Justice : Qui protège Sanogo ?

25 Nov 2013 - 10:20
Mis à jour: 13 ans
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Absence de volonté politique, défiance de la justice, pressions sur le juge, atermoiements au sommet de l’Etat… Des semaines après sa convocation chez le juge, Amadou Haya Sanogo continue de narguer la justice malienne. De quel soutien bénéficie-t-il ?     Sanogo_gL’affaire Sanogo, puisque c’en est devenue  une maintenant, continue de défrayer la chronique au moment où on annonce la visite, cette semaine, à Bamako, d’une importante délégation de l’Organisation de défense des droits de l’Homme, Amnesty International, conduite par son secrétaire général.       Comme on peut l’imaginer, cette visite d’Amnesty sera consacrée à la situation des droits de l’Homme au Mali. Il sera également question, sans doute, de la gestion du dossier Sanogo. A ce sujet, l’évidence est là. La justice malienne, pour diverses raisons, se montre incapable de mener l’instruction sur le dossier des soldats portés disparus à Kati depuis le 30 avril 2012…     Dans ce dossier, le principal suspect est l’ex capitaine Sanogo, alors chef de la junte militaire de Kati.  Le juge Yaya Karembé en charge du dossier est impuissant pour faire évoluer l’instruction.     Le général Sanogo et d’autres militaires cités refusent de répondre à la convocation du juge. Pas plus tard que le 19 novembre dernier, le putschiste Sanogo était attendu dans le bureau du juge d’instruction de la commune III. Plusieurs endroits avaient été cités pour la confrontation entre Sanogo et Karembé ou tout au moins pour que l’ex chef de la junte soit, enfin, entendu : camp I de la gendarmerie, tribunal de la commune III, Pôle économique, gendarmerie de Faladié. Au finish, les journalistes et autres chasseurs d’images auront poiroté toute la journée. Pas l’ombre du présumé auteur des crimes commis à Kati….       Une affaire politique Pour la énième fois, Sanogo venait de faire faux bond au juge.  Le rendez-vous irrévocable était pris pour le lendemain 20 novembre, au Pôle économique. Sans plus de succès. Dès lors, l’opinion s’interroge : de quelle protection bénéficie le général de Kati?       Pour de nombreux observateurs, l’affaire Sanogo va au-delà du bureau d’un «petit» juge. C’est une affaire éminemment politique. Et sa gestion doit être politique.     En clair, dans le contexte actuel, la seule personne capable de débloquer la situation est le président de la République, chef suprême des armées et premier magistrat du pays. Or, les Maliens ne sentent aucune volonté de la part du président Ibrahim Boubacar Kéïta à livrer Sanogo à la justice. Et pour cause…Allez le savoir !     Alors, il n’y a qu’une seule alternative : la justice internationale par le biais de la Cour pénale internationale (Cpi). Des appels se multiplient actuellement à l’intérieur et à l’extérieur du pays pour que la Cpi se saisisse de l’affaire. Et, c’est ce qui pourrait intervenir dans les semaines à venir.     Les organisations internationales de défense des droits de l’Homme, notamment Amnesty Internationale et Human Right Watch, font monter la pression pour que les crimes commis au Mali, particulièrement à Kati, ne restent pas impunis.     Aujourd’hui, il est évident que la marge de manœuvre du putschiste se rétrécit de jour en jour. Tout comme celle de IBK qui, finalement, sera obligé de lâcher Sanogo et de le livrer sous la pression de l’extérieur. Et, il n’aura guère le choix…     CH Sylla 

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Commentaires (35)

User
barbapapa
barbapapa 13 ans
LAISSEZ CET'HOMME EN PAIX AU MOINS LUI IL A DES COUILLES .AU LIEU QUE LES PRO-ATT CONTINUENT A S'ACHARNER SUR CET GRAND HOMME PENSONS COMMENT ARRACHER KIDAL DE LA MAIN DES SOURRAKAS
fako
fako 13 ans
je ne vois pas qu'est-ce que sanogo a fait pur qu'il soit grand,ah oui j'oubliais il a quand meme ruiné le MALI oui !!!
Sticks
Sticks 13 ans
A part son bâton magique je vois pas :roll: :roll: :roll: :roll: :roll:
les protecteurs du capitaine sanogo snt le sale maudit traitre ibk et le mysterieux cherif de nioro......ils sont aussi les protecteurs des romms de kidal.....le mali d,abord se porte a merveille..
Kikirama
Kikirama 13 ans
Afka, sois sérieux les tueurs d'Aguel Hoc avaient été poursuivis mais c'est IBK, votre champion qui a levé les mandats d'arrêts qui pesaient sur eux et les a fait inscrire sur les listes du RPM dans la Région de Kidal. Si c'était sous Alpha et ATT, vos trompettes allaient résonner jusqu'au bout du monde.Vraiment ne fermez pas les yeux des personnes étant debout et conscientes de tout ce qui s'es passéet qui se passe dans ce pays.
Kikirama
Kikirama 13 ans
Le cas Sanogo n’est pas politique. C’est IBK qui le protège. Car c’est lui qui l’a porté au pouvoir. On a vu avec ses élections législa que le RPM n’est rien seul sans être en allia. La vérité commence à venir on voit maintenant que les maliens commencent à savoir que c’est le soi – disant général Moussa Traoré que certains magnifie démesurément qui est à la base de la démilitarisation des Régions du nord du Mali avec la signature des accords de Tamanrasset du 06 janvier 1991; qu’il a fait signer par le Chef d’État Major de l’Armée malienne de l’époque, le Colonel Ousmane Coulibaly. Avec ce cancre de général Diagné Waati de Sanogaulle sous lequel les terroristes ont envahi le Mali.IBK qui doit tout à Sanogo a tenu les mêmes propos que ce crétin pour avoir uniquement le pouvoir qui est aujourd’hui entre ses mains. Mais malheureusement, il est entrain de mal le gérer en inscrivant des touristes sur les listes uniques de son parti, le RPM. L’histoire donnera un jour raison à Alpha et ATT
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