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Voir la version complète : Regard des jeunes diplomes sans emploi sur le cinquatenaire



exso
19/09/2010, 21h25
Au Mali, nous en sommes aujourd’hui en 2010 sur le même point qu’en 1960 c’est-à-dire en quête d’un monde différent, meilleur, parce que débarrassé de la domination et l’exploitation de l’homme par l’homme qui assujettissent et avilissent tout être humain.

La poursuite et l’approfondissement par la bourgeoisie malienne de politiques néo-libérales dans des sociétés souvent disloquées par cinquante ans de développement mimétique et dépendant.

‘’Désinformée, instrumentalisée et déçue la jeunesse malienne en a plus qu’assez des discours démagogiques des élites sur des taux de croissance qui n’ont pas d’incidence sur leur situation. Rien de substantiel et de convaincant n’est fait en vue de relever le défi intellectuel, politique et éthique de l’élaboration d’un modèle économique qui profite d’abord à tous les Maliens et pas seulement à une poignée de privilégiés’’.

La confiscation de l’information sur ces enjeux et ces mécanismes, tout comme la désinformation qui consiste à présenter le système néo-libéral comme vertueux et incontournable sont des formes insidieuses de violation des droits des Maliens dont les femmes qui, à l’instar des jeunes, sont heurtés de plein fouet par les conséquences dramatiques des politiques néo-libérales.

A l’handicap de l’analphabétisme, s’est ajouté l’ignorance délibérément entretenue, par la bourgeoisie malienne, des enjeux macro économiques et géo-stratégiques dont la connaissance devrait faire de nous tous des citoyens-électeurs, capables de peser sur les décisions macro- économiques et d’exercer leur droit de contrôle sur les élus’’. Pendant que plusieurs de ces élus font usurpation de pouvoir à travers leurs prérogatives et aucune jérémiade contre la bourgeoisie malienne pendant 50 ans dans le domaine de l’économie, de l’information, de recrutement, de financement de projet, d’éducation, de lutte contre la corruption, la vraie démocratie, la vraie solidarité ne mettra les citoyens maliens à l’abri de la volonté unilatérale de la bourgeoisie malienne.

Prenons d’abord le Mali pour les 50 années à venir, car il faut que l’on se mette d’accord sur la conception que l’on doit avoir du devenir de ce Mali, ce qui ne signifie pas, dans notre esprit, que les opinions doivent être uniformes ; au contraire le pluralisme des idées permet de dégager une ligne générale.
Quel Mali voulons-nous pour demain ? Un Mali où une poignée de privilégiés écrasent ? Un Mali à l’image d’une pyramide avec au sommet la bourgeoisie et à la base les pauvres ? Un Mal où les citoyens entretiennent des relations réellement pacifiques, quelques soient leurs différences d’aujourd’hui, différence de couleur, de religion, différence dans le développement économique, différence de capacité ? Un Mali caractérisé par des frictions perpétuelles, par la tension permanente ? Un Mali qui risque de demeurer ce qu’il est aujourd’hui, un Mali divisé en deux : d’une part, celui des millions de maliens dominés et exploités et, d’autre part, celui d’une minorité qui jouisse des ressources du pays.
Donc le Mali de demain que l’on veut, doit être connu au moins dans l’imagination de ceux qui veulent se livrer à sa réalisation. Si les millions de maliens doivent continuer à constater qu’on les prend pour des multitudes insignifiantes et si la haute bourgeoisie malienne n’a pas la conscience requise pour transcender le particularisme, l’obscurantisme et tenir compte de son engagement, sa responsabilité et de ce qui le lie ou l’identifie aux autres, alors l’égoïsme s’installe dans certains de ses actes. Il en est ainsi à l’échelle des rapports entre les peuples et entre les nations et c’est pourquoi, même la volonté humaniste laisse à désirer. On dit qu’il faut aider tel pays. Mais c’est toujours avec un petit relent de paternalisme ou de pitié, alors que l’homme n’a pas besoin de cela. Il a besoin plutôt d’être considéré et surtout de la vraie solidarité. Pour cela adoptons des principes justes et témoignons de souplesse dans l’appréciation des situations particulières. Soyons surtout attentif à la nécessité de la vraie solidarité. Il ne faut pas avoir une conception mécanique de la solidarité au point de tourner le dos à ce que doit être la vraie solidarité. On peut bien appartenir à une alliance sans pourtant obéir aveuglement aux décisions, en ruinant l’intérêt national et en négligeant les obligations que nous impose l’universel. Ceux qui ne le comprennent pas aujourd’hui, le comprendront demain à leurs dépens, puisque les rapports entre deux hommes ne sont jamais figés. Il ne faut pas qu’une nation fige ce rapport avec d’autre partie du monde. Il faut sa pensée soit libératrice, universalisante, unificatrice.

