommandations issues de la mission initiale de 2019 n’est pas satisfaisante. En effet, le taux de mise en œuvre est de 44%. D’importantes recommandations partiellement ou non mises en œuvre affectent la gestion de la Commune urbaine de Ségou. Les plus importantes concernent la confection des rôles d’impôt pour permettre le recouvrement de la TDRL, la tenue correcte des registres d’état civil afin de permettre la production de statistiques fiables, la tenue correcte de tous les documents de la comptabilité-matières. D’autres préoccupations non moins importantes sont : le contrôle de la Régie de recettes par le Maire de la CUS, la mise en place d’une procédure d’approvisionnement en registre.  Ainsi, des actions vigoureuses doivent être menées pour les recommandations non encore mises en œuvre.

<strong>Collectivité Cercle de Ségou </strong>

<strong>Le Vérificateur Général satisfait dans la mise en œuvre de ses recommandations soit 67% par le Président du Conseil de Cercle !</strong>

Le Vérificateur Général, M. Samba Alhamdou BABY, a initié la présente mission de suivi de la mise en œuvre des recommandations issues de la vérification intégrée (Performance et Conformité) de la gestion de la Collectivité Cercle de Ségou, de la période de janvier 2016 à décembre 2018.

La présente vérification a pour objet le suivi des recommandations formulées par la mission de vérification intégrée (Performance et Conformité) de la gestion de la Collectivité Cercle de Ségou effectuée en 2019 et qui a concerné la période allant de janvier 2016 à décembre 2018. Elle a pour objectif de s’assurer que les recommandations formulées lors de la vérification intégrée (Performance et Conformité) de la gestion de la Collectivité Cercle de Ségou ont été mises en œuvre et que les faiblesses constatées ont été corrigées.

Les recommandations formulées sont au nombre de dix-neuf (19). La présente mission de suivi couvre la période allant de janvier 2020 à mars 2021. La mise en œuvre des recommandations issues de la mission initiale de 2019 est satisfaisante. En effet, le taux de mise en œuvre est de 67%. D’importantes recommandations non mises en œuvre affectent la gestion de la Collectivité Cercle de Ségou. Les plus importantes concernent l’élaboration d’un manuel de procédures administratives, financières et comptables et le contrôle des régies par le Président de la Collectivité Cercle de Ségou et le Trésorier-Payeur Régional. La Collectivité Cercle de Ségou doit prendre des dispositions pour mettre entièrement en œuvre les recommandations.

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rapport de gestion de la Commune urbaine de Nioro :  Des irrégularités financières s’élevant à 8 992 728 FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/rapport-de-gestion-de-la-commune-urbaine-de-nioro-des-irregularites-financieres-selevant-a-8-992-728-fcfa-2-2955201.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/rapport-de-gestion-de-la-commune-urbaine-de-nioro-des-irregularites-financieres-selevant-a-8-992-728-fcfa-2-2955201.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 03 Dec 2021 13:57:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La présente vérification financière du Bureau du Vérificateur Général a pour objet la gestion de la Commune urbaine de Nioro au titre des exercices 2018, 2019, 2020 et 2021 (31 mars).

Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses. Les travaux ont concerné les dépenses de fonctionnement, d’investissement ainsi que les recettes.

<strong>Irrégularités administratives  </strong>

Pour les irrégularités administratives relevant des dysfonctionnements du contrôle interne, le Vérificateur Général a formulé des recommandations. Le Maire de la Commune urbaine de Nioro doit mettre en place un fichier-fournisseurs conformément à la réglementation en vigueur ; élaborer et soumettre les plans prévisionnels annuels de passation des marchés à l’adoption du Conseil communal et à l’approbation de la Direction Générale des Marchés Publics et des Délégations de Service Public au plus tard le 30 septembre de l’année précédant l’année budgétaire concernée ; établir une liste restreinte de bureaux d’études qualifiés pour le choix des prestataires intellectuels ; veiller à la tenue du registre d’enregistrement des offres ;  veiller au respect des modalités de clôture des registres d’actes d’état civil ;  appliquer la procédure de pénalité de retard aux marchés exécutés lorsque requis.

Le Conseil communal doit saisir les commissions de travail sur les questions d’intérêt communal et veiller à leur fonctionnement conformément à la réglementation en vigueur.

Quant au Régisseur de recettes et le Régisseur d’avances, ils doivent constituer la caution alors que le Comptable-matières adjoint doit tenir l’ensemble des documents de la comptabilité-matières et - procéder à la codification des matières.

<strong>Irrégularités financières </strong>

Le montant total des irrégularités financières, ci-dessous, s’élève à 8 992 728 FCFA.

Transmission et dénonciation de faits par le Vérificateur général au président de la section des comptes de la Cour suprême et au procureur de la République près le tribunal de grande instance de Kayes chargé du Pôle économique et financier relativement au paiement de salaires indus pour un montant total de 8 992 728 FCFA.

<u><a href="http://www.bvg-mali.org/">www.bvg-mali.org</a></u>

<strong>CCOM/BVG</strong>

xxxxxx

<strong>Rapport BVG sur la performance du Centre National des Œuvres Universitaires (CENOU) </strong>

<strong>D’importants défis à relever dans la fourniture des prestations devant améliorer la qualité de vie des étudiants</strong>

<strong><em>La présente vérification de performance du Centre national des œuvres universitaires (CENOU) a pour objet la gestion des services aux étudiants inscrits au Mali, par le CENOU. </em></strong>

Les travaux de vérification, sur la période 2017 à 2019, ont porté sur la gestion des allocations financières, la prise en charge socio- sanitaire, l’hébergement et la restauration, l’organisation des activités sportives, culturelles, artistiques et de loisirs, l’acquisition des biens et services rentrant dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie des étudiants inscrits au Mali.

Le volet transport des étudiants n’a pu être examiné par l’équipe de vérification en raison du temps imparti. Elle a pour objectif d’évaluer dans quelle mesure les mécanismes mis en place par le CENOU permettent de gérer les ressources allouées à la fourniture des prestations et contribuent à l’amélioration des conditions de vie des étudiants.

<strong>Que de défis !</strong>

La vérification de la fourniture des prestations aux étudiants par le CENOU a permis à l’équipe de vérification d’identifier des difficultés quant à l’atteinte des objectifs fixés par les autorités au CENOU, c’est-à-dire la fourniture des prestations devant améliorer la qualité de vie des étudiants.

Les défis majeurs que le CENOU doit relever avec l’appui des plus hautes autorités, sont relatifs à l’accès de la majorité des étudiants à un logement décent ainsi que le retrait des membres de l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM) de toute gestion des activités du CENOU, qui, malgré la dénonciation des différents protocoles, qui l’impliquait dans la gestion, demeure toujours une préoccupation majeure.

La non-fiabilité de son système d’information, surtout sa partie relative à la gestion des allocations financières constitue un risque majeur qu’il faut corriger. Aussi, pour une gestion optimale des ressources allouées aux bourses, l’octroi de celles-ci ne doit-il pas être conditionné à l’inscription et à la réinscription conformément à la réglementation. Ceci empêcherait les étudiants dont la scolarité est épuisée de rester dans le système dans le seul but de bénéficier de bourses ou de toute autre aide.

Le MESRS devrait prendre les dispositions pour interconnecter le CENOU et les rectorats de tous les ordres d’enseignement pour une meilleure traçabilité de l’effectivité de l’inscription, de la scolarité et de la performance de l’étudiant.

<strong>CCOM/VBG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Selon le rapport du BVG : Le Cenou, peu performant !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/selon-le-rapport-du-bvg-le-cenou-peu-performant-2955073.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/selon-le-rapport-du-bvg-le-cenou-peu-performant-2955073.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 Dec 2021 11:06:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em>Dans un rapport de vérification de performance, le Bureau du Vérificateur général a révélé des tares du Centre national des Œuvres universitaires (Cenou). Cette vérification avait pour objet, la gestion des services aux étudiants inscrits au Mali par le CENOU. Elle s’est déroulée sur la période 2017 à 2019 et a porté sur la gestion des allocations financières, la prise en charge socio-sanitaire, l’hébergement et la restauration, l’organisation des activités sportives, culturelles, artistiques et de loisirs, l’acquisition des biens et services entrant dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie des étudiants. Le volet transport des étudiants n’a pas pu être examiné par l’équipe de vérification.</em>

La présence de l’équipe de vérification du Bureau du Vérificateur général au CENOU avait comme objectif d’évaluer dans quelle mesure, les mécanismes mis en place par cette structure universitaire permettent de gérer les ressources allouées à la fourniture des prestations et contribuent à l’amélioration des conditions de vie des étudiants.

Au cours de cette mission, l’équipe de vérification a identifié des difficultés quant à l’atteinte des objectifs fixés par les autorités au CENOU dans la fourniture des prestations devant améliorer la qualité de vie des étudiants.  Selon le rapport, le CENOU doit relever beaucoup de défis pour l’amélioration des conditions de vie des étudiants. Cela, avec l’appui des plus hautes autorités. Défis relatifs à l’accès de la majorité des étudiants à un logement décent ainsi que le retrait des membres de l’AEEM) de toute gestion des activités du CENOU, qui malgré les dénonciations des différents protocoles qui l’impliquait dans la gestion, demeure toujours une préoccupation majeure. La non-fiabilité de son système d’information, surtout sa partie relative à la gestion des allocations financières constitue un risque majeur à corriger urgemment. Pour une gestion optimale des ressources allouées aux bourses, l’octroi de celles-ci ne doit-il pas être conditionné à l’inscription et à la réinscription conformément à la réglementation trouvent-ils. Cela empêcherait les étudiants dont la scolarité est épuisée de rester dans le système en vue de bénéficier de bourses ou autres aides. Pour la mission du BVG, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique devrait prendre des dispositions pour interconnecter le CENOU et les rectorats de tous les ordres d’enseignement pour une meilleure traçabilité de l’effectivité de l’inscription, de la scolarité et de la performance de l’étudiant.

<strong>Ces chiffres qui parlent et interpellent selon le rapport</strong>

Pendant la période sous revue, le montant total des ressources mobilisées pour le CENOU s’élève à 64 393 105 152 FCFA, dont 61 142 062 756 FCFA de crédits notifiés au titre de subventions de l’Etat et 3 244 042 396 FCFA représentant les ressources propres. Quant aux dépenses, elles se sont élevées à 61 094 248 616 FCFA, dont  58 542 576 908 FCFA sur les subventions de l’Etat et 2 551 671 708 FCFA sur les ressources propres. Le nombre d’étudiants bénéficiaires des prestations du CENOU s’élève à  72  160  au  titre  de  l’année  universitaire  2017-2018  et  73  910  au  titre  de  l’année universitaire 2018-2019. Les  montants  des  allocations  financières  payées  par  l’Etat  sont  passés de  14  567  253  450  FCFA  en  2017  à  16  260  343  000  FCFA  en  2018  et  à   15 412 146 625 FCFA en 2019. Les montants consacrés à la prise en charge  de  la  gratuité  des  voyages  des  étudiants  pour  la  même  période  ont  été  respectivement de 218 060 800 FCFA en 2017, 233 307 400 FCFA en 2018  et 484 350 300 FCFA en 2019, soit une variation successive de 6,99% entre 2017 et 2018 et de 107,60% entre 2018 et 2019.

Pour plus de performance dans la gestion, la mission de vérification du BVG a fait environ sept recommandations pour permettre aux responsables de CENOU de changer de fusil d’épaule.

<strong>Drissa Togola</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Direction Générale de la Santé et de l’Hygiène Publique : Une perte sèche de 242 millions FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/direction-generale-de-la-sante-et-de-lhygiene-publique-une-perte-seche-de-242-millions-fcfa-2954094.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/direction-generale-de-la-sante-et-de-lhygiene-publique-une-perte-seche-de-242-millions-fcfa-2954094.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 25 Nov 2021 10:39:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Fractionnement de dépenses pour un montant total de 78,3 millions FCFA (78 311 800F) ; Paiement d’indemnités de transport et de frais de mission indus au niveau de la DGS-HP (Direction Générale de la Santé et de l’Hygiène Publique) pour un montant total de 4,5 millions de nos francs (4 535 000 FCFA ; paiement d’indemnités de transport et de frais de mission indus au niveau de la Direction régionale de la Santé de Ségou pour un montant total de 540 000 FCFA et violation des règles de passation et d’exécution des marchés... </strong>

Autant de mauvaises pratiques qui ont été érigées en mode de gestion, pendant les périodes 2018, 2019 et 2020 à la DGS-HP. Du moins, si l’on en croit le rapport d’enquête du Bureau du Vérificateur Général.

Décidemment, ce sont les anciens DG de la Santé et de l’Hygiène Publique, le Dr Mama Coumaré (bombardé  Ségal du département de la Santé en 2019) et son successeur nommé le 20 février 2019), le Dr Ousmane Dembélé, qui sont tous deux  impliqués dans cette gestion scabreuse ayant engendré des irrégularités financières de plus de 242 millions FCFA (242 335 256F) à la DGS-HP, en 2 ans de gestion.

La vérification effectuée à la DGS-HP a mis en exergue un ensemble de faiblesses et de dysfonctionnements relevant du contrôle interne qui a affecté la qualité de la gestion financière de la structure.

Selon le Bureau du Vérificateur Général, tout le problème se résume au fait que la Direction Générale de la Santé et de l’Hygiène Publique ne dispose pas de manuel de procédures administratives, financières et comptables. Ce qui ne permet pas aux agents de la DGS-HP de maîtriser et uniformiser les procédures pour la réalisation efficace des activités.

À ce problème lié à l’absence de manuel de procédures, il faut ajouter le non respect (en 2018,2019 et 2020) par la DGS-HP des procédures de Demande de Renseignement et de Prix à compétition Restreinte. Ce qui constitue un grand manquement aux textes qui régissent les passations de marchés publics.

Au titre des irrégularités financière de la DGS-HP, pendant les exercices 2018, 20219 et 2020, le fractionnement de marchés s’élève à 78,3 millions FCFA. Quant aux Cotisations sociales non déclarées et non payées, elles se chiffrent à 12,9 millions de nos francs (12 994 721 FCFA). Dans la foulée, les ITS (Impôt sur les Traitements et Salaires)  non déclarés et non payés ont occasionné une perte de 72,9 millions FCFA (72 499 135F). Au titre des paiements non justifiés, les enquêteurs du Bureau du Vérificateur Général ont décelé la somme de 58,9 millions de nos francs (58 967 320F). Pire, la Direction Générale de la Santé et de l’Hygiène Publique, à travers une gestion opaque, pendant les périodes 2018, 2019 et 2020 s’est donnée à des achats fictifs pour un montant total de 1,2 million FCFA (1 200 000F). Par ailleurs, les enquêteurs ont découvert 4,5 millions (4535 000 FCFA) d’indemnités de transports et frais de mission indus au niveau de la DGS-HP et 540 000 F d’indemnités de transports et frais de mission indus au niveau de la DRS de Ségou contre plus de 13 millions (13 287 280 FCFA) d’indemnités de transports et frais de mission indus au niveau de la DRS de Kayes.

En bloc, ces irrégularités financières prouvent à suffisance que les eaux de la Direction Générale de la Santé et de l’Hygiène Publique ont été troubles pendant les périodes 2018, 2019 et 2020 et ont charrié des affaires nauséabondes les unes que les autres. En tout cas, elles servent de matière pour la justice malienne qui ne jure que par mettre fin au détournement du dernier public. Depuis que ces dossiers ont été transmis à qui de droit par le Vérificateur Général, les anciens dirlos de la Direction Générale de la Santé et de l’Hygiène Publique, Dr Mama Coumaré et son successeur Dr Ousmane Dembélé passent des nuits blanches.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Plus de 70 millions FCFA croqués à l’OPV : Le DG entre pourboire et « pour manger »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/plus-de-70-millions-fcfa-croques-a-lopv-le-dg-entre-pourboire-et-pour-manger-2954091.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/plus-de-70-millions-fcfa-croques-a-lopv-le-dg-entre-pourboire-et-pour-manger-2954091.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 25 Nov 2021 01:32:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>L’Office de Protection des Végétaux (OPV) est malade. Malade de ses fonds qui ne cessent de s’évaporer, depuis des ans. Malade, aussi et surtout de son Directeur Général, M. Demba Diallo, qui en dépit de sa mauvaise gestion et de son départ tant réclamé par les partenaires financiers que par les agents, garde encore son poste. Avec à la bénédiction des bonzes de la transition, auxquels il s’en prend, désormais avec véhémence.</strong>

« Comment puis-je faire une gestion raisonnable des fonds de l’OPV, si je dois faire des gestes à tous ces gens !».

C’est, en substance ce que le tout-puissant patron de l’OPV, aurait confié à un de ses proches, face aux multiples sollicitations émanant de certains cadres tapis dans les sphères de l’Appareil d’État. Surtout au niveau du Ministère du Développement rural.

Rapportée, à notre Rédaction par un autre proche du patron de l’OPV, cette déclaration empreinte de colère, traduit deux sentiments. D’abord, un sentiment d’agacement, vis-à-vis de ceux là-même, que le dirlo de l’OPV appelle, pompeusement, « tous ces gens ».

Notamment, des hauts cadres de l’État dont nous tairons les noms, pour l’instant qui ne cessent de le solliciter, qui pour s’offrir une nouvelle bagnole, qui pour se tailler des vacances sur la Côte d’Azur… lui ont fait une promesse : celle de le maintenir, contre vents et marées, à son poste. Ensuite, un sentiment de révolte, contre le gouvernement. Les cadres du département à qui il se voit obligée de « faire des gestes » du moins, s’il veut rester à son poste. Incapable de se maintenir à son poste, par ses seuls résultats, M. Demba Diallo, Dg de l’OPV se voit ainsi, obligé de délier les cordons de la bourse. Conséquence : <strong>71 millions de francs </strong>CFA (71 041 099F)  se sont évaporés de la caisse de la structure. Du moins si l’on en croit le rapport d’enquête du Vérificateur Général sur la gestion de l’OPV pendant les périodes 2017, 2018 et 2019, soit 2 ans de gestion à outrance.

Quelques exemples cités par le rapport d’enquête du Végal suffisent pour se rendre à l’évidence : l’examen des dossiers de passation des marchés de la période sous revue a permis aux enquêteurs de constaté que le Directeur Général de l’OPV, Demba Diallo, ne reverse pas les produits issus de la vente des Dossiers d’Appel d’Offres (DAO) qui s’élève à un montant total de 2 200 000 FCFA. Et jusque-là, il n’y a aucune preuve du reversement de ce montant dans le compte de l’OPV.

<strong>Passation de marchés frauduleux</strong>

À en croire le rapport du Vérificateur, le Dg de l’OPV a ordonné, irrégulièrement, le paiement du marché n°00012/CPMP relatif à la fourniture et la pose de pièces pour avion alors qu’aucune preuve de l’exécution dudit marché n’a pu être obtenue. En clair, l’OPV n’a pu fournir aucune attestation de service fait pour l’acquisition et la pose des matériels. De plus, la visite d’effectivité à la base aérienne 101 de Sénou où est stationné l’avion concerné a révélé que l’appareil n’est pas en état de service. Son dernier vol remonte au 9 juillet 2014 comme indiqué dans les cahiers de bord de l’avion qui ne mentionnent ni l’acquisition des pièces ni de réparations au cours de la période 2017-2019.  Le montant total du marché est de 57,8 millions FCFA (57 820 000F).

Selon le rapport d’enquête du Vérificateur, le Dg de l’OPV, Demba Diallo, a passé des marchés sans mise en concurrence et avec simulation de mise en concurrence.  Pour l’achat de matériels informatiques, marché attribué au fournisseur « Solusys » pour un montant de 9 millions de nos francs (9 027 000 FCFA), le dirlo Demba a effectué une simulation de mise en concurrence. Le titulaire dudit marché et le soumissionnaire « C et M », bien qu’étant des entités distinctes, présentent les mêmes numéros de téléphones portables sur leurs offres et autres documents administratifs. Les statuts des deux autres candidats « Ngneta Solution Service » et « Van Audit » indiquent aussi qu’ils appartiennent à une même personne. Enfin, sur les 5 enveloppes contenant les offres, 4 enveloppes présentent les mêmes fautes commises dans les libellés. <strong> </strong>

Il en est de même du marché relatif à l’achat de produits alimentaires d’un montant de 5,7 millions FCFA (5 789 700F), dont l’attributaire «Mama Services » et les soumissionnaires  « Mama Construction » et « Araba Distribution DIAKITE » ont les mêmes numéros de téléphone. Également, la société « Araba Distribution DIAKITE » et « Gie. Hawa. Net » ont aussi les mêmes numéros de téléphones portables. <strong> </strong>

Là aussi, l’équipe d’enquête du Vérificateur a constaté que les spécifications demandées dans le dossier de consultation sont différentes de celles contenues dans le contrat de marché du titulaire. En effet, les prix unitaires des articles ont diminué dans le contrat de marché tandis que leurs quantités ont augmenté. <strong> </strong>

Pour ce qui est de l’acquisition de mobiliers de bureau, d’un montant de 14,9 millions FCFA (14 997 800F) par la société DRPR en 2017, le marché a été attribué à « Mama Services » sans une concurrence réelle. En effet, les cinq offres reçues présentent des éléments identiques. Un des numéros de téléphone du titulaire du marché (pli1) se retrouve sur l’offre (pli 3). Le numéro de téléphone de l’offre (pli 2) se retrouve aussi sur l’offre (pli 3).

Pareil aussi pour la fourniture et la pose de moquette, rideaux, fauteuils ministres, salon complet sept places et table basse destinés au bureau du Dg de l’OPV, M. Demba Diallo, pour un montant de 5,7 millions de nos francs (5 789 700 FCFA). Sur les 5 offres présentées, un des numéros de téléphone du titulaire « Mama Services » se retrouve sur l’offre (pli 4). Également, un des numéros de l’offre (pli 2) se retrouve sur l’offre (pli 4). En outre, l’enveloppe et la présentation de l’offre de «Mama Services » montrent des similitudes avec celles des autres soumissionnaires.

Par ailleurs, l’équipe de vérification a découvert le double paiement d’indemnités pour une rencontre de la commission d’élaboration d’un projet de renforcement des moyens d’intervention des services de protection des végétaux convoquée par la note de service n°001/MA-SG-OPV du 16 janvier 2018. Le montant total des irrégularités se chiffre à 2,2 millions de nos francs (2 230 000 FCFA).

Comme si cela ne suffisait pas, le Dg Demba Diallo, a autorisé le paiement de jetons de présence, sans autorisation du Conseil d’Administration. En bloc, le dirlo de l’OPV a ordonné le paiement de jetons de présence lors de trois sessions du Conseil d’Administration (13ème, 14ème et 15ème) tenues pendant la période sous revue en l’absence de délibération du Conseil d’Administration fixant le montant des jetons de présence à octroyer aux Administrateurs. En bloc, les ambitions de l’OPV ont tourné au cauchemar. Raison invoquée par les enquêteurs du BVG: la mauvaise gestion à tous les niveaux. Ou presque.

<strong>Complicité des cadres du département</strong>

Face à ces irrégularités criardes au sein de l’OPV, les partenaires –qui réclamaient, il y a quelques mois, le départ du Dg Demba Diallo –sauront prendre leurs responsabilités : fermer le robinet à « sous » à notre pays, pour le refus de se débarrasser de « l’encombrante directeur » de l’OPV. Mais le gouvernement n’en a cure. Le Tout-puissant Dg de l’OPV, aussi.

À un autre proche, rencontré il y a quelques mois, M. Demba Diallo aurait déclaré « Mon maintien à ce poste n’est pas lié à la gestion des fonds. Mais au fait que je fais l’affaire des uns et des autres ». Traduction : que les fonds de l’OPV soient bien gérés ou pas, le Dg s’en fiche. Si telle est l’analyse du premier responsable de l’OPV, chargé de relever le défi de la protection des végétaux, c’est un mauvais présage. Pour le gouvernement, mais aussi pour notre pays.

Autrement dit, le gouvernement malien, en lui-même, porte les germes de sa propre destruction. Infiltré, par des opportunistes de tous bords, et pris en otage –les autorités transitoires avec –par des hommes que notre histoire inculpera si ce n’est déjà fait de « crime contre la nation », la refondation sous la transition avance mais le Mali recule. La corruption a franchi le seuil du tolérable. L’homme-cabot s’est retrouvé à la place pivot. Et vice versa. Le Mali aujourd’hui, est devenu un pays où les nullards occupent des postes stratégiques au sein de l’Administration. Décidemment le ridicule ne tue plus chez nous.

Même au sein du département du Développement rural, le Dg de l’OPV, tient tout le monde. « À part quelques responsables, que je considère comme mes supérieurs, il n’y a pas un seul cadre qui n’a pas bénéficié de mes largesses! », aurait-il rétorqué à un haut responsable du ministère, qui voulait lui faire des remontrances. Arrogance, mépris pour certains collègues, airs supérieurs… Telles sont entre autres, les « qualités » de l’homme, qui se vante d’avoir passé autant d’années à la tête de l’OPV. Nommé dans des conditions que l’on sait, M. Demba Diallo, Dg de l’OPV entame, bientôt, ses 5 ans ou presque à la tête de l’OPV. En dépit des scandales qui ont émaillé sa gestion : mauvaises gestions, détournements de fonds, dépenses sans justificatifs, simulations de marchés etc. Mais ce qui taraude les méninges de nos concitoyens, c’est la suite qui sera réservée au rapport d’enquête du Vérificateur Général ; lequel rapport accuse l’OPV d’irrégularités financières ayant laissé un trou de 71 millions de francs CFA. Alors question : M. Demba Diallo répondra t-il un jour de ses actes devant les tribunaux ? « Une telle hémorragie, compromet les actions de développement de notre pays qui connaît un taux de pauvreté parmi les plus élevés au monde », ajoute le Vérificateur Général au sujet de la gestion de l’OPV.

En revanche toutes nos démarches pour rencontrer le DG de l’OPV se sont soldées par un échec.  Que se reproche-t-il au juste ?

Affaire à suivre !

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>SOMAPEP&#45;SA :  Plus de 76 millions FCFA volatilisés en deux ans de gestion : l’ex DG Yéninzanga Koné et le DFC Alpha Diakité en taule position</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/somapep-sa-plus-de-76-millions-fcfa-volatilises-en-deux-ans-de-gestion-lex-dg-yeninzanga-kone-et-le-dfc-alpha-diakite-en-taule-position-2954090.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 25 Nov 2021 01:32:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La mauvaise gestion au sein de Société Malienne de Patrimoine de l’Eau Potable (SOMAPEP-SA), qui a occasionné une perte sèche de 76,4 millions FCFA (76 449 2734F) dans la caisse vient d’être remis au goût du jour par le rapport de vérification financière et de conformité du Bureau du Vérificateur Général. Élaboré par des experts chargés de faire toute la lumière sur la gestion calamiteuse de ces fonds, ce dossier épingle, l’ancien Directeur Général (DG) de la SOMAPEP, M. Yéninzaga Koné, à l’époque des faits et aujourd’hui, conseiller de l’actuel patron de la boîte. Mais aussi, le Comptable de la structure, M. Alpha Diakité. À l’issue de leurs investigations, les enquêteurs sont tombés, à leur corps défendant, sur des zones d’ombre dans la gestion de ces 76 millions de francs CFA.</strong>

Le dossier, lié à la saignée financière au niveau de la SOMAPEP pendant les exercice 2018, 2019 et 2020 dont le montant s’élève à 76,4 millions de francs CFA, risque de tourner au cauchemar pour l’ancien dirlo de la SOMAPEP-SA, Yéninzanga Koné. Celui-là même qui est, aujourd’hui, le Conseiller du DG de cette structure étatique.

Le rapport d’enquête du Vérificateur est sans appel : la gestion de la Société Malienne de Patrimoine de l’Eau Potable, qui repose sur la charge exclusive de la réalisation de l’ensemble des infrastructures publiques d’eau potable sur le territoire national, est tributaire d’une mauvaise gouvernance qui compromet sa continuité.

