Moins fort avec l’Argentine qu’avec le Barça: le faux procès fait à Messi
L’homme a tous les pouvoirs. Même celui de faire libérer un otage à la simple évocation de son nom. Dans la famille tarte à la crème, c’est pourtant l’une des préférées de la confrérie des experts, ce milieu aux humeurs prévisibles et binaires, où les idoles du jour sont exécutées le lendemain.
Il faut aussi se remémorer que la Pulga a joué 53 matches en moyenne par saison en club depuis 2008 et que les tournois de sélections se jouent en juin/juillet, quand les organismes crient : repos ! Comment lui en vouloir d’être moins décisif au terme d’une saison fabuleuse (triplé C1 / Liga / Coupe du Roi) avec le Barça, dont il a joué 57 des 60 matches, étant impliqué sur 85 buts ?
Poursuivons le débat d’experts. L’on y fait toujours comme si le foot de sélection était le sommet du jeu mais on sait bien, au fond, que ce n’est plus comme avant. Avant, une équipe nationale était composée en toute logique des meilleurs joueurs des meilleurs clubs de chaque pays. Puis vinrent par vagues l’arrêt Bosman, l’extension du format de la Ligue des Champions, l’envolée exponentielle des droits TV, la mutation des stades en machines à cash… Jusqu’à transformer les plus grands clubs en Best Of des meilleures sélections nationales, inversant de facto la hiérarchie. L’affaire est valable pour le Real, le Bayern, Chelsea, City, le PSG. Et aussi pour le Barça. Surtout pour le Barça. Regardez le onze barcelonais en finale de la dernière Ligue des Champions face à la Juventus (3-1) : quatre Espagnols, deux Brésiliens, deux Argentins, un Croate, un Uruguayen, un Allemand. Soyons réalistes : le Barça (et sa MSN à 122 buts la saison) est aujourd’hui infiniment plus fort que l’équipe d’Argentine ou n’importe quelle sélection, y compris la Mannschaft allemande ou la Roja espagnole. Et le niveau de la Ligue des Champions, infiniment supérieur à n’importe quel match entre sélections, Coupe du monde inclue.A 28 ans (il les a fêtés le 24 juin), Lionel Messi symbolise cette mutation mieux que personne, à son corps défendant. Arrivé à 13 ans à la Masia, il a passé plus de temps dans sa vie en Catalogne que dans son pays natal. Sans le traitement aux hormones de croissance payé depuis son adolescence par le FC Barcelone, il ne serait même pas joueur de foot, aujourd’hui, encore moins le capitaine de l’Argentine.
Quelle est votre réaction ?
Like
0
Je kiff pas
0
Je kiff
0
Drôle
0
Ouah
0
Triste
0
Hmmm
0
Commentaires (2)
-
Kinguiranke
(110)
-
Nfp
(87)
-
Kankan
(53)
-
Sissoko
(30)
-
Citoyen du monde
(21)