Artisanat, culture et tourisme : Mme le ministre renvoie les gardiens

24 Juil 2012 - 02:27
Mis à jour: 14 ans
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Une dizaine de vigiles en poste dans l’immeuble du département de l’Artisanat, de la Culture et du Tourisme viennent d’être mis à porte en toute impunité par la nouvelle patronne des lieux, sans explication et dans l’indifférence générale. Les pauvres ne savent plus à quel saint se vouer.   [caption id="attachment_72598" align="alignleft" width="315"] Mme Diallo Fadima Touré, ministre de la Culture[/caption] S’il y a un ministre dans l’équipe gouvernementale Cheick Modibo Diarra qui fait beaucoup parler d’elle, c’est sans doute celle chargée de l’artisanat, de la culture et du tourisme, Mme Diallo Fadima Touré. Alors qu’il y a quelques semaines ses larmes de crocodile au Sommet de l’UNESCO à Saint-Pétersbourg faisaient le tour du monde après la destruction des mausolées de Tombouctou, Mme le ministre  vient de faire parler d’elle. En toute impunité, elle vient de jeter dans la rue une dizaine de gardiens pour, dit-elle, « faute grave ». Les faits remontent au mercredi 9 mai dernier, où la situation sécuritaire à Bamako était des plus tendues. Ce mercredi, suite à une fausse alerte qui a fait le tour de la ville et venue quelques jours seulement après les évènements du « contrecoup d’Etat » du 30 avril, le Premier ministre décide de libérer tous les travailleurs de l’administration publique dès le matin. Ce, jusqu’au lendemain. Ce jour là, le traditionnel Conseil des ministres n’a pu avoir lieu à cause de la situation sécuritaire jugée très précaire.   Mme le ministre sur ses grands chevaux   Le jeudi, les travailleurs de l’Etat ainsi que ceux du secteur privé se sont rendus au travail au compte-goutte. C’est dans cette situation que Mme le ministre de l’artisanat, de la culture et du tourisme arrive à son bureau où elle trouve que la porte d’entrée qui lui est réservée était fermée, et que le gardien en charge n’était pas sur place. Mme Diallo Fadima Touré, qui était venue elle-même ce jour dans un véhicule banalisé, a donc accédé à son bureau en rentrant par la porte principale réservée au grand public. Il n’en fallait pas moins pour provoquer la colère noire de celle que les travailleurs du département nomment désormais « la Margaret Thatcher », faisant allusion à la dame de fer, ex Premier ministre britannique. Le lendemain, elle instruit à son Directeur du matériel et des finances, DFM (en son temps Mody Sall), de mettre fin aux contrats desdits gardiens. Cela, sans préavis et en violation des dispositions élémentaires en matière de Code du travail. Pis, Mme le ministre a oublié que ces gardiens sont des agents de sociétés de gardiennage liées au ministère par un contrat. Et qu’une telle résiliation du contrat peut conduire à des poursuites judicaires pour rupture irrégulière. Le hic est que l’absence des gardiens, ce jeudi 10 mai, se justifie au même titre que celle de l’écrasante majorité des travailleurs à Bamako du secteur public ainsi du privé. En prenant la décision de renvoyer des chefs de familles au chômage pour un motif aussi fantaisiste, Mme Diallo Fadima Touré exprime son mépris pour les valeurs d’humanisme et de tolérance qui caractérisent notre culture, qu’elle est sensée promouvoir. « Ce jour là, les transports en commun n’ont pas commencé à sortir tôt à cause de la situation qui prévaut à Bamako. C’est ainsi que nous sommes arrivés au ministère très tardivement. Nous avons présenté nos excuses », explique un des gardiens licenciés. Qui constate que malgré la décision de Mme ministre, la garde de l’immeuble n’a pas été confiée à quelqu’un d’autre. Ce qui explique, renchérit-il, que nous sommes toujours responsables en cas de dégâts intervenus dans le département. « A ce jour, nous sommes à plus de deux mois d’arriérés de salaires. Et les petits cadeaux que nous obtenons grâce au lavage des véhicules et motos des travailleurs ne tombent plus », pleurniche cet autre vigile. Qui appelle à l’indulgence de Mme le ministre. Bref, depuis plus de deux mois ces gardiens ne savent plus quel saint se vouer, et interpellent les bonnes volontés pour amener Mme le ministre à revoir sa décision. Mais face à une ministre venue en revanchard, difficile de s’attendre à un compromis. Pour combien de temps Mme Diallo Fadima va-t-elle continuer à régler ses comptes ? Issa Fakaba Sissoko

