Edito: Dura lex, sed lex !

10 Juil 2017 - 00:44
Mis à jour: 9 ans
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Edito: Dura lex, sed lex !
Dans son arrêt du mardi 4 juillet 2017, la Cour constitutionnelle déclare, au fond (article 2) que : « Sous les strictes réserves et observations portant sur la mouture de la loi, sa date d’adoption ainsi que les articles 37, 47, 48, 61, 110, 115, 119,145 et 148, la Loi n°2017-31/AN-RM du 02 juin 2017 portant révision de la Constitution du 25 février 1992 est conforme à la Constitution ». En français facile, cela veut dire simplement qu’en corrigeant ces observations, la Loi sera conforme à la Constitution en vigueur. L’article 118 sur lequel les contestataires se sont focalisés pour dire qu’« aucune procédure de révision ne peut être engagée lorsqu’il est porté atteinte à l’intégrité du territoire » ne tient pas la route, avec l’analyse des neuf sages. Pour eux, la notion de l’intégrité relève du droit international public ; que la référence aux articles 47 et suivants du Code pénal malien est impertinente, encore que s’agissant de la Loi, son interprétation relève d’une juridiction autre que celle constitutionnelle. Les opposants à la Loi référendaire n’ont pas du tout raison sur cet aspect. Ils ont eu tort de lire cet article mot pour mot, au lieu de chercher à comprendre son esprit et l’historique de cette disposition constitutionnelle, empruntée à la Constitution française de 1958 qui fait  écho de l’attitude du régime de Vichy qui a modifié la Constitution quand la France était occupée, sous la pression des Allemands et dans le but de satisfaire à leurs exigences. Que c’est pour prévenir une telle situation que le constituant français a prévu l’impossibilité d’amender la Constitution de 1958 lorsque l’intégrité du pays est menacée. Il est donc clair pour tout le monde qu’un référendum est bel et bien possible, dans le contexte actuel. Il est bien légal, conforme à la Constitution. Maintenant, qu’on arrête de distraire le peuple, qu’on arrête de distiller des contre-vérités, à travers des interviews et autres articles. « La tentative de révision en cours n’a presque rien à avoir avec l’Accord l’Alger », dixit Tiébilé Dramé, dans un entretien accordé à Sahelien.com, publié vendredi dernier par le Républicain. Soyons francs. C’est simplement faux et archifaux. L’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger prévoit bel et bien, au titre II du document, intitulé : « Questions politiques et institutionnelles », chapitre 3, consacré au cadre institutionnel et réorganisation territoriale, au niveau national, un Sénat. Il est ainsi intitulé : « réactiver et diligenter le processus de mise en place de la deuxième chambre du Parlement sous la dénomination de Sénat, de Conseil de Nation ou de toute autre appellation valorisante de sa nature et de son rôle, et en faire une institution dont les missions et la composition favorisent la promotion des objectifs du présent Accord ». Dès qu’on parle de deuxième chambre, c’est bien le Sénat et c’est l’appellation choisie par le gouvernement. Pour aller à cette réforme, une révision constitutionnelle est nécessaire. Alors, qu’on arrête d’assener la contre -vérité. Aujourd’hui, avec l’arrêt de la Cour, il revient au chef de l’Etat d’introduire un nouveau texte pour la seconde relecture, en corrigeant les insuffisances relevées par les neuf sages et en essayant d’élaguer d’autres aspects peu utiles, tel que la nomination par le Président de la République du président de la Cour constitutionnelle. Et après, procéder à la convocation du collège électoral pour le référendum. Nul ne doit empêcher le vote éventuel par quelques moyens de pression que ce soit. Les violences verbales et autres intimidations, de quelque bord politique que ce soit, sont à bannir pour conforter notre démocratie et le processus de paix. Que ceux qui comptent sur la violence pour se faire entendre sachent que nul n’a le monopole de celle-ci. L’Etat de droit, avec ses règles, est notre protecteur à tous. Nous devons donc, tous, nous abriter derrière la Loi. Dura lex, sed lex – la Loi est dure, mais c’est la Loi-. Chahana Takiou

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Commentaires (16)

