Libération de Kidal : Les militaires piaffent d'impatience, le Gouvernement privilégie les négociations

15 Mai 2013 - 07:29
Mis à jour: 13 ans
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kidal armeeDepuis le déclenchement des opérations militaires au nord, l'armée malienne n'a jamais été aussi proche de Kidal : logistique assurée, déploiement en grand nombre de groupements tactiques inter-armés. Tout semble réuni pour une libération de la ville. Et les militaires attendent sous une chaleur de plomb le feu vert des autorités. Ils piaffent d'impatience parce que tout simplement celles-ci retardent l'échéance et privilégient les négociations pouvant conduire le MNLA à déposer les armes en douceur. Ce qui n'est pas sans susciter une certaine réprobation au sein de l'armée malienne décidée à vaincre militairement  les séparatistes touaregs avant l'ouverture de toute négociation.   Courant avril, le gouvernement avait annoncé la mi-mai comme date butoir de la libération de Kidal. Aujourd'hui, force est de constater que cette échéance est arrivée sans qu'un seul coup de feu ait été tiré en direction de cette ville. Preuve que la question de la libération de la huitième région est plus politique que militaire.  Et que, quelle que soit la volonté affichée par les soldats, ils restent suspendus aux décisions politiques.   Le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Tiéman Hubert Coulibaly, était vendredi 10 mai en déplacement à Abidjan (Côte d'Ivoire) et Ouagadougou (Burkina Faso) dont les chefs d'Etat sont fortement impliqués dans la gestion de la crise malienne. Alassane Dramane Ouattara a été approché sur la situation à Kidal en sa qualité de président de la CEDEAO et Blaise Compaoré en tant que médiateur dans la crise malienne.   Au  président du Faso, le ministre des Affaires étrangères a déclaré : " Ceux qui sont conscients de leur responsabilité face à l'Histoire, qui ont accepté l'intégrité territoriale du Mali, la laïcité de notre République, qui renoncent à tout extrémisme religieux et qui savent que l'unité nationale est sacrée, à mon avis, écouteront et viendront au dialogue pour que nous puissions travailler à construire une paix durable au Mali ".   Quand -est-ce que ce dialogue va débuter et pour combien de temps? Que va -t-on négocier ?   Voilà une situation à laquelle l'armée malienne a du mal à se faire. Pour cause, les nombreux militaires engagés sur la route de Kidal et qui sont  déterminés à en découdre avec le MNLA pourront difficilement tenir. Ils sont animés d'une seule volonté, celle de laver l'affront que le mouvement de libération de l'Azawad et ses alliés jihadistes leur ont fait subir. Plus l'échéance de la libération se prolonge, plus le commandement aura du mal à les contenir.     Aussi, dans les rangs de l'armée,  on s'interroge encore sur l'opportunité d'une telle négociation.  L'intégrité du territoire national étant reconnue par tous et déclarée non négociable écartée, que reste-t-il à négocier, s'interroge un officier supérieur malien ?     Quid de la réintégration ? Sur ce point, beaucoup préfèrent ne pas s'arrêter, car on dit exclure tout retour des déserteurs au sein de l'armée malienne encore moins le recrutement des combattants du MNLA en son sein. "Nous avons été vaincus militairement, seule une solution militaire nous permettra d'en finir avec ce problème. Ce n'est pas au moment où nous sommes si près du but qu'il faut capituler " nous précise cet autre officier malien.   Abdoulaye DIARRA

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Commentaires (45)

User
NEGRO
NEGRO 13 ans
MALHEUREUX SOLDATS MALIENS, LES REGARDS SONT TOURNES VERS VOUS. QUELLE DIGNITÉ NATIONALE VOUS RESTE T-IL?
1FILSDUMALIBA
1FILSDUMALIBA 13 ans
Le dernier paragraphe me suffit venant d'un de nos officiers. Seul une victoire sera satisfaisante et pas question de reintegrer ou d'integrer quique se soit au sein de notre armee encore une nieme fois. No way :!: . S' ils deposent definitivement les armes et se rendre pour un proces juste et equitable alors les autorites verront. Il est tant que les ordres soient donnes pour rentrer dans kidal apres la visite de mr. Coulibaly aux BF et CI. Si dionkiss veut renverser le cours de l'histoire il doit prendre cette decision et faire prendre sur la France. C'est possible.
diop
diop 13 ans
allez soldats maliens il faut agir comme ces laches de touraegs,il faut foncer sans plus attendre.Il faut faire comme les supers soldats tchadiens et montrer que vous êtes plus fous que eux.Ils ont eu peur des tchadiens (la meilleure armée africaine comme les rwandais).Il faut aller exterminer ces salauds de touaregs et arabes de kidal le gouvernement vous suivra à force .
husein bolt
husein bolt 13 ans
Les racistes comme toi et le MNLA n'ont pas leur place dans le nouveau Mali que nous allons construire! Lagnolma modi :lol:
Autresource
Autresource 13 ans
Le moral est au beau fixe dans les camps militaires du MNLA (Mouvement National pour la Libération de l'Azawad) et chez les soldats de l'Azawad après la démonstration de force d'hier contre une colonne du mouvement terroriste MUJAO (Mouvement pour l'Unicité du Jihad en Afrique de l'Ouest). Des combattants interrogés nous disent que les violents combats contre le MUJAO n'étaient qu'un entrainement militaire dont l'objectif était de reprendre des armes à l'ennemi (ce qui a été fait) et de tester de nouvelles armes qui étaient bien gardées dans les dépôts depuis le début du conflit le 17 Janvier 2012. A notre question de savoir pourquoi tester maintenant des armes et pourquoi ne pas les avoir testé avant, des soldats de l'Azawad nous apprennent que jusqu'à présent, le MNLA essayait de limiter sa force contre les soldats maliens notamment qui à chaque fois qu'ils entendaient des bruits d'armes prenaient la fuite pour se sauver, donc il n'était pas nécessaire de les effrayer encore plus selon eux. Les soldats de l'Azawad que nous avons interrogé continuent en menaçant: «par humanisme nous avons toujours voulu éviter de mener de violents combats contre l'armée malienne. Malgré les massacres de nos populations civiles, nos chefs et nos politiciens nous ont demandés d'éviter de nous engager dans des combats avec le Mali. Mais si jamais le Mali se déplace pour nous attaquer dans nos villes et dans nos bases militaires, alors la réplique sera sans égale. Le Mali n'aura alors plus que ses yeux pour pleurer et nous irons prendre notre thé le lendemain à Bamako. Le Mali n'aura plus que ses yeux pour pleurer. Nos dirigeants s'installeront à Koulouba pour mettre de l'ordre au Mali et reconstruire ce pays qui devra vivre en paix à coté de l'Azawad.» Le message est clair et le Mali devra peser toutes ses options pour ne pas déclencher une offensive sans limite du MNLA et des soldats de l'Azawad.
Sifamo
Sifamo 13 ans
mdr... :mrgreen: :mrgreen:
yayyyyy
yayyyyy 13 ans
cette armée des trouillards nous emmerde wey.laissez les allé sans armée francaise ou tchadienne ,je vous le jures là, ça serai pas retrait tactique ,je garanties que ça serai retrait fuir sans arme et munition .
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