Les Méfaits de l''Immigration Clandestine : Des Maliens d’Espagne témoignent

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Décourager les jeunes Maliens d’entreprendre toute initiative d’immigration clandestine vers l’Europe, tel était l’objet d’une conférence-débat ayant pour thème «Immigration clandestine en Europe, faits et réalités vécus par les Africains» organisée le jeudi dernier par l’Association des Maliens résidant en Espagne.

Cette conférence, tenue dans la grande cour de l’Institut national de formation des travailleurs sociaux sis à l’Hippodrome, a drainé de nombreux étudiants et professeurs autour du directeur de l’institut, le professeur Sidiki Traoré et Moussa Sidibé, le principal conférencier et président de l’association des Maliens résidant en Espagne. Celui-ci était accompagné, pour la circonstance, des membres de l’ambassade d’Espagne au Mali et certains membres de l’Association.

Appuyé dans ses propos par la projection d’images sur les conditions de vie de nos compatriote en Espagne, Moussa Sidibé soulignera que ceux qui vont en Europe dans des situations irrégulières ne nous disent pas la vérité sur leurs conditions de vie : «ils rentrent en Europe de façon tout à fait pénible, frauduleuse, d’autres sont ainsi interceptés et internés dans les centres pour une durée de 40 jours où ils sont mis à la disposition du juge qui, à son tour, leur ouvre des dossiers d’expulsion.

Ce qui leur interdit l’entrée en Espagne et dans les pays Schengen des immigrants de 3 à 10 ans». Certains, à en croire le conférencier, peuvent passer 5 à 10 ans au Maroc à la recherche de pistes d’entrée. La plupart d’entre eux sont refoulés. Ceux qui parviennent à entrer sont confrontés à des difficultés d’emploi : «Comme la loi interdit d’employer les-sans-papiers, les employeurs profitent de cette situation en octroyant des salaires de misère à nos compatriotes dont la situation n’a rien à envier à l’esclavagisme, l’exploitation de l’homme par homme».

Pour lui, les Maliens résidant ici n’ont rien à envier à leurs compatriotes en Espagne ou dans d’autres pays européens. «Privés de leurs droits de leurs us et coutumes, nos compatriotes ne sont pas mieux logés, mieux payés que nous et la plupart d’entre eux déçus par leurs conditions deviennent fous» a-t-il témoigné.

Kassoum Théra

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