20 janvier : L’Armée Malienne au-delà du folklore… Et si l’on se disait la vérité !

24 Jan 2018 - 00:16
Mis à jour: 9 ans
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20 janvier :  L’Armée Malienne au-delà du folklore… Et si l’on se disait la vérité !
FAMa
Qu’ils sont beaux et martiaux dans leurs uniformes flambants neufs, avec leurs pas cadencés et fière allure lors du défilé du 20 janvier, fête anniversaire ! Derrière l’apparence, se cache hélas la triste réalité du soldat malien. Réalité à l’origine des échecs ! Disons-le tout de suite : nulle intention de dénigrer, rabaisser ou démoraliser !  Mais plutôt, fidèle à notre ligne, contribuer à arrêter le mensonge et la félonie.  Une précision loin d’être inopportune. Et pour cause. Il est désormais de notoriété dans notre pays que toute remarque désobligeante, quand bien même fondée sur notre armée, soit vite assimilée à une forfaiture de l’ennemi tapi à l’intérieur. Trop facile ! Nous nous refusons de subir ce concept n’ayant en vérité de but, que de faire taire les critiques objectives dans l’intention manifeste de laisser libre cours aux véritables ennemis autant bien de l’intérieur que de l’extérieur ! Nous disons Non ! Où est donc l’Armée du Peuple ? Jadis, le Mali pouvait se targuer d’avoir une «Armée du Peuple» ! Les deux entités se confondaient en effet l’une à l’autre au point que l’étranger ne voyait la moindre différence. Harmonie et symbiose étaient de mise ! Après tout, une armée respectable et respectueuse tire son essence et quintessence du Peuple auquel elle émane et retourne indubitablement. Ce concept est primordial à la victoire et à la stabilité du pays pour avoir plusieurs fois fait ses preuves à travers le monde. L’histoire nous enseigne en effet que l’actuel Vietnam (et bien d’autres pays) doit sa victoire sur les plus «grandes puissances militaires du monde» grâce à l’apport inestimable du peuple. Lors de ces conflits, l’ouvrier de chantier, le maître d’école, l’ingénieur de l’Usine, le médecin, le paysan, l’éleveur, tous, et même la prostituée de nuit, devenait soldat à l’occasion, chacun ayant un rôle et mission spécifique à jouer. Le principe n’est pas nouveau au Mali. Jadis, le guerrier n’était autre que le «donzo» qui, en temps de paix, retournait à ses traditionnelles activités économiques (paysans, éleveurs, commerçants, tisserands etc.). Fort heureusement, l’Armée malienne s’en souvient encore au point d’intégrer le «Donzo» dans son schéma de défense. Mais seulement, de manière théorique ! L’esprit de corps, désormais plus important que l’esprit Dans les faits, il existe aujourd’hui, un large fossé entre le soldat malien et son frère concitoyen d’en face. L’un ne semble plus reconnaître en l’autre. Et rien n’est malheureusement entrepris en vue de rapprocher les courbes et tendances. Et le concept impacte négativement sur toute l’entité ! La preuve : Le frère biologique reste tel à condition qu’il porte le même béret. Autrement, il devient un compagnon d’arme auquel il faudra se méfier puisque n’appartenant pas au même groupe. Pour tout dire, la notion d’une armée du peuple où tous sont frères a littéralement disparu au Mali. A l’interne, les clivages liés à la couleur du béret ont tendance à diviser davantage. Et les politique en profitent allègrement juste pour asseoir leur pouvoir et influence. Ce, au dépend du peuple qui en pâtit puisque subissant de plein fouet les conséquences de la guéguerre !  «La guerre des Bérets» est là pour nous le rappeler. Toute chose de nature à favoriser l’ennemi. Et souvenez-vous : la percée des groupes armés hostiles est survenue en pleine déconfiture de l’Armée malienne. Une gouvernance chaotique De nombreux scandales portant sur les détournements de fonds, primes et autres avantages du soldat malien ne constituent finalement qu’un secret de polichinelle au Mali. L’attestent, les rapports de vérifications et de contrôle, mais hélas, sans suite ! Des politiques véreux, souvent en complicité avec une hiérarchie indélicate, s’arrogent tous les droits du malheureux soldat se trouvant loin sur la ligne de défense. Il arrive même quelques fois, que l’infortuné soit envoyé à une mission à l’issue incertaine juste dans le but de profiter de ses droits. Un acte criminel, soit dit en passant ! Fort heureusement ! De nouvelles mesures correctives (loi d’orientation militaire) viennent aujourd’hui redresser le tort. Pour autant, il nous est plusieurs fois revenu que la liste des soldats devant être récompensés pour acte de bravoure a été modifiée dans le seul but d’y introduire des protégés ou d’éliminer des quidams. Comment, dans ce contexte, maintenir le moral de la troupe ? Là aussi, la loi du mérite prônée par la nouvelle loi d’orientation militaire a d’ores et déjà commencé à changer la donne. L’on n’est, cependant pas encore sorti de l’auberge. Ne vous est-il, plusieurs fois arrivé d’être désespérés de voir nos soldats en faction quelque part, nullement concentrés, voire plutôt négligents pendant leur tour de garde, arme abandonnée, tenue incorrecte, etc. ?   