Gouvernement Abdoulaye Idrissa Maiga ou la défaite annoncée d’IBK en 2018 : Sept probables raisons d’une délacée du Président sortant

18 Avr 2017 - 01:20
Mis à jour: 10 ans
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Gouvernement Abdoulaye Idrissa Maiga ou la défaite annoncée d’IBK  en 2018 : Sept probables  raisons d’une délacée du Président sortant
IBK
Les partisans d’IBK qui croyaient qu’il allait changer le fusil  d’épaule, à la veille de ce sixième remaniement, ont fini par déchanter. Ils ont été tellement déçus que beaucoup d’entre eux se prépareraient déjà à lui infliger un revers cuisant en 2018. Le Gouvernement d’Abdoulaye Idrissa Maiga semble loin d’être l’équipe qui sera à même de relever les immenses défis auxquels le pays est confronté. L’équipe sortante qui a été incapable de résoudre les crises socio-sécuritaires a été, contre toute attente,  largement reconduite. Par cet énième remaniement ministériel, IBK aura fini par persuader les caciques de sa propre formation politique qu’il a un autre agenda. Il aura également convaincu les partis de la Convention de la Majorité Présidentielle, CMP, qu’il ne compterait pas sur eux uniquement. Voici sept probables  raisons d’une déroute d’IBK  aux élections Présidentielles  de 2018. Première raison, le choix du PM. Réputé être intègre et rigoureux, Abdoulaye  Idrissa Maiga serait, pour certains, arrogant et fier. Distant du parti des tisserands, malgré le poste de premier vice-président qu’il occupe, il aura de la peine à mobiliser le RPM autour d’IBK. A son impopularité au sein du RPM,  il faudrait ajouter  sa rivalité avec Bocari Tréta et aussi et surtout la sortie du gouvernement de trois caciques, à savoir, Ousmane Koné, Mahamane Baby et Mme Sangaré Oumou Ba. Le mécontentement au sein des tisserands démobiliserait les militants du parti aux prochaines élections et hypothéquerait les chances de réélection d’IBK en 2018. Deuxième raison, la marginalisation  des partis  de la CMP Une bonne partie des formations de la CMP se dit aujourd’hui trahie, à commencer par le RPM, d’où d’ailleurs la sortie peu habituelle d’un journal très proche du pouvoir, qui ne se prive plus de tirer à boulets rouges sur le régime qu’il a pourtant  défendu bec et ongle. Ensuite l’ADEMA, la deuxième force politique de la CMP. Certains caciques de l’ADEMA ont vu d’un mauvais œil le renforcement de la tendance des ex membres du MIRIA qui compte aujourd’hui deux sur les trois ou quatre ministres du parti. Quid des autres membres de la CMP qui ont vu leur parti soit, mis à la porte comme le CNID de Me Mountaga Tall, soit   privé de portefeuilles ministériels ou réduit à  leur simple expression. Troisième raison, la non-participation de la CMA au gouvernement Qu’on l’aime ou qu’on la déteste, la Coordination des Mouvements de l’Azawad, CMA, est un acteur incontournable pour la paix et la stabilité au Mali. Son refus de participer au gouvernement, non seulement, ne faciliterait pas le retour de la paix et de la stabilité au septentrion, mais aussi et surtout, ne serait pas du goût des partenaires, comme la MINUSMA  et les capitales occidentales. L’espoir de la gestion de la crise du nord étant l’une des raisons du plébiscite d’IBK en 2013, sa non-résolution compromettrait ses chances de rempiler en 2018. Quatrième raison, le retour de Tiéman Hubert Coulibaly Beaucoup sont les maliens qui s’interrogent sur les raisons du retour de Tiéman Hubert Coulibaly au gouvernement. Chassé comme un mal