<strong>Du favoritisme érigé en mode de gestion par l’ex DG et le DFC </strong>

L’audit financier sur la gestion de la SOMAPEP-SA pour les exercices 2018, 2019 et 2020 a mis en exergue des dysfonctionnements criards liés à l’inobservation des mesures de contrôle interne. Ces dysfonctionnements constatés sont relatifs, entre autres, au faible taux de recouvrement des recettes, aux paiements irréguliers de certaines dépenses, à l’absence de mise en concurrence lors des achats au-dessous du seuil de passation des marchés et à des insuffisances dans la gestion du patrimoine.

Par ailleurs, la gestion des projets d’approvisionnement en eau potable a été marquée par l’application de procédures propres aux différents bailleurs, toute chose qui ne favorise pas l’harmonisation des pratiques de sélection des prestataires et fournisseurs et de passation de marchés dont le montant est inférieur au seuil de passation de marchés.

Cette grande marge de manœuvre dont dispose la SOMAPEP-SA a favorisé la sélection des fournisseurs et prestataires pour des contrats allant jusqu’à 200 000 euros soit 131 millions FCFA (131 191 400 F) par appel d’offres restreint ou par entente directe. Aussi, des marchés ont été attribués à des entreprises ou groupements d’entreprises qui n’arrivent pas à honorer leurs engagements sur le terrain, ce qui a entraîné des retards importants dans l’exécution des travaux.

Pour cette raison, les opérations de recettes, de dépenses et de trésorerie effectuées au titre des exercices 2018, 2019 et 2020 ne sont pas conformes aux textes réglementaires et aux procédures en vigueur à la SOMAPEP. En effet, l’ex DG de la société, Yéninzaga Koné et son DFC, Alpha Diakité, n’ont pas retenu l’Impôt sur les Revenus des Valeurs Mobilières sur les indemnités des administrateurs. Sur la question, l’article 23.4 de la Loi n°06-67 du 29 décembre 2006, modifiée, portant Code Général des Impôts modifiée stipule : « Sont passibles de l’impôt dans la catégorie des revenus des valeurs mobilières […] le montant des indemnités de fonction, remboursements forfaitaires de frais revenant aux membres des Conseils d’administration des sociétés visées au n°1 qui précède […] ».

Pour s’assurer du respect de ces dispositions, l’équipe de vérification a constaté que l’ex dirlo de la SOMAPEP, M. Yéninzanga Koné et le DFC Alpha Diakité, n’ont pas retenu l’IRVM (Impôt sur les Revenus des Valeurs Mobilières) sur les indemnités de fonction des administrateurs pour un montant de 8 millions FCFA (8100 000F).  Aussi la SOMAPEP a payé l’IRVM  au lieu de faire une retenue à la source sur les émoluments accordés M. Nancoma Keita, à l’époque PCA de la SOMPAPEP pour un montant de 19,4 millions FCFA (19 440 000F).

Plus grave, l’ex DG  Yéninzana et le DFC Alpha Diakité, ont payé des indemnités de fonction indues aux administrateurs. Sur cette question, l’article 20 des statuts de la SOMAPEP-SA est claire : « l'Assemblée Générale peut allouer aux administrateurs, en rémunération de leurs activités et à titre d'indemnité de fonction, une somme fixe annuelle qu'elle détermine souverainement. Le Conseil d'Administration répartit cette indemnité de fonction entre ses membres, comme il I ‘entend […] ».

Afin de s’assurer que le montant des indemnités de fonction payées aux administrateurs lors des sessions du Conseil d’Administration de la SOMAPEP est conforme à celui fixé dans le PV de l’Assemblée Générale de l’OHADA du 2 février 2015, l’équipe de vérification a analysé les pièces y afférentes. Du coup, elle a décelé que l’ex Dg Yéninzana Koné et le DFC, M. Alpha, ont payé aux administrateurs des indemnités de fonction supérieures à celles prévues par la résolution de l’AG. En effet, l’ex dirlo de la SOMAPEP a payé un montant annuel de 15 millions FCFA aux administrateurs au lieu de 12 500 000 FCFA fixés par la résolution, soit un écart de 2 500 000 FCFA par an. Le montant total des dépassements sur la période sous revue s’élève à 7 500 000 FCFA.

<strong>Des paiements sans pièces justificatives… </strong>

L’ex Dg de la Somapep, M. Yéninzanga Koné et le DFC, Alpha Diakité, ont effectué des paiements, sans pièces justificatives. Afin de s’assurer du respect de cette disposition, l‘équipe de vérification a examiné les supports des opérations comptables mis à sa disposition par la SOMAPEP. Du coup, elle a constaté que M. Yéninzanga Koné, à l’époque DG de la SOMAPEP et le DFC Alpha Diakité, ont effectué des paiements sans pièces justificatives. En effet, le DFC a effectué, sur la base des autorisations de dépenses signées par le dirlo Yéninzanga, des décaissements sans facture ou état de paiement. Le montant total de ces opérations non supportées par des pièces justificatives s’élève à 2,7 millions FCFA (2 790 000 F).

En plus, le DFC, M. Alpha Diakité, n’a pas appliqué les pénalités de retard (0,5%) de l’article 15 des contrats de marché de la SOMAPEP-SA. L’équipe de vérification a rapproché la date de réception prévue dans les marchés à celles figurant sur les PV de réception et a constaté que le DFC de la SOMAPEP-SA n’a pas appliqué des pénalités sur cinq marchés exécutés en retard. En effet, l’exécution desdits marchés a accusé des retards dans la livraison. Le montant total des pénalités non retenues s’élève à 28,7 millions FCFA (28 745 172F).

Au même moment, l’ex DG de la SOMAPEP, Yéninzanga Koné a, irrégulièrement, cédé des véhicules à des agents. Sur ce plan l’article 891 de l’Acte uniforme révisé relatif au droit des sociétés commerciales et du groupement d'intérêt économique de l’OHADA est formel : « Encourent une sanction pénale le gérant de la société à responsabilité limitée, les administrateurs, le président directeur général, le directeur général, l'administrateur général ou l'administrateur général adjoint qui, de mauvaise foi, font des biens ou du crédit de la société, un usage qu'ils savaient contraire à l'intérêt de celle-ci, à des fins personnelles, matérielles ou morales, ou pour favoriser une autre personne morale dans laquelle ils étaient intéressés, directement ou indirectement ».

Afin de s’assurer que la gestion du patrimoine de la SOMAPEP-SA est conforme à la réglementation en vigueur, l’équipe de vérification a demandé la situation et les mouvements des biens mobiliers. En outre, elle a examiné les dossiers de location-vente et a constaté que le DG de la SOMAPEP-SA a irrégulièrement vendu des véhicules à des employés à des prix ne correspondant pas à la valeur d’expertise desdits véhicules.

En effet, par Contrats n°022-18/CLV/DAMG/YK du 1<sup>er</sup> mai 2018 et n°003-20/CLV/ DRHMG/YK du 1<sup>er</sup> janvier 2020, le DG Yéninza  na Koné, à l’époque des faits, a cédé deux véhicules à deux employés respectivement à 1 651 932 FCFA et 816 745 FCFA payables en dix mensualités. Or, les valeurs d’expertise desdits véhicules, tirée des rapports fournis par la SOMAPEP-SA, étaient respectivement de 5,5 millions FCFA (5 506 623F et 4 millions (4 083 725F), soit un écart total de plus de 7 millions de nos francs (7 121 671F).

De plus, les bénéficiaires ont perçu des indemnités mensuelles irrégulières d’entretien et de réparation dans le cadre de contrats de location-vente des véhicules cédés. Ces indemnités non soutenues par une base légale se sont élevées respectivement à 1,5 million FCFA (1 580 400F)  pour le premier contrat et 1,1 million de nos francs (1 172 030F) pour le second, soit un montant total de 2,7 millions FCFA (2 752 430F).

Autant d’entorses à l’orthodoxie financière et qui sont à l’origine de l’évaporation de 76,4 millions FCFA à la SOMAGEP-SA, pendant les exercices 2018, 2019 et 2020. C’était, sous la gestion du Directeur Général, M. Yéninzana Koné et du Directeur Financier et Comptable, Alpha Diakité.

D’où, le lieu pour le Vérificateur général de procéder à une dénonciation de faits à la Justice par rapport au paiement indu de l’IRVM à la place du PCA pour 8,1 million FCFA ;  à la non retenue de l’IRVM sur les indemnités des administrateurs pour 19,4 millions FCFA ; au paiement d’indemnités de fonction indues aux administrateurs pour 7,5 millions FCFA ; aux paiements sans pièces justificatives pour 2,7 millions FCFA ; à la non application des pénalités de retard pour 28,7 millions FCFA ; à la cession de deux véhicules à un montant inférieur à leur valeur d’expertise pour 7,1 millions FCFA ; au paiement d’indemnités mensuelles d’entretien et de réparation dans le cadre des contrats de location-vente pour 2,7 millions FCFA.

Du coup, l’ex DG de la SOMAPEP-SA, M. Yéninzana Koné, aujourd’hui conseiller  spécial de l’actuel DG de la SOMAGEP et le DFC, M. Alpha Diakité, sont dans une situation inconfortable.

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rapport de gestion de la Commune Urbaine de Nioro : Des irrégularités financières s’élevant à 8 992 728 FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/rapport-de-gestion-de-la-commune-urbaine-de-nioro-des-irregularites-financieres-selevant-a-8-992-728-fcfa-2954048.html</link>
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<pubDate>Thu, 25 Nov 2021 01:04:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La présente vérification financière du Bureau du Vérificateur Général a pour objet la gestion de la Commune Urbaine de Nioro au titre des exercices 2018, 2019, 2020 et 2021 (31 mars). Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses. Les travaux ont concerné les dépenses de fonctionnement, d’investissement ainsi que les recettes.

Irrégularités administratives :

Pour les irrégularités administratives relevant des dysfonctionnements du contrôle interne, le Vérificateur Général a formulé des recommandations. Le Maire de la Commune Urbaine de Nioro doit mettre en place un fichier-fournisseurs conformément à la réglementation en vigueur ; élaborer et soumettre les plans prévisionnels annuels de passation des marchés à l’adoption du Conseil communal et à l’approbation de la Direction Générale des Marchés Publics et des Délégations de Service Public au plus tard le 30 septembre de l’année précédant l’année budgétaire concernée ; établir une liste restreinte de bureaux d’études qualifiés pour le choix des prestataires intellectuels ; veiller à la tenue du registre d’enregistrement des offres ;  veiller au respect des modalités de clôture des registres d’actes d’état civil ;  appliquer la procédure de pénalité de retard aux marchés exécutés lorsque requis. Le Conseil communal doit saisir les commissions de travail sur les questions d’intérêt communal et veiller à leur fonctionnement conformément à la réglementation en vigueur. Quant au Régisseur de recettes et le Régisseur d’avances, ils doivent constituer la caution alors que le Comptable - matières Adjoint doit tenir l’ensemble des documents de la comptabilité-matières et - procéder à la codification des matières.

Irrégularités financières :

Le montant total des irrégularités financières, ci-dessous, s’élève à 8 992 728 FCFA.

TRANSMISSION ET DENONCIATION DE FAITS PAR LE VERIFICATEUR GENERAL AU PRESIDENT DE LA SECTION DES COMPTES DE LA COUR SUPREME ET AU PROCUREUR DE LA REPUBLIQUE PRES LE TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE KAYES CHARGE DU POLE ECONOMIQUE ET FINANCIER RELATIVEMENT au paiement de salaires indus pour un montant total de 8 992 728 FCFA.

<a href="http://www.bvg-mali.org">www.bvg-mali.org</a>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Direction régionale de la santé et l&amp;apos;hygiène publique de Kayes :  Plus de 150 millions d’irrégularités financières</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/direction-regionale-de-la-sante-et-lhygiene-publique-de-kayes-plus-de-150-millions-dirregularites-financieres-2953570.html</link>
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<pubDate>Mon, 22 Nov 2021 01:54:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Zénith Balé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Suite à la saisine du Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de la Commune III chargé du Pôle Économique et Financier, en date du 7 octobre 2020, le Bureau du Vérificateur Général a initié la vérification financière de la gestion de la Direction Générale de la Santé et de l’Hygiène Publique, au titre des exercices 2018, 2019 et 2020. C’était pour s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses effectuées.

Précisément, les travaux ont porté sur les dépenses de fonctionnement, les dépenses d’investissement, les financements d’activités et les recettes issues des vaccinations. Ils ont permis de découvrir en tout plus de 242 millions de FCFA d’irrégularités financières en trois exercices  dans  la gestion de la Direction Générale de la Santé et de l’Hygiène Publique (DGSHP).

Dans la région de Kayes, la liste des irrégularités constatées concerne les cotisations sociales non déclarées et non payées pour un montant total de 12.994.721 FCFA ; des Impôts sur les Traitements et Salaires non déclarés et non payés pour un montant total de 72.499.135 FCFA ; des paiements non justifiés pour un montant total de 58.967.320 FCFA ; des achats fictifs pour un montant total de 1.200.000 FCFA ; au paiement d’indemnités de transport et frais de mission indus au niveau de la DRS de Kayes pour un montant total de 13.287.280 FCFA. Somme toute, plus de 150.000.000 FCFA d’irrégularités financières ont été découvertes.

Le vérificateur général a transmis et dénoncé les faits au président de la section des comptes de la cour suprême et au procureur de la république près le tribunal de grande instance de Kayes chargé du pôle économique et financier. Il a aussi procédé à la transmission de faits au directeur général des impôts relativement  aux Impôts sur les Traitements et Salaires non déclarés et non payés pour un montant total de 72.499.135 FCFA.

<strong>Des recommandations ont été adressées aux autorités.</strong>

Le Ministre chargé de la Santé doit nommer un Comptable-matières secondaire à la Direction Régionale de la Santé de Ségou. Quant au Directeur Général de la Santé et de l’Hygiène Publique, il faut élaborer et valider un manuel de procédures administratives, comptables et financières ; veiller au respect des procédures de demande de renseignement et de prix à compétition restreinte et exiger dans les dossiers d’appel à concurrence la fourniture de tous les documents à caractère obligatoire.

Les Directeurs Régionaux de la Santé de Kayes, de Ségou et de Sikasso doivent préciser les spécifications techniques des biens lors des acquisitions ; veiller au respect du délai minimal de dépôt des offres lors des procédures d’appel à concurrence ; procéder à des mises en concurrence réelles lors des achats par demande de cotation et respecter les critères des dossiers d’appel à concurrence lors des attributions de marchés par Demande de Renseignement et de Prix à compétition Ouverte.

Les Comptables-matières de la Direction Régionale de la Santé de Ségou et de Sikasso doivent tenir l’ensemble des documents de la comptabilité-matières conformément à la réglementation en vigueur ; codifier l’ensemble du matériel conformément à la réglementation en vigueur.

<strong>Sory Ibrahim TRAORÉ</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion de la SOMAPEP, au titre des exercices 2018, 2019 et 2020 : Plus de 76 millions de FCFA d’irrégularités</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-la-somapep-au-titre-des-exercices-2018-2019-et-2020-plus-de-76-millions-de-fcfa-dirregularites-2953457.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-la-somapep-au-titre-des-exercices-2018-2019-et-2020-plus-de-76-millions-de-fcfa-dirregularites-2953457.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 22 Nov 2021 01:00:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le Vérificateur général, M. Samba Alhamdou Baby, a initié la présente vérification financière et de conformité de la gestion de la Société malienne de patrimoine de l’eau potable-Société anonyme a pour objet la gestion de la SOMAPEP, au titre des exercices 2018, 2019 et 2020. Le VG voulait s’assurer de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et dépenses. Les travaux de vérification ont porté sur l’analyse des statuts et conventions, la gestion financière et comptable, la gestion du personnel et l’examen des marchés.

Les constatations et recommandations issues de la présente vérification sont relatives aux irrégularités administratives et financières.

<strong><u>Irrégularités administratives :</u></strong> Des recommandations ont été adressées. Le ministre chargé des Mines, de l’Energie et de l’Eau doit faire élaborer un avenant au contrat de concession en vue de matérialiser toute extension du périmètre de concession. Le Président du Conseil d’administration doit veiller à l’élaboration d’un manuel de procédures administratives, financières et comptables.  Quant au DG, il doit élaborer un manuel de procédures administratives, financières et comptables ; -respecter les dispositions du Code des marchés publics relatives au paiement de l’avance de démarrage ; soumettre à la Direction générale des Marchés publics et des délégations de service public pour numérotation, tous les contrats dont le seuil l’exige ; exiger des prestataires, la fourniture des véhicules, objet des engagements contractuels ; faire respecter les délais contractuels par les entreprises ; respecter la procédure de mise en concurrence pour les achats inférieurs au seuil de passation des marchés ; procéder au suivi budgétaire du projet Kabala ; respecter les modes de passation de marchés suivant la procédure de gestion du projet Kabala.

<strong><u>Irrégularités financières : </u></strong><strong>Le montant total des irrégularités financières s’élève à 76 449 273 FCFA.</strong>

<strong><em>Transmission et dénonciation des faits par le Vérificateur général au président de la Section des comptes de la Cour Suprême et au Procureur de la république près le Tribunal de grande instance de la Commune III du District de Bamako, chargé du Pôle économique et financier  relativement</em></strong>: - au paiement indu de l’IRVM à la place du PCA pour 8 100 000 FCFA ; à la non retenue de l’IRVM sur les indemnités des administrateurs pour 19 440 000 FCFA ; au paiement d’indemnités de fonction indues aux administrateurs pour 7 500 000 FCFA ; aux paiements sans pièces justificatives pour 2 790 000 FCFA ; à la non application des pénalités de retard pour 28 745 172 FCFA ; à la cession de deux véhicules à un montant inférieur à leur valeur d’expertise pour 7 121 671 FCFA ; au paiement d’indemnités mensuelles d’entretien et de réparation dans le cadre des contrats de location-vente pour 2 752 430 FCFA.

&nbsp;

<strong>Gestion de la Direction générale de la santé et de l’hygiène publique : Plus de 242 millions d’irrégularités financières en trois exercices</strong>

Le Vérificateur général, Samba Alhamdou Baby, a initié la présente vérification financière de la gestion de la Direction générale de la santé et de l’hygiène publique, au titre des exercices 2018, 2019 et 2020. Elle fait suite à une saisine du Procureur de la République près le Tribunal de Grande instance de la Commune III chargé du Pôle économique et financier, en date du 7 octobre 2020. Le Bureau du Vérificateur général (BVG) souhaitait s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses effectuées. Les travaux ont porté sur les dépenses de fonctionnement, les dépenses d’investissement, les financements d’activités et les recettes issues des vaccinations. Les constatations et recommandations issues de la présente vérification sont relatives aux irrégularités administratives et financières.

<strong><u>Irrégularités administratives </u></strong><strong>: </strong>Des recommandations ont été adressées aux autorités.

Le ministre chargé de la Santé doit nommer un comptable-matières secondaire à la Direction régionale de la santé de Ségou. Quant au Directeur général de la santé et de l’hygiène publique, il doit faire élaborer et valider un manuel de procédures administratives, comptables et financières ; veiller au respect des procédures de demande de renseignement et de prix à compétition restreinte et exiger dans les dossiers d’appel à concurrence la fourniture de tous les documents à caractère obligatoire.

Les Directeurs régionaux de la santé de Kayes, de Ségou et de Sikasso doivent préciser les spécifications techniques des biens lors des acquisitions ; veiller au respect du délai minimal de dépôt des offres lors des procédures d’appel à concurrence ; procéder à des mises en concurrence réelles lors des achats par demande de cotation et respecter les critères des dossiers d’appel à concurrence lors des attributions de marchés par Demande de renseignement et de prix à compétition ouverte.

Les comptables-matières de la Direction régionale de la santé de Ségou et de Sikasso doivent tenir l’ensemble des documents de la comptabilité-matières conformément à la réglementation en vigueur ; codifier l’ensemble du matériel conformément à la réglementation en vigueur.

<strong><u>Irrégularités financières </u></strong><strong>: </strong>Le montant total des irrégularités financières s’élève à 242 335 256 FCFA.

<strong><em>Transmission et dénonciation des faits par le Vérificateur général au président de la Section des comptes de la Cour Suprême et au Procureur de la république près le Tribunal de grande instance de la Commune III du District de Bamako, chargé du Pôle économique et financier  relativement</em></strong>:

- au fractionnement de dépenses pour un montant total de 78 311 800 FCFA ;

- au paiement d’indemnités de transport et de frais de mission indus au niveau de la DGS-HP pour un montant total de 4 535 000 FCFA ;

- au paiement d’indemnités de transport et de frais de mission indus au niveau de la DRS de Ségou pour un montant total de 540 000 FCFA.

<strong><em>Transmission et dénonciation des faits par le Vérificateur général au président de la Section des comptes de la Cour Suprême et au Procureur de la république près le Tribunal de grande instance de Kayes, chargé du Pôle économique et financier  relativement</em></strong>::

- aux cotisations sociales non déclarées et non payées pour un montant total de 12 994 721 FCFA ;

- aux Impôts sur les Traitements et Salaires non déclarés et non payés pour un montant total de 72 499 135 FCFA ;

- aux paiements non justifiés pour un montant total de 58 967 320 FCFA ;

- à des achats fictifs pour un montant total de 1 200 000 FCFA ;

- au paiement d’indemnités de transport et frais de mission indus au niveau de la DRS de Kayes pour un montant total de 13 287 280 FCFA.

<strong><em>Transmission des faits au Directeur général des Impots relativement</em></strong> :

- aux impôts sur les yraitements et salaires non déclarés et non payés pour un montant total de 72 499 135 FCFA.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification financière et de conformité de la gestion de SOMAPEP&#45;SA :  Plus de 76.000.000 FCFA d’irrégularités financières !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-et-de-conformite-de-la-gestion-de-somapep-sa-plus-de-76-000-000-fcfa-dirregularites-financieres-2953572.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-et-de-conformite-de-la-gestion-de-somapep-sa-plus-de-76-000-000-fcfa-dirregularites-financieres-2953572.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 22 Nov 2021 00:55:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Zénith Balé</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Vérificateur Général, M. Samba Alhamdou BABY, a initié la vérification financière et de conformité de la gestion de la Société Malienne de Patrimoine de l’Eau Potable-Société Anonyme, au titre des exercices 2018, 2019 et 2020. Le BVG voulait s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et dépenses. Les travaux de vérification ont porté sur l’analyse des statuts et conventions, la gestion financière et comptable, la gestion du personnel et l’examen des marchés.

D’ores et déjà des dossiers ont été transmis au président de la section des comptes de la cour suprême et au procureur de la république près le tribunal de grande instance de la commune III du district de Bamako, chargé du pôle économique et financier relativement.

Le montant total des irrégularités financières s’élève à 76.449.273 FCFA et est relatif au paiement indu de l’IRVM à la place du PCA pour 8.100.000 FCFA ; à la non retenue de l’IRVM sur les indemnités des administrateurs pour 19.440.000 FCFA ; au paiement d’indemnités de fonction indues aux administrateurs pour 7.500.000 FCFA ; aux paiements sans pièces justificatives pour 2.790.000 FCFA ; à la non application des pénalités de retard pour 28.745.172 FCFA ; à la cession de deux véhicules à un montant inférieur à leur valeur d’expertise pour 7.121.671 FCFA ; au paiement d’indemnités mensuelles d’entretien et de réparation dans le cadre des contrats de location-vente pour 2.752.430 FCFA.

Après constatation des irrégularités administratives, le BVG a adressé des recommandations au Ministre chargé de l’Énergie et de l’Eau, au président du conseil d’administration et au directeur général de la SOMAPEP.

Le Ministre chargé de l’Énergie et de l’Eau doit faire élaborer un avenant au contrat de concession en vue de matérialiser toute extension du périmètre de concession. Le Président du Conseil d’administration doit veiller à l’élaboration d’un manuel de procédures administratives, financières et comptables.

Quant au DG, il doit élaborer un manuel de procédures administratives, financières et comptables ; -respecter les dispositions du Code des marchés publics relatives au paiement de l’avance de démarrage ;  soumettre à la Direction Générale des Marchés Publics et des Délégations de Service Public pour numérotation, tous les contrats dont le seuil l’exige ; exiger des prestataires, la fourniture des véhicules objet des engagements contractuels ; faire respecter les délais contractuels par les entreprises ; respecter la procédure de mise en concurrence pour les achats inférieurs au seuil de passation des marchés ; procéder au suivi budgétaire du projet Kabala ; respecter les modes de passation de marchés suivant la procédure de gestion du projet Kabala.

<strong>Sory Ibrahim TRAORÉ</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>SOMAGEP&#45;SA : Plus de 76 millions de F CFA d’irrégularités financières dénoncées</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/somagep-sa-plus-de-76-millions-de-f-cfa-dirregularites-financieres-denoncees-2953319.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/somagep-sa-plus-de-76-millions-de-f-cfa-dirregularites-financieres-denoncees-2953319.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 20 Nov 2021 01:04:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Selon un rapport du Bureau du Vérificateur général, il est reproché à la Somagep-SA des irrégularités financières de  76 449 273 F CFA sur trois années d’exercices.</em></strong>

La vérification financière de la conformité de gestion de la Société malienne de Gestion du Patrimoine de l’Eau potable (Somagep-SA) au titre de trois ans exercices (218, 2019 et 2020), avait pour objet de contrôler la régularité et la sincérité des opérations de recettes et de dépenses. Les travaux de vérification ont porté sur l’analyse des statuts et conventions, la gestion financière et comptable, la gestion du personnel et l’examen des marchés. Les constats et recommandations faits sont relatifs aux irrégularités administratives et financières.

Le montant des irrégularités financières se chiffrent à 76 449 273 F CFA. Le Végal Samba Alhmoud Baby a saisi le président de la section des comptes de la Cour suprême ainsi que le procureur anticorruption (le procureur de la République près le tribunal de grande instance de la Commune III en charge du Pôle économique et financier de Bamako) des dénonciations et faits. Ceux-ci se rapportent au paiement indus de l’IRVM à la place du président du Conseil d’Administration (PCA) pour 8 100 000 F CFA ; à la non retenue de l’IRVM sur les indemnités des administrateurs pour 7 500 000 F CFA ; au paiement sans pièces justificatives pour 2 790 000 F CFA ; à la non application des pénalités de retard pour 28 745 172 F CFA ; à la cession de deux véhicules à un montant inférieur à leur valeur d’expertise pour 7 121 671 F CFA  et au paiement d’indemnités mensuelles d’entretien et de réparation dans le cadre des contrats de location-vente pour 2 752 430 FCFA.

A l’issue de cette mission de vérification, plusieurs recommandations ont été faites au ministre en charge de l’Energie et de l’Eau, au président du Conseil d’Administration de la Somagep-SA et au directeur général.

