Editorial : La CPI, Sanogo et IBK

04 Nov 2013 - 13:02
Mis à jour: 13 ans
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IBK-82En Afrique francophone quand un militaire parvint à perpétrer  un coup d’Etat et s’autoproclame président de la République sans le quitus de la France et de  ses sponsors (la communauté internationale, CEDEAO), il est vite chassé du pouvoir. Le capitaine Amadou Haya Sanogo aura appris la leçon en cédant le pouvoir aux civils.     Malgré les injonctions de la France à travers ses sponsors, le capitaine Sanogo n’a pas échappé à leurs affres. Il continue d’être la cible à abattre à tout prix par cette même communauté internationale. Leur dernière illustration en date est la présence à Bamako de Mme le procureur de la Cour pénale internationale (CPI). Lorsque la communauté internationale veut «charger» un président, elle  évoque des questions de droits de l’Homme.     Pour des questions de droits de l’Homme, Moussa Dadis Camara a été évincé du pouvoir en Guinée. Pour des questions de droits de l’Homme, le régime du FPI de Laurent Gbagbo signait son déclin. Pour des questions de droits de l’Homme, la Fondation France Liberté de Mme Danielle Mitterrand mit fin au régime du général Moussa Traoré.     Pour des questions de droits de l’Homme, cette fois-ci au Mali, c’est le régime IBK qui serait visé. Car, le candidat des tisserands n’est  ni celui de la France, ni de la communauté internationale. IBK est le candidat élu par le peuple malien qui aspire au changement  à travers le slogan : «Le Mali d’abord». Une poursuite judiciaire contre le général Amadou Haya Sanogo est une sanction contre le régime IBK par la communauté internationale qui voit d’un mauvais œil son élection à la magistrature suprême.     Il revient au président Ibrahim Boubacar Keïta de rattacher le ministère de la  Défense et des Anciens combattants à la présidence de la République afin de veiller scrupuleusement sur les avancements en grade des bidasses. Je crois que le président Keïta n’est pas suffisamment informé sur notre armée c’est pourquoi  il dit : «J’ai mis fin aux agissements de Kati. Kati ne fera plus peur à Koulouba et à Bamako».     Lorsque la CPI incrimine un pays pour des questions de droits de l’Homme, c’est le président démocratiquement élu qui est visé. Cette auguste Cour à la requête du général Sanogo est une aventure montée de toutes pièces par certains candidats malheureux à l’élection présidentielle de juillet 2013, mécontents du putsch du 22 mars 2012. C’est une justice partisane.   Les putschistes Bissau-guinéens ne sont jamais inquiétés. Quand il s’agit du Tchad, on ne parlera pas de droits de l’Homme.     Le 4 février 2008 au Tchad, après deux jours de combats sanglants entre rebelles et l’armée tchadienne faisant plus de 800 victimes dont de nombreux civils, la garde présidentielle de Deby en profite pour enlever les principales figures de l’opposition politique tchadienne. La suite est connue. Le génocide rwandais a fait plus de huit millions de morts. Qui en parle ? L’impunité et la légitimité de Kagamé passent aussi par le trucage des chiffres de victimes.   Au Togo, Faure Eyadema a installé un Etat policier. En Gambie, pays d’origine de Mme Fatou Ben Souda, procureur de la CPI, le président Yahiya Jamey foule au pied les questions des droits humains. Dans un tel contexte que faut-il faire ?   Aujourd’hui, il y a lieu de débattre sur : pour ou contre l’existence  de la Cour pénale internationale (CPI).     Fatou CISSE              

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Commentaires (31)

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Sampèren
Sampèren 13 ans
Ma très très chère Fatou Cissé, Quand on a rien à dire on se tait, "car seul le silence est grand, tout le reste est faiblesse". Si tu es une journaliste de canapé de Kati, c'est ton problème et ça n'engage que toi.
Jack
Jack 13 ans
Merci CISSE, pour ces écrits qui demontrent que vous êtes loin de la réalité et des crimes commis dans ce pays suite depuis mars 2012. AU nom du changement et de la reconciliation, le Président IBK a interêt à mettre en place une justice équitable et transparente. Nul n'est et ne peut être au dessus de la loi. le peuple malien a besoin de savoir, ce qui s'est passé réellement. Nous ne pouvons plus continuer à évoluer dans les rumeurs, les suppositions. SANOGOI est un malien, il a aussi droit à une justice équitable comme tout citoyen malien. CISSE , je te précise que le contexte malien est different de celui de tous les pays que vous venez de citer. Merci de bien vouloir approfondir vos reflexions et analyser les situations afin de faire de publications impartiales comme l'exige votre code de déonthologie de metier de journaliste.
SID
SID 13 ans
Le capitaine putschiste a commis des crimes alors qu'il réponde de ses actes et que la justice triomphe. Point barre. Nul n'est au dessus de la loi. Tue et tu seras tué!!!!!!!!!!!! Qu'Allah nous vienne en aide (amine)
mébiné
mébiné 13 ans
contrairement aux payes qu'elle vient de citer eux ils ont fait seulement leurs coup d'etats,mais ils ne sont rendus leurs payes aux rebelions ils ne sont pas massacrés leur armée et en suite demander des galons en restant au comp militaire heureusement il y avait la france si non le mali n'existe pas à l'heure actuelle.
kkkkkkkkkkkkkkkk
kkkkkkkkkkkkkkkk 13 ans
le diable sanogo n'a rien fait arrêtons de dire m'importe koi svp au moins respect les gens un peut
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