Affaire de l’agression du président Dioncounda Traoré : Le destin d’Oumar Mariko entre les mains des députés

02 Juin 2012 - 08:15
Mis à jour: 14 ans
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Interpellé par la Gendarmerie dans l’affaire d’agression du Président intérimaire Dioncounda Traoré, le député Oumar Mariko tend à devenir l’objet d’une véritable lutte politique, surtout avec son refus de se rendre à la Gendarmerie pour être attendu sous le prétexte d’être couvert par l’immunité parlementaire. Les suites de cette affaire politico-judiciaire dépendent désormais de la décision des parlementaires, surtout de ceux qui sont membres de la coalition du FDR qui n’attendent qu’une requête de la part des autorités pour statuer sur son cas. [caption id="attachment_62868" align="aligncenter" width="610" caption="Mr Oumar Mariko (SADI)"][/caption] Dans cette affaire d’agression du Président, plusieurs raisons sont évoquées. Dans un premier temps, on a pensé à un complot contre la sécurité de l’Etat. On pourra aussi parler de déstabilisation des institutions de la République. C’est fort de tout cela que tous les présumés auteurs doivent accepter de se conformer à la loi. En effet, l’entêtement d’Oumar Mariko doit amener le Directeur général de la Gendarmerie de faire une requête auprès du Premier ministre afin que ce dernier  saisisse le Parlement pour demander la levée de l’immunité parlementaire du député mis en cause. Ce serait alors la dernière parade que les autorités actuelles pourront trouver après que la Gendarmerie ait échoué à maintes reprises dans sa tentative d’entendre le député.  Mais des inquiétudes demeurent encore quant à l’efficacité de cette offensive de l’Exécutif qui devrait être mise en œuvre en respect de l’Article de la Constitution du 25 février 1992 relatif aux conditions de la levée de l’immunité parlementaire. Dans une rhétorique moralisante, les députés doivent demander à Oumar Mariko de « se montrer digne » en allant répondre à l’invitation de la Gendarmerie nationale. Le sursaut de dignité recommande une attitude différente, peut-on dire. Ce sont les prises de position qui peuvent être contestées par l’opposition, malgré leur légitimité, parce qu’elles relèveraient d’un opportunisme politique. La majorité parlementaire, un bouclier pour le mis en cause ? Dans ce combat engagé par l’Exécutif sous le couvert de la justice, surtout en cette période assez sensible, la majorité parlementaire ne peut que demeurer réaliste en renforçant ses rangs, surtout que l’influence du député Oumar Mariko reste très déterminante sur la classe pauvre du pays : le député  reste en réalité très adulé dans son fief traditionnel. Les députés de la majorité parlementaire a donc tout intérêt à former un bouclier autour de lui, malgré les graves soupçons que fait peser sur lui la justice. Elle pourra donc se mobiliser au sein du Parlement pour faire opposition à la demande de l’Exécutif, car ne dit-on pas que la roue tourne ? En conséquence, aucun député ne peut être poursuivi, recherché, arrêté, détenu ou jugé à l’occasion des opinions ou votes émis par lui dans l’exercice de ses fonctions. Pendant la durée des sessions, aucun député ne peut être poursuivi ou arrêté en matière criminelle ou correctionnelle qu’avec l’autorisation de l’Assemblée nationale, sauf les cas de flagrant délit. Hors session, aucun député ne peut être arrêté qu’avec l’autorisation du bureau de l’Assemblée nationale, sauf les cas de flagrant délit, de poursuites autorisées ou de condamnation définitive. La détention ou la poursuite d’un député est suspendue si l’Assemblée nationale le requiert par un vote à la majorité des deux tiers. Cette requête du gouvernement sera examinée et étudiée si jamais il faisait la demande afin de décider du sort de ce député qui serait aujourd’hui dans l’œil du cyclone de certains de ses collègues députés de l’Hémicycle. Face à cette situation, on craint déjà que l’immunité parlementaire du député Oumar Mariko soit levée. Mais pour l’heure, il peut encore compter sur ses collègues qui vont probablement le protéger, quel qu’en soit le prix. Paul N’guessan

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Commentaires (62)

User
kanté
kanté 14 ans
les internautes ont scellé le sort de mariko à plus forte raison les députés.Il ne represente aucune classe pauvre.C'est comme aminata dramane qui exploite les pauvres femmes.
Maliba 22
Maliba 22 14 ans
Les maliens doivent se calmer et arreter d'allumer le feu. TOut le monde sait que Mariko n'a rien. Meme pas en reve Mariko ne va etre arreter. Au lieu de laisser partir un ATT qui a mis le Mali dans toute cette merde, des abrutis continuent de penser que ce sont les ressitants qui sont coupables. Arreter Mariko, ce serait rendre service à lui car il ne pourra sortir que grandi de toute implication. C'est pas seulement pour l'agression que Dioncounda est à Paris. Il a subi une operation de la prostate.
ak
ak 14 ans
Ce Mariko doit etre arreté et jugé de ces actes,trouble a l'ordre publique et icitation a la violenece,si réellement sanogo et PM ne sont pas complice?il ya soufisament de preuve contre lui,ce scheitan doit etre renvoyer de l'enssemblé,c'est maitenant qui réalise qu'il est député,un élu ne doit pas se comporter comme lui le ministre de l'interieure,ministre de la justicee et DG de la gendarmerie qui sont ami de sanogo doivent prendrent leurs responsabilités.
kabako11
kabako11 14 ans
Oui retirer l'huminité parlementaire à Mariko, aussi réfuser la prolongation de leur mandat respectif pour le respect de l'ordre constitutionnel seraient des actes très courageux de la part des deputés.
Samba Konipo
Samba Konipo 14 ans
Oumar Mariko doit comparaître devant le tribunal comme tout citoyen. C'est la conséquence de ses agissements apatrides et opportunistes. Il s'est clairement impliqué contre toute tentative de retour à l'ordre constitutionnel et est mêlé aux marches agressives avec sa radio et ses gangs de loubards. Il n'est pas au dessus de la loi. Il n'a pas honte et perd toute logique en réclamant une immunité liée à son statut de député qui n'existe que dans un ordre constitutionnel. Mais cela ne nous étonne pas de lui. En tout cas il faut qu'il réponde de ses actes opportunistes et mafieux.
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