Ibrahima MAHAMANE, Secrétaire Général du Mouvement des Diplômés sans Emplois du Mali.

foudkg
20/09/2010, 03h42
Je reprends juste les trois premières lignes . Quand tu viens dire " débarrassé de la domination et de l'exploitation de l'homme par l'homme ".............je ne peux pas etre d'accord avec toi .Tu sembles confondre esclavagisme et colonisation !!!!!!! Ce n'est pas la meme chose !
Je crois aussi que certains colons à l'époque avaient plus de consideration pour le malien que n'en a de nos jours une certaine bourgeoisie malienne !

manden
20/09/2010, 15h18
Je suis tout à fait d'accord avec vous Monsieur Ibrahima.

nanaMALI
20/09/2010, 15h24
http://flagcounter.com/count/Nsu/bg=FEFFFB/txt=FEFFFB/border=FEFFFB/columns=1/maxflags=1/viewers=3/labels=1.jpghttp://2.s01.flagcounter.com/count/Nsu/bg=FEFFFB/txt=FEFFFB/border=FEFFFB/columns=1/maxflags=1/viewers=3/labels=1.jpghttp://states.flagcounter.com/count/q0/bg=FEFFFB/txt=FEFFFB/border=FEFFFB/columns=1/maxflags=1/viewers=3/labels=1.jpg
bravo!!!

Ngolo
20/09/2010, 19h21
Au Mali, nous en sommes aujourd’hui en 2010 sur le même point qu’en 1960 c’est-à-dire en quête d’un monde différent, meilleur, parce que débarrassé de la domination et l’exploitation de l’homme par l’homme qui assujettissent et avilissent tout être humain.

La poursuite et l’approfondissement par la bourgeoisie malienne de politiques néo-libérales dans des sociétés souvent disloquées par cinquante ans de développement mimétique et dépendant.

‘’Désinformée, instrumentalisée et déçue la jeunesse malienne en a plus qu’assez des discours démagogiques des élites sur des taux de croissance qui n’ont pas d’incidence sur leur situation. Rien de substantiel et de convaincant n’est fait en vue de relever le défi intellectuel, politique et éthique de l’élaboration d’un modèle économique qui profite d’abord à tous les Maliens et pas seulement à une poignée de privilégiés’’.

La confiscation de l’information sur ces enjeux et ces mécanismes, tout comme la désinformation qui consiste à présenter le système néo-libéral comme vertueux et incontournable sont des formes insidieuses de violation des droits des Maliens dont les femmes qui, à l’instar des jeunes, sont heurtés de plein fouet par les conséquences dramatiques des politiques néo-libérales.

A l’handicap de l’analphabétisme, s’est ajouté l’ignorance délibérément entretenue, par la bourgeoisie malienne, des enjeux macro économiques et géo-stratégiques dont la connaissance devrait faire de nous tous des citoyens-électeurs, capables de peser sur les décisions macro- économiques et d’exercer leur droit de contrôle sur les élus’’. Pendant que plusieurs de ces élus font usurpation de pouvoir à travers leurs prérogatives et aucune jérémiade contre la bourgeoisie malienne pendant 50 ans dans le domaine de l’économie, de l’information, de recrutement, de financement de projet, d’éducation, de lutte contre la corruption, la vraie démocratie, la vraie solidarité ne mettra les citoyens maliens à l’abri de la volonté unilatérale de la bourgeoisie malienne.

