ATT- Tiébilé : Le mercure monte, monte…

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Le fossé se creuse de plus en plus entre le président du Parti pour la renaissance nationale (Parena) Tiébilé Dramé et le président de la République, Amadou Toumani Touré.

A l’origine de la soudaine montée de mercure entre les deux hommes, un rapport du Contrôle général d’Etat publié en septembre 2006 épingle le bélier en chef pour sa gestion à la tête du Comité national d’organisation du Sommet Afrique -France. Le Parena dénonce une machination politique mais n’était pas au bout de ses surprises. La Casca publie aussi son rapport annuel.

Qui jette le président du Parena en pâture. Ce qui suscita encore une fois une levée de boucliers le mercredi dernier de la part du Comité directeur de son parti, sous la houlette du brillant avocat et non moins secrétaire général, Me Amidou Diabaté. De son côté, Tiébilé boude le 24è Sommet Afrique-France de Cannes qui s’est ouvert hier, invité semble-t-il qu’il était par le chef de l’Etat.

D’un revers de la main, Me Diabaté a balayé toutes les accusations formulées contre le président Tiébilé Dramé. Pour lui, c’est une façon de jeter leur président ‘’aux chiens’’.

Revenant sur le rapport du Contrôle général d’Etat, Amidou Diabaté a déclaré que le rapport remis à Tiébilé Dramé est différent de celui envoyé au président de la République. Il y’ a une différence fondamentale entre les deux documents pourtant signés par les mêmes contrôleurs (Daouda Coulibaly, Sidi Kanouté, Abdou S Coulibaly Mme Vita Irène). Tout en exhibant les deux documents contradictoires, Me Diabaté dénonce un tripatouillage. Le Contrôle général d’Etat connaît un grave dysfonctionnement, car il n’a pas besoin d’aller à la présidence pour saisir la justice, a t-il dit. Pour lui, l’envoi du document à la présidence renvoie à des préoccupations politiques.

Le Secrétaire général s’est insurgé contre la Casca en ces termes : «La Casca nous donne au moins l’occasion d’expliciter certains points qui mettent en évidence la machination politique et l’acharnement à vouloir trouver faute là où il n’y en a point.».

Il estime que les pratiques du Contrôle général d’Etat des services publics et de la Casca rappellent celles des polices politiques de sinistre mémoire et représentent un instrument de chantage politique et d’humiliation des cadres de notre pays au service du président Amadou Toumani Touré. Avant de demander sa dissolution au profit du renforcement des pouvoirs du Vérificateur général et de la Cour des Comptes.

Faut-il dire que la guerre est désormais ouverte entre le pouvoir et le parti du bélier blanc ?

La dernière conséquence en date est le refus de Tiébilé Dramé de faire partie de la délégation présidentielle qui participe au 24è Sommet Afrique-France qui se tient depuis hier à Cannes en France.

Alhassane H Maïga

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