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Voir la version complète : ATT très spécial lors du Sommet Extraordinaire de la Cedeao sur la Côte d’Ivoire



sega
19/10/2006, 12h40
C’est à 11 heures précises, le vendredi 6 octobre 2006 que le Président Obasanjo, devant l’ensemble des Chefs d’Etats et journalistes présents, fait son discours de bienvenue. Le Président Tandja, Président en exercice de la CEDEAO annonce les couleurs. Il s’agit, déclare-t-il, de trouver une solution de sortie de crise courageuse. Paris est plutôt satisfait du ton de la déclaration du Président Tandja. Puis suit un huis clos des Chefs d’Etat que les services secrets ne rateront pas d’une seule minute. Sous le coup de 21 heures, le sommet de la Cedeao prend fin. L’ambassadeur de France au Nigeria, Yves Gaudel peut conclure dans un message crypté à l’attention de la Rue Monsieur et de l’Élysée que « Le sommet a accouché d’une Souris. Le Président Amadou Toumani Touré du Mali en porte l’entière responsabilité. »


Le Président ATT, pour une fois, et à la surprise générale est prolixe. Il prendra à sept reprises la parole au cours de la concertation. Et à chaque fois, il estime inacceptable toutes les mesures vigoureuses envisagées à l’encontre du Régime d’Abidjan. Il va jusqu’à déclarer que Laurent Gbagbo est un Président élu comme tous. Qu’il tient son mandat du seul peuple souverain de Côte d’Ivoire et non de la CEDEAO, qui martèle-t-il n’a aucune compétence pour le déchoir d’un tel piédestal. Ses pairs lui rappellent avec raison que le mandat constitutionnel de Laurent Gbagbo a expiré depuis le 31 octobre 2005, comme s’il l’ignorait. Qu’à cela ne tienne !

- Suggère t-on de faire de Laurent Gbagbo un chef d’Etat protocolaire ? ATT s’y oppose farouchement et avec une rare virulence. Ce par principe argue t’il ! Son pays tout comme la Côte d’Ivoire seraient régis par le système Présidentialiste.

- A peine a-t-on évoqué la suspension de la constitution ivoirienne ? Piqué au vif ATT manque de s’étouffer. Il est criminel d’imaginer commente t’il un pays sans constitution. Lui indique t’on la possibilité de l’adoption d’un acte constitutionnel le temps de la transition ? ATT ne décolère pas.

Il ne se laisse pas démonter !

Notons toutefois qu’il se bat tant et si bien, aidé des autres dévots du chef de l’Etat ivoirien, tous à sa rescousse, qu’ils finissent par neutraliser la réunion, édulcorant et diluant ainsi les sérieuses recommandations de ce sommet pourtant si attendu. L’échec est cuisant. ATT en est responsable

Mais comment en est-on arrivé là ? Revenons quelques mois en arrière.




L’ARGENT : LE SEUL CREDO D’ATT

Courant du mois de Février 2006. Paris est alerté. Le Président ATT s’active à la préparation des futures élections Présidentielles au Mali. Il compte briguer un second mandat. Mais les moyens lui font défaut. ATT a besoin d’argent, beaucoup d’argent surtout au terme d’un mandat terne ponctué de plusieurs soubresauts. Une crise acridienne provocant une crise alimentaire aigue. Une inflation galopante sans précédent. Le tout couronné par une rébellion touarègue dans le nord du pays. Le bilan est plus calamiteux que reluisant et les perspectives nébuleuses. Les élections sont dispendieuses au Mali et le pays est pauvre. Il s’ouvre à des conseillers très influents.