Prenons d’abord le Mali pour les 50 années à venir, car il faut que l’on se mette d’accord sur la conception que l’on doit avoir du devenir de ce Mali, ce qui ne signifie pas, dans notre esprit, que les opinions doivent être uniformes ; au contraire le pluralisme des idées permet de dégager une ligne générale.
Quel Mali voulons-nous pour demain ? Un Mali où une poignée de privilégiés écrasent ? Un Mali à l’image d’une pyramide avec au sommet la bourgeoisie et à la base les pauvres ? Un Mal où les citoyens entretiennent des relations réellement pacifiques, quelques soient leurs différences d’aujourd’hui, différence de couleur, de religion, différence dans le développement économique, différence de capacité ? Un Mali caractérisé par des frictions perpétuelles, par la tension permanente ? Un Mali qui risque de demeurer ce qu’il est aujourd’hui, un Mali divisé en deux : d’une part, celui des millions de maliens dominés et exploités et, d’autre part, celui d’une minorité qui jouisse des ressources du pays.
Donc le Mali de demain que l’on veut, doit être connu au moins dans l’imagination de ceux qui veulent se livrer à sa réalisation. Si les millions de maliens doivent continuer à constater qu’on les prend pour des multitudes insignifiantes et si la haute bourgeoisie malienne n’a pas la conscience requise pour transcender le particularisme, l’obscurantisme et tenir compte de son engagement, sa responsabilité et de ce qui le lie ou l’identifie aux autres, alors l’égoïsme s’installe dans certains de ses actes. Il en est ainsi à l’échelle des rapports entre les peuples et entre les nations et c’est pourquoi, même la volonté humaniste laisse à désirer. On dit qu’il faut aider tel pays. Mais c’est toujours avec un petit relent de paternalisme ou de pitié, alors que l’homme n’a pas besoin de cela. Il a besoin plutôt d’être considéré et surtout de la vraie solidarité. Pour cela adoptons des principes justes et témoignons de souplesse dans l’appréciation des situations particulières. Soyons surtout attentif à la nécessité de la vraie solidarité. Il ne faut pas avoir une conception mécanique de la solidarité au point de tourner le dos à ce que doit être la vraie solidarité. On peut bien appartenir à une alliance sans pourtant obéir aveuglement aux décisions, en ruinant l’intérêt national et en négligeant les obligations que nous impose l’universel. Ceux qui ne le comprennent pas aujourd’hui, le comprendront demain à leurs dépens, puisque les rapports entre deux hommes ne sont jamais figés. Il ne faut pas qu’une nation fige ce rapport avec d’autre partie du monde. Il faut sa pensée soit libératrice, universalisante, unificatrice.

Ibrahima MAHAMANE, Secrétaire Général du Mouvement des Diplômés sans Emplois du Mali.

tes idées mon cher Mahamane est revolutionniste et je te comprend, je suis partant pour ton idée mais j'aimerai dire une chose à la jeunesse malienne, moi qui suis, je n'ai jamais voté pour cause aucun homme politique m'ai convaincu d'abords, car s'ils viennent pour leur campagne, ils n'amènent que des tee-short et des thés aucune idée pour le développement de ce pays, c'est la jeunesse malienne qui s'est mis dans cette condition, elle a scellé son avenir au depend des thés et des tee-short des politiques et quelques billets de FCFA, je crois que nous devons faire de ce 50tenaire un nouveau depart pour toutes les couches, oui l'argent est une source de motivation mais travaillons dur pour que dans 50 ans encore tout le monde parle du Mali que les politiques changent leur politique de gestion des ressources naturelles de ce pays, qu'ils changent leur politique de gestion des ressources humaines......je vais m'arrêter ici en disant vive un Mali prospère, un Mali où tout le monde travaille sans demagogie sans corruption. q'Allah aide le Mali et toutes les autres nations du monde.

