Fusillade au Mali: Nouakchott en colère, les enquêteurs sur le terrain

11 Sept 2012 - 00:34
Mis à jour: 14 ans
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BAMAKO  - Des enquêteurs désignés par le gouvernement malien se sont rendus lundi dans la zone de la mystérieuse fusillade ayant fait 16 morts, dont huit Mauritaniens, et suscité la colère de la Mauritanie qui a dénoncé un "assassinat collectif" et exigé une enquête indépendante. [caption id="attachment_90938" align="aligncenter" width="610"] Des soldats maliens patrouillent non loin de la frontière mauritanienne, en mai 2012
© AFP[/caption] Selon un gendarme malien, "une mission nationale composée de gendarmes, de militaires et de civils" s'est rendue lundi dans la journée à Niono (centre du Mali), département où est située la localité des faits, Diabali. Elle y a été dépêchée "pour l'enquête sur l'affaire de Diabali" et devait se rendre sur place, a-t-il dit. Pour éviter une tension avec son voisin, le Mali avait annoncé cette enquête, en promettant d'en rendre les résultats publics au Mali comme en Mauritanie, ainsi que l'envoi à Nouakchott de son chef de la diplomatie, Tièman Coulibaly. M. Coulibaly n'y était pas encore arrivé lundi soir, selon des sources concordantes mauritaniennes. Selon le gouvernement malien, il sera chargé d'exprimer "de vive voix" aux autorités mauritaniennes "la compassion et les regrets" du Mali après la fusillade de Diabali survenue dans la nuit de samedi. Bilan: huit Maliens et huit Mauritaniens tués. Bamako avait dit ses regrets, sans se prononcer sur les circonstances de cette fusillade, l'identité des tués et les auteurs des tirs. Dans un communiqué au ton peu diplomatique, Nouakchott a affirmé que les personnes tuées étaient des "prédicateurs musulmans" et "désarmés". Il a dénoncé un "assassinat collectif injustifiable" et exigé "une enquête indépendante" en demandant à y être associé. Selon un responsable à Nouakchott, des militaires mauritaniens ont reçu mission de se rendre au Mali par la route pour y récupérer les corps des Mauritaniens. Ces dernières 24 heures, des Mauritaniens ont organisé devant la présidence à Nouakchott deux manifestations de protestation contre la tuerie et réclamé des sanctions contre ses auteurs. "Erreur", "regrettable" Plusieurs zones d'ombres subsistaient lundi autour de cette fusillade, qui s'est déroulée à environ 400 kilomètres au nord-est de Bamako, très au sud de la limite des zones contrôlées depuis plus de cinq mois par plusieurs groupes islamistes armés, dont Ansar Dine et le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), alliés d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Dimanche, diverses sources maliennes avaient expliqué à l'AFP que l'armée malienne avait tiré, de nuit, sur le véhicule de présumés islamistes ayant refusé d'obtempérer, ce qui, selon une des sources, a poussé l'armée à les traiter "comme des ennemis". Un responsable malien avait précisé qu'il s'agissait de membres de la secte Dawa, originaire du Pakistan et présente dans plusieurs pays du Sahel. Dans des déclarations lundi à l'AFP à Bamako, un militaire malien a parlé d'une "erreur" de l'armée, en refusant toutefois de parler de bavure, thèse évoquée par certains en privé au Mali. Une responsable de la société civile malienne, Mme Fatoumata Siré Diakité, a jugé la fusillade "regrettable" tandis que l'ONG Human Rights Watch (HRW) a parlé d'un "incident effroyable" dans un message à l'AFP. "Aucun élément ne doit être négligé" dans l'enquête, "le gouvernement malien doit suspendre de leurs fonctions les soldats et leurs supérieurs qui sont impliqués, en vue de traduire en justice les responsables de cet acte, quel que soit leur rang", a déclaré Corinne Dufka, chercheuse senior de HRW sur l'Afrique de l'Ouest. "La justice doit être rendue, et ce, de manière visible", a-t-elle insisté. La fusillade s'est produite dans un contexte de nervosité et de suspicion au Mali, et huit jours après la prise par le Mujao d'une nouvelle ville, Douentza (région de Mopti, centre), proche du Nord. Les islamistes, qui ont évincé de leurs zones d'anciens alliés rebelles touareg, ont promis d'instaurer la charia (loi islamique) au nom de laquelle ils ont commis des exactions dans le Nord. Ils ont récidivé lundi à Gao (nord-est) où, selon des témoins, ils ont coupé la main et le pied de quatre hommes accusés d'avoir braqué un car de voyageurs. Un habitant de Gao a indiqué que le Mujao a promis le même sort à un cinquième présumé braqueur.   AFP / 08:47 - 11/09/12

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Commentaires (50)

