France-A-Fric : Tiébilé Dramé a t –il mangé ?

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Pinochet n’a rien d’un gnome politique et il ne s’arrête pas à des considérations politiciennes lorsque des « vedettes » de la scène politique sont impliquées dans des affaires sales. Lui, immédiatement jette le pavé dans la mare aux crabes.

Qui dirait qu’Ousmane Yssoufi Maïga, premier  ministre de son  état, est un technicien froid et calculateur ? Tout au contraire, c’est un passionné du service public et il n’entend pas faire place nette aux prédateurs patentés de la République et autres vampires suceurs de la sueur et du sang du peuple. Lorsque lui est parvenu le sulfureux et fracassant dossier de la gestion du sommet Afrique-France, il n’a pas hésité  une seconde à le transmettre à qui de droit.

Les hauts cris de la gente « parénaise » et des sieurs Tiébilé  (l’accusé), Prêt Pour la Révolution, le fracassant  porte- parole et de Diabaté, ex ministre de la justice  qui a retrouvé, à l’occasion, ses accents  d’avocat- défenseur, n’y ont rien fait.

Le dossier concernant le présidentiable Tiébilé est devant le procureur de la république. Pourquoi n’y a-t-il pas eu une gestion politique de cette affaire ? On aurait pu chercher à préserver la réputation et la dignité de l’ancien ministre des zones arides et semi-arides,  au moment où on cherchait à étoffer la mouvance présidentielle par des appuis solides. Tiébilé et son Paréna,  vêtus de probité candide, forts d’une excellente réputation technocratique et enveloppés de confiance,  devaient constituer avec l’Adema, un maillon fort, du soutien présidentiel.

Le Bélier du Parena : Blanc comme nègre

Las ! Ou fort heureusement, Pinochet a sévi. Avec la manière qu’on lui connaît. La morale est sauve, l’affaire carabinée va suivre son cours. Le rapport de vérification des fonds alloués à Tiébilé Dramé pour organiser le 23ème sommet Afrique  France, stigmatise : « Le dépassement du plafond des crédits autorisés en novembre 2005 créant des factures impayées d’un montant de 643. 412. 896. F CFA, ces dépenses ont été exécutées sans l’autorisation du Directeur administratif et financier de la primature, Ordonnateur du budget ;

– L’existence de factures non accompagnées  d’attestation de services faits, pour un montant de 353.914.234 FCFA ;
– La passation de 24 marchés pour un montant total de 5.604.413. 311 FCFA  sur lesquels 2.147.307.150FCFA restent à payer ;
– Des matériels manquants à l’inventaire évalués à  34.892.770 F CFA ;
– L’impossibilité pour la mission de déterminer le solde théorique en raison de la non tenue du livre journal de causse. »

Oui ou non Pinochet a-t-il eu raison de faire saisir la justice pour tout cet argent du contribuable malien évaporé dans la nature ?
Mais que nous soyons pendus si l’on retrouve un jour l’ombre de cette fortune disparue, comme par enchantement.

Nazo De Nazareth

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