<strong>Source Cellule de communication</strong>

<strong>BVG</strong>

<strong> </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Agence nationale de l’Aviation civile (ANAC) : Le rapport du BVG ne mentionne ni  détournement, ni malversation financière</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/agence-nationale-de-laviation-civile-anac-le-rapport-du-bvg-ne-mentionne-ni-detournement-ni-malversation-financiere-2953095.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/agence-nationale-de-laviation-civile-anac-le-rapport-du-bvg-ne-mentionne-ni-detournement-ni-malversation-financiere-2953095.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 18 Nov 2021 12:05:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em>Suite à une mauvaise interprétation des rapports du Bureau du Vérificateur général, ou dans le but de porter atteinte à l’honneur de paisibles responsables, certaines personnes n’hésitent pas à déformer les contenus de ce document. C’est le cas à l’Agence nationale de l’Aviation civile (ANAC). Dans ce rapport, contrairement à certaines informations véhiculées, il n’est mentionné ni détournement, encore moins de malversation. Seulement, des personnes mal intentionnées et manipulées veulent à tout prix en faire un faux chou-gras.</em>

Le Bureau du Vérificateur général, dans sa mission de vérification des services publics, a effectué une mission à l’ANAC en novembre 2020. Cette mission de vérification a concerné les exercices 2017, 2018 et 2019. Dans ce rapport publié en septembre 2021, il ressort 343 730 565 FCFA qualifiés d’irrégularité financière. Et depuis, certains ont sauté sur ses chiffres en donnant leur propre interprétation des faits, contraire à la version du rapport. Un autre scandale qui interpelle le Bureau du Vérificateur qui, au cours d’une formation des hommes de médias sur l’exploitation des rapports, a insisté sur l’usage des propos. En faisant une bonne lecture de ce rapport, le montant global est réparti comme suit : créances non recouvrées : 221 747 058 FCFA ; pénalités de retard non retenues 112 188 507 FCFA ; frais et indemnités de déplacement non justifiés : 9 795 000 FCFA,  d’où un total des 343 730 565 FCFA.

Concernant les créances non recouvrées, il s’agit principalement de redevances perçues par des compagnies aériennes et non reversées à l’ANAC ou des prestations faites par l’ANAC et non soldées par des exploitants aériens.  Sur les 221 747 058 FCFA, la compagnie aérienne de droit français, Aigle Azur subitement partie en faillite en 2019 doit à elle seule 201 227 058 FCFA. L’ANAC, à travers des services d’huissiers commis, figure parmi les créanciers reconnus par le liquidateur. Les références de cette reconnaissance sont disponibles à l’ANAC. Pour l’ensemble de ces créances, des actions d’huissiers ont été et continuent d’être entreprises pour leur recouvrement. Des documents de preuve attestent cette thèse.

En ce qui concerne les pénalités de retard non retenues de 112 188 507 FCFA, elles portent sur des travaux terminés dont la réception technique a été faite sans réserve par l’ANAC et les bureaux de contrôle en présence des entreprises concernées. Le BVG, ne reconnaissant pas la réception technique prononcée, a estimé que des pénalités doivent être comptabilisées jusqu’à une réception provisoire, même si les délais entre la réception provisoire et la réception technique n’incombent pas à l’entreprise. Pour l’ANAC, dès lors qu’une réception technique est prononcée sans réserve et que l’entreprise demande une réception provisoire, il n’y a pas lieu d’appliquer des pénalités pour un retard qui ne lui est pas imputable. Surtout dans une zone où la sécurité n’était pas au beau fixe.

Pour les hébergements non justifiés estimés à 9 795 000 FCFA, le BVG a fait référence à une décision de performance du directeur général de l’ANAC qui exige des reçus d’hébergement après chaque mission. Ces reçus qui n’ont été demandés explicitement par la mission selon les informations que le jour du contradictoire, au BVG sont disponibles à l’ANAC.

Outre ces trois constatations qualifiées d’« irrégularités financières » par le BVG, six autres constatations qualifiées d’irrégularités administratives ont été formulées par le même rapport.

<strong>Des agents administratifs d’appui, récupérés à l’ANAC à la trousse du DG</strong>

Très rigoureux dans le travail, M. BA est contre la médiocrité, l’interventionnisme et ne trempe pas dans des affaires frauduleuses.

Pourquoi tant d’acharnement contre le directeur Oumar Ba ? Qui en veut à l’honneur de ce cadre valable ? Est-il victime de sa rigueur ?  Selon nos investigations, il ressort que certains agents dont nous tairons l’identité, en veulent bien au directeur général, Oumar Ba. Ceux-ci ne sont d’autres que des agents administratifs d’appui, récupérés à l’ANAC suite à des interventions. Nos investigations certifient qu’ils ont tous des antécédents financiers. Certains auraient fait l’objet d’ordres de recettes établies par l’ANAC à la suite de malversations financières constatées, tandis que d’autres ont été purement et simplement licenciés par l’ASECNA pour des forfaitures.

Nous y reviendrons plus en détails dans d’autres chapitres.

<strong>Drissa Togola</strong>

<strong> </strong>

<strong>Oumar Ba, DG ANAC : bio-express  </strong>

Natif de Bandiagara, M. BA est de la grande et respectée famille toucouleur du Mali. De par ses origines et de son éducation, il est d’une sobriété légendaire. Discret, il n’aime pas se faire voir. Il déteste un peu les honneurs c’est ce qui fait qu’on a entendu très peu parler de lui. Travailleur exemplaire, il est l’un des rares cadres maliens qui travaillent 7 jours sur 7 et qui reste tard au bureau. Pour lui, pas besoin de rendez-vous pour le voir. Il a horreur de faire attendre les usagers. Sa promptitude a fait de lui, un cadre technique studieux, compétent, apprécié par sa hiérarchie. Il est profondément attaché à son pays. Après de brillantes études primaires et secondaires dans sa ville adoptive de Mopti, M. BA renonce à une bourse d’excellence pour s’inscrire à l’École nationale d’Ingénieurs du Mali (ENI) d’où il sort en juin 1995 avec un diplôme d’ingénieur du Génie industriel, option énergétique. Tenez-vous bien, avec une moyenne de cycle de 15,85 / 20 (de 1ère à la 5ème année), il fait une pause de quelques semaines après les études avant de commencer une remarquable carrière. DUPE SA (octobre 1995 à mai 1996), BRAMALI-SA (mai 1996-octobre 1999) et ANAC depuis octobre 1999.

Pour bien s’assurer une carrière aéronautique, il retourne encore à l’école d’où il sortira plus performant que précédemment avec un diplôme d’ingénieur d’Études et d’Exploitation de l’Aviation civile, option Navigation aérienne (IEEAC/NA) à l’Ecole africaine de la Météorologie et de l’Aviation civile (EAMAC) du Niger. Pour ses qualifications d’inspecteur d’aviation civile, d’instructeur de l’Organisation de l’Aviation civile internationale et d’enquêteur technique, M. BA a fait plusieurs stages aux Etats-Unis d’Amérique, en Europe et en Afrique.

En 2008, il renonce à une carrière internationale au profit de son pays qui venait d’être inscrit sur la liste noire par l’Organisation de l’Aviation civile internationale (OACI) avec à l’appui, la suspension des vols de toutes les compagnies et sociétés de transport aérien du Mali, suite à un audit qui créditait le Mali de seulement 24 % de conformité.

Grâce à l’engagement de M. BA, directeur technique à l’époque qui constitua autour de lui une équipe de jeunes ingénieurs talentueux, le défi a été relevé au bout de six mois après la reprise de tous les règlements et procédures régissant l’aviation civile au Mali, avec la re-certification de toutes les compagnies initialement mises au sol et la mise en place d’un programme fiable de surveillance des exploitants du Mali.

Après plusieurs missions d’audit de l’OACI, le Mali a enregistré en 2015 un taux de conformité de près de 74 %. Ce qui lui a valu un certificat de reconnaissance du président du Conseil de l’OACI décerné en marge de la 39ème Assemblée de l’OACI tenue en septembre 2016 à Montréal. Et depuis, le Mali est dans le peloton de tête dans la région Afrique-Océan Indien. Dans la même lancée, le Mali sera parmi les premiers pays africains qui ont normalement certifié un aéroport international. L’Aéroport international président Modibo Keïta-Sénou a été certifié conformément aux standards OACI dès octobre 2017.

Sur les orientations des plus hautes autorités et sous l’impulsion de l’actuel ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko qui entend relever des défis, le secteur aérien malien travaille à la création d’une compagnie aérienne nationale viable. Une étude sera lancée à cet effet au premier trimestre 2022. L’ANAC sera au centre de ce chantier qui tient à cœur à tous les Maliens. Grâce à ces performances soutenues et à l’engagement personnel du DG de l’ANAC supplié par une équipe de jeunes ingénieurs qualifiés, le Mali bénéficie d’une grande crédibilité auprès des instances aéronautiques internationales dont, entre autres, l’Organisation de l’Aviation civile internationale (OACI), Commission africaine de l’Aviation civile, Autorités africaine et malgache de l’Aviation civile, ASECNA, et des autorités d’aviation civile sœurs de la Région Afrique-Océan Indien.

Très effacé du public, mais très connu dans son monde, M. BA est beaucoup apprécié par le monde aéronautique surtout dans la sous-région.

<strong>D.T</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion de la Direction Générale de la Santé et de l’Hygiène Publique : Plus de 242 millions de FCFA d’irrégularités financières en trois exercices</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-la-direction-generale-de-la-sante-et-de-lhygiene-publique-plus-de-242-millions-de-fcfa-dirregularites-financieres-en-trois-exercices-2952844.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 17 Nov 2021 01:18:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le Vérificateur Général, M. Samba Alhamdou BABY, a initié la présente vérification financière de la gestion de la Direction Générale de la Santé et de l’Hygiène Publique, au titre des exercices 2018, 2019 et 2020. Elle fait suite à une saisine du Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de la Commune III chargé du Pôle Economique et Financier en date du 7 octobre 2020. Le BVG souhaitait s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses effectuées. Les travaux ont porté sur les dépenses de fonctionnement, les dépenses d’investissement, les financements d’activités et les recettes issues des vaccinations. Les constatations et recommandations issues de la présente vérification sont relatives aux irrégularités administratives et financières.

Irrégularités administratives

Des recommandations ont été adressées aux autorités.

Le Ministre chargé de la Santé doit nommer un Comptable-matières secondaire à la Direction Régionale de la Santé de Ségou. Quant au Directeur Général de la Santé et de l’Hygiène Publique, il faire élaborer et valider un manuel de procédures administratives, comptables et financières ; veiller au respect des procédures de demande de renseignement et de prix à compétition restreinte et exiger dans les dossiers d’appel à concurrence la fourniture de tous les documents à caractère obligatoire.

Les Directeurs Régionaux de la Santé de Kayes, de Ségou et de Sikasso doit préciser les spécifications techniques des biens lors des acquisitions ; veiller au respect du délai minimal de dépôt des offres lors des procédures d’appel à concurrence ; procéder à des mises en concurrence réelles lors des achats par demande de cotation et respecter les critères des dossiers d’appel à concurrence lors des attributions de marchés par Demande de Renseignement et de Prix à compétition Ouverte.

Les Comptables-matières de la Direction Régionale de la Santé de Ségou et de Sikasso doivent tenir l’ensemble des documents de la comptabilité-matières conformément à la réglementation en vigueur ; codifier l’ensemble du matériel conformément à la réglementation en vigueur.

Irrégularités financières

Le montant total des irrégularités financières s’élève à 242 335 256 FCFA.

TRANSMISSION ET DENONCIATION DE FAITS PAR LE VERIFICATEUR GENERAL AU PRESIDENT DE LA SECTION DES COMPTES DE LA COUR SUPREME ET AU PROCUREUR DE LA REPUBLIQUE PRES LE TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE LA COMMUNE III DU DISTRICT DE BAMAKO CHARGE DU POLE ECONOMIQUE ET FINANCIER RELATIVEMENT :

- au fractionnement de dépenses pour un montant total de 78 311 800 FCFA ;

- au paiement d’indemnités de transport et de frais de mission indus au niveau de la DGS-HP pour un montant total de 4 535 000 FCFA ;

- au paiement d’indemnités de transport et de frais de mission indus au niveau de la DRS de Ségou pour un montant total de 540 000 FCFA.

TRANSMISSION ET DENONCIATION DE FAITS PAR LE VERIFICATEUR GENERAL AU PRESIDENT DE LA SECTI ON DES COMPTES DE LA COUR SUPREME ET AU PROCUREUR DE LA REPUBLIQUE PRES LE TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE KAYES CHARGE DU POLE ECONOMIQUE ET

FINANCIER RELATIVEMENT :

- aux cotisations sociales non déclarées et non payées pour un montant total de 12 994 721 FCFA ;

- aux Impôts sur les Traitements et Salaires non déclarés et non payés pour un montant total de 72 499 135 FCFA ;

- aux paiements non justifiés pour un montant total de 58 967 320 FCFA ;

- à des achats fictifs pour un montant total de 1 200 000 FCFA ;

- au paiement d’indemnités de transport et frais de mission indus au niveau de la DRS de Kayes pour un montant total de 13 287 280 FCFA.

TRANSMISSION DE FAITS AU DIRECTEUR GENERAL DES IMPOTS RELATIVEMENT :

- aux Impôts sur les Traitements et Salaires non déclarés et non payés pour un montant total de 72 499 135 FCFA.

<strong>Source : BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pillage des ressources de l’état : La Commune urbaine de Kita épinglée</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/pillage-des-ressources-de-letat-la-commune-urbaine-de-kita-epinglee-2951328.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/pillage-des-ressources-de-letat-la-commune-urbaine-de-kita-epinglee-2951328.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/11/Kita-Gare.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 08 Nov 2021 01:10:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La lutte contre la corruption déclenchée par le Gouvernement de Dr Choguel Kokalla Maïga ne pas aux seuls services de la capitale, Bamako ; car, à l’intérieur du pays aussi il y a des prédateurs qui se la coule douce.  Pour preuve, le Bureau du Vérificateur Général vient de découvrir de dossiers scandaleux éclaboussant les Autorités de la Commune urbaine de Kita. </strong>

La justice qui occupe une place centrale dans la lutte contre la corruption. Depuis l’époque des Bah N’Daw et Moctar Ouane, les services et structures en charge de la lutte la corruption, le détournement des derniers publics et le pillage des maigres ressources financières de l’Etat sont en action. A savoir le Bureau du Vérificateur Général (BVG), l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI), la Cellule d’appui aux services de contrôle de l’Administration (CASCA), la Cellule nationale de traitement des informations financières et le Pôle économique et financier sont toutes à pied d’œuvre.

Ainsi, à l’issue d’une série de missions de vérifications financières effectuée dans cette Commune urbaine par le Bureau du Vérificateur Général (BVG) pour les exercices 2018, 2019, 2020 et 2021, il a été constaté des cas de disparition des fonds et des manques à gagner au détriment du Trésor public de la Commune urbaine.

En effet, concernant les régularités des opérations et la transparence requise dans la mobilisation des recettes et la gestion des dépenses de la Commune urbaine issues du secteur des domaines, le BVG a révélé des cas d’irrégularités budgétaires de  97.07.177 francs CFA. Le dossier dénoncé est transmis au Président de la Section des comptes de la Cour Suprême et au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Kayes chargé du Pôle économique et financier.

Dans les explications, il a été constaté que, relatif à l’utilisation irrégulière des recettes, une enveloppe de 949.250 francs CFA  reste injustifiée.

Pour non-paiement des frais de dossiers, c’est un montant de 56.200.000 francs CFA qui est à justifier.

Pour non-paiement des frais de transfert et de transformation des permis d’occuper et des lettres d’attribution en CUH, c’est un montant de 2.050.000 francs CFA qui est à justifier. Pour non recouvrement des redevances de mariage, le trou  constaté est de l’ordre de 3.299.650 francs CFA. Pour non recouvrement des recettes de vignettes, c’est une enveloppe de 5 136.000 francs CFA qui est à justifier.

Concernant les taxes de sortie des véhicules devant être recouvrées,  la Mairie est épinglée pour une affaire de 19.190.090 francs CFA.

Au chapitre Redevances à recouvrer  autour des latrines,  le manque à gagner est de 367.300 francs CFA.

Relatif aux frais de location non recouverts, c’est une autre enveloppe de 40.000 FCFA reste à justifier. Pour les divers et dépenses diverses, les paiements indus sont chiffrés à 10 074 887 francs CFA.

Dans son Rapport, le Vérificateur Général a dénoncé une affaire de  5.136.000 FCFA devant être au compte du Chef du Centre des Impôts de Kita.

Côté administration, il y a eu d’autres cas d’irrégularités liés à des cas de dysfonctionnement et de manque de contrôle interne. Qui ont été dénoncés par le BVG.

Pour combler ces trous, le Vérificateur Général a fait une série de recommandions. Les Rapporteurs demandent à ce qu’il y ai à la Mairie un suivi régulier de tous les documents administratifs et pièces justificatives pour la gestion des recettes et dépenses effectuées.

La Municipalité de Kita doit veiller à la tenue correcte des documents administratifs. La Mairie doit disposer d’un Régisseur conformément aux textes en vigueur, procéder  à une large diffusion des comptes rendus de sessions du Conseil communal par les moyens de communication et d’information appropriés, avoir un comptable-matières et veiller à la tenue de correcte  de l’ensemble des documents de la comptabilité matières.

Suivant les textes en vigueur, il a été instruit au Maire de : «  procéder à la régularisation du lotissement effectué sur un Titre Foncier, de respecter la procédure de lotissement, des procédures de passation des marchés publics et de faire enregistrer les marchés par le Représentant de l’Etat dans le Cercle ».

Dans son Rapport, le Vérificateur Général recommande à ce que le Secrétaire Général de la Mairie tienne tous les documents administratifs et les remettent à jour obligatoirement. Il recommande à ce que le Régisseur des recettes aussi arrive à percevoir l’ensemble des recettes de la Commune Urbaine de Kati (CUK) et à ce que le Comptable-matières gère tous les documents de comptabilité-matières et constituer sa caution.

En conclusion, il est exigé à ce que Autorités communales gouvernent et gèrent les ressources  de la municipalité conformément aux textes en vigueur en la matière. C’est pour empêcher à ce que les criminels en col blanc se servent des ressources de l’Etat.

<strong>Djankourou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le CMTR ou le comptoir de la fraude :  Plus de 95 millions FCFA croqués en 3 ans</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/le-cmtr-ou-le-comptoir-de-la-fraude-plus-de-95-millions-fcfa-croques-en-3-ans-2950720.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 03 Nov 2021 12:30:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Utilisation irrégulière des ressources du CMTR pour un montant de 35 millions FCFA ; non recouvrement,  par le Trésorier de la Délégation Régionale du CMTR de Kayes, de la totalité du montant des tickets de redevances pour 37,3 millions FCA ; dépenses inéligibles payées par les Présidents et les Trésoriers des délégations régionales de Kayes et de Sikasso pour un montant total de 6,6 millions FCFA  et non-paiement des cotisations obligatoires des membres consulaires du CMTR pour un chiffre de 10,7 millions. Autant  de maladresses qui sont à l’origine de l’évaporation de 95,31 millions FCFA (95 314 250F) en 3 ans de gestion au Conseil Malien des Transporteurs Routiers (CMTR). Du moins si l’on en croit les enquêtes du Vérificateur sur les exercices 2017, 2018, 2019 et 2020 (1<sup>er</sup> semestre) du CMTR.</strong>

Au cours du contrôle de la gestion financière des ressources du Conseil Malien des Transporteurs Routiers sous la période sous revue, l’équipe du BVG a décelé que les dispositions réglementaires en lien avec l’aspect financier n’ont pas été respectées. Elle a constaté que le ministre des Transports a sollicité auprès du Président du CMTR, M. Youssouf Traoré, la prise en charge de dépenses non prévues par le budget approuvé par l’Assemblée Consulaire.

En effet, par courrier confidentiel n°013/MT-SG du 18 mai 2017, il a demandé au Président Youssouf Traoré du CMTR une contribution financière pour les travaux d’aménagement des bureaux de son Cabinet dont le devis estimatif s’élève à 134,39 millions de FCFA. Le président du CMTR a, par mandat n°214 du 29 août 2017, autorisé le paiement de 35 millions de francs CFA au profit du Directeur des Finances et du Matériel  (DFM) du Ministère des Transports comme contribution financière à la réalisation desdits travaux. Cependant, ce montant prélevé sur le chapitre « <em>620 -dépenses en investissement</em> » n’était ni inscrit au budget de l’exercice 2017 ni autorisé par l’Assemblée Consulaire. En bloc, le DFM du Ministère des Transports n’a pas pu fournir à la mission d’enquête, les pièces justificatives des dépenses de 35 millions FCFA mis à sa disposition.

Selon le rapport du Végal, au titre des exercices 2017, 2018, 2019 et 2020, l’Agent Comptable du CMTR n’a pas reversé les produits issus de la vente des Dossiers d’Appel d’Offres (DAO) dans le compte bancaire du CMTR. L’enquête a relevé que l’Agent Comptable du CMTR n’a pas reversé dans le compte bancaire du CMTR les produits de six dossiers d’appel à la concurrence. Le montant total des produits issus de la vente des DAO non reversé est de 450 000 FCFA.

<strong>Paiement d’indemnités de sessions indues par l’Agent Comptable </strong>

Au-delà du non reversement des produits issus de la vente des Dossiers d’Appel d’Offres dans le compte bancaire du CMTR, l’équipe de vérification a constaté que l’Agent Comptable a payé des indemnités indues lors de la tenue de la session de l’Assemblée Consulaire de l’exercice 2018. En effet, il a payé des indemnités à des membres consulaires absents de ladite session sur la base de leur procuration remise à leurs homologues participants. Le montant total des indemnités indûment payées s’élève à 4 500 000 FCFA.

<strong>Le Trésorier Général de la Délégation Régionale du CMTR de Kayes ne perçoit pas la totalité du montant des tickets de redevances</strong>

Afin de s’assurer de l’application de la disposition réglementaire, l’équipe de vérification a contrôlé les souches de carnets de redevance délivrées par le CMTR aux transporteurs. Elle a constaté que, pour le recouvrement de la redevance en rémunération des services rendus par le CMTR, le Trésorier Général de la Délégation Régionale du CMTR de Kayes perçoit 5 000 FCFA sur les transporteurs Sénégalais, en lieu et place de 10 000F exigés par les textes en vigueur. Cette situation est consécutive à la signature, au nom du CMTR, d’un protocole d’accord entre la Fédération Régionale des Transporteurs Routiers de Kayes et le Syndicat des Travailleurs des Transporteurs Routiers du Sénégal instituant le paiement des tickets

Plus grave encore, au titre des exercices  2017, 2018,2019 et 2020, l’équipe de vérification a constaté que les Présidents et Trésoriers des Délégations Régionales de Kayes et de Sikasso ont effectué des dépenses non prévues sur le budget du CMTR et non autorisées par l’Assemblée Consulaire. Pire, ils ont accordé au personnel des avantages indus tels que des primes de fin d’année, des primes lors des fêtes de ramadan et de la tabaski, des montants payés lors des événements sociaux.

De plus, ils ont payé des dépenses relevant d’autres structures. Il s’agit de la fourniture de sable pour la sécurité de la résidence du Gouverneur, du camp militaire, du camp de gardes et des bureaux du Gouverneur de Kayes pour un montant de 660 000 FCFA ; de l’appui au Gouverneur de Sikasso dans le cadre de la visite du Président de la République dans la Région pour un montant de 500 000 FCFA ; de la prise en charge des frais d’hôtel d’un membre des EMASE. Enfin, les frais d’hôtel de trois membres du Bureau national du CMTR ont été pris en charge par la Délégation Régionale de Sikasso alors qu’ils en avaient bénéficié sur le budget du siège à Bamako pour un montant de 1 million  (1 034 000 FCFA). Le montant total de ces irrégularités s’élève à 2 879 500 FCFA pour la Délégation Régionale de Kayes et 3 742 000 FCFA pour celle de Sikasso.

Selon les enquêteurs, les Chefs des Centres des impôts des Communes II et VI du District de Bamako ont minoré des droits d’enregistrement de contrats. Ils ont minoré des droits d’enregistrement de deux contrats de marché conclus entre le CMTR et des fournisseurs. En effet, les Chefs des centres des impôts concernés ont appliqué le taux des droits fixes de 1 250 FCFA pour l’enregistrement des contrats en lieu et place du droit proportionnel de 3% exigé par la réglementation en vigueur. Le montant total de ces irrégularités s’élève à 939 380 FCFA. Toutefois, suite aux travaux de l’équipe de vérification, le Chef du Centre des Impôts de la Commune VI du District de Bamako a procédé au recouvrement de la somme de 635 760 FCFA représentant les droits d’enregistrement d’un montant de 317 880 FCFA et les pénalités de retard de paiement de 317 880 FCFA suivant le reçu de paiement n°678224 du 15 septembre 2021. Le montant des restes à payer est de 622 750 FCFA.

<strong>Des membres consulaires du CMTR ne payent pas leurs cotisations obligatoires </strong>

L’article 15 du Règlement intérieur a fixé le montant des cotisations annuelles des membres consulaires à 10 000 FCFA. Dans le but de s’assurer du paiement des cotisations annuelles des membres consulaires des régions de Kayes, de Sikasso et du District de Bamako, l’équipe de vérification a procédé à un rapprochement de la liste des membres Consulaires et des Bordereaux et/ou reçus de versement desdites cotisations. Elle a constaté que des membres consulaires du CMTR ne paient pas leurs cotisations. En effet, pour la Région de Sikasso, sur les 154 membres consulaires déclarés, seulement 4 membres ont payé leurs cotisations en 2017, 49 membres en 2018, 40 membres en 2019 et 2020 soit un reste à recouvrer de 4 830 000 FCFA. Concernant la Délégation Régionale de Kayes, aucun des 19 membres consulaires n’a payé ses cotisations obligatoires en 2018, 2019 et 2020, soit un montant total de 570 000 FCFA. Il en est de même pour le District de Bamako où l’équipe de vérification n’a pas pu obtenir les preuves de paiement des cotisations obligatoires des 134 membres consulaires durant la période sous revue, soit un montant total de 5 360 000 FCFA.Le montant total des cotisations obligatoires non payées s’élève à 10 760 000 FCFA.

Autant de pratiques qui ont occasionné des irrégularités financières de 95,31millions FCFA au Conseil Malien des Transporteurs Routiers. D’où le lieu pour le Bureau du vérificateur général de transmettre le dossier au Pôle Économique et Financier pour tirer les choses au clair.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ambassade du Mali à Addis&#45;Abeba :  Une gestion comparable à celle d’une épicerie</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/ambassade-du-mali-a-addis-abeba-une-gestion-comparable-a-celle-dune-epicerie-2950735.html</link>
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<pubDate>Wed, 03 Nov 2021 12:27:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Octroi d’avantages indus au personnel diplomatique pour un montant de plus de 3 millions FCFA (3 317 352 F) ; paiement de dépenses non éligibles; déficit de caisse pour un montant de 3 millions (3 039 898 F) ; prise en charge des abonnements télé pour un montant global de 2,9 millions FCFA (2 943 000 F)… Autant de</strong><strong> pratiques qui ont occasionné un gouffre financier de 15,6 millions FCFA (15 662 393F) à l’Ambassade du Mali à Addis-Abeba (AMAA) en Éthiopie, pendant les exercices 2016, 2017, 2018 et 2019 (1er semestre). </strong>

Décidément, les eaux des chancelleries maliennes à l’étranger sont troubles et charrient des affaires plus nauséabondes les unes que les autres. Et son Excellence Fafré Camara, Ambassadeur du Mali à Addis-Abeba et le Secrétaire Agent Comptable (SAC) de la représentation diplomatique, nous donnent des exemples carrément décalés par rapport à l’image qu’on avait ou se faisait dans l’exécution des dépenses de la chancellerie malienne en Éthiopie.

<strong>L’Ambassadeur accorde des avantages indus </strong>

En effet, Son Excellence Fafré Camara, est l’ordonnateur des dépenses et il a exorcisé la mauvaise gestion depuis sa nomination  comme Ambassadeur du Mali à Addis-Abeba  et entretenu un flou artistique autour de  la gestion des fonds de la chancellerie.

Mais force est aujourd’hui de reconnaître que cette image de bonne gouvernance dans la gestion des fonds de cette chancellerie est en train de partir en lambeaux, tant les coups tordus et autres deals sur les deniers publics prennent de plus en plus de l’ampleur. Les derniers épisodes en date est la soustraction frauduleuse de plusieurs dizaines de millions de francs CFA.

