Ligne de force : L’armée malienne condamnée à se battre

06 Sept 2012 - 01:47
Mis à jour: 14 ans
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L’information a été livrée par un diplomate français, mardi 4 septembre à Ouagadougou, à sa sortie d’audience chez Blaise Compaoré, médiateur de la CEDEAO dans la crise politico-sécuritaire malienne :  le président de la transition, Pr Dioncounda Traoré, a adressé au président de l’organisation sous régionale, l’Ivoirien Alassane Ouattara, la requête ouvrant la voie à l’envoi d’une force militaire ouest-africaine pour libérer le nord du Mali de l’occupation des groupes salafistes et terroristes. [caption id="attachment_79706" align="alignleft" width="310"] Saouti Labass Haïdara, Dirpub L'Indépendant[/caption] La formation d’un gouvernement d’union nationale, en application de l’Accord-Cadre du 6 avril 2012, signé dans la capitale burkinabé entre la CEDEAO et  l’ex-CNRDRE, était un préalable au déploiement d’une telle force. Cet exécutif de 32 membres, recrutés au sein des principales forces politiques, de la société civile et des forces de l’ordre et de sécurité, a été mis en place depuis plus de deux semaines. Mais la requête indispensable que le président Traoré est censé formuler n’avait pas suivi, faisant redouter des pressions dissuasives exercées sur lui par les militaires et les politiciens hostiles à une intervention ouest-africaine. Les premiers pour ne pas perdre la face devant l’opinion nationale, les seconds au nom d’une dignité nationale dont la préservation, selon ses tenants, requiert que ce soit l’armée malienne elle-même qui libère les régions septentrionales, l’appui de la CEDEAO ou de la communauté internationale devant se limiter à un apport en logistique. Mais l’occupation par le MUJAO de Douentza, localité charnière entre le nord et le sud du Mali, à quelques encablures du verrou stratégique que constitue le couple Mopti-Sévaré, a brusquement changé la donne. Elle a balayé, tel un fétu de paille, les préoccupations d’amour propre ou de nature souverainiste. Cet acte, qui a surpris plus d’un observateur, dans l’atmosphère de «ni guerre ni paix» qui prévaut depuis cinq mois, peut s’analyser comme un test de la capacité de l’armée nationale à rebondir. Si aucun signe ne venait d’elle pour sortir de sa torpeur, les agresseurs pourraient s’aventurer plus loin vers le sud, faire sauter le verrou mopticien et descendre vers Ségou et, pourquoi pas, Bamako. Une fois la capitale passée sous leur contrôle sans combat, comme ce fut le cas à Tombouctou, Niafunké ou…Douentza, il ne leur resterait plus qu’à proclamer la république islamique du Mali et étendre la charia sur toute l’étendue du pays. En toute quiétude. Ce sont 33OO hommes que la CEDEAO envisage d’envoyer au Mali. Au détour des nombreux sommets et réunions d’États-majors qui se sont déroulés sur le dossier Mali, elle a maintes fois déclaré que cette force est prête et n’attend, en plus de la requête des autorités transitoires du Mali, que le mandat du Conseil de sécurité des Nations Unies. Lequel ne devrait plus tarder après la réunion des experts militaires tenue à la mi-août à Bamako et la formation du gouvernement d’union nationale exigée par les partenaires internationaux du Mali. Le Nigéria, le Niger, la Côte d’Ivoire devraient fournir le gros des effectifs mais la quasi-totalité des Etats membres y participera. Si besoin est, l’Union Africaine fournira elle aussi des troupes comme en Somalie où sont déjà engagés des soldats ougandais, rwandais, burundais, éthiopiens etc. L’armée malienne sera-t-elle de la partie épique qui va s’ouvrir au nord? Cela semble hautement probable. En effet, on voit mal le président de la transition actionner le levier de l’intervention des troupes de la CEDEAO sans l’accord des chefs militaires du Mali. Reste à savoir maintenant si la nécessaire mise à niveau des unités combattantes maliennes pour accroître leur efficacité  sur le champ de bataille (un acquis de la réunion d’experts de Bamako) se fera concomitamment avec le déploiement de la force ouest-africaine sur le terrain ou si elle le précédera. C’est la suite des évènements (par exemple une poussée plus hardie du MUJAO ou d’autres groupes armés vers le sud) qui élucidera cet aspect du problème. Saouti L. HAIDARA

