« L’Afrique doit désormais apprendre à parler d’elle-même », a déclaré M. Ouédraogo à l’ouverture de la 15e édition des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO), estimant que la maîtrise de l’information constitue désormais un enjeu majeur de souveraineté.
Pour le Premier ministre, qui représentait le président Ibrahim Traoré à cette rencontre, les pays africains doivent être capables de raconter leur histoire, d’expliquer leurs choix et de défendre leurs intérêts à travers leurs propres contenus.
« Un peuple qui ne maîtrise pas son récit est un peuple vulnérable », a-t-il soutenu, soulignant que la capacité à produire, vérifier et diffuser l’information constitue « une composante essentielle » de la souveraineté globale.
Placée sous le thème « Dans un contexte de guerre communicationnelle, quelles attitudes et aptitudes pour les acteurs de l’information et de la communication en Afrique ? », cette édition des UACO réunit des professionnels de l’information et de la communication autour des défis liés à la désinformation et aux stratégies d’influence.
Le parrain de la rencontre, le président de la Commission nationale de la Confédération des Etats du Sahel (AES), Bassolma Bazié, a pour sa part dénoncé l’utilisation de l’information comme une « arme » contre l’organisation sahélienne.
Selon lui, certains acteurs chercheraient notamment à « dénigrer, désinformer, manipuler » et « intoxiquer » l’opinion publique sur les pays membres de l’AES.
Le ministre burkinabè chargé de la Communication, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a, de son côté, invité les participants à proposer des réponses adaptées aux mutations du secteur, tout en préservant « l’intégrité, la crédibilité et la responsabilité » des acteurs de l’information et de la communication.
HO/te/Sf/APA
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