Les Brèves de Rouky : Les routes de l’enfer
« De nos jours, il est plus facile de se rendre à Kidal que d’aller à Kayes ou à Kéniéba».
C’est le constat amer d’un voyageur ayant récemment effectué le trajet Bamako - Kayes. Derrière cette comparaison se cache une réalité préoccupante : l’état de ces routes voire d’autres routes nationales qui transforme les déplacements en rudes épreuves pour les usagers. Selon ce voyageur, les axes routiers reliant Bamako à Kayes et à Kéniéba sont tellement dégradés qu’il devient difficile de les considérer comme des routes. Nids-de-poule, chaussées détériorées, ralentissements interminables et risques d’accident, font partie des difficultés auxquelles les voyageurs peuvent être confrontés. Pour les conducteurs, chaque kilomètre parcouru exige davantage de vigilance, tandis que les passagers doivent prendre leur mal en patience.
Pourtant, les besoins de déplacement ne peuvent être suspendus. Commerçants, transporteurs, travailleurs, étudiants et familles sont contraints d’emprunter ces axes pour leurs activités quotidiennes. Dans une région où la route demeure un maillon essentiel de la mobilité des personnes et des marchandises, la dégradation des infrastructures routières constitue un véritable frein aux échanges économiques et au développement local.
L’or au détriment de la préservation des terres
La ruée vers l’or met en péril les terres agricoles et l’environnement au Mali. Dans plusieurs zones aurifères, l’exploitation artisanale, souvent menée sans mesures suffisantes de protection, soulève des inquiétudes quant à la dégradation des sols, à la pollution des eaux et à la réduction des espaces cultivables. Attirées par les revenus potentiels de l’or, de nombreuses personnes privilégient cette activité au détriment de la préservation des terres, pourtant essentielles à l’agriculture et à la sécurité alimentaire.
Face à cette situation, la nécessité d’un meilleur encadrement des activités minières s’impose. L’or peut contribuer à l’économie nationale, mais sa recherche ne devrait pas compromettre les ressources naturelles ni les moyens de subsistance des générations futures. La véritable richesse du Mali ne se mesure pas seulement à son sous-sol, mais aussi à la capacité de préserver ses terres.
L’évidence crève les yeux et ce n’est pas faute de dénoncer ce scandale à ciel ouvert. D’ailleurs plus il est dénoncé, plus le phénomène s’aggrave. Sacré pays !
A bout portant sur on épouse
Depuis la semaine dernière, un tragique fait divers fait la une de l’actualité bamakoise. Il s’agit du meurtre d’une jeune mariée par son jeune époux dans leur chambre conjugale quelques jours après leur mariage. Le médecin-légiste qui a accompagné sur place l’équipe du commissariat de 1008 logements a confirmé que le décès est causé par balle de fusil.
Depuis, les spéculations vont dans les tous les sens. L’époux présumé coupable était sous l’effet de drogue, selon certains. Il n’est pas à son premier forfait pour avoir poignardé sa première femme des années plus tôt. Jouit-il de toutes ses facultés mentales ? Espérons que les enquêtes seront menées à terme pour trouver réponses à toutes les interrogations suscitées par ce drame.
Quelle est votre réaction ?
Like
0
Je kiff pas
0
Je kiff
0
Drôle
0
Ouah
0
Triste
0
Hmmm
0
-
Kinguiranke
(141)
-
Nfp
(91)
-
Citoyen dumonde
(59)
-
Sylla
(36)
-
Kankan
(33)
Commentaires (0)