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Commentaires (55)

User
sam
sam 14 ans
JE ME DEMANDE COMMENT LES MALIENS REFLECHIE JUSQUA PRESENT VOUS CONTUNIEZ DE VOUS COMPORTER COE DES ILLETRES MAIS SEST PAS POSSIBLE TOUT ES PERMIS AU MALI CHACUN FAIT CE QUI VEUT MAIS OU ON VA DS SE PAYS REVEILLER VOUS SIL VOUS PLAIS IL ES GRAND TEMPS VENER EN EUROPE ET VOUS AVEZ VOUS REVEILLEZ TANT QUE LE %MALI NARRETE PAS SES MAGOUILLES CORIPTIONS SES MENSONGES IL NE VONT JAMAIS AVANCER DOMMANGE PR VOUS 99 PR CENT DE LA POPULATION EST CORROMPU
lagnon
lagnon 14 ans
Quand le ministre a pu se rendre au boulot qu'est ce que empecherait le guardien? L'humanisme n'aurait-il pas de limite? Ne pourait-on pas senctionner un travailleur pour une faute comise? Je travail dans le prive et je t'assure que dans mon service avec 15 minutes de retard tu es fais retourner a la maison et tu n'ai pas pointé ce jour. Une absence non justifiée equivaut une sanction pas tout. C'est bien ce que nous demandons aux autorites de ce pays : la rigueur; la franchise. Il est tmps qu'on banisse le nepotisme, le laisser aller. FAISONS CE QUI CIVIQUE INCHA-ALLAHOU NOUS IRONS EN VANT. Vouyez vous comment la mauvaise gestion des 20 ans nous ont amené a plus de 50 ans en arriere. La revolution de 1991 n'a servi a rien.
1FILSDUMALIBA
1FILSDUMALIBA 14 ans
Dommage, ca doit se passer entre le ministere et la societe de gardiennage. En plus ce n'ai pas la ministere leur employeur, donc elle ne peut pas les licencier. Elle peut demander qu'on les raplace par exemple. Si par contre le ministere annule le contract au profit d'une autre societe de gardiennage alors la justice decidera. J'ai fait un petit avis, il y en a plein d'autres. Allons tous et toutes molo, surtout en cette periode de crise. chercher le fond du probleme pour mieux nous poster vos articles.
kone31
kone31 14 ans
........Elle peut renvoyer les gardiens pour faute grave mais , leurs licenciements ou mise à pied ne reviennt qu' à la société de gardiennage qui les emploie. La ministre a fait son devoir et c'est à la société de gardiennage de prendre des mesures pour pallier à ce genre de problème. La société doit avoir une équipe mobile prête à intervenir en cas d'absence d'un de ses salariés sur un site mais, quand tout le monde se lance dans les business sans connaitre les fondamentaux, on assiste à ce genre de problème. M.LE JOURNALSITE, la ministre a fait ce qu'il fallait faire et vous devez comprendre qu'elle a vecu longtemp en Europe donc, elle a cette culture du résultat que malheusement, nous ne sommes pas prête à admettre souvent au MALI. Un agent de sécurité n'est pas embauché pour laver les voitures et les motos. Il est employé pour veiller à la sécurité des personnes et des biens sur son lieu de travail. La société de gardiennage peut les reclasser sur un autre site et le débat sera clos.
Fousseni
Fousseni 14 ans
Issa F Sissoko, si tu n'as pas de sujet a traiter, va plutot faire un tour a Gao! Mme la ministre a bien fait de virer ces faux vigiles! Car un vigile doit toujours etre sur place!
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