Conditions posées par les bandits armés pour Kidal : Vers un nouveau report de la présidentielle

04 Juin 2013 - 08:10
Mis à jour: 13 ans
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Après plusieurs jours de tractations à Ouagadougou, le gouvernement et les groupes armés sont encore loin d’un accord  pour  régler la situation dans la ville de Kidal, toujours contrôlée par des bandes armées. [caption id="attachment_128380" align="aligncenter" width="615"]Les officiers du Mnla (photo L'Essor) Les officiers du Mnla (photo L'Essor)[/caption] Pour les autorités maliennes désormais sous une forte pression populaire, la présence de l’armée à Kidal est une exigence alors que  les bandes armées refusent toujours une entrée des soldats maliens. Cette semaine où les discussions directes entre les deux parties sont annoncées, sera décisive pour la tenue de la présidentielle annoncée pour le 28 juillet prochain. Les négociations actuellement en cours à Ouagadougou pour tenter de parvenir à un accord sur le vote à Kidal ont du mal à avancer. Entre le gouvernement et les groupes armés qui occupent la ville, on est loin d’un accord. Pour Bamako, la présence de l’armée est une exigence. Le gouvernement ne cesse de rappeler qu’"il ne pouvait y avoir deux armées dans le pays" et que la présence de l’armée nationale, avant même le 1er tour de la présidentielle, le 28 juillet prochain, était un impératif. Cette position risque de ne point évoluer à cause de la pression populaire. Jeudi dernier, la population est descendue dans la rue à Gao pour interpeller Français Hollande sur Kidal une semaine après les mises en garde des organisations de jeunes et surtout de nombreux candidats à l’élection présidentielle qu’ils menacent de boycotter si Kidal n’est pas dans le giron de Bamako. Tous les plans à l’eau ? Du côté des groupes armés, on ne veut plus non plus évoluer. "Les concessions faites par le MNLA ont des limites qui ne peuvent être dépassées", soutient un de ses porte-paroles qui prétend qu’il n’est pas question d’accepter  les propositions faites, principalement le retour de l’armée malienne sur le sol de Kidal. Il tente de justifier leur refus encouragé par la France par des exactions présumées ciblant des populations touarègues et attribuées directement à l’armée malienne ou à des milices travaillant avec elle. C’est donc un échec, pour le moment, des discussions. En plus du risque d’une attaque militaire, dont les populations civiles ne sortiraient pas indemnes, un échec définitif des négociations entraînera sans nul doute un nouveau report de l’élection présidentielle  programmé dans moins de 60 jours. C’est pourquoi, le chef de la diplomatie burkinabé, Djibrill Bassolé a poursuivi vendredi ses va-et-vient pour pousser les multiples groupes armés à un accord sur une plate-forme de revendication commune. "Notre souhait est qu'ils se retrouvent à la table des négociations ensemble", souligne-t-il. Avant d’annoncer qu'il devrait rencontrer "cette semaine " des représentants des Nations unies, de l'Union africaine, de la France et de la Suisse pour "faire le point de la situation" avant "un dialogue direct" entre les groupes rebelles et le gouvernement qui s’annonce déjà compliqué et très crucial pour la sortie de la crise. Abdoulaye Diakité

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Commentaires (16)

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Koncossery
Koncossery 13 ans
Esperons qu'elle "l'armee malienne" ne va pas encore rebrousser Chemin Sur ordre de la France,
Isaac de Yorodiambougou
Isaac de Yorodiambougou 13 ans
plus rien à négocier trop c'est trop ,que l'armée face ce que le peuple veut un point un trait , le Mali est un seul pays , une seule armée.La rébellion a toujours été matée .le Mali n'a pas besoin de ces égarés, ces paresseux
MALIDEWS
MALIDEWS 13 ans
nos dirigeants sont touts simplement des incapables un point deux trait.seydou badjan a dit et 100/100 des maliens sont unanime la desus.les vrais patriote n existe plus au mali rien que des hypocrites assoiffer du pouvoir des politichiens qui ont vendu notre pays avec la complicite de leur general de babasoudou ATT.
cepamoi
cepamoi 13 ans
Arrêtez de toujours dire la France s'oppose Bande de lâches Négocier combien de temps et négocier quoi ? Que demande la résolution des nation Unie ? CECI Demande instamment aux autorités de transition maliennes de mettre en place rapidement un cadre de référence crédible pour les négociations avec toutes les parties se trouvant dans le nord du pays qui ont rompu tout lien avec une organisation terroriste, tout particulièrement avec AQMI et avec les groupes y affiliés, dont le MUJAO, et qui acceptent sans conditions l’unité et l’intégrité territoriale de l’État malien, dans le but de répondre aux préoccupations de longue date des populations du nord du pays* Les négociations sont en cours mais peuvent durées dix ans si on ne fixe pas un terme. Le MNLA a accepté le retour de l'administration La tenue des élections Il ne revendique plus l'indépendance I l refuse toujours la présence de l'armée Malienne à Kidal. <strong>L'unité et l'intégrité territoriale n'existent pas sans la présence de l'armée.</strong> Tout le monde négocie dans son coin mais il faut une date buttoir de fin des négociations qui n'ont déjà que trop durées. Il ya trop de négociateurs. CE N'EST PAS LA FRANCE QUI NEGOCIE Il faut lancer un ultimatum au MNLA en disant le dix juin vous acceptez l'armée à Kidal sans condition autrement elle viendra vous déloger avec perte et fracas. Cet ultimatum de la dernière chance doit être lancé par le gouvernement Malin des à présent.
Diak
Diak 13 ans
j'ai toujours désapprouvé la personne de Blaise Compaoré comme médiateur dans les affaires du Mali. Cet homme me donne l'impression de ne même pas se donner trop de mal dans son rôle de médiateur. Prenant tout son temps avec trop de nonchalance, ne se déplaçant jamais lui-même, laissant à son ministre de faire comme bon lui semble (diplomatie de salon sur des questions urgentes). Sans être trop méchant, je me demande si le Bourkina n'a pas trouvé dans ce rôle une occasion de revanche de la guerre Mali-Bourkina et d'avoir une certaine ascendant sur nous. Hier le dossier mal traité du coup d'état, aujourd'hui celui de Kidal. Que la France soit impliquée dans cette affaire à cause de son intervention et à sa présence à Kidal, ok. Mais que vient chercher la Suisse dans cette affaire? Pour la sympathie qu'elle clame en faveur des Touareg sans comprendre que les Touareg ne sont pas un peule à part au Mali et que c'est le MNLA beliqueux qui fait souffrir les touaregs et le pays tout entier?
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