foudkg
20/09/2010, 20h32
tes idées mon cher Mahamane est revolutionniste et je te comprend, je suis partant pour ton idée mais j'aimerai dire une chose à la jeunesse malienne, moi qui suis, je n'ai jamais voté pour cause aucun homme politique m'ai convaincu d'abords, car s'ils viennent pour leur campagne, ils n'amènent que des tee-short et des thés aucune idée pour le développement de ce pays, c'est la jeunesse malienne qui s'est mis dans cette condition, elle a scellé son avenir au depend des thés et des tee-short des politiques et quelques billets de FCFA, je crois que nous devons faire de ce 50tenaire un nouveau depart pour toutes les couches, oui l'argent est une source de motivation mais travaillons dur pour que dans 50 ans encore tout le monde parle du Mali que les politiques changent leur politique de gestion des ressources naturelles de ce pays, qu'ils changent leur politique de gestion des ressources humaines......je vais m'arrêter ici en disant vive un Mali prospère, un Mali où tout le monde travaille sans demagogie sans corruption. q'Allah aide le Mali et toutes les autres nations du monde.

C'est beau l'idealisme mais il ne faut pas non plus oublier de regarder la réalité en face :(

PANDORE
20/09/2010, 22h03
Ibrahima MAHAMANE, Secrétaire Général du Mouvement des Diplômés sans Emplois du Mali.

créer un mouvement des diplômés sans emplois, c'est génial comme idée... waw quelle inspiration...

ceci montre avec plus de clarté qu'il n'en faut le negativisme et le fatalisme des jeunes maliens.
Dites ce secretaire general si par coup de chance trouve un boulot, il demissionne?

VERIDIK
20/09/2010, 22h22
C'est beau l'idealisme mais il ne faut pas non plus oublier de regarder la réalité en face :(

Idéalisme tu parles!
Où est l'idée?

exso
25/09/2010, 23h31
mon ami que le bon Dieu entend tes prières, certe nous devons nous outillé pour mieux affronté ces 50 ans à venir tant du coté des comportement et une bonne volonté gouvernemental, car on na beau faire tant que nos dirigeant ne sont pas à la hauteur nous en resterons au point de depart....

exso
25/09/2010, 23h39
Je reprends juste les trois premières lignes . Quand tu viens dire " débarrassé de la domination et de l'exploitation de l'homme par l'homme ".............je ne peux pas etre d'accord avec toi .Tu sembles confondre esclavagisme et colonisation !!!!!!! Ce n'est pas la meme chose !
Je crois aussi que certains colons à l'époque avaient plus de consideration pour le malien que n'en a de nos jours une certaine bourgeoisie malienne !
je crois bien qu'on es sur la même longueur d'onde, juste montré la grivité de la chose donc de ce fait il me faut des mots qui qualifie le système comme on l'aperçoit dans le quotidien de tout malien

exso
25/09/2010, 23h44
créer un mouvement des diplômés sans emplois, c'est génial comme idée... waw quelle inspiration...

ceci montre avec plus de clarté qu'il n'en faut le negativisme et le fatalisme des jeunes maliens.
Dites ce secretaire general si par coup de chance trouve un boulot, il demissionne?
mon ami Pandore je crois bien que t'a raison, il faut savoir faire la part des chose, je suis le SG du mouvement ne veux pas dire que je travail pas, car j'ai toujours travaillé et je continue toujours à le faire......et celà ne dois pas m'empeché de dire ce qui es vrais dans ce pays si toute fois je suis conscient de mon devoir de citoyen.

PANDORE
27/09/2010, 19h07
mon ami Pandore je crois bien que t'a raison, il faut savoir faire la part des chose, je suis le SG du mouvement ne veux pas dire que je travail pas, car j'ai toujours travaillé et je continue toujours à le faire......et celà ne dois pas m'empeché de dire ce qui es vrais dans ce pays si toute fois je suis conscient de mon devoir de citoyen.

