Pénurie de carburant : Les Bamakois unis face à l'adversité

Depuis plusieurs jours, notre capitale est confrontée a une pénurie de carburant qui vide ses routes et engorge ses stations-services. Malgré les longues files d’attente et les retards, la population fait preuve d’une résilience exemplaire, mélant patience, dignité, optimisme et appels a l'unité nationale

24 Oct 2025 - 10:08
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Pénurie de carburant : Les Bamakois unis face à l'adversité

Ce mardi 22 octobre, la circulation à Bamako surprend par sa fluidité. De Kalaban-Coura à Sabalibougou, en passant par Daoudabougou et le pont Fahd, les embouteillages habituels des heures de pointe ont disparu. La cause ? Une pénurie de carburant qui paralyse les automobilistes et motocyclistes, contraintes de s'aligner dans de longs fichiers d'attente aux stations-service.

À Kalaban-Coura, une station d'essence est prise d'assaut. Parmi la foule, Oumou Dia, comptable d'une trentaine d'années, vêtue d'une robe rose et jaune avec un foulard sur la tête et son bébé sur le dos, attend depuis 7 heures du matin pour remplir le réservoir de sa moto. À 8h50, après près de deux heures d'attente sans être ravitaillée, elle reste patiente. «Il faut coûte que coûte faire le plein», affirme-t-elle, bien qu'en retard pour son travail. Cette situation ne la décourage pas : « Notre pays surmontera cette épreuve. Ce n'est pas la fin du monde, c'est Dieu qui a voulu que nous traversions ces moments difficiles». Confiant en les dirigeants maliens, Oumou Dia appelle la population à rester sereine.

À Bamako-Coura, Ousmane Traoré, chef d'entreprise, affronte la crise avec pragmatisme. Grâce aux panneaux solaires installés dans son entreprise et à un groupe électrogène, il limite les perturbations. «À part les retardés des employés, nous gérons plutôt bien la situation», explique-t-il. Pour lui, cette épreuve est temporaire : «Aucun pays n'a connu le bonheur sans traverser des moments difficiles». Il en appelle à l'unité nationale et à la patience pour surmonter la crise.

Dans la cour de l'hôpital Gabriel Touré, Saran Touré, employée de ménage, balai à la main droite et seau à la gauche, raconte ses difficultés à rejoindre son lieu de travail. D'ordinaire, elle arrive à 4 heures du matin en auto-stop ou en Sotrama. Mais avec la pénurie, elle patiente des heures pour trouver un véhicule, les transports étant rares. «Ces derniers jours, j'arrive en retard à cause de la crise», confie-t-elle. Déterminée, elle ajoute : « Le manque de carburant ne m'empêche pas de venir travailler, même si je dois marcher. Si chacun reste chez soi, cela aggravera la situation et fera le jeu de l'ennemi.» Saran prie pour que les autorités disposent de la force de gérer la crise et appellent la population au calme.

Assis sur sa moto face à la chaussée, Oumar Doumbia, conducteur de moto-taxi, attend des clients. Il raconte avoir cherché du carburant dès 6 heures du matin, mais ce n'est qu'à 11 heures qu'il a pu obtenir de l'essence, sans toutefois remplir son réservoir. «À ce rythme, les prix des transports vont augmenter, et nous ne pourrons pas faire beaucoup de courses», déplore-t-il. Pour lui, « seul Dieu peut aider notre pays à sortir de cette situation, qui n'est bonne ni pour les autorités ni pour la population ».

Au Quartier du Fleuve, à 11 heures, une autre station-service est bondée. Dans le fichier des motocyclistes, Sidy Gouanlé, commerçant vêtu d'un jean de couleur noir et d'une chemise bleue, transpire en locataire sa moto. «Cette situation est difficile, mais ce sont les épreuves de la vie», déclare-t-il. Selon lui, les autorités font de leur mieux pour gérer la crise. «La population doit les soutenir, car elles se battent pour notre bien-être», ajoute-t-il. Il exhorte les Maliens à rester forts et soudés : «C'est le moment de montrer notre patriotisme.»


