Huit mois après sa signature à Ouagadougou : Le blocage concernant l'application des termes de l'accord préliminaire signé le 18 juin 2013 entre le gouvernement de transition et les groupes armés tarde à être levé.

24 Jan 2014 - 04:00
Mis à jour: 13 ans
16
[caption id="attachment_151966" align="aligncenter" width="610"]Blaise Compaoré entre la délégation de Bamako et celle des rebelles touareg le 10 juin 2013 à Ouagadougou  © AFP (photo archives) Blaise Compaoré entre la délégation de Bamako et celle des rebelles touareg le 10 juin 2013 à Ouagadougou
© AFP (photo archives)[/caption] En effet, huit mois après que ce document a été paraphé, les nouvelles autorités du pays et les groupes armés n'arrivent toujours pas à accorder leurs violons quant ç la reprise des négociations. On assiste même souvent à une escalade verbale, alimentant ainsi la crainte de certains sur le retour de l'instabilité dans les régions septentrionales du Mali. Raison pour laquelle les autorités algériennes ont été appelées à la rescousse en raison de l'influence qu'elles ont sur les mouvements armés du nord du Mali. Installé dans ses fonctions depuis le 4 septembre 2013, le président IBK continue d'entretenir le flou sur la reprise des négociations entre les nouvelles autorités du pays et les groupes armés. Pourtant, celle-ci devrait permettre le parachèvement du processus enclenché à Ouagadougou pour finalement aboutir à la signature d'un accord de paix global. Actuellement, on est bien loin de ce scénario et l'on assiste même à des échanges vifs entre Bamako et les groupes rebelles. En effet, le président IBK avait déclaré : " Je ne négocierai plus avec un groupe armé ". Avant de marteler : " Aucun rebelle ne se hissera à ma hauteur pour discuter d'égal à égal ". Cette situation intervient alors que de leur côté, les groupes armés tels que le MNLA, le HCUA et le MAA, qui ont récemment annoncé leur fusion, avaient décidé de suspendre toute négociation avec les autorités maliennes, estimant qu'elles n'avaient pas respecté leurs engagements. Ainsi, Alger a été sollicité pour décoincer la machine du dialogue qui n'a jamais réellement démarré. Cependant, le choix de ce pays pour abriter des discussions exploratoires en vue de relancer le dialogue intermalien divise. Pour l'heure, les autorités algériennes comme maliennes semblent être sur la même longueur d'onde en déclarant que c'est Bamako qui doit abriter les prochaines négociations. Bien qu'il ait affirmé que son rôle dans le dossier malien était à présent terminé, le médiateur de la CEDEAO, le président burkinabé, Blaise Compaoré, voudrait faire une énième tentative pour faire avancer ce dossier. C'est la raison pour laquelle il avait dépêché à Bamako son chef de la diplomatie, Djibril Bassolé, pour signifier son intention au chef de l'Etat malien. En réaction, le président IBK avait déversé sa bile sur l'émissaire burkinabé en lui rétorquant que " les négociations auront lieu quand on le voudra et à Bamako ". Ces propos permettent donc de définir la nouvelle orientation du président IBK qui balaie d'un revers de la main des négociations hors de nos frontières. Par ailleurs, il convient de préciser que depuis son accession à la magistrature suprême, IBK n'a cessé de multiplier les gestes de bonne volonté en direction des rebelles touaregs. De leur côté, les groupes armés n'ont posé aucun acte allant dans le sens de l'esprit et de la lettre de l'accord préliminaire. Il est vrai qu'ils ont libéré au forceps les bâtiments officiels à Kidal en détruisant ou en emportant tout sur leur passage. Hormis ce point, le désarmement et le cantonnement des groupes armés, qui sont l'essence même de cet accord, ne sont toujours pas mis en œuvre. D'ailleurs, sur ces deux points, l'accord reste très évasif en ce sens que l'on ne sait toujours pas qui devrait assurer le désarmement et le cantonnement de ces mouvements armés. Dans l'accord préliminaire, il est seulement stipulé que les casques bleus de la MINUSMA et les militaires de l'opération Serval doivent superviser et contrôler le cantonnement. Et le désarmement n'interviendra qu'après la signature d'un accord de paix global et définitif. Ce qui ne sera pas pour demain. C'est à cet effet que les convois des différentes délégations officielles, qui ont tenté de séjourner à Kidal, ont  été caillassés ou empêchés d'entrer dans la ville. Il faut juste espérer que l'Algérie, qui semble avoir le feu vert du Mali, réussisse cette nouvelle mission quand on sait qu'elle marche sur des œufs. Car réunir des groupes aussi hétéroclites autour d'une même table n'est pas chose aisée. Encore faudrait-il l'accompagnement de la communauté internationale qui, pour l'instant, ne fait que constater impuissamment les dégâts. Massiré DIOP