Les premiers responsables dans ces sales affaires ce sont  l’Ambassadeur  Son Excellence Fafré Camara et son Agent Comptable. Pour l’exécution du puzzle, Son Excellence a accordé, suivant des états de paiement, des avantages non prévus par les textes. Ces avantages se rapportent aux paiements de gratifications lors des fêtes pour le personnel diplomatique de l’Ambassade. Et le total de ces avantages indus s’élève à 3,3 millions (317 352 F). Cette pratique qui constitue une violation des principes de la comptabilité publique a entraîné une gestion non orthodoxe des ressources.<strong>  </strong>

Du coup, le rapport 2020 du Bureau du Vérificateur Général, met  à nu la gabegie dont les fonds de la chancellerie malienne à Addis-Abeba ont fait l’objet de 2016 à 2019. Durant cette période, plusieurs irrégularités ont été relevées dans la gestion des fonds destinés à la représentation diplomatique.
La première, et pas des moindres, est la prise en charge des abonnements télé et des aides sans base légale et sans ligne budgétaire prévue à cet effet. Ainsi, le montant des avantages accordés au titre des abonnements télé s’élève à 2,9 millions FCFA (2 943 000 FCFA.) Cette situation est due au fait que l’Ambassadeur Son Excellence Fafré Camara a autorisé le Secrétaire Agent Comptable à payer des dépenses non éligibles.

<strong>L’Agent Comptable entre magouilles et embrouilles </strong>

Le Secrétaire Agent Comptable de la chancellerie du Mali à Addis-Abeba, tient une caisse présentant un déficit d’un montant total de plus de 3 millions FCFA (3 039 898 F). En effet, le solde de caisse reconstitué à la date de l’arrêté de caisse du 26 décembre 2019 était de 5 millions FCFA (5 023 220 FCFA sur lequel, il y a un décompte de 1,9 millions FCFA (1 983 322 F) en espèces et 2,8 millions (2 837 120 FCFA) de bons de caisse non autorisés par l’Ambassadeur. Le montant total en espèces et en bons est de 4,8 millions de nos francs (4 820 442 FCFA), soit un écart de 202 778 F. Le déficit ainsi constaté comprend la somme des bons accordés sans autorisation requise et l’écart calculé, soit un total de 3 039 898 FCFA.

Et comme si cela ne suffisait pas, le Secrétaire Agent Comptable a effectué un arrêté erroné de la situation des valeurs inactives. Ainsi, sur la base du solde de stock au 31/05/2016, les contrôleurs ont soustrait les ventes de 2016, de 2017 et de 2018 pour avoir le solde du stock au 31 décembre 2018. Ils ont ensuite comparé ce solde à celui arrêté dans le registre au 31 décembre 2018. Du coup, il ressort que le Secrétaire Agent Comptable a arrêté un montant inférieur au montant réel d’une valeur de 840 876 FCFA au titre des ventes des timbres fiscaux.

Bref, la liste des irrégularités, à l’origine des évaporations financières de 15,6 millions FCFA à l’Ambassade du Mali à Addis-Abeba, est loin d’être exhaustive. Et le rapport du Vérificateur général a été transmis à la Justice afin que les personnes concernées par cette gestion calamiteuse puissent s’expliquer sur la destination des sous.

<strong>Arouna Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion de la Commune Urbaine de Kita :  Le Maire éclaboussé par un scandale financier de plus de 97 millions FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-la-commune-urbaine-de-kita-le-maire-eclabousse-par-un-scandale-financier-de-plus-de-97-millions-fcfa-2950730.html</link>
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<pubDate>Wed, 03 Nov 2021 11:57:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La vérification financière effectuée par le Bureau du Vérificateur Général (BVG) concernant les exercices 2018, 2019, 2020 et 2021 (31 mars), a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses de la Commune Urbaine de Kita (CUK) et ont porté sur la mobilisation des recettes et leur reversement dans le compte de la commune, les dépenses de fonctionnement et d’investissement ainsi que la gestion domaniale et foncière.  </strong>

À en croire le rapport d’enquête, le Maire Ibrahima Dabo a délivré des Concession Urbaine d’Habitation (CUH), sans percevoir des frais d’édilité. Cependant, lors de la délivrance de ces CUH, il n’a pas perçu de frais de transformation et de transfert des permis d’occuper et des lettres d’attribution. Plus grave, son adjoint a procédé à l’utilisation irrégulière des recettes et au non reversement des redevances de mariage.

Le montant total des irrégularités financières à la Mairie de Kita  s’élève à 97,3 millions FCFA (97 307 177F). C’est pourquoi le BVG a procédé à la transmission et dénonciation de ces faits au Président de la Section des comptes de la Cour Suprême et au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Kayes chargé du Pôle économique et financier. Et lesdits faits sont relatif, à l’utilisation irrégulière des recettes pour un montant de 949 250FCFA ; au non-paiement des frais d’édilité pour un montant de plus de 56 millions FCFA (56 200 000F) ; au non-paiement des frais de transfert et de transformation des permis d’occuper et des lettres d’attribution en CUH pour un montant de 2 050 000 FCFA ; au non recouvrement des redevances de mariage pour un montant de 3 299 650 FCFA ; au non recouvrement des recettes de vignettes pour un montant de 5 136 000 FCFA ; au non recouvrement des taxes de sortie des véhicules pour un montant de 19 190 090 FCFA ; au non recouvrement des redevances latrines pour un montant de 367 300 FCFA ; au non recouvrement des frais de location pour un montant de 40 000 FCFA et au paiement des montants indus pour un montant de 10 074 887 FCFA.

En outre, le BVG a dénoncé au Chef du Centre des Impôts de Kita, le non recouvrement des recettes de vignettes pour un montant de 5 136 000 FCFA.

Quant aux régularités administratives, elles relèvent des dysfonctionnements du contrôle interne. C’est pourquoi, le Vérificateur Général a fait des recommandions.

Le Maire Ibrahima Dabo doit veiller à la tenue correcte des documents administratifs obligatoires et à la fonctionnalité des commissions de travail et aussi s’assurer de la perception des recettes de la Commune Urbaine de Kita par le Régisseur, conformément aux textes en vigueur.

En outre, il doit procéder à une large diffusion des comptes rendus de sessions du Conseil communal par les moyens de communication et d’information appropriés, solliciter, des autorités compétentes, la nomination du comptable-matières conformément aux textes en vigueur et veiller à la tenue de l’ensemble des documents de la comptabilité matières, conformément aux textes en vigueur.

Par ailleurs, il a été demandé au Maire Dabo de procéder à la régularisation du lotissement effectué sur un Titre Foncier, de respecter la procédure de lotissement, de respecter les procédures de passation de marchés et de faire enregistrer les marchés par le Représentant de l’État dans le Cercle. Quant au Secrétaire Général de la Mairie, il doit tenir tous les documents administratifs obligatoires. Le Régisseur de recettes de la Mairie doit percevoir l’ensemble des recettes de la Commune de Kita. Enfin, le comptable-matières doit tenir l’ensemble des documents de la comptabilité-matières et constituer sa caution. Tous doivent travailler conformément aux textes en vigueur.

Nous y reviendrons !

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Délinquance financière :  Un trou de 391 millions FCFA à l’Ambassade du Mali à Brazzaville</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/delinquance-financiere-un-trou-de-391-millions-fcfa-a-lambassade-du-mali-a-brazzaville-2950716.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/delinquance-financiere-un-trou-de-391-millions-fcfa-a-lambassade-du-mali-a-brazzaville-2950716.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 03 Nov 2021 11:44:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La gestion de l’Ambassade du Mali au Congo Brazzaville pendant les exercices 2016, 2017, 2018 et le 1<sup>er</sup> trimestre 2019, n’a pas été libre encore moins transparente. D’où le lieu pour le Bureau du Vérificateur Général (BVG) de mettre à nu dans son rapport 2020, un trou de 391,94 millions FCFA  dans la caisse. </strong>

Pendant la période sous revue, l’Ambassade du Mali à Brazzaville a délivré 29 159 cartes d’identité consulaires. Le montant total des recettes et des dépenses sur la période sous revue s’élèvent, respectivement, à 1,8 milliards FCFA (1 808 619 075F) et à 1,6 milliards (1 689 662 224F). Les recettes se décomposent en transferts de fonds du Trésor Public pour 1,5 milliards FCFA (1 534 571 925F) et en recettes propres pour 274 millions (274 047 150 FCFA).

Les travaux de la mission du BVG ont concerné les dépenses de personnel, de fonctionnement, d’investissement ainsi que les envois de fonds par la PGT, les recettes de chancellerie et de vente de timbres. Ils ont mis à nu, des irrégularités d’ordre administratif relevant des dysfonctionnements du contrôle interne.

Il s’agit de la non prise d’un arrêté conjoint fixant le plafond des avantages accordés au personnel diplomatique par le ministre chargé des Affaires Étrangères et celui des Finances ; du non-respect du cadre organique de l’Ambassade ; de la non-tenue des registres comptables et du non-respect du montant plafond de disponibilités autorisé à être détenu en espèces par le Secrétaire Agent Comptable. Ce dernier n’a pas respecté aussi le plafond de paiement en espèce des salaires. Aussi, la mission a relevé que l’Ambassadeur, Bakary Bocar Maïga, n’a pas établi des contrats de travail conformes à la convention d’établissement. Pire, que les quittances non utilisées en fin d’année ne sont pas annulées, en même temps, qu’il n’y a pas eu de mise en concurrence des fournisseurs.

Au niveau des irrégularités financières, le BVG a constaté des recettes autoconsommées de plus de 216 millions FCFA (216 490 150 F) sans autorisation sur la période sous revue ; des recettes propres non déclarées d’un montant total de 19 198 850 FCFA ; des salaires et avantages indûment payés à trois agents diplomatiques après abrogation de leurs actes de nomination. Le montant total est de 139,5 millions FCFA (139 563 172F) sur lesquels 92,2 millions de nos francs (92 261138 F) ont été versés au Conseiller consulaire, 46,3 millions FCFA (46 317 302F) pour l’Agent consulaire et 984 732F pour un autre Agent consulaire.

Autres irrégularités décelées par le Végal, l’Ambassadeur Bakary Bocar Maïga n’a pas réclamé le remboursement des frais médicaux à la compagnie d’assurance pour un montant de 1 113 449 FCFA ; non plus, il n’a pas récupéré les cautions à la suite de la libération des logements loués à 12,6 millions FCFA. Toujours par rapport à la location, il a été constaté que le Secrétaire Agent Comptable a doublement payé les frais de location du mois de juin 2017 de l’appartement de l’Ambassadeur, Son  Excellence Bakary Bocar Maïga. En effet, il a payé la Facture n°020/17 en date du 29 mars 2017 relative aux loyers des mois d’avril à juin pour un montant de 4,5 millions FCFA soit 1,5 millions par mois. De même, il a payé la Facture n°035/17 du 30 juin 2017 relative au loyer du même mois de juin, d’où un double payement pour un montant de 1,5 millions FCFA.

De même le Secrétaire Agent Comptable a accepté des pièces justificatives irrégulières d’indemnités de déplacement et de mission pour 1 478 500FCFA. Le montant total de ces irrégularités financière se chiffre à 391,94 millions de FCFA (391 944 121F).

Pour tous ces manquements à l’orthodoxie financière de l’Ambassade du Mali à Brazzaville, le Vérificateur général a transmis son rapport d’enquête à la justice malienne, afin que les responsables de la Chancellerie, rendent à César, ce qui n’est pas à eux.

<strong>Youssouf Konaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vaste scandale financier à la SOMAGEP&#45;SA :  Plus de 675 millions FCFA évaporés dont 23 millions d’indemnités de congés pour l’ex DG… et 15 millions de dépenses indues au profit du PCA sortant…</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/vaste-scandale-financier-a-la-somagep-sa-plus-de-675-millions-fcfa-evapores-2950714.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/vaste-scandale-financier-a-la-somagep-sa-plus-de-675-millions-fcfa-evapores-2950714.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 03 Nov 2021 11:23:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Mis en veilleuse, au moment  de sa nomination comme Président du Conseil d’Administration (PCA) de la société EDM-SA , le dossier sur la mauvaise gestion au sein de Société Malienne de Gestion de l’Eau Potable (SOMAGEP-SA), qui a occasionné une perte sèche de 678 millions FCFA (678 474 274F) dans la caisse a été remis au goût du jour par le rapport 2020 du Bureau du Vérificateur Général. Élaboré par des experts, chargés de faire toute la lumière sur la gestion calamiteuse de ces fonds, ce dossier épingle Boubacar Kane, ancien Directeur Général de la SOMAGEP, à l’époque des faits. Mais aussi, ses complices. À l’issue de leurs investigations, les enquêteurs sont tombés, à leur corps défendant, sur des zones d’ombre dans la gestion de ces 678 millions de francs CFA.</strong>

Relégué aux oubliettes, ce dossier risque de sonner le glas pour Boubacar Kane, après un bref passage à la tête du Conseil d’Administration de la société Énergie du Mali. Avant d’envoyer ses complices en prison. En bloc, le rapport 2020 du BVG, met à nu, le contour pour le moins mafieux, de la gestion des 678 millions de nos francs, à la SOMAGEP pendant les exercices 2016, 2017, 2018 et 2019 (30 septembre).

À chaque rapport d’enquête, le même scénario : d’un côté, des voleurs de la République en rogne, soupçonnant les enquêteurs de « <em>traficotage</em> » des données. Et de l’autre, des cadres de l’administration qui s’en défendent. Sans convaincre.

Mais le dossier, lié à la saignée financière au niveau de la SOMAGEP entre 2016 et 2019 et dont le montant s’élève à 678 millions de francs CFA, risque de tourner au cauchemar pour l’ancien DG de la SOMAGEP-SA, Boubacar Kane. Celui-là même qui fut pendant un court délai, le PCA de la société EDM-SA.

<strong>Des Défaillances du contrôle interne sur fond de favoritisme </strong>

Le rapport du Végal est sans appel : la gestion de la Société Malienne de Gestion de l’Eau Potable, qui repose sur la charge exclusive de l’exploitation de l’ensemble des infrastructures publiques d’eau potable sur le territoire national, est tributaire d’une mauvaise gouvernance qui compromet sa continuité. Et les opérations de recettes, de dépenses et de trésorerie effectuées au titre des exercices 2016, 2017, 2018 et 2019 (30 septembre) ne sont pas conformes aux textes réglementaires et aux procédures en vigueur à la SOMAGEP. Du coup, la somme de 678,4 millions FCFA s’est évaporée de la caisse, avec à la clé, 462 millions de frais de missions non justifiés. Du moins, si l’on en croit aux irrégularités financières relevées dans la gestion de la société par le Vérificateur général dans son rapport 2020.

La Direction de la SOMAGEP-SA est l’une des plus importantes société d’État, avec pour mission, l’assurance de l’eau potable aux populations Mais cette société, a fléchi sous l’effet de la plus pernicieuse forme de corruption systématique, adoptée sur les plans financier et technique de chaque travail ou paiement organisé par l’ex Dg de la boîte.

À en croire le rapport 2020 du Vérificateur, les dysfonctionnements et les irrégularités financières de la Direction générale de la SOMAGEP-SA, pendant les années  2016, 2017, 2018 et 2019 se sont traduits par des manquements dans le dispositif de contrôle interne et dans les opérations de dépenses.

Passation directe de contrats de cession de véhicule entre la SOMAGEP-SA, l’ex  DG Boubacar Kane et l’ancien DGA Abdrahamane Dembélé, aujourd’hui, Conseiller du nouveau DG ;  non reversement des droits d’enregistrement et de la redevance de régulation pour un montant de plus de 138 millions FCFA (138 645 851F) sur les contrats payés ; fractionnement de dépenses ; octroi de 23,9 millions (23 915 390F) d’indemnités compensatrices de congés à l’ancien DG de la SOMAGEP; dépense indue au profit de l’ex PCA (Président du Conseil d’Administration), le Pr Younouss Hamèye Dicko, pour un montant de 15 millions FCFA et des dépenses non justifiées par ce dernier pour un montant de plus de 7 millions de nos francs (7 189 660F) ; dépenses non justifiées sur la caisse de la Direction générale de la SOMAGEP pour un montant de 30,7millons FCFA  (30 735 000F) ; paiement de frais de mission mais jamais justifiés par des agents de la Direction générale de la SOMAGEP-SA pour un montant total de 462,9 millions FCA (462 988 373F). Autant de pratiques frauduleuses qui ont occasionné une saignée financière de 678 millions FCFA à la SOMAGEP sous l’ex Dg Boubacar Kane.

Décidemment, M. Kane peu être fier de son passage à la tête de cette société d’État. Depuis la séparation en 2009 de la SOMAGEP de la <em>‘’Société nationale d’électricité chargée de la distribution et de la facturation de l’eau potable à Bamako’’</em> et  la dizaine d’années de M. Boubacar Kane comme DG de cette société d’État ; les magouilles, l’affairisme et bien d’autres phénomènes jugés diffus sont devenus courants dans la gestion de cette boîte.

Depuis, la SOMAGEP-SA est confrontée à un manque d’efficience de la Direction Commerciale et Clientèle qui, au détriment des procédures internes, traîne des impayés de clients actifs qui dépassent le milliard de francs CFA. Plus grave, l’analyse des états financiers de la SOMAGEP démontre que la continuité de son exploitation est compromise depuis 2017, car la somme de ses capitaux propres, soit 164,960 millions, est largement inférieure à la moitié de son capital social qui est de 2 milliards de francs CFA.

Par la suite, cette situation financière globale sous M. Kane, s’est détériorée au fur et à mesure par des dépenses indues, des frais de mission non justifiés qui s’élèvent à 462,9 millions de FCFA et des achats excessifs de produits chimiques et de matériels hydrauliques et électromécaniques à hauteur de plusieurs milliards de FCFA avec des prix unitaires qui varient au gré du fournisseur.  Bien plus, les responsables chargés de ces achats ont effectué des acquisitions de produits chimiques, de matériels hydrauliques et électromécaniques en violation des règles de passation des marchés publics et des procédures internes d’achat.

Ainsi, pour améliorer ses performances techniques et financières, la SOMAGEP-SA a besoin, aujourd’hui, d’enclencher le processus d’une meilleure gouvernance, afin de rationaliser ses dépenses et sécuriser ses recettes, et cela pour le bien de la population malienne qui peine à avoir un accès régulier à l’eau potable.

<strong>Des irrégularités financières à la pelle</strong>

En ce qui concerne la violation de l’orthodoxie financière à la SOMAGEP-SA, le Directeur Financier et Comptable (DFC) a payé, de janvier 2018 à septembre 2019, des contrats de marchés qui ne portent pas la preuve de paiements des droits d’enregistrement et de la redevance de régulation.  En effet, les contrôles exercés à cette époque font ressortir que le DFC a payé des contrats de fournitures, de prestation de services et de travaux dont le montant dépasse 5 millions FCFA, alors qu’ils n’ont pas fait l’objet d’enregistrement aux services des impôts. En plus, la redevance de régulation correspondante n’a pas, non plus, été payée, conformément aux dispositions de l’arrêté d’application du Code des marchés publics. Le montant des droits d’enregistrement s’élève à plus de 118 millions FCFA (118 839 30F) et celui de la redevance de régulation s’élève à 19,8 millions de nos francs (19 806 550F), soit un montant total compromis de plus de 138 millions (138 645 851 FCFA). Par ailleurs, le DFC a ordonné le paiement des dépenses non justifiées sur la caisse. Du coup, les contrôleurs sont tombés des nus en découvrant que ce dernier a ordonné, suivant ordre de paiement à la caissière de la Direction Générale de payer la somme de 30 millions FCFA (30 310 000F) relative à des frais de déplacement du Ministre de l’Énergie et de l’Eau de l’époque et des hommes de médias sans base légale et en l’absence de pièces justificatives probantes.

En effet, un montant de 5,9 millions FCFA, en date du 25 novembre 2016, destiné à la prise en charge partielle des frais de déplacement du Ministre de l’Énergie et de l’Eau, a été décaissé sur la base d’un devis estimatif du Secrétariat Général du Ministère qui ne comporte ni signature ni cachet. Un autre montant de 22,5 millions FCFA, correspondant à 11 transactions de mars à novembre 2017, lié aux dépenses de déplacement du Ministre de l’Énergie et de l’Eau, est justifié uniquement par des décharges signées tantôt par le régisseur, le DFM, le Chef de cabinet ou une autre personne dont la fonction et la qualité ne sont pas indiquées. Pire, aucune pièce justificative probante n’a été fournie pour la justification du montant de 1 885 000 FCFA relatif à la couverture médiatique de ces déplacements. Aussi, le rapport 2020 du Vérificateur révèle une dépense sans pièce justificative de 425 000 FCFA correspondant aux frais de lavage des bâches de stockage accordé au Chef de Service Production de la rive gauche. Le montant total de ces dépenses non justifiées s’élève à plus de 30 millions FCFA (30 735 000F).

Mais le hic qui titille, c’est que le Directeur financier et comptable de la SOMAGEP-SA, n’a pas exigé des agents les justificatifs des frais de mission payés.  Ce qui sous entend que les missions au niveau de cette société d’État sont imaginaires. Ou presque.

Afin de s’assurer de l’effectivité des missions effectuées par les agents de la SOMAGEP-SA, sous l’époque du Dg Kane, la mission de contrôle a remarqué qu’il y a 1207 missions, dont les dépenses ont été payées par la caisse de la Direction Générale et par chèque, mais qui n’ont pas fait l’objet d’ordres de mission visés ni à l’aller ni au retour. Contrairement aux dispositions des procédures internes et réglementaires. Le montant total des frais de mission payés aux travailleurs et non justifiés sur la période sous revue s’élève à plus de 462 millions FCFA (462 988 373F).

Plus grave encore, le Directeur des achats et des stocks a procédé à des fractionnements de dépenses. Du coup, les fouilles ‘’archéologico-financières’’ opérées par la mission de contrôle a révélé que le Directeur des Achats et des Stocks de la SOMAGEP-SA a procédé à des fractionnements de dépenses au cours de la période sous revue. Ces achats concernent essentiellement des produits chimiques, des matériels électromécaniques et des matériels hydrauliques.

<strong>D’embrouilles en magouilles</strong>

À en croire le rapport d’enquête 2020 du Vérificateur, l’ancien dirlo de la SOMAGEP-SA, M. Boubacar Kane, s’est octroyé des indemnités compensatrices de congés indues. Comme par enchantement.

Sur cette situation, la Loi n°92-020 du 23 septembre 1992 portant Code du travail modifié en République du Mali,  est formelle. Et son ‘’Article L.162’’ de stipuler : « <em>Est nulle toute convention prévoyant l’octroi d’une indemnité compensatrice en lieu et place du congé. Toutefois, en cas de rupture ou d’expiration du contrat avant que le travailleur ait acquis droit de jouissance au congé, une indemnité, calculée sur la base des droits acquis d’après l’article L.157 doit être accordée en place du congé. Elle est payée immédiatement lors de la rupture </em>». Mais l’ex dirlo de la SOMAGEP, M. Kane, en a fait qu’à sa tête en outrepassant les dispositions de ladite loi.

En effet, après une analyse des pièces comptables, les enquêteurs du BVG ont découvert que le DG Kane, s’est octroyé, irrégulièrement, des indemnités compensatrices d’un montant total de 23 915 390 FCFA pour une période allant de 2016 au 31 décembre 2018. Ce montant est composé de 17 322 867 FCFA payé au titre d’indemnité de congé et de 6 592 523 FCFA au titre d’indemnité de congé d’ancienneté calculée sur la base de la première indemnité. Cette pratique est interdite par le code du travail qui limite ce cumul de congés à 60 jours.

Ainsi, en lieu et place des congés que M. Kane devait obligatoirement prendre, il s’est payé un montant correspondant à la somme de ses salaires moyens de six années de congés compensés dont trois années entrant dans la période sous revue de la mission de vérification. Les montants correspondants aux trois années n’entrant pas dans le champ de vérification n’ont pas été pris en compte dans l’évaluation des incidences financières.

En bloc, la gestion de la SOMAGEP-SA, sous Boubacar Kane dépassait l’entendement. Pour cette raison, il a contracté des prêts avec la société sans l’autorisation du Conseil d’Administration et sans une convention formelle. Le montant total de ces prêts s’élève à 57 millions FCFA (57 174 484F) en 2016 ; 30 millions en 2018 et 11 millions en 2019, soit un montant cumulé de 98 millions FCFA (98 174 484F). Plus grave, le DG Kane a attribué des dotations de carburant à une partie du personnel sur la base d’une liste d’émargement sans aucun acte administratif. Le montant total de cette dotation de carburant  se chiffre à plus de 587 millions FCFA (587 378 058F) de janvier 2016 à septembre 2019.

Et comme si cela ne suffisait pas, le DG de la SOMAGEP au moment des faits, a effectué une dépense indue au profit du Président du Conseil d’Administration (PCA).  Cependant, il apparaît que M. Kane a octroyé au PCA, le Pr Younouss Hamèye Dicko, sans l’autorisation de l’Assemblée Générale (AG) une indemnité d’installation de 15 millions FCFA non prévue dans les avantages accordés par l’Assemblée générale ordinaire (AGO) qui a entériné 6 mois plus tard les avantages demandés par les administrateurs et dont les délibérations sont consignées dans l’acte notarié du 30 octobre 2017.

Et  comble de la ‘’mangecratie’’ à la SOPMAGEP-SA sous M. Kane, le PCA n’a pas justifié des dépenses effectuées sur la caisse. Dans le cadre de la vérification de la réalité des dépenses effectuées sur la caisse de l’ex PCA le Pr Younouss Hamèye Dicko, n’a pas pu produire aucune pièce pour justifier les montants qu’il a perçus au titre d’approvisionnement de sa «<em> caisse</em> ». Le montant cumulé des dépenses non justifiées s’élève à 7 189 660FCFA.

Au total, il y a une perte sèche de 678, 4 millions FCFA à la Société Malienne de Gestion de l’Eau Potable (SOMAGEP-SA). D’où le lieu pour le Vérificateur Général d’adresser des dénonciations de faits à la justice. Depuis, l’ancien Directeur général de la SOMAGEP, Boubacar Kane et sa bande ne dorment plus que d’un œil.

Affaire à suivre !

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Rapport du BVG :  Plus de 97 000 000 FCFA d’irrégularités financières dans la Gestion de la Commune Urbaine de Kita</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/rapport-du-bvg-plus-de-97-000-000-fcfa-dirregularites-financieres-dans-la-gestion-de-la-commune-urbaine-de-kita-2950602.html</link>
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<pubDate>Tue, 02 Nov 2021 19:25:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La vérification financière effectuée par le Bureau du Vérificateur Général (BVG) concernant les exercices 2018, 2019, 2020 et 2021 (31 mars), a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses de la Commune Urbaine de Kita (CUK) et ont porté sur la mobilisation des recettes et leur reversement dans le compte de la CUK, les dépenses de fonctionnement et d’investissement ainsi que la gestion domaniale et foncière. Les constatations et recommandations issues de la présente vérification sont relatives aux irrégularités administratives et financières.

Irrégularités financières

Le montant total des irrégularités financières s’élève à 97 307 177 FCFA. C’est pourquoi le BVG a procédé à la transmission et dénonciation de ces faits au Président de la Section des comptes de la Cour Suprême et au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Kayes chargé du Pôle économique et financier relativement :

- à l’utilisation irrégulière des recettes pour un montant de 949 250 FCFA ;

- au non-paiement des frais d’édilité pour un montant de 56 200 000 FCFA ;

- au non-paiement des frais de transfert et de transformation des permis d’occuper et des lettres d’attribution en CUH pour un montant de 2 050 000 FCFA ;

- au non recouvrement des redevances de mariage pour un montant de 3 299 650 FCFA ;

- au non recouvrement des recettes de vignettes pour un montant de 5 136 000 FCFA ;

- au non recouvrement des taxes de sortie des véhicules pour un montant de 19 190 090 FCFA ;

- au non recouvrement des redevances latrines pour un montant de 367 300 FCFA ;

- au non recouvrement des frais de location pour un montant de 40 000 FCFA ;

- au paiement des montants indus pour un montant de 10 074 887 FCFA.

