Crise au Mali : L’ONU accorde la priorité à la solution politique

21 Juil 2012 - 13:04
Mis à jour: 14 ans
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L’intervention militaire souhaitée initialement par la Cédéao avec le soutien de certains pays voisins du Mali n’est pas évacuée complètement même si le Conseil de sécurité l’a repoussée à trois reprises. [caption id="attachment_81442" align="alignleft" width="200"] M. Said Djinnt, représentant du secrétaire général de l’ONU[/caption] Les Nations unies viennent de repousser l’éventualité d’une intervention militaire au Mali. Sans l’exclure totalement. Cela a été confirmé par le représentant du secrétaire général de l’ONU dans une conférence de presse à Genève où il a déclaré cependant accorder la priorité au dialogue. Le dialogue est une priorité qui doit passer, selon M. Saïd Djinnit, par la mise en place d’un gouvernement représentatif. Le gouvernement intérimaire a lancé, la semaine dernière, un appel pour la mise en place d’une commission représentative afin d’amorcer le dialogue entre tous les Maliens. Le Chef du gouvernement avait donné les contours de ce dialogue qui doit inclure sans exclusive les représentants de tous les Maliens, partis politiques, société civile, notabilités… un appel intervenu avant son déplacement au Burkina Faso afin d’exposer son initiative et prendre connaissance de la feuille de route élaborée par la Cédéao qui s’est éloignée de l’option militaire. Le représentant de l’Onu a rappelé, par ailleurs, la menace qui pèse sur l’intégrité territoriale de ce pays en raison des velléités séparatistes de certains groupes (MNLA) ainsi que les activités des groupes terroristes. Cette situation s’est exacerbée avec l’entrée en quantité des armes de Libye. D’où la nécessité, d’après lui, de mettre en place ce gouvernement représentatif avec des institutions qui agiront pour trouver une solution. Solution qui doit aboutir à l’organisation d’élections présidentielles ainsi que le recouvrement de l’intégrité territoriale laquelle est soutenue par la Cédéao, l’UA et l’ONU. Cela dit, l’intervention militaire souhaitée initialement par la Cédéao avec le soutien de certains pays voisins du Mali n’est pas évacuée complètement même si le Conseil de sécurité l’a repoussée à trois reprises. L’organisation ouest-africaine avait menacé la junte à l’origine du coup d’État de mars 2012 ainsi que les séparatistes du MNLA et les autres groupes terroristes de représailles et annoncé pouvoir mobiliser plus de 3 000 soldats pour mener une offensive afin de rétablir l’ordre constitutionnel et chasser les intrus et libérer le nord du pays. Pratiquement, la Cédéao n’a ni les moyens ni la stratégie pour le déploiement de sa force militaire. Après le recul du Sénégal, le président Macky Sall avait répondu par la négative à l’appel de la Cédéao alors que le Nigeria, premier fournisseur en hommes pour cette force, souffre de deux handicaps majeurs. Les critiques sévères sur le comportement de ses soldats opérant dans les contingents de l’UA et la situation interne du pays ne permettent pas la mobilisation d’autres éléments. En effet, le nombre d’attentats commis par la secte intégriste Boko Haram, le groupe terroriste nigérian, a sensiblement augmenté cette année obligeant les autorités à prendre des mesures supplémentaires pour y faire face. Raison pour laquelle l’ONU a demandé dans le sillage de son rejet de résolution réclamée par la Cédéao avec le soutien de puissances occidentales, notamment la France, “des précisions supplémentaires sur les objectifs et conditions d’une éventuelle opération armée”. Tout plaide alors pour la solution politique, comme soutenu par l’Algérie avec les pays du champ ainsi que l’Union africaine dont la résolution du Sommet des chefs d’État a largement appuyée. Il reste cependant à Bamako d’agir dans le sens envisagé et d’entamer le dialogue avec “toutes les parties maliennes” pour sortir de cette crise qui menace de déborder sur les pays voisins. Par  Djilali BENYOUB (LIBERTE, ALGERIE - Samedi, 21 Juillet 2012)

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Le 1er pas vers la libération du Nord et la sortie de la crise générale est la cohésion, ce qui rend incontournable la formation d'un gouvernement d'union nationale représentatif et légitime
Le 1er pas vers la libération du Nord et la sortie de la crise générale est la cohésion, ce qui rend incontournable la formation d'un gouvernement d'union nationale représentatif et légitime 14 ans