Vous êtes conscient de votre devoir de citoyen je vous le concède, mais prendre conscience d'un fait et vouloir résoudre le problème sans le moyen adéquat en est une autre.
Creer une association des sans emplois, personnellement m'inspire deux reflexion. La première, c'est que vous vous servez d'une occasion pour vous faire remarquer et engranger un certain type de profit. Et savoir que vous travailler me consolide dans ma position première, sans que je ne prenne en compte votre article sur le cinquantenaire.
Deuxièmement, cette association est l'expression même d'un manque d'ambition combiné d'avec une certaine culture de la faciliter.
je serai curieux de savoir l'objectif que vous avez pu mentionner dans vos statuts et reglements?

Je suis pour l'esprit militant, je suis pour une jeunesse réactive mais avant tout je defends un certain ordre dans l'action. Et hormis votre article sur le cinquantenaire que je n'ai pas pris la peine de lire, je crois que vous et votre association n'avez aucun fait d'armes, bien que je serai ravi de lire le contraire et preuves a l'appui.
exso, désolé de paraitre cru, mais je me dis que vous aviez mieux a faire que d'etre Secretaire d'une telle association.
Ma contribution: SONGEZ PLUTOT A CREER L'ASSOCIATION DES JEUNES DIPLOMES FUTURS ENTREPRENEURS, mettez vous au travail...:mad:

famaden
05/10/2010, 15h36
que dois-je faire pour mon pays
il m'a instruit, soigné, donné des infrastructures!
je veux plus ?
ah il ne peut plus ?
que je retrousse mes manches ?

sounjata
06/10/2010, 22h05
Au Mali, nous en sommes aujourd’hui en 2010 sur le même point qu’en 1960 c’est-à-dire en quête d’un monde différent, meilleur, parce que débarrassé de la domination et l’exploitation de l’homme par l’homme qui assujettissent et avilissent tout être humain.

La poursuite et l’approfondissement par la bourgeoisie malienne de politiques néo-libérales dans des sociétés souvent disloquées par cinquante ans de développement mimétique et dépendant.

‘’Désinformée, instrumentalisée et déçue la jeunesse malienne en a plus qu’assez des discours démagogiques des élites sur des taux de croissance qui n’ont pas d’incidence sur leur situation. Rien de substantiel et de convaincant n’est fait en vue de relever le défi intellectuel, politique et éthique de l’élaboration d’un modèle économique qui profite d’abord à tous les Maliens et pas seulement à une poignée de privilégiés’’.

La confiscation de l’information sur ces enjeux et ces mécanismes, tout comme la désinformation qui consiste à présenter le système néo-libéral comme vertueux et incontournable sont des formes insidieuses de violation des droits des Maliens dont les femmes qui, à l’instar des jeunes, sont heurtés de plein fouet par les conséquences dramatiques des politiques néo-libérales.

A l’handicap de l’analphabétisme, s’est ajouté l’ignorance délibérément entretenue, par la bourgeoisie malienne, des enjeux macro économiques et géo-stratégiques dont la connaissance devrait faire de nous tous des citoyens-électeurs, capables de peser sur les décisions macro- économiques et d’exercer leur droit de contrôle sur les élus’’. Pendant que plusieurs de ces élus font usurpation de pouvoir à travers leurs prérogatives et aucune jérémiade contre la bourgeoisie malienne pendant 50 ans dans le domaine de l’économie, de l’information, de recrutement, de financement de projet, d’éducation, de lutte contre la corruption, la vraie démocratie, la vraie solidarité ne mettra les citoyens maliens à l’abri de la volonté unilatérale de la bourgeoisie malienne.

