Gouvernance dans un contexte de fragilisation de l’Etat : IBK avec ses patates chaudes qui lui brûlent les mains…

19 Déc 2017 - 00:57
Mis à jour: 9 ans
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Gouvernance dans un contexte de fragilisation de l’Etat : IBK avec ses patates chaudes qui lui brûlent les mains…
IBK
La fin de cette année 2017 semble soumettre le président de la République à de nouvelles rudes épreuves avec une gouvernance plutôt laborieuse. Le locataire du palais de Koulouba aura au moins trois foyers incandescents à gérer avant les grandes offensives politiques de 2018 :  les nouvelles pressions des ex-putschistes de 2012 aidés par leurs parents, les sollicitations fortes pour le retour au bercail d’ATT et un front sécuritaire et social de nouveau nuageux. maliweb.net - IBK a décidément du pain sur la planche. Balloté entre plusieurs vents chauds à la fois. A peine une difficulté arrive-t-elle à être aplanie qu’une autre survient ! Ainsi se passe la gouvernance IBK au point que certains superstitieux estiment que le président de la République a une poisse à nulle autre pareille. Peut-être que ce sont là des signaux que les dieux de la gouvernance lui demandent de se retirer de la scène en ne se présentant pas pour un second mandat ? Par exemple, à peine le drame de l’incendie du marché Rose de Bamako est-il passé (les conséquences sont en train d’être gérées) que les tirs d’armes lourdes se font entendre à Kidal et à Yélimané, avec mort d’hommes. Et dire que des juges et autres représentants de l’Etat sont toujours enlevés à Niono et ailleurs dans le centre du pays. « Si IBK ne dort pas la nuit pour ces événements malheureux, il devrait déjà tomber malade pour insomnie », commentait cette semaine un cadre de la société civile malienne. Pendant ce temps, le chef de l’Etat assiste impuissant à des pressions multiformes des ex-putschistes détenus et de leurs parents qui aspirent à être entendus : liberté provisoire ou jugement ! Amadou Aya Sanogo et ses codétenus accentuent les pressions au point de saisir le directeur de la gendarmerie nationale pour crier leur désarroi : cri de détresse teintée de menace de s’évader, voire de « provoquer une insurrection ». Au même moment, leur ami, le Général Moussa Sinko Coulibaly ne se prive de parler dans la presse, affirmant haut et fort, qu’il fera tout pour mettre IBK à la touche l’année prochaine. Le locataire du palais de Koulouba en sera au point de croire en la fin du monde, tant la nature semble se retourner contre lui seul. Surtout au sein du gouvernement, ce n’est pas la sérénité : certains de ses ministres se posent des questions sur leur avenir respectif. Par ailleurs, le processus de sortie de crise est au point mort. Les ex-rebelles de Kidal semblent avoir donné la main aux terroristes pour attaquer à nouveau les casques bleus de la MINUSMA et n’hésitent pas à en vouloir à la force Barkhane. Les légers progrès au plan financement pour le déploiement de la force du G5 Sahel  rencontrent une organisation et un repli de survie des groupes terroristes. IBK doit se dire « pourquoi autant d’hostilités de la nature ». Par ailleurs, certaines forces politiques, dont le parti pour le développement économique et la solidarité (PDES) de Djibril Tall, le Mouvement Citoyen pour l’Alternance, le Travail et la Transparence (MC-ATT) de Jeamille Bittar, lui mettent la pression douce pour le retour au pays avant la fin de cette année du président Amadou Toumani Touré. L’on parle déjà de la date du 24 décembre prochain. Or, nul ne se méprend de l’impact psychologique négatif de la popularité que conserve ATT au sein des populations. Une foule immense à l’accueil d’ATT de l’aéroport à sa résidence sera l’expression d’une déception et d’un rejet pur et simple de la gouvernance IBK. Ce qui érode la cote d’estime du locataire de Koulouba qui, selon certaines indiscrétions, ne croit plus en ses chances de rempiler à Koulouba. De là à conclure qu’IBK va renoncer à sa candidature pour un second mandat à la tête du Mali, il y a un grand pas que nous n’osons pas franchir. Même si le fils du ministre Mohamed Aly Bathily, Ras Bath ne cesse d’en faire le plaidoyer ces dernières semaines avec son mouvement « Boua ka Bla » (IBK n’a qu’à laisser). Un président qui, visiblement, a des patates chaudes et brûlantes dans ses mains. Boubou SIDIBE / maliweb.net

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Commentaires (26)

