Le capitaine fait l’état des lieux de ses troupes : Washington est prêt à soutenir une force africaine bien structurée

03 Oct 2012 - 14:09
Mis à jour: 14 ans
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[caption id="attachment_94966" align="alignleft" width="346"] Le capitaine Amadou Aya Sanogo[/caption] L’information n’est pas à prendre avec des pincettes : selon des sources proches de l’ex-junte militaire de Kati, le Premier ministre Cheick Modibo Diarra et le Capitaine Sanogo ont échangé sur l’état de l’armée malienne afin de participer à une offensive internationale sur les positions des islamistes dans le  Nord-Mali. Quant aux Etats-Unis, ils seraient prêts à soutenir une intervention militaire bien préparée, structurée et menée dans le Nord par des pays africains en vue d’en expulser les rebelles islamistes liés à Al-Qaïda, du moins si l’on en croit les déclarations du haut responsable de l’Afrique au département d’Etat américain, Johnnie Carson. Selon nos informations, Bamako attend toujours que les armes du Mali bloquées par la CEDEAO au niveau de certains ports de la sous-région soient livrées à notre armée malienne. Cette initiative va dans le sens d’un retour à la normale au niveau des relations entre l’armée malienne et la Communauté. Au terme des échanges, le Capitaine Sanogo aurait demandé un « audit  interne » de l’armée malienne. La CEDEAO a embrayé le pas de la position française d’intervention dans un plus bref délai. Ce qui a été confirmé par François Hollande à la tribune des Nations Unies à New York, sous couvert d’une validation de l’ONU et pour laquelle l’armée française se prépare tout en comptant sur l’appui de l’armée malienne et d’un encadrement dans une dynamique de collaboration et d’appui  sous le contrôle de cadres militaires de la CEDEAO. Cette condition serait une des principales exigences de la Communauté pour libérer lesdites armes bloquées. Le principal objectif visé est le retour rapide à l’intégrité territoriale du Mali dont le Nord est « colonisé » par des islamistes qui tiennent à s’y incruster et à y appliquer des règles féodales sous couvert de l’Islam, pour s’étendre par la suite sur le reste du pays. Hier partisan du dialogue et de la négociation, le Premier ministre Cheick Modibo Diarra, depuis New York, s’était désormais inscrit dans la dynamique d’intervention militaire en vue de chasser les islamistes du Nord. Certaines indiscrétions signalent déjà que près de 2 000 soldats maliens seraient déployés non loin de Mopti. Ce qui indique qu’à cette heure, l’armée malienne se prépare pour intervenir au Nord-Mali et qu’elle pourrait intervenir au sol après des frappes aériennes de l’armée française. Selon le haut responsable de l’Afrique au département d’Etat américain, Johnnie Carson, il devrait y avoir, à un certain moment, une action militaire contre les extrémistes liés à AQMI. Au cours d’un entretien au téléphone, le diplomate américain a plaidé pour qu’un déploiement de troupes de la CEDEAO, sous l’égide de l’ONU, soit conduit par l’armée malienne avec le soutien de tous les Etats de la région, y compris la Mauritanie et l’Algérie. « Toute action militaire là-bas devra être bien préparée, bien organisée, bien pourvue, bien pensée et agréée par les pays qui seront directement concernés », a fait savoir M. Carson. Ce lundi, la France et l’Allemagne ont répondu qu’elles apporteront un soutien logistique à une éventuelle mission africaine au nord-Mali, tout en excluant cependant  d’y déployer des troupes de combat. Ce même lundi, l’OTAN a déclaré n’avoir aucun projet d’intervenir au Mali, tandis que le haut commandant des forces armées américaines en Afrique (AFRICOM), Carter Ham, assurait que la solution à la crise ne pouvait être que politique et diplomatique. Jean Pierre James

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Commentaires (19)

User
Je me dis que si les maliens comprenaient tout serait facile,mais les choses ne sont pas expliquées.Sinon tout le monde sais que faire une guerre nécessite des charges,il faut nourrir les soldats,leurs donner de l'eau à boire,les loger,si nécessaire,les faire déplacer et cela nécessite des litres de carburant,avec les victoires il faut consolider les acquis.Il faut des millions en dollar américain.Le Mali d'avant crise n'avait pas ces moyens à plus forte raison le Mali d'aujourd'hui. Nous devons comprendre au Mali que la gestion,est prévision;prévoir la sécurité de notre pays,allait nous éviter ce qui nous arrive;nous devons prévoir maintenant des solutions dans tous les secteurs,tout en prévoyant l'avenir du Mali nouveau à venir,apprenons à anticiper dans tous les domaines.Le malien à toujours fait du "sur place",et a toujours été adepte du pilotage à vue,même ces dirigeants et politique sont dans cette optique.j'ose penser que nous sommes entrain d'apprendre les leçons.Je pense aussi que Sanogo d'après mes infos n'est pas un spécialiste des stratégies de guerre,soyons sérieux Sanogo doit attendre que des experts qui,je crois doivent cas même exister dans notre armée,pensent sur un plan,puis Sanogo and Co étant les détenteurs de la force de feu,rentreront en actionpour pouvoir au moins essayer de tenir parole. [email protected]
BAMA SABBA
BAMA SABBA 14 ans
jai deja lu cette information sur jeune afrique.........donc du pur plagia. du copier-coller
Kaya Magan
Kaya Magan 14 ans
Si le Mali doit son salut a ce soulard de Sanogo, alors bienvenu aux djihadistes a Bamako
ISSIAKA TRAORE
ISSIAKA TRAORE 14 ans
la vie d'aujourd'hui ressemble à un jeu dont on ne sait en réalité qui et qui sont joueurs et qui sont les arbitres. nous sommes fatigués des commentaires sans réalisme. on veut la paix, on veut vite oublier et si la CEDAO se trouve impuissante face à la situation qu'elle l'avoue, je pense que cela encore mieux que de rester l'impatience d'une force qui ne se trouve peut être que sur papier
SOUSOU 14 ans
Au fur et à mesure que l'intervention internationale se précise et se sentant mise de côté, l'Algérie tente l'impossible en essayant d'amener ses parrains sur la table de négociation. Le jeu d'Alger est seulement suicidaire car entretenir une révolution islamiste à la porte de ses frontières ne feront que reveiller les vieux demons endormis.Le FIS n'a pas renoncé à sa victoire volée et toute opportunité d'en allumer le feu sera saisie au bond.L'Algérie doit conjuguer ses efforts d'avec ceux de la communauté internationale pour éradiquer cette ménace au nord du Mali.Il y va de l'intérêt de toute la sous region.
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