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Commentaires (26)

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Jimmy 14 ans
Peuple du Mali, nous sommes en guerre. Pour ceux ou celles qui en doutent encore reveillez vous. Le Mali ne sera que ce que nous en ferons. Notre cher pays esst disloquer depuis le debut d'année et que faisons nous parler, palementer, discuter. Comme si c'est par la parole que nous bouterons les islmistes du nord du Mali. A la guerre comme à la guerre. Moi je propose un soulèvement populaire de tous les hommes et femmes valides du Mali pour libérer notre pays. Oui une guerre civile. Car l'armée a montré ses limites. Les hommes politiques se battent pour des strapontins. Nos concitoyens du nord vivent le calvaire. Quand j'appelle au Mali (parce que je vis en France) on me dit tout va bien. Mais qu'est ce qui va bien. REVEILLEZ VOUS ENFIN. CECI EST UN APPEL CITOYEN. PEUPLE DU MALI SOUL7VE TOI DE KAYES A KIDAL DE SIKASSO A NARA SOYONS FIERS DE NOTRE HISTOIRE FAIT DE BRAVOURE QU'ALLONS NOUS LEGUER A NOS ENFANTS DE CE QUE NOUS ONT LEGUER NOS PREDECESSEURS? MOI JE PREFERE LA MORT A LA HONTE. HONTE QUE CE SOIT UN IVOIRIEN UN BURKINABE UN TCHADIEN QUI VIENNE LIBERE MON PAYS. OUI MAIS QUAND IL N'EXISTERA PLUS AUCUN MALIEN. ASSEZ BU LE THE A L'OMBRE. LE PAYS A BESOIN DE SES FILS VALEUREUX ET DIGNES. COMME DISAIT THOMAS SANKARA: LA PATRIE OU LA MORT? LE MALI VIVRA.
des petits prétentieux remplis d’orgueil mal placé ….vous ne voulez pas de troupes étrangères alors que des troupes rebelles et terroristes occupent les 2/3 de votre territoire en martyrisant les innocentes populations ? bande de soldats ratés ……vous êtes une calamité pour ce beau pays qui ne mérite pas cela….
Jimmy 14 ans
VAS VOIR AILLEURS LE PEUPLE MALIEN SE REVEILLE ENFIN. VOUS ALLEZ VOIR CE QUE VOUS ALLEZ VOIR. IL N'Y AURA PAS DE PITIE POUR LES RENEGATS
Massaye
Massaye 14 ans
Il n y a pas une armée malienne, mais des larmes.
LeCitoyen.
LeCitoyen. 14 ans
Oui aucun étranger ne veut venir mourir au mali pour les maliens. C'est aux fuyards d'aller mourir pour se racheter...
Mali du Mali
Mali du Mali 14 ans
Mon propos est le combat contre la médiocrité. Je trouve qu’il y a une singulière tartufferie à se cacher derrière la défense de la liberté de presse dès que le grand public prétend s’interroger sur les écrits de ces « journaleux ». Messieurs : êtes-vous au dessus des lois ? Vous le croyez ! Mais, êtes-vous surtout au dessus des codes, de la décence et de l’éthique collective ? D’où tenez-vous ces privilèges ? Le métier noble exercé par ceux qui n’y sont pas préparés ou qui le sont pour distiller la haine dans le corps social déborde souvent de ses définitions originelles. Pour qu’elle reste égale à elle-même, il faut que la corporation veille sur un code de conduite accepté de tous. Les brebis galeuses, errantes, mal formées et pleines de haine seront indexées, dénoncées et sanctionnées sans indulgence. Il faut que les journalistes maliens aient le courage de faire leur propre procès, en se plaçant au-dessus de ce procès.
Jimmy 14 ans
IL FAUT QUE LES MALIENS AIENT LE COURAGE DE DEFENDRE LEUR NATION ET D'ALLER TOUS COMME UN SEUL HOMME RECONQUERIR LE NORD DU PAYS. VOILA LE VRAI COMBAT. VOILA LE VRAI DEBAT TOUT LE RESTE EST SUPERFLU; MERCI
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