propre après le cinglant revers infligé aux Forces Armées Maliennes à Nampala en juillet 2016, il vient de signer son retour de la plus belle des manières avec un ministère régalien, celui de l’Administration territoriale. Ce retour est interprété, par bon nombre de Maliens, comme un mépris au peuple et aurait fini par convaincre les derniers partisans d’IBK, que ce dernier est illisible. Cinquième raison, le scepticisme des partenaires sociaux. La première réaction des syndicats, qu’ils soient de la santé ou de l’éducation, après la composition du gouvernement  a été circonspecte. Ils ont été plus sceptiques encore quand ils ont vu figurer dans ce gouvernement des anciennes têtes qui avaient atteint leur seuil d’incompétence et de nouveaux visages qui n’en demeurent pas moins médiocres parce que déjà vus ailleurs. Comme pour dire que les partenaires sociaux ne s’attendent pas à de miracles de la part de ce gouvernement qui peine à redonner de l’espoir. Sixième raison, la grogne sociale qui ne faiblit pas Considéré avant sa formation comme le gouvernement de la dernière chance, l’équipe Abdoulaye Idrissa Maiga a été perçue comme la montagne qui aurait accouché d’une maigre souris, brisant ainsi l’ultime espoir des derniers partisans d’IBK. Malgré les gestes d’apaisement du nouveau PM à l’endroit des syndicalistes, on ne constate aucun fléchissement dans la détermination des grévistes à poursuivre leur mouvement. Septième raison, le scepticisme des partenaires financiers et de la communauté internationale Formé au lendemain de la Conférence d’Entente Nationale, le Gouvernement d’Abdoulaye Idrissa Maiga devrait, en principe, amener les partenaires à espérer la mise en place d’une équipe à même de s’atteler à la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation. Cependant, le refus de la CMA de figurer dans cet attelage gouvernemental pourrait amener plus d’un partenaire à douter des chances réelles d’une sortie de crise à court moyen terme. En somme, le gouvernement d’Abdoulaye Idrissa Maiga, n’ayant pas obtenu l’adhésion d’un grand nombre de citoyens,  roule désormais sur des œufs. Sa réussite peut relever du miracle, compte tenu de sa configuration et du contexte sociopolitique  dont il a hérité.  Youssouf Sissoko [email protected]

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Commentaires (14)

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Mamadou NOMOKO
Mamadou NOMOKO 10 ans
Ah oui ! avec Poulo , plus de foot ball au Mali. La FIFA s'en fiche de la mouvance presidentielle . Poulo peut alors gerer a sa guise les autres sports.
Lastus
Lastus 10 ans
Une seule raison pour la victoire de IBK : le tripatouillage électoral!!!!!!!!!!!!!!! ce n'est pas pour rien qu'il a placé Tieman à l'administration territorial!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! En toute logique IBK ne devrait même pas avoir 30% des sondages, mais il passera haut-les-mains avec sa bande de voleurs!!!!!!!!!!!!!!
pouka
pouka 10 ans
En 2108 ou je ne sais quand IBK remportera les elections là nous sommes contraints.Maintenant retour de hubert tieman ne veut rien dire ou bien le retien de poulo ah maliens; il n'est pas mieux de prier dieu pour un mali meillleur.Ibk est le premier malien patriote.nous nous sommes des gueulards autres maliens.Moins Ibk lui propose des solutions pour un mali de lendemain et nous rien des critiques et c sont ces critiques qui nous menent en arriere . Arretons ces critiques et suggerons des solutions.