En outre, le BVG a dénoncé au Chef du Centre des Impôts de Kita le non recouvrement des recettes de vignettes pour un montant de 5 136 000 FCFA.

Irrégularités administratives :

Les irrégularités administratives, ci-dessous, relèvent des dysfonctionnements du contrôle interne. C’est pourquoi, le Vérificateur Général a fait des recommandions.

Le Maire doit veiller à la tenue correcte des documents administratifs obligatoires et à la fonctionnalité des commissions de travail et aussi s’assurer de la perception des recettes de la Commune Urbaine de Kita par le Régisseur conformément aux textes en vigueur. En outre, il doit procéder à une large diffusion des comptes rendus de sessions du Conseil communal par les moyens de communication et d’information appropriés, solliciter, des autorités compétentes, la nomination du comptable-matières conformément aux textes en vigueur et veiller à la tenue de l’ensemble des documents de la comptabilitématières conformément aux textes en vigueur. Par ailleurs, il a été demandé au Maire de procéder à la régularisation du lotissement effectué sur un Titre Foncier, de respecter la procédure de lotissement, de respecter les procédures de passation de marchés et de faire enregistrer les marchés par le Représentant de l’Etat dans le Cercle. Quant au Secrétaire Général, il doit tenir tous les documents administratifs obligatoires. Le Régisseur de recettes de la Mairie doit percevoir l’ensemble des recettes de la CUK. Enfin, le comptable-matières doit tenir l’ensemble des documents de la comptabilité-matières et constituer sa caution. Tous doivent travailler conformément aux textes en vigueur.

Source: BVG]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>ANASER :   Un manque à gagner de plus de 626 millions de F Cfa décelé</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/anaser-un-manque-a-gagner-de-plus-de-626-millions-de-f-cfa-decele-2949747.html</link>
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<pubDate>Wed, 27 Oct 2021 12:25:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>A l’Agence nationale de la sécurité routière (ANASER), la vérification a porté sur la gestion au titre des exercices 2016, 2017, 2018 et 2019 (31 août). Selon le rapport du BVG, les constatations mettent en exergue des irrégularités administratives et financières. Au niveau des finances, le manque à gagner s’élève à 626,37 millions de F Cfa. </strong>

&nbsp;

L’agent comptable n’a pas pu par exemple justifier toutes les dépenses relatives aux indemnités de déplacement et de mission en 2017 et 2018. «<em>Il a fourni des ordres de mission relatifs à des missions à l’intérieur et à l’extérieur du pays non visés par les autorités habilitées ni au départ ni à l’arrivée et n’a pas reversé des reliquats d’indemnités de déplacement et de mission...</em>», a indiqué le BVG.

Le Vérificateur général a saisi la section des comptes de la Cour suprême et le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de la commune III du district de Bamako (pôle économique et financier) par rapport ; entre autres, aux décaissements de fonds non justifiés pour un montant de 655 700 F Cfa ; à la redevance de régulation non recouvrée pour un montant de 837 472 F Cfa ; à la non-justification des indemnités de déplacement et de mission pour un montant de 6,13 millions de F Cfa ; au non-recouvrement de l’intégralité des redevances de la sécurité routière de <em>Mali Technic System</em> pour un montant de 454,95 millions de F Cfa ; au non-reversement de l’intégralité des redevances de la Rive droite du District de Bamako pour un montant de 146,78 millions de F Cfa.

<strong>Naby</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Près d’un milliard Cfa d&amp;apos;irrégularité financière à l’Ageroute :    Un manque à gagner qui explique en partie le très mauvais état des routes urbaines et nationales</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/pres-dun-milliard-cfa-dirregularite-financiere-a-lageroute-un-manque-a-gagner-qui-explique-en-partie-le-tres-mauvais-etat-des-routes-urbaines-et-nationales-2949738.html</link>
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<pubDate>Wed, 27 Oct 2021 12:19:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>En dehors de son rôle socioculturel, la route est un outil incontournable du développement durable. Feu le président Amadou Toumani Touré l’avait compris. C’est pourquoi il en avait fait une priorité de ses projets de société, notamment du Projet pour le développement économique et social (PDES). Malheureusement, de 2013 à nos  jours, il ne reste presque rien de l’immense réseau routier hérité de ses deux mandats. Et cela en partie faute d’entretien adéquat. C’est pourquoi peu de Maliens sont surpris que l’Agence d’exécution des travaux d’entretien routier vérification financière (AGEROUTE) soit épinglée dans le rapport 2020 du Bureau du Vérificateur général (BVG).</strong>

«<em>La route du développement passe par le développement de la route</em>» ! Telle a été une conviction toujours exprimée par feu le président Amadou Toumani Touré (4 novembre 1948 à Mopti et 10 novembre 2020 à Istanbul, en Turquie) pendant ses deux mandats (2002-2007 et 2007-2012). Et il avait fait du désenclavement intérieur et extérieur du Mali une priorité absolue de ses projets de société, notamment du PDES. Ainsi, en huit ans, ATT a réalisé le double du linéaire des routes bitumées et six fois le nombre des ouvrages d’art réalisés pendant la même période.

En effet, les statistiques font ressortir que de 1960 à 2002, le Mali disposait seulement de 3 190 km de routes bitumées, 1 952 km de routes en terre et 12 559 km de pistes et de ponts. Sur la période 2002-2012, le Mali a réalisé plus de 6 000 km de routes bitumées, sans compter le linéaire des routes en terre modernes et des pistes rurales. Sur le plan technique, les ouvrages d’art étaient au nombre de 12, soit  10 ponts et deux échangeurs : l’échangeur multiple de Bamako et celui de Ségou, au carrefour de Markala. Le coût total de ces investissements est estimé à 896 milliards de F Cfa.

Que reste-il de ce fabuleux héritage routier ? Un petit tour dans les différents quartiers des communes de Bamako vous permettra aisément de trouver une réponse à cette question. En 7 ans, le régime d’Ibrahim Boubacar Kéita n’a pas pu non seulement renforcé ce réseau de désenclavement du pays (la plupart des chantiers lancés par IBK ne sont pas encore achevés faute d’études sérieuse ou de financement adéquats), mais peu d’efforts ont été consentis pour bien entretenir l’existant. Le pays est pourtant doté d’un fonds d’entretien routier. Des ressources dont la gestion a été beaucoup décriée ces dernières années.

C’est donc sans surprise que l’Agence d’exécution des travaux d’entretien routier vérification financière (AGEROUTE) ait été épinglée dans le rapport 2020 du Bureau du Vérificateur général (BVG). Une vérification financière qui a porté sur les opérations de dépenses effectuées sur le Fonds d’entretien routier financé sur budget national au titre des exercices 2016, 2017, 2018 et 2019 (1er octobre). Selon le BVG, il s’agissait de «<em>s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de dépenses ainsi que du respect de la réglementation en matière de recrutement du personnel</em>».  Et cette vérification a mis en évidence de nombreuses irrégularités administratives, relevant notamment des dysfonctionnements du contrôle interne. La Direction générale de l’Ageroute a par exemple ouvert, sans l’autorisation du ministre chargé des Finances, six comptes bancaires où sont déposés les ressources pour son financement et les fonds d’origine extérieure. Et elle ne dispose d’aucun quitus matérialisant l’achèvement des travaux des 16 conventions de maîtrise d’ouvrage déléguée exécutées durant la période sous revue…

On comprend alors aisément que la vérification ait mis en évidence des irrégularités financières à hauteur de 895,51 millions de F Cfa. La Transmission et la dénonciation de faits par le Vérificateur général au président de la section des comptes de la Cour suprême et au procureur de la République près le Tribunal de grande instance de la commune III du district de Bamako (en charge du pôle économique et financier) portent sur la passation irrégulière de marchés pour un montant de 868,11 millions de F Cfa ; le paiement d’avantages indus au Délégué du contrôle financier pour un montant de 16,3 millions de F Cfa ; la minoration des droits d’enregistrement d’un contrat de marché pour un montant de 1,95 million de F Cfa ;  le non-reversement de la redevance de régulation à l’Autorité de régulation des marchés publics et des délégations de services publics pour un montant de 325 000 F Cfa ; la non-retenue de l’impôt sur le revenu foncier, de la taxe foncière et de l’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux pour un montant de 8,83 millions de F Cfa.

A l’issue de la vérification, le BVG a recommandé la mise à jour du manuel de procédures de l’agence ; l’obtention de l’autorisation du ministre chargé des Finances pour l’ouverture des comptes ; la mise à disposition de quitus relatifs à la clôture des conventions ; l’élaboration des dossiers d’appel d’offres sur la base des «<em>Dossiers-types d’Appel d’offres</em>» en vigueur ; l’information par écrit des soumissionnaires non retenus du rejet de leurs offres ;  l’exigence des titulaires de marchés, la fourniture des cautions de bonne exécution dans les délais réglementaires… le respect des procédures de passation des marchés publics et la tenue de l’ensemble des documents de la comptabilité-matières conformément à la réglementation en vigueur.

<strong>Naby</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion financière : la société N&#45;SUKALA&#45;SA citée dans le rapport du Bureau du Vérificateur général</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-financiere-la-societe-n-sukala-sa-citee-dans-le-rapport-du-bureau-du-verificateur-general-2949198.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-financiere-la-societe-n-sukala-sa-citee-dans-le-rapport-du-bureau-du-verificateur-general-2949198.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 22 Oct 2021 07:52:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le nouveau rapport du bureau du Vérificateur général, plusieurs organisations publiques ont été épinglées à cause de leur gestion administrative et financière. C’est dans ce cadre que le Nouveau complexe sucrier du Kala supérieur (N-SUKALA-SA) a été cité. Le rapport annuel 2020 a été remis, le mardi 12 octobre 2021, au président de la Transition, colonel Assimi Goïta, par le Vérificateur général, Samba Alhamdou Baby.</em></strong>

En effet, dans le rapport annuel 2020 du Vérificateur général, des irrégularités financières ont été notées sur la gestion du Nouveau complexe sucrier du Kala supérieur (N-SUKALA-SA), au titre des exercices 2016, 2017, 2018 et 2019 (30 septembre). Elles s’élèvent à 8,92 milliards de FCFA.

Selon le rapport, le chef comptable a enregistré, dans la comptabilité, des achats des pièces de rechange non soutenus par des pièces justificatives requises ; le montant de ces irrégularités s’élève à 38,16 millions de FCFA.

Le Directeur général n’a pas payé les frais de gestion et les commissions d’engagement dus à l’Etat d’un montant total de 4,64 milliards de FCFA dont 3,09 milliards de FCFA au titre des frais de gestion et 1,55 milliard de FCFA au titre des commissions d’engagement conformément aux dispositions de l’Accord de prêt.

Au titre de l’exercice 2016, le directeur financier et comptable n’a pas procédé à l’enregistrement comptable de charges d’amortissement. Il s’agit des charges relatives aux matériels, outillages et aux équipements de station de pompage, d’un montant total de 1,23 milliard de FCFA.

Le directeur financier et comptable et le chef comptable ont constitué une provision pour dépréciation de stocks de sucre avarié de 3617,965 tonnes, d’une valeur de 2,16 milliards de FCFA, dont l’existence physique n’a été prouvée ni par l’effectivité ni par les documents d’entrée et de sortie de stocks des magasins.

Le directeur financier et comptable a procédé à des achats fictifs de logiciel. En effet, il a procédé au règlement d’un montant de 23,95 millions de FCFA représentant la valeur d’un logiciel de gestion des ressources humaines d’une capacité de dix mille (10 000) employés, alors que ledit logiciel n’a pas été livré ou installé sur des ordinateurs au niveau de N-SUKALA-SA.

Il a aussi procédé au paiement de 5,85 millions de FCFA au titre du Droit d’utilisation des applications (DUA) «Export Compta et Immo. Sage Saari i7», alors que ce droit est inclus dans le coût d’achat dudit logiciel. Le montant total des irrégularités s’élève à 29,8 millions de FCFA, a indiqué le rapport.

Par ailleurs, le Directeur général a effectué des achats de carburant qui n’ont pas fait l’objet de réception pour un montant de 326,77 millions de FCFA. Le Directeur financier et comptable, dans le même document, a effectué des paiements irréguliers. Il a procédé au paiement des factures d’un prestataire pour un montant total de 500,94 millions de FCFA à une société différente dudit prestataire, et dont le nom n’apparaît dans aucune clause du contrat de prestation.

Le Directeur financier et comptable n’a pu produire aucun mandat délivré par le prestataire à la société bénéficiaire des paiements.

<strong>Mantan Koné</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bureau du Vérificateur général : Les enquêtes commencent à porter fruits</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/bureau-du-verificateur-general-les-enquetes-commencent-a-porter-fruits-2948912.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 20 Oct 2021 11:11:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong> À la section des comptes de la Cour suprême, les dossiers sont en cours de traitement</strong>

Les irrégularités constatées par les vérifications conduisent certains responsables mis en cause à procéder à des remboursements et à des corrections dans les procédures

À quoi sert le Bureau du Vérificateur général (BVG) s’il ne peut pas contribuer à la réduction de la gestion opaque des affaires publiques en amenant les agents en charge de gérer la chose publique à plus de transparence et à craindre des suites judiciaires à donner aux actes déontologiquement prohibés qu’ils posent ou auront à poser ? Cette valeur ajoutée recherchée dont dépendra notre salut, prend peu à peu forme. La preuve par les restitutions immédiates de fonds supposés détournés par certains agents après avoir reçu le rapport provisoire de vérification.

&nbsp;

À la Société malienne de gestion de l’eau potable (Somagep-sa), le directeur général et son adjoint avaient racheté leurs véhicules de fonction respectifs sans autorisation du conseil d’administration et avec une réduction de 70% du prix d’achat. Avant la fin de la mission, le directeur général a transmis au Vérificateur général les décisions d’annulation des deux contrats de cession de véhicules qui ont été réintégrés dans le patrimoine de la Société.

&nbsp;

Le régisseur spécial d’avances de la direction administrative et financière (Daf) de la Primature a opéré des remises d’espèces non justifiées pour un montant total de 163.405.750 Fcfa. Après le dépôt du rapport provisoire, le Daf a remboursé 15 millions de Fcfa sur ce montant qu’il avait indûment perçus. Quant au régisseur spécial d’avances, il a reversé 1.049.549 Fcfa qu’il n’avait pas justifiés.

&nbsp;

Le Daf de la Primature n’a pas reversé, au Trésor public, des produits issus de la vente de dossiers d’appel à concurrence pour un montant de 2,6 millions Fcfa. À la suite du rapport provisoire, ledit montant a été rendu le 5 mai 2020.

&nbsp;

PRÈS DE 105 MILLIONS POUR L’OPAM- À l’Office des produits agricoles du Mali (Opam), les enquêteurs du BVG constatent que la directrice financière et comptable ne mobilisait pas des cautions de bonne exécution des prestataires défaillants. À l’issue des travaux de vérification, elle a entamé le processus de mobilisation en passant les écritures de régularisation desdites cautions, au cours des travaux de fin d’exercice de 2019, pour un montant total de 12.070.000 Fcfa. Elle n’effectuait pas également un suivi régulier du recouvrement des frais de location des magasins. Suite aux passages des auditeurs, elle a recouvré 19.676.000 Fcfa, à travers les services d’un huissier commis à cet effet.

&nbsp;

Le PDG de l’Opam, lui, avait ordonné le remboursement partiel de la caution du fournisseur de sacs vides neufs en jute pour un montant de 3.439.466 Fcfa sur un total de 5.137.500 Fcfa alors que le marché n’a pas été totalement exécuté. Après transmission du rapport provisoire, il a fait recouvrer les 3.439.466 Fcfa. Le PDG a également remboursé doublement, au titulaire du contrat n°005/OPAM/2017 du 30 mars 2017, la caution de bonne exécution d’un montant de 5 millions de Fcfa.

&nbsp;

Suivant restitution des conclusions de la mission, l’Opam a retenu le montant indûment remboursé de 5 millions de Fcfa sur les paiements d’un autre contrat du même prestataire. La vérification a révélé aussi que le patron de l’Opam n’a pas reversé dans le compte de l’Autorité de régulation des marchés publics et des délégations de service public (ARMDS) la part qui lui revient sur les produits issus de la vente des dossiers d’appel d’offres pour un montant de 5.230.000 Fcfa. La totalité dudit montant a été versée à l’ARMDS.

&nbsp;

La commission de réception de l’Opam a accepté des sacs non conformes pour un montant total de 68.791.125 Fcfa. Suite aux constatations de la mission, la direction a vendu le stock de sacs pour un montant total de 60.255.000 Fcfa, réduisant ainsi la perte à 8.539.125 Fcfa.

&nbsp;

SUITE JUDICIAIRE- L’agent comptable de l’Agence nationale de sécurité routière (Anaser) n’avait pas reversé à l’ARMDS sa part sur les redevances de régulation des marchés publics. Après le passage de l’équipe de vérification, il a reversé un montant de 360.000 Fcfa. Il n’avait pas également rapproché les données provenant de la Société concessionnaire de service public de contrôle technique des véhicules à celles provenant des directions régionales des transports terrestres et fluviaux.

&nbsp;

Après le passage des vérificateurs, il a procédé à un pointage contradictoire en date du 6 février 2020 de la redevance Mali Technic Système (MTS) recouvrée à l’occasion du contrôle technique des véhicules sur la base des tickets délivrés sur la période allant du 15 janvier au 14 novembre 2019. À l’issue du pointage, un écart non reversé de 181.633.100 Fcfa a été constaté et matérialisé par un procès-verbal signé à la même date. MTS s’est engagée à restituer le montant dû à l’Anaser.

&nbsp;

L’équipe de vérification a également constaté, lors de ses travaux d’effectivité à Sikasso, un écart de 482.500 Fcfa entre les recettes recouvrées et celles reversées dans le compte de l’Anaser. Cette situation a été régularisée par le reversement dudit montant dans le compte bancaire de l’Anaser.

&nbsp;

À l’Agence d’exécution des travaux d’entretien routier (Ageroute), l’équipe de vérification a constaté que les produits issus de la vente des dossiers d’appel d’offres (DAO) n’étaient pas reversés. Le montant total, estimé à 2.777.000 Fcfa, a été reversé dans le compte de l’ARMDS par chèque n°1763482 du 3 juillet 2020. Les suites judiciaires des dossiers transmis et dénoncés par le Vérificateur général suivent leur cours. Le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Kayes, chargé du Pôle économique et financier, a informé par écrit le Vérificateur général de l’ouverture d’une information judiciaire relative aux trois dénonciations qui lui ont été transmises en 2020.

&nbsp;

Au niveau du pôle économique et financier de Bamako rattaché au Tribunal de grande instance de la Commune III du district de Bamako, le procureur de la République a fait parvenir par écrit au vérificateur général la situation des suites judiciaires de 18 dénonciations reçues au titre de 2020.

Deux dossiers ont fait l’objet de l’ouverture d’informations judiciaires dans les différents cabinets d’instruction. Plus de 16 dossiers sont en instance d’enquête préliminaire au niveau de la Brigade d’enquête financière du Pôle économique et financier. À la section des comptes de la Cour suprême, les dossiers sont en cours de traitement.

<strong> </strong>

<strong>Cheick M. TRAORÉ</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rapport annuel 2020 du bureau du VEGAL : les enseignements de l’évolution métastatique de la corruption au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/rapport-annuel-2020-du-bureau-du-vegal-les-enseignements-de-levolution-metastatique-de-la-corruption-au-mali-2948805.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 19 Oct 2021 01:42:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le lundi 12 octobre 2021, le Vérificateur général, Samba Alhamdou Baby, a procédé à la remise au président de la Transition et chef d’Etat, Colonel Assimi Goita, le rapport annuel 2020 du bureau qui dirige. Au regard de la teneur alarmante du document qui fait mention de scandaleuses malversations financières constatées aux niveaux de quelques ambassades maliennes à l’étranger, des entrepôts maliens en Côte d’Ivoire et au Sénégal, de la société malienne de gestion de l’eau potable (SOMAGEP-SA), la direction administrative et financière de la primature, on peut affirmer sans risque de se tromper que le phénomène de la corruption connaît une recrudescence quasi métastatique. Un constat qui s’explique par cette grande stupeur d’apprendre qu’au-delà de ses nids traditionnels (douanes, impôts, marchés publics, milieux hospitaliers, police, justice, départements ministériels, etc.) même des services représentant permanemment notre Etat à l’extérieur sont foncièrement gangrenés par le fléau.

D’autre part, outre les vérifications financières révélant des détournements à hauteur de milliards et de centaines de millions de francs CFA dans différentes structures étatiques ci-dessus énumérées, celles de la performance et de suivi des recommandations sont loin d’être rassurantes. Il convient également de rappeler que parallèlement au rapport du Vegal, celui de l’OCLEI (Office Central de Lutte contre l’Enrichissement Illicite) est également intervenu en milieu de semaine, amplifiant ainsi les soubresauts de la lutte anticorruption qui font rage dans le pays avec des vagues d’arrestations et d’interpellations en cours liées à l’enrichissement illicite. En tout état de cause, les Maliens nourrissent un grand espoir de voir enfin ces nouveaux rapports du Bureau du vérificateur général (BVG) et de l’OCLEI revigorer l’actuel feuilleton qui n’a visiblement pas atteint son épilogue. Surtout qu’en dépit des fracas causés par le scandaleux achat de l’avion présidentiel, en 2014, ainsi que par les présomptions d’irrégularités dans la commande d’armements et autres passations de marchés publics, un grand audit est en cours sur la nébuleuse affaire de la loi de programmation militaire (LOPM).

À la lumière de ces rapports et des affaires judiciaires qui se succèdent - mais également de l’impressionnant ballet quotidien de hautes personnalités au Pôle économique et financier -, on ne peut que reconnaître le paroxysme qu’a atteint la corruption au Mali. Néanmoins, même si certains dossiers émanant des deux rapports divulgués dans la semaine sont actuellement sur la table de la justice, il faudra certainement s’armer de patience pour savoir jusqu’où mènera la révélation de toutes ces honteuses malversations et atteintes à la chose publique.

&nbsp;

<strong>Ousmane Tiemoko Diakité</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rapports 2019 et 2020 de l’OCLEI : • 9 dossiers d’enrichissement illicite transmis à la justice</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/rapports-2019-et-2020-de-loclei-9-dossiers-denrichissement-illicite-transmis-a-la-justice-2948327.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 15 Oct 2021 07:01:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[• La valeur des biens présumés illicites s’élève à 6 milliards 955 millions de FCFA • 384 biens immobiliers, soit 34 maisons, 72 bâtiments, 139 parcelles et 78 concessions rurales de 181 hectares identifiés dans les 9 dossiers L’Office Central de Lutte contre l’Enrichissement Illicite (OCLEI) a présenté à la presse, hier, le jeudi 14 octobre 2021 à Bamako, ses rapports 2019 et 2020 d’évaluation des activités liées à la prévention et à la répression de l’enrichissement illicite. Il ressort des deux rapports de la structure qu’entre le 1er janvier 2019 et le 31 décembre 2020, l’OCLEI a transmis 9 dossiers d’enrichissement illicite présumé à la justice. La valeur des biens présumés illicites dans ces 9 dossiers s’élève à 6 milliards 995 millions de FCFA. 384 biens immobiliers, soit 34 maisons d’habitation, 72 bâtiments, 139 parcelles et 78 concessions rurales de 181 hectares identifiés dans les 9 dossiers.

Dans sa présentation, le président de l’Oclei, Moumouni Guindo a fait savoir qu’entre le 1er janvier 2019 et le 31 décembre 2020, au titre de la contribution à la répression, l'OCLEI a transmis à la justice 9 dossiers d'enrichissement illicite présumé. La valeur des biens présumés illicites dans ces 9 dossiers s'élève à 6 milliards 995 millions de FCFA. Dans ces dossiers, les enquêtes de l'OCLEI ont identifié 384 biens immobiliers, soit 34 maisons d'habitation, 72 bâtiments commerciaux ou professionnels, 139 parcelles et 78 concessions rurales totalisant 181 hectares. A ses dires, le montant total des entrées sur les comptes bancaires des 9 personnes s'élève à 3 milliards 671 millions de FCFA de 2014 à 2020. Dans la même période, précise le président de l’OCLEI, leurs revenus légitimes s'élevaient à 444 millions de FCFA. « Les personnes concernées sont un comptable, quatre cadres financiers, deux maires, un ministre et un préfet. Les 3 dossiers transmis en 2019 ont été traités par le procureur de la République pendant environ plusieurs mois en application des textes qui, dans ce domaine, insistent sur les droits de la défense dans ce domaine. Conformément au code de procédure pénale, deux d'entre eux ont été inculpés par des juges d'instruction qui, en outre, ont pris des mesures conservatoires sur certains biens identifiés par l'OCLEI », a expliqué le président de l’OCLEI. Et pour l'ensemble des dossiers, précise Moumouni Guindo, la procédure judiciaire est en cours sans aucune implication de l'OCLEI.

Concernant les déclarations de biens, Selon Moumouni Guindo, l'OCLEI a dénombré au niveau de la Cour suprême 1 351 déclarations déposées en 2019 et 2020. L'OCLEI a traité la totalité. Elle a constaté qu'en 2019, le Premier ministre et plusieurs ministres sont restés en fonction plusieurs mois sans avoir procédé à leur déclaration de biens. Le retard a dépassé trois années pour certains d'entre eux, a indiqué le président de l’OCLEI.

La rémunération de 3 dirigeants de l’INPS s'élève à 1 milliard 900 millions de francs CFA par an

Après analyse de certaines charges de personnel de l'Institut national de Prévoyance sociale (INPS), selon Dr. Moumouni Guindo, il a été constaté qu'en dehors de toute légalité, le directeur général adjoint de l'INPS a perçu 353,72 millions de FCFA comme indemnités de départ à la retraite et de la même manière et au même titre, l'agent comptable a perçu 1 milliard 700 millions de FCFA. Par mois, précise le président de l’OCLEI, le directeur général adjoint reçoit une pension de plus de 6 millions de francs CFA et l'agent comptable, plus de 8 millions de francs CFA. En outre, le directeur général de l'INPS perçoit un salaire brut de 54 millions de francs CFA par mois. La rémunération de ces 3 dirigeants s'élève à 1 milliard 900 millions de francs CFA par an, soit 7% de la masse salariale de l'ensemble des 1 197 employés de l'INPS. « La masse salariale totale de l'INPS atteint 21% de ses revenus récurrents alors que le ratio de référence de la Conférence interafricaine de la Prévoyance sociale (CIPRES) est de 15%», indique le président de l’OCLEI. L'OCLEI a recommandé aux autorités de procéder au recouvrement des sommes indûment perçues au titre des indemnités et pensions de retraite et de veiller sur le fonctionnement du Conseil d'administration de l'INPS.

