Paix et réconciliation : non aux risques des replis identitaires

07 Juin 2016 - 00:17
Mis à jour: 10 ans
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Paix et réconciliation : non aux risques des replis identitaires
L’avenir politique au Mali : L’ECOUTE ET L’ENTENTE
La propagation du communautarisme culturel et son instrumentalisation devenue, par la force des choses, un effet de mode, constitue des dangers réels pour un pays arc en ciel comme le nôtre. Nos populations, toutes souches confondues, n’aspirent majoritairement qu’à la coexistence pacifique, à la rencontre de l’autre. Le phénomène des replis identitaires est tentaculaire, voire contagieux à grande échelle ; il prend de plus en plus de proportions inquiétantes et risquerait d’exposer le pays  a des bouleversements, des soubresauts préjudiciables au maintien, à la consolidation de l’unité nationale, de la cohésion générale. Cela pourrait conduire à une explosion sociale qui déboucherait sur un démembrement progressif de l’Etat, voire son effondrement systématique si nos autorités politiques, administratives, civiles, ne prenaient pas à bras le corps la portée des menaces endogènes et exogènes qui se profilent à l’horizon. Face à la panique, à la peur, la mobilisation générale pour une citoyenneté malienne porteuse de vraie démocratie et de libertés d’expression est un passage incontournable pour le meilleur devenir commun. Les communautés, tant sédentaires que nomades, souffrent des agissements de ‘‘ mains invisibles’’, des égarements qui ne peuvent qu’accentuer la mésentente entre elles, les déchirures béantes, les blessures de trop  en soumettant les populations à de rudes épreuves qu’elles endurent perplexes, impuissantes. Toutes sortes de lobbyings, de plans de déstabilisation, sont orchestrés ca et la, à dessein, afin de semer la zizanie, de raviver le feu de la haine, de la violence, de la division. Il ne revient à l’esprit de personne de douter d’une réalité de nos jours, à savoir qu’au niveau planétaire  l’avènement du troisième millénaire est considéré comme un symbole majeur de changement ; il devient donc  impérieux, face à la mondialisation de l’économie et du libéralisme, de préserver, de renforcer davantage l’unité nationale, la stabilité sociale, l’entente entre des populations appartenant à une société multiethnique, multiraciale, dynamique et ouverte. Qui aurait imaginé, au lendemain de l’accession du Mali a la souveraineté nationale et internationale le 22 septembre 1960, que les Peulhs et les Bambaras allaient s’affronter par le biais de groupes armés de tous bords? Qui aurait pensé que les Arabes, Touareg, les Sonrais etc, allaient accepter en leur sein des multiples et incessants  différends, entretenir des conflits à caractère répétitif, s’affronter, se bagarrer, sans état d’âme malgré des brassages et des métissages multiséculaires ? C’est dire qu’actuellement l’on assiste un peu partout à «la lutte des semblables » et non à «celle des contraires » comme l’affirmait Marx. La balkanisation, la multiplication de micro états artificiels, peu viables et fiables, le fonctionnement en ilotage des villes et campagnes, constituent des freins à la relance, sous les meilleurs auspices, d’un développement qui se veut inscrit dans la durée et l’harmonie.  L’union fait la force et ce sont les grands ensembles territoriaux qui peuvent impulser le véritable essor socio-économique que chacun appelle de ses vœux dans l’intérêt général et pour le plus grand bien commun. Un adage africain ne soutient-il pas que « l’homme est le remède de l’homme ». L’Islam modéré qui est la religion majoritairement partagée au Mali et qui vaut son pesant d’or dans la résolution des conflits, prône la tolérance, le pardon, la paix. A ce sujet, la Sourate 41/Verset 34 est édifiante : « Repousse le mal par ce qui est meilleur, et voilà que celui avec qui tu avais une animosité devient tel un ami chaleureux ». Aussi, en ce mois béni de Ramadan, mois de solidarité, de partage, d’expression de vraies valeurs humaines, de méditation, de remise en cause de soi pour une cause générale, qu’Il plaise à Dieu de gratifier notre pays de Sa Grâce, de Sa Miséricorde, de guider les pas de nos décideurs dans le sens de la réconciliation des cœurs et des esprits, le changement des mentalités et des modes de pensée en vue de sceller, dans la bonne foi et la bonne attitude, l’érection d’une nation éternelle, paisible et réconciliée avec elle-même. Amen Par Chirfi Moulaye HAIDARA, Chercheur.

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Commentaires (28)

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Abdramane Diomandé
Abdramane Diomandé 10 ans
C'est main dans la main que nous pourrions sauver se pays, malgré nos différence ethniques, raciales, géographiques et tant, le plus important est de faire valoir les intérêts primordiales de notre pays avant tout.
Le Véridique
Le Véridique 10 ans
Tu as raison, la propagation du communautarisme est un effet de mode dont la population malienne doit s'en passer car elle constituera plupart un danger grave pour notre pays. La population malienne doit mettre toute forme de différente de côté et s'accepter comme telle.
Tony
Tony 10 ans
L’auteur de tous ces grands troubles au Mali est lui c est l ‘ennemi numéro un du pays.Si ces fans veulent le soutenir y a pas probleme.Ce qui nous préoccupe, c est le présent et le futur de pays.
Faso Den Gnouman
Faso Den Gnouman 10 ans
La propagation du communautarisme culturel et son instrumentalisation devenue, par la force des choses, un effet de mode, constitue des dangers réels pour un pays arc en ciel comme le nôtre.
Assi
Assi 10 ans
Quand nous parlons de réconciliation nationale cela implique beaucoup chose je pense les malien sont prets
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