C’est le déclenchement de la course à la recherche d’argent et d’alliances. Un de ses conseillers bien connu au Mali se rend à Paris dans la ferme intention de trouver des sources de financement conséquent. Après moult péripéties et tractations, une âme charitable lui conseille le contact d’Albert Bourgi, bien connu dans le milieu de la presse africaine sur la place de Paris. Une sorte de mécène de la plume. Albert, frère aîné des Bourgi, est un ami très proche de Laurent Gbagbo. Il a mis toute son intelligence, son énergie et sa plume au service du régime d’Abidjan. Rendez-vous est pris au restaurant chinois DIEPP, dans le 8ème arrondissement de Paris. Autour de plats chinois les deux hommes se mettent d’accord. Albert Bourgi doit convaincre Laurent Gbagbo de financer la campagne électorale d’ATT. Quelques jours plus tard, investi de la mission que l’on sait, Bougi se rend à Abidjan. Il sait la tâche difficile mais pas impossible. C’est sans surprise que Gbagbo oppose un refus catégorique. Il se dit trahi par ATT qu’il avait déjà soutenu et financé lors de la dernière élection Présidentielle du Mali. Il insiste sur le soutien que ATT apporte aux rebelles du Nord. Il révèle à Bourgi qu’un des rebelles repentis du nom d’AB dit «le Lion», qui séjourne actuellement au Bénin avec le Sergent Coulibaly Ibrahim dit IB, a avoué bien de choses à un de ses guides spirituels : le pasteur Koré Moïse. AB affirme être l’auteur de la casse de la Bceao de Man. Une bonne partie de cette somme aurait servi à financer certaines activités d’ATT. Les fonds étaient acheminés par le truchement de l’ancien patron de la sécurité d’Etat Malienne le Colonel Cissoko. En contrepartie la protection de l’Etat Malien lui était garantie. Aujourd’hui AB dénonce la cupidité des autorités Maliennes qui ont fini par le ruiner et le contraindre à quitter le pays. Il a naturellement échoué dans les bras d’IB, un autre bénéficiaire de la manne de la casse de la Bceao de Man.

Laurent Gbagbo est amer. Il n’arrête pas de traiter ATT de plaisantin et de faux c. !



LE DEAL

Mais Albert Bourgi a de l’entregent. A force d’insistance et de persuasion, il finit par obtenir de Laurent Gbagbo qu’il use de ruse. Bourgi lui fait bien comprendre qu’il y a grand intérêt à conclure un deal. Le mandat accordé, par la communauté internationale, arrivant à échéance sous peu, il est urgent d’avoir des alliés au sein de la Cedeao dont il n’ignore point la tenace hostilité. Gbagbo fini par se laisser attendrir. Après quelques coups de fil entre Abidjan et Bamako, l’affaire est conclue. Laurent Gbagbo est d’accord sur deux points :




- financer la campagne d’ATT à hauteur de 5 millions de dollars.

- se démarquer de Ibrahim Boubacar Kéita (IBK), actuel Président du parlement malien et potentiel adversaire d’ATT à l’élection Présidentielle.



De son côté, ATT s’engage à combattre la rébellion et l’opposition politique ivoirienne et à mettre le Mali dans une offensive diplomatique en faveur de Gbagbo.




Mais cette fois-ci, Gbagbo exige des garanties. Il veut constater les prémices du soutien d’ATT avant de délier la bourse. De toutes les façons, Albert Bourgi est satisfait. Sa mission est un succès. Il retourne sur Paris, non sans avoir bénéficié des largesses de son hôte.

La première valise de dollars est convoyée à Bamako au mont Koulouba via Mlle Sophie maîtresse attitrée de Laurent Gbagbo et représentante de la compagnie ivoirienne Air Ivoire à Bamako. Certaines mauvaises langues affirment que cette dame doit sa nomination à son teint d’ébène, à ses formes arrondies et à un certain savoir-faire.

dangroba
19/10/2006, 19h10
Comment avez vous obtenu ces informations?

le-pont
20/10/2006, 06h08
Il a lu le journal !

Maliweb n'est pas qu'un forum, c'est aussi la reférence de l'information sur le Mali.
Alors va lire d'abord les journaux, et défoule toi ensuite sur le forum.

Toutes mes félicitations et un grand MERCI à Maliweb, à son Equipe
çe mérite une Majuscule

Tonton Le-Pont

pilex
20/10/2006, 09h03
Comment avez vous obtenu ces informations?

C'est aussi à la une de l'actualité africaine, et dans tous les journaux. Peut même dans le prochain numero Jeune Afrique il y aura une page speciale sur ça.

Iscoul1
15/05/2007, 14h00
je pense qu'ATT est necessaire pour nous faute d'avoir eu un homme idéal, pragmatique et patriotique pour notre chère patrie.