Trafic transfrontalier de cocaïne et blanchiment d’argent : La filiale Bamako via Dakar décapitée

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103 capsules de cocaïne pour un poids total de 2kg, des billets d’euros, de dollars us, des billets de franc CFA et guinéen, des cartes de crédit, plusieurs numéros de compte bancaire à Bamako et à l’extérieur, 12 passeports et des cartes d’identité civile de différents pays africains, américains et européens, un véhicule de marque Renault Laguna, le tout a été saisi sur deux narcotrafiquants internationaux, le 30 janvier dernier. Avec cet exploit, le commissaire divisionnaire de police Mamoudou Baka Sissoko, chargé du 6e arrondissement et sa redoutable brigade de recherche viennent de pulvériser le record jamais réalisé dans l’histoire de la lutte anti-drogue de cette catégorie au Mali.

Deux narcotrafiquants nigérians arrêtés avec de la cocaïne et de l’agent blanchi par la police du 6e arrondissement à Bamako

C’est un honnête citoyen qui a fait lever le lièvre. Convaincu que les deux narcotrafiquants étrangers constituent un véritable danger pour les populations de Bamako, l’informateur fortement imprégné des activités des deux hommes, saisit l’inspecteur de police Ibrahima Maïga, chef de la brigade de recherche du 6e arrondissement. A ce dernier, il décrit les deux suspects et leur tanière sise à Boulkassoumbougou-Kouloubilenni en Commune I du district de Bamako. Le policier informe aussitôt son chef hiérarchique, le commissaire divisionnaire de police Mamoudou Baka Sissoko. Sur le champ, ce dernier lui ordonne de mobiliser tous ses éléments pour traquer les marchands de la mort où qu’ils se trouvent dans le district.

Tout travail cessant, vers 10 heures, l’inspecteur de police Ibrahima Maïga et ses léopards se transportent à Boulkassoumbougou-Kouloubilenni au domicile des deux suspects. Mais, ces derniers s’étaient déjà rendus en ville pour leurs affaires. Qu’à cela ne tienne, les policiers campent discrètement sur les lieux jusqu’aux environs de 18 heures, heure à laquelle les deux oiseaux pointent leur nez. A peine ont-ils franchi le seuil de leur porte que les policiers font irruption dans leur maison pour les mettre aux arrêts. Des grosses sueurs commencent à tomber du front des deux hommes quand les intrus de policiers se sont mis à fouiller dans tous les coins et recoins de leur tanière.

Les visiteurs découvrent un colis pesant plus de 100 millions

L’inspecteur de police Ibrahima Maïga et ses éléments ne sont pas des policiers qui reculent devant l’adversité. Comme en mission de déminage, ils fouinent tous les coins suspects de la villa qu’occupent les narcotrafiquants. La chance aidant, ils tombent sur un colis qu’ils saisissent pour les besoins de l’enquête. Après vérification sur place, il s’est avéré que le fameux colis était constitué de capsules contenant une poudre blanchâtre suspecte. Dans la cour, ils tombent sur une voiture de marque Renault Laguna, immatriculé N-4733-MD qu’ils utilisent uniquement la nuit.

Cette découverte écorche la curiosité des policiers. Ils poursuivent alors leur fouille au cours de laquelle ils découvrent plusieurs autres objets de nature à intéresser leur enquête. Fouillés à corps, ils sont trouvés en possession des billets de banque composés 600 billets de 100 euros, 35 billets de 50 euros, 2 billets de 200 euros, 1 billet de 500 euros, 2 billets de 50 dollars us, 10 billets de 10.000FCFA et 9 billets de 5000FCFA. L’horizon s’assombrit sur le duo, l’espoir s’amenuise de plus en plus. Vu la gravité des faits pour lesquels ils ont été arrêtés, les suspects prient leurs poursuivants et le divisionnaire de police Mamoudou Baka Sissoko, assisté de son adjoint, le commissaire principal de police Bréhima Diakité, de « négocier ».Ils leur proposent plusieurs dizaines de millions pour soigner le mal d’argent qui fait gripper actuellement plus d’un Malien.

Sans compter avec l’inflexibilité de leurs interlocuteurs qui s’interdisent de tronquer leur dignité contre des objets, précieux soient-ils. Le divisionnaire de police instruit à son chef de la brigade de recherche de poursuivre son enquête jusqu’aux plus petites ramifications du réseau.

Kabako du 09-02-07

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