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La responsabilité du chef de létat malien, c'est de voler !
La responsabilité du chef de létat malien, c'est de voler ! 9 ans
Merci pour vos efforts de recherche et d'analyse. Mais vous oubliez juste qu'IBK n'est pas un chef d'Etat mais plutôt un chef de gang de sangsues.
T.Sankara
T.Sankara 9 ans
"...que la référence aux articles 47 et suivants du Code pénal malien est impertinente, encore que s’agissant de la Loi, son interprétation relève d’une juridiction autre que celle constitutionnelle...." POURSTATUER, LA COUR DEVAIT ALORS FAIRE RECOURS A CETTE AUTRE JURIDICTION. UN JUGE, UN VRAI FAIT RECOURS A TOUTE SORTE DE SPECIALISTES, D'EXPERTS ET AUTRES JURIDICTION POUR ASSOIR SON OPINION ET DIRE LE DROIT. LES 9 IDIOTS OU SAGES ONT JOUER DE LA PARESSE POUR NOUS SERVIR DU RECHAUFFE (leur premier avis)
Tienfo
Tienfo 9 ans
Dura lex, sed lex !” Mais connait-il le sens de ce qu'il dit ?
Latinisme alimentaire de Chahana au service du faux latiniste et pédant IBK !
Latinisme alimentaire de Chahana au service du faux latiniste et pédant IBK ! 9 ans
"Dura lex, sed lex", Chahana, sortant de l'INA arts dramatiques, tu feras mieux d'aller faire des sketchs pour mieux servir ton fabricant IBK. Les vrais analystes sont moins préoccupés d'une tentative d'hypertrophie des pouvoirs du président que des risques réels de compromettre l'unité nationale, la paix et le vivre ensemble à travers une adaptation anticonstitutionnelle de la constitution à cet paquet de privilèges pour tueurs et d'injustices. IBK peut rester à vie, ce n'est pas grave car la quantité énorme d'alcool qu'il a ingurgité est entrain de faire son effet. Ce qui est grave, c'est une république de privilégiés pour les malfrats, les prédateurs et de citoyens qui subissent sans droits. Ce genre de république est ce que vise l'accord d'Alger qui nécessite cette révision constitutionnelle. La cours alimentaire et constipée au lieu de constitutionnelle est sous les ordres. Il y a très longtemps que Manassa Gnagnoko a rejoint les bonnes causes. Elle s'est embourgeoisée et immensément enrichie sur le dos du contribuable. Elle ne peut qu'obéir à la volonté du prince constipé et jouisseur qui a choisi son camp contre le Mali, son maintien au pouvoir pour continuer à voler et à placer les membres de son clan. Honte éternelle à ceux qui ont troqué l'intérêt du Mali contre des intérêts inavoués.
yugubané
yugubané 9 ans
Bonne question.
AG AZAMANE
AG AZAMANE 9 ans
C'est la Constitution de 1992 qui est dura lex et même "cailloux" comme disent les Ivoiriens qui ont chassé leur Gagbo et les burkinabe qui ont balayé leur Blaise. C'est le Désaccord d'Alger qui est en sable azawadien qui est friable plus que la farine des moulins de Achkar qui, pour la vendre , lui a ajouté du mil; donc le Désaccord a besoin, moins de se faire assumer par la Constitution que de repasser dans une moulinette dura lex suisse, c'est à dire le remoudre en le repassant par le tamis populaire, notamment par un référendum populaire du OUI ou NON, rien moins que cela . Sincèrement
LHomme Faust
LHomme Faust 9 ans
Les Ivoiriens n'ont jamais chasse Gbagbo, plutot l'imperialisme Francais a impose leur "pawn" aux Ivoriens. On est vraiment en droit de se demander quel interet vous avez a denaturer une histoire si fraiche. Gbagbo a prouve que la politque c'est les jeux de textes et non la force des armes. Malheureusement la Mafia Onusienne a eu raison de lui. Mais ce n'est que partie remise. LHomme Faust Boston, MA USA
COULIBALY Yacouba
COULIBALY Yacouba 9 ans
Chahana Takiou, Chahana Takiou, Chahana Takiou un autre type bizarre qui mérite d’être effacé du journalisme malien pour le bonheur de l’ensemble des maliens. Il est bizarre, bizarre et très bizarre avec ce genre d’hommes et de femmes qui sont entrain de mener le journalisme dans ce pays, nous allions directement au mûr, cela est sans équivoque. De toutes les façons qu’IBK et son entourage cessent de se méprendre, qu’ils analysent sérieusement la situation qui prévaut actuellement avant de prendre des décisions qui conduiraient notre pays dans un abîme sans précédent. Notre pays est dans l’œil du cyclone et personne ne peut le nier, ce qui reste certain l’armée française occupe actuellement le Nord du Mali et aucun militaire malien ne peut s’y rendre et avec la complicité de nos dirigeants actuels. Il est temps et grand temps que cela soit dénoncé par la classe politique de ce pays. La France est à Tessalit le Président français actuel, si il était sincère, il devrait mettre le doigt sur cet aspect, mais il fait un “omerta” total sur ce cas en parlant de la sincérité de l’Algérie. Une partie du pays est occupée par la France et elle ne fait aucun effort pour le retour des autorités maliennes sur cette partie depuis plus de trois ans. Il est temps de cesser des bêtises sur le territoire du Mali avec la complicité de la communauté internationale.
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