Les États-Unis imposent des sanctions à la Cour pénale internationale et menacent de la « démanteler »

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio exige que la Cour mette fin à ses « menaces », alors que l’ancienne juge de la CPI Navi Pillay reçoit le prix Nobel de la paix

9 Octobre 2026 - 16:58
0
Les États-Unis imposent des sanctions à la Cour pénale internationale et menacent de la « démanteler »

Les États-Unis ont imposé vendredi des sanctions à la Cour pénale internationale (CPI), a annoncé le secrétaire d’État américain Marco Rubio, quelques heures après que l’ancienne juge de la Cour, Navi Pillay, a remporté le prix Nobel de la paix 2026.

« Le président Trump ne permettra jamais à la Cour pénale internationale de poursuivre des Américains. C’est pourquoi, aujourd’hui, les États-Unis imposent des sanctions à la Cour pénale internationale », a déclaré Rubio dans un communiqué.

Rubio a indiqué que Washington avait différé cette décision dans l’espoir que la CPI change de position ou que ses États parties prennent des mesures pour la limiter, mais qu’aucun d’entre eux n’avait pris de « mesures significatives » pour répondre aux préoccupations américaines.

« Soit la CPI met fin à ses menaces, soit nous mettrons fin à la CPI », a affirmé le secrétaire d’État, appelant les alliés des États-Unis membres de la Cour à « remettre la Cour à sa place ».

« S’ils ne le font pas, les États-Unis poursuivront leur campagne visant à démanteler la CPI, brique par brique, jusqu’à ce que les Américains ne soient plus menacés », a-t-il ajouté.

La Cour pénale internationale a vivement rejeté les sanctions, les qualifiant d’attaque contre l’État de droit. Elle a également appelé ses États membres à veiller à ce qu’elle puisse poursuivre ses activités.

L’annonce intervient quelques heures après que Navi Pillay, juriste sud-africaine ayant siégé à la chambre d’appel de la CPI de 2003 à 2008, a remporté le prix Nobel de la paix 2026 pour son travail en faveur de la justice pénale internationale.

Les sanctions interviennent également dans un contexte de pression accrue des États-Unis sur la Cour, après que celle-ci a émis, en novembre 2024, des mandats d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et l’ancien ministre israélien de la Défense Yoav Gallant pour des crimes de guerre présumés à Gaza.

Washington avait déjà sanctionné des juges et des procureurs de la CPI, notamment la présidente de la Cour, Tomoko Akane, en août.

Lors d’une réunion du Cabinet à Camp David, le 31 juillet, le président américain Donald Trump avait déclaré que la campagne menée par Rubio contre la Cour n’avait pas pour objectif de le protéger personnellement.

« Il essaie de défendre Bibi et diverses autres personnes », avait déclaré Trump, en référence à Benjamin Netanyahu.

La CPI compte 125 États membres. Ni les États-Unis ni Israël ne sont parties au Statut de Rome, le traité fondateur de la Cour.

*Traduit de l’anglais par Ayse Bashoruz

Source: https://www.aa.com.tr/fr

Quelle est votre réaction ?

Like Like 0
Je kiff pas Je kiff pas 0
Je kiff Je kiff 0
Drôle Drôle 0
Ouah Ouah 0
Triste Triste 0
Hmmm Hmmm 0

Commentaires (0)

User
Les commentateurs les plus actifs de la semaine:
  • Kinguiranke (125)
  • Nfp (71)
  • Citoyen du monde (50)
  • Kankan (31)
  • Lastus (24)