La cohésion à Bamako est indispensable à la libération du Nord et à la sortie de la crise globale du Mali. Cette cohésion est impossible avec un gouvernement qui écarte la classe politique sous prétexte qu'elle est corrompue. D'une part, la classe politique est incontournable dans un système démocratique quel que soit ce qu'on peut reprocher aux hommes politiques. D'autre part, le gouvernement actuel n'a pas mieux géré que ces politiciens. Son népotisme, son incompétence et sa connivence avec le CNRDE assassin crèvent l'oeil. Les banques ont été dilapidées, les services publics et les ressources du pays ont été pillés sans dénonciation du gouvernement remplaçant le CNRDE. De même, les assassinats, les arrestations et les séquestrations arbitraires continuent sous ce gouvernement sans qu'il les dénonce ni ne démissionne. Il est soit auteur, soit complice et dans les 2 cas, il doit en répondre tôt ou tard. Pire que tout ça, le gouvernement de Diarra n'a engrangé aucun résultat dans le sens de la libération du Nord. A quoi servent des technocrates dont la gestion est plus catastrophique que celle des corrompus ? Ce n'est pas parce que les politiciens ont mal géré qu'il faut donner carte blanche à Chèque Diarra pour achever la ruine du Mali. Aucun politicien ne peut être plus népotiste et plus corrompu que les hommes qui composent ce gouvernement. Des postes vitaux comme le ministère des finances sont occupés par des anciens leaders de l'UDPM. D'autres postes clés sont occupés par des hommes de main de Blaise Compaoré, les amis personnels de Chèque Dirra nommés sur la base de leurs origines régionales (Ségou). Sont ils irréprochables ? Me direz-vous que Django Sissoko n'est pas aussi comptable de la situation actuelle ou que le régime de l'UDPM est irréprochable ? Le 1er ministre Diarra, lui même est un politicien, je dirais des plus opportunistes et des plus maladroits quand on sait les circonstances de la création de son parti et le soutien des gouvernements précédents qu'on critique aujourd'hui. Bref, l'important n'est pas de nous juger ou de jeter l'opprobre les uns sur les autres en ce moment critique de notre histoire, mais de savoir nous donner la main pour faire face à l'essentiel. Après les urgences de libération, on pourra laver le linge sale, ce sera même nécessaire. En toute objectivité et pour l'intérêt du Mali, il faut un gouvernement représentatif et légitime qui ne peut se faire en écartant la classe politique quelles que soient ses erreurs. Un gouvernement d'union nationale et représentatif sera suffisamment légitime pour acquérir la confiance des maliens et la reconnaissance de la communauté internationale qui négociera directement avec le Mali au lieu d'avoir d'autres interlocuteurs. Par ailleurs, les bandits armés qui occupent le Nord n'ont pas la puissance militaire qu'on leur donne. Je suis convaincu que si l'armée malienne est encouragée et un peu mieux équipée, ces bandits ne lui résisteront pas une semaine, même s'ils sont tous unis. C'est le commandement militaire et l'organisation qui ont fait défaut à l'armée. Malheureusement, il faut un gouvernement qui décide d'y remédier au lieu de cautionner la chasse aux sorcières menée contre l'armée par le CNRDE. Un gouvernement et un politicien qui n'est pas à mesure de comprendre la nécessité d'un gouvernement inclusif ne mérite pas de diriger le Mali.
pablo
pablo 14 ans
said l algerie a t il negocier avec le f.i.s de abassi madani se l algerie cherchait a negocie aujourdhui boutef ne sera pas president plus abassi et son premier munistre ali ben haj .et pourtant il avait gagne l election ,je parle du fis..pourquoi vous voulez que le mali negocie avec ceux qui sont venus avec les armes pour attaquer ,,tu me fait pitie m said :evil:
colonel
colonel 14 ans
les grandes nations disent toujours qu'on ne négocie jamais avec les terroristes.Comment l'Onu veut que le Mali négocie.Il s'agit de négocier quoi.
Le Capitaine Sanogho
Le Capitaine Sanogho 14 ans
Les negociations ont differentes formes mais elles ont toujours existe'!!!
Le Capitaine Sanogho
Le Capitaine Sanogho 14 ans
Moussa ag Coulibaly, je remarque que tu divagues toujours! EST-CE QUE TU ES MEMBRE DE L'ADEMA?
Badièl
Badièl 14 ans
Bonjour Détrompe toi, la solution est militaire, nous les maliens nous allons libérer notre pays quelque soit le temps que ça prend. A ma connaissance votre pays l'Algérie n'a pas négocié ni avec le GSPC ni avec Aqmi. Si vous ne voulez pas nous aider, arrêtez de nous divertir. Quant au MNLA , il n' a existé que sur les plateaux de RFI et FRANCE 24, sur le terrain même pas ses cendres.
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