Bien sûr que oui ! Nulle intention pour nous d’encourager la médiocrité ou pis, d’en faire l’apologie ! Nous condamnons cette attitude indigne du soldat ! Pour autant, comment peut-on en arriver là ? Nous ne révélons aucun secret en affirmant ici que pour des raisons d’efficacité, le temps de faction pour une sentinelle par exemple, est limité. Il se compte très souvent en heure. Celui des opérations, varie selon la nature de la mission, le théâtre des opérations, la menace, etc. Cette mesure s’explique : le corps humain a tout simplement ses limites. Au-delà d’un cycle (durée), les fonctions physiques et cognitives d’un être humain même supérieur, sont durement affectées. La cognition est le terme scientifique désignant l'ensemble des processus mentaux se rapportant à la fonction humaine de la connaissance, à la mémoire, au langage, au raisonnement, l'apprentissage, l'intelligence, la résolution de problème, la prise de décision, la perception ou l'attention…  Le concept est scientifiquement prouvé. Aucun doute là-dessus ! Le mensonge et ses corollaires ! En maintenant donc un soldat au-delà de ses capacités humaines dans une même posture, mission et dans un environnement souvent hostiles, il risque tout simplement de craquer et du coup, exposer ses camarades, faire échouer toute la mission, voire pire. Le récent cas de la quarantaine de gendarmes arrêtés vendredi dernier pour «désertion» est très illustrateur. Ces éléments, appartiennent pourtant à la Force d’action rapide de la gendarmerie (FARDGEND) créée en septembre 2017, dans le cadre de la lutte anti-terroriste. En clair, ils sont censés bien formés et endurants. Mais, le corps humain a bien ses limites. Vrai ! Leur séjour dans un environnement hostile a été prolongé de 3 mois ; aussi, les conditions de maintien n’ont pas suivi. La preuve que même «l’homo-Superior» que ces soldats sont censés être (allusion faite à l’homo-sapiens), a bien des limites. Hélas, l’on sait que les éléments sont très souvent maintenus en poste rien que pour leurs primes. Il arrive en effet de faire faire des missions dévolues à une unité de 20 personnes pour une durée 5 jours, par seulement 5 éléments sur la même période. Mais dans la comptabilité, l’on ne tient compte que des 20 éléments théoriquement et faussement déployés. Si le subterfuge permet de détourner quelques milliers de Francs, CFA, il expose cependant tout le pays. Et il y a plus grave : l’on s’abstient souvent de manière délibérée de fournir à l’administration, le nombre exact de morts et blessés évacués du théâtre des opérations. Et savez-vous pourquoi ? Afin de bénéficier des primes journalières d’alimentation (PJA) des victimes. En déclarant officiellement leur évacuation pour cause de mort ou blessure, les droits et avantages des intéressés, sont de facto supprimés ou réaffectés. Il faut donc, théoriquement les maintenir en vie, aptes et au même poste. Mais les conséquences de la triche ne se font généralement pas attendre. L’effectif ainsi réduit et non-compensé est susceptible de devenir une cible facile pour l’ennemi. Au-delà donc du folklore annuel chaque 20 janvier, il s’agit de corriger les injustices et imperfections, et surtout, mettre le soldat au centre des préoccupations. Et le reste suivra de lui-même ! Tout naturellement ! Folklore et fanfaronnade peuvent attendre ! B.S. Diarra

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Commentaires (11)

User
Honesty
Honesty 8 ans
On ne devait même pas se poser la question...
COMBATS IDEOLOGIQUES
COMBATS IDEOLOGIQUES 9 ans
?CE PEUPLE SERA TOUJOURS NIQUE AVEC L ISLAM ET LE ZFRANCAIS? ?UN PEUPLE ,DE QUALITE DONNE DES REPRESENTANTS ET INSTITUTIONS DE QUALITE! CESSEZ D INDEXER LES PAUVRES MECS PRESIDENTS, CHANGEZ LE PEUPLE SINON DES MILLIERS DE IBK, DE AOK, DE ATT, DE GMT ATTENDENT POUR AFFIRMER ALLEGENCES ET SOUMISSIONS AUX DESTRUCTEURS FRANCAIS ET ARABOMUSULMANS ?
