Blocage de la mise en œuvre de l’accord d’Alger II : Les groupes armés se retirent des travaux du comité de suivi (CSA)

02 Oct 2015 - 00:39
Mis à jour: 11 ans
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[caption id="attachment_1027242" align="aligncenter" width="900"]Mali: première réunion du Comité de suivi de l'accord de paix Cette première réunion du Comité de suivi de l'accord a notamment été marqué par des désaccords de leadership au sein de certains mouvements armés.
AFP PHOTO / HABIBOU KOUYATE[/caption] Trois mois après la signature définitive de l’accord issu du processus d’Alger, le Mali vit au rythme de véritables divergences entre parties. Après de combats meurtriers entre groupes armés signataires, vient s’ajouter la situation de représentativité à l’origine de laquelle, les principaux mouvements armés (rebelles et groupes d’auto-défense) suspendent leur participation aux travaux du comité de suivi de l’accord (CSA). La semaine dernière, deux délégations de la rébellion et des groupes d’auto-défense alors en conflit à Anéfis ont fait le déplacement à Bamako pour signifier aux autorités de Bamako leur « volonté d’aller à la paix ». Un évènement qui, selon l’avis de tous, ouvrait la voie à la mise en œuvre de l’accord. Une semaine après, naissent d’autres divergences entre Bamako et les principaux mouvements armés. Pour ces groupes armés signataires de l’accord, il est inconcevable que Bamako inclue la compis 15 (un ensemble de groupes armés signataires exclus) dans le processus de mise en œuvre de l’accord. Pour rappel, la compis 15 est une coordination créée  en août dernier par les responsables de la CPA, du Ganda Izo, du FPA, du CMFPR3, du Ganda Izo Lassa et du MPSA, tous reconnus signataires de l’accord, mais une fois désireux à siéger au comité de suivi de l’accord, se sont vus minimisés par leurs partenaires respectifs (Cma et Plateforme). Interrogé par maliweb.net en août dernier sur les raisons de la création du compis 15, Mohamed Ousmane Ag Mohamedoune du Cpa, s’explique : « la première raison consiste à alerter pour préserver chaque fois que cela est nécessaire, le caractère inclusif de cet accord. Parce qu’aujourd’hui, nous nous sommes battus contre l’injustice, et c’est tout le peuple qui s’est mobilisé pour faire de cet accord une réalité. Alors, il n’y a aucune raison qu’il ne soit pas placé dans la phase de sa mise en œuvre. Et donc, sur cet aspect, nous disons non à l’exclusion car juridiquement en tant que signataires, il n’y a pas de raison pour nous exclure dans la phase de sa mise en œuvre. En clair, connaissant les acteurs que nous sommes aussi, il est primordial de créer les conditions pour sa mise en œuvre par tous les acteurs.» « Non », rétorque un responsable de la Cma qui justifie que ces groupes armés exclus de la Cma et de la plateforme ne sont pas représentatifs pour avoir le mérite de siéger au comité de suivi de l’accord. Et pourtant, le 15 juin 2015, alors que la Cma refusait de signer l’accord à Bamako, c’est la CPA, alors membre de la cma qui appose sa signature sur le document pour ainsi signifier son adhésion. Trois mois après, le Gouvernement tient à ce que tous les groupes armés signataires de l’accord, y compris ceux qui composent la compis 15 soient représentés au comité de suivi de l’accord. Chose qui que refusent la Cma et la Plateforme qui ont en attendant décidé de se retirer du processus. Issiaka M Tamboura (maliweb.net)  

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Commentaires (61)

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ORIETTA DEMBELE
ORIETTA DEMBELE 11 ans
T'EST59 REACTIONS PARLE TON HYPOCRISIE Mme!!! :wink:
Mouss
Mouss 11 ans
Pourquoi ces gens là vont pas dans leur pays d'origine alors ils sont tous des terroriste narco- trafican
mynti
mynti 11 ans
Il faudrait maintenant fixer un calendrier pour la mise en application de l’accord . Il serait très important de donner une date précise pour le commencement du désarmement , du cantonnement , de la démobilisation et la réintégration des groupes armés . Une date butoir devrait être donnée également pour le commencement du redéploiement progressif des FAMA sur tout le territoire national . Le fait de ne pas fixer de calendrier ni donner de dates butoirs pour les différentes opérations dans le cadre de la bonne application de l’accord de paix , favorise l’installation d’un climat de doute et de suspicion . Il est totalement incompréhensible qu’après plus de cent jours (100) de la signature de l’accord par tous les belligérants , que rien ne soit encore entrepris dans le cadre de l’application du même accord . Plus le temps passe sans l’application de l’accord , plus le doute , la méfiance et la suspicion s’installent dans l’esprit de la population . Les missions de la MINUSMA sont connues . L’incompétence et la mauvaise foi des responsables de la MINUSMA sont connues également
Parisienne
Parisienne 11 ans
Les frères doivent pensé à la paix, il n'y a rient d plus important que la paix au Mali seul la paix donnera à notre nation une vie en arc en ciel. L'accord qui à été signer consiste une bonne base pour arriver à la paix. Il suffi juste de le mettre en pratique.
Jack
Jack 11 ans
Il y'a toujours des individus que ne veulent pas se mettre sur la voie de la paix. La Cma doit se comporter comme il le faut car il s'agit du Mali, Ma nation, Notre nation qui nous unissent tous. Aujourd'hui la paix doit être la volonté de nous tous...
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