Après l’échec de la médiation : La junte a-t-elle tourné la page Cédéao ?

15 Mai 2012 - 05:02
Mis à jour: 14 ans
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Le président du Comité national de redressement de la démocratie et de la restauration de l’Etat (CNRDRE), le capitaine Amadou Haya Sanogo, a livré hier à son QG à Kati un message à la nation dans lequel il appelle à la tenue d’une convention nationale pour désigner le président de la transition. Une manière pour lui de mettre une croix sur la médiation de la Cédéao qui ne semble pas aller dans le sens souhaité par la junte.  C’est la conclusion à laquelle on parvient après lecture de l’adresse du président du CNRDRE, le capitaine Amadou Haya Sanogo, faite hier à son QG à Kati. Le capitaine a fait savoir dans cette intervention que malgré tous sacrifices consentis pour sortir notre pays de l’impasse, des signes ostensibles annoncent des blocages dans les jours à venir et que le gouvernement se devrait de convoquer une convention nationale pour la désignation du président de la transition. Quitte à ce qu’elle soit présidée par le président de la République par intérim le Pr. Dioncounda Traoré. On comprend par là qu’Amadou Haya Sanogo fait allusion à la médiation de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) dont les émissaires, Djibril Bassolé, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération régionale du Burkina Faso, et Adama Bictogo, ministre de l’Intégration africaine de la Côte d’Ivoire, ont quitté le samedi dernier notre pays sur un constat d’échec. Les putschistes du 22 mars 2012 n’ont pas lâché prise dans leur refus de Dioncounda Traoré président de la transition comme cela avait été convenu par les chefs d’Etat de la Cédéao lors du sommet d’Abidjan le 26 avril dernier. Il faut rappeler que les chefs d’Etat de la Cédéao avaient alors décidé que le président de la République par intérim poursuive avec la transition dont la durée avait été fixée à 12 mois. L’homme fort de Kati, qui détient la réalité du pouvoir au Mali, avait dit niet : en précisant que Dioncounda ne fera pas une heure de plus après ses 40 jours. Dioncounda lui-même avait pris la mesure de la situation en indiquant qu’il ne sera pas un problème pour le Mali et que si ça ne tient qu’à lui, il ne fera pas une seconde de plus après l’intérim. C’est dans ce contexte que les 2 émissaires de la médiation avaient été envoyés pour négocier une issue favorable avant l’expiration de l’intérim. Mais ce premier essai n’a pas marché et au moment où les mêmes émissaires sont annoncés pour le second round, les putschistes annoncent une convention nationale. Une convention nationale devant permettre aux Maliens de choisir eux-mêmes le président transitoire. C’est dire que le CNRDRE n’est plus dans la logique de la médiation de la Cédéao, convaincue que l’organisation sous-région de même que la communauté internationale pourront difficilement admettre un putschiste à la tête d’un pays, cité jadis parmi les meilleures démocraties en Afrique. Déjà, plusieurs partenaires bilatéraux et multilatéraux annoncent les couleurs. A commencer par les Etats-Unis d’Amérique qui entendent suspendre leur aide financière au Mali si les putschistes s’entêtent à rester au sommet de l’Etat. Les putschistes du 22 mars ont compris que personne n’admettra à travers le monde leur présence sur la scène politique du pays. C’est pourquoi ils veulent passer par des moyens détournés, notamment une convention nationale pour se faire une légitimité. Une convention qui sera certainement taillée sur mesure. Les Maliens sont assez vigilants pour ne pas tomber dans le piège. Abdoulaye Diakité  et Nabila Ibrahim Sogoba  

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Commentaires (25)

