Tendance. Les Américains rêvent de vivre ailleurs qu’aux États-Unis

Face à l’inflation, aux divisions politiques et au stress collectif, de plus en plus d’Américains envisagent de quitter leur pays. Dans le “Wall Street Journal” et “Newsweek”, des experts décrivent un phénomène massif.

05 Déc 2025 - 11:04
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Tendance. Les Américains rêvent de vivre ailleurs qu’aux États-Unis
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Tendance. Les Américains rêvent de vivre ailleurs qu’aux États-Unis

Dans un contexte d’incertitude économique et politique, de plus en plus d’Américains envisagent la vie ailleurs. Deux articles récents dressent le portrait d’un pays qui doute de lui-même – et dont les citoyens, jeunes ou de classe moyenne, tournent le regard vers l’étranger.

Le Wall Street Journal constate que “les Américains à revenus moyens cherchent de plus en plus à s’établir à l’étranger pour gagner en pouvoir d’achat, réduire leurs impôts ou simplement vivre mieux”. Ce ne sont plus les élites financières qui partent acheter un passeport doré, mais “des enseignants, ingénieurs, petits entrepreneurs” convaincus que leur argent aura davantage de valeur sous d’autres latitudes. Selon le ministère de la Défense, 4,4 millions d’Américains vivaient à l’étranger en 2022 – une hausse de 42 % depuis 2010.

Andrew Henderson, fondateur du cabinet Nomad Capitalist, résume cette tendance :

C’est un plan B. Ils achètent la tranquillité d’esprit – la possibilité de choisir où ils vivent, comment ils sont imposés et le genre de vie qu’ils veulent bâtir.

Les nouveaux expatriés n’ont pas besoin de fortune : au Portugal, le visa D7 requiert “un revenu stable d’environ neuf 9 000 à 12 000 euros par an” ; au Panama, un revenu mensuel d’environ 1 000 euros suffit pour obtenir un visa de retraité ; au Mexique, “un revenu d’environ 4 000 euros par mois ou 80 000 euros d’économies” ouvre la voie à une résidence temporaire. Pour beaucoup, c’est la promesse d’une “vie confortable à l’étranger avec un salaire américain modeste”, dans des pays où le logement et la santé coûtent deux à trois fois moins cher.

Mais partir ne signifie pas fuir : c’est souvent, écrit le quotidien, “une diversification, comme un portefeuille d’investissements”. La migration devient stratégie de vie et de sécurité face à un avenir perçu comme instable.

Le magazine Newsweek s’intéresse à la même dynamique, mais vue du côté des jeunes. Selon une enquête de l’American Psychological Association, “près des deux tiers des jeunes Américains ont envisagé de quitter le pays à cause de l’état de la nation”. Un chiffre vertigineux qui illustre le malaise d’une génération confrontée, selon la psychologue Lynn Bufka, à “une combinaison de stress financier, de divisions politiques et d’incertitude sur l’avenir”.

La pandémie, rappelle-t-elle, “a frappé à un moment crucial de leur vie, perturbant l’éducation, les débuts de carrière et le développement social”. Résultat : 76 % des adultes se disent plus inquiets qu’avant pour l’avenir du pays, et 62 % citent la division sociale comme “une source importante de stress”.

Pour Lynn Bufka, cette perte de confiance traduit “un sentiment croissant de déconnexion – les uns des autres, des institutions – et l’étiolement du sentiment de partager un but commun”. Elle insiste :

Quand le sentiment d’appartenance et de confiance s’effrite, que ce soit envers le gouvernement, la communauté ou le système social, les gens se sentent impuissants et cherchent à reprendre le contrôle, même si cela signifie imaginer une vie dans un autre pays.

Les deux articles dessinent ainsi une Amérique en exil intérieur. Les uns cherchent sous d’autres cieux la stabilité économique qu’ils n’ont plus chez eux ; les autres, un sens collectif qu’ils ne trouvent plus dans une société fragmentée. Et si, comme l’écrit le Wall Street Journal, “ce qui avait commencé comme un mince filet de retraités est devenu un mouvement à part entière”, Newsweek montre qu’il s’agit désormais d’une crise générationnelle : un pays que sa jeunesse rêve de quitter pour mieux respirer.

