Des Africains parmi les djihadistes

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Alger II : Interview du ministre Abdoulaye Diop sur les négociations inclusives inter maliennes
Abdoulaye Diop ministre des affaires étrangères de l’intégration africaine et de la coopération internationale

De jeunes Africains, dont des Maliens, figurent parmi les djihadistes du groupe État islamique (EI) en Syrie et en Irak, a affirmé jeudi à l’AFP à Bamako le ministre malien des Affaires étrangères Abdoulaye Diop, sans préciser leur nombre.

«Parmi les combattants de l’État islamique en Irak et en Syrie, il y a des jeunes Africains. (…) Il y a des Maliens, il y a des gens d’autres pays comme le Niger, le Nigeria, la Somalie», a précisé le ministre.

Il n’a livré aucune indication sur leur nombre, ni sur les filières leur ayant permis de rejoindre les jihadistes de l’EI.

Il s’est déclaré «très inquiet» face à cette situation, estimant que ces combattants africains pourraient revenir déstabiliser des régions de leur continent.

Selon M. Diop, d’autres jihadistes demeurent présents dans le nord du Mali, où ils mènent depuis plusieurs mois des attaques souvent meurtrières contre les troupes internationales.

«Ceux qui ne sont pas partis» en Irak et en Syrie «sont dans les rangs d’Ansar Dine (groupe djihadiste malien), Boko Haram (groupe djihadiste opérant au Nigeria)», a-t-il ajouté.

Certains «utilisent les mêmes modes opératoires que l’État islamique à travers des décapitations par exemple, mais aussi à travers le fait que chacun veut proclamer un califat», a-t-il dit.

Ansar Dine et d’autres groupes islamistes liés à Al-Qaïda ont contrôlé pendant près d’un an le nord du Mali, d’où ils ont été chassés en grande partie par une opération militaire internationale lancée à l’initiative de la France en janvier 2013 et toujours en cours.

Des djihadistes étaient demeurés néanmoins actifs dans ces régions, y commettant régulièrement des opérations meurtrières. Ils y sont revenus en force ces derniers mois en accélérant la cadence de leurs opérations, ciblant particulièrement les forces internationales.

Depuis début septembre, 20 Casques bleus – 10 Tchadiens, neuf Nigériens, un Sénégalais – ont été tués dans une série d’attaques dans le nord du Mali.

Mercredi, le gouvernement a demandé à l’ONU le déploiement d’une «force d’intervention rapide» dans le nord du pays, pour contrer la montée en puissance des djihadistes……. Lire la  suite de l’article sur lapresse.ca

 

 

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1 commentaire

  1. “Des africains parmi les djihadistes” ce n’est pas nouveau ça! Boko haram-MNLA-ANNECAR DINE-AQMI…ceux ne sont que des africains!Ils sont tous capables de décapiter, de lapider, de violer, de couper des mains…Maintenant si la communauté internationale continue à penser que des groupes comme le MNLA ne sont pas des terroristes puisqu’ils sont “maliens” ou “modérés”, libre à elle de croire à cette version erronée de l’information sinon la réalité est toute autre sur le terrain. 😉

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