Comité Afrique de l'internationale socialiste : Cuisante défaite d’IBK à Niamey

22 Avr 2013 - 09:43
Mis à jour: 14 ans
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Depuis les révélations sur son implication dans les événements de triste mémoire des 9, 10 et 11 janvier 2013, Ibrahim Boubacar Kéita court derrière sa réputation. Il ne rate aucune occasion pour démontrer son innocence et jurer la main sur le cœur et un tremolo dans la voix qu'il n'avait rien à voir avec la horde des extrémistes qui voulaient en finir avec ce qui reste de la République et de la démocratie au Mali. Ce plaidoyer pro-domo est allé de pair avec des démonstrations ostentatoires d'amitié et de proximité avec tout ce que le mouvement socialiste international compte de personnalités importantes. [caption id="attachment_56413" align="alignleft" width="450"]El Hadji Ibrahim Boubacar Keita, Président du Rassemblement Pour le Mali (RPM) El Hadji Ibrahim Boubacar Keita, Président du Rassemblement Pour le Mali (RPM)[/caption] On se souvient, avec une dose de commisération, de la manière dont IBK a joué des coudes pour se faire une place lors de la visite historique du président français François Hollande au Mali, notamment à l'étape de Bamako. Le leader des Tisserands a remis une grosse louche lors du récent passage de Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères dans notre pays et membre influent de l'engeance socialiste. Il est utile de rappeler à ceux qui regardent ce petit jeu d’IBK sans en comprendre la portée, que les critiques les plus outrées et les plus acerbes de ses accointances pro-putsch lui ont été principalement adressées par ses "camarades" de l'International socialiste. Des sources bien informées ont même fait état, en son temps, d'une demande expresse de François Hollande à un chef d'Etat de la sous-région, membre de l'organisation, pour rappeler le président du Rassemblement pour le Mali (RPM) à l'ordre et au respect des idéaux de l'International socialiste. C'est dans la foulée de ce désamour entre IBK et l'IS qu'est arrivée la réunion du Comité Afrique de l'International socialiste à Niamey, les 17 et 18 mars derniers sur la crise au Mali et ses implications pour la région et le continent, en présence du 1er secrétaire du Parti socialiste français, Harlem Désir. L'histoire ne retiendra pas particulièrement ce qui y a été dit sur la situation politico-sécuritaire du Mali, mais tout le monde se souviendra du cuisant échec électoral essuyé par Ibrahim Boubacar Kéita, lors du renouvellement à la tête du Comité Afrique de l'International socialiste. Le patron du Parti socialiste du Sénégal, Ousmane Tanor Dieng, qui dirigeait la structure depuis une quinzaine d'années, ne rempilait pas pour un nouveau mandat. La vacance du poste, une fois déclarée, Emmanuel Golou, leader du Parti social-démocrate du Bénin, fait aussitôt connaître son intention de briguer la présidence du Comité Afrique. Il s'en ouvre à Tanor Dieng qui lui apporte d'autant plus facilement son soutien qu'aucune autre candidature n'était sur la table. Le candidat béninois fait le tour des délégués avec humilité pour solliciter leur vote. Surprise, à la veille du scrutin, le comité chargé de recueillir les candidatures, enregistre celle d’IBK, pour être président du Comité Afrique de l'International socialiste. L'étonnement le dispute à l'écœurement chez les délégués, qui ne comprennent pas ce qu'ils prennent tous pour du dédain. Mais ces derniers parviennent à dominer leur état d'âme, en attendant l'heure du choix. Le jour du vote, les deux candidats passent devant les membres Afrique de l'IS pour évoquer chacun sa vision. Emmanuel Golou parle de socialisme dans une Afrique confrontée aux défis politique, sécuritaire, économique etc. Il met en avant les idées, idéaux et valeurs qui structureront son action ; il parle de tout sauf de lui-même. Quand vint le tour d’IBK de s'adresser à ses amis, il insista surtout sur sa carrière de Premier ministre, de président de l'Assemblée nationale du Mali, de ministre des Affaires étrangères, dans un art consommé de l'autocélébration. C'est la goutte d'eau de trop pour des délégués, déjà exaspérés par le style d'entrée en compétition du président du RPM. On passe au vote à bulletin secret. Le verdict est implacable. Emmanuel Golou du PSD Bénin : plus de 20 voix ; Ibrahim Boubacar Kéita du RPM Mali : 4 voix. La messe est dite et IBK est battu à plate couture. L'épisode est si peu glorieux qu'il fut soigneusement caché, y compris aux responsables et militants du RPM. La publicité sur une défaite si peu honorable aurait fait désordre, en effet, dans le tableau de marche d'un homme qui n'a d'yeux que pour les ruines de Koulouba. Cette péripétie électorale à Niamey illustre parfaitement la personnalité d’IBK : l'homme ne croit pas à l'effort, mais aux passe-droits. A la fin des années 1990, il misait sur Alpha Oumar Konaré pour le propulser à la tête du Mali. En 2012, il fondait le même secret espoir sur le président ATT. Depuis le 22 mars 2012, IBK a commencé la danse du ventre devant les jeunes militaires de la junte. Cette constance dans la quête d'un homme providentiel pour le faire roi n'est pas sans rappeler les propos de Mitterrand commentant l'ambition présidentielle prêtée à Jacques Delors en 995 : "Lui, candidat ? Mais c'est une plaisanterie ! Il aurait trop peur de faire campagne, il veut être nommé !", in "Derniers Carnets" de Franz-Olivier Giesbert, aux éditions Flammarion. S'il était défait à l'élection présidentielle malienne à venir, IBK devrait se souvenir que ce sont ses petits camarades de l'International socialiste qui auront montré le chemin aux Maliens. Oumar Diallo

