Chéacka Aboudou Touré au Conseil économique, social et culturel : "La CEDEAO avait prévenu ATT qu'un coup d'Etat était en préparation et qu'elle connaissait même la date…"

15 Août 2014 - 03:35
Mis à jour: 12 ans
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Le représentant de la CEDEAO au Mali, Chéacka Aboudou Touré a animé hier jeudi au Conseil économique, social et culturel une communication sur  " l'architecture paix et sécurité de la CEDEAO ". Ce fut l'occasion pour le diplomate togolais d'expliquer toutes les péripéties de la crise malienne et l'implication de l'organisation  ouest-africaine pour sa résolution.   [caption id="attachment_93837" align="alignleft" width="350"]Aboudou Touré Cheaka, Aboudou Touré Cheaka,[/caption] Selon Chéacka Aboudou Touré, la CEDEAO a informé les autorités de l'époque que la situation politique et sécuritaire était critique. Elle les a aussi prévenues d'un coup d'Etat  et du risque qui planait sur le nord du Mali bien avant les évènements tragiques d'Aguelhok, a fait savoir l e représentant spécial du président de la CEDEAO au Mali. A le croire c'était un devoir pour la CEDEAO d'intervenir au Mali. Si elle ne l'avait pas fait, le Mali pouvait  la poursuivre devant les juridictions internationales pour non-assistance à un Etat membre en danger. Chéacka Aboudou Touré estime que la question de la légitimité d'une intervention militaire de la CEDEAO au Mali ne devrait même pas se poser déplorant au passage les  réactions mitigées d'une frange de la population qui a dû interpréter cette présence comme une atteinte à la souveraineté nationale.     Selon le diplomate togolais depuis que la CEDEAO existe, le cas malien est unique et lui a permis d'appliquer son architecture " paix et sécurité ". Laquelle repose sur le mécanisme de prévention.  Il ressort de son exposé qu'avant janvier 2012, la CEDEAO avait attiré  l'attention des autorités maliennes de l'époque que la situation politique et sécuritaire était critique. "  Elle  avait aussi envoyé une mission politique et militaire bien avant le massacre d'Aguelhok  pour prévenir de la menace qui planait sur le Mali.  Et savait que les élections n'allaient jamais  avoir lieu en dépit des assurances données par le gouvernement. La CEDEAO savait aussi  qu'un coup d'Etat était en préparation et connaissait  même la date ".     En réaction, les autorités maliennes ont indiqué que la situation politique était sous contrôle et que pour ce qui est du problème du nord la situation serait résolue par le dialogue car ce sont des fils  du pays rentrés de la Libye qui ont pris les armes, a-t-il précisé.     Ajoutant que le coup d'Etat était intervenu quand la mission de la CEDEAO était encore à Bamako. Pour le conférencier, c'est en raison des sanctions prises par la CEDEAO au lendemain du coup d'Etat qu'elle a été considérée comme un " emmerdeur " par nombre de maliens. Alors que sans ces sanctions le pays ne serait pas ce qu'il est aujourd'hui. Ajoutant que c'est la première fois en Afrique qu'un coup  d'Etat a pu être stoppé en l'espace de dix jours. S   'agissant de la guerre de libération, il a noté que l'organisation régionale s'était préparée à intervenir quand elle a compris que la communauté internationale (puissances occidentales) n'était pas prête à faire la guerre. Le Nigéria s'était engagé à offrir quatre avions. Et  la majorité des troupes des pays contributeurs avaient déjà rallié le Mali par la route à la demande du président en exercice de la CEDEAO Alassane Ouattara.    Toujours est-il que suivant les tractations de la CEDEAO la France s'était engagée à apporter son assistance en cas d'une offensive jihadiste.     Le conférencier qui avait à cœur de faire découvrir les rôles joués par la CEDEAO indique que lorsque Konna a été attaquée Alassane Ouattara a approché le président français François Hollande  pour qu'il intervienne. C'est après que le président de la transition Professeur Dioncounda Traoré a écrit officiellement  à Hollande pour demander une intervention militaire française.   Abdoulaye  DIARRA      

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Commentaires (32)

User
Diarra
Diarra 12 ans
Tout ça me fais rire quoi sérieux. Et on s'étonne que le Mali soit dans la situation qu'il est aujourd'hui! Mais d'un autre côté je me dis que l'analphabétisme y est pour beaucoup donc je n'accuse personne directement. Tous les commentaires que je viens de lire la à quoi cela va nous servir au jour d'aujourd'hui ? On aime trop ressasser le passé et être raccroché à "des débats de grins" ou des "on dit" au lieu de chercher à avancer. C'est bien que le représentant de la CEDEAO face cette déclaration mais au fond toute personne sensée s'en doutait. Et il y a des commentaires là comme quoi on a dit à ATT de ne pas laisser les gens la revenir. Les mêmes donsos la qui ont dit de ne pas les laisser revenir la, eux si ils ont un fils qui s'écarte du droit chemin est-ce que c'est pour ça qu'ils vont refuser au fils la de rentrer chez lui? Profiter du confort et de la nourriture de la maison? Ce sont des maliens cme ns ts ! Arrêtons la polémique ce qui est fait est fait! La on a d'autres prblms
El Ché Aigri Forever
El Ché Aigri Forever 12 ans
Arretez d'affabuler,le coup d'Etat au Mali était un accident..!
alkérou
alkérou 12 ans
:oops: :oops: :oops: :oops: :oops: :oops: :oops: :oops: :oops: :oops: :oops: :oops: :oops: :oops: :oops: :oops: :oops: :oops:
oumalci
oumalci 12 ans
La CEDEAO ne peut rien régler au contraire. Elle profité de la naïveté de nos autorités pour les dicté leur volonté malhonnête envers le mali.
Ablo
Ablo 12 ans
Les grandes erreurs que la CEDEAO a commises au Mali sont l'embargo contre la population du Mali et l’hébergement des rebelles à Ouagadougou. Le Mali ne va jamais oublié.
Rebel 12 ans
ABLO, l'embargo a été très salutaire, au contraire. Il fallait donner un signal fort à la racaille katoise, en les notifiant qu'un putsch c’était du sérieux et pas un jeu. :wink: --- Pensées rebelles.
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