Relance des négociations avec les groupes armés : L’inaudible haut représentant du président malien

03 Juin 2014 - 10:07
Mis à jour: 12 ans
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[caption id="attachment_260402" align="alignleft" width="300"]Dialogue inclusif Modibo Kéïta nommé Haut Représentant du chef de l’État pour le dialogue inclusif inter-malien[/caption] Pour sa première rencontre avec les groupes armés, Modibo Kéita n’a pas eu la caution de ceux qui se présentent comme des représentants de "l’Azawad". Sans détour, ils ont même récusé sa médiation au profit d’une personnalité désignée par la communauté internationale.   La bonne foi du gouvernement de relancer le dialogue avec les groupes armés n’a pas empêché ceux-ci de monter les enchères. C’est du moins le constat qui se dégage après la rencontre de prise de contact que le haut représentant du chef de l’Etat dans le dialogue inter-malien,  l’ancien Premier ministre Modibo Kéita a eu avec les responsables des groupes armés à Ouagadougou la semaine dernière.   Psychologue, M. Kéita a tout tenté pour faire comprendre à ses interlocuteurs l’opportunité de s’entendre sur une démarche unique sans succès. Les représentants du MNLA, du MAA, du HCUA, du CPA ont un autre agenda et continuent de se revendiquer de l’utopique République de l’"Azawad".   En réalité, c’est une des stratégies qu’utilisent très souvent ces groupuscules pour faire chanter la partie malienne à chaque fois qu’il s’agit de négociations. Le paradoxe est qu’en coulisse nombre d’entre eux ont fait comprendre à l’envoyé du président IBK leur volonté de revenir au pays.   Au cours des échanges, les groupes armés ont fait des propositions qui sont en contradiction avec la volonté des autorités maliennes qui souhaitent que les négociations se déroulent en territoire national. Quant aux groupes armés, ils demandent que les pourparlers se tiennent dans un autre pays dit neutre.   Dans la foulée, ils recommandent la désignation d’un médiateur international. Au regard de cette nouvelle donne, nous pouvons affirmer qu’il y a de la mauvaise foi dans la démarche de ses groupes armés pour arriver à une paix durable.   En tout état de cause, l’intransigeance des groupes armés trouve son explication dans les derniers événements survenus à Kidal. Et ils se disent réconforter par leur victoire et obligent du coup nos autorités à discuter le couteau sous la gorge.   Ainsi, pour ses premiers pas dans le dialogue inter-malien, Modibo Kéita n’a pas été écouté par ses interlocuteurs qui semblent avoir un agenda caché. Reste à  savoir comment il compte s’y prendre pour faire respecter la volonté des Maliens qui demeure intacte sur l’intégrité du territoire.   Alpha Mahamane Cissé     Reprise des négociations Ce que les chefs rebelles ont dit à l’envoyé d’IBK Nommé haut représentant du chef de l’Etat pour le dialogue inclusif inter-malien, l'ancien Premier ministre Modibo Kéita a séjourné le vendredi et samedi derniers à Ouagadougou où il a rencontré les chefs des mouvements armés en vue de relancer les négociations. Tout en réitérant leur disponibilité au dialogue, les représentants des bandits armés ont demandé  la désignation d’un médiateur international dans la crise malienne qui ne serait que le président du Faso, Blaise Compaoré, médiateur désigné de la Cédéao dont le choix n’est pas partagé par le Mali à cause de sa promiscuité avec les rebelles. Ces derniers exigent aussi que la médiation se déroule hors du Mali, en terrain neutre.   "Nous souhaitons que les négociations se fassent sur un terrain neutre, à l’exception d’un terrain belligérant. Or jusqu’à preuve du contraire, nous sommes en belligérance avec le gouvernement du Mali, et le gouvernement du Mali ne peut pas nous imposer de nous asseoir avec lui à Bamako où il se sent dans une position de force, ni dans tout autre endroit au Mali où le gouvernement du Mali peut faire des pressions quelconques", disait hier dans nos colonnes, Mossa Ag Attaher, un responsable du MNLA. Il répondait ainsi au Premier ministre Moussa Mara, qui réclame que "le processus de dialogue et de pourparlers inclusifs aura lieu, dans sa phase décisive, sur notre territoire au Mali".   Pour sa part, l’envoyé du chef de l’Etat a assuré sur RFI avoir pris bonne note et a promis de transmettre le message aux autorités maliennes, en l’occurrence le président IBK qui se trouve une fois de plus dans une position délicate pour avoir juré de ne pas négocier en dehors du Mali et avec des gens armés.

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Commentaires (13)

User
julles
julles 12 ans
La seule et unique solution à cette crise c'est de passer à la force, nous avons une armée capable de relever le défi avec une coordination et des renseignements claires à l'appui. La solution politique dont les profiteurs et les soit disants amis et frères du Mali ne cessent de réclamer est un piège à long à court termes. Une offensive sans prisonnier ou rien, comment peut - on humilier une grande nation Malienne au su et au vu du monde entier? Quel est l'importance des multitudes conventions signées et ratifiées par le Mali. Perspectives que le Mali révise les cotés russes et chinois pour son futur, car la France fut,est serait toujours un pays stratagème pour déstabiliser les pays Africains francophones. Que dieu bénisse le Mali!
C'est vous qui dites que vous voullez le dialogue deh! Il faut y aller...
Bayni
Bayni 12 ans
Oui, des annees de harcellement, de propagande insidieuse savamment organisee, de sabotage, de mauvaise gouvernance, ont eu raison de notre vaillante armee nationale. Parallelement avec le projet de negociations qui trainera certainement en longueur (les apatrides voudront atteindre tous leurs objectifs reves de tres longue date) Le plus urgent, le plus vital pour le Mali, serait de s'engager pour des negociations de fond avec nos partenaires strategiques habituels, pour la reconstruction de notre Armee. L'Armee est tellement sensible qu'elle n'aime pas l'ingratitude et encore moins la frivolite ou l'inconstance surtout apres plus de 50 ans de collaboration franches et tres fructueuses; 50 ans de vie + ou - paisible. Apres avoir fini de mondialiser, l'imperialisme se presse desormais de s'accaparer des richesses sinon des terres des pays pauvres. Dans cette optique, il est bon de faire rapidement l bon choix avant d tout perdre.
Bayni
Bayni 12 ans
Oui aux negociations de paix, mais le Mali doit se soucier urgemment d'exercer un de ses devoirs essentiels, la mise en etat rapide de son Armee pr defendre le vaste territoire qui est le sien et ensuite conquerir les zones infestees par les narco-djihadistes. Autrement, tous les efforts de paix, de developpement et meme les negociations s'en ressentiront AU detriment des interets du peuple. Sachant la position inflexible des Amis de nos ennemis, on ferait oeuvre utile a retourner tres rapidement vers nos partenaires strategiques d'antan, sans perdre unitilement du temps, pour remettre sur pied une armee qui a ete lamine par des annees de complot, de mauvaise gouvernance et de corruption inities et entretenus par les hautes autorites de l'etat. On gagnerais a negocier prioritairement la formation d'une armee digne de ce nom car les apatrides sont a la solde des ennemis historiques de notre independance et de la tranquillite de nos peuples laborieux. SANS ARMEE FORTE + d PAIX AU MALI.
Yacouba Diarra
Yacouba Diarra 12 ans
LA VÉRITÉ FINIRA PAR TRIOMPHER
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