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Commentaires (34)

User
Abdoul
Abdoul 14 ans
Vous vous rappelez le duel Romney/Obama? Le premier, faute d'argument de campagne et de charisme est allé jusqu’à traiter le second de terroriste et d' athée. Mr IBK, vos adversaires ont peur de vous ils se savent loin de votre hauteur, raison pour laquelle ils passent par l'intimidation des électeurs en poussant une certaine race de journalistes qui veulent seulement écrire quelques choses, à vous dénigrer. Le pays est dans cette situation parce qu'on l'a géré avec laxisme, népotisme en disant à chacun ce qui lui plait aux oreilles sans vouloir déranger qui que ce soit y compris les radicalistes, séparatistes narcotrafiquants. Le pays à besoin d'un digne fils pour lui soigner. Mr IBK vous incarnez toutes les vertus de ce remède.
lady
lady 14 ans
le futur président c'est IBK inchallah!!! les jalous n'ont qu'a maigrir
danioko
danioko 14 ans
Sûrement que tu rêves! jamais IBK ne dirrigers ce pays il a dejas perdu avant les elections.
1FILSDUMALIBA
1FILSDUMALIBA 14 ans
Nous voulons du changement, du nouveau et de la dynamisme. Tous ces vieux requins et rapaces politicards et leur parti nous n'en voulons plus. Qu'ils dispparaissent tous.
Bouglass
Bouglass 14 ans
Tout en suivant « UN OEIL SUR LA PLANETE » sur France 2, je me pose des questions sur la finalité, les visées de la France dans la crise malienne. Que cache cette pression pour que les élections se tiennent en fin juillet, sans possibilité de report? Ce dont je me convaincs, c’est que la France s’offre une page de publicité susceptible de la positionner comme deuxième gendarme du monde, mais qu’elle fait la part belle à cette rebellion, au MNLA. L’émission que je suis n’est donc qu’un tissus de propagande favorable à la France et au MNLA. L’intérêt du Mali dans ça? Je n’en vois pas en dehors de la libération partielle du territoire. Aucun mot à propos de l’aide inestimable du Tchad. Aucun mot de l’effort tchadien jusque-là! Et le MNLA qui est dissocié du djihadisme!
attaher maiga
attaher maiga 14 ans
Vous ne faites que dénigrer les gens ds vs journaux parceque x vs donne de l argent pr le faire.Il vs manque la deontologie.C est pourquoi vs étes tjrs ds les mains de la justice:
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