Quelle est votre réaction ?

Like Like 0
Je kiff pas Je kiff pas 0
Je kiff Je kiff 0
Drôle Drôle 0
Ouah Ouah 0
Triste Triste 0
Hmmm Hmmm 0

Commentaires (16)

User
RINZ
RINZ 13 ans
Dommage d'avoir attendu aussi longtemps pour entamer des pourparlers.MNLA,HCUA,MAA et MUJAO ont renforcé leurs liens.Regardons la situation du Mali par rapport à l'IRAK ,l'Afghanistan, le TCHAD, le NIGERIA etc..et d'autres pays.Pas d'attentats , Une sorte de cantonnement à la seule ville de KIDAL.Il faut au moins savoir ce que veulent ces gens. Attendre c'est permettre aux faucons de gâter la situation.Le Mali a t-il un service de renseignement comme la Côte d'Ivoire ?
dialla
dialla 13 ans
la france doit soutenu le mali dans tout le domaine
NUL N'EST AU DESSUS DE LA LOI-LE PRESIDENT IBK INTERPELLE SUR LE CAS DES 263 FONCTIONNAIRES RADIES.
NUL N'EST AU DESSUS DE LA LOI-LE PRESIDENT IBK INTERPELLE SUR LE CAS DES 263 FONCTIONNAIRES RADIES. 13 ans
:lol: :lol: :lol: Papa Hollande est fatigue' d'eux,Tonton Blaise se cherche alors venez a BAMAKO,c'est la ou se trouve la vraie paix que vous cherchez au lieu de tourner en rond:lol: :lol: :lol: Tot ou tard la belle vie dans les hotels de luxe de OUAGA prendra fin,alors revenez a la maison avant qu'il ne soit tard,bande de faineant :lol: :lol: :lol:
sounoko bana natafe ka bi diguekono
sounoko bana natafe ka bi diguekono 13 ans
La reprise de negociation a commence encore avec ses mascarades incessantes pour couvrir les imbeciles; hier hommes de main, egares sur les chemins de citoyennete et de profits dont l'avenir n'appartient qu' aux instigateurs qui ne cessent de trouver les moyens de ces realisations. Reflechissons a notre unite par tous les moyens pour juguler cette aventure des faquins.
coco 13 ans
MONKOPIN ....... NFP 615 commentaires France 24 jan 2014 - à 10:18 Nonalinertie « Mais, la position de IBK, de vouloir que la MINSUSMA et SERVAL aillent devant, désarmer les rebelles/terroristes, ne tient visiblement pas la route. La MINUSMA, la France, la CEDEAO par BLAISE l’ont à plusieurs fois répété… » Merci de le rappeler! Bien que ce soit CA, le noeud du problème, beaucoup s’obstinent à « regarder ailleurs »!… Il suffit de lire les posts… ------------------- MONKOPIN ........POUR CANTONNER , DESARMER LES REBELLES / TERRORISTES : ------------------- Il suffit d'appliquer une variante de ce qui se fait en France et ailleurs quand on veut sortir un toro d'une arène : On envoie une dizaine de vaches ....il va tout naturellement se flanquer au centre et sort avec ...tout content . Il faut donc penser d'abord a rassembler les "WALLETS" .... C'est de la physique appliquée ....le + va au - , le toro à la vache , le rebelle à la "wallet" ! :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol:
Les commentateurs les plus actifs de la semaine:
  • Kinguiranke (117)
  • Nfp (70)
  • Kankan (50)
  • Citoyen du monde (27)
  • Sissoko (24)