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Commentaires (8)

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Kan
Kan 10 mois
Ils rêvent sans doute de vivre au milieu des rues dégueulasses et puantes de bko ........
His Excellency Dicko Mali's Messiah
His Excellency Dicko Mali's Messiah 10 mois
Lancée ce vendredi 5 décembre, la Coalition des forces pour la République (CFR), dont la direction est assurée par l’imam Mahmoud Dicko, l’ancien président du Haut Conseil islamique du Mali, appelle le peuple malien à la résistance et à la désobéissance. «Le Mali traverse aujourd’hui l’une des crises les plus graves de son histoire contemporaine. Notre Etat est affaibli, notre peuple est meurtri, nos institutions sont dévoyées, et notre souveraineté est bafouée par une alliance toxique de prédation économique, de militarisation kleptocratique et d’instrumentalisation de la peur», ont écrit les membres de la CFR, dans un communiqué rendu public ce vendredi. Les rédacteurs ont estimé que «face à l’effondrement sécuritaire, à la faillite de l’autorité publique, aux massacres de civils et de militaires, à la censure systémique, aux arrestations arbitraires et au verrouillage total de la vie politique», la résistance «n’est plus une option morale : elle est un devoir national». Décrit comme un mouvement de résistance républicaine, non violent et inclusif, ce mouvement créé par les forces vives du Mali se donne pour mission de rendre possible le retour à «l’ordre constitutionnel, protéger les populations, rétablir les libertés et préparer un dialogue national inclusif avec l’ensemble des acteurs maliens, y compris les groupes armés nationaux, conformément aux conclusions de toutes les Assises et Conférences de paix depuis 2017». Les rédacteurs du communiqué font savoir qu’ils résistent parce que le Mali «est en train de disparaître sous nos yeux. Parce que l’Etat tue ses propres soldats par incompétence, abandon ou mensonge. Parce que des centaines de civils sont massacrés dans le silence imposé par la terreur». La CFR accuse la junte au pouvoir à Bamako d’avoir «transformé la souveraineté en slogan et livré [notre] sécurité à des mercenaires», appelant les soldats et hommes de rang «à la désobéissance éthique lorsqu’on [vous] ordonne de mourir dans des opérations incohérentes, sans moyens ni stratégie, pour des ambitions personnelles», et à mettre fin aux massacres de civils et de militaires en ouvrant un dialogue national avec les acteurs armés maliens. Elle a également appelé les magistrats «à la résistance judiciaire», les travailleurs «à la désobéissance civile organisée, pacifique, méthodique» et la diaspora «à se mobiliser diplomatiquement, financièrement et logistiquement». «Le Mali ne sera sauvé ni par les armes étrangères, ni par les mensonges d’Etat, ni par la peur. Il sera sauvé par son peuple. Nous appelons chaque Malienne et chaque Malien à rejoindre la Coalition des forces pour la République, à refuser la fatalité», ont conclu les rédacteurs du communiqué.
Kinguiranke
Kinguiranke 10 mois
France: l'eau potable massivement contaminée par le TFA, un polluant éternel Le TFA, « polluant éternel » de la famille des PFAS, a été retrouvé dans 92% des eaux en France, selon des mesures publiées par les pouvoirs publics mercredi 3 décembre, qui confirment les craintes des associations environnementales.
LeGoupil33
LeGoupil33 10 mois
Mon "cher" Kingui, occupe toi de l'ata du fleuve Niger. Tu sais celui qui traverse Bamako et dont les rives puent tellement à cause des plastqiues et imondices diverses qui s'y déversent. Mais au delà de cela qu'est ce que ton commentaire vient faire là. Il est questiondes américains. Crois tu qu'ils vont émigrer au Mali pour mieux vivre ?
KINGUI MERDE DE MERDE
KINGUI MERDE DE MERDE 10 mois
KINGUIBATARD EN FRANCE NOUS AVONS L EAU EMPOISONNÉE LA MISÈRE LES PUCES DE LIT ET 100000000000000000 D'EUROS D'ENDETTEMENT/SECONDE MAIS JAMAIS JE NE VIENDRAI AU MALI MÊME EN ESCALE PAS AVION MOUHAHAHAHA IDEM POUR TES MILLIERS DE COMPATRIOTES QUI SQUATTENT CHEZ NOUS ILS NE RENTRERONT JAMAIS AU MALIKURA MOUHAHAHAHAHA
Kinguiranke
Kinguiranke 10 mois
Ils veulent migrer en Somalie et en Afrique du Sud!
KINGUI MERDE DE MERDE
KINGUI MERDE DE MERDE 10 mois
ILS IRONT OÙ ILS VOUDRONT MAIS SÛREMENT PAS AU PAYS DES POUBELLES GÉANTES ET NAUSÉABONDES MOUHAHAHAHAHAHA
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