Madiassa Kaba Diakité

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali: la Primature, des ambassades et des organismes publics dans le viseur du vérificateur général</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/mali-la-primature-des-ambassades-et-des-organismes-publics-dans-le-viseur-du-verificateur-general-2948199.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/mali-la-primature-des-ambassades-et-des-organismes-publics-dans-le-viseur-du-verificateur-general-2948199.html</guid>
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<pubDate>Thu, 14 Oct 2021 07:08:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="t-content__chapo" data-speech-chapo="Le vérificateur général Samba Alhamdou Baby a remis, mardi 12 octobre, son rapport annuel de 180 pages portant sur l’année 2020. Le président de la transition, le colonel Assimi Goïta, l'a reçu au palais présidentiel de Koulouba. Les autorités de transition ont affiché leur volonté de faire de la lutte contre la corruption et les détournements d’argent public l’une de leurs priorités. Or, c’est justement le rôle de cette institution qui a, pour cette édition, réalisé 22 missions de vérification sur la gestion des fonds publics."><strong>Le vérificateur général Samba Alhamdou Baby a remis, mardi 12 octobre, son rapport annuel de 180 pages portant sur l’année 2020. Le président de la transition, le colonel Assimi Goïta, l'a reçu au palais présidentiel de Koulouba. Les autorités de transition ont affiché leur volonté de faire de la lutte contre la corruption et les détournements d’argent public l’une de leurs priorités. Or, c’est justement le rôle de cette institution qui a, pour cette édition, réalisé 22 missions de vérification sur la gestion des fonds publics.</strong></p>

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Les premières irrégularités financières citées dans le rapport du <strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20201105-mali-le-v%C3%A9rificateur-g%C3%A9n%C3%A9ral-%C3%A9pingle-ambassades-maliennes-et-soci%C3%A9t%C3%A9s-mini%C3%A8res" target="_self" rel="noopener noreferrer">vérificateur général</a></strong> concernent la Primature avec, notamment, le paiement irrégulier de « frais de souveraineté » sur mission pour près de 710 millions de francs CFA, des « <em>décaissements irréguliers en faveur du Premier ministre</em> » de 171 millions de francs CFA et des « <em>décaissements non justifiés</em> » de plus de 184 millions de francs CFA, sur des périodes concernant les années 2017 à 2019.

Autre exemple de ce rapport dense : la gestion de l’ambassade du Mali au Caire, entre 2016 et début 2019, avec le paiement d’ « avantages indus » au personnel de l’ambassade. Des avantages tels que les loyers, le téléphone, des abonnements de télévision, et surtout l’application d’un taux de change irrégulier pour les missions diplomatiques. Selon le vérificateur général, le montant total mis en cause se chiffre à plus de 390 millions de francs CFA.

Les ambassades du Mali à Brazzaville et Addis-Abeba et les Entrepôts Maliens en Côte d’Ivoire et au Sénégal sont également épinglés ainsi que les organismes publics chargés de la gestion de l’eau potable (Somagep), des routes (Ageroute) ou encore des produits agricoles (Opam), avec à chaque fois des irrégularités se chiffrant en centaine de millions de francs CFA. Pour tous les cas documentés, les informations sont transmises aux autorités judiciaires compétentes.
<div id="em-WBMZ93798-RFI-FR-20211014" class="m-em-flash">
<p dir="ltr" lang="fr">J'ai reçu ce matin, le rapport annuel 2020 du Vérificateur Général. C'était l'occasion pour moi de rappeler le rôle indispensable qu'occupe le BVG dans le processus de lutte contre la corruption et la délinquance financière, une aspiration profonde du peuple malien. <a href="https://t.co/LQlcbIK616">pic.twitter.com/LQlcbIK616</a></p>

<blockquote class="twitter-tweet">— Colonel Assimi GOITA (@GoitaAssimi) <a href="https://twitter.com/GoitaAssimi/status/1447943426692067330?ref_src=twsrc%5Etfw">October 12, 2021</a></blockquote>
</div>
</div>
<div class="t-content__tags">

Source: https://www.rfi.fr/fr/afrique

</div>
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</div>
</div>
</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Délinquances financières au Mali : Le rapport 2020 du Vérificateur Général épingle la Primature, les ambassades du Mali en Égypte, RDC, Éthiopie …</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/delinquances-financieres-au-mali-le-rapport-2020-du-verificateur-general-epingle-la-primature-les-ambassades-du-mali-en-egypte-rdc-ethiopie-2948192.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/delinquances-financieres-au-mali-le-rapport-2020-du-verificateur-general-epingle-la-primature-les-ambassades-du-mali-en-egypte-rdc-ethiopie-2948192.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 14 Oct 2021 06:56:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le rapport annuel 2020 du Vérificateur Général, remis, le mardi 12 octobre dernier, au président de la transition Assimi Goïta, épingle la Primature, des ambassades du Mali (Égypte, République du Congo, Éthiopie), les Entrepôts Maliens en Côte d’Ivoire (EMACI), les Entrepôts Maliens au Sénégal (EMASE), des organismes personnalisés de l’État ( SOMAGEP-SA, AGEROUTE, ANASER, OPAM, N-SUKALA-SA).</strong>

Selon le Vérificateur Général, l’impact de la COVID-19 a affecté négativement l’exécution du programme initial de vérification pour l’année 2020 du Bureau du Vérificateur Général (BVG) qui a réalisé 22 missions sur les 33 prévues. Elles comprennent 12 vérifications financières ou de conformité, 4 vérifications de performance, 5 vérifications de suivi des recommandations et une évaluation de politique. Ces missions, explique le Vérificateur Général, ont couvert les domaines de la Sécurité alimentaire, les Infrastructures et la Sécurité routière, la gouvernance institutionnelle, le Développement local, la Santé, l’Énergie et l’Eau.

Les missions de vérifications financières ou de conformité effectuées en 2020 , lit-on dans le rapport, ont mis en évidence plusieurs irrégularités administratives dont, entre autres, la non-tenue des documents de la comptabilité-matières, la mauvaise/ non-tenue des pièces comptables, le non-respect des règles régissant la gestion de la trésorerie, l’inobservation de préalables à l’entrée en fonction des Régisseurs, le non-respect des cadres organiques, l’inexistence de manuels de procédures administratives, comptables et financières validés et/ou à jour. Quant aux irrégularités financières, elles se sont caractérisées par : - l’octroi d’avantages injustifiés par des actes contraires au Code des Marchés Publics, à travers notamment l’absence de mise en concurrence, le non-respect des critères d’attribution des marchés et le fractionnement ; - des dépenses non supportées par des pièces justificatives ; - le non-respect de la procédure d’exécution des recettes et des dépenses publiques ; - le paiement de dépenses inéligibles et d’avantages indus notamment aux délégués du Contrôle financier auprès des entités vérifiées ; - la non-collecte ainsi que le non-reversement des recettes collectées, le cas échéant, etc.

« Les irrégularités financières constatées par le rapport font aussi l’objet de dénonciations adressées conjointement au Président de la Section des comptes de la Cour Suprême et au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance, Chargé du Pôle Économique et Financier compétent », souligne le rapport.

Ainsi, selon le rapport, la vérification financière portant sur la gestion de la Direction Administrative et Financière (DAF) de la Primature pour les périodes allant du 10 avril au 31 décembre 2017 et du 2 janvier 2018 au 22 avril 2019 a révélé des irrégularités financières s’élevant à 1,42 milliard de FCFA. Le rapport épingle aussi la gestion des ambassades suivants : ambassade du Mali en Égypte (irrégularités financières de 1,16 milliard de FCFA), ambassade du Mali en République du Congo(irrégularités financières de 391,94 millions de FCFA), ambassade du Mali à Addis-Abeba (irrégularités financières de 15,66 millions de FCFA). Le rapport a aussi noté des irrégularités financières dans la gestion des entrepôts maliens en cote d’ivoire (2,59 milliards de FCFA) et des entrepôts maliens au Sénégal( Les irrégularités financières, ci-dessous, s’élèvent à 754,65 millions de FCFA). Concernant la gestion de la Société Malienne de Gestion de l’Eau Potable( SOMAGEP), le rapport du vérificateur général indique que les irrégularités financières s’élèvent à 678,47 millions de FCFA. Le fonds d’entretien routier par l’agence d’exécution des travaux d’entretien routier ( AGEROUTE) est aussi épinglé par le présent rapport (les irrégularités financières lors des dépenses exécutées s’élèvent à 895,51 millions de FCFA.) A l’Agence Nationale de la Sécurité Routière (ANASER), les irrégularités financières s’élèvent à 626,37 millions de FCFA. Le bureau du vérificateur général a constaté des irrégularités financières d’un montant de 830,44 millions de FCFA à l’Office des Produits Agricoles du Mali (OPAM). Concernant la gestion du Nouveau Complexe Sucrier du Kala Supérieur (N-SUKALA-SA), les irrégularités financières s’élèvent à 8,92 milliards de FCFA.

Pour ce qui est de la gestion des collectivités territoriales, des irrégularités financières ont été constatées pour la période du 1er janvier 2017 au 31 décembre 2019 : Bougouni (205,51 millions de FCFA), Commune Rurale de Siby( 27,44 millions de FCFA.), Commune Rurale de Guégnéka - Fana ( 63,94 millions de FCFA).

<strong>M. K. Diakité</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rapport 2020 du BVG : Beaucoup d’irrégularités administratives et financières décelées</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/rapport-2020-du-bvg-beaucoup-dirregularites-administratives-et-financieres-decelees-2948157.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 14 Oct 2021 01:20:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les missions de vérification ont couvert essentiellement les domaines de la sécurité alimentaire, les infrastructures et   la sécurité routière, la gouvernance institutionnelle, le développement local, la santé, l’éducation, l’énergie et l’eau</strong>

Le Président de la Transiton, le colonel Assimi Goïta a officiellement reçu, ce mardi 12 octobre 2021, le Rapport annuel 2020 du Vérificateur Général. C’était lors d’une cérémonie solennelle au Palais de Koulouba, en présence du Premier ministre Dr Choguel Kokalla Maïga et de plusieurs membres de son gouvernement.

Cette remise officielle du rapport annuel au Chef de l’Etat, marque une année de travail d’investigations au sein de différents services publics, à l’issue desquelles une cartographie d’irrégularités a été établie ainsi que la formulation de recommandations conséquentes.

Sur 33 missions programmées, le Bureau a réalisé vingt-et-une (21) missions de vérification et une évaluation de politique publique, a affirmé dans son discours Samba Alhamdou Baby, vérificateur général qui précisera que ces missions ont concerné un service de l’Administration centrale, des services extérieurs, des organismes personnalisés, des sociétés minières et des Collectivités territoriales. Selon le vérificateur général, le choix de ces vingt-deux missions a été basé, non seulement sur la traditionnelle cartographie des risques utilisée par le Bureau, mais aussi sur l’importance des secteurs d’activités des entités vérifiées. Les missions de vérification ont couvert essentiellement les domaines de la sécurité alimentaire, les Infrastructures et la Sécurité routières, la gouvernance institutionnelle, le Développement local, la Santé et enfin l’Energie et l’Eau.

Pour le Président de la Transition, qui a félicité le vérificateur général et son équipe, ce rapport est le fruit d'un grand engagement, dont les autorités de la Transition et tout le peuple sont fiers. « Votre rôle est indispensable dans le processus de lutte contre la corruption et la délinquance financière dans la mesure où il constitue le point de départ de toutes les autres actions à mener dans ce sens », a indiqué le Président Goïta.

Plus que le respect d'une simple tradition de remise solennelle de rapport annuel, cette action, selon le Chef de l’Etat, trouve sa signification dans les aspirations profondes du peuple malien dont le désir d'équité et la soif de justice augmentent de jour en jour. Cela nous interpelle donc tous, et à juste titre, a reconnu le Chef de l’Etat. Pour le colonel Assimi Goïta ce rapport contribuera sans nul doute à instaurer une gouvernance vertueuse, axée sur le respect de "la Chose publique".

<strong>Diakalia M Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Vérificateur Général a officiellement remis son Rapport annuel 2020 à Son Excellence Monsieur Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/le-verificateur-general-a-officiellement-remis-son-rapport-annuel-2020-a-son-excellence-monsieur-assimi-goita-president-de-la-transition-chef-de-letat-2947888.html</link>
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<pubDate>Tue, 12 Oct 2021 15:35:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Bamako, le 12 octobre 2021 – </strong>Le Vérificateur Général, Monsieur Samba Alhamdou BABY, a solennellement remis son Rapport annuel 2020 à Son Excellence Monsieur Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. C’était ce matin, au Palais présidentiel de Koulouba, en présence du Premier Ministre, Dr Choguel Kokala MAIGA et de certains membres du Gouvernement.

Dans son allocution introductive, le Vérificateur Général a souligné que l’impact de la COVID-19 a affecté négativement l’exécution du programme initial de vérification pour l’année 2020 du Bureau du Vérificateur Général (BVG) qui a réalisé 22 missions sur les 33 prévues. Elles comprennent douze (12) vérifications financières ou de conformité, quatre (4) vérifications de performance, cinq (5) vérifications de suivi des recommandations et une évaluation de politique. Ces missions ont couvert les domaines de la Sécurité alimentaire, les Infrastructures et la Sécurité routière, la gouvernance institutionnelle, le Développement local, la Santé, l’Energie et l’Eau. Quant à la mission pilote d’évaluation de politique publique initiée pour la première fois au Bureau, elle a porté sur la composante « Santé et Hygiène Publique » du Programme de Développement Socio-Sanitaire – Phase III (PRODESS III) dont la majorité des objectifs assignés n’ont pas été atteints, en dépit des efforts fournis dans certaines domaines.

Il a aussi rappelé le partenariat fort qui existe entre la Section des Comptes de la Cour Suprême, les Pôles Economiques et Financiers, le Conseil National de la Société Civile et les acteurs de la gouvernance dans le cadre de la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière.

[caption id="attachment_2947892" align="aligncenter" width="680"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/10/Assimi-verificateur.jpg"><img class="size-full wp-image-2947892" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/10/Assimi-verificateur.jpg" alt="" width="680" height="495" /></a> Photo de famille[/caption]

En retour, SEM Assimi KOITA a félicité le Vérificateur Général et son équipe d’experts pour le travail contraignant que le BVG a abattu durant une année entière et qui a permis de produire le présent rapport car, au regard principes de justice et d’équité, la détermination du Bureau du Vérificateur est indispensable pour l’avènement d’une gouvernance vertueuse afin que le peuple retrouve sa souveraineté économique et financière.

Pour l’exercice 2020 :

<strong>Les vérifications financières ou de conformité ont concerné : </strong>
<ul>
 	<li>la Direction Administrative et Financière de la Primature ;</li>
 	<li>l’Ambassade du Mali au Caire en Egypte ;</li>
 	<li>l’Ambassade du Mali à Brazzaville en République du Congo ;</li>
 	<li>l’Ambassade du Mali à Addis-Abeba en Ethiopie ;</li>
 	<li>les Entrepôts Maliens en Côte d’Ivoire (EMACI) ;</li>
 	<li>les Entrepôts Maliens au Sénégal (EMASE) ;</li>
 	<li>la Société Malienne de Gestion de l’Eau Potable (SOMAGEP-SA) ;</li>
 	<li>le Fonds d’Entretien Routier par l’Agence d’Exécution des Travaux d’Entretien Routier (AGEROUTE) ;</li>
 	<li>l’Agence Nationale de la Sécurité Routière (ANASER) ;</li>
 	<li>l’Office des Produits Agricoles du Mali (OPAM) ;</li>
 	<li>le Nouveau Complexe Sucrier du Kala Supérieur (N-SUKALA SA) ;</li>
 	<li>la traçabilité des paiements sociaux effectués par les sociétés minières (SOMILO-SA et GOUNKOTO-SA).</li>
</ul>
<strong>Les vérifications de performance ont porté sur :</strong>
<ul>
 	<li>la Société Energie du Mali (EDM-SA) ;</li>
 	<li>la Commune Urbaine de Bougouni ;</li>
 	<li>la Commune Rurale de Siby ;</li>
 	<li>la Commune Rurale de Guégnéka (Fana).</li>
</ul>
<strong>Les vérifications de suivi des recommandations </strong><strong>ont concerné :</strong>
<ul>
 	<li>la vérification de performance, de la gouvernance et la gestion administrative du Centre Hospitalier Universitaire Gabriel Touré (CHU-GT) réalisée en 2018;</li>
 	<li>la vérification de performance du système de mise à disposition des médicaments aux clients par la Pharmacie Populaire du Mali (PPM) réalisée en 2018 ;</li>
 	<li>la vérification financière des opérations d’exécution budgétaire de « Aéroports du Mali » (ADM) réalisée en 2018 ;</li>
 	<li>la vérification financière des opérations de recettes et de dépenses effectuées par la Mairie de la Commune Rurale de Baguineda-Camp réalisée en 2018 ;</li>
 	<li>la vérification financière des opérations de recettes et de dépenses de la Commune Urbaine de Koulikoro réalisée en 2017.</li>
</ul>
Le Rapport annuel 2020 est téléchargeable sur le site du BVG : <u><a href="http://www.bvg-mali.org/">www.bvg-mali.org</a></u>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>ULSHB : La mauvaise gestion de la direction met en mal la qualité de l’enseignement</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/ulshb-la-mauvaise-gestion-de-la-direction-met-en-mal-la-qualite-de-lenseignement-2947121.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/ulshb-la-mauvaise-gestion-de-la-direction-met-en-mal-la-qualite-de-lenseignement-2947121.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/01/Vegal-.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 07 Oct 2021 01:26:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le rapport du Bureau du vérificateur général (BVG) portant sur les années 2018, 2019 et 2020, a décelé, dans la gestion de </strong><strong>l’Université des lettres et des sciences humaines de Bamako (ULSHB),</strong> <strong>des irrégularités financières qui s’élèvent à 191 896 675 FCFA </strong>

Ce rapport qui a fait l’objet de transmission au président de la section des comptes de la Cour Suprême et au procureur de la République près du tribunal de grande instance de la commune III du district de Bamako,  a relevé des dysfonctionnements au niveau de la gestion de l’Université des lettres et des sciences humaines de Bamako (ULSHB).

Ces défauts décelés portent des faits qui ont émaillé la gestion de l’université. Il s’agit  : du paiement d’heures supplémentaires de cours, de travaux dirigés et pratiques sur la base des AISF non conformes pour un montant de 31 820 000 FCFA ;  la non retenue de 15% au titre de l’IBIC pour un montant de 113 328 000 FCFA ;  la non retenue de l’impôt sur le revenu foncier pour un montant de 35 834 767 FCFA ; le paiement irrégulier des indemnités aux stagiaires pour un montant de 945 000 FCFA ; la non application des pénalités de retard sur des marchés pour un montant de 2 421 708 FCFA ; le paiement d’un contrat partiellement exécuté pour un montant de 4 720 000 FCFA  et  la réception des matériels non conformes pour un montant de 2 827 200 FCFA.

Suite à ces irrégularités administratives relevant des dysfonctionnements du contrôle interne, le BVG a formulé un certain nombre de  recommandations.

<strong>Au  Recteur</strong> de l’ULSHB, le BVG a  recommandé : de  faire valider le manuel de procédures administratives, financières et comptables ; de  veiller à la nomination d’un Régisseur d’avances et à l’effectivité des heures supplémentaires effectuées par les enseignants permanents et non permanents avant de procéder à leur paiement. De même, le rapport demande d’effectuer le paiement des heures supplémentaires à temps et soumettre toutes les questions à caractère académique, pédagogique ou scientifique à la délibération du Conseil de l’Université.

<strong>Au  Chef du Service des finances, le rapport</strong><strong> a demandé : de </strong> tenir la comptabilité générale et d’établir les ordres de services avant le démarrage des travaux ; de respecter les règles de mise en concurrence des fournisseurs et de respecter les clauses des marchés. Aussi, il a été recommandé : de mettre toutes les mentions obligatoires sur les marchés avant de les conclure ; de veiller au choix des attributaires de marchés sur la base de la liste des fournisseurs,  d’informer les fournisseurs non retenus du rejet de leurs offres, de  procéder à la codification du matériel et prendre en compte les observations de la cellule de passation des marchés.

<strong>Et au Régisseur de recettes, </strong><strong>le BVG recommande désormais : de </strong>  payer sa caution et les <strong>doyens des facultés</strong> doivent respecter le plafond d’heures supplémentaires fixé par les conventions de soutien à la formation doctorale. De même, les commissions d’ouverture des plis et d’évaluation des offres doivent veiller à la sélection des fournisseurs respectant tous les critères de qualification.

<strong>Diakalia M Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dans le jardin secret de l’Université des Lettres et des Sciences Humaines de Bamako (ULSHB) :  Plus de 190 millions FCFA croqués en deux ans</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/dans-le-jardin-secret-de-luniversite-des-lettres-et-des-sciences-humaines-de-bamako-ulshb-plus-de-190-millions-fcfa-croques-en-deux-ans-2946987.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/dans-le-jardin-secret-de-luniversite-des-lettres-et-des-sciences-humaines-de-bamako-ulshb-plus-de-190-millions-fcfa-croques-en-deux-ans-2946987.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 06 Oct 2021 09:29:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Paiement d’heures supplémentaires de cours, de travaux dirigés et pratiques sur la base d’Attestations Individuelles de Service Fait (AISF) non conformes pour un montant de 31,8 millions FCFA (31 820 000F) ; non retenue de 15% au titre de l’IBIC pour un montant de 113 millions de nos francs (113 328 000 FCFA) et  non retenue de l’impôt sur le revenu foncier pour un montant de 35,8 millions FCFA (35 8 834 767 F). Auxquels s’ajoutent ; la non application des pénalités de retard sur des marchés pour un montant de 2,4 millions FCFA (2 421 708 F) et le paiement d’un contrat partiellement exécuté pour un montant de 4,7 millions FCFA (4 720 000F ; en passant par la réception de matériels non conformes pour un montant de 2,4 millions de nos francs (2 827 200 FCFA)… Telles sont, entre autres, les pratiques à l’origine d’une fraude de 191 millions FCFA (191 896 675F) à l’Université des Lettres et des Sciences Humaines de Bamako (ULSHB), pendant les exercices 2018, 2019 et 2020. </strong>

Depuis qu’il a été rendu public, le rapport d’enquête financières du Bureau du Vérificateur Général (BVG), portant sur les opérations de recettes et de dépenses effectuées par l’ULSH ne cessent de défrayer la chronique. Au juste, de qui et de quoi s’agit-il ? Nous avons synthétisé le dit rapport dont nous rendons public la substantifique moelle.

La gestion de l’Université des Lettres et des Sciences Humaines de Bamako est victime d’une gabegie qui ne dit pas son nom. Du coup, son premier responsable, le Pr Idrissa Soïba Traoré, Vice-recteur en janvier 2018 de l’ULSHB et Recteur en juin 2019 jusqu’à nos jours,  puisque c’est de lui qu’il s’agit, et son équipe sont au centre de la controverse. Ils risquent gros. Et même très gros. Accablant.

<strong>Le Végal donne un coup de pied dans la fourmilière </strong>

Pendant la période sous revue, l’ULSHB  a bénéficié une subvention de  l’État qui s’élèvent à 12,32 milliards FCFA (12 325 277 846 F) et les ressources propres à 940,9 millions FCFA (9 923 180F). Quant aux dépenses, elles se chiffrent à 12,9 milliards de nos francs (12 957 657 357F). Du coup, la rationalisation des ressources de l’ULSHB s’impose afin qu’elle joue pleinement et durablement son rôle de formation et de renforcement des compétences.

Selon le rapport d’enquête du Végal, les dysfonctionnements<strong> à</strong> l’Université des Lettres et des Sciences Humaines de Bamako découlent, dans une grande mesure, de l’absence de procédures formalisées spécifiques à cette structure universitaire mais aussi du fonctionnement encore non effectif de toutes les divisions de son Service des Finances. Également, les problèmes résident dans la faible transparence des procédures de passation de marchés ; les manquements au code d’éthique et de la déontologie dans les marchés publics, au règlement général de la comptabilité publique et à la réglementation de la comptabilité-matières.

Quant aux irrégularités financières, elles résultent, pour leur part, des insuffisances liées à la justification des heures supplémentaires ; le non prélèvement des impôts sur les marchés ; le paiement des indemnités indues, le non-respect des clauses contractuelles et plus généralement des règles du contrôle de la procédure de passation des marchés publics.

Enfin, les irrégularités financières qui se chiffrent à 191,89 millions FCFA dénotent globalement des tendances des agents publics à favoriser les prestataires au détriment de l’État, pourtant principal pourvoyeur des ressources pour les deux parties.

<strong>Des irrégularités financières</strong> <strong>à la pelle</strong>

Décidément, le pire est à craindre à l’Université des Langues et des Sciences Humaines de Bamako. Les graves irrégularités financières constatées sont essentiellement frauduleuses et représentent plus de la moitié de l’ensemble de la subvention accordée par l’État à l’ULSHB pendant la période sous revue. Ces mauvaises pratiques de gestion, qui s’exercent dans une sphère censée former l’élite malienne, se trouvent à l’origine des principaux goulots dont sont victimes l’enseignement supérieur et la recherche scientifique dans notre pays qui se classe parmi les derniers au monde en matière d’éducation. Pire, ces pratiques mafieuses restent d’autant plus inquiétantes qu’elles surviennent à une période où la gestion universitaire au Mali demeure au cœur des préoccupations des pouvoirs de la transition.

Pour l’illustration de cette mauvaise gouvernance, le Chef du Service des Finances de l’ULSHB a payé des heures supplémentaires indues sur le Budget national. Ainsi, à l’issue des vérifications, les enquêteurs ont constaté que pendant la période sous revue, il a payé des heures supplémentaires sur la base des AISF (Attestations Individuelles de Service Fait) non conformes. En effet, il a effectué des paiements d’heures supplémentaires en l’absence des AISF ou sur la base des AISF signées par le Chef du DER (Département d’Étude et de Recherche) en lieu et place de l’enseignant. Aussi, le Chef du Service des Finances de l’ULSHB a fourni, en l’appui du paiement d’autres heures supplémentaires, des AISF signées uniquement par le Doyen de la Faculté. Le montant total des heures supplémentaires de cours, de travaux dirigés et pratiques payé sans AISF ou sur la base des AISF non conformes est de 31,8 millions FCFA (31 820 000F), dont 22,6 millions (22 620 000 FCFA) pour les enseignants non permanents.

Et le hic qui titille, c’est que le Chef du Service des Finances n’a pas retenu l’IBIC (Impôt sur les Bénéfices Industriels et Commerciaux) sur les indemnités d’heures supplémentaires payées aux enseignants non permanents. Du coup, les enquêtes révèlent qu’il n’a pas prélevé sur les montants payés aux enseignants non permanents, la retenue de 15% au titre de l’IBIC. Et contre toute attente, un montant total de 778 millions FCFA (778 140 000F) a été payé aux enseignants non permanents au titre des heures supplémentaires sans la retenue de l’IBIC au cours de la période sous-revue. En déduisant le montant de 22,6 millions de nos francs ( 22 620 000 FCFA) correspondant aux heures supplémentaires payées aux enseignants non permanents sur la base des AISF non conformes, l’IBIC non retenu s’élève à 113,3 millions FCFA (113 328 000F). Pendant ce temps, le Chef du Service des Finances n’a pas retenu à la source l’Impôt sur le revenu foncier. Après l’analyse des contrats et les pièces justificatives des paiements des frais de location des immeubles, les enquêteurs ont décelé que le Chef du Service des Finances n’a pas procédé à la retenue à la source de l’Impôt sur le revenu foncier, lors du paiement des frais de location des immeubles bâillés. En effet, le montant de l’Impôt sur le revenu foncier non retenu par l’ULSHB sur les revenus fonciers s’élève à 70,3 millions FCFA  (70 342 786F). Cependant, l’information recueillie par les enquêteurs au niveau du service des impôts de Kati, révèle que la somme de 34,5 millions (34 508 019 FCFA) a été payée par le bailleur de l’immeuble « IPM ». Le montant de l’irrégularité s’élève alors à 35,8 millions de nos francs (35 834 767 FCFA). Et ce n’est pas tout. Loin s’en faut.

Même le Chef du Service des Finances de l’ULSHB a payé des indemnités aux stagiaires après l’expiration de la durée légale de stage. De l’examen des dossiers, il ressort que le Chef du Service des Finances a payé des indemnités à des jeunes diplômés en stage de qualification ou de perfectionnement au rectorat de l’ULSHB au-delà de la période réglementaire de 2 ans maximum. En effet, le rectorat maintient encore des jeunes diplômés, dont le stage a débuté en 2012, 2014 et 2015, selon les cas. Face à cette situation, le Conseil de l’Université a, au cours de sa 8ème session ordinaire, tenue le 5 mars 2020, rappelé que toute indemnité accordée aux stagiaires constitue une dépense inéligible et impossible à justifier. Par la même occasion, le Conseil a invité l’administration au respect strict de la réglementation qui régit l’accueil des stagiaires au sein des services publics (y compris les EPA), notamment en ce qui concerne la durée légale de ces stages.  Le montant des indemnités injustifiées payées aux stagiaires courant l’année 2018 s’élève à 945 000 FCFA. Toutefois, malgré la demande par mémo n°001, le Chef du Service des Finances n’a pas fourni à l’équipe de vérification les pièces et documents des paiements des indemnités pour les années 2019 et 2020.

