Appel du premier ministre malien à la communauté internationale :Moussa Mara a raison, mais quid de l’effort personnel des Maliens ?

11 Oct 2014 - 18:47
Mis à jour: 12 ans
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[caption id="attachment_389392" align="aligncenter" width="610"]«Il n'y a pas de solution militaire dans le nord du Mali» Le Premier ministre du Mali, Moussa Mara, à Bamako, le 18 mai 2014. (Photo Fabien Offner.AFP)[/caption]

Alors que les soldats de la force onusienne déplorent encore la perte brutale de 9 d’entre eux, tous issus du contingent nigérien, à la suite d’une attaque terroriste, des obus de mortiers se sont à nouveau abattus sur ce même camp qui abrite les soldats de la MUNISMA, occasionnant cette fois-ci la mort d’un soldat sénégalais. Ainsi, la saga macabre des Djihadistes se poursuit à Kidal, leur ville de prédilection. Il n’y a pas longtemps, le Burkina Faso pleurait deux de ses fils, tombés sous les balles assassines des mêmes Djihadistes. Puis, tour à tour, des Tchadiens, des Nigériens, et maintenant un Sénégalais, sont tombés, tous, par devoir de solidarité envers le peuple malien.

 

Quand on vous lave le dos, il faut faire l’effort de vous laver le ventre

Face à cette remontée en puissance des actions djihadistes, tout porte à croire que les choses sont en train de retourner à la case départ et que les forces internationales sont en train de perdre du terrain. On a l’impression que les djihadistes ont mis à profit le temps de répit qui a suivi les frappes de Serval, pour se réorganiser et surtout se réarmer, pendant que du coté des forces internationales, on  semble plutôt se reposer sur ses lauriers. C’est dans ce contexte que le Premier ministre malien, Moussa Mara, a demandé à la communauté internationale de montrer plus de fermeté à l’endroit des groupes islamistes du Nord de son pays. Une sortie dont personne ne conteste la justesse, mais qui suscite des interrogations en ce qui concerne l’effort personnel des Maliens, dans cette guerre qui les concerne au premier chef. Pourquoi l’armée malienne est-elle invisible sur les champs de bataille ? Aurait-elle décidé de confier la défense du territoire malien aux troupes étrangères, pendant qu’elle- même se la coule douce à l’ombre des cailcédrats des casernes de Bamako ?  Moussa  Mara aurait été plus logique dans sa démarche s’il avait invité en premier lieu l’armée malienne à enfiler ses « rangers » et rejoindre ses frères d’armes de la MINUSMA. Quand on vous lave le dos, il faut faire l’effort de vous laver le ventre. A quoi servent ces chaussettes acquises à 10 000  F CFA la paire si c’est juste pour parader dans les rues de Bamako pendant que des soldats étrangers meurent chaque jour pour sécuriser le Mali ?

La bienséance voudrait que le gouvernement malien donne l’exemple de patriotisme

Il faut une gestion équitable des ressources humaines sur le terrain et les soldats maliens devraient être fiers d’ouvrir la marche des troupes dans la reconquête des territoires perdus du Nord. La bienséance voudrait en effet, que le gouvernement malien dont Moussa Mara est le premier responsable, donne l’exemple de patriotisme et de sacrifice. Mais au lieu de cela, le gouvernement Mara s’illustre par des scandales dans la gestion des ressources financières du pays.

Cela dit, le retour des forces islamistes  dans le nord du Mali ne peut être traité indépendamment de la lutte contre l’organisation de l’Etat islamique, qui semble mobiliser toutes les armées  occidentales en ce moment. Il ne faut pourtant pas oublier que des passerelles sont établies chaque jour entre ces forces du mal et qu’en renvoyant la question du Nord-Mali aux oubliettes, les Occidentaux se mettent sérieusement le doigt dans l’œil ; le terrorisme d’obédience islamiste est une pieuvre dont il faut combattre toutes les tentacules au même moment. Par ailleurs, Bamako devrait commencer à se poser des questions sur le silence du MNLA concernant les attaques islamistes contre le camp de la MINUSMA. Ce silence est-il la preuve de sa complicité avec les djihadistes ou signifie-t-il simplement qu’il approuve leur comportement ?

 

Dieudonné  MAKIENI

Lire cat article sur http://lepays.bf/

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Commentaires (6)