Prenons d’abord le Mali pour les 50 années à venir, car il faut que l’on se mette d’accord sur la conception que l’on doit avoir du devenir de ce Mali, ce qui ne signifie pas, dans notre esprit, que les opinions doivent être uniformes ; au contraire le pluralisme des idées permet de dégager une ligne générale.
Quel Mali voulons-nous pour demain ? Un Mali où une poignée de privilégiés écrasent ? Un Mali à l’image d’une pyramide avec au sommet la bourgeoisie et à la base les pauvres ? Un Mal où les citoyens entretiennent des relations réellement pacifiques, quelques soient leurs différences d’aujourd’hui, différence de couleur, de religion, différence dans le développement économique, différence de capacité ? Un Mali caractérisé par des frictions perpétuelles, par la tension permanente ? Un Mali qui risque de demeurer ce qu’il est aujourd’hui, un Mali divisé en deux : d’une part, celui des millions de maliens dominés et exploités et, d’autre part, celui d’une minorité qui jouisse des ressources du pays.
Donc le Mali de demain que l’on veut, doit être connu au moins dans l’imagination de ceux qui veulent se livrer à sa réalisation. Si les millions de maliens doivent continuer à constater qu’on les prend pour des multitudes insignifiantes et si la haute bourgeoisie malienne n’a pas la conscience requise pour transcender le particularisme, l’obscurantisme et tenir compte de son engagement, sa responsabilité et de ce qui le lie ou l’identifie aux autres, alors l’égoïsme s’installe dans certains de ses actes. Il en est ainsi à l’échelle des rapports entre les peuples et entre les nations et c’est pourquoi, même la volonté humaniste laisse à désirer. On dit qu’il faut aider tel pays. Mais c’est toujours avec un petit relent de paternalisme ou de pitié, alors que l’homme n’a pas besoin de cela. Il a besoin plutôt d’être considéré et surtout de la vraie solidarité. Pour cela adoptons des principes justes et témoignons de souplesse dans l’appréciation des situations particulières. Soyons surtout attentif à la nécessité de la vraie solidarité. Il ne faut pas avoir une conception mécanique de la solidarité au point de tourner le dos à ce que doit être la vraie solidarité. On peut bien appartenir à une alliance sans pourtant obéir aveuglement aux décisions, en ruinant l’intérêt national et en négligeant les obligations que nous impose l’universel. Ceux qui ne le comprennent pas aujourd’hui, le comprendront demain à leurs dépens, puisque les rapports entre deux hommes ne sont jamais figés. Il ne faut pas qu’une nation fige ce rapport avec d’autre partie du monde. Il faut sa pensée soit libératrice, universalisante, unificatrice.

Ibrahima MAHAMANE, Secrétaire Général du Mouvement des Diplômés sans Emplois du Mali.
Bonjour Monsieur
Je te donne un conseil, si tu veux que ton theme soit bien actif necrit pas tout tout un livre comme tu viens de le faire. Exprime juste ton idée en quelques lignes et puis cest tout.

erosxyz
10/10/2010, 20h50
Vous êtes conscient de votre devoir de citoyen je vous le concède, mais prendre conscience d'un fait et vouloir résoudre le problème sans le moyen adéquat en est une autre.
Creer une association des sans emplois, personnellement m'inspire deux reflexion. La première, c'est que vous vous servez d'une occasion pour vous faire remarquer et engranger un certain type de profit. Et savoir que vous travailler me consolide dans ma position première, sans que je ne prenne en compte votre article sur le cinquantenaire.
Deuxièmement, cette association est l'expression même d'un manque d'ambition combiné d'avec une certaine culture de la faciliter.
je serai curieux de savoir l'objectif que vous avez pu mentionner dans vos statuts et reglements?

Je suis pour l'esprit militant, je suis pour une jeunesse réactive mais avant tout je defends un certain ordre dans l'action. Et hormis votre article sur le cinquantenaire que je n'ai pas pris la peine de lire, je crois que vous et votre association n'avez aucun fait d'armes, bien que je serai ravi de lire le contraire et preuves a l'appui.
exso, désolé de paraitre cru, mais je me dis que vous aviez mieux a faire que d'etre Secretaire d'une telle association.
Ma contribution: SONGEZ PLUTOT A CREER L'ASSOCIATION DES JEUNES DIPLOMES FUTURS ENTREPRENEURS, mettez vous au travail...:mad:

Je rejoins entièrement Pandore.

J'ai trouve le nom aussi assez surprenant pour une association qui veut poser des actions concrètes.

Entreprendre, comme le laisse entendre Pandore (enfin je pense), est l'une des solutions les plus réalistes qui puissent etre.

Le Mali fait partie du monde, et n'evoluera jamais sans. D'autres pays l'ont peut-etre compris. Et la, c'est mon analyse personnelle.