Mali : instabilité et désarroi à Bamako

03 Mai 2012 - 09:39
Mis à jour: 14 ans
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[caption id="attachment_64238" align="alignleft" width="344" caption="Un soldat monte la garde devant l'entrée du 33e régiment de parachutistes dans le camp de Djicoroni à Bamako le 2 mai 2012. AFP"][/caption] La situation reste tendue à Bamako. Des tirs ont encore été entendus hier dans certains quartiers de la capitale malienne. Le Premier ministre de transition s'est exprimé hier à la télévision nationale pour la première fois depuis l'offensive menée lundi soir par les bérets rouges de l'ancienne garde présidentielle contre les militaires de Kati. Cheick Modibo Diarra a lancé un appel au calme et à la vigilance. A Bamako, l'inquiétude et le désarroi ont gagné toute la population. Le sentiment partagé par de nombreux Maliens dans la rue c’est avant tout le désarroi. « On est un peu inquiet, c’est vrai, dit l’un d’entre eux. On ne savait même pas que cela allait arriver à ce point. Et surtout, on a peur maintenant s’il y a des cafouillages. C’est la désolation totale qui règne ici ». Comme beaucoup d’autres, cet entrepreneur est inquiet de voir les militaires maliens s’affronter à Bamako : « Pour ma part, je ne sens pas bien les choses parce que quand les guerres fratricides dans la même armée commencent, elles aboutissent à une guerre civile. Ce faisant, elles entraînent toute une population dans quelque chose qu’on ne maîtrise pas ». D’autres sont plus optimistes comme cet habitant originaire du Nord. Pour lui, la priorité est claire : « Je crois en mon pays, je crois en mon peuple. Je sais que la dérive qu’on a aujourd’hui va prendre du temps. Mais il faut que les Maliens se donnent la main pour résoudre le problème national. Le combat est ailleurs ». Retrouver l’intégrité du pays c’est l’urgence, disent beaucoup de Maliens qui ne comprennent pas pourquoi la paix n’est toujours pas encore revenue dans la capitale, six semaines après le coup d’Etat. Pour sa part et pour la première fois depuis ces attaques à Bamako, le Premier ministre de transition Cheick Modibo Diarra s'est exprimé à la télévision nationale, il a lancé un appel au calme et à la vigilance.
Cheick Modibo Diarra
Premier ministre malien de la transition
La tentative de vouloir semer la panique à Bamako n'est pas fondée (...) Je vous demande toutefois de rester vigilants.
Le Premier ministre malien intérimaire s'est aussi adressé aux populations du Nord pour les rassurer que le gouvernement ne les abandonne pas.
Cheick Modibo Diarra
Premier ministre malien de la transition
Aux populations du Nord, nous ne vous oublions pas.
    rfi 03/05/2012

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Commentaires (42)

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COULOU
COULOU 14 ans
Je suis plus que d'accord avec le commentaire de Moussa Ag. Il serait souhaitable que Sanogo réponde aux questions posées par cet internaute. Que ses services secrets le lui demandent. Nous attendons les réponses sur Mali Web. Merci. Nous attendons aussi les propositions concrètes de Sanogo, par rapport à la gestion de la situation du nord, même s'il semble oublié cette partie du Mali, cause de son Putsch. Le Mali n'est pas Bamako seulement.
le vrai malien
le vrai malien 14 ans
Je ne vois pas pourquoi, nos voisins vont nous en vouloir, le Mali est le pays le plus pauvre de la sous région, et l'avant dernier de la planète, cessons des accusation inutile, il n'existe pas de bon coup d’état, Sanogo est aussi coupable que les rouges. Un avertissement pour tous le monde, celui qui touche à un cheveux d'un de mes parent soit disant qu'il est rouge ou verts,je vais me venge même c'est sur son petit fils. Sanogo et les Rouge doit savoir que le pauvre peuple malien ne souhaite qu'une seule chose, c'est la conquête du nord.
COULOU
COULOU 14 ans
"Le grand Mali a disparu avec ATT, le petit Mali est née avec Sanogo", voilà la vérité, la seule vérité qui prévaut aujourd'hui. Les militaires maliens ne sont hommes que devant leurs Femmes,(tous les vrais hommes militaires sont vieux ou morts) sur le sable même un petit touaregs de 15ans peu mettre un "mpogo"(slip en bambara)à nos soldats. Ils préfèrent se battre à Bamako que d'aller à Gao, Tombouctou ou Kidal, A Bamako ils ont des armes pour se battre entre eux (car c'est bagarre de femme) mais au nord ils n'ont pas d'arme! REFLECHISSEZ! est ce compréhensif çà. Depuis le 22mars ils ont abandonné le nord et Ils n'iront plus jamais. Les militaires originaires des régions de Gao et Tombouctou doivent se réunir, formez leur contingent pour aller libérer la terre de leur ancêtres et proclamer aussi leur indépendance. Ainsi on aura 3 républiques: le vieux Mali , et les deux nouvelles républiques: à savoir la république du Songhoï comprenant Tombouctou et Gao, puis l'Azawad comprenant Kidal, Téssalit et Aguelhok. Les Militaires maliens on trahit les régions du nord, et la mémoire de nos ancêtres: les peuples de ces régions nord doivent prendre leur destin en mains S'ils ne veulent pas rester esclave des touaregs criminels: CHASSER L'ENVAHISSEUR DE GAO ET TOMBOUCTOU ET PROCLAMER AUSSI LEUR REPUBLIQUE.C'est la seule solution pérenne du problème. Le vieux grand Mali est mort, vive! le nouveau petit Mali, SANS ARMEE.
maka52
maka52 14 ans
Nous demandons mandant d’arrêt international contre ATT (Amadou Toumane Toure) pour avoir trahi le Mali et vendu l’armement du Mali et aussi pour escroquerie – corruption – détournement de font public
bouba
bouba 14 ans
:!: vivi le malie vivi amadou aya sanogo
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