Putsch au Mali : un mort, des blessés et le président Touré dans un camp militaire

23 Mars 2012 - 01:01
Mis à jour: 15 ans
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Des soldats mutinés ont annoncé jeudi avoir fermé toutes les frontières après avoir renversé le président malien Amadou Toumani Touré qui, selon son entourage, était dans un camp militaire à Bamako, avec des hommes d'élite de la garde présidentielle. De nombreuses condamnations ont suivi le coup de force dans ce pays d'Afrique de l'Ouest vaste comme près de deux fois la France, qui devait organiser le 29 avril une élection présidentielle en dépit d'une rébellion touareg meurtrière déclenchée mi-janvier. 
[caption id="attachment_56320" align="aligncenter" width="610" caption="Des soldats mutins maliens ont affirmé jeudi à l'AFP avoir pris le contrôle de la présidence à Bamako après plusieurs heures de combats avec la garde présidentielle et avoir arrêté des ministres, dont celui des Affaires étrangères, Soumeylou Boubèye Maïga. | Habibou Kouyate"][/caption]
«Le président est bien à Bamako, il n'est pas dans une ambassade. Il est dans un camp militaire d'où il dirige le commandement», a affirmé à l'AFP une source militaire loyaliste, ce qu'a confirmé un membre de l'entourage de M. Touré, en précisant qu'il était avec des Bérets rouges de sa garde présidentielle. Plus tôt, un autre responsable militaire loyaliste avait dit à l'AFP: «le président va bien, il est en lieu sûr» avec certains ministres, sans plus de détails. Les frontières fermées «jusqu'à nouvel ordre» Jeudi vers 04H00 (locales et GMT), des militaires en uniforme sont apparus à la télévision nationale qu'ils occupaient depuis mercredi, après une mutinerie partie de Kita, ville-garnison à 15 km de la capitale, qui a gagné Bamako, puis la ville de Koulouba où se trouve le siège du palais présidentiel. La révolte a gagné Gao, (nord-est), siège d'un commandement de l'armée contre la rébellion où des chefs militaires loyalistes étaient détenus. Au moins un militaire a été tué et environ 40 personnes, dont des civils, ont été blessés, la plupart par balles, lors des tirs mercredi et jeudi de soldats mutinés qui ont annoncé avoir renversé le président Amadou Toumani Touré, selon une source militaire et des secouristes. Les soldats mutinés ont annoncé avoir mis «fin au régime incompétent» du président Touré, décrété la dissolution de «toutes les institutions» ainsi qu'un couvre-feu, pour une durée non précisée. Les frontières du Mali ont été fermées «jusqu'à nouvel ordre», l'aéroport de Bamako a été fermé, et les vols sont annulés jusqu'à nouvel ordre, de source aéroportuaire. Les fonctionnairesont été invités à rependre le travail le mardi 27 mars à partir de 07H30 (locales et GMT), sous peine d'être considérés comme en «abandon de poste», ont-ils affirmé jeudi dans la journée. «L'incapacité» du gouvernement «à gérer la crise dans le Nord» Ce putsch intervient après plus de deux mois de guerre contre des rebelles touareg dans le nord du pays, vaste zone déjà en proie aux activités de groupes islamistes armés incluant Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et de divers trafiquants. Le régime de Touré a dû gérer ces dernières semaines la colère au front, de soldats sous-équipés face à des adversaires lourdement armés, appuyés par des islamistes, mais aussi au sein de leurs familles, qui critiquaient l'absence de nouvelles des leurs, dont certains ont été exécutés. Le bilan de cette guerre, lourd pour les deux camps, est difficile à établir de sources indépendantes. Le conflit a poussé près de 200 000 personnes à se déplacer à l'intérieur du Mali ou dans des pays voisins. Le lieutenant Amadou Konaré, porte-parole des mutins qui ont formé un Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l'Etat (CNRDRE), a dénoncé «l'incapacité» du gouvernement «à gérer la crise dans le Nord». Les putschistes s'engagent à «restaurer le pouvoir» civil et à mettre en place un gouvernement d'union nationale. Depuis mercredi soir, des tirs de sommation sont sporadiquement entendus à Bamako, où la circulation était très fluide, selon un journaliste de l'AFP et des témoins. Des ministres africains des Affaires étrangères qui s'étaient rendus à Bamako pour une rencontre sur la sécurité dans le Sahel, étaient bloqués dans leur hôtel. Condamnations internationales Le coup d'Etat militaire a mis fin à un processus électoral qui prévoyait la