Edito : Qui en veut au P.M ?

27 Août 2012 - 03:23
Mis à jour: 14 ans
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Le nouveau gouvernement de 31 membres, formé le 20 août dernier par le duo Dioncounda Traoré –Cheick Modibo Diarra, a été élargi le 23 du même mois avec la nomination de Bocar Moussa Diarra à la fois président de l’UM-RDA et du regroupement politique IBK 2012. Il est désormais le titulaire du ministère en charge des langues nationales et de l’éducation civique. Cela relève du  politiquement correct. [caption id="attachment_85019" align="alignleft" width="200"] Chahana Takiou, Dirpub 22 Septembre[/caption] Vingt quatre heures auparavant,  le chef du gouvernement, en accord avec le président intérimaire, Dioncounda Traoré, a nommé par décret deux ministres qui venaient de sortir de l’équipe précédente, en qualité de conseillers spéciaux, avec rang de ministres.  Il s’agit en l’occurrence de Sadio Lamine Sow et de Hamadoun Touré. Le FDR, encore une fois, a crié au scandale. Le premier vice-président de cette organisation politique (composée de l’ADEMA et de ses affidés), Ibrahima N’Diaye, est allé jusqu’à demander l’abrogation dudit décret. Alors, que veut  le président intérimaire du parti de l’Abeille ? Lui, qui fut N° 2 du gouvernement Modibo Sidibé, lui qu’ATT appelait vice-Premier ministre. Comment veut-il dicter au chef du gouvernement, Cheick Modibo Diarra, la conduite à tenir pour le choix de ses plus proches collaborateurs. Le Premier ministre a le droit, contrairement à ce que le FDR veut faire croire, de nommer des conseillers spéciaux avec rang de ministre. Iba N’Diaye ignore certainement l’existence du décret N°20-12-95 PRM du 7 mai 2012 fixant organisation de la Primature. L’article 3 de ce texte stipule que : «Le Premier ministre peut nommer  un ou plusieurs conseillers spéciaux, chargés des questions particulières, relevant de son autorité directe et bénéficiant d’un statut déterminé par leur acte de nomination». De façon peu honnête, on crée l’amalgame à travers l’expression «rang de ministre», qui n’est qu’honorifique. On insinue que c’est un prolongement des membres du gouvernement. Que non ! Les conseillers spéciaux avec rang de ministres ne sont guères membres du gouvernement. Ils n’ont pas les prérogatives de ministres. Ils ne participent pas au conseil des ministres. Le secrétaire général du gouvernement, celui de la présidence  de la République et le Directeur de cabinet du Premier ministre ont toujours bénéficié, en tout cas sous l’ère d’ATT, d’un statut de rang de ministre jusqu’aujourd’hui. Alors où se trouve le problème ? A moins que le FDR ait de problèmes de personnes avec les deux personnalités incriminées, Sadio Lamine Sow et Hamadoun Touré, présentées, à tort, comme des pions de la CEDEAO, notamment de Blaise Compaoré et d’Alassane Dramane Ouattara. C’est en raison de ce préjugé que Dioncounda Traoré a pesé de tout son poids pour ne pas les reconduire. Les deux sont des Maliens, bons teints, qui ont fait leur preuve de compétence à l’étranger et même récemment au Mali, durant les trois petits mois qu’ils ont eu à passer au sein du gouvernement. Ils sont patriotes et pourraient bien apporter un plus au sein du Cabinet du Premier ministre. Leur acte de nomination étant légal, Cheick Modibo Diarra doit conforter cette décision, avec des résultats probants dans les mois à venir. L’ancien président, Amadou Toumani Touré, a toujours placé ses anciens ministres comme Ambassadeurs, PCA, PDG …  Personne n’a protesté. Cheick Modibo Diarra, qui vraisemblablement est aujourd’hui l’homme fort du pays, doit libérer le nord du Mali et poursuivre les nominations des ministres recalés dans les Ambassades et autres structures bien perchées de l’Etat. Le changement doit s’opérer d’abord au niveau des hommes. Il faut obligatoirement rappeler les Ambassadeurs et rapporter certaines décisions relatives aux PCA et PDG. Si Iba N’Diaye veut s’opposer, il en a le droit. Mais qu’il évite l’entre deux chaises, au nom de la morale politique. Si SADI du Dr Oumar Mariko dénonçait ces nominations, il serait dans son rôle. En fait, le premier vice-président de l’ADEMA joue au trouble fête et poursuit son combat politique contre le Premier ministre, sur un autre registre. Il entend opposer Dioncounda Traoré à Cheick Modibo Diarra, qui constitue un tandem, gênant pour certaines Abeilles dont Iba Diaye. Chahana Takiou

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Commentaires (15)

User
maiga issa
maiga issa 14 ans
Opportuniste et pro Att sous Att maintenant pro restauration et pro CMD.Ce dernier n aurait pas pu engager meilleur avocat que toi
mohamed ould attayer
mohamed ould attayer 14 ans
Bonjour les forumistes, Je voudrais provoquer mon cousin ZAS en lui objectant deux contradictions fondamentales dans deux assertions graves de la part d'un professeur sorti de l'ENSUP de Bamako: 1. Quand ZAS affirme que la notion de minorité se définit surtout par rapport à la langue et à la culture, je lui dis non; selon les définitions scientifiques, philosophiques, anthropologiques et historiques, la notion de minorité se définit surtout par rapport au nombre d'individus d'une communauté ethno-spécifique précise dans un grand ensemble composé de différentes communautés; en occurrence, la communauté ethno-spécifique "touarègue+arabe" au Mali l'est plus par le nombre (2 à 5% de la population totale du Mali); les mêmes chiffres signifient aussi que la communauté ethno-spécifique "teint clair" (touarègue+arabe) du Nord Mali est hyper minoritaire dans le fameux territoire AZ....... 2. Quand ZAS affirme que "L’Azawad a pour lui la même dénomination et la même sémantique que le Khasso, que le Bélédougou, que le Mandé. C’est un terroir, qui peut être à la fois un terroir limité par une zone déterminée et qui peut par expansion devenir un terroir interrégional.", je lui dénie cette contre-vérité géographique et historique; en effet, en ma qualité de spécialiste de l'aménagement du territoire et des terroirs au Mali, l'Azawad n'est que la zone agro écologique "désertisée" (non habitée et "désertifiée" (sans potentiel biologique) qui ne couvre que le seul terroir de la vallée fossile du Sahara central; la comparaison avec le Khasso, le Bélédougou et le Mandé ne tient pas la route pour des raisons historiques et géographiques; ce sont des régions naturelles qui ont hérité leurs dénominations géographiques de leurs histoires politiques (royaumes et cantons); alors que l'Azawad politique de ZAS n'a ni "queue, ni tête".
mould@gmail.com
d'où tiens-tu ces statistiques bidons
kassi
kassi 14 ans
voilà un autre journaliste économique.Écrire pas pour informer ,mais pour lécher et survivre les moments difficiles. Vive un Mali fort,juste et libre!
chapé
chapé 14 ans
Merci mon cher Chahana de votre clarté d'analyse. Les MALIENS vont comprendre avec le temps ceux qui veulent sauver le MALI et ceux qui ont juré d'enfoncer le MALI. Que Dieu protège le MALIBA. Amen.
cam
cam 14 ans
Le débat est clos, Celui qui n'est pas content de la décision n'a qu'à les révoquer.
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