Et comme si cela ne suffisait pas, le Chef du Service des Finances n’a pas appliqué des pénalités de retard sur des marchés. Cependant, les enquêteurs ont découvert qu’en 2019 et en 2020, le Chef du Service des Finances n’a pas appliqué les pénalités de retard sur onze marchés dont les réalisations ont accusé des retards allant jusqu’à 119 jours. Le montant total de l’irrégularité s’élève à 2,4 millions FCFA (2 421 708F).

<strong>La  preuve des épreuves </strong>

Le Chef du Service des Finances a payé la totalité d’un marché partiellement exécuté. Il ressort des enquêtes que sur la base d’une attestation de service fait établie par lui-même, il a payé la totalité d’un marché avant l’exécution complète des prestations. En effet, le marché n°20/ULSHB-SF2019 relatif à l’organisation et la mise en place de la comptabilité (volet 1) et l’installation des logiciels de comptabilité générale, de production des états de synthèse et de gestion des immobilisations (volet 2) au profit de l’ULSHB a été intégralement payé alors que les logiciels ne sont pas installés sur l’ordinateur de la Division Comptabilité générale. Le montant de l’irrégularité s’élève à 4,7 millions FCFA (4 720 000F).

Quant au Comptable-matières de l’ULSHB, il a réceptionné des matériels non conformes aux spécifications techniques des commandes. En effet, il a réceptionné sept (7) scanners de marque Canon, livrés par MAMA CONSTRUCTION, en lieu et place de sept (7) scanners HP scan jet 300 avec une résolution de 200 PPP ou plus. Le montant des scanners HP est de 1,6 millions FCFA TTC (1 610 700F).  De plus, sur les deux ordinateurs HP laptop 15-dy 1731 ms, livrés par « Établissement Loly et frères », pour un montant de 1 millions FCFA, le Comptable-matières a réceptionné un ordinateur non conforme. En effet, il a réceptionné un laptop Windows famille en lieu et place d’un laptop Windows PRO. Le montant de l’ordinateur livré non conforme est de 525 000 FCFA TTC.  Enfin, sur 240 livres livrés par NATALA SERVICE-PRESTATION, vingt-quatre (24) livres sont manquants.  Le montant total des irrégularités relatives à la réception des matériels non conformes s’élève à 2,8 millions de nos francs (2 827 200 FCFA).

Pour toutes ces irrégularités financières qui ont occasionné une perte sèche de plus de 191 millions FCFA (191 896 675F) à l’Université des Lettres et des Sciences Humaines de Bamako, en abrégé ULSHB, un sursaut national gagnerait à tenir compte de ces alertes suffisamment pertinentes dans le sens où il n’est pas rare d’entendre la population active se plaindre du niveau de nos étudiants. Avec un tel gâchis dans la gestion des ressources financières, ils sont condamnés à ne pas recevoir un enseignement de bonne qualité. Il s’agit là d’une perte à deux niveaux.

D’une part, l’État perd une quantité inestimable de ressources qui auraient pu servir à renforcer d’autres secteurs de développement prioritaires ; et d’autre part, l’avenir des futures générations se trouve hypothéqué par de tels comportements irresponsables dans la gestion des deniers publics.

À l’issue des travaux contradictoires ayant permis la prise en compte des observations de l’Université des Lettres et des Sciences Humaines de Bamako, le rapport définitif de la vérification au sein de cette entité étatique a été transmis à qui de droit. Toutefois, il est heureux de constater que, malgré tout, certains professeurs restent en marge de ces différents écarts.

Mais en attendant, les responsables des cas de fraude signalés à l’Université des Lettres et des Sciences Humaines de Bamako, sont clairement identifiés et ont fait l’objet de dénonciations du BVG au Procureur de la République qui appréciera la suite à donner au dossier. C’est dire qu’à l’ULSHB on ne dort plus que d’un demi-œil.

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rapport de vérification :  Le BVG envisage l’application des sanctions disciplinaires</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/rapport-de-verification-le-bvg-envisage-lapplication-des-sanctions-disciplinaires-2946900.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/rapport-de-verification-le-bvg-envisage-lapplication-des-sanctions-disciplinaires-2946900.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 06 Oct 2021 01:21:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le 28 septembre dernier, le Bureau du Vérificateur général a organisé un atelier d’échanges sur la problématique des mesures disciplinaires contre les mis en cause dans les rapports de vérification. Cette rencontre qui a regroupé plusieurs départements ministériels, de la justice, des services de vérification, entre autres, vise à aller à des sanctions disciplinaires relatives à des rapports de vérification.</em></strong>

&nbsp;

Dans le but de créer un cadre d’échanges sur la problématique de l’application des mesures disciplinaires contre les agents publics en cause dans les rapports de vérification, le Bureau du Vérificateur général a procédé, avec le soutien financier de Délégation de l’Union européenne, au lancement d’un atelier d’échanges. Etaient présents à cet atelier, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Madame le ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, et son Excellence l’ambassadeur, Chef de Délégation de l’Union européenne au Mali.

Ont pris également part à cet atelier, une quarantaine de participants venant de la Cour Suprême, du Pôle économique et financier, du Contrôle général des Services publics, du ministère du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, du ministère de la Refondation de l’Etat, du Tribunal administratif de Bamako, des Directions des Ressources humaines (DRH) sectoriels, de la Direction nationale de la Fonction publique et du Personnel, de la Direction nationale de la Fonction publique des Collectivités territoriales, de la Direction nationale de l'Administration de la Justice, de la Direction générale du Contentieux de l'Etat, de la Délégation de l’Union européenne, de la Confed et du BVG.

Programmé sur trois jours, cet atelier devrait permettre la mise en place d’une dynamique de concertation entre les services de contrôle, les autorités administratives et les autorités judiciaires en vue de faciliter l’application des sanctions disciplinaires, d’adresser un plaidoyer aux autorités dépositaires des pouvoirs de sanctions disciplinaires pour leur effectivité suite aux manquements des agents publics constatés par des missions de vérification et de renforcer les indicateurs d’évaluation du Mali sur les pratiques de la bonne gouvernance.

Prononçant son mot, l’ambassadeur, Chef de la Délégation de l’Union européenne, S.E.M. Bart Ouvry, a mis l’accent sur <em>« le précieux travail mené par le BVG qui, par le biais de ses vérifications financières, de conformité et de performance détecte des irrégularités et fournit des recommandations visant à corriger et à améliorer la gouvernance et la performance de la gestion publique au Mali ».</em>

Pour Mme Diawara Aoua Paule Diallo, ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, son département soutient activement la lutte contre la corruption et ne ménagera aucun effort pour que les sanctions disciplinaires soient d’une application stricte dans l’administration.

Quant au ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mahamadou Kassogué, il insistera sur le fait que <em>« les sanctions disciplinaires sont le pendant naturel des irrégularités administratives »</em> avant d’ajouter que <em>« la lutte contre la corruption fait partie des priorités du gouvernement, en témoignent les multiples saisines des départements ministériels alors que certains d’entre eux disposent de services de contrôle »</em>. <em>« C’est pourquoi aucune sanction, aucun sacrifice ne seraient de trop pour soutenir les activités du BVG dans la lutte contre la corruption ! »</em>, a-t-il conclu.

Prenant la parole, le Vérificateur général du Mali, Samba Alhamdou Baby a dit que<em> « les irrégularités administratives peuvent être le pendant de fautes administratives qui doivent être sanctionnées par les autorités habilitées, afin d’induire un comportement et des attitudes professionnelles exemplaires au sein des services et organismes publics. Cette corrélation entre fautes et sanctions (…) est au cœur du paradigme de la nouvelle gouvernance constituant le volet sensible sur lequel nous devrons travailler, enrichir la réflexion et envisager l’approche la plus adéquate pour redéfinir le devenir de notre Administration ». </em>

&nbsp;

<strong><em>Source: Com/BVG</em></strong>

&nbsp;

<strong>Université des lettres et des sciences humaines de Bamako : </strong>

<strong>Plus de 100 millions de F CFA à justifier, selon le BVG</strong>

&nbsp;

<strong><em>Sur les exercices 2018, 2019 et 2020, le Bureau du Vérificateur général (BVG) a décelé des irrégularités administratives et financières de 196 896 675 F CFA à l’Université des Lettres et des Sciences humaines de Bamako (ULSHB). </em></strong>

&nbsp;

Ce rapport de vérification publié la semaine dernière, est consécutif à une saisine relative au retard dans le paiement des heures supplémentaires et aux conditions inappropriées au niveau de l’ULSHB.

Les irrégularités constatées portent sur le paiement d’heures supplémentaires de cours, de travaux dirigés et pratiques non conformes pour un montant de 31 820 000 F CFA, la non retenue de 15 % au titre de l’IBIC pour un montant de 113 328 000 F CFA, la non tenue de l’impôt sur le revenu foncier (35 834 767 FCFA), le paiement irrégulier des indemnités aux stagiaires (945 000 F CFA), la non application des pénalités de retard sur des marchés (2 421 708 F CFA), le paiement d’un contrat partiellement exécuté (4 720 000 F CFA) et la réception des matériels non conformes (2 827 200 F CFA).

Les faits ont été portés à la connaissance du Pôle économique et financier de Bamako.

<strong>A D.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bureau du vérificateur général (BVG) : Cogito sur l&amp;apos;application des sanctions disciplinaires à la suite des rapports de vérification</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/bureau-du-verificateur-general-bvg-cogito-sur-lapplication-des-sanctions-disciplinaires-a-la-suite-des-rapports-de-verification-2946253.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/bureau-du-verificateur-general-bvg-cogito-sur-lapplication-des-sanctions-disciplinaires-a-la-suite-des-rapports-de-verification-2946253.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 02 Oct 2021 01:18:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le but de créer un cadre d'échanges sur la problématique de l'application des mesures disciplinaires contre les agents publics en cause dans les rapports de vérification, le Bureau du Vérificateur général a procédé, avec le soutien financier par la Délégation de l'Union européenne, au lancement 02 d'un atelier d'échanges. Etaient présents à cet atelier le ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, garde des Sceaux, Mme le ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, et l'ambassadeur-chef de Délégation de l'Union européenne au Mali.</em></strong>

Cet atelier, une quarantaine de participants venant de la Cour suprême, du Pôle économique et financier, du Contrôle général des services publics, du ministère du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, du ministère de la Refondation de l'Etat, du Tribunal administratif de Bamako, des directions des ressources humaines (DRH) sectoriels, de la direction nationale de la fonction publique et du personnel, de la direction nationale de la fonction publique des collectivités territoriales, de la direction nationale de l'administration de la justice, de la direction générale du contentieux de l'Etat, de la Délégation de l'Union Européenne, de la Confed et du BVG.

Programmé sur trois jours, cet atelier devrait permettre la mise en place d'une dynamique de concertation entre les services de contrôle, les autorités administratives et les autorités judiciaires en vue de faciliter l'application des sanctions disciplinaires, d'adresser un plaidoyer aux autorités dépositaires des pouvoirs de sanctions disciplinaires pour leur effectivité suite aux manquements des agents publics constatés par des missions de vérification et de renforcer les indicateurs d'évaluation du Mali sur les pratiques de la bonne gouvernance.

Prononçant son mot, l'ambassadeur-chef de Délégation de l'Union européenne, Bart Ouvry, a mis l'accent sur <em>"le précieux travail mené par le BVG qui, par le biais de ses vérifications financières, de conformité et de performance, détecte des irrégularités et fournit des recommandations visant à corriger et à améliorer la gouvernance et la performance de la gestion publique au Mali". </em>

Pour Mme Diawara Aoua Paule Diallo, ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, son département soutient activement la lutte contre la corruption et ne ménagerait aucun effort pour que les sanctions disciplinaires soient d'une application stricte dans l'administration.

Quant au ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, garde des Sceaux, Mahamadou Kassogué, il insistera sur le fait que <em>"les sanctions disciplinaires sont le pendant naturel des irrégularités administratives"</em>, avant d'ajouter que <em>"la lutte contre la corruption fait partie des priorités du gouvernement, en témoignent les multiples saisines des départements ministériels alors que certains d'entre eux disposent de services de contrôle".</em> <em>"C'est pourquoi aucune sanction, aucun sacrifice ne seraient de trop pour soutenir les activités du BVG dans la lutte contre la corruption !"</em>, a-t-il conclu.

Prenant la parole, le Vérificateur général du Mali, Samba Alhamdou Baby a dit que <em>"les irrégularités administratives peuvent être le pendant de fautes administratives qui doivent être sanctionnées par les autorités habilitées, afin d'induire un comportement et des attitudes professionnelles exemplaires au sein des services et organismes publics. </em>

<em>Cette corrélation entre fautes et sanctions (…) est au cœur du paradigme de la nouvelle gouvernance constituant le volet sensible sur lequel nous devrons travailler, enrichir la réflexion et envisager l'approche la plus adéquate pour redéfinir le devenir de notre administration".</em>

<strong>El Hadj A.B. H avec le BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rapport du BVG sur la gestion de l’université des lettres et des sciences humaines de Bamako (ULSHB) : Les irrégularités financières s’élèvent à 191 896 675 FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/rapport-du-bvg-sur-la-gestion-de-luniversite-des-lettres-et-des-sciences-humaines-de-bamako-ulshb-les-irregularites-financieres-selevent-a-191-896-675-fcfa-2946189.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/rapport-du-bvg-sur-la-gestion-de-luniversite-des-lettres-et-des-sciences-humaines-de-bamako-ulshb-les-irregularites-financieres-selevent-a-191-896-675-fcfa-2946189.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/02/ULSHBXXX.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 01 Oct 2021 01:21:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[L’ULSHB est une institution relativement jeune mais reste confrontée à des problèmes structurels inquiétants. La mission de vérification du Bureau du Vérificateur Général découle d’une saisine relative au retard dans le paiement des heures supplémentaires et aux conditions de travail inappropriées au niveau de l’ULSHB et a concerné ses exercices 2018, 2019 et 2020. Les constatations et recommandations issues de la présente vérification sont relatives aux irrégularités administratives et financières.

<strong>Irrégularités financières</strong>

TRANSMISSION ET DENONCIATION DE FAITS PAR LE VERIFICATEUR GENERAL AU PRESIDENT DE LA SECTION DES COMPTES DE LA COUR SUPREME ET AU PROCUREUR DE LA REPUBLIQUE PRES LE TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE LA COMMUNE III DU DISTRICT DE BAMAKO, CHARGE DU POLE ECONOMIQUE ET FINANCIER, RELATIVEMENT :

- au paiement d’heures supplémentaires de cours, de travaux dirigés et pratiques sur la base des AISF non conformes pour un montant de 31 820 000 FCFA ;

- à la non retenue de 15% au titre de l’IBIC pour un montant de 113 328 000 FCFA ;

- à la non retenue de l’impôt sur le revenu foncier pour un montant de 35 834 767 FCFA ;

- au paiement irrégulier des indemnités aux stagiaires pour un montant de 945 000 FCFA ;

- à la non application des pénalités de retard sur des marchés pour un montant de 2 421 708 FCFA ;

- au paiement d’un contrat partiellement exécuté pour un montant de 4 720 000 FCFA ;

- à la réception des matériels non conformes pour un montant de 2 827 200 FCFA.

DENONCIATION AU DIRECTEUR GENERAL DES IMPOTS, RELATIVEMENT :

- à la non retenue de 15% au titre de l’IBIC sur les heures supplémentaires des enseignants non permanents pour un montant de 113 328 000 FCFA ;

- à la non retenue de l’impôt sur le revenu foncier par l’ULSHB pour un montant de 35 834 767 FCFA.

<strong>Irrégularités administratives :</strong>

Plusieurs irrégularités administratives relevant des dysfonctionnements du contrôle interne ont été constatées. C’est pourquoi le Vérificateur a fait des recommandations.

<strong>Le Recteur</strong> de l’Université des Lettres et des Sciences Humaines de Bamako doit faire valider le manuel de procédures administratives, financières et comptables, veiller à la nomination d’un Régisseur d’avances et à l’effectivité des heures supplémentaires effectuées par les enseignants permanents et non permanents avant de procéder à leur paiement. Il doit, en outre, effectuer le paiement des heures supplémentaires à temps et soumettre toutes les questions à caractère académique, pédagogique ou scientifique à la délibération du Conseil de l’Université.

<strong>Le Chef du Service des Finances</strong> doit tenir la comptabilité générale et établir les Ordres de services avant le démarrage des travaux, respecter les règles de mise en concurrence des fournisseurs et respecter les clauses des marchés, mettre toutes les mentions obligatoires sur les marchés avant de les conclure. Il doit aussi veiller au choix des attributaires de marchés sur la base de la liste des fournisseurs, informer les fournisseurs non retenus du rejet de leur offre, procéder à la codification du matériel et prendre en compte les observations de la cellule de passation des marchés.

<strong>Le Régisseur de recettes</strong> doit payer sa caution et les <strong>doyens des facultés</strong> doivent respecter le plafond d’heures supplémentaires fixé par les conventions de soutien à la formation doctorale tandis que les Commissions d’ouverture des plis et d’évaluation des offres doivent veiller à la sélection des fournisseurs respectant tous les critères de qualification.

<strong>Source : BVG           </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le vérificateur général, Samba  A. Baby lors de la visite du premier ministre : &amp;quot;Nous avons transmis plus de 40 dossiers d&amp;apos;irrégularités financières à la Section des comptes de la Cour suprême&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/le-verificateur-general-samba-a-baby-lors-de-la-visite-du-premier-ministre-nous-avons-transmis-plus-de-40-dossiers-dirregularites-financieres-a-la-section-des-comptes-de-la-cour-supreme-2944425.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/le-verificateur-general-samba-a-baby-lors-de-la-visite-du-premier-ministre-nous-avons-transmis-plus-de-40-dossiers-dirregularites-financieres-a-la-section-des-comptes-de-la-cour-supreme-2944425.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/visite-PM-au-verificateur.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 18 Sep 2021 02:31:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>"Plus de 40 dénonciations de faits ont été adressées aux procureurs de la République chargés des Pôles Economiques  et Financiers de Bamako, de Kayes et de Mopti".</strong>

<strong><em>Depuis sa prise de fonction en avril 2018, le Vérificateur Général, Samba A. Baby, a mis en place une stratégie efficace, qui a apporté ses fruits dans le cadre de la lutte contre la corruption et la délinquance financière au Mali. Il s'agit de mettre un accent particulier sur la vérification de performance, le suivi des recommandations et l'évaluation des politiques publiques, sans occulter l'impérieuse nécessité de consolider les acquis des vérifications financières ou de conformité. Selon Samba A. Baby, le Bureau du Vérificateur Général a un pouvoir de dénonciation et de transmission aux autorités judiciaires des faits décelés lors des missions de vérification, qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière. Et sous le sceau de l'anonymat, le BVG peut se saisir, aves des indices concordants permettant d'enclencher des vérifications. Nous publions en intégralité le discours du Vérificateur Général, Samba A. Baby. </em></strong>

C'est avec un grand honneur et une grande fierté que nous vous accueillons ce matin dans les locaux du Bureau du Vérificateur Général. Votre présence en ces lieux est le témoignage de l'intérêt que le Gouvernement porte à nos travaux, mais également elle vient illustrer la place que vous accordez aux structures comme la nôtre, dont la vocation est le contrôle de la gestion des fonds publics et la promotion d'une meilleure gouvernance économique et financière.

Cette visite est, pour nous, un évènement à la fois inédit et emblématique. Inédit, parce qu'elle est la deuxième du genre que le Bureau a eu durant ses 19 ans d'exercice.  Emblématique, car elle traduit le lien étroit et la cohésion entre le Plan d'actions du Gouvernement de la transition et les actions quotidiennes que vous déployez sereinement face aux immenses défis auxquelles notre Nation est confrontée.

Je voudrais donc saisir cette merveilleuse occasion pour vous souhaiter la chaleureuse et cordiale bienvenue au Bureau et vous assurer de notre soutien indéfectible dans la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière.

Au mois d'avril 2018, à ma prise de fonction, j'ai fait le serment de placer, au cœur de ma vision stratégique, une plus grande ouverture et une meilleure collaboration avec l'ensemble des parties prenantes du Bureau du Vérificateur Général dont l'administration centrale que vous incarnez.

Cette vision stratégique met un accent particulier sur l'accompagnement des services publics dans le cadre des réformes en cours au niveau notamment des finances publiques. Ainsi, avions-nous mis un accent particulier sur la vérification de performance, le suivi des recommandations et l'évaluation des politiques publiques, sans occulter l'impérieuse nécessité de consolider les acquis des vérifications financières ou de conformité. Cette approche vise à encourager l'Administration publique à une plus grande rigueur et une meilleure performance dans la gestion publique. Elle vise également à intégrer les préoccupations des citoyens en élargissant l'éventail des informations qui doivent leur être fournies. Dans ce sens nous publions, en plus du rapport annuel, les rapports individuels de vérification sans les annexes et autres documents confidentiels, dans le strict respect des dispositions législatives, communautaires et nationales en la matière.

Cette vision prévoit également d'étroites relations de collaboration avec les autorités judiciaires et les acteurs de la Société civile. En effet, de par la loi, le Bureau a un pouvoir de dénonciation et de transmission aux autorités judiciaires des faits, décelés lors de missions de vérification, qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière. Ainsi, la transmission à la Section des comptes de la Cour suprême de plus de quarante dossiers d'irrégularités financières a permis à sa Chambre de la discipline budgétaire et financière d'être suffisamment opérationnelle. Parallèlement, plus de quarante dénonciations de faits ont été adressées aux procureurs de la République, chargé des Pôles Economiques et Financiers de Bamako, de Kayes et de Mopti.

Mais, au-delà de ces transmissions et dénonciations, des recommandations fortes ont été formulées, qui, si elles sont mises en œuvre, permettront à coup sûr d'améliorer substantiellement la gestion publique.

Nous avons également conçu les outils de l'évaluation des politiques publiques et conduit sur cette base la première évaluation de politique publique. Il s'agit de l'évaluation de la composante "santé et hygiène publique" du Prodess III qui sera suivie d'une deuxième, en cours d'exécution.

S'agissant des relations de collaboration avec les acteurs de la Société Civile, le Bureau a tissé un partenariat avec le Conseil National de la Société Civile en vue de partager les contenus des rapports de vérification au maximum de citoyens, notamment à travers les Comités de veille mis en place sur l'ensemble du territoire national.

Par ailleurs, compte tenu des horizons d'efficacité et d'efficience que nous scrutons relativement à la qualité de nos travaux, outre une réorganisation du Bureau, des actions de renforcement des compétences ont été entreprises depuis 2018.

Depuis un certain nombre d'années, le Bureau jouit d'une attention inédite des Partenaires Techniques et Financiers. En effet, la Coopération Canadienne, qui a toujours œuvré pour la consolidation des actions du Bureau, a décidé de nous accompagner à travers le Projet "Redevabilité Publique et Participation des Femmes au Mali", pour un montant de près de 10 millions de dollars canadiens, afin de cultiver notamment la synergie tripartite : Pôles Economiques et Financiers, Société Civile et Bureau du Vérificateur Général. Le Projet est actuellement dans sa quatrième et dernière année d'exécution.

En outre, nous avons signé avec la Délégation de l'Union Européenne un contrat de subvention de 250 000 Euros dans le cadre du 11ème Fonds Européen de Développement. Ce contrat tire également vers sa fin. Dans le même sillage, la Banque mondiale nous accompagne à travers le Projet Gouvernance du Secteur Minier et le Consortium Banque Mondiale, Pays-Bas, Agence Française de Développement et Suisse avec le Projet de Déploiement des Ressources de l'Etat pour l'Amélioration des Services et de Riposte Locale à la Covid (Pdreas) pour un montant de plus d'un milliard de francs CFA sur quatre ans. Enfin, les Pays-Bas ont décidé d'appuyer le Bureau pour un montant d'environ 230 millions de francs CFA pour une durée de douze (12) mois à travers un Arrangement, signé les 1er et 16 avril 2021.

Cependant, le Bureau du Vérificateur Général fait face à des défis majeurs qui ont fait l'objet d'une note soumise à votre haute attention.

Il s'agit entre autres :

- du retard dans l'adoption du projet de loi instituant le Vérificateur Général. La relecture de la loi instituant le Vérificateur Général pour corriger les faiblesses décelées et renforcer la gouvernance est en instance dans le circuit d'approbation du Gouvernement depuis novembre 2019 ;

- de l'insuffisance des équipes de vérification présentement au nombre de douze (12). Il serait souhaitable de ramener ce nombre à 20 équipes au regard des sollicitations croissantes émanant des citoyens, de la société civile et du Gouvernement ;

- la nécessité de revaloriser les traitements du personnel qui n'ont pas connu d'évolution de 2004 à nos jours. Cette situation s'est traduite par une baisse d'attractivité de certaines fonctions et une réduction progressive du nombre de d'experts de haut niveau postulant au cours des différents processus de recrutement.

La réponse appropriée à ces défis permettra de renforcer les capacités opérationnelles du Bureau dans l'accomplissement de ses missions.

Je voudrais, pour terminer, saluer ces citoyens qui, souvent, sous le sceau de l'anonymat nous saisissent avec des indices concordants permettant d'enclencher des vérifications. Je voudrais également remercier tous les Partenaires Techniques et Financiers qui accompagnent le Bureau du Vérificateur Général.

Je voudrais, enfin, vous réitérer mes vifs remerciements, remercier très sincèrement notre Gouvernement, pour l'appui constant qu'il nous a toujours apporté et vous rassurer de l'accompagnement du Bureau dans le cadre de la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière".

&nbsp;

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification de la gestion des fonds publics COVID&#45;19 : Irrégularités financières de 1 032 162 037 Fcfa Le Vérificateur général saisit la justice</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-de-la-gestion-des-fonds-publics-covid-19-irregularites-financieres-de-1-032-162-037-fcfa-le-verificateur-general-saisit-la-justice-2944411.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-de-la-gestion-des-fonds-publics-covid-19-irregularites-financieres-de-1-032-162-037-fcfa-le-verificateur-general-saisit-la-justice-2944411.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 18 Sep 2021 02:13:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Bureau du vérificateur général a procédé à la vérification de la gestion du Projet d'Intervention d'Urgence (PIU) Covid-19 pour s'assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de gestion. Les travaux de vérification ont porté sur l'examen des opérations de dépenses, de mobilisation de fonds et de trésorerie effectuées au cours de la période allant de l'entrée en vigueur du Projet, le 13 mai 2020, au 31 décembre 2020, soit huit mois. Des irrégularités administratives ont été constatées et ont fait l'objet de recommandations du Vérificateur général. Quant aux irrégularités financières, d'un montant total de 1 032 162 037 Fcfa, elles ont fait l'objet de dénonciation devant le président de la Section des comptes de la Cour suprême et le Procureur du pôle économique et financier du Tribunal de Grande instance de la commune III de Bamako.</em></strong>

Comme le rappelle le Bureau du Vérificateur Général (BVG) dans son rapport transmis aux autorités judiciaires pour toutes suites utiles, le 11 mars 2020, l'épidémie de Covid-19 est déclarée pandémie par l'OMS qui demande des mesures de protection essentielles pour prévenir la saturation des services de soins intensifs et renforcer l'hygiène préventive. Au Mali, les premiers cas de maladie à coronavirus 2019 (Covid-19) ont été signalés le 25 mars 2020 dans un contexte marqué par l'aggravation de la crise sécuritaire.

