Poursuite des discussions entre la junte militaire et la Cédéao : La durée de la transition et le fauteuil de président de la transition divisent les parties

11 Mai 2012 - 00:01
Mis à jour: 14 ans
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A 11 jours (22 mai) de la fin de l’intérim du Pr Dioncounda Traoré à la tête de l’Etat, la CEDEAO s’active à trouver un compromis avec les putschistes de Kati pour éviter l’impasse. Depuis deux jours, les émissaires de l’organisation ouest-africaine sont en pourparlers avec les militaires qui ont rejeté en bloc les décisions prises par le sommet d’Abidjan, qui avait fixé la durée de la transition à 12 mois  avec Dioncounda Traoré comme président. Si, pour le moment, rien n’a filtré des deux jours de discussions, tout porte à croire que le CNRDRE exige une transition plus longue et souhaite imposer son président, le capitaine Amadou Aya Sanogo, comme Chef de l’Etat. Ce qui constituera évidemment un échec cuisant pour la CEDEAO dans son combat pour le retour à l’ordre constitutionnel normal et consacrera la mise en parenthèse de la démocratie malienne pour une période indéterminée. Avec des conséquences fâcheuses pour la vie des populations et le recouvrement de l’intégrité du territoire national.   [caption id="attachment_61930" align="alignleft" width="350" caption="Djibril Bassolé (Chef de la diplomatie burkinabé)"][/caption] Les médiateurs de la CEDEAO, Djibril Bassolé, ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso et Adama Bictogo, ministre ivoirien de l’Intégration africaine ont fort à faire pour trouver un compromis avec les putschistes de Kati. En effet, ceux-ci, qui ont pris goût du pouvoir, ne veulent rien lâcher. Ils entendent rester maîtres du jeu pour la transition dont la durée dépendra de leur seule volonté. En somme, ils entendent prendre en otage la démocratie malienne. Les discussions, qui ont repris depuis le 9 mai à Bamako entre les deux émissaires de la Cédéao et les militaires, n’avancent pratiquement pas d’un pouce. Car il est toujours question de tenter de trouver un accord sur la durée de transition et l’occupant fauteuil de président de la transition après la période d'intérim qui prend fin, en théorie, le 22 mai prochain. Les discussions sont plutôt laborieuses Djibril Bassolé et Adama Bictogo ont rencontré, en moins de 24 heures, deux fois l’ex-junte et des acteurs de la vie politique locale. Mais, pour le moment, ils ne sont pas arrivés à trouver à la réponse à une question centrale : qui va diriger la transition au Mali ? L’actuel président par intérim Dioncounda Traoré est le préféré de la Cédéao et d’une importante sinon la plus importante frange de la classe politique locale. Le CNRDRE s’oppose au choix de Pr Dioncounda Traoré et le capitaine Amadou Sanogo avait, dans une récente déclaration, affirmé que celui-ci ne restera pas une heure de plus à la fin des quarante jours. En réalité, même s’il ne l’a pas encore dit ouvertement, le Capitaine Sanogo lui-même paraît intéressé par le fauteuil de président de la transition. Dans une interview récemment diffusée à plusieurs reprises par Africable, il laissait entendre qu’il est un fils du pays comme un autre et que si les parties prenantes à l’Accord cadre du 6 avril 2012 s’accordaient pour lui confier  la conduite de la transition, il ne refuserait pas cette mission hautement honorable.  En tout cas, selon certaines sources, il a le soutien de son entourage et d’une infime partie de la classe politique malienne. Sinon comme comprendre que le CNRDRE accepte la prolongation du mandat des députés et rejette celle de Dioncounda si l’on sait que celui a été investi président par intérim parce qu’il était le président de l’Assemblée nationale ?. Ce qui est sûr, c’est que le Mali n’a pas besoin aujourd’hui d’un putschiste militaire comme Chef de l’Etat, ce qui sera de nature à tenir son image auprès des partenaires techniques et financiers dont nombre ont déjà tourné le dos à notre pays depuis les évènements des 21-22 mars dernier. On espère que d’ici à la fin  des négociations, le CNRDRE et ses associés finiront par comprendre qu’ils doivent laisser le pays avancer dans la seule voie constitutionnelle  pour redonner espoir aux Maliens qui en ont marre de leur omniprésence dans les affaires au sommet de l’Etat. Bruno D SEGBEDJI

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Commentaires (22)

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SIDIBE
SIDIBE 14 ans
Sanogo doit savoir qu'il n'a pas la capacité de diriger la transition son coup d’état mal préparer fais en période de guerre et ayant conduit a la brisure de hiérarchie militaire d’où la prise accélérer du Nord. de grâce part avant qu'il ne soit trop tard pour notre pays. les gens qui crient ton nom sont des frustrés du pouvoir passé quand ils se rendront comptes que tu n'as rien pour eux croient moi c'est même personnes dirons que tu ne vaut rien. Moi je dis haut et fort le Mali ne doit pas accepter un pouvoir militaire ATT général de l'armée malienne a détruit plus que jamais notre armée souvenez vous quand il disais que les ordres ne viennent pas de lui en tant que chef suprême. Et entre parenthèses le Général Moussa TRAORE a trainer le Mali dans la dictature durant son règne tout ce qu'avait fait Modibo KEITA (usine) sont parti en ruine et a donner l'ordre de tirer sur le peuple Malien. Le pouvoir militaire ne se résume qu'à ces deux types de pouvoir le laxisme et la dictature. de l'un ou l'autre nous n'en avons pas besoins alors que Sanogo quitte le pouvoir. A BA ATT A BA les politiciens A BA les opportunistes du pouvoir, VIVE le MALI VIVE la république VIVE la constitution pour en fin que la population prenne conscience de sa part de responsabilité car elle a toujours préférer prendre les 1000 FCFA pour voter et après se plaindre que la personne élu a voler l'état.
Sticks
Sticks 14 ans
à méditer avec un minimum de bon sens. L'avenir du Mali dépendant d'une association de pays pauvres et mal dirigé, n'arrivant pas a régler leurs propres problèmes, tente de venir en aide à un pays super pauvres pris en otage par un super crétin écervelé et entêté, avec le consentement d'un peuple hébété inconscient des enjeux de la situation, je suis triste pour mon cher Mali. Je ne vois pas comment nous allons nous sortir de ce bourbier. Maintenant on passe de 3000 à 700 puis 500 et bientôt rien!!!
baba
baba 14 ans
Mr koi je ne sai pas si tu na rien a dire ta geule ((y nai minai))
baba
baba 14 ans
Mr koi je nesai si tu rien a dire ta geule ((y nai minai))
Degagesanogo
Degagesanogo 14 ans
La CEDEAO avec l'appui des états unis, de l'Onu, de la France et de l'Union africaine doit utiliser l'obtion millitaire pour déloger SANOGO et ses camarades.Je met la Tête de SANOGO à prix 300 000 dollars.WANTED SANOGO.
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