Mali : l'Afrique de l'Ouest déçue par l'ONU

2 Déc 2012 - 18:10
Mis à jour: 14 ans
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Les ministres de la Cedeao déplorent "le déphasage entre les recommandations" de l'ONU et "l'urgence d'action que nécessite la situation" au Mali. Les ministres de l'Afrique de l'Ouest ont déploré dimanche un "déphasage" de l'ONU par rapport à "l'urgence" à agir au Mali, après le rapport de Ban Ki-moon au Conseil de sécurité insistant sur les risques d'une intervention militaire africaine dans le nord du pays. Le Conseil des ministres de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cedeao), réuni à Abidjan, "déplore le déphasage entre les recommandations du rapport (de Ban Ki-moon) et l'urgence d'action que nécessite la situation, notamment en ce qui concerne l'autorisation du déploiement d'une mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (Misma)", selon le communiqué final de la rencontre. Une "non-intervention" dans le nord du Mali, occupé par des groupes islamistes armés, notamment al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi), "ou tout recul devant l'urgence d'envoyer une force pourraient entraîner une aggravation de la situation sécuritaire et humanitaire dans la région et en Afrique", ont mis en garde les ministres. "Cela équivaudrait à une forme de non-assistance au peuple malien et favoriserait ainsi l'enracinement des groupes terroristes et criminels", ont-ils ajouté, appelant au déploiement "sans délai" de la Misma.

Une intervention "nécessaire en derniers recours" (Ban Ki-moon)

"Ne pas agir, ce serait donner un chèque en blanc aux terroristes" et "capituler", a lancé le ministre ivoirien de l'Intégration africaine, Ally Coulibaly, dont le pays préside actuellement la Cedeao. Dans un rapport adressé le 28 novembre au Conseil de sécurité, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a considéré qu'une intervention militaire dans le nord du Mali serait "sans doute nécessaire en dernier recours contre les plus extrémistes". Mais il a averti sur les risques du recours à la force sur la situation humanitaire et les chances d'une solution politique. Avant la Cedeao, le président en exercice de l'Union africaine Thomas Boni Yayi, chef de l'État béninois, avait jugé le rapport de Ban Ki-moon "en deçà des attentes" africaines. Le 11 novembre, à Abuja, la Cedeao a approuvé l'envoi dans le nord du Mali d'une force militaire de 3 300 hommes soutenue sur le plan logistique par des pays occidentaux. Le Conseil de sécurité de l'ONU doit se prononcer en décembre sur cette intervention en se fondant notamment sur le rapport de Ban Ki-moon.

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Commentaires (19)

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Djeden
Djeden 14 ans
Tout a fait d'accord avec toi Coulibaly tchè ni :lol: :lol: :lol:
moussokoroba
moussokoroba 14 ans
MON FRERE COULIBALY, C PAS LE TEMPS POUR CRITIQUE ULITILE. Merci
olala
olala 14 ans
Merci , Monsieur Coulibaly digne fils du paye mourant.
Personne ne luttera à notre place.Nous avons montré au monde entier un mauvais spectacle :coup d'etat,combats entre bataillons de l'armée,agression contre le palais et le president,toute sorte de violence entre nous maliens mèmes... Encore il y'a des conflits politiques et autres.Tout sauf l'unité necessaire pour affronter les agresseurs du nord. La balle est dans notre camp,le reste du monde (CEDEAO,UA,ONU,UE...)nous respecte si nous nous respectons nous mèmes .On dirait que chacun cherche seulement à mettre quelque chose dans sa poche,sans amour pour les autres et pour le pays en danger.
Diakité1
Diakité1 14 ans
Monsieur KASSIN, vous conviendrez aisément avec moi que les élections n'ont rien servi aux maliens en terme de développement. La preuve la plus tangible, c'est cette débacle de notre armée. Les hommes politiques en Afrique ne sont ni plus ni moins que des hommes d'affaire avec leur cortèges de corruption et de détournement des biens de l'Etat. Malheureusement, les institutions qui sont faites pour jouer le rôle de contre-pouvoir sont aussi à leur solde. C'est pourquoi, à mon avis, la solution à notre problème n'est pas avec les américains. Parce que ce qu'ils disent là n'est pas raisonnable. Pire, ces dernières années, le Mali a reçu des centaines d'instructeurs américains qui n'ont servi à rien pour informer les autorités maliennes démocratiquement élues de l'imminence de cette crise et ne les ont pas aidées jusqu'à la chute du régime le 22 mars 2012. je pense que nous maliens, nous devons comprendre que dans le monde d'aujourd'hui, personne ne fera les choses à la place d'un autre. Les maliens doivent se battre pour construire, à partir de maintenent, une Nation digne et forte. C'est en ce moment que les autres commenceront à nous écouter et à nous respecter.
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