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mouna2008
mouna2008 14 ans
Source http://www.ami.mr Nouakchott, 12/09/2012 - Le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz a affirmé au cours d'une déclaration faite à la presse mercredi matin à l'aéroport de Nouakcghott où il a accueilli les corps du groupe des prédicateurs tués au Mali, qu'il faut qu'on détermine les responsables de la tuerie des membres du groupe et présenter les criminels devant un procès juste, écartant le fait d'en faire porter la responsabilité aux maliens, étant donné les circonstances que traverse le Mali actuellement. Voici le texte intégral de cette déclaration: " Je présente mes sincères condoléances au peuple mauritanien mais aussi au peuple malien, car parmi les morts figurent des citoyens maliens qui ont été victimes de ce crime odieux perpétré, malheureusement, par une unité de l'armée malienne. Dans tous les cas, ce crime odieux est le produit des conditions spéciales que connaît le Mali au plan politique et sécuritaire. En général, les relations de la Mauritanie avec la République soeur du Mali sont bonnes et nous ne voulons pas faire porter aux maliens la responsabilité de ce qui n'est pas en leur pouvoir dans ces conditions spéciales car ils font face à beaucoup de défis. Néanmoins, j'appelle le pouvoir en place dans ce pays à prendre les mesures nécessaires pour résoudre ce problème. Cela passe, en premier lieu, par la constitution d'une commission indépendante pour enquêter sur ce crime et au sein de laquelle doivent participer des enquêteurs mauritaniens pour faire ressortir la vérité, s'assurer de la transparence et de l'honnétété de cette enquête dont les résultats doivent être portés à la connaissance de parties concernées, en prélude à la présentation des criminels devant un procès juste. Ce crime odieux, qui a causé la mort de 16 personnes paisibles, qui ne sont pas terroristes, et qui sont porteuses d'un message de fraternité, de paix et de modération et qui ont été traitées d'une manière inappropriée, ne peut être imaginé. Mais étant donné les conditions dans ce pays et la fragilité de sa sécurité, de telles actes ne sont pas étonnants dans de telles circonstances. Je présente de nouveau mes condoléances sincères à tous les mauritaniens et au groupe de la prédication et je le remercie pour l'action qu'il mène dans le cadre du message qu'il porte, à savoir le message de fraternité, d'amour et de propagation de l'Islam modéré favorisant le rapprochement entre les peuples, loin de l'extrémisme".
mouna2008
mouna2008 14 ans
""Des soldats maliens patrouillent non loin de la frontière mauritanienne, en mai 2012 © AFP"" c'est faux, C'est la gendarmerie nationale mauritanienne securisant le camp de refugiés maliens vers Bassiknou.
Même demain si qu'elqu'un refuse de s'arrêtre aux postes de contrôles, surtout en zone de conflits, il sera ..... aussi mauritanien sera-t-il.
Alain Diarra
Alain Diarra 14 ans
Mon chèr Fiman tout ce que tu dis est exacte mais la Mauritanie ne doit pas réagir pour les bétises des soldats qu'elle connait. Le peuple du Mali a des liens millénaires avec les Mauritaniens et une grande partie de la Mauritanie était du Mali. Nos Gouvernements sont ce qu'ils sont et nous le peuple nous vous aimons .ATT et Konaré ont détruit ce pays en piétinant son honneur .....Les conséquences sont là. Les maliens dignes ne vont jamais exécutés froidement et lachement des musulmans ou des chrétiens ;ils ne fuieront pas un ennemi .Dans notre hymne on nous apprend :si l'ennemi découvre son front au dédans ou au déhors debout sur les remparts nous sommes résolus de mourir.... et NON de courrir jusqu'au niger et en Algerie sans arrêt.... Vous savez vous les Mauritaniens mieux que quiconque que nous partageons tous avec vous et nous sommes réconnaissant que vous n'avez pas réconnu l'AZAWAD encore mieux que la France n'a corrigé l'eurreur de Sarko que grâce à vous . Vous avez calmé intelligeament l'ardeur des leaders indépendentistes s'ils n'étaient pas chez vous je ne sais pas ce qui pouvait arrivée. Nos experts journalistes et nos pétits commentataires de rue ne doivent pas vous frustrer vous devez être plus grand encore . L'histoire sera écrite de toute façon un jour et les vrais regrets se feront montre. Le Mali n'a pas d'armée ces 2/3 sont occupé il est dirigé par un capitaine comme tu dis qui commande des généraux et des colonnels et des figurants politique qui ne connaissent rien de la politique certains ministres ont acheté leur porte feuille avec des milliards de la drogue.... et des détournement de l'or.... Ne réagissez donc pas aux injures les vrais maliens les intelectuels avertis savent tous et connaissent les vrais ennemis ....Pas un ARABE du Mali n'a été complice des rebels et les islamistes qui comptent des arabes comptent aussi des burkinabé; des nigeriens; des maliens noires des séngalais etc et aucun pays ne pourra completer avec eux sauf l'Algerie avec qui vous avez aussi eu des problèmes à cause du Mali encore là nous les intelectuels maliens nous connaissons la vérité. Vous devez comprendre aussi que parmi les victimes de Diabali il ya des maliens et tous ces nullards qui écrivent sur le net n'ont même pas compatis avec eux. Le Mali perd vraiment toutes ces valeurs BAMANAN et c'est dommage
C'est moi
C'est moi 14 ans
Sacerdoce, ton armee a ete chassee de chez eux meme par des groupes de quelque centaines d'hommes. La majorite de votre pays est occupee par des gropues qui ne compte pas plus de deux mille hommes, allez y le liberer... au lieu de se prendre a la Mauritanie et a ses paisibles, pacifistes citoyens.
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