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shalom
shalom 12 ans
https://www.youtube.com/watch?v=iamKzrDl_Q4 déclaration de guerre de Mara en bambara, très explicites.
Kassin 12 ans
Le Mali au bord d'un autre effondrement! En 2012, la stupéfaction était de taille quand le monde entier, découvrit avec quelle facilité déconcertante le régime ATT partait en lambeaux dans une république qui était considérée (à tort) comme étant l'une des plus stables en Afrique occidentale. En effet, tous les ingrédients d'une absence d'État étaient déjà réunis deux ans plutôt en 2010, alors que le pays s'efforçait, à célébrer les festivités d'un cinquantenaire avec fastes et arrogance. Un État coquille vide avec des institutions de la république, totalement à côté de leurs missions régaliennes et des fonctionnaires et autres agents de l'État plus orientés affaires personnelles et privées que services publics. La grande corruption, le laisser aller, le mensonge et le faire semblant étaient la règle acceptée par tous ou presque avant la catastrophe de 2012. Avec les élections de juillet et août 2013, l'espoir était de nouveau permis et la communauté internationale qui avait déjà promis 3,25 milliards d'euros d'aide au pays avait cru aux capacités du Mali à se réinventer. Mais une année plus tard, le malade Mali fait une rechute, et perd le peu de crédit que la transition du professeur Dioncounda Traoré avait pourtant pu colmater au prix de moult agitations et concessions y afférentes. IBK, le président élu, dans une piqûre mégalomaniaque digne du temps de Bokassa et de Mobutu, parvient tour à tour à gaspiller le capital de sympathie de la communauté internationale et des maliens placé en lui et à son régime. Fraudes à ciel ouvert de l'argent public, légalisation du mensonge d'État, légalisation du vol, légalisation des voleurs et normalisation de milieux mafieux et crapuleux au sommet de l'État deviennent les marques du fabrique du régime à bout de souffle de Ladji Avion. Après reniement/dénigrement des agents du FMI, le régime IBK, toute honte bue, finit à la corde de deux rapports d'audit (celui du vérificateur général et celui de la cour suprême) qui relevèrent l'ampleur du vol et de la cupidité des hommes de Koulouba version 2013 et 2014. Une année est passée et les maliens savent désormais que celui à qui ils ont porté leur espoir et leur confiance aux dernières élections présidentielles, est venu avec un autre agenda, celui du pillage systématique de l'État malien. Les parents pauvres de cette politique dévastatrice et ravageuse de l'argent public chez nous ce sont d'abord, l'autorité de l'état, l'école, la santé et l'investissement public dans les infrastructures économiques et sociales de bases (routes, barrages, électricités, télécommunications, eau potable, aménagements agricoles, hôpitaux, etc). L'armée dont tout le monde attendait la nécessaire restructuration, n'a jamais rien reçu du régime IBK à part frauder en son nom des marchés publics à coup des dizaines voire des centaines de milliards. Et quand les audits accablants tombent et nous révèlent le méga vol du régime IBK, on nous apprend, que les marchés publics (qui ont déjà fait l'objet de décaissements indus de l'argent public) sont "annulés" sans daigner nous dire quelles suites judiciaires tout cela a aboutit. Comment peut-on annuler une fraude massive qui a déjà coûté des milliards de nos maigres ressources publiques sans saisir la justice pour qu'elle châtie les malfaiteurs? À cause de cette fourberie qui consiste à détourner l'argent public tout en faisaient croire (par un exercice rodé de mensonge des ministres, premier ministre et conseillers de Koulouba) que ce sont des dépenses normales de fonctionnement de l'État, nous sommes restés faibles au niveau de la capacité opérationnelle de notre armée, aucune amélioration dans les conditions de vie et de combat de nos soldats au front nord de notre pays. Cette situation est bien exploitée par une coalition de bandits armés du nord de notre territoire qui n'hésitent plus à demander carrément le fédéralisme car ils ont su avant tout le monde qu'il n'y a plus d'État digne à Bamako. Les autres institutions de la république laissent faire Koulouba comme bon lui semble de l'argent public sans respect d'aucune loi et procédure. L'assemblée nationale reçoit dans ses murs, les mensonges de Moussa Mara, de Fily Bouaré et pleins d'autres ministres sur la gouvernance du pays, sans lever le petit doigt alors qu'elle a mandat du contrôle de l'action gouvernementale. La cour suprême ne diligente aucune mission de contrôle de l'utilisation des deniers publics, elle attend gentiment que le FMI coupe ses fonds au pays et que le premier ministre lui commande un audit comme on commande une pizza au coin de la rue. Le plus grave est que les enquêteurs de la cour suprême se focalisent sur la régularité formelle des transactions objet de l'audit sans jamais regarder la réalité et la sincérité des prestations effectivement rendues à l'armée dans le cadre des marchés publics incriminés. C'est à dire quels sont les biens réellem
LeSablier
LeSablier 12 ans
Vraiment surprenant de la part du Burkina de Blaise Compaoré. 8-O Quand on a tout fait pour bloquer l'avancée des soldats maliens à Anefis, je suppose que le Burkinabé était dans un coma profond! 8-O Je me rappelle bien de la réaction du sénégalais Macky Sall, l'un des griots de la France, qui disait haut et fort que l'armée malienne doit stopper son avancée sur Kidal. Et maintenant que la Minusma a montré ses limites, vous voulez accuser les maliens ne n'avoir rien fait pour empêcher la mort des soldats burkinabé et sénégalais. Mais hélas! C'est à la France et à l'ONU qu'il faut vous adresser. Tant que certains chefs d'état africains continueront à faire les marionnettes des occidentaux, soyez-en sûr, le continent Africain restera toujours en marge du progrès et du développement!
Koudis
Koudis 12 ans
Quand le loup est pris, tous les chiens lui lardent les fesses :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: Même au Burkina on se moque de nous maintenant.. :lol: :lol: :lol: . Ah le Mali est devenu la risée de tout le monde :-P :-P :-P :-P
ousmane
ousmane 12 ans
Mais c'est pas ce chef de gouvernement qui est PROPRIETAIRE du parti politique YELEMA qui veux dire CHANGEMENT. Mais desfois yelema peux etre belle et bien etre traduit par RENVERSER. Il est venu, il a vue, il a rectifie en bon CON DERRIERE LA TABLE et pour finalment tout REVERSE a L'ASSEMBLEE NAT. MISTER GRAND FOUGUEUX, "LE PAYS" EST DU BURKINA".
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