Axe Bamako-Keniéba : Des bandits armés attaquent les voyageurs

0

Depuis  2019, les transporteurs et voyageurs de l’axe Bamako-Keniéba sont confrontés à une forte insécurité routière.  Sur cette voie les braquages de bus et d’autres véhicules de transports s’amplifient. Témoignage.

 

La plupart des attaques se font entre Soribougou et Badegon ou Soribougou et Néguela. Des bandits armés terrorisent les usagers de cette voie. Leurs modes opératoires : les embuscades, les arrêts forcés, les rafales sur les voitures, etc.  Les passagers sont mis à plat vendre, fouiller, fouetter, violer et même tuer pour leurs biens. A cela s’ajoute celui des attaques octroyées aux djihadistes. Ils opèrent surtout les nuits, le plus souvent entre 21h et 03h du matin. Selon Diadje Sissoko, chauffeur dans une compagnie de transport public, ce sont eux qui sont les premières victimes. « Nous sommes très inquiets. Plusieurs de nos voitures ont été victimes de cambriolages. Des fois, le chauffeur est frappé ou tué. Ils tirent pour neutraliser le chauffeur. Afin de procéder à leurs opérations. Ils savent que la plupart des voyageurs sont des commerçants ou des miniers. Après plusieurs victimes, les gardes et gendarmes organisent maintenant des escortes de Kita à Bamako. Toutes les voitures de 18h à 22h forment une chaîne jusqu’à Kati. Dès lors, il y a très peu d’attaque. Les patrouilles sont plus permanentes maintenant », témoigne M. Sissoko.

Ali Diarra, usagers de la route, raconte son calvaire : « j’ai été  victime d’attaque cette année, précisément en mois de juin dernier. Des bandits armés ont attaqué notre bus, avec à bord plus d’une cinquantaine de personnes. Il ont fouillé et frappé les rares récalcitrants. J’ai pris moi-même un coup sur la tête. Heureusement je n’avais que mon téléphone que j’ai caché sous le siège. Ils ont demandé à tous les passagers de garder la tête baissée afin de cacher leurs visages. Ils prirent de l’argent, des bagages et même des marchandises. Après satisfaction, ils sont repartis. C’était la panique totale».

Face à cette situation inquiétante, les regards se tournent vers le gouvernement  afin de  prendre des mesures idoines pour endiguer le phénomène.

Aboubacar Sidiki Diarra 

(stagiaire)

 

 

Commentaires via Facebook :