La Cedeao envoie des militaires au Mali et en Guinée-Bissau

27 Avr 2012 - 10:42
Mis à jour: 14 ans
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[caption id="attachment_63263" align="alignleft" width="350" caption="Dioncounda Traore, président malien par interim (G) et le président sénégalais Macky Sall le 26 avril 2012à Abidjan © AFP"][/caption] L'Afrique de l'Ouest souhaite appuyer les processus de transition après des coups d'État dans ces deux pays. L'Afrique de l'Ouest a décidé, jeudi, d'envoyer des forces militaires au Mali et en Guinée-Bissau pour appuyer les processus de transition après des coups d'État, et a exigé le retrait des putschistes dans ces deux pays. À l'issue d'un sommet extraordinaire à Abidjan, les chefs d'État de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) ont annoncé le déploiement "immédiat" d'une force régionale au Mali, où le putsch du 22 mars a favorisé la chute du Nord il y a un mois aux mains de rebelles touareg et de groupes islamistes armés, notamment al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi). Il s'agit d'aider à "sécuriser les organes de la transition et le gouvernement intérimaire" de Bamako et de "parer à toute éventualité dans l'hypothèse de l'usage de la force pour le recouvrement de l'intégrité territoriale du Mali", a expliqué le président de la commission de la Cedeao, Désiré Kadré Ouédraogo. Pas question, pour le moment, d'envoyer des soldats combattre en plein désert du Nord malien, comme la Cedeao en brandit la menace depuis plusieurs semaines contre les groupes armés de la zone. "On attend les négociations d'abord. Le premier contingent" veillera à sécuriser la transition, "mais il n'est pas exclu que des unités combattantes soient envoyées plus tard" en cas d'échec des discussions, a précisé Kadré Ouédraogo.

Autorités civiles de transition installées

La période de transition politique à Bamako après le putsch est fixée à 12 mois, et devra se clore par des élections présidentielle et législatives, indique encore le communiqué final. Les dirigeants ouest-africains ont tiré un coup de semonce à l'intention de la junte, appelant ses membres à "retourner dans les casernes" et mettant en garde "contre toute action arbitraire et unilatérale", passible de "sanctions individuelles ciblées". À la suite d'un accord conclu le 6 avril entre Cedeao et putschistes, des autorités civiles de transition ont été installées, notamment un gouvernement formé mercredi et dirigé par le Premier ministre Cheick Modibo Diarra. Mais les militaires ont montré qu'ils n'entendaient pas se laisser mettre hors jeu, et ils ont fait arrêter des responsables politiques et militaires, avant de les libérer. La Cedeao a par ailleurs insisté sur le droit au retour d'exil du président déchu Amadou Toumani Touré (ATT), exilé au Sénégal. Pour la Guinée-Bissau, pays abonné aux coups d'État et devenu une plaque tournante du trafic de drogue entre Amérique latine et Europe, le sommet a décidé de "déployer avec effet immédiat un contingent" après le putsch du 12 avril. "Cinq cents à six cents hommes" seront déployés, fournis par au moins quatre pays (Nigeria, Togo, Côte d'Ivoire et Sénégal). L'objectif est de faciliter le retrait de la mission militaire angolaise de quelque 650 hommes présente depuis 2011 et contestée par l'état-major bissau-guinéen, et d'"assister la sécurisation du processus de transition". Une transition qui doit durer 12 mois et se clore aussi par des élections, selon la Cedeao.

