Angela Merkel et Donald Trump, la rencontre entre deux grands que tout oppose
"Angela Merkel fait un travail fantastique en tant que chancelière allemande. Le chômage des jeunes est au plus bas et elle a un excédent budgétaire"Angela Merkel is doing a fantastic job as the Chancellor of Germany. Youth unemployment is at a record low & she has a budget surplus.
— Donald J. Trump (@realDonaldTrump) 3 octobre 2013
"Je vous avais bien dit que le Time ne me désignerait jamais 'personnalité de l'année', malgré le fait que je sois le grand favori. Ils ont préféré la personne qui a ruiné l'Allemagne." Sur le fond ensuite, elle est une atlantiste libre-échangiste convaincue, quand lui prône "L'Amérique d'abord" avec de forts accents protectionnistes. Sur ce point-là, la chancelière devrait tenter d'arrondir les angles. Selon le magazine Der Spiegel, Angela Merkel sera accompagnée à Washington par des patrons des géants Siemens et BMW pour "aider à créer une bonne atmosphère de discussions" et "mettre en avant combien d'emplois (américains) ont été créés" grâce à des investissements allemands. Une manière aussi de répondre aux avertissements de Donald Trump, qui avait menacé des entreprises, BMW en tête, de lourdes sanctions douanières sur leur production fabriquée au Mexique et vendue aux États-Unis. "Si jamais le gouvernement américain est sérieux avec sa nouvelle taxe, la chancellerie a d'ores et déjà préparé une série de mesures de rétorsion", croit savoir le Spiegel. Merkel, représentante de l'Europe Juste avant sa prise de fonction, Donald Trump avait aussi lancé une violente charge contre Angela Merkel et son "erreur catastrophique" de 2015 d'ouvrir son pays à des centaines de milliers de réfugiés. Elle avait eu l'occasion de lui répondre lors de leur unique coup de fil en janvier. La chancelière avait alors rappelé au président ses obligations sur l'accueil des réfugiés, au lendemain de la signature du décret anti-immigration américain. Germany is going through massive attacks to its people by the migrants allowed to enter the country. New Years Eve was a disaster. THINK!I told you @TIME Magazine would never pick me as person of the year despite being the big favorite They picked person who is ruining Germany
— Donald J. Trump (@realDonaldTrump) 9 décembre 2015
— Donald J. Trump (@realDonaldTrump) 6 janvier 2016"L'Allemagne voit son peuple ciblé par des attaques de masse menées par des migrants, autorisés à entrer dans le pays. Le Nouvel an a été un désastre. RÉFLÉCHISSEZ!" En marge du sommet de l'UE à Bruxelles, Angela Merkel a admis il y a quelques jours qu'elle se rendait aussi à Washington en tant que représente de l'Union européenne. Une tâche difficile, puisque Donald Trump a par le passé dénigré l'Europe, et souhaité que le Brexit fasse des émules. Fin janvier, la Première ministre britannique Theresa May avait été la première dirigeante étrangère reçue par le président américain. Les deux avaient décidé des "pourparlers à haut niveau" en vue d'un accord commercial devant préserver les acquis actuels lorsque Londres aura quitté l'Union européenne. Face à May, chargée de mettre en place le divorce entre le Royaume-Uni et l'Europe, le nouveau locataire de la Maison Blanche avait qualifié l'Otan d'"obsolète" et s'était félicité du "merveilleux" Brexit. Les deux dirigeants étaient ressortis main dans la main de la Maison Blanche.
Christopher Furlong via Getty Images Theresa May et Donald Trump autour de la Maison Blanche le 27 janvier.[/caption]Quelle est votre réaction ?
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