En avril 2020, le Gouvernement a proposé un plan de prévention et de réponse à la Covid-19 estimé à 34 milliards de FCFA (57 millions d'USD) afin de répondre à l'urgence sanitaire et limiter la contagion et pour atténuer l'impact socio-économique sur les couches vulnérables et les catégories socio-professionnelles les plus touchées par les mesures de prévention.

Au 15 juin 2020, le Mali comptait 1 860 cas de Covid-19, dont 104 décès, soit un taux de mortalité d'environ 5,60% contre une moyenne mondiale de 5,51%. Suite à ce bilan sanitaire alarmant, le Gouvernement a mis en place un ensemble de mesures telles que la fermeture de toutes les frontières aux voyageurs, un couvre-feu de deux semaines, l'interdiction des rassemblements de plus de 50 personnes et la fermeture des écoles dans tout le pays.

A la date du 21 avril 2021, sur un total de 13 246 cas de contamination recensés, on note 444 décès, soit un taux moyen de mortalité de 3,35 %, d'où une tendance à la baisse suite aux efforts consentis par le Gouvernement et ses partenaires dans la lutte contre cette pandémie de la Covid-19.

<strong>PROJET D'INTERVENTION D'URGENCE (PIU) COVID-19, </strong><strong>C'EST QUOI EXACTEMENT ?</strong>

Pour donner à son rapport toute la pertinence requise, le BVG a effectivement pris le soin de faire la présentation assez exhaustive de ce projet. Il rappelle que le Groupe de la Banque Mondiale a créé une facilité Covid-19 pour aider les pays en développement à mettre en place une réponse d'urgence afin de réduire les impacts de la pandémie. La facilité Covid-19 de la Banque Mondiale est une réponse coordonnée au niveau mondial, mise en œuvre par les pays en développement et principalement axée sur la réponse des systèmes de santé et un soutien en cas de perturbation économique et sociale. Le Projet d'Intervention d'Urgence Covid-19 au Mali qui s'inscrit dans ce cadre, est un programme du Gouvernement de la République du Mali qui vise à renforcer sa capacité à prévenir la pandémie Covid-19, à s'y préparer et à y répondre.

Le projet comporte trois composantes : d'abord la préparation et la réponse aux situations d'urgence Covid-19, ensuite l'amélioration de l'accès aux services de soins de santé et puis la gestion de la mise en œuvre, du suivi, de l'évaluation, et la coordination.

Compte tenu de la nature de la maladie, les bénéficiaires attendus du projet sont la population en général, et notamment les personnes infectées, les populations à risque, les personnes âgées et celles souffrant de maladies chroniques, le personnel médical et d'urgence, les installations médicales et de dépistage et les organismes de santé publique engagés dans la réponse à la Covid-19.

Le Projet d'Intervention d'Urgence Covid-19 au Mali est géré par un Comité de pilotage et une Unité de mise en œuvre du projet REDISSE III ou Unité de coordination du Projet (UCP). Il est placé sous la tutelle du Ministère de la Santé et des Affaires Sociales (MSAS) et logé au sein dudit Ministère.

L'Unité de coordination du projet s'occupe des aspects fiduciaires (gestion financière et passation de marchés), du suivi et de l'évaluation, de la production et de la gestion des connaissances, de la communication, du suivi et de la mise en œuvre des mesures de Sauvegarde Sociale et Environnementale. L'Accord de financement entre le Gouvernement du Mali et la Banque mondiale a été signé le 14 avril 2020 et est entré en vigueur un mois plus tard. La date de clôture du projet est prévue pour le 30 décembre 2022. D'un coût total de 25 800 000 Usd, il est entièrement financé par l'Association Internationale de Développement (IDA) à travers : un don d'un montant de 9 500 000 DTS (équivalant à 12 900 000 Usd) et un crédit d'un montant de 11 800 000 euros équivalant à 12 900 000 Usd.

Le projet dispose d'un personnel composé de : un coordinateur de projet, un spécialiste de la gestion financière, un comptable, un spécialiste des achats, un spécialiste du suivi et de l'évaluation, un spécialiste des communications, un spécialiste de l'environnement et un spécialiste de la protection sociale. Par ailleurs, le système comptable Syscohada utilisé dans les pays francophones de l'Afrique de l'Ouest est celui adopté pour le Projet. Le logiciel de comptabilité utilisé est un logiciel adapté à la gestion des projets. Il a été personnalisé pour prendre en charge la tenue des comptes du projet.

La Direction de la Pharmacie et du Médicament (DPM) a été désignée par le ministre chargé de la Santé pour la réception de tous les intrants acquis dans le cadre de la Covid-19. La DPM est l'organisme responsable de l'octroi de l'autorisation de mise sur le marché des médicaments. Elle effectue la surveillance et le contrôle des médicaments sur le marché en collaboration avec le Laboratoire National de la Santé (LNS). Elle intervient également en matière de contrôle des importations et des exportations des médicaments.

<strong>CONSTATS ET </strong><strong>RECOMMANDATIONS</strong>

Les constatations et recommandations issues de la présente vérification sont relatives aux irrégularités administratives et financières. L'exécution des opérations de gestion du PIU Covid-19, au titre de la période allant du 14 mai 2020 au 31 décembre 2020, présente des faiblesses en ce qui concerne les exigences de régularité et de sincérité des dépenses. Sa gestion repose, principalement, sur la passation de marché et la gestion de la trésorerie.

La vérification des huit premiers mois de la gestion du projet révèle des irrégularités liées au non-respect des procédures, à la non-justification des avances, à la non-production des états financiers semestriels et au payement des dépenses du projet sur les fonds REDISSE III pour plus de 5 milliards de Fcfa. Par ailleurs, sur les paiements effectués sur les fonds REDISSE III par l'UCP, le montant de 215 801 935 Fcfa n'a pas encore été justifié par les structures bénéficiaires. La première irrégularité financière, portant sur le payement intégral de marchés dont une partie des livrables n'a pas été réceptionnée, concerne deux marchés dont le montant total est de 2,295 milliards de Fcfa. La mauvaise application des dispositions d'enregistrement des contrats de marchés a privé l'Etat de 196,816 millions de Fcfa dont 37 741 877 Fcfa imputables aux services des impôts. Aussi, sur la gestion du compte bancaire tenu par l'UCP, des dépenses indues ont été relevées à hauteur de 7 189 500 Fcfa en plus des dépenses non justifiées de 21 937 930 Fcfa.

Le paradoxe est que l'UCP n'a pas ouvert de compte d'intérêt avec un fonds de 3,8 milliards de Fcfa alors que cela est encouragé par la banque à travers ses fiches-produits et même exigé par le manuel d'exécution du projet. Cet état de fait a empêché le PIU Covid-19 d'avoir un revenu financier semestriel de 73 018 159 Fcfa.

D'autre part, un nombre important d'intrants Covid-19 d'une valeur de 98,19 millions de Fcfa, sortis des magasins de la DPM, ne sont pas arrivés sur les sites de destination. La faiblesse du suivi dans l'acheminement des intrants Covid-19 à partir de la DPM expose le projet au risque de détournement, ce qui peut affecter l'efficacité de ses activités.

Enfin, certains intrants réceptionnés, d'un montant de 250 millions de Fcfa, n'ont pas de trace à la DPM.

La mise en œuvre des recommandations de cette vérification permettra au Projet d'améliorer ses ressources financières de plus de 100 millions de Fcfa par an, de moraliser davantage ses dépenses et de faire gagner à l'Etat des centaines de millions de recettes fiscales sur les marchés.

<strong>IRREGULARITES </strong><strong>ADMINISTRATIVES</strong>

Elles relèvent des dysfonctionnements du contrôle interne et se résument en ces points : l'Unité de Coordination du Projet n'a pas établi les états financiers Semestriels, a demandé le payement irrégulier des marchés Covid-19 sur les fonds d'un autre projet et a établi des contrats de marché irréguliers avec des fournisseurs.

S'y ajoutent que le représentant de la DFM du Ministère chargé de la Santé ne participe pas aux travaux de la commission de négociation des prix. La commission de réception du Projet a accepté des livraisons non conformes, l'Unité de Coordination du Projet n'a pas assuré un suivi régulier du fonctionnement de la caméra thermique de l'aéroport de Kayes Dag-Dag. Par ailleurs, le Comptable du Projet a effectué une mauvaise imputation Comptable.

Le BVG a constaté aussi que l'Unité de coordination du Projet a demandé le paiement d'un marché non entièrement exécuté. En outre, l'équipe de vérification a constaté que deux (2) contrats de marchés sont établis en anglais contrairement aux dispositions du Code des Marchés Publics. Il s'agit du contrat n°00011/C/2020/DGMP-DSP du 18 juin 2020 relatif à l'acquisition de 50 ventilateurs (respirateurs) et de 20 moniteurs, passé avec le fournisseur Général Electrique Medical Systems SCS et du contrat n°0044/C/2020/Dgmp-Dsp du 17 juillet 2020 relatif à la fourniture de produits de santé et services pour l'acquisition de 78 moniteurs et 78 défibrillateurs, passé avec le fournisseur Philips Medical Systems Nederland B.V.

L'établissement de contrats de marché dans une langue autre que le français, langue officielle du Mali, peut être source de problème d'interprétation en cas de litige lié à l'exécution du marché.

Il a été aussi constaté par le BVG que l'Unité de coordination du projet a conclu un marché avec le Bureau des Nations Unies pour les Services d'Appui aux Projets (Unops) le 25 juin 2020 qui a été payé le 1er juillet 2020 par la Banque Mondiale pour un montant de 3 497.259 USD (2 045 441 871 Fcfa) non encore totalement exécuté malgré la prorogation du délai initial.En effet, dans l'exécution du marché n°12/C/2020/Dgmp-Dsp du 25 juin 2020 pour la livraison de produits médicaux, il ressort que certains produits n'ont toujours pas été livrés à la date du 31 mars 2021 alors que le délai initial de livraison avait été fixé au 31 août 2020. Après la restitution des travaux de vérification par l'équipe à l'entité vérifiée, le 3 mai 2021, l'UCP a envoyé un deuxième avenant daté du 04 mars 2021 (établi lors de la mission) qui permet de modifier la liste et le nombre des équipements et d'étendre la durée au 30 juin 2021 alors que le marché a été passé par entente directe depuis un an pour une situation d'urgence.

<strong>RECOMMANDATIONS </strong>

<strong>RELATIVES AUX IRREGULARITES ADMINISTRATIVES</strong>

Le Coordinateur du PIU Covid-19 doit : veiller à la production régulière des états financiers semestriels ; s'assurer que les demandes de paiement des marchés Covid-19 sont faites exclusivement sur le fonds du Projet ; établir les contrats de marché en langue française uniquement ; s'assurer que le représentant de la DFM du Ministère chargé de la Santé participe aux travaux de la Commission de négociation des prix lorsque requis ; exiger du fournisseur de rendre fonctionnelle la caméra thermique de l'aéroport de Kayes ; s'assurer de l'exécution complète des marchés avant d'introduire toute demande de paiement.

La Commission de réception du Projet doit : procéder uniquement à des réceptions conformes aux spécifications techniques du marché. Le Spécialiste en Gestion Financière doit : produire les états financiers semestriels évoqués dans le Manuel d'exécution du Projet ; ne pas demander de paiement des marchés avant leur réalisation complète. Le comptable du Projet Covid-19 doit : régulariser les écritures du compte 471100 et éviter toute mauvaise imputation comptable. Le ministre chargé de la Santé doit : veiller à la présence des agents sanitaires, chargés de la surveillance des caméras thermiques, aux aéroports lors des jours de vols. Le directeur des Finances et du Matériel du Ministère chargé de la Santé doit : veiller à la participation de son représentant aux travaux de la commission de négociation des prix pour les marchés passés par entente directe.

<strong>IRREGULARITES FINANCIERES : 1 032 162 037 FCFA</strong>

Le montant total des irrégularités financières, ci-dessous, s'élève à 1 032 162 037 Fcfa.  Il s'agit de faits transmis et dénoncés par le Vérificateur général au président de la Section des comptes de la Cour suprême et au procureur de la République près le tribunal de grande instance de la commune III du district de Bamako, chargé du pôle économique et financier. Il s'agit : du payement intégral d'un marché non totalement exécuté pour un montant de 250 000 000 Fcfa ; payement de dépenses indues pour un montant de 7 189 500 Fcfa ; minoration des droits d'enregistrement des marchés et de la redevance de régulation pour un montant total de 36 094 612 Fcfa ; non-paiement des droits d'enregistrement et de la redevance de régulation sur des marchés pour un montant total de 159 074 461 Fcfa ; non-justification des avances pour un montant de 21 937 930 Fcfa ; non-mobilisation de la garantie bancaire d'un fournisseur défaillant pour un montant de 170 855 440 Fcfa ; non-ouverture d'un compte d'intérêt pour les fonds du Projet pour un montant de 73 018 159 Fcfa ; des avances non justifiées par les bénéficiaires pour un montant de 215 801 935 Fcfa ; des intrants non réceptionnés dans les régions de Kayes, Kita et Koulikoro pour un montant de 98 190 000 Fcfa.

<strong>                  Amadou Bamba NIANG</strong>]]> </content:encoded>
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<title>CCIM, OPAM, CSA, INPS, des hôpitaux et CS&#45;REF… sur la sellette : LE BVG constate 50 milliards de Fcfa d&amp;apos;irrégularités financières Dépense indue de 2 085 600 000 Fcfa au profit d&amp;apos;un opérateur économique</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/ccim-opam-csa-inps-des-hopitaux-et-cs-ref-sur-la-sellette-le-bvg-constate-50-milliards-de-fcfa-dirregularites-financieres-depense-indue-de-2-085-600-000-fcfa-au-profit-dun-operateur-2944417.html</link>
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<pubDate>Sat, 18 Sep 2021 01:22:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Mise à part la vérification de la gestion des fonds du projet d'intervention d'urgence Covid-19 qui a fait l'objet de recommandations et de dénonciations devant la justice, le Vérificateur Général a initié la vérification financière de la gestion des ressources de l'Etat utilisées dans le cadre de la lutte contre la Covid-19 au titre de l'exercice 2020. Les irrégularités financières, constatées et dénoncées devant la Section des comptes de la Cour suprême et le procureur chargé du Pôle économique et financier près le tribunal de Grande instance de la commune, dépassent 50 milliards de Fcfa.</em></strong>

Comme le rappelle si bien le Vérificateur général, en réponse à cette pandémie de la Covid-19, le Mali a adopté son premier plan gouvernemental de préparation et de riposte le 4 mars 2020 avec un financement de 3,3 milliards de Fcfa. Celui-ci a connu une première révision le 10 mars 2020 et a été porté à 5,1 milliards de Fcfa.

Au-delà de ce plan de riposte, précise le Vérificateur général, le Gouvernement a initié un ensemble de mesures destinées à atténuer les impacts socioéconomiques de la pandémie estimés à un montant révisable de 500 milliards de Fcfa. Les partenaires techniques et financiers ont également pris des initiatives visant à soutenir les plans du Gouvernement et activer leurs propres plans ou mécanismes spéciaux d'appuis multidimensionnels à la gestion de la riposte ainsi que la phase de relèvement post-pandémie. Ainsi, pour soutenir ces efforts, la redevabilité des acteurs a été reconnue comme un facteur déterminant dans la bonne gouvernance des structures chargées de la gestion des fonds Covid-19. Et c'est là où la mission de vérification initiée par le Vérificateur général pour voir clair dans la gestion des ressources de l'Etat utilisées dans le cadre de la lutte contre la Covid-19 au titre de l'exercice 2020, trouve tout son sens.

Rappelons que cette vérification financière de la gestion des ressources de l'Etat malien utilisées dans le cadre de la lutte contre la Covid-19 a pour but de s'assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de dépenses effectuées. Les travaux de vérification du BVG ont porté sur l'examen des opérations de dépenses, de gestion des intrants et équipements et de répartition des céréales au cours de l'exercice 2020 des fonds Covid-19. L'équipe de vérification a relevé des constatations et recommandations relativement aux irrégularités administratives et financières.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

Comme à l'accoutumée, les irrégularités administratives constatées, relevant des dysfonctionnements du système de contrôle interne, ont fait l'objet de recommandations du Bureau du Vérificateur général, lesquelles ont été adressées aux autorités concernées :  secrétaire général du Ministère des Maliens de l'Extérieur, DG de l'Opam, Commissaire à la Sécurité alimentaire, directeur régional de la Santé de Ségou, DG de l'hôpital de Ségou, directeur de la Pharmacie et des Médicaments et les gouverneurs des régions de Kayes et de Koulikoro.

<strong>Irrégularités financières dénoncées auprès de la justice dont </strong><strong>le montant total dépasse 50 milliards de Fcfa</strong>

Mais, pour les irrégularités financières dont le montant total dépasse 50 milliards de Fcfa, la justice a été saisie puisque, conformément à la loi, le Vérificateur général a procédé à leurs dénonciations auprès du président de la Section des comptes de la Cour suprême et du procureur de la République en charge du pôle économique et financier près le tribunal de Grande instance de la commune III de Bamako.

Ces irrégularités financières concernent : des marchés d'acquisition de masques par la Ccim sans contrat à hauteur de 9 462 500 000 Fcfa ; des droits d'enregistrement et redevance de régulation non exigés par la Ccim pour 378 087 500 Fcfa ; des montants non déposés dans les banques par le directeur général du Fonds de garantie du secteur privé, à hauteur de 6 500 000 000 Fcfa ; un montant non transféré par le Coordinateur du Projet Jigisemejiri pour un montant de 30 097 471 525 Fcfa ; des dépenses indues effectuées par le Coordinateur du Projet Jigisemejiri pour 25 200 000 Fcfa ; des dépenses indues effectuées par le Régisseur de la caisse d'avance du Ministère des Maliens de l'Extérieur à hauteur de 436 679 741 Fcfa ; une dépense indue au profit d'un opérateur économique ordonné par l'ex-ministre de l'Économie et des Finances et l'ex-ministre de l'Industrie et du Commerce pour un montant de 2 085 600 000 Fcfa ; des dépenses irrégulières du Régisseur d'avances du Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile pour un montant de 55 090 078 Fcfa.

<strong>Le Régisseur spécial d'avances de la Primature </strong><strong>doit répondre de 202 802 875 Fcfa </strong>

Ce n'est pas tout car il ne faut pas oublier : des surplus de facturation payés à l'Edm-sa sur la gratuité de consommation à hauteur de 760 177 650 Fcfa ; des dépenses non justifiées par le directeur administratif et financier et le Régisseur spécial d'avances de la Primature à hauteur de 202 802 875 Fcfa ; la minoration de droits d'enregistrement et de redevances de régulation par les agents des impôts sur des contrats conclus par l'Opam pour un montant de 27 381 557 Fcfa ; le paiement de contrats non enregistrés par le Pdg de l'Opam occasionnant une perte de recettes pour l'Etat de 20 727 000 Fcfa ; des dépenses indues effectuées par le directeur général de l'Insp à hauteur de 144 630 000 Fcfa ; des dépenses indues effectuées par les Médecins chef des CSRéf des Communes I, II, III, IV, V et VI du District de Bamako et leurs comptables pour un montant de 29 400 000 Fcfa.

A ce tableau déjà très sombre, il faut ajouter : des dépenses indues effectuées par directeur général de l'Hôpital du Mali à hauteur de 53 411 000 Fcfa ; des dépenses indues effectuées par le directeur général du CHU du Point G pour 24 320 800 Fcfa ; des dépenses indues effectuées par le directeur général du CHU Gabriel Touré pour 100 551 667 Fcfa ; des dépenses indues effectuées par le directeur général du Centre de recherche et de lutte contre la drépanocytose pour un montant de 3 900 000 Fcfa ; des dépenses indues effectuées par le directeur régional de la Santé de Kayes pour 4 810 000 Fcfa.

S'y ajoutent : l'utilisation irrégulière de pièces comptables pour justifier des dépenses de carburant et de gardiennage par le directeur général de l'Hôpital de Kayes à hauteur de 18 985 680 Fcfa ; des dépenses indues effectuées par le directeur de l'Hôpital de Kayes pour un montant de 21 156 000 Fcfa ; des dépenses indues effectuées par le Médecin-chef du CSRéf de Kayes et son comptable pour un montant de 1 080 000 Fcfa ; des dépenses indues effectuées par le Médecin-chef et son comptable du CSRéf de Kita pour un montant de 871 000 Fcfa ; des dépenses indues effectuées par la directrice régionale de la Santé de Koulikoro pour 15 484 003 Fcfa ; des dépenses indues effectuées par le Médecin-chef du CSRéf de Banamba pour 1 660 000 Fcfa ; des dépenses indues effectuées par le Médecin-Chef du CSRéf de Dioïla pour un montant de 1 900 000 Fcfa ; des dépenses indues effectuées par le Médecin-chef du CSRéf de Fana pour un montant de 1 500 000 Fcfa.

Comme autres irrégularités -et non des moindres- il y a : des dépenses indues effectuées par le Médecin-chef du CSRéf de Kalabancoro pour 3 270 000 Fcfa ; des dépenses indues effectuées par le Médecin-chef du CSRéf de Kati pour un montant de 1 490 000 Fcfa ; des dépenses indues effectuées par le directeur général du CHU Bocar Sall de Kati pour 88 953 387 Fcfa ; des dépenses indues effectuées par le Médecin-Chef du CSRéf de Kolokani pour 1 310 000 Fcfa ; des dépenses indues effectuées par le Médecin-chef du CSRéf de Koulikoro pour 1 040 000 Fcfa ; des dépenses indues effectuées par le directeur régional de la Santé de Ségou pour 6 299 460 Fcfa ; des dépenses indues effectuées par le directeur de l'Hôpital Nianankoro Fomba de Ségou pour 10 376 750 Fcfa ; des dépenses indues effectuées par le Médecin-chef du CSRéf de Niono pour un montant de 1 350 000 Fcfa ; des dépenses indues effectuées par le directeur régional de la Santé de Sikasso pour 4 422 627 Fcfa ; des dépenses indues effectuées par le directeur général de l'hôpital de Sikasso pour 9 346 180 Fcfa.

Ce n'est pas tout, puisqu'il faut ajouter à) la liste déjà longue : l'autorisation d'un payement irrégulier d'indemnités donnée par le directeur de l'hôpital de Sikasso pour un montant de 2 940 000 Fcfa ; des dépenses indues effectuées par le Médecin-chef du CSRéf de Sikasso pour un montant de 1 825 000 Fcfa ; l'utilisation irrégulière de Bon de caisse du Régisseur de la Direction régionale du Budget de Sikasso pour un montant de 12 233 362 Fcfa ; des dépenses indues effectuées par le Médecin-chef et le Gestionnaire du CSRéf de Koutiala pour 3 347 520 Fcfa ; des dépenses indues effectuées par le Médecin-chef du CSRéf de Bougouni pour 2 173 742 Fcfa ; des dépenses indues effectuées par le directeur général de l'hôpital de Mopti pour 24 335 000 Fcfa ; des dépenses indues effectuées par le Médecin-chef et le comptable du CSRéf d'Ansongo pour 228 000 Fcfa ; des dépenses indues effectuées par le Médecin-chef et le comptable du CSRéf Bourem pour 222 000 Fcfa ; des dépenses indues effectuées par le Médecin-chef et le comptable du CSRéf d'Almoustarat pour 228 000 Fcfa ; des dépenses indues effectuées par le directeur régional de la Santé de Tombouctou pour 5 925 000 Fcfa ; des dépenses indues effectuées par le Médecin-chef du Cscom d'Anderamboukane pour 1 800 000 Fcfa ; des dépenses indues effectuées par les directeurs régionaux de la Santé de Tombouctou et de Kidal pour un montant de 74 780 000 Fcfa.    <strong>                                                     </strong>

<strong> Amadou Bamba NIANG</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dr Choguel K. Maïga au bureau du vérificateur général (BVG) : &amp;quot;La lutte contre la corruption et la délinquance financière fait partie des engagements forts du président de la Transition&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/dr-choguel-k-maiga-au-bureau-du-verificateur-general-bvg-la-lutte-contre-la-corruption-et-la-delinquance-financiere-fait-partie-des-engagements-forts-du-president-de-la-transition-2944419.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 18 Sep 2021 01:11:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>"Les maillons essentiels de notre système de riposte  contre ce fléau sont les services de contrôle de l'Etat dont le BVG occupe une place de choix"</strong>

<strong><em>Lors de sa visite, lundi dernier, le Premier ministre Choguel K. Maïga a réitéré tout son soutien et son accompagnement au Bureau du Vérificateur Général (BVG)  dirigé aujourd'hui par Samba A. Baby. Selon le chef du Gouvernement,  la mauvaise gouvernance et la corruption ont atteint le cœur de l'Etat, et particulièrement ses deux organes vitaux : le système de sécurité et l'Ecole. Et, dira-t-il, le gouvernement compte beaucoup sur le Bureau du Vérificateur Général afin de lutter efficacement contre ce fléau. </em></strong>

Le Premier ministre, chef du Gouvernement, à la tête d'une délégation, a rendu visite lundi dernier au Vérificateur Général. Dans ses mots de bienvenue, le Vérificateur Général a indiqué que la présence du Dr Choguel Kokala Maïga en ces lieux est le témoignage de l'intérêt que le Gouvernement porte aux travaux du BVG et la place que celui-ci accorde au contrôle de la gestion des fonds publics et la promotion d'une meilleure gouvernance économique et financière.

Rappelant sa vision stratégique qui consiste à procéder à une plus grande ouverture et une meilleure collaboration avec l'ensemble des parties prenantes du BVG dont l'administration centrale et les autorités judiciaires, Samba Alhamdou Baby a mis l'accent sur la disponibilité du BVG à accompagner le Gouvernement dans la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière. Il a également noté certaines préoccupations majeures du Bureau, au nombre desquels, on peut citer le retard constaté dans l'adoption du projet de relecture de la loi instituant le Vérificateur Général, l'insuffisance des équipes de vérification, la nécessité de revaloriser les traitements du personnel qui n'ont pas connu d'évolution depuis 2004.

En retour, le Premier ministre a souligné que la mauvaise gouvernance et la corruption ont atteint le cœur de l'Etat, et particulièrement ses deux organes vitaux : le système de sécurité et l'Ecole.  Le système de sécurité constitue, à ses yeux, <em>"la colonne vertébrale"</em> de notre Nation. Car, <em>"sans sécurité, il n'y pas de vie !"</em>, a-t-il proclamé. L'école qui est <em>"le cerveau"</em> de notre nation, est, elle-aussi, atteinte et désorganisée à cause de la mauvaise gestion, a-t-il ajouté.

C'est pourquoi, dira-t-il : <em>"La lutte contre la corruption et la délinquance financière fait partie des engagements forts du président de la Transition. Ces engagements, nous les endossons en tant que gouvernement. C'est vous dire que nous sommes résolument engagés et déterminés, le gouvernement et nous-mêmes, à lutter de façon implacable contre ce fléau et, cela, à tous les niveaux. </em>

<em>Je sais que les maillons essentiels de notre système de riposte contre ce fléau sont les services de contrôle de l'Etat dont le BVG occupe une place de choix. C'est pourquoi, au nom du chef de l'Etat et de l'ensemble du gouvernement, mes propos doivent être perçus comme un message de total soutien et d'appui constant du gouvernement malien qui est engagé dans le sens de mettre le BVG en confiance pour qu'il puisse faire son travail en toute indépendance pour le bien de notre peuple. Notre peuple vous observe et place toute sa confiance en vous.  Soyeux assuré, Monsieur le Vérificateur Général, que le gouvernement œuvrera promptement à prendre les dispositions pour vous satisfaire dans la mesure de ses possibilités".</em> La cérémonie s'est terminée par la visite des locaux et une photo de famille.                                                                                                           <strong>Source BVG</strong>]]> </content:encoded>
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