TOURE
TOURE 10 ans
Tous les indicateurs sont au rouge pour I.B.K. Il n'a pas su gérer les problèmes pour lesquels il a été élu. Il s'y est très mal pris dans le problème du nord. Son refus d'associer les acteurs politico-sociaux au règlement de la crise du Nord lui restera comme un cailloux dans la chaussure. I.B.K n'est pas à la hauteur, on s'en est rendu compte trop tard. Comme le dit l'adage, c'est à l’œuvre qu'on juge le maçon. On ne gouverne pas un pays de cette manière. Il devait être un rassembleur, il a plutôt divisé en croyant pouvoir réussir tout seul, là où il avait besoin du concours de tous les fils du pays. Dès l'entame des négociations d'Alger, on a vu venir la faille. Accorder autant de privilèges aux rebelles était une erreur. S'il avait écouté les autres acteurs de la vie politique Malienne, beaucoup de choses auraient pu être évitées. Mais il a engagé l'avenir du Mali dans sans l'avis des Maliens au nom desquels il dit s'être engagé. Ce qui est une faute grave, puisque le Président qui lui succédera n'aura d'autres choix, que de revenir sur certains détails pourtant très importants des accords. Ce qui ouvre la porte inéluctablement à de nouvelles hostilités. Aussi, il n'a pas pris la mesure de la crise sociale dont l'ampleur a été minimisée. I.B.K n'a pas tenu la promesse de lutter efficacement contre la corruption qui a jalonnée les quatre premières années de son mandat, ce qui est plus grave, c'est de la faute même de ses proches et de son clan. L'immixtion de la famille dans les affaires de l'état a affecté plus d'un Malien. Les marchés de gré à gré qui se sont succédé ont fait le reste. Le manque d'équipement des soldats, le détournement de leurs primes par les Officiers, autant de fautes qui n'ont pas eut l’écho qu'attendaient les militaires de la part du pouvoir. I.B.K, après quatre ans d'exercice du pouvoir, n'a pas encore mis en exécution un seul de ses projets de campagne. Quel bilan va t-il présenter aux Maliens pour acquérir de nouveau leur confiance? C'est là que le bas blesse, ne pas avoir de bilan est une forme de démission. Tous les alliés ne sont venus au gouvernement, que pour se faire des fonds politiques en prévision des élections à venir. C'est son nombrilisme qui l'a tué. Il a placé la barre là où il ne pouvait pas l'atteindre lui même. A sa place, un homme politique averti ne se représenterait pas. Mais connaissant l'homme, c'est la bouche ensanglantée qu'il renoncera à se présenter comme disent les Maliens. Son goût immodéré du pouvoir va le perdre. On ne peut juger des qualités et des capacités de son nouveau Premier Ministre pour l'instant, mais en le nommant, il s'y est pris trop tard. Nul ne peut comprendre l'attitude du Président de n'avoir pas confié la Primature à un homme issu des rangs de son parti. C'est du jamais vu pour un Président jouissant du bénéfice de la majorité. Aucune raison ne justifie cette attitude aussi suicidaire et plein d'amateurisme. Que ses larbins se rassurent, I.B.K n'est pas défendable, son bilan encore moins. Sur quels critères se basent-ils, pour donner I.B.K gagnant aux prochaines élections dès le premier tour? Plutôt que de faire la fine bouche, ils feraient mieux de convaincre le Président de désister au profit d'un autre cadre du parti pour les prochaines présidentielles. Même cette perspective ne garantie pas une victoire au M.P.R, car l'échec est collectif. Ils se sont laissé marcher sur les pieds par un Président qui n'avait aucune considération pour ses camarades de parti. Le choix des Premiers Ministres étrangers au parti en est la preuve la plus évidente. Il ne leur fait pas confiance pour les avoir fréquenté depuis longtemps. Et c'est ce qui l'a perdu! Le trop de magouilles terni l'image de n'importe quel pouvoir.
Aide
Aide 10 ans
Mon Système Éducatif me blèse; oui. Il me condamne à ne pas être patriote, tellement que je suis enfoui dans son théorème. C'est vrai, parce que, quand mon esprit, ma conscience à commencer à murir, j'ai commencé aussi au profit des pays avancés ou développés à délaisser mes valeurs et coutumes, mon histoire qui me géographiait. Oui, c'est principalement quand je suis arrivé au lycée et en même temps quand mon esprit commençait à être ouvert qu'on m'orientait au fur et à mesure vers ces pays développés et enviables dans ses histoires. La mienne parce que j'en ai aussi une , que j'apprenais pour éviter le fouet du tant la main; je la boudais et pour dire la vérité, je ne l'avais jamais comprise, donc rien retenu, de mon histoire, de moi. Mon système éducatif veut ça, il a voulu ça! Et depuis lors, c'est être développé comme mon esprit, même au prix de ma Nation. Je suis plus puissant qu'une arme, c'est ma pensée développée qui veut ça. Et ceux qui n'ont rien dans la tête, les esprits fermés, les limités, parlent du patriotisme, je suis Patriote pour mon du lycée; celui que mon système éducatif m'a donné. J'ai encore envie de l'être plus!!!
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