présidentielle, un référendum constitutionnel et des législatives. Amadou Toumani Touré -élu en 2000 et réélu en 2007- devait céder son fauteuil, conformément à la Constitution qui lui autorisait au maximum deux mandats consécutifs de cinq ans. L'unique formation de l'opposition représentée à l'Assemblée nationale malienne, le parti Solidarité africaine pour la démocratie et l'indépendance (Sadi), a été le seul à se prononcer sur le putsch, qu'il a salué. Son président, Oumar Mariko, s'est déclaré prêt à rejoindre un gouvernement d'union nationale. Mais l'annonce du renversement du pouvoir a suscité une vague de condamnations et d'appels au rétablissement de l'ordre constitutionnel à l'étranger: Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao), Union africaine, France, Algérie, Etats-Unis, Union européenne (UE), ONU et Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Union africaine (UA), Afrique du Sud, Nigeria, organisation de la Conférence islamique (OCI), notamment. Les Etats-Unis condamnent cette action et exigent le «retour immédiat de l'ordre constitutionnel» dans le pays, a déclaré jeudi le porte-parole de la Maison Blanche Jay Carney. La France a décidé de suspendre «toutes ses coopérations régaliennes avec le Mali», a demandé le respect de l'intégrité physique du président Touré et la libération des personnes détenues. Le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, a souhaité des élections «le plus vite possible». Pour Jean Ping, président de la Commission de l'Union africaine, le putsch «constitue un sérieux recul pour le Mali et pour les processus démocratiques en cours sur le continent». Le chef de l'OCI s'en est dit «profondément choqué». Le président nigérien Goodluck Jonathan a parlé d'«un revers» pour la démocratie en Afrique. L'Algérie a exprimé sa «grande préoccupation», l'UE a réclamé le retour de l'ordre constitutionnel et le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a appelé à une résolution pacifique des «doléances». Les Etats-Unis ont demandé «le retour immédiat de l'ordre constitutionnel au Mali, dont l'autorité pleine et entière du pouvoir civil sur les forces armées, et au respect des institutions et traditions démocratiques du pays». Les coups d'Etat depuis l'indépendance  Le Mali, théâtre dans les années 1990 d'une rébellion touareg puis d'une résurgence de cette rébellion de 2006 à 2009, est confronté depuis mi-janvier à des attaques du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA) et d'autres rebelles touareg, dont des hommes lourdement armés qui avaient combattu pour le régime de Mouammar Kadhafi en Libye. La branche maghrébine d'Al-Qaïda, Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a des bases dans le nord du territoire. 19 nov 1968: Un coup d'Etat militaire dirigé par Moussa Traoré renverse Modibo Keïta, au pouvoir depuis l'indépendance en 1960 et met en place un Comité militaire de libération nationale (CMLN). Traoré cumule les fonctions de président du CMLN, de chef de l'Etat et du gouvernement. Modibo Keïta meurt en détention en 1977. 26 mars 1991: Le général Moussa Traoré est renversé lors d'un coup d'Etat militaire après plus de 22 ans de pouvoir sans partage, à l'issue de plusieurs jours d'un soulèvement populaire durement réprimé (plus d'une centaine de morts, un millier de blessés). Un Comité de transition pour le salut du peuple (CTSP), présidé par Amadou Toumani Touré, surnommé "ATT", est chargé de diriger le pays. Après une Conférence nationale qui adopte un projet de Constitution instaurant le multipartisme et un système présidentiel, "ATT" remet le pouvoir à un régime civil et en 1992, Alpha Oumar Konaré est le premier président démocratiquement élu. Moussa Traoré et son épouse Mariam, condamnés à mort en 1993 pour "crimes de sang" puis en 1999 pour "crimes économiques", sont graciés en 2002. 12 mai 2002: Amadou Toumani Touré, ayant pris sa retraite de l'armée, retrouve le pouvoir en remportant le second tour de l'élection présidentielle. Alpha Oumar Konaré, réélu en 1997, ne s'était pas représenté, respectant en cela les termes de la Constitution limitant à deux le nombre de mandats à la magistrature suprême.   Publié le 22.03.2012 LeParisien.fr avec AFP

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Commentaires (19)

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IBK m'a deçu par son imaturité politique et son manque de vision face à ce coup d'Etat . IBK devait etre le premier à les reconnaitre .Ainsi de part son age et son experience polique , il allait les conseillé vers une transition rapite et à une election dans de tres bref delais . IBK se voyait deja à Koulouba en Juin car favorisé dans les intentions de vote par cette crise au Nord . Ce que vous oubliez , le coup est dejà parti . Ce que vous ignorez ( je m'adresse à tous les politiciens ), en isolant Sanogo et ses elements vous faite durer leur temps au pouvoir . Ce qui est certain ATT ne reprendra plus le pouvoir .Le mieux c'est d'approcher vite les pushistes enfin de les conseiller et les aider à finir le plus tot que possible avec les rebelles du nord avant septembre et enfin organiser les elections en Novembre ou Decembre . Sans quoi vous allez tout perdre car tout sauf que c'est jeunes cedent face à vos coup de guele qui sont sans effet pour vos militants que nous sommes à fotiori sur ces militaires . Ce coup d'Etat est comparable à un faux penalty siglé par un arbitre à une seconde de la fin d'un matcht à 0-0 . Quelque soit la contestation ou la protestation , la decision ne changera plus . Sinon que les joueurs qui protestent ou qui contestent ne font qu'aggraver leur cas en prenant des cartons . Pour finir , joingnez vous aux jeunes cela peut faire avancer vite la situation vers la normalisation democratique . Sans quoi ils sont parti pour une dizaine d'année . La commuauté internationnale finira par les aider et vous perdrez tout . VIVE LE CNRDRE , VIVE IBK , VIVE LE MALI , A BAS ATT
Toi tu connais l'homme. Rien qu'à voir ses yeux et on est déjà renseigné sur lui. Que Dieu sauve le mali, on est pas encore avancé avec ses gens là. Je commence à les haïr, je parle des gendarmes, des gardes,des policiers du GMS, des éléments de l'armée de l'air qui se sont livrés à des pillages en commune 6. je n'ai pas vu d' éléments de l'armée de terre parmi eux mais et au moment opportun ils payerons. Ils ont vidé des containers au niveau de la douane de Faladié et beaucoup d'entre eux seront identifiés grâce au camera de surveillance de la douane :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen: .
Nous n'avons pas besoin de cet AVENTURE.Connaissez vous ce Sanogo et ses coéquipiers? Renseignez vous. Ce qui est sûr ce n'est pas pour rien qu'on tarde a faire voir sa biographie. Ses yeux en disent long! Ce qui est plus certain c'est un recalé niveau DEF du Prytanée...
stam 15 ans
disons ensemble non à ces putschistes et leurs complices respectifs. la gestion catastrophique du Mali n p etre à l'actif d ATT, q dirons nous donc d l'ensemble des 44 partis politiques qui l'ont accompagné et constitué les mains ouvrières de ladite gestion? Q dirons nous donc du premier régime démocratique qui a instauré et stimulé la quasi totalité des dérives sociales ds notre pays pendant dix ans (éducation, corruption, intégration et promotion inconditionnelle de touaregs, santé, effritements d nos mœurs et valeurs socio-culturelles au profit d j n sais quelle démocratie)? Arrêtons nous un moment, ATT n'a pas répondu à nos aspirations, mais il nous donnait l'occasion d choisir qlq'un d mieux q lui p être pour conduire notre pays et faire payer les crimes du Nord aux coupables et responsables respectifs. Nous n'avons nullement besoin d nous engager ds un processus d putsch, j l condamne et invite tous à le faire. j'aurai compris qu'il s'empare des armes pour aller au Nord ou obliger la hiérarchie militaire àà changer d directives, mais d là à enclencher un coup d'Etat, j l condamne énergiquement
Tout a fait d'accord avec toi le consensus politique avec les 44 mangeurs nommes partis politiques doivent rendre compte tout comme ATT. Ceux qui ont toujours ete a la table d'ATT doivent rendre compte et repondre devant le bilan d'ATT.
axa31 15 ans
Cher Compatriote l'heur est grave soyons vigilantpuisque j'ai une remarque que vous devez le prendre au serrieux Croyez vous pas que ces pushiistes sont pas une branche de la rebellion? alors comment peut on admettre que le pays est instable au nord . Voyons claire cher compatriote les militaire de la capitale viennent donner une ouverture a l'ennemie pour qu'ils nous envahissent peuple malien ouvront les yeux ne nous laissons plus trainer on avait pris de l'avance nous etions un exemple a travers le monde En conclusion je vous dis condamnons tous ce coup d'etat pour un mali fort.
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