User
Soumare
Soumare 9 ans
Laisser att rentrer chez lui au mali.ont n'a libérer moussa Traore alpha oumar dors bien diogouda traore, sanogo aya et la famille de ibk dorment tranquillement.les gens de azawades circulent librement a Bamako alors att aussi dois rentrer chez lui au mali. Le bilan de att j'ai pas aimé mais ainsi que tout ces anciens présidents moussa,alpha diongouda et l'actuelle président ibk bilan zero.que de corruptions sans arrêt. Surtout pas pas de punition ce qui est très grave au mali.les gens mangent l'argent public ils sont pas puni.quant est ce que ça vas finir la corruption au mali?
Apache
Apache 8 ans
Salut J'imagine la patate chaude...
Touré
Touré 9 ans
Les Maliens sont vraiment curieux et étonnants à la fois. En quoi faut-il remercier le président IBK pour le retour d'ATT? C'était donc lui qui s'opposait à son retour dans son propre pays? Nous avons compris maintenant. C'est à la fois honteux et lamentable, qu'après toutes les tentatives, IBK n'a pas réussi à faire inculper son prédécesseur, qu'il voulait mettre à côté de Sanogo, il était donc celui qui compliquait son retour? Il a fallu qu'il donne son accord pour qu'un Malien revienne chez lui dans son pays. Qu'à t-il contre l'homme qui a ouvert les vannes de la démocratie au Mali, sans lesquelles, un certain Ibrahim Boubacar Keïta ne serait pas aujourd'hui président du pays. Il lui doit reconnaissance et gratitude
nfp
nfp 9 ans
Toure "IBK n’a pas réussi à faire inculper son prédécesseur," Il ne s'y est même pas risqué, ET POUR CAUSE: Il a très vite compris que faire inculper pour la première fois un EX-PRESIDENT risquait de constituer un jour un dangereux précédent pour lui-même, vu le nombre de casseroles-magouilles qu'il aura accumulé au cours de son lamentable quinquennat. Quand on est un chef d'état aussi tricheur et magouilleur que Zonkeba-ma-famille-d'abord, pas la peine de donner aux populations des idées de "président justiciable"! Ca peut rapidement se retourner ensuite contre soi...
nfp
nfp 9 ans
Pour moi, LA raison réelle de la crainte d'Ibk par rapport à un éventuel retour d'ATT est facile à comprendre; En effet, on a tous suffisamment hurlé d'indignation (et moi le premier!) face au honteux laxisme d'ATT dans tous les domaines, et face à ses incessantes et déplorables magouilles en tous genre, et c'était pour le moins parfaitement LEGITIME! Or, contre toute attente, Ibk a indéniablement réussi le triste exploit de faire encore PIRE qu'ATT, et comme il en est parfaitement conscient, je pense tout simplement qu'il craint que le retour au pays de ce dernier n'amène les populations......... A FAIRE DES COMPARAISONS! TOUT ce qui a été (à juste titre!) reproché à ATT, et je dis bien tout, Ibk a non seulement fait PIRE (!...), mais lui l'a fait EN PLUS alors que le pays se trouvait DEJA au fond du précipice quand il s'est fait élire!!! Après tout ce qui a été craché sur ATT, je pense qu'Ibk ne tient pas trop à ce qu'on fasse un "parallèle" qui serait LARGEMENT EN SA DEFAVEUR! Et je serais moi-même à la place du vieux tricheur pourri au Boeing, j'aurais la même crainte...
citoyen concerné
citoyen concerné 9 ans
A en croire, le journaliste entre dans un débat dont il n'à pas la capacité d'analyse adéquate. C'est dommage. Trop de salive pour un cerveau creux.
Bamaké
Bamaké 9 ans
Le Président IBK n'a rien à craindre d'aucun de ses Prédécesseurs... Ce sont des anciens Chefs d'ETAT sages à la retraite ( excepté Alpha qui est en activité à l'UNION AFRICAINE ), que la constitution Malienne en l'état, ne permet pas de briguer de nouveau mandat à la présidence de la République... Quant à Amadou Haya SANOGO, il est en prison. Mais en prison, en contradiction avec la loi, qui dit qu'au bout de trois ans ( je crois ), il doit être, ou jugé, ou libéré. Il n'est ni jugé ni libéré. Tant que les anciens Présidents ne se mêlent pas de politique et ne fassent pas campagne pour un candidat ou un autre. Ils ne risquent rien. enfin, c'est mon avis... !
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