User
th
th 14 ans
la population ne connait encore quel accord a été signé entre la cedao et le comité ,est il dis qu' apres les 40 jours de presidence ,la transition sera assuré par le president interminaire ,a ma connaissance ce point n' apas été claire ,alors si c'est cela pourquoi la cedao veut imposer une solution sans discuter clairement avec ce comité depuis le debut .j'appele tout le peuple de tout bord ,du nord ,du sud et du centre de laisser les interets personnelles au profit du mali .je demande aux maliens de faire attention ,de regarder ces dirigents de la sous region dont la majorité sont des enemis du mali .Peuple du mali réunissons nos efforts pour sortir de la crise
A nyun'ado
A nyun'ado 14 ans
Toute personne qui refuse cette convention est un ennemi du Mali. Un cadre de dialogue qui laisse le soin à chacun d’étaler son point de vue et choisir la personne qui lui semble à même de diriger ce pays.Quoi de plus juste et noble à l'heure actuelle?? Si les parties se bornent à refuser cette offre d'un espace de dialogue, c'est que Sanogo mérite d’être là. Ayons le courage quand de defendre nos idées si réellement on en est convaincu même avec une arme à la nuque. Bon sang, ou allons nous avec ces ploticiens qui ne voient que leur propres interêts?? :roll:
sonni
sonni 14 ans
prenez de la hauteur et pensez a votre pays; Sanogo est un fils du pays et reflete ce que votre armée est aujourd’hui. n’oubliez pas que c’est un instruicteur et donc il a la tete sur le epaules. il a l’armée et les forces de sécurité derrière lui. Si ces gens et la classe politique de leur pays ne peuvent pas trouver une solution pour sirtir le pays de lç, je crois qu’on doit tous aller ailleurs. le probleme est de savoir quel est la position du médiateur, de la CDEAO. Ne sont ils pas partisans? sinon laisser les maliens trouver leur solution. depus le 22 mars, les citoyens maliens n’ont jamais été inquiétés par les militaires. Tout se passe bien mais on essaie de nous faire croire que la solution doit venir d’ailleurs. Ailleurs on ne nous crére que des problemes come le MNLA qui a été crée de toute pièce pour nous diviser et diviser notre pays. le capitaine sanogo et ses camarades sont des ptriotes et ils ont tellment reculé qu’on leur demande d’oublier leur coup d’état. C’est trop demandé.
TOURE
TOURE 14 ans
FDR QUE VOUS ACCEPTIEZ OU NON LA CONVENTION, ELLE SE FERA CAR CE N'EST PAS UN CONGLOMERA DE PETITS PARTITS POLITIQUES ALIMENTAIRES QUI VA DECRETER LA MISE SOUS TUTELLE D'UN ETAT SOUVERAIN, PENDANT QU' ENCORE CERTAINS DE SES VALIDES ENFANTS DEMEURENT TOUJOURS. C'EST A SE DEMANDER SI VOUS ETES DE REELS ENFANTS DE CE PAYS EN BOUSCULANT DES DIGNES FILS POUR REMETTRE LA DESTINEE DE NOTRE CHER PAYS AUX MAINS D'UN SYNDICAT DE CHEFS D'ETATS DOUTEUX. AUX DEMEURANTS, SACHEZ CHERS AMIS DU FDR ET DE LA CEDEAO QUE DERRIERE CETTE ARMEE DU MALI OU LE CNRDRE SE TROUVE UNE PART TRES CONSIDRABLE DE LA POPULATION MALIENNR, DE LA SOCIETE CIVILE, DES PARTIS POLITIQUES, DES CITOYENS DE LA DIASPORA ET DES VRAIS AMIS DU MALI. CETTE PART REPRESENTE LA MAJORITE DES FORCES VIVES DU PAYS.SACHEZ ALORS QUE VOS TERGIVERSATIONS NE RESTERONT QUE VAIN DANS CE CONTEXTE ACTUEL. LE PEUPLE MALIEN EST UN PEUPLE FIER, DIGNE, ULTRA NATIONALISTE MAIS OUVERT. CE QUI CONDUIT INEVITABLEMENT A PREVILEGER LES SOLUTIONS NATIONALES AUX QUESTIONS NATIONALES ET LE REJET DE TOUT DICTA PROVENANT D'UNE QUELCONQUE CAPITALE ETRANGERE. LE MALI N'ACCEPTERA PAS POUR DES QUESTIONS NATIONALES OU DE SOUVERAINETE DE BAISSER LE PANTALON ET DE METTRE DEHORS SA NUDITE. VIVE LE MALI SOUVERAIN ET PROSPERE.
Issa
Issa 14 ans
Il faut que les maliens et les Maliennes comprennent que la CEDEAO est la pour trouver une solution a notre crise. si vous voulez sortir de cette crise,il faut accepter la proposition de la CEDEAO.
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