Groenland : Face aux menaces de Donald Trump, l’Europe « n’a aucun levier » diplomatique, économique ou militaire

Sans défense • L’administration Trump martèle depuis plusieurs jours ses velléités pour mettre la main sur le Groenland. En face, les Européens semblent démunis pour contrer les ambitions américaines

08 Jan 2026 - 12:03
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Groenland : Face aux menaces de Donald Trump, l’Europe « n’a aucun levier » diplomatique, économique ou militaire
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Groenland : Face aux menaces de Donald Trump, l’Europe « n’a aucun levier » diplomatique, économique ou militaire

Ils préparent la « riposte », mais avec quels moyens ? Les Européens tentent de faire front face aux menaces répétées de Washington, qui souhaite mettre la main sur le Groenland. Pourtant, les leviers de Bruxelles restent limités, voire faibles, face au mastodonte américain, lequel a prouvé à Caracas, par l’enlèvement de Nicolás Maduro, sa détermination à mettre en œuvre ses ambitions, et ce même s’il doit violer le droit international.

Convaincre diplomatiquement

La voie diplomatique semble la plus viable et la plus probable. Ce qu’il faut, c’est réussir « à convaincre l’entourage de Donald Trump que toute tentative de s’emparer du Groenland par la force signifierait la fin de l’alliance transatlantique », signale Dr John Helferich, chercheur à l’université d’Oxford. Car même si le président Trump indique que « (les Etats-Unis) seront toujours là pour l’Otan, même s’ils ne seront pas là pour nous », les Américains - le peuple comme les dirigeants et les commandants militaires - sont très attachés à l’Alliance atlantique. « Beaucoup trouveraient insensée ne serait-ce qu’une brève escarmouche avec un allié de l’Otan », appuie Richard Gowan, directeur des Nations unies à l’International Crisis Group.

Mais comment dissuader ? Prendre des positions fortes, fermes et unies peut-il suffire ? La mission risque de se heurter à l’imprévisibilité trumpienne. L’Europe n’a pas de levier économique, ou peu. Elle pourrait en théorie cibler les entreprises américaines opérant en Europe mais « dans la pratique, la dépendance de l’Europe vis-à-vis des entreprises technologiques américaines est beaucoup plus grande que l’inverse », souligne John Helferich.

Une dissuasion symbolique

Côté américain, l’emploi de la force a, pour le moment, été écarté par le président républicain de la Chambre des représentants, Mike Johnson. Mais la porte-parole de la Maison-Blanche a indiqué mardi que le président américain pourrait décider d'« utiliser l’armée » pour conquérir l’île arctique. Le recours à la force militaire des États-Unis contre un autre membre de l’Otan serait « sans précédent » et « reste improbable », juge John Helferich. D’autant que des adversaires des Etats-Unis, comme la Russie ou la Chine, pourraient facilement profiter de la situation « pour intensifier » leurs actions, respectivement en Europe et à Taïwan.

Guillaume Devin, professeur de sciences politiques à Sciences Po Paris, propose alors une solution qu’il qualifie lui-même « d’audacieuse » mais qui aurait le mérite de mettre dans l’embarras les Etats-Unis : déployer sur place des personnels de l’agence Frontex, prévus pour contrôler les frontières de l’Union européenne. « Il faudrait que les Etats-Unis leur passent dessus », explique-t-il. Problème : si le Groenland est un territoire dépendant du Danemark, il ne fait pas partie de l’espace Schengen. Il faudrait donc un accord entre les deux parties pour envisager ce déploiement de « forces symboliques dissuasives ».

Pas les armes pour un affrontement armé

Car ni le Danemark, ni l’Europe, n’ont les capacités militaires pour affronter l’armée américaine. « Les forces sont complètement disproportionnées, le combat est joué d’avance », confirme Guillaume Devin. Ces menaces constituent alors un « coup de semonce » qui devrait (enfin) pousser les Européens à « puissamment accélérer l’idée d’une armée européenne, dont la construction est bien trop lente et laborieuse », alerte-t-il. Une option envisagée dès l’invasion russe en Ukraine en 2022, mais qui n’a toujours pas vu le jour. « Trop peu de choses ont été faites pour réduire de manière significative la dépendance vis-à-vis des États-Unis », abonde John Helferich.

Source: https://www.20minutes.fr/

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Commentaires (3)

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Kinguiranke
Kinguiranke 9 mois
Les carnivores du monde unipolaire occidental, raciste, esclavagiste, colonialiste et imperialiste se dévorent entre eux, nous leur disons tres bon appétit!
Coulibaly Yacouba
Coulibaly Yacouba 9 mois
Attention!Attention!Attention! face à ce sadique narcissique qui risque de mener le monde vers une situation des années 40, c'est dommage. Nous sommes face à un homme totalement fou et sans limite, la diplomation américaine mettra du temps pour arranger les choses après ce régime Républicain totalement raté.
Kinguiranke
Kinguiranke 9 mois
Depuis 1946 l'Europe avec le plan Marshall et l' OTAN est devenue une colonie Américaine que les dirigeants Européens ont tente de cacher, mais voici la verite et la réalité qui éclatent au grand jour! Les carnivores e mangent entre eux, bon appétit!
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