De longues files d'attente autour d'une station-service

Devant une autre station-service, Moussa Touré, fonctionnaire vêtu d'un boubou marron, attend dans sa voiture depuis plus de deux heures. Visiblement découragé, il confie : «Ma journée est perdue, car j'ai dû laisser mon travail pour chercher du carburant». Pourtant, il insiste sur l'importance de continuer à travailler : «Si tout s'arrête, cela nuira à l'économie du pays, ce qui est encore pire.» Pour réduire la pression sur les stations-service, il propose d'utiliser les transports en commun et de laisser les voitures à la maison.

Moussa va plus loin, critiquant l'escorte militaire des camions-citernes, souvent ciblée par des attaques. «Les autorités devraient laisser les transporteurs négocier avec les groupes armés et trouver une solution politique», suggère-t-il, avant d'appeler la population à rester calme et disciplinée dans les gares-service.  Comme lui, certains de reprendre le télétravail en demandant aux personnels non nécessaires de travailler à distance afin de réduire la pression sur les hydrocarbures disponibles.

Notre pays ayant expérimenté avec succès ce mode de travail lors de la Covid-19. D'autres, eux, proposent de plafonner le nombre de litres qu'un utilisateur peut avoir par jour en tenant compte des spécificités de chaque moyen de déplacement.  Face à cette pénurie de carburant, les Bamakois démontrent une résilience remarquable. Entre patience, débrouillardise et foi en des jours meilleurs, ils affrontent la crise avec dignité. Les appels à l'unité, à la discipline et au soutien aux autorités résonnent comme un leitmotiv, témoignant de la force d'une population déterminée à surmonter cette épreuve.

Baya TRAORÉ

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Commentaires (15)

User
Boire
Boire 12 mois
Les djihadistes ont le controle du pays. Les putchistes ont echoue. Ya plus de carburant dans le pays, on parle de Bamako mais c'est pire a 'interieur du pays, les femmes sont obligees de se voiler, les routes sont sous leur controle. Les putchistes losers et leur acolytes russes ne peuvent plus mentir car la realite est la. Qu'ils degagent a Moscou et laissent le peuple malien redresser la situation avec son armee que les putchistes ont aussi pris en otage depuis les palais et ministeres a Bamako ou ils se sont faits generaux sans etre sur le champ de bataille
Le Blanc
Le Blanc 12 mois
La caravane des mendiants analphabètes passe à pied faute de carburant. C'est le Mali Kura. Même Kingui est obligé de pousser sa mobylette. Vive l'AES et Assimi Goïta ! Les sales trolls de le trés maudite Russie vont mourir de chagrin.
Kinguiranke
Kinguiranke 12 mois
Les chiens aboient mais la caravane passe! Les terroristes criminels assoiffes de sang humain sans foi ni loi ennemis d' Allah SWT vont être extermines comme des porcs!
Matt
Matt 12 mois
On nous parle seulement de Bamako mais toutes les autres villes Malienne souffrent du meme probleme. Le pays est totalement paralysé.. Merci au nain goita, sa junte aux abois et ses mercenaires russes... goita est sa junte ont échoués. Ils est temps qu'ils prennent un avion Aeroflot pour Moscow a la Assad.
Kinguiranke
Kinguiranke 12 mois
https://www.youtube.com/watch?v=lRIbnhLHGQs
La chienne prostituée Kinguiranke
La chienne prostituée Kinguiranke 12 mois
@Kinguiranke: La chienne en chaleur prostituée des soldats de la junte putschiste c'est toi Miss Kinguiranke!!! Tu passes ton temps a insulter tout le monde comme un prostituée. Calme toi grande ?..ute!
Kinguiranke
Kinguiranke 12 mois
Sahara occidental: le Polisario «fait un pas vers» le plan d’autonomie proposé par le Maroc Le Polisario fait « un pas vers les Marocains ». Dans une déclaration à l'AFP, le mouvement indépendantiste sahraoui se dit prêt à accepter le plan d'autonomie du royaume chérifien concernant le Sahara occidental. Depuis un demi-siècle, l'ancienne colonie espagnole est majoritairement sous le contrôle du Maroc, qui a toujours disputé ce territoire aux indépendantistes sahraouis du Front Polisario, historiquement soutenus par l'Algérie.
TankerTanker
TankerTanker 12 mois
Ton commentaire est complètement hors sujet. Ici, on parle de la crise des carburants au Mali, pas du Sahara occidental ni du Polisario. Merci donc de rester dans le thème et de laisser l’Algérie en paix!!
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