Deux commémorations, deux symboles

25 Mars 2013 - 10:00
Mis à jour: 14 ans
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A quelques jours d’intervalle, notre pays a l’occasion de vivre la commémoration successive de deux évènements, qui ont provoqué  chacun de profonds  bouleversements dans la vie de la Nation. [caption id="attachment_100641" align="aligncenter" width="610"]Amadou Aya sanogo et l'ancien président Moussa Traoré Amadou Aya sanogo et l'ancien président Moussa Traoré[/caption] Il s’agit du 1er anniversaire du coup d’Etat du 22 mars  2012, qui vit le renversement du Président démocratiquement élu Amadou Toumani Touré par un groupe de militaires mutins ayant porté à sa tête le capitaine Amadou Haya Sanogo, et de la célébration, demain, de la Révolution du 26 mars 1991, date du renversement de la dictature militaro- civile du Président Moussa Traoré. Par un de ces pieds de nez dont seule l’Histoire a le secret, ces deux évènements sont intervenus dans le même mois, en mars,  et pratiquement dans la même semaine. Mais là s’arrêtent sans doute les similitudes. En effet, autant le 26 mars 1991 a été pour le Mali la date phare d’une rupture révolutionnaire, qui consacrait la fin d’une dictature anachronique et le début d’une nouvelle ère de liberté et de démocratie ; autant le 22 mars 2012 symbolise la réaction, au sens propre, c'est-à-dire un mouvement de  retour en arrière. A tel point qu’un an après, les putschistes de l’ex - Cnrdre restent toujours perçus par l’écrasante majorité des Maliens comme ceux par qui le malheur est arrivé. Pourrait- il en être autrement lorsqu’on jette un regard rétrospectif sur les conséquences, désastreuses pour le pays et la sous -  région, de l’équipée funeste qui,  après avoir commencé le 22 mars 2012 par une simple mutinerie, finit par le renversement d’un gouvernement dirigé par un président de la République démocratiquement élu. Un pays moralement et matériellement à genoux, une économie exsangue avec son lot de licenciements de travailleurs et de départs massifs des investisseurs nationaux et étrangers  vers des cieux plus cléments ; des régions entièrement occupées pendant plusieurs mois par des mouvements terroristes et finalement libérées grâce à l’intervention salvatrice de l’ex-puissance coloniale ; un avenir politique toujours incertain avec une Transition bancale faisant une place de choix aux auteurs et associés du coup d’Etat ; une vie politique toujours marquée par des immixtions incessantes d’une junte omniprésente qu’on dit pourtant dissoute, et j’en passe. Voilà le tableau peu reluisant qu’offre le Mali, une année après le 22 mars 2012, jour où  quelques dizaines d’officiers subalternes et d’hommes de rang, à la faveur d’une mutinerie et «profitant de la situation»,  ont décidé de mettre un terme à ce qu’il était convenu d’appeler l’expérience démocratique malienne. La communauté internationale et nombre de nos compatriotes croient que la tenue des élections le plutôt  possible sera le remède miracle qui permettra au Mali de sortir de la crise institutionnelle et de poursuivre les efforts de développement qu’il avait si brillamment engagés les de 1992 à 2012. L’on peut se demander cependant si l’optimisme affiché  par tout ce beau monde ne relève pas de l’angélisme, en tenant compte du peu de progrès enregistrés dans la préparation technique même des élections et des risques de manipulation qui pèsent sur les scrutins à venir. En raison précisément des velléités d’intervention dans la sphère politique manifestées par les  membres  de l’ex - junte, qui semblent déterminés à tout mettre en œuvre pour se maintenir aux affaires, fût - ce par procuration, le maître mot doit rester pour tous les acteurs et observateurs de la vie politique malienne, la vigilance. Ce qui n’exclut nullement l’espoir, en particulier celui de voir revenir la raison et de voir les élections programmées se tenir librement et démocratiquement, comme le souhaitent nos compatriotes épuisées par les effets combinés d’une instabilité devenue chronique en seulement une année et de la récession économique provoquée par le coup d’Etat. Birama FALL

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Commentaires (28)

User
brahim ould mohamed
brahim ould mohamed 14 ans
En depit des erreurs commises,il serait ridicule de chercher un parallelisme entre Moussa Traoré et Sanogo.Au temps du Général,le Mali jouissait d´un respect international indiscutable,et disposait d´une armée forte qui couvrait la sécurité de l´ensemble du territoire malien.Pour sa part,Sanogo entre dans l´histoire,comme responsable de l´humiliation d´un pays,qui a lancé des SOS dans toutes les directions,pour faire face á une poignée de Barbus.En lieu et place de Sanogo,Dioncounde doit charger le vieux Général de la reforme de ce qui reste de l´armée malienne.car par son savoir-faire,et son charisme,il y parviendra.
kasygape
kasygape 14 ans
Pour vous Démocratie = Laisser-aller, Trafic de drogue, combien de miliiardaires avez-vous compté sous Moussa combien de miliiardaires avez-vous compté sous Alpha combien de miliiardaires avez-vous compté sous ATT Combien de Généraux avez-vous compté sous Moussa ? Combien de Généraux avez-vous compté sous Alpha ? Combien de Généraux avez-vous compté sou ATT ? Est-ce que vous savez qu'en nombre de généraux, le Mali est en tête des USA en proportion à la population? Un capitaine fait un coup d'Etat et les généraux se mettent à l'ordre. vous aååelez cela un pays, une armée, une démocratie. On a souvent honte de lire de tels propos dans les media. Maliens sachez au moins tenir des raisonnements logiques.
hustlered
hustlered 14 ans
:( :( :( voici les 2 maudits; l'un à tuer celui qui a donné l'indépendance au mali et l'autre à détruit l'image à celui qui a emmener la démocratie au Mali tout cela pour l'envie du pouvoir toutefois ALLAH veille sur le Mali :( :(
massa
massa 14 ans
Les deux les plus idiot aux monde des cancres
Ibou Keita
Ibou Keita 14 ans
Sur la photo, le petit capitaine est en admiration devant son modèle Balla, celui qui a introduit la corruption et la mauvaise gouvernance au Mali. La boucle est bouclée. En 1968, le lieutenant Moussa était lui aussi en treillis bien cintré. Depuis il a pris du poids et porte de grands boubous brodés. "Le 19 novembre 1968, l'armée, consciente de représenter les profondes aspirations du peuple, a pris devant l'histoire ses responsabilités" disait Balla. On a vu ce que cela a donné : une petite gouape psychopathe à la tête de la police, le pays ruiné, les fonctionnaires payés avec des mois de retard... Tout cela pour arriver au renversement du régime en 1991. Espérons que cette fois-ci l'écartement de Sanogo et de ses soutiens prendra moins de temps !
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