sangare
sangare 9 ans
FAKROU BOUARE En démocratie les présidents sont élus en fonction de leurs programmes et évalués en conséquence. Le premier président et le deuxième de l'ère démocratique n'avaient pas comme priorité l' ARMÉE car l'urgence était AILLEURS. En 2013,IBK a été élu pour redresser L'ARMÉE MALIENNE et restituer aux maliens leurs honneurs bafoués . Sa priorité doit être L'ARMÉE,et il est jugé et évalué sur ça. La question n'est donc pas de savoir si IBK a fait mieux que ses prédécesseurs,mais s'il est conforme à ses engagements. IBK a naturellement l'obligation de faire mieux que ses prédécesseurs en matière de sécurité. Il a été élu triomphalement pour restructurer L'ARMÉE MALIENNE ,l'équiper à hauteur de souhait,la doter d'un commandement irréprochable. Son quinquennat finissant peut on dire qu' il a respecté son engagement? On a pas BESOIN d'être un grand connaisseur de l' actualité politique malienne pour CONSTATER qu' IBK n'a pas fait de la restructuration de l' ARMÉE MALIENNE sa priorité. Il a entendu la fin de son mandat pour acheter quelques avions militaires afin d'escroquer l'électorat MALIEN comme il l'a fait en 2013 par ses formules coraniques .
COMBATS IDEOLOGIQUES
COMBATS IDEOLOGIQUES 9 ans
?@ CHER MR SANGARE!? .?........FAKROU BOUARE En démocratie les présidents sont élus en fonction de leurs programmes et évalués en conséquence. Le premier président et le deuxième de l’ère démocratique n’avaient pas comme priorité l’ ARMÉE car l’urgence était AILLEURS......? ?C EST GRAVE CA CE QUE VOUS DITES,! ?RELISEZ LES LIGNES QUI SUIVENT: . ..Les accords de Tamanrasset du 6 janvier 1991, signés sous médiation algérienne dans cette ville, par le colonel Ousmane Coulibaly, chef d’état-major général des armées du Mali[1] et Iyad Ag Ghali qui dirigeait les insurgés Touaregs, visent à mettre un terme à la rébellion touarègue de 1990-1991. Ils entraînent la démilitarisation des régions de Kidal, Gao et Tombouctou[2], les trois régions du Nord, à savoir[3] 797 000 km2. Après ces accords, le Mouvement national pour la libération de l'Azawad se scinda en plusieurs groupes : le Front populaire de libération de l'Azawad (FPLA), l'armée révolutionnaire de libération de l'Azawad (l'ARLA) et le Mouvement populaire de l'Azawad (MPA) d'Iyad Ag Ghali[4]......? ?PENSEZ VOUS VRAIMENT QU EN 1991 , A L AVENEMENT DE LA DITE DEMOCRATIE (EN REALITE LA DESORDOCRATIE QUI CONTINUE DANS LA TETE DES MALIENS ET CONTINUERA A IDIOTISER COMME L ISLAM) LES TENANTS DU POUVOIR ATT-AOK- AOK-ATT-ATT N AVAIENT PAS LF ARMEE EN PRIORITE!? OU ONT IL SAVAMENT TERRASSE CETTE ARMEE! EXECUTE UNE COMMANDE DES ENEMIS DU MALI CONTRE UNE PROTECTION ET DES FINANCEMENTS DANS LE BLING BLING??!! ?
ouandiana
ouandiana 9 ans
Le problème principal de l'armée malienne réside dans le mode de recrutement: corruption, népotisme. Ce mode ne permet pas de recruter les hommes valables. Les gens payent pour accéder à l'armée!
COMBATS IDEOLOGIQUES
COMBATS IDEOLOGIQUES 9 ans
?DITES S IL VOUS PLAIT CHER MONSIEUR, DANS QUEL ASPECT DE LA VIE AU MALI LES FACTEURS NEFASTES QUE VOUS CITEZ N EXISTENT? LE PEUPLE DONNE DES DIRIGEANTS ET DES INSTITUTIONS A SON IMAGE ET SES METHODES ACCEPTED!?
vieuxdjan
vieuxdjan 9 ans
Je suis d'avis avec les uns et les autres.L'auteur de cet article est à féliciter.Il parle tellement avec conviction et doit être au fait de la situation.Cependant pourquoi ne pas indexer nommément les responsables au sein de la grande muette auteur de cette forfaiture? C'est bon de décrier ces cas mais il serait mieux de démasquer maintenant les auteurs de malversations et de toutes pratiques à l'encontre de la nation sous peine de se rendre coupable soi même.Un président ne peut être comptable de tout ceci sous peine de passer tout son temps à investiguer ce qui n'est pas sa prérogative.Dadis de la guinée qui l'a essayé est juste passé à côté.
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