Baisse des prix de la viande : Un ouf de soulagement pour les ménages
Selon le nouveau barème communiqué par l’Association des bouchers du Mali, le kilogramme de viande de mouton passe de 5.000 à 4.500 Fcfa, soit une diminution de 500 Fcfa. Celui du bœuf sans os est vendu à 3.750 Fcfa contre 4.000 Fcfa auparavant. La viande de bœuf avec os passe de 3.500 à 3.250 Fcfa le kilogramme
Depuis le lundi 19 octobre, une baisse des prix est annoncée par l’Association des bouchers du Mali, tandis que le ministère de l’Industrie et du Commerce multiplie les initiatives pour inscrire cette tendance dans la durée. Une bouffée d’oxygène pour les ménagères, longtemps contraintes de revoir leurs dépenses face à la flambée des prix.
Selon le nouveau barème communiqué par l’Association des bouchers du Mali, le kilogramme de viande de mouton passe de 5000 à 4.500 Fcfa, soit une diminution de 500 Fcfa. Celui du bœuf sans os est vendu à 3.750 Fcfa contre 4.000 Fcfa auparavant. La viande de bœuf avec os passe de 3.500 à 3.250 Fcfa le kilogramme. Ces tarifs sont annoncés comme applicables sur l’ensemble du territoire national. Cette baisse est déjà accueillie favorablement par des ménagères, qui espèrent voir leur pouvoir d’achat respirer après une longue période de difficultés. Si la diminution reste encore à consolider, elle nourrit l’espoir de retrouver plus facilement ce produit essentiel dans les assiettes familiales.
Au-delà de cette annonce, le gouvernement entend agir sur les causes profondes de la cherté. Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a présidé, le lundi 19 octobre, la troisième réunion de concertation avec les acteurs de la filière bétail-viande. Cette rencontre s’inscrit dans la continuité du dialogue engagé pour améliorer l’approvisionnement des marchés et faire reculer durablement les prix.
Le ministre reste convaincu qu’une baisse plus marquée interviendra dans les prochains jours. À cet effet, plusieurs dispositions sont envisagées ou inscrites dans un plan d’actions concerté. Parmi elles, figure la suspension de l’exportation du bétail sur pied pour une période pouvant aller jusqu’à six mois renouvelables, avec une levée de la mesure lorsque les prix de la viande auront retrouvé un niveau acceptable et stable.
L’ouverture progressive de marchés à bétail dans plusieurs localités, notamment Nara, Niono, Konna, Tonka et Léré, ainsi que dans les environs de Bamako, doit également faciliter la disponibilité des animaux et leur acheminement vers les centres de consommation. Le plan d’actions prévoit en outre des mesures contre les tracasseries routières, l’amélioration des conditions de transport et de commercialisation et le renforcement durable de la production fourragère. Autant de leviers destinés à réduire les contraintes qui pèsent sur la chaîne d’approvisionnement et, par conséquent, sur le prix payé par le consommateur.
Cette dynamique intervient après l’instauration, il y a environ une semaine, d’une réunion hebdomadaire de concertation à l’initiative du ministre. L’objectif est de maintenir la pression sur les différents acteurs, d’évaluer les avancées et de rechercher des réponses concrètes à une préoccupation quotidienne des populations.
Toutefois, entre les prix annoncés et ceux effectivement pratiqués sur les étals, la vigilance reste de mise. L’application du nouveau barème et la pérennité de la baisse seront déterminantes pour que les ménages bénéficient réellement des efforts engagés. Car, une diminution affichée ne suffit pas : encore faut-il qu’elle se ressente dans les marchés et les marmites.
Mariam A. TRAORÉ
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