Ousmane Issoufi Maïga : « Bientôt, Soumaila Cissé sera avec nous »

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L’enlèvement de Soumaila Cissé, député de l’opposition malienne et président du parti Union pour la république et la démocratie (URD), était le sujet de l’émission hebdomadaire de RFI le « Débat africain ». C’était ce dimanche 14 juin 2020.

Ousmane Issoufi Maïga, directeur de la Cellule de la crise chargée de la libération de Soumaila Cissé ; Me Demba Traoré, chargé de communication de  l’URD ; Makan Koné, directeur de publication du journal Nouvelle libération ; et Kabiné Komara, ancien premier ministre de la Guinée Gonakry, étaient les invités du « Débat africain » de ce dimanche 14 juin 2020. Au cœur de cette discussion, la problématique d’enlèvement ou de la libération de l’honorable Soumaila Cissé.

« Chaque jour qui passe est une éternité » pour les proches de Soumaila Cissé, fait savoir Me Demba Traoré. Cet ancien député précise que le quotidien de la famille, des membres du parti du député de Niafunké est partagé entre peur, tristesse et angoisse. Selon le chargé à la communication de ce parti d’opposition, les rapts sont permanents au Mali voire en Afrique. Mais le cas de Soumaila est exceptionnel. « Nous ne sommes pas habitués à des rapts sans revendications », déplore-t-il avant de souligner qu’après plus de deux mois, les ravisseurs de ce candidat malheureux à plusieurs élections présidentielles ne sont pas connus. « Aucune revendication, aucune demande de rançon » n’a été faite. Toutefois, il rassure que le maire de Koumaira, Amadou Kalossi, enlevé puis relaxer, alors qu’il partait négocier la libération de Soumaila, a rassuré que Soumi Champion se porte bien. Cela sans l’avoir vu.

Au lendemain de l’enlèvement de Soumaila Cissé, une Cellule de crise a été mise en place pour négocier sa libération. Makan Koné dénonce la manière dont cette cellule a été mise en place. À l’en croire, elle est composée de hauts fonctionnaires qui ne maitrisent pas le terrain. Outre cela, « on ne peut pas chercher Soumaila Cissé à Bamako », estime notre confrère Koné. Ce dont Makan craint, c’est la possibilité que Soumaila ne soit même plus sur le territoire malien parce que c’est un otage assez convoité. Makan part jusqu’à remettre en doute la compétence des membres de cette Cellule de crise dans le dénouement de cette situation.

« La mobilisation est totale », rassure Issoufi Maiga. Pour répondre à Makan Koné, il souligne que sa cellule ne travaille pas uniquement à Bamako. Des contacts sont établis un peu partout dans le pays, avec tout genre de personnes sur le terrain, afin de retrouver rapidement ce député, fait-il comprendre. Il va plus loin en donnant plus de détails. À l’en croire, des contacts ont été établis avec des supposés ravisseurs et des assurances ont été reçues que l’honorable est bien traité. Toutefois, il confirme les dits de Me Demba Traoré : « Nous ne connaissons pas ses ravisseurs ». Cette méconnaissance des ravisseurs ne rassure nullement Me Demba Traoré : « Le silence de ses ravisseurs nous bascule dans plusieurs imaginations. »

Quant à savoir s’il s’agit d’un enlèvement politique, le chargé à la communication de l’URD estime que vu la circonstance et le moment de l’enlèvement, on pourrait croire qu’il y a des mainsinvisibles. Ce qui le réconforte dans cette position, c’est le fait que Soumaila Cissé ait reçu des assurances de la part du gouvernement ainsi que de la MINUSMA que tous les candidats pouvaient battre campagne sans difficulté.

Pour sa part, Kabine Komagara appelle à une condamnation, partout en Afrique, de cet enlèvement particulier. Il demande que des actions de grande envergure soient menées sur le plan continental en faveur de la libération du chef de file de l’opposition malienne.

« Nous osons croire que bientôt Soumaila Cissé sera de retour parmi nous », rassure le directeur de la Cellule de crise, Ousmane Issoufi Maiga.

Togola

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