Ultimatum

Exigeant "la restauration immédiate de l'ordre constitutionnel", l'Afrique de l'Ouest a lancé un ultimatum de 72 heures au "commandement militaire" (junte), faute de quoi seront imposées des sanctions diplomatiques et économiques au pays et des "sanctions ciblées" sur ses membres, "sans exclure les poursuites" de la Cour pénale internationale (CPI). Elle exige enfin "la libération immédiate et sans condition" du Premier ministre, Carlos Gomes Junior, et du président par intérim, Raimundo Pereira arrêtés lors du putsch. Une délégation de la junte composée de trois hauts gradés s'est rendue à Abidjan à l'invitation du chef de l'État ivoirien Alassane Ouattara, président en exercice de la Cedeao, et a rencontré des ministres. Une dizaine de présidents participaient au sommet, en présence de représentants de la France, de l'Union européenne, des États-Unis et de l'Algérie. "Notre réaction ferme et l'engagement de nos alliés sont plus que jamais vitaux pour que notre sous-région ne bascule pas dans le terrorisme et la criminalité transnationale", avait averti M. Ouattara à l'ouverture. "La sécurité de l'Europe et des États-Unis commence désormais au Sahel et dans le golfe de Guinée."   AFP 10:50 - 27/04/12

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Commentaires (149)

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Deception
Deception 14 ans
dites tout ce que vous voulez, faites tout ce que vous voulez, CEDEAO ou pas, militaires ou pas, le Mali va de mal en pire, de jour en jour car certain défende leur intérêt, d'autres veulent se faire de la pub, ou se protéger, ce qui est essentiel et important aujourd'hui c'est sortir le pays du gouffre, mais nous voyons que le peuple n'est pas uni du nord au sud, les politiques ne décrochent malgré leur échec de la démocratie, et les militaires fugaces devant leur noble mission, alors je crois qu'il faut donner l'indépendance au Nord, retourner dans les caserne et laisser les piètres politiciens diriger l'état Mali, pays très pauvres très endetté dans le monde jamais on ne se souci du Mali, il est temps de penser un autre nom pour ce 187 ème Etat qui vient de naître, dont les pères de l'indépendance sont ATT et acolytes (soutien à 100% pendant 10 ans sans opposition)voilà l'ex Mali dont j'ai honte aujourd'hui. Dieu merci c'est notre récompense.
saoudata
saoudata 14 ans
la CEDEAO n'est pas une l’armée étranger nous somme au sien de la CEDEAO c'est une communauté et intégration donc nous constitution une même aider géographique un même espace dire a mon frère d’à cote de venir m'aider par ce que j'ai un difficulté je considéré mon frère comme étranger non que l’armée de la CEDEAO viens au mali nous aider pour pouvoir bouter ces islamistes de notre territoire par ce que il faut le dire le reconnaitre vous avons aujourd’hui une armée capable de bouter les islamiste de notre territoire
patriote
patriote 14 ans
Ke me demande si la CEDEA0 veux nous aider ou si elle veut declencher une guerre civile. Au lieu d'envoyer des troupe là ou les civils sont terrorisés, elle veu envoyer des militaire là ou le besoin ne se fait pas sentir,Ce qui est sur , si les militaire de ma cedeao debarque, soyer sùr qu"il y aura une guerre civile à bamako et c'est la Alassane Ouattara va repondre devant la Haute cours de justice. C'est impensable, comment tu veut envoyer obligatoirement de militaire chez quelqu'un qui nz veut ? 80% des Malien sont contre Soyer realiste, et si la CEDEAO Veux perdre sa credibilité elle n'a qu'a l'essayer
gat
gat 14 ans
Voici un peu l'image de Dioncounda. Ce n’est pas un homme capable de voir clairement les choses au lieu de négocier la sécurité de son gouvernement il faut négocier les deux l'envoie des 3 000 hommes de la cedeao dont 300 vont rester à Bamako et le reste au nord pour combattre le mnla. Je vais vous dire une chose la France est derrière cette proposition c’est pour nous mettre dans une position de faiblesse pour pouvoir négocier avec le MNLA. Voici ma proposition Nous allons accepter les forces de la CEDEAO à condition que les 3 000 personnes soient au Mali en mm temps 300 seront déployer à Bamako et le reste pour le nord. Il faut camper sur cette proposition pas plus pas moins. Il faut être plus malin que ces français. Car ils vont nous mettre dans une situation inconfortable.
anti cedeao
anti cedeao 14 ans
La CEDEAO cherche à détruit le Mali, les Maliens fait très attention à CEDEAO. Je ne